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PAR PIERRE PUCHOT ARTICLE PUBLIÉ LE MERCREDI 30 MARS 2016

Celil Sa#ir, actuel rédacteur en chef de "Today’s Zaman". © P.P.

Le président Erdogan est aux États-Unis ce mardi quand, en Turquie, des dizaines de journalistes ont été emprisonnés ces derniers mois ou ont fui à l’étranger. «Nous vivons désormais sous le régime d’Erdogan, qui viole la justice et la Constitution», dénonce dans un entretien à Mediapart Celil Sa#ir, rédacteur en chef de Today’s Zaman, principal quotidien en langue anglaise du pays, désormais sous tutelle de l'État turc.

De notre envoyé spécial à Istanbul.- Nul journaliste n'est en sécurité en Turquie. Ce mardi 29 mars, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, se rend aux États-Unis pour une visite d'État dans un pays contraint comme d'autres d'accueillir de plus en plus de journalistes turcs fuyant les poursuites et les peines de prison. Intimidations contre les journaux, mises sous tutelle des groupes de presse, condamnations des journalistes à des peines de prison ferme… 1.845 procédures ont été lancées depuis l'élection d'Erdogan à la présidence de l'État en août 2014, selon le quotidien Zaman. Tous les médias sont touchés, et les réseaux sociaux sont également sous contrôle. Pour avoir publié un article documenté sur le trafic d’armes entre la Turquie et la Syrie qui impliquerait directement les services secrets turcs, deux journalistes du quotidien Cumhuriyet sont poursuivis par la justice turque.

Le groupe Zaman, proche de la confrérie Gülen, est massivement lu par le lectorat conservateur. Il édite notamment le principal quotidien turc et revendique 680 000 exemplaires vendus chaque jour. Zaman a lui-même été saisi le 4 mars par la justice. «Nous vivons désormais sous le régime d’Erdogan, qui viole la Constitution et contrôle 90% des médias», soupire Celil Sa#ir, actuel rédacteur en chef de Today’s Zaman (lire la boîte noire de cet article). Entretien.

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Quel regard portez-vous sur le procès qui touche le journal Cumhuriyet ?

Celil Sa#ir: Malheureusement, c’est l’une des images

qui reflètent fidèlement la manière dont la liberté de la presse est restreinte en Turquie. Les responsables de Cumhuriyet, Can Dündar et Erdem Gül, ont été arrêtés, puis relâchés par décision de la Haute Cour constitutionnelle. Cela n’a pas plu au président Erdogan, qui a durement critiqué la Cour. Le président

a également dit qu’il était sûr que le procureur allait

lancer une nouvelle investigation et que la Cour aurait

à revoir sa décision. Ce vendredi, le juge voulait que

le procès se fasse à huis clos, mais les journalistes et

certains parlementaires ont protesté, et le procès est désormais reporté au 1 er avril.

Cette affaire est devenue politique : avec la visite d’Erdogan aux États-Unis (du 29 mars au 2 avril), il n’était pas opportun pour le pouvoir que ces journalistes demeurent en prison. Quand le vice- président américain, Joe Biden, a visité la Turquie il

y a quelques mois, il avait en effet rencontré plusieurs

journalistes, dont le fils de Can Dündar, lui disant qu’il devait être fier du travail de son père. Le message était clair.

Que pensez-vous de l’article en lui-même (retrouvez ici le dossier du Cumhuriyet consacré à cette affaire) ?

C’est un travail journalistique sérieux. Il est intéressant de noter d’ailleurs qu’un article similaire avait été publié par un journal marginal. Cumhuriyet a fait la différence en publiant des vidéos sur son site. Quelle que soit la source de cet article, c’est du bon travail journalistique. Et si j’avais été en possession de tous ces éléments, je les aurais publiés.

Votre analyse sur le lien entre la décision du report du procès et la visite d’Erdogan aux États-Unis présuppose que l’ensemble du système judiciaire turc est soumis à la volonté de l’exécutif et du président turc.

Depuis décembre 2013, je ne peux plus dire que la Turquie est un État de droit. Erdogan a déclaré que les investigations sur la corruption qui ont eu lieu alors constituaient une tentative de coup d’État contre

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le gouvernement (relire notre article de l'époque :

Malgré les scandales, le système Erdogan tient bon). L’enquête était pourtant menée avec diligence, et la question évidente : y a-t-il eu corruption ou non ? Au lieu d’aller au tribunal, le président a effectué purge sur purge au sein de la police, des procureurs et des juges. Plus de 15 000 personnes ont été écartées de leurs postes, poussées à la démission ou transférées dans un autre service. Certains fonctionnaires ont été jetés en prison.

