n° 1 44 - avril 201 6

www.fo38.fr

Bulletin d'information de l'Union départementale des syndicats Force Ouvrière de l'Isère

201 6
com m en ce d an s l a ru e
Sommaire

Manifestations
p. 4

Damien DURIN : FO
Jeunes
p. 1 2

ST Microélectronics
p. 3

Directeur de publication : Jean-Pierre Gilquin - commission paritaire : 071 6 S 05801 ISSN 0338-5701 - Impression : Imprimerie Notre Dame - Montbonnot
UD FO Isère - bourse du travail - 32 avenue de l'Europe - 38030 Grenoble cedex 02 - tél. 04 76 09 76 36 - fax 04 76 22 42 55 - courriel : udfo38@fo38.fr
Prix le numéro : 0.80 € - Abonnement 1 an : 3,20 €

E d it o ri a l

La coupe est pleine

Le refus de la direction des
remontées mécaniques des Deux
Alpes d’ouvrir des né-gociations
sur les reven-dications des
salariés à provoqué leur colère.
Le 17/02 au matin à l’appel de
FO et d’autres syndicats, plus de
200 salariés se sont mobilisés et
ont bloqués le fonctionnement de
la station. Au début d’après-midi,
après plusieurs heures de
négociation la direction a enfin
accéder aux revendications de
FO. Les salariés ont approuvés
l’accord trouvé et la reprise du
travail a été votée. Le rapport de
force a prévalu et montré son
efficacité
pour
obtenir
satisfaction des revendications
posées. D’autres mobilisations
seront
nécessaires
pour
permettre d’obtenir dans les NAO
de réelles augmentations de
salaire et des améliorations des
conditions de travail qui se
dégradent dans de nombreux
secteurs. Au plan général , le
remaniement ministériel referme
la page des élections Régionales
le gouvernement lance son plan
500.000 formations pour les
demandeurs
d’emploi
et
s’attaque aux salariés en
place….des nantis qui ont un
emploi et empêcheraient les
chômeurs d’accéder à l’emploi
du
fait
d’une
protection
exorbitante que leur procurerait
le code du travail. Tout le monde
à bien compris que le pouvoir ne
croit pas lui-même à son
«fumeux» plan, donc il abat sa
dernière carte avant le «crash
test» présidentiel en lançant le
chantier de la flexibilité pour
enchanter un patronat qui malgré
des dizaines de milliards d’euros
encaissés ne l’aide pas à faire
dégonfler le chômage. Tout cela
sur le dos des salariés, des
chômeurs, des précaires qui
subissent
depuis
plusieurs
années ces dégradations, sans
espoirs de jours meilleurs. Le
rapport de force doit être
enclenché, notre organisation
syndicale tiendra toute sa place
pour combattre l’autoritarisme
social du premier ministre,
obtenir la préservation de nos
droits et le respect de notre
dignité.
Jean-Pierre Gilquin,
Secrétaire Général.

Alpes FO - avril 201 6 - n° 1 44

Isère

Plan Vigipirate
Les évènements du 13 novembre ont marqué les esprits
sous de nombreux aspects. Bien que l'Isère n'ait pas été
concernée directement par ces évènements-là, elle l'a
pourtant été par la décapitation de juin 2015 à SaintQuentin-Fallavier. Rappelons qu'un chef d'entreprise y a
perdu la vie et qu'une voiture a foncé sur une usine de
gaz.
Nous avons donc interrogé Yannick Biancheri l'actuel
secrétaire départemental du syndicat Unité SGP POLICE
FO. Yannick qui a été l'adjoint de Daniel Chomette
pendant 10 ans tout en étant trésorier régional, lui a
succédé en octobre 2015 à la tête du département.
Daniel Chomette a quant à lui été élu au bureau national
du syndicat à Paris, et en est devenu secrétaire général
délégué.
En Isère la police nationale adhère massivement au
syndicat Unité Syndicat Général Police FO. Avec près de
70 % de représentativité, cela en fait un acteur
incontournable du dialogue social.
Aussi lorsque FO demande à rencontrer le préfet, on lui
prête une oreille attentive. Yannick nous a confirmé que
le plan Vigipirate renforcé a été renouvelé (plan le plus
haut dans l'échelle des plans Vigipirate).
Suite aux attentats les renforts sont venus de l'armée
qui a reçu pour mission de mener à bien les opérations
de surveillance de sites « fixes » : Édifices divers à
surveiller mais dont il n'a pas souhaité développer la
liste. Bien évidemment. Et cet appoint n'a pas «dégarni »
les rangs de la Police (plus qu'elle ne l'était déjà) qui
peut continuer ses missions habituelles. Pour nos
camarades policiers Vigipirate ou encore l'état
d'urgence,correspondent quand même à des contraintes

