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RÉPUBLIQUE TUNISIENNE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR


UNIVERSITÉ DE TUNIS ELMANAR

FACULTÉ DES SCIENCES DE TUNIS


DÉPARTEMENT DES SCIENCES DE L’INFORMATIQUE

PROJET DE FIN D’ÉTUDES

ETUDE ET OPTIMISATION DES PROJETS


D’ÉLECTRIFICATION

Organisme d’accueil : La STEG.

Réalisé par : Mr BEN AICHA Yassine & Mr HAMROUNI Fawzi.

Encadré par : Mr BEN CHARRADA Faouzi

ANNEE UNIVERSITAIRE 2002 / 2003


Remerciements

Au terme de ce projet de fin d’étude, nous remercions tout d’abord la direction de la distribution de la
société tunisienne d’électricité et de gaz pour l’honneur qu’elle nous a donné d’effectuer notre stage sous sa
tutelle et pour la confiance qu’elle nous a accordée pour mener ce présent travail.

En outre, Nos remerciements s’adressent à Mr. Fawzi BEN CHARRADA pour ces précieuses
directives tout au long de ce projet, et nous lui exprimons notre profonde gratitude pour sa fructueuse
collaboration.

Nous remercions vivement nos encadreurs au sein de la société Mr. Ali HAMMOUDA et Mr
Mohamed Sallah BELLILI pour l’intérêt notable qu’ils ont manifesté pour ce travail.

Nous exprimons également nos sincères reconnaissances aux enseignants du département informatique
à la faculté des sciences de Tunis, et aux personnels de la « STEG » ainsi que tous ceux qui de prés ou loin
ont contribué à l’accomplissement de ce travail.

Que les membres du jury trouvent ici l’expression de notre reconnaissance pour avoir accepter
d’examiner ce travail.

2
Table des matières

INTRODUCTION_______________________________________________________ 1
Chapitre 1 : Présentation de l’entreprise et diagnostic _______________________ 2
I. Présentation de la « STEG » _________________________________________ 3
I.1 Historique _____________________________________________________3
I.2 Mission__________________________________________________________ 4
II. Direction de distribution _______________________________________________4
II.1 Objectif de la direction _________________________________________ 4
II.2 L’informatique au sein de la « STEG » _____________________________ 6
III. Formules de calcul utilisées _________________________________________ 7
IV. L’électrification _____________________________________________________14
IV.1. Introduction _____________________________________________________14
IV.2. Déroulement d’un projet d’électrification _____________________________ 15
IV.3. Identification de l’existant _________________________________________ 16
IV.4. Limites et anomalies constatées ___________________________________ 16
IV.4.1. Limites du premier programme ___________________________________ 17
IV.4.2. Limite du deuxième programme ___________________________________ 17
V. Problématique _____________________________________________________18
Chapitre 2 : Etude théorique et méthodes utilisées _____________________________ 19
I. Objectifs poursuivis _______________________________________________20
II. Analyse __________________________________________________________ 20
I.2.1. Etude des projets d’électrification___________________________________ 20
I.2.2. Etablissement d’un devis estimatif _____________________________ 21
I.2.3. Gestion des projets déjà étudiés ___________________________________ 22
I.2.4. Donnés de travail _______________________________________________22
I.2.5. Résultats _____________________________________________________22
II. Généralités et méthodes utilisées _________________________________________ 22
II.1. Formalisation du problème avec la théorie des graphes _________________ 23
II.1.1. Méthode de chemin le plus court ___________________________________ 23
II.1.2 Limites de l’algorithme _________________________________________ 25
II.2. Méthode de backtracking _________________________________________ 26
II.2.1. Démarche à suivre _______________________________________________26
II.2.2. Limites de l’algorithme _________________________________________ 28
II.3. Algorithme adopté pour la répartition___________________________________ 28
II.3.1. Constations _______________________________________________ 28
II.3.2 Idée de la répartition _________________________________________ 29
II.3.3. Organigramme de l’algorithme __________________________________ 33

3
II.3.4. Résumé des différentes étapes de l’algorithme _______________________ 35
II.3.5. Apport de la méthode _________________________________________ 35
Chapitre 3 : Conception logicielle et réalisation _____________________________ 36
I. Conception __________________________________________________________ 37
I.1. Outils utilisés _____________________________________________________37
I.1.1 C++ Builder 6 _______________________________________________ 37
I.1.2 SQL Server 7 _______________________________________________39
I.2. Méthodes de conception utilisées ___________________________________ 41
I.2.1. Unified Modeling Language ___________________________________ 41
I.2.2. Pourquoi UML _______________________________________________41
I.2.3. Modèle conceptuel de données ___________________________________ 42
I.2.4. Diagramme de cas d’utilisation ___________________________________ 43
I.2.5. Diagramme de classe _________________________________________ 44
II. Réalisation _____________________________________________________46
II.1. Fonctionnalités du logiciel ________________________________________ 46
II.2. Tests et validation _______________________________________________ 53
II.3. Statistiques _____________________________________________________53
CONCLUSION _____________________________________________________54
ANNEXE _____________________________________________________57

4
INTRODUCTION

Aujourd’hui, on parle quotidiennement de l’évolution de la performance dans les


domaines de travail ; on parle aussi de l’intégration de l’informatique dans le domaine de
l’industrie ainsi qu’au sein des sociétés de service public.
Ces orientations exigent non seulement la présence des gens compétents car la formation
touche aux connaissances théoriques ainsi que pratiques ; mais aussi des méthodes de travail.
Vu la charge énorme prise par la Société Tunisienne d’Eléctricité et du Gaz « STEG »
dont son service touchant le grand public se centralise dans l’électrification des différentes
zones du pays, la société a eu recours à l’informatique au sein des ses services pour satisfaire
ses besoin notamment dans l’alimentation de la population par l’électricité.

Dans ce contexte, on a essayé de mettre au point un logiciel automatisant les projets


d’électrification qui est une tache jugée importante et pénible dont le but d’optimiser le coût
de la réalisation.
Et comme le développement logiciel au sens strict se découpe en trois étapes : analyse,
conception et développement, on a choisi à suivre une démarche bien précise permettant
d’aboutir au résultats attendus.

Ainsi, dans un premier chapitre et après avoir fait une étude de l’existant, on dégage
la problématique selon les insuffisances remarqués.

Ensuite dans un deuxième chapitre, on commence l’analyse après avoir fixés les
objectifs fondamentants. Analyser l’étude un projet d’électrification pour mettre en oeuvre la
synchronisation des taches, facilite beaucoup la conception qui sera l’objet de troisième
chapitre.

Donc, le troisième chapitre sera l’objet de la conception et la réalisation en se basant sur


l’étude théorique faite dans le deuxième chapitre. Enfin La réalisation sera accompagnée des
tests sur des projets déjà faits pour montrer l’apport et l’efficacité de la méthode conçue.

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CHAPITRE 1 : PRESENTATION DE L’ENTREPRISE ET DIAGNOSTIC

Avant d’identifier les différentes tâches à exécuter et d’aborder l’étude et la


réalisation des différentes parties qui constituent le projet, on a intérêt à présenter
l’environnement de travail ainsi que la contribution de l’informatique au sein de la
« STEG ».
Donc, ce chapitre on commence par présenter la société tunisienne d’électricité et du
gaz. Puis dans un même contexte, on explique les formules de calcul utilisées.
On procède, dans une troisième partie, à un diagnostic de la partie concernée du
système d’information.
Enfin, on terminera par souligner les insuffisances remarquées et dégager la
problématique.

2
I. Présentation de la STEG :
Créé en 1962, La Société Tunisienne de l'Electricité et du Gaz (STEG) est une société
publique à caractère industriel et commercial responsable de la production, la transmission
et la distribution de d'électricité et du gaz naturel dans tout le pays.
I.1. Historique :

Jusqu'en Août 1959 l'industrie de l'électricité en Tunisie était répartie entre huit
sociétés différentes avec interférence financière pour certaines :

l- La Compagnie Tunisienne d'Electricité et Transports (C.T.E.T.)


2- La compagnie du Gaz et Régie Co-intéressée des Eaux de Tunis
3- L'Omnium tunisien d'Electricité
4- L’union Electricité Tunisienne
5- La Société Nord-Africaine d'Electricité Gaz et Eaux
6- L'Union Electricité d'Outre-Mer
7- La Société d'Energie Electrique de la ville de Bizerte
8- Forces Hydro-Electriques de Tunisie

L’Etat ayant décidé de prendre provisoirement en charge ces sociétés, a placé, le 15


Août 1958, un Comité de gestion à la tête de la C.T.E.T. puis en Novembre 1959, a
désigné un autre comité de Gestion pour les installations de la Compagnie du gaz et
Régie Co-intéressée des eaux de Tunis.

Le 19 juillet 1960, la Gestion de L'Omnium tunisien d'Electricité, de l’Union


Electricité Tunisienne, de la Société Nord-Africaine d'Electricité Gaz et Eaux, de
l'Union Electricité d'Outre-Mer, et La Société d'Energie Electrique de la ville de
Bizerte, a été confiée au Comité précédemment crée pour la C.T.E.T. Ainsi à la date
du 19 Juillet 1960, il ne subsistait plus que 3 organismes s'occupant de la gestion de
l'électricité et du gaz en Tunisie :

* Le Comité de Gestion des Réseaux d'électricité et Transports.


* Le Comité de Gestion des Réseaux d'électricité.
* La Société Force Hydro-Electriques de Tunisie.

3
En 1962 l'Etat a mis fin à cette situation provisoire par la création de la STEG.
I.2. Mission :
Depuis sa création la STEG avait pour mission essentielle l’électrification du pays, le
développement de la pénétration du gaz et la réalisation d’une infrastructure électrique et
gazière permettant un développement équilibré sur tout le territoire national.
Son personnel compte 9000 employés. La STEG a aujourd’hui, l’expérience nécessaire
pour la réalisation des projets d’électrification sur tout le territoire national et gère un
réseau électrique important et fiable. Le réseau de distribution de gaz est aussi
important, il est alimenté par 5% de la quantité du gaz algérien exporté vers l’Italie via
la Tunisie et le reste provient des gisements nationaux. Une grande partie du gaz est
utilisée pour produire de l’électricité.
L’objectif principal de la STEG est de pourvoir le marché national en énergie
électrique et gazière et de répondre aux besoins de développement du pays.
Après 40 années d’expérience, la STEG a eu un rayonnement international, son
expérience est sollicitée par les Sociétés Africaines. Parallèlement à cette dynamique de
travail, la STEG est dotée d’organisation répartie avec des directions fonctionnelles et autres
opérationnelles selon le modèle « Staff and line ».
Notre stage est effectué au siège de la STEG à Tunis précisément dans la
direction de la distribution.

II. Direction de la distribution :


Pour distribuer l'électricité, La STEG exploite actuellement un réseau de plus 40 000 km
de lignes moyenne tension et prés de 74 000 km de lignes basse tension.

I.3. Objectif de la direction :


Le rôle de cette direction est de :
- Etudier et suivre les projets d’électrification.
- Contrôler l’exploitation des réseaux de distribution MT, BT et HT.
- Gérer le budget.
- Gérer les abonnées.

