K’eskon attend ?

Le journal des impatients

Excision , Jeunes Talents, ….

Gratuit

n°48 Mai 2016

Sommaire : 
p.3 : actus féministes et poli ques 
p.4 : enquête sur les prénoms 
p.5  : Doit-on publier « Mein Kampf ?» 
p.6 :  Dossier sur l’excision  
p.7 : dossier/ Actrice et lycéenne 
p.8 :  Cible mouvante, théâtre 
p.9 :  Job, danse 
p.10 : Les jours fériés  
p. 11-12 :  Le centre de faune sauvage 
p 13 :  Les ados et les tâches ménagères 
p.14 : Mickael Jamet  
p.15-19 :  Retour sur fes val « Jeunes 
Talents » 
p.20   : Henry Mayol, magicien 

 

Couv  ©Cyrille Gabard

Journalistes : Pauline 
Baert, Fiona Berthault, Jus ne 
Bodin, Mar n Bureau, Nathan 
Fournier, Clément Bonneau, 
Quen n Cholet, Gabin Santer, 
Alexis Jouffriault, Jus ne Grollier, Mélanie Grelier, Nicolas 
Verdin, Marie  Doret, 
Alexandre Cuvert, Maxence 
Lalé, Laurene Cavallier,  Léa 
Chapelet, Julien Lacroix, Angelina Milloux, Anyssa David,  
Cyrille Gabard et Tiffany Theret. , 
Lisa-Marie Leuyet, Shana 
Etouaria et Nordine                                                            
Directeurs de publica on :   
Jacques Arfeuillère et          
Séverine Lenhard  

Toutes les photos ©keskon a end, 
Mai 2016. Imprimé à 900 exemplaires 
par Jouve, 733 rue St Léonard, 53100 
Mayenne 
ISSN : 2107‐5190  Collège René Descartes, 
98 bd Blossac, 86 106 Châtellerault.  
Projet soutenu et financé exclusive‐
ment par la ville de Châtellerault et la 
Communauté d’Aggloméra on du 
Pays Châtelleraudais. Merci à eux ! 
Partenariat avec le « 4 », 
pour des ateliers vidéo avec 
José Bourdon et des ateliers 
images avec Aïssa  Kandila.   Merci ! 

Les femmes plus « chères » !
Aujourd'hui, beaucoup affirment que la cause féminine a avancé, que la parité est respec‐
tée, que la domina on masculine recule. Et pourtant ! Il y a bien encore « quelques diffé‐
rences » entre les hommes et les femmes. C'est notamment le cas pour les salaires, les 
éduca ons, les emplois mais aussi… le prix des produits qu'on achète en grandes surfaces. 

O

n ne peut pas dire que les stéréotypes ont disparu. 
Il en reste beaucoup. Ces stéréotypes qui concernent plus les femmes que les hommes. " Ce sont 
les femmes qui font les tâches domes ques." "Ce 
sont les femmes qui font la cuisine." "Courir, c'est  quelque 
chose pour les garçons." "Faire du foot, c'est pour les garçons." Et la majorité des stéréotypes 
que nous conservons sont environ 
tous à la défaveur des femmes. Par 
exemple, faire la cuisine ou passer le balai 
est loin d’être aussi agréable que jouer au foot 
ou sor r entres amis, qui sont trop souvent le 
privilège des garçons. Laisser le sport aux garçons, 
comme ac vité naturelle, c’est 
leur reconnaître plus de liberté. 
Eduquer la pe te fille en 
bonne ménagère par les 
jouets d’imita on de cuisine 
ou de ménage, c’est préparer son aliéna on. 
Une pe te enquête aux résultats surpre‐
nants 
Nous avons fait une enquête pour comparer les 

différences de prix sur certains produits typés « femmes » 
ou « hommes » par les emballages ou le décor, quand il 
s’agit, en fait du même produit de base.   Nous avons fait 
cela dans plusieurs magasins, pour voir s’il y a bien une 
tendance à la 
différence.  Et nous en 
avons conclu que c'étaient 
toujours les produits 
ciblés pour les petes filles ou pour les 
femmes qui étaient 
plus chers. C’est le cas, par 
exemple, des magazines d'enfants, des servie es d'anniversaires, des pale es de maquillages pour anniversaires, des classeurs d'écoles, 
des legos, des jouets, des peluches, des couches 
de bébés, des déodorants ainsi que des rasoirs. 
Tous des produits en èrement comparables sinon 
iden ques et seulement démarqués par la couleur, 
le nom, l’emballage. Toujours, les produits ciblés 
féminins étaient à une somme plus élevée. C’est ce 
qu’on appelle la « taxe rose invisible » bien difficile 
à jus fier ! Jusqu’où va se nicher l’absence de parité !                            Mélanie Grelier et Nicolas Verdin 

acteur noir n'a été nominé ? Jouentils moins bien que les blancs ? Font-ils 
célèbre cérémonie qui                
moins de films ? Mais cela n'est pas 
étonnant de ne voir aucun noir nomirécompensent les meilleurs                         
né, en sachant que seulement 16 réacteurs...blancs !
compenses majeurs ont été décroLes Oscars, c’est un peu le Fes val de 
chées par des afro-américains depuis 
Cannes des américains. Un rendezles débuts de la cérémonie. Mais, 
vous incontournable où toutes les 
quand on y réfléchie bien, si on nous 
stars interna onales se pressent et 
demande de citer quelques acteurs 
espèrent faire sensa on. Et justecélèbres, on trouvera plus d'acteurs 
ment, ce e année encore, la cérémoblancs que noirs donc je pense que les 
nie a fait parler d'elle... 
acteurs de couleur ne sont pas assez 
En effet, ce e année, tout comme 
représentés dans le milieu du cinéma. 
l'année dernière d'ailleurs, aucun acEn revanche, je ne comprends pas 
teur noir n'a été nominé ! Et cela fait 
pourquoi certaines célébrités ont boydeux ans de suite qu'un tel évèneco é la cérémonie en n'y allant pas. 
ment se produit ! Alors je me deLes nominés sont choisis en fonc on 
mande, pourquoi ? Pourquoi aucun 
de la qualité de leur interpréta on 

EDITO : Les Oscars, ou la     
 

donc ce n'est pas en étant absent de 
la cérémonie qu'ils vont changer les 
nomina ons pour l'an prochain et, je 
pense que ceux qui nomment les acteurs ont plus prêté a en on à 
l'interpréta on qu'à la couleur de 
peau. 
En résumé, je trouve que les noirs ne 
sont pas assez présents dans le cinéma et ils devraient y avoir plus de 
diversité quant aux acteurs. Mais je 
ne pense pas qu'on peut qualifier de 
"discrimina on" une cérémonie qui 
récompense l'acteur en fonc on de 
son jeu et non de sa couleur de peau. 
Reste au cinéma à mieux réfléchir son 
rapport à la réalité ! 
Nicolas Verdin 

Quand Léa rencontre Hugo
Elles sont 14 au collège Descartes et ils sont huit ! Léa et Hugo remportent donc la palme des prénoms 
les plus portés en ce moment dans notre établissement test. Devant Marine (7) et Thomas (7). Pe t 
panorama de ces mots qu’on nous colle avant qu’on sache parler, qui nous accompagnent partout et 
tout au long de notre vie,  qui font un peu de notre iden té.   
  chose que nous 
faisons connaître de 

montent sur le podium : le celte 

d’une rencontre. 

Arthur serait un « ours » ; le la n 

Notre panorama ne 

Antoine, une fleur alors que Julien 
dérive juste d’un autre prénom la n, 

pondre aux quesons mais juste 
regarder les tendances qui ont con-

©Cyrille Gabard 

duit ceux qui sont 

Ç

les 3èmes, Arthur, Antoine et Julien 

nous au moment 

prétend pas ré-

Julius. 
Côté filles 
On trouve Léa, bien sûr mais aussi 
Emma et Marie chez les 6èmes. Emma, ce serait la « maison » si on 

nés avec le XXIème 

prend l’origine germanique et Marie 

siècle à s’inscrire 

vient de Myriam, mot hébraïque qui 

sur les listes d’état 

représente une gou e de mer.   En 

civil avec tel ou tel 

5ème, C’est Laura, Elisa et Maëlys : la 

prénom. Pour Ma-

première reçoit les lauriers 

rine, c’est en 4ème 
a veut dire « Gazelle », mais 

mi » (origine grecque). Enfin, pour 

(la n),  la seconde reprend toute 

qu’on le trouve le plus et on n’a pas 

aussi « fa gué » ; l’origine 

une phrase hébraïque : « Dieu est 

besoin d’en définir l’origine. Tho-

est hébraïque,  et pourrait 

mas, c’est en 5ème : avec une origine 

plénitude » alors que la troisième 

s’écrire « Le’ah ». Parmi 

vient du breton Maël qui signifie le 

araméenne, qui signifie Jumeau. 

