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COURS ECONOMIE INTERNATIONALE 2008

2008 Cours Economie


Sana Oueslati
CSP 1
2008
Internationale
Résumé
Il s’agit d’un résumé du cours d’économie internationale donné dans le
cadre de la formation de la promotion CSP 1 , ENA 2008.

Tahar Ben MARZOUKA


Professeur
Economie et Finance Internationale
COURS ECONOMIE INTERNATIONALE 2008

Introduction

Le but ultime de toute politique économique est la réalisation de la


croissance économique, de ce fait les autorités procèdent soit à
l’ouverture de l’économie nationale c'est-à-dire à la libéralisation, soit à la
fermeture ou à la protection de leurs économies.

Ces attitudes divergentes nous poussent à poser la question suivante :


pour réaliser la croissance économique faut-il opter pour la libéralisation
ou pour le protectionnisme ?

L’économie d’ouverture :

L’ouverture signifie l’abolition de tous ce qui est obstacle aux


échanges internationaux qu’il soit d’ordre tarifaire ou non tarifaire
(supprimer tout ce qui est quota, norme technique et droits de douane).

Or pour s’ouvrir il faut produire c'est-à-dire augmenter la production


nationale (PIB) ce qui va engendrer une augmentation de l’offre et ainsi
une diminution des prix nationaux par apports aux prix internationaux
(Px< Pi), ce qui permet de réaliser ainsi des gains.

Au même temps l’augmentation de production va susciter une création de


postes d’emplois donc va augmenter les revenus et le pouvoir d’achat ce
qui augmente la demande internationale en termes de quantité.

Par conséquent il apparaît certain que l’ouverture est un moyen efficace


pour réaliser la croissance.

Dans une économie fermée c'est-à-dire qui se suffit à sa


production, la production est égale à la somme de la consommation et de
l’investissement.

Y= C+ I

Avec : Y= production nationale


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C= consommation

I = Investissement

Ce qui veut dire qu’on ne consomme que ce qu’on produit, or les besoins
sont toujours en rythme de croissance constante au point que la
production ne peut dans tous les cas satisfaire les besoins
nationaux, l’offre ainsi serait inférieure à la demande ce qui va créer une
diminution économique.

Si une demande additionnelle augmente alors que les facteurs de


production sont totalement utilisés, comment en économie fermée peut-
on répondre à cette demande additionnelle ?

Une seule solution, recourir à l’extérieur par l’importation et comme il faut


recourir à l’exportation pour pouvoir importer on aura donc :

Y+M = C+I+X

Avec : Y= la production nationale ; M= importation

C= consommation ; I= investissement ; X= exportation

Ces économies doivent finalement s’ouvrir pour satisfaire leurs besoins et


réaliser la croissance économique.

Par conséquent, il apparaît manifeste que l’ouverture est


préférable à la fermeture en vue qu’elle permette l’augmentation de la
production et par conséquent des exportations et diminue ainsi les prix en
vue de l’augmentation de l’offre. Ce qui va permettre en effet, de réaliser
des gains c'est-à-dire d’accumuler des capitaux et d’augmenter les
investissements et par conséquent de réaliser la croissance économique.

Or il faut que cette ouverture n’engendre pas un déséquilibre interne ou


international c'est-à-dire qu’en s’ouvrant, il faut que :

Y – (C+ I) = X - M

Équilibre interne Équilibre externe


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L’exportation > l’importation, ce qui veut dire que l’ouverture doit être
étudiée et dosée, on doit savoir : Quel type de produit on doit produire
c'est-à-dire dans quel produit doit-on se spécialiser ? Avec quel moyen
pourrons-nous assurer la productivité ? et comment on doit se préparer à
l’ouverture ?

Grâce à l’ouverture, on peut répondre à un besoin additionnel il


existe une relation entre ouverture et augmentation de la production.

Le commerce, exportation et importation est source de croissance, grâce à


l’ouverture on aura une amélioration de la production. L’augmentation de
la production est faite sans que les moyens changent, comment expliquer
ça ?

On dégage des facteurs de production par l’amélioration de la


production qui coûte cher et importer les produits qui coûtent moins chers

Réallocation des facteurs de production

Le commerce source d’augmentation de la production et aussi source


d’augmentation d’offre les prix baissent créat ion de l’emploi
Effet sur l’équilibre interne.

L’ouverture est un moyen pour améliorer le bien être du citoyen.

Toute ouverture nécessite une spécialisation bien choisie et adéquate pour


réaliser un gain du commerce, mais sa spécialiser est synonyme de
dépendance :

Ouverture Fermeture

Gain, bien être collectif spécialisation Dépendance

Il faut faire un arbitrage, un choix entre ouverture et dépendance. Toute


ouverture est synonyme de dépendance selon le schéma précédant, la
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dépendance impose théoriquement la fermeture. Ou bien s’ouvrir, ou bien


rester fermé ?

L’objet de l’étude des relations économiques internationales est l’étude


des conflits entre ouverture pour réaliser un gain en termes de bien être
collectif et fermeture pour sauvegarder l’indépendance nationale.

Il faut s’ouvrir d’une manière rationnelle, progressive pour s’adapter à


l’ouverture. D’une situation fermée, on s’ouvre progressivement, accepter
qu’il y a libre circulation des services à l’entrée ou à la sortie.

L’objet de l’étude des REI : Etude de conflits entre libéralisation et


protection.

Il s’agit de voir comment libéraliser et rester indépendant : l’objectif


fondamental et final de l’étude des REI.

Introduction générale

I. Les objectifs de l’ouverture :


– Accélération de la croissance
– Création des postes d’emploi
– Diminution de l’inflation
– L’amélioration des revenus et par conséquent le pouvoir d’achat.
I. Les objectifs de la fermeture de l’économie :

Il s’agit de pratiquer l’ouverture dans un contexte de protection. On ne


peut consommer que ce qu’on produit. Lorsque le produit à l’étranger est
inférieur au prix national l’ouverture est justifiée dans ce cas par le fait
que les prix sont plus favorables.

L’ouverture a un effet positif sur le consommateur, augmentation du


surplus du consommateur. L’ouverture est préférée à la fermeture.

II. Les différentes formes de l’ouverture : 5 formes d’ouverture

Ouverture Ouverture Ouverture Ouverture Ouverture hors


réelle monétaire factorielle financière marché
-Supprimer -Libéraliser -Libéralisation -Faciliter les -Ouverture de
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les les moyens des facteurs mouvements de quantité plus que


obstacles de de travail. capitaux : les des prix :
d’ordre paiements. investissements de
tarifaires ou -Développer -Faciliter les portefeuille. -Il faut d’abord
non les mouvements -Autoriser les libéraliser les prix
tarifaires. techniques des flux de mouvements de nationaux + créer
de paiement capitaux capitaux au titre de un environnement
-Pas de et renforcer (investisseme placement : concurrentielle qui
droit de les nt direct à permettre aux pays incite la
douanes ou institutions l’étranger ou qui ont un excédent compétitivité=
de quotités chargées de endettement en K de rentabiliser réaliser l’ouverture
pour les paiement. ou leurs capitaux et aux financière
biens et -Évaluer les investissemen pays qui ont besoin
services prix en t de porte des capitaux de -Il faut ensuite
échangés. fonction d’un -feuille). financer leurs effectuer une
taux de investissements ouverture réelle :
change fixé -Étudier - Cette économie pas d’obstacles
par le l’impact de devait être tarifaires et non
marché. ces flux sur les compétitive en tarifaires.
salaires dans termes de production
les pays pour attirer les
d’accueille ou investissements.
d’origine.

