K’eskon attend ?

Gratuit

Jeux vidéos , Harcèlement sexuel, ….

Le journal des impatients

n°49 Juin 2016

Sommaire : 
p.3 : L’ennui en cours/Edito 

p.4 : le harcèlement sexuel 
p.5-7  : Les rela ons profs/élèves 
p.8-10: dossier Gamers Asembly 
p.11 : Fans de 2 roues  
p. 12:  vivement 18 ans/L’ennui en cours 
p 13 :  Un journal lycéen 
 p.14 : Coiffeur  
p.15:  Foire du trône 
P.16 : chronique livre 

Toutes les photos ©keskon a end, 
Juin 2016. Imprimé à 900 exemplaires 
par Jouve, 733 rue St Léonard, 53100 
Mayenne 
ISSN : 2107‐5190  Collège René Descartes, 
98 bd Blossac, 86 106 Châtellerault.  
Projet soutenu et financé exclusive‐
ment par la ville de Châtellerault et la 
Communauté d’Aggloméra on du 
Pays Châtelleraudais. Merci à eux ! 
Partenariat avec le « 4 », pour des 
ateliers vidéo avec José Bourdon et des 
ateliers images avec                           
Aïssa  Kandila.   Merci ! 

p.17:le livre numérique 
p.18 : la médiathèque de Châtellerault 
P19 : élève et athlé sme  
p.20   : Fonteveille, cheval 
Couverture : Dessin réalisé par  
©Cyrille Gabard 

Journalistes : Pauline 
Baert, Fiona Berthault, Jus ne 
Bodin, Mar n Bureau, Nathan 
Fournier, Clément Bonneau, 
Quen n Cholet, Gabin Santer, 
Alexis Jouffriault, Jus ne Grollier, Mélanie Grelier, Nicolas 
Verdin, Marie  Doret, 
Alexandre Cuvert, Maxence 
Lalé, Laurene Cavallier,  Léa 
Chapelet, Julien Lacroix, Angelina Milloux, Anyssa David,  
Cyrille Gabard et Tiffany Theret. , 
Lisa-Marie Leuyet, Shana 
Etouaria et Nordine                                                            
Directeurs de publica on :   
Jacques Arfeuillère et          
Séverine Lenhard  

EDITO : Une nouvelle bataille à Verdun 
Le concert annulé de Black M, ne cache t-il pas en 
réalité un véritable problème ? Black M est un 
rappeur français d'origine guinéenne, très populaire chez les ados en ce moment. Mais son succès n'est pas partagé par tous, en par culier par 
le FN. En effet, le rappeur devait chanter à Verdun 
pour le cen ème anniversaire de la célèbre bataille. La proposi on faite par l’Élysée à la ville de 
Verdun a été au cœur d'une polémique. Le Front 
Na onal a réclamé l'annula on du concert. Les 
raisons évoquées par le par  poli que sont les 
suivantes : pendant la période où Black M faisait 
par e du collec f « Sexion d'Assaut », il aurait 
chanté des paroles à l'encontre de la France. Le 
groupe est également accusé d'avoir tenu des 
propos homophobes. C'est à cause de cela que 
laisser chanter Black M sur scène ce jour là serait, 
« un crachat contre un monument aux morts » 
selon Florian Philippot, le bras droit de Marine Le 
Pen, présidente du par . Cet événement suscite 
deux ques ons : Le Front Na onal ne souhaite 
pas laisser chanter Black M à cause des raisons 
évoquées ? En l’occurrence l'homophobie et des 
paroles haineuses envers la France. Ou est-ce 
parce que le chanteur est d'origine guinéenne et 
est noir ? Le par  poli que est connu pour ses 
prises de posi on racistes. A nous de rappeler que 
des soldats noirs sont venus défendre ont aussi 
défendu les couleurs de la France pendant la 
guerre de 1914-1918… 
 
 
 
 
Gabin Santer 

Tout le monde '' flippe ''
Messages, appels, au travail, dans la rue, ou même en faisant vos 
courses, tout est possible. Il est difficile de passer au travers de ces 
comportements de harcèlement qui nous pourrissent la vie.     

N

ous avons posé la ques on à 
plusieurs filles de 14 et 
15ans : « Lorsque vous voyez 
un homme derrière vous, 
avec un regard insistant, que faitesvous ? » La plupart des filles, nous 
ont répondu : « J'avance plus vite, je 
cours ou je change de tro oir. » La 
peur existe bien ! 
Il faut dire aussi que l’agression est 
toujours possible et n’existe pas que 
dans les journaux. En fin de journée, 
vers 17h, ce e jeune fille était en 
train de rentrer chez elle avec une 
amie. Lorsque son frère est arrivé et 
lui a dit qu'un homme les épiait derrière une poubelle, sur le coup elle 
ne l'a pas cru. Jusqu'au moment où 
une voiture s’est arrêtée à côté 
d'eux, et qu’une femme ouvrant la 
fenêtre leur a dit : « un homme vous 
suit, il se cache, dépêchez-vous de 
rentrer ». « Depuis, à chaque mo‐
ment que je passe dans ce e rue 
pour rentrer chez moi, ou pour aller 
au collège, j'ai peur». Chaque fois 
que je vois un homme, qui a juste un 
truc un peu de travers, j'ai peur. Elle 
ne l’a même pas vu, cet homme, 
mais elle a peur ! 

Autre situa on 
« Souvent, en rentrant chez 
moi,  vers 17h je voyais un homme 
qui devait avoir vers les 50 ans, assez pe t. Je passais devant chez lui, 
presque tous les jours et lui disais 
bonjour lorsqu'il était sor . Mais ce 
jour-là, il m’a dit bonjour et a ajouté : ''Tu ne voudrais pas rentrer ? » 
Je lui ai répondu non directement ! 
Mais il insistait en me disant qu'il 
n'avait plus de téléphone ! L'homme 
insistait encore, alors j'ai crié NON ! 
Et je suis vite par e, et je suis rentrée chez moi. 
Je n'ai pas osé en parler à mes parents par peur qu'ils préviennent la 
police, alors que c'était peut-être 
moi qui me faisais des films. Peutêtre, que ce vieux monsieur avait 
vraiment plus de téléphone… Cependant, maintenant, 
quand je passe devant la maison de 
cet homme je change vite de tro oir 
par peur qu'il sorte de chez lui. » 
Ce e jeune 

fille a eu peur et 

Harcèlement sexuel  
8% des agressions 
sexuelles 

Sont subies sur le 
lieux de travail ou 
d’études 

©Cyrille Gabard 

25% des gestes       
déplacés 

a encore peur aujourd'hui, ce e 
peur restera jusqu’à ce qu'elle déménage. Que dire de plus ? Le harcèlement sexuel est un ensemble de 
gestes, d'a tudes de paroles qu’il 
ne faut pas prendre à la légère : 
c’est un comportement de prédateur qui se moque du consentement 
de sa proie. Ça provoque la peur et 
la méfiance et on n’ose plus se risquer dans l’espace public. Quand 
c’est le fait de jeunes qui chahutent, 
qui interpellent vulgairement les 
jeunes filles, l’effet est le même. Ça 
commence avec une main qui se 
ballade, avec une insistance malgré 
le refus. C’est insupportable et c’est 
à dénoncer ! 
Anyssa David et Léa Chapelet 

L’ennui en cours, c’est ennuyeux
A l’école (primaire, collège, lycée), on est nombreux à parler d’ennui ! Effet des cours, de 
l’adolescence ? A cause du fait d’être enfermés quand la jeunesse nous pousserait à décou‐
vrir le monde, le vrai ? En tout cas, on a tous nos pe tes manies pour tuer l’ennui. 
Quelques exemples.   

