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N° 3 - Juillet - Août - Septembre 2001

Royaume Ministère de
du Maroc l’Intérieur

DGCL

Bulletin d’Information de la Direction Générale des Collectivités Locales

Editorial
Editorial 1
Le secteur de l’assainissement liquide au Maroc : • Le secteur de l’assainissement liquide au
Maroc, un défi à relever pour les vingt
un défi à relever pour les vingt prochaines années prochaines années
Campagne “plages propres 2001”
2

L
e secteur de l’assainissement Organisation des services de la DGCL 3
• Organisation et attributions de la Direction
liquide au Maroc enregistre un des Finances Locales
déficit considérable, en termes
de couverture des besoins, de qualité des Espace juridique : 4
réseaux et de prestation de service. Plus • Etat-Civil : Contentieux relatif au choix du
prénom : position du tribunal administratif
de 600 millions de m3 d’eaux usées de Meknès
domestiques et industrielles sont déver- • Le choix des prénoms et leur inscription à
sées annuellement sans épuration dans l’état civil
le milieu naturel, engendrant ainsi des • Occupation du domaine public communal
quantités considérables de pollution par Itissalat Al Maghrib : problématique de
organique, physique, chimique, toxique la redevance
et bactériologique. • L’exploitation du domaine public communal
à des fins publicitaires
Cette situation a un impact négatif sur
l’hygiène et les conditions de vie des Questions financières : 6
populations, notamment celles qui occu- • Système de répartition de la part des collectivités
pent les quartiers péri-urbains sous-équi- locales dans le produit de la T.V.A.
• Activités et possibilités de financement de
pés, sur la santé publique, sur les res- l’investissement local par le crédit FEC
sources en eau, sur les eaux de baigna- 9
de et sur les activités touristiques, notam- Assainissement :
• La sécurité dans les ouvrages soute rrains
ment balnéaires. Le sous-dimensionne-
d’assainissement
ment des réseaux contribue également à accroître les risques d’inondations que connaît la • Le programme spécial de développement
plupart des villes en période de pluies exceptionnelles. décentralisé “PSDD”
Confrontées à ce problème délicat, les collectivités locales devront s’engager au cours des • La gestion déléguée des services des
prochaines années dans de lourdes actions d’organisation et de développement de leurs déchets solides
• Le conseil supérieur de l’eau et du climat
services d’assainissement. Ces actions nécessiteront pour l’avenir la mobilisation de finan- • Séminaire de formation au profit des cadres
cements lourds pour permettre d’une part, de résorber progressivement l’immense retard techniques des communes rurales en matiè-
accumulé en matière de réseaux et d’autre part, d’accompagner l’évolution des besoins re de gestion des services d’eau potable en
générés annullement par la forte croissance urbaine. milieu rural
La résorption du déficit accumulé et la prise en charge des nouveaux besoins pour les 20 Services publics locaux : 13
prochaines années pour la réhabilitation des réseaux vétustes, l’équipement des nouvelles • Programme de réhabilitation des établisse-
zones d’urbanisation spontanée, l’accompagnement des extensions rapides des trames ments scolaires
urbaines, la restructuration et le renforcement des réseaux urbains, la protection des villes • Rationalisation de la consommation d’éner -
gie électrique
contre les inondations, l’interception des multiples rejets et la réalisation des systèmes
d’épuration des eaux usées, répondant aux normes universelles de protection de l’envi- Personnel des collectivités locales : 14
ronnement et de préservation de l’hygiène et de la santé publique, nécessitent un investis - • Gestion des ressources humaines
sement estimé à 60 milliards de DH et un budget parallèle de près de 24 milliards de DH des collectivités locales
• Encadrement supérieur des collectivités locales
pour la couverture des charges de fonctionnement et de renouvellement des installations. • Organisation des examens d’aptitude pro-
Les ressources affectées actuellement par les budgets des collectivités locales à ce secteur, fessionnelle et des concours pour la pro-
qui se situent annuellement dans une fourchette de 150 à 180 millions de DH/an, sont motion des fonctionnaires communaux
révélatrices de l’étendue du déficit dans ce secteur. • Enquête auprès des Collectivités Locales pour
un plan de redéploiement de leur personnel
Certes, les mesures prises durant la dernière décennie ont permis d’engager d’importants
Questions / Réponses 15
programmes d’investissement. Cependant, cet effort qui demeure limité et sans commune
mesure avec l’amplitude du besoin n’a abouti qu’à des opérations au coup par coup, au
gré des initiatives centrales ou locales et des opportunités de financement offertes. 16
Actualités :
Le développement du secteur de l’assainissement nécessite en fait la mise en place d’une • Congrès de l’unité FMCU-IULA, Rio de
stratégie durable devant garantir à toutes les collectivités locales, sans distinction de taille Janeiro, 03 au 06 mai 2001
ou de richessse, la mobilisation de res- • des crédits qu’il sera possible aux ment et épuration des eaux usées- et
sources financières sûres et durables et collectivités locales de mobiliser au de redéployer dans le cadre d’une
de moyens techniques appropriés pour titre de leurs ressources propres ou péréquation entre ces composantes de
disposer des réseaux d’assainissement et affectées ; l’eau, les ressources dégagées de cette
des systèmes d’épuration convenables. optimisation vers le secteur de l’assai-
Cette stratégie devrait viser la définition • de la mise en place d’un système de nissement, qui reste le maillon le plus
d’objectifs réalistes et planifiés, préciser récupération des coûts, basé sur une fragile de la chaîne de l’eau.
les acteurs et les moyens ainsi que les tarification nationale, tenant compte
d’une part, des niveaux des services 4. la mise en place d’un cadre législa-
montages financiers et le cadre juridique tif et réglementaire qui doit accompa-
correspondant. Il s’agirait en l’occurren- rendus et d’autre part, des facultés
contributives des différentes couches gner toutes les réformes évoquées ci-
ce de : dessus, par la promulgation de textes
sociales ;
1. la mise en place d’une planification (lois, décrets, arrêtés…) adaptés et
devant fixer sur une période de 20 ans • la possibilité de mobilisation de évolutifs, permettant d’assurer, à des
la programmation des équipements et contributions financières de l’Etat au termes précis, la réalisation d’objectifs
des investissements nécessaires, les financement du secteur de l’assainis- de qualité des milieux récepteurs, de
modalités de répartition des charges sement sous forme à la fois de pos- normes de rejets et de niveaux tari-
correspondantes, l’identification des sibles contributions directes du Trésor faires.
zones prioritaires et le phasage des Public au financement des équipe- Enfin, il convient de noter que la mise
niveaux d’épuration, à réaliser selon ments et ensuite d’une défiscalisation en place de cette stratégie durable
des objectifs de qualité progressifs des totale ou partielle du secteur de l’as- pour le développement du secteur de
différents milieux récepteurs ; sainissement, à titre dérogatoire, en l’assainissement emporte l’adhésion
2. la définition d’un cadre institutionnel attendant sa mise à niveau ; des organismes d’aide et de coopéra-
N° 3 organisant l’intervention des différents • de la nécessaire mise en place du tion et des bailleurs de fonds (UE,
acteurs. Il s’agit en l’occurrence de la principe "pollueur-payeur" qui doit BIRD, BEI, AFD, KfW, BAD, JBIC,
clarification des rôles de l’Etat, des col- permettre aux collectivités locales de FAD…), qui souscrivent à ce projet de
lectivités locales et des prestataires de dégager des ressources addition- stratégie, pour une évolution sûre et
service (régies, ONEP et secteur privé), nelles auprès des producteurs de nui- durable du secteur de l’assainissement.
ainsi que de la mise en place nécessai- sances et de pollutions diverses, en Ainsi, ce projet pourra-t-il mobiliser les
re d’un Organisme National contrepartie de l’effort public de opportunités de financement qu’offre le
d’Assainissement pouvant servir d’in- dépollution des rejets industriels ; contexte international, favorable aux
terface entre l’Etat et les collectivités programmes contribuant à la protec-
locales. Cet organisme prodiguerait • du recours au partenariat "public- tion de l’environnement.
également l’assistance technique aux privé" dans le cadre de la gestion
déléguée afin de mobiliser des Il est prévu que les termes précis de
communes et communautés urbaines, cette stratégie que la DGCL s’emploie
rechercherait les financements néces- potentiels de financements externes
capables de faire face aux investisse- à finaliser dans les meilleurs délais,
saires et assurerait la normalisation, la soient soumis à une table ronde des
promotion et la régulation du secteur ments nécessaires.
bailleurs de fonds, qui se tiendrait dans
de l’assainissement ; En plus de ces mesures, il est possible le courant du premier semestre 2002,
3. la mise en place d’un plan de finan- de mobiliser des ressources supplé- avant de les soumettre ultérieurement à
cement nécessaire au développement mentaires provenant de l’optimisation la validation des acteurs locaux et gou-
du secteur à travers la mobilisation de des composantes de la chaîne de l’eau vernementaux.
nouvelles ressources financières pou- -mobilisation, adduction, production et
vant provenir notamment : distribution d’eau potable, assainisse-

Campagne “plages propres 2001”


Dans le cadre du programme "Tous
pour l’Environnement" entrepris par
la Fondation Mohammed VI, Son
Altesse Royale la Princesse Lalla
Hasna a donné le 17 juillet 2001 à
la plage de Martil –Wilaya de
Tétouan– le coup d’envoi de la cam-
pagne "Plages Propres 2001".
Cette campagne, présidée avec pas-
sion et détermination par son Altesse
Royale, vise la sensibilisation de la
population aux questions de l’envi-
ronnement, la mobilisation des diffé-
rents partenaires en vue d’entre-
prendre des actions concrètes sur le
terrain et la pérennisation des
actions de propreté et de protection
de l’environnement.

