Vous êtes sur la page 1sur 16
ÉDITORIAL AMBITION ● Dans un entretien accordé au magazine français Arabies , qui s’intéresse au
ÉDITORIAL AMBITION ● Dans un entretien accordé au magazine français Arabies , qui s’intéresse au

ÉDITORIAL

AMBITION

Dans un entretien accordé au

magazine français Arabies, qui

s’intéresse au monde arabe, le

M. SELLALDANS UN ENTRETIENAU MAGAZINE ARABIES

« Des réformes profondes et ambitieuses »

10 Ramadhan 1437 - Mercredi 15 Juin 2016 - N° 15775 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 P. 5 Premier ministre s’exprime sur beaucoup de

P. 5

Premier ministre s’exprime sur beaucoup de thèmes aussi importants les uns que les autres, comme la question de la paix et de la sécurité dans la région, les réformes engagées sur le double plan politique et économique, et les grands défis qui nous attendent. Entre autres, la doctrine algérienne qui s’oppose aux opérations militaires extérieures est exposée de la manière la plus claire possible. Si le principe trouve sa source dans la guerre de Libération, il a néanmoins prouvé son efficience après, dans la mesure où les interventions directes n’ont pas forcément réglé les différends de manière positive. C’est toujours par le dialogue inclusif et constant, certes démarche difficile, que l’on peut aboutir à la réconciliation et construire de façon durable la paix et la sécurité, à l’intérieur comme à l’extérieur. D’où notre approche concernant le Mali ou la Libye, nos voisins, mais cela concerne également le Proche-Orient, aujourd’hui en proie à des drames humains d’une rare ampleur. Dans tous les cas, il faudrait se méfier des thèses essentialistes forcément réductrices qui tendent à toujours masquer les vrais problèmes et les vrais enjeux, et qui peuvent aboutir à la stigmatisation d’une race, d’une religion ou d’une civilisation. Il en est ainsi de la confusion entretenue entre le terrorisme et l’islamisme. «Aujourd’hui, dit le Premier

ministre, la plupart des terroristes sont essentiellement motivés par les gains matériels, et notamment le narcotrafic et le rançonnement. Au Nord du Mali, c’était entre autres la lutte pour le contrôle des routes du narcotrafic. Ailleurs, Daesh, par exemple, se comporte de même sous couvert d’islamisme extrémiste, alors que l’islam n’a rien à voir dans cette affaire.» Et M. Sellal de rappeler les fondamentaux :

réduire l’injustice et les inégalités, et ne jamais rendre une religion, aujourd’hui l’islam, responsable de tous les maux, car cela serait une «erreur terrible qui propagerait cette culture de la haine». Pour le Premier ministre, la baisse «brutale et soudaine» du prix du pétrole est tributaire non pas de simples paramètres économiques, mais relève bel et bien de «facteurs politiques et de géostratégie», d’autant plus que l’on a assisté à des «aberrations où des groupes terroristes font le commerce d’hydrocarbures et influent

sur l’offre et la demande mondiales des produits énergétiques» ! Cette situation agit

à terme, certes, sur les revenus des pays

producteurs, mais risque aussi de «faire caler le moteur de l’économie mondiale». Sur ce plan, l’Algérie plaide pour un prix de l’énergie «juste et équitable» qui puisse garantir à la fois les investissements dans le secteur et le passage vers les énergies renouvelables. Grâce à une politique prudentielle en matière de finances publiques et au remboursement anticipé de la dette, le choc pétrolier a été encaissé, nous donnant une relative marge de manœuvre, mais l’objectif est de faire en sorte que notre économie soit moins dépendante du pétrole, plus performante et plus diversifiée. Ce à quoi le gouvernement

s’attelle en menant des réformes «profondes et ambitieuses» sur le double plan politique et économique. Toute la philosophie et la démarche de l’Exécutif, M. Sellal les résume par une phrase du Président de la République :

«Nous travaillons pour offrir aux Algériens des conditions de vie meilleure que celles de

leurs parents, et pour qu’ils puissent léguer

à leurs enfants un pays encore plus fort,

plus stable et plus prospère.» Telle est l’ambition suprême vers laquelle tendent toutes les réformes et toutes les actions des pouvoirs publics. Il s’agit d’un grand challenge, certes, mais un challenge que nous pouvons relever ensemble en ayant confiance en nous-mêmes et en fédérant toutes nos énergies et toutes nos compétences. EL MOUDJAHID

L A

R E V O L U T I O N

P A R

L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

COMMERCE

VERSUNPLAFONNEMENT

DECERTAINSPRODUITS?

Ph : Billal
Ph : Billal

«Une réunion de concertation avec les commerçants sera tenue prochainement pour déterminer les causes de l’augmentation des prix de certains produits de large consommation», a déclaré, hier, le ministre du Commerce, M. Bakhti Belaïb, en marge d’une visite de travail et d’inspection aux différents marchés d’Alger qu’il a effectuée en compagnie du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, M. Abdeslam Chelgham. Cette réunion a pour objectif de voir comment aller vers un plafonnement des prix, et de fixer les marges bénéficiaires entre les différents intervenants en vue de lutter contre les hausses injustifiées des prix de certains produits

P. 3

PROMOTION DE L’INVESTISSEMENT

ORIENTERLESCAPITAUX

VERS LES SECTEURS UTILES

P. 4

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine
Centre de presse d’El Moudjahid
Centre de presse d’El Moudjahid

LECTURE DE LALETTRE DU CHAHIDAHMED ZABANA

«Soyez F IE R S demoi»

P. 7

Ph : Louiza
Ph : Louiza

AFFAIRE

ELKHABAR

VERDICT

AUJOURD’HUI

P. 9

2

DE

B

ouche

À

O

re i l l e

EL MOUDJAHID

DE B ouche À O re i l l e EL MOUDJAHID MÉTÉO E N S

MÉTÉO

B ouche À O re i l l e EL MOUDJAHID MÉTÉO E N S O

E N S O L E I L L É

Temps généralement ensoleillé au Nord, à l’Est et au Sud. Bourasques à l’Ouest. Couvert à l’extrême Sud. Températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui :

Alger (29° - 17°), Annaba (31° - 19°), Béchar (38° - 21°), Biskra (46°- 27°), Constantine (38° - 17°), Djelfa (37° - 15°), Ghardaïa (44° - 27°), Oran (28° - 18°), Sétif (37° - 16°), Tamanrasset (37°- 25°), Tlemcen (28° - 13°).

CE MATIN À 11H À L’HÔTEL EL-AURASSI

Débats du FCE

Le Forum des Chefs d’entreprise poursuit son cycle de rencontres «Les débats du FCE». À ce titre, l’invité de la 10 e édition est le di- recteur des ressources et de la solidarité finan- cière locale au ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales, Azzedine Kiri.

ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES M. Bouchouareb demain à Oum El-Bouaghi et Sétif Le ministre de l’Industrie et
ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES
M. Bouchouareb
demain à Oum
El-Bouaghi et Sétif
Le ministre de l’Industrie et des
Mines sera demain dans les wilayas
d’Oum El-Bouaghi et Sétif, pour
une visite de travail et d’inspection.
Appel au don de sang La Fédération algérienne des donneurs de sang, en collaboration avec
Appel
au don de sang
La Fédération
algérienne des donneurs de
sang, en collaboration avec
l’Agence nationale du sang et
le ministère des Affaires
religieuses et des Wakfs,
lance un appel à l’ensemble
de la population âgée de 18
ans à 65 ans afin d’offrir
un peu de son sang.
de 18 ans à 65 ans afin d’offrir un peu de son sang. ACTIVITÉS DES PARTIS

ACTIVITÉS DES PARTIS

CE MATIN À 11H

Taj : conférence de presse

Sous la présidence d’Amar Ghoul, le parti TAj organise une conférence de presse, ce matin à 11h, au siège national du parti.

DEMAIN À 22H30 À LA SALLE ATLAS – BAB EL-OUED

Front El-Moustakbal :

conférence politique

– BAB EL-OUED Front El-Moustakbal : conférence politique Le Front El-Moustakbal organise une conférence politique

Le Front El-Moustakbal organise une conférence politique sur le thème : «Le rôle de la diplomatique algérienne dans la résolution des crises régionales et in- ternationales», animée par le D r Mustafa Boutoura, et une conférence de presse animée par le président du Front, M. Abdelaziz Belaïd.

ETUSA

Service jusqu’à 2h

À l’occasion de l’avène- ment du mois de Rama- dhan, l’ETUSA informe ses usagers que ses bus les ac- compagneront tout au long des soirées de ce mois béni jusqu’à 2h, et leur souhaite un très bon Ramadhan.

bus les ac- compagneront tout au long des soirées de ce mois béni jusqu’à 2h, et

DEMAIN À 11H AU MUSÉE NATIONAL DU MOUDJAHID

Conférence sur le massacre de la tribu Ouled Riyah

Sous le patronage du ministre des Moudjahidine, M. Tayeb Zitouni, et à l’occasion de commémoration du 171 e anniversaire des massacres de la tribu Ouled Riyah dans les montagnes du Dahra, dans la wilaya de Mostaganem (18 juin 1845 – 18 juin 2016), le musée national du Moudjahid organise une conférence historique sur l’événement.

(18 juin 1845 – 18 juin 2016), le musée national du Moudjahid organise une conférence historique

ACTIVITÉS CULTURELLES

ANEP

Rencontres nocturnes

L’Entreprise nationale de communica- tion, d’édition et de publicité (ANEP) a concocté tout un programme culturel et littéraire pour les fins de semaine du mois béni de Ramadhan. En effet, tous les jeu- dis et vendredis, à partir de 22 heures, le public est convié à assister à une série de rencontres à thèmes. Demain : causerie sur le soufisme, avec M. Atib (conférencier et éditeur), suivie d’une vente-dédicace. Vendredi 17 juin : rencontre autour du beau livre, les Phares d’Algérie, suivie d’une vente-dédicace avec Mohamed Balhi et Zineddine Zebbar. Jeudi 23 juin : animation avec des conteuses en arabe, amazigh, français (pu- blic visé : les enfants). Vendredi 24 juin : lecture poétique au- tour de textes choisis de Mahmoud Dar- wich, Nizar El-Qebbani, Bachir Hadj Ali, Djamel Amrani et Ahmed Azzegah.

El-Qebbani, Bachir Hadj Ali, Djamel Amrani et Ahmed Azzegah. Jeudi 30 juin : ren- contre et

Jeudi 30 juin : ren- contre et vente-dédicace avec M me Souhila Ami- rat, la Rebelle (récit) et P’tit Omar.

Vendredi 1 er juillet :

Guerrouabi, présenté par son biographe, Abdelkrim Tazaroute, présentation ponctuée par des extraits musicaux des principales qassidate du cheikh, suivie d’une vente-dédicace.

présentation ponctuée par des extraits musicaux des principales qassidate du cheikh, suivie d’une vente-dédicace.
qassidate du cheikh, suivie d’une vente-dédicace. JUSQU’AU 16 JUIN Programme artistique de l’ONCI Sous

JUSQU’AU 16 JUIN

Programme artistique de l’ONCI

Sous l’égide du ministère de la Culture, et dans le cadre du mois béni de Ramadhan 2016, l’Office na- tional de la culture et de l’information (ONCI), en collaboration avec l’ENTV, l’ENRS et l’ONDA, or- ganise un programme artistique à travers ses divers espaces, du 9 au 16 juin.

artistique à travers ses divers espaces, du 9 au 16 juin. Salle Atlas - Bab El-Oued
artistique à travers ses divers espaces, du 9 au 16 juin. Salle Atlas - Bab El-Oued

Salle Atlas - Bab El-Oued à partir de

22h30

Demain : troupe El-Asil - Tébessa, troupe El-Mounchid jaloul - Oran.

Salle El-Mougar, à partir de 22h30 Ce soir, pensée à hadj M’hamed El-Anka : Abdel- kader Cherchame, Sid-Ali Boukhers, Mahdi Tamache. Jeudi 16 juin : récital Hamidou.

CE SOIR À 21H30 À L’INSTITUT CULTUREL ITALIEN

Rencontre-débat avec Mohamed Sari

CULTUREL ITALIEN Rencontre-débat avec Mohamed Sari culturel italien. Les éditions Chihab organi- sent une

culturel italien.

Les éditions Chihab organi- sent une rencon- tre-débat avec Mohamed Sari autour de son roman Pluie d’Or, ce soir à 21h30, à l’Institut

JUSQU’AU 18 JUIN À 22H30 À L’ESPACE AGORA

Série de concerts

L’office Riadh El-Feth organise une série de concerts au niveau de l’espace

Agora, à partir de 22h30 jusqu’au 18 juin. Aujourd’hui : Mourad Djaâfri Demain : Dib Elayachi Vendredi 17 juin :

Chaou Abdelkader Samedi 18 juin : Hami- dou.

17 juin : Chaou Abdelkader Samedi 18 juin : Hami- dou. LES 20 ET 30 JUIN

LES 20 ET 30 JUIN À 22H30 AUX SALLES EL-MOUGAR ET IBN-ZEYDOUN

Nassima Chabane en concert

Nassima Chabane animera, le 20 juin à la salle El-Mougar, à partir de 22h30, une soirée de musique et de chant en hommage à l’un des maîtres de la musique andalouse, cheïkh Dahmane Benachour. Un hommage qui se prolon- gera, puisque l’artiste se pro- duira, le 30 juin à partir de 22h30, à la salle Ibn-Zeydoun.

Un hommage qui se prolon- gera, puisque l’artiste se pro- duira, le 30 juin à partir

JUSQU’AU 2 JUILLET AU PALAIS DE LA CULTURE

Soirées artistiques

LES 16 ET 17 JUIN À 22H30 À ALGER ET CONSTANTINE L’ensemble d’amitié turco-algérienne en
LES
16 ET 17 JUIN À 22H30
À ALGER ET CONSTANTINE
L’ensemble d’amitié
turco-algérienne en concert
L’ambassade de la République de Turquie
organise, à l’occasion du mois de Ramadhan, un
double concert, le 16 juin à Alger (à 22h30 à la
salle Ibn Zeydoun) et le 17 juin à Constantine (à
22h30 à la maison de la Culture Malek-
Haddad), animé par l’ensemble d’amitié
turco-algérienne, composé de
musiciens algériens et turcs.

Soirées littéraires

DEMAIN À L’ESPACE CULTUREL BACHIR-MENTOURI

Le palais de la Culture Moufdi-Zakaria organise un pro- gramme de soirées artistiques comme suit :

Aujourd’hui : inauguration de l’exposition «Du Maqam à la Nouba». Demain : concert de chants malouf avec Mbarek Dakhla (Annaba) et exposition-vente d’objets d’artisanat d’art et de décoration.

À l’occasion du mois de Ramadan, et dans le cadre du programme hebdomadaire organisé chaque lundi

et mercredi, l’Établissement arts et culture de la wilaya d’Al- ger organise des soirées littéraires au niveau de l’espace culturel Ba-

chir-Mentouri (ex-Pi- chon) selon le programme suivant :

Ce soir à 21h30 :

dans le cadre du pro- gramme hebdoma- daire «Mercredi du verbe», rencontre avec Nadir Bensegueni autour

DEMAIN À 22H30 AU TNA

Nouvelle production théâtrale

Le Théâtre national algérien organise la générale de la nou- velle production théâtrale Tor- chaka, du TNA, texte et mise en scène d’Ahmed Rezzag, demain à 22h30 à la salle Mustapha-Kateb.

de son recueil les Fleurs naissent pour se faner, paru

aux éditions El-Faïrouz.

Programme cinéma

DEMAIN À 22H AU PALAIS DE LA CULTURE

Exposition « Du Maqam à la Nouba »

Le palais de la Culture abritera, demain à 22h, l’inaugura- tion de l’exposition «Du Maquam à la Nouba», d’une expo- sition-vente d’objets d’artisanat d’art et de décoration, suivies d’un concert de chants chaâbi avec Youcef Toutah.

JUSQU’AU 23 JUIN

Tournée musicale

L’office Riadh El-Feth organise une tournée musicale à travers six wilayas à Djelfa, Chlef, Relizane, Tiaret, Tissemsilt et M’sila.

DU 14 JUIN AU 9 JUILLET À LA SALLE EL-MOUGAR

Sous l’égide du ministère de la Culture, l’Office national de la culture et de l’information, en collaboration avec l’ENTV, l’ENRS et l’ONDA, organise un programme cinéma du 14 juin au 9 juillet. Du 14 au 18 juin : projection du film De Hollywood a Tamanrasset, de Mohamed Zemouri. Du 19 au 26 juin : projection du film Hassen Terro, de Mohamed Lakhdar Hamina. Du 26 juin au 3 juillet : projection du film Carnaval Fi Dachra, de Messoud Laïb. Du 4 au 9 juillet : projection du film Zabana, de Saïd Ould Khalifa.

L

é v éne m e nt

3

EL MOUDJAHID

L ’ é v éne m e nt 3 EL MOUDJAHID m. BAkhti BeLAïB Vers un
L ’ é v éne m e nt 3 EL MOUDJAHID m. BAkhti BeLAïB Vers un
L ’ é v éne m e nt 3 EL MOUDJAHID m. BAkhti BeLAïB Vers un

m. BAkhti BeLAïB

Vers un plAfonnement de certains produits ?

«Une réunion de concertation avec les commerçants sera tenue prochainement pour déterminer les causes de l’augmentation des prix de certains produits de large consommation», a déclaré, hier, le ministre du Commerce, M. Bakhti Belaïb, en marge d’une visite de travail et d’inspection aux différents marchés d’Alger.

I l a précisé, en présence du nouveau ministre de l’Agriculture, du Dévelop-

pement rural et de la Pêche, m. Abdeslam Chelgham, que «cette réunion a pour objectif de voir comment aller vers un plafonnement des prix, et de fixer les marges bénéficiaires entre les différents interve- nants en vue de lutter contre les hausses injustifiées des prix de certains produits». il dit dans ce sens que «le gou- vernement ne peut pas impo- ser des prix aux commerçants et aux mandataires, mais avec une concertation on peut arri- ver à trouver les points d’en- tente pour réguler les prix de certains produits». «Bien que nous soyons dans l’économie de marché où les prix sont fixés selon la règle de l’offre et de la de- mande, je pense que, dans cer- tains cas, il faut réellement que les prix des produits de large consommation soient sous contrôle». et de poursui- vre : «Les espaces des mar- chés de gros sont la pierre angulaire et un outil efficace de la régulation et de crois- sance du marché des produits agricoles. nous suivons avec un grand intérêt le fonctionne- ment des marchés de gros»,

Ph . Bi l l a l
Ph . Bi l l a l

avant de rappeler que «10 es- paces de marchés de gros sont en cours de réalisation». Le ministre a fait savoir que «beaucoup d’agriculteurs nous ont saisis pour examiner leur installation au niveau des mar- chés de gros». il a relevé que «notre intérêt est, d’ailleurs, que ces producteurs puissent agir directement au niveau de ces marchés». m. Belaïb n’a pas manqué de préciser que «les agriculteurs se sont vus imposer, dans le cadre de la transparence et la traçabilité des transactions des produits, l’obligation de présenter un document qui tient lieu de fac-

ture. Cette disposition a été imposée il y a peine six mois». De son côté, Abdeslam Chel- gham souligné qu’«il y a une stratégie et une politique pour le développement du secteur de l’Agriculture». «Dans le contexte actuel d’où l’écono- mie nationale fait face aux difficultés, le secteur de l’Agriculture constitue, à l’instar d’autres domaines stratégiques, une alternative pour sortir de la crise», a-t-il ajouté. il a rappelé que «depuis 2008, il y a des programmes qui sont mis en place pour le développement de ce domaine

porteur pour l’économie natio- nale», ajoutant : «À la tête de ce secteur, je vais suivre la même politique pour juste- ment consolider tous les résul- tats déjà enregistrés». S’agissant de la hausse des prix, le ministre a indiqué qu’«on va travailler avec le département du Commerce pour la régulation du marché des fruits et légumes». Le mi- nistre n’a pas manqué de sou- ligner qu’il y encore certains problèmes à régler. «Personne ne peut dire que tout va bien», a-t-il indiqué. «Pour que les prix soient stables, il est né- cessaire de régler tous les pro- blèmes qui se posent et qui constituent toujours un facteur de déstabilisation du marché», a-t-il insisté. Le ministre trouve, par ailleurs, regrettable le fait que l’offre est là, et il y

a même des surplus au niveau national de certains produits, mais que leurs prix sont en hausse remarquable : «Je pense, à mon avis, qu’il y a un problème de spéculation. Ce n’est pas normal qu’un produit est vendu ici à 40 DA et se trouve à 200 DA quatre kilo- mètres plus loin», a-t-il

conclu. Makhlouf Aït Ziane

CommerCe extÉrieUr

élaboration d’une strAtégie des exportations

La cellule d’écoute et de suivi des exportations a été char- gée par le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, d’entamer une réflexion sur les éléments-clés de la stratégie nationale des exportations hors hydrocarbures, a indiqué, hier, un commu- niqué du ministère du Commerce. Cette cellule s’est réunie, lundi dernier, pour une évaluation de la mise en œuvre des actions initiées en faveur des exporta- teurs et l’examen des actions à caractère intersectoriel mises à la charge des secteurs concernés. Dans ce sens, le ministre «a marqué sa satisfaction quant à la prise en charge des actions déjà soulevées, tout en insistant sur la poursuite des efforts pour une concrétisation rapide des mesures en cours». «Dans l’ob- jectif de conforter le gouvernement dans sa politique de déve-

loppement des exportations hors hydrocarbures, la Cellule d’écoute a abordé la question d’élaboration d’une stratégie na- tionale des exportations», poursuit le communiqué. À ce titre, le ministre a chargé les membres de cette structure d’entamer une réflexion sur les éléments-clés de la stratégie nationale des exportations et a décidé d’inviter les secteurs économiques afin de contribuer à l’élaboration des premiers éléments de cette stratégie. Pour rappel, cette cellule, installée en janvier 2016, est composée de représentants du ministère du Commerce, de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), de la Société algérienne des foires et exportations (Safex) et de l’Association nationale des exportateurs algériens (Anexal).