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Direction
De La
Distribution

| Département Mobilité
Département et Optimisation Des
Ressources Humaines
Technique

Direction Direction Opérationnelle De


Direction La Distribution Régionale
Direction Régionale De La
Distribution De Tunis
Logistique Technique
Distribution
Distribution

Direction Régionale De La
Distribution Nord

ORGANISATION DE LA DIRECTION Direction Régionale De La


Distribution Nord Ouest
DE LA DISTRIBUTION

Direction Regionale De
La Distribution Centre

Direction Regionale De La
Distribution Sud

Direction Regionale De La
Distribution Sud Ouest

I.4. L’informatique au sein de la STEG :

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La STEG présente un réseau intranet, et offre des services informatiques importants
qui facilitent le travail du personnel et des abonnées.
Le service informatique a débuté son travail en 1967 par l’utilisation d’un ordinateur IBM
1401 (avec une taille mémoire de 12 Ko) dans le siège.
Maintenant, chaque district et chaque région sont équipés de matériels informatiques
sophistiqués mis à jours périodiquement, dans ce tableau on peut voir les équipements de la
région de Tunis :

REGIONS SITES SERVEURS ROUTEURS SWITCHS ONDULEURS


TUNIS CTI TUNIS MH4500 3640-2 1100 Non
TUNIS VILLE 120MC2 2600 ‘’ Oui
ARIANA ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
KRAM ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
EZZAHRA ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
BARDO ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
MANOUBA ‘’ ‘’ ‘’ ‘’
R.TUNIS ‘’ Non ‘’ ‘’

Tableau I.1 : Equipement informatique région Tunis

Les faits marquants pour les deux dernières années passées sont :
• Démarrage en réel de l’application AGM (Abonnés Gaz à Gestion Mensuelle),
développée sous ORACLE, dans les districts d’ Ez- Zahra, Tunis ville, le
Kram,
Ariana et Bardo.
• Installation de la messagerie électronique au niveau du siège, de la DEP et
la DAU. (50 utilisateurs Lotus Notes). Amorce de l’élaboration d’un cahier
de
charges relatif au progiciel WORKFLOW-GED.
• Extension du code payeur de 6 à 7 caractères.
• Création des nouveaux codes rubrique.
• Réalisation et test de la nouvelle codification des abonnés ADM (le code
payeur).
• Elaboration du cahier des charges relatif à l’ERP et étude détaillée des
différents processus STEG qui seront couverts par le progiciel.

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I.FORMULES DE CALCUL UTILISEES :
III.1. Hauteur Libre :

Z min HL obstacle

Mi Mi+1

Support

O X
Schéma I.1 : Hauteur libre

Pour un point M ( x, z ) appartenant à la ligne (Mi Mi+1) on a :


Z( X ) = Zi – p.ch( X1i / p ) + p.ch[ ( X - Xi + X1i ) / p ] .
Avec p : cte ; Zi, X1, X1i calculables.
C’est une formule mathématique obtenue en assimilant la ligne à la fonction
ch (cosinus hyperbolique ) .

Détermination de la hauteur libre en un point de la ligne :


Soient :
• Xj un point quelconque d’une portée aj.
• Yj la cote du terrain en ce point.
• Tj la hauteur d’un éventuel obstacle en ce point (s’il n’y a pas d’obstacle en
ce point la hauteur Tj sera prise égale à zéro).
La hauteur libre HL sera égale à :

HL ( Xj ) = | Z ( Xj ) – ( Yj + Tj )

La condition à vérifier est la suivante : min ( HL( M ) ) > cte, la constante est une donnée
initiale .

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III.2. Calcul des efforts exercés sur un support :
Les conducteurs exercent sur les supports de la ligne aérienne deux types d’efforts :
- Effort du au vent Fv.
- Effort du à la traction des conducteurs Et .
Connaissant ses deux efforts, l’effort totale exercé en tête du support sera calculé
en fonction de Fv et Et.
On donnera la formule générale de calcul de l’effort, on prendra le cas d’un support
d’angle avec changement de traction qui le cas généralisant le calcul.

* Cas d’un support d‘angle avec changement de traction :


L’effort du vent est :

Fv = ( Pv (( a1 + a2 )/2) cos²(α/2) ( Mdphp + dnhn ) 10-³ ) / hs

L’effort du à la traction est :

F2t = (( t1- t2 ) cos ( α/2 ) ( MSphp + Snhn )

F1t = ( ( t1 +t2 ) sin ( α/2 ) ( MSphp + Snhn )) /

D’où l’effort total est :

F = (F2t , Fv + F1t )
Avec Pv : pression du vent ( 49 daN/m² )
ai : les portées (m)
dp,dn : diamètres des conducteurs phases et neutres ( m )
Sp, Sn : sections des conducteurs phases et neutres ( mm² )
T : traction unitaire des conducteurs ( daN/mm² )
Fv : effort dû au vent ( daN )
Ft : effort dû à la traction ( daN )
F : effort totale décomposé en Fx et Fy selon le repère d’axes ( Ox, Oy )
confondu avec les axes de symétrie du support .

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α : angle de déviation de la ligne .
M : le nombre de conducteur de phase (3 si le réseau est triphasé et 1 pour
le monophasé).
h p (respectivement hn ) : hauteur d’application des efforts correspondants
aux conducteurs de phases(respectivement de neutres ) en ( m ) .
hs : hauteur hors sol .
La STEG dispose de supports de différents natures, hauteurs et efforts supportables
en tête exemple : en fer FRF, en béton armé BAP …
Le support de nature FRF existe sous différentes hauteur : 10, 12, 13, 15.
Et il existe des différents supports de type FRF de hauteur 10 supportant de différents efforts
en tête
Exemple : 10-180,10-500, 10-1000, 12-300, 12-500, 12-925, 13-450 …

Ft2 Ft1
Fv
alpha/2 alpha
Support

Vent

Schéma I.2:
Support d’angle avec changement de traction (vue de dessus)

Rq : le coût d’un support varie avec la hauteur et l’effort.


Expl : FRF 15-450 877.010 d
FRF 15-800 1315.980 d
FRF 15-3200 3434.150 d

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FRF 13-450 760.420 d
FRF 13-900 1159.120 d
FRF 13-3400 2974.180 d

III.3. Equation de changement d’état :


Etant donné un conducteur soumis à une tension dans un état climatologique donné, il
s’agit de déterminer sa tension dans un autre état.

L’intérêt est de savoir la tension qu’on doit donner aux conducteurs d’un tronçon de la ligne
pour obtenir un réglage satisfaisant ; c'est-à-dire :

- obtenir des flèches maximales, à la température maximale d’été au plus égales à celles
dont il a été tenu compte dans l’étude de répartition des pylônes sur le profil en long.

- Des tensions maximales, en cas de surcharge (vent givre) compatibles avec celles qui
ont servi de base pour le calcul.

Les données sont :

- la portée du conducteur et les caractéristiques générales du conducteur (section,


poids linéique …).

- Etat initial : θ0 : température du conducteur.

m0 : le facteur de surcharge (dépend essentiellement de la pression du


vent, poids du conducteur).

T 1 : tension totale du conducteur à l’état 0 (égale à une cte suivant la


nature du conducteur).

- Etat 1 : on connaît θ1, m1 on cherchera T2.

Les données de calcul pour l’état initial sont prises selon la portée de la ligne :
Si la portée a > ac alors l’hypothèse A est adopté sinon on prendra l’hypothèse B.
ac : elle est calculable à partir des données initiales .
L’hypothèse A (ou dite d’été) : on prend comme pression de vent = 49 daN/m²
et θ0 = 25°C
L’hypothèse B (ou dite d’hiver) : on prend comme pression de vent = 18,5 daN/m²
et θ0 = -5°C
L’équation a la forme suivante :

θ2 – m2²p²a²/24 α T2² + T2/αE S = θ1 – m1² p² a² /24 α T1² + T1 /α E S


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Ou la forme T2² ( T2 + C ) – D = 0
m : facteur de surcharge .
S : section totale ( mm² ) .
p : poids linéique ( daN/m ) .
E : coefficient délasticité ; le module Young.
α : Coefficient d’élasticité linéaire.
Résolution de l’équation de changement d’état :
La résolution de l’équation se fait par la méthode Newton ou par calcul numérique.
Pour notre projet on a opté à la résolution par la méthode de Newton.

Algorithme de résolution connaissant C et D et pour une erreur de 0,1% :

Resolution_equa_etat( tension1, C, D )
{
Xk = tension1;

Xk1 = Xk - ( Xk*Xk*Xk + C*Xk*Xk - D )/(3*Xk*Xk + 2*C*Xk) ;

while (sqrt((Xk1 - Xk)*(Xk1 - Xk)) > 0.001)


{
Xk = Xk1;
Xk1 = Xk1 - ( Xk1*Xk1*Xk1 + C*Xk1*Xk1 - D )/(3*Xk1*Xk1 +
2*C*Xk1) ;
}
return Xk1;
}

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III.4. Inclinaison et retournement des chaînes :

Chaines

L’inclinaison des chaînes est provoquée par :


- La pression due au vent sur les conducteurs et sur la chaîne elle-même.
- Les efforts longitudinaux qui se produisent dans certaines portées.
- Les angles de tracé de la ligne

Les hypothèses de calcul de l’inclinaison et du retournement sont les suivantes :

Hypothèse Température (°C) Vent(daN/m²)


Retournement -5 18,5
Inclinaison 25 24,5

Les efforts verticaux et horizontaux sont déterminés de la manière suivante :


Ev = w. s . (a/2) + T . ( h1/a1 + h2/a2 ) + Pch .
Eh =2 .T. sin(α/2 ) + v . ( a/2 ) .

Avec :
w = poids linéique du conducteur ( daN/mm².m )
S : section du conducteur (mm²)
a : moyenne des portées adjacentes au support ( m )
T : tension totale à la température indiquée au tableau ci-dessus
v : effort du vent par mètre de portée
h1 : différence d’altitude entre le support concerné et celui qui le précède ( m ).
h2 : différence d’altitude entre le support concerné et celui qui le succède ( m ).
Pch : poids des chaînes.

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Il faut s’assurer que la résultante des efforts soit dirigée vers le sol (Retournement) et
que, sous l’action du vent, la chaîne ne s’incline pas trop pour respecter les distances
entre conducteurs et masse (Inclinaison).
Le retournement des chaînes a lieu lorsque la résultante des efforts verticaux est
dirigée vers le haut.
La tangente de l’angle d’inclinaison tg(α) est définie par le rapport des efforts
horizontal et vertical exercées sur les chaînes .
L’angle d’inclinaison doit être :
• < 60° pour les lignes avec armement nappe voûte.
• < 72° pour les lignes avec armement en bras FRF

III.5. Ecartement des conducteurs de phase et de neutre :


Un support peut acheminer les conducteurs de phase et de neutre ensemble, donc il est
nécessaire que les deux conducteurs soient écartés d’une distance minimale.
L’écartement est donné par la formule suivante :

e = Kc ( Kz √( F+L ) + U/150 )

Avec :
Kc : coefficient prenant en compte la disposition des conducteurs ;
En suspendu :
Kc = 0,8 pour les armements type ‘drapeau’.
Kc = 0,7 pour les armements type ‘Nappe horizontale’, ‘NV’.
En rigide :
Kc = 0,8 pour les armements type ‘drapeau’
Kc = 0,7 pour les armements type ‘nappe horizontale’.

