Varlet, Jules. Les Céréales d'Algérie, par J. Varlet,.... 1900.

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LES CÉRÉALES D'ALGÉRIE INTRODUCTION Le Grenier île Rome ! C'est la première pensée qui vient a l'esprit îles qu'on parle îles céréales de l'Algérie là il semble que cette vision d'une abondance fabuleuse d'exdoive rester. à OU millions de moilii doO kg. aux plus mauvais jours de la transformation agricole de l'Italie. Tout d'abord. la promesse moissons.000 quintaux. 500. la Tunisie. à alimenter contribuaient les armées et le également Home et intervenaient dans les importations peuplede do l'empire. . dans tous les temps. Or. on évalue Vannonc. l'Egypte et même la Sicile et la Sardaigue Tripolitaine. traordinaires Il faudrait s'entendre sur ce point historique et se aux appréciations obvier exagérées qui peuvent produire.900. soit : 3. il est bon do rappeler que les provinces romaines s'étendaient sur ûu territoire immense dont ne représente la l'Algérie qu'une partie . aux moments qui coïncident avec la décadence do son agriculture et avec les plus besoins de ses marchés. grands aux c'est-à-dire total nécessaire l'approvisionnement de blé à subsistances nationales et aux distributions prix réduit.

lions y voyons que cetto fertilité. eu uu examen rapide. les Byzantins tirent do vains efforts pour revenir à la prospérité des temps anciens : les Arabes pendant neuf siècles et les Turcs pendant plus de trois cents ans furent impuissants. io territoire algérien produisit beaucoup pendant les cinq siècles de la domination romaine . de leur état politique et de leur caractère de nomades et de barbares. ne saurait impliquera actuelle une puissance do production extraordinaire.' - 0' — / Cetto quantité de céréales nous paraîtra bien peu do seulechose si nous la comparons à celle qu'exportent et nous devrons ment nos trois provinces algériennes réduire do beaucoup cette légende de Grenier do Rome qui est. pendant cent ans. facilement attachée à l'idée que l'on se fait de la culture eéréalifère de notre colonie. a depuis longtemps épuisé ses réserves et perdu de sa fertilité. les-événements qui se sont déroulés dans l'Afrique du Nord. indiquent une situation agricole relativement prospère. s'il a jamais existé dans la force que lui donne cette allusion à une fécondité particulière. les vestiges do barrages et do travaux de captago ou d'aménagement des eaux. Si nous suivons. même réduite à des l'heure proportions plus réelles. à entretenir dans le sol de ce vaste pays ces ressources sans cesse renouvelées qui sont la base . en raison de leur mode de vie. aujourd'hui Sans doute. Apres les Romains vinrent les à plaisir Vandales qui. Le Grenier de Rome. Pendant cent cinquante ans. Mais les chiffres des historiens do l'époque sont là pour nous ramener à une expression plus exacte de l'importance d'une fertilité souvent exagérée. les ruines de villes et de fermes. détruisirent i'o^uvre de leurs prédécesseurs.

les régions Sous leur domination. durent parfois se trouver si on fait Cette opinion s>s confirme plus encore intervenir dans l'explication des faits historiques les lois de la chimie agricole. la façon remarquable dont ils surent coloniser le pays et mettre en valeur les meilleures terres.et do moissons consessentielle do récoltes régulières tantes. demandèrent bien souvent et nous retrouvons se produisit inverse dos XIIeet XIII* siècles des périodes qui dans l'histoire et la être fort malheureuses durent pour l'Algérie Tunisie. en Catalogue et en Languedoc. puisque les rois de ces pays eu furent réduits à se procurer des blés en Sicile. jadis prospères stériles et se dépeuplèrent : l'incertitude devinrent du . aient obtenu des récoltes assez considérables pour valoir à leurs ce renom île fécondité. se doute bien qiio les calamités do la sécheresse durent de la légende févir souvent et que les fameux greniers bien vides. ot de vaches grasses. on de vaches maigres humides. des particularités do nos climats algémétéorologiques d'années sèches et avec leurs alternatives riens. Si l'on lient compte II ne saurait en être autrement. les populations d'asservir autochtones ot préoccupés de faire des récoites hâtives comme ils faisaient des ils n'organisèrent pas l'agriculture. grâce à Supposons qu'il soit exact que les Romains. à plusieurs époques mais lo mouvement du blé à l'Afrique. 'Conquérants plus que pasteurs.: les pays d'Europe Sans doute. Leurs sucprovinces d'Afrique ne s'inspirèrent ni de la même méthode. pillages violents. cesseurs ni de la même sagesse.

- _ 8 — les occupants lendemain condamna du sol à des pro« cédés cutluraux visant la récolte immédiate et. chaque récolte enlevant une 'principalement. et n'apportant que des notions précises. îles chiffres vérifiés» voulant fournir à ceux qui nous liront des documents d'une absolue bonne foi. de présenter ici un C'est dire que nous essaierons tableau sincère de la culture des céréales en Algérie. plus près de là vérité qu'ils seront loins de la légende. elle nous a appris que l'acide phospliorique était indispensable à l'existence des plantes. compenser nous devions surseoir à nos espérances et considérer comme épuisées ces terres que nous appelions vierges et entre toutes fécondes. . il se produisit intense des richesses du sol. • . do cet agent si de la nutrition. on pouvait croire encore à cetto fameuse virginité et prévoir des terres U'Afrique fourniraient qu'elles ' pendant longtemps aux colons des preuves d'une fécondité latente endormie depuis des temps si lointains.Algérie. des végéQuand on ignorait lés lois de la physiologie taux.. a largement démontré la rigoureuse L'expérience de cette donnée scientifique et désormais. notable quantité rien ne venait artificiellement cette perte.de siècle uu épuisement en siècle. Mais l'analyse nous a bien vite ramenés à la chimique réalité . do cette suggestion résolument do Grenier s'affranchir de Uome et de terres vierges et no considérer que dos d'autant faits d'ordre scientifique cl d'ordre économique. nous servant des données les plus précises qui résultent de la pratique de tous les jours. des blés et que. exactitude il faut quand on aborde l'étude des céréales en.

Mais au lieu de ses réclamations continuer régulier par l'intermédiaire do M. pour les armées. D'o'val.'>. seulement une petite parenthèse pour rappeler que les des événements blés d'Afrique sont la cause première qui ont amené la Franco à posséder l'Algérie. très vivement lui reveet réclamait pour que l'argent nant lui fut remis le plus tôt possible. Celui-ci ne trouva pas qu'il fut digne d'un roi de France de correspondre avec le Dey. surtout en raison de la personnellement forme un peu violente donnée par Hussein à ses proet testations et à cause de la nature toute personnelle Il ne répondit insulllsamment fondée des réclamations. avait fourni. pas été totalement le A ia suite de réclamations souvent renouvelées. lo Gouvernement français eussent fait la un dépôt en attendant que les tribunaux entre les divers créanciers. était lui aussi créancier Hussein. 1820. Pendant Française une maison de commerce la maison Raeri et d'Alger. la avait reconnu Gouvernement de la Restauration et avait décidé le paiement d'une validité des demandes somme île 700. Hussein s'adressa directement à Charles X. veille M. la République de 1792 à l7<Ji. Mais les fournisdes créanciers seurs des blés avaient un France qui réclamèrent ces sommes comme devant leur rovemr. n'avaient payés. Lo 30 avril do la fête du Reyram. fit Devant celte situation. . des grains qui Rusnach.000 francs pour solde. répartition Le dey d'Alger. Dôval so rendit comme do coutume à l'audience du Dey. notre consul de France à Alger.-9Avant d'entrer dans notre nous ouvrirons sujet. pas. dans lo palais de la Kasbaii.

entraient troupes victorieuses . devant tout le corps Mi Deval fit observer consulaire. le 11 juin suivant. mais bien a son souverain. que lui. très irrité. M. Deval répondit négativement.~ 10 - vit entrer le consul de France. Deval au visage do Hussein. l'injure était faite. plus furieux encore. que ce n'était pas à le Moi do France. répondit qu'il no craignait pas plus le roi que son représentant et il accompagna cette nouvelle injure do l'ordre formel de quitter la salle d'audience. il lui Quand Hussein demanda avant tout s'il avait ou non à lui remettre une Alors lettre du roi. l'armée franOn sait le reste . frappa en plumes de plusieurs coups de son chasse-mouche paon. M. à Sidi-Fertuch et leù juillet 1830 nos çaise débarquait dans Alger. Le Dey. A cette insulte faite en public.

Ses besoins sont très réduits . n est qu'une Sa charrue branche à coups do d'arbre tailladée grossièrement d'un fer quelconque hache. en Algérie. grande partie des habitants.Importance des céréales La culture économique dans l'Afrique de la culture du Nord des céréales est. de inaiii- . Aussi lo voyons-nous user des procédés dont se servaient ses ancêtres au VIIe siècle. sera comme elle pourra. avec des cordes de palmier il y attelle un cheval. sous la pression du GouverneQuelques indigènes. un boeuf. aussi demaude-t-il très peu à la terre . une semence qui pouspresque au hasard. leurs auteurs sont des que des exceptions grands chefs' riches et intelligents qui se perfectionnent au contact de nos moeurs et de nos usages et qui aussi sont tenus. ont bien depuis quelques années modifié leurs procédés et adopté nos charrues . par les fonctions qu'ils occupent. pour une une nécessité. rarement emmanchée . enfermé dans un étroit fatalisme et ne se préoccupant du lendemain. nous trouvons un peuple attardé à des routines séculaires. no jamais pourvu que le jour présent soit pas trop-'pénible à passer. au besoin mémo sa femme et il s'en sert pour gratter la croûte superficielle du soi où il jettera. un mulet. Si nous regardons du coté des Indigènes. il la cultive juste assez pour ne pas mourir de faim. un bourricot. mais ce no sont là françaises très rares . ment et sous reflet des exemples des colons européens.

s'il n'a rien. ments d'une expérience elle est surtout pauvre et. il se réjouit et attend venir la quand elle est arrivée. S'il a des réserves.fester plus que fous autres des facultés d'assimilation et dos tendances au progrès. n'ayant pas souvent de quoi moins ses grains de semence. en effet. un labour pour recouvrir les semailles gratter et l'indigène n'a plus qu'à attendre la moisson prochaine. des grains en silos ou dans les cela va encore bien . songer à se procurer Mlle est condamnée par toute son histoire à une agriculture rudimèntaire parce que instable . Si la pluie larde à venir. lamine et l'intervention forcée de l'Etat qui a charge do combattre les effets souvent terriblement'désastreux de pareille imprévoyance. c'est la jarres. peut encore payer des charrues qu'il faudra acheter. différentes conditions Elles ne demandent pas de grands frais do culture. Un labour dès que les pluies d'automne ont permis de la terre. récolte. . elle est fermée aux enseignepauvre autre que celle de ses aïeux . il no se plaint pas. Mais la masse do la population agricole indigène est et ignorante . il se rend en pèleriaux marabouts et fait des prières vénérés nage . déclare que c'était écrit et se résigne. elle est à la terre que le strict néceshabituée à-no demander saire à l'entretien do la famille et ues animaux et elle une production trouve dans les céréales exactement conforme à son mode d'alimentation. sont seules à répondre aux de la culture indigène. aux transactions les plus simples et aux procédés de culture qui lui sont praticables. Si la sécheresse ravage toutes ses espérances. Les céréales.

seule lui c'est que cette culture ot s'il fait des céréales. il ttouvo toujours . peut-être des céréales grande place à la culture parce que c'est la culture le moins et que avec elle. en outre. toute autre.13 à l'indigène Peut-on d'ailleurs demander algérien une culture ? Son mode de faire est plus perfectionnée non seulement une conséquence forcée du dogme prinmais il est aussi un religieuse. si perte il y a. au peu d'importance de ses besoins . IL tient. des sommes assez élevées pour et dépenser récolter créer lo vignoble et l'entrcnir. en qui coûte do la sécheresse et des raison des aléas nombreux la perte. no peut se livrer à ses cultures. du blé pour elle. L'Indigène qui souvent n'a pas de quoi semer. cipal do sa philosophie résultat du manque do la racé et des habid'aptitudes tudes contractées de nomade et par sa vie antérieure de conquérant. l'Indigène part. c'est l'essentiel. il faut défoncer profondément par exemple. plusieurs planter. l'Indigène faciles. aura de l'orge pour son cheval. est abordable. la famille vivra. est moins consiintempéries. car si une famille n'est pas obérée do dettes. Pour trouve dans les céréales Kn second lieu. un élément Que ses transactions d'échanges à visent lo Nord ou le Sud du Tell. donneront leur lait et leur produit . dérable qu'avec D'autre à la vigne se livrer aux cultures individuelles. donue-t-il une "si. années avant de attendre fumer. les chèvres et les moutons l'herbe des champs mangeront et des chemins. la terre. un rendement de 3 pour 1 la satisfait elle pleinement.

Pour eux les céréales près seule permise par sont la culture le sol. des subventions considérables fournisse et fasse même des avances des grains de semence aux communes. On voit que pour culture des céréales de très est une la nombreuses raisons. les céréales peaux des transhumants. le commerce des villes. le climat de fond à peu et les moyens . les céréales entrent Enfin. organise à la Métropole. vend pour et doit manger qui vit au jour trouver sur place les plus grandes facilités pour transformer à toute époque do l'année ses productions en .'écoule les arriconstamment à l'Indigène vages. pour une grande part dans l'alimentation et beaucoup des familles indigènes vivent exclusivement de leurs blés et de leurs orges. les marchés plus qu'il n'en consomme sont ouverts toute l'année et pour cetto marchandise. soit pour l'exportation. soit pour les minoteries locales. vendro-ses argent. ne s'iuquiétant les grains jamais que de récolter qui leur sont nécessaires pour une année. nécessité pour les indi- gènes. sont la vie et les années malheureuses étroicoïncident à peu près nulles . des chantiers de charité. Nous surtout des Indigènes du Tell et de la parlons qui n'est pas encore le pays partie des Hauts-Plateaux réserve à l'industrie et aux trouforcément pastorale Pour ceux-là.- 14 blés durs et ses orges quand il en récolte intérieurs lui . demande immédiats. alors il avec les récoltes tement faut que l'Etat distribue des secours intervienne. C'est ce qu'il faut essentiellement lo jour.

de Aussi leur consacrent-ils des étendues donnant la préférence aux blés durs qui considérables. semée en occupent en moyenne les 1/5 de la surface blés. Voici quelques chiffres nécessaires à connaître : . culture.

..489 .753:1..?W I -:.... » -...543 1887..390826..'-j''.202 550..206 .. I-.728 1 143....144 I 1S92.855! j 1889.-... 131..^.137 380..««.170.....902 126.........560 1...227917.429 133....275.402851...81(..701 1.oe.301122.67(131.310..'092..037. I 137....587...686113.107 1..27905.813 1.268.234 ..12SJ 522...|.'...aUv ^7 Oui^uv T Ingres "' jo-o '—-• —..271761...857 fô0N'£' I'•--.! ' ...910115.262 56.078803... 189''.S7...845-1....J»7. .942114. : 118._:v:....'--' - <)•> .. » » » » j. •-:-....-n.052.c.....239|721708 49..170 120.3o-.800874.309 524.... W0|NE ..TABLEAU TEXCRE : • •• f I J__j5 w..100.195847.^«Lfi.33»4.. 122....650147.S1S !.. j 1S88...720...2019G7...77$181.083 415.6^JS"""CrS <*m.. 1891..144. .492|00:855 124.977 1884.. f.U8GJ 1. .439slO..1894.s ..425'759. L .649 133..930 .JW... .| j: !"" 1898.145....9451.I20J929....429905.16530...179.94131. I20. 1.| ^«m ] S0«KACES ''".....85943. 147.7961704.a....009J.... 748..336 . 123.853-.'.749.750/116. 124... .... » » :..V "! .DCft-..J*JM. '—. 119. ...713 373..041j891924 44..030 124018 750. 048.043 49..388 117.485 321.201 9S........870.0%j 1880.S4-115..-j"'......5o...480137...102971.709107......279108........r -I 20..897 131.098740.] 52.772721.Oil 119. 107..155 368..-triques ^—— | .5 „ ..764 394.698 119...31! 130.......113708....701740..".841| 721.857073:342(3.000.Ï>!3 S5S...800 I25...-....39542..398140.125 1 190.029..948 '' 127....374 63.1890..739119.02707..984 J i 1895..(. 124. !-?^4..26I7..on...000 j 135...041.'..783995.... IS97.370 522.707J1...889 J 1893.. «•.... v.225...'—'. .......9-«'•^^^ vi ra-«'-"^. 14G..347 120.064 1885.497938....41540....256127..277 f 174 Vw--n>rtm f I i^ 18(6...22S850.':..415SÔ0.'..'.01148.-.656127.97433...... ..055jl..[..325} ...886.032.. .401 1780.2GSII2....025835.975!758.. 125. : 07....401 498. '110.«.722 : *~ 189'..473..0991....902 | 1..197 721.. «'"""•• 1S83.509124.'.092..488 .

000 hectares il faut Soit environ auxquels de ajouter 8. ce qui place dans tient à la consommation considérable qu'ils font tous .. de devenir une proie facile pour les fourmis et les moineaux. durs.300." —'i& — : Le tableau ci-dessus de tnontro dans une période 28 ans l'importance a chadonnée par les indigènes cuue des quatre principales Il met on évicéréales. de s'entrouvrir et de s'égrener.3-2:2.000 2.230 hectares — — — en en en en blés tendres blés durs orges avoines 2. ce sont les orges qui prennent-la première les omblavures des indigènes. Si nous prenons la moyenne de dix années appartenant à un cycle sans sécheresse extrême (ISS M 893) nous trouvons les emblavent en que indigènes moyenne : 02.000 1. avant môme les blés.pale et aussi parce que plus facilement les blés tendres ont le défaut de mûrir très vite.000 052.000 hectares bechtia. Le tableau l révèle aussi que. Il fait ressortir également s'adonnent de préférence que les indigènes algériens à la culture des blés durs parce qu'ils les consomment sous forme do. dence la prédominance du blé et la valeur économique do premier ordre de celte céréale pour la population indigène les 1/5 qui représente numériquement do la population totale.000 hectares de maïs ot 30. de demander une moisson immédiate a une époque ou souvent les bras sont occupés ailleurs mercepour des travaux naires.

'.-" \ . Voilà donc une première donnée à retenir .' do cetto céréale et aux facilités do sa culture.500. Ces chiffres indiquent quel intérêt il y aurait à améliorer la production des céréales des indigènes.comprise. autant que la tradition cette culture qui leur imposent et dans une telle proportion.40 0/0 aux céréales en général et en particulier : 20 0/0 aux orges i't. soit par une modification rationtiOllO do leur modo de soit par un perfectionnement môme sommaire culture.-\-10-.000 des indigènes et hectares sont consacrés 2.Gl 0/0 aux blés durs 0. l'état social. :.000.. les maïs et les avoines.500.000 aux céréales. Sur une surface totale do 8. les céréales la première dans occupent place cri Algérie la culture des indigènes et c'est le climat. de leur labour. jachère Nous nous occuperons à qui plus loin de l'orge. moyenne périodes hectares sont aux mains 6.•'. nous réserverons un chapitre spécial. ce qui hdire consacrent sur les équivaut que les indigènes surfaces : qu'ils possèdent 38. L'orge résiste mieux à la sécheresse et produit plus régulièrement que le blé .000 d'hectares que les propriétés relevées représentent agricoles pat* l'Etat comme des récentes. pourvu qu'une façon ou uno cultivée ait préparé le terrain.'. soit encore semenpar de meilleures ces ou l'usago d'uno fumure bien.95 0/0 aux blés tendres le reste étant occupé par les bechna.' . sa semence peut être confiée au sol sec avant les pluies.

