Pré-DOSSIER

DE PRESSE

EXPOSITIONS
23 juin – 11 sept

23 JUIN 11 SEPT 2016

MICHEL HOUELLEBECQ
MIKA ROTTENBERG
MARGUERITE HUMEAU
DAVID RYAN &
Jérôme JOY
DINEO SESHEE BOPAPE
AYOUNG KIM
PATRICIA PEREZ
EUSTAQUIO
11 juillet - 11 sept
CLément cogitore

Contact presse : Agence Claudine Colin Communication
marika@claudinecolin.com — Tél. 01 42 72 60 01

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

MICHEL HOUELLEBECQ
Rester vivant

23 juin - 11 sept 2016

Non pas une exposition « sur » Michel Houellebecq, mais
une exposition « de » Michel Houellebecq : comment
l’écrivain produit une forme qui participe à la réinvention
de l’exposition en brouillant les cartes entre littérature,
photographie et cinéma, entre réel et fiction.
Poète, essayiste, romancier et réalisateur, Michel
Houellebecq a un lien étroit avec la photographie, qui
accompagne et prolonge sa réflexion depuis le début de
sa carrière, et dont il fait souvent état dans ses romans.

L’exposition prolonge l’exploration menée par le
Palais de Tokyo des échos entre littérature et création
contemporaine, depuis l’exposition sur Raymond Roussel
en 2013, celle présentée à l’automne 2015 sur John
Giorno, ou encore celle sur Jean-Michel Alberola de février
à mai 2016, ainsi que « Double Je », d’après une nouvelle
de Franck Thilliez, du 24 mars au 16 mai 2016.
Commissaire : Jean de Loisy
LE NUMéro 23 DU MAGAZINE PALAIS, conçu par
Michel Houellebecq, SERA ENTIÈREMENT CONSACRÉ
À L’EXPOSITION.

L’exposition est un scénario qui conduit le visiteur au
travers des obsessions de l’écrivain. Composée de sons,
de photographies, d’installations et de films conçus par
lui et par d’autres artistes invités (parmi lesquels Robert
Combas), elle offrira ainsi une plongée dans le cerveau
et le monde de ce créateur protéiforme qu’est Michel
Houellebecq.

Une programmation associée offrira des
prolongements à l’exposition. Détails et dates
disponibles prochainement.

Michel Houellebecq, Espagne #005. Courtesy de l’artiste

Contact presse : Agence Claudine Colin Communication
marika@claudinecolin.com — Tél. 01 42 72 60 01

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

MICHEL HOUELLEBECQ
Rester vivant

23 juin - 11 sept 2016

Michel Houellebecq, Inscriptions #012. Courtesy de l’artiste

« à plusieurs reprises j’ai envisagé d’introduire des
bifurcations, des options narratives, dans un roman. Je ne
suis pas le premier à avoir essayé – ni à avoir échoué.
Coetzee avait inauguré un système intéressant dans
son Journal d’une année noire, avec les notes de bas de
page. J’ai moi-même essayé d’entrelacer deux narrations,
dans La possibilité d’une île. Bon, quand même, l’une
des narrations finit par dominer ; ce sont surtout les
premières dizaines de pages de Journal d’une année noire
qui emportent l’adhésion ; et ce que j’ai surtout réussi,
dans La possibilité d’une île, c’est le basculement d’une
narration dominante à l’autre (j’ai réussi grâce à la poésie,
l’ouvre-boîtes universel).
Ce à quoi nous aspirions tous deux j’imagine, c’est à
la seconde dimension, incompatible avec le fil de la
temporalité, inatteignable donc, dans les limites de notre
art.

Je n’ai pas abusé des bifurcations. Il y a en a une,
importante, à peu près à Entrée+30 m ; une autre, moins
brutale, vers Entrée+70 m. Sinon il y a des points de
passage obligés, mais aussi des salles facultatives. Du
point de vue narratologique, c’était bien à faire.
Mes lecteurs fidèles, si fidèles (ça en devient réellement
émouvant) retrouveront je l’espère mes principales
idiosyncrasies.
Un démarrage plombant, non dénué de radicalité, par
immersion irrémissible dans le réel.
Un goût évident pour le n’importe quoi mégalomane,
l’impression que je peux tout mettre, juxtaposer tous les
types de représentation et de discours. ça, c’est plutôt vers
le milieu. C’est là aussi que scintillent mes invités, mes
next of kin. Merci à eux d’exister.
Sur la fin ça devient évanescent, une spirale de disparition
individuelle, une walking ghost phase.

Évidemment, faire le plan d’une exposition, on se dit tout
de suite : mais oui, bien sûr, c’est ce qu’il fallait faire !
Comment n’y avais-je pas pensé avant ?

Du coup, un romantisme crépusculaire intrusif se dégage,
rééclaire l’ensemble, et on repart pour une seconde visite.
ça c’est le succès ultime, je ne peux pas l’espérer très
souvent ; si j’y arrive avec une ou deux personnes par jour,
ce sera déjà bien. »
Michel Houellebecq

Contact presse : Agence Claudine Colin Communication
marika@claudinecolin.com — Tél. 01 42 72 60 01

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

MICHEL HOUELLEBECQ
Rester vivant

23 juin - 11 sept 2016

Michel Houellebecq est, depuis les années 1990, l’un des
auteurs contemporains de langue française les plus
traduits et lus dans le monde.
« Michel Thomas naît à La Réunion en 1958, d’une mère
médecin et d’un père guide de montagne. Ses premières
années seront marquées par des déménagements
fréquents (Savoie, Algérie, La Réunion à nouveau). Sa
vie trouvera une certaine stabilité après le divorce de
ses parents, lorsqu’il sera, à l’âge de six ans, confié à sa
grand-mère paternelle (dont il reprendra le patronyme,
Houellebecq, comme nom d’auteur).
Ses années d’enfance se dérouleront à Dicy, dans l’Yonne.
Ses années d’adolescence à Villiers-sur-Morin, en Seine-etMarne.
Son baccalauréat obtenu, à l’âge de dix-sept ans, il poursuit
ses études à Paris. Il y obtiendra cinq ans plus tard un
diplôme d’ingénieur agronome (spécialité : écologie
végétale).

