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II. Circuits électriques linéaires à courant continu

2.1. Circuit électrique et ses paramètres

 

Une installation électrique élémentaire est constituée par une source d’énergie électrique (une pile, un accumulateur, un générateur), des consommateurs ou récepteurs d’énergie électrique (une lampe électrique à fil incandescence, un appareil de chauffage, un moteur) et des fils de raccordement reliant les bornes de la source d’énergie à celles du récepteur (fig. 2.1)

1 I 2 E LE fils M R R int 1 ’ 2 ’
1
I 2
E
LE
fils
M
R
R int
1 ’
2 ’

Fig. 2.1

L’ensemble des sources d’énergie électrique et des récepteurs reliés entre eux et pouvant être traversés par un courant électrique est appelé circuit électrique. Nous examinerons dans le présent chapitre les circuits électriques à courant continu. On appelle courant continu un courant invariable en fonction du temps. Le courant continu est un déplacement orienté et organisé des particules portant des charges électriques sous l’action du champ électrique. Les porteurs de charges dans les métaux sont les électrons libres et ce sont des ions dans les liquides. Le mouvement organisé des porteurs de charges dans les conducteurs est dû au champ électrique créé dans ces conducteurs par les sources d’énergie électrique.

24

La source d’énergie avec les fils de connexion et le récepteur forme un circuit fermé. La représentation du circuit électrique à l’aide de signes conventionnels sur un dessin est appelée schéma électrique (fig. 2.1). La désignation conventionnelle (le symbole) de la résistance R dans un schèma électrique est un rectangle allongé avec les dimensions 10 mm et 4 mm. La désignation conventionnelle d’une source d’énergie électrique est un cercle avec le diamètre 10 mm, ayant une flèche à l’intérieur. Cette flèche indique le sens positif de la F.E.M., le sens des potentiels croissants à l’intérieur de cette source. Le récepteur d’énergie et les conducteurs raccordant le récepteur à la source d’énergie sont appelés partie "extérieure" du circuit électrique. Dans le circuit extérieur le courant circule du "+" de la source d’énergie vers son "-" et à l’intérieur de la source il circule du "-" au "+". Un circuit électrique est constitué par des éléments actifs (les sources d’énergie) et éléments passifs (résistance active, inductance et capacité). Source de f.é.m. et source de courant . Lors du calcul et de l’analyse des circuits électriques, la source d’énergie électrique est remplacée par son équivalent théorique. Cet équivalent peut être:

1. Soit une source de f.é.m. et une résistance R i couplée en série avec cette source et égale à la résistance interne de la source d’énergie réelle (fig. 2.2a).

I E U R i
I
E
U
R i

a)

I I R i U R b) Fig. 2.2
I
I
R
i
U
R
b)
Fig. 2.2

25

R

2. Soit une source de courant avec une résistance R i couplée en parallèle à cette source et égale à la résistance interne de la source d’énergie réelle (fig. 2.2b). Nous allons appeler source de f.é.m. une source idéalisée d’alimentation, dont la E est constante, ne dépend pas de la valeur du courant qui y circule et est égale à la f.é.m. de la source réelle d’énergie. La résistance interne de cette source d’alimentation est nulle.

On entend par source de courant une source idéalisée d’alimentation qui débite un courant I indépendant de la tension U aux bornes du récepteur. Le courant peut être determiné par le raport de la valeur de la E de la source réelle à la résistance R i de

cette source (

E

R

i

).

J =

Sur un schéma la source de courant est représentée par un cercle, ayant deux flèches à l’intérieur à côté duquel on écrit la lettre J. La flèche indique le sens positif du courant J. Le courant circulant dans la charge (dans la résistance R) est le même dans les deux schémas équivalents (dans le schéma de la fig. 2.2a et dans celui de la fig. 2.2b).Il est égal au courant circulant dans le schéma 2a.

I =

E

R

i +

R

Le courant J de la source de courant dans le schéma 2.2b est réparti entre les deux branches connectées en parallèle en raison inverse des résistances R et R i de ces deux branches. Dans la charge R le courant I est

I

=

J

R

i

+

R

=

E

R

i

=

E

 

R

i

R

i

R

i

+

R

R

i

+

R

Ainsi, on peut utiliser pour les calculs indifféremment l’un des deux schémas équivalents mentionnés. Les propriétés d’une source de f.é.m. et d’une source de courant peuvent être caractérisées d’une manière suffisamment

26

évidente par les courbes représentées sur les fig. 2.3a et 2.3b (on appelle caractéristique la dépendance du courant circulant dans une résistance variable en fonction de la tension aux bornes de cette résistance). Sur ces courbes le courant I, circulant dans une source idéalisée d’énergie (la fig. 2.3a correspond à la fonction I=f(U) pour une source de f.é.m. et la fig. 2.3b correspond à la même fonction pour une source de courant).

