Varlet, Jules. Les Céréales d'Algérie, par J. Varlet,.... 1900.

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aux moments qui coïncident avec la décadence do son agriculture et avec les plus besoins de ses marchés. on évalue Vannonc. 500. Or. la promesse moissons. la Tunisie. soit : 3. à alimenter contribuaient les armées et le également Home et intervenaient dans les importations peuplede do l'empire.LES CÉRÉALES D'ALGÉRIE INTRODUCTION Le Grenier île Rome ! C'est la première pensée qui vient a l'esprit îles qu'on parle îles céréales de l'Algérie là il semble que cette vision d'une abondance fabuleuse d'exdoive rester. à OU millions de moilii doO kg. il est bon do rappeler que les provinces romaines s'étendaient sur ûu territoire immense dont ne représente la l'Algérie qu'une partie . dans tous les temps.900. . Tout d'abord. l'Egypte et même la Sicile et la Sardaigue Tripolitaine. grands aux c'est-à-dire total nécessaire l'approvisionnement de blé à subsistances nationales et aux distributions prix réduit. traordinaires Il faudrait s'entendre sur ce point historique et se aux appréciations obvier exagérées qui peuvent produire. aux plus mauvais jours de la transformation agricole de l'Italie.000 quintaux.

les-événements qui se sont déroulés dans l'Afrique du Nord. lions y voyons que cetto fertilité. Mais les chiffres des historiens do l'époque sont là pour nous ramener à une expression plus exacte de l'importance d'une fertilité souvent exagérée. a depuis longtemps épuisé ses réserves et perdu de sa fertilité. détruisirent i'o^uvre de leurs prédécesseurs. Apres les Romains vinrent les à plaisir Vandales qui. ne saurait impliquera actuelle une puissance do production extraordinaire. Pendant cent cinquante ans. les vestiges do barrages et do travaux de captago ou d'aménagement des eaux. eu uu examen rapide. s'il a jamais existé dans la force que lui donne cette allusion à une fécondité particulière.' - 0' — / Cetto quantité de céréales nous paraîtra bien peu do seulechose si nous la comparons à celle qu'exportent et nous devrons ment nos trois provinces algériennes réduire do beaucoup cette légende de Grenier do Rome qui est. Si nous suivons. io territoire algérien produisit beaucoup pendant les cinq siècles de la domination romaine . Le Grenier de Rome. de leur état politique et de leur caractère de nomades et de barbares. les Byzantins tirent do vains efforts pour revenir à la prospérité des temps anciens : les Arabes pendant neuf siècles et les Turcs pendant plus de trois cents ans furent impuissants. même réduite à des l'heure proportions plus réelles. en raison de leur mode de vie. pendant cent ans. indiquent une situation agricole relativement prospère. à entretenir dans le sol de ce vaste pays ces ressources sans cesse renouvelées qui sont la base . les ruines de villes et de fermes. facilement attachée à l'idée que l'on se fait de la culture eéréalifère de notre colonie. aujourd'hui Sans doute.

en Catalogue et en Languedoc. puisque les rois de ces pays eu furent réduits à se procurer des blés en Sicile. pillages violents. cesseurs ni de la même sagesse. les populations d'asservir autochtones ot préoccupés de faire des récoites hâtives comme ils faisaient des ils n'organisèrent pas l'agriculture. les régions Sous leur domination. jadis prospères stériles et se dépeuplèrent : l'incertitude devinrent du . aient obtenu des récoltes assez considérables pour valoir à leurs ce renom île fécondité. durent parfois se trouver si on fait Cette opinion s>s confirme plus encore intervenir dans l'explication des faits historiques les lois de la chimie agricole.et do moissons consessentielle do récoltes régulières tantes. Leurs sucprovinces d'Afrique ne s'inspirèrent ni de la même méthode.: les pays d'Europe Sans doute. la façon remarquable dont ils surent coloniser le pays et mettre en valeur les meilleures terres. se doute bien qiio les calamités do la sécheresse durent de la légende févir souvent et que les fameux greniers bien vides. à plusieurs époques mais lo mouvement du blé à l'Afrique. on de vaches maigres humides. des particularités do nos climats algémétéorologiques d'années sèches et avec leurs alternatives riens. 'Conquérants plus que pasteurs. ot de vaches grasses. demandèrent bien souvent et nous retrouvons se produisit inverse dos XIIeet XIII* siècles des périodes qui dans l'histoire et la être fort malheureuses durent pour l'Algérie Tunisie. grâce à Supposons qu'il soit exact que les Romains. Si l'on lient compte II ne saurait en être autrement.

Mais l'analyse nous a bien vite ramenés à la chimique réalité . des blés et que. do cette suggestion résolument do Grenier s'affranchir de Uome et de terres vierges et no considérer que dos d'autant faits d'ordre scientifique cl d'ordre économique. de présenter ici un C'est dire que nous essaierons tableau sincère de la culture des céréales en Algérie. et n'apportant que des notions précises.de siècle uu épuisement en siècle. . on pouvait croire encore à cetto fameuse virginité et prévoir des terres U'Afrique fourniraient qu'elles ' pendant longtemps aux colons des preuves d'une fécondité latente endormie depuis des temps si lointains. il se produisit intense des richesses du sol. notable quantité rien ne venait artificiellement cette perte. chaque récolte enlevant une 'principalement.- _ 8 — les occupants lendemain condamna du sol à des pro« cédés cutluraux visant la récolte immédiate et. compenser nous devions surseoir à nos espérances et considérer comme épuisées ces terres que nous appelions vierges et entre toutes fécondes. a largement démontré la rigoureuse L'expérience de cette donnée scientifique et désormais. nous servant des données les plus précises qui résultent de la pratique de tous les jours. elle nous a appris que l'acide phospliorique était indispensable à l'existence des plantes. des végéQuand on ignorait lés lois de la physiologie taux.. • .Algérie. do cet agent si de la nutrition. plus près de là vérité qu'ils seront loins de la légende. exactitude il faut quand on aborde l'étude des céréales en. îles chiffres vérifiés» voulant fournir à ceux qui nous liront des documents d'une absolue bonne foi.

la République de 1792 à l7<Ji. lo Gouvernement français eussent fait la un dépôt en attendant que les tribunaux entre les divers créanciers. Hussein s'adressa directement à Charles X. 1820. la avait reconnu Gouvernement de la Restauration et avait décidé le paiement d'une validité des demandes somme île 700. pour les armées. fit Devant celte situation. très vivement lui reveet réclamait pour que l'argent nant lui fut remis le plus tôt possible. répartition Le dey d'Alger. surtout en raison de la personnellement forme un peu violente donnée par Hussein à ses proet testations et à cause de la nature toute personnelle Il ne répondit insulllsamment fondée des réclamations. Celui-ci ne trouva pas qu'il fut digne d'un roi de France de correspondre avec le Dey. notre consul de France à Alger. . Mais les fournisdes créanciers seurs des blés avaient un France qui réclamèrent ces sommes comme devant leur rovemr. Pendant Française une maison de commerce la maison Raeri et d'Alger. était lui aussi créancier Hussein. Dôval so rendit comme do coutume à l'audience du Dey. veille M. pas.'>. pas été totalement le A ia suite de réclamations souvent renouvelées.000 francs pour solde.-9Avant d'entrer dans notre nous ouvrirons sujet. Lo 30 avril do la fête du Reyram. dans lo palais de la Kasbaii. n'avaient payés. D'o'val. seulement une petite parenthèse pour rappeler que les des événements blés d'Afrique sont la cause première qui ont amené la Franco à posséder l'Algérie. des grains qui Rusnach. avait fourni. Mais au lieu de ses réclamations continuer régulier par l'intermédiaire do M.

à Sidi-Fertuch et leù juillet 1830 nos çaise débarquait dans Alger. que lui.~ 10 - vit entrer le consul de France. frappa en plumes de plusieurs coups de son chasse-mouche paon. Deval répondit négativement. Deval au visage do Hussein. répondit qu'il no craignait pas plus le roi que son représentant et il accompagna cette nouvelle injure do l'ordre formel de quitter la salle d'audience. l'armée franOn sait le reste . que ce n'était pas à le Moi do France. devant tout le corps Mi Deval fit observer consulaire. le 11 juin suivant. M. l'injure était faite. M. entraient troupes victorieuses . Le Dey. très irrité. mais bien a son souverain. A cette insulte faite en public. plus furieux encore. il lui Quand Hussein demanda avant tout s'il avait ou non à lui remettre une Alors lettre du roi.

rarement emmanchée . pour une une nécessité. n est qu'une Sa charrue branche à coups do d'arbre tailladée grossièrement d'un fer quelconque hache. de inaiii- . avec des cordes de palmier il y attelle un cheval. un mulet. Si nous regardons du coté des Indigènes. ment et sous reflet des exemples des colons européens. grande partie des habitants. aussi demaude-t-il très peu à la terre . nous trouvons un peuple attardé à des routines séculaires. un boeuf. mais ce no sont là françaises très rares .Importance des céréales La culture économique dans l'Afrique de la culture du Nord des céréales est. no jamais pourvu que le jour présent soit pas trop-'pénible à passer. sera comme elle pourra. ont bien depuis quelques années modifié leurs procédés et adopté nos charrues . sous la pression du GouverneQuelques indigènes. il la cultive juste assez pour ne pas mourir de faim. une semence qui pouspresque au hasard. Ses besoins sont très réduits . leurs auteurs sont des que des exceptions grands chefs' riches et intelligents qui se perfectionnent au contact de nos moeurs et de nos usages et qui aussi sont tenus. au besoin mémo sa femme et il s'en sert pour gratter la croûte superficielle du soi où il jettera. un bourricot. par les fonctions qu'ils occupent. enfermé dans un étroit fatalisme et ne se préoccupant du lendemain. en Algérie. Aussi lo voyons-nous user des procédés dont se servaient ses ancêtres au VIIe siècle.

Si la sécheresse ravage toutes ses espérances. peut encore payer des charrues qu'il faudra acheter. en effet. différentes conditions Elles ne demandent pas de grands frais do culture. récolte. Un labour dès que les pluies d'automne ont permis de la terre. il se réjouit et attend venir la quand elle est arrivée.fester plus que fous autres des facultés d'assimilation et dos tendances au progrès. Si la pluie larde à venir. des grains en silos ou dans les cela va encore bien . déclare que c'était écrit et se résigne. songer à se procurer Mlle est condamnée par toute son histoire à une agriculture rudimèntaire parce que instable . S'il a des réserves. elle est fermée aux enseignepauvre autre que celle de ses aïeux . lamine et l'intervention forcée de l'Etat qui a charge do combattre les effets souvent terriblement'désastreux de pareille imprévoyance. il se rend en pèleriaux marabouts et fait des prières vénérés nage . Les céréales. . aux transactions les plus simples et aux procédés de culture qui lui sont praticables. c'est la jarres. n'ayant pas souvent de quoi moins ses grains de semence. elle est à la terre que le strict néceshabituée à-no demander saire à l'entretien do la famille et ues animaux et elle une production trouve dans les céréales exactement conforme à son mode d'alimentation. sont seules à répondre aux de la culture indigène. s'il n'a rien. il no se plaint pas. ments d'une expérience elle est surtout pauvre et. un labour pour recouvrir les semailles gratter et l'indigène n'a plus qu'à attendre la moisson prochaine. Mais la masse do la population agricole indigène est et ignorante .

peut-être des céréales grande place à la culture parce que c'est la culture le moins et que avec elle. il faut défoncer profondément par exemple. en outre. du blé pour elle. aura de l'orge pour son cheval. si perte il y a. les chèvres et les moutons l'herbe des champs mangeront et des chemins. la terre. l'Indigène part. plusieurs planter. est abordable. car si une famille n'est pas obérée do dettes. donue-t-il une "si. au peu d'importance de ses besoins . donneront leur lait et leur produit . toute autre. seule lui c'est que cette culture ot s'il fait des céréales. L'Indigène qui souvent n'a pas de quoi semer. des sommes assez élevées pour et dépenser récolter créer lo vignoble et l'entrcnir. IL tient. un rendement de 3 pour 1 la satisfait elle pleinement. l'Indigène faciles. c'est l'essentiel. dérable qu'avec D'autre à la vigne se livrer aux cultures individuelles. la famille vivra. cipal do sa philosophie résultat du manque do la racé et des habid'aptitudes tudes contractées de nomade et par sa vie antérieure de conquérant. est moins consiintempéries. no peut se livrer à ses cultures. Pour trouve dans les céréales Kn second lieu. un élément Que ses transactions d'échanges à visent lo Nord ou le Sud du Tell. il ttouvo toujours . années avant de attendre fumer.13 à l'indigène Peut-on d'ailleurs demander algérien une culture ? Son mode de faire est plus perfectionnée non seulement une conséquence forcée du dogme prinmais il est aussi un religieuse. en qui coûte do la sécheresse et des raison des aléas nombreux la perte.

vend pour et doit manger qui vit au jour trouver sur place les plus grandes facilités pour transformer à toute époque do l'année ses productions en . les céréales entrent Enfin. des subventions considérables fournisse et fasse même des avances des grains de semence aux communes. Pour eux les céréales près seule permise par sont la culture le sol.- 14 blés durs et ses orges quand il en récolte intérieurs lui . pour une grande part dans l'alimentation et beaucoup des familles indigènes vivent exclusivement de leurs blés et de leurs orges. demande immédiats. soit pour l'exportation. vendro-ses argent. organise à la Métropole. C'est ce qu'il faut essentiellement lo jour. On voit que pour culture des céréales de très est une la nombreuses raisons. les marchés plus qu'il n'en consomme sont ouverts toute l'année et pour cetto marchandise. les céréales peaux des transhumants.'écoule les arriconstamment à l'Indigène vages. ne s'iuquiétant les grains jamais que de récolter qui leur sont nécessaires pour une année. alors il avec les récoltes tement faut que l'Etat distribue des secours intervienne. Nous surtout des Indigènes du Tell et de la parlons qui n'est pas encore le pays partie des Hauts-Plateaux réserve à l'industrie et aux trouforcément pastorale Pour ceux-là. le climat de fond à peu et les moyens . nécessité pour les indi- gènes. le commerce des villes. des chantiers de charité. sont la vie et les années malheureuses étroicoïncident à peu près nulles . soit pour les minoteries locales.

de Aussi leur consacrent-ils des étendues donnant la préférence aux blés durs qui considérables. Voici quelques chiffres nécessaires à connaître : . semée en occupent en moyenne les 1/5 de la surface blés. culture.

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" —'i& — : Le tableau ci-dessus de tnontro dans une période 28 ans l'importance a chadonnée par les indigènes cuue des quatre principales Il met on évicéréales.pale et aussi parce que plus facilement les blés tendres ont le défaut de mûrir très vite. de demander une moisson immédiate a une époque ou souvent les bras sont occupés ailleurs mercepour des travaux naires. de devenir une proie facile pour les fourmis et les moineaux. ce sont les orges qui prennent-la première les omblavures des indigènes.000 052.000 1.230 hectares — — — en en en en blés tendres blés durs orges avoines 2.300. de s'entrouvrir et de s'égrener. Il fait ressortir également s'adonnent de préférence que les indigènes algériens à la culture des blés durs parce qu'ils les consomment sous forme do. ce qui place dans tient à la consommation considérable qu'ils font tous .000 2. Si nous prenons la moyenne de dix années appartenant à un cycle sans sécheresse extrême (ISS M 893) nous trouvons les emblavent en que indigènes moyenne : 02. Le tableau l révèle aussi que. avant môme les blés.000 hectares de maïs ot 30. dence la prédominance du blé et la valeur économique do premier ordre de celte céréale pour la population indigène les 1/5 qui représente numériquement do la population totale.000 hectares il faut Soit environ auxquels de ajouter 8.3-2:2.000 hectares bechtia.. durs.

•'.-" \ . soit encore semenpar de meilleures ces ou l'usago d'uno fumure bien.comprise. les maïs et les avoines. l'état social. Voilà donc une première donnée à retenir . L'orge résiste mieux à la sécheresse et produit plus régulièrement que le blé . nous réserverons un chapitre spécial.'.Gl 0/0 aux blés durs 0. pourvu qu'une façon ou uno cultivée ait préparé le terrain. sa semence peut être confiée au sol sec avant les pluies. soit par une modification rationtiOllO do leur modo de soit par un perfectionnement môme sommaire culture. autant que la tradition cette culture qui leur imposent et dans une telle proportion. de leur labour.-\-10-.000 d'hectares que les propriétés relevées représentent agricoles pat* l'Etat comme des récentes. jachère Nous nous occuperons à qui plus loin de l'orge.' ..95 0/0 aux blés tendres le reste étant occupé par les bechna. moyenne périodes hectares sont aux mains 6.' do cetto céréale et aux facilités do sa culture. les céréales la première dans occupent place cri Algérie la culture des indigènes et c'est le climat. :.500.000 aux céréales. Sur une surface totale do 8.000 des indigènes et hectares sont consacrés 2.500.'. ce qui hdire consacrent sur les équivaut que les indigènes surfaces : qu'ils possèdent 38.000. Ces chiffres indiquent quel intérêt il y aurait à améliorer la production des céréales des indigènes.40 0/0 aux céréales en général et en particulier : 20 0/0 aux orges i't.

volonté. Plus tard.des hautes comme' la région et de la climatologie. qu'en plus argent. eu raison de l'altitude de très bonnes Kilo y occupe d'immenses espaces. elles lo sont aussi à cause do la valeur intrinsèque du sol eten raison du dos saisons. on pour y planter attendant revenons ici à l'agriculture —etnous provi- . processus D'autres celles où la colonisation eurocontrées. et pour péenne débute sont céréalifères par nécessité des raisons assez semblables à celles que nous avons données pour les indigènes. à rencontrer une temps. d'attelages. et la plupart . la vigne. comme Il en est île mémo dans certaines plaines. l'administration. s'ils ont réussi ils défonceront série d'années heureuses. A peine ont-ils défriché leurs concessions qu'ils sèment des céréales. parce que les céréales demandent le minimum de soins et de de dépenses. très eu eu cultures extensives. l'objet d'cxiiloitations sont céréalifères Ces diverses contrées par la nature de leur terre a dominante d'argile . très sérieuses. Nous les retrouvons où elles sont honneur dans la région de Bel-Abbcs. certaines Kilo est une nécessité contrées. terres. que recrute sont riches eu bonne . bien qu'elle céréales une do cultivateurs comme encore pour beaucoup nécessité. pour do Sétif.20 Si nous nous tournons du côté do la colonisation des la valeur do la culture économique européenne. conduites celle du Chéliil* où les céréales dominent. se présente n'est plus lai'nèmé. terres. Il est malheureusement vrai que les nouveaux ceux surtout colons. plus profondément les terres de.

à l'hectare. laissée à la fatalité est moins grande . les années exceptionnelles et en cultures plus soignées elle atteint 20-2M. les semences sont mieux choisies et les rendements plus rénuméralours. de la culture devenant extensivo. rapidement Les céréales sont doue pour les colons lo pivot de la grande culture. soire Voici pour la môme période du fres qui intéressent la production on Algérie. la récolte est bonne .Elles ont au début le . nent le caractère d'une culture La place progressive.— ils ensemencent et instable des indigènes des céréales. . quand le rendement atteint 12-13 hcctol. les labours raisonnes et elles prenles assolements préparatoires. légiées pour la 'nature'des cultivateurs. bientôt interviennent les façons do la terre. de la culture intensive régions dans-quelques privite crédit do leurs terres'et. les européens obtiennent 5 ot G eu moyenne .caractère mais indigène. La où l'indigène obtient 3.' européens tableau I les chifdes céréalifôre. .