Photo Barbara d’Alessandri © Flammarion

Alterneront ensuite périodes de chômage et périodes
d’emploi (d’abord en rapport avec l’agronomie ; puis,
le plus souvent, dans des sociétés de service en
informatique).
1991 est l’année de ses premières publications en
volume, comme celle de son entrée, en tant que secrétaire
administratif, à l’Assemblée Nationale.
Il y accomplira sa brève carrière dans le service
informatique. Il sollicitera en 1996 sa mise en disponibilité
pour convenances personnelles, avant de démissionner en
2008. »
Michel Houellebecq

Contact presse : Agence Claudine Colin Communication
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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

MIKA ROTTENBERG

23 juin - 11 sept 2016

« J’aime penser au corps comme à un outil qui est là pour vous servir et qui désobéit parfois. » 1
« Je veux (…) créer des relations physiques entre le spectateur et l’œuvre.
J’espère mobiliser le corps du spectateur tout comme son esprit. » 2

Mika Rottenberg, Photogramme, NoNoseKnows (Pearl Shop variant), 2015 ; installation vidéo (22 min) et sculpture ; dimensions variables.
Courtesy de la Galerie Andrea Rosen (New York)

1
2

Mika Rottenberg en conversation avec Christopher Bedford, in Mika Rottenberg. The Production of Luck, Gregory R. Miller & Co. en association avec le Rose Art Museum, 2014, p.187
Ibid., p.221

Contact presse : Agence Claudine Colin Communication
Marika Bekier : marika@claudinecolin.com — Tél. 01.42.72.60.01

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

MIKA ROTTENBERG

23 juin - 11 sept 2016
Le Palais de Tokyo présente une exposition d’ampleur
du travail de Mika Rottenberg (née en 1976 à Buenos
Aires, vit à New York). Dans ses œuvres, l’artiste
met en scène des situations absurdes de travail à la
chaîne, souvent interprétées par des femmes utilisant
leur propre corps comme outil et matière première.
Récits captivants où le réel semble se distordre dans
la fiction, et où la fantaisie et l’humour le disputent
à l’étrangeté, ses vidéos sont montrées au sein
d’installations immersives qui prolongent leur univers.
À l’occasion de sa deuxième exposition monographique
en France, près de dix ans après celle que lui a
consacrée La maison rouge (Paris) en 2008, Mika
Rottenberg réinvente pour le Palais de Tokyo plusieurs
des installations vidéos qui ont fait sa renommée
internationale, dont NoNoseKnows (2015) – remarquée
lors de la 56e Biennale de Venise – Bowls Balls Souls
Holes (2014), SEVEN (2011) et Squeeze (2010).

Certaines sont culturistes, d’autres en surpoids : « Je
choisis les protagonistes en fonction de qui ils sont et
de comment ils se comportent ; je travaille autour d’eux.
Je ne demanderai probablement jamais à quelqu’un de
s’adapter à mon travail ou de jouer la comédie pour moi.
à l’inverse, je fais en sorte que mon travail s’adapte à eux
et leur aille, au sens propre. » 3
Au cours des quinze dernières années, Mika Rottenberg
a développé une pratique qui conjugue la réalisation
de vidéos et d’installations, de dessins et de sculptures.
Elle construit des environnements immersifs qui servent
d’écrins à ses films, participant ainsi à brouiller les
frontières entre imaginaire et réalité. « Je veux que
les espaces des vidéos aient un impact physique sur
le spectateur. Une fois entré dans un espace qui nous
est étranger, on devient plus conscient de là où l’on se
trouve. Cela modifie la relation que l’on entretient avec ce
qui est présenté sur l’écran. » 4

Dans les œuvres de Mika Rottenberg, les corps se
déploient hors des normes et des canons actuels. Il
s’agit le plus souvent de femmes, dont les particularités
physiques sont vantées ou mises à disposition sur
Internet, et qui inspirent les scénarii de l’artiste.

Mika Rottenberg, Photogramme, NoNoseKnows (Pearl Shop variant), 2015 ; installation vidéo (22 min) et
sculpture ; dimensions variables. Courtesy de la Galerie Andrea Rosen (New York)

3
4

Ibid., p.125
Mika Rottenberg citée par Thea Ballard, « Parallel Logic », in Blouin Modern Painters, Mai 2015, p.65

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

MIKA ROTTENBERG

23 juin - 11 sept 2016
Outils de travail dans plusieurs des films présentés
au Palais de Tokyo, les corps des personnages sont
entièrement mobilisés par diverses actions effectuées
à la chaîne, dans des locaux à plusieurs étages où
ils paraissent à l’étroit. Les matériaux en cours de
transformation, pour le moins intrigants, conduisent
in fine à la production d’objets souvent absurdes et
inutilisables. « Dans l’univers de Rottenberg, ce sont
des éléments de basse qualité qui sont produits mais
qui nécessitent un labeur éreintant d’enroulage, de
malaxage, de découpage, de hachage ou de secrétage
(de pleurs ou de sueur). » 5

« Cette exposition de Mika Rottenberg, labyrinthique et
immersive, permettra au visiteur de se plonger dans
l’univers de l’artiste, et de découvrir ses récits dont
l’apparente absurdité trouve son origine dans notre
réalité. » 6
« Mika Rottenberg est une conteuse sans égal, dont
les histoires visuelles et viscérales qui ne connaissent
ni fin ni résolution nous font réfléchir sur la complexité
et les paradoxes du travail physique et des chaînes de
production dans notre société contemporaine. » 7

Le corps apparait par ailleurs de manière fragmentaire et
humoristique quand une langue ou une paire de fesses
passent à travers un mur dans Squeeze (2010). Au Palais
de Tokyo, le parcours labyrinthique imaginé par l’artiste
s’enrichit également de plusieurs sculptures rejouant
dans l’espace certains détails ordinaires du quotidien –
tel le son émis par une goutte d’eau tombant sur une
plaque brûlante, ou le tressautement d’une queue de
cheval.