« chef ». 

Les podiums garçons 

En 4ème, c’est Léa, toujours, mais 

qui l’ont donné ? Comment choisit-

En 6ème, les garçons s’appellent 

c’est aussi Marine et Julie, version 

on un prénom et qu’est-ce qui fait 

Théo, Enzo ou Ma s. Un drôle de 

féminine de Julius et donc de Julien. 

toutes celles qui portent ce prénom, 
qui le sait ? Et qui le sait parmi ceux 

qu’il y ait ainsi des tendances, des 
effets de mode qui font que, sur une 

ercé qui met côte à côte, respec vement, « dieu », « maître de maième

Enfin, chez les 3èmes, en plus de Léa 
(encore), on a Chloé et Pauline. Ce 
sont d’ailleurs elles qui auront le 

généra on de collège, on donne 14 

son » et « don de dieu ». En 5

fois le même. Puis que ça tombe 

a donc Hugo, mais aussi Melvin et 

mot de la fin : Chloé est une pro-

ensuite un peu dans l’oubli ? 

Thomas : à la pensée (Hugo), et au 

messe puisqu’en grec, c’est « une 

« jumeau » (Thomas), on ajoute 

jeune pousse » et Pauline, dérivé de 

« celui aux sourcils lisses » (Melvin). 

Paulus, signifierait « pe t ». Voilà, 

« esprit », « intelligence ». Ces signi-

Maxime, Lucas et Alexandre sortent 

ça, c’était pour nommer les plus 

fica ons influencent-elles la person-

en tête chez les 4èmes. Maxime, 

grands et les plus âgés de notre col-

nalité de celui qui porte le prénom ?

c’est « le plus grand » (origine la-

lège test.   

Pour Hugo, c’est dérivé d’un prénom 
germanique, Hug, qui signifie 

On le voit de nombreuses ques ons 

, on 

ne) ; Lucas est « Brillant » (origine 

peuvent tourner autour de ce qui, 

grecque) alors qu’Alexandre est ce-

avec le patronyme, est la première 

lui qui « repousse l’enne-

La rédac on, à par r d’une longue 
enquête conduite par Tiffany T. 

« Mein Kampf » : Un brûlot,
une réédition, une polémique...
Le livre d’Adolf Hitler doit‐il se trouver en nombre en librairie ? 
C’est la ques on que la rédac on s’est posée. Eléments de ré‐
ponse, notamment à travers la rencontre d’un prof d‘histoire, 
Franck Parot‐Abellard. 
n’est plus le même à 
l’heure actuelle étant donné que ce brûlot a été écrit 
durant l’entre-deux 
guerres, à une époque où 
régnait une profonde crise 
poli que, économique et 
sociale. Un brûlot est un 
ouvrage suscep ble de se 
livrer à des violentes polémiques.  Pourtant les idées 
qu’il con ent restent un 
tant soit peu choquantes et 
©Keskon a end 
explosives. A l’époque, en 
 Mein Kampf » (ou « Mon 
1934, la maison d’édi on française 
Combat » en français) est le 
Les Nouvelles Edi ons La nes (NEL) 
célèbre livre écrit par le dicavait publié la version traduite intétateur Adolf Hitler entre 
gralement alors qu’Hitler avait inter1924 et 1925 lors de son séjour en 
dit la traduc on de différents pasprison. Ce livre con ent des élésages qui prônaient la haine envers 
ments autobiographiques ainsi que 
les français. Cependant en 1938, une 
nouvelle version traduite, sans les 
l’histoire des débuts du NSDAP agrépassages an -français est publiée, 
menté de quelques réflexions sur la 
propagande ou l’art oratoire dans 
elle est nommée « ma doctrine ». De 
lequel l’auteur expose l’idéologie 
plus, beaucoup d’allemands possétotalitaire du nazisme. La réédi on 
daient ce livre puisqu’il était auparaaurait alors dû avoir lieu le premier 
vant obligatoire. 
janvier 2016 puisqu’un livre tombe 
Plutôt contre 
dans le domaine public 70 ans après 
Les arguments contre sont plus 
la mort de l’auteur. Ce e réédi on 
nombreux que ceux pour. Tout 
est alors controversée puisqu’il 
d’abord, ce livre est mal écrit. Les 
existe des points de vue différents 
textes d’Hitler sont dit incohérents 
avec des arguments pour et contre. 
et « brouillons ». Ce livre ne relève 
Jusqu’en 2015, c’était le Land de 
donc pas de la li érature. Le princiBavière, héri er d’Adolf Hitler, qui 
pal argument contre est qu’il peut, 
possédait les droits d’auteur. Mais 
encore aujourd’hui, être considéré 
désormais le livre est retombé dans 
comme un appel au meurtre et à la 
le domaine public et le débat pour 
haine raciale et qu’il prone notamrééditer cet ouvrage est alors relanment l’an sémi sme puisque Mein 
cé. Cependant le contexte historique 
Kampf était tout de même la profes-

«

sion de foi d’Hitler. Jean Luc Mélenchon, député européen et homme 
poli que de gauche, est, lui, contre 
ce e réédi on, ce qu’il explique 
dans une le re ouverte adressée 
aux Edi ons Fayard. Ce e le re est 
in tulée « Non ! Pas Mein Kampf 
quand il y a déjà Le Pen » et juge 
Mein Kampf comme étant « le texte 
principal du plus grand criminel de 
l’ère moderne » et un « acte de condamna on à mort de six millions de 
personnes ». Pour certain, la réédion de Mein Kampf pourrait également susciter la fla erie des idées 
d’extrême droite. 
Certains arguments cependant demeurent favorables à ce e réédion. En premier lieu, cet ouvrage est 
facilement disponible sur internet et 
toutes les personnes voulant le lire 
n’auront pas beaucoup de mal à se 
le procurer. La réédi on sera aussi 
une version complète pédagogique 
qui sera annotée avec des explicaons écrites par des personnes habilitées à ce sujet ce qui perme ra 
d’éviter la bê se des propos qu’Hitler aurait pu écrire auparavant et 
donc une mauvaise interpréta on. 
Cet ouvrage peut alors être vu 
comme un livre uniquement historique et perme ant de mieux comprendre le point de vue des nazis et 
non comme un appel au meurtre. La 
réédi on a déjà été un succès en 
Allemagne mais alors quelle place 
aura-t-elle en France ? 
Gabin Santer 

Lana Asaad :
l’exil pour être libre
©Keskon a end 

Lana Asaad est une journaliste d’origine et de na onalité Kurde 
(Irak), arrivée en France il y a 4 ans. Réfugiée poli que, elle a fui 
son pays pour échapper aux conséquences de ses prises de posi‐
on, en par culier sur l’excision. Rencontre 

L

ana Asaad est avant tout une 
militante féministe. Et sa lu e 
pour le droit des femmes 
passe plus par culièrement 
par une lu e contre l’excision dans 
son pays. L’Irak étant en guerre, la 
situa on du pays n’arrange rien à 
ce e pra que qu’elle juge barbare. 
« La guerre change le comportement 
social, » déclare-t-elle pour décrire 
la situa on aujourd’hui dans son 
pays. Son ac on? Enquêter sur l’excision et en parler : Lana est auteur 
d’un ar cle qui a changé sa vie. 
C’est une tradi on, dite religieuse 
pour ceux qui la perpétue,  mais 
pour Lana, c’est totalement faux 

« Ils se cachent simplement 
derrière la religion, ce n’est pas 
vrai ! Ce e pra que archaïque 
vise surtout à établir la domi‐
na on des hommes ». Lana est 
une femme forte, qui s’est 
énormément ba ue pour ses droits 
en tant que femme, jusqu’à même 
se me re son pays natal à dos. Il y a 
4 ans, quand elle a décidé de 
faire son ar cle sur l’excision des 
femmes dans son pays, elle a connu 
essen ellement le rejet. « Quand 
mon mari m’a demandé  de choisir 
entre lui ou mon ar cle, j’ai choisi 
mon ar cle car rien n’est plus important que la liberté », raconte-telle. Elle est aujourd’hui divorcée. 
Son amour de la liberté n’a bien sûr 
pas plu à son pays et au gouvernement : « la liberté d’expression 
n’existe pas, et là-bas tout est tabou. En Irak, tout ce qui touche la 

