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Techniques de l'Ingénieur c112 p2645
Techniques
de l'Ingénieur
c112 p2645
Techniques de l'Ingénieur c112 p2645 ARTICLE TECHNIQUES DE L’INGÉNIEUR L’expertise technique et scientifique

ARTICLE

TECHNIQUES DE L’INGÉNIEUR

L’expertise technique et scientifique de référence

Spectrométrie de masse - Principe

Organisation des chantiers de travaux

publics

et appareillage

Date de publication : 12/09/2014

Par :

10/05/2009

Jean-Pierre LEFEBVRE

Guy BOUCHOUX

Ingénieur ESTP, membre de la délégation technique de la FNTP, Gérant de JPL BTP

Professeur à l’université Paris XI (Orsay), École Polytechnique, DCMR, Palaiseau

Consultant

Michel SABLIER

Chargé de recherches au CNRS, École Polytechnique, DCMR, Palaiseau

Guy BOUCHOUX

Professeur à l’université Paris XI (Orsay), École Polytechnique, DCMR, Palaiseau

Michel SABLIER

Chargé de recherches au CNRS, École Polytechnique, DCMR, Palaiseau

Cet article fait partie de la base documentaire :

Réglementation Mesures - Analyses et planification dans la construction

Dans le pack : Métier Mesures : ingénieur - Analyses territorial

et dans l’univers : Énergies Technolgies de l’information

l’univers : Énergies Technolgies de l’information Cet article peut être traduit dans la langue de votre

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Organisation des chantiers de travaux publics

par Jean-Pierre LEFEBVRE

Inge´ nieur ESTP, membre de la de´le´ gation technique de la FNTP Ge´ rant de JPL BTP Consultant

1.

Contexte

C 112v2 2

2.

Pre´ paration

2

2.1

Personnel

3

 

2.1.1

Encadrement

3

2.1.2

Personnel d’exe´ cution

3

´

2.2

E tudes d’exe´ cution

4

2.3

Documents pre´ cisant l’organisation

4

2.4

Me´ thodes d’exe´ cution, mate´ riaux et mate´ riel

5

2.5

Plannings

6

2.6

Partenaires et sous-traitants

6

2.7

Sur site ou dans les locaux de l’entreprise

7

3.

Fonctionnement de l’organisation

7

3.1

Installations de chantier

8

3.2

Pre´ fabrication

8

3.3

Se´ curite´, qualite´ , environnement (SQE)

8

3.4

Suivi de l’avancement et du budget

9

3.5

Approche du client

10

3.6

Gestion des interfaces et points clefs

— 10

3.7

Ale´ as et impre´ vus

— 10

3.8

Communication

10

4.

Apre` s les travaux : re´ ception, garanties, maintenance

11

5.

Chantiers a` l’International

11

6.

Conclusion

11

Pour en savoir plus

Doc. C 112

C e dossier est destine´ a` tous les inge´ nieurs implique´ s dans les travaux publics et, plus particulie` rement, aux directeurs de chantiers.

L’organisation des chantiers de travaux publics, correspond a` l’action de pre´ - parer le chantier selon un plan pre´ cis, mais aussi la manie` re dont les interve- nants sur ce chantier sont structure´ s et agence´ s. Ces deux aspects seront e´ tu- die´ s dans ce dossier, le premier aspect plus spe´ cifiquement dans la phase de pre´ paration, et le second dans la phase de re´ alisation.

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ORGANISATION DES CHANTIERS DE TRAVAUX PUBLICS ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

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1. Contexte

On de´ signe par chantiers de travaux publics (TP) tous les chantiers de pont, de route, de voie ferre´ e, de terrassement, d’assainissement, d’ae´ roport, de canalisation, de ligne e´lec- trique re´ alise´ s pour le compte de maıˆtres d’ouvrages publics, mais aussi prive´ s.

Les Travaux Publics se diffe´ rencient des Baˆ timents (loge- ments, bureaux, e´ coles, hoˆ pitaux, hangars) qui ont comme but d’abriter des personnes ou des biens.

Les entreprises de travaux publics, organise´ es ge´ ne´ ralement de manie` re de´ centralise´ e (holding de teˆ te, directions re´ gionales, filia- les, agences, chantiers), conside` rent les chantiers comme leurs pro- duits. Elles les vendent, puis les re´ alisent, contrairement a` l’indus- trie qui produit avant de vendre. Plusieurs milliers de chantiers de TP peuvent eˆ tre re´ alise´ s par une meˆme entreprise chaque anne´ e en France. Peugeot, Renault fabriquent des voitures les entreprises de travaux publics produisent des chantiers. Ces chantiers sont en meˆme temps les entite´ s les plus petites de l’organisation de ces entreprises.

Le but de ce dossier n’est pas d’e´ tudier l’organisation des entre- prises de TP, mais celle de leurs entite´s e´le´mentaires : les chantiers de TP. L’organisation des entreprises de TP et l’organisation des chantiers de TP sont imbrique´ es. En effet, selon la re´ partition des moyens de l’entreprise entre ses diffe´ rents niveaux (directions re´ gionales, agences locales, chantiers), plus ou moins de taˆ ches devront eˆ tre re´ alise´ es sur site.

L’organisation d’un chantier courant (l’application de quelques

me` tres de be´ ton bitumineux sur une route de´ parte-

centaines de

mentale, par exemple) ou celle d’un chantier exceptionnel (cons- truction d’une centrale nucle´ aire de 1 500 MW, par exemple) sont tre` s diffe´ rentes. Les diffe´ rences entre ces deux types d’organisation seront mises en exergue tout au long de ce dossier.

Les chantiers de travaux publics se caracte´ risent par des re´ alisa- tions ge´ ne´ ralement uniques, dans des lieux toujours diffe´ rents, en plein air et dans des de´lais accepte´ s par l’entreprise dans son contrat. Le directeur de chantier a une triple obligation de re´ sultats :

re´ aliser un ouvrage avec la qualite´ requise ;

respecter les de´lais ;

atteindre ses objectifs de rentabilite´.

`

A de´ faut, les conse´ quences sont conside´ rables et peuvent

conduire jusqu’a` la disparition de son entreprise.

Unicite´ et obligation de re´ sultat conditionnent fortement l’organisation des chantiers de TP.

Les chantiers courants sont re´ alise´ s ge´ ne´ ralement par une seule entreprise, tandis que les chantiers exceptionnels sont souvent en groupement c’est-a` -dire pris en charge par plusieurs entreprises associe´ es momentane´ment. En droit franc¸ais, diffe´ rentes structures juridiques existent comme, notamment, les groupements momen- tane´ s d’entreprises conjointes ou solidaires ou la Socie´ te´ en Partici- pation (SEP). Re´ partition des taˆ ches ou travail en inte´ gre´ (chaque entreprise met a` disposition du personnel et c’est ensemble qu’est re´ alise´ ensuite le chantier) sont les deux grandes lignes distinctives de ces deux types d’organisation.

Les groupements sont assez adapte´ s pour les travaux routiers ou la re´ partition des taˆ ches entre les entreprises peut se faire aise´ - ment. Les SEP sont plus adapte´ es aux ouvrages exceptionnels, type centrale nucle´ aire ou barrage. On veillera notamment a` ce que le comite´ de direction, comme son nom ne le pre´ cise pas assez, soit un organisme de prise de de´ cisions et de controˆ le, le directeur de chantier devant rester la cheville ouvrie` re de son chantier.

De nombreux acteurs interviennent dans l’organisation des chan- tiers de travaux publics : maıˆtre d’ouvrage, assistant maıˆtre d’ou- vrage, maıˆtre d’œuvre, coordonnateur de la se´ curite´ et de la protec- tion de la sante´, etc. Tous ces intervenants agissent sur l’organisation des chantiers de TP : le maıˆtre d’ouvrage selon ses besoins, les autres intervenants selon les missions qui leur sont confie´ es par contrat. L’influence du maıˆtre d’ouvrage, le payeur

pour Re´ seau Ferre´ de

final, est pre´ ponde´ rante. Un meˆme chantier

France (RFF) ou Ae´ roport de Paris (AdP), par exemple un pont rou- tier, sera organise´ diffe´ remment de celui commande´ par un conseil ge´ ne´ ral, les exigences et les capacite´ s techniques internes e´ tant diffe´ rentes.