Il est malheureusement vrai que les nouveaux ceux surtout colons. et la plupart . bien qu'elle céréales une do cultivateurs comme encore pour beaucoup nécessité. à rencontrer une temps. A peine ont-ils défriché leurs concessions qu'ils sèment des céréales. conduites celle du Chéliil* où les céréales dominent. certaines Kilo est une nécessité contrées. Plus tard. la vigne.des hautes comme' la région et de la climatologie. parce que les céréales demandent le minimum de soins et de de dépenses.20 Si nous nous tournons du côté do la colonisation des la valeur do la culture économique européenne. terres. pour do Sétif. qu'en plus argent. Nous les retrouvons où elles sont honneur dans la région de Bel-Abbcs. l'objet d'cxiiloitations sont céréalifères Ces diverses contrées par la nature de leur terre a dominante d'argile . se présente n'est plus lai'nèmé. on pour y planter attendant revenons ici à l'agriculture —etnous provi- . très sérieuses. eu raison de l'altitude de très bonnes Kilo y occupe d'immenses espaces. s'ils ont réussi ils défonceront série d'années heureuses. terres. l'administration.volonté. que recrute sont riches eu bonne . d'attelages. elles lo sont aussi à cause do la valeur intrinsèque du sol eten raison du dos saisons. très eu eu cultures extensives. plus profondément les terres de. processus D'autres celles où la colonisation eurocontrées. comme Il en est île mémo dans certaines plaines. et pour péenne débute sont céréalifères par nécessité des raisons assez semblables à celles que nous avons données pour les indigènes.

Elles ont au début le . les européens obtiennent 5 ot G eu moyenne . quand le rendement atteint 12-13 hcctol. . rapidement Les céréales sont doue pour les colons lo pivot de la grande culture. les labours raisonnes et elles prenles assolements préparatoires. laissée à la fatalité est moins grande . . la récolte est bonne . de la culture intensive régions dans-quelques privite crédit do leurs terres'et.— ils ensemencent et instable des indigènes des céréales. légiées pour la 'nature'des cultivateurs. de la culture devenant extensivo. les semences sont mieux choisies et les rendements plus rénuméralours. à l'hectare. les années exceptionnelles et en cultures plus soignées elle atteint 20-2M. nent le caractère d'une culture La place progressive.' européens tableau I les chifdes céréalifôre. soire Voici pour la môme période du fres qui intéressent la production on Algérie. bientôt interviennent les façons do la terre.caractère mais indigène. La où l'indigène obtient 3.

"..: »V .397 8.748 1.. • ~s ..800 j 22..2. 5.808 1897.283 203.270.221 I..'.783 | 16.150 380. .299.920.0054.....755....215.4n|7.'^..280.. 1.i.311..82!930...291 ! "1888.195 90..314...1896.49.4817..283930.261 ! 1883........130...055 18?S.......345 5. 19..... 2.*'?[>* -°-^« ..hi=...500 3..406 1.288 978.528 66..:...5s3|1..1 m'™[ m-m\ 1 ««•* .. S.367. 808.080! " ....479'345...585 1..s payfe ^^..on.926 : 1839......009 341.231 2.700 .491...463 1.. 0. S 5.7858760554... 1.791 9. ..s-™ 3: c.-iz„ celles..871 54..875..320.•-• U39S.269 1 ...932 1.''2S302.-CES iy^TÉS ~î^^ **«...442.. 46. 0.002 303.j §927' '.900! 15......71.:^ TT^$Z£ :su..885! ^0.. O0.. "__ 12..082. 5 908 4...833.574lj 9.397 1.03) 5..006. 2." .....'..978....277 290531 ..213 4.. y ..012.980 157... 7..663 38S.SS1 1.110.418.314.976..™..312J7...247....684.804 192.....952..528 51:053 185.005 54...coH ^-...733 1.982...8674371.08i..725 : 52.225..978 58..083999.TABLEAU SURFACES riULTivtt.223..800 ' 2.....314 1895.& m.533 -«5.il0....•....j ^'S ^"-^t j^-H ^...759 935.S05'j«..327:952.*....557 3J05.074....4903.fiS5 66..... : » 1899....^.j^-te^ o^| "d.895.984 4.... ' 16...178 mM^^t^i 1.::'::" . .436 55.. 1.....620 4..460 | 189i.i..250.473......037924..051 i 1885*...305..702 !'" 488oT ':.034 1..827 I 1890.447372.. 15.98^5 i \..073 '' 68....495. 59. ' 1: 1880...92G 8..002.~.807..l83.:..095.^.^ ' __ mAif£N0.. .967 2.655 71...ULTIYLL^n __ et \ : I I f I II quantmsrôcom<. i::::::::::..399 .939 392..410 i I884H.025.<ai/ .^ ../:* '-'.354.40S 5.. ....279.| ...::.349.' ^9.714... 3.279..300 1^320..641 ! 1893..721 3..830 30...503 1.324 3...472-0.. » ..831 I ........2w1..471 j 30.:-.1.1... iîro..977 ! 1892.293 59....899 4:621.152 1... -—r.718..305. 12..689..552.289.917 62.314.n -H ! " | V^E AVOINE -?ANNÉES j-——^-^-^——.: 1.. 970.tE fe «i.497 100.„ J i3C.004.. 4.821 j 1887..(>0.....243 1.038.^.010 ~-^w 1./!4101J!Itua<~if -.. ..162 07...-^_<mV^.455.... j 25. 87.. |2..339*2. .......656^. '.SiO 819 270..001.899 7.125261. ..:..542 417. J*^ „^ :•..8..200....202...

Si nous remarquons que les Européens possèdent nous constate1. cultivent a peu près avec une céréales.88 0/0 aux orges le reste étant le bechna. égale faveur les trois premières Recherchant les moyennes t803}. se dessina dans les Depuis IS93. uno progression consacrées par les Européens aux céréales .000 hectares de terres cultivées. la faveur dont européenne pansion do la colonisation les plantations de vignes n'est pas encore jouissent et lo premier des atténuée de prospérité symptôme est dans la substitution de la algériens agriculteurs a celle-là des vigne à la céréale.'» 02 pour la période (ISSI-.027 — en 43. qui n'ont pas les mômes raisons pour préférer Forge et le blé dur. le maïs et .350. ou dans l'attribution terres conquises sur l'inculture indigène ou acquises au domaine de l'Etat.32 O/O).019 hectares en — en 121.25 0/0 aux blés tendres 9. cultures : européennes blés tendres blés durs orges avoines. occupé par l'avoine (0.433 — en 120.18 0/0 aux blés durs 8. mais no parait pas proportionnelle au mouvement d'ex.- Vi — De l'examen du tableau. superficies elle est exprimée par les chiffres du tableau précédent. il apparaît quo les colons européens.48 0/0 aux céréales en général 9. nous trouvons pour les 120. : rons qu'ils en consacrent et en particulier 31.

à savoir quo los les cultures indigôi^ | plus haut. nous hectares d'orges a 1. depuis quelques les trouve en 1875.' ' . si la récolte tout d'un coup pour augmenter diminuent suivante est meilleure. qu'ils ne préparent pas de réserves au jour le jour. j Chez les Indigènes. ils n'ont pas de quoi Vienne uno mauvaise à moins qu'ils se résoudre a veuillent ensemencer.001. ces écarts ne se produisent Chez les Européens pas Ou avec une telle amplitude années. pour redescendre uno progression 18S8 les surfaces lente. dés semences. présentent des 92-1.4Ï7 de ISS!. | territoire II y a cependant uno différence a établir. Dos 1. récolte. ' ' . nous {Ainsi a 808.pour en Algérie la plus grande partie du j céréales occupent mis en valeur. elles tiennent uniquement ont chez eux un retentissement do la sécheresse plus attendu qu'ils font A peu près do la moconsidérable. Ces les chez les Indigènes déroutent souvent différences à ce que les calamités calculs.348. et vivent noculture. indiquent sans soubresauts dans un sens ou dans un antre. . î Les renseignements qui précèdent j d'appermettent c* quo nous disions | pliquor aux cultures européennes <. d'une année a l'autre les surfaces | f emblavées des écarts très considérables. quand de 75.700 hectares (1871) la surface semée on orges l'année suivante a passe à 101.217 à passons l'année suivante pour retomber 1 -299.490 hectares de blés durs de 1888.472 en 1883. depuis 215. ou à moins que l'Etat leur en emprunter Dans les deux cas les ensemencements fasse distribuer.SOo en 1S70 .525.920 et à 978 055 en l'année suivante j passons i 1890.

des avantages à retenir et à mettre à l'actif que la colonisation a multipliés dans l'ancien Pays Barbaresquo. représentent aux Arabes. . l'indlgèno algérien la culturo dos céréales abandonner volontairement et la remplacer mais la superficie par toute autro culture. moyennes 1.000.772 8.252. de francs versent que les Européens souvent de tribus qui viennent Kabyles et Marocains les fermes et s'en très éloignées s'embaucher dans avec ce proretournent ensuite dans leurs montagnes C'est encore là un fait important duit de leur travail. varie forcément avec Fabondanco qu'il leur consacre do la récolte précédente.103.357 409.000 indigène. par la main-d'oeuvre un salaire moyen do H . ou la pénurie des récoltes Au point do vue de la valeur eu numéraire on peut estimer les quantités a : do céréales.77S 5. l'Àlgério produirait do la moisson et dos batAjoutons que les travaux exécutés généralement tages.760 quintaux co qui représenterait do blés tendres do blés durs métriques — ~ — une valeur 25 millions do francs 103 — 104 — 7 d'orges d'avoines. soit un total de 239 millions de francs do céréales que en année moyenne.794. : de blés tendres de blés durs d'orges d'avoines.— 26 ~ Los cfïots de la mévente sont icùixs sensibles et moins no peut pas généraux.

à do points i des céréales en Algérie. chiffres do vue l'importance nombreux.| I - 27 - des céréales donno lieu entre la Franco | L'exportation à un fret valant fetl'Algério par an do 10 a 12 millions sans les sommes considérables fde francs. considêla culture . comptor les Compagnies locales de chemin do for f qu'encaissent lo transport des contres de production aux ports jpour {d'exportation. ! On voit par ces divers ! rable qu'a.

. port au marché international l'avenir de la colonie.. sur la période 1872-1870. Hlôsdurs.778 5.Situation en Algérie de la culture vis-à-vis du des marché céréales général Nous venons do démontrer l'importance économique de la culture des céréales en Algérie. pour do grains.252. pour le moment où la colonisation aura conquis plus do terres et où les indigènes.772 à. la part. de blés... méthodes il y a uno question qui vaut que nous nous y arrêtions un moment...exactement fère relativement a la production et par rapmondiale Il y a là.179.. auront perfectionné leurs grands producteurs de culture et amélioré leurs rendements.410.550 quintaux métriques. Illés tendres. calculées sur uno période qui n'a pas connu de grosses do l'Algérie à . do A côté do cette étude. Les moyennes que nous avons données plus haut. établissent la production sécheresses. Soit ensemble D'autre moyenne 1. des blés. 0. Le premier point à poser est celui qui concerne la de produire des excédents do possibilité pour l'Algérie Nous parlerons tout d'abord et principalement céréales.103. il peut être intéressant ce qu'est notro culture céréalidéterminer . sur . calculée donne un chiffre de G.4S3 quintaux ..

1895 de 903. 1871 il y avait 371 milAinsi on estime qu'en du pain et que.017 quintaux quantité que nous prendrons base do nos calculs et commo représentant comme la dans sou état moyenne dos blés do l'Algérie production et agricole actuel. II est vrai do dire que la production de l'Algérie actuelle no représente que le 0.173.670.000 1899 de 927.097 0/0 de la production .797. depuis quelques années. atteint ses expressions mathématiques La moyenne do ces trois moyennes s'établit donc a. Ce double lait a de l'importance pour tout pays procar il maintient une sorte de parrallôlisme ducteur. co lions d'hommes mangeant nombre arrivait a 510 millions d'hommes.000 1890 do S70.— 29 — la période do ISS5-18U0. économique Lo total général de la production dos blés dans lo monde a été on .000 189S de 9S2.070. un do 0.818 quintaux. ont fait abandonner par les cultivateurs. uno de 0.700. Co tle bonnes années où l'exportation a sont des périodes les plus élevées. qui en mémo temps que so prosemble vouloir s'afllrmor duit un accroissement du nombre do consommateurs.285.000 quintaux métriques — ~ — — : 900. en 1S99. et la production et la consommation heureux outre de ces excédents formidapermet do ne pas craindre bles qui aviliraient la eiàure et.260.000 soit en moyenne do quintaux métriques une augmentation avec.000. a certaines époques et les céréales dans certains pays.500 1S97 de 818.

augmente alimentaire par la consommation que parla plus grande Si Fannéo est bonne. 1896 de 3. la consommation.' ' «-'30. en sera double. sur uno population totalo do pour l'avenir. En admettant que les perfectionnedont nous appelions la diffusion soient ments çulturaux ne et étant donné que la surface cultivée appliqués dans une proportion égale à celle peut pas s'accroître on peut considérer do l'accroissement de la population. sera le premier et le intérieure que la consommation de nos blés algériens. l'Algérie exporte des blés . qui composent semble être uno sécurité assoz réello tion de l'Algérb.— et que la qualité do consommateurs do blés du monte lo 86 0/0 de la populados Indigônes. On estime que dans un demi siècle cette population En 1850 elle était de 2. FArabe a du grain et sème souvent le double de ce qu'il . En effet.764. elle a des excédents. constitue considérable et le plus important consommaaussi le plus sérieux Elle s'accroît très sensiblement teur.540 têtes .07ô musulmans 4. surface donnée aux eroblavures. depuis que les ont cessé et depuis intestines guerres que nous avons contre les imposé dans les tribus certaines précautions une race très proliinfantiles qui décimaient épidémies fique. entre l'imporIl n'y a pas une corrélation absolue de ces excédents.076. tance de la récolte et l'importance chez les Indigènes.70i.000 habitants.429. qui intervient nous l'avons montré précédemment pour la part la plus dans la production des blés. comme Cette population sujets français. tant les aimées sensiblement d'abondance. plus sûr débouché En attendant. D'abord.307. nous avons 3.

do cette En raison préeédonto.-.- iï'r . trois provinces usines .-. grande des Ce fait est mis on évidence par les différences Indiles ensemencements des chiffres représentant les blés tendres dont en ce qui concerne gènes.". comme le cas aux toits premiers puisque temps do la conquête. outillée dans nos liais la minoterie est parfaitement foncexistent.. le chiffre dos exportations consommation intérieure.:.. fabriquées sur place. malgré efficacement nos farines fabriquées . cependant c'était l'industrie do la minoterie n'existait pas. en 1853.) avait semé Fannéo Il y a ensuite un autre fait à noter qui influence les exportations do blés d'Algérie . do magnifiques les blés du pays avec uiiit et jour. Elles pourraient si par suite do la consommation totalement alimenter de primes combinaisons d'admissions temporairesj do Marseille. c'est profondément sur nos propres la concurrenco faire que viennent marchés les farines de la Métropole.-:'-:-. j nous ne voyions les farines d'exportation venir concurrencer avec des blés d'Algérie. surtout les Indigènes n'ont pas nue consommation immédiate si développée. assez à une anomalie Celaressemble quand on apprend do blés do nos excédents que la plus grande partie de l'Algério le chemin vont en Franco et reprennent si Cela s'expliquerait soits forme de farines. les excédents n'est pas sous la représentant disponibles absolue do la quantité plus ou moins dépendance do blés récoltés. nos premières farines algériennes apparurent année où furent exportés 537 kilogs de farines d'Alger. (Voir tableau I. U'availlant tionnant les procédés les plus perfectionnés.7'.

des ensePendant la surface le cycle 1872-1876.800 quintaux les farines importées représentant locale avait donc ù sa dispoblés. -Silo double ter pour élevé fret relativement l'aller et lo retour.073. en grains et : 1. et 214.617 kilogs. des farines métropolitaines en Algérie a L'importation alors atteint. riorité..831 kilogs de pâtes sur 4. d'Algérie.* des pâtes alimenIl en est do mémo do'l'industrie taires qui se trouve dans une situation notoire d'info..197. la différence. qu'elles ont a suppor-.274 kilogs de semoules sur 30 millions do kilogs.483 Cette surface produisit quintaux il semble logique d'ajouter blés.606. 6. .149. 5.829 quintaux de ses farines. fabriquées En 1892.170. La consommation do blés. moyenne de . en 1890.283 quintaux L'Algérie» pendant ce cycle. de blés tendres et durs mencements une présente de 1. a exporté.8S4 hectares.021 quintaux do blés que l'Algérie et 29..506 une quantité quinfarines. bien que semoules et pâtes soient lo plus souvent par les blés dur*.852 quintaux. A cette disponibilité do 17.. On voit que la valeur numérique des excédents do blés de l'Algérie dépend souvent d'autres circonstances produite.383 quindo farines sur uno exportation taux .798. représentant est le soit : 5. le chiffre de 207.123*777 taux de blés .982 quintaux totale do 442. Marseillo nous a expédié 85. avait exporté 457. quo de la seule quantité les moyennes Pour la déterminer nous reprendrons des deux avons précédemment que nous périodes examinées. sition : 0.

intérieure l'alimenchiffre do la consommation pour tation ou les ensemencements.126 FAIgerioconsomma et exporta 1 311... Elle permet l'avenir avec plus de coud'envisager se voyait à voir dîmiréduite rage que si la colonie ses omblavures niinuer ce qui apporterait iin trouble et grave considérable dans les moeurs des populations et dans l'essor de la colonisation indigènes européenne. la production bles pour Foxportation moyenneot durs. :' Ces chiffres no peuvent à Tépoquo que s'appliquer Ja popuactuelle.032. Cette conclusion est bonne a retenir . a s'accroître lation nùtsulmane continue rapidement et dans cinquante do céréales ans si les cultures n'ont deviendra égale. et blés s'éleva des a 82.000. . à sa disposition. en blés tendres fut de 0. Pour la période uno îles plus favorades blés.200.(il8 de blés qui quintaux quintaux.818 quintaux.3'»3. l'Algérie pas suivi une progression au contraire un pays importateur pour des quantités considérables.000 do quintaux actuellement gérie consomme do blés et possède un excédent annuel de 1.200.. car. étaient 5. do 1885-1890.800 farines L'iniportation Sur les ô. quintaux ces calculs nous pouvons poser quol'AlD'après 5.49? quintaux.000 mintaux. ainsi que nous l'avons indiqué. 'sérieux. elle ouvre un horizon très vasto à uno culture qui est bien à sa et qui peut y donner des résultats place en Algérie '.

Tant quo ce fait nouveau fondés années de récolte.- i...75$ «7... 18.156 538. achetés lion se chiffrent suivante'on de la manière quintaux : métriques " . Nous avons établi plus haut la moyenn Î tlo nos do blés .275 A l'Algérie . On sait les pays France est classée parmi Ce n'est qu'en 1899..' sur la situation du marché considérations Quelques dos blés en Franco trouveront donc do ce fait leur justification.758 SI. \GS besoins de son alimentation ne se sera pas affirmé tries.874.. les grandes quantités du commerce très le prouvent documents spécial évidemment.819.502 A la Tunisie... nous serons pour plusieurs la France comme obligée d'acheter au à considérer de céréales dehors d'assez ..* • est exportatrice nous avons à l'Algérie Puisque nous préoccuper des débouches qui peuvent être offerts et a rechercher a sos excédents s'ils ne pourraient être augmentés..129.222. nominamière fois sa production jocalo a équilibré. ISS5 •>*».244 t.0-22.887 450. Ils nous montrent par éxemplo que les et entrés dans la consommablés étrangers.794 A la Roumanie. 433.811 20..G50 17.395 2.isi .093 C09.. 479. 1.829 quo la «hmnbuiitaiiui ( 4.581.-(. et ses induslement... 1.' .»59 A la lUissic. •*" 182. les documents de douane nous exportations montrent en outre que la majeure partie de nos exportations prend la route do la France.983 A la Turquie..822 93.507. que pour la preimportateurs.734 Iso 'Aux-Etats-Unis. 100.770 5.304 faumisseurt .t .

