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LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Lundi 23 mai 2016 N°7800 - Vingt-sixième année - Prix :

LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Lundi 23 mai 2016

N°7800 - Vingt-sixième année - Prix : Algérie : 20 DA. France : 1 . USA : 2,15 $.

ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com

ÉDITION DU CENTRE

ÉMIGRATION CLANDESTINE

15 HARRAGA PORTÉS DISPARUS AU LARGE DE ANNABA

LIRE L’ARTICLE DE M.-F. GAÏDI EN PAGE 24

CEVITAL EXCLU DU FORUM ALGÉRO-BRITANNIQUE PAR BOUCHOUAREB Acharnement contre Rebrab ■ LIRE L’ARTICLE DE HOCINE
CEVITAL EXCLU DU FORUM
ALGÉRO-BRITANNIQUE PAR BOUCHOUAREB
Acharnement
contre Rebrab
■ LIRE L’ARTICLE DE
HOCINE LAMRIBEN ET
L’ENTRETIEN RÉALISÉ
PAR FAROUK DJOUADI
EN PAGE 3
LE COMMENTAIRE
DE ALI BAHMANE EN
PAGE 24
El Watan
LUIS MARTINEZ. Chercheur et politologue, spécialiste de l’Algérie
ÉCONOMIE
«ON EST PASSÉ DU LEADERSHIP DU
DRS À CELUI DES GROUPES D’INTÉRÊT»
FORTEMENT IMPACTÉE PAR LA CRISE
● Fin connaisseur du Maghreb et de l’Algérie, le politologue
Luis Martinez a accepté de répondre à des questions concernant
la situation politique du pays.
L’Algérie à la recherche
d’un nouveau modèle
de croissance
LIRE L’ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NOTRE CORRESPONDANT SAMIR GHEZLAOUI EN PAGE 2
LAKHDAR BRAHIMI ESTIME QUE L’EXPÉRIENCE
TUNISIENNE MÉRITE L’INTÉRÊT
FERMETURE DE SHOWROOMS, LICENCIEMENTS,
SUPPRESSION D’AGENTS AGRÉÉS
«L’IMPACT DU PRINTEMPS ARABE
SE POURSUIVRA EN ALGÉRIE
ET DANS LA RÉGION»
La crise met le secteur
automobile à genoux
LIRE L’ARTICLE DE MADJID MAKEDHI EN PAGE 4
RETROUVEZ VOTRE SUPPLÉMENT
EN PAGES 9, 10, 11, 12, 13, 14 ET 15
PHOTO : H. LYES
PHOTO : H. LYES

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El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 2

L’ACTUALITÉ

LUIS MARTINEZ. Chercheur et politologue, spécialiste de l’Algérie

«On est passé du leadership du DRS à celui des groupes d’intérêt»

Luis Martinez est directeur de recherche au Centre d’études et de recherches internationales (CERI) de Sciences-po Paris. Fin connaisseur du Maghreb et de l’Algérie, il a récemment codirigé un ouvrage collectif en anglais intitulé Algeria Modern : From Opacity to Complexity (Algérie moderne : de l’opacité à la complexité). En attendant l’édition française de ce livre précieux, M. Martinez a accepté de répondre à nos questions sur la situation politique du pays.

Propos recueillis par Samir Ghezlaoui

Dans le dernier livre collectif auquel vous avez contribué, vous évoquez l’opacité et la complexité du pouvoir en Algérie qui rendent invisibles les vrais décideurs, notamment à cause de l’implication des militaires et des services de sécurité. Cela tend-il à changer depuis la quasi-décapitation du DRS ? Nous avons essayé d’analyser la situation actuelle en Algérie en montrant les transformations opérées sous la présidence de Bouteflika. On est passé du leadership du DRS à celui des groupes d’intérêt concernant tous les secteurs, allant de l’économie à la politique en passant par la sécurité. Les personnes qui les constituent ne fonctionnent pas avec une logique de clans et encore moins idéologique. Ils défendent surtout leurs intérêts. L’opacité de l’Algérie s’expliquait par le rôle politique de ses services de sécurité. Avec ces groupes d’intérêt, l’Algérie est plus complexe à comprendre. De nouveaux acteurs ont émergé, comme le Forum algérien des chefs d’entreprise (FCE). Ces acteurs constituent des lobbies très importants et participent à la décision politique. En fait, l’Algérie se modernise. Mais elle sort de l’emprise simpliste et opaque des services de sécurité pour entrer dans la complexité.

Dans ce contexte, comment voyez-vous l’après-Bouteflika ? La principale incertitude aujourd’hui repose justement sur l’après-Bouteflika. Réélu pour la quatrième fois en 2014, sa maladie suscite de nombreuses inquiétudes tant il semble dans l’incapacité d’assumer ses fonctions. Ce moment de vulnérabilité offre l’opportunité à

Ce moment de vulnérabilité offre l’opportunité à « L’Algérie a été en proie à des manifestations

« L’Algérie a été en proie à des manifestations

régulières. Des mouvements sociaux ont secoué des villes du Sahara et certaines du littoral, mais aucun acteur institutionnel n’a investi ces mouvements ni politisé les doléances, encore moins encouragé une dynamique d’affrontement…

tous ses opposants de dénoncer l’appropriation du pouvoir par son «clan familial». Les appels à une intervention de l’armée se multiplient. L’hypothèse d’un «coup d’Etat médical» sur le modèle de celui appliqué à Habib Bourguiba est espéré par certains. Nous avons remarqué que depuis sa réélection, nombreux sont les politiques et anciens officiers de l’armée qui ont fait des déclarations laissant présager cette hypothèse. En tant que chercheurs, nous y avons décelé une sorte de test et une préparation de l’opinion publique algérienne à cette éventualité. Ainsi, si un jour cela arrive, ils espèrent que cette même opinion trouvera cela normal.

Cette incertitude et cette lutte latente liées à la transition politique ne risquent-elles pas d’engendrer un grand mouvement de contestation politique jusque-là évité par le régime ? L’Algérie deAbdelaziz Bouteflika a été épargnée par les révolutions arabes. A la faveur des revenus issus de la rente pétrolière, du clientélisme et des relations avec les acteurs institutionnels, le régime a renforcé les liens de loyauté qui unissent les différents groupes d’intérêt (Forum des chefs d’entreprise, Sonatrach, UGTA, Association des moudjahidine, police nationale, armée, etc.) afin de s’assurer qu’aucun ne ferait défection comme c’était le cas des syndicats et de l’armée en Tunisie et en Libye. Les gouvernements successifs ont mis en œuvre des politiques sociales importantes qui ont réduit la pauvreté. Les dépenses publiques entre 2000 et 2013 sont estimées à 500 milliards de dollars. Sur un autre plan, dans un contexte d’attractivité de l’offre politique islamiste, Bouteflika a encouragé le renouveau des zaouïas, de l’islam traditionnel dans le but de contrer l’offre salafiste, présentée par les pouvoirs publics comme étrangère, en provenance, notamment, d’Arabie Saoudite. Les autorités ont favorisé également le développement d’un islamisme modéré afin qu’il encadre l’islamisation des mœurs et réduise les critiques des salafistes sur la dérive occidentale des sociétés. Ces politiques expliquent d’ailleurs pourquoi l’Algérie n’a pas basculé dans une dynamique de confrontation en dépit des nombreux problèmes sociaux, économiques et politiques. L’Algérie a été en proie à des manifestations régulières. Des mouvements sociaux ont secoué des villes du Sahara et certaines du littoral, mais aucun acteur institutionnel n’a investi ces mouvements, ni politisé les doléances et encore moins encouragé une dynamique d’affrontement. A vrai dire, Bouteflika n’incarne pas une figure de détestation comme pouvait l’être Ben Ali en Tunisie ou El Gueddafi en Libye. De plus, sous sa présidence, les gouvernements successifs ont massivement redistribué les revenus issus des exportations d’hydrocarbures à travers des aides directes et indirectes à la population. Les jeunes, devenus cyniques, ne croient plus à la révolution et aux lendemains heureux. La Syrie, la Libye et le Yémen leur rappellent l’Algérie en guerre civile entre 1990 et 1998 après l’échec de sa transition démocratique. Dans ce cas, l’option d’un homme de consensus entre le pouvoir et l’opposition, comme Hamrouche par exemple, semble être la meilleure solution. Est-t-elle encore possible selon vous ? Il faut savoir que les groupes d’intérêt qui

structurent le pouvoir en Algérie aujourd’hui

agissent dans la perspective de trouver un leader comparable à Bouteflika. De leur point de vue, sa politique est un succès. Il a stabilisé et surtout restauré la crédibilité internationale de l’Algérie. Or, la perception de l’opposition à ce sujet est très différente. Ses critiques sont très acerbes envers le Président et son entourage. Mais cette opposition manque d’espace d’expression et surtout de légitimité pour mener un grand mouvement politique qui propose une alternative unitaire

à celle du pouvoir. Du coup, elle est souvent

utilisée par le pouvoir comme une soupape de

sécurité pour maintenir la façade démocratique du pays. A part certaines exceptions, les partis de l’opposition se limitent depuis quelque temps

à se préoccuper de la succession et de l’après-

Bouteflika. Mais cela n’est pas un programme politique ! Pour revenir à votre question, je dirais que du côté du régime, des figures comme Sellal et Ouyahia sont dans la continuité de Bouteflika. Néanmoins, ces hommes politiques n’ont ni la légitimité historique ni la légitimité militaire. Ce qui réduit considérablement les possibilités. En ce qui concerne une personnalité consensuelle, Mouloud Hamrouche, que vous citez, peut effectivement incarner ce rôle. Il a une longue expérience et connaît très bien les pouvoirs politique et militaire du pays. Il peut réussir s’il arrive à convaincre les tenants actuels du pouvoir desquels il est loin et avec lesquels il est en profond désaccord.

Avec cette nouvelle donne de la prise de pouvoir politique progressive de l’argent privé en Algérie, on assiste ces derniers mois à ce qui s’apparente à un acharnement des autorités contre l’homme d’affaires Issad Rebrab. Est-ce parce qu’il a une quelconque ambition présidentielle personnelle ? Cet entrepreneur est le seul à disposer de la légitimité économique et financière en Algérie. Par exemple, quand vous demandez ici, en Europe, qu’on vous cite un entrepreneur privé algérien, c’est son nom qui revient à tous les coups. En plus des grandes entreprises publiques algériennes, c’est le seul qui rassure les partenaires étrangers sur les potentialités économiques de l’Algérie, particulièrement en dehors des hydrocarbures. C’est tout simplement un entrepreneur qui a réussi. C’est un ovni dans l’économie rentière de l’Algérie ! Il est un défi insurmontable pour les hommes politiques algériens. Même s’il a bénéficié de marchés publics à ses débuts, il a toujours su garder ses distances vis-à-vis du pouvoir politique et de la vie politique en général. Personnellement, je ne pense pas qu’il ait la moindre ambition politique. S. G.

et de la vie politique en général. Personnellement, je ne pense pas qu’il ait la moindre

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El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 3

L’ACTUALITÉ

CEVITAL EXCLU DU FORUM ALGÉRO-BRITANNIQUE PAR BOUCHOUAREB

ACHARNEMENT CONTRE REBRAB

Les tenants du pouvoir ne reculent devant rien dans la guerre qu’ils mènent à Issad Rebrab, même si leurs procédés renvoient une lamentable image du pays.

L a guerre menée contre Issad Rebrab ne s’embarrasse pas de scandales au reten- tissement international. Hier, l’homme

d’affaires n’a pas pu prendre part au Forum algéro-britanique d’affaires, comme décidé arbi- trairement par le ministre de l’Industrie, Abdes- salem Bouchouareb. Même le point de presse qu’il devait tenir à l’issue de la signature d’un contrat avec une firme britannique n’a pas été toléré par les responsables de l’hôtel El Aurassi, sous les yeux médusés des partenaires étrangers. M. Rebrab a une nouvelle fois expliqué, hier, son exclusion de la seconde édition du Forum, alors que le groupe Cevital avait déjà sponso- risé la première édition. «Il y a trois mois, ma directrice de la communication avait reçu une demande de sponsoring de la société DMA, chargée de l’organisation de ce forum. Evidem- ment, nous avons répondu par l’affirmative. Et puis, 15 jours après, le directeur de cette agence de communication nous dit :’’Ecoutez, le ministre de l’Industrie refuse que vous nous sponsorisiez et nous demande de vous rembour- ser le sponsoring et que votre logo ne figure pas sur les affiches de ce Forum’’», a-t-il déclaré lors d’un point de presse animé en marge de la signature d’un contrat avec la firme britannique Clarke Energy à l’hôtel El Aurassi. Et d’ajouter :

«Cette fois-ci, j’ai rencontré, il y a quelques jours, l’ambassadeur de Grande-Bretagne, ici à Alger. Il m’a dit : ’’Ecoutez M. Rebrab, on a un problème ! Le ministre de l’Industrie craint un problème concernant votre participation.’’ J’ai dit : ’Mais Excellence, nous avons payé à

PHOTOS : H. LYÈS
PHOTOS : H. LYÈS

Issad Rebrab, voulant répondre aux questions de journalistes, est interrompu de manière intempestive par un responsable de l’hôtel El Aurassi

votre agence de communication le sponsoring et lorsque vous nous avez sollicité, nous avons ré- pondu favorablement. Maintenant, c’est à vous de régler ce problème avec notre ministre de l’In- dustrie’. Il m’a répondu : ’On va essayer de nou- veau pour vous permettre de vous exprimer à la plénière, comme vous l’avez si bien fait à Londres en décembre 2014.» A la veille du Fo- rum, l’ambassadeur du Royaume-Uni a invité le patron de Cevital à une réception en présence du ministre britannique délégué au Budget, du directeur général de DMA et du représentant

du Premier ministre britannique. «Il m’a appris qu’il a été contacté par le secrétaire général du ministère de l’Industrie, qui lui a dit qu’il était hors de question que Cevital participe au Forum ; qu’il était aussi hors de question que le logo du groupe figure sur les affiches. Alors que nous avons prévu la signature d’un contrat avec une grande société britannique chez qui nous avons acquis des centrales électriques», a fait savoir M. Rebrab. Outre la signature de ce contrat, Issad Rebrab devait intervenir lors du Forum pour «demander au gouvernement de nous soutenir dans nos exportations vers la Grande-Bretagne et l’UE». Peine perdue ! Son nom ne figurait même pas sur la liste des in-

ISSAD REBRAB. PDG du groupe Cevital

tervenants. «Aujourd’hui, nous sommes en train d’orienter toute notre activité vers l’exportation. Et nous sommes extrêmement surpris qu’un ministre de l’Industrie bloque l’industrie», a- t-il fustigé en s’interrogeant sur les raisons qui poussent Abdesselam Bouchouareb à «bloquer les industriels algériens». Interrogé plus tôt dans la journée sur la non- participation de M. Rebrab au Forum, Abdes- selam Bouchouareb a refusé tout commentaire. Comme s’il ne devait aucune explication aux Algériens.

CONFÉRENCE DE PRESSE INTERROMPUE Alors que les journalistes s’apprêtaient à interro- ger Issad Rebrab sur d’autres questions, des res- ponsables de l’hôtel El Aurassi ont interrompu le point de presse de manière intempestive. «C’est un déjeuner, M. Rebrab. Vous êtes dans un res- taurant et pas dans une salle de conférence», a lancé un des responsables à Issad Rebrab. Le patron de Cevital a répondu calmement :

«Nous avons commandé une table. Ces gens- là sont venus poser des questions. Je leur réponds, c’est tout. Je ne vois pas où est le pro- blème.» Les dirigeants de la firme britannique étaient choqués par le traitement réservé au patron de Cevital, qui a promis de poursuivre le point de presse après son déjeuner avec ses partenaires britanniques, mais finalement, celui-ci n’a pas eu lieu, Issad Rebrab ayant dû y renoncer à la dernière minute. Escorté par deux agents de sécurité de l’hôtel, le patron de Cevital, accompagné de sa chargée de communication, a dû quitter l’établissement comme s’il s’agissait d’un… détenu. Du jamais vu ! Hocine Lamriben

«Je ne m’attendais pas à ce qu’on descende aussi bas»

Propos recueillis par Farouk Djouadi

Cevital a été empêché de participer au Forum d’affaires algéro-britannique. Que s’est- il passé exactement ? Il y a trois mois, Business Developement Manager (DMA)

a sollicité Cevital pour le spon-

soring du forum qui se déroule aujourd’hui. Ma directrice de la communication a répondu favorablement. Je devais par- ticiper à ce forum, d’autant que nous avons des relations de partenariat économique avec un cer- tain nombre de grandes entreprises britanniques. D’ailleurs, nous allons signer des contrats cet après-midi avec une société anglaise pour l’im- portation d’équipements de dernière technologie.

Nous avons l’intention aussi, en contrepartie des importations d’équipements, de solliciter les autorités de ce pays pour encourager l’importa- tion des produits Cevital. Le Royaume-Uni est en mesure d’intervenir pour accorder à l’Algérie un quota d’exportation de sucre blanc vers l’UE. Hier soir (samedi), nous avons été invités par l’ambassadeur du Royaume-Uni à une réception organisée à l’occasion de ce forum d’affaires.

Il m’a présenté le ministre du Budget de son

pays et j’ai rencontré Lord Risby, le représentant

du Premier ministre britannique. Lors de cette rencontre, l’ambassadeur nous a informés que,

malgré son insistance, le ministre de l’Industrie a refusé que Cevital participe au forum. Et en plus,

ce ministre a demandé la suppression du logo de

notre groupe sur tous les supports de commu- nication du forum, alors que nous avons payé la facture de sponsoring ! Aujourd’hui, on se demande comment un ministre de l’Industrie peut empêcher le déve- loppement industriel dans notre pays. Pourquoi

le déve- loppement industriel dans notre pays. Pourquoi se mêle-t-il d’une transaction de sponsoring conclue

se mêle-t-il d’une transaction de sponsoring conclue entre deux sociétés privées ? Il a donné une très mauvaise image de l’Algérie.

Vous attendiez-vous à une telle réaction après le conflit que vous avez eu avec le gou-

vernement ces derniers mois ? Le conflit était uniquement avec le ministre de l’Industrie. Je ne pense pas que d’autres membres du gouvernement par- tagent la hargne de ce ministre. Je ne m’attendais pas à ce qu’on descende aussi bas et qu’on empêche le premier groupe privé algérien d’essayer d’attirer des investisseurs étrangers dans notre pays. Nous avons un pro- blème avec le ministre de l’Industrie qui a bloqué l’importation de certains équipements, ce qui a retardé le lancement de notre ligne de production de machines à laver destinées, à hauteur de 80%, à l’exportation. Mais je croyais que l’affaire était close. On m’a envoyé des messages d’excuses et tout devait rentrer dans l’ordre. J’ai appris qu’on lui avait dit de se calmer et on a mis fin à la polémique. Mais ce qui vient de se passer est extrêmement grave pour l’image de notre pays.

Comment expliquez-vous l’attitude du mi- nistre de l’Industrie à l’égard de Cevital ? C’est une question que je me pose aussi. Je pense que c’est une question qu’il faut poser au ministre concerné.

Un dernier mot Je fais appel aux plus hautes autorités, notam- ment au Premier ministre, pour nous dire s’il est

de l’intérêt de notre pays de bloquer les investis- seurs dont il a tant besoin pour créer des emplois

F. D.

et des richesses.

de notre pays de bloquer les investis- seurs dont il a tant besoin pour créer des

PHOTO : H. LYES

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El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 4

L’ACTUALITÉ

LAKHDAR BRAHIMI ESTIME QUE L’EXPÉRIENCE TUNISIENNE MÉRITE L’INTÉRÊT

«L’impact du Printemps arabe se poursuivra en Algérie et dans la région»

Le diplomate et ancien ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi, affirme que l’impact des événements qualifiés de Printemps arabe sera ressenti, dans les prochaines années encore, en Algérie et dans la région.

I ntervenant lors d’une conférence-

débat sur le thème «Les révolutions

arabes : une réalité, une illusion ou

un complot ?», organisée hier au Sénat, Lakhdar Brahimi souligne le caractère «important et impressionnant» de ces événements qu’il ne faut pas ignorer. «Quelle que soit notre opinion, les évé- nements de ces cinq dernières années sont importants. Ils ont un cachet de révolution, un autre d’illusion et une face d’intervention étrangère. Mais, sans doute, leur impact sur notre pays et toute la région, du nord au sud et d’est en ouest, se poursuivra. Et l’Algérie ne peut se mettre à l’écart», déclare-t-il. Mais selon lui, «l’Algérie est immunisée». «Je n’ai pas peur pour l’Algérie. Notre pays est immu- nisé, malgré l’existence de quelques convoitises», assure M. Brahimi. Refu- sant de prendre position contre ces événements, ayant renversé un certain nombre de régimes autoritaires dans la région, l’ancien envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie estime que de toutes ces révoltes, «l’expérience tuni- sienne mérite l’intérêt». «Bourguiba a mis en place des institutions et le rôle de la femme a été très important. Il y a de l’espoir que le printemps prospé- rera dans ce pays», lance-t-il. Répon- dant à une question de l’assistance sur d’«éventuelles tentatives d’ingérence

sur d’ «éventuelles tentatives d’ingérence Lakhdar Brahimi, hier, au Conseil de la nation de la France

Lakhdar Brahimi, hier, au Conseil de la nation

de la France en Algérie», il se montre également rassurant et répond : «Je n’ai pas peur et je ne pense pas qu’on puisse avoir peur sur ce plan.»

LIBYE : «UN DÉSASTRE CRÉÉ PAR SARKOZY ET BHL» Abordant la question libyenne, Lakh- dar Brahimi regrette «un grand dé- sastre provoqué par l’ancien président

français, Nicolas Sarkozy, et son ami de toujours Bernard-Henri Lévy». «L’intervention en Libye était des- tructrice. Elle a pris en otage tout un peuple. Barack Obama, le président américain, a lui-même reconnu que c’était l’une des plus grandes erreurs des Etats-Unis.» Rappelant les erreurs d’appréciation des capitales occidentales sur ces

événements, il revient longuement sur le conflit syrien. Ayant travaillé sur le dossier en tant qu’envoyé spécial de l’ONU, Lakhdar Brahimi évoque un «risque de somalisation de la Syrie». «Le pays est complètement détruit et plus de 11 millions de Syriens sont des réfugiés. Je pense que la Syrie n’est pas menacée de division, car ce pays dispose, depuis toujours, d’une société

mosaïque. Les Kurdes sont minori- taires, les chrétiens sont partout dans le pays et les alaouites aussi. Le vrai risque est la somalisation de la Syrie avec la disparition de l’Etat qui sera remplacé par des seigneurs de guerre qui se partageront les territoires», explique-t-il. Dans cette crise, ajoute-t- il, «seule la Russie avait eu une bonne vision de la situation». Selon lui, la solution reste tributaire d’une «entente entre les Etats-Unis et la Russie».

RIVALITÉ IRAN-ARABIE SAOUDITE, UN AUTRE GRAND DANGER Interrogé sur la nature des organisa- tions terroristes activant dans la région, Lakhdar Brahimi corrige certaines idées : «Le Front Al Nosra est une fran- chise d’Al Qaîda en Syrie, tandis que Daech est une organisation irakienne qui a succédé à Al Qaîda après la mort d’Ezzarqaoui. Elle est née pour com- battre le chiisme.» Abordant la question du chiisme, l’ancien diplomate estime que le plus grand danger à l’avenir pourrait venir de la rivalité entre chiites (représentés par l’Iran) et sunnites (représentés par l’Arabie Saoudite). «Le conflit entre sunnites et chiites est très dangereux. C’est un problème qui nous concerne tous», martèle-t-il. Madjid Makedhi

ORAN

Appel à la mobilisation pour la liberté de la presse

C e qui était au départ un collectif de journalistes travaillant dans divers supports

de presse à Oran s’est transformé en un large rassemblement de reporters, citoyens, syndicalistes, membres de la société civile et militants de partis de diverses affinités politiques. Ils se sont réunis, hier, au siège de la Ligue algérienne des droits de l’homme à Oran pour «dénoncer les menaces qui pèsent sur la liberté de la presse en Algérie». Dans un communiqué sanctionnant cette réunion, les participants lancent un appel à tous les journalistes, militants de la société civile, syndicats, partis politiques et à tous les citoyens à «se joindre au rassemblement prévu demain 24 mai à 14h, place des Victoires, au centre- ville d’Oran, pour défendre le droit du citoyen à une presse libre et indépendante». Les participants à cette réunion se sont félicités

de «l’impact positif» de la déclaration d’Oran diffusée mercredi dernier, portant sur la crise du secteur de la presse en Algérie. Dans ce sillage, les rédacteurs de ce communiqué affirment avoir «pris l’initiative d’un dépôt de plainte, hier, devant le tribunal d’Oran, contre la commission nationale provisoire en charge de l’octroi de la carte de journaliste professionnel, et ce, suite à des informations sur la délivrance de la carte de presse à des personnes étrangères au secteur à Oran et dans d’autres wilayas». Les plaignants réclament «l’ouverture d’une enquête judiciaire pour débusquer les faussaires parmi les propriétaires des entreprises de presse ayant induit en erreur la commission par de faux dossiers de personnes sans qualification afin d’obtenir une carte de presse». Cherif Lahdiri

ATTAQUE DE SAADANI CONTRE LA PRESSE

Le SNJ dénonce des «propos scandaleux et irresponsables»

Le Syndicat national des journalistes (SNJ) tient à dénoncer, avec une extrême énergie, les propos scandaleux et irresponsables tenus, vendredi 21 mai à Tébessa, par le secrétaire général du Front de libération nationale, à l’encontre de nos confrères d’El Watan, de Liberté et d’El Khabar. Dans sa sortie hystérique, Amar Saadani, pur produit des «officines» qu’il dénonce aujourd’hui, déverse un déluge d’insultes et de mensonges contre des fleurons de la presse

algérienne qui ont toujours été la fierté du Pays, de par leur professionnalisme, leur liberté de ton et leur engagement admirable et permanent en faveur de la liberté de la presse, d’expression

et des valeurs républicaines et démocratiques en général. Le SNJ s’offusque particulièrement des

propos et attaques indignes et inacceptables tenus à l’encontre de notre consœur d’El Watan,

M me Salima Tlemçani. Ce genre d’attaques, parfait modèle d’atteinte à l’intégralité morale,

constitue, en outre, un dangereux procédé de désigner une consœur, intègre et professionnelle,

à la vindicte populaire. Amar Saadani, qui confond allègrement diriger un parti politique et

s’ériger en tuteur de la nation, semble oublier que l’ère du parti unique a vécu ! Depuis belle

lurette et au cas où il ne s’en est pas encore rendu compte, il y a eu même, entre-temps, l’émergence d’une presse indépendante née avant lui et qui lui survivra assurément.