Yannick Biancheri et Daniel Chomette

2

supplémentaires. Les consignes étant d'être plus
visibles, plus présents, plus réactifs et donc d'avoir des
effectifs présents au cas où. Conscients des enjeux les
fonctionnaires suivent les directives au point de voir
leurs heures de sport sacrifiées.
Une directive provenant du ministère de l'intérieur aurait
voulu que la répartition entre effectifs disponibles et
ceux en congés payés passe de 60/40 à 80/20. Tout
cela sans aucune concertation. Grâce à un gros travail
syndical, Yannick et ses équipes ont pu ramener ce taux
à 70/30, et même à 60/40 pour la période estivale.
Pourtant le nouveau préfet de l'Isère, qui était
auparavant préfet de police de Marseille, a aussi été
sensible aux demandes de FO d'obtenir des renforts
supplémentaires. La dernière visite du ministre de
l'intérieur, Bernard Cazeneuve, a validé le travail du
préfet et de FO en accordant la création de 30 postes
supplémentaires pour la circonscription de Grenoble.
Les renforts ne sont pas directement liés aux attentats
mais de la prise de conscience du sous-effectif
chronique pour une zone aussi tendue que l'est la région
Grenobloise, du fait de son architecture immobilière
complexe, ou de sa proximité avec des zones
frontalières. 30 postes qui seront créées d'ici septembre
2016, et même si c'est une avancée importante,
Yannick considère que les effectifs nouveaux n'iront pas
forcément là où ils sont le plus nécessaire. « Les effectifs
ont été « fléchés » (affectés d'office) depuis Paris, et tant
mieux pour ceux qui en seront pourvus. » Mais la
revendication de FO reste vivace : il aurait fallu renforcer
les 4 sections de la police secours Grenobloise avec au
moins 3 policiers en plus par section, car là aussi les
besoins sont grands !

,

La question

L'Afoc, pour qui, pour quoi ?
Ce sont des femmes et des hommes qui
agissent ensemble en toute indépendance
pour la défense des consommateurs et des
locataires.
L’AFOC est une association agréée de défense
des consommateurs et de défense des
Locataires, représentative au plan local et
national.
À ce titre, elle œuvre dans un cadre bien défini
pour ses adhérents ; pour les personnes
physiques, dans le cas de litiges non
professionnels ; en matière de consommation
et de logement ; dans le but de trouver une
issue amiable et transactionnelle au conflit
dont
elle est saisie.
Au regard de la loi, l’AFOC ne peut agir que
pour ses adhérents.

Le savi ez-vou s  ?
En vertu de ses statuts, sont membres de
l’AFOC : les syndiqués FO à jour de leur
cotisation ;
• les personnes physiques ou associations de
locataires qui y adhèrent.
A quoi sert l’AFOC  ?
1) Con sei l l er  : L’AFOC met à la disposition de
ses adhérents un service de conseils
juridiques et de traitements amiables des
litiges individuels qu’ils peuvent rencontrer

dans leur vie quotidienne, dans tous les
domaines de la consommation  : Téléphonie,
automobile,
banque,
eau,
électricité,
électroménager… En outre, l’AFOC est agréé
pour agir en justice dans l’intérêt collectif des
consommateurs.
2 ) Défen d re l es l oca ta i res  : L'AFOC est une
des 5 associations représentatives au plan
national et local dans le secteur du logement.
À ce titre, l’AFOC siège dans différentes
instances, dont notamment la Commission
Nationale de Conciliation sur le Logement, qui
organise le dialogue entre associations de
locataires et bailleurs sociaux et privés, sous
l’égide
des
pouvoirs
publics.
La
représentativité de l’AFOC a été acquise grâce
aux résultats obtenus par l’association aux
élections des représentants des locataires
dans les conseils.
3 ) Les perm a n en ces d e l ’ AFOC son t  :
les lundis et vendredi de 9h00 à 11h30
les mardis: 5 avril, 3 mai après midi de 13h30
à 16h30
le 1er juin de 9h00 à 11h30.
A la bourse du travail à GRENOBLE, vous
pouvez
nous
joindre
aussi
au
04.76.09.97.76
ou
par
mail 
:
afoc38gre@laposte.net.