 

Le Kurdistan, qu'est‐ce que c'est exactement ?  
Le Kurdistan est une région qui regroupe plusieurs par es de l'Asie occidentale : le sud-est de la Turquie, le nord-est de l'Irak, le nord-ouest de 
l'Iran, et sur deux régions au nord-est et ouest de la Syrie. Sur ces quatre 
bouts de pays, seul l'Iran et l'Irak sont reconnus comme une région du 
Kurdistan. Les habitants sont appelés les Kurdes, et la langue officielle est 
le kurde et l'arabe. Le kurde est d'origine indo-européenne, qui appar ent aux langues iraniennes occidentales. Lana 
vient du Kurdistan irakien, région autonome de l’Irak 
(non-indépendante encore). Ce e région est le lieu 
de nombreux troubles (en guerre contre l’Etat islamique, de nombreuses protesta ons contre un pouvoir accusé de corrup on, sans budget de la part du 
gouvernement na onal).                           Marie Doret 

religion, le sexe, et la poli que, c’est 
tabou ». Ses paroles sont lourdes 
d’émo ons. Elle raconte, par 
exemple, qu’en Irak, un jeune journaliste avait publié un ar cle avec 
une phrase qui aurait pu causer sa 
dispari on : « La fille du président 
est belle ». Elle trouve ça sidérant  
 La liberté passe par le journalisme 
Sa famille habite en Suisse, son père 
est également journaliste, et Lana 
travaille avec lui pour son journal. 
Elle écrit beaucoup d’ar cles basés 
sur le droit des femmes, son combat 
principal. Lana parle sept langues, Le 
Kurde, l’Arabe, l’Anglais, l’Allemand, 
le Français, le Turc et le Perse. Et son 
fils, âgé de 14 ans, scolarisé en 
France, parle couramment 3 
langues. 
La kurde a beaucoup voyagé pour 
trouver la liberté. Quand elle est 
arrivée en France, les autorités françaises  l’ont acceptée en tant que 
réfugiée poli que. Lana a su trouver 
en France une protec on vitale, 
mais aussi une culture bien différente de la sienne qui lui plaît beaucoup « Les français acceptent les 
étrangers », la France représente 
pour elle la liberté d’expression. 
En contrepar e, plus de possibilité pour elle de retourner dans 
son pays. Son combat, elle l’a 
payé d’un exil sans retour. 
Baert Pauline 
 

 
©wikipedia

C

e e opéra on brutale 
est souvent réalisée 
entre 4 et 12 ans. Et ce 
n’est pas un acte que 
l’on montre ou que l‘on fête : 
on n’en parle pas, il n´y a ni 
fête ni cadeau. L’idée, c’est de 
se débarrasser le plus vite et le 
plus secrètement possible des 
organes « haram » de la fille. 
C’est leur propre mère qui 
conduit leur pe te fille chez 
une voisine ou une cousine 
pour ce e mu la on. Parfois 
les mères procèdent ellesmêmes. Il n’y a pas d’anesthésie, pas de stérilisa on des 
instruments et les femmes qui 
agissent ont très peu de connaissances anatomiques. A 
l’aide d’une lame de rasoir ou 
d’un couteau, elles amputent 
les jeunes filles du clitoris et 
parfois même d’une par e des 

lèvres inferieures. Parfois, les 
jeunes vic mes en meurent et 
toutes soufrent du traumasme toute leur vie. Les mu la ons sexuelles sont l'un des 
principaux problèmes du pays 
d’origine de Lana :elles sont 
très répandues au Kurdistan, 
selon une ONG allemande 
Wadi, dans une étude publiée 
en 2010 sur la base d'entreens avec près de 1.700 
femmes vivant dans la région. 
Selon ses conclusions, 72,7% 
des femmes en avaient subi, 
avec des taux a eignant 
"quasiment 100% dans certaines zones". Plus de la moié (51,1%) d'entre elles 
étaient analphabètes, souligne 
l'ONG qui note un "lien manifeste" entre ces phénomènes. 
Marie D. , Pauline B. 

©Cyrille Gabard 

L’excision, qu’est-ce que c’est ?

Une comédienne lycéenne…

J

eanne, 15 ans est lycéenne à Berthelot. Elle est aussi 
en première année de théâtre et d’art drama que. 
Elle par cipe à ce spectacle avec les comédiens du 
conservatoire de Poi ers et 
elle est heureuse de faire partager 
son ressen , ses impressions sur 
ce e expérience assez unique… 
« C’était une super expérience! 
D’abord, parce que ça permet de 
voir leurs échauffements, de voir 
comment on monte un tel spec‐
tacle…Et aussi parce c’était très 
impressionnant d’être acteur et 
non spectateur d’une pièce profes‐
sionnelle! »  Elle n’a pas l’habitude 
de jouer au milieu de tous ces 
élèves avec autant de regards braqués sur elle, mais ce n’était pas un 
obstacle.  « Forcément, on est tou‐
jours un peu stressé de jouer de‐
vant tout le monde, mais à Des‐

cartes encore plus car c’était ma première représenta on 
avec public ! Mais maintenant, tout va bien, même si c’est 
encore un peu stressant d’entrer en scène ! » Jeanne joue 
dans ce e pièce le rôle de la 
pe te fille. Son texte a-t-il été 
difficile à apprendre ?  « J’ai 
mis longtemps à l’apprendre 
mais on a raccourci le texte, ce 
qui fait qu’au final, il était 
simple à retenir. On a eu 3 
répé ons ou l’on passait la 
ma née à s’entraîner à se 
me re dans la peau d’une 
enfant…Le texte venait tout 
seul ! » Assez fière de la pièce 
elle veut ajouter : «  C’était 
une expérience formidable, le 
spectacle m’a énormément 
plu, à regarder et à jouer ! » 
 
    
 
Paulien Baert 

Spectateur au milieu des acteurs
Avec Cible mouvante, un spectacle porté jusque dans les établissements scolaires, les élèves 
du Cycle d’Enseignement Professionnel ini al du Conservatoire de Poi ers sous la direc on de 
François Martel ont fait vivre aux élèves de notre collège une expérience tout à fait inédite. A 
leurs côtés, les spectateurs ont pu vivre une expérience troublante sur le thème de la sécurité à 
tout prix. Grâce aux 3T‐Théâtres de Châtellerault. 

C

e e courte pièce (30 minutes environ), on la doit 
à  Marius von Mayenburg 
qui propose une sorte de 
théâtre d’an cipa on où une pe te 
fille est suspectée d’être une poseuse de bombes. Autour, des parents, des enquêteurs – on ne sait 
pas très bien – partagent leur angoisse, expriment leur sen ment de 
persécu on. Comme dans un conseil de classe, ils discutent et tentent de rétablir l’ordre et leur confort, me ant la sécurité avant tout, 
quel qu’en soit le coût. Et on ne 
peut s’empêcher de penser de penser bien sûr à l’obsession de la menace terroriste qui règne en ce moment. 
Impressions et commentaires 
Pour commencer, ce n’est pas sur-

prenant" le fait que les acteurs 
soient installés avant notre entrée. 
Le fait de savoir que le spectacle 
représentait une sorte de conseil de 
classe rend la disposi on familière. 
Et le fait que les comédiens commencent à jouer brutalement, sans 
prévenir, met dans l'ambiance du 
spectacle et intrigue quant à la situa on. 
Les dialogues s'enchaînent rapidement, les comédiens sont vivants, 
énergiques, ce qui entraîne une 
conversa on assez confuse qui peut 
perturber mais qui main ent l’intérêt. Les moments les plus gênants 
sont les silences. Quand on est parmi les comédiens, on peut se demander si on doit répondre à la 
ques on qui vient d'être posée 
mais cela met du piment à une 

pièce déjà bien riche en surprises ! 
Et puis il y a du mouvement : il y a 
ce moment où les comédiens dérangent la disposi on des tables, 
dont les chaises où les spectateurs 
sont assis. Cela met une ambiance 
d'euphorie dans la salle ce qui n'est 
pas désagréable ! Ce qui est troublant, c’est le monologue de la pete fille qui finit la pièce curieusement, assez froidement, à l'exact 
opposé du moment vécu juste 
avant (celui des tables et des 
chaises dérangées). 
En résumé, malgré quelques points 
qui désorientent, ce e pièce est 
hilarante et d'une rapidité non déplaisante. Les comédiens n'ont pas 
trébuché une seule fois et ils sont 
énergiques, drôles, jouant parfaitement leur rôle, transportant le 
spectateur 
  dans une 
effervescence rare. 
Le fait 
d'être à 
côté d'un 
comédien 
rend encore plus 
passionnant la 
pièce. Bravo ! 
 