. 5 908 4...051 i 1885*.980 157.98^5 i \." .305.528 66...269 1 .110..:...... 7....978 58.. j 25.....4903..n -H ! " | V^E AVOINE -?ANNÉES j-——^-^-^——...533 -«5.718....~...349.•.162 07.472-0.& m..S05'j«.1 m'™[ m-m\ 1 ««•* ...345 5...455.1.620 4...312J7. '..„ J i3C...055 18?S....721 3.982.: 1.932 1. 19....442..247.....656^.. 4.....40S 5.... » ./:* '-'.311...479'345.700 . 46.807....005 54..0054.125261.010 ~-^w 1.641 ! 1893. • ~s ..830 30....coH ^-.TABLEAU SURFACES riULTivtt...500 3.-CES iy^TÉS ~î^^ **«...195 90.*.. iîro.178 mM^^t^i 1.714....585 1.....'^.. .288 978..300 1^320.*'?[>* -°-^« ..92G 8..^ .150 380.783 | 16..''2S302. 5.655 71.917 62. 87..463 1.733 1.280.1.:....7858760554....899 4:621...(>0.^....748 1...ULTIYLL^n __ et \ : I I f I II quantmsrôcom<. ..791 9...689.447372. 3. 1.. y .71... |2.552..006.<ai/ .283930.900! 15.952.......497 100.4817..202..291 ! "1888..038.037924...804 192..885! ^0.978. .2w1.827 I 1890.833..... 2..473...231 2.. S 5.083999..: »V ..152 1..on.399 ..095..... .:-.074... 1..221 I....082....^ ' __ mAif£N0. ...fiS5 66.314.... S. 0....il0. i::::::::::..895..324 3.SiO 819 270.213 4....557 3J05...^.. "__ 12.. 970.SS1 1...::..4n|7..397 8.i...009 341.831 I .926 : 1839.001..025.../!4101J!Itua<~if -.314 1895.^.. 1...130..406 1.. ' 1: 1880.871 54.755..759 935.491.821 j 1887.s payfe ^^.367.080! " ..•-• U39S...8.495.004...397 1.808 1897. 59.875..034 1. 12..::'::" . O0.225.663 38S.073 '' 68.. 2.. .283 203...984 4.08i..270. : » 1899....800 ' 2..800 j 22...'...702 !'" 488oT ':.82!930.314.... .j §927' '.314..' ^9.49..261 ! 1883.939 392.. ..'....243 1.i.002.l83..305.725 : 52.....-^_<mV^.:^ TT^$Z£ :su...:.s-™ 3: c.977 ! 1892.200.528 51:053 185.503 1......8674371........j ^'S ^"-^t j^-H ^. -—r.012..320.293 59.223.289.339*2.684..574lj 9.tE fe «i.354. 0.... 808..1896.460 | 189i..471 j 30..410 i I884H....."...03) 5..299..899 7.542 417..| ..976.250..-iz„ celles..418....327:952..967 2.2.279.j^-te^ o^| "d. ' 16.215.436 55.279.920.... 15.277 290531 ...5s3|1.002 303.... J*^ „^ :•.™..hi=..

019 hectares en — en 121. ou dans l'attribution terres conquises sur l'inculture indigène ou acquises au domaine de l'Etat.000 hectares de terres cultivées. égale faveur les trois premières Recherchant les moyennes t803}. cultivent a peu près avec une céréales.433 — en 120.- Vi — De l'examen du tableau. superficies elle est exprimée par les chiffres du tableau précédent. qui n'ont pas les mômes raisons pour préférer Forge et le blé dur. uno progression consacrées par les Européens aux céréales .88 0/0 aux orges le reste étant le bechna. Si nous remarquons que les Européens possèdent nous constate1. il apparaît quo les colons européens. la faveur dont européenne pansion do la colonisation les plantations de vignes n'est pas encore jouissent et lo premier des atténuée de prospérité symptôme est dans la substitution de la algériens agriculteurs a celle-là des vigne à la céréale. se dessina dans les Depuis IS93. nous trouvons pour les 120.350.18 0/0 aux blés durs 8. mais no parait pas proportionnelle au mouvement d'ex. : rons qu'ils en consacrent et en particulier 31.25 0/0 aux blés tendres 9. occupé par l'avoine (0.'» 02 pour la période (ISSI-. cultures : européennes blés tendres blés durs orges avoines.027 — en 43.32 O/O).48 0/0 aux céréales en général 9. le maïs et .

récolte. elles tiennent uniquement ont chez eux un retentissement do la sécheresse plus attendu qu'ils font A peu près do la moconsidérable. | territoire II y a cependant uno différence a établir. ' ' . Dos 1.' ' . à savoir quo los les cultures indigôi^ | plus haut. ils n'ont pas de quoi Vienne uno mauvaise à moins qu'ils se résoudre a veuillent ensemencer. j Chez les Indigènes.SOo en 1S70 .472 en 1883. indiquent sans soubresauts dans un sens ou dans un antre. et vivent noculture.217 à passons l'année suivante pour retomber 1 -299. pour redescendre uno progression 18S8 les surfaces lente. présentent des 92-1. quand de 75. qu'ils ne préparent pas de réserves au jour le jour. nous hectares d'orges a 1. ces écarts ne se produisent Chez les Européens pas Ou avec une telle amplitude années.490 hectares de blés durs de 1888.pour en Algérie la plus grande partie du j céréales occupent mis en valeur.4Ï7 de ISS!. nous {Ainsi a 808.001. dés semences. d'une année a l'autre les surfaces | f emblavées des écarts très considérables. depuis 215. î Les renseignements qui précèdent j d'appermettent c* quo nous disions | pliquor aux cultures européennes <. depuis quelques les trouve en 1875.920 et à 978 055 en l'année suivante j passons i 1890. .525.700 hectares (1871) la surface semée on orges l'année suivante a passe à 101. ou à moins que l'Etat leur en emprunter Dans les deux cas les ensemencements fasse distribuer. Ces les chez les Indigènes déroutent souvent différences à ce que les calamités calculs.348. si la récolte tout d'un coup pour augmenter diminuent suivante est meilleure.

103.772 8.77S 5.794. l'Àlgério produirait do la moisson et dos batAjoutons que les travaux exécutés généralement tages. par la main-d'oeuvre un salaire moyen do H . moyennes 1. soit un total de 239 millions de francs do céréales que en année moyenne. . : de blés tendres de blés durs d'orges d'avoines. ou la pénurie des récoltes Au point do vue de la valeur eu numéraire on peut estimer les quantités a : do céréales.000 indigène. varie forcément avec Fabondanco qu'il leur consacre do la récolte précédente. l'indlgèno algérien la culturo dos céréales abandonner volontairement et la remplacer mais la superficie par toute autro culture.760 quintaux co qui représenterait do blés tendres do blés durs métriques — ~ — une valeur 25 millions do francs 103 — 104 — 7 d'orges d'avoines. des avantages à retenir et à mettre à l'actif que la colonisation a multipliés dans l'ancien Pays Barbaresquo. de francs versent que les Européens souvent de tribus qui viennent Kabyles et Marocains les fermes et s'en très éloignées s'embaucher dans avec ce proretournent ensuite dans leurs montagnes C'est encore là un fait important duit de leur travail.— 26 ~ Los cfïots de la mévente sont icùixs sensibles et moins no peut pas généraux.000.357 409. représentent aux Arabes.252.

considêla culture . chiffres do vue l'importance nombreux. à do points i des céréales en Algérie. ! On voit par ces divers ! rable qu'a. comptor les Compagnies locales de chemin do for f qu'encaissent lo transport des contres de production aux ports jpour {d'exportation.| I - 27 - des céréales donno lieu entre la Franco | L'exportation à un fret valant fetl'Algério par an do 10 a 12 millions sans les sommes considérables fde francs.

252. Soit ensemble D'autre moyenne 1. Les moyennes que nous avons données plus haut. Illés tendres. il peut être intéressant ce qu'est notro culture céréalidéterminer . Le premier point à poser est celui qui concerne la de produire des excédents do possibilité pour l'Algérie Nous parlerons tout d'abord et principalement céréales.772 à.. calculée donne un chiffre de G.. Hlôsdurs.4S3 quintaux .778 5. auront perfectionné leurs grands producteurs de culture et amélioré leurs rendements. sur . de blés... méthodes il y a uno question qui vaut que nous nous y arrêtions un moment. 0. port au marché international l'avenir de la colonie.exactement fère relativement a la production et par rapmondiale Il y a là.410..103.550 quintaux métriques. sur la période 1872-1870. calculées sur uno période qui n'a pas connu de grosses do l'Algérie à . pour le moment où la colonisation aura conquis plus do terres et où les indigènes.Situation en Algérie de la culture vis-à-vis du des marché céréales général Nous venons do démontrer l'importance économique de la culture des céréales en Algérie.. la part. pour do grains... des blés. do A côté do cette étude.179. établissent la production sécheresses.

et la production et la consommation heureux outre de ces excédents formidapermet do ne pas craindre bles qui aviliraient la eiàure et.700. économique Lo total général de la production dos blés dans lo monde a été on .285. depuis quelques années. en 1S99. 1895 de 903. 1871 il y avait 371 milAinsi on estime qu'en du pain et que.070.670.818 quintaux.797.000 189S de 9S2. atteint ses expressions mathématiques La moyenne do ces trois moyennes s'établit donc a. qui en mémo temps que so prosemble vouloir s'afllrmor duit un accroissement du nombre do consommateurs.500 1S97 de 818.000 1890 do S70.097 0/0 de la production .000 soit en moyenne do quintaux métriques une augmentation avec.017 quintaux quantité que nous prendrons base do nos calculs et commo représentant comme la dans sou état moyenne dos blés do l'Algérie production et agricole actuel.000 quintaux métriques — ~ — — : 900.000 1899 de 927. co lions d'hommes mangeant nombre arrivait a 510 millions d'hommes. uno de 0.000. ont fait abandonner par les cultivateurs. a certaines époques et les céréales dans certains pays. Co tle bonnes années où l'exportation a sont des périodes les plus élevées.— 29 — la période do ISS5-18U0. un do 0. II est vrai do dire que la production de l'Algérie actuelle no représente que le 0.173. Ce double lait a de l'importance pour tout pays procar il maintient une sorte de parrallôlisme ducteur.260.

70i. D'abord. En effet. tance de la récolte et l'importance chez les Indigènes. constitue considérable et le plus important consommaaussi le plus sérieux Elle s'accroît très sensiblement teur. tant les aimées sensiblement d'abondance. plus sûr débouché En attendant. sera le premier et le intérieure que la consommation de nos blés algériens.07ô musulmans 4. la consommation. augmente alimentaire par la consommation que parla plus grande Si Fannéo est bonne.' ' «-'30. nous avons 3.540 têtes .076.307. surface donnée aux eroblavures. qui composent semble être uno sécurité assoz réello tion de l'Algérb. depuis que les ont cessé et depuis intestines guerres que nous avons contre les imposé dans les tribus certaines précautions une race très proliinfantiles qui décimaient épidémies fique. FArabe a du grain et sème souvent le double de ce qu'il . En admettant que les perfectionnedont nous appelions la diffusion soient ments çulturaux ne et étant donné que la surface cultivée appliqués dans une proportion égale à celle peut pas s'accroître on peut considérer do l'accroissement de la population. On estime que dans un demi siècle cette population En 1850 elle était de 2.— et que la qualité do consommateurs do blés du monte lo 86 0/0 de la populados Indigônes. elle a des excédents. sur uno population totalo do pour l'avenir. l'Algérie exporte des blés . qui intervient nous l'avons montré précédemment pour la part la plus dans la production des blés. comme Cette population sujets français. en sera double.000 habitants. entre l'imporIl n'y a pas une corrélation absolue de ces excédents.429.764. 1896 de 3.

assez à une anomalie Celaressemble quand on apprend do blés do nos excédents que la plus grande partie de l'Algério le chemin vont en Franco et reprennent si Cela s'expliquerait soits forme de farines. fabriquées sur place.) avait semé Fannéo Il y a ensuite un autre fait à noter qui influence les exportations do blés d'Algérie . outillée dans nos liais la minoterie est parfaitement foncexistent. en 1853.-:'-:-.. j nous ne voyions les farines d'exportation venir concurrencer avec des blés d'Algérie. cependant c'était l'industrie do la minoterie n'existait pas. trois provinces usines .- iï'r . do cette En raison préeédonto."..:.7'. comme le cas aux toits premiers puisque temps do la conquête. U'availlant tionnant les procédés les plus perfectionnés. do magnifiques les blés du pays avec uiiit et jour. surtout les Indigènes n'ont pas nue consommation immédiate si développée. le chiffre dos exportations consommation intérieure.-. grande des Ce fait est mis on évidence par les différences Indiles ensemencements des chiffres représentant les blés tendres dont en ce qui concerne gènes. les excédents n'est pas sous la représentant disponibles absolue do la quantité plus ou moins dépendance do blés récoltés. (Voir tableau I. malgré efficacement nos farines fabriquées . nos premières farines algériennes apparurent année où furent exportés 537 kilogs de farines d'Alger. c'est profondément sur nos propres la concurrenco faire que viennent marchés les farines de la Métropole.-. Elles pourraient si par suite do la consommation totalement alimenter de primes combinaisons d'admissions temporairesj do Marseille.

Marseillo nous a expédié 85. 6. moyenne de .170. quo de la seule quantité les moyennes Pour la déterminer nous reprendrons des deux avons précédemment que nous périodes examinées. bien que semoules et pâtes soient lo plus souvent par les blés dur*. -Silo double ter pour élevé fret relativement l'aller et lo retour.* des pâtes alimenIl en est do mémo do'l'industrie taires qui se trouve dans une situation notoire d'info.197.982 quintaux totale do 442.800 quintaux les farines importées représentant locale avait donc ù sa dispoblés..283 quintaux L'Algérie» pendant ce cycle. la différence. riorité. 5.506 une quantité quinfarines. qu'elles ont a suppor-.021 quintaux do blés que l'Algérie et 29. représentant est le soit : 5.829 quintaux de ses farines. des farines métropolitaines en Algérie a L'importation alors atteint. a exporté. de blés tendres et durs mencements une présente de 1.274 kilogs de semoules sur 30 millions do kilogs. A cette disponibilité do 17. et 214.831 kilogs de pâtes sur 4. fabriquées En 1892.617 kilogs. .383 quindo farines sur uno exportation taux .483 Cette surface produisit quintaux il semble logique d'ajouter blés.149.798. avait exporté 457. des ensePendant la surface le cycle 1872-1876. le chiffre de 207..123*777 taux de blés .606. en 1890.. La consommation do blés.852 quintaux..8S4 hectares. On voit que la valeur numérique des excédents do blés de l'Algérie dépend souvent d'autres circonstances produite. sition : 0.073. d'Algérie. en grains et : 1.

49? quintaux.126 FAIgerioconsomma et exporta 1 311. Pour la période uno îles plus favorades blés.800 farines L'iniportation Sur les ô.000 do quintaux actuellement gérie consomme do blés et possède un excédent annuel de 1.818 quintaux. à sa disposition.3'»3. a s'accroître lation nùtsulmane continue rapidement et dans cinquante do céréales ans si les cultures n'ont deviendra égale. Elle permet l'avenir avec plus de coud'envisager se voyait à voir dîmiréduite rage que si la colonie ses omblavures niinuer ce qui apporterait iin trouble et grave considérable dans les moeurs des populations et dans l'essor de la colonisation indigènes européenne.000 mintaux. 'sérieux..intérieure l'alimenchiffre do la consommation pour tation ou les ensemencements.. car. Cette conclusion est bonne a retenir . :' Ces chiffres no peuvent à Tépoquo que s'appliquer Ja popuactuelle. . l'Algérie pas suivi une progression au contraire un pays importateur pour des quantités considérables.200. étaient 5. elle ouvre un horizon très vasto à uno culture qui est bien à sa et qui peut y donner des résultats place en Algérie '. ainsi que nous l'avons indiqué.. la production bles pour Foxportation moyenneot durs. et blés s'éleva des a 82.200.032.(il8 de blés qui quintaux quintaux. quintaux ces calculs nous pouvons poser quol'AlD'après 5.000. do 1885-1890. en blés tendres fut de 0.

* • est exportatrice nous avons à l'Algérie Puisque nous préoccuper des débouches qui peuvent être offerts et a rechercher a sos excédents s'ils ne pourraient être augmentés..581. achetés lion se chiffrent suivante'on de la manière quintaux : métriques " . et ses induslement.' . ISS5 •>*».275 A l'Algérie .0-22.isi ..G50 17.. 1.874. 1. 479. \GS besoins de son alimentation ne se sera pas affirmé tries..-(.502 A la Tunisie... Nous avons établi plus haut la moyenn Î tlo nos do blés .758 SI.822 93.- i. Tant quo ce fait nouveau fondés années de récolte.887 450.. nous serons pour plusieurs la France comme obligée d'acheter au à considérer de céréales dehors d'assez .770 5. •*" 182.' sur la situation du marché considérations Quelques dos blés en Franco trouveront donc do ce fait leur justification..811 20. 18.»59 A la lUissic.395 2.222. 433.75$ «7. nominamière fois sa production jocalo a équilibré.304 faumisseurt ..t . les documents de douane nous exportations montrent en outre que la majeure partie de nos exportations prend la route do la France.983 A la Turquie. On sait les pays France est classée parmi Ce n'est qu'en 1899. les grandes quantités du commerce très le prouvent documents spécial évidemment..156 538.829 quo la «hmnbuiitaiiui ( 4.794 A la Roumanie..244 t.093 C09.129..734 Iso 'Aux-Etats-Unis. que pour la preimportateurs. 100. Ils nous montrent par éxemplo que les et entrés dans la consommablés étrangers...819.507..

l'Algérie cet La part contributive dans apport 18 o/o du total . sans augmenter.780 quintaux l'Algérie d'assez grandes quantités en 1889) '. que : . intérieure production a cette chose en soi Mais il y a peut-ôtro possible un empêchement d'un autre ordre et dont il nous faut ces pages bien dire consacrées mots dans quelques aux céréales d'Algérie. Il en résulte aussi que l'Algérie pourrait développer ses do a cultures do céréales largement façon a doubler et tripler ses excédents. les Etats .1898 ."'"'. .— 7 .000 . Seules les exportations d'orge sur ce port ont conservé de l'importance. 8. pour lés trois années do 3. poiir dos quantités sont particulièrement Mar(i) Nos points d'exportation Ce dernier à seille et Dunkerque'. avoir à craindre de concurrencer la sérieusement do la France.3« examinées donne Ço qui pour. les Etats-Unis.Balkaniques. métriques que pour les raisons rioùs avons exposées la faveur du et qui maintiennent ne nous achète commerce aux blés étrangers. : 10..771. do mettre en évidence Nous venons la personnalité des fournisseurs de la Franco : ce sont habituels la Russie.'_. d'où il nécessaire ne s'élève qu'à do blés algériens en les importations résulte quo à la Métropole no troublent sont Utiles eu Franco et constituent rien Fagriculturo nationale au contraire la métroun élément très heureux outre d'échanges pole et sa colonie (1).581 quintaux métriques ----1897 '. autrefois port achetait do blés (45.' actuellement. Dnnkerquc ':' . en 1896 12.900 '-' .518 uno moyenne quintaux métriquos< do . il faut moinauxquels ajouter. ^ .

