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Mensuel d’information et de liaison de l’armée de Terre

Dossier

Obéir et commander

N° 208 - Octobre 2009

Focus

Les bases de Défense

Vie des unités

Une FOB à Canjuers

Portrait

L’ADC Redoutey, spéléologue

En direct du Liban

LES CASQUES BLEUS EN MISSION

Sommaire

A LA UNE EN OCTOBRE

DOSSIER OBÉIR ET COMMANDER

Obéir et commander : ces deux notions sont aussi vieilles que les armées, et forment aujourd’hui autant qu’hier le socle du métier militaire.

26

ÉDITO

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A

L’HONNEUR

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PANORAMA

 

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FOCUS

Le RETEX des BDD

 

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EN DIRECT DU LIBAN

Ce ne sont pas

des

bleus

!

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16
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Point de situation

 

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Une force de dissuasion

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.20

La

logistique

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La coopération multinationale

 

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Les actions CCM

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DOSSIER

 

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Obéir et commander

LE CEMAT

 

VOUS PARLE

 

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RETEX

 

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TÉMOIGNAGE

 

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INNOVATION

 

Le

SILCENT

 

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BD

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VIE DES UNITÉS

TIM A 20 ANS

Le SIAé Une FOB à Canjuers

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2003 et 2004

 

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SPORT

 

PORTRAIT

L’ADJ Beaurepaire

 

Les 24 heures du Mans Rollers

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58

au

Liban

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L’ADC Redoutey,

 

spéléologue

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s p é l é o l o g u e . 54 58
58
58

Brèves

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QUARTIER LIBRE

 

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Votre agenda Culture et loisirs Vu dans les médias Petites annonces

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. . . . . . . . 64 . 66 . 69 . 70 RÉDACTION
. . . . . . . . 64 . 66 . 69 . 70 RÉDACTION

RÉDACTION SIRPA TERRE : 14, rue Saint-Dominique, 00453 Armées - Tél. : 01 72 69 + n° de poste ou PNIA 821 752 + n° de poste - Fax : 01 72 69 25 51 I PRÉSIDENT DU COMITÉ DE RÉDACTION : COL Benoît Royal I DIRECTEUR DE LA RÉDACTION : COL Bruno Lafitte I RÉDACTEUR EN CHEF : LCL Michel Sabatier (poste 25 58) I RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT : CNE Julie Cros, CNE Audrey Laisné (poste 25 50) I SECRÉTAIRE DE RÉDACTION : LTN Sabine Fosseux (poste 25 50) I CHEF DES REPORTAGES :

MAJ Yannick Le Leuch (poste 25 52) I RÉDACTION : (poste 25 59 ou 25 64) - CNE Thomas Dijol, LTN Séverine Bollier, LTN Céline Brunetaud, Diane Lhéritier I BRÈVES ET PETITES ANNONCES : Mélanie Texier (poste 25 55) I CELLULE PHOTOGRAPHIQUE : (poste 25 67) ADJ Jean-Raphaël Drahi, ADJ Gilles Gesquière, CCH Jean- Baptiste Tabone I CELLULE ICONOGRAPHIQUE : (poste 25 63) BCH Christophe Deyres, BCH Pascal Villemur, BCH David Gaubert I MARKETING : MAJ André Le Bodic (poste 25 56) I ÉDITEUR :

Délégation à l’Information et à la Communication de la Défense - 1, place Joffre, 75007, Paris I DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : COL Benoît Royal, Chef du SIRPA Terre I PUBLICITÉ (ECPAD) :

M. Thierry Lepsch - Tél. : 01 49 60 58 56 - routage-abonnement@ecpad.fr I DIFFUSION - ABONNEMENTS : BCH Pascal Villemur - Tél. : 01 72 69 25 63 - Fax : 01 72 69 25 51 I ABONNEMENTS PAYANTS : ECPAD - Tél. : 01 49 60 52 44 I RÉALISATION : Samourai.fr I IMPRESSION : CirclePrinters - Commission paritaire n° 0211B05259 - ISSN n° 0995-6 999 - Dépôt légal : à parution. Ce numéro comprend un encart Terre Information folioté de I à IV, et un encart publicitaire La France Mutualiste. Tous droits de reproduction réservés. La reproduction des articles est sou- mise à l’autorisation préalable de la rédaction. I CRÉDITS PHOTOS : SIRPAT, CNPI, ECPAD, Thomas Goisque, DR. I COUVERTURE : Liban, ADJ Jean-Raphaël DRAHI - Site internet :

www.defense.gouv.fr/terre I Courriel : sirpat-comecrite.emat@terre-net.defense.gouv.fr

TIM n°208 - Octobre 2009

3

AUTO eT POUvOir d’AchAT

Assurance auto :

c OMMUN i QUé

comment dépenser moins

Dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat, la GMF vous permet de réaliser des économies sur votre budget auto. Tout en étant mieux assuré, mieux remboursé.

3 questions à :

Laurent deville, agent edF en banlieue parisienne, 30 ans

1- Quelle utilisation faites-vous de votre voiture ?

Je ne peux malheureusement pas m’en passer ! Pourtant, je prends les transports en commun tous les jours pour aller de mon domicile parisien à mon travail en banlieue. Mais une voiture, c’est quand même bien pratique pour pouvoir quitter la ville et partir le week-end en toute liberté.

2- Avez-vous pu réaliser des économies sur votre budget auto ?

Les transports, cela demeure un poste important dans mon budget ! Comme je devais changer de voiture, j’ai décidé en début d’année de troquer mon vieux véhicule pour une auto neuve. J’ai investi dans une voiture propre, qui produit moins de 120 g de CO 2 au km. J’ai pu bénéficier de 700 au titre du bonus

5 345 e:

budget

auto

moyen (1)

écologique mis en place par les pouvoirs publics, et de 1 000 supplémentaires de prime à la casse (2) .

3- Pourquoi avoir souscrit un contrat AUTO PASS auprès de la GMF ?

J’ai profité d’un tarif vraiment intéressant. Avec le Bio Bonus prévu au contrat, la GMF donne un sérieux coup de pouce aux acquéreurs de véhicules propres. Et j’ai pu aussi bénéficier de la réduction ECO PASS réservée aux automobilistes titulaires d’un abonnement annuel de transports en commun, ce qui est mon cas. Au total, ma cotisation a réellement baissé par rapport au tarif normal. Sur un peu plus de 500 , l’économie dépasse 67 ! (3)

(1) source : Automobile Club, budget pour une Clio III essence, chiffre 2007. (2) super bonus pour la mise au rebut d’un véhicule de plus de 10 ans, suite à l’acquisition d’un véhicule propre (moins de 160 g CO 2 /km). (3) économie de 67,31 sur une cotisation annuelle de 503,65 pour l’assurance d’un véhicule Peugeot 207 HDI Premium 90 5 CV avec le contrat GMF AUTO PASS, formule tous risques confort avec franchise, pour un conducteur âgé de 30 ans, à 40% de bonus sans sinistre responsable. (4) ni étudiants, ni lycéens.

ASSURANCE AUTO PASS DE LA GMF : les + qui vous font gagner de l’argent
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Avec AUTO PASS, vous profitez de tarifs en baisse de 3% en moyenne, avec en plus
des réductions significatives dans un ensemble de cas :
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5% sur l’assurance des véhicules propres (moins de 120 g de CO 2 /km parcouru)
de moins de 5 ans
PETIT ROULEUR
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10% si vous faites moins de 5 000 km par an en usage privé avec votre véhicule
ECO PASS
-
10% pour les automobilistes (4) titulaires d’un abonnement annuel payant de transports
en commun
BONS CONDUCTEURS
ils ne paient pas pour les autres, et encore moins avec AUTO PASS ! Avec 50%
de bonus sans sinistre responsable depuis 7 ans, la GMF augmente le bonus
jusqu’à 65%. C’est le Bonus + !
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Éditorial

L’aptitude au commandement passe aussi par le devoir d’obéissance

L’aptitude au commandement passe aussi par le devoir d’obéissance

E n ces temps où notre armée de Terre renoue avec les réalités d’un engagement opérationnel parti- culièrement exigeant, redonner

ses lettres de noblesse à l’exercice

du commandement est une impérieuse nécessité.

Commander

Plus que jamais, le chef militaire doit fon- der sa légitimité et son autorité sur la confiance mutuelle qui le lie à ses subor- donnés, sur la fermeté de son caractère, sur ses compétences professionnelles et son exemplarité en

toutes circonstances mais également sur son sens des respon- sabilités car, comme le disait le maréchal

Joffre, « celui qui a le goût de la respon-

sabilité, après avoir pensé le problème, sait imposer une solution et la faire triom-

pher ». Dans cet esprit, n’oublions pas que le sens des responsabilités exige aussi de contrôler l’action des subordonnés, au quar- tier comme en opération.

des subordonnés, au quar- tier comme en opération. Celui qui a le goût de la responsabilité,
des subordonnés, au quar- tier comme en opération. Celui qui a le goût de la responsabilité,

Celui qui a le goût de la responsabilité, après avoir pensé le problème, sait imposer une solution et la faire triompher. »

Maréchal Joffre

Apprendre à commander Acteurs essentiels de la préparation opé- rationnelle, les organismes de formation ont pour vocation d’éduquer et d’instruire des chefs capables de commander dans des situations toujours plus complexes où l’Homme, quels que soient les pro-

grès technologiques, reste au centre de

l’engagement militaire. Il s’agit donc de former des hommes et des femmes de réflexion mais aussi de caractère et de cœur

car la vocation du chef est, encore et tou- jours, de conduire ses subordonnés au com- bat en donnant du sens à l’action.

