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SMIAR

Système Mondial d’Information et d’Alerte Rapide sur l’alimentation et l’agriculture

et d’Alerte Rapide sur l’alimentation et l’agriculture Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

AVANT-PROPOS

Créé à la suite de la crise alimentaire mondiale du début des années 70, le Système mondial d’information et d’alerte rapide (SMIAR) demeure la principale source d’informations sur la production vivrière et la sécurité alimentaire de tous les pays du monde, qu’ils soient ou non membres de la FAO. Au cours des 25 dernières années, le Système initial est devenu un réseau mondial, qui fait intervenir 115 gouvernements, 61 organisations non gouvernementales (ONG) et de nombreux établissements de commerce, de recherche et d’information.

Au fil des années, une base de données sans égale sur la sécurité alimentaire aux échelons mondial, régional, national et local a été constituée, enrichie, affinée et sans cesse mise à jour. Le SMIAR a investi dans des méthodes novatrices de collecte, d’analyse, de présentation et de diffusion des informations, et a mis pleinement à profit la révolution des technologies de l’information et l’avènement des communications électroniques. Le Système appuie les initiatives nationales et régionales qui visent à renforcer l’information sur les disponibilités alimentaires et les systèmes d’alerte rapide.

Dans une période où les crises alimentaires se sont multipliées, le SMIAR continue d’apporter aux décideurs et aux organismes de secours, dans le monde entier, les informations les plus récentes et les plus exactes dont on puisse disposer.

Pourtant nul système d’alerte rapide, aussi efficace soit-il, ne peut garantir que les interventions suivent. Famine, inanition et malnutrition continuent de faire des ravages presque partout dans le monde. Les ressources alimentaires ne sont pas toujours mobilisées en quantité suffisante, ou arrivent trop tard pour sauver des vies. La guerre ou les troubles civils font souvent obstacle à la logistique de l’aide, si bien que les programmes de secours n’atteignent pas toujours ceux qui en auraient le plus besoin. Néanmoins, les informations objectives et les moyens d’alerte rapide continuent d’exercer un rôle crucial, en permettant d’entreprendre, en temps voulu et de façon appropriée, les interventions qui permettent d’éviter des souffrances. à cet égard, le SMIAR a maintes fois fait la preuve de sa capacité de mettre le monde en alerte dès qu’une pénurie alimentaire se profile.

Jacques Diouf

Directeur général de la FAO

Quelle quantité de nourriture produit-on dans le monde? Comment évoluent les prix des aliments sur les marchés mondiaux? Quel est limpact des phénomènes météorologiques El Niño et La Niña sur la production alimentaire? Comment la mousson progresse-t-elle en Asie? Y aura-t-il une sécheresse en Afrique du Sud cette année? Quel est limpact des inondations et autres menaces naturelles sur la production alimentaire? Quelles incidences la guerre civile, les crises économiques ou dautres désastres provoqués par les hommes ont-ils sur la sécurité alimentaire? Quels pays souffrent le plus dinsécurité alimentaire? Dans quelles zones, des interventions alimentaires sont-elles principalement requises? Où y a-t-il des surplus céréaliers disponibles pour des achats locaux ou des opérations triangulaires?

Depuis 1975, le Système mondial d’information et d’alerte rapide (SMIAR) de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) répond à de telles questions. Le but du Système est de fournir aux décideurs et aux organismes d’aide des informations aussi précises et récentes que possible, sur tous les aspects de l’offre et de la demande d’aliments. Pour cela, le SMIAR prépare régulièrement des bulletins sur la production et sur les marchés des différentes cultures vivrières aux niveaux mondial, sous- régional et national. Le SMIAR donne l’alerte quand des crises alimentaires sont imminentes de façon à permettre de planifier des interventions et d’éviter des souffrances humaines.

Pour atteindre ce but, le Système :

suit de façon continue l’offre et la demande des produits vivriers dans tous les pays du monde; collecte et analyse l’information concernant la production, les stocks, le commerce et l’aide alimentaire mondiale, et suit l’évolution des prix d’exportation et des principaux échanges de céréales; réagit aux catastrophes d’origine humaine ou naturelle en organisant, souvent en commun avec le Programme alimentaire mondial (PAM), des missions d’évaluation rapide dans les pays affectés, et en publiant des rapports ou des alertes spéciales qui sont diffusés d’urgence à la communauté internationale; fournit à la communauté internationale des informations et des rapports mis à jour par le biais de ses publications régulières, rapports ponctuels, listes électroniques et pages web sur l’Internet; répond à des demandes spécifiques d’information formulées par des gouvernements, des organisations non gouvernementales (ONG), des institutions de recherche ou des particuliers; développe de nouvelles approches et méthodologies dans le domaine de l’alerte rapide qu’il met à la disposition des systèmes d’alerte rapide nationaux et régionaux; veille au respect d’un engagement de partage au niveau international des informations sur l’alimentation entre les gouvernements, les ONG, les autres organismes des Nations Unies, les instituts de recherche, la presse internationale et les particuliers. Le Système repose sur la libre circulation des informations et s’efforce d’améliorer l’échange des données et la coordination des bases de données.

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LE RESEAU DE COLLECTE D'INFORMATIONS

4 Système Mondial d’Information et d’Alerte Rapide sur l’alimentation et l’agriculture

Le SMIAR est un forum ouvert,

dont le but est l’échange

d’informations concernant

la sécurité alimentaire.

Les informations économiques,

politiques et agricoles

proviennent de nombreuses

sources, officielles ou non.

Depuis 1975, des liens

institutionnels et des accords

d’échange d’informations ont

été conclus avec plusieurs

organisations des Nations

Unies, 115 gouvernements,

4 organisations régionales

et 61 ONG.

De nombreux instituts

internationaux de recherche,

agences de presse, organismes

du secteur privé et agences

gouvernementales spécialisées

collaborent également au

Système. Une petite unité au

siège de la FAO, à Rome, est

chargée de la coordination

avec les organisations

partenaires.

de la coordination avec les organisations partenaires. L e S M I A R au sein
de la coordination avec les organisations partenaires. L e S M I A R au sein

Le SMIAR

au sein de la FAO

Le SMIAR est administré par le Service mondial d’information et d’alerte rapide de la Division des produits et du commerce international de la FAO. Le SMIAR entretient des contacts réguliers avec les bureaux nationaux, sous-régionaux et régionaux de la FAO, ainsi qu’avec les principales unités techniques de la FAO, pour mettre en commun les informations et élaborer des méthodologies. Ces dernières années, la décentralisation de la FAO a renforcé l’apport d’informations provenant du terrain. Les bureaux de la FAO répartis dans le monde entier échangent l’information avec les autorités gouvernementales et intergouvernementales, compilent des rapports de situation réguliers ou des communications spécifiques. Les bureaux de la FAO sur le terrain participent également à la diffusion des publications du SMIAR.