Kz : coefficient tenant compte de la zone (vent normal ou fort givré)


Kz = 0,9 dans les zones à vent normal.
Kz = 1 dans les zones à vent fort et les zones givrées.

F : la plus grande flèche des 2 conducteurs à 50°C sans vent en m.

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L : la longueur des chaînes d’isolateurs suspendus en m (elle est donnée suivant le type de
fixation des conducteurs).
U : tension de service de l’ouvrage en Kv avec la condition U/150 >= 0,13 .

Après le calcul de l’écartement on vérifié que l’écartement entre deux conducteurs


procuré par l’armement est supérieur à 0,75e.

III.6. Calcul des tensions de pose :


Il s’agit de déterminer la tension pour un canton (partie de la ligne comprise entre deux
ancrages) donné.
La portée adoptée pour un canton donné est appelé porté équivalente est égale à :
* la portée la plus petite pour le cas d’une ligne rigide.
* pour le cas d’une ligne suspendue elle est égale à :√ Σ(ai)3/Σai .

Le calcul des tensions de pose doit afficher pour l’utilisateur les tensions pour les
températures allant de 0°C à 50°C pour un vent nul pour une portée équivalente et en
résolvant l’équation d’état à chaque température.

IV. L’ELECTRIFICATION :
IV.1. Introduction :

Un projet d’électrification comporte une série d’activités techniques et


administratives allant du choix des sites à aménager au choix de l’équipement, en passant par
la détermination de l’implémentation optimale de cet équipement compte tenu de certaines
contraintes techniques.
La répartition des supports s’effectue en tenant compte des paramètres suivants :

- Données de départ : conducteurs, nature des supports.


- Données topographiques : fichiers profil, obstacle (dans un format tackeo).
- Renseignements divers : conditions climatiques (pression du vent moyenne,
température moyenne de la région …), etc. …
- Données techniques normalisées prises d’après les caractéristiques de la ligne.

Cette répartition doit vérifier, entre autre, les contraintes suivantes :

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- La hauteur d’un support est choisie de manière à vérifier la hauteur libre sur la
portée de part et d’autre du support (si elle existe).
- Le tableau des obstacles : pour chaque type d’obstacle (le type de l’obstacle est
connu d’après le fichier obstacle) il y a une distance minimale à respecter.
- La distance entre deux supports adjacents ne doit dépasser une portée maximale et
ne doit pas être en même temps inférieur à une portée minimale.
- L’écartement entre les conducteurs
- L’inclinaison et le retournement des chaînes.
- La résultante des efforts de la traction et de l’effort dû au vent exercée sur les
conducteurs et transmises au support ne doit pas dépasser l’effort en tête admissible du
support.
- etc.

IV.2. Déroulement d’un projet d’électrification :


Si un futur abonné se présente à la STEG et demande d’être raccordé ; ou un
programme est mis au point par la direction centrale pour alimenter une telle zone rurale (ce
qui est fréquent ces dernières années) ; le district correspondant fait une étude complète sur
la possibilité de la réalisation de ce projet de point de vue dimensionnel (distance par rapport
au réseau existant), topographique (obstacle géographique …), matériel électrique etc.… La
meilleure solution sera retenue et envoyée au bureau d’étude correspondant à la zone pour
être contrôlée.
Cette étude comprend :
- le tracé de la ligne sous ses deux formes.
- l’élaboration d’un carnet de piquetage.
- Etablissement d’un devis estimatif.
L’agent de bureau d’étude est amené à faire un contrôle pénible mais nécessaire au niveau :
des efforts des supports et de sa validation, du tracé et de la possibilité de réalisation.

Pour aider les agents concernés à aboutir à une telle étude précise et vu la difficulté
de celle-ci, un programme est développé en 1985 tournant sous MS/DOS. Il offre un
environnement graphique de travail ; et dont l’objectif est d’aider l’utilisateur à faire les
calculs pénibles nécessaires à cette étude.

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Les différentes autres tâches sont faites manuellement par l’utilisateur ; entre autre la
répartition des supports sur le profil de terrain qui est non seulement une tache principale
pour l’étude d’une ligne; mais aussi doit minimiser le coût de la réalisation.
Donc, vu la difficulté de la tâche de répartition qui doit tenir compte de coût de la
réalisation, une ligne électrique aérienne doit être étudiée et réétudiée plusieurs fois et par
plusieurs personnes pour pouvoir minimiser son coût en comparant les différentes études.
Un temps considérable est nécessaire pour aboutir à l’étude qui sera retenue sans garantie sur
les résultats obtenus.

Bien que l’objectif principal du programme était d’aider les agents et faciliter l’étude
d’une ligne aérienne électrique non de donner une solution de réalisation, on constate la non
rentabilité de celui-ci.

IV.3. Identification de l’existant :


En 1974 un grand projet ambitieux a été entamé sur l’ordinateur central de la STEG.
Les objectifs de ce projet étaient :
- Déterminer le tracé :
En prenant comme données les fichiers topographiques, le système essaye de tracer la
ligne sans tenir compte du coût de la réalisation ; il essaye seulement d’éviter les
obstacles.
- Etablir un carnet de piquetage :
A partir de la ligne, et connaissant le matériel disponible, il dégage un carnet récapitulant
tout le matériel utilisé.
- Etablir le devis estimatif :
Connaissant la liste du matériel, il détermine le coût total à partir des coûts unitaires.
En 1985, Le même projet a été repris dont les objectifs sont les mêmes mais en prenant en
considération les performances de l’application.

IV.4. Limites et anomalies constatées :


Ces deux programmes devaient alléger la tache des agents mais ils ont été délaissés
en raison des plusieurs anomalies.
IV.2.1. Limites du premier programme :
- La répartition des supports est faite non seulement sans tenir compte du coût de la
réalisation ; mais aussi sans tenir compte des contraintes.

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Exemple : Implantation des supports sur les obstacles, hauteur libre réglementaire non
vérifiée, …
¾ Nécessité d’intervention d’utilisateur pour une éventuelle correction.
- Violation des contraintes des portées minimales et maximales.
- Traversée des obstacles non conforme aux normes.
- Hauteur des supports non respectée sur le profil.
- Calcul des efforts en tête des supports erronés.
- Hauteur libre : distance entre le plus bas conducteur et le sol ou l’obstacle au-dessous
de celui-ci non respectée.
- Manque de 4ème fil pour la réalisation des certaines lignes. Actuellement on utilise le
4ème fil.
- Absence complète de mise à jour surtout pour le devis estimatif qui est une tache
fréquente.
- Lenteur de traitement (le temps de réaliser une ligne électrique est considérable).

IV.2.2. Limites du deuxième programme :


Pour remédier aux lacunes du 1er programme, le nouveau logiciel a été conçu. Ce
logiciel développé et opérationnel depuis 1985 n’a pas répondu aux objectifs fixés. Même
s’il a éliminé quelques anomalies constatées pour le premier logiciel, il reste insuffisant vis-
à-vis des besoins. Les faiblesses qu’il présente sont :
- Toujours une répartition des supports est faite sans tenir compte du coût de la
réalisation qui donnera une telle répartition.
- Mise à jour de devis estimatif non envisagé.
- Aspect statique de l’application : certains données sont figés, d’autres ne sont pas
prises en compte.
Exemple : Le 4ème fil n’est pas pris en compte.
- Le traitement est bloqué pour la moindre erreur de l’utilisateur et nécessité de
reprendre la réalisation dés le début.
- Temps de réponse de calcul de devis lent.
- Certains traitements bloquent l’utilisation future.
En supervisant d’un point de vue informatique, la conception présente des faiblesses.
¾ Extension de l’application non prévue.
¾ Réutilisabilité : utilisation des certains modules ou données par d’autres
programmes non envisagée.

17
En conclusion la non rentabilité du logiciel à l’état actuel au point de vue confort
d’utilisation, ainsi qu’au point de vue économique qui est le souci des responsables de la
STEG (direction de distribution) laisse son exploitation non envisagée.
Pour remédier à ces lacunes et automatiser l’étude des projets d’électrification, un nouveau
système d’information doit être conçu permettant de répondre aux besoins actuels et d’ y
intégrer de nouveaux objectifs.

V. Problématique :
Etant donné le profil en long du terrain, il s’agit de trouver une répartition des
supports permettant de minimiser le coût total de la réalisation de la ligne électrique aérienne
en vérifiant les contraintes ci-dessous :
ƒ Aucun support ne doit être planté sur un obstacle.
ƒ La hauteur d’un support est choisie de façon à obtenir une hauteur hors sol
réglementaire laquelle dépend de la distance minimale entre le sol et le point
le plus bas des conducteurs. En tout point du profil cette distance doit être
supérieure à une valeur constante dite hauteur libre.
ƒ Pour chaque type d’obstacle il y a une distance minimale à respecter.
ƒ La distance entre deux supports adjacents (portée) ne doit pas dépasser une
valeur maximale, et ne doit pas être inférieure à une distance minimale ;
celles-ci dépendent du relief et de la nature des conducteurs et des armements
utilisés.
ƒ L’écartement : déterminer l’écartement minimal entre les conducteurs
permettant d’éviter un arc électrique sous l’effet de balancement.
ƒ L’inclinaison et le retournement des éléments de chaîne : il faut s’assurer que
sous l’effet de la résultante des efforts (effort de vent et tension des
conducteurs) la chaîne ne s’incline pas trop pour respecter les distances entre
conducteurs et masse.
ƒ La résultante des efforts de la traction et de l’effort dû au vent exercée sur les
conducteurs et transmises au support ne doit pas dépasser l’effort en tête
admissible du support.

18
CHAPITRE 2:ETUDE THEORIQUE

A l’issue des insuffisances observées lors du diagnostic et compte tenu de la problématique


dégagée, on fixe les objectifs fondamentaux pour une réalisation efficace.
Pour ce fait, une étude théorique nous permettra en premier lieu d’analyser les différents
modules, en deuxième lieu on décrit les méthodes utilisées qui ont servies de base pour la
conception de l’algorithme.
Ainsi dans ce chapitre, on traite les points suivants :
¾ On fixe les objectifs fondamentaux et souhaités par la direction.
¾ On essaye d’identifier les différents modules qui contribuent à la
conception du logiciel.
¾ On détaille les méthodes et les algorithmes utilisés.

19
OBJECTIFS POURSUIVIS

Suite à ce qui a était constaté à propos de déroulement d’un projet d’électrification, et


compte tenu des suggestions et des propositions de la direction de la distribution, on a fixé
des objectifs à atteindre.
L’automatisation des études des lignes aériennes doit satisfaire les points ci-dessous :
- Aboutir en un temps limité à une répartition optimale des supports en vérifiant les
contraintes.
- Calcul de l’effort en tête des supports.
- Calcul des tensions de pose et des flèches des conducteurs.
- Calcul de retournement et de l’inclinaison des conducteurs.
- Calcul de l’écartement de phase et de neutre pour éviter un tel arc électrique.
- Elaboration de devis et possibilité de la mise à jour.
- Etablissement d’un carnet de piquetage.
- Gestion des projets d’électrification.
Remarque : le module de modification dans le gestion des projets d’électrification doit
permettre l’étude de nouveau d’une ligne tout en vérifiant les contraintes.

