e

SVT-3

-/S
-/
Sciences de la Vie et de la Terre-/
erre-/-programm
mme
e 2008

LIVRE DU PROFESSEUR

Coordinateur
Roland Calderon
Les auteurs
Vincent Béranger
Professeur à Paris
Louis-Marie Couteleau
Professeur à Paris
Mathieu Goirand
Professeur à Marseille
Nathalie Ray-Icard
Professeur à Noyon
Kristof Seys
Professeur à Paris
Roger Stamégna
Professeur à Velaux
Benjamin Tello
Professeur à Marseille

Conception de la couverture : Christian Dubuis Santini © Agence Mercure
Mise en page et schémas : SG Production

« Le photocopillage, c'est l'usage abusif et collectif de la photocopie sans autorisation des auteurs et des éditeurs. Largement répandu dans les établissements d'enseignement, le
photocopillage menace l'avenir du livre, car il met en danger son équilibre économique. Il prive les auteurs d'une juste rémunération. En dehors de l'usage privé du copiste, toute
reproduction totale ou partielle de cet ouvrage est interdite. »
« La loi du 11 mars 1957 n'autorisant, au terme des alinéas 2 et 3 de l'article 41, d'une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et
non destinées à une utilisation collective » et, d'autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d'exemple et d'illustration, « toute représentation ou reproduction
intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite. » (alinéa 1er de l'article 40) - « Cette représentation ou reproduction,
par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. »

© Les Éditions Didier, Paris 2008

ISBN 978-2-278-06318-5
Achevé d’imprimer en août 2008 par Jouve - Dépôt légal : 6318/01

Imprimé en France

SOMMAIRE
Partie 1

GÉNÉTIQUE

CHAPITRE 1

L’HÉRÉDITÉ HUMAINE ................................................................................................

5

CHAPITRE 2

LES CHROMOSOMES, SUPPORTS DE L’HÉRÉDITÉ ...................................

19

CHAPITRE 3

INFORMATION GÉNÉTIQUE ET DIVISION CELLULAIRE ..........................

31

CHAPITRE 4

ORIGINE DE LA DIVERSITÉ DES ÊTRES HUMAINS ..................................

43

Partie 2

ÉVOLUTION

CHAPITRE 5

AU COURS DU TEMPS, DES PEUPLEMENTS QUI CHANGENT ..................

55

CHAPITRE 6

L’ÉVOLUTION DES ÊTRES VIVANTS ................................................................................

67

CHAPITRE 7

ÉVOLUTION BIOLOGIQUE ET ENVIRONNEMENT .........................................

83

Partie 3

IMMUNOLOGIE

CHAPITRE 8

LE RISQUE INFECTIEUX .............................................................................................

CHAPITRE 9

DÉFENSE DE L’ORGANISME ET SYSTÈME IMMUNITAIRE ........ 113

CHAPITRE 10

Partie 4

97

DES DÉRÈGLEMENTS DU SYSTÈME IMMUNITAIRE ................................ 127

RESPONSABILITÉ HUMAINE EN MATIÈRE DE SANTÉ ET D’ENVIRONNEMENT

Objectifs et organisation .............................................................................................................................. 139
Les ressources du site didiersvt.com ..................................................................................................... 141

Sommaire – 3

.

dans la construction du premier niveau d’explication concernant « l’unité de l’espèce humaine ». ● Chapitre 1 L’hérédité humaine – 5 . etc. Il faut avoir à l’esprit que les constats établis ici seront intégrés dans le premier niveau d’explication des mécanismes de l’évolution. Les connaissances dégagées au cours des quatre activités du chapitre vont servir de bases à toute cette première partie et. « l’unicité de chaque être humain » et par conséquent la diversité des individus. chromosomes et ADN. et d’aborder ainsi certaines de leurs représentations concernant l’espèce humaine. ses caractéristiques.CHAPITRE 1 L’HÉRÉDITÉ HUMAINE Dans ce premier chapitre. en particulier. l’étude de l’hérédité humaine doit permettre aux élèves d’établir des constats pour définir les caractères héréditaires et établir des liens entre caractères héréditaires. ● Les documents présentés en ouverture de ce chapitre vont permettre d’engager le dialogue avec les élèves et entre eux. la diversité des individus.

QUE DOIVENT SAVOIR LES ÉLÈVES AVANT D’ABORDER CE CHAPITRE ? Les classes précédentes auront permis d’établir des connaissances utiles à la progression comme celles relatives à « la cellule. Cette partie du programme prépare les élèves à traiter la partie : « responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement ». de mettre en évidence les variations liées à l’environnement. 6 . L E P R O G R A M M E O F F I C I E L (Extrait du B. que celles-ci soient données à l’élève ou qu’elles soient construites par lui. de cellules montrant des chromosomes. n°6 (vol 2) du 19 avril 2007. Pratiquer une démarche scientifique : observer. argumenter afin de localiser Observation microscopique le programme génétique. Ces modifications ne sont pas héréditaires. Exploiter des textes. Les caractères qui se retrouvent dans les générations successives sont des caractères héréditaires. Pratiquer une démarche scientifique : observer. les auteurs ont voulu placer les élèves dans une situation de prise d’informations. questionner. Connaissances Capacités déclinées dans une situation d’apprentissage Exemples d’activités Chaque individu présente les caractères de l’espèce avec des variations qui lui sont propres. schémas. Exploitation de résultats d’expériences de transfert de noyaux cellulaires. Il est important de faire le point sur la maîtrise de cette connaissance avant d’aborder ce tout premier chapitre. unité du vivant » et celles présentant la reproduction sexuée comme le phénomène biologique à l’origine d’un nouvel individu.fr/D0082/consult_coll_reste. Un « complément » au programme. photographies… afin de définir un caractère héréditaire. [Compétence 5] Étude d’un arbre généalogique permettant l’identification de la nature héréditaire d’un caractère. questionner afin de distinguer un caractère de l’espèce humaine et ses variations individuelles. Les facteurs environnementaux peuvent modifier certains caractères.O. Observation à partir de différents supports des caractères présentés par un individu (caractères spécifiques et variations individuelles). Ces transformations qui affectent un individu ne sont pas héréditaires. Le reste du programme est en italique. publié le 30 mai 2008. est consultable sur le site ÉduSCOL à l’adresse : http://eduscol. hors-série) Le programme présente les références au socle commun de connaissances et de compétences en caractères droits. LA PROGRESSION DANS LE CHAPITRE Au cours de ces activités.education.htm LES THÈMES DE CONVERGENCE Ce chapitre peut être intégré au thème de convergence 5 « santé » à partir d’observations sur l’impact de l’environnement sur certains caractères. Les chromosomes présents dans le noyau sont le support du programme génétique.

com/3/b2i/01. Le site : www. – en réalisant une manipulation permettant aux élèves d’obtenir. Les auteurs ont choisi la variation de la concentration en mélanine après exposition au soleil. Puis les résultats sont mis en commun. Les documents présentent les étapes d’une expérimentation sur des acétabulaires. en classe. Il faut que les élèves analysent les deux expériences proposées. ● Activité 4 : s’informer/découvrir (50 minutes) Cette activité allie dans la démarche deux modalités de prise d’informations pour découvrir le support de l’information héréditaire : – à partir de données scientifiques sur l’histoire de la découverte de l’ADN et sur les caractéristiques de cette molécule constitutive des chromosomes . ici. ● Activité 3 : raisonner et construire des connaissances (50 minutes) La connaissance qui est construite au cours de cette activité est : « l’information héréditaire est contenue dans le noyau ». sur l’action des rayons du soleil sur la peau doivent être capitalisées et reliées à la partie « responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement ». en osant les comparer aux caractères des grands singes pour. Des documents scientifiques permettent de cerner les caractères de l’espèce humaine. première étape de la construction des notions d’unité de l’espèce et de diversité des individus.Introduction et activité 1 : s’informer/découvrir (50 minutes) La première activité est une activité de prise d’informations directement liée au dialogue né de l’analyse des documents des pages 6 et 7. guidés par les questions de la page 13. Les informations acquises. ● Activité 2 : s’informer/découvrir (50 minutes) Les documents sont informatifs et les élèves doivent s’approprier deux connaissances pour découvrir l’origine des caractères d’un individu : – les caractères de l’espèce sont héréditaires : ici on s’appuie sur le caractère « couleur des cheveux » dont la transmission est visualisée dans un arbre généalogique . Chapitre 1 L’hérédité humaine – 7 . L’élève n’est pas évalué sur sa compétence à construire un arbre généalogique (ce n’est pas le programme) mais sur compétence à réaliser un document numérique en suivant des consignes d’utilisation d’outils spécifiques. ● L’ A T E L I E R B 2 i Cette activité permet à l’élève de construire ou de renforcer : ● une compétence informatique : « utiliser quelques outils d’édition et de mise en forme dans un document numérique (C. ● une compétence liée au programme de SVT : « suivre la transmission d’un caractère héréditaire ». s’en distinguer définitivement. ces modifications ne sont pas héréditaires. Après avoir caractérisé l’espèce humaine. – des caractères peuvent être modifiés par l’environnement. les élèves auront à identifier les variations observées chez des individus. de l’ADN extrait d’un tissu végétal.html propose les ressources pour réaliser cette production que l’élève pourra évaluer en se référant au document de positionnement « élève » du BO du 16 novembre 2006.3) » . Ce travail peut être réalisé simultanément par deux groupes d’élèves. peut-être.disiersvt.

c et d). les élèves prennent conscience et respectent la diversité des individus qui les entourent. . 8 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité ● S’informer pour rechercher les caractères propres à l’espèce humaine (documents a et b). ● Comparer des données chiffrées de biométrie et des photographies pour identifier les variations possibles des caractères de l’espèce humaine (documents c et d). b.activité 1 Les caractères de l’espèce humaine Objectifs visés Cette activité a pour but de replacer l’Homme au sein monde vivant en énumérant les caractères propres à l’espèce et leurs variations possibles. Connaissances construites Chaque individu présente des caractères de l’espèce avec des variations qui lui sont propres. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. cette activité contribue à accumuler des arguments permettant de réfuter des idéologies racistes (documents a. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences.

diplomatie.-C. Coppens : http://www.org/wiki/Plaque_de_Pioneer Sur les entretiens entre F. Cloarec. Le deuxième bloc permet de mettre en évidence toutes les variations des caractères de l’espèce à travers une série de photos (c) .wikipedia.gouv. Matériel et mise en œuvre Cette activité est organisée en deux blocs : – étude des caractères propres à l’espèce humaine . P. Des variations individuelles de certains caractères. la couleur de la peau et des poils et la masse sont très variables chez l’Homme.-J. un cerveau développé . Jeulin Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. Chapitre 1 L’hérédité humaine – 9 . l’utilisation de ce document historique peut permettre d’ouvrir un débat sur le choix de cette image par la Nasa. il est possible de faire appel aux connaissances des élèves mais aussi à l’étude des individus de la classe. Le deuxième document (b) est un extrait d’un entretien entre deux scientifiques. 2 : La taille. un langage articulé. ce sont les caractères de l’espèce.-N. il est aussi possible de faire appel au vécu des élèves. il permet de préciser les caractères propres à l’espèce par la comparaison avec les grands singes. A. Ressources (bibliomédiagraphie) Des ouvrages généraux pour le professeur et pour les élèves (pour le CDI) P. le langage articulé et élaboré. Aux origines de l’humanité. En effet l’homme et la femme de la plaque sur la sonde sont une synthèse des principaux types d’humain. Fayard. Picq et Y. 2001 Des sites internet Sur la sonde Pionner : http://fr. Des données de biométrie (d) invitent à discuter avec les élèves de la grande diversité des êtres humains et à argumenter en faveur du respect et de la tolérance (compétences 5 et 6 du socle commun). un cerveau développé et permettant des opérations complexes. Coppens. J. Le premier document (a) permet de réfléchir au choix de l’image d’un humain « type ». expliquent les différences observées au sein de la population humaine. – étude des variations individuelles au sein de l’espèce humaine. comme la taille. Raynal. la teinte de la peau. dans ce cas. Unité et diversité des êtres humains. Notion de génétique humaine. Pour le premier bloc. Picq et Y. 3 : Tous les hommes possèdent en commun la bipédie.html Des vidéogrammes J. Videaud.fr/fr/france_829/labelfrance_5343/les-themes_5497/sciences-humaines_ 13695/anthropologie_14466/les-grands-singes-sontporteurs-une-partie-nos-origines-entretien-avec-yvescoppens-pascal-picq-no-46-2002_36915. J.• Réponses aux questions posées 1 : Les caractères propres à l’espèce humaine sont : la bipédie complète et permanente. Auclair. Proust.

activité 2 L’origine des caractères d’un individu Objectifs visés Cette activité permet aux élèves de comprendre l’origine des caractères de chaque individu ainsi que leurs modifications possibles. ● Raisonner pour faire un lien entre un caractère et sa variation possible au cours de la vie (documents c et d). Les facteurs environnementaux peuvent modifier certains caractères. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. Elle contribue aussi à la réflexion sur les risques pour la santé liés à l’exposition au soleil (documents c et d). 10 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Raisonner pour proposer une hypothèse explicative au problème de l’origine des caractères (documents a et b). . cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité d’exploiter des documents pour mettre en évidence l’importance de l’environnement sur les variations de certains caractères. Ces modifications ne sont pas héréditaires. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. Connaissances construites Les caractères qui se retrouvent dans des générations successives sont des caractères héréditaires. cette activité contribue à l’éducation à la santé.

Nous naissons avec un type de peau particulier. Elle-même avait hérité de son père ce caractère particulier. hors série. Ceux-ci permettent aux élèves de prendre conscience de l’impact de l’environnement sur l’expression des caractères mais aussi sur les risques sanitaires liés au soleil (compétence 6 du cycle commun). de Tanger. Jamais trop tard Eds. Poitrenaud. Le texte (document e) sensibilise les élèves à la fonction de la mélanine et surtout à l’importance d’une protection adaptée malgré la présence de mélanine. Esther a les yeux verts. 1996 Des ouvrages généraux pour les élèves (pour le CDI) Sciences et vie junior. Les enjeux de la génétique. Videaud. le tableau (document d) présente la classification des principaux phototypes et les risques sanitaires associés.-C. 2007 Des sites internet Sur les risques sanitaires et le soleil : http://www. le caractère « roux ». Pemf. elles sont réversibles et non héréditaires.-N. la concentration en mélanine dans l’épiderme. A.sante. Il s’agit dans ce cas de montrer la double origine des caractères exprimés par les individus. Chapitre 1 L’hérédité humaine – 11 . Ressources (bibliomédiagraphie) Des ouvrages généraux pour le professeur J. Les caractères de l’espèce et leurs variations individuelles sont héréditaires. 2 : Plus l’exposition au soleil est prolongée. Delobbe. On peut cependant observer des variations de certains caractères au cours de la vie. Jeulin Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. Des facteurs environnementaux influent donc sur certains caractères.gouv. 3 : Le bronzage n’est pas héréditaire car il est lié au temps d’exposition au soleil. Masson. 2002 T. G. A. – l’étude des caractères modifiés par les facteurs de l’environnement. ces modifications de caractères ne sont pas instantanées. Il donne aussi les codes de construction d’un arbre généalogique qui seront repris dans les exercices et dans l’activité B2i proposée en fin de chapitre. 4 : L’étude des arbres généalogiques montre que certains caractères se retrouvent chez plusieurs individus d’une même famille.htm Des vidéogrammes J. par exemple.• Réponses aux questions posées 1 : Le caractère « cheveux roux » de Sabine a pour origine sa mère Agnès. Abrégé de génétique. Le document c présente la coupe schématique de la peau et localise le lieu de synthèse de la mélanine. et c’est cette caractéristique qui est transmise et non pas les variations liées aux facteurs de l’environnement. Proust. C. Cloarec. Petit. Rossignol. L’origine des caractères d’un individu se situe donc chez les ancêtres. plus la couleur de la peau est foncée. Matériel et mise en œuvre Cette activité est organisée en deux blocs : – l’étude des caractères individuels transmis de génération en génération . n° 70 (octobre 2007) R. J. il y a transmission de caractères au fil des générations. sur trois générations. Delobbe.-L. varie en fonction de l’exposition au soleil. Cette couleur s’éclaircit quelques jours après la fin de l’exposition au soleil. Le deuxième bloc apporte une grande quantité de documents informatifs. Le premier bloc de documents permet à travers une photo (document a) et un arbre généalogique (document b) de montrer la filiation d’un caractère particulier. L’ensemble des documents de ce bloc a été construit à partir du site gouvernemental de sensibilisation aux risques liés à l’exposition au soleil.fr/htm/dossiers/bronzage_uv/ risques. Information génétique I.

questionner. cette activité contribue à pratiquer une démarche scientifique pour localiser le programme génétique (documents a. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. argumenter pour relier noyau et information héréditaire). Identifier et éprouver une hypothèse pour résoudre le problème posé (documents b et c).activité 3 Le lieu de stockage de l’information héréditaire Objectifs visés Cette activité permet aux élèves de découvrir la localisation du support des informations héréditaires. Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Identifier un problème scientifique (document a). 12 Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. cette activité contribue à la présentation claire des différentes étapes de la démarche scientifique (observer. ● ● Connaissances construites Les informations héréditaires sont localisées dans le noyau. b et c). .

C’est l’occasion de discuter de l’éthique de l’expérimentation sur toutes les espèces vivantes (compétence 7). 2 : Le stockage de l’information héréditaire se situe dans le noyau de la cellule.fr/biotic/procreat/clonage/html/ ReconstitutionEmbryons. – la validation de l’hypothèse par l’expérimentation . – la réponse provisoire au problème. on observe l’importance du noyau dans la régénération de la cellule de l’acétabulaire. 4 : Les expériences réalisées au laboratoire sur les acétabulaires permettent de localiser le lieu où sont stockées les informations héréditaires : elles sont situées dans le noyau des cellules.fr/svt/Exo/EXo2/nucleo_cyto/acetab/exo_acetab.ac-creteil. Le choix de cette expérience sur les végétaux alors que le chapitre traite de l’Homme doit permettre aux élèves de généraliser les découvertes sur l’ensemble du monde vivant et montre les limites de l’expérimentation. Matériel et mise en œuvre Cette activité est construite pour présenter aux élèves les différentes étapes de la démarche scientifique : – la problématisation . 1930) les élèves découvrent toutes les étapes de la démarche scientifique en localisant dans le noyau le lieu de stockage de l’information héréditaire. on vérifie l’importance du noyau dans la transmission des caractéristiques de l’acétabulaire et donc le stockage de cette information dans le noyau.inrp. elle est associée à une petite fiche de présentation de l’algue. Dans l’expérience 2. Le document suivant montre l’importance du noyau dans la régénération des parties sectionnées et le dernier document valide l’hypothèse de la localisation de l’information héréditaire dans le noyau. Le document a est une photo. Chapitre 1 L’hérédité humaine – 13 .htm • sur le transfert de noyau et le clonage (inrp) : http://www.htm Pour aller plus loin : • sur l’expérience de transferts de noyaux sur l’amibe : http://www. À travers cette série d’expériences historiques (Joachim Hammerling.ac-creteil. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 11 Des sites internet Sur l’expérience de transferts de noyaux sur l’acétabulaire : http://www. 3 : Dans l’expérience 1.fr/svt/Exo/EXo2/nucleo_cyto/ amibe/exo_amibes. Il est possible de transférer ces découvertes à partir des expériences sur le transfert du noyau chez les amibes (voir les sites Internet présentés ci-dessous).htm Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. – la recherche d’une hypothèse .• Réponses aux questions posées 1 : Les scientifiques recherchent le lieu de stockage de l’information héréditaire.

cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité de manipuler et de respecter les consignes d’une fiche technique (document c). ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. les chromosomes constitués d’ADN. L’ADN est une molécule qui se pelotonne lors de la division cellulaire.activité 4 Le support de l’information héréditaire dans le noyau Objectifs visés Cette activité permet aux élèves de découvrir le support des informations héréditaires. Connaissances construites Le support des informations héréditaires sont les chromosomes présents dans le noyau. Chaque chromosome est constitué d’ADN. ce qui rend visibles les chromosomes. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. ainsi que de suivre un protocole d’extraction de l’ADN. ● Comparer le contenu du noyau d’une cellule qui ne se divise pas et d’une cellule qui se divise (document b). . 14 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité S’informer de la constitution du noyau et du support de l’information génétique (document a). cette activité contribue à la connaissance des caractéristiques du vivant.

kiwi…) ou animaux (foie…).HTM Sur le principe de la coloration de Feulgen : http://histologie. 5) Placer les apex racinaires entre une lame et une lamelle dans de l’acide éthanoïque à 45 %. Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. molécule informative. Jeulin (extrait de Information génétique I. la molécule d’ADN est pelotonnée et les chromosomes deviennent distinguables. 2) Placer le tamis dans un verre de montre contenant de l’acide chlorhydrique 1M à 60 °C pendant 12 minutes. 3) Transférer le tamis dans un verre de montre vide et rincer les apex racinaires avec de l’eau distillée. L’étape 3 permet la récupération uniquement de l’ADN. 2 : L’étape 1 entraîne la dissociation des cellules du tissu végétal.com/pages/coloration_ feulgen. 1) Placer les apex racinaires d’oignon dans un tamis. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 11 Des sites internet Sur l’extraction d’ADN : http://www.fr/etabliss/lyc-lecorbusierpoissy/SVT/TP_2eme/ADN.-N. Information génétique I.• Réponses aux questions posées 1 : Le support des informations à l’origine des caractères des individus est l’ADN de l’ensemble des chromosomes d’une cellule. ADN. qui ne peut être réalisée par les élèves. Chapitre 1 L’hérédité humaine – 15 . J.ac-versailles. Au moment de la division cellulaire. 4) Transférer le tamis dans un verre de montre contenant de la fuschine (ou du réactif de Schiff) pendant 15 minutes. la coloration de Feulgen nécessite une hydrolyse à 60 °C en présence d’acide chlorhydrique 1M. La coloration de Feulgen nécessite cependant la manipulation d’acide chlorhydrique. elle se pelotonne donc le chromosome devient visible. L’extraction d’ADN est une manipulation longue mais simple. la molécule d’ADN est très légèrement pelotonnée et les chromosomes ne sont pas distinguables. chou-fleur. Cloarec. Jeulin) : extraction d’ADN. Il faut donc privilégier le vert de méthyle si la manipulation doit être entièrement réalisée par les élèves. A.html Des vidéogrammes J. Elle peut être réalisée avec de nombreux tissus végétaux (pomme. Matériel et mise en œuvre L’exemple de l’oignon et la coloration de Feulgen ont été choisis pour l’ensemble des observations de cette activité. 3 : Dans une cellule qui ne se divise pas. Pour que le protocole soit réalisable par les élèves. La molécule d’ADN d’un chromosome est invisible lorsque la cellule ne se divise pas. Videaud. extraction d’ADN. par le professeur ou par les élèves. Pour être spécifique. Proust.euro-bioweb. écraser légèrement les apex racinaires avec le plat du pouce et observer au microscope. Réalisation de la coloration au réactif de Feulgen des racines d’oignon La coloration des cellules de racine d’oignon peut être réalisée à la main. alors que dans une cellule qui se divise. banane. Les étapes 4 et 5 permettent la précipitation de l’ADN et l’étape 6 permet la coloration spécifique de l’ADN par le réactif de Feulgen.-C. cette étape a été omise dans le manuel : la coloration obtenue avec le réactif de Schiff seul n’est donc en réalité pas spécifique de l’ADN. 4 : Le support des informations déterminant les caractères héréditaires est l’ADN qui forme des chromosomes. Jeulin : chromosomes et information génétique. L’étape 2 entraîne la rupture de la membrane plasmique des cellules.

exercices je vérifie mes connaissances 1 QCM 4 Un dessin 1 a . 2 La brachydactylie est une maladie héréditaire car elle est transmise de génération en génération. cellule en division 2 Vocabulaire et rédaction chromosome a Chaque individu possède les caractères de l’espèce cytoplasme et les variations individuelles qui lui sont propres. b Les caractères d’un individu sont transmis de façon héréditaire et peuvent êtres modifiés par les facteurs de l’environnement. 3 Seuls les hommes de cette famille semblent être atteints d’hémophilie. sur les 46 individus présentés. 2 b et c . 1 À chaque génération de cette famille. 16 . b 3 . il y a des individus atteints de brachydactylie. j’applique mes connaissances • exercice guidé 5 La maladie des princes 6 La brachydactylie 1 Alexis Romanov est l’arrière petit-fils de Victoria par sa mère. car il est aussi un arrière petit-fils de Victoria par sa mère. 3 a et b. 4 Oui la maladie d’Henri de Prusse confirme notre réponse. membrane plasmique noyau 3 Définitions a 1 . La maladie est donc transmise par les femmes et a pour origine la reine Victoria. 2 L’origine de la maladie d’Alexis est sa famille maternelle. Hypothèse : la maladie peut être transmise par les femmes sans qu’elles n’en souffrent. c 2. on compte 10 hommes atteints et aucune femme. c L’ADN est le constituant principal des chromosomes situés dans le noyau de chaque cellule.

une taille et une masse musculaire particulières : ces aptitudes sont héréditaires. 9 Du football en altitude 1 Lorsque l’on s’entraîne en altitude. 3 Ce noyau ne provient pas d’une cellule sexuelle. chaque individu est né avec une corpulence. et donc par la disparité de production de mélanine. Chapitre 1 L’hérédité humaine – 17 . Cependant c’est par l’entraînement que les aptitudes seront développées et pourront mener au niveau requis pour appartenir à l’équipe nationale. L’augmentation du nombre de globules rouges favorise l’acheminement de dioxygène aux muscles et donc améliore les capacités musculaires. 2 Le soleil n’a pas d’influence sur la coloration de sa peau car Madeleine ne peut produire de la mélanine. La peau de Madeleine est donc très sensible au soleil.. les tailles varient. Cependant le soleil garde ses effets néfastes. développés et leurs visages à face plate sont organisés de la même manière. facteur de l’environnement. les couleurs de peau et de poil sont différentes et la forme des visages est variable (forme du nez.. le manque de dioxygène dans l’air provoque l’augmentation de la concentration en hématies dans le sang (plus de 10 %). 2 L’acclimatation n’est pas héréditaire car elle ne dépend que de la concentration en dioxygène dans l’air. du menton. cette maladie est transmise de génération en génération.7 Une équipe nationale de rugby bien diversifiée 10 Le bronzage 1 Tous les joueurs sont bipèdes. elle est donc un caractère individuel hérité. 2 La disparité de bronzage s’explique par des disparités d’exposition au soleil liées au port de sandalettes ajourées aux pieds. elle est donc héréditaire. 2 Dans cette équipe de rugby. une protection totale est indispensable.). il provient d’une cellule de l’intestin d’un têtard albinos. 2 C’est le noyau qui porte les informations héréditaires du xénope albinos. 3 Les compétences physiques de chaque individu sont en partie héréditaires et en partie acquises. sur les cellules de la peau qui n’est pas protégée par la mélanine. 3 Le soleil. 8 L’albinisme 1 Le grand-père et la tante de Madeleine sont atteints d’albinisme. 1 La production de mélanine est à l’origine 11 Transfert de noyau chez le xénope 1 John Gurdon a obtenu un ovule de xénope à noyau de xénope albinos en transplantant un noyau de xénope albinos dans un ovule énucléé de xénope vert. Elle varie beaucoup au cours de la vie en fonction d’un facteur environnemental particulier : la concentration en dioxygène de l’air. Cet ovule ré-nucléé a évolué en têtard de xénope albinos puis en xénope albinos adulte. des lèvres. leurs crânes sont de la teinte de la peau. En effet. influence la production de mélanine et donc modifie la teinte de la peau. par l’intermédiaire des UV. Le transfert du noyau de xénope albinos a donc contrôlé le développement en xénope albinos de cet ovule prélevé chez un xénope vert.

.

supports de l’hérédité – 19 . L’étude de caryotypes humains ainsi que des paires de chromosomes homologues permet d’expliquer l’unité des êtres humains : ils ont tous les mêmes chromosomes portant les mêmes gènes qui portent une information génétique donnée. ● Les documents présentés en ouverture de ce chapitre sont des indices et des bases pour engager un dialogue avec les élèves sur le lien entre chromosomes et génétique. SUPPORTS DE L’HÉRÉDITÉ L’objectif de ce chapitre est de découvrir le lien entre les chromosomes et l’information génétique. il existe des allèles différents qui portent des informations génétiques différentes. L’étude des différentes versions d’un gène permet d’expliquer la diversité des êtres humains : pour chaque gène. et donc les liens entre les chromosomes. l’unité et la diversité des êtres humains.CHAPITRE 2 LES CHROMOSOMES. ● Chapitre 2 Les chromosomes.

hors-série) Le programme présente les références au socle commun de connaissances et de compétences en caractères droits. présence anormale ou absence du gène SRY ou TDF…) permettant la mise en relation de l’information génétique et du caractère correspondant. Il peut présenter des versions différentes appelées allèles. Les cellules possèdent. Ces connaissances sont essentielles pour la progression dans ce chapitre. ou l’un peut s’exprimer et pas l’autre. Pratiquer une démarche scientifique : observer. soit deux fois le même allèle. Connaissances Capacités déclinées dans une situation d’apprentissage Exemples d’activités Chaque cellule d’un individu de l’espèce humaine possède 23 paires de chromosomes. les élèves ont découvert que certains caractères sont héréditaires et que l’expression de ces caractères est dirigée par des informations héréditaires portées par les chromosomes et plus particulièrement par l’ADN qui les constitue. est consultable sur le site ÉduSCOL à l’adresse : http://eduscol. Étude de caryotype permettant la mise en relation de la nature des chromosomes sexuels avec le sexe d’un individu. Les gènes déterminent les caractères héréditaires. Dans ce dernier cas. Un gène occupe la même position sur chacun des chromosomes d’une paire. La molécule d’ADN présente des différences selon les allèles. Le reste du programme est en italique. Étude de caryotype permettant la mise en relation des caractères différents d’un individu avec un caryotype présentant des anomalies chromosomiques. L E P R O G R A M M E O F F I C I E L (Extrait du B.fr/D0082/consult_coll_reste. Exploiter une photographie de caryotypes afin d’argumenter un lien entre caractères et chromosomes. Chaque chromosome contient de nombreux gènes. Étude de documents (concernant les groupes sanguins du système ABO) pour mettre en évidence l’existence d’allèles.QUE DOIVENT SAVOIR LES ÉLÈVES AVANT D’ABORDER CE CHAPITRE ? Dans le chapitre précédent. nanisme.O. soit deux allèles différents. publié le 30 mai 2008. mucoviscidose. Un « complément » au programme. Chaque gène est porteur d’une information génétique.education. pour un même gène. n°6 (vol 2) du 19 avril 2007. argumenter pour relier les gènes et les caractères héréditaires.htm 20 . les deux allèles peuvent s’exprimer. questionner. Un nombre anormal de chromosomes empêche le développement de l’embryon ou entraîne des caractères différents chez l’individu concerné. l’une d’elles présente des caractéristiques différentes selon le sexe. Étude de cas cliniques (myopathie.