Crolles

ST Microéléctronics

Plan social mondial

Ce plan fait suite à la décision de la
direction d'arrêter CPD (Consumer
Product Digital) soit 1400 personnes
dans le monde au sein de DPG (Digital
Product Group).
En France ce sont plus de 1 000 postes
qui sont concernés. Les sites de Crolles
et Le Mans sont concernés par le biais
de mutations internes, les sites de
Grenoble et Paris sont concernés par un
PDV (Plan de Départ Volontaire) de plus
de 400 postes. Les salariés de la R&D
sont sans perspectives d'emploi, ce qui
signifie un coup d'arrêt sur la R&D.

AFOC

L'Assemblée Générale de
l'AFOC à eu lieu le 5 avril
2016.
Le rapport financier et
moral a été adopté à
l'unanimité
Le Président est Yves
ZARB
Le Secrétaire général est
Serge Crosio
La Trésorière est Renée
PInel
Karine
Hébert
administratrice

est

ACCORD METALLURGIE

Salvatore
Reale,
secrétaire de l'union des
de
la
vigilante sur tout ces aspects et à la syndicats
préservation des emplois des salariés, métallurgie de l'Isère a
notamment dans le contexte de la loi El signé l'accord sur les
Khomri.
négociations
salariales.
Les minima de la grille de
la convention collective
augmentent de 0.8% pour
le département de l'Isère
et des hautes-Alpes.

Carlos Cavaco de FO ST à Crolles est
particulièrement inquiet. «  La charge de
la fabrication n'est pas optimale  ». A
Crolles, les équipes de l'organisation  du
design plate-forme ont été priées de
stopper tous les projets. Ce qui suscite
une légitime interrogation sur l'avenir des
emplois de ces équipes mais aussi des
emplois qu'elles organisent.
L'équipe FO de Crolles est bien entendu

Carlos Cavaco DS ST Microélétronics

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Alpes FO - avril 201 6 - n° 1 44

Isère

2016 commence dans la rue

26 Janvier : Les fonctionnaires

Mobilisation contre le projet de loi

Plus de 4000 fonctionnaires défilent dans les rues de Grenoble.
Les 3 piliers de la fonction publique unis pour lutter contre la
politique d’austérité du gouvernement. Ils refusent d’un bloc, les
réformes, les contre- réformes territoriales qui n’ont de cesse de
mettre à mal la qualité du service public. Il est temps de préserver
le statut de la fonction publique, celle qui a fait la fierté de notre
République : des soins et une éducation pour tous les enfants de
la Nation. Ce n’est pas les réformes d’aujourd’hui qui le
permettront avec les postes supprimés, la dégradation des
conditions de travail, le gel des salaires, les carrières et la
formation en demi-teinte… Les revendications des fonctionnaires
se multiplient mais l'Etat ne les entend pas. Insensible, il continue
à réformer, à restructurer un service public qui se meurt. Combien
de fois ont-ils alerté les gouvernants des conséquences des
réformes sur les agents de la fonction publique et les usagers. Ne
parlez pas aux fonctionnaires du bien fondé de la fusion, de la
mutualisation, ils subissent déjà de plein fouet les dernières
réformes… Il est temps aujourd’hui de revaloriser les
rémunérations gelées depuis 2010. Même si le gouvernement
s’est muré dans le silence sur cette journée du 26 janvier 2016,
les fonctionnaires ne vont pas en rester là. Le lendemain même
de la grève, les fédérations de la fonction publique se sont réunis
et ont convenu d’une action commune dans les prochaines
semaines.

Le projet de loi Em khomri n'a préalablement fait l'objet d'aucune
concertation avec les partenaires sociaux. La révélation de cette
nouvelle loi a été faite par la presse ; Le Parisien daté du 17
février. Les attaques sont d'une ampleur sans précédent ; durée
du travail, forfaits jours, accords compétitivité-emploi, accords
d'entreprise... C'est une réforme idéologique instaurant la priorité
du contrat sur la loi. Vieille lune libérale qui voudrait nous faire
croire que la liberté contractuelle existe entre le salarié et son
employeur.
Face à cette menace de remise en cause massive du droit du
travail, la contre-attaque s’est organisée. Dès le 3 mars, Maître
Laure Germain Phion analysait (1) à la Bourse du travail de
Grenoble les 140 pages du projet renommé "le projet de loi sur
les nouvelles protections pour les entreprises et les salariés".
Notre organisation, la CGT, la FSU, Sud/Solidaires, l’UNEF, l’UNL et
la FIDL, contestent dès le 3 mars la philosophie du projet de loi.
FO soutient les mobilisations du 9 mars et appelle à une journée
de grève et de manifestations le 31 mars. Nous avons manifesté à
Grenoble, mais aussi à Bourgoin, Vienne et Roussillon, le 9 mars,
le 17 mars, le 24 mars et le 31 mars ou 25 000 personnes ont
montré leur désaccord. Le mois d'avril, la mobilisation continue
avec des manifestations le 5 avril et le 9 avril. D'ores et déjà, une
nouvelle journée de grèves et de manifestation est prévue le 28
avril.