SÛRETÉ DE LA WILAYA D’ALGER

Saisie d’armes à feu à l’extrême est du pays

U n réseau spécialisé dans le trafic transfrontalier d’armes à feu a été démantelé en fin de semaine dernière. L’opération, menée par une brigade spé- cialisée de la sûreté de la wilaya d’Alger (SWA), a permis l’arrestation de deux personnes et la saisie d’une quantité d’armes et de munitions. «Les inves- tigations menées depuis plusieurs mois ont permis

la saisie de 22 fusils à pompe de marque Cobalt de

calibre 12 mm, de fabrication américaine, de trois

fusils de chasse turcs, d’une arme de point (PA)

calibre 9 mm et d’une quantité de munitions», a énuméré Ahmed Nacer Belkacem, commissaire de police et chargé de la communication à la SWA, lors d’un point de presse organisé hier, au groupement régional des URS de Bachdjarrah (Alger). Agissant sur renseignements émanant de citoyens faisant état de la présence d’un groupe de trafiquants d’armes à la zone industrielle de Oued Smar, dans la banlieue d’Alger, les enquêteurs de la BRI ont ouvert une information judiciaire sous l’autorité du parquet d’El Harrach. L’extension de compétence a permis de remonter la filière activant à l’extrême est du pays. «Nos éléments se sont déplacés dans la localité située non loin de Oued Souf. Le lot d’armes

à feu a été saisi lors de l’arrestation de deux mis en

cause, de nationalité algérienne, en flagrant délit et

sans échange de coups de feu. Ces quantités d’armes proviennent de Libye. L’objectif des mis en cause est

le profit. Les trafiquants ont voulu investir Alger en

proposant des armes», précise le chef de la brigade.

Les services de la wilaya d’Alger n’ont pas saisi autant d’armes à feu depuis une vingtaine d’années, poursuit l’officier. «Nous avons pu empêcher

l’infiltration du groupe dans la capitale. Le trafic

a été démantelé à la frontière, ce qui est à mettre à

l’actif de nos éléments. Un seul fusil est négocié à 30 millions de centimes aux frontières, il est proposé

à plus de 100 millions dans une grande ville comme

Alger», affirme-t-il sans trop donner de précisions

sur les personnes contactées par les trafiquants.

L’enquête est toujours en cours dans le cadre du délit

En décembre

dernier, un important réseau spécialisé dans le trafic d’armes et de munitions, composé de 12 individus, avait été démantelé dans le Grand-Alger par les services de la Gendarmerie nationale. Si le groupe

arrêté par la sûreté de la wilaya d’Alger a un but criminel, les autres services ont saisi des armes destinées à commettre des attentats terroristes. L’ins- tabilité en Libye a favorisé le trafic d’armes à feu à la frontière est du pays, où plusieurs réseaux terroristes ont été démantelés par les services du ministère de la Défense nationale. Nadir Iddir

d’«importation et détention d’armes».

par les services du ministère de la Défense nationale. Nadir Iddir d’«importation et détention d’armes».

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L’ACTUALITÉ

INDUSTRIE ÉLECTRONIQUE

DÉVELOPPEMENT

TOURISTIQUE

Le complexe Jardins des Zibans ouvrira en juillet

Stream System à la conquête de l’Europe

L’entreprise nourrit l’ambition de se déployer en France. En juin, une délégation d’auditeurs sera dépêchée par un partenaire français en vue de baliser le terrain à l’arrivée de Stream System dans l’Hexagone.

Biskra De notre envoyé spécial

I mplanté sur la route de Sidi Okba, à Biskra, au milieu d’une palmeraie de plus de 50 ha, le mégaprojet tou-

ristique Jardins des Zibans, lancé par la Sarl Serraoui Global Building il y a quatre ans déjà, devrait mettre en service une partie du complexe dès juillet prochain. C’est ce qu’a annoncé, samedi, le promoteur initiateur du projet, Ali Serraoui, lors d’une visite guidée sur les lieux, organisée à l’adresse des ambassadeurs du Japon,

de Chine, du Mexique, d’Espagne, du Brésil, de Jorda- nie, de Norvège et autres fonctionnaires diplomatiques étrangers. De nombreux opérateurs économiques natio- naux, notamment des membres du FCE, ont également pris part à cette visite initiée principalement dans le but de mettre en exergue le potentiel touristique de la région. Lancé en 2012, le projet dans sa globalité a coûté 200 millions de dollars. Il comprend, entre autres infrastruc- tures, un parc aquatique d’une capacité d’accueil de près de 2 millions de visiteurs par an, composé de huit jardins typiques, notamment chinois, oriental et mexicain, un grand centre commercial, un complexe sportif, un studio cinématographique et un complexe hôtelier incluant trois hôtels, des résidences et un institut des métiers de l’hôtellerie. Selon M. Serraoui, le complexe prévoit d’assurer entre 3000 et 4000 emplois directs et indirects. La société, propriétaire du projet, devrait signer un contrat de management avec un partenaire étranger. Des négociations ont été entamées avec plusieurs opérateurs pour aboutir à un accord de partenariat pour la gestion du complexe selon la règle 51/49 %. Bien que le projet ait atteint aujourd’hui sa vitesse de croisière, son promoteur déplore cependant le retard qu’il a accusé, en raison des lourdeurs bureaucratiques de l’administration locale du temps de l’ancien wali de Biskra. «L’administration et ses lourdeurs bureaucratiques ont retardé de 20 mois les la réalisation, avec des pertes financières considérables et une image ternie face aux investisseurs étrangers prenant part au projet», a indiqué M. Serraoui. Et de préciser, cependant, qu’avec l’arrivée du nouveau wali, «nous avons reçu tout le soutien nécessaire de la part de l’administration et le projet est maintenant sur une bonne cadence de réalisation». Il n’a pas manqué de rappeler, par ailleurs, qu’en matière de financement, aucune des banques algériennes sollicitées n’ont voulu accompagner la réalisation de ce projet et que «ce n’est que grâce à l’initiative d’une banque étrangère qu’il a pu être lancé», précise-t-il. Lors de sa dernière visite à Biskra, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a inspecté le site et assuré l’investisseur quant à l’accompagnement du projet par le ministère du Tourisme afin de lever les

contraintes posées à l’installation des différents réseaux

(eau, assainissement, gaz

Lyes M.

P our hisser son étendard

au-delà des frontières

lors d’une conférence animée en marge de la signature du premier contrat à l’export avec le groupe espagnol Blue Vision. Le contrat en question, d’une valeur de 50 millions de dollars et d’une durée de cinq années, porte sur la fourniture de 250 000 unités Stream System, tous produits confondus. Le contrat a été conclu hier, mais Bomare Company en est déjà à sa dixième opération d’exportation. D’autres opérations interveniendront à la faveur de la signature d’autres contrats dans les mois à venir. Bomare Company, qui vient de décrocher un premier visa à l’export, veut aller au-delà d’une simple opération de distribution et aura plus d’une corde à son arc. En effet, en juin prochain, Bomare Company devrait signer un contrat avec un opérateur espagnol spécialisé

dans l’après-vente. Une fois que l’enseigne aura fait ses preuves sur les deux terrains de la distribution et de l’après-vente, un troisième contrat devrait être signé pour la création d’un entrepôt sous-douane à Valence (Espagne). Il s’agit d’investir une nouvelle ligne de métier : la logistique. L’entreprise nourrit l’ambition de se déployer de la sorte en France. En juin, une délégation d’auditeurs sera dépêchée par un partenaire français en vue de baliser le terrain à l’arrivée de Stream System dans l’Hexagone. Riche d’une expérience de quinze ans dans la fabrication de téléviseurs et actuellement de smartphones 3G et 4G, dans des laboratoires de recherche et chambres blanches conçus aux normes mondialement reconnues, les produits Stream System

«made in Algeria» sont déjà en vente dans les magasins Leclerc, Carrefour et Corte Inglés en Espagne à travers son distributeur Blue Vision. Si l’enseigne algérienne décide de métamorphoser sa stratégie commerciale orientée résolument vers l’export, c’est pour au moins deux raisons. Il s’agit d’abord «de mettre à profit une politique de soutien à l’exportation», selon Ali Boumediène. Il est aussi temps, d’après lui, de conquérir d’autres marchés. Outre le contrat conclu hier avec Blue Vision, d’autres projets sont en cours de finalisation d’ici fin 2016, dont l’ouverture de showrooms en France et en Allemagne. En attendant, la marque montre déjà la voie à travers son positionnement au royaume ibérique. Ali Titouche

algériennes, Bomare

Company, qui commercialise la marque Stream System, a conclu hier un premier contrat de distribution de ses produits en Espagne. Il est désormais le premier fabricant d’électronique algérien à exporter ses produits vers l’Europe. Il affûte une stratégie à l’export digne des poids lourds de l’électronique, nourrissant désormais le projet d’investir les marchés portugais, français, allemand et des pays de l’Europe de l’Est. C’est plus qu’un projet, puisque des négociations sont déjà en cours pour une présence en France et l’implantation d’un entrepôt à Frankfurt (Allemagne). Il s’agit là d’un «challenge», selon le directeur général de Bomare Company, Ali Boumediène, qui s’exprimait

PARTENARIAT ENTRE L’UNIVERSITÉ DE BÉJAÏA ET GÉNÉRAL EMBALLAGE

Un modèle de réussite

T isser des passerelles entre la sphère universitaire et le monde des entreprises.

Voilà un modèle qui commence à être ancré en Algérie. Convaincus de la pertinence de cette synergie, des pionniers en la matière montrent la voie. Pour eux, l’université et les acteurs

l’université et l’entreprise. A l’issue de cette période de formation, ils sont tous recrutés. Les étudiants touchent une rémunération de 18 000 DA», explique Kamel Berrabah, directeur en charge de la qualité et la formation à Général Emballage. L’entreprise

économiques ont cette mission commune :

a

un rôle important dans la fixation des

pour la réussite professionnelle des jeunes, tout rapprochement entre l’université et le monde économique est bon à prendre. Des exemples de réussite ont été mis en relief lors d’une rencontre organisée, jeudi dernier à Oran, par le Forum des chefs d’entreprise (FCE) en collaboration avec le

sortie de sa 3 e promotion dans les prochaines

contenus de formation. De ce système découle un encadrement très qualifié qui permet de conserver une place de premier plan dans l’innovation. «Cette formation répond à notre besoin en cadres supérieurs opérationnels et qualifiés. Elle a permis l’amélioration de l’employabilité et l’opérationnalité des

ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Une rencontre axée sur la relation entre les entreprises et les universités. Parmi les exemples de réussite figure le partenariat conclu entre

diplômés», observe Kamel Berrabah. «C’est une coconstruction à la fois d’une offre de formation et des programmes par l’adoption de méthodologies adéquates par l’approche par compétences. Les deux

Général Emballage, leader en Algérie de l’industrie du carton ondulé (1200 salariés) et l’université de Béjaïa dont les représentants ont exposé leur expérience mutuelle réussie

partenaires contribuent aux enseignements sans omettre l’accueil en stage en entreprise», indique, de son côté, le P r Djebbar Atmani, doyen de la faculté des sciences de la nature

de création d’une licence professionnelle dans

et

de la vie de l’université de Béjaïa. Lancée

la filière de l’emballage. «Tout a commencé

en

2002, Général Emballage opère sur trois

il y a quatre ans, quand une convention- cadre a été paraphée entre l’université et Général Emballage. Lancée en 2013 avec

sites industriels (Akbou, Oran et Sétif, en plus d’une représentation en Tunisie.) «Cette formation nous a surtout permis un gain

30 étudiants, cette licence inédite fêtera la

semaines. Pendant la durée de la formation, les étudiants partagent leur temps entre

financier, car auparavant l’université ne formait pas des diplômés dans la filière emballage», se souvient Kamel Berrabah qui fait un constat : «Auparavant, les diplômés

recrutés devaient être formés au moins durant 12 mois, ce qui causait un manque à gagner. D’où l’idée de créer cette formation d’excellence et pragmatique en partenariat entre l’université et notre entreprise pour

qui la formation était coûteuse», confesse ce

cadre. Ces formations assurées en commun permettent aux étudiants de s’intégrer dès l’entame de leur formation dans le monde pratique de l’entreprise. La rencontre du FCE a également permis

de montrer d’autres exemples de réussite de

partenariats entre l’université et le monde des entreprises. C’est le cas notamment de l’entreprise Bomare (électronique) et

du groupe Eden opérant en Oranie.

Karim Cherif, patron de ce groupe,

a évoqué l’appui d’un projet de management des entreprises et

l’accompagnement d’une formation d’un mastère en marketing touristique

à l’université d’Oran. Ce type de

partenariat est un tremplin pour les

étudiants, une porte d’entrée dans le

monde du travail. «En entreprise, nos étudiants sont amenés à travailler avec des collaborateurs qui auront des savoirs différents des leurs», explique

un universitaire. Ces formations professionnalisantes sont un puissant vecteur de création d’emplois. Cherif Lahdiri

).

vecteur de création d’emplois. Cherif Lahdiri ). Comprendre l ʼ autisme, la trisomie 21 et la

Comprendre lʼautisme, la trisomie 21 et la dyslexie chez les enfants porteurs de handicap et/ou en grande dif culté scolaire L’Ecole Eveil Scolaire, en partenariat avec l’Université de Grenoble et la coopération éducative de l’ambassade de France, Organise un séminaire du 30 mai au 3 juin 2016 animé par Pascal Mercier, formateur à l’université de Grenoble.

Thèmes : La dyslexie • La trisomie 21 • L’autisme

Public intéressé : • Parents d’enfants en difficulté, auxiliaire de vie scolaire (AVS) • Enseignants • Psychologues • Orthophonistes

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El Watan

El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 6

L’ACTUALITÉ

FERMETURE PROVISOIRE DU CET DE ZIGHOUD YOUCEF (CONSTANTINE)

Une décision tardive

L’implantation du centre d’enfouissement technique Doghra, dans la commune de Zighoud Youcef, a provoqué l’ire de la population, qui refuse mordicus de l’accueillir sur son territoire pour le traitement de quelque 300 tonnes de déchets de la wilaya.

I l aura fallu quatre jours

de violences pour qu’une

décision de fermeture

momentanée du centre d’enfouissement technique (CET) de Zighoud Youcef, à 30 km au nord de Constantine, soit effective. Une décision tardive émanant du chef de l’exécutif, Hocine Ouadah, qui a fini par prendre langue avec la population et acter ses doléances dans l’après-midi de samedi. Les hautes autorités auraient été à l’origine de ce revirement. L’implantation du CET Doghra, dans la commune de Zighoud

Youcef, a provoqué l’ire de la population, qui refuse mordicus de l’accueillir sur son territoire pour le traitement de quelque 300 tonnes de déchets de la wilaya. La raison principale est cette crainte de la pollution des terres agricoles, seule ressource notable dans

région. Le mal est plus

la

profond : pauvreté, chômage, manque d’infrastructures… bref manque de perspectives.

Les violences qui ont émaillé

la

localité de Zighoud Youcef

ces derniers jours auguraient une situation explosive qui aurait pu être évitée tant son

bilan est lourd. Les autorités locales sont restées en retrait, laissant les brigades antiémeute se charger du problème. Ces confrontations se sont soldées par dix arrestations (dont trois mineurs) et des blessés parmi la population ainsi qu’au sein des forces de l’ordre, et l’incendie du domicile du chef de la daïra. Les signes avant-coureurs d’une exaspération étaient perceptibles, mais les autorités ont feint de ne rien voir. La population de Zighoud Youcef a fait savoir son refus de l’installation du CET au premier responsable de la wilaya, lors d’une visite, il y a déjà plusieurs mois. Hocine Ouadah n’en a pas pris acte et le CET a été mis en service contre la volonté des habitants. Les gouvernants se soucient peu du bien-être de leurs administrés, preuve en est la mise en exploitation de cette structure censée traiter les déchets domestiques dans le respect des normes, mais dont les répercussions écologiques n’auraient pas été étudiées. Sinon, comment expliquer cette subite volte-face des autorités qui vont engager «une expertise qui sera effectuée par deux

bureaux d’études désignés par le ministère de l’Environnement afin de déterminer si risque il y a sur la population et l’ensemble de la région» ? Nous aurions aimé avoir plus

détails, mais cela a été

impossible.

de

PROBLÈME DE

GOUVERNANCE

wali a jugé utile de se

faire accompagner, lors de son déplacement samedi à Zighoud Youcef, uniquement par la presse étatique. C’est donc le ministère de l’Environnement qui aurait pris les choses en main. La tutelle serait ainsi intervenue pour reprendre le dossier puisque, jusqu’alors, il

Le

semble avoir été mal géré par la direction de l’environnement et

les responsables locaux.

Une navigation à vue dont

Constantine détient le secret. La capitale de l’Est bute sérieusement contre les questions relatives à l’environnement, dont la plus élémentaire, celle des ordures ménagères. Elle

a échoué lamentablement

par

à les circonscrire pendant la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe

2015». Pourtant, des sommes faramineuses ont été débloquées pour ce volet sans qu’il y ait eu des résultats probants. La pierre d’achoppement dans ces dossiers sensibles nous renvoie à une absence de vision dans la gestion publique. Pour les observateurs locaux, la troisième ville du pays souffre d’un problème de gouvernance. Au lieu de mettre en service un CET puis de suspendre son activité jusqu’à nouvel ordre, il aurait été rationnel d’intervenir en amont afin de mesurer son impact écologique. Le CET de Doghra, qui a coûté plus de 25 milliards de centimes, risque de connaître le même sort que celui de Bougharb, dans la commune de Ben Badis, au sud du chef- lieu de wilaya, fermé pour les mêmes raisons. Et tout l’investissement emporté par le vent. La fermeture définitive — solution qui n’est pas à écarter et la population de Zighoud Youcef y tient fermement — aurait in fine grevé vainement la trésorerie publique dans une conjoncture budgétaire empreinte d’austérité et de restrictions. Naïma Djekhar

ÉPREUVES DE FIN DU CYCLE PRIMAIRE

Sujets «faciles», parents soulagés

L es épreuves de l’examen de fin de cycle primaire se sont déroulées hier «dans

les niveaux». La ministre a en outre estimé que la nouvelle mesure qui permet aux élèves

mobilisés pour cet examen. Dix centres de regroupement pour le codage, 59 centres

de bonnes conditions», selon la ministre de l’Education nationale. Les élèves ayant subi

de passer leur examen dans leur école est à même de préserver leur moral vu leur jeune

de correction et trois de regroupement pour l’annonce des résultats sont réquisitionnés à

ces épreuves partagent cette appréciation ;

âge et d’augmenter leurs chances de réussite.

travers le territoire national. Pour ce rendez-

à

leur sortie des classes d’examen, ils ont

M me Benghebrit a rappelé que la session

vous, 25 856 policiers répartis sur 7390

exprimé leur soulagement. Des parents, qui ont fait le pied de grue devant les établissements scolaires durant des heures,

de rattrapage de l’examen de fin de cycle primaire a été annulée vu le taux de réussite qui avoisine les 100%.

centres d’examen ainsi 35 000 éléments d’intervention de la Protection civile et 1886 ambulances ont veillé à la sécurité des élèves

ont été rassurés de constater que les sujets étaient à la portée de leurs enfants. Aucune erreur ni question en dehors du programme n’ont été relevées.

Ainsi 705 460 élèves, dont 366 057 garçons et 339 403 filles, ont passé l’examen de fin de cycle primaire dans 13 118 centres à travers le territoire national. 91 800 encadreurs

et des encadreurs. L’examen a porté sur trois matières, à savoir la langue arabe, les mathématiques et la langue française.

A

l’école primaire Aïssat Idir (Alger), dès

et 14 000 enseignants correcteurs sont

F.Aït Khaldoun-Arab

la

fin de la matinée d’examen (arabe et

MALADIES AUTO-IMMUNES ET PATHOLOGIES RÉNALES

L’immunologie, levier incontournable pour un diagnostic précoce

E viter les complications des maladies auto-immunes, notamment l’atteinte rénale, passe essentiellement

par un diagnostic précoce et une bonne prise en charge. Encourager les études génétiques et la recherche épigénétique pour signaler la prédisposition et prévenir l’exposition aux facteurs environnementaux de ces maladies sont, entre autres, les recommandations de la Société algérienne d’immunologie qui organise, depuis hier, le 4 e Congrès d’immunologie et les 6 es Journées d’immunologie à Alger. Placée sous le thème «L’immunologie au carrefour des pathologies rénales», cette rencontre scientifique, dont les travaux prendront fin aujourd’hui, offre «un échange d’informations et de collaborations nationales, maghrébines et européennes caractérisés par de multiples projets de recherche. Toutes les maladies rénales secondaires ont une réponse exagérée du système immunitaire», a déclaré la présidente du congrès, le professeur Benhalima, chef du service d’immunologie au CHU Mustapha. Le thème en question, poursuit-elle, est tel un triptyque, il s’ouvre sur trois enjeux médicaux que sont la transplantation rénale,

les gammapathies monoclonales et les vascularites. «Une meilleure compréhension des mécanismes immunologiques impliqués dans des maladies impulse le partage des connaissances et des compétences relatives à ces pathologies et à leurs modèles expérimentaux», a-t-elle indiqué. Pour le président de la Société algérienne d’immunologie, le professeur Kamel Djenouhat, chef du laboratoire central à l’EPH de Rouiba, toutes les maladies rénales secondaires sont une anomalie ou ont une réponse exagérée du système immunitaire. «La place de l’immunologie dans la prise en charge des maladies rénales est donc incontournable», a-t-il souligné. «Dans le traitement par la transplantation, l’immunologie intervient dans la sélection du donneur et du receveur. Comme elle intervient aussi dans les complications, en l’occurrence le rejet et sa prévention par l’inhibition des composants du système immunitaire à son origine», a expliqué le P r Djenouhat. La protection du rein dans les maladies auto-immunes a fait également l’objet de débats lors de cette rencontre maghrébine. Des maladies en progression en Algérie, dont «les complications sont souvent irréversibles surtout lorsque le diagnostic est posé tardivement», a encore expliqué le P r Djenouhat en citant une maladie rare, le syndrome hémolytique urémique (SHU) atypique dont l’étiologie est aujourd’hui identifiée, touchant le rein et d’autres organes. Son traitement est actuellement possible puisque le médicament vient d’être enregistré en Algérie. Devant l’évolution inquiétante de ces maladies insidieuses, le président de la Société algérienne d’immunologie recommande le lancement d’études multicentriques afin de préciser les aspects épidémiologiques et la fréquence de ces maladies à travers le pays. Il rappelle qu’il s’agit de maladies multifactorielles dont le facteur génétique est principalement mis en cause et que le taux de consanguinité est élevé en Algérie. La maladie touche les femmes plus que les hommes ; les facteurs hormonaux sont incriminés d’où le sexe/ratio très élevé et la prédominance chez la femme. Les facteurs environnementaux microbiens, alimentaires et autres sont aussi incriminés. Djamila Kourta

mathématiques), Ayoub n’a pas caché son soulagement. Surpris par l’enchaînement des questions de ses parents, ce candidat a éclaté

de rire, leur demandant de se calmer : «Moi,

je vais bien, c’est vous qui êtes inquiets.» L’examen était, de l’avis de la plupart des élèves interrogés, «facile». «L’épreuve de mathématiques demandait de la concentration, mais c’était facile», explique une jeune candidate. Des parents d’élèves ont salué la décision de maintenir les candidats dans leurs établissements d’origine, ce qui «a eu pour effet de réduire le stress chez nos enfants qui doivent faire appel à leur mémoire et se concentrer dans un

environnement qui leur est familier», pense une mère de famille qui attendait la sortie de son fils à l’école primaire Ayadi Ahmed de la cité Zerhouni Mokhtar, à Mohammadia.

M me Benghebrit a affirmé, hier à partir

d’Illizi, que l’examen se déroulait dans de «bonnes conditions» à travers tout le territoire national, «grâce à la mobilisation et à l’engagement de toute la famille éducative et de tous les responsables à tous

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El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 7

L’ACTUALITÉ

PÉTITION D’EL KHABAR

PÉTITION D’ EL KHABAR

CRI DES HOMMES LIBRES POUR DÉFENDRE L’ALGÉRIE DES LIBERTÉS

Le gouvernement a déclaré, par le biais de son ministre de la Commu-

nication, une sale guerre contre le journal El Khabar.

A travers El Khabar, c’est une guerre qui est déclarée contre les

titres de la presse indépendante, la liberté de la presse et les droits

de l’homme en Algérie. Les événements se sont accélérés en moins

d’une semaine et le journal El Khabar s’est retrouvé dans une bataille politique sous couvert juridique. Le hasard a fait que cela coïncide avec

le 3 mai, Journée internationale de la liberté d’expression, un des prin-

cipes fondamentaux des droits de l’homme. Un principe qu’El Khabar considère comme référence principale de sa ligne éditoriale de laquelle il n’a pas dévié, quels que soient les circonstances et les chantages.