I

0

à la même fonction pour une source de courant). I 0 a) E U I I

a)

E

U

I

I

0

fonction pour une source de courant). I 0 a) E U I I 0 Fig 2.3

Fig 2.3

b)

U

Exemple 1. Donnée: J = 50 A et R i = 2d’une source de courant. Trouver les paramètres équivalents d’une source de f.é.m., c’est-à-dire E et R i . Solution: La f.é.m. E = J• R i = 100 V Ainsi les paramètres du schéma équivalent, représenté sur la fig. 2.2a sont: E = 100V et R i = 2. La source d’énergie électrique (ou plus simplement la source) transforme l’énergie mécanique, chimique, thermique ou autre forme d’énergie en énergie électrique. Résistance et résistivité. Conductance et conductivité. On appelle résistance électrique d’un conducteur la propriété d’un corps ou d’un milieu de transformer l’énergie électrique en énergie thermique lorsque ce corps ou ce milieu est parcouru par un courant. La résistance est désignée par la lettre "R". La résistance électrique d’un conducteur dépend des facteurs suivants :

1. longueur du conducteur, l

27

2.

séction transversale du conducteur, S

3. nature du conducteur, ρ

4. température du conducteur, t

La résistance d’un conducteur peut être calculée par la formule

R

=ρ

l

S

où l – est la longueur, en mètres (m);

S – est la section, en mm 2 ;

ρ – est la résistivité du conducteur ,

⎡Ω⋅ mm 2

m

On appelle la résistivité d’un corps la résistance d’un fragment de ce corps ayant un m de longueur et un mm 2 de section. La relation qui exprime la variation de la résistance en fonction de la température est donnée par la formule :

R

[

1

(

t

+α

t

t = ou R 0 – résistance à la température, t 0 ; R t – résistance à la température t;

0

0

R

)]

α - coefficient de température. La variation de la résistance d’un conducteur lors de l’échauffement par "Ohm" de résistance initiale et par degré de température est appelée coefficient de température de résistance et est désignée par la lettre "α ".

de

la

Exemple:

α = 0.004

⎡Ω⋅ mm

m

2

α = 0.0066

⎡Ω⋅ mm

m

2

pour

le

cuivre

pour

le

fer

Dans certains calculs il est plus commode d’utiliser au lieu

appelée conductance, S

1

R

résistance

son

inverse

g =

28

(Siemens). Au lieu de la résistivité on peut utiliser une grandeur inverse

en

=

1

γ

appelée

conductivité.

Elle

s’exprime

-

ρ

m

Ω⋅

2

mm

,

g =

1

γ

S

=

R

l

.

Inductance propre et inductance mutuelle. Coefficient de couplage.

On

appelle

inductance

L =

Φ

11

i

1

proportionnalité entre Φ 11 et i 1 .

Φ 11 i 1 proportionnalité entre Φ 1 1 et i 1 . L - coefficient

L

-

coefficient

de

L’inductance utilisée comme un élément du schéma de remplacement d’un circuit réel permet de tenir compte pour les besoins de calcul du phénomène d’auto-induction et du phénomène d’accumulation d’énergie dans le champ magnifique d’une bobine.

Φ Φ 12 21 On appelle M = = M = - inductance mutuelle, 12
Φ
Φ
12
21
On appelle
M
= =
M
=
- inductance mutuelle,
12
21
i
i
1
2
le coefficient qui caractérise le rapport entre le flux magnèetique
mutuelle et le courant qui cré ce flux magnèetique.
Φ
12
Φ 11
Φ 22
Φ 21
i 2
i 1

Fig. 2.4

29

En utilisant M, comme élément d’un schéma équivalent au circuit réel, on tient compte du phénomène d’induction mutuelle dans les calculs. On appelle coefficient de couplage K le coefficient des deux circuits magnétiquement couplés à inductance L 1 , L 2 et à

inductance mutuelle M, le rapport de M à

L L 1 2
L L
1
2

K =

M

L L 1 2
L L
1
2

K ne peut être supérieur à l’unité, K 1.

C
C

Capacité "C". La capacité est

C =

q

U

-

coefficient qui caractérise le rapport entre la charge accumulée à l’une des armatures du condensateur et la tension appliquée à ces deux armatures. L’unité de mesure est "Faraday". Si deux conducteurs quelconques sont séparés par un diélectrique et portent des charges q de valeur égale et de signe contraires, un champ électrique est créé dans l’espace entre ces

conducteurs.

La capacité dépend seulement de la configuration des corps, et des propriétés électriques du diélectrique (de la valeur de ε a . ε a -

permittivité diélectrique absolue, F/m).

ε

a

S

d

La capacité d’un condensateur plan est C =

Intensité du courant. Densité du courant.

.

Si la section du conducteur est traversée par Q Coulombs en

t secondes, la quantité d’électricité la traversant pendant une

seconde est appelée intensité du courant et est désigné par la lettre

I.

I =

Q

t

30

, A

En "SI" l’unité d’intensité de courant est l’Ampère, que l’on détermine comme la quantité d’électricité de 1 Coulomb traversant la section du condensateur en une seconde

1

Ampere

1 Coulomb

=

1 sec onde

Le rapport de l’intensité du courant I à la section du conducteur "s" est appelé densité du courant et est désigné par la

lettre grecque δ (delta)

mm

I

A

δ

=

S

,

2

.