ANALYSE :
Pour répondre aux besoins de la direction de la distribution, on a dégagé les différents
modules suivants :

Etude des projets d’électrification :


Il s’agit de concevoir une application permettant d’automatiser l’étude complète
d’une ligne électrique HTA & MT.
Cette tâche comprend :
o Le tracé de la ligne sur deux repères :
ƒ Un repère (o,x,z) sur lequel seront plantés les supports « PLAN DE
PROFIL ».
ƒ Un repère (o,x,y) en montrant sur le tracé les obstacles sur une bande
de 50 m. « PLANIMETRIQUE ».

20
N.B : La répartition des supports sur le terrain tient compte des contraintes.
On cherche une optimisation de répartition des supports sur les plans pour
aboutir à un coût minimum de réalisation.
o Calculs justificatifs des supports :
Après avoir trouver une solution de répartition des supports sur la ligne, il s’agit
de :
ƒ Déterminer les armements (nappe voûte quiconque) des supports en
fonction de la fonction de chacun (alignement, ancrage, arrêt, …).
ƒ Déterminer la hauteur de chaque support :
Suivant une méthode qui se base sur la courbe du conducteur entre deux
supports adjacents.
ƒ Déterminer les nombres d’isolateurs en se basant sur des contraintes
de choix des isolateurs.
ƒ Déterminer les bretelles :
Une bretelle est une chaîne qui sert à retenir la ligne en cas de coupure de celle-
ci jusqu’à la réparation. Donc, pour éliminer les accidents, il est nécessaire de
faire un choix adéquat.
ƒ Calcul des efforts en tête des supports :
On fait intervenir l’effet de la traction mécanique et celui de vent. Les formules
de calcul seront données (Voir chapitre 1 III.).

o Carnet de piquetage :
L’application doit être capable de déterminer tout le matériel nécessaire pour un projet
donné. Il sera donné, par exemple sous forme d’un tableau récapitulons le matériel en détail.
Le matériel normalisé est stocké sur une base de données existante dont on fera la
migration et on remédie à ses limites.
Etablissement d’un devis estimatif :
Le devis présente le coût unitaire des articles et le coût global du projet.
o Etude d’un support particulier et de dérivation:
Pour une éventuelle extension de réseau, ce sous module est nécessaire. Donc l’application
doit permettre l’étude de tous les supports un à un pour un projet donné; et aussi modifier
certaines caractéristiques tout en respectant les contraintes.

21
Gestion des projets déjà étudiés :
L’application doit être capable de gérer les projets ainsi que la base des données. Elle
doit présenter les options nécessaires tels que la sauvegarde, la modification, la suppression
des projets d’électrification (…).
Donc ce module est un module de gestion.

Donnés de travail :
Pour accomplir ce travail on dispose comme données :
- Deux fichiers texte (fichier profil et fichier obstacle) qui représente les points de
profil de terrain sur lequel on va implémenter la ligne. Ces fichiers texte contenant
l’échantillonnage du relief qui sont issus d’un appareil topographique qui fait le
relevé du terrain. (Voir CHAPITRE 2 II.1.3).
- Toutes les formules nécessaires pour le calcul des efforts et des distances etc. (…).
(Voir CHAPITRE 1 III.).
- les contraintes à vérifier durant toutes les étapes de la réalisation d’une ligne
électrique.

Résultas
™ Tracé de la ligne de la ligne suivant ses deux formes.
™ Carnet de piquetage.
™ Devis estimatifs.
™ Gestion des projets d’électrification (ajout, suppression, modification, mise à jour,
…) qui seront faite sur la base de données. avec possibilité de réétudier lors de la
modification.

GENERALITES ET METHODES UTILISEES :


En termes de minimisation ou de maximisation, l'optimisation est une démarche
ancienne que l’homme avait déjà adoptée pour résoudre des problèmes liés à sa vie
quotidienne. Mais celle d’aujourd’hui se distingue par la formalisation des problèmes
abordés.
Une fonction F(X) à optimiser est un problème récurrent pour diverses disciplines : fonction
énergétique en physique, fonction de coût en économie, fonction d'adaptation en biologie,

22
etc. Mais, jusqu'à aujourd'hui, il n'existe pas d'algorithme entièrement fiable, c'est-à-dire
utilisable comme une « boîte noire ».

Formalisation du problème avec la théorie des graphes:


Méthode de chemin le plus court :
L’idée consiste à rendre le problème de la répartition des supports à un graphe dont
les sommets sont les supports et les arcs sont les portées entre les supports qui seront
étiquetés de coûts des supports.
Le problème donc revient à chercher le chemin le plus court entre le support début et le
support fin.
A chaque pas on a plus qu’un candidat pour un support. Donc chaque sommet
représente un état (triplet (abscisse, hauteur, effort)) ; l’arc est étiqueté par le coût du support
de l’étape courante.
Note : On a étiqueté les arcs du graphe par les coûts des supports seulement car le coût de
n’importe quel autre article est négligeable devant le coût d’un support. Cette note sera
adoptée pour toutes les méthodes utilisées.
A une abscisse donnée on prend la hauteur minimale qui vérifie la contrainte de la hauteur
libre en lui assignant les différents efforts possibles.
Le choix du support se fait de la manière suivante :
La STEG admet une gamme normalisée de support ; chaque support admet une hauteur h et
un effort en tête F. Exemple : BAP 12-180 :
BAP : type du support (BAP : béton armé).
12 : la hauteur.
180 : l’effort en tête qui peut supporter ce support.
Note : Pour la gamme des supports utilisés par la STEG, une hauteur donnée ne possède pas
tous les efforts c'est-à-dire les efforts diffèrent d’une hauteur à une autre.

Exemple :
- Pour la hauteur 9, les efforts équivalents sont :
o 180 daN.
o 500 daN.
- Pour une hauteur 12, les efforts sont :
o 300 daN.
o 500 daN.

23
o 925 daN.
- Par contre pour une hauteur 15, les efforts sont :
o 450 daN.
o 800 daN.
o 1600 daN.
o 3200 daN.
Donc une abscisse représente plusieurs sommets du graphe suivant les différents efforts de la
hauteur attribué à cet abscisse.
Explication par un schéma :

{
Cote E1 C1 : Coût pour E1
hmin qui vérifie la
hauteur libre
Ek Ck:Coût pour Ek

Portée min Pas


Abscisse
Portée max

Schéma III.1 :
Construction du graphe

Puisque l’effort d’un support dépend de sa portée droite et sa portée gauche, à l’étape suivante on cherche les efforts des supports de
l’étape précédente pour garder que ceux dont leur effort vérifie l’emplacement du support de l’étape courante.
A chaque étape on accumule le coût de l’arc en mémorisant le lien de précédence pour pouvoir retrouver le chemin qui relie les
différents sommets pour un coût total abouti donné.

Il faut noter que jusque là on construit le graphe en identifiant tous les chemins possibles du
support début au support fin.

24
Une fois le graphe est construit, on cherche le chemin le plus court qui sera le chemin
du coût minimum.
Et puisque les abscisses de tous les sommets sont mémorisées on retrouve la solution en se
basant sur les coûts retrouvés pour toutes les solutions retrouvées.

Limites de l’algorithme :
C’est un algorithme stupide puisqu’il fait un test systématique de tous les chemins ; de
plus il présente les inconvénients suivants :
ƒ Il nécessite des structures de données grandes et complexes pour pouvoir
mémoriser tous les chemins de graphe.
ƒ Il demande un temps de calcul gigantesque car il fait un examen systématique
de tous les chemins.
ƒ L’inconvénient majeur est qu’il peut donner des solutions qui violent les
contraintes de retournement, d’inclinaison, et d’écartement.
Exemple : possibilité de placer un support dans un creux qui ne contient pas des
obstacles. Si c’est le cas, il y a forte chance d’avoir un retournement et une
inclinaison.

25
Méthode de Backtracking :
Le backtracking consiste en une énumération exhaustive sauf qu'à chaque assignation on
vérifie un certain nombre de contraintes. Si les contraintes sont satisfaites, alors on continue
l'exploration. Sinon, on supprime de l'arbre de recherche le noeud courant et on recommence.
Il y a deux types d’algorithmes de backtracking :
- Un algorithme qui cherche une solution.
- Un autre qui cherche toutes les solutions.
Pour satisfaire les besoins du problème à résoudre on a recours au deuxième type
d’algorithme avec quelques modifications près.

Démarche à suivre :
A l’étape 0 on part d’un support S(-1) et on déterminera l’intervalle d’emplacements
possibles du support suivant S0.

L’intervalle est limité par la portée min ( pmin ) et la portée max ( pmax ) ( pmin
et pmax sont des paramètres entrés par l’utilisateur au début de l’étude du projet ) :
I0 = [ abscisse( S(-1) ) + pmin, abscisse( S(-1) ) + pmax ] .

Intervalle des emplacements possibles pour le successeur de S-1

S-1 S0

Schéma III.3 :
Candidats d’implémentation des supports

Pour toutes les abscisses appartenant à I0 distants d’un pas p, on va placer un support fictif
S0j ( j : numéro du support dans l’intervalle I0 ) .
On commence par l’abscisse inférieure dans l’intervalle I0 ; abscisse étant choisit, on passera
à la fixation de la hauteur :

26
La STEG présente une gamme de hauteur, on part de la hauteur la moins haute (coût
moins élevé) et on testera si le support S0j vérifie certaines contraintes (hauteur libre, distant
des obstacles, …).

Une fois les contraintes sont vérifiées, on calculera l’effort du support S-1, on
déterminera son coût (car tous les paramètres du support : hauteur et effort sont connus pour
la détermination du coût) et on passera à l’étape 1 sans passer aux tests des autres supports
fictifs dans un premier temps (on va les parcourir au retour de la récursivité).
A partir de cette étape le choix de l’effort d’un support ne se fait pas juste après la
fixation de la hauteur. En fait, le calcul de l’effort exercé sur un support dépend
indirectement de la portée gauche et de la portée droite (pour plus de détail voir chapitre1 :
III.2) ; or jusqu’ici, la portée droite n’est pas connue. D’où il n’est possible de déterminer
l’effort que si le support successeur et le support prédécesseur sont définis ou connus.
A l’étape i : Ii = [ absc( Si-1,j ) + pmin, absc( Si-1,j ) + pmax ] et de la même manière,
on parcourra tout les supports appartenant à Ii ( Sij ; j = 0..E( longueur (Ii)/pas ) ).
Longueur (Ii) = pmax – pmin .
Tant que la solution est incomplète, elle est mémorisée.
Arrivé à la fin du canton (dernier support), on comparera le coût cumulé de la
solution de la répartition courante avec le coût min déjà existant (Initialisé au début à l’infini)
et on garde que celle qui a un coût minimum ; ensuite l’algorithme commencera à faire des
retours arrières pour tester toutes les autres solutions réalisables s’il existe.
Le retour arrière se fait de la manière suivante :

Supposons qu’on est dans l’étape k, donc Ik = [ absc( Sk-1,j ) + pmin, absc( Sk-1,j ) + pmax ], si
on a parcouru tout les possibilités de 6l’intervalle Ik, dans ce 2 cas on passera à la position
suivante possible du support Sk-1,j c’est à dire Sk-1,j+1 et ainsi de suite jusqu'à ce qu’on
parcourra les position de l’intervalle Ik-1 dans ce cas l’étape k s’achève et on fait un retour
1
arrière vers l’étape k-1
3

Schéma III.4 :
Déroulement de l’algorithme

27
Limites de l’algorithme :
ƒ Complexité exponentielle.
ƒ Nécessite un gigantesque temps de calcul de fait qu’il utilise la récursivité lors
de son parcours.
ƒ Il risque de ne pas converger dans le cas d’un canton plus au moins long et
accidenté.
ƒ L’algorithme peut donner des solutions qui violent les contraintes de
retournement, d’inclinaison, et d’écartement.
Ce dernier inconvénient est un inconvénient majeur et commun au deux
algorithmes ; de plus le traitement peut être bloqué puisqu’il y a des contraintes
non vérifiées.