El Khabar, qui est né dans un climat politique particulier, est l’un des acquis des événements d’Octobre 1988. Il a fait ses premiers pas dans une conjoncture difficile, durant laquelle des journalistes ont sacrifié leur vie pour la consécration de la démocratie, de la liberté d’opinion, de pensée et d’expression. El Khabar a mené, durant cette période, des batailles contre des groupes sanguinaires et obscurantistes et à plusieurs occasions contre les autorités publiques (publicité, contrôle et poursuites judiciaires, fermeture de sources d’information et redressements fiscaux). Grâce à son ancrage dans les milieux sociaux, El Khabar a réussi à gagner ces batailles, car son unique appui est le citoyen de l’Algérie profonde. Et personne d’autre. En réponse à cette

campagne féroce que mène le ministre de la Communication contre le journal El Khabar, et à travers lui tout journal libre et noble et tout journaliste libre, nous, signataires de cette pétition, exprimons notre refus absolu de la position du ministre de la Communication ou de toute autre partie visant à étrangler ou à tuer toute presse libre. Nous dénonçons avec force ces pratiques staliniennes et nous exprimons notre refus de toutes les pressions que subit El Khabar. Nous exigeons, également, que cessent tous les harcèlements qui visent la presse et les journalistes. Nous œuvrons à améliorer les acquis de la liberté d’expression et de la presse en Algérie. • Tél : 021 48 47 67- Fax : 021 48 44 26 - elkhabarpetition16@gmail.com

LESSIGNATAIRES

NoureddineBoussioud(membrefondateur àJil Djadid- Constantine), MouradBenYahia(Kaïs-Khenchela),Seddik Lahlil (Kaïs-Khenchela), HamzaChegatba(Kaïs- Khenchela), MouradMadi (Kaïs-Khenchela),Souhila Bouzekri (AïnMerane-Chlef), Lyes Ouarab(Tizi Ouzou), MohamedKeneza(ChelghoumLaïd-Mila),Tahar Belmahdi (enseignant CEM- Sétif), Ahmed Bouchareb (journaliste à El Biled-Alger), Ali Anouri (militant droits de l’homme, M’Chedallah-Bouira), NoureddineAfrid(président AWDLCP-Mila), Djilali Ould Ali (AÏn El Hammam, Michli-Tizi Ouzou), Lakhdar Sibous (militant RCD, El Kseur-Béjaïa), Lilouche Farid (militant RCD, El Kseur-Béjaïa), Khelaf Aloui (commissaireauxcomptes-Alger),SalimMendji (Ben Azouz-Skikda), Fouad Saâdia (menuisier, El Ouricia-Sétif), Fateh Rehab (fonctionnaire, El Ouricia-Sétif), Abdessalam Bouamama (menuisier, El Ouricia-Sétif), Fethi Ben Allek (fonctionnaire, El Ouricia-Sétif), Abdelhak Ben Aziz (menuisier, El Ouricia-Stif), Abdraouf Merghem (menuisier, El Ouricia-Stif), Aziz Touahar (journaliste-Alger), Belkacem Ben Arour (Sétif), Nacereddine (Blida), Abderrahmane Massar (enseignant à la retraite, Chréa-Tébessa), Abdelkder Benbrik (poète, Theniet El Had-Tissemsilt), HamzaZaâboub(Merouana-Batna), Abdelkader Bettou (Bougara-Blida), Fatma Bettou (Bougara-Blida), Abdelaziz Bettou(Bougara-Blida),ToufikBettou(Bougara-Blida), MessaoudBettou(Bougara-Blida), MahfoudBettou (Bougara-Blida), RedhaBettou(Bougara-Blida),Salim Bettou(Bougara-Blida), Fethi Bettou(Bougara-Blida), Ilyes Bettou (Bougara-Blida), Ali Bettou (Bougara-Blida), Nacer Bettou(Bougara-Blida), Elhadj Haliti (ex-P/APC;ex- directeur CEM-Djelfa), YacineHaliti (étudiant universitaire- Djelfa), Talab Ameur (propriétaire de douches-Djelfa), AnouarSadat Mekhnachi (Tamezianet-Khenchela), Nabil Hamdani (Tamezianet-Khenchela), MohandAoudia(Beni Ksila-Béjaïa), Fares Bouchaker (ex-fonctionnaire à la Sûreté nationale/fils de moudjahid/ militant politique- Ouanougha-M’slia), Mohamed Lahcen (Tiaret), Mustapha Touati (Alger),SaïdMehamdi (ex-président APC-Tizi Ouzou), AbdeslamChorfa(commissaireauxcomptes- Alger), Yasmina Oukaour (prof de français, Akbou-Béjaïa), Maâmar Mezazi (Alger), AïchaAïssa(Alger), Mahmoud Dekhil (enseignant, Mechira-Mila), NoureddineAbabssa (fils de moudjahid-Souk Ahras), M’hamed Meddah Araïbi (ex-députélibre-Chlef), NouriaHadj Boulenouar (médecin généraliste-AïnTémouchent), LahcenDia(fonctionnaireà sonatrach- El Oued), Mostefa Grifi (journaliste retraité- Blida), MohamedCherouana(techniciendansune cimenterie, DidoucheMourad-Constnatine),Tensaouti Adel (Akbou-Béjaïa), Aït Si Ali Rachid (Akbou-Béjaïa), Aït Si Ali Djamel (Akbou-Béjaïa), AourtilaneSanaa(Akbou-Béjaïa), Aourtilane Bahidja (Akbou-Béjaïa), Aït Si Ali Ikram (Akbou- Béjaïa), Aït Si Ali Nibal (Akbou-Béjaïa), Aït Si Ali Zeibeb (Akbou-Béjaïa), Aït Si Ali Samia (Akbou-Béjaïa), Ouakouche Ali (Béjaïa),SalahMaâzouz(Alger), MohamedAmine Meftah(étudiant universitaire/droit-Sétif), Mebarka Bouslouki (citoyenne-Sétif), Dhouadi Bouras(étudiant- Sétif), Bouchatour Abdelmounaam(Jijel), HidouciSoumia (Constantine), AzeddineGuerfi(éditeur), AdalouAmrane (médecingénéralisteàAkbou-Béjaïa), HichemBachir Bouiadjra(universitaire-ingénieur polytechnicien), MenicheMouhoub(militant démocrateindépendant, Chorfacentre-Bouira), HamidoucheMalek(docteur vétérinaire, membre du conseil national du RCD et élu à l’APW de Béjaïa), Noureddine Rezoug, Boukarine Abderrahmane (journaliste Liberté), Ouchene Faïçal (résidant en France-gérant de société SF corporate), Yahia Berkane(enseignant-Saïda), MohamedGhriss(auteur- journaliste indépendant-Algérie et sites internet), MustaphaThaalibi, OuyahiaLyamine(ingénieur), Azzi SalahMohsen(journaliste-correspondant àLiberté, poète et hispaniste), Mustapha Kamel Thaalibi (cadre en retraite, Sétif-Membre fondateur de Talaïe El Houriyate), Louanes Kassouri, Mellak Nadjib (Alger), Touati Arezki (cadre à la retraite), Saïdi Hachemi (président de la commission nationale des adjoints et superviseurs d’éducation affiliée à l’Unpef), Bounab Abdelkader (ex-président de l’association de l’environnement), Ould Lamara Loucif (ingénieur informaticien-Tizi Ouzou), Casasni Mohamed, Kechi Lounas(acteur), Abdelkader Bennaï, Lakhdar Belaïd (moudjahid/retraité de l’Armée populaire nationale), Tahar Djaballah (avocat-Batna), Ramdan Taazbit (député Parti des travailleurs), Nacer Boufelfel (Alger), HamzaAykoun (intendant dans un lycée-Sétif), Abdelkrim El Ouar (enseignant, Aïn Mlila-Oum El Bouaghi), Djilali Amrani (écrivain), BaroudMohamedHakim(enseignant- Tissemsilt), Elhadj Driza (avocat/membre du conseil national du parti Ansar Aldjazaïr), Mohamed Djalal Berchi (commerçant-Alger), RabahMeliani (retraité-Alger), Arab Amar (Azazga-Tizi Ouzou), MohandArabDjerada (fonctionnaire, Beni Menikeche-Béjaïa), Abdennour Hamidouche (Akbou-Béjaïa), Youcef Djelouli (militant Talaie

El Houriyate-Tlemcen), Aouicha Kissous (étudiante et militante Talaie El Houriyate-Tlemcen), Ben Fichouh Mechri (militant en politique et des droits de l’homme- Mostaganem), AhmedZiadi (enseignant écoleprimaire), Labassi Amar (Tibnaouin), KarimSaïdi (fonctionnaire), Khemidj Tahar (fonctionnaire), Hafout Rafik, Abdesslam Baroudi, Khaled Abidi (avocat agréé à la cour de Batna), FaridNouioua(agriculteur-Bordj BouArréridj), Mahmoud Bouleksaïr (cadre éducateur à la retraite-Mila), Amar Kechoud(pharmacien-Mila), NedjemeddineBousmina (retraité-Mila), HafidBoudjedra(fonctionnaire-Mila), Kamel Abdellah (correspondant de Liberté-Mila), Ahmed Oubrahem(universitaire),SibouhRabah, KhalidRachid (Tizi Ouzou), Aziz Touaher, Aoumar Youssfi, Barech Malika (professeur d’économie-Sétif), Bachiri Amran(Tizi Ouzou), GhedadiSadek(administrateur), MaaloumRachid(retraité d’éducation-Tizi Ouzou), Hadouche Mounir (commerçant), IboudghacemMahmoud(Béjaïa), Nazef Ali (directeur d’entreprise), HoucineMakhloufi(commerçant-Tizi Ouzou), Mohamed Radjeh (médecin spécialiste-Chlef ), Lahcen Benchhima(immigré), Djeloul Belhadhri (employé-Chlef), Tayeb Hanouni (employé-Chlef), Haacen Zedaoui (Chlef ), Djamel Boutira (Chlef ), Mourad Lezrak (France), Mohamed Hmida (Hollande), Abdelkarim Benziyan (chauffeur de taxi), Naâmi Ahmed (chauffeur de taxi-Chlef), Cheklal Abdelkader (chauffeur de taxi-Chlef ), Choucha Mehdi (chauffeur de taxi-Chlef ), Houcine Bouhella (ex-joueur-Chlef ), Omar Nourin Mohamed (président d’association-Chlef ), Kamel Amyar (Tizi Ouzou), Djerou Ahmed (membre fondateur du comité national de la jeunesse et des étudiants, parti Djabhat El Moustakbal), Youcef Kelli (Béjaïa), Omar Nazef (retraité), HamidNazef (agent économique), Cherif Nazef (cadretechnique), KarimaNazef, LouizaNazef, Fatima Malak(retraitée), AtikaMalak(retraitée),SidAhmed Nemchout (retraité), FerroudjaDjendar (retraitée),Taha Bounini (chercheur universitaire), Nacer Lebad(professeur faculté de droit-Université Sétif 2), Nabil Chahti (chef de bureau El Khabar-Annaba), Mourad Farz, Aziz Ghouchene, RadhaAmezrar (enseignant), HanineBrahim(journaliste- AïnSefra), AhmedTouahri (avocat, Beni Maouche-Béjaïa), Oualid Elolmi (délégué communal) Hamadi Krouma (Skikda),Lahcene Baraka (avocat à la Cour suprême-M’sila), MohamedAdoune(Alger),SaïdBelkacem(retraité-Alger), AbdelazizAÏlem(commerçant-Constantine), Cherif Benchehida(Mostaganem), MustaphaBourmouche (retraité de Sonatrach-Alger), Ramdan Boulous (retraité- Béjaïa),SidAhmedHamdaoui (transporteur-Blida), Mohamed Salah Boussaha, dit Ahmed (fonctionnaire à la Directiondesforêts,Sedrata-SoukAhras), Mohammed Gaïd(retraité-Alger), Amar Gaïd(retaité-Alger), Amar Belkhiri (retraité, OuledRechache-Khenchela), Mounir Mihoubi (Sétif), AbdelhamidGherbi (Mascara), Mohamed Leslou (agent administratif principal à la retraite-Alger), Messaoud Kebab (chauffeur de taxi-Alger), Brahim Djebouri (retraité-Tipasa), MouradBouterdjine(Bourkika-Tipasa), MezianeChebli (responsableAE, Boghni-Tizi Ouzou), AhmedHarbi (Boghni-Tizi Ouzou), Amar Haddadi (entrepreneur/démocrate-Alger), BoualemAmiar (Tadmaït- Tizi Ouzou), NoureddineAbdeli (Guelma), Aomar Chaoui (retraité-Alger), Amel Bouzekri (Boukhanefis-Sidi Bel Abbès), AbdelhakBendouda(ex-DRHàNumidiaNews-Tizi Ouzou), Fouad Moudjedj (prof de formation professionnelle-Batna), Nasreddine Souissi (ministère de l’Education-Alger), Khalil Chettouh(étudiant-Tébessa), MohamedLaïdAmghar (retraité-Tizi Ouzou), HabibNedam (médecin,Telagh-Sidi Bel Abbès), NoureddineRahmoun (enseignant à la retraite, Tadjenanet-Mila), Madjid Houali (biologiste-Tizi Ouzou), HocineKhelidji (fonctionnaire universitaire-Guelma), Abdelghani BenYahia(enseignant- Béjaïa), HocineAberkane(journalisteouest info-Oran), Saïd Metalas (ex-fonctionnaire à la radio-Alger), NoureddineOuadah(fonctionnaire-Relizane), Abdelhamid Ghabouli (directeur CEM à la retraite/fils de chahid-Bordj BouArréridj), Kamel Cherif (boulanger-Alger), Hakima Ferrahi (fonctionnaireétatique-Boumerdès), MiloudHambli (fonctionnaire à la direction de la jeunesse et des sports- Guelma), Abdenacer Bouaziz (ingénieur forestier à la retraite, OuedZenati-Guelma), MohamedAmezianeAbadja (Tizi Ouzou), YazidDahoumane(Azazga-Tizi Ouzou), Mokhtar Hamou(agent polyvalent-Alger), Righi Zitouni (directeur régional dans une banque à la retraite/fils de chahid-Bordj BouArréridj), ChabaneBoumertit (retraité- Alger), HocineZelmat (Tizi Ouzou), Djafaar Goucem(Tizi Ouzou), HamidMellah(Tizi Ouzou), AbdelazizChallal (fonctionnaire-Alger), Kamel Mansour (chauffeur-Alger), Hamza Oukil (fonctionnaire, Thenia-Boumerdès), Afif Bouatou(Sidi Ali-Mostaganem), ZoulikhaBouatou(Sidi Ali- Mostaganem), Mohamed Smaïl (membre du Conseil national de la Ligue nationale pour la défense des droits de l’homme-Relizane), MohamedHamadouche(cadre supérieur à la CNEP banque-Alger), Rania Amar Youcef (citoyenne-Alger), AnissaBouyahi (citoyenne-Alger),Smaïl Chihab(enseignant, OuedRhiou-Relizane), Abderrahmane Hadibi (entrepreneur-Alger), AbdellahOutanzirt (Ighrem,

Akbou-Béjaïa), Abderrahmane Siagh (militant du FFS/ chauffeur de taxi-Alger), Elkhoudja Khadidja (inspecteur de l’enseignement primaire,Tadjenanet-Mila), Kamel Ould Amar (Mila), HamidHamami (militant démocrate-Béjaïa), MustaphaBentamra(Tissemsilt), MohamedSahli (conférencier àl’Ecoled’étudessupérieures-Constantine), RachidSaadouni (fonctionnaireàNaftal-Bouira), Chabane Aït Arab(AïtToudert), AbdellahAkkache(AïtToudert), MohamedAbbi (AïtToudert), Hamenni MohandOuidir (juriste à la retraite-Alger), Ikhedalen Yacine (Alger), Toufik Dmani (Tizi Ouzou), Mechri Benfichouh(Mostaganem), MouloudNaït, BrahimDahmani (Boumerdès), Belkacem Mamou(photographe-Tizi ouzou),SofianeMaïzi, Halimi Yacine(cadre-Tébessa), MohandOussaidKhlifa(employé- Souk Ahras), Drifoul Okba (chef de service comptabilité- SoukAhras), Mhamedi Mourad(Batna), Mhamedi Nacer (employé-Batna), Mhamedi Karim (agent de sécurité- Batna), Zaïr Azeddine (psy-Batna), Zaïr Elyamine (TS en électronique-Batna),Slimani Réda(agent technique- Batna), MhennaLezhar (agent technique-Batna), Hamid Aazeb (chargé de gestion), Mehdi Oueld Rouis (dessinateur), Rassemblement des Algériens en France, AzougElyazid(Béjaïa), Aït Hamid(retraité-Tizi Ouzou), Sedki Boualem(ex-diplomate-Tizi Ouzou), Abdelaziz Tamim, Nasri Omar (Béjaïa), Hamoudi Arezki, Kamel Zirem (journaliste), Bir Sofiane (prof de lycée-Béjaïa), Morsli Djamel EddineBenabdellah(prof-Chlef), Bit Farouk(avocat- Béjaïa), Mohamed Sghir Meziane (cadre de finance et comptabilité-Alger), KaciSaïd(moujahid, retraité-Tizi Ouzou), Djamel Bouchama(Tizi Ouzou), Omar Bentoubal (Tizi Ouzou), AbdelmalekAberkane(Jijel), Mansour Beroual (militant des droits de l’homme et politicien-Alger), Rachemi Aïcha (70 ans, assistante sociale CNAS à la retraite-Alger), YazidFerdjioui (plombier, Beni Ourtilane- Sétif), Boubaker Ferdjioui (matériel de forage, Beni Ourtilane-Sétif), Khalef Youghersen(Derguina-Béjaïa), Amar Zerar (Beni Douala-Tizi Ouzou), Larbi Aït Abdelmalek (militant RCD, vendeur en pharmacie, Aïn El Hamman-Tizi Ouzou), AbderrahmaneBoudina(Mila),SouadAzouaou (Tizi Ouzou),SalahEddineBouhenna(Mila), Hamoudi Messaouada(retraitéedesdouanesalgériennes-Relizane), BoussadToudert (retraité-Alger), RabahDjouhri (cadre supérieur au ministère de l’Environnement et des Ressources en eau-Alger), Cherif Hamissi Ahmed (fonctionnaireSNTF, Boukadir-Chlef), Omar Branes (technicien-Italie), MohamedTahar Amarouche(militant Cnapest-Alger), NoraAmarouche(militanteCnapest-Alger), MassivaAmarouche(étudiante-Alger), RachidBoudraâ(ex- fonctionnaire-Batna), MohamedBoukhari (cadresyndical à la retraite-Constantine), Fahim Amriche (informaticien-Aïn Témouchent), BrahimBeghal (Alger), AhmedBenarmes (éducateur à la retraite-Oran), Chabane Roumaine (Alger), KarimMazeghrane(enseignement secondaire-Bordj Bou Arréridj), YazidDahmoun(commerçant-Tizi Ouzou), Nouar Maz(Tazmalt-Béjaïa), Chadli Chouatha(Ferdjioua-Mila), Idir Salhi (fonctionnaire Naftal, Chorfa-Bouira), Abdelkrim Merzouk(vice-président APCChorfa-Bouira), HocineSalmi (OumTeboul-Taref), BelkacemBenSafsaf (retraité, Beni Ourtilane-Sétif), Adel Aourtilane(Akbou-Béjaïa), Widad Aourtilane (Akbou-Béjaïa), Malika Aourtilane (Akbou- Béjaïa), AthmaneAourtilane(Akbou-Béjaïa), Keddad Messaoud, dit Idir (délégué du mouvement citoyen, chauffeur de taxi-Alger), Elhabib Bou Mesdjed (journaliste, correspondant, Sfisef-Sidi Bel Abbès), Saïd Hamamin (président de la section libre La voix du peuple, Kherrata- Béjaïa), Kamel Medghour (section libre La voix du peuple, Kherrata, Béjaïa), Elhadj Merzoug (section libre La voix du peuple, Kherrata-Béjaïa), ZakiaIghmouracene(section libre La voix du peuple, Kherrata-Béjaïa), Hakim Alileche (opérateur, économiste-Alger), HakimMouhoubi (berger, Beroual-Tizi Ouzou), MalikBoudarene(commerçant-Tizi Ouzou), DahmaneAbrous(Tagmount Azouz-Tizi Ouzou), Samir Aït Ali Slimane (commerçant, Aïn El Hammam-Tizi Ouzou), MahfoudDerouiche(enseignant, Collo-Skikda), MohamedAbdelouahebBelouafaa(retraité-Alger), Elhadi Athmani (Babar-Khenchela), Ali Habel (retraité-Alger), BoualemIdrici (commerçant-Alger), AbderrezakBoudouani (prof universitaire-Chlef), MouloudTaghbalout (démocrate- Alger),SaïdBellir (avocat stagiaire-Tizi Ouzou), NaciraBen Haddou(prof d’enseignement professionnel, AïnMerane- Chlef), Hocine Amrane (commerçant, Aïn Oussara-Djelfa), AbderrahmaneBouchami (Alger),SaïdAït Mebarek(Beni Douala-Tizi Ouzou), Nadjet Laouar (Laouana-Jijel), Idir Ouchene (président de la section RCD, Bounouh-Tizi Ouzou), MohamedIfri (retraité,Thenia-Boumerdès), Abdenour Didi (ex-cadre-Boudouaou), M e Boubaker Esseddik Hamaïli (élu de l’APC de Sidi Aïch/président de la section RCD-Béjaïa), Rafik Aïdli (membre de la section RCD, Sidi Aïch-Béjaïa), Kamel Hamitouche (membre de la section RCD, Sidi Aïch-Béjaïa), Cherif Zeghlache (membre de la section RCD, Sidi Aïch-Béjaïa), Rafik Oubraham (membre de la section RCD, Sidi Aïch-Béjaïa), Habib Ahfir (militant du RCD,Sidi Aïch-Béjaïa), D r Aïssa Nasri (secrétaire de la sectionRCD,Sidi Aïch-Béjaïa), Abdenour Abahour, dit

Chafik(éluAPC,Sidi Aïch-Béjaïa), Kamel Aïdli (éluAPC,Sidi Aïch-Béjaïa), Samir Moussaoui (militant du RCD, Sidi Aïch- Béjaïa),SlimaneAmari (Alger), Ali Dahmane(retraité Sonacome-Alger), Rabah Hemissi (carde à la retraite- Guelma), NoureddineBouledja(Tizi Ouzou), Lemhalhal Babouri (poète-Sétif), HamzaSabri (Oran), Djamel Mechri (Les Issers-Boumerdès), Réda Sedaïria (Tébessa), Yahia Saïdi (fils de chahid/ancien membre fondateur RND/ membre du conseil national El fadrj Eldjadid-Béjaïa), Abdelkader Kessour (retraitéSNTF-Borj BouArréridj), HakimAÏnouche(médecin, M’Chedallah-Bouira), AbdelkrimMelizi (enseignant languearabe-Sétif), Adel Amireche (vendeur de journaux-Constantine), Hassen Berrichi (citoyen-Boumerdès), YacineLakbal (Béjaïa), Amel Mekdoud(traductrice), Ayachi Abdelhamid(architecte- Constantine), MoumouhMzyaeb(Alger), MohamedDjouadi (étudiant en gestion), M. Ouarab (Béjaïa), Sofiane AÏt Bachir (avocat-Tizi Ouzou), Brahim Daoud (prof de lycée), BouadilaWalid,SayebSamah(étudiante-Batna), Amarouche Lakhdar Amirouche (directeur centre de tourisme-Batna),Saïdi Yanis(commerçant-Tizi Ouzou), Habbi Youcef (consultant juridique en retraite-Tizi Ouzou), MessaoudeneSalem(retraité-Tizi Ouzou), Adel Arab (commerçant-Sétif), Youcef Habet (médecin-Paris), Zaïdi Ali (prof universitaire-Béjaïa), Iliès Boukermouche (commerçant-Sétif), HamidMaâlem, ElaïbAbdelkader (prof/retraite-Sétif), Larbi Zaroual, RachidMerzouk(cadre sociétéprivée), MouradSalhi (prof-Belgique), HamidBen Kaci (Tizi Ouzou), Hassen Omar (prof), Chachoua Boukhalfa (syndicaliste/parti Talaie El houriate-Béjaïa), Chibane Fayçal MohamedTayeb(retraité-Alger), ChibaneFayçal (ingénieur et entrepreneur-Alger), Hammouche Sadek (retraité de l’éducation), Kaci Bouguerra, Faouzi Chaalal, RachidZouaamia(professeur -Béjaïa), Hasnaoui Mohamed, YahiaHarkat (journaliste), Mokhtar Yemmi, AzizRacim, Achouri Missah (prof-El Oued), Yahi Khlifa (ingénieur- France), Azzag Sebti (retraité), A. Alioui (expert international/commissaireauxcomptes), ArabHadibi (employédansunebanquepublique), MustaphaMaâzouzi (militant politique et journaliste-Tizi Ouzou), Zineb Abouzou(Tamanrasset), FatimaHammal (Tamanrasset), Abdellah Ould Mohamed (Mauritanie), Ag Ilyes Teffar (Tamanrasset),SouhaLamsari (Tamanrasset), Metta Hammal (Tamanrasset), AbdellahSediki (Tamanrasset), Ali Kada (secrétaire général du Parti 1 er Novembre-Tiaret), Smaïl Maameri (travailleur-Aïn El Hadjel-M’sila), Amrane Mahfoud(citoyen-AïnDefla),Saaï Dif Allah(sportif- Tébessa), Rabah Limam (directeur général à la retraite- Bouira), Ali Bouzrida (enseignant à la retraite-Mila), Kamel Demdoum (enseignant/auteur et journaliste-Oum El Bouaghi), Khadidja Boudine (membre du bureau politique du Parti des travailleurs-Alger), Ben Bouzid Ben Saâda (El Idrissia-Djelfa), Rachid Zaarab (membre du bureau politique du Parti des travailleurs et ex-député-Bouira), MohamedKenas(agent BADR-Tizi Ouzou), Mohamed Kedyam (commerçant-Tizi Ouzou), Rachid Si Ahmed (retraité-Tizi Ouzou), OmarSaïdoun(retraité-Tizi Ouzou), AbdelmadjidSaoudi AbouNadjmEddine(Khenchela), Sofiane Ben Hizia (Béjaïa), Ziane Hassene Di Mouloud (LarbaâNathIrathen-Tizi Ouzou), BrahimBetou(Bouguara- Blida), MohandOuchabaneSemar (technicien-Alger), MahfoudAbdou(Cherchell-Tipasa), NadjibMati (chef d’entreprise, Akbou-Béjaïa), Makhlouf Lahleb (Ksar El Boukhari-Médéa), Amar Bouguera(Alger), Omar Benaïche (citoyen-Relizane), MohamedElkamelTeraïa(dirigeant syndicaliste à la retraite-Batna), Abdelhak Sayah (commerçant-Skikda), Samir (victime du terrorisme-Sétif), MohamedSaïdKahia(Beni Douala-Tizi Ouzou), Karim Kahia(Beni Douala-Tizi Ouzou),Tassaadit Kahia(Beni Douala-Tizi Ouzou), MadjidHachemi (Beni Douala-Tizi Ouzou), Dris Chikhi (directeur à la retaite-Béjaïa), MessaoudSaghour (enseignant-Alger), Arezki BenHamou (retraitéd’éducation-Tizi Ouzou), Djamel EddineTemime (technicien-Constantine), KouiderTires(vice-président APC de Sfisef-Sidi Bel Abbès), Hocine Cheniki (fonctionnaire- Constantine), ChabaneArtdas(retraité-Tizi Ouzou), Mahdi Ladjal (militant RCD, Fouka-Tipasa), Omar Aïnouche (M’Chedallah-Bouira), Achour Kariche(militant RCD-Tizi Ouzou), RabahGoulmani (technicientélécom-Alger), Ali Gueriani (employé, Kadiria-Bouira), Abdelkader Aït Mouheb(enseignant-chercheur-Alger), Ali Ibnouri (militant droit de l’homme, M’Chedallah-Bouira), Rachid Kaci (retraité-Tizi Ouzou), Kaci Zentar (retraité-Alger), Moussa Draï (retraité de l’armée, commerçant-Tlemcen), Mohamed Mahtout (Tizi Ouzou), Nacer Saou (citoyen-Oum El Bouaghi), BrahimHamami (enseignant,Tazmalt-Béjaïa), MohamedCheragui (Tizi Ouzou), AbdelkrimMerzouk(vice- président APC(RCD), Chorfa-Bouira), RachidBacha(El Kala- Taref), FaridLamrous(pharmacien-Tizi Ouzou), Ayachi Ben Dehiba(retraité-Mostaganem), HamidMihoubi (assureur- Tizi Ouzou), Amar Boukermouche(Annaba), Mustapha Bouache(Beni Haoua-Chlef), Omar Amiour (Tizi Ouzou), RachidBoutas(Jijel), Larbi Gouali (Béjaïa),SalahYahi (Tazmalt-Béjaïa), NasreddineSoussi (Alger),…