III.Les facteurs affectant le commerce international :

L’option pour une économie ouverte signifie réaliser une


libéralisation aussi bien réelle que financière pour augmenter les échanges
et spécialement afin augmenter les exportations. Ce qui nécessite que
l’économie nationale soit compétitive c'est-à-dire productive.

On peut distinguer quatre facteurs permettant l’augmentation de la


productivité :

✔ Les facteurs relatifs au système de production :

Pour produire il faut :


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1. Produire des biens qui satisfont des besoins.


2. Produire moins chers : ce qui nécessite la spécialisation dans la
production.
3. Organiser convenablement le travail et le cycle de production.

✔ Les facteurs relatifs au système de commercialisation :

Il faut augmenter les services liée à la commercialisation des produits tel


que : le marketing, les services bancaires.

Créer un environnement des affaires propice sur le plan légal et judiciaire.

✔ Les facteurs relatifs aux mouvements d’intégration :

Il faut augmenter les accords bilatéraux, régionaux et multilatéraux


pour créer des unions et des zones de libres échanges.

✔ Les facteurs relatifs au système financier :

Il faut libéraliser les moyens de paiement et les taux de changes.

Partie I : L’ouverture réelle facteur de croissance.

Suite à la pratique de l’ouverture développée de plus en plus à partir de la


deuxième guerre mondiale et après les années 80, Il s’agit de voir :

Est-ce que l’ouverture commerciale, et également financière a un effet


positif sur la croissance puisque l’objectif de la conduite de la politique
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économique est de réaliser le maximum de croissance, minimum


d’inflation, minimum de chômage ?

Est-ce que la libéralisation constitue un moyen d’atteindre ces objectifs ?

La réponse est positive : oui, la vérification empirique a affirmé cette


relation.

L’ouverture est oui ou non un facteur de croissance ?

Est-ce que l’ouverture financière est un facteur de croissance ?

Réponse d’ordre empirique puis théorique.

Réponse empirique : à travers l’évolution des échanges observés.

Est-ce que oui ou non, il existe une relation empirique entre libéralisation
commerciale et croissance ? Si oui quelles sont les explications, les
bases ? Comment est-ce que les différents groupes de pays ont procédé
pour satisfaire cette relation ? Est-ce qu’il y a des conditions à satisfaire
pour atteindre ces objectifs ?

Toutes ces questions trouveront réponse à travers l’analyse de la structure


et de la nature des échanges.

Il y a des pays qui ont mieux réussi que d’autres, les éléments qui
interviennent au niveau de la pratique des échanges ?

On réussit le commerce parce qu’on a réussi le choix du bon produit, la


commercialisation, le plan de financement du produit.

Depuis les années 80 on conditionne la réussite par la réussite du système


commercial multilatéral (SCM) :

✔ des éléments avantageux pour le commerce,


✔ Impose des conditions pour réussir une part de marché de plus en
plus importante au niveau mondial pour réussir la compétitivité.

Quels sont les éléments à la base de ce système commercial multilatéral ?


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Quels sont les caractéristiques de ce système ?

Quelles sont les conséquences en termes de chaque pays de la mise en


œuvre de ce système ?

Est-ce que la Tunisie en tant que pays en voie de développement a-t-elle


intérêt à s’ouvrir et s’intégrer dans le nouveau système commercial
multilatéral ?

Si la réponse est positive quels sont les gains tirés par la Tunisie de son
intégration ?

Est-ce que la Tunisie a réussi sa compétitivité pour réussir à réaliser la


croissance « l’objectif fondamental et final » de l’ouverture.

Chapitre 1 : Concepts de bases et instruments d’analyse :


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Section1 : les concepts de bases :

Définition :
Les flux de marchandises s’enregistrent en termes d’exportation et
d’importation :

exportation importation
Définition enregistrement définition enregistrement
Ce sont les biens, FAB Ce sont les biens, CIF
vendus, donnés ou C’est-à-dire les vendus, donnés (coût , assurances et fret)
transférés, de la frais d’assurance, où transférés, de C’est-à-dire les frais
propriété de fret sont inclus la propriété d’assurance, de fret sont
domestique à la dans le prix à étrangère à la calculés à partir du point
propriété étrangère l’Intérieure du pays propriété d’embarquement
domestique= font domestique.
partie du prix
d’exportation

L’évolution des échanges internationaux dépend en fait de


l’évolution de l’environnement international avec toutes ces composantes
(pratiques du commerce international, production, taux de change) et
surtout des contraintes qui font face à l’évolution des échanges
(spécialement la contrainte de productivité).

Section 2 : Les instruments d’analyse :

Indicateurs relatifs au système de productivité.

Indicateur relatifs aux performances du commerce.


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Chapitre 2 : Les contraintes de la compétitivité à


travers l’analyse de l’évolution des échanges
internationaux

Section I- La période après guerre 1960-1975 :

Il s’agit au niveau de cette partie, de savoir si la pratique de commerce


permet de réaliser l’objectif de la réalisation de la croissance

Y-a-t-il une relation positive entre pratique de commerce et croissance ?

Il faut procéder à une observation empirique d’une part de l’évolution des


échanges, analyse de la structure des échanges par pays avec le taux de
croissance.

Si une relation positive existe, expliquer pourquoi ? Qu’est-ce qui a permis


que les retombées de la part du commerce soient positives sur la
croissance ?

L’environnement national évolue avec les l’évolution des échanges


apparition de contraintes exigences pour réussir la compétitivité.

Certains se sont biens préparés aux contraintes, quelles sont ces


contraintes ? Comment elles ont évolué ? Classer les différents pays par
groupe par rapport à ces contraintes.

Il y a beaucoup de modifications mise en place d’un nouveau système


commercial multilatéral.

– Identifier le SCM
– La capacité d’adaptation de chaque pays à ce SCM.

Il y a des contraintes relatives au marché et des contraintes relatives au


cadre institutionnel

Il s’agit de voir comment le cadre institutionnel a évolué (les systèmes


actuellement mis en place)
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Est-ce que les pays en développement (Tunisie) ont la capacité de


s’adapter ?

– Origine du SCM.
– Caractéristiques de SCM.
– Impact sur la croissance.

L’évolution n’est pas identique d’une période à l’autre, il y a des périodes


de forte croissance et des périodes de faible croissance. Il faut distinguer
les périodes où on a une forte croissance et un fort accroissement des
échanges.

1950-1973 : évolution forte de la croissance des échanges, suivie d’une


période de ralentissement, suivie par une reprise de la croissance.

Le rythme d’accroissement des échanges n’était pas le même, on


subdivise cette grande période en deux sous-périodes : (1950-1963 ;
1963-1973).

Objectif : identifier les modifications fondamentales des conditions de


l’échange et de la croissance.

Comment est-ce qu’un pays provient à la compétitivité lorsqu’il se


spécialise correctement ?

S’il se spécialise correctement, il produit les biens dont la demande est


croissante, il va avoir un système productif plus efficace.

Si aussi il parvient à trouver un marché extérieur pour absorber cette


production, suivre une technique de commercialisation permettant
d’écouler cette production, avoir un système de commercialisation
compatible avec le système productif.

Opération commerciale = f (système de production en place, système de


commercialisation en place, système financier en place)

Objectifs :

Emploi Croissance optimale


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Maitrise de l’inflation Max / contraintes

Quels sont les déterminants de la croissance :

– L’investissement : machine, main d’œuvre


– Le progrès technique : la productivité
– La demande

On va commencer par l’investissement :

Comment et quand est-ce qu’on augmente les investissements ?

