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CONSEIL D'ETAT statuant au conteatieux N° 395614 COMMUNAUTE DE COMMUNES PLAINES ET MONTS DE FRANCE et autres M. Romain Vietor Rapporteur Mme Emmanuelle Cortot-Boucher Rapporteur public Séance du 23 février 2016 Lecture du 9 mars 2016 REPUBLIQUE FRANCAIS! AUNOM DU PEUPLE FRANCAIS Le Conseil d'Btat statuant au contentieux (Section du contentieux, 3éme sous-section) Vo la procédure suivante : La communauté de communes Plaines et Monts de France et les communes d’Annet-sur-Mame, de Charmentray, de Chamy, de Claye-Souilly, de Compans, de Cuisy, de Dammartin-en-Goéle, de Fresnes-sur-Mame, de Gressy, @’Ivemy, de Juilly, du Mesnil-Amelot, du Pin, du Plessis-aux-Bois, du Plessis-I'Evéque, de Longpemrier, de Marchemoret, de Mauregard, de Messy, de Mitty-Mory, de Montgé-en-Gotle, de Mouscy-le-Neuf, de Moussy-le- Vieux, de Nantouillet, d’Oissery, d’Othis, de Précy-sur-Mame, de Rouvres, de Saint-Mard, de Saint-Mesmes, de Saint-Pathus, de Thiewx, de Villeneuve-sous-Dammartin, de Villeparisis, de Villeroy, de Villevaudé et de Vinantes ont demandé au juge des réiérés du tribunal edministratit de Cergy-Pontoise de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'arrété du 9 novernbre 2015 des préfets du Val-d’Oise et de Seine-et- Mare portant fusion aw 1" janvier 2016 des communavtés dagglomération « Roissy Porte de France » et « Val de France » avec extension du périmétre du nouvel établissement public de coopération intercommunale & dix-sept communes membres de la communauté de communes Plaines et Monts de France. Par une ordonnance n° 1510044 du 11 décembre 2015, le juge des xéférés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté leur demande. Par un pourvoi et un mémoire complémentaire, enregistxés Tes 28 décembre 2015 et 12 janvier 2016 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, la communauté de communes Plaines ct Monts de France et autres demandent au Conseil d’Etat 1°) dannuler cette ordonnance ; N° 395614 2°) statuant comme juge des référés, de faire droit a leur demande ; 3°) de mettre & la charge de Etat la somme de 3 500 euros au titre de Varticle L, 761-1 du code de justice administrative. Vu les autres piéces du dossier ; Vu: la convention européenne de sauvegarde des droits de "homme et des libertés fondamentales ; - le code général des collectivités territoriales ; - la loin? 2014-58 du 27 janvier 2014 ; - le code de justice administrative ; Aprés avoir entendu en séance publique le apport de M. Romain Victor, mattre des requétes, = les conclusions de Mme Emmanuelle Cortot-Boucher, rapporteur publie ; La parole ayant été donnée, avant et aprés les conclusions, & la SCP Delaporte, Briard, Trichet, avocat de la communauté de communes Plaines et Monts de France, et des ‘communes d’Annet-sur-Mame, de Charmentray, de Chamy, de Claye-Souilly, de Compans, de Cuisy, de Dammartin-en-Goéle, de Fresnes-sur-Mame, de Gressy, @ivemy, de Juilly, de Mesnil-Amelot, du Pin, du Plessis-aux-Bois, du Plessis-PEvéque, de Longperrier, de Marchemoret, de Mauregard, de Messy, de Mitry-Mory, de Montgé-en-Goéle, de Moussy-le- Neuf, de Moussy-le-Vieux, de Nantouillet, d’Oissery, d’Othis, de Précy-sur-Mame, de Rouvres, de Saint-Mard, de Saint-Mesmes, de Saint-Pathus, de Thieux, de Villeneuve-sous-Dammartin, de Villepatisis, de Villeroy, de Villevaudé et de Vinantes. Considérant ee qui suit : 1, Aux termes de Particle L. 822-1 du code de justice administrative: « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'adraission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ow n'est fondé sur aucun moyen sériewx ». 2. Pon demander Pannulation de Vordonnance qu’elles attaquent, la communauté de communes Plaines et Monts de France et autres soutiennent que le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise : N° 395614 - a méconau les dispositions de Particle R. 742-2 du code de justice administrative ; ~ 2 dénaturé les pieces du dossier et commis une ereur de droit en jugeant que Je moyen tiré de ce que Pamété attagué serait entaché Pun vice de procédure relatif & la consultation de la commission régionale de la coopération intercommunale sur les modifications de périmétre proposées n’était pas de nature, en Pétat de Pinstruction, & créer un doute sériewx quant a sa légalité 5 ~ a dénaturé les pices du dossier et