Manifestation du 26 janvier 2016

Manifestation du 17 février 2016

Manifestation du 31 mars 2016

Manifestation du 9 avril 2016

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La Tour du Pin

ID Logistics

Depuis le 1er juillet 2013, suite à une
transmission universelle de patrimoine, la
Société CEPL (ex Playtex) de 38 La Tour du Pin
a été reprise par ID LOGISTICS  ; l’effectif à
l’époque était de 129 salariés.
En juin 2015, suite à la perte d’un client
important  : GREENWEEZ, ID LOGISTICS
impose la mutation à une soixantaine de ses
salariés sur le site de 38 Satolas et Bonce,
malgré le désaccord des instances et de la
déléguée Syndicale FO. A noter que les lettres
de prise de postes ont été envoyées avant la
consultation du CE entraînant un défaut de
procédure.
Pour FO, la perte du client GREENWEEZ est un
motif économique. ID LOGISTICS aurait dû
proposer des postes de reclassement et
éventuellement
licencier
pour
motif
économique les salariés concernés en cas de
refus, avec des mesures d’accompagnement
négociées avec les instances.
ID LOGISTICS a licencié ses salariés pour
faute  : pour refus de mutation. ID LOGISTICS
emploie 15000 salariés au monde, 5300 en
France pour un Chiffre d’affaires de 874
Millions d’EURO avec un résultat net de 18

Millions d’EURO en 2014.
FO assiste 23 salariés devant le Conseil de
Prud’homme de Bourgoin-Jallieu pour des
demandes à hauteur de 1,2 Millions d’Euro,
l’audience de Conciliation du 11 mars n’ayant
pas abouti les parties sont renvoyées au fond
le 9 Décembre 2016.

Un comité Général a eu lieu
le vendredi 5 février 2016,
en présence de Philippe
Pihet, secrétaire Confédéral,
en charge des négociations
sur
les
retraites
complémentaires ; il est
intervenu sur les retraites
mais également sur les
mutuelles.
L'union
départementale a fait le
point sur la campagne des
élections TPE de fin d'année.
La vidéo intégrale du Comité
est disponible à l'Union
départementale. (Venez avec
une clef USB, merci)

Les salariés devant le Conseil de Prud'hommes de Bourgoin-Jallieu

Union Départemental

Départ de Monique
35 ans d'UD, elle en a vu passer des
syndicalistes, elle en a vécu des conflits.
Toujours là accueillante, disponible et avec le
sourire.
Les souvenirs
Monique se souvient plus particulièrement
d'André Bergeron «  extrêmement gentil, avec
beaucoup d’humour, de Guy Curtil et de Roger
Millet qui a toujours beaucoup d'anecdotes à
raconter. Ces deux derniers, qu'elle a trouvés
très droits, sans compromission et avec
beaucoup de respect des salariés.
La dernière est Agnès Gosa, qui l'a beaucoup
fait évoluer professionnellement  : aller sur les
manifestations faire des photos, faire le
journal, qui l'a aussi épaulée quand elle en a
eu besoin.
Beaucoup d’autres figures aussi l’ont
marquée, mais difficile de toutes les
énumérer.
Ceux qui remontent : manifestations de 2003
contre la réforme des retraites, en 2006
contre CPE (contrat première embauche)… Le
branle-bas de combat à l’UD. Les rues
bondées, les étudiants, lycéens, travailleurs,
côte-à-côte. Ces jeunes déterminés, qui ont
fait reculer le gouvernement. On a cru que mai
68 était revenu. Les photos prises dans les
rues de Grenoble, Bourgoin, marquant ces
événements.
Le changement

Comité Général du 05 février

Distribution de tracts

Monique trouve que les revendications n'ont
pas beaucoup évoluées, que l'histoire se
renouvelle et que les stratégies patronales
sont toujours les mêmes. «  En discutant avec
les salariés, on comprend ce qui va se passer,
les salariés comprennent vite les tactiques
mises en place... Et ces jeunes aux dents
longues qui sortent des écoles de
management où ils n'ont appris que l'aspect
financier».
La conclusion ?
Monique a aimé travailler avec les militants,
quelles qu’aient pu être les circonstances. «Il
s’agit d’un apport inestimable dans une vie
professionnelle tant dans la diversité que
dans l’approche humaine d’avoir pu partager,
échanger, s'affronter même, tout au long de
ces années».