Un chantier de TP peut eˆ tre confie´ par le maıˆtre d’ouvrages a` plu- sieurs entreprises, chacune intervenant sur une partie de l’ouvrage la conside` rant comme un chantier a` part entie` re. Une coordination de ces chantiers est alors mise en œuvre.

La de´ cision de faire intervenir plusieurs entreprises inde´ pen- dantes sur un meˆme site doit rester l’apanage des maıˆ tres

d’œuvre tre` s expe´ rimente´ s dans le type

de chantier qu’ils font re´ aliser (figure 1).

d’ouvrages

et maıˆtres

2. Pre´ paration

Les entreprises de TP e´ tudiant plusieurs affaires pour en conclure une seule, l’organisation d’un chantier donne´ n’est pas finalise´ e lorsque l’entreprise remet son prix. L’e´ ventuel futur directeur de chantier est cependant ge´ ne´ ralement connu. Ce n’est que lorsque l’entreprise sait qu’elle va obtenir le chantier, que la pre´ paration de´marre effectivement.

& Un chantier de travaux publics doit eˆ tre pre´ pare´ minutieuse-

pre´judiciable a` sa re´ ussite. doit eˆ tre suffisamment lon-

gue pour le mettre au point. La gestation politique et administrative d’un chantier de TP prend parfois plusieurs dizaines anne´ es : il serait paradoxal de n’avoir que peu de temps pour le pre´ parer.

Les maıˆtres d’ouvrages, qui laissent peu de temps pour la pre´ pa- ration, ne peuvent pas espe´ rer une bonne organisation de leur chantier.

ment pour e´ viter toute improvisation La pe´ riode de pre´ paration du chantier

On peut estimer, par exemple, qu’un chantier de deux ans devrait avoir une pe´ riode de pre´ paration de 25 % du temps des travaux, soit 6 mois, mais qu’un chantier de un mois devrait avoir une pe´ riode de pre´ paration de meˆ me dure´ e.

avoir une pe´ riode de pre´ paration de meˆ me dure´ e. Figure 1 – Centrale

Figure 1 – Centrale nucle´ aire, exemple de plusieurs entreprises de TP sur le meˆ me site, coordonne´ es par EDF

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–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– ORGANISATION DES CHANTIERS DE TRAVAUX PUBLICS

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A V A U X P U B L I C S tiwekacontentpdf_c112 Figure 2 –

Figure 2 – Viaducs d’Avignon, un viaduc apre` s l’autre. Lancement avec un seul e´ quipage (poutre)

& Lorsqu’un directeur de chantier de´ marre son nouvel ouvrage, il doit lire en de´ tail les pie` ces du marche´ conclu, mais aussi l’e´ tude ini- tiale (dont le dossier de consultation) et l’offre. En effet, ces docu- ments de´ finissent les besoins du donneur d’ordre et les options pri- ses par les inge´ nieurs d’e´ tudes de prix pour les satisfaire. Il doit y de´ celer les points faibles de l’e´ tude et du marche´ signe´, points fai- bles qui peuvent eˆ tre sources de diffe´ rends ou d’ame´lioration du re´ sultat du chantier. Il contactera son re´ seau personnel pour se ren- seigner sur les ouvrages similaires de´ja` re´ alise´ s afin d’en connaıˆtre les difficulte´ s et avoir connaissance des proble`mes rencontre´ s. Il s’attachera a` visiter des chantiers similaires et a` rencontrer ses homologues, a` re´ cupe´ rer des planningsIl lira les articles techni- ques re´ cents, franc¸ais et e´ trangers, correspondants. Une recherche sur internet est a` faire pour les chantiers non courants. En cas d’uti- lisation d’une technique nouvelle, ce travail de recherche est indis- pensable. Cette re´ flexion permettra de dessiner les grandes lignes de l’organisation au-dela` de ce que dicte le bon sens.

Exemples : des fondations vers les superstructures, bien entendu, mais comment ? Faut-il attendre les basses eaux pour construire telle pile en rivie` re ? Comment profiter de la bonne saison pour faire tel remblai de´ licat ? Faut-il monter les deux enceintes d’un re´ acteur nucle´ aire en meˆ me temps ou l’une apre` s l’autre ? Faut-il lancer un pont d’une cule´ e ou des deux cule´ es ? (figure 2). Ces de´ cisions impacteront toute l’organisation du chantier.

2.1 Personnel

Pour un chantier de TP courant, c’est-a` -dire re´ alise´ de fac¸on re´ gu- lie` re par l’entreprise, tel que la pose de quelques centaines de me` tres de canalisation, le recalibrage de quelques kilome` tres d’une route de´ partementale, etc., la mobilisation du personnel ne sera pas un proble`me, car ce chantier se de´ roule ge´ ne´ ralement apre` s un autre chantier similaire en cours d’ache` vement. Le direc- teur de ce chantier courant s’attachera a` re´ cupe´ rer un noyau de per- sonnel habitue´ a` travailler ensemble, tout en le comple´ tant par du personnel mute´ ou nouvellement embauche´. L’incorporation de quelques collaborateurs, appre´ cie´ s pour leur prestation sur un pre´ - ce´ dent chantier, permettra de limiter la pe´ riode a` faible productivite´ inhe´ rente a` un de´ but de chantier.

Notons que les TP sont un des secteurs e´ conomiques les moins fe´minise´ s, ce qui est regrettable. Les choses changent actuelle- ment, mais les postes d’encadrement direct des compagnons (ouvriers de chantier) restent difficiles a` tenir pour une femme, ces compagnons admettant difficilement l’autorite´ fe´minine.

2.1.1 Encadrement

& Pour les chantiers exceptionnels, un premier organigramme est

de´ fini de` s l’e´ tude initiale. Le directeur de chantier a comme premie` re taˆ che de le valider, puis d’e´ tablir un planning de mobilisation de son e´ quipe et du personnel. Puis, il doit les « re´ cupe´ rer » a` temps, donc

obtenir qu’ils soient libe´ re´ s de leur pre´ ce´ dente taˆ che a` dans ce planning de mobilisation. Ce point est capital.

Un retard de mobilisation e´ quivaut de´ja` a` un retard sur le plan- ning du chantier. Mieux vaut donc se tromper par surestimation des besoins d’encadrement que de les sous-estimer. Il sera tou- jours temps de libe´ rer un responsable en surnombre lorsque le chantier sera bien de´marre´. L’organisation du chantier sera adapte´ e au personnel d’encadrement effectivement recrute´ par modification

du pe´ rime` tre individuel de responsabilite´. Ainsi, si un chef de chan- tier est peu expe´ rimente´ dans l’usage d’un nouveau mate´ riel

d’e´ taiement, la ve´ rification de la conformite´ aux ment sera du ressort du conducteur de travaux.

L’organisation du personnel des chantiers exceptionnels est directement lie´e a` l’organisation globale du chantier : par exemple, par zones de travaux (c’est ainsi que pour un chantier de centrale nucle´ aire, on distinguera les e´ quipes du re´ acteur, de celles de la salle des machines, de celles du baˆ timent combustible et l’enca- drement et le personnel seront re´ partis en sections correspondan- tes). Une organisation par types de travaux peut eˆ tre aussi envisa- ge´ e. Ce dernier type d’organisation est usuel dans les chantiers line´ aires, tels que la construction d’une autoroute ou` l’on distingue les e´ quipes de terrassement, de celles des ouvrages d’assainisse- ment, de celles des chausse´ es

plans de cet e´ taie-

la date pre´ vue

& Une entreprise se structure au fur et a` mesure de son de´ veloppe- ment. Un chantier de TP doit se structurer en quelques jours ou semaines. Un organigramme de l’encadrement est a` pre´ ciser le plus toˆ t possible et les descriptifs des missions et des responsabi- lite´ s de chacun seront e´ crits et connus de tous, tout en respectant la classification des conventions collectives (convention collective nationale des ETAM des travaux publics, convention collective nationale des cadres des travaux publics, cf. [Doc. C 112].

Les chantiers exceptionnels peuvent avoir sur le site tous les ser- vices habituels d’une entreprise : service du personnel, service comptable, service des me´ thodes (appele´ souvent « cellule me´ tho- des »), services ge´ ne´ raux On s’attachera a` une certaine polyva- lence des responsables pour pouvoir ge´ rer leurs futures absences.

Les trois missions – se´ curite´, controˆ le qualite´ et suivi des proble` - mes d’environnement – seront, soit confie´ es au meˆme responsable, soit ventile´ es parmi plusieurs personnes selon l’ampleur du chantier.