2.2. Loi d’Ohm. Chute de tension

La relation qui lie les grandeurs E, I et R d’un circuit fermé (entier) est exprimée par la loi d’Ohm. Selon la loi d’Ohm le courant I dans un circuit fermé est proportionnel à la f.é.m. E et inversement proportionnel à la résistance du circuit.

E

1 I 2 U 1 fils R U i 2 1 ’ 2 ’
1
I 2
U
1
fils
R
U
i
2
1 ’
2 ’

Fig. 2.5

R

ch

I =

E

R

(2.1)

Où R = R i + R ch + r ;

r

= ρ

2 l

S

des fils

-

résistance

La loi d’Ohm peut être appliquée non seulement au circuit entier mais aussi à une portion quelconque de celui-ci qui ne contient pas de source d’énergie. Dans ce cas l’intensité du courant est déterminé par le rapport de la tension U appliquée à cette porion (c’est-à-dire par la différence de potentiel entre le commencement et le fin de la portion du circuit) et la résistance (par la résistance de cette portion). Pour la fig. 2.5 nous avons

31

I =

U

2

R ch

C’est-à-dire l’intensité du courant dans cette portion du circuit est égale au rapport de la tension dans cette portion à sa résistance R ch . La différence entre la tension appliquée à la source d’énergie et la tension appliquée à la charge (récepteur) est appelée perte de tension.

U = U 1 - U 2 La chute de tension le long d’un circuit électrique est due au fait qu’une partie de la tension appliquée est dépensée pour surmonter la résistance du circuit.

2.3. Loi de Joule –Lenz

Les expériences ont permis de déterminer que la quantité de chaleur dégagée par le courant traversant un conducteur dépende de l’intensité et de la durée de passage du courant. Cette loi a été établie en 1841 par le physicien anglais Joule et, indépendamment de lui, en 1844, par l’académicien russe Lenz. L’énergie du courant électrique est déterminée par la formule A = I 2 • R • t, J Puisque l’énergie du courant est dépensée pour l’échauffement, la quantité de chaleur dégagée par le courant dans le conducteur est :

Q = 0.24I 2 • R • t, cal Cette formule montre que la quantité de chaleur en calories dégagée par le courant lors de son passage dans un conducteur est égale au coefficient 0.24 multiplié par le carré de I (en A), la R (en ) et le t (en sc).

2.4. Travail et puissance d’un courant électrique

Soit un circuit électrique représenté sur la fig. 2.6. Pour le

circuit de la fig.2.6 on a E = I • R i + I • R,

32

d’où on obtient l’équation d’équilibre E – I • R i = I • R.

La partie gauche de cette équation est appelée tension ou bien différence de potentiels. Tension (ou différence de

potentiel) est numériquement R égale au travail fourni pour

déplacer une quantité d’électricité "Q" du point A en point B(fig.2.7). (U AB = φ A φ B ). La différence de potentiels (ou tension U) entre deux points d’un circuit caractérise l’énergie électrique abandonnée par chaque coulomb entre ces deux points. Quand la charge positive Q se trouve en point A possède une énergie potentielle. Le déplacement des charges du point B en point A a lieu sous l’action d’une force

extérieure (mécanique, chimique), mais le déplacement du point A en point B a lieu sous l’action de l’intensité du champ électrique (force Coulomb). Pendant le temps t le circuit est traversé par une quantité d’électricité Q du point A en point B. Le travail des forces électriques du champ ce qui revient ou même, le travail du courant électrique peut être calculé suivant la formule.

I E U R i
I
E
U
R i

Fig.2.6

peut être calculé suivant la formule. I E U R i Fig.2.6 Fig. 2.7 A =

Fig. 2.7

A = Q(φ A φ B ) = Q • U mais, puisque Q = I • t on a A = U • I • t où A – est le travail en Joules I – est l’intensité du courant en A

33

t – est le temps en secondes (s) U – est la tension en volts (V) D’après la loi d’Ohm pour une portion du circuit U = I • R. On peut donc écrire la forme suivante. A = I 2 • R • t Le travail effectué en une unité de temps est appelé

 

P

=

Q

=

U

I

t

 

t

t

 

1

Joule

=

1

J

=

1

Watt

1

sec onde

sc

puissance et est désigné par la lettre P,

On a donc P = U • I ou P = I 2 • R.

L’unité de puissance

=

U

I

La puissance électrique est mesurée à l’aide d’un wattmètre, comportant deux enroulements : un enroulement en série et un enroulement parallèle. Le schème de branchement d’un wattmètre est représenté par la fig. 2.8.

d’un wattmètre est représenté par la fig. 2.8. Fig 2.8 La formule P = U •

Fig 2.8

La formule P = U • I montre que la puissance absorbée dans un réseau peut être calculée en multipliant le courant par la tension. Exemple:

Données: A 2A ; R 60; V 120V. Déterminer P Solution: P = U•I=120•2 = 240 W ou P = I 2 •R = 2 2 •60 = 240W

2.5. Régimes de fonctionnement d’un circuit électrique

On distingue trois principaux régimes de fonctionnement

d’un circuit: nominal, marche à vide, court-circuit.