Pour ses activités de suivi des campagnes, le Système est assisté par lUnité de gestion de linformation sur lenvironnement (SDRN) de la FAO, qui lui fournit des images satellite en temps réel à laide du Système dinformation et suivi en temps réel de lenvironnement en Afrique (ARTEMIS), ainsi que des évaluations agrométéorologiques menées par le Groupe dagrométéorologie. Linformation concernant les mouvements migratoires des ravageurs ainsi que les opérations de traitement est fournie régulièrement par le Centre dintervention anti-acridienne durgence (ECLO) et le Système de prévention et de réponse rapide contre les ravageurs et les maladies transfrontalières des animaux et des plantes (EMPRES). Pour tout un éventail de produits alimentaires, le Système utilise les analyses des spécialistes par produits de la Division des produits et du commerce international. Il travaille également avec le Service de la sécurité alimentaire et de lanalyse des projets agricoles, qui est responsable de la planification, de la mise en œuvre et du suivi des systèmes régionaux ou nationaux dalerte précoce et des systèmes dinformation sur les marchés soutenus par la FAO.

gionaux ou nationaux d ’ alerte pr é coce et des syst è mes d ’
Réseau de collecte de l’information Systèmes d’Alerte Précoce et d’Information sur les Marchés Bureaux
Réseau de collecte
de l’information
Systèmes d’Alerte Précoce et d’Information sur les Marchés
Bureaux décentralisés de la FAO
Représentations de la FAO et projets sur le terrain
Services techniques du siège de la FAO
Agences des Nations Unies et agences intergouvernementales
Organisations Non Gouvermentales
Secteur privé commercial et industriel
Missions d’évaluation rapide
Services techniques gouvernementaux
FAO SMIAR
Analyse de l’information
Sécurité alimentaire
Sécurité alimentaire
mondiale
nationale
et locale
Les publications
Perspectives de
l’alimentation
Cultures et pénuries
alimentaires
Situation alimentaire et
perspectives
de récoltes
en Afrique subsaharienne
Rapport sur l’hivernage au Sahel
Alertes spéciales et
Rapports
spéciaux
Diffusion des publications
Internet - Courrier électronique
Poste - Télécopie
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Système Mondial dInformation et dAlerte Rapide sur lalimentation et lagriculture

Le SMIAR au sein de la FAO Le Syst è me joue é galement un

Le SMIAR au sein de la FAO

Le SMIAR au sein de la FAO Le Syst è me joue é galement un r

Le Système joue également un rôle important dans les activités du Groupe de coordination pour les situations durgence (GCU) de la FAO qui a la responsabilité de formuler la réponse de lOrganisation aux situations durgence. Dans ce cadre, d’étroites relations de travail ont été établies avec la Division des politiques alimentaires et de la nutrition, le Bureau des opérations spéciales de secours qui intervient pour

op é rations sp é ciales de secours qui intervient pour fournir l ’ assistance d
op é rations sp é ciales de secours qui intervient pour fournir l ’ assistance d

fournir lassistance durgence sous forme dintrants agricoles, et le Service de la coordination des politiques, qui intervient dans le domaine de la réhabilitation agricole et de la définition de politiques sectorielles et de programmes de travail à la suite de sinistres. Le SMIAR fournit alors des indications qualitatives concernant les besoins durgence et de réhabilitation agricole des pays affectés.

Le SMIAR

et les États Membres

é s. L e S M I A R et les États Membres RENFORCEMENT DES COMPÉTENCES
RENFORCEMENT DES COMPÉTENCES Le renforcement des institutions nationales chargées du suivi de la sécurité
RENFORCEMENT DES COMPÉTENCES
Le renforcement des institutions nationales chargées du suivi de
la sécurité alimentaire est essentiel pour que l’on puisse réagir de
façon efficace aux crises alimentaires. La FAO fournit une
assistance technique pour renforcer les services statistiques
gouvernementaux et leurs unités spécialisées, dites “Systèmes
d’alerte rapide et d’information sur l’alimentation (SARIA)”. Les
SARIA sont les points focaux nationaux qui collectent, traitent et
communiquent les données sur toutes les variables qui
déterminent la sécurité alimentaire. Il existe 3 systèmes régionaux
gérés par des autorités intergouvernementales, 40 systèmes
nationaux gérés par les gouvernements, et de nombreux systèmes
locaux, souvent gérés par des ONG locales ou internationales. Le
SMIAR entretient un contact direct avec d’autres SARIA dans le
monde entier. Outre la mise en commun des informations, des
échanges importants de données, de méthodes et de logiciels
existent entre les SARIA aux niveaux mondial, régional, national
et local. La “Station de Travail” du SMIAR (voir page 12) est
fournie gratuitement à tous les SARIA.
Le SMIAR participe activement au Programme FAO concernant
l’utilisation d’experts pour la coopération technique entre pays en
développement et pays en transition (Programme d’experts de la
CTPD/CTPT), en particulier grâce à l’utilisation des expertises
régionales lors des Missions d’évaluation. Ceci a fourni un moyen
extrêmement efficace d’inclure les connaissances locales dans les
évaluations des situations d’urgence et de partager les méthodes
du SMIAR avec les experts qui participent à ces échanges.

La plupart des Etats membres de la FAO, ainsi que quelques Etats non-membres, participent au SMIAR. Le Système couvre lensemble du monde, même si laccent est mis sur les pays et régions où les risques durgence alimentaire sont les plus grands.

Dans les pays ne disposant pas de SARIA, le SMIAR sappuie sur un flux dinformation provenant directement des services techniques appropriés du gouvernement, du personnel local de la FAO et des ONG. On sefforce en permanence de conserver et consolider ces liens, mais des lacunes dans la couverture de linformation rendent parfois nécessaire lorganisation de missions spéciales de collecte dinformation (voir page 15).