À la mi-2014, Erdogan a créé une nouvelle Cour, la Sulh Ceza Mahkeme [que l’on peut traduire par Tribunal pénal de paix – ndlr]. En fait, il ne s’agit pas d’une Cour, mais d’un seul juge, Fevzi Kele#, qui décide de qui doit aller, ou ne pas aller, en prison, et des entreprises à saisir, ou non. Ils ont ainsi saisi notre groupe de médias, Zaman, par décision de ce juge, le 4 mars 2016. Jeudi 24 mars, ils ont condamné Bülent Kenes, l'ancien rédacteur en chef de notre journal, à deux ans et 7 mois de prison. Dès 2014, j’ai aussi été moi-même condamné à un an et deux mois de prison avec sursis pour un tweet critiquant le premier ministre Davutoglu. J’ai appris ma condamnation alors que j’assistais à un rassemblement pour la liberté de la presse à Bucarest, et il m’a fallu un peu de temps pour persuader mes collègues que l’on pouvait être condamné en Turquie pour un tweet critique envers le premier ministre ! C'est la même chose qui arrive à Cumhuryiet,une sanction après avoir critiqué le pouvoir.

Quand vous regardez le tableau d’ensemble, vous vous rendez compte que la justice n’est plus indépendante et que la Turquie n’est plus un État de droit. Tout peut arriver. Si demain la police vient m’arrêter, personne ne sera surpris. Chaque journaliste critique envers le pouvoir peut s’attendre à être arrêté, ou licencié de son média, du fait de pressions du gouvernement. C’est arrivé à plusieurs dizaines d’entre nous au cours de ces derniers mois.

Dans le même temps, Erdogan s’est bâti un empire médiatique par deux moyens : les hommes d'affaires qui possèdent des médias doivent les lui soumettre, et ils seront libres de profiter de leurs autres activités ;

Erdogan demande en outre à des hommes d’affaires proches de lui d’acheter certains groupes médiatiques et de les mettre à son service. C’est ce qui est arrivé notamment au groupe Sabah, dirigé désormais par le gendre d'Erdogan après avoir été racheté par un homme d’affaires [le journal Sabah a été acheté à la Caisse des dépôts turque en 2007 par le groupe Çal#k Holding, propriété de Ahmet Çal#k, homme d'affaires proche d'Erdogan et conseiller personnel de l'ancien dictateur turkmène Saparmurat Niyasov. L'achat du groupe Sabah-ATV à l'État été réalisé grâce à un prêt de 750 millions de dollars accordé par deux banques d'État, Halkbank et Vak#fban. Le directeur de Çal#k Holding a été, de 2007 à la fin 2013, Berat Albayrak, gendre d'Erdogan et actuellement, depuis le 24 novembre 2015, ministre de l'énergie. Albayrak écrivait aussi des articles et des éditoriaux dans Sabah, au moins du 10 février 2014 au 28 septembre 2015 – ndlr].

Si vous résistez et demeurez critiques envers le gouvernement, il y a plusieurs options : on vous envoie le fisc, ou même la police, pour vous intimider. C’est ce qui est arrivé à notre groupe. En décembre 2014, notre rédacteur en chef a d’abord été placé en détention. Puis il fut relâché sur ordre de la Cour de justice. L’an passé, la police a débarqué dans nos bureaux pour nous intimider. La police antiterroriste, dans nos propres bureaux ! Les policiers nous menaçaient physiquement, nous envoyaient des gaz lacrymogènes. Des vidéos ont été publiées sur Internet, et leurs agissements ont soulevé de nombreuses critiques au sein de la société civile. Consciente de ces critiques, la police a ensuite attendu que Bülent Kenes, l'ancien rédacteur en chef de notre journal, quitte nos bureaux pour l’arrêter et le placer en détention. Cette fois-ci, il y est resté pendant cinq jours.

Malgré tout cela, nous sommes resté critiques. Et début mars, le juge a décidé de saisir notre groupe. Ils ont désormais pris le contrôle du conseil d’administration. Et la politique éditoriale des journaux du groupe a complétement changé, nous sommes devenus un organe de propagande d’Erdogan.

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«Les gens de l’AKP considèrent que l’État leur appartient» Concrètement, comment s’opère ce changement drastique de politique éditoriale ?

Celil Sa#ir, actuel rédacteur en chef de "Today’s Zaman". © P.P.