Commissaire : Daria de Beauvais
UN LIVRE MONOGRAPHIQUE édité par le palais de
tokyo accompagne cette exposition.

Mika Rottenberg, Photogramme, Squeeze, 2010 ; installation vidéo (20 min) sur écran unique et impression numérique
(C-Print) ; dimensions variables. Courtesy de la Galerie Andrea Rosen (New York)

5
6
7

Julia Bryan-Wilson, « Mika Rottenberg’s Video Spaces », in Mika Rottenberg. The Production of Luck, Gregory R. Miller & Co. en association avec le Rose Art Museum, 2014, p.117
Citation de Daria de Beauvais
Ann Demeester, « Simply Fantastic (Realism) », in Mika Rottenberg, Gregory R. Miller and Co. et De Appel Arts Centre en association avec M-Museum Leuven, 2011, p.15

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

MIKA ROTTENBERG

23 juin - 11 sept 2016

Mika Rottenberg est née en 1976 à Buenos Aires.
Après avoir étudié en Israël, elle a terminé son cursus
à la Columbia University à New York, où elle réside
aujourd’hui. Depuis le début des années 2000, son
travail a fait l’objet d’expositions personnelles au
sein d’institutions internationales telles que PS1
Contemporary Art Center (New York, 2004), San
Francisco Museum of Modern Art (2010), De Appel
(Amsterdam, 2011), Magasin 3 (Stockholm, 2013).
Ses œuvres sont régulièrement présentées dans des
expositions collectives et à l’occasion de manifestations
d’envergure telles que la biennale de Taipei en 2014 ou
celle de Venise, en 2015.

Elles sont également visibles dans de nombreuses
collections publiques et privées, notamment à New
York (Whitney Museum of American Art, The Solomon
R. Guggenheim Museum, Museum of Modern Art),
mais aussi en Europe (Astrup Fearnley Museum
of Modern Art, Oslo ; Julia Stoschek Collection,
Düsseldorf ; La maison rouge, Paris ; différents Fonds
régionaux d’art contemporain) et ailleurs dans le
monde (National Gallery of Victoria, Melbourne ;
Murakami Collection, Tokyo ; Tel Aviv Museum of Art,
Tel Aviv). Elle est représentée par les galeries Andrea
Rosen à New York et Laurent Godin à Paris.

Photo : Jessica Chou

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

MARGUERITE HUMEAU
FOXP2
23 juin - 11 sept 2016

« Je pense que le cœur de mon travail réside dans la question de la présence – qu’est-ce qu’un
être, comment existe-t-il, et jusqu’où peut-on repousser les frontières de ce que ‘vivre’ ou ‘exister’
veulent dire ? » 1

Marguerite Humeau, Wadjet (King Cobra), 2011. Courtesy Marguerite Humeau / DUVE Berlin

1

Citation de l’artiste extraite d’un entretien avec Alison Hugill, BerlinArtLink, mai 2015

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

MARGUERITE HUMEAU
FOXP2
23 juin - 11 sept 2016

Le Palais de Tokyo invite Marguerite Humeau (née en
1986 en France, vit à Londres) à réaliser sa première
exposition personnelle d’envergure. À cette occasion,
l’artiste propose une expérience physique et sensorielle
à travers un ensemble d’œuvres inédites situées aux
frontières de la recherche et de la fiction.
Mythes, spéculations et fantasmes sont au cœur de l’œuvre
de Marguerite Humeau. Le développement de chacun de
ses projets inclut une phase de recherches approfondies et
la collaboration de nombreux spécialistes et scientifiques.
Ainsi, dans le cadre de son projet au long cours L’Opéra
des créatures préhistoriques (2012), Marguerite Humeau
a rencontré des paléontologistes, des zoologistes, des
vétérinaires, des ingénieurs, des explorateurs, des
chirurgiens, des médecins et des radiologues dans
l’objectif de ressusciter les chants d’animaux ancestraux,
tel le mammouth. Une quête des plus ambitieuses, dans
la mesure où il existe peu de témoignages fossiles de
leurs organes vocaux, essentiellement composés de tissus.

« Ça commence toujours par un mystère. Mon processus
de recherche est un peu pour moi comme une
performance : je deviens l’héroïne d’une quête qui vise à
ressusciter les créatures préhistoriques, à communiquer
avec les êtres extraterrestres, à faire revivre les langues
mortes depuis l’époque de Cléopâtre... comme une Indiana
Jones de l’ère Google. » 2
Les sculptures qu’elle a ensuite réalisées en reconstituant
des larynx en tubes de Plexiglas et des membranes en
latex initient, par le son, un saisissant voyage vers des
temps immémoriaux. « Le son est un outil important dans
ma pratique, parce qu’on le ressent dans l’espace – il est
physique et il crée une expérience immersive. » 3

Marguerite Humeau, The Opera of Prehistoric Creatures – de gauche à droite : Entelodont « Hell Pig »,
Australopithecus Afarensis « Lucy », Ambulocetus « Walking Whale », 2011. Crédit : Pierre Antoine pour STUK

2
3

Citation de l’artiste extraite d’un entretien avec Alison Hugill, BerlinArtLink, mai 2015
Citation de l’artiste extraite d’un entretien avec Agnes Gryczkowska, Sleek, mai 2015