FAO/17338/R. Faidutti

FAO photo

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Le SMIAR

et les Bailleurs de fonds

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Les donateurs daide alimentaire comptent parmi les principaux utilisateurs du SMIAR, mais ils fournissent également des informations et contribuent au développement du Système lui-même. Les donateurs bilatéraux informent le SMIAR de leurs engagements et de leurs livraisons daide alimentaire.

Plusieurs donateurs ont investi dans le renforcement des capacités du SMIAR (voir pages 12 et 17). La Commission européenne a permis le développement de systèmes informatiques spécifiquement adaptés à lalerte rapide ainsi que lintensification du suivi des régions critiques par le SMIAR. Le Japon a fourni au SMIAR des fonds destinés à lanalyse de la vulnérabilité en Asie, tandis que la France a permis daméliorer la diffusion de linformation en français. De plus, les Etats-Unis ont financé une opération de suivi renforcé du Kosovo, République fédérale de Yougoslavie, durant la période suivant le conflit. Des liens étroits ont également été noués avec le Famine Early Warning System (FEWS) soutenu par lAgence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et avec le Joint Research Centre de la Commission européenne en vue de mettre en commun les informations et de collaborer à la mise au point de méthodes et de logiciels.

é enne en vue de mettre en commun les informations et de collaborer à la mise
é enne en vue de mettre en commun les informations et de collaborer à la mise

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LE RESEAU DE COLLECTE D'INFORMATIONS

8 Système Mondial dInformation et dAlerte Rapide sur lalimentation et lagriculture

Le SMIAR

et les Organisations internationales

Le Programme alimentaire mondial (PAM) collabore avec le SMIAR dans le cadre de réunions de coordination périodiques, de missions communes et de contacts quotidiens, tant officiels quinformels. Tandis que les publications du SMIAR fournissent des éléments pour les activités de planification du PAM, le Système bénéficie des rapports de terrain hebdomadaires de celui-ci, ainsi que dautres informations concernant les interventions alimentaires durgence.

FAO photo
FAO photo

Le Système examine les demandes gouvernementales daide alimentaire qui, au-delà dun certain seuil, requièrent lapprobation commune de la FAO et du PAM. Il existe également une étroite collaboration entre le SMIAR et la Vulnerability Assessment and Mapping Unit (VAM) du PAM, particulièrement dans l’échange de logiciels, dexpertises techniques et de données.

Le SMIAR travaille en étroite collaboration avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), principal organe de coordination des interventions durgence des Nations Unies. Le Système participe aux missions interorganisations et contribue au Groupe de travail du Comité permanent inter-organisations, ainsi qu’à de nombreuses autres rencontres, régulières ou non. Le Système fournit également des informations sur le suivi des cultures et sur les besoins alimentaires, disponibles sur le site Internet dinformation humanitaire du OCHA, appelé “ReliefWeb. De plus, le SMIAR a développé une excellente collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) qui a financé ces dernières années plusieurs Missions d’évaluation des récoltes et de la situation alimentaire en réponse au nombre croissant de situations durgences alimentaires.

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Système Mondial dInformation et dAlerte Rapide sur lalimentation et lagriculture

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Le SMIAR et les Organisations internationales

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) communique des données concernant le nombre et la localisation des réfugiés, tandis que lOrganisation météorologique mondiale (OMM) fournit des données agro- météorologiques. LOrganisation internationale du travail (OIT) apporte des informations concernant les niveaux du chômage et de la pauvreté afin de conforter les estimations du SMIAR. Le Fonds des Nations Unies pour lenfance (UNICEF) offre régulièrement son appui aux missions du SMIAR. Des informations sur les marchés mondiaux, les prix dexportation et les taux de fret sont échangés avec le Conseil international des céréales. De nombreux autres organismes, des Nations Unies ou internationaux, tels lOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), participent eux aussi au Système, qui échange également des données et des informations avec le Global Resource Information Database (GRID) du Programme des Nations Unies pour lenvironnement (PNUE).

NASA Multimedia Gallery, www.nasa.gov/gallery
NASA Multimedia Gallery, www.nasa.gov/gallery

Le SMIAR

et les ONG

Le SMIAR travaille avec des Organisations Non Gouvernementales (ONG) du monde entier, chacun étant tour à tour fournisseur et utilisateur dinformations. Le rôle des ONG en tant que génératrices dinformations sur lalimentation et de signaux dalerte va croissant, particulièrement au niveau local. De plus, les ONG constituent souvent une source de données cruciale dans des pays déchirés par la guerre civile, où les services dinformation officiels ne sont plus opérationnels. Le SMIAR a ainsi collaboré de manière fructueuse avec des ONG telles que Save the Children Fund (Royaume-Uni) afin de développer conjointement des méthodologies de cartographie des risques.

Le SMIAR

et les médias

Les rapports du SMIAR sont largement repris par les médias et couramment cités dans la presse internationale. De plus, les médias font copieusement usage des rapports et des alertes du SMIAR publiés sur le site Internet de la FAO. Le Système utilise également, pour le suivi de la situation alimentaire, diverses sources locales ou internationales : dépêches dagence de presse, périodiques et journaux.

L'ANALYSE DE L'INFORMATION

10 Système Mondial dInformation et dAlerte Rapide sur lalimentation et lagriculture

Se basant sur des séries statistiques de plus de 20 ans, les responsables géographiques du SMIAR mettent à jour et analysent continuellement les données sur les productions alimentaires, le commerce, l’aide alimentaire, les stocks, la consommation et la sécurité alimentaire. Une Station de travail informatique, développée avec l’appui financier de la Commission Européenne, a été conçue spécialement pour l’alerte rapide, afin de faciliter la gestion et l’analyse des données, en permettant tant l’interprétation de l’imagerie satellitaire que l’estimation des besoins d’importations alimentaires.