El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 8

ALGER INFO MESURES POUR L’ÉLIMINATION DES RALENTISSEURS ANARCHIQUES COMMUNE DE DOUÉRA Les APC continuent de
ALGER INFO MESURES POUR L’ÉLIMINATION DES RALENTISSEURS ANARCHIQUES COMMUNE DE DOUÉRA Les APC continuent de
ALGER INFO MESURES POUR L’ÉLIMINATION DES RALENTISSEURS ANARCHIQUES COMMUNE DE DOUÉRA Les APC continuent de

ALGER INFO

ALGER INFO MESURES POUR L’ÉLIMINATION DES RALENTISSEURS ANARCHIQUES COMMUNE DE DOUÉRA Les APC continuent de
ALGER INFO MESURES POUR L’ÉLIMINATION DES RALENTISSEURS ANARCHIQUES COMMUNE DE DOUÉRA Les APC continuent de
ALGER INFO MESURES POUR L’ÉLIMINATION DES RALENTISSEURS ANARCHIQUES COMMUNE DE DOUÉRA Les APC continuent de
MESURES POUR L’ÉLIMINATION DES RALENTISSEURS ANARCHIQUES COMMUNE DE DOUÉRA Les APC continuent de transgresser les
MESURES POUR L’ÉLIMINATION DES RALENTISSEURS ANARCHIQUES
COMMUNE
DE DOUÉRA
Les APC continuent
de transgresser les normes
● Les APC persistent dans leur démarche contrevenante, en recourant de manière
massive à l’installation de ralentisseurs
L es APC ont été destinataires
d’une circulaire interminis-
térielle leur enjoignant de
MANQUE DE
COMMODITÉS
À LA CITÉ
DES 1046
LOGEMENTS
prendre les mesures nécessaires
pour éliminer les ralentisseurs
posés anarchiquement et conçus
sans normes. Après deux mois
de mise en application de ladite
circulaire, aucun changement n’a
été apporté par les autorités locales
à la situation, la suppression des
ralentisseurs qui ne répondent pas
aux normes ne s’est pas faite.
Pis encore, les APC continuent
d’installer des dos-d’âne difformes
et surdimensionnés. A Bordj El
Kiffan, les services de l’APC
persistent dans leur démarche
transgressive des directives de la
circulaire en recourant de manière
massive à l’installation de ralen-
tisseurs, notamment sur les voies
express.
Convaincus que ce moyen est le
plus efficace pour la réduction
de la vitesse et par voie de consé-
quence les accidents, le nombre de
ralentisseurs a été décuplé. C’est
ainsi que sur la RN24, de nou-
veaux ralentisseurs ont été instal-
lés. Ces obstacles abrupts n’ont été
signalés par des panneaux et peints
qu’une dizaine de jours après leur
installation.
Entre-temps, plusieurs voitures
ont été endommagées, particuliè-
rement de nuit, «aucune signali-
sation n’a été installée en amont
de ces monticules pour indiquer
leur présence. En passant de nuit
la voiture a failli se renverser»,
raconte un automobiliste. Dans
d’autres endroits, l’implantation
des ralentisseurs continue à se faire
sans étude et sans autorisation des
autorités locales. Des lotissements
L es habitants de la cité des 1046
Logements à Douéra déplorent le
manque de commodités dans leur cité.
A
l’absence d’éclairage public dans
les
espaces attenants aux immeubles
de
la cité, s’ajoutent les ascenseurs qui
sont toujours en panne, «les ascenseurs
sont tout le temps en panne. Les vieilles
personnes et les malades en sont les
plus pénalisés par cette situation, qui
d’ailleurs n’a suscité aucune réaction
de la part des autorités, qui ont à leur
Les APC continuent d’installer des dos-d’âne difformes et surdimensionnés
d’habitation, tels que «Ben Djaï-
da», à Bordj El Bahri, pullulent
de ce genre de dos-d’âne qui sont
réalisés par les habitants.
Deux brouettes de béton suffisent
pour confectionner un ralentisseur,
qui n’en est en vérité pas un. Il
s’agit d’un obstacle que les voi-
tures peinent à franchir. Toutes les
ruelles de ce lotissement ont été
dotées de ce genre de ralentisseurs
ne répondant pas aux normes. Il
ne se passe pas un jour sans que
les habitants en construisent, qui
plus est, en utilisant des matériaux
non conformes aux prescriptions
techniques.
D’après la circulaire, 42% des
ralentisseurs du réseau routier sont
implantés de façon anarchique et
non conforme aux normes tech-
niques et sans autorisation des
autorités publiques. C’est pour
cela qu’il a été exigé des autorités
locales l’élimination de tous les
ralentisseurs réalisés sans auto-
risation et ne répondant pas aux
normes, d’interdire également en
agglomération, l’implantation de
ralentisseurs sur les voies à grande
circulation et d’impliquer systé-
matiquement les services tech-
niques de la subdivision des tra-
vaux publics dans l’examen de
toute demande d’implantation de
ralentisseurs.
Cependant, l’élimination des ra-
lentisseurs qui ne répondent pas
aux normes ne s’est pas faite, au
contraire, les APC en réalisent de
nouveaux, et ce, en porte-à-faux
avec la réglementation. Concer-
nant les pénalités prévues par la
réglementation contre les contre-
venants qui réalisent des ralentis-
seurs sans autorisation, celle-ci
n’a jamais été demandée et encore
moins après la parution de la cir-
culaire. Sachant que l’autorisation
d’implantation des ralentisseurs
reste soumise à l’examen et à l’ac-
cord de la commission technique
de la wilaya.
Les municipalités sont aux anti-
podes des techniques d’aménage-
ment qui peuvent se substituer aux
ralentisseurs. Il s’agit de recourir
à des techniques moins lourdes et
esthétiques telles que les clous et
les plots de chaussée, les bandes
rugueuses, ainsi que les mini-
giratoires et les chicanes. Mais l’on
s’obstine à enlaidir l’espace urbain
par ces difformités qui, d’un point
de vue sécuritaire font plus de mal
charge la gestion de notre cité, et ce, en
dépit des multiples requêtes que nous
leur avons adressées», confient des
habitants de la cité.
Par ailleurs, l’absence d’agents d’en-
tretien au niveau des immeubles a
fait que les cages d’escalier et autres
espaces communs, sont complètement
dégradés. La peinture des façades est
également dans un piteux état, qu’ «on
daigne au moins s’occuper des espaces
verts et des aires de stationnement qui
sont complètement délaissés. Aussi, il
est inconcevable de ne pas refaire la
peinture des immeubles», disent-ils, et
d’ajouter : «A quoi servent les charges
locatives sinon à réaliser ce genre de
travaux.»
«Nous nous acquittons de ces charges
chaque mois, mais en contrepartie il
n’y a aucune prise en charge». Cette
situation, faut-il le dire, n’est pas la
particularité de la seule cité des 1046
Logements, mais de la plupart des cités
AADL de la capitale. Le même constat
est
déploré à Bab Ezzouar, à Sebala ou
encore à El Achour, d’où la nécessité
de
renforcer le travail d’entretien afin
de
maintenir un état permanent de
préservation du cadre de vie des loca-
que de bien.
K. Saci
taires.
K. S.
SUR LE VIF
24 HEURES
LA DÉBROUILLE
PERTURBATION DANS
L’ALIMENTATION EN
EAU POTABLE DANS LES
COMMUNES D’ALGER-
CENTRE
La société HWD, en charge de
l’exploitation de la station de
dessalement du Hamma, a
programmé l’arrêt total de
l’usine pour des travaux de
maintenance, du dimanche 22
mai à 00h00, au jeudi 26 mai à
9h00. Cet arrêt, engendrera un
déficit en production, qui
générera quelques
perturbations en eau potable
dans les communes d’Alger-
Centre. La situation se rétablira
progressivement durant la
journée du 26 mai 2016. La
Seaal met en place un dispositif
de citernage afin d’alimenter en
priorité les établissements
publics et hospitaliers pour
réduire les désagréments, ainsi
que la population, dans les
limites de ses possibilités. Elle
remercie la population de sa
compréhension et prie ses
clients de l’excuser, pour les
désagréments causés par cette
coupure d’eau. La Seaal mettra
tout en œuvre pour rétablir au
plus vite la situation et assurer
de nouveau la continuité de
service. Elle réaffirme son
engagement à travailler pour
améliorer la qualité du service
offert à ses clients, améliorer le
cadre de vie des citoyens et
riverains et protéger leur
environnement. Pour toutes
informations, Seaal met à la
disposition des clients le
numéro de son centre d’accueil
téléphonique opérationnel, le
1594, accessible 7j/7 et 24h/24.
STATION DE TRANSPORT
À RÉGHAÏA : LES BUS
DE HOUCH EL MAKHFI
VÉTUSTES
s’interrogent des usagers. Il
arrive souvent qu’un bus perde
l’usage de ses freins, «ces bus
vétustes sont dotés d’un
système de freinage à l’air. Ils
lâchent souvent», confie un
usager. «En plus du danger que
ces bus représentent pour les
passagers, ces derniers sont
transportés dans des
conditions d’hygiène
déplorables, les sièges sont
déchirés, les vitres sales et le
parterre plein de poussière.
Dans les périodes de grande
chaleur, il devient impossible
de respirer à l’intérieur»,
assure-t-il.
Les bus qui desservent les
localités d’Ouled Haddadj et
de Houch El Makhfi à partir de
Réghaïa sont dans un état de
délabrement tel qu’il devient
urgent de les mettre à l’arrêt.
Ces bus dont l’âge dépasse
trente ans pour la plupart,
continuent à rouler. «On se
demande si ces bus passent
vraiment par le contrôle
technique, car si c’est le cas il
ne devraient plus rouler»,
HORAIRES DES PRIÈRES
Alger et ses environs
LUNDI 16
CHAÂBANE 1437
Fadjr………… ………
Chorouk ……………
Dohr ………………
Asser………………
Maghreb………… Îcha ……………
03:49
05:36
12:45
16:35
19:59
21:34
Tous les moyens sont bons pour gagner de l’argent. Une sympathique activité de
vente de poissons d’aquarium
PHOTO : H. LYÈS
PHOTO : M. SALIM

PHOTO: EL WATAN

El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 8

RÉGION

EST

AÏN TOUILA (KHENCHELA) SCANDALE AU SERVICE DES CARTES GRISES

Les services de sécurité de Khenchela, sur instruction du procureur de la République, ont ouvert récemment une enquête préliminaire au sein de l’APC de Aïn Touila, à 30 km du chef-lieu de wilaya, concernant la disparition de dizaines de dossiers de carte grise dans des circonstances suspectes, a-t- on appris d’une source fiable. Cette dernière a dévoilé que «ces dossiers ont été cachés pour effacer toute trace d’un trafic d’influence, de faux et usage de faux, qui s’est installé dans ce service ayant ouvert ses portes, il y a à peine quelques mois». Une commission d’enquête aurait été dépêchée récemment, au siège de l’APC, après que des informations sur la disparition de dossiers sont parvenues aux services de la wilaya de Khenchela. Les recherches ont abouti aussi à la découverte d’un énorme écart dans les dossiers des fiches de contrôle de véhicules. Deux employés du service des cartes grises, exerçant au sein de la commune, ont été suspendus à titre conservatoire, en attendant les conclusions de l’enquête diligentée par la police. Mohamed Taïbi

BORDJ BOU ARRÉRIDJ REMISE DES PRIX AUX MEILLEURS INVENTEURS

Condor a organisé, durant le week-end, la deuxième édition du «next gen cup»,

qui consiste à choisir les meilleurs développeurs d’applications en Algérie. Les lauréats qui ont eu droit à une récompense de 1 million de dinars ont bénéficié également de contrats de partenariat avec Condor. Ils ont été choisis parmi un nombre important de projets qui ont été envoyés à la société par des candidats des quatre coins du pays. Le PDG de cette dernière, Abderrahmane Benhamadi, qui a présidé la cérémonie, a insisté sur la nécessité de développer un contenu algérien qui réponde aux goûts du public local et surtout dans le respect des traditions et de la culture algérienne. «L’Algérien est souvent frustré de ne pas trouver les applications qui répondent à ses besoins», a-t-il souligné, en précisant que la société Condor est disponible à aider les jeunes qui ont des capacités et qui sont porteurs d’un projet. Notons que c’est le projet de deux jeunes, de Guelma et Boumerdès, sur un contact direct entre les parents et les enseignants à travers une puce, qui a obtenu le premier prix

A. B.

de cette édition 2016.

AQUACULTURE ET PÊCHE CONTINENTALE À L’EST DU PAYS

Le montage de la filière n’est pas une utopie

L’élevage en eau douce serait peut-être la solution pour une consommation régulière de poisson.

L a pêche et l’aquaculture continentale n’ar- rivent toujours pas à s’affirmer en tant que filière. Un état des lieux à moitié avoué sous

la tutelle de l’ex-ministère de la Pêche et des Res- sources halieutiques, rattaché aujourd’hui à celui de l’Agriculture et du Développement rural, à telle enseigne qu’après quatre décennies de tentatives mitigées, il est question aujourd’hui de faire rappro- cher des compétences scientifiques, administration, associations et professionnels concernés par le développement de la filière aquacole. C’est sous la forme d’un réseau national interdisciplinaire dont la charte a été adoptée samedi, à l’université du 8 Mai 1945 de Guelma, que ce vote est intervenu à l’issue d’un atelier national de travail, dont le thème a porté sur la stratégie de développement de l’aquaculture d’eau douce et géothermale. Il a été conduit en présence de Farid Harouadi, coordinateur du réseau aquaculture maritime et d’eau douce (AQUA- MAED), et sous la tutelle du ministère de l’Ensei- gnement supérieur et de la Recherche scientifique. En effet, lors de cet atelier, les responsables des directions de la pêche des wilayas de Jijel, Skikda, Annaba, El Tarf, Sétif, et la direction régionale de Guelma, englobant également les wilayas de Souk Ahras, Oum El Bouaghi, Tébessa et Khenchela, ainsi que les présidents des Chambres de la pêche des wilayas mentionnées ont présenté, tour à tour, les potentialités de leurs wilayas respectives en matière d’aquaculture et de pêche continentale. «Les ressources existent, mais demeurent sous exploitées», s’accordent à dire les intervenants. Une vision partagée par les nombreux chercheurs en poste, notamment, au niveau du CNRDPA (Centre national de recherche et de développement pour la pêche et l’aquaculture), chercheurs univer- sitaires et surtout, pour le cas de Guelma en qualité de futur pôle en aquaculture dans les eaux géother- males, la position des scientifiques du centre de dé- veloppement des énergies renouvelables (CDER). Ainsi la wilaya pourrait, à entendre les nombreux scientifiques présents à cet atelier, accueillir un pôle, notamment à Hammam Debagh et Hammam Ouled Ali : «Les ressources géothermiques à basse température (20-40°C) sont très utiles pour l’aqua- culture. Les espèces se développent rapidement dans ce type d’eau. Les espèces principales sont le poisson-chat, la truite, le tilapia, l’esturgeon, la crevette rose d’eau douce géante et les poissons tropicaux.» Utopie pour les uns, véritable projet de développe- ment à prospecter pour d’autres, la pêche et l’aqua- culture continentale «ne trouvent pas preneurs, ou du moins peu d’investisseurs s’y intéresseraient !». Le cas de la wilaya de Annaba, contrairement aux idées préconçues, est une wilaya exempte de pêche continentale, «pour la simple raison que depuis l’indépendance du pays pas un seul barrage n’y a été construit», dira le représentant de la direction

a été construit », dira le représentant de la direction La tutelle a réuni les représentants

La tutelle a réuni les représentants des secteurs des wilayas de l’Est

de la pêche de la wilaya de Annaba, et de conclure lors de la présentation de son secteur qu’«il existe des retenues colinéaires mais inadaptées aux normes, car en terre. La seule qui ait été construite en 2012 a été asséchée à plusieurs reprises par les agriculteurs». Un léger mieux à El Tarf. «La wilaya dispose de potentialités hydriques naturelles et artificielles appréciables : lac Mellah, lac Oubeira, lac Tonga, le Mafragh, le barrage Cheffia, Mexna et Bougous, des oueds et des retenues collinaires, soit des milliers d’hectares», dira le directeur du secteur. Et de conclure : «Sauf que ce type de pêche demeure rudimentaire, voire traditionnel, notam- ment pour l’anguille. Nous proposons la réouver- ture de l’exploitation des lacs (Tonga,Obeira) et la création des activités nouvelles autour desdits lacs, ainsi que la promotion en région d’El Bettah, par la création d’une zone d’activité aquacole (ZAA), très favorable à ce créneau d’investissement. Mais encore la promotion de la pisciculture en cages flottantes dans les barrages et cours d’eau en exploitation.»

RIEN N’EST ENCORE GAGNÉ Au terme des exposés des différentes directions, c’est un goût d’inachevé et de ratage malgré les

potentialités, que les auditeurs ont très vite retenu:

«On nous parle de pêche de poissons d’eau douce, de dégustation, de valorisation et surtout de sécuri- té alimentaire. Mais ce qui manque c’est la mise en place de cette filière. Pêcheur-transformateur-dis- tributeur, production d’aliments pour poissons et médicaments, chose pratiquement inexistante sous une forme élaborée et respectueuse du consomma- teur. Le poisson arrive dans des cageots à 100 DA le kilogramme, rare sont ceux qui le consomment à Guelma». Dans ce contexte, un autre son de cloche vient atténuer ce sentiment d’échec. «Notre sentiment, au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche est plutôt optimiste. Nous maîtrisons grâce à nos com- pétences le cycle de reproduction des poissons d’eau douce. Nous n’avons plus recours à l’importation d’alevins depuis plusieurs années», déclare Farid Ha- rouabi, et de conclure : «Les compétences (scientifiques et porteurs de projets) ont l’opportunité aujourd’hui de s’unir et de présenter leur dossier. Après acceptation, nous les prenons en charge financièrement. Mais dans un domaine purement scientifique. L’accompagnement des projets dans leur phase économique, est quant à lui pris en charge par d’autres dispositifs». Karim Dadci

JOURNÉE MONDIALE DE LA BIODIVERSITÉ À SOUK AHRAS

Booster l’agriculture pour préserver la faune et la flore

D ans le cadre de la Journée mondiale de la biodiversité, la direction de l’environnement de la wilaya de Souk Ahras a

organisé une rencontre ouverte au grand public, où il a été question de plusieurs conférences ayant trait à la protection de la faune et la flore, la promotion de l’agriculture comme moyen efficace pour

prévenir les atteintes à l’écosystème et encourager le respect du circuit biologique naturel. Etaient conviés à cette rencontre-débat les autorités locales et des acteurs de la société civile. Comme à l’accoutumée, les centaines d’associations et l’université ont brillé par leur absence. Mebarek Aït Aoudia, directeur de l’envi- ronnement, a déclaré lors de son allocution d’ouverture que notre planète est sérieusement affectée par des comportements néfastes, tels que l’utilisation effrénée des sources énergétiques, le bracon- nage, l’usage démesuré des produits toxiques, les industries pol- luantes… d’où des perturbations environnementales ressenties à

plusieurs niveaux. La communauté internationale tente à travers de telles manifestations de tirer la sonnette d’alarme quant-à l’avenir du globe, a-t-il souligné. S’agissant de la wilaya de Souk Ahras, la mise en place d’un programme de prévention et de sensibilisation ne saurait se faire sans la promotion de l’agriculture, cet autre élément incontournable dans la préservation des atouts de cette wilaya, selon le même responsable. Et d’étayer : «Cette wilaya, qui compte des potentialités énormes dans le secteur de l’agriculture et des forêts, ne peut en aucun cas rester hors-circuit par rapport aux nouvelles orientations du pays. Son blé, le chêne-zen de Aïn- Zana, la culture de l’opuntia, ses plantes médicinales aux effets curatifs avérés… sont les garants de cette nouvelle stratégie de l’Etat, favorable à l’essor de l’agriculture et, par ricochet, celui du tourisme, car nous sommes convaincus que l’un complète l’autre.» C’est dans cette même vision des choses que le premier conféren-

cier, Yazid Hambli, le président de la Chambre de l’agriculture, mettra en valeur l’importance de l’opuntia (figue de Barbarie) par rapport au développement socio-économique de la région. Meba-

rek Amrane, président de l’Association des apiculteurs, intervien- dra à son tour pour donner un aperçu sur les vertus de la filière et ses avantages. Etaient également programmés les conférenciers Nacira Oulebsir, de l’université de Béjaïa, qui devait présenter une communication intitulée : «L’importance de la figue de Barbarie dans la protection de l’environnement» ; Nouredine Benarfa avec une intervention ayant pour thème «L’aménagement des espaces pour activités pastorales à Souk Ahras» ; Dali-Chaouch Nadjet, du bureau des études environnementales de Constantine, qui proposait à l’audience une étude de la biodiversité au niveau des communes de Bir Bouhouch, Oum Laâdhayem, Safel El Ouiden et

A. Djafri

Terreguelt.

El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 8

     
 

ORAN INFO

 

ÉRADICATION DE L’HABITAT PRÉCAIRE

 

CANASTEL

 
   

LES SITES FORESTIERS

 

À

L’ABANDON

489 familles du centre-ville relogées aujourd’hui

Les 489 familles habitant dans des immeubles vétustes du secteur urbain El Emir (centre-ville) devraient être relogées aujourd’hui.

 
des immeubles vétustes du secteur urbain El Emir (centre-ville) devraient être relogées aujourd’hui.    
 
PHOTO : DR

PHOTO : DR

L’entretien de la forêt de Canastel laisse à désirer

M algré les efforts déployés depuis une année par la délégation communale d’El Menzah (ex-Canastel) et

PHOTO : ABDELKRIM B.

la Conservation de wilaya des forêts, les sites forestiers et le jardin récréatif sont dans un état d’abandon et dans une dégradation avancée. Selon les citadins de cette localité, le spectacle qu’offre ces sites est désolant, et cela d’autant plus que ces espaces ont nécessité des sommes colossales pour leur aménagement et leur protection. En effet, il a été constaté que ces sites, créés pour les loisirs et les retrouvailles entre familles et amis, ou, encore, pour les pratiques sportives, sont devenus au fil du temps, et par manque de sécurité, des lieux malfamés où, dès l’après-midi, il est très imprudent et déconseiller de s’y aventurer. Ces sites forestiers d’une grande beauté, qui s’étalent sur une superficie globale de 22 hectares, se sont transformés ces derniers temps en lieux ouverts à toutes les nuisances, où parfois des automobilistes, par manque de civisme, viennent pour vidanger leur véhicule, créant une catastrophe écologique. Il ne faut pas oublier non plus les décharges sauvages qui pullulent. Elles sont des risques pour la vie des citoyens entraînant la présence de meutes de chiens, de rongeurs et de bêtes sauvages. Les citoyens d’El Menzah interpellent les responsables de la Conservation des forêts et les autorités locales pour prendre les mesures nécessaires afin de sécuriser ces lieux de détente, notamment à l’approche de la saison estivale et du mois sacré du Ramadhan, afin qu’ils retrouvent leur raison d’être. Tegguer Kaddour

2083 logements sociaux ont été distribués depuis février dernier

L ’opération de relogement des occupants du vieux bâti se poursuit avec la distribution, aujourd’hui,

de 489 logements sociaux aux familles du dernier secteur urbain El Emir. Depuis l’entame de l’opération, en février dernier, 2083 logements sociaux ont été distribués et 1793 décisions de préaffectation ont été faites au profit des familles. Le wali d’Oran a instruit l’ensemble des responsables pour réunir toutes les conditions afin

d’assurer et garantir le bon déroulement de cette opération qui s’inscrit dans le vaste programme de relogement des sinistrés du vieux bâti. Après El Emir, les logements restants seront destinés aux quelques familles d’El Hamri et de Medioni. Ce relogement tant attendu par les sinistrés a ciblé, pour rappel, huit secteurs urbains dans lesquels un travail de recensement et d’identification des véritables bénéficiaires a été mené pendant cinq mois. Ces opérations de

vérification ont été menées par une commission composée des services de l’APC, de l’OPGI, de la daïra, du CTC ainsi que des représentants des quartiers, qui ont également apporté leur aide et leur contribution. Le but était de s’assurer, selon le wali d’Oran, «que ces familles habitent des bâtisses menaçant ruine». Les autorités locales ont retenu dans le cadre de cette opération un programme de 6400 logements sociaux. F.A.