Marie,     
Nicolas et 
Pauline 
 
©Vincent Olivier, 3T 

Le Job de danseur
Pour ceux qui auraient de 
la danse une image 
« Tutu et lac des 
cygnes », opéra, truc de 
vieux, truc de filles, il faut 
aller voir les pièces de la 
compagnie Adéquat.  Là, 
c’est la danse qui          
raconte, qui traite de la 
vie de tous les jours en 
commençant par le      
mé er qu’on fait. En 
mars, ils étaient à Châtel‐
lerault pour parler de leur 
job, le mé er de danseur. 

©Vincent Olivier, 3T 

C

e spectacle allie musique, 
lumière et mouvement corporels. Il se divise en plusieurs par es, qui représentent certains moments de la vie d’un 
danseur. La pièce met en scène 4 
danseurs et 3 danseuses et elle est 
composée de moments joués en solo 
ou en synchronisa on.  Les gestes 
choisis sont issus de syndromes 
comme celui de la bouteille ou celui 
de la répé on. Le chorégraphe s’est 
inspiré par exemple de l’accumula on 
des habits nécessaires pour les répé ons, de la répé on des gestes de 
se vê r et de se dévê r plusieurs fois 
par jour. Et le fait de me re ces mouvements en musique est assez impressionnant et intéressant pour la 
découverte d’un mé er qu’en fait on 
ne connaît pas. On change alors facilement de point de vue sur ce mé er 
car le spectacle est dynamique et 
facilement compréhensible. Chaque 
mouvement représente en effet une 
ac on de la vie de danseurs.   
Ce e pièce est aussi parfois drôle 
avec des mouvements assez bizarres 
mais qui, avec des explica ons peu-

vent être compréhensibles. Par 
exemple durant le premier tableau, 
au tout début, la compagnie résume 
ce qu’elle va faire avec des sons pris 
en charge par chaque danseur. Quand 
on a le lexique, on comprend qu’ils 
servent à mémoriser le spectacle qui 
va se jouer tout comme des spor fs 
de haut niveau mémorisent leur parcours de ski ou leur geste avant de les 
faire. Enfin, alors que dans certains 
spectacle, tout le déroulé est écrit et 
ne laisse pas place à l’improvisa on, 
celui-ci laisse place à l’improvisa on 
ce qui permet qu’à chaque représenta on, il se passe quelque chose 
Ce spectacle a été conçu à par r du 
livre d’un sociologue, il se regarde 
comme un reportage, comme un plaidoyer pour le mé er de danseur, 
mais aussi bien sûr comme une pièce 
pleine de dynamisme, d’humour et de 
beauté.    
La compagnie et les danseurs 
Les danseurs de la compagnie adéquate ne sont pas employé en CDI 
mais ce sont des intermi ents du 
spectacle. Chaque danseur du spec-

tacle a un parcours atypique. Certain 
ont pris la voie la plus conven onnelle. C’est-à-dire qu’ils sont passés 
par un conservatoire de danse. Mais 
d’autres viennent d’un autre domaine. Par exemple, un des danseurs 
vient du rugby ou un autre faisait du 
cirque : avec des acroba es. Un autre 
encore faisait du hip-hop. 
A propos de leur parcours, certains 
sont à la fois danseurs et chorégraphes. Ils montent aussi leur propre 
spectacle sur des sujets sociétaux. Ils 
ont un regard sur leur mé er et es ment que pour eux c’est une passion 
dans laquelle ils ont l’impression 
d’être libres. Leur mé er leur donne 
de l’adrénaline et les transcende. 
La compagnie Adéquate est très récente et doit sa créa on à la collabora on ente Lucie Augeai et David Gernez, qui a commencé en 2010. La 
compagnie, qui en est né, est basée à 
Poi ers. Les travaux de la compagnie, 
s’orientent sur les rela ons humaines 
toujours ar s quement 
 Maxence Lallé, Alexis Jouffriaut 

Supprimer les jours fériés ?
Ok, contre des vacances illimitées
Les jours fériés sont aujourd’hui très 
présents dans notre société.   
Mais ont‐ils encore une significa on ? 

E

ntre Noël et Pâques, les jours fériés font par e 
intégrante de nos vies qu’on soit croyant ou non. 
À tel point que même les marques les u lisent. 
Mais les jours fériés ont-ils vraiment un sens pour 
les Français lambda ? Car, soyons honnêtes une seconde, 
la majorité d’entre nous les fête sans réellement savoir 
de quoi il retourne. Dans l’imaginaire collec f Noël est 
globalement associé aux cadeaux et Pâques au chocolat. 
Même si la part religieuse de 
ces jours fériés est toujours 
présente, elle semble s’effacer 
de plus en plus avec le temps. 
 
Les autres croyances 
Pour les musulmans, les juifs, 
les bouddhistes, etc, les jours 
sacrés, de culte ne sont pas 
fériés. Pourtant dans un pays 
comme la France, où l’État et 
l’Église sont séparés depuis plus d’un siècle et qui se veut 

être une république laïque, certains jours fériés sont liés 
à la religion chré enne. Pas très équitable  tout  ça ! 
Après avoir interrogé quelques personnes, nous nous 
sommes rendu compte que la suppression de certains 
jours fériés peu connus et peu célébrés, serait acceptable 
alors que d’autres comme Noël étaient 
« indétrônables ». D’autres personnes refuseraient de 
supprimer des jours fériés car ça leur enlèverait 
aussi des jours de repos. 
La solu on pour me re tout le monde d’accord serait peut-être de me re des jours fériés à l’occasion 
de moments historiques, un peu à l’image du 1er 
mai. 
On pourrait aussi instaurer les vacances sans fin 
comme ça plus de jours fériés, que des vacances ! 
Qu’on soit pour ou contre une chose est sure les 
jours fériés nous octroient souvent du repos bien 
mérité ! 
 
Jus ne Grollier 
 

Les jours fériés, 
la majorité 
d’entre nous 
les fête sans  
savoir de quoi 
il retourne.  

SOS Animaux en détresse !!
Lydia Bourdeau à 38 ans  est la responsable du Centre de Soins de la Faune Sauvage Poitevine 
créé  fin décembre 2007. Ce centre recueille uniquement les animaux sauvages du Poitou‐
Charentes. Et aurait bien besoin d’un coup de mains pour pouvoir con nuer sa mission essen elle. 
 

niques vétérinaires ou par des par culiers. Elle vient 
ensuite les récupérer sur un point de rendez-vous ou 
dans des points relais. Son but ? Les soigner, bien sûr, 
mais pour les réintégrer dans la nature sans dénaturer 
leur comportement. Il faut donc intervenir sans les 
habituer à l'Homme. « C’est la manière la plus efficace 
de les respecter. » 
La consulta on 
Lorsque Lydia reçoit un animal, elle demande des informa ons telles que l'endroit où a été trouvé l'animal, et si possible la cause de l'accident pour iden fier les soins à prodiguer. L'accueil pour chaque animal est très différent mais pour tous, lorsque l'animal 
arrive, il faut faire un bilan général : Vérifier les yeux, 
les pa es et pour les oiseaux, les ailes, et l'intérieur 
du bec. Il faut aussi déterminer l'âge de l'animal. 