7

Afin
de
préparer
la
mobilisation du 31 mars
contre le projet de loi travail,
l'union locale FO de Voiron
avait choisi ce samedi jour
de marché pour distribuer
un tract d'information.
L'accueil des voironnais par
rapport à cette initiative a
été globalement favorable.
Lors des nombreux
échanges le sentiment qui
prédomine est l'inquiétude
face à une dégradation des
conditions de travail, et le
fait que le gouvernement
cède trop facilement aux
demandes du patronat. La
lutte contre le chômage
paraït complètement
illusoire.

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Echirolles

Les Seniors
Une place centrale pour les syndicats dans l’élaboration des
contrats de génération
Malgré une augmentation annuelle de 2 % sur ces cinq dernières
années, le taux d’emploi des seniors reste extrêmement faible avec
seulement 45 % des 55-64 ans en emploi se situant ainsi plus de
20 points au-dessous de celui de l’ensemble de la population
active qui s’établit à 66 % *.
Ce constat bien qu’alarmant reste néanmoins moins prononcé en
Isère que sur l’ensemble de la France métropolitaine où le taux
d’emploi des séniors peine à atteindre 42 %.
Afin de résoudre cette problématique, l’Etat s’est fixé comme
objectif d’atteindre un taux d’activité de 50 % chez les plus de 55
ans. Pour cela, des accords et des plans d’action en faveur des
salariés âgés ont été rendus obligatoires pour de nombreuses
entreprises depuis le 1er janvier 2010.
A quelles obligations est tenue mon entreprise ?
Toutes les entreprises employant entre 50 et moins de 300
salariés doivent être couvertes par un accord d’entreprise ou de
branche ou avoir établi un plan d’action en faveur de l’emploi des
seniors.
Dans le cas contraire, quelque soit leur taille, elles sont redevables
envers la caisse nationale d’assurance vieillesse de 1 % des
rémunérations versés aux salariés ou assimilés de l’établissement
et ceux jusqu’à ce qu’un accord ou un plan d’action ait été établi.
Quels types d’accord ou de plan d’action peuvent être conclus ?
Pendant combien de temps sont-ils valables ?
Depuis 2013, est apparu un nouveau type de contrat, le contrat de
génération d’une durée maximale de trois ans.
Obligatoire dès son entrée en vigueur pour les entreprises ne
disposant pas d’accord ou de plan d’action en faveur des seniors, il
peut être mis en place à la date de fin du dernier accord pour

celles en ayant un.
Ce contrat de génération vise à favoriser l’emploi des jeunes, le
maintien dans l’emploi des seniors ainsi que la passation des
connaissances. Il doit inclure un plan d’action et permet également
d’obtenir une aide financière pour les entreprises de moins de 300
salariés qui recrutent un jeune en CDI et maintiennent ou recrutent
un salarié âgé.
Mais concrètement que doit contenir un contrat de génération ?
Le contrat de génération doit obligatoirement comporter certaines
mesures mais également des objectifs chiffrés de recrutement des
seniors ou de maintien dans l’emploi. Ces mesures doivent cibler
au moins trois domaines d’action jugés prioritaires par l’entreprise.
Ceux-ci peuvent concerner l’évolution des carrières
professionnelles, le recrutement de seniors, la prévention de la
pénibilité, la coopération intergénérationnelle (binôme d’équipe,
transmission des savoirs, développement du tutorat, ....),l’accès à
la formation ou encore l’aménagement des fins de carrière.
Qui l’employeur doit-il consulter pour la mise en place de ce plan ?
Le contrat de génération doit être négocié avec les délégués
syndicaux en place dans l’entreprise. Chaque année, un point avec
les syndicats et le comité d’entreprise doit être effectué afin de
juger de l’efficacité du contrat mis en oeuvre.
La place du délégué syndical est donc essentielle et centrale dans
la mise en place de ces contrats de génération : il doit négocier un
accord incluant un véritable plan d’actions et des objectifs chiffrés
visant à l’augmentation du nombre de jeunes et de seniors dans
l’entreprise mais également veiller à son respect durant ses trois
ans de mise en oeuvre afin de réajuster la mise lors de sa
renégociation.