En général, ils licencient les journalistes critiques et les remplacent par des journalistes sympathisants du gouvernement. Mais ils n’ont eu recours à ce procédé chez nous que de manière marginale. Le premier jour, nous avons soumis le journal à la nouvelle direction, et son représentant nous a désigné un chroniqueur, affirmant que la direction ne voulait plus le voir écrire dans Today’s Zaman. Ce fut un choc. J’ai répondu que ce chroniqueur travaillait pour la Brookings Institution. Le censurer le pousserait à publier sa chronique dans le Huffington Post. Et au lieu d’être lu par 50000 personnes, il serait lu par 4 millions. J’ai continué d’argumenter, mais en pure perte.

En fait, la nouvelle direction ne voulait plus de chroniqueur. Dès ce moment-là, nous avons cessé d’être un journal. En pratique, trois représentants ont été nommé par la justice pour diriger le groupe Zaman. Ils ne connaissent rien à la presse, deux d’entre eux sont avocats. Et ils copient ce que font les médias pro-Erdogan. J’ai essayé de leur expliquer que s’ils changeaient ce journal en un média de propagande, personne ne le lirait plus. Les lecteurs nous lisaient pour notre regard critique, et personne ne veut d’un autre Daily Sabah[l’autre journal en langue anglaise, pro-Erdogan – ndlr].

Ils ont persisté dans leurs plans, j’ai demandé que nos noms soient retirés du journal, je ne pouvais prendre la responsabilité légale et éthique d’imprimer ces articles de propagande avec ma signature. Ils ont accepté, et mis leurs noms à la place. Puis ils ont validé le journal à la fin de cette première journée. J’ai renvoyé toute l'équipe à la maison. Une heure après, ils m’ont appelé au téléphone. Ma rédactrice en chef ayant fui à l’étranger, ils me demandaient de reprendre son poste et de m’occuper de faire le journal au quotidien.

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Vous êtes donc toujours sous contrat avec Today’s Zaman ? (lire la boîte noire de l'article)

Absolument, je m’occupe de tout. Je suis passé de facto de numéro 2 à numéro 1. Ce fameux premier jour, après avoir validé le journal, les nouveaux directeurs m’ont d'ailleurs demandé d’enlever certains articles. Je leur ai dit que c’était impossible, que tous les membres de l’équipe étaient chez eux. Ils m’ont expliqué alors qu’il y avait une autorité au-dessus d’eux qui n’était pas contente du journal, et leur avait demandé de le changer. À ce moment-là, j’ai compris que le journal était contrôlé non seulement par eux, mais aussi directement par le palais du président. C’est maintenant ainsi que nous fonctionnons : tous les jours, nous fabriquons un quotidien, ils le lisent, et en censurent une partie.

Que censurent-ils ? Comment allez-vous, par exemple, couvrir le procès Cumhuriyet dans votre journal de demain ?

Nous ne le couvrons pas.

C’est l’actualité de la semaine en Turquie et vous n’allez rien écrire dessus ?

Pas un mot. La direction ne veut pas que nous couvrions ce procès.

Et qu’en est-il des attentats ?

Nous pouvons écrire là-dessus. La direction veut que nous décrivions la Turquie comme une victime du terrorisme, et considère que c’est positif pour le gouvernement. Mais ça s’arrête là.

Je pense que les gens de l’AKP [le parti du président Erdogan – ndlr] sont devenus les nouveaux kémalistes [référence au CHP, l'ancien parti au pouvoir – ndlr], dans le sens où ils considèrent que l’État leur appartient désormais. Depuis deux ans, en dehors de la Haute Cour constitutionnelle, toutes les institutions de l’État ont été « erdoganisées ». Ils ont mis leurs hommes partout, tout comme le CHP dans les années 1980. Les choses en sont à un point… Beaucoup d’intellectuels, d’universitaires, de journalistes ont déjà quitté ou vont quitter le pays dans les mois à venir.

Qu’allez-vous faire vous-même ? Allez-vous démissionner de votre poste, du journal ?

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Toute mon équipe est désappointée, et très en colère. Certains ont déjà démissionné et sont partis aux États-

Unis. Certains ont été arrêtés et placés plusieurs jours en détention après avoir publié des posts critiques sur leur compte Twitter. Aujourd’hui même, la direction

a licencié un journaliste parce qu’il a voulu prendre

en photo un véhicule de police, le canon à eau qui stationne devant notre journal. En plus de la police, qui surveille l’entrée du journal, la direction a loué les services d’une société privée dont les agents patrouillent dans les couloirs du journal. Voici les conditions dans lesquelles nous travaillons.

