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Spécial EcoZone/TAAF

Le Lien PhiLatéLique Mai 2016 N°116
Le Lien PhiLatéLique
Mai 2016
N°116
n e / T A A F Le Lien PhiLatéLique Mai 2016 N°116 Dans ce numéro
n e / T A A F Le Lien PhiLatéLique Mai 2016 N°116 Dans ce numéro

Dans ce numéro

Les 10 ans de la Réserve naturelle des TAAF fêtés à l’EcoZone

1

La Réserve naturelle des TAAF

2

Les émissions philatéliques consacrées à la Réserve naturelle

7

Le feuillet anniversaire Portraits d’Albatros

13

Mémoire des TAAF, les animaux autochtones : les albatros

15

L’arche de Kerguelen

18

Les petites valeurs des TAAF font leur show !

20

Amicale Philatélique de Nanterre

Villa des Tourelles 9, rue des Anciennes Mairies 92000 Nanterre Téléphone : 01 41 37 71 35 E-mail : apn92@free.fr

L’APN sur le web :

http://apn92.over-blog.fr

Le Lien Philatélique N° 116 Villa des Tourelles 9, rue des Anciennes Mairies 92000 Nanterre

Directeur de la publication :

Le Président de l’Amicale Philatélique de Nanterre Jean Grillot N° SIREN 303 072 946

Philatélique de Nanterre Jean Grillot N° SIREN 303 072 946 L’émission du timbre « Portraits d’albatros

L’émission du timbre « Portraits d’albatros »

superbement dessiné par Nadia Charles

accompagne cet événement, tout comme

l’exposition philatélique organisée pour le grand public sur le thème « Voyage en Terres Australes ».

Venez voir les collections présentant les diverses facettes de ces terres lointaines présen- tées par l’Union des Philatélistes Polaires (UFPP-SATA).

par l’Union des Philatélistes Polaires (UFPP-SATA). Venez découvrir l’histoire des Kerguelen à travers la

Venez découvrir l’histoire des Kerguelen à travers la collection de Pierre Couesnon, Historien des TAAF,

le Lien n°116 est un numéro spécial.

Il paraît en mai au lieu d’avril habituellement pour accompagner l’exposition philatélique organisée par l’APN92 du 14 au 22 de ce mois.

Il

Nanterre.

accompagne

aussi

la

venue

des

TAAF

à

Le lien entre ce territoire urbain et les terres australes n’est pas de première évidence.

et les terres australes n’est pas de première évidence. Venez admirer les cartes postales originales dessinées

Venez admirer les cartes postales originales dessinées par Paul Emile Victor.

Venez voir le Mail Art austral, et plein d’autres objets ….

Merci à tous ceux qui ont aidé à la réalisation de ce numéro, en particulier Cédric Marteau, Directeur de la Réserve Naturelle, et Marc Boukebza Responsable de la Philatélie des TAAF.

Mais lorsqu’il s’agit de traiter des changements climatiques sur le thème « Coup de chaud, coup de froid sur le climat », les TAAF se posent en acteurs de la protection de zones naturelles majeures concourant également aux recherches sur l’évolution du climat à travers des programmes scientifiques portés par l’IPEV (Institut Paul Emile Victor) et la sauvegarde de la biodiversité dans la Réserve Naturelle la plus grande de notre pays et de ses territoires d’outremer.

Pour fêter son dixième anniversaire, la Réserve Naturelle des Terres Australes vient à Nanterre, invitée d’honneur du Festival EcoZone dont c’est la 7 ème édition.

Nadia Charles sera présente le samedi 21 mai à Nanterre sur le stand des TAAF pour une séance de dédicace.

sur le stand des TAAF pour une séance de dédicace. L’APN est membre de la Fédération
L’APN est membre de la Fédération Française des Associations Philatéliques
L’APN est membre de la Fédération Française des Associations Philatéliques

Le lien philathélique n°116

Les 10 ans de la Réserve Naturelle des Terres Australes Françaises

La Réserve Naturelle des terres australes Françaises, qui regroupe les archipels Crozet, Kerguelen et les îles Amsterdam et St Paul, a été créée en 2006, par décret interministériel. Cette décision est l’aboutissement d’une démarche de

protection des îles dont l’origine remonte à

1996.

L’usage terrestre des iles australes a pro- gressivement évolué depuis leur découverte vers une protection renforcée, abandonnant ainsi toute velléité d’exploitation écono- mique.

En parallèle, la nécessité de protéger les espèces d’oiseaux et de mammifères marins

a été concrétisée par les arrêtés des 27

juillet 1995 et 14 août 1998, du Ministre en charge de l’Ecologie.

La philatélie des TAAF a, pendant toutes ces

années, accompagné cette mutation par des émissions rendant compte de la qualité de ces territoires d’exception.

1. Présentation de la RN

Les îles subantarctiques françaises constituent, du fait de leur éloignement des centres d’activités humaines, des sanctuaires pour la faune et la flore. Le patrimoine biologique encore presque intact de ces îles océaniques est d’une richesse et d’une importance considérables. (Fig.1)

Elle s’étend sur une partie terrestre de 700 000 ha et une partie marine de 1 570 000 ha qui comprend les eaux intérieures et la mer territoriale autour de Saint-Paul et Amsterdam, les mers territoriales de l’Archipel de Crozet, à l’exception de celles de l’île de la Possession, et une partie des eaux intérieures et de la mer territoriale des îles Kerguelen. Elle constitue la plus vaste réserve naturelle de la France représentant près de 80% de la surface des 167 territoires classés en réserves naturelles nationales en France métropolitaine et dans les DOM-TOM.

Un plan quinquennal de gestion fixe les objectifs et permet de cadrer les activités nécessaires à la préservation du patrimoine naturel. L’objet de la réserve est de protéger les milieux naturels menacés : faune, flore, aquatique et terrestre.

Les champs d’intervention sont larges :

- Préserver les espèces animales ou végétales et les habitats en voie de disparition ou remarquables,

- Reconstituer les populations animales ou végé- tales ou leur habitat,

- Préserver ou constituer les étapes sur les grandes voies de migration de la faune sauvage,

- Préserver les biotopes et les formations géolo- giques, géomorphologiques ou spéléologiques remarquables,

- Mener les études scientifiques ou techniques indispensables au développement des connais- sances humaines.

2. Le patrimoine naturel de la réserve

La faune et la flore de l’océan austral présentent des adaptations originales, résultat de plusieurs millions d’années d’évolution dans un isolement extrême. Les milieux naturels terrestres sont considérés comme « presque intacts ».

L’endémisme

prononcé,

la

très

forte

relation

». L’endémisme prononcé, la très forte relation Fig. 1 Carte de la réserve naturelle australe Française

Fig. 1 Carte de la réserve naturelle australe Française

trophique entre les domaines marin et terrestre, l’isolement extrême et l’éloignement de toutes sources de contamination font de ces îles subantarctiques des milieux originaux sans équivalent. Elles présentent un intérêt exceptionnel pour la conservation de la biodiversité.

Les oiseaux et les mammifères

Les îles de Terres australes françaises sont les plus vastes des rares terres émergées de l’océan Indien sud. C’est pourquoi elles constituent pour des espèces marines se reproduisant à terre des sites d’importance majeure pour cette phase clé de leur vie.

Ces îles, considérées comme le «poumon» de l’avifaune de l’océan Indien sud, accueillent les reproducteurs de trente-quatre espèces d’oiseaux marins et deux espèces endémiques d’oiseaux terrestres : le petit bec-en-fourreau, Chionis minor, et le canard d’Eaton, Anas eatoni. (Fig.2 et 3 Chionis et Canard d’Eaton)

Anas eatoni . (Fig.2 et 3 Chionis et Canard d’Eaton) Fig. 2 Fig. 3 Parmi ces

Fig. 2

eatoni . (Fig.2 et 3 Chionis et Canard d’Eaton) Fig. 2 Fig. 3 Parmi ces trente-quatre

Fig. 3

Parmi ces trente-quatre espèces, onze sont classées

menacées

Sept

« vulnérables », trois

« en danger » et une

« en

». s’agit de l’endémique albatros d’Amsterdam

m

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d’extinction

d’extinction

classées

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e d e estimée à des degrés divers. sont danger i o Fig. 4 ( amsterdamensis

Fig. 4

(

amsterdamensis) dont l’unique population

est

(30

à

a

D

actuelle

180

individus

site

par

couples reproducteurs

sur

(Fig.4

an).

Albatros

d’Amsterdam)

Le Grand albatros, l’albatros à bec jaune, l’albatros fulgineux, l’albatros à sourcils noirs, bien que non endémiques de ces îles, sont également menacés. (Fig. 5, 6, 7 et 8)

Les autres oiseaux, tels les Pétrels, les Prions, le Damier, le Fou austral, les Sternes de Kerguelen et subantarctiques, le Skua, le Goéland dominicain, le Cormoran de Kerguelen, les Océanites et

Fig. 5 Fig. 6
Fig. 5
Fig. 6
le Cormoran de Kerguelen, les Océanites et Fig. 5 Fig. 6 Fig. 7 Fig. 8 d’autres

Fig. 7

Fig. 8

de Kerguelen, les Océanites et Fig. 5 Fig. 6 Fig. 7 Fig. 8 d’autres encore sont

d’autres encore sont protégés. (Fig. 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15)

Par ailleurs, l’archipel de Crozet héberge la plus vaste colonie mondiale de manchots royaux (Aptenodytes patagonicus) (Fig.16). Mais on trouve également sur les îles d’autres espèces de manchots (papou, gorfou sauteur ou macaroni) qui sont également des espèces protégées. (Fig.17, 18, 19)

sont également des espèces protégées. (Fig.17, 18, 19) Fig. 9 Fig. 11 Fig. 10 Fig. 12

Fig. 9

des espèces protégées. (Fig.17, 18, 19) Fig. 9 Fig. 11 Fig. 10 Fig. 12 Fig. 13
Fig. 11 Fig. 10
Fig. 11
Fig. 10
Fig. 12 Fig. 13 Fig. 14 Fig. 15
Fig. 12
Fig. 13
Fig. 14
Fig. 15
Fig. 9 Fig. 11 Fig. 10 Fig. 12 Fig. 13 Fig. 14 Fig. 15 Fig. 16

Fig. 16

Fig. 17

Fig. 10 Fig. 12 Fig. 13 Fig. 14 Fig. 15 Fig. 16 Fig. 17 Fig. 18
Fig. 18 Fig. 19
Fig. 18
Fig. 19

Les plages de Kerguelen accueillent la seconde population mondiale d’éléphants de mer du sud (Fig.20), et les eaux côtières de l’archipel abritent la seule population d’une sous-espèce du dauphin de Commerson (Cephalorynchus commersonii ssp) (Fig.21).