2
La lettre des Collectivités Locales, nouvel espace de communication au service de la démocratie locale

La campagne "Plages Propres 2001" Sur les 20 plages concernées par ce Organisation et attribu-
vient en appui aux actions des col- programme à travers le Royaume,
lectivités locales et porte sur les opé- 13 ont eu l’honneur de faire partie tions de la Direction
rations suivantes : du programme de visites de Son des Finances Locales
Altesse Royale la Princesse Lalla
• la propreté des plages notamment par Hasna. Ce programme a été soute- La lettre des Collectivités Locales
la fourniture de conteneurs et d’équi- nu par un nombre important d’opé- poursuit la série d’articles consacrés
pements de propreté et l’engagement rateurs nationaux relevant des sec- à l’information sur les structures de la
d’actions de nettoiement, de collecte teurs public et privé, à savoir : DGCL. Ce numéro est consacré à la
et d’évacuation des déchets ; l’ONA, HOLMARCOM, l’ODEP, la Direction des Finances Locales.
• la sensibilisation des estivants à la RAM, AFRIQUIA, l’OCP, la BCP, La Direction des Finances Locales a
propreté des plages et à l’environne- MAROC-TELECOM, l’ONE, la pour mission de superviser l'activité
ment en général (confection de pan- SAMIR, la BMCE et l’ONEP. financière des Collectivités Locales,
neaux de sensibilisation et distribution Cette action ponctuelle sur les dans le cadre de l'exercice de la
de sacs en plastique, de casquettes, plages, dont les estivants ont mesuré tutelle légale sur la gestion de leurs
de banderoles, d’autocollants…) ; les résultats sur le terrain, à laquelle ressources humaines et financières.
• la construction ou réhabilitation S.A.R. la princesse Lalla Hasna, Elle vise à travers l'accomplissement
des installations collectives d’hygiè- entend donner à la tête de la de cette mission, le développement
ne (blocs sanitaires, douches Fondation Mohammed VI un carac- des ressources financières des
publiques …) ; tére structurel, pédagogique et pra- Collectivités Locales, l'affectation de
tique, aura des prolongements plus ces ressources à la satisfaction des
• la sécurité et la couverture sanitai- profonds, selon les vœux de son besoins prioritaires dans un cadre
re (renforcement du personnel de Altesse Royale dans d’autres secteurs budgétaire rigoureux et la promotion N°3
secours, fourniture des premiers de l’environnement comme ceux de de la Fonction Publique Locale, de
soins, mise à la disposition des l’assainissement liquide et de la ges- manière à assurer un encadrement
plages des ambulances, des tion des déchets ménagers. optimum de l'Administration décen-
zodiaques, des bouées.…) ; tralisée et à simplifier la gestion des
• l’animation des plages qui com- personnels qui en relèvent.
prend notamment des activités La Direction des Finances Locales est
sportives et culturelles. organisée comme suit :

ORGANIGRAMME DES FINANCES LOCALES

Directeur
Secrétariat : 037-760-592

Division des Ressources Division des Ressources Division des Budgets & Division des Archives &
Humaines (DRH) Financières (DRF) Marchés (DBM) Statistiques (DAS)
M.Abdellatif JABRANI M.El Bekai B. EL KADIRI M.Med EL MAHJOUBI M.Med S.BEN YOUSSEF
Tél :037-777-975 Tél : 037-737-032 Tél : 037-769-292 Tél : 037-760-580

Service de l'Organisation et Service des Ressources Affectées Service des Budgets P Service
Méthodes M.El Akel BENTOUHAMI rovinciaux et Ruraux des Archives
M.Abdelilah GUENNOUN Tél : 037-660-373 M. Abdelaziz SADDOUG M. Abdelfettah ZIATI
Tél : 037-778-015 Tél : 037-769-886 Tél : 037-778-112

Service Service Service Service


de la Réglementation de la Fiscalité Locale des Budgets Municipaux des Statistiques
M.Med JBAIR M. Allal ZEMRANI M. Miloud LAMKOUTAR M. Med BENNIS
Tél : 037-778-015 Tél : 037-737-318 Tél : 037-769-197 Tél : 037-760-591

Service Service Ser. des Budgets Annexes & Service


de gestion des Emprunts Comptes Spéciaux d'Analyse
M. Abdel. EL MORJANI M. Abderrahim OUADI M. Med EL GOMRI Mme Samira RAISS
Tél : 037-778-011 Tél : 037-737-138 Tél : 037-769-528 Tél : 037-762-135

Service Service de Contrôle et Service


Des Affaires Sociales assistance des Marchés
M. Smail CHTATOU M. Med OMARI M. Brahim EL FETTAH
Tél : 037-779-139 Tél : 037-737-082 Tél : 037-767-193

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Espace juridique
Etat-Civil : Contentieux constituent un héritage civilisationnel tions, vu la teneur et la force des
et l'expression de l'attachement aux arguments avancés et la qualité des
relatif au choix du racines et aux valeurs historiques du interprétations des preuves présen-
prénom : position pays ; valeurs qu'il convient de pré- tées par les parties au procès. Ces
server et de transmettre aux généra- principes peuvent être résumés
du tribunal administratif tions futures loin des imitations et à comme suit :
de Meknès l'abri de toute tendance susceptible
- La conformité du prénom choisi aux
de déraciner l'individu de son identi-
Le tribunal administratif de Meknès a critères établis par l'article 6 bis revient
rendu en date du 2 Juin 2000 le té profonde.
à l'officier de l'état civil qui est seul
jugement N°35/2000 annulant la • Le tribunal a considéré que la com- habilité à trancher en la matière ;
décision d'un officier d'état civil, refu- mission supérieure de l'état civil est
sant l'inscription d'un nouveau-né - Le choix des prénoms est en princi-
une commission administrative, du
sous le prénom de "Mohamed pe libre. Mais, cette liberté doit être
fait de sa composition et de ses
ADAM" en vertu de l’avis de la com- conforme aux critères et restrictions
attributions. Par conséquent, son
mission supérieure de l'état civil, qui fixés par la loi à des fins de normali-
avis sur les prénoms, objet de
considérait que celui-ci ne revêtait sation de la société ;
litiges, est de nature administrative
pas un caractère traditionnel maro- et peut de ce fait être évoqué et - Le caractère marocain que doit
N°3 cain. considéré comme nul et non avenu revêtir le prénom selon l'article 6 bis
Ce jugement revêt un grand intérêt et par les tribunaux compétents, s'il ne du Dahir du 8 Mars 1950 s'inspire de
peut être retenu comme une référence correspond pas aux critères instau- plusieurs référentiels : islamique,
jurisprudentielle sur la question du rés par l'article 6 bis. arabe et dialectes locaux ;
caractère traditionnel marocain du pré- • L'instance judiciaire a par ailleurs - L'avis de la commission supérieure
nom énoncé à l'article 6 bis du Dahir du estimé que l'acceptation du prénom de l'état civil revêt un caractère admi-
8 Mars 1950 tel qu'il a été modifié par ADAM dépend de la détermination nistratif et peut faire l'objet d'un
le Dahir du 2 Août 1996. du sens exact des qualificatifs don- recours devant la juridiction ;
Les faits nés aux termes "marocain" et "tradi-
-Le tribunal administratif est seul com-
Un recours a été formé devant le tri- tionnel" fixés par l'article 6 bis
pétent pour connaître des litiges oppo-
bunal administratif de Meknès contre comme critères pour le choix du
sant les déclarants aux officiers d'état
un officier d'état civil suite à son refus prénom et, en se référant à la cir-
civil sur la conformité du prénom aux
d'inscrire un nouveau-né sous le pré- culaire du Ministre de l'Intérieur du
critères instaurés par le législateur.
nom "ADAM", se basant sur l'avis de 12 Mai 1997, la juridiction a
la commission supérieure de l'état conclu que le qualificatif marocain
puise ses sources de plusieurs réfé-
civil qui l'avait considéré comme non
rentiels: islamique, arabe, et dia- Le choix des prénoms et
conforme au critère traditionnel
marocain, institué par la loi. lectes locaux ; lesquels se confon- leur inscription à l’Etat Civil
dent pour constituer un référentiel
Le requérant a demandé l'annulation unique et général, à savoir l'appar- Le choix des prénoms lors de la
de la décision de l'officier d'état civil tenance politique dans le cadre de déclaration des naissances à l'état
pour abus de pouvoir. la nationalité. C'est sur la base de civil est réglementé par le Dahir du 2
ce référentiel général que certains Août 1996 portant application de la
La cour citoyens marocains portaient le loi 35-95 complétant l'article 6 bis du
Selon l'instance judiciaire, l'article 6 prénom "ADAM" depuis la nuit des Dahir du 8 Mars 1950 qui a été pro-
bis du Dahir du 8 Mars 1950 modi- temps surtout que les autres réfé- mulgué et publié au bulletin officiel
fié par le Dahir du 2 Août 1996 pré- rentiels ne s'y opposaient pas. n°4428 en date du 7 Novembre
voit des conditions et des critères que 1997.
doit remplir le prénom pour être ins- • Il s'ensuit que la décision de l'offi-
crit sur les registres d'état civil. cier de l'état civil qui est basée sur Le critère de la marocanité et l'aspect
l'avis de la commission supérieure traditionnel institués par ce texte pour
• La cour a estimé que le choix des de l'état civil, n'est pas conforme à le choix des prénoms ont engendré
prénoms relève d’une liberté fon- l'esprit de l'article 6 bis et est consi- quelques problèmes d'application
damentale du citoyen ; que cette dérée comme nulle et non avenue. ayant trait à la détermination de l'au-
liberté à l'instar de toute autre ne torité habilitée à statuer en la matière.
peut être absolue et peut valable- Conclusion
ment être soumise à des restrictions Le jugement ainsi rendu par le tribu- Dans ce cadre, le ministère de l'inté-
législatives ; nal administratif de Meknès a ins- rieur a adressé aux Walis et
tauré certains principes fondamen- Gouverneurs des Provinces et
• Le législateur en instaurant les cri-
taux qui viennent enrichir la jurispru- Préfectures la circulaire n°43 du 12
tères du choix des prénoms voulait,
dence marocaine en la matière et Mai 1997 comportant des clarifica-
sans doute, que les prénoms choi-
sis soient inspirés du milieu maro- auxquels il faut se référer chaque fois tions et des orientations pour aider
cain et des traditions locales, car ils qu'on se trouve devant de telles situa- les officiers d'état civil à mieux com-

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La lettre des Collectivités Locales, nouvel espace de communication au service de la démocratie locale