en France. a 23. tires. remontent a.95 eu 1875 . Non seulement le renchérissement que redoutaient au moment la réforme les libre-échangistes do douanière ne s'est pas produit. parce qu'il n'y a pas do produit qui soit plus merveilleusea l'exportation.37 ot 25. campagnes des blés dans le monde La production s'est accrue s'accroître sans sans doute ot semble cosse. mais au contraire le n'a pas pu empêcher l'avilissement système douanier du prix dont se plaignent vivement les cultivateurs et qui a son retentissement dans nos métropolitains algériennes. peu a peu d'année ils descendent à 19.80 ou 1897 et 1898 légèrement ot so dépriment en 1899 pour en arriver complètement ù 19. a 19. Nous les avons vus a 34.03 en 1870.13 en 1871. tôt ou tard. il nous métaux prises avec uno situation des plus compliquées en 1S09. les Indes Anglaises. a 33. sont a un prix des plus bas. Lo problème est très difficile 1 à résoudre .31 en 1867. qui parait s'être accentuée Les blés. 26.21 en 1891. ils s'avilissent on année . étranger u . rales no pourraient de être prises pour lui permettre se substituer a ciiX| pour uno fourniture plus importante. et nous devons nous demander s'il serait Argentine a l'Algérie de soutenir la lutte contre ces possible concurrents et si quelques mestiros géné^rangers. 25. servent facilement et trouvent preneur D'autro part.1877. mais so vendent toujours.- 36- la République l'Australie. un moment relevés on . un fait d'ordre particulier.14 on 1895. ment approprie que les blés so vendent so conplus on moins bien.

qui domine sur lo inlluc puissamment internationaux. mais des tout lo système culture. prix on expédie . pas de la production so trouve très bas. de même que. 21 puis 15 pence. 20. il lie conte 7 cents. particulièrement et la diminution de la valeur conséquente change delà d'acheter avec une nominale roupie. le prix du blé roupie tantôt 10. à 40 puis a 40 pence. actuellement pour 17 boissseaux 27. Elles aux conditions qui s'ajoutent particulières constituent les facteurs des céréales de la production dans certains aux blés do ces pays et qui permettent les droits. faire une concurpays do venir. que d'un boisseau 77 de on faisait 5 boisseaux voyager a NoW'Vork le même Chigago . Ainsi ii y a trente ans.' -'37- — -' . 1870 Fonce d'argent quand diminua de valeur et passa do 55 à Fonce d'argent 51. malgré rence utile aux blés nationaux. nous vîmes le blé descendre Lo prix du blé suit donc à 38. dans le prix du blé ne suivant les années déficitaires. la dépréciation de l'argent exactement . Ces diverses influences ont pour uno e. aux les dépréciations du Indes. tantôt 8 seersde exacà Bombay no s'clovanl pas dans une proportion tement ù celle de la baisse extérieure do la égale la roupie. le blé3S. En la fluctuation valait 00 pence. permettent blé. le transport iFun boisseau de blé de New-York coulait 30 cents .llet général diminution malheureusement du prix des progressive blés que no compensent pas assez les droits de douane institués dans un "esprit de protection. Pour le prix d'achat plus aujourd'hui. échanges cette anomalie des blés cl provoque cours que.

surplace à la mémo époque. où Fagrieuliuro est assez avancée. Si nous ajoutons a ces renseignements ces rapides faits caractéristiques de la production des Etats-Unis : dos excédents considérables que ce pays produit tonneaux en 1S8S) . les paysans déclaraient no français tirer un prollt suillsant do leurs terres pas pouvoir dos blés valant do 22 a 23 parce qu'ils produisaient francs. En mémo temps dans do telles que diminuaient les prix do transports. .'. en Courlande. mais avec un caracLà région du tère do régularité beaucoup plus grand. le transport qui était de i2 cents est réduit a 12. Un seul chiffre achèvera la démonstration.— 38 Sur le chemin de fer Irans-ainéricain. C'est au point que dans certains districts le prix du boisseau d'Amérique de 35 kilogs est descendu à 58 cents. on obtient d'un sol t.000 sivo y est poussée a son développement le plus avancé. également de concurrence. nous trouvons uno Du côté de la Russie. bien connu des éleyators et des warque lo système rants facilite nous devons l'exportation. llaltiquos. quo la culture exten(12.Mnairo des récoltes a peu près égales h celles du Te: vi ozèmo. beaucoup avouer de céréales no quo les producteurs algériens sont pas outillés soutenir victorieusement une pour lutte quelconque contre les producteurs américains. nie. a nos essais situation défavorable du Tchernozèmo. En 1S93. les terres Dans les zones fertiles sans jamais recenoires donnent d'abondantes récoltes Dans les provinces eu Livovoir d'engrais.178. les blés américains valaient 9 francs l'hectolitre . lo prix do revient proportions suivait une diminution semblable.

Los voies ferrées. les blés étrangers valent.0 do blutage laissent sur les marchés . d'une production céréatifôro d'un prix de revient déjà très réduit. comme des Elevators et des cation. Tout cela (ail que depuis quelques années la situation'des-marchés de blés est vraiment-mauvaise en Au commencement France..60 pour do son (2 kilogs 100 kilogs) sur 38 kilogs étant comme déchet do mouture). dans les ports de la Manche. de 1900. do transport. dans le pour la plupart ot dans les usages régime dos admissions temporaires Ainsi il est déque les industriels peuvent en faire. quand les blés du pays no so vendent pas plus do 18 a 19 francs. cause en apparaît. l'appàeu Amérique. ducteurs La algériens. si nous ajoutons des courtages. Il y a la uno anomalie sur laquelle. montré quo par suite de ces admissions qui temporaires à la meunerie d'entrer sans par exemple porinellèht droits 100 kilogsde blé à condition 00 kilogs tFoxporlor de lariucet de no payer qu'un droit minime (0. do 10 à 17 francs . au nom des pronous no saurions assez insister. accordés les types supérieurs a 30 0. très sérieux les progrès do et économique de la Sibérie et do totito ia Russie d'Asio la colonisation do conditions sont autant qui favorisent l'exporlation» dans de bonnes conditions. admirablement outillées pour une manutention rapide des grains. les installations des ports du Nord ot du Sud Warrants. des droits de douane 7 francs. à co prix le montant do déchargement. nous plus lo montant do blés étrangers nous trouvons en présence payés do 25 a 20 francs. des esprits.~ 30 — commence a envoyer des blés dans la mar Caucase les voies navigables. etc. soit 2 francs. Noire.

. substance comme sur les actions et les autres papiers alih'tviiiiro.-îu. circonstance.UîfU'iols et do diminuer l'effet do la protection nus ej-. de la fiiKmcci Voila donc un ensemble de faits qui ne sont pas de nature à favoriser en Franco dos blés l'importation d'Algérie.'a Bourse déjouer sur les blés. >:'. car nos blés no peuvent temporaires aux ports d'embarquement parvenir qu'aux prix do . Il en résulte aussi que les types inférieurs au taux do 30 0/0 de blutage donnent lo moyen d'exporter des farines mêlées de résidus et de payer avec un produit inférieur le droit de 7 francs sur les par équivalence blés destinés a des farines de qualité supérieure. un stock-do d'un blé étranfarines provenant français ger qui u'a pas payé le droit do douane. lo système françuis que penne!.•- io-. A tous ces avantages très sérieusement exploités par les spéculateurs.no . empêche beaucoup moins la spéculation qu'on ne pensait et c'est un obstacle a l'équilibre des blés sur tout le territoire. par suite de l'assimilation douanière entre la Métropole cl sa Colonie. no peuvent complète des eolnbhiaisous en aucune bénéficier. la temporaire permettant des zones qui astreint a faire le minotier multiplicité dos opérations dans un rayon pou étendu. Car nos blés. des admissions . La complexité des types crée des difllcultés considérables do perception et fausse l'opération d'admission des fraudes nombreuses . il est diminué de la valeur qu'ont sur les marchés les acquits fournis a feutrée des blés qui s'échangent et qui permettent aux h. celle conséquence s'ajouto quo lo droit de doiïauç ne joue pas tout entier. sur les blés étrangers.

012 On calcule que.56 . 471 en Russie. possc" Compagnies françaises entre la Franco et le privilège du cabotage dant so concertant et. en Bulgarie et Houmélie. de 301 kilogs de céréales l'Algérie dispose par tète d'habitant.onéreuse à l'organisation et ferrées .20obtenusen et c'est encore la un élément France. algérienne il y a 1. 425 en Franco. — indigènes 7. des blés durs pour la mémo Cultures européennes. aux nuoit»s alimentaires composition nous concilierons des indigènes... qui.. kilogs cil Roumanie.32 5. do donc loin dos rendements Nous sommes moyens I4. alors qu'aux Mlals-l'nis 795 do céréales kilogs produits par télé d'habitant. est : frais très élevés grâce de nos voies Cultures — Celui européennes indigènes>.. et que nos rendements sont peu élevés.. lo plus souvent.... ajouté A ceux que nous avons présentés plus haut» h un rolo plutôt secondaire notre production réduit ou tant quo pays exportateur. en coqui concerne . représentent comme n'est pas encore très avancé perfectionnement.02 1. calculé sur la période 1S81rendement ï $93. parce quo nos insuffisante de transport maritime.. Lo moyens de blés tendres. quo.1S période est 0. î>i iioiis nous reportons au chiffre ot a la do la population. enfin.. Il faut tenir compte aussi quo l'état de nos culdes indigènes tures de blés. surtout do celles qui' le 38 0/0 do la surface totale possédée.. tacitement) l'Algérie font payer a nos céréales des frets relativement trop élevés. 608 eu République 593 Argentine.

du pain. tentatives Quelques . nous no connais. pâtes. leurs farinés donnent do pain et possèdent des qualités plus grand rendement do tous. plus riches que les blés similaires un do Hongrio et d'Amérique . lois qui régissent. La a la culturelles des engrais appliqués blés en question Algérie est aussi loin d'être résolue . sons pas encore surtisoininelit-les sous nus climats. Si les indigènes au moyen do modifications arrivaient» à leurs modes do culture.'à apporter a améliorer leur rendeleur charrue rudimcnlaire. gluten. etc. l'Algérie pourrait a augmenter do ses'. le plus grand consommateur est sur place ot uno compensation aux que. exportation si les admissions étaient Cependant. a 'élémentaires. avec notre méléorologio très inconssur le rendement des des engrais tante.fournitures justement prétendre blés a la Métropole. Pour les blés durs. des biscuits.- 42.. il y a peut-être le développement de notro difficultés qui entravent do blés en France. temporaires ainsi quo lo demandent nos Chambres do supprimées Commerce et nos Associations et si le droit agricoles do 7 francs jouait dans sa plénitude. l'exportation disposer pourrait plus do mémo pour Il en serait assurément considérables. qui sont en faveur auprès de nos il semblerait cultivateurs. pour la fabrication dos reconnues précieuses.. car ces blés sont très riches eu pourrait do Russie. do ce côté. de quantités ment.'- • les blés. les colons européens qui n'ont pas encore tous adopté lo meilleur l'assolement et qui ne donnent pas partout à leurs terrés do blé les préparations nécessaires. l'influence n'ont pas donné do résulcéréales. qu'un débouché plus large être obtenu.

co rôle. est pour la France intégrale d'une incontestable utilité. venons de nous Do l'examen hous auquel rapide des céréales il résulte que le rôle de la culture livrer. pour l'Algérie Colonie elle-même et nécessaire a la Métropole. . tel qu'il résulter d'une pourrait application des droits de douane. d'améliorer sensiblement la culture et.- 13 - do la et il y a là toute une partie tats assez probants L'indes blés qui reste a établir. par suite. est un rôle resté seeou. science de la culture troduction do variétés n'a nouvelles a forts rendements donné des résultats j soûle appréciables pas davantage la sélection des espèces et l'amélioration des locales labours semailles en lignes. . ché général.do donner aux exportations.laire par suito do ot d'ordres mais que circonstances nombreuses divers. France. Cet ostracisme que rien d'exact do la production nuit beaucoup aux intérêts algérienne. préprécédés la possibilité choix de semences ontantrmé paratoires. considéré dans ses rapports avec le maren Algérie. qu'il peut devenir plus et que cette culture encore restera longtemps important a la une culture nécessaire essentielle. plus de développements Il est aussi une particularité sur laquelle nous appelet des Pouvoirs lerons l'attention: de nos lecteurs Publics : les céréales sont exclues systématid'Algérie militaire en des adjudications de l'intendance quement ne justifie. culturaux.

\ peine 10et 12 francs . et atteignaient des limites extraordinaires . en 1868 on a payé jusqu'à 10 francs un quintal do blé. A lin janvier. : 20 . Voici seulement. sur la les blés dans le courant par place d'Alger. et valaient tendres. Les anciens colons so rappellent des avec. pour exprimer cette valeur des chiffres excessivement commerciale. si nous parcourions ture algérienne. quelle que soit la valeur taire des blés d'Algérie. 50 à 22 francs : blés à 22 francs. leur valeur commerciale est sous l'étroite des cours de Marseille et dépendance des fluctuations' sous Follet. que subissent soit des jeux de bourse soit dos nouvelles optimistes et pessimistes des do la recrupays producteurs. 20 fr. donc apporter ici des données Nous no salirions précommeruno valeur cises et fixer aux blés d'Algérie ciale quelconque. deux oii trois ans après. ceux-ci.Valeur Nous commerciale blés et industrielle des d'Algérie aurons très peu do chose à dire sur ce point et alimenindustrielle car. les blés étaient ou baisse lîlés durs. les annales do l'agriculAussi. tristesse années où les blés se vendirent . différents. y trouverions-nous. les cours so relevaient tout d'un coup. de l'importation descence ou do toute autre cause d'ordre économique. a tilroiPiudieationJeslIluetuatioiis subies de 1899.

Dans un mois lS. . ils passèrent à 18. 20 et 20. la baisse îles blés 21 fr.50 pour les blés tendres.50 les tendres.50 par 100 kilos. pas changée. le Chéliff envoya des mauVers le milieu du mois. les blés durs valaient do 20 à cours Ilêchissaient. les pluies continuaient.la situation n'était les En février. 50. la valaient 19 à 19.50 Aux premiers jours d'avril. là Mitidja avaient ses éehonenvoyé . oh cotait. ils ne valaient plus que de 19 à 21 . 50 . les cours se de 19 à 20 pour les blés durs et passèrent relevèrent et tendres.50-19. puis a 21 et 21. Vers le 15 les tendres la baisse devenait un désastre mars. Fin mai. les nouvelles du Chéliff étaient mausur les blés durs vaises et produisaient de la fermeté 22 fr. cours fléchirent. Au commencement de juillet. d'indigène 18 à 19. Fin juin. les tendres semaine suivante. les blés durs de 19 à 20 et. Fin février. durs s'alllrlnait . blés tendres colons 20 à 21 . Le stock étant encore assez les considérable.50 pour les blés durs. les Quelques jours après.50 pour les blés durs et tendres. mais la pluie étant survenue.50 a 22. Alger n'achetait plus les blés durs 20.50à quo 18 à 19 et les tendres baissé de 2 francs à 2. pour les blés durs et do 18 a 19 pour les blés tendres. on cotait de 21. vaises nouvelles des récoltes en terro . de 21 à 22 les durs . les blés avaient ils étaient de 17 à 18. une avance do Bel-Abbès avaient tuzelles seulement de l franc. Ali mois do mai. jusqu'à qui allaient les pluies étant venues.50. les prix faiblirent.50 . suivaient do 20 à 2l fr. les moissons étaient commencées dans lo Chéliff.

22.50. les tendres L'année so finissait sur les prix suivants : blés*tendres 19 à 10.50. cotait la de la campagne amenaient Les commencements sur baisse d'ordinaire .60 à 23 ainsi que les durs . les durs do 21 à 22. les blés tendres et subissaient une dépréciation sans précédent descendaient so maintenaient de 18 à 19. au commencement rapidement tendres étaient de 21. d'autant que fin août.50 . la baisse continua.50 . D'une semaine gènes tomba les blés d'août. pendant que caractérisée.46 à approle marché. les prix place blés tendres de 21 à 23. à l'autre la hausse 21 à 22. blés durs 20 à 21. pssez : blés tendres colons a Fin juillet. le dur entre 20 et 23 et négligé les affaires restèrent calmes.25 acheta des froments roux de quai Alger l'ouest de la France. tillons visionner sur Voici d'ailleurs les fluctuations marché d'Alger. Fin novembre. les cours étaient 24 à 25 . 19.50 à 10. do 20 à Le blé tendre descendit le blé tendre Fin septembre.50 à 20. la place d'Alger. à 21. le dur de 20 à 21. blés blés durs indidurs colons 22 à 23. lace. En novembre. les blés durs descenà leur daient tour ot no valaient plus que do 19 à do 17.50 . baissaient encore 21. était entre 19 et 21. co fut la hausse qui -s'affirma une la Franco subissait baisse. . et Sétif s'apprêtait ot on cette so relevaient . blés durs. Un tableau schématique des cours et l'oxtréme qui montre sensibilité du .

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. Normalement aussi. ils suivent d'assez près les fluctuations des marchés de Marseille et do Paris . do l'Ouest à d'Algérie l. normalement. les blés durs valent do 1 à 2 francs do moins quo les blés tendres. no sont pas immuables. parce que leurs rendements bles et quo chaque année n'apporte pas une récolte Quand Tannée est favorable. avec do Pin- . prouve quo ces conditions Nous dirons aussi que quand les blés se vendent de 18 francs le quintal. les blés tuzellos blanches de Sidi-'bel-Abbès valent. ils do des variations locales subissent indépendantes Faction des marchés extérieurs gra. exposé dans le tableau schématique ci-dessus. mais l'exemple de 1899. par contre. la démonstration phique quo nous en donnons parait d'une évidence suffisante ot rien ne se révèle aussi instable que les cours de nos blés. do 0. colons obtiennent des compe'nsations et on entend diro sur les Hauts-Plateaux qu'une bonne récolte tous les trois ans suffit. - M - Co tableau montre combien il serait difficile de pouune expression do la valeur voir donner numérique des blés d'Algérie. c'est un désastre au-dossous sont faipour les colons. Nous dirons seulement qu'au point de vue agricole. avec tino différence" qui.'Kst. les régulière. et quo les sottes commerciales vont en décroissant do valeur. Les cours de nos commerciale et de nos ports d'exportation places do consommation varient d'une semaine à l'autre avec des écarts souvent considérables . entre les provenances d'Oran'et celles do Philippevillos. en outre.75 à 1 franc do plus par 100 kilogs quo des blés les autres blés. Nous avons montré que. peut être de 2 à 3 francs par quintal.

le Laboratoire des Douze . Lo fait do voir d'assez de nos grandes quantités do Marseille. On sait d'autre part que à toutes les Expositions qui ont eu lieu depuis trente ans. en gluten des farines de France accusent comtandis que les farines des blés d'Algérie 28 a 29 0/0 et'dépassent munément même ce chiffre.8- il n'était duslrio et do l'intelligence. et une tuzellos so traiter sur le'marché très grande quantité de blés durs prendre le chemin des semoulerios est une preuve d'une faveur phocéennes certaine basée sur une valeur indiscutée. méritent. d'Algério nous estimons n'occuNéanmoins. - '. les blés et les farines ont figuté avec honneur. la moyenne rope et d'Amérique. plus impossible. est de 24 à 20 O/Ô. il semblerait temps l'objet d'une importation à démontrer inutile de s'arrêter lour valeur industrielle.. des Marchés En 1892. maintenant que cetto culture est mieux connue. qqo nos céréales les transactions la place pent pas. qu'elles place en partie usurpée par les blés et qu'il serait si facile do leur rendre si étrangers l'industrie voulait les étudier de plus près et française se rendre à trouverait qu'elle cornpto des avantages leur emploi.dans métropolitaines. d'obtenir uno bonno récolte tous les ans. Les blés tendres ont une composition chid'Algérie en minoterie mique et un rendement qui permet de les mettre en parallèle avec les meilleures d'Euqualités de la richesse Ainsi. les céréales sont depuis si longd'Algérie Puisque en Franco.

des échantillons de blés nombreux | do Constantine. des divisions d'Oraii et. 150 gramavec 1.70.'-. eh pain . dans sa circulaire du | : 110 juin 1895.-••'-%'Le Ministre de la Guerre. M. B00. .. IIussoiu-Doy.. Blida.- -19 à la Bourse do Paris.50 et 31. J minoteries et Sétif. 30. | distingués . . to pain mit avec I grammes frais plus se tenait mieux et restait | les farines d'Algérie I longtemps. déclara « L'examen a donné qui a été fait de ces échantillons . 30. nos farines 13!. il y a quelques I/aUtorité militaire 1 années. | Saïda. les farines | mes de farine donnaient donnèrent 4 k. d'Alger. qu'en | « vent être qualifiés do leur qualité. 1 trouva des' rendements 33. faits régules essais do panification I farines d'eau et 2 k. eh gluten de 29.50. Souk-Ahras. v I «t fabrication En 1897.--. En outre. de farines des algériennes provenant | une collection Mascara.. leur valeur au point de'vue'do pour reconnaître I tendres do farines mi-' pour les approvisionnements | l'obtention . 400 | d'Algérie jusqu'à de pain de plus. | par les Intendances d'Alger.500 grammes | lïèrement 3 k. .. % litaires. do donner il sont susceptibles | « raison des farines tendres utilisables parfaitement |« pour la du pain de troupe. Oran. 100 do pain . et de Tunisie y sont comme les meilleurs.| que les blés qui les composent peu| « lieu de constater de blési d'essence tendre et. Bouïra.. Il y Iut constaté aussi quo. Guehna. fit étudier.60.. soit un 1 k.. do Commofco analysa j Marques..... avec les un plus grand rendement I donnent de France. Balland à l'Académie des a présenté | des blés consomune note sur la composition | Sciences Les blés d'Algérie I mes en France.