Apprendre à obéir Au-delà de la formation à l’exercice du com- mandement, l’éducation dispensée doit aussi être tournée vers l’apprentissage de l’obéissance aux ordres reçus parce qu’obéir et commander sont les parts indissociables d’un ensemble qui fonde l’état de soldat. Ces deux éléments, intime- ment complémentaires de notre manière d’être, garantissent naturellement l’effica- cité de nos actions. Il s’agit bien, comme le disait le maréchal Foch, « de comprendre

la pensée de son chef, de la faire sienne et, par tous les moyens, de la traduire en

acte ». De cette articulation doit naître le parfait équilibre entre l’obéissance formelle et l’esprit d’initiative, entre la discipline, indispensable à l’action militaire, et l’au- tonomie, dans le respect impérieux des lois et des règlements pour « le succès des

armes de la France ».

C’est cette ambition qui continuera à ani-

mer « les formateurs de l’armée de Terre »

que j’ai l’honneur de commander depuis quelques semaines au sein de la DRHAT ; car, si les structures évoluent, la mission demeure toujours aussi impérieuse, celle de former des chefs qui s’efforcent de voir clair malgré les incertitudes, savent déci- der et assument leurs ordres.

incertitudes, savent déci- der et assument leurs ordres. Général de division Philippe BONNET Directeur adjoint de

Général de division Philippe BONNET Directeur adjoint de la DRHAT et commandant des écoles et des lycées de Défense

TIM n°208 - Octobre 2009

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© ECPAD

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© ECPAD 6 A l’honneur Le MINDEF en Afghanistan Le ministre de la Défense, Hervé Morin,

A l’honneur

© ECPAD 6 A l’honneur Le MINDEF en Afghanistan Le ministre de la Défense, Hervé Morin,

Le MINDEF en Afghanistan

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, s’est rendu en Afghanistan les 17 et 18 septembre 2009 pour faire un point de situation du travail réalisé par les militai- res français. Il s’est notamment rendu à Tora (district de Surobi), avant de rencon- trer les autorités afghanes de la province. Le 18, il était en Kapisa pour rencontrer les unités du Groupement tactique inter- armes (GTIA) sur les bases de Tagab et Nijrab. La visite du ministre s’effectuait à quelques semaines du redéploiement des forces françaises dans l’est du pays. Le 1 er novembre prochain, l’essentiel des troupes françaises présentes à Kaboul sera en effet transféré sur les bases de Kapisa et de Surobi.

65 e anniversaire de la libération de Paris

Lors de la célébration du 65 e anniversaire de la libération de Paris le 25 août 1944, le président de la République s’est rendu à la préfecture de police de Paris, lieu hau- tement symbolique où le général Leclerc reçut la reddition des troupes d’Occupation et où le général de Gaulle prononça son premier discours. Au cours d’une cérémo- nie, une plaque a été inaugurée à la mémoire du général Leclerc dans la cour de l’hôtel préfectoral. Accompagné notamment du Premier ministre François Fillon, du SEDAC Hubert Falco, du maire de Paris Bertrand Delanoë et du préfet de police de Paris Michel Gaudin, le président a appelé à se montrer digne de ce jour à l’heure où de nouveaux défis nous attendent.

Le CEMA en Afghanistan

de nouveaux défis nous attendent. Le CEMA en Afghanistan Du 1 e r au 3 septembre,

Du 1 er au 3 septembre, le général d’armée Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des armées, s’est rendu en Afghanistan pour inspecter les unités françaises présentes autour de la ville de Kaboul. L’un des objectifs de sa venue était de faire le point sur l’engagement des troupes françaises, notamment pendant les élections d’août dernier, et d’étudier la réarticulation des effectifs français à compter de novembre. En effet, l’ANA assurera alors totalement la sécurité de Kaboul et de ses environs.

TIM n° 208 - Octobre 2009

Ils ont sauvé une vie

Le 11 août, le maréchal des logis-chef Vincent Delcous et le brigadier-chef François Daix, du 519 e Régiment du train de La Rochelle, partici- paient à une activité sportive collective. Apercevant un homme âgé d’une soixante d’an- nées, victime d’un malaise, ils se sont portés à son secours en pratiquant un massage cardia- que, guidant et aidant les secours dans le trans- port du sexagénaire. Bien que leurs formations aux premiers secours remontent à 4 et 12 ans, ils n’ont pas hésité un instant. L’homme a repris connaissance avant d’être transporté à l’hôpital.

12 ans, ils n’ont pas hésité un instant. L’homme a repris connaissance avant d’être transporté à
In memoriam M. Nicolas Sarkozy, président de la Répu- blique et chef des armées, M.
In memoriam
M. Nicolas Sarkozy, président de la Répu-
blique et chef des armées, M. Hervé
Morin, ministre de la Défense, le géné-
ral d’armée Jean-Louis Georgelin, chef
d’état-major des armées, et le général
d’armée Elrick Irastorza, chef d’état-
major de l’armée de Terre, accompagnés
de nombreuses personnalités civiles et
militaires, ont rendu un dernier hom-
mage au sergent Thomas Rousselle et
au caporal-chef Johan Naguin, lors d’un
éloge funèbre le 11 septembre 2009 au
3 e RIMa de Vannes.
Le président a rappelé que « jamais,
Caporal-chef
Sergent
Johan Naguin
Thomas Rousselle
malgré les risques auxquels les expo-
sait leur engagement, je ne pourrai
me résigner à la fatalité de ces vies
brisées et trop tôt interrompues. […]
Le statut international de notre pays
nous confère des prérogatives impor-
tantes. […] Tel est bien le rôle des
armées françaises et que nul n’en
doute, c’est également la sécurité et
la liberté de la France et des Français
qui se jouent sur les principaux théâ-
tres extérieurs où sont engagées nos
forces armées ».
Afghanistan, avant le passage d’un convoi
logistique. Ils étaient intégrés à un dis-
positif de huit véhicules et précédés par
les moyens de reconnaissance du génie.
Leur VAB a été visé par un engin explo-
sif improvisé.
Le caporal-chef Johan Naguin, natif de
la Réunion, s’était engagé au 3 e RIMa en
mai 2005. Pilote VAB, âgé de 24 ans,
il était marié et père d’un petit garçon
d’un an et demi. Le sergent Thomas
Rousselle, âgé de 30 ans, marié et père
d’une petite fille de trois ans, s’était
engagé en avril 1998 au 3 e RIMa. C’était
sa seconde mission en Afghanistan, où
il exerçait les fonctions de radio-tireur
sur VAB.
Le 8 septembre 2009, Hubert Falco,
secrétaire d’État à la Défense et aux
anciens combattants, leur a décerné la
Médaille militaire et le CEMAT, la croix
de la Valeur militaire avec citation à l’or-
dre de l’armée, en présence notamment
de Mme Marie-Luce Penchard, secré-
taire d’État à l’outre-mer. Le président
de la République leur a remis le 11 sep-
tembre 2009 la Légion d’honneur à titre
posthume.
Soutien à nos soldats
Le sergent Rousselle et le caporal-chef
Naguin étaient le 4 septembre 2009 en
mission de sécurisation de l’axe routier
reliant Bagram à la FOB de Nijrab, en
« Dans ces circonstances exceptionnelles, je veux rendre un hommage par-
ticulier au courage, à l’abnégation et au professionnalisme de ces hommes
qui ont choisi de servir notre pays à travers le monde, en acceptant de faire
le don de leur vie. J’ai une pensée particulière pour ce régiment que vous
connaissez bien et qui vient d’être à nouveau touché sur le sol afghan. »
(Lettre de condoléances du Premier ministre, François Fillon.)
Le CEMAT honore les troupes de Marine Une prise d’arme publique a eu lieu à
Le CEMAT honore
les troupes de Marine
Une prise d’arme publique
a eu lieu à Fréjus le 31 août 2009
en présence du général d’armée
Irastorza, chef d’état-major de
l’armée de Terre, dans le cadre
des cérémonies de Bazeilles,
qui perpétuent le souvenir
de cette grande bataille
qui eut lieu en 1870 et coûta la vie
à 2655 soldats. Ces cérémonies
sont aussi le moyen de réaffirmer
la solidarité des troupes
de Marine, autour notamment
du souvenir de la Division bleue,
qui réunit pour la première fois
de l’histoire marsouins et bigors
dans un même combat.
Le général de corps d’armée
Thonier et les généraux de division
Montfort et Daniel ont fait au
cours de la cérémonie leur adieu
aux armes.

En Bref

Deux députés se rendent au Tchad

Du 18 au 20 août 2009, le député de l’Ain, vice-président de la commission de la Défense nationale et des forces armées, Michel Voisin, ainsi que Chris- tophe Guilloteau, député du Rhône, secrétaire de la commis-

sion, se sont rendus auprès des militaires français stationnés au Tchad. Accueillis par le colonel (A) Bruno Caïtucoli, commandant

la force EPERVIER, un bilan leur

a ainsi été dressé des actions

menées sur place par la France.

Après leur rencontre avec les unités stationnées à N’Djamena, les deux députés se sont rendus

à Abéché où ils ont participé à

une série d’exercices organisés par le 68 e Régiment d’artillerie d’Afrique.

TIM n° 208 - Octobre 2009

7

8

8 Panorama L’agenda du CEMAT 31 AOÛT Commémoration des combats de Bazeilles à Fréjus. 10-11

Panorama

L’agenda du CEMAT

31

AOÛT

Commémoration des combats de Bazeilles à Fréjus.

10-11 SEPTEMBRE

Universités d’été de la Défense à Saumur. Hommage funèbre au 3 e RIMA de Vannes.

14

SEPTEMBRE

Réception du CEMAT espagnol.

15

SEPTEMBRE

Visite au 2 e RG de Metz. Ouverture solennelle du CID.