prendre le sens de cette loi et à en Cette occupation du domaine public vertu de l’article 2 précité. Cette
assurer une application fidèle à la communal, sans respect de la procé- exonération est justifiée par le fait
volonté du législateur. dure en vigueur, a suscité les interro- que ces travaux constituent des ser-
gations d’un certain nombre de res- vitudes d’utilité publique.
Pour peu que soit promue cette idée
auprès des officiers d'état civil, la cir- ponsables communaux à propos de • S’agissant des cabines télépho-
culaire en question a rappelé que le la légalité de cette exploitation du niques destinées à occuper le
président du conseil communal -offi- domaine public, sans autorisation et domaine public pour un usage
cier d'état civil- en tant qu'élu, sans versement des redevances et commercial, celles-ci sont sou-
connaissant de ce fait bien la menta- des taxes dues en vertu de la loi. mises à la redevance d’occupation
lité et les traditions locales des habi- Pour justifier sa position, la société temporaire du domaine public
tants de sa commune, reste la seule IAM a estimé qu’en tant qu’exploitant communal pour usage commercial
personne habilitée à trancher sur la conformément aux dispositions du
de réseau public de télécommunica-
conformité du prénom choisi aux dis- chapitre 33 de la loi 30/89 relative
tions, elle est autorisée de droit à à la fiscalité des collectivités locales
positions de la nouvelle loi. occuper temporairement le domaine et de leurs groupements.
Cependant, malgré les efforts public, sans qu’elle soit assujettie au
déployés pour la bonne application paiement d’une quelconque redevan- • Quant à la publicité par affiches,
de cette loi, certains officiers d'état ce, et ce, en vertu des dispositions de panneaux- réclames et enseignes,
civil sont confrontés de temps à autre l’article 22 de la loi 24/96 relative à celle-ci relève des prérogatives de
à des prénoms qui ne leur sont pas la poste et aux télécommunications l’autorité locale. En effet, la diffu-
qui stipule que les droits et privilèges sion d’un produit publicitaire ou
familiers, ce qui les conduit à les
prévus par les dispositions du dahir du son affichage dans les lieux publics N°3
soumettre à la commission supérieu-
1er Septembre 1915 relatif à l’établis- est tributaire d’une autorisation
re de l'état civil pour avis. Par com- préalable, conformément aux dis-
modité, les listes des prénoms sur les- sement et à l’entretien des lignes télé-
positions de l’article 44 du dahir
quelles la commission supérieure a graphiques et téléphoniques sont
portant loi du 30 Septembre 1976
statué ont été dressées et diffusées transférés aux exploitants de réseaux relatif à l’organisation communale,
auprès de tous les bureaux d'état publics de télécommunications. et de l’article 4 du dahir du 6 Avril
civil. 1938 relatif à l’organisation de la
Le terme "privilèges" vise l’exonéra-
L'avis de cette commission n'est tion de la redevance d’occupation publicité par affiches, panneaux-
cependant que consultatif et n'oblige temporaire du domaine public, réclames et enseignes.
en aucun cas l'officier d'état civil qui comme il ressort de l’article 2 du Parallèlement à cette autorisation, et
reste seul habilité à apprécier la dahir du 1er Septembre 1915 précité dans le cadre de l’exercice de leurs
conformité du prénom choisi aux dis- qui dispose : attributions, les conseils communaux
positions de l'article 6 bis du Dahir
"la Direction de l’Office des Postes et demeurent compétents en matière
du 8 Mars 1950.
des Télégraphes a le droit d’exécuter d’octroi d’autorisations d’occupation
Il faut rappeler enfin que le législateur en sur le sol des chemins publics et de temporaire du domaine public com-
réglementant le choix des prénoms a leurs dépendances tous travaux munal, pour l’installation de supports
voulu préserver la marocanité du patri- nécessaires à la construction et à de panneaux publicitaires, en contre-
moine national. Toutefois, les officiers l’entretien des lignes télégraphiques partie de l’acquittement des rede-
d'état civil sont tenus d'être souples en la ou téléphoniques. vances et taxes prévues par la loi n°
matière puisque le choix des prénoms 30/89 relative à la fiscalité des collec-
Les conditions techniques dans les - tivités locales et de leurs groupements.
reste un droit et une liberté du citoyen qu'il
quelles seront exécutés ces travaux
convient de respecter autant que possible.
de construction et d’entretien devront L’IAM a donc fondé son refus de s’ac-
être concertées entre la Direction de quitter de la redevance d’occupation
l’Office des Postes et Télégraphes et temporaire du domaine public commu-
Occupation du domaine les autorités chargées de l’adminis - nal sur une interprétation erronée deser
public communal par tration des voies publiques. dispositions de l’article 2 du dahir du 1
Septembre 1915 précité, contrevenant
Itissalat Al Maghrib : Il ne peut être imposé de redevance au ainsi à la législation en vigueur régissant
profit de l’Etat ou des villes pour occupa - l’occupation temporaire du domaine
problématique de la tion du domaine public par des lignes public communal pour usage commer-
redevance télégraphiques ou téléphoniques". cial. Pour rétablir la légalité, Ittisalat Al-
L’IAM a procédé, à l’occasion de la L’analyse de ces dispositions et des Maghrib est tenue de déposer auprès
réalisation des travaux se rapportant à textes en vigueur fait ressortir les des communes concernées des
l’établissement des équipements de observations suivantes : demandes d’occupation temporaire
du domaine public communal pour
télécommunications et à l’installation • Seuls sont exonérés de la rede- bénéficier de l’autorisation légale-
de cabines téléphoniques sur la voie vance d’occupation du domaine ment requise, et de s’acquitter égale-
publique, à l’occupation du domaine public communal, les travaux ment de la redevance précitée au
public communal, sans autorisation nécessaires à la construction et à profit des budgets communaux
préalable des communes concernées, l’entretien des lignes télégra- concernés, conformément à la régle-
et sans s’acquitter de la redevance phiques ou téléphoniques, et ce, en mentation en vigueur.
d’occupation instituée par la loi.

5
L'exploitation du domaine • d'une part sur les dysfonctions juri- l'ensemble des services compétents
diques, techniques et financières (autorité locale, agence urbaine, ser-
public communal à des que connaît le secteur ainsi que les vices de la sûreté nationale et de la
fins publicitaires atteintes aux règles de gestion du protection civile, régie ou organisme
domaine public communal, de la gestionnaire de la distribution élec-
La publicité sur le domaine public publicité, de la sécurité de la circu- trique …).
communal en milieu urbain donne lation, de l'urbanisme, et du paysa-
lieu à une concurrence acharnée 2- Etablir un cahier de charges selon
ge urbain.
entre les sociétés concernées au le modèle et le type diffusé par la
mépris parfois de la législation en • D'autre part sur les mesures à DGCL fixant les conditions de l'appel
vigueur. A Casablanca, pas moins de mettre en œuvre en vue de rationa- d'offres, les données techniques des
853 panneaux publicitaires ont été liser la gestion du secteur publici- panneaux, la période d'exploitation,
installés dont 360 de façon non taire et l'exploitation du domaine les conditions financières, la police
conforme au droit en l'absence de public communal. Elle précise par- d'assurance, ainsi que les conditions
faitement que le recours à la de règlement des redevances à la
schéma de référence, de délibéra-
concurrence par voie d'appel collectivité locale.
tions des conseils communaux
d'offres ouvert est la règle incon-
concernés, et d'approbation par l'au- 3- Soumettre à l'approbation du conseil
tournable, pour l'exploitation du
torité de tutelle des arrêtés d'occupa- communal le cahier des charges.
domaine public communal à des
tion temporaire et des cahiers de fins publicitaires. 4- Etablir et soumettre à l'approba-
charges. tion de la tutelle à l'issue de l'appel
Les communes concernées sont dans
Pour mieux organiser et encadrer ce d'offres l'arrêté d'occupation tempo-
N°3 ce sens invitées à respecter la procé-
nouveau secteur d'activité dans le raire du domaine public, le cahier
dure suivante :
milieu municipal, et en vue d'une des charges et le schéma de réfé-
meilleure exploitation du domaine 1- procéder à l'élaboration d'un rences de l'autorité de tutelle.
public communal, la DGCL a diffusé schéma de références fixant avec
Enfin, il incombe à l'autorité locale
la circulaire numéro 118 en date du précision les lieux d'implantation des
d'exercer ses attributions en matière
2 juillet 2001 relative à la publicité panneaux publicitaires, les dimen-
d'autorisation et de contrôle de cette
sur la voie publique et ses dépen- sions du mobilier publicitaire et les
activité conformément aux lois et
distances entre les panneaux. Ce
dances. règlements en vigueur et de veiller au
plan est soumis à l'approbation d'une
respect des procédures d'occupation
Cette directive ministérielle porte commission technique composée de
temporaire du domaine public.
principalement :

Questions Financières
Système de répartition de fert de la TVA aux collectivités vités locales à développer leurs res-
locales, il s'est avéré que le "critère" sources propres, promouvoir la for-
la part des collectivités de déficit à combler par une subven- mation de l'épargne et à améliorer
locales dans le produit de tion d'équilibre, ne pouvait tenir lieu leur propension à l’investissement
pour longtemps de repère pour distri- pour faire face à la taille des besoins
la T.V.A buer cette ressource. accumulés en infrastructures et en
Les mécanismes qui ont régi l'ancien équipements publics.
Le poids de la subvention d'équilibre
système de répartition de la TVA qui se situait en 1988 à hauteur de Le principe de la globalisation de la
reposaient essentiellement sur la 25% de la part des collectivités dotation TVA trouve de nombreux
couverture prioritaire des besoins de locales dans le produit de la TVA, a avantages notamment :
fonctionnement des collectivités fini par atteindre 60% en 1995 au
locales, la couverture des charges • La consolidation de l’unicité bud-
détriment de l'équipement, qui est
transférées par l'Etat aux collectivités gétaire ;
passé à 30% en 1995 contre 60%
locales ainsi que le financement des en 1988. En réalité, l'équipement • La réduction des délais d’approba-
dépenses communes relatives aux classique des collectivités locales ne tion du budget ;
opérations d'intérêt intercommunal. mobilise plus que 10% de la TVA ;
• Le développement des réflexes de
Après satisfaction de ces charges, le 20% de cette ressource étant affecté
compression des dépenses de
reliquat était réparti au prorata de la aux équipements transférés par l'Etat
fonctionnement ;
population pour déterminer le mon- aux collectivités locales depuis
tant à allouer à l'équipement local. 1990. • La simplification du dispositif de
prévision et d’approbation budgé-
L'ancien système était donc basé sur Face à cette tendance, il a paru
taire ;
la notion de couverture prioritaire du nécessaire de revoir le système de
déficit de fonctionnement. répartition de la TVA sur la base de • L’amélioration de la planification
critères simples, objectifs et transpa- des investissements et des choix
Au bout de huit (8) années de trans- rents visant à encourager les collecti- budgétaires.

