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TD : Barcelone face à

la pénurie d'eau
Objectifs du TD :

1. Opérer une recherche approfondie sur le thème de l’eau un bien


public confronté aux externalités

2. Une application du chapitre la régulation par le marché et ses


lacunes afin de vérifer la maîtrise du vocabulaire et la compréhension des
démarches .
3. Une recherche méthodique de ressources sur internet
4. La mise en ligne de la production sur le blog de la classe savoir
en scène
Vidéo d'introduction :
Sécheresse sans précédent à Barcelone
Barcelone, ville de Catalogne et deuxième ville de l'Etat
Espagnol en termes de population et d'activités, connaît
aujourd'hui une grave pénurie de l'eau.
Pourtant, la devise idéaliste de l'Espagne est
« Agua para todos ».
Alors comment en est-on arrivé à ce paradoxe ?
Afin de répondre à cette question, nous étudierons tout
d'abord les causes de cette pénurie d'eau à laquelle est
confrontée Barcelone, puis les solutions qui ont été
appliquées et leur efficacité.
Pourquoi
Pourquoi Barcelone est elle confrontée à
une pénurie d’eau ?
La raison principale de cette pénurie d'eau est l’attrait de la
population et des touristes vers les côtes et vers la ville de Barcelone.
Puisque même si la ville ne compte qu’à peine plus de 1,5 million
d'habitants en 2006 et son aire métropolitaine 5 millions d'habitants,
(comprennant une trentaine de communes et couvrant environ 500
km2, dont la croissance démographique était relativement faible
depuis les années 1980 : 1970-81 : + 19% ; 1981-1998 : + 0,17%),
selon certaines prévisions, la population de la ville de Barcelone
devrait augmenter de 11% en 2025, du fait de cet attrait, de plus en
plus prononcé, vers les côtes. De plus, Barcelone est la porte d'entrée
de la péninsule Ibérique, une ville de foires et de salons
internationaux ; une métropole européenne à fort rayonnement
international, classée juste après Londres et Paris. Ainsi, son port et
son aéroport jouent un rôle important en Méditerranée.
Par ailleurs, la consommation par habitant en eau devrait subir,
elle, une hausse de 17 %, d’ici quelques années seulement, alors que
les ressources en eau vont, dans le même temps, diminuer de 35 % à
cause de la pollution, selon les prévisions de l’Aguas del Ter-
Llobregat.
En effet, l’activité touristique importante de la ville entraine une
très forte hausse de la consommation d’eau et accélère la pénurie
(voir figuré suivant dont les données datent certes, d'une dizaine
d'années mais qui permet de se faire une idée de l'étendue du
problème d'il y a dix ans, dont nous savons aujourd'hui qu'il s'est et
va s'accentuer au fil des années), d’autant plus que pour attirer un
grand nombre de touristes, la ville joue avec l’esthétique et propose
alors toutes sortes de lieux aquatiques : fontaines, bassins … (voir
photo précédente)
Mais ce goût pour l’esthétique pose problème, du fait du
réchauffement climatique qui accentue un climat déjà subtropical
méditerranéen. La température moyenne annuelle à Barcelone est de
15,4 °C. La température des mois les plus chauds atteint plus de
28 °C, les minimales les plus froides de l'hiver sont supérieures à 4 ºC
et juillet et août sont les mois les plus chauds, avec une moyenne de
températures de 24 °C. Cela montre donc, que les étés sont chauds et
les hivers loins d'êtres rudes ; donc par conséquent que la
consommation d'eau reste très importante tout au long de l'année.
D'ailleurs, durant l'été 2003, ont été enregistré des moyennes
supérieures de plus de 4 ºC aux normales et la tempête la plus sévère
récemment observée a été la nuit du 31 juillet 2002, ce qui témoigne
de l'accélération du réchauffement climatique. D'autant plus qu'à
l'Observatoire Fabra, situé sur la colline du Tibidabo, à 412 m au-
dessus du niveau de la mer, la température maximale à laquelle on
parvient au XXe siècle est de 39,8 °C, le 7 juillet 1982, et la
température la plus basse de -10 ºC le 11 février 1956. De plus, nous
savons que l'Espagne ne s'est développée qu'à partir de 1975 et
qu'une augmentation de la concentration des gaz à effet de serre en
Espagne et dans le monde a participé au réchauffement climatique.
Ceci explique que l'on retrouve la température maximale durant l'été
1982 et que durant l'été 2003, des moyennes supérieures de plus de
4 ºC aux normales ont été enregistrées.
Quelles
Quelles solutions ont été appliquées ?
Tout d'abord, Les réserves actuelles permettraient de tenir tout au
plus jusqu’à l’automne. C'est pourquoi, Barcelone bénéficie de l'aide
de Marseille qui lui vend son eau grâce à un apport maritime
journalier (comme le montre la photo suivante). En effet, quelque
25.000 mètres cubes d’eau potable sont acheminés chaque jour
jusqu’à Barcelone, avec une surtaxe communautaire du tarif
exportation de 0,11 euro par mètre cube. Une autre condition est
imposée : l’opération ne doit pas compromettre les «besoins propres»
de la communauté urbaine de Marseille et des collectivités voisines
clientes. Mais, selon la Société des eaux de Marseille (Sem), Marseille
bénéficie de réserves d’eau suffisantes pour «garantir une parfaite
sécurité d’alimentation à Marseille et en Provence».