16

SEPTEMBRE

GRAT des officiers généraux.

18

SEPTEMBRE

Visite au 1 er RHC de Phalsbourg.

22

SEPTEMBRE

Visite à l’école d’état-major de Compiègne.

Visite à l’école d’état-major de Compiègne. Le 4 e Régiment de dragons renaît au Liban Le

Le 4 e Régiment de dragons renaît au Liban

Le 1 er août 2009 au Liban, le 1-11 e Régi- ment de cuirassiers (1-11 e RC) de Carpia- gne a changé officiellement d’appellation pour prendre celle de 4 e Régiment de dra- gons (4 e RD). Afin de marquer cet événe- ment, une prise d’armes, présidée par le général Lafontaine, RepFrance, s’est tenue sur le site de la Quick Reaction Force (QRF) au Sud-Liban, où se trouve une partie du régiment. Le 4 e RD, le régiment de chars AMX-30 de la guerre du Golfe (opération DAGUET), avait été dissous en 1994 et son étendard confié en 2006 au CENTAC. Le 4 e RD revoit le jour pour constituer l’un des quatre régiments de chars Leclerc de la Force terrestre.

Où en est la gratuité Internet en OPEX ?

En OPEX, l’accès à Internet était souvent payant. Depuis le 1 er juillet2009, à Warehouse en Afghanistan, l’attribution individuelle mensuelle est de :

5 heures pour Internet; 2 heures pour le téléphone. De plus, une mission d’experts s’est rendue sur place fin juin. Une venue très appréciée par les soldats qui ont bénéficié de postes et de bornes wifi supplémentaires, de déblo- cages techniques. L’enveloppe initiale de 2 millions d’euros pour l’année 2009 a été complétée en juin par une allocation de 800 000 euros du bureau CPO. Les problè- mes de débit, de coupures intempestives ne peuvent, quant à eux, être résolus qu’au fur et à mesure, selon les sites et les pays. Les militaires basés au Liban, à titre d’exemple, perçoivent désormais deux cartes réutilisables sur d’autres théâtres: l’une fournit 3h de communications vers les fixes ou 1h10 vers les portables, et l’autre per- met 5h de connexion internet. Le wifi est de plus en cours d’installation. À terme, le but est de rendre possible la gratuité sur l’ensemble des sites sans restriction.

la gratuité sur l’ensemble des sites sans restriction. L’Intégration des jeunes officiers en régiments Le 3

L’Intégration des jeunes officiers en régiments

Le 3 septembre, un groupe de tra- vail, composé de 15 présidents des sous-officiers, s’est réuni autour du major Cacan, conseiller des sous-officiers auprès du CEMAT, pour recueillir leur perception sur l’intégration des jeunes officiers issus du recrutement direct dans les régiments. Les conclusions de cette réunion mettent en avant l’importance du rôle du sous-officier dans l’accueil et la formation du jeune lieutenant, confronté à ses nouvelles responsabi- lités, nécessitant dans certains cas une mise en confiance. De manière générale, les relations entre sous-officiers et officiers ne souffrent d’aucune difficulté. Tous soulignent l’indispensable complémentarité du jeune lieutenant et de son sous-officier adjoint. À cette occasion, diverses propositions ont été formulées pour améliorer tant la formation des sous- officiers que celle des officiers.

diverses propositions ont été formulées pour améliorer tant la formation des sous- officiers que celle des

Une PMS au 519 e Régiment du train

Du 20 juillet au 7 août 2009 s’est dérou- lée au 519 e Régiment du train une prépa- ration militaire supérieure (PMS) au profit de 32 jeunes. Tir au Famas, marche au pas et chant, découvertes sportives ont été le quotidien de ces jeunes hommes et femmes attirés par la Défense. Point d’orgue de ce stage, un débarque- ment d’assaut sur l’île de Ré. Après toutes ces émotions, les jeunes stagiaires ont reçu leur insigne « PMS » pour attester de leur réussite. 90 % de ces 32 jeunes diplômés, qui envisagent une carrière dans l’armée de Terre, ont manifesté le désir de donner suite à cette expérience.

manifesté le désir de donner suite à cette expérience. La chaîne sécurité dispose de son site

La chaîne sécurité dispose de son site

La refonte de la réglementation nationale, avec notamment la diffusion de la direc- tive nationale de sécurité des activités militaires de l’État par les services du Premier ministre, a entraîné une révision générale des textes traitant de la protection des installations et du secret de la Défense nationale au sein de l’armée de Terre. Le bureau Emploi de l’EMAT a donc mis en place un nouveau site intranet, accessi- ble depuis la page d’accueil d’Intraterre. Le site présente ainsi l’organisation natio- nale de la chaîne sécurité et ses missions, facilite les contacts, met en ligne une bibliothèque des documents réglementaires et notifie par diffusion électronique les dernières notes: www.emat.terre.defense.gouv.fr/STSD/

TIM n° 208 - Octobre 2009

« J’ai besoin des réservistes ! »

L’Association des sous-officiers de réserve (ASOR) de Nantes a organisé sa 32 e jour- née « découverte de la réserve et du monde militaire » le 27 juin 2009 à Joué- sur-Erdre (44). Alors que celle-ci mettait

à l’honneur son 2000 e stagiaire, le CEMAT rappelait de son côté au nouveau prési- dent de l’Association nationale des réser- vistes de l’armée de Terre (ANRAT) l’importance de la réserve. La pleine réin- tégration de la France dans l’OTAN crée en effet un nouveau besoin de réservis- tes, ayant une aptitude à travailler en état- major. L’armée de Terre compte actuel-

en état- major. L’armée de Terre compte actuel- lement environ 18 000 réservistes. Son objectif pour

lement environ 18 000 réservistes. Son objectif pour 2011: 28000 réservistes !

Le recrutement fait sa rentrée

2011: 28000 réservistes ! Le recrutement fait sa rentrée Dispositif SEVELOR Le dispositif SEVELOR, ou sécurisation

Dispositif SEVELOR

Le dispositif SEVELOR, ou sécurisation de la vente des logements dans le cadre des restructurations, a été mis en place par le ministre de la Défense pour accompa- gner les militaires et civils qui contraints de se séparer de leur résidence princi- pale suite à une mutation liée aux restruc- turations, rencontrent des difficultés à vendre. Le groupe SNI, spécialisé dans l’immobilier, s’engage à faire une offre d’achat pour tout bien qui n’est pas vendu dans les deux mois. Pour les civils, le dossier est à déposer

à l’antenne mobilité reclassement des

189 Franciliens ont signé leur premier contrat et assisté à leur première céré- monie au fort Neuf de Vincennes le 1 er septembre 2009, en présence du géné- ral de brigade Philippe Pontiès, sous- directeur Recrutement pour l’armée de Terre et coordinateur du recrutement pour les Forces armées. 88 Ultramarins ont de plus rejoint des garnisons métropolitaines dont 17 Réu- nionnais, affectés au 2 e RPIMA. Ce ne sont pas moins de 277 contrats qui ont été signés pour le mois de septembre, preuve que le recrutement ne faiblit pas.

unités ou à la cellule régionale mobilité reclassement. Pour les militaires, le déposer à la cel- lule d’accompagnement des restructura- tions ou à la DRH de l’unité. En cas de dissolution, les demandes devront êtres faites auprès de la nouvelle affectation. Une offre d’achat sera propo- sée dans un délai d’un mois. Pièces à fournir pour le dossier : justifi- catif de propriété, de mise en vente, de mutation et un document attestant du prix de cession demandé.

Le salon d’armements de Londres Le salon Defense Systems & Equipment International (DSEI) s’est tenu

Le salon d’armements de Londres

Le salon Defense Systems & Equipment International (DSEI) s’est tenu à Londres du 8 au 11 septembre 2009. L’armée de Terre s’est donc transpor- tée pour l’occasion sur les bords de la Tamise pour présenter les projets de la France en matière d’innovation. Son atout principal était le programme Scorpion, qui a pour objectif de mettre en avant l’accroissement des capacités opérationnelles, la souplesse de l’em-

ploi de la force, la communication géné- ralisée des informations, ainsi que la protection renforcée des soldats et l’interopérabilité des forces armées.

À cet effet, la première expérimentation

a commencé le 14 septembre 2009 et

s’achèvera le 5 octobre 2009. Il s’agit d’ARTIST, mené en Allemagne, au camp de Bonnland. Le prochain numéro de TIM en fera un

compte rendu complet.

Une commande supplémentaire de VBCI

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a annoncé la commande de 332 véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI), por- tant l’ensemble à 630 véhicules. Lancé en 2000, le programme, conforme aux orien- tations du Livre blanc, s’inscrit dans la volonté de remettre à niveau les moyens de combat. Le montant global du pro- gramme VBCI se chiffre à 2,86 milliards d’euros. Les premiers véhicules ont été reçus en septembre 2008 au 35 e Régiment d’infanterie, dont la première compagnie équipée de ces engins a défilé lors du 14 Juillet. Les derniers exemplaires devraient être livrés d’ici à 2015.

exemplaires devraient être livrés d’ici à 2015. Ces militaires qui ont changé la France ARDANT DU

Ces militaires qui ont changé la France

ARDANT DU PICQ Charles

(1821-1870)

Colonel français, cet homme au caractère difficile voire farouche participe à la campagne de Crimée, de Syrie (où il est fait prisonnier), ainsi qu’aux événements d’Algérie de 1864. Homme de terrain, ce colonel, sorti de Saint-Cyr avec un classement médiocre, n’hésite pas à remettre en cause les fondements stratégiques militaires de l’époque et nous laisse une œuvre majeure :

Études sur le combat ; Combat antique et combat moderne.