L’organisation du chantier de TP e´ vitera la mise en compe´ tition des responsables de l’encadrement comme mode de management afin de ne pas les distraire de l’objectif commun momentane´ : la re´ ussite du chantier.

2.1.2 Personnel d’exe´ cution

Le personnel d’exe´ cution (les ouvriers, appele´ s souvent « compa- gnons » sur les chantiers de TP) est re´ parti en e´ quipe de six a` huit sous l’autorite´ d’un chef d’e´ quipe. Une partie du personnel d’un chantier de TP est permanent a` l’entreprise (CDI). Le reste de l’effec- tif est constitue´ par du personnel embauche´ pour la dure´ e du chan- tier, ou par des inte´ rimaires.

ANPE et agences d’inte´ rim sont les partenaires naturels, surtout lorsqu’il est ne´ cessaire de recruter a` l’e´ tranger des ouvriers rele- vant de professions n’existant plus en France (comme des mineurs pour les travaux de tunnels).

Les TP sont un des rares secteurs ou` l’ascenseur social fonc- tionne (possibilite´ de gravir des e´ chelons sociaux sous condition d’avoir courage, volonte´ et intelligence). Aussi, les contrats com- prennent-ils souvent une clause sociale d’insertion de personnel en choˆ mage longue dure´ e (par exemple 7 % des heures travail- le´ es doivent eˆ tre exe´ cute´ es par des personnes en insertion).

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ORGANISATION DES CHANTIERS DE TRAVAUX PUBLICS ––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

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Cette clause peut eˆ tre respecte´ e en faisant appel aux services d’une entreprise de travail temporaire d’insertion.

Le directeur de chantier doit « lisser » sa courbe d’effectif. Il doit pre´ voir une mobilisation progressive du personnel, un palier, puis

une phase de de´mobilisation progressive pour faciliter la re´inser- tion de tous apre` s le chantier (que ce soit dans l’entreprise ou ail- leurs). On modifiera le planning de travaux si celui-ci conduit, en cours de chantier, a` des variations en dents de scie du nombre

`

d’ouvriers. A de´ faut, des troubles sociaux pourraient se produire, les ouvriers (y compris les inte´ rimaires) n’acceptant ge´ ne´ ralement

pas que leur nombre varie en cours de chantier, alors que le plan- ning pourrait eˆ tre modifie´.

Pour les chantiers exceptionnels, e´ tant donne´ le manque d’ou- vriers qualifie´ s en France, il est habituel de pre´ voir en de´ but de chantier des formations comple´mentaires. Former, par exemple, des coffreurs ou des grutiers, qualifier des soudeurs, etc., peut eˆ tre indispensable. Un responsable des Ressources humaines, directement rattache´ au directeur de chantier, est alors ne´ cessaire.

Le directeur de chantier de´ finira la grille de salaires et des indem- nite´ s applicables sur son chantier. En cas de groupement d’entre- prises, si les salaires sont difficilement uniformisables, les indemni-

les primes (de re´ sultat, de

te´ s (de de´ placement, de trajet ) et se´ curite´ ) doivent l’eˆ tre.

´

2.2 E tudes d’exe´ cution

On distingue les e´ tudes de conception et les e´ tudes d’exe´ cution.

Les e´ tudes de conception couvrent l’ensemble des e´ tudes en amont des projets : faisabilite´, avant-projet, mode´lisation Sauf cas exceptionnel (concours ou marche´ en conception-construc- tion), ces e´ tudes sont re´ alise´ es avant meˆme l’appel d’offre.

Le roˆ le des maıˆ tres d’œuvre e´ tant moins pre´ ponde´ rant en France qu’a` l’e´ tranger (notamment que dans les pays anglo-saxon), il est exceptionnel en France que le marche´ ait e´ te´ conclu avec des e´ tu- des d’exe´ cution acheve´ es. Celles-ci sont, soit re´ alise´ es par un maıˆ- tre d’œuvre sous contrat direct avec la maıˆtrise d’ouvrage, soit re´ a- lise´ es par l’entreprise. Ces e´ tudes sont souvent comprises dans le de´lai.

Pour les chantiers courants (type pose de canalisation), les e´ tu- des d’exe´ cution sont sans difficulte´ particulie` re et, la plupart du temps, sont re´ alise´ es par l’entreprise de TP.

Pour les chantiers exceptionnels, les e´ tudes d’exe´ cution repre´ - sentent un point de passage incontournable pour le succe` s du chantier dans les trois aspects : qualite´, prix, de´lai. Meˆme si les e´ tu- des d’exe´ cution ne sont pas re´ alise´ es par l’entreprise de TP, le directeur du chantier de TP, ou son repre´ sentant, devra s’y impli- quer, notamment pour le phasage, c’est-a` -dire le de´ coupage de l’ouvrage en plots, en e´le´ments plus aise´ment constructibles que l’ensemble, (figure 3) et pour les de´ tails d’exe´ cution qui condi- tionnent le mate´ riel a` mettre en œuvre. Ces e´ tudes peuvent eˆ tre une source d’e´ conomies ou de pertes importantes du point de vue des quantite´ s de mate´ riaux a` mettre en œuvre.

L’organisation du chantier doit tenir compte de ce phe´ nome` ne a priori e´ trange pour les non initie´ s : on commence a` construire alors que tout n’est pas de´ fini. Ainsi, des radiers de re´ acteurs nucle´ aires ont e´ te´ construits, alors que les plans d’exe´ cution des enceintes de confinement n’e´ taient pas dessine´s !

ces e´ tudes,

et il doit comprendre des marges de manœuvre en cas de retard.

On ne de´marrera pas les travaux sans eˆ tre suˆ r que ceux-ci ne « rattraperont » pas les e´ tudes, ce qui conduirait a` stopper les tra- vaux, avec des conse´ quences financie` res conside´ rables. Une com- paraison de la cadence de livraison des premiers plans permettra

Le planning ge´ ne´ ral doit laisser le temps ne´ cessaire a`

ge´ ne´ ral doit laisser le temps ne´ cessaire a` Figure 3 – Pont d’avions au-dessus

Figure 3 – Pont d’avions au-dessus de l’autoroute A 1. Tablier exe´ cute´ en plusieurs phases

de s’assurer qu’au contraire, au fur et a` mesure que les travaux se de´ rouleront, les e´ tudes prendront de plus en plus d’avance. On retardera e´ ventuellement le de´marrage des travaux pour e´ viter d’avoir du mate´ riel et du personnel immobilise´ s faute de plans.

Il est devenu exceptionnel de re´ aliser les e´ tudes d’exe´ cution sur le chantier lui-meˆme depuis que les transferts de plans et donne´ es sont devenus communs par internet. Comme Word ou Excel dans d’autres domaines, Autocad, graˆ ce a` sa convivialite´ et sa versatilite´, est devenu le programme incontournable utilise´ couramment dans tous les plans d’ouvrages de TP (fichiers portant l’extension « . dwg »).

2.3 Documents pre´ cisant l’organisation

Lors de la phase de pre´ paration du chantier, la De´ claration d’in- tention de commencer des travaux (DITC) doit eˆ tre envoye´e a` la mairie. Doivent eˆ tre aussi pre´ venus l’Inspection du travail, les servi- ces de la se´ curite´ sociale, l’OPPBTP, la gendarmerie, la pre´ fecture etc. La plupart des entreprises ont a` ce sujet une check list pre´ cisant toutes les formalite´s a` accomplir en fonction de la nature des travaux.

Mais certains de ces documents de´ finissant l’organisation meˆme du chantier de TP sont a` pre´ parer.

& Ainsi, en est-il du PPSPS ou Plan particulier de se´ curite´ et de protection de la sante´ . Bien que des efforts conside´ rables aient e´ te´ faits depuis plusieurs anne´ es, le nombre d’accidents dans les TP restent e´leve´. L’organisation du chantier doit eˆ tre pense´ e dans l’op- tique de la pre´ vention des risques.

Le PPSPS ne doit pas eˆ tre un simple copier-coller d’un chantier pre´ ce´ dent. On s’efforcera de le rendre tre` s concret, visuel, de le pre´ parer en y impliquant le plus d’intervenants possibles. On s’ap- pliquera a` bien de´ finir qui est responsable de quoi : qui, par exem- ple, est responsable du montage d’un e´ chafaudage, et qui doit le ve´ rifier avant que les ouvriers n’y montent. Toutes les taˆ ches seront e´ tudie´ es du point de vue se´ curite´.