D’importantes colonies d’otaries de Kerguelen (Arctocephalus gazella) (Fig.22) et d’otaries d’Amsterdam (Arctocephalus tropicalis) se reproduisent sur les plages de ces îles. Le léopard de mer fait également quelques apparitions.

(Fig.23)

L’essentiel des ressources trophiques de ces espèces se trouve en mer, dans la réserve marine et au-delà. Elle va du zooplancton aux poissons (Fig.24). Les eaux qui s’étendent de la côte aux grands fonds de la zone subtropicale hébergent

Fig. 20 Fig. 21 Fig. 22 Fig. 23
Fig. 20
Fig. 21
Fig. 22
Fig. 23
fonds de la zone subtropicale hébergent Fig. 20 Fig. 21 Fig. 22 Fig. 23 Fig. 24

Fig. 24

pas moins de 205 espèces de poissons marins dont les endémiques Bovichthys veneris et Neomerinthe bauchotae, et celles de la zone subantarctique 125 espèces, dont Notothenia cyanobrancha, (Fig.25), Lepidonotothen mizops,

cyanobrancha , (Fig.25) , Lepidonotothen mizops , Fig. 25 (Fig.26) Channichtys rhinoceratus , (Fig.27) et

Fig. 25

(Fig.26) Channichtys rhinoceratus, (Fig.27) et Channichtys velifer, toutes endémiques du plateau de Kerguelen.

Fig. 26 Fig. 27
Fig. 26
Fig. 27

Parmi celles-ci, les deux dernières espèces font partie du très singulier et intéressant groupe des poissons à sang incolore. Les espèces du

groupe des poissons à sang incolore. Les espèces du Fig. 28 groupe des poissons-lanternes (Myctophidae)

Fig. 28

groupe des poissons-lanternes (Myctophidae) (Fig.28) sont réputées constituer l’essentiel des ressources trophiques des populations d’oiseaux et mammifères marins si emblématiques de ces îles. Si l’inventaire de l’ichtyo faune est largement abouti, celui des invertébrés est loin d’être achevé.

abouti, celui des invertébrés est loin d’être achevé. Fig. 29 Les mollusques, les crustacés et les

Fig. 29

Les mollusques, les crustacés et les échino- dermes ont fait l’objet de tra- vaux qui ont ré- vélé la présence d’espèces endé- miques comme Halicarcinus planatus, un pe- tit crabe de Ker- guelen, Abatus cordatus, l’our- sin incubeur du même archipel, Jasus paulensis,

l’our- sin incubeur du même archipel, Jasus paulensis , Fig. 30 la langouste des îles Saint

Fig. 30

la langouste des îles Saint Paul et Amsterdam (Fig. 29) ou Provocator pulcher, la célèbre vo- lute du Challenger (Fig.30).

La flore terrestre

Si la flore terrestre subantarctique est bien connue grâce aux travaux des botanistes de renom qui ont participé aux grandes expéditions de la fin du XIXe et du début XXe siècle, les travaux plus récents de paléobotanique, d’écologie, de génétique et de physiologie ont permis d’en retracer l’histoire évolutive et biogéographique.

De ces travaux, il ressort actuellement que les îles Marion (qui appartiennent à l’Afrique du Sud), Crozet, Kerguelen et Heard (cette dernière appartenant à l’Australie) font partie d’une même province biogéographique, siège d’un très fort endémisme. Par exemple , le chou de Kerguelen, Pringlea antiscorbutica (Fig.31), espèce emblématique de cette province, est présent sur la totalité de ces îles.

cette province, est présent sur la totalité de ces îles. Fig. 31 En revanche l’endémisme strict

Fig. 31

En revanche l’endémisme strict demeure peu développé chez les plantes supérieures, avec comme seule espèce Lyallia kerguelensis à Kerguelen (Fig.32).

espèce Lyallia kerguelensis à Kerguelen (Fig.32) . Fig. 32 Il apparaît également de façon de plus

Fig. 32

Il apparaît également de façon de plus en plus évidente que ces espèces ont survécu à la dernière ère gla- ciaire dans des zones refuges et que des colonisations posté-

rieures à la déglaciation sont peu probables. En dépit d’une longue histoire, la richesse spécifique demeure faible : 24 plantes vasculaires à Cro- zet et 29 à Kerguelen. La végétation autochtone

d’Amsterdam (26 espèces de plantes vasculaires) est d’un tout autre type et présente des affinités biogéographiques bien différentes et variées.

affinités biogéographiques bien différentes et variées. Fig. 33 À titre d’exemple, le seul arbuste de la

Fig. 33

À titre d’exemple, le seul arbuste de la réserve naturelle, Phylica arborea (Fig.33), est commun aux îles Tristan da Cunha, situées en Atlantique sud, et Amsterdam.

Les invertébrés

Les invertébrés terrestres des trois archipels ont également fait l’objet de nombreux travaux scientifiques. Si leur richesse spécifique est globalement faible, elle varie d’un groupe taxonomique à l’autre et d’une île à l’autre.

C’est ainsi que l’île de la Possession dans l’archipel Crozet héberge trois espèces endémiques de vers de terre et pas moins de dix taxons non décrits à ce jour, tous appartenant au seul genre représenté dans la zone subantarctique, Microscolex (Acanthodrilisae), alors qu’une seule espèce est présente à Kerguelen.

L’endémisme strict est également très marqué chez les insectes, notamment chez les charançons de Crozet, alors que les diptères présentent un endémisme plus régional. À titre d’exemple, Crozet, Kerguelen et Heard hébergent Anatalanta aptera, la « mouche sans ailes de Kerguelen » (Fig.34), alors qu’un autre diptère, Calycopteryx moseleyi, n’est présent que sur les deux dernières.

moseleyi , n’est présent que sur les deux dernières. Fig. 34 Cette faune subantarctique a développé

Fig. 34

Cette faune subantarctique a développé de nombreuses adaptations morphologiques ou physiologiques liées aux conditions climatiques rigoureuses et au caractère aléatoire et temporaire des ressources trophiques de certains milieux.

Enfin, ces communautés autochtones d’invertébrés sont aujourd’hui confrontées à l’établissement de nombreuses espèces introduites (une trentaine à Kerguelen) dont certaines, perturbent profondément le fonctionnement de ces écosystèmes en renforçant des maillons trophiques minoritaires.

La flore et les habitats marins

La flore marine est encore mal connue en dépit d’importants travaux menés pendant les années 1960 et 1970. Les vastes champs d’algues brunes géantes constitués par Durvillea antarctica (Fig.35) et Macrocystis pyrifera frangent le pourtour de toutes les îles de la réserve, représentent une biomasse considérable et offrent une protection naturelle aux zones côtières et à bien des espèces marines.

aux zones côtières et à bien des espèces marines. Fig. 38 A titre d’exemple, elles accueillent

Fig. 38

A titre d’exemple, elles accueillent des

programmes visant à mieux comprendre les

stratégies développées par la faune et la flore

face aux changements globaux ou aux conditions

climatiques extrêmes. Dans ce cadre, certaines populations aviaires sont suivies depuis une cinquantaine d’années.

la planète Terre dans de nombreux domaines scientifiques : géophysique, physique et chimie de l’atmosphère. Ces observatoires jouent un rôle essentiel dans le maillage établi à l’échelle du globe. La réserve apporte une contribution d’exception par les observations qu’elle permet sur des écosystèmes relativement « simples » car protégés, facilitant leur modélisation dans la

» car protégés, facilitant leur modélisation dans la D’une manière plus générale, les îles australes sont
» car protégés, facilitant leur modélisation dans la D’une manière plus générale, les îles australes sont

D’une manière plus générale, les îles australes sont des observatoires de choix des effets des changements climatiques. Les espèces animales

et végétales de ces territoires, parfaitement adap-

tées aux conditions extrêmes, sont très sensibles

aux perturbations de l’environnement. Ainsi les îles australes sont de véritables laboratoires naturels permettant d’étudier la réponse des populations aux évolutions environne- mentales.

Les observatoires ain-

si que le suivi à long terme des populations animales et végétales ont toujours reçu la plus haute priorité, permettant aux équipes françaises de disposer des plus longues séries de données disponibles en Subantarctique.

Plusieurs de ces programmes de recherche sou- tenus par l’Institut Polaire Paul Emile Victor (IPEV) sont indispensables à la gestion de la

réserve naturelle des Terres australes françaises.

Une convention a donc été signée entre l’IPEV et

les TAAF en décembre 2009 afin d’y développer des programmes de recherches ayant une finalité conservatoire (suivi de population, veille sur l’in- troduction d’espèces invasives, validation scien- tifique des actions conservatoires…)

De ce fait, plusieurs laboratoires de re- cherche soutiennent les activités d’in- ventaire et d’observatoire menées par les agents de la réserve naturelle (suivi de « l’état de santé » des habitats, de la faune et de la flore) (Fig.38). D’autres programmes de recherche sont égale- ment mis en œuvre afin d’apporter des validations scientifiques aux actions de gestion environnementale à mener (études préliminaire de l’élimination d’espèces introduites par exemple).

