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Enoncés

1

Dualité

Exercice 1 Soient a 0 , a 1 ,

[ 03131 ] [correction] , a n R deux à deux distincts. Montrer qu’il existe

(λ 0 ,

, λ n ) R n+1 unique vérifiant

P R n [X] , 1 P(t)dt =

0

n

k=0

λ k P(a k )

Exercice 2 [ 00210 ] [correction]

Soient a 0 ,

E = K n [X] déterminées par

, a n K deux à deux distincts et f 0 ,

f i (P) = P(a i )

, f n les formes linéaires sur

Etablir que la famille (f 0 , antéduale.

, f n ) est une base du dual de E et déterminer sa base

Exercice 3 [ 03132 ] [correction] Soient ϕ 1 , ϕ 2 , ϕ 3 les formes linéaires sur R 2 [X] définies par

ϕ 1 (P ) = P (1), ϕ 2 (P) = P (1) et

ϕ 3 (P) = 1 P(t)dt

0

Montrer que la famille (ϕ 1 , ϕ 2 , ϕ 3 ) est une base du dual de R 2 [X] et déterminer sa base antéduale.

Exercice 4 [ 00211 ] [correction] Sur E = R n [X], on considère les formes linéaires f 0 ,

, f n déterminées par

f j (P) = 1 x j P(x)dx

0

a) Montrer que la famille (f 0 ,

b) Dans le cas n = 2, déterminer la base antéduale de (f 0 , f 1 , f 2 ).

, f n ) est une base du dual de E.

Exercice 5 Soit a 0 , a 1 ,

l’application de R n [X] dans R définie par

Mines-Ponts MP [ 02685 ] [correction]

, a n des réels non nuls deux à deux distincts. On note F j

F j (P) = a j P

0

Exercice 6 [ 03139 ] [correction] Soit H un hyperplan du dual E d’un K-espace vectoriel E de dimension finie n 2. Montrer qu’il existe x E vérifiant

ϕ E , ϕ H ϕ(x) = 0

Exercice 7 [ 03140 ] [correction] Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n 1. Montrer

x, y E, x

= y ⇒ ∃ϕ E , ϕ(x)

= ϕ(y)

Exercice 8 [ 00209 ] [correction] Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie et f , g deux formes linéaires non nulles sur E. Montrer

x E, f(x)g(x)

= 0

Exercice 9 [ 00208 ] [correction]

Soient f, g E telles que ker f = ker g. Montrer qu’il existe α K tel que f = αg.

Exercice 10 [ 00206 ] [correction]

Soient f 1 ,

On suppose qu’il existe x E non nul tel que

, f n des formes linéaires sur un K -espace vectoriel E de dimension n.

Montrer que la famille (f 1 ,

f 1 (x) =

= f n (x) = 0

, f n ) est liée.

Exercice 11 [ 00205 ] [correction]

Soit B = (e 1 ,

dimension n N . On suppose que

, e n ) une famille de vecteurs d’un K -espace vectoriel E de

f E , f(e 1 ) =

Montrer que B est une base de E.

= f(e n ) = 0 f = 0

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Enoncés

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Exercice 12 [ 00207 ] [correction]

Soient f 1 ,

dimension finie.

Montrer que

Vect(f 1 ,

, f n et f des formes linéaires sur un K -espace vectoriel E de

f

,

f n )

n

ker f i ker f

i=1

Exercice 13 Soient ϕ 1 ,

finie n 2. Montrer que la famille (ϕ 1 ,

Mines-Ponts MP [ 03148 ] [correction] , ϕ p des formes linéaires sur un K-espace vectoriel E de dimension

, ϕ p ) est libre si, et seulement si,

(λ 1 ,

, λ p ) K p , x E, 1 j p, ϕ j (x) = λ j

Exercice 14 Mines-Ponts MP [ 02684 ] [correction] Soit E et F des espaces vectoriels sur K, de dimensions finies ou non. Montrer que (E × F) et E × F sont isomorphes.

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Corrections

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Corrections

Exercice 1 : [énoncé] Posons ϕ k : R n [X] R la forme linéaire définie par

ϕ k (P) = P(a k )

La famille (ϕ 0 ,

exemple que c’est une famille libre ou encore que c’est la base duale de la base des polynômes interpolateurs de Lagrange en les a k ). Puisque

ϕ : P 1 P(t)dt

, ϕ n ) est une base du dual de R n [X] (on peut observer par

0

est une forme linéaire sur R n [X], on peut affirmer qu’il existe (λ 0 , unique vérifiant

ϕ = λ 0 ϕ 0 + ··· + λ n ϕ n

, λ n ) R n+1

Exercice 2 : [énoncé]

Introduisons les polynômes L 0 ,

a 0 ,

donc les f 0 ,

Il en découle que (f 0 ,

base du dual de E dont (L 0 ,

, L n d’interpolation de Lagrange aux points

, L n ) est une base de E. On vérifie f i (L j ) = δ i,j

,

, a n . On sait que (L 0 ,

, f n sont les formes linéaires coordonnées dans la base (L 0 ,

, f n ) est la base duale de (L 0 ,

L n ).