En savoir un peu plus
Le contrat de génération est un dispositif visant à favoriser le maintien en emploi des seniors, l'insertion durable de jeunes dans
l'emploi et la transmission de compétences dans l'entreprise. Il comprend 2 volets : la négociation d'accords collectifs (ou
l'élaboration de plans d'actions) dans les entreprises de plus de 50 salariés et une aide financière pour les entreprises de moins de
300 salariés qui recrutent un jeune en CDI et maintiennent ou recrutent un salarié âgé.
Le dispositif prévoit des règles différentes selon la taille de l'entreprise :
- les entreprises de moins de 50 salariés bénéficient de l'aide sans être assujetties à l'obligation de négocier un accord collectif ou
de prévoir un plan d'action,
- les entreprises de 50 à 299 salariés bénéficient de l'aide et sont incitées à négocier un accord collectif ou à prévoir un plan
d'action,
- les entreprises de plus de 300 salariés (ou appartenant à un groupe de 300 salariés et plus) ne peuvent pas bénéficier de l'aide
financière à l'embauche mais sont soumises à l'obligation de conclure un accord collectif d'entreprise (ou de groupe) ou, à défaut,
d'élaborer un plan d'action en faveur de l'emploi des jeunes et des seniors.
Les entreprises de plus de 300 salariés sont également tenues de réaliser un document d'évaluation sur la mise en œuvre de
l'accord collectif (actualisation des données chiffrées, suivi des indicateurs, etc.).
L'accord collectif (ou le plan d'action), valable 3 ans, doit comporter des mesures (et des objectifs chiffrés) en faveur :
- de l'insertion durable des jeunes dans l'emploi (modalité d'intégration, de formation, de l'entretien de suivi, la désignation d'un
référent, etc.),
- de l'emploi des salariés âgés (prévention de la pénibilité, coopération intergénérationnelle, formation, etc.),
- de la transmission des savoirs et des compétences (binôme d'échange, diversité des âges dans les équipes de travail).
Textes : Code du travail : articles L5121-6 à L5121-21-16 Contrat de génération Code du travail : articles R5121-26 à R5121-55
Modalités d'application du contrat de génération

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Alpes FO - avril 201 6 - n° 1 44

En savoir un peu plus
L’assemblée
générale
annuelle 
(ordinaire)
des
adhérents est statutaire, elle doit
obligatoirement être convoquée
par le secrétaire général du
syndicat une fois par an. Dans le
cas contraire, le syndicat pourrait
être déclaré illégal.
Une
assemblée
générale  extraordinaire  peut être
convoquée à la demande du
secrétaire du syndicat ou d'une
majorité
d'adhérents.
Les
adhérents sont convoqués à
l’Assemblée
Générale
du
syndicat sur un ordre du
jour  précis. Les secrétaires de
l’UD et de la Fédération sont
obligatoirement invités à chaque
Assemblée
Générale.
Les
Assemblées
Générales
ordinaires ont lieu annuellement
et aussi avant chaque congrès
(d’union départementale, de
Fédération
et
de
la
Confédération)
et
extraordinairement chaque fois
qu’il
y
aura
nécessitée.
L’Assemblée
Générale
est
présidée par le représentant de
la Fédération ou de l’UD. En leur
absence, elle est présidée par le
Secrétaire du syndicat. Les
adhérents sont convoqués par
simple lettre mentionnant l’ordre
du jour, le lieu et la date définis
par le bureau du syndicat.
SEB PONT ÉVÊQUE
La grande discrimination.
Vendredi 8 avril, nos camarades
du groupe SEB (Calor) ont tenu
leur assemblée générale. Ils ont
évoqué la signature dans le
groupe par les syndicats
majoritaires CGC et CFDT d'un
accord
particulièrement
discriminant. Le Groupe a
décidé de mettre en place un
régime
de
retraite
supplémentaire obligatoire pour
les salariés (type fonds de
pension) : cadres, assimiléscadres et collège 2, comme le
permet l’Article 83 du Code des
Impôts, mais il n'y a pas de
caractère
obligatoire.
Les
ouvriers en sont exclus, pires,
ces sommes seront prélevées
sur les résultats du groupe et
donc
avant
le
calcul
de
l’intéressement et de la
Participation. La distribution
d'un tract aura lieu dans
quelques jours pour informer le
personnel.