Partant des combats antiques comme ceux de Cannes et de Pharsale, il s’inscrit en faux contre la théorie des «gros bataillons», privilégiant une théorie microstratégique. Il place ainsi le soldat au cœur de sa pensée, montrant que la victoire doit être remportée grâce à la force morale des soldats, à leur discipline et à solidarité.

 

Source : Fabrice Fanet et Jean-Christophe Romer (dir), Les militaires qui ont changé la France, Editions Le Cherche Midi.

TIM n° 208 - Octobre 2009

9

Panorama Jargon Go no go En référence au « go ! » anglais des parachutistes

Panorama

Jargon

Go no go

En référence au « go ! » anglais des parachutistes avant le saut, être en « go no go » désigne l’attente, le moment où on ne sait pas quoi faire. Le « go no go » est aussi une cale utilisée sur la mitrailleuse de calibre 12,7 et qui sert à positionner exactement le canon.Celle-ci, d’épaisseur différente à chaque extrémité, indique d’un côté «go» et de l’autre «no go». «Qui donne le go no go» ? En clair :

 

«Qui donne le feu vert ?» Par extension, « go ! » désigne un ordre ne soufflant aucune hésitation et appelant une action immédiate.

aucune hésitation et appelant une action immédiate. LOYAL MIDAS 09 Du 21 septembre au 3 octobre,

LOYAL MIDAS 09

Du 21 septembre au 3 octobre, l’armée de Terre participait à l’exercice multinational amphibie LOYAL MIDAS 09, en Méditerranée puis sur le camp de Can- juers pour la partie aéroterrestre. Mené en vue de l’alerte amphibie NRF14 du pre- mier semestre 2010, cet exercice, conduit

par le Joint Command Lisbonne (OSE),

devait permettre la certification de la com- posante amphibie (CATF/CLF). L’EMF1 assurait la coordination entre les partici- pants de la force terrestre (6 e BLB, 4 e BAM, 1 re BM, CFT) et armait également une partie des postes Terre du CATF.

 

Le chiffre

96

%

Afin d’évaluer

la perception

des lecteurs

de la revue Terre Information

Magazine, la DRHAT (BCP-EH)

et le SIRPA Terre ont réalisé une étude quantitative en avril 2009, par questionnaire auto administré. Au total,

 

3

397 personnes ont été

questionnées. 96% (contre

 

77

% en 2004) se déclarent

intéressés par le contenu, dont 17 % très intéressés. Ce résultat est confirmé par le très faible pourcentage de ceux qui ne lisent jamais

la revue et qui sont légèrement plus nombreux en régiment ou en école (de l’ordre de

4

%). 51 % lisent tous les

numéros ou presque (contre

 

60

% en 2004).

10

TIM n° 208 - Octobre 2009

 

Colis de fin d’année : pensez-y !

Envoyez vos colis dès fin novembre et au plus tard pour la semaine 49! Les fêtes de fin d’année appro- chent et avec elles les cadeaux ! Que l’on soit en Guyane, en Nouvelle-Calédonie, en Afghanistan ou ailleurs, il est important que chacun ouvre son précieux cadeau le 25 décembre. L’année dernière, le service de la Poste interarmées a traité pour la période de décembre 153 tonnes, soit 25 000 colis à destination du personnel de Défense et des familles. Il faut, par exemple, en moyenne 14 jours pour qu’un colis arrive normalement en Afghanistan. Avec les fêtes de fin d’année, n’hésitez pas à prendre de l’avance!

L’armée de Terre intervient à Marseille

Le 22 juillet 2009, un feu détruisait la garrigue aux portes de Marseille sur 1 077 ha. Afin de conjurer les risques de coulées de boues et d’inondation, les militaires, avec les services de l’État, ont mis en place un dispositif de réhabili- tation des espaces sinistrés. Encadrés par l’ONF (Office national des forêts), 80 militaires du 1 er RE d’Aubagne, du 4 e RD de Carpiagne, du 1 er REG de Laudun et du 2 e REG de Saint-Christol ont été engagés pour assurer le nettoyage des sites. Bilan : 1600 arbres abattus, 500 fascines réalisées, 350 m de talwegs créés pour l’écoulement des eaux, etc.

350 m de talwegs créés pour l’écoulement des eaux, etc. Ça tourne à Canjuers Dans le

Ça tourne à Canjuers

Dans le cadre de la future campagne de recrutement de l’armée de terre, qui sera lancée au début de l’année 2010, la sous-direction recrutement de l’armée de Terre a tourné sur le camp de Canjuers ses nouveaux films TV, avec le concours du 27 e BCA et du 1 er RCA. Élaborée par l’agence TBWA, cette campagne s’appuiera sur un site internet répondant aux critè- res de convivialité et d’interactivité les plus performants. Il sera valorisé par la mise en œuvre d’une stratégie de communication multimédia, dont ces films seront le pro- duit emblématique. L’armée de Terre aura recruté près de 14 000 jeunes en 2009.

Une nouvelle aide à la reconversion

14 000 jeunes en 2009. Une nouvelle aide à la reconversion Implic’action sera lancée le 8

Implic’action sera lancée le 8 octobre. Cette association s’inscrit dans les dis- positifs existants d’aide à la reconver- sion. Cette aide vise toute personne de la Défense et s’appuie sur un réseau national d’anciens militaires et civils qui ont réussi leur reconversion et désirent

partager leurs expériences. Accompa- gnés de professionnels du changement de métier et de la réorientation de car- rière, ils proposent ainsi des parcours de reconversion adaptés et personnalisés. www.implication.fr 06 80 73 72 66

Le détachement HEPHAISTOS

Du 10 août au 18 septembre 2009, 14 militaires du 1 er RHC, 1 Gazelle et 2 Puma ont assuré l’alerte incendie avec l’UIISC 7 au sein du Détachement d’intervention héliporté (DIH), dans le cadre du plan HEPHAISTOS (lutte contre les feux de forêt). Grâce à des bacs souples d’une capa- cité de 1500 l, les Puma interviennent en moins de 3h et peuvent s’approcher à 500 m du feu, dans des zones difficilement accessibles aux pompiers. Malgré des

départs de feu fréquents, la contribution des hélicop- tères est restée faible et ponctuelle – 35 h de vol effectuées –, conséquence d’une maîtrise rapide et efficace de la Sécurité civile. Lors des grands incendies en Corse, du 24 au 28 juillet 2009, ces mêmes hélicoptères ont réalisé plus de 70 allers-retours.

grands incendies en Corse, du 24 au 28 juillet 2009, ces mêmes hélicoptères ont réalisé plus

63 e foire de Châlons-en-Champagne

Du 28 août au 6 septembre 2009, le pôle armée de Terre était présent à la foire de Châlons-en-Champagne. 140 soldats, 15 véhicules, 14 unités, 6 matériels ma- jeurs et deux chiens se sont mobilisés pour faire découvrir au public les moyens tech- niques et humains dont dispose la 1 re Bri- gade blindée. Le CAESAR, l’équipement FELIN, le char LECLERC, le DRAC, etc. ont été exposés au grand public. Le 2 septembre a été marqué par la venue du général Bras, commandant la 1 re Bri- gade mécanisée, qui a inauguré la jour-

Opération séduction

mécanisée, qui a inauguré la jour- Opération séduction Les 12 et 13 septembre 2009, le 3

Les 12 et 13 septembre 2009, le 3 e Régi- ment du génie a organisé des journées portes ouvertes. Un spectacle son et lumière original, suivi d’un feu d’artifice, était l’attraction majeure de ce week-end. Alternant le ludique et le pédagogique, le régiment a présenté son matériel (EBG – engin blindé du génie, PFM – pont flot- tant motorisé, etc.), son savoir-faire, son savoir-être Chacun a ainsi pu profiter du parcours action man, du pont de singe et du tir laser au FAMAS, en passant par l’atelier démi- nage et une balade sur la Meuse en Engin de franchissement de l’avant (EFA).

Cultures militaires, culture du militaire

Parler de cultures militaires a-t-il encore un sens à l’heure où les réformes tendent à l’homogénéisation ? Sans aucun doute. C’est le propos du dernier numéro de juin- septembre d’Inflexions, intitulé « Cultures

militaires, culture du militaire ». Homo-

gène en apparence, l’armée de Terre est en effet composée d’une multitude de cultures spécifiques à chaque arme, cha- que régiment sous la bannière d’un même drapeau. Les cultures brassées dans ce numéro sont aussi vastes que le sujet.

«Cultures militaires, cultures du mili-

taire», Inflexions, La Documentation fran- çaise, n° 11, juin-septembre, 12 euros.

Devise

« À L’AFFÛT TOUJOURS, JAMAIS NE RENONCE. » C’est la devise de l’un des plus vieux régiments de France et des plus décorés de l’artillerie : le 3 e RAMA. Fondé en 1803 par décret consulaire, le 3 e RAMA fait front sur tous les champs de batailles jusqu’en 1918. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le président des États-Unis lui remet la Unit citation. C’est en 1994 qu’il rejoint son affectation actuelle à Canjuers.