 
 

UNIVERSITÉ

 
 

SUR FOND DE TRAFIC DE STUPÉFIANTS

 

L’ARCHITECTURE

Enigmatique suicide d’un avocat

À

L’ÈRE DES NOUVELLES

 

H ier, deux des cinq personnes impliquées dans l’affaire de saisie des 19 kg de kif près de la maison d’un avocat,

poussa au suicide, il se donna la mort par pendaison quelques mois après les faits. Hier, devant le tribunal criminel de la cour d’Oran, les cinq mis en cause se sont relayé à la barre pour nier en bloc les accusa- tions pesant sur eux. L’épouse de cet avocat, elle aussi avocate, rappela comment elle a fait l’objet de menaces : «Un groupe de jeunes est venu frapper à ma porte à 4h, me demandant la restitution de leur marchandise ou la somme de 30 millions de centimes sous peine de mort.» Le représentant du ministère public a requis des peines de 5, 7 et 12 ans de réclusion. La défense des prévenus a plaidé la non- culpabilité de ses mandants. S. Moncef

TECHNOLOGIES

 

à Maghnia, ont été condamnées à 10 ans de réclusion, alors que les trois autres ont été acquittées. Cette affaire a éclaté en

L ’auditorium de l’université des sciences et de la technologie (USTO) Mohamed Boudiaf a abrité, hier, le 3 e workshop

(atelier d’architecture) sous l’intitulé «L’architecture à l’ère

 

novembre 2014, après que cet avocat qui, selon ses dires, a été sujet de plusieurs pressions et menaces de la part des membres d’un réseau de narcotrafiquants. Ces derniers l’ont même menacé de mort s’il n’acceptait pas de les aider à stocker des stupéfiants dans son garage. L’enquête a été ouverte et les investigations ont permis de localiser les éléments de ce réseau grâce aux numéros de téléphone. Mais certains doutes persistaient et l’avocat, B. Youcef, a même été suspecté et mis en garde à vue avant d’être relâché. Toutefois cet état de fait le

des nouvelles technologies», auquel ont pris part de nombreux architectes venus d’Algérie et même de l’étranger (France et Tunisie). «Les nouvelles technologies ont révolutionné les expressions formelles et structurelles dans le domaine de l’architecture et de la construction», a déclaré M me Amina

Foufa, présidente du comité d’organisation de ce workshop. «Nous assistons, poursuit-elle, à de véritables mutations dans la démarche de projets basés sur l’exploration de

UN BUS HEURTE UNE VOITURE DE POLICE

 

figures géométriques complexes réalisées à partir de modèles paramétriques en rupture totale avec les modèles traditionnels. Il en est de même de la ville. Nous sommes à l’ère des villes numériques et des ‘‘smart city’’ basées sur l’omniprésence des réseaux numériques dans la vie quotidienne des citadins. Nous sommes en mesure de nous interroger sur l’impact de ces révolutions technologiques sur la société et les implications que cela va susciter impérativement.» Et c’est à ce type d’interrogations que tâcheront de répondre les intervenants lors des tables rondes organisées pour la circonstance avec comme thèmes «L’impact des nouvelles technologies de l’architecture de la ville», «L’architecture paramétrique et démarche BIM», «L’architecture face à l’hégémonie de l’engineering», «Les impératifs des bouleversements climatiques et environnementaux sur les modes de production

Deux policiers grièvement blessés

 

U n grave accident de la circulation, survenu hier matin, a causé

d’importantes blessures à trois personnes, dont deux policiers, qui étaient dans l’exercice de leurs fonctions.

civile d’Oran, un bus de transport urbain de voyageurs assurant la ligne 11 a heurté de plein fouet un véhicule de police de marque Mercédès Vito et est allé s’encas- trer dans un mur. L’accident s’est produit tout près de

ans, a des blessures à la tête, au cou et au dos. Le second, âgé de 27 ans,

ayant le grade de lieutenant, souffre de douleurs sur plusieurs parties du corps. Les pompiers font également état d’une troisième victime, le conducteur du bus, âgé de 28 ans, souffrant de blessures

Selon un communiqué émanant de la cel- lule de communication de la Protection

la sûreté urbaine de haï Sabah, tôt le matin. L’un des policiers, âgé de 35

aux jambes.

Zekri S.

architecturaux et urbains»

Hadj Sahraoui

El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 8

RÉGION

SUD

EXAMEN DE FIN DU CYCLE PRIMAIRE DANS LE SUD-EST. NOURIA BENGHEBRIT À ILLIZI

«La gestion de proximité pour aller vers un enseignement de qualité»

PHOTO : H. LYÈS
PHOTO : H. LYÈS

L e coup d’envoi officiel

des épreuves de fin du

cycle primaire pour

l’année scolaire 2015-2016 a été donné par la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, à partir du Tassili N’Ajjers, à l’école primaire Abdelhamid Ibn Badis, au chef-lieu de la wilaya d’Illizi,

ce, en présence du wali, du

président de l’APW, ainsi que des autorités civiles et mili- taires de la région.

EGALITÉ DES CHANCES Selon les explications four- nies par le directeur de l’éduction de la wilaya d’Il- lizi, Hafsi Zine, au total 1576 candidats, dont 822 filles, ont subi, hier, dimanche, les épreuves de fin du cycle pri- maire à travers les 41 centres qui ont été retenus (contre 11 l’an dernier), dont 15 centres

et

à Illizi, 6 à In Amenas, 6 à Bordj Omar Driss, 3 à Deb- deb et 12 à la circonscription administrative de Djanet. Nouria Benghebrit a salué les efforts qui ont été dé- ployés par les autorités locales de la wilaya d’Illizi, qui ont réussi à réunir les conditions nécessaires pour les élèves

des régions éparses et éloi- gnées, afin qu’ils passent leurs épreuves dans leurs éta- blissements respectifs, ce qui constitue une première dans cette vaste wilaya et favorise l’enseignement des enfants de la région, particulièrement les filles, et concrétise le principe de l’égalité des chances. Par ailleurs, pas moins de 350 surveillants et 246 encadreurs ont été mobilisés à travers toute la wilaya pour garantir le bon déroulement des épreuves de fin de cycle primaire.

NOUVELLES STRUCTURES La ministre, qui était accom- pagnée par les cadres de son département ministériel, ainsi que du président de la com- mission de l’éduction au Sé- nat, a commencé sa visite de

travail, depuis samedi, où elle

a inspecté de nouvelles struc-

tures éducatives qui seront réceptionnées à la prochaine rentrée scolaire. Il s’agit d’un groupement scolaire, type D, à

la

ville, et d’un autre groupe- ment scolaire, type B, ainsi qu’un CEM à la cité Belba- chir. «Il demeure essentiel que c’est la gestion de proximité qui pourra nous amener à trouver des solutions particu- lières pour chaque wilaya afin d’aller véritablement vers un

enseignement de qualité, et

cité Rimal, en plein centre-

ce, sur le plan d’une formation continue et un accompagne- ment pédagogique», a-t-elle déclaré. En sus de ces établis- sements scolaires, le secteur de l’éducation dans la wilaya d’Illizi réceptionnera, à la pro- chaine rentrée scolaire, un nou- veau groupe scolaire, type B,

dans la localité de Tahihaout, 230 km au nord de Bordj Omar Driss, et un autre groupe sco- laire de type B à In Amenas.

Pour le palier moyen, le secteur

sera renforcé par un CEM, base 4, à la cité 10 ha d’In Amenas et un autre CEM, base 5, en plein centre-ville de Bordj Omar Driss, 700 km au nord d’Illizi. Trois cantines scolaires seront ouvertes, l’une à Tin Torha, près d’Illizi, et deux autres à Arikine et Beni Ouaskon, dans la circonscription administra- tive de Djanet, à 400 km au sud d’Illizi. Bouda Brahim

ÉCOLE BEN BADIS DE GHARDAÏA

Mohamed Aïssa donne le coup d’envoi des épreuves

A ccompagné du wali de Ghardaïa, Azzedine Mechri, des autorités civiles

et militaires et du directeur de l’éducation

de la wilaya de Ghardaïa, le ministre

des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a donné le coup d’envoi des épreuves de fin du cycle primaire à partir de l’école Ben Badis, située en plein centre ville et à deux pas du siège de la wi- laya. La délégation accompagnant le mi- nistre et le wali a pu se rendre compte des bonnes conditions entourant cet examen, tant au plan humain, en termes d’enca- drement, que des conditions, notamment

en matière de climatisation et de repas.

A noter que pour la wilaya de Ghardaïa,

l’épreuve de 5 e , synonyme d’examen de fin de cycle primaire concerne pas moins

de 8 919 candidats (issus en majorité

de l’école publique pour 8 765 élèves et

154 d’écoles privées locales), dont 3 602

filles, répartis sur 165 centres d’examen.

des mathématiques à 10 h 30. L’épreuve

A

titre d’information, l’important chiffre

de langue française est programmée pour

de

centres d’examen retenus pour ce palier

l’après-midi. Les éléments de la Protec-

est

la conséquence de la bonne décision de

tion civile sont aussi déployés dans tous

faire concourir ces candidats chacun dans son école d’origine. Comme centre de

les centres d’examen. Pour ce qui est de la sûreté de wilaya, elle est engagée dans

correction, avec 165 correcteurs affectés pour la besogne, il en est prévu un seul et

116 centres pour ce qui est de l’escorte et de la sécurité des lieux d’examens.

se

situera au lycée Aflah de Belghenem, à

Dans chacun des 116 centres placés sous

Ghardaïa. Le centre de correction a ouvert ses portes une journée avant la date de

sa responsabilité, la sûreté de wilaya de Ghardaïa assume et a ouvert des centres

l’examen, soit le 21 mai. Pas moins de 1 607 personnes seront mobilisées pour la circonstance en matière de surveillance

de ramassage dans plusieurs communes et chefs de daïra, tels que Ghardaïa, Ber- riane, Metlili, Daya Ben Dahoua, El Me-

et

d’encadrement. Comme les années

néa et Bounoura. Idem pour ce qui est du

précédentes, les élèves se verront servir gracieusement à midi un repas d’une valeur de 100 DA. Même si les conditions météo sont très clémentes, il y a lieu de

siège de la direction de l’éducation de la wilaya de Ghardaïa et de l’OREC, placés sous sa responsabilité tant en termes de sécurité que de cheminement et d’accom-

savoir que les élèves passent l’épreuve

pagnement des copies vers ces centres.

de

langue arabe à 08 h 30 suivie de celle

K. Nazim

OUARGLA

JOURNÉE PRINTANIÈRE POUR 14 460 CANDIDATS

J ournée printanière succédant à plusieurs tempêtes de vent de sable qui ont apporté un peu de fraîcheur inhabituelle en cette

période de l’année. Contre toute attente, et alors que parents et élèves avaient la hantise d’un pic de chaleur le jour J, les épreuves de fin de cycle primaire se sont déroulées dans des conditions climatiques et organisationnelles normales à travers la wilaya de Ouargla, où 14 460 candidats ont participé à l’examen de fin du cycle primaire. Des sujets abordables, très rassurants et

à la portée de l’élève moyen, assure Mme Fatiha L. enseignante

d’arabe. «Nous avons abordé la thématique de l’exode rural avec notre enseignante en géographie et parler de la vie au village

par rapport à la ville fut un plaisir», rétorque Neila, candidate de l’école Mohamed Cherif El Afou. Le coup d’envoi des épreuves

a été donné parTayeb Zitouni, ministre des Moudjahidine à partir

de l’école primaire Cheikh Bouamama de Aïn Beïda, à 6 km du chef-lieu de la wilaya, qui compte 260 centres similaires enca- drés par 4 320 surveillants pour cette session. Outre les prépara- tifs ordinaires effectués chaque année pour améliorer les condi-

tions de déroulement des épreuves, il est à relever que la pose de 3200 climatiseurs à travers les établissements du palier primaire de la wilaya de Ouargla est sans doute la plus importante donnée

à retenir du discours officiel de Mestour Besseddik, directeur de

l’éducation de Ouargla, qui a souligné à cet effet que «l’organi- sation des examens de fin du cycle primaire dans les écoles de ce palier scolaire a impulsé une importante dotation en équipement de climatisation ainsi que diverse aménagements ayant touché les classes, les blocs sanitaires et les cours des écoles». Certaines ont littéralement changé de look et pris de belles couleurs gaies au grand plaisir des enfants. Houria Alioua

LE MALAISE DES ENSEIGNANTS SENIORS

M me Senouci Mouna, épouse Aouali, Mme Tedjani Rekia,ou encore Gherbi Mesbah, ont, aujourd’hui, le

même sentiment amer d’avoir été sacrifiés. Ils et elles ont tous

et toutes rendu de loyaux services des années durant, dans

l’enseignement du primaire, vingt ans après, pour une raison ou une autre, ils décident sans réfléchir de tenter leurs chances chacun de son côté, dans le secondaire, histoire d’avoir un statut plus élevé, un salaire plus conséquent, une sorte de pro- motion bien méritée. Pour certains, ce n’était pas une mince à faire, ils ont dû reprendre les cours, les révisions et les va-et- vient à l’université pour pouvoir décroché la licence. Ont-ils fait le bon choix ? Pas forcément, ils se retrouvent alignés avec les nouvelles recrues, dans certains cas, ce sont leurs propres élèves. Alors que leurs collègues ont pu en parallèle bénéfi- cier de postes d’excellence, des statuts particuliers et bien en- tendus des augmentations et des rappels. Les trois enseignants qui occupent aujourd’hui des postes dans les différents lycées de Ouargla, de Touggourt ou encore de Hassi Messaoud, ne constituent pas des cas isolés, puisque les rapports parlent de dizaines de cas sur tout le territoire de la wilaya. Cependant, ces malheureux enseignants sont dépourvus de toute forme de compensation financière pour leurs 20 années de services au primaire. Mme Senouci n’est pas restée les bras croisés, elle

a entamé voilà quatre ans un combat acharné à cavaler seule,

afin de pouvoir réclamer son droit au dédommagement de ses plus belles années de jeunesse sacrifiées dans le secteur de l’éducation, «J’ai dû entreprendre toutes les démarches né- cessaires pour demander réparation, en vain, j’ai même écrit à Mme Benghebrit, ministre de l’Education nationale, pour

l’alerter sur ma situation, elle a aussitôt contacté les autorités compétentes de la wilaya qui m’ont informé dernièrement que mon dossier allait être pris en charge dans les meilleurs délais, mais malheureusement je ne vois rien venir», déclare notre interlocutrice. De son côté Kaoudja Med Khathir, secré- taire général du CLA à Ouargla affirme : «Ces enseignants ne sont pas les seuls, des dizaines d’autres, voire des centaines, sont dans la même situation à travers la wilaya et tout le pays. Cela situation est dû à une irrégularité dans la législation du code du travail du personnel de l’éducation, puisque les changements de poste dans les paliers au cours d’une car- rière d’un enseignant n’impliquent pas forcément une com- pensation des années d’exercice dans les postes antérieurs, ce qui est contraire à la logique, c’est pourquoi nous appelons aujourd’hui à introduire un nouvel article qui donne lieu à un dédommagement à chaque travailleur dans le secteur qui se voit évoluer dans les différents paliers, surtout en sachant que le code du travail du personnel de l’éducation est à l’étude au niveau du ministère. Nous travaillons aujourd’hui à ce que des mesures d’urgence soit amendées par la tutelle, de manière à garantir les droits de ces enseignants, et pour qu’ils continuent de travailler dans une situation de confiance et de

Mazouni Walid

sérénité»

El El Watan Watan ÉCONOMIE ÉCONOMIE Lundi 23 mai 2016 Supplément hebdomadaire n°517 - GRATUIT
El El Watan Watan ÉCONOMIE ÉCONOMIE
Lundi 23 mai 2016
Supplément hebdomadaire n°517 - GRATUIT - Email : suppeco@elwatan.com/Tél. - Fax : 021 65 58 66
FORTEMENT IMPACTÉE PAR LA CRISE
L’ALGÉRIE À LA RECHERCHE D’UN
NOUVEAU MODÈLE DE CROISSANCE
Si au début de l’épisode baissier des cours du
pétrole on parlait beaucoup plus dans les débats des
prémices de la crise économique et du plan anti-
crise, ce n’est plus le cas aujourd’hui.
assurant que la priorité sera accordée
«aux projets à caractère productif ou d’ordre
infrastructurel susceptibles de soutenir la
croissance». Mais faudrait-il d’abord arbi-
trer. Justement une commission spécia-
lisée est à pied d’œuvre pour «faire le tri
> Par
A vec des indicateurs financiers
autour de l’importation sans contrepar-
tie productive. Ainsi, face au creusement
du déficit commercial, il y a eu la mise
en place des licences d’importation,
dont l’impact a commencé à se faire
ressenti sur le secteur automobile où l’on
annonce déjà des licenciements.D’autres
secteurs risquent de payer fort le prix
au rouge tels que rendus pu-
Samira
l’évolution de la situation économique
du pays, d’évaluer l’effet de la crise, mais
aussi de jauger l’effet des mesures arrê-
tées jusque-là pour contrecarrer la crise
et pour rechercher les moyens de finan-
cement de l’économie nationale et de la
promotion de la production hors hydro-
carbures. Les discussions, dont le Forum
des chefs d’entreprises (FCE) est partie
prenante, s’enchaînent à ce sujet. Parmi
les propositions soulevées, l’on note la
création d’un fonds d’investissement
par l’organisation patronale d’Ali Had-
dad et un groupe de services financiers
diversifiés. Des projets auraient été déjà
retenus dans ce cadre. Le plus important
touche aux énergies renouvelables, tou-
jours selon notre source. Ainsi, l’option
des fonds d’investissement viendrait
s’ajouter à celle de l’emprunt obligataire
et pour laquelle le gouvernement n’a
pas manqué de lancer des appels à la
mobilisation générale pour sa réussite.
La Banque extérieure d’Algérie (BEA) a
collecté jusque-là 50 milliards de dinars,
en attendant les résultats de l’adhésion
des assureurs à l’opération mais aussi
des caisses de sécurité sociale et des mu-
tuelles des travailleurs invités à y contri-
buer, la semaine dernière, par le ministre
du Travail Mohamed El Ghazi. Il y a eu
auparavant l’appel pour la bancarisation
des ressources du secteur informel et
pour l’augmentation des immatricula-
tions fiscales. Autant de solutions que
veut mettre en œuvre l’exécutif pour
soutenir la croissance.
en l’espèce et décider des projets à favoriser
par rapport à d’autres». Pour l’heure, rien
n’a
encore filtré sur ce dossier.
blics début mai 2015 par le mi-
imadalou
nistère des Finances, la situation écono-
mique du pays s’est nettement dégradée
en moins d’une année. L’onde de choc
de la chute du marché pétrolier a fini par
avoir son impact sur notamment le creu-
sement du déficit du Trésor, la régression
de la fiscalité et l’assèchement du Fonds
de régulation des recettes. Certains
secteurs, à l’image du BTPH et l’auto-
mobile,commencent à ressentir les effets
des politiques de rigueur mises en œuvre
depuis une année. Les prévisions ne
sont guère rassurantes pour les années à
venir puisque le rythme des dépenses est
appelé à poursuivre la même tendance,
particulièrement en ce qui concerne les
dépenses de fonctionnement. Pour cette
année, on parle déjà de loi de finances
complémentaire. Un projet en prépara-
tion, selon une source proche du dossier.
Les réunions ont commencé autour de
cette question et sur celle de la diversifi-
cation économique.
Mais cette tâche semble difficile à la
lumière du retard qu’enregistrent de
nombreux secteurs. Il reste justement à
savoir sur quels critères sera fait ce tri et
d’une telle mesure, à l’image du BTPH
et de l’agroalimentaire. Bon nombre
d’experts estiment d’ailleurs que le retour
à un tel système est loin d’être la solu-
tion idoine pour réduire les dépenses.
s’il
n’engendrera pas un déséquilibre en
matière de développement. Une ques-
tion qui sera sans nul doute abordée lors
Ils relèvent qu’en plus d’être un frein
bureaucratique, les licences constituent
une autre charge pour le budget de l’Etat
de
la réunion de la tripartite prévue le
5 juin.
Une rencontre qui sera consacrée à
l’étude des moyens de dynamiser l’éco-
nomie nationale ainsi qu’à l’examen du
nouveau modèle économique (2016-
2019). Un changement qui pourrait
s’opérer progressivement selon le Fonds
monétaire international (FMI). «Grâce
aux marges accumulées par le passé, l’Algé-
rie a la possibilité de mener l’ajustement
au choc d’une manière progressive et de
reconfigurer son modèle de croissance mal-
gré la détérioration des soldes budgétaires
et extérieurs», a en effet précisé le fonds,
jeudi dernier, dans son rapport annuel
LES LICENCES D’IMPORTATION,
«UNE RÉGRESSION»
«C’est une régression dans le sens où on
substitue un contrôle de l’absorption par les
instruments économiques (taux de change
notamment) par un système bureaucra-
tique, forcément coûteux, car les autorités
publiques ont dû recruter des employés
pour s’occuper de cette tâche, c’est-à-dire, du
traitement des dossiers. Ceci va conduire,
également, à une augmentation du budget
de fonctionnement de l’Etat qui devrait
dépasser les 80% du budget total en 2016»,
notera à ce sujet l’analyste financier
Mohamed Gharanout. Il ajoutera : «En
sur
l’économie algérienne établi suite aux
sus que le contrôle administratif est
consultations de 2016 au titre de l’article
L’OPTION DES FONDS
D’INVESTISSEMENTS
La task-force installée par le gouverne-
ment à cet effet est associée au travail.
Une rencontre a regroupé la semaine
dernière les deux parties et d’autres
rendez-vous sont au programme, avons-
nous également appris. Il s’agit de suivre
IV
de ses statuts. Justement, pour l’heure,
l’on relève que le gouvernement a beau-
coup plus misé sur la gestion de ces désé-
quilibres reléguant au second plan les
PRIORITÉ AUX PROJETS PRODUCTIFS
Le ministre des Finances, Abderrah-
mane Benkhalfa, l’a d’ailleurs souligné
lors d’une de ses sorties médiatiques
véritables questions liées à la relance de
inefficace, il ralentit les importations
mais également les recettes fiscales
tirées des importations (TVA et droits
de douane) qui, réunies, représentent la
seconde source budgétaire après celle
la
production nationale se limitant aux
des hydrocarbures».
Suite en page II
annonces sans mise en œuvre efficiente.
Alors qu’en parallèle, l’étau a été resserré
Lire également notre dossier des pages II à V
PHOTO :D. R.

II Dossier

El Watan ÉCONOMIE - 23 mai 2016

PHOTO D. R.

FORTEMENT IMPACTÉE PAR LA CRISE

L’Algérie à la recherche d’un nouveau modèle de croissance

(Suite de la page I)

P our notre interlocuteur, en optant pour une telle solu- tion, les pouvoirs publics

ont fait une lecture administrative de la position financière extérieure du pays, notamment de la balance des paiements. Les résultats sont là aujourd’hui. «Dans la branche de l’automobile, les parcs des importateurs sont vides actuellement, c’est-à-dire, sans voi- ture mais également sans employés. Et c’est la même chose pour les impor- tations de biens alimentaires», fera encore remarquer M. Gharanout. Ce que notera également l’expert Ferhat Aït Ali qui dira : «Sur les

véhicules, au-delà des conflits que cela a engendré entre concession- naires, et du caractère illégal de cette intrusion administrative dans un circuit purement commercial, il y avait de fortes chances que les ventes de véhicules neufs soient tombées d’elles-mêmes, à moins que ces 83 000 retenu (après 15 2 000 initialement), avec les passe- droits et hérésies commerciales qui sont commises dans la répartition des quotas.» «Les effets de la dévaluation et le recul effectif du PIB en dollars ne laissent plus beaucoup de capacités aux Algé- riens d’acheter des véhicules neufs à l’avenir, et 1 milliard de dollars hors taxes, c’est quand même 150

milliards de dinars TTC à tirer des poches des consommateurs, ce qui pour les temps présents est quelque chose d’énorme», enchaîne-t-il.

PERTES EN RECETTES FISCALES Faisant pour sa part le parallèle entre les pertes des importateurs et celles de l’Etat, M. Gharanout résumera : «C’est autant de chiffres d’affaires et de bénéfices perdus pour les importateurs, et proportionnel- lement autant de recettes fiscales perdues pour l’Etat dont les impôts sur les bénéfices représentent, en solo, le second contributeur aux recettes fis- cales du pays après les hydrocarbures. Si on ajoute aux impôts sur les béné- fices, la TVA et les droits de douane,

qui représentent en tout plus de 40% des recettes fiscales ordinaires, on peut dire que les autorités publiques, en agissant de la sorte, sont en train de couper l’arbre sur lequel elles sont assises», expliquera-t-il. Cela pour dire que la décision des licences d’importation avant sa mise en œuvre n’a pas été profon- dément étudiée. Et ce d’autant que concomitamment à la réduction des importations, il en résultera une chute de la consommation globale et, partant, du PIB, d’une part et des recettes fiscales ordi- naires, d’autre part. Ce sera aussi l’occasion, de l’avis de M. Aït Ali, pour certaines parties «déjà positionnées de se servir sur des

quotas qui seront établis sur toutes sortes de critères, sauf celui de l’utilité générale.» Alors que pour les autres producteurs nationaux qui restent, «il sera nécessaire de payer plus cher ou de trouver accès chez les fonc- tionnaires en charge du dossier pour continuer à produire ou disparaître purement et simplement». Ce sont en somme là les effets négatifs attendus du système des licences. Un système qui ne fera pas long feu, selon M. Aït Ali qui conclura : «Je pense que ce système sera éliminé à ses premiers effets désastreux, et ses concepteurs avec lui, je ne pense pas qu’il survivra jusqu’à la fin de l’année.» Attendons pour

voire.

S. I.

KARIM SI LEKHAL // DOCTEUR EN SCIENCES ÉCONOMIQUES

«Il faut donner à la politique économique une base scientique»

Les mesures prises pour réduire les importations

ont commencé par la réduction du contingent des véhicules avec tout l’impact attendu dans ce secteur. Quels sont les autres secteurs qui risquent de voir leur activité baisser avec l’obligation des licences d’importation ? En effet, comme vous l’avez souligné, le minis- tère du Commerce a annoncé cette semaine de nouvelles mesures relatives à l’importation de véhicules : le contingent quantitatif d’importa- tion de véhicules neufs a été plafonné à 83 000 unités pour cette année et ne devrait pas dépasser un milliard de dollars, contre 3,14 milliards en 2015 et 5,7 milliards en 2014. Il faut dire que ce dispositif s’inscrit dans le cadre du plan gouver- nemental dit anti-crise axé essentiellement sur la réduction de la facture des importations et de la protection des réserves de change devenues rares

et à ne dépenser qu’en cas d’une nécessité avérée.