 Lydia recueille la plupart du temps, des mammifères, 
des oiseaux (pe ts, gros, rapaces, migrateurs), des 
chauves-souris, ou des animaux de saisie : ce sont 
ceux qui sont maltraités où que des par culiers détenaient malgré la législa on qui en interdit la possession. Pour ces saisies, on trouve souvent des tortues, 
à cause d'un gros trafic au marché noir. Elle accueille 
aussi beaucoup de chardonnerets, considérés par 
certaines personnes comme précieux et capturés dans 
d'horribles condi ons (avec des filets où ils sont mu © Pierre Mercier  
lés). Ceux qui sont capturés sont vendus au marché noir, 
ou même sur le Bon Coin… Ce qui est totalement illégal. 
e centre, c’est d’abord le parcours de Lydia, tout 
Lydia arrive parfois à trouver des réseaux et à les démanen er dirigé vers la sauvegarde des animaux. 
teler, ce qui favorise la protec on des animaux. 
Au lycée, Lydia a fait un bac S maths puis une 
 Le Centre 
prépara on vétérinaire en France. Mais elle a 
con nué ses études en Belgique, dans un centre de soins 
 Seuls Lydia, le personnel et les stagiaires peuvent pénéde la faune sauvage. Ça l'a passionnée et elle s'est donc 
trer dans le centre, car les Centres de Soins sont interdits 
spécialisée pour ça. Elle a fait des cours  pra ques, de 
au public. De plus, les animaux sauvages ont besoin de 
l'éthologie et de l'ornithologie. 
beaucoup de calme. Si trop de personnes venaient au 

C

 Aujourd’hui, elle est donc en mesure d’accueillir tous les 
animaux malades, blessés ou orphelins. Pour réparer un 
peu les conséquences néfastes des créa ons de 
l'Homme qui avec les voitures, la pollu on, la chasse fait 
des ravages dans la faune sauvage.  Les animaux dont 
elle s’occupe sont principalement trouvés par des cli-

centre, les animaux développeraient du stress, ce qui est 
mauvais pour eux. 
Pendant leur séjour au centre, les animaux ont tous les 
soins nécessaires, radio, piqûres, médicaments. Mais ils 
ont aussi besoin de repos et de chaleur. 
(…) à suivre page suivante 

Manque de ressources 
 Tout cela prend beaucoup de 
temps à Lydia, environ 60h par 
semaine. Entre l'accueil des animaux, les soins et la par e administra on qui exige qu’on  enne 
les registres, qu’on fasse les rapports, des demandes de subvenon, et qu’on réponde au téléphone. Pour tout cela, Lydia reçoit 
très peu de subven on car aujourd'hui les animaux ne sont pas 
une priorité. Elle reçoit quand 
même des dons et des subven© Pierre Mercier  

ons, par des par culiers ou des 
grosses fonda ons telles que la 
Fonda on Brigi e Bardot, ou encore 30 Millions d'Amis. 
Mais ces dons ne suffisent pas à 
Lydia pour prélever son propre 
salaire. Elle travaille et passe 
beaucoup de temps avec les animaux, mais garde l'argent pour 
s'occuper d'eux sans se payer. 
Tout le monde peut faire des dons 

Et ça perme ra à Lydia de con nuer à soigner ce e tortue de 26 
kg, par exemple ou encore cet 
HibouScop qu’on ne trouve qu’à 
l’ïle de Ré, ce e cigogne, ce crapaud ou ce bébé renard…  Chez 
Lydia, c’est toujours un inventaire 
à la Prévert mais c’est un peu 
l’inventaire  de la vie. 

© Pierre Mercier  

des impôts  et ces dons lui perme ent d'acheter des médicaments, de la nourriture ou encore 
des soins. La nourriture coûte 
environ 12 000 Euros par an, Les 
médicaments 4 000 Euros par an. 

© Pierre Mercier  

pour son centre, c'est déduc ble 

SFSP  
Contact : C
el Pagnol 
12 rue Marc
é 
86100 Targ
h p://
.com 
nesauvage
desoinsfau
e
tr
n
e
.c
w
ww

© Pierre Mercier  

 Laurène et Cyrille 

Mettons les mains à la pâte
Nous connaissons tous ce pe t bout de papier sur la table de la cuisine, ce message sur  
le frigo ou bien ce e voix impa ente des parents pour nous rappeler qu'il faut faire le 
ménage. Comment réagissons‐nous ? Pe t panorama des rapports tumultueux entre    
les ados et le ménage. 

I

Il faut reconnaître que l’essen el est quand même 
assumé par les parents. D’après nos ques ons aux 
jeunes pour leur demander ce qu'ils font chez eux, 
leur interven on est souvent par elle, ponctuelle. La 
plupart des enfants et des adolescents passent le 
balai, rangent leur chambre, me ent la table, font la 
vaisselle ou chargent le lave-vaisselle. Ils le font selon leur âge, leurs moyens, passent assez tôt l’aspirateur et font leur lit.  Les tâches basiques sont souvent faites volon ers, surtout au début quand on 
veut montrer qu’on est autonome : par ciper, c’est 
entrer dans la cour des grands.  Mais, tous ne con nuent pas volon ers et, parfois, ça ne dure pas longtemps. 
Les adultes, eux, font les tâches un peu plus compliquées mais qui 
  s'apprennent 
Aidons nos mamans :  
au fil du 
En moyenne, les femmes 
temps; ils repassent, font 
consacrent trois heures 
les lessives, 
trente par jour aux tâches 
préparent à 
domes ques, contre deux 
manger. Ce qui 
heures pour les hommes. Un  ne les empêche pas de 
écart qui peine à se réduire.   faire aussi 

©Cyrille Gabard 

l y a des pères et mères qui pensent que, arrivé 
à un certain âge, il est essen el d'aider ses 
parents, à faire les tâches ménagères. On peut 
le comprendre, les parents manquent de 
temps et il est légi me de partager les tâches. Mais 
on ne s’organise pas de la même manière selon les 
familles : autant de familles, autant de méthodes 
différentes de gérer la répar on des tâches ménagères. On trouve, les plannings, précis et complets ; 
on trouve le coup par coup ; il y a les familles où tout 
le monde par cipe ; il y a les familles où les ados ne 
doivent gérer que leur chambre ; et il y celles où les 
parents font tout !    

toutes les autres tâches citées quand il y a manquement des plus jeunes.  Bref, les tâches ménagères, 
c’est parfois un dur combat familial. Alors, on 
cherche des moyens de faire au mieux ou d’échapper au pire. Il y a celui qui est prêt à casser la  relire : «Une fois j'ai payé ma sœur 3 euros pour 
qu'elle range ma chambre pendant que je jouais." Il 
y a ceux qui achètent le silence en se faisant esclave :   "Moi une fois, j'ai fait une bê se et pour me 
faire pardonner et que ma sœur ne le dise pas à ma 
mère, j'ai rangé la chambre à ma sœur." Et puis il y a 
ceux qui font mais qui protestent. Pourquoi pourtant 
ne pas le faire de bon cœur ? Après tout c'est déjà 
un pas de fait vers le statut d’adulte puis cela semble 
indispensable de par ciper, c'est un service que l’on 
se rend pour plus tard. 
 Shana Etouaria et Mélanie Grelier 

100 km/h en mobylette ?
Mickael Jamet est préparateur de mobyle e et autres 50 cen mètres 
cube. Une passion qui le conduit sur beaucoup de circuits à inventer la 
vitesse de machines à l’origine poussives. Il nous fait découvrir sa passion. 

M

ickaël est président ! C’est-à-dire qu’il conduit « L'Amicale Motocycliste de la Vienne » 
dans lequel se trouve une quinzaine de licenciés. Il gère aussi une équipe de coureurs 
dans laquelle ils sont cinq. Ils proje ent d'être huit .Le 
plus jeune membre de ce e équipe est âgé de 16 ans et 
c'est le seul mineur de sa catégorie. Leur club est associé 
à l'Ufolep. Pour pra quer les sports mécaniques, il est 
exigé un permis appelé le CASM, le Cer ficat d' Ap tude 
aux Sports Mécaniques. Et avec ce sésame en poche, on 
peut tester la vitesse sur circuit, comme Mickaël et tous 
ses comparses. 

circuit de Villeperdue qui possèdent aussi des circuits de 
kar ng. Ils fréquentent celui de la Châtre, ils ont même le 
courage de faire des heures de route pour aller jusqu'à 
Caen. 
Gros plan sur les moteurs 
La plus rapide de ses machines est une Derby préparée 
en 80cc, munie d'une boîte à clapets Geforce 3,  d'un 
carburateur de 28 millimètres et d'une boîte de vitesse à 
rapport courts avec laquelle il a déjà pris 120 Km/h, qui 
développe 24 chevaux (vendue pour 5 chevaux d'origine). Seuls les spécialistes apprécieront ces précisions, 
mais il suffit de dire que ça va vite  pour des pe tes machines des nées à rouler 
 
plus « cool » sur la route. Et 
on comprend qu’avec de 
tels moteurs, il convient 
d’être prudents. « Avec 
ce e machine, j’ai déjà eu 
un accident sur un circuit », 
avoue-t-il. 
La plus grosse prépara on 
qu'il a réalisée à ce jour est 
aussi une 80cc sur laquelle il 
a aligné les transferts, les a 
polis. Il a aussi agrandi le 
carter pour rentrer une nouvelle boîte à clapets. 
Les plus vielles mobyle es 
préparées sont des MBK 51 
ou des Peugeot 103. 