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

MARGUERITE HUMEAU
FOXP2
23 juin - 11 sept 2016

Au Palais de Tokyo, Marguerite Humeau rejoue l’origine de
la vie et du développement de formes de vies conscientes
dans une atmosphère lourde de menaces.
L’espace se compose comme un « showroom biologique »,
inspiré des stands industriels de démonstration et
d’exposition. Le sol est recouvert d’une moquette qui a été
teintée à partir de pigments reproduisant les composants
chimiques de l’être humain, et au Datura, une plante
associée au péché originel. À travers elle, Marguerite
Humeau convoque l’idée d’un corps humain liquéfié,
empoisonné, et renvoie à la théorie scientifique dite de « la
soupe primordiale », en lien avec l’apparition des premiers
organismes vivants.
Fruit de la collaboration de l’artiste avec des linguistes
et des paléontologues, un chœur polyphonique réactive
le moment précis où un gène, nommé FOXP2, a muté,
permettant aux cordes vocales du chimpanzé de se
développer et de s’exprimer en un langage articulé, à la
source de notre humanité.

recherche scientifique se rejoignent pour former une
pratique de conception artistique spéculative, qui lui
permet de fonctionner dans le champ de la potentialité,
enraciné dans l’acte spéculatif qui consiste à imaginer les
futurs possibles. » 4
« Le travail de Marguerite Humeau met en scène la
traversée de grandes distances dans le temps et dans
l’espace, des transitions entre le règne animal et minéral,
et les rencontres entre les désirs personnels et des forces
naturelles. » 5
Commissaire : Rebecca Lamarche-Vadel
UN LIVRE MONOGRAPHIQUE édité par le palais de
tokyo accompagne cette exposition.

Enfin, à partir de ses recherches et de discussions avec
plusieurs spécialistes, Marguerite Humeau a imaginé une
uchronie selon laquelle des éléphants géants domineraient
la planète si Homo sapiens n’avait pas existé. Avec l’idée
de pouvoir créer artificiellement des créatures conscientes
(d’elles-mêmes) et douées d’émotions, elle met en scène,
au cœur de son exposition, plusieurs sculptures sonores de
près de 3 mètres de haut, réalisées en très fine mousse de
polyuréthane et posées sur des structures en métal.
« Pour Humeau, (...) les technologies numériques et la

Marguerite Humeau, Taweret, 2015.
Courtesy Marguerite Humeau et DUVE Berlin

4
5

Hans Ulrich Obrist, CURA magazine, septembre 2015
Nadim Samman, site de l’artiste

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

MARGUERITE HUMEAU
FOXP2
23 juin - 11 sept 2016

Marguerite Humeau est née en 1986 en France, elle vit
à Londres. Diplômée du Royal College of Art en 2011,
elle a déjà montré son travail dans le cadre de plusieurs
expositions personnelles : « Echoes », DUVE, Berlin,
Allemagne (2015), « Horizons », Import Projects, Berlin Art
Week Jury Selection, Allemagne (2014), « The Things? –
A Trip to Europa / Proposal for Serenading Outer Space
Creatures with Stunts, Vibrations, Chemistry, Light, and
Live Magic, Trailer Exhibition », Genève (2013-2014).
Ses œuvres figurent dans les collections du MoMA (New
York) et de la Fondation d’entreprise Lafayette (Paris),
elles ont été présentées dans des institutions telles
que le MoMA, la Hayward Gallery, la Serpentine Gallery
(Londres), le Victoria and Albert Museum (Londres) et la
Cité du Design (Saint-Etienne). Elle a remporté plusieurs
récompenses internationales, notamment the British
Society of Sculptors Award (2014).

Direction artistique : Julia Andreone et Noortje Knulst
Photo : Noortje Knulst

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

david ryan & jérôme joy
Nothing at All
Modes Idiorythmiques de la Coexistence

23 juin - 11 sept 2016

Avec Nothing at All, Modes Idiorythmiques de la
Coexistence, les artistes Jérôme Joy et David Ryan
interrogent le monde et sa réalité avec l’engagement
poétique qui caractérise leur démarche depuis leur
première collaboration, à l’orée des années 1980.
Construit à partir de faits réels, leur projet se déploie
tant dans les espaces du Palais de Tokyo qu’au cœur
d’un territoire géographique précis. Le récit qu’ils
élaborent raconte la naissance du chasseur de trèfles,
un personnage incarné par David Ryan, ainsi que le
déroulement d’événements liés à son existence, faite
de vies et de chutes.
À travers le dessin, la vidéo ou la création sonore et
musicale, les artistes mêlent éléments autobiographiques
et fictions pour interroger la notion de coexistence. Il est
ici question de marges et de seuils, de mondes renversés
et de réenchantement. Ainsi, le chasseur de trèfles n’est
pas un simple personnage imaginaire, il navigue entre
fiction et réalité. Parfois, ses rêves entrent en dialogue et
en interaction avec les personnes qui acceptent de les
accueillir dans leur réalité, laissant émerger des formes
fragiles, témoignages des échanges, rapports et relations
qui peuvent exister autant dans le visible que dans
l’invisible.
Le projet artistique développé par Jérôme Joy et David
Ryan prend ses sources dans leur histoire personnelle
respective, ainsi que dans la réalité sociale et politique
des années 1980. Tout particulièrement marqués par
les troubles en Irlande dans le contexte politique et
économique de l’époque, et engagés dans le mouvement
de contestation post-punk, ils débutent leur collaboration
en se positionnant de manière critique vis à vis des
institutions et du monde de l’art. Au cours de ces
dernières années, ils ont développé un travail artistique
poétique, autant engagé que discret, qui n’a cessé de
questionner les formes de liberté et la quête du bonheur
avec délicatesse, tendresse et douceur.