M

aëla est au lycée.  Elle dit s’ennuyer souvent en cours, 
surtout en éduca on civique : « je n’aime pas la polique et ça ne m’intéresse pas du tout ! » Alors quand elle 
s’ennuie, il faut qu’elle ennuie les autres. Ou elle est sur son 
téléphone portable, et écrit des sms ! Elle ne connaît pas 
Aima, 14 ans, au collège mais on peut dire qu’elles partagent 
une même façon de voir les cours : elle, elle hait le la n, 
l’anglais et les arts plas ques: «  ce sont les pires ma ères 
du monde ! » Alors elle préfère dessiner, écrire, bavarder avec ses camarades 
(comme Benjamin, 19 ans, 
qui, en cours de mécanique, 
bavarde pour tromper l’ennui). Il lui arrive même de 
parfois dormir ! Suivant les 
jours et ses humeurs, elle 
pense à des sor es qu’elle 
pourrait faire avec ses amis 
ou à des disputes avec certaines personnes. 

ques ons existen elles du genre : « Si je gagnais 1million 
d’euros, qu’est‐ ce que je pourrais faire ? » 
Enfin, il y a ceux qui s’ennuient peu. Ça arrive ! Ainsi, Jeanne, 
15ans, ne s’ennuie pas souvent en classe de seconde. « Tout 
dépend de la ma ère ». De ce fait, elle dessine sur son cahier 
de maths pour tuer le temps !  
Baert Pauline, Cuvert Alexandre 

Du côté des plus jeunes, c’est 
l’imagina on qui prend le 
pouvoir. Quand Jean, qui est 
au CM1,  s’ennuie, il pense à 
des ac vités, crée des jeux 
dans sa tête ou même alors 
quelquefois, il se pose des 

©Keskon a end 

EDITO : « Eh, toi, t ' es bonne ! »
Aimeriez-vous que, dans la rue, des gens 
vous crient « t'es bonne », « j'aimerais 
t'avoir dans mon lit » ou encore « tu 
suces ? » ? J'en doute. Et pourtant, c'est 
ce que nous, les filles, pouvons vivre 
quelquefois. Et certains disent qu'on ne 
devrait pas réagir ! Les filles ne sont pourtant pas des objets, ou des poupées. 
Nous sommes des êtres humains, ça paraît banal de le dire, qui avons un cœur et 
une conscience.  
J'ai personnellement déjà vécu ce genre 

de situa on, et à plusieurs reprises. Par 
exemple, une fois, je marchais avec une 
amie dans une ruelle un ma n, et d'un 
coup deux garçons qui devaient avoir 
notre âge, nous ont crié « vous sucez 
pour un Mars ? ». Alors que ça les faisait 
rire, on était gênées, et on ne savait pas 
où se me re. Heureusement, il n'y avait 
que nous quatre dans la rue. On s'est 
regardées, et la même pensée nous a 
traversées : « ils sont cons ! ». De nature 
"grande gueule", je leur ai dit « Sales 
cons ! », et ils n'ont pas réagi. Nous 

n'é ons pas habillées de manière provocante, et pourtant, on s'est reçu des commentaires très désagréables de leur part.  
Que ce soit pour rire, ou en étant sérieux 
(ce qui est grave dans ce cas-là), le harcèlement de rue est un problème courant. 
Malgré ce que beaucoup de filles peuvent 
penser, on peut porter plainte si des 
commentaires sont ouvertement dits 
plusieurs fois, et par la même personne. 
Agissez ! 
Marie Doret  

Et si on se tutoyait ?
Les gens plus âgés, ceux plus haut placés, les plus jeunes,... avec tout ce monde, on ne sait 
plus qui vouvoyer ou tutoyer. En par culier à l'école. On a interrogé un professeur de fran‐
çais proche de la retraite, un professeur d'histoire géographie, ainsi qu'une proviseure de 
lycée. Voici leur trois visions des choses, qui sont assez différentes les unes des autres...  

En ce qui concerne le prof 
de français au collège...  

fants appellent parfois leur maître et 
maîtresse par leur prénom, et au 
collège, tout change d'un coup ! 
Pourquoi ? ". Lorsqu'il enseignait au 
lycée, il avait 22 ans, et certains de 
ses élèves n'avaient que deux ou 
trois ans de moins que lui, et le vouvoiement était impossible pour lui. 
Même si on lui demandait, il ne 
pourrait pas. Auparavant, il avait 
beaucoup plus d'élèves qui le tutoyaient sans aucune 
 
difficulté. Mais maintenant qu'il est beaucoup 
plus âgé, ça semble plus 
compliqué, à cause de 
l'âge.   
Et puis il y a la ques on 
des surnoms : on ne va 
pas se men r, on a tous 
déjà donné des surnoms 
à nos profs en cache e, 
pour se moquer gen ment d'eux. Pour la pete anecdote, le professeur de français a expliqué que son premier 
surnom a été JésusChrist, à cause de son 
ancienne barbe et ses 
cheveux qui ressemblaient à ceux de ce personnage. Il y a aussi eu 
Vercingétorix, parce qu'il 
avait une très grosse 
barbe à l'époque. Et l'inverse ? « Je 
ne donne pas de surnoms à mes 
élèves, mais ça m'amuse de re‐
prendre les surnoms que vous leur 
donnez. » termine-t-il.  
©Cyrille Gabard 

« Le respect, c'est l'a en on qu'on 
porte à quelqu'un d'autre. » Jacques 
définit ainsi le respect. Pour lui, 
il passe par l'écoute qu'il y a entre 
les deux personnes, et non par 
l'usage d'un pronom ou d'un autre. 
En ce qui le concerne et en direc on 
des élèves, il aurait beaucoup de 

comprendre sa posi on, il évoque 
ses propres enfants. Il éduque ses 
enfants, leur apprend tout un tas de 
choses importantes, et pourtant ses 
enfants ne le vouvoient pas. À ses 
élèves, il leur apprend également 
pleins de choses, et pourtant il y a 
quand même ce fameux « vous » qui 
place une distante. C'est pour cela 
qu'il laisse ses élèves le tutoyer s'ils 
le désirent, et même l'appeler par 

mal à vouvoyer ses élèves. « Le vou‐
voiement, ça met une barrière, et 
moi je suis pas d'accord pour les 
barrières ». Il passe beaucoup de 
temps par semaine avec ses élèves, 
et pour lui, une certaine proximité 
se forme obligatoirement. Pour faire 

son prénom, sans aucune gêne. Il a 
toujours fait beaucoup de projets 
avec ses classes, ce qui les a rapprochés en quelque sorte. Il prend volon ers un autre exemple : " À 
l'école primaire, souvent il n'est pas 
ques on de vouvoiement. Les en‐

Pour conclure, il trouve ça très dommage d'établir une distance aussi 
marquée avec ses élèves.  

En ce qui concerne le pro‐
fesseur d'histoire géogra‐
phie...  
Cédric est assez éloigné des concepons de son collègue. « Le respect 
que l’on porte à quelqu’un dépend 
de son âge, et de sa posi on dans la 
société par rapport à moi » : c'est 
sa no on du respect. Cela va donc 
être différent quand il va parler à 
un élève, ou à un patron. Par 
exemple, quelqu’un qu’il ne connaît 
pas du tout, il va le vouvoyer pour 
lui montrer le respect qu’il a envers 
lui. Alors que la majorité des professeurs du collège où il travaille 
tutoie leurs élèves, lui, il les appelle 

« monsieur » ou « madame ». 
Même que selon des inspecteurs, il 
serait le seul de l’académie à faire 
ainsi ! Mais sur le respect plus par culièrement, il ne va jamais dire à 
un élève qu’il est mauvais ou qu’il 
n’a pas bossé.  
En ce qui concerne le respect, si un 
élève en déviait, (ce qui est possible 
car nous ne sommes pas des robots), il le prendra à part pour parler et demandera qu’il présente ses 
excuses.  
Ce professeur aime bien me re des 
barrières invisibles tels que le vouvoiement qui, pour lui, rappelle 
qu’il n’est pas l’ami de ses élèves 

©Keskon a end 

 

mais plutôt leur professeur. Le vouvoiement n’empêche quand même 
pas une ambiance détendue, au 
contraire. Et lorsqu’il recommence 
à tutoyer un élève, cela veut dire 
qu’il doit plutôt faire a en on à lui, 
c'est un  genre d'aver ssement.  
En dehors du scolaire, il trouve ça 
beaucoup plus « classe » de vouvoyer. Ce e méthode du vouvoiement en a marqué plus d'un ! Lorsqu'il croise ses élèves ou anciens 
élèves, ces derniers le vouvoient 
toujours. Mais quand il anime le 
club Baby-foot du collège Descartes, il y marque une différence 
avec les cours. Car là-bas, on peut 
le tutoyer mais certains n’y arrivent 
quand même pas.  
En ce qui concerne les surnoms, le 
professeur d'histoire géographie ne 
se voile pas la face, et sait que tout 
le monde a un surnom. Le seul qu’il 
ait su le concernant, c’était il y a un 
an. C’était « Goty », et il trouve ça 
assez mignon. Par contre, pour les 
élèves, il en donne ouvertement. 
Mais pas un seul touche au physique, aux origines, ou au prénom. 
Malgré tout, il fait a en on à la 
rela on qu'il a avec la classe, et en 
par culier avec l'élève concerné, et 
surtout s'il a de l'humour ou pas. 
Par exemple, il a ribue les surnoms 
à quelqu’un qui se fait remarquer 
de par son a tude, pour l'embêter, 
mais il sait s’arrêter si c’est mal 
perçu. Mais le surnom ne s’u lise 
pas en permanence. Seulement 
quand il caractérise le trait de caractère qu’il fait ressor r à l’instant, 
pour faire retomber la pression et 
détendre l’atmosphère. Il fait aussi 
parfois de l’auto-dérision. Le professeur donne aussi des noms aux 
groupes de travail ou bien ce sont 
les élèves qui les ont proposés. Il y a 
eu par exemple « Les Fajitas, Les 
Lionnes ou encore Les licornes ».  

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Entre

©Keskon a end 

En ce qui concerne la provi‐
seure de lycée...  
Mme Grolier répond volon ers à 
l'interview. « Respecter l'autre, c'est 
reconnaître ce qu'il est », dit-elle. 
C'est sa no on du respect. Pour elle, 
qu'un élève tutoie un membre d'un 
établissement scolaire, est inenvisageable. Le vouvoiement marque la 
distance que des personnes peuvent 
me re, et elle s'en sert avec les 
élèves à qui elle parle. Elle, en tant 
que chef d'établissement, ne se permet pas de vouvoyer les élèves. Par 
contre, eux, le font.  
Pour la pe te anecdote : une fois, un 
élève s'est permis de la tutoyer alors 
qu'ils étaient en conflit. Suite à ça, la 
proviseure ne s'est pas gênée pour 
le sanc onner sévèrement.  
En effet, d'après elle, le ton, le langage u lisé, et le contenu de la discussion, marque par culièrement le 
niveau de respect qu'il y a entre les 
personnes concernées. Il y a également la façon de dire les choses, 

ainsi que le vocabulaire, qui différencie bien les rela ons.  Elle 
ajoute : « Il se trouve que dans notre 
langue, on peut tutoyer ou vouvoyer 
». Elle apprécie par culièrement le 
fait que, de part ce e différence, on 
montre la proximité qu'on peut 
avoir avec la personne en face de 
nous. Elle ne veut pas que ça 
change, bien au contraire. Elle souhaite vivement que cela reste 
comme ça. Mais « la distance n'em‐
pêche pas la bienveillance » comme 
elle l'a dit, et ce n'est pas ça qui 
change sa manière de parler aux 
élèves, et vice versa. Pour elle, 
même si un professeur est très 
jeune et qu'on est plus tenté de le 
tutoyer, il faut lui dire « vous », et 
d'avantage pour un vieux professeur.  
En ce qui concerne les surveillants 
des établissements, en son temps à 
elle, les élèves les vouvoyaient ! 
Alors qu'aujourd'hui, les collégiens 
et lycéens les tutoient sans aucun 
problème. D'après elle, c'est sûrement la proximité qu'il y a entre eux. 

Dire « tu » peut me re d'avantage 
en confiance, et les élèves sont bien 
plus portés à leur parler de leurs 
problèmes. Tandis qu'avec les autres 
membres de l'établissement, ils peuvent être assez mal à l'aise de leur 
raconter leurs tracas, à cause de la 
distance qu'il peut se trouver entre 
eux, simplement à cause du « vous » 
placé dans les phrases.  
On le voit,  les avis sont très partagés. Chaque personne a ses idées 
bien précises, et son mode de fonconnement. Tandis qu'un professeur de français proche de la retraite, est pour le tutoiement, la 
proviseur va à l'inverse de ce e 
idée. Le professeur d'histoire géographie, quant à lui, est un peu 
entre les deux idées : pour lui, tout 
va dépendre de la personne à qui on 
parle.  
Et vous, qu'en pensez-vous ?  
Dossier réalisé par  
Marie Doret et Maxence Lalé  

Une Manifestation de gamers
faite par des gamers !
Vincent Colas, c’est l’homme qui est à l’origine de la première Lan (Local Area Network) à Smarves en 2000 puis 
de l'associa on FuturoLAN en 2001. Il a 40 ans, il est dans le conseil d’administra on de ce e asso qui préside 
aux des nées de la Gamers Assembly de Poi ers, en est même le président depuis 2 ans. Responsable Informa‐
que au Cnam Poitou‐Charentes, il est aussi Gamer ! Rencontre avec celui qui connaît l’épopée de ce qui est en 
train de devenir une des plus importantes concentra ons de joueurs en France : la Gamers Assembly 

L'histoire de la Gamers Assembly de Poi ers ? 
Le challenge pour les organisateurs de 
LAN a été d'apporter un débit et une 
connexion internet encore plus performante que l'ADSL chez soi, avec un 
nombre de joueurs conséquent sur 
place. Un besoin qui était inévitable 
car, en parallèle, les éditeurs ont bien 
compris qu'au lieu de diffuser l'interface serveur des jeux, il était beaucoup plus judicieux de garder ce e 
propriété sur des plateformes à eux, 
sur internet, afin de capter les joueurs 
et toutes les sta s ques de leurs u lisa ons. 
©gbb.grosbill.com 

« Ça a commencé en 1999 et 2000. 
Etudiant, je me suis déplacé à des 
LANs qui étaient organisées surtout 
sur Paris. En 2000, il n'y avait pas 
l'ADSL, pour avoir une connexion Internet correcte et jouer 
entre copains, il fallait donc être sur 
Paris ou payer très cher une ligne Numeris. Les LANs étaient le seul moyen 
de se rencontrer pour jouer ensemble. 
Vu l'engouement des joueurs et 
l'a ente d'avoir des compé ons, le 
fait que les LANs étaient surtout organisées sur Paris, nous avons eu l'idée 
en 2000 avec mon frère Olivier de 
créer un évènement localement. 
D'abord à Smarves (150 joueurs), où 
nous faisions par e du Club Informaque puis, en 2001, à St Benoit dans la 
salle de la Hune (250 joueurs). Avec la 
par cipa on du club informa que de 
St benoit et nous avons créé l'associaon FuturoLAN. 
En 2003, nous avons croisé le chemin 

de René Monory qui nous a permis de 
passer au palais des congres du Futuroscope (550 joueurs). A par r de 
2003, nous embauchons dans l'associa on un contrat aidé à temps par el 
puis à 80% pour nous aider dans la 
comptabilité et le secrétariat. 
Nous avons ensuite sans cesse progressé, passé le virage du haut débit 
avec les connexions ADSL dans tous 
les foyers et nous sommes en 
quelques années arrivés au maximum 
des capacités du palais des congres du 
Futuroscope (1000 personnes). Nous 
avons eu peur qu'avec le haut débit 
les joueurs ne viennent plus dans les 
LANs mais c'est l'inverse : ils 
ont besoin de compé on sur place 
pour prouver réellement leurs qualités 
dans le sport électronique (l'e-sport), 
de se retrouver physiquement car leur 
équipe est souvent cons tuée de personnes de la France en ère, voire de 
des joueurs étrangers. 

En 2014, grâce à la construc on des 2 
nouveaux halls dans le parc des exposi ons de Poi ers et à l'aide de Grand 
Poi ers, nous avons pu a eindre dans 
ces nouveaux lieux 1 300 joueurs et 
nous pérennisons le poste dans l'associa on de notre secrétaire / comptable. 
En 2015, nous exploitons la totalité du 
parc des exposi ons (Hall A, B et les 
arènes) pour a eindre 1600 joueurs. 
Ce e année, nous avons pu accueillir 
plus de 1800 joueurs et encore certains tournois étaient à guichet fermé. 
En marge de ce e progression, au 
Palais des Congrès du Futuroscope,  nous n’avions que 1000m² pour 
les exposants et une moyenne de 
3000 visiteurs. Avec le déménagement 
au Parc des exposi ons de Poiers,  dès la 1re année nous avons 
a eint les 13000 visiteurs, en 2015 et 
ce e année nous avions 18000 entrées.  (…) 

L’interview
Qui est à l’origine de tout ça ? 
« Une bande de copains qui se retrouvent chez les uns et les autres 
pour jouer ensemble à des jeux vidéo, qui se déplacent à Paris pour 
voir d'autres passionnés dans des 
LANs et qui se lancent dans l'idée de 
faire la même chose à Poi ers le 
week-end de pâques. Nous avons 
suivi la courbe de développement de 
l'industrie du jeu vidéo et des communautés de joueurs en ligne souhaitant se rencontrer et disputer des 
tournois sur leurs jeux préférés. Nous 
avons dû faire face à 
une généra on qui ne joue pas au 
jeu vidéo et nous avons subi toutes 
les cri ques envers ce e nouvelle 
industrie vidéoludique. Nous avons 
dû, et nous le faisons encore, expliquer les bienfaits du jeu vidéo, casser 
l'image de Geek qui s'abru t devant 
un écran et passe son temps à 
jouer ... 

créé l'associa on est toujours là. En 
tant que président, je représente 
physiquement l'associa on, j'incarne 
les différents projets que 
porte l'associa on.  Je vais voir les 
élus et les pouvoirs publics pour les 
subven ons. J'essaie de maintenir 
aussi le  ssu associa f afin que les 
membres de l'associa on trouvent 
leur compte et restent mo vés, je 
supervise les réunions et les groupes 
de travails sur les différentes ac vités 
de l’associa on. Je présente à 
l'assemblée générale le rapport moral et le bilan des ac vités de l'associa on.  
L'édi on 2016 a marqué une étape, 
en nombre de joueurs, en nombre 

 

ard
ab

 

C'est au départ, 
une manifesta on de Gamers faite 
par des Gamers ! Aujourd’hui, 
quelques-uns sont par s suivant les 
aléas de la vie mais le noyau qui a 

 G
ille

Que reste‐t‐il de 
ce e équipe au‐
jourd'hui ? Quel 
est votre rôle à 
vous par culiè‐
rement ? 

Quelles sont les ini a ves mar‐
quantes de ce e édi on 2016 ? 
(rencontres, stands, ateliers, ac ons 
en marge...) 
Ce e année la nouveauté, 
c'est l'espace famille 
dans le village partenaire 
avec les ressources et entreprises locales ou de la 
région. (Fablab, SPN, éditeurs 
de jeux indépendant 
d'Angoulême. 
l'espace Mendés France, 
l'associa on 
m05 pour du 
retro gaming, 
un espace éduca f avec les 
écoles comme l'EESI, 
le CNAM Enjmin, le rectorat, 
canopée etc... ).  Au fils des ans 
nous avons vu des familles 
venir à la Gamers-Assembly, 
pas des geeks ou des proesport qui s'intéressent 
aux tournois mais des 
familles qui veulent 
voir des contenus 
nu- mériques, éduca fs, et ludiques. C'est le retour qu'ils nous ont 
fait l'année dernière car il manquait 
un vrai espace pour eux. C'est chose 
faite avec l'espace famille et le retour 
ce ce e année est très posi f.                  
 
 
 
 
À suivre 
yr
©C

Nous avons dû nous adapter et, 
comme expliqué plus haut, prendre 
le virage du haut débit et maintenant du très haut débit. Nous 
avons pu aussi nous développer 
grâce aux différents sou ens 
poli ques, que ce soit 
de 
Droite (département 
pour le palais des 
congres du Futuroscope) comme de 
Gauche (Grand Poiers). 

Nous sommes dans le paysage des 
LANs depuis le début, notre image et 
notre marque sont reconnues ; de 
plus nous avons su me re les garanes qu'a entent les joueurs : pas de 
latence réseau, pas de problème 
électrique, les lots sont donnés dans 
les temps, une ges on des tournois sans retard. Tout cela 
grâce aux personnes qui nous ont 
aidées, aux bénévoles, à tous ceux 
qui croient en nous et qui nous perme ent de progresser, de voir plus 
grand. 

 

de visiteurs, en couverture presse : 
pouvez‐vous préciser et nous dire 
ainsi ce qui fait que c'est devenu un 
grand événement d'envergure na o‐
nale ? 

par Axelle Lemaire avec 2 ar cles sur le sport électronique. 
La reconnaissance des compé ons de jeux vidéos (e-sport) 
qui nous permet de con nuer à faire des manifesta ons 
sans être sous contrôle de l'arjel (Autorité de Régula on 
des Jeux En Ligne) et un statut en CDD pour les joueurs 
professionnels de jeu vidéo. 
Je n'ai pas de boule de cristal pour voir l'avenir mais je dirais que cela va s'accélérer et nous devons prendre ce virage avec la ville de Poi ers en travaillant avec eux en tant 
que force de proposi on sur les opportunités que peut 
apporter le sport électronique et tout cet environnement 
vidéo ludique et culturel.  

Suite de la page 9 
Pour l'avenir. Quels sont les objec fs de la Gamers As‐
sembly ? Quelle est son ambi on ? 
L'objec f de la Gamers Assembly est de stabiliser l'évènement dans son format actuel, nous avons presque a eint, 
en 2 ans, les capacités du parc des exposi ons de Poi ers, 
et c'est vrai que chaque année nous voyons des membres 
de l'associa on sur les rotules, épuisés. Il est certain que 
c'est un sujet qu'il faut surveiller de près car notre force et 
notre avenir ne peuvent se faire qu'avec les membres bénévoles de l'associa on. Nous sommes arrivés à un format 
où pour faire plus, il nous faudrait des ressources humaines à temps plein dans 
l'associa on (Un chef de 
projet, un commercial). Nous 
sommes contactés par différentes villes pour organiser 
aussi des LANs mais nous ne 
pouvons pas y répondre. 
De plus, Grand Poi ers veut 
capitaliser sur cet évènement et souhaite développer la ville de 
Poi ers autour 
du numérique et du sport 
électronique car tout est à 
faire dans ce secteur. Nous 
sommes à un tournant, et les 
lignes viennent de bouger via 
le projet de loi pour une République numérique porté 

Propos recueillis par Nathan Fournier et Quen n Chollet 

©gbb.grosbill.com 

Pour en savoir davantage  

L’avenir du jeu vidéo
« Le jeu vidéo souffre de nombreux préjugés, toutes les études 
démontrent qu'il y a autant de femmes que d'hommes qui jouent 
au jeu vidéo, par contre, dans le secteur de la compé on, c'est 
vrai qu'il y a un vrai fossé. D'autres recherches ont démontré que 
les femmes sont propor onnellement plus nombreuses à jouer à 
des jeux sur smartphone, Facebook, ou sur des portails Internet. 
Certains jeux comme Hearthstone réconcilient un peu ce e différence. Il faudrait chercher dans notre environnement social éducaf mais je laisse ça à des spécialistes. 
Le professionnalisme dans le jeu vidéo existe déjà et ne peut 
qu'augmenter si certains freins sont levés. Le statut  du joueur professionnel reste à définir, le fait que l'e-sport ne soit pas reconnu 
par le ministère de la culture et des sports, tout cela ne facilite pas 
l'expansion du professionnalisme. Un joueur qui veut se professionnaliser doit actuellement se me re en travailleur indépendant 
ou par r à l'étranger. » 
10 

TimeLine Associa on FuturoLAN : h p://
presse.futurolan.net/page/ meline 
Chiffre analyse AFJV : h p://www.a v.com/
chiffres_jeux_video.php 
Rapport du S.E.L.L : h p://www.essen eljeu-video.fr/#2016 
Le rapport sur le développement de l'esport remis à Axelle Lemaire h p://
www.economie.gouv.fr/rapport-etapedurain-salles-e-sport 
Etudes anglaise de 2014 sur les femmes et 
le jeu vidéo : h ps://
www.theguardian.com/technology/2014/
sep/17/women-video-games-iab 

La « bielle passion» de
Pascal et Jean-François

©Keskon a end 

Il y a 19 ans de cela, Pascal 
Dubois et son ami Jean‐
François Amirault fondent 
une associa on nommée les 
« Bielles Nickelées », une as‐
socia on de fondus de motos, 
de solex, bref, de moteurs. 

T

out a commencé quand il était ado par une pe te 
supercherie. Pascal était alors un excellent reproducteur de signatures (ce que nous conseillons à 
nos lecteurs de ne pas reproduire), et c’est ainsi 
qu’il a obtenu son BSR sans l'autorisa on de ses parents. Il a par la suite acquis une motobécane type 
av32, donc un 50 cc qu'il avait payé environ 150 francs 
ce qui serait aujourd'hui à peu près égal à une somme 
de 30 €. Il pouvait donner libre cours à sa passion naissante. 
Ça ne s’est pas arrangé par la suite. Pascal raconte 
comme un merveilleux souvenir, ce  jour de soleil où il 
se trouvait dans son jardin. Quand il entendit un bourdonnement venant de la route, il se dit : « C'est sûrement une moto, mais ce bruit ne m'est pas familier. » Il 
vit alors tout un peloton de motos d 'avant-guerre passer devant chez lui. Il prit son vélo et les suivit jusqu'à 
leur point d'arrêt. La passion de la moto ancienne s’est 
ancrée à ce moment-là : 5 ans plus tard, l'associa on 
des Bielles Nickelées était née. En hommage à Croquignol, Filochard et Ribouldingue, trois pe ts bandits 
d’une vieille bande dessinée de Louis Forton : «Les 
Pieds nickelées ». 

retapés. Le rythme de sor e est tranquille ( deux sor es 
par an, une sor e moto hivernale en janvier et une sore solex en octobre) mais le nombre de kilomètres est 
au rendez-vous, entre 120 et 150 pour les motos et 
entre 80 et 100 pour les solex. Le coût d'une sor e en 
tant que par cipant est d'environ 25 € par personne, et 
cela depuis une vingtaine d'années. Cela comprend le 
restaurant, le vin chaud et le travail de toute l'équipe. 
La difficulté pour l'équipe est de trouver un restaurant 
ouvert le dimanche et qui serait prêt à accueillir 90 personnes minimum, leur technique consiste à trouver en 
premier un restaurant et ensuite tracer le circuit autour. 
Ce qui parfois pose problème. Pascal raconte, par 
exemple, ce jour de sor e sans tracé. « La veille de la 
sor e moto, un adhérent du club se proposa de faire les 
tracés du circuit pour le lendemain. Malheureusement il 
tomba en panne  de voiture l'après-midi et ne put pas 
finir son tracé ni venir le lendemain. Le jour de la sor e, 
je me suis retrouvé avec 80 motards sur les bras mais 
aucun tracé sur la route ni sur feuille. » Depuis ce jourlà, Pascal et son équipe partent à plusieurs pour faire 
les tracés, histoire de ne pas se retrouver penaud le jour 
J. Pour pouvoir tracer la route… 

 Sor r à Moto 

Julien et Alexis 

L’objet de l’associa on ? Rouler, sur les vieux véhicules 

11 

Voler de ses propres ailes
18 ans, c'est un peu le graal de l'ado, ce moment magique où tout doit devenir pos‐
sible, où on  aurait la liberté de tout faire ou de tout devenir. Quand j'aurai 18 ans 
remplace progressivement le "quand je serai grand" de quand on est enfant. Alors 
justement, quand on aura 18 ans, quelle est la première idée qui nous passe par la 
tête ? Quelques réponses glanées ici et là au fil des discussions.  
 
maison familiale. Je serai 
vraiment indépendant !" 
"Pour moi, avoir 18 ans, 
c'est par r s'installer aux 
Etats Unis pour apprendre 
à parler couramment l'anglais." "Moi, je voudrais 
sor r vite de l'école : 
quand j'aurais 18ans, je 
chercherai un travail." 
"Moi, c'est le contraire, 
quand j'aurais 18 ans je 
con nuerai mes études, et 
encore longtemps ! " 
"Quand je serais majeur, je 
chercherais une place dans 
le monde du travail et 
j'achèterai un appartement. Je rêve d'être chez 
moi, dans un lieu que j'arrange comme je veux" 

©Keskon a end 

Un rêve de liberté 

E

n premier lieu, "quand j'aurai 
18 ans, je passerai le permis » 
Celui-ci reste encore un peu le 
symbole de l'autonomie, du 
"pouvoir voyager", sinon du besoin 
de se déplacer seul. il faut dire qu'à 
18ans, nous sommes tous indépendants, c'est en tout cas ce que beaucoup répondent. Même si les plus 
sérieux disent qu'ils veulent con nuer leurs études quand d'autres 
parlent surtout de profiter de leur 
jeunesse. 

Pe t florilège de réponses  
 

"J'ai  15ans, quand j'aurais 18 ans, si 
je passe mon permis, c'est pour pou‐
voir voyager avec mes amis." 
"Moi aussi, quand j'aurai 18 ans, je 
ferai le tour du monde avec mes amis 
et ma famille, je les emmènerai voya‐
ger et découvrir de nouveaux pays 
ainsi que de nouvelles cultures."  
"Eh bien, moi, quand j'aurai 18 ans, 
je chercherai à être pompier pour 
sauver des vies." "Moi, c'est simple : 
quand j'aurai 18 ans, je qui erai la 

12 

On le voit, rien de très original dans ce rêve des 18 
ans, sinon le fait que la 
majorité, c'est pour la plupart d'entre nous, un rêve 
de liberté. Même si on sait 
que tout cela s'accompagne 
du fait qu'il faudra bien aussi assumer des responsabilités. Et voler de 
nos propres ailes, c'est aussi savoir 
voler en se guidant soi-même. C'est 
un peu comme un âge symbolique, 
une fron ère que l'on souhaite dépasser tout en la redoutant un peu. 
Et si l'on fait une plus ou moins 
grosse "bê se", nos parents ne sont 
plus responsables de nos actes...  
 
Mélanie Grelier et Shana Etouaria 

Un journal n’a pas qu’une vie
"Encre Vive" est un journal créé par les 
élèves du lycée Marcelin Berthelot en en‐
seignement d’explora on. Il existe depuis 
plusieurs années, est désormais bien im‐
planté. Voici une présenta on pour vous 
aider à mieux le connaître. 

Le journal 
Ce qu'il faut savoir, 
c'est qu'Encre Vive 
n'a pas toujours eu 
ce nom. Il a d’abord été L'Ane Rouge (“Journal” à l’envers 
pour prendre l’info à “rebrousse-poil). Mais l'équipe a 
décidé de changer ce nom en Encre Vive car ils devaient 
l'expliquer tout le temps et c’était ressen  comme trop 
compliqué. Ils donc choisi Encre Vive, « Encre » pour la 
jeunesse et « Vive » pour la Vienne, qui se situe à côté. 
Il y avait déjà eu plusieurs tenta ves de journal avant 
tout cela mais aucune n'avait pas encore trouvé son public. Et, de ce fait, il y avait beaucoup de temps qui 
s'écoulait entre chaque édi on. Aujourd’hui, le public est 
là, l’équipe est rodée et maintenant, le journal paraît à 
chaque trimestre. 
Le cadre ? Une équipe de quatre adultes, tout d’abord  : 
en plus du professeur de français et d'histoiregéographie, il y a la documentaliste et l'animatrice culturelle. 
La diffusion ? « Encre Vive » n'est distribué qu'à Berthelot 
et  ré à 120 exemplaires seulement pour être sûr qu'ils 
soient tous distribués, mais il peut y avoir des numéros 
très demandés comme le spécial Charlie Hebdo qui a été 
distribué à plus de 250 exemplaires. 
Les journalistes 
Les élèves viennent par curiosité et par envie d'écrire. Et 
puis il y en a qu’on connaît bien à K’eskon A end, ce sont 
ceux qui  viennent de la classe journalisme et/ou du club 
presse du collège René Descartes. N'importe quel élève 

13 

©Keskon a end 

peut intégrer l'op on journalisme à 
tout moment de l'année parce que ce 
n'est pas une classe spéciale (comme 
au collège Descartes) mais une op on. 
Une année dans l’ac vité journalisme 
se passe ainsi : un groupe composé de 
peu de personnes font une ac vité 
durant tout le trimestre (radio, télévision et écriture d'ar cle) et chaque 
élève doit, à la fin de l'année, avoir fait 

les trois ac vités. 
Malgré ce que l'on pourrait penser, les élèves qui adhèrent à ce e ac vité ne font pas obligatoirement un bac L. 
L'ambiance durant une conférence de rédac on est 
bonne. Chaque élève part de ses propres expériences, 
convic ons ou préférences pour donner des idées de 
sujet. Il y a également les sujets d'actualité qui demeurent inévitables. Les journalistes se distribuent donc les 
sujets mais le font seuls : ils sont autonomes. L'une des 
responsables avoue : "C'est très très rare que les journalistes écrivent à plusieurs." Grâce à ce e organisa on, 
Encre Vive a reçu plusieurs prix. 
Ce que les autres élèves en pensent 
Tandis que certains ne connaissent pas vraiment le journal, d'autres sont toujours pressés de voir les nouveaux 
journaux qui arrivent à chaque trimestre. Ils ne lisent pas 
tous les ar cles, évidemment, et seulement ceux qui les 
intéressent. « Le journal de Berthelot traite, à mon goût, 
des sujets intéressants, et parfois moins. Ça dépend de 
chacun je suppose ! » dit une élève. Certains ont parlé 
des journaux avec une par e qui se détachait, ce concept 
leur a plu, et on a beaucoup loué aussi le spécial Charlie 
Hebdo qui était bien aussi, qui a apparemment fait l’info 
puisque plusieurs personnes en ont parlé. On leur souhaite bon courage pour la suite ! 
Marie Doret et Nicolas Verdin 

©Keskon a end 

Délicat jusqu’au bout des cheveux !
Proposer des cheveux à celles qui n’en ont plus à cause de la maladie, c’est ce que ce 
salon un peu différent propose depuis 6 ans à sa clientèle. Rencontre. 

C

’est à Châtellerault ; c’est un joli salon crée en 
2010 et c’est un salon légèrement différent des 
autres salons. La coiffeuse propose à ses clientes 
malades (en chimio thérapie à cause du cancer) 
des prothèses capillaires, des perruques pour parler simplement. En les accompagnant, en faisant en sorte que 
ces femmes malades soient tout autant féminines que les 
autres ! Son but est d’apporter « un peu de bonheur, un 
peu de beauté, de rendre les gens heureux », selon ses 
propres mots. Et pour cela, elle a donc réalisé une formaon à Paris qui se présente en deux par es ; une par e 
pra que, puis une par e psychologique. Ce e par e psychologique consiste à savoir comment recevoir la cliente 
et comment savoir être à l’écoute. Et rien n’est plus important quand on traverse ce e période cri que où la 
maladie non seulement menace mais, en plus, touche à 
votre féminité, à votre image. Comment faire face ? Comment accepter la perte de cheveux ? Comment franchir le 
pas d’aller acheter la perruque ? C’est à toutes ces quesons que ce e professionnelle d’un autre genre répond. 

125euros puis le prix varie suivant les différents modèles. 
Heureusement la prothèse est en èrement remboursée 
par la sécurité sociale. Le 2ème rendez-vous consiste à la 
pose de la prothèse. Et là encore, on tâche de faire ça en 
douceur et en toute discré on. Un coin « priva sé » 
existe dans ce salon pour ces femmes car cela reste assez 
personnel.  La prothèse nécessite des soins, un shampoing par semaine avec des produits spécialisés puisque 
ce sont des cheveux synthé ques. La pose se fait donc 
dans un coin du salon avec la coiffeuse. 
Généralement, au bout de quelques mois, après les traitements, les dames retrouvent leurs cheveux et enlèvent 
leur prothèse. Les prothèses capillaires pour homme 
n’existent pas, au grand désespoir de certains. On considère que pour un homme, c’est plus facile de le cacher et 
moins choquant ! Cet avis reste assez mi gé car quelques 
hommes en font quand même  la demande. Nul doute 
que si la demande existe, ce salon saura s’adapter… 
Baert Pauline et Lalé Maxence 

Comment ça se passe ? 

Pause Coiffure 
133 rue Bourbon,  
86100 Châtellerault 

Tout d’abord, ces femmes prennent un premier  rendezvous avec le salon afin de commander leur prothèse capillaire dans des magazines. C’est le premier contact, c’est le temps des conseils, c’est le 
temps du réconfort. Le stock de prothèses est à 
Paris : le choix est vaste pour être sûr de répondre vraiment à l’a ente, de proposer 
quelque chose qui soit le plus près possible de 
la nature. Les prothèses coûtent minimum 
14 

Foire du Trône : l'émotion est reine
Certains veulent juste s'amuser. Mais  L'adrénaline et la peur  a rent aussi un grand nombre 
de personnes dans les fêtes foraines. Ils veulent ressen r. Ressen r des émo ons. Ils sont en 
quête de sensa ons. Pe t reportage à la foire du trône à Paris.   

L

eu envie. Louise a eu très peur de 
vomir, ou de "tomber dans les 
vapes" après être descendue du 
manège, mais finalement, elle a des 
étoiles dans les yeux, et tout s'est 
passé comme prévu. « A la seconde 
où mon ami et moi é ons propulsés, 
j'ai crié à m'en péter les cordes vocales ! J'ai du mal à me souvenir de 
tout, je l'avoue, mais je me rappelle 
que je m'étais forcée à ouvrir les 
yeux pour pouvoir voir la vue avec 

©Keskon a end 

ouise n'est pas une habituée. 
Et c'est aujourd'hui son tout 
premier manège à sensa on 
dans une grande fête foraine. 
Il fait nuit, et elle a peur, mais en 
même temps, elle est très excitée à 
l'idée de le faire enfin. Elle a endait 
ça depuis des années, a endant 
d'en avoir le courage. Finalement, 
ce soir, le courage est enfin venu 
jusqu'à elle. Elle l'exprime d'ailleurs 
très bien : « j'avais peur mais j'avais 

tellement hâte en même temps, 
c'était un mélange de ces deux sensa ons, et c'était vraiment bizarre ! 
» Son tout premier manège, c'est La 
Boule, et elle n'a pas été déçue ! Ça 
n'était pas prévu qu'elle le fasse, 
mais sur un coup de tête, elle en a 

les lumières qui brillent dans le noir. 
C'était magique ! La Boule va un peu 
dans tous les sens, on ne se rend 
pas forcément compte dans quel 
sens on est, à part quand on a la 
tête en bas. Quand La Boule retombe, on a l'impression qu'on va 

15 

s'écraser sur le sol comme une météorite ! » raconte-t-elle, avec un 
grand sourire. En bref, elle a adoré 
faire ça, et pour conclure, elle précise même « si c'était à refaire, je le 
referais sans hésiter ! ».  
Déçue par l'ascenseur  
Aima, quant à elle, a également fait 
un manège à sensa on. C'était sa 
première fois, et au contraire de 
Louise, elle a été plutôt dé 
çue. Elle a fait l'ascenseur, 
mais il n'était pas très haut. 
À la base, elle voulait ressen r des sensa ons, voir 
ce que son corps pouvait 
exprimer en elle. « Tout le 
monde me disait que c'était 
super bien, que je devais 
absolument essayer, qu'on 
a comme le crâne retourné. 
Mais je n'ai pas du tout eu 
ce e sensa on, et j'ai donc 
été mécontente de ce manège. En plus, il n'était pas 
très haut, donc ça ne m'a 
rien fait du tout. » confie 
Aima.  
Heureusement pour elle, 
elle en a fait un autre par la 
suite. « Je ne me souviens 
plus du nom, mais en gros, 
c'est un gros manège où on 
est en l'air, et ça tourne. ». 
Elle a eu ce qu'elle voulait, en découvrant des émo ons jusque là 
inconnues pour elle, des mélanges 
qu'elle voulait enfin ressen r. (…) 
À suivre page suivante 

(…) suite p.16 

La boule, l ' ascenseur,
qu ' est- ce que c 'est ?
La Boule, c'est une sphère qui est reliée à 

©Keskon a end 

Elle a endait ça depuis longtemps. Elle 
décrit très bien ce 
qu'elle a ressen  lorsqu'elle était dans le 
manège : « je pensais 
ressen r un peu de 
peur, d'adrénaline 
[…], et j'ai ressen  
encore plus que ça au 
final, le cœur qui bat 
quand le manège se 
penche en avant, 
ce e sensa on de presque tomber dans le vide ça rapporte de la peur et 
c'est une superbe combinaison de sensa ons ! ». En tout cas, pour ce e 
deuxième fois dans un manège, on peut en conclure qu'elle n'a pas été    
déçue comme la première fois !  