Suivi

des cultures

Le SMIAR suit l’état des cultures vivrières dans toutes les régions et tous les pays du monde. Les premières estimations de récolte sont établies puis révisées lorsque les chiffres

officiels sont disponibles. Toutes les informations concernant les facteurs susceptibles dinfluencer les superficies cultivées et les rendements sont rassemblées. Dans plusieurs pays dAfrique subsaharienne sujets à la sécheresse, on ne pouvait disposer dun flux continu dinformations fiables en provenance du terrain sur les conditions agro- météorologiques et l’état des cultures. Cest pour cette raison que le SMIAR, en collaboration avec le Système dinformation et suivi en temps réel de lenvironnement en Afrique (ARTEMIS), a établi un système de suivi des cultures, basé sur une imagerie satellitaire en temps réel. Les données émanant de quatre systèmes satellitaires sont utilisées pour le suivi des différentes saisons culturales existant à travers le monde. Les

ESA Image Gallery, METEOSAT, www.esa.int/gallery
ESA Image Gallery, METEOSAT, www.esa.int/gallery

données reçues directement par ARTEMIS en provenance du satellite européen METEOSAT sont utilisées pour la production dimages décadaires de la durée de présence des nuages à sommets froids (CCD) sur le continent africain. Ces images permettent destimer les précipitations, car ce type de couverture nuageuse est souvent génératrice de pluies, et une durée prolongée de sa présence au- dessus dune zone permet de supposer des précipitations significatives. Les archives dimages CCD dARTEMIS remontent jusqu’à 1988, ce qui permet aux spécialistes du SMIAR didentifier les régions souffrant dun déficit hydrique ou dune sécheresse en comparant les images de la campagne en cours à celles des années précédentes ou dune moyenne de la

FAO/17346/R. Faidutti

FAO18266/J. Villamora

L'ANALYSE DE L'INFORMATION

Système Mondial dInformation et dAlerte Rapide sur lalimentation et lagriculture

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Suivi des cultures

alimentation et l ’ agriculture 1 1 Suivi des cultures s é rie historique. De m
alimentation et l ’ agriculture 1 1 Suivi des cultures s é rie historique. De m

série historique. De même, depuis 1998, la Japan Meteorological Agency fournit à la FAO des images décadaires destimation des précipitations sur le sud-est asiatique, préparées à partir des données reçues du satellite GMS japonais. En complément de ce suivi des précipitations, le Système fait largement usage des images de différence normalisée dindice de végétation (NDVI) qui fournissent une indication sur la vigueur et l’étendue de la couverture végétale. Cela permet aux spécialistes du SMIAR de suivre l’évolution des conditions de croissance des cultures tout au long de la campagne. Les données obtenues à partir des satellites américains à orbite polaire de la NOAA sont traitées par le US NASA Goddard Space Flight Center afin de produire des images de végétation décadaires ayant une résolution de 8 km et couvrant lAfrique, lAmérique latine et les Caraïbes. ARTEMIS dispose des archives de ces images depuis 1981, ce qui permet aux spécialistes d’évaluer les conditions de végétation de la campagne en cours par comparaison à la moyenne historique ou aux années précédentes. Depuis 1998, la FAO, grâce à sa collaboration avec le Space Applications Institute (SAI) du Centre commun de recherche de la Commission européenne, a accès aux images de végétation décadaires en temps réel fournies par linstrument VEGETATION installé à bord du satellite SPOT-4. Ces images couvrent lensemble du globe avec une résolution de 1 km et sont appropriées au suivi des cultures au niveau local.

L'ANALYSE DE L'INFORMATION

12 Système Mondial dInformation et dAlerte Rapide sur lalimentation et lagriculture

La station

de travail du SMIAR

et l ’ agriculture La station de travail du SMIAR Afin de g é rer plus

Afin de gérer plus efficacement ses différentes bases de données, le SMIAR, grâce au financement de la Commission européenne, a développé un système dinformation intégré appelé “Station de travail du SMIAR. Cette Station de travail est composée dun ensemble de modules spécifiques, incluant un logiciel de gestion des bilans céréaliers par pays, un logiciel daffichage et danalyse de cartes et dimages satellite, ainsi quun module de gestion des dépêches dagence. Elle est reliée à une base de données de référence unique sur la sécurité alimentaire aux niveaux mondial, régional, national et local. Ceci permet aux analystes du SMIAR de consulter un ensemble de calendriers culturaux, statistiques agricoles, cartes administratives et informations démographiques. Grâce aux fonctions danalyse dimages satellite et de superposition de cartes de la Station de travail, les spécialistes du SMIAR peuvent évaluer les conditions météorologiques et de croissance des cultures dans des zones importantes de cultures vivrières ou de pâturage. Le SMIAR a encouragé lutilisation de cette Station de travail et la fournit gratuitement à tous les SARIA (voir page 6) afin daméliorer la standardisation et l’échange des données. Le module daffichage de cartes et dimages appelé WinDisp est disponible en anglais, français et espagnol, un manuel détaillé de ce logiciel existant dans chacune de ces langues. Ces manuels de WinDisp ont été développés par le SMIAR en collaboration avec le International Institute for Aerospace Survey and Earth Sciences (ITC) situé aux Pays-Bas et avec le Centro de Relevamiento y Evaluación de Recursos Agrícolas y Naturales (CREAN) de lUniversidad Nacional de Córdoba, située à Cordoba en Argentine. Le Système a procuré la Station de travail à plusieurs systèmes nationaux et régionaux dalerte rapide, ainsi qu’à dautres services et unités au sein de la FAO.

ainsi qu ’à d ’ autres services et unit é s au sein de la FAO.

La Station de travail informatisée du SMIAR

L'ANALYSE DE L'INFORMATION

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Suivi

de la sécurité alimentaire au niveau mondial

Perspectives défavorables de récolte pour la campagne en cours Pénuries alimentaires durant la campagne de
Perspectives défavorables
de récolte pour la
campagne en cours
Pénuries alimentaires durant la campagne
de commercialisation en cours exigeant
uneassistanceexceptionnelle
Perspectives défavorables de
récolte et pénuries alimentaire
pour la campagne en cours

Les activités de suivi de la

sécurité alimentaire réalisées

par le SMIAR se répartissent

en quatre niveaux différents :

mondial, régional, national

et local.

Les décideurs locaux et nationaux en matière de politiques alimentaires ont besoin de connaître l’évolution, au niveau mondial, des productions, des prix dexportation, du commerce, des stocks et de la demande. Cest pourquoi le SMIAR prépare des rapports périodiques sur la situation alimentaire mondiale et son évolution.