Exercice ZURB SARREBOURG

Du 16 au 17 septembre s’est tenu l’exer- cice ZURB SARREBOURG 2009. Dans le cadre des montées en puissance du PC numérisé du 1 er RHC, des exercices de combat en zone urbaine ont été menés, de jour et de nuit, en liaison avec le 1 er RI et en accord avec la ville de Sarrebourg. Assaut héliporté, survol de la ville à basse altitude, évacuation de ressortissants (RECEVAC) en centre-ville, récupération de pilotes abattus, etc., le rythme dyna- mique de l’exercice a mobilisé 180 per- sonnels, 10Gazelle, 6 Puma, 8 camions, 6 P4. Sans surprise et même avec curio- sité, les habitants se sont à nouveau prê- tés au jeu.

sité, les habitants se sont à nouveau prê- tés au jeu. née de l’armée de Terre.

née de l’armée de Terre. La Nouba (fan- fare aux tonalités nord-africaines) est venue spécialement d’Épinal.

nord-africaines) est venue spécialement d’Épinal. La nouvelle simulation de l’ALAT Le 8 octobre 2009,

La nouvelle simulation de l’ALAT

Le 8 octobre 2009, l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre (EALAT) et l’Ecole franco-allemande de formation des équipages Tigre (EFA) inaugureront les centres de simulation de la plateforme aéronautique du Cannet-des-Maures. Cette inauguration marque une nouvelle étape dans la politique de simulation qui permet de garantir la capacité opération- nelle des équipages d’hélicoptères de l’ALAT. Elle participe aussi à la politique de développement durable de notre pays en permettant la limitation des nuisan- ces sonores et la réduction de la consom- mation de produits pétroliers. Rappelons que l’apport de la simulation a été déci- sif dans la formation et l’entraînement des équipages Tigre qui viennent d’être déployés en Afghanistan.

Kosovo : instant de tendresse entre un para et un chiot. Faites-nous parvenir vos clins
Kosovo : instant de tendresse entre un para et un chiot.
Faites-nous parvenir vos clins d’œil
et situations militaires originales à l’adresse Internet
sirpat-comecrite.emat@terre-net.defense.gouv.fr
Les meilleurs seront publiés et récompensés
© CCH Jean-Jacques CHATARD

TIM n° 208 - Octobre 2009

11

Focus Après plusieurs mois d’expérimentation, c’est l’heure d’un premier bilan pour les onze Bases de

Focus

Après plusieurs mois d’expérimentation, c’est l’heure d’un premier bilan pour les onze Bases de Défense expérimentales (BdD). Lancées en janvier 2009, les BdD constituent une véritable révolution dans l’organisation des tâches d’administration et du soutien commun pour les armées. Un retour d’expérience sur un premier semestre riche en enseignements a eu lieu à l’été 2009. Des mesures correctives et certains changements sont annoncés. Rappel des faits et point de situation sur ce « dossier chaud ».

Bases de Défense

Etape 2 !

12

S mois, le temps d’une OPEX,

temps qu’il a fallu aux défri-

ix

le

cheurs des BdD expérimen- tales pour lancer, sur ordre du chef d’état-major des armées,

cette réforme qui va complètement transformer les armées et donc l’armée de Terre. Son principe fondateur? Mutualiser l’ad- ministration générale et les soutiens communs. Comment? En étant pragma- tique, en choisissant entre les différen- tes façons de procéder celle qui est la plus efficace dans un contexte administratif et budgétaire où l’emploi des moyens doit être recentré sur l’opérationnel. L’ob- jectif? Économiser de la ressource, jus- tement, et mieux employer le personnel pour privilégier la capacité d’engagement. Comme c’est une phase d’expérimen- tation, certains principes retenus au départ se sont révélés modulables. Par exemple, un rayon de 30 km avait été fixé pour le périmètre géographique des BdD. En fait, le délai de déplacement s’avère être un critère plus pertinent.

Optimiser le temps de travail et harmoniser la gestion

Bien sûr, les premiers manques sont aussi apparus. Notamment dans le domaine des outils de transmission d’in- formation où les besoins sont importants. Tous les acteurs de l’expérimentation insistent d’ailleurs sur ce point essentiel:

être rapidement capables de dématéria- liser les documents, de travailler à dis- tance, en télétravail plutôt qu’avec la navette courrier du vaguemestre terri-

TIM n°208 - Octobre 2009

18 Bases de Défense pilotes Cherbourg Creil Nancy Montlhéry Brest Rennes Besançon Coëtquidan Avord La
18 Bases de Défense pilotes
Cherbourg
Creil
Nancy
Montlhéry
Brest
Rennes
Besançon
Coëtquidan
Avord
La Valbonne
Clermont- Valence
Rochefort,
Saintes,
Ferrand
Cognac
Aubagne
Marseille
Pau
11 Bases de Défense expérimentales 2009
7 nouvelles Bases de Défense 2010
La Réunion
Djibouti

LLee ccoonncceepptt ggéénnéérraall ddee BBaassee ddee DDééffeennssee sseerraa vvaalliiddéé eenn 22000099 ppuuiiss ccoonnssoolliiddéé eenn 22001100 aavveecc,, nnoottaammmmeenntt,, llee ddééppllooiieemmeenntt ddee 1111 bbaasseess eexxppéérriimmeennttaalleess eett ddee 77 nnoouuvveelllleess

blement chronophage. Cet aspect est un de ceux qui est apparu à de nombreuses reprises dans le Retex. Il sera en partie résolu par la création d’un portail infor- matique pour les BdD et la mise en place d’outils communs de plus en plus nom- breux (comme CHORUS, qui deviendra l’outil unique interministériel de gestion

budgétaire et comptable). L’harmonisa- tion à terme de tous les modes et procé- dures de gestion, pour l’instant le plus souvent juxtaposés, devient également l’un des objectifs majeurs de cette réforme. C’est un procédé long et com- plexe qui oblige tous les acteurs à repen- ser leur manière de travailler (cf. pp. 14

4

QUESTIONS

au général de corps aérien Éric Rouzaud

Sous-chef « organisation » de l’état-major des armées

Quels sont les points marquants de ce premier Retex sur les Bases de Défense ?

Premièrement, la BdD fonctionne. L’adhésion au concept est une réalité et beaucoup s’investissent pour assurer la réussite de cette réforme. Deuxièmement, les premières mutualisations ont été réalisées avec succès. Le GSBdD a rationalisé la gestion des transports (véhicules, chauffeurs…), du logement, de l’hébergement et des achats. Enfin, au cœur de l’expérimentation, nous avons décelé de nouvelles pistes pour les mutualisations que nous allons maintenant étudier avec attention.

Où se trouvent les principaux motifs de satisfaction ?

En trois mots : l’engagement, la conviction et le maintien de l’exigence opérationnelle. Les principaux acteurs ont bien compris l’esprit de « laboratoire » dans lequel le Chef d’état-major des armées souhaitait conduire cette première étape avec les BdD dites « expérimentales ». Les difficultés ont été nombreuses, mais les commandants de BdD ont été inventifs et ont su proposer des solutions qui, aujourd’hui, permettent au système de fonctionner. Les missions opérationnelles n’ont pas eu à souffrir de ce changement, ce qui constitue un point central dans la réforme. Le soutien reste efficace, en France comme à l’étranger.

Quelles lacunes principales sont apparues dans le Retex 1 ?

Le nombre excessif et la diversité des réglementations et des procédures constituent la principale difficulté. Cela a notamment eu des incidences dans l’élaboration et la mise en œuvre des contrats de services passés entre la BdD et les entités soutenues. La convergence très lente des systèmes d’information et de communication est un autre point majeur. Elle doit être accélérée pour améliorer la gestion administrative,

financière et comptable des BdD et optimiser la gestion de nos ressources humaines. L’harmonisation du corpus réglementaire et la simplification des procédures demeurent, avec la convergence des SIC, une priorité.

Les étapes déterminantes pour la réforme en 2010 ?

Cette année, nous validons le concept général de BdD. Nous déterminons ce qui constitue la colonne vertébrale d’une BdD et comment les particularités locales doivent s’y greffer. 2010 sera une période essentielle de consolidation avec, notamment, le déploiement des 18 BdD pilotes (11 bases expérimentales + 7 nouvelles BdD). Le Service du commissariat des armées (SCA), outil fondamental de cette réforme, sera également créé en janvier 2010. Regroupant les trois commissariats d’armées, il sera placé sous l’autorité du CEMA. Un nouveau retour d’expérience aura lieu enjuin 2010 pour préparer l’entrée dans la phase finale de 2011 où près de 70 bases seront déployées en métropole et outre-mer. L’ensemble des formations et unités du ministère seront alors soutenues par la chaîne interarmées du soutien.

alors soutenues par la chaîne interarmées du soutien. et 15, «Interarmées par nature»), à revoir leurs

et 15, «Interarmées par nature»), à revoir leurs habitudes.

Tenir compte des remontées émises par les maîtres d’œuvre

Toutes ces difficultés font finalement par- tie du processus expérimental. Elles confirment les points d’efforts identifiés par l’EMA : préciser les attributions du Com BdD (cf. encadré), déterminer quelle doit être la répartition du pilotage entre le niveau local et le central, définir les modalités pratiques de ce nouveau sys- tème d’organisation en déterminant, par exemple, quelles doivent être les bonnes distances, la bonne répartition des tâches. L’expérimentation fonctionne donc selon une méthodologie ouverte, sans dogme, en tenant compte attentivement des

« L’objectif ? Économiser de

la ressource, justement, et mieux

employer le personnel pour privilégier la capacité d’engagement.

remontées du « terrain » et de l’avis de ceux qui mettent

en œuvre cette réforme au quotidien. Pour l’armée de Terre en particulier, les pro- blèmes soulignés ne sont pas différents. Les chefs de corps s’inquiè- tent de perdre leurs prérogatives dans le domaine RH et veulent impérativement garder la main sur leurs hommes, c’est- à-dire les noter, les récompenser, les sanctionner ou les muter. L’armée de Terre envisage d’ailleurs de conserver dans les régiments un officier RH, qui serait rattaché au chef de corps. De même, la question de l’identité et de la subordination des personnels du GSBdD placés auprès des formations se pose

personnels du GSBdD placés auprès des formations se pose avec acuité dans une armée de Terre
personnels du GSBdD placés auprès des formations se pose avec acuité dans une armée de Terre

avec acuité dans une armée de Terre qui se définit par ses traditions, sa tenue, sa cohésion et son identité forte. Sur ce der- nier point, le débat se poursuit sur le niveau de civilianisation des postes et celui de la capacité de projection des person- nels servant dans la chaîne COMIAS. Le Retex a pris en compte l’ensemble de ces éléments afin que les mesures cor- rectives envisagées soient le résultat tan- gible des remontées de terrain.