6
La lettre des Collectivités Locales, nouvel espace de communication au service de la démocratie locale

Modalités de répartition de la part La dotation relative aux traitements et tés ayant une richesse fiscale inférieu-
des Collectivités Locales dans le salaires des fonctionnaires et agents re au moins à 125% de la moyenne
produit de la T.V.A. de chaque préfecture ou province est de chacune des catégories de collec-
fixée conformément aux prévisions tivités concernées (cible) pour les
La part des Collectivités locales dans budgétaire de 1995. impôts et taxes indiqués ci-dessous
le produit de la TVA telle qu'elle est rapportés à la population légale,
fixée par l'article 65 de la loi n° Le reliquat de la part TVA allouée aux pré-
fectures et provinces après déduction de dans la limite maximale d'une popu-
30.85 relative à la taxe sur la valeur lation représentant 2,5 fois la popu-
ajoutée est affectée à la couverture la masse salariale, est réparti comme suit:
lation moyenne des communes.
des dépenses mises à la charge des * Dotations globales (95%)
collectivités locales par la réglemen- La dotation potentiel fiscal est calcu-
• part forfait (1/6) ; lée sur la base des émissions des
tation en vigueur, conformément aux
dispositions de l'article 33 bis de la • part population (4/6) ; titres de recettes effectuées pendant
loi de finances pour l'année 1986. • part superficie (1/6). les années antérieures concernant :
Le produit annuel de la part des col- * Dotation de soutien (5%) a -La taxe urbaine, la taxe d'édilité et
lectivités locales dans la TVA est l'impôt des patentes pour les com-
La dotation forfait qui est égale pour munes urbaines ;
réparti en trois masses comme suit : toutes les préfectures et provinces est
• La masse A représentant 80% du attribuée indépendamment de la b - La taxe d'édilité pour les commu-
produit annuel est répartie entre les taille démographique ou de l'étendue nautés urbaines ;
budgets des collectivités locales ; territoriale de ces dernières. c - la taxe urbaine, la taxe d'édilité,
• La masse B représentant 5% du La dotation population est attribuée pro- l'impôt des patentes, la moitié du N°3

produit annuel est affectée à la portionnellement à la population légale produit des recettes forestières et le
couverture des charges transférées de chaque préfecture ou province. Son produit des droits de marchés et
par l'Etat aux collectivités locales calcul tient compte d'une population souks hebdomadaires pour les com-
selon l'implantation territoriale des minimale fixée à 200.000 habitants. munes rurales.
projets ; La dotation superficie est attribuée pro- Ces communes et communautés
• La masse C représentant 15% du portionnellement à l'étendue territoriale bénéficient d'une correction propor-
produit annuel est affectée à la de chaque préfecture et province. Son tionnelle à l'écart à la cible de leur
couverture de charges communes. calcul tient compte d'une superficie mini- catégorie, pondérée par la population.
male de 2.500 Km2 et d'une superficie
1/Répartition de la masse A maximale égale à deux fois la moyenne La dotation de promotion des res -
des superficies des préfectures et pro- sources propres qui est déterminée
La masse A est répartie entre les caté- vinces. Cette dotation est destinée à per- sur la base des recouvrements rap-
gories des collectivités locales mettre aux préfectures et provinces d'inter- portés à la population, des res-
comme suit : venir localement pour résoudre les diffi- sources propres entendues au sens
• Les préfectures et provinces: 20%; cultés conjoncturelles rencontrées par cer- restreint - ressources gérées directe-
• Les communes rurales : 28%; taines communes, principalement rurales, ment par les communes et commu-
• Les communes et communautés notamment celles relatives à l'équilibre de nautés - est attribuée aux communes
urbaines : 32%. leurs budgets de fonctionnement. et aux communautés ayant consenti
Les parts allouées sur le produit de la un effort de recouvrement des res-
La part allouée aux communes et aux TVA aux communes urbaines et rurales sources propres supérieur à 65% de
communautés urbaines est répartie à et aux communautés urbaines se com- la moyenne par habitant de chaque
raison de 90% pour les communes posent, quant à elles, des dotations catégorie de collectivités concernées.
urbaines et 10% pour les commu- affectées de coefficients comme indiqué Cette dotation est répartie en deux
nautés urbaines. au tableau suivant : tranches égales :
La part allouée aux budgets des préfec-
tures et provinces sur le produit de la TVA Dotations Communes Communautés Communes
se compose des dotations suivantes: urbaines urbaines urbaines rurales

• Une dotation correspondant au Forfait 15% 20% 30%


montant des traitements et salaires Potentiel fiscal 70% 60% 60%
du personnel émargeant au budget Promotion des
de la préfecture ou province ; ressources propres 15% 20% 10%
• Une dotation forfaitaire minimum
Total 100% 100% 100%
servie de façon égale à toutes les
préfectures et provinces ; • une dotation répartie entre les col-
La dotation forfaitaire est attribuée, abs-
• Une dotation calculée en fonction traction faite de la taille démographique lectivités locales concernées pro-
de la population légale de chaque ou de la richesse fiscale des communes portionnellement au volume des
préfecture ou province ; rurales, celles urbaines et des commu- recouvrements ;
• une dotation calculée en fonction nautés urbaines. • une tranche répartie proportionnel-
de l'étendue du territoire de la pré- lement au ratio/hab des recouvre-
fecture ou province. La dotation potentiel fiscal est attri-
buée aux communes et communau- ments.

7
2/Répartition de la masse B de transition à prendre les mesures Les mesures encourageantes instau-
nécessaires pour réduire leur déséqui- rées par le FEC concernant la décrue
La masse B représentant 5% du pro- libre et redresser leur situation.
duit annuel de la TVA est affectée à des taux d'intérêt et la mise en place
la prise en charge des dépenses de taux variables sont également en
transférées par l'Etat aux collectivités faveur du recours à l'emprunt. Ainsi,
locales, notamment dans le domaine Activités et possibilités de comme il a été largement explicité
des constructions scolaires. Cette financement de l'investisse- dans la circulaire n° 57 du 13 avril
dotation est répartie entre les collec- 2000 relative à la préparation des
tivités locales en fonction de l'implan-
ment local par le crédit FEC budgets des collectivités locales au
tation territoriale des projets. A l'heure où les collectivités locales titre de la période de transition 2000-
ressentent des besoins de plus en 2001, une collectivité locale qui
3/Répartition de la masse C plus pressants en matière d'équipe- dégage un plafond d'épargne de
ment, un phénomène préoccupant 40% peut prétendre à un volume de
La masse C est répartie comme suit : émerge. Il s'agit de la chute de l'acti- prêt correspondant à 2 fois ses res-
- Une dotation charges communes vité du FEC entraînée par la baisse sources courantes.
représentant 10% du produit annuel du recours à l'emprunt FEC.
Pour illustrer ces données, prenons
de la TVA destinée à faire face aux Activités du FEC au 31 juillet 2001 accu- l'exemple d'une commune X qui a
charges indivisibles incombant aux sent une baisse importante. L'exécution dégagé sur quatre ans les soldes
collectivités locales notamment, les du programme général des prêts pour d'épargne suivants :
équipements intercommunaux, la pro- En millions de dirhams
N°3 tection civile, la contribution aux 1996 1997 1998 1999
études d'urbanisme, la formation des
cadres administratifs et techniques des Recettes courantes A 345 390 410 430
collectivités locales, la participation à
la formation des élus locaux, le Dépenses courantes B 322 352 370 380
contrôle, l'inspection et l'audit des col- Epargne C=A-B 23 38 40 50
lectivités locales, la recherche dans le Taux d'épargne D=C/A 7% 10% 10% 12%
domaine des espaces verts, la contri-
bution à la réalisation de projets dans Potentiel d'endettement
le cadre de la coopération internatio- (2 * A * D/40%) 115 190 200 250
nale, l'équipement et le fonctionne-
ment des services devant profiter à un Cette collectivité semble être en bonne
ensemble de collectivités locales. l'année 2001 atteint à cette date 235
millions de dirhams seulement, soit un santé financière puisque son épargne
- Un fonds de réajustement représen- taux de réalisation de 15,6%. brute ne cesse d'évoluer à la hausse.
tant 5% du produit annuel de la TVA L'épargne ainsi dégagée va lui per-
destiné à l'assistance aux collectivités Plus de la moitié des prêts attribués est mettre de mobiliser d'importants crédits
locales et à la couverture des composée uniquement de prêts accor- d'investissement. En outre, son poten-
dépenses conjoncturelles à caractère dés dans le cadre du programme de tiel d'endettement qui a doublé en l'es-
exceptionnel ou extraordinaire des mise à niveau des établissements sco- pace de quatre années, s'élargit au fur
collectivités locales. Cette dotation laires. Ainsi le FEC a atteint unique- et à mesure que son épargne aug-
permet de faire face aux imprévus et ment 6,7% de ses prévisions. mente. En 1999, elle peut lever à elle
de financer des opérations urgentes La situation peut paraître assez para- seule, jusqu'à 250 millions de dirhams
imposées par la conjoncture ou par la doxale dans la mesure où l'épargne d'emprunts FEC, soit cinq fois le mon-
situation spécifique de certaines col- dégagée par les collectivités locales leur tant de son épargne brute et 58% de
lectivités ou groupes de collectivités. permet de mobiliser d'importants crédits son budget de fonctionnement.
FEC pour faire face aux nombreux défis Compte tenu de sa situation financiè-
Période de transition re, cette collectivité pourra recourir
qui se profilent en matière d'investisse-
Pour l'application des critères de ments (assainissement, eau potable, aisément à l'emprunt FEC.
répartition ci-dessus une période de électricité…). A titre d'exemple, les collec- La maîtrise de la dette ne doit pas
transition de cinq années au maxi- tivités locales ont pu dégager pour la être synonyme pour les collectivités
mum a été aménagée pour permettre seule année 1999/2000, une épargne locales de baisse de l'emprunt. Etre
aux communes et communautés de prévisionnelle de 1,9 milliard de dirhams, moins endetté que les autres est une
s'adapter progressivement à ce nou- soit un potentiel d'endettement de 9 mil- bonne chose si l'on réalise les mêmes
veau système de répartition de la TVA. liards de dirhams représentant 8 fois l'en- investissements que les autres. Mais
Durant cette période de transition, il veloppe que le FEC avait prévu d'attri- être peu ou pas du tout endetté
est institué un système de solidarité buer aux collectivités locales et qui était quand on n'investit pas ne traduit
entre les collectivités locales destiné à de l'ordre de 1,2 milliard de dirhams. qu'une situation d'apathie.
assurer aux communes et communau- Les collectivités locales doivent mettre Quand les collectivités locales
tés, dont la dotation calculée selon les à profit cette épargne en combinant empruntent pour investir, elles doi-
critères sus-cités s'avère inférieure au systématiquement autofinancement vent tout simplement s'assurer que le
niveau de leur subvention d'équilibre et emprunt afin de financer leur déve- coût de la dette pourra être couvert
1995, un niveau de ressources adé- loppement et d'augmenter leurs
quat. En contrepartie, ces collectivités par les recettes futures.
investissements.
doivent s'engager durant la période
8
La lettre des Collectivités Locales, nouvel espace de communication au service de la démocratie locale