Le PPSPS sera bien suˆ r e´ volutif en fonction de l’avancement du chantier : les risques en phase de terrassement (circulation d’en- gins, explosifs , figure 4) n’e´ tant pas les meˆmes que pendant la phase superstructure – parties de l’ouvrage en e´le´ vation – (risque de chute d’objet, interfe´ rence des grues ).

& De meˆme, le PAQ ou Plan d’assurance qualite´ de´ crit l’organisa- tion du chantier et comment les travaux vont eˆ tre re´ alise´ s avec la qualite´ requise et de´montre´ e au client (a` savoir le respect des nor- mes, des DTU, des crite` res du marche´, des re` gles de l’art ). Lors de la phase de pre´ paration, ce PAQ sera d’une grande aide a` l’orga- nisation du chantier.

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tiwekacontentpdf_c112

A V A U X P U B L I C S tiwekacontentpdf_c112 Figure 4 –

Figure 4 – Terrassement pre´ alable a` un pont pre` s d’une ligne a` grande vitesse. Risque de coule´ es de boues sur la voie du TGV

Y apparaıˆtront notamment les missions de chacun. Qui, par

les armatures avant be´ tonnage, qui ve´ rifie la qua-

lite´ d’un remblai au fur et a` mesure qu’il est monte´ ? Comment pre´ -

vient-on les de´ fauts de qualite´ ? Comment reme´ die-t-on au pro- ble`me si un de´ faut apparaıˆt quand meˆme ? Les missions du controˆ le interne a` l’entreprise et celle du controˆ le externe y sont de´ finies.

Les ouvrages de TP sont ge´ ne´ ralement construits pour une dure´ e de vie longue (parfois jusqu’a` 100 ans ou plus) et l’organisation doit donc garantir cette dure´ e de vie (par des tests de vieillissement acce´le´ re´ par exemple). Meˆme si un responsable de la qualite´ est souvent de´ signe´ sur un chantier de TP, tous les intervenants doi- vent eˆ tre implique´ s dans cette de´marche de qualite´. En cas de certi- fication de l’entreprise, l’ensemble de cette de´marche est encadre´. Une liste de toutes les spe´ cifications a` pre´ parer au fur et a` mesure du chantier sera jointe a` ce PAQ.

exemple, ve´ rifie

Par exemple, sur un chantier de centrale nucle´ aire, plusieurs cen- taines de spe´ cifications seront re´ dige´ es et mises en œuvre : be´ ton- nage de la table support du groupe turbo-alternateur, mise en place de la pre´ contrainte de l’enceinte interne de confinement, joints entre baˆ timents

& Les chantiers de TP modifient les paysages, la nature environ- nante. On comprend donc l’importance du Syste` me de manage- ment environnemental ou SME qui doit de´ crire comple` tement comment seront traite´ es, minimise´ es, toutes les conse´ quences environnementales de ce chantier (figure 5). Ce SME reprend tous les engagements de l’entreprise, tant au niveau global, si celle-ci est certifie´ e, que ceux pris lors de la remise de l’offre et des variantes.

L’organisation du chantier peut eˆ tre fortement modifie´ e en fonc- tion de ces engagements. Ainsi, si des engagements ont e´ te´ pris sur les nuisances du bruit au moment de l’offre sur des travaux en zone urbanise´ e, ils conditionneront le choix du mate´ riel, des heures des postes de travail, des me´ thodes d’exe´ cution

On note que le management de l’environnement correct sur les chantiers devient un crite` re d’attribution des marche´ s de TP (comme le prix ou le de´lai).

& Ces 3 documents – PPSPS, PAQ et SME – sont les outils qui gui- dent et de´ finissent l’organisation du chantier. Documents de cen- taines de pages et croquis e´labore´ s par toute une e´ quipe pour les chantiers exceptionnels, ces documents se re´ duisent a` quelques feuilles pour les chantiers courants, mais leur finalite´ reste la meˆme.

chantiers courants, mais leur finalite´ reste la meˆme. Figure 5 – Pont de Crest. Pont en

Figure 5 – Pont de Crest. Pont en bois e´ cocertifie´ . Remarquer l’incidence des piles sur l’e´ coulement des eaux

& En comple´ment, les de´ le´ gations internes de pouvoirs et de res-

ponsabilite´ s (e´ ventuellement pe´ nales en cas d’accident) seront fai- tes avec soin, adapte´ es aux intervenants et, bien entendu, homoge` - nes avec l’organigramme du chantier. Le directeur de chantier ne devra jamais oublier qu’en cas d’accident sa responsabilite´ person- nelle sera recherche´ e (poursuite pe´ nale en cas d’infraction a` la le´ gislation du travail, notamment dans le cadre de la loi de moder- nisation sociale du 17 janvier 2002).

2.4 Me´ thodes d’exe´ cution, mate´ riaux et mate´ riel

& Les me´ thodes d’exe´ cution de´ finissent comment seront exe´ cu-

te´ es les diffe´ rentes taˆ ches : phase de terrassement, e´ taiement, de´ tail d’accrochage des consoles de coffrage Elles doivent eˆ tre tre` s de´ taille´ es et longuement re´ fle´ chies, le (ou les) inge´ nieur(s) ou

projeteur(s) en charge devant s’entourer des conseils des person- nes les plus expe´ rimente´ es de l’entreprise voire, pour les chantiers exceptionnels, en s’appuyant sur un colle` ge d’experts.

Ge´ ne´ ralement, les entreprises disposent d’un service, au sie` ge, qui re´ alise ces me´ thodes pour les chantiers courants. Sur les chan- tiers exceptionnels les me´ thodes d’exe´ cution, c’est-a` -dire tous les plans et les sche´mas de´ crivant pas a` pas toutes les e´ tapes d’une phase de chantier, sont souvent conc¸ues et re´ alise´ es sur le chantier. La cellule « me´ thodes » (petit groupe de techniciens) est a` mobili- ser au plus vite (cette cellule sera constitue´ e, par exemple, pour une centrale nucle´ aire de deux inge´ nieurs, de trois projeteurs et de trois dessinateurs). Ces me´ thodes peuvent e´ ventuellement eˆ tre sous-traite´ es a` une des socie´ te´ s de services spe´ cialistes en la matie` re (cf. annuaire Sageret [Doc. C 112]).

Les taˆ ches les plus ardues doivent eˆ tre simule´ es en 3 dimensions pour ve´ rifier que rien n’a e´ te´ oublie´ : ce sera le cas pour la mise en place d’une selle en teˆ te de pyloˆ ne d’un pont suspendu, le de´ cintre-

re´ acteur nucle´ aire etc., (graˆ ce, par exemple,

au logiciel AutoCAD Civil 3D).

ment d’un doˆ me de

Le de´ veloppement des moyens informatiques conduit a` visuali- ser de plus en plus de phases du chantier sous la forme de simula- tions nume´ riques tre` s re´ alistes (par exemple avec Virtools de Das- saults Systemes, cf. [Doc. C 112]).

Pre´ senter et finaliser les me´ thodes d’exe´ cution avec les chefs de chantiers les plus expe´ rimente´ s est un bon moyen d’obtenir d’en- tre´ e leur adhe´ sion et d’e´ viter quelques erreurs.

& Pour les mate´ riaux , de´lais et prix conditionnent l’organisation de

leurs achats. Un planning des approvisionnements est a` e´ tablir au plus toˆ t. Pour les chantiers les plus exigeants en mate´ riaux, type chantier autoroutier, les mate´ riaux d’apport seront choisis et

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retenus avant meˆme la remise de l’offre, voire un ou deux ans avant l’appel d’offre dans le cadre de contrat de fortage par exemple.

Exemple . Vouloir acheter tardivement 200 000 t de granulats a` la carrie` re voisine peut conduire, si aucun transporteur n’est en mesure de livrer a` temps d’une autre carrie` re, a` une augmentation conside´ - rable du prix.

Ces achats de´ passent l’organisation d’un chantier de TP unique, mais rele` vent de l’organisation de l’entreprise de TP toute entie` re.