Quels sont les conditions qui permettent l’augmentation des


investissements ?

On est au niveau réel : lorsque la productivité des facteurs est élevée 


condition d’investissement

La productivité : est-ce que le projet est rentable ou non

L’investissement est conditionné par l’anticipation d’une rentabilité élevée


 cette rentabilité élevée exige une productivité élevée du facteur capital
et une productivité également du facteur travail, mais également des
conditions d’organisation du travail efficaces (comment combiner le
facteur travail et capital et aussi un environnement favorable des
affaires ?)

La spécialisation est aussi déterminante de la productivité.

Comment peut-on améliorer la productivité ?  Technologie, l’injection de


technologie de plus en plus efficace  renouvellement des machines 
renouvellement de la technologie à qualité supérieure  améliorer la
productivité.
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Pour introduire la technologie  recherche et développement  il faut du


capital

Productivité du travail : formation professionnelle (technique au niveau


de la profession, éducation)

Au niveau de la demande :

Surtout la demande externe quelle relation entre croissance et demande


externe ?

Lorsqu’on libéralise la suppression des obstacles la demande


augmente l’offre augmenteL’investissement augmente et on retrouve
le schéma suivant.

Croissance optimale = f( Inv , Progrés Tech , Demande )

Int ext

Productivité productivité organisation Envt des affaires

du capital du travail du travail

Technologie éducation

Formation

RD qualification
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Capital

Schéma TBM

Il existe une relation entre croissance et investissement, progrès


technique et demande.

Remarque : on a répondu à la question en amont, relation entre commerce


et investissement et croissance et investissement.

En aval : pour qu’il y ait innovation technique, il faut la recherche et


développement, l’innovation technique est conditionnée par la RD donc :

RD = contrainte  chaque pays est tenu de relever cette contrainte.

Ce qui a été élément explicatif devient une contrainte.

Un pays qui libéralise son commerce se soumet automatiquement à des


contraintes qu’il faut satisfaire.

Est-ce que chaque pays peut satisfaire ces contraintes ?  Toutes ces
opérations nécessitent un financement.

Si on accompagne cette activité productive par une politique de


commercialisation, de production, de financement efficaces  on peut
améliorer la croissance.

SECTION 1 : la première période 1950-1973

C’est la période dénommée les « 30 glorieuses », elle était caractérisée par des
taux de croissance élevés qui atteindraient : 5,2% durant la période 1950-1963
et son haut niveau durant la période 1963-1973 avec 6,1%.

a) La 1ére sous période 1950-1963 :

Cette période est caractérisée par un taux de croissance élevé dû d’une part à
l’augmentation du volume des productions et parallèlement par un
affaiblissement des taux d’inflation et de chômage.
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Cette croissance s’explique principalement par l’augmentation des


investissements à travers l’augmentation des facteurs de production :

Eléments d’explication d’ordre structurel :

✔ Injection des nouvelles technologies découvertes au cours de la 2éme


guerre mondiale et qui ont été portés dans l’industrie civile.
✔ L’introduction de la main d’œuvre qualifiée également dans l’industrie.
On ne peut pas utiliser la technologie sans qu’il y ait de la main d’œuvre
qualifiée pour la manipuler.
✔ L’innovation en matière d’organisation du travail, l’introduction de la
production en série à la base de la baisse du prix du revient stimuler la
demande.
✔ Un environnement favorable à l’investissement car l’idée était que pour
améliorer le bien être et ne plus vivre la crise, il faut améliorer
l’environnement  le but était de reconstruire ce qui a été détruit
pendant la guerre.

Eléments explicatifs d’ordre conjoncturel :

✔ L’amélioration des moyens de transport au niveau interne, le


développement de transport maritime a réduit les coûts de production.
✔ Accès à la matière première facile et à bon marché.
✔ Tendance à la spécialisation pour la transformation des matières
premières en produits finis  tendance à l’industrialisation.
✔ Orientation vers les produits manufacturés.
✔ Application d’une politique budgétaire expansionniste.
✔ Pratique de l’ouverture commerciale : les accords régionaux,
l’élargissement de l’espace économique par l’adoption d’une politique de
libéralisation.
✔ L’adoption d’un système commercial et financier encourageant les
échanges internationaux.
a) La période 1963-1973 :

Cette période est la continuité de la période précédente, c’est ainsi


qu’elle a été marquée par une forte croissance (6,1 %) pourtant le rythme
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de croissance a commencé à s’affaiblir en raison de l’affaiblissement de


progrès technologique et de l’investissement. Toutefois, la croissance des
échanges commerciaux a augmenté surtout pour les produits
industrialisés c’est pourquoi le taux de croissance a varié d’un pays à un
autre selon le niveau de progrès technique et de niveau d’industrialisation.

La tendance est à la baisse de façon lente ;

– La baisse des investissements en 1961 aux Etats unis.


– L’augmentation du déficit commercial à partir de 1965 ;
– L’augmentation du déficit de la balance des paiements 1970

La politique économique poursuivie par les USA :

Cette baisse des investissements a entrainé la diminution de la production


et donc un accroissement des importations provenant de l’Allemagne et
du Japon.

Les Etats-Unis se retrouvent concurrencés par des nouveaux pays sur leur
propres territoires (Allemagne, Japon (pays développés) ; dragons (Hong
Kong, Singapour, Corée de sud, Taiwan) … Les capitaux américains
quittent l’USA pour s’installer dans d’autres pays.

Le Syndicat fort aux USA a rendu la baisse de salaire impossible ce qui


implique une diminution impossible des coûts de facteurs ; la
compétitivité était donc en baisse ce qui s’est traduit ensuite au début des
années 70 par la protection de l’économie des USA.

Les déterminants tendent à prévoir un taux de croissance futur faible. Au


niveau des USA et au niveau mondial, les éléments à l’origine de
croissance forte ne sont plus vérifiés :

– Innovation technologique absente depuis la deuxième guerre


mondiale.
– Pas de qualifications
– Pas d’amélioration de la productivité.

On a assisté à partir de 1973 à :


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– Une croissance faible


– Chômage élevé
– Inflation élevée  stagflation (chômage et inflation à la fois)

Le système économique international est en crise structurelle au niveau


de la structure productive et au niveau de tous les pays et longtemps.

Les stratégies adoptées par les USA et les autres pays  le ralentissement
du commerce suite à une politique de protection :

– Augmentation des droits de douane


– La non convertibilité du dollar en or
– Le renchérissement du pétrole.

En 1971, non convertibilité du dollar en or a entrainé une crise des


systèmes : productif, commercial et financier  pas de monnaie
internationale qui encourage les échanges  les flux de capitaux baissent.

SECTION 2 : La deuxième période 1973-1994.

Le système commercial multilatéral va s’installer à partir des années 80 suite


aux modifications des années 70.

Les mêmes questions se posent : est-ce qu’il faut continuer avec la croissance
(objectif fondamental et final), est-ce qu’il faut développer le commerce
comme source de croissance ou faut-il continuer dans la protection ?

La réponse théorique est : encourager le commerce mais en changeant les


conditions.

Objectif de l’analyse de l’évolution des échanges internationaux :

– Dégager les facteurs à l’origine du nouveau SCM.


