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de tolérance. réelle ou feinte. elles sont aussi. Au XVIIIe siècle. Cette exception française est le fruit d'une longue histoire qui remonte bien avant l'apparition du mot « laïcité » dans les dictionnaires en 1871. sous Louis XV et sous Louis XVI. régissent en France les rapports de l'État et des Églises sont aussi . Deux grandes crises françaises y président : la Révolution et l'affaire Dreyfus. alliée à l'Église catholique. Morelly. depuis 1905. Sous cette alliance du trône et de l'autel. Note au lecteur "L'Histoire a décidé de mettre à votre disposition. Cette émotion. les grandes lois laïques qui. Mais c'est au siècle des Lumières qu'on doit chercher les origines de l'idée de laïcité telle que nous l'entendons aujourd'hui. La Mettrie. Dieu et la politique : le défi laïque Comment la France a inventé la laïcité Dieu et la politique : le défi laïque . les Lumières françaises se révèlent nettement plus radicales que dans les autres pays. les philosophes affrontent dans un combat idéologique frontal la puissance catholique. Tandis que. tout le contenu de ses archives du n°1 (mai 1978) au numéro 238 (décembre 1999). tendent à se substituer à l'invocation de la divinité. au XVIIIe siècle. sur son site internet. La rédaction demande votre indulgence pour les coquilles et autres erreurs dues à une numérisation qu'il nous faudra un peu de temps pour corriger complètement. La prépotence de l'Église catholique s'affirme non seulement par le refus de la liberté religieuse mais aussi par le refus de la liberté de pensée : une orthodoxie règne qui censure et condamne. Cependant. selon la formule de la diète d'Augsbourg : « Cujus regio. en allemand on parle de weltlicher Charakter . Depuis le Moyen Age. la France a été le laboratoire d'une relation originale et mouvementée entre le pape et le roi. Bonne lecture. Mais. Diderot. Les valeurs mêmes des Lumières heurtent de plein fouet la tradition catholique autant que l'absolutisme politique : les idées d'humanité. le divin primait sur l'humain. puis entre la raison religieuse et la raison d'État. que l'Angleterre vit sous le régime du traité de tolérance* depuis 1689. comme dans toute l'Europe la philosophie des Lumières. en France. Alors que le morcellement de l'Empire allemand permet la diversité des cultes. et mille autres s'emploient à réfuter les dogmes et à revendiquer une morale naturelle et humanitaire. dont la tolérance est un des mots clés. si ce n'est en mexicain laicidad et en turc laiklik . se développe en France. Deux grandes crises y président : la Révolution et l'affaire Dreyfus. les protestants ont dû subir l'interdiction de leur religion en 1685 et ne seront tolérés qu'à partir de 1787. Voltaire. et surtout. cependant que les Juifs sont officiellement interdits de séjour depuis le XIVe siècle.le résultat de l'événement. La dernière loi sur la laïcité votée par le Parlement français en 2004 a provoqué dans les pays étrangers perplexité ou indignation.par Michel Winock dans mensuel n°289 daté juillet 2004 à la page 40 | Gratuit Issues des Lumières. Là. appuyée sur et appuyant la monarchie absolue.Les dossiers de L'Histoire Retrouvez l'intégralité des dossiers parus dans le magazine L'Histoire depuis 2000. témoigne d'une originalité française. Le mot «laïcité» n'a guère d'équivalent en d'autres langues l'anglais ne connaît que secularity . la liberté religieuse est inconnue. d'égalité. les grandes lois laïques qui régissent en France les rapports de l'État et des Églises ne sont pas issues seulement d'un mouvement d'idées . la France est unifiée sous une monarchie centralisée. Face à cette puissance spirituelle et intellectuelle. ejus religio* » .et surtout . Ce contenu est offert à nos fidèles abonnés identifiés. on assiste à un retrait de . dans la pensée classique. désormais. depuis l'adoption du modèle français par Atatürk dans les années 1920. ce qui place les 40 000 Juifs admis en France dans une situation précaire. le résultat de l'événement. D'Holbach.