En occupant des points singuliers de la planète, à des latitudes où les espaces émergés sont rares, les îles de la réserve permettent d’entretenir des observatoires de

Fig. 35

Fig. 39

d’entretenir des observatoires de Fig. 35 Fig. 39 Fig. 40 perspective de leur généralisation à des

Fig. 40

perspective de leur généralisation à des milieux plus complexes. (Fig. 39 et 40).

D’autres actions du plan de gestion impliquent des modifications dans la logistique de ravitaillement des îles afin de limiter l’importation d’espèces exogènes (mesures de biosécurité), ainsi que dans le fonctionnement des bases pour limiter les pollutions et les déchets.

4. Les dix ans de la Réserve

Depuis maintenant 10 ans, la réserve œuvre pour la connaissance et la conservation du patrimoine exceptionnel des îles australes.

Les premières années (2006-2011) ont été consacrées à la définition de l’organisation de la réserve au sein des TAAF et à la rédaction du plan de gestion. Pendant cette période, la réserve s’est ainsi structurée et dotée de moyens financiers et humains. En lien étroit avec l’ensemble des partenaires scientifiques et avec les instances de gestion de la réserve (Conseil consultatif des TAAF qui tient lieu de comité de gestion, et Comité d’Environnement Polaire qui tient lieu de conseil scientifique), l’équipe a rédigé le plan de gestion qui regroupe 9 grands objectifs à long terme, déclinés en 90 actions de conservation de la biodiversité.

Ce plan validé par les Ministres en charge de l’Ecologie et des Outre-mers, constitue une véritable feuille de route pour la collectivité.

Si les habitats terrestres ont été répertoriés et relativement bien définis, ce n’est pas le cas des habitats marins. Ils n’en sont pas moins originaux et souvent uniques : canyons sous- marins des fjords de Kerguelen, moulières à seuil, fonds à spicules d’éponges siliceuses, fonds à antipathaires de Saint-Paul et d’Amsterdam, massifs de coraux profonds d’eau froide de Crozet et Kerguelen et « herbiers » à Macrocystis pyrifera. (Fig.36).

et « herbiers » à Macrocystis pyrifera . (Fig.36). Fig. 36 3. Le volet scientifique Les

Fig. 36

3. Le volet scientifique

Les îles australes accueillent ainsi de nombreuses activités de recherche sur les districts, dans des domaines très variés, touchant aussi bien les sciences de la vie que les sciences de l’univers, et ce depuis plusieurs décennies. (Fig.37).

que les sciences de l’univers, et ce depuis plusieurs décennies. (Fig.37). Fig. 37 Le lien philathélique

Fig. 37

Simultanément, de nouveaux recrutements ont permis de renforcer l’équipe de la réserve et d’envisager, à partir de 2009/2010, le déploiement d’agents de terrain de la réserve sur l’ensemble des districts austraux (Crozet, Kerguelen, Amsterdam et Saint Paul),

Cette équipe multidisciplinaire, travaillant de concert entre le siège des TAAF, les districts austraux et les laboratoires de recherche partenaires représente aujourd’hui une vingtaine de personnes.

En 10 ans, la réserve a ainsi pu réaliser l’ensemble de ces actions :

- La mise en œuvre et le suivi des observatoires

de long terme de la flore et de la faune terrestres

et marine,

- L’inventaire régulier des populations du terri-

toire pour suivre la dynamique de nombreuses espèces,

- La régulation des espèces animales et végétales

introduites présentant un impact sur l’équilibre des écosystèmes de ces îles,

- La mise en place de procédures et de protocoles

de biosécurité pour éviter toute nouvelle intro- duction d’espèce exotique au territoire, - L’identification des sources d’impacts des ac- tivités humaines sur l’environnement et leur réduction à travers une expertise spécifique à chaque activité,

- Le suivi des pêcheries du territoire, et l’adapta-

tion des techniques et de la règlementation pour réduire de manière continue les effets de la pêche sur les oiseaux, les mammifères marins, les es- pèces accessoires et les fonds marins.

Au-delà du périmètre national, la réserve naturelle bénéficie aujourd’hui de plusieurs programmes européens et coordonne le hub polaire du programme BEST qui vise à la mise en place sur les Territoires polaires et sub polaires (Groenland, St Pierre et Miquelon, Territoires britanniques, TAAF) d’un profil d’écosystème permettant à la commission européenne de mettre en place des financements pérennes pour la préservation de l’environnement à large échelle.

Lors de la COP 21, l’annonce de la Ministre Royal d’élargir le périmètre de la réserve naturelle de 550 000 km² et de créer ainsi la 5 ème plus vaste Aire Marine Protégée de notre planète, donne à la réserve une dimension internationale de premier ordre. Cette approche est complétée par la préparation du dossier d’inscription de la réserve au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce travail sera conduit tout au long de l’année 2016 et représentera une orientation forte du 2 ème plan de gestion de la réserve.

5. La philatélie au service de la Réserve

Les activités de préservation de ce patrimoine naturel inestimable constituent un support de

communication à fort potentiel. La philatélie des TAAF en est un maillon significatif par la pertinence et la qualité de ses programmes annuels d’émissions.

Les 10 ans de la création de la réserve constituent un moment fort de ces actions de communication, qui se traduira par une série d’évènements :

- Un logo particulier est créé qui accompagnera

toutes les initiatives. Il est réalisé par Nelly Gravier qui a fait quatre 4 propositions. (Fig.41) :

la n°1 a été retenue. (Fig.42)

- Ce logo est apparu pour la première fois sur la carte de vœux du Préfet des TAAF. (Fig.43).

- On l’a découvert ensuite début avril sur le bord

des feuilles des petites valeurs et du timbre « logo de Kerguelen » émis à Belfort, lors du salon de

printemps de la CNEP. (voir article consacré à ces émissions page 7).

- Il figurera enfin sur le bloc « Albatros » émis le 21 mai à Nanterre à l’occasion du Festival EcoZone. (voir article consacré à cette émission page 13).

Jean Grillot Avec le concours inestimable de Cédric Marteau, Directeur de la Réserve Naturelle. Merci à Philippe Blache pour le prêt des pièces.

Fig. 41 Fig. 42 Fig. 43

Fig. 41

Fig. 41 Fig. 42 Fig. 43

Fig. 42

Fig. 41 Fig. 42 Fig. 43

Fig. 43

Les émissions philatéliques consacrées à la Réserve Naturelle

Si la première émission comportant le logo officiel date du 1/01/2012 seulement, il faut inclure
Si la première émission comportant le logo
officiel date du 1/01/2012 seulement, il faut
inclure dans les émissions attachées à la Réserve
Naturelle les blocs émis entre 2007 et 2010. Ces
blocs sont consacrés aux albatros (2007) (fig.1),
aux éléphants de mer (2008) (fig.2), aux pétrels
(2009) (fig.3), aux otaries (2010) (fig.4) et, à
nouveau, aux albatros (2010) (fig.5).
fig.1 : BF 2007 : Albatros
fig.2 : BF 2008 : Eléphants de mer
BF 2009 : Pétrels
fig.3 :
: BF 2008 : Eléphants de mer BF 2009 : Pétrels fig.3 : fig.4 : BF

fig.4 : BF 2010 : Otaries

de mer BF 2009 : Pétrels fig.3 : fig.4 : BF 2010 : Otaries fig.5 :

fig.5 : BF 2010 : Albatros

En 2012, le logo de la Réserve Naturelle apparaît en dehors des timbres. Il en est de même pour les deux autres blocs de 2013 et 2014. Ces trois blocs ont été dessinés et mis en page par l’artiste Claude Andreotto.

Ils sont fabriqués selon le même procédé mélangeant Taille Douce (TD) et Offset. Une partie du dessin des timbres est réalisé en TD (les têtes des animaux) à partir d’une épreuve réalisée par Claude Andreotto. Les dessins des têtes d’animaux en TD sont ensuite reportés sur un calque qui est posé sur le Bon à Tirer Offset pour finaliser l’assemblage, selon un calage définitif difficile à réaliser.

Le logo est noté « Réserve Naturelle des Terres Australes Françaises » et non pas TAAF car la partie antarctique des TAAF (Terre Adélie) n’est pas incluse dans la Réserve Naturelle.

La première maquette du bloc de 2012 représentait un iceberg, symbolisant l’antarctique. Elle a été refusée, la RN ne couvrant pas cette région. Une deuxième maquette représentant des animaux et la flore protégés a été validée. La légende de deux des timbres du bloc a également été complétée. (fig.6, 10 images).

du bloc a également été complétée. (fig.6, 10 images). fig. 6.1 maquette timbre Pétrel à menton

fig. 6.1 maquette timbre Pétrel à menton blanc

10 images). fig. 6.1 maquette timbre Pétrel à menton blanc fig.6.2 maquette timbre Anatalanta fig. 6.3

fig.6.2 maquette timbre Anatalanta

Pétrel à menton blanc fig.6.2 maquette timbre Anatalanta fig. 6.3 maquette timbre Lyalia fig. 6.4 maquette

fig. 6.3 maquette timbre Lyalia

maquette timbre Anatalanta fig. 6.3 maquette timbre Lyalia fig. 6.4 maquette timbre Manchot papou fig. 6.5,

fig. 6.4 maquette timbre Manchot papou

timbre Lyalia fig. 6.4 maquette timbre Manchot papou fig. 6.5, BF de 2012, première maquette non

fig. 6.5, BF de 2012, première maquette non retenue

papou fig. 6.5, BF de 2012, première maquette non retenue fig. 6.6, BF de 2012, deuxième

fig. 6.6, BF de 2012, deuxième maquette avec légende Anatalanta incomplète

deuxième maquette avec légende Anatalanta incomplète fig. 6.7, BF de 2012, maquette définitive avec légende

fig. 6.7, BF de 2012, maquette définitive avec légende complète Anatalanta Aptera

fig.6.8 Epreuve TD du TP 4 fig.6.9 BAT signé en 2011
fig.6.8 Epreuve TD du TP 4
fig.6.9 BAT signé en 2011
Anatalanta Aptera fig.6.8 Epreuve TD du TP 4 fig.6.9 BAT signé en 2011 fig. 6.10 Bloc

fig. 6.10 Bloc définitIf RN 2012

En 2013, l’émission est consacrée au « Canard d’Eaton », espèce endémique de la Réserve. (fig.7, 8 images)

Le canard d’Eaton (Anas eatoni) est un canard de petite taille (400-500g) que l’on rencontre uniquement sur les îles Crozet et Kerguelen. Son plumage et sa morphologie sont très proches du canard pilet, espèce commune en Europe hivernant en Afrique, d’où elle a colonisée vraisemblablement Crozet et Kerguelen. Elle y est devenue aujourd’hui une espèce à part entière. L’espèce est abondante à Crozet, elle est rare sur l’île de la Possession en raison de la présence des rats, et a disparu de l’île aux Cochons après l’introduction des chats.