' .. son.'..00 1. qualités M.HO Voici le résumé des analyses pour les blés d'Algérie TKXDIIKS i .20 : grasses . Nous remarquerons à notre tour que la teneur en n'est pas très élevée. 09...35 -' ..81 i Balland ajoute à ces chiffres que les blés d'Aldans leur composition gérie offrent plus d'uniformité que lés blés do France Ils sont moins ft>/dralés el plus (isolés. o/o le son en contient généralement 18 p. » j i 72. de l'avis général. -' ! 1.00 . 1. i Cendres .30 12." i Cellulose ! -.70 .01 . .03 '2.. Dans ce dernier.00 azotées.' ' 3. En effet.C0 2. 9.20 12. qui formera le l'enveloppe brute. . Poids moyen pour lOOgr. ' Matières i — 1 — » 13 » 11.« 1.00 ' 5. Bail.2 . cellulose Cette donnée est intéressante en ce que la valeur industrielle d'un blé est.43 | U ..' 2..70 .00 1.52 13. 09.. t.11 3.-• amylacées.00 10. on relation directe avec le volume du grain.82 I.. o/o. ! ni'iis MinimumMuiiimm MinimumMaiimum . .. donc plus nourrissants et pour ces précieuses doivent être recherchés do préférence..90! i ! 4. de cellulose.3G 3.9i \ . contient presque toute la cellulose tandis que la farine no renferme pas plus de 1/2 p.50 13..

supérieures. Les blés de la Mitidja donnent ou moyenne 68 o'o de farine de 1M qualité et 4 o/o do farine seconde.. --m ~ La richesse d'un blé on cellulose est donc un indice do la proportion do l'écorce ou do son. la moyenne do cellulose contenue que est : dans les blés d'Algérie Pour Pour Des analyses suivants : les tendres les durs de M. donner 78 o/o de farine.40 69. ils n'ont pas contribué des pour peu au développement usines il y a trente grandes ans. rendement docelluet. Ballahd. Aimé Blé de Bel-Abbôs. dé voir.7î : 2. — 11. par suite du on farine et grain. Si les blés durs sont très honorablement connus en France et les industries par la semoulerie similaires. . Les tuzelles de Bel-Àbbès de 73 à 75 o/o do donnent farine de lre qualité et 3 o/o do farine seconde. le blé do la Mitidja logies avec ceux do la Mer Noire.33 se rapproche Le blé de Jtel-Abbès donc des meilleurs blés français a do grandes ana. 2.90 o/o do Nous venons do cellulose.49 Girard donnent Gluten sec : 8. par les analyses M. plus lotaiix loso est élevé.36 amidon — les résul- : 7$. grâce Marseillaises. Blé do la Mitiilja . Les blés durs do 78 à 80 o/o de favine donnent les sortes et 85 o/o pour les sortes ordinaires pour .39. On eu a vu. Les chimistes ot les industriels considèrent commo ou mauvais médiocre un blé qui a plus de 2. moins lo blé a do qualité marchande.

Sous lo les blés durs d'Algérie ne rapport do la semoulorio. Ils et sont donc plus semouliors que les blés d'Aiivergno ils sont p'. considérable. d'exiger métropolitaines' uno forte pression do au broyage et au convertissage. Sicile et do Toscane. on sait quo ces farines sont très riches en Cependant et qu'elles donnent uno plus grando gluten quantité do pain que les farines do blés tendres. faciles mêmes avantages que ceux do la mer Noiro ot de la mer d'Azof. la Franco eu arrivait à exporter des pâtes en Italie. ne sont pas fondés et procèdent Ces reproches . do l'eau. 22 à 24 do farine et 14 do son. la Los farines'de blés durs sont moins connues. ils sont d'un bon rondement. à pouvoir so suillro commença et en 1874. leurs semoules et leurs pâtes so gonflent et se tiennent fermes à la cuisson. leur enveloppe à cause de sa sécheresse et pulvériser de se niai conserver en magasins humides.~ 52 ~ à oiix. avec les lins. faire une conboulangerie française qui en pourrait sommation ne les a pas encore adoptées.créait aussi à Lyon et dans d'autres villes ou elle a vite prospéré. do d'Odessa. lo cèdent on rien aux blés do Taganrog. de rendre difficile le travail de l'absorption On reproche eucore aux blés durs dans les minoteries d'être d'un nettoyage difficile.us riches en gluten. de Russie. Cette industrie-se. Ils donnent facilement 64 o/o de semoule. pour lo goût ou les reconnaît préfédo 02 à rables à tout autre blé. Mais on leur de demander au pétrisd'être un peu jaunes. so travaillant à la mouture. reproche surtout d'être rondes et sage un travail trop pénible. el. do l'Italie pour la Franco qui était tributaire les pâtes alimentaires.

des sociétés les farines de blés durs dans leurs tagé à introduire subsistances comme l'a fait l'Administration de la Guerre. sur Il y a Heu d'appeler des l'attention du nord do la Franco. qui absoret donnent en bno Teau au pétrissage bent facilement de 6 à 8 o/o au rendepain. publitrouveraient avanqui coopératives que. et des blés des Bombay blancs tiers qui ont travaillé des Atbaras glacés et extrêmement rouges des Indes. durs déclarent élémentaires. le broyage on six pressages méthodique des farines et le convertissage très riches en attentif. que. d'idées .la "minoterie transmises' et la préconçues. pou exemptes et très-fines. mais absolument boulangerie. par lo lavage. "un rendement supérieur de blés tendres.ter-ritoiro et ouvrirait aux fellahs musulmans indigène nu champ plus vaste et spécial à uno culture qui est selon leur tradition et selon leurs moeurs. do picontenant d'humidité. ment des farines ce point.f>3 dans. relativement blanches qûres. minoteries des entrepreneurs de l'assistance de l'alimentation des prisons. Des minoerronéees. le mouillage. avec des précautions dos. avec les blés durs d'Algérie ils ont obtenu. gluten. uno do ses L'Algérie y trouverait augmentation do blés durs qui so répercuterait exportations en.blés la moutures durs se fait parfaitement .

— t'hc?s les linliyles Les Kabyles sont. sont des travailleurs solides qui ne manquent pas et qui sont d'un précieux secours aux d'intelligence des moissons dans les époques quand ils émigrent colonisées plaines et dans les contrées pour mettre . Enfermés longtemps dans leurs montagnes parce qu'ils avec aux envahisseurs. I. étales blissant clans chacune de ces divisions nécessaires distinctions localisées dans les diverses zones agricoles. tant par tradition que par besoin. les céréales doicomprend quo les façons do cultiver vent être particulières aux régions et aux agricoles races indigènes. C'est pourquoi nous consacrerons un chapitre spécial à la culture indigène et a la culture européenne. ils durent s'adonner résistaient au travail de la terre qui leur devint sacré. quand part. de remarquables agriculteurs. au intactes leurs traditions séculaires aucune assimilation sensible. on point do vue cultural. que les races arabes et kabyles ont conservé à pou près indigènes. et n'ont subi.Mode de culture des céréales en Algérie si variée de l'Algérie Quand on connaît l'orographie qui diviso la colonio en régions agricoles très différentes l'une de l'autre ot douées do climats tout à fait dissemon sait. ardeur puisque fabriquer une charrue est pour eux uno oeuvre de piété et voler uno charrue Co un affreux sacrilège. parmi les indigènes. d'autre blables.

la main . so de ses extrémités A chacune trouve chevilles do un collier formé de deux longues bois entre lesquelles on fait entrer le cou du bomf. L'autre so relève dans un plan verbranche ticale et est amincie à son extrémité pour donner ». d'une cour- Le joug est une pièce do bois de 2 m. Chez eux. lo jour où commence les labours est uno des idées do bienfaisanco et les charfête où dominent à ouvrir la terres rues no'"commencent cerqu'après taines pratiques d'un caractère solennel. la flèche est fixée par une cheformé par les deux branches. 20 environ do longueur . Lo . La flèche est attachée au joug au moyen roie qui s'enroule autour de trois chevilles. prise facile à. La charrue dos plus simkabyle est un arâiro a la forme Lo corps d'un ples et des plus primitifs. c'est «t la langue ». maintient degré voulu. religieuses avec des Los labours se font presque exclusivement boeufs. uu anglo droit. ville dans l'anglo Par avec la sur le joug.leur main-d'oeuvre h la disposition des fermiers euro- péens. il est posé sur le cou des boeufs. Une planchette dans glissant ot mortaises dans la llôcbo ot la langue pratiquées arrêtées l'ôcartement au par uu coin de bois. A son extrémité sont fixées des oreilles en bois prolongeant le soc et faisant office de coin. La branche compas formant qui repose sur lo soi et reçoit lo soc en fer est plus longue que l'autre . c'est lo « manche A co corps ainsi bâti. faisant l'extrémité elle repose varie suivanl la un anglo aigu dont l'ouverture langue des taillo des boeufs. un peu eu avant du garrot.

lo sol. les labours lo « sillon du milieu» ou labours plus tardifs d'hiver. etc. ces façons sont souvent contrariées par les neiges et le mauvais temps . trois sortes do labours. Kabylie. labours d'automne. d'orges. Les Les Kabyles pratiquent les plus nombreux. do fèves. lîno charrue les kabyle vaut de 18 à 24 francs. le chêno a glands doux. le travail se fait tout à la pioche et il est peu de coins qui ne reçoivent ainsi une façon culturalo on de céréales. pour les jougs. très nombreux en Dans les terrains accidentés. le « dernier sillon » ou labours du priutemps pour les terrains qui n'ont pas pu recevoir les labours précédents. un homme armé d'un long aiguillon les conduit d'une main ot de l'autre tient lo manche do l'instrument. donnés en deux fois. lo frêne. armés de pioches charruo est suivie d'hommes pour briser les mottes. de la sorte les boeufs peuvent encore être mis en bonne état de graisso et être vendus sur les marchés. Ou n'attelle jamais plus do deux boeufs à uno charrue . qui se font souvent en même temps quo les semailles . enfin. le chêne-zéen. enlever les pierres et atteindre les parties du sol quo la charruo n'a pas pu ouvrir. bois employés sont ceux du pays.— m — bas des chevilles ost relié par uno corde de jonc ou en alfa. • <rl Le bois d'auno sauvage. lo chêne l'olivier vort. vue d'une utilisation des cultures s'^vaiuo au temps employé L'importance La . les labours commencent Dans la partie montagneuse dès les premières pluies . d'abord pour rompre ensuite pour semer.

et même les. Les blés alternent généralement ne donne guère plus do cinq fois la semence. cinq pour un. on brise fois le sol et on recommence à labourer une deuxième en semant. que lo cultivateur kabyle parce de sa famille et qu'il cherqu'en vue do l'alimentation che à so ménager ainsi les chances do bonne récolte variété de grains au moins pour quelque semés . terro humide. . coucher connaissent Les Kabyles des montagnes l'imporet co sont les femmes tance des engrais qui les transdans les champs au moyen do hottes qu'elles portent sur leur dos. du printemps sont un. boeufs pendant une campagne. c'est aussi parce quo le blé donne peu. veut la sécheresse prématurée Saut dans les terres Je blé so sème en argileuses. Si les pluies n'ont pas été suffisantes. saison Dans la seconde on donne deux façons. au milieu Dans la première on fait un labour et on saison sème. taudis doime huit et dix et les soryho que l'orge jusqu'à. Dans les plaines. rendement no comptent Dans les plaines. les Kabyles que deux de labours avec les commence .- 57 - avec uno paire de boeufs et lo jour île labour à labourer lo lovor jusqu'au s'étend depuis du soleil. mettent Lo avec les orges. eoules rend inutiles. la première périodes . la seconde pluies pour finir avec le mois do janvier va de fin janvier de mars. Souvent lo blé est mélangé avec l'orge ne travaille fèves. si les pluies quarante pour venues à temps. la surface en prenant s'évalue co qu'on avec une paire do peut labourer pour unité de 8 a 10 hectares.

Us emmagasinent de poterie les grains dans des confis. Quand ce travail est fini. à la main . faite ment ot sur l'aire qu'a lieu lo partage. par do blé. paires do boeufs. soit à la main . Los Kabyles. gardées eu meules ou dans des huttes rondes. pratiquent au besoin les pioche. on mesure au double décaa loué iln coreligionnaire litre et si lo propriétaire c'est à. bonnes terres. puis en gerbes. pays où la propriété est morcelée à l'infini.f!8 les Kobylos sèment. 32 d'orgo. La moisson se fait un peu avant quo les blés soient dos fourmis. grandes jarres sont crue construites Les pailles par les femmes. Dans les d'orgo mélangés. le blé est arraché Dans la montagne. épis sont réunis d'abord eu javelles. 32 doubles décalitres 16 do blé et 16 do fèves ot do fèvos mélangées d'orges. . les gerbes sont portées sur les aires et dépiquées sous les pas des mulets ou des boeufs. enfin en bottes do quatre gerbes.ce mocomme fermier au cinquième (kammès). ils embauchent pauvres et les femmes pour co travail qu'ils considèrent comme lo plus important de la culture. La culture des blés n'occupe pas une grande place en Kabylio. déduction du montant des avances. dans les plaines commo dans les monlo sarclage soit avec uno petite tagnes. dans les plaises il est coupé à la faucille et la majeure Los partie do la paille reste sur pied comme engrais. des secs. Les Kabyles n'usent pas do silo. pour éviter les déprédations moineaux et la chute dos grains.

démontré. moi je ferai comme mon grand-pôro eux. religieuse que. par cette en bon musulman. Les procédés sont sensiblede culture.II. daus Je Tell et dans les Hautsde vastes espaces où blés et orges occupent Plateaux. formule C'est. ment les mômes. . il coupe court à toute : « A quoi bon ! nouvelle considération en vous disant ce qui est écrit est écrit ». dans leurs montagnes. grandes pour les Arabes qui possèdent. et où ces cultures sont. d'une routine aveugle. à un Arabe quand on essaie d'expliquer les avantages avoir à transformer des qu'il pourrait et qui sont insuffisants rudimentaires qualro procédés années sur cinq à lui donner les ressources pour vivre et nourrir sa famille. d'été. comme nous l'avons une grande nécessité. Eu général. par contre. relles. qui s'abattent les le siroco. on lui demande quand pourquoi il ne suit pas Fexemple des colons européens. » Si on se récrie et on insiste. pourqui do semer. répond avec Un flegme tranquille « Qu'est-ce que. ne enfermés se livrer à la culture des céréales sur do peuvent il n'eu est pas do même étendues. do il n'adopte pas leur façon de labourer. — Clie'ç les . les orages la sécheresse. : l'Arabe moisonner. empreints mêlée de beaucoup do fatalisme et d'une ignorance des lois qui régissent absolue d'uno la production moisson quelconque. d'ailleurs.Iralies Si les Kabyles. l'Arabe s'incline devant les fléaux Les sautesur ses maigres cultures. tu veux ! mon père faisait comme ça ! faisait comme ça. la terre tous les ans.

— 60 maladies, tout cola est écrit, et omnîo il n'y peut rien,
il se contente do subir lo destin,
dès lors combien'il
On comprend
est difficile d'infermé au protroduire dans ce peuple, volontairement
de moeurs on d'état et on no
grès, toute -modification
ans do contact les
s'étonnera
pas si après soixante-dix
n'ont encore rien emprunté
aux Européens
indigènes
leur façon de cultiver.
pour améliorer
doivent être signaQuelques exceptions,
cependant,
lées : dans la région de Sétif,dans
lo Tell oranais et dans
les grandes plaines ou trouve quelques chefs indigènes,
coutume ; chez ces
qui ont osé déroger à l'ancienne
rares et peu suivis,
novateurs,
malheureusement.trop
des charrues
des
nous avons rencontré
françaises,
et nous avons parcouru
des Scarificateurs,
Jirabants,
des champs de céréales admirablement
cultivés, aussi
bien on tout cas qu'on le peut sous nos latitudes et dans
notre situation
économique.
la charruo
lo
En principe
arabe est l'instrument
c'est Farairo priplus simple que l'on puisse imaginer;
mitif des patriarches
bibliques,
fabriqué par lo cultivateur lui-même avec les bois de la forêt voisine. Elle se
o.i un porte-soc.
s'allongoaut
compose d'un mancheron
lequel est armé d'une simple pièce de fer qui est censée
détacher
la terre dans un .plan horizontal,
est traversé
Le porte-soc
droite,
par une cheville
faisant comme elle peut l'office do vorsoir, Au portesoc s'adapte,
une vis ou une sim«
par uu champignon,
uno pièce allant
pie choville, la flèche que traverse
lo soc et consolidée
rejoindre
par une cheville à sa
do la flèche. Au bout do cette dernière
traversée
so
trouvent des chevilles qui servent à retenir la courroie

-

61 -

cos
ou reculant
qui fixe le joug à Fago et, en avançant
sur
la llècho,
on obtient
ou moins
chevilles
plus
do la charruo.
d'entrée
Si l'Ar.d)0 attelle
un boeuf, lu llècho est plus longue
et plus élevée, parce qu'il passe lo joug au cou do l'anila llècho est
uu cheval ou un mulel,
mal ; s'il attelle
do la bêle,
plus courte et le joug passe sous le venlre
C'est'avec
un appareil
si nul i monta ire quo l'Arabe
les animaux
dont il disfait ses labours,
y. attachant
et le cheval
chameau.
pose,-depuis-Fàuo
jusqu'au
la pauvreté
facilement
du travail
Aussi comprend-on
effectué.
Sans doute,
arabe est léger, se prête h merl'araire
veille à la culture
des terrains
accidentés,
irrêgiiliors,
débroussaillés
ni déqui n'ont pas été complètement
est souple;
foncés, L'instrument
avec lui le laboureur
de jujubier
adroit contourne
les touffes de lontisquo,
de palmiers
nains
son
et les plantes
qui parsèment
est
uno grosse pierre est-elle
champ;
rencontréoqu'e'le
vite tournée.
Mais il faut bien reconnaître
que le petit
dont il est capable
n'est pas fait
grattage
superficiel
à la terre la fécondité
do
de l'aération,
pour apporter
la pénétration
des pluies et des autres avanprofonde
et chimiques
de nos labours.
tages physiques
il ne faudrait
le ton de
Cependant,
pas exagérer
dont on se sert souvent
à l'égard
des Arabes
reproche
relativomenfà
Chez lui l'objectif
leur mode de culture.
do faim et de produire
est do no pas mourir
unique
ce qui lui est nécessaire
en dépensant
le moins possible. Vivant dans un pays où les intempéries
du climat
souvent
des désastres,
ne peut
produisent
Findigèno
do grosses
en vue do récoltes
pas risquer
dépensés

'..'