Préparer sa machine 
Mais pour ça, il faut une machine. Mickaël s’est spécialisé dans les 50 CC (cen mètres/cube). Il  ent à ce e catégorie pour raison de budget. C’est évidemment beaucoup moins cher que de préparer des gros cubes. Leur 
circuit d’entraînement est situé à Usseau, un circuit qui, 
à l'origine est exploité par des karts. Mais, pour leurs 
compé ons, ils roulent sur le circuit de Magny Cours, le 

Les principales pannes sur les prépara ons sont les variateurs qui lâchent sur les mobyle es et les pistons et les 
segments pour les 50cc. 
Bien-sûr tout 50cc préparé est interdit sur la route. Sur la 
route, on peut prendre un vélo ! 
Alexis Joffriault et Julien Lacroix 

Retour sur le festival

Jeunes Talents

La  7ème édi on de Jeunes Talents, c’était avant les vacances, à l’An‐
gelarde. Six groupes en compé on dans un spectacle gratuit de 
haute‐volée. Keskon A end, partenaire de l’opéra on, était là  pour 
faire connaître les groupes.  Pour ceux qui ont raté, voilà de quoi se 
ra raper et se jurer d’être là l’an prochain.    
Il y a eu aussi les élèves du conservatoire Clément  Janequin pour la scène 
ouverte. Et les spectateurs qui sont 
aussi nos lecteurs de notre excellent 
magazine ont retrouvé le groupe 
« The all » présenté en mars dans 
K’eskon A end. 

 

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L

e Tremplin Jeunes Talents a dévoilé 
ce e année 6 groupes originaux. 
Du flamenco avec « Calle de l’Allegria », au « Jazz mocket’s quartet », 
en passant par le rap avec les groupes 
« Yasin » et « Sidia- OzoHaine »,  Jeunes Talents a présenté la 
musique châtelleraudaise de 2016 
tout en diversité. Avec un point 
d’orgue, la présence des gagnants de 
l’année dernière, le groupe 
« Redemp on qui se sont produits le 
6 avril. 

Le jury  et le public ont  voté pour 
leurs groupes favoris ! 
La prépara on  
L’équipe du 4 a commencé à organiser Jeunes Talents en octobre. Il a 
fallu gérer la par e administra ve 
comme les postula ons, la communica on (affiches, tracts,…), etc. Puis il a 
fallu gérer la par e technique comme 
les lumières, le son, les vidéos, etc. 
Environ 70 personnes ont par cipé à 
l’organisa on de ce e journée. 
Les 6 groupes ont été présélec onnés 
selon leur créa vité. 
Le jury était composé de Yasin Ergul, 
élu ; d’Arnaud Perrin, professeur de 
musique au conservatoire ; Khalid 
Esbaï, animateur jeunesse ; de Lhomé, 
musicien ; de Nina Dalikou, program-

matrice à la Rota ve et de Damien 
Chevalier, musicien. 
La composi on du jury a été préparée 
dans le but de représenter le pays 
Châtelleraudais. Catherine Bélier, organisatrice de Jeune Talents nous 
explique : « L’objec f de Jeunes Ta‐
lents est de me re en avant la mu‐
sique, les groupes qui proviennent de 
Châtellerault. C’est la finalité d’un 
gros travail. » 
Un travail qui paie. Ceux qui ont connu les édi ons précédentes savent 
que plusieurs groupes qui sont passés 
par ce e scène, con nuent d’exister, 
par cipent à la fête de la musique par 
exemple mais tournent aussi sur 
d’autres scènes. 
Le concours Jeunes Talents semble 
nous réserver de très bonnes découvertes et chacun a end avec impaence de pouvoir écouter à d’autres 
occasions les morceaux de ces nouveaux groupes !  
Jus ne Grollier et Maxence Lalé  

La musique actuelle dans sa diversité
Jeunes Talents est sans doute le rendez-vous à ne pas rater 
quand on est jeune, qu’on aime la musique et qu’on habite 
à Châtellerault et environs. D’abord parce que les groupes 
en compé on représentent la musique actuelle dans sa 
diversité : rock, rap, jazz, pop, métal, reggae… tous les 
genres sont représentés à un moment ou à un autre sur la 
scène de l’Angelarde . Le tout condensé en l’espace d’une 
soirée avec des moyens pros autant pour le son que pour 
les lumières, voire même pour l’image. Ensuite parce que 
c’est gratuit et les concerts gratuits, ça court pas les rues. 
En plus, les musiciens, ce sont des gens comme nous :   
jeunes, sans les caprices de stars, plein d’espoir et d’en-

thousiasme. Certains sont nos voisins ou nos camarades de 
classe. De les connaître avant qu’ils ne jouent. C’est le 
compte-rendu de ces rencontres que nous proposons ici. 
Pour ceux qui ont raté l’événement, c’est donc l’instant du 
ra rapage, l’occasion d’aller chercher sur le net leur musique. Pour vous aider, le palmarès de ce e année : Voici 
les résultats du tremplin Jeunes Talents 2016 qui s'est déroulé le mercredi 6 avril au complexe culturel de l'Angelarde :  1er : "Black theory" ‐ métal,  2e : "Calle de l'alegria" 
‐ flamenco,  3e : "Jazz mocket's quartet" ‐ jazz,  4e : "Ozon 
haine" ‐ rap,  5e : "Random bundle" ‐ pop rock, ‐ 6e : 
"Yasin" ‐ rap   

Ils sont nés dedans !

« Calle de l'Allegria », c'est un groupe de flamenco composé de 6 garçons âgés de 12 à 17 ans. Il 
y a des guitaristes dont un qui chante aussi. Tous issus de la grande famille des gitans… 
Ils se sont classés à la deuxième place 

L

e groupe a commencé 
parce qu'ils sont tous cousins. « On sait tous jouer 
de la musique, de la guitare. On s'est réunis et on s'est 
répar   les tâches », racontentils. Ils ont fait déjà deux concerts, 
dans un bar le mardi 29 mars, et, 
surtout,  le 1er Avril avec Yvan Le 
Bolloc'h au Chillou. Ils ont écouté 
leurs parents quand ils étaient 
tout pe ts et c'est un peu l'origine de leur musique. Les paroles 
de Josué parlent d'amour et 
d'eux aussi. Josué compose les 
paroles de leurs musiques tout 
seul, en se laissant guider par 
l'inspira on. Ils font de la musique parce qu'ils aiment ça, ils 
sont nés dedans. « Pendant que 
vous, vous êtes sur vos téléphones portables, nous on 
jouent de la guitare », nous taquinent-ils. 
 

Pas ques on d’arrêter 

Plus tard, si leur musique 
marche, ils deviendront des arstes. En revanche, si cela ne 
marche pas, ils con nueront toujours pour se faire connaître. Et 
si un jour leur groupe explose ? 
Ils répondent : « Non,  on est 
tous réunis, si  quelqu'un veut 
danser, il danse, s' il veut chanter, il chante etc.. » Ils ont choisi 
de faire Jeunes Talents pour se 
faire connaître. Mais ces expériences récentes ne changent 
rien à leur vie, car depuis qu'ils 
sont pe ts, ils ont toujours joué. 
Quand ils montent sur scène, il y 
a cependant toujours un  peu de 
stress surtout pour le chanteur. 
 