On notera, d’ailleurs, que les achats les plus courants sur un chantier de TP rele` vent de plus en plus de contrats cadres, ne´ gocie´ s au niveau de la holding de teˆ te de l’entreprise de TP qui be´ ne´ ficie ainsi de remises importantes, compte tenu des quantite´ s achete´ es. Les chantiers exceptionnels ne´ cessitent souvent des consulta- tions internationales pour obtenir un juste prix, les quantite´ s commande´ es pouvant perturber le marche´ franc¸ais.

& En ce qui concerne le mate´ riel, on e´ vitera de travailler au plus

juste : minimiser le nombre d’e´ quipages d’un pont a` voussoirs cou- le´ s en place est une de´ cision qui doit eˆ tre muˆ rement pese´ e et chif- fre´ e (balance entre l’investissement supple´mentaire, le de´lai gagne´, les possibilite´ s de revente, etc.). Utiliser une grue de puissance limite´ e conduira peut-eˆ tre a` devoir amener une grue mobile de

`

forte capacite´ en cours de travaux. A chaque fois un bilan e´ cono-

mique et une analyse de risques doivent eˆ tre faits.

Le mate´ riel disponible de l’entreprise sera e´ galement une don- ne´ e incontournable, certains chantiers ne pouvant eˆ tre exe´ cute´ s qu’avec certaines machines spe´ cifiques (figure 6). Pour la mise en œuvre de mate´ riel tre` s spe´ cifique, type tunnelier ou centrale a` be´ ton, du personnel de conduite expe´ rimente´ est indispensable. Il est forme´ habituellement lors de l’achat du mate´ riel (avec l’aide du fournisseur).

Fabrication du be´ ton par une centrale d’entreprise sur le chantier,

´

ou achat de be´ ton preˆt a` l’emploi ? E taiement d’entreprise ou e´ taie-

ment loue´ monte´ ? Coffrage grimpant ou auto-grimpant ? Be´ ton- nage a` la pompe ou a` la grue ? Quatre exemples de questions a` se poser, quatre exemples de de´ cisions d’organisation qu’il faudra prendre.

Pour l’informatique de bureautique, on s’attachera a` mettre en œuvre le mate´ riel le plus re´ cent. En effet, l’e´loignement des chan- tiers de TP du sie` ge de l’entreprise peut eˆ tre largement compense´ par les moyens de communication actuels : acce´ der rapidement a` Internet, aux bases de donne´ es ou de gestion de connaissances, a` la comptabilite´ de l’entreprise, est obligatoire.

a` la comptabilite´ de l’entreprise, est obligatoire. Figure 6 – Slipform (machine a` coffrage glissant pour

Figure 6 – Slipform (machine a` coffrage glissant pour chausse´ e en be´ ton) de grande largeur a` Roissy

Le suivi des plans, des courriers, etc., sera centralise´ dans une base informatique unique accessible a` tous suivant un processus d’autorisations hie´ rarchise´ es. De nombreuses solutions existent (par exemple PROSYS, cf. [Doc. C 112]).

2.5 Plannings

Ils vont de´ finir comment s’organisent les diffe´ rentes taˆ ches d’un chantier de TP les unes par rapport aux autres. Les chantiers les plus complexes ne sont que la compilation d’une multitude de taˆ ches e´le´mentaires imbrique´ es les unes dans les autres. Tout l’art de l’organisation d’un chantier de TP est d’arriver a` re´ duire ces taˆ ches e´le´mentaires a` une taille ou` elles seront plus simples, puis a` les organiser.

& De nombreux programmes informatiques existent (PSN de Sci-

forma Corp., MS project de Microsoft). On distinguera deux familles :

– les programmes classiques ou` sont indique´ s, en abscisses, le temps et, en ordonne´ es, les taˆ ches ; – les programmes dits « chemin de fer » pour lesquels l’espace est en abscisses et le temps en ordonne´ es. Ces derniers program- mes sont bien adapte´ s aux ouvrages line´ aires, type autoroute ou voie de TGV.

Les moyens graphiques informatiques 3D permettent de mixer

ces 2 types de planning.

& En premier lieu , un planning de mise en place de l’organisation

elle-meˆme du chantier est a` pre´ parer. Puis, un planning de de´ ci- sions et, enfin, le programme de travaux proprement dit.

Un planning (dit « contractuel ») fait partie des pie` ces du marche´ mais, lors de cette phase de pre´ paration, on e´ tablira le planning des objectifs du chantier en de´ gageant du temps, tout au long de son de´ roulement, pour les ale´ as. On s’attachera a` programmer une fin de chantier en avance, cette avance pouvant induire des

gains conside´ rables, alors qu’a contrario tout retard entraıˆne des pertes, l’application de pe´ nalite´ s, sans parler du me´ contentement du client.

On de´ finira e´ galement le chemin critique (selon la terminologie Project Evaluation and Review Technique , PERT).

Le planning « objectif » englobe l’ensemble des taˆ ches du chan- tier et on les de´ taillera au maximum par zones de travaux (figure 7). De plus, pour des points clefs du chantier, on re´ duira l’e´ chelle du temps.

clefs du chantier, on re´ duira l’e´ chelle du temps. Par exemple , programmer des travaux

Par exemple, programmer des travaux de piste sur un ae´ roport en activite´ conduit a` des plannings de´ finis a` l’heure pre` s.

& L’ensemble des taˆ ches planifie´ es conduira a` des heures de tra-

vail a` re´ aliser, a` des heures d’engins par semaine, par mois qui devront eˆ tre homoge` nes avec l’effectif et le mate´ riel effectivement mis en place. On s’attachera a` ce que l’ensemble de l’e´ quipe de

direction adhe` re a` ces plannings lors de leur e´ tablissement en les leur pre´ sentant pour commentaires avant diffusion.

2.6 Partenaires et sous-traitants

Le choix des partenaires et sous-traitants est un e´le´ment clef de l’organisation des chantiers de TP, plus particulie` rement lorsque leurs travaux sont imbrique´ s avec les travaux propres de l’entre- prise titulaire du contrat (c’est-a` -dire lorsque tout retard dans l’exe´ - cution des travaux effectue´ s par ces partenaires ou sous-traitants retardent imme´ diatement et d’autant les travaux de l’entreprise titulaire). Ainsi, le choix du sous-traitant qui pose les armatures avant chaque be´ tonnage peut influencer fortement la productivite´ du chantier Les partenaires sont ge´ ne´ ralement connus de` s la remise de l’offre initiale.

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Figure 7 – Exemple de planning de´ taille´ (de type classique) d’une zone de travaux

Pendant la phase de consultation et/ou la pre´ paration du chan- tier, il sera de´ cide´ quels sont les travaux qui seront sous-traite´s a` d’autres entreprises. En effet, il y a lieu de se poser la question :

vaut-il mieux faire en propre certains travaux, ou vaut-il mieux les confier a` d’autres ? Parfois, cette de´marche est obligatoire, notam- ment lors de la mise en œuvre d’une technique peu familie` re a` l’en- treprise. Une e´ conomie substantielle peut, d’entre´ e, eˆ tre ainsi acquise en cas de sous-traitant particulie` rement compe´ titif. Dans tous les cas, cela e´ vitera d’engager beaucoup de moyens sur un chantier et permettra de re´ duire l’effectif a` de´ placer. On perd cepen- dant une part d’adaptabilite´, de souplesse, en cas, notamment, de modification du projet.

Les contrats exigent parfois une part (15 %) de travaux sous-trai- te´ s aux entreprises locales. La notion d’entreprises locales e´ tant large, cette contrainte n’en est souvent pas une.

Pendant cette pe´ riode de pre´ paration, on consultera les futurs sous-traitants. On les choisira en tenant compte de nombreux crite` - res (prix, re´ putation, respect des engagements,). Ils devront eˆ tre agre´ e´ s par le client, puis on re´ digera les contrats correspondants en e´ tudiant avec minutie les interfaces (limites de prestation des diffe´ rents intervenants) et en re´ fle´ chissant aux conse´ quences d’une de´ faillance du sous-traitant choisi.

Les contrats type de la Fe´ de´ ration nationale des travaux publics sont ge´ ne´ ralement utilise´ s. Mais, les conseils d’un juriste peuvent e´ galement eˆ tre ne´ cessaires a` la mise au point de ce type de contrat. La` aussi, une de´ cision organisationnelle est a` prendre : juriste d’en- treprise, conseiller juridique local, ou avocat d’affaires externe ?