A vrai dire, le pays n’a de choix, avec la baisse de

50% de ses recettes extérieures depuis juin 2014, que de mettre en place, dans un premier temps,

des dispositifs de régulation des importations qui ont atteint l’an passé plus de 65 milliards de dol- lars, et tenter, dans un second temps, de relancer la machine économique avec l’investissement pro- ductif national et étranger, pour espérer ensuite pouvoir exporter à moyen et long termes. Face à

la baisse continue des cours du pétrole, le pays est

donc contraint de réduire le volume de ses impor- tations, faute de quoi, ça sera la panne sèche ! Cependant, si le dispositif des licences d’impor- tation des véhicules neufs (touristiques et ceux du transport de personnes et de marchandises) est nécessaire, il aura certainement des répercussions économiques sur le secteur de lautomobile et ses sous-traitants (diminution de revenus et plans de

restructuration). La baisse du chiffre d’affaires des concessionnaires affecterait directement l’activité des entreprises qui les sous-traitent, à commen- cer par les agents d’entretien et de révision, les fournisseurs de la pièce de rechange, les agences

de communication qui assurent la promotion des

marques d’automobile, la presse en général, les

magazines et supports médiatiques spécialisés dans ce secteur, les entreprises de gardiennage et

de nettoyage…

Le ministre des Finances a rassuré sur le main- tien de tous les projets à caractère productif ou d’ordre infrastructurel susceptibles de soutenir la croissance. Pensez-vous que c’est faisable avec la dégradation des agrégats f inanciers ? La question du maintien, par le gouvernement,

de tous les projets à caractère productif ou d’ordre

infrastructurel, ne peut être traitée dans l’absolu.

infrastructurel, ne peut être traitée dans l’absolu. La question-clé, ici, est de déterminer les prio- rités.

La question-clé, ici, est de déterminer les prio-

rités. Autrement dit, il faut être pragmatique sur ce dossier et examiner au cas par cas les projets à maintenir, car le pays ne peut pas, et n’a plus les moyens, pour maintenir l’ensemble des dépenses et projets avec la détérioration de la situation bud- gétaire et la baisse continue des revenus extérieurs. Car cela augmenterait les dépenses publiques (qui ont déjà augmenté à près de 2040 milliards de di- nars sur les 2 premiers mois de 2016), aggraverait

donc davantage le déficit budgétaire, mais surtout le coût d’opportunité de ce choix (maintien de tous les projets) risquerait d’être très élevé (tous les projets productifs auxquels il faudrait renoncer, faute de ressources). Le tri des projets à favoriser s’impose donc, d’autant plus, on sait bien que les investissements publics sont le plus souvent des infrastructures de base qui ne produiront pas de plus-value dans l’immédiat. Dans ce sens, il serait plus judicieux de ne maintenir, pour le moment, que les investissements productifs susceptibles de produire des richesses à court et moyen termes, et penser de ce fait à élaborer un plan de désenga- gement de l’investissement public, ou du moins à

différer dans le temps certaines réalisations. Par chance, le pays dispose encore d’une marge de manœuvre (pas pour longtemps !) :

ses ressources financières se situent à près de

150 milliards de dollars. Mais il faut prendre conscience que le mal et les carences structurelles ne se limitent pas à la sphère financière comme le laissent entendre certains débats de politiques économiques qui occupent les colonnes de nos médias. Il est donc primordial que le débat national sur les capacités réelles, les réformes à mener et les conditions nécessaires pour produire

localement, ne devrait pas être biaisé par l’urgence financière et le court-termisme.

Une commission spécialisée a été mise sur place pour faire le tri et décider des projets à favoriser par rapport à d’autres. Justement, quels sont les secteurs à prioriser ? C’est une bonne initiative, car il faut donner à la politique économique une base scientifique. Une commission nationale (équipe de haut niveau) dont la mission principale serait de déterminer une politique exceptionnelle d’investissements (une stratégie sectorielle) en fonction de la situa- tion économique et financière du pays et des spé- cificités locales et régionales. Cela nécessiterait, légitimement, un contrôle démocratique. Propo- sitions : doublons par exemple les partenariats pu- blic-privé, augmentons la disponibilité du foncier industriel par la création de nouvelles zones in- dustrielles. Ces dernières, comme nous l’enseigne l’expérience chinoise, permettront d’augmenter massivement et rapidement le nombre d’investis- sements nationaux et étrangers. Au sens strict, l’Algérie souffre d’une crise de structure de l’économie et de modèle de crois- sance (rentier), c’est-à-dire d’une crise de l’offre, de production, qui nécessite donc des réponses structurelles articulées dans une stratégie globale de développement. L’impératif, aujourd’hui, est de modifier en profondeur la structure de l’éco- nomie nationale : repenser le mode de production et de consommation des Algériens, de façon à favoriser la production nationale et locale. Sur ce point, il faut dire que le pays manque cruellement d’entreprises (publiques et privées) et particuliè- rement de PME et ETI productrices de richesses et créatrices d’emploi. Le Maroc, par exemple,

a pratiquement deux fois plus d’entreprises que

nous ! Il faut donc doter, urgemment, l’économie nationale d’un appareil productif et aussi d’une gestion efficace. Le pays peut encore s’en sortir, il a encore assez de ressources financières et présente

surtout d’importantes opportunités d’investis-

sement, particulièrement dans les secteurs dont

il bénéficie des avantages comparatifs, on peut

citer : les secteurs de l’industrie légère, l’industrie

pharmaceutique, l’agroalimentaire, l’agriculture, les services, les énergies renouvelables (solaire en particulier)… La construction d’une économie moderne et diversifiée suppose naturellement l’existence d’une véritable volonté politique,

l’assainissement du climat des affaires par la libé- ration de l’acte d’entreprendre, la décentralisation

et la simplification massive des décisions adminis-

tratives, la modernisation du système financier, en particulier bancaire…

Quelles sont dans ce cas

tives aux recettes pétrolières ?

les ressources alterna-

La crise qui frappe le pays s’est en effet aggravée et les prochains mois seront cruciaux pour le pays. La longue période d’embellie financière a cédé la place au temps des incertitudes ! Les ressources fi- nancières du pays ont considérablement diminué et n’ont malheureusement pas servi à l’émergence d’un secteur productif national. Notre pays peut encore s’en sortir, à condition d’agir maintenant et de mettre en œuvre une série de réformes structu- relles. Comme je l’ai déjà noté, avant tout, il s’agit de question de la volonté politique, car comme dans toute politique d’austérité, il faut prendre des mesures difficiles et impopulaires, à commencer par une révision en profondeur des mécanismes de transferts sociaux et de subventions. Mais avant cela, il faudrait d’abord agir sur les dépenses de fonctionnement. Aussi, il faut que l’Etat inves- tisse lui-même grâce à un budget propre et à une politique exceptionnelle d’investissement (une sorte de plan Marshall). Ce budget exceptionnel impliquerait lever davantage d’impôts, émettre des dettes ciblées. Le recours à la création de la liquidité interne (des emprunts nationaux) pour financer des projets d’investissements productifs définis par avance pourrait susciter davantage d’intérêts chez les éventuels souscripteurs locaux. Cependant, le recours à l’emprunt national ne veut pas dire faire abstraction de l’endettement extérieur à moyen et long termes. D’ailleurs en économie, l’endettement en tant que tel n’est pas vraiment problématique. La question-clé est plutôt de savoir ce qu’on va faire avec les sommes empruntées. Si emprunt extérieur il y a, il faut im- pérativement l’orienter vers la construction d’enti-

tés productrices et des projets porteurs discutés démocratiquement. Ainsi les investissements requis pourront servir à amorcer la dynamique des investissements privés : une fois le secteur public est réactivé et des politiques sectorielles ciblées définies, l’investissement privé ne peut que suivre et sous-traiter la demande de celui-ci. De nou-

velles entreprises (PME) pourraient ainsi émerger du commerce entre les deux secteurs complémen- taires public/privé. Outre le recours à l’emprunt interne et à l’en- dettement extérieur, le lancement d’une nouvelle monnaie nationale pourrait constituer une des dernières solutions possibles pour tenter de ban- cariser l’argent de l’informel. Mais pour le mo- ment, il me semble peu probable que le gouver-

nement opterait pour cette option de changement de monnaie qui nécessiterait d’ailleurs du temps. Alors que la crise est là, peut-être pour longtemps, et qu’on sait que les prochains mois, comme je l’ai souligné précédemment, vont être cruciaux pour le pays. Il faut donc agir maintenant. S. I.

El Watan ÉCONOMIE - 23 mai 2016

Dossier III

PHOTO : D. R.

LES LICENCES D’IMPORTATION ÉLARGIES AUX PRODUITS AGRICOLES

Risque de ralentissement de l’industrie agroalimentaire

Même si la liste des produits agricoles concernés par les licences d’importation n’est pas définitivement arrêtée, pour la poudre de lait, le blé dur et les viandes, c’est déjà tranché.

> Par

Samira Imadalou

A titre illustratif, pour la ma-

tière première laitière, ce sont

70 000 tonnes (50 000 ont été

fixées initialement) de poudre à être tou- chées par le système des licences pour le contingentement originaire de l’Union européenne (UE). Cette quantité a été attribuée à l’Office national interpro- fessionnel du lait (ONIL), qui assure,

faut-il le rappeler, que la moitié du total des importations de ce produit estimées

à 350 000 tonnes/an destinées à la pro-

duction du lait subventionné. L’autre moitié est importée par les opérateurs privés pour la production du lait UHT (Ultra haute température) et des dérivés du lait. Dans ce segment d’activité, l’on

ne s’attend pas, selon les avis recueillis

à ce sujet, à des perturbations dans l’ap-

provisionnement des usines en matière première laitière. «Pour le lait importé par l’ONIL, la destination est connue mais pour la fabrication du fromage, des yaourts et autres produits laitiers, je pense que le système des licences n’affectera pas négative-

que le système des licences n’affectera pas négative- 70 000 tonnes de poudre touchées par le

70 000 tonnes de poudre touchées par le système des licences pour le

contingentement originaire de l’UE

ment les unités de transformation. Et pour cause, la production nationale de lait cru est de plus en plus importante. Elle couvre une bonne partie des besoins exprimés par les laitiers», nous explique le

président du Comité interprofessionnel du lait (Cilait), Mahmoud Bencha- kour. Pour Boudjemaa Ifri, président d’Algérie consortium des industriels agroalimentaires (ACIA), le système des licences est «le bienvenu». Il permettra, selon lui, de différencier clairement

entre les importateurs et les producteurs. «Seuls les professionnels résisteront», note- ra-t-il. Mais qu’en sera-t-il quand les licences seront généralisées à d’autres intrants agricoles (outre le blé dur, les viandes et la poudre de lait) nécessaires dans l’industrie agroalimentaire ? Une question qui s’impose, sachant que le co- mité chargé de délivrer les licences d’im- portation est en train d’examiner une liste additionnelle de produits agricoles contingentés des pays de l’Union euro-

péenne à soumettre au gouvernement. En réponse à cette question, l’expert Ferhat Aït Ali relèvera : «Quand viendra le temps de s’attaquer de manière adminis- trative et discrétionnaire aux licences rela- tives aux produits agricoles ou aux intrants nécessaires à l’industrie locale, là nous assisterons en grandeur réelle aux méfaits de l’intrusion de l’administration dans le marché national.» Et de rappeler : «Pour ceux qui ont vécu la peu glorieuse période de répartition administrative directe des budgets et de la rente, ce sera un remake des pénuries et autres passe-droits qui ont dégénéré à la fin des années 1980 sur les résultats que tout le monde connaît. Les produits seront plus rares, plus chers et le marché noir, terreau de l’informel, se ren- forcera et avec lui toutes les autres formes de corruption déjà présentes dans les bureaux». En effet, tant que l’industrie agroali- mentaire continue à dépendre fortement des importations, le risque y est. «La seule solution est d’aller vers cette connexion entre le monde de l’agriculture et celui de l’industrie agroalimentaire», fera remar- quer le consultant agricole, Mohamed Amokrane Nouad. Or, aujourd’hui, le taux d’intégration de la production agri- cole dans l’IAA ne dépasse pas les 20%. S. I.

Repères

ÉÉCONOMIQUESCONOMIQUES

Par Abdelhak Lamiri
Par Abdelhak Lamiri

L a plupart des pays disposant d’une rente pétrolière subissent de plein fouet le revirement des prix des hydrocarbures.

Cette situation varie selon le degré de diversi- cation des pays et de la qualité des politiques économiques suivies. Un pays comme la Nor- vège subit très peu le «syndrome hollandais» vu que les politiques économiques pratiquées ont su préserver la production et la croissance nationale d’un retournement de situation : les effets sont minimes. Les pays qui ont su diver- sier leurs économies récoltent le fruit de leurs efforts. L’Iran a résisté mieux que prévu à un embargo doublé d’une réduction des prix pétro- liers grâce à des politiques volontaristes qui ont accru l’industrie, l’agriculture et les services dans la composition de la production nationale. Ceci montre la nécessité de poursuivre le pro- cessus de diversication économique, même si les cours vont connaître un redressement notable. Les mécanismes de formation des déséqui- libres économiques, suite aux réductions des prix des hydrocarbures, sont multiples et la plu- part sont bien documentés. Les répercussions concernent les variables réelles, comme les réserves, la valeur de la monnaie nationale, le montant des dépenses budgétaires, l’ination, le chômage et la recomposition sectorielle de la demande. Cependant, les anticipations des agents économiques seront également grandement affectées. L’économie a besoin de conance et de stabilité des anticipations pour que le volume de la demande et des investisse- ments procure le plein emploi et la croissance.

Crise des prix pétroliers :

impacts et stratégie de riposte

Les prix des hydrocarbures ont tendance à créer des anticipations récessionnistes. Ainsi, les in- vestisseurs essayeront de lire les intentions des consommateurs pour aligner leurs stratégies d’investissement sur le «futur» comportement de ces agents. Ainsi, à travers un mécanisme plus difcile à quantier (les anticipations) les marchés pétroliers auront tendance à impacter plus que prévu les activités économiques.

QUELQUES EFFETS SECTORIELS La corrélation des politiques économiques d’un pays avec le volume des ressources dérivées d’une rente est un autre facteur de déstabili- sation. La plupart des analystes nationaux ont relevé que depuis les années quatre-vingt, une forte correction entre les politiques expan- sionnistes et les prix pétroliers élevés furent observés. Lorsque les prix pétroliers chutent, on a recours à des baisses de dépenses publiques de tout genre et une plus grande utilisation des mécanismes de marché. Lorsque les marchés repartent à la hausse, les dépenses publiques font de même et on abandonne toute velléité de réforme. On fait le contraire des préconisations. On opère des politiques pro-cycliques, alors que l’on devrait faire tout à fait le contraire : des politiques macroéconomiques contra-cycliques (dépenser plus lorsque les prix pétroliers chutent et constituer des excédents lorsque les prix baissent). Le fonds de régulation devrait contribuer à réaliser ce mode de management macroéconomique. De toute façon, la crise récente nous impose une refonte des politiques macroéconomiques et une révision profonde de nos priorités en fonction de considérations du long terme. L’absence de données ofcielles sur les consé- quences sectorielles attendues de ces déséqui- libres doit nous interpeller. Un Etat moderne doit disposer d’une cellule de planication indicative, mais aussi et surtout d’un simu- lateur national. Nous avons les compétences nationales pour le concevoir et le faire tourner.

Ceci nécessite un investissement minimum qui mettra à contribution les meilleures universités nationales. Aujourd’hui, les estimations sont presque intuitives. Quelques études par-ci par là tentent aussi bien que possible de combler le vide. Mais nous aurons besoin de beaucoup d’études pour commencer à entrevoir les impacts réels. Par exemple, les importations de véhicules qui avaient dépassé les 500 000 unités durant 2014 seront revues à la baisse à

83

000 unités (après avoir annoncé 120 000).

40

concessionnaires furent retenus sur 80 pos-

tulants. Les impacts sur l’emploi varient selon

les estimations des concessionnaires de 3500

à 6500 emplois. Nous aurions besoin quand même d’estimations plus précises.

ESTIMATIONS OUI, MAIS QUE FAIRE ?

Justement dans un essai d’avoir des estimations approximatives, deux économistes de l’univer- sité de Béjaïa sont à créditer d’une tentative sérieuse d’une quantication des conséquences.

Il s’agit de l’article présenté par Oukaci Kamal

et SouNouara «Impact de la baisse des prix du pétrole sur l’économie algérienne : évalua- tion à l’aide d’un modèle d’équilibre général calculable (MEGC)» présenté lors du colloque sur les politiques d’utilisation des ressources énergétiques. Quelques données intéressantes

sont fournies sur la crise récente. L’impact négatif, d’une chute des prix pétrolier de 50%,

le plus important serait sur le secteur du BTPH

de moins 27% sur la production et de -1,4% sur l’industrie agroalimentaire. Pour ce qui est de la consommation des ménages, l’effet serait de -13% pour l’agriculture, -25 pour l’industrie et -31% pour les industries de la réalisation. Pour ce qui est de l’investissement, des baisses de plus de 60% seraient attendues au sein de toutes les activités. L’impact serait positif sur la production agricole nationale (6,2%). Bien sûr que toute activité d’estimation est tributaire de la méthode et de la qualité des informations,

mais les auteurs sont à créditer d’un travail qui

a du mérite.

Ces estimations sont approximatives. Elles peuvent être aussi contrecarrées par des poli- tiques volontaristes. En premier lieu, nous aurons besoin de beaucoup d’études compara- tives pour mieux cerner les impacts. En second lieu, ceci montre l’extrême dépendance dans laquelle nous nous sommes fourvoyés. Les cours du brut se rapprochent des 50 dollars et la majeure partie des experts pense qu’un redressement des cours se prole à l’horizon.

C’est maintenant l’anticipation dominante. Les

marchés pétroliers sont tellement imprévisibles qu’il serait imprudent de travailler sur un seul scénario de ce genre.

Il ne faut surtout pas continuer à faire des poli- tiques pro-cycliques (intensier les dépenses lorsque les prix augmentent) mais les lisser sur le long terme. Ainsi, une saine règle budgétaire consiste à œuvrer pour nancer les dépenses budgétaires de fonctionnement avec la scalité ordinaire et affecter une partie des ressources énergétiques aux investissements publiques.

Mais la composition de ces derniers doit abso- lument changer. Il faut nancer maintenant les secteurs qui nous permettront de nous libérer des hydrocarbures. L’agriculture, l’industrie, les énergies renouvelables, les TIC, les nou- velles technologies. Par ailleurs, nous devons orienter les nance- ments vers les activités qui vont consacrer la réussite du nouveau modèle économique : les

économies de ressources, le développement humain durable, les industries de l’expertise qui propulsent l’économie vers plus d’efcacité :

qualité, exportations, SIG, recherche opération- nelles etc. C’est ce nouvel écosystème qui pour- ra nous sortir dénitivement de cette dépen- dance qui n’a que trop duré. L’Arabie Saoudite vient de choisir une stratégie de diversication nancière. Ce n’est pas ce qu’il nous faut. Nous avons besoin d’un plan stratégique qui consacre la diversication économique doublée d’un développement des industries de l’expertise qui vont propulser l’efcacité économique au

niveau des standards internationaux.

IV Dossier

El Watan ÉCONOMIE - 23 mai 2016

PHOTO : D. R.

FERMETURE DE SHOWROOMS, LICENCIEMENTS, SUPPRESSION D’AGENTS AGRÉÉS

La crise met le secteur automobile à genoux

AGRÉÉS La crise met le secteur automobile à genoux Printemps 2015, introduction d’un nouveau cahier des

Printemps 2015, introduction d’un nouveau cahier des charges pour la mise en conformité des véhicules importés avec les nouvelles exigences de sécurité. Eté 2015, les conditions d’exercice de l’activité de concessionnaires de véhicules neufs sont recadrées par un nouvel arrêté interministériel.

> Par

Safia

Berkouk

A utomne 2015, publication du

décret relatif à la mise en place

des licences d’importation. Hiver

2015, ouverture des quotas et dépôt de dossiers pour l’obtention des licences. Printemps 2016, annonce des quotas au profit des concessionnaires. Pour les opérateurs de l’automobile en Algérie, les saisons depuis un an se suivent, se ressemblent et sont en passe de mettre le secteur à genoux. Des show-rooms ont été vidés, d’autres ont carrément fermé, des menaces de licenciement planent sur des milliers d’employés quand d’autres ont déjà été mis au chômage, certains agents agréés ont cessé leur activité, et ce n’est que le début. L’assainissement du secteur entrepris depuis un an n’a pas fini de faire de dégâts. Les premiers touchés certains concessionnaires sont réticents à évoquer publiquement des plans sociaux ou des actions de licenciements, de peur d’en subir les conséquences, nous dit-on. Le gouvernement a pris la décision de diviser par trois la facture des importations de véhicules pour la ramener à un milliard de dollars alors qu’elle avait dépassé les 3 milliards en 2015. Le contingent quanti- tatif global doit lui subir une baisse de plus de 40% (par rapport au chiffre de 2015) ramené à 152 000 unités. Le ministère

du Commerce avait indiqué qu’un quota- plafond de 15 000 unités par concession- naire et par an a été fixé en fonction des marques ainsi que des pays de provenance des véhicules. Mais le quota de 2016, accordé à la qua- rantaine de concessionnaires bénéficiaires des licences d’importation, a représenté à peine un peu plus de 50% du contingent initialement annoncé par le ministère du Commerce.

RENVERSEMENT Les concessionnaires automobile avaient ces dernières années pu tirer profit d’un marché très demandeur dont l’évolution n’avait pourtant pas poussé les marques à investir, le marché étant (jusqu’à l’avè- nement de l’usine Renault en Algérie) alimenté essentiellement par les impor- tations. Aujourd’hui, la décision du gou- vernement de réguler davantage le marché et de resserrer l’étau a coïncidé avec des velléités d’investissement plus présentes chez les fabricants étrangers (Volkswagen, Peugeot, Toyota). En attendant, le secteur subit depuis un an un ralentissement dû non seulement à la crise économique mais aussi et surtout à la nouvelle réglemen- tation du secteur (exigences de sécurité, conditions d’importation). «Quand il y a crise, le secteur automobile est le premier touché, et ce, dans n’importe quel pays dans le monde», commente Nazih Bouayad, direc- teur marketing chez Toyota Algérie. On se souvient, en effet, comment en 2008 la crise des subprimes avait fini par ébranler l’industrie automobile améri- caine, poussant à l’intervention du gouver- nement américain pour un sauvetage. En Algérie, «nous étions un marché qui

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absorbait 500 000 véhicules par an, au- jourd’hui, il est en baisse de 70 à 80%. Il est évident que les entreprises soient touchées et qu’il y aura un efffet», s’inquiète Nazih Bouayad. L’impact est attendu notamment sur les emplois et les dépenses marketing, mais sur ces aspects,les concessionnaires restent peu loquaces. «Nous sommes en mode éva- luation pour le moment. Avec les quotas il est sûr que ça sera difficile, mais nous sommes en train de regarder cela de près», explique Mohamed Bairi, PDG du groupe Ival.

