Pétition de l’Association des libertés civiles de l’Ontario sur change.

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Ministre de la Justice Madeleine Meilleur :
Autorisez les caméras dans les tribunaux de l’Ontario
Dans une démocratie, les procédures judiciaires sont publiques pour assurer l’équité.
« Là où il n'y a pas de publicité, il n'y a pas de justice. La publicité est l'âme même de la
justice. Elle est l'incitation à l'effort et la meilleure des protections contre l'improbité. Elle
garde le juge lui-même en procès. » —Jeremy Bentham (~1790), cité par la Juge en chef
du Canada Beverley McLachlin (2012) (Traduit de l’anglais)
Pour reprendre les mots de la juge Judy Sheindlin (« Judge Judy »), en faveur des
caméras dans chaque salle d'audience : « Les tribunaux fermés ne protègent que les
mauvais juges et avocats.... Ils protègent également les mauvaises institutions qui
servent les tribunaux, tels que les services sociaux.... Les caméras devraient être là, et
ça devrait être la norme. Si vous avez une exclusion spécifique; alors vous pouvez
toujours vous arranger. » (Traduit de l’anglais)
Les Ontariens veulent voir leurs juges en action, ils veulent voir les procureurs de la
Couronne défendre leurs arguments, ils veulent voir les témoins de la police témoigner
sous serment et ils veulent voir les procédures judiciaires complètes. De même, les
parties dans les tribunaux familiaux et civils, dont beaucoup sont non représentées,
veulent savoir qu'ils ont la sécurité d'une audience publique réelle. Ces plaideurs qui se
défendent eux-mêmes veulent apprendre comment les tribunaux fonctionnent, afin qu'ils
puissent mieux se représenter. Tous les citoyens veulent juger eux-mêmes en se basant
sur la vidéo accessible montrant ce qui se passe réellement dans la salle d'audience. Les
médias veulent des documents fiables qui sont adaptés aux méthodes de communication
modernes, sans être altérés par l'interprétation (dans un tweet ou notes griffonnées) ou
réduits aux résultats finals d'un juge.
Les citoyens veulent avoir le pouvoir de décider eux-mêmes si les tribunaux sont justes
et s’ils peuvent être sûrs que justice est faite dans leur province. Nous sommes à une
époque où tout le monde qui a un téléphone cellulaire a une caméra vidéo, et où le
stockage n’est pas un problème. Il est rétrograde de créer une cour fermée en interdisant
les caméras. Les gens ordinaires n’ont pas le luxe d'assister à des procédures judiciaires
en personne, et sont empêchés de le faire par une multitude d'obstacles organisationnels
et institutionnels qui sont en augmentation.

L'Ontario est la seule juridiction canadienne ayant une loi qui interdit l'utilisation de
caméras dans les salles d'audience (s 136, Loi sur les tribunaux judiciaires)
L’augmentation des systèmes de sécurité des palais de justice de l'Ontario rendent
la présence à la cour invasive et peu pratique pour le public


Les membres du public et les médias sont a priori exclus de l'accès aux
enregistrements audio de la cour de l'Ontario, même si ceux-ci sont disponibles
L’Ontario n'a même pas de programme pilote pour l'accès de la caméra aux
tribunaux de première instance (une expérience provisoire en 1984 n'a produit
aucun rapport)

La lettre ci-dessous demande à la ministre de la Justice de l'Ontario, Madeleine Meilleur
de travailler pour changer les lois de l'Ontario et d’autoriser les caméras vidéo dans toutes
les salles d'audience de l’Ontario. Cela serait conforme au principe de la publicité des
débats judiciaires (test Dagenais), où les limites de la couverture doivent être nécessaires
et imposées que dans la mesure nécessaire.
Compte tenu des données, il apparait que les barrières principales aux caméras dans la
salle d'audience ont été les juges et le Conseil de la magistrature. Les procureurs aussi
représentent un obstacle en rejetant systématiquement les demandes d’accès à la
caméra par les medias. Nous demandons à la ministre Meilleur d’éliminer ces sources
de résistance de l'État. Nous adoptons les mots du juge John Gomery qui a qualifié la
résistance judiciaire aux caméras de « lâcheté judiciaire ».
L'accès des caméras aux tribunaux de l'Ontario est en retard.
A propos de l'Association des libertés civiles de l’Ontario
L'Association des libertés civiles de l’Ontario (ALCO) défend les libertés civiles à un
moment où les libertés fondamentales sont érodées dans toutes les sphères de la vie
sociale. ALCO oppose les politiques institutionnelles et les décisions qui privent les
individus de leur liberté personnelle ou qui excluent des personnes de la participation aux
fonctions démocratiques de la société.
Ajoutez votre nom à la lettre ci-dessous pour la ministre Madeleine Meilleur.
LETTRE à la ministre de la Justice Madeleine Meilleur
Ministre de la Justice Madeleine Meilleur -- Autorisez les caméras dans les tribunaux de
l’Ontario afin que le public puisse voir ce qu’il s’y passe.

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