34

a) régime nominal - est un régime de fonctionnement du circuit pour lequel R = R nom ; I = I nom ; et U = U nom (fig. 2.9). R nom est choisi d’une telle manière que le courant ne soit

est choisi d’une telle manière que le courant ne soit Fig 2.9 Fig 2.10 pas si

Fig 2.9

choisi d’une telle manière que le courant ne soit Fig 2.9 Fig 2.10 pas si grand

Fig 2.10

pas si grand qu’il pourrait provoquer la détérioration thermique ou mécanique des éléments du circuit électrique.

I

nom

=

E

R

i

+

R

nom

b) régime marche à vide - est un régime de fonctionnement pour lequel R → ∞, I = 0 et U = E (fig. 2.10). Lorsque le circuit extérieur est ouvert, c’est-à-dire lors de fonctionnement à vide du générateur, I = 0 et l’équation d’équilibre nous donne U = E, R = , I = 0. c) régime court-circuit - est un régime accidentel pour lequel la résistance du circuit extérieur devient petite par rapport à la résistance intérieure du générateur. On peut considérer que U =0

et le générateur est court-circuité

=

E

R

i

;

I

ec

U = 0

Exemple :

Données: E = 20V, R i = 0.5, R = 9.5. Déterminer I pour les trois régimes. Solution: a) régime nominal - R = R nom = 9,5

35

I

nom

=

E

R

i

+

R

nom

=

2

A

b) régime marche à vide

R = ; I m.v = 0, U = E = 20V.

c) régime court-circuit

R = 0,

=

E

R

i

=

40 A

I

c.c

2.6. Principes appliqués en électrotechnique

En électrotechnique sont appliqués plusieurs principes, parmi lesquels : principe de superposition, principe de réciprocité, principe de compensation, principe de la relation linéaire dans les circuits électriques, remplacement de plusieurs branches couplées en parallèle et comprenant des sources de f.é.m. par une branche équivalente.

Principe de superposition et méthode de superposition.

Le principe de superposition est énoncé de la manière suivante: le courant circulant dans une branche quelconque est égal à la somme algébrique des courants engendrés séparément par chacune des f.é.m. du circuit. Ce principe est vrai pour tous les circuits linéaires, c’est-à-dire pour les circuits dont les résistances ont les caractéristiques courant tension sous forme de lignes droites.

Le principe de superposition est utilisé dans la méthode de calcul appelée méthode de superposition. Pour calculer les circuits par la méthode de superposition, on procède de la manière suivante: on commence par calculer successivement les courants engendrés par chacune des f.é.m. en éliminant mentalement du circuit toutes les autres f.é.m., laissant les résistances. Les courants circulant dans les branches sont déterminés par la somme algébrique des courants partiels précédemment calculés. Notons cependant que la méthode de superposition n’est pas applicable au calcul des puissances

36

dégagées dans les résistances par addition des puissances dues aux courants partiels : en effet la puissance est une fonction quadratique du courant (P = R • I 2 ). [R(I 1 +I 2 ) 2 =RI 1 2 +RI 2 2 ]. E x e m p l e 1. Trouver par la

méthode de superposition les courants dans le circuit de la fig. 2.11. Solution . Représentons le circuit de la fig. 2.11 sous forme de deux circuits: circuit de la fig. 2.12a et celui de la fig. 2.12b. Les valeurs numé- riques des résistances et des F.E.M. sont indiquées sur les schémas.

a e I R 1 I 3 2 I 3 E 1 R 2 d
a
e
I
R
1
I
3
2
I
3
E 1 R
2
d
b
R
4
R
E
1
2
c

Fig. 2.11

=

' 3 3 I 1 ' ' '' '' I I I I 2 3
' 3
3
I
1
'
'
''
''
I
I
I
I
2
3
1
3
E
= 64
E 1 = 80
2
''
+
I
2
6 4
1
6
4
1
a)
b)

Fig. 2.12

La F.E.M.

E = 80V figurée sur le schéma de la fig.

n'y figure pas; par contre, la

la

1

2.12a, tandis que la F.E.M.

F.E.M.

F.E.M.

E

2

E

2

E

2

est laissée dans le schéma de la n'y figure pas.

fig. 2.14b et

37

Calculons les courants pour le schéma de la fig. 2.12a

'

I

1

'

I

1

=

64

4 +

6

4

6

+

4

=

10

''

AI ;

==I

23

5

A

.

Dans le schéma de la fig. 2.12b

=

64

10

AI

;

''

=

10

=

4

AI

;

4

4 +

6

4

=

23

6

+

4

6

+

4

= −=

10

4

6

A

.