Le SMIAR évalue loffre et la demande mondiales daliments en compilant les informations provenant de chaque pays. Les prix dexportation sur le marché mondial sont collectés quotidiennement et hebdomadairement, et les transactions des bourses internationales de céréales sont suivies en permanence. Le Système rend compte des principaux mouvements du marché et des tendances que manifestent les variables-clés pour donner lalerte dès quil y a risque de hausse sensible des prix alimentaires. La tendance à louverture des marchés suscite un besoin des pays à être mieux informés de l’évolution des marchés alimentaires mondiaux. La crise financière asiatique de la fin des années 90, qui a affecté un grand nombre de pays, peut illustrer ce phénomène. La crise a débuté par une dévaluation aiguë de la monnaie thaïlandaise suivie par des dévaluations similaires en République de Corée, Indonésie et Malaisie. Elle était due également aux faiblesses inhérentes aux structures financières et banquières. En Indonésie, les effets négatifs de la crise financière ont été exacerbés, en 1997/1998, par limportante sécheresse reliée à El-Niño, qui a ensuite provoqué des problèmes dapprovisionnement en nourriture dans le pays. Durant la crise, le SMIAR a entrepris plusieurs missions en Indonésie, en collaboration avec le PAM, afin destimer la situation alimentaire globale.

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14 Système Mondial dInformation et dAlerte Rapide sur lalimentation et lagriculture

Suivi

de la sécurité alimentaire au niveau national et au niveau régional

De façon continue, le SMIAR suit au niveau national les productions alimentaires, les stocks, le commerce et la demande dans tous les pays du monde. Il alerte la communauté internationale quand un pays connaît une augmentation ou une baisse importante de la demande ou de l’offre de produits vivriers, nécessite une aide alimentaire particulièrement importante ou dispose d’excédents disponibles pour un achat local par les donateurs d’aide alimentaire.

FAO/19682/G. Bizzarri
FAO/19682/G. Bizzarri

Le suivi pays par pays permet au SMIAR de connaître en détail l’évolution des marchés alimentaires au niveau mondial. Il permet également aux analystes davoir une perspective sous-régionale ou régionale sur les questions alimentaires.

Le suivi des pays par le SMIAR se concentre sur un groupe de quelque 80 pays à faible revenu et à déficit alimentaire. La sécurité alimentaire de ces pays est particulièrement vulnérable aux pertes de récolte ou à des hausses des prix céréaliers internationaux.

à des hausses des prix c é r é aliers internationaux. Au d é but de

Au début de chaque campagne de commercialisation, le SMIAR estime, pour tous les pays à faible revenu et à déficit alimentaire, le volume des importations, y compris daide alimentaire, qui sera nécessaire pour maintenir la consommation à un niveau normal. L’évolution des importations commerciales et des livraisons daide alimentaire est suivie toute lannée, de façon à sassurer que les quantités adéquates arrivent au bon moment. Les donateurs sont informés lorsque lassistance alimentaire nécessaire peut être réunie en effectuant des achats sur les marchés locaux ou dans les pays voisins.

Les bilans céréaliers par pays sont enregistrés dans une base de données qui regroupe tous les paramètres de loffre et de la demande.

Lanalyse porte principalement sur les céréales car dans beaucoup de pays, les données à jour sur les autres produits agricoles font souvent défaut. Cependant, le Système élargit son analyse aux produits alimentaires de base non céréaliers, particulièrement dans les pays où ceux-ci ont une place importante dans le régime alimentaire national.

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MISSIONS D’ÉVALUATION RAPIDE

Dans certains pays parmi les plus touchés par l’insécurité alimentaire, des informations précises sur l’alimentation font souvent défaut. Même si le renforcement des capacités locales de collecte et d’analyse des données sur la sécurité alimentaire est une priorité, des missions d’évaluation rapide sont parfois nécessaires en tant que solution provisoire pour combler les lacunes de l’information et fournir une évaluation précoce de la production et de la situation alimentaire à venir. Ces dernières années, environ 30 missions de ce type ont été organisées chaque année. Les missions du SMIAR ont généralement lieu dans les pays confrontés à des crises alimentaires exceptionnelles ou les pays où l’on envisage de procéder à des achats locaux avec le concours de donateurs. La plupart des missions sont organisées dans des pays frappés par des catastrophes, naturelles ou dues à une guerre, mais des missions régulières sont aussi effectuées dans certains des pays et sous-régions les plus touchés par l’insécurité alimentaire. Les missions font une évaluation indépendante des informations locales. Elles contrôlent la fiabilité des données officielles en évaluant les cultures et en interrogeant les agriculteurs. Ces dernières années, le SMIAR a activement encouragé l’emploi d’experts dans le cadre du programme CTPD/CTPT pour ses missions. Le SMIAR a publié un guide méthodologique intitulé “Guidelines for Crop and Food Supply Assessment Missions”, qui détaille les méthodes d’évaluation rapide de la sécurité alimentaire dans des pays où les données chiffrées sont rares. Les rapports sont rapidement revus puis édités au siège de la FAO. L’objectif du SMIAR est de communiquer des rapports de synthèse à la communauté internationale dans les dix jours suivant le retour des missions. Les visites d’experts du SMIAR et les missions FAO d’évaluation des récoltes sont généralement organisées durant ou un peu avant les récoltes. Travaillant avec les autorités locales, ces missions collectent et compilent les informations sur l’état de la campagne en cours. Des missions communes FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des approvisionnements examinent aussi d’autres aspects de l’offre et de la demande, et les besoins d’aide alimentaire. Le PAM calcule la quantité d’aide alimentaire nécessaire aux personnes les plus vulnérables. Le SMIAR participe également aux missions inter- organisations du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l’ONU, qui estiment secteur par secteur les besoins d’aide des pays sinistrés. Le Service des opérations spéciales de secours et le Service de la coordination des politiques sont informés si une intervention rapide est requise pour la distribution d’intrants agricoles, la réhabilitation et le suivi de la situation. Dans certains cas, des missions communes FAO/PAM d’évaluation des récoltes, des besoins d’approvisionnements et de réhabilitation sont organisées avec le Service des opérations spéciales de secours durant les périodes qui suivent immédiatement un sinistre.

avec le Service des opérations spéciales de secours durant les périodes qui suivent immédiatement un sinistre.
avec le Service des opérations spéciales de secours durant les périodes qui suivent immédiatement un sinistre.
avec le Service des opérations spéciales de secours durant les périodes qui suivent immédiatement un sinistre.