2.7 Sur site ou dans les locaux de l’entreprise

Dans toute la phase de pre´ paration, le directeur de chantier devra

de´ cider si telle ou telle taˆ che sera re´ alise´ e sur le chantier ou dans les

locaux et sites de l’entreprise : agence, direction re´ gionale, sie` ge. Ses de´ cisions sont directement lie´ es a` l’organisation de son entre- prise et a` la disponibilite´ des services centraux correspondants. Comptabilite´ tenue par le sie` ge ou comptable sur le chantier ?

Le de´ veloppement des moyens informatiques de communication

a conduit, depuis plusieurs anne´ es, a` une diminution des taˆ ches

faites sur site. Si une organisation d’un chantier de TP, a` partir des locaux de l’entreprise, paraıˆt bien adapte´ e pour les chantiers cou- rants, elle l’est moins pour les chantiers exceptionnels. La question n’est pas facile a` trancher dans tous les cas interme´ diaires et se tra- duit ge´ ne´ ralement par un me´lange des deux solutions.

3. Fonctionnement de l’organisation

On trouvera, comme exemples les organigrammes de l’encadre- ment d’un chantier d’une nouvelle piste d’atterrissage pour gros porteurs (120 M ) (figure 8), et celui d’un grand viaduc autoroutier (32 M ) (figure 9).

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Responsable Qualité- sécurité Contrôle Comptabilité budgétaire Directeur Génie Directeur Géomètre/ de
Responsable
Qualité-
sécurité
Contrôle
Comptabilité
budgétaire
Directeur
Génie
Directeur
Géomètre/
de projet
civil
travaux
métreur
Responsable
coordination S/T
planning
Responsable
travaux noir
et réseaux
Responsable
travaux béton
Conducteur

Terrassement

Directeur travaux des travaux principal Responsable qualité Responsable sécurité Responsable Secrétaire
Directeur
travaux
des travaux
principal
Responsable
qualité
Responsable
sécurité
Responsable
Secrétaire
gestion
Géomètre
Responsable
laboratoire

ORGANIGRAMME DU CHANTIER

Directeur d'agence Chef de projet Secrétariat particulier Contrôle externe Contrôle des travaux de gestion
Directeur
d'agence
Chef de projet
Secrétariat
particulier
Contrôle
externe
Contrôle
des travaux
de gestion
Contrôle externe
Cellule SQE
des études
Coordinateur
des études
Directeur
des travaux
Terrassement
Adjoint travaux
Adjoint travaux
Adjoint travaux
terrassements
fondations
appuis
Conducteur
de travaux
Chef de chantier
Chefs de chantier

Figure 9 – Construction d’un grand viaduc en France (phases fondations et appui)

Les installations de chantier peuvent eˆ tre en elles-meˆmes un vrai chantier de TP et sont souvent traite´ es comme tel avec un respon- sable conducteur de travaux ou un inge´ nieur de´ signe´ pour les sui- vre. Ce poste est souvent attribue´ a` un jeune, inge´ nieux, car il doit re´ gler de nombreux proble`mes avant meˆme que l’organisation du chantier ne soit en place.

Maitrise d'oeuvremeˆme que l’organisation du chantier ne soit en place. Maitrise d'oeuvre Figure 8 – Construction d’une

Maitrise d'oeuvre du chantier ne soit en place. Maitrise d'oeuvre Figure 8 – Construction d’une piste d’atterrissage

Figure 8 – Construction d’une piste d’atterrissage pour gros porteurs en France

3.1 Installations de chantier

Les installations de chantier correspondent ge´ ne´ ralement a` la premie` re phase de travaux sur le site. Parfois sommaires, quelques baraques mobiles, elles peuvent eˆ tre tre` s importantes pour les chantiers exceptionnels (figure 10 ). L’installation d’une centrale d’enrobe´ s, le montage d’ateliers de maintenance d’engins, la cre´ a- tion de de´ poˆ t de granulatssont des ope´ rations complexes.

L’organisation de ces installations de chantier doit faire l’objet d’une e´ tude technico-e´ conomique comple` te spe´ cifique au chantier concerne´ .

Ainsi, par exemple, leur simple localisation dans le cas d’un chantier line´ aire et d’apport de mate´ riaux doit faire l’objet d’une e´ tude pour optimiser les transports des mate´ riaux bruts, puis des mate´ riaux transforme´ s en tenant compte notamment des parame` - tres suivants : embranchement ferroviaire ou non, transport de mate´ riaux bruts, puis transforme´ s dans le meˆme sens, volume de stockage a` faire pour tenir compte d’une production a` cadence infe´ - rieure a` la mise en œuvre

De meˆme, le plan d’installation des grues doit tenir compte de la charge unitaire que l’on souhaite soulever, des proble`mes d’interfe´ - rences des caˆ bles, fle` ches et contre-fle` ches, des grues dont on dispose

3.2 Pre´ fabrication

Les chantiers de TP s’exe´ cutent de plus en plus rapidement et avec de moins en moins de personnel sur place. Pour atteindre ce but, la pre´ fabrication se de´ veloppe de plus en plus. Pre´ fabriquer en atelier des voussoirs de ponts me´ talliques ou en be´ ton, des murs de parkings souterrains (Pre´murs )devient habituel. Mais, cette pre´ fabrication entraıˆ ne ge´ ne´ ralement des quantite´ s de mate´ riaux mis en œuvre supe´ rieures (par exemple des recouvrements d’aciers de renfort comple´mentaires, des goujons de liaison). De plus, le bilan carbone du chantier peut eˆ tre de´ te´ riore´ par les trans- ports supple´mentaires.

Mais, graˆ ce a` cette pre´ fabrication, on s’affranchit des ale´ as dus aux intempe´ ries et on obtient le suivi qualite´ e´ quivalent d’une usine. Seu- les les capacite´ s de transport limitent actuellement cette e´ volution.

Parfois, la pre´ fabrication est re´ alise´ e sur le site du chantier lui- meˆme (figure 11 ) dans le but de faciliter l’exe´ cution.

3.3 Se´ curite´ , qualite´ , environnement (SQE)

L’organisation du chantier doit impliquer l’ensemble du personnel pre´ sent sur ce chantier a` la se´ curite´. Diffe´ rentes solutions existent, depuis le challenge se´ curite´, en passant par le quart d’heure se´ curite´ hebdomadaire ou` toutes les taˆ ches de la future semaine sont pre´ sen- te´ es et e´ tudie´ es par tous les compagnons. En sus des accidents avec arreˆ t ou sans arreˆ t de travail qui font l’objet d’enqueˆ tes, il y a lieu de suivre en permanence tous les « presqu’accidents », c’est-a` -dire les

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Figure 10 – Plan d’installations de chantier avec circulation

10 – Plan d’installations de chantier avec circulation Figure 11 – Pre´ fabrication du doˆ me

Figure 11 – Pre´ fabrication du doˆ me interne d’un re´ acteur nucle´ aire a` double enceinte

incidents qui, avec un peu moins de chance, auraient pu eˆ tre graves. Ce sont d’excellents signaux d’alerte pour les chantiers exception- nels et pour l’ensemble de l’entreprise de TP, qui, si des lec¸ons en sont tire´ es (par de nouvelles consignes, par exemple), re´ duisent le nombre des accidents.

l’environnement sont e´ ga-

lement a` suivre avec le plus grand soin compte tenu des incidences extreˆmement lourdes e´ ventuelles : un de´ faut dans la pre´ contrainte d’un pont peut conduire a` la de´molition, puis a` la reconstruction d’un tablieret trop de poussie` re e´mise par des dumpers peut conduire a` des proce` s retentissants avec les vignerons voisins.

Conforme´ment aux dispositions pre´ vues dans le PAQ et le SME, l’organisation du chantier doit alors mettre en œuvre les mesures pre´ ventives et curatives qui peuvent amener a` une modification de l’organigramme lui-meˆme.

Le de´ veloppement de la certification des entreprises de TP, tant

en qualite´, qu’en environnement (selon les normes internationales ISO 9000 pour la qualite´, et ISO 14000 pour l’environnement) fait que, depuis quelques anne´ es, le reporting du directeur de chantier (rapport mensuel) a` son entreprise comprends un volet SQE. De plus, en cas d’accident ou incident grave, un processus d’informa-

l’entreprise est a`

tion directe imme´ diate a` la direction ge´ ne´ rale de

pre´ voir (pour de´ clencher le soutien de la direction ge´ ne´ rale, tant du point de vue juridique, que d’image de l’entreprise).