AgroALimentAire

Attirer les jeunes investisseurs

La Caisse nationale de mutualité agricole (CnmA) et l’Union nationale des jeunes investisseurs (UnJi) viennent de signer une convention de partenariat. Cet accord signé par le di- recteur général de la CnmA et le président de l’UnJi, respecti- vement, m. Benhabylès Cherif et m. tanka riad, prévoit, en fait, nombre d’avantages au profit des jeunes investisseurs, no- tamment l’accompagnement en conseils ainsi que la prévention et la gestion des risques d’entreprises. outre ces nombreux ser- vices offerts par la CnmA, la Caisse met au service des jeunes investisseurs une expertise, tant au niveau régional qu’au niveau central. Pour ce qui est de l’offre en couverture assurantielle, celle-ci portera principalement sur les risques d’entreprises (as- surance des pertes d’exploitation après incendie et bris de ma- chines, rC produits livrés… ), les risques agricoles et autres que la CnmA commercialise via son réseau, fort de 67 caisses ré- gionales et de 414 bureaux locaux de proximité, répartis à tra- vers tout le territoire national. Ce partenariat CnmA - UnJi permettra, à coup sûr, de mettre en synergie l’ensemble des or- ganismes chargés d’octroyer des crédits pour ces jeunes inves- tisseurs, parmi lesquels figurent notamment l’Angem et l’AnSeJ, dans l’objectif de permettre aux jeunes d’investir dans des domaines de l’agro-industrie alimentaire et les filières agri- coles. Aussi, une série de regroupements et de rencontres sont prévus et seront animées par la CnmA et CrmA au profit de ces jeunes investisseurs dont le principal objectif est de déve- lopper et de diversifier leurs créneaux d’investissement que ce soit dans les filières agricoles, les filières de l’agroalimentaire, de l’artisanat et de la pêche… À retenir, un appel a été lancé par la CnmA, en marge de la cérémonie de signature de ce partenariat, pour que les jeunes in- vestisseurs puissent adhérer massivement à la caisse. Ces der- niers pourront ainsi bénéficier de facilitations d’accès au système d’assurance à caractère mutuel, que ce soit pour l’as- surance des biens ou pour la couverture sociale. mieux encore,

la CnmA les invite également à adhérer carrément au capital social de la mutualité agricole aux fins de devenir sociétaires, partenaires dans toutes les prises de décisions. il convient de si- gnaler, dans ce contexte, que la CnmA offre à ses sociétaires et clients une gamme de produits d’assurances riche et variée. outre la couverture maximale de patrimoine des assurés, les clients ont cette possibilité de règlement de sinistres à titre com- mercial et peuvent bénéficier de produits adaptés à leurs besoins et de prestations de qualité. en outre, une équipe de techniciens compétents et motivés est à leur disposition avec une assistance technique et un accompagnement et visite de risques. remarque importante à retenir, enfin, la CnmA œuvre au- jourd'hui prioritairement pour la promotion et le développement du secteur de l'agriculture et du développement rural à travers, notamment, la sensibilisation des acteurs du secteur agricole aux enjeux du mutualisme, l'animation du réseau de la mutualité en matière de mutualisme et la dynamisation du Système coopératif et associatif à caractère agricole et rural. il est question égale- ment de la modernisation des activités assurantielles, mais aussi de la promotion des actions sanitaires et la réalisation des projets rentables économiquement au profit des agriculteurs et des éle- veurs. D’autre part, la stratégie de la caisse repose également sur la diversification de ses produits d'assurance, le maintien de règlements des sinistres à un rythme soutenu ainsi que la pro- motion de programmes d'assistance, de sensibilisation et de rap- prochement auprès des acteurs du monde rural. Les responsables de la caisse veillent aussi à la mise en place de programmes de prévention et d'appui techniques des risques inhérents de la col- lectivité et à la mise en œuvre d'actions de développement, d’ap- pui-conseil techniques, et d’études et formation. toutes ces actions sont destinées aux acteurs du secteur agricole. Soraya Guemmouri

FiLière LAit

20 projets pour réduire lA fActure

L’État a engagé une nouvelle politique lai- tière sous la contrainte des chocs externes liés à la forte volatilité des cours d’importation de cette matière. il devait ainsi renforcer son dou- ble objectif de réduction des importations de poudre de lait, politique de sécurité alimentaire, et de développement de la production nationale du lait cru. Ainsi, le ministère de l'Agriculture, du Dé- veloppement rural et de la Pêche a déployé des efforts considérables pour la mise en place des investisseurs, dans des filières comme les cé- réales et le lait, afin de réduire la facture d’im- portation des produits de large consommation «qui pèsent lourd» sur l’économie nationale, avec 1,04 milliard de dollars en 2015 (lait en poudre, crèmes de lait et matières grasses lai- tières), d'autant plus que les ressources hu- maines et matérielles disponibles permettent le développement de la production nationale, no- tamment de «rompre» avec la dépendance pour ce qui concerne les produits alimentaires. De ce fait, la facture d'importation de lait (y compris matières premières) a enregistré une baisse de 30,83%, durant les quatre premiers mois de 2016. elle a atteint 262,72 millions de dollars, contre 379,8 millions dollars à la même période de 2015. Selon le Centre national de l'informatique et des statistiques des Douanes (CniS), les quan- tités de ce produit (lait en poudre, crèmes de lait et matières grasses laitières utilisées comme in- trants) ont reculé, mais avec moins d’ampleur par rapport à la valeur des quantités. elle s’est

établie à 104.542,8 tonnes contre 124.389,15 tonnes, soit une réduction de 16% entre les deux périodes de comparaison. il ressort que la baisse de la facture est due essentiellement à la chute des prix à l'importation de cette denrée. en effet, les prix à l'importation des poudres de lait étaient en recul de 40% en 2015 passant à 2.800 dollars la tonne contre 4.800 dollars/tonne en 2014. Durant le 1 er trimestre 2016, ces prix ont encore baissé à 2.469 dollars/tonne contre 3.040 dollars/t au 1 er trimestre 2015, soit un recul de près de 19%.

Atteindre zéro importation d’ici 2019

L’Algérie fera ainsi «la substitution» dès 2019 à l’importation du lait et de la viande rouge. elle pourra d’ici cette échéance combler son déficit et stopper ses importations estimées à 350.000 tonnes par an pour le lait en poudre (la moitié est utilisée pour le lait en sachet et le reste pour les dérivés). De ce fait, et avec la col- laboration de beaucoup d’agriculteurs, une stra- tégie à été mise en place pour aller à zéro importation en poudre de lait. elle résulte par le lancement des 20 projets d'investissement dans le domaine de la création de grandes fermes d’élevage des vaches lai- tières allant de 1.000 à 10.000 têtes. Une me- sure qui vise l'augmentation des capacités de production de ces filières, pour répondre ainsi aux demandes du marché intérieur, en offrant des produits quantitatifs et qualitatifs à des prix abordables, tandis que l’excédent sera exporté

vers les marchés étrangers. Le projet de relance de la filière lait dont l'objectif est de réduire le recours aux importations de la poudre de lait dans les trois prochaines années exige la mobi- lisation des ressources disponibles (terres, eau et semences). Ainsi, l'accompagnement des pouvoirs publics se traduit d’une manière signi- ficative et, pour preuve, la série de projets est en cours de mise en œuvre. De ce fait, de tels projets permettent l’augmentation constante de la production nationale estimée à 3,54 milliards de litres dont 2,5 milliards de litres de lait de vache, alors que les besoins sont de 5,5 mil- liards litres en équivalent lait.

Soutien aux cultures fourragères

Pour accompagner le développement de la production laitière, un dispositif de soutien aux cultures fourragères a été mis en place pour améliorer les performances des élevages afin de parvenir à l'augmentation de la production lai-

tière et à la réduction de l'importation de la pou- dre de lait. Le grand déficit en alimentation des élevages, principale contrainte de la filière lait,

a poussé les pouvoirs publics à réorienter leur

soutien aux cultures fourragères. Ce soutien concerne l'utilisation et l'acquisition des se- mences fourragères, la production de l'ensilage et les fourrages enrubannés. Pour les semences fourragères (semences à

petits et grands grains, celles des légumineuses

fourragères, graminées fourragers

soutien peut atteindre jusqu'à 50% de leur prix

), le seuil de

de référence. La production de l'ensilage est soutenue à hauteur de 1.000 DA/m 3 et le four- rage enrubanné à 30% du prix de référence. À noter que tout exploitant agricole intégrant les cultures fourragères dans le système de produc- tion ouvre droit à ces subventions. Les condi- tions d'éligibilité à ce soutien sur le Fonds national de développement agricole (FnDA) et les modalités de paiement de ces subventions ont été fixées par une décision ministérielle si- gnée récemment. Le déficit en fourrage est estimé, par ail- leurs, à 60% par rapport à l'élevage qui est de l'ordre d'un million de vaches laitières dont 300.000 seulement sont élevées dans des condi- tions performantes. De ce fait, et pour remédier à cette situation, il est recommandé de développer le potentiel existant et d'adopter un nouveau système d'éle- vage plus performant, intégrant la méthode in- tensive. C'est dans cette optique que s'inscrit la démarche du ministère concernant l'élargisse- ment du soutien aux cultures fourragères pour encourager les agriculteurs dans le cadre de la résorption de la jachère. Pour ce faire, les pou- voirs publics ont impliqué, pour la première

fois, l'office algérien interprofessionnel des cé- réales (oAiC) dans la production du fourrage vert. Un grand programme d'importation de se- mences fourragères (luzerne, pois fourrager, la

a été arrêté. L’objectif

fèverole, le triticale

étant de résorber 500.000 ha de jachère d'ici à 2019 dont 375.000 ha par les fourrages. Kafia Aït Allouache

)

mercredi 15 Juin 2016

N

4

a t io n

EL MOUDJAHID

PROJET DE LOI RELATIVE À LA PROMOTION DE L’INVESTISSEMENT

ORIENTER LES CAPITAUX vers les secteurs utiles

l LES DÉPUTÉS ENTRE ADHÉSION ET RÉSERVES.

E n présentant en séance plé- nière de l'Assemblée popu- laire nationale, le projet de loi

relatif à la promotion de l'investisse- ment, le ministre de l'Industrie et des Mines Abdeslam Bouchouareb a in- diqué que ce texte s'inscrivait dans le cadre de la nouvelle génération de réformes économiques au titre de la politique de diversification de l'éco- nomie adoptée par le gouvernement. L’axe central de ce projet s’articule autour des investissements étrangers directs de manière à l'adapter à la place qu'occupe le capital étranger dans l'économie nationale. Une éco- nomie a assainir et a réorienter vers des secteurs a la fois utiles et pro- ductifs tout en levant les aspects né- gatifs découlant d'activités sans grande utilité pour le pays, notam- ment l'importation et l'achat dans le

but de la revente. Cet objectif passe par la révision de règles régissant les investissements directs étrangers selon trois options qu’a soulignées le ministre lors de son intervention. Primo, transposer certains critères hors de la loi relative à la promotion de l'investissement,. Secundo, re- noncer à certaines autres impratica- bles et tertio, adapter le cadre des investissements directs étrangers aux nouvelles donnes qui ont influencé l'efficacité des dispositifs d'encoura- gement des IDE. Dans son interven- tion devant les députés de l'APN, le ministre de l'Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, a souli- gné que le nouveau code de l'inves- tissement "s'inscrit dans le cadre d'une nouvelle génération de ré- formes économiques qui vise à changer le mode de croissance à la faveur de la politique de diversifica- tion de l'économie". Le projet de loi

a également pour objectif de réguler

le cadre de l'investissement étranger directe en fonction de l'importance des capitaux étrangers dans l'écono- mie nationale à travers la mise en place d'un cadre de régulation effi- cace qui permet de filtrer les activi- tés les moins productives pour le pays, notamment en matière d'im- portation, a expliqué le ministre.

Volonté politique d’améliorer le climat des investissements

Des membres de l'Assemblée po- pulaire nationale (APN) ont salué ceux projets qui dénote, selon eux, une volonté politique d'améliorer le climat des investissements en Algé- rie. Lors du débat en séance plénière présidée par M. Mohamed Larbi Ould Khelifa, plusieurs députés, du parti du Front de libération nationale

(FLN) pour la plupart, ont apporté leur soutien à ce texte qui permettra d'améliorer l'attractivité des investis- sements directs étrangers (IDE) par la simplification de la procédure et la réorganisation des mesures incita- tives. Le projet de loi dénote l'amorce d'un traitement efficient du dossier des investissements dans le cadre de la démarche de diversifica- tion de l'économie nationale et de sortie de l'indépendance aux hydro- carbures. Pour le député Mohamed Cherif Ould Hocine, du meme parti,

a recommandé de redéfinir la règle

51/49 régissant l'investissement

Ph : Nesrine T.
Ph : Nesrine T.

étranger et de la limiter aux secteurs stratégiques pour qu'elle n'entrave pas l'investissement dans les autres. Son confrère, Elias Saadi, a ap-

pelé le gouverne- ment à faire le bilan des inves-

t i s s e m e n t s

étrangers de- puis l'intro- duction de cette règle par la loi de fi- nance complé-

m e n t a i r e 2009. Mahd- joub Beda de

la même formation, a insisté sur la

nécessité d'investir dans la ressource humaine pour mieux cadrer la poli- tique publique d'accompagnement et

de promotion des investissements étrangers. Salaheddine Dekhili, du Rassemblement national démocra- tique (RND) a préconisé de simpli- fier davantage les procédures administratives relatives à l'investis-

sement et de lever les entraves bu- reaucratiques. La commission des Affaires économiques, du dévelop- pement, de l'Industrie, du Commerce

et de la planification de l'APN a es-

timé dans son rapport que le projet

de loi reflétait une forte volonté po-

litique de dynamiser l'investissement

en Algérie saluant les efforts tendant

à rétablir l'équilibre régional, notam-

ment dans les Hauts plateaux et le Sud du territoire national.

cratie et à la réforme de l'administra- tion et du système financier pour ga- rantir la bonne mise en œuvre des dispositions et avantages conte-

nus dans le nou- veau texte de loi qui a pour objectif l'amélioration du climat de l'inves- tissement en Al- gérie. Mohamed Tahar Kaddour, du Rassemble- ment national dé- m o c r a t i q u e

(RND), a estimé que l' "Algérie a plus que jamais be-

soin" des investissements étranger et local, cependant les problèmes liés au système bancaire, à la bureaucra- tie et au foncier industriel entravent l'investissement". Le représentant de l'Alliance de l'Algérie verte (AAV), Mohamed El Hadi Othmannia, a souligné l'importance d'améliorer le climat de l'investissement, estimant que le "problème ne réside pas dans la loi, mais dans la bureaucratie qui ronge l'économie". Khelifa Hedjira du Front de la Justice et du dévelop- pement (FJD), a pour sa part, indi-

qué que la prolifération de la corruption en contre partie des avan- tages accordés par l'Etat est la prin- cipale cause de l'échec des

précédents codes de l'investisse-

ment. Mohamed Seghir Hamani de la même formation politique, a évo- qué les obstacles qui entravent l'in- vestissement en Algérie, notamment le système bancaire. Pour sa part, Zoubida Chafi, du RND, a plaidé pour davantage de rigueur et de sé- rieux dans l'application des lois et le suivi des projets d'investissement. S'agissant de la règle 51/49 relative

à l'investissement étranger, les par- lementaires ont appelé à la néces- saire application de la règle aux secteurs stratégiques et à sa suppres- sion pour les autres secteurs. Cer- tains députés, notamment du parti des Travailleurs (PT) et du Front des Forces socialistes (FFS) ont estimé important de maintenir la règle qui contribue selon eux à la préservation des richesses nationales. Ramadane Taazibt du PT a estimé que le projet de loi sur la promotion de l'investis- sement ne peut atteindre les objectif fixés du fait de la situation difficile

Réguler le cadre de l’investissement étranger directe en fonction de l'importance des capitaux étrangers dans l’économie, à travers la mise en place d’un cadre de régulation efficace qui permet de filtrer les activités les moins productives, notamment en d’importation.

matière

Suppression de la bureaucratie condition sine qua non

La commission a proposé une série d'amendements, un total de 40

selon le rapport, portant sur la forme

et sur le fond du texte de loi concer-

nant notamment la reformulation de certains articles et la définition des avantages prévus au titre du projet

de loi. Il s'agira également, selon la

commission, de conférer un carac- tère obligatoire à la décision du conseil national de l'investissement pour les grands investissements et de veiller à la pérennisation des emplois comme préalable à l'accès à la pro- longation de la durée de certains de

ces avantages. Par ailleurs, Des députés ont ap- pelé à la "suppression" de la bureau-

qui marque l'investissement à l'échelle mondiale. Il a, par ailleurs, contesté l'octroi de plus d'avantages au secteurs privé et étranger qui pour lui n'ont pas contribué à la crois- sance du secteur industriel. L'exa- men du projet de code de l'investissement qui revêt une impor- tance capitale pour l'économie natio- nale doit être centré sur les objectifs stratégiques du pays loin des consi- dérations partisanes, a indiqué M. Kada Djelid, député à l'APN. Il a ajouté à ce propos que les défis éco- nomiques mondiaux ont poussé l'Etat à s'adapter à la situation éco- nomique actuelle, à attirer les inves- tissements étrangers productifs et à développer le système législatif re- latif à l'investissement. Selon M. Noureddine Boucetta du parti AHD 54, l'Algérie est contrainte d'adopter une politique d'investissement judi- cieuse et d'accorder des facilités et des garanties pour attirer les inves- tisseurs et limiter la dette extérieure. La majorité des intervenants ont mis l'accent sur l'importance de fixer les priorités en matière d'investissement et d'adopter une vision économique claire et réaliste.

Exonérations fiscales démesurées ?

D’autres députés ont considéré que les exonérations fiscales prévues par le projet de loi sur l'investisse- ment étaient "démesurées", redou- tant un manque à gagner considérable pour le Trésor public au moment où le pays a plus que jamais besoin de ressources financières. "C'est une loi de soumission qui n'offre que des avantages et des exo- nérations fiscales démesurées au profit des multinationales", a déclaré le député Ghanem Ghannou, du Parti des travailleurs (PT), lors du second jour des débats en séance plénière de ce projet législatif à l'APN, présidée par Larbi Ould Khalifa en présence du ministre de l'Industrie et des mines, Abdesselam Bouchouareb. "C'est une loi anticonstitutionnelle et contre la souveraineté du pays", a considéré le même député. Au lieu de ces exonérations "très coûteuses" destinées à attirer "un mythe" que sont les IDE, a-t-il poursuivi, il au- rait été bénéfique d'assainir le climat des affaires et d'instaurer une légis- lation transparente et claire. "Le pays a plus que jamais be- soin de ressources financières sup- plémentaires et voilà qu'on nous ramène une loi qui réduit de façon conséquente les recettes budgétaires du fait de ces multiples exonéra- tions", a soutenu Nadia Chouitem du même parti. La nouvelle loi "offre des incitations fiscales et douanières exagérées et dont la rationalisation s'impose", a soutenu, de son côté, Lakhdar Benkhellaf du Parti pour la Justice et le développement (PJD). "Des exonérations fiscales de cette ampleur ne peuvent pas servir l'Al- gérie. Il faudrait absolument que les walis se mobilisent pour trouver des ressources fiscales alternatives", a relevé à son tour Karim Ben Guer- nous (indépendant). Le parlemen- taire, Chafa Bouaich, du Front des forces socialistes (FFS), a trouvé in-

sensé qu'un projet de loi sur l'inves- tissement offre tant d'incitations aux investisseurs étrangers sans leur de- mander de garanties. Le député de l'Alliance de l'Algérie verte (AAV), Abdelkader Belarbi, a estimé que l'Etat a déjà engagé de gros efforts financiers en terme d'incitations à l'investissement mais qu'ils avaient été voués à l'échec.

Une meilleure gestion du foncier industriel s’impose

Par ailleurs, Baya Djenane (FFS)

a déploré, quant à elle, l'absence

d'une gestion rationnelle du foncier industriel, "donnant l'occasion à la mafia du foncier de s'accaparer de toute la bande côtière du pays pour détourner des assiettes foncières gi- gantesques vers des objectifs non

économiques". Le foncier industriel en Algérie "est tombé entre les mains des pseudo-investisseurs qui l'utilisent pour leur gain personnel, même pour la création de parkings",

a lancé Kheira Bounaadja (FLN) qui

a proposé la création d'un haut

conseil de l'investissement qui faci- litera l'acte d'investir tout en réglant définitivement le problème du fon- cier.

Le député indépendant Salim Sidi Moussa s'est interrogé sur le sort des 36 zones industrielles créées lors du Conseil des ministres de 2011 mais qui n'ont pas vu le jour depuis. "A Blida, il y a actuellement 1.400 projets de PME susceptibles de créer 80.000 emplois et qui sont bloquées en raison de l'absence d'as- siettes foncières", selon lui. Et d'ajouter : "Les lois algériennes sont bonnes mais c'est leur application qui pose problème". Un avis partagé par Ahmed Koulifa (RND) qui, tout en saluant le projet de loi dans son ensemble, a estimé que les incita- tions à l'investissement instaurées par les lois précédentes "n'ont pas été concrétisées sur le terrain". Ab- delkrim Djennani du même parti a

également appelé à une relance ur- gente des zones industrielles pour ré- soudre le problème du foncier industriel. Pour Mohamed Sidi Moussa (FLN), le projet de loi s'intéresse uniquement au secteur industriel et ignore les autres secteurs. Lors des débats, certains députés ont redouté un retour à l'endettement extérieur qui compromettrait, selon eux, la souveraineté du pays. "Cette loi donne le feu vert à des privatisations sauvages et au retour à l'endettement extérieur", a avancé Soria Chaabane (PT). La règle 49-51%, régissant l'investissement étranger en Algérie, qui a été extirpée du nouveau projet

de code des investissement pour être

transférée à la loi de finances, a aussi

été évoquée par la majorité des inter- venants. Alors que les députés du FLN et du RND se sont montrés fa- vorables à cette extirpation qui ap-

portera, selon eux, plus de flexibilité

à l'investissement, d'autres forma-

tions politiques ont décrié cet amen- dement arguant qu'une loi de

finances change chaque année alors que l'investisseur, qu'il soit national ou étranger, a besoin d'une visibilité

à long terme.

N

a t io n

5

EL MOUDJAHID

M. SELLALDANS UN ENTRETIENAU MAGAZINE «ARABIES»

« Des réformes profondes et ambitieuses »

M. Abdelmalek Sellal, Premier ministre, a accordé au magazine Arabies du mois de juin, un long entretien dans lequel il expose les réformes qu’il mène, sous la direction du Président de la République, qu’elles soient institutionnelles ou socio-économiques.

Q ue ce soit à propos de l'économie où il évoque des avancées libérales mais mesurées, un souci

constant de préserver les intérêts na- tionaux et la présence majoritaire de l'État et un souhait d'encourager les investissements extérieurs, que ce soit sur le dossier du pétrole et de la trop grande dépendance actuelle de

l'économie et donc de la nécessité de développer des projets d'énergie al- ternatifs, que ce soit en matière sé- curitaire où il ne transigera pas sur la vigilance envers les extrémismes et une position ferme concernant la question du Sahara occidental, que ce soit enfin en matière de politique étrangère où l'Algérie entend jouer un rôle indépendant à propos des grands enjeux internes au monde arabe ou bien à propos de la situa- tion des Palestiniens qu'il qualifie, en répétant le mot, d'injustice. De grands chantiers d'infrastruc- tures sont en cours, et M. Sellal réaf- firme l'importance de la situation de son pays sur le continent africain et plus précisément dans sa partie Ma- ghreb.

africain et plus précisément dans sa partie Ma- ghreb. richesses. La lutte contre les groupes terroristes

richesses. La lutte contre les groupes terroristes et criminels est un élé- ment important de la problématique, mais elle n'est pas le seul. L'Algérie continue d'œuvrer pour ramener la paix et la stabilité au Mali et dans la région du Sahel. L'accord d'Alger constitue une base solide de consen- sus national pour la Réconciliation nationale, le dialogue politique, la lutte contre le terrorisme et la

criminalité et le renforcement des efforts de développement menés dans le cadre du plan de redressement du nord du pays. La même approche est préco- nisée en Libye où nous demeu- rons attachés à une solution politique et apportons notre soutien à la mise en place d'un gouvernement d'union natio- nale à Tripoli (…) L'interven- tion militaire ne réglera ni le problème terroriste ni les conflits politiques dans ces pays. Elle ne fera qu'augmenter les souffrances des peuples et attiser les haines, les rancœurs et les extré- mismes. L'Armée nationale popu- laire est totalement mobilisée pour garantir notre sécurité et l'inviolabi- lité de notre territoire et de nos fron-

tières. Elle châtiera sévèrement toute tentative d'action hostile contre notre pays ou notre sécurité, dans les limites de ses missions constitution- nelles, qui n'intègrent pas des mis- sions de combat en territoire étranger ». A la question de savoir s’il est fa- vorable à un mandat de l'ONU clair, précis et limité en Libye, il répond :

« Oui, si c'est à la demande du gou- vernement libyen et sous contrôle de l'ONU ».

partie d'un grand ensemble qui s'ap- pelle l'Afrique et d'un sous-ensem- ble qui s'appelle l'Afrique du Nord. Depuis l'indépendance, nous avons donc toujours milité pour une pro- fondeur africaine, et notre démarche a toujours été de rester africain. Sur le plan économique, nous avons réa- lisé la route Transsaharienne, et nous allons lancer à la fin de cette

refondation de notre république » avant de citer les nombreuses avan- cées allant de « la référence à la ré- conciliation nationale dans le préambule, à la promotion du tama- zight en langue nationale et offi- cielle avec l'arabe, aux obligations environnementales de l'État et du ci- toyen, à la constitutionnalisation de la parité homme/femme, aux libertés d'expression, de presse et d'ac-

cès à l'information jusqu'à la consécration du statut de l'op- position politique et de ses droits au travail parlementaire et à l'accès aux médias publics. À cela s'ajoute la reconnais- sance des libertés acadé-

miques et de création culturelle et artistique. La pro- tection des catégories sociales les plus fragiles — enfants et personnes âgées — est désor- mais de la responsabilité par- tagée de l'État et des familles. Les libertés politiques et de manifestation sont consolidées et la possibilité de questionner la consti- tutionnalité des lois et maintenant ouverte à tous les citoyens ». A la question de savoir les priori- tés du gouvernement durant cette période difficile et comment réduire davantage encore la dépendance de l'économie algérienne aux hydrocar- bures, le Premier ministre répond que la « préservation des acquis so- ciaux des Algériens et leur pouvoir d'achat et le maintien du soutien à la croissance et au développement de l'économie nationale sont nos prio- rités ». Il ajoute que « pour réussir ce challenge, des mesures de correc- tion et de réaménagement ont été prises dès l'automne 2014 avec pour objectif la maîtrise de la dépense pu- blique et du commerce extérieur et la diversification des ressources budgétaires. On a ainsi pu stabiliser l'inflation et obtenir des réductions de plus de 11% des importations et 8% sur les dépenses publiques alors

la pauvreté, ainsi qu'une souveraineté totale sur leurs territoires et leurs richesses.» SOUVERAINETÉ

la pauvreté, ainsi qu'une souveraineté totale sur leurs territoires et leurs richesses.»