La Révolution remplaçait la vision d'un homme pécheur. les assignats. cette rupture n'était pas seulement contingente. Car le pape n'a pas attendu le serment pour prendre son parti. et de surcroît instaure le principe de l'élection populaire pour la nomination des curés et des évêques. Un tiers d'entre eux sont issus de l'ordre du clergé. les physiocrates. privant ainsi à terme le clergé d'une de ses principales sources de revenus. Non pas au triomphe de l'athéisme. la Révolution. Le conflit s'aggrave entre l'Église et la Révolution. de manière unilatérale. au mois d'avril suivant. Le dogme du péché originel est contesté. qui entraînent un conflit majeur dont la suite de l'histoire va retentir. boycottage des débats par des députés du clergé. la Révolution avait posé la centralité de l'homme. constructeur de son propre avenir. L'opposition entre le mouvement des Lumières et l'Église catholique laisse place en 1789 à l'événement inattendu. Il est patent que les principes de 1789 sont à ses yeux incompatibles avec l'enseignement traditionnel de l'Église.Dieu. Au départ. Les premiers sont soutenus par le pape Pie VI. mais qui accorde encore cette licence de pensée. il n'y a nulle intention chez les constituants de combattre le catholicisme. Celui-ci est consommé par la réorganisation générale de l'Église de France privée de ses biens. Peut-être la scission aurait-elle pu prendre des formes moins abruptes mais. Il y avait bien une cause profonde de divorce entre l'Église et la Révolution. Il s'ensuit un véritable schisme. suivie par la suppression totale des ordres religieux. la multiplication des théories sur l'éducation. il n'y avait pas de compromis philosophique possible entre l'Église et la Révolution . et complétée finalement. Tous ces auteurs ont en commun l'idée selon laquelle il faut arracher l'instruction et l'éducation. nous saisissons déjà les premières formes du schisme. l'état catastrophique des finances de l'État est à l'origine d'une décision importante : la mise « à la disposition de la nation » des biens du clergé décrétée le 2 novembre 1789. par la prise de contrôle par l'État de tous les biens ecclésiastiques sur lesquels se trouve gagée une nouvelle monnaie. la nature humaine se trouve réhabilitée : le théocentrisme cède le pas à l'anthropocentrisme. Ce ne sont plus les espérances dans l'au-delà qu'il faut prêcher. La rupture entre la Révolution et l'Église romaine est inévitable. mais les devoirs du citoyen vivant « dans ce monde ». la Constitution civile du clergé. un serment à la Constitution. ce sont les circonstances. que prolongera Condorcet et ses célèbres Mémoires sur l'instruction publique publiés sous la Révolution. Une des applications de cette révolution culturelle est le grand débat qui s'instaure sur l'enseignement. tous sont baptisés. dotés de riches propriétés. d'écrire et même de faire imprimer impunément en matière de religion tout ce que peut suggérer l'imagination la plus déréglée : droit monstrueux. le 27 novembre 1790. qui visent à former des citoyens. où concourent des auteurs comme La Chalotais. bouleverse la géographie des diocèses de 103 ils passent à 83 et des paroisses. d'abord. de janvier à septembre 1791. supprime les chapitres cathédraux. lorsque celle-ci est entrée dans le cycle de la Terreur. qui en quelques semaines divise l'Église de France entre prêtres « réfractaires » et prêtres assermentés. En juillet 1790. Ces décrets ne sont pas passés sans opposition : discours incendiaires. voire de compétence. Là où l'Église voulait que l'homme fût soumis à l'ordre divin. il s'en faut ! mais à l'avènement de l'autonomie humaine et à la revanche de l'immanence sur la transcendance. par l'émancipation d'un individu émancipé. et si certains professent un voltairianisme affirmé. L'Assemblée y procède sans concertation avec l'autorité religieuse. l'Église ne pouvait accepter l'anthropologie des droits de l'homme qui marginalisait implicitement l'autorité divine. A l'automne. et notamment des ordres religieux. La résistance cléricale décide l'Assemblée à exiger des prêtres. à la férule des prêtres. sur le fond. sacrilège et schismatique. et contrairement à ce qu'imaginaient nombre de prêtres qui avaient offert leur flamme à la grande entreprise de régénération.ce qu'exprime explicitement Pie VI en condamnant publiquement la Déclaration des droits de l'homme. de la . que la grâce divine seule peut racheter. pétitions. qui ont « renoncé au monde ». et notamment « cette liberté absolue qui non seulement assure le droit de n'être point inquiété sur ses opinions religieuses. dont les brefs Quod aliquantum du 10 mars 1791 et Caritas du 13 avril condamnent formellement la Constitution civile du clergé comme hérétique. fort de ses droits et de sa raison. En fait. qui établit un contrôle politique des prêtres devenus fonctionnaires. Au-delà des querelles de discipline. le 13 février 1790. Mirabeau. Tout commence en août 1789 lorsque la Constituante décide d'abolir les dîmes. même s'il est demeuré longtemps silencieux. qui paraît cependant à l'assemblée résulter de l'égalité et de la liberté naturelles à tous les hommes » .