-02

-

-

aléatoires
; il réduit donc ces dépenses au 'minimum,
autant qu'il le peut, aspise .contentant d'ensemencer
rant seulement à obtenir de quoi arriver d'une campade grain
gne à l'autre, heureux si un petit supplément
en argent qui sera employé à des
peut être transformé
à un cheval ou à uno nouvello femme.
vêtements,
est primitive;
il la conservera
Donc, sa charrue
les pièces
lui-même, attachant
indéfiniment,
réparant
si l'usure les démolit avec do* cordes do palmier, dos
chiffons, des crins d'alfa ou des vieux paillassons.
Donc, il réduit ses dépenses, se hâtant do remuer la
terre à la surface dès quo les pluies ont détrempé la
croûte supérieure,
y jetant la semence qu'il ne prend
la
même pas la peine de trier et attendant
ensuite
volonté d'Allah.
L'année précédente,
la terre était restée on jachôro
souvent
et les bestiaux y avaient trouvé un aliment
avait réduit les plantes advensuffisant ; te pâturage
tices et les déjections des animaux y avaient apporté
Ce simple assoune petite doso d'engrais
organiques,
observé parce qu'il est traditionnel,
lement biennal,
dos cultures
est la loi générale
arabes, loi Illogique
les principes de la restitution et conduit à
qui néglige
des rendements
do ruine. Car la moisson venue sera
enlevée, les chaumes seront pâturés, le champ incinéré
et laissé en jachère
et co roulement
à l'automne
s'éternisera
sur la même terre, réduisant
à leur plus
les ressources
nutritives
du soi.
simple expression
Toute la méthode agricole de l'Arabe semble reposer
sur cette pensée que c'est la pluto seule qui fait la
*
récolte, qu'il est donc inutile do dépenser des forces, du
temps et do l'argent pour défoncer la terre, acheter des

tandis quo le roumi du voisinage très cher ses labours et no sera des équipages/payé pas plus avancé. part. pensables Disons aussi en territoire de terres que l'Arabe. devenue intensive détruirait à tout jamais les plus des terrains do parcours indisvégétations spontanées à ces grandes tribus de pasteurs. ne sachant pas si elle deviendra tandis que quand l'établissement sienne. dans lotir économique état social. Si chères et travailler semonces profondément il perdra sa semonce et voilà est mauvaise. sorte l'esclave S'il défonçait il mettrait s'il la labourait en plus profondément. qu'il faudra envisager prudence des Indigènes. il lui arrive do secouer son indolence insouciante ot dû à uno culturo so livrer à des travaux plus appropriés profitable. no s'attache collectives. pas à la terre. des procédés cullnrauv do l'amélioration a.llu do no pas apporter brusquement trop do trouble dans leur situation et. partout terrain est encore en propriété uno culture collectée. fertilisantes du sous-sol action les ressources . de la propriété individuelle lui a attribué un lopin. ces ressources et comme la d'épuiser complètement du fumier n'existe pas chez lui. co no sera uno Pour ces divers motifs. l'appauproduction du sol serait encore vrissement ot do plus complet où le D'antre conséquences plus graves. au prix de quelques aurait bonnes récoltes. sa terre. qu'avec lo problème extrême. Fatiuéa aura immobilisé tout. mais il vite fait. nous devons constater est en quelque quo l'Indigène do cetto méthode. par suite. la question Si nous examinons d'encoro plus près. .-63 - le sol.

no suivant pas en cela l'exemple . tout en tendant à une ressemblance avec les charrues françaises par une puissance pénétrante plus grande et une efficacité Une première ne plus sure. de l'épi sans s'égrener plus. malgré le nombre considérable do concurrents. en général./. Les Arabes.. clage. mieux appropriés aux maladies mat et au'. Les Arabes cultivent les blés durs de préférence aux blés tendres. échaudago. sans s'inquiéter tion est ou n'est pas suffisante.cola lient beaucoup à co qu'ils entrent pour une très des population indigènes. résistent mieux (rouille. largo part dans l'alimentation Los Arabes sèment dès que leurs charrues peuvent si la préparaentrer dans les terres. soit do 10 à 12 hectares. ne pratiquent pas lo sardes Kabyles. Une nouvelle épreuve aura lieu eii 1901. Le labour ainsi do S à 10 pratiqué enterre la graine à uno profondeur centimètres. Uu laboureur indigène sème do 20 à 30 arcs par jour d'une attelée qui dure sept heures .. la surface ensemencée est évaluée par charrue.. c'est-à-dire par la surface qu'un homme et deux bomfs peuvent labourer en une saison. un type de problème et a mis au coiicout. -61- a abordé ce Lo Goiivernomoht général de l'Algérie en 1898. épreuve donna pas de résultats bien probants.s charruo qui tiendrait arabe par sa simdo la charrue plicité. sol. qu'ils so tiennent plus longtemps sur si la moisson était retardée . ainsi que lo montre le tableau L Cola au clitient à ce que les blés durs. verse). son bon marché et les matériaux composants.

.'-"-": :.... Les indigènes. 15 . il moissonne-'.. travaillant indigènes pratiquant sur une terro pour êtro payés par le cinquième de la Le khammès récolte.i'->.... s'installe s tir ta terre. lamoisson a été Quand au rouleau ou par los animaux. sont là proio du feu qlti rend on mémo temps graines.:^.::..i...'-. mettent faits en palmier nain où le blé et Forgo se conservent parfaitement.. Ï » 10 • Labour... ^0 . ainsi qu'il suit lo rendement On calcule do bté d'une culture : indigène Uonte du sol..... Total. volonté Le fellah moissonne à la faucille.........». indigène ouvriers lo colohage. ils brûlent les chaumes Après le 20 septembre qui sont laissés très hauts....... à la bonno Une fois le grain semé..> "...>. il laboure...»...... 20 Semonces.-~....>*.il sème.... Le riche Ce sont des a des khammès. ils fio sont pas pressés do citiand les grains en silo ou dans des coufllns vendre. luUmômo laissant la paille toute et -procédant comme nous presque l'avons montré pour la culture kabyle. de sorte quo beaucoup d'insectes do plantes et beaucoup en ce moment on nuisibles.... 78 : ....::--~G5. i*Moisson..>.i.. > Haitaue >>...'fait' les ineuies et les recouvre.. reçoit une la ot garder paire de boeufs qu'il tloit soigner jusqu'à fin des moissons. ils s'en remettent d'Allah... à ta terre une mince parcelle d'engrais. lo grain est dépiquée mesuré et le khammès faite reçoit sa part...... s 5 Frais divers.... déduction des avances nombreuses toujours qu'il a reçues.

malheureusement très rarement obtenue. Récoltes magnifiques. sera do 5 quintaux met. ils se (Usent parfaitement satisfaits. llôcollonulle. mais lui prendra doux.l'asdcrécolo. Sécheressocxcessivo. mais ce prix n'est exact que si l'indigène n'a pas dû acheter à un usurier qui lui fera crédit. so réduira donc à 25 ou 30 francs qui sor. produit Là dessus aura à payer Achour. par hectare.Misère. !t relativement uno bonno recette. les indigènes "obtiennent do un rendement Quand 6 à 8 hectolitres à l'hectare. Finies abondantes. l'indigène l'impôt do la récolte. co qui on torro indigène lo est relativement heureux. Sécheresse Famine générale» Pluies. Uêcotto considérable. diverses indications la qui pré"codent montrent dont il faut apprécier dos la culture façon exacte céréales chez les indigènes» Cotte culture suffit à peine à leurs besoins. Lo bénéfice. extrême. Malheureusement les années do sécheresse créent chez eux do véritables tandis qu'il désastres.- 66 - En supposant que la terre aura donné cinq pjur un. le sixième du rendement représentant ' il contre aura un do par peu paille. sont dans la mémoire Quelques exemples typiques do tous les Algériens. Belles récoltes. Nous comptons la semence à 20 francs . si co n'est trois sacs 'de blé à la moisson. En 18îi6 1857 18G0 1807 180S ISSl 1882 Los : : : : î : : Sécheresse. suffit d'une anuéede pluies abondantes pour les relever. X 20 = 100 francs. en raison . Pluies. Pas do végétation.

67 des années sèches . III. serons obligé d'établir certaines distinctions assez cales diverses outre ractéristiques qui se sont créées où cetto culturo est pratiqué sur uno grande. qui offre à la proà s'accroître duction uu débouché no continue essentiel. Nous avons haut déjà indiqué plus l'importance dans l'agriculture des céréales économique algérienne et nous avons montré comment et pourquoi elles . même finiront-ils la nécespar comprendro peut-être avec empressité du fumier qu'ils vendent aujourd'hui seront les sement. régions échelle. — t'IiM II"? liiiriqu'cn* à nos lecteurs un tableau complet do Pour présenter la culture dos blés chez nos colons nous européens. ello do la trop grande fréquence et encore routinière. les indigènes perfectible très lento. ? Assurément Est-elle on . et comme tout porto indiqué que. à viendront qui sera par une évolution. et n'assure ainsi la consommation des céréales produites. ils emploieront plus choisies. à moins do nouveaux alors so préoccuper débouchés. comme nous l'avons à le croire. mais elle est nécesest imparfaite conforme--à leur situation saire à leur alimentation. être augmentés rendements de leurs champs pourront de l'Algérie so trouvera à la tête d'exet la production Il faudra considérables cédents pour l'exportation. économique. modifier leurs vieilles pratiques. Quand tous ces résultats acquis. leurs charrues de bois de pièces plus solides qui fouilleront davans'armeront des semences tage le sol . la population indigène.

4d La rôtjion de Stdï-bd-Abbès. 31 La région de $êti/t type de la région des Itautsau climat plus rigoureux.a Mitidja. aux terres fertiles. pays céréalifere recevant une par essence et par nécessité économique. la main-d'oeuvre abondante et l'outillage très perfectionné. occiqiûiit les 28.56 0/0 (tes lefros . 1" de 400 où la colonisado "v ptuio en moyenne. Plaleaux. c'est régions quatre sont situées dans la zone qui. qui reçoit do 700 à 800 m/'" de pluie tous les ans. bien comprises.. 1° t. culturales recevant do préparations 450 à 54)0>/"> do pluio. do plaines. lo cycle dos culrapidement ~Ï Nous allons parcourir tures tel qu'il est pratiqué on Algérie et nous prendrons comme types quatre régions. du type d'une région climat marin. un assolement des rationnel.oit. ont ceci do commun. l'expression où la valeur du sol est élevée. agricole 2° ù Chetift. oîi la colonisation a atteint la plus avancée de son développement. qui so distinguo par uno culture plus soignée. le sol irrigué. reçoit assez do pluio pour la culture des C'est (!) lirt France le* edréales labourables.•': — 68 - encore la première place dans la mise 'on occupent valeur du sol par les colons (31. plus et l'état do la culture tion est moins avancée prend forcément la forme cxlensivc. moyenne de 450 m/m do pluie. d'après qu'elles l'expérience acquise.48 O/O dos surfaces cultivées) (1). l'annéeest qui no reçoit pas pluvieuse. do plaines où ia typo d'une région aux terres fertiles si sêehero&so sévit très cruellement.

nniso aux cinblavuros d'humidité en résultant produiet la pourriture. et alterne so répartit pas sur des périodes espacées avec des périodes de beau taut que Fexcès temps. comme c'est le sant ta rouille surtout cas pour la Mitidja quand les terres ont une dominante .— 69 — très elles y sont dans dos conditions céréales. donnera. Au-dessous do 400 "T".différentes. pensonsde co qu'est ot aussi do ce quo nous. par conséquent très près de la... nous cultivées en . pourront Avant d'entrer dans lo détail devons dire quelques mots des Algérie. nue idéo précise être la production eéréalilorc en Algérie. do cette variétés revue. si cette pluie Au-dessus do GOO "T" il est à craindre.mais . la culture des céréales répartition toire.limite info-: rietire. C'est la vallée dont les du Chéliff. d'autant privée do très bonne heure et que les que tes pluies y cessent des maxima très souvent y atteignent tompéiattires élevés» L'examen des céréales dans cos quatre des cultures et prtVontanl régions prises comme exemple par leur altitude et leur climatologie dos types très caractérisés et bien dissemblables entre eux. argileuse. se trouve souvent de récolte. pourquoi stations entre 404accusent des moyennes principales et 490 '"i1". à moins que les terres soient une bon no et que l'orographie du lieu amène légères csl aléades pluies. algérienne do 400 à 600 "Y" do pluie par an. contréo Il est admis généralement que pour qu'une il faut qu'elle reçoive se prête à cette culture.

c'est-à-dire ou au commenqu'ils sont semés à la fin de l'automne cement de l'hiver. qui est uno Variété à barbôs acclimatée et qui réussit très bien avec parfaitement nos printemps secs. en faveur à cause de leur résistance aux vehts . la tige est creuse et l'épi tantôt barbu. » principalement 1» La tutelle on blé d'hiver commun. la tuzello pyramidal do Provence. que nous appelons aussi tuzello do BelAbbès. très résistante dans les terres sèches . Nous cultivons . à épi jaunâtre. dans la Mitidja notamment. ils viennent . septentrionaux bien. tantôt sans barbes.la première division en blés. L'intérieurostgarnido farine blanchcd'aspect riche en amidon . Ces blés sont cultivés dans les pays en Algérie. pèsent de 70 à 80 kilogs l'hectolitre. qui est la plus recherchée pour la qualité do son heureuse à notre climat . tendres Il y a d'abord et blés durs 5 tous sont des blés d'automne. et long. cependant. 3» La luiclte rousse de Vroeence ou blé d'Odessa. facile à sous l'ongle ou sous la dent. a une cassure rompre farineux. grain et son appropriation 2° Le blé de Mahon. 4> Lu sèisettes dû Mn'cncc. Illés tendres Les blés tendres sont ceux dont le grain. Les chiffres quo nous avons donnés précédemment montrent quo tes blés tendres ont en général la préférence des colons européens et que les blés durs sont inversements Nous en plus cultivés par les indigènes. avons déjà donné les raisons. Cotte tuzello a une variété.

cependant. et sont abondants tallçnt beaucoup d'une valeur infésont très rustiques. qu'elles donnent des produits ainsi très estimés do la minoterie et démontré au chapitre que nous l'avons précédent.-' du Roussillon. et parmi les blés tendres variétés recoinmànilo des Bicholles donné do qui auraient particulièrement bons résultats au rendement dans lo Chéliff. confirmait la culture do ces variétés s'imen Algérie.:~. dans culteurs aux blés tendres et qui les détermine. pour eu revenir aux blés durs. quant dans la région do Douera : co sont la dans la Mitidja. Si l'expérience en grande culture ces résultats. en paille. Mais it faut reconnaître poserait que les à grands'rendements variétés ne supportent pas les chaleurs et sèchent sans.' -'. ces variétés dans leur pureté que eu conservant parfaitement en sélectionnant les selnenecset acclimatées. certaines à abandonner ces variétés régions. Ces sont données bien à la rouille variétés comme résistant et coin no produisant des rendements do 17 à 18 quintaux à l'hectare. 5° Les poulards mais qui rieure aux précédents. Richelle blanche cl la Richclltn" 2 et le Ricti.?l. aimées le Service du quelques botanique Depuis Général s'est appliqué à introduire des Gouvernement dû blés. premières après avoir pris uu très beau développement. les procédés ou peut obtenir en améliorant culturaux. C'est quo les blés so nutadisubissent uno transformation nenl) c'est-à-dire qu'ils . lin grave est fait par les agrireproche.donner de grains. des rendements très satisfaisants. citin attendant nous pouvons dire quo les variétés dessus ênuméréos oht fait leurs preuves.

On croit qui tend à les ramoner est l'effet d'une hybridation. dont la farino est très riche en gluten et semble faire corps avec l'écorco..'•' —72-'—. le renouvellement des semonces et Quoiqu'il leur choix attentif d'obvier à cet inconvépermettent nient et de maintenir-aux blés tendres leurs qualités essentielles de blés de minoterie à farine plate et lisso toujours recherchées. à Finilueuco des brouillards du siroco '. à la rouille et à Pcchaudago. à l'état do blés durs.'. Leur paille est pleine. .''. elles sont moins sujettes à la verso. du que cotte modification pollen de blés durs serait transporté par les vents sur les étamines des blés tendres et aurait pour effet de donner au grain une demi-dureté et une apparence aux yeux des acheteurs. Celtes Les blés durs étaient cultivés avant la conquête sous no te nom général de blés detiarbariet et les indigènes . glacée qui le déprécient D'autres pensent que l'hybridation rien à voir n'aurait dans ce phénomène et qu'il faudrait plutôt en rechercher la cause dans la nature des terrains et dans leur exposition. Mes durs Lés blés durs sont ceux dont lo grain d'aspect vitreux allongé se casse net sous la dent. en soit. difficilement» barbu s'égrène dont l'épi toujours résistent assez bien aux attaques des Ces variétés et fourmis ot des oiseaux. en Algérie pèsent de 78 à que nous cultivons 80 kilogs avec cette particularité l'hectolitre quo le diminuo à mesure qu'on s'éloigne poids de l'hectolitre du littoral vers le Sud.

'.