Pour trouver les courants résultants faisons la somme algébrique des courants partiels, ainsi calculés, en prenant comme sens positifs pour les courants circulant dans les branches les sens indiqués sur la fig. 2.11:

'"

'

"

I = II+ = 10 +=4 14 A; I = II+

111

2

2

2

'

"

I = II− =−=6 5 1.A

333

Principe de réciprocité

= 10 +=5

15A;

Ce principe s’énonce comme suit : dans un système linéaire quelconque aussi compliqué (fig. 2.13), le courant I k circulant dans la branche K et engendré par f.é.m., E m faisant partie du circuit m, I k = E m • g km , est égal au courant I m circulant dans la branche m et engendré par la f.é.m. E k (numériquement égale à la f.é.m. E m ), faisant partie de la branche k.

I m = E k • g mk Pour démontrer ce principe rapportons nous à la fig. 2.13a dont seuls les branches et les nœuds sont représentés sur ce schéma. Chaque branche comporte une résistance. Isolons deux branches dans ce schéma. Appelons l’une d’elles branche m et l’autre blanche k. Plaçons la f.é.m. E m dans branche m. (il n’existe d’autre f.é.m. dans le circuit). Choisissons les mailles dans ce schéma de manière que la branche k fasse partie de la maille k seulement et que la branche m n’appartienne qu’à la maille m. Intercalons la

38

f.é.m. E m dans la branche m et un ampèremètre pour mesurer le courant I k dans la branche k, I k = E m •q km. Permutons ensuite la f.é.m. et l’ampèremètre, c’est-à-dire transportons la f.é.m. de la branche m dans la branche k et appelons là maintenant E k et déplaçons l’ampèremètre de la branche k dans la branche m. dans ce cas le courant I m = E k • g mk . Du fait que E k = E m et g mk = g km , le courant I k dans le schéma de la fig. 2.13b est égal au courant I m du schéma de la fig.

2.13c.

Lorsqu’on utilise ce principe il faut veiller à la correspondance correcte entre les sens des courants et des f.é.m. dans les schéma des fig. 2.13b et c. Ainsi, lorsque la f.é.m. de la fig. 2.13c est dirigée dans le même sens que le courant fictif maillé I k du schéma de la fig. 2.13b, le sens positif du courant I m dans le schéma de la fig. 2.13c coïncide avec le sens de la f.é.m. E m du schéma de la fig. 2.13b.

le sens de la f.é.m. E m du schéma de la fig. 2.13b. Fig 2.13 Les

Fig 2.13

Les facteurs g km = g mk ont les dimensions des conductances et ils sont appellés conductances mutuelles. La valeur numérique de g km est égale au courant engendré dans la branche k par un f.é.m. unitaire intercalée dans la branche m. Le facteur à deux indices identiques (g mm ) est appelé conductance d’entrée de la branche (de la branche m). Il est numériquement égal au courant engendré dans la branche m, par une f.é.m. E m égale à l’unité ( à une f.é.m. unitaire) I m = 1 • g mm.

39

La conductance d’entrée et la conductance mutuelle des branches sont utilisées pour établir les propriétés générales des circuits électriques linéaires (principe de réciprocité, relation linéaire dans le circuit électrique) et pour calculer ces circuits par la méthode de superposition à l’aide de l’expression. I k = E 1 • g k1 + E 2 • g k2 +…+ E k • g kk +…+ E n • g kn Les conductances propres et mutuelles peuvent être déterminées par voie de calcul, par voie expérimentale.

Principe de compensation.

Dans n’importe quel circuit électrique sans que la répartition des courants dans ce circuit se trouve modifiée, on peut

a A I b
a
A
I
b

a)

a a c I I E A A c E b b b) c)
a
a
c
I
I
E
A
A
c
E
b
b
b)
c)

E

Fig. 2.14 remplacer une résistance par une f.é.m., numériquement égale à la chute de tension dans la résistance remplacée et dirigée en opposions au courant dans cette résistance. Pour démontrer ce théorème isolons du circuit une branche à résistance R, parcourue par le courant I et remplaçons le reste du circuit par un rectangle (fig. 2.14a). Si on intercale dans la branche ainsi isolée deux f.é.m. de valeur égale et de sens contraire, numériquement égales à la chute de tension dans la résistance R, due au courant I (E = I•R, voir fig. 2.14b), le courant I dans ce circuit ne sera pas modifié de ce fait la différence de potentiel entre les points a et c dans le schéma de la fig. 2.14b sera nulle dans ces conditions En effet φ c = φ a –I•R + E = φ a –I•R = φ a .

40

Mais si φ c = φ a , les points a et c peuvent être confondus en un seul ou, en d’autres termes, on peut court-circuiter le tronçon «ac » et obtenir ainsi le schéma de la fig. 2.14c. dans ce schéma la résistance R est remplacée par la f.é.m. E. Exemple. S’assurer de l’identité des schémas des fig. 2.15,

a et b. Solution. R 1 E R 1 2
a et b.
Solution.
R
1
E
R
1
2
R 1 R = E ⋅ 2 E 1 E 2 1 R + R
R
1
R
=
E
2
E 1 E
2
1
R
+
R
1
2

I =

I =

 

a)

b)

 

Fig. 2.15

 

R

1

E

+

1

R

2

, pour la fig. 2.15a

 
 

E

E

R

2

E

1

E

2

=

1

1

R

1

+

R

2

=

E la

1

 

R

1

R 1 R

1

+

R

2

,

pour

fig.