SOUVERAINETÉ «L’objectif primordial est de garantir aux peuples une vie digne, loin de la peur

SOUVERAINETÉ «L’objectif primordial est de garantir aux peuples une vie digne, loin de la peur et de

richesses.» SOUVERAINETÉ «L’objectif primordial est de garantir aux peuples une vie digne, loin de la peur

année un très grand port de containers pas loin d'Alger, à l'image du port chinois de Shanghai. L'objectif est d'optimiser les délais logistiques pour l'Afrique. D'autre part, dès la fin de cette année, nous organisons avec le pa- tronat algérien un grand forum d'hommes d'affaires africains à Alger. Nous avons bien sûr de fortes relations avec les pays du Moyen- Orient, mais nous visons à assurer notre profondeur africaine.

RÉVISION CONSTITUTIONNELLE :

UNE RÉELLE REFONDATION DE NOTRE RÉPUBLIQUE

Questionné sur la récente révision de la Constitution et la manière de la mettre en œuvre, le Premier ministre estime qu’il s’agit d’une « avancée majeure dans l'histoire des institu- tions de notre pays car il ne s'agit pas d'un simple amendement de la loi Fondamentale, mais d'une réelle

NOTRE PROFONDEUR AFRICAINE

Interrogé sur l'évolution straté- gique de la géopolitique algérienne, M. Sellal répond : « L'Algérie fait

que nos ressources fiscales ordi- naires progressaient en 2015 de 9,3%. Les crédits à l'économie ont continué de progresser — +22,7 % par rapport à 2014 — et la crois- sance du produit intérieur brut entre 2014 et 2015 a été pratiquement identique pour se situer à 3,8%. L'objectif fixé dans la loi de finances pour 2016 étant de 4,6%. C'est dif- ficile, mais on se mobilise tous pour atteindre cette performance ».

UNE ÉCONOMIE ÉMERGENTE DIVERSIFIÉE ET CRÉATRICE D’EMPLOI

« Depuis sa réélection en avril

2014, le Président Bouteflika a fixé

comme priorité nationale l'édifica- tion d'une économie émergente et

diversifiée, créatrice de richesse et d'emplois. Cet engagement constitue

la feuille de route assignée au gou-

vernement pour le quinquennat en développant au maximum la pro- duction hors hydrocarbures dans les domaines de l'industrie, de l'agricul- ture, de l'énergie, du numérique et

du tourisme, et en s'appuyant sur un instrument privilégié : l'entreprise nationale, publique et privée, avec ouverture sur le partenariat et l'ex- pertise internationale ». Dans ce sens l’accord conclu entre le gouver- nement, le patronat et les syndicats pour la mise en œuvre d'un Pacte na- tional économique et social, l’amé- lioration progressive du climat des affaires, la révision du code des in- vestissements pour libérer encore

plus l'acte d'investir, simplifier et fa- ciliter ses procédures sont autant de chantiers qui vont dans ce sens. Sans oublier la modernisation des sys- tèmes financiers.

A la question de savoir dans quels

domaines l'Algérie souhaite se ren- forcer par des IDE et avec quels pays, M. Sellal indique que le gou- vernement a « priorisé » cinq do- maines d'activité qu'il compte développer et promouvoir : l'indus-

trie, l'agriculture, l'énergie, le numé- rique et le tourisme. A propos de l’accord avec l'OMC, il précise qu’il

y a encore des divergences sur cer-

tains points. Quant à l’accord d'as-

sociation avec l'Union européenne,

il estime que sans le remettre en

cause, il « faudrait revoir le dos-

sier ». Enfin concernant les grands défis et les priorités de l'Algérie

pour les cinq ou dix prochaines an- nées, le Premier ministre déclare :

« Réussir notre mue économique,

bâtir une économie émergente, ré- duire le chômage des jeunes, conti- nuer à moderniser notre pays et l'ouvrir davantage au monde, tels sont les principaux chantiers de l'Al- gérie pour les années à venir. Il s'agit d'un renouveau national politique, économique et sociétal dont les grandes lignes et la feuille de route

ont été tracées par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui a une phrase qui résume parfai- tement cette démarche : « Nous tra- vaillons pour offrir aux Algériens des conditions de vie meilleures que celles de leurs parents et pour qu'ils puissent léguer à leurs enfants un pays encore plus fort, plus stable et plus prospère ».

LUTTE CONTRE LE TERRORISME : NOTRE APPROCHE N’A PAS CHANGÉ

A la question de savoir si l'oppo- sition aux opérations militaires ex- térieures constitue une démarche durable ou conjoncturelle quant au dispositif de sécurisation des fron- tières, M. le Premier ministre est assez catégorique : « L'article 28 de notre Constitution nous interdit d'en- voyer des éléments armés algériens hors de nos frontières ; c'est un prin- cipe fondamental, hérité de la Révo- lution algérienne et sur lequel on ne transige pas. L'Algérie ne se mêle pas des affaires des autres pays, rai- son pour laquelle nous n'avons pas pris part à l'intervention initiale en Libye. Aucun militaire algérien n'in- terviendra en dehors du territoire na- tional ».

SITUATION EN LIBYE ET AU SAHEL : SEULE LA SOLUTION POLITIQUE EST VIABLE

A la question de savoir quelles mesures l’Algérie préconise pour faire face à la menace extrémiste, en termes de politique extérieure et in- térieure, le Premier ministre ré- pond : « La situation au Sahel et en Libye est préoccupante sur le plan humanitaire et sécuritaire. Ces pays amis et frères sont en proie à des conflits internes et à des manœuvres extérieures qui menacent l'existence même de ces États. La position de l'Algérie sur ces questions n'a pas changé : seul un dialogue inclusif en vue d'une solution politique peut constituer une solution viable, et ce, dans le respect des principes de sou- veraineté nationale, d'intégrité du territoire et de non-ingérence. Il faut constamment garder à l'esprit l'ob- jectif primordial qui est de garantir aux peuples de ces pays une vie digne, loin de la peur et de la pau- vreté, ainsi qu'une souveraineté to- tale sur leurs territoires et leurs

Mercredi 15 Juin 2016

N

6

a t io n

EL MOUDJAHID

le ministRe des tRanspoRts suR les chantieRs de la capitale

La nouvelle aérogare d’Alger RÉCEPTIONNÉE fin 2018

«La nouvelle aérogare internationale d’Alger sera réceptionnée fin 2018, la future infrastructure aura une capacité de 10 millions de passagers par an et sera conforme aux standards internationaux», a déclaré hier le ministre des Transports et des Travaux publics, M. Boudjemaâ Talaï.

L e ministre, qui s’exprimait dans un point de presse, à l’issue d’une visite inopinée au niveau de plusieurs structures en cours

de réalisation dans la wilaya d’alger, a fait sa- voir que les taux d’avancement des travaux est

à 30%. «nous aurons l’aéroport fini, en ce qui

concerne le gros œuvre, en décembre prochain, mais dans un aéroport, c’est le parachèvement des structures qui est le plus difficile, à savoir

la climatisation, l’électricité, la plomberie, etc., mais nous allons tout mettre en œuvre pour le finir dans les délais impartis», a-t-il dit. le ministre a souligné que «la nouvelle aé- rogare d’alger sera le point de jonction entre l’afrique et l’europe. elle sera dotée de toutes les infrastructures d’accompagnement, en cate- ring, en fret et en hébergement, ce qui lui per- mettra d’être conforme aux standards internationaux». cet aéroport, dont les travaux de construc- tion avaient été entamés fin 2014, sera réalisée sur une superficie de 73 hectares avec une en- veloppe financière de 90,3 milliards de dinars. la délégation ministérielle s’est ensuite dirigée vers la nouvelle tour de contrôle à l’aéroport in- ternational d’alger, pour inspecter le taux d’avancement des travaux de réalisation, qui est, d’après le premier responsable du secteur,

à hauteur de 35%. «ce projet entre dans le cadre du développement et de la modernisation des

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

structures aéroportuaires, et il sera réceptionné avant la fin de 2016», a-t-il dit, tout en exhor- tant la société espagnole chargée de la construc- tion de respecter les délais de réalisation et de livraison. cette nouvelle tour, qui se situe entre la nou- velle aérogare, en cours de réalisation, et l'an- cienne, permettra de moderniser les structures aéroportuaires en les alignant sur les normes in- ternationales, selon les explications fournies au

ministre. celui-ci en a profité pour mettre l'ac- cent sur la nécessité de construire cette tour selon «les critères modernes de dernière tech- nologie». la nouvelle tour de l’aéroport inter- national d’alger devra atteindre 72 mètres de hauteur, alors que celle qui existe actuellement mesure à peine 45 mètres. les infrastructures à réaliser concernent, notamment l’aéroport in- ternational d’alger, ceux de tamanrasset, d’oran, d’annaba et de ghardaïa. par ailleurs, le ministre a présidé plus tôt, dans la matinée d’hier, au centre régional de surveillance aérienne de cherarba, la 15 e sortie de promotion de 17 contrôleurs aériens et la 10 e promotion d’agents d’intervention rapide. une promotion qui compte 20 agents du service de sauvetage et de lutte contre les incendies dans les aéroports (ssie). À cette occasion, Boudjemaâ talaï a pro- cédé a la remise des diplômes, ainsi qu’à l’oc- troi de contrats de travail. les promus, a-t-on appris, seront affectés en grande partie à travers plusieurs aéroports du sud algérien, à savoir illizi, hassi massoud , adrar, tindouf , in amenas, Bordj Badji mokh- tar, in guezzam, mascara et tlemcen ), où ils vont travailler directement dans les tours de contrôle. prenant la parole, le ministre des transports et des travaux publics a réitéré l’im- portance des contrôleurs aériens et des aiguil-

leurs du ciel qui, selon lui, assurent la sécurité et la fluidité du trafic. «ils jouent un rôle décisif quant à la sécurité aérienne, c’est la cheville ouvrière de la sécu- rité du transport aérien», a-t-il dit. actuellement, ils sont 600 contrôleurs aé- riens répartis à travers les tours de contrôle du territoire national, tandis que les agents de ssli sont au nombre de 570. m. talaï a insisté sur la nécessité de la for- mation continue et la mise à niveau, surtout pour cette catégorie de techniciens spécialisés. «il faut mettre des conditions d’accès à cette formation, pour mettre le mode de sélection à un niveau élevé, surtout en termes de navigation aérienne.» il a particulièrement insisté sur le niveau des critères de sélection pour accéder à l'école qui assure la formation des contrôleurs aériens du fait que la profession se modernise davantage et exige un grand recours aux nouvelles tech- nologies. À ce propos, le ministre a fait savoir que l'accès à cette formation exigera, dans un proche avenir, le diplôme d'ingéniorat au lieu d'un bac+2 années universitaires, comme cela se fait actuellement le ministre a également saisi l’occasion pour visiter les structures du centre régional de surveillance aérienne. Sarah A. Benali Cherif

RencontRe Régionale des walis avec le ministRe de l’intéRieuR

Actions concrètes et recommandations

d’importantes décisions et recommandations ont sanctionné les travaux de la première réunion d’évaluation régionale ayant regroupé, avant-hier

à oran, 13 walis et le ministre de l’intérieur et des

collectivités locales, m. nouredine Bedoui. en matière de la gestion du foncier, la réunion a re- commandé une décentralisation de la gestion lo- cale des procédures de récupération des terres agricoles situées dans les périmètres urbanisables ou aménagés, à l’exemple des zones d’expansion touristique (Zet) et des nouvelles villes. Quant aux assiettes foncières situées à l’extérieur des pé- rimètres urbanisables, il a été décidé de confier la décision de leur déclassification à un conseil in- terministériel. le conclave a aussi décidé de la décentralisa- tion des études des zones d’expansion touristique et la mise en contribution des agences foncières dans leur élaboration. les cadres du ministère de l’intérieur ont préconisé, par ailleurs, la création de micro-zones d’activités dans chaque commune chef-lieu, destinées à accueillir des micros-pro- jets. cela devrait être accompagné par l’encoura- gement de l’octroi des microcrédits aux porteurs de ce type de projets. ils ont recommandé, en outre, des mesures de facilitation et de simplifi- cation des procédures relatives à l'obtention des actes de concession.

relatives à l'obtention des actes de concession. dans le domaine du partenariat public-privé, le rapport de

dans le domaine du partenariat public-privé,

le rapport de la réunion note une nécessité d'ex- ploitation de toutes les infrastructures réalisées par l'état, non utilisées et fermées à ce jour,

À ce titre, des

instructions ont été données au secrétaire général du ministère de l’intérieur et des collectivités lo- cales pour ouvrir un atelier sur le développement du partenariat public-privé, en exploitant les op- portunités offertes par la caisse nationale d’équi- pement et de développement (cned). au

comme les crèches, les piscines

chapitre de la finance et de la fiscalité, il a été dé- cidé de mette en place un groupe de travail com- posé des représentants des secteurs ministériels,

à qui sera confié la mission de faire des proposi-

tions concrètes et efficaces en matière de réforme de la finance et de la fiscalité locale. ce groupe est tenu de présenter son exposé au gouvernement lors de la prochaine réunion annuelle avec les walis. les propositions qui seront faites dans ce sens seront prises en considération dans la loi de finances 2017. concernant toujours la fiscalité, la réunion a recommandé une valorisation des biens communaux et un élargissement de l’assiette fis- cale ainsi que la mise en place de mesures proté- geant le recouvrement les impôts et la révision du taux de certaines taxes. dans le volet de l'amélio- ration de la Fonction publique, il a été décidé de mettre en œuvre la décentralisation des procé- dures de paiement des frais du visa d’el-hadj. les directives nécessaires ont été données aux respon- sables en charge de cette opération, note le même document. enfin, la réunion a décidé de la sup- pression des enveloppes financières précédem- ment consacrées à la confection des imprimés et documents administratifs, étant donné qu’ils sont téléchargeables à partir du site de ministère de

l’intérieur et des collectivités locales. Amel Saher

Les collectivités locales, appui pour l’État

Faire des collectivités locales, un appui pour l’état et non pas une charge. voici, résumé, le défi de l’heure pour les wilayas et les communes, rappelé par m. nouredine Bedoui, ministre de l’intérieur et des collectivités locales. usant d’un langage clair et s’exprimant sans détour dans son évocation de «maux» qui rongent en- core les collectivités locales, le ministère, qui présidait à oran un rencontre d’évaluation des activités de 13 wilayas de l’ouest, vient de son- ner l’heure d’un changement de fond en comble dans le mode de fonctionnement des institutions locales relevant de son secteur. en finir avec les mentalités rentières, rompre avec la bureaucratie sévissant comme une hydre au sein de nos mai- ries et de nos wilayas. et ce n’est pas tout ! certaines des ces insti- tutions locales ne veulent même pas renoncer à leur caractère budgétivore, accentuant, ainsi, leur déphasage criant vis-à-vis d’une conjoncture marquée par l’amenuisement des recettes de l’état en raison de la baisse des revenus des hy- drocarbures. Face à ce constat, d’un impact pour l’heure relatif sur notre économie nationale, les collec- tivités locales se devaient de se montrer plus créatives, davantage innovantes, à même de s’ériger comme une sérieuse alternative apte à combler le manque à gagner provoqué par la dé- gringolade des prix du pétrole. d’autant plus que le potentiel y est déjà au niveau de chacune de

nos collectives locales. «il n’y a pas de com- munes pauvres en algérie», tiendra à préciser le ministre. «chaque wilaya et chaque commune dispose de potentialités de développement im- portantes qui n’attendent que des idées et des ini- tiatives capables de les rentabiliser», a-t-il argué. sauf que l’entrave qui empêche l’éclosion des ses idées et initiatives réside, comme le déplore m. Bedoui, dans «l’existence des mentalités ren- tières, répandues dans nos collectivités locales qui attendent des dotations financières prove- nant des autorités centrales». il enchaîne en sou- lignant solennellement que «l’ère des dotations financières centralisées pour faire face aux dé- penses de fonctionnement est révolue». et d’ajouter : «les interventions de l’état au profit des collectivités locales se limiteront désormais aux seuls projets créateurs de richesse.» le défaut de rationalisation des dépenses est l’autre constat déploré par m. Bedoui. «en dépit des instructions et des orientations données pour la rationalisation des dépenses, nous avons constaté la persistance d’une tendance dépen- sière au niveau de certains chapitres budgé- taires», dit-il.

Combattre la bureaucratie, un défi

sur un autre volet, le ministre de l’intérieur et des collectivités locales a mis l’accent sur la nécessité «de déployer davantage d’efforts pour

lutter contre les comportements bureaucratiques qui persistent dans les services administratifs.

c’est là un premier défi de l’état». il a déploré,

à ce propos, le fait que des agents bureaucrates

n’ont pas hésité à s’adapter au nouveau contexte d’introduction des solutions informatiques, les mêmes utilisées à travers le monde, pour cher- cher de nouveaux moyens d’enrichissement par des formes et des techniques nouvelles». «ces situations, a relevé le ministre, se produisent dans un contexte d’une présence timide des ser- vices de contrôle et de suivi. ceci a encouragé la prise de mesures non prévues par la règlementation, la vente de docu- ments mis gratuitement par l’état à la disposition des citoyens, en plus de la commercialisation de rendez-vous pour l’obtention de documents bio- métriques et autres pratiques. ces pratiques doi- vent être combattues avec fermeté et rigueur.» le ministre a en outre appelé les walis à met- tre en place les instruments nécessaires pour ga- rantir des prestations de service de qualité, loin de toutes pratiques bureaucratiques. le ministre a mis en exergue la nécessité «d’opérer un changement positif et palpable, en procédant à l’intensification des efforts pour en- rayer toute forme de faillite dont souffrent les services publics et qui porte atteinte à la crédi- bilité des services de l’état, tant au niveau cen- tral que local». Karim Aoudia

oRan

Lancement de plusieurs projets d’investissement

le wali d’oran, abdelghani Zaâ-

lane,

«pro-

chain» de plusieurs projets à travers le territoire de la wilaya, ce qui démon- tre, selon lui, la «forte attractivité» de

la région en matière

d’investissement.

en marge d'une cérémonie de pose de la première pierre des futurs nou- veaux abattoirs dans la localité d’el- Kerma, à l’ouest d’oran, le wali a cité, entre autres, une nouvelle aciérie, un projet de réalisation de lubrifiants avec

«total algérie», une nouvelle unité de

gaz industriels

placoplatre. ces nouveaux abattoirs seront si- tués à proximité du marché de gros des fruits et légumes et du marché à bes- tiaux. ils auront une capacité de traite-

ment

un système d’abattage semi automa-

tique

besoins en viande rouge de la wilaya d’oran et à 60% des besoins des wi- layas limitrophes. «il s’agit d’un créneau alimentaire stratégique pour la wilaya d’oran, en lien avec la santé de la population et de la qualité de vie, quand on connaît aujourd’hui le non-respect de l’itiné- raire technique», a fait observer le wali

dans une déclaration à la presse, recon-

actuelles

d’abattage

aux

devant répondre à 100 % des

total de 1.600 têtes par jour, avec

et un autre projet de

a annoncé

le lancement

naissant que les conditions

«ne

répondent

pas

normes requises». il a également annoncé que les an-

ciens abattoirs

datant de

condamnés à la fermeture une fois que

activités. initié

dans le cadre du programme de déve- loppement de la wilaya, ce projet d’in-

1,42 milliards da a

vestissement de

l’andi. il

devra générer 197 emplois directs et le

double en termes d’emplois indirects,

selon

liales Bakhtaoui. il a ajouté que ce projet sera livré

fi-

bénéficié des avantages de

ce projet démarrera ses

période coloniale, sont

municipaux d’oran,

la

le président du groupe

des

dans un délai de 10 mois.

il sera

doté d’un complexe froid

d’une

2.500 carcasses

capacité

de 90.000 m

de bovins

3 soit

,

et

de

10.600 carcasses

d’ovins, d’installa-

tions de

découpe

et de conditionne-

ment,

d’une

station

d’épuration

biologique et d’un incinérateur.

mercredi 15 Juin 2016

N a t io n

7

EL MOUDJAHID

Forum de la Mémoire d’El Moudjahid
Forum de la Mémoire d’El Moudjahid

Lecture de La Lettre du chahid ahmed ZaBana

« Soyez fiers de moi »

«Je vous écris sans savoir si cette lettre sera la dernière, et cela Dieu seul le sait. Si je subis un malheur quel qu’il soit, ne désespérez pas de la

miséricorde de Dieu, car la mort pour la cause de Dieu est une vie qui n’a pas de fin, et la mort pour la patrie n’est qu’un devoir ( Lettre d’Ahmed Zabana, le 18 juin 1956.

).»