Les incidents de qualite´ et les de´ gaˆ ts a`

3.4 Suivi de l’avancement et du budget

L’organisation mise en place doit permettre de suivre l’avance- ment des travaux (maıˆtrise du de´lai) et le respect du budget (maıˆ- trise des couˆ ts).

& Le suivi de l’avancement des travaux passe par un pointage jour- nalier, hebdomadaire, mensuel, des diffe´ rents plannings, et ce pour l’ensemble des taˆ ches et, plus particulie` rement, celles sur le che- min critique. En cas de de´ rive, vu l’importance du respect des de´lais, l’organisation sera modifie´ e par renfort d’e´ quipes, travail en postes de´ cale´ s

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& Le budget du chantier est suivi de manie` re analytique, par taˆ che, par zone de chantier, et selon le type de contrat (forfaitaire ou « au bordereau »). Chaque entreprise a ses me´ thodes de suivi analy- tique, de controˆ le et de reporting, et ce par chantier.

On remarquera l’e´ volution actuelle sur les petits chantiers : un reporting journalier, voire un suivi budge´ taire journalier a` l’aide d’ordinateurs portables ou de tablettes PC adapte´ es aux conditions de chantier. Cette e´ volution est de´ja` en place dans les entreprises routie` res (figure 12).

& Par ailleurs, on met e´ galement en place des indicateurs clefs, c’est-a` -dire refle´ tant clairement la progression du chantier. Ces indi- cateurs doivent eˆ tre quantifiables, rapides et simples. Cela peut eˆ tre le suivi :

– des heures exe´ cute´ es ;

– du

– du nombre de m 3 de de´ blai journalier terrasse´ ;

– du nombre

line´ aire de chausse´ e re´ alise´ ;

de m 3 de be´ ton coule´

Le suivi de ces indicateurs, meˆme journalier, est du ressort du directeur de chantier, mais sera connu de tous, voire affiche´.

3.5 Approche du client

´

E coute du client, respect des clauses contractuelles et devoir de conseil, sont les trois grandes re` gles a` suivre vis-a` -vis du client.

Contrairement a` ce qui se passe dans l’industrie, les contacts avec le client ont lieu essentiellement apre` s la commande (lors de la mise au point du contrat et lors de son exe´ cution). Pour les chan- tiers courants, le directeur du chantier (inge´ nieur ou conducteur de travaux) est en charge des contacts avec le repre´ sentant du client (maıˆtre d’ouvrage et maıˆ tre d’œuvre). Pour les chantiers exception- nels, tout l’encadrement est en contact avec les diffe´ rents repre´ sen- tants du client (controˆ leurs, chefs de section ).

Les ordres de service, ve´ ritables avenants au contrat, peuvent avoir une influence conside´ rable sur le chantier. La direction du chantier pre´ voira un suivi complet des ordres de service :

aspects juridique et financier, incidence sur le de´lai

3.6 Gestion des interfaces et points clefs

Certains aspects, directement lie´s a` l’organisation, sont a` surveil- ler plus particulie` rement.

De` s que plusieurs entreprises interviennent sur un meˆme chan- tier (partenaire, cotraitant, sous-traitant), les limites de l’interven- tion de chacune peuvent entraıˆner diffe´ rends ou litiges. Il est de l’inte´ reˆ t de toutes les parties que les limites de prestation soient claires et comprises par tous. Cela implique dans l’organisation une harmonisation des diffe´ rents contrats afin que les meˆmes tra- vaux ne soient pas confie´s a` deux entreprises, alors que d’autres ne sont commande´s a` personne.

L’encadrement du chantier est le meilleur repre´ sentant de l’entre- prise vis-a` -vis du client
L’encadrement du chantier est le meilleur repre´ sentant de l’entre-
prise vis-a` -vis du client donneur d’ordre. Un directeur d’usine de
voitures n’est pas en contact avec le client final, le conducteur. Sur
un chantier de TP, un chef de chantier rencontrera le client final.
On de´ signe par « point clef » un moment important de la vie
du chantier : la re´ ception de la plate-forme de terrassement, la
fin d’un e´ taiement avant un be´ tonnage… On le` ve ces points
clefs par l’application de spe´ cifications pre´ pare´ es a` l’avance
de´ finissant les controˆ les, essais ou mesures a` effectuer, par
qui, en pre´ sence de qui, afin de s’assurer que tout est en ordre
avant de de´marrer une autre phase.
Une formalisation est indispensable. Une leve´ e de points clefs
correspond a` un quitus donne´ a` l’entreprise.
La gestion des interfaces peut eˆ tre confie´e a` un responsable des
travaux sous-traite´ s ou cotraite´ s, la leve´ e des points clefs e´ tant
ge´ ne´ ralement du ressort du controˆ le interne, responsable, notam-
ment, de l’application des proce´ dures et des spe´ cifications.
3.7
Ale´ as et impre´ vus
On l’a dit pre´ ce´ demment : les chantiers de TP sont ge´ ne´ ralement
uniques. Si la phase de pre´ paration cherche a` pre´ voir et a` e´liminer
tout ale´ a et impre´ vu, l’organisation mise en place doit pouvoir
quand meˆme les ge´ rer : l’hiver peut eˆ tre exceptionnellement froid,
une crue peut eˆ tre mille´ naire, des explosifs ou des vestiges arche´ o-
logiques peuvent eˆ tre de´ couverts pendant une phase de
terrassement …
La flexibilite´, l’adaptabilite´ de l’organisation doivent donc eˆ tre
recherche´ es. Cela passe par des intervenants expe´ rimente´ s et,
notamment, les directeurs de chantier. Si les chantiers courants
peuvent eˆ tre ge´ re´ s par des intervenants jeunes et mobiles, les
chantiers exceptionnels doivent eˆ tre confie´s a` des hommes plus
aˆ ge´ s qui mettront a` profit leur expe´ rience pour ge´ rer l’impre´ visible.
3.8
Communication
Elle prend des formes varie´ es suivant la taille et la technicite´ du
chantier, depuis quelques photos dans le journal local et la photo-
the` que de l’entreprise, jusqu’a` un stand permanent d’accueil des
visiteurs sur place. Elle doit aussi eˆ tre inte´ gre´ e dans les de´ tails visi-
bles : couleur des engins, tenues des compagnons …
Figure 12 – Gestion journalie` re de chantier sur tablette PC via
Internet (source Eurovia)
Un chantier de TP est une vitrine pour l’entreprise (figure 13).
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–––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– ORGANISATION DES CHANTIERS DE TRAVAUX PUBLICS

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A V A U X P U B L I C S tiwekacontentpdf_c112 Figure 13 –

Figure 13 – Viaduc de Millau

4. Apre` s les travaux :

re´ ception, garanties, maintenance

Le chantier de TP ne se termine pas avec les travaux, ni avec la re´ ception et la mise en service.

Les travaux lie´s a` la garantie de parfait ache` vement et le dossier d’intervention ulte´ rieur sur l’ouvrage sont ge´ ne´ ralement du ressort de l’e´ quipe de direction du chantier. Bien que tous les ouvrages de TP en France soient soumis aux garanties de´ cennales (Article 1792 du Code civil) et trentenaire (Articles 1382 et 2262 du Code civil), les entreprises ne s’assurent habituellement pas contre les risques correspondants, vu le mon-

tant des primes re´ clame´ es. L’organisation doit donc

pre´ voir un

archivage rigoureux (pie` ces contractuelles, comptes-rendus de re´ u- nions, ordres de service ) et de tre` s longue dure´ e, de fac¸on a` pou- voir comprendre et re´ agir en cas de de´ sordre sur l’ouvrage qui

apparaıˆtrait de tre` s nombreuses anne´ es apre` s la mise en service. Cet archivage est pris en charge au niveau de l’entreprise de TP elle-meˆme. Mais c’est l’organisation du chantier qui conduira a` une bonne exploitation de cet archivage. En cas de de´ sordres, si

`

l’ancien directeur de chantier est disponible, il sera rappele´. A

de´ faut, le service apre` s-vente de l’entreprise interviendra.