Et cependant, nous attendons qu’ils nous licencient. Car si nous démissionnons, nous perdrons tous nos droits et compensations financières. Aujourd’hui en Turquie, si vous êtes journaliste, que vous perdez votre travail sans êtes membre d’un média d’Erdogan, que pouvez-vous faire ? Il reste très peu de journaux intègres. Cumhuriyet ? Ils ne peuvent pas engager tous les journalistes de la place ! Ces dernières années, déjà plus de 2000 journalistes ont été licenciés en raison de leurs articles, de leurs tweets ou de leurs chroniques.

Si je démissionne aujourd’hui, je suis sûr de ne pas retrouver de travail. S’ils me licencient, étant donné que j’ai travaillé 19 ans pour ce groupe, je pourrais toucher un peu d’argent pour survivre. Pour l’heure, j’essaie d’être patient. Et c’est difficile. Zaman est vieux, mais nous avions créé Today’s Zaman en 2007. Et maintenant, ils nous l’ont pris. C’est vraiment dégoûtant, contraire à la Constitution, qui stipule noir sur blanc que l’on ne peut pas saisir un média de cette façon. Mais personne, aujourd’hui, n’est en position de demander des comptes à ce pouvoir.

«Le but d’Erdogan est de garder le pouvoir, pour se prémunir des poursuites judiciaires» Vous estimez que la Turquie est désormais sous la coupe du «régime» d’Erdogan, un mot que l’on entend de plus en plus ici ?

Nous ne pouvons plus parler de gouvernement, d’État

de droit, nous vivons sous le régime d’Erdogan. Il décide de tout, il défie et viole la Constitution et la justice. La semaine passée, j’étais à Bruxelles, puis

à Berlin. En discutant avec plusieurs personnalités

politiques, j'ai vu que les Européens s’étaient rendu

compte qu’il fallait certes, en apparence, discuter avec

le gouvernement, mais que c'était Erdogan qui décidait

de tout. Or Erdogan a son propre agenda, qui n’inclut

plus d'ailleurs l’adhésion à l’Union européenne. Son but est de garder le pouvoir, pour se prémunir des poursuites judiciaires. Il a besoin de ce pouvoir.

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L’arrestation spectaculaire, cette semaine aux États-Unis, de Reza Zarrab, l’homme soupçonné de trafic de fonds entre la Turquie et l’Iran, fait couler beaucoup d’encre. Pensez-vous qu’elle soit de nature à déstabiliser le gouvernement en place ?

C’est une très mauvaise chose pour Ankara. Les

médias pro-Erdogan estiment qu’il n’a rien à voir avec la Turquie. Mais il est très clair que cet homme violait l’embargo imposé à l’Iran en utilisant le système turc. La plupart des entreprises visées par

le procureur sont basées en Turquie. Il est très clair

que ce trafic n’aurait pu avoir lieu sans l’accord tacite du gouvernement turc. L’accusation possède des enregistrements qui démontrent que des ministres ont

été achetés. C’est une énorme affaire, qui implique directement l’exécutif actuel.

D’un autre côté, Erdogan contrôle maintenant 90% des médias turcs. Après la saisie de Zaman, il a les moyens de faire taire les critiques en Turquie. Si nous voulions lancer un nouveau journal, nous ne recevrions aucune publicité, et ne pourrions pas tenir financièrement. Aucun homme d’affaires n’oserait défier Erdogan en passant de la publicité chez nous.

L’autre dossier qui empoissonne les relations entre les États-Unis et la Turquie est celui de Fethullah Gülen. Erdogan demande l’extradition en Turquie du leader de la confrérie Gülen, ce que refusent toujours les États-Unis. Quel dénouement attendez-vous dans cette affaire ?

Erdogan n’a produit aucune preuve que la confrérie Gülen soit une organisation terroriste. Les États-Unis n’ont aucune raison de l’extrader, car c’est un État de droit, contrairement à la Turquie. Depuis trois ans, le régime Erdogan pourchasse les gülenistes,

a emprisonné des centaines de personnes, saisi les

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écoles et les entreprises du mouvement. Mais il ne dispose d’aucune preuve. Beaucoup de dissidents de la confrérie Gülen ont fuit la répression aux États- Unis, en Europe… Désormais, Erdogan est en train de travailler à la mise en place d’une nouvelle loi pour poursuivre en justice le « terrorisme sans arme ». Tout le monde pourra être atteint, et poursuivi. C’est une nouvelle illustration de l’état de chaos que nous vivons.

Boite noire L'entretien a eu lieu vendredi 25 mars à Istanbul, pendant deux heures. Celil Sa#ir n'a pas relu le texte. Ce qu'il explique dans cet entretien s'est rapidement confirmé: Celil Sa#i a finalement été brutalement licencié dans la soirée du lundi 28 mars.

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