En informant les élèves sur la composition variable des molécules d’ADN de ce gène. on l’amène à construire les connaissances suivantes : – un gène peut présenter des versions différentes appelées allèles . Le site : www. LA PROGRESSION DANS LE CHAPITRE Les auteurs ont voulu faire découvrir. Qu’en ont retenu les élèves ? Les documents présentés en introduction vont permettre de faire dire aux élèves leurs représentations. ● Activité 2 : raisonner et construire des connaissances (50 minutes) Cette activité permet de localiser les informations génétiques sur les chromosomes et de construire les connaissances suivantes : – les chromosomes sont le support du programme génétique .html propose les ressources pour réaliser cette production que l’élève pourra évaluer en se référant au document de positionnement « élève » du BO du 16 novembre 2006. les deux allèles peuvent s’exprimer ou l’un peut s’exprimer et pas l’autre. soit deux allèles différents. • thème 4. Introduction et Activité 1 : s’informer/découvrir (50 minutes) Les médias sont des sources d’information sur la mucoviscidose et sur l’utilisation des empreintes génétiques. – la molécule d’ADN présente des différences selon les allèles . ● L’ A T E L I E R B 2 i Cette activité permet à l’élève de construire ou de renforcer : ● une compétence informatique : « utiliser quelques outils d’édition et de mise en forme dans un document numérique (C. ● une compétence liée au programme de SVT : « établir un lien entre les allèles d’un individu et ses caractères héréditaires ». pour un même gène soit deux fois le même allèle. les spécificités des chromosomes humains et les liens établis entre caractères des individus et gènes. « importance du mode de pensée statistique dans le regard scientifique sur le monde » : l’approche statistique de la fréquence des anomalies chromosomiques met en relation des faits permettant d’établir des hypothèses quant aux risques génétiques encourus. la notion de gène constituent les bases scientifiques nécessaires à la compréhension de certains mécanismes biologiques à l’origine de problèmes génétiques. L’élève doit compléter la carte génétique de deux paires de chromosome à l’aide des indications fournies sur les allèles d’une série de gènes possédés par un individu donné. L’exemple choisi est celui du gène « groupe sanguin ».com/3/b2i/02. Chapitre 2 Les chromosomes.3) » . Cet exemple sera repris dans le chapitre 4. pas à pas. C’est une activité de compilation d’informations tirées des documents présentés. – chaque gène est porteur d’une information génétique et détermine un caractère héréditaire .disiersvt. – les cellules possèdent. ● Activité 3 : raisonner et construire des connaissances (50 minutes) L’activité permet d’affiner la notion de gène en montrant la diversité des allèles. « santé » : les notions construites autour de la notion d’information génétique et. L’activité 1 fait découvrir les chromosomes humains. – chaque chromosome contient de nombreux gènes . Dans ce dernier cas. supports de l’hérédité – 21 . – un gène occupe la même position sur chacun des chromosomes d’une paire. en particulier. les caryotypes et les anomalies du nombre des chromosomes.LES THÈMES DE CONVERGENCE Ce chapitre peut être intégré à deux thèmes de convergence : • thème 5.

des anomalies cardiaques et un retard mental. • Réponses aux questions posées 1 : Les chromosomes d’un homme sont identiques à ceux d’une femme (même nombre : 46. à l’exception de la paire de chromosomes sexuels. Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité ● Comparer le caryotype d’un homme et celui d’une femme (documents a et b). . 22 2 : L’anomalie chromosomique à l’origine du syndrome de Down est la présence d’un troisième chromosome 21. cette activité contribue à la connaissance des caractéristiques du vivant. des chromosomes par paire) sauf pour la dernière paire : un homme possède un chromosome X et un chromosome Y alors qu’une femme possède deux chromosomes X. Les conséquences de la présence de ce chromosome excédentaire sont un aspect physique particulier. Une de ces paires est différente selon le sexe.activité 1 Les chromosomes de l’espèce humaine Objectifs visés Cette première activité permet aux élèves de découvrir que tous les êtres humains possèdent les mêmes chromosomes. Un individu possédant un nombre anormal de chromosomes présente des caractères particuliers ou meurt au cours du développement embryonnaire. Connaissances construites Chaque cellule d’un individu de l’espèce humaine possède 23 paires de chromosomes. même taille. ● Comparer les caractères d’individus sains et ceux d’individus ayant une anomalie du nombre de chromosomes (documents c et d). Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences.

htm Des logiciels B. 2000 Des ouvrages généraux pour les élèves (pour le CDI) M.-L.-C. donc un nombre anormal de chromosomes peut empêcher le développement de l’embryon. avec une paire différente pour les hommes et les femmes. Génétique : gènes et génomes.3 : La trisomie XXY. 2003 J. Atlas de poche de génétique. Rossignol et al. 2003 B. 2004 D. 2004 Des sites internet Des animations sur les chromosomes. 4 : Les caractéristiques des chromosomes de l’espèce humaine sont : les chromosomes sont au nombre de 46. Matériel et mise en œuvre La construction de caryotypes n’étant plus au programme. l’utilisation de transparents superposables peut être envisagée.ch/index_f. Passarge. Cloarec. Vosgien. Unité et diversité des êtres humains. J. A. Le Pré aux Clercs. Bringer. A.html Des petits dessins animés sur les notions du programme : http://museum. supports de l’hérédité – 23 . La génétique. Auclair. A. Information génétique I. Chapitre 2 Les chromosomes. détection des anomalies chromosomiques chez l’embryon Des vidéogrammes J. Dunod. Videaud. de la fécondité ou des malformations de certains organes. coll. Flammarion Médecine-Sciences. 2005 : comparaison de caryotypes. par paires. Ressources (bibliomédiagraphie) Des ouvrages généraux pour le professeur B. Cloarec.-J. A.agropolis.-C.W. La détection des anomalies chromosomiques : caryotypes et sondes chromosomiques. dépistage des anomalies chromosomiques J. La trisomie 13 et les trisomies et monosomies autres que les trisomies XYY et XXX entraînent la mort avant la naissance. Jeulin : réalisation d’un caryotype de cellule humaine. Brookes. : http://www. Proust. J. Proust. Gènes. Jeulin. association des chromosomes par paires.-N. Tout ce que vous vouliez savoir sur la génétique.-C. Alberts (Sous la direction de). Cependant. Cloarec. Pour faciliter la comparaison des caryotypes (documents b et c). Videaud. Flammarion Médecine – Sciences. Y. pour illustrer de manière plus dynamique le document a.fr/pages/dossiers/genetique/ genetique. Flammarion Médecine – Sciences.-N. 2000 Collectif. un vidéogramme présentant la méthode de construction du caryotype peut être utilisé. « Les docs des incollables ».-C. Jeulin : comparaison de caryotypes et mise en relation avec des anomalies D. donc un nombre anormal de chromosomes peut entraîner l’apparition de caractères différents. 2001 E. Hérédité et génétique humaine. Levigne. Proust. Lewin. Jones. chromosomes supports du programme génétique. cette séance est consacrée à leur simple observation. micromanipulation sur les chromosomes J. la monosomie 21. Pierron Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. Videaud. Proust. Auclair. Une représentation des chromosomes avec une seule chromatide a donc été choisie pour l’ensemble de ce chapitre : la deuxième chromatide n’apparaîtra que lors de l’étude de la transmission de l’intégralité de l’information génétique au cours de la division cellulaire. Dunod. Jeulin J. Génétique : les grands principes. J. L’observation des caryotypes ne permet généralement pas d’observer les deux chromatides de chaque chromosome. comparaison de caryotypes masculin et féminin. Logiciel Génétique : unité et diversité des êtres humains. Notions de génétique humaine. J. Jeulin : déterminisme chromosomique du sexe.. Biologie moléculaire de la cellule. etc. Cloarec.gene-abc.-N.-N. Il est cependant possible de commencer à construire des maquettes de chromosomes (à une ou deux chromatides. selon le choix pédagogique fait) : chaque binôme peut ainsi réaliser une paire de chromosomes. Le caryotype : un élément de diagnostic anténatal. Play Bac. les allèles. J. les gènes. la trisomie 21 et la trisomie 18 entraînent des anomalies de l’aspect physique. J.-J. Videaud. Hartl et E.

cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité de pratiquer une démarche scientifique. Un gène occupe la même position sur chacun des deux chromosomes d’une paire.activité 2 Localisation de l’information héréditaire sur les chromosomes Objectifs visés Cette activité permet aux élèves de découvrir les notions de gène. 24 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Exploiter une photographie de caryotype et le compte-rendu d’une expérience pour argumenter un lien entre caractère héréditaire. cette activité contribue à la connaissance des caractéristiques du vivant. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. notamment savoir observer un caryotype anormal. ● Exploiter le résultat de la localisation d’un gène et une carte génétique pour comprendre la localisation des gènes sur les chromosomes (documents c et d). Connaissances construites Un gène est une portion d’ADN qui porte une information génétique déterminant un caractère héréditaire. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. d’information génétique et de programme génétique. . Chaque chromosome porte de nombreux gènes. gène et chromosome (documents a et b). questionner puis argumenter à partir des résultats d’une expérience afin d’atteindre les objectifs visés.

J. Jeulin : cartes génétiques. le document c permet également de montrer que les deux chromatides de chaque chromosome possèdent les mêmes gènes aux mêmes endroits car chaque chromosome présente deux points jaunes donc deux gènes FRP1. un des chromosomes 5 est plus court : il lui manque l’extrémité supérieure. 2 : La portion d’ADN située à l’extrémité du chromosome 5 porte l’information génétique qui permet la fabrication d’une molécule. À partir de l’observation des documents c et d. 2004 Cherfas Jérémy. l’utilisation de transparents superposables peut être envisagée. la delta-caténine. 1996 Des sites internet L’association francophone du cri du chat (AFCC) : http://www.-N. Pour faciliter la comparaison du caryotype d’un individu atteint du syndrome du cri du chat et celui d’un individu sain (document a).-J. Unité et diversité des êtres humains. albinisme) Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. Cependant. Jeulin) ou les maladies citées par le programme. Videaud. d’autres maladies génétiques liées à des anomalies chromosomiques peuvent être utilisées. Videaud. Proust. gène et caractères héréditaires car l’anomalie chromosomique portée par les personnes atteintes est visible sur le caryotype. 2003 Douzou Pierre. A. notamment le syndrome de Di George (La détection des anomalies chromosomiques : caryotypes et sondes chromosomiques. supports de l’hérédité – 25 . La détection des anomalies chromosomiques : caryotypes et sondes chromosomiques. Proust. détection d’anomalies (syndrome de Di Georges) J. Jeulin : emploi des sondes chromosomiques. On en déduit qu’un chromosome porte de nombreux gènes. On en déduit que les deux chromosomes d’une même paire portent les mêmes gènes aux mêmes endroits.• Réponses aux questions posées 1 : Chez un individu atteint du syndrome du cri du chat. qui permet le développement du cerveau. localisation de gènes (groupes sanguins. Campus Press. Chapitre 2 Les chromosomes.-C.-C. Si leurs chromosomes ont deux chromatides.-N. Cloarec. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 23 Des ouvrages généraux pour les élèves (pour le CDI) Auffray Charles. J. Matériel et mise en œuvre L’exemple du syndrome du cri du chat (documents a et b) a été utilisé ici pour mettre en évidence le lien entre chromosome. Auclair. Auclair.nih.-J. 3 : On observe sur le document d que le chromosome 3 porte 1469 gènes et que le chromosome 5 porte 1268 gènes. Notions de génétique humaine. 4 : Dans les chromosomes. Odile Jacob.gov/genome/guide/human/ Des vidéogrammes J. Cloarec.criduchat. On observe sur le document c que les deux chromosomes 3 portent le gène FRP1 au même endroit. La saga des gènes racontée aux jeunes. A. Le génome humain. les élèves peuvent compléter leur maquette de paire de chromosomes en localisant certains gènes. les informations héréditaires sont portées par des portions d’ADN appelées gènes. On appelle cette portion d’ADN le « gène delta-caténine ».nlm. J. Le Pommier.ch/ La carte génétique de tous les chromosomes humains : http://www. Qu’est-ce qu’un gène ?.ncbi. J. Un chromosome porte de nombreux gènes et les deux chromosomes d’une même paire portent les mêmes gènes aux mêmes endroits.

appelées allèles : leur molécule d’ADN est différente. soit deux allèles différents. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. soit les deux allèles s’expriment. des informations génétiques différentes Objectifs visés Cette activité permet aux élèves de découvrir la notion d’allèle.activité 3 Un gène. de dominance. les cellules possèdent soit deux fois le même allèle. ● Comparer les allèles possédés par des individus de groupes sanguins différents pour comprendre la notion d’expression des allèles (document d). ● Comparer la structure d’un même gène chez plusieurs personnes pour comprendre la notion d’allèle (document c). Pour un même gène. un arbre généalogique et une carte génétique pour déterminer l’origine génétique du groupe sanguin (documents a et b). cette activité contribue à la connaissance des caractéristiques du vivant. 26 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Exploiter des résultats historiques. Dans ce cas. soit l’un s’exprime et pas l’autre. ● . Connaissances construites Un gène peut exister sous plusieurs versions. de récessivité et de codominance (sans que ces derniers termes soient employés).

free. Chapitre 2 Les chromosomes. Pour l’individu 2. l’allèle B et l’allèle O. l’allèle A s’exprime et l’allèle O ne s’exprime pas. l’utilisation du logiciel Anagène pour comparer les allèles du gène « groupe sanguin » est trop compliquée. mais pour faciliter la comparaison de ces molécules. Pour l’individu 5. le gène « groupe sanguin ». 2 : Il existe 3 allèles du gène « groupe sanguin » : l’allèle A. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 23 Des logiciels Allèles et groupes sanguins ABO : http://wwwppeda. les deux allèles A s’expriment. Pour l’individu 4. supports de l’hérédité – 27 . 3 : Pour l’individu 1. 4 : Un gène ne fournit pas toujours la même information génétique car il n’a pas toujours la même molécule d’ADN. Cette activité peut être complétée par l’atelier B2i. B. AB et O. Cet exemple peut également être étudié à l’aide du logiciel gratuit Allèles ABO. Matériel et mise en œuvre L’exemple des groupes sanguins a été utilisé ici pour mettre en évidence les différents allèles d’un gène sans qu’il y ait de pathologie associée à l’un des allèles étudiés. l’utilisation de transparents superposables peut être envisagée.• Réponses aux questions posées 1 : On observe sur le document a qu’il existe 4 groupes sanguins : A. La molécule d’ADN de l’allèle B a trois composants différents de l’allèle A (le composant n° 523 est vert au lieu de rouge. On en déduit que le caractère groupe sanguin n’est déterminé que par un seul gène. le composant n° 700 est orange au lieu de vert. le composant n° 793 est orange au lieu de rouge et le composant n° 800 est rouge au lieu de vert) et a un composant en plus (le composant rouge n° 702). l’allèle B s’exprime et l’allèle O ne s’exprime pas. On observe sur le document b qu’il n’existe qu’un seul gène qui détermine le groupe sanguin et qu’il est situé sur le chromosome 9. On remarque que les molécules d’ADN de ces trois gènes sont différentes. les deux allèles A et B s’expriment. Une représentation simplifiée de la molécule d’ADN a donc été choisie ici. Pour l’individu 6. les deux allèles B s’expriment. Pour l’individu 3.fr/logiciels/3e-allelesABO. On en déduit que le groupe sanguin est un caractère qui varie d’un individu à l’autre. La structure de la molécule d’ADN n’étant pas connue des élèves. les deux allèles O s’expriment.htm Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. La molécule d’ADN de l’allèle O a un composant en moins que l’allèle A (il manque le composant vert n° 257) et un composant en plus (le composant rouge n° 702).

On en déduit que la mucoviscidose est une maladie qui dépend de la présence de cet allèle. 3 Questions-réponses a Un homme possède 46 chromosomes dont une paire XY alors qu’une femme possède 46 chromosomes dont une paire XX. j’applique mes connaissances • exercice guidé 6 La mucoviscidose 7 Groupes sanguins 1 a Le texte indique que la mucoviscidose affecte 1 souvent plusieurs individus d’une même famille. On en déduit que la mucoviscidose est une maladie héréditaire. 4 b. Globule rouge du groupe B 3 molécule B 2 Paires de chromosomes 9 d’un individu de groupe sanguin A m 28 M M A molécule B Paires de chromosomes 9 d’un individu de groupe sanguin B B ou m Paires de chromosomes 7 possibles que peut posséder un individu sain. b 2 . c 1. 3 b . donc que c’est une maladie génétique. M Globule rouge du groupe O molécule A A m Globule rouge du groupe AB A B ou O B O Paire de chromosomes 9 d’un individu de groupe sanguin O O O . Le caryotype présente 23 paires de chromosomes dont une paire XY. 2 c .exercices je vérifie mes connaissances 1 QCM 4 Garçon ou fille ? 1 b . 2 Paire de chromosomes 7 d’un individu atteint de mucoviscidose. 2 Définitions 5 Anomalie génétique a 3 . Dans ce caryotype. b Le texte indique que tous les individus atteints de mucoviscidose possèdent deux allèles m du gène déterminant la quantité de mucus sécrété. donc ce caryotype est celui d’un garçon. il y a 3 chromosomes 21 au lieu de 2 (il s’agit d’une trisomie 21). c Les allèles d’un même gène diffèrent par leur molécule d’ADN. b Les conséquences d’un nombre anormal de chromosomes sont la mort de l’embryon ou l’apparition de caractères particuliers.

l’autre est une femme. 2 Les fœtus ne possédant pas d’anomalie chromosomique sont viables. 3 Cette personne possède un gène SRY qui dirige la formation des testicules. il n’a pas de chromosome Y en entier. 3 Le syndrome de Turner est dû à l’absence d’un des deux chromosomes X qui porte des gènes. Le fœtus c qui a une trisomie 21 est viable (il aura le syndrome de Down). une puberté retardée et parfois une stérilité. 3 L’individu B et l’individu C sont daltoniens. 4 Paire de chromosomes Paire de chromosomes sexuels d’un garçon lisant « 42 » sexuels d’un garçon lisant « 4 » V Y X Paire de chromosomes sexuels d’une fille lisant « 4 » 1 Les fœtus b et e ne possèdent pas d’anomalie Y Paire de chromosomes sexuels d’une fille lisant « 42 » ou 0 0 X X 0 V X 1 On observe que cet homme possède deux chromosomes X. Donc l’affirmation « Seuls les hommes peuvent être daltoniens » est fausse (mais plus d’hommes sont daltoniens car il ne leur faut qu’un seul allèle 0 pour être daltoniens alors qu’il en faut deux pour les femmes). Cet individu est donc porteur sain du daltonisme. 11 Le repérage d’une maladie chromosomique avant la naissance 0 X 10 Stérilité et génétique X V V X X chromosomique. Cependant. Il possède donc des testicules. donc il est sain. L’un est un homme. Ce gène dirige la formation des testicules. Le fœtus c possède trois chromosomes 21 au lieu de deux : c’est une trisomie 21. supports de l’hérédité – 29 . donc il est porteur du daltonisme. une maladie chromosomique 2 Le caryotype d’un individu atteint du syndrome de Turner montre qu’Alexia n’a qu’un seul chromosome X au lieu de deux. Chapitre 2 Les chromosomes. Il devrait donc être une femme. On peut donc supposer qu’un autre gène du chromosome Y dirige la production de spermatozoïdes et qu’il ne possède pas ce gène / on peut supposer qu’il faut avoir un chromosome Y entier pour produire des spermatozoïdes. 9 Seuls les hommes peuvent être daltoniens 1 Individu A Individu B Individu C Individu D Individu E V 0 0 0 V Localisation des allèles du gène du daltonisme X Sexe des individus Y X Y 0 X X V X X V X X masculin masculin féminin féminin féminin Production de pigment vert Oui Non Non Oui Oui Individu daltonien Non Oui Oui Non Non 2 L’individu D possède un allèle 0 qui ne dirige pas la fabrication du pigment vert. Donc le syndrome de Turner a une origine génétique. donc c’est un homme. Le fœtus d possède trois chromosomes X et un chromosome Y. 1 Les symptômes de la maladie d’Alexia sont une petite taille. 2 On observe que le gène SRY est localisé sur un des deux chromosomes X. Cet individu possède également un allèle V qui dirige la fabrication du pigment vert.8 Le syndrome de Turner. Les fœtus a et d ne sont pas viables. Le fœtus a ne possède qu’un chromosome 13 au lieu de deux.

.

La connaissance simple des mécanismes de la division cellulaire dans la transmission de l’information génétique de cellule à cellule est indispensable pour comprendre le lien entre cancer et multiplication anarchique des cellules qui le constituent. ● Chapitre 3 Information génétique et division cellulaire – 31 .CHAPITRE 3 INFORMATION GÉNÉTIQUE ET DIVISION CELLULAIRE L’étude de la division cellulaire est abordée pour découvrir comment est transmise et conservée l’information génétique portée par les chromosomes. C’est l’analyse de l’évolution de l’ADN qui en est le révélateur. ● Les documents présentés en ouverture de ce chapitre sont des indices et des bases pour engager un dialogue avec les élèves sur l’importance biologique de la division cellulaire et sur les risques d’une perturbation de ce phénomène.

Le rappel de cet acquis est important et il est à croiser avec les informations qui peuvent émerger de l’analyse de l’image du fœtus. hors-série) Le programme présente les références au socle commun de connaissances et de compétences en caractères droits. afin de suivre le devenir des chromosomes pendant la divison La division d’une cellule : Exploiter un graphique. un cellulaire. Connaissances Capacités déclinées dans une situation d’apprentissage Les cellules de l’organisme.O. n°6 (vol 2) du 19 avril 2007. L E P R O G R A M M E O F F I C I E L (Extrait du B. est consultable sur le site ÉduSCOL à l’adresse : http://eduscol. dans les chapitres précédents. des divisions cellulaires. En lien avec un point de la partie « responsabilité humaine en matière de santé ». étapes de la division d’une cellule. à l’exception des cellules reproductrices.htm LES THÈMES DE CONVERGENCE Ce chapitre peut être intégré au thème de convergence 5 « Santé » pour viser l’objectif éducatif : « réduction des comportements à risques liés à l’environnement et aux rythmes de vie ».QUE DOIVENT SAVOIR LES ÉLÈVES AVANT D’ABORDER CE CHAPITRE ? En quatrième. leur fonction dans l’hérédité des caractères et leur rôle de support de l’information génétique. questionner. Ces connaissances sont essentielles pour la progression dans ce chapitre. publié le 30 mai 2008. Observer. la notion de division cellulaire est abordée pour justifier le développement d’un embryon à partir d’une cellule-œuf. répartition des chromosomes lors de la mitose. cellulaire. les élèves ont découvert les chromosomes et leur constituant – l’ADN –. Étude de l’évoluton de la quantité Le cancer est le résultat d’une d’ADN au cours de la division prolifération incontrôlée de cellules. Observation de vidéogrammes. des chromosomes obtenus. Cette année.education. Un « complément » au programme. – est préparée par la copie de vidéogramme afin d’identifier les Comparaison du caryotype de chacun de ses 46 chromosomes . la cellule-œuf à celui des autres – se caractérise par la séparation [Compétence 5] cellules qui en sont issues.fr/D0082/consult_coll_reste. formuler et valider des hypothèses afin d’établir le mécanisme permettant la conservation de l’information génétique au cours des divisions cellulaires. 32 . les élèves auront la possibilité de compléter voire d’approfondir les connaissances et la réflexion sur les risques encourus lors d’une exposition prolongée au soleil. Le reste du programme est en italique. Exemples d’activités Étude de documents sur le maintien du nombre de chromosomes et de l’information génétique lors d’une divison cellulaire. possèdent la même information génétique que la cellule-œuf dont elles proviennnent par divisions successives. chacune Exprimer les résulats d’une Manipulation de maquettes des deux cellules formées recevant recherche : permettant de rendre compte 23 chromosomes identiques à réaliser un schéma représentant la du devenir des chromosomes lors ceux de la cellule initiale. La connaissance est déduite de l’observation de premiers stades du développement embryonnaire.

Les élèves peuvent être conduits à s’interroger sur la conservation du nombre des chromosomes au cours de la division cellulaire. L’objectif est double : éducation à la santé et préparation de la partie « responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement ». Il s’agit ici de mettre en parallèle le comportement des chromosomes et l’évolution de la quantité d’ADN au cours de la division cellulaire. Introduction + Activité 1 : s’informer/découvrir (50 minutes) La première activité est précédée d’un dialogue qui peut être engagé à partir des documents des pages 44 et 45. Il est important d’accompagner les élèves dans la lecture de ce graphe inédit. ● une compétence liée au programme de SVT : « établir un lien entre variation de la quantité d’ADN et évolution des chromosomes au cours de la division cellulaire ».3) » . exploiter des données (C.LA PROGRESSION DANS LE CHAPITRE Les auteurs ont eu pour objectif de mettre en place une démarche d’investigation pour que l’élève découvre le sens biologique de la division cellulaire (activités 1 et 2). Chapitre 3 Information génétique et division cellulaire – 33 . ● Activité 2 : raisonner et construire une notion (50 minutes) L’activité permet de construire la notion de conservation de l’information génétique au cours de la division cellulaire. Les auteurs ont choisi de faire apparaître sur le graphe (doc e) la quantité d’ADN de la cellule d’origine et celle de chacune des deux cellules issues de la division cellulaire.html propose les ressources pour réaliser cette production que l’élève pourra évaluer en se référant au document de positionnement « élève » du BO du 16 novembre 2006. Les contenus scientifiques ont été adaptés pour être lus par un élève de 3e qui doit s’approprier les informations. traiter. L’activité 1 est une activité de prise d’informations. ● L’ A T E L I E R B 2 i Cette activité permet à l’élève de construire ou de renforcer : ● une compétence informatique : « créer. Le site : www. produire. ● Activité 3 : s’informer scientifiquement (50 minutes) L’activité est construite autour de textes et schémas sur le cancer.disiersvt. L’activité 3 est caractérisée par un apport de connaissances scientifiques sur le cancer qui complètent les acquis des deux premières activités. L’élève doit produire une représentation graphique illustrée de la variation de la quantité d’ADN par cellule en fonction du temps et de l’évolution de l’aspect des chromosomes.com/3/b2i/03.

Connaissances construites Les cellules de l’organisme. en les mettant en relation. . questionner. puis d’argumenter. malgré leurs différences. 34 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Comparer le caryotype de la cellule-œuf à celui des autres cellules qui en sont issues (documents a à g). ici. possèdent la même information génétique. cette activité contribue à la connaissance des caractéristiques du vivant. notamment savoir observer. à l’exception des cellules reproductrices. ● Comparer le caryotype de cellules somatiques à celui de cellules reproductrices (documents e et h). possèdent la même information génétique que la cellule-œuf dont elles proviennent par divisions successives. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. des documents photographiques. exception faite des cellules reproductrices.activité 1 L’information génétique des cellules d’un être humain Objectifs visés Cette activité a pour objectif de permettre aux élèves de démontrer que toutes les cellules de l’organisme. entre elles et par rapport à la cellule-œuf. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. afin d’atteindre les objectifs visés. cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité de pratiquer une démarche scientifique. dont elles proviennent par divisions successives.

qu’elles possèdent toutes la même information génétique (question 3). par opposition avec le premier bloc. Ces documents constituent deux blocs qu’il convient d’opposer afin d’atteindre les objectifs visés. tout en illustrant le prérequis vu en quatrième permet d’établir que toutes les cellules somatiques d’un organisme humain possèdent 46 chromosomes (question 1) ce qui signifie. possèdent la même information génétique ». Biologie moléculaire de la cellule. 2 : Dans le noyau des cellules reproductrices. de la cellule-œuf aux cellules de l’adulte.htm Des ouvrages généraux pour les élèves (pour le CDI) Sciences et Vie Junior. seuls 23 chromosomes sont observables. En revanche. 2004 Des sites internet Dossier SagaScience – Cellule / CNRS : www. doivent être envisagés. les cellules reproductrices ne possédant que 23 chromosomes. après un rappel de notions acquises préalablement : – en quatrième : les cellules de l’organisme proviennent de la cellule-œuf par divisions successives. de la cellule-œuf aux cellules de l’adulte qui. Alberts (Sous la direction de). La mise en relation des documents est fondée sur la présence de flèches de couleur verte dont la signification reste la même dans ces deux blocs : les chromosomes observés sont contenus dans le noyau de chaque cellule ainsi pointée dans chaque photographie. Flammarion Médecine-Sciences. d’après le second prérequis. n° 70. Ressources (bibliomédiagraphie) Des ouvrages généraux pour le professeur B.fr/cw/dossiers/doscel/accueil2.cnrs. ne se rapporte qu’aux cellules reproductrices : il permet de montrer qu’elles ne possèdent que 23 chromosomes (question 2) et donc. En effet. 3 : « Toutes les cellules de l’organisme. pour faire sens. Chapitre 3 Information génétique et division cellulaire – 35 . le nombre de chromosomes est de 46. constitué du seul document h. les chromosomes étant le support de l’information génétique. toutes les cellules de l’organisme qui possèdent le même nombre de chromosomes (46) possèdent donc la même information génétique. elles font exception : elles ne contiennent pas la même information génétique que les autres cellules de l’organisme. qu’elles ne contiennent pas la même information génétique que les autres cellules de l’organisme (question 3). octobre 2007 Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. – dans le chapitre 2 du manuel : les chromosomes présents dans le noyau sont le support de l’information génétique. Le second bloc.• Réponses aux questions posées 1 : Dans le noyau des cellules humaines. exceptées les cellules reproductrices. uniquement de nature photographique. Matériel et mise en œuvre Les documents de cette activité. Le premier bloc correspond aux documents a à g.