Portrait du chasseur de trèfles, 2010. Document de travail

David Ryan, Eternal Refuge - Introduce, 2013. Fusain sur
papier. 130 x 150 cm

Commissaire : Katell Jaffrès

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david ryan & jérôme joy
Nothing at All
Modes Idiorythmiques de la Coexistence

23 juin - 11 sept 2016

Jérôme Joy (né en 1961) est un compositeur et
musicien présent sur la scène internationale de la
musique expérimentale et improvisée.
David Ryan (né en 1960) développe un travail
plastique, à partir du dessin et de la vidéo, et incarne le
personnage du chasseur de trèfles.
Jérôme Joy
« Je ne vois pas pourquoi mes inventions et mes idées
seraient plus importantes que celles de n’importe qui
d’autre. Nous sommes tous je crois dans des réels,
aussi singuliers soient-ils, et tout cela coexiste sans
qu’il y ait besoin de hiérarchiser ces réels, d’en exclure
certains et d’en valoriser d’autres. C’est dans l’échange,
dans l’expérience et dans les expériences (de vie) que
nous nous proposons que tout cela se réorganise et se
module, chacun et chacune d’entre nous construisant
son propre rythme (à ne pas céder à ceux imposés,
abstraits et généraux par la société), et on vit chacun
de ces accordages incessants. C’est très vivant. Plein
de possibles s’ouvrent, des écarts, des alternatives, des
petits mondes, et ces marges ténues m’intéressent, elles
requièrent du temps, du délai (rien d’absolu ni d’idéal
pour cela) : c’est là. »

David Ryan
« Une nuit :
À Blois, Alain m’a lancé un défi. Dans son jardin à dix
heures du soir, Alain m’a dit : “À toi maintenant !!” Je
me suis baissé et j’ai cueilli un trèfle à quatre feuilles
à la lueur de mon portable. Mon cœur battait à tout
rompre sous l’effet de l’apparition du signal. Alain était
ému. Alors on est allé dans sa bibliothèque, il m’a dit :
“Ferme les yeux.” Quelques jours après, Alain a ouvert
le livre du Potlatch. J’avais laissé son trèfle au chapitre
qui commence ainsi : “Ce n’est pas l’aventurier qui vit
l’aventure mais c’est lui qui la suscite” (ou quelque
chose d’approchant). Le lendemain matin à six heures, je
tombais en panne de voiture... (rester humble, c’est dur). »
« Une journée :
Des auto-stoppeurs m’ont demandé ce que je faisais
dans la vie.
J’ai dit : “Je ramasse des trèfles à quatre feuilles.” »
Le jeune homme m’a dit : “Vous devez être très riche pour
perdre votre temps ?”
J’ai dit : “Non au contraire, je prends mon temps. Je suis
pauvre.” »

Détail du manteau du Chasseur de trèfles, 2015-2016. Document de travail

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

DINEO SESHEE BOPAPE
SAM Art Projects
23 juin - 11 sept 2016

Invitée à exposer au Palais de Tokyo, Dineo Seshee Bopape
(née en 1981 en Afrique du Sud, vit à Johannesburg)
conçoit une installation traitant des sentiments et de
la dissolution psychique au sein d’un certain contexte
personnel et socio-politique. La vidéo de Nina Simone
chantant « Feelings » (1976, live au Montreux Jazz Festival)
et la réflexion de Bessie Head dans son roman Question de
pouvoirs (1974) sont le point de départ de ses recherches.
Dineo Seshee Bopape explore à travers son installation la
question subjective des affects en regroupant des vidéos
et des représentations d’œuvres centrées sur le corps
submergé par les émotions.
Dineo Seshee Bopape est née en 1981 à Polokwane. Elle
est diplômée du De Ateliers à Amsterdam (2007) et a
obtenu un MFA (Master of Fine Arts) à Columbia University,
New York (2010). En 2008, elle a été lauréate du MTN New
Contemporaries Award et du Toby Fund Award (2010) de
Columbia University. Son travail a fait l’objet de plusieurs
expositions personnelles en Norvège, à Amsterdam et à
Naples, en plus de celles à Stevenson, Cape Town et à
Johannesburg, qui ont eu lieu en 2013, 2011 et 2010.
Elle a participé à plusieurs expositions collectives, dont
« Ruffnek Constructivists », Institute of Contemporary Art, à
l’Université de Pennsylvanie, Philadelphie (2014) ;
« Chroma », Stevenson, Cape Town (2014) ; « My Joburg »,
La maison rouge, Paris ; Staatliche Kunstsammlungen
Dresde, Allemagne (2013) ; « The Beautyful Ones », Nola
Judin, Berlin (2012) ; « Fiction as Fiction (Or, A Ninth
Johannesburg Biennale) », Stevenson, Cape Town (2012) ;
« About Menocchio we know many things », Bétonsalon Centre
d’art et de recherche, Paris (2012) ; « If A Tree... », Stevenson,
Johannesburg (2012) ; « The Next Generation », Pulchri Studio,
La Haye, « Mine - A selection of films by SA artists », Dubai
Community Theatre and Arts Centre, Dubaï (2012). Dineo
Seshee Bopape participe à la Biennale de Marrakech (2016)
et a été en résidence au Headlands Center for the Arts à San
Francisco à la Fountainhead Residency à Miami, à l’institut
Sober & Lonely à Johannesburg et à la Sommerakademie im
Zentrum Paul Klee à Bern, Suisse.

