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ECONOMIE

COOPÉRATION INTERNATIONALE

Soja : une technologie du Québec


ierre Migner, P - DG de vantage de valeur ajoutée aux terrain doit être scientifique-

P Bios Agriculture inc. au


Québec, cherche à ex-
plorer le marché euro-
péen en choisissant comme porte
d’entrée la région Poitou-
agriculteurs, et que chacun y
retrouve son compte dans la
filière. Nous commencerons
certainement par le pois, puis
la féverole et le lupin. Nous
ment évaluée. Cela exige beau-
coup de temps et de travail.»
Reste ensuite à faire homolo-
guer le procédé et à convaincre
les agriculteurs, au vu des ré-
Ci-dessus, Claude Lévêque : Charentes grâce aux bonnes re- sommes venus chercher un par- sultats. Au Québec, toutes les
Plus de lumière, 1998. lations nouées avec Valttec, so- tenaire pour mettre en place étapes de la démarche ont de-
Une esthétique techno...
ciété de valorisation et de trans- une structure d’expérimentation mandé cinq ans.
Pas d’abonnement, pas de
fert de technologie installée au pour savoir si notre technologie A l’issue de cette mission en
facture à régler, la Mobicarte Futuroscope. La compagnie qué- est adaptée au climat français France, Bios Agriculture inc. a
apparaît comme un signe bécoise a mis au point une tech- et, par conséquent, si elle pré- choisi Valttec pour partenaire
d’indépendance par rapport nologie qui permet aux agricul- sente un intérêt économique. afin de réaliser les expérimenta-
aux autres systèmes de teurs d’améliorer le rendement Ce travail ne peut être fait à tions. Une autre société se char-
téléphones portables. On ne et la qualité des espèces, du soja distance, car il s’agit d’un pro- gera ultérieurement de la prépa-
consomme que ce qu’on a en particulier, dans des régions tocole très serré qui nécessite ration des produits et de la com-
déjà payé en achetant la carte, tempérées. Cette technologie, un suivi régulier et très précis. mercialisation.
soit 72 F pour 15 minutes. qui consiste à optimiser le pro- Ensuite, cette validation sur le Jean-Luc Terradillos
Bien sûr, c’est plus cher que
cessus de fixation azotée, s’ap-
d’appeler d’une cabine
puie sur un système d’échange
téléphonique, mais France
de signaux biochimiques entre
Telecom a trouvé l’argument
pour séduire ceux qui refusent
la plante et les bactéries.
le portable «pépère», en En novembre dernier, Pierre
éditant une série Mobicarte Migner a rencontré les acteurs
Collector, dont le tirage est de la filière régionale, des cher-
limité à 20 000 ou 40 000 cheurs de l’Inra à la fédération
exemplaires. Pas question de des coopératives agricoles, ainsi
servir à cette clientèle un peu que les structures institutionnel-
rebelle le paysage type les d’aide à la recherche et à
«calendrier des Postes» ou la l’innovation.
énième photo de footballeur. Il
«L’accueil est excellent, dit-il,
J-L T

lui faut plutôt une image


car l’objectif est d’apporter da-
décalée, rare et détonante.
C’est pourquoi l’opérateur a
choisi de confier cette image à
des artistes jeunes et incisifs, Le lapin de la qualité
qui émergent sur la scène
’est une toute petite en- nous abattons un lapin sur deux occupe une place de premier

C
internationale. La première
série compte trois treprise qui a obtenu le dans la région, affirme Roland plan avec 420 éleveurs et 650
photographies de Claude prix Qualité Poitou- Geairon, président de Grelap 79, emplois directs et le tiers de la
Lévêque, artiste que les Charentes 1998 dans la lui-même éleveur. Ce prix est la production française.
Poitevins ont pu découvrir en catégorie «PME-PMI de moins de reconnaissance du travail de Les deux autres prix du con-
1995 lors de ses interventions 250 personnes». toute une équipe. La qualité et la cours Qualité 1998 ont été dé-
à la cité universitaire Rabelais La coopérative agricole Grelap traçabilité de nos produits sont cernés, dans la catégorie «entre-
et au Confort Moderne. Voici 79 emploie 9 salariés pour un le seul moyen pour exister sur le prises de services», à Camif
un artiste qui pulvérise les chiffre d’affaires annuel de marché mondial.» Pour répon- Collectivité Entreprises, filiale
idées reçues. 56 MF. Pourtant, avec 116 ad- dre à cette exigence, Grelap 79 a de la Camif spécialisée dans la
hérents en Deux-Sèvres, Vienne, engagé une procédure de certi- fourniture d’équipements aux
Vendée, Charente-Maritime, fication selon le référentiel Agri- écoles, collectivités locales et
Maine-et-Loire, ce groupement Confiance, similaire aux nor- associations, et dans la catégo-
d’éleveurs de lapins basé à Bres- mes ISO 9002, une démarche rie «établissements de moins de
suire est le premier groupement que le groupement bressuirais 500 personnes», au fabricant de
cunicole de Poitou-Charentes et est le premier à faire dans la pistons AE France, implanté à
le quatrième en France. «Avec filière cunicole française. Une Chasseneuil-du-Poitou, près du
deux millions de têtes par an, filière où le Poitou-Charentes Futuroscope. J R