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Suivi

de la sécurité alimentaire au niveau local

FAO/18061/M. Griffin
FAO/18061/M. Griffin

Même lors dune bonne année, les agriculteurs peuvent localement subir de lourdes pertes de récolte. En période de guerre civile ou suite à de graves inondations, par exemple, certains groupes de population peuvent avoir d’énormes difficultés daccès aux vivres, simplement parce quils nont plus daccès physique aux marchés. De même les travailleurs qui ont perdu leur emploi en période de restructuration économique ne peuvent plus nourrir leur famille.

Théoriciens et praticiens

s’accordent sur le fait que le

suivi de la sécurité alimentaire

à un niveau national ne peut

apporter qu’une information

incomplète. Des disponibilités

abondantes au niveau national

ne garantissent pas l’accès

de chacun à une quantité

suffisante de nourriture.

C’est pour cette raison que

le SMIAR a affiné son analyse

en s’intéressant à la sécurité

alimentaire au niveau local.

Ces dernières années, on sest rendu compte quil était impératif de prendre en compte les marchés alimentaires locaux. La libéralisation des marchés et des prix alimentaires, dans la plus grande partie du monde en développement, a eu des conséquences profondes pour les petits propriétaires fonciers et les consommateurs, imposant de nouvelles approches pour analyser la sécurité alimentaire.

Le SMIAR collecte des informations sur les indicateursde crise alimentaire potentiels, tels que loffre alimentaire sur les marchés locaux, les hausses des prix de détail et les stratégies, individuelles et collectives, de réponse à linsécurité alimentaire : ventes inhabituelles de bétail ou autres biens, mouvements migratoires à la recherche de nourriture, consommation de produits sauvages ne faisant pas partie du régime alimentaire normal ou encore réduction du nombre et de la valeur nutritionnelle des repas. Lorsquelles sont disponibles, les données sur les indicateurs de malnutrition, de morbidité et de mortalité liées à lalimentation sont également suivies.

L'ANALYSE DE L'INFORMATION

Système Mondial dInformation et dAlerte Rapide sur lalimentation et lagriculture

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ÉVALUATION ET REPRÉSENTATION CARTOGRAPHIQUE DE L’INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET DE LA VULNÉRABILITÉ DES POPULATIONS

Le Sommet mondial de lalimentation, hébergé par la FAO en novembre 1996, a unanimement adopté la Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire qui sengage à garantir la sécurité alimentaire pour tous, éradiquer la faim et réduire la malnutrition de moitié avant lan 2015. Le Plan daction du Sommet mondial de lalimentation appelle à l’établissement de Systèmes dinformation et de cartographie sur linsécurité alimentaire et la vulnérabilité (SICIAV) aux niveaux national et international afin de permettre, avec lamélioration de linformation, la réalisation des objectifs du Sommet mondial de lalimentation. Le SICIAV vise la mise à disposition dune information pointue et récente concernant lincidence, la nature et les causes de linsécurité et de la vulnérabilité alimentaires chroniques ou aiguës. Cette information est vitale pour aider les organisations daide internationale, planificateurs, agences daide humanitaire et décideurs politiques nationaux dans leurs efforts de formulation et de mise en œuvre de politiques et programmes.

Le SMIAR a activement participé à l’évaluation et à la cartographie de la vulnérabilité depuis le début des années 90, et a abrité deux réunions internationales concernant les Méthodologies pour l’évaluation de la vulnérabilité” dans le cadre dun projet de cartographie des risques financé par la Commission européenne. Ces réunions ont permis à de nombreuses agences impliquées dans l’évaluation de la vulnérabilité de se rencontrer, telles des ONG, des agences des Nations Unies, des bailleurs de fonds et des universités. Depuis 1998, le SMIAR met en œuvre, sur Fonds fiduciaire japonais, un projet intitulé “Development of a Vulnerability Information Base, Mapping and Dissemination System for Asia in Support of FIVIMSou SICIAV pour lAsieen tant que premier apport au SICIAV. Lambition du projet est de rassembler, analyser et diffuser linformation concernant linsécurité alimentaire et les populations vulnérables en Asie, en fournissant des données sur la situation géographique et les causes de linsécurité alimentaire et de la vulnérabilité des populations. Le projet développe des techniques de cartographie et de diffusion des données afin de fournir un accès rapide aux informations via lInternet. Les informations de base et les nouvelles technologies développées dans le cadre de ce Projet vont directement contribuer au projet mondial SICIAV et à la Base de données internationale du SICIAV établie dans le cadre de travail du Groupe de travail inter-institutions sur les SICIAV (GTI-SICIAV). Le SMIAR a participé à la conception et linstallation dun SICIAV au niveau national en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le SMIAR a mis à la disposition du SICIAV lensemble de la base de données mondiale de sa Station de travail.

FAO/17687/A. Conti
FAO/17687/A. Conti

LA DIFFUSION DE L'INFORMATION

18 Système Mondial dInformation et dAlerte Rapide sur lalimentation et lagriculture

Rapports

réguliers du SMIAR

l ’ agriculture R a p p o r t s réguliers du SMIAR “Perspectives de

“Perspectives de l’alimentation” est publié cinq fois par an en anglais, arabe, chinois, français et espagnol, et des copies imprimées en sont distribuées à quelque 4 600 institutions et particuliers. Cette publication est également disponible sur le site Internet de la FAO. Ce rapport présente les perspectives mondiales de la production, des stocks et du commerce des céréales, des autres produits alimentaires de base et des fertilisants, par le biais notamment dune analyse des tendances et des perspectives. Perspectives de lalimentationpropose des analyses et des informations statistiques sur l’évolution des marchés céréaliers mondiaux, les prix dexportation et les taux de fret maritime. Des rubriques spéciales sont ajoutées, concernant par exemple limpact de El Niño sur lagriculture, les marchés de produits spécifiques (tels la viande, le lait, le manioc, le sucre, les matières grasses), l’évolution au niveau mondial des disponibilités et des livraisons daide alimentaire ou encore les crises alimentaires dans le monde.

L’efficacité du SMIAR repose sur la rapidité et la qualité de son système de communication. L’Internet et les progrès récents de la technologie informatique ont permis au SMIAR d’accélérer la production et la distribution des rapports. Les principales publications du SMIAR sont “Perspectives de l’alimentation”, “Cultures et pénuries alimentaires” et “Situation alimentaire et perspectives de récoltes en Afrique subsaharienne”. De nombreuses alertes spéciales et nombreux rapports spéciaux sont également publiés. Les publications du SMIAR sont disponibles gratuitement pour toutes les institutions et tous les particuliers, et sont accessibles sur l’Internet à l’adresse http://www.fao.org. Le Système répond également aux demandes d’informations plus spécifiques.