TIM n°208 - Octobre 2009

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Focus Nancy Interarmées par nature La BdD de Nancy a commencé ses activités en mars

Focus

Nancy

Interarmées par nature

La BdD de Nancy a commencé ses activités en mars 2009. Composée de plus de 4 000 personnes, elle s’articule autour de plusieurs sites majeurs :

la base aérienne 133 d’Ochey, le 516 e Régiment du train à Ecrouves et le 53 e Régiment de transmissions à Lunéville. À ces trois sites s’ajoutent plusieurs emprises dans Nancy, mais aussi jusqu’à Epinal ou Contrexéville. Étalement géographique, forte hétérogénéité et « méthode de la découverte », panorama de cette BdD innovante qui illustre bien l’état d’esprit créatif qui doit prévaloir dans la réalisation de la réforme.

N ous sommes un véritable

laboratoire ! » déclare, avec un grand sourire, le capitaine Marc Montemont (Air), adjoint au chef de la division finances

achats. « Nous devons trouver des sys- tèmes, proposer des solutions, des pistes à explorer pour la suite de l’expé-

rimentation. » Dans les faits, que se passe-t-il ? La compréhension des pro- cédures de chaque armée est difficile et il y a plutôt, dans un premier temps, la juxtaposition de deux systèmes qu’une refonte complète en un seul. « Deux mili- taires de grade équivalent, l’un de l’ar- mée de Terre et l’autre de l’armée de

Le Com Base de Défense : un chef d’orchestre au service des formations soutenues

Les attributions du Com BdD en font d’abord un coordinateur des soutiens et un arbitre essentiel des relations entre soutenants et soutenus. En revanche, il n’intervient pas dans la manière dont chaque entité de soutien spécialisé (SSA, SEA, SID, DIRISI…) remplit sa mission. Par définition, il n’a pas d’autorité directe sur les soutiens, mais exerce un rôle de régulateur incontesté. Cette distinction se trouve dans le système de notation: les responsables des entités de soutien spécialisé continueront d’être notés par leur autorité d’emploi, qui s’appuiera sur l’évaluation qualitative réalisée par le Com Bdd. Enfin, au niveau opérationnel, le GSBdD s’engage à ce que le personnel projetable fourni aux formations soutenues ait des aptitudes opérationnelles certifiées.

14

TIM n°208 - Octobre 2009

l’Air, faisant la même mission, au même endroit, ne percevront pas les mêmes frais de missions », explique le capitaine. « Voilà une aberration qu’à terme nous devrons avoir résolue, sous peine d’avoir des injustices. » «Le point le plus positif c’est l’interarmisation de notre vie quo- tidienne qui se passe parfaitement bien », explique le Com BdD, le colonel (Air) Phi- lippe Morales. « L’acculturation se fait petit à petit et les militaires comme les civils ont plutôt choisi de se concentrer sur ce qui les unit et les motive à travail- ler ensemble », poursuit-il. « Partout, dans tous les services, je vois de la moti- vation, l’envie de trouver des solutions. C’est cet état d’esprit dans lequel nous devons travailler. »

Limiter les déplacements inutiles

À plus de 30 km de Nancy, sur la BA 133, le téléphone du capitaine Henri-Xavier Thuin, chef du bureau administration du

Le point le plus positif, c’est l’interarmisation de notre vie quotidienne qui se passe parfaitement
Le point le plus positif, c’est l’interarmisation de notre vie quotidienne qui se passe parfaitement

Le point le plus positif, c’est l’interarmisation de notre vie quotidienne qui se passe parfaitement bien. »

Colonel (Air) Philippe Morales, Com BdD

personnel (BAP) pour le GSBdD, ne cesse de sonner et les dossiers s’empilent sur tous les bureaux du BAP. Le capi- taine est plutôt optimiste : « C’est vrai que nous travaillons énormément. Nous devons finalement faire face à la même charge de travail, mais avec moins de personnes. Pour autant, gérer plus de 1 900 militaires est un challenge passion- nant et une vraie responsabilité pour tout

le monde ici. » La majorité des traitants est pour l’instant issue des unités soute- nues, ce qui facilite d’autant les rapports avec leurs correspondants RH. Le télé- phone sonne encore. Le capitaine est sollicité aussi bien pour un problème sur Concerto que par un interlocuteur à la DRHAT qui ne comprend pas tout de la réforme.

L’objectif : une seule façon de faire pour tous

« Le souci, c’est que c’est une période

transitoire pour nous, mais pour

quelqu’un qui se reconvertit après des années de service, il n’y a pas de droit à l’erreur, il a une famille derrière et on doit assurer ! » Pour continuer à garder le contact avec les unités soutenues, le capi- taine essaye de se déplacer le plus sou- vent possible… Tout en pestant contre les déplacements inutiles. Il a récemment fait acheter 18 scanners pour tenter un début de dématérialisation. « Le problème est

que certains se satisfont des documents scannés tandis que d’autres veulent

toujours des originaux. » Toujours cet enjeu de normaliser, d’avoir une seule façon de faire pour tous. L’objectif des BdD, finalement.

CNE Thomas DIJOL Photos : BDD Nancy, CCH Jean-Baptiste TABONE

Pour en savoir plus:

TIM n° 201 de février 2009. Le site de l’EMA consacré aux BdD :

www.ema.defense.gouv.fr/

basesdedefense/

Djibouti : six mois après l’expérimentation de 2009

La BdD de Djibouti est la seule de cette première phase à se trouver hors
La BdD de Djibouti est la seule de cette première phase à se trouver hors
du territoire métropolitain. La base de la corne de l’Afrique avait déjà été
un site expérimental pour les bases de soutien à vocation interarmées
dès 1998. « La forte concentration des FFDJ est un point fort », explique
le commissaire colonel Jean-Louis Paquette, Com GSBdD. « Nous sommes
presque tous dans un rayon de 10 km 2 . » Une division logistique commune
assure le ravitaillement, la maintenance et la comptabilité de tous
les matériels communs. De même, la fonction achat-finance rassemblée
en un seul lieu a fort à faire avec près de 23 millions d’euros de budget.
« C’est, avec le soutien de l’homme, le nœud des économies possibles »,
analyse le commissaire Paquette. « Quand on sait qu’il y a 10 points
de fabrication et 14 de consommation pour la nourriture, chacun peut
imaginer qu’il y a ici des possibilités d’économies, tant en ressources
qu’en effectifs. » Un chantier parmi une multitude, mais toujours
le même objectif : économiser, rationnaliser pour libérer des ressources
qui pourront être redistribuées au volet opérationnel.

3

QUESTIONS

au colonel Philippe Morales,

ComBase de Défense de Nancy

Quel est votre sentiment après six mois d’existence à peine de la BdD ?

La vérité, c’est que nous devions repenser complètement nos façons de travailler, arrêter d’être chacun de notre côté. Alors, sans tout bouleverser, j’ai demandé à ce qu’on mette l’accent sur les domaines finances et RH : les premiers résultats sont probants.

Des exemples ?

Dans le domaine de la finance, nous avons été très attentifs aux achats et marchés. Le mot d’ordre a été « homogénéisation » et on a vu de bonnes possibilités d’économies, notamment en mutualisant les contrats et donc en les négociant mieux, mais aussi en reprenant certains marchés en régie interne.

Que voulez-vous voir avancer en priorité dans les prochains mois ?

Tout ! Je vais chercher à optimiser la dématérialisation des documents de travail, de raccourcir les circuits administratifs tout en continuant à m’inspirer de ce qui est bien fait dans les autres BdD. Par exemple, lors du dernier séminaire Com BdD, j’ai particulièrement été intéressé par le plan d’action d’Aubagne et la méthode RH de Creil : nous allons travailler dans ce sens.

TIM n°208 - Octobre 2009

15

En direct de… E E s s c c o o r r t t

En direct de…

EEssccoorrttee ddee ccoonnvvooii llooggiissttiiqquuee aassssuurrééee ppaarr llaa PPCCRR dduu 550033 ee RRTT

16

TIM n° 208 - Octobre 2009

Le 14 juillet 2009, une explosion accidentelle d’un dépôt d’armes s’est produite à Khirbat Silim,

au Sud-Liban. L’intervention des militaires français, en appui des Forces armées libanaises, tourne

à l’échauffourée. Ces événements l’ont encore

prouvé : à la moindre étincelle, le Sud-Liban peut très rapidement s’embraser. La paix reste des

plus fragiles dans cette région qui se reconstruit suite à la guerre de 2006, qui opposa le Hezbollah

à Israël. Pour les Libanais, les casques bleus

de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) présents sur le territoire depuis 1978

font partie intégrante du paysage. Leur présence s’est accrue avec la FINUL renforcée instaurée il y a trois ans. Leur mission est d’appuyer les forces armées libanaises dans la mise en œuvre de la résolution 1701, qui a été reconduite pour un an le 28 août 2009.

Liban

LTN Céline BRUNETAUD Photos : ADJ Jean-Raphaël DRAHI

Ce ne sont pas des bleus!

TIM n° 208 - Octobre 2009

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En direct de… Les bâtiments criblés de balles ou détruits sont le témoignage de la

En direct de…

Les bâtiments criblés de balles ou détruits sont le témoignage de la guerre que se mènent inlassablement le Liban et Israël. Fiers de leur culture et de leurs origines, les Libanais gardent la tête haute. La reconstruction est en marche, les chantiers se succèdent le long des routes : c’est ce qu’on appelle l’optimisme libanais.