, L n ) et c’est donc une

, L n ) est la base antéduale.

Exercice 3 : [énoncé] Soit P = a + bX + cX 2 R 2 [X]. On a

ϕ 1 (P ) = a + b + c, ϕ 2 (P ) = b + 2c et ϕ 3 (P) = a +

Considérons alors la matrice

définie de sorte que

A =

1 1

0 1

1

1/2

Y = AX

1

2

1/3

b

c

2 + 3

avec X = t ( a b c ) et Y = t ϕ 1 (P) ϕ 2 (P) ϕ 3 (P) .

La matrice A est inversible et

A 1 =

2

6

3

1/2

2

3/2

3

6

3


 

Puisque AA 1 = I n , les colonnes de A 1 déterminent des colonnes X telles que Y = AX est une colonne élémentaire. On en déduit que pour

on a

1 = 2+6X 3X 2 , P 2 = 2 2X + 3 X 2 et P 3 = 3 6X +3X 2

P

1

2

k, ∈ {1, 2, 3} , ϕ k (P ) = δ k,

On en déduit que la famille (ϕ 1 , ϕ 2 , ϕ 3 ) est libre et que c’est donc une base de R 2 [X] dont la base antéduale est (P 1 , P 2 , P 3 ).

Exercice 4 : [énoncé]

a) Supposons

Considérons le polynôme P (X) = λ 0 + λ 1 X + ··· + λ n X n E. En évaluant la relation λ 0 f 0 + ··· + λ n f n = 0 en P , on obtient

λ 0 f 0 + ··· + λ n f n = 0.

1 [P (x)] 2 dx = 0.

0

Par nullité de l’intégrale sur [0, 1] d’une fonction continue et positive, on peut

affirmer P (x) = 0 pour tout x [0, 1]. Le polynôme P ayant une infinité de

racines, il est nul et donc λ 0 =

La famille (f 0 ,

donc une base de E .

b) Si P (X) = a + bX + cX 2 alors

= λ n = 0.

, f n ) est libre et formée de n + 1 = dim E éléments de E , c’est

f 0 (P) = a + 1 2 b + 1

1

3 c, f 1 (P) = 2 a + 3 b + 4 c et f 2 (P) = 3 a + 4 b +

1

1

1

1

1

5 c

Déterminer la base antéduale de (f 0 , f 1 , f 2 ) revient à déterminer des polynômes

P 0 , P 1 , P 2 E vérifiant f i (P j ) = δ i,j .

Par le calcul qui précède, ce problème est immédiatement résolu une fois inversée

la matrice

Par calculs,

A =

A 1 =

1

1/2

1/3

9

36

30

1/2

1/3

1/4

36

192

180

1/3

1/4

1/5

30

180

180

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Par suite

P 0 (X) = 936X+30X 2 , P 1 (X) = 36+192X180X 2 et P 2 (X) = 30180X+180X 2

Exercice 5 : [énoncé]

Il est clair que les F j sont éléments de (R n [X]) espace de dimension n + 1. Pour

conclure il suffit d’observer la liberté de la famille (F 0 ,

Supposons λ 0 F 0 + ··· + λ n F n = 0. En appliquant cette égalité aux polynômes

1, 2X,

, F n ).

, (n + 1)X n on obtient les équations formant le système linéaire :

+

λ 0 a 0 + ··· +

···

λ 0 a 0 +

···

2

λ n a n

2

= 0

λ n a n = 0

λ 0 a n+1

0

+ ··· + λ n a n+1 = 0

n

.

Par un déterminant de Vandermonde, ce système est de Cramer ce qui entraîne

λ 0 =

= λ n = 0.

Exercice 6 : [énoncé]

Soit (ϕ 1 ,

, ϕ n1 ) une

base de H que l’on complète en une base (ϕ 1 ,

, ϕ n ) de

E . Soit (e 1 ,

, e n ) la base

de E antéduale de (ϕ 1 ,

, ϕ n ).