le libéralisme en général et la « civilisation moderne » . Après la révolution de 1848. Vraie guerre de religion. Au moment où la politique prend les formes modernes du parlementarisme.comme le plus fidèle soutien aux forces conservatrices et réactionnaires. et de la « déchristianisation ». au milieu des dissentiments inexorables des croyances et des Églises. les villageois particulièrement attachés à leur paroisse.les agissements de la Congrégation et des Chevaliers de la foi en témoignent1 . il n'ignorait pas que la Contre-Révolution. au nombre de 80. du vandalisme. par l'encyclique Mirari vos . en se conformant aux lois. le mouvement libéral et républicain voit dans l'Église son pire adversaire. l'Église catholique. A partir de 1814. des élections. par là même. D'autant que. qui enflamme pour longtemps la Vendée.persécution religieuse. la liberté religieuse. son orthodoxie. 354. En position de force sous la Restauration. Nul ne peut être forcé de contribuer aux dépenses d'un culte. apparaît . à leur curé . elle entend résister à la montée en puissance des idées libérales qui n'ont pas désarmé. celle de la séparation* de l'Église et de l'État : « Nul ne peut être empêché d'exercer. à leur église. aux innombrables victimes. et nourrit d'abondance la Contre-Révolution. » Mais l'Église. l'Église se rallie à la liberté de l'enseignement. qui fait du catholicisme la religion de la « grande majorité des Français » . Mais le réalisme de Bonaparte prenait en compte la fidélité catholique d'un grand nombre de Français. En 1832. après la conquête de Rome . un enjeu de premier plan. Lacordaire et Montalembert. sinon «donner de nouveaux fondements à une institution qui ne serait plus. l'Église romaine est sur la défensive. condamne le catholicisme libéral. en signant avec Pie VII le concordat* de 1801. par là même. L'école* est. il est la négation des principes de 1789. Grégoire XVI. le catholicisme exerce un rôle politique et social . malgré ces différences éclatantes de foi et de dogme. et de la concurrence des partis. l'Église n'a pas hésité à soutenir le régime de Napoléon III. qui se voit enfermé dans le Vatican en 1870. après avoir scellé l'alliance du trône et de l'autel sous la Restauration. la France renoue certes nettement avec la solution gallicane*. il faut bien qu'il y ait un lieu où les jeunes générations apprennent que. L'enseignement de Rome contre l'esprit des Lumières est manifeste : « Que veulent ces novateurs téméraires [allusion aux catholiques libéraux]. Pour un libéral. elle défendait le monopole de l'enseignement qui lui était favorable. Le monde catholique se sent menacé et se crispe . ses interdits. sur lesquels les républicains entendent fonder le régime de leurs voeux. il est hors de doute que l'Église catholique est l'ennemi principal. liberté exécrable » et la liberté de la librairie. Les fulminations de Pie VI sont confirmées par ses successeurs. Or ce lieu de méditation où doivent s'enseigner l'union. tous les membres de cette société font une seule famille. Bouleversée par la Révolution. Loin d'être simplement une religion. au culte qu'il a choisi. En fait. Pie IX 1846-1878. la paix. cherchant l'apaisement. est consciente de l'enjeu scolaire. « liberté la plus funeste. que la loi Falloux . ce « résumé renfermant les principales erreurs de notre temps » . en donnant notamment au pouvoir politique le soin de nommer les évêques. Le pape y fustige « la liberté de conscience » et son corrélat. Par les articles organiques que le Premier Consul fait ajouter sans demander son avis au pape. la déchristianisation de fait. que l'ouvrage de l'homme» et réaliser ce que saint Cyprien ne peut assez détester «en rendant l'Église toute humaine de divine qu'elle est» ? » En 1864. au moment où son pouvoir temporel est menacé par le mouvement nationalitaire italien. c'est l'école laïque. Les progrès de la sécularisation* de la société. La république n'en salarie aucun » art. L'enseignement congréganiste va en tirer le meilleur profit. avait pu s'affirmer grâce à cet attachement séculaire de tant de Français à leur religion traditionnelle. la Restauration fut l'occasion donnée à l'Église de reprendre en France une puissance qui avait été taillée en brèche depuis 1789. Après Thermidor. les échecs temporels du pape. arc-boutée sur ses dogmes. Edgar Quinet l'explique dans L'Enseignement du peuple en 1849 : « Pour que la société subsiste. condamne à son tour les idées modernes de liberté dans l'encyclique Quanta cura et le Syllabus . et après le bref épisode de 1848 qui vit les prêtres bénir les arbres de la liberté. C'est cependant Bonaparte qui ramène la paix religieuse. la concorde civile. elle aussi. pour un républicain français vivant sous le pontificat de Pie IX. dont les représentants sont Lamennais. formulaient dans la Constitution de 1795 une solution inédite. elle prêche la « constante soumission envers les princes » . sans désemparer. sans base populaire au départ. Parmi elles. en dépit des contradictions entre les Églises diverses. à leur cimetière. les conventionnels. Mirari vos a un contenu politique .voulue par les conservateurs dans une visée de défense sociale consacre en 1850. la liberté de la presse.