MENACES SUR L’EMPLOI Le gel des importations a laissé les conces- sionnaires avec des show-rooms vides. «Nous n’avons pas reçu de nouveaux véhicules depuis juin 2015», confie le représentant d’une marque asiatique. «Il y a un ralentis- sement évident, mais il est trop tôt pour parler d’un plan social», nous dit la même source. En revanche, le réseau de distribution de la marque a déjà perdu 3 à 4 agents agréés, nous précise-t-on. Un coup dur pour les milliers de travail- leurs employés dans le secteur et dont les emplois se trouvent directement menacés. Le patron de Huyndai Algérie, Omar Rebrab, a annoncé sur TSA devoir licen- cier 1500 personnes avant la fin du mois. De son côté, le président de l’Association des concessionnaires algériens d’automo- bile (AC2A), Sefiane Hasnaoui, a déclaré (interview à El Watan du 13 mai 2016) que «les plans sociaux sont inévitables» et qu’il faut s’attendre à ce que de nombreuses en- treprises «stoppent totalement» leurs acti- vités «Quasiment tous les concessionnaires ont liquidé du personnel ou vont le faire. Avec les exigences de conformité, le cahier des charges et maintenant les quotas, personne ne tiendra», nous dit la directrice d’une boîte de communication qui compte dans son portefeuille clients plusieurs concession- naires. Sollicitée pour l’achat d’espaces publicitaires dans les médias au profit de ces annonceurs, l’agence a vu son activité baisser dramatiquement ces derniers mois. Certains concessionnaires tentent tout de même de rester positifs. «Quand on regarde les quotas, on est un peu déçus, mais on reste optimistes», nous dit un repré- sentant de Diamal, qui commercialise les marques Chevrolet et Opel. «Il y a eu déjà quelques fermetures en 2015 : une succursale à Constantine et le show-room de Bab Ezzouar. L’effectif a également déjà été réduit, il n’y en aura donc pas plus», précise- t-elle. L’année 2015 ayant déjà été catastro-

phique, l’année 2016, avec l’entrée en lice des licences d’importation, promet d’être au moins aussi dure. «Nous allons voir comment cela va évoluer et ensuite nous allons nous adapter», tempère Nazih Bouayad. Car des solutions de repli existent. «Nous avons beaucoup investi dans le domaine de l’après-vente.Toyota est 5 e sur le marché, nous avons donc un parc important et on peut sur- vivre.» Pour les autres, ça sera le wait and see. Le marasme ne fait que commencer, poussant les acteurs du secteur à se de- mander s’il est nécessaire de mettre en pé- ril des dizaines de milliers d’emplois pour grappiller quelques points de pourcentage sur la facture globale d’importation. En 2015, la facture d’importation des véhicules a représenté 6% de la facture glo- bale des importations contre près de 10% en 2014. Mais l’ensemble des tentatives du gouvernement pour diminuer les flux sortants de devises et d’atténuer l’impact sur la balance de paiement n’a permis de réduire les importations que de 12% en

2015. S. B.

L’ACTIVITÉ DU SECTEUR A DIMINUÉ DE 30 À 50%

Le bâtiment touché de plein fouet

Selon les chiffres de l’Office national des statistiques, la croissance du secteur du bâtiment et des travaux publics a diminué de près d’un quart entre l’année 2014 et l’année 2015, passant de 6,8% à 5,3%. Si pour l’essentiel de l’année de 2014, l’Algérie n’avait pas encore été sévèrement touchée, on ne peut pas en dire autant de l’année 2015. Entre le quatrième semestre 2014 et celui de 2015, la croissance du secteur du BTP a chuté de plus de 50%, passant de 12,3% à 5,2%. La baisse de l’activité est considérable. Elle aurait atteint 50% depuis le début de la crise, selon Habib Yousfi, président de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA). D’autres opérateurs économiques évoquent des chiffres moins alarmants. Ryad Tanka, président de l’Union nationale des jeunes investisseurs, propriétaire d’une entreprise dans le secteur du BTP, parle d’une baisse d’activité de 25 à 30% depuis 2014 jusqu’au début de l’année 2016 du fait de la décision du gouvernement de ralentir les dépenses. «Il n’y a pas eu de lancement de nouveaux projets. Le gouvernement a clairement dit que les projets non encore entamés ne devaient pas l’être», fait-il remarquer. «Au niveau des collectivités locales, la plupart des communes n’ont pas lancé de nouveaux projets. Résultats : de grandes entreprises vont chercher de petits projets, alors que les petites se retrouvent sur le carreau à attendre une mort lente.» Un ralentissement qui touche aussi l’emploi. Selon Habib Youcefi «beaucoup de travailleurs du secteur ont été mis à l’arrêt avec 40 à 50% des entreprises du secteur en situation très difficile». Les statistiques de l’ONS donnent une petite idée sur la difficulté de la situation, puisqu’entre septembre 2014 et celui de 2015, la population occupée du secteur a diminué de 50 000 personnes. Selon Ryad Tanka, certaines entreprises «ont réduit de 50% leur personnel.» Car le problème ne concerne pas uniquement l’absence de nouveaux projets, mais plutôt la régularisation des situations financières pour les projets déjà réalisés. «Pour beaucoup de projets OPGI réalisés dans différentes wilayas, les entreprises n’ont pas touché leur paiement depuis huit mois. Face à cette situation intenable, elles libèrent des employés», explique Ryad Tanka. «Ce sont des milliards que les entreprises attendent de récupérer depuis des mois», assène de son côté Habib Yousfi. Pour Boualem M’Rakech, président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), le problème ne réside pas uniquement dans la fermeture des entreprises mais dans tout l’environnement qui l’entoure. «C’est le fonctionnement de l’administration, c’est la bureaucratie, c’est le fait que vous n’êtes pas assurés d’être payés, c’est la disponibilité des matériaux de construction, c’est le système financier et bancaire, etc. », souligne le chef d’entreprise. Face à la situation actuelle et les sombres perspectives, certains chefs d’entreprise tentent de trouver des alternatives. Habib Yousfi envisage, selon ses dires, de «s’orienter vers l’Afrique où les entreprises pourraient travailler. Des contacts sont en cours pour décrocher des marchés au Ghana et en Côte d’Ivoire». Pour d’autres comme le président de l’UNJI, on s’attend au

pire. «2017 sera catastrophique»,

prédit-il.

S. B.

El Watan ÉCONOMIE - 23 mai 2016

Dossier V

LOTFI HALFAOUI // DIRECTEUR D’UN CABINET D’EXPERTISE INDUSTRIELLE

«Une voiture fabriquée en Algérie pèse très lourd en devises»

> Propos recueillis par

Safia Berkouk

Le gouvernement a fait de la relance du secteur industriel, notamment à travers la branche mécanique et auto- mobile, une de ses priorités. Cette orien- tation est-elle sérieusement remise en question en raison de la crise qui sévit ? Le développement d’un secteur, fut-il industriel, est une fonction réga- lienne du gouvernement, mais la dé- marche ne doit pas prioriser la branche mécanique et automobile «publique», mais bien l’élargir au secteur privé, pour en faire un levier économique rationnel, global. Malheureusement, bien que réclamé par moult associa- tions de chefs d’entreprise, aucun plan industriel structuré, ni développement économique, secteur par secteur pour en faire «une vision intégrée», n’a vu le jour. La branche automobile est très exigeante et ce sont les constructeurs qui décident de l’avenir de ce secteur et non pas les pays. Ces derniers ne sont que des réceptacles de leur délocali- sation pour produire «pas cher». En 2016, l’économie d’échelle est plané- taire. On ne construit plus des usines pour des besoins locaux, ce n’est plus rentable, surtout sur le segment des petites voitures. Les médias nous font part d’ini- tiatives, prises par-ci et par-là, de constructeurs internationaux qui s’agitent sur notre marché depuis l’avènement des «quotas». Nous ne pouvons pas considérer cette dé- marche de relance, ni de dévelop-

pement industriel, loin s’en faut. En Algérie, la dégradation de la situation économique et le renchéris-

sement des coûts d’usage (entretien et carburants) a entraîné des compor- tements de précaution de la part des ménages, défavorables à l’évolution de la consommation automobile, mais en faveur d’un bien immobilier. Faire de la branche automobile un levier économique est un leurre. Il est connu que la production d’une voiture est composée de :

- 80% de consommations intermé-

diaires

- 15% de rémunération des salariés

- 15% de résultat brut d’exploita-

tion, impôts et subventions. Les consommations intermédiaires sont les «intrants», et compte tenu que nous ne produisons que peu de composants, il revient à considérer que 80% du coût d’une voiture doivent être importés. De fait, une voiture «fa- briquée» en Algérie pèse très lourd en devises. C’est pour cette raison aussi que les constructeurs veulent s’instal- ler en Algérie pour créer les usines de montage sous licence afin de préserver leur part de marché. Puisqu’en défini- tive, les constructeurs et accessoiristes gardent 80% de leur manne. Mais l’Algérie n’aura rien économisé sur sa balance devises sur l’importation des éléments de voitures ou voitures com- plètes. Parler de taux d’intégration n’est qu’enfumage à l’heure actuelle.

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PHOTO : D. R.
PHOTO : D. R.

En France, comme en Europe et aux Etats-Unis, la production de voi- tures a baissé et ce secteur bénéficie à ce jour de la politique contracyclique

de l’Etat qui consiste à stimuler l’éco- nomie lorsque celle-ci tend à ralentir, et à la freiner lorsqu’elle s’emballe.

A mon humble avis, relancer et

prioriser le secteur industriel à travers la branche mécanique et automobile est une mauvaise «bonne nouvelle». Sa remise en question en raison de la crise qui sévit sera une belle et bonne nouvelle. Ce secteur est abusivement capitalistique par rapport à la fragilité de nos capacités en devises et il serait judicieux que l’Etat se désengage totalement pour se donner les moyens à faire face à des lendemains «doulou- reux».

Y a-t-il des branches industrielles plus résilientes que d’autres susceptibles de titrer leur épingle du jeu en dépit de cette crise ? Oui bien entendu, tout est à faire et tout nous réussira avec une «bonne gouvernance». L’Etat doit se départir notamment de la gestion du secteur industriel et se concentrer sur ses fonctions régaliennes.

La production locale doit se subs-

tituer à notre dépendance à l’impor- tation et pour cela nous devons favo- riser l’industrie manufacturière qui est grande consommatrice d’emplois sur des plateformes sous forme de clusters, c’est-à-dire en finir avec les zones d’activité et industrielles «tout venant» et doter ses nouveaux bassins d’emplois de grappes d’entreprises spécialisées et intégrées. Nous devons créer une nouvelle base industrielle de transformation de nos hydrocarbures pour relancer la plasturgie, les résines et produits chimiques à même de satisfaire les besoins de notre future base indus- trielle manufacturière. Rien que sur ce secteur, nous pouvons à moyen terme être un exportateur net sur les marchés internationaux L’industrie agroalimentaire doit s’impliquer davantage dans le sec- teur agricole et les «success story» se multiplient dans les boissons, la transformation du lait, la semoulerie et meunerie, l’huile, le sucre, la pomme de terre, etc. Des réussites profession- nelles et entrepreneuriales en partant

de presque rien. Bien entendu, le secteur des services, tels les assurances, les banques, les bureaux d’études techniques et architectes, les TIC arrachent de plus en plus d’affaires à l’international et le gouvernement doit revoir les conditions d’exportation des

services pour faciliter l’exportation des «services» et non plus les compétences qui émigrent. Beaucoup de choses ont été ressas- sées sur ce qui est urgent de faire et d’éviter de faire telle la plateforme de NABNI, et le corollaire qui revient est une meilleure gestion des deniers publics, une gouvernance réactive à défaut d’être proactive, une guerre contre le laxisme, la médiocrité et la passivité. La contrainte, le frein au développement est cette «chape de plomb» qu’est la bureaucratie qui amenuise toute volonté, tout effort à entreprendre.

Avec l’amenuisement des budgets de l’Etat et des liquidités bancaires, que préconiser pour maintenir les entre- prises en vie et éviter une débâcle sociale ? Une entreprise qui n’est pas viable doit cesser. S’agissant des entreprises

privées cela se réalise indéniablement sans que l’Etat n’intervienne. Le pro- blème c’est que l’Etat «perfuse» encore des entreprises moribondes pour «évi- ter une crise sociale». Donc, le «main- tien en vie», la prolifération d’emplois «sociaux», la pléthore de personnel, ne sont nullement des remèdes écono- miques fiables. Cela permet de passer un cap social difficile, mais il coûte trop cher à la société. Le remède est de donner plus de liberté à l’initiative économique, en- courager les capitaines d’entreprise qui font la fierté de notre pays, bannir les entraves administratives à l’investis- sement, allez à la recherche d’investis- seurs potentiels dans nos localités, etc.

De fait, l’urgence de la simplification des actes administratifs, qui ne coûte rien et qui rapporte beaucoup, doit être priorisée. La volonté de certaines wilayas, qui ont compris que développement rime avec séduction et facilitation, ont favo- risé la disponibilité du foncier à des cen- taines d’investisseurs qui accourent sur ces contrées. Si toutes nos wilayas se mettaient au diapason, nous éviterons beaucoup de

S. B.

déconvenues sociales.

VI Lactualité

El Watan ÉCONOMIE - 23 mai 2016

PHOTO : D. R.

EN COMPLÉMENT DES ÉNERGIES RENOUVELABLES

L’Algérie fait ses premiers pas dans l’écoconstruction

Grâce à ses pionniers qui ont investi ce créneau à la fin des années 1980 (Cnerib, Commissariat aux énergies renouvelables, quelques entreprises et promoteurs privés) l’architecture bioclimatique, le recours aux matériaux de construction biosourcés et le «green building» (bâtiment vert) ne sont plus perçus comme un luxe susceptible d’intéresser seulement quelques fervents de l’écologie ou des gens fortunés, mais comme des solutions alternatives, aussi bien pour le citoyen en quête d’économies, que pour le pays tout entier qui, comme on le sait, a un pressant besoin de préserver son environnement, d’utiliser avec parcimonie ses énergies fossiles en déclin et, bien entendu, de réduire ses lourdes dépenses d’éclairage et de chauffage.

> Par

Nordine

Grim

T oute une panoplie de techniques et

de moyens de réalisation a été mise

à contribution par les différents

acteurs de l’écoconstruction pour faire avancer cette option. Les matériaux locaux dont l’Algérie regorge (terre, pierre, plâtre, chaux, etc.) et certains produits de récupé- ration (papier,sciure,résidus d’olives,paille, etc.) recyclés en matériaux de construction ou comme moyens d’isolation thermique et acoustique, ont, grâce à ces promo-

teurs, apporté la preuve de leur efficacité en matière d’économie d’énergie. On a même commencé à s’intéresser au cours de ces dix dernières années aux matériaux biosourcés auxquels la faculté du génie de la construction de Tizi Ouzou a consacré d’intéressants travaux qui ont, du reste, commencé à inspirer quelques promoteurs immobiliers. Le «green building» a éga- lement fait une remarquable entrée sous l’impulsion du ministère de l’Habitat et de l’Union européenne qui ont mis en chan- tier 600 logements de ce type à Souidania (wilaya de Blida) et comptent promouvoir 5000 autres à travers tout le territoire national. Ces projets pilotes ont non seu- lement valeur de test, mais également de marketing destiné à capter une clientèle en quête de certitude quant à l’intérêt de l’écoconstruction. Le recours à l’énergie solaire, aux matériaux de construction traditionnels (pierre, terre stabilisée, chaux et plâtre), ainsi qu’aux isolants tirés de produits recyclés (papier journal, grignon, sciure, etc.) sera systématique dans tous ces projets pilotes, nous apprend un haut

cadre du ministère de l’Habitat rencontré à l’occasion du dernier salon Batimatec qui avait consacré à l’écoconstruction toute une journée d’étude. Une véritable prise de conscience des enjeux de l’écoconstruction est aujourd’hui perceptible, aussi bien au niveau de l’Etat qui a beaucoup avancé sur le plan de la législation (une loi et plusieurs décrets d’application ont été publiés à partir de l’année 2009), que chez les maîtres d’ouvrage et architectes qui commencent à placer l’économie d’énergie et la préserva- tion de l’environnement aux premiers rangs de leurs préoccupations. L’investissement supplémentaire à consentir ne dépassant guère 300 000 DA par logement (une bonne partie du surcoût est prise en charge par l’APRUE), le pari mérite effectivement d’être tenté, sachant que le surcroît de dé- penses engagées a toutes les chances d’être amorti dans une période relativement courte. Dans un pays qui compte réaliser à moyen terme plus de deux millions de loge- ments et rénover des milliers d’immeubles anciens, le marché de l’écoconstruction a, à

l’évidence, de beaux jours devant lui avec, à la clé, d’importantes commandes à offrir aux architectes et entrepreneurs concer- nés. D’où leur engouement et celui des partenaires étrangers, nombreux à vouloir accompagner les promoteurs publics et pri- vés algériens dans cette palpitante aventure du «green building».Parmi les entraves à l’essor massif de l’écoconstruction, un ar- chitecte algérien, fortement impliqué dans la bataille pour la construction écologique, cite celles relatives aux prix exagérément bas des produits énergétiques (électricité, gaz, fuel) qui n’incitent pas à développer ce mode de construction. Les prix du gaz et de l’électricité étant en effet très faibles, quel avantage a-t-on d’investir dans des panneaux solaires et des chaudières pho- tovoltaïques, se pose-t-il comme question en y répondant juste après en affirmant :

«Ce n’est qu’à partir du moment où les prix des produits énergétiques seront fixés par le mar- ché et non pas par l’Etat qu’il y aura volonté de se lancer dans l’écoconstruction et les éner- gies renouvelables qui requièrent de coûteux d’investissements». N. G.

BOUALEM ALIOUAT // PROFESSEUR , UNIVERSITÉ NICE SOPHIA ANTIPOLIS

«La question de l’énergie renouvelable s’inscrit dans un écosystème d’affaires qu’il faut améliorer»

Professeur d’économie à l’université Nice Sophia Antipolis, président du comité de pilotage scientifique international pour l’Afrique et vice-président de l’académie africaine de l’entrepreneuriat et de l’innovation, Boualem Aliouat est également un fin connaisseur des questions énergétiques et, notamment, celles relatives aux énergies renouvelables. Invité au forum Union européenne-Algérie portant sur l’amont gazier et les énergies renouvelables qui se tiendra aujourd’hui et demain à Alger, l’économiste émérite a bien voulu répondre aux questions que nous lui avons posées.

Vous venez de publier dans une grande revue scientif ique américaine un article très remarqué portant sur la problématique des énergies renou- velables en Algérie. Il a, à l’évidence, suscité un vif intérêt aussi bien auprès de la communauté scienti- f ique que des professionnels des énergies renouve- lables. Quelle en est, selon vous, la raison ? Cet article, publié avec Amine Akbi du Centre de développement des énergies renouve- lables, pose la question de savoir si effectivement l’exploration et l’exploitation d’énergies fossiles sont plus profitables que la production d’énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse, biogaz, hybridité…). Nos résultats sont sans appel. Les énergies renouvelables seraient une source de revenus et d’économies incomparables pour notre pays, si bien que nos calculs actuels sont tout simplement faussés. Ceci d’autant plus que le prix moyen du gaz domestique en vigueur en Algérie est fortement minoré. En dépit de l’augmentation de 30% introduite en 2016, le prix (de 16.82 DA à 45.99 DA la thermie) reste en effet très bas. Il est, il est bon de le savoir, de 5,5 fois inférieur à celui des USA, 9 fois plus bas que celui de la France et 24,5 fois celui de la Suède. Le coût d’opportunité s’inscrit dans un rapport de 1/10 en moyenne, ce qui veut dire que si l’Algérie vendait son gaz sur les marchés internationaux plutôt que de le consom- mer sur place à des prix minorés, il lui rapporterait 10 fois plus. Il est par conséquent légitime de se poser la question de savoir si les énergies renou-

velables ne seraient pas préférables pour produire de l’électricité domestique. Question qui relègue l’exploitation de gaz de schiste à un second plan, soit en raison de son coût prohibitif, soit en raison de ses externalités négatives en termes de pollu- tion environnementales, outre qu’il relève, tout comme le gaz conventionnel, de la seule logique d’économie de rente fondée sur des ressources non renouvelables.

Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ? Aujourd’hui, le supposé coût prohibitif des énergies renouvelables est l’un des principaux obstacles à son développement dans les pays non producteurs d’énergie fossile. Mais nous pensons que ce n’est absolument pas le cas de l’Algérie qui pourtant continue de produire plus de 96% de l’électricité au moyen des turbines à gaz pour couvrir la demande nationale croissante, alors qu’elle dispose d’un important potentiel d’énergies renouvelables. Je m’explique : l’évaluation classique du coût de production d’électricité, en utilisant la formule du Coût Moyen Actualisé de l’électricité définie par l’OCDE et la structure des coûts de production d’électricité à partir de centrales à gaz doivent être désormais comparées au coût de la production d’électricité photovoltaïque, éolienne ou biomasse. C’est ce que nous venons de faire dans la revue scientifique américaine Renewable and Sustainable Energy Reviews en proposant une nouvelle formule de calcul. Nos résultats démontrent clairement que l’installation de cen- trales photovoltaïques en Algérie présente un net avantage en termes d’économies de carburant et d’émission de CO2. Ce qui milite en faveur de l’hybridité énergétique.

Dans ce cas, pourquoi s’obstiner à exploiter prio- ritairement des énergies fossiles alors que l’on sait que nos calculs économiques sont faussés ? D’abord, parce que ce choix du non-renou- velable est entraîné par les importants réservoirs de gaz naturel en Algérie, en plus du faible coût de l’électricité générée par ce combustible fossile. Le gouvernement affiche aujourd’hui un objectif ambitieux de développement des énergies renou- velables à hauteur de 22 000 mégawatts en 2030. Mais il lui reste encore à gérer des blocages impor- tants. Premièrement, comment faire admettre

blocages impor- tants. Premièrement, comment faire admettre par les parties prenantes Sonatrach et Sonelgaz qu’il faut

par les parties prenantes Sonatrach et Sonelgaz qu’il faut investir dans les énergies renouvelables, sachant que la promotion de ces énergies se fera principalement par le secteur privé national et international et, par conséquent, en dehors de ces structures étatiques ? Deuxièmement, ces projets, en l’état actuel de la maîtrise des technologies en Algérie, ne seront pas forcément rentables à court terme, tandis que les banques algériennes ne maîtrisent absolument pas le «project financing», leur expérience des partenariats public/privé ou des financements de grands projets étant minime, d’autant que dans le domaine des énergies, le prix de rachat fixe en dinars algériens sans clause de rajustement dans un contexte de forte volatilité du taux de change, de non convertibilité totale et d’absence d’outils de couverture, présente à l’évi- dence un risque majeur de non rentabilité des in- vestissements. Par ailleurs, il n’existe pour l’instant aucune ressource longue dans le pays. De même, il n’y a encore que deux off-takers (Sonatrach et Sonelgaz) et aucune garantie ou assurance-crédit des investissements contre les off-taker risks. Sans compter l’éternel problème lié au 49/51… Bref, toutes ces contraintes pour les investisseurs laissent peu de chances à l’émergence d’un déve- loppement des énergies renouvelables à hauteur de 22 000 mégawatts en 2030. La question de l’éner- gie renouvelable s’inscrit aussi dans un écosystème d’affaires qu’il faut nettement améliorer.

L’Algérie est-elle un cas particulier ? Notre analyse vaut pour tous les pays de l’OPEP et, davantage encore, pour les grands producteurs. Tant pour notre alliée la Russie dont l’extraction de pétrole et de gaz naturel continuait d’atteindre un record à hauteur de 534 millions de

tonnes en 2015, que pour l’Arabie Saoudite qui

a continué d’augmenter sa production de 5 à 7%

en 2015. Cependant, si la Russie est aujourd’hui contrainte de valoriser de lourds investissements récents, l’Arabie Saoudite est plus souple, et pour- rait donc davantage substituer à sa production actuelle l’exploitation d’énergies renouvelables. Ce qui aurait un impact positif sur le cours du pétrole, et indirectement sur les économies des pays de l’OPEP aujourd’hui en difficulté. C’est une option que le roi Salman Ibn Abdelaziz envisage sérieusement.

Vous allez participer au Forum Union euro- péenne – Algérie sur l’amont gazier et les énergies renouvelables. Qu’en attendez-vous précisément ? Nous en attendons précisément que soit mis

en avant l’intérêt pour l’Algérie de substituer à la production d’électricité à base de gaz local (vendu

à vil prix) l’exploitation d’énergies renouvelables

qui nous permettrait de réaliser de substantielles économies et de lourds revenus en remettant sur

le marché international notre gaz à son prix réel.

Notre situation financière globale n’en serait que plus saine en attendant de nous libérer complète- ment de notre dépendance à la rente des énergies fossiles par la diversification économique. L’objec-

tif de sécurité énergétique nationale imposé à So- natrach ne doit pas nous extraire de toute lucidité quant aux énergies renouvelables. Par ailleurs, il n’est pas interdit de penser que la politique des prix subventionnés de l’énergie (qui nous éloigne de la réalité des prix du gaz mais qui préserve le pouvoir d’achat des plus pauvres) pourrait très bien être maintenue s’agissant des énergies renouvelables,

et même davantage en raison de l’efficience de ses

coûts réels.

N. G.

El Watan ÉCONOMIE - 23 mai 2016

Tableau De Bord VII

PÉTROLE

Les prix reprennent timidement

PÉTROLE Les prix reprennent timidement Les cours du pétrole continuaient d’hésiter sur la marche à suivre,

Les cours du pétrole continuaient d’hésiter sur la marche à suivre, vendredi, en fin d’échanges européens, après avoir oscillé autour de l’équilibre durant la majeure partie de la séance, freinés, d’une part, par l’appréciation du dollar, mais toujours soutenus, d’autre part, par des perturbations d’approvisionnement. Vers 16H10GMT, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 48,85 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 4 cents par rapport à la clôture de jeudi.Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweetcrude (WTI) pour livraison en juin, dont c’est le dernier jour de cotation, perdait en revanche 17 cents à 47,99 dollars.

DEVISES

Le dollar en force face à l’euro

47,99 dollars. DEVISES Le dollar en force face à l’euro L’euro se stabilisait face au dollar,

L’euro se stabilisait face au dollar, vendredi, mais restait en forte baisse sur la semaine face à un billet vert revigoré par des commentaires de la Réserve fédérale américaine (Fed) remettant sur la table la possibilité d’une hausse du taux en juin. Vers 16H00 GMT, l’euro valait 1,1210 dollar, contre 1,1203 dollar jeudi. La monnaie européenne montait face à la devise nippone, à 123,90 yens, alors que le dollar aussi gagnait du terrain face à la monnaie japonaise, à 110,54 yens. La livre britannique baissait quant à elle face à la monnaie européenne, à 77,22 pence pour un euro, ainsi que face au dollar, à 1,4515 dollar pour une livre.

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE

160

milliards

de dollars

C’est le montant de la consommation nationale en produits

pharmaceutiques fabriqués localement (médicaments, dispositifs

en 2015, soit près de 45%

de la consommation totale du pays, selon le ministère de la Santé.

médicaux, compléments alimentaires

)

COTATIONS

 

BANQUE D’ALGÉRIE

 

Valeur du 23 mai 2016

     

Cours

Devises

Monnaies

Achat

Vente

US DOLLARS EURO POUND STERLING JAPAN YEN YUAN HONG KONG SWISS FRANC CANADIAN DOLLAR DANISH KRONE SWEDISH KRONA NORWEGIAN KRONE ARAB EMIRAT DIRHAM SAUDI RIYAL KUWAIT DINAR

 

1 USD

110.2244

110.2394

1 EUR

123.6167

123.6555

1 GBP

160.8411

160.9099

 

100

JPY

100.0494

160.9099

1

CNH

16.7961

16.8035

100

CHF

11,158.5746

11,165.7450

 

1

CAD

84.4373

84.4746

 

100

DKK

1,662.0836

1,662.5605

100

SEK

1,319.7840

1,320.9126

100 NOK

1,323.8419

1,324.9769

 

1

AED

30.0102

30.0224

1

SAR

29.3697

29.3948

 

1 KWD

364.7399

365.0311

   

1 TND

54.0952

54.6389

TUNISIAN DINAR MAROCCAN DIRHAM

 

1

MAD

11.2999

11.3693

BOURSE D’ALGER

       

Valeur du 18 mai 2016

 

Titre de capital *

     

Cotations

AUR

   

480,00

SAI

   

640,00

ALL

   

500,00

Roui

   

395,00

Biopharm

   

1470,00

Capitalisation boursière : 53 053 732 000,00 DA DZAIRINDEX : 1424,24 * Les titres de capital sont cotés en dinars ** Les titres de créance sont cotés pied de coupon en pourcentage de la valeur nominale

PRODUITS DE BASE

coupon en pourcentage de la valeur nominale PRODUITS DE BASE CAFÉ BLÉ tonne, le nickel valait
coupon en pourcentage de la valeur nominale PRODUITS DE BASE CAFÉ BLÉ tonne, le nickel valait
coupon en pourcentage de la valeur nominale PRODUITS DE BASE CAFÉ BLÉ tonne, le nickel valait

CAFÉ

BLÉ

tonne, le nickel valait 8.565 dollars la tonne

Sur le Liffe de Londres,

la

tonne de robusta pour

Le boisseau de blé pour

juillet, le contrat le plus actif, valait 4,6650 dollars, vendredi.

et

le zinc valait 1.887

livraison en mai valait 1.507 dollars vendredi. Sur l’ICE Futures US de New York, la livre

d’arabica pour livraison

dollars la tonne.