L’ exécution d’ahmed Zabana , plus connu sous le nom de Zabana, à l’aube de ce mardi

19 juin 1956, s’inscrit dans le chapi- tre des crimes contre l’humanité. hier le Forum de la mémoire d’El Moud- jahid, initié en coordination avec l’association machaal echahid, l’avocate Fatma-Zohra Benbraham, en femme de loi, a démontré, docu- ments à l’appuisqu’il s’agit d’une exaction judiciaire. La conférencière, a dans sa communication magistrale, tenue en haleine les présents qui n’ont pu résister à l’émotion. «Lec- ture de la dernière lettre du chahid ahmed Zabana» , c’est l’intitulée de la conférence. en décortiquant cette lettre écrite le18 juin 1956, m e Ben- braham, élève de m e Zertal, avocat du chahid, relève que ahmed Zahana, était très attaché à sa mère. et que ce jeune soudeur qui n’a pas fréquenté l’école française avait le sens du verbe et maîtrisait parfaitement la langue de molière. elle marquera un arrêt à la lecture du passage «Vous avez accompli votre devoir puisque vous avez sacrifié l’être le plus cher pour vous. ne me pleurez pas et soyez fiers de moi». d’ailleurs dira t- elle , quand sa mère avait appris sa mort de la bouche de m e mahmoud Zertal, en digne femme algérienne avait lancé des youyous respectant le testament de son fils mort en héros. Le premier chahid guillotiné par la même machine infernale qui avait coupé la tête de marie-antoinette. en lui remettant la lettre, m e Zertal lui avait aussi remis la montre de son fils. Fait du hasard, la montre s’est ar-

rêté à 4 heures 2 minutes. L’heure à laquelle le chahid était placé sous «el
rêté à 4 heures 2 minutes. L’heure à
laquelle le chahid était placé sous «el
finga» comme l’appelle les algé-
riens. et si elle avait récupéré la lettre
pour la donner par la suite à Larbi
Ben mhidi, elle avait offert la montre
à l’avocat de son fils. en remercie-
ments pour son engagement aux
cotés du chahid. m e Benbraham, dira
que m e Zertal, l’avait précieusement
gardé, et s’interrogeait souvent pour-
quoi cette montre s’était arrêtée pré-
cisément à cette heure-ci. mais, la
conférencière dira, que d’autres faits
relevant du miracle entoure l’exécu-
tion de l’enfant d’el hamri engagé
dans l’os, et fut parmi les premiers à
rejoindre la révolution de novem-
bre. Les révélations sur la façon dont
il avait été exécuté, ainsi que le dé-
roulement de son procès qui avait été
entaché d'irrégularités, demeurera un
point noir pour l’administration colo-
niale Française. certains défenseurs
d’ahmed Zabana avaient été mena-
cés par des colons. Pour l'histoire,
l'on retiendra que la première fois, la
lame de la guillotine s'était arrêtée, à
deux reprises, à cinq centimètres de
la nuque du chahid. mais ses vérita-
Ph : Louiza

bles bourreaux, le président français,

rené coty et le ministre de la Justice, François mitterrand, avaient refusé

de lui accorder la grâce comme c’est

l’usage. elle ajoutera que dans ses travaux de recherche, elle est tombée sur le livre de roland dumas édité en 2011, où il reprend des confidences de François mitterand. c’est-à-dire que la mort de Zahana et les centaines des chouhadas guillotinés ont hanté les nuit de mitterand, puisque dès son élection à la présidence française en

1981, son premier geste était d’abolir

la peine de mort.

mais l’histoire retiendra que Za- hana a été le premier moudjahid guillotiné à la prison Barberousse, le 19 juin 1956. sa décapitation, ainsi que son supplice se feront sous le re-

gard de l’administration française qui

a reconnu son courage devant la

mort, ou plutôt le supplice. Zahana n’avait que 30 ans, lorsqu’il avait af- fronté en héros la machine infernale, dignement, la tête haute, en criant dans la cour de la prison centrale de serkadji à travers les couloirs et à plusieurs reprises : «allah akbar», «tahia el-djazair». ces cris qui ont retentit jusque dans les couloirs des instances onusiennes. sa lettre, re- mise à abane ramdane, a été publié dans les colonnes du porte-voix de la révolution de novembre El Moudja- hid. c’est ainsi, qu’elle a fait le tour du monde. et si Lacoste, avait ré- pondu à la demande la grâce «le sang appelle le sang», m e Benbraham ré-

plique «le sang appelle la victoire». Nora Chergui

résistants aLgériens du déBut de La coLonisation

Garantir une sépulture digne en Algérie

Les résistants algériens du début de la colonisation française, dont les restes mortuaires sont au musée de l’homme de Paris, doivent avoir une sépulture en al- gérie, a affirmé à Paris le professeur d’université, Brahim senouci. La question de la restitution des restes mortuaires "me hante depuis 2011 quand l’historien ali Farid Belkadi l’a révélée au public", a in- diqué l’initiateur de la pétition en ligne, qui réclame leur rapatriement en algérie, soulignant que "cela a compté dans ma dé- termination à assurer une sépulture pour ces résistants héroïques qui ont, unanime- ment, refusé de se rendre aux forces colo- niales et qui ont combattu jusqu’à la mort". Pour ce physicien et écrivain, fils de chahid, l’idée que des restes de résistants algériens "risquent de finir dans de vul- gaires cartons, dans des armoires métal- liques, dans un musée français, au cœur de la capitale de la nation à laquelle ces résistants devaient leur martyre m’était in-

supportable". Les restes, des crânes secs pour la plupart, appartiennent, entre au- tres, rappelle-t-on, à mohamed Lamjad Ben abdelmalek, dit cherif "Boubaghla", cheikh Bouziane, chef de la révolte des Zaâtchas (région de Biskra en 1849), moussa el-derkaoui et si mokhtar Ben Kouider al-titraoui. La tête momifiée d'aïssa el-hamadi, qui fut le lieutenant de cherif Boubaghla, figure parmi ces restes mortuaires, de même que le moulage in- tégral de la tête de mohamed Ben-allel Ben embarek, lieutenant de l’emir abdel- kader. une pétition a été lancée en ligne par le professeur senouci avec comme objec- tif de rapatrier ces restes en algérie pour "y recevoir une digne sépulture". indi- quant qu’elle a recueilli plus de 3.000 si- gnataires, son initiateur a précisé que, pour l’instant, "la priorité est de faire gros- sir le nombre des signataires". "c’est cela qui nous donnera la force pour mener cette opération à bien, c’est-à-dire jusqu’à

la cérémonie qui présidera à l’enterrement de ces résistants, même si rien ne subsiste d’eux que des crânes secs, et à l’hommage de la nation et du peuple algérien", a-t-il soutenu, reconnaissant à l’historien Bel- kadi d’avoir "ouvert cette fenêtre sur l’horreur coloniale". réagissant à la disponibilité du musée de l’homme de Paris de restituer à l’al- gérie les 36 crânes, m. Brahim senouci, qui vit et enseigne en France, a estimé qu’on peut imaginer qu’il y aura un "dia- logue" pour que cette procédure advienne "le plus rapidement possible". "nous in- terpellons le musée de l’homme, parce que c’est lui qui détient ces restes. c’est sur lui que nous mettons la pression", a-t- il ajouté. il a par ailleurs soutenu que "certains de nos compatriotes ont oublié la grande misère, les massacres, les enfu- mades, les camps de regroupement, l’analphabétisme, la famine, qui ont rythmé la vie sous la botte coloniale. c’est terrible".

eL-dourous eL-mohammadia

La voie du Prophète (QSSSL)

organisé par la tarika Belkaïdia el habria, depuis plusieurs années, en collaboration avec la wilaya d’oran, le colloque inter- national des «dourous el mohammadia » (les leçons mohamma- diennes), se tiendront au siège national de la zaouïa à sidi maârouf, oran, du 13 au 26 juin, correspondant à la période du 8 au 20 ramadhan 1437, apprend on à la chaîne 1 de la radio algé- rienne. Placé sous le haut patronage du Président de la république abdelaziz Bouteflika, l’événement culturel et religieux verra la participation de nombreux savants et spécialistes des sciences re- ligieuses, provenant de nombreux pays arabo musulmans et eu- ropéens. Les «dourous», diffusés par les chaines de télévision en différé, durant le mois de ramadhan, sont suivies en algérie et ail- leurs, dans le monde arabo musulman, notamment, là où la tarîqa el Belkaïdia compte des adeptes. selon le d r mohamed Benbrika, président du comité scientifique du colloque, le thème des «dou- rous» portera cette année sur la nécessité d’emprunter la voie du Prophète (QsssL) pour assurer le salut de la nation. ce grand thème couvre en vérité trois aspects : premièrement, la modéra-

tion et la voie médiane suivie par le Prophète (QsssL) pour as- surer l’éducation des générations et la propagation du message de l’islam, deuxièmement, le besoin des nouvelles générations de connaitre leur religion à travers l’exemple de la conduite modèle du Prophète (QsssL) et troisièmement, le dialogue avec l’occi- dent chrétien et les autres communautés, basé sur des principes communs à toute l’humanité tel qu’il a été mis en œuvre par sidna mohamed (QsssL). selon l’hôte de la radio, cet important col- loque sera clôturé par la présentation d’une conférence du d r Ben- brika sur le fondateur de l’etat algérien moderne, l’emir abdelkader. Pour rappel, la tarika Belkaîdia est une importante voie spiri- tuelle qui s’est fait connaître tant par la personnalité de son fon- dateur cheikh el hadj mohammed Belkaïd que par l’intense activité de ses adeptes. issu d’une vielle famille tlemcénienne, cheikh hadj mohammed, est mort en 1998, à l’âge de 87 ans, lais- sant la succession de la tarika à son fils abdellatif. Mourad A.

mohamed aïssa à oran

« La référence religieuse algérienne est conforme à la Sunna »

Le ministre des af- faires religieuses et des wakfs, mohamed aïssa, a estimé qu’en préservant sa

référence religieuse, la na- tion algérienne a pu venir

à bout de l’extrémisme et

du terrorisme. dans une conférence qu’il a donnée,

à l’ouverture de la 11 e édi-

tion des rencontres «dou- rousses mohammadia», organisée au siège de la Zaouia Belkaïdia el he- bria. Le ministre a souligné qu’en préservant, tout le long de son histoire, sa référence religieuse, la nation algérienne a pu venir à bout de toutes les formes d’extrémisme et de terro- risme. «L’algérie s’est abreuvée de la juste voie du Prophète mohamed (QsssL), puisée de la sunna, ce qui lui a permis de vaincre toutes les formes d’extrémisme et de terrorisme, comme ce fut le cas face au colonialisme dans le passé», a-t-il souligné. dans ce sens, m. mohamed aïssa a estimé que la ré- férence religieuse algérienne est vraie et conforme à la sunna mohammadienne authentique, précisant que la preuve de la justesse de cette référence réside dans le fait que l’algérie a toujours été une terre du juste milieu et de la modération. Le ministre a également a mis en exergue la profondeur des ra- cines de cette référence religieuse au sein de la nation algé- rienne. ces racines ont constitué un véritable bouclier dressé contre toutes les tentatives de semer les germes de la fitna et de la division et contre toutes les velléités des milieux haineux

et revanchards, a souligné mohamed aïssa, ajoutant que cette référence a constitué une soupape de sécurité pour la nation et l’unité du peuple algérien. dans ce contexte, le ministre a rap- pelé les différentes étapes de la conquête et de la propagation de l’islam dans la région ainsi que les conditions dans les- quelles des générations entières de la nation algérienne ont adopté la référence religieuse et les principes du rite malékite. il est à noter que cette conférence d’ouverture a été donnée, lundi, après la prière d’el asr, en présence du ministre de l’in- térieur et des collectivités locales et d’un grand nombre d’ulé- mas et hommes de culte venus du monde musulman. cette 11 e édition est placée sous le thème générique «le bien et le salut de la ouma dans la voie du prophète de la miséricorde», rap- pelle-t-on.

«le bien et le salut de la ouma dans la voie du prophète de la miséricorde»,

mercredi 15 Juin 2016

N

8

a t io n

EL MOUDJAHID

concours dE rEcrutEmEnt dEs EnsEiGnants

Les épreuves orales REPORTÉES aux 27 et 28 juin

Le ministère de l’Éducation nationale a procédé au décalage de la date de l’examen oral de recrutement des enseignants pour les 27 et 28 juin.

L a ministre de l’éducation nationale, nou- ria Benghebrit, a fait savoir, hier, dans un communiqué émanant de son départe-

ment, que l’examen oral de recrutement des 28.000 enseignants, qui intégreront le circuit de l’éducation l’année prochaine, sera reporté aux 27 et 28 juin. pour justifier cette décision, la mi- nistre a évoqué « la situation difficile dans la- quelle se trouve le secteur de l’éducation nationale suite à l’affaire des fuites partielles des sujets du baccalauréat 2016 et l’organisation tout à fait inattendue d’une session partielle du Bac ». s’agissant de la publication des résultats du concours écrit, le ministère de l’éducation a avancé la date du 23 juin prochain. « les résul- tats de l’examen écrit seront connus le 23 juin », a-t-elle annoncé, ajoutant que le résultat final sera affiché le 3 juillet. le ministère a « accordé la priorité aux résultats du BEm dont les échéances de communication des résultats sont maintenues, comme prévu, au plus tard le 17 juin 2016 », pouvait-on lire dans le même com- muniqué. pour rappel, l’admission au corps de professeur se fait sur concours en deux étapes :

les épreuves écrites qui ont eu lieu le 30 avril dernier, et les épreuves orales d’admission fi- nale qui ont été reportées pour les 27 et 28 juin en cours. En tout, plus de 28.000 postes sont à pourvoir, avec en tête, les postes dans l’ensei- gnement à l’école primaire (17.595 en tout), suivis de l’enseignement moyen (7.497 en tout) et ceux dans le lycée (2.983 au total). pour l’enseignement à l’école primaire, la plus forte demande se trouve à alger (1.352), suivie de sétif (835), médéa (735), oran (649) et constantine (608). les candidats au concours pour l’accès au corps de professeur de l’école primaire doivent être titulaires d’une licence ou

d’un diplôme en sciences sociales et/ou sciences exactes afin d’être éligibles. le minis- tère veut recruter 15.239 enseignants de langue arabe, 2.082 professeurs de français et seule- ment 239 enseignants de tamazight. le total est de 17.595 postes. pour l’enseignement moyen, la wilaya d’al- ger arrive en tête en matière de postes ouverts (754), suivie de Batna (411) et de sétif (341). sans surprise, à Bejaia, les professeurs de

sétif (341). sans surprise, à Bejaia, les professeurs de langue amazighe sont très recherchés, propor-

langue amazighe sont très recherchés, propor- tionnellement aux autres villes (100 postes au total). les postes les plus recherchés : ensei- gnant de langue arabe (1.385 postes), ensei- gnant de mathématiques (1.151 postes) et enseignant de langue française (1.095). Enfin, pour ce qui s’agit de l’enseignement secondaire, les villes où les demandes sont les plus importantes sont Batna (252) et oran (217). les matières les plus pourvues, quant à elles, sont les mathématiques (356 postes), la littérature arabe (340 postes) et les sciences physiques (299 postes). pour l’accès aux postes de professeur dans l’enseignement moyen, comme secondaire, une licence ou un diplôme dans le domaine d’édu- cation souhaité est nécessaire (pour un poste de professeur de langue arabe, une licence en langue et littérature arabe est requise). il y a lieu de signaler que les spécialités ont été élargies cette année à 28 nouvelles filières, à l’instar des sciences politiques, des sciences de la communication, du droit, de l’économie et de certaines spécialités scientifiques. toute- fois, les candidats retenus suivront des forma- tions cycliques dès le mois de juillet, et le ministère a déjà pris option pour un portail électronique de formation à distance. « nous al-

lons compenser le manque pédagogique par un encadrement de qualité, l’accompagnement et la prise en charge à travers les inspections », a d’ailleurs expliqué le ministre, insistant sur le recrutement des diplômés des écoles normales supérieures des enseignants (Ens). « le recru- tement de qualité demeure celui des diplômes des Ens, d’ailleurs les équipes du ministère tra- vaillent d’arrache-pied avec ceux du ministère de l’Enseignement supérieur pour la mise en place d’une cartographie par besoin, par wilaya et par cycle », a-t-elle indiqué en insistant sur les « principes de l’équité dans cette opéra- tion ». il convient de rappeler également, que le secteur a lancé des concours externes et de pro- motion qui ont touché 64.893 fonctionnaires, dont 45.000 bénéficieront d’une promotion aux grades d’enseignant principal et d’enseignant- formateur. ainsi, la politique de recrutement du secteur a permis de mettre fin au problème de vacance des postes. pour remédier au problème de refus des enseignants d’exercer dans les ré- gions enclavées un programme a été mis en œuvre par la tutelle, en coordination avec les autorités des wilayas, pour “l’octroi de loge- ments collectifs aux enseignantes célibataires dans les régions du sud”. Salima Ettouahria

ExamEn partiEl du Baccalauréat

Révision de groupe et SOUTIEN des parents

les responsables d'associations de parents d'élèves et de syndicats du secteur ont appelé les parents des élèves concernés par l'examen par- tiel du baccalauréat 2016, à soutenir moralement leurs enfants et à les en- courager à réviser en groupe dans les lycées où des psychologues et des conseillers d'orientation scolaire sont présents. le président de l'association na- tionale des parents d'élèves, Khaled ahmed, a indiqué dans une déclara- tion à l'aps que les parents doivent encourager leurs enfants à se rendre dans les lycées pour réviser en groupe avec un suivi assuré par des psychologues et des conseillers d'orientation scolaire. m. ahmed a assuré que "les élèves ont eu du mal à accepter cette situation d'examen partiel", affirmant qu'il "leur est très difficile" de reprendre les révisions en ce mois de ramadhan et en plein été". il a appelé le ministère à orga- niser "une campagne de sensibilisa- tion" au profit des candidats pour les inciter à réviser et les orienter". la présidente de la Fédération natio- nale des associations des parents d'élèves, dalila Kheyar, a qualifié cette situation de "particulière" ap- pelant les parents d'élèves à soutenir leurs enfants et à les encourager à réviser. selon m me Kheyar, cette ses- sion "ne sera pas difficile" souli- gnant que le ministère a tenu compte de l'état psychologique des élèves qui ont fourni des efforts toute l'année et qui sont concernés par l’examen partiel d'autant que les épreuves coïncident avec le mois de ramadhan et la chaleur estivale". le coordonnateur national du syn-

la chaleur estivale". le coordonnateur national du syn- dicat national autonome des profes- seurs de

dicat national autonome des profes- seurs de l'enseignement secondaire et technique (snapEst), meziane meriane, a pour sa part insisté sur le rôle important que doivent jouer les parents d'élèves afin de convaincre leurs enfants de la "nécessité de re- faire le bac". il a en outre appelé les élèves à se rendre à leurs établisse- ments pour réviser en groupe. "nous demandons aux élèves de ré- viser chaque matière à refaire sans trop de pression d'autant qu'ils ont déjà eu à réviser à fond chacune de ces matières tout au long de l'an- née". le représentant de l'union na- tionale des travailleurs de l'Education et de la formation (untEF), sadek dziri, a quant à lui appelé les directeurs des établisse- ments scolaires à inviter les élèves à se rendre à leurs établissements pour la révision et pour tirer profit des conseils des psychologues et des conseillers d'orientation sco- laire. pour le pédagogue abderazak dourari, la décision d'organiser un

examen partiel du Bac "va dans l'in- térêt des élèves qui ont été studieux tout au long de l'année" d'autant qu'elle leur offre l'opportunité de prouver qu'ils méritent leur réus- site". il a appelé dans ce sens à allé- ger le dispositif mis en place lors des examens et à prendre en consi- dération les conditions que vivent les élèves en cette période. il a également appelé à la néces- sité de "donner au baccalauréat sa véritable dimension en attendant les changements prévus par le ministère de l'Education nationale".

De la peine à réviser pour cause de déprime

la décision de refaire partielle- ment le baccalauréat a généré un état de déprime chez les élèves concernés notamment ceux de la fi- lière sciences expérimentales qui re- jettent en bloc cette situation et refusent de reprendre les révisions en prévision des examens dans les 7

matières. roumeissa, Hafidh et me- lissa, tous de la filière sciences ex- périmentales, ont affirmé refuser de refaire le Bac d'autant plus qu'il coïncide avec le mois sacré du ra- madhan. ils ont confié avoir entamé depuis quelques jours la révision in- dividuelle après le s’hour se réfé- rant en cas de difficulté à résoudre les exercices des matières essen- tielles à leurs camarades par télé- phone ou internet. même sentiment chez mohamed, lilya et sonia qui affirment accepter difficilement cet état de fait et refusent de reprendre les révisions. nous n'étions pas pré- paré psychologiquement à cela et pour nous l'année scolaire était ter- minée, ont-ils livré déçus. selon ces candidats, les fuites des sujets du Bac et la décision de refaire étaient considérées comme une "sanction" qui venait s'abattre sur eux alors qu'ils étaient excellents dans leurs classes respectives, soulignant que leurs enseignants des cours particu- liers les avaient convoqués pour une révision en groupe sans contrepartie afin de les aider moralement à sur- monter cette phase difficile. malgré l'ouverture des établissements et des mesures prises par le ministère de l'Education nationale en matière de mobilisation de psychologues et de conseillers pédagogiques, le plus grand absent était l'élève, a-t-on constaté lors d'une tournée dans cer- tains lycées. au lycée didouche mourad de Bir mourad rais, il n'y avait que 10 candidats venus mardi matin pour entamer les révisions et tirer profit des conseils du staff pé- dagogique mis en place à cet effet.

mEillEurEs univErsités du mondEaraBE En 2016

20 universités algériennes

CLASSÉES

le magazine américain u.s. news & World report en collaboration avec la Qatar Foundation a rendu public derniè- rement le classement 2016 des meilleures universités du monde arabe. En effet, dans ce classement, figure une vingtaine d’uni- versités algériennes. la meilleure université algérienne, selon ledit classement, est l’université des sciences et de la technologie Houari-Bou- mediène (ustHB) à Bab Ezzouar qui ar- rive à la 31 e place dans le monde arabe avec une note globale de 46 points sur 100, ce qui représente une évolution pour l’ustHB de 8 places puisque dans l’édi- tion précédente elle était classée à la 39 e place, indique le même magazine. a dix-neuf longueurs loin derrière l’université de Bab Ezzouar, l’université de constantine 1 se classe à la 50 e place

en 2016, ce qui représente une progression de six places par rapport à l’année der- nière où elle était à la 56 e place. l’univer- sité de l’est du pays est, pour sa part, suivie par l’école nationale polytechnique d’alger qui occupe la 74 e place, soit 24 places plus loin. l’université des sciences et de la technologie d’oran mohamed-Boudiaf arrive à la 59 e position enregistrant ainsi un bond de 11 places (70 e l’an dernier) et l’université djilali liabès – sidi-Bel- abbès se place à la 62 e marche reculant de

8 places dans la mesure où la même uni-

versité était classée à la 54 e place l’an der- nier. au même titre que l’université de sidi Bel-abbès, l’université de Bejaia a

reculé de 10 places en se classant à la 70 e

marche. l’université mohamed-Khider de Bis- kra, qui n’a pas été classée l’an dernier, in- tègre cette année le classement à la 96 e place suivie de l’université mouloud- mammeri de tizi-ouzou qui arrive à la

97 e place (84 e l’an dernier).

par ailleurs, les universités tahri-mo- hammed de Béchar (123 e ) et mohamed- Boudiaf de m’sila (124 e ) occupent notamment les toutes dernières places du classement des meilleures universités du monde arabe. ces deux dernières universités ont malheureusement récolté les plus mau- vaises notes accordées par le magazine à savoir 0.2 et 0.0. ces deux universités sont les seules du classement à avoir obtenu une note inférieure à 5 sur 100. pour cette année, certaines universités ont connu une progression flagrante comparativement à l’année écoulée, tandis que d’autres ont enregistré une chute libre par rapport à la période de référence. il faut également retenir que l’algérie a placé 20 universités dans ce nouveau classement, alors que l’Egypte compte 25 universités, ce qui fait que les deux pays se classent en deuxième et première posi- tion pour le nombre d’université placée dans le classement. il est utile de souligner que le classe- ment établi par le magazine américain se concentre principalement sur la réputation des universités auprès des universitaires et employeurs du monde arabe ainsi que la qualité et la quantité des travaux de re- cherche des universités. pour ce qui est du haut du tableau, il faut effectuer une tour- née dans les pays du Golfe, plus précisé- ment en arabie saoudite. En effet, pour l’édition 2016, les quatre premières places du classement des meilleures universités du monde arabe sont exclusivement occu- pées par des universités saoudiennes :

King saud university, King abdulaziz university et King abdullah university of science & technology et King Fahd uni- versity of petroleum & minerals respecti- vement. viennent ensuite l’american univer- sity of Beirut (liban), united arab Emi- rates university united arab Emirates, Qatar university (Qatar), sultan Qaboos university (oman), american university of sharjah (Emirats arabes unies), Jordan university of science and technology (Jordanie), suez canal university (Egypte), et enfin, l’alexandria university (Egypte), cairo university (Egypte) M. Mendaci

N

a t io n

EL MOUDJAHID

9

CataStroPheS et riSQueS majeurS

Apprendre à AGIR localement

Une rencontre régionale sur la prévention des risques majeurs et la gestion des catastrophes a été organisée au niveau du pôle universitaire de Médéa, en présence de cadres administratifs et officiers de la Protection civile issus des wilayas de Djelfa, Blida, Tipasa et Médéa.