les cantiques des fidèles. qui leur inculque les valeurs démocratiques et en fasse de bons citoyens. d'aucune religion. Le législateur. pour l'Église. les serviteurs de la liberté de conscience. irréligieux. Les journaux se déchaînent. c'est cette malheureuse politique. La liberté d'enseignement restait et restera la règle républicaine. cependant. c'est la laïcisation du personnel qui est décidée. C'est par l'école que les esprits sont formés. il faut en finir avec le cléricalisme. » Au cours de grands rassemblements. Le devoir de notre roi devient plus impérieux que jamais. Pour les républicains. Les congrégations les ordres religieux masculins et féminins avaient été supprimées par la Révolution . associent la défense du pape et du roi. Nous sommes. dont les républicains sortent vainqueurs par les urnes. laïcité est synonyme d'enseignement athée. et pour Jules Ferry notamment.. Léon Gambetta. Au contraire. organisés par les Assomptionnistes. D'où résulte l'urgence pour les républicains vainqueurs de donner à tous les jeunes Français une éducation qui les arrache à la tutelle de l'Église. respectueux de toutes les opinions religieuses et philosophiques3.. Jusqu'en 1877. de plus en plus confondus avec les républicains.pour l'éducation religieuse le catéchisme. Le clergé et l'ensemble des fidèles restent bruyamment attachés à la monarchie et soutiennent l'Ordre moral incarné par le maréchal MacMahon. au contraire. La Salette ou Paray-le-Monial. en dehors des établissements scolaires. délivrez-nous promptement. chef de file du parti républicain.. l'affirme : « Non.. En application des décrets. La guerre est ouverte dès mars 1879. 261 couvents sont fermés. La Civilisation du 31 mars 1880 : « Dès aujourd'hui il y a guerre irréconciliable entre les catholiques et les factieux qui nous commandent. pour les catholiques militants . le régime politique est précaire : une république de fait. 5 643 jésuites expulsés. le Parlement vote la gratuité de l'enseignement primaire . a prévu la vacance de l'école un jour par semaine . la laïcité est le garant de la « neutralité confessionnelle » . » Cet appel à la restauration ne peut qu'encourager la violente réplique des républicains. tandis que 200 magistrats environ démissionnent pour n'avoir pas à appliquer les décrets. La question est tranchée à l'issue de la crise du 16 mai 1877. Les catholiques crient à l'injustice.. Pour les républicains. ayant rejeté l'article 7. et l'Église catholique atteint son paroxysme dans les premières décennies de la IIIe République. Pour les républicains et leurs adversaires. dont les francs-maçons et les Juifs tireraient les ficelles pour détruire l'Église. Le Sénat. on préconise la grève scolaire. dont la compagnie est particulièrement active dans l'enseignement congréganiste. sont votées la laïcité des programmes. en mars 1882.. mais les écoles catholiques ne peuvent plus être dirigées par les Jésuites. Les parents chrétiens peuvent-ils obéir à la loi ? Dans certaines régions. c'est le libéralisme catholique qui est le véritable fléau2. pour les catholiques intransigeants. recevant une députation française en 1871. » Les « deux France » sont engagées l'une contre l'autre dans une lutte dont l'enjeu est non seulement le régime politique du pays. certaines d'entre elles avaient été autorisées par les régimes suivants. les deux camps sont d'accord là-dessus. Il n'empêche.le jeudi . Des . mais aussi la place que l'Église y tiendra. en 1880. tous ces faits apparaissent aux catholiques comme les fruits d'un vaste complot. en octobre 1886. Le mot ne désigne pas la religion catholique mais les abus de pouvoir du clergé. Dans les années 1880. mais une Assemblée dominée par les monarchistes. lorsque Jules Ferry dépose un projet de loi visant à abolir la mixité réunion de prêtres et de laïcs des jurys d'examen universitaire. la laïcisation de l'école est la mise en place d'une « école sans Dieu » . Sire. L'article 7 du projet interdit l'enseignement et la direction d'un établissement d'enseignement à tout membre d'une congrégation non autorisée. nous ne sommes pas les ennemis de la religion.les « cléricaux » qui dominent alors le monde catholique -. La démission de Mac-Mahon en 1879 leur donne tous les pouvoirs. le maître d'oeuvre de cette législation. se met en place la législation scolaire. fait cette déclaration : « Il y a dans [votre] pays un mal plus redoutable que la Révolution. avant trois mois . à la persécution. L'affrontement entre les libéraux. de pèlerinages à Lourdes. et d'autres simplement tolérées. Ferry décide alors de prendre deux décrets : le premier prononce l'expulsion des Jésuites. Sacré-Coeur sur la poitrine. Pie IX. ainsi que l'obligation scolaire . En 1881. Ce que je crains. plus redoutable que la Commune avec ses hommes échappés de l'enfer qui ont promené le feu dans Paris. l'école est un enjeu fondamental. le second impose aux congrégations non autorisées de légaliser leur situation dans le même laps de temps. Trente millions de Français sont opprimés dans leur conscience et dans leur liberté.par les partisans de l'unité italienne.