2.15b.

Ainsi le remplacement de R 2 par E 2 n’entraîne pas de modification du courant dans la circuit ce qui conforme au théorème de compensation. Relations linéaires dans les circuits électriques. Si dans un circuit électrique linéaire à f.é.m.invariable, où la résistance varie dans une branche quelconque, deux autres grandeurs quelconques (courant et tension) dans deux autres branches quelconques sont liées entre elles par des équations linéaires de la forme y = a + b • x où le rôle de x est joué par le courant ou la tension de l’autre branche (fig. 2.16). I 1 = a + b • I 2

41

coefficients qui peuvent

déterminés par

a,

b

sont

des

être

voie

2

1

A

peuvent déterminés par a, Où b sont des être voie 2 1 A p expérimentale (deux

p expérimentale (deux essais).

R

3

I

a)
I

ouvert

1

2

= 1A

= 5A


I

b) I

fermé

1 =

2A

2

= 4A


A 1
A
1

l’interrupteur P est

l’interrupteur P est

Fig. 2.16

Donc, on a

1

2

=

=

a

a

+

+

b

b

5

4


d’où nous avons a = 6 ; b = -1.

2.7. Transformation d’une étoile en triangle et d’un triangle en étoile.

Le couplage de trois résistances, en forme d’une étoile à trois rayons (fig. 2.17), est appelé couplage en "étoile" et le couplage de trois résistance, réalisé de manière qu’elles forment les trois cotés d’un triangle (fig. 2.18), est appelé couplage en "triangle". Le triangle comme l’étoile sont raccordés aux points 1, 2, 3 (dont les potentiels sont respectivement φ 1 , φ 2 et φ 3 ) à la partie restante du circuit, non représentée sur les schémas. Désignons les courants arrivant aux nœuds 1, 2, 3 par I 1 , I 2 , I 3 . Il est souvent avantageux lors du calcul des circuits électriques de transformer un triangle en étoile ou d’effectuer la transformation d’une étoile en triangle. On a affaire plus souvent dans la pratique à la transformation d’un triangle en étoile, qu’à la transformation inverse. Si on transforme de manière, que pour les mêmes valeurs des potentiels des points homologues du triangle et de l’étoile, les courants arrivant à ces points soient égaux, le circuit extérieur ne peut pour ainsi dire "remarquer" la transformation effectuée. Etablissons maintenant les expressions de transformation. Pour cela

42

exprimons les courants I 1, I 2 , et I 3 pour l’étoile, comme pour le triangle, à l’aide des différences de potentiel des points, ainsi que des conductances appropriées.

I 1 1 I 1 1 g 1 R 1 R 13 R 12 g
I
1
1
I
1
1
g
1 R
1
R
13 R
12
g
R
0 R
13 g
12 I
3
2
12
I
g
g
I
3 g
I
3
31
23 2
2
3
2
3
2
I
R
I
I
3
23
23
2
Fig. 2.17
Fig. 2.18

Nous avons pour l’étoile I 1 + I 2 + I 3 = 0 mais I 1 = (φ 1 -φ 0 )•g 1 ; I 2 = (φ 2 -φ 0 )•g 2 ; I 3 = (φ 3 -φ 0 )•g 3 Substituons (2) dans (1) et cherchons φ 0 (φ 1 -φ 0 )•g 1 + (φ 2 -φ 0 )•g 2 + (φ 3 -φ 0 )•g 3 = 0

1

1

g

1

+

ϕ

2

g

2

+

ϕ

3

g

3

 

g

1

+

g

2

+

g

3

0

)

= ϕ

(

g

2

+

g

3

)

ϕ

2

g

2

ϕ

3

g

3

g

1

 

g

1

+

g

2

+

g

3

= ϕ

D’ou

ϕ

0

Ensuite, nous avous

I

1

=

(

ϕ ϕ

Considérons maintenant le couplage en triangle. I 1 = I 12 –I 31 = (φ 1 -φ 2 )•g 12 –(φ 3 φ 1 )•g 13 = = φ 1 (g 12 +g 13 )–φ 3 g 13 φ 2 g 12

(2.2)

(2.3)

(2.4)

(2.5)

Du fait que le courant I 1 du schéma de la fig. 2.17 doit être égal au courant I 1 du schéma de la fig. 2.18 quelles que soient les valeurs des potentiels φ 1 , φ 2 , φ 3 le facteur de φ 2 dans le troisième nombre de (2.5), tandis que le facteur de φ 3 dans le troisième