A Kerguelen la population reste abondante, en particulier sur la péninsule Courbet et sur les îles du Golfe du Morbihan. Des bandes de plus de 200 individus peuvent être observées dans les zones marécageuses où elle est à l’abri des chats.

les zones marécageuses où elle est à l’abri des chats. fig. 7.1 maquette timbre 1 Le

fig. 7.1 maquette timbre 1

Le canard d’Eaton se nourrit de végé- tation des zones hu- mides et de petits in- vertébrés, insectes, vers notamment. La reproduction a lieu au printemps, la fe- melle pond ses œufs dans la végétation, et dès l’éclosion elle part avec ses canetons se nourrir le long des cours d’eau.

avec ses canetons se nourrir le long des cours d’eau. fig. 7.2 maquette timbre 2 fig.

fig. 7.2 maquette timbre 2

le long des cours d’eau. fig. 7.2 maquette timbre 2 fig. 7.3 maquette timbre 3 fig.

fig. 7.3 maquette timbre 3

fig. 7.2 maquette timbre 2 fig. 7.3 maquette timbre 3 fig. 7.4 maquette timbre 4 fig.

fig. 7.4 maquette timbre 4

2 fig. 7.3 maquette timbre 3 fig. 7.4 maquette timbre 4 fig. 7.5, BF de 2013,
2 fig. 7.3 maquette timbre 3 fig. 7.4 maquette timbre 4 fig. 7.5, BF de 2013,

fig. 7.5, BF de 2013, maquette définitive

fIg 7.6, BF de 2013, BAT, bloc Offset, épreuve

fig. 7.7, BF de 2013, BAT partie en Taille Douce, épreuve

fig. 7.8 Bloc définitif 2013

Pour réaliser le bloc « Dauphins de Commerson » émis en 2014, l’artiste s’est inspiré de photos prises fin 2010 dans le golfe de Morbihan aux Kerguelen par Baptiste Millereux, cet amoureux de la nature désormais installé au Québec. L’artiste a créé ses propres dessins pour illustrer le bloc et les quatre timbres.

Le TAD utilisé sur l’enveloppe 1 er Jour comporte le logo de la RN. C’est le seul TAD comportant ce logo. (fig.8, 7 images)

Ce petit dauphin est une espèce en danger. Il présente une répartition géographique étonnante limitée à l’hémisphère sud. On ne le retrouve en effet que dans le secteur sud-américain, soit les canaux et le Plateau de Patagonie (incluant les îles Falklands), et dans le secteur indien de l’océan Austral aux îles Kerguelen. Aucune autre distribution actuelle ne relie ces populations isolées et l’on peut considérer qu’elles évoluent indépendamment (sous-espèces). Des études de

évoluent indépendamment (sous-espèces). Des études de fig. 8.1 Photo du 11 12 2010 de B Millereux.

fig. 8.1 Photo du 11 12 2010 de B Millereux. Golfe du Morbihan à Kerguelen Dauphin de Comerson

Golfe du Morbihan à Kerguelen Dauphin de Comerson fig. 8.2 Photo du 11 12 2010 de

fig. 8.2 Photo du 11 12 2010 de B Millereux. Golfe du Morbihan à Kerguelen Dauphin de Comerson

Golfe du Morbihan à Kerguelen Dauphin de Comerson fig. 8.3 Photo du 11 12 2010 de

fig. 8.3 Photo du 11 12 2010 de B Millereux. Golfe du Morbihan à Kerguelen Dauphin de Comerson

Golfe du Morbihan à Kerguelen Dauphin de Comerson fig. 8.4 Photo du 11 12 2010 de

fig. 8.4 Photo du 11 12 2010 de B Millereux. Golfe du Morbihan à Kerguelen Dauphin de Comerson

génétique le confirment. L’espèce de Kerguelen serait composée d’une (ou quelques) centaines d’individus.

composée d’une (ou quelques) centaines d’individus. fig. 8.5, BF de 2014, maquette fig. 8.6, BF 2014,

fig. 8.5, BF de 2014, maquette

centaines d’individus. fig. 8.5, BF de 2014, maquette fig. 8.6, BF 2014, définitif Dauphin de Commerson

fig. 8.6, BF 2014, définitif Dauphin de Commerson

maquette fig. 8.6, BF 2014, définitif Dauphin de Commerson fig. 8.7 BF 2014, dauphins Env Premier

fig. 8.7 BF 2014, dauphins Env Premier Jour TAD RN

En 2015, pas de bloc mais deux timbres présentant des insectes de Crozet. Ce sont les premiers TP sur lesquels apparait le logo de la RN. Ils sont dessinés par Mathieu Rapp, biologiste ayant travaillé pour la Réserve, mais également artiste indépendant. Il a exposé ses dessins sur la biodiversité de Crozet à Paris en juin 2014. Les deux TP à 0,66€ et 2€ ont fait l’objet de mises en page diverses avant le choix de la maquette définitive (avec la date en coin à 00.00.00).

Le TP à 2€ a été tiré sur deux papiers différents :

l’un blanc et l’autre jaunâtre. Cette différence n’a été découverte qu’un an après l’émission de manière fortuite. On ne sait donc pas combien de timbres parmi le tirage de 50 000 sont tirés sur l’un ou l’autre papier. (fig.9, 10 images)

tirés sur l’un ou l’autre papier. (fig.9, 10 images) fig. 9.1 maquette timbre 2015 ECTEMNORHINUS VANHOEFFENIANUS

fig. 9.1 maquette timbre 2015 ECTEMNORHINUS VANHOEFFENIANUS non retenue

timbre 2015 ECTEMNORHINUS VANHOEFFENIANUS non retenue fi g . 9 . 3 p r o j

fig. 9.3 projet pour les 2 Timbres RN 2015

l e s 2 T i m b r e s R N 2 0 1

fig. 9.2 maquette timbre 2015 ECTEMNORHINUS VANHOEFFENIANUS retenue

fig. 9.4 projet retenu pour les 2 timbres RN 2015
fig. 9.4 projet retenu pour les 2 timbres RN 2015
fig. 9.5 feuille de 30 TP Araignée 2€ CD 00,00,00 fig. 9.6 TP 2015 insecte
fig. 9.5 feuille de 30 TP Araignée 2€ CD 00,00,00
fig. 9.6 TP 2015 insecte 2€ feuille définitive avec CD
11 09 2014
fig. 9.7 TP 2015 Araignee 0,66€ avec CD 00,00,00
fig. 9.9 TP insecte papier blanc
fig 9.8 TP 2015 insecte 0,66€ feuille avec CD 11 09 2014

fig 9.10 TP insecte papier jaunâtre retouché

En 2016, une nouvelle émission d’un timbre est proposée sur les insectes de Crozet. Le dessinateur Mathieu Rapp a fait six propositions, en couleurs ou N&B. La mise en page des 6 dessins a été réalisée par Nelly Gravier. Le dessin retenu est le n°2. Il est réalisé en GAO (gravure assistée par ordinateur), indication qui figure en bas et à droite du timbre. (fig.10, 9 images)

figure en bas et à droite du timbre. (fig.10, 9 images) fig. 10.1 Dessin pour TP
figure en bas et à droite du timbre. (fig.10, 9 images) fig. 10.1 Dessin pour TP
figure en bas et à droite du timbre. (fig.10, 9 images) fig. 10.1 Dessin pour TP
figure en bas et à droite du timbre. (fig.10, 9 images) fig. 10.1 Dessin pour TP

fig. 10.1 Dessin pour TP insecte 2016 - fig. 10.2 Dessin pour TP insecte 2016 - fig. 10.3 Dessin pour TP insecte 2016 - fig. 10.4 Dessin pour TP insecte 2016

fig. 10.6 timbre insecte 2016 projet retenu logo RN03 complet fig. 10.5 Proposition pour timbre
fig. 10.6 timbre insecte 2016 projet retenu logo RN03 complet
fig. 10.5 Proposition pour timbre 2016 insecte RN03-01
fig. 10.9 Timbre 2016 Insecte
de Crozet GAO dans la marge
fig. 10.7 TP 2016, insecte, essai de couleur
fig. 10.8 TP 2016 insecte, feuille avec coin daté

L’émission Portraits d’Albatros du 10 e anniversaire de la Réserve Naturelle

L’émission d’un timbre « hors programme » a été proposée pour marquer les 10 ans de la Réserve Naturelle des Terres Australes Françaises. C’est Nadia Charles qui a proposé les premiers dessins à la Commission philatélique des TAAF le 17/12/2015 (fig.1). Elle est une spécialiste des

TAAF le 17/12/2015 (fig.1). Elle est une spécialiste des fig.1 : Première maquette dessinée par Nadia

fig.1 : Première maquette dessinée par Nadia Charles (décembre 2015)

dessins à caractère scientifique et a travaillé pour le Muséum d’Histoire Naturelle à Paris et à La Réunion, ainsi que pour l’INRA. Trois maquettes permettent de suivre l’évolution de la composition entre décembre 2015 et janvier

2016.