Photo : Blaise Adelon

Dineo Seshee Bopape, they act as lovers: microwave cosmic background :so
massive-that its decay opened the ultimate hole from which the universe
emerged:...effect no.55, 2 ends of a bent mirror, 2010. Vue d’exposition.
Courtesy Stevenson Gallery (Cape Town / Johannesburg)

Commissaire : Rebecca Lamarche-Vadel

SAM Art Projects est une organisation à but non lucratif conçue en 2009 et soutenue grâce au mécénat de Sandra Hegedus
Mulliez. Ce projet a pour vocation d’aider, de promouvoir et de défendre tant le travail d’artistes contemporains venus de pays
non occidentaux, que le travail d’artistes français souhaitant réaliser un projet artistique dans un pays étranger (hors-Europe
ou Amérique du Nord). Le prix SAM pour l’art contemporain attribue chaque année une bourse de 20 000 euros à un artiste
plasticien résidant en France et présentant un projet à destination d’un pays étranger. Le lauréat bénéficie également d’une
exposition au Palais de Tokyo, produite et financée par SAM.

Contact presse : Agence Claudine Colin Communication
marika@claudinecolin.com — Tél. 01 42 72 60 01

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

Ayoung Kim

In This Vessel We Shall Be Kept
Artiste en résidence au Pavillon Neuflize OBC, laboratoire de création du Palais de Tokyo

23 juin - 29 août 2016
Le Palais de Tokyo présente la première exposition
personnelle en France de l’artiste coréenne Ayoung
Kim (née en 1979 à Séoul), dans le contexte de sa
résidence au Pavillon Neuflize OBC, laboratoire de
création du Palais de Tokyo (de novembre 2015 à juin
2016). L’installation sonore immersive qu’elle propose
au Palais de Tokyo prend racine dans les sous-sols du
Palais Garnier, plus précisément dans les profondeurs
de son fameux « lac » souterrain, et met en scène à
travers lui un déluge fictif qui aurait été oublié.
Ayoung Kim travaille avec des chanteurs, des acteurs et
des compositeurs à partir d’images, de textes et de sons
pour mettre en place des structures narratives. Dans ses
installations récentes, le visiteur est placé au centre d’un
dispositif choral : des voix parlent, chantent, murmurent,
se superposent, émettent des bruits puis des silences,
s’interrompent.
En écho à son histoire familiale, Ayoung Kim s’est
consacrée à des recherches approfondies sur une énergie
fossile devenue un motif central de la mondialisation,
le pétrole. Elle relate par exemple le développement
de l’industrie pétrolière du Moyen-Orient dans l’œuvre
Zepheth, Whale Oil From the Hanging Gardens to You,
Shell 3 - présentée au sein de l’exposition principale
de la 56ème Biennale de Venise (All the World’s Futures,
commissaire Okwui Enwezor, 2015) - à partir d’extraits de
sources variées.

à Paris, Ayoung Kim a ouvert un nouveau champ
d’expérimentations avec pour point de départ le
fameux « lac » souterrain du Palais Garnier. Ce réservoir
artificiel, datant du temps de la construction de l’édifice,
est enduit de poix, un dérivé du pétrole aux propriétés
imperméabilisantes dont Noé aurait recouvert les parois
de son arche. Dans l’installation sonore que l’artiste
présente au Palais de Tokyo, l’Opéra Garnier devient
la manifestation flamboyante d’un déluge oublié. Une
uchronie artistique dont elle réalisera également une
performance le 19 juin au Palais Garnier, dans le cadre
d’une création commune du Pavillon Neuflize OBC et de
l’Académie du Ballet de l’Opéra national de Paris.
« Ayoung Kim crée une œuvre inédite et ambitieuse, qui
s’inscrit dans une série en cours autour du monument
de l’Opéra Garnier. Dans cette installation sonore
réalisée en collaboration avec une compositrice, seules
les voix font résonner la salle du Palais de Tokyo en
écho à la nef de l’Opéra Garnier, ce vaisseau accosté
sur un ancien marécage. » 1
« La vision périphérique proposée par Ayoung Kim nous
dirige vers le territoire indistinct des ‘grands récits’,
renvoyant pas à pas nos images dominantes de l’histoire
vers le caractère contingent d’où elles ont été tirées. » 2
Commissaire : Chloé Fricout

Ayoung Kim (Music Composition: Heera Kim), Zepheth, Whale Oil from the Hanging Gardens to You, Shell 2, 2015. Music Theater, 50min

1
2

Chloé Fricout
Jakob Racek, Peripheral View: The Work of Ayoung Kim, BE Magazine, Berlin: Künstlerhaus Bethanien; Volume 19, Winter 2012, pp.42-47

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

Ayoung Kim

In This Vessel We Shall Be Kept
Artiste en résidence au Pavillon Neuflize OBC, laboratoire de création du Palais de Tokyo

23 juin - 29 août 2016
En résidence au Pavillon Neuflize OBC, laboratoire de
création du Palais de Tokyo, de novembre 2015 à juin
2016, Ayoung Kim (née en 1979 à Séoul) a participé à la
56ème exposition internationale de la Biennale de Venise
(2015) et au programme public des Serpentine Galleries
(Londres, 2016). Elle a récemment exposé au Maraya
Art Centre (Sharjah, 2015), au SeMA (Séoul, 2014), au
Leeum (Séoul, 2012), à la Künstlerhaus Bethanien (Berlin,
2011), 176/Zabludowicz Collection (Londres, 2011) et au
Museum of Arts and Design (New York, 2011).

Portrait d’Ayoung Kim

Le Pavillon NEUFLIZE OBC

Les résidents 2015/2016 sont :

Créé par l’artiste Ange Leccia en 2001, le Pavillon
Neuflize OBC est le laboratoire de création du Palais
de Tokyo. Ce lieu de résidence assure un travail de
prospection essentiel en mettant l’accent sur la scène
émergente de l’art contemporain. Chaque année, 6
jeunes artistes internationaux rejoignent ce programme
pour une durée de 8 mois, de novembre à juin.