Algorithme adopté pour la répartition :


Constatations :
- Le coût de support dépend de sa hauteur et de son effort en tête.
- Pour déterminer le coût d’un support i on a besoin de déterminer les variables qui
permettent de le calculer, il revient donc à chercher les variantes de l’algorithme qui
sont :
ƒ di,j =Portée qui sépare le support i au support j.
ƒ Fv (di-1,i , di,i+1) : l’effort de vent exercé sur le support i qui est en fonction de la
portée droite et la portée gauche.
ƒ t(di-1,i) :tension du conducteur entre le support i-1 et le support i.
ƒ Fs (Fv , t) :Effort en tête admissible de support i.
ƒ Hs (di-1,i) :hauteur du support i.
En identifiant ces variables qui permettent de calculer la valeur de la variable de
décision qui est le coût d’un support, on constate leur dépendance.
Donc en fixant l’abscisse d’un support i on connaît seulement di-1, i ; par conséquent il est
impossible de déterminer le coût de ce support à cette étape faute de l’inconnaissance de la
distance di, i+1, donc de l’effort de vent Fv, donc de l’effort en tête du support. De plus, la
dépendance des variables de décisions a favorisé l’inconvénient majeur de deux algorithmes.

28
De plus, le but recherché est d’optimiser le coût total de la réalisation d’une ligne
électrique.
Pour surmonter l’inconvénient majeur et commun pour les deux algorithmes
précédents, on a intérêt à éviter le calcul du coût au cours de la répartition sans perdre
l’objectif de l’algorithme. Par conséquent il ne sert à rien de déterminer la hauteur du support
au cours de la répartition.
Effectuons un rapport entre le coût d’un support, sa hauteur et son effort :

1400
1200
1000 Effort 300
Cout

800
Effort 500
600
400 Effort 1000
200
0
10 12 13
Hauteur

Figure 1 : Rapport
entre le coût, la hauteur et l’effort d’un support

Interprétation :
Les courbes données dans la Figure1 montrent que le coût:
- reste presque stable pour le même effort et pour des différentes hauteurs du support.
- Evolue considérablement pour la même hauteur et pour des différents efforts
Î le coût du support est influencé par l’effort que par la hauteur.
Résultats :
Après avoir répartir les supports sur le profil du terrain, l’effort sera calculer en
premier lieu ensuite on attribue à chaque support la hauteur minimale permettant d’avoir une
hauteur libre vérifiée.
Mais comment faire une répartition des supports qui minimise le coût de la réalisation de
la ligne sans tenir compte de l’effort et de la hauteur ?
Idée de la répartition :
Partant d’un canton rectiligne puis généralisons le résultat.
En minimisant le nombre des supports pour un canton rectiligne donné ; on est sur de la
minimisation du coût total pour ce canton (dans le cas d’un canton rectiligne).

29
Etant donné le schéma de profil en long habillé quelques supports obligatoires qui sont les
supports d’angle déterminés automatiquement grâce au fichier profil, l’utilisateur (Ingénieur
qui va faire l’étude de la ligne aérienne) fixe d’autres supports obligatoires dont l’algorithme
est incapable de les trouver.
Chaque tronçon de la ligne délimité par deux supports obligatoires est un canton. Donc il
reste la tache de l’algorithme c’est de déterminer les supports intermédiaires ; donc de faire
la répartition des supports pour chaque canton. Deux cas se posent :
1er cas : le canton est rectiligne
2ème cas : le canton non rectiligne.
Note : On considère un obstacle large si sa largeur dépasse une distance bien déterminée.
Approximation : Dans un canton on considère un seul obstacle large qui vérifie la note ci-
dessus et qui a la largeur la plus grande dans ce canton.
Les cas possibles pour un canton rectiligne :
On commence par répartir les pylônes en se basant sur la portée max entre deux
pylônes intermédiaires, sans tenir compte des obstacles dans un premier temps.
Suivant ce nombre de pylônes déjà déterminer pour le canton considéré on partage le canton
en tronçons égaux en évitant les obstacles si c’est le cas, toujours en gardant les contraintes
des portées minimales et maximales vérifiées.
1° cas : Aucun pylône n’est implémenté sur un obstacle.
Solution : La répartition satisfait nos besoins.
2° cas : Il y a des pylônes qui sont implémentés sur des obstacles.
Solution : L’idée est d’annuler la répartition courante et de décomposée ce canton en deux
parties délimitées par l’un des bords de l’obstacle le plus large considéré dans le canton.
Deux décompositions possibles :
Pour une meilleure répartition des supports pour ce canton on adopte la décomposition
adéquate. Les décompositions seront jugées en fonctions de la longueur de deux parties en
question et la portée minimale et maximale.
Une première décomposition en considérant le premier bord de l’obstacle :

30
Support début Obstacle Support fin

1ère Partie 2ème Partie


Longueur du canton
Schéma III.5 :
Première solution décomposition du canton

Une deuxième décomposition en considérant le deuxième bord de l’obstacle :

Obstacle Support fin


Support début

1ère Partie 2ème Partie

Longueur du canton

Schéma III.6 :
Deuxième solution de décomposition du canton

Alors on obtient deux parties qu’on peut considérer comme deux sous cantons, qu’on va
faire une répartition indépendante des supports pour chacun.
On est revenu donc sur le 1er cas qu’on sait faire la répartition des supports.

Les cas possibles pour un canton non rectiligne :


Le canton contient donc des creux. On localise les creux et on leurs attribue une
largeur dont on a intérêt d’éviter d’y placer un support.
Deux solutions possibles dont le choix de l’une d’elles sera par élimination :
1ère solution :
- Placer un support juste après le creux considéré (généralement la distance qui le
sépare de son prédécesseur sera égale à la portée max).
- Répartir le reste du canton en tronçons égaux en se basant sur la portée max.

31
Première cas du canton non rectiligne
ème
2 solution :
- Placer un support juste avant le creux considéré (généralement la distance qui le
sépare de son prédécesseur sera égale à la portée min).
- Répartir le reste du canton en tronçons égaux en se basant sur la portée max.

Schéma III.8 :
Deuxième cas du canton non rectiligne

32
Organigramme de l’algorithme :

Début

Lecture de la liste
des cantons

Compteur = 0
Appel à la
répartition Non
d’un canton Canton rectiligne
non rectiligne
Oui

Diviser le canton en
Diviser le tronçons égaux en se
canton en basant sur la portée
deux parties max
délimitées par Répartir les supports
le bord de sur le canton sans tenir
l’obstacle compte des obstacles

Non Emplacements de
tous les supports
acceptés

Oui

Compteur ++

Fin de la liste

Oui

Fin

33
Organigramme de la répartition d’un canton non rectiligne :

Début

Lecture de support
début et de support fin

Oui

Localiser les creux, leur


attribuer une largeur qui
sera la zone inter dite
d’implémentation des
supports

Abscisse (1er support)+=Portée

Non

Emplacement (1er Abscisse (1er support)+=(Portée


support) accepté min – Portée max)

Oui

Répartir le reste
en le divisant en
tronçons égaux
en se basant sur
la portée max

Fin

34
Résumé des différentes étapes de l’algorithme :
Les étapes à poursuivre sont :
Après avoir importer les données topographiques nécessaires à l’étude, on procède comme
suit :
- Visualiser le profil en long habillé par les supports d’angles.
L’utilisateur délimite des nouveaux cantons (en définissant d’autres supports
obligatoires) et valide son choix.
N.B : L’utilisateur peut ne pas définir des nouveaux supports obligatoires; cette option
permet d’améliorer la solution obtenue.
- Déclenchement de la procédure de répartition par canton.
La répartition :
o Soit le canton est rectiligne (voir chapitre 3 III.3.2.1.).
o Soit le canton est non rectiligne (voir chapitre 3 III.3.2.2.).
- Calcul justificatif des efforts des supports, tensions de pose pour les différentes
températures, inclinaison, retournement et écartement.

Apport de la méthode :

Suivant les études faites et les méthodes appliquées (chemin le plus court et le
backtraking), on a remarqué que répartir les supports sur la ligne, sans distinguer le cas du
canton rectiligne et celui de non rectiligne, n’aboutit pas au résultat voulu.
Les causes se résument que pour un canton non rectiligne qui est souvent le cas, il y a
apparition de dénivellation qui favorise l’inclinaison des chaînes et le retournement des
conducteurs.
Donc on a intérêt à distinguer les deux cas ; c’est ce qui été apporté par la troisième méthode.

35
CHAPITRE 3 : CONCEPTION ET REALISATION

Pour réussir à mettre au point un programme informatique, analyser, concevoir et


développer sont trois étapes nécessaires.
Après avoir identifier et étudier les différents modules nécessaires à ce logiciel et
concevoir l’algorithme servant de base au développement, on entame la conception du
logiciel.

36
Enfin, on termine ce chapitre par une description de la réalisation en mettant en
évidence les tests réalisés et les statistiques obtenus.

I. CONCEPTION
I.1. Outils utilisées :
I.1.1. C++ Builder 6 :
C++ Builder 6 est un outil de developpement C++ de borland, il augmente la puissance
et la rapidité de l’outil C++ ANSI reconnue de Borland. Il est multiplatforme
(Windows/Linux) et présente un EDI moderne.

Il est un langage connu dans le monde de l'entreprise comme un langage très sur ; de plus,
c'est un langage très répandu.
La création des solutions multiplatforme se base essentiellement sur l’existence de deux
bibliothèques CLX (Bibliothèque des composants multiplate-formes) et VCL (bibliothèque
des composants visuels).
L’environnement EDI ( Environnement de développement intégré ) propose tous les outils
nécessaires à la conception, au test, au déboguage et au déploiement d'applications,
permettant un prototypage rapide et un cycle de développement plus court .

L'EDI dispose de tous les outils nécessaires pour commencer à concevoir une
application :
La palette des composants qui affiche des composants visuels ou non visuels
que vous pouvez les utiliser pour concevoir votre interface utilisateur.