43

membre de (2.5) doit être égal au facteur de φ 3 dans le troisième nombre (2.4). Par conséquent

g

g

g

12

13

23

1 1 g ⋅ g 1 2 = = ; g ; g = (2.6)
1
1
g
g
1
2
= =
;
g
;
g
=
(2.6)
1
12
R
R
g
+
g
+
g
12
1
1
2
3
1
1
g g
1
3
= =
;
g
;
g
=
(2.7)
2
13
R
R
g
g
+
g
13
2
1 + 2
3
1
1
g
g
2
3
= =
;
g
;
g
=
(2.8)
3
23
R
R
g
+
g
+
g
23
3
1
2
3
R
⋅ R
1
2
R
= R
+
R
+
(2.9)
12
1
2
R
3
R
⋅ R
1
3
R
= R
+
R
+
(2.10)
13
1
3
R
2
R
⋅ R
2
3
R
= +
R
R
+
(2.11)
23
2
3
R
1

Pour passer du triangle en étoile on a

R

R

R

1

2

3

R ⋅ R 12 13 = (2.12) R R + R 12 + 23 13
R
⋅ R
12
13
= (2.12)
R
R
+
R
12 +
23
13
R
⋅ R
12
23
= (2.13)
R
+ R
+
R
12
23
13
R
⋅ R
23
31
= (2.14)
R
+ R
+
R
12
23
13

Le circuit, ainsi transformé, se recuit à des résistances couplées en série et en parallèle.

44

2.8. Calcul des circuits simples.

Les différentes résistances d’un circuit électrique peuvent être groupées entre eux en série, en parallèle et en série - parallèle

(groupement mixte). a) groupement des résistances en série. On appelle groupement en série des résistances une association, où la fin de la première résistance est connectée au commencement de la seconde, la fin de la seconde est connectée au commencement de la troisième et ainsi de suite (fig. 2.19).

Fig. 2.19
Fig. 2.19

I =

U

R eq

R éq = R 1 + R 2 + R 3 ,

La résistance totale d’un circuit constitué par plusieurs résistances groupées en série est égale à la somme de toutes les résistances R éq = R 1 + R 2 + R 3 . Le courant dans chaque portion du circuit en série est le même. La chute de tension dans les portions est proportionnelle à sa résistance. U 1 = I • R 1, U2 = I • R 2, U3 = I • R 3.

b) groupement en parallèle des résistances (fig. 2.20).

1 , U2 = I • R 2 , U3 = I • R 3 .

Fig. 2.20

45

On appelle groupement en parallèle (en dérivation) des résistances une association ou tous les commencements des résistances sont connectées à un point dit nœud et leurs extrémités à un autre noeud (fig. 2.20).

1

R = ; g = g + g + g eq eq 1 2 3
R
=
;
g
=
g
+
g
+
g
eq
eq
1
2
3
1
1
1
+
+
R
R
R
1
2
3
1
1
1
1
g
=
;
g
=
;
g
=
;
R
=
1
2
3
eq
R
R
R
g
1
2
3
e
U
U
U
I
=
;
I
=
;
I
=
;
I
=
I
+
I
1
2
3
1
2
R
R
R
1
2
3

+ I

3

c) groupement série - parallèle des résistances (groupement

mixte).

On appelle groupement mixte (série - parallèle) des résistances le couplage en série et en parallèle des résistances (fig.

2.21).

Fig. 2.21
Fig. 2.21

2.9. Lois de Kirchhoff et leur application

On distingue circuit électrique simple et composé. Le circuit électrique composé est un circuit comprenant au moins deux sources d’énergie. L’image géométrique d’un

46

schéma composé est exprimé par les nœuds, les branches et les mailles. On appelle maille un circuit fermé comprenant plusieurs branches.Les mailles peuvent être réparties en mailles indépendantes et dépendantes. La maille indépendante comprend au moins une nouvelle branche non utilisée dans les mailles précédentes. On appelle nœud un point du circuit auquel aboutissent au moins trois branches. On appelle branche une portion du circuit connectée entre deux nœuds dont tous les éléments sont parcourus par le même courant. Les circuits composés ne peuvent être résolus que par les formules de Kirchhoff. Autrement dit, tous les circuits électriques obéissent à la première et à la deuxième loi de Kirchhoff.

L’énoncé de la première loi de Kirchhoff.

I) La somme algébrique des courants arrivant à une nœud quelconque est égale à la somme algébrique des courants qui s’en éloignent. II) Ou, la somme algébrique des courants dans un nœud quelconque est égale à zéro.

Par exemple. Sur la fig. 2.22 est présenté un nœud

quelconque. Considérant comme positif les courants arrivants au nœud de ce circuit et comme négatif les courants qui en partent on peut écrire conformément au premier et au deuxième énoncé:

Fig. 2.22
Fig. 2.22

a) I 1 =

I 2 + I 3 + I 4

b) I 1 -

I 2 - I 3 - I 4 = 0

47

L’énoncé de la deuxième loi de Kirchhoff.

a) Premier énoncé : La somme algébrique des chutes de

tension dans une maille fermée quelconque est égale à la somme algébrique des f.é.m. le long de la même maille. Elle s’écrit de la manière suivante.

I

k

R

k

=

E

m

Dans chacune de ces sommes les termes figurent avec le signe plus (+) si leurs sens coïncident avec celui du parcours de la maille, et avec moins (-) si leurs sens ne coïncident pas avec le sens de ce parcours.

b) Deuxième énoncé : La somme algébrique des tensions

(mais non pas des chutes de tension) le long d’une maille fermée

quelconque est égale à zéro.