Marie Doret 

deux élas ques géants. Elle con ent deux 
places. Quand on nous a bien a achés, la 
boule se monte un pe t peu, le temps que 
les deux élas ques se tendent bien de 
chaque côté. Une fois tendus, les élas ques 
se détendent pour propulser la sphère jusqu'en haut.  

L'ascenseur, c'est un manège où les gens 
sont assis dans des sièges, placés euxmêmes tout autour d'une grande tour. 
Lorsque les gens sont a achés, les sièges 
montent jusqu'en haut doucement, et arrivés au bout, ils a endent quelques minutes. Et, d'un coup, ils descendent à 
grande vitesse jusqu'en bas. 

Une véritable perle…
L’auteur jeunesse à succès, Timothée de Fombelle, nous a encore prouvé son talent avec le roman « Le 
Livre de Perle ». Délicat et révélateur, voici une cri que de ce pe t bijou li éraire… 

T

out commence dans un autre 
monde, un étrange royaume. 
Notre personnage est Joshua 
Perle, Ilian, plusieurs noms, 
un seul homme, un seul prince. Dans 
l’étrange royaume, on assiste à la 
naissance d’Ilian, qui sera mortelle 
pour sa mère, la reine. Le roi devient 
fou, et c’est Ian, le grand frère 
d’Ilian, qui prend le pouvoir. Terriblement rancunier Ian tente de tuer 
son frère. Ce dernier est alors exilé 
dans notre monde, au cœur de la 
Seconde Guerre Mondiale, loin de la 
fée qu’il aime. Recueilli par un 
couple de confiseurs juifs à Paris, 
Ilian prendra alors l’iden té de Joshua Perle. Au milieu de l’occupa on 
et de la résistance, notre héros fera 
tout pour retrouver son royaume. 
Une écriture féerique 
Épopée mystérieuse et fantas que, 

l’imagina on de l’auteur est époustouflante. Allant de surprises en 
surprises, le lecteur plonge dans la 
recherche de la féerie dans notre 
monde. L’auteur sous couvert d’un 

ternel, l’amour, la guerre, etc. Il retrace la vie du héros avec en second 
plan la guerre, traitée de manière 
tout à fait ina endue mais réellement efficace. 
Teinté de poésie, « Le Livre de 
Perle » résonne juste en laissant de 
côté la vision manichéenne des 
contes de fées (bien que légèrement 
présente) tout en gardant le charme 
et la magie des contes. 
Timothée de Fombelle nous propose 
ici un roman d’aventure, d’amour, 
historique et fantas que où tous les 
genres sont parfaitement accordés. 
La plume est irréprochable, le récit 
est bien mené et le sujet est passionnant. 

royaume magique et d’une extraordinaire aventure aborde des sujets 
plus délicats comme la rivalité fra-

« Le Livre de Perle » est une véritable réussite, à lire de toute urgence ! 
Jus ne Grollier 

16 

©Keskon a end 

Chuuut! Pas de bruit...

Q

ui fréquente la médiathèque et pour quoi ? C’est un 
peu ce que nous voulions savoir en allant interroger 
les personnes qui la fréquentent. D’abord, sont-ils 
des habitués ? Certains disent qu’ils y vont souvent 
quand ils ont du temps libre, d’autres disent qu’ils n’y vont 
« pas assez ». Pourquoi ? La plupart des personnes interrogées ont répondu qu’ils lisaient ou qu’ils empruntaient des 
DVD, des magazines. Mais pour d’autres, c’était plus pour 
travailler que ce soit en groupe ou seul (lorsque des examens approchent par exemple), certains y vont aussi pour 
u liser la Wifi (pour travailler ou si on n’as pas de Wifi chez 
soi). On voit que les usages sont divers et répondent à des 
besoins très différents. 
D’ailleurs, en interrogeant le public, on s’est rendu compte 
que tout le monde n’est pas inscrit. La majorité de ceux 
qu’on a interrogés ont dit qu’ils l’étaient, mais d’autres ont 
dit non car ils lisent plus sur place ou n’en ont tout simplement pas besoin. Ce qui n’empêche pas de connaître plus 
ou moins  le règlement intérieur? On nous cite volon ers : 
« Ne pas manger ou boire ainsi que de ne pas déranger les 
autres avec du bruit ». 

La médiathèque des 
Halles de Châtelle‐
rault ? Un lieu de dé‐
couverte, de travail, de 
lecture… de silence ? 
Enquête sur place au‐
près du public et des 
bibliothécaires. 

Le regard des bibliothécaires 
Pour elles, les condi ons de travail dépendent des jours. 
« On peut avoir certains jours un public difficile qui est dur 
à gérer comme par exemple des grands adolescents qui 
font les foufous et qui ne sont pas là pour lire mais juste 
pour se retrouver. De plus il faut apprendre au public  qu’il 
faut respecter les lieux. Mais même si cela est compliqué,  il faut essayer de faire avec ». Pour l’agent de sécurité, il est bien accepté : « C’est bien d’en avoir un, oui. 
Même parfois c’est obligé. » 
Enfin concernant le respect des lieux et du matériel, ça se 
passe bien : « Le public est « plus ou moins » respectueux, 
et il faut, de temps en temps, que les employés expliquent 
aux personnes de faire un peu plus a en on.  « Oui il y a 
déjà eu du mobilier cassé mais la plupart du temps c’est 
accidentel. Il y a quand même environ 200 personnes qui 
passent par jour. » 

 «Les condi ons de travail vous paraissent correctes? » 

Quant à la présence d’un agent de sécurité à l’entrée, il est 
plutôt bien accepté : « Avec les derniers évènements  je 
pense que c’est mieux, même si dans une bibliothèque il 
ne devrait pas y en avoir » déclare ce e personne. D’autres 
le voient même d’un bon œil parce qu’ils racontent qu’il 
leur est arrivé de se faire insulter ou même cracher dessus 
par ce qu’ils nomment des « racailles » à l’entrée de la médiathèque. 

©Keskon a end 

Sur ce e ques on, les avis sont partagés également. Pour 
les uns : « Oui, c’est correct . » ou encore : « Oui car c’est 
plutôt tranquille ». Mais pour d’autres, on trouve les enfants et les jeunes trop bruyants : « En général, c’est correct. Mais quand il y a des classes avec des enfants,  c’est 
plus dur de travailler ou quand il y a des jeunes qui font du 
chahut ». 
Pour terminer, dans la médiathèque des Halles on 
peut  trouver à disposi on de tous, même si on n’est pas 
inscrit, du matériel informa que et numérique : ordinateurs, table es, ainsi que beaucoup de confort pour pouvoir lire ou travailler tranquillement. Et, en cas de besoin, 
les médiathécaires seront là pour vous renseigner, vous 
aider, chercher un livre ou un DVD, etc... 
Cyrille Gabard et Laurène Cavalier 

17 

Livre numérique et livre papier : ennemis ?
Les livres numériques sont de plus en plus nombreux. Le phénomène plait à certains, 
mais en révulse d’autres. Le livre papier sera‐t‐il détrôné ou les deux types s’accorde‐
ront ils pour offrir plus de possibilités aux lecteurs ? Décryptage d’un débat li éraire… 
souligne qu’ils sont bien peu nombreux ceux qui remplissent leurs 
valises avec des livres pour par r en 
vacances. . 
Appréciés malgré tout 
Pour les livres numériques, prenons 
l’exemple le plus répandu, la table e 
tac le. Leur pra cité est indéniable. 
Les lecteurs ont la possibilité d’avoir 
accès à des milliers de romans dans 
un seul dossier ! 
La lecture numérique pourrait aussi 
amener certaines personnes à la 
lecture alors qu’elles n’y seraient pas 
arrivées avec le papier. En effet la 
vue d’un livre très épais peut en décourager certains. Sur table e, le 
problème ne se pose pas, même si 
on peut voir le nombre de pages, il 
est très difficile de se rendre compte 
de la réelle épaisseur du livre. 
Malgré tout, de nombreux lecteurs 
restent perplexes, l’inquiétude de la 
dispari on du livre papier remplacé 
par le livre numérique est présente 
« L’inquiétude de la  car c’est ce qu’il semble 
déjà se profiler pour les 
dispari on du livre    journaux. 
©Keskon a end 