Dans un premier temps, la Commission a exprimé le souhait que le bloc soit dédié aux seuls

albatros, le Pétrel a donc été enlevé et remplacé par l’albatros timide (fig.2).

enlevé et remplacé par l’albatros timide (fig.2) . fig.2 : Dessin de l’albatros timide de Nadia

fig.2 : Dessin de l’albatros timide de Nadia Charles. Il remplace le pétrel sur la maquette.

Le texte est rectifié (ciel austral au lieu de ciel antarctique), le positionnement du logo est finalisé (fig.3).

), le positionnement du logo est finalisé (fig.3). fig.3 : Maquette des portraits d’albatros Le logo

fig.3 : Maquette des portraits d’albatros

Le logo RN apparaît sur le bloc et le logo 10ans sur le timbre mais un essai est réalisé avec la proposition inversée (fig.4).

essai est réalisé avec la proposition inversée (fig.4). fig.4 : Maquette avec logo RN et 10

fig.4 : Maquette avec logo RN et 10 ans inversés.

(fig.4). fig.4 : Maquette avec logo RN et 10 ans inversés. fig.8 : Calage de la

fig.8 : Calage de la partie TD sur fond Offset.

inversés. fig.8 : Calage de la partie TD sur fond Offset. fig.5 : Maquette définitive, dessin

fig.5 : Maquette définitive, dessin retouché.

Le dessin est finalisé début février 2016 (fig.5). La réalisation de l’émission est alors envisagée en « Offset/taille Douce », procédé qui consiste à superposer à une image Offset une maquette gravée (par ordinateur, GAO) ne reprenant que les traits principaux du dessin.

Elsa Catelin est alors sollicitée pour réaliser la partie de la maquette en taille douce. Elle grave les becs des oiseaux. (fig.6, 7), ce qui permet de finaliser le gabarit pour caler la partie TD sur le fond Offset. (fig.8, 9).

pour caler la partie TD sur le fond Offset. (fig.8, 9). fig.6: Partie du dessin gravée

fig.6: Partie du dessin gravée par Elsa Catelin.

9). fig.6: Partie du dessin gravée par Elsa Catelin. fig.7 : Partie du dessin gravée par

fig.7 : Partie du dessin gravée par Elsa Catelin.

Catelin. fig.7 : Partie du dessin gravée par Elsa Catelin. fig.9 : Maquette définitive sans texte.

fig.9 : Maquette définitive sans texte.

Le 25 février le service de Phil@poste propose certain nombre d’observations relatives au dimensionnement du dessin (fig.10, voir page suivante).

A cette date, Phil@poste demande un délai de 16 semaines pour finaliser la fabrication et la livraison du tirage. Ce délai apparaît incompatible avec la date de mise en vente prévue le 21 mai.

Le service philatélique des TAAF opte donc début mars pour une fabrication en offset seulement, avec un renforcement de la partie initialement prévue en TD : Dans le même passage offset qui permet l’impression du fond en quadrichromie, une surimpression est réalisée pour la partie (aux

traits de couleur noire) qui était prévue en taille- douce.

La signature d’Elsa Catelin n’apparait donc pas dans le projet final. Seule celle de Nadia Charles (en entier pour une fois, contrairement

aux habitudes de Phil@poste) figure en bas sur le feuillet. Contrairement à la maquette initiale, elle sera placée à gauche, car le bord droit est réservé au code barre. (fig.11).

Le tirage prévu est de 50 000 exemplaires.

A noter pour finir que le dessin du TAD a été réalisé par Daniel Astoul de l’UFPP-SATA, pour un premier jour à Kerguelen, Crozet et Amsterdam. (fig.12), et une mise en vente à Nanterre le 21 mai 2016.

fig.10 : Calages réalisés par Phil@poste. fig. 11 : Observations sur l’emplacement réservé au Code
fig.10 : Calages réalisés par Phil@poste.
fig. 11 : Observations sur l’emplacement
réservé au Code Barre et signature à
déplacer à gauche.
au Code Barre et signature à déplacer à gauche. fig.12 : TAD Premier Jour à Kerguelen.

fig.12 : TAD Premier Jour à Kerguelen. Dessin de Daniel Astoul.

Daniel Astoul sera présent le samedi 21 mai sur le stand de l’UFPP-SATA pour une séance de dédicace.

MEMOIRES DES TERRES AUSTRALES ET ANTARCTIQUES FRANCAISES

24 ème mission à KERGUELEN (1974)

Préambule.

Après un premier chapitre consacré aux mammifères marins de l’archipel de Kerguelen, nous abordons ici les oiseaux mythiques des eaux australes que sont les albatros. Déjà, pendant le voyage, dès le trentième parallèle Sud, nous prenons l’habitude de les voir voler derrière le « Marion-Dufresne ».

L’administration des Terres Australes et Antarctiques ne s’y est pas trompée puisqu’elle a émis de nombreux timbres les concernant.

Parmi les espèces d’albatros présentes dans l’archipel des Kerguelen, nous pouvons citer les 3 espèces les plus facilement observables:

L’albatros hurleur (ou grand albatros),

L’albatros fuligineux à dos clair,

L’albatros à sourcils noirs.

Les animaux autochtones à Kerguelen

Chapitre 2 Les albatros

vol tellement c’est magnifique lorsqu’ils suivent le Marion Dufresne.

Les albatros ont un bec long corné. Deux narines tubulaires sont situées le long de la mandibule supérieure qui se termine en crochet très pointu. Ils se nourrissent uniquement de jour principalement de poissons, de calmars pêchés en surface et de cadavres. Il semble que les plus petites espèces (Albatros à bec jaune…) soient capables de plonger jusqu’à 5 mètres.

Ils se rendent sur terre uniquement pour se reproduire. Là, les femelles pondent un œuf

pour se reproduire. Là, les femelles pondent un œuf « Feuillet n° 17 : Les différentes

« Feuillet n° 17 : Les différentes espèces d’albatros »

I – GENERALITES.

Les albatros sont des oiseaux marins qui vivent en pleine mer en se laissant porter par les vents dominants d’ouest dans l’hémisphère sud (40 èmes rugissants et 50 èmes hurlants). Ils peuvent, grâce à l’envergure de leurs ailes (plus de 3 mètres pour certains), survoler l’océan sans effort pendant plusieurs heures et parcourir ainsi jusqu’à 1000 kilomètres par jour. Leurs ailes restent quasiment immobiles, ils n’ont qu’à en adapter les extrémités (leur main) pour changer de direction et pour tenir compte de la force du vent. Ils se posent sur la mer et en redécollent facilement grâce à leurs deux pattes fortement palmées. Ne pouvant pas battre leurs ailes très longtemps, les albatros sont dépendants des vents pour se déplacer. La nuit, ils se posent sur l’eau pour dormir. On ne se lasse pas d’observer leur

unique qui est couvé à tour de rôle par les deux parents sur des nids assez imposants constitués de terre et de végétaux, le tout rembourré de plumes et d’acaena. Puis, les deux adultes nourrissent à tour de rôle leur poussin. Les albatros nichent soit en colonies (albatros à sourcils noirs) ou

nichent soit en colonies (albatros à sourcils noirs) ou « Timbre N° 298. Albatros en vol

« Timbre N° 298. Albatros en vol ».

à sourcils noirs) ou « Timbre N° 298. Albatros en vol ». « Albatros en vol.

« Albatros en vol. A droite. Albatros hurleur.

A gauche : Albatros à sourcils noirs».

seuls (albatros hurleur et albatros fuligineux).

Les albatros, comme la plupart des oiseaux de mer, sont des espèces à stratégie « K », c’est-à- dire d’espèces dont les individus ont une durée de vie importante (de 50 à 60 ans) avec un taux de reproduction faible impliquant un investissement des deux parents pour nourrir les poussins. Pour exemple, les albatros hurleurs ne se reproduisent qu’une fois tous les deux ans avec la ponte d’un seul œuf.

En 1974, on savait peu de choses sur les albatros.

œuf. En 1974, on savait peu de choses sur les albatros. « Baguage d’un albatros géant

« Baguage d’un albatros géant ».

Seules des observations de dénombrement étaient réalisées (baguage et lectures de bagues).

Ainsi, grâce à la lecture des bagues, on sait que les albatros sont fidèles à vie à leur partenaire et qu’ils reviennent nicher au même endroit. Les albatros sont capables de parcourir de très grandes distances en peu de temps. Par exemple un albatros hurleur, bagué très jeune à Kerguelen, au sud de l’Océan Indien, a été retrouvé dix mois plus tard sur la côte chilienne, après avoir parcouru quelques 18 000 kms. On a aussi récupéré des albatros, bagués à Crozet, en mer de Tasmanie.

La miniaturisation de l’électronique a permis, depuis 1989, d’équiper certains albatros de balise Argos afin de les suivre en mer. Ainsi, on a montré qu’ils peuvent se déplacer de plus de 900 kms par jour avec une vitesse de croisière de 50 à 90 km/h. En 2004, une étude a montré que l’oiseau le plus rapide a parcouru 22 545 kilomètres en seulement 46 jours.

Aujourd’hui, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) considère que le statut de conservation des albatros des TAAF est défavorable et que certaines espèces sont menacées d’extinction à cause notamment de la

pêche dans l’océan austral remontant à la fin des années 1960 et plus récemment de la pêche de la légine (*). Les filets maillants dérivants ayant été prohibés à cause du manque de sélectivité dans les prises, les bateaux de pêche de la légine (*) se sont équipés de palangre consistant en une ligne de plusieurs kilomètres de long munie de nombreux hameçons avec appâts.

(*) La légine australe est un poisson des mers froides australes dont la chair est très appréciée depuis les années 1990, notamment en Amérique du Nord et au Japon.