va remettre en question le statu quo . La première. qu'elle peut enfin jeter ses béquilles théologiques. Ferdinand Buisson ou Jules Steeg. mais certains se réclament plutôt d'un spiritualisme à la Victor Cousin. dans le camp laïque. En ce sens. forment un solide corpus de l'anticléricalisme* militant. dont les partis politiques seront les premiers bénéficiaires . Waldeck-Rousseau forme un gouvernement de Défense républicaine. conférences. C'est de l'intérieur de ces institutions que les croyants devaient faire entendre leur voix. La Gazette de France. qui ne font pas profession d'athéisme. brochures. ce sont les congrégations qui sont visées. dont la note dominante est antireligieuse. Les débuts des années 1890 marquent une pause. Un autre fait y contribuait : les modérés au pouvoir. En 1892. Sans doute. sa loyauté à l'égard de la république. le pape Léon XIII. Deux raisons expliquent la nouvelle poussée de l'anticléricalisme républicain : les soupçons qui pèsent sur les cadres de l'armée et l'engagement imprudent de la presse catholique et d'une bonne partie du clergé aux côtés des nationalistes antidreyfusards. Lui donner un nouveau ciment spirituel. catholiques détachés. C'est un événement encore. la possibilité de faire vivre ensemble catholiques et républicains. malgré les préventions réciproques. Ce nouvel affrontement entre « cléricaux » et « anticléricaux » aboutit à un renforcement de la législation laïque. D'une manière générale. La science contre la foi ! Les sociétés de la Libre Pensée. L'Affaire a eu pour objet central de discussion la place de l'armée dans la nation. reprennent leurs activités dans les années 1879-1880. articles de presse. étaient beaucoup plus radicaux. Les dogmes catholiques sont passés au crible de la critique. et les plaisanteries de mauvais goût ne manquent pas4. lancent des appels à la désobéissance. et marcher librement à la conquête du monde. dans son discours du 9 juillet 1876 à la loge maçonnique Clémente Amitié. » L'idée de séparation du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel. Le Monde et Le Français veulent maintenir le débat sur le terrain religieux et font preuve d'une modération que semble encourager Léon XIII. les catholiques n'avaient pas tort de dire que la laïcité n'était pas la neutralité . L'important était de reconstruire une société déchirée par les guerres religieuses. La philosophie dominante chez eux est sans doute le positivisme hérité d'Auguste Comte. son rôle de corps de l'État. la volonté d'enlever au clergé son organisation politique. la composition de son corps d'officiers. D'autres. que l'avenir verrait la fin de l'âge métaphysique. L'encyclique Inter sollicitudines fut inégalement suivie par les catholiques français. comme Félix Pécaut. D'autant plus que certaines d'entre elles sont propriétaires d'organes de presse influents. Les rapports entre l'Église et la république pouvaient se stabiliser. inquiets de la montée du socialisme. L'Union. ses racines dans la conscience humaine. On inventera. Jules Ferry. se rapprochèrent des catholiques . exercer leur influence. pour apaiser les querelles. Plus modérés. où il avait été initié. Déistes. est celle des républicains modérés. tels que La Croix et Le Pèlerin des Assomptionnistes . déclarait : « La morale sociale a ses garanties. le patriotisme. du côté catholique. s'imposaient à lui : la politique doit imposer sa loi aux religions. congrès. le terme de « laïcisme » pour dépeindre les virulences de ces ultras de la laïcité. les prêtres ridiculisés. volontiers nationalistes et antisémites. ce sont aussi parfois des protestants. le triomphe de l'âge scientifique ou positif : il n'y avait pas à brusquer les choses . La loi de 1901 sur les associations qu'il fait voter présente un double aspect : elle instaure en France le droit d'association. La solution concordataire restait acceptable par les républicains. Quelles étaient les intentions des républicains laïques ? On peut distinguer parmi eux deux tendances. elle fait un cas particulier des associations appelées congrégations religieuses. qui.journaux comme L'Univers. on parla d' « esprit nouveau » Eugène Spuller. menant bataille non seulement contre le cléricalisme mais contre la religion chrétienne et pour l'athéisme. l'esprit civique. agnostiques. conseille aux catholiques de se « rallier » aux institutions de la république. sinon à l'idéologie républicaine. Discours. tracts. que les laïques les plus mesurés à la Ferry avaient une philosophie contraire à leurs dogmes. fondé sur la morale*. Du moins annonçait-elle le début d'une pacification des esprits. malgré leurs programmes antérieurs favorables à la séparation. l'idée d'indépendance de la société civile. qui avaient disparu sous l'Ordre moral. à partir de 1898. qu'elle peut vivre seule. il suffisait de mettre en place les instruments de la culture de raison en place de la culture de tradition. l'affaire Dreyfus et la crise nationaliste. . incarnée par Jules Ferry. Une campagne a lieu contre la formation des officiers. romans. Le ministère de Jules Méline 1896-1898 en fut la traduction parlementaire. La Patrie . En septembre 1899. pensait-il plus loin. instruits dans les « jésuitières » . souvent issus de la noblesse. En raison notamment du tournant diplomatique pris par le Vatican. fermement décidé à mettre à la raison les factieux et leurs soutiens.