– Quels sont les éléments depuis la 2èmeguerre mondiale qui ont abouti
à l’établissement d’un nouveau SCM différent mis en place vers les
années 1980.
– Les caractéristiques de système SCM → aujourd’hui →
modification à l’origine de ce nouveau système.
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– Quel est l’impact de la mise en œuvre de ce système qui s’intègre


dans le cadre d’intégration régionale ou multilatérale.
Chaque période est une réaction à ce qui s’est produit au cours de la
période précédente.
(Approche empirique accompagnée d’une explication théorique).

La période 1973- 1994 sera divisée en deux sous périodes : (1973-1980 ;


1980-1994) : observation, traitement et analyse de ces périodes.

a) La 1ére sous période 1973-1980 :

Cette période est marquée par une stagflation dans la croissance


économique : (taux de croissance faible, augmentation de taux de
chômage et de taux d’inflation), un ralentissement des échanges qui s’est
traduit en une crise au niveau :

➢ Du système productif
➢ Du système commercial.
➢ Du système financier

Observations :

Au niveau du système productif international :

On observe un taux d’accroissement de la production relativement plus


faible par rapport au taux observé à la période précédente 2.3%

 Une croissance faible accompagnée par un chômage élevé →


inflation élevée qui subsiste avec le chômage ce qui est économiquement
et même historiquement inhabituel.

On peut prendre des mesures pour améliorer l’inflation au détriment


du chômage.

Avoir les 2 à la fois → signe de crise économique structurelle au


niveau des structures productives et au niveau de tous les pays.

Période caractérisée par un mouvement de stabilisation et de


restructuration du système économique international.
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Politique économique restrictive, budgétaire restrictive → pour


battre l’inflation ; monétaire restrictive ⇒ pour stabiliser.

Arrêter l’écart par rapport au réel  des politiques de relance de la


croissance → adoption d’une politique d’ajustement structurel PAS → faire
valoir l’équilibre au niveau des 4 marchés :

✔ Marché de Biens et Services.


✔ Marché de capitaux
✔ Marché de change
✔ Marché de travail

Les années 70 sont caractérisées par une crise économique


structurelle et un mouvement de politique économique de stabilisation et
de restructuration en vue de relancer la croissance.

 Explication pour le système productif :

Le système productif mondial est en crise en raison


fondamentalement de l’essoufflement du système productif faute
d’innovation technologique.

Or la croissance ne peut se réaliser que s’il y a investissement,


l’investissement devrait être rentable, stimulé par la productivité des
facteurs, l’innovation technologique, l’environnement des affaires, la
qualification du travail→ procéder à la Recherche et le développement
pour faire valoir ces facteurs.

Donc le système productif en crise est caractérisé par :

– Un ralentissement des échanges.


– Effondrement du système de paiement de Bretton woods ; difficulté
au niveau du système de production et du système financier.
– Il n’y a pas eu de recherche et de développement pour orienter la
production au sein des entreprises elles-mêmes.
 Conséquences :
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D’abord et avant tout, protection des marchés nationaux suite à un


déséquilibre de plus en plus important dans la Balance commerciale des
USA et de la Balance des capitaux.

En effet l’Allemagne et le Japon qui étaient perdants à la guerre sont


devenus, 20 ans après comme des exportateurs sur le marché américain.
Ils ont accaparé une part de marché importante sur les entreprises
américaines, ce qui a obligé les entreprises américaines à se protéger
par des quotas→ baisse du commerce.

Or nous avons vu que le commerce est source de croissance  si le


commerce diminue  la croissance diminue.

L’esprit de la défense pour sauvegarder l’indépendance qui était à


l’origine du ralentissement de la croissance.

Une compétition pour plus de compétitivité  l’inverse de ce qui a été fait


en 1970

En 1980 → défense en vue de sauvegarder l’indépendance.

Dans le nouveau SCM (système commercial multilatéral) → la relance de la


croissance suite à une compétition pour la compétitivité pour le
développement du commerce.

En effet le taux d’accroissement de la productivité en volume 2,6 %,


exportation : 3,8%.

Ralentissement de la production et des exportations pour tous les


secteurs.

Développer les échanges qui sont à la base de la croissance.

Quels sont les éléments qui sont à la base de cette évolution ?


(ralentissement des échanges)

– Politique protectionniste
– Renchérissement des prix des M P.
– Spécialisation différente, inadéquate d’un pays à l’autre.
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– Adoption d’un régime de change flexible qui n’encourage pas la


croissance.
– Ralentissement de la croissance.
Le système de commercialisation est aussi en crise comme le système
productif (les années de la Vache maigre, années noires.)

Le Système Financier :

Jusque là 1973 → mise en place d’un système financier Bretton


Woods, les moyens des paiements étaient l’or et le dollar, les taux de
changes sont restés fixes.

Conséquences :

Une certaine stabilité du taux de change, liberté de mouvement de


capitaux pour le paiement → favorable au développement des échanges.

L’Allemagne et le Japon ont accumulé des quantités importantes de $ en


contrepartie de leurs exportations.

La malice de Nixon était pour diminuer la compétitivité de l’Allemagne et


du Japon et décide la non convertibilité du $ contre l’or. Les $ devenus
non convertibles (que du papier)  l’effondrement du système financier
Bretton Woods.

La question qui se pose : alors que les quantités en or étaient insuffisantes


pour assurer le paiement, quelle monnaie de référence? Quelle devise et
quelle monnaie internationale adopter pour qu’il y ait développement des
échanges ?

Certains pays comme l’Autriche qui a déclaré que sa monnaie devient une
devise (il accepte n’importe quelle quantité de sa monnaie contre une
autre devise ou autre marchandise.)

Le 15/08/1971  le système monétaire internationale est indéterminé 


effet négatif sur le développement des échanges.
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En 1974 que tout le monde reprochait aux USA le non respect des
engagements de 1944, ROSA a une idée qui consistait à ce que les USA
respectent leurs engagements donc reconnaître la dette auprès des autres
pays et acceptent donc d’échanger les $ en circulation contre les bons de
ROSA.

Ces bons sont acceptés par les USA mais acceptés seulement par les
marchandises Américains.

Le Japon était obligé de n’acheter qu’à partir de l’USA (contrepartie de la


marchandise américaine, un papier qui ne vaut rien du tout).

En 1976 la question toujours posée : Est-ce qu’il faut développer le


commerce Comme Source de croissance? (oui) mais s’il n’y a pas moyen
de paiement.

1976  Accords de Jamaïque pour tous les pays membres du FMI ont
décidé et dans un objectif de relancer le commerce de ne plus se référer
à l’or (existe en quantité insuffisante  handicape le commerce).

Chaque pays peut se référer au moyen qu’il désire : une devise ou un


panier de devises, liberté totale quant au choix du niveau de contrôle de
change à exercer.

– La référence pour la détermination de la monnaie


– L’engagement à ne pas se référer à l’or 1978.
– A partir de 1978  nouveau système financier, les pays ne doivent
plus se référer à l’or  chaque pays doit choisir le niveau de
monnaie.

 On a passé d’un régime de change fixe selon Bretton Woods à un


régime de change flexible  volatilité plus importante ce qui n’est pas
évidemment favorable aux échanges.

Volatilité  incertitude, risque  ralentissement de l’échange


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Un système exploitable pour gérer le risque de change, on passe d’un


système financier en crise à un système financier favorable aux
échanges.

Système de commercialisation :

Effort d’intégration : renforcer le cadre du nouveau système. La


commercialisation est faite dans le cadre d’une libéralisation.