I nitiée par la délégation na- tionale aux risques majeurs, dépendant du ministère de

l’intérieur et des Collectivités locales, cette journée s’est foca- lisée sur l’étude et l’analyse de trois types de risques majeurs, auxquels est potentiellement exposée l’algérie, à savoir les séisme, les inondations et l’in- vasion acridienne. elle inter- vient dans le sillage de la gestion de l’après-séisme de mihoub, qui a eu lieu le 29 mai dernier, en axant, toutefois, sur des expériences plus anciennes et plus dramatiques, telles que les séismes de Chlef (1980), boumerdès (2003), les inonda- tions de bab el-oued et de Ghardaïa, survenues respective- ment en 2001 et 2008 et qui ont fait, à chaque fois, des dizaines de victimes, des blessés par centaines et d'important dégâts. une succession de catastrophes naturelles qui ont poussé, d’après le délégué national aux risques majeurs, tahar melizi, les pouvoirs publics à mettre en place une politique nationale de prévention et de gestion des ca- tastrophes, qu’ils n’ont cessé, depuis le terrible séisme de Chlef, d’enrichir de textes lé- gislatifs et de dispositions ré- glementaires, de façon à rendre cette politique plus perfectible et en mesure de réduire les dé- gâts et les pertes en vies hu- maines, a-t-il indiqué, lors de la cérémonie d’ouverture de cette journée. Le délégué national des risques majeurs a admis, au cours de son intervention, l’existence de certaines insuffi- sances qui mériteraient, selon lui, d’être corrigées dans la perspective d’une optimisation globale de l’action des autori- tés, lors d’une situation de crise. il a cité, dans ce contexte, la fai- blesse de la base législative, no- tamment en matière de normes de construction, l’insuffisance des structures et organismes en

l’insuffisance des structures et organismes en charge de la prévention et de la gestion des crises,

charge de la prévention et de la gestion des crises, le manque d’investissement dans le do- maine de la gestion et la pré- vention des catastrophes naturelles, le faible niveau de perception des risques et dans le mode d’application du proto- cole d’intervention. une meil- leure prise en charge de ces aspects devrait réduire considé- rablement, a-t-il ajouté, les ef- fets et les retombées d’une catastrophe naturelle. un avis corroboré par djilali benouar, enseignant à l’université des sciences et technologie houari- boumediene de bab-ezzouar (alger), et consultant interna- tional. Ce dernier a mis l’ac-

cent, lors de sa communication, sur «L’évolution de la prise en charge de la problématique na- tionale de la gestion des risques de catastrophes», sur la néces- sité «d’agir localement, tout en réfléchissant globalement», ins- crire donc l’action d’interven- tion locale dans un cadre plus large qui prend en ligne de compte des paramètres qui se situent très loin parfois du cen- tre du désastre, a-t-il dit. «ap- prendre à vivre avec ces catastrophes, en s’adaptant à leur récurrence et leurs mani- festations, constitue le fonde- ment de la culture préventive qui doit être vulgarisée de façon permanente et régulière afin de

préparer les citoyens à des si- tuations inédites», a affirmé cet universitaire, estimant que la vulnérabilité sociale est l’un des principaux facteurs de décès, lors d’une catastrophe. m. be- nouar a révélé que les catas- trophes météorologiques, à elles seules, avaient provoqué la mort, entre 2000 et 2012, de 1,2 million de personnes à tra- vers le monde, affecté plus de 2,9 milliards d’êtres humains et occasionné des dégâts qui se chiffrent à plus de 1,7 trillion de dollars uS. de son côté, moha- med belazougui, directeur du Centre de recherche appliquée en génie parasismique (CGS), s’est penché sur le séisme du 21 mai 2003 à boumerdès, où il a été constaté, selon l’analyse du CGS, que l’application des normes parasismiques dans le secteur du bâtiment a permis de réduire de plus de 80% les dommages occasionnés par ce séisme. Le gros des construc- tions et bâtisses, individuelles ou collectives endommagées ou totalement détruits, lors de ce séisme, présentaient des défauts de construction, outre le non- respect des normes parasis- miques entrées en vigueur dès le séisme de Chlef, mais peu suivies jusqu’au jour d'au- jourd'hui, a-t-il fait savoir.

SiniStréS et démuniS de mihoub

30 millions de DA pour des actions de solidarité

une enveloppe d’un montant de l’ordre de 30 millions de da a été affectée à des opéra- tions de solidarité au profit des familles sinis- trées et des démunis de la commune de mihoub et ses environs, a-t-on appris auprès des ser- vices de la wilaya. Cette enveloppe financière provient, a-t-on indiqué, du budget de wilaya qui a consacré, à cet égard, 13,6 millions de da pour l’acquisi- tion de colis alimentaires à destination des ca- tégories défavorisées de cette commune, mais également les familles sinistrées résidant au ni-

veau du chef-lieu de commune ou encore dans les zones éparses de cette localité rurale, ébran- lée le 29 mai dernier par un séisme de 5,3 de- grés sur l'échelle de richter, a ajouté la même source. Les secteurs de l’action sociale et des af- faires religieuses participent à hauteur respec- tivement de 5 et 2 millions de da dans cette opération, alors que la contribution financière du ministère de la Solidarité, de la Famille et de la Condition de la femme s’élève à 10 mil- lions de da, a-t-on fait savoir.

aCCidentS de La CirCuLation

Une semaine sanglante

Pas moins de 55 morts et 253 blessés. tel est le bilan macabre des accidents de la circulation enregistré au cours de la première semaine de ramadhan, soit une moyenne quotidienne de 8 victimes par jour. et même si la situation est moins dramatique que celle vécue en 2015 où l’on a compté 106 morts et 488 blessés durant la même période, force est d’admettre que ces statistiques inquiètent au plus haut point et donnent matière à réfléchir sur le comporte- ment des automobilistes algériens. Les derniers sinistres parvenus avant-hier font état de 8 décès et de 30 blessés constatés par les services de la Gen- darmerie nationale pour un total de 17 accidents ayant causé également des dégâts à 19 véhicules. Pointé du doigt, le manque de sommeil demeure l’une des principales causes de cette hécatombe. un phénomène qui entraîne inévitable- ment une baisse de régime certaine sur les automobilistes. «Les études ont démontré qu’une grande partie des acci- dents survient tôt dans la matinée où beaucoup d’algériens, qui veillent durant ce mois béni, ne récupèrent pas très bien», déplore-t-on au niveau de la Protection civile qui souligne également une forte fréquence des accidents, lors des dernières minutes précédant la rupture du jeûne. au premier jour du mois béni, le bilan a porté sur 10 morts et 81 blessés causés par 17 accidents observés dans 14 wilayas. on compte parmi les victimes, 3 ressortissants nigériens et 37 blessés de la même nationalité. et comme c’est devenu coutumier, ces derniers mois, les bus et les semi-remorques sont fortement mis à l’index. d’ailleurs, une collision entre un autocar de transport de voyageurs et une camionnette de marque hyundai h100 a causé 18 blessés dans la wilaya de mila. au deuxième jour, les statistiques de la Gn ont fait état de 7 décès et de 64 blessés provoqués par 26 sinistres. L'ac- cident le plus grave a été enregistré sur la route, reliant Ghardaïa à adrar, où le conducteur d’un autocar a perdu le contrôle de son moyen de transport qui s’est renversé. bilan : 10 passagers ont été évacués vers l’établissement sanitaire de timimoune (adrar) où ils ont été gardés en ob- servation médicale. Le 3 e jour n’est pas en reste puisqu’il a été marqué par plusieurs accidents de la circulation ayant causé la mort de 7 personnes sur les lieux d’accidents et des blessures à 26 autres, traitées sur place, puis évacuées vers les structures hospitalières par les éléments de la Protection civile. Le bilan le plus lourd à été enregistré au niveau de la wilaya de m’sila avec 3 victimes suite à deux accidents. L’héca- tombe s’est poursuivie donc au fil de ramadhan, et les ser- vices de la Protection civile ont déploré 11 décès et 30 blessés durant les 4 e et 5 e jours de ramadhan. Le bilan le plus lourd à été enregistré à tébessa où 5 personnes ont péri suite à une collision entre un minibus de transport de voya- geurs et un véhicule léger. enfin, du 11 au 12 juin, on compte 11 accidents qui ont causé 12 morts et 22 blessés, dont 3 victimes à batna. S. A. M.

evanGéLiSation

Un réseau international démantelé à M’sila

Les services de la Gendarmerie nationale sont parvenus dernièrement à démanteler, dans la wilaya de m’sila, un réseau qui s’adonnait à des campagnes d’évangélisation et de l’athéisme via internet, notamment les réseaux sociaux. «au nombre de deux membres, ce réseau est allé très loin dans ses activités propagandistes», a-t-on appris hier auprès de la cellule de com- munication du Commandement de la Gendar- merie nationale, et n’hésitait pas à faire tourner en dérision l’islam et les musulmans en publiant sur la toile, des vidéos, des caricatures et des récits blasphématoires, offensants et injurieux à l’encontre de notre religion, des crimes répré- hensibles par l’article 144 bis 2 du code pénal. Âgés entre 27 et 28 ans, les mis en cause ont en effet posté des messages et des vidéos, ainsi que des caricatures nuisant et offensant dieu, notre Prophète mohammed (QSSSL), ainsi que les autres prophètes. Portant atteinte à l’islam, les agissements cri- minels des mis en cause ont porté atteinte à notre religion en blasphémant et le Coran et ha- diths de notre Prophète (QSSSL), et ils n’ont pas hésité, comble de l’audace, à composer des chansons à partir des versets coraniques pour les poster ensuite sur internet. Chose qui a suscité l’indignation de nombreux internautes algériens qui ont condamné ces actes immoraux. L’en- quête, enclenchée dans le cadre de la lutte contre toutes les formes de criminalité, notamment la cybercriminalité et le suivi des activités nuisi- bles à caractère criminel, a été menée par les gendarmes du Centre de prévention et de lutte contre la criminalité informatique et la cybercri-

minalité. Les investigations ont démontré que le réseau qui activait dans plusieurs wilayas s’éten- dait vers des pays étrangers, dont l’égypte et la Syrie, en étant en relation avec leurs homo- logues de ces nations. Lors des perquisitions effectuées par les élé- ments de la section de recherches de la Gn de m’sila, il a été découvert un lot d’équipements informatiques et électroniques utilisés par les deux hommes dans leur sale besogne. il s’agit de quatre unités centrales de PC et de deux télé- phones mobiles. Les gendarmes sont aussi tom- bés sur des enregistrements sonores du Coran. déférés devant la justice, les deux mis en cause ont été placés en détention préventive. Cette opération confirme que la cybercrimi- nalité demeure l’une des formes de criminalité les plus complexes et qui connaît une hausse im- portante dans notre pays. et pour cause, les cri- minels exploitent la rapidité et la fonctionnalité des technologies modernes, ainsi que l’anony- mat qu’elles permettent pour commettre leur ac- tivité illicite où ils se trouvent. dans l’optique de se prémunir contre de telles attaques, l’algérie s’est dotée, via la Gen- darmerie nationale, du le Centre de prévention et de lutte contre la criminalité informatique et la cybercriminalité (CPLCiC), dont la mission principale est d’«assister et de donner aide» aux unités de police judiciaire en matière d’investi- gations sur les infractions numériques et la «traque» des cybercriminels sur l’ensemble du territoire national, ainsi que la mobilisation de cyber-enquêteurs spécialisés dans les audits de sécurité.

S. A. M.

aFFaire EL KHABAR

Verdict

aujourd’hui

Le tribunal administratif de bir mourad- raïs prononcera aujourd’hui le jugement dans l'affaire du rachat des actions du groupe média «el-Khabar» par ness-Prod, une fi- liale du groupe Cevital. Le président du tribunal, mohamed dah- mane, avait annoncé, mercredi dernier, la date du jugement après avoir entendu les plaidoiries des deux parties, El Khabar et le ministère de la Communication. Le tribunal avait reporté l'affaire, dans laquelle le minis- tère demande l'annulation de la transaction du rachat, à quatre reprises. m e bitam nadjib, avocat du ministère de la Communication, a indiqué, dans sa plaidoirie, que le contrat conclu entre le groupe «el-Khabar» et la fi- liale de Cevital «a des effets négatifs sur l'or- dre public», d'où «la nécessité de l'annulation de la transaction», a-t-il dit. «en l'absence de l'autorité de régulation, c'est à l'état, représenté par le ministère de la Communication, qu'incombent l'organisation du secteur et la gestion de ses activités», a soutenu l'avocat, précisant que «les attribu- tions du ministre de la Communication sont fixées par le décret exécutif n° 11-216». m e bitam a fustigé les «tentatives de politisation de l'affaire par la partie adverse», soulignant que le ministère de la Communication avait accordé des autorisations à 120 publications sur 150 l'ayant sollicité, lors du changement de leurs responsables. Certaines de ces publi- cations appartiennent à des hommes d'af- faires comme ali haddad, a-t-il ajouté, précisant que le groupe «el-Khabar» n'a pas demandé cette autorisation au ministère de la Communication. L'avocat a conclu sa plai-

doirie en soulignant la non-conformité de la transaction avec les dispositions des articles 25 et 40 du Code de l'information. L'article 40 concerne l'autorité de régula- tion de la presse écrite, et l'article 25 dispose qu’«une même personne morale de droit al- gérien ne peut posséder, contrôler ou diriger qu'une seule publication périodique d'infor- mation générale de même périodicité éditée en algérie». Le président-directeur général du groupe Cevital, issad rebrab, est déjà propriétaire du quotidien Liberté. L'avocat du groupe «el- Khabar», m e Feddag abdelkrim, a, pour sa part, indiqué que «la mission du ministre est d'organiser le secteur et non d'intenter des ac- tions en justice à la place de l'autorité de ré- gulation de la presse», estimant que «le tribunal administratif n'est pas compétent» dans cette affaire. Pour m e Khaled berghel, avocat du groupe «el-Khabar», «l'affaire a été politisée par les politiques et non par les actionnaires du groupe ou les membres de son collectif de défense». Le ministère de la Communication avait introduit une action en référ auprès du tribu- nal de bir mourad-raïs sur la conformité du rachat du groupe de presse «el-Khabar» par le groupe agroalimentaire Cevital, avec les dispositions de l'article 25 du Code de l'infor- mation. en vertu de la transaction en question, le groupe Cevital a acquis plus de 80% des ac- tions du groupe «el-Khabar», qui est une So- ciété par actions (SPa) incluant le journal éponyme, la chaîne de télévision KbC, les imprimeries et une société de diffusion.

mercredi 15 juin 2016

Monde

10

EL MOUDJAHID

ÉTHIOPIE - ÉRYTHRÉE

Risque d’une GUERRE TOTALE

Le torchon brûle entre les deux voisins. Les accrochages sanglants de ces derniers jours ont ravivé les tensions ataviques qui laissent présager d’un embrasement qui plongera la région dans une guerre totale.

L’ Éthiopie a prévenu, hier, son voisin éry- thréen, auquel de vio-

lents combats l'ont opposée, dimanche dernier, à leur fron- tière, que de son «attitude» dé- pendrait le déclenchement ou non d'une «guerre totale». «Nous avons la capacité de mener une guerre totale contre l'Érythrée, mais nous ne voulons pas le faire», a affirmé, hier, le porte- parole du gouvernement éthio- pien, Getachew Reda, lors d'une conférence de presse à Addis- Abeba. «Une guerre dépendra de l'attitude d'Asmara», a-t-il ajouté. «J'espère qu'ils ne répèteront pas l'erreur de nous entraîner dans une guerre ouverte.» Selon le porte-parole, l'armée éthiopienne a voulu mettre fin à une série de provocations le long de la fron- tière toujours disputée entre les deux pays. «Les derniers tirs de l'Érythrée (à la frontière) ont été la goutte de trop. Nous ne pen- sons pas qu'ils s'attendaient à une telle réponse de notre part», a ex- pliqué M. Reda. «Les mesures prises au cours des dernières 48 heures envoient un message suf- fisamment clair au régime (éry- thréen). Espérons que l'étendue

au régime (éry- thréen). Espérons que l'étendue des dommages qu'il a subis le fera réfléchir à

des dommages qu'il a subis le fera réfléchir à deux fois», a-t-il ajouté. Ces affrontements sont présentés par le gouvernement éthiopien comme les plus graves de ces dernières années avec l'Érythrée. Les deux pays ont déjà connu un conflit frontalier meurtrier de 1998 à 2000. Les combats, que les deux pays s'ac- cusent mutuellement d'avoir dé- clenchés, ont impliqué des tirs d'artillerie lourde de chaque côté de la frontière.

Des témoins cités par la presse locale ont également parlé de mouvements de blindés. Ge- tachew Reda s'est refusé à dévoi- ler le nombre de soldats éthiopiens tués dans ces com- bats, se contentant d'affirmer que les pertes ont été «importantes des deux côtés». Il a précisé que les opérations avaient cessé lundi à la mi-journée. Forte d'une armée bien équipée, l'Éthiopie, 96 millions d'habitants, bénéficie d'une puissance de feu bien supé-

rieure à celle de l'Érythrée et de ses six millions d'habitants. Le ministère érythréen de l'Informa- tion a, de son côté, dénoncé, hier, le «dernier acte d'agression mili- taire» de l'Éthiopie, et affirmé avoir repoussé l'assaut qui a, selon lui, causé de «lourdes pertes» dans les rangs éthiopiens. Depuis les accords de paix si- gnés en 2000, l'Éthiopie et l'Éry- thrée demeurent ennemies et leurs forces se surveillent de près le long de la frontière lourdement fortifiée, où des affrontements de faible intensité sont régulière- ment observés. Ces derniers combats interviennent quelques jours après la publication du rap- port d'une commission d'enquête de l'ONU accusant le régime éry- thréen de crimes contre l'huma- nité à grande échelle et recommandant que le dossier soit porté devant la Cour pénale internationale (CPI). Asmara a réagi en dénonçant des accusa- tions «extrêmes et infondées». L'Érythrée a obtenu son indépen- dance de l'Éthiopie en 1991 après trois décennies de guerre. M. T. et agences

POLICIER TUÉ PRÈS DE PARIS

Daesh revendique le meurtre

Une revendication du groupe État islamique, un passé dans une fi- lière jihadiste : la France a été la cible d'un nouvel acte «terroriste» avec le meurtre d'un policier et de sa compagne près de Paris, en plein Euro de football. L'agression du couple par un homme fiché pour radicalisation, qui s'est réclamé de l'EI, constitue «un acte in- contestablement terroriste», a dénoncé le président François Hol- lande, à l'issue d'une réunion d'urgence à l'Élysée. Moins de deux jours après la tuerie d'Orlando (États-Unis), qui a fait 49 morts et 53 blessés dans un club gay, également revendiquée par l'EI, cette attaque est la première agression meurtrière revendiquée par l'orga- nisation Daesh en France depuis les attentats de novembre à Paris. Son auteur, Larossi Abballa, 25 ans, a été abattu dans un assaut des policiers d'élite du Raid sur le domicile des victimes, où il s'était re- tranché. Deux personnes, des «relations» de Larossi Abballa, ont été placée en garde à vue hier matin, a-t-on appris de source poli- cière. Le jeune homme avait été condamné en 2013 pour participa- tion à une filière qui souhaitait envoyer de jeunes volontaires pour le jihad armé au Pakistan, a-t-on appris, hier, de sources concor- dantes. Originaire de Mantes-la-Jolie, à une soixantaine de kilomè- tres à l'ouest de Paris, il avait été condamné à trois ans de prison, dont six mois avec sursis, pour «association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes». Il avait été immédiatement libéré ayant effectué deux ans et quatre mois de détention préventive. Plus récemment, il a été impliqué dans une enquête sur une filière jiha- diste syrienne, a-t-on appris de sources proches de l'enquête. L'agence Amaq liée au groupe terroriste a affirmé qu'un «combattant de l'État islamique» (EI) avait tué le couple. Le policier tué était un commandant de police de 42 ans.

PAIX AU PROCHE-ORIENT

Netanyahu contre l’initiative arabe

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'est pro- noncé contre l'adoption en l'état de l'initiative de paix de la Ligue arabe de 2002, alors qu'il avait mis récemment en avant les «élé- ments positifs» de cette proposition, rapportent, hier, les médias. M. Netanyahu, qui s'exprimait lundi soir lors d'une réunion fer- mée de ministres de son parti le Likoud, a affirmé que «s'ils (les pays arabes) présentent leur proposition de 2002 en disant ‘‘c'est à prendre ou à laisser’’ nous leur dirons ‘‘on laisse’’». Il faisait allusion à l'initiative de paix présentée par la Ligue arabe en 2002, et confirmée en 2007, qui envisageait des relations normalisées des pays arabes avec Israël dans le cade d'une paix globale comprenant un retrait israélien des territoires palestiniens, et du plateau du Golan conquis sur la Syrie en 1967 ainsi qu'un règlement de la question des réfugiés palestiniens. Le Premier ministre a souligné que cette initiative pouvait être «pertinente à condition que soient supprimées certaines de ses exigences», sur les retraits israéliens et les réfugiés palestiniens. «Parallèlement, il faut promouvoir l'idée d'une rencontre régionale menant à la normalisation des relations avec les pays arabes et un règlement du conflit avec les Palestiniens», a-t-il ajouté. M. Netanyahu a rejeté l'actuelle initiative française de relance du processus de paix en présentant l'initiative de paix arabe comme une possible alternative à condition qu'elle soit révisée, alors que les négociations directes avec les Palestiniens sont au point mort depuis plus de deux ans.

GRAND ANGLE L’heure de l’union
GRAND ANGLE
L’heure de l’union

l «La priorité numéro un en Libye, c’est la lutte contre Daech», a af-

firmé Martin Kobler, le représen- tant spécial et chef de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL), de retour de Libye fin mai, alors que l’offensive contre le fief de

l’organisation terroriste était déjà lancée par les forces du GNA depuis plus de deux semaines. Après avoir enregistré une progression rapide, les forces du gouvernement d'union ont été ralenties dans leur quête de reprise de Syrte en raison de la résistance opposée par les terroristes. Conscient de l’importance que revêt pour son gouvernement une victoire finale contre Daech, du fait qu’elle permettrait au GNA, et ce de l’avis même de nombreux observateurs, «de renforcer sa crédibilité en Libye et à l'étranger et pourrait pousser les grandes puissances à accélérer l'envoi d'armes à ce gouvernement pour l'aider

à reconstituer une armée forte et unie»,

Fayez Al Sarraj a appelé, hier, ses com- patriotes à soutenir l'offensive en cours pour reprendre Syrte. «Nous saluons les

victoires remportées par nos fils (

dans la bataille pour la libération de

Syrte (

de l'organisation État isla-

)

)

mique (EI)», a déclaré M. Sarraj dans une allocution télévisée. «Les victoires sur ces fronts méritent d'être l'exemple d'un projet national pour lutter contre le terrorisme», a-t-il souligné, appelant les Libyens à «s'unir derrière ce projet na- tional» pour combattre l'EI. Martin Ko- bler avait également estimé que «les Libyens doivent lutter contre Daech eux-mêmes au lieu de se combattre entre eux». D’autant qu’après avoir rapide- ment progressé dans leur offensive, les forces fidèles au gouvernement d'union ont été ralenties, depuis dimanche. En fait, le diplomate allemand n’est pas le seul à appeler les Libyens à faire passer l’intérêt de leur pays avant toute autre considération. «Même si les Libyens sont parvenus à conclure un accord sous l’égide des Nations unies et mettre sur pied un conseil présidentiel, puis la formation d’un gouvernement d’union nationale, lequel s’est installé, depuis fin mars, dans la capitale libyenne Tri- poli, les frères libyens peinent à dépas- ser les divergences et rivalités qui caractérisent et rythment, depuis plus de cinq ans, leurs relations», avait souligné le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des États arabes, Abdelkader Messahel, en marge des travaux de la 6 e réunion du

partenariat stratégique sécuritaire, qu’il

a co-présidé avec le conseiller de la Sé- curité nationale britannique, Mark

Lyall. L’Algérie, faut-il le rappeler, n’a de cesse d’œuvrer à «rapprocher les points de vues entre les acteurs libyens

et favoriser une solution à travers le dia-

logue inclusif et la réconciliation natio-

Nadia K.

nale».