780 quintaux l'Algérie d'assez grandes quantités en 1889) '.000 . 8..l'Algérie cet La part contributive dans apport 18 o/o du total . Seules les exportations d'orge sur ce port ont conservé de l'importance. pour lés trois années do 3. les Etats-Unis.1898 . intérieure production a cette chose en soi Mais il y a peut-ôtro possible un empêchement d'un autre ordre et dont il nous faut ces pages bien dire consacrées mots dans quelques aux céréales d'Algérie.Balkaniques. Dnnkerquc ':' .— 7 . Il en résulte aussi que l'Algérie pourrait développer ses do a cultures do céréales largement façon a doubler et tripler ses excédents. ^ . métriques que pour les raisons rioùs avons exposées la faveur du et qui maintiennent ne nous achète commerce aux blés étrangers. autrefois port achetait do blés (45.518 uno moyenne quintaux métriquos< do . les Etats .3« examinées donne Ço qui pour. ."'"'. poiir dos quantités sont particulièrement Mar(i) Nos points d'exportation Ce dernier à seille et Dunkerque'. il faut moinauxquels ajouter. que : .'_. d'où il nécessaire ne s'élève qu'à do blés algériens en les importations résulte quo à la Métropole no troublent sont Utiles eu Franco et constituent rien Fagriculturo nationale au contraire la métroun élément très heureux outre d'échanges pole et sa colonie (1).900 '-' . avoir à craindre de concurrencer la sérieusement do la France. do mettre en évidence Nous venons la personnalité des fournisseurs de la Franco : ce sont habituels la Russie. : 10.' actuellement.771. sans augmenter.581 quintaux métriques ----1897 '. en 1896 12.

a 23. remontent a. parce qu'il n'y a pas do produit qui soit plus merveilleusea l'exportation.14 on 1895. sont a un prix des plus bas. tires. les Indes Anglaises.31 en 1867. il nous métaux prises avec uno situation des plus compliquées en 1S09. mais so vendent toujours. Nous les avons vus a 34. mais au contraire le n'a pas pu empêcher l'avilissement système douanier du prix dont se plaignent vivement les cultivateurs et qui a son retentissement dans nos métropolitains algériennes. campagnes des blés dans le monde La production s'est accrue s'accroître sans sans doute ot semble cosse.1877. 25. 26. et nous devons nous demander s'il serait Argentine a l'Algérie de soutenir la lutte contre ces possible concurrents et si quelques mestiros géné^rangers. un fait d'ordre particulier. en France. a 19.80 ou 1897 et 1898 légèrement ot so dépriment en 1899 pour en arriver complètement ù 19.03 en 1870. servent facilement et trouvent preneur D'autro part.37 ot 25. a 33. ils s'avilissent on année .95 eu 1875 . étranger u . qui parait s'être accentuée Les blés.- 36- la République l'Australie.21 en 1891.13 en 1871. ment approprie que les blés so vendent so conplus on moins bien. Non seulement le renchérissement que redoutaient au moment la réforme les libre-échangistes do douanière ne s'est pas produit. Lo problème est très difficile 1 à résoudre . un moment relevés on . tôt ou tard. peu a peu d'année ils descendent à 19. rales no pourraient de être prises pour lui permettre se substituer a ciiX| pour uno fourniture plus importante.

tantôt 8 seersde exacà Bombay no s'clovanl pas dans une proportion tement ù celle de la baisse extérieure do la égale la roupie. dans le prix du blé ne suivant les années déficitaires. échanges cette anomalie des blés cl provoque cours que. Elles aux conditions qui s'ajoutent particulières constituent les facteurs des céréales de la production dans certains aux blés do ces pays et qui permettent les droits. faire une concurpays do venir. pas de la production so trouve très bas. permettent blé. le transport iFun boisseau de blé de New-York coulait 30 cents . 20. le prix du blé roupie tantôt 10.' -'37- — -' . que d'un boisseau 77 de on faisait 5 boisseaux voyager a NoW'Vork le même Chigago . aux les dépréciations du Indes. En la fluctuation valait 00 pence. Ainsi ii y a trente ans. malgré rence utile aux blés nationaux. de même que. il lie conte 7 cents. la dépréciation de l'argent exactement . Pour le prix d'achat plus aujourd'hui. 1870 Fonce d'argent quand diminua de valeur et passa do 55 à Fonce d'argent 51. mais des tout lo système culture. actuellement pour 17 boissseaux 27.llet général diminution malheureusement du prix des progressive blés que no compensent pas assez les droits de douane institués dans un "esprit de protection. prix on expédie . 21 puis 15 pence. Ces diverses influences ont pour uno e. qui domine sur lo inlluc puissamment internationaux. le blé3S. particulièrement et la diminution de la valeur conséquente change delà d'acheter avec une nominale roupie. nous vîmes le blé descendre Lo prix du blé suit donc à 38. à 40 puis a 40 pence.

surplace à la mémo époque. Si nous ajoutons a ces renseignements ces rapides faits caractéristiques de la production des Etats-Unis : dos excédents considérables que ce pays produit tonneaux en 1S8S) . bien connu des éleyators et des warque lo système rants facilite nous devons l'exportation. En mémo temps dans do telles que diminuaient les prix do transports. a nos essais situation défavorable du Tchernozèmo. nous trouvons uno Du côté de la Russie. . beaucoup avouer de céréales no quo les producteurs algériens sont pas outillés soutenir victorieusement une pour lutte quelconque contre les producteurs américains. En 1S93.Mnairo des récoltes a peu près égales h celles du Te: vi ozèmo. le transport qui était de i2 cents est réduit a 12. lo prix do revient proportions suivait une diminution semblable. on obtient d'un sol t.'. les terres Dans les zones fertiles sans jamais recenoires donnent d'abondantes récoltes Dans les provinces eu Livovoir d'engrais.— 38 Sur le chemin de fer Irans-ainéricain.178. C'est au point que dans certains districts le prix du boisseau d'Amérique de 35 kilogs est descendu à 58 cents.000 sivo y est poussée a son développement le plus avancé. quo la culture exten(12. nie. en Courlande. mais avec un caracLà région du tère do régularité beaucoup plus grand. les blés américains valaient 9 francs l'hectolitre . Un seul chiffre achèvera la démonstration. où Fagrieuliuro est assez avancée. les paysans déclaraient no français tirer un prollt suillsant do leurs terres pas pouvoir dos blés valant do 22 a 23 parce qu'ils produisaient francs. également de concurrence. llaltiquos.

si nous ajoutons des courtages. do 10 à 17 francs . accordés les types supérieurs a 30 0. Il y a la uno anomalie sur laquelle. montré quo par suite de ces admissions qui temporaires à la meunerie d'entrer sans par exemple porinellèht droits 100 kilogsde blé à condition 00 kilogs tFoxporlor de lariucet de no payer qu'un droit minime (0. les installations des ports du Nord ot du Sud Warrants.~ 30 — commence a envoyer des blés dans la mar Caucase les voies navigables. d'une production céréatifôro d'un prix de revient déjà très réduit. quand les blés du pays no so vendent pas plus do 18 a 19 francs. dans les ports de la Manche. les blés étrangers valent. admirablement outillées pour une manutention rapide des grains.. dans le pour la plupart ot dans les usages régime dos admissions temporaires Ainsi il est déque les industriels peuvent en faire. de 1900. Noire. très sérieux les progrès do et économique de la Sibérie et do totito ia Russie d'Asio la colonisation do conditions sont autant qui favorisent l'exporlation» dans de bonnes conditions. etc. des esprits. l'appàeu Amérique. à co prix le montant do déchargement. cause en apparaît.0 do blutage laissent sur les marchés . soit 2 francs. Tout cela (ail que depuis quelques années la situation'des-marchés de blés est vraiment-mauvaise en Au commencement France. do transport. ducteurs La algériens. comme des Elevators et des cation. nous plus lo montant do blés étrangers nous trouvons en présence payés do 25 a 20 francs. Los voies ferrées.60 pour do son (2 kilogs 100 kilogs) sur 38 kilogs étant comme déchet do mouture). au nom des pronous no saurions assez insister. des droits de douane 7 francs.

sur les blés étrangers. car nos blés no peuvent temporaires aux ports d'embarquement parvenir qu'aux prix do . de la fiiKmcci Voila donc un ensemble de faits qui ne sont pas de nature à favoriser en Franco dos blés l'importation d'Algérie. no peuvent complète des eolnbhiaisous en aucune bénéficier.. circonstance. il est diminué de la valeur qu'ont sur les marchés les acquits fournis a feutrée des blés qui s'échangent et qui permettent aux h.UîfU'iols et do diminuer l'effet do la protection nus ej-. par suite de l'assimilation douanière entre la Métropole cl sa Colonie. Il en résulte aussi que les types inférieurs au taux do 30 0/0 de blutage donnent lo moyen d'exporter des farines mêlées de résidus et de payer avec un produit inférieur le droit de 7 francs sur les par équivalence blés destinés a des farines de qualité supérieure. Car nos blés. La complexité des types crée des difllcultés considérables do perception et fausse l'opération d'admission des fraudes nombreuses . celle conséquence s'ajouto quo lo droit de doiïauç ne joue pas tout entier. substance comme sur les actions et les autres papiers alih'tviiiiro. la temporaire permettant des zones qui astreint a faire le minotier multiplicité dos opérations dans un rayon pou étendu.-îu.•- io-. >:'. A tous ces avantages très sérieusement exploités par les spéculateurs. un stock-do d'un blé étranfarines provenant français ger qui u'a pas payé le droit do douane.no .'a Bourse déjouer sur les blés. empêche beaucoup moins la spéculation qu'on ne pensait et c'est un obstacle a l'équilibre des blés sur tout le territoire. lo système françuis que penne!. des admissions .

. ajouté A ceux que nous avons présentés plus haut» h un rolo plutôt secondaire notre production réduit ou tant quo pays exportateur.. do donc loin dos rendements Nous sommes moyens I4. parce quo nos insuffisante de transport maritime.. enfin. qui. 425 en Franco.012 On calcule que.. représentent comme n'est pas encore très avancé perfectionnement..56 . Lo moyens de blés tendres.. — indigènes 7. aux nuoit»s alimentaires composition nous concilierons des indigènes.02 1. en Bulgarie et Houmélie. des blés durs pour la mémo Cultures européennes. de 301 kilogs de céréales l'Algérie dispose par tète d'habitant. en coqui concerne .20obtenusen et c'est encore la un élément France. Il faut tenir compte aussi quo l'état de nos culdes indigènes tures de blés. est : frais très élevés grâce de nos voies Cultures — Celui européennes indigènes>.32 5.onéreuse à l'organisation et ferrées .. possc" Compagnies françaises entre la Franco et le privilège du cabotage dant so concertant et. 608 eu République 593 Argentine. algérienne il y a 1. lo plus souvent... calculé sur la période 1S81rendement ï $93.1S période est 0.. quo. î>i iioiis nous reportons au chiffre ot a la do la population.. tacitement) l'Algérie font payer a nos céréales des frets relativement trop élevés. 471 en Russie. et que nos rendements sont peu élevés. kilogs cil Roumanie. alors qu'aux Mlals-l'nis 795 do céréales kilogs produits par télé d'habitant. surtout do celles qui' le 38 0/0 do la surface totale possédée.

Si les indigènes au moyen do modifications arrivaient» à leurs modes do culture. leurs farinés donnent do pain et possèdent des qualités plus grand rendement do tous. gluten. de quantités ment. pâtes. plus riches que les blés similaires un do Hongrio et d'Amérique . qu'un débouché plus large être obtenu. do ce côté. lois qui régissent. avec notre méléorologio très inconssur le rendement des des engrais tante. le plus grand consommateur est sur place ot uno compensation aux que. tentatives Quelques . l'exportation disposer pourrait plus do mémo pour Il en serait assurément considérables. car ces blés sont très riches eu pourrait do Russie. a 'élémentaires. temporaires ainsi quo lo demandent nos Chambres do supprimées Commerce et nos Associations et si le droit agricoles do 7 francs jouait dans sa plénitude..'à apporter a améliorer leur rendeleur charrue rudimcnlaire. Pour les blés durs. l'influence n'ont pas donné do résulcéréales. du pain.- 42.fournitures justement prétendre blés a la Métropole. nous no connais. etc. des biscuits.'- • les blés. l'Algérie pourrait a augmenter do ses'. les colons européens qui n'ont pas encore tous adopté lo meilleur l'assolement et qui ne donnent pas partout à leurs terrés do blé les préparations nécessaires. qui sont en faveur auprès de nos il semblerait cultivateurs. La a la culturelles des engrais appliqués blés en question Algérie est aussi loin d'être résolue . il y a peut-être le développement de notro difficultés qui entravent do blés en France. sons pas encore surtisoininelit-les sous nus climats.. pour la fabrication dos reconnues précieuses. exportation si les admissions étaient Cependant.

préprécédés la possibilité choix de semences ontantrmé paratoires. . venons de nous Do l'examen hous auquel rapide des céréales il résulte que le rôle de la culture livrer. d'améliorer sensiblement la culture et. considéré dans ses rapports avec le maren Algérie. par suite. pour l'Algérie Colonie elle-même et nécessaire a la Métropole. .do donner aux exportations.- 13 - do la et il y a là toute une partie tats assez probants L'indes blés qui reste a établir.laire par suito do ot d'ordres mais que circonstances nombreuses divers. tel qu'il résulter d'une pourrait application des droits de douane. France. ché général. qu'il peut devenir plus et que cette culture encore restera longtemps important a la une culture nécessaire essentielle. science de la culture troduction do variétés n'a nouvelles a forts rendements donné des résultats j soûle appréciables pas davantage la sélection des espèces et l'amélioration des locales labours semailles en lignes. est un rôle resté seeou. Cet ostracisme que rien d'exact do la production nuit beaucoup aux intérêts algérienne. co rôle. plus de développements Il est aussi une particularité sur laquelle nous appelet des Pouvoirs lerons l'attention: de nos lecteurs Publics : les céréales sont exclues systématid'Algérie militaire en des adjudications de l'intendance quement ne justifie. est pour la France intégrale d'une incontestable utilité. culturaux.

les annales do l'agriculAussi. en 1868 on a payé jusqu'à 10 francs un quintal do blé. ceux-ci. Voici seulement. et valaient tendres. sur la les blés dans le courant par place d'Alger. si nous parcourions ture algérienne. a tilroiPiudieationJeslIluetuatioiis subies de 1899. et atteignaient des limites extraordinaires . différents. les blés étaient ou baisse lîlés durs.\ peine 10et 12 francs . y trouverions-nous. de l'importation descence ou do toute autre cause d'ordre économique. donc apporter ici des données Nous no salirions précommeruno valeur cises et fixer aux blés d'Algérie ciale quelconque. 50 à 22 francs : blés à 22 francs. que subissent soit des jeux de bourse soit dos nouvelles optimistes et pessimistes des do la recrupays producteurs. : 20 . pour exprimer cette valeur des chiffres excessivement commerciale.Valeur Nous commerciale blés et industrielle des d'Algérie aurons très peu do chose à dire sur ce point et alimenindustrielle car. A lin janvier. quelle que soit la valeur taire des blés d'Algérie. 20 fr. tristesse années où les blés se vendirent . deux oii trois ans après. Les anciens colons so rappellent des avec. les cours so relevaient tout d'un coup. leur valeur commerciale est sous l'étroite des cours de Marseille et dépendance des fluctuations' sous Follet.

on cotait de 21. mais la pluie étant survenue. les blés durs valaient do 20 à cours Ilêchissaient.la situation n'était les En février. les prix faiblirent. pas changée. suivaient do 20 à 2l fr. Fin février. Ali mois do mai. les Quelques jours après.50 a 22. 20 et 20. pour les blés durs et do 18 a 19 pour les blés tendres. Fin juin. la baisse îles blés 21 fr. . les blés durs de 19 à 20 et. les tendres semaine suivante. les moissons étaient commencées dans lo Chéliff. oh cotait. Alger n'achetait plus les blés durs 20. jusqu'à qui allaient les pluies étant venues. durs s'alllrlnait . vaises nouvelles des récoltes en terro .50.50 Aux premiers jours d'avril. les pluies continuaient.50 par 100 kilos. les cours se de 19 à 20 pour les blés durs et passèrent relevèrent et tendres. une avance do Bel-Abbès avaient tuzelles seulement de l franc. ils passèrent à 18. de 21 à 22 les durs .50à quo 18 à 19 et les tendres baissé de 2 francs à 2. 50.50-19. puis a 21 et 21.50 les tendres.50 pour les blés durs et tendres. Fin mai. le Chéliff envoya des mauVers le milieu du mois.50 pour les blés tendres. la valaient 19 à 19.50 pour les blés durs. Au commencement de juillet. là Mitidja avaient ses éehonenvoyé . Vers le 15 les tendres la baisse devenait un désastre mars. d'indigène 18 à 19.50 . ils ne valaient plus que de 19 à 21 . les blés avaient ils étaient de 17 à 18. 50 . blés tendres colons 20 à 21 . les nouvelles du Chéliff étaient mausur les blés durs vaises et produisaient de la fermeté 22 fr. Le stock étant encore assez les considérable. Dans un mois lS. cours fléchirent.

les blés durs descenà leur daient tour ot no valaient plus que do 19 à do 17. à 21. la baisse continua. blés durs 20 à 21. 19. les blés tendres et subissaient une dépréciation sans précédent descendaient so maintenaient de 18 à 19. les cours étaient 24 à 25 . les tendres L'année so finissait sur les prix suivants : blés*tendres 19 à 10. pssez : blés tendres colons a Fin juillet. Fin novembre. et Sétif s'apprêtait ot on cette so relevaient .50. blés blés durs indidurs colons 22 à 23. d'autant que fin août. le dur de 20 à 21. .50 . les prix place blés tendres de 21 à 23. lace.50 à 10.60 à 23 ainsi que les durs . les durs do 21 à 22.50. baissaient encore 21. blés durs. cotait la de la campagne amenaient Les commencements sur baisse d'ordinaire . co fut la hausse qui -s'affirma une la Franco subissait baisse. pendant que caractérisée.46 à approle marché. tillons visionner sur Voici d'ailleurs les fluctuations marché d'Alger. à l'autre la hausse 21 à 22. au commencement rapidement tendres étaient de 21. était entre 19 et 21.50 à 20. le dur entre 20 et 23 et négligé les affaires restèrent calmes. 22. la place d'Alger.50 . En novembre.25 acheta des froments roux de quai Alger l'ouest de la France.50 . D'une semaine gènes tomba les blés d'août. do 20 à Le blé tendre descendit le blé tendre Fin septembre. Un tableau schématique des cours et l'oxtréme qui montre sensibilité du .

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colons obtiennent des compe'nsations et on entend diro sur les Hauts-Plateaux qu'une bonne récolte tous les trois ans suffit. exposé dans le tableau schématique ci-dessus. ils do des variations locales subissent indépendantes Faction des marchés extérieurs gra. c'est un désastre au-dossous sont faipour les colons. - M - Co tableau montre combien il serait difficile de pouune expression do la valeur voir donner numérique des blés d'Algérie. prouve quo ces conditions Nous dirons aussi que quand les blés se vendent de 18 francs le quintal. et quo les sottes commerciales vont en décroissant do valeur. la démonstration phique quo nous en donnons parait d'une évidence suffisante ot rien ne se révèle aussi instable que les cours de nos blés. normalement. Normalement aussi. do l'Ouest à d'Algérie l. peut être de 2 à 3 francs par quintal.. avec do Pin- . Nous avons montré que. Nous dirons seulement qu'au point de vue agricole. Les cours de nos commerciale et de nos ports d'exportation places do consommation varient d'une semaine à l'autre avec des écarts souvent considérables . parce que leurs rendements bles et quo chaque année n'apporte pas une récolte Quand Tannée est favorable. par contre. les régulière. ils suivent d'assez près les fluctuations des marchés de Marseille et do Paris .75 à 1 franc do plus par 100 kilogs quo des blés les autres blés. avec tino différence" qui.'Kst. entre les provenances d'Oran'et celles do Philippevillos. les blés durs valent do 1 à 2 francs do moins quo les blés tendres. do 0. no sont pas immuables. les blés tuzellos blanches de Sidi-'bel-Abbès valent. en outre. mais l'exemple de 1899.

la moyenne rope et d'Amérique. et une tuzellos so traiter sur le'marché très grande quantité de blés durs prendre le chemin des semoulerios est une preuve d'une faveur phocéennes certaine basée sur une valeur indiscutée. méritent. est de 24 à 20 O/Ô.dans métropolitaines. On sait d'autre part que à toutes les Expositions qui ont eu lieu depuis trente ans. d'obtenir uno bonno récolte tous les ans.. - '. en gluten des farines de France accusent comtandis que les farines des blés d'Algérie 28 a 29 0/0 et'dépassent munément même ce chiffre. plus impossible. qu'elles place en partie usurpée par les blés et qu'il serait si facile do leur rendre si étrangers l'industrie voulait les étudier de plus près et française se rendre à trouverait qu'elle cornpto des avantages leur emploi. Lo fait do voir d'assez de nos grandes quantités do Marseille. les céréales sont depuis si longd'Algérie Puisque en Franco. les blés et les farines ont figuté avec honneur. des Marchés En 1892. maintenant que cetto culture est mieux connue. Les blés tendres ont une composition chid'Algérie en minoterie mique et un rendement qui permet de les mettre en parallèle avec les meilleures d'Euqualités de la richesse Ainsi. d'Algério nous estimons n'occuNéanmoins. qqo nos céréales les transactions la place pent pas.8- il n'était duslrio et do l'intelligence. il semblerait temps l'objet d'une importation à démontrer inutile de s'arrêter lour valeur industrielle. le Laboratoire des Douze .