. ici. Connaissances construites La division d’une cellule : – est préparée par la copie de chacun de ses 46 chromosomes . photographies. cette activité contribue à la connaissance des caractéristiques du vivant notamment les modalités du développement et du fonctionnement des organismes vivants. formuler une hypothèse et la valider afin d’établir le mécanisme permettant la conservation de l’information génétique au cours des divisions cellulaires. ● Interpréter une représentation graphique de l’évolution de la quantité d’ADN au cours de la division cellulaire (documents e et f). 36 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Exploiter des documents (textes. ● Exploiter un vidéogramme afin de suivre le devenir des chromosomes pendant la division cellulaire et d’en identifier les étapes.activité 2 La transmission de l’information génétique de cellules en cellules Objectifs visés Cette activité a pour objectif de montrer comment l’information génétique est conservée à l’identique de cellules en cellules au cours des divisions cellulaires successives depuis la cellule-œuf aux cellules de l’adulte. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. questionner. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. à l’échelle cellulaire. – se caractérise par la séparation des chromosomes obtenus. schémas d’interprétation) sur le maintien du nombre de chromosomes et de l’information génétique lors d’une division cellulaire afin d’en identifier les étapes (documents a à d). cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité d’exploiter et d’exprimer les résultats d’une recherche ou d’une mesure et de pratiquer la démarche scientifique notamment observer. chacune des deux cellules formées recevant 23 paires de chromosomes identiques à ceux de la cellule initiale.

lui. chromosome double non pelotonné puis pelotonné. Chapitre 3 Information génétique et division cellulaire – 37 . non pas une mais deux quantités unitaires d’ADN correspondant aux deux cellules issues de la division. car la division d’une cellule est préparée par la copie de chacun de ses 46 chromosomes et se caractérise par la séparation des deux filaments de chaque chromosome double. Les cellules formées étant amenées à se diviser à leur tour. chromosome non pelotonné en cours de duplication dont la réalité est avérée par les électronographies du document f. notion acquise au chapitre 1 du manuel. deux chromosomes distincts. chaque cellule formée recevant 23 paires de chromosomes simples identiques à ceux de la cellule initiale. après la division. Videaud. On constate. ils contextualisent les connaissances à construire et peuvent être complétés par un vidéogramme sur la division cellulaire (voir ressources). l’ADN des chromosomes est copié ce qui produit. couleur encadrant les quatre schémas d’interprétation des documents a à d. Ils permettent aussi. des chromosomes doubles. Matériel et mise en œuvre Les supports de natures variées (textes. la cellule initiale possède des chromosomes doubles. Chacun des chromosomes n’est formé que d’un seul filament alors qu’avant la division. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 35 Un vidéogramme J. par déduction. le nombre de chromosomes dans les deux cellules formées par division est conservé. Jeulin Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. de formuler l’hypothèse sur la copie des chromosomes. la quantité d’ADN est réduite de moitié dans chaque cellule mais le nombre de chromosomes ne varie pas ».• Réponses aux questions posées 1 : Chaque chromosome simple est copié avant la division cellulaire et forme un chromosome double. Ce graphique est mis en relation avec les différents aspects des chromosomes au cours d’un cycle cellulaire. Ainsi. photographies. préalable à la division (question 1) : l’élève peut observer et comprendre qu’en fin de division les cellules formées possèdent le même nombre de chromosomes que la cellule initiale. Proust. A. jusqu’à la division cellulaire. le nombre de chromosomes. par le parallélépipède de couleur rose. Ce faisceau d’informations permet de valider l’hypothèse de la copie de l’ADN des chromosomes et d’établir les caractéristiques de la mitose (questions 2 et 3). « Au cours de la division cellulaire. avant la division cellulaire. En revanche. à partir de chromosomes simples non pelotonnés. La mitose. observables dans la frise située sous le graphique calée par rapport au temps du graphique : chromosome simple non pelotonné. la copie de leur ADN produisant des chromosomes doubles et non. sur le graphique (doc e) que la quantité d’ADN est multipliée par deux avant la division cellulaire. reproduits au-dessus du graphique. graphique) de cette activité sont à mettre en œuvre à partir des conclusions de l’activité 1 selon lesquelles toutes les cellules provenant de la celluleœuf par divisions successives possèdent le nombre invariable de 46 chromosomes signant la conservation de l’information génétique de cellules en cellules. Il convient aussi de rappeler que chaque chromosome est constitué d’ADN. 3 : L’information génétique est conservée lorsque les cellules se divisent. schémas d’interprétation.-C. 2 : Les documents e et f valident notre hypothèse : ils montrent comment. séparation des chromatides… La division cellulaire est symbolisée. quantité double ensuite réduite de moitié par la division cellulaire. dans le graphique. en effet. J.-N. L’activité proposée dans l’atelier B2i donne la possibilité aux élèves de produire un document similaire qu’ils pourront conserver. Le document e rend compte de l’évolution de la quantité d’ADN dans une cellule au cours du temps sous la forme d’un graphique en trois dimensions présentant. Les documents a à d constituent le « film » d’une mitose. Cloarec. ainsi situés dans le cycle cellulaire présenté. elles deviennent les cellules initiales d’un nouveau cycle. chacun des chromosomes est copié avant la mitose et forme un chromosome double. une copie conforme de l’information. ne double pas.

un dérèglement de la division cellulaire Objectifs visés Cette activité a pour objectif d’expliciter le lien entre division cellulaire et cancer : une tumeur est une masse cellulaire dans laquelle les cellules se divisent de façon incontrôlée et. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. cette activité contribue à mettre en œuvre les capacités suivantes : dégager l’idée essentielle d’un texte lu. schémas) afin d’expliquer comment apparaît et se développe un cancer. par exemple comprendre le fonctionnement de son propre corps. . de présenter les facteurs à l’origine d’un cancer. mobiliser ses connaissances en situation. 38 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Exploiter des documents (textes scientifiques. au-delà.activité 3 Le cancer. comprendre qu’un effet peut avoir plusieurs causes. cette activité contribue aux connaissances relatives à l’éducation à la santé et à la sécurité mais aussi à la maîtrise des connaissances sur l’Homme et notamment le fonctionnement du corps humain. Connaissances construites Le cancer est le résultat d’une prolifération incontrôlée de cellules.

www. www. Chapitre 3 Information génétique et division cellulaire – 39 . Certaines cellules cancéreuses envahissent les tissus situés sous la tumeur et les détruisent ou rejoignent la circulation sanguine et se disséminent dans d’autres organes dans lesquels elles développent des tumeurs secondaires ou métastases. le mode de vie (alcool. tabac. Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom.e-cancer.• Réponses aux questions posées 1 : Le développement d’un cancer : des gènes dont la fonction est de contrôler la division cellulaire sont.net. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 35 Des sites internet www. alimentation). altérés et ne remplissent plus leur rôle. Association pour la Recherche sur le Cancer.asso. des virus (papillomavirus).fr. tout d’abord. Matériel et mise en œuvre Les textes de cette double page sont rédigés d’après les brochures médicales téléchargeables de l’ARC. Le cancer peut alors se généraliser et son issue être fatale.ligue-cancer. l’hérédité. Ces textes sont illustrés de schémas favorisant leur compréhension et donc l’autonomie des élèves dans leur exploitation afin d’expliquer comment apparaît et se développe un cancer. les cellules porteuses de ces gènes se divisent alors plus rapidement que les autres et forment une tumeur. 2 : Les facteurs à l’origine d’un cancer : l’ADN des gènes contrôlant les divisions cellulaires peut être altéré spontanément notamment avec l’âge ou par des facteurs tels que des radiations (UV). des substances chimiques. 3 : Un cancer apparaît spontanément ou sous l’effet de facteurs externes ou internes à l’organisme et correspond à une prolifération incontrôlée de cellule.arc.fr (institut national du cancer).

40 les faux jumeaux de deux cellules-œufs. possèdent la même information génétique que la cellule-œuf (dont elles dérivent). – étape 6 : naissance. – étape 4 : obtention d’un embryon du clone. 3 a . 1 Les vrais jumeaux sont issus d’une seule cellule-œuf. l’autre un garçon. hormis les cellules reproductrices. 3 Le résultat aurait été le même avec une autre cellule de Rainbow car toutes les cellules d’un organisme possèdent la même information génétique (hormis les cellules reproductrices) contenue dans leur noyau. 2 « Cc est génétiquement identique à Rainbow » car ce chaton a été obtenu à partir du noyau d’une cellule de Rainbow. b 2. 3 Les faux jumeaux peuvent être fille et garçon car ils sont issus de deux cellules-œufs différentes résultant de deux fécondations simultanées : une cellule-œuf peut alors comporter l’information génétique donnant une fille. – étape 2 : prélèvement d’un ovule non fécondé de chatte duquel on détruit le noyau. 4 b et c. j’applique mes connaissances • exercice guidé 5 Le premier chat cloné 6 Vrais jumeaux. 2 a et c . – étape 3 : transfert du noyau de cellule de tissu ovarien dans l’ovule sans noyau.exercices je vérifie mes connaissances 1 QCM 4 Un dessin d’observation 1 b et c . noyau comportant la totalité de son information génétique. après 60 jours. de Carbon copy. . 2 « Les vrais jumeaux sont génétiquement identiques » car ils sont formés à partir de la même cellule-œuf donc de la même information génétique contenue dans son noyau. chromosomes 20 μm cytoplasme 3 Définitions a 1 . b La copie de chacun des 46 chromosomes prépare la division cellulaire qui s’accompagne de la séparation des deux filaments de chacun des 46 chromosomes. – étape 5 : implantation de l’embryon du clone dans l’utérus d’une chatte porteuse. faux jumeaux 1 Les étapes du clonage de Rainbow : – étape 1 : prélèvement d’une cellule de tissu ovarien de Rainbow. membrane plasmique 2 Vocabulaire et rédaction a Toutes les cellules de l’organisme. c Le cancer correspond à une prolifération incontrôlée de cellules.

8 Divisions cellulaires dans les racines de jacinthe 1 Photo a Photo b 2 Sur la photo a chaque chromosome apparaît constitué de deux filaments formant un chromosome double.5 quantité d’ADN (en unités arbitraires) 2 1. noyau comportant la totalité de son information génétique. des embryons de clones dans l’utérus de vaches porteuses. les deux cellules formées possédant des chromosomes identiques à ceux de la cellule initiale. 2 Marguerite possède la totalité de l’information génétique du fœtus cloné. 9 Quantité d’ADN et division cellulaire Quantité d’ADN dans une cellule en fonction du temps 2. Sur la photo b les deux filaments de chaque chromosome double se séparent et migrent à l’opposé l’un de l’autre dans la cellule formant deux lots identiques de chromosomes simples. – étape 4 : obtention d’embryons de clones grâce à un choc électrique assurant la fusion des membranes des cellules musculaires et des ovules. – étape 5 : implantation. car elle a été obtenue à partir d’un noyau d’une cellule musculaire de ce fœtus. 3 La cellule se divise. après 7 jours de culture. – étape 6 : naissance de Marguerite le 20/02/1998.5 1 0. – étape 3 : transfert des cellules de tissu musculaire au contact de la membrane des ovules sans noyau.7 Cloner les vaches 1 Les étapes du clonage qui ont conduit à Marguerite : – étape 1 : prélèvement de cellules de tissu musculaire sur un fœtus de vache.5 0 0 5 10 15 20 25 30 temps (en heures) Chapitre 3 Information génétique et division cellulaire – 41 . – étape 2 : prélèvement d’ovules non fécondés de vache desquels on détruit le noyau.

il a été possible de dépister des anomalies particulières qui prédisposent fortement au cancer du sein qui survient chez les femmes jeunes ») et les antécédents familiaux (« Une femme dont la mère ou la sœur a déjà eu un cancer du sein risque deux fois plus que les autres femmes de développer la maladie »). palpation par le médecin et mammographie tous les un ou deux ans selon les facteurs de risque. les anomalies génétiques (« Grâce aux recherches en génétique. 2 Une femme doit être particulièrement vigilante pour prévenir le développement d’un éventuel cancer du sein à partir de 40 ans (« Après 40 ans.exercices 10 Dépister un mélanome 11 Le cancer du sein 1 Les cinq changements d’aspect des grains de beauté pouvant signifier la survenue d’un mélanome : A : la forme devient asymétrique B : les bords deviennent irréguliers C : la couleur devient multiple D : la dimension dépasse les 5 mm E : le changement d’aspect est rapide. 3 Les précautions ou examens simples à réaliser pour prévenir un cancer du sein : autopalpation des seins. 2 Le cancer correspond à une prolifération non contrôlée de cellules. 1 Les principaux facteurs de risque de développement 42 d’un cancer du sein sont l’âge (« Les deux tiers des cancers du sein se développent chez des femmes de plus de 50 ans »). les cellules au niveau du mélanome se multiplient de façon anarchique et ainsi. . les bords du grain de beauté deviennent irréguliers. les statistiques nous apprennent que le risque d’avoir un cancer du sein se multiplie une fois et demie tous les dix ans »).

Il est l’aboutissement de la démarche entreprise depuis la classe de sixième pour construire et faire acquérir les connaissances permettant d’atteindre un premier niveau d’explication de l’unicité de l’espèce. ● Les documents présentés en ouverture de ce chapitre doivent favoriser le dialogue avec les élèves pour rappeler les acquis du collège et reformuler leurs représentations quant à l’unicité et la diversité des individus. de la diversité et de l’unicité des individus qui la composent.CHAPITRE 4 ORIGINE DE LA DIVERSITÉ DES ÊTRES HUMAINS Ce chapitre clôt la première partie du programme « Diversité et unité des êtres humains ». ● Chapitre 4 Origine de la diversité des êtres humains – 43 .

est consultable sur le site ÉduSCOL à l’adresse : http://eduscol. un chromosome vient du père. Un « complément » au programme.QUE DOIVENT SAVOIR LES ÉLÈVES AVANT D’ABORDER CE CHAPITRE ? L’origine de la diversité des individus sera expliquée par la double intervention du hasard lors de la formation des cellules reproductrices et lors de la fécondation. chaque cellule reproductrice reçoit un chromosome de chaque paire. Pour chaque allèle de la cellule-œuf. L E P R O G R A M M E O F F I C I E L (Extrait du B. Au cours de sa formation. les élèves doivent bien maîtriser les connaissances concernant : ● la transmission de la vie chez l’Homme (programme de 4e) . les connaissances acquises dans cette partie du programme sont. De même. 139).htm LES THÈMES DE CONVERGENCE Les connaissances acquises dans ce chapitre peuvent être intégrées au thème de convergence 5 « santé » : elles permettent d’avoir des bases pour une réflexion éthique en rapport avec les questions touchant la reproduction humaine. hors-série) Le programme présente les références au socle commun de connaissances et de compétences en caractères droits. Lors de la formation des cellules reproductrices les chromosomes d’une paire se répartissent au hasard.education. 44 . Exprimer les résultats d’une recherche : réaliser un schéma Manipulation de maquettes traduisant le maintien du nombre afin de rendre compte du de chromosomes lors de la devenir des chromosomes reproduction sexuée. n°6 (vol 2) du 19 avril 2007. Exploiter des photographies de Étude de documents sur caryotypes de cellules reproductrices. Le reste du programme est en italique. l’un vient du père. questionner. formuler chromosomes de génération une hypothèse sur le mécanisme en génération. lors de la formation des cellules reproductrices et de la cellule-œuf. et les notions de gène et d’allèles (programme de 3e). Les cellules reproductrices produites par un individu sont génétiquement différentes. Au préalable. permettant le maintien du nombre de chromosomes au cours des Comparaison de caryotypes générations. Connaissances Capacités déclinées dans une situation d’apprentissage Chaque cellule reproductrice contient 23 chromosomes. Chaque individu issu de la reproduction sexuée possède un programme génétique qui contribue à le rendre unique. Exemples d’activités Explication de la formation d’une cellule-œuf mâle ou femelle. le mécanisme permettant le maintien du nombre de Observer. Lors de la fécondation. un de la mère. La reproduction crée au hasard un nouveau programme génétique. l’autre de la mère. ● les supports de l’hérédité.O. Pour chaque paire de chromosomes. d’une cellule reproductrice et d’une cellule de l’organisme.fr/D0082/consult_coll_reste. La fécondation rétablit le nombre de chromosomes de l’espèce. publié le 30 mai 2008. spermatozoïde et ovule participent à la transmission de l’information génétique. dans leur ensemble. indispensables pour approfondir le point « maîtrise de la reproduction et habitude de vie » de la partie « responsabilité humaine en matière de santé » (voir p.

● L’ A T E L I E R B 2 i Cette activité permet à l’élève de construire ou de renforcer : ● une compétence informatique : « créer. l’identité des caractères des jumelles. Introduction : révéler les représentations des élèves (15 minutes) L’analyse des documents présentés est le prétexte pour faire le point.3) .com/3/b2i/04. Les liens entre allèles et caractères permettent d’expliquer les différences constatées entre les enfants mais aussi d’entrevoir le lien génétique entre les parents et les enfants. le bilan des acquis des élèves et peutêtre de faire une mise à niveau des connaissances. Le site : www. cette double page peut être donnée à analyser « à la maison » avant la première activité de ce chapitre. Le document c permet de visualiser la présence d’un chromosome sexuel dans chaque spermatozoïde et d’établir ainsi un lien avec le schéma du document b.LA PROGRESSION DANS LE CHAPITRE Les activités permettent d’expliquer progressivement la diversité génétique par le double hasard de l’hérédité. Chapitre 4 Origine de la diversité des êtres humains – 45 . ● Activité 3 : raisonner et construire des connaissances (50 minutes) Les connaissances construites sont les suivantes : – « La fécondation rétablit le nombre de chromosomes de l’espèce » . traiter. Les élèves auront à réaliser ainsi un travail personnel de « révision » et de mise en relation des connaissances. – « Au cours de sa formation. ● Activité 2 : raisonner et construire des connaissances (50 minutes) L’activité permet de construire les connaissances suivantes : – « Chaque cellule de l’organisme contient 23 chromosomes » . cohérent et explicite sur le déterminisme du sexe. Les auteurs ont choisi de faire travailler les élèves sur deux paires de chromosomes et de faire apparaître sur les chromosomes les allèles des groupes sanguins A et B. ● une compétence liée au programme de SVT : « mettre en relation la nature des chromosomes et le sexe d’un individu ». produire. Avec la référence à « ce que je sais ». spermatozoïde et ovule participent à la transmission de l’information génétique » et plus particulièrement à la formation d’un nouveau programme génétique en mettant en relief le double hasard de l’hérédité. en référence à l’activité 1. ● activité 1 : raisonner et construire des connaissances (50 minutes) La connaissance construite est : « Chaque individu issu de la reproduction sexuée possède un programme génétique qui contribue à le rendre unique ». exploiter des données » (C. chaque cellule reproductrice reçoit un chromosome de chaque paire ». Les documents proposés montrent la diversité des caractères des enfants avec une particularité.html propose les ressources pour réaliser cette production que l’élève pourra évaluer en se référant au document de positionnement « élève » du BO du 16 novembre 2006. L’élève est évalué sur sa compétence à traiter un fichier image à l’aide d’un logiciel dédié afin de réaliser un document illustré.disiersvt. – « Au cours de la fécondation.

cette activité concourt à la maîtrise des connaissances sur l’Homme. en les mettant en relation. . Connaissances construites Chaque individu issu de la reproduction sexuée possède un programme génétique qui contribue à le rendre unique. au sein même d’une famille. puis d’argumenter. une diversité d’enfants caractérisés par des programmes génétiques uniques (exceptés les vrais jumeaux) correspondant à des combinaisons alléliques variées. reproduction). Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. notamment la notion d’unicité et de diversité des individus qui composent l’espèce humaine (génétique. ● Mettre ces différences en relation avec la combinaison allélique caractérisant le programme génétique des enfants d’une famille (documents b et c). afin d’atteindre l’objectif visé. questionner des documents. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences.activité 1 Reproduction sexuée et diversité génétique Objectifs visés Cette activité a pour objectif de montrer que la reproduction sexuée produit. notamment savoir observer. 46 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité ● Relever les différences portant sur des caractères physiques et physiologiques entre frères et sœurs (documents a et b). cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité de pratiquer une démarche scientifique.

J. saufs pour les vrais jumeaux. Méiose et fécondation. Langaney. un gène possède plusieurs versions nommées allèles de ce gène. Il en va de même pour ses sœurs Lola. 1987 A. Videaud. Langaney. la comparaison des caractères physiques et physiologiques entre frères et sœurs révèlent que. Jeulin Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. Biblio essai n°4045. il est donc daltonien et non hémophile : ces caractères correspondent bien aux informations du document b. Cindy. la mise en relation des documents b et c. Chloé et ses parents : leur combinaison d’allèles correspondent bien aux données du document b. Dans un second temps. Rh. De la méiose à la fécondation. J. Belin.-C. des individus qui composent l’espèce humaine (question 1). c’est-à-dire un programme génétique toujours original car résultant d’un brassage fortuit de l’information génétique parentale lors de la formation des cellules reproductrices et de la fécondation. tous différents. Hachette. les allèles Rh+. 1986 A. Levigne. Seuil. 3 : Les enfants d’un même couple possèdent chacun une combinaison d’allèle définissant un programme génétique qui le rend unique. montre la correspondance entre les combinaisons d’allèles de chaque enfant et leurs caractères propres (question 2). chaque enfant est génétiquement unique. au hasard. Auclair.-N. animations. 1985 F. et de diversité des enfants de ce couple et qui plus est. Proust.-J. Cloarec. Bringer. Le document c fournit ainsi l’explication de nature génétique – « Un individu. A. et les allèles d et Hem+ sur sa paire de chromosomes sexuels. J. 12 clés pour la biologie.-C. une combinaison d’allèles » – à l’unicité et à la diversité des enfants d’un même couple (question 3).fr/genet/ Des logiciels A.sur sa paire de chromosomes 1 il est donc rhésus positif. Le sexe et l’innovation. il est donc de groupe sanguin A. Le jeu des possibles. exception faite des vrais jumeaux. J. Jean possède les allèles A. En effet. Jeulin P.univ-tours. Cloarec. Logiciel Génétique : unité et diversité des êtres humains. Dans un premiers temps. Ressources (bibliomédiagraphie) Des ouvrages généraux pour le professeur J. Y. Tous parents. exercices et explications : www. Jacob.-N. Tavlitski. Matériel et mise en œuvre Cette activité peut être mise en œuvre après un rappel de notions acquises préalablement : – en quatrième : les modalités de la transmission de la vie chez l’Homme : une reproduction (procréation) sexuée impliquant une fécondation qui aboutit à la formation d’une cellule-œuf à partir de laquelle l’embryon se construit par divisions successives . 2 : D’après les données du document c. Jeulin Des vidéogrammes J. il s’agit d’observer le document a et de relever dans le document b les différences existant entre les enfants d’un même couple afin de démontrer la notion d’unicité. – dans les chapitres 1 et 2 du manuel : un individu présente des caractères hérités de ses parents. Chapitre 4 Origine de la diversité des êtres humains – 47 . 1992 Des sites internet Le site de l’université François Rabelais de Tours dédié à la génétique avec de nombreux schémas. une combinaison d’allèles. en observant la classe. les gènes gouvernant ces caractères étant portés par les chromosomes. O sur sa paire de chromosomes 9. Raymond Chabaud. Les activités 2 et 3 vont permettre aux élèves de comprendre comment se réalise.• Réponses aux questions posées 1 : « Avoir les mêmes parents ne signifie pas être identiques entre frères et sœurs ». Videaud. Logiciel Génétique II : Le brassage génétique. vidéos. Dans la population humaine. Proust.

cellules à 23 chromosomes qui reçoivent. notamment savoir observer. Connaissances construites Chaque cellule reproductrice contient 23 chromosomes. toujours originale. reproduction). un chromosome de chaque paire afin d’expliquer comment un individu en produit toujours de génétiquement différentes. puis d’argumenter. les chromosomes d’une paire se répartissent au hasard. Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Observer l’ensemble des chromosomes d’un ovule ou d’un spermatozoïde afin de décrire la particularité des cellules reproductrices (document a). Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences.activité 2 L’information génétique des cellules reproductrices Objectifs visés Cette activité constitue un premier élément d’explication à la réalisation. chaque cellule reproductrice reçoit un chromosome de chaque paire. Les cellules reproductrices produites par un individu sont génétiquement différentes. afin d’atteindre l’objectif visé. questionner des documents. cette activité concourt à la maîtrise 48 des connaissances sur l’Homme notamment la notion d’unicité et de diversité des individus qui composent l’espèce humaine (génétique. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. ● Mettre en relation une photographie et un schéma explicatif afin de comprendre comment se forment les cellules reproductrices et quelle est leur information génétique (documents b et c). en les mettant en relation. . Lors de la formation des cellules reproductrices. au hasard. Au cours de sa formation. de nouveaux programmes génétiques pour un même couple : il s’agit de décrire les modalités de la formation des cellules reproductrices. cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité de pratiquer une démarche scientifique.

une fluorescence verte. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 47 Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. entre elles. les cellules reproductrices produites par un individu sont génétiquement différentes. en effet. plus précisément. génétiquement différentes.• Réponses aux questions posées 1 : Les cellules reproductrices humaines possèdent 23 chromosomes. contextualisée par les schémas d’appareils reproducteurs et les photographies de gamètes. Chapitre 4 Origine de la diversité des êtres humains – 49 . par écrit. dresser le bilan de leurs découvertes. pour montrer que seules les cellules reproductrices ne possèdent pas la même information génétique que les autres cellules de l’organisme. un chromosome de chaque paire. les spermatozoïdes à 23 chromosomes résultent de deux divisions successives particulières qui aboutissent à la séparation des chromosomes de chaque paire. 3 : Les cellules reproductrices se forment à partir de cellules d’ovaire ou de testicule possédant 46 chromosomes grâce à deux divisions successives. les chromosomes d’une paire se répartissant au hasard. permet de rappeler que les cellules reproductrices ne possèdent que 23 chromosomes. les élèves pourront. Matériel et mise en œuvre L’observation des caryotypes de spermatozoïde et d’ovule (document a). les élèves pourront envisager la diversité réelle pour 23 paires (voir le document c de l’activité 3). on pourra amener les élèves à constater. au cours de leur formation. car chacun des 23 emplacements. que les 23 chromosomes correspondent à un représentant de chaque paire. Afin de répondre au problème posé (question 3) : « Expliquez comment se forment les cellules reproductrices et quelle est leur information génétique ». notion abordée dans l’activité 1 du chapitre 3. L’étude du document c permet de montrer que les cellules reproductrices sont. Aucun spermatozoïde ne produit les deux fluorescences en même temps car. ceux qui portent un chromosome Y. Les chromosomes qui se répartissent au hasard produisent des cellules reproductrices génétiquement différentes. 2 : Les spermatozoïdes porteurs du chromosome X produisent une fluorescence rouge. Le document b explique comment se crée au hasard la diversité génétique des cellules reproductrices (question 2) : on ne considère ici que deux paires de chromosomes par commodité . un chromosome de chaque paire. Dans le cadre d’un cours dialogué. Leur information génétique est portée par 23 chromosomes : elles reçoivent. comme le montre le document b. marqué d’un chiffre ou d’une lettre (X ou Y) est occupé par un chromosome différent des 22 autres (question 1).

Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité ● Mettre en relation des documents afin de montrer que la fécondation rétablit le nombre de chromosomes de l’espèce. Pour chaque paire de chromosomes de la cellule-œuf. il est impossible pour un couple d’avoir deux enfants génétiquement identiques. Connaissances construites La fécondation rétablit le nombre de chromosomes de l’espèce. ● Exploiter les données d’un tableau des unions possibles des cellules reproductrices d’un couple afin d’expliquer comment se crée un nouveau programme génétique à partir de la formation de couples d’allèles dans lesquels l’un vient de la mère. reproduction). Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. l’un vient de la mère. l’autre du père (document b). l’autre du père. un chromosome vient de la mère. Les cellules reproductrices produites par un individu étant génétiquement différentes et leur rencontre se faisant au hasard lors de la fécondation. un chromosome vient de la mère et l’autre du père (document a). Pour chaque allèle de la cellule-œuf. spermatozoïde et ovule participent à la transmission de l’information génétique. l’autre du père. . toujours originale.activité 3 Fécondation et nouveau programme génétique Objectifs visés Cette activité constitue le second élément d’explication à la réalisation. qu’ainsi ovule et spermatozoïde participent à la transmission de l’information génétique et que pour chaque paire formée. 50 La reproduction crée au hasard un nouveau programme génétique. Lors de la fécondation. cette activité concourt à la maîtrise des connaissances sur l’Homme notamment la notion d’unicité et de diversité des individus qui composent l’espèce humaine (génétique. de nouveaux programmes génétiques pour un même couple : il s’agit de décrire comment la fécondation crée un nouveau programme génétique en combinant un chromosome de chaque paire des parents et donc les allèles dont il est porteur dans une cellule-œuf.

3 millions possibles) et d’un spermatozoïde (parmi 8. Ce choix illustratif a été réalisé dans la mesure où ce document entre en compte dans l’explication de l’aptitude d’un couple à créer des programmes génétiques toujours nouveaux : Jean est original et unique par rapport à ses sœurs. un allèle de la mère et un allèle du père. un allèle de la mère et un allèle du père. • Réponses aux questions posées 1 : La fécondation rétablit le nombre de chromosomes de l’espèce grâce à la fusion de l’ovule et du spermatozoïde. notamment savoir observer. les chromosomes des différentes paires se répartissent au hasard » et « au moment de la fécondation. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 47 Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. – pour chaque paire de chromosomes de la cellule-œuf. Matériel et mise en œuvre L’observation des caryotypes d’ovule. de l’activité 1. il est impossible pour un couple d’avoir deux enfants génétiquement identiques (hors vrais jumeaux)… En réalité. – lors de la fécondation. rend compte de la double intervention du hasard dans la création d’un programme génétique : à sa lecture. enfin. pour chaque couple d’allèles. afin d’atteindre les objectifs visés. le hasard va intervenir à nouveau lors de la rencontre d’un ovule (parmi 8.Relever des données dans un texte permettant de conclure à la double intervention du hasard lors de la création d’un nouveau programme génétique (document c). un tableau d’union des gamètes. en les mettant en relation. chaque cellule reproductrice apportant 23 chromosomes. Chapitre 4 Origine de la diversité des êtres humains – 51 . Sylvie et Antoine. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. c’est possible mais avec une probabilité de 1 sur 70 mille milliards (questions 2 et 3). l’autre du père. « au moment de la formation des cellules reproductrices. un chromosome vient de la mère. Jean. 3 : La fécondation crée un nouveau programme génétique en formant des paires de chromosomes combinant. » En effet.3 millions possibles) ». et à l’un de ses enfants. puis d’argumenter. ne serait-ce qu’avec les deux paires de chromosomes présentées en combinant pour chaque couple d’allèle. de spermatozoïde et de la cellule-œuf résultant de leur fusion (document a) permet de construire les connaissances suivantes (question 1) : – la fécondation rétablit le nombre de chromosomes de l’espèce . questionner des documents. un de chaque paire. Le texte du document c. Ces caryotypes sont contextualisés par des photographies qui renvoient au couple. Le document b. spermatozoïde et ovule participent à la transmission de l’information génétique . cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité de pratiquer une démarche scientifique. permet d’envisager la diversité génétique possible que peut réaliser ce même couple. les élèves prennent conscience qu’en raison de cette double intervention du hasard agissant sur 23 paires de chromosomes. 2 : « La reproduction sexuée crée un nouveau programme génétique en faisant intervenir le hasard à deux reprises.

3 La mère. il est unique et est créé au hasard par la reproduction sexuée. le couple d’allèles est Pp. d’après l’arbre généalogique n’est pas atteint de polydactylie : son couple d’allèles pour ce caractère est donc pp car les individus porteurs d’un seul ou de deux allèle défectueux P sont atteints. 2 b . j’applique mes connaissances • exercice guidé 6 La polydactylie 5 Diversité des groupes sanguins dans une famille 1 David Léa 0 0 A B 2 grands-parents cellules reproductrices des grandsparents parents cellules reproductrices des parents A A O A O O A O O O David B A O O O O O B B B B A A B Léa 3 Léa a hérité son allèle A de sa grand-mère maternelle Paule et son allèle B de son grand-père paternel André. l’autre du père (spermatozoïde). 23 chromosomes dans son noyau. 3 cellule-œuf. 3 Questions à réponses courtes 1 Chacun d’entre nous est unique grâce à la combinaison des allèles qui constitue son programme génétique original. 3 Pour chaque paire de chromosomes de la celluleœuf. ne comportent que 23 chromosomes. une cellule-œuf humaine 46. P provenant de leur mère qui est atteinte et p de leur père qui ne l’est pas. Roland qui ne l’est pas : elle a donc transmis un allèle normal p à ce fils. 3 a et c . Marie est atteinte de polydactylie mais avec Jacques elle a engendré un fils. pour les mêmes raisons que pour son père : un allèle p provient de son père et l’autre allèle p. nécessairement de sa mère. . 4 La création d’un nouveau programme génétique fait intervenir le hasard lors de la formation des cellules reproductrices (les chromosomes de chaque paire se répartissent au hasard dans les cellules reproductrices) et lors de la fécondation (les cellules reproductrices se rencontrent au hasard). Jacques. c Les cellules reproductrices. un chromosome vient de la mère (ovule). 2 Pour Catherine et Louis-Marie qui sont atteints. Pour Roland qui n’est pas atteint. 4 a et b. 2 Vocabulaire et rédaction a Le programme génétique d’un individu correspond à l’ensemble de ses allèles. b La fécondation assure la transmission de l’information génétique des parents aux enfants. son couple d’allèle est pp.exercices je vérifie mes connaissances 1 QCM 2 Une cellule reproductrice humaine comporte 1 a . formées dans les ovaires de la femme et dans les testicules de l’homme. 4 Un schéma à légender Légendes : 1 ovule . Ovules et spermatozoïdes humains comportent 23 chromosomes. son couple d’allèles est par conséquent Pp. 2 spermatozoïde . 52 1 Le père.