.—

73 —-

de plaine, do montagne
que des variétés
distinguaient
de longueur
Il on est résulté
de'forme.
oit des variétés
assez mal définies.
un grand nombre do variétés
le blé blanc de Meddah,
une
Les colons connaissent
les plus remarquables
dos variétés
qui a les aptitudes
; le blé blanc de Ouelma
; le blé
pour la semoulerie
le dur de montagne
ù barbe rousse ;
blanc du Chéliff;
roux et à barbes noirâtres.
te dur carré à grains
et différencient
Les indigèues
connaissent
certaines
d'être connues.
variétés
qui méritent
Nous

citerons

:

1° Le Mahmoudi,
blés do terrains
clairs
gros, ovales,
coteaux;
grains
Corné ; paille
chement
grossière,
à section presque
assez serré,
carrée,
blanches
et les barbés
noires.
C'est
semouliers
que nous ayons.
,

et de
irrigués
et d'aspect
franépi gros,
long,
les glumos
sont
un des meilleurs

blé de terrains
2° Le Mohamed-ben-iiachir,
irrégués
et de sots argilo-caleaires
; grains
longs, bien nourris,
très clairs ; paille
grossière,
rectanguépi à section
laire,
do terrains
socs ; grains
3" Le Tomisi,
blé rustique
bien pleins,
très serré ; paille plus fine et tige
longs,
d'un
; épi gros et court,
aplati;
glumo
plus longue
Excellent
blé do farine.
rottgo violacé, barbes noirâtres»
co blé n donné jusqu'à
A la Station
28 quinBotanique
taux à l'hectare.
bîés moins estimé mais excellent
ou méiïLeîladjcL
lange avec les autres à cause do sa ïarine plus blanche ;
miladiné
grain
rond, court, rottgo, souvent
; glumos

:et barbes

blanches;

Forge ;
• 5» Le llebda

tiges

74--.'
garnies

est uu setnotilior

do feuilles
très intéressant

commo
;

6" Le Kahla est lin blé à grain
foncé, très lourd,
il est rustique et convient
qui convient pour la farine;
ainsi quo les deux précédents aux coteaux peu fertiles.
Dans FAurès ou trouve eu plus lo ATab-et-bel (dent
de chameau),
lo Medeba et le Terdouni
qui sont d'oxcellent somouliers et se comportent
bien à des altitudes
au-dessus
do la moyenne.
La Station Botanique
et quelques expérimentateurs
de blés durs nouvelles
ont mis à Fessai des variétés
dont la tenue en Algérie h'est pas encore suffisamment
vérifiée ; nous citerons parmi celles qui donnent quel: le blé dur 2'eYe'ssù.v, le Xérès, lo
ques espérances
de Grèce, le durd'ïtatie,
le .'dur du
Volo, originaire
et -.quelques
variétés
Slaroe, le lielolourka
indigènes
de séiection's récentes»
provenant
Les blés durs d'Algérie
sont insuffisamment
connus
en franco où ils no trouvent qu'un
marché très resau marché local créé par la
treint comparativement
familiale des indigènes,
Cetto défaveur
consommation
en
que rien no justifie comme nous l'avons démontré
est
la valeur iiiduslrielto
des blés d'Algérie,
exposant
d'autant
quo les blés durs sont les
plus regrettable
mieux acclimatés,
pou sujets à la verso et à la rouille
an siroco,
(deux fléaux des blés on Algérie), résistent
no s'égrènent
prépas et ont dos qualités do végétation
sans pluio,
cieuses pour uu pays à printemps

'
g I..— Culture

-

75-

'

des Ides dans

.
la .lllltdjtt

La Mitidja, nous l'avons dit plus haut, est une région
relativement
favorisée
des céréales.
pour la culture
assez profondes
à base
Les terres y sont des alluvious
assez riches on humus»
argileuse,
La tranche
de pluio annuelle
y est assez élevée ; si
nous prenons
Boufarik
qui est au centre do la Mitidja
la moyenne
annuelle
est do 775 luim 738,
occidentale,
soit 7751"[m 378 d'eau par métro carré. Co quo nous avons
de Faire do culture des céréales
explique précédemment
montre que ta Mitidja doit, cependant,
so trouver
pondans dos conditions
dant les années pltiviousos
plutôt
défavorables
; en effet, la rouille, la verso et l'échaudago
interviennent
souvent
des
pour diminuer
l'importance
céréales.
la colonisation
Par contre,
y est très avancéo ; la
culture do ta vigne a mis les colons dans une aisance
à une culture
relative
et les a habitués
intensive
qu'ils
ont peu à pou appliquée
aux céréales.
La terre, qui a
est
uno valeur très élevée, de 6 à 700 francs l'hectare,
et rationnellement
cultivée
soigneusement
; la machila plus perfectionnée
nerie agricole
est miso on (ouvre,
ta moissonneuse
jusqu'à
depuis le treuil à dèlbiiceinent
à vapeur.
lieuse et la batteuse
des céréales
dans
Co quo nous disons de la culture
cette contrée
comme s'apdonc être considéré
pourra
des plus
à une région de travail et do progrès
pliquahl
de l'Algérie.
prospères
la
Dans
la Mitidja,.'comme
d'ailleurs
dans
toute
do tous les travaux
des
lo point
do départ
colonie,
de Fëpoquo à laquelle
est sous la dépendance
champs

Certains ment quinquonal.'.'..:. î . Mais si les pluies tardent à venir. -. semailles so feront dans do bonnes conditions et pourvu no soit pas trop sec. ordinaireD'autre part. 1re Ahhéo : Eumuro 86 tonnes à l'hectare.' les Si tes pluies commencent do bon no heure. pour effectuer les semailles convenablement. tombent les pluies.70- .'.années n'était pas pratico. suite sur lo résultat C'est pour cela quo l'usage des labours préparatoires so généralise dans la Mitidja Il y a quelques. les labours no peuvent pas so pratiquer à temps et ta récolte devient plus aléatoire» L'état do la terre oh fin d'été peut donc avoir une sur l'époque des semailles et par grande importance final do la culture. doivent être finies au V.» colons avaient adopté des assolements avaient choisi d'abord un assoledifférents. . . assez qué.: -.procédé.''. .. convenablement Les pluies no commencent et le qu'au mois d'octobre moment n'est favorable pour les semailles.-. . la récolte pourra quo le printemps être bonne. la terre et il faut des pluies assez do disloquer importantes pour pormeUro aux charrues la croûte recuite et do reinucr le sol. qu'après la Toussaint. les semailles ment. dont il faut déduire de'mauvais jours temps. janvier. ou si elles viennent brusquement en trop grande abondance. 2e Année t Blé dur. de sorte qu'il reste les à peine quarante-cinq jours. L'étéest s'est longuement durciflée long et très chaud. Vesces et fèves pour terre sèche» Vcsccs suivies do maïs pour terre irriguée. j .. Lo.

d'être. : exemple eklessus. 3" Année : Lin.4* Année 5'' Année b* .. domaïs 2» Année ! Blé dur ou tendre.. Chez les indigènes type lo plus primitif lfl> Année 2e Année les Cours. Mais il no convient pas à la culture européenne qui cherche des rendements élevés. On tend à la substituer depuis dit do BebAbbôs . : Jachère fauchéo : Blé tendre. . t Céréales» . En raison des puissantes végétations que spontanées ce mode a sa raison donnent nos terres. Par 1™ Année : Moutarde suivie do fourrage à l'irrigation. ordonné:: P" Année 2e Année 3° Année *' : Comme : Céréales : Céréales Cet assolement Ou lui Mitidja. c'est ou lo fourragère... orgo on avoine. ot pâturée. quelque temps l'assolement V* Année 2fe Année : Jachère cultivée. blé on avoine avoine ou blé suivant est tris en usage dans la triennal donne cependant (les variantes. 3° Année . ' - abandonnés Ces assolements furent parce quo là ta verse régulièrefumure était trop forte et amenait il fut réduit à un assolement triennal ainsi ment.. : Avoine. : Céréale» : Jachère l'assolement : spontané est biennal ..

' -78- Co modo a des avantages considérables. constitue la meilleure des préparations les semences. . sèmo jusqu'à 180 kilogs. nitrifiée et son aptitude à s'imprégner des moindres pluies est plus grande. donner un labour à la terre qui doit rester en repos pendant la terminaison dos emblavures. Mais ce mode a. les et tes campagnols moineaux Une dlmo prélèvent d'autant plus forto que le grain est enterré superficiellement» Dans la Mitidja les blés reçoivent un hersage ou ou un roulage printemps qui donnent toujours d'excellents résultats. L'indigène. qui ne horse pas. Quel que soit l'assolement adopté. celte quantité augmentant si on sème sur labour et à la herse et si la terro est épuisée. Car. La quatrième labour qui sort à enterrer terre est aérée. tes semailles commencent dès que les pluies ont permis la préparation des terres. au superficiel. pour certains coins de la Mitidja. en On semé généralement 100 kilogs ito blé dur employant 120 litres. un l'hiver après un troisième en été plus deuxième labour en mars. quelquefois les pluies viennent si tard qu'une seule façon â été possible. lo défaut do ne donner une récolte que tous tes deux ans. à ta volêo. c'est-à-diro ou tendre à l'hectare. ce qui est insignifiant pour des terres d'une valeur élevée'. parce que nos blés no tallent pas. parce que les herbes adventrices ont besoin d'ôtro étouffées et parce que les fourmis. Nous sommés obligés de semer plus qu'en Franco. Les appareils employés sont ceux des fermes do Franco. no subissant pas tes tout de suite et consrepos do l'hiver et so trouvant tamment en végétation. Los labours sont menés vivement .

..»». 100 kilogs.»»» de blé-!".... Moisson............ ainsi quo les batteuses do co dernier travail à forfait.. Labours. généraux..»........... des blés commence en juin et est générala moisson sont lement terminée le 15 juillet....autant et que les fourmis un peu les respectent les chaleurs plus....des céréales se fait do fin mai à fin juin... l'opération Dans ta Mitidja orientale..... Mitidja.......... Total.... lo poids do ta do 1 à 3 fois lo poids du grain suivant paille atteint l'humidité do l'année." Semonces. Battage.... La moisson d'abord Ce sont les orges et les avoines qui mûrissent .... Los blés tendres attendre les premiers .. les bonnes donnent à années do 10 à 12 quintaux moins que les blés les blés durs produissent hectare. le battage au rouà 1 franc environ..... Voici maintenant un compte do culture Rente do la terre. dans ta contrée do Houïba... 60 fr.. La moisson se fait à la faucile et à ta fautx quand......... dans ta généralitédonnent do 8 à 40 quintaux moyennes . ta main-d'oeuvre mais les moisoit emploie indigène.. est trop longue. tendres dos. Semailles...années ... 25 le blé ..... pour neurs se chargent un 1 franc l'orgo et 1 ff.. 30 20 10 25 25 20 190 fr» ..». les durs peuvent coupés plus avec facilement no s'égrènent parce qu'ils pas.... do la région.. mais pour tes grandes paille emmouléo exploitations.... dans ta sonneuses sont très répandues mécaniques Des entrepreà vapeur. et leau revient on magasin grain ...... hersage. Frais ....

..».»..... 170 24 200 » 70 80 Nous conclurons que dans la Mitidja la culture d'un hectare do blé coûte de 150à 200 francs par an.. Cli............»...4 S quintaux '—"'' 10 à 22 fr.....-. 3 journées de laboureurs..'».. Loyer de la terre.. 18 » Semonces 90 kilogs à 23 te.. d'ailleurs. 50. pouf l'agriculteur algérien Une..... M..................-.... donnent.. »:........9 » 3 journées dacondUctours » . » Battagoau rouleau et transporta Alger(t fr..». net. 40 240 fr. sera de........ L'hectare a rapporté 50 francs 200 fr...'.. '........ Total.... ~ 20 de paille à 2 fr. .. 12 » 129 20 Total.. pour tes années où il n'y pas do désastres...... Lecq..... -soCette culture a rapporté : 10 quintaux do blé à 20 fr..... de paille Le bénéfice par hectare t fr....»... llèccltc.. Rivière et M... d'améliorations et..........».. quo le blé revient de 15 à 18 francs et que lo bénéfice...». est assez important sérieuses... le compte suivant : 40 > ......... 4 50 18 journées do boeufs (6 par charrues)...».-.. 20 70 Moisson.. KO le quintal).. fer me de la Mitidja...... susceptibles ..".. dans leur Manuel de récemment paru......... 25 » ....

..."-..000 58 1....»' hybride 117 ...-8........ LIOO 50- Hlcheileii»?... En à la Station 1899.....de Tendre.-....... . Kabyle Orizi....0SO 43 Wobel-ebbei...Y.... ttlctl...... .....1'-........ les blés expérimentés : suivants que ont donné les résultats liiùiNs (Kilogs) lil.....1 Tendre............. ....200 Ad|ini. Ilanira M'sakon.. Botani- '»*»•!« (Qutnlimx moiiiiuesi 413 2i 560 48 330 20 200 28 200 2S oSi 28 IslO Si Xeres». 4...... 1...................' ......... '... Aroubta... 2....»...000 55 900 48 800 32 •• «00 40 ....... hybride Tchdro.....Mnhon.....KS BXl'EHIMENTKS.... 500 17 Makaout..».......".»...-.. 222 ......... Wchellc iv ........... 46 i j j .»..... Ryi'iotemlre...... Merouani...'.......». sélection..

Or. nous avons indiqué précédemment que la culture des céréales oti Algérie pouvait se circonscrire aux régions oiï il tomba do 400 à 000. réduit souvent les rendements à des chiffres excessivement bas et sans profit pour l'agriculteur. joint à la sécheresse.Sud.. entre 404 et 490 "y1"» Orlêansvilte. sur une période do-quinze années.notamment très sensibles à la rouille. § II. mais presquo sur ta limite inférieure docetto région. . Cetto plaiiio constituée par des altuvions serait très fertile si la configuration et lo régime orographtquo dominant des vents ne provoquaient la fuite dos nuages vers les massifs montagneux ou ils arrivent.'-' Les blés tendres se sont . qui occupe à peu près lo contro géographique de cette vaste région. algérienne dénature argileuse au Nord et rochcuso-sélcotousoau . reçoit 412 "1/m par an. type très accusé d'une région de sécheresse et do disette."'. la moyenne des pluies tombées s'établit. C'est dire que les conditions réellement favorables à une culture des céréales seraient rémunératrice assez rarement obtenues dans cetto plaine. Kn effet. ..montrés'. privé d'arbres. - Culture des l>lé« «IIIIIHle llicllir La vallée du Chéliff so trouve dans la région dos céréales.!»/'». C'est Un des points faibles do la culture dos céréales dans la Mitidja et qui."'--82. après avoir passé sur la plaine sans y déverser une goutte d'eau» C'est pour cette raison que do grands efforts ont été projetés par radminisiration pour doter cette région do travaux destinés à utiliser les eaux.

Lorscultivent ils grattent lo sont arrivées. attend. • C'est ainsi do 1880 ayant manqué. les alternamauvaises ot maigres coïncident natureltives do vaches grasses de pluies relativement lement avec les alternatives abondantes ou insuillsantes. Or. Les prix payés par les usagers dos syndicats le prouvent assez : à Saint-l)enis-du-Sig. germe la favorisent. elles compensent du ciel au moment où les semailles et la lovée dos la demanderaient le plus. boeuf.Chéliff Indigènes. ou nulles » c'est une série noire. la 1882-1890 a été bonne . La atmosphériques que les circonstances . que la récolte nous avons vu les années 1881 et 1882 passables . le décalitre d'eau d'hiver est vendu 20 francs et celui d'été do 8 à 10 francs. grains Les irrigations d'été sont limitées à do petits espaces et sont considérées connue ayant une valeur moindre.83 Les irrigations d'hiver de novembre à avril y sont surtout nécessaires le manque d'eau . — Les indigènes do la vallée du . Do 1891 à 1890 les récoltes successivement et sans sont. interruption. à peu près uniquement le blé et l'orge. que tes pluies d'automne chearaire auquel ils attellent sol avec leur mauvais L'ensemeu' val. L'annéo 1900 a été excellente pour le Choliff. elle marque uno heupériode on reuse série do huit années donnant du rendement Un des résultats est le chifTVo céréales et en pâturages. cernent est vite terminé et alors l'indigène à moins la semence et lève irrégulièrement. âne. si particulière doit nécessairemciit Une situation mettre le Chelin'enprésoncododinicultésd'ordre spécial. on parfois l'un et l'autre. élevé du cheptel animal en 1S90.

là n'a pas encore pu arriver". vent môme négatifs. la ter. Si la récolte est bonne.-on so ou l'eau des barrages livre do plus en plus à la pratique des labours prépadu printemps. elle est « vite enlevée et do bonne heure . une irrigation le terrain et qui détrompe reçoivent fois et do lo prépermet de le labourer une première dos premières parer ainsi à bénéficier plus profondément Le semis est fait souvent après ce prepluies sérieuses. sans choix do semences.'o est vite asséchée ot avec elle la céréale qui a déjà. sont irriguées les terres . est. si le prinpousse avec tes mauvaises temps n'est pas favorable. sans fumiers.cependant. ratoires. Ailleurs. la moisson so fait par do tiges. par khammès Un comprend que co modo do culture. donnent d'excellents résultats et permettent aux colons d'obtenir des récoltés un peu plus importantes* . entourée de certaines précautions destinées '. — La culture dés céréales parles'Euroliuropééns. successives sont reparties mier labour et les irrigations l'abondance dos pluies d'hiver» A l'irrigation suivant on obtient de 15 à 17 quintaux à l'hectare. ne 'permettraient-'d'atténuer donne généralement souque dos résultats aléatoires. à atténuer ces aléas et leurs effets désastreux» Autour dos travaux do capta'go des eaux. à l'automne.-84 récolte herbes . péens'dans" la plaine du Chéliff. sans même les travaux qui les rigueurs du climat. do la peine à donner lo poids do la semence. L'indigène arrachage exploite généralement ou fermier au cinquième. si elle est incontestablement soumise aux aléas do la climatologie.. les céréales en septembre. des sarclages du hersage et ces précautions mieux encore du roulage.

':'"-.'. cette région très étendue fournit et on peut dire (pie l'état des beaucoup de céréales des cours sur récoltes dans lo Chéliff est lo régulateur les places d'Alger et d'Oran.. en leur donnant.. Il est à noter aussi que." Bar contre. et que le rendement y est inférieur. :'".' ^i —:• La terre a une valeur moindre que dans la Mitidja lo et cette valeur varie d'une année à l'autre suivant résultat des récoltes. les années heude 48 à 20 quintaux. différence quo l'assurance Ou a vu. 0 m.'V"\ - '. avec cette sensiblement peuvent s'appliquer des recolles y ost'moindro. donner la moitié do la semence. Les chiffres que nous avons donnés pour la Mitidja au Chélifl. de la dans lo Ghclilf. do Khcrba. 28. variétés tatlant de prinm. en 1892. d'améliorer do la culture Nous citerons M» Vaguon. à rechercher quent» depuis quelques ta situation des céréales. et des rendements. do ne pas dépasser pendant des périodes assez longues là 5 quintaux l'hectare. 25 à ou deux semaillo à l'aide beaucoup et . les céréales no soUfFrenl jamais ) rouille. qui a obtenu faisants : aux environs propriétaire des résultats très satis- 1° En généralisant les labours préparatoires Une profondeur do 0 temps. Ces labours sont recoupés uno fois et la pendant l'été aveo un-fort scarificateur a lieu A'l'automne sur un labour léger obtenu d'une déchaumeuse à quatre socs i 2d En recherchant évitant la sécheresse les . reuses on a noté des rendements Malgré ces à-coups. du Cholilf s'appliagriculteurs Quelques français les moyens années.

M. en tout cas...les Mon à Shtl.-"'' :- 80- -". 3" En employant judicieusement des engrais chimid'un apport de potasso ques qui ont montré l'inutilité et l'incontestable utilité d'engrais où.lïol-AMn'vK Tout lo monde est d'accord pour reconnaître quo la province d'Oran est do beaucoup celîo ou les colons cultivent le mieux lo blé. 50 213 Gl fr. le superphosphato s'allio aux nitrates. 410 35 100 fr. Les colons ont calculé que pour leur pays on il tombe peu d'eau (400 v* en moyenne par an).ire . Avecfumurcchimique 161 fr.. L'assodo jaehbre cultivée lement pratiqué est Uno alternative et de céréale.. La culture du blé y a fait do grosses fortunes. ou la . - fuiI. que le dernier mot n'a pas encore été dit sur cette question et il et des praticiens confirme l'avis des agronomes qui pensent que la culture des céréales peut donner do8 résultais sérieux en Algérie.... 202 85 Cet agriculteur la surface croit qu'on restreignant cultivée au lieu de rétendre. et Sidi-Bct-Abbôs peut être donné comme le type do la région modèle produisant tes plus beaux blés et dans les meilleures conditions. Son exemple prouve. Vagnon a donné les chiffres suivants comme résumé do ses essais : Frais Produitnet Produit brut Culture ordinaire. les colons du Chéliff 4o rendement do leurs amélioreraient sensiblement récoltes trop souvent nulles ou à pou près. même dans les régions déshéritées d'apparence § III.