– Intégration au niveau bilatéral


– Intégration au niveau régional
– Intégration au niveau multilatéral

Trois systèmes nouveaux qui font le système commercial multilatéral :

– Mouvement de libéralisation dans un cadre qui organise les


échanges accompagnés de la compétitivité.
– Réaliser la croissance selon un système productif plus performant
par le recours à des technologies plus performantes.
– La spécialisation différente d’un pays à l’autre.

Interprétation des tableaux :

Une série de tableaux qui retrace la structure des échanges, quels sont les
conclusions qu’on peut tirer quant’ à l’évolution des échanges ?

A partir de ces conclusions, sur la base des chiffres, comment on est


parvenu à un nouveau système commercial multilatéral ?

Tableau 1 :
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Le tableau est divisé en sous-périodes  la tendance n’est pas la même


d’une période à l’autre ; chaque sous-période enregistre des niveaux
différents de production : soit ralentissement, soit accélération.

Il existe une relation empirique positive entre la croissance et le


commerce ; il s’agit du commerce mondial.

X° mondial = M° mondial

Cette relation existe aussi au niveau des secteurs  grâce aux produits
manufacturés qu’on observe cette relation  effort de politique
industrielle qui font un effort soutenu par le développement de la
concurrence des produits manufacturés.

Tableau 1 bis :
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Le taux d’effort à l’exportation (indicateur de compétitivité) est plus


important pour les petits pays que pour les grands pays.

Grand pays : pays qui influence les prix au niveau international soit par
l’offre ou par la demande  Price maker

Petit pays : subit les prix, Price taker.

La politique de libéralisation des échanges a tendance à se développer


plus.

Tableau 2 :

La valeur des exportations mondiales a augmenté à un niveau moyen de


12,1%, 1973- 1983 le taux est de 12,4%  les échanges se sont
développés.

1973-1983 : période de crise (taux de croissance encore élevé 12,4 %)


suite à un effet valeur unitaire et moins effet volume, or, le commerce doit
être analysé en volume et non en valeur (parce que il peut y avoir un effet
inflationniste, sans qu’il y ait développement du commerce) ;

Cet effet volume est dû au volume des produits manufacturés pour la


première période, pour la deuxième période par le flux de minéraux 18,9
%. Les années de crise se caractérisent par un phénomène inflationniste.
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Il faut analyser par effet volume et effet valeur  il n’y a effet positif que
par cet effet volume.

Pour tous les secteurs, l’effet valeur unitaire qui emporté (effet d’inflation),
il faut interpréter l’effet volume.

Tableau 3 :

La structure géographique des échanges ; le GATT découpait le monde en


quatre régions : pays développés, pays en voie de développement, chine,
URSS.

En 1963, le taux de participation aux échanges des pays développés est


de 67,3%, les pays en voie de développement 20,6 %, l’Europe centrale
10%.

Les principaux exportateurs sont les pays développées, d’une manière


générale, les exportations, les importations vont ensemble (2/ 3 des X°
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mondiales provient des pays développés, les M° assurés vers les pays
développés).

Les plus grands commerçants sont les pays développés : Amérique du


nord 19,1 %, Etats-Unis 15,9 %, CEE 34 %.

Les premiers fournisseurs, commerçants : CEE en termes d’exportations et


d’importations.

Fournisseurs et clients importants au niveau international avec


l’Allemagne 8,8%, le Japon 3,4%.

En 1983, en termes de valeur, la tendance n’est pas modifiée.


L’émergence de certains pays, le recul des Etats-Unis expliqué par une
mauvaise spécialisation, la compétitivité réussie par les pays d’Asie de
l’Est.

Concurrence par les coûts internes sont de plus en plus élevés au


niveau des Etats-Unis  délocalisation des entreprises des états unis
vers l’Europe

Une augmentation du coût comparée aux pays en voie de


développement, il y a plutôt le non respect des conventions
internationales, la contrefaçon, travailler les femmes, les enfants.

Réglementation pas aussi stricte comme pour les Etats-Unis  cela sera
pris en considération dans le cadre de la réglementation du système
commercial multilatéral

Tableau 3 bis :

On peut compléter le tableau 3 par le tableau 3 bis  évolution par


pays.
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Première remarque : montant total des exportations est 3485 en 1990,


les $ en circulation pour permettre ces échanges 3218.1. Les
exportations sont effectuées par 40 pays  la concurrence
internationale est concentrée au niveau de 40 pays sur 200 pays du
monde.

Les 8 premiers pays groupe G8 (grands pays  Price maker) Allemagne


en 1990 : 11.4 %, Etats-Unis, Japon, France, UK ; Italie, Pays bas,
Canada

Un impact important sur le niveau mondial. Voir l’impact en termes de


classement.

Il y a modification de structure par pays certains pays ont changé de


rang.

Certains pays appelés Dragons : Hong Kong, Taiwan, Singapour,


Korée du sud ont changé de classement, rapproché des premiers.
D’autres pays appelés : Tigres, Thaïlande, petit tigres.

Stratégie de montée en gamme par un transfert de technologie, mise


en évidence de cette activité de copiage.

✔ Production et commerce à grande échelle.


✔ Faire de la recherche et développement et créer de nouveaux
produits.
✔ Un autre groupe qui a émergé, Espagne, Mexique pays qui ont
adhéré à des groupements régionaux, comme le Portugal à l’UE.
✔ Stratégie : bénéficier de la technologie et de l’entrée de capitaux.
✔ Certains pays ont enregistré un recul.

Les pays pétroliers (une augmentation qui n’a pas duré, il n’y a pas
eu un mouvement d’industrialisation mais il y a eu augmentation de
richesse).

Conclusion : les stratégies qui consistent à l’adoption d’une politique


industrielle effectuée par transfert de technologie à l’origine de
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création de nouveaux produits, on peut augmenter sa part de marché,


sa compétitivité et sa part de croissance étant donné la relation
positive posée entre commerce et croissance.

L’évolution de classement des différents groupes et différents pays


 explication : stratégie de montée en gamme qui consiste à chercher
la technologie chez les pays avancés  faire un copiage, imitation 
produire des produits similaires  RD, Financement, investissements.

Mouvement d’intégration Espagne, Mexique  compétitivité

La compétitivité peut être améliorée soit par l’intégration régionale,


soit par la politique d’imitation.

Politique de stabilisation et d’ajustement :  augmentation de la


compétitivité  réalisation de taux de croissance élevé  modification
des structures productives à la base de la croissance, structuration de
l’économie.

Si l’économie s’ouvre à l’extérieur et cherche à améliorer sa


compétitivité, il faut recourir à une politique de stabilisation et
d’ajustement.

La restructuration de l’économie. Plus la concurrence augmente,


plus le gain du commerce à diminué. Il faut créer de nouveaux produits
(être leader) innover.

La pratique de commerce ne consiste pas à importer et exporter


seulement mais à réaliser des gains.

Expliquer l’évolution des échanges pour tirer des conclusions.

Tableau 4 :
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La tendance est vers le développement des services.

Les principaux clients des pays développés : 76.5% pays développés,


17.6% pays en développement. Europe 2.9 %, la Chine 0.9 %.

Conclusion : le commerce fait essentiellement pour les pays


développées (3/4) commerce intragroupe et secondairement avec les
pays en développement.

La demande solvable qui attire les exportateurs : même stade de


développement, même capacité de production, un grand pays a
tendance à importer moins parce qu’il peut produire lui-même.

Les théories de commerce international  la question posée par ces


théories : quel est le souci de la recherche pour Ricardo et Smith ?

