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ITHT FES-ATLAS 2007-2008

LE TEMPS ET LE CLIMAT

Introduction
Le temps et le climat sont deux notions qui se déterminent selon des éléments identiques :
températures, précipitations, vents, mais étudiés sur des périodes très différentes. C'est cette différence
d'échelle temporelle qui les distingue. Elle oblige, pour saisir les caractères de l'un et de l'autre, à
utiliser des outils statistiques et des techniques différents mais tout en examinant les mêmes
phénomènes. Il s'agit d'étudier le rôle du soleil, le cycle de l'eau et enfin la circulation atmosphérique.
La répartition des températures et des précipitations aboutit à des zonations générales à l'échelle
mondiale, zonations qui subissent néanmoins certaines anomalies.

I. DU TEMPS AU CLIMAT

A. Le temps : la courte durée


Le temps qu'il fait est l'état de l'atmosphère, enveloppe gazeuse entourant la Terre, à un instant précis.
La définition de cet état se base sur la température, l'humidité, la vitesse et la direction du vent, la
couverture nuageuse... Le temps est observé quotidiennement dans des stations météorologiques au sol
et par des satellites. Ces observations permettent aujourd'hui des prévisions fiables pour les jours
suivants. La persistance des mêmes conditions météorologiques sur plusieurs jours permet de définir
un type de temps. Il est souvent intéressant de prévoir le temps à venir pour de multiples raisons :
voyages, agricultures, incendies de forêts...

B. Le climat : la longue durée


Le climat est lui un ensemble de type de temps qui se succèdent habituellement en un lieu au cours
d'une longue période. Il ne peut donc pas être perçu immédiatement par chacun d'entre nous. Il se
définit lui à partir des séries d'observations faites dans les stations météorologiques, en établissant des
moyennes, des écarts, des totaux sur des périodes pluriannuelles. Il tient donc même compte des
accidents. D'autre part, un climat présente des phénomènes cycliques, les saisons, et peut connaître une
certaine variabilité selon les années. Celle-ci, comme une évolution sur le long terme, est très difficile
à prévoir.

C. Les évolutions climatiques


Il apparaît néanmoins que les climats ont évolué et évoluent à travers le temps. On peut ainsi connaître
des climats anciens, les paléoclimats, par l'étude des glaciers. On distingue ainsi assez régulièrement
des périodes appelées glaciations, pendant lesquelles le climat se refroidit, séparées par des
interglaciaires plus brefs. Ces évolutions cycliques s'expliquent par l'astronomie.

II. LES MECANISMES CLIMATIQUES

A. Le rôle du soleil
Les radiations solaires apportent à la Terre la lumière et la chaleur nécessaire à la vie. 25% de ce
rayonnement est réfléchi par l'atmosphère, un autre quart absorbé par elle et donc seulement environ
50% du rayonnement atteint la Terre. Celle-ci absorbe plus ou moins les rayons, selon les endroits,
selon la couleur et le relief de la surface réceptrice. Les surfaces plates et claires sont celles qui
absorbent le moins. Cette chaleur captée est renvoyée par la Terre et reste en partie dans l'atmosphère,
retenue par la vapeur d'eau et le gaz carbonique, créant un "effet de serre".

B. Le cycle de l'eau
L'essentiel de l'eau disponible sur terre se trouve dans les océans, points de départ et d'arrivée du cycle
de l'eau. Ce cycle se décompose en quatre phases. La première est celle de l'évaporation : le

Cours de géographie 1AH M. SAKSIK


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rayonnement solaire transforme l'eau en vapeur qui forme des nuages. Ceux-ci se déplacent sous
l'influence des vents : c'est la deuxième phase. Ensuite vient la précipitation : la vapeur se condense,
redevient liquide et précipite. Cette phase intervient quand la masse d'air est saturée en humidité,
froide, et qu'elle s'élève. Selon la cause de l'élévation, on distingue les pluies frontale, orographique,
d'advection et de convection.

C. La circulation atmosphérique
Les différences de températures à la surface de la Terre créent des courants puissants qui transportent
la chaleur vers les pôles et le froid vers les tropiques. Ce sont surtout des flux atmosphériques, des
déplacements de masses d'air. La rotation de la Terre sur elle-même dévie ses flux, créant des
tourbillons. Dans certains, les anticyclones, l'air descend (il est descendant) et diverge créant des
hautes pressions. Dans d'autres, les dépressions, l'air monte (il est ascendant) et converge. Quand l'air
monte, il se refroidit et s'humidifie, ce qui peut provoquer des précipitations. C'est l'inverse quand il
descend.

III. ZONALITES ET ANOMALIES

A. Les contrastes thermiques


La quantité de chaleur reçue du soleil diminue avec la latitude. D'une part, plus les rayons sont
obliques, plus ils s'étalent sur une large surface et donc l'énergie se disperse. D'autre part, plus les
rayons sont obliques, plus importante est l'épaisseur de l'atmosphère qu'ils doivent traverser. Au total,
on distingue une large zone intertropicale chaude, deux zones polaires froides, et entre elles deux
zones tempérées. En hiver, l'air froid descend en latitude, tandis qu'en été, l'air chaud monte. La zone
tempérée est donc celle où les saisons sont les plus marquées.

B. La répartition des précipitations


Globalement, on distingue une zone équatoriale humide, où se produit une "convergence
intertropicale", lieu d'ascension continue d'air et donc de pluies permanentes, des zones tropicales
sèches car lieux de hautes pressions, des zones tempérées relativement humides à cause du front
polaire opposant airs chaud et froid, et enfin des zones polaires sèches à cause du froid permanent.
Pendant notre été, le système remonte vers le Nord et pendant l'hiver il descend vers le Sud.

C. Anomalies des schémas zonaux


Ces schémas zonaux tant thermiques que pluviométriques connaissent des anomalies, des variantes. La
premières tient au relief. Il réduit les températures de 0,6°C en moyenne pour 100 m et favorise les
précipitations. La deuxième tient au fait que les littoraux exposés aux vents dominants sont plus
arrosés que l'intérieur des continents. Enfin, la troisième anomalie, la plus forte, est celle de l'Asie des
Moussons : l'été, des vents chauds et humides venus de l'Océan indien soufflent vers le continent et
provoquent des pluies diluviennes accrues par le relief.

Conclusion
Le temps et le climat sont les fruits de phénomènes complexes et très étroitement liés, interdépendants.
Toute variation de l'un des éléments du système climatique peut donc entraîner des modifications
importantes de tout l'ensemble. Une flore et une faune parmi laquelle l'homme, vivent et s'adaptent
donc forcément au milieu de ce système qui définit des domaines biogéographiques très divers :
équatorial et tropical chauds et humides, tropical chaud et aride, tempéré, polaire froid, montagnard.

Cours de géographie 1AH M. SAKSIK