mais affirme la stricte neutralité confessionnelle de la République. A la suite d'un projet de visite du président Loubet. l'ambassade française au Vatican était fermée. Les relations diplomatiques entre Paris et le Vatican se durcissent d'autant plus qu'à Léon XIII. ni ne subventionne aucun culte » . qui « ne reconnaît.aux puissances catholiques. la logique de la laïcisation aboutit à la loi du 7 juillet 1904. bien qu'il ait lui-même rédigé un projet de loi. La société monastique et la société démocratique sont antinomiques. garantit le libre exercice des cultes. Pie X. De nombreux projets en ce sens avaient été déposés depuis une quinzaine d'années. au cours duquel les anticléricaux italiens manifestent : « Viva Loubet ! Viva la Francia anticlericale ! » C'est un affront. où elles avaient été tolérées5. Qui n'est pas libre ne peut former des citoyens libres. devait en décider au cas par cas. soit la Chambre soit le Sénat. assure la liberté de conscience. ce n'était pas une déclaration de guerre. et chacun restant sur ses positions. L'État a le devoir de préserver la jeunesse de leur influence. Soutenu par une majorité confortable. qui encourage ipso facto les manifestations de rue. A ces congrégations non autorisées. malgré les expulsions consécutives aux décrets Ferry de 1880. c'est-à-dire à la séparation complète de l'Église et de l'État. De la part de Waldeck. » La grande question restait désormais celle des relations avec Rome : fallait-il conserver le cadre du Concordat napoléonien ? L'idée de le remplacer par le régime de la séparation des Églises et de l'État prend une nouvelle actualité sous le ministère d'Émile Combes. promulguée le 11 décembre 1905. Finalement les différents articles de la loi sont votés à une nette majorité de 341 voix contre 233 à la Chambre . tandis que la mission du nonce apostolique à Paris était terminée. Le Vatican proteste . la secrétairerie d'État adresse une note blessante pour Loubet . Le voyage de Loubet a bien lieu. ni ne salarie. souhaitant que. du 24 au 28 avril 1904. Maurice Rouvier. A la suite de nouveaux incidents entre le gouvernement et le Saint-Siège. Jaurès appelle à la rupture des relations diplomatiques . En octobre 1902. l'aggravation des relations entre Paris et Rome. mais son successeur à la tête du gouvernement. La volonté de compromis du législateur l'a mené finalement à confier la gestion des biens des églises et l'organisation du culte à des associations cultuelles dépendant de la hiérarchie catholique.et révélée par L'Humanité . dans laquelle était le groupe socialiste de Jean Jaurès. Aux refus d'autorisation succédaient les expulsions. succède un pape intransigeant. 68 . dans cette loi. p. dont le premier article disait : « L'enseignement de tout ordre et de toute nature est interdit en France aux congrégations.Celles-ci. Clemenceau. Patrick Cabanel. réclame la sécularisation définitive de l'État et de la société. mort le 20 juillet 1903. qui convainquent les récalcitrants d'adhérer à la préparation d'une loi de séparation. La séparation des Églises et de l'État était faite. la rupture devient inévitable. Ce n'est pas Émile Combes qui s'en chargera. Le Parlement. répondant à une invitation du roi d'Italie Victor-Emmanuel. de son côté. Le projet est présenté par le rapporteur de la commission parlementaire qu'il préside. faisait obligation de demander leur autorisation législative. Combes commence par appliquer avec une extrême rigueur la loi sur les associations. Voyage triomphal. étaient revenues en force en France. Aristide Briand. de 181 voix contre 102 au Sénat. ils protestent par une pétition. Ce sont les circonstances. Finalement. Il affirme qu'il ne veut pas « déchaîner dans ce pays les passions religieuses » . . les Églises la loi ne concernait pas seulement le culte catholique « ne puissent y trouver aucune raison grave de bouder le régime nouveau » . Suivent une série d'escarmouches qui vont entraîner la rupture des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège. Les évêques ne restent pas insensibles aux fermetures des établissements congréganistes. La loi. » Ferdinand Buisson en avait résumé la substance : « Ceux qui abdiquent leurs droits personnels et s'inféodent à un pouvoir religieux n'ont pas le droit d'enseigner. la loi Waldeck-Rousseau. Le 31 juillet 1904. Le terrain était désormais propice à la dénonciation du Concordat. mais la situation se durcit après la victoire électorale du Bloc des gauches en 1902 et l'arrivée au pouvoir d'Émile Combes. en 1899. au grand dam de Waldeck-Rousseau. Celui-ci a le souci d'aboutir à un texte qui n'apparaisse pas comme une loi de combat cf. Une commission ad hoc avait été constituée en octobre 1902. le Saint-Siège signifie à l'ambassadeur de la France qu'un voyage du président de la République serait une offense pour lui et pour la personne du pape l'annexion de Rome par l'Italie n'est toujours pas admise par la papauté.