MÉTAUX PRÉCIEUX

MAÏS

L’or a creusé ses pertes cette semaine, à l’image

Le boisseau de maïs

en

mai valait 119,55 cents

(environ 25 kg) pour livraison en juillet

s’échangeait vendredi à

de l’ensemble des

métaux précieux,

SUCRE

 

A

Londres, la tonne de

3,9200 dollars.

pâtissant du net renforcement du dollar consécutif au compte- rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).

sucre blanc pour livraison en août valait 420,50 dollars. A New

York, la livre de sucre

SOJA

Le boisseau de soja pour juillet, là encore le plus échangé, coûtait 10,6775

brut pour livraison en

mai valait 14,31 cents

dollars.

CACAO

MÉTAUX DE BASE

OR

A

Londres, la tonne de

Les cours des métaux industriels ont déchanté à partir de mercredi, sur fond de nette appréciation du dollar, avant de se reprendre vendredi, dans le sillage d’un pétrole revigoré. Sur le LME, la tonne de cuivre pour livraison dans trois mois s’échangeait à 4.623,50 dollars vendredi à 12H10 GMT, l’aluminium valait

Sur le London BullionMarket, l’once d’or

a

terminé à 1.254,20

cacao pour livraison en juillet valait 2.153 livres sterling. A New York, la tonne pour livraison en juillet valait 2.893 dollars

dollars vendredi au

fixing du soir.

ARGENT

CÉRÉALES

L’once d’argent a clôturé

Les cours du maïs et du

à

16,56 dollars.

soja sont montés cette semaine, à Chicago,

PLATINE/PALLADIUM

 

profitant des inquiétudes persistantes sur les récoltes sud-américaines

Sur le London Platinum and Palladium Market, l’once de platine a fini à

et

d’un temps mitigé aux

1.569 dollars la tonne, le plomb valait 1.697 dollars la tonne, l’étain valait 16.400 dollars la

1.025. L’once de palladium a terminé pour sa part à 567 dollars.

Etats-Unis, et ont entraîné avec eux les prix du blé.

LA SEMAINE ÉCO

LA SEMAINE ÉCO

d’El Kadi Ihsane

d’El Kadi Ihsane

L’Algérie sans «Fikra 2016» scrute encore une embellie dans «le trou d’air»

LA REMONTÉE DES COURS DU PÉTROLE VERS LES 50 DOLLARS EXHUME DÉJÀ LE SCÉNARIO DU «TROU D’AIR» MAÎTRISABLE. C’est en gros le scénario youssoufiste de la gestion du contrechoc pétrolier. Du nom de Youcef

Yousfi, le successeur de Chakib Khelil au ministère de l’Energie

et toujours conseiller à la présidence de la République, et de

l’idée que le budget de l’Etat peut faire le dos rond durant une

année ou deux avant de retrouver des niveaux de revenus énergétiques proches de ceux d’avant juin 2014, point de départ de la baisse des cours. Le pronostic trop rassurant

de l’ancien ministre de l’Energie lui a coûté son poste en mai 2015. Depuis, le gouvernement a bien compris à ses dépens que le trou d’air est une dépression saisonnière. Elle

a déjà laminé le Fonds de régulation des recettes (FRR). Elle menace les réserves de change des 24 prochains mois. Mais

tout cela demeure maîtrisable à l’échelle du temps politique du 4 e mandat. L’horizon temporel au-delà de 2019, n’est pas «uploadé» dans les données traitées. Sauf si le gouvernement écoute le professeur Mourad Preure, qui a pronostiqué cette semaine sur RadioM un choc haussier d’ici à la fin de

la décennie en cours. Pourquoi un tel choc ? Parce que les

investissements dans l’industrie pétrolière mondiale se sont divisés par deux, entre leur pic de 2013 et maintenant. Leur faiblesse amplifiera donc la remontée des cours lorsque tous les excédents de l’offre auront été épongés d’ici 18 à 24 mois. La théorie du trou d’air passager peut dilater ou rétrécir son espace temps tous les trimestres. Elle reste vivante. Mais, prévient tout de même Mourad Preure, elle ne protège pas l’Algérie de l’autre danger caché derrière la crise des prix. Celui du déclin historique de l’Algérie comme exportateur net de gaz naturel. Le retour de l’activité complète de Tiguentourine et du train de liquéfaction rénové de Skikda a

juste amorti la chute en 2015. Sonatrach n’exporte pas plus de

45 milliards de m3 de gaz naturel par an, à comparer aux 85 milliards de m3 prévisionnels pour 2012 avancés par Chakib Khelil en 2007. La faute, bien sûr à la croissance hors norme de la consommation domestique d’électricité.

LE PROFESSEUR PREURE TIRE TOUS LES CONSTATS :

gaspillage énergétique, perte de parts de marché gazier en Europe, empreinte carbone surdimensionnée, effet d’éviction sur le recours aux énergies renouvelables. Mais se refuse, par fidélité à son extraction populaire, à la conclusion qui s’insinue au bout de ce bilan. Pour changer de modèle domestique de consommation d’énergie il faut rendre moins chère l’énergie fossile, dans la génération de

l’électricité et dans les transports. Au fond, c’est exactement la même conclusion conservatrice à laquelle se refuse d’aller la gouvernance Bouteflika. Mais pas pour les mêmes raisons que celles, honorables, de Mourad Preure. Il ne faut pas toucher significativement le système des subventions indirectes à l’énergie pour ne pas risquer de déstabiliser la base clientéliste du régime. Dans un tel contexte, l’idée d’un

trou d’air des prix pétroliers de deux ans et demi qui finirait fin 2017 par un choc haussier va avoir beaucoup de supporters dans l’entourage présidentiel. Il est donc possible de tenir encore un peu. Sans rien sacrifier d’essentiel. Surtout pas le droit à gaspiller du carburant et de l’électricité générée par le gaz. Il y a certes eu une première hausse de l’un et de l’autre dans la LF de 2016. Elle n’a jamais été clairement présentée sur une trajectoire budgétaire de trois ou de cinq ans comme un plan de réduction durable de la subvention. Tout va donc continuer de dépendre de la lecture de la conjoncture pétrolière trimestre après trimestre. Et tourner le dos au pronostic de moyen terme : avec cette croissance de la consommation énergétique l’Algérie cessera d’exporter du

gaz naturel dans 12 à 15 ans.

C’EST UNE DONNÉE ESSENTIELLE DANS LE MANAGEMENT STRATÉGIQUE QU’ENSEIGNENT TOUTES LES HAUTES ÉCOLES DE COMMERCE. Lorsque le marché se retourne négativement que les ventes et le chiffre d’affaires d’une entreprise baissent, il ne faut surtout pas céder à la tentation la plus commune chez les managers, couper dans les dépenses de communication. L’Algérie n’a jamais eu de budget de communication pour traiter de son image. Cela s’observe régulièrement lorsque des étrangers arrivent pour la première fois à Alger et sont, immanquablement ébranlés par la beauté de la ville, et le peu de publicité qu’ils ont rencontrée sur cette beauté. Mais le pays a commencé à chercher à changer timidement son image sinistrée depuis que l’événement Fikra s’y est attelé en 2013. Le grand-messe qui invitait par centaines des VIP nationaux et mondiaux à venir disserter ou écouter l’Algérie qui rayonne, a subi le contrechoc pétrolier. Pas de Fikra avec un baril à 45 dollars. Les sponsors de Fikra, privé et parapublic ont fait l’inverse de la recommandation des écoles de commerce. Ils ont coupé dans la communication. Pourtant le gouvernement prétend hisser le tourisme au rang de priorité dans la politique de diversification. Sa politique des évènements n’a pas changé d’un iota. Ils sont quasi systématiquement évincés d’Algérie. Même lorsqu’ils sont « amis » comme Fikra. Que dire alors du Forum Social Maghrébin qui devait tenir des journées d’études sur les mouvements migratoires et qui s’est vu refuser, à travers le CLA, l’autorisation de tenir cette activité à Bejaia l’été prochain. Le Maroc l’accueillera. Le gouvernement maintien toujours l’Algérie en mode fermeture au monde, lorsqu’il s’agit du mouvement des personnes. De ce point de vue, au moins de celui là, Amar Saadani a tort. Bouteflika n’a pas libéré les algériens de la main mise du DRS. Ils se rejoignent sur le dossier.

PHOTO : DR

PHOTO : ELWATAN

El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 16

CULTURE

SAMY BENCHEIKH EL HOCINE, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ONDA

«Plaintes contre les chaînes TV qui ne respectent paslesdroitsd’auteurs»

Deux millions de supports d’œuvres piratées seront détruits aujourd’hui au Palais de la culture, à Alger.

S amy Bencheikh El Hocine, directeur général de l’Office national des droits d’auteur (ONDA), est en colère. «Je

déclare la guerre aux chaînes de télé- vision privées qui ne respectent pas les droits d’auteurs et qui n’ont pas engagé de démarches pour se confor- mer à la législation. Je vais introduire des plaintes en référé auprès de la justice contre ces chaînes parce qu’il y va de l’image et de la réputation de l’Algérie en tant qu’Etat. Ces plaintes visent à stopper l’exercice de ces chaînes en Algérie», a-t-il annoncé, hier, lors d’une conférence de presse au club Aïssa Messaoudi de la Radio nationale à Alger. «Ces chaînes ne respectent pas la loi algérienne, pié- tinent les droits d’auteurs et sont en train de fouler aux pieds l’Algérie. Diffuser un film récent, relève de l’irresponsabilité. Imaginons que les maisons de production américaines déposent plainte auprès des instances internationales à Genève, à Paris ou à Tunis, l’Algérie le payera chèrement. On ne dira pas que les chaînes privées diffusent à partir de la Jordanie ou des Emirats. Elles sont algériennes et ont des studios et des personnels en Algé- rie. Elles engagent donc l’Etat algé- rien devant la communauté internatio- nale. Nous avons envoyé des mises en demeure et des procès-verbaux à ces chaînes, sans résultat», a-t-il appuyé. Samy Bencheikh El Hocine a précisé que seules Dzaïr TV, Dzaïr News et Ennahar TV ont régularisé leur situa- tion vis-à-vis de l’ONDA. Selon lui, l’ONDA mène un travail de sensibili-

PHOTO : DR
PHOTO : DR

Le directeur général de l’ONDA menace de recourir à la justice contre les chaînes privées qui violent les droits d’auteurs

sation auprès de la société civile, des étudiants, des jeunes sur l’importance de respecter les droits des artistes, des auteurs et des producteurs. «Nous menons une lutte quotidienne pour défendre les droits d’auteurs et les droits voisins. Des contrôles sont faits sur le terrain à travers la saisie de tous les supports, CD, DVD, VCD, qui ne sont pas autorisés par l’ONDA. La vente et la distribution d’un support non autorisé signifient que l’artiste ne peut rien percevoir de ses droits. Nos contrôleurs assermentés éta- blissent des PV qui sont reconnus par la justice comme ceux de l’officier de police. Ils font le tour du pays», a-t-il dit. Les contrôleurs de l’ONDA ont saisi dernièrement à Bab El Oued,

à Alger, 28 000 DVD piratés, avec l’aide de la police. «Nous avons établi un plan pour combattre le piratage sur internet et le téléchargement illé- gal de films et d’œuvres musicales», a-t-il souligné. L’ONDA est devenu membre du conseil d’administration de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (Cisac). «Nous sommes leaders dans le monde arabe et en Afrique. Nous assurons des formations sur la protec- tion des droits d’auteurs. Nous avons enregistré une croissance de 23% de nos résultats avec l’aide de la presse», a-t-il dit. Le président de la Cisac, le Français Jean-Michel Jarre, est à Alger pour assister, aujourd’hui au palais de la culture Moufdi Zakaria, au

Forum international sur la lutte contre le piratage en présence notamment des représentants de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et de la Pacsa (Pan-Afri- can Composers and Songwriters Al- liance). «Nous avons demandé au chanteur Lounis Aït Menguelatt d’in- tervenir lors de ce forum pour évoquer les atteintes aux droits des artistes algériens. Et, à la faveur de ce forum, nous allons procéder à la destruction de 2 millions de supports contrefaits sous le thème : ‘Dites non au piratage des œuvres’», a précisé Samy Ben- cheikh. Ahlem Mosteghanemi, Hayet Zerrouk et Mohamed Adjaïmi ont été sollicités pour mener cette campagne. Le directeur général de l’ONDA a relevé que 45% des préoccupations des pays qui négocient avec l’Algérie l’accession à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sont liées au respect de la propriété intellectuelle et aux droits des logiciels et des œuvres cinématographiques. «L’Algé- rie doit envoyer des signaux forts à la communauté international sur la lutte contre le piratage et le respect des droits d’auteurs», a-t-il insisté. Oran, Mostaganem, Annaba, Souk Ahras, Batna, Bordj Bou Arréridj et Constantine seraient les «foyers» où la distribution des œuvres piratées est la plus présente. «Nous avons établi une cartographie nationale des atteintes aux droits d’auteurs et du piratage. Ces régions sont les plus visibles. Nous avons adopté des mécanismes de veille pour avoir toute l’informa- tion», a-t-il indiqué. Fayçal Métaoui

FESTIVAL MAWAZINE À RABAT (MAROC)

Iggy populaire

Rabat (Maroc) De notre envoyé spécial

I ggy Azalea, 26 ans, a prouvé à des dizaines de milliers de personnes qu’elle ne faisait pas de la figuration et qu’elle n’était pas aux antipodes du rap. Elle a montré qu’elle est une hip-hopper mais pas une caricature très «hipster». C’est qu’Iggy Azalea est et sera dans la place. Bien qu’elle détonne avec le profil caractéristique de la planète du rap. Car blonde, grande, mannequin et australienne de surcroît, c’est une rappeuse à la peau blanche mais à l’âme noire. Une sister soul. Dont acte ! Et elle a toasté avec ses tripes accompagnée d’un possee (collectif) dans la culture urbaine hip-hop regroupant quatre danseuses, des B-girls (par opposition aux B-boys), deux cho- ristes et un DJ aux manettes. Connue pour ses affriolantes tenues de scène, Iggy Azalea n’a pas dérogé à sa tradition à l’image de son hit «fancy» (huppé, classe). Elle arborera un mini short noir, des bottes à lacets, un corset et une longue natte. Un total look d’amazone. Une sorte d’Eminem féminin qui interprétera une tracklist comptant des titres à succès tels que Black Widow, Work, Azillion, Beg For It, Murda Bizness, Fancy, All Hands on deck, Beg For It, Beat Down, Bounce, My World, Pu$$y (lettre S du dollar), Iggy SZN ou encore Team, son nouveau single issu de l’album Digital Distorsion qui sortira à la fin de la semaine prochaine. Et ce avec ce flow, cette balistique verbale, cette rage et par inter- mittence, avec cette coquetterie scénique : Iggy Aza- lea tirant et exhibant sa tresse d’une manière insolente. Un gimmick ostentatoire propre aux battles (joutes lyriques du rap). «J’ai été influencée par la rappeuse Lil Kim et Eve quand elle avait fait ce duo avec Gwen

Lil Kim et Eve quand elle avait fait ce duo avec Gwen La chanteuse australienne Iggy

La chanteuse australienne Iggy Azalea a effectué un passage très remarqué

Stefani», nous confiera-t-elle. La scène de Bouregreg dédiée à la musique africaine a accueilli un grand Monsieur du jazz mais d’une humi- lité forçant le respect, l’Américain Marcus Miller, le fameux bassiste, multi-instrumentiste et producteur ayant joué avec le légendaire Miles Davis, Herbie Hancock, Dizzy Gillespie, Wayane Shorter, Eric Clap- ton, Roberta Flack, Aretha Franklin, Paul Simon, Eric Clapton, George Benson, Al Jarreau, Chaka Kahan, Snoop Dogg ou encore Paul Simon.

MARCUS MILLER, UNE LÉGENDE À BOUREGREG Un pedigree impressionnant allant de Frank Sinatra à Elton John en passant par LL Cool J., Marcus Miller a livré une prestation de choix, sans fioriture mais avec justesse. Son line-up : un batteur, un claviériste, un saxophoniste, une trompettiste et lui à la basse. Le public tout ouïe a apprécié les titres Panther, Hylife, B’s River, Son of Macbeth, Cherokee, Blast ou encore Frankenstein. Mais il y eut des moments forts quand Marcus et sa formation ont exécuté Gorée (Go-ray) parlant d’esclavagisme, Jean-Pierre de Miles Davis

et Papa Was A Rolling Stone des Temptations. Un

hommage à l’âge d’or du label Tamla Motown très cher à Berry Gordy ayant vu l’explosion de chanteurs

commeStevieWonder, DianaRossandTheSupremes, Marvin Gaye ou encore The Jackson Five. «Vous allez

écouter la line de basse la plus cool de l’histoire. C’est celle de Papa Was A Rolling Stone», présentera-t-il le fameux titre mais avec une touche personnelle jazzy

où Marcus Miller fera montre de dextérité. Ce slide

d’une tablature exceptionnelle. A la fin du concert, il

sera rejoint par deux grands maîtres du gnaoua. Les maâlem Hamid Kasri et Maalem Marchane pour un

moment d’anthologie où le guembri gnaoui (guitare traditionnelle) donnait la réplique aux cordes basses. Le leitmotiv de Mawazine est : musiques du monde… sans frontières. Un langage universel.

A

Salé, le crooner de Marrakech, Rhany, a enflammé

la

foule avec ses rythmes endiablés puisés et inspirés

des sonorités latino-américaines. Ayant enregistré dès

les années 1990 à Cuba, il est un fervent adepte du one-man-show. Son spectacle, couronné de succès, a permis à ce grand fan d’Elvis de chanter. K. Smaïl

CLÔTURE DU FESTIVAL CULTUREL EUROPÉEN

SUPERBE

PERFORMANCE

CROATE

DU FESTIVAL CULTUREL EUROPÉEN SUPERBE PERFORMANCE CROATE U ne clôture en beauté croate. La 17 e

U ne clôture en beauté croate. La 17 e édition du Festival cultu-

rel européen d’Alger a baissé rideau avant-hier sur une superbe perfor-

mance de musique classique du Trio Mediterraneo venu de la coquette

ville Split. Le public, qui a prati- quement rempli la mythique salle

Ibn Khaldoun à Alger, a été gra-

cieusement servi. Sur scène, Ana Domancic à la flûte, Alina Guba-

jdullina au violon et Mihovil Karuza

à la violoncelle ont magistralement

transporté le public dans un voyage

à travers le temps en interprétant des œuvres du XVIII e siècle et une du

XIX e . Un voyage dans les profon-

deurs artistiques slaves. Le grand compositeur croate du XX e siècle, Rudolf Matz, a été remis au goût

du jour, mis à l’honneur par le trio

qui traverse la Méditerranée en éli-

minant toutes les frontières, comme

seule la musique sait le faire. Mené par la flûtiste Ana Domancic,

qui est aussi professeur à l’Aca-

démie des arts de l’université de

Split, le virtuose Trio Mediterraneo

a régalé le public algérois avec des

morceaux de musique classique. «Les échanges, et plus particu- lièrement les échanges culturels, sont très importants et les seuls qui vont garantir la paix dans le futur. C’est pour cela que plus de Croates devraient venir en Algérie, mais aussi des Algériens en Croatie.

Il faut œuvrer pour que les échanges entre deux pays soient plus grands»,

a affirmé Ana avant de lancer son

groupe dans l’extraordinaire bain musical méditerranéen. La courte soirée croate a été riche en émo- tions que seules les notes peuvent réveiller. Et coïncidence heureuse pour les Croates d’Algérie et leurs amis d’ici, l’événement marque le début des festivités célébrant le

25 e anniversaire de l’indépendance

de la république de Croatie, cette

belle république résistante qui do- mine l’Adriatique. La Croatie, tout comme la Bosnie-Herzégovine, est

née dans la douleur face à la ten-

dance hégémonique de la Serbie de

Slobodan Milosevic. Au carrefour

des civilisations qui ont jalonné

la Méditerranée et aux influences slaves et qui plonge ses racines dans les profondeurs du Danube, la Croatie fait partie de ces pays qui incarnent les valeurs d’ouverture

et de tolérance. Avec l’Algérie, elle

entretient des liens d’amitiés et de solidarité forts même si au niveau

politique ce lien peine à trouver une

expression à la hauteur des ambi- tions des deux pays. Il est temps que les politiques se mettent au rythme de cette belle musique du Trio Medi-

Hacen O.

terraneo.

El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 17

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La coopérative El Amel Les Grands Vents Ouled Fayet

Le bureau de gestion rappelle et prie :

M. Ould Amri Mohamed

Mme Mabarki Fatiha

M.

Dehmani Hakim

M.

Boumadani Amara

Mme Tanem Sabiha M Benzamia Mammaâr

M. Naffaâ Sid Ali

de se rapprocher dans les délais de 08 jours à partir de la publication de cet avis pour la régularisation de leur situation. Au-delà de ce délai, la coopérative et le bureau de gestion dégagent toute res- ponsabilité et se verront dans l'obligation d'appliquer les décisions prévues par la loi.

Le bureau de gestion

La coopérative El Amel Les Grands Vents Ouled Fayet Le bureau de gestion informe et
La coopérative
El Amel Les Grands Vents
Ouled Fayet
Le bureau de gestion informe et invite
tous les coopérateurs à l'assemblée
générale ordinaire qui se tiendra jeudi
02.06.2016 à 14h00 sur le site de la
coopérative, en présence d'un huissier
de justice.
L'ordre du jour
1) Bilan moral et fi nancier
2) Élection de nouveaux membres
au sein du bureau de gestion
3) Évolution de la situation et prise
de décisions collégiales.
La présence de tous est obligatoire.
Cordialement
Le bureau de gestion

Condoléances

Le conseil d'administration, le directeur général et l'ensemble du personnel de l' IFB (ex-SIBF), très affectés par le décès de

Saad Hocine

ex-président et membre du conseil d'administration de l'I.F.B présentent à toute sa famille leurs sincères condoléances et l'assurent en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie. Puisse Dieu accueillir le défunt en Son Vaste Paradis.

en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie. Puisse Dieu accueillir le défunt en Son Vaste

Condoléances

Très affecté par le décès de leur collègue et ami

Medjahed

Djilali

l'ensemble du personnel de la société Sorfert Algérie SPA présente à la famille du défunt ses sincères condoléances et l'assure de sa profonde compassion. Puisse Dieu le Tout-Puissant accueillir le défunt en Son Vaste Paradis. "A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons."

El WatanDieu nous appartenons et à Lui nous retournons." Pour toutes vos annonces publicitaires à TIARET une

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Maison de la presse Centre Ali Maâchi, Tél. / Fax : (07) 42.83.08

la presse Centre Ali Maâchi, Tél. / Fax : (07) 42.83.08 Condoléances Suite au décès de

Condoléances

Suite au décès de Saad Hocine le 19 mai, tous ses anciens collègues de la BNA Ghermoul présentent à sa famille leurs sincères condoléances. "A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons."

Remerciements

Très touchée par les nombreuses marques de sympathie et d'affection qui lui ont été témoignées lors du décès de sa fille Nylda survenu le 12 mai 2016, la famille Talbi remercie sincèrement toutes les personnes qui, par leur présence, se sont associées à sa peine.

la famille Talbi remercie sincèrement toutes les personnes qui, par leur présence, se sont associées à
qui, par leur présence, se sont associées à sa peine. Condoléances M. Medani Slimane, président-directeur

Condoléances

M. Medani Slimane, président-directeur général, les membres du Conseil d'administration, le président du Comité de participation, le secrétaire général du syndicat et l'ensemble des travailleurs de l'EPE URBA Blida, profondément touchés par le décès de la belle-mère de M. Teboune Abdelmadjid ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la ville présentent à ce dernier ainsi qu'à l'ensemble de sa famille leurs sincères condoléances et les assurent en cette douloureuse circonstance de leur profonde sympathie. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l'accueillir en Son Vaste Paradis. "A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons."

40 e jour Le 14 avril 2016 nous a quittés à jamais notre bien-aimé père,
40 e jour
Le 14 avril 2016 nous a
quittés à jamais notre
bien-aimé père, époux,
frère et ami
Maghni Taïb
ancien responsable à
l’ENAB, suite à une
longue maladie.
En cette date commémorative du 22/05/2016
date du 40 e jour de son décès, toute la
famille Maghni, ses enfants et sa femme
remercient tous ceux qui ont compati à
leur douleur et les prient d’avoir une pieuse
pensée à sa mémoire, en priant Dieu le
Tout-Puissant d’accorder au défunt Sa Sainte
Miséricorde. «A Dieu nous appartenons et
à Lui nous retournons.» Repose en paix cher
Taïb.
Tes enfants et ta femme qui ne t’oublie-
ront jamais.
Pensée Cela fait cinq ans, le 09 mai 2011, que nous a quittés pour un
Pensée
Cela fait cinq
ans, le 09 mai
2011, que nous
a quittés pour
un monde
meilleur notre
cher père et
grand-père
le moudjahid
Maloum Akli
survenu à l'âge de 71 ans.
En ce douloureux souvenir, nous
demandons à tous ceux qui l'ont
connu et aimé d'avoir une pieuse
pensée à sa mémoire.
Son épouse
et ses enfants

Condoléances

Attristé par le décès de

la mère de M. Benhada Mohamed, agent agréé de Kia Motors

le directeur général de Kia Motors Algérie lui présente ainsi qu’à l’ensemble de sa famille et à ses proches ses sincères condoléances et les assure en cette douloureuse circonstance de sa profonde sym- pathie. Que Dieu accorde à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis "A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournerons."

Condoléances

L'ensemble du personnel des laboratoires Merinal, profondément affecté par le décès du père de son cher collègue Cherif Amine lui présente en cette pénible circonstance ainsi qu'à toute sa famille ses plus sincères condoléances et les assure de sa profonde compassion. Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis. "A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons."

El Watan - Lundi 23 mai 2016 - 18

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