Les albatros, attirés par les poissons pêchés ou les appâts, sont pris dans les hameçons et meurent par blessure ou noyade. La mort dans ces conditions d’un parent entraîne inévitablement la mort du poussin puisqu’il n’est plus nourri que par le parent restant, ce qui est évidemment insuffisant. De plus, la formation d’un nouveau couple par le parent restant n’est pas immédiate. Ainsi, les populations d’albatros diminuent rapidement.

Cependant, des mesures relatives aux techniques de pêche à la palangre ont été prises aussi bien dans la ZEE de Kerguelen (Zone Economique Exclusive) que dans l’océan austral, à savoir :

- Lestage des lignes.

- Mise à l’eau des lignes au crépuscule puisque

les albatros se reposent.

- Vitesse réduite des bateaux pendant les phases

de pêche.

- Mise en place de banderoles flottant à l’arrière

des bateaux empêchant les oiseaux de se jeter sur les poissons lors de la remontée des lignes.

Des articles parus dans le courrier de la Nature en 2015 (édité par la Société Nationale de Protection de la Nature SNPN N° 291 Spécial Pôles) et dans le Supplément du Quotidien de la Réunion consacré aux 60 ans des T.A.A.F (3 Octobre 2015) montrent que ces mesures sont efficaces.

II – L’ALBATROS HURLEUR.

Lors de mon hivernage en 1974, j’admire à plusieurs reprises sur les terrains plats de la presqu’île du Prince de Galles des albatros hurleurs appelés également grand albatros (nom scientifique Diomedea exulans). A l’âge adulte, le grand albatros a une envergure de 2,5 à 3,5 mètres, son poids variant de 6 à 11 kilos. Tout le

à 3,5 mètres, son poids variant de 6 à 11 kilos. Tout le « Timbre N°

« Timbre N° 465. Tête de grand albatros ».

corps est blanc, à l’exception du bout de ses ailes (rémiges) qui est noir. On estime la population de l’albatros à environ 1000 couples nicheurs à Kerguelen.

Ces albatros géants ont besoin d’un long terrain plat pour pouvoir courir afin de décoller face au vent et de s’envoler car ils ne peuvent pas voler en battant leurs ailes trop grandes. Quant à l’atterrissage, ils déploient leurs ailes contre le

vent et courent une fois touché le sol (un peu comme des parachutistes).

Les différentes scènes auxquelles j’assiste à différentes périodes de mon séjour comprennent notamment une parade nuptiale, une femelle en train de couver et un poussin sur son nid.

La parade nuptiale

La formation d’un couple prend plusieurs années. Mais une fois formé, ce couple ne se rompt qu’à la mort de l’un des 2 conjoints (et ils peuvent vivre 60 ans).

Avant l’accouplement, les albatros s’adonnent à une parade amoureuse qui dure de 15 à 30 minutes. Un soir, je vois une parade nuptiale dont j’admire la chorégraphie qui comprend des croisements et des claquements de bec, des face à

des croisements et des claquements de bec, des face à « Parade albatros hurleur. Croisement de

« Parade albatros hurleur. Croisement de becs ».

face à « Parade albatros hurleur. Croisement de becs ». « Parade albatros hurleur. Mâle allongé

« Parade albatros hurleur.

Mâle allongé devant la femelle ».

albatros hurleur. Mâle allongé devant la femelle ». « Parade albatros hurleur. Danse d’une patte sur

« Parade albatros hurleur.

Danse d’une patte sur l’autre ».

albatros hurleur. Danse d’une patte sur l’autre ». « Parade albatros hurleur. Croisement de becs ».

« Parade albatros hurleur. Croisement de becs ».

». « Parade albatros hurleur. Croisement de becs ». « Parade albatros hurleur. Mâle devant femelle

« Parade albatros hurleur. Mâle devant femelle ».

». « Parade albatros hurleur. Mâle devant femelle ». « Accouplement d’albatros hurleur » face avec

« Accouplement d’albatros hurleur »

face avec ou sans déploiement d’ailes, des danses d’une patte à l’autre, le mâle allongé devant la femelle… J’en photographie quelques phases que je vous livre ici.

J’en photographie quelques phases que je vous livre ici. « BF N° 15. Timbre N°451. Albatros

« BF N° 15. Timbre N°451. Albatros géant au nid ».

La ponte et la couvaison.

L’albatros hurleur niche isolément et pond un seul œuf (d’environ 500 grammes) sur un grand nid constitué d’un monticule de boue garni d’acaena. La ponte a lieu vers fin décembre et l’éclosion un peu plus de deux mois après. La femelle couve ses œufs pendant 20 à 30 jours sans boire et sans manger. Ensuite, le mâle et la femelle se relaient pour couver l’œuf à tour de rôle pendant une période allant de 70 à 80 jours (la plus longue période d’incubation chez les oiseaux). De temps en temps, l’albatros géant se lève pour retourner avec son bec l’œuf qu’il couve.

lève pour retourner avec son bec l’œuf qu’il couve. « Albatros hurleur en train de couver

« Albatros hurleur en train de

couver ».Croisement de becs ».

hurleur en train de couver ».Croisement de becs ». « Albatros hurleur debout sur son œuf
hurleur en train de couver ».Croisement de becs ». « Albatros hurleur debout sur son œuf

« Albatros hurleur debout sur son œuf ».

« Albatros hurleur retournant son œuf ».

Si l’œuf est détruit, l’albatros géant n’en pond pas d’autre. Compte tenu du fait que le temps d’incubation et de croissance de l’unique poussin dure 11 mois, l’albatros hurleur ne se reproduit qu’une fois tous les 2 ans.

hurleur ne se reproduit qu’une fois tous les 2 ans. « Jeune poussin d’albatros hurleur sur

« Jeune poussin d’albatros hurleur sur son nid ».

Le poussin, après l’éclosion est gardé pendant trois semaines jusqu’à ce qu’il soit assez grand pour conserver sa température. Le plus photographié à Kerguelen en 1974 est celui qui se trouve à une cinquantaine de mètres de la cabane de la Roche verte. Les photos suivantes le montrent à plusieurs stades de son évolution sur environ 10 mois.

Les premières semaines, le jeune poussin, ayant encore un duvet très important, reste sur son nid où il est nourri à intervalles réguliers alternativement par chacun de ses deux parents qui mâchent en régurgitant la nourriture avant de la donner au petit (calamars, petits poissons et huile fabriquée par les adultes dans leur gésier).

Puis, il est nourri ensuite moins souvent afin qu’il soit incité à quitter le nid. A ce stade (vers 6-7

« Poussin 6-7 mois à côté de son nid ». mois), il a quasiment perdu

« Poussin 6-7 mois à côté de son nid ».

mois), il a quasiment perdu son duvet et pris son plumage définitif. Sa croissance est lente.

Enfin, après avoir essayé ses ailes (vers 9 mois), le jeune albatros s’envole sans l’aide de ses parents pour naviguer au-dessus de la mer pendant 5 à 6 ans. Il ne reviendra qu’à l’âge adulte sur terre non loin de là où il est né. Une fois le petit parti, le couple se sépare pendant une année complète à la fin de laquelle ils se retrouvent à l’emplacement de leur ancien nid, et le cycle de reproduction recommence.

III – L’ALBATROS FULIGINEUX A DOS CLAIR.

Sur la presqu’île du Prince de Galles, entre la cabane de la Roche Verte et le Pointe Suzanne se trouve une falaise nommée Cap Milon. On y trouve quelques couples d’albatros fuligineux à dos clair. Ceux-ci nichent en hauteur sur cette falaise difficile d’accès plongeant dans l’océan. Du fait de l’exposition de la falaise au vent, il est très facile pour cet albatros de décoller sans élan en se lançant dans le vide, un peu comme les adeptes de parapente en montagne.

« Timbre N°468. Albatros fuligineux ». « Timbre N°12. Albatros fuligineux en vol ».
« Timbre N°468. Albatros
fuligineux ».
« Timbre N°12. Albatros
fuligineux en vol ».

Il existe d’autres petites colonies de fuligineux à Kerguelen, notamment l’une implantée à 5-6 kilomètres de la mer, en descendant depuis les « Hauts de Hurlevent » dans le cañon des sourcils noirs dont il est question dans le chapitre suivant.

Pour être plus précis, l’albatros fuligineux de Kerguelen est du type « à dos clair ». Nom scientifique : « Phoebetria palpebrata ».

Il a une envergure d’environ 2 mètres pour un poids de 3 Kg. Comme sur les photos jointes, il est de couleur grise avec la tête plus foncée. Son bec est noir tandis que son œil est entouré de blanc.

« Albatros fuligineux couvant sur son nid»

de blanc. « Albatros fuligineux couvant sur son nid» Sur cette photo, il faut remarquer l’acaena

Sur cette photo, il faut remarquer l’acaena qui est vierge de prédation par les lapins.

L’albatros fuligineux, comme les autres albatros ne pond qu’un œuf sur son nid constitué d’un monticule en terre dont le sommet a une forme

de cuvette. Cet œuf, pondu début décembre, est couvé pendant environ 70 jours.

« Parent albatros

fuligineux et son

poussin ».

70 jours. « Parent albatros fuligineux et son poussin ». Une fois le poussin né, il

Une fois le poussin né, il est nourri alternative- ment par chacun de ses parents tous les 5-6 jours. Le poussin ne s’envolera que vers fin mai, soit

4 mois après l’éclosion de l’œuf. Le petit a un

duvet très fin et une tête ressemblant à celle d’un clown.

Le jeune albatros fuligineux reviendra trois ans plus tard pour former un couple qui durera pendant toute son existence. Son taux de reproduction est très faible puisqu’il ne se reproduit que tous les

2 ans. De plus, on estime que le premier oisillon naîtra au bout de 10/11 ans.

L’albatros fuligineux de Kerguelen ne suit pas les bateaux. Il se nourrit dans les eaux antarctiques et sa durée de vie est de l’ordre de 50 ans.