Sur le test de paternité présenté. 1 Le spermatozoïde apporte 23 chromosomes dans la cellule-œuf. 2 et 3 ovule m M spermatozoïde Karim Sakhina Naima Ahmed d d N N d d m m chromosome X emplacement du gène responsable du daltonisme chromosome Y malade M M individu atteint de daltonisme N de sa mère.7 Le daltonisme 1 et 2 10 Estimer le risque de transmettre la mucoviscidose mère N d père d 1. 2 Le criminel responsable du viol est le suspect A. réalisée à partir de la preuve du viol. Karim a hérité son allèle d de sa mère. car son père n’a pu lui transmettre que son chromosome X. Chapitre 4 Origine de la diversité des êtres humains – 53 . c’est aussi le cas avec celle du père présumé : ce test révèle donc le lien filial entre cet homme et l’enfant. 1 Le programme génétique d’un enfant étant constitué par les allèles provenant de 23 chromosomes de sa mère et de 23 chromosomes de son père. car son empreinte génétique correspond à celle de l’agresseur. son empreinte génétique correspond pour une moitié à celle de sa mère et pour l’autre à celle de son père. le risque pour ce couple est donc de 25 %. on constate que l’empreinte génétique de l’enfant a en commun deux « bandes » avec celle de sa mère . N ou F M N F E M porteur sain 11 Les empreintes génétiques 8 Les chromosomes d’un spermatozoïde M M M m porteur sain 3 Naima a hérité son allèle d de son père et son allèle E m m M F F N E F M N 2 Les ovules sont génétiquement différents car ils comportent des combinaisons différentes de chromosomes porteurs d’allèles différents. car il a nécessairement reçu son chromosome Y de son père. 2 La fécondation rétablit le nombre de chromosomes de l’espèce en réunissant dans la cellule-œuf les chromosomes de chaque paire provenant de l’ovule et du spermatozoïde. 9 Des ovules tous génétiquement différents 1 N M F ou E N E E allèle défectueux : m M sain allèle normal : M Le tableau d’union des cellules reproductrices montre qu’un enfant sur quatre serait atteint de mucoviscidose. 3 L’enfant issu de la fécondation d’un ovule par ce spermatozoïde porteur d’un chromosome X sera une fille car ce chromosome formera avec celui de l’ovule la paire XX dans la cellule-œuf déterminant le sexe féminin.

.

– la relation entre événements géologiques et évolution de la vie.CHAPITRE 5 AU COURS DU TEMPS. des peuplements qui changent – 55 . ● Les documents présentés en ouverture de ce chapitre sont des indices et des bases pour engager un dialogue avec les élèves et aborder l’idée que la vie a changé sur la Terre au cours du temps. DES PEUPLEMENTS QUI CHANGENT Ce chapitre ouvre la partie « Évolution des organismes vivants et histoire de la Terre » qui doit établir : – la notion d’évolution des êtres vivants . ● Chapitre 5 Au cours du temps. – le lien entre classification et évolution des êtres vivants .

publié le 30 mai 2008.O. des périodes de diversification rapide. images. archives géologiques. des à-coups que sont les grandes crises de la biodiversité : à des Identification de fossiles à l’aide extinctions en masse succèdent d’une clé de détermination. L E P R O G R A M M E O F F I C I E L (Extrait du B. à partir de textes. et ont pu disparaître. montrent la succession et le renouvellement des groupes et des espèces au cours du temps.QUE DOIVENT SAVOIR LES ÉLÈVES AVANT D’ABORDER CE CHAPITRE ? En cinquième. des forêts du depuis plus de trois milliards graphiques.htm LES THÈMES DE CONVERGENCE Ce chapitre peut être intégré au thème de convergence 3 : « météorologie et climatologie ». Construction progressive d’une frise chronologique. L’évolution des climats a influencé l’évolution des peuplements au cours des temps géologiques. et du Crétacé. schémas. des « explosions » évolutives. ont des temps géologiques. est consultable sur le site ÉduSCOL à l’adresse : http://eduscol. Le reste du programme est en italique. la trier. la succession d’êtres vivants régressé.fr/D0082/consult_coll_reste. afin de déterminer un organisme fossile [compétence 7]. Connaissances Capacités déclinées dans une situation d’apprentissage Exemples d’activités Les roches sédimentaires. 56 . dans un groupe animal ou végétal. l’application du principe d’actualisme et la comparaison des fossiles avec les êtres vivants actuels ont permis de reconstituer les milieux de vie anciens de ces fossiles et les conditions de dépôt des roches sédimentaires qui les renferment.education. progressivement. hors-série) Le programme présente les références au socle commun de connaissances et de compétences en caractères droits. vidéogrammes. Certaines extinctions pourraient avoir eu pour cause la modification durable des climats sur la Terre. d’années. de graphiques Toutefois l’évolution s’est faite par et de tableaux. n°6 (vol 2) du 19 avril 2007. Un « complément » au programme. Rechercher l’information utile. l’analyser. Comparaison des faunes et des flores des mers du Cambrien Au fil des périodes. Carbonifère et des forêts actuelles. des groupes … afin d’établir le renouvellement d’organismes vivants sont des groupes et des espèces au cours Recherche d’informations sur apparus. Exploiter des textes. se sont développés.

C’est dans cet esprit de découverte que la première activité a été conçue autour de la comparaison des formes de vie sous-marine. Chapitre 5 Au cours du temps.disiersvt.html propose les ressources pour réaliser cette production que l’élève pourra évaluer en se référant au document de positionnement « élève » du BO du 16 novembre 2006. particulièrement entre les végétaux d’une forêt de l’ère primaire et ceux d’une forêt actuelle. – l’âge des premières formes de vie cellulaires . en milieu continental. Introduction et activité 1 : s’informer/découvrir (50 minutes) Les documents de l’introduction au chapitre doivent faire intervenir les élèves sur : – la disparition de groupes d’animaux (dinosaures) . produire.com/3/b2i/05. traiter exploiter des données (C. ● Activité 2 : s’informer/découvrir (50 minutes) La démarche de comparaison est reprise. des peuplements qui changent – 57 . – les différences entre les formes fossiles anciennes et les formes actuelles. Chaque ensemble de documents est corrélé à un axe du temps.3) » . à l’ère primaire et à la fin de l’ère secondaire. ● Activité 3 : s’informer/découvrir (50 minutes) Il s’agit d’observer le développement de groupes d’animaux marins et leur diversité au cours des temps géologiques. ● une compétence liée au programme de SVT : « construire une frise géologique de l’évolution de la vie ». ● L’ A T E L I E R B 2 i Cette activité permet à l’élève de construire ou de renforcer : ● une compétence informatique : « créer. dans les trois activités.LA PROGRESSION DANS LE CHAPITRE Les auteurs ont souhaité faire constater aux élèves les changements des formes de vie et le renouvellement des groupes d’êtres vivants au cours des temps géologiques. Le site : www.

● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. ici. notamment savoir observer. des schémas. Certains de ces groupes ont disparu. en les comparant. 58 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Exploiter des textes. puis d’argumenter. cette activité contribue à décrire l’évolution des espèces. schémas. d’autres existent toujours. cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité de pratiquer une démarche d’investigation. images… afin d’établir le renouvellement des groupes et des espèces au cours des temps géologiques (documents a et b). . Connaissances construites L’étude des fossiles d’animaux. des documents photographiques. des tableaux. afin d’atteindre les objectifs visés. montre des différences entre les espèces qui ont vécu dans la mer au cours des temps géologiques. La comparaison du peuplement du milieu à deux périodes différentes permet d’atteindre l’objectif. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. questionner. Ces espèces appartiennent à des groupes qui sont apparus à des moments différents de l’histoire de la Terre. trouvés dans les roches sédimentaires.activité 1 Des changements de la vie sous-marine au cours des temps géologiques Objectifs visés Cette activité a pour objectif de permettre aux élèves de mettre en évidence l’existence d’un renouvellement des espèces et des groupes d’êtres vivants en milieu marin.

89. Matériel et mise en œuvre Les documents de cette activité. Au niveau de chaque document une ébauche de frise chronologique est donnée. 2001 G.html Les étapes de l’histoire de la vie : http://www. – les roches sédimentaires contiennent des fossiles. Atlas du monde préhistorique. 1993 F. cnidaires. Ressources (bibliomédiagraphie) Des ouvrages généraux pour le professeur S. Lecointre (Sous la direction de). Jay Gould (Sous la direction de). il y a 520 millions d’années n’est retrouvée il y a 95 millions d’années. rudistes. arthropodes. De même.cnrs. Y sont présentés des fossiles et les affleurements où ils sont trouvés. 2004 Des ouvrages généraux pour les élèves (pour le CDI) P. certains sont toujours présents. Les fossiles trouvés aux deux périodes permettent d’axer le travail sur le monde animal. aucune des espèces trouvées il y a 95 millions d’années n’est trouvée il y a 520 millions d’années. Larousse. Les groupes d’organismes vivants sont apparus. le document a de la troisième activité de ce chapitre pourra servir de support pour remobiliser les acquis. Douglas. Seuil. chacun. Belin. Gordon and Breach Science Publishers.• Réponses aux questions posées 1 : Aucune des espèces trouvées dans le milieu marin. Comprendre et enseigner la classification du vivant. peuvent être envisagés après un rappel des acquis de 5e : – la comparaison d’un fossile avec des êtres vivants actuels permet de reconstituer son milieu de vie .ggl. un ensemble de données qu’il convient de comparer pour pouvoir mettre en évidence l’existence d’un renouvellement des espèces et des groupes au cours du temps. les espèces se succèdent au cours des temps. Évolution de la biosphère et événements géologiques. les groupes non connus. Les deux documents constituent. des peuplements qui changent – 59 . Si besoin.ulaval. 3 : Dans le milieu marin. 2 : Les groupes qui se sont maintenus : annélides. Le document b présente un ensemble de fossiles du crétacé supérieur.html Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. Le livre de la vie. Les groupes qui ont disparu : les trilobites. bivalves. Lethiers. reptiles marins. chordés. de natures diverses. Le document a présente les fossiles dit de Burgess. 2002 Des sites internet Dossier SagaScience – Evolution / CNRS : www.ca/personnel/bourque/intro.fr/cw/dossiers/dosevol/accueil. Les groupes qui sont apparus : céphalopodes ammonoïdés. Elle peut être intégrée dans une frise générale comme montré dans le document bilan p.pt/ planete_terre. poissons ostéichtyens. d’autres ont disparu. Chapitre 5 Au cours du temps.

questionner. . afin d’atteindre les objectifs visés. en les comparant. Connaissances construites L’étude des fossiles montre que les premiers végétaux continentaux ont été des ptéridophytes. des espèces se sont succédé au cours du temps. cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité de pratiquer une démarche d’investigation. D’autres groupes ont peuplé les continents progressivement et constituent les forêts actuelles : gymnospermes et angiospermes. des schémas.activité 2 Des changements de la vie continentale au cours des temps géologiques Objectifs visés Cette activité a pour objectif de permettre aux élèves de mettre en évidence l’existence d’un renouvellement des espèces et des groupes d’êtres vivants en milieu continental. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. des documents photographiques. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. 60 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Exploiter des textes. images… afin d’établir le renouvellement des groupes et des espèces au cours des temps géologiques (documents a et b). La comparaison du peuplement du milieu à deux périodes différentes permet d’atteindre l’objectif. schémas. cette activité contribue à décrire l’évolution des espèces. À l’intérieur de ces groupes. notamment savoir observer. ici. des tableaux. puis d’argumenter.

les espèces se succèdent au cours des temps.• Réponses aux questions posées 1 : Aucune des espèces trouvées dans le milieu continental. bien que chacun des deux documents apporte également des données sommaires sur le monde animal. Matériel et mise en œuvre Cette activité portant sur le renouvellement des espèces et des groupes dans le milieu continental est construite sur le même schéma que la première activité : on y compare les espèces et les groupes de deux périodes différentes. Les deux documents constituent. ils sont toujours présents. Le document a présente la flore d’une forêt carbonifère. Le document b présente la flore d’une forêt tempérée actuelle. Chapitre 5 Au cours du temps. des peuplements qui changent – 61 . 3 : Dans le milieu continental. Depuis les gymnospermes et les angiospermes sont apparues. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 59 Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. un ensemble de données qu’il convient de comparer pour pouvoir mettre en évidence l’existence d’un renouvellement des espèces et des groupes au cours du temps. il y a 320 millions d’années n’est retrouvée actuellement. 2 : Le groupe des ptéridophytes s’est maintenu alors que les groupes des gymnospermes et des angiospermes sont apparus entre – 320 MA et actuellement. De même. Les fossiles trouvés aux deux périodes permettent d’axer le travail sur le monde végétal. aucune des espèces actuelles n’est trouvée il y a 320 millions d’années. On retrouve au niveau de chaque document l’ébauche d’une frise chronologique qui peut servir à compléter la frise globale qui a pu être commencée dans l’activité 1. Les ptéridophytes sont le premier groupe à apparaître. chacun.

graphiques… afin d’établir le renouvellement des groupes au cours des temps géologiques (documents a et b). cette activité contribue à mettre en œuvre les capacités suivantes : utiliser des graphiques. schémas. images. . – expliciter le renouvellement des groupes au cours des crises de la biodiversité. mobiliser ses connaissances en situation. Le renouvellement des espèces s’est fait par des à-coups que sont les grandes crises de la biodiversité : à des extinctions en masse succèdent des « explosions » évolutives. Connaissances construites Au cours du temps. se sont développés. des périodes de diversification rapide.activité 3 Le renouvellement des groupes d’êtres vivants au cours du temps Objectifs visés Cette activité a deux objectifs : – expliciter le renouvellement des espèces au sein d’un groupe . ont régressé et pour certains ont pu disparaître. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. des groupes d’organismes vivants sont apparus. 62 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Exploiter des textes.

les oiseaux. permet dans un premier temps de mettre en évidence que les fossiles sont trouvés dans les roches sédimentaires. Lors des crises de la biodiversité. Les groupes qui se développent après la crise sont : les mammifères. Chapitre 5 Au cours du temps. Le premier bloc (documents a et b) constitué de photographies. ils disparaissent à – 160 MA. graphiques permet d’étudier les modalités du renouvellement des groupes autour de la crise de la biodiversité crétacétertiaire. les ptérosaures. les groupes d’êtres vivants apparaissent. les foraminifères. Matériel et mise en œuvre Les documents de cette activité constituent deux blocs. ils régressent de – 370 MA à – 203 MA . Une frise chronologique plus complète peut être réalisée à partir de l’exercice B2i p. Les rynchonellidés apparaissent à – 490 MA . 2 : Les groupes qui disparaissent lors de la crise crétacé-tertiaire sont : les dinosaures. les reptiles aquatiques. Ils permettent de décrire le renouvellement des espèces dans un groupe. ils se développent à nouveau de – 215 MA à – 160 MA puis régressent jusqu’à l’actuel où ils sont toujours présents. régressent et peuvent disparaître. Chaque bloc de documents présente une ébauche de frise chronologique qui peut être utilisée pour compléter une frise plus générale. ils se développent de – 490 MA à – 390 MA puis régressent de – 390 MA à – 215 MA . Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 59 Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. Le deuxième bloc (document c) constitué d’un ensemble de données : textes. Après la crise. texte et graphique. 97. se développent. certains foraminifères. 3 : Au cours du temps. photographies de fossiles.• Réponses aux questions posées 1 : Les spiriféridés apparaissent à – 460 MA . de nouveaux groupes se diversifient. de nombreux groupes disparaissent lors de la phase d’extinction. ils se développent de – 460 MA à – 370 MA . des peuplements qui changent – 63 . les ammonoïdés. certains brachiopodes.

des ptérosaures. de nombreuses extinctions ont lieu et sont suivies par des périodes d’évolution explosives. 2 Les géologues affirment que le renouvellement des espèces s’est fait par à-coups car lors des crises de la biodiversité. disparition régression – 408 MA – 435 MA – 500 MA – 540 MA diversification apparition 3 Questions-réponses 1 Les roches sédimentaires montrent la succession des groupes et des espèces car ils contiennent des fossiles. régressent et disparaissent. crinoïdes. 3 Aux deux périodes les végétaux sont des ptéridophytes. des reptiles actuels. 2 Les spécialistes affirment l’existence d’une crise biologique à – 220 MA. mais on trouve des dinosaures.exercices je vérifie mes connaissances 1 QCM 4 Compléter un graphique 1 a . 3 On constate. mollusques. b Les groupes d’êtres vivants apparaissent. 64 . bryozoaires. 2 c . Une crise de la biodiversité serait à l’origine de ce renouvellement. j’applique mes connaissances • exercice guidé 6 Le renouvellement des groupes il y a 250 MA 7 Des modifications du peuplement continental il y a 220 MA 1 Les groupes qui ont disparu : spongiaires. 2 On constate un grand renouvellement des groupes entre – 255 MA et – 240 MA. arthropodes trilobites. Les groupes qui se sont maintenus : céphalopodes. Les observations précédentes sont en cohérence avec cette affirmation : des groupes ont disparu et d’autres sont apparus et se sont diversifiés. c Des explosions évolutives succèdent aux extinctions en masse. – 250 MA 2 Vocabulaire et rédaction – 295 MA a Les roches sédimentaires montrent la succession et – 335 MA le renouvellement des groupes. 5 Une situation qui pose problème ? Le lépidodendron est âgé de – 300 MA. sur le graphique. 3 a. vertébrés. Les données ne permettent pas de préciser si il y a eu ou non renouvellement des groupes de végétaux. se développent. les groupes de reptiles primitifs ont disparu. il existe un fort taux d’extinction (50 %) compatible avec l’hypothèse formulée. Le tout se produit en un temps très court. qu’à – 250 MA. On ne les retrouve plus à – 200 MA. 1 La comparaison du peuplement aux deux périodes montre que les vertébrés sont des reptiles primitifs à – 230 MA. il ne peut donc être trouvé que dans la couche B. des mammifères : ces groupes sont apparus entre les deux périodes et se sont diversifiés. Les groupes qui sont apparus : échinodermes.

4 Depuis leur apparition à – 130 MA. – 295 MA où un ou plusieurs groupes sont concernés par un taux d’extinction plus ou moins important. Les groupes qui sont en voie de régression présentent un fort pourcentage d’espèces menacées de disparition. 9 L’évolution des insectes 1 On peut situer cette période à – 400 MA.1 % . des peuplements qui changent – 65 . 3 Actuellement. • insectes : 0.1 % . • poissons : 4. le nombre d’espèces menacées d’extinction dans chaque groupe augmente entre 1998 et 2000. on constate que les trilobites et les ammonoïdés subissent une extinction importante (taux d’extinction fort). • mollusques : 1.2 % . • crustacés : 1. les gastéropodes. excepté pour les gymnospermes. on constate que les crinoïdes. 4 On repère d’autres crises à – 500 MA. donc ils régressent. À – 250 MA. Ce sont donc les mammifères. • angiospermes : 3. les végétaux continentaux sont surtout des angiospermes. 4 On constate que plusieurs groupes sont en période de régression actuellement avec de fort taux d’espèces menacées d’extinction. – 435 MA.2 % On a alors les résultats suivants : • oiseaux : 12. (100 × 40 000) / 40 = 100 000 gorilles. • reptiles : 5. 2 Il y a 200 MA. 12 Vers une sixième crise de la biodiversité 1 Il reste 40 000 gorilles des forêts actuellement. – 408 MA. Deuxième période : – 140 MA à – 90 MA. on constate que globalement.65 % . les trilobites disparaissent. les ostracodes. En 28 ans. 60 % de la population des gorilles a disparu. Il reste donc 40 % des gorilles de 1980. L’espèce est donc en voie d’extinction.2 % .1 %. 2 À – 355 MA. Les ptéridophytes et les gymnospermes sont moins représentés.0 % . 60 % des gorilles ont disparu. les excroissances sont peu développées. Dans les autres groupes. les foraminifères subissent une extinction importante et sont donc en phase de régression.7 % . les gymnospermes. 3 C’est donc la crise à – 250 MA qui apparaît comme de forte ampleur. 10 L’évolution des végétaux 1 Les ptéridophytes sont apparus à – 380 MA. 3 Première période : – 290 MA à – 250 MA. les gymnospermes à – 310 MA et les angiospermes à – 130 MA. les oiseaux.8 Trouver le nom d’un fossile L’ammonoïdé présente des tours de coquille ne se recouvrant pas totalement. • gymnospermes : 32. 11 Des crises de la biodiversité au cours des temps géologiques 1 On constate que le taux d’extinction des coraux est très important à – 355 MA et – 250 MA. le nombre d’espèces menacées d’extinction ne cesse d’augmenter.0 % . il ne se produit qu’à partir de – 360 MA. les bryozoaires. 2 Le développement du groupe n’est pas immédiat.2 % . Il s’agit donc de Ceratites nodosus. – 250 MA à – 140 MA et – 90 MA jusqu’à la période actuelle. 2 Le calcul peut être réalisé suivant le modèle suivant : • mammifères : pourcentage d’espèces menacées d’extinction = 1 094 × (100 / 5 416) = 20. Ce sont deux périodes de régression. On peut donc affirmer que le monde vivant est en train de subir une crise de la biodiversité majeure. Chapitre 5 Au cours du temps. On estime que depuis 1980. • amphibiens : 29. Il y avait donc en 1980. À cette date. 3 On constate que. • ptéridophytes : 1. les angiospermes se développent. les ptéridophytes et les gymnospermes peuplent le milieu continental. 3 Trois périodes de développement peuvent être mises en évidence : – 360 MA à – 290 MA. entre 1998 et 2007. les amphibiens.

.

dès la classe de sixième. Elle a été progressivement suggérée. abordée. parfois sans le dire. Il s’agit à présent de conduire les élèves à : – rassembler des faits pour formuler un premier niveau de la théorie de l’évolution des êtres vivants . ● Les documents présentés en ouverture de ce chapitre sont des indices et des bases pour engager un dialogue avec les élèves sur les liens entre les espèces fossiles et les espèces actuelles. ● Chapitre 6 L’évolution des êtres vivants – 67 . – comprendre la classification des êtres vivants comme une représentation des parentés résultant de l’évolution.CHAPITRE 6 L’ÉVOLUTION DES ÊTRES VIVANTS Ce chapitre permet de construire l’idée d’évolution.

Étude de textes historiques concernant l’évolution. ● en 5e et en 4e. Homme compris. formuler une Comparaison de plans hypothèse et la valider. qui s’explique par l’évolution. pourcentage de gènes communs entre le chimpanzé et l’Homme. questionner. ressemblances et leurs différences. disparaissent au cours des temps Comparaison de quelques fossiles géologiques. successivement suggère la parenté des espèces qui les constituent. argumenter d’organisation de vertébrés. n’est pas perceptible à l’échelle humaine. Observer. L E P R O G R A M M E O F F I C I E L (Extrait du B. et l’uniformité des instructions du patrimoine génétique dans tous les organismes vivants d’aujourd’hui. collège pour créer des groupes graphiques. Utilisation du logiciel PhylogèneExploiter des textes. Le reste du programme est en italique.QUE DOIVENT SAVOIR LES ÉLÈVES AVANT D’ABORDER CE CHAPITRE ? Cette partie du programme a été préparée : ● en classe de 6e par l’étude de la cellule. L’évolution. bases de données emboîtés et montrer qu’un système [compétence 4 – B2i domaine 4] de groupes emboîtés porte la même Les espèces apparaissent et afin d’établir une relation de parenté information qu’un arbre.O. Leur comparaison Situer dans le temps des d’une lignée. est apparu sur la Terre en s’inscrivant dans le processus de l’évolution. publié le 30 mai 2008. Utilisation de logiciels montrant comment la sélection sur une variation aléatoire peut rapidement « trouver » une phrase donnée au départ.education. afin d’établir le concept d’évolution. au cours des temps géologiques. unité du vivant confrontée au constat de la diversité des espèces . parenté. Étude de texte renseignant sur le Une espèce nouvelle présente une organisation commune et aussi des caractères nouveaux par rapport à une espèce antérieure dont elle serait issue. Il convient donc de s’assurer des acquis nécessaires pour aborder ce chapitre et éventuellement de les raviver. n°6 (vol 2) du 19 avril 2007. Connaissances Capacités déclinées dans une situation d’apprentissage Exemples d’activités La cellule. Ce chapitre s’appuie aussi sur les connaissances construites dans les chapitres précédents. unité du vivant.htm 68 . pour identifier leurs conduit à imaginer entre elles une découvertes scientifiques. hors-série) Le programme présente les références au socle commun de connaissances et de compétences en caractères droits. par l’étude de l’unité de la respiration et de la reproduction . est consultable sur le site ÉduSCOL à l’adresse : http://eduscol. [Compétence 5] Repérage et positionnement de L’existence de ressemblances l’Homme sur un « arbre d’évolution » entre des groupes apparus des vertébrés ou des primates.fr/D0082/consult_coll_reste. ● à tous les niveaux du collège. indiquent sans ambiguïté une origine primordiale commune. L’Homme. [Histoire des sciences] La présence de caractères nouveaux suggère des modifications du programme génétique au cours des générations. Ce chapitre permet de développer le sens de l’observation et l’esprit critique. en tant qu’espèce. schémas. Un « complément » au programme. par le classement des espèces sous forme d’ensembles emboîtés. ● en 5e. par l’étude des conditions de formation des roches sédimentaires et la reconstitution d’un paysage ancien qui ont permis de relier la présence de divers fossiles à des conditions de milieu . entre les espèces.

L’arbre d’évolution proposé page 107 rappelle schématiquement l’origine commune de tous les êtres vivants et donne une dimension temporelle à l’évolution. des faits qui fondent la théorie de l’évolution.com/3/b2i/06. On établit une relation entre évolution et classification des vertébrés. ● Activité 5 : s’informer/découvrir (50 minutes) Cette activité présente des informations scientifiques sur l’histoire d’une théorie. ● une compétence liée au programme de SVT : « classer quelques espèces de vertébrés et comparer les groupes emboîtés obtenus à l’arbre d’évolution à l’aide du logiciel phylogène ». traiter. produire. premiers arguments d’une parenté entre les groupes de vertébrés.3) » . Chapitre 6 L’évolution des êtres vivants – 69 . Les auteurs ont privilégié un exemple. celui des oiseaux et des dinosaures dont les liens de parenté sont schématisés sur un arbre d’évolution. ● Activité 4 : s’informer/découvrir (50 minutes) Les élèves ont ici à trouver. Ici il s’agit de donner du sens à cette représentation proposée à l’élève.html propose les ressources pour réaliser cette production que l’élève pourra évaluer en se référant au document de positionnement « élève » du BO du 16 novembre 2006. une hypothèse relative à l’évolution des êtres vivants et particulièrement des vertébrés. ● Activité 2 : s’informer/découvrir (50 minutes) Cette activité conduit l’élève à retrouver des liens de parenté entre des vertébrés fossiles et des vertébrés actuels. Le programme précise que les élèves n’ont pas à construire un arbre d’évolution. en définitive. Le site : www. des arguments suggérant une origine commune à toutes les espèces. Les auteurs ont choisi de mettre l’élève en situation de parcourir cet arbre en repérant quelques vertébrés fossiles dont « une carte d’identité » est fournie. des arguments scientifiques pour formuler. ● L’ A T E L I E R B 2 i Cette activité permet à l’élève de construire ou de renforcer : ● une compétence informatique : « créer. Introduction et activité 1 : s’informer/découvrir (50 minutes) La première activité est précédée du dialogue engagé à partir des documents des pages 98 et 99.disiersvt. Les différentes activités apportent aux élèves des informations. ● Activité 3 : s’informer/découvrir (50 minutes) Les liens de parenté établis entre les vertébrés permettent de construire un arbre d’évolution où on trouve des fossiles « porteurs d’innovations » qui marquent l’évolution. Cette activité peut être l’occasion d’amener l’élève à faire preuve d’esprit critique. Il s’agit d’une activité de prise d’informations pour découvrir quelques ressemblances qui rassemblent les groupes de vertébrés. celle de l’évolution. Les arguments sont tirés d’observations microscopiques (cellules) et de résultats d’expériences de transgenèses. exploiter des données en utilisant un logiciel de simulation (C.LA PROGRESSION DANS LE CHAPITRE Les auteurs ont voulu mettre en place une démarche d’appropriation progressive des données. dans les documents donnés.

l’existence de parentés plus ou moins étroites. ● Argumenter en faveur de l’existence d’une parenté entre les vertébrés actuels et fossiles (documents a à d). à l’intérieur de ce groupe. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. cette activité contribue à la connaissance des caractéristiques du vivant. . Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences.activité 1 Des ressemblances entre les vertébrés Objectifs visés L’existence d’une parenté entre les êtres vivants. La comparaison de l’Homme avec deux autres mammifères permet d’envisager. plus précisément à la construction de la notion d’évolution des espèces. approchée en 6e et suggérée par la succession des espèces et des groupes présentée dans le chapitre précédent. 70 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Saisir des informations dans le but de comparer l’organisation du membre antérieur de quelques vertébrés actuels et fossiles (documents a à d). est étayée. chez le chimpanzé et chez le chat (documents e et f). ● Formuler l’hypothèse d’une proche parenté entre l’Homme et le chimpanzé pour expliquer leurs ressemblances (documents e et f). cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité de pratiquer une démarche scientifique. à l’argumentation et à la formulation d’une hypothèse. Connaissances construites L’existence de ressemblances entre les groupes apparus successivement suggère la parenté des espèces qui les constituent. chez les vertébrés actuels et fossiles. par la mise en évidence d’un plan d’organisation commun. ● Saisir des informations dans le but de comparer quelques caractères chez l’Homme. Elle mobilise plus précisément l’aptitude à l’observation comparée.

le pigeon et le compsognathus possèdent un squelette formé d’os. La structure de la théorie de l’évolution. le compsognathus et le pigeon. même organisation des membres antérieurs) suggèrent l’existence d’une parenté entre ces groupes. possèdent un pouce opposable aux autres doigts. 2006 Des logiciels Le logiciel phylogène : www. la limace ne possède pas de squelette formé d’os. de renforcer la notion d’homologie en découvrant que le membre antérieur des vertébrés. débouche sur la constatation que les membres antérieurs de ces deux espèces. 2004 G. Jay Gould. Classification phylogénétique du vivant. Gallimard. 2006 G. ne possèdent pas de queue. Cette prise de contact avec le réel. Le Guyader. Darwin et les grandes énigmes de la vie. L’Homme et le chimpanzé. dont la main.) Belin. Cette première activité a.fr/Acces/biotic/evolut/phylogène/ Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. 4 : Les ressemblances entre les différents groupes de vertébrés (squelette interne formé d’os. Chapitre 6 L’évolution des êtres vivants – 71 . de squelettes osseux de pigeons et de grenouilles. – de compléter les observations précédentes en permettant aux élèves. Matériel et mise en œuvre On peut envisager. L’Homme et le chimpanzé possèdent des ongles alors que le chat possède des griffes. Lecointre (Sous la direction de). elle n’appartient donc pas à ce groupe. Ressources (bibliomédiagraphie) Des ouvrages généraux pour le professeur S. Lecointre. le membre antérieur est constitué de trois parties. toujours à privilégier. En revanche. l’avantage de faire le lien avec le chapitre précédent en mettant en place l’idée essentielle que les fossiles. 1984 S. b. bien qu’apparemment très différentes. aidés par l’utilisation de couleurs et par les légendes associées aux schémas. Seuil. peuvent être placés dans la classification actuelle. H. Ce sont donc des vertébrés. l’observation. L’utilisation des documents a. dans un premier temps. contrairement au chat. en groupes (dont le nombre dépendra du matériel disponible). contrairement au chat. (3e ed. L’Homme et le chimpanzé. Belin. 2 : Chez la grenouille.inrp. Jay Gould. – d’élargir le champ d’observation en constatant que le reste du squelette présente aussi une organisation comparable chez tous les vertébrés. et contient les mêmes os. c et d permet : – de constater que la présence d’un squelette formé d’os est caractéristique du groupe des vertébrés . 3 : L’Homme et le chimpanzé possèdent des narines rapprochées alors que le chat possède des narines écartées. Comprendre et enseigner la classification du vivant. aussi.• Réponses aux questions posées 1 : La grenouille. qu’ils soient actuels ou fossiles est toujours constitué des mêmes os . sont constitués de trois parties. par ailleurs.

plus précisément observer et argumenter. 72 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Saisir des informations dans des documents de substitution (dessins.activité 2 Parenté entre espèces actuelles et fossiles Objectifs visés Cette activité permet de mettre en évidence les liens de parenté entre les oiseaux et les dinosaures. . Ainsi sont introduites des notions indispensables à la construction du concept d’évolution. graphique) dans le but de comparer deux espèces fossiles et une espèce actuelle (documents a à c). Pour le justifier. Leur comparaison conduit à imaginer entre elles une parenté. Dans le cadre du socle commun de connaissances et de compétence. Ce faisant. on introduit l’idée que le passage d’une espèce à l’autre s’est réalisé par l’acquisition de caractères nouveaux que l’on peut replacer dans le temps. Connaissances construites Les espèces apparaissent et disparaissent au cours des temps géologiques. ● Argumenter en faveur d’une parenté entre les oiseaux et les dinosaures (document d). plus particulièrement à celle de l’évolution. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. cette activité contribue à mettre en œuvre la démarche scientifique. cette activité contribue à la connaissance des caractéristiques du vivant. on présente un arbre d’évolution. Leur appropriation qui se fera progressivement au cours des autres activités est ici facilitée par le petit nombre d’espèces concernées. photographies.

du moulage d’une empreinte d’archéoptéryx. on peut. – l’apparition des plumes. avant de présenter le document d. à partir des restes plus ou moins complets des fossiles. Les légendes associées aux documents a. Chapitre 6 L’évolution des êtres vivants – 73 . Matériel et mise en œuvre La disposition des documents présentés dans cette activité rend compte du travail du paléontologue qui. On peut privilégier la phase de tâtonnement des élèves en projetant les documents du CD d’accompagnement de cette page sans légendes. reconstitue progressivement la silhouette de l’animal correspondant. à la classe. la comparaison de certains caractères étant accessible à partir des seules images. Ces documents peuvent être accompagnés de la présentation. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 71 Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. 3 : Les caractères nouveaux qui sont apparus avec le groupe des oiseaux sont : – la disparition des dents . C’est le cas de la longueur de la queue par exemple. les espèces concernées et leurs caractères. b et c facilitent le travail de comparaison des élèves. 4 : Les arguments confirmant l’existence d’une parenté entre les oiseaux actuels et les dinosaures sont : – les dinosaures et les oiseaux sont des groupes qui se sont succédé . sur un axe chronologique.• Réponses aux questions posées 1 : L’archéoptérix et le compsognathus ont en commun de posséder une longue queue et une mâchoire pourvue de dents. approcher la construction de l’arbre d’évolution en demandant aux élèves de placer. – les oiseaux les plus anciennement connus possèdent des caractères de dinosaures. – le raccourcissement de la queue . 2 : L’archéoptérix et le pigeon ont en commun de posséder un corps recouvert de plumes. De même.

schémas. textes) afin de décrire les événements ayant accompagné l’évolution des vertébrés (documents a et b). cette activité contribue à la connaissance des caractéristiques du vivant et en particulier à celle de l’évolution. 74 L’Homme. d’autre part : – de justifier la classification en groupes emboîtés présentée depuis la classe de sixième en montrant qu’elle se fonde sur la théorie de l’évolution. ● Raisonner. Dans le cadre du socle commun de connaissances et de compétences. . Cette activité permet. Une espèce nouvelle présente une organisation commune et aussi des caractères nouveaux par rapport à une espèce antérieure dont elle serait issue. Connaissances construites Les parentés entre les espèces s’expliquent par l’évolution. dans tous les cas. les informations qu’elle fournit étant identiques à celles apportées par les arbres d’évolution . – de placer l’Homme dans la classification et de l’inscrire dans le processus de l’évolution. en tant qu’espèce. est apparu sur la Terre en s’inscrivant dans le processus de l’évolution. un groupe nouveau présente de nouveaux caractères mais conserve l’organisation des groupes qui l’ont précédé. l’argumentation.activité 3 Parenté entre les différents groupes de vertébrés Objectifs visés On poursuit la construction du concept d’évolution en renforçant et en complétant les notions introduites dans l’activité précédente : la réflexion portant sur l’ensemble des vertébrés. à partir des constats réalisés. Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Saisir des informations dans des documents variés (dessins. ● Dans le cadre du socle commun de connaissances et de compétences. afin d’expliquer les parentés par l’évolution et d’établir quelques caractéristiques de cette évolution (documents a et b). cette activité contribue à mettre en œuvre la démarche scientifique notamment la prise d’informations. on s’attache à montrer que les différents groupes sont apparus successivement et que.