. si l'on préfère. Dans son encyclique Vehementer nos du 11 février 1906. et autorisa l'exercice du culte sans aucune condition. décida de renoncer aux inventaires en cas de résistance violente. cessa peu à peu d'être au centre des enjeux politiques. en outre. aujourd'hui encore. malgré l'échec des associations cultuelles. Pie XI. montrèrent que la loi de 1905 était largement ratifiée par l'opinion. tandis que dans plus de 63 000 autres les inventaires eurent lieu sans incident. interventions de la gendarmerie. Le gouvernement agit avec pragmatisme. condamna formellement toute association cultuelle. Haut-Rhin. Mais ces troubles allaient-ils entraîner l'électorat vers la droite ? Les élections législatives de 1906. d'autant que l'État républicain cherchait le compromis avec Rome. de la catholicité. la presse catholique. Le ministre de l'Intérieur du gouvernement Rouvier. Après de longues négociations. recouvrés par la France en 1918. Une très forte mobilisation catholique rendit impossible la réalisation de ce projet. Le principal conflit né de la loi de 1905 était surmonté. Les relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège furent renouées en 1921. » Une autre encyclique. du 10 août 1906. Lorsque le Cartel des gauches. La Séparation a des inconvénients - . approuve les associations devenues « diocésaines » dépendant clairement de l'évêque. à l'issue desquelles la gauche gagnait une soixantaine de sièges. comme renversant la justice et foulant aux pieds les droits de propriété que l'Église a acquis à des titres multiples et. celle des « inventaires ». qui affecta moins de 5 000 paroisses. il convient de ne pas exagérer la résistance aux inventaires. à propos des trois départements. Ainsi. qui avait divisé en profondeur la société. et Pie X condamnèrent la loi. en vertu du Concordat. On vit même se constituer une Église gallicane. Dans de nombreuses paroisses. eux.Les catholiques n'étaient pas unanimes . comme contraire à la constitution divine de l'Église. 50 . la montée en puissance des États totalitaires et. Gravissimo. et qui. Ajoutons qu'à l'occasion de la guerre. succéda au Bloc national. en 1906. qu'elle renie officiellement. organisées au sein de la Ligue des catholiques de France. p. qui paraissait largement résolue. émancipée de la tutelle étatique. Nous la réprouvons et condamnons comme violant le droit naturel. concentration de fidèles. de nombreux congréganistes étaient revenus en France pour participer à la mobilisation nationale. La dévolution des biens du culte à des associations ad hoc impliquait leur inventaire dans chaque église. ces inventaires provoquèrent des troubles : portes d'église bloquées. à ses droits essentiels. vainqueur aux élections de 1924. c'est une thèse absolument fausse. Son successeur dans le gouvernement Sarien. par l'encyclique Maximam gravissimamque du 18 juin 1924.] Nous réprouvons et nous condamnons la loi votée en France sur la séparation de l'Église et de l'État comme profondément injurieuse vis-à-vis de Dieu. Le refus de Rome de laisser s'organiser les associations cultuelles risquait d'empêcher la tenue du culte. Georges Clemenceau. il expliquait son attitude : « Nous trouvons que la question de savoir si l'on comptera ou ne comptera pas des chandeliers dans une église ne vaut pas une vie humaine. On toléra leurs établissements au lendemain de l'armistice. [. à la suite de la fondation d'associations cultuelles. et la réalité d'une société pluraliste. » La question de la laïcité. la crainte d'une nouvelle guerre. de sorte que. L'épineuse question des associations cultuelles fut réglée en 1924. un nouveau conflit eut lieu. le pape exprima son intransigeance face à ce qu'il considérait comme une loi d'oppression : « Qu'il faille séparer l'État de l'Église. partant. Bas-Rhin et Moselle. L'État républicain se montra conciliant : une loi du 28 mars 1907 permit au clergé de se maintenir dans ses églises sans titre juridique : « Les réunions publiques quel qu'en soit l'objet pourront être tenues sans déclaration préalable. le droit des gens et la fidélité due aux traités. une très pernicieuse erreur. le gros du clergé. entamées sous Benoît XV. Après cette dernière bataille.. » Au demeurant. certains d'entre eux virent dans le texte de 1905 une nouvelle liberté pour l'Église. Jean-Baptiste Dubief. Mais le mouvement fit long feu. les deux départements d'Alsace et le département de Moselle restent sous régime concordataire cf. Le 20 mars. à sa liberté. la question de la laïcité quitta le devant de la scène politique. René Rémond. La majorité. Tout n'était pas encore réglé pour autant. Le Cartel voulut étendre la loi de Séparation à l'ensemble du territoire. en posant en principe que la République ne reconnaît aucun culte. Une nouvelle génération catholique admet la fin de la chrétienté ou. la guerre entamée quelques années plus tôt connaissait une nouvelle bataille. La crise des années 1930. restaient sous le régime du Concordat. avaient remisé une question. adressa aux préfets une circulaire confidentielle visant à suspendre les inventaires si la force devait être employée. Restait à régler le cas de l'Alsace-Lorraine. La Grande Guerre et l'Union sacrée permirent le rapprochement entre les uns et les autres.