LLee bbaarriill bblleeuu ddéélliimmiittee ddee ffaaççoonn ooffffiicciieellllee uunnee ppaarrttiiee ddee llaa lliiggnnee ddee rreettrraaiitt ddeess ffoorrcceess iissrraaéélliieennnneess

Le Liban

Ce pays où l’optimisme est roi

Mots-clés ■ FINUL : Force intérimaire des Nations unies au Liban créée le 19 mars
Mots-clés
■ FINUL : Force intérimaire des Nations unies au Liban créée
le 19 mars 1978 d’après les résolutions 425 et 426 du Conseil
de sécurité. En 2006, une FINUL renforcée aux prérogatives
renforcées est établie selon la résolution 1701.
■ LAF : Libanese armed forces ou Forces armées libanaises (FAL).
Depuis 2006, l’armée libanaise reprend peu à peu le contrôle
du Sud-Liban.
■ BLUE LINE : Ligne de retrait israélien validée par l’ONU
en présence d’un représentant libanais et israélien selon
des coordonnées GPS; son marquage est en cours.
■ BLUE BARREL : Barils peints aux couleurs de l’ONU
matérialisant la Blue Line.
■ TECHNICAL FENCE : Ligne de démarcation sécurisée imaginée
par les Israéliens pour éviter toute incursion.

Chronologie

1861 Création d’une province du Mont-Liban sous la surveillance des consuls européens

1880

– 1914

Établissement1926

1926

Établissement 1926

1947

Adoption

Adoption

1978 Opération LITANI, invasion israélienne et occu- pation du Sud-Liban – Création de la FINUL, Force intéri-

Important mouvement d’émigration vers les Amériques

d’une constitution

du Pacte national qui définit les partages du pouvoir entre les communautés

1943

Indépendance

 

du Liban

1920

Proclamation

 
 

du Grand Liban

1946

Départ des

1975

Début de

maire des Nations

 

troupes françaises  la guerre civile unies au Liban

troupes françaises

la guerre civile

la guerre civile

unies au Liban

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TIM n° 208 - Octobre 2009

La FINUL en bref

12200 soldats de

(incluant 2 compagnies

150

sapeurs pour

31 nationalités différentes

malaisiennes).

le détachement du génie,

dont 1 500 Français

Secteur est commandé

250

soldats pour

(2 e contributeur en

par les Espagnols :

le détachement logistique

troupes)

1 bataillon espagnol,

et 100 éléments

Force Commander :

1 bataillon indien,

de soutien.

général de division italien Claudio Grazziano

1 bataillon indonésien,

1 bataillon népalais,

Les insérés des

états-majors de la FINUL

Chef d’état-major et

1 compagnie malaisienne.

et du secteur.

REPFRANCE : général de brigade Vincent

CONTRIBUTION FRANÇAISE

La QRF est uniquement armée par les Français

Lafontaine

e mandat pour l’opération DAMAN

9

Le DETGEN et la QRF sont directe-ment rattachés à

DEUX SECTEURS

Environ 1 500 militaires

l’état-major de la FINUL

Secteur ouest commandé par les Italiens :

2 bataillons italiens,

1 bataillon sud-coréen,

avec deux missions, la QRF (Quick Reaction

Force) de la FINUL

et le contrôle de zone:

Chef de corps du GTIA :

colonel Claude

Minjoulat-Rey

Commandant la QRF :

1 bataillon ghanéen

400

pour le BATFRA,

lieutenant-colonel

et 1 bataillon français

400

pour la QRF,

Yann Henry

Déploiement français au sein de l’opération DAMAN
Déploiement français
au sein de l’opération DAMAN

1982 Fondation du Hezbollah et déclen- chement de l’opération israélienne Paix en Galilée

1983 Attentat du Drakkar à Beyrouth où 61 parachutistes du 1 er RCP et 9 e RCP trouvent la mort

1996 Déclenchement de l’opération israélienne Les Raisins de la Colère. Bombardement du Sud-Liban.

1996 Déclenchement de l’opération israélienne Les Raisins de la Colère. Bombardement du Sud-Liban.

2000

Retrait des

des Nations unies de la résolution 1701 rappelant la cessation totale des hostilités au Liban et renforçant le mandat de la FINUL.

troupes israéliennes

du Sud-Liban

2006

Hostilité entre

 

Israël et le Hezbollah. Adoption par le

Conseil de sécurité  

Conseil de sécurité

 

TIM n° 208 - Octobre 2009

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En direct de… Commencés le 14 juillet 2009, les incidents de Khirbat Silim sont allés

En direct de…

Commencés le 14 juillet 2009, les incidents de Khirbat Silim sont allés crescendo et restent encore dans les esprits des Gaulois du 92 e Régiment d’infanterie, arrivés début mai au Liban. La communauté internationale s’est fortement inquiétée de ce type d’événements qui peut rapidement s’envenimer. En règle générale, les « feux de paille » comme celui-ci sont vite éteints. La raison ? En appui des FAL, les 1 500 Français jouent constamment tout leur rôle : garantir la non-reprise des hostilités.

Missions du GTIA BATFRA Armé par le 92 e RI et complété par une compagnie
Missions du GTIA
BATFRA
Armé par le 92 e RI et complété par
une compagnie du génie du 31 e RG
et deux compagnies malaisiennes,
le BATFRA assure une mission
de surveillance de l’application
de la résolution 1701 de l’ONU dans
une zone qui s’étend des rives du
Litani jusqu’à la Blue Line, grâce
aux patrouilles en véhicules roues,
chenilles, de contact et d’observation.
QRF
La Force de réaction rapide est
placée directement sous les ordres
du Force commander de la FINUL.
En un délai restreint, elle est en
mesure d’agir au profit de n’importe
quel contingent en tout lieu de la
zone d’action de l’ONU. En période
calme, la QRF mène des Long Range
Patrol, déploiement massif de
plusieurs jours. Véritable « fer de
lance blindé», cette force symbolise
la volonté d’engagement de
la France.

20

TIM n° 208 - Octobre 2009

de la France. 2 0 TIM n° 208 - Octobre 2009 P P a a t

PPaattrroouuiillllee àà ppiieedd dduu 9922 ee RRII ddaannss llee vviillllaaggee ddAAyynn IIbbiill

L es hommes de la 3 e section de

la compagnie Alpha du GTIA sont

en patrouille d’observation le

long de la Blue Line. À raison

d’une vingtaine de patrouilles par

jour, la zone française dite sensible depuis

2006 n’a plus de secret pour les Gaulois du 92 e RI. Dans les talwegs, même com- bat pour les engins chenillés. Les AMX 10P du 92 e RI vrombissent sur les pistes rocailleuses et escarpées. Leurs allers et venues, le long de la Blue Line, ne passent jamais inaperçus: le nuage de poussière semble vouloir dissimuler ce repère blanc qui vagabonde dans les terres arides brûlées par le soleil. Sur le point haut, oscar 7, les occupants débarqués du char, les visages ocres, cou- leur du Liban, scrutent jumelles au poing les paysages immobiles. Ils rendent aus- sitôt compte du moindre fait et geste. Non loin de là, les VBL de la section de recon- naissance régimentaire sortent en ville. Les achats dans un commerce local ne restent qu’un prétexte. La section de reconnaissance régimentaire du lieute- nant Olivier Vivet (92 e RI) garde en tête son objectif, capter le moindre renseigne- ment. Les Libanais voient la vie en bleu. De jour comme de nuit, les soldats fran-

Opération DAMAN IX

Une force

La complexité du pays, c’est là tout l’intérêt de notre mission.» Lieutenant-colonel Yann Henry, commandant
La complexité du pays, c’est là tout l’intérêt de notre mission.» Lieutenant-colonel Yann Henry, commandant

La complexité du pays, c’est là tout l’intérêt de notre mission.»

Lieutenant-colonel Yann Henry, commandant la QRF

çais assurent en effet un contrôle perma- nent de la zone. Les échauffourées peuvent ainsi vite être dissipées. Mais dans cette zone, le calme n’est qu’apparent. Et tout peut basculer rapidement. Une simple patrouille peut tourner à l’affrontement. C’est l’expé- rience qu’ont vécue les hommes de la 2 e compagnie du 92 e RI en juillet dernier 1 , dans le village de Khirbat Silim. Suite à l’explosion accidentelle le 14 juillet2009 d’un ancien dépôt de munitions qui se situait dans une maison, les hommes du capitaine François Baggio interviennent, quelques jours plus tard, pour sécuriser la zone, en mesure d’appuyer les FAL dans la fouille d’une autre maison du vil- lage. Mais soudain la population s’inter- pose et prend violemment à partie les militaires par des jets de pierres, de par- paings… Les Gaulois tiennent bon et réus- sissent à se dégager.

« Ultima ratio »

Suite à l’explosion à Khirbat Silim le 14 juillet, la tension était vive les jours suivants dans le village et les alentours. Les patrouilles du GTIA continuaient de façon régulière, avec une vigilance accrue.

«Nous étions prêts et en mesure d’inter- venir au profit des hommes du BATFRA »,

explique le lieutenant-colonel Henry, chef de la QRF 2 . Le BATFRA contrôlant la situa- tion, la QRF n’est pas intervenue directe- ment mais a été mise en alerte immédiate et pré-positionnée à proximité de la zone.