L

a lecture numérique n’a pas 
vraiment bonne réputa on. 
Les opposants vous citeront 
comme défauts les problèmes 
de vision, de temps passé derrière 
les écrans, du manque de contact 
avec les livres et des prix souvent 
très proches de ceux des livres papiers alors qu’il n’y a pas le coût de 
l’impression. Pour eux, le contact 
avec le livre semble être un aspect 
primordial. Le fait de tourner les 
pages, de sen r le poids et l’odeur 

papier remplacé par  Je m’accorde à dire que le 
plus important est le conle livre numérique  tenu du livre. L’important 
est présente car c’est  est que le lecteur se sente 
bien, à l’aise et le numéce qu’il semble déjà  rique ne semble pas enlese profiler pour les      ver le plaisir de lire. Tant 
que les lecteurs con nuejournaux » 
ront à profiter des travaux 

du livre, de 
toucher le 
papier, ils en 
parlent avec 
poésie et lyrisme. Pourtant, le principal souci du 
livre papier est bien sur le transport. 
Il faut reconnaître qu’emmener un 
bouquin de 400 pages dans son sac 
n’est pas des plus pra ques même si 
cet opposant au livre numérique 
18 

des auteurs et tant qu’il y aura des 
gens aimant lire, la lecture aura un 
bel avenir devant soi. 
Jus ne Grollier 

Une activité en plus des cours ?
Certains font de la danse, du chant, 
du dessin, de la musique, en dehors 
des cours. D'autres ne font rien 
dans un club, mais pra quent 
quand même. Et       encore d'autres 
personnes ne font rien du tout. À 
chacun ses hobbies ! Mais   com‐
ment font‐ils pour gérer tout ça, 
ceux qui "font" ? 
Con nuer son sport 
Malgré ces pe ts soucis quo diens, 
Thomas compte bien con nuer ce 
sport encore longtemps ! « Au    
début, je voulais faire athlète professionnel mais c'est trop dur pour 
arriver au plus haut niveau, donc ça 
restera une passion », admet-t-il.    
Il explique également qu'il faut se 
faire repérer par la Fédéra on  
Française d'Athlé sme, et ça prend 
beaucoup de temps personnel en 
plus de celui des études. Donc ce 
sport restera bien une passion, et il 
va la con nuer encore des années. 
©Keskon a end 

T

homas Gorget, 14 ans, est en 
classe de troisième. Il praque l'athlé sme depuis huit 
ans en club. C'est une vraie 
passion à l'heure d'aujourd'hui, 
même si au départ, ça n'était pas 
prévu comme ça. « A la base, je 
voulais faire du foot mais mon premier entraînement s'est mal passé, 
et je n'ai plus voulu y retourner, et 
vu que mon père fait de l'athlésme aussi, j'en ai fait et ça m'a plu 
» explique-t-il. Thomas adore en 
faire, et fait même des compé ons. Mais, sa vie ne se résume pas 
qu'à ça. C'est l'année du brevet 
pour lui, et de l'épreuve d'histoire 
des arts, ce qui semble assez stres-

sant pour lui. Ses entraînements 
sont le soir, et c'est compliqué pour 
lui de faire ses devoirs, vu qu'il est 
très fa gué. Il essaie de s'avancer 
dans ses devoirs malgré la difficulté, 
mais ça reste une tâche difficile à 
gérer. 
Heureusement pour lui, il n'a jamais 
eu de problèmes à cause de ça ! 
Mise à part des embrouilles avec sa 
mère, tout ça n'a eu aucune conséquences sur ses rela ons avec ses 
amis. « Ma mère m'engueule parce 
que je ne consacre pas assez de 
temps à ma scolarité » confie-t-il. Il 
ne peut donc sor r que le weekend, s'il n'a pas de compé ons, ou 
d'entraînements. 

19 

En ce qui concerne les histoires de 
dopage dans les sports, il a un avis 
très strict sur le sujet « C'est      
n'importe quoi, il n'y a plus de sporvité et de compé on ! » Et c'est 
tout à fait compréhensible, voire 
normal qu'il pense ça, puisque c'est 
un spor f. «Leurs résultats                
devraient être annulés et ils       
devraient être suspendus pendant 
longtemps », ajoute l'adolescent. 
En conclusion, Thomas gère bien 
son temps libre, ses rela ons      
personnelles, ainsi que ses cours et 
ses révisions. On ne peut lui       
souhaiter qu'une chose : c'est qu'il 
con nue comme ça ! 
Marie Doret 

En selle pour l’avenir !
L'école privée d'équita on de Fonteveille existe depuis 1954. A  l'origine c'était une forma on agricole, 
mais depuis 30 ans, c'est aussi devenu une forma on hippique. Rencontre de la directrice adjointe. 

D

ans de nombreuse régions, il 
existe des écoles d'équita on, 
mais très peu qui proposent 
des forma ons par alternance 
comme Fonteveille, ce qui permet aux 
élèves de faire une semaine en entreprise, puis une semaine à l'école ainsi 
de suite... C'est l'une des par cularités 
de cet établissement qui réunit des 
passionnés de cheval. Ce e école propose plusieurs forma ons comme le 
CAPA soigneur qui dure 2ans, ou un 
Bac Professionnel  CGEH Conduite et 
Ges on de l'Entreprise Hippique, qui 
dure 3ans. Il y a aussi un  Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l'Éducaon Populaire et du Sport, qui dure 
2ans. 
Si les élèves veulent faire le Bac Professionnel, il leur faut le galop 4 ou 5. 
Pour ceux qui veulent faire le BJEPS, le 
galop 7 est demandé alors que pour le 
reste, il faut juste une bonne condi on 
physique. 
On comprend qu’il faut une bonne 
mo va on des élèves pour entrer à 
Fonteveille : connaître le cheval, ne 
pas avoir peur de l’alternance. Mais si 
l’école est très demandée, c’est aussi 
parce que le taux de réussite aux examens et de 92 %. Malheureusement il 
n'y a pas de place pour tout le monde, 
et chaque année il y a plus de demande que de place. 
Qui sont les élèves ? 
Myriam Rabusseau, la directrice adjointe reconnait que, à  Fonteveille, 
s’inscrivent plus de filles que de garçons, qu’il y a plus de cavalières que 
de cavaliers. Les filles sont plus a rées que les garçons pour ce qui est le 
monde du cheval qui demande de la 
discipline et de la volonté. 
Tous les élèves de l'établissement de 

Fonteveille s’occupent des chevaux. Il 
n'y a pas assez de chevaux pour que 
chaque personne ait son propre cheval, alors environ une fois par semaine 
chaque élève, s'occupe d'un cheval. 
Les élèves doivent nourrir les chevaux, 
les laver, les soigner, les monter, faire 
du débourrage, travailler à l'obstacle, 
à pied et entretenir les écuries… Tout 
est à leur charge, c'est leur responsabilité de s'occuper correctement des 
chevaux. 

Mais il y a de bons côtés comme le 
raconte Léonie, élève de 3ème. Elle fera 
un CAP l’an prochain. « Je me sens très 
bien dans ce e école, les professeurs 
sont beaucoup plus à l'écoute. Pour te 
dire, lorsque j'étais au collège, j'avais 
entre 9 et 10 de moyenne, alors que 
aujourd'hui j'ai presque 14 de 
moyenne, j’apprends beaucoup plus 
vite. » Plus tard, elle aimerait faire 
éleveuse ou monitrice. 
 Anyssa David et Lisa‐Marie Leuyet 
©Keskon a end 

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