5. Chantiers a` l’International

La langue, l’e´loignement, l’isolement, les re´ glementations diffe´ - rentes, la structure des couˆ ts, le climat, etc., influent sur l’organisa- tion des chantiers a` l’International, (peu en Europe, mais fortement en Afrique ou en Asie). Lorsque l’entreprise dispose d’une agence dans le pays concerne´, l’organisation d’un chantier de TP est ge´ ne´ ralement cal- que´ e sur celle d’un chantier en France. Lorsque le chantier est le premier dans un nouveau pays, un partenaire local de confiance est presque une obligation. Les missions e´ conomiques des ambas- sades de France peuvent permettre de trouver ce partenaire.

& L’ organisation juridique et administrative de´ pend du droit local.

& La plupart des chantiers a` l’International sont re´ alise´ s avec un

noyau d’expatrie´ s et le maximum de personnel local. Pour mobiliser ce personnel expatrie´, le directeur de chantier devra tenir compte d’aspects qui entrent habituellement peu en compte dans les

qui entrent habituellement peu en compte dans les Figure 14 – Pont de Masan Ba en

Figure 14 – Pont de Masan Ba en Core´ e du Sud (source Bouygues Construction – Laurent Zylberman/Graphix-images)

chantiers courants en France : vie de famille, sante´ Le choix du per- sonnel local et sa formation, notamment a` la se´ curite´, ne´ cessitera en soi une structure : un DRH local peut eˆ tre une bonne solution.

& La langue . Le recours syste´matique a` des interpre` tes est source

de de´ convenues. Il est ne´ cessaire que les principaux responsables maıˆ trisent la langue du pays. Ils seront donc choisis en fonction de

leur capacite´ linguistique, re´ duisant d’autant les choix possibles.

cours acce´le´ re´ s de langue devront eˆ tre organise´ s. Les plan-

nings de mobilisation devront en tenir compte.

& L’ e´ loignement et l’isolement . Le de´ veloppement continu du

transport ae´ rien et la mondialisation rendent chaque anne´ e les chantiers a` l’International plus proches, plus similaires aux chan- tiers en France. Mais, physiquement, les services du sie` ge de l’en- treprise restent lointains. Tout transport de mate´ riel, de mate´ riaux, devra se faire avec des contraintes spe´ cifiques a` chaque chantier. Amener le bitume ou le ciment ne´ cessaire a` une piste pour gros porteurs en Afrique ou a` une piste a` Roissy Charles de Gaulle n’a aucun rapport. Un responsable ou une assistance logistique, connaissant les rouages du transport international (de´lai, couˆ t, assurance, etc.), est indispensable.

Des

& Les re´ glementations sont tre` s diffe´ rentes. Normes techniques

ame´ ricaines, droit anglo-saxon sont souvent rencontre´s a` l’Interna- tional. Il y aura lieu d’avoir, dans l’organisation, des expatrie´ s expe´ - rimente´ s dans ces domaines.

& La structure des couˆ ts est souvent diffe´ rente. Par exemple, en

France, on recherche syste´matiquement, en premier lieu, a` re´ duire

`

le personnelA l’International, ce sont les mate´ riaux importe´ s

qu’il faudra d’abord limiter.

6. Conclusion

Les grands chantiers de TP (figure 14) sont une aventure extra- ordinaire particulie` rement gratifiante, et ce, de l’ouvrier au direc- teur de projet. Ils doivent eˆ tre organise´ s avec le plus grand soin. Meˆme si, sur le papier, la pre´ paration est parfaite, meˆme si l’or- ganigramme est complet, le succe` s de ces chantiers de´ pendra en partie de l’engagement de chacun et d’une grande cohe´ sion entre les diffe´ rents intervenants, d’un « esprit de chantier » qui devra

l’enthousiasme des responsables

eˆ tre cre´ e´ graˆ ce au charisme et a` de l’organisation.

Le lecteur de´ sireux d’approfondir tel ou tel aspect des chantiers de TP aborde´ s dans ce dossier pourra utiliment se reporter aux autres articles des Techniques de l’Inge´ nieur liste´ s dans l’an- nexe documentaire [Doc. C 112] (e´ nume´ ration non exhaustive bien entendu).

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Organisation des chantiers de travaux publics

par Jean-Pierre LEFEBVRE

Inge´ nieur ESTP, membre de la de´le´ gation technique de la FNTP Ge´ rant de JPL BTP Consultant

Sources bibliographiques

`

A lire e´ galement dans nos bases

BLOCH (B.M.). – Marche´ s publics de travaux.

Exe´ cution – Contentieux et responsabilite´ s .

[C 72] (2005).

BLOCH (B.M.). – Marche´ s publics de travaux – Proce´ dures de passation – Contenu . [C 71]

(2008).

BLOCH (B.M.). – Marche´ s de travaux prive´ s .

[C 74] (2006).

BLOCH (B.M.). – Assurance construction .

[C 66] (2006).

CASTAN (G.). – Contrats de l’inge´ nierie – An- nexe 2 : Dispositions techniques (partie 2) . [AG 3 256] (2005).

GOBIN (C.). – Le de´ veloppement durable en BTP. Optimisation des ressources par la RD. [C 3 056] (2006).

PICARD (P.). – L’e´lectricite´ dans les installa- tions provisoires. [D 5 060] (1996).

´

PRATS (A.) et NOMINE (M.). – Exemple de manuel environnement . [G 5 001] (2008).

´

PRATS (A.) et NOMINE (M.). – Mise en place

d’un syste`me de management environne- mental . [G 5 000] (2008).

PRATS (A.). – Analyse environnementale .

[G 5 002] (2008).

SALAMITOU (J.). – Management environne- mental : la norme ISO 14001. [G 4 600]

(2007).

VOISIN (J.C.) et MOINEAU (J.P.). – Pre´ vention des risques professionnels sur les chantiers .

[C 113] (2006).

Autre ouvrage

ARMAND (J.), RAFFESTIN (Y.) et COUFFI-

´

GNAL (D.). – Conduire son chantier . E ditions

Le Moniteur (2007).

Outils logiciels

& Logiciel – IXBAT, Logiciel de gestion de chantier, pour les entreprises de

BTP, Organisation et planning de chantiers,

http://www.ixbat.com/

& Prosys – propose une solution comple` te de travail collaboratif, avec une

offre spe´ cifique de´ die´ e aux me´ tiers de la construction,

de l’inge´ nierie

http://www.prosys .fr/

& Dassault Syste` me Virtools

http://www.3ds.com/solutions/construction/overview/

& PSN, de´ veloppe´ par Sciforma http://www.sciforma.com/

& MS Project de Microsoft http://office.microsoft.com/

Normes et standards

P

O

U

R

E

N

S

A

V

O

I

R

P

L

U

S

Normes ISO 9000 (Qualite´ ) et ISO 14000 (Environnement) de l’International Organization for Standardization.

Re´ glementation

Convention collective nationale des ETAM des Travaux Publics, conven- tion collective nationale des cadres des Travaux Publics.

Article 1792 du Code civil. Articles 1382 et 2262 du Code civil.

Annuaire

Organismes – Fe´ de´ rations – Associations

& ETI : Produit – Chantiers – Guide pratique du chantier. Pre´ parer l’ organisa-

tion du chantier http://www.eti-construction.fr/fiche/ chantiers/guide-pratique-du- chantier /

& FNTP Fe´ de´ ration nationale http://www.fntp.fr/

& SEFIFRANCE Syndicat des entrepreneurs franc¸ais internationaux http://www.sefifrance.fr/

& Protocole chantiers de TP et cadre de vie

des travaux publics

http://www.oppbtp.fr/

& INRS Se´ curite´ et sante´ au travail est l’ Institut National de Recherche et de

Se´ curite´ pour la pre´ vention des accidents du travail et des maladies professionnelles.

http://www.inrs.fr/

& Sageret est l’e´ diteur de l’annuaire du BTP qui conseille sur les entreprises

de BTP

http://www.sageret .fr/

´

E coles – Centres de recherche

´

http://www.paris.fr/portail/viewmultimediadocument?multimediadocu- E cole spe´ ciale des Travaux Publics (ESTP)

tiwekacontentpdf_c112

ment-id=16052 -

& L’ OPPBTP est le partenaire des professionnels du baˆ timent et des travaux

publics, conseil de la branche du BTP en matie` re de pre´ vention et de se´ curite´

http://www.estp.fr/

´

E cole nationale des Ponts et Chausse´ es (ENPC)

http://www.enpc.fr

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TECHNIQUES DE L’INGÉNIEUR DE L’INGÉNIEUR

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