Les Assemblées générales des syndicats

AG SAPSEEN / PUBLIC

L'Assemblée Générale du SPASEEN-FO s'est
tenue le 1er février dernier à la Bourse du
travail.
L'occasion de faire le point sur les réformes
gouvernementales passées, présentes ou en
gestation, et de rappeler la nécessité de
l'action et de l'engagement collectifs.
Avec une forte participation, la journée a été
un succès. Elle a cependant été marquée par
un sentiment d'inquiétude généralisée. Les
adhérents ont fait un constat alarmant des
dégradations de leurs conditions de travail  :
réforme des rythmes scolaires, réforme du
collège, autonomie des universités … tous les
domaines, tous les métiers sont concernés.
Dans un souci purement comptable, il s'agit
pour le gouvernement de transférer au
secteur privé la masse salariale des
fonctionnaires.
Mutualisation
d'Agences
comptables, transferts de missions aux
collectivités locales, réorganisation de
services … les réformes successives
détruisent à petit feu le service public
d'Education Nationale.
Le déploiement au 1er janvier 2016 d'un
nouveau régime indemnitaire (le RIFSEEP) est
un pas de plus dans l'individualisation des

AG PRIVEE
La saison des assemblées générales
Le début d'année c'est le temps des
assemblées générales (AG) des syndicats aussi
bien dans le secteur privé que dans le secteur
public. Outre que c'est une obligation statutaire,
c'est un moment privilégié de faire le point de
l'année écoulée, d'énoncer les revendications
de l'année qui vient et de renouveler les
instances. C'est aussi une rencontre conviviale
avec les adhérents.
Le 22 janvier, l'union départementale était
présente à l'AG de la plate-forme chimique de
Roussillon. Chez Eurofloat (1) l'employeur
envisage de mettre en sommeil le site le temps
de refaire les fours et demande des efforts avec
moins deux postes par équipe. Il n'y aura pas
de baisse d'activité, car des camions
apporteront la matière première de Roumanie.
Après un arrêt pour le changement d'un four
dans une unité du nord de la France celle-ci n'a
jamais redémarré, on comprend l'inquiétude
des salariés.
Le bilan de l'année 2015 était un motif de
satisfaction à l'AG de l'hôpital de Bourgoin, qui a
vu notre syndicat devenir majoritaire. Le
dialogue social renaît enfin avec l'arrivée d'un
nouveau directeur. Carole Verdier (déléguée
syndicale) indique : « Le syndicat prend sa place

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carrières, un système pervers mettant les
agents toujours plus en concurrence avec à la
clé … aucune amélioration à espérer.
Suite à ce constat, l'AG a été l'occasion
d'appeler à l'engagement de tous. Les bons
résultats du SPASEEN-FO aux élections
professionnelles,
et une progression
constante de ses adhésions, permettent de
peser efficacement dans le débat. Or, le
combat ne peut se mener sans une
mobilisation encore plus forte. Face aux
tentatives de dispersion et d'atomisation, la
solution se trouve forcément dans l'action
collective.

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dans l'établissement. Nous avons des agents
qui viennent, qui s'intéressent de plus en plus.  »
À l'assemblée de l'hôpital de Voiron, Olivier
Pautonnier (délégué syndical) rappelait le score
plus qu’honorable de FO aux élections
professionnelles de décembre 2014. Nos
camarades ont ainsi la possibilité d'assurer des
permanences hebdomadaires et de siéger aux
instances ( CTE, CHSCT, CAPL (2). Pour Olivier, «
Notre bilan peut paraître modeste, mais avec
l'expérience acquise et la constance de nos
positions, nous avons pris une place dans le
paysage syndical de l'hôpital de Voiron.

EUROFLOAT, est implantée à Salaise-Sur-Sanne. Sa principale activité est
la fabrication de verre plat, elle fait partie du Groupe Saint-Gobain Glass.

Grenoble

Ville de Grenoble : Invitation
de 2 avocates

Une assemblée générale du personnel des services publics,
organisé par FO ville de Grenoble s’est tenue le 21 janvier
dernier à l’hôtel de ville de Grenoble. C’est une centaine
d’agents qui a participé à cette réunion, animée par deux
avocates en droit du travail, Maître Kummer et Maître Nicolau.
Après une brève introduction du Secrétaire Générale du
syndicat FO ville de Grenoble, Chérif Boutafa, Maître Kummer a
présenté des éléments de la loi Notre (Nouvelle Organisation
Territoriale de la République) sur les droits et obligations des
fonctionnaires.