Ces considérations économiques et agricoles les on conduits à cette méthode do la culture bi-annuelle du blé. Au mois de mars. simples ou doubles.-—87"-: terre est relativement à bon marché (do 3 à 400 francs l'hectare). do d'aider à l'infiltration des l'exposer aux intempéries..:"'. Co labour s'appelle dans lo pays un labour à quatre bêles. La charrue à ijuatre bêtes continue à travailler jjusqu'on mars. assez semblables aux charrues dont les vigneronnes . époque à laquelle elle a donné un labour sur uno étendue do 40 hectares environ. Elles l'ameublissent le traversant. Dans les mois do décembre et do janvier des charrues Brabant. attelées de quatre chevaux oti mulets la plupart du temps arabes. Il a pour but do retourner la terre profondément. ils avaient intérêt à n'avoir qu'uno récolte tous les deux ans. Ils ont calculé aussi qu'un seul labour d'hiver est insufllsaut à préparer le sot à une absorption absolue du peu d'eau tombée et que trois labours d'hiver valent 90 francs. Co premier labour a Une profondeur do 20 à 22 centimètres et il est exécuté sur les terres qui ont produit uno céréale moissonnée dans le courant dô juin ou de juillet de l'année précédente. quand les mêmes labours faits au beau temps et sans presse valent 45 francs.. les équipages sont attelés à des tri socs ou bien ils sont dédoublés et attelés à de petites charrues. donnent un premier labour sur les terres qui devront porter du blé l'année suivante. selon l'outillage quo possèdent les colons. aussi en pluies dans lo sous-sol. mais à l'assurer abondante et sùro.

soit ayant.' — 88 -\. Avec lo même nombre do bêtes. co nouveau labour n'a jamais uno profondeur do plus de douze à quinze centimètres.-. ta nitriflcation Ce labour a pour but d'activer et encore In surface du d'ameublir plus vigoureusement sol. pendant l'été ou à l'automne.''. en outre. avant l'arrivée des pluies.-'". Enfin. cet instrument produit plus de travail et économise un homme sur deux. Il a pour but do détruire les herbes qui ont poussé sur le labour d'hiver ou à quatre bêtes et do les empêcher de grainer.'. Il a. soit après la moisson. sans toutefois toucher aux dix derniers centimètres qui n'ont été remués que par le premier labour. Mais que lo travail soit fait au trisoc ou à la petite charrue. Cette dernière façon est surtout donnée dans les . co dernier est dans un état de division tel qu'il sera toujours possible. l'humidité hilrifleation s'y produit activement. mancherons sont tenus par un homme qui conduit en môme temps ses deux botes au moyen d'un guide. se maintient dans lo sol et la Dès lors. donnent labour pendant l'été. de telle façon quo celle-ci parait sablonneuse et qu'il no s'y produise plus de crevasses. Lo troisième labour détruit aussi les quelques plantes qui auraient pu repousser à la suite du premier labour à deux bêtes. et assure aux colons uno lerro absolument propre sur laquelle il ne poussera aucune autre plante que ta céréale qu'il sèmera. pour effet d'ameublir la surface du sol. d'y faire pénétrer la charrue» soigneux et qui ont suffisamQuelques propriétaires souvent un troisième ment de charrues. quand les bètes 'n'ont rien à faire. On conçoit tout l'avantage du labour avec le trisoc.

. En tous cas. les terres étaient neuves. toutes tes semonces sont recouvertes au trisoc ou bien avec uno petite charnio à deux ltêlos. c'està-diro vers te mois d'octobre. on ne semait que o'O kilogs do blé ou d'orge à l'hectare. Cette opération terres Elle consiste légères et pas trop mouillées. sur la route do Géryville. à l'Ouïzert. l'orge ou l'avoine» à raison de 00 à 100 kilogs à l'hectare. Après le labour on fait ce qu'on app l'o lo plann'est pratique que dans les change.indigènes les vendent.quand jours semé autant à Sidi-bèl-Abbès. à Lamoricière..cho do trois mètres do long environ sttr laquelle est monté le . . Aujourd'hui quo l'épuisement dés terres diminue le tallago."-. les colons sèment quand même eu terres sèches de l'orge on do l'avoine. on sème. cette culture est appliquée sur des milliers d'hectares par des colons do Sidi bolAbbès qui y achètent toutes les terres à mosiiroquoles . qui cet au-delà do Saïda. Si dans la première quinzaine do novembre tes pluies no sont pas arrivées.-:". dans lo passage sur les terres qui ont reçu lo labour destiné à enterrer la semence d'une plai. car ils n'en trouvent plus autour de chez eux. le blé. cotte quantité no suittrait plus. à une profondeur de 10 à 12 centimètres. dès que la terre est sufltsamment mouillée. Quand la saison des pluies est arrivée. —-89 - V pays plus secs que Sidi-bel-Abbès où les habitants de celte localité sont obligés d'aller acheter des terres avec leurs bénéfices. Ils en font autant à Aïn-Tcmotià Tefïaman. client. Au sud d'Aïnel-IIadjar.. Ou ii'a pas touA l'origine. On compte qu'il faut à peu près deux charrues pour recouvrir un hectare do semonces dans un jour.

à 10 ou 11 quintaux. Le planchage a pour principal effet de tasser légèrement lo terrain pour mettre lo grain en contact avec la terre. Par ce moyen. ' Mais ce que cette 'cul turc de Bel-Abbès a surtout de ce n'est pas l'excédent de rendement de remarquable. 'qui étaient déjà battues. tandis que la moisson du blé n'est pas terminée. 3 quintaux environ mais c'est d'avoir par hectare. diminué le nombre des années de mauvaises récoltes et d'avoir rendu celles-ci beaucoup plus certaines. A Sidi-Lel-AbLd?. . il est presque toujours possible do ne semer lo blé. cela leurs permet : ssi d'échelonner moissons et leurs Lattages. les terres de SiJi-bel-Abbès donnaient en de blé à l'hectare. puis l'avoine et cnjîii la tuzello qui est jpur blé habituel. nation plus hàtivo. qui est lo grain lo plus sujet à s'échaula terre est suinsamment mouillée. 90-" conducteur et traînée on travers sur lo champ par deux chevaux. Elles sont moyenne 20 quintaux tombées à 8 et môme à ? quintaux. A l'origine. les Aujourd'hui rendements sont. grâce au système de culture que nous exposons. der. que-quand Do plus. le résultat est une germid'égaliser .-. Ainsi on a pu voir souvent fermiers les grands de blé avec l'argent payer les moissonneurs qu'ils avaient reçu pour leurs orges et leurs avoines. d'empêcher l'air d'y pénétrer facilement et la surface du sot . ces derniers étant souvent achevés déjà pour l'orge.-. livrées et payées. remontés. les colons sèment d'abord l'orge.

Moisson et transport au gerbier.. La région de Bel-Abhôs est.. Sans labours préparatoires.... la même culture coûte rait 130 francs. mais les 5 ou (V quintaux de blé obtenus ne paieraient pas les frais............ Battage........ . Souf-el-Tel. enterrer.91 Voici un type de compte de culture Bel-Abbcs : Dépenses 2 ou 3 labours... Plauchago.. Reste net.... de moisson et de battage.. Frais à déduire ..... les blés durs sont cultivés avec succès et donnent des produits renommés à Arhal.... Sidi-Dalo. Labour'pour ......... 170 28 fr...... 198 fr....... Il faut ajouter à co bénéfice la valeur du paccage. 20 2 10 2 20 15 50 11 170 fr... une des mieux outillées pour les travaux mécaniques... Loyer do 2 hectares Frais généraux Total.... Ilei'cKes 11 quintaux de blé à 18 fr........ Les variétés cultivées sont surtout la tuzello de... Semence........ Provence sans barbe. des céréales a 10 fr.... à cause de ce mode de culture... et le blé barbu de licl-Ailes. Dans le département d'Oran..... Semeur ....... '.. ..... dont le grain obtient toujours une prime sur le marché.

conquiert européenne des peu à peu de vastes espaces et" où la culture céréales est en terre classique. et. connaissant recevant une moyenne annuelle de 450 ">/'u de pluies. Une culture do._ 92 — -. d'ordre économique citées s'adonnent.10 hectares demande 1.»'.88 et les cslimo que tes blés tendres y reviennent blés durs à 13. et rude. . plus ou moins bien réparties.. précédemment.mitadiuo Même en renouvelant' souvent les semences. La culture des blés chez les indigènes comme chez les Européens a une tendance marquée à se spécialiser aux blés durs.Cullui-iMle» blé* ilaim !» région île . On peut considérer cette région coi'nmo le type de assez nombreuses-.000 mètres. au climat les neiges et les grands froids. pour les raisins à la culture des blés et des orges. avec labour préparatoire do printemps et Ou sont estimés à 180 francs. $ I*.80. les colons n'obtiennent . labour de semailles a 19. du Tell. comme une généralité. Ce que nous eu dirons pourra donc «'appliquer. Les blés tendres subissent un abâtardissement fâcheux qui amaigrit lo grain. ture do blé. à beaucoup de nos-pays'qui.800 francs d'avances et peut donner do 0 h -700. .satisfaisante-en terre pas une qualité sèche et les rendements sont toujours inférieurs à ceux des blés durs.en contrées formant la Algérie.Sélif La région de Sétifest formée do vastes plaines d'une altitude comprise entre 800 et 1. contrées 1res peuplées partie montagneuse où la colonisation d'indigènes.francs do bénéfice net. . les frais de culDans la région d'Aïn-Tomouchent.

le Mahmoitdi. Lo Belgoumi pèse 70 à 78 kilogs à l'hectare •: lo Tonnsi. en 48S0. subirent les de cette mauvaise désastres période. très sèche. l'année suivante. à Sétif. la récolte fut nulle . Les indigènes. tous les errements à la même terre et tous les ans demandant indeliniment des blés provenant des grains récoltés sur place et subissant très cruellement pour ces motifs les résultats des et des gelées assez fréquentes sécheresses et très intenses sur ces hautes terres. en 1883. atteint jusqu'à 8'ikihgs. car en année heureuse la récolle est toujours d'un tiers inférieure à celle des colons. en 1881.93 P. plus . l'année fut bonne et on constata des rendements de 10 quintaux. Les tendres sont des tuzelbs.ir contre. Les indigènes cultivaient autrefois les céréales avec de" leur vieille routine séculaire. une demi-récolto.. plus que les Européens. lo Itichi. lo Mohanïed-ben-Bachir. parmi . sous l'influence do l'exemple donné par de grands exploitants européens. Leurs'''rendements étaient presque nuis. Ainsi.dans la région de Sétlf. il y eut 4 quintaux eu moyenne .'. Depuis quelques années. comme dans la et la région do l'Aurès. une gelée survenue dans les premiers jours de juin détruisit la récolte et ne laissa que l quintal par hectare . l'Adjini.mais plus rond. en IS82.'lo Touusi.polit. variétés de blés durs adopté *sslans es contrées sont des variétés locales : le Bolyouini. les province de Constanlino blés durs sont de qualité supérieure et sont parfois d»s somouliers d'une grande valeur commerciale. ne donna que 2 quintaux à l'hectare' . le Rachala. lo llebli.: Les.

- 9i •-•. Ryf préconise ture suivant : particulièrement le mode de cul- Semer au semoir doux lignes do céréales espacées de 20 centimètres. à ne terminer les semailles que vers le 15 février . M. nous citerons Génevoiso dont la Compagnie lesquels les exploitations émisont dirigées par lin praticien tendent à 'modifier itcnt. Quelques-uns. comme en 1893.cultivateurs de répartition Sétit obtiennent plus de récolte par'. séparées par des vides do 70 à 80 Cet espace de 70 à 80 centimètres est centimètres. cet assolement. que par l'ancienne méthode indigène. Cetto grande surface de terre inculte et propre assure aux doubles lignes u'i côté l'humidité nécessaire qu'un espace plus res- . les indigènes riches tenan(ours procédés do culture.. Le premier résultat général dû à quelques colons est l'adoption dans tout le pays dos expérimentés labours do printemps et de la substitution de la jachère cultivée à la jiichèro morte. elles sont nécessaires pour et la atténuer la sécheresse intense du printemps mauvaise des pluies. mémo quand ils sèment en ligne sur un espacement de 1 mètre. Les '. G. ciers du sol. entretenu propre et meuble par un ou deux binages exécutés en mars. ltyf. ont des formes parfaitement exploitées où les charrues ont remplacé l'antique françaises araire et où le modo do culture s'est amélioré au point de so tradtiiro par uno nmélioralion réelle et soutenue des rendements. Ces précautions permettent «lo remédier aux inconvénients des chutes résultant de neige qui interrompent souvent les travaux et obligent. M. avril et mai.

ces doubles lignes sont labourées et. Mais au lieu d'avoir la jachère d'un côté. la jachère so'trouve entre les doubles ligues de céréales et assurer l'humidité nécessaire à ces derniers. et l'autre moitié en culture d'un autre côté. La main-d'oeuvre arabe et kabyle est assez abondante dans ces pays. les grains sont triés et sulfatés.. l'ne inoilié du terrain produit. Les moissonneurs indigènes se réunissent lo soir à certaines places . sauf pour l'orge qui mûrit du 10 au 15 juin. La maturité est acquise du 25 juin au 5 juillet.moisson. Les rendements en grains et en paille sont très variables.-. l'espace do 70 à 80 centimètres qui était resté en jachère binée al ensemencé à son tour par une double ligne. Après la. là on traite avec eux du prix de la journée et on les emmène dans les fermes où ils cou- . centinuoà Les semailles. ''Lés colons prennent aussi l'habitude de déchaumer après li moisson et ce travail leur donne d'excellents résultats. Quelques rares cultivateurs peuvent irriguer. OH — - treint n'aurait pu leur procurer. C'est l'assolemenl biennal' comme avec le. La terre reçoit rarement de l'engrais. de grain et de 19 à on a obtenu de 13 à 49 quintaux 43 quintaux de paille. et quand la recolle n'est pas abondante chez les indigènes. dans ces hautes terres. question de variétés à part. labour de printemps ordinaire. surtout pour les moissons. sous la dépendance' des pluies. suivant les semences. Mais les rendements sont avant tout. l'autre reste ou jachère. . de l'heure hâtive à laquelle elles arrivent et do leur répartition d'octobre en avril. Pour une même année. ont lieu généralement de novembre à décembre .

La nourriture consiste. en couscous galette. chez les colons du pain et do l'huile arabe. Au battage. charge d'un mulet pesant do 150 à ISO kilogs et transportée au moyen d'un filet do cordes d'alta. dos Voici. Le battage so fait à pied d'animaux.client heure miers sur lo sol pour commencer lo travail do boauo lo malin. Vingt brassées d'orge et quinze de blé forment un filet. il quitte le travail dès que son ombre atteint la longueur de neuf semelles. Un moissonneur peut couper do'un a un .au jour . forment une brassée. l'importance pour montrer le et qu'il faudrait généraliser. lui les poignées liées qui. les machines à moissonner et à battre se répandent dans les beaucoup la mainfermes des Hauts-Plateaux et simplifient d'oeuvre tout en donnant des rendements meilleurs en paille et en grains. on arabes. il y a uu repos d'uno heure vers les onze heures. Le moissonneur diamètre. en lait et huile . Le travail coininouco. le filet donne do 40 à 100 litres de blé et de 00 à ISO d'orge. La coupo so fait avec des faucilles taillées on'scie. Cela est d'autant plus heureux que. de l'épi est coupé avec 25 centimètres de de 12 centimètres paille et formé des poignées liées par leur propre paille. progrès inaugurés . la durée do sa journée! par lo détermine L'ouvrier nombre do semelles que mesure son ombre . les céréales seules peuvent être cultivées utilement.filet et demi suivant la densité de la récolte. chez les ferfait do farine d'orgo. Mais depuis quelques aimées. ramassées par jette derrière vingt. d'ailleurs. dans ces régions où l'eau est rare et la sécheresse continue d'année en année. et lo travail finit à 4 heures.

sans labour de printemps. ~ deuxième année. Fondeur —. ._ tableau des rendements baséo sur des pratiques 97- ' ... 7 . 2'"...... 10 .. 3 hectol. 20 .. de culture comparatifs différentes : Vernotte... 7 hectol... 32. deiix labours.... — — t" année.. Charrue arabe. —''— ..... malgré les intempéries cl ima tologiq ues...année..... arabe. tes cultures sur labours arabes croisés.. Charrue — — —— du blé 14 bl31 12 OS 9 40 8 43 7 5 3 3 29 75 60 04 donnent à la Les cultures sur labour de printemps Compagnie Genevoise une moyenne de 13 hectol. — deux labours.... 2e et 3(Vannées terrain défriché un an ou 2 ans avant. les cultures sur labours arabes simples.... 2eannée."......... des blés Ces chiffres montrent assez que la-culture peut donner des résultats suOisants. deux labours......

. .:.:. -..9R-Mode

de

vente

des

blés

en

Algérie

commerciaux
Les blés sont l'objet d'échanges
très
en Algérie on raison de l'importance,
considérables
quo nous avons signalée, do leur culture et du r*Me
qu'ils jouent dans l'alimentation.
Les indigènes, en général, récoltent des blés et des
et les emmagasinent
orges pour leur consommation
dans des silos ou dans de grandes jarres. Ils no vendent à la récolte que les quantités de surplus ou celles
en argent pour achequ'ils ont bosoin de transformer
ter des vêtements, un cheval, une arme ou une femme.
Ils gardent
les grains nécessaires
aux semailles de
l'année suivante, semailles qui seront projetées d'autant plus importantes que la récolte aura été meilleure.
Ce n'est donc qu'au fur et à mesure de leur besoin et
tout le long de l'année qu'ils apportent leurs grains sur
les marchés.
Ils se servent assez communément
de notre double
décalitre qu'ils appellent guclba,
Une coutume kabyle qui s'est beaucoup généralisée
sur beaucoup de marchés
de l'intérieur,
permet à
de terminer
la mesure remplie par une
l'acheteur
pyramide de grains aussi haute que sa patience et son
On voit souvent un Arabe
habileté le lui permettent.
de longues minutes à dresser ce monticule
s'ingéniant
au-dessus des bords du double décalitre et à construire
ce qu'ils appellent la chéchia de la guelba, la calotte de
la mesure. Certains arrivent à obtenir, grâce à cette
tolérance, 22 et même 23 litres de blé ou d'orge pour 20
qu'ils paient.
L'unité de poids est, chez les indigènes,

la charge

-99--

'

de 150 litres; chez les Européens le système métrique
français est seul en usage,
Les transactions sont régies parties usages commerciaux, dont voici un type adopté sur la place d'Alger :
Les céréales so vendent au quintal métrique, net do
l'usage de la place est d'accorder
toile, néanmoins
050 grammes do tare par sac d'un poids même inférieur et la tare réelle pour les sacs dépassant co poids,
Les livraisons s'effectuent 4° en magasin, citez lo vendeur ; 2" à quai en débarquement
; 3> on transbordement ; 4° par charrettes
; 5° en wagon. Les délais do
de navires sont de 2 à 18 jours pour les
chargements
vapeurs de 100 à 1.500 tonneaux et au-dessus, de 4 à
45 jours pour les voiliers, Ces délais varient suivant
à
que le navire est à quai ou perpendiculairement
désigne cinq
quai. Pour établir lo poids, l'acheteur
sacs par cent sacs non déchirés, ni déliés, qui sont
pesés un à un par le peseur public. S'il y a un poids
moyen garanti, les préposés du poids public mesurent
au moyen de chevalets semblables
à ceux du commerce do Marseille et posent. L'acheteur
profite du
du poids. Si le poids est inférieur à la
dépassement
moyenne convenue d'un kilo ou de inoins de 1 kilo, il
donne lieu à une réfraction
do 1/4 pour cent par
chaque unité de 250 grammes sur le poids garanti et
de 2 kilos pour les suivantes tant que l'acheteur
a
convenance à recevoir. Un déchet do 2 1/2 O, 0 au criblage est toléré : au delà de cette tolérance c'est le
vendeur qui doit opérer le criblage et rendre la marchandise loyale et marchande.
Pour l'exportation
c'est Marseille qui achète le plus
de blés à l'Algérie ; les orges vont en grande quantité
à Dunkerque et aux ports du Nord.