commis une erreur de droit en jugeant que le moyen firé de absence d'information sut les statuts ef les compétences dévolues au nouvel @tablissement public de coopération intercommunale, préalablement & adoption de Parrété contesté, n’était pas de nature, en I’état de instruction, 4 créer un doute sériewx quant & la legalité de Parréte attaqué ; + a dénaturé leurs écritures et commis une erreur de droit en jugeant que le moyen tiré de la méconnaissanee du principe de sécurité juridique garanti par les stipulations de Ja convention européenne de sauvegarde des droits de I’homme et des libertés fondamentales W'éiait pas de nature, en l'état de Minstruction, & eréer un doute sérieux quant & la légalité de Vanéié attaqué ; ~ 2 commis une erreur de droit en jugeant que le moyen tiré de ce que Parrété attaqué, en étendant le périmetre du nouvel établissement public de coopération intercommunale issu de la fusion des communautés d’agglomération « Roissy Porte de France » et « Val de France » a dix-sept communes membres de la comnrunauté de communes Plaines et Monts de France méconnaitrait les dispositions du VE de Particle L. 5210-1-1 da code général des collectivités territoriales, n'apparaissait pas, en l'état de l’instraction, de nature a faire naitre un doute sérieux quant a la légalité de cet amrété attaqué, dés lors que ces dispositions ne s’opposent pas a la définition du périmétre retenu ; ~ a dénaturé les pices du dossier qui lui était soumis et commis une emmeur de droit en jugeant que le moyen tiré de Patteinte excessive portée & Pintérét des communes membres de la communauté de communes Plaines et Monts de France n’était pas, en l'état de instruction, de nature a faire naitre un doute sérieux quant a la légalité de l'amété attagué ; ~ a dénaturé les pidces du dossier et commis une erreur de droit en jugeant qu’elles n’avaient pas présenté dans un mémoire distinet le moyen tiré de ce que le V de article 11 de la oi du 27 janvier 2014 de modemisation de action publique tervitoriale et d°affirmation des métropoles porte atteinte aux principe d’égalité et au principe de libre administration des collectivités territoriales garantis par la Constitution et que ce moyen était, par suite, irrecevable, 3. Aucun de ces moyens n'est de nature a justifier admission du pourvoi. DECIDE: Article 1: Le pourvoi de Ja communauté de communes Plaines et Monts de France et autres vest pas admis, Article 2.: La présente décision sera notifiée a la communauté de communes Plaines et Monts de France et aux communes d’ Annet-sur-Mame, de Charmentray, de Chamy, de Claye-Souilly, de Compans, de Cuisy, de Dammartin-en-Goéle, de Fresnes-sur-Mame, de Gressy, d'Iverny, de N° 395614 “4. Juilly, du Mesnil-Amelot, du Pin, du Plessis-aux-Bois, du Plessis-’Evéque, de Longperrier, de Marchemoret, de Mauregard, de Messy, de Mitry-Mory, de Monigé-en-Gioéle, de Moussy-le- Neuf, de Moussy-le-Vieux, de Nantouillet, d°Oissery, d’Othis, de Précy-sur-Mame, de Rouvres, de Saint-Mard, de Saint-Mesmes, de Saint-Pathus, de Thieux, de Villeneuve-sous-Dammartin, de Villeparisis, de Villeroy, de Villevaudé et de Vinantes. Copie en sera adressée pour information au ministre de V’intéricur et au département de Seine-ct- Marne. CONSEIL D'ETAT FB statuant au contentiewx Ne 395615 REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS COMMUNE D'ARNOUVILLE COMMUNE DE GARGES-LES- GONESSE Le Conseil dBtat statuant au contentionx M, Romain Vietor (Section du contentieux, 38me sous-section) Rapporteur Mime Emmanuelle Corto Boucher Rapporteur public Séance du 23 février 2016 Lecture du 9 mars 2016 ‘Vu la procédure suivante : Par une ordonnance n° 1510333 du 11 décembre 2015, le juge des référés du tribunal administratif de Cerey-Pontoise o, d’une part, transmis au Conseil d’Etat le question de la conformité aux droits et ibertés garantis par 12 Constitution des dispositions du paragraphe V de Particle 11 de la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modemisation de Paction publique territoriale et affirmation des métropoies soulevée per les communes d’Amouville et de Garges-lés-Gonesse et, d'autre part, rejeté leur demande tendant a la suspension, sur le fondement des dispositions de Particle L. 521-1 du code de justice administrative, de Parrété du 9 novembre 2015 des préfets du Val d’Oise et de Seine-et-Mame, portant