Le vecteur x = e n est alors solution car

ϕ E , ϕ = ϕ(e 1 )ϕ 1 + ··· + ϕ(e n1 )ϕ n1 + ϕ(e n )ϕ n

Exercice 7 : [énoncé] Soient x, y E tels que x =

Le vecteur x y est non nul, il peut donc être complété pour former une base de E. La forme linéaire correspondant à la première application composante dans

cette base est alors solution du problème posé.

y.

Exercice 8 : [énoncé] Si ker f = ker g alors le résultat est immédiat. Sinon, pour des raisons de dimension, ker f ker g et ker g ker f . La somme d’un vecteur de ker f qui ne soit pas dans ker g et d’un vecteur de ker g qui ne soit pas dans ker f est solution.

Exercice 9 : [énoncé] Si f = 0 : ok. Sinon, on introduit u / ker f de sorte que Vect u et ker f soient supplémentaires puis on introduit α de sorte que f ( u) = αg( u) avant de conclure via h = f αg s’annule sur ker f et u.

Exercice 10 : [énoncé]

Soit ϕ une forme linéaire ne s’annulant pas sur x. Celle-ci n’est pas combinaison

linéaire des (f 1 ,

Cette famille n’est donc pas génératrice et par suite elle est liée car formée de

n = dim E éléments de

,

f n ).

E .

Exercice 11 : [énoncé]

Par contraposée : si B n’est pas une base de E alors Vect(e 1 ,

Soit H un hyperplan tel que Vect(e 1 , nulle de noyau H.

On a f (e 1 ) =

, e n ) = E.

, e n ) H et f une forme linéaire non

= f(e n ) = 0 mais f = 0.

Exercice 12 : [énoncé] () clair.

() Supposons

Si la famille (f 1 ,

(f 1 ,

On peut écrire

n

i=1

ker f i ker f .

, f n ) est libre alors on peut la compléter en une base

, f N ).

f = λ 1 f 1 + ··· + λ n f n + λ n+1 f n+1 + ··· + λ N f N

Notons (e 1 , Puisque

, e N ) la base de E dont (f 1 ,

e n+1 ,

, e N

n

i=1

, f N ) est la base duale.

ker f i ker f

on a λ n+1 =

Si la famille (f 1 ,

combinaison linéaire des f 1 , On a alors

= λ N = 0 donc f Vect(f 1 ,

,

f n ).

, f n ) est liée, quitte à intervertir, on peut supposer f n

, f n1 .

n1

ker f i ker f n

i=1

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Corrections

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et donc

n

i=1

ker f i =

n1

i=1

Cela permet de reprendre l’exercice avec f 1 , famille libre.

ker f i

, f n1 jusqu’à obtention d’une

Exercice 13 : [énoncé] Supposons la famille (ϕ 1 ,

On peut compléter cette famille en une base (ϕ 1 ,

Notons (e 1 ,

Soit (λ 1 ,

, ϕ p ) libre.

, e n ) la base de E antéduale de (ϕ 1 , , λ p ) K p . Pour

, ϕ n ) du dual E de E. , ϕ n ).

on vérifie aisément

x = λ 1 e 1 + ··· + λ p e p E

1 j p, ϕ j (x) = λ j

Inversement, supposons la propriété

(λ 1 ,

, λ p ) K p , x E, 1 j p, ϕ j (x) = λ j

Montrons que la famille (ϕ 1 , Supposons

, ϕ p ) est libre.

 

˜

α 1 ϕ 1 + ···

+ α p ϕ p = 0

Par la propriété hypothèse, pour chaque j ∈ {1,

, p}, il existe x E vérifiant

i ∈ {1,

˜

, p} , ϕ i (x) = δ i,j

La relation α 1 ϕ 1 + ··· + α p ϕ p = 0 évaluée en x donne alors

α j = 0

et on peut donc affirmer que la famille (ϕ 1 ,

, ϕ p ) est libre.

Exercice 14 : [énoncé] Pour f E et g F , posons f g l’application définie sur E × F par (f g)(x, y) = f (x) + g(y). Il est facile d’observer f g (E × F ) . Considérons

ϕ : E × F (E × F) définie par ϕ(f, g) = f g.

L’application ϕ est linéaire. Si ϕ(f, g) = 0 alors pour tout (x, y) E × F , f (x) + g(y) = 0.

Pour y = 0, on peut affirmer f = 0 et pour x = 0, on affirme g = 0. Ainsi (f, g) = (0, 0) et donc ϕ est injective.

Soit h (E × F ) . Posons f : x h(x, 0), g : y

f E , g F et ϕ(f, g) = h car h(x, y) = h(x, 0) + h(0, y).

h(y, 0). On vérifie aisément