L’estimation de sa population dans l’archipel des Kerguelen varie entre 3000 et 5000 couples.

Note :

En décembre 1975, trois couples d’une autre espèce d’albatros fuligineux, l’albatros fuligineux à dos sombre (Phoebetria fusca) ont été aperçus à Kerguelen semble-t-il pour la première fois. Ils nichaient dans une des 2 colonies d’albatros à sourcils noirs (cf. publication L’oiseau et Revue Française de l’Ornithologie, V48, 1978).

IV – L’ALBATROS A SOURCILS NOIRS.

En décembre 1974, j’ai la chance d’aller, avec quelques autres hivernants, au cañon des sourcils noirs qui est situé au Sud-Est de la Grande Terre de Kerguelen derrière la presqu’île Ronarc’h et à l’extrémité de la presqu’île Jeanne d’Arc.

Le bateau nommé « La Japonaise » nous laisse au Halage des Naufragés qui sépare ces 2 presqu’îles. Ce navire abandonné par un navire de pêche japonais et retrouvé échoué a été aménagé pour les activités relevant de la biologie marine avec possibilités de dragages et de mesures océanographiques (hauteur d’eau, température, salinité…).

Ensuite, après avoir parcouru une dizaine de kilomètres sur les « Hauts de Hurlevent », nous installons notre campement dans une vallée à proximité des albatros à sourcils noirs.

Après avoir passé la nuit sous la tente, nous grimpons sur la falaise qui tombe à pic dans l’océan indien et sur laquelle nous pouvons enfin approcher ces oiseaux.

« Vallée d’arrivée au cañon des sourcils noirs».

« Vallée d’arrivée au cañon des sourcils noirs». L’albatros à sourcils noirs ( Diomedea melano- phris

L’albatros à sourcils noirs (Diomedea melano- phris) a un poids de 3 à 5 kg et une envergure d’environ 2,10 m à 2,5 m. Les signes caracté- ristiques le distinguant des autres albatros sont d’une part la ligne noire prononcée au-dessus de son œil (d’où son nom de sourcils noirs) et d’autre part le dessous de ses ailes comprenant

noirs) et d’autre part le dessous de ses ailes comprenant « Timbre N°24. Albatros à sourcils

« Timbre N°24. Albatros à sourcils noirs sur son nid ».

une assez large ligne noire entourant la plage blanche centrale.

large ligne noire entourant la plage blanche centrale. « Timbre N°486. Tête d’albatros à sourcils noirs

« Timbre N°486. Tête d’albatros à sourcils noirs ».

L’albatros à sourcils noirs se reproduit tous les ans dans deux grandes colonies dont on estime la population à 1 200 couples et qui sont situées à flanc de falaises. Ainsi, il n’a aucune difficulté à s’envoler contrairement à l’albatros hurleur.

« Albatros à sourcils noirs bagué et son œuf ».

« Albatros à sourcils noirs bagué et son œuf ». Les couples arrivent en septembre et

Les couples arrivent en septembre et pondent leurs œufs (1 seul par couple) vers mi-octobre sur des nids d’une hauteur très importante faits de terre. Après avoir été couvé pendant environ deux mois, l’œuf éclot début janvier. On profite de la période de couvaison pour réaliser des opérations de baguage.

Les nids étant très proches les uns des autres, il arrive fréquemment que les albatros se chamaillent lorsque l’un n’atterrit pas à côté de son nid l’obligeant ainsi à marcher entre les nids des autres. De même, quelques conflits ont lieu avec des cormorans qui nichent eux aussi en nombre important sur les falaises. Pour se mouvoir à l’intérieur de la colonie, nous devons être très vigilants du fait que le terrain à flanc de falaise est dangereux et très glissant. De plus, nous devons déranger le moins possible les albatros. Par exemple, lorsqu’on veut photographier un œuf, il faut déplacer tout doucement l’albatros, puis une fois les photos terminées attendre que l’albatros à sourcils noirs ait repris sa couvaison, ceci afin que les prédateurs ne gobent pas son œuf.

L’albatros à sourcils noirs peut plonger jusqu’à six mètres dans l’eau. Il pêche sur le plateau continental de Kerguelen dans une limite de quelques centaines de kilomètres autour de la colonie, donc à proximité des zones de pêche. De ce fait, cette espèce est – ou a été – beaucoup plus sensible que les autres aux effets néfastes de la pêche à la palangre.

Au retour du cañon des sourcils noirs, en attendant « La Japonaise », j’admire avec mes compagnons un léopard de mer que je photographie sous tous les angles.

Jean-Louis BIZET (A suivrre)

L’ARCHE DES KERGUELEN

Michel Krempper, Association Française de Philatélie Thématique

De nombreuses arches naturelles issues de l’érosion se donnent à voir sur toute la surface du globe. Les diverses Postes mondiales en ont d’ailleurs consacré plusieurs. En dehors des géographes et géologues, les historiens des ponts leur portent un intérêt particulier : probablement est ce l’observation de ces créations de la nature qui a aidé les hommes à imaginer la forme architecturale de l’arc voûté. Peu ont cependant autant frappé les explorateurs, navigateurs et hommes de lettres que l’Arche des Kerguelen, qui fut et reste une curiosité géographique étonnante malgré son effondrement partiel.

Ce monument naturel est situé au nord-est de l’île principale de l’Archipel des Kerguelen, exactement à 48°43’ latitude Sud et 69°04’ longitude Est au bout d’une petite langue de terre qui l’isole nettement de l’île. Ce fut d’abord un rocher percé très élevé (103 m. environ au dessus de l’île) formant une arche rectangulaire caractéristique qui fut remarquée par tous les navigateurs, depuis la découverte en 1774

par tous les navigateurs, depuis la découverte en 1774 Figure 3. Carte géologique des Îles Kerguelen,

Figure 3. Carte géologique des Îles Kerguelen, triptyque des TAAF YT139A

Elle est comme la porte d’entrée de l’archipel. En fait, elle marque l’extrémité sud-est de la Baie de l’Oiseau, la pointe nord-est de cette baie étant le Cap Français.

la pointe nord-est de cette baie étant le Cap Français. Elle fut d’abord nommée Le Portail

Elle fut d’abord nommée Le Portail sur la carte du chevalier de Kerguelen lui-

Figure 4. Carte des Kerguelen, la Baie de l’Oiseau/ Christmas Harbor, le site de l’Arche.

Le dessin du timbre TAAF PA 47 est intéressant à observer et à comparer avec le précédent. La source est la même, à savoir la gravure du récit de Cook. Mais si dans l’illustration du timbre du triptyque, Béquet avait pris quelques libertés, il reste cette fois fidèle au dessin originel.

Lors de son voyage de 1840 avec ses deux bateaux, l’Erebus et le Terror commandé par Crozier, J.C. Ross confirmera les observations de ses prédécesseurs. : « La pointe de l’arche, de

150 pieds de hauteur, est composée de basalte. A l’intérieur, on voit des fragments de bois silicifié inclus dans le basalte. » C’est cette expédition que commémore le timbre des Terres Australe et Antarctiques Françaises émis en 1979 (réf YT PA 59). Au format 48 x 36 mm, la vignette dessinée

et gravée par Pierre Béquet également nous

montre le navire le Terror face à l’arche, telle que Ross pu les voir depuis l’Erebus.

A la même époque, le monument entre dans la

littérature. Avec son roman: « Les Aventures d’Arthur Gordon Pym » édité en 1838 Edgar Allan Poe en fait une description détaillée. Sans doute l’écrivain américain en avait-il eu connaissance par les récits des chasseurs baleiniers de Nouvelle-Angleterre, nombreux à se rendre aux

de Nouvelle-Angleterre, nombreux à se rendre aux Figure 1. Couverture du carnet de voyage «paysages»

Figure 1. Couverture du carnet de voyage «paysages»

jusqu’à la première expédition des frères Rallier du Baty en 1908-1909 : lors de la deuxième expédition Rallier du Baty en 1913-1914, on constata l’effondrement du toit de l’arche. Seules deux colonnes verticales subsistent de nos jours qui ont conservé le nom originel d’Arche des Kerguelen.

Issues du volcanisme originel, elles sont composées de basalte. On peut y voir des morceaux de bois silicifié, attestant d’épisodes climatiques antérieurs nettement plus doux qu’aujourd’hui

antérieurs nettement plus doux qu’aujourd’hui Figure 2. Carte Maximum, premier jour de l’émission TAAF

Figure 2. Carte Maximum, premier jour de l’émission TAAF du 1er janvier 2001

même lorsqu’il la voit pour la première fois en janvier 1774, à son second voyage. L’astronome Le Paule Dagelet qui l’accompagna et fit alors un périlleux débarquement ne manqua pas de la mentionner dans son compte-rendu à l’Académie des Sciences.

Deux ans après, le capitaine James Cook arrive dans ces îles qu’il appellera d’abord Îles de la Désolation avant de les baptiser Îles Kerguelen en l’honneur de son prédécesseur. Fair play mais aussi solidarité entre ces navigateurs de l’extrême ! Il entre dans la même baie le 25 décembre 1776, nomme celle-ci Christmas Harbour et baptise le monument Arched - Rock :

nom qui lui est définitivement resté, traduit en français par Pointe de l’Arche. Le Havre de Noël est l’objet de l’une des plus célèbres gravures qui accompagnent le récit du troisième voyage de Cook, ainsi commentée : « L’endroit le plus remarquable, la pointe sud, est terminé par un très haut rocher perforé, de sorte qu’il ressemble à l’arche d’un pont ».