L'inspecteur d'objets pour connaître ou modifier les propriétés et événements


d'un objet.
L'arborescence d'objets pour afficher ou modifier les relations logiques d'un
objet.
L'éditeur de code pour écrire ou modifier la logique sous-jacente d'un
programme.
Le gestionnaire de projet qui permet de gérer les fichiers constituant un ou
plusieurs projets.
Le débogueur intégré pour rechercher et corriger les erreurs dans votre code.
De nombreux outils, comme les éditeurs de propriété qui permettent de
modifier la valeur des propriétés d'un objet.

37
Des outils en ligne de commande, y compris des compilateurs, des éditeurs
de liens.

Explorateur
de classes Palettes
de

Editeur
Arborescence de code
des objets
Inspecteur
d’objets Affichage
des erreurs

Figure 2 :
Environnement C++ Builder 6

VCL et CLX sont des bibliothèques de classes constituées d'objets que


nous utilisons pour développer des applications. Les deux bibliothèques

38
se ressemblent et contiennent de nombreux objets identiques. Certains
objets de la VCL implémentent des fonctionnalités disponibles
uniquement sous Windows. Pratiquement tous les objets CLX sont
disponibles à la fois pour Windows et pour Linux.
VCL et CLX sont toutes deux une hiérarchie d'objets, intégrée à
l'EDI qui nous permet de développer rapidement des applications. Les
objets des deux bibliothèques sont basés sur des propriétés, des méthodes
et des événements. Chaque objet contient des données membres
(propriétés), des fonctions qui opèrent sur les données (méthodes) et un
moyen d'interagir avec les utilisateurs des classes (événements).

I.1.2. SQL Server :


Microsoft SQL Server est un SGBD relationnelle client/serveur basée sur Structured
Query Language (SQL).
SQL Server comporte de nombreux assistants qui peuvent nous aider à exécuter des
tâches administratives complexes. De plus il possède un ensemble d'outils de développement
et d'administration qui améliorent notre capacité à installer, déployer, gérer et l’utiliser à
travers plusieurs sites.

L’accès aux assistants est à partir du menu Outils de SQL Server Enterprise Manager.
La liste des assistants est la suivante : Assistant Sauvegarde, Assistant récupération de
défaillances, assistant configuration de publication et de distribution, assistant création
d'alerte, assistant création de bases de données, assistant création d'un diagramme de base de
données, assistant création d'index, assistant création d'un travail, assistant création d'une
nouvelle source de données, assistant création d'une connexion, assistant création de
publication, assistant création de procédures stockées, assistant création de trace, assistant
création de vue, assistant plan de gestion de la base de données, assistant désactivation de la
publication et de la distribution, assistant exportation DTS, Assistant importation DTS,
assistant indexation de texte intégral, assistant paramétrage d'index, assistant création d'un
serveur principal, assistant création d'un serveur cible, assistant extraire un abonnement,
assistant inscription de serveur, assistant mise à niveau SQL Server et assistant Web .

Les outils livrés avec SQL Server sont les suivants :

39
• SQL Server Enterprise Manager : facilite, au niveau global de l'entreprise, la
configuration et la gestion de SQL Server et des objets SQL Server.
• Utilitaire de réseau de SQL Server : configurer les bibliothèques côté client
pour obtenir une correspondance avec les bibliothèques côté serveur que nous
activons.
• Analyseur de performances SQL Server : L'analyseur de performances SQL
Server surveille tous les aspects d'un système SQL Server et indique comment
augmenter ou améliorer les performances.
• SQL Server Profiler : Enregistre continuellement l'activité du serveur en
temps réel.
• Analyseur de requêtes SQL Server : L'Analyseur de requêtes SQL Server est
un outil graphique de requête qui permet d'analyser le plan d'une requête,
d'exécuter simultanément plusieurs requêtes, d'afficher des données et de
recommander l'utilisation d’index.
• Gestionnaire des services SQL Server : Le Gestionnaire de services SQL
Server est utilisé pour démarrer, arrêter ou suspendre SQL Server (service
MSSQLServer), l'Agent SQL Server et le service Microsoft Distributed
Transaction Coordinator (MSDTC) .
• Installation de SQL Server : Le programme d'installation de SQL Server
permet d'installer le serveur.
• Assistant Mise à niveau SQL Server : sert à effectuer la mise à niveau des
données de SQL Server version 6.x vers SQL Server 7.0.

SQL Server met en œuvre un ensemble de caractéristiques qui présentent les avantages
suivants :

• Facilité d'installation, de déploiement, et d'utilisation : SQL Server possède un


ensemble d'outils de développement et d'administration qui améliorent votre
capacité à installer, déployer, gérer et utiliser SQL Server à travers plusieurs
sites.
• Evolutivité : Le même moteur de base de données peut être utilisé sur
plusieurs plates-formes, allant des ordinateurs portables qui exécutent
Windows 95/98 jusqu'aux gros serveurs multiprocesseurs fonctionnant sous
Windows Édition Entreprise.

40
• Data warehousing : SQL Server possède des outils permettant d'extraire et
d'analyser des données synthétiques en vue de leur traitement analytique en
ligne (OLAP). SQL Server possède aussi des outils pour concevoir
visuellement des bases de données et analyser les données à l'aide de
questions posées en anglais.

Intégration du système avec d'autres logiciels de serveur : SQL Server intègre la messagerie
électronique, Internet et Windows.

I.2. Méthodes de conception utilisées :


I.1.3. Unified Modeling Language :
UML (Unified Modeling Language, traduisez "langage de modélisation objet
unifié") est né de la fusion des trois méthodes qui ont le plus influencé la modélisation objet
au milieu des années 90 : OMT, Booch et OOSE), puis normalisé par l'OMG en 1997.
Cette méthode s’appuie sur les technologies orientées objets permettant de penser de manière
abstraite à un problème en utilisant les concepts du monde réel.
UML est non seulement une méthode mais aussi est un langage semi-formel et un support de
communication.
En d’autres termes c’est une méthode permettant de structurer un système sans centrer
l'analyse uniquement sur les données ou uniquement sur les traitements, mais sur les deux.

I.1.4. Pourquoi UML ? :


D’abord les technologies orientées objets permettent d’améliorer la qualité des
logiciels en :
ƒ permettant une meilleur compréhension de besoin.
ƒ permettant une conception plus claire, et limitant les ambiguïtés (parler un
langage commun, au vocabulaire précis, indépendant des langages orientés
objet).
ƒ facilitant l'analyse (simplifier la comparaison et l'évaluation de solutions).
ƒ facilitant la maintenance.
Ensuite, si on a choisi, pour le développement, un langage de programmation orienté objet ;
Une conception orientée objet facilite le codage.
Enfin, L'approche objet est une solution technologique incontournable.

41
I.1.5. Modèle conceptuel de données :

CONDUCT EUR
CODE_CON
NAT _C
SECT ION
DIAM ET RE SUPPORT
Cond_PH CONT _RUP
0,n
NUM _SUPP
T M AX
T YPE_SUPP
PDS_LIN
0,n HAUT EUR
MA
0,n EFFORT _T ET E
MB
Cond_N M_GIVRE
FONCT ION
ALPHA
ABSCISSE
CABLE
1,1 YOUNG
ALT IT UDE
NUM_CAB
AC
ANGLE
TYPE_LIGNE 1,1
CODE_A
0,n (1,1)
CODE_G

COND_N
COND_PH
EST_COMPOSEE

1,1

LIGNE 1,1 1,1 1,n CANT ON


CODE_LIGNE PROJET NUM _CANT ON
T YPE_LIGNE CODE_PROJET AB_DEB
1,n
LIBELLE_PROJET AB_FIN
T ENSION SE_COMPOSE
0,n (1,1)
T YPE_SUPPORT
T YPE_LIGNE 1,1
1,1
1,1
CAB_ART 1,1 1,1

DEVIS HYPOTHESE
ADM ET CODE_H
DESIGNAT ION_ART
QUANT IT E 0,n PMAXOB
P_UNIT AIRE PMINOB
0,n PMAX
ARM EM ENT _INT ER PMIN
ART ICLE HLMIN
CODGRT
CODART
0,n ARM EM ENT _OBLIG
LIBART
UNIT ART
PT OART 0,n
PFOART
PM T ART
ARM EM ENT
PREART
CODE_ARM EM ENT
0,n
(1,1) T YPE_ARM
DIM ENSION
Contient

0,n
GROUPE
CODGRP
LIBGRP

42
I.1.6. Diagramme d’utilisation :
Pour structurer les besoins des utilisateurs et les objectifs correspondants de système
on eu recours au diagramme de cas d’utilisation « USE CASE ».
Il permet de décrire les fonctionnalités du logiciel en montrant leurs interactions au sein du
logiciel et avec le monde extérieur, en effet un diagramme de cas d’utilisation pour ce
logiciel peut être le suivant :

Diagramme USE CASE

En effet les principales fonctionnalités sont :


- Le tracé topographique suivant ses deux formes.
- Répartition des supports sur le relief.
- Dimensionnement des supports suivant la répartition faite.

43
- Choix des accessoires pour chaque support.
- Elaboration du carnet de piquetage et de devis estimatif.
- Gestion des projets.

I.1.7. Diagramme de Classe :


Le diagramme de classe représente la vue statique du logiciel. Il sert à définir la
sémantique des objets au sein du programme.
Trois classes principales :
- une classe LIGNE ou PROJET qui est composée des cantons et dispose des
methodes.
- Une classe CANTON, elle-même composée des supports et dispose des méthodes
nécessaires à sa manipulation.
- Une classe SUPPORT qui modélise l’objet supports. Elle surtout présente les getters
et les setters pour manipuler son état.

44
PointObstacle
PointProfil FichierOb Code : int
Absc : Double FichierProfil stacle Absc : double
Haut : Double Chemin Chemin 1..n Largeur : double
Angle : Double 1..n {ordonnée} Hauteur : double
{ordonnée}
1 1

Conducteur Ligne TypeLigne


Nature : char* Code : Integer LibelléType : char*
Section : Double CtLigne : Double CodeLigne : Integer
Diamètre : Double Libellé : char*
1
2 TypeSupp : char*
ArOb : char*
ArIn : char*
TypeLigne : char* Mercuriale
SectionPh : Double CodeArticle : int
Armement
SectionN : Double CodeGroupe : int
LibelléArm : char*2 Tension : Double Unité : String
CodeArmement : Integer 2 n n Prix : double
Ajout_Canton()
Paint_Supports() Update()
Changer_Support_Canton()
Existe_Supp_XY()
Portée() Devis
Paint_Chaine() QuantitéArt : int
TraceProfil() PrixUnitaire : double
TraceObst()
1
ObstInterPoint() AjoutArticle()
Paramétrage SupprimerArticle()
CodeParam : Integer Sauver()
PorteMaxOb : Double CalculTotal()
PorteMinOb : Double 1..n
PorteMax : Double
Canton
PorteMin : Double
HLmin : Double NumCanton : Integer
Abs_Deb : Double
AjoutParam() Abs_Fin : Double
Cout_totale : Double
Support
Ajout_Supp() Num : Integer
Changer_Pos_Supp() Armement : char*
Supprimer_Supp() Type : char*
Paint_Supp_Canton() EffortTete : Double
Supp_XY() Hauteur : Integer
Paint_Chaine_Canton() Fonction : char
Calcul_Tension() 1..n Abscisse : Double
Calcul_Effort() Angle : Double
Calcul_Ecartement() Altitude : Double
Calcul_Retournement() Image : TImage*
Calcul_Inclinaison()
Haut_Ph_N() Choix_Accessoires()
Repartition() PaintSupp()
RepartitionNonRectiligne()
RepartitionRectiligne()
TestHauteurLibre()
EmplacementAccepté()
DeterminerHaut()

LE DIAGRAMME DE CLASSE

45
II. REALISATION :
II.1.Fonctionnalités du logiciel :
Le logiciel prend en charge la réalisation des différentes tâches nécessaires lors de
l’étude d’une ligne électrique MT ou BT.
Les tâches sont les suivantes :
•La description de la ligne.
•Habillage du terrain ou répartition des supports.
•Dimensionnement des supports et armements.
•Etude des contraintes.
•Validation de la solution proposée.
• Elaboration du devis estimatif.
• Editions des états de sortie.
• Gestion d’une base de données

I.1.8. La description de la ligne :


La première étape de l’étude d’une ligne électrique est l’acquisition des données
topographiques et les caractéristiques générales de la ligne :
En premier lieu, l’utilisateur remplit les champs de la forme « Nouvelle Ligne » (voir
annexe forme Nouvelle Ligne); en deuxième lieu, l’utilisateur importe les données
descriptives de la ligne.