Assainissement
La securité dans les conduites de refoulement et sur pe comprenant au moins deux
les collecteurs intercepteurs en agents, doit rester impérativement en
ouvrages souterrains cascade et à faibles pentes. surface, en permanence près du
d’assainissement S’agissant des conséquences de ces
regard de visite et garder un contact
permanent et sûr avec les membres
La mise à niveau du secteur de l’as- gaz, il convient de noter que la for-
du groupe de travail pour leur assu-
sainissement liquide passe inélucta- mation du méthane (CH4) et du gaz
rer la couverture, la sécurité et une
blement par l’engagement de vastes carbonique (CO2) résulte de la
évacuation rapide en cas d’incident.
programmes d’entretien, de réhabili- consommation de l’oxygène de l’air.
tation ou de renouvellement des Aussi, dans ces milieux confinés, la La présence de l’air dans les égouts
réseaux et des installations actuelle- disparition ou la raréfaction de l’oxy- constitue la meilleure garantie contre
ment en service. gène entraîne-t-elle inéluctablement la fermentation des charges orga-
des risques d’asphyxie. En outre, la niques des eaux usées. Aussi, est-il
Dans ses tâches quotidiennes, présence du méthane crée une atmo- nécessaire de procéder à une aération
l’égoutier est régulièrement exposé à sphère explosive. Parmi les gaz issus naturelle ou à une ventilation artificiel-
un certain nombre de risques dus de ces réactions biochimiques, l’hy- le des zones de travail avant toute
d’une part, à la nature de ses tâches drogène sulfuré (H2S) reste particuliè- intervention. Les regards de visite
particulièrement lourdes et éprou- rement redoutable. Son inhalation situés en amont et en aval du point
vantes et d’autre part, à la qualité du provoque souvent des intoxications d’intervention, doivent être ouverts
N°3
milieu de travail confiné et pollué. graves et peut avoir une issue fatale plusieurs heures avant l’accès à ces
Aussi, la sécurité des égoutiers doit- selon le taux de concentration du gaz ouvrages.
elle rester une préoccupation dans l’air inhalé et la durée d’exposi-
constante des responsables et agents Avant de descendre dans les
tion de l’égoutier. Il faut également
des services d’assainissement, ouvrages souterrains, l’équipe d’in-
noter que ce gaz à l’odeur pourtant
sachant que la négligence et l’habi- tervention doit vérifier à l’aide d’ap-
caractéristique, n’est plus perçu par
tude ont tendance à faire oublier les pareils de mesures, la qualité de l’at-
les nerfs olfactifs en raison de son
règles élémentaires de sécurité. mosphère ambiante, spécialement la
action paralysante sur ces organes
présence et la concentration de l’hy-
Outre les déversements prohibés des au-delà d’une certaine concentration.
drogène sulfuré, du gaz carbonique
matières toxiques, des gaz combus- Pour éviter ce genre d’accidents, les et du méthane, et s’assurer que ces
tibles, des vapeurs de combustibles exploitants des réseaux d’assainisse- concentrations sont inférieures aux
liquides et de solvants, des gaz et pro- ment doivent s’assurer de la mise en limites de sécurité. Les agents doivent
duits volatils provenant des écoule- application continue et vigilante des rester vigilants, la présence des gaz
ments industriels, dont la présence règles d’hygiène et de sécurité pré- toxiques et explosifs est impromptue.
dans les égouts est en principe excep- vues par la législation et la régle-
tionnelle, les risques potentiels d’intoxi- En cas de survenance d’incident au
mentation en vigueur. La sécurité doit
cation des égoutiers proviennent essen- groupe travaillant à l’intérieur des
rester une préoccupation quotidien-
tiellement de la présence dans le milieu ouvrages souterrains, le groupe de
ne. Elle passe par une organisation
ambiant de gaz toxiques issus de la fer- garde doit donner immédiatement
rationnelle du service d’assainisse-
mentation des matières organiques l’alerte et en aucun cas ne doit des-
ment, notamment celle des équipes
contenues dans les eaux usées. Il s’agit cendre dans l’ouvrage sans équipe-
d’intervention dans les réseaux et par
principalement de l’hydrogène sulfuré ment de protection contre les gaz
l’établissement d’un catalogue précis
(H2S), du méthane (CH4), du gaz car- toxiques.
définissant les différentes tâches à
bonique (CO2) et avec une fréquence exécuter, les procédures d’interven- Par ailleurs, l’équipement convenable du
moindre, de l’oxyde de carbone (CO) tion, les attributions et les responsa- personnel d’intervention contribue large-
et de l’hydrogène arsénié (AsH3). bilités à tous les niveaux hiérar- ment à l’amélioration des conditions de
L’expérience a montré que ces gaz chiques ainsi que les règles de sécu- travail, du rendement, de l’hygiène et de
toxiques qui sont la conséquence de rité correspondantes. la sécurité des égoutiers. Aussi, convient-
processus biochimiques se dévelop- il de doter ces ouvriers d’une part, des
Les mesures de prévention compren- équipements individuels adéquats tels
pent notamment en zone anaérobie et nent également l’information pério-
lorsque certaines conditions optimales que les combinaisons de travail, les
dique et la plus exhaustive possible du casques antichoc, les masques à gaz, les
sont rassemblées ; à savoir : une tem- personnel sur les tâches qui lui incom-
pérature relativement élevée, une forte gants de protection, les chaussures de
bent, sur la nature des risques aux- sécurité, les bottes et les cuissardes
charge organique, une faible pente quels il est exposé, sur les équipements étanches et les lampes de travail, et
des collecteurs, un temps de séjour mis à sa disposition et sur les règles de d’autre part, les équipements collectifs
important des eaux usées et une insuf- sécurité auxquelles il est astreint. de sécurité tels que les appareils détec-
fisance d’aération. La présence de ces teurs de gaz carbonique, d’hydrogène
gaz est liée également à la configura- Chaque équipe doit être organisée
en deux groupes de travail de 2 à 3 sulfuré ou de méthane, les appareils de
tion des réseaux d’assainissement. Ils mesure de la teneur en oxygène, les
sont observés essentiellement personnes chacun. Pendant que le
équipements mobiles de ventilation et
au sein des bâches des stations premier groupe travaille au fond de
d’extraction de l’air, les gilets, les bouées
de pompage, à l’aval des l’ouvrage souterrain, le second grou-

9
et les perches de sauvetage, les extinc- Les commissions préfectorales et pro- • le FDR (dons et CDC) : 655,89 mil-
teurs de feu, les trousses de secours et vinciales présidées par les Walis et les lions DH, soit 88,6% ;
les équipements de signalisation. Gouverneurs et comprenant les
• contribution des communes et des
Les accidents mortels enregistrés à El représentants des élus et des services
régies : 69,49 millions DH, soit
Jadida et dans les rangs du personnel extérieurs ont décidé de ce fait, selon
9,4% (eau et assainissement) ;
de la Lydec incitent à faire preuve de le principe de proximité, du choix des
vigilance et à protéger la vie et la projets éligibles à ce financement. • participation des bénéficiaires :
santé des égoutiers contre toutes 14,77 millions DH, soit 2%.
Les projets ainsi retenus ont été pré-
formes de risques. sentés à un Comité National du suivi • Ce programme porte sur un ensemble
La DGCL finalise dans ce sens un du PSDD pour validation et notifica- de 760 projets structurants répartis
projet de circulaire et un guide pra- tion des crédits correspondants. dans 28 provinces et 9 préfectures et
tique à l’intention des communes et profite à une population de l’ordre de
Le montant du PSDD, qui s’élève à
des organismes gestionnaires des 2.411.000. Les secteurs concernés
740,15 millions DH, est financé
réseaux d’assainissement qui seront par ce programme sont récapitulés
comme suit :
diffusés incessamment. dans le tableau suivant :

Nombre Coût des projets Populations


Le programmes spécial Secteurs
de projets en millions de DH bénéficiaires
de développement
Alimentation en eau potable 351 303,14 574.141
N°3 décentralisé “PSDD”
Petite et moyenne hydraulique 197 126,64 272.931
Dans le cadre du programme de lutte
contre les effets de la sécheresse, un Routes rurales 67 207,99 1.132.586
Programme Spécial de Développement Abreuvement cheptel 98 23,48 99.994
Décentralisé (PSDD) a été élaboré et
mis en œuvre au bénéfice des régions Assainissement 30 70,69 315.604
les plus affectées, en complément au Projets divers 17 8,21 15.633
programme national du FDR.
TOTAL 760 740,15 2.410.889
Ce programme, dont le financement
est assuré principalement par des Les crédits nécessaires ont été délégués le 17 avril 2001 aux Walis et Gouverneurs concernés, pour
entamer la réalisation de ces projets devant être achevés avant la fin du mois de décembre 2001.
ressources dégagées par la Caisse
de Compensation (CDC), complé-
tées par des dons américains et fran- La gestion déléguée des dique à laquelle devrait se rattacher
la gestion déléguée du service des
çais, vise notamment la mise en services des déchets déchets solides ; en ce sens qu’elle
œuvre de projets structurants, géné-
rateurs de revenus et répondant aux solides ne peut s’apparenter à la concession
besoins des populations, grâce à une ou à l’affermage dans la mesure où
Le service public de la gestion des le délégataire n’est pas rémunéré au
programmation ascendante de ces déchets urbains fait l’objet depuis
projets, par le biais des commissions moyen de redevances perçues auprès
1996 d’initiatives de recours au sec- des usagers du service public. Elle
provinciales et préfectorales, sous teur privé. A ce jour, on compte neuf
l’égide des walis et gouverneurs des n’est pas non plus un marché public
(9) délégations de ce service et de dans la mesure où ce contrat ne cor-
provinces et préfectures concernées. nombreux conseils municipaux envi- respond pas à la réalisation de
Le PSDD a été destiné aux provinces sagent actuellement le transfert de ce simples prestations, mais plutôt à la
et préfectures les plus affectées par la service urbain à des opérateurs privés gestion d’un service public sur une
sécheresse et dirigé vers les secteurs avec comme objectifs, l’amélioration longue période.
de l’eau potable, des routes et pistes des services rendus aux citoyens,
rurales, de la petite et moyenne notamment par l’introduction de la En l’absence d’une législation appro-
hydraulique et de l’abreuvement du logique d’entreprise dans l’organisa- priée, la conclusion et l’exécution de
cheptel en milieu rural, et vers les tion et la gestion de ces services ce type de contrat de gestion délé-
secteurs d’eau potable et d’assainis - publics ainsi que la mobilisation de guée se heurtent dans la pratique à
sement liquide en milieu périurbain. nouvelles ressources financières des- de nombreux obstacles en raison
L’élaboration de ce programme a été tinées à l’acquisition des équipe- d’une part, de la nature du contrat
faite selon une démarche novatrice ments manquants. passé par la collectivité locale cou-
impliquant tous les acteurs locaux. Le Les difficultés rencontrées au démar- vrant une longue période (de 5 à 10
rôle de l’administration centrale s ’est rage de cette expérience de gestion ans) - correspondant à la durée de
limité à fixer la répartition des enve- déléguée en 1996 avaient pour ori- l’amortissement des équipements - et
loppes budgétaires selon une clé de gine l’absence d’un cadre juridique d’autre part, de la nature budgétaire
répartition objective, à fixer les sec- régissant le transfert en général et des dépenses correspondantes impu-
teurs prioritaires concernés et les cri- celui des services des déchets solides tées sur les crédits de fonctionnement
tères d’éligibilité des projets et à en particulier. et dont les reliquats doivent légale-
affecter sur cette base des crédits ment être annulés à la fin de l’exerci-
libres d’emploi aux préfectures et La première difficulté provient de ce budgétaire.
provinces retenues. l’identification de la catégorie juri-