– plumes. Le document b permet de légitimer la place qu’occupent les différents fossiles dans l’arbre et les boîtes. Le travail des élèves peut alors consister : – à placer. – à comparer cette production à une classification en groupes emboîtés des vertébrés. sur un axe des temps. l’idée d’une superposition peut alors émerger. – amnios . Chapitre 6 L’évolution des êtres vivants – 75 . l’utilisation de flèches facilite la lecture en indiquant qu’elle doit se faire de bas en haut. donc de légitimer l’ordre d’apparition des différentes innovations évolutives. 3 : Les parentés entre les groupes de vertébrés sont établies en tenant compte de leurs ressemblances . dans l’ordre : • pour la branche de l’arbre qui amène aux primates : – 4 membres munis de doigts . – pouce opposable aux autres doigts . Si l’on a pris la précaution de travailler sur calques. – amnios . Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 71 Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. les différents fossiles et les innovations évolutives . de l’arbre d’évolution et de la classification en groupes emboîtés permet de découvrir la valeur évolutive de cette dernière. sur un même schéma. facilitée par l’utilisation de la couleur rouge pour les innovations évolutives permet d’atteindre les objectifs notionnels de l’activité. Représentée en 3D pour la rendre plus lisible.• Réponses aux questions posées 1 : Les innovations qui sont progressivement apparues au cours du temps sont. 2 : Les différents groupes d’amniotes possèdent un amnios. la superposition. Matériel et mise en œuvre Dans le document a. à savoir que chaque groupe nouveau présente des caractères nouveaux mais conserve l’organisation des groupes qui l’ont précédé et que la classification a une valeur évolutive. mais conservent 4 membres munis de doigts. on peut favoriser la phase de tâtonnement des élèves en projetant. La lecture. • pour la branche de l’arbre qui amène aux oiseaux : – 4 membres munis de doigts . – placenta . des vertèbres et une mâchoire. dans un premier temps le document b. des caractères que présentent les différents groupes. Comme dans l’activité précédente. elles s’expliquent par l’évolution. dans les étiquettes.

76 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Saisir des informations à partir de microphotographies afin d’établir l’uniformité du support du patrimoine génétique (document a). Il s’agit. Connaissances construites La cellule. ● Argumenter en faveur d’une origine primordiale commune à tous les êtres vivants (documents a à c).activité 4 Parenté entre tous les êtres vivants Objectifs visés La structure cellulaire. cette activité contribue à la connaissance des caractéristiques du vivant et plus précisément à celle de l’évolution. L’évolution. ● Saisir des informations afin d’expliquer pour quelle raison l’évolution n’est pas perceptible à l’échelle humaine (document c). dans cette activité de multiplier les arguments permettant de conforter cette idée en utilisant les notions nouvellement acquises dans les chapitres traitant de la génétique et de l’hérédité. ● Analyser les résultats d’une expérience afin d’établir l’uniformité des instructions du patrimoine génétique inscrites sur les chromosomes (document b). Homme compris. Dans le cadre du socle commun de connaissances et de compétences. et l’uniformité des instructions du patrimoine génétique dans tous les organismes vivants d’aujourd’hui. indiquent sans ambiguïté une origine primordiale commune. . unité du vivant. cette activité contribue à mettre en œuvre la démarche scientifique notamment la prise d’informations et l’argumentation. commune à toutes les espèces suggère une origine commune à tous les êtres vivants. ● Dans le cadre du socle commun de connaissances et de compétences. au cours des temps géologiques n’est pas perceptible à l’échelle humaine.

s’il est incorporé dans le génome d’une espèce quelle qu’elle soit. permettent de montrer que les cellules d’espèces. On établit ainsi que les instructions du patrimoine génétique ne sont pas propres à l’espèce et qu’elles sont donc universelles. – les instructions du patrimoine génétique sont universelles. on peut. 2 : Le gène de la méduse qui dirige le caractère « fluorescence » fonctionne aussi chez le xénope. Matériel et mise en œuvre Les photographies du document a. au microscope. ont en commun de posséder des chromosomes et que ces chromosomes ont le même comportement au moment de la division cellulaire. utilement. dont la comparaison est facilitée par l’utilisation de colorations voisines. – les cellules de tous les êtres vivants contiennent des chromosomes . qu’elle est très lente.• Réponses aux questions posées 1 : Les cellules de triton et d’échalote possèdent des noyaux contenant des chromosomes bien visibles au cours de la division cellulaire. Ce chapitre ne donnant pas souvent l’occasion de manipuler. remplacer l’observation de ce document par celle de préparations du commerce. Le document c décrit l’origine commune de tous les êtres vivants sous la forme d’un arbre unique. pourtant très éloignées. Le support du patrimoine génétique est donc le même chez tous les êtres vivants. Le document b montre qu’un gène dirigeant un caractère donné s’exprime. Chapitre 6 L’évolution des êtres vivants – 77 . Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 71 Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. 3 : L’évolution n’est pas perceptible à l’échelle humaine parce 4 : Plusieurs arguments indiquent une origine commune à tous les êtres vivants : – ils sont tous constitués de cellules .

plus particulièrement aux connaissances scientifiques. la formulation d’hypothèses. de situer l’explication au niveau génétique. Connaissances construites Le milieu sélectionne. 78 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Saisir des informations à partir de documents variés dans le but d’expliquer le mécanisme de l’évolution (documents a et b). au sein d’une espèce. les formes les plus adaptées. ● Formuler une hypothèse expliquant l’apparition de caractères nouveaux (documents c et d). Dans le cadre du socle commun de connaissances et de compétences. ● Dans le cadre du socle commun de connaissances et de compétences. notamment la prise d’informations. cette activité contribue à la connaissance des caractéristiques du vivant et plus précisément à celle de l’évolution.activité 5 Les théories de l’évolution Objectifs visés Cette activité propose de donner un aperçu de la théorie expliquant l’évolution des organismes vivants. La présence de caractères nouveaux suggère des modifications du programme génétique au cours des générations. Les découvertes les plus récentes permettent. L’évocation des travaux de Lamarck et de Darwin permet de montrer le caractère provisoire d’une explication scientifique forcément liée au contexte de l’époque. par ailleurs. . cette activité contribue à mettre en œuvre la démarche scientifique. l’argumentation.

pour amener les élèves à imaginer que l’apparition de nouveaux caractères au cours de l’évolution peut s’expliquer par l’apparition puis la sélection d’allèles nouveaux. lorsqu’on se rapproche de la côte. Ainsi. 5 : L’apparition des caractères nouveaux au cours de l’évolution modifications induites par le milieu. Chapitre 6 L’évolution des êtres vivants – 79 . 4 : La sélection des moustiques résistants aux insecticides 2 : L’idée de Lamarck est contredite par la non héritabilité des augmente la fréquence des allèles R et diminue la fréquence des allèles S.• Réponses aux questions posées 1 : La première idée est de Lamarck . L’utilisation des autres supports des documents a et b du manuel finalisera la réflexion. c’est-à-dire. Le graphique du document d montre que. d’approcher leur interprétation. Matériel et mise en œuvre La phase de tâtonnement peut être favorisée en utilisant seulement. aidés par le professeur. les extraits d’ouvrages écrits par Lamarck et Darwin. ceux qui résistent aux insecticides. favorables à l’espèce et la disparition d’allèles défavorables. la fréquence de l’allèle S diminue et celle de l’allèle R augmente. la deuxième est de Darwin. leur abondance dans une population augmente. ici. Le professeur peut alors s’appuyer sur un pré-acquis de la classe de troisième. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 71 Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. Les documents c et d peuvent être utilisés sans préalable. à savoir que les caractères héréditaires sont dirigés par des allèles. Ainsi peut-on établir que la sélection naturelle a une influence sur l’abondance des allèles d’une population. Une lecture attentive de ces documents permet aux élèves. est probablement due à la sélection d’allèles nouveaux dirigeant des caractères favorables à la survie de l’espèce et à la disparition d’allèles dirigeant des caractères défavorables. L’utilisation conjointe du texte et de la carte permet d’établir une relation entre l’abondance des formes résistantes et le traitement aux insecticides. Le graphique du document c montre que le pourcentage de moustiques résistants à l’insecticide diminue brusquement lorsque l’on se situe à plus de 20 km de la côte. 3 : Le milieu sélectionne les individus les plus adaptés. dans un premier temps.

caractère propre aux oiseaux. 4 Au cours de l’évolution des proboscidiens. 5 Un fossile célèbre a Ce fossile possède des plumes.exercices je vérifie mes connaissances 1 QCM 4 Compléter un schéma 1 b et c . 2 La structure cellulaire. l’uniformité des instructions du patrimoine génétique communes à tous les êtres vivants indiquent une origine commune à tous les êtres vivants. caractère que possèdent les dinosaures mais pas les oiseaux. ADN 3 Questions à réponses courtes 1 La présence. cellule. b Ce fossile possède une longue queue. 80 –5 0 . la trompe s’est progressivement développée. j’applique mes connaissances • exercice guidé 6 L’évolution d’un groupe de mammifères : les proboscidiens 1 temps en millions d’années – 50 – 45 Moeritherium – 40 – 35 – 30 Zygolophodon – 25 – 20 – 15 Mammuthus – 10 Loxodonta 2 La présence d’une trompe est un caractère partagé par ces quatre proboscidiens. 2 a . d’un squelette interne formé d’os suggère l’existence. 3 Les caractères nouveaux ayant accompagné l’évolution des proboscidiens sont : – l’acquisition d’une trompe . d’un lien de parenté. végétaux animaux champignons 2 Vocabulaire et rédaction 1 Une espèce nouvelle possède des caractères nouveaux mais conserve l’organisation de l’espèce antérieure dont elle est issue. 2 L’apparition de caractères nouveaux est liée à une modification du programme génétique. chez tous les vertébrés. – le remplacement des bosses par des crêtes au niveau des molaires. entre eux. 3 a et b.

partagée par les différentes paludines. 3 C’est l’arbre d’évolution 1 qui est en accord avec les informations fournies par le tableau. 1 La variété foncée. 2 La grenouille est l’espèce qui présente le plus de caractères communs avec le dipneuste. 2 La forme de la coquille. est plus difficilement repérable par les prédateurs. est révélée par une ornementation de la coquille. 2 Le remplacement progressif de la variété claire par la variété foncée s’accompagne d’une augmentation progressive de la fréquence de l’allèle « couleur foncée ». 1 animaux animaux à carapace articulée iule animaux à squelette formé d’os cétoine couleuvre carpe cétoine couleuvre carpe 2 iule 9 L’évolution des ammonoïdés 1 et 2 Goniatite – 350 – 300 Cératite – 250 – 200 Ammonite – 150 – 100 – 50 temps en millions d’années 3 Au cours de l’évolution des ammonoïdés. de plus en plus complexe. La sélection de cette forme est donc favorable à la survie de l’espèce. 11 Une parenté inattendue 1 La présence d’un squelette formé d’os est un caractère partagé par les trois espèces décrites. mais seules les espèces les plus récentes ont une coquille ornementée.7 Des paludines qui se succèdent 8 Trouver le nom d’un fossile 1 Les paludines ont en commun d’avoir une coquille enroulée en forme de cône. 10 Parentés chez les arthropodes 12 La phalène du bouleau 1 Le corps protégé par une carapace est un caractère partagé par les trois espèces d’arthropodes. indique un lien de parenté entre elles. 2 L’épeire fasciée est l’espèce qui présente la plus proche parenté avec le scorpion d’Ardèche. dans les régions industrielles. à l’ère tertiaire. Chapitre 6 L’évolution des êtres vivants – 81 . Leur évolution. la forme des lignes de suture est devenue de plus en plus complexe.

.

● Les documents présentés en ouverture de ce chapitre sont des indices et des bases pour engager un dialogue avec les élèves sur le thème de la variation des milieux de vie et de l’évolution. ● Chapitre 7 Évolution biologique et environnement – 83 . Le choix s’est porté sur les équidés et les dinosaures. dernier de la partie « Évolution ». celles des milieux de vie et celles du monde vivant au cours des temps géologiques. a pour objectif de donner aux élèves les informations scientifiques pour établir l’existence d’interdépendances entre les transformations de la Terre. voire de la disparition de certaines espèces.CHAPITRE 7 ÉVOLUTION BIOLOGIQUE ET ENVIRONNEMENT Ce chapitre.

Réciproquement. organismes vivants. et avant de s’engager dans la 1re activité. … afin de proposer une relation entre des événements survenus à la surface de la Terre et La Terre a connu des transformations des changements dans le monde en relation avec l’apparition vivant. publié le 30 mai 2008. la trier. Il est indispensable de faire préciser aux élèves. ce qu’ils savent des transformations de la lithosphère en liaison avec la tectonique des plaques (classe de 4e).htm LES THÈMES DE CONVERGENCE Ce chapitre peut être intégré au thème 3 « météorologie et climatologie ». schémas. connaissances établies en cinquième et en quatrième. environnementales) repères jalonnant l’histoire des a influencé l’évolution de la vie.6 milliards d’années.education. est consultable sur le site ÉduSCOL à l’adresse : http://eduscol. ont modifié les milieux et les conditions de vie : les peuplements ont changé. la synthétiser du climat ou volcanisme ou [Compétence 7] . L E P R O G R A M M E O F F I C I E L (Extrait du B. voire leur disparition. vidéogrammes. Rechercher l’information utile. Le reste du programme est en italique. exploiter des régression marine ou météorite. il y a 4. Les connaissances acquises dans ce chapitre apportent un point de vue inattendu dans le cadre de ce thème : des changements climatiques. et les transformations géologiques [Compétence 5] sont utilisées pour subdiviser les temps géologiques en ères et en périodes de durée variable. Un « complément » au programme. textes. n°6 (vol 2) du 19 avril 2007. hors-série) Le programme présente les références au socle commun de connaissances et de compétences en caractères droits. Prendre un exemple : changement l’analyser. Connaissances Capacités déclinées dans une situation d’apprentissage Exemples d’activités Les événements géologiques ayant affecté la surface de la Terre depuis son origine.QUE DOIVENT SAVOIR LES ÉLÈVES AVANT D’ABORDER CE CHAPITRE ? Les connaissances requises pour aborder ce chapitre sont celles qui lient milieux de vie et occupation du milieu. l’évolution Situer dans le temps sur une des conditions planétaires frise chronologique quelques (géographiques. [Compétence 4 – b2i de la vie et la diversification domaine 4] des organismes vivants. graphiques. quelques repères d’événements permettant La succession des formes vivantes de découper le temps géologique.fr/D0082/consult_coll_reste. ont pu provoquer l’évolution d’espèces et de groupes d’êtres vivants. 84 . survenus au cours des temps géologiques.O. paléogéographiques.

Le site : www. dans le cadre d’une démarche d’investigation. Chapitre 7 Évolution biologique et environnement – 85 . ● une compétence liée au programme de SVT : « mettre en relation des données sur l’origine d’une crise biologique ».5 milliards d’années. sur un axe du temps.html propose les ressources pour réaliser cette production que l’élève pourra évaluer en se référant au document de positionnement « élève » du BO du 16 novembre 2006. ● Activité 4 : s’informer/découvrir (50 minutes) Il s’agit de la synthèse du chapitre sous la forme d’une frise qui met en place. cette frise succincte peut être construite progressivement au cours des 3 chapitres qui composent cette partie. de mettre en relation les données pour dégager les influences entre environnement et êtres vivants au cours des temps géologiques. la disparition du groupe des dinosaures. L’élève doit produire un article de presse sur les causes de la crise permo-triasique. d’apports scientifiques. sous l’effet des êtres vivants.com/3/b2i/07. images (C. En classe.LA PROGRESSION DANS LE CHAPITRE Les auteurs ont voulu mettre en place une démarche d’investigation à partir d’exemples simples. Il s’agit ici.3) » . Introduction et activité 1 : s’informer/découvrir (50 minutes) Les échanges engagés en introduction se poursuivront simplement dans l’activité 1 qui s’appuie sur l’évolution des équidés. l’évolution du nombre de familles d’êtres vivants. Cela doit permettre à l’élève de s’informer. Cette activité propose des documents qui révèlent l’apparition du dioxygène dans l’atmosphère puis l’évolution de sa composition depuis 4. ici. ● L’ A T E L I E R B 2 i Cette activité permet à l’élève de construire ou de renforcer : ● une compétence informatique : « modifier la mise en forme des caractères et des paragraphes . textes. de connaissances que l’élève doit s’approprier pour découvrir comment l’environnement a influencé l’évolution des équidés. La présentation des causes possibles de cette crise permet de cerner une caractéristique de la démarche scientifique : rechercher et débattre à partir de faits pour expliquer un phénomène. Cette synthèse permet de mettre en évidence la manière dont l’histoire de la Terre a été subdivisée. ● Activité 2 : s’informer/découvrir (50 minutes) Cette activité conduit l’élève à découvrir la notion de crise biologique liée à la modification de paramètres de l’environnement. regrouper dans un même document plusieurs éléments. ● Activité 3 : raisonner et construire des connaissances (50 minutes) Les roches portent en elles les traces de l’évolution de l’atmosphère de la planète Terre.disiersvt. il y a 65 millions d’années. Cet article de presse doit être illustré.

notamment saisir des informations. Cette activité a pour but de vérifier ce lien de causalité en prenant l’exemple de la lignée des équidés. cette activité contribue à la connaissance des caractéristiques du vivant et plus précisément à celle de l’évolution. dans le chapitre précédent. Dans un premier temps. on établit une relation entre l’évolution biologique et une modification de la végétation que l’on explique. en s’appuyant sur des notions construites en quatrième. . dans un deuxième temps. suggère l’idée que l’évolution biologique est conditionnée par des modifications du milieu. cette activité contribue à mettre en œuvre la démarche scientifique. environnementales) a influencé l’évolution de la vie. 86 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Comparer les caractères de 2 équidés fossiles et d’un équidé actuel en utilisant les informations fournies par des textes et des dessins (document a). ● Formuler une hypothèse relative à la cause de l’évolution des équidés préalablement constatée en utilisant les informations fournies par un texte (documents a et b). Connaissances construites L’évolution des conditions planétaires (géographiques. ● Vérifier la validité de l’hypothèse formulée en utilisant les informations fournies par des cartes et des textes (document c). ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. formuler une hypothèse puis la valider. par le mouvement relatif des plaques lithosphériques.activité 1 Influence de l’environnement sur l’évolution des êtres vivants Objectifs visés L’évocation de la pensée darwinienne.

de donner une signification aux évolutions précédemment constatées et. liée à un changement géographique. n°409. il y a 55 millions d’années. les dinosaures et le plancton ». Matériel et mise en œuvre Cette activité se prête bien à la mise en œuvre de la démarche d’investigation. de la forêt par la steppe. Sa lecture. Évolution de la biosphère et événements géologiques. Lethiers. Ils sont ainsi amenés à la nécessité de connaître la répartition de la végétation mondiale à l’époque où vivaient les équidés fossiles. Éditions scientifiques GB. 1995 F. d’engager une réflexion sur la cause probable d’une telle évolution.• Réponses aux questions posées 1 : L’évolution des équidés s’est accompagnée de l’augmentation de la taille. utiliser le document c du manuel pour finaliser la réflexion et donner les informations permettant de relier les modifications environnementales constatées au déplacement des plaque lithosphériques. La vie en catastrophes. juin 2007 Dossier « La météorite. la carte de la végétation du monde. d’autre part. Le document a permet aux élèves de situer les 3 espèces dans le temps et. On peut. Fayard. d’une diminution du nombre de doigts. à réfléchir aux conséquences vérifiables de l’hypothèse formulée. Courtillot. sans doute. milieu ouvert dans lequel l’aptitude à la course est favorable à la survie de l’espèce. confirme la réalité d’une modification de l’environnement allant dans le sens de l’hypothèse. est validée par l’exploitation du document c. 2 : Ces modifications ont. La Recherche. n°293. comparée à la carte de la végétation mondiale actuelle. quand la vie faillit ». décembre 1996 Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. d’une part. de les comparer sans difficulté afin de décrire quelques caractéristiques de leur évolution. Cette modification de l’environnement. dans le Wyoming en particulier. La Recherche. 1998 Dossier « Extinction. Chapitre 7 Évolution biologique et environnement – 87 . avant la présentation du document c. à ce moment-là seulement. 3 : Le déplacement des plaques a eu pour conséquence le remplacement. suggérée par ce même document. On peut utilement favoriser la réflexion des élèves en les invitant. L’hypothèse d’un lien avec un changement environnemental. Ressources (bibliomédiagraphie) Des ouvrages généraux pour le professeur V. en utilisant le CD d’accompagnement. permis aux équidés d’améliorer leur aptitude à la course. d’un allongement et d’un redressement de la patte. Le document b permet. peut donc expliquer l’évolution des équidés. grâce aux légendes. On peut alors projeter.

il y a 4. ● Rédiger une synthèse exposant les différentes causes possibles de la crise étudiée (documents a et b). modèles) dans le but d’expliquer les modifications des peuplements à la fin de l’ère secondaire (document a). ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. . ● Argumenter en faveur de l’existence d’un lien entre le volcanisme du Deccan et la crise biologique correspondante (document b). argumenter . cette activité contribue : – à mettre en œuvre la démarche scientifique notamment saisir des informations. cartes. cette activité contribue à la connaissance des caractéristiques du vivant et plus précisément à celle de l’évolution. L’exposé des différentes causes possibles permet d’introduire.6 milliards d’années. l’idée essentielle du caractère relatif et souvent provisoire de l’explication scientifique. Connaissances construites Les événements géologiques ayant affecté la surface de la Terre depuis son origine. ont modifié le milieu et les conditions de vie : les peuplements ont changé. ici. – à comprendre qu’un effet peut avoir plusieurs causes agissant simultanément. à percevoir qu’il peut exister des causes non apparentes ou inconnues. 88 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Mettre en relation des informations tirées de documents variés (textes.activité 2 Influence de l’environnement sur les disparitions massives d’êtres vivants Objectifs visés Cette activité propose de rechercher l’origine des crises biologiques en prenant l’exemple de la crise crétacé – tertiaire décrite dans le chapitre 5.

guidée par le professeur. a priori. La disparition des animaux peut s’expliquer par la désorganisation des chaînes alimentaires. le document b révèle l’existence de traces d’un volcanisme intense et fournit des informations permettant d’établir un lien possible entre la survenue de ce phénomène et les modifications des peuplements. La nature de ces phénomènes ne pouvant être. soupçonnée. Le document a révèle l’existence de traces d’une chute météoritique et fournit les informations permettant d’établir un lien possible entre la survenue d’un tel phénomène et les modifications des peuplements. amène les élèves à rechercher d’éventuelles traces des phénomènes pouvant expliquer de telles modifications. on peut alors utiliser les documents du manuel pour les découvrir. De même. – le volcanisme du Deccan. 3 : La crise biologique qui s’est déroulée il y a 65 millions d’années peut donc avoir pour origine : – la chute d’une météorite . 2 : Le volcanisme du Deccan ayant eu des effets similaires sur l’environnement. ce phénomène peut également expliquer la crise biologique datant de la même époque. Chapitre 7 Évolution biologique et environnement – 89 . Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 87 Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. Une réflexion sur les conséquences vérifiables de cette hypothèse.• Réponses aux questions posées 1 : La chute d’une météorite peut expliquer la disparition de nombreuses espèces végétales car elles sont privées de la lumière nécessaire à leur nutrition et leur croissance. d’une part . par la détérioration des conditions de la respiration (augmentation de la température et du taux de dioxyde de carbone) d’autre part. Matériel et mise en œuvre Les acquis de l’activité précédente permettent de formuler l’hypothèse d’un lien entre la crise biologique décrite dans le chapitre 5 et des modifications importantes des conditions de vie.

Connaissances construites La Terre a connu des transformations en relation avec l’apparition de la vie et la diversification des êtres vivants. . cette activité contribue à la connaissance des caractéristiques du vivant et plus précisément à celle de l’évolution.activité 3 Influence des êtres vivants sur l’évolution de l’atmosphère Objectifs visés Cette activité a pour but de mettre en évidence l’influence des êtres vivants sur l’évolution de l’atmosphère. graphiques. b et c). photographies) (document d). La réflexion porte sur l’apparition du dioxygène et l’augmentation de son taux dans l’atmosphère ainsi que sur la diminution du taux de dioxyde de carbone. photographies) (documents a. au cours des temps géologiques. cette activité contribue à mettre en œuvre la démarche scientifique notamment saisir des informations. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. les relier dans un but explicatif. schémas. ● Expliquer la diminution du dioxyde de carbone en utilisant des informations tirées de divers documents (textes. schémas. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. 90 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Expliquer l’apparition du dioxygène en utilisant les informations tirées de divers documents (textes.