I.1.9. Caractéristiques générales de la ligne :


Une ligne est caractérisée par :
Un code, un libellé,
Un type :
• Suspendu, rigide.
• Triphasé, Monophasé.
Un niveau de tension,
La nature, la section et le diamètre des conducteurs (phase et neutre),
Les armements à utiliser,
Les supports à utiliser.

46
I.1.10. Import des données topographiques :
L’import des données est établi à partir de deux fichiers : fichier profil et fichier
obstacle (Généralement issus d’un tachéomètre).

Le fichier profil admet la forme suivante :

Nom Abscisse Altitude Angle


Taille 9 caractères 9 caractères 7 caractères
Type Numérique Numérique Numérique

Tableau II.1 : Format d’un fichier profil

Exemple de fichier profil :


Abscisse Altitude Angle
00034.000 00050.020 000.000
00061.000 00055.130 047.000
00063.000 00050.290 000.000
… … …

Le fichier obstacle admet la forme suivante :

Nom Abscisse Largeur Hauteur Code Obstacle


Taille 9 caractères 9 caractères 7 caractères 1
Type Numérique Numérique Numérique Numérique

Tableau II.2 : Format d’un fichier obstacle

Exemple de fichier obstacle :


Abscisse Largeur Hauteur Code
00639.000 0003.000 000.000 7
01251.500 0002.000 000.000 7
01901.500 0006.000 000.000 5
… … … …

47
Exemple d’obstacles : chemin de fer( code 5 ), Route goudronné( code 6 ), Piste
( code7 ), Puits oueds et écoulements ( code 9 ) …
Le logiciel permet l’édition des données descriptives de la ligne :
• Visualisation (vue de profil et vue de planimétrie ou de dessus) .
• Modification.
• Contrôle de données.

II.2.Habillage du terrain ou Répartition des supports :


Ayant en entrée les données descriptives de la ligne, le logiciel permet d’implanter les
supports sur le terrain tout en tenant compte de certains paramètres.

La procédure de répartition est interprétée en détail dans le chapitre III.

La répartition des supports est soit :


• Automatique : Le logiciel choisit l’emplacement et les
caractéristiques de chaque support en fonction de certains paramètres
indiqués préalablement (portée, hauteur des supports…), c’est le rôle
de la procédure de répartition.
• Semi-automatique : Combinaison des méthodes manuelle et
automatique avec intervention de l’utilisateur dans les différentes
phases de la répartition.

Les paramètres à tenir compte au cours de la répartition sont les suivants :


• Nature du terrain.
• Distance entre supports adjacents (portée) .
• Obstacles.
• Distance minimale entre le câble et le terrain.
• Autres paramètres (expliqués en détail dans le chapitre III).

Enfin, le logiciel offre à l’utilisateur la possibilité d’effectuer sur la répartition


obtenue les opérations suivantes :
• Ajout des cantons.
• Ajout des supports.

48
• Changement de l’emplacement des supports.
• Modification des caractéristiques des supports.
• Suppression des supports.

II.3.Dimensionnement des supports et armements :


Il consiste à dimensionner les supports et les armements en tenant compte des :

• Caractéristiques générales de la ligne.


• Hypothèses de calcul (température, vent …).
• Règles générales et particulières à appliquer.
Le logiciel permet la modification et le contrôle de la solution retenue (Compatibilité
type_support – armement – type_ligne).
II.4.Etude des contraintes :
Le logiciel permet l’étude des contraintes suivantes :
I.1.11. Hauteur Libre :
La hauteur d’un support est choisie de façon à obtenir une hauteur hors sol ( HS =
0,9*H – 0,5 ) réglementaire laquelle dépend de la distance minimale entre le sol et le point le
plus bas des conducteurs . En tout point du profil, cette distance doit être supérieur à une
valeur dite hauteur libre min (voir formules de calcul chapitre I. II. pour plus de détaille).
Si la contrainte hauteur libre est violée le logiciel permet des interventions telles que :
• La modification des hauteurs des supports.
• Le déplacement ou l’ajout de supports.

I.1.12. Inclinaison des éléments de chaîne :


Elle consiste à vérifier que, dans des hypothèses de vent et de température bien
déterminées, les éléments de chaînes ne s’inclinent pas plus qu’une limite connue.
Si le logiciel détecte l’existence d’une inclinaison, il offre à l’utilisateur la possibilité
de :
• Changer l’armement des supports.
• Déplacement des supports.
• L’ajout des supports.

49
I.1.13. Retournement des éléments de chaîne :
L’étude du retournement consiste à vérifier que, dans des hypothèses de vent et de
températures bien déterminées, les éléments de chaînes ne se retournent pas vers le haut.
De même si le logiciel détecte l’existence d’un retournement, il offre à l’utilisateur la
possibilité de :
• Changer l’armement des supports.
• Déplacement des supports.
• L’ajout des supports.

I.1.14. Ecartement des conducteurs :


Il consiste à vérifier que les écartements Phase-Phase et Phase-Neutre ( Au milieu de
la portée ou au niveau des supports ) respectent des valeurs théoriques qui dépendent
essentiellement des armements et du type de la ligne ( suspendu monophasé … ) .
Si l’écartement n’est pas vérifié le logiciel permet de :
• Changer l’armement des supports.
• Déplacement des supports.

I.1. Validation de la solution proposée :


Le logiciel permet d’effectuer les opérations suivantes :
• Visualisation graphique de la totalité de la ligne :
ƒ Terrain habillé avec les supports.
ƒ Obstacles.
ƒ Défilement de la solution.
ƒ Visualisation de la chaînette (conducteur).
• Modification de certains paramètres :
ƒ Hauteur des supports.
ƒ Emplacements des supports.
• Etude instantanée de l’impact d’une modification.

I.2. Edition des états de sortie et Elaboration du devis estimatif :


Une fois l’étude de la ligne est achevée (choix des supports, vérification des

50
contraintes, choix des accessoires …), le logiciel permet d’éditer pour chaque
tronçon de la ligne :
II.5.Le carnet de piquetage :
Il indique pour chaque support de la ligne les données suivantes :
• Nature du support.
• Angle.
• Hauteur.
• Altitude.
• Effort calculé.
• Type du support (Angle, Changement de traction, Arrêt).
• Armement.
• Accessoires (Nature et quantité).

II.6.Eléments de pose de la ligne :


La sécurité de l’environnement de la ligne ainsi que la protection de la ligne elle
même dépendent du réglage de ses conducteurs. Pour cette raison, le point le plus important
au départ de l’étude d’une ligne étant le choix de la tension mécanique que l’on va donner
aux conducteurs.
Les conducteurs des lignes aériennes sont soumis aux variations de plusieurs facteurs
entraînant des variations de leurs tensions mécaniques, ces facteurs sont :
• Le vent qui agit comme une augmentation de poids par mètre de
conducteur.
• La température dont l’élévation entraîne un allongement du
conducteur
et par la suite une diminution de la tension mécanique tandis que
réciproquement son abaissement provoque un raccourcissement du câble
et donc une augmentation de sa tension.
Il convient donc de tendre initialement le conducteur, de telle sorte que dans les
conditions climatiques les plus défavorables définies préalablement, où sa tension sera accrue
au maximum, l’effort de traction ne dépasse pas une limite fixée à l’avance.
Les éléments de pose indiquent pour chaque portée de la ligne et à différentes
températures les flèches des conducteurs et les tractions à appliquer aux conducteurs.

51
Pour chaque canton, le logiciel affiche les tensions de pose et les flèches pour
différentes températures (pour plus de détail voir formules de calcul chapitre 1. III.).

II.7.Elaboration du devis estimatif :


Il consiste à élaborer, à partir de la solution retenue, le devis estimatif et de permettre
l’ajout ou la suppression d’un article de la mercuriale des prix.
Pour chaque article retenu les données relatives suivantes seront affichées :
• Le code, le libellé, le code unité.
• La quantité.
• Le prix unitaire.
• Le prix total.

II.8.Gestion d’une base de données :


On a jugé important de concevoir une base de données pour les raisons suivantes :
• Enregistrement des projets.
• On est amené parfois à travailler avec un nouveau conducteur.
(Les calculs sont les même mais les caractéristiques du conducteur
varient)
• On est amené parfois à travailler avec un nouvel armement.
• On veut sélectionner les distances de garde (support – obstacle,
hauteur libre minimale) et les portées min et max à partir d’un
ensemble déjà défini et simple à modifier.
• L’utilisateur fait la sélection des paramètres de calcul (vent et
température de la zone à électrifier) à partir d’un ensemble déjà définie et
simple à modifier.
• Toutes les trois années la mercuriale des prix (pour équipement et
accessoires) doit être mise à jour.

Le logiciel accède à une base de données sous SQL Server, puisque le serveur de
la STEG travaille déjà avec le SGBD cité.

52
II.9.Tests et validation :
Le logiciel conçu a était testé par les agents de la direction sur des projets
d’électrification déjà fais.
Les résultats des tests sont récapitulés dans les statistiques (voir dessous).
Les tests réalisés montrent bien les bénéfices apportés par rapport aux objectifs fixés.

II.10. Statistiques :
Parce qu’il n’y a pas assez des fichiers nécessaires à l’étude pour faire les tests, on a
réalisé des tests seulement sur trois projets déjà réalisés.
Les tableaux 1 et 2 récapitulent le devis en pylônes de l’étude déjà faite sur deux projets par
la STEG et celle donné par le logiciel.
La différence est claire au niveau coût.
Pour le pire des cas, les résultats sont similaires, c’est le cas du tableau 3 ; et encore mieux
car le résultat trouvé est inférieur en nombre des supports ce qui permet un gain au niveau
accessoires.

53
CONCLUSION

A l’issue de la conception de l’algorithme de répartition des supports et son


implémentation au sein d’un logiciel automatisant les études des lignes aériennes, nous avons
abouti à des résultats appréciables.

