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LE REFERENTIEL IFRS APPLICABLE AUX ENTITES NON COTEES

L’IASB a publié en juillet 2009 une norme « IFRS PME » à l’intention des PME pour simplifier la préparation des états financiers en IFRS. En effet, les coûts de réalisation des comptes IFRS ont été jugés trop lourds pour les sociétés de petite taille.

Les entreprises cotées en bourse, même de petite taille, référentiel simplifié.

n’ont pas le droit d’appliquer ce

L’IASB laisse à chaque pays membre le soin de définir le critère de taille à partir duquel une société sera concernée par cette norme. Toutefois, le chiffre de 50 salariés a été évoqué de manière non officielle.

La norme IFRS/PME sera revue au bout de deux ans d’application ; ensuite, elle sera révisée tous les trois ans.

La norme IFRS PME comporte :

- 35 sections,

- Un glossaire,

- Une base de conclusions,

- Une table de concordance avec les IFRS complètes,

- Un guide d’application avec des modèles d’états financiers incluant une annexe et la liste de toutes les informations à donner, classée par sections.

Trois grandes caractéristiques :

1-

Certains sujets traités en Full IFRS ne sont pas traités par cette norme,

2-

Certaines options ne sont pas retenues,

3-

Une série de simplifications est mise en place.

I.

CERTAINS SUJETS TRAITES EN FULL IFRS NE SONT PAS TRAITES PAR CETTE

NORME

Les thèmes traités en full IFRS mais exclus de la norme IFRS pour PME concernent :

- Les résultats par action (IAS 33),

- L’information financière intermédiaire (IAS 34),

- Les règles applicables aux actifs destinés à être cédés (IFRS 5),

- L’information sectorielle (IFRS 8).

II. CERTAINES OPTIONS POSSIBLES EN FULL IFRS N’ONT PAS ETE RETENUES DANS LES IFRS POUR PME

Les options existant dans les full IFRS qui ne sont pas retenues dans les IFRS pour PME concernent notamment :

-

La réévaluation des immobilisations : en IFRS PME, elle n’est autorisée que pour les immeubles de placement

-

Les frais de développement ne sont pas activables en IFRS PME.

-

Amortissement de toutes les immobilisations incorporelles alors qu’en full IFRS les goodwill et autres incorporels sont soumis à des tests de dépréciation et non pas amortis.

III.

UNE SERIE DE SIMPLIFICATIONS EST MISE EN PLACE

Les principales simplifications (par rapport aux full IFRS) concernent :

- le goodwill et les autres actifs incorporels : ils continueront d’impairment tests),

à être amortis (pas

- les dépenses de recherche et développement devront être comptabilisées en charges ; il en est de même des coûts des emprunts,

- la norme applicable aux instruments financiers est très simplifiée,

- les full ifrs prévoient une revue annuelle de la durée d’utilisation, de la valeur résiduelle et de la dépréciation des immobilisations corporelles.