Cultures et pénuries alimentaires, publié cinq fois par an en anglais, chinois, français et espagnol, est distribué sous forme de copies imprimées et via lInternet. Ce rapport présente au lecteur des résumés par pays concernant spécifiquement les

é es et via l ’ Internet. Ce rapport pr é sente au lecteur des r

LA DIFFUSION DE L'INFORMATION

Système Mondial dInformation et dAlerte Rapide sur lalimentation et lagriculture

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facteurs affectant la campagne agricole en cours, le commerce, les stocks et la consommation. Il propose également une analyse des besoins en aide alimentaire, des promesses de livraisons et des livraisons. Le rapport présente une synthèse sur l’état des principales cultures et la situation des approvisionnements alimentaires de chaque sous- région du monde. Une attention spéciale est portée aux pays menacés par des pénuries alimentaires exceptionnelles ou pour lesquels les prévisions de récolte sont défavorables. Dans ces pays, linformation est détaillée jusquaux indicateurs locaux de sécurité alimentaire. Lorsque des interventions durgence sont en cours, des détails sur le nombre total de bénéficiaires et les besoins daide alimentaire durgence sont également fournis.

aide alimentaire d ’ urgence sont é galement fournis. “ Situation alimentaire et perspectives de r

Situation alimentaire et perspectives de récoltes en Afrique subsaharienneest un rapport régulier publié en anglais; une version abrégée paraît également en français. Il souligne les principaux cas durgence alimentaire de la région, et attire lattention sur les pays pour lesquels les besoins dassistance sont les plus urgents. Des rubriques spéciales analysent plus en détail certains problèmes, par exemple les conséquences des troubles civils et des migrations forcées sur la sécurité alimentaire en Afrique, les tendances de laide alimentaire, les risques de

pullulation de ravageurs migrateurs et les initiatives prises pour accroître la production alimentaire. Des informations statistiques et un texte descriptif sont ensuite présentés pour chaque sous-région et chaque pays. Laccent est placé sur les cultures de la campagne en cours et sur les besoins daide alimentaire, mais le rapport traite aussi une large gamme de sujets relatifs à la sécurité alimentaire régionale, nationale et locale. Les résultats des missions d’évaluation rapide récentes y sont résumés.

Le Rapport sur lhivernage au Sahelparaît chaque mois durant la campagne agricole, cest-à- dire de juin à octobre. Le rapport informe sur les conditions météorologiques, les infestations par des ravageurs, et les prévisions de récoltes de cette région sensible à la sécheresse. Un rapport de synthèse, publié en fin de campagne, donne les premières estimations de récoltes, basées sur les résultats des missions d’évaluation des récoltes effectuées conjointement avec les autorités nationales et régionales.

Afin dalerter la communauté internationale dans des délais adéquats, le SMIAR rédige et distribue rapidement de courts rapports sur la disponibilité alimentaire et la situation agricole dans certains pays ou sous-régions faisant face à des difficultés particulières quant à leur approvisionnement en nourriture. Le Système entreprend des missions d’évaluation rapide dans les pays affectés et publie ses conclusions dans des Rapports spéciauxdestinés à la communauté internationale. De plus, le Système publie une série dAlertes spécialesconcernant soit les pays soit les sous-régions où les problèmes relatifs aux cultures vivrières ou à lapprovisionnement alimentaire sont particulièrement préoccupants. En moyenne, environ 35 Alertes Spécialeset Rapports Spéciauxsont publiés chaque année. Ils sont disponibles, selon les cas, en anglais, en français et/ou en espagnol. Tous les rapports spéciaux sont disponibles sur les pages Internet de la FAO / SMIAR.

LA DIFFUSION DE L'INFORMATION

20 Système Mondial dInformation et dAlerte Rapide sur lalimentation et lagriculture

Diffusion

électronique

Le SMIAR a investi dans lInternet et les communications électroniques afin d’élargir son audience et daccroître la vitesse de diffusion de linformation. Les données émanant du Système sont maintenant disponibles sur lInternet, via le World Wide Web. Le SMIAR y offre laccès à ses publications en anglais, en français et en espagnol (quand elles sont disponibles), par le biais du serveur Internet de la FAO. Le serveur web du SMIAR a été mis en place avec laide financière de la France. Les publications du SMIAR sont disponibles à ladresse http://www.fao.org, sous les rubriques Veille Mondialeou Economie, ou directement à ladresse http://www.fao.org/giews . Les lecteurs des publications du SMIAR peuvent maintenant souscrire à une série de listes électroniques qui envoient automatiquement les rapports par courrier électronique dès leur publication.

par courrier é lectronique d è s leur publication. Le SMIAR a d é velopp é

Le SMIAR a développé une base de données en ligne sur lalimentation et lagriculture en Afrique grâce aux financements de la France et de la Commission Européenne. Cette base de données contient des cartes et des images satellite régulièrement mises à jour ainsi que des informations sur les cultures, le climat et la population de nombreux pays dAfrique. De plus, des images satellite mises à jour sont disponibles pour lAmérique centrale et lAmérique du sud. Le SMIAR propose également, gratuitement et sur lInternet, le logiciel WinDisp pour laffichage et lanalyse dimages satellite, de cartes et de bases de données associées. Ce logiciel peut être téléchargé, en anglais, français ou espagnol, avec son manuel dutilisation détaillé, des échantillons de données et des modules de formation.

LA DIFFUSION DE L'INFORMATION

Système Mondial dInformation et dAlerte Rapide sur lalimentation et lagriculture

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Rapide sur l ’ alimentation et l ’ agriculture 2 1 Diffusion é lectronique Gr â

Diffusion électronique

Grâce à un financement de la Commission Européenne, le SMIAR a développé un nouveau système baptisé GeoWeb, qui propose les bases de données et outils de travail du SMIAR directement sur lInternet, en anglais, français ou espagnol. GeoWeb permet aux utilisateurs de développer leurs propres cartes sur demande en combinant une image satellite et des cartes digitales, daccéder à des informations par pays concernant lalerte rapide et à dautres sites Internet proposant des informations pertinentes. Plusieurs options existent, permettant de voir, de disposer en graphique ou de cartographier les données. GeoWeb est accessible à ladresse http://geoweb.fao.org .