Le Flamenco, une culture 
 

Le flamenco, c'est un tout. « Il y a 
plusieurs sortes de sensa ons, 
on aime aussi le flamenco parce 
que nos grands-pères le jouaient, 
c'est une tradi on, une culture, 
une origine», expliquent-ils. Ils 

veulent faire comme leur famille : pour eux , ça a marché. 
Pour eux, les plus grands ar stes 
de flamenco sont les guitaristes 
Moraïto Chico, Paco de Lucia. Les 
chanteurs sont Camaron de la 
Isla, Niña Pastorie. Les percussionnistes, c'est Sabu Porrima. 
Les danseurs ? Ils citent Farruco 
et Farruca. Ils ont un projet de 6 
mois, il se termine 29 octobre 
2016, à la salle polyvalente des 
Renardières par trois jours de 
résidence avec le « 4. » Il est prévu qu'ils enregistrent un cd au 
mois de septembre au « 4 ». 
Mais ils sont aussi en train de 
refaire une caravane pour prendre la route ;  pour faire des concerts dans la rue, pour montrer 
leurs origines. Et leur point de 
départ, C’est peut-être leur deuxième place à Jeunes Talents.  
 
Jus ne B., Léa C., Mar n B.  

Métaleux et... généreux !
Black Theory est une groupe de quatre musiciens, un chanteur et un 
manager, de 19 à 26 ans. Ils nous proposent du Hard Rock Métal. 
Ce sont les grands vainqueurs du Tremplin.  

 

U

n groupe hyper 
sympa au point de proposer 
des gâteaux aux journalistes 
qui les interrogent! Black 
Theory est composé d'un chanteur 
aux cheveux longs, à lune es, du nom 
de Arnaut, 20 ans. D'une guitariste 
soliste, Sara 19 ans. Marwan, guitariste, a 20 ans. Daniella, bassiste, est 
âgée de 21 ans. Dimitri, ba eur 19 
ans, est fan d'électro et de métal. Et 
notre fameux manager, Richard a 26 
ans et demi ! 
Les deux musiciennes et Marwan 
étaient des étudiants à la FAC de Poiers. Ils ont commencé à former un 
groupe. Ensuite,  Dimitri est arrivé 
grâce à des rela ons et le chanteur, 
Arnaut est arrivé par le biais d'une 
annonce de musiciens sur internet ! A 
part Daniella, qui actuellement fait 
des études de musique, et Richard, 

qui 
a fait des cours de chant, 
les 
autres sont tous autodidactes. 
 

Et c'est quoi leur style ? 
 

Leur nom, ils ne l'ont pas trouvé tout 
de suite. Avant que le chanteur n'arrive, les quatre n'avaient pas de nom 
et voulaient faire dans un style de 
musique assez sombre. D'où le Black 
pour commencer. Theory, c'est à 
cause des complots cachés. Depuis 
ce e « trouvaille », ça fait un an et 
demi qu'ils fonc onnent. Leur par cularité est de chanter en français, ce 
qui, pour eux, les démarque des 
autres. Ils ne chantent pas que du 
hard rock métal, ils font plutôt un 
mélange de styles composé de punk, 
blues, rock, et hard rock. C'est leur 

première représenta on publique. 
Jeunes Talents est pour eux une très 
belle opportunité ; ils sont contents de 
faire partager au public leur musique. « Même si nous, on aime ce 
qu'on fait, on a un peu hâte aussi de 
voir la réac on des gens, ce qu'ils vont 
penser ! » Parce que jusqu'à aujourd'hui, ils n'avaient eu que des avis de 
leurs proches, et non des avis objecfs. Les textes sont tous écrit et interprétés par Arnaut, le chanteur. Pour 
écrire, il lui faut du temps, un délais 
d'environ un mois. Ses textes sont 
tous dans la même théma que et il 
demande l'approba on aux autres 
membres du groupe. 
 

Et après ? 
 

« Notre chanteur part à Lyon mais 
bon, on va essayer de s'organiser. » 
Mais avant ça, ils ont déjà prévu des 
dates de représenta ons pour l'été 
2016, et pas seulement sur Châtellerault, mais aussi des pe tes villes aux 
alentours. Ils comptent bien rester 
ensemble le plus longtemps possible, 
cependant, ils n'ont pas d'objec f 
précis, seulement de con nuer la musique, et de peut-être s'enregistrer.  
Comme on dit dans le monde du spectacle: on leur dit merde !  
Pauline Baert, Marie Doret 

Être célèbre, un rêve pour tous ?
Pourquoi on par cipe à un Tremplin 
quand on est un jeune groupe ? Pour 
trouver un public, bien sûr. Par amour 
de la musique, évidemment. Et puis 
peut-être, un peu comme à « La nouvelle star » ou à « The Voice », pour 
devenir célèbre. Célèbre ? Et pourquoi 
donc ? Être célèbre, que ce soit par 
choix ou pas,  je pense que c’est addicf car, alors, on se sent  désiré et  on a 

ce sen ment d’être important et c’est  
toujours plaisant. Mais c’est pas si 
facile d’être célèbre. Il faut soit avoir 
fait quelque chose qui reste dans les 
mémoires soit être dans le quo dien 
des gens (télévision, radio, cinéma , 
musique) . La plupart des mé ers des 
personnes connues reposent sur le 
nombre de personnes qui les suivent 
donc ils sont obligés de soigner leur 

notoriété au minimum. Ensuite, c’est 
ainsi qu’ils mesurent leur importance.  
Les jeunes de Jeunes Talents coutentils après cela ? Il faut leur rappeler 
peut-être aussi les mauvais cotés à 
être harcelé en permanence et à   devoir faire plus pour plus de public. Et 
ne pas oublier que le pire c’est quand 
c’est ton public qui décide de ton avenir.               Nathan Fournier 

La plaine sur scène

Yassine, rappeur

Parmi les différents groupes par cipant à Jeunes 
Talents, Ozo haine se démarque par son style et son 
nom. Découverte de ce nouveau groupe de rap qui 
s’est classé 4ème 

Yassine collabore pour le concours Jeunes Talents 
avec Mirana et Nicolas. Une collabora on qui peut 
aller loin. En tout cas aussi loin que sa passion peut le 
conduire. Il a fini 6ème 

Y

assine est un jeune ar ste de 19 ans. Ce qui l'intéresse: la musique. Il a débuté la musique il y a 2 
ans : «C'est ma passion» dit-il. Il a d'abord commencé par écrire puis au fur et a mesure il est allé 
au studio. Au « 4 », il a trouvé ceux qui pouvaient le soutenir. Il a convaincu, il a pu poursuivre. Il est aujourd'hui en 
mesure de se présenter à Jeunes Talents. 
Il préfère que la musique reste sa passion et seulement sa 
passion pour le moment. Il sait que cela est trop compliqué de réussir dans le milieu de la musique. Mais, ce qu'il 
sait aussi, c'est qu'il ne faut pas rester noyé dans la masse. 
Il essaye de se différencier des autres. «J'essaye d'avoir 
mon propre style à moi», précise-t-il. Dans ses textes, il 
parle de tout « l'écriture ca vient tout seul» Yassine ne 
reste pas que sur un sujet, il est éclec que. Il fonc onne 
par projets : il envisage un projet, il écrit sa chanson et ça 
parle souvent de sa mélancolie. 
 
Construire avec les autres 
La caractéris que de leur groupe est de faire intervenir 
d'autres ar stes. Dans ses composi ons, il fait appel à 
d'autres ar stes issus d'autres genres musicaux. «J'essaye 
de mélanger un peu tout.» Nicolas et Mirana collaborent 
avec lui. «C'est plus une collabora on qu'un groupe.» Mirana. est dans la musique depuis à peu près 10 ans. Il fait 
des percussions africaines. Quant à Nicolas, c'est un pote, 
ils se connaissent déjà depuis un an. 
Le jeune 
rappeur a déjà enregistré 
une dizaine de morceaux 
mais ils ne sont pas commercialisés. En revanche, 
il envisage de devenir 
rappeur professionnel et 
de faire une carrière 
solo. Ça, ça passe peutêtre par  ce tremplin : 
s'il convainc, ce soir, il 
aura d'autres scènes, 
fera d'autres rencontres. Et pour notre 
rappeur convivial, 
c'est la vraie richesse. 
Nicolas V, Mélanie 
G, Shana E 

H

assimi et Borhane, 18 ans tous les deux, se sont 
rencontrés à Châtellerault où ils ont grandi ensemble. Ils ont décidé de monter leur propre 
groupe nommé O-Z-O haine pour le jeu de mot 
avec O-Z-O-N. Au début, ils étaient huit mais leurs des ns 
les ont éloignés et leur groupe a explosé ; mais ce n'est pas 
ce qui les a freinés car en ce Mercredi 6 Avril, ils viendront à 
l'Angelarde et monteront sur scène pour la première fois, 
affronter les autres équipes et pour découvrir la sensa on 
de monter sur une scène. 
 