Grâce à une méthode hiérarchisée et une conception détaillée, nous avons parvenu à :
9 Automatiser l’étude d’une ligne aérienne.
9 Optimiser le coût de la réalisation d’un projet d’électrification.
9 Gérer les projets déjà étudiés.

En effet, nous avons pu identifier les anomalies et les insuffisances qui ont permis de
dégager la problématique. En se basant sur celle-ci on a fixé les objectifs fondamentaux;
suivis par une analyse qui a identifié les différentes parties et qui a aidé à concevoir
l’algorithme de base. Compte tenu des résultats de l’analyse on a élaboré une conception du
logiciel, ensuite on a établi la réalisation qui décrit clairement les fonctionnalités du logiciel.
Enfin une comparaison des résultats de certains projets déjà réalisés montre bien
l’efficacité et l’apport de l’étude faite.

Nous pensons que le logiciel développé va non seulement alléger les taches des
agents de la direction dans l’étude des projets d’électrification, mais aussi son apport
économique est considérable.

Donc la « STEG » gagnera encore plus en temps et en coût en concevant un système


d’information gérant ses différentes activités.

54
Mots Clés :

Canton : Un canton est la portion de la ligne située entre deux supports


d’ancrages.
Tronçon : Un tronçon est la portion de ligne située entre deux supports d’angle.
Portée : C’est la distance entre deux supports.
Flèche : C’est la distance verticale au milieu de la potée joignant le conducteur à
la droite passant par les points de fixation.

Portée

Flèche

Shéma 1 : Flèche et Portée

Dénivillation : La portée présente une dénivellation si l’altitude d’un support est


différente du support successeur ou prédécesseur.
Ligne suspendu : Si la fixation des conducteurs au niveau des supports se fait par
l’intermédiaire des chaînes.
Ligne rigide : Une ligne est dite rigide si les conducteurs au niveau des supports
sont fixés directement à l’armement.
Hauteur Hors Sol(HS) : C’est la hauteur du support diminuée de la hauteur de la
partie sous terraine du support ; HS = 0,9*H – 0,5 (H hauteur réel).
Hauteur de Phase(Neutre) : C’est la hauteur de fixation du conducteur de
phase(Neutre),
Elles dépendent du type de la ligne, type de l’armement et la fonction du support.
Support d’arrêt : C’est un support situé au début ou à la fin de la ligne.
Support d’ancrage : C’est un support présentant plus déléments de chaîne qu’un
support d’alignement.

55
ANNEXE

57
Hypothèses de calcul :

Lors de l’étude d’un projet d’électrification, l’utilisateur (ingénieur topographe) choisit


parmis les hypothèses existantes (dans la base) les paramètres de calcul les plus convenables
dans la zone à électrifier.

Schéma 1 : Hypothèses de calcul

La portée max (ou min) Ob est la distance maximale (ou minimale) qu’un support
doit vérifier lors de son emplacement à coté d’un obstacle.
La portée max (ou min) représente la distance maximale (ou minimale) entre deux
supports adjacents.
De même la hauteur libre pour tout les portées de la ligne doit vérifier la hauteur libre
min.

58
Nouvelle Ligne :

Une fois les paramètres climatiques et dimensionnels sont choisis, l’utilisateur insèrera le
reste des données relatifs à l’étude d’une ligne électrique.

Schéma 2 : La forme Nouvelle Ligne

Chaque projet est représenté par un code et un libellé (chaque projet est représenté
par un code unique dans la base).

A propos du type de la ligne, il est nécessaire que l’utilisateur entrera un type de la


liste existante (la liste est sélectionnée directement de la base de données). On a prévu une
table type ligne ; principalement pour faciliter une mise à jour possible des différents types.

Il est de même pour les champs : armement obligatoire, armement intermédiaire, type
support, phase, neutre. Pour les conducteurs, il suffit de sélectionner une nature de la liste,
pour que les sections et les diamètres s’affichent automatiquement.

Il reste à l’utilisateur d’insérer la tension et de valider.

Lors de la validation, on vérifiera le code (existence du même code dans la base) et la


tension (une valeur acceptable) ; à la détection d’une erreur on affichera un message d’erreur.

59
Traçage du profil et Répartition :

Une fois on a importé les fichiers profil et obstacle, le bouton tracer profil nous permet de
visualiser le profil du terrain à étudier.

L’étape suivante consiste à


donner la main au topographe de
placer les supports obligatoires
(sur les sommets des bosses,
dans des emplacements bien
déterminés…) par
l’intermédiaire d’un
popupmenu.
Schéma 3 : Ajout de supports obligatoires

Schéma 4 : La forme Visualisation de la Répartition

Ensuite, il suffit d’appuyer sur le bouton valider pour que le logiciel cherche la solution
la plus optimisée pour la répartition (La solution tiendra compte des supports déjà ajoutés).
Enfin, après l’habillage de la ligne, le logiciel donne la main à l’utilisateur de supprimer,
ajouter, modifier et afficher les propriétés d’un support d’une manière très simple.

60
Modification des paramètres d’un support de la répartition :
Lors de la répartition, on a donné la main à l’utilisateur d’entrer des modifications sur les
supports de la répartition courante. Ceci, pour permettre une interactivité entre l’utilisateur et
l’application et pourque l’application soit le plus souple possible.

Schéma 5 :Modification et affichage des paramètres d’un support sélectiopnné par la souris

Dans le shéma ci dessus, pour un support sélectionné avec la souris, on a affiché ces
paramètres et ces accessoires qu’on peut les modifier facilement. Une fois la modification
est faite, le logiciel contrôle les nouveaux paramètres entrés et affiche s’il est nécessaire un
message d’erreur.

61
La Planimétrie :

La planimétrie est la vue de dessus du profil (le profil est la ligne où il est possible de
placer des supports), elle met en évidence, essentiellement les déviations angulaires de la
ligne.
On a représenté deux types de planimétrie : la première en Zoom- et la deuxième en
Zoom + :

1. la planimétrie en Zoom+ :

Schéma 6 : La forme Planimétrie Zoom +

C’est la vue du profil en taille réel ; on peut parcourir toute la ligne avec les deux
scroll bars, verticale et horizontale, naviguer facilement dans toutes les directions.

62
2. la planimétrie en Zoom - :

C’est la vue de profil en taille réduite ; elle permet de visualiser toute la ligne quelque
soit sa longueur et ses déviations, et de la centrer au milieu de la forme.

Schéma 7 : La forme Planimétrie Zoom -

On peut remarquer dans la figure ci-dessus que l’angle « 174 » représente le


même angle représenté dans la figure précédente de la planimétrie Zoom+, mais la
déviation est légèrement différente à cause du facteur de zoom.

Le nombre d’angles affichés en dessus de la tracé est celui de tout les angles >0,
alors que la planimétrie n’affiche que les valeurs des angles >0, <190 et >210 Grades.

NB : Les angles affichés sont en Grades, elles représentent les valeurs des angles relatifs.

63
Édition des cantons :
L’édition des cantons met en évidence toutes les informations importantes concernant les cantons.

Schéma 8 : Édition des cantons

Elle permet d’afficher les abscisses début et fin de canton, la longueur, le nombre de support, le nombre de creux et la portée
équivalente pour chaque canton.

Éditions des supports :

64
La forme édition des supports a pour objectif principale l’affichage de l’effort calculé pour tout les supports répartis dans
une ligne ; en deuxième lieu elle nous permet d’afficher les supports retenus pour un effort bien déterminé et les type des supports. En
faite, il existe quatre types : support d’angle, d’arrêt et de changement de traction ou angle et changement de traction.

Schéma 9 : La forme Édition des supports

De plus de ces informations, on a jugé utile d’afficher le nombre totale des supports
répartis sur la ligne ,les portées droite et gauche de chaque support, et la pression de vent de
la zone à étudier ; car les trois paramètres cités ont un rôle majeur dans la détermination de
l’effort d’un support et son type (voir formules mathématiques).

Calcul de Retournement et Inclinaison :

65
Le calcul d’inclinaison et de retournement est d’utilité considérable, il permet à
l’utilisateur d’estimer la valeur du retournement et d’inclinaison des supports de chaque
canton. Ceci nous permet de prévoir les défauts possibles et essayer de modifier la répartition
courante.

Schéma 10 : La forme Calcul Inclinaison et Retournement

On peut voir dans la figure ci-dessus l’affichage du retournement : pour chaque


canton, les informations nécessaires pour le calcul sont affichées (voir formules
mathématiques pour plus de détail).
De même pour l’inclinaison, il suffit d’appuyer sur l’onglet inclinaison pour
visualiser les paramètres nécessaires ; le parcours des cantons est possible par les deux
flèches : suivant et précédent.

Flèche et Tension de pose :

66
Le calcul de la flèche et de la tension de pose permet à l’utilisateur d’avoir une large
connaissance sur les paramètres de la ligne pour chaque canton lors de la pose des
conducteurs.

Schéma 11 : La forme Calcul Flèches et Tensions de pose

La figure ci-dessus nous montre les tensions de pose et les flèches médianes pour une
gamme de température. Pour chaque canton il est possible aussi d’afficher les informations
relatives aux conducteurs de phase ou de neutre.
De plus l’affichage concerne les portées équivalentes, la pression critique et la portée
équivalente.

Étude de l’écartement :

67
L’étude de l’écartement admet une grande importance lors de l’habillage d’une ligne
aérienne ; car il nous permet de déterminer la distance entre les conducteurs Phase-Neutre et
Phase-Phase.

Schéma 12 : La forme Calcul Ecartement

Il est possible de déterminer l’écartement pour les différents supports pour tous les
cantons de la ligne. Le parcours des différents cantons est possible par les deux boutons
précédent et suivant.
Pour naviguer entre les deux types d'écartement il suffit d’appuyer sur les onglets Phase-
Phase et Phase-Neutre.

Étude d’un support particulier :

68
La forme suivante a été conçue dans le but de mettre en évidence toutes les
informations concernant chaque support. Pour le premier onglet on affichera les paramètres
et les armements.

Schéma 13 : La forme Étude d’un support particulier

La deuxième
affichera la liste des
accessoires pour un
canton et un support
choisit par
l’utilisateur.

Schéma 14 : Accessoires d’un support particulier

69
Le Devis Estimatif :

Une fois l’habillage de la ligne est terminé, le logiciel permet à l’utilisateur d’élaborer un
devis estimatif de la répartition

Schéma 15 : Élaboration de devis


Dans le shéma ci-dessus on voit une partie du devis, les codes (code groupe et code
article) sont celles des articles tels qu’ils sont présentés dans la mercuriale des prix, présentée
par le STEG est stockée dans la base. De plus du calcul de devis, on a la possibilité de
l’ajout, de la suppression et de la mise à jour d’un article du devis.

70
Mise à jour de la mercuriale des prix :
Plusieurs articles de La mercuriale des prix de la STEG sont mis à jour chaque année,
pour cette raison, on a conçu la forme suivante :

Shéma 16 : Mise à jour de la mercuriale.


En faite, l’utilisateur admet la possibilité de parcourir la mercuriale , de choisir un article
et d’appliquer les changements nécessaires.de plus l’application offre la possibilité d’ajouter
des articles à la base.

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