10
La lettre des Collectivités Locales, nouvel espace de communication au service de la démocratie locale

Autre difficulté majeure : celle consti- Certaines communes disposent d’un cette taxe n’étant pas en revanche
tuée par le devenir du personnel effectif élevé de personnel de propre- supportée dans le cas de la gestion
communal affecté aux services de té atteignant un ratio de 13 agents directe desdits services. Le solde de
propreté dont le transfert au déléga- pour 10.000 habitants alors que la cette hausse est la conséquence de
taire ne se heurte pas seulement à un moyenne de ces villes se situe autour l’amélioration de la qualité du servi-
problème de vacuité juridique mais de 9 agents pour 10.000 habitants. ce et de la répercussion du coût des
pose aussi des problèmes d’adapta- Le salaire moyen mensuel net étant investissements.
bilité à la logique commerciale, de de l’ordre de 2.200 DH/agent.
Devant cette situation, plusieurs com-
gestion, de formation et de motiva-
Ces contrats qui portent sur des munes et communautés urbaines se
tion, indépendamment des pro-
durées de 5 à 10 ans concernent sont trouvées dans l’incapacité de
blèmes sociaux induits par son trans-
deux services : celui de la collecte et faire face aux nouvelles charges
fert. Ce personnel étant soumis à un
de l’évacuation de la totalité des impliquées par le secteur privé. Ceci
régime de droit public, il doit chan-
déchets ménagers et assimilés et est du d’une part, à la faiblesse des
ger de statut en cas de reprise par le
celui du nettoiement de la ville dont moyens qu’il leur est possible de
délégataire pour être soumis au droit
la consistance et la fréquence varient dégager au titre de leurs ressources
commun du travail. Le personnel est
d’une commune à une autre. propres ou affectées ; d’autre part, à
par conséquent tout à fait en droit de
Cependant, compte tenu de leurs l’absence d’un système de recouvre-
refuser la formule de la démission de
moyens financiers, certaines com- ment des coûts dudit service et enfin,
son statut d’origine pour un recrute-
munes ont étendu le service à de au fait que les communes ont ten-
ment par la société privée, avec ce
nouvelles prestations : lavage des dance à exiger des niveaux de servi-
que cela suppose comme perte d’ac-
voies, balayage mécanique, tri sélec- ce et de performance incompatibles
quis et de risques pour la stabilité de N°3
tif dans des quartiers pilotes, sensibi- avec leurs capacités propres de
l’emploi.
lisation des populations,... financement.
Sur le plan technique, la situation du
Il convient de noter que dans le cas Pour lever les contraintes évoquées
secteur est également caractérisée
de la gestion directe de ces services ci-dessus, un projet de décret relatif à
par un certain nombre d’insuffi-
par les communes, le coût du service la gestion des services des déchets
sances dont l’absence d’études de
varie de 129 DH à 228,5 DH/tonne ménagers et assimilés par le secteur
schémas directeurs définissant les
avec une moyenne de 170 privé est en cours d’étude par les
besoins en investissement et les
DH/tonne, sans tenir compte de pouvoirs publics. Ce projet de texte
conditions d’optimisation des circuits
l’amortissement du matériel. Ce coût prévoit les principales dispositions
de collecte, de transport et d’élimina-
atteint en moyenne 248 DH/tonne suivantes :
tion des déchets, d’imprécision
pour les communes qui y incluent
concernant l’évaluation des coûts • la conclusion de contrats de ges-
l’amortissement du matériel commu-
actuels de ces services et de l’inexis- tion des déchets ménagers sous la
nal.
tence de documents types de référen- forme de marché-cadre ;
ce (cahier des charges, guides tech- Le montant global des contrats pas-
• l’obligation d’une délibération des
niques, plans types etc…). sés s’élève à 137 millions de DH/an
conseils concernés autorisant le
et le coût moyen des services de col-
A ce jour, neuf (9) communes recours à cette formule de gestion,
lecte et de nettoiement est passé à
urbaines ont délégué à des opéra- avec possibilité d’affecter auprès
340 DH/tonne par l’effet de ce trans-
teurs privés la gestion de leurs ser- du contractant le personnel et le
fert au secteur privé. Quant aux
vices de déchets après la procédure matériel communaux relevant des
indemnités complémentaires accor-
d’appel à la concurrence. Il s’agit services de propreté ;
dées par l’opérateur privé au person-
des communes urbaines de Fès-
nel communal mis à sa disposition • l’exclusion des procédures res-
Medina (préfecture Fès Medina) et
pour exécuter lesdits services, ils treintes et négociées pour la
Hay Hassani (préfecture Ain Chock
représentent entre 8 et 20% de sa conclusion desdits contrats ;
Hay Hassani) en 1997, Nador et
rémunération actuelle.
Essaouira en 1998, Agdal (préfectu- • l’instauration d’une longue durée
re Fès El Jadid Dar Dbibagh), Tanger Pour ces 9 délégations de ce service, pour ce genre de contrat permet-
et Charf (préfecture Tanger-Assilah) les opérateurs privés ont apporté un tant l’amortissement des investisse-
et Al-Ismaïlia (préfecture Meknès Al- investissement de 109,4 millions de ments consentis, sans toutefois
Ismaïlia) en 2000, Agdal Ryad (pré- DH auquel il faudrait ajouter un excéder 10 ans ;
fecture Rabat) en 2001. montant de 47 millions de DH cor-
• la précision des modalités d’enga-
respondant à la valeur résiduelle du
La population concernée par ces gement et de paiement des
matériel communal que les sociétés
opérations est estimée à 1.473.000 dépenses correspondantes.
ont repris aux communes.
habitants pour une production
Conscient du déficit considérable
moyenne de 403.000 tonnes/an. Les Sur le plan du coût du service géré
enregistré par ce secteur, le ministère
ratios observés en terme de produc- par le secteur privé, la charge muni-
de l’Intérieur a, par ailleurs, sollicité
tion des déchets varient de 0,57 cipale d’origine a varié à la hausse
l’exonération des contrats de gestion
kg/habitant/jour à 1,05 kg/habi- dans une fourchette de 1,10 à 2 fois.
déléguée des services des déchets
tant/jour avec une moyenne de 0,76 Une partie non négligeable de cette
ménagers de la TVA, au même titre
kg/habitant/jour, y compris les augmentation du coût provient de
que l’assainissement liquide (Loi des
déchets assimilés aux déchets ména- l’application de la TVA (20 %) sur le
finances 2000), en attendant la mise
gers. service assuré par l’opérateur privé ;

11
à niveau de ce secteur ou la mise en De même qu’il est impératif d’accor- teur de l’assainissement liquide et les
place éventuelle d’un système de der une attention accrue au pro- perspectives de son développement
reco uvrement des coûts. gramme d’approvisionnement du en recommandant ce qui suit :
monde rural en eau potable, afin que
• prendre toutes les mesures d’ordre
nos campagnes puissent accéder au
institutionnel, économique, finan-
Le conseil supérieur de développement que Nous souhaitons
cier, réglementaire et technique en
pour elles…". (Extrait du Discours de
l’eau et du climat Sa Majesté le Roi Mohammed VI,
vue de résorber le retard accumulé
par le secteur de l’assainissement
Sa Majesté le Roi Mohammed VI que que Dieu L’Assiste – prononcé à l’ou-
et du traitement des eaux usées en
Dieu L’Assiste a présidé le jeudi 21 verture de la 9ème session du
vue de leur réutilisation. A cet effet,
Juin 2001 à Agadir l’ouverture de la C.S.E.C).
la contribution de l’Etat au finance-
9ème session du Conseil Supérieur de Rappelons que cette 9ème session a ment du secteur de l’assainisse-
l’Eau et du Climat (CSEC). Le souve- été consacrée à l’examen des thèmes ment est indispensable à l’instar du
rain a appelé à un changement radi- suivants : PAGER et de l’équipement des péri-
cal de notre perception à l’égard de mètres irrigués ;
l’eau et a donné Ses Hautes • le plan directeur pour le dévelop-
Directives pour une nouvelle stratégie pement des ressources en eau des • créer un organisme fédérateur
en matière de gestion des ressources bassins du Souss-Massa ; d’assainissement qui aura pour
en eau. Cette stratégie sera élaborée • le plan directeur pour le dévelop- mission l’assistance technique aux
dans le cadre d'un plan national de pement des ressources en eau des collectivités locales, la recherche
développement des ressources bassins du Tensift ; des financements, la promotion, la
N°3
hydrauliques et présentée à la pro- coordination et la régulation du
• la stratégie de la météorologie face
chaine session du CSEC. secteur, la contribution à l’élabora-
aux préoccupations nationales ;
tion des textes régissant le domai-
"Le temps est donc venu pour nous • la gestion de l’économie de l’eau ; ne. Cet organisme doit assurer le
de changer radicalement notre per- rôle d’interlocuteur des bailleurs de
ception et notre attitude à l’égard de A l’issue de cette session, le CSEC a
approuvé les deux plans directeurs fonds et des organismes d’aide et
l’eau, à travers la gestion de la de coopération.
demande de cette ressource et la des bassins versants du Souss-Massa
rationalisation de sa consommation. et du Tensift et émis d’importantes
Il importe, en outre, de poursuivre les recommandations intéressant les
efforts qui sont engagés pour mobili- dossiers soumis à cette session. Séminaire de formation
ser toutes les ressources hydriques Les principales recommandations au profit des cadres tech-
mobilisables. Il nous incombe, paral- relatives à l’économie de l’eau se niques des communes
lèlement, d’aller plus loin dans la résument comme suit :
réalisation d’installations de stockage rurales en matière de
et d’assurer, dans un souci de solida- • renforcer les mesures techniques et
de sensibilisation à l’économie de gestion des services d’eau
rité inter-régionale, le transfert des
eaux à partir des bassins excéden- l’eau notamment celles qui portent potable en milieu rural
taires vers les bassins déficitaires. sur la tarification de l’eau, en vue
de réaliser davantage d’économie Dans le cadre de l’accord de coopé-
Afin d’alléger la charge des investis- dans le secteur de l’eau potable ration qui la lie à la Fondation
sements, il est devenu nécessaire de qui nécessite la mobilisation d’in- Konrad Adenauer (FKA), la Direction
rechercher de nouvelles formules de vestissements de plus en plus Générale des Collectivités Locales a
financement et de gestion des lourds ; organisé le troisième séminaire de
ouvrages hydrauliques. De même formation sur la gestion des services
qu’il nous incombe de revoir nos • poursuivre et renforcer les pro- de l’eau potable en milieu rural. Ce
choix et nos options concernant les grammes de réhabilitation et de séminaire s’est déroulé à la province
modes de production agricole, en maintenance des ouvrages hydrau- d’Ifrane, les 12 et 13 juillet 2001,
tenant compte - pour cette question liques et des réseaux d’irrigation ; au profit d’une quarantaine de tech-
que Nous considérons hautement • poursuivre et consolider les niciens des communes rurales rele-
prioritaire - du facteur rareté de l’eau mesures visant l’amélioration des vant des provinces d’Ifrane, Sefrou et
et du coût de production réel dans capacités managériales des opéra- Boulemane.
notre pays. teurs chargés de la gestion et de la Les techniciens communaux qui ont
Compte tenu des retards accumulés distribution de l’eau ; apprécié le contenu de ce séminaire
au niveau de l’assainissement des Par ailleurs, il convient de noter que ont recommandé de prolonger la
eaux usées, il est indispensable de le CSEC a réservé pour la première durée de la formation et d’organiser
songer à des formules pratiques de fois dans le thème "économie de des journées de sensibilisation au
nature à aider à la protection des l’eau", une place importante à l’exa- profit des présidents des communes
ressources en eau contre la pollution. men de la situation actuelle du sec- rurales sur l’importance de ce sujet.