Un groupe posi f 
 

Ils sont aussi présents sur les réseaux sociaux, comme sur 
facebook ou youtube, où ils publient leurs clips. D'ailleurs, 
une fois ils ont emprunté, pour un tournage, deux voitures 
à l'occasion d'un mariage ! 
Ozo haine ne pense pas avoir l'esprit de compé on, ils ont 
une rela on saine avec les autres groupes du Tremplin 
comme le groupe Yasin, qui leur a permis d'enregistrer une 
musique : «  Nous faisons ce Tremplin pour le plaisir et par 
passion ! ». 
Le groupe envisage de faire plusieurs musiques et une minimix tape (c’est à dire une version plus simple d'un album). 
 

Un style de street 
 

Parlant de leur vie quo dienne dans la plaine d'Ozon, des 
problèmes des banlieues, le groupe traite de sujets classiques en y apportant une touche d'originalité. Ils u lisent 
les habitants de la plaine dans leurs clips. 
Chacun a end avec impa ence d’écouter leurs textes sûrement révélateurs... 
 
Julien Lacroix, Alexis Jouffriault, Maxence Lalé et Jus ne 
Grollier 

 

Le mixe qui a du style !
Random Bundle un groupe original et changeant. Leur 
musique est un mélange de plusieurs styles de musique. 
Ils sont 5ème 

R

andom Bundle, c'est Florian à la guitare solo et c'est 
aussi le chanteur du groupe. Dany, lui, il est venu plus 
tard, il est chargé de la guitare rythmique. Denis, c'est 
le pote de Florian. Jeans troué et abimé, t-shirt troué, il a un 
peu la panoplie du punk. Juste la panoplie. Ils se sont rencontrés dans un cours de reprises de musique. Par hasard. 
Enfin, Samir, venu lui aussi un peu plus tard, apporte l’indispensable pour le rock : la ba erie. Ce qu'ils faisaient avant ? 
Denis répond : « Des braquages ». Bon, on a compris, on ne 
saura pas. Ce qu'on saura, c'est qu’ils ont commencé avec  
une boite à rythme. Ça, c'était avant Samir. Le groupe a été 
formé  il y a 2 ans de cela. 
Poche e surprise 
Ils ont un style de musique original, ils mélangent le rock, le 

funk et le punk ! Le nom signifie « poche e surprise » : il 
qualifie leurs morceaux de « surprenants» car ce n’est jamais le même thème de musique. Ça vient de leurs origines 
diverses : le bassiste vient du funk et le chanteur, du métal. 
Ils qualifient le chanteur comme ayant une voix 
« charisma que ». Ils disent de lui : « Sa voix envoûte toutes 
les oreilles par sa justesse, sa puissance mais aussi par ce 
pe t truc en plus qui donne des frissons. »  Leurs sujets ? 
L’amour, la déchéance , les choix, l’espérance et la vie en 
général ; et c’est en Anglais. C'est large, il y a de quoi ! Il leur 
arrive même parfois de parler de poli que mais au sens 
« citoyen » du terme. C'est que rajoute le bassiste : pas 
ques on de prendre par  pour un par .   
Advienne que pourra ! 
Ils n'ont pas de projet par culier pour l'avenir. Que le 
groupe con nue ? Qu'ils deviennent professionnels ? Qu'ils 
gagnent de l'argent ? « Advienne que pourra » dit le bassiste. Ce n'est pas un mé er, c'est une passion. Il n'en vit 
pas , pour lui «Le plaisir de monter sur scène vaut tous les 
mé ers ». Et c’est l’essen el, sans chichis, sans blablas.  
 
 
 
 
Clément B, Nathan F., Quen n C. 

Le Jazz revisité !
Entre jazz et musique actuelle, les Jazz Moquet's Quartet nous font décou‐
vrir de nouveaux horizons musicaux. Avec talent et originalité, ils partagent 
leurs passions pour la musique avec tout ceux qui voudront bien les écouter. 
Il sont 3ème. 

R

émi Roulant à la basse, Alexis Marchand baryton, alto, saxophoniste, 
Anatole Fion jouant au clavier, et Marn Simon à la ba erie. Leur rencontre 
s'est déroulée à la faculté de musicologie de Tours. Deux étaient dans un 
parcours Jazz/musique actuelle et deux 
autres dans un parcours musicologie. 
Le  tre de leur groupe a été inspiré par 
« Razz Moquet » pour représenter leur 
coté funny mais il représente quand 
même l'aspect « sérieux » du Jazz avec 
le mot Quartet. 
La spécificité du Jazz   
Selon Mar n, «peu de groupes actuels 
font du Jazz». De plus, ils ne jouent que 
des morceaux instrumentaux, ce qui 
est assez rare dans l'univers musical 
d'aujourd'hui. D'après le groupe, la 

parole transmet plus facilement les 
messages mais ils réussissent mieux à 
transme re leur énergie à travers les 
instruments. Ils souhaitent que leur 
public reçoive un message de joie et 
d'énergie posi ve. 
Leur style : un mélange de Jazz, de 
Funk et de musique actuelle. Ce soir, ils 
présenteront quatre morceaux. Deux 
de leur propre composi on, « Before 
the coffee » et « Organic Breakfast » 
ainsi que deux reprises, « Strasbourg- 
Saint Denis » et « Madison Square ». 
Chacun est influencé par différents 
ar stes mais ils s'accordent tous pour 
dire que des ar stes comme  Maceo 
Parker, Roy Hagrove, Steevie Wonder 
ou Candy Duffer. 
Une suite a endue 

Jazz Moquet's Quartet par cipe à Jeunes Talents pour rencontrer un nouveau public et pour partager leur passion. Tous 
les musiciens du groupe envisagent de 
devenir professionnels. Un autre tremplin est prévu ainsi que plusieurs représenta ons dans des bars. Le groupe 
fera une pause l'année prochaine mais 
se reformera en fin d'année pour plusieurs concerts et peut-être plus... 
Nous a endons donc tous avec impaence de découvrir la suite ! 
Cyrille G., Laurène C., Jus ne G. 

Magic Mayol !
Henry Mayol est un magicien 
de scène mais pas seulement. 
Il est passé à Châtellerault, 
l’occasion d’une belle           
rencontre 
Enfant, la magie l’intéressait, 
mais c'était impossible, pour 
Henry, de connaitre des tours, 
car tous les magiciens doivent 
garder les secrets. Alors Henry 
lisait, lisait et lisait encore tous 
les livres de magie qu'il pouvait 
trouver. Grâce à ça et à un entrainement acharné,  Henry a 
maintenant plus de 40 ans de 
mé er. 
 
Il a par cipé il y a environ 3ans 
au plus grand cabaret du 
monde. L’émission de TV a été 
une grande chance pour lui, 
pour pouvoir se faire connaître.  

Magic Pierre magicien châ‐
telleraudais a fait la 1ère 
par e du spectacle d’Henry 
dans un univers magique et 
onirique 

 

Hen
ri M
en s ayol 
cène
 

A Châtellerault,  pour notre rencontre, il a décidé de rendre hommage à un grand magicien qui lui 
avait montré un de ses propres tours, 
étant enfant. 
Ce tour était simple à faire pour lui, 
mais impossible à comprendre en le 
regardant juste. Henry met 3 pe tes 
balles rouges sur la table devant lui et 
pose une tasse vide juste à sa droite. 
Henry nous montre la 1ère balle et la 
met dans la tasse et il fait pareil pour 
la 2ème puis nous montre la 3ème et 
la met dans la poche de sa veste. Il 
fait ça plusieurs fois et à chaque fois, 
il vide la tasse et à chaque fois, 3 
balles en sortent. A la dernière fois 
qu'il le fait, il vide la tasse et sort des 
dizaines de pe te balles rouge. Comment comprendre ?! 
 
Aujourd'hui Henry Mayol est un 
''professeur de magie''. Il apprend à 
des jeunes intéressés par la magie, 
des tours que lui-même a inventés et 
leur apprend aussi à fabriquer leurs 
propres tours de magie. 
 
Nathan et Anysssa 
Photos prises à la salle de la Tau‐
pane : ©Gwenaëlle Ratouit  

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