• Jean-Alain Corre (France) (projet au Palais de Tokyo
dans le cadre de l’exposition Double Je, commissaire
Jean de Loisy, 24 mars-16 mai 2016)
• Hoël Duret (France) (participation au Lundi du Pavillon
#6 : Cheesy Display, 22 février 2016)
• Alexis Guillier (France) (participation au Lundi du
Pavillon #7 : Never Ending Stories, 14 mars 2016)
• Ayoung Kim (Corée) (exposition personnelle au Palais
de Tokyo, commissaire Chloé Fricout, 23 juin-29 août
2016)
• Lou Lim (Philippines) (projet dans le cadre de
l’exposition Sous la lune, coproduction ICA Singapore –
Palais de Tokyo, présentée au ICA du 11 décembre 2015
au 3 février 2016)
• Ollie Palmer (Angleterre) (projet dans le cadre du
festival DO DISTURB, 08-09-10 avril 2016 et participation
au Lundi du Pavillon #8 : Heart of Glass, 18 avril 2016)

Plus de 130 artistes ont été résidents du Pavillon Neuflize
OBC depuis sa création, parmi lesquels Angela Detanico
et Rafaël Lain (Pavillon brésilien, Biennale de Venise
2007), Laurent Grasso (Prix Marcel Duchamp 2007),
Apichatpong Weerasethakul (Palme d’or du Festival
de Cannes 2010), Isabelle Cornaro (Prix Fondation
d’entreprise Ricard 2010), Benoît Maire (Prix Fondation
d’entreprise Ricard 2010), Koki Tanaka (Mention spéciale
pour le Pavillon japonais, Biennale de Venise 2013), ou
encore Oliver Beer (Prix Daiwa Foundation 2015).
Trois axes majeurs définissent la résidence du Pavillon
Neuflize OBC : un projet collectif pluridisciplinaire à
l’étranger, la création d’un projet collectif en partenariat
avec d’autres institutions, et un projet individuel résultant
de l’échange avec le curateur du Palais de Tokyo qui
parraine chaque résident.

Au-delà de leurs projets personnels, tous les résidents
participent à l’exposition Urban Legends (SeMA- Palais
de Tokyo project - The 130th anniversary of Korea-France
Relations) présentée au SeMA (Seoul Museum of Art)
du 5 avril au 29 mai 2016 et à la création conçue avec
l’Académie du Ballet de l’Opéra national de Paris, le 19
juin 2016.

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Anémochories* / oeuvres IN SITU

Depuis 2012, le Palais de Tokyo invite des artistes, toutes générations confondues, à intervenir sur
son bâtiment. Ces œuvres in situ apparaissent sur un mur, des fenêtres ou s’installent dans les airs.
Cette ligne de programmation, qui oscille entre le spectaculaire et le furtif, se fabrique à l’image de
l’anémochorie*.
Aujourd’hui, c’est sur le principe de l’anémochorie que le Palais de Tokyo rassemble ces œuvres
qui cachent, malgré leur dispersion dans l’espace, une cohérence secrète : une nouvelle forme
d’exposition qui se joue entre les effets de mémoire, les résonances d’un espace à un autre et le
fil d’une histoire. Depuis le 19 février 2016, sont exposées les œuvres de Stéphane Calais, Shana
Moulton, Vivien Roubaud, Babi Badalov et Martin Soto Climent.
Patricia Perez Eustaquio propose une nouvelle œuvre in situ à partir du 23 juin 2016.
*Dissémination, par l’intermédiaire du vent, des fruits et des graines de plantes à fleurs, et, plus généralement, des spores et d’autres
formes de dispersion des espèces vivantes.
In : Encyclopédie Universalis.

F

PATRICIA PEREZ EUSTAQUIO Nouvelle oeuvre in situ : 23 juin - 11 sept
A
STéPHANE CALAIS 16 fev - 11 sept
B VIVIEN ROUBAUD 16 fev - 11 sept
C babi badalov 16 fev - 11 sept
D
SHANA MOULTON 16 fev - 11 sept
E MARTIN SOTO CLIMENT 16 fev - 11 sept

NIV. 3

A

A
B

NIV. 2

F
D

NIV. 1

C

F
E

NIV. 0

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ENTRÉE

Av. du Président Wilson

Anémochorie / NOUVELLE oeuvre IN SITU

Lieu : Niveau 1 – métopes

Patricia Perez Eustaquio
23 juin - 11 sept 2016

« Dans ma pratique, j’accorde beaucoup d’importance
à la manière dont les choses sont faites ainsi qu’à leur
forme finale. Cela éclaire la vanité des objets, de la
matière première au travail manuel qui leur donne vie. » 1
Patricia Perez Eustaquio (née en 1977 à Manille, où
elle vit) est invitée à investir un espace du Palais de
Tokyo, les métopes. Il s’agit là de son premier projet
personnel en Europe. Situées au niveau 1 du bâtiment,
les métopes, panneaux quadrangulaires qui rythment
le mur, lui servent de cadres pour créer quatre grands
ensembles en relief. Dessins au graphite, fibres
textiles, pièces de cuivre ou plaques d’aluminium
peintes composent autant d’éléments oscillant entre
figuration et abstraction, jouant avec la perception
du visiteur qui les observe en contrebas. Ainsi, au
sein des lignes géométriques de la frise des métopes
cohabitent les formes organiques propres au travail de
l’artiste évoquant à la fois des pétales, des chairs en
décomposition ou du papier froissé.
Née en 1977 à Manille, où elle vit, Patricia Perez
Eustaquio est artiste et créatrice de vêtements. Elle
s’exprime à travers une diversité de médiums qui vont
de l’installation au dessin en passant par le tissage et
la sculpture. Récipiendaire de nombreux prix tels que le
13 Artist Award (Manille), elle a fait l’objet de plusieurs
expositions personnelles à Manille, mais également à
Singapour et à New York. Depuis 2002, son travail a
également été présenté lors d’expositions collectives,
notamment au Museum of Contemporary Art and Design
de Manille (2015) et de foires importantes comme Art
Taipei (2014) et Art Basel Hong Kong (2015) avec la
galerie Silverlens qui la représente à Manille.
L’œuvre in situ de Patricia Perez Eustaquio est présentée
dans cadre de « Talents émergents des pays émergents »,
un programme innovant pour promouvoir le dynamisme
et la créativité des scènes artistiques d’Asie du SudEst initié en partenariat avec la Fondation d’entreprise
Total. Patricia Perez Eustaquio a été invitée à intervenir
au Palais de Tokyo suite à une mission de prospection
effectuée par Daria de Beauvais aux Philippines.

