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RÉCAPITULATIF DU DOCUMENT

1/ COURRIER DES VINGT MEMBRES DU CD Á T GOYET

2/ RÉPONSE DE T GOYET AU COURRIER DES VINGT MEMBRES DU CD

3 COURRIER CD À TOUS LES ADHÉRENTS DU MORBIHAN

4/ DEMANDE D’UN DROIT DE RÉPONSE DE G PERRON

5/ COURRIER DES COMMUNISTES ENGAGÉS DANS LE FRONT DE GAUCHE À


TOUS LES ADHÉRENTS DU MORBIHAN

6/ COURRIER DE M-G BUFFET AUX COMMUNISTES DE BRETAGNE



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Lorient le 27 avril 2010
Aux 20 membres du conseil départemental
Signataires de la lettre du 15 avril 2010
Fédération du Morbihan

Chers camarades,

Vous avez envoyé à la fédération un texte demandant la tenue d’un congrès départemental
extraordinaire. Comme vous le savez, nous tiendrons un tel congrès dans le cadre du congrès
national convoqué pour les 18, 19 et 20 juin 2010.
Nous avons certes besoin de débattre en particulier pour évaluer la mise en œuvre de nos
choix du précédent congrès ordinaire concernant la création de ‘’fronts progressistes’’.
Nous devons ainsi évaluer la séquence du Front de gauche pour changer d’Europe et la façon
d’aborder les échéances régionales, à partir d’une offre majoritaire du conseil national
« appelant les communistes à prendre leurs décisions région par région »
L’ordre du jour du congrès d’étape fixé par le conseil national permettra pleinement à chacun
de donner son opinion sur ces sujets. Ce devrait être l’occasion, si chacun en a la volonté, de
débattre plus largement d’un ensemble de questions puisqu’il prévoit d’approfondir la mise en
œuvre des orientations du dernier congrès ordinaire : ‘’en procédant à une évaluation partagée
des acquis et limites de nos orientations stratégiques et en prenant les initiatives politiques
nécessaires pour poursuivre leur mise en œuvre ; en ouvrant la réflexion sur les échéances
électorales à venir ; en adoptant une feuille de route concrète pour les transformations du
parti’’. Notre congrès départemental doit avoir comme objectif de préparer efficacement ce
moment de réflexion et de remise en commun nationale.
Dans notre fédération où le vote des adhérents sur les régionales a été très partagé, et où nous
devions bien sûr respecter l’avis majoritaire communistes bretons, exprimé par deux fois, il
est légitime de continuer à débattre et de chercher les voies les meilleures pour s’unir et
travailler ensemble.
Notre direction élue, il y a un peu plus d’un an, a fait son travail dans ces conditions difficiles.
Elle a contribué à un bon résultat politique en Bretagne. Au sein de notre direction et parmi
nos adhérents du Morbihan, on constate qu’existe un vrai pluralisme d’idées et qu’il est
nécessaire de renouer des liens par la discussion et le travail en commun.
Construire la riposte aux mauvais coups de Sarkozy et de la droite, travailler à ‘’Front
populaire du 21e siècle’’, rassembler à partir de propositions et d’un projet que nous devons
élaborer, chercher à convaincre, tels doivent être nos objectifs immédiats. Pour cela,
rassembler les communistes, gagner en efficacité et travailler ensemble à la mise en œuvre des
orientations et des transformations du parti sont nos ambitions.
L’an prochain, la question du renouvellement des directions sera bien évidemment à l’ordre
du jour du congrès ordinaire. D’ici-là, nous pouvons ouvrir ensemble le débat sans pour
autant renouveler le conseil départemental. Nous ne pouvons en effet pas nous inscrire dans
une logique de règlement de compte envers qui que ce soit, notamment la direction
départementale. Cela conduirait en outre à structurer des divisions et à nous affaiblir à l’heure
où des enjeux sont si forts.
Sans plus attendre, nous proposons de réunir en mai des assemblées de sections, en présence
de membres de la direction départementale, pour mener dans les meilleures conditions, dans
la franchise et le respect des uns et des autres, les détails importants à l’ordre du jour de ce
congrès d’étape et de réunir début juin notre congrès départemental.
Comme vous le demandez dans votre courrier, l’organisation d’un congrès d’étape sera bien
évidemment à l’ordre du jour du prochain conseil départemental qui se tiendra le 4 mai.
C’est dans l’esprit de ce courrier, qu’avec une majorité des membres du comité exécutif
départemental, nous proposons d’organiser ce congrès et que nous demandons aux membres
du conseil départemental de se prononcer.

Le Secrétaire départemental
Thierry Goyet
Lorient le 6 mai 2010

Chers-es camarades,

Le Conseil Départemental devait se réunir à Quéven le mardi 4 Mai pour organiser le Con-
grès Départemental de début Juin et préparer le congrès d’étape. Nous avons été choqués
de constater qu’une quarantaine d’adhérents occupaient la salle et ont refusé de la quitter
pour que le Conseil Départemental puisse se tenir.
Trop, c’est trop. Devant de tels agissements, il n’est plus possible de se taire. Nous, signa-
taires de ce courrier, nous prenons l’initiative d’informer tous les militants du départe-
ment du comportement de certains qui après avoir participé à la liste conduite par Gérard
Perron pour les régionales, veulent déstabiliser la direction fédérale en utilisant des méth-
odes inqualifiables visant à remplacer le débat par des intimidations physiques et des at-
taques personnelles.
Le plus choquant est que ces camarades qui demandent le respect des statuts ne cessent de
les violer. Il est donc malheureusement nécessaire d’informer l’ensemble des militants du
département de quelques-unes de ces violations.
Rappelons que leur décision de présenter cette liste s’est faite contre un vote très majori-
taire des communistes en Bretagne (64%), et que les statuts du parti, dans son article 18-3,
indiquent que pour toute candidature qui est maintenue contre celle qui a recueilli la
majorité des suffrages, ‘’les instances du parti peuvent suspendre les droits de cet
adhérent’’.
Au 2ème tour, contrairement à leurs propres engagements publics, ils ont refusé d’appeler
à voter pour la liste de gauche comportant des communistes et certains revendiquent claire-
ment d’avoir voté pour une autre liste, faisant ainsi perdre à la gauche et aux communistes
un élu.
Un maire, conseiller général, et plusieurs adjoints et conseillers municipaux ne reversent
plus leurs indemnités d’élus au parti en violation de l’article 19 des statuts qui indiquent
que les élus « ne tirent pas de leur mandat de revenus supplémentaires, elle et ils pren-
nent l’engagement de reverser leurs indemnités au Parti ».
Plus grave, pour certains, l’interruption des versements remonte à Octobre 2009, avant
même le premier vote des communistes en Bretagne sur la stratégie aux régionales.
Des adhérents ont décidé de réduire leurs cotisations à 1 ou 5 € en non- respect des
barèmes adoptés par le congrès (1 % des revenus)
De nouvelles adhésions de non-résidents apparaissent dans certaines sections en violation
de l’article 4 des statuts qui indique que les communistes s’organisent « dans leur lieu de
résidence ou de travail »

…/…
Ces faits qui peuvent être vérifiés, rajoutés au rassemblement de mardi soir devant le con-
seil départemental montrent qu’une organisation s’est mise en place avec la volonté de
prendre la direction de la fédération, voire d’en bloquer le fonctionnement.
C’est donc avec émotion que nous appelons l’ensemble des militants du département, quel
que soit leur choix pendant les élections régionales, à ne pas laisser détruire une organi-
sation dont la population a besoin et pour laquelle vous avez consacré beaucoup de temps
et d’énergie.
Plus que jamais, le parti a besoin de débattre, d’évaluer les stratégies, de transformer son
fonctionnement et surtout de construire un projet qui redonne de l’espoir. Il doit le faire
avec la participation de tous, sereinement, dans le cadre de ses instances, assemblée
générale de section, Conseil Départemental, Congrès Départemental. Le moment venu, et
au plus tard l’an prochain, pour le congrès ordinaire, les instances départementales seront
naturellement renouvelées.

C’est pourquoi nous vous appelons à faire respecter les statuts et la démocratie dans le
parti, à participer pleinement à un débat franc, respectueux, libre. C’est à cette condition
que nous serons capables d’élaborer un nouveau projet, une stratégie, que nous préparerons
le mieux les changements indispensables dans nos instances et dans notre fonctionnement.

Au nom des nombreux et nécessaires combats (retraite, réformes des institutions…) qui
nous attendent, ne nous laissons pas entraîner dans une lutte fratricide, qui réjouirait tous
ceux qui rêvent de voir le parti communiste disparaître.

Bien fraternellement,

Premiers signataires :

BOTERF Yann LE DOUARON Murielle


BOUDET Patrice LE DOUR Robert
BRANCHOUX Jean-Claude LE GRAS Alain
CHAPIRO Marc LE MAY Bernard
CHAMPEAUX Pierre LE MOULLEC René
COZLILS Marc LE SAEC Catherine
FERNANDEZ Henri LE SCOUARNEC Michel
HENAFF Jean-François MORIN Serge
JAFFRÉ Annie PALARIC Pierre
JAPPÉ Annie PERRONNO Bernard
KERJEAN Daniel QUILLIEN Jean-Pierre
LE BOULH Martial ROGER Noël
LE BORGNE Jean SIMON Michel
LE CORRE Jean-Paul STEPHANT Jean
LE DOUARON Gilbert
Gérard PERRON Hennebont, le 12 mai 2010
10 rue Roger Martin du Gard
56700 Hennebont

Au camarade Thierry GOYET,


Secrétaire fédéral du Morbihan

Camarade,

Un courrier signé par une trentaine de camarades dont la moitié étaient absents lors des faits
qu’ils évoquent a été adressé par la Fédération à tous les adhérents du département.

Ce courrier met en cause gravement mon honnêteté et celle des élu-e-s qui m’ont accompagné
dans la constitution et la campagne de la liste qui affichait les positions du PCF contre
l’Europe de Lisbonne, en contribuant au financement de cette campagne par le versement de
leurs indemnités.

La rédaction du courrier que tu as diffusé laisse, en effet, clairement entendre que ces élu-e-s
et moi-même avons affecté à notre enrichissement personnel des sommes que précédemment
et depuis des années, nous versions scrupuleusement à la Fédération. Or tu sais parfaitement
que ces sommes sont intégralement allées, non pas dans nos poches, mais dans le règlement
des frais de campagne de la seule liste qui se réclamait du Front de Gauche, donc des choix
nationaux du PCF.

Je te demande donc solennellement soit que la Fédération prenne en charge l’acheminement à


tous les communistes morbihannais d’un droit de réponse à ce courrier, soit de me
communiquer le listing des adhérents.

Dans l’attente d’une réponse que je souhaite écrite et dans les meilleurs délais, je te prie de
croire, camarade, à mes salutations plus que jamais communistes.
PCF Morbihan Communistes engagés dans le Front
de Gauche

Le 12 mai 2010

EN EFFET, TROP C’EST TROP !!!


Lettre ouverte à tout-e-s les adhérent-e-s morbihannais du PCF
(Cette lettre était rédigée et allait vous être adressée quand vous est arrivé un courrier de Marie-
Georges BUFFET : voir à ce propos le « post-scriptum » page 4)

Par un courrier en date du 6 mai signé de 29 camarades, vous avez été « informés » des « agissements
inqualifiables » perpétrés par le Maire Communiste d’Hennebont, par les Communistes qui étaient ses
colistiers aux régionales et par ceux qui ont soutenu sa liste de Front de Gauche, agissements visant à
« remplacer le débat par des intimidations physiques et des attaques personnelles » (sic !).

Ce courrier virulent qui confine à la diffamation lorsqu’il insinue que Gérard PERRON et les élu-e-s qui
ont cessé de verser leur indemnité à la Fédération auraient gardé cet argent pour eux (1) a au moins le
mérite de rompre enfin un silence aussi obstiné qu’hypocrite sur le conflit occasionné au sein de notre
Parti dans le Morbihan et en Bretagne par la campagne des régionales.

Afin de vous permettre de vous forger une opinion, nous avions, avant même que ce courrier du 6 mai
ait été diffusé par la Fédération, décidé de fournir à tout-e-s les Communistes des éléments
d’information incontestables sur le conflit qui nous oppose aux dirigeants départementaux du PCF.
Puisque ceux- ci ont cru pouvoir mobiliser en leur faveur l’attachement de Communistes au règlement
des différends internes par la voie du débat dans le respect des règles statutaires que s’est donné notre
Parti, les lignes qui suivent vous permettront de juger de ces 2 points de vues ce qu’il en est exactement.

1) De septembre 2009 aux votes de mars 2010 : sabotage et sauvetage du Front de Gauche en
Bretagne

Dès septembre dernier les propos et les actes des responsables communistes des 4 départements de la
région faisaient clairement entrevoir qu’ils ne souhaitaient pas que se concrétise en Bretagne la stratégie
de Front de Gauche ratifiée nationalement par 80 % des communistes.

Ce refus bientôt confirmé par l’organisation et le déroulement de la conférence de Rostrenen et de la


consultation du mois de novembre était censé être fondé sur trois grandes considérations : l’existence
d’un « risque de victoire de la droite », l'affirmation que les représentants locaux des partenaires du PCF
dans le Front de Gauche étaient inexistants ou sans fiabilité et donc une liste Front de Gauche impossible
à construire, et le postulat qu'en tout état de cause une liste de ce type ne pourrait pas franchir la barre
des 5 %.

Parce que nous estimions fausses et infondées ces 3 affirmations, parce que nous considérions que
l'enjeu national d'avancer dans la construction d'une véritable alternative à gauche dépassait de très loin
celui du gain ou de la perte d'un siège de vice-Président au Conseil Régional et parce que les moyens
mis en œuvre par nos dirigeants départementaux pour imposer l'adoption de leur stratégie de ralliement
dès le 1er tour à LE DRIAN nous ont paru incompatibles avec ce que devrait être le fonctionnement

(1) nos dirigeants savent parfaitement que ces élu-e-s qui avaient toujours scrupuleusement reversé
au Parti la totalité de leurs indemnités, ont reporté l’intégralité de celles-ci sur le financement de
la campagne de la liste du « Front Breton de Gauche » et par là sur la diffusion dans le cadre de
la campagne des explications anti-traité Lisbonne passées forcément sous silence par les
colistiers de LE DRIAN
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interne d'un Parti Communiste démocratique du 21ème siècle (2), nous avons entrepris de constituer une
liste de Front Breton de Gauche.

Les seuls faits que nous ayons pu constituer cette liste avec l'ensemble des partenaires du Front de
Gauche élargi et qu'elle ait obtenu plus de 3,5% des suffrages exprimés sur le plan régional ( dont 4,5 %
dans notre département) et le score piteux de la liste MALGORN ont apporté la preuve qu' AUCUN des
arguments censés justifier l'amarrage à la liste du Parti Socialiste n'avait de fondement... sauf à imaginer
que les Communistes inscrits sur la liste LE DRIAN ne lui auraient apporté que moins d'1,5 % des
suffrages exprimés !!

2) Au lendemain des votes : il ne s’est rien passé !!…

Après de tels résultats, dans une telle situation de division du PCF sans précédent dans notre région il
semblait aller de soi que s'engagent un débat et une réflexion collective de fond tant sur l'orientation et
sur la mise en œuvre de notre stratégie que sur le fonctionnement interne du Parti.

Loin de prendre cette voie nos dirigeants bretons ont fait le choix de faire comme si .... RIEN ne s'était
passé ! L'analyse du scrutin, signée des secrétaires des 4 fédérations adressée par ceux-ci à tous les
adhérent-e-s, a réussi le tour de force de ne rien dire sur le fait qu'un communiste sur deux et sans doute
davantage a soutenu une autre liste que celle qui avait droit à notre sigle officiel sur le matériel de
campagne de Jean-Yves LE DRIAN. Les centaines de personnes, dont une majorité de membres et de
sympathisants du PCF, qui ont rempli les salles des meetings de Gérard PERRON et ont versé pour sa
campagne en l'espace de trois semaines plus de 40.000 euros de contributions, n'existaient apparemment
pas pour Daniel GILLES, pour Gérard LAHELLEC et pour Thierry GOYET. Sous le prétexte fallacieux
d'éviter de durcir les clivages entre nous, c'est le débat de fond qui était escamoté et en fait refusé.

Parce que nous voulons sortir par le haut de cette impasse nous avons demandé en application de l'article
8 (ci-dessous) des statuts du Parti Communiste la convocation d'un Congrès extraordinaire (courrier
reproduit page 4)

Cette demande présentée par 20 membres sur 50 du Conseil Départemental actuel du Parti a été
confirmée, signatures à l'appui, par quelques 180 autres membres du PCF : 50 à Lanester, 37 à Pontivy,
19 à Hennebont, 21 à Port-Louis, etc. ... soit de loin beaucoup plus que ce que requièrent nos statuts.

Or de nouveau, nos dirigeants ont fait le choix d'essayer de botter en touche. Au prétexte que le prochain
Congrès National du Parti qui se tiendra au mois de juin sera statutairement un Congrès
« extraordinaire » et que par suite, le Congrès qui va le préparer au plan départemental le sera également,
ils ont feint de considérer que notre demande était sans objet. Et par un courrier en date du 27 avril (texte
en pièce jointe) ils ne répondaient ni « oui » ni « non » aux vingt membres du C.D. qui leur avaient écrit
le 15 avril et se répandaient en belles paroles sur la nécessité de « renouer les liens par la discussion et le
travail en commun ». Mais dans le même mouvement, ils assortissaient la convocation du Conseil
Départemental du 4 mai chargé de préparer le Congrès Départemental d'une motion à adopter ou refuser
d'avance par correspondance (pour les absents éventuels du 4) ayant pour seul objet d'écarter des débats
du Congrès les questions qui motivaient la demande de Congrès extraordinaire présentée le 15 avril.

(2) tri sélectif des délégués à la conférence régionale de Rostrenen, rédaction manipulatrice et
unilatérale des documents de la consultation des adhérents de novembre, utilisation exclusive des
moyens du Parti pour porter et valoriser les points de vue des dirigeants etc. ...

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3) Aujourd’hui : du silence au vacarme, de l’affectation d’indifférence aux menaces de
sanctions

Ce refus désinvolte d'appliquer l'article 4 des statuts du Parti ayant conduit des camarades non-membres
du Conseil Départemental à vouloir assister à la réunion de celui-ci, le premier secrétaire a le 4 mai à
Quéven suspendu, avant même qu’elles aient commencé, les délibérations du conseil départemental, non
sans avoir au préalable fait approuver son projet de motion par un vote nominal intervenu sans débat et
sans que soit pris en compte une demande de vote à bulletins secrets : ce qui est une entorse de plus aux
statuts de notre Parti (article 4 . 2 ci-dessous).

Puis, parce que la tactique d’opposer le silence et le déni des problèmes à la réalité, n’était vraiment plus
tenable, nos camarades dirigeants ont fait le choix de passer à l’offensive et de se poser en défenseurs
des statuts du parti en agitant la menace à peine voilée de refuser à tous ceux qui ont été candidats sur la
liste du Front de Gauche ou qui l’ont soutenue en lui reversant leurs indemnités ou une partie de leurs
cotisations le droit de prendre part et d’être représentés au congrès de juin.

C’est là la vieille ruse du loup qui crie au loup ! Car pas plus qu’ils ne peuvent nier qu’ils ne tiennent
aucun compte, comme nous l’avons montré, des articles 8 et 4 des statuts de notre parti régissant la
convocation des congrès extraordinaires et les votes secrets au sein de nos instances, ils ne respectent la
lettre et encore moins l’esprit du préambule de ces statuts selon lequel « la diversité est gage
d’efficacité…elle implique des formes et des pratiques d’organisation qui font de la reconnaissance et du
respect des opinions différentes sur les objectifs à mettre en œuvre une dimension essentielle de la
souveraineté des communistes »

Nous ne baisserons pas les bras

Parce que nous n'acceptons pas et n'admettrons jamais que notre Parti Communiste sombre dans des
pratiques qui étaient l'apanage des formations bourgeoises et social-démocrates, parce que nous voulons
que nos adhérents conservent ou retrouvent l'enthousiasme et l'engagement pour les valeurs
d'humanisme et de participation, de partage et de solidarité tant sociales qu'internationales qui sont le
fondement même de notre engagement, et parce que nous pensons que la vieille maxime socialiste selon
laquelle « le développement de chacun est la condition de l'émancipation de tous » doit s'appliquer aussi
au fonctionnement interne de notre Parti Communiste, nous ne baisserons les bras.

Nous sommes décidés à continuer d'agir pour que les Communistes soient maîtres de leur Parti et règlent
leurs désaccords par une vraie discussion et un débat de fond. Notre démarche n'a pas pour but de régler
des comptes personnels mais bien de corriger dans l'intérêt de tous le fonctionnement de nos instances
sur la base des valeurs qui fondent notre engagement et notre identité.

Signé par Gérard PERRON et les militants du PCF engagés dans le Front de Gauche

Article 4.2 des statuts du PCF : « le vote est individuel. Il est toujours secret pour l'élection à toutes
fonctions et responsabilités. Il l'est pour tout vote, dans l'instance concernée, si l'un de ses membres le
demande ».

Article 8 des statuts du PCF : «… un congrès départemental extraordinaire peut-être réuni, en dehors de
la préparation d’un congrès national…si 10 % des adhérents de la fédération le demandent. Ces 10 %
doivent être issus d’au moins 1/3 des sections et représenter au moins 10 % des adhérents de chacune de
ces sections. »

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PS : Le courrier en date du 11 mai, adressé à tout-e-s les adhérent-e-s du PCF de Bretagne sous
les signatures de Marie-Georges BUFFET et Jacques CHABALIER, met clairement en
lumière le fait que SEULS les secrétaires départementaux ont eu tout au long de ces
derniers mois le contact avec la direction nationale du Parti. Celle-ci ne dispose donc sur
les problèmes posés dans notre région au sein de notre Parti que d’informations totalement
unilatérales qui ne lui ont pas permis d’apprécier la réalité et de mesurer la gravité des
problèmes en question.

Dans l’espoir de corriger cette anomalie, dont nous avions d’ailleurs déjà bien conscience,
nous avons adressé en même temps que cette lettre ouverte aux adhérent-e-s un courrier
au secrétariat national pour qu’il reçoive une délégation conduite par Gérard PERRON.
Cette demande est évidemment maintenue et une telle rencontre n’apparaît que plus
nécessaire et urgente.

********************************

A Thierry Goyet Le 15 avril 2010


Secrétaire de la fédération du Morbihan du PCF

Cher camarade,

La campagne des élections régionales a mis en évidence d’importantes divergences entre les
communistes du Morbihan, tant sur la stratégie à suivre pour ces élections que sur la conception
que nous avons du fonctionnement du Parti.

A l’évidence, la direction de la fédération avait très tôt opté pour une stratégie d’alliance au premier
tour avec le PS, choix contraire à la plupart des autres régions de France et à l’offre nationale du
Parti. Ce choix avait été refusé par 58,32 % des adhérents de la fédération lors de la consultation
des 19 et 20 novembre 2009.

Quant aux moyens utilisés pour faire avaliser cette stratégie, ils ne correspondent pas à la
conception que nous avons d’un fonctionnement démocratique du Parti. Le moins que l’on puisse
dire est que la confrontation sincère des points de vue, sur des options claires, n’a pas pu avoir
lieu.

Ce refus du débat loyal et transparent ainsi que cette volonté d’alliance à tout prix avec le PS nous
a amenés, pour que le Front de gauche existe en Bretagne à ces élections, à nous engager pour la
liste « Ensemble pour une Bretagne à gauche » qui a désigné pour la conduire notre camarade
Gérard Perron.

Ces divergences se traduisent par une véritable crise au sein de notre fédération.
C’est pourquoi, forts de la signature de plus de 100 communistes du Morbihan, nous demandons la
convocation d’un congrès départemental extraordinaire comme le prévoit l’article 8 des statuts du
Parti.
Nous demandons que cette question soit inscrite à l'ordre du jour du prochain Conseil
Départemental.

Avec nos salutations communistes

Signé par 20 camarades du CD


BACCI Marc BOCHER Colette CARLAC’H Gérald CASTELIN Isabelle CHEVANCE Sylvie DESTOM
Catherine DORÉ-LUCAS Marie-Madeleine GALLAIS Joël GERBAUD serge GRANDJEAN Nicolas HARRY
Jean-Claude JAFFRÉ Françoise JARNO Jean-Paul KERGOAT Françoise LALYS Frédérique LE DEVEHAT
Thibault LE GOFF Jean-Yves LE GUEN Jean-Yves PAIN Stéphanie PERRON Gérard

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Aux adhérents et aux adhérentes
du PCF de la région Bretagne

Paris, le 11 mai 2010

Chère camarade, Cher camarade,

La coordination nationale, sitôt l’élection régionale terminée, a souhaité rencontrer région


par région les responsables communistes (secrétaires départementaux et secrétaires du
comité Régional) pour tirer avec eux les analyses et les bilans de la période écoulée
depuis le 34ème congrès, marquée en particulier par les élections européennes et
régionales.

Pour la région Bretagne, la rencontre s’est tenue le lundi 3 mai au siège du CN en


présence des 4 secrétaires départementaux de ta région.

Le souhait d’une telle rencontre avait également été exprimé par les quatre secrétaires
des fédérations Bretonnes.

Il s’agissait également d’avoir un premier échange sur les initiatives à prendre pour
riposter aux projets de la droite comme la mise en cause du droit à la retraite, la réforme
des collectivités, etc. et construire une majorité politique, sur des contenus
transformateurs, pour la battre lors des prochaines échéances électorales, cantonales et
sénatoriales en 2011, présidentielles en 2012.

Ces questions seront, tu l’as vu en prenant connaissance des textes plateformes qui te
sont parvenus par Communiste, au cœur du congrès d’étape du mois de juin de notre
parti.

Une idée force se dégage de l’échange que nous avons eu : ce congrès doit permettre à
tous les communistes de se retrouver pour discuter ensemble, approfondir et tirer les
enseignements critiques sur la mise en œuvre des choix de notre dernier congrès.

Lors des dernières élections régionales, la majorité des communistes Bretons, après deux
consultations et conformément à l’option que permettait l’offre nationale, a opté pour que,
dès le premier tour, se constitue une liste de rassemblement de la gauche et de forces
écologistes sur une liste d’union conduite par le Président socialiste sortant. Nous avons
appelé comme partout à respecter ces votes.
Ce choix, les modalités du vote, ont été contestés par des communistes dont certains ont
constitué une liste « Front breton de gauche »

Les problèmes issus de cette situation ne sont évidemment pas aujourd’hui surmontés et
nous pensons qu’il faut faire beaucoup d’efforts pour que les désaccords n’engendrent pas
des divisions insurmontables.

C’est cette raison que nous devons saisir l’occasion du congrès d’étape pour réfléchir
et dégager ensemble les solutions qui permettront aux décisions prises par les
communistes à l’issue de leurs débats d’être reconnues et respectées par tous.

Chacune, chacun, quelle qu’ait été son opinion, doit s’y investir. Ce sera l’un des aspects
de notre réflexion et des décisions à prendre pour la transformation de notre parti.

Quel que soit le choix fait dans telle ou telle région, une réalité s’impose : si le Front de
gauche a pu s’ancrer dans paysage politique français et constituer un espoir pour de
nombreux électeurs de gauche, nous sommes tous confrontés à la nécessité et à
l’urgence de lui faire franchir une nouvelle étape, à ne pas en rester à une simple
confrontation entre organisations politiques, pour permettre à un plus grand nombre de
citoyens, d’acteurs du mouvement social, de syndicalistes, de s’y investir à partir de leurs
préoccupations, leurs propositions et des valeurs qu’ils veulent porter dans le champ
politique.

Nous avons devant nous « le chantier » d’un Front de Gauche devenant réellement
populaire, affirmant sa vocation à construire une majorité politique pour mettre en œuvre
une véritable politique de gauche et ouvrir une nouvelle ère politique dans notre pays.

Des camarades bretons ont sollicité auprès de leurs directions départementales la tenue
d’un congrès exceptionnel sur la question des directions en les mettant en cause.

Toutes les fédérations de Bretagne ont fixé à ce jour leur congrès départemental dans le
cadre du congrès d’étape. C’est à ce moment que les discussions doivent se tenir.

Le congrès de 2011 procèdera au renouvellement de toutes les directions.

Nous avons besoin en 2010 de réussir un congrès d’étape de débat et d’action qui associe
tous les communistes dans leur diversité, un congrès rassembleur.

C’est pour cette raison que nous avons proposé de reconduire la direction nationale et que
nous proposons aux fédérations d’en faire de même.

Fraternellement.