P ublicité

El Moudjahid/Pub

11 EL MOUDJAHID AUCŒURDE Par 9 e L’ISLAM Cherif* Mustapha Chronique LA CULTURE de l’éthique

11

EL MOUDJAHID

AUCŒURDE Par 9 e L’ISLAM
AUCŒURDE
Par
9 e
L’ISLAM

Cherif*

Mustapha

Chronique

AUCŒURDE Par 9 e L’ISLAM Cherif* Mustapha Chronique LA CULTURE de l’éthique J eûner devrait pacifier
AUCŒURDE Par 9 e L’ISLAM Cherif* Mustapha Chronique LA CULTURE de l’éthique J eûner devrait pacifier

LA CULTURE de l’éthique

J eûner devrait pacifier les cœurs et faire conscience que l’éthique est est une valeur fondamentale pour une nation. Malgré les

progrès scientifiques, le monde ac- tuel est marqué parles inégalités, le recul du droit et la crise de l’huma- nisme. Tous les peuples sont confrontés à des défis majeurs pour forger une société juste, cultivé et responsable. Parler d’éthique, de civisme, de solidarité, de culture citoyenne, d’action bienfaitrice, de responsabilité sociétale notamment des entreprises et des organisations n’est pas utopique. L’enjeu est de réapprendre à vivre et travailler ensemble, dans le respect d’autrui et de notre envi-

ronnement, sur la base d’une éthique de la justice et de normes civilisées universelles. Dialoguer, respecter le droit à la différence, partager, pour s’enrichir mutuelle- ment et assurer la paix et la cohé- sion sociale est vital. La société algérienne ne fait pas exception. Elle évolue, change, se transforme. Reste à savoir dans quelle direc- tion. Le mois de Ramadhan montre qu’il existe encore des hommes et des femmes qui croient au vivre ensemble. Malgré son riche patrimoine, ses atouts et ses héritages multi- ples, nombre d’observateurs constatent l’affaiblissement des va- leurs traditionnelles de la société. Les nobles valeurs de la civilisa- tion arabo-berbère, islamo-médi- terranéenne, africaine et universelle, qui ont forgé notre identité et produit du raffinement et une qualité de la vie se métamor- phosent. Apprendre à retrouver nos repères, à s’entreconnaitre et à s’écouter devient urgent. La culture éthique ancestrale, cohérente, stable, respectueuse de la diversité, est perturbée, défor- mée par le rigorisme ou le consu- mérisme, réduite à des pratiques gestuelles. Des aspects débridées et ambivalents du matérialisme et de la religiosité sont imités par des courants déculturés, sans faire la part des choses. Les extrêmes se côtoient ; alors qu’il faut s’ouvrir aux acquis produits par l’humanité, notamment la bonne gouvernance, en discernant, pour élever la condi- tion humaine et bâtir une société équilibrée qui ait du sens. Des courants d’opinions se plaignent du relâchement du lien social et du recul de la culture de la citoyenneté, marqués par le dé- ploiement de violences, de dérè- glements et de transgressions. La remise en cause semble atteindre tous les domaines, ce qui signifie que la loi éthique n'est pas suffi- samment intériorisée. Jeûner est une bonne occasion pour réfléchir à l’éthique. Après cent trente deux années de nuits coloniales désastreuses, suivies par le recouvrement hé- roïque de la souveraineté, cin- quante années de système unique, avec des acquis et des échecs et plus d’une décennie de violence tragique, le peuple algérien a été soumis à de rudes épreuves. Il est marqué par la culture de la fierté, de la résistance et de la dignité,

culture de la fierté, de la résistance et de la dignité, mais aussi par des incidences

mais aussi par des incidences psychiques. La société reste vigilante et vi- vante, traversée par une crise du lien social. L’éthique, bien com- prise, comme celle du jeûne, en est le ciment. Elle permet à chacun de se connaître et trouver sa place dans la société, en apportant sa ré- ponse réfléchie à l'existence et par- tant de préserver sa culture et sa bonne santé physique et mentale. Bien interprétée, elle offre la pos- sibilité de trouver la voie équili- brée, entre l'autonomie de l'individu et la vie commune. Il est déraisonnable de faire l’économie de la version éthique de l’existence, comme le lien so- cial. La conscience humaine dé- passe la simple matérialité ou mécanique biologique. Tout comme il n’est pas logique de la réduire à des schémas figés, ar- chaïques et sclérosés. L’éthique du jeûne ne prétend pas directement gérer ou résoudre les problèmes sociaux, mais c'est un fait qu'elle a une fonction thérapeutique et sociale. C'est une vision du monde et un système symbolique qui donne du sens. Par le partage de ce système symbolique auquel les citoyens sont liés, l’éthique civilise. Bien comprise, elle crée un sentiment d'appartenance et participe à la structuration psychique des per- sonnes. Le rythme annuel du mois de Ramadhan rehausse le niveau de cohésion sociale et recrée du lien social affaiblit par les contra- dictions de notre temps. Le lien social, la solidarité, l’être commun, le vivre ensemble que l’éthique fonde ont pour fonc- tion de prévenir, de réguler les égoïsmes, les troubles mentaux, les maux sociaux et l'identification à des modes de remise en cause de l’ordre naturel et culturel. Le fondateur de la médecine, auteur d’A-chiffa, La guérison, Ibn Sina, et celui de la sociologie, au- teur d’Al Muquadima, L’histoire universelle, Ibn Khaldoun, recom-

mandent le respect de l’éthique, comme source d’humanisation et de bonne santé sociale. Les réactions extrêmes de tous bords, le chômage, l’exode rural, l'essor de la délinquance, l’inci- visme, la montée de la violence, le repli dans le rigorisme, la difficulté de réaliser le consensus, la baisse de la participation politique sont des indices de la crise de la respon- sabilité sociétale, de l’éthique. Comme partout dans le monde, le relâchement des dispositifs d'in- tégration est flagrant. Le mois béni de Ramadhan crée une rupture par rapport à la vitesse et frénésie du monde et supplée aux insuffisances des relations collectives. L’am- biance sociale, malgré des dérives et anachronismes, se transforme positivement. L’être l’emporte sur l’avoir, même si la dimension fes- tive devient marquante.

Le cœur de l’islam est le bel-agir, l’ihsan

L’Ecole, l’université, la culture, la famille, la mosquée, la société civile, les médias, les entreprises, sources de socialisation, apparais- sent comme ne remplissant pas suffisamment leur fonction pour éduquer au bel-agir. La responsa- bilité est collective. Les pratiques sociales, économiques et cultu- relles, confrontée à une mondiali- sation non maîtrisée et des défis internes ont conduit à une forme de désaffiliation. Les uns réfutent les valeurs éthiques traditionnelles, prenant pour prétexte les dérives conserva- trices. Les autres refusent les ap- proches modernes, rationnelles, sources de transformations et de progrès. Des normes et des codes anciens de la société sont boulever- sés, quand les nouveaux ne sont pas adaptés. Dans le monde dominant, nous sommes dans une triple crise : — du sens de l’existence, — de l’Etat de droit, et — de la juste répartition des richesses. La solitude dans le

«chacun pour soi», l'isolement et les déviances en sont le produit, difficiles à supporter, mais la société n’abdique pas. Dans les moments difficiles et les épreuves, le peuple algérien montre qu’il est porteur de hautes valeurs. Il ne se résigne pas. La so- ciété n’a pas perdu tous ses re- pères. Elle résiste et partage le jeûne et d’autres valeurs. Certes la dimension spirituelle est malmenée par des comportements fermés, ir- rationnels et si peu civiques, mais personne n’ignore que le mois de Ramadhan rappelle le caractère éphémère du temps terrestre et la nécessité de la vertu et de la sagesse. Il reste à retrouver le souffle qui remobilise. Il s’agit de s’engager par le travail pour le bien commun et de donner du sens à la vie col- lective. L’impératif est triple : la consolidation de l’État de droit, la qualité de l’enseignement et le ren- forcement de la responsabilité so- ciétale de l’entreprise, d’autant que l’Algérie est dotée de ressources humaines, d’instruments institu- tionnels et de réussites entrepre- neuriales. Les dimensions éducative et économique, la complexité des problèmes et la fragilité des acquis incitent à l’élargissement de la par- ticipation et la valorisation des élites pour rassembler et assurer aux politiques publiques une adé- quation avec les réalités et exi- gences de notre temps. Des acquis concrets sont visibles dans nombre de domaines, mais les attentes restent importantes. L’effort collectif, sous l’impul- sion des autorités, doit être ren- forcé, pour consolider les acquis et éviter le délitement. L’éthique est portée par les actions citoyennes des entreprises, des organisations et de la société civile. Il s’agit de mobiliser les citoyens, par l’enra- cinement des pratiques de débats et de propositions qui permettent d’avancer sur la voie du dévelop- pement.

La valeur travail est le trésor à réhabiliter

Car des citoyens, des élites et des jeunes, qui aiment leur patrie peuvent donner plus. Face aux dif- ficultés et à la crise du lien social, de nouvelles formes d’entraides et de vie citoyenne se forment. Nous assistons à un besoin de vie associative, de solidarité, de béné- volat et de la recherche de la citoyenneté, de l’équilibre et du juste milieu. Articuler origine et devenir, valeurs constantes et fac- teurs évolutifs, c’est-à-dire réaliser la symbiose entre authenticité et modernité est la tâche possible de toujours. La synthèse et le pluralisme constructif se font avec des idées politiques, économiques et cultu- relles, qui concourent librement à la participation pacifique au deve- nir. Les élites nationales ont une part de responsabilité. Il ne suffit pas de critiquer. Il faut reconnaître les grandes avancées, rares dans le monde arabe, et présenter aux ci- toyens des alternatives crédibles. Il ne suffit pas de jeûner. Il faut bien se comporter. Compte tenu de notre histoire, la société algérienne peut contribuer à ébaucher des so- lutions éthiques, les problèmes ne sont pas insurmontables. Nous ne pouvons pas faire l’im- passe en ce XXI e siècle sur la ques- tion du vivre ensemble juste, selon la ligne médiane, en particulier par la complémentarité entre unité et diversité et entre éthique et effica- cité économique. Réinventer une société du bien commun est l’en- jeu. La société qui met l’accent sur les valeurs éthiques, les ressources humaines et pas seulement l’outil technologique et la fonction du gain s’inscrira dans la durée. Dans ce sens, la synergie est salutaire. L‘entreprise, la société civile et les institutions qui s’ouvrent sur l’éthique, les valeurs et les ques- tions citoyennes facilitent l’émer- gence d’une culture qui réhabilite la bonne gouvernance. Redonner le plus de place à l’éducation, à la culture, à l’éthique, contribue à garder ouvert l’horizon d’un déve- loppement cohérent. Le progrès sera total ou ne sera pas. L’Algé- rien a raison de vouloir le progrès politique et scientifique et le res- pect des valeurs éthiques, morales et spirituelles. L’Algérie, qui a mené la plus prestigieuse lutte de libération na- tionale du XX e siècle, qui a été une polarité mondiale et a symbolisé la liberté et la dignité des hommes, ne peut qu’être à l’avant-garde de l’édification d’une société mé- diane, de la responsabilité sociétale et du bel-agir, le cœur de l’islam. Elle dispose d’atouts pour la re- naissance. Pays de la culture de la dignité et de l’islam du juste mi- lieu, l’Algérie peut donner l’exem- ple.

* Le Professeur Mustapha Cherif est lauréat du prix Unesco du dialogue des cultures, auteur notamment de « Le Coran et notre temps », « Le Prophète et notre temps » édition Anep, et « Sortir des extrêmes » édition Casbah.

Mercredi 15 Juin 2016

Société

12

EL MOUDJAHID

R A M A D H A N

E N T R E

R E L I G I O N

E T

T R A D I T I O N

JEÛNER POUR LA PREMIÈRE FOIS

Un anneau EN ARGENT OU EN OR

dans la cherbette de l’enfant

Le premier jour du jeûne de l’enfant est une tradition familiale. De nombreuses familles algériennes veillent à célébrer cet événement, selon les coutumes de la famille, pour rendre ce jour inoubliable et le graver, ainsi, dans l’esprit du jeune jeûneur.

O n choisit souvent de faire jeûner pour la première fois, les jeunes enfants le

jour de Leylat Al Qadr, à savoir le 26 e jour du ramadhan. Cet événe- ment est célébré en général selon de vieilles traditions afin que le souvenir de ce jour, si spécial, de- meure impérissable dans l’esprit de l’enfant. Les Algériens font de ce premier jeûne un cérémonial à même d’encourager l’enfant dans sa quête spirituelle et surtout le ré- compenser pour son effort et son courage. Chaque région du pays a instauré sa propre tradition quant à cet événement généralement res- treint uniquement à la famille, mais elles se rejoignent toutes dans la célébration de cette pre- mière pratique rituelle au lien «spirituel». Ce rituel commence d’abord par des mets servis durant le F’tour. Si c’était une petite fille qui jeûne, elle devait aider sa mère dans la préparation du f’tour. Dans certaines régions comme Alger, la fille doit préparer elle-même la chorba dans les ustensiles qu’on lui a acheté spécialement pour cet événement, à savoir un Fekhar et un couscoussier. La préparation du repas finie, c’est au tour du choix de la tenue que va porter l’enfant.

au tour du choix de la tenue que va porter l’enfant. Ce jour se veut être

Ce jour se veut être un événement joyeux où l’enfant est le principal acteur et donc le centre de l’atten- tion. Juste avant «el’adhan», les petites filles revêtent des tenues traditionnelles, les garçons des ab- bayas ou costumes et d’une be- dhiyia, bchimka, mais aussi et surtout d’un burnous et d’une cha- chiat stambul où, posée sur la table lors du F’tour, les parents ainsi que les invités présents à cette célébra- tion, posent de l’argent ou des ob-

jets précieux en guise de récom- pense. Par ailleurs, suivant les tra- ditions algéroises les enfants doivent boire dans une cruche (kolla) et les mamans poussent alors des youyous au moment où l’enfant avale la première gorgée de «cherbette», une boisson sucrée préparée à base de citron parfumé à l’eau de rose, à l’eau de fleurs d’oranger ou à la cannelle. L’en- fant devra boire dans ce verre dans lequel on aura plongé un anneau,

en argent pour le garçon et en or pour la fille, exposé sur un lieu surélevé, par exemple le toit de la maison, la terrasse ou à défaut, une échelle. Cette boisson est cen- sée donner du tonus à l’enfant af- faibli par une journée de soif et de faim. L’anneau en argent ou en or symbolisera la pureté du jeûne de cet enfant. Quant à la signification apporté sur le lieu surélevé, il re- présente le «haut rang» qu’il occu- pera peut-être dans le futur. Après le repas, la famille reçoit des convives qui viennent partager ce moment de joie, autour d’un pla- teau «sniwa» garni de gâteaux, de friandises et de thé à la menthe ou au jasmin, comme cela se faisait jadis. Ce rituel est presque iden- tique dans toutes les régions du pays, à quelques différences sur les toilettes portées par les enfants. D’autres régions comme la Kaby- lie, qui organise des cérémonies moins complexes, où il est d’usage de faire monter l’enfant sur le toit de la maison, sur la ter- rasse de l’immeuble, ou encore au balcon, les yeux dirigés vers le ciel et de lui faire manger un ou deux œufs et lui faire boire la «cher-

bette». Farida Larbi

Publicité

la «cher- b e t t e » . Farida Larbi P ublicité ORAN Fermeture de

ORAN

Fermeture de 7 boucheries

Les services de contrôle de la direction de la concurrence et des prix (DCP) d’Oran ont procédé récemment à la fermeture de sept boucheries pour utilisation illicite et dange- reuse du "métabisulfite" dans la préparation de merguez et de viande hachée, a-t-on appris lundi, auprès de cette administration. M me Malika Staali, responsable du service de la protection du consommateur et de la ré- pression des fraudes de cette instance, a indi- qué que l’enquête diligentée par les services centraux du ministère du Commerce a révélé que les échantillons de merguez et de viande hachée soumis à l’analyse au niveau du CACQE représentaient un véritable danger pour la santé du consommateur. Le métabu- silfite est un produit chimique nocif utilisé pour stopper le phénomène du noircissement et la dégradation de certains produits comme la viande. Selon cette responsable, des procès-ver- baux de fermeture de ces sept boucheries ont été dressés et des poursuites judiciaires ont été engagées contre ces bouchers pour mise en vente de produits avec substances dange- reuses et falsification de produits destinés à la consommation humaine. Par ailleurs, depuis le début du ramadhan, il a été procédé à la fermeture également de 12 autres locaux commerciaux pour plu- sieurs infractions (défaut d’hygiène, exposi- tion de produits alimentaires sur la voie publique), a-t-on encore ajouté. La même source a rappelé que, durant la même période, 33,86 tonnes de denrées ali- mentaires ont été saisies dont 3,1 tonnes de viande hachée et abats avariés ainsi que 5,7 tonnes de poudre de lait non conforme à la réglementation. Des PV de poursuites judi- ciaires et des propositions de fermeture ont été établies.

OUARGLA

Le mouvement associatif se mobilise

Le mouvement associatif à Ouar- gla s’implique, depuis le début du mois sacré du Ramadhan, dans l’or- ganisation de diverses actions de so- lidarité en direction des nécessiteux, a-t-on constaté. Initiées par différentes associa- tions locales, à l’instar de "Ness El- Kheir", "El-Basma", "Zemzem" et "El-Ayadi El-Khadra", ces actions de solidarité consistent notamment en l’attribution de colis alimentaires dits "Couffin du Ramadan" et composés de denrées alimentaires diverses, en plus de l’ouverture de restaurants pour offrir des repas chauds d’Iftar (rupture du jeûne), aux nécessiteux et passagers. Ces actions caritatives, qui tradui- sent l’élan de solidarité envers les couches sociales défavorisées, concernent, en outre, la distribution des repas aux usagers de la route, au niveau des principaux axes routiers, tels que l’intersection Ouargla, Hassi- Messaoud et Touggourt et l’intersec- tion Hay Ennasr- RN 49 menant vers la wilaya de Ghardaïa. Des campagnes d’envergure d’orientation et de communication ont été lancées par ces associations sur les réseaux sociaux, afin de sensi- biliser le public sur leurs activités. Afin de réaliser leur mission, ces associations ont lancé, depuis l’ap- proche du mois du jeûne, une large opération de collecte de produits ali- mentaires divers au niveau des locaux commerciaux d’alimentation géné- rale, en vue de collecter le maximum de dons des bienfaiteurs. Certaines as- sociations se sont fixées, le seuil de 1.000 "couffins" à constituer et offrir durant le Ramadhan.

Des dizaines de bénévoles mobilisés pour la bonne action Des dizaines de bénévoles et de bienfaiteurs, de différents âges, sont mobilisés dans le but d’assurer l’en- cadrement et le bon déroulement de ces initiatives qui englobent égale- ment des sorties vers les hôpitaux pour contribuer à apporter un léger ré- confort et le sourire aux malades hos- pitalisés. Dans le même sillage, des associa- tions telle que celle dénommée "Ahbab El-Marid" (amis du malade) de Mekhadma, s’emploient à multi- plier les actions de solidarité, durant le mois sacré. Il s’agit, entre autres actions, d’of- frir des consultations médicales et des médicaments à titre gracieux aux ma- lades nécessiteux, des chaises rou- lantes à des personnes aux besoins spécifiques, en plus de l’organisation de campagnes de don de sang à tra- vers les mosquées, en coordination avec la direction locale des Affaires religieuses et des wakfs et le Centre de wilaya de transfusion sanguine. Encadrées par des médecins et pa- ramédicaux membres de l’associa- tion, ces campagnes de don de sang ont pour objectif d’ancrer ce "noble" geste chez les fidèles qui fréquentent les mosquées pour la prière des "Ta- rawih" (prières surérogatoires) et contribuer aussi à satisfaire les be- soins des structures de santé en la ma- tière. Ramadhan, mois de jeune, de piété et de solidarité, est aussi une bonne oc- casion pour le mouvement associatif non seulement d’initier des actions de circoncision d’enfants orphelins ou issus de familles nécessiteuses, mais aussi de leur offrir des vêtements neufs pour la fête de l’Aïd El-Fitr.

El Moudjahid/Pub du 15/06/2016

Mercredi 15 Juin 2016

Cult ure

13

EL MOUDJAHID

SOIRÉES MUSICALES À AÏN EL-FOUARA

Brahim Bey séduit

Dans la cité d’Aïn El-Fouara, qui gagne chaque jour un peu plus en matière d’animation culturelle et offre aux citoyens de la ville des programmes aussi riches que variés, nous avons décidé, ce soir, de changer de cap pour laisser, l’espace d’une soirée, la maison de la Culture Houari-Boumediene, et nous diriger vers le Théâtre de Sétif.

C e monument de l’art édi- fié en 1896 et réhabilité par l’APC de Sétif… re-

prend vie en offrant aux adeptes du chaâbi une affiche à la mesure de leurs goûts. Dans ce lieu convivial de 150 places où la conception architec- turale bien conservée relève, en effet, d’un autre temps, d’un art dont chaque touche, chaque courbe et chaque voute valaient leur pesant d’or, les prestations historiques de Bachtarzi, Kaki, Hassene Belkhired et Ahmed Benmaiza qui foulèrent plus d’une fois les planches de ce théâtre pour crier à la face du monde, le droit à la liberté, place aura été en cette soirée et bien d’autres à venir au chaabi qui oc- cupe désormais une bonne place au pays du «Sraoui» et se forge chaque jour un peu plus la juste place que mérite ce merveilleux patrimoine. Pourtant il y 20 ans, lorsqu’on évoquait le chaâbi à Sétif bien des adeptes de Samir Staïfi ou de Bekakchi El Khier dans un genre que seules les hautes plaines sétifiennes en connaissait la portée et la profon- deur du message que véhiculait le « Sraoui », manifestaient plus qu’un étonnement de voir le message d’El Hadj Mohamed el Anka, s’instaurer dans la cité de Aïn Fouara où il ira à la conquête de mille et un adeptes, des jeunes et moins jeunes aux- quels un enfant de la cite, Mus- tapha Boutchiche que l’on appelle désormais «Cheikh Lem-

tapha Boutchiche que l’on appelle désormais «Cheikh Lem- dina» a su insuffler un souffle nouveau à

dina» a su insuffler un souffle nouveau à ce merveilleux patri- moine. Mustapha Boutchiche, à la tête de l’association «Er Rochd» de l’APC de Sétif a mis autant de volonté et de détermination pour offrir en ce mois sacré un joli bouquet de chaâbi interprété par des musiciens algériens venus de différentes wilaya du pays : «J’ai toujours dit que ce sublime patri- moine de tous les Algériens ne devait être le monopole de per- sonne, sinon d’artistes et musi- ciens à même de le propager et de l’ancrer dans les mémoires de tous ceux qui ont à charge de l’écouter, le valoriser et le pré-

server», souligne ce chanteur qui

a fait ses premiers pas à l’école

El Ankaouia et qui, dans sa fierté immense de voir le chaâbi ga- gner autant de terrain à Sétif, tient «à rendre hommage aux élus de l’APC de Sétif pour l’in- térêt qu’ils ont toujours porté pour que de telles avancées soient là aujourd’hui». Autant d’efforts qui se traduiront au mois de novembre à venir par le festival de la chanson chaâbi qui revêtira une dimension nationale

à Sétif, poursuit Mustapha Bout-

chiche. Après la prestation de Sid Ali Lekkam d’Alger, le 9 juin der- nier, c’est au tour ce soir de l’ar-

tiste Annabi Brahim Bey de prendre le relais et prendre place sur la scène de ce théâtre accom- pagné par 7 jeunes musiciens lo- caux. Au cœur de ce merveilleux espace, ni trop petit ni trop grand, mais suffisamment bien étoffé pour donner à cette soirée son âme, Brahim Bey, qui se dit heureux de se retrouver pour la deuxième fois à Sétif, nous fera voyager, l’espace de deux bonnes heures, dans le rythme et l’émotion de ce long parcours qui fut le sien. « J’ai commencé voila plus d’un demi siècle à chanter le chaâbi et je n’ai jamais ressenti qu’un tel genre n’avait pas de place au pays du Malouf. Le chaâbi a toujours habité mes veines. Et depuis l’âge de 12 ans déjà, je profitais de l’absence de mon frère Cheikh Hocine Bey, qui est mon maître en la matière, pour lui « voler » son instrument

et jouer, je m’en souviens, à ne plus en finir au risque de ne pas échapper à une sanction. A An- naba, les deux anciens quartiers des lauriers roses et du stand blanc aujourd’hui « Hai el Mou- gaouama» ont toujours été répu- tés pour le chaâbi, et voir que ce genre se fait une belle place à Sétif sous la houlette de Musta- pha Boutchiche me fait d’avan- tage plaisir», nous dit Brahim Bey qui n’oublie pas ce soir dans

ce beau repertoire de rendre un vibrant hommage au regretté El Hachemi Guerrouabi. F. Zoghbi

JIJEL

Le port de Boudis illuminé par les airs du chaâbi

Le port de pêche et de plaisance de Boudis (Jijel) a été "illuminé" aux couleurs du chant chaâbi à la faveur des soirées organisées dans le cadre de l’animation du mois de Ramadhan. Pour la seconde soirée, le public a été nombreux à se rendre dans cet es- pace portuaire où le genre chaâbi, très prisé à Jijel, a eu droit de cité. Tout comme la population locale, les estivants en séjour dans cette sta- tion balnéaire ont découvert, l’instant d’une soirée, les virtuoses du chaâbi, Aziz Mekideche, Rédha Mouaad, Nassredine Zaima, Haroun Hadji, dé- clamer des airs encore en vogue, lé- gués par les grands cheikhs à l’image d’El Hadj El Anka, Amar Ezzahi à Des familles d’une wilaya du Sud, en séjour à Jijel à l’occasion du mois de ramadhan et de la saison estivale, n’ont pas tari d’éloges pour ce genre de spectacle dans un cadre agréable et serein. L’initiative de la direction de la Culture, appuyée par le wali, Larbi Merzoug, qui a, à

la Culture, appuyée par le wali, Larbi Merzoug, qui a, à maintes reprises, appelé les professionnels

maintes reprises, appelé les professionnels du port et de la pêche à "coller" à ce genre de manifestations à l’occasion du mois sacré de

Ramadhan, s’est avérée "excel- lente" de l’avis de nombreux spec- tateurs. Le cadre de la manifestation s’est révélé idéal et la météo a été aussi de la partie, notamment en soirée avec un ciel parfaitement étoilé pour donner une bonne note au spectacle, auquel il faut ajouter la sécurité assurée convenable- ment. Le programme d’animation de la direction de la Culture pour le mois sacré prévoit le passage sur scène des artistes Khelfallah Ah- cène et Tennoun Mouaad (14 juin), Berri Mohamed et Chouiki Mohamed (15 juin), Boulaassel Samir et Saadoudi Mohamed (16 juin). La maison de la Culture Omar Oussedik, second site retenu à Jijel, dispose aussi d’un riche programme d’animation culturelle et artistique et de va- riétés pour égayer les soirées de Ramadhan.