1- quand est-ce que le commerce est possible ?  lorsqu’il y a une


différence de prix à cause de la productivité. si 2 pays ont des prix
équivalents  le commerce n’est pas possible parce qu’il n’y a pas
de gain.
2- Questions posées par toutes les théories : s’il y a différence au
niveau des prix, quelle est son origine ?
Au niveau de la productivité, quelle est la source de la différence
(technique ou dotation factorielle ou autre chose, la demande peut être
le goût du consommateur.)

Si on se préfère un produit à l’autre  on doit accepter de payer


plus cher.

Exemple de Norvège et Suède transposé en Tunisie.

Q 2 : les bases de l’échange

Q 3 : les conséquences de la pratique de commerce : pour les


marxistes  conséquence négative ; pour Smith et Ricardo 
conséquence positive.

Comment des pays qui sont similaires continuent à faire l’échange ?


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Le Commerce de différence a cédé la place au commerce de


similitude (il est plus facile de faire le commerce de similitude.

Ce qui peut expliquer le commerce intra pays : similarité au niveau


de la demande, demande solvable de la compétitivité.

En 1985 (tableau 4) :

On observe en 1990 aussi la même structure pour les pays développés


avec une tendance au renforcement de cette répartition dans le sens
du marché.

Le commerce intra pays est passé de 76.5 % à 77.2 %.

Il y a tendance à l’intégration régionale au niveau des pays développés.

Pour les pays en développement exportent pour 73.8 % de leur


exportations vers les pays développées, pays en développement 11.2
%.

Le commerce est davantage développé entre pays développés (premier


client) et pays en développement commerce inter-pays.

 Les différences au niveau des prix, en raison des différences au


niveau des productivités des facteurs  différences au niveau des
dotations factorielles.

Commerce par la différence existe toujours.

Pays en développement  commerce inter pays, développées, en


développement expliqué par le commerce par les différences.

Cette tendance de l’intégration au niveau des pays en développement


(passage de 11.2 % à 26.9 %)  tendance d’intégration régionale.

L’émergence de certains pays : le Japon, l’Allemagne.

Pour l’Amérique du nord 33.5 % avec Amérique du nord et 72.8 % avec


les pays développés le commerce intra Amérique du nord est
développé.
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Le japon vers l’Amérique du nord : 28.6 % (en 1985), en 1990 : 34 %

Pays développés : passage de 52 % à 59.5 %

Pays en développement : de 37 % à 35.9 %

Comment le commerce se développe davantage entre pays


semblables : tant au niveau de l’offre qu’au niveau de la demande ?

D’une manière générale, les pays de demande à peu prés semblables,


demande en fonction du bien et goûts.

Lorsque la demande solvable est la même, lorsque les pays sont


davantage voisin, c’est Timber gen : concept nouveau, commerce
gravitaire qui englobe le revenu et la distance comme étant un facteur
qui stimule le commerce. C’est pourquoi l’intégration qui a tendance à
se développer tend à renforcer le commerce à demande solvable et
importante.

L’intégration se justifie : la recherche à développer le commerce justifie


le développement du mouvement de l’intégration : théorie
gravitationnelle.

Cette intégration est en vogue moyen pour développer le commerce


et développer la croissance. Le seul moyen pour développer la
croissance, c’est le commerce.

Pour créer un marché  développer l’intégration, développer la


demande.

L’analyse de ces tableaux sert à établir des stratégies, pour agir et


atteindre l’objectif fondamental et final  développer le bien être.

Source de croissance : l’intégration, idée fondamentale, deux concepts


importants tableau 4 : la concurrence se développe intra pays, inter
pays.

Les principaux clients des pays développés sont les pays développés.
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Les principaux clients des pays en développement sont les pays


développés.

Les principaux fournisseurs des pays développés sont les pays


développés.

Les principaux fournisseurs des pays en développement sont les pays


développés.

Si on compare la part des exportations des pays en développement sur


les pays développés et les exportations des pays développés vers les
pays en développement  faute distorsion entre la part destinée par
les PD vers les PED et donc  forte dépendance des PED vis-à-vis des
PD.

 Il faut développer un commerce tout en restant indépendant.

La part des exportations des PD vers les PED 17.6 % ; la part des
exportations des PED vers les PD 73.8 %  asymétrie du commerce.

La part des exportations sur les marchés des pays développés doivent
être égaux.

Principe de base : développer un commerce symétrique pour rester


indépendant.

La spécialisation est à l’origine de cela, il faut avoir un taux de


diversification, un taux de flexibilité suffisamment développé,
spécialisation adéquate pour pratiquer un commerce symétrique pour
assurer un commerce international.

La structure géographique des échanges  évolution de la nature des


échanges.

Structure par groupe  structure géographique des échanges

Nature par produit  Nature des échanges.


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En 1963 les exportations mondiales se répartissent en trois groupes de


produits : produits manufacturés, agricoles, minéraux.

Les exportations mondiales se font à travers les produits manufacturés


plutôt qu’à travers les produits agricoles et minéraux (raisonnement
approprié par les valeurs en volume)

Stratégies adoptées par les pays : transformation de matière première


pour réaliser un produit fini. Faire baisser les prix et le chômage. Cette
tendance se renforce en 1990 : 70 %. Le monde a opté pour une
industrialisation :
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– Avantages : on peut consommer les produits, qui, sans


transformation on ne peut pas les consommer.
– Inconvénient : se spécialiser dans un produit transformé, effets
entrants par rapport à la nature, maladie, ingrédients industriels qui
peuvent causer des maladies.
Les pays qui ont opté pour cette industrialisation sont ceux qui ont eu
des exportations élevées, taux de croissance élevé.

Tendance pour la spécialisation dans les produits manufacturés.

Tendance pour l’industrialisation ayant pour objectif de rechercher plus


de croissance, moins d’inflation, moins de chômage.

Les pays qui se spécialisent avant les autres sont ceux qui réalisent les
gains les plus élevés. La Concurrence augmente, productivité plus
élevée ou coûts plus élevés ?

La productivité la plus élevée, le prix le plus bas, le produit meurt, il n’y


a plus de gain avec la concurrence, le prix tend à diminuer jusqu’au
coût le plus faible, la productivité la plus élevée.

Tableau 6 :
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Comment la spécialisation a évolué au cours du temps. La nature de la


spécialisation pour les pays développés selon la répartition : une
spécialisation dans les produits plutôt manufacturés.

La stratégie adoptée par ces pays au cours des années 70 à savoir :

– la politique d’ajustement et de stabilisation.


– La stratégie qui consistait à adopter une politique d’industrialisation
(transformer les matières premières en produit manufacturés).
Croissance plus élevée, emploi plus élevé, inflation plus faible 
améliorer l’équilibre interne d’une manière globale.

Pour réussir ces stratégies, il fallait introduire les éléments qui sont :
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– hautes technologies
– qualifications
– meilleures conditions de travail.
L’orientation pour la spécialisation de ces pays dans les produits
manufacturés.

Pour les PED, leurs exportations présentent 15.9 % en produit agricole,


29.5 % industrie extractive, 53.4 % produits manufacturés.

Les PED selon l’ancienne répartition ont tendance à se spécialiser dans


les produits primaires (agricoles, industrie extractive) tendance à
l’augmentation des produits manufacturés.

Les éléments explicatifs à la base de ces résultats c’est comme pour les
pays développés  recherche d’une croissance élevée par la
spécialisation dans les produits transformés.

Cette orientation est le résultat d’une stratégie adoptée comme pour


les pays en développement, pays émergents.