La démocratie chrétienne fait une percée. en France. Les « mangeurs de curé » se sont raréfiés. Cité par A. p. 1952. Elle ne fut pas un « pacte » ou un contrat entre deux camps. des restrictions mentales ne sont pas absentes dans cet accord. les derniers tenants du catholicisme intransigeant ont été réduits à la dimension d'une secte schismatique. Sans doute.. C'est finalement l'évolution de l'Église catholique au XXe siècle. La paix civile. Le défi laïque Retrouvez l'intégralité du sommaire de cette parution papier [. mais de moins en moins « cléricale ». mais le résultat d'un rapport de force qui avait tourné au profit de la gauche républicaine. Dansette. Paris. etc. son adhésion progressive aux idées de liberté. Flammarion. autant elle accepte le principe de laïcité. 444. de progrès. et dont l'action s'impose jusqu'au sommet de l'État sous la Restauration. pris comme principe de neutralité. 1. mais aussi le Parlement. aux droits de l'homme.. La laïcité à la française s'est rapprochée de la sécularisation des autres grands pays modernes. Histoire religieuse de la France contemporaine . La majorité reste conservatrice. Par Michel Winock Précédent Sommaire Suivant Vous devez vous identifier ou créer un compte pour réagir à cet article. . Autant elle condamne le laïcisme. parallèlement à la sécularisation de la société et aux concessions de l'État républicain . les Chevaliers de la foi. une organisation secrète fondée en 1809 par Ferdinand de Bertier. tantôt feutrée. mais le fait bien réel est qu'on est passé d'une guerre de religion. l'acceptation de la solution laïque par les catholiques. Les comportements des catholiques se diversifient.surtout d'ordre financier . relative. d'une laïcité de combat à une laïcité de droit. comme on a pu le constater par les réactions de la presse internationale à l'occasion de la nouvelle loi française de 2004. les grands corps de l'État. c'est l'ouverture du catholicisme au monde moderne. La Congrégation est une association pieuse dont on a sans doute exagéré l'influence . à une paix de raison . 2. qui aura permis. plus qu'ailleurs. où chacun a cherché son avantage. dont le point d'orgue sera le concile de Vatican II. tantôt explosive. A quelques différences près.mais elle offre plus de liberté à la religion catholique et à sa hiérarchie. les mairies. la religion est absente de tous les espaces civiques : l'école. achevé en 1965. et le contenu de la laïcité n'est pas toujours le même chez les laïques et chez les catholiques. visant à servir la religion et la légitimité. En France.] Notes 1. qui explique aussi les différences de sensibilité dans les divers pays européens. de pluralisme. entre l'État républicain et l'Église catholique ainsi que l'acceptation finale de la loi de 1905 par les deux parties ne doivent pas faire oublier cette réalité historique : que la laïcité est le fruit d'un affrontement idéologique et politique qui s'est étendu du XVIIIe siècle aux années 1920. C'est un fruit de l'histoire. t. bien sûr.

Cf. 879 € Je réserve VVF Villages Saint-Bonnet-en Champsaur Chalet 6 perso. Le Cerf. le 18 septembre 1878... A Romans. p. 5. Sur le même thème Pourquoi l'école de Jules Ferry divise la France L'Europe sera laïque ou ne sera pas ! La république des catholiques Éduquer et instruire Le grand divorce de 1905 VVF Villages Saint-LarySoulan Appartement 4 pers. La République contre les congrégations . La Libre Pensée en France. 599 € Je réserve . Sorrel.3... Paris. 4. Cf.45. Ch. Paris. 1997. 2003. Les jésuites eux-mêmes étaient rentrés discrètement dans leurs collèges. Lalouette. 1848-1940 . J. Albin Michel.

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notamment à propos des livres de l'historien Jan T. la polémique fait rage sur l'antisémitisme en Pologne pendant et juste après la Seconde Guerre mondiale. Jan Grabowski. République. Asie (années 1885 . du possible retrait de l'ordre national du Mérite à l'historien ravive le débat. professeur à l'université d'Ottawa. démocratie en France (1789-1899) Gouverner en Islam (Xe-XVe siècles) Communauté . Citoyenneté. donne un aperçu de ses travaux.années 1950).A la une Les Polonais et la Shoah : la polémique Jan T. Gross. L'annonce récente par le président ultraconservateur Adrzej Duda. Livres Livres du mois Lire les classiques Antiquité Moyen-âge XVIe-XVIIIe XIXe-XXIe Thématique Idées reçues sur les avant-gardes Les « choses mémorables » de Rome au XIVe siècle Le Duce et la faiblesse des démocraties L'Exercice de la peur Le Moment Eichmann Vidéos webdossiers Concours Webdossiers Culture et politique en France sous la Troisième République Le monde romain (de 73 av J-C à 70 ap J-C) Les sociétés coloniales : Afrique. Antilles. Gross Depuis quelques années.

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