-

100 -

Avoine

dans
L'avoine n'occupe qu'une place très restreinte
la culture dos céréales en Algérie,
no la cultivaient
Les indigènes
pas, avant notre
arrivée dans le pays, parco qu'ils ne la consomment
pas.
Depuis ils ont bien suivi l'exemple des colons euroropéens, mais avec très peu d'enthousiasme,
puisque
(voir tableau I) dans la période de 1872-1899 le maximum de surfaco consacrée par les indigènes a l'avoine
de
a été 7.910 hectares
en 189$, avec-un
minimum
en 1873,
12? hectares
Mais il faut bien reconnaître
que les Européens euxà
mêmes n'ont jamais donné une grande importance
l'avoine. Le tableau II montre quo do 18.758 hectares,
en 1872, la superficie cultivée en avoine par les Européens est passée à 03.429 hectares, suivant une progression croissante.
do notre occupation,
les colons
Au commencement
hésitèrent
à semer de l'avoine parce qu'ils n'en avaient
au dehors et surtout parce que les Arabes
l'écoulement
racontaient
que le grain ne pouvait pas être donné aux:
animaux sans produire un ôchaulfement
dangereux.
Cette opinion fui bientôt reconnue
erronée, grâce à
de nombreuses
expériences
qui prouvèrent
que, un
n'est
mois ou deux après la récolte, cet inconvénient
et la prévention
tomba. Puis le complus à craindre
à celte production parce
merce d'exportation
s'intéressa
so moissonnent
deux mois
que les avoines d'Algérie
plus tôt qu'en France et arrivent donc sur les marchés

A ces divers titres nous lui devions bien quelques mots. L'avoine a encore un autre avantage. Nous la semons d'octobre à mi-janvier. plus le rendement est élevé. se contentant parfaitement d'un labour unique et acceptant la présence de quelques mauvaises herbes. Nous lui consumons de préférence les terres fortes et humides. elle résiste. Sous l'effet do ces deux impulsions. les autres variétés introkiites sont délicates et s'abâtardissent. la culture de l'avoine s'est propagée avec assez de rapidité .moins décomposés. mais peut-être pas autant qu'elle le mériterait. à la sécheresse. Mais plus les semailles se font de bonne heure. Nous ne cultivons en Algérie que l'avoine commune d'hiver qui est la plus rustique. no craint pas les sols arides et ne demande pas une préparation du sol très soignée. car c'est la céréale qui s'accommode le mieux d'un retard dans les semailles et cette faculté peut s'ajouter encore aux avantages ci dessus. qualité précieuse pour les nouveaux colons qui commencent la mise en valeur de leurs terres. mieux que toute autre céréale.401 au moment'où les stocks s'épuisent et où la marchandise nouvelle jouit toujours d'une faveur marquée. car l'avoine vient dans tous les terrains . elle réussit sur lés défrichements. Nous semons quatre hectolitres en moyenne à l'hec- . réussit sur les fumiers récents et. c'est la valeur alimentaire de sa paille et de ses balles qui égale celle des fourrages ordinaires et augmente le rendement financiers (' t céréale. Elle s'empare des engrais les.

...... Produit... elle est très attaquée grain par les et les moineaux...' -.....cette quantité si la terre est sale ........ Labour. L'avoine vers mûrit un peu avant l'orge.'. hersage....... Semonce ... 210 20 quintaux de paille.......... généralement le cours montede au printemps suivant......'.... au rouleau et transport à Alger.......... il faut la moissonner de bonne heure parce" facilement.'....... augmentant cola roprésouto 180 kilogs do semence... . »........ c'est-à-dire le 15 mai.....". et.-. que étant te premier qu'elle s'égrène mûr de l'année.. 30 27 » » 12 50 18 75 » 40 12S 25 '•':"! 14 quintaux à 15 fr. à 15 fr... 180 kilogs Moisson inoins onéreuse (moitié que celle du blé)......... ». A la moisson le quintal d'avoine vaut de 12 à 13 3 à -1 francs francs ...... Loyer v Total....... Voici un compte de culture d'un hectare moyen dans la Mitidja : '. 8 f fr......... tare. 75....... Bénéfice net par hectare......... i. Dé|ii>iisi's ensemencoment... Battage de la terre... fourmis Lo rendement est de 13 à 15 quintaux de grâiu avec 20 à 25 quintaux do paillo . Voici un schéma ttes cours des avoines en 1899 : .....

.

.

705 .. i 3.•510 .3.. Pendant la période IS8o-1890.. -.01-2 607 107 3S..I99 .301. ' i.'' ToÏAL. lo cours tombe.HJ ....-103 — Lo schéma montre ta sensibilité des marchés d'Alger...342 2... le cours se relèvent.055 ' S9. De mauvaises nouvelles arrivent en mai. 73..751 «3..559 13. Suède.SSI 759...'"... la cbuto est complète.. l'Algérie a exporté en France une moyenne de 314..005 100. GiS. mais les prrc remontent vite à partir de ce moment.8Ï4 19*10-5" i'0.. I Hclgiquo..Wi...C58 150.383 210. j Turquie.058 280..*.... Lo marché des avoines commence vers le mois de mars . ! Tunisie. ili. à ce moment il so passe déjà des marchés à livrer. ! . ' .... Voici un tableau qui donne la provenance des achats d'avoine de la Franco (Commerce général) pour trois de ses dernières années et eu quintaux métriques : ' imô ! Uussic Algérie.S09 .158. A la moisson... Il montre aussi que les cours do Paris sont d'une action moindre que les nouvelles locales.'....105 Î..403 ?.005 quintaux d'avoine. En avril il tombe un peu d'eau Ot le sort des céréales en terre semble sauvé.. 3..... ' I80ii is'ji 1...........919 : 3..

La moyenne des cultures la période 1884pendant 1893 est de 45. n'en produit eu moyenne que 86 millions. qui consomme 92 millions d'hectolitres.611 hectares et la production de et cette production 409.- loi — On voit par ces chiffres l'importance déjà considérable des importations d'avoine de l'Algérie. le rôle qu'elles jouent dans le commerce de la France et aussi le rôle plus considérable qu'elles pourraient y jouer.762 quintaux . car pourraient l'avoine n'y représente encore que le 5 0/0 de sa production totale de céréales. et la France. ces surfaces doubler en Algérie sans Inconvénient. .

400 hectares. à année moyenne. Cetto prédominance de l'orge tient.— 105-~ L'Orge Si le lecteur veut bien se reporter aux tableaux 1 et II. principalement chez les indigènes.300 hectares. dans les terres de moindre valeur et avec moins do culture. meilleur en paille.'. le rendement de l'orge. Do 188S à 1898.275. la moyenne des surfaces cultivée en orge est. les orges d'Algérie commencent à être mieux connues notamment en Europe et par suite plus demandées. le plus souvent supérieure aussi à la place consacrée à la fois aux blés durs et aux blés tendres. de la surface consacrée aux blés tendres.95S hectares et celle des blés durs do 127. donne un rendement supérieur à celui du blé. il se rendra un compte immédiat de l'importance de la culture de l'orge en Algérie. Cette culture occupe dans les exploitations européennes une surface qui se rapproche beaucoup. égal en argent. celle accordée aux blés durs. chez les indigènes que l'orge Mais c'est surtout toujours supérieure à occupe une place considérable. indépendamment des raisons que nous venons de donner et qui s'appli- . de 119. numériquement. alors que celle des blés durs est do 944. europar la brasserie. de 1888 à 1898. D'autre part. la moyenne des cultures indigènes d'orge est de 1. les cultivateurs péens ont constaté que.400 hectares. Celte moyenne tend à augmenter . en poids.000 hectares et celle des blés tendres do 02.

la France a importé du dehors une moyen ne do 1.317 quintaux. malgré une production intérieure de 9 millions do quintaux. mettent "des. La fourniture do l'Algérie moyenne reprédit 33 0/0 des orges sente 671. d'une ahuée à l'auMétropolitains tre. do d'orge. marchés prend notre Colonie dans'. En France. Il y a sur place un écoulement très considérable de l'orge : en effet. 100. autrement achetées au dehors. Elles no produisent de sa production céréalifèro au commerce.000. la production de l'Algérie est do moyenne S.000a taux.30 0 0 de la récolte du monde. en évidence. mique de l'orge dans l'Agriculiure Si nous considérons la situation de la Franco relativement à son marché intérieur d'orgo et à la production de l'orgo dans le monde.1 O/O totale. à la Russie et à ta Turquie. d'Algérie do Turquie. ne représentent que 0.850. lo premier rang parmi les importations tond à se d'orgo et cetto situation .406 à ce quo qucnt aux indigènes comme aux européens. provenant Tunisie.000.000 de quintaux et l'exportation métriques i. cotte céréale entre pour beaucoup dans l'alimentation des populations musulmanes et du bétail algérien. l'alimentation . l'Algérie dispute. la part que De tels chiffres. nous constatons une fois et préde plus que l'Algérie y joue un rôle important cieux.000quinmoyenne no dépasse pas de 1. les cultures d'orge qui doimcntle5. pas toute l'orge nécessaire Pendant les trois années 1895-90-97. La consommation locale absorbe donc le 7/Sde la production. aussi bien que dans les blés et dans les avoines. Ces chiffres disent sufilsamment éconol'importance algérienne.190 quintaux do Russie.

Le fait que cette culture convient aux indigènes et écbello par les qu'elle est adoptée sur une grande nous permet de confirmer les apaisements européens. suppléer aisément aux difficultés d'approvisionnement. sont encore relativement peu répandus en brasserie et beaucoup do brasseurs n'osent les employer seuls. par contre. la bière produite a un bon arôme de malt et se boit sufilsamest supérieur à celui nient corsée . « Il y a trente ou trente cinq ans. sont Allemagne. aujourd*hui. les qualités d'Afrique . On peut les employer seuls . le rapporteur de Douanes répondant aux personnes qui craignaient voiries droits do douane créer des iusuilisances pour les années de mauvaises afllrmer quo récoltes. ils sont 1res appréciés et ceux qui en ont fait l'essai ont toujours continué à les employer. par son évolution normale. se conservent bien. écrivait même les lignes suivantes : que la brasserie peut tirer des orges algériennes « « « « « « « « « « « « « « « « Les grains d'Afrique ne s'échauffent pas vite.-. quo donnait à la tribune la Commission des douanes. Les En qualités de choix sont recherchées eti Angleterre.~:io7 - . pouvait est en état de l'Algérie. des de la Commission Déjà en 1891. leur rendement des orges de Russie et peut rivaliser avec celui des do pays de qualité Pourtant ils grains moyenne. citant l'opinion' d'un brasseur de sur le parti Lille. semaltent facilement ot leuremploi des bières mémo n'cntnveen rien la clarification pendant l'été. consolidera mesure que la malterio apprend à connaître la valeur industrielle de nos orges africaines. Le rapporteur.. surtout pour les bières do garde et pendant l'été. on ne les counaissait mémo pas dans la brasserie Lilloise . .

de ceux exclusivement consacres des plus sérieux récemment les analyses qui à la brasserie.. V • LOS »"'..— 108 « « « « » « « « « « if « « « le laboratoire de Munich.... analyser rendement et avantaexcellent grain...55 1 10.8 G0.. ces y avait été faites.........83 U 2.. Cendres. relativement mais qui plaît partout où il a pénétré..i... Amidon non azotées Matières '. riche.. j'y relève un ochananalyses tillon d'orge d'Alsace et S d'orge de Franco do mais aucun brasseur n'a fait diverses provenances..0. . Potasse.'. publiait de la récolte 1889 ..comme peu répandu encore. Chaux.0 ^ 12...diverses. La culture do a donc un grand avenir en Algérie où l'escourgeon elle a pris un grand développement déjà d'ailleurs croîtra certainement encore.35 } S.76 2.-.14 1.00 13.. 9. d'orges sont au nombre de 05 ..50 8 98 13....'..«....9 2.. l'un tout à fait délaissées.... Matières azotées Graissé ..'.VCKAUiKMK .....UMIK ALS...3 .„„ Eau.' « « » 0....06 13.....92 08.45 2...» » 0...69 .... Acide phosnhoi'ique...85 3. '"' \ ( 18. » dont l'importance d'un praticien Nous pouvons à ces indications ajousur la composition ter les données suivantes chimique composée d'orges divers..îG 4.. Cellulose... OUUE S.ï -'2'.. Le grain d'Afrique est un l'orge d'Afrique... '. ÎO ) 19..46 13.G 1.. 11. geux comme prix....IÏ ...

car. Le tableau ci-dessus montre que.000 quintaux on 1898. présente.5 0/0 do matières azotées. égale aux plus belles qualités do la lteauce. un certain intérêt. On voit ont que sous ce premier rapport les orges d'Algérie une richesse sensiblement plus que suffisante. comme de qualité moyenne celle qui contient de 10 à Jl 0/0. absorbo la plus grande port de Dunkerque. si ces matières doivent servir d'aliment à la levure.810 eu 1895. le moût en raison des fermense laisse difficilement travailler tations latérales qui se développent. : 350. partie do nos exportations 097. si leur proportion augmente. qualités recherchées par l'industrie. on considère comme de bonne qualité une orge qui renferme de 9 à 9. En Allemagne.- 409 - On remarquera dans ce tableau deux données intébonnes à caractériser aux yeux des brasressantes. En second lieu. 801. polir le brasseur. sous co rapport. Nous en trouvons do ce fait une confirmation élotrès importants quente dans les achats toujours quo passe en Algérie la région du Nord de la France. comme orge inférieure celle dans laquelle le taux de ces matières dépasse 11 0/0. lo chiffre des matières azotées contenu dans to grain. Pour les éléments les plus importants do ta la brasserie d'une orge sont les matières chimique composition natures capables do se transamylacées de diverses de ia levure. Une former en alcool sous l'influence bonne orge eu contient de 02 à 04 0 0 environ.000 en 1896. ont également une composition les orges d'Algérie les rapprochant dos meilleures heureuse. Lo à lui seul. . seurs la valeur industrielle des orges d'Algérie.

Les orges d'Algérie les pèsent de 61 à 65 kilos. aux orges des indiplus faibles poids s'appliquant gènes. ces varétés ont Hongrie. parce que les chaleurs printemps.recommandées. l'orge Dans la région de Mascara. la plante n'a pas le temps d'accomplir son évolution normale et les grains avortent.industrielle établie et qui proparfaitement duisent un rendement satisfaisant pour le producteur. en vue de ta malterio. ou uno do ses variétés immé- l'escourgeon :. Los semailles ont lieu. chez les Européens comme chez les indigènes. Il semble qu'en dehors de toute introduction d'esdes orges d'une pèces nouvelles. d'Odessa. frais. - no- en Algérie quo l'orgo d'hiver. On a constaté quo les années peu pluvieuses sont do bonnes années d'orge: là où le blé souffre de la sécheresse.l'orgo celle de Moravie et do chevalier. mais sans eaux stagnantes. arrive à l'orgo prospérer. l'Algérie possède valeur . . Elles sont semées dans les sols peu tenaces. jours d'octobre ou à la rigueur do novembre. d'acclimater des orges particulièrement . ont essayé des orges do Quelques colons européens mais sans succès. on gagne ainsi du temps.Nous ne cultivons spécialement diates. On a essayé aussi. donné des résultats assez encourageants . aux premières pluies avant quo le sol no soit fortement ou profite des beaux détrempé. quand la terre a eu une jachère cultivée bon labour do printemps. mais dans la a compromis les grains plupart des cas i'éehaudage et les épis so sont égrenés facilement. sous labour assez proou un fond. arrivent très vite. Quelquefois on la seine en terre sèche.

c'est ce qui permet de compter sur do 12 à 15 quintaux de grain et de 20 à 30 quintaux d'une excellente paille que le bétail préfère à celle du blé. lin mai. on a obtenu jusqu'à 20 et 22 quintaux eu grande culture avec semences choisies et sur labour de printemps. Uno ferme en bonne situation pour la culture orges établit ainsi qu'il suit son compte à l'hectare des : . pour des orges du pays. et 5 quintaux 94 chez les indigènes. mais sur labour et semence de printemps. A Mascara. Les statistiques olltcielles fixent le rendement pour la période 1884-1893 à S quintaux 08 chez les EuroEn pays péens. fin avril . étant toujours fournis par dos cultures sans engrais. l'orge donne lo double de ce que donne le blé. Les colons estiment qu'en année moyenne. celte quanOn sème 175 kilogrammes avec lo retard des semailles. sont effectués par tes mémos Le rendement est très variable." mûre do très on moissonne La moisson et to battage procédés que les blés. second labour d'automne seméo à la volée et enterrée au cultivateur. les plus beaux 'rendements. des Kabyles. marine et des en montagnes bonne heure eu Algérie. dans la zone plaines conliguos du littoral. l'orge donne souvent de faibles rendements parce qu'elle craint beaucoup les sautes ainsi quo les passages rapides brusques de température do la sécheresse à l'humidité. d'altitude montagneuse. versta mi-juin.- III - en moyenne. tité augmentant L'orgo est Dans le Sud. Les essais des champs d'expérience du Comice agricole de Sétif ont donné des rendements variant de 1 quintal 00 à 33 quintaux 18 en 1897.

.. c'est ce qui dépendance les fluctuations et . Moisson et battage.75 . de paille..... années son prix atteignait presque Les cours de nos principaux sont sous la marchés des nouvelles des récoltes. .. orges d'Algérie....d'une grande amexplique rapides semaines avant tes qui se produisent plitude quelques moissons.75 25.... pour montrer de nos cours absolue locaux la dépendance influencés de la France et pour mettre par"les'-Cours on évidence les variations sur nos marchés provoquées locales. gardées.... sont sauvées.... plus la valeur de 20 quintaux L'orgo est très sujette au charbon. Nous avons dressé plus bas le schéma des \ ariatiùns des cours des orges à Alger.. soit produit 150 francs.'>'. »l.. 40»»» 25\»>* 22. Labour... proportions des cours des places de la Métropole....... celui des blés. les qui achètent Marseille et Dunkerque..i.. Nous avons vu d'autres payer celte céréale de ô à 0 francs te quintal. Semences».. Marseille et Paris...«»»... Cette culture 12 quintaux à 13 francs. »..... marchés Quand les moissons quelques se passent sur le livrable à la récolte et provoquent une période de faveur alors les cours à qui ramène une toutes expression voisiné... par lès inrtuences purement ..-'"'. Loyer de ta terres.»» 112.>.»....... Lo prix de l'orge est très variable.

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ce suffisante du travail prix représoiito uno rémunération agricolo et du capital engagé. général comptent sur un prix moyen do 13 . Nous avons montré que. constant et assurée d'iuv écoulement sérieusement la situation do capablo do consolider En l'agriculture.les cotons ot en annéo ordinniro. ancs lo quintal métrique. recommaudablo européens et indigènes. avec uno bonne récolte. . La culture do l'orgo on une culture Algérie est donc. aux cultivateurs importante. sous tous les rapports.

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............................»................-. Valeur commerciale et industrielle Il 28 44 54 MoiledéculUiredescéréalesenAlgériechezIesKabyles Chez les Arabes...............».........»........ 17......»» — Imp................ Cbezles Européens.»............-.... des blés dans Je Chéliff....»....»...... OrgC.-»..........................• % 100 * l"J ..»....... Culture Culture Culture 72 75 des blés dans |a Mitidja........ ........ Algcr-Muslaphîi..... de la culture des céréales économique Importance dans l'Afrique du Nord.»-.............. des blés d'Algérie......*(...... ... '"' rages 5 . Avoine...... »».........'... des blés à Skli-bel-Abbès..........».'.. Mode de venle des blés... 59 67 70 Utés tendres. ....... (.................... . en Al&évie..'».........Irait........».....TABLE :':.» Blés ifiirs........ rue îles Colons.....'""-...... «..."-": Introduction DÉS MATIÈRES ................. '........ 82 sti 92 Culture des blés dans la région de Sétif.. Situation de ta culture des céréalesen Algérie vis-àvis dii marché générât.. ..........................

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Reliure serrée .

Mode de culture des céréales en Algérie chez les Kabyles Chez les Arabes Chez les Européens Blés tendres Blés durs Culture des blés dans la Mitidja Culture des blés dans le Cheliff Culture des blés à Sidi-bel-Abbès Culture des blés dans la région de Sétif Mode de vente des blés en Algérie Avoine Orge .Introduction Importance économique de la culture des céréales dans l'Afrique du Nord Situation de la culture des céréales en Algérie vis-à-vis du marché général Valeur commerciale et industrielle des blés d'Algérie.