• Réponses aux questions posées 1 : L’apparition du dioxygène atmosphérique est le résultat de l’apparition des stromatolites qui ont commencé à rejeter ce gaz. Donc. projeter seulement le graphique du document d. 2 : La diminution du taux de dioxyde de carbone est liée 3 : L’apparition des végétaux chlorophylliens explique l’apparition du dioxygène atmosphérique . Le document c permet de résoudre l’autre partie du problème : le dioxygène n’est apparu que plus tard dans l’atmosphère car il a été « piégé » dans un premier temps dans diverses formations géologiques. C’est une lecture plus fine du même document qui permettra de rejeter l’hypothèse d’un lien avec l’activité des stromatolites (hypothèse qui peut légitimement être formulée par les élèves compte tenu de la mobilisation des acquis relatifs à la biologie des végétaux chlorophylliens) puisque la diminution du dioxyde de carbone précède l’apparition des stromatolites. dans un premier temps dans la mer. dans un premier temps. Sa lecture permet de décrire l’évolution de l’atmosphère. dans un deuxième temps. absent dans l’atmosphère primitive. grâce aux datations des échantillons fournis. On peut alors utiliser l’ensemble du document d pour finaliser la réflexion. marins. le dioxygène est passé. que le dioxygène est probablement apparu dans les océans il y a environ 3. Matériel et mise en œuvre Le document a montre. les êtres vivants ont influencé la composition de l’atmosphère.5 milliards d’années et dans l’atmosphère il y a environ 2 milliards d’années. la prolifération des animaux à coquilles explique la diminution du taux de dioxyde de carbone. et à l’accumulation des coquilles calcaires dans les sédiments qui l’ont ensuite piégé. à la formation des océans qui ont dissous une grande quantité de ce gaz. dans l’atmosphère. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 87 Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. Les élèves sont alors invités à proposer des explications à une telle évolution. Ce constat débouche sur le problème de l’origine de ce gaz. S’accumulant. On focalise la réflexion sur la diminution du dioxyde de carbone. Chapitre 7 Évolution biologique et environnement – 91 . Le document b permet de résoudre une partie du problème : c’est l’apparition des premiers végétaux chlorophylliens. datée de la même époque qui explique l’apparition du dioxygène dans les océans. Pour la deuxième partie de l’activité. de son apparition dans les océans puis dans l’atmosphère. on peut.

cette activité contribue à la connaissance des caractéristiques du vivant et plus précisément à celle de l’évolution. Connaissances construites La succession des formes vivantes et les transformations géologiques sont utilisées pour subdiviser les temps géologiques en ères et périodes de durée variable. cette activité contribue à comprendre le lien entre les phénomènes de la nature et le langage mathématique (le graphique) qui s’y applique et aide à les décrire. . Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. 92 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Saisir des informations dans un graphique afin de préciser comment ont été établies les subdivisions de l’histoire de la Terre. comment ont été établies les coupures chronologiques de l’histoire de la Terre. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences.activité 4 Les grandes subdivisions de l’histoire de la Terre Objectifs visés Les élèves découvrent. dans cette activité.

qui ont permis d’établir les subdivisions de l’histoire géologique de la Terre. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 87 Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. La lecture de ce document permet d’atteindre l’objectif de l’activité. ce qui justifie le regroupement des ères tertiaire et quaternaire.• Réponses aux questions posées 1 : L’événement marquant le passage de l’ère primaire à l’ère secondaire est une crise biologique. comme la formation des chaînes de montagnes. – des informations relatives à la formation des chaînes de montagnes. Chapitre 7 Évolution biologique et environnement – 93 . de coïncidence entre les subdivisions et l’apparition de nouvelles espèces. à savoir que les subdivisions de l’histoire de la Terre coïncident avec les crises biologiques et/ ou des événements géologiques majeurs. 2 : C’est le début du plissement hercynien qui a servi pour marquer le passage du silurien au dévonien. – des informations concernant l’apparition de quelques grands groupes . Elle permet également de montrer qu’il n’existe pas. Matériel et mise en œuvre Le graphique proposé fournit 3 types d’informations : – des informations relatives aux variations du nombre de familles d’êtres vivants permettant de repérer les crises biologiques . en revanche. 3 : Ce sont les crises biologiques et les événements géologiques majeurs.

les tubercules recouvrant les molaires ont progressivement été remplacés par des crêtes. 2 L’évolution des êtres vivants a subi l’influence de l’environnement. 3 Le remplacement des molaires à tubercules ne pouvant mastiquer que les feuilles tendres par des molaires à crêtes permettant la mastication de l’herbe. 2 b . dioxyde de carbone calcium 3 Questions à réponses courtes 1 Les crises biologiques et la formation des chaînes de montagnes ont permis aux géologues de subdiviser l’histoire de la Terre. 3 a et c. 2 Vocabulaire et rédaction dioxyde de carbone 1 La diminution du dioxyde de carbone atmosphérique est en partie liée à l’accumulation des sédiments calcaires. à feuillage tendre. 1 Le proboscidien le plus ancien est le paléomastodonte. . sédiments calcaire 5 Compléter une frise ère primaire ère tertiaire ère secondaire ère quaternaire – 500 – 400 apparition de l’Homme extinction des dinosaures – 300 – 200 – 100 actuel temps en millions d’années j’applique mes connaissances • exercice guidé 6 Évolution des molaires des équidés 7 L’évolution des molaires des proboscidiens 1 Les molaires du Mesohippus possèdent des crêtes et des tubercules alors que celles de l’Eohippus ne possèdent que des tubercules et que celles du Merichippus ne possède plus que des crêtes. 2 Au cours de l’évolution des équidés. 2 La disparition des dinosaures est probablement liée à une chute météoritique et/ou à une intense activité volcanique. dont les arbres possèdent un feuillage tendre. plus abrasive.exercices je vérifie mes connaissances 1 QCM 4 Compléter un schéma 1 c . dont l’herbe est abrasive. 3 Le remplacement des molaires à tubercules ne pouvant mastiquer que des feuilles tendres par des molaires à crêtes pouvant mastiquer l’herbe abrasive est en rapport avec le remplacement de la forêt. par la savane dont l’herbe est plus abrasive. peut être mis en relation avec le remplacement de la forêt. 94 2 L’évolution des molaires des deux proboscidiens étudiés s’est accompagnée du remplacement des tubercules par des crêtes. par la savane.

animaux vivant fixés sur les côtes. au cours de l’ère secondaire. 2 La diminution du nombre de brachiopodes et de bivalves. les végétaux terrestres apparaissent puis prolifèrent. L’augmentation du nombre de bivalves. 2 La coupure établie entre l’ère primaire et l’ère secondaire et celle établie entre l’ère secondaire et tertiaire coïncident avec des crises biologiques. Chapitre 7 Évolution biologique et environnement – 95 . 9 Une couche d’argile significative 1 À la fin du secondaire et au tertiaire. une diminution de la longueur des côtes. 3 La présence de la couche d’argile. le nombre de bivalves augmente. la mise en place des trapps coïncide avec les limites des ères. et l’interruption de la sédimentation calcaire est en rapport avec la chute sensible du nombre de foraminifères pendant la crise biologique ayant affecté la Terre à la fin de l’ère secondaire. 2 Le dépôt d’argile marque le passage de l’ère secondaire à l’ère tertiaire. le taux de dioxyde de carbone diminue sensiblement. les crises biologiques coïncident avec la mise en place des trapps. Or. est en rapport avec la fusion des continents ayant entraîné. est en rapport avec le morcellement des continents ayant entraîné une augmentation de la longueur des côtes. au cours de l’ère tertiaire.8 Évolution de l’atmosphère au carbonifère 10 Les trapps 1 15 1 La mise en place des trapps a eu pour conséquence la survenue de crises biologiques. qui ne contient pas de foraminifères. 3 Au cours du carbonifère. le nombre de brachiopodes et de bivalves diminue fortement . à la fin de l’ère primaire. 3 Certains scientifiques pensent que la coupure établie entre l’ère tertiaire et quaternaire n’est pas justifiée probablement parce qu’elle ne coïncide pas avec une crise biologique. les calcaires de Bidart sont constitués de fragments de carapaces de foraminifères. 1 La plus importante extinction d’espèces s’est produite à la fin de l’ère primaire. Donc. 2 Les limites des ères coïncident souvent avec les crises biologiques. 4 La diminution du taux de dioxyde de carbone est probablement liée à la prolifération des végétaux terrestres qui prélèvent ce gaz dans l’air. 12 Brachiopodes et bivalves 1 À la fin de l’ère primaire. 10 11 Une coupure controversée 25 teneur en dioxyde de carbone en % 20 5 0 – 600 – 500 – 400 – 300 – 200 – 100 actuel temps en millions d’années 2 Au carbonifère.

.

CHAPITRE 8 LE RISQUE INFECTIEUX Les trois chapitres de cette partie du programme vont permettre aux élèves d’acquérir les connaissances scientifiques pour comprendre : – le risque infectieux et comment les moyens préventifs et curatifs mis au point par l’Homme aident l’organisme à résister à ces micro-organismes . les « microbes » et le lien avec les antibiotiques. ● Chapitre 8 Le risque infectieux – 97 . le monde des micro-organismes qui nous entourent. ● Les documents présentés en ouverture de ce chapitre sont des indices et des bases pour engager un dialogue avec les élèves à partir de leurs connaissances. – les causes de dérèglements du système immunitaire : sida et allergies. leurs représentations sur les infections qui les atteignent. – comment l’organisme réagit pour se préserver des effets des micro-organismes pathogènes présents dans son environnement . les processus de la contamination et de l’infection de l’organisme. ● Ce premier chapitre conduit les élèves à découvrir. par étapes.

de micro-organismes (bactéries. Exemples d’activités Réalisation de préparations microscopiques de microorganismes non pathogènes. doivent conforter l’idée de l’omniprésence des micro-organismes dans notre environnement. contamination. [Histoire des Sciences] [Compétence 4 – B2i domaine 4] Lecture et interprétation d’un Situer dans le temps des découvertes antibiogramme. en aliments nécessaires à l’Homme. vidéogrammes. Recherche documentaire limitée sur quelques exemples de méthodes Exploiter des textes. ici. [Compétence 5] Un « complément » au programme.htm LES THÈMES DE CONVERGENCE Ce chapitre peut être intégré à deux thèmes de convergence : ● thème 5. à partir de documents. Connaissances Capacités déclinées dans une situation d’apprentissage L’organisme est constamment Observer pour établir la diversité confronté à la possibilité de pénétration des micro-organismes. ● thème 6. virus) issus de son environnement.O. Ils sont sans effet sur les virus.QUE DOIVENT SAVOIR LES ÉLÈVES AVANT D’ABORDER CE CHAPITRE ? Les élèves ont eu connaissance (programme de 6e) du rôle des micro-organismes dans la transformation de matières premières animales ou végétales. [B2i] antibiotiques. Après contamination. L E P R O G R A M M E O F F I C I E L (Extrait du B. Recherche documentaire sur les infections sexuellement Mobiliser ses connaissances en transmissibles (IST) les plus situation pour expliquer l’intérêt des fréquentes. Le reste du programme est en italique. façons d’un individu à l’autre ou – observer au microscope. scientifiques. d’antisepsie/d’asepsie. schémas. Observations d’images de cellules infectées par un virus. photographies… afin de définir la contamination et l’infection. Ils franchissent la peau ou les muqueuses : c’est la Exploiter des textes. Il ne s’agissait pas de microorganismes pathogènes mais ces connaissances. publié le 30 mai 2008. L’utilisation du préservatif permet de lutter contre la contamination par les micro-organismes responsables des infections sexuellement transmissibles (IST) notamment celui du SIDA.education. Observation microscopique de quelques micro-organismes. par des objets. schémas. Manipuler : – réaliser une préparation Ils se transmettent de différentes microscopique . les micro[Compétence 5] organismes se multiplient au sein de l’organisme : c’est l’infection. de modes de transmission de microorganismes. « santé » : les connaissances acquises. pourront participer à l’atteinte de l’objectif : « lutte contre les infections sexuellement transmissibles ». Recherche. est consultable sur le site ÉduSCOL à l’adresse : http://eduscol. contamination et/ou l’infection. pour soi et pour les autres. par exemple lorsque de simples règles d’hygiène ne sont pas respectées. photographies… afin de découvrir les méthodes de Recherche des modalités de prévention et de lutte contre la découverte des antibiotiques.fr/D0082/consult_coll_reste. réactivées. hors-série) Le programme présente les références au socle commun de connaissances et de compétences en caractères droits. 98 . « sécurité » : les connaissances concernant le risque infectieux doivent participer à définir la notion de risque en matière de santé. n°6 (vol 2) du 19 avril 2007. des antiseptiques et de l’asepsie. Ces risques sont limités par la pratique de l’asepsie et par l’utilisation de produits antiseptiques. [Compétence 6] Des antibiotiques appropriés permettent d’éliminer les bactéries.

Introduction et activité 1 : s’informer/découvrir (50 minutes) Pour prolonger les échanges de début de séance. Chapitre 8 Le risque infectieux – 99 . par l’observation directe (au microscope) ou à partir des documents du manuel. ● L’ A T E L I E R B 2 i Cette activité permet à l’élève de construire ou de renforcer : ● une compétence informatique : « créer. les élèves vont pouvoir découvrir. ● Activité 3 : raisonner et construire des connaissances (50 minutes) L’activité demande aux élèves de mettre en relation des documents pour comprendre comment peut se faire la contamination par des micro-organismes.com/3/b2i/08. traiter. Le site : www. L’objectif est double : construire la notion d’infection et différencier contamination et infection. à partir des documents des pages 140 et 141. Certains de ces documents sont des évocations des étapes de l’histoire de la médecine et des progrès dans le domaine de la lutte contre le risque infectieux. images. exploiter des données pour regrouper dans un même document plusieurs éléments.3) » . Ces informations renvoient très souvent à nos comportements et à la notion de risque et de responsabilité individuelle et collective dans la transmission des micro-organismes pathogènes. ● Activité 5 : s’informer/découvrir (50 minutes) Les documents sur les moyens de limiter et de combattre l’infection sont donnés. ● Activité 4 : raisonner et construire des connaissances (50 minutes) Cette activité propose une démarche analogue à celle de l’activité 3. ● une compétence liée au programme de SVT : « établir un recensement des IST ». textes.disiersvt. ● Activité 2 : s’informer/découvrir (50 minutes) Des informations sur les modes de transmission des micro-organismes sont données aux élèves. la grande variété des micro-organismes de notre environnement voire leur pathogénicité. (C.LA PROGRESSION DANS LE CHAPITRE Les auteurs ont souhaité mettre en place une démarche d’investigation s’appuyant sur des observations pour comprendre la notion de « risque infectieux » pour l’anticiper et le réduire. produire.html propose les ressources pour réaliser cette production que l’élève pourra évaluer en se référant au document de positionnement « élève » du BO du 16 novembre 2006.

Il développe des habiletés manuelles. . et est familiarisé avec certains gestes techniques. Tant que ces micro-organismes demeurent à l’extérieur de l’organisme de l’être humain. Elle permet aussi de maîtriser les principales unités de mesure et de savoir les associer aux grandeurs correspondantes. Connaissances construites Les micro-organismes ont en commun d’être de taille microscopique : on ne peut les observer qu’à l’aide du microscope. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. Les élèves peuvent aussi comprendre les raisons pour lesquels certains micro-organismes sont pathogènes et d’autres pas. ● Manipuler : – réaliser une préparation microscopique . 100 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Observer pour établir la diversité des micro-organismes (documents a à e). ils ne sont pas dangereux. Ils sont trouvés dans tous les milieux mais plus particulièrement au contact de l’être humain : peau et cavités internes de l’organisme. – observer au microscope (document a). cette activité contribue à rendre l’élève capable de manipuler. Leur pénétration les rend pathogènes. des micro-organismes Objectifs visés Cette activité a pour objectif de permettre aux élèves de mettre en évidence la diversité des micro-organismes : des bactéries et des virus.activité 1 Dans notre environnement. Ce sont des bactéries et des virus.

Chapitre 8 Le risque infectieux – 101 . de nature diverse. L’ensemble des documents constitue deux blocs. Atlas de poche d’immunologie. cheveux. 2 : On constate que les micro-organismes peuvent être trouvés dans tous les milieux : alimentation.-R. On dit qu’il est pathogène. A. L’activité peut commencer. dents. – certains aliments proviennent de la transformation de matière première d’origine animale ou végétale en produits nécessaires à l’Homme. Marieb. 4 : Les micro-organismes sont trouvés dans tous les milieux. comme l’introduction y invite. 2005 Des sites internet Site de microbiologie médicale : http://www.fr/layout/set/print/la_science_et_vous/ apprendre_experimenter/aliments_fermentes/le_vinaigre/ la_fabrication_du_vinaigre_les_connaissances Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. bacille Bt : 2 μm et virus de l’hépatite E : 0. des règles de vie doivent guider le comportement quotidien et ce. depuis le plus jeune âge (veiller à la propreté corporelle : peau. peuvent être envisagés après un rappel des acquis de l’école primaire et de la classe de 6e : – pour maintenir le bon fonctionnement de son corps le plus longtemps possible. L’étude peut être complétée par la réalisation de l’exercice guidé p. ongles. … Matériel et mise en œuvre Les documents de cette activité. Des micro-organismes sont à l’origine de ces transformations. 2003 E.org Site de l’INRA sur les bactéries acétiques : http://www. 2004 G. mains) . On peut obtenir les résultats suivants : bactéries acétiques : 1 μm . La caséine du lait précipitée perturbe l’observation. Burmester. y compris au contact de l’Homme. la taille peut varier. Anatomie et physiologie humaine. des cas de maladies infectieuses peuvent se développer. Blackwell Publishing. Gandhi. peau. Pezzutto. par une présentation d’une série de photographies de l’intérieur d’une maison très propre. On constate qu’ils sont tous de petite taille et que pour les observer. 157 du manuel élève. il est à l’origine de la maladie. Ce sont donc des micro-organismes. Flammarion Médecine – Sciences. Le premier bloc correspond aux documents a à c.• Réponses aux questions posées 1 : Suivant le micro-organisme choisi. le microscope est utilisé. Pearson Education. Malgré cet environnement. En effet. Ce constat initial permet de poser la problèmatique de l’activité. Le choix d’observer des bactéries acétiques au microscope en classe a été fait. on a utilisé le microscope optique ou électronique. Pour que de telles maladies se développent. Ce bloc permet d’appréhender une caractéristique des micro-organismes. il faut que les microorganismes qui se trouvent à l’extérieur de l’organisme pénètrent celui-ci.microbes-edu. pour les observer. Lorsqu’ils pénètrent dans l’organisme humain. Ressources (bibliomédiagraphie) Des ouvrages généraux pour le professeur M. organisme. 3 : Quand un micro-organisme pénètre dans l’organisme humain. car il permet d’observer les microorganismes facilement.03 μm. leur petite taille. ils sont à l’origine de maladies. Le deuxième bloc correspond aux documents d et e. l’observation plus classique des bactéries du yaourt est plus difficile pour les élèves. Ce bloc permet d’aborder un premier niveau d’explication des causes des maladies infectieuses.inra. Microbiology and Immunology. L’objectif de cet exercice est l’utilisation des échelles par les élèves. Nécessairement.

les rapports sexuels… 102 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Exploiter des textes pour définir la transmission des maladies (documents a à e). on peut citer la salive. . Parmi ces moyens. les aliments. Elle sensibilise les élèves aux risques majeurs que sont les infections sexuellement transmissibles (IST). utiliser les langages scientifiques à l’écrit. le contact avec les animaux. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. cette activité contribue à exprimer et exploiter les résultats d’une recherche et.activité 2 La transmission des micro-organismes Objectifs visés Cette activité a pour objectif de permettre aux élèves d’identifier différents moyens de transmission des maladies. l’air. Connaissances construites Les micro-organismes sont transmis d’un individu malade à un individu sain par différents moyens. pour cela.

textes. L’élève obtient alors un document complet sur les IST qui présente les différentes maladies. Maladies sexuellement transmissibles. Le Vibrio cholerae est transmis par l’eau et par les aliments. Chapitre 8 Le risque infectieux – 103 .• Réponses aux questions posées 1 : Le virus de la grippe est transmis par la salive lors d’un éternuement. 161 du manuel élève. les complications et les traitements possibles. Cet exercice permet la validation de certains items du B2i : « regrouper dans un même document plusieurs éléments. dans une classe. Le tréponème pâle. Le travail sur les IST peut être complété par la réalisation de l’atelier B2i p. Le problème de l’activité est alors posé. Trichomonas vaginalis. un dialogue peut être mené entre les élèves et le professeur.-P. rapports sexuels. les symptômes. Ce travail peut être réalisé seul et la réponse aux questions sera nécessairement courte.jeunesensante. images ». Cet ensemble permet un travail de saisie de l’information de la part des élèves. boissons… Matériel et mise en œuvre Pour introduire cette activité. sont transmis lors d’un rapport sexuel non protégé. L’ensemble de ces documents est constitué de textes. insectes. etc. de photographies de micro-organismes divers et de photographies illustrant quelques moyens de transmission. aliments. Nécessairement les micro-organismes ont été transmis entre les élèves. 2 : Les micro-organismes peuvent être transmis par différents moyens : salive. Le virus du chikungunya est transmis par un moustique piqueur. les micro-organismes responsables.aspx Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. Masson. La bactérie Salmonella typhi peut être transmise par les aliments. il est courant que plusieurs élèves développent les uns à la suite des autres une même maladie infectieuse.ca/acsa/Informations/ t60c63x73/ITS+(Infections+transmissibles+sexuelle ment). Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 101 Des ouvrages généraux pour le professeur A. Couleau. Il peut être l’occasion de constater que. 1990 Des sites internet Un site éducatif sur les IST : http://www. Siboulet et J. le papillomavirus. le VIH.

afin de définir la contamination (documents a et b). Connaissances construites La peau et les muqueuses limitent la contamination. . – permettre aux élèves d’expliquer les raisons pour lesquelles la peau et les muqueuses permettent de limiter la contamination. Quand la peau est lésée. utiliser les langages scientifiques à l’écrit. pour cela. 104 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Exploiter des textes. la barrière est franchie : c’est la contamination. Elles sont des barrières à la pénétration des microorganismes. Elle permet aux élèves de comprendre le fonctionnement de leur propre corps. photographies. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. cette activité contribue à exprimer et exploiter les résultats d’une recherche et. schémas. Les micro-organismes franchissent plus facilement les muqueuses qui tapissent les cavités internes de l’organisme.activité 3 La contamination par les micro-organismes Objectifs visés L’objectif de cette activité est double : – permettre aux élèves d’expliciter la contamination .

Les élèves prennent connaissance des données pour préciser les caractéristiques de la peau et des muqueuses qui limitent la pénétration des micro-organismes dans l’organisme d’une part et. 3 : Les micro-organismes contaminent l’individu lorsqu’ils franchissent la peau ou les muqueuses et pénètrent ainsi dans l’organisme. pour eux les cavités internes de l’organisme risquent d’être assimilées à « l’intérieur de l’organisme ». il y a une contamination. En effet. Les micro-organismes franchissent cette barrière lorsque la peau est abîmée lors d’une coupure ou piqûre. Matériel et mise en œuvre Un travail introductif permet de mettre en opposition deux faits : l’Homme vit dans un environnement microbien et pourtant il n’est que rarement malade. Il conviendra de développer pour les élèves la notion « dans l’organisme ». un ensemble de données concernant la contamination au niveau de la peau et la contamination au niveau des muqueuses. 2 : Les muqueuses sécrètent des mucus toxiques pour les micro- organismes. Chapitre 8 Le risque infectieux – 105 . Lorsqu’il développe une maladie infectieuse. Les deux documents constituent. Ce travail permet de poser le problème de l’activité. Ce mucus peut être expulsé par le mouvement des cils qui tapissent certaines muqueuses. renouvellement rapide des cellules superficielles. De ce fait le travail sur les muqueuses peut poser difficulté. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 101 Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. la manière dont ces micro-organismes peuvent franchir ces barrières lors de la contamination. d’autre part. chacun. bactéries non pathogènes de surface.• Réponses aux questions posées 1 : Plusieurs caractéristiques de la peau en font une barrière face aux micro-organismes : couche externe de cellules mortes.

une fois entrées dans l’organisme. pour cela. 106 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Exploiter des textes.activité 4 De la contamination à l’infection Objectifs visés Cette activité a pour objectif d’expliciter les modalités de l’infection. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. . afin de définir l’infection (documents a à f). cette activité contribue à exprimer et exploiter les résultats d’une recherche et. schémas. photographies. Elle permet aux élèves de comprendre le fonctionnement de leur propre corps. vont se multiplier et provoquer les différents symptômes de la maladie : c’est l’infection. comme les virus. Connaissances construites Les bactéries. utiliser les langages scientifiques à l’écrit. qu’elle soit bactérienne ou virale.

• Réponses aux questions posées
1 : Le bacille de Koch, après avoir contaminé par voie

aérienne l’organisme, se multiplie dans les cellules de nodules
pulmonaires. À partir de ces cellules, les nouveaux bacilles
formés passent dans les bronches ou bien dans le sang et se
dispersent dans les poumons.

2 : Le virus de la grippe se multiplie dans des cellules dans

lesquelles il a pénétré. Lors d’un bourgeonnement cellulaire, de
nombreux nouveaux virus sont libérés et peuvent alors pénétrer
dans de nouvelles cellules.

3 : Les micro-organismes infectent l’Homme en se multipliant

dans son organisme.

Matériel et mise en œuvre
Le travail introductif permet aux élèves de rappeler ce
qu’est la contamination. Ils sont conduits à comprendre
qu’il faut un délai entre cette phase de contamination
et le moment où les premiers symptômes de la maladie
apparaissent. Le professeur apporte l’information que ce
temps correspond à l’infection. Le problème de l’activité
peut être posé.

L’ensemble des documents constitue deux blocs concernant deux types d’infection :
– l’infection bactérienne (documents a à c) ;
– l’infection virale (documents d à f).
Les élèves prennent connaissance de l’ensemble des
documents pour préciser les modalités des deux types
d’infection.
La comparaison des deux types d’infection permet de
dégager leur caractère commun, la prolifération des
micro-organismes au sein de l’organisme.

Ressources (bibliomédiagraphie)
Voir page 101
Des sites internet
Des données complémentaires sur la tuberculose concernant l’épidémiologie :
http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/tuberculose/generalites.htm
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs104/fr/index.html
Des données complémentaires sur la grippe :
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs211/fr/index.html

Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom.
Chapitre 8 Le risque infectieux – 107

activité 5

La protection contre le risque infectieux

Objectifs visés
Cette activité a pour objectif d’expliciter les moyens de
lutter contre le risque infectieux : antiseptiques, asepsie,
antibiotiques ; et préservatifs dans le cas des IST.

Connaissances construites
L’asepsie et les antiseptiques permettent de limiter la
contamination.
La contamination par les micro-organismes à l’origine
des infections sexuellement transmissibles peut être limitée efficacement par l’utilisation du préservatif.
Les antibiotiques permettent de lutter contre l’infection bactérienne en provoquant leur destruction. Ils sont
sans effet sur les virus.

108

Les capacités et les compétences
déclinées au cours de cette activité
Mobiliser ses connaissances en situation pour expliquer l’intérêt des antibiotiques, des antiseptiques et de
l’asepsie (documents a et d).

Dans le cadre du socle commun des connaissances et
des compétences, cette activité permet aux élèves de
comprendre le fonctionnement de leur propre corps :
elle permet de veiller au risque d’accidents naturels.
De même elle participe à l’éducation à la sexualité, la
santé et la sécurité.

• Réponses aux questions posées
1 : Pour lutter contre la contamination, il existe différents

moyens :
– les antiseptiques qui éliminent plus ou moins efficacement
les micro-organismes ;
– le préservatif, moyen efficace pour lutter contre les IST ;
– l’asepsie pratiquée au bloc opératoire qui permet d’éviter
l’apport de micro-organismes : usage d’antiseptiques, outils
désinfectés, gants, masques, blouses jetables, etc.

2 : Le taux de mortalité en 1860 était de 70 %. Actuellement,

3 : Les micro-organismes provoquent la destruction des bactéries

dans l’organisme infecté. En revanche, ils sont sans effet sur les
virus.

4 : Le risque infectieux peut être réduit :

– en limitant l’infection par l’asepsie, les antiseptiques
et l’utilisation du préservatif dans le cas des IST ;
– en luttant contre l’infection bactérienne par l’utilisation
des antibiotiques.

ce taux est beaucoup plus faible. Actuellement l’asepsie est
appliquée au bloc opératoire.
En 1870, les outils n’étaient pas nettoyés entre deux patients.
Les mains des chirurgiens n’étaient pas lavées. Ils opéraient
en habits de ville. Ces différentes situations étaient à l’origine
d’un transfert de micro-organismes chez le patient opéré.

Matériel et mise en œuvre
Cette activité rejoint une préoccupation des élèves : les
actions qu’ils peuvent mener pour éviter d’être malades.
Les deux documents constituent, chacun, un ensemble
de données concernant, d’une part, les moyens de lutter
contre la contamination et, d’autre part, les antibiotiques
moyens de lutter contre l’infection bactérienne.
Les élèves prennent connaissance de l’ensemble des
données pour répondre au problème posé.

Un travail d’analyse de la photographie du bloc opératoire permet d’identifier certains actes posés au bloc
opératoire visant à établir l’asepsie.
La photographie de l’antibiogramme peut être utilisée
pour comprendre le rôle des antibiotiques sur les bactéries.

Ressources (bibliomédiagraphie)
Voir page 101
Des sites internet
Des données sur les virus et les antiseptiques :
http://www.inrs.fr/htm/virus_produits_antiseptiques_et_desinfectants.html
Des références sur l’éducation à la sexualité :
http://eduscol.education.fr/D0060/sida.htm

Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom.
Chapitre 8 Le risque infectieux – 109

1 μm. 2 Les micro-organismes sont observables au microscope. maladie grave pour l’Homme. Donc aucun des deux micro-organismes ne peut être observé à l’œil nu. les micro-organismes 2 Mots croisés 1 M A L A D E 2 I N F E C T 3 M I 4 V I 5 S A V 6 A N T I 7 P I C R O B E O R U N I A N O S C O P E S O T U I Q U E Le mot vertical : microbe 3 Définitions 1 asepsie : méthode préventive empêchant la contamination. . On a donc utilisé un microscope électronique. Les deux derniers microorganismes sont donc dangereux pour la santé humaine. L’herpes virus est à l’origine des encéphalites. la bactérie est de taille suffisante pour être observée au microscope optique. 3 infection : prolifération de micro-organismes dans un organisme. 2 antiseptique : produit détruisant les microorganismes à l’extérieur de l’organisme humain. 3 Micrococcus luteus est trouvé habituellement sur la peau et dégrade la sueur. 4 antibiotique : substance chimique utilisée pour lutter contre l’infection en empêchant le développement des micro-organismes. Ils sont tous les deux trop petits.exercices je vérifie mes connaissances 1 QCM 4 Vocabulaire et rédaction 1 c . 2 Les micro-organismes peuvent être rangés dans l’ordre croissant des tailles suivant : herpes virus. 4 Les virus ne sont pas sensibles aux antibiotiques.15 μm. pénètrent dans l’organisme. L’enfant porte à sa bouche de la terre qui peut contenir des micro-organismes. 2 b . 3 Les bactéries et les virus sont des micro-organismes.5 μm. – Clostridium botulinum : 3 μm. 3 b. 1 Taille de : 2 C’est donc la bactérie qui est le plus grand des deux micro-organismes. 1 Lors de la contamination. En revanche. j’applique mes connaissances • exercice guidé 6 La taille des micro-organismes 7 Des micro-organismes de plus en plus grands 1 Taille de la bactérie : 1. Il peut alors y avoir une contamination de l’enfant à travers la muqueuse de son tube digestif. 4 La taille du virus de la grippe est trop petite pour qu’une observation avec le microscope optique soit possible. 5 Images à analyser Le moustique qui pique un individu infecté peut contaminer un autre individu lors d’une piqûre ultérieure. 110 – Micrococcus luteus : 1 μm . Microccocus luteus.1 mm. – l’herpes virus : 0. 3 Le pouvoir de résolution de l’œil nu est de 0. Clostridium botulinum est à l’origine du botulisme. Taille du virus : 100 nm soit 0. Clostridium botulinum. souvent mortelles pour l’Homme.

3 Pour lutter contre le tétanos. En effet ce sont les trois antibiotiques les plus efficaces contre la prolifération de la bactérie infectante. 2 On observe sur le milieu de culture des colonies de bactéries qui se sont formées en 48 heures. ni masque. Les deux infirmières sont en tenue de ville également. Des visiteurs observent l’opération. en tenue de ville. au travers de la peau lors d’une coupure ou d’une griffure. Chaque colonie s’est formée par multiplication d’une bactérie initiale. Donc ces deux produits ont détruit les bactéries de la peau. 3 Les bactéries sont particulièrement sensibles à trois antibiotiques : AZTRM. CO15O et celui contenu dans la pastille rouge. CIP10 et FOSFO et l’antibiotique contenu dans la pastille bleu. 4 Ici on pourrait donner au patient un cocktail contenant : AZTRM. 12 Une drôle d’infection 1 La contamination se fait par la pénétration de spores. des coiffes et des sur-chausses. Ils ne portent ni gants.8 Transmission de la grippe aviaire 1 Le virus H5N1 est transmis à l’Homme par des oiseaux infectés. le moyen efficace de prévention est le vaccin antitétanique. 2 Les chirurgiens. non pas à une prolifération des bactéries. il se forme quelques colonies alors que lorsqu’il s’est lavé les mains avec de l’alcool aucune colonie ne s’est développée. une des trois réponses. Le sérum de l’individu est donc infecté. L’alcool est donc un antiseptique plus puissant que le savon. L’un d’eux porte même son chapeau. En effet la zone sans colonie est très grande autour des pastilles qui les contiennent. Donc au choix. des gants. CO15O et l’antibiotique de la pastille rouge. Chapitre 8 Le risque infectieux – 111 . Les bactéries initiales proviennent donc de la peau des doigts du patient. 11 Des antibiogrammes pour adapter les soins 1 On observe sur l’antibiogramme de nombreuses colonies de bactéries qui se sont formées. le technicien porte des gants et une combinaison : ces deux moyens visent à empêcher une contamination par la peau. forme de résistance de la bactérie. En effet. 2 Les bactéries ne sont pas sensibles aux antibiotiques notés : NDRFX. ni coiffe. Ce sont donc des antiseptiques. 2 La maladie est due. 10 Des bactéries sur la peau 1 Chaque point correspond à une colonie de bactéries. 9 Des conditions d’opération différentes 1 Les chirurgiens portent juste un tablier sur leurs habits de ville. 2 Pour se protéger d’une éventuelle contamination. on n’observe pas de zone autour de pastille sans colonie de bactéries. Les visiteurs ne sont plus autorisés. 3 On constate que lorsque l’individu s’est lavé les mains avec du savon ou de l’alcool. Il porte aussi un masque pour empêcher une contamination par la muqueuse respiratoire. des masques. le nombre de colonies formées est beaucoup plus faible. Le patient a posé ses doigts sans s’être lavé les mains. mais à une toxine que libèrent les bactéries formées à partir des spores. 2 On observe que lorsque l’individu s’est lavé les mains avec du savon. les infirmières portent des combinaisons.