12
La lettre des Collectivités Locales, nouvel espace de communication au service de la démocratie locale

Services Publics Locaux


Programme de réhabili- au profit de 6.579 établissements. dégagement des ressources qui peu-
vent être affectées à d’autres usages
tation des établisse- • 600.803.860 Dh (soit 58% du
plus profitables à la collectivité.
montant des programmes approu-
ments scolaires vés) ont été attribués au bénéfice Par ailleurs, une société spécialisée
La situation au 31 juillet 2001 du de 529 communes pour la réhabi- dans le domaine de la rationalisation
programme de réhabilitation et de litation de 3.834 unités scolaires. de la consommation en énergie élec-
mise à niveau des infrastructures sco- trique au niveau de l’éclairage public
• 239 contrats ont été signés par les
laires en milieux rural et péri-urbain a développé un système qui permet
Présidents de communes et retour-
se résume comme suit : de réduire la consommation de n’im-
nés au Fond d'Equipement
porte quel réseau d’éclairage public
• 979 programmes communaux ont Communal (FEC).
utilisant des lampes standards à gaz
été approuvés par le ministère de La répartition régionale des prêts (vapeurs : mercure et sodium).
l’Education nationale pour un mon- FEC accordés et des conventions
tant global de 1.042.585.422 Dh Ce dispositif est doté de puces
approuvées est la suivante :
électroniques et de logiciels
qui contrôlent et dirigent les
Emprunts FEC accordés Nb de Conventions réactions du gaz des lampes et
REGIONS
Montant Nb d'établissements approuvées stabilisent la tension. Il se pré - N°3

Oriental 75.385.904 484 62 sente sous forme d’armoire et


Doukala Abda 65.058.465 425 73 peut être inséré dans le réseau
Meknès Tafilalet 62.920.289 280 38 d’éclairage public sans en per -
Gharb Cherarda Bni Hssein 61.160.620 361 67 turber le fonctionnement. En
Marrakech Tensift Al Haouz 58.077.682 375 43 outre, il garantit une économie
Tanger Tétouan 51.073.191 357 39 d’énergie en kwh de 35% au
Chaouia Ouardigha 51.030.521 204 33 minimum sur un réseau non
Fés Boulemane 41.378.377 253 31 optimum et pouvant aller jus -
Guelmim Essemara 39.232.491 136 36 qu’à 52% pour des réseaux
Souss Massa Drâa 34.022.500 567 43 correctement exploités.
Rabat Salé Zemmour Zaer 25.141.770 80 17
Taza Al Hoceima Taounate 24.954.800 207 31 Pour mettre en évidence l’aptitude de
Tadla Azilal 6.989.500 93 9 ces armoires à réduire la consomma-
Lâayoune Boujdour Sakia Hamra 2,003,330 6 5 tion des lampes à gaz, la société a
Grand Casablanca 1.851.420 4 1 procédé à des essais de mesures
Oued Eddahab Lagouira 523.000 2 1 comparatives des énergies consom-
Total 600.803.860 3.834 529 mées, durant un même intervalle de
temps, par les réseaux d’éclairage
public en fonctionnement normal et
Rationalisation de la Locales, avec l’assistance ceux munis d’ armoires.
technique d’un bureau d’étu -
consommation de, concernant l’optimisation Les essais de performance ont été
effectués sur des sites pilotes à Sala
d'énergie électrique de la consommation "moyenne
Al Jadida et à l’entrée de la ville d’El
tension" d’un échantillon de 16
Les collectivités locales supportent collectivités locales, disposant Jadida et de Rabat, en présence des
des dépenses de consommation d’un poste transformateur. Les représentants des distributeurs (RAA-
d’énergie qui pèsent souvent lourde- premiers résultats de cette DEJ et REDAL) et de celui de la
ment sur les budgets de fonctionne- étude font ressortir que, le Direction des Régies et des Services
ment de certaines communes. Il gain annuel acquis est de 32% Concédés ainsi que des responsables
importe donc que les collectivités sur la facture. techniques des communes. Les essais
locales apprennent à rationaliser leur de mesures ont duré 10 jours, entre
consommation énergétique en adop- Au niveau national et par introduc- 18h30 et 6h30, pour chacun des
tant les techniques de maîtrise de la tion des autres techniques qui per- réseaux.
consommation d’énergie. Ce domai- mettent la baisse effective de la
consommation en kwh (dimension- Il convient de signaler que les gains
ne est pratiquement non exploité et
nement des installations, installation en énergie électrique ainsi réalisés,
la mise en place de programmes de
des automates programmables, bal- ont été de l’ordre de 48 à 50% au
rationalisation n’est pas encore enta-
lastes électroniques etc..), une réduc- niveau des 2 sites d’essais à la
mée, souvent en raison des investis-
tion de la consommation électrique Wilaya de Rabat et de 42 à 44 % au
sements que cela exige.
de 20% reste très réaliste. Cette éco- niveau des autres sites à El Jadida.
Une étude a été récemment nomie va permettre, d’une part Durant la période des essais, l’éclai-
menée par la Direction l’amélioration du taux de recouvre- rage a été assuré de façon régulière
Générale des Collectivités ment des factures, et d’autre part, le et satisfaisante.

13
Personnel des collectivités locales
Gestion des Ressources Depuis janvier 2000, quelques milliers nique, et les différentes catégories
de demandes de transformation de d'emplois, de sorte à réaliser progres-
Humaines des postes budgétaires ont été ainsi satis- sivement une pyramide cohérente des
Collectivités Locales faites par les services compétents de la emplois correspondant d'une part,
Direction Générale des Collectivités aux besoins précis de la collectivité
La Direction Générale des Locales pour les préfectures, les pro- locale en nombre et qualifications et
Collectivités Locales est souvent saisie vinces, les communes et communau- d'autre part, à l'impératif d'optimisa-
de demandes de transformation de tés urbaines comme il ressort du tion des ressources humaines.
postes budgétaires, soit pour satisfaire tableau statistique ci-après:
des demandes de recrutement, soit
pour régulariser des promotions de Organisation des exa-
grade de leurs fonctionnaires.
mens d'aptitude
Collectivités Nbre de transformations % professionnelle et des
Préf/Prov 415 9 concours pour la promo-
Communautés urbaines 348 7 tion des fonctionnaires
Communes urbaines 4.142 84
N°3
Total 4.905 100
communaux
A l'instar des fonctionnaires de l'Etat,
Ces transformations se répartissent selon les différents types de cadres comme suit :
les fonctionnaires communaux béné-
ficient de possibilités de promotion
Cadres Nbre de transformations % de grade à un rythme plus rapide que
la promotion par ancienneté au
Cadres supérieurs 400 8
moyen d'examens d'aptitude profes-
Cadres moyens 1.123 23 sionnelle et de concours organisés
Personnel d'exécution 846 17 conformément aux dispositions pré-
Main d'œuvre ouvrière 2.536 52 vues par le statut général de la fonc-
Total 4.905 100 tion publique et des textes d'applica-
tion.
Encadrement supérieur Cadres
Effectifs % La question a été posée par
supérieurs
des Collectivités Locales plusieurs ordonnateurs des
Administratifs 7.705 70 budgets communaux de savoir
Au cours de la dernière décennie, si ces examens et concours
des efforts déterminés ont été Techniques 3.190 30
peuvent être organisés par les
déployés conjointement par le minis- Total 10.895 100 communes et les communautés
tère de l'Intérieur et les Collectivités urbaines en l'absence de postes
Locales en vue de renforcer les res- budgétaires vacants.
sources humaines de ces collectivités L'effort devra être centré à l'avenir sur
tant sur le plan quantitatif que quali- la mobilisation des techniciens supé- En application des dispositions de
tatif, en privilégiant les cadres supé- rieurs afin d'améliorer la capacité l'article 7 du dahir n°1-58-008 du 24
rieurs et moyens. d'ingénierie et d'expertise des collec- février 1958 portant statut général de
tivités locales qui ne comptent - la fonction publique "toute nomina -
L'encadrement supérieur a été valeur 2001- qu'un effectif de 1732 tion ou toute promotion de grade
de ce fait multiplié par 3,2 ingénieurs et architectes.
entre 1990 et 2000 particulière- n'ayant pas pour objet de pourvoir à
ment à la suite de recrutements mas- Les besoins en ressources humaines une vacance est interdite".
sifs effectués à l'occasion des opéra- des collectivités locales devront être En vertu de ces dispositions, la dispo-
tions nationales d'embauche des désormais identifiés sur la base de nibilité des postes budgétaires
jeunes diplômés, lauréats des univer- normes d'encadrement objectives et vacants préalablement à l'organisa-
sités, des grandes écoles et des éta- évaluées en fonction d'un référentiel tion des examens d'aptitude profes-
blissements d'enseignement supérieur. métier tout en tenant compte naturel- sionnelle et des concours, est une
lement des possibilités financières de condition fondamentale pour la
La structure des emplois supérieurs chaque collectivité.
des collectivités locales fait appa- régularité de cette promotion .
raître cependant une large prédo- Ces besoins doivent être déterminés Dans ce sens, la circulaire ministériel-
minance des cadres administratifs au titre d'un programme d'encadre- le n°30 DGCL, en date du 11 mars
qui représentent aujourd'hui près ment qui fixe les possibilités de recru- 1999 adressée aux Walis et
de 70% des emplois supérieurs tement à moyen terme (4 à 5 ans) et
contre 30% seulement pour les Gouverneurs des préfectures et pro-
rétablit les équilibres entre les diffé- vinces du Royaume, rappelle les dis-
cadres techniques d'après les don- rents niveaux administratif et tech-
nées de l'exercice 2000-2001. positions ci-dessus et précise la pro-

14
La lettre des Collectivités Locales, nouvel espace de communication au service de la démocratie locale

cédure administrative d'organisation et ne peuvent produire aucun nel rémunéré sur le budget des
des examens et concours et la néces- effet juridiquement fondé, ni Collectivités Locales et mis à la dis-
sité pour les collectivités désireuses créer des droits acquis au pro - position d'autres administrations.
de les organiser d'entreprendre les fit des candidats admis à ces
Les résultats de cette enquête permet-
démarches nécessaires auprès des examens et concours.
tront d'envisager notamment :
services compétents de la Province
ou de ce ministère en vue de deman- 1- La mise en place d'un plan de
der : Enquête auprès des déploiement du personnel des col-
lectivités locales en sureffectif ;
• Soit la création de postes budgé- Collectivités Locales
taires correspondant au grade pour 2- L'élaboration d'un plan de recon-
lequel l'examen ou le concours est
pour un plan de redé- version d'emploi, de mise à niveau et
organisé en justifiant le recours à ploiement de leur de perfectionnement du personnel en
cette voie exceptionnelle de pro- exercice.
motion et la disponibilité des res-
personnel
La fonction publique locale qui Le redéploiement permettra ainsi
sources financières suffisantes pour
compte aujourd'hui plus de 143.000 d'alléger les charges salariales des
supporter les charges afférentes à
fonctionnaires et agents souffre d'un Collectivités Locales et de mettre
ces créations d'emplois,
double handicap : éventuellement à la disposition des
• Soit la transformation d'éventuels services d'Etat demandeurs ou des
postes budgétaires vacants dispo- • Une hypertrophie de personnel et collectivités locales, des centaines de
nibles de grades similaires ou à de cadres aux qualifications profils de cadres qualifiés, qui sont
charge financière équivalente. inadaptées. en sureffectif ou dont la formation ne N°3

• Un sous-emploi des cadres affectés correspond pas à l'emploi local.