Stratégie de stabilisation et d’ajustement qui vient plus tard par rapport


aux pays développés.

Une tendance à l’augmentation des exportations des produits


manufacturés, comment il y a une différence entre les pays développés
et les pays en voie de développement ?

Sachant que les 2 ont tendance à se spécialiser dans les produits


manufacturés.

PD  comparer le cas de l’Allemagne, le Japon  tendance à une


spécialisation vers les pays manufacturés, compléter l’évolution de la
structure par la nature des échanges (tableau 6)

 Spécialisation dans les produits manufacturés.

Les conclusions du tableau 6 sont complétées par le tableau 7

Tableau 7 :
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Tableau 7-1  tableau 7-5

Le commerce de matière première est fortement concentré au niveau


des 15 pays qui exportent 71 % des exportations des matières
premières. Les plus grands exportateurs de matière première sont les
pays développés sans être spécialisée dans les matières premières 
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grand pays qui influence le prix au niveau international sans qu’il soit
spécialisé dans ces produits.

Deuxième conclusion : au niveau des importations, eux qui peuvent


influencer le marché par leur capacité d’agir sur l’offre et la demande.

Dernière conclusion : sans être spécialement spécialisé en ces produits,


ils sont grands exportateurs des produits pétroliers.

USA a la part de marché la plus importante 16 % du marché mondial


(grand pays)

Les PD peuvent agir sur les prix de matière première.

L’Arabie Saoudite fortement dépendante du marché pétrolier des


combustibles. (Il s’agit de faire le commerce sans devenir dépendant)
ceci est vrai au niveau des exportations et des importations.

Les mêmes remarques peuvent être faites au niveau des


combustibles, des produits alimentaires.

Les pays développés prédominent le marché des produits alimentaires.


Les pays développés grand exportateur de combustibles et grand
exportateur de matière première.

Les pays en développement n’ont pas un produit dominant.  price


taker.

En terme de négociation ; les PED n’ont pas le poids nécessaire pour


avoir un pouvoir de négociation fort parce qu’ils sont dépendant.
Minorés par les PD.

Est-ce que la structure a tendance à être vérifié pour la période 90-


2007

Tableau 7-4 :
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Comment est-ce que en terme de pays, la période n’est pas longue,


l’Allemagne a réussi à enregistrer un taux d’accroissement des produits
manufacturés de 6 %.(l’ensemble du monde 7 %).

Ce sont les premiers : Japon, Allemagne, USA qui ont réussi le


commerce international par une orientation adéquate pour les produits
manufacturés.

La France a maintenu son classement.

Si on explique cela selon le schéma TBM c’est grâce à une politique


d’augmentation de la productivité qu’on a réussi l’investissement dans
la production des produits manufacturés grâce à l’introduction de la
technologie.

Comment certains pays ont enregistré un essoufflement de la


productivité des facteurs et par conséquent un recul de leur classement
(Le Japon par sa stratégie de pousser la productivité pour avoir une
compétitivité élevée par 2 déterminants de la compétitivité :

 Productivité de facteurs

 Spécialisation dans la production manufacturière.

La compétitivité doit être traitée dans un cadre dynamique.


Comment réaliser une spécialisation adéquate pour rester compétitif :

1/ Il faut à chaque fois améliorer la productivité des facteurs :


innovation, qualification.

2/Adopter une spécialisation dans des produits nouveaux dont la


demande augmente (produit leader, Avantage comparatif
supérieur).

La question qui se pose pour les pays qui ont réussi leur
compétitivité : peut-on continuer à maintenir la compétitivité dans
le SCM avec des contraintes de marché, des contraintes d’ordre
institutionnel ?
COURS ECONOMIE INTERNATIONALE 2008

Le SCM qui va se mettre en place doit prendre en compte les


éléments, les remarques dégagées des différents tableaux.

– Identifier les nouvelles règles qui imposent de nouvelles contraintes


pour réussir la compétitivité, à travers la présentation des différents
systèmes composant le système commercial multilatéral.

Positionnement des différents pays en matière de spécialisation,


négociation en matière institutionnelle.

Tableau 8 :
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Tendance à la spécialisation par groupe de produits, négociation


difficile, non aboutissant aux enjeux importants.

Les USA depuis 1980, exportent plus de produits agricoles, moins


de produit de textile.

Les taux d’accroissement des exportations tendent à augmenter


pour les produits alimentaires  renforcement de la spécialisation
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pour les produits alimentaires et une déspécialisation pour les autres


produits.

Eléments d’explication :

Les Etats-Unis ont un avantage comparatif en produits


alimentaires (techniques appropriés pour ce type de produit) ont
réussi leur compétitivité coût par rapport aux pays européens.

Alors que les produits textiles n’ont pas un avantage comparatif


coût car c’est les PED qui ont les plus faibles coûts pour tout ce qui
est textile. Asie (japon pour tout ce qui est électronique mécanique).

Pour les produits chimiques, c’est la réglementation des pays mis


en place.

En Afrique tendance à développer les produits chimiques, aux


USA non (raison institutionnelle pour sauvegarder l’environnement).

Quand les USA se déspécialisent dans les produits mécaniques, le


Japon a un avantage comparatif sur ces produits au niveau des
négociations, chacun va chercher à défendre son marché.

Le Japon cherche à pénétrer le marché américain, exporte moins


des produits chimiques, textile, même raison que les USA.

Chacun cherche à défendre son entreprise par une politique de


protection.

Ne pas permettre d’imposer les quotas plutôt droits de douane.


Le droit de douane permet l’accès au marché pour certains et
interdit l’accès pour d’autres.

Comment trouver la bonne formule de protection ? (marché


accepté par les européens, qui satisfait les américains).

Les PED exportent plus de produits sidérurgiques, produits


électriques. Les PED : nouveau pays exportateurs de tout avec un
taux important. Pas de saturation au niveau des exportations
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(croissance rapide, par une politique d’industrialisation fraîchement


mis en œuvre et menace les pays qui sont encore exportateur).

Les négociations sont différentes entre les deux catégories de


pays développés cherchant à protéger leur marché par rapport aux
PED car plus compétitives qu’eux .

Le commerce, ensemble de batailles  pas de dynamique de


spécialisation adéquate, pas d’amélioration de productivité :

Il faut maintenir la compétitivité, améliorer la productivité des


facteurs, Créer un nouveau produit sur un nouveau marché.

Il ne s’agit pas d’exporter, il faut créer un produit qui répond à la


demande sur votre propre marché pour le sauvegarder.

Etre indépendant  répondre à sa propre demande l’exportation n’est


plus sur un autre espace, tendance à l’élargissement de l’espace
économique.

Exemple : S’il n’y a pas une entreprise nationale qui répond aux
besoins des tunisiens, une entreprise américaine peut s’installer).

L’exportation ne consiste pas à conquérir d’autres espaces


géographiques mais plutôt d’autres espaces économiques.

L’espace économique, comment grâce au commerce, on peut améliorer


les conditions d’investissement, remplacer les équipements
obsolescents par des produits nouveaux  améliorer la productivité,
raccourcir le cycle de vie du produit, augmenter les investissements par
une réponse à une demande nationale.
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Récapitulation :

Les principales modifications suite à l’évolution du système productif


depuis la deuxième guerre mondial.

Le système financier qui va être à la base du nouveau système


commercial multilatéral. Au niveau de la production, commercialisation,
financement :

En 1986 : négociation aboutissant aux accords de Marrakech 1994.

Les négociations sont issues de l’évolution des trois systèmes.