D'autre part, l’approvisionnement ne tardera pas à s'effectuer grâce


aux usines de dessalement bientôt en activité. Effectivement, sur les
trois prévues, deux sont déjà en chantier.
Sont-elles
Sont-elles efficaces ?
Non, elles ne sont pas efficaces, puisque l'eau engrangée par la ville
de Barcelone est selon Victor Hugo Espinosa, coordinateur du réseau
associatif Ecoforum, utilisée à mauvais escient . Il prétend que le
transfert d’eau par la Sem «pose des questions sur la manière dont les
pays riches, gérent la ressource eau». «Peut-on parler de solidarité,
quand en même temps, dans cette province d’Espagne, de nombreux
terrains de golf, des piscines en bordure de mer, des espaces verts
pour les touristes gaspillent l’eau sans compter?», s’interroge-t-il. De
même, l'association Robin des bois évoque l’«imprévoyance des
autorités catalanes et espagnoles, les fuites du réseau, la pollution des
eaux superficielles et souterraines et les conflits d’usage de l’eau».
La solution de l'approvisionnement par Marseille n'est de plus, pas
efficace à long terme puisque ses réserves en eau vont fatalement
s'épuiser , et celle concernant les usines de dessalement non plus car
elle est très coûteuse et nécessite énormément d'énergie . De plus,
l’apport cumulé de cette solution atteindrait 180 millions de mètres
cubes par an, soit l’équivalent du déficit annuel de l’agglomération de
Barcelone, et de six mois de consommation d'eau , donc pas assez
pour une ville aussi consommatrice que Barcelone .
Egalement, nous avons découvert que de nombreux autres projets de
transferts en Europe, ont été envisagés et abandonnés, et souvent,
avant même que les impacts sur l’environnement soient en jeu, pour
des raisons de non viabilité économique. A l'image du transfert de 20
à 45 millions de mètres cubes d’eau d’un affluent de l’Ebre, le Sègre,
vers le Llobregat, qui aurait été une bonne solution à condition de
maintenir le débit écologique de cette rivière. Cependant, cette option
fut discréditée par la politique du ministre de l’Environnement
régional, Francesc Baltasar (voir photographie suivante).
Nous savons par ailleurs, que la consommation d’eau est très
déséquilibrée à l’heure actuelle en Catalogne, puisque le secteur
primaire (agriculture et élevage) capte 73 % des ressources, alors que
sa contribution au PIB n’atteint pas 2 %. Cet apport n'est donc pas
rentable . La consommation domestique ne représente elle, que
18 %. Le reste est utilisé par l’industrie, que le paiement de pénalités
incite à être économe (contrairement à l’agriculture). Il serait donc
préférable de rééquilibrer la consommation dans ces différents
secteurs.
Sources :

- compte-rendu du documentaire diffusé sur ARTE concernant le problème mondial de l’eau.

- http://worldonlinebooking.com/varosok/francia/Barcelone.doc
(document jugé sérieux car son auteur nomme ses sources, qui paraissent crédibles)

- http://www.planbleu.org/publications/penurie_eau_f.pdf
(document fiable car il reprend l'étude de Plan Bleu, un centre d'activités régionales)

- http://www.rivernet.org/Iberian/besoinsbarcelone_f.htm
(site fiable car il présente des analyses de scientifiques de la « Fondation pour une Nouvelle
Culture de l’Eau » et le texte a été publié avec l’accord du Professeur Pedro Arrojo)

- http://www.universalis.fr/encyclopedie/barcelone
(site tout à fait fiable, d’autant plus que les auteurs, Robert Ferras et Jean-Paul Volle, sont tous les
deux des professeurs d’universités agrégés)
- http://rives.revues.org/50
(site très sérieux puisque Rives méditerranéennes est une publication en sciences humaines qui
présente, sous plusieurs thématiques, des études principalement centrées sur le monde
méditerranéen : c’est la publication d’un laboratoire de recherche.)

- latts.cnrs.fr/site/.../les%20demandes%20en%20eau%20en%20Catalogne.doc
(document fiable car il fut publié dans la Revue d’Economie Méridionale (M.T.E., Montpellier)
n°191, Dec. 2000, et issu d'une étude collective au niveau européen)

http://www.journaldelenvironnement.net/article/marseille-barcelone-les-bateaux-remplis-d-eau-font-des-vagues,9594
(site fiable car c'est site d'un journal quotidien sur l'environnement)