Participation au SMIAR

geoweb.fao.org . Participation a u S M I A R Toute organisation s’intéressant activement à

Toute organisation

s’intéressant activement à

l’information dans le secteur

alimentaire et à l’alerte

rapide peut participer au

SMIAR.

Pour faire partie du SMIAR, les participants doivent partager ses objectifs et collaborer, au mieux de leurs possibilités, à son développement. Pour chacun des aspects de ses activités, le SMIAR dépend de ses participants. En contrepartie du libre accès aux sources dinformation du SMIAR, votre coopération est requise dans les domaines suivants :

lapport dinformations récentes, tant officielles que non officielles, sur tous les aspects de la production et de la sécurité alimentaires; le développement de bases de données compatibles et en libre accès sur les questions liées à lalimentation; l’échange de méthodes danalyse permettant de mieux maîtriser les facteurs qui déterminent la sécurité alimentaire aux niveaux mondial, régional, national et local; l’échange de logiciels en rapport avec les activités de suivi alimentaire et dalerte rapide.

 

Hongrie Inde Indonésie Iran, Rép. islamique Iraq Irlande Israël Italie Japon Jordanie Kenya Liban Libéria Lituanie Luxembourg Madagascar Malaisie Malawi Mali Malte Maroc Maurice Mexique Mongolie Myanmar Népal Nicaragua Niger Nigéria Norvège Nouvelle-Zélande Pakistan Panama Paraguay Pays-Bas Pérou

Philippines

Pays et organisations régionales participant au Système Mondial d’Information et d’Alerte Rapide sur l’alimentation et l’agriculture

Portugal

Qatar

Roumanie

Royaume-Uni

Russie, Fédération de Samoa Sénégal S.I.E.C.A.

ALADI (Association latino-américaine d’intégration) Algérie Allemagne Angola Arabie saoudite Argentine Australie Autriche Bahamas Bahreïn Bangladesh Belgique Bénin Bolivie Brésil Burkina Faso Cameroun Canada Cap-Vert Commission européenne Congo, Rép. dém. du Corée, Rép. Chili Chine

Chypre Colombie Costa Rica Côte d’Ivoire Croatie Cuba Danemark Égypte El Salvador Émirats Arabes Unis Équateur Espagne Estonie États-Unis d’Amérique Éthiopie Fidji Finlande France Gabon Ghana Grèce Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guyane Haïti Honduras

(Secrétariat permanent du Traité général d’intégration économique de l’Amérique centrale)

Sierra Leone Singapour Somalie Soudan Sri Lanka Swaziland Suède Suisse Rép. arabe syrienne Tanzanie, Rép.-Unie de Tchad Rép. tchèque Thaïlande

Togo

Trinité-et-Tobago

Tunisie

Turquie

Uruguay

Venezuela

Viet Nam

Yémen

Zambie

Zimbabwe

A l’exception de Singapour et de la Fédération de Russie, tous les pays mentionnés ci-dessus sont membres de la FAO.

Action contre la faim (France)

Organisations Non Gouvernementales coopérant avec le Système Mondial dInformation et dAlerte Rapide sur lalimentation et lagriculture

Africa Emergency Aid of Canada

Afrique verte (France, Burkina Faso, Mali, Niger)

Agir ici (France)

Association européenne pour le développement et la santé (Belgique)

Association française des volontaires du progrès (France)

Frères des hommes (France/Belgique)

American Friends Service Committee (Etats-Unis)

Groupe de recherche et de réalisation pour le développement rural (France)

Australian Council of Overseas Aid

Handicap international (France)

Australian Freedom From Hunger Campaign

Austrian Relief Committee for Afghan Refugees (Pakistan)

IBISCUS (France)

Institut de recherche et dapplication des méthodes (France)

Institut Panos (France)

Bahà’i International Community (Suisse)

Institute on Hunger and Development (Etats-Unis)

CAFOD (Royaume-Uni)

Canadian Council for International Co-operation

International Childcare Trust (Royaume-Uni)

Canadian Foodgrains Bank

Inter-réseaux développement rural (France)

CARE (Canada)

IOW : Ecumenical Concern on World Hunger (Pays-Bas)

CARE International (Etats-Unis)

CARE Australia (Australie)

I.R.E.D. (Suisse)

Caritas Internationalis (Italie)

Licross/Volags (Suisse)

Caritas Neerlandica (Pays-Bas)

Lutheran World Federation (Suisse)

Catholic Relief Services (Etats-Unis)

Médecins du monde (France)

CEBEMO (Pays-Bas)

Médecins sans frontières (Belgique, France)

Centre de recherche et dinformation pour le développement (France)

Misereor (République fédérale d’Allemagne)

Norwegian Church Aid (Norvège)

Centro Internazionale Crocevia (Italie)

Norwegian Red Cross (Norvège)

Christian Aid (Royaume-Uni)

OXFAM (Royaume-Uni)

Church World Service (Etats-Unis)

Peuples solidaires (France)

CIEPAC (France)

Réseau stratégies alimentaires (France)

CIMADE (France)

Save the Children Fund (Royaume-Uni)

Collectif stratégies alimentaires (Belgique)

Solidarités agricoles et alimentaires (France)

Comité catholique contre la faim et pour le développement (France)

SOS faim (Belgique)

Terre des hommes (France)

Comité français pour la solidarité internationale (France)

TROCAIRE (Irlande)

World Vision of Australia

Comité international de la Croix-Rouge (Suisse)

Conseil œcuménique des Eglises (Suisse)

World Vision International (Etats-Unis)

Zimbabwe Freedom from Hunger Campaign (Zimbabwe)

Système Mondial dInformation et dAlerte Rapide sur lalimentation et lagriculture

Si vous désirez plus d’informations, veuillez vous addresser au Chef, Système Mondial dInformation et dAlerte Rapide (SMIAR) Organisation des Nations Unies pour lalimentation et lagriculture Viale delle Terme di Caracalla, 00100 Rome, Italie. Courrier électronique: GIEWS1@fao.org Tél. : (39) 06 5705 3099 ou télécopie : (39) 06 5705 4495

Les publications du SMIAR sont disponibles sur le serveur Internet de la FAO, à ladresse : www.fao.org/giews ou bien depuis la page daccueil de la FAO www.fao.org, rubriques Françaispuis Economieou Veille Mondiale