Au niveau de la production, système productif :

Les techniques de production numérique, les années 70 sont


caractérisées par une haute technologie, l’introduction des nouvelles
technologies dans les pays avancés.

 Améliorer la productivité  la croissance numérique, il n’y a plus de


fils qui relient les usines.

Communication d’informations sans rattachement (extraordinaire


comme gain de productivité provenant de ce type de technologie.

De plus en plus les pays qui appliquent l’ajustement de leurs


économies  la restructuration par la stabilisation et l’ajustement de
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l’appareil productif d’une manière générale  l’objectif d’améliorer la


productivité et la spécialisation et par conséquent la compétitivité.

Le renforcement de la spécialisation des PD et des PED dans la


production des produits manufacturés. Cette évolution donne des
modifications au niveau du système productif, ces modifications font
apparaître des nouvelles contraintes.

Quelles sont ces contraintes suite à l’amélioration du système


productif :

– la technologie
– la qualification
– l’organisation du travail (n’est pas faite de la même façon)
– l’environnement (stratégie adoptée par différents pays pour
améliorer le système productif.
Ces contraintes sont à la base de la compétitivité future.
Les pays qui cherchent à améliorer la croissance par le commerce 
productivité, spécialisation  compétitivité par l’introduction de
nouvelles technologies.

Si les Etats-Unis créent de nouveaux ordinateurs avec de nouvelles


performances, les autres pays ne peuvent pas avoir la même chose.

Cette compétitivité, pour qu’elle soit sauvegardée, il faut que le dernier


fasse mieux que le premier  compétition pour la compétitivité
( compétition en terme dynamique, en se spécialisant dans de
nouveaux produits leader).

Il y a toujours une compétition pour l’innovation pour maintenir le


premier rang. Le marché oblige à être mieux que les autres. Si on n’est
plus compétitifs  baisse de part de marché jusqu’à devenir
totalement dépendant des autres pays enjeux très important.

Les années 80 et suivants sont caractérisées par ces nouvelles


contraintes qu’il faut satisfaire. Identifier les nouvelles contraintes ce
n’est pas facile.
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Au niveau de la commercialisation.

A travers les différents tableaux :

➢ Emergences des dragons et tigres.


➢ Développement de la production et de la commercialisation des
produits manufacturés à fort contenu technologique (ces firmes
internationales sont à la base de l’adoption de cette technique de
marché).
➢ Le développement du commerce de services.
➢ Le développement des mouvements de capitaux au début des
années 80. (il faut libéraliser les capitaux pour réaliser la
croissance)
Au niveau financier :
Adoption d’un régime de change de type flexible. (La définition d’un
système de paiement ou un système monétaire international,
évolution de ce système.
Un système de paiement est déterminé grâce à 3 critères :
1- moyen de paiement
2- le contrôle des mouvements de capitaux
3- la détermination du taux de change.
Un système de paiement dit adéquat, « un bon système » est celui
qui favorise le développement du commerce, le volume des échanges
par l’adoption de suffisamment de moyens de paiement, libéralisation
des mouvements de capitaux, absence de contrôle et détermination du
taux de change sur un marché de change. (Valeur dune monnaie
établie selon l’offre et la demande).

Un pays qui a un régime de change caractérisé par une suffisance


de moyens de paiement, absence de contrôle, détermination de taux
de change sur un marché convertibilité de la monnaie  objectif
final, bon système on améliore le commerce et par la suite la
croissance.
COURS ECONOMIE INTERNATIONALE 2008

Un pays qui réussit sa convertibilité est celui qui aurait adopté une
politique économique adéquate pour réaliser la croissance par le
commerce.

Le pays qui n’a pas réalisé sa convertibilité  manque de rigueur


économique pour atteindre cet objectif. (la convertibilité est un objectif)

Réussir la convertibilité  résultat d’une conduite de politique


économique adéquate.

La convertibilité du dinar prévu pour 2009. Est ce que l’économie


tunisienne est prête pour cette convertibilité ?

L’adoption d’un système de change de type plutôt flexible  objectif


pour réussir la croissance avec un taux élevé.

L’absence de contrôle de change à travers l’adoption de ce type


flexible  libéralisation de la détermination du taux de change.

Comment ces 3 critères ont évolué dans un contexte pour améliorer


la croissance internationale et pour le cas de la Tunisie ?

Les pays avancés ont adopté le système de Bretton Woods (objectif


augmenter la croissance par le commerce).

Moyen de paiement : l’or. Le dollar on l’a ajouté à cause de


l’insuffisance des quantités d’or disponibles pour réaliser les échanges.

Pas de libéralisation au titre des placements, le taux de change doit


rester fixe à plus ou moins 2.5% par rapport à la valeur du $ et ne
changer le taux de change qu’prés avoir averti les autres pays  éviter
la volatilité du change  éviter les risques de change ce qui est plus
favorable au commerce.

Le régime de Bretton Woods s’est effondré le 15/08/1971 suite à la


non convertibilité du $ en or, Nixon a décidé pour des raisons
économiques et politiques et pour contrecarrer L’Allemagne et le Japon
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qui deviennent concurrentes et menacent les entreprises américaines


et qui ont accumulé des réserves en $. Ces $ ne sont plus convertibles.

Donc l’effondrement du système de Bretton Woods signifie que les


moyens de payement ne sont plus déterminés. L’or n’est pas suffisant
et n’est plus un moyen de confiance.

– Les pays n’acceptent plus ce système.


– L’Autriche a proposé que sa monnaie soit une devise.

Début 1970 et jusqu’à 1976  le Système Monétaire International est


indéterminé ; pas de devise reconnu comme moyen de paiement.

En 1976  un accord établi entre des pays membres du FMI pour


qu’à partir de 1978, l’or ne soit plus un moyen de paiement dans le
but de ne pas bloquer le commerce à cause de l’insuffisance des
moyens de paiement.

Chaque pays choisit sa monnaie.

Chaque pays choisit la manière dont le taux de change est


déterminé.

A partir de 1971 les PD qui ont choisi de déterminer leur monnaie


par les autorités monétaires (panier de devises). Les PD déterminent
leur monnaie par l’offre et la demande avec une libéralisation des
mouvements de capitaux à titre de paiement, de règlement de
marchandise.

Après la restructuration du système productif et pour promouvoir le


commerce à la base de la croissance, les PD ont choisi délibérément de
libérer les capitaux.

Adoption de l’ouverture financière à partir de 1985  améliorer la


croissance par le mouvement des capitaux. La libéralisation financière
constitue un moyen d’améliorer la croissance des biens et des services.
COURS ECONOMIE INTERNATIONALE 2008

La convertibilité est un objectif mais aussi un moyen pour améliorer


la croissance.

Au niveau de la commercialisation :

Dragons, tigres :  Amélioration de la productivité ou par les


pratiques de Dumping, contrefaçon, concurrence déloyale ce qui porte
préjudice aux pays traditionnellement exportateurs.

On exige que le commerce soit appliqué dans un cadre où les règles


s’appliquent de la même façon.

C’est justement les nouvelles négociations dans le cadre du nouveau


SCM qui auraient pour objectif de promouvoir la croissance dans un
cadre dépourvu de concurrence déloyale.

Négociation dans le but de pratiquer un commerce multilatéral durable,


équitable sur la base d’un consensus. Nouvelles contraintes que chaque
pays doit maintenir pour améliorer la compétitivité.

Système productif  contrainte

Système  contrainte
commercial

Système financier  contrainte