Figure 5. Le chevalier de Kerguelen et le Hâvre de Noël, triptyque des TAAF YT222A

Figure 5. Le chevalier de Kerguelen et le Hâvre de Noël, triptyque des TAAF YT222A

Kerguelen et le Hâvre de Noël, triptyque des TAAF YT222A Figure 6. Gravure du Récit de

Figure 6. Gravure du Récit de James Cook, 1776, timbre des TAAF YT PA 47

du Récit de James Cook, 1776, timbre des TAAF YT PA 47 Figure 7. timbre des

Figure 7. timbre des TAAF YT PA 47

Kerguelen dans ces

années là. N. Taylor, baleinier, américain

,

en laisse un témoignage direct paru en 1851 : « Au port Christmas, une étroite bande de terre s’avance dans la mer, portant un rocher où les lames ont creusé un passage lui donnant l’aspect d’une voûte en ruine. C’est la Pointe de l’Arche mais les marins la nomment communément la Porte du Diable ». En 1874, c’est à la très célèbre expédition scientifique du Challenger d’aborder l’île. Ses rapports s’ouvrent sur une grande gravure représentant l’Arche vue du fond de la Baie de l’Oiseau : comme si ce monument était le plus remarquable rencontré par ce navire pendant tout son voyage autour du globe. « Nettement coupée de la falaise se trouve une grande arche naturelle de 150 pieds de hauteur : un grand phénomène de la nature… », commentera Campbell, son commandant, visiblement impressionné.

L’Archipel des Kerguelen devient français en 1893. E. Mercié, Enseigne de vaisseau de l’Aviso l’Eure est chargé de la cérémonie de prise de possession au nom de la République. Il décrira en détail « la fameuse Pointe de l’Arche …vue comme… un magnifique arc de triomphe qui laisse entrevoir le jour à travers son ouverture ».

Les frères Rallier du Baty le suivent en 1908 et seront témoins privilégiés. Après leur première expédition Raymond précise : « l’entrée de la baie a un mille de large avec … au sud un rocher de 150 pieds. La mer, sans relâche, y a creusé une arche large de 100 pieds, par laquelle, d’un certain angle on aperçoit la côte, des falaises et des rochers imposants s’étendant loin à l’horizon. ». Puis, surprise ! Et de taille ! Lors de la deuxième expédition Rallier du Baty en 1913, on ne peut que le constater : dans l’intervalle de quatre années, le toit de la fameuse arche s’est effondré. … Constat confirmé en 1931 par

é g a l e m e n

t

Figure 8 : TAD Premier Jour du timbre Yt Pa47, représentant les navires de Cook
Figure 8 : TAD Premier Jour du timbre Yt Pa47,
représentant les navires de Cook devant l’Arche
Yt Pa47, représentant les navires de Cook devant l’Arche Figure 9. Timbre des TAAF, YT PA

Figure 9. Timbre des TAAF, YT PA 59, 1979

Figure 10. Photo de la prise de possession de Kerguelen en 1893 (photographe inconnu).

le géologue français E. Aubert de la Rue et paru dans son « Etude géologique et géographique de l’Archipel des Kerguelen », ouvrage de référence fruit de quatre campagnes menées avec son épouse en 1928-29, 1931, 1949-50 et

1952 : « Le recul des falaises et les effets de

l’érosion marine se traduisent par la présence de rochers aux formes singulières, tels l’Arche aujourd’hui effondrée et formant deux tours

comparables à celles de Notre-Dame à l’entrée de la Baie de l’Oiseau. ». Ce sont ces deux tours que, sous le titre : « l’Arche des Kerguelen », représente le timbre émis par les TAAF le Ier janvier 2001. Référencée par YT sous le n° 296, cette vignette postale dentelée 13 mesure 48 x 36 mm. Remercions M. Jubert d’avoir, par la taille- douce, réussi à exprimer la monumentalité des vestiges de ce qui fut la plus extraordinaire des arches naturelles jamais observées sur la planète. Ce vestige exceptionnel a été retenu en 2011 pour

Ce vestige exceptionnel a été retenu en 2011 pour Figure 11. Timbre des TAAF YT 296,

Figure 11. Timbre des TAAF YT 296, 2001

une émission jumelée entre les TAAF et Saint pierre et Miquelon. Il s’agissait d’honorer les deux Territoires visités par le Forbin, escorteur de la Marine Nationale. Le dessin et la maquette sont dus au regretté Marc Taraskoff.

dessin et la maquette sont dus au regretté Marc Taraskoff. Figure 12. Timbre des TAAF YT

Figure 12. Timbre des TAAF YT 597, 2011

Pour finir citons et remercions un dernier témoin : Jean-Paul Kauffmann. Avec « l’Arche des Kerguelen », l’écrivain a livré en 1993 une méditation littéraire et poétique qui a contribué à mieux faire connaître ces terres désertes et désolées ainsi que l’arche, leur figure emblématique. D’autant que son livre a fait l’objet de plusieurs rééditions.

que son livre a fait l’objet de plusieurs rééditions. Figure 13. trois couvertures du récit de

Figure 13. trois couvertures du récit de J.P. Kauffmann:

Flammarion sur lesquelles est illustrée l’Arche de Kerguelen.

Bibliographie sommaire :

Ouvrages et conférences de Gracie Delepine Récits de Raymond Rallier du Baty Ouvrages et rapports d’Edgar Aubert de la Rue Jean-Paul Kauffmann, ouvrage précité Notices de l’Administration Philatélique des T.A.A.F.

Cet article est également publié sur le site de Michel Wagner http://www.timbresponts.fr.

TAAF : les petites valeurs font leur show !

Dans notre article publié en avril 2013 dans le Lien n° 107, nous avons tenté de faire le point sur l’évolution des timbres d’usage courant (dits « petites valeurs ») des TAAF.

Mais depuis ces temps, presque anciens, les choses ont évolué. Nous en avions parlé en septembre 2015 dans le Lien n°114 à l’occasion des 20 ans du Marion Dufresne.

Résumons : En 2013, les TAAF ont émis une série de timbres de quatre valeurs dites d’appoint entre 1 et 4 centimes, que l’on retrouve sur le nouveau logo des TAAF (fig. 1). Y sont représentés 4 images symbolisant les TAAF (voir Lien n°107).

4 images symbolisant les TAAF (voir Lien n°107). fig.1 logo des TAAF-26x56 maquette définitive 2013 fig.3

fig.1 logo des TAAF-26x56 maquette définitive 2013

fig.3 feuille 2014 2ème émission fig.5 MD 3ème émis- sion 2015 logo 60 ans
fig.3 feuille 2014 2ème émission
fig.5 MD 3ème émis-
sion 2015 logo 60 ans

Cette première émission se caractérise par l’indication du millésime 2013 et la signature d’Eve Luquet qui a conçu cette série. Tirée à 70 000 exemplaires, elle a connu un grand succès et ces timbres gravés (par ordinateur GAO) ont été rapidement épuisés (fig. 2).

De nouvelles émissions sont parues en 2014 et 2015 avec des caractéristiques légèrement différentes. En 2014, le timbre est réalisé en offset, il comporte le millésime 2014, mais pas de signature. Tirage : 100 000 exemplaires (Image 3). Il accompagne l’émission du logo des Iles Crozet, timbre à forte faciale (7€) destinée aux envois lourds et recommandés (fig. 3).

La troisième émission, mise en vente au Salon de la Porte Champerret en mars 2015, est réalisée en offset/sérigraphie. Elle comporte le millésime 2015 et la signature de Nelly Gravier qui a conçu le logo des TAAF. Tirage : 150 000 exemplaires. (fig. 5).

le logo des TAAF. Tirage : 150 000 exemplaires. (fig. 5) . fig.2 2013 Zoom version

fig.2 2013 Zoom version définitive

Tirage : 150 000 exemplaires. (fig. 5) . fig.2 2013 Zoom version définitive fig.4 TP Logo

fig.4 TP Logo Crozet 2014

Elle accompagne l’émission du logo des Iles

Saint Paul et Amsterdam (fig. 6). Le logo du

60 ème anniversaire apparaît sur les marges des

feuilles.

Nous indiquions alors qu’il n’était pas exclu qu’une nouvelle émission soit réalisée à terme. Le terme n’a pas été long, une nouvelle émission apparaît en 2016 (fig. 7) accompagnant celle du logo de Kerguelen (fig. 8).

Les 4 timbres sont regroupés dans une présentation originale de 2 feuilles comportant chacune deux timbres en paires: 0,01 + 0,04€ pour l’une et 0,02 + 0,03€ pour l’autre. (fig. 9, fig. 10 et fig. 11).

+ 0,03€ pour l’autre. (fig. 9, fig. 10 et fig. 11) . fig.6 2015 logo St

fig.6 2015 logo St Paul et 60 ans des TAAF bdf

et fig. 11) . fig.6 2015 logo St Paul et 60 ans des TAAF bdf fig.8
et fig. 11) . fig.6 2015 logo St Paul et 60 ans des TAAF bdf fig.8

fig.8 TAAF Logo de Kerguelen 1

fig.7 maquette des timbres seuls vectorisés. Le cadre noir sera supprimé dans l’émission définitive

fig.8 TAAF-TP-LOGO KER-impositionVECTO
fig.8 TAAF-TP-LOGO KER-impositionVECTO

La signature de Nelly Gravier apparaît en bas des timbres et, sur les marges, le logo du 10 ème anniversaire de la Réserve Naturelle des Terres Australes Françaises.

fig.9 TAAF Feuille 000 petites valeurs millésime 2016

Ces nouveaux tirages ont été mis en vente lors du Salon Philatélique de Printemps à Belfort du 1 er au 3 avril 2016.

Décidemment les petites valeurs des TAAF continuent de faire parler d’elles !

1 e r au 3 avril 2016. Décidemment les petites valeurs des TAAF continuent de faire
Détail millésime 2016 fig.10 : feuilles de petites valeurs avec millésime 2016 puis 2017 Détail
Détail millésime 2016
fig.10 : feuilles de petites valeurs
avec millésime 2016 puis 2017
Détail millésime 2017
Détail Fig. 11 : Emissions définitives Détail
Détail
Fig. 11 : Emissions définitives
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