THÉÂTRE

52 spectacles à Souk-Ahras

Un programme de plus de 52 spectacles proposant au public des soirées théâtrales et de monologues a été élaboré par la Direction du théâtre régional de Souk-Ahras (TRSA) pour animer les soirées du Ramadhan et d'été, a-t-on appris jeudi dernier du directeur de cette structure culturelle, Azzedine Dja- bali. Le programme, dont l’animation sera as- surée par de nombreuses coopératives et as- sociations culturelles venues de Constantine, de Guelma, de Skikda, d’Oum El-Bouaghi, de Sétif, d’Oran, de Biskra, de Tébessa et de Mostaganem, sera tenu à la cinémathèque et à l’établissement pour en- fance assistée, étant donné qu’actuellement, le TRSA est en cours de réhabilitation et de

restauration, a indiqué le même responsable. Cette manifestation verra également la participation des troupes du TRSA et du théâtre d’El-Bahdja d’Alger, ce qui donnera un surcroît d’animation et de revitalisation culturelle à la ville. Le public de l’antique Thagaste sera au rendez-vous avec la pièce "Ma Wara El- Bab" (Ce qu'il y a derrière la porte) de la coopérative culturelle Bouras Eddahra de Rélizane, et la représentation "Kol Wahad Ou Zahro" (à chacun sa chance), de l’asso- ciation Walaa de Tébessa, outre le spectacle " Djoha Oua Zawjataho" (Djoha et son épouse) de l’association Rajaa des arts de Batna, ainsi que "l’AZ" produite par le TRSA.

D’autre part, ce programme visant, a-t-il souligné, la promotion du 4ème art sera éga- lement ponctuée "bientôt" par la tenue des journées de Khemissa du théâtre loufoque qui comprendra des représentations théâ- trales avec la participation d’une pléiade de comédiens. Les journées de théâtre loufoque, initiées par le TRSA, en coordination avec la direction locale de la culture, la maison de la culture "Tahar Ouettar" et l'Office na- tional de la gestion et de l'exploitation des biens culturels protégés visent à revaloriser le site archéologique de Khemissa et de créer l’animation durant les soirées de Ra- madhan.

LE COIN DU COPISTE
LE COIN DU COPISTE

« Diwan » de Sidi Blal

l A Laghouat comme à Ghardaia, Biskra,

Touggourt, El Oued

et même à Oran, il

existe encore des confréries religieuses qui sont généralement désignées par le terme usuel de "diwan", qui signifie assemblée, réunion, société. Le "diwan" qui nous intéresse ici est celui de Sidi Blal, dans la région de Laghouat. D'abord, pourquoi une telle dénomination ? Tout simplement parce que nous avons en illustration une confrérie se trouvant sous le prestigieux patronage de Bilàl, noir abyssin affranchi par le prophète dont il est devenu le premier muezzin, un des cinq pre- miers musulmans qui a islamisé la société grâce à laquelle les esclaves soudanais déplacés au Grand Maghreb y ont conservé quelques uns de leurs rites. Alors que les églises chrétiennes luttent en général assez vivement contre le Vaudou, d’ailleurs lui- même beaucoup plus violent, l’islam maghrébin, malgré les réticences et, quelquefois, les anathèmes de la part des puristes et des fondamentalistes, re- garde avec indulgence et semble considérer comme inoffensifs les "diwan" de Sidi Blal. D'autres habi- tants de Laghouat participent même volontiers à ces rites originaux. Dès lors, chaque génie, d’origine et de nom généralement soudanais, ou chaque saint de l’islam —généralement Sidi ‘Abdelkader— a son chant et son air mélodique et rythmique. C’est sur- tout quand le "jeddab" (le danseur), saisi par "l’at- trait", a "trouvé" l’air qui lui convient qu’il entre tout à fait en transes, devient "possédé", "habité" par le génie qui correspond à cet air et fait les gestes adéquats jusqu’au moment où il se convulse et s’écroule. Les instruments du diwan de Sidi Blal sont le "qarqabou" (grande castagnette double de fer, très bruyante et caractéristique de la confrérie), les deux tambours, "dendouns", (grande et petite "taria", la petite répétant toujours le rythme princi- pal, la grande jouant un rythme secondaire et va- riant sans cesse). Le jeu difficile du "gumbri", petite guitare rectangulaire à trois cordes, n’est évidem- ment pas oublié. Sa ligne mélodique contraste avec le rythme étourdissant des castagnettes et contribue à créer une atmosphère mystique. Les grandes lignes du diwan de Sidi Blal sont, à quelques nuances près, les mêmes que dans les autres diwans d’Algérie. Mais, par-dessus tout, celui de Laghouat garde quelques particularités : le sacrifice du bouc ou d’un bœuf, par exemple, a lieu au mawled-enna- bawi dont la date, on le sait, varie selon le calendrier lunaire.

Kamel Bouslama

CINÉMA

es Tourments

de Sid Ali Fettar en avant-première

CINÉMA es Tourments de Sid Ali Fettar en avant-première Le long métrage «Les tourments» du réalisateur

Le long métrage «Les tourments» du réalisateur Sidali Fettar a été projeté lundi dernier en avant première en présence du réalisateur ainsi que de l'ensemble de l'équipe technique et artistique. Le film, de 90 minutes, revient sur le drame de Si M'hamed, un père de famille à la retraite dont les membres de la famille font face à de multiples tourments notamment son fils aîné qui a intégré un groupe terroriste. Le cadet des enfants de ce père déjà accablé par de longues années de travail a choisi la voie de l'immigration clandestine. Apartir de ce noyau, le réalisateur a mis le doigt sur plusieurs problématiques notamment celle du retour des repentis et leur réinsertion difficile au sein de la société. Il revient également sur les trans- actions douteuses d'hommes d'affaires avec des parties étrangères. Le film sera distribué après le ramadan dans les salles relevant de la commune d'Alger centre. Produit par l'Agence algérienne pour le rayon- nement culturel (AARC) et la société Amin Intaj, le film met en vedette Reda Laghouati, Hamoud Loukal et Younes Laaroui, Rabéa Soltani, Fatiha Nesrine, Abdelkader Tadjer et Amine Bouchemla. Sidali Fettar qui revient après une longue ab- sence a déjà signé une comédie intitulée "Les voi- sins" produite par l'entreprise nationale de production audiovisuelle, "Ahlam Wa Aouham", un drame social en feuilleton d'une trentaine d'épi- sodes et "Makatib", une série de vingt épisodes.

Sp o rt s

22

EL MOUDJAHID

CHAMPIONNATS D’AFRIQUE D’ATHLÉTISME

La Fédération fixe ses OBJECTIFS

La FAA a fixé ses objectifs pour les Championnats d'Afrique, prévus du 22 au 26 juin à Durban (Afrique du Sud) et les Jeux Olympiques (JO) de Rio-2016 (5-21 août), en misant, notamment, sur ses meilleurs sportifs que sont Taoufik Makhloufi et Larbi Bouraâda.

D ans un entretien à l'APS, le président de la FAA, Amar Bou-

ras, s'est attardé sur ces deux

compétitions et les athlètes toujours en quête de minima pour le rendez-vous brési- lien, avant d'évoquer la re-

lève dont il s'est réjoui des résultats enregistrés jusque- là. «Nous espérons décro- cher deux podiums à Rio,

par Bouraâda (décathlon) et

Makhloufi (800m)», a, d'em- blée, affirmé le patron de

l'instance fédérale. Concer- nant les championnats d'Afrique, la FAA a évité d'avoir les yeux plus gros

que

le ventre, en tablant sur

des

objectifs modérés : «Aux

championnats d'Afrique, nous essayerons de rempor- ter 1 à 3 médailles d'or, ainsi

qu'un certain nombre de mé- dailles d'argent et de bronze», a-t-il détaillé. Les athlètes qualifiés pour les championnats d'Afrique de 2016 sont : Taoufik Makh- loufi et Amine Belferar (800 m), Larbi Bouraâda (décath- lon), Abdelmalek Lahoulou et Saber Boukemouche (400

m haies), Salim Keddar

(1500 m), Romaïssa Bela-

biod (longueur), Hicham Cherabi (perche), Athmani Skander (200 m), Bariza Ghozlani, Mohamed Ameur et Hicham Medjber (20 km marche), Zouina Bouzebra (marteau), Hicham Bouchi-

cha et Billal Tabti (3.000 m

steeple) ainsi que Soufiane Bouhada, Miloud Laâredj et Fethi Benchaâ (4x400 m).

Un après Ramadhan décisif

Les semaines qui sui- vront la fin du mois de Ra- madhan seront décisives pour 6 à 8 athlètes algériens, toujours en quête de minima pour les Jeux Olympiques de Rio, car ils bénéficieront de conditions plus favorables après la fin du jeûne, selon l'interviewé. «Le mois de juillet sera certainement dé- cisif pour les athlètes qui n'ont pas encore réussi leurs minima pour les prochaines Olympiades. Nous avons tablé sur la qualification d'un

Olympiades. Nous avons tablé sur la qualification d'un total de 16 à 18 athlètes pour «retardataires»,

total de 16 à 18 athlètes pour

«retardataires», qui n'ont pas

ces

JO, et pour l'heure, seuls

encore réalisé leurs minima

dix

d'entre eux ont déjà va-

pour les JO de Rio, devront

lidé leur billet», a-t-il dé- claré. Il s'agit de Larbi Bouraâda (décathlon), Souad

probablement attendre la fin du mois de Ramadhan pour être dans des conditions phy-

Aït

Salem, Kenza Dahmani,

siques optimales, permettant

El Hadi Laâmèche et Hakim Saâdi (marathon), ainsi

d'atteindre l'objectif tracé. «Tout devrait bien se passer

qu'Hicham Bouchicha, Ab-

et personnellement, je reste

delhamid Zerrifi et Billal Tabti (3000 m steeple), sans oublier Taoufik Makhloufi et Amine Belferar (800 m). Neuf de ces 10 athlètes avaient assuré leurs minima avant le mois de Ramadhan et Amine Belferar a été le

optimiste», a prédit Bouras, ajoutant que les résultats ob- tenus jusqu'à maintenant sont «dans les normes» et que d'ici au début des Jeux, la FAA aura atteint le quota de 16 à 18 d'athlètes qu'elle s'était engagée à qualifier.

seul à se qualifier en pleine

«Nos athlètes se sont consa-

période de jeûne. C'était le 8 juin, quand l'athlète a réussi

crés à la préparation pendant de longs mois, et ce n'est que

les

minima du 800 m pour

dernièrement qu'ils ont repris

Rio

en 1:45.65, lors d'un cri-

la compétition avec l'objectif

térium international en Es- pagne. Pour leur part, les

de réaliser leurs minima. Etant donné qu'ils ont bien

progressé grâce au travail ef- fectué, ils devraient désor- mais atteindre leur objectif", a espéré le président de la FAA.

La relève est déjà là mais

Outre sa satisfaction des seniors, le patron de la FAA s'est réjoui des résultats ob- tenus par certains jeunes, les qualifiant de «très encoura- geants», mais en reconnais- sant cependant que la «scolarité» de ces jeunots les empêche de se consacrer convenablement à leur car- rière sportive. L'ancien en- traîneur des champions olympiques Noureddine Morceli et Hassiba Boul- merka a cité, entre autres, l'exemple de Mohamed Yas-

Meeting d’Amiens : 3 e place pour l’Algérien Anou sur 1.500m

Le demi-fondiste algérien Abderahmane Anou a décroché la 3e place sur 1500m au meeting d'Amiens (France), avec un chrono de 3:38.11, au moment où son compatriote Amine Cheniti s'est contenté de la 5 e place (3:39.93). Plusieurs autres athlètes algé- riens étaient engagés dans ce meeting, dis- puté samedi soir, avec l'objectif de réussir leurs minima pour les Championnats d'Afrique (22-26 juin en Afrique du Sud) et les jeux Olympiques de Rio (5-21 août au Brésil). Avec sa 3 e place sur 1500m, Anou a été le plus performant, car Abdelhamid Zerrifi s'est contenté de la 5 e place sur

3000m steeple, en 8:35.28, alors que Zahra Bouras a pris la 6 e place sur 800m (2:06.97). De son côté, le hurdler Miloud Rahmani a raté d'un cheveu sa qualification aux Championnats d'Afrique de Durban, en réalisant un chrono de 50.31 sur 400m haies au meeting de Genève (Suisse) alors que les minima exigés par la Fédération in- ternationale (IAAF) étaient de 50.20. Rien n'est perdu pour autant, car plusieurs autres compétitions sont prévues au cours des pro- chaines semaines, en Algérie et à l'étranger, avec la possibilité de permettre à Rahmani et ses coéquipiers de réussir leurs minima.

ser Triki (saut en longuer) qui a raté d'importantes com- pétitions cette saison parce qu'il devait préparer son bac- calauréat. «La quasi-totalité des jeunes athlètes font des études et ce n'est pas évident de concilier école et sport de haut niveau», a reconnu Bouras, regrettant au passage que «la Fédération manque de moyens pour prendre convenablement soin de ces prometteurs jeunes talents». Parmi les jeunes qui se sont distingués dernièrement, la cadette Chahrazad Khelloufi, sociétaire du CS Hammadit de Béjaïa, qui a établi un nouveau record national au lancer du marteau, avec un jet de 50,17 m. Le sprinteur Mohamed Zerkaoui, socié- taire de la JS Saoura (Bé- char) a établi aussi un nouveau record national du 200 m chez les cadets avec un chrono de 21.82, lors du dernier championnat d'Algé- rie de la catégorie à Batna.

 

4 compétitions à Alger pendant Ramadhan

Quatre compétitions in- titulées "Soirées Ramadhan" seront co-organisées par la Fédération algérienne

d'athlétisme et la Ligue al- géroise de la discipline entre le 14 juin et le 2 juillet au SATO du complexe olym- pique Mohamed-Boudiaf (Alger), selon les organisa- teurs. Dix-neuf épreuves sont inscrites au programme de la première journée, qui

a

eu lieu hier à partir de

23h30. "Certains athlètes

d'élite, notamment les hurd- lers Abdelmalek Lahoulou et Miloud Rahmani (400m/haies) seront présents au complexe olympique lors de cette 1 re journée", a-t-on indiqué de même source, ignorant toutefois si ces athlètes participeront aux épreuves ou se contenteront

de

les suivre comme simples

spectateurs. Les trois autres "Soirées Ramadhan" sont

programmées les 24 et 28 juin, ainsi que le 2 juillet.

CHAMPIONNAT D'AFRIQUE CADET - JUNIOR

80 judokas

en stage

CHAMPIONNAT D'AFRIQUE CADET - JUNIOR 80 judokas en stage Quatre-vingts athlètes algé- riens sont en stage

Quatre-vingts athlètes algé- riens sont en stage à Alger en prévision du Championnat d'Afrique de judo cadets-ju- niors (garçons et filles) prévu du 20 au 25 juin à Agadir (Maroc), a appris dimanche l'APS auprès de la Fédération algérienne de judo (FAJ). «Quarante judokas cadets et autant chez les juniors sont en regroupement au centre sportif Sveltes de Chéraga (ouest d'Al- ger). La préparation se poursui- vra jusqu'au départ de la sélec- tion pour le Maroc», a fait savoir le Directeur technique national de la FAJ, Samir Sbaa. L'Algérie sera présente lors du rendez-vous d'Agadir dans les compétitions individuelles et par équipes.

VOLLEY-BALL : GRAND PRIX FÉMININ (ÉTAPE DU PÉROU)

3 e revers de l’Algérie devant

Cuba (3-0)

L'équipe algérienne féminine de volley-ball a enregistré une troisième défaite de suite au Grand Prix (Poule D3/Gr 3), dans la nuit du dimanche à lundi, devant Cuba 3-0 (25- 13, 25-12, 25-20). Lors de ses deux premiers matchs du tournoi déroulé à Chiclayo au Pérou (10-13 juin), le Six

algérien avait été battu respectivement par le Pérou 3- 0 (25-9, 25-9, 25-11) et la Croatie 3-0, (25-19, 25-17,

25-15).

TENNIS : COUPE DAVIS-2016

3-0, (25-19, 25-17, 25-15). TENNIS : COUPE DAVIS-2016 La sélection nationale de tennis disputera la Coupe

La sélection nationale de tennis disputera la Coupe Davis du 13 au 16 juillet prochain à Antananarivo (Madagascar). Elle figure dans le groupe 3, avec 12 autres pays, dont les deux gagnants seront promus au groupe 2 de la zone Europe-Afrique en 2017. Les pays participants sont : Algérie, Bénin, Botswana, Cameroun, Congo, Ghana, Kenya, Maroc, Mozambique, Namibie, Nigeria, Rwanda et le pays hôte, Madagascar. Ces 13 pays seront répartis sur quatre poules : A, B, C et D, dont les trois premières contiendront trois pays, alors que la 4e, la poule D, en comptera quatre. La compétition se déroulera selon le système Round Robin. Les vainqueurs de chaque poule s'affronteront dans des demi-finales croisées, dont les deux heureux élus seront promus au groupe 2 de la zone Europe-Afrique en 2017.

MOHAMED AMINE BELACEL, SÉLECTIONNEUR :

« Nous poursuivons notre plan de formation »

: « Nous poursuivons notre plan de formation » 2017, dans lequel nous espérons faire bonne

2017, dans lequel nous espérons faire bonne figure et jouer les pre- miers rôles», a indiqué Belacel à l'issue de la 3 e journée du World

L’Algérie dans le groupe 3 Le principal objectif de la sé-

lection nationale (seniors / dames) de volley-ball reste «la progres- sion» et l'acquisition d'un «maxi- mum d'expérience» en vue du championnat d'Afrique des na- tions de 2017, dans lequel elle es- père «jouer les premiers rôles», a indiqué dimanche le coach Moha- med Amine Belacel. «Ce que nous faisons actuellement, c'est de la formation. Notre but n'est pas forcément de gagner des matchs ou de remporter des tournois in- ternationaux, mais surtout de faire progresser nos joueuses et de leur faire gagner de l'expérience en vue du championnat d'Afrique de

Grand Prix, qui a vu son équipe s'incliner pour la 3 e fois (Pérou 3- 0, Croatie 3-0 et Cuba 3-0). «Nous avons une jeune équipe, qui manque encore de cohésion, car les joueuses ne développent pas encore d'automatismes. Ce qui est quelque part lo- gique, car le groupe a été consti- tué il n'y a pas longtemps», a expliqué la capitaine d'équipe al- gérienne, Safia Boukhima. Elle a affirmé cependant que «les joueuses sont sérieuses et donnent le meilleur d'elles-mêmes à chaque match», tout en s'appli- quant à «éviter de commettre les mêmes erreurs».

Mercredi 15 Juin 2016

Sp o rt s

23

EL MOUDJAHID

ALORS QUE LA CD LE SUSPEND 6 MOIS POUR AVOIR SÉCHÉ LE STAGE DE L’EN U23

FERHAT signe pour 3 ans au Havre AC

Z ineddine Ferhat quitte o f f i c i e l l e m e n t l'USMA. En fin de

contrat, le jeune attaquant de 23 ans a décidé de tenter une nouvelle expérience profes- sionnelle plutôt que de rester en Algérie où il est aussi convoité par plusieurs clubs. Le natif de Bordj Menaël s'est engagé ce lundi pour trois saisons au profit du Havre AC, club français de Ligue 2. Ferhat a passé la vi- site médicale dans la matinée qui a été présenté à la presse dans la foulée. À la presse lo- cale, Ferhat a déclaré qu'il est "heureux de rejoindre le Havre. J'arrive avec beau- coup d'ambitions", a t-il dit, avant de rappeler son par- cours personnelle. "J'ai rem- porté 2 championnats d'Algérie avec l'USMA et

rem- porté 2 championnats d'Algérie avec l'USMA et une Coupe arabe. Je suis fi- naliste de

une Coupe arabe. Je suis fi- naliste de la dernière Ligue des champions et convoqué régulièrement en sélection d'Algérie espoirs avec qui je suis qualifié pour les JO", a t-il précisé. La signature de Ferhat au Havre, qui est un événement en soi, est néan- moins entaché de sa suspen-

sion par la FAF pour 6 mois en raison de son absence lors du stage des espoirs à Tikdjda. D'ailleurs, le joueur de 23 ans était attendu ce lundi matin, au siège de la LFP pour comparaitre devant la commission de discipline pour s'expliquer de son ab- sence. En vain! Son absence

s'explique après coup par sa présence au Havre pour la cérémonie de sa signature. Ce qui n'a pas empêché la

CD de statuer sur son cas

malgré son absence. La LFP a rendu publique sa décision dans un communiqué, lundi soir. "La commission de dis-

cipline de la LFP a infligé au joueur, FERHAT Zineddine,

une suspension de 6 mois à

compter du 13 juin 2016 pour n’avoir pas répondu à la convocation de l’équipe

nationale des U23 qui pré- pare actuellement les Jeux olympiques de Rio de Ja- neiro", lisait-on entre autre sur ledit communiqué. Cette suspension s'ajoute à celle de sa radiation de l'EN. Il est donc officiellement exclu du groupe qui jouera les JO de

Rio, le mois d'août prochain.