U

k

= 0

2.10. Méthode des grandeurs proportionnelles

Cette méthode ne peut être appliquée qu'au calcul des circuits comprenant uniquement des résistances couplées en série et en parallèle et lorsqu'il n'existe dans le circuit qu'une seule source. Cependant cette méthode peut être combinée avec d'autres modes de calcul (transformation d'un triangle en étoile, méthode de superposition, etc.). Suivant la méthode des grandeurs proportionnelles on choisit dans le circuit la branche la plus éloignée de la source de F.E.M. (branche initiale) et on suppose que le courant y ait une certaine intensité, 1 A par exemple. Ensuite, on parcourt le circuit de sa fin, vers son origine et on calcule les courants dans les branches parcourues et les tensions aux bornes de divers tronçons du circuit. A la fin du calcul on obtient ainsi la valeur de la tension au commencement du circuit et les courants dans toutes ses branches dans l'hypothèse que le courant dans la branche initiale du circuit étaient de 1 A. La valeur ainsi trouvée de la tension au commencement du circuit n'étant pas égale en général à la F.E.M. de la source, on trouve les valeurs exactes des courants dans toutes les

48

branches en les multipliant par un facteur égal au rapport de la F.E.M. de la source à la valeur trouvée pour la tension au commencement du circuit. Exemple1 . Trouver les courants circulant dans les branches du circuit de la fig. 2.23, en utilisant la méthode des grandeurs proportionnelles. Les résistances écrites sur ce schéma sont exprimées en Ohms.

3
3
4 m 3 1 3 2 100V 13 2 n
4
m
3
1 3 2
100V
13
2
n
1
1

4

Fig. 2.23

S o l u t i o n. Supposons que le courant circulant dans la résistance de 4est égal à 1 A et calculons les courants dans toutes les autres branches. Les valeurs de ces courants sont écrites dans des cercles sur le schéma. La tension entre les points m et n est 1⋅+⋅+⋅=4 3 3 4 3 25V . Comme la F.E.M. alimentant le circuit est égale à 100V, il faut multiplier tous les courants par le facteur

k =

100

25

=

4

.

2.11. Transport de l'énergie par une ligne à courant continue.

schéma

de

transport d'énergie

est

représenté sur la fig. 2.24. Sur ce schéma

électrique

d'une ligne

R U R I 1 2 49 Fig. 2.24
R
U
R
I
1
2
49 Fig. 2.24

Le

U

2

U 1 tension aux bornes du générateur placé à l’entrée de la ligne; U 2 — tension aux bornes de la charge R 2 ; R — résistance des conducteurs de la ligne; R 2 — résistance de la charge se trouvant à l'extrémité de la ligne. En cas de transport de grandes puissances (de plusieurs dizaines de mégawatts, par exemple) dans les lignes de transport réelles le rendement est pratiquement égal à 0,94-0,97 et U 2 n'est que de quelques pour-cent inférieur à U 1 . Si on utilise une ligne de transport à résistance R pour transmettre à la charge une puissance P 2 , le rendement de la ligne de transport est d'autant plus grand, que la tension U 1 à l'origine de la ligne est élevée. On peut s'en assurer en vertu des considérations suivantes: une diminution de U 1 entraîne celle de U 2 ; à son tour, une diminution de U 2 ,pour P 2 restant constante,

2 ⎛ U ⎞ 2 donne lieu à une diminution de R 2 puisque R
2
U
2
donne
lieu
à
une diminution de R 2 puisque
R
= ⎜
⎠ ; la
2
P
2
diminution
de
R 2
pour
R
=
const
entraîne
une
U 1 =const
baisse
de
rendement,
R
η=
2
puisque
.
R
+ R
U
2
2
P
1
Le
caractère de la
variation
en
courant dans la ligne, de
fonction
du
η
la
puissance
P 1
au
commencement
de
la
ligne, de la puissance P 2
dissipée dans la charge, du
P
2
rendement η
et
de
la
tension U 2 aux bornes de la
charge pour une tension
constante U 1 à l'origine de
la ligne et une résistance
U
I
I
=
1
max
R
Fig. 2.25

50

invariable R des conducteurs de cette ligne est illustré par les courbes de la fig. 2.25. On porte en abscisses de cette figure le courant I et les valeurs de P 1 , P 2 , U 2 , η sont portées en ordonnées.

U

1

R

a lieu pour

un court-circuit dans la charge. Les courbes sont construites à l'aide des équations

La valeur maximale du courant

I max

=

P

1

=

U I P

;

12

=

U I

1

I

2

R

P

2

RI

η= =−

;

P

1

1;

U

1

U

2

=

U

1

RI

.

Pour un régime adapté R=R l la puissance transmise à la charge P 2 sera maximale et le rendement sera égal à 50%. Ce régime est largement utilise dans des installations à basse tension (radiotechnique, automatisation, télémécanique)

51