Patricia Perez Eustraquio, Casting Figures III: Black Dust, Gold Leaf, 2014.
Graphite et feuille d’or sur papier Hahnemülhle , 182,8 x 121,9 cm.
Courtesy de l’artiste et de Silverlens, Manille.

Patricia Perez Eustaquio

Commissaire : Daria de Beauvais

1,

Citation de Patricia Perez Eustaquio

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

clément cogitore
L’intervalle de résonance
11 juillet - 11 sept 2016

« Il s’agit de raconter ce point de rencontre entre un
individu et un système, entre deux regards, deux
utilisations du ciel. » 1
Le Palais de Tokyo présente L’intervalle de résonance,
une installation vidéo inédite et monumentale de
Clément Cogitore (né en 1983 à Colmar, vit entre
Strasbourg et Paris). Dans la lignée de son longmétrage Ni le ciel ni la terre, présenté au Festival de
Cannes en 2015 et nominé au César 2016 du Meilleur
premier film, et de sa vidéo Un Archipel exposée en
2011 au Palais de Tokyo, Clément Cogitore poursuit
son exploration des pendants rationnels et légendaires
de phénomènes insaisissables.
« Pour Clément Cogitore, la nécessité de la fiction naît de
la cohabitation du réel et de ce qui nous dépasse. » 2

Clément Cogitore, We Are Legion, 2012, C-Print, 120 × 100 cm,
Courtesy Whiteproject (Paris)

L’installation vidéo imaginée par Clément Cogitore au
Palais de Tokyo prend pour point de départ deux
manifestations aux origines physiques inexpliquées : la
perception supposée de sons émis par les aurores
boréales, et l’apparition d’une formation lumineuse
mystérieuse en Alaska. Dans les deux cas, les
superstitions et les systèmes de croyance Inuit et Saami
viennent perturber la recherche d’explications
scientifiques. À travers les images et les histoires
générées par ces phénomènes, le récit s’établit à
mi-chemin « entre mythologie personnelle et collective,
entre protocole scientifique et célébration rituelle, entre
fiction et documentaire. » 3
Aux images stratosphériques qui se reflètent sur le sol,
s’ajoute la dispersion dans l’espace plongé dans le noir
d’une voix polyglotte et d’une musique céleste composée
par les compositeurs italiens d’avant-garde Francesco
Filidei (né en 1973, vit à Pise) et Lorenzo Bianchi Hoesch
(né en 1973, vit à Paris), induisant une perte des repères
spatiaux, une perturbation des sens.

Vue de l’exposition de Clément Cogitore [Grand Prix du 56e Salon de
Montrouge], Un Archipel, Module 2, Palais de Tokyo, 2011, Courtesy de l’artiste.
Photo : Fabrice Gousset

Commissaire : Daria de Beauvais

Clément Cogitore
Anaël Pigeat, « Introducing Clément Cogitore », artpress n°386, février 2012, p.57-58

1, 3
2

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EXPOSITION MONOGRAPHIQUE

clément cogitore
L’intervalle de résonance
11 juillet - 11 sept 2016

Né en 1983 à Colmar, Clément Cogitore vit et travaille
entre Strasbourg et Paris. Après des études à l’École
Supérieure des arts décoratifs de Strasbourg et au
Fresnoy - Studio national des arts contemporains
(Tourcoing) puis une résidence à la Villa Médicis (Rome),
l’artiste a développé une pratique à la frontière du
cinéma et de l’art contemporain. Alliant storytelling et
techniques expérimentales de captation de l’image, son
travail qui mêle films, vidéos, installations et
photographies a été présenté lors de festivals
cinématographiques internationaux (Cannes, Locarno,
Lisbonne, Montréal) mais également au sein
d’institutions aussi prestigieuses que le MoMA (New
York), le Centre Pompidou (Paris) ou le Museum of Fine
Art de Boston.

Clément Cogitore. Photo : Jérôme Dorckel

Lors d’un module au Palais de Tokyo en 2011, l’artiste
avait présenté sa vidéo Un Archipel, déjà inspirée d’un
mystérieux fait-divers. En 2015, son film Ni le ciel ni la
terre, présenté dans le cadre de la Semaine de la
Critique du Festival de Cannes, est nominé pour le César
du premier long-métrage et rencontre un grand succès
critique.

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Informations pratiques
PALAIS DE TOKYO
13, avenue du Président Wilson,
75 116 Paris

HORAIRES
Le Palais de Tokyo est ouvert
De midi à minuit tous les jours, sauf le mardi
Fermeture annuelle le 1er janvier, le 1er mai et le 25
décembre
Fermeture exceptionnelle à 18h le 24 et le 31 décembre

COMMUNICATION
Directrice de la communication
Annabelle Türkis
Responsable de la communication
Dolorès Gonzalez
+33 (1) 47 23 52 00 - 06 12 45 93 04
CONTACTS PRESSE
Claudine Colin Communication
+33 (1) 42 72 60 01
Marika Bekier : marika@claudinecolin.com

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