LES VERTS FONT L’ACTUALITÉ

LEICESTER CITY

Un salaire hebdomadaire de 126.000 euros proposé à Mahrez

Auteur d’une saison pour le moins exceptionnelle, Leicester City pour- rait avoir du mal à garder ses stars, à l’image de son buteur, Vardy, du mi- lieu de terrain français, Konte, ou en- core l’attaquant algérien, Mahrez. Les trois joueurs, en question font l’objet de convoitises de la part des plus grands clubs européens. Les offres ne cessent d’atterrir sur le bureau du pré- sident Foxes, le millionnaire Thaïlan- dais Vichai Srivaddhanaprabha, notamment pour l’international algé- rien encore hésitant quant à la déci- sion à prendre. L’attaquant des Verts, élu meilleur joueur de Premier League la saison écoulée, est sollicité par 6 grand clubs, à savoir Manches- ter United, Manchester City, FC Bar- celone, Athletico Madrid, Arsenal et le Paris SG.

FC Bar- celone, Athletico Madrid, Arsenal et le Paris SG. tion qui fait réfléchir Mahrez, d’au-

tion qui fait réfléchir Mahrez, d’au- tant plus que son épouse, Tita Janet Johal, originaire de la banlieue-est de Londres, souhaite rester près de sa fa- mille, en Angleterre. A noter que le président des Foxes à déjà refusé une offre de 32 millions d’euros émanant d’Arsenal et une autre de 34,5 mil- lions d’euros de la part de l’Athlético Madrid. Cependant, il a confié au me- dias britanniques qu’il pourrait céder son attaquant vedette pour une somme qui dépasserait les 38 mil- lions. Si la direction de Leicester s’active ainsi dans le dossier Mahrez, c’est forcément parce que les choses ont du évoluer et que le club veut as- surer ses arrières et intérêts par la même occasion. Affaire à suivre… Rédha M.

Pour garder sa pépite, en prévision de sa première participation à la Champions League, la direction de Leicester City prépare déjà un nou- veau contrat pour Mahrez. Selon The Telegraph, un salaire de 126.000 euros par semaine sera proposé au joueur algérien. Pour rappel, l’atta- quant des Verts touchait jusqu’à pré- sent un salaire hebdomadaire de 100.000 livres sterling. Une proposi-

SPORTING CLUB PORTUGAL

L’offre de Leicester pour Slimani rejetée

Le Sporting Lisbonne à fait savoir, lundi, qu’il a refusé l’offre de la forma- tion Anglaise de Leicester concernant son avant centre, Islam Slimani. La se- maine dernière, les Foxes qui pour- raient bel et bien voir leur attaquant de pointe et buteur, Vardy, opter pour un autre club, ont soumis une offre de 20 millions d’Euros à l’équipe portugaise pour s’attacher les services de l’inter- national algérien. Leicester City vou- drait ainsi se renforcer en prévision de la Champions League. Selon le média portugais, SAPO Desporto, qui a rap- porté l’information, le Sporting ré- clame la somme de 30 millions d’euros pour céder son joueur. C’est carrément la clause libératoire de l’attaquant en question, pour ainsi dire. Interrogé sur un éventuel départ de Slimani à Lei- cester, Jorge Jésus, l'entraîneur du Sporting, déclare ne pas vouloir laisser son arme offensive partir et encore

ne pas vouloir laisser son arme offensive partir et encore moins le brader. "Je voudrais que

moins le brader. "Je voudrais que Sli- mani reste. C'est le rôle du président, mais l'entraîneur a également son mot à dire et il connaît mon opinion. Je sais que c'est important que Slimani conti- nue mais il est également important de

vendre un joueur pour 30 millions d'eu- ros. A l'heure actuelle, ce prix pour un joueur comme Slimani, ce n'est rien", a commenté le technicien portugais à SIC Noticias. Toutefois, les deux par- ties pourraient trouver un terrain d’en- tente. Le transfert de Slilmani à Leicester dépend surtout du mouve- ment des joueurs des Foxes lors du mercato estival. A noter par ailleurs, que l’international algérien est en conflit avec son ancien agent. Chokry Yousfi lui réclame une commission de 183.000 euros suite à son transfert au Sporting en 2013. Le tribunal de pre- mière instance de Lisbonne a ordonné la saisie des avoirs bancaires et des deux véhicules de l'attaquant interna- tional algérien. La mainlevée de cette saisie sera ordonnée dès l’acquittement de cette dette par Slimani. R. M.

AL AHLY DU CAIRE

Accord avec Al Sadd pour le transfert de Bounedjah

Al Ahly du Caire a trouvé un ac- cord final avec son homologue d'Al- Sadd (Qatar) pour le transfert de l'attaquant international algérien, Baghdad Bounedjah et ce pour un contrat de trois saisons, rapporte lundi le quotidien Al Yaoum Sabae. Le pré- sident du conseil d'administration du club cairote, Mahmoud Tahar, a ren- contré le président d'Al-Sadd, Moha- med Ben Khalifa, et les deux hommes ont conclu le transfert pour un montant

et les deux hommes ont conclu le transfert pour un montant global de 2,8 millions de

global de 2,8 millions de dollars, ajoute la même source. Le club qatari va bénéficier de 1,5 million de dollars alors que le joueur algérien touchera 1,3 million de dollars pendant les trois années du contrat. Le joueur a été re- tenu sur une liste de 26 joueurs de l'équipe nationale des moins de 23 ans (U-23) pour un stage préparatoire, en- tamé jeudi dernier, à Tikjda (Bouira, à l’est d'Alger) en vue des Jeux olym- piques JO-2016 de Rio (5-21 août).

ESS

Rachid Nadji de retour

L’attaquant, Rachid Nadji, de l’USM Alger s'est engagé avec l'ES Sétif, lundi soir, pour un contrat de deux ans, a-t-on appris auprès de Has- san Hamar. Nadji, qui a déjà porté les couleurs de l'ESS, est la cinquième re- crue de cette équipe après le gardien de but, Kheiri Bergui (ex-DRB Tadje- nanet), Hamza Ait Ouameur (ex-USM El Harrach), Khoutir Ziti (ex-JS Kabylie) et Islam Bakir (ex-RC Arbaâ). S’agissant justement du dernier nommé, dont le transfert est contesté par le président du RCA, Djamel Amani, Hamar a affirmé que ce jeune espoir sera "bel et bien" dans l’effectif de l’ESS puisque son dossier de qualification est déposé au sein des instances footballistiques compétentes. Par ailleurs, l’Entente qui exprime encore son besoin de renforcer l’effectif par un défenseur central et un autre attaquant, ambitionne de structurer sa gestion administrative, notamment en matière de communication, par la désignation d’un chargé de la cellule de communication et d’in- formation pour faciliter la tâche des médias. Le président de l’ES Sétif a également affirmé que toutes les recrues seront qualifiées pour la compétition continentale, avant même la première journée du premier tour de la Ligue des champions où l’ESS affrontera samedi prochain son homologue, l'équipe d'Afrique du Sud le San Downs.

PAC

Zetchi vise l’accession avec le nouveau staff technique espagnol

vise l’accession avec le nouveau staff technique espagnol Le président du Paradou AC, Kheireddine Zetchi a

Le président du Paradou AC, Kheireddine Zetchi a affirmé qu'il vise l'accession sous la houlette du nouveau staff technique espagnol conduit par Josep Maria Nogués. "Avec ce nouveau staff, notre objectif principal pour la saison prochaine sera l'accession en Ligue 1. Outre sa mis- sion avec l'équipe première, ce staff technique aura également à diriger l'Académie du club", a indiqué le premier responsable du PAC, Josep Maria Nogués, qui avait eu à diriger plusieurs formations espagnoles à l'image de Tarragone, Gérone ou encore le Betis Sé- ville, succède à Si Tahar Chérif El Ouazzani, parti à l'USM Bel- Abbès, nouveau promu en Ligue 1. Noguès a emmené dans ses bagages ses deux compatriotes : l'entraîneur-adjoint Adolfo Baines et le préparateur physique, Pablo Gomez. "J'espère seule- ment que le temps nous donnera raison d'avoir opté pour un en- cadrement technique étranger. Nous allons le mettre dans les meilleures conditions pour mener à bien sa mission", a ajouté Zet- chi, qui a fait signer un contrat de deux saisons aux Espagnols. S'agissant de la préparation d'intersaison, le président du PAC a indiqué que le stage précompétitif aura lieu en Algérie pour des raisons purement financières.

USMB

Libéré, Bedrane en route pour l’ES Sétif

USMB Libéré, Bedrane en route pour l’ES Sétif Le défenseur central de l'USM Blida,Abdelkader Bedrane,
USMB Libéré, Bedrane en route pour l’ES Sétif Le défenseur central de l'USM Blida,Abdelkader Bedrane,

Le défenseur central de l'USM Blida,Abdelkader Bedrane, ne fera plus partie de l'effectif de cette équipe après avoir acheté sa libération, à une année de l'expiration de son contrat en juin 2017. Bedrane, une fois le bon de sortie entre les mains, s'est précipité pour prendre la route de Sétif où il devrait s'engager dans les prochaines heures avec le club de Ligue 1, en remplacement de Djamel Benlamri, parti à Echabab d'Arabie Saoudite. Le joueur de 24 ans sera la sixième recrue de l'Aigle Noir, appelé dès samedi prochain à dé- buter la phase de poules de la Ligue des champions d'Afrique par la réception des Sud-Africains de Mamelodi Sundowns.

T

O P S

Amokrane, Rebiai et Haddouche à la disposition de l’ESS Kenniche ménagé

Le sélectionneur de l'équipe nationale des moins de 23 ans (U-23) le suisse, Pierre-André Schürmann, a finalement libéré trois des quatre joueurs de l'ES Sétif du stage des Verts, en vue du match à domicile de leur équipe, samedi prochain, face aux Sud-africains de Mamelodi Sundowns. Il s'agit de Rebiai, Had- douche et Amokrane, alors que Kenniche, blessé, sera ménagé pour cette rencontre comptant pour la première journée de la phase de poules de la Ligue des champions d'Afrique. Les trois joueurs ont réintégré leurs coéquipiers lors de la séance d'en- traînement de lundi soir déroulée au niveau de l'école olym- pique d'Al-Baz à Sétif. La sélection olympique algérienne a entamé jeudi dernier à Tikjda (Bouira) un stage de 20 jours en vue des Jeux Olympiques JO-2016 de Rio (5-21 août).

Mercredi 15 Juin 2016

COMMISSION DU DÉSARMEMENT ET DE LA SÉCURITÉ INTERNATIONALE DE L’ONU L’Algérie, élue présidente L’ Algérie

COMMISSION DU DÉSARMEMENT ET DE LA SÉCURITÉ INTERNATIONALE DE L’ONU

L’Algérie, élue présidente

L’ Algérie a été élue par ac- clamation lundi dernier à New York, à la présidence

de la première Commission des Nations unies chargée des ques- tions de désarmement et de sécu- rité internationale. Cette élection témoigne une fois encore de l’en- gagement de l’Algérie en faveur de la réalisation des objectifs de désarmement et de non-proliféra- tion des armes nucléaires. Le re- présentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, M. Sabri Boukadoum assumera cette fonc- tion au nom de l’Algérie durant la 71 e session de l’Assemblée géné- rale de l’ONU qui s'ouvrira en sep- tembre prochain. M. Boukadoum a souligné que le déblocage de la Conférence du Désarmement et l’établissement des zones exemptes d’armes nu-

et l’établissement des zones exemptes d’armes nu- cléaires dans le monde, seront parmi les priorités de

cléaires dans le monde, seront parmi les priorités de la présidence algérienne de cette commission. La première commission de l’Assem- blée générale de l’ONU traite de toutes les questions liées au désar- mement, à la non-prolifération des

armes nucléaires et à la sécurité in- ternationale, et a pour mandat de formuler des recommandations à l’intention de l’Assemblée géné- rale des Nations unies dans les do- maines de sa compétence.

RÉVISION DE L’ORDONNANCE PORTANT STATUT GÉNÉRAL DES OFFICIERS DE RÉSERVE

Le militaire de carrière admis

à cesser son activité au sein de l'ar-

mée reste astreint à un devoir de re- tenue et de réserve, stipule le projet de loi complétant l'ordonnance n° 76-112 du 90 décembre 1976, por- tant statut général des officiers de réserve. Ce projet de loi, qui sera présenté prochainement à l'APN,

prévoit dans l'article 15 bis, que "le militaire de carrière admis à cesser définitivement son activité au sein de l'armée et versé dans la réserve, exerce librement les droits et liber- tés que lui confèrent les lois de la

Devoir de RETENUE

République". Il reste cependant,

"astreint à un devoir de retenue et de réserve". Dans cette position, tout manquement au devoir de na- ture à porter atteinte à l'honneur et au respect aux institutions de l'Etat, constitue un outrage et une diffa- mation et peut faire l'objet, à l'ini- tiative des autorités publiques, de retrait de la médaille d'honneur, et de plainte auprès des juridictions compétentes conformément aux dispositions légales en vigueur. Le même article (15 ter) précise éga- lement que "le militaire de carrière

admis à cesser définitivement son activité au sein de l'armée et versé dans la réserve qui manque grave- ment au devoir de retenue et de ré- serve encoure la rétrogradation dans le grade". Le projet de loi pré- cise, par ailleurs, que l'expression "officier de l'armée de l'active" est remplacée, dans l'ensemble des dispositions de l'ordonnance, par l'expression "officier de carrière" et l'expression "officier de réserve" est remplacée, par l'expression "of- ficier versé dans la réserve".

ALGÉRIE - NIGER

RENFORCEMENT de la coopération

M me Mounia Meslem Si Amer, ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, a reçu hier M. Ali Marou, ambassadeur de la Répu- blique du Niger. Lors de cette au- dience, les deux parties ont passé en revue la coopération bilatérale no-

tamment dans son volet humani-

taire. Dans ce contexte, la ministre

a souligné la constance de la posi-

tion de l’Algérie en matière de sou- tien à l’Etat du Niger, dans toutes les circonstances, tout en insistant sur l’impératif de continuer à œu- vrer pour l’instauration de la sécu-

rité, la paix et la stabilité dans ce pays frère. De son côté, l’ambassa-

deur a tenu à exprimer sa reconnais- sance à l’Algérie, gouvernement et peuple, pour la solidarité exem- plaire qu’elle manifeste à l’égard de son pays pour surmonter la situa- tion difficile vécue.

de son pays pour surmonter la situa- tion difficile vécue. ALGÉRIE - BANQUE MONDIALE M. Lamamra

ALGÉRIE - BANQUE MONDIALE

M. Lamamra reçoit le nouveau représentant résident

Le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internatio- nale, Ramtane Lamamra, a reçu à Alger, M. Demba Ba, qui lui a remis les lettres de Cabinet l'accréditant en qualité de Repré- sentant résident de la Banque Mondiale auprès de la République algérienne démo- cratique et populaire, indique un commu- niqué du ministère des Affaires étrangères.

Les créances de la Direction de dis-

tribution de l'Electricité et du gaz d'El Harrach (wilaya d'Alger) auprès des abonnés ont dépassé 2 milliards de di- nars engendrant des difficultés finan- cières à sa trésorerie, a indiqué hier un communiqué de l'entreprise. Les créances de Sonelgaz d'El Harrach s'élè- vent à 2,6 milliards de dinars répartis entre le secteur privé (industriels et abonnés ordinaires) et le secteur public (administrations et APC). Cette situation

a contribué à l'"étouffement" du déve-

loppement des projets de la direction suite aux difficultés financières de la tré- sorerie. Le secteur public se positionne à la première place des pertes financières importantes à Sonelgaz d'El Harrach avec à son actif 1,58 milliard de dinars du total des dettes. Ce chiffre "farami- neux" englobe un milliard DA détenus par les administrations publiques et 582 millions DA détenus par les communes. Le secteur privé, quant à lui, a un total

les communes. Le secteur privé, quant à lui, a un total SONELGAZ D’EL-HARRACH 2 milliards de

SONELGAZ D’EL-HARRACH

2 milliards de dinars de CRÉANCES

de dettes de 842 millions DA envers la direction détenu en grande majorité par des abonnés ordinaires avec 656 millions DA contre 186 millions DA par les in- dustriels. En dépit des multiples notifi- cations et autres avertissements adressés aux concernés, le montant reste tout de même très élevé, ajoute le communiqué. La direction procède à des coupures de courant électrique et de gaz comme ultime recours pour redresser la situation mais en vain, les créances auprès des

clients se sont accumulées depuis 2008 pour la plupart, jusqu'à atteindre 2,6 mil- lions DA, selon la même source. A cet effet, la DD d'El Harrach a mis en place une campagne de lutte contre ses mau- vais payeurs, selon leurs catégories. Les abonnés ordinaires sont soumis à une coupure systématique pour non paie- ment après 18 jours de la réception de leurs factures en plus d'une autre procé- dure qui consiste en l'assainissement des créances antérieures par des mises en de- meure.

TRIBUNAL CRIMINEL D’OUARGLA

5 ans de prison pour adhésion à groupe terroriste

Une peine de cinq années de prison ferme a été prononcée par le tribunal criminel près la Cour d’Ouargla à l’encontre d’un ressortissant de nationalité malienne pour adhésion à groupe terroriste. Le mis en cause, A.M.M (51 ans), est aussi poursuivi

dans cette affaire pour "séjour illégal sur le territoire national" et "faux et usage de faux dans des documents administratifs." L’affaire remonte, selon l’arrêt de renvoi, au mois de décembre 2015, date d’arrestation du mis en cause suite aux investigations lancées par les services sécuritaires compétents à Tamanrasset et ayant révélé son adhésion en 2012 dans les rangs d’un groupe armé activant dans le Nord malien, où

il a assumé plusieurs fonctions, dont celles d’imam et de président du tribunal du

groupe armé. Il a fui en Algérie, à la suite de l’intervention étrangère dans le Nord malien pour y combattre les groupes terroristes, s’est installé à Tamanrasset et a pro- cédé à la falsification de documents administratifs devant lui permettre d’obtenir la nationalité algérienne et se faire ainsi passer pour un citoyen algérien. Le représentant du ministère public avait requis à l’encontre du mis en cause (A.M.M) une peine de 15 ans de prison ferme.

ESPAGNE

Rabat exhorté À ENQUÊTER sur l’assassinat de Mohamed Lamine Haidala

Le parlement de la province es- pagnole de Navarre a demandé au gouvernement central espagnol

d’exhorter les autorités marocaines

à enquêter sur l'assassinat du jeune

Sahraoui, Mohamed Lamine Hai- dala, ont rapporté hier des médias espagnols. Dans une déclaration approu- vée lundi dernier à l’unanimité, rapporte l’agence Europa presse, le parlement de Navarre a affirmé "son soutien à la militante sah- raouie Takbar Haddi qui lutte acti- vement pour que justice soit faite au sujet de l’assassinat de son fils Mohamed Lamine Haidala." Il (parlement de Navarre) a appelé par ailleurs, le gouvernement espa- gnol d’exhorter les autorités maro- caines d'"ouvrir une enquête

indépendante sur la mort de Moha- med Lamine Haidala, clarifier les causes de sa mort, déterminer la

responsabilité pénale dans les pro-

cédures judiciaires et de remettre

la dépouille mortelle à sa famille". Dans la même déclaration, le

parlement de Navarre a réitéré sa demande au gouvernement central espagnol pour "exhorter le Maroc

à respecter les droits de l’homme

dans les territoires occupés du Sa-

hara occidental et de cesser de vio- ler systématiquement les droits de

la population sahraouie", avant de

proposer enfin "d’œuvrer au sein de l’Union européenne à étendre les compétences de la Minurso à la surveillance et la protection des droits de l’homme au Sahara occi- dental".

Le défunt Mohamed Lamine Haidala a été assassiné le 8 février 2015, après qu’il eut été agressé, huit jours plus tôt, par des colons marocains dans la ville de

Laayoune occupée, raconte sa mère Takbar Haddi citée par la presse espagnole. Cette mère "courage" telle que qualifiée par la même presse milite

depuis plus d’une année pour ob- tenir de l’aide et le soutien des mu- nicipalités espagnoles afin de récupérer la dépouille de son fils et

d’effectuer une autopsie indépen- dante en Espagne. Cette militante dénonce par ailleurs toutes sortes de violations commises par l’occu- pant marocain dans les territoires occupés du Sahara occidental, ajoute-t-on de même source.

DÉCÈS DE L'AUTEUR HACHEMI LARABI

Écrivain et militant

L'auteur et docteur Hachemi Larabi est décédé hier à l’âge de 87 ans à l’hôpital de Aïn Taya à Alger, a-t-on appris auprès de son entourage. Le défunt, docteur d'Etat en sciences écono- miques, a écrit plusieurs livres dont Chroniques d'un Algérien heureux, une œuvre publiée en 2013, retra- çant 70 ans d'histoire de l'Algérie, de la Révolution ainsi que de son parcours en tant que militant, com- mis de l'Etat et penseur. En plus de la langue arabe qu'il a apprise, aussi bien dans les écoles algériennes

que pendant son enfance à Djamaa Ezzaytouna en Tunisie, le défunt était un parfait polyglotte. Hachemi Larabi a fréquenté les universités fran- çaises et allemandes et son parcours personnel est étroitement lié à celui de l’Algérie contemporaine et sa Révolution. Après l’indépendance de l’Algérie, il a occupé, entre autres, le poste de DG de la Chambre de commerce d’Alger. Il a aussi représenté l’Algérie durant de longues années dans des institutions éco- nomiques internationales.

MDN

Deux terroristes abattus lundi à Jijel, opération en cours…

Dans le cadre de la lutte antiterroriste et grâce à l'exploitation efficiente de ren- seignements, un détachement de l'Armée nationale populaire a abattu, dans l'après- midi de lundi, deux terroristes, suite à une embuscade tendue près de la commune de Taza à l'ouest de la wilaya de Jijel (5 e RM)", précise la même source. "Cette opération de qualité qui est toujours en cours a permis la récupération de deux pis- tolets-mitrailleurs de type Kalachnikov, une quantité de munitions et d'autres ob- jets", conclut le MDN.

… deux autres neutralisés des armes saisies

Dans le cadre de la lutte antiterroriste et dans la poursuite de l'opération de ra- tissage menée par les forces de l'ANP dans la zone de Taza, à l'ouest de la wilaya

de Jijel, (5 e Région militaire), permettant de neutraliser, le 13 juin 2016, deux ter-

roristes et de récupérer deux pistolets-mitrailleurs de type Kalachnikov, un déta- chement a découvert deux bombes de confection artisanale, quatre chargeurs

garnis, deux paires de jumelles et des téléphones portables. L'opération est toujours

en cours", précise le MDN. D'autre part, des éléments de la Gendarmerie nationale

"ont saisi, à Tlemcen (2 e Région militaire), 471 kilogrammes de kif traité". A El Oued, (4 e Région militaire), un détachement de l'ANP "a saisi 1.000 télé-

phones portables avec accessoires et 28.000 unités de produits pharmaceutiques".

A Tamanrasset et Bordj Badji Mokhtar (6 e Région militaire), des détachements

combinés "ont saisi 36,88 tonnes de denrées alimentaires, un camion, un véhicule tout-terrain et 5 détecteurs de métaux", note la même source.

Un lot important d’armements et de munitions découvert à Illizi

Dans le cadre de sécurisation des frontières et de la lutte antiterroriste et grâce

à la permanente vigilance des forces de l’Armée nationale populaire, « un déta- chement combiné relevant du secteur opérationnel d’In Amenas (4 e Région mili- taire) a découvert, cet après-midi du 14 juin 2016, une cache contenant un lot important d’armements et de munitions près des frontières sud-est du pays à Deb- deb, wilaya d’Illizi », précise le MDN. L’opération a permis de récupérer « un lance-roquettes de type RPG-7, dix-huit pistolets-mitrailleurs de type Kalachnikov, deux roquettes RPG-7, dix-huit grenades et quatre chargeurs pour munitions », ajoute la même source.