La QRF est la seconde composante du dis- positif français, l’instrument de dissua- sion. Elle est installée sur les hauteurs de Djebel Maroun, à proximité de Dayr Kifa. Elle occupe ainsi une position cen- trale dans la zone d’action de la FINUL renforcée, entre le fleuve Litani au nord et la frontière avec Israël au sud. Le capitaine Didier Duprat, officier adjoint du groupement d’artillerie à quatre

pièces du 68 e Régiment d’artillerie d’Afri- que, se réjouit: «Le Liban avec l’Afgha- nistan est la seule OPEX où les artilleurs peuvent sortir avec leur système d’ar-

mes. » Les opérateurs radars du COBRA du 1 er Régiment d’artillerie scrutent avec attention leurs écrans. Les pointeurs tireurs du 54 e Régiment d’artillerie sur Mistral surveillent le ciel. Les cartes aux murs répertorient tout objet volant bien identifié. Les quatre AUF1 sont prêts à intervenir. Défense sol-sol et défense sol-air, la QRF à tout moment peut sortir l’artillerie lourde pour faire face aux éven- tuels perturbations. L’autre message fort demeure la présence sur le territoire du Leclerc. Ce mastodonte de 56 tonnes intrigue les rares coureurs du dimanche sur les routes près de Dayr Kifa. Il intimide également tout adversaire qui oserait le défier. Il participe à la pro- tection de la force mais le lieutenant- colonel Yann Henry, commandant la QRF précise qu’il est «l’ultima ratio», dans le cas où la situation dégénérerait.

1
1

Pour en savoir plus, consultez le témoignage page 43.

2 Quick Reaction Force.

3 En fonction depuis le 24 juillet 2009.

2 QUESTIONS…

au général

Vincent Lafontaine, chef d’état-major FINUL et REPFRANCE 3

Quels sont les enseignements tirés de la mise en place de la FINUL renforcée ?

Au fil des ans, la FINUL s’était progressivement limitée à des missions d’observation. Le réveil s’est fait brutalement avec les bombardements de 2006. La mise en place de la FINUL renforcée plus puissante, plus crédible, plus dissuasive a été un signe fort de la volonté internationale. Son déploiement a permis d’établir une assez bonne stabilité dans la zone du Sud-Liban et de créer les conditions d’un début de dialogue entre Israël et le Liban.

Quels sont les rapports des Français avec les Libanais ?

La population du Sud Liban n’est pas monolithique, mais globalement, au quotidien, les Français sont plutôt bien acceptés. Ainsi, pendant la Long Range Patrol, du 6 au 9 août, les blindés de la QRF ont été applaudis par la population locale alors qu’ils étaient escortés par les FAL. C’est une indication intéressante. Mais il faut rester vigilant. La paix est fragile et la FINUL poursuit son action au quotidien et aux côtés des FAL pour la maintenir. Quant aux Forces Armées Libanaises, leur action sera déterminante pour l’avenir. Elles commencent seulement à monter en puissance. Leurs progrès en deux ans et demi sont réels. Mais il faut continuer à les aider à agir.

de dissuasion

TIM n° 208 - Octobre 2009

21

En direct de… S S o o u u t t e e n n

En direct de…

SSoouutteenniirr lleess uunniittééss eesstt lleeuurr ccoommbbaatt ddee ttoouuss lleess jjoouurrss DDiissppoonniibbiilliittéé eett rrééaaccttiivviittéé ffoonntt llaa ffoorrccee ddeess ssoollddaattss llooggiissttiicciieennss LLaa llooggiissttiiqquuee,, aavveecc sseess ssppéécciiffiicciittééss,, eesstt uunn mmaaiilllloonn iinnddiissppeennssaabbllee àà llaa bboonnnnee mmaarrcchhee ddeess ooppéérraattiioonnss

Logistique opérationnelle

Une arme à toutes épreuves

M algré des conditions cli- matiques difficiles et la pénibilité de l’emploi, ces techniciens sont tous des passionnés, au service des

matériels du théâtre», explique le capi- taine Sylvie Fulchic, commandant d’unité de la Compagnie de maintenance adap- tée au théâtre (CIMAT). Basés à U.N 9.10 (Dayr Kifa), 129 maintenanciers assurent le soutien des 630 matériels majeurs français. La disponibilité technique opé- rationnelle (DTO) doit s’élever à un seuil minimal de 90 % dans le domaine auto- engins-blindés et multitechnique.

« Actuellement, elle est de 92 %. Depuis

le début du mandat, nous avons 122 dépannages à notre compteur », se satisfait le capitaine Fulchic. Ces spécialistes réceptionnent, gèrent et distribuent les rechanges ou munitions, réparent les matériels (si besoin la nuit) dans des locaux en pleine rénovation. La chaleur est accablante sous les tentes blanches ou dans les KC20 transformés en ateliers. Les engins chenillés sont même « opérés » à l’extérieur. « Et

encore, ils peuvent travailler dehors en été ! Imaginez-vous en hiver quand il

pleut ou il neige », constate le comman- dant d’unité de la CIMAT.

Servir en tout temps et en tout lieu

« Tout le temps sur les routes», s’excla-

ment en chœur les chefs de section de l’unité multifonctions logistique (UML) composée de sept unités (503 e , 515 e et 517 e RT, 4 e GLCAT, 4 e RD, 54 e RT et SEA). Déjà 75 000 km parcourus à raison de 500 km par jour. « Nous n’avons pas de day-off», insiste le lieutenant Marc Mon- teil, chef de la section eau. Il faut ravitail- ler certaines emprises en eau tous les deux jours, et d’autres tous les jours. Parmi les missions récurrentes de l’UML figurent aussi l’escorte de convois logis- tiques, en étudiant la praticabilité des axes pour acheminer du matériel roulant (porte engin blindé SISU pour le trans- port de l’AUF1 par exemple) ou du maté- riel du commissariat (camion citerne polyvalent de 10 m 3 ou matériel HCCA 1

nécessaire à la force lors des déploie- ments massifs du GTIA). Travailler dans la logistique se résume donc à ne pas compter ses heures et à être disponible pour soutenir les armes en première ligne. L’adjudant-chef Bédat, chef de la section MATCAT, résume assez bien cette fonction essentielle : « L’avantage de la log, c’est que chacun apporte sa pierre à l’édifice. »

CCoonnvvooii llooggiissttiiqquuee

ddee llUUMMLL

1 Habillement, couchage, casernement, alimentation.

1 Habillement, couchage, casernement, alimentation.

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TIM n° 208 - Octobre 2009

UUnn bboonn ssaappeeuurr eesstt rriiggoouurreeuuxx eett ppaattiieenntt PPrreeuuvvee eenn eesstt:: llee ddééttaacchheemmeenntt dduu ggéénniiee ddéémmiinnee uunnee zzoonnee eennttiièèrreemmeenntt mmiinnééee ppoouurr ppeerrmmeettttrree llaa mmaattéérriiaalliissaattiioonn ddee llaa BBlluuee LLiinnee UUnn ttrraavvaaiill ddoorrffèèvvrree

Détachement du génie

Sans eux, pas

de blue barrel !

D epuis son arrivée le 3 août sur le point B.34, la section du lieu- tenant Christophe Pegourie, du 31 e Régiment du génie, a décou- vert et détruit 20 mines, soit

27 m 2 dépollués. « C’est un travail de lon- gue haleine. Nous avançons de 5 à 10m 2 par jour, découvrons quotidiennement trois à six mines. J’ai beaucoup de jeunes sapeurs, mais tous sont motivés et très concentrés. C’est très rare d’être sur un chantier comme ça. Peu de chefs de sec- tion ont eu cette opportunité, ça reste

exceptionnel », avoue-t-il avec fierté.

ÉÉqquuiippee ddee ddéémmiinnaaggee dduu 3311 ee RRGG

Le travail des démineurs consiste à tra- cer un couloir sécurisé jusqu’au point B.34, qui se trouve à proximité de la Tech- nical Fence 2 . Le déminage permet, à long terme, la pose d’un baril bleu délimitant de façon officielle une partie de la ligne de retrait des forces israéliennes. Dans ce maquis inextricable, le panneau « danger de mort» prend tout son sens. « Entre nous et la Technical Fence, il y a des mines antipersonnel. On a re- censé quatre lignes de mines espacées de 2 m. Sur ces mêmes lignes, on trouve une mine tous les mètres », détaille le sergent-chef Sébastien Passoni, MINEX 32, du 31 e RG. Les sapeurs-démineurs dé- broussaillent d’abord la zone, avancent à pas de fourmis armés d’une réglette et d’un détecteur sur un couloir de 2 m de large. 9 heures et déjà le soleil tape sur les sapeurs- démineurs qui décèlent avec

soleil tape sur les sapeurs- démineurs qui décèlent avec Détruire 20 mines équivaut à 27 m
soleil tape sur les sapeurs- démineurs qui décèlent avec Détruire 20 mines équivaut à 27 m

Détruire 20 mines équivaut à 27 m 2 dépollués. »

persévérance tous les pièges mortels. Sans difficulté cette fois-ci, ils aperçoi- vent une mine posée délicatement – sem- ble-t-il – à même le sol. Elle est détruite sur place selon la régle- mentation ONU. Ils font une rotation toutes les 30 minutes avec pour protec- tion un équipement de 35 kg et une concentration maximale.

tion un équipement de 35 kg et une concentration maximale. 2 Barrière matérialisée par un grillage

2 Barrière matérialisée par un grillage côté israélien, courant le long de la Blue Line. 3 Titulaire de la qualification « mines et explosifs » n° 3.

Protection de la force

AApprrèèss ddeeuuxx mmooiiss ddee ddéémmiinnaaggee,, llaa sseeccttiioonn

dduu lliieeuutteennaanntt PPiieerrrree--AAlleexxaannddrree CCoorrddiieerr dduu 3311 ee RRGG ssaattttèèllee àà llaa pprrootteeccttiioonn ddee llaa ffoorrccee

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