.

connaissances acquises en classe de 5e. – la vaccination permet d’aider l’organisme dans sa lutte contre certains micro-organismes pathogènes. Chapitre 9 Défense de l’organisme et système immunitaire – 113 . ● Les documents présentés en ouverture de ce chapitre sont des indices et des bases pour engager un dialogue avec les élèves en lien avec leurs connaissances sur la vaccination. avant la première activité. la protection de l’organisme et en général. sont celles qui concernent la circulation sanguine. ● QUE DOIVENT SAVOIR LES ÉLÈVES AVANT D’ABORDER CE CHAPITRE ? Le chapitre 8 a permis aux élèves de distinguer les étapes allant de la contamination à l’infection de l’organisme par des micro-organismes. Les connaissances à raviver. avec succès .CHAPITRE 9 DÉFENSE DE L’ORGANISME ET SYSTÈME IMMUNITAIRE L’étude de la défense de l’organisme face aux micro-organismes est fondée sur deux idées : – le système immunitaire assure. et les réactions de l’organisme et les pratiques médicales courantes d’auscultation. en permanence.

sécrètent dans le sang des molécules nommées anticorps capables de participer à la neutralisation des micro-organismes et favorise la phagocytose. Exploitation de textes historiques sur la découverte des principes de la vaccination. Manipuler : observations microscopiques (fort grossissement) de microorganismes et/ou de cellules sanguines. D’autres leucocytes. Lecture et comparaison de courbes de production d’anticorps à la suite de contacts successifs avec un antigène. vidéogrammes. Respecter les consignes de fiches techniques. les lymphocytes T. Observation d’un vidéogramme sur la phagocytose. Observer. Connaissances Capacités déclinées dans Exemples d’activités une situation d’apprentissage L’organisme reconnaît en permanence la présence d’éléments étrangers à l’organisme grâce à son système immunitaire. particulièrement les ganglions lymphatiques. Le reste du programme est en italique. ce qui permet aux réactions spécifiques d’être plus rapides et plus efficaces lors de contacts ultérieurs avec cet antigène. schémas. Une personne est dite séropositive pour un anticorps déterminé lorsqu’elle présente cet anticorps dans son sang. Exploiter un graphique pour comprendre l’accroissement de la production d’anticorps à la suite de contacts successifs avec un antigène.L E P R O G R A M M E O F F I C I E L (Extrait du B. Observation de documents montrant le contact entre le lymphocyte T et la cellule infectée par un virus. … afin de caractériser le phénomène de phagocytose. Certains lymphocytes sont le support de la mémoire immunitaire vis-à-vis d’un antigène. Chaque type d’anticorps est spécifique d’un antigène. Lecture et exploitation de notices de vaccins. [Compétence 6] 114 Comparaison de frottis sanguins du commerce d’individus sains et infectés. [Histoire des sciences] . sa spécificité. [Compétence 7] Exploiter des textes. par exemple. Une réaction rapide – la phagocytose – réalisée par certains leucocytes – les phagocytes – permet le plus souvent de stopper l’infection. Exploitation d’un calendrier de vaccination. Exprimer des résultats : transcrire par un texte. formuler une hypothèse et la valider pour mettre en évidence une production d’anticorps. Il réagit selon des modalités dont les effets sont plus ou moins rapides. les lymphocytes B. détruisent par contact les cellules infectées par un virus. n°6 (vol 2) du 19 avril 2007. Localisation de ganglions lymphatiques dans l’organisme. [Compétence 5] D’autres leucocytes. photographies. [Compétence 5] La vaccination permet à l’organisme d’acquérir préventivement et durablement une mémoire immunitaire relative à un micro-organisme déterminé grâce au maintien dans l’organisme de nombreux leucocytes spécifiques. Modéliser de façon élémentaire pour présenter la liaison antigène – anticorps.O. Des lymphocytes spécifiques d’un antigène reconnu se multiplient rapidement dans certains organes. Manipulation / élaboration de maquettes simples afin de matérialiser la spécificité des anticorps et de mettre en évidence la formation de complexes antigène-anticorps. hors-série) Le programme présente les références au socle commun de connaissances et de compétences en caractères droits. questionner. un schéma présentant la multiplication des lymphocytes et la production d’anticorps.

com/3/b2i/09. ● une compétence liée au programme de SVT : « établir la liaison spécifique antigène-anticorps ».html propose les ressources pour réaliser cette production que l’élève pourra évaluer en se référant au document de positionnement « élève » du BO du 16 novembre 2006. Le site : www.htm LES THÈMES DE CONVERGENCE Ce chapitre peut être intégré à deux thèmes de convergence : ● thème 5. pour soi et pour les autres. l’une rapide (phagocytose) et l’autre plus lente (réactions spécifiques). ici. La démarche a pour point de départ l’expérience historique de transfert d’immunité par du sérum. Elle est construite pour que l’élève s’informe sur les réactions de l’organisme à la suite d’une infection. Cette étape est fondamentale pour conduire les élèves à s’interroger et à rechercher les causes des phénomènes observés.3.disiersvt. est consultable sur le site ÉduSCOL à l’adresse : http://eduscol. ● Activité 3 : raisonner et construire des connaissances (50 minutes) Les connaissances à construire sont liées au mode d’action des anticorps : reconnaissance des antigènes puis neutralisation et élimination. « sécurité » : les connaissances concernant la défense de l’organisme doivent participer à définir la notion de risque en matière de santé. Chapitre 9 Défense de l’organisme et système immunitaire – 115 . LA PROGRESSION DANS LE CHAPITRE Les auteurs ont eu pour objectif de mettre en place une démarche d’investigation pour que l’élève découvre comment l’organisme se défend contre les infections par les micro-organismes. Les auteurs ont choisi de faire découvrir le principe de la vaccination à partir de résultats d’expériences puis de se référer à des graphes qui montrent les liens entre la production d’anticorps et le rôle des lymphocytes. ● Activité 2 : raisonner et construire des connaissances (50 minutes) La mise en relation des documents est guidée et conduit à construire une connaissance essentielle : le système immunitaire intervient selon deux modalités.4) . ● thème 6. ● Activité 4 : raisonner et construire des connaissances (50 minutes) Deux connaissances sont à construire : le principe de la vaccination et la mémoire immunitaire pour expliquer l’efficacité d’une vaccination. pourront participer à l’atteinte de l’objectif : « lutte contre les infections sexuellement transmissibles ». publié le 30 mai 2008. ● L’ A T E L I E R B 2 i Cette activité permet à l’élève de construire ou de renforcer : ● une compétence informatique : « utiliser un logiciel de simulation en étant conscient de ses limites » (C. par exemple à travers les vaccinations. « santé » : les connaissances acquises.fr/D0082/consult_coll_reste.education.Un « complément » au programme. Introduction et activité 1 : s’informer/découvrir (50 minutes) La première activité est introduite par les échanges suscités par les documents des pages 162 et 163.

● Lors d’une infection. à partir de l’étude de signes cliniques et paracliniques simples évoquant une infection de l’organisme. en particulier lorsqu’il est malade. questionner. Connaissances construites L’organisme reconnaît en permanence la présence d’éléments étrangers à l’organisme grâce à son système immunitaire. 116 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Comparer des analyses de sang et des frottis sanguins du commerce d’individus sains et infectés (documents a et b). .activité 1 La réaction de l’organisme lors d’une infection Objectifs visés Cette activité a pour objectif de permettre aux élèves d’identifier des cellules impliquées dans la protection de l’organisme contre une infection. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité de pratiquer une démarche scientifique. cette activité contribue à la compréhension du fonctionnement du corps humain. particulièrement les organes lymphatiques. formuler une hypothèse sur les acteurs cellulaires intervenant dans la protection de l’organisme contre une infection. en particulier savoir observer. ● Localiser les ganglions lymphatiques dans l’organisme (documents c et d). ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. des lymphocytes se multiplient fréquemment dans certains organes.

• Réponses aux questions posées 1 : Le gonflement des ganglions lymphatiques et l’augmentation de la concentration sanguine en leucocytes.fr/biotechnologies/doc_hematologybloodsmear. le nombre de lymphocytes augmente dans les ganglions lymphatiques.pdf Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. Matériel et mise en œuvre Les supports proposés. J.php?ref= bio-0064-1 Classification des leucocytes : http://m. Marieb. 2007 Des vidéogrammes Réalisation d’un frottis sanguin : http://www.ac-creteil. b et e permet de supposer 3 : Lors d’une infection de l’organisme. sont de diverses natures (tableau de données. 2 : L’ensemble des documents a. Pearson Education. La concentration en leucocytes augmente également dans le sang de l’individu. Campbell. La découverte des acteurs cellulaires de la réponse immunitaire ainsi que des compartiments où celle-ci se déroule posent les bases nécessaires à la compréhension des modalités des réactions immunitaires qui seront explicitées dans les activités suivantes.net/animation. en particulier en lymphocytes.free. schémas et observations microscopiques). 2005 N. – leur diversité est précisée afin d’initier chez les élèves une réflexion sur la complexité aapparente des réactions immunitaires. 7e édition. La localisation des ganglions lymphatiques peut être naturellement facilitée par leur palpation au niveau du cou (ganglions cervicaux). Les observations microscopiques de frottis sanguins sont à réaliser à partir de lames du commerce : – l’identification des leucocytes est favorisée par la reconnaissance de caractéristiques cellulaires .htm Des sites internet Les constituants du sang : http://www. Reece.goirand. Anatomie et physiologie humaine. Ils permettent à l’élève de découvrir les signes caractéristiques d’une infection qui traduisent la réaction de l’organisme. Chapitre 9 Défense de l’organisme et système immunitaire – 117 . sont les signes d’une infection. ce qui provoque une augmentation de volume de ces derniers.fr/classification_leucocytes. Pearson Education. Ressources (bibliomédiagraphie) Des ouvrages généraux pour le professeur E. Biologie. qui ont trait à la physiopathologie. que les leucocytes ont un rôle de défense de l’organisme contre l’infection.biologieenflash.

activité 2 Des réactions immunitaires rapides ou lentes Objectifs visés Cette activité a pour objectif de présenter aux élèves la diversité des réactions immunitaires mises en jeu pour stopper une infection. sont parfois nécessaires : – les lymphocytes B sécrètent dans le sang des molécules nommées anticorps capables de participer à la neutralisation des micro-organismes . est réalisée par certains leucocytes appelés phagocytes : elle permet le plus souvent de stopper l’infection. en mettant en relation des documents. formuler une hypothèse et la valider pour mettre en évidence une production d’anticorps (document d). qui mettent en œuvre la reconnaissance de l’élément étranger par d’autres leucocytes (les lymphocytes). pour valider une hypothèse afin d’expliquer comment le système immunitaire intervient pour stopper une infection. observations microscopiques. revêtent des modalités différentes. Connaissances construites Le système immunitaire réagit selon des modalités dont les effets sont plus ou moins rapides. la phagocytose. schéma d’interprétation) afin de caractériser le phénomène de phagocytose (documents a à c). – les lymphocytes T détruisent par contact les cellules infectées par un virus. cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité de pratiquer la démarche scientifique notamment savoir observer et argumenter. questionner. Des réactions rapides ou lentes. sous-tendues par deux catégories de leucocytes. 118 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Exploiter des documents (textes. Une réaction rapide. ● Décrire un type de réaction immunitaire à partir de la comparaison d’électronographies (document e). . D’autres réactions plus lentes. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. ● Observer.

– le rejet des débris bactériens hors du phagocyte.fr/immuno/immuno0.decoster.htm Cours d’immunologie : http://anne.net/animation.php?ref= bio-0064-1 Classer des schémas de la phagocytose dans l’ordre chronologique : http://sylviejean. Ils permettent l’immobilisation des micro-organismes responsables de cette infection. ces phagocytes se trouvent au contact des bactéries et certaines d’entre elles sont « absorbées » par les phagocytes. est une réaction immunitaire rapide qui permet le plus souvent de stopper une infection.free. du pus se forme : ce liquide contient de nombreuses bactéries et des phagocytes qui proviennent du sang.biologieenflash. – l’absorption : la bactérie pénètre dans le phagocyte . Or.free. mis en jeu précocement pour stopper une infection. Cette réaction vise à éliminer les bactéries.htm Extrait du film : Culture de cellules de tissus d’invertébrés consultable sur le site http://www. alors que leur mode d’action fera l’objet de l’activité suivante. ce qui répond à la diversité des réactions immunitaires dont les principes généraux doivent être connus des élèves.• Réponses aux questions posées 1 : Lorsqu’une plaie s’infecte. graphiques et schémas). donc à stopper l’infection.htm Des vidéogrammes http://www. L’utilisation des TICE peut s’avérer utile pour s’assurer de la mémorisation de l’ordre chronologique de ces étapes par les élèves. de préférence à partir d’un document multimédia (vidéogramme et/ou animation). Chapitre 9 Défense de l’organisme et système immunitaire – 119 . 4 : Les lymphocytes T détruisent par contact les cellules infectées par un virus. Les documents d et e permettent la découverte de réactions immunitaires spécifiques.education. Parfois. 2 : La phagocytose est une réaction qui se déroule en plusieurs étapes : – l’adhésion : la fixation de la bactérie au phagocyte .fr Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. Ressources (bibliomédiagraphie) voir page 117 Des sites internet Animation sur la phagocytose : http://www. Les documents a à c sont complémentaires : ils permettent la découverte d’un premier type de réaction immunitaire. – la digestion : la bactérie est éliminée . – les lymphocytes T détruisent par contact les cellules infectées par un virus. Le schéma de synthèse qui traduit les étapes chronologiques de la phagocytose est construit progressivement.fr/SiteBioLFH/TS/videocours/ 07_Immuno/PreRequisImmuno/vignettesphago. Des indices historiques (document a) constituent un éclairage du phénomène de phagocytose et permettent ainsi de faciliter sa compréhension. Le rôle des anticorps est ainsi précisé. elles font intervenir des lymphocytes : – les lymphocytes B produisent des anticorps qui immobilisent les micro-organismes . réalisée par certains leucocytes appelés phagocytes.cellsalive. Matériel et mise en œuvre Les supports de cette activité sont nombreux et de nature variée (textes. 3 : Les anticorps sont des molécules produites par des lymphocytes B lors d’une infection.cazes. 5 : La phagocytose.com/mac. d’autres réactions sont nécessaires. observations microscopiques.cerimes.

en particulier l’infection par le VIH. sa spécificité (documents a et c). Connaissances construites Chaque type d’anticorps est spécifique d’un antigène. 120 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Modéliser de façon élémentaire pour présenter la liaison antigène-anticorps. . cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité à pratiquer une démarche scientifique : savoir observer.activité 3 Le mode d’action des anticorps Objectifs visés Cette activité a pour objectif d’élucider le mode d’action des anticorps dans la neutralisation des micro-organismes. leur rôle dans la défense de l’organisme ayant été découvert dans l’activité précédente. afin d’établir le mode d’action des anticorps dans la neutralisation des micro-organismes. argumenter et modéliser de façon élémentaire. cette activité vise à faire comprendre aux élèves que la séropositivité constitue une information utilisée pour le dépistage des maladies. formuler une hypothèse et la valider. En outre. questionner. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. Une personne est dite séropositive pour un anticorps déterminé lorsque cet anticorps est présent dans son sang.

2 : La séropositivité est la présence d’un anticorps spécifique d’un antigène dans le sang d’un individu. de visualiser la complémentarité spatiale d’un anticorps vis-à-vis d’un antigène déterminé et ainsi de comprendre la spécificité antigène-anticorps.htm Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom.htm Rastop : modéliser le complexe antigène-anticorps Pour télécharger ce logiciel : http://www. sont capables de neutraliser ce même micro-organisme. 3 : Les anticorps se fixent spécifiquement sur les antigènes d’un micro-organisme. similaires à ceux présentés dans le document a. Matériel et mise en œuvre Les documents sont variés (textes.free. L’activité proposée dans l’atelier b2i de ce chapitre donne la possibilité aux élèves de concevoir divers protocoles expérimentaux. lorsqu’on les injecte à un autre animal . Cette réaction permet de neutraliser les microorganismes qui seront alors phagocytés. grâce à un logiciel d’imagerie moléculaire comme Rastop. puis de visualiser les résultats correspondants.fr/Acces/biotic/rastop/html/ telechargement. – un anticorps est complémentaire d’un antigène déterminé auquel il se fixe pour le neutraliser.inrp.zip à utiliser dans le logiciel Rastop est téléchargeable à l’adresse : http://www. L’utilisation des TICE permet également. schémas et photographies) : leur mise en relation permet de comprendre comment les anticorps produits par les lymphocytes B peuvent neutraliser les micro-organismes. et eux seuls.fr/Acces/biotic/immuno/html/telechar. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 117 Des logiciels Immuno3e : simuler une expérience de transfert d’immunité par le sérum (voir atelier b2i) Pour télécharger ce logiciel : http://wwwppeda.• Réponses aux questions posées 1 : Plusieurs arguments montrent que les anticorps sont spécifiques d’un antigène déterminé : – les anticorps prélevés dans le sérum d’un animal immunisé contre un type de micro-organisme.inrp. permettant la formation de complexes antigène-anticorps. Chapitre 9 Défense de l’organisme et système immunitaire – 121 .fr/logiciels/immuno3e.htm Une banque de séquence IGG-LYS-3D.

à la suite d’une vaccination (document b). cette activité contribue aux connaissances relatives à l’éducation à la santé et à la compréhension du fonctionnement du corps.activité 4 Mémoire immunitaire et vaccination Objectifs visés Cette activité a pour objectif de préciser les bases explicatives de la vaccination. 122 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité Interpréter une représentation graphique de l’évolution de la concentration en anticorps dans le sang. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. cette activité contribue à mettre en œuvre les capacités de percevoir le lien entre sciences et techniques et de mobiliser ses connaissances en situation pour comprendre le fonctionnement de son propre corps. ce qui permet aux réactions spécifiques d’être plus rapides et plus efficaces lors de contacts ultérieurs avec cet antigène. ● Exploiter un graphique pour comprendre l’accroissement de la production d’anticorps à la suite de contacts successifs avec un même antigène (document d). ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. procédé médical qui repose sur une activation ou une réactivation (dans le cas de rappels) de la mémoire immunitaire. . La vaccination permet à l’organisme d’acquérir préventivement et durablement une mémoire immunitaire relative à un micro-organisme déterminé grâce au maintien dans l’organisme de nombreux leucocytes spécifiques. Connaissances construites Certains lymphocytes sont le support de la mémoire immunitaire vis-à-vis d’un antigène.

ce qui n’empêche cependant pas le professeur de proposer une exploitation de graphique pour questionner préalablement ses élèves sur l’efficacité des réactions immunitaires spécifiques lors d’un contact ultérieur avec un même type d’antigène. La découverte du principe de vaccination peut. les réactions spécifiques sont plus rapides et efficaces grâce au maintien dans l’organisme de nombreux lymphocytes spécifiques : les lymphocytes mémoire.pdf Des sites internet Des informations sur la vaccination : http://hassanrostom. Ainsi. Matériel et mise en œuvre L’appropriation de la connaissance relative au principe de la vaccination implique la compréhension du mécanisme de mémoire immunitaire.fr/CFESBases/catalogue/ pdf/507.73.asp Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. 3 : Lors de contacts successifs avec un même antigène. mais qui a conservé sa capacité à stimuler une réponse immunitaire.sante. être facilitée par l’exploitation d’un calendrier de vaccination et/ou de lecture de notices de vaccins. Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 117 Des ouvrages généraux pour les élèves (pour le CDI) Le guide Calendrier vaccinal des adolescents et des adultes téléchargeable sur : http://www.inpes. quant à elle.214/statics/fr/vaccitoons/index.• Réponses aux questions posées 1 : La vaccination consiste à injecter dans l’organisme d’un sujet sain un type d’antigène. rendu inoffensif. Chapitre 9 Défense de l’organisme et système immunitaire – 123 .159.fr/acceuil. La vaccination permet ainsi à l’organisme d’acquérir préventivement et durablement une mémoire immunitaire relative à un micro-organisme.free. 2 : Le maintien d’une concentration élevée d’anticorps spécifiques d’un antigène assure une protection durable de l’organisme vacciné contre certains micro-organismes.htm Les vaccins expliqués sous forme d’animation ludique : http://198. ce mécanisme complexe est présenté dans le document d de manière descriptive (schémas chronologiques accompagnés de textes).

l’organisme acquiert une résistance à un type de micro-organisme. 2 La vaccination permet le maintien d’une concentration sanguine en anticorps anti-hépatite B supérieure au seuil d’immunité. 124 . Ainsi. a. ce qui assure une protection durable de l’individu contre l’hépatite B. Entre 4 et 8 mois. 3 c. 2 c . le nourrisson produit une partie de ses anticorps. la phagocytose. Parfois. 3 L’augmentation de la concentration sanguine en anticorps chez le nourrisson de 4 mois environ s’explique par une forte production d’anticorps par le nourrisson lui-même.exercices je vérifie mes connaissances 1 QCM 1 b .5 g/L. 2 Mots croisés 1 P H A G O C Y T O S E 2 S A N G 3 A N T 4 I 5 V A C 6 L E U C O 7 S E R 8 L Y M P 9 S I M C C O H P G M I Y P O E È U N T O C C N N A E S Y I E I T A I R E T I O N I T I V E T E F I Q U E S Le mot vertical : anticorps 3 Questions à réponses courtes 1 Une réaction immunitaire rapide. mais une grande partie d’entre eux provient encore du lait maternel. la concentration en anticorps anti-hépatite B dans le sang augmente. 2 Phagocyte : cellule immunitaire qui réalise une réaction rapide. la valeur de la concentration en anticorps est proche du seuil d’immunité : l’individu n’est alors plus protégé contre l’hépatite B. 4 Lymphocyte T : leucocyte qui intervient dans les réactions immunitaires spécifiques en détruisant par contact les cellules infectées. Au bout d’une dizaine d’années. c. On en déduit que ces injections provoquent une production d’anticorps anti-hépatite B. le nourrisson produit la totalité de ses anticorps. les anticorps du nourrisson proviennent essentiellement du lait maternel (anticorps de la mère). 2 La mémoire immunitaire vis-à-vis d’un antigène est la capacité du système immunitaire à produire une réponse immunitaire spécifique plus rapide et plus efficace lors de contacts ultérieurs avec ce même antigène. 2 Entre 0 et 4 mois. 1 Pour une concentration inférieure à 2. le nourrisson est davantage sujet à des infections. ce qui l’empêche d’être malade. la phagocytose. 4 Définitions 1 Leucocyte : cellule intervenant dans la défense de l’organisme contre les infections. d. 3 Lymphocyte B : leucocyte qui intervient dans les réactions immunitaires spécifiques en produisant des anticorps. Après 8 mois. car la concentration en anticorps anti-hépatite B diminue progressivement après l’injection de vaccin. 3 Le rappel de vaccination contre l’hépatite B est recommandé tous les 10 ans. permet le plus souvent d’arrêter une infection. des réactions plus lentes sont nécessaires : elles font intervenir des lymphocytes qui reconnaissent spécifiquement l’élément étranger. 5 Des étapes d’une réaction immunitaire L’ordre chronologique des dessins est : b. 3 La vaccination consiste à introduire dans l’organisme d’un individu sain un type d’antigène rendu inoffensif pour stimuler le système immunitaire. La réaction immunitaire représentée est la phagocytose. permettant le plus souvent d’arrêter une infection. j’applique mes connaissances • exercice guidé 6 La vaccination contre l’hépatite B 7 Allaitement et protection du nourrisson 1 Suite à l’injection de chaque dose de vaccin.

2 La réaction mise en jeu est spécifique : elle fait intervenir les lymphocytes T qui détruisent par contact les cellules infectées. 9 Phagocytose 1 Les leucocytes sont des cellules de défense de l’organisme. 2 Le risque principal lié à l’infection par le virus de la rubéole concerne la femme enceinte. 10 Le rôle des anticorps 1 La phagocytose est une réaction rapide. réalisée par certains leucocytes. car l’organisme fabrique de nombreux leucocytes spécifiques lors du premier contact avec le virus de la rubéole. 2 Les leucocytes trouvés dans le pus sont des phagocytes. 3 L’étape de la phagocytose observée sur le cliché est la digestion des bactéries par des leucocytes. Ils sont nombreux dans le pus pour stopper l’infection. car les anticorps spécifiques des antigènes d’une souche de pneumocoques n’entraînent pas la phagocytose des pneumocoques d’une autre souche. 4 L’intérêt de vacciner les enfants contre la rubéole est double : – éviter l’apparition de cette infection durant la vie de l’individu . ces résultats indiquent que les anticorps favorisent la phagocytose. En effet. Ils diffèrent par la présence ou l’absence d’anticorps antipneumocoques. – prévenir les risques de malformations embryonnaires et fœtales lorsque les filles vaccinées seront en âge de procréer. ce liquide se forme en seulement quelques heures à la surface de la plaie. une maladie redoutée par la femme enceinte 1 La rubéole est une maladie qui ne se contracte qu’une seule fois dans la vie. Le BCG est un vaccin dont l’injection permet à l’organisme d’acquérir préventivement une mémoire immunitaire relative au bacille de Koch. car le virus peut provoquer des malformations de l’embryon ou du fœtus. 12 La rubéole. 4 L’observation du pus révèle l’existence d’une réaction immunitaire : la phagocytose. Or. le pus formé au niveau de la plaie contient de nombreuses bactéries. qui permet le plus souvent d’arrêter une infection. Certains d’entre eux sont des lymphocytes mémoire : ils permettent d’acquérir préventivement et durablement une mémoire immunitaire relative à ce virus. car il a reçu dans le même temps une injection de lymphocytes T provenant d’un cobaye immunisé contre la tuberculose. la phagocytose des pneumocoques se réalise uniquement dans le montage 2 qui contient des anticorps. Cette information atteste donc que la phagocytose est une réaction rapide de défense de l’organisme. le déficit en lymphocytes B a pour conséquence l’absence d’anticorps chez l’individu malade. Donc. 1 Le cobaye de l’expérience 2 survit à l’injection de bacille de Koch. 3 L’élimination des pneumocoques dépend de la spécificité des anticorps vis-à-vis des antigènes de pneumocoques. 3 Le traitement consiste à injecter des anticorps dans le sang du sujet malade. 3 La recherche de la séropositivité vis-à-vis de la rubéole est réalisée chez une femme enceinte afin de savoir si cette personne est protégée contre cette maladie. une absence de production d’anticorps et généralement un déficit de lymphocytes B. Donc.8 L’agammaglobulinémie de Bruton 11 Des expériences historiques 1 Les manifestations de l’agammaglobulinémie sont l’apparition d’infections bactériennes graves vers l’âge de 1 an. Le cobaye de l’expérience 2 survit après l’injection de bacille de Koch. 2 Les montages 1 et 2 contiennent des pneumocoques I et des phagocytes. Or. 2 Les anticorps sont des molécules produites par des cellules immunitaires : les lymphocytes B. car il a subi une injection préalable de BCG. Chapitre 9 Défense de l’organisme et système immunitaire – 125 . car celui-ci est incapable d’en fabriquer par lui-même.

CHAPITRE 10

DES DÉRÈGLEMENTS
DU SYSTÈME IMMUNITAIRE

L’objectif de ce chapitre est d’aborder deux exemples de dérèglements du système immunitaire :
sida et allergies.
L’étude de l’immunodéficience acquise à l’origine du sida s’impose, car elle apporte
les bases scientifiques pour comprendre les conséquences de la contamination par le VIH.
Cette étude du sida n’est pas exhaustive et d’autres informations doivent être apportées
aux élèves dans le cadre des séquences d’éducation à la sexualité définies par la circulaire 2003-022
du 17 février 2003.
● Les documents présentés en ouverture de ce chapitre sont des indices et des bases pour engager
un dialogue avec les élèves sur le lien entre fonctionnement du système immunitaire, sida et allergies.

Chapitre 10 Des dérèglements du système immunitaire – 127

QUE DOIVENT SAVOIR LES ÉLÈVES AVANT D’ABORDER CE CHAPITRE ?
Ce chapitre se situe dans la continuité de l’étude des mécanismes de défense de l’organisme.
Les connaissances concernant les rôles des lymphocytes doivent être réactivées avant d’aborder
ces deux études essentielles dans le domaine de l’éducation à la santé et à la responsabilité.

L E P R O G R A M M E O F F I C I E L (Extrait du B.O. n°6 (vol 2) du 19 avril 2007, hors-série)
Le programme présente les références au socle commun de connaissances et de compétences
en caractères droits. Le reste du programme est en italique.
Connaissances

Capacités déclinées
dans une situation d’apprentissage

Exemples d’activités

Une immunodéficience acquise,
le SIDA, peut perturber le système
immunitaire.

Mobiliser ses connaissances
pour comprendre ce qu’est
la séropositivité vis-à-vis du VIH,
les risques de contamination
par le VIH, et ses effets.

Étude de courbes montrant
l’évolution du nombre de virus,
de lymphocytes et la quantité
d’anticorps chez un individu
contaminé par le virus du sida.

Un test de séropositivité permet
de déterminer si une personne
a été contaminée par le VIH.
Cette personne peut transmettre le
virus sans pourtant présenter
de maladies. [Compétence 6]
Le virus du SIDA pénètre
dans certains lymphocytes
dans lesquels il se multiplie,
entraînant leur destruction.
La protection immunitaire est
alors très amoindrie, des maladies
opportunistes se développent.

Recherche d’informations
permettant de relier l’infection
virale et le développement
de nombreuses maladies.
Lecture de tests aux réactions
d’allergènes potentiels.

Le système immunitaire peut
également fonctionner de façon
excessive et donner lieu
à des allergies.
Un « complément » au programme, publié le 30 mai 2008, est consultable sur le site éduSCOL à l’adresse :
http://eduscol.education.fr/D0082/consult_coll_reste.htm
En particulier, pour ce chapitre, ce document suggère certains allègements.

LES THÈMES DE CONVERGENCE
Ce chapitre peut être intégré au thème 5 « santé » : les connaissances acquises dans ce chapitre
donneront du sens aux explications sur les modalités de contamination par le virus du sida et
sur les mesures de prévention qui s’imposent.
Il est également à relier avec la partie « responsabilité humaine en matière de santé ».