150 gramavec 1. 30. des échantillons de blés nombreux | do Constantine. faits régules essais do panification I farines d'eau et 2 k. .| que les blés qui les composent peu| « lieu de constater de blési d'essence tendre et. qu'en | « vent être qualifiés do leur qualité. il y a quelques I/aUtorité militaire 1 années.. | par les Intendances d'Alger.-••'-%'Le Ministre de la Guerre. d'Alger. to pain mit avec I grammes frais plus se tenait mieux et restait | les farines d'Algérie I longtemps. . eh gluten de 29.50 et 31. leur valeur au point de'vue'do pour reconnaître I tendres do farines mi-' pour les approvisionnements | l'obtention . Blida. dans sa circulaire du | : 110 juin 1895. fit étudier. Guehna. .500 grammes | lïèrement 3 k.70.. soit un 1 k.. des divisions d'Oraii et. | Saïda. B00. M.- -19 à la Bourse do Paris..'-. % litaires.60. En outre.. do Commofco analysa j Marques. nos farines 13!. les farines | mes de farine donnaient donnèrent 4 k. 100 do pain .. Il y Iut constaté aussi quo. et de Tunisie y sont comme les meilleurs. 30. de farines des algériennes provenant | une collection Mascara. v I «t fabrication En 1897... Souk-Ahras. | distingués . 1 trouva des' rendements 33. Oran.. J minoteries et Sétif. 400 | d'Algérie jusqu'à de pain de plus.50. avec les un plus grand rendement I donnent de France.. déclara « L'examen a donné qui a été fait de ces échantillons . do donner il sont susceptibles | « raison des farines tendres utilisables parfaitement |« pour la du pain de troupe. Bouïra. Balland à l'Académie des a présenté | des blés consomune note sur la composition | Sciences Les blés d'Algérie I mes en France. eh pain . IIussoiu-Doy..--.

Dans ce dernier.50 13..20 12. En effet.43 | U . de cellulose.. i Cendres .81 i Balland ajoute à ces chiffres que les blés d'Aldans leur composition gérie offrent plus d'uniformité que lés blés do France Ils sont moins ft>/dralés el plus (isolés.00 1...90! i ! 4.01 .' 2. ! ni'iis MinimumMuiiimm MinimumMaiimum . Nous remarquerons à notre tour que la teneur en n'est pas très élevée. -' ! 1..20 : grasses . Bail..00 azotées.-• amylacées.11 3..03 '2. 9. de l'avis général. son. 1.70 .52 13.00 ' 5.' ' 3..HO Voici le résumé des analyses pour les blés d'Algérie TKXDIIKS i . .'. cellulose Cette donnée est intéressante en ce que la valeur industrielle d'un blé est. . ..30 12. ' Matières i — 1 — » 13 » 11. 09. qualités M..70 .3G 3.. donc plus nourrissants et pour ces précieuses doivent être recherchés do préférence.00 1.00 .82 I.« 1. Poids moyen pour lOOgr. o/o le son en contient généralement 18 p. 09. qui formera le l'enveloppe brute. » j i 72. o/o.00 10. ' .." i Cellulose ! -.35 -' .9i \ .2 . on relation directe avec le volume du grain.C0 2.. t. contient presque toute la cellulose tandis que la farine no renferme pas plus de 1/2 p.

Blé do la Mitiilja . ils n'ont pas contribué des pour peu au développement usines il y a trente grandes ans. donner 78 o/o de farine.40 69. plus lotaiix loso est élevé. Les chimistes ot les industriels considèrent commo ou mauvais médiocre un blé qui a plus de 2. Si les blés durs sont très honorablement connus en France et les industries par la semoulerie similaires. — 11.36 amidon — les résul- : 7$.. Aimé Blé de Bel-Abbôs. par suite du on farine et grain. rendement docelluet. . --m ~ La richesse d'un blé on cellulose est donc un indice do la proportion do l'écorce ou do son.49 Girard donnent Gluten sec : 8. On eu a vu. Les blés de la Mitidja donnent ou moyenne 68 o'o de farine de 1M qualité et 4 o/o do farine seconde. Les tuzelles de Bel-Àbbès de 73 à 75 o/o do donnent farine de lre qualité et 3 o/o do farine seconde. grâce Marseillaises. moins lo blé a do qualité marchande.90 o/o do Nous venons do cellulose. le blé do la Mitidja logies avec ceux do la Mer Noire. Les blés durs do 78 à 80 o/o de favine donnent les sortes et 85 o/o pour les sortes ordinaires pour . dé voir.7î : 2. Ballahd. supérieures. 2. par les analyses M.39. la moyenne do cellulose contenue que est : dans les blés d'Algérie Pour Pour Des analyses suivants : les tendres les durs de M.33 se rapproche Le blé de Jtel-Abbès donc des meilleurs blés français a do grandes ana.

leurs semoules et leurs pâtes so gonflent et se tiennent fermes à la cuisson. reproche surtout d'être rondes et sage un travail trop pénible. d'exiger métropolitaines' uno forte pression do au broyage et au convertissage. avec les lins. 22 à 24 do farine et 14 do son. do d'Odessa.us riches en gluten. on sait quo ces farines sont très riches en Cependant et qu'elles donnent uno plus grando gluten quantité do pain que les farines do blés tendres. Ils donnent facilement 64 o/o de semoule.créait aussi à Lyon et dans d'autres villes ou elle a vite prospéré. faciles mêmes avantages que ceux do la mer Noiro ot de la mer d'Azof. de rendre difficile le travail de l'absorption On reproche eucore aux blés durs dans les minoteries d'être d'un nettoyage difficile. so travaillant à la mouture. la Los farines'de blés durs sont moins connues. faire une conboulangerie française qui en pourrait sommation ne les a pas encore adoptées. Cette industrie-se. pour lo goût ou les reconnaît préfédo 02 à rables à tout autre blé. do l'Italie pour la Franco qui était tributaire les pâtes alimentaires. la Franco eu arrivait à exporter des pâtes en Italie. el. considérable. Sicile et do Toscane. Sous lo les blés durs d'Algérie ne rapport do la semoulorio. Mais on leur de demander au pétrisd'être un peu jaunes. de Russie. leur enveloppe à cause de sa sécheresse et pulvériser de se niai conserver en magasins humides. à pouvoir so suillro commença et en 1874. do l'eau. lo cèdent on rien aux blés do Taganrog. ne sont pas fondés et procèdent Ces reproches . Ils et sont donc plus semouliors que les blés d'Aiivergno ils sont p'. ils sont d'un bon rondement.~ 52 ~ à oiix.

durs déclarent élémentaires. publitrouveraient avanqui coopératives que. relativement blanches qûres. minoteries des entrepreneurs de l'assistance de l'alimentation des prisons.blés la moutures durs se fait parfaitement . mais absolument boulangerie.f>3 dans.la "minoterie transmises' et la préconçues. ment des farines ce point. do picontenant d'humidité. avec des précautions dos. gluten. que. et des blés des Bombay blancs tiers qui ont travaillé des Atbaras glacés et extrêmement rouges des Indes. pou exemptes et très-fines. qui absoret donnent en bno Teau au pétrissage bent facilement de 6 à 8 o/o au rendepain. sur Il y a Heu d'appeler des l'attention du nord do la Franco. le broyage on six pressages méthodique des farines et le convertissage très riches en attentif. des sociétés les farines de blés durs dans leurs tagé à introduire subsistances comme l'a fait l'Administration de la Guerre. par lo lavage.ter-ritoiro et ouvrirait aux fellahs musulmans indigène nu champ plus vaste et spécial à uno culture qui est selon leur tradition et selon leurs moeurs. le mouillage. Des minoerronéees. "un rendement supérieur de blés tendres. uno do ses L'Algérie y trouverait augmentation do blés durs qui so répercuterait exportations en. avec les blés durs d'Algérie ils ont obtenu. d'idées .

on point do vue cultural. ils durent s'adonner résistaient au travail de la terre qui leur devint sacré. parmi les indigènes. I. — t'hc?s les linliyles Les Kabyles sont. C'est pourquoi nous consacrerons un chapitre spécial à la culture indigène et a la culture européenne. étales blissant clans chacune de ces divisions nécessaires distinctions localisées dans les diverses zones agricoles. de remarquables agriculteurs. quand part. d'autre blables. Enfermés longtemps dans leurs montagnes parce qu'ils avec aux envahisseurs.Mode de culture des céréales en Algérie si variée de l'Algérie Quand on connaît l'orographie qui diviso la colonio en régions agricoles très différentes l'une de l'autre ot douées do climats tout à fait dissemon sait. tant par tradition que par besoin. sont des travailleurs solides qui ne manquent pas et qui sont d'un précieux secours aux d'intelligence des moissons dans les époques quand ils émigrent colonisées plaines et dans les contrées pour mettre . au intactes leurs traditions séculaires aucune assimilation sensible. les céréales doicomprend quo les façons do cultiver vent être particulières aux régions et aux agricoles races indigènes. ardeur puisque fabriquer une charrue est pour eux uno oeuvre de piété et voler uno charrue Co un affreux sacrilège. et n'ont subi. que les races arabes et kabyles ont conservé à pou près indigènes.

uu anglo droit. faisant l'extrémité elle repose varie suivanl la un anglo aigu dont l'ouverture langue des taillo des boeufs. un peu eu avant du garrot. c'est «t la langue ». prise facile à. maintient degré voulu. Une planchette dans glissant ot mortaises dans la llôcbo ot la langue pratiquées arrêtées l'ôcartement au par uu coin de bois. la main .leur main-d'oeuvre h la disposition des fermiers euro- péens. il est posé sur le cou des boeufs. d'une cour- Le joug est une pièce do bois de 2 m. Chez eux. 20 environ do longueur . religieuses avec des Los labours se font presque exclusivement boeufs. la flèche est fixée par une cheformé par les deux branches. c'est lo « manche A co corps ainsi bâti. A son extrémité sont fixées des oreilles en bois prolongeant le soc et faisant office de coin. La charrue dos plus simkabyle est un arâiro a la forme Lo corps d'un ples et des plus primitifs. so de ses extrémités A chacune trouve chevilles do un collier formé de deux longues bois entre lesquelles on fait entrer le cou du bomf. La branche compas formant qui repose sur lo soi et reçoit lo soc en fer est plus longue que l'autre . La flèche est attachée au joug au moyen roie qui s'enroule autour de trois chevilles. ville dans l'anglo Par avec la sur le joug. L'autre so relève dans un plan verbranche ticale et est amincie à son extrémité pour donner ». Lo . lo jour où commence les labours est uno des idées do bienfaisanco et les charfête où dominent à ouvrir la terres rues no'"commencent cerqu'après taines pratiques d'un caractère solennel.

enfin. un homme armé d'un long aiguillon les conduit d'une main ot de l'autre tient lo manche do l'instrument. ces façons sont souvent contrariées par les neiges et le mauvais temps . le chêno a glands doux. lîno charrue les kabyle vaut de 18 à 24 francs. Ou n'attelle jamais plus do deux boeufs à uno charrue . les labours lo « sillon du milieu» ou labours plus tardifs d'hiver. le « dernier sillon » ou labours du priutemps pour les terrains qui n'ont pas pu recevoir les labours précédents. vue d'une utilisation des cultures s'^vaiuo au temps employé L'importance La . bois employés sont ceux du pays. armés de pioches charruo est suivie d'hommes pour briser les mottes. très nombreux en Dans les terrains accidentés. de la sorte les boeufs peuvent encore être mis en bonne état de graisso et être vendus sur les marchés. le travail se fait tout à la pioche et il est peu de coins qui ne reçoivent ainsi une façon culturalo on de céréales. d'abord pour rompre ensuite pour semer. enlever les pierres et atteindre les parties du sol quo la charruo n'a pas pu ouvrir. Les Les Kabyles pratiquent les plus nombreux. Kabylie.— m — bas des chevilles ost relié par uno corde de jonc ou en alfa. pour les jougs. labours d'automne. le chêne-zéen. etc. • <rl Le bois d'auno sauvage. trois sortes do labours. lo frêne. qui se font souvent en même temps quo les semailles . d'orges. lo sol. donnés en deux fois. lo chêne l'olivier vort. do fèves. les labours commencent Dans la partie montagneuse dès les premières pluies .

taudis doime huit et dix et les soryho que l'orge jusqu'à. Les blés alternent généralement ne donne guère plus do cinq fois la semence. Souvent lo blé est mélangé avec l'orge ne travaille fèves. les Kabyles que deux de labours avec les commence .- 57 - avec uno paire de boeufs et lo jour île labour à labourer lo lovor jusqu'au s'étend depuis du soleil. terro humide. coucher connaissent Les Kabyles des montagnes l'imporet co sont les femmes tance des engrais qui les transdans les champs au moyen do hottes qu'elles portent sur leur dos. veut la sécheresse prématurée Saut dans les terres Je blé so sème en argileuses. c'est aussi parce quo le blé donne peu. on brise fois le sol et on recommence à labourer une deuxième en semant. que lo cultivateur kabyle parce de sa famille et qu'il cherqu'en vue do l'alimentation che à so ménager ainsi les chances do bonne récolte variété de grains au moins pour quelque semés . du printemps sont un. saison Dans la seconde on donne deux façons. si les pluies quarante pour venues à temps. la surface en prenant s'évalue co qu'on avec une paire do peut labourer pour unité de 8 a 10 hectares. la seconde pluies pour finir avec le mois do janvier va de fin janvier de mars. rendement no comptent Dans les plaines. . boeufs pendant une campagne. mettent Lo avec les orges. Si les pluies n'ont pas été suffisantes. Dans les plaines. la première périodes . eoules rend inutiles. et même les. cinq pour un. au milieu Dans la première on fait un labour et on saison sème.

le blé est arraché Dans la montagne. soit à la main . faite ment ot sur l'aire qu'a lieu lo partage. Us emmagasinent de poterie les grains dans des confis. Los Kabyles. 32 d'orgo. pratiquent au besoin les pioche. à la main . on mesure au double décaa loué iln coreligionnaire litre et si lo propriétaire c'est à. . La moisson se fait un peu avant quo les blés soient dos fourmis. paires do boeufs.ce mocomme fermier au cinquième (kammès). bonnes terres. Quand ce travail est fini. pays où la propriété est morcelée à l'infini. puis en gerbes. gardées eu meules ou dans des huttes rondes. déduction du montant des avances. par do blé.f!8 les Kobylos sèment. La culture des blés n'occupe pas une grande place en Kabylio. dans les plaines commo dans les monlo sarclage soit avec uno petite tagnes. les gerbes sont portées sur les aires et dépiquées sous les pas des mulets ou des boeufs. grandes jarres sont crue construites Les pailles par les femmes. des secs. épis sont réunis d'abord eu javelles. ils embauchent pauvres et les femmes pour co travail qu'ils considèrent comme lo plus important de la culture. Dans les d'orgo mélangés. enfin en bottes do quatre gerbes. pour éviter les déprédations moineaux et la chute dos grains. Les Kabyles n'usent pas do silo. 32 doubles décalitres 16 do blé et 16 do fèves ot do fèvos mélangées d'orges. dans les plaises il est coupé à la faucille et la majeure Los partie do la paille reste sur pied comme engrais.

répond avec Un flegme tranquille « Qu'est-ce que.II. la terre tous les ans. tu veux ! mon père faisait comme ça ! faisait comme ça. on lui demande quand pourquoi il ne suit pas Fexemple des colons européens. . » Si on se récrie et on insiste. comme nous l'avons une grande nécessité. dans leurs montagnes. formule C'est. démontré.Iralies Si les Kabyles. à un Arabe quand on essaie d'expliquer les avantages avoir à transformer des qu'il pourrait et qui sont insuffisants rudimentaires qualro procédés années sur cinq à lui donner les ressources pour vivre et nourrir sa famille. : l'Arabe moisonner. — Clie'ç les . Les procédés sont sensiblede culture. ne enfermés se livrer à la culture des céréales sur do peuvent il n'eu est pas do même étendues. do il n'adopte pas leur façon de labourer. d'été. Eu général. daus Je Tell et dans les Hautsde vastes espaces où blés et orges occupent Plateaux. ment les mômes. religieuse que. relles. pourqui do semer. empreints mêlée de beaucoup do fatalisme et d'une ignorance des lois qui régissent absolue d'uno la production moisson quelconque. par cette en bon musulman. grandes pour les Arabes qui possèdent. il coupe court à toute : « A quoi bon ! nouvelle considération en vous disant ce qui est écrit est écrit ». moi je ferai comme mon grand-pôro eux. d'une routine aveugle. qui s'abattent les le siroco. et où ces cultures sont. d'ailleurs. les orages la sécheresse. par contre. l'Arabe s'incline devant les fléaux Les sautesur ses maigres cultures.

— 60 maladies, tout cola est écrit, et omnîo il n'y peut rien,
il se contente do subir lo destin,
dès lors combien'il
On comprend
est difficile d'infermé au protroduire dans ce peuple, volontairement
de moeurs on d'état et on no
grès, toute -modification
ans do contact les
s'étonnera
pas si après soixante-dix
n'ont encore rien emprunté
aux Européens
indigènes
leur façon de cultiver.
pour améliorer
doivent être signaQuelques exceptions,
cependant,
lées : dans la région de Sétif,dans
lo Tell oranais et dans
les grandes plaines ou trouve quelques chefs indigènes,
coutume ; chez ces
qui ont osé déroger à l'ancienne
rares et peu suivis,
novateurs,
malheureusement.trop
des charrues
des
nous avons rencontré
françaises,
et nous avons parcouru
des Scarificateurs,
Jirabants,
des champs de céréales admirablement
cultivés, aussi
bien on tout cas qu'on le peut sous nos latitudes et dans
notre situation
économique.
la charruo
lo
En principe
arabe est l'instrument
c'est Farairo priplus simple que l'on puisse imaginer;
mitif des patriarches
bibliques,
fabriqué par lo cultivateur lui-même avec les bois de la forêt voisine. Elle se
o.i un porte-soc.
s'allongoaut
compose d'un mancheron
lequel est armé d'une simple pièce de fer qui est censée
détacher
la terre dans un .plan horizontal,
est traversé
Le porte-soc
droite,
par une cheville
faisant comme elle peut l'office do vorsoir, Au portesoc s'adapte,
une vis ou une sim«
par uu champignon,
uno pièce allant
pie choville, la flèche que traverse
lo soc et consolidée
rejoindre
par une cheville à sa
do la flèche. Au bout do cette dernière
traversée
so
trouvent des chevilles qui servent à retenir la courroie

-

61 -

cos
ou reculant
qui fixe le joug à Fago et, en avançant
sur
la llècho,
on obtient
ou moins
chevilles
plus
do la charruo.
d'entrée
Si l'Ar.d)0 attelle
un boeuf, lu llècho est plus longue
et plus élevée, parce qu'il passe lo joug au cou do l'anila llècho est
uu cheval ou un mulel,
mal ; s'il attelle
do la bêle,
plus courte et le joug passe sous le venlre
C'est'avec
un appareil
si nul i monta ire quo l'Arabe
les animaux
dont il disfait ses labours,
y. attachant
et le cheval
chameau.
pose,-depuis-Fàuo
jusqu'au
la pauvreté
facilement
du travail
Aussi comprend-on
effectué.
Sans doute,
arabe est léger, se prête h merl'araire
veille à la culture
des terrains
accidentés,
irrêgiiliors,
débroussaillés
ni déqui n'ont pas été complètement
est souple;
foncés, L'instrument
avec lui le laboureur
de jujubier
adroit contourne
les touffes de lontisquo,
de palmiers
nains
son
et les plantes
qui parsèment
est
uno grosse pierre est-elle
champ;
rencontréoqu'e'le
vite tournée.
Mais il faut bien reconnaître
que le petit
dont il est capable
n'est pas fait
grattage
superficiel
à la terre la fécondité
do
de l'aération,
pour apporter
la pénétration
des pluies et des autres avanprofonde
et chimiques
de nos labours.
tages physiques
il ne faudrait
le ton de
Cependant,
pas exagérer
dont on se sert souvent
à l'égard
des Arabes
reproche
relativomenfà
Chez lui l'objectif
leur mode de culture.
do faim et de produire
est do no pas mourir
unique
ce qui lui est nécessaire
en dépensant
le moins possible. Vivant dans un pays où les intempéries
du climat
souvent
des désastres,
ne peut
produisent
Findigèno
do grosses
en vue do récoltes
pas risquer
dépensés

'..'

-02

-

-

aléatoires
; il réduit donc ces dépenses au 'minimum,
autant qu'il le peut, aspise .contentant d'ensemencer
rant seulement à obtenir de quoi arriver d'une campade grain
gne à l'autre, heureux si un petit supplément
en argent qui sera employé à des
peut être transformé
à un cheval ou à uno nouvello femme.
vêtements,
est primitive;
il la conservera
Donc, sa charrue
les pièces
lui-même, attachant
indéfiniment,
réparant
si l'usure les démolit avec do* cordes do palmier, dos
chiffons, des crins d'alfa ou des vieux paillassons.
Donc, il réduit ses dépenses, se hâtant do remuer la
terre à la surface dès quo les pluies ont détrempé la
croûte supérieure,
y jetant la semence qu'il ne prend
la
même pas la peine de trier et attendant
ensuite
volonté d'Allah.
L'année précédente,
la terre était restée on jachôro
souvent
et les bestiaux y avaient trouvé un aliment
avait réduit les plantes advensuffisant ; te pâturage
tices et les déjections des animaux y avaient apporté
Ce simple assoune petite doso d'engrais
organiques,
observé parce qu'il est traditionnel,
lement biennal,
dos cultures
est la loi générale
arabes, loi Illogique
les principes de la restitution et conduit à
qui néglige
des rendements
do ruine. Car la moisson venue sera
enlevée, les chaumes seront pâturés, le champ incinéré
et laissé en jachère
et co roulement
à l'automne
s'éternisera
sur la même terre, réduisant
à leur plus
les ressources
nutritives
du soi.
simple expression
Toute la méthode agricole de l'Arabe semble reposer
sur cette pensée que c'est la pluto seule qui fait la
*
récolte, qu'il est donc inutile do dépenser des forces, du
temps et do l'argent pour défoncer la terre, acheter des

-63 - le sol. des procédés cullnrauv do l'amélioration a. devenue intensive détruirait à tout jamais les plus des terrains do parcours indisvégétations spontanées à ces grandes tribus de pasteurs. pensables Disons aussi en territoire de terres que l'Arabe. sa terre. l'appauproduction du sol serait encore vrissement ot do plus complet où le D'antre conséquences plus graves. par suite. ces ressources et comme la d'épuiser complètement du fumier n'existe pas chez lui. . no s'attache collectives. dans lotir économique état social. sorte l'esclave S'il défonçait il mettrait s'il la labourait en plus profondément. il lui arrive do secouer son indolence insouciante ot dû à uno culturo so livrer à des travaux plus appropriés profitable. ne sachant pas si elle deviendra tandis que quand l'établissement sienne. part. qu'avec lo problème extrême. la question Si nous examinons d'encoro plus près. Fatiuéa aura immobilisé tout. Si chères et travailler semonces profondément il perdra sa semonce et voilà est mauvaise. au prix de quelques aurait bonnes récoltes. fertilisantes du sous-sol action les ressources .llu do no pas apporter brusquement trop do trouble dans leur situation et. qu'il faudra envisager prudence des Indigènes. de la propriété individuelle lui a attribué un lopin. tandis quo le roumi du voisinage très cher ses labours et no sera des équipages/payé pas plus avancé. pas à la terre. partout terrain est encore en propriété uno culture collectée. nous devons constater est en quelque quo l'Indigène do cetto méthode. mais il vite fait. co no sera uno Pour ces divers motifs.

Les Arabes. mieux appropriés aux maladies mat et au'. épreuve donna pas de résultats bien probants.cola lient beaucoup à co qu'ils entrent pour une très des population indigènes.. de l'épi sans s'égrener plus. c'est-à-dire par la surface qu'un homme et deux bomfs peuvent labourer en une saison.. Une nouvelle épreuve aura lieu eii 1901. la surface ensemencée est évaluée par charrue. résistent mieux (rouille. verse). Les Arabes cultivent les blés durs de préférence aux blés tendres. sol. largo part dans l'alimentation Los Arabes sèment dès que leurs charrues peuvent si la préparaentrer dans les terres. no suivant pas en cela l'exemple . sans s'inquiéter tion est ou n'est pas suffisante./. son bon marché et les matériaux composants. clage. qu'ils so tiennent plus longtemps sur si la moisson était retardée . Uu laboureur indigène sème do 20 à 30 arcs par jour d'une attelée qui dure sept heures . en général. -61- a abordé ce Lo Goiivernomoht général de l'Algérie en 1898. ainsi que lo montre le tableau L Cola au clitient à ce que les blés durs. soit do 10 à 12 hectares. ne pratiquent pas lo sardes Kabyles..s charruo qui tiendrait arabe par sa simdo la charrue plicité. Le labour ainsi do S à 10 pratiqué enterre la graine à uno profondeur centimètres. malgré le nombre considérable do concurrents. tout en tendant à une ressemblance avec les charrues françaises par une puissance pénétrante plus grande et une efficacité Une première ne plus sure. un type de problème et a mis au coiicout. échaudago.

...... ^0 .::.. luUmômo laissant la paille toute et -procédant comme nous presque l'avons montré pour la culture kabyle. Les indigènes..-~. de sorte quo beaucoup d'insectes do plantes et beaucoup en ce moment on nuisibles... à la bonno Une fois le grain semé...:^... ils s'en remettent d'Allah.'-.. il laboure.::--~G5..>.... lamoisson a été Quand au rouleau ou par los animaux. 78 : . reçoit une la ot garder paire de boeufs qu'il tloit soigner jusqu'à fin des moissons.». à ta terre une mince parcelle d'engrais.. travaillant indigènes pratiquant sur une terro pour êtro payés par le cinquième de la Le khammès récolte.. 15 ....... mettent faits en palmier nain où le blé et Forgo se conservent parfaitement. lo grain est dépiquée mesuré et le khammès faite reçoit sa part...> ". sont là proio du feu qlti rend on mémo temps graines.. 20 Semonces.....».....i'->... ils brûlent les chaumes Après le 20 septembre qui sont laissés très hauts. s 5 Frais divers. il moissonne-'...i....... Ï » 10 • Labour.... Total.'-"-": :... ils fio sont pas pressés do citiand les grains en silo ou dans des coufllns vendre. s'installe s tir ta terre.. Le riche Ce sont des a des khammès. > Haitaue >>...'fait' les ineuies et les recouvre...>... volonté Le fellah moissonne à la faucille... indigène ouvriers lo colohage. i*Moisson.il sème. déduction des avances nombreuses toujours qu'il a reçues.. ainsi qu'il suit lo rendement On calcule do bté d'une culture : indigène Uonte du sol...>*....i..

co qui on torro indigène lo est relativement heureux. extrême.- 66 - En supposant que la terre aura donné cinq pjur un. Lo bénéfice. suffit d'une anuéede pluies abondantes pour les relever. Uêcotto considérable. sera do 5 quintaux met. Pluies. le sixième du rendement représentant ' il contre aura un do par peu paille. produit Là dessus aura à payer Achour. llôcollonulle.Misère. Malheureusement les années do sécheresse créent chez eux do véritables tandis qu'il désastres. mais ce prix n'est exact que si l'indigène n'a pas dû acheter à un usurier qui lui fera crédit. ils se (Usent parfaitement satisfaits. Récoltes magnifiques. sont dans la mémoire Quelques exemples typiques do tous les Algériens.l'asdcrécolo. En 18îi6 1857 18G0 1807 180S ISSl 1882 Los : : : : î : : Sécheresse. les indigènes "obtiennent do un rendement Quand 6 à 8 hectolitres à l'hectare. par hectare. Sécheresse Famine générale» Pluies. Belles récoltes. l'indigène l'impôt do la récolte. !t relativement uno bonno recette. so réduira donc à 25 ou 30 francs qui sor. si co n'est trois sacs 'de blé à la moisson. Finies abondantes. en raison . Sécheressocxcessivo. mais lui prendra doux. X 20 = 100 francs. Pas do végétation. diverses indications la qui pré"codent montrent dont il faut apprécier dos la culture façon exacte céréales chez les indigènes» Cotte culture suffit à peine à leurs besoins. Nous comptons la semence à 20 francs . malheureusement très rarement obtenue.

régions échelle. — t'IiM II"? liiiriqu'cn* à nos lecteurs un tableau complet do Pour présenter la culture dos blés chez nos colons nous européens. et n'assure ainsi la consommation des céréales produites. même finiront-ils la nécespar comprendro peut-être avec empressité du fumier qu'ils vendent aujourd'hui seront les sement. ils emploieront plus choisies. les indigènes perfectible très lento.67 des années sèches . mais elle est nécesest imparfaite conforme--à leur situation saire à leur alimentation. ? Assurément Est-elle on . économique. la population indigène. à moins do nouveaux alors so préoccuper débouchés. Quand tous ces résultats acquis. et comme tout porto indiqué que. ello do la trop grande fréquence et encore routinière. Nous avons haut déjà indiqué plus l'importance dans l'agriculture des céréales économique algérienne et nous avons montré comment et pourquoi elles . qui offre à la proà s'accroître duction uu débouché no continue essentiel. serons obligé d'établir certaines distinctions assez cales diverses outre ractéristiques qui se sont créées où cetto culturo est pratiqué sur uno grande. III. leurs charrues de bois de pièces plus solides qui fouilleront davans'armeront des semences tage le sol . à viendront qui sera par une évolution. être augmentés rendements de leurs champs pourront de l'Algérie so trouvera à la tête d'exet la production Il faudra considérables cédents pour l'exportation. modifier leurs vieilles pratiques. comme nous l'avons à le croire.

d'après qu'elles l'expérience acquise.56 0/0 (tes lefros .•': — 68 - encore la première place dans la mise 'on occupent valeur du sol par les colons (31. l'annéeest qui no reçoit pas pluvieuse. do plaines. moyenne de 450 m/m do pluie. ont ceci do commun. pays céréalifere recevant une par essence et par nécessité économique. do plaines où ia typo d'une région aux terres fertiles si sêehero&so sévit très cruellement. plus et l'état do la culture tion est moins avancée prend forcément la forme cxlensivc.48 O/O dos surfaces cultivées) (1). oîi la colonisation a atteint la plus avancée de son développement. Plaleaux.oit.. le sol irrigué. occiqiûiit les 28. 1° t.a Mitidja. c'est régions quatre sont situées dans la zone qui. bien comprises. un assolement des rationnel. culturales recevant do préparations 450 à 54)0>/"> do pluio. agricole 2° ù Chetift. du type d'une région climat marin. reçoit assez do pluio pour la culture des C'est (!) lirt France le* edréales labourables. 1" de 400 où la colonisado "v ptuio en moyenne. qui reçoit do 700 à 800 m/'" de pluie tous les ans. qui so distinguo par uno culture plus soignée. lo cycle dos culrapidement ~Ï Nous allons parcourir tures tel qu'il est pratiqué on Algérie et nous prendrons comme types quatre régions. aux terres fertiles. 31 La région de $êti/t type de la région des Itautsau climat plus rigoureux. 4d La rôtjion de Stdï-bd-Abbès. l'expression où la valeur du sol est élevée. la main-d'oeuvre abondante et l'outillage très perfectionné.

pourquoi stations entre 404accusent des moyennes principales et 490 '"i1".différentes. nniso aux cinblavuros d'humidité en résultant produiet la pourriture. nous cultivées en . contréo Il est admis généralement que pour qu'une il faut qu'elle reçoive se prête à cette culture. Au-dessous do 400 "T". donnera.. la culture des céréales répartition toire. se trouve souvent de récolte. pensonsde co qu'est ot aussi do ce quo nous. à moins que les terres soient une bon no et que l'orographie du lieu amène légères csl aléades pluies.limite info-: rietire. pourront Avant d'entrer dans lo détail devons dire quelques mots des Algérie.. do cette variétés revue. comme c'est le sant ta rouille surtout cas pour la Mitidja quand les terres ont une dominante . C'est la vallée dont les du Chéliff. et alterne so répartit pas sur des périodes espacées avec des périodes de beau taut que Fexcès temps. nue idéo précise être la production eéréalilorc en Algérie. argileuse. algérienne do 400 à 600 "Y" do pluie par an.mais .— 69 — très elles y sont dans dos conditions céréales. si cette pluie Au-dessus do GOO "T" il est à craindre. d'autant privée do très bonne heure et que les que tes pluies y cessent des maxima très souvent y atteignent tompéiattires élevés» L'examen des céréales dans cos quatre des cultures et prtVontanl régions prises comme exemple par leur altitude et leur climatologie dos types très caractérisés et bien dissemblables entre eux. par conséquent très près de la.

Les chiffres quo nous avons donnés précédemment montrent quo tes blés tendres ont en général la préférence des colons européens et que les blés durs sont inversements Nous en plus cultivés par les indigènes. septentrionaux bien. a une cassure rompre farineux. ils viennent .la première division en blés. la tige est creuse et l'épi tantôt barbu. tendres Il y a d'abord et blés durs 5 tous sont des blés d'automne. Ces blés sont cultivés dans les pays en Algérie. que nous appelons aussi tuzello do BelAbbès. Illés tendres Les blés tendres sont ceux dont le grain. à épi jaunâtre. dans la Mitidja notamment. la tuzello pyramidal do Provence. et long. qui est uno Variété à barbôs acclimatée et qui réussit très bien avec parfaitement nos printemps secs. 4> Lu sèisettes dû Mn'cncc. en faveur à cause de leur résistance aux vehts . 3» La luiclte rousse de Vroeence ou blé d'Odessa. » principalement 1» La tutelle on blé d'hiver commun. avons déjà donné les raisons. c'est-à-dire ou au commenqu'ils sont semés à la fin de l'automne cement de l'hiver. L'intérieurostgarnido farine blanchcd'aspect riche en amidon . grain et son appropriation 2° Le blé de Mahon. Nous cultivons . cependant. Cotte tuzello a une variété. facile à sous l'ongle ou sous la dent. pèsent de 70 à 80 kilogs l'hectolitre. qui est la plus recherchée pour la qualité do son heureuse à notre climat . très résistante dans les terres sèches . tantôt sans barbes.

dans culteurs aux blés tendres et qui les détermine. aimées le Service du quelques botanique Depuis Général s'est appliqué à introduire des Gouvernement dû blés. confirmait la culture do ces variétés s'imen Algérie. des rendements très satisfaisants. Si l'expérience en grande culture ces résultats. Ces sont données bien à la rouille variétés comme résistant et coin no produisant des rendements do 17 à 18 quintaux à l'hectare. premières après avoir pris uu très beau développement. ces variétés dans leur pureté que eu conservant parfaitement en sélectionnant les selnenecset acclimatées. lin grave est fait par les agrireproche. C'est quo les blés so nutadisubissent uno transformation nenl) c'est-à-dire qu'ils . les procédés ou peut obtenir en améliorant culturaux. pour eu revenir aux blés durs. qu'elles donnent des produits ainsi très estimés do la minoterie et démontré au chapitre que nous l'avons précédent.:~. et sont abondants tallçnt beaucoup d'une valeur infésont très rustiques.-' du Roussillon. cependant.donner de grains. quant dans la région do Douera : co sont la dans la Mitidja. citin attendant nous pouvons dire quo les variétés dessus ênuméréos oht fait leurs preuves. 5° Les poulards mais qui rieure aux précédents. Richelle blanche cl la Richclltn" 2 et le Ricti. en paille. et parmi les blés tendres variétés recoinmànilo des Bicholles donné do qui auraient particulièrement bons résultats au rendement dans lo Chéliff. Mais it faut reconnaître poserait que les à grands'rendements variétés ne supportent pas les chaleurs et sèchent sans.' -'.?l. certaines à abandonner ces variétés régions.

dont la farino est très riche en gluten et semble faire corps avec l'écorco.'. . glacée qui le déprécient D'autres pensent que l'hybridation rien à voir n'aurait dans ce phénomène et qu'il faudrait plutôt en rechercher la cause dans la nature des terrains et dans leur exposition.'•' —72-'—.''. à la rouille et à Pcchaudago.. le renouvellement des semonces et Quoiqu'il leur choix attentif d'obvier à cet inconvépermettent nient et de maintenir-aux blés tendres leurs qualités essentielles de blés de minoterie à farine plate et lisso toujours recherchées. On croit qui tend à les ramoner est l'effet d'une hybridation. en Algérie pèsent de 78 à que nous cultivons 80 kilogs avec cette particularité l'hectolitre quo le diminuo à mesure qu'on s'éloigne poids de l'hectolitre du littoral vers le Sud. Mes durs Lés blés durs sont ceux dont lo grain d'aspect vitreux allongé se casse net sous la dent. du que cotte modification pollen de blés durs serait transporté par les vents sur les étamines des blés tendres et aurait pour effet de donner au grain une demi-dureté et une apparence aux yeux des acheteurs. à l'état do blés durs. difficilement» barbu s'égrène dont l'épi toujours résistent assez bien aux attaques des Ces variétés et fourmis ot des oiseaux. à Finilueuco des brouillards du siroco '. Leur paille est pleine. Celtes Les blés durs étaient cultivés avant la conquête sous no te nom général de blés detiarbariet et les indigènes . elles sont moins sujettes à la verso. en soit.

'.

.—

73 —-

de plaine, do montagne
que des variétés
distinguaient
de longueur
Il on est résulté
de'forme.
oit des variétés
assez mal définies.
un grand nombre do variétés
le blé blanc de Meddah,
une
Les colons connaissent
les plus remarquables
dos variétés
qui a les aptitudes
; le blé blanc de Ouelma
; le blé
pour la semoulerie
le dur de montagne
ù barbe rousse ;
blanc du Chéliff;
roux et à barbes noirâtres.
te dur carré à grains
et différencient
Les indigèues
connaissent
certaines
d'être connues.
variétés
qui méritent
Nous

citerons

:

1° Le Mahmoudi,
blés do terrains
clairs
gros, ovales,
coteaux;
grains
Corné ; paille
chement
grossière,
à section presque
assez serré,
carrée,
blanches
et les barbés
noires.
C'est
semouliers
que nous ayons.
,

et de
irrigués
et d'aspect
franépi gros,
long,
les glumos
sont
un des meilleurs

blé de terrains
2° Le Mohamed-ben-iiachir,
irrégués
et de sots argilo-caleaires
; grains
longs, bien nourris,
très clairs ; paille
grossière,
rectanguépi à section
laire,
do terrains
socs ; grains
3" Le Tomisi,
blé rustique
bien pleins,
très serré ; paille plus fine et tige
longs,
d'un
; épi gros et court,
aplati;
glumo
plus longue
Excellent
blé do farine.
rottgo violacé, barbes noirâtres»
co blé n donné jusqu'à
A la Station
28 quinBotanique
taux à l'hectare.
bîés moins estimé mais excellent
ou méiïLeîladjcL
lange avec les autres à cause do sa ïarine plus blanche ;
miladiné
grain
rond, court, rottgo, souvent
; glumos

:et barbes

blanches;

Forge ;
• 5» Le llebda

tiges

74--.'
garnies

est uu setnotilior

do feuilles
très intéressant

commo
;

6" Le Kahla est lin blé à grain
foncé, très lourd,
il est rustique et convient
qui convient pour la farine;
ainsi quo les deux précédents aux coteaux peu fertiles.
Dans FAurès ou trouve eu plus lo ATab-et-bel (dent
de chameau),
lo Medeba et le Terdouni
qui sont d'oxcellent somouliers et se comportent
bien à des altitudes
au-dessus
do la moyenne.
La Station Botanique
et quelques expérimentateurs
de blés durs nouvelles
ont mis à Fessai des variétés
dont la tenue en Algérie h'est pas encore suffisamment
vérifiée ; nous citerons parmi celles qui donnent quel: le blé dur 2'eYe'ssù.v, le Xérès, lo
ques espérances
de Grèce, le durd'ïtatie,
le .'dur du
Volo, originaire
et -.quelques
variétés
Slaroe, le lielolourka
indigènes
de séiection's récentes»
provenant
Les blés durs d'Algérie
sont insuffisamment
connus
en franco où ils no trouvent qu'un
marché très resau marché local créé par la
treint comparativement
familiale des indigènes,
Cetto défaveur
consommation
en
que rien no justifie comme nous l'avons démontré
est
la valeur iiiduslrielto
des blés d'Algérie,
exposant
d'autant
quo les blés durs sont les
plus regrettable
mieux acclimatés,
pou sujets à la verso et à la rouille
an siroco,
(deux fléaux des blés on Algérie), résistent
no s'égrènent
prépas et ont dos qualités do végétation
sans pluio,
cieuses pour uu pays à printemps

'
g I..— Culture

-

75-

'

des Ides dans

.
la .lllltdjtt

La Mitidja, nous l'avons dit plus haut, est une région
relativement
favorisée
des céréales.
pour la culture
assez profondes
à base
Les terres y sont des alluvious
assez riches on humus»
argileuse,
La tranche
de pluio annuelle
y est assez élevée ; si
nous prenons
Boufarik
qui est au centre do la Mitidja
la moyenne
annuelle
est do 775 luim 738,
occidentale,
soit 7751"[m 378 d'eau par métro carré. Co quo nous avons
de Faire do culture des céréales
explique précédemment
montre que ta Mitidja doit, cependant,
so trouver
pondans dos conditions
dant les années pltiviousos
plutôt
défavorables
; en effet, la rouille, la verso et l'échaudago
interviennent
souvent
des
pour diminuer
l'importance
céréales.
la colonisation
Par contre,
y est très avancéo ; la
culture do ta vigne a mis les colons dans une aisance
à une culture
relative
et les a habitués
intensive
qu'ils
ont peu à pou appliquée
aux céréales.
La terre, qui a
est
uno valeur très élevée, de 6 à 700 francs l'hectare,
et rationnellement
cultivée
soigneusement
; la machila plus perfectionnée
nerie agricole
est miso on (ouvre,
ta moissonneuse
jusqu'à
depuis le treuil à dèlbiiceinent
à vapeur.
lieuse et la batteuse
des céréales
dans
Co quo nous disons de la culture
cette contrée
comme s'apdonc être considéré
pourra
des plus
à une région de travail et do progrès
pliquahl
de l'Algérie.
prospères
la
Dans
la Mitidja,.'comme
d'ailleurs
dans
toute
do tous les travaux
des
lo point
do départ
colonie,
de Fëpoquo à laquelle
est sous la dépendance
champs

les semailles ment. dont il faut déduire de'mauvais jours temps.. .: -. janvier. de sorte qu'il reste les à peine quarante-cinq jours. les labours no peuvent pas so pratiquer à temps et ta récolte devient plus aléatoire» L'état do la terre oh fin d'été peut donc avoir une sur l'époque des semailles et par grande importance final do la culture. Lo. semailles so feront dans do bonnes conditions et pourvu no soit pas trop sec. Certains ment quinquonal. î . qu'après la Toussaint.. tombent les pluies. la récolte pourra quo le printemps être bonne.'.:. ou si elles viennent brusquement en trop grande abondance.''. -. doivent être finies au V. . .années n'était pas pratico.'.procédé. j . assez qué. suite sur lo résultat C'est pour cela quo l'usage des labours préparatoires so généralise dans la Mitidja Il y a quelques..-.70- .» colons avaient adopté des assolements avaient choisi d'abord un assoledifférents.'. L'étéest s'est longuement durciflée long et très chaud. pour effectuer les semailles convenablement. ordinaireD'autre part. 2e Année t Blé dur. Vesces et fèves pour terre sèche» Vcsccs suivies do maïs pour terre irriguée. convenablement Les pluies no commencent et le qu'au mois d'octobre moment n'est favorable pour les semailles. . Mais si les pluies tardent à venir. 1re Ahhéo : Eumuro 86 tonnes à l'hectare. la terre et il faut des pluies assez do disloquer importantes pour pormeUro aux charrues la croûte recuite et do reinucr le sol.' les Si tes pluies commencent do bon no heure.

. blé on avoine avoine ou blé suivant est tris en usage dans la triennal donne cependant (les variantes..4* Année 5'' Année b* . : Avoine.. ' - abandonnés Ces assolements furent parce quo là ta verse régulièrefumure était trop forte et amenait il fut réduit à un assolement triennal ainsi ment. Mais il no convient pas à la culture européenne qui cherche des rendements élevés. domaïs 2» Année ! Blé dur ou tendre. . Chez les indigènes type lo plus primitif lfl> Année 2e Année les Cours. : exemple eklessus. quelque temps l'assolement V* Année 2fe Année : Jachère cultivée. : Jachère fauchéo : Blé tendre. c'est ou lo fourragère. ot pâturée. En raison des puissantes végétations que spontanées ce mode a sa raison donnent nos terres. 3" Année : Lin. Par 1™ Année : Moutarde suivie do fourrage à l'irrigation.. d'être. orgo on avoine. On tend à la substituer depuis dit do BebAbbôs . ordonné:: P" Année 2e Année 3° Année *' : Comme : Céréales : Céréales Cet assolement Ou lui Mitidja. 3° Année .. : Céréale» : Jachère l'assolement : spontané est biennal . t Céréales» ..

sèmo jusqu'à 180 kilogs. un l'hiver après un troisième en été plus deuxième labour en mars. au superficiel. Los labours sont menés vivement . les et tes campagnols moineaux Une dlmo prélèvent d'autant plus forto que le grain est enterré superficiellement» Dans la Mitidja les blés reçoivent un hersage ou ou un roulage printemps qui donnent toujours d'excellents résultats. en On semé généralement 100 kilogs ito blé dur employant 120 litres. celte quantité augmentant si on sème sur labour et à la herse et si la terro est épuisée. La quatrième labour qui sort à enterrer terre est aérée. c'est-à-diro ou tendre à l'hectare. L'indigène. ce qui est insignifiant pour des terres d'une valeur élevée'. Quel que soit l'assolement adopté. parce que nos blés no tallent pas. no subissant pas tes tout de suite et consrepos do l'hiver et so trouvant tamment en végétation. lo défaut do ne donner une récolte que tous tes deux ans. parce que les herbes adventrices ont besoin d'ôtro étouffées et parce que les fourmis. Les appareils employés sont ceux des fermes do Franco. pour certains coins de la Mitidja. Nous sommés obligés de semer plus qu'en Franco. Mais ce mode a. tes semailles commencent dès que les pluies ont permis la préparation des terres. qui ne horse pas.' -78- Co modo a des avantages considérables. Car. constitue la meilleure des préparations les semences. donner un labour à la terre qui doit rester en repos pendant la terminaison dos emblavures. à ta volêo. . quelquefois les pluies viennent si tard qu'une seule façon â été possible. nitrifiée et son aptitude à s'imprégner des moindres pluies est plus grande.

Semailles.... ainsi quo les batteuses do co dernier travail à forfait.. 25 le blé .années .. dans ta sonneuses sont très répandues mécaniques Des entrepreà vapeur. les durs peuvent coupés plus avec facilement no s'égrènent parce qu'ils pas. Total... Voici maintenant un compte do culture Rente do la terre.... des blés commence en juin et est générala moisson sont lement terminée le 15 juillet........... Mitidja. Los blés tendres attendre les premiers .. les bonnes donnent à années do 10 à 12 quintaux moins que les blés les blés durs produissent hectare............ est trop longue... 100 kilogs.... do la région........ La moisson d'abord Ce sont les orges et les avoines qui mûrissent .. mais pour tes grandes paille emmouléo exploitations.... lo poids do ta do 1 à 3 fois lo poids du grain suivant paille atteint l'humidité do l'année..........." Semonces. ta main-d'oeuvre mais les moisoit emploie indigène... l'opération Dans ta Mitidja orientale.des céréales se fait do fin mai à fin juin.. 30 20 10 25 25 20 190 fr» ....... dans ta généralitédonnent do 8 à 40 quintaux moyennes ... Moisson.. généraux.. La moisson se fait à la faucile et à ta fautx quand..»..».. Frais . le battage au rouà 1 franc environ.. hersage..... Labours....»»» de blé-!". 60 fr.....»». et leau revient on magasin grain .autant et que les fourmis un peu les respectent les chaleurs plus... tendres dos... pour neurs se chargent un 1 franc l'orgo et 1 ff.. dans ta contrée do Houïba........ Battage...

..'.... d'améliorations et.. 4 50 18 journées do boeufs (6 par charrues).. »:. quo le blé revient de 15 à 18 francs et que lo bénéfice.-..-..».... susceptibles ..... llèccltc. d'ailleurs. 20 70 Moisson. 18 » Semonces 90 kilogs à 23 te. ~ 20 de paille à 2 fr. Cli. » Battagoau rouleau et transporta Alger(t fr...... 12 » 129 20 Total.. .....»....... fer me de la Mitidja.. pouf l'agriculteur algérien Une...........4 S quintaux '—"'' 10 à 22 fr..... est assez important sérieuses.».. 170 24 200 » 70 80 Nous conclurons que dans la Mitidja la culture d'un hectare do blé coûte de 150à 200 francs par an...». sera de...-. pour tes années où il n'y pas do désastres..."..... 50.......... 25 » . le compte suivant : 40 > ...».............. de paille Le bénéfice par hectare t fr. Total.»....». 40 240 fr... '......'».....».... 3 journées de laboureurs. Lecq... Loyer de la terre.. donnent.... net.............9 » 3 journées dacondUctours » ..... M........ L'hectare a rapporté 50 francs 200 fr.... Rivière et M.. dans leur Manuel de récemment paru................. -soCette culture a rapporté : 10 quintaux do blé à 20 fr. KO le quintal)..

...1 Tendre....Y...... ....-...... Wchellc iv . 1.......»......000 58 1........ Aroubta..000 55 900 48 800 32 •• «00 40 ......1'-... les blés expérimentés : suivants que ont donné les résultats liiùiNs (Kilogs) lil. ......... LIOO 50- Hlcheileii»?...... Ilanira M'sakon.......... 222 .........».."-..».. Merouani.... 500 17 Makaout.».' .. '......... En à la Station 1899. Ryi'iotemlre.Mnhon.........0SO 43 Wobel-ebbei. .. 46 i j j ....-8..'............»' hybride 117 ... ttlctl. sélection..200 Ad|ini....... 2. Kabyle Orizi........KS BXl'EHIMENTKS... 4...............»............ Botani- '»*»•!« (Qutnlimx moiiiiuesi 413 2i 560 48 330 20 200 28 200 2S oSi 28 IslO Si Xeres».........-...........de Tendre.". hybride Tchdro.

réduit souvent les rendements à des chiffres excessivement bas et sans profit pour l'agriculteur. entre 404 et 490 "y1"» Orlêansvilte.Sud. type très accusé d'une région de sécheresse et do disette. reçoit 412 "1/m par an. mais presquo sur ta limite inférieure docetto région. sur une période do-quinze années. qui occupe à peu près lo contro géographique de cette vaste région."'--82.. Cetto plaiiio constituée par des altuvions serait très fertile si la configuration et lo régime orographtquo dominant des vents ne provoquaient la fuite dos nuages vers les massifs montagneux ou ils arrivent. C'est dire que les conditions réellement favorables à une culture des céréales seraient rémunératrice assez rarement obtenues dans cetto plaine.'-' Les blés tendres se sont . C'est Un des points faibles do la culture dos céréales dans la Mitidja et qui. joint à la sécheresse.montrés'. - Culture des l>lé« «IIIIIHle llicllir La vallée du Chéliff so trouve dans la région dos céréales.notamment très sensibles à la rouille. après avoir passé sur la plaine sans y déverser une goutte d'eau» C'est pour cette raison que do grands efforts ont été projetés par radminisiration pour doter cette région do travaux destinés à utiliser les eaux. algérienne dénature argileuse au Nord et rochcuso-sélcotousoau . privé d'arbres.."'. la moyenne des pluies tombées s'établit. nous avons indiqué précédemment que la culture des céréales oti Algérie pouvait se circonscrire aux régions oiï il tomba do 400 à 000. § II.!»/'». Or. . Kn effet. .

La atmosphériques que les circonstances . — Les indigènes do la vallée du . si particulière doit nécessairemciit Une situation mettre le Chelin'enprésoncododinicultésd'ordre spécial. ou nulles » c'est une série noire. • C'est ainsi do 1880 ayant manqué. attend. L'annéo 1900 a été excellente pour le Choliff. Or.Chéliff Indigènes. germe la favorisent. Lorscultivent ils grattent lo sont arrivées. Do 1891 à 1890 les récoltes successivement et sans sont. elle marque uno heupériode on reuse série do huit années donnant du rendement Un des résultats est le chifTVo céréales et en pâturages. on parfois l'un et l'autre. Les prix payés par les usagers dos syndicats le prouvent assez : à Saint-l)enis-du-Sig. que la récolte nous avons vu les années 1881 et 1882 passables . à peu près uniquement le blé et l'orge. la 1882-1890 a été bonne . élevé du cheptel animal en 1S90. les alternamauvaises ot maigres coïncident natureltives do vaches grasses de pluies relativement lement avec les alternatives abondantes ou insuillsantes.83 Les irrigations d'hiver de novembre à avril y sont surtout nécessaires le manque d'eau . interruption. cernent est vite terminé et alors l'indigène à moins la semence et lève irrégulièrement. boeuf. que tes pluies d'automne chearaire auquel ils attellent sol avec leur mauvais L'ensemeu' val. grains Les irrigations d'été sont limitées à do petits espaces et sont considérées connue ayant une valeur moindre. elles compensent du ciel au moment où les semailles et la lovée dos la demanderaient le plus. le décalitre d'eau d'hiver est vendu 20 francs et celui d'été do 8 à 10 francs. âne.

péens'dans" la plaine du Chéliff. sans même les travaux qui les rigueurs du climat. entourée de certaines précautions destinées '. des sarclages du hersage et ces précautions mieux encore du roulage.-84 récolte herbes . sans choix do semences. une irrigation le terrain et qui détrompe reçoivent fois et do lo prépermet de le labourer une première dos premières parer ainsi à bénéficier plus profondément Le semis est fait souvent après ce prepluies sérieuses. si elle est incontestablement soumise aux aléas do la climatologie. Ailleurs. — La culture dés céréales parles'Euroliuropééns.. sont irriguées les terres . à atténuer ces aléas et leurs effets désastreux» Autour dos travaux do capta'go des eaux. par khammès Un comprend que co modo do culture. les céréales en septembre.'o est vite asséchée ot avec elle la céréale qui a déjà. donnent d'excellents résultats et permettent aux colons d'obtenir des récoltés un peu plus importantes* .-on so ou l'eau des barrages livre do plus en plus à la pratique des labours prépadu printemps. là n'a pas encore pu arriver". do la peine à donner lo poids do la semence. à l'automne. est. la ter. successives sont reparties mier labour et les irrigations l'abondance dos pluies d'hiver» A l'irrigation suivant on obtient de 15 à 17 quintaux à l'hectare. Si la récolte est bonne. sans fumiers.cependant. ne 'permettraient-'d'atténuer donne généralement souque dos résultats aléatoires. si le prinpousse avec tes mauvaises temps n'est pas favorable. L'indigène arrachage exploite généralement ou fermier au cinquième. vent môme négatifs. ratoires. la moisson so fait par do tiges. elle est « vite enlevée et do bonne heure .

les années heude 48 à 20 quintaux.'. à rechercher quent» depuis quelques ta situation des céréales.':'"-. d'améliorer do la culture Nous citerons M» Vaguon. et que le rendement y est inférieur. et des rendements. Il est à noter aussi que. avec cette sensiblement peuvent s'appliquer des recolles y ost'moindro. en leur donnant. cette région très étendue fournit et on peut dire (pie l'état des beaucoup de céréales des cours sur récoltes dans lo Chéliff est lo régulateur les places d'Alger et d'Oran. 25 à ou deux semaillo à l'aide beaucoup et . do ne pas dépasser pendant des périodes assez longues là 5 quintaux l'hectare. du Cholilf s'appliagriculteurs Quelques français les moyens années..' ^i —:• La terre a une valeur moindre que dans la Mitidja lo et cette valeur varie d'une année à l'autre suivant résultat des récoltes. les céréales no soUfFrenl jamais ) rouille. 0 m.'V"\ - '. donner la moitié do la semence. différence quo l'assurance Ou a vu. do Khcrba. Ces labours sont recoupés uno fois et la pendant l'été aveo un-fort scarificateur a lieu A'l'automne sur un labour léger obtenu d'une déchaumeuse à quatre socs i 2d En recherchant évitant la sécheresse les . de la dans lo Ghclilf. Les chiffres que nous avons donnés pour la Mitidja au Chélifl. reuses on a noté des rendements Malgré ces à-coups. en 1892." Bar contre. 28. qui a obtenu faisants : aux environs propriétaire des résultats très satis- 1° En généralisant les labours préparatoires Une profondeur do 0 temps. variétés tatlant de prinm.. :'".

3" En employant judicieusement des engrais chimid'un apport de potasso ques qui ont montré l'inutilité et l'incontestable utilité d'engrais où. les colons du Chéliff 4o rendement do leurs amélioreraient sensiblement récoltes trop souvent nulles ou à pou près.. 50 213 Gl fr.. M. Son exemple prouve. Les colons ont calculé que pour leur pays on il tombe peu d'eau (400 v* en moyenne par an).. que le dernier mot n'a pas encore été dit sur cette question et il et des praticiens confirme l'avis des agronomes qui pensent que la culture des céréales peut donner do8 résultais sérieux en Algérie. Vagnon a donné les chiffres suivants comme résumé do ses essais : Frais Produitnet Produit brut Culture ordinaire. L'assodo jaehbre cultivée lement pratiqué est Uno alternative et de céréale. ou la . - fuiI... en tout cas.-"'' :- 80- -".ire .. 410 35 100 fr.les Mon à Shtl.. même dans les régions déshéritées d'apparence § III. Avecfumurcchimique 161 fr. La culture du blé y a fait do grosses fortunes. et Sidi-Bct-Abbôs peut être donné comme le type do la région modèle produisant tes plus beaux blés et dans les meilleures conditions. le superphosphato s'allio aux nitrates. 202 85 Cet agriculteur la surface croit qu'on restreignant cultivée au lieu de rétendre.lïol-AMn'vK Tout lo monde est d'accord pour reconnaître quo la province d'Oran est do beaucoup celîo ou les colons cultivent le mieux lo blé.

les équipages sont attelés à des tri socs ou bien ils sont dédoublés et attelés à de petites charrues. Ces considérations économiques et agricoles les on conduits à cette méthode do la culture bi-annuelle du blé. Dans les mois do décembre et do janvier des charrues Brabant. époque à laquelle elle a donné un labour sur uno étendue do 40 hectares environ.:"'. quand les mêmes labours faits au beau temps et sans presse valent 45 francs. donnent un premier labour sur les terres qui devront porter du blé l'année suivante.. ils avaient intérêt à n'avoir qu'uno récolte tous les deux ans. Co labour s'appelle dans lo pays un labour à quatre bêles. aussi en pluies dans lo sous-sol. simples ou doubles. La charrue à ijuatre bêtes continue à travailler jjusqu'on mars. Elles l'ameublissent le traversant. Il a pour but do retourner la terre profondément. selon l'outillage quo possèdent les colons. Au mois de mars. do d'aider à l'infiltration des l'exposer aux intempéries.. attelées de quatre chevaux oti mulets la plupart du temps arabes. Ils ont calculé aussi qu'un seul labour d'hiver est insufllsaut à préparer le sot à une absorption absolue du peu d'eau tombée et que trois labours d'hiver valent 90 francs. mais à l'assurer abondante et sùro.-—87"-: terre est relativement à bon marché (do 3 à 400 francs l'hectare). Co premier labour a Une profondeur do 20 à 22 centimètres et il est exécuté sur les terres qui ont produit uno céréale moissonnée dans le courant dô juin ou de juillet de l'année précédente. assez semblables aux charrues dont les vigneronnes .

quand les bètes 'n'ont rien à faire.''. et assure aux colons uno lerro absolument propre sur laquelle il ne poussera aucune autre plante que ta céréale qu'il sèmera. soit après la moisson. l'humidité hilrifleation s'y produit activement. Enfin.' — 88 -\. co nouveau labour n'a jamais uno profondeur do plus de douze à quinze centimètres. cet instrument produit plus de travail et économise un homme sur deux. On conçoit tout l'avantage du labour avec le trisoc. pour effet d'ameublir la surface du sol. Il a pour but do détruire les herbes qui ont poussé sur le labour d'hiver ou à quatre bêtes et do les empêcher de grainer. se maintient dans lo sol et la Dès lors. Cette dernière façon est surtout donnée dans les . donnent labour pendant l'été. d'y faire pénétrer la charrue» soigneux et qui ont suffisamQuelques propriétaires souvent un troisième ment de charrues.-. sans toutefois toucher aux dix derniers centimètres qui n'ont été remués que par le premier labour.'. pendant l'été ou à l'automne. Lo troisième labour détruit aussi les quelques plantes qui auraient pu repousser à la suite du premier labour à deux bêtes. Il a.-'". soit ayant. Mais que lo travail soit fait au trisoc ou à la petite charrue. avant l'arrivée des pluies. de telle façon quo celle-ci parait sablonneuse et qu'il no s'y produise plus de crevasses. ta nitriflcation Ce labour a pour but d'activer et encore In surface du d'ameublir plus vigoureusement sol. en outre. Avec lo même nombre do bêtes. co dernier est dans un état de division tel qu'il sera toujours possible. mancherons sont tenus par un homme qui conduit en môme temps ses deux botes au moyen d'un guide.

-:". à Lamoricière. client. Après le labour on fait ce qu'on app l'o lo plann'est pratique que dans les change. Ils en font autant à Aïn-Tcmotià Tefïaman. cotte quantité no suittrait plus. .cho do trois mètres do long environ sttr laquelle est monté le . le blé. dès que la terre est sufltsamment mouillée. les terres étaient neuves. les colons sèment quand même eu terres sèches de l'orge on do l'avoine.. car ils n'en trouvent plus autour de chez eux. dans lo passage sur les terres qui ont reçu lo labour destiné à enterrer la semence d'une plai. cette culture est appliquée sur des milliers d'hectares par des colons do Sidi bolAbbès qui y achètent toutes les terres à mosiiroquoles ... on sème. on ne semait que o'O kilogs do blé ou d'orge à l'hectare. Aujourd'hui quo l'épuisement dés terres diminue le tallago. qui cet au-delà do Saïda. On compte qu'il faut à peu près deux charrues pour recouvrir un hectare do semonces dans un jour. sur la route do Géryville. Quand la saison des pluies est arrivée.indigènes les vendent. à une profondeur de 10 à 12 centimètres. c'està-diro vers te mois d'octobre. En tous cas. à l'Ouïzert. Cette opération terres Elle consiste légères et pas trop mouillées.quand jours semé autant à Sidi-bèl-Abbès. Au sud d'Aïnel-IIadjar. toutes tes semonces sont recouvertes au trisoc ou bien avec uno petite charnio à deux ltêlos. l'orge ou l'avoine» à raison de 00 à 100 kilogs à l'hectare."-. Ou ii'a pas touA l'origine. Si dans la première quinzaine do novembre tes pluies no sont pas arrivées. —-89 - V pays plus secs que Sidi-bel-Abbès où les habitants de celte localité sont obligés d'aller acheter des terres avec leurs bénéfices.

à 10 ou 11 quintaux. 3 quintaux environ mais c'est d'avoir par hectare. que-quand Do plus. A Sidi-Lel-AbLd?. livrées et payées. . Le planchage a pour principal effet de tasser légèrement lo terrain pour mettre lo grain en contact avec la terre. ' Mais ce que cette 'cul turc de Bel-Abbès a surtout de ce n'est pas l'excédent de rendement de remarquable. les colons sèment d'abord l'orge. tandis que la moisson du blé n'est pas terminée. diminué le nombre des années de mauvaises récoltes et d'avoir rendu celles-ci beaucoup plus certaines. il est presque toujours possible do ne semer lo blé. 90-" conducteur et traînée on travers sur lo champ par deux chevaux. d'empêcher l'air d'y pénétrer facilement et la surface du sot . qui est lo grain lo plus sujet à s'échaula terre est suinsamment mouillée. le résultat est une germid'égaliser . grâce au système de culture que nous exposons. Ainsi on a pu voir souvent fermiers les grands de blé avec l'argent payer les moissonneurs qu'ils avaient reçu pour leurs orges et leurs avoines.-. cela leurs permet : ssi d'échelonner moissons et leurs Lattages. A l'origine. les Aujourd'hui rendements sont. Par ce moyen. Elles sont moyenne 20 quintaux tombées à 8 et môme à ? quintaux. ces derniers étant souvent achevés déjà pour l'orge. puis l'avoine et cnjîii la tuzello qui est jpur blé habituel. les terres de SiJi-bel-Abbès donnaient en de blé à l'hectare.-. 'qui étaient déjà battues. der. nation plus hàtivo. remontés.

. et le blé barbu de licl-Ailes.... 20 2 10 2 20 15 50 11 170 fr.. La région de Bel-Abhôs est...... Plauchago............ Moisson et transport au gerbier. dont le grain obtient toujours une prime sur le marché... enterrer... Loyer do 2 hectares Frais généraux Total....... Reste net... la même culture coûte rait 130 francs. . Dans le département d'Oran. de moisson et de battage... Frais à déduire ... Sidi-Dalo.. les blés durs sont cultivés avec succès et donnent des produits renommés à Arhal..... Provence sans barbe...... Souf-el-Tel. Ilei'cKes 11 quintaux de blé à 18 fr.. Semeur .. mais les 5 ou (V quintaux de blé obtenus ne paieraient pas les frais..... 170 28 fr......... Semence....91 Voici un type de compte de culture Bel-Abbcs : Dépenses 2 ou 3 labours. des céréales a 10 fr. Les variétés cultivées sont surtout la tuzello de.. Il faut ajouter à co bénéfice la valeur du paccage..... .. Sans labours préparatoires.. '..... 198 fr......... Battage.. Labour'pour .. une des mieux outillées pour les travaux mécaniques.............. à cause de ce mode de culture..

à beaucoup de nos-pays'qui. les frais de culDans la région d'Aïn-Tomouchent. avec labour préparatoire do printemps et Ou sont estimés à 180 francs. ture do blé. Ce que nous eu dirons pourra donc «'appliquer.»'. $ I*. Les blés tendres subissent un abâtardissement fâcheux qui amaigrit lo grain.000 mètres.10 hectares demande 1._ 92 — -. les colons n'obtiennent .en contrées formant la Algérie.mitadiuo Même en renouvelant' souvent les semences.satisfaisante-en terre pas une qualité sèche et les rendements sont toujours inférieurs à ceux des blés durs. . labour de semailles a 19. et.. connaissant recevant une moyenne annuelle de 450 ">/'u de pluies. et rude.800 francs d'avances et peut donner do 0 h -700. contrées 1res peuplées partie montagneuse où la colonisation d'indigènes. . conquiert européenne des peu à peu de vastes espaces et" où la culture céréales est en terre classique. La culture des blés chez les indigènes comme chez les Européens a une tendance marquée à se spécialiser aux blés durs. précédemment. d'ordre économique citées s'adonnent.francs do bénéfice net.88 et les cslimo que tes blés tendres y reviennent blés durs à 13. On peut considérer cette région coi'nmo le type de assez nombreuses-. au climat les neiges et les grands froids.80. . pour les raisins à la culture des blés et des orges. Une culture do. du Tell. comme une généralité. plus ou moins bien réparties.Sélif La région de Sétifest formée do vastes plaines d'une altitude comprise entre 800 et 1.Cullui-iMle» blé* ilaim !» région île .

mais plus rond. à Sétif.93 P. Les indigènes cultivaient autrefois les céréales avec de" leur vieille routine séculaire. plus que les Européens. en 48S0. les province de Constanlino blés durs sont de qualité supérieure et sont parfois d»s somouliers d'une grande valeur commerciale. en 1881. Ainsi. l'année fut bonne et on constata des rendements de 10 quintaux. plus . Depuis quelques années. Les tendres sont des tuzelbs. l'année suivante. car en année heureuse la récolle est toujours d'un tiers inférieure à celle des colons. le Rachala. lo Mohanïed-ben-Bachir. une demi-récolto. en IS82. le Mahmoitdi. très sèche.'lo Touusi.polit. la récolte fut nulle . comme dans la et la région do l'Aurès.dans la région de Sétlf.'. Leurs'''rendements étaient presque nuis.: Les. il y eut 4 quintaux eu moyenne . ne donna que 2 quintaux à l'hectare' . Les indigènes.ir contre. parmi . sous l'influence do l'exemple donné par de grands exploitants européens. lo Itichi. Lo Belgoumi pèse 70 à 78 kilogs à l'hectare •: lo Tonnsi. subirent les de cette mauvaise désastres période. en 1883. lo llebli. une gelée survenue dans les premiers jours de juin détruisit la récolte et ne laissa que l quintal par hectare . atteint jusqu'à 8'ikihgs. tous les errements à la même terre et tous les ans demandant indeliniment des blés provenant des grains récoltés sur place et subissant très cruellement pour ces motifs les résultats des et des gelées assez fréquentes sécheresses et très intenses sur ces hautes terres.. variétés de blés durs adopté *sslans es contrées sont des variétés locales : le Bolyouini. l'Adjini.

que par l'ancienne méthode indigène. nous citerons Génevoiso dont la Compagnie lesquels les exploitations émisont dirigées par lin praticien tendent à 'modifier itcnt.. avril et mai.- 9i •-•. mémo quand ils sèment en ligne sur un espacement de 1 mètre. comme en 1893. G. ont des formes parfaitement exploitées où les charrues ont remplacé l'antique françaises araire et où le modo do culture s'est amélioré au point de so tradtiiro par uno nmélioralion réelle et soutenue des rendements. ciers du sol. M. elles sont nécessaires pour et la atténuer la sécheresse intense du printemps mauvaise des pluies. Quelques-uns. les indigènes riches tenan(ours procédés do culture. Ryf préconise ture suivant : particulièrement le mode de cul- Semer au semoir doux lignes do céréales espacées de 20 centimètres. entretenu propre et meuble par un ou deux binages exécutés en mars. Les '. Ces précautions permettent «lo remédier aux inconvénients des chutes résultant de neige qui interrompent souvent les travaux et obligent. ltyf. Cetto grande surface de terre inculte et propre assure aux doubles lignes u'i côté l'humidité nécessaire qu'un espace plus res- . Le premier résultat général dû à quelques colons est l'adoption dans tout le pays dos expérimentés labours do printemps et de la substitution de la jachère cultivée à la jiichèro morte.cultivateurs de répartition Sétit obtiennent plus de récolte par'. séparées par des vides do 70 à 80 Cet espace de 70 à 80 centimètres est centimètres. M. à ne terminer les semailles que vers le 15 février . cet assolement.

ces doubles lignes sont labourées et. ''Lés colons prennent aussi l'habitude de déchaumer après li moisson et ce travail leur donne d'excellents résultats. Quelques rares cultivateurs peuvent irriguer. la jachère so'trouve entre les doubles ligues de céréales et assurer l'humidité nécessaire à ces derniers. et l'autre moitié en culture d'un autre côté. l'espace do 70 à 80 centimètres qui était resté en jachère binée al ensemencé à son tour par une double ligne.-. . de l'heure hâtive à laquelle elles arrivent et do leur répartition d'octobre en avril. La maturité est acquise du 25 juin au 5 juillet. La terre reçoit rarement de l'engrais. suivant les semences. labour de printemps ordinaire. l'autre reste ou jachère. surtout pour les moissons. La main-d'oeuvre arabe et kabyle est assez abondante dans ces pays. dans ces hautes terres. Pour une même année.moisson. sous la dépendance' des pluies. sauf pour l'orge qui mûrit du 10 au 15 juin. OH — - treint n'aurait pu leur procurer. l'ne inoilié du terrain produit. là on traite avec eux du prix de la journée et on les emmène dans les fermes où ils cou- . C'est l'assolemenl biennal' comme avec le. Mais les rendements sont avant tout. ont lieu généralement de novembre à décembre .. les grains sont triés et sulfatés. Les moissonneurs indigènes se réunissent lo soir à certaines places . centinuoà Les semailles. de grain et de 19 à on a obtenu de 13 à 49 quintaux 43 quintaux de paille. et quand la recolle n'est pas abondante chez les indigènes. Après la. Les rendements en grains et en paille sont très variables. Mais au lieu d'avoir la jachère d'un côté. question de variétés à part.

chez les ferfait do farine d'orgo. le filet donne do 40 à 100 litres de blé et de 00 à ISO d'orge.client heure miers sur lo sol pour commencer lo travail do boauo lo malin. de l'épi est coupé avec 25 centimètres de de 12 centimètres paille et formé des poignées liées par leur propre paille. d'ailleurs. Vingt brassées d'orge et quinze de blé forment un filet. en couscous galette. il y a uu repos d'uno heure vers les onze heures. les machines à moissonner et à battre se répandent dans les beaucoup la mainfermes des Hauts-Plateaux et simplifient d'oeuvre tout en donnant des rendements meilleurs en paille et en grains. Le battage so fait à pied d'animaux. Cela est d'autant plus heureux que. Le moissonneur diamètre. les céréales seules peuvent être cultivées utilement. Au battage. la durée do sa journée! par lo détermine L'ouvrier nombre do semelles que mesure son ombre . l'importance pour montrer le et qu'il faudrait généraliser. dos Voici. chez les colons du pain et do l'huile arabe. lui les poignées liées qui. progrès inaugurés . La nourriture consiste. il quitte le travail dès que son ombre atteint la longueur de neuf semelles. Un moissonneur peut couper do'un a un .au jour . dans ces régions où l'eau est rare et la sécheresse continue d'année en année. Le travail coininouco. forment une brassée. en lait et huile . on arabes. La coupo so fait avec des faucilles taillées on'scie. charge d'un mulet pesant do 150 à ISO kilogs et transportée au moyen d'un filet do cordes d'alta.filet et demi suivant la densité de la récolte. ramassées par jette derrière vingt. et lo travail finit à 4 heures. Mais depuis quelques aimées.

2'". 2eannée.... tes cultures sur labours arabes croisés... les cultures sur labours arabes simples.. malgré les intempéries cl ima tologiq ues....... de culture comparatifs différentes : Vernotte.. Charrue — — —— du blé 14 bl31 12 OS 9 40 8 43 7 5 3 3 29 75 60 04 donnent à la Les cultures sur labour de printemps Compagnie Genevoise une moyenne de 13 hectol. sans labour de printemps. ...... 7 hectol.. — deux labours... — — t" année. —''— . deiix labours.. Charrue arabe. 10 ...... 20 ... 3 hectol. arabe....... 32.. 2e et 3(Vannées terrain défriché un an ou 2 ans avant._ tableau des rendements baséo sur des pratiques 97- ' .. Fondeur —.".... deux labours. ~ deuxième année.... des blés Ces chiffres montrent assez que la-culture peut donner des résultats suOisants... 7 .année...

. .:.:. -..9R-Mode

de

vente

des

blés

en

Algérie

commerciaux
Les blés sont l'objet d'échanges
très
en Algérie on raison de l'importance,
considérables
quo nous avons signalée, do leur culture et du r*Me
qu'ils jouent dans l'alimentation.
Les indigènes, en général, récoltent des blés et des
et les emmagasinent
orges pour leur consommation
dans des silos ou dans de grandes jarres. Ils no vendent à la récolte que les quantités de surplus ou celles
en argent pour achequ'ils ont bosoin de transformer
ter des vêtements, un cheval, une arme ou une femme.
Ils gardent
les grains nécessaires
aux semailles de
l'année suivante, semailles qui seront projetées d'autant plus importantes que la récolte aura été meilleure.
Ce n'est donc qu'au fur et à mesure de leur besoin et
tout le long de l'année qu'ils apportent leurs grains sur
les marchés.
Ils se servent assez communément
de notre double
décalitre qu'ils appellent guclba,
Une coutume kabyle qui s'est beaucoup généralisée
sur beaucoup de marchés
de l'intérieur,
permet à
de terminer
la mesure remplie par une
l'acheteur
pyramide de grains aussi haute que sa patience et son
On voit souvent un Arabe
habileté le lui permettent.
de longues minutes à dresser ce monticule
s'ingéniant
au-dessus des bords du double décalitre et à construire
ce qu'ils appellent la chéchia de la guelba, la calotte de
la mesure. Certains arrivent à obtenir, grâce à cette
tolérance, 22 et même 23 litres de blé ou d'orge pour 20
qu'ils paient.
L'unité de poids est, chez les indigènes,

la charge

-99--

'

de 150 litres; chez les Européens le système métrique
français est seul en usage,
Les transactions sont régies parties usages commerciaux, dont voici un type adopté sur la place d'Alger :
Les céréales so vendent au quintal métrique, net do
l'usage de la place est d'accorder
toile, néanmoins
050 grammes do tare par sac d'un poids même inférieur et la tare réelle pour les sacs dépassant co poids,
Les livraisons s'effectuent 4° en magasin, citez lo vendeur ; 2" à quai en débarquement
; 3> on transbordement ; 4° par charrettes
; 5° en wagon. Les délais do
de navires sont de 2 à 18 jours pour les
chargements
vapeurs de 100 à 1.500 tonneaux et au-dessus, de 4 à
45 jours pour les voiliers, Ces délais varient suivant
à
que le navire est à quai ou perpendiculairement
désigne cinq
quai. Pour établir lo poids, l'acheteur
sacs par cent sacs non déchirés, ni déliés, qui sont
pesés un à un par le peseur public. S'il y a un poids
moyen garanti, les préposés du poids public mesurent
au moyen de chevalets semblables
à ceux du commerce do Marseille et posent. L'acheteur
profite du
du poids. Si le poids est inférieur à la
dépassement
moyenne convenue d'un kilo ou de inoins de 1 kilo, il
donne lieu à une réfraction
do 1/4 pour cent par
chaque unité de 250 grammes sur le poids garanti et
de 2 kilos pour les suivantes tant que l'acheteur
a
convenance à recevoir. Un déchet do 2 1/2 O, 0 au criblage est toléré : au delà de cette tolérance c'est le
vendeur qui doit opérer le criblage et rendre la marchandise loyale et marchande.
Pour l'exportation
c'est Marseille qui achète le plus
de blés à l'Algérie ; les orges vont en grande quantité
à Dunkerque et aux ports du Nord.

-

100 -

Avoine

dans
L'avoine n'occupe qu'une place très restreinte
la culture dos céréales en Algérie,
no la cultivaient
Les indigènes
pas, avant notre
arrivée dans le pays, parco qu'ils ne la consomment
pas.
Depuis ils ont bien suivi l'exemple des colons euroropéens, mais avec très peu d'enthousiasme,
puisque
(voir tableau I) dans la période de 1872-1899 le maximum de surfaco consacrée par les indigènes a l'avoine
de
a été 7.910 hectares
en 189$, avec-un
minimum
en 1873,
12? hectares
Mais il faut bien reconnaître
que les Européens euxà
mêmes n'ont jamais donné une grande importance
l'avoine. Le tableau II montre quo do 18.758 hectares,
en 1872, la superficie cultivée en avoine par les Européens est passée à 03.429 hectares, suivant une progression croissante.
do notre occupation,
les colons
Au commencement
hésitèrent
à semer de l'avoine parce qu'ils n'en avaient
au dehors et surtout parce que les Arabes
l'écoulement
racontaient
que le grain ne pouvait pas être donné aux:
animaux sans produire un ôchaulfement
dangereux.
Cette opinion fui bientôt reconnue
erronée, grâce à
de nombreuses
expériences
qui prouvèrent
que, un
n'est
mois ou deux après la récolte, cet inconvénient
et la prévention
tomba. Puis le complus à craindre
à celte production parce
merce d'exportation
s'intéressa
so moissonnent
deux mois
que les avoines d'Algérie
plus tôt qu'en France et arrivent donc sur les marchés

A ces divers titres nous lui devions bien quelques mots.moins décomposés. Nous semons quatre hectolitres en moyenne à l'hec- . elle réussit sur lés défrichements. qualité précieuse pour les nouveaux colons qui commencent la mise en valeur de leurs terres.401 au moment'où les stocks s'épuisent et où la marchandise nouvelle jouit toujours d'une faveur marquée. la culture de l'avoine s'est propagée avec assez de rapidité . mais peut-être pas autant qu'elle le mériterait. Nous ne cultivons en Algérie que l'avoine commune d'hiver qui est la plus rustique. Mais plus les semailles se font de bonne heure. elle résiste. no craint pas les sols arides et ne demande pas une préparation du sol très soignée. à la sécheresse. mieux que toute autre céréale. car c'est la céréale qui s'accommode le mieux d'un retard dans les semailles et cette faculté peut s'ajouter encore aux avantages ci dessus. se contentant parfaitement d'un labour unique et acceptant la présence de quelques mauvaises herbes. réussit sur les fumiers récents et. Nous lui consumons de préférence les terres fortes et humides. Nous la semons d'octobre à mi-janvier. car l'avoine vient dans tous les terrains . L'avoine a encore un autre avantage. Elle s'empare des engrais les. Sous l'effet do ces deux impulsions. plus le rendement est élevé. c'est la valeur alimentaire de sa paille et de ses balles qui égale celle des fourrages ordinaires et augmente le rendement financiers (' t céréale. les autres variétés introkiites sont délicates et s'abâtardissent.

...... Battage de la terre.'.-...' -.. A la moisson le quintal d'avoine vaut de 12 à 13 3 à -1 francs francs ........ à 15 fr.. Dé|ii>iisi's ensemencoment...... que étant te premier qu'elle s'égrène mûr de l'année.................... Produit.........................'.. et. Bénéfice net par hectare. Loyer v Total.... 30 27 » » 12 50 18 75 » 40 12S 25 '•':"! 14 quintaux à 15 fr. fourmis Lo rendement est de 13 à 15 quintaux de grâiu avec 20 à 25 quintaux do paillo . L'avoine vers mûrit un peu avant l'orge. hersage.. Semonce .. Voici un compte de culture d'un hectare moyen dans la Mitidja : '. 75... généralement le cours montede au printemps suivant..... 180 kilogs Moisson inoins onéreuse (moitié que celle du blé)... augmentant cola roprésouto 180 kilogs do semence.. ."...... au rouleau et transport à Alger.. 210 20 quintaux de paille. tare.... elle est très attaquée grain par les et les moineaux.... il faut la moissonner de bonne heure parce" facilement.... c'est-à-dire le 15 mai.. ».......'.. 8 f fr. »...... Labour.. Voici un schéma ttes cours des avoines en 1899 : ............ i......cette quantité si la terre est sale ..

.

.

. Suède..C58 150. 73.•510 ..S09 . l'Algérie a exporté en France une moyenne de 314.*.559 13.'"..01-2 607 107 3S.....'. 3..342 2.3.... En avril il tombe un peu d'eau Ot le sort des céréales en terre semble sauvé... la cbuto est complète..... Pendant la période IS8o-1890.... ' I80ii is'ji 1.HJ ..383 210..055 ' S9. GiS. ' . à ce moment il so passe déjà des marchés à livrer.. ! Tunisie.. Voici un tableau qui donne la provenance des achats d'avoine de la Franco (Commerce général) pour trois de ses dernières années et eu quintaux métriques : ' imô ! Uussic Algérie.. lo cours tombe.105 Î. j Turquie.. Il montre aussi que les cours do Paris sont d'une action moindre que les nouvelles locales. I Hclgiquo.005 100.Wi...919 : 3. ili... ' i.751 «3.058 280.301... De mauvaises nouvelles arrivent en mai...158.403 ?.705 ... i 3. A la moisson.-103 — Lo schéma montre ta sensibilité des marchés d'Alger... le cours se relèvent.'' ToÏAL... ! .8Ï4 19*10-5" i'0..I99 .... -..005 quintaux d'avoine.. mais les prrc remontent vite à partir de ce moment.SSI 759... Lo marché des avoines commence vers le mois de mars ....

La moyenne des cultures la période 1884pendant 1893 est de 45. car pourraient l'avoine n'y représente encore que le 5 0/0 de sa production totale de céréales.- loi — On voit par ces chiffres l'importance déjà considérable des importations d'avoine de l'Algérie. .611 hectares et la production de et cette production 409. qui consomme 92 millions d'hectolitres. ces surfaces doubler en Algérie sans Inconvénient. et la France. le rôle qu'elles jouent dans le commerce de la France et aussi le rôle plus considérable qu'elles pourraient y jouer. n'en produit eu moyenne que 86 millions.762 quintaux .

chez les indigènes que l'orge Mais c'est surtout toujours supérieure à occupe une place considérable. numériquement. le rendement de l'orge. meilleur en paille. alors que celle des blés durs est do 944. égal en argent. le plus souvent supérieure aussi à la place consacrée à la fois aux blés durs et aux blés tendres.275. Cette culture occupe dans les exploitations européennes une surface qui se rapproche beaucoup. principalement chez les indigènes. dans les terres de moindre valeur et avec moins do culture. en poids. Celte moyenne tend à augmenter . les orges d'Algérie commencent à être mieux connues notamment en Europe et par suite plus demandées.400 hectares.300 hectares. Do 188S à 1898. la moyenne des cultures indigènes d'orge est de 1. celle accordée aux blés durs.000 hectares et celle des blés tendres do 02.'. de la surface consacrée aux blés tendres. de 119. D'autre part. la moyenne des surfaces cultivée en orge est. europar la brasserie. donne un rendement supérieur à celui du blé. il se rendra un compte immédiat de l'importance de la culture de l'orge en Algérie. de 1888 à 1898. à année moyenne.— 105-~ L'Orge Si le lecteur veut bien se reporter aux tableaux 1 et II. indépendamment des raisons que nous venons de donner et qui s'appli- . Cetto prédominance de l'orge tient. les cultivateurs péens ont constaté que.95S hectares et celle des blés durs do 127.400 hectares.

850. aussi bien que dans les blés et dans les avoines.000. ne représentent que 0. la part que De tels chiffres. cotte céréale entre pour beaucoup dans l'alimentation des populations musulmanes et du bétail algérien.000. 100. nous constatons une fois et préde plus que l'Algérie y joue un rôle important cieux.000a taux. La fourniture do l'Algérie moyenne reprédit 33 0/0 des orges sente 671. do d'orge.317 quintaux. d'une ahuée à l'auMétropolitains tre. pas toute l'orge nécessaire Pendant les trois années 1895-90-97.190 quintaux do Russie.000quinmoyenne no dépasse pas de 1. Il y a sur place un écoulement très considérable de l'orge : en effet. autrement achetées au dehors.30 0 0 de la récolte du monde. malgré une production intérieure de 9 millions do quintaux. marchés prend notre Colonie dans'. en évidence.1 O/O totale. mique de l'orge dans l'Agriculiure Si nous considérons la situation de la Franco relativement à son marché intérieur d'orgo et à la production de l'orgo dans le monde. la production de l'Algérie est do moyenne S. à la Russie et à ta Turquie. d'Algérie do Turquie. Elles no produisent de sa production céréalifèro au commerce. les cultures d'orge qui doimcntle5. l'Algérie dispute. Ces chiffres disent sufilsamment éconol'importance algérienne.406 à ce quo qucnt aux indigènes comme aux européens. mettent "des. lo premier rang parmi les importations tond à se d'orgo et cetto situation . La consommation locale absorbe donc le 7/Sde la production.000 de quintaux et l'exportation métriques i. provenant Tunisie. En France. la France a importé du dehors une moyen ne do 1. l'alimentation .

-. par son évolution normale. les qualités d'Afrique . se conservent bien. par contre. Le fait que cette culture convient aux indigènes et écbello par les qu'elle est adoptée sur une grande nous permet de confirmer les apaisements européens. des de la Commission Déjà en 1891. le rapporteur de Douanes répondant aux personnes qui craignaient voiries droits do douane créer des iusuilisances pour les années de mauvaises afllrmer quo récoltes. « Il y a trente ou trente cinq ans. sont Allemagne. sont encore relativement peu répandus en brasserie et beaucoup do brasseurs n'osent les employer seuls. citant l'opinion' d'un brasseur de sur le parti Lille.~:io7 - . semaltent facilement ot leuremploi des bières mémo n'cntnveen rien la clarification pendant l'été. on ne les counaissait mémo pas dans la brasserie Lilloise . Le rapporteur. aujourd*hui. ils sont 1res appréciés et ceux qui en ont fait l'essai ont toujours continué à les employer. leur rendement des orges de Russie et peut rivaliser avec celui des do pays de qualité Pourtant ils grains moyenne.. pouvait est en état de l'Algérie. surtout pour les bières do garde et pendant l'été. écrivait même les lignes suivantes : que la brasserie peut tirer des orges algériennes « « « « « « « « « « « « « « « « Les grains d'Afrique ne s'échauffent pas vite. On peut les employer seuls . consolidera mesure que la malterio apprend à connaître la valeur industrielle de nos orges africaines. . suppléer aisément aux difficultés d'approvisionnement. Les En qualités de choix sont recherchées eti Angleterre. la bière produite a un bon arôme de malt et se boit sufilsamest supérieur à celui nient corsée . quo donnait à la tribune la Commission des douanes.

00 13.06 13.45 2.ï -'2'...i.„„ Eau..UMIK ALS.. La culture do a donc un grand avenir en Algérie où l'escourgeon elle a pris un grand développement déjà d'ailleurs croîtra certainement encore.diverses. » dont l'importance d'un praticien Nous pouvons à ces indications ajousur la composition ter les données suivantes chimique composée d'orges divers.'.55 1 10... 9... V • LOS »"'.85 3.. Cellulose... ces y avait été faites.14 1.» » 0. d'orges sont au nombre de 05 .'. OUUE S.9 2.... analyser rendement et avantaexcellent grain.35 } S.46 13.50 8 98 13.. 11... Le grain d'Afrique est un l'orge d'Afrique...îG 4..0 ^ 12.8 G0.IÏ .....' « « » 0. ÎO ) 19..... Amidon non azotées Matières '...— 108 « « « « » « « « « « if « « « le laboratoire de Munich. l'un tout à fait délaissées...3 .G 1. de ceux exclusivement consacres des plus sérieux récemment les analyses qui à la brasserie.92 08. Potasse.. Chaux...-. Matières azotées Graissé ... relativement mais qui plaît partout où il a pénétré..... ....83 U 2.... publiait de la récolte 1889 . '..VCKAUiKMK ... j'y relève un ochananalyses tillon d'orge d'Alsace et S d'orge de Franco do mais aucun brasseur n'a fait diverses provenances.. '"' \ ( 18... Cendres...'.69 .. geux comme prix....0... riche..«.76 2........... Acide phosnhoi'ique...comme peu répandu encore..

Le tableau ci-dessus montre que. : 350. 801.000 en 1896. lo chiffre des matières azotées contenu dans to grain. on considère comme de bonne qualité une orge qui renferme de 9 à 9. polir le brasseur. Nous en trouvons do ce fait une confirmation élotrès importants quente dans les achats toujours quo passe en Algérie la région du Nord de la France. Lo à lui seul. si leur proportion augmente. comme orge inférieure celle dans laquelle le taux de ces matières dépasse 11 0/0. comme de qualité moyenne celle qui contient de 10 à Jl 0/0. si ces matières doivent servir d'aliment à la levure. le moût en raison des fermense laisse difficilement travailler tations latérales qui se développent. seurs la valeur industrielle des orges d'Algérie. car. présente. sous co rapport.000 quintaux on 1898. En Allemagne. qualités recherchées par l'industrie. ont également une composition les orges d'Algérie les rapprochant dos meilleures heureuse. En second lieu. Pour les éléments les plus importants do ta la brasserie d'une orge sont les matières chimique composition natures capables do se transamylacées de diverses de ia levure.810 eu 1895.- 409 - On remarquera dans ce tableau deux données intébonnes à caractériser aux yeux des brasressantes. partie do nos exportations 097. un certain intérêt.5 0/0 do matières azotées. Une former en alcool sous l'influence bonne orge eu contient de 02 à 04 0 0 environ. On voit ont que sous ce premier rapport les orges d'Algérie une richesse sensiblement plus que suffisante. absorbo la plus grande port de Dunkerque. égale aux plus belles qualités do la lteauce. .

Elles sont semées dans les sols peu tenaces. . jours d'octobre ou à la rigueur do novembre. Il semble qu'en dehors de toute introduction d'esdes orges d'une pèces nouvelles. arrive à l'orgo prospérer. Les orges d'Algérie les pèsent de 61 à 65 kilos. On a essayé aussi. ou uno do ses variétés immé- l'escourgeon :. ces varétés ont Hongrie. d'Odessa. donné des résultats assez encourageants . d'acclimater des orges particulièrement . la plante n'a pas le temps d'accomplir son évolution normale et les grains avortent.recommandées. frais. l'Algérie possède valeur . parce que les chaleurs printemps.l'orgo celle de Moravie et do chevalier. mais sans eaux stagnantes.Nous ne cultivons spécialement diates. ont essayé des orges do Quelques colons européens mais sans succès. - no- en Algérie quo l'orgo d'hiver.industrielle établie et qui proparfaitement duisent un rendement satisfaisant pour le producteur. On a constaté quo les années peu pluvieuses sont do bonnes années d'orge: là où le blé souffre de la sécheresse. Quelquefois on la seine en terre sèche. quand la terre a eu une jachère cultivée bon labour do printemps. Los semailles ont lieu. arrivent très vite. on gagne ainsi du temps. l'orge Dans la région de Mascara. sous labour assez proou un fond. aux orges des indiplus faibles poids s'appliquant gènes. mais dans la a compromis les grains plupart des cas i'éehaudage et les épis so sont égrenés facilement. aux premières pluies avant quo le sol no soit fortement ou profite des beaux détrempé. chez les Européens comme chez les indigènes. en vue de ta malterio.

pour des orges du pays. tité augmentant L'orgo est Dans le Sud. d'altitude montagneuse. c'est ce qui permet de compter sur do 12 à 15 quintaux de grain et de 20 à 30 quintaux d'une excellente paille que le bétail préfère à celle du blé.- III - en moyenne." mûre do très on moissonne La moisson et to battage procédés que les blés. celte quanOn sème 175 kilogrammes avec lo retard des semailles. Les essais des champs d'expérience du Comice agricole de Sétif ont donné des rendements variant de 1 quintal 00 à 33 quintaux 18 en 1897. des Kabyles. fin avril . dans la zone plaines conliguos du littoral. l'orge donne souvent de faibles rendements parce qu'elle craint beaucoup les sautes ainsi quo les passages rapides brusques de température do la sécheresse à l'humidité. A Mascara. sont effectués par tes mémos Le rendement est très variable. Les statistiques olltcielles fixent le rendement pour la période 1884-1893 à S quintaux 08 chez les EuroEn pays péens. Uno ferme en bonne situation pour la culture orges établit ainsi qu'il suit son compte à l'hectare des : . mais sur labour et semence de printemps. lin mai. on a obtenu jusqu'à 20 et 22 quintaux eu grande culture avec semences choisies et sur labour de printemps. second labour d'automne seméo à la volée et enterrée au cultivateur. et 5 quintaux 94 chez les indigènes. Les colons estiment qu'en année moyenne. l'orge donne lo double de ce que donne le blé. marine et des en montagnes bonne heure eu Algérie. étant toujours fournis par dos cultures sans engrais. les plus beaux 'rendements. versta mi-juin.

d'une grande amexplique rapides semaines avant tes qui se produisent plitude quelques moissons. Semences»..... »l. Nous avons dressé plus bas le schéma des \ ariatiùns des cours des orges à Alger... les qui achètent Marseille et Dunkerque. ...»» 112. soit produit 150 francs.... gardées...75 . Marseille et Paris. de paille. plus la valeur de 20 quintaux L'orgo est très sujette au charbon..... marchés Quand les moissons quelques se passent sur le livrable à la récolte et provoquent une période de faveur alors les cours à qui ramène une toutes expression voisiné.'>'. Nous avons vu d'autres payer celte céréale de ô à 0 francs te quintal..». c'est ce qui dépendance les fluctuations et ... Labour. ».... pour montrer de nos cours absolue locaux la dépendance influencés de la France et pour mettre par"les'-Cours on évidence les variations sur nos marchés provoquées locales.. orges d'Algérie.. par lès inrtuences purement ... sont sauvées... Lo prix de l'orge est très variable. années son prix atteignait presque Les cours de nos principaux sont sous la marchés des nouvelles des récoltes.. Loyer de ta terres.....«»»... Cette culture 12 quintaux à 13 francs.i..75 25... proportions des cours des places de la Métropole...... Moisson et battage.. celui des blés.-'"'. 40»»» 25\»>* 22.>.....

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recommaudablo européens et indigènes. Nous avons montré que. La culture do l'orgo on une culture Algérie est donc. ancs lo quintal métrique. constant et assurée d'iuv écoulement sérieusement la situation do capablo do consolider En l'agriculture. avec uno bonne récolte. ce suffisante du travail prix représoiito uno rémunération agricolo et du capital engagé. .les cotons ot en annéo ordinniro. sous tous les rapports. aux cultivateurs importante. général comptent sur un prix moyen do 13 .

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.................».. 17... ... des blés dans Je Chéliff.....TABLE :':.......... de la culture des céréales économique Importance dans l'Afrique du Nord............. Mode de venle des blés..»............. des blés à Skli-bel-Abbès.........................'.... '.......... (........»... Culture Culture Culture 72 75 des blés dans |a Mitidja....-». Situation de ta culture des céréalesen Algérie vis-àvis dii marché générât...............*(...'............................... ........... 59 67 70 Utés tendres...'""-.»-.......»» — Imp.............. «...».........."-": Introduction DÉS MATIÈRES .............. OrgC... en Al&évie...»............-..».................. Valeur commerciale et industrielle Il 28 44 54 MoiledéculUiredescéréalesenAlgériechezIesKabyles Chez les Arabes. des blés d'Algérie........ ..-.......» Blés ifiirs.Irait......... ...........'».».............. rue îles Colons. ..... Algcr-Muslaphîi. Avoine..». '"' rages 5 .• % 100 * l"J ............ Cbezles Européens..».......................... 82 sti 92 Culture des blés dans la région de Sétif... »»..

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Reliure serrée .

Introduction Importance économique de la culture des céréales dans l'Afrique du Nord Situation de la culture des céréales en Algérie vis-à-vis du marché général Valeur commerciale et industrielle des blés d'Algérie. Mode de culture des céréales en Algérie chez les Kabyles Chez les Arabes Chez les Européens Blés tendres Blés durs Culture des blés dans la Mitidja Culture des blés dans le Cheliff Culture des blés à Sidi-bel-Abbès Culture des blés dans la région de Sétif Mode de vente des blés en Algérie Avoine Orge .

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