fusion & compter du 1 janvier 2016 des communautés d’agglomération « Roissy Porte de France » et « Val de France » avec extension du périmétre du nouvel établissement public de coopération intercommunale & dix-sept communes membres de la communauté de communes Plaines et Monts de France. Par un pourvoi et un mémoire complémentaire, enregistrés les 28 décembre 2015 et 12 janvier 2016 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, les communes d’Amouville et de Garges-Ies-Gonesse demandent au Conseil d’Etat : 1°) dannuler cette ordonnance, en tant qu’elle sejette leur demande de suspension ; 2°) statuant comme juge des référés, de faire droit a leur demande de suspension ; NP 395615 -2- 3°) de mettre 4 la charge de I’Etat ia sormme de 3 500 euros au titre de Particle L. 761-1 du code de justice administrative. Wu les autres pices du dossier ; vu: ~ la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; = le code général des collectivités territoriales ; ~ la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 ; : - Ja décision du Conseil q*Etat statuant au contentienx n° 395359 du 15 février 2016 ; = le code de justice administrative ; Aprés avoir entendu en séance publique le rapport de M. Romain Victor, maitre des requétes ; - les conclusions de Mme Emmanuelle Cortot-Boucher, rapporteur public ; La parole ayant été donnée, avant et aprés les conclusions, & la SCP Delaporte, Briard, Trichet, avocat de la commune d’Amouville et de la commune de Garges-lés-Gonesse ; Considérant ce qui suit : 1. Aux termes de Particle L. 822-1 du code de justice administrative : « Le powrvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait Vobjet d'une procédure préalable d'admission. L admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ‘ou n'est fordé sur aucun moyen sérieux ». 2. Pour demander Vannulation de T'ordonnance qu’elles attaquent, les communes d’Amnouville et de Garges-Iés-Gonesse soutiennent que le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ~ a méconnu les dispositions de Particle R. 742-2 du code de justice administrative ; ~ a dénaturé les pidces du dossier qui lui était soumis et commis une erreur de droit en jugeant que le moyen tité de ce que Parrété attaqueé serait entaché dun vice de procédure relatif & la consultation de la commission régionale de la coopération intercommunale sur les modifications de périmétre proposées, n°était pas de nature, en état de l’instruction, & eréer un doute sérieux quant a sa Iégalité ; NP 395615 - a dénaturé les pidees du dossier et commis une erreur de droit en jugeant que te moyen tiré de Pabsence d'information sur les statuts et les compétences dévolues au nouvel Geblissernent public de coopération intercommanale, préalablement @ l'adoption ce l’emété contesté, n’était pas de nature, en l'état de l’instruction, 4 créer un doute sériewx quant a la légalité de Parrété attaqué ; ~ a dénaturé leurs écritures et commis une erreur de droit en jugeant que le moyen ting de la méconnaissance du principe de sécurité juridique garanti par les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de Phorume et des libertés fondamentales n’était pas de nature, en Wétat de Pinstruction, & créer un doute sérieux quant & Ja légalité de Parrété attaque ; - a commis une erreur de droit en jugeant que le moyen tiré de ce que Parrété attaqué, en étendant le périmétre du nouvel établissement public de coopération intercommunale issu de fa fusion des communautés d’agglomération «Roissy Porte de France » et « Val de France » 2 dix-sept communes membres de la communauté de communes Plaines et Monts de France, méconnaitrait les dispositions du VI de l'article L, 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, n’apparaissait pas, en P’état de instruction, de nature a faire naitre un doute sériewx quant & la legalité de cet arrété attaqué, ds lors que ces dispositions ne s’opposent pas & la définition du périmetre retenu ; + a dénaturé les pidces du dossier et commis une erreur de droit en jugeant que Je moyen tiré de Vatteinte excessive portée 2 Vintérét des communes de la communauté de communes Plaines et Monts de France u’était pas, en état de Vinstruction, de nature a faite naftre un doute sérieux quant d la légalité de Parrété attaqué ; - a fait application au litige du V de l'article 11 de la foi du 27 janvier 2014,