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A noter quelques changements, si la loi prévoit maintenant une
prescription de trois ans sur une procédure disciplinaire ainsi
qu’une durée maximale de quatre mois pour régler la situation
d’un agent suspendu de ses fonctions, elle prévoit, en outre,
que le conseil de discipline ne soit plus présidé par un
magistrat professionnel mais par un fonctionnaire désigné par
le centre de gestion. Quant aux obligations, elles n’ont pas
changé, obéissance hiérarchique, respect de la légalité,
obligation de servir, d’exclusivité, désintéressement, probité et
dignité, secret professionnel, réserve et neutralité.
Puis Maître Nicolau a présenté les quatre types de congés
maladie en rappelant que l’agent doit se trouver en position
d’activité  : maladie ordinaire, longue maladie, longue durée et
grave maladie. Elle a aussi évoqué les accidents de travail et de
la maladie de service.
L’assemblée s’est terminée par de nombreuses questions
portant sur le harcèlement sexuel et moral, la discrimination, la
protection fonctionnelle, la formation professionnelle, le cumul
d’activité, les emplois non titulaires.
Après un accord passé avec le syndicat FO, Maitres Kummer et
Nicolau proposent aux adhérents FO, un premier entretien
gratuit à leur cabinet ainsi qu’un forfait pour engager
éventuellement une procédure. Une permanence juridique à
l’intention des agents des collectivités territoriales est à l’étude.

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Damien DURIN

FO Jeunes

Etre aux services des autres, un
leitmotiv qui suit Damien depuis
toujours
Diplôme en poche, c’est à un forum des
métiers que Damien a découvert sa
voie. “J’ai vu le stand de la gendarmerie
nationale, ça m’a donné envie de me
renseigner et j’ai tout de suite adhéré à
leurs valeurs”.
Venir en aide aux gens et avoir un
métier diversifié ont été les éléments
moteurs qui ont donné à Damien l’envie
de faire ses premiers pas dans la
gendarmerie.
Progressivement, le désir de revenir en
ville et plus particulièrement sur
Grenoble le fera changer de voie
professionnelle. “Dans la gendarmerie,
je ne pouvais être affecté que dans des
zones rurales. J’ai donc démissionné et
passé les concours de la police
municipale”.
Après avoir brillamment réussi les
épreuves de sélection, il a ainsi rejoint
l’équipe de nuit basée à Grenoble.
Une reconversion professionnelle qui
signe son entrée dans le monde
syndical
C’est également à ce moment crucial
qu’il a développé ses premières

convictions
syndicales
et
pris
possession d’une carte chez Force
Ouvrière.
“Quand je suis arrivé sur Grenoble,
beaucoup de collègues avaient des
soucis assez graves, certains étaient
même en passe de perdre leur
agrément. Je ne me sentais pas plus à
l’abri qu’un autre et je me suis
rapproché du syndicat majoritaire en
place qu’était Force Ouvrière”.
C’est ainsi, que ces grands frères
comme il les appelle, lui ont présenté le
syndicat, expliqué l’intérêt d’adhérer et
de bien connaître ses droits.
Simple adhérent durant trois ans, c’est
cette année qu’il a commencé
réellement à prendre des fonctions plus
importantes.
FO jeunes, le déclic de son action
syndicale
“En début d’année, le responsable
syndical de la ville de Grenoble a fait un
appel à volontaire pour participer à une
journée FO jeunes ; ça a été le déclic”.
Le fait d’avoir une structure dédiée aux
jeunes où ceux-ci peuvent parler entre
eux, se donner des conseils afin
d’apprendre mutuellement les uns des
autres a ainsi été l’élément déclencheur
de cet engouement nouveau pour

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l’action syndicale.
Damien est alors parti sur Paris pour
deux jours, riches en découvertes et en
apprentissages, lui donnant l’envie
d’aller encore plus loin.
A son retour sur Grenoble, il s’est alors
rapproché de la ville pour participer au
conseil syndical et devenir référent
Force Ouvrière au sein de l’équipe de
jour de la police municipale. “Devenir
référent c’était devenu pour moi une
évidence. Je ne pouvais pas rester à
rien faire face à la détresse de certains
de mes collègues qui avaient même
perdu goût en leur métier. Il fallait agir et
vite.”
Depuis sa nomination, Damien prend
donc son rôle très à coeur et espère
bien par la même occasion inciter les
nombreux jeunes de son unité à
rejoindre le syndicat. Ses prochaines
missions ? L’organisation de la caravane
d’été avec Fo jeunes ou encore une
réunion avec la fédération nationale de
la police municipale “Ce sont de vrais
spécialistes qui connaissent exactement
notre métier et nos besoins. On pourrait
peut-être voir avec eux pour créer une
annexe sur Grenoble !”.
C’est donc plein d’enthousiasme et de
projets que nous quittons Damien à qui
nous ne pouvons souhaiter qu’un bel
avenir syndical !

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