10 L’Actualité Poitou-Charentes – N° 43
Salon de la création NOUVEAU DÉLÉGUÉ DE L’ANVAR POITOU-CHARENTES
d’entreprises
A l’initiative du Conseil Stimuler la création d’entreprises
régional Poitou-Charentes, en
liaison avec Poitou-Charentes évenol d’origine, ma-
Création Transmission, le
premier salon de la création
d’entreprises en Poitou-
Charentes se déroulera les
vendredi 23 et samedi 24 avril
C rié à une Bretonne et
père de deux enfants,
la cinquantaine, Jac-
ques Borgnetta n’arrive pas tout
à fait en terrain inconnu en pre-
au Futuroscope.
nant la direction de l’Anvar
Plusieurs objectifs sont visés :
stimuler la création
Poitou-Charentes. Précédem-
d’entreprises, donner le goût ment en poste dans le Limou-
d’entreprendre, faciliter la sin, il a déjà eu l’occasion, dans
rencontre entre les futurs le cadre de son travail, de se
chefs d’entreprise et ceux qui familiariser avec notre région,
peuvent les soutenir dans leur lors de rencontres entre déléga-
démarche, présenter les aides, tions voisines, ou au travers
conseils et idées qui d’opérations interrégionales
permettent de donner les comme le Centre relais innova-
meilleures chances de
tion du Sud-Ouest, mis en place
Sébastien Laval

réussite. Ce salon s’adresse


par la DG XIII pour les régions
aussi bien aux cadres,
Aquitaine, Limousin et Poitou-
salariés, chefs d’entreprise,
qu’aux demandeurs d’emploi,
Charentes.
«Même si le Poitou-Charentes Jacques Borgnetta, délégué régional de l’Anvar.
aux élus et aux étudiants.
“pèse” deux fois plus au niveau Borgnetta avance ses objectifs collectivités. Dans ce sens, j’ai
économique que le Limousin, et retrousse ses manches. «A déjà engagé des démarches
il existe beaucoup de similitu- l’échelle de la région, l’Anvar auprès des universités et ren-
Images économiques des entre les deux régions. Ce remplit convenablement sa mis- contré le recteur de l’académie
du monde sont des régions de moyenne sion prioritaire d’aide aux en- de Poitiers. Avec le Conseil
importance, avec une popula- treprises innovantes. Mais ce régional, nous avons décidé de
Pour mesurer l’évolution de la tion d’entreprises de petite n’est pas suffisant. Au-delà du porter conjointement nos efforts
mondialisation, cet ouvrage taille, où tous les secteurs in- monde des entreprises, l’action dans deux directions : la créa-
fournit des données chiffrées de la délégation régionale doit tion d’entreprises innovantes et
dustriels sont représentés. Par
et des commentaires
contre, la répartition des bas- se renforcer en direction de po- la valorisation du potentiel «for-
synthétiques tant sur les
sins d’emplois est beaucoup pulations plus diversifiées. mation» en Poitou-Charentes.
activités économiques que sur
plus homogène en région Poi- Nous devons, par exemple, re- Le Conseil régional a beaucoup
la vie sociale et politique. La
nouvelle édition comporte tou-Charentes, et équilibrée au lancer le réseau de diffusion misé, par le passé, sur la forma-
cinq parties : les hommes niveau des quatre départements technologique, développer nos tion à tous les niveaux. Un in-
(démographie, niveau de vie, qui la composent.» relations avec les universités, vestissement qu’il s’agit main-
migrations, santé, ressources Après une période d’observa- avec l’enseignement technique, tenant de faire fructifier.»
alimentaires et énergétiques), tion de quelques mois, Jacques avec le Conseil régional et les Mireille Tabare
les grands ensembles
régionaux du monde, la
France et ses régions, les
pays (de l’Afghanistan au
Iris Catamarans va livrer six navires à la Suisse
Zimbabwe), les produits (de
e chantier rochelais Iris mande globale qui devrait at- service est prévue à l’été 2000,

L
l’acier au zinc), les flux et les
services (des assurances aux Catamarans a enregistré teindre une vingtaine d’unités. représentent un marché de
transports). la commande ferme de Ces navettes de conception 100 MF pour Iris Catamarans.
Placé sous la direction six navettes de transport modulaire en matériaux com- Filiale du constructeur de navi-
d’André Gamblin, cet ouvrage rapides de passagers pour le posites serviront à transporter res de plaisance Fountaine-
a été rédigé par une dizaine compte de l’exposition natio- les visiteurs de l’exposition Pajot, cette entreprise emploie
d’universitaires, parmi nale suisse Expo 2001. nationale suisse qui ouvrira ses actuellement 53 personnes. Elle
lesquels Patrice Cosaert, de Ces six navires – quatre d’une portes en mai 2001 sur des îles devrait doubler ses effectifs
l’Université de La Rochelle. capacité de 200 places et deux artificielles édifiées sur les lacs d’ici à la fin de l’année, pour
Ed. Sedes, 414 p., 140 F. de 400 places – constituent la de Neuchatel, Sienne et Morat. suivre la montée en charge des
première tranche d’une com- Ces navires, dont la mise en commandes. J R

L’Actualité Poitou-Charentes – N° 43 11