Les arrêtés portant ouverture des exa-
mens et concours ne peuvent être le plus souvent à des tâches qui ne La Direction Générale des
pris par les Présidents des conseils correspondent pas à leur formation Collectivités Locales procédera en
communaux qu'une fois les créations de base. outre, à la lumière des résultats de
ou les transformations des postes cette enquête à l'élaboration d'un
Pour pallier à ces difficultés, le minis- plan de formation et de mise à
budgétaires entérinées. Ils doivent tère de l'Intérieur compte effectuer
faire mention expresse de la vacance niveau, voire de reconversion pour
une enquête auprès des Collectivités adapter le maximum de personnel
des emplois et en préciser le nombre. Locales pour déterminer avec préci- disponible aux besoins réels des
Les examens et concours orga - sion d'une part, les sureffectifs en administrations locales et aux métiers
nisés par certaines communes nombre par rapport aux ratios stan- nouveaux ou d'avenir.
en l'absence de postes budgé - dards, les emplois incompatibles ou
taires vacants sont irréguliers inadéquats et d'autre part, le person-

Questions / Réponses
La DGCL est régulièrement saisie d’in- Réponse : "Attendu que les requérants demandent
terrogations et de questionnements de la l’annulation du jugement pour violation
Contrairement à une interprétation cou- des dispositions de l’article 2 du dahir du
part des walis et gouverneurs ainsi que rante erronée, la majorité absolue n’est
des élus, à propos de l'interprétation de 30/9/1976, en vertu desquelles l’élec-
pas "la moitié plus un", mais "plus de la tion du président du conseil communal
certaines dispositions des textes régissant moitié". La nuance est importante est
les collectivités locales. et des membres du bureau a lieu à la
peut être forte de conséquences. majorité absolue des membres du
En vue d’assurer la plus large diffusion Ainsi, dans l’hypothèse où le nombre conseil et comme le conseil de la com-
aux questions ainsi posées et aux des votants est impair - 15 par mune de Oualili compte 11 membres,
réponses qui leur sont réservées, et d'en exemple- la majorité absolue est et que la majorité absolue de ce conseil
étendre le profit à la généralité des élus acquise à 8 voix. Le nombre 8 est équivaut à la moitié plus une voix, soit
et fonctionnaires territoriaux, "La Lettre décompté comme étant plus de la 7 voix, et que l’intimé a obtenu 6 voix
des Collectivités Locales" procédera moitié de 7,5. seulement et que les 5 autres restantes
périodiquement à la publication des sont invalidées, que, dès lors, la majori-
Dans l’hypothèse inverse où le té obtenue est illégale ;
questions les plus pertinentes. nombre des votants est pair, 12 par
Question : exemple, la majorité absolue est Attendu qu’il est évident que le nombre
obtenue par 7 voix. Plus de la moitié 6 est supérieur à la moitié du nombre
Les articles 2 et 20 du dahir portant de 6 est donc le nombre 7. 11, le tribunal a valablement statué
loi relatif à l’organisation communa- quand il a invoqué dans ses motifs
le font référence à la notion de Une jurisprudence constante de la que le nombre des voix validées obte-
"majorité absolue" : quel est le sens Cour Suprême confirme cette nuance nu par le sieur DEF est de 6 , ce qui
juridique précis de la majorité abso- juridique très largement traitée par la constitue la majorité absolue d’un
lue et comment s'effectue le décomp- doctrine. Cette position de la Cour conseil communal comptant 11
te de la majorité ? Suprême ressort ainsi de l’arrêt n° 333 membres, et que le tribunal a fait une
du 11/11/1993 -dossier n° 10452/92:

15
exacte application des dispositions de ge égal des voix est donc tributaire du séances, à moins que le conseil ne
l’article 2 du dahir du 30/9/1976 sens du vote du président. En cas d'abs- décide le huis clos.
invoquées , et donc le moyen soulevé tention du président, le sens de son vote
est non fondé; n'étant pas exprimé, s'applique alors l'in- Ainsi le public peut non seulement assis-
terprétation ci-après du 2ème cas. ter et suivre les travaux des sessions du
Par ces motifs conseil, mais rien ne lui interdit de les
Rejette le recours ." 2ème cas : En cas de scrutin secret -qui enregistrer par des moyens audio visuels
peut être obtenu comme on le voit à la et d'en faire, sous sa responsabilité l'usa-
Question : demande du tiers des membres pré- ge qu'il souhaite, sauf dans le cas des
En cas de partage égal des voix, la déli- sents, ou lorsqu’il s’agit de procéder à réunions à huis-clos ; l'enregistrement
bération vaut-elle acceptation ou rejet ? une nomination ou représentation- le étant par hypothèse illégal dans la mesu-
partage égal des voix entraîne le rejet de re où il viole le secret des délibérations.
Réponse : la délibération. Le scrutin étant secret, et En revanche, il y a lieu de distinguer les
La réponse à cette question varie selon le sens du vote du président ne pouvant enregistrements privés et les enregistre-
les 2 cas de figures suivants : et ne devant pas être connu, la règle de ments propres à la commune. Chaque
la prépondérance de la voix du prési- membre du conseil dispose du droit,
1er cas : en cas de vote public-principe dent ne peut en effet être içi valablement
général institué par l’article 20 du dahir comme tout citoyen, d'enregistrer par ses
invoquée. Ainsi faute pour la délibéra- propres moyens et sous sa responsabili-
relatif à l’organisation communale la tion d'avoir obtenu un vote franc de "plus
voix du président est prépondérante. Le té, les débats de l'assemblée.
de la moitié", elle est considérée comme
terme "président" doit s’entendre par rejetée. Toutefois, les enregistrements propres
celui qui préside la séance en question, à la commune effectués à ses frais sont
qu’il soit le président du conseil en titre, Question : sa propriété. Ils doivent être dûment
N°3
son remplaçant désigné dans le cadre conservés et ne peuvent être utilisés à
L'usage des moyens audiovisuels pour l'en- des fins personnelles. Le conseil peut
de la suppléance instituée par l’article registrement des délibérations du conseil
52 du dahir précité, ou le président de donc intégrer dans son règlement inté-
communal en session ordinaire ou extra- rieur, les conditions et les modalités
séance à l’occasion du vote du compte ordinaire est-il permis ?
administratif, en vertu de l’article 38 du d'organisation et d'exploitation des
même dahir sus-cité. Ainsi, le vote posi- Réponse : moyens d'enregistrement.
tif du président vaut approbation de la L'enregistrement des délibérations du
Le dahir portant loi relatif à l'organisa- conseil est donc permis par la loi, du
délibération. A contrario, son vote néga- tion communale a retenu le principe
tif équivaut au rejet de ladite délibéra- moins implicitement.
général du caractère public des
tion. Le résultat du vote en cas de parta-

Actualités
Congrès de l’Unité membres (20 nommés par la FMCU et Au titre du renouvellement des ins-
20 par l’IULA) de sorte à garantir une tances dirigeantes de la FMCU,
FMCU-IULA, Rio de Janeiro représentation régionale équitable par Madame Mercedes BRESSO (Italie) a
03 au 06 Mai 2001. chaque organisation. été élue à la présidence de la
A l’occasion de leurs 16ème et 35ème Le congrès de Rio a également permis Fédération ; de même que Messieurs
Assemblées Générales, la Fédération aux participants de débattre d’une série Paolo MORELLO (Italie) et Jacques
Mondiale des Cités-Unies Villes de thèmes qui constituent les princi- AUXIETTE (France) ont été respective-
Jumelées (FMCU-VJ) et l’Union pales préoccupations actuelles des col- ment désignés aux postes de secrétaire
Internationale des Villes et Pouvoirs lectivités locales : gouvernance locale, général et trésorier général.
Locaux (IULA) ont tenu leur Congrès de priorités locales, mondialisation et Le Maroc, dont 94 collectivités adhérent
l’Unité du 03 au 06 Mai 2001 à Rio importation technologique, finance- à cette Fédération, occupant ainsi le troi-
de Janeiro (Brésil). ment du développement local, coopé- sième rang après les collectivités fran-
Les représentants d’une cinquantaine ration décentralisée… çaises et italiennes, bénéficie conformé-
de collectivités locales marocaines ont Les représentants des villes de Rabat, ment aux statuts en vigueur :
participé aux travaux de cette impor- Fès et Meknès ont assuré la présidence -d’une Présidence Déléguée attribuée
tante manifestation. et l’animation de trois ateliers de tra- au Président du Conseil de la
Au cours de ce congrès, il a été procé- vail. Communauté Urbaine de Casablanca ;
dé au renouvellement des instances A l’issue des travaux du congrès de -de six (06) sièges au Conseil
dirigeantes des deux organisations et à l’Unité FMCU-IULA, les maires, respon- International occupés par les présidents
la préparation de leur fusion au sein sables et représentants des villes et des des Conseils des communautés
d’une Organisation Mondiale des collectivités locales ont adopté une urbaines de Tanger, Agadir, Fès, Salé et
Collectivités Locales forte et unifiée. déclaration finale dans laquelle "ils pro - des municipalités de Beni Mellal et
Dans ce cadre, il a été mis en place un clament les priorités de la communauté Dakhla ;
comité unifié FMCU-IULA auquel locale en tant qu’orientations univer - -de trois (03) sièges au Bureau Exécutif
seront délégués les pouvoirs des ins- selles pour les hommes, les femmes et attribués aux présidents des Conseils
tances dirigeantes des deux organisa- pour toutes les collectivités locales et des communautés urbaines de Rabat,
tions. Ce comité est composé de 40 s’engagent à promouvoir ces principes Meknès et Marrakech.
et à en garantir la mise en œuvre".

La lettre des Collectivités Locales • Bulletin d’information bimestriel édité par la Direction Générale des Collectivités Locales
Conception : US GRAPHIC • Dépôt légal: 2001/41• Adresse: Ministère de l’Intérieur - DGCL - Rabat - Maroc • Tél: 037 76 87 22 • Fax: 037 76 19 00