128

– fonder des attitudes et des comportements raisonnés en matière d’éducation à la santé. prévention et dépistage du sida.com/3/b2i/10.3. parfois graves.disiersvt.7) » .LA PROGRESSION DANS LE CHAPITRE Les auteurs ont voulu donner aux élèves les informations scientifiques pour : – découvrir les causes et les conséquences de dérèglements immunitaires. ● L’ A T E L I E R B 2 i Cette activité permet à l’élève de construire ou de renforcer : ● deux compétences informatiques : « réaliser un graphique de type donné (C.5) » et « traiter une image (C. ● une compétence liée au programme de SVT : « comparer les réactions à différents allergènes ».3. ● Activité 2 : s’informer/découvrir/raisonner (50 minutes) Les auteurs ont voulu donner des informations sur les modalités de la transmission du VIH et demander aux élèves d’établir le lien entre risque. – le développement de maladies opportunistes. Chapitre 10 Des dérèglements du système immunitaire – 129 . Les élèves doivent s’approprier ces informations pour retrouver les origines des allergies. Introduction et activité 1 : s’informer/découvrir/raisonner (50 minutes) Les documents des pages 182 et 183 permettent d’ouvrir le dialogue sur le sida et sur les allergies .html propose les ressources pour réaliser cette production que l’élève pourra évaluer en se référant au document de positionnement « élève » du BO du 16 novembre 2006. ils conduisent à s’interroger sur les causes de ces perturbations du fonctionnement de l’organisme. Le site : www. ● Activité 3 : s’informer/découvrir (50 minutes) Cette activité apporte des informations sur les causes des allergies et leurs conséquences. sida et allergies . à travers des articles de journaux ou la schématisation du dérèglement immunitaire. L’activité 1 est fondée sur la prise d’informations et leur mise en relation pour mettre en évidence les causes du sida : – l’affaiblissement progressif du système immunitaire .

. La mise en relation avec la cible du VIH permet de résoudre le problème posé par l’accumulation des maladies. un affaiblissement de notre système immunitaire Objectifs visés Cette activité a pour objectif de montrer que l’accumulation de maladies dans l’évolution vers le stade sida est causée par la destruction par le VIH des lymphocytes responsables de la stimulation du système immunitaire. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences.activité 1 Le sida. ce qui entraîne un affaiblissement du système immunitaire. cette activité contribue développer le sens des responsabilités face à la santé. Connaissances construites Des infections opportunistes s’accumulent quand un patient évolue vers le stade sida. Cette accumulation d’infections est due à la destruction des lymphocytes T4 par le VIH. L’étude de l’outil graphique permet de comparer l’évolution des différents acteurs de la maladie. et la compréhension des liens qui existent entre un organisme. ● Comparer l’évolution de la quantité de virus à celle de la quantité de lymphocytes T4 et établir une relation entre ces évolutions et la cellule cible du virus pour expliquer l’accumulation de maladies chez les malades du sida (documents c et d). 130 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité S’informer sur les micro-organismes qui vont s’accumuler lors de l’évolution de la maladie vers le stade sida (documents a et b). l’être humain. cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité à lister une série d’informations pour poser la problématique de l’origine de l’effondrement du système immunitaire. et des micro-organismes.

-A. Le tableau du document a montre l’accumulation de maladies au cours du temps.tv) une série de vidéos présentant divers thèmes sur la maladie (les tri-thérapies. un logiciel pour les terminales S. 6e édition. Kindt.ac-toulouse. alors que le texte du document b présente la notion de maladies opportunistes qui n’ont que peu d’effets chez une personne en bonne santé mais qui vont avoir des conséquences graves chez une personne dont le système immunitaire est affaibli. accompagnés d’infections par le cytomégalovirus. responsables de mycoses. Dunod.org Des dossiers sur le virus : http://www. Pearson Education. 4 : Les maladies s’accumulent chez un malade du sida. les idées reçues…) Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. Osborne. 2007 R. schéma. le lymphocyte T4. de natures très différentes (graphique.sida-info-service. Les documents de la deuxième partie (documents c et d). Campbell. ces phénomènes s’accentuent.fr/htm/pointsur/sida2/index.lesite. B. 7e édition. on observe d’abord le développement de champignons.htm http://www. Ressources (bibliomédiagraphie) Des ouvrages généraux pour le professeur N.• Réponses aux questions posées 1 : Dans l’évolution vers le stade sida. T. à savoir le fonctionnement de la réponse immunitaire spécifique. 2 : Lorsque la quantité de virus augmente. Chapitre 10 Des dérèglements du système immunitaire – 131 . Matériel et mise en œuvre Les documents de la première partie de cette activité (documents a et b). à télécharger à l’adresse suivante : http://pedagogie. 3 : Les lymphocytes T4 ont pour rôle de favoriser la multiplication des lymphocytes B qui fabriquent les anticorps. mais dont certaines parties sont exploitables en 3e.htm Des vidéogrammes On trouve sur « le site TV » (http://www.sante.gouv. car le VIH s’attaque à un élément important de stimulation du système immunitaire. texte et photo) permettent de comprendre l’affaiblissement du système immunitaire. 2008 Des logiciels Le virus du SIDA. on observe une diminution de la quantité de LT4. La compréhension de ce phénomène nécessite une connaissance acquise dans le chapitre 9. Reece.fr/svt/serveur/lycee/ perez/vih/Html/index. Goldsby.fr/vie/dossiers/SIDA/index.snv. Immunologie – Le cours de Janis Kuby. les lymphocytes B ne sont plus stimulés et arrêtent de produire des anticorps.htm Des sites internet Un site généraliste : http://www. Biologie.J. J. La comparaison de l’évolution du VIH et des LT4 montre l’impact du virus sur une catégorie de cellules immunitaires. Au stade sida. permettent de construire la notion d’accumulation de maladies lors de l’évolution vers le stade sida. et la présentation du rôle des LT4 dans le système immunitaire permet d’expliquer sa chute au cours de la maladie. et une augmentation de crises causées par le virus de l’herpès. Comme le VIH détruit les lymphocytes T4. apportant des informations sous la forme de textes et de tableaux.jussieu.-A. et par des proliférations de bactéries comme le bacille tuberculeux.

Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. En cas de risque de contamination. tableau) sur les divers modes de contamination par le VIH. cette activité contribue à développer le sens des responsabilités face à la santé et au respect de l’autre et de soi. – transmission de la mère à l’enfant. 132 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité S’informer à partir de documents (textes. La séropositivité n’est pas détectable immédiatement : il est donc possible qu’une contamination ne soit pas révélée par un test positif au VIH. . Connaissances construites La contamination par le VIH peut se faire par divers modes : – rapports sexuels non protégés . ● S’informer sur les démarches à suivre suite à un rapport à risque et raisonner pour comprendre les étapes qui peuvent jalonner la séroconversion. l’information sur les conduites à tenir en cas de rapport à risque permet de développer l’autonomie face aux décisions à prendre dans le cadre de sa sexualité. un traitement antiviral précoce peut éviter dans certains cas la séroconversion. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences.activité 2 La transmission du virus du sida Objectifs visés Cette activité a pour objectif de montrer comment le VIH se transmet et d’expliquer quelles sont les attitudes à adopter en cas de rapport à risque. La connaissance des modes de contamination permettra de développer l’esprit critique vis-à-vis des confusions qui peuvent exister ente contraception et protection contre les IST. – échange de seringues souillées . – transfusion de sang contaminé .

mises en relation avec le texte. et qu’un délai est nécessaire afin d’avoir la certitude de ne pas avoir été contaminé. composé d’une bande dessinée (document a) et de textes (documents b et c) a pour but de lister les différentes causes de contamination par le VIH. mais bien au contraire à adopter une attitude responsable et à connaître les conduites à tenir en cas de rapport à risque. ou non. Les informations du tableau du document d. la négligence et le manque d’information sont à l’origine de la propagation du sida. – l’échange de seringues . vers la séropositivité. Son objectif est surtout d’informer sur la possibilité d’éviter la contamination en cas de contact avec le VIH. Le document e a pour but d’informer des conduites à tenir en cas de rapport à risque. Le second bloc de documents présente les suites d’un rapport à risque et l’évolution. Un test effectué avant la séroconversion sera négatif alors que la personne a été contaminée et qu’elle peut transmettre le virus. Chapitre 10 Des dérèglements du système immunitaire – 133 . Ressources (bibliomédiagraphie) Voir page 131 Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom. Matériel et mise en œuvre Le premier bloc de documents. 3 : Les pratiques sexuelles non protégées.• Réponses aux questions posées 1 : Les différents modes de transmission du VIH sont : – les rapports sexuels non protégés . permettent d’expliquer qu’un test de dépistage qui suit immédiatement un rapport à risque n’est pas fiable. – la transfusion de sang contaminé . Il est important de mettre l’accent sur le fait que l’utilisation de cette technique n’est en aucun cas une incitation à prendre des risques dans sa sexualité. les comportements à risque. – la contamination durant la grossesse. 2 : Les anticorps anti-VIH ne sont pas présents en quantité suffisante pour être détectés avant un certain délai.

. 134 Les capacités et les compétences déclinées au cours de cette activité S’informer à partir de documents de natures diverses (textes. cette activité contribue à mettre en œuvre la capacité de mettre en relation les informations apportées par un texte avec un schéma explicatif afin de comprendre le fonctionnement de son propre corps et de sélectionner dans un texte les informations pertinentes pour construire une réponse. ● Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. schémas) et mettre en relation ces informations afin d’expliquer l’origine des allergies (documents a et b). Leurs nombreux symptômes sont causés par la libération d’histamine en réaction à un second contact avec l’allergène. Connaissances construites Les allergies sont causées par une réaction excessive du système immunitaire. cette activité contribue aux connaissances relatives à l’éducation à la santé et à la sécurité mais aussi à la maîtrise des connaissances sur le fonctionnement du corps humain. ● S’informer à partir d’articles de presse sur les allergies.activité 3 Les allergies : le système immunitaire s’emballe Objectifs visés Cette activité a pour objectif d’expliquer l’origine d’une réaction allergique et son lien avec le système immunitaire. Dans le cadre du socle commun des connaissances et des compétences. images. La présentation des exemples cités montre la diversité des réactions allergiques et leur cause commune. leurs conséquences sur l’organisme (des simples manifestations banales au choc anaphylactique) et utiliser ces informations afin de justifier une affirmation (documents c et d).

• Réponses aux questions posées
1 : Cette personne est allergique aux graminées et aux noisettes.

En déterminant les causes d’allergies chez une personne,
il est possible d’éviter les récidives des réactions allergiques
et ainsi de limiter le risque d’aggravation des symptômes.

2 : Les éléments du système immunitaire qui interviennent dans

la réaction allergique sont les lymphocytes qui vont reconnaître
l’allergène, les lymphocytes mémoires qui vont permettre
la sensibilisation de l’organisme et les leucocytes producteurs
d’histamine qui seront la cause des symptômes de l’allergie.

3 : Les allergies peuvent se manifester de diverses manières :

– réaction de l’appareil respiratoire (asthme, éternuements, nez
qui coule, toux) ;
– réactions cutanées (rougeurs, démangeaisons, eczéma) ;
– réaction au niveau des yeux (conjonctivite).
« Une allergie, ce n’est pas banal » car dans certains cas,
elle peut amener à un choc anaphylactique qui peut entraîner
la mort de la personne touchée.

4 : Les allergies sont causées par une réaction excessive

du système immunitaire à des éléments allergènes.

Matériel et mise en œuvre
Le document a indique la manière dont on dépiste
l’origine des réactions allergiques. Sa mise en relation
avec le document b permet de comprendre l’origine
des réactions allergiques et le rôle joué par le système
immunitaire dans cette réaction.

Les articles présentés dans le second groupe de documents permettent de montrer les différentes manifestations des réactions allergiques, et l’importance que
celles-ci prennent dans notre société. La présentation du
choc anaphylactique dans le document c montre que
les réactions allergiques ne sont pas des phénomènes
à négliger.

Ressources (bibliomédiagraphie)
Voir page 131
Des sites internet
Un site sur une plante causant des allergies :
http://www.ambroisie.info

Des vidéogrammes
Une courte vidéo de conseils à voir en ligne sur :
http://www.doctissimo.tv/html/reportage-doctv/allergies-reportage.htm

Les documents du manuel sont à projeter à partir du CD-Rom.
Chapitre 10 Des dérèglements du système immunitaire – 135

exercices

je vérifie mes connaissances
1 QCM

3 Questions à réponses courtes

1 b ; 2 b et c ; 3 b.

1 Le virus du sida peut se transmettre lors des relations

2 Mots croisés

2

1

S

I

D

A

I

M M U

N

I

T

A

I

3

B

E

A

C

T

É

R

I

4

V

I

R

U

S

5

M

Y

C

O

S

E

S

R

E

sexuelles non protégées, par l’échange de seringues
contaminées et d’une mère à son enfant.
2 Les causes des allergies sont diverses, elles peuvent
être d’origine alimentaire, provoquées par les poils
des animaux ou par les pollens. Elles provoquent
toutes une réaction excessive du système immunitaire.
3 Le VIH détruit les lymphocytes T4 dont le rôle est
de stimuler le système immunitaire.

4 Vocabulaire et rédaction
1 Le sida est une maladie causée par l’affaiblissement

des défenses immunitaires.
2 Le VIH provoque la destruction du système
immunitaire.
3 L’allergie est une réaction excessive du système
immunitaire.

6

S

É

R

O

P

O

S

I

T

I

F

7

P

R

É

S

E

R

V

A

T

I

F

8

L

Y

M

P

H

O

C

Y

T

E

9

H

I

S

T

A

M

I

N

E

Le mot vertical est : anticorps.

5 Un schéma à légender
Étape 1 : contamination
Étape 2 : multiplication
Étape 3 : libération
Étape 4 : contamination d’un autre lymphocyte

j’applique mes connaissances
• exercice guidé

6 L’évolution vers le stade sida
1 Les anticorps anti-VIH sont fabriqués par les

lymphocytes B, leur rôle est de se fixer aux antigènes
du VIH pour faciliter la lutte contre l’infection.
2 Durant les huit premières semaines, la quantité
de virus augmente fortement, puis diminue.
Puis pendant plusieurs années, le virus est présent
dans le sang en faible quantité, avec quelques
augmentations ponctuelles. Le développement
du sida correspond à une forte augmentation
du nombre de virus dans le sang.
136

3 Durant la primo-infection, la quantité de LT4 subit

une légère baisse, mais elle revient vite à la normale.
Dans les années qui suivent (une dizaine d’années),
les LT4 diminuent régulièrement, mais cette baisse
s’accélère fortement au stade sida, au cours duquel
le taux de LT4 s’effondre.
4 Les LT4 chutant, ils ne sont plus capables
de stimuler les lymphocytes B qui produisent
les anticorps. Par conséquent, la prolifération de VIH
n’est plus freinée, ce qui explique l’augmentation
de la quantité de VIH dans le sang au stade sida.

7 Le VIH s’attaque à des cibles précises
1 Au contact du VIH, on constate que la quantité de lymphocytes T8 reste relativement stable
alors que la quantité de LT4 s’effondre très vite.
2 Les cellules détruites par le VIH sont les lymphocytes T4.

8 Animaux domestiques et allergies
1 Les résultats sont donnés dans le tableau suivant :
Enfants exposés à un ou plusieurs
animaux domestiques durant
leur première année de vie

Enfants non exposés à un animal
domestique durant
leur première année de vie

Allergie à des sources domestiques

22,8 %

27,3 %

Allergie au chat

10,4 %

15,5 %

Allergie au chien

3,2 %

8,6 %

Allergie à des sources extérieures
(ambroisie, herbe, terreau)

19,6 %

30,0 %

2 Les enfants ayant vécu avec un animal développent
moins d’allergies que ceux n’ayant pas été
en contact avec un animal.
3 On peut supposer que le contact précoce avec des
animaux diminue le risque de développer
des allergies.

9 Un enfant dans une bulle
1 La moelle osseuse de Marie-Ange ne fabrique pas
assez de lymphocytes.
2 On a injecté à Marie-Ange de la moelle osseuse
provenant d’un donneur compatible.
3 La moelle osseuse greffée va rétablir la production
de lymphocytes qui était déficiente.

11 Rechercher les causes d’une allergie
1 L’histamine sert de témoin pour caractériser une
réaction positive.
2 Cette personne est allergique aux pollens suivants
(du plus allergisant au moins allergisant) :
– noisetier ;
– cyprès ;
– frêne ;
– graminées ;
– platane et châtaigner ;
– ambroisie ;
– aulne.
3 Axes présentant les périodes de risque moyen
à très fort
• région sud-est :

10 Le test de dépistage du VIH, une démarche
à faire en cas de doute

janvier février mars

1 Les anticorps anti-VIH peuvent être détectés à partir

• région ouest :

de la troisième semaine après la contamination.
2 Un test Elisa positif montre la présence d’anticorps
anti-VIH dans le sang.
3 Résultats de tests effectués à divers moments après
la contamination :
– 15 jours : test négatif
– 20 jours : test négatif
– 28 jours : test positif
– 90 jours : test positif
4 Il est recommandé d’effectuer un test entre 3 semaines
et 3 mois après le date présumée de la contamination,
car avant ce délai la quantité d’anticorps anti-VIH n’est
pas suffisante pour être détectée.

très fort

janvier février mars

avril

mai

moyen

avril

moyen

juin
fort

mai

juillet

août

moyen

juin
très fort

juillet

août

sept.
fort

sept.

fort

4 Cette personne doit éviter la région ouest si elle veut
limiter ses crises d’allergies, mais si son allergie
aux graminées était réglée, son confort de vie dans
cette région serait supérieur à celui de la région sud-est.

Chapitre 10 Des dérèglements du système immunitaire – 137

.

op.education. l’analysent. Le programme officiel Les points au programme paru au BO n° 6 du 19 avril 2007. la trient. p. sont à traiter. consultent spontanément un dictionnaire. p. p. Ce travail aboutit à une production exploitable collectivement et pouvant intégrer l’usage des technologies de l’information et de la communication. en particulier en matière d’éducation à la santé. la synthétisent. en définit les limites et apporte des commentaires sur les liens avec les acquis des classes précédentes. MEN.. s’implique selon une démarche de projet dans un sujet. hors-série sont les suivants. 28. greffes et transplantations ■ 1. Par conséquent. 28.htm 2.fr/D0082/consult_coll_reste. elle clôt l’enseignement des SVT au collège. »2 « Les élèves organisent leur temps. Abordée comme dernière partie du programme. hors série) sont présentés dans un document qui allège certains contenus de connaissances.Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement O B J E C T I F S E T O R G A N I S AT I O N La partie « Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement » du programme représente 25 % du temps consacré aux SVT en classe de 3e. cit. Pour le professeur. élaborent un dossier. Ils mettent au point une démarche de résolution de problème. Ce complément est disponible sur le site ÉduSCOL à l’adresse http://eduscol. d’éducation à l’environnement et à la responsabilité individuelle et collective dans ces domaines. p. Sciences de la Vie et de la Terre. cit. l’organisent. une encyclopédie. ou tout autre outil nécessaire. dans la mesure du possible en complémentarité des autres parties du programme. dans l’exercice de l’esprit critique. Des ajustements au programme officiel de la classe de 3e (BO n° 6 du 19 avril 2007. 4. la hiérarchisent. dans la mise en forme des productions. prennent des notes. planifient leur travail. cit. exposent leurs recherches. Maîtrise de la reproduction et habitudes de vie (Responsabilité individuelle et/ou collective) Point 1 : Maîtrise de la reproduction Point 2 : Habitudes de vie et apparition de maladies Point 3 : Transfusions sanguines. 4 op. 3 op. seul ou en groupe.. Collège. »1 « Chaque élève. L’originalité méthodologique de cette partie est réaffirmée : « Les notions de la partie Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement s’appuyant essentiellement sur des travaux privilégiant l’autonomie des élèves. mai 2008. Ils recherchent l’information utile. l’objectif est « d’éduquer au choix et non d’enseigner des choix réputés meilleurs que d’autres »4. dans l’argumentation.. »3 L’activité du professeur est davantage centrée sur l’aide et l’accompagnement des élèves dans toutes les étapes de leur démarche de projet : aider l’élève dans ses recherches documentaires. 5. Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement – 139 . elle est l’aboutissement des apprentissages mis en place tout au long de la scolarité au collège.

Cependant les documents concernant ce point demeurent accessibles en ligne sur le site didiersvt. communiquer et travailler en équipe. Il s’agit de guider l’élève. 5 Le texte du socle commun des connaissances et des compétences est téléchargeable à l’adresse : http://www. Comment sélectionner les documents à utiliser ? C’est l’aspect le plus important de la recherche documentaire.com.fr/D0082/consult_coll_reste. c’est la capacité de l’élève à développer une attitude critique qu’il faut évaluer. MEN. ■ Le manuel 1. Travailler en groupe Travailler en groupe.gouv.education. en associant le professeur documentaliste. Comment rechercher les informations nécessaires ? Cette question en cache une autre : où trouver des informations ? Internet n’est pas la seule source d’informations. • prendre l’avis des autres. progressivement des réflexes pour mener à bien un projet. seul ou en groupe. dans les pages 201 à 204. établir des priorités. Collège.education. Des pistes méthodologiques Le manuel propose. se documenter peut être évaluée en référence aux objectifs du socle commun des connaissances et des compétences et du B2i collège5. informer. son projet et le présenter à l’ensemble de la classe. représenter le groupe . Pistes pour une évaluation La maîtrise de la capacité à s’informer. de manière autonome. • trouver et contacter des partenaires. Il faut habituer les élèves à diversifier les ressources. ensemble une démarche adaptée au projet .gouv. dans un ensemble alliant le manuel et le site didiersvt. Pistes pour une évaluation En référence aux objectifs du B2i et du socle commun des connaissances et des compétences. • prendre des décisions. Pistes pour une évaluation Le professeur évaluera les capacités de chaque élève dans le travail dans un groupe. consulter des personnes-ressources . échanger.htm) a apporté un allègement au contenu de cette partie.html Les textes et précisions concernant le b2i sont consultables à partir de l’adresse : http://www. disponible sur le site ÉduSCOL à l’adresse http://eduscol.fr/cid2770/le-socle-commun-connaissances-competences. mais c’est aussi l’occasion pour l’élève de développer des compétences sociales et civiques : respecter les règles.fr/bo/2006/42/MENE0602673C. mai 2008.htm 140 . en leur proposant un travail au CDI. Mise en œuvre Les auteurs ont voulu apporter aux élèves une aide méthodologique et des ressources documentaires. s’engager et prendre des risques en conséquence .com. • déterminer ensemble les tâches à accomplir. Ainsi la maîtrise de la reproduction n’apparaît plus. de lui donner des méthodes de travail qui doivent devenir. des informations pour conduire. c’est chercher à plusieurs une solution à un problème. L’élève doit apprendre à répondre à deux questions : celle de la pertinence du document par rapport à son sujet et celle de sa fiabilité. comme le précise le socle commun des connaissances et des compétences : • définir. c’est partager des informations pour construire une réponse.Pollutions et activités humaines (Responsabilité collective) Point 4 : Pollution de la basse atmosphère Point 5 : Pollution des sols et de l’eau ■ Biodiversité et activités humaines (Responsabilité collective) Point 6 : Modification des milieux de vie et biodiversité Point 7 : Énergies fossiles et énergies renouvelables ■ ATTENTION Le document « d’ajustement du programme » (Sciences de la Vie et de la Terre. organiser une réunion.education.

exploiter des données . voire de les hiérarchiser. Les pages 212 et 213 présentent un bilan des connaissances dégagées par ce travail original. Ces sites sont destinés aux élèves travaillant sur le thème. – réalisation d’un diaporama qui sera présenté collectivement pour soutenir une argumentation préparée par le groupe de travail. Ils ne sont pas commentés afin de permettre à l’élève de faire une sélection en fonction de ses besoins. 2. – communiquer.) ou des extraits d’articles parus dans la presse. Pistes pour une évaluation La référence au B2i collège est forte pour les domaines suivants : – créer. Les schémas et photos utilisés dans les documents sont également fournis pour que l’élève puisse les intégrer dans sa production propre. – rédaction d’un dossier qui peut être mis à la disposition de la classe .Quelles sont les productions possibles ? Trois options sont proposées (elles ne sont pas exclusives) : – réalisation de posters pour tableaux d’affichage .com 1 Maîtrise de la reproduction • Des documents à imprimer Histoire de la contraception Différentes méthodes contraceptives Utilisation des différentes méthodes contraceptives La contraception d’urgence Histoire de l’avortement en France Législation concernant l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) en France L’interruption volontaire de grossesse dans le monde Le recours à l’IVG en France Avortement : différentes techniques Différentes méthodes pour éviter une grossesse ou une naissance Différentes causes de stérilité Aide à la procréation médicalement assistée : les règles Procréation médicalement assistée : différentes techniques • Des illustrations à projeter Le statut légal de l’IVG dans le monde en 2005 Nombre d’IVG pour 1000 femmes de 15 à 49 ans en 2004 sur le territoire français Évolution du nombre d’IVG et de naissances pour 1000 femmes de 15 à 49 ans La stérilité féminine La FIVETE Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement – 141 . etc. Des précisions sur les points à traiter Le manuel contient. ainsi que des présentations générales utiles pour les élèves bénéficiant uniquement de la mise en commun. Ils forment une base conséquente. Ces documents sont des documents scientifiques. conversations) montrent que les points du programme portent sur des thèmes scientifiques ancrés dans les débats de société . des sites internet sélectionnés permettent d’approfondir un point particulier ou d’apporter un éclairage de nature différente (des témoignages par exemple). – « des questions qui se posent » proposent des pistes de sujets possibles .com Les auteurs on cherché à mettre à la disposition des élèves et des enseignants de SVT une large gamme de documents pour chaque point qui constitue le programme de cette partie. produire. ■ Le site didiersvt. LES RESSOURCES DU SITE didersvt. dans les pages 205 à 211 des informations sur les points à traiter : – des documents de sensibilisation (photographies. – les liens vers des sites généralistes offrent des premières pistes aux élèves travaillant sur le sujet. permettant à l’élève de trouver de nombreuses informations et d’opérer une sélection en fonction du sujet précis qu’il traite. Enfin. échanger. traiter. des textes officiels (articles de loi.

hypertension et risque d’apparition de maladies cardio-vasculaires Des habitudes de vie différentes Des informations au public sur les dangers de l’exposition au soleil Cancer de la peau et rayonnement solaire Décès et cancers • Des illustrations à projeter Des aliments aux muscles La digestion Évolution de la corpulence des garçons de la naissance à 22 ans Évolution des cas d’obésité chez l’enfant de 5 à 12 ans en France Les besoins énergétiques au cours d’une journée ordinaire Dépenses énergétiques liées à certaines activités pour un homme L’obésité. la destruction d’une partie du muscle cardiaque Le rétrécissement progressif de la lumière d’une artère du cœur Mesure de la pression artérielle (1) Mesure de la pression artérielle (2) Une journée à la plage à Biarritz au début du XXe siècle Valeurs représentatives d’Index UV Le spectre du rayonnement solaire Les causes de cancers 3 Transfusions sanguines. greffes et transplantations • Des documents à imprimer Transfusions sanguines : des besoins importants La compatibilité sanguine Le don du sang Histoire des greffes Les lois sur le don d’organes Greffes et transplantations : quelles possibilités ? La disponibilité des organes Le parcours des organes Des exemples de greffes Le rejet de greffe • Des illustrations à projeter Les règles de compatibilités sanguines Les possibilités de greffes 4 Pollution de la basse atmosphère • Des documents à imprimer L’automobile. principale source de pollution urbaine Une pollution atmosphérique à l’ozone La filtration des rejets des gaz d’échappement 142 .2 Habitudes de vie et apparition de maladies • Des documents à imprimer Les aliments source d’énergie Évolution de la corpulence Obésité et changement des habitudes de vie Besoins énergétiques et excès d’apports Suralimentation et santé L’infarctus du myocarde : un accident cardio-vasculaire L’origine de l’infarctus du myocarde Un enjeu de santé publique Sel. un excès d’apport énergétique L’infarctus du myocarde.

en 1978 et en 1993 Évolution de la pollution atmosphérique par le NO2 en France.La pollution atmosphérique : origine et conséquences Évolution de la concentration des polluants atmosphériques au cours du temps Pollution et maladies Pollution et élévation de la température Maladies et conditions du milieu • Des illustrations à projeter Les émissions de SO2 en France métropolitaine Évolution de la pollution atmosphérique en SO2 à Paris. hydrographie simplifiée) Inventaire des sites français pollués par les PCB (en couleurs.2000 5 Pollution des sols et de l’eau • Des documents à imprimer Des polluants transportés par l’eau Origine des différents polluants La pollution par les pesticides La pollution par les nitrates La pollution par les PCB Les sites pollués par les PCB en France La lutte contre la pollution de l’eau Une maladie liée à la pollution des sols : le saturnisme Une maladie transmise par les eaux souillées : le choléra • Des illustrations à projeter Le cycle de l’eau Origine et transfert de différents polluants Des pesticides dans les eaux de Bretagne Des pollutions liées aux nitrates Des nitrates dans les eaux de Bretagne Résultats de l’étude d’imprégnation aux PCB 2008 Inventaire des sites français pollués par les PCB (en noir. hydrographie détaillée. en Nouvelle-Zélande en fonction de la température. depuis 1990 Estimation de la diminution d’espérance de vie en Europe imputable aux particules fines Le mécanisme de l’effet de serre Évolutions de la température moyenne globale et de la concentration atmosphérique en CO2 Nombre de cas mensuels de salmonellose. entre 1959 et 1994 Évolution de la pollution atmosphérique en SO2 à Paris. une infection bactérienne. qu’est-ce que c’est ? Déforestation et agriculture L’introduction d’une espèce dans un milieu L’impact de l’agriculture et de l’élevage intensifs Préserver durablement les milieux naturels Préserver la diversité des semences Des réservoirs de biodiversité Des actions de préservation de la biodiversité Une espèce en danger Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement – 143 . pour la période 1965 . cartographie Robin des Bois) Fonctionnement d’une station d’épuration Fonctionnement d’une station à lagunage naturel 6 Modification des milieux de vie et biodiversité • Des documents à imprimer Biodiversité. depuis 1990 Évolution des émissions de composés organiques volatils non méthaniques en France.

les secteurs déboisés entre 2002 et 2006 Représentation de la vue aérienne d’une marée verte sur une plage de Bretagne Une véritable « chambre forte » enterrée L’îlot reposoir en Seine du port du Havre Disposition de modules cubiques de différents volumes en tas chaotiques 7 Énergies fossiles et énergies renouvelables • Des documents à imprimer La consommation mondiale d’énergie Les réserves mondiales d’énergie La production de pétrole en France L’exploitation du pétrole en mer Le pétrole.• Des illustrations à projeter Dans la région du Mato Grosso. une source d’énergie non renouvelable Effet de serre et réchauffement climatique Émissions de gaz à effet de serre Le réchauffement climatique Des actions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre Les énergies renouvelables L’énergie éolienne L’énergie solaire L’énergie hydraulique • Des illustrations à projeter Évolution de la consommation énergétique mondiale Évolution de la population humaine mondiale au cours du temps Carte des réserves énergétiques mondiales (1er janvier 2003) Extraction du pétrole Coupe géologique au niveau d’un gisement de pétrole Évolution de la production française de charbon Échelle des temps géologiques Différents types de charbon Le mécanisme de l’effet de serre Évolutions de la température moyenne globale et de la concentration atmosphérique en CO2 Répartition des émissions humaines de gaz à effet de serre par gaz en 2004 Proportion des différents gaz à effet de serre émis par la France en 2002 Le glacier d’Arapaho en 1898 Le glacier d’Arapaho en 2003 Répartition de la population mondiale Émission de CO2 dans le monde en 2001 Part des différentes sources d’énergie dans la production mondiale d’électricité Une éolienne Une centrale solaire en Californie Panneau solaire installé sur le toit d’une maison La construction d’un barrage hydroélectrique . une source d’énergie non renouvelable L’exploitation du charbon en France Le charbon.

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful