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ÉDITORIAL MERCI, CAROLINE ● La fille du Président Kennedy, ambassadrice de son pays au Japon,

ÉDITORIAL

MERCI, CAROLINE

La fille du Président Kennedy, ambassadrice de son pays au Japon, dans un message

enregistré à partir de Tokyo et diffusé sur YouTube, a eu la délicatesse de saluer le peuple algérien, à l’occasion de la fête de son Indépendance nationale. Ce geste de Caroline Kennedy, dans lequel elle souligne que «les liens qui unissent les États-Unis et l’Algérie existent depuis longtemps», affirmant qu’elle est fière du rôle que son père avait joué dans le soutien à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, rappelle la position fermement anticoloniale de son père : «Aussi bien au Sénat qu’à la Maison-Blanche, il (le Président Kennedy) a pris fait et cause pour l’indépendance du peuple algérien et voyait dans son élan les mêmes aspirations à la dignité et à la liberté qui ont motivé les pères fondateurs de l’Amérique en 1776.» Elle ajoute :

«Alors que les Américains, à travers le monde, célèbrent notre propre fête de l’Indépendance, je les exhorte à renouveler et à renforcer nos liens d’amitié avec le peuple algérien, et j’espère que cette fête sera l’occasion de rappeler avec fierté cet exploit réalisé par votre pays», pour qui l’Algérie et les États-Unis doivent continuer à «défendre la liberté, la paix et le bien-être de l’humanité». Ce geste rare, il est vrai, de la part d’un diplomate aussi prestigieux, descendant d’une lignée d’hommes politiques américains d’une grande envergure historique, va droit au cœur de toutes les Algériennes et de tous les Algériens qui savent ce qu’est la saveur du mot liberté, pour y avoir payé un lourd tribut. Oui, les mots prononcés par la fille de John-Fitzgerald Kennedy, dont le soutien nous a été précieux à un moment crucial de notre histoire contemporaine, nous permettent de ne jamais perdre l’espoir tellement les grands idéaux se partagent durant les grandes épreuves pour les transformer, grâce à la force de la conviction, en des moments de joie et de fête pour des nations entières, et faire en sorte que l’amitié et le respect entre les hommes soient le ciment sacré, et non pas l’égoïsme ou l’autisme, voire la violence et la barbarie. Digne héritière des idées généreuses des pères fondateurs de l’Amérique des libertés, Madame l’ambassadrice, par ces mots que certains peuvent limiter à la circonstance, ou d’autres, comme ces prédateurs du Makhzen (qui ont accaparé le Sahara occidental en poussant son peuple sur le chemin de l’exil) qui osent vous faire une leçon de diplomatie, vient de traduire, de la manière la plus sincère, ce que l’ensemble du peuple algérien ressent à l’égard de cette grande nation américaine et qui constitue au demeurant une constante de notre politique étrangère depuis le Premier Novembre 1954, à savoir la défense en tout lieu, par tous les moyens dont nous disposons, des nobles valeurs fondatrices de la liberté, de la paix et de la solidarité. C’est vrai qu’une telle démarche qui nous honore est inhabituelle et quasiment sans précédent, mais, là aussi, c’est bien dans l’esprit des Kennedy de savoir bousculer les usages et de toujours s’inscrire dans le sens de l’histoire et de la fraternité entre les hommes. Oui, un grand merci, Madame l’ambassadrice, pour votre intervention qui bouscule bien des préjugés et suscite l’inquiétude chez nos voisins de l’ouest qui n’arrivent pas encore à comprendre qu’Algériens et Américains n’ont que mépris pour la maladie de la servitude. Oui, c’est clair, votre message provoque la peur chez les experts en duplicité et les ennemis de la liberté, parce qu’il constitue une belle leçon d’amitié, de franchise et dhumilité.

EL MOUDJAHID

6 Chawal 1437 - Lundi 11 Juillet 2016 - N° 15795 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

P A R

L E

P E U P L E

E T

P O U R

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P E U P L E

MINURSO, AUTODÉTERMINATION ET RICHESSES NATURELLES

LESTROISPRIORITÉS

DU PRÉSIDENT SAHRAOUI

NATURELLES LESTROISPRIORITÉS DU PRÉSIDENT SAHRAOUI Le nouveau Président de la République arabe sahraouie

Le nouveau Président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali, a annoncé, samedi à Dakhla, que l’Algérie sera sa «première destination», avant de participer au sommet de l’Union africaine (UA). «Nous sommes appelés à opérer une mutation qualitative en termes de consolidation de la construction organisationnelle politique, de sorte que toutes les composantes nationales soient présentes sur le terrain et que toutes les forces vives puissent relever les défis qui se posent actuellement à la cause sahraouie sur tous les plans et dans tous les domaines», a indiqué le Président Ghali.

P. 3

DIFFÉREND SONATRACH-TOTAL-REPSOL

PROTÉGER

LES INTÉRÊTS DU PAYS

P. 4

DIFFÉREND SONATRACH-TOTAL-REPSOL PROTÉGER LES INTÉRÊTS DU PAYS P. 4

M. MENAD NOUBA DEPUIS ORAN

INTENSIFIER

LASURVEILLANCE

DESFRONTIÈRES

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M. MENAD NOUBA DEPUIS ORAN INTENSIFIER LASURVEILLANCE DESFRONTIÈRES P. 6

LE D r CHAWKI SAHNINE, DG DE LA TDA

« Une dizaine de NOUVELLES CHAÎNES ATTENDUES »

MUSTAPHA GUERROUABI INTERPRÈTE DE MUSIQUE CHAÂBI

LE TALENT DE PÈRE EN FILS

P.

P.

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Bouche 2 DE À Oreille EL MOUDJAHID d’El Moudjahid ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES CE MATIN À 10H
Bouche
2
DE
À Oreille
EL MOUDJAHID
d’El Moudjahid
ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES
CE MATIN À 10H
M. Mihoubi aujourd’hui
à Ghardaïa
JEUDI 14 JUILLET
Le président de la CACI
invité du Forum
Économie
M. Hamid Grine à Oran
Le
Forum
Le ministre de la Culture, M. Azzedine Mihoubi,
effectuera aujourd’hui une visite de travail dans la
wilaya, au cours de laquelle il inspectera plusieurs
projet et structures culturelles.
é c o n o m i e
d’El Moudjahid
recevra, ce matin
à 10 h, le prési-
dent de la Cham-
bre algérienne de
et
M. Abdesslam Chelgham
aujourd’hui à Constantine
Le ministre de la Commu-
nication, M. Hamid Grine, ef-
fectuera, jeudi 14 juillet, une
visite de travail dans la wilaya
d’Oran. Le ministre se rendra
au siège du journal El Djoum-
houria, où il procèdera à
l’inauguration du Musée épo-
nyme qui raconte des décen-
nies d’histoire de cette
commerce
d ’ i n d u s t r i e ,
Mohamed Laïd
Benamor.
Le ministre de l’Agriculture, du Développement
Rural et de la Pêche, M. Abdesslam Chelgham, ef-
fectuera aujourd’hui une visite de travail dans la wi-
laya, au cours de laquelle il visitera des exploitations
agricoles et d’élevage.
institution publique de presse.
Il inspectera, par ailleurs, le siège local et le centre
de formation de la radio où des travaux de finition sont
toujours en cours, avant de se rendre au siège régional
de l’ENTV, sur le même site, où des travaux de rénova-
tion et modernisation sont actuellement engagés.
MÉTÉO
NUAGEUX
NUAGEUX

Le temps sera peu nuageux au Nord. Nuageux à l’Est et à l’Ouest. Dégagé au Sud. Températures (maximales-mini- males) prévues aujourd’hui :

Alger (31° - 19°), Annaba (30° - 19°), Béchar (43° - 30°), Biskra (45°- 31°), Constantine (36° - 19°), Djelfa (38° - 23°), Ghardaïa (45° - 31°), Oran (30° - 21°), Sétif (36° - 19°), Tamanrasset (36°- 24°), Tlemcen (37° - 22°).

LE 19 JUILLET À L’HÔTEL EL-AURASSI

L’amélioration des soins au patient

GS1 Algeria (Association algérienne de codification des articles) organise son 6 e sé- minaire international portant sur «Les stan- dards GS1 pour l’optimisation de la chaîne d’approvisionnement et l’amélioration des soins au patient», le 19 juillet à l’hôtel El-Au- rassi.

CE MATIN À 8H30 À L’INSP Journée mondiale de la population La célébration de la

CE MATIN À 8H30 À L’INSP

Journée

mondiale

de la

population

La célébration de la Journée mondiale de la population, pla- cée sur le thème «Investir dans les adoles- cents», sera organisée par le ministère de la Santé, en partenariat avec le FNUAP, ce matin à l’Institut national de santé publique, à partir de 8h30.

CET APRÈS-MIDI À 13H AU MUSÉE NATIONAL DU MOUDJAHID

Témoignages de moudjahidine

AU MUSÉE NATIONAL DU MOUDJAHID Témoignages de moudjahidine Le musée national du Moudjahid organise la 72

Le musée national du Moudjahid organise la 72 e ren- contre collective avec un groupe de moudjahidate et de moudjahidine, pour l’enregistrement de leurs témoi- gnages.

DEMAIN À 8H30 À L’HÔTEL HILTON

8 e matinale du CARE

Le Cercle d’action et de ré- flexion autour de l’Entreprise orga- nise sa 8 e Mati- nale de l’année consacrée à l’en- treprise ayant pour thème :

«Plaidoyer pour l’amélioration du climat des af- faires, cofinancée

par le Club Care et le Centre international pour l’entreprise privée», avec le soutien de la délégation de l’Union européenne en Algérie.

de la délégation de l’Union européenne en Algérie. TÉLÉCABINES D’OUED KORICHE Fermeture pour travaux du 11

TÉLÉCABINES D’OUED KORICHE

Fermeture pour travaux du 11 au 27 juillet

Les télécabines d'Oued Koriche seront mises à l'arrêt du 11 au 27 juillet pour travaux de maintenance. Ces travaux s'inscri- vent dans le cadre de l'opération lancée par l'entreprise et qui touche plusieurs ré- gions du pays.

l'entreprise et qui touche plusieurs ré- gions du pays. ACTIVITÉS CULTURELLES       tion des

ACTIVITÉS CULTURELLES

 
   

tion des hôtels de Sidi Fredj, organise une série de

DU 13 AU 21 JUILLET À ORAN

 
 

DU 12 AU 19 JUILLET

38 e Festival international de Timgad

38 e Festival international de Timgad Le Commissariat du Festival international de Timgad, en collaboration avec

Le Commissariat du Festival international de Timgad, en collaboration avec l'Office national de la culture et de l'information (ONCI), l'ENTV, l'ENRS, l’ONDA et Air Algérie, organise la 38 e édition du Festival international de Timgad, avec

spectacles artistiques, avec la participation de grandes stars de la chanson mondiale, arabe et al- gérienne, du 13 au 24 juillet, au Théâtre de plein Air :

gérienne, du 13 au 24 juillet, au Théâtre de plein Air : Mercredi 13 juillet :

Mercredi 13 juillet : Hasni Sghir, Cheb Kha- las, Tanina. Jeudi 14 juillet : Wafik Habib (Syrie). Vendredi 15 juillet : Free-Kline, Tikoubaouine Samedi 16 juillet : Dj Sem, Sultan, H-mag- num, Blacko, Azzou. Dimanche 17 juillet : Amina Fakhat (Tunisie), Mohamed Rouane, Selma Kouiret. Lundi 18 juillet : Malam Madjber, Hasna Bachria, Souad Asla. Mardi 19 juillet : Julian Marley. Mercredi 20 juillet : Najwa Karam. Jeudi 21 juillet : Spectacle chinois «La lune sur le mont du Holan». Vendredi 22 juillet : Kadem Saher. Samedi 23 juillet : Nadia Baroud, Nada Riy- hane, Cheb Redouane, Abdou Skikdi. Dimanche 24 juillet : Amina Zohir, Ilham Chaouia, Toufik Nadroumi, Houari Dauphin.

Spectacles artistiques

L’Office national de la culture et de l'informa- tion , avec la participation de l'ENTV, de l'ENRS, l’ONDA et Air Algérie, organise une série de spec- tacles artistiques, avec la participation de grandes stars de la chanson du 13 au 21 juillet au Théâtre de plein air Hasni-Chakroun :

Mercredi 13 juillet : Sultan, Blacko, H Mag-

de la chanson du 13 au 21 juillet au Théâtre de plein air Hasni-Chakroun : Mercredi

la

participation des plus grandes stars de la chan-

num, Karim EL-Gang. Jeudi 14 juillet : groupe Caméleon, Groupe Les Djaristes. Vendredi 15 juillet : Wafik Habib (Syrie). Samedi 16 juillet : Amina Fakhat (Tunisie), Mohamed Rouane, Selma Kouirette. Dimanche 17 juillet : Khadem Saher (Irak). Lundi 18 juillet : Nadjwa Karam (Liban). Mardi 19 juillet : Spectacle chinois «La lune sur le mont du Holan». Mercredi 20 juillet : Julian Marly (Jamaïque). Jeudi 21 juillet : Malam Madjber, Hasna Bachria, Souad Asla.

son mondiale, arabe et algérienne.

 
 

DU 13 AU 24 JUILLET AU THÉÂTRE DE PLEIN AIR DE SIDI FREDJ

ONCI : programme estival

Dans le cadre de son programme estival, l'Of- fice national de la culture et de l'information, avec la participation de l'ENTV, de l'ENRS, de l’ONDA, d’Air Algérie et de l’Entreprise de ges-

Appel au don de sang La Fédération algérienne des donneurs de sang, en collaboration avec
Appel
au don
de sang
La
Fédération
algérienne
des
donneurs de sang, en
collaboration
avec
l’Agence
nationale
du
sang
et
le
ministère
des
Affaires religieuses
et des Wakfs, lance
un
appel
à
l’ensemble
de
la
population âgée de
18 ans à 65 ans afin
d’offrir un peu de
son sang.

L’ événement

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EL MOUDJAHID

MINURSO, AUTODÉTERMINATION ET RESSOURCES NATURELLES

LES TROIS PRIORITÉS

de M. Brahim Ghali

Le nouveau Président élu de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), et secrétaire général du Front Polisario, M. Brahim Ghali, a réitéré, à Dakhla, des engagements que l’on pourrait qualifier de solennels, pour renforcer la lutte et le triomphe de la cause sahraouie.

De notre envoyé spécial dans les camps de réfugiés de Dakhla :

Hichem Hamza

D ans sa première rencontre avec la presse, M. Brahim Ghali a précisé que les Sahraouis ne

sont pas des partisans de la guerre et que les portes et les voies du dialogue sont toujours ouvertes. Dans le même cadre, il a réitéré la volonté et la dé- termination de l’Armée de libération sahraouie (ALSP) et son attachement à la cause sahraouie, rappelant que « les Sahraouis militent depuis plus de 40 ans en dépit des épreuves et obsta- cles pour atteindre l’objectif ciblé ». En tête des ambitions, le recouvre- ment de sa dignité dans son territoire, indiquant que sa dernière épreuve douloureuse concerne « la perte du leader, le défunt président de la RASD, Mohamed Abdelaziz ». Il y a lieu de faire remarquer que le nouveau président a obtenu plus de 93% des voix des participants au congrès extraordinaire du Front Poli- sario. Ce qui constitue une victoire écrasante et un plébiscite. Il a rappelé que « le peuple sahraoui a transmis un message fort à la société internatio- nale », espérant que ce message soit suffisamment « clair » et ne se heurte pas à la politique de la sourde oreille. Après avoir rappelé que l’occupant marocain utilise le procédé de la fuite en avant, le président sahraoui a mis en lumière la responsabilité du Conseil de sécurité et la société civile de résoudre le problème de la cause sahraouie et de mettre un terme à l’oc- cupation illégitime du territoire sah- raoui, de la spoliation de ses richesses et ressources naturelles qui appartiennent aux Sahraouis, de la ré- pression des prisonniers et militants sahraouis dans les prisons marocaines. Malgré cela, M. Brahim Ghali a souligné fortement et avec une belle dose de conviction que le peuple sah- raoui continue son combat et persé- vère dans sa résistance jusqu’à la réalisation de ses objectifs, affirmant que ses déclarations ne relève d’au- cune sorte de menace, mais juste pour attirer l’attention ». En ce qui concerne le rôle de la Minurso, il a

». En ce qui concerne le rôle de la Minurso, il a rappelé les préoccupations et

rappelé les préoccupations et les in- quiétudes concernant les violations des droits de l'homme perpétrées contre des militants et la population, indiquant qu’il est nécessaire d’éle- ver la voix pour exprimer sa désappro- bation à l’égard de faits et preuves à l'appui de nombreuses organisations humanitaires, dont certaines dépen- dantes de l'institution onusienne, indi- quant ce qui se passe au Sahara occidental en termes de violence et de répression. D'autre part, l'ONU a une responsabilité directe concernant la protection, la sauvegarde et la protec- tion de ce peuple. Responsabilité qui découle de son engagement à lui ga-

rantir l'exercice du droit à l'autodéter- mination, base sur laquelle elle a ob- tenu en 1991 que le Polisario, son représentant politique légitime, ac- cepte d'observer la trêve armée avec l'occupant et l'ouverture de négocia- tions de paix sous l'égide onusienne. Or si l'ONU s'en tient au principe du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, elle n'a rien fait qui empê- cherait l'occupant de recourir à la ré- pression et à la violation des droits de l'homme pour tenter d'obliger le peu- ple sahraoui à renoncer à ce principe. Dans ce cadre, le président a précisé que « le Conseil de sécurité est appelé à imposer ses décisions vis-à-vis de

l’occupant », rappelant les revendica- tions des Sahraouis « de respecter ces décisions dans les plus proches dé- lais ». En ce qui concerne le Brexit, le nouveau président sahraoui a dit que la sortie de la Royaume-uni de l’Union européenne « pourrait ne pas affecter la cause sahraouie ».

Réformes intérieures

Le nouveau président a dit « Nous essayons de dresser un calendrier pour organiser les affaires internes de la maison », appelant les cadres du Front Polisario à « engager des réformes qualitatives en faveur du renforcement de l'édification organisationnelle et institutionnelle », relevant que les défis présents invitent à opérer une mutation en termes de consolidation de la construction organisationnelle politique de sorte que toutes les com- posantes nationales soient présentes sur le terrain et que toutes les forces vives puissent être au diapason des défis qui se posent sur tous les plans et dans tous les domaines ». Par ailleurs, Brahim Ghali a insisté sur la poursuite de l'intifada pour at- teindre les objectifs, considérant un élément essentiel où tout un chacun est appelé à en assurer le soutien avec tous les moyens aux plans intérieur et extérieur.

H. H.

tous les moyens aux plans intérieur et extérieur. H. H. Hommage à la position de l’Algérie

Hommage à la position de l’Algérie

Différentes organisations et associations internationales ont salué la position constante de l’Algérie à l’égard de la cause sahraouie, dès le début du conflit. Elles ont renouvelé leurs salutations au Président Bouteflika, au gouvernement et peuple algérien toujours solidaires avec les Sahraouis. Lors de l’organisation du congrès extraordinaire du Front Po- lisario, des diplomates, des politiciens et des représentants d’organisations nationales et internationales pour la défense des droits de l’homme bafoués, ont rendu hommage à la position de l’Algérie en ce qui concerne la cause sahraouie, dénonçant la politique de l’occupant et ces actes barbares contre le peuple sahraoui pacifique qui aspire à l’indépendance et à vivre dans la dignité. Des délégations officielles ont manifesté leur solidarité et sont toujours aux côtés du peuple sahraoui et soutenir sa cause légitime. Des représentants d’organisations ont exprimé leurs regrets à l’encontre de la position officielle de leurs pays, soulignant que la société civile et les partis politiques ont un poids particulier pour attirer l’attention et expliquer au peuple les revendications des Sahraouis qui visent à mettre un terme au colonialisme dans son territoire national. Soulignant l’importance de l’unité nationale pour faire face aux défis. Par ailleurs, elles ont souligné la nécessité de faire de la cause sahraouie une priorité. Il est à noter, que les participants ont mis en évidence les qualités du président défunt, Mohamed Abdelaziz, qui a œuvré avec constance et détermination pour la victoire de la cause sahraouie.

H. H.

CISJORDANIE

14 Palestiniens arrêtés

Quatorze Palestiniens ont été arrêtés par les forces d’occupation israéliennes en Cisjordanie et à El Qods occupée, a annoncé le Club des prisonniers palesti- niens. “L’occupant israélien a procédé à l’arrestation de 14 Palestiniens lors d’in- cursions dans les villes d’Al-Khalil, Ba- daou, Beit Lahm, al-Kalkilya, et Toulkarem, ainsi que dans plusieurs quar- tiers d’El-Qods occupée”, a indiqué le Club dans un communiqué. Il a égale- ment dénoncé l’arrestation de 59 Palesti- niens durant la période de l’Aïd en Cisjordanie. L’armée israélienne mène quotidien- nement des campagnes d’arrestation ar- bitraires à l’encontre de dizaines de Palestiniens dans les villes et les localités de la Cisjordanie sous divers prétextes. Près de 7.000 Palestiniens ont été arrêtés au courant de l’année 2015, dont 400 en- fants âgés de moins de 18 ans, selon un bilan officiel.

M. LAMAMRA REÇOIT LE REPRÉSENTANT SPÉCIAL DU MINISTRE GHANÉEN DES AE

Une organisation panafricaine PUISSANTE

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane La- mamra, a reçu à Alger une délé- gation ghanéenne conduite par le représentant spé- cial du ministre des Affaires étrangères, Victor Gbeho. M. Gbeho a indiqué, au terme de l’au- dience que lui a accordée M. La- mamra, que sa vi- site en Algérie avait un rapport avec l’Union africaine (UA), soulignant avoir discuté avec M. Lamamra de la possibilité de rendre l’Orga- nisation panafricaine “plus efficace et plus puissante dans l’intérêt des peuples du continent”. “L’évaluation

des peuples du continent”. “L’évaluation de la situation en Afrique à la lumière des défis qui

de la situation en Afrique à la lumière des défis qui se posent actuel- lement” a été également au menu de cet entretien, a ajouté l’émis- saire ghanéen qui a rendu hommage à l ’ A l g é r i e pour son en- gagement en faveur du dé- veloppement du continent. L’ancien chef de la diplo- matie du Ghana a indi- qué, par ailleurs, qu’il était porteur d’un message du président ghanéen au gouvernement et au peuple al- gérien.

GRAND ANGLE
GRAND ANGLE

Feuille de route

l Dans son allocution prononcée à l’issue

des travaux du congrès extraordinaire, qui l’a porté

à la tête de République arabe sahraouie démocratique, Brahim Ghali a dévoilé sa

feuille de route qu’il compte mettre en œuvre durant son mandat. Celui qui est appelé

à reprendre le flambeau et à poursuivre le combat pour

l’accession à l’indépendance

a son idée sur « Comment

redonner à la lutte, menée par le peuple sahraoui depuis

40 ans, un second souffle ?».

« Nous sommes appelés à

opérer une mutation qualitative en termes de consolidation de la

construction

organisationnelle politique,

de sorte que toutes les composantes nationales

soient présentes sur le terrain et que toutes les forces vives puissent relever les défis qui se posent actuellement à la cause sahraouie sur tous les plans et dans tous les domaines », a-t-il ainsi affirmé. Il exhortera dans ce sens les cadres du Front à « engager des réformes qualitatives en faveur du renforcement de l'édification organisationnelle et institutionnelle ». Dans son plan de bataille exposé aux congressistes, l’armée, les jeunes et les femmes sont appelés à occuper une place prépondérante. Pour Brahim Ghali, il s’agira de poursuivre les efforts « en faveur du renforcement et du rajeunissement de l'Armée de libération sahraouie à travers la diversification de la formation et de l'instruction », de sorte à ce qu’elle puisse « faire face à tous les défis, y compris la lutte armée ». Pour ce qui est des jeunes et des femmes, le nouveau président sahraoui

a souligné la nécessité de

leur accorder plus d’intérêt et de les impliquer davantage « en veillant à assurer une présence plus élargie de ces deux catégories sur tous les fronts ». Si sur le plan interne Brahim Ghali a ciblé ses premières priorités, sur le plan externe la principale action qu’il continuera à défendre est celle de pousser l'ONU et le Conseil de sécurité à assumer leurs responsabilités dans le règlement du conflit sahraoui et ce, en faisant pression sur l'occupant marocain afin de l’amener à accepter l’option de l’organisation d’un référendum qui puisse permettre aux Sahraouis de s’exprimer librement et en toute souveraineté sur leur sort. Un choix qui, côté sahraoui, ne souffre aucune ambiguïté. L’union affichée lors de ce congrès extraordinaire ne peut, du reste, donner lieu à aucune autre interprétation que celle qui conforte la détermination du peuple sahraoui à aller au bout de sa lutte. Un message qui n’a pu échapper au Maroc.

N. K.

Lundi 11 Juillet 2016

N ation

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EL MOUDJAHID

DIFFÉREND SONATRACH-TOTAL-REPSOL

PROTÉGER

les intérêts du pays

Le groupe Sonatrach va mobiliser tous les moyens légaux, étant convaincu de son droit légitime de protéger les intérêts du pays et de la compagnie, suite au recours par les compagnies Total et Repsol à l'arbitrage international pour un différend lié aux taxes sur les profits exceptionnels.

A yant pris acte de la voie choisie par ces deux so- ciétés pétrolières, Sona-

trach n’a pas cessé de privilégier la recherche de solutions amia- bles acceptables pour dépasser ce différend commercial tout en res- tant, cependant, tenu de veiller à la stricte application de la loi dans le domaine d’intérêt. «Il est observé que les droits à enlève- ments de Repsol et Total réunis sur TFT (Tin Fouyé Tebenkort), sur la base d’un prix de 50 dol- lars par baril, représentent moins de 0,3% de la production totale en Algérie», a fait savoir, samedi, Sonatrach, dans un communiqué. Le groupe a indiqué que «Repsol est engagée dans deux associa- tions en phase de développe- ment, à savoir Tin Fouyé Tebenkort (TFT) et Reggane Nord, ainsi que dans deux permis de recherche et d'exploration si- tués dans le bassin de Berkine et dans la région de Boughezoul». Par contre, a précisé le commu- niqué, «Total a renoncé à plu- sieurs projets en Algérie, au cours de la dernière décennie». Pour rappel, le groupe français Total et son homologue espagnol Repsol ont engagé une procédure en contentieux contre Sonatrach auprès de la Cour internationale de Genève (Suisse) sur l'applica-

tion de la taxe sur les profits ex- ceptionnels prévue par la loi sur les hydrocarbures de 2006. D'ail- leurs, afin d’apporter certains éclairages concernant l’applica- tion des termes clés de la loi de

2006 relative aux taxes sur les

profits exceptionnels, Sonatrach a engagé une première phase de discussions qu'elle a initiées avec ses différents partenaires autour du développement de la coopéra- tion, du partenariat et de son ren-

de la coopéra- tion, du partenariat et de son ren- forcement futur, ainsi que la prise

forcement futur, ainsi que la prise en charge des préoccupations opérationnelles et contractuelles dans le respect du cadre législatif et règlementaire. Les nom- breuses rencontres ayant réuni Sonatrach et ses partenaires opé- rant dans le domaine des hydro- carbures «se sont soldées par des résultats satisfaisants et promet- teurs pour toutes les parties», a noté le groupe Sonatrach. En effet, les différents accords conclus, plus particulièrement avec le groupe ENI, «ont eu pour objet le renforcement, notam- ment du partenariat dans le sec- teur de l'amont pétrolier et gazier, et attestent de la volonté com- mune de développer encore da- vantage la production des champs exploités conjointement et de rechercher d'autres oppor- tunités de partenariats, tant en Al- gérie qu'à l'étranger, dans le raffinage, la pétrochimie et les énergies renouvelables», a souli- gné la compagnie nationale des hydrocarbures. Les principes des accords conclus avec le parte-

naire italien ont été également étendus à l'association ENI-Bhp Billiton qui exploite les champs de Rhourde Elouh et Sif Fatima. De même, les discussions avec les partenaires du groupe Cepsa ont abouti à des accords qui s'ins- crivent dans la même logique. Sonatrach et Cepsa se sont enga- gées «à consolider leur partena- riat qui dure depuis un quart de siècle. Ce partenariat a été mis en œuvre par l'exploitation, depuis 1994, des champs de R'hourde El- Khrouf, avant l'engagement de projets prometteurs tels ceux d’Ourhoud et Timimoun, dont la mise en production aura lieu dans les prochains mois», a avancé le communiqué. La compagnie Cepsa demeure, par ailleurs, to- talement engagée dans un projet de recherche et d'exploitation sur le périmètre Rhourde Er Rouni II, situé dans le bassin de Ber- kine, attribué, en mars 2011, dans le cadre du 3 e appel à la concur- rence. Cepsa est le partenaire majeur de Sonatrach dans la ges- tion et l’exploitation du gazoduc

sous-marin Medgaz, qui relie l'Algérie à l'Espagne avec une capacité de 9 milliards de mètres cube par an. Par ailleurs, des ac- cords-cadres, «Memorandum Of Understanding» (MOU), ont été signés avec le major russe Gaz- prom et les deux compagnies chinoises SINOPEC et CNPC vi- sant le développement du parte- nariat dans l’ensemble de la chaîne hydrocarbures, ainsi que dans les services pétroliers, avec d’importantes perspectives d’in- vestissement conjoint et de coo- pération. Aussi, Sonatrach a déjà initié une série de rencontres avec ses partenaires, notamment BP et Statoil, en vue de renforcer et de développer davantage leur coopération dans l'amont pétro- lier et gazier. Sonatrach a engagé des discussions avec la compa- gnie Maersk, présente dans l'amont pétrolier et gazier à tra- vers plusieurs champs situés dans le bassin de Berkine, note encore le communiqué qui signale qu'un accord-cadre «Memorandum Of Understanding» (MOU) est en cours d'élaboration pour identi- fier de nouvelles opportunités. En outre, les discussions entre Sonatrach et Pertamina ont mis en évidence un engagement mu- tuel et de réelles intentions de renforcer le partenariat, notam- ment dans l'amont pétrolier et ga- zier, et cela devra aboutir à la conclusion de nouveaux accords portant sur l'investissement conjoint dans de nouveaux gise- ments d'hydrocarbures. Dans la même perspective, des rencon- tres sont envisagées avec l’en- semble des autres partenaires notamment ceux qui ont déjà ma- nifesté leur intérêt de renforcer leur coopération et leur présence et engagement en Algérie.

PRODUCTION INDUSTRIELLE PUBLIQUE

La production industrielle du secteur pu- blic a enregistré une croissance de 3,1% au 1 er trimestre 2016, comparativement au même trimestre de l'année 2015, mais avec

des résultats disparates entre les secteurs d'ac- tivité, a appris l'APS auprès de l'Office natio- nal des statistiques (ONS). Dans les industries sidérurgiques, métalliques, méca- niques et électriques et électroniques (ISM- MEE), la croissance a été de 4,7% durant les trois premiers mois de 2016. Dans ce secteur, les plus fortes hausses de production ont été enregistrées dans les branches de fabrication des mobiliers métal- liques (+54%), des biens de consommation métalliques (+42,6%) et des biens d'équipe- ments électriques (+36%). Des croissances faibles ou nulles ont été enregistrées dans les filiales de mécanique de précision pour équi- pement (0%), des biens intermédiaires méca- niques et électriques (+1,5%) et de la construction des véhicules industriels (+4%). Les branches qui ont connu un recul dans la production sont la fabrication des biens de consommation électriques (-7,3%), biens de consommation mécaniques (-5%), biens d'équipements mécaniques (-4%) et biens d'équipements métalliques (-3,5%). Sur l'en- semble de l'année 2015, les secteur des ISM- MEE a affiché une croissance de 1,3% par rapport à 2014. De son côté, le secteur des in- dustries textiles, bonneterie et confection a grimpé de près de 12% entre janvier et mars

2016 (+10,6% sur l'année 2015 par rapport à

Hausse de 3%

2014). Cette croissance a été tirée, notam- ment par la branche de fabrication des biens de consommation textiles qui a augmenté de près de 30%, contre +5,6% pour les biens in- termédiaires textiles. Pour l'industrie des cuirs et chaussures, la croissance a été de 4,2% au premier trimestre 2016 avec une augmentation de 6,5% pour les biens inter- médiaires en cuir contre un recul de 0,5% pour les biens de consommation cuir. Sur l'ensemble de l'année 2015, cette branche d'activité avait baissé de 9% par rapport à 2014. Concernant l'industrie agroalimentaire, tabac et allumettes, la production a baissé de 5,7%. Dans ce secteur, qui avait entamé sa décroissance dès 2015 (-1% sur l'ensemble de l'année 2015), ce sont, notamment les in- dustries du tabac manufacturier et allumettes, et celle du lait qui ont reculé de 22,6% et de 4,4% respectivement. À l'inverse, l'industrie des mines et carrières a continué d'augmenter avec une croissance de 5,4%. Dans ce sec- teur, la plupart des activités ont enregistré des performances assez notables : +41,7% pour l'extraction du fer, +38,8% pour l'extraction des matières minérales, +9% pour l'extraction de la pierre, argile et sable et +1,8% pour l'ex- traction du sel. Cependant, l'extraction du mi- nerai de phosphate a affiché un repli de 22,6% à cette même période. Sur l'année 2015, l'industrie des mines et carrières avait augmenté de 3,7%. Durant les trois premiers mois de 2016, le secteur des industries chi- miques, caoutchouc et plastiques a enregistré

une hausse de 14,5%, tirée, notamment par la fabrication de produits pharmaceutiques (+21,6%), de peinture (+12,8%) et des en- grais et pesticides (+17,3%). D'autres filières ont, par contre, marqué des baisses très im- portantes : -90,5% pour la fabrication de ré- sine synthétique et matières en plastique, et -90% pour l'industrie chimique de base. D'un autre côté, l'industrie des matériaux de construction s'est caractérisée par une aug- mentation de 5%, tirée essentiellement par l'industrie du verre (+30%) et les produits et ciments divers (+20,5%). En 2015, ce secteur avait enregistré une croissance de 3,8%. L'in- dustrie de bois, liège, papier et imprimerie a, quant à elle, affiché une croissance 17,4%. Durant le premier trimestre de l'année en cours, le secteur de l'énergie a évolué de seu- lement 1,7% alors que sur l'ensemble 2015, son taux de croissance était de 7%. La pro- duction du secteur des hydrocarbures a affi- ché une hausse de 3,3% au premier trimestre 2016 par rapport au même trimestre 2015. Il est, cependant, constaté que l'évolution re- marquable de la production du secteur des hydrocarbures a été, notamment tirée par l'ac- tivité de liquéfaction de gaz naturel qui a en- registré une croissance de 21,5% comparativement au 1er trimestre 2015. Pour l'activité de raffinage de pétrole brut, elle a augmenté de 5% au premier trimestre 2016. Hors hydrocarbures, le secteur industriel pu- blic a augmenté de 3% durant le premier tri- mestre 2016.

ÉCLAIRAGE Interrogations
ÉCLAIRAGE
Interrogations

Sonatrach est encore une fois, face à une procédure

d’arbitrage international en relation avec l’instauration de la loi sur les superprofits en vigueur depuis 2006. Rappelons que cette taxe a été instituée avec la hausse des prix du baril. Une manière pour l’Algérie de gagner plus d’argent dans une conjoncture où le pétrole se facturait à plus de 70 dollars, alors qu’il avait dépassé les 100 dollars par la suite. «Sonatrach a pris acte de la voie contentieuse empruntée par Total et Repsol, consistant à réclamer auprès des instances arbitrales internationales un dédommagement du fait de l’application de la loi par Sonatrach concernant la mise en œuvre de la taxe sur les profits exceptionnels instaurée en 2006», a indiqué la compagnie nationale dans un communiqué cité par l’APS. Le PDG de Total dit avoir négocié longtemps : «On a essayé de se mettre d’accord à l’amiable, on n’y arrive pas, alors on va en arbitrage.» D’après certains observateurs, cette affaire totalement médiatisée en France laisse planer des interrogations sur le caractère purement juridique et économique avancé par Total dans cette action, et se demandent pourquoi le groupe pétrolier français manifeste son désaccord à la décision du gouvernement algérien de taxer les superprofits, dix ans après, alors que l’américain Anadarko et le danois Maersk ont obtenu 4 milliards de dollars de dédommagement en 2012 ? Ce pourquoi ces mêmes observateurs pensent que le choix du timing laisse planer des doutes sur la bonne foi de Total, qui tente beaucoup plus d’obtenir une compensation évaluée à plusieurs centaines de millions d’euros. Pourtant, pour le PDG de Total, «il ne faut rien voir de plus que la relation entre une entreprise et une partie prenante qui est Sonatrach. On n’est pas d’accord sur l’interprétation d’une clause, eh bien on va en arbitrage», a expliqué le dirigeant de Total. Du reste, M. Pouyanné a relativisé l’impact d’une telle démarche sur les activités de son groupe en Algérie, en soulignant qu’«il faut savoir faire la part des choses, on a d’autres permis, on a d’autres opérations qui continuent en Algérie, il y a une difficulté sur un contrat parce qu’il y a une évolution d’une loi en Algérie». Selon un expert qui a requis l’anonymat, il convient de noter que dès que les cours du pétrole ont commencé à chuter, plusieurs majors pétroliers affichaient des baisses plus ou moins importantes, c’est le cas aussi pour le groupe français Total qui a été obligé de revoir ses investissements à la baisse, 19 milliards de dollars en 2016, contre 20 à 21 milliards de dollars initialement prévus, outre son résultat net qui a baissé de 18%. Ainsi, ayant peur de ne pas résister longtemps face à la dégringolade des prix du baril, le groupe se contente de limiter les recrutements et de ne pas remplacer tous les départs à la retraite. Pour le même analyste, les difficultés actuelles de nombreuses entreprises françaises, qui impliquent la suppression de postes d’emploi, ne datent pas d’hier. Les annonces de fermetures de sites ou de leur reconversion, les plans sociaux et les menaces sur l’emploi sont le lot quotidien de plusieurs sociétés et compagnies, notamment françaises. Farid Bouyahia

Lundi 11 Juillet 2016

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EL MOUDJAHID

auJOuRD’Hui au CONsEil DE la NatiON

Statuts du personnel militaire et INvEStISSEmENt

Le Conseil de la nation, qui reprendra ses travaux en séance plénière, ce matin, poursuit ses activités parlementaires et diplomatiques en respect du calendrier arrêté par son bureau, consacrées à l’examen et au débat général des projets de loi ayant été approuvés dernièrement par l’Assemblée populaire nationale. C’est dans ce cadre que pas moins de quatre commissions spécialisées ont planché sur la finalisation des rapports de six projets de loi.

Organisation de la profession de commissaire-priseur

le ministre de la Justice, garde des sceaux, tayeb louh, qui a présenté le projet de loi por- tant organisation de la profession de commis- saire-priseur devant la commission des affaires juridiques et administratives et des droits de l’homme du Conseil de la nation, présidée par M. amine Cheriet, président, a, dans son ex- posé, rappelé que le texte s’inscrit dans le pro- longement de l’organisation des diverses professions spécialités des auxiliaires de justice qui occupent une grande importance dans le pro- cessus global de la réforme du secteur, tant elles constituent une interface et un contact de proxi- mité avec le citoyen et les justiciables en parti- culier. C’est dans cette même philosophie d’adaptation et de mise à niveau des textes des loi que le législateur a procédé à la modification du cadre juridique régissant les professions d’avocat, d’huissier de justice et de notaire et, bien entendu, l’actuel projet de loi portant orga- nisation de la profession de commissaire-pri- seur, une profession instituée par l’ordonnance N°96-02 du 10 janvier 1996. il a, en outre, évo- qué les différentes dispositions et la finalité du texte de loi qui vient amender la loi 96.

Organisation et fonctionnement de l’APN et du Conseil de la nation

la ministre des Relations avec le Parlement, Ghania Eddalia, qui a présenté devant la com- mission des affaires juridiques, administratives et des droits de l’homme du Conseil de la nation le projet de loi organique portant organisation et fonctionnement du Parlement avec ses deux chambres, et leurs relations fonctionnelles avec le gouvernement, a indiqué que le texte de loi vient harmoniser les dispositions de la loi orga- nique avec les nouvelles exigences prévues dans le cadre de la révision constitutionnelle adoptée par le Parlement le 7 février 2016 et de l’adap-

tation des articles de référence à la nouvelle nu- mérotation introduites aux dispositions de la Constitution. la représentante du gouvernement

a expliqué qu’au bout de deux décennies de pra-

tique, des améliorations étaient nécessaires pour traiter les difficultés et les lacunes rencontrées dans l’application de certaines dispositions de

cette loi. il était donc nécessaire d’apporter des améliorations pour conférer plus de consistance

à l’article 132 de la Constitution et de réaliser

une plus grande coordination entre les pouvoirs législatif et exécutif, dans le respect du principe de séparation des pouvoirs. la révision qui porte sur la forme et concerne des améliorations au niveau de la langue, en remplaçant la fonction de chef du gouvernement par celle du Premier ministre, et l’expression programme du gouvernement par celle de plan d’action du gouvernement. Celle concernant la prise en charge des questions prin- cipales a porté sur les modalités d’approbation des conventions et traités soumis aux deux chambres du Parlement. En vertu de cette révision, une seule session, de dix mois au moins, est dédiée aux travaux du Parlement en évocation à la définition des pro- cédures législatives dans le Conseil de la nation maintenant dont les membres ont été investis du droit d’initiative dans les questions relatives a l’organisation locale, l’aménagement du terri- toire et au découpage administratif.

du terri- toire et au découpage administratif. Statut général des officiers de réserve et statut du

Statut général des officiers de réserve et statut du personnel militaire

Présentation du projet de loi amendant et

complétant l’ordonnance 76-122 du 9 décembre

1976 et portant statut général des officiers de ré-

serve et du projet de loi complétant l’ordon- nance n o 06-02 du 28 février 2006 portant statut du personnel militaire. la ministre des Relations avec le Parlement, Ghania Eddalia, a présenté devant les membres de la commission de la défense nationale, prési- dée par Mohamed Bentebba, deux textes de loi. le premier amendant et complétant l’ordon- nance 76-122 du 9 décembre 1976 et portant sta-

tut général des officiers de réserve et le second complétant l’ordonnance n o 06-02 du 28 février

2006 portant statut du personnel militaire.

Finalisation du rapport préliminaire du projet de loi portant règlement budgétaire de l’exercice 2013

la Commission des affaires économiques et financières, présidée par abdelkader Chenini,

examine, depuis le 30 juin dernier, le projet de loi portant règlement budgétaire de l’exercice

2013 dont les grandes tendances ont été présen-

tées par le ministre des Finances, Hadji Baba ami. Dans son exposé, le ministre a mis l’ac- cent sur l’utilisation du budget de l’année en question, en s’arrêtant à la répartition des affec- tations au titre des budgets de fonctionnement et d’équipement, le calcul du solde budgétaire, les résultats d’exécution des comptes du trésor ou encore sur les résultats de la gestion des opé-

rations du trésor. les travaux de la réunion qui se sont déroulés en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Ghania Eddalia, et du ministre délégué auprès du ministre des Fi- nances, chargé de l’économie numérique et de la modernisation des systèmes financiers, Moua- tassem Boudiaf, ont permis aux membres de la commission d’approfondir les débats sur les ob- jectifs et les réalisations de l’exercice de 2013 en s’arrêtant sur des aspects liés à la conjoncture ainsi que d’autres préoccupations entrant dans l’élaboration du rapport préliminaire sur le texte de loi portant règlement budgétaire 2013.

Projet de loi sur la promotion de l’investissement

le projet de loi sur la promotion de l’inves- tissement a été présenté devant les membres de la commission des affaires économiques et fi- nancières par le ministre de l’industrie et des Mines, abdessalem Bouchouareb, lors d’une réunion présidée par abdelkader Chenini, pré- sident, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Ghania Eddalia. le ministre a évoqué les nouvelles disposi- tions introduites au code des investissements concernant le cadre juridique régissant l’inves- tissement en algérie et les objectifs à atteindre visant, dans leur ensemble, la relance d’une nou- velle dynamique en matière d’attrait des inves- tissements directs étrangers (iDE) ainsi que l’amélioration du climat des affaires au service du développement économique.

Houria Akram

Deux textes de loi relatifs au régime électoral et à la HIISE

la commission des affaires juridiques, administratives et droits de l’homme du Conseil de la nation a tenu, hier, une réunion consacrée à la présentation des textes des loi organiques relatifs au régime électoral et à la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HiisE). lors de cette réunion, présidée par le président de la commission, lamine Chriet, en présence de la ministre en charge des Relations avec le Parlement, Ghania Eddalia, le ministre de l’inté- rieur et des Collectivités locales, Nouredine Bedoui, a présenté le texte de la loi organique relative au régime électoral et le texte de la loi organique relative à la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HiisE), indique un communiqué du Conseil. Évoquant le texte de la loi organique relative au régime électoral, M. Bedoui a donné des explication sur ses dispositions, ses portées et ses objectifs. Dans son deuxième exposé, le ministre a présenté «les dispositions contenues dans la loi organique relative à la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HiisE) et des explications sur leur importance en matière de consolidation du pro- cessus démocratique et de garantie de la transparence des opérations électorales».

assEMBlÉE PaRlEMENtaiRE DE la MÉDitERRaNÉE Et Du PaRlEMENt aRaBE

Une délégation de l’APN à Rabat et au Caire

populaire

nationale prend

part à la réunion des bureaux de l’assemblée

parlementaire de

(Maroc) et du Parlement arabe au Caire, a in- diqué un communiqué de cette institution. lors de cette réunion à laquelle participera

Bibi, les partici-

le député Mohamed laid

pants se pencheront sur plusieurs questions dont le rôle et la participation de l’assemblée parlementaire de la Méditerranée dans la ges-

à Rabat

l’assemblée

la

Méditerranée

tion de la situation régionale actuelle et d’au-

tres

et parlemen-

taires, ainsi

sécurité et à la stabilité dans le bassin médi- terranéen. le vice-président Mohamed Essad repré- sentera, quant à lui, l’aPN à la réunion du bu-

11 et 12

la

questions diplomatiques

que des

questions

liées

à

reau du Parlement arabe, prévue les du mois courant.

M’sila

Un procès à distance par visioconférence

Une première dans les annales de la jus- tice, un procès à distance est prévu au- jourd’hui, à la cour de M’sila, avec l’audition du témoin par visioconférence depuis la France, a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué. «Un procès à distance s’ouvrira à 9h à la cour de M’sila par une au- dience au cours de laquelle le témoin sera au- ditionné par visioconférence depuis la ville de Nanterre», a précisé le communiqué.

ÉquivalENCE DEs DiPlôMEs

CoRRIgER les dysfonctionnements

le Conseil national des enseignants du supérieur «tiendra son congrès le 15 octobre prochain. aussi, les préparatifs pour ce ren- dez-vous sont en voie de finalisation», a dé- claré le coordonnateur national, joint hier au téléphone. un rendez-vous que notre inter- locuteur qualifie d’«important» et de «déci- sif». Mais avant cette importante échéance, «on élira d’abord, la fin de la semaine en cours, un nouveau bureau national». interrogé sur sa possible reconduction à la tête de cette instance, abdelmalek Rah- mani, secrétaire général du CNEs, affirme qu’il ne se portera pas candidat. après avoir passé 11 ans comme premier responsable du CNEs, l’universitaire affirme qu’il ne se portera pas candidat et compte laisser la place aux jeunes pour prendre le relais. À une question liée à la nécessité d’unifier et d’harmoniser les cursus du doctorat, M. Rahmani dira que l’opération «doit être

faite» afin de rétablir l’équilibre entre le sys- tème classique et le système lMD (licence- master-doctorat). «la mission est difficile, mais pas impossible», souligne l’universi- taire, ajoutant que le CNEs fera un bilan ob- jectif et rendra publiques ses propositions à l’issue de son conseil national qui se tiendra dans deux semaines. Dans une récente conférence, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Re- cherche scientifique, tahar Hadjar, a appelé, lors de l’ouverture des travaux de la Confé- rence nationale des universités, les commis- sions spécialisées à examiner la question de l’unification des cursus du troisième cycle

et à prendre en charge les facteurs qui entra-

vent la soutenance des thèses dans les délais, précisant que la durée d’élaboration d’une thèse était de quatre années en moyenne.

Le pari de l’équivalence des diplômes

son département envisage la modifica- tion de la réglementation relative à l’équi- valence des diplômes algériens, qui remonte aux années 1970 et qui est considérée comme inadaptée au contexte actuel. «En at- tendant, on a pris un certain nombre de me- sures pour traiter notamment les dossiers bloqués. Plus de 5.000 équivalences blo- quées de 2013 à ce jour ont été traitées. l’opération est toujours en cours», a expli- qué le MEsRs, annonçant l’élaboration d’une liste des universités connues et recon- nues dans le monde pour faciliter l’octroi des équivalences. le ministre reconnaît éga- lement que l’équivalence est une question délicate, car elle ouvre aux étrangers les mêmes droits et privilèges que les diplômés algériens. Et avait promis que le traitement des dossiers ne dépassera pas les 15 jours quand il s’agit d’universités inconnues et 48 heures quand il s’agit de facultés de renom- mée. l’autre sujet évoqué par le sG du CNEs

a trait à la gouvernance universitaire, à la-

quelle un séminaire a été récemment consa- cré. «On s’est mis à l’évidence qu’il y a un sérieux problème dans la nomination des recteurs des universités, chefs de départe- ment et le conseil d’administration qui est fermé aux syndicats», indique M. Rahmani. Et de relever l’absence de mécanismes d’au- dit dans les établissements universitaires. À ce sujet M. Hadjar avait affirmé qu’en- tre 2000 et 2015, le nombre d’étudiants al- gériens a connu une hausse de 289%. Cette courbe ascendante est enregistrée également pour le nombre des enseignants, passant de 17.460 à 53.622. Pour le ministre, ces chif- fres et statistiques ne doivent pas cacher l’intérêt de son département à la gouver- nance et l’employabilité. la décision ayant permis aux universités algériennes de participer au programme de «la carte de la gouvernance universitaire», initiée par la Banque mondiale, est fruc- tueuse à plus d’un titre. Cette carte d’identi- fication, axée sur la qualité, le management de l’université, son ouverture sur l’environ- nement social et économique, son finance- ment et l’audit, «a permis à 22 universités algériennes de se positionner par rapport à ces critères». Pour le ministre, ce pro- gramme vient à point nommé pour «nous permettre de réformer le secteur, le moder- niser et consolider la qualité d’enseigne-

ment». Fouad Irnatene

lundi 11 Juillet 2016

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EL MOUDJAHID

Le GéNéRaL majOR meNaD NOuba RéuNiT Les CaDRes Des 12 wiLayas De L’OuesT

INTENSIFIER la surveillance aux frontières

SÉCURISATION DU MOUVEMENT COMMERCIAL ET ÉCONOMIQUE SUR LES ROUTES, ET MULTIPLICATION DES MESURES DE PRÉVENTION POUR RÉDUIRE LES ACCIDENTS DE LA ROUTE. RENFORCEMENT DES UNITÉS OPÉRATIONNELLES ET SÉCURISATION DES FRONTIÈRES OUEST.

P oursuivant son périple qu’il a entamé vendredi à Constantine, le commandant de la Gendar-

merie nationale était hier à Oran, soit

24 heures après sa visite aux unités de

blida. sur place, le général major menad Nouba a procédé, notamment, à l’installation d’un nouveau chef à la tête du 2 e commandement régional de la GN d’Oran en la personne du géné- ral baiben Karim. selon un commu- niqué de presse de la cellule de communication du commandement de la Gendarmerie nationale, la cérémo- nie a été suivie d’une réunion de tra- vail tenue avec l’ensemble des cadres de la Gendarmerie nationale exerçant au niveau des 12 wilayas de l’ouest du pays. il s’agit des commandements des groupements territoriaux, des chefs d’unités d’intervention, des chefs des unités des gardes-frontières, chefs d’unités aériennes de la GN, des chefs des sections de recherches, chefs des unités de sécurité routière, des ca- dres des écoles de formation et centres d’instruction de la gendarmerie. au cours de cette importante ren- contre, «des explications détaillées ont été données au haut commande- ment sur la formation et les activités des unités de ce corps exerçant au ni- veau de ces wilayas, et ce dans le do- maine de la police judiciaire, la situation sécuritaire, la sécurité des frontières ainsi que l’intervention de ses différents services dans le domaine de la sécurité publique», lit-on dans le communiqué. Le général major menad Nouba a donné des instructions fermes pour «renforcer» l’activité relative à la sé- curisation des citoyens et de leurs biens, «relancer» le travail de proxi- mité et «consentir plus d’efforts» pour préserver la sécurité publique, renfor- cer le travail de prévention pour ré- duire le nombre des accidents de la circulation sur le réseau routier (auto- route est-Ouest, les routes de wilayas et les routes communales, de nuit comme de jour), de même qu’il a in- sisté sur la disposition permanente des unités de la GN qui doivent, selon lui, relever le niveau d’exécution opéra- tionnelle au niveau de tous les terri- toires de compétence pour toutes ses unités. aussi, il a appelé ses cadres à «l’adaptation des plans de sécurité aux exigences du terrain et à la cartogra- phie criminelle par le déploiement ef-

Ph. Archives
Ph. Archives

ficace des moyens humains et maté- riels ainsi que l’utilisation des équipe- ments aériens, terrestres et banalisés de la Gendarmerie nationale pour ga- rantir la sécurité des citoyens et de leurs biens». Le commandant de la Gendarme- rie nationale a instruit, par ailleurs, les cadres de la GN de l’ouest du pays à «mobiliser» et à «mettre en œuvre» tous les moyens et capacités humaines et matérielles pour la «sécurisation» du territoire, la «préservation» des

frontières, la «lutte» contre la contre- bande et l’immigration clandestine et le «démantèlement» des réseaux de trafic de drogue, non sans insister sur l’impératif de «garantir» un climat de sécurité au profit des citoyens avec la préservation de l’ordre public, la lutte contre le banditisme et la criminalité sous toutes ses formes, tout en assu- rant la disposition de nuit comme de jour pour intervenir au profit des ci- toyens, et ce dans le cadre de la sécu- rité de proximité et rendre, en outre,

un service public de qualité au profit des citoyens, notamment en ce qui

concerne leur sécurité et celle de leurs biens. il a également souligné la né- cessité de mettre en œuvre les diffé- rents dispositifs préventifs et répressifs pour faire face à tout acte visant à porter atteinte aux personnes

et aux biens, outre la promotion de la

performance pour réaliser des résultats

positifs sur le terrain au profit des ci- toyens. Le général major menad Nouba a souligné, à la fin, la nécessité de concentrer l’activité des sections de recherche sur la «résolution» et le «traitement» des affaires concernant la lutte contre la criminalité organisée, la lutte contre les réseaux criminels et ceux du trafic de drogue et d’appuyer les enquêtes criminelles de la Gendar- merie nationale dans ces wilayas. il les

a invités également à s’appliquer à

exécuter toutes les dispositions pré- ventives pour «déjouer» tout acte por-

tant atteinte à la sécurité des personnes

et des biens.

Rappelons que le nouveau com- mandant du 1er commandement ré- gional de la gendarmerie nationale, le général beleksir Ghali a été installé samedi par le général major Nouba S. A. M.

PORTes OuveRTes suR L’aCaDémie miLiTaiRe De CheRCheLL

Un haut niveau de formation

Le coup d’envoi des «portes ouvertes» sur l’aca- démie militaire de Cherchell «Président-houari-bou- mediène» a été donné, hier, en présence du commandant-adjoint de cette institution, le général major bouafia belkacem, et du directeur général de l’enseignement, le général Noureddine bouras. Dans son allocution d’ouverture, le chef de la cellule de communication, d’information et d’orientation, le lieu- tenant-colonel abdennour bouhila, a indiqué que cette activité rentre dans le cadre de l’ouverture de cette ins- titution de formation militaire au public afin de lui per- mettre de s’informer sur les activités de cette académie, les formations qu’elle propose et les condi- tions d’enrôlement des personnes intéressées dans le corps de l’armée nationale populaire (aNP). Ces «portes ouvertes» constituent également une occasion pour les citoyens, et particulièrement les jeunes, de s’informer sur les moyens dont dispose l’académie militaire de Cherchell, qui s’est dotée des dernières technologies afin d’assurer une formation de haut niveau, a-t-il ajouté. Cette institution «est le té-

moin du haut niveau de formation militaire qui a été atteint par ce corps de sécurité. elle ne cesse depuis sa création de former des cadres militaires hautement qualifiés prêts à être opérationnels sur le terrain et à s’adapter aux différents modes opératoires qui se pré- senteront à eux», a-t-il soutenu. selon ce même responsable, ces «portes ouvertes» permettront de renforcer davantage les liens enracinés entre le peuple et l’armée, et de faire connaître la vraie image de l’aNP, «une institution républicaine, mo- derne et professionnelle au service de la nation, ga- rante de l’unité et de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays». une visite du musé de l’académie militaire de Cherchell a été organisée au profit des citoyens qui ont reçu des explications sur les différentes étapes traver- sées par le peuple algérien, de l’époque numide jusqu’à la guerre de Libération nationale du 1 er No- vembre 1954. La visite s’est poursuivie au niveau des laboratoires scientifiques, de la bibliothèque et de l’an- nexe abane-Ramdane.

Tébessa

Démantèlement d’une bande criminelle de trafic d’armes

Trois individus activant au sein d’une bande criminelle organisée de trafic d’armes à feu, introduites de la Libye via la Tunisie vers le territoire national, ont été arrêtés à Tébessa et quatre armes à feu ont été saisies, a-t- on appris, hier, auprès des services de la sûreté de wilaya. L’opération a été exécutée samedi par la brigade de re- cherche et d’intervention de la sûreté sur la base d’informations relatives à

la présence d’une bande criminelle or- ganisée s’adonnant au trafic d’armes à feu et de munitions à l’échelle inter- nationale, ainsi que de stupéfiants et de psychotropes, a-t-on indiqué de même source. La bande de trafiquants transportait des pièces d’armes en em- pruntant des routes et pistes monta- gneuses afin d’éviter les points de contrôle, a précisé la même source, soulignant que les éléments de la bri-

gade de recherche et d’intervention ont, dans le cadre de leur enquête, in- tercepté sur la route nationale (RN) n°10 une voiture à bord de laquelle se trouvaient deux individus âgés de 24 et 42 ans. La perquisition du véhicule a per- mis de trouver quatre armes à feu sans documents de la catégorie 5 (12 mm) de fabrication française, a-t-on relevé de même source, ajoutant que l’en-

Tizi OuzOu

quête a révélé l’implication d’une troisième personne âgée de 46 ans qui assurait la fourniture des armes. Ce troisième complice a été arrêté, à son tour, dans la ville d’el-Ogla, dans la même wilaya, après l’élargissement des compétences territoriales des en- quêteurs. Les trois prévenus ont été présentés devant la justice, a-t-on in- diqué de même source sécuritaire.

Marche pacifique pour le renforcement de la sécurité

Des dizaines de citoyens de Tizi Ouzou ont or- ganisé, hier, une marche pacifique pour demander

l’amélioration de la sécurité suite à l’assassinat, le

23 juin dernier, d’un gardien de parking à la Nou-

velle ville. La procession s’est ébranlée de la cité «bastos», sise à la Nouvelle ville, pour rejoindre le siège de la cour de justice, en passant par le centre-ville. Les marcheurs, dont des membres de la famille et des amis de la victime, ont brandi des banderoles sur

lesquelles il était écrit, entre autre, «Non à la vio- lence, oui à la paix et à la fraternité», et «agissons ensemble contre la criminalité». arrivés devant le siège de la cour, une délégation représentant les manifestants a été reçue par les responsables de cette institution judiciaire, pendant qu’un sit-in a été observé sur place, a-t-on encore constaté. un gardien de parking (42 ans) a été assassiné dans la nuit du 23 juin dernier. Les services de police ont interpellé, dans les heures qui ont suivi ce crime, 9

présumés auteurs, âgés de 19 à 38 ans, et qui étaient en possession d’un «arsenal d’armes blanches, composé de sabres, poignards, machettes, barres de fer, bombes lacrymogènes et autres objets hétéro- clites», rappelle la sûreté de wilaya. Présentés de- vant le parquet le 27 juin écoulé, ils ont été placés en détention préventive pour les chefs d’accusation d’«association de malfaiteurs en vue de la commis- sion de délits», «assassinat» et «coups et blessures volontaires avec usage d’armes blanches».

ÉCLAIRAGE Efficacité
ÉCLAIRAGE
Efficacité

La protection du citoyen

et de ses biens et

l’impératif de sécurité et

de quiétude à travers l’ensemble du territoire national sont des missions régaliennes de l’État. La Gendarmerie nationale, en tant que segment important intégré dans cette indispensable fonction, développe une stratégie de riposte, d’action sur le terrain, qui renseigne sur les exigences à imposer en priorité, en matière de lutte contre toutes les formes de délinquance, de dépravation et d’atteinte à l’ordre public. À ce titre, les cadres de cette institution et ses éléments sont

impliqués, de manière drastique et résolue, dans un déploiement

efficace de moyens humains et matériels ainsi que l’utilisation des équipements aériens, terrestres. L’objectif étant de parvenir à un degré maximum de fiabilité et d’efficacité à travers la mise en œuvre de dispositifs préventifs et répressifs. Toute cette mobilisation nécessite aussi l’apport conséquent et responsable de nos compatriotes.

C’est pour cette raison qu’un travail de communication, de proximité est assuré en termes de renforcement des tâches de

service public et de prise en charge des préoccupations sécuritaires. Une insistance s’observe concrètement dès lors qu’il s’agit de sensibiliser et de convaincre à propos du rôle que joue la Gendarmerie nationale dans la société, ainsi que l’obligation de faire connaître aux citoyens les différents services de cette institution. La mission de protéger les citoyens et leurs biens contre tous les dangers, la lutte acharnée contre le banditisme et le crime sous toutes ses formes demeurent un but majeur qui requiert une fermeté rigoureuse et intransigeante. C’est d’ailleurs ce que mettent en valeur ses bilans annuels. Les services de la Gendarmerie ont à traiter, en permanence, tous types d’infractions. Et pour être plus «prosaïque», la statistique démontre, entre autres conclusions, que les wilayas à forte densité de population sont les plus affectées par le phénomène de la criminalité. Elle révèle aussi la nature et l’ampleur des délits commis par les agents et les vecteurs de ces actes délictueux. C’est une des priorités de l’action de la Gendarmerie nationale par le biais d’une lutte qui concerne, notamment, la contrebande, le faux, le trafic de véhicules, d’armes, de munitions et de drogues. Il faut reconnaître que l’Algérie a fini par capitaliser une grande expérience dans ce

front de lutte

interventions quotidiennes. L’impartialité exige de faire part des résultats probants réussis également par la police nationale, obtenus grâce au traitement d’affaires protéiformes avec des moyens logistiques et des équipements de pointe. Nécessité oblige. Il n’en demeure pas moins qu’il reste à faire preuve de vigilance constante, de conjuguer les efforts pour mieux faire face au crime, en annihiler les effets pervers dans le cadre des mécanismes adéquats. Il est question de défis à relever et à remporter contres des menaces sécuritaires qui se posent à notre société.

M. B.

au fil de ses

N

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EL MOUDJAHID

PRISE EN CHARGE DES HANDICAPÉS

Projet de JUMELAGE avec l’UE

Dans la perspective du respect des droits sociaux fondamentaux déclinés au profit des personnes aux besoins spécifiques, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, M me Mounia Meslem Si Amer, a annoncé, hier, un projet de jumelage avec l’Union européenne, et ce pour promouvoir et protéger le droit au travail des personnes handicapées et éviter leur exclusion sociale.

I s’agit du programme d’Appui

la mise en œuvre de l’Accord

l

à

d’association P3A. L’objectif

spécifique est de renforcer les ca- pacités du MSNFCF dans l’élabo- ration et la mise en œuvre des dispositifs d’insertion des per- sonnes handicapées plus particuliè- rement dans le milieu du travail. Ce projet de jumelage s’inscrit plus précisément dans les articles et points de l’AA concernant les "Ac- tions de coopération en matière so- ciale" et ce, afin de consolider la coopération dans le domaine social entre les parties. Des actions et programmes portant sur tout thème d’intérêt pour celles-ci seront mis en place. "L’accessibilité des per- sonnes handicapées est l’affaire de tous – enjeux et perspectives" est le slogan qui a été choisi pour ce séminaire, dont les travaux seront clôturés aujourd’hui, organisé à l’hôtel Mercure par le ministère de la Solidarité nationale, de la Fa- mille et de la Condition de la femme, en partenariat avec l’Union européenne et ce, dans le cadre du programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association

(P3A).

« Ce programme vise à échan- ger des points de vue et de faire fructifier les bonnes pratiques ten- dant à exclure ou à marginaliser les personnes aux besoins spécifiques », a dans ce contexte, déclaré M me Mounia Meslem Si Amer. Intervenant lors de l’ouverture des travaux d’un séminaire TAIEX sur l’accessibilité des personnes handicapées, la ministre de la So- lidarité a mis l’accent sur ce qui a été réalisé avec succès au sein des programmes de partenariat dans le secteur et ce, précise la ministre, « en termes d’activités intégrées au secteur de la Solidarité… avec des méthodes de prise en charge des enfants autistes tout en faisant preuve d’intérêt à l’expérience belge », a-t-elle dit, expliquant qu’« il s’agit aussi de l’insertion des personnes aux besoins spéci-

Ph. : Nesrine T.
Ph. : Nesrine T.

fiques dans le monde du travail protégé et la promotion des micro- crédits ».

Handicapés à 100% : « Deuxième ticket de transport gratuit destiné à l’accompagnateur »

Dans ce contexte, la première responsable du ministère de la So- lidarité a appelé à consolider les ef- forts pour concrétiser ces objectifs et ce, « dans la perspective d’amé- liorer le système de gestion sociale

». Elle a, en outre, tenu à préciser que « le principe de la facilitation d’accès à un environnement maté- riel et les moyens de transport et d’information et de communica- tion comptent parmi les priorités du programme des Nations unies ». Par ailleurs, la ministre a annoncé la généralisation de la gratuité du transport des personnes aux be- soins spécifiques sur tout le réseau de l’Entreprise du Métro d’Alger (EMA) et ce, à travers le territoire national. Ainsi, les détenteurs de cartes de handicapés devront présenter ce

document au niveau des guichets des différents moyens de transport (métro, tramway et téléphériques) pour bénéficier d'un billet gratuit. « Les handicapés disposant d’une carte d’invalidité de 100% bénéfi- cieront, quant à eux, d’un deuxième ticket de transport gratuit destiné à leur accompagnateur », a- t-elle affirmé. Cette décision touchera plus de 800.000 personnes détenant des cartes de handicapés recensées à l’échelle nationale. La ministre a, en outre, rappelé l’installation d’une commission d'accessibilité des personnes han- dicapées à l'environnement phy- sique, social, économique et culturel dans sa nouvelle compo- sante. Elle soulignera que cette commission veille à suivre la mise en œuvre des programmes d'acces- sibilité des personnes handicapées à l'environnement physique, à éla- borer des rapports sur les pro- grammes appliqués et proposer des mesures susceptibles d'améliorer l'accessibilité des personnes handi- capées à la vie sociale.

Plus de deux millions de personnes handicapées recensées en Algérie

La ministre a, aussi, donné un aperçu sur le projet de ville pilote adaptée aux personnes handica- pées, lancé dans la capitale en mars 2015 et qui se poursuit dans ses tra- vaux. Le projet, explique M me Mes- lem, consiste notamment en l'aménagement de passages adaptés pour faciliter le déplacement des personnes handicapées, mais aussi des personnes âgées et des femmes enceintes. « L'accessibilité des per- sonnes handicapées passe impéra- tivement par l'aménagement des constructions, des routes, des moyens de transport et des autres infrastructures, notamment les écoles, les habitations, les struc- tures médicales et les lieux de tra- vail », a affirmé la ministre, a-t-elle soutenu. Parallèlement à l'ouverture de bureaux d'accueil et d'orientation au niveau des directions de l'action sociale relevant du secteur, le mi- nistère a ouvert des guichets uniques pour accompagner les per- sonnes handicapées et assurer leur

accès aux prestations sociales, a conclu M me Meslem. Il y a lieu de noter qu’en Algérie, selon l’Office National des Statistiques (ONS) plus de deux millions de personnes handicapées sont recensées. Toute- fois le recensement actuel des don- nées concernant cette population

cible reste parcellaire, éclaté entre divers organismes et niveaux terri- toriaux, sans structuration globale numérisée. La loi n°02-09 du 8 mai

2002 relative à la protection et à la

promotion des personnes handica- pées a ouvert des possibilités de prise en charge en termes d’aide so- ciale directe, de couverture sociale et de microcrédit pour l’auto-entre- prise. Toutefois en matière d’inser- tion professionnelle des personnes porteuses d’un handicap, la législa- tion est restée longtemps sans dé- veloppement spécifique. Le décret exécutif n°08-83 du 4 mars 2008 a fixé les conditions de création, d’organisation et de fonctionne- ment des établissements de travail protégé. Cependant, la portée de ce

décret reste circonscrite aux établis- sements relevant de la tutelle du MSNFCF. De ce fait, le décret exé- cutif n°14-214 publié en juillet

2014 fixe « les modalités inhérentes

à la réservation des postes de tra- vail, à la détermination de la contri- bution financière et à l’octroi de subvention pour l’aménagement et l’équipement des postes de travail pour les personnes handicapées ». Il fait obligation aux employeurs de consacrer au moins 1 % de l’effec- tif global de leurs entreprises aux personnes handicapées, sous peine de s’acquitter d’une contribution fi- nancière. Par ailleurs, le décret pré- voit les modalités des mesures d’encouragement et d’octroi de subventions pour l’aménagement et l’équipement des postes de travail pour les personnes handicapées, ceci dans le cadre de conventions passées avec l'État, les collectivités territoriales et les organismes de sé- curité sociale.

Sihem Oubraham

CERTIFICATS MÉDICAUX DE COMPLAISANCE

Contrôle plus STRICT

Les services du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale ont adressé, la semaine dernière, deux ins- tructions aux différentes caisses ayant pour unique but de ré- équilibrer les caisses de la sécurité sociale, de retraite. La première instruction adressée à la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS) et à la Caisse des assurances so- ciales des non-salariés ( CASNOS ) a pour but de trouver les moyens pour lutter contre la fraude en matière de consom- mation de médicaments et de prescriptions de certificats mé- dicaux de complaisance. "Il faut trouver des moyens pour lutter contre la fraude en matière de consommation des mé- dicaments et de prescriptions de certificats médicaux de complaisance", a souligné dans ce contexte, récemment, le ministre du Travail, Mohamed El Ghazi. Sachant que selon la législation algérienne, le rembour- sement des soins médicaux par la CNAS est de 80 % de la facture de l’ordonnance, les 20 % restant à la charge de l'as- suré, sauf pour les personnes atteintes de maladie chronique et les titulaires de pension de retraite ou d'invalidité dont le revenu est égal ou inférieur au SNMG. Du 1 er au 15 e jour de l'arrêt de travail, le montant des in- demnités journalières est égal à 50 % du salaire pris pour base de cotisations, après déduction des cotisations et des impôts. A partir du 16 e jour d'arrêt de travail, en cas de ma- ladie de longue durée ou en cas d'hospitalisation, ce montant

s'élève à 100 % du salaire de référence. L'indemnité journa- lière est due pour chaque jour d'arrêt de travail ouvrable ou non ; elle ne peut pas être inférieure à 1/30 e du salaire perçu antérieurement et pris en compte pour le calcul des cotisa- tions. Les indemnités journalières sont versées pendant 300 jours maximum sur une période de deux ans. En ce qui concerne les affections de longue durée, les indemnités jour- nalières seront versées pendant une durée maximale de trois ans. Quant à la seconde instruction, celle-ci vise à recouvrer les dettes contractées par les jeunes dans le cadre des dispo- sitifs d’insertion et ce, quelques jours seulement après la dé- cision d’abandonner la retraite proportionnelle pour laquelle une commission sera mise sur pied pour élaborer ce projet de loi qui fixera l’âge de départ à la retraite à 60 ans, par souci d’équité et de préservation des capacités de la Caisse nationale de retraite. Dans ce contexte, El-Ghazi a mis l’accent sur la nécessité de préserver les dépenses de la sécurité sociale à travers la lutte contre tous les abus et les dépassements susceptibles de porter atteinte à leur équilibre financier. S’agissant des aides de l’Etat destinées à la prise en charge des franges sociales vulnérables, le ministre a souli- gné l’importance d’établir, en collaboration avec les parties

concernées, notamment le ministère de la Solidarité, un fi- chier national des catégories démunies pour « lutter contre les abus ». Par ailleurs, le ministre avait révélé précédemment que près de 80% des entreprises créées dans le cadre des dispo- sitifs de l’ANSEJ et de la CNAC sont en train de rembourser. Ce qui est déjà un taux important, mais, selon le ministre, il faut accélérer ce rythme de remboursement pour les 10 à 15% d’entreprises qui ont des difficultés à rembourser et qui seront accompagnées dans leurs projets à nouveau pour les aider à dépasser ce cap difficile. Concernant les entreprises qui n’ont pas encore rem- boursé leurs dettes, le ministre a indiqué que « la loi va être appliquée à tout le monde », soulignant que les jeunes bé- néficiaires étaient informés des clauses des contrats signés pour la création de leurs microentreprises avec l’ANSEJ et les banques. « Il y a ceux qui veulent saborder cette expérience de l’ANSEJ, en disant que rien n’a été fait et que les autorités font cela juste pour calmer les jeunes ». Le ministre s'est félicité des avancées réalisées par cette Caisse, appelant les autres organismes de la sécurité sociale à s'imprégner de son expérience en matière de gestion et de communication.

Sarah A. Benali Cherif

Lundi 11 Juillet 2016

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EL MOUDJAHID

ConstruCtions inaChevées

Se conformer À LA LOI

Il ne reste que quelques jours avant l’expiration du délai accordé par l’État, pour la régularisation des constructions inachevées, conformément à la loi 08-15 du 20 juillet 2008.

L es citoyens concernés ont encore un délai d’une vingtaine de jours, soit le 3 août prochain, pour régulariser leurs

constructions ou subir les sanctions prévues par la loi. la première sanction est la démo- lition pure et simple de la bâtisse. le paie- ment d'amende et l'emprisonnement, selon le contenu de ladite loi, sont des sanctions alourdies et qui ne seront prononcées qu’au cas par cas. «la possibilité de prorogation du délai est exclue», a affirmé à maintes reprises, abdel- madjid tebboune, ministre de l'habitat, de l'urbanisme et de la ville. «C'est la loi dans toute sa rigueur qui sera appliquée au-delà de ce délai», avait-il menacé. les citoyens ont eu le temps suffisant (8 ans) pour se conformer à la loi. «Ce délai a fait déjà l'objet de prorogation en 2012», a-t- il dit, soulignant que normalement les pro- priétaires concernés n'ont, après les facilités dont ils ont bénéficié dans le cadre des conventions signées avec le département des Finances et celui de l'intérieur, aucune ex- cuse pour justifier leur retard. Ces conventions ont porté, rappelons-le, avec le ministère de l'intérieur, sur la déli- vrance sans tracasseries administratives et bureaucratiques des permis de construire et des certificats de conformité aux citoyens concernés et avec le ministère des Finances sur la réduction du temps de l'étude des dos- siers des citoyens sollicitant des crédits au- près des banques pour l'achèvement des travaux restants de leurs bâtisses. Ces deux obstacles constituent les deux principales raisons de non-régularisation des citoyens pour leurs bâtisses. néanmoins, pour bénéficier de ces avantages accordés, les propriétaires rencontrent deux entraves. la première entrave, apprend-on, est celle liée à la non-disposition des citoyens concer- nés par des actes de propriété des terrains sur lesquels ils ont construit. Ce document est in- dispensable pour demander un permis de construire ou un certificat de conformité au- près des services de l'habitat de l'apC.

au- près des services de l'habitat de l'apC. la deuxième entrave est l'impossibilité de

la deuxième entrave est l'impossibilité de bénéficier d'un crédit bancaire sans la justi- fication du motif du crédit. dans le cas échéant, le banquier devrait s'inquiéter de l'existence du permis de construire. Ce dilemme a poussé beaucoup de personnes concernées par le contenu de la loi 08-15 à ne pas se précipiter et à attendre éventuellement une amnistie générale de la part des pouvoirs publics. À la fin du délai, faut-il le souligner, la démolition des constructions inachevées concernées par cette décision sera faite en fonction d'un calendrier qui sera établi conjointement par les services de l'apC et les services de sécurité territorialement compé- tents. le ministère de l'habitat est en train d'adresser des directives et des instructions fermes aux notaires leur demandant de ne plus rédiger des contrats de location pour les propriétaires de constructions ne possédant pas le permis de construire et le certificat de conformité. pour précision, le ministère de l'habitat a usé de cette prérogative en vertu de la convention signée entre lui et le ministère de

transport par Câbles

l'intérieur et des Collectivités locales portant, en plus de ce point, sur l'accompagnement des services de sécurité des services de l'ha- bitat des apC, lors des sorties de supervision.

À

a enregistré pas moins de 9.800 infractions

contre les commerçants qui continuent à exercer leurs activités commerciales sans se

soucier de l'achèvement des travaux de leurs locaux. Ces commerçants verront, selon les ser- vices du ministère, leurs registres du com- merce confisqués. Cette décision a été appliquée grâce à la convention signée avec

le ministère du Commerce.

À ce propos, il faut souligner que le mi- nistère de l'habitat, en appliquant cette loi, ne fait en réalité qu’actionner de nouveau l'application de la loi en vigueur régissant l'ouverture des commerces. la loi dit clairement à ce sujet qu'il est in- terdit d'ouvrir un commerce en bas d'une construction ne dépassant pas r+3 et n'étant pas totalement achevée, notamment dans sa façade extérieure. Salima Ettouahria

ce titre, d'ailleurs, le ministère de l'habitat

La SÉCURITÉ ne tient pas à un fil

du câble pour le remettre à sa position nor- male d’exploitation, conformément aux normes de sécurité», a expliqué la même source. elle sera à nouveau à la disposition des usagers dès la fin des travaux aux horaires habituels, suite à l’obtention d’un certificat d’exploitation du ministère des transports, assure le même responsable de l'etaC. avant la remise en exploitation de l’ensemble des appareils, des essais de réception seront faits à charge maximum par verital, organisme res- ponsable du contrôle de sécurité et technique, et ce dans le respect des règlements en vi- gueur, afin d’offrir une prestation fiable aux usagers, ajoute-t-il. «il s'agit de contrôler les structures de ces installations selon les normes internationales de sécurité, à savoir le contrôle et la rénovation des cabines et des éléments électriques, automatiques en plus de la réhabilitation des bâtiments», a expliqué le responsable de l’etaC. en raison de leur ampleur, les opérations d’entretien des télé- phériques de notre-dame-d’afrique et du pa- lais de la Culture connaîtront près de six mois d’interruption. le téléphérique du palais de la Culture sera rouvert à la fin de 2016, et

«les télécabines d’oued Koreiche, du pa- lais de la Culture et de notre-dame-d’afrique subissent des opérations d’entretien et de grande maintenance, tandis que celles de riadh el-Feth et d'el-madania sont fonction- nelles», a indiqué un responsable des téléphé- riques de la wilaya d'alger. «la télécabine d’oued Koreiche sera fermée du 11 au 25 juillet, alors que depuis juin dernier, les deux téléphériques du palais de la Culture et de notre-dame-d’afrique ont commencé à subir des opérations de grande maintenance», a précisé le directeur technique des téléphé- riques de la wilaya d'alger auprès de l’entre- prise de transport algérien par câbles (etaC), boumediène larbi. «la télécabine d’oued Koreiche sera fermée pour subir une opéra- tion de raccourcissement du câble porteur tracteur après deux ans d’exploitation», a ajouté le directeur technique qui a rappelé que depuis juin dernier, les deux téléphériques du palais de la Culture et de notre-dame- d’afrique sont aussi fermées pour subir des opérations de grande maintenance. Concer- nant la télécabine d’oued Koreiche, «l'objec- tif de cette opération est le raccourcissement

celui de notre-dame-d’afrique, qui avait été mis hors service depuis deux ans, reprendra le service au cours du premier trimestre de l'année 2017. pour rappel, des travaux de ré- installation des cabines des deux téléphé- riques de riadh el-Feth et d'el-madania avaient été effectués en mai et juin derniers. des travaux de «rafraîchissement et de main- tenance» des téléphériques d’alger ont été lancées août 2015, et se poursuivront jusqu’en 2016, pour garantir la sécurité des usagers et des employés, avait indiqué, en septembre dernier, le directeur général de l'etaC, Wissam el-moukahal. «nous avons un programme de maintenance préventive des téléphériques d’alger, engagé depuis août 2015», a-t-il souligné, en indiquant que «nous avons aussi entamé des travaux de rafraîchis- sement et de maintenance de routine», avait- il souligné. l'etaC est une entreprise chargée de l’exploitation et de la maintenance des installations de transport par câbles, ainsi que de l’étude et de la réalisation des sys- tèmes de transport par câbles. le transport par câbles à alger assure le déplacement de près de 4 millions de passagers par an.

séisme de mihoub

Réhabilitation des infrastructures endommagées

une vingtaine d’entreprises de réalisation ont été installées ré- cemment à travers différentes zones affectées par le séisme du 29 mai dernier qui a ébranlé la commune de mihoub, à 100 km au nord-est de médéa, et sept autres localités limitrophes, a-t-on appris hier auprès des services de la wilaya. Ces entreprises seront char- gées de la réhabilitation et la réfection des structures éducatives en- dommagées par ce séisme, a indiqué la même source, précisant que d’autres entreprise de réalisation vont également être installées pro- chainement, en vue de la prise en charge de l’ensemble des struc- tures scolaires affectées par le séisme, estimées à soixante-quinze structures scolaires. un délai de deux mois a été notifié aux entre- prises intervenants sur site afin que ces structures puissent être, à

nouveau, fonctionnelles dès la rentrée scolaire de septembre, a-t-on signalé. six lieux de culte, dont certains ont été fermés en raison du risque qu’ils représentent pour les fidèles, vont bénéficier également d’opération de réhabilitation en prévision de leur ouverture pro- chaine aux citoyens, selon la même source. Cette dernière fait état, en outre, de l’élaboration de pas moins de 1.021 décisions de finan- cement d’aide à l’autoconstruction, dans le cadre du programme de prise en charge initiée par les pouvoirs publics au profit des sinis- trés. l’attribution des décisions de financement interviendra dans «les prochains jours», et en fonction du niveau de vulnérabilité men- tionné dans les rapports d’expertise de l’organisme de contrôle tech- nique de la construction, a-t-on indiqué.

aadl

Remise en marche de 700 ascenseurs

locataires et copropriétaires de logements de l’agence de l’amélioration et de développement du logement (aadl) , ainsi que des habitants des immeubles anciens à alger vivent au quotidien, depuis plusieurs années, un véritable calvaire :

une panne des ascenseurs d’immeubles allant de 5 étages minimum jusqu’à 15 étages, et qui dure depuis longtemps, parfois plus de 20 ans, pour certains bâtiments . C’est dans ce cadre que la wilaya d’alger in- tervient pour résoudre ce problème qui pèse sur les habitants de plus en plus « la wilaya d’alger a dégagé un budget initial de 100 milliards de cen- times pour remettre en marche ces ascenseurs en panne depuis plusieurs années», a indiqué le conseiller du wali d’alger, m. maâchouk moha- med. Celui-ci a expliqué que le budget est mobi- lisé par la wilaya d’alger à travers le Fonds spécial pour la réhabilitation du parc immobilier des communes de la wilaya, dont les recettes sont constituées par l’apport des communes «riches» et le produit de la taxe d’habitation. «il est géré par la direction de l’aménagement et de la restruc- turation des quartiers de la wilaya d’alger», a-t-il dit. le budget a été affecté, dans un premier temps, à la remise en marche de 168 ascenseurs sur un total de 788 ascenseurs en panne, la priorité étant accordée par les services concernés aux im- meubles de plus de 9 étages, a souligné le respon- sables, précisant que les huit ascenseurs d’ores et déjà remis en fonction se trouvent dans des im- meubles de ce type. indépendamment des ascenseurs des bâtiments aadl, la wilaya d’alger compte 882 ascenseurs en panne, répartis sur huit circonscriptions admi- nistratives, soit 24 communes, a précisé m. maâ- chouk, ajoutant que 34 ascenseurs étaient fonctionnels à alger. selon le responsable, dès 2005, date de l’attri- bution des logements aadl, le problème des pannes d’ascenseur s’est posé. «il se pose au- jourd’hui avec acuité tant il devient incommodant pour les habitants, notamment les personnes âgées, les enfants, les femmes enceintes, les han- dicapés», a-t-il affirmé. l’intervenant a, par ailleurs, indiqué que les services concernés de la wilaya d’alger avaient désigné, il y a six mois, des comités de quartier pour superviser la gestion des ascenseurs remis en marche. les présidents des comités de quartier ont également été chargés de collecter les fonds pour régler la facture de consommation d’électricité, dans la mesure où ils se sont engagés à inscrire les compteurs des ascenseurs en leur nom. m. maâchouk a reconnu que la réparation des ascenseurs dans la capitale prendra le temps qu’il faudra car, a-t-il dit, «l’entreprise nationale d’as- censeurs (enasC), chargée de l’opération, ne pourra pas répondre seule à la forte demande». il a, à cet égard, souligné l’importance de la participation de micro-entreprises au projet de re- mise en marche des ascenseurs pour appuyer l’en- treprise publique. de son côté, le ministre de l’intérieur et des Collectivités locales, nouredine bedoui, a affirmé récemment que la wilaya d’alger poursuivra l’opération de réhabilitation du vieux bâti pour préserver son patrimoine historique, et ce en cinq étapes. la wilaya a lancé une étude pour réhabiliter les communes d’el-harrach, d’hussein dey, de sidi m’hamed, d’el-madania et d’alger-Centre, dans une première étape, a rappelé le ministre, in- diquant que cette étude avait touché plus de 17.000 bâtisses. par ailleurs, m. bedoui a précisé que «le finan- cement des travaux de restauration des anciens quartiers a été confié à un fonds spécial pour la réhabilitation du parc immobilier des communes d’alger créé en vertu de la loi de finances de 2003», indiquant que «les recettes de ce fonds ont atteint 3,9 milliards de dinars». il y a lieu de rappeler que tout ces projets en- trent dans le plan d’aménagement de la capitale (2012-2035) qui devrait constituer «une opportu- nité pour la réhabilitation d’alger la blanche». Ce plan stratégique ambitionne de transformer la capitale et l’élever au rang d’une grande métro- pole méditerranéenne. «Ce plan de développe- ment vise à accélérer le développement de la capitale, et ceci à travers la réalisation de pro- grammes d’embellissement, à savoir la réhabili- tation du centre historique, la réhabilitation des immeubles, ainsi que l’embellissement de la baie

dalger». Sarah A. Benali Cherif

lundi 11 Juillet 2016

Economie

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EL MOUDJAHID

DÉVELOPPEMENT LOCAL

Fondement de la COHÉSION SOCIALE

Dans cette phase décisive de l’économie nationale, les collectivités locales sont interpellées pour assumer leur rôle de catalyseur du développement local. Jusque-là confinées dans une mission essentiellement focalisée sur le volet social, ces dernières devront désormais changer de cap pour s’inscrire dans la dynamique de croissance.

L es assises nationales organisées par le CNES, les 29 et 30 décembre 2011, au Palais des Nations avaient anticipé

en soulignant l’impératif pour les collecti- vités locales d’accompagner l’effort de dé- veloppement, ce qui suppose libérer l’entreprise locale et soutenir l’investisse- ment territorial. A ce titre, les walis sont appelés à accom- plir un rôle plus actif dans le pilotage des projets d’investissement et l’animation de l’activité économique au niveau local. En effet, un recadrage des objectifs et une re- structuration des moyens et instruments d’intervention, s’avèrent aujourd’hui, plus que nécessaires, pour une exploitation opti- male et rentable, des potentialités locales. Aussi, le développement local, axe indisso- ciable de cette vision globale, a ce mérite de concourir à asseoir les fondements de la co- hésion et de la stabilité sociale. Cette nou- velle approche adoptée par le gouvernement dans une conjoncture, pour le moins sensi- ble, en direction des collectivités locales vise, en définitive, à établir des relais entre l’initiative locale et la démarche nationale en matière de développement durable des territoires. La réunion gouvernement-walis, qui s’est déroulée le 29 août 2015, avait jus- tement réitéré l’intérêt pour une nouvelle vi- sion censée conférer aux acteurs locaux une marge de manœuvre qui favoriserait l’émergence d’une économie locale créa- trice de richesses et d’emplois. Ainsi, la mis-

sion dévolue aux collectivités locales, dans l’étape à venir, consistera à focaliser les stra- tégies sur les moyens de promouvoir l’at- tractivité des territoires dont ils ont la charge. Aussi, les orientations formulées par

le

Chef de l'Etat à l'occasion des assises sur

le

développement local, organisées en 2011,

avaient mis en avant la révision des mis- sions de l'administration locale dans le sens

de l'amélioration de la gouvernance des col-

lectivités locales, l’identification des instru- ments de la gestion économique, politique et administrative, la décentralisation de l'acte de gestion, la transparence dans le trai- tement des affaires locales, et sur la néces- sité de trouver des solutions adaptées au problème du financement auquel sont confrontées la majorité des communes. Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, lors de la rencontre régionale avec les walis

locales, lors de la rencontre régionale avec les walis de l’Est du pays, tenue récemment,

a été formel en appelant les walis à consentir

« plus d’efforts pour maintenir un rythme de

développement et rechercher les ressources financières pour faire face aux dépenses » tout en insistant sur le fait que les subven- tions de l’Etat seront désormais « limitées aux seuls projets créateurs de richesse ». Les walis, dans le cadre de leurs nouvelles mis- sions seront astreints à l’obligation de résul- tat. Il est utile de rapporter ici le constat fait par le directeur général des ressources et so- lidarité financière locale au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, dans le cadre d’un récent forum du FCE consacré au rôle des collectivités locales dans le dé- veloppement économique. M. Azzedine Kerri avait, en fait, révélé que, « la conception du développement local s’est traduite par des résultats sans rapport avec les efforts financiers de l’Etat, car les équipements programmés et réalisés n’ont privilégié que la fonction sociale, occultant, de ce fait, la fonction économique ». Le même constat confirme qu’en dépit de « l’intervention financière musclée de l’Etat, les collectivités locales n’ont, malheureuse- ment, pas orienté ces fonds vers la valorisa- tion et la rentabilisation des richesses multiples dont elles disposent ». Bien au contraire, ces dernières, en particulier les communes, « ont vu leurs charges et leurs dépenses s’accroître démesurément », au détriment du budget d’équipement de l’Etat. Aussi, la réunion qui avait regroupé le gou-

vernement et les walis, le 29 août 2015,

avait balisé la voie à ce changement de cap,

a affirmé M. Azzedine Kerri. Par consé-

quent, « la nouvelle vision économique du gouvernement compte conférer un rôle pré- pondérant aux collectivités territoriales », dira-t-il. Dans les conclusions présentées lors de ce forum, il a été fait mention « des difficultés rencontrées par les wilayas pour récupérer un potentiel non négligeable en foncier » pour des raisons diverses notam- ment en cas de propriété avérée. D’autres

motifs cités par l’intervenant font état de « retards dans les établissements des actes de concession » du fait de lenteurs enregistrées

« dans les opérations du cadastre, la déli-

vrance des permis de lotir, et parfois en rai- son de l’octroi du foncier non assaini au préalable », de « détournement de biens de leurs vocations, de « présence d’indus occupants au niveau des zones industrielles

et des zones d’activités », d’implantation

anarchique d’activités industrielles, de « désintéressement des opérateurs à participer à l’entretien des zones industrielles et zones d’activités, voire au refus de payer les quotes-parts dues au titre de l’utilisation des parties communes ». Des contraintes aux- quelles se greffe le problème « lié à la cen- tralisation de certaines autorisations », notamment « les études d’impact sur l’envi- ronnement centralisés au niveau départe- ment de l’environnement ». Un constat censé ouvrir grand le débat sur le rôle éco- nomique assigné aux collectivités locales. D. Akila

IMPORTATIONS DE CÉRÉALES

BAISSE de la facture

La facture des importations des cé-

réales (blé, maïs et orge) a baissé de près

de 17% durant les cinq premiers mois de

2016, alors que les quantités importées

ont enregistré une hausse de plus de 9%,

a appris l'APS auprès des Douanes.

Ainsi, la facture d'importation des cé- réales a reculé à 1,37 milliard de dollars (usd) durant les cinq premiers mois de 2016, contre 1,65 milliard usd à la même période de 2015 (-17%). Les quantités importées ont par contre augmenté en s'établissant à 6,53 millions de tonnes (mt) contre 6 mt (+9,04%), précise le Centre national de l'informatique et des statistiques des douanes (Cnis). Par catégorie des cé- réales, la facture d'importation du blé (tendre et dur) a reculé à 942,56 millions usd contre 1,15 milliard usd (-18,5%), pour des quantités de 4,14 mt contre 3,66 mt (+13,2%) Pour le blé tendre, la facture d'im- portation a reculé à 632,29 millions usd contre 720,15 millions usd (-12,2%), alors que les quantités importées ont augmenté à 3,2 mt contre 2,77 mt (+15,75%). Concer- nant le blé dur, la facture a baissé à 310,27 millions usd contre 436 millions usd (- 28,83%), avec une hausse des quantités im- portées qui se sont établies à 937.504 t contre 886.764 t (+5,72%). Quant au maïs,

à 937.504 t contre 886.764 t (+5,72%). Quant au maïs, les importations se sont chiffrées à

les importations se sont chiffrées à 324,59 millions usd contre 398,33 millions usd (- 18,54%) avec un volume importé de 1,81 mt contre 1,93 mt (-6,22%). Pour l'orge, l'Al- gérie en a importé pour près de 104 millions usd contre 96,3 millions usd (+7,85%) avec une quantité de 576.044 t contre 396.830 t

(+45%).

La baisse de la facture des céréales au moment où les quantités importées ont aug- menté ne peut s'expliquer que par le recul des cours sur les marchés mondiaux des cé- réales, constaté depuis 2015 à la faveur de stocks abondants et de bonnes récoltes mon-

diales. Il est d'ailleurs constaté qu'au 1 er trimestre 2016, le prix moyen à l'importation par l'Algérie du blé dur est passé à 345 dollars/tonne contre 460 dollars/tonnes au même trimestre

2015 (-25%). Pour le blé tendre, le

prix moyen à l'importation s'est établi à 203 dollars/tonne au 1 er trimestre

2016 contre 251 dollars/t au même

trimestre 2015 (-20%). La FAO a in- diqué, qu'en 2016 et pour la qua- trième année consécutive, la production de blé dépassera sa consommation. Cela renforcera les stocks de la céréale la plus consom- mée au monde, qui atteindront leur plus haut niveau en 15 ans avec des augmentations considérables en Chine et aux Etats-Unis. L'organisation onu- sienne a ainsi revu à la hausse ses prévisions concernant la production céréalière mon- diale pour 2016, la situant autour des 2.543 millions de tonnes, soit juste 0,7% en des- sous du niveau record de 2014. Les prévi- sions concernant les stocks mondiaux de céréales ont été revues à la hausse pour at- teindre les 642 millions de tonnes, tandis que les échanges mondiaux de céréales de- vraient baisser de près de 2% par rapport à l'année dernière pour atteindre les 369 mil- lions de tonnes.

G20

DOPER

le commerce

Les ministres du Commerce du G20 ont souligné leur volonté de doper les échanges internationaux pour stimuler une économie à la peine, mais s'inquiètent de la montée des

barrières protectionnistes — surtout parmi eux —, des surcapacités sidérurgiques, et des risques liés au Brexit. "La reprise écono- mique mondiale se poursuit, mais elle de-

meure

l'investissement doivent rester les moteurs es- sentiels de la croissance mondiale", ont as- suré dans une déclaration finale les ministres et délégations des vingt grandes puissances, réunis samedi et dimanche à Shanghai. Le rythme de progression des échanges commer- ciaux internationaux s'est effondré dans le sil- lage de la crise financière, pour stagner désormais sous 3% par an depuis 2009, contre plus de 7% en moyenne lors des deux décennies précédentes. L'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui établit ces statistiques, n'est guère plus optimiste pour cette année. En réaction, "nous restons engagés (dans le sens) d'une économie mondiale ouverte, et nous travail- lerons encore davantage vers la libéralisation et la facilitation des échanges", a affirmé le ministre chinois du Commerce, Gao Hu- cheng, citant les termes approuvés par les participants à la rencontre. Mais les pays du G20 eux même ne jouent que partiellement le jeu : leur communiqué de Shanghai reconnaît sans ambages et "avec inquiétude" la montée des mesures protectionnistes adoptées par les membres du groupe. "En dépit des engage- ments répétés pris au G20, le nombre de me- sures restreignant les échanges de biens et services a continué d'augmenter", s'alarme-t- il. "Les 3/4 des mesures observées depuis 2008 sont toujours en vigueur, le nombre de mesures protectionnistes imposées par les membres du G20 affectant biens et services a atteint un sommet depuis que l'OMC a com- mencé ses décomptes, en 2009". La Chine, qui assure cette année la prési- dence du G20, se trouve particulièrement visée. Les aciers chinois sont ainsi sous le coup de multiples mesures antidumping de Bruxelles et de taxes prohibitives infligées par les Etats-Unis, Pékin étant accusé d'inon- der le monde d'acier bon marché pour soula- ger les surcapacités colossales de ses sidérurgistes. Tout comme les turbulences as- sociées au Brexit, le sujet des surcapacités in- dustrielles a été abordé dans les discussions shanghaïennes — mais la déclaration finale se contente de les décrire comme "un pro- blème mondial qui exige des réponses collec- tives". Devant la presse, le vice-ministre chinois au Commerce, Wang Shouwen, s'est écrié agacé : "Pendant que certains pays (éga- lement responsables) débattent encore des mesures à prendre, les autorités chinoises sont déjà dans l'action", avec d'ambitieux ob- jectifs de restructurations de groupes éta- tiques, a-t-il martelé. Le dossier sidérurgique avait pesé lourd — la Chine produit à elle seule la moitié de l'acier mondial — dans le récent vote du Parlement européen appelant à refuser d'accorder à Pékin le statut privilé- gié d'"économie de marché".

et

inégale

(

).

Le

commerce

Un niveau de performance de 116,5% Tawasol Group Holding une société de la Bourse de
Un niveau de performance
de 116,5%
Tawasol Group Holding une société de
la Bourse de Tunis a indiqué lors d'une
récente communication financière,
qu'elle s'attendait à des performances
financières record en 2016. Les perfor-
mances des cinq premiers mois de l'an-
née 2016 semblent lui donner raison.
Au 31 mai, son chiffre d'affaires s'affi-
chait à 53,2 millions de dinars, contre
une prévision de départ de 46,7 mil-
lions de dinars. Cela représente un ni-
veau de performance de 116,5% par
rapport aux objectifs.

Lundi 11 Juillet 2016

Monde

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EL MOUDJAHID

IRAK

John Prescott « L’invasion

de 2003 était ILLÉGALE »

Treize ans après l’invasion de l’Irak et le renversement du régime de Saddam Hussein, les langues se délient et des bribes de vérité font surface, à la faveur du rapport Chilcot, comme le démontre le témoignage de l'ancien vice-Premier Ministre britannique.

J ohn Prescott a indiqué hier qu'il pensait à présent, 13 ans après les faits, que la décision

du Royaume-Uni d'envahir l'Irak était illégale. M. Prescott, qui était le vice-Premier ministre de Tony Blair lorsque le Royaume-Uni a décidé de rejoindre les Etats-Unis en Irak en 2003, a écrit dans un ar- ticle publié dans le Sunday Mirror qu'il avait à présent changé d'avis sur la légalité de cette guerre, réa- gissant à la publication d'un rapport critiquant la décision du gouverne- ment britannique de déclarer la guerre à l'Irak. "En 2004, le secré- taire général de l'ONU, Kofi Annan, avait déclaré que le but premier de la guerre en Irak était de renverser le régime, ce qui est illé- gal. C'est avec beaucoup de tris- tesse et de colère que je crois à présent qu'il avait raison", a-t-il écrit. "Je vivrai avec cette décision de déclarer la guerre et ses consé-

avec cette décision de déclarer la guerre et ses consé- quences catastrophiques pour le restant de

quences catastrophiques pour le restant de mes jours", a-t-il re- gretté. Il a révélé que le Premier ministre, Tony Blair, avait à

l'époque écrit au président améri- cain, George W. Bush, qu'il "serait avec lui, quoi qu'il fasse" huit mois avant l'invasion. Pour l’ancien mi-

nistre espagnole de la Défense, Fe- derico Trillo, les informations sur les armes de destruction massive en Irak avant la guerre irakienne de 2003 n'étaient "ni complètes, ni exactes", selon des médias locaux, M. Trillo était le ministre espagnol de la Défense au sein du gouverne- ment de Jose Maria Aznar. Actuel- lement ambassadeur de l'Espagne en Grande-Bretagne, M. Trillo a souligné que les armes de destruction massive "n'étaient pas en Irak". Selon le Rapport Chilcot, le Premier ministre d'alors, Jose Maria Aznar, a cherché à convaincre le Chili et le Mexique, membres du Conseil de sécurité des Nations- Unies, de soutenir la guerre, ajoutant que MM. Aznar et Blair avaient œuvré par une straté- gie de communication pour faire croire qu'ils avaient tout fait pour éviter la guerre. M. T. et agences

LUTTE CONTRE DAESH EN SYRIE ET EN IRAK

Le début de la fin ?

Le groupe ultra-radical Etat isla- mique (EI) a perdu 12% du territoire qu'il contrôle en Irak et en Syrie, au cours des six premiers mois de 2016, selon une analyse du cabinet britan- nique spécialisé IHS Jane's, publiée hier. "En 2015, le territoire de l'EI s'est réduit de 12.800 km², à 78.000 km², soit une perte nette de 14%. Au cours des six premiers mois de 2016, ce ter- ritoire s'est encore réduit de 12%", af- firme l'analyse. En Syrie, où il est combattu à la fois par l'armée du régime soutenue par la Russie, une alliance arabo-kurde ap- puyée par les Etats-Unis ainsi que par les rebelles, l'EI avait notamment perdu la cité antique de Palmyre le 27 mars. En Irak, les troupes gouverne- mentales ont repris son fief de Fallou- jah, le 26 juin. Les terroristes sont également assié- gés à Minbej, situé sur leur principale route d'approvisionnement entre la Syrie et la Turquie. En 2015, ils avaient déjà perdu Tall Abyad, l'un des princi- paux points de passage pour leur ravi- taillement en Syrie. Et en Irak, ils avaient perdu Sinjar, dans le nord, et Ramadi, chef-lieu de la grande pro- vince sunnite d'Al-Anbar. Le 16 mai, le Pentagone avait annoncé que l'EI avait perdu "environ 45%" du territoire qu'il avait conquis en Irak, et "entre 16 et 20%" en Syrie. Le cabinet indique par ailleurs que les revenus mensuels de l'EI ont baissé, passant de 80 millions de dollars (72,4 millions d'euros) en mars 2015 à 56 millions de dollars (50,6 millions d'eu- ros) en mars 2016. "Ce chiffre a continué depuis de baisser d'au moins 35%", d'après Lu- dovico Carlino, un autre analyste. Face à ses pertes, l'EI avait diffusé mercredi une vidéo de propagande montrant "l'organisation du califat", affirmant notamment que ce dernier était formé de 35 wilayas (provinces), dont 19 en Syrie et en Irak.

CONFLIT SYRIEN

La bataille d’Alep FAIT RAGE

Au moins 29 rebelles syriens ont été tués dans la nuit de sa- medi à dimanche lors de com- bats avec l'armée syrienne pour le contrôle d'un axe stratégique de la ville d'Alep, dans le nord de la Syrie. Les éléments du groupe terroriste Faylaq al- Sham et Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, ont été tués alors qu'ils tentaient de rouvrir la route du Castello, située au nord de la ville d'Alep que les forces gouvernementales étaient parve- nues à couper de facto jeudi, a précisé l'OSDH. Cette route est la dernière voie d'approvisionnement vers les quartiers contrôlés par l'op- position, dans l'est d'Alep, ville divisée entre zones tenues par les rebelles et celles contrôlées par le gouvernement en 2012. Les combats ont également fait des victimes dans les rangs des forces gouvernementales, mais aucun bilan n'était disponible dans l'immédiat. Quelques 200.000 personnes vivent dans les quartiers est de la deuxième ville de Syrie tenus par les rebelles depuis 2012 et que les troupes régulières cher- chent à totalement assiéger et re- prendre. Ces combats interviennent malgré une trêve entrée en vi- gueur mercredi et prolongée de

une trêve entrée en vi- gueur mercredi et prolongée de 72 heures par Damas. Les forces

72 heures par Damas. Les forces régulières tentent depuis deux ans de couper la route du Cas- tello pour isoler les combattants rebelles dans la ville, un des en- jeux majeurs du conflit. D’autre part, le président français François Hollande a souligné, samedi à Varsovie, le risque que le recul du groupe Daesh en Syrie n'en renforce d'autres, en particulier le Front "Al Nosra", appelant Russes et Américains à agir également contre cette branche syrienne du

groupe terroriste "Al Qaida". "Il y a un recul de Daesh qui est in- contestable" mais il faut "que nous évitions aussi que d'autres groupes, à mesure que Daesh est affaibli, ne se renforcent", a af- firmé M. Hollande à l'issue d'une réunion avec la chance- lière, Angela Merkel, le prési- dent américain, Barack Obama, les Premiers ministres britan- nique, David Cameron, et ita- lien, Matteo Renzi, ainsi que le président ukrainien, Petro Poro- chenko.

APRÈS LA TUERIE DE DALLAS

Obama appelle l’Amérique à l’unité

L'Amérique n'est "pas aussi divisée qu'on le suggère", a af- firmé Barack Obama, face à la colère contre les brutalités poli- cières et au traumatisme créé à Dallas par un ancien soldat noir qui a tué cinq policiers jeudi. Dans son équipée sanglante, Micah Johnson a semé le chaos dans cette grande ville du Texas et choqué la nation américaine. Mais cet individu "dément" ne représente ni les Noirs américains, ni "l'esprit avec lequel nous devons aller de l'avant", a ajouté le pré- sident des Etats-Unis dans une conférence de presse

pré- sident des Etats-Unis dans une conférence de presse à Varsovie. Samedi, dans plu- sieurs Etats

à Varsovie. Samedi, dans plu- sieurs Etats américains, tout comme la veille, des manifesta- tions ont eu lieu pour rendre hommage à Alton Sterling, abattu par la police à Bâton Rouge, en Louisiane, et à Phi- lando Castile. À New York, Miami, Indianapolis ou Chi- cago, des rassemblements ont eu lieu à l'appel de Black Lives Matter (Les vies noires comp- tent), un mouvement à la pointe des dénonciations des bavures policières au détriment des Noirs.

SOUDAN DU SUD

Nouveaux combats à Juba

détriment des Noirs. SOUDAN DU SUD Nouveaux combats à Juba Les combats ont repris hier à

Les combats ont repris hier à Juba entre forces régulières et ex- rebelles, deux jours après des af- frontements qui ont fait plus de 150 morts et terni le cinquième anniversaire de l'indépendance du Soudan du Sud, enlisé dans la guerre civile malgré un fragile ac- cord de paix. "Coups de feu, échanges de tirs, nourris de nou- veau près de la Maison de l'ONU. Continuent depuis environ 08H25" (05H25 GMT), a rap- porté la Mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss) sur son compte Twitter. L'ONU a fait état de tirs de mortiers, de lance-gre- nades et d'"armes d'assaut lourdes". Un hélicoptère de com- bat a également été signalé au dessus de Juba. Des soldats des deux parties sont stationnés près du camp de l'ONU et des habi- tants de la zone se sont réfugiés dans l'enceinte. Des civils se sont également dirigés, avec enfants et ce qu'ils avaient pu emporter avec eux, vers une autre base de l'ONU proche de l'aéroport. Un porte-pa- role de M. Machar a rejeté la res- ponsabilité des combats sur les soldats gouvernementaux. "Nos forces ont été attaquées sur la base de Jebel", a déclaré James Gatdet Dak, affirmant que l'assaut avait été repoussé. "Nous espérons qu'il n'y aura pas d'escalade", a-t-il dit. Les vio- lences, les premières à Juba de- puis la signature d'un accord de paix en août 2015 entre MM. Kiir et Machar, ont débuté jeudi avec un accrochage qui a fait cinq morts parmi les soldats du camp présidentiel. Les affrontements ont ensuite repris vendredi soir faisant "plus de 150 morts", selon un porte-pa- role de Riek Machar, Roman Nyarji. Les tirs d'armes automa- tiques, puis de mitrailleuses et d'artilleries lourdes ont été enten- dus à plusieurs endroits de la ca- pitale pendant environ une demi-heure. Ils ont ensuite cessé à la suite d'un appel conjoint des deux rivaux. En dépit de l'accord conclu l’année passée qui prévoit un partage du pouvoir sur le ter- rain, les hostilités se poursuivent dans plusieurs régions. Fin juin, un responsable d'une commission de surveillance du cessez-le-feu a qualifié le niveau des violences d'"épouvantable". Depuis décem- bre 2013, les combats entre forces pro Kiir et pro Machar ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts dans un conflit compliqué par des hostilités entre ethnies et des luttes au niveau local. R. I.

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EL MOUDJAHID
EL MOUDJAHID
AU CŒUR DE Par 28 e L’ISLAM
AU CŒUR DE
Par
28 e
L’ISLAM

Cherif*

Mustapha

Chronique

AU CŒUR DE Par 28 e L’ISLAM Cherif* Mustapha Chronique Ramadhan et INDÉPENDANCE L e 5
AU CŒUR DE Par 28 e L’ISLAM Cherif* Mustapha Chronique Ramadhan et INDÉPENDANCE L e 5

Ramadhan et INDÉPENDANCE

L e 5 Juillet, fête de l’in- dépendance, coïncide cette année avec la fin du Ramadhan. La date est fondatrice. Il est

sage de se souvenir que le savoir, la culture et le civisme des citoyens fixent les rapports de force en matière de richesse, de puissance et la qualité de vie. En premier lieu se pose la question scientifique de la qualité de l’en- seignement, afin de construire une société de la connaissance et de la compétence. Deuxièmement sur le plan politique et culturel, il s’agit de répondre par un projet de société où unité et pluralité, uni- versalité et spécificité, authenticité et modernité se conjuguent. Troi- sièmement, sur le plan économique, réaliser l’adéquation formation-emploi et maîtriser l’évolution des métiers. Les réponses dépendent en premier lieu du niveau culturel. Tout est possible, avec des citoyens cultivés. A partir de ce prédicat, nous pouvons nous inter- roger sur le modèle de citoyen

pour notre temps, dans un contexte marqué par des défis sans précé- dent, relatifs à la préservation de la souveraineté, au développement durable et à l’identité évolutive. Il reste un avenir si les intellectuels s’impliquent. D’autant que, plus de cinquante années après le recouvrement de la souveraineté, nous devons tirer les leçons de l’histoire. L’indépendance, le recouvre- ment de la souveraineté, la libération sont un jour de consé-

cration

tenté de vider la nation de la conscience collective à travers l’anéantissement de la richesse civilisationelle algérienne. Des pans de la mémoire, de la culture et de l’expérience ancestrale de la société algérienne d’avant la colo- nisation, ont survécu pour rejaillir sous d’autres formes après l’indé- pendance. Nous pouvons avoir le légitime sentiment de fierté d’avoir réussi à effacer les séquelles les plus lourdes. La personnalité, l’identité, les valeurs et la mémoire algériennes, ancrées depuis toujours, résistèrent avec force, dignité et dynamisme. Après plus de dix sept ans (de 1830 à 1847) de combat vaillant du peuple algérien, sous la ban- nière de l’Émir Abdelkader qui a fondé l'État national à l'ère moderne, la résistance au système colonial de peuplement n’a jamais cessé jusqu'à l’embrasement du glorieux 1 er Novembre 1954. Le mot « Algérie » au XXème siècle, dans la perception des peu- ples épris de dignité, est le synonyme du mot « Liberté ». L’identité algérienne est ancienne et riche, attachée à la terre, à l’éthique du savoir et à la liberté. Sa culture est celle de la résistance et de la créativité intellectuelle, héritée de la nuit des temps, depuis Massinissa et Jugurtha jusqu’à l’Émir Abdelkader. Sur le plan de

Hier la colonisation a

l’Émir Abdelkader. Sur le plan de Hier la colonisation a la littérature, le plus ancien roman-

la littérature, le plus ancien roman- cier dans le monde est un Algérien, l’encyclopédiste Apulée, et celui, qui dans l’histoire a initié le che- min du mode autobiographique, avec "les Confessions", est un autre Algérien, l’évêque Saint Augustin. Avec l’essor de la civilisation musulmane et de dynasties pros- pères sur le plan culturel et scientifique, qui jalonnent notre pays, Rostomides, Fatimides, Zirides, Hammadites, Almora- vides, Almohades, Zianides, l’Algérie des savants Algériens, innombrables, dans toutes les dis- ciplines, des mathématiques à la grammaire, de l’agronomie à la médecine, éclairent la culture de leur temps et contribuent à l’âge d’or des sciences « arabes ». Ibn Khaldoun, au XIVème siè- cle, au cœur de l’Algérie, invente la sociologie moderne et des pen- seurs Andalous, arabo-berbères, se ressourcent dans le patrimoine Algérien, comme Ibn Tofeil et Ibn Arabi. À partir du centre d’en- seignement de Bejaïa s’opéra la diffusion décisive des chiffres arabes en Occident et des avancées de l’algèbre, qui vont bouleverser les sciences. L’Algérie a joué un rôle dans l’histoire des sciences, comme les mathématiques, la médecine, les techniques de construction, l’hydraulique, la pharmacologie et les sciences navales. La création de jardins d’horti- cultures et de botaniques en Andalousie musulmane, où les plantes et les fleurs sont considé- rées sous tous leurs aspects, parfum, médicinale, alimentaire, utilitaire et décoratif, sont l’œuvre entre autres de chercheurs algé- riens. Dans le contexte méditerranéen, ils améliorent les techniques agricoles et les connaissances botaniques. Les agronomes algériens, arabo-ber- bères, andalou-magrébins font évoluer le triptyque méditerranéen antique : blé - vigne - olivier. Sur le plan du savoir théolo- gique, les soufis algériens, grands

maîtres spirituels, influent avec

éclat sur l’éducation des caractères et irriguent de leurs pensées la Méditerranée, l’Orient et l’Afrique. La civilisation musul- mane arabo-berbère en Algérie a puisé dans le modèle éthique

« Mohammadien », l’homme uni-

versel, Al insan Al kamil. Plusieurs

villes millénaires de notre pays, de Tlemcen à Constantine, de Tiaret à Miliana, d’Annaba à Biskra, de Mazouna à Tébessa, et de Mosta- ganem à Ghardaïa, faisaient partie des principaux centres culturels et scientifiques du monde musulman. L’Algérie vibrait de mille pulsions de vie, de création et d’excellence, en tant que carrefour des civilisa- tions. Sur le plan de la culture de la résistance, avant le temps musul- man, l’Algérie a résisté durant 15 siècles, repoussant les étrangers et les occupants tels les Phéniciens, les Romains, les Vandales et les Byzantins. Au XIX siècle, face à l’agression coloniale. L’Émir Abdelkader résista dix sept ans.

Dans une de ses lettres, lors de son exil, il exprimera son sentiment :

« Je ne pouvais me résoudre à des-

cendre de mon cheval et dire un éternel adieu à mon pays. J’avais juré de défendre mon pays et ma religion jusqu’à ce qu’aucune force humaine n’y puisse plus suf- fire ». Au vu du mouvement funeste de l’histoire, après une résistance héroïque, il met fin au combat mais restera confiant pour l’avenir : « Je n’ignorais pas quelle serait l’issue plus ou moins tardive de la lutte, mais la conscience apaisée, je sais que le temps à l’échelle de l’histoire d’un peuple ne peut-être que celui du rétablissement de la justice ». Dans ce sens, il écrira un poème mémorable : « Tu as atteint ton but, Abdelkader, sois tran- quille, ta nation revivra et le rameau de la guerre libératrice res- suscitera ». Vision prémonitoire, un siècle avant l’inéluctable libé- ration du territoire. L’Émir Abdelkader sera le chantre de l’humanisme, du dialogue des

civilisations et un précurseur de l’essai de renaissance du monde musulman, à partir de la science universelle liée à l’éthique. Al Djazair, al-mahrusa, la bien gardée, al-mansura, la victorieuse, l’Algérie, défend le dialogue des

cultures et l’amitié entre les peu- ples. La solidarité, les devoirs patriotiques, islamiques et huma- nistes furent toujours honorés. Position constante : hier, défendre ses propres terres, prêter son concours aux peuples en guerre contre des agresseurs, aujourd’hui, rester fidèles aux causes justes, comme la cause palestinienne, celle du Tiers-Monde, celles de l’Afrique et du Tiers–Monde et continuer à se porter à l’avant- garde de la recherche d’un ordre international juste et d’une civili- sation universelle commune. Al-Djazair était la patrie des hommes respectueux de la culture et du savoir, insurgés et fondateurs d’une Nation symbole. Avant 1832, la majorité des Algériens savaient lire et écrire l’arabe. Par contre, en 1962, l’analphabétisme concernait près de 90 % du peuple.

Le colonialisme a tenté de priver les Algériens de mémoire, et de les couper de leur identité culturelle. Le 19 Mai 1956, moins d’un an après la création de l'Union Géné- rale des Étudiants Musulmans Algériens, le FLN décide de décré- ter la grève des étudiants et des lycéens algériens, afin de mobili- ser les élites et de renforcer le mouvement révolutionnaire. Les étudiants algériens por- taient un grand amour à leur patrie et comprirent que le temps était celui de la lutte, qui transcendait la question de l’enseignement. Le message était clair : « Avec un diplôme en plus, nous ne ferons pas de meilleurs cadavres. A quoi donc serviraient ces diplômes qu'on continue à nous offrir pen- dant que nos mères, nos épouses, nos sœurs sont violées, pendant que nos enfants, nos vieillards tombent sous les mitrailles, les bombes du Napalm ? Et nous «les cadres de demain», on nous offre

d'encadrer quoi ? D’encadrer qui ? Les ruines et les monceaux de cadavres …», s'interrogeaient les rédacteurs de l'appel. Hier, l’engagement des étu- diants algériens pour la cause nationale indépendantiste fut concret dès 1954, et massif à compter de 1956. Les étudiants algériens ont été à la hauteur des attentes. Cela a donné une nou- velle impulsion à la lutte de libération nationale. Des intellec- tuels, avec la pluralité de leurs conditions sociales, la diversité de leurs outils linguistiques, et celle de leur parcours, séculier ou spiri- tuel, et malgré leur limite dans une situation d’oppression, puis de guerre, et la constellation de leurs inspirations, dont la plupart ont servi avec dévouement la cause nationale et gardèrent vivant le patrimoine culturel. La culture de la révolution algérienne s'est transformée en projet de libération humaine, de délivrance du joug de l'occupation et de la répression dans le monde. Il y a cinquante ans, le peuple algérien a concrétisé une aspira- tion fondamentale à une vie libre, paisible et digne, ayant de tout temps répondu à l’appel de sa conscience. Après le recouvrement de sa souveraineté, Al Djazair s’est fixée comme priorité de retrouver sa pleine identité, sa place parmi les nations et rattraper le retard immense, accumulé en matière de sciences, d’éducation et de culture. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons faire face au nouveau défi : celui de bâtir une société du savoir afin d’assurer à la société l’entrée dans un devenir qui pré- serve l’indépendance, articule modernité et authenticité et réponde aux besoins de la jeu- nesse. Les problèmes multiples, liés, tout à la fois, à la dépendance scientifique, aux remises en cause des droits des peuples, à la baisse du niveau et au chômage des diplômés, obligent à repenser nos paradigmes et méthodes. Face aux incertitudes, se tourner vers l’ave- nir et s’appuyer sur la science et l’éthique est la tâche de l’heure. Il est temps de développer les débats d’idées pour une renais- sance culturelle et scientifique. La voie qui y mène passe par une stra- tégie de réforme, à commencer par les domaines clés de l’éducation, de la recherche et de la culture, pour construire une société de la connaissance et un monde ouvert, du vivre-ensemble. L’Algérie, pays de la culture de la dignité et de l’islam du juste milieu, peut donner l’exemple.

* Le Professeur Mustapha Cherif est lauréat du prix Unesco du dialogue des cultures, auteur notamment de « Le Coran et notre temps », « Le Prophète et notre temps » (Édition Anep), et « Sortir des extrêmes » (Édition Casbah).

Société

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EL MOUDJAHID

GASPILLAGE ALIMENTAIRE

Tout un PLAT

REGARD
REGARD

Les commerçants toujours à l’heure de la fête

Pour passer à l’action et réduire le gaspillage alimentaire, une campagne de sensibilisation et de prévention d’une durée de 40 jours, avec pour mot d’ordre «La lutte contre le gaspillage alimentaire, la responsabilité de tous», a été lancée au cours du mois précédent.

de tous», a été lancée au cours du mois précédent. été axée aussi sur la rationalisa-

été axée aussi sur la rationalisa- tion de la consommation des pro- duits alimentaires et le respect des conditions de conservation. Il s'agira surtout de sensibiliser les citoyens à la nécessité de corriger leurs habitudes de consommation et à adopter de bons réflexes en la matière. Quand on parle du gaspillage alimentaire on vise en particulier le gaspillage du pain en Algérie. En effet, selon l'Union des com- merçants et artisans algériens (UGCAA), quelque trois millions de baguettes de pain sont jetées au quotidien à la poubelle à l'échelle nationale durant le mois de ramadhan, des estimations qui renseignent, si besoin est, sur les

proportions alarmantes du fléau de gaspillage. Il semble en effet que les appels à rationaliser la consommation de cet aliment de base n'ont pas trouvé d'écho. Au niveau de la capitale seule, plus de 6.200 baguettes ont été triées des ordures ménagères du- rant la première semaine du mois de piété et de ferveur spirituelle. Une quantité qui correspondrait au double de celle collectée pen- dant le reste de l'année, selon Souhila Lardjem, directrice de l'entreprise de gestion du centre d'enfouissement technique (CET Hamici) de Zeralda. La sonnette d'alarme est tirée face à ce phénomène, qui outre le préjudice économique qu'il

l Trop pénibles, pour le consommateur, ces jours post-

fête, synonymes de galère et de dèche «nutritionnelle». Les casiers de frigos vidés, les réserves et les stocks épuisés, mettent, comme il fallait s’y attendre, dans la gêne, de nombreuses familles, contraintes à s’accommoder, une fois de plus, avec les rideaux

baissés, des espaces commerciaux, dans les quartiers où il ne fait plus, en ces jours élastiques, bon vivre, avec la plupart des boulangers, des vendeurs de fruits et légumes et autres commerçants qui ont le chic, de régler leurs montres, en pareilles conjonctures, à l’heure de ce fameux break, planifié, désormais, quand bien même l’on continuerait toujours à éprouver du mal à le gober. Les grandes villes se montrent timides et réservées, en raison de ces «ponts» qui perdurent et changent même le paysage habituel de celles, très animées, pourtant, en dehors de ces périodes des fêtes de l’Aïd. La reprise semble, très dure, en raison de cette torpeur, qui s’accapare de nos rues et qui pèse très lourd sur notre mode de vie et même nos comportements et nos besoins, frappés, par le sceau du bon vouloir, voire le diktat des commerçants qui agissent, à leur guise. Dans toute cette histoire, ce sont les restaurateurs qui brillent, le plus, par leur absence. Casser la graine, relève, parfois même de l’exploit, dans certains quartiers, pourtant réputés, de par le nombre d’espaces, dédiés, exclusivement, à la bouffe, collés, les uns aux autres. Une chose est sûre, le consommateur est, une fois de plus, appelé, à prendre son mal, en patience, pendant quelques jours et

subir, bon gré mal gré, les sautes d’humeur du boulanger, le mécanicien et le… parkingeur. La fête se poursuit…

Samia D.

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Fermeture de 36 locaux commerciaux

Plus de 36 décisions de fermeture de locaux commerciaux pour non respect de la réglementation régissant les pra- tiques commerciales ont été prises du- rant le mois de ramadhan par la direction du commerce, a-t-on appris du président du bureau de la qualité de la direction du commerce, Lakhdar Mahli, qui a précisé que ces mesures ont été dé- cidées à lissue de 1.400 interventions ef- fectuées, durant le mois de jeûne, à travers les communes de la wilaya de Bord Bou Arreridj, par les services de contrôle de la qualité. Les décisions de fermeture sont motivées particulière- ment par l’absence de facturation et de registre de commerce, le non respect de la chaîne de froid et le manque dhygiène, a-t-il expliqué. De leur côté, les brigades mixtes (commerce-services vétérinaires) relevant de la même direction, ont pro- cédé, durant cette même période, à la saisie de près de 3 tonnes de produits ali- mentaires, dune valeur estimée à plus de deux millions de dinars impropres à la consommation, a-t-on encore appris.

C ette caravane nationale dont l’objectif est d’impli- quer les consommateurs,

les entreprises et les collectivités dans la lutte contre les pertes et gaspillages alimentaires et d’in- viter chaque acteur de la chaîne alimentaire à passer à l’acte a pris fin hier à la placette de Bouza- réah. Inaugurée en début du mois de juin dernier au centre culturel Mustapha-Kateb à la place Mau- rice Audin et sur l’esplanade de l’ancien foyer civique de Sidi M’hamed à la place du 1 er Mai, cette campagne nationale a été ouverte au grand public, par la di- rection du commerce de la wilaya d’Alger et a sillonné plusieurs communes de la capitale dont, Bab El Oued, Chéraga, El Biar, et Kouba. Son message central : les pertes et gaspillages sont l’affaire de tous, tout le monde peut agir. Chacun a son rôle à jouer ! Durant cette longue période de sensibilisation et de préven- tion des dépliants et des flyers ont été distribués par les agents des directions de wilaya du com- merce en vue d’attirer l’attention des consommateurs et des opéra- teurs économiques sur les méfaits du gaspillage sur l’individu, la société et l’Etat en général. Sur un autre plan les consom- mateurs à adopter les bons gestes en phase d’achat, de consomma- tion ou encore de préparation des aliments. En collaboration avec la so- ciété civile et les représentants de corps de sécurité, la campagne a

cause, donne lieu à des spectacles désolants d'amas de pain jonchant les entrées d'immeubles ou entas- sés dans des sacs en plastique sur

la chaussée à même les poubelles

et les bennes de Netcom. Des instructions ont été don- nées aux boulangeries à l'effet de réduire la production de pain du- rant cette période, a fait savoir le président de l'association natio- nale des boulangers, Youcef Kal-

fat. Il a préconisé la révision de la politique de subvention du pain estimant que le prix de la ba- guette accessible à toutes les bourses encourageait sa surcon- sommation. Le citoyen a tendance à ache- ter le pain en quantités dépassant de loin ses besoins quotidiens, a- t-il argué. Le président de l'association de protection et d'orientation du consommateur et son environne- ment (Apoce) de la wilaya d'Al- ger fait état d'un léger recul du phénomène qu'il impute à la prise de conscience et la réduction du pouvoir d'achat. De son côté, l'imam de la mosquée Errahmania, Abderrah- mane Bisker a exhorté les ci- toyens à se plier aux consignes de la religion et à bannir le gaspil- lage sous toutes ses formes. Il les

a incités à se rapprocher des né-

cessiteux et à leur faire des dons car il est inacceptable dans notre religion, de jeter les aliments quand d'autres en ont besoin. Wassila Benhamed

TIZI OUZOU 43 incendies de forêt en une journée moins de foyers d’incendies ont été
TIZI OUZOU
43 incendies
de forêt en une journée
moins
de
foyers
d’incendies
ont
été
recensés
durant
la
journée
de
vendredi
dernier
douzaine
de
de
la
wilaya
de
Tizi-Ouzou,
selon
la
protection
civile.
de
forêts,
premiers
de
la
saison
ont
été
enregistrés
les
localités
d’Ait
Aissa
Mimoune,Tigzirt,
Azeffoun,
Iflissen,
Ait-Khelili,
Tizi-Rached,
la Protection Draa-Ben-Khedda, ont soldats
3 feux civile déclaration. de conservation que figuiers Chaffa 18h40 Imchekrane, premier des destruction de Sidi-Naamane, Chaffa, dans localités seule
Azazga,
et
Bouzeguène
et
ils
parcourus
ha
ha
de
maquis,
42
ha
à ha estivale, la broussailles, journée la travers dans fruitiers,
de
en
sus
de
la
de
340
oliviers,
140
arbres
particulièrement
et
110
ruches.
Selon
toujours
la
civile,
le
incendie
s'est
déclaré
aux
environs
de
a 11h30 une la
au
village
dans
la
commune
de
Ait-Aissa
Mimoune,
détruisant
de
forêt,
25
de
broussailles,
50
oliviers,
50
figuiers
et
30
tandis
que
le
dernier
de
la
été
enregistré
au
7 niveau eu 80
village
Igoudjdal,
commune
de
ayant
causé
la
destruction
30
de
forêt,
100
oliviers,
15
et
ruches.
La
forte
mobilisation
des
du
feu
ainsi
des
moyens
à matériels ces autres 43 forêts du
relevant
de
protection
civile
et
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la à
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de
la
wilaya
ont
permis
circonscription
ha départ ruches, l’étendue Pas forêt, figuiers
de
incendies
durant
même
journée
de
5 Ait- Ait- leur Ces
Pour
la
journée
d’hier,
les
services
de
la
protection
ont
intervenir
pour
circonscrite
rapidement
une
dizaine
de
de
feu
travers
certaines
localités
de
la
wilaya.
Bel.Adrar
travers certaines localités de la wilaya. Bel.Adrar GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS Extension de la décharge

GESTION DES DÉCHETS MÉNAGERS

Extension de la décharge d’Aïn El-Baïda

Afin de freiner la prolifération des déchets sauvages et décharges anar- chiques dans la partie ouest d’Oran, les services de la direction de l’envi- ronnement ont procédé, récemment, à l’extension de l’ancien centre d’enfouissement technique (CET) d’Aïn El Baïda. Cette mesure s’est im- posée après la saturation de l’ancienne décharge qui s’étend sur une super- ficie de 8 hectares, a expliqué une source autorisée. En outre, des études de schémas directeurs communaux et de réalisation de centres d’enfouis- sement techniques intercommunaux ayant pour objectif la mise en place de décharges contrôlées dans des sites appropriés, ont été lancées, et ce, à la faveur du programme national de gestion des déchets ménagers et assi- milés, initié par la wilaya d’Oran. Dans le même registre, il y a lieu de sou- ligner la récente - mise en service du CET d’Arzew, le troisième du genre au niveau de la wilaya d’Oran, après ceux de Hassi Bounif et d’El Ançor. Réalisé sur une superficie de 8 hectares, le CET d’Arzew d’une capacité de 90.000 mètres cubes de déchets extensible à 120.000 m 3 , prendra en charge les déchets des communes du groupement Est, à savoir Arzew, Sidi Benyebka, Bethioua, Aïn El Bia, Mers El hadjadj, Gdyel et Hassi Mef- soukh, soit l’équivalent d’une population de 230.000 habitants.Une conven- tion a été signée entre le CET d’Arzew et l’Entreprise portuaire d’Arzew (EPA) pour la récupération et le recyclage des déchets triés au préalable par les 1.500 navires qui font escale au port d’Arzew. En outre, une enve- loppe de 300 millions de DA a été allouée au CET d’Arzew qui dispose d’un casier et assez d’espaces pour la réalisation d’une unité de tri pour le traitement de différents déchets collectées. Par ailleurs et concernant tou- jours la gestion et le traitement des déchets mangers, les responsables du secteur et en coordination avec leurs homologues de l’organisation R20, tentent de développer et industrialiser les techniques du compostage, no- tamment pour répondre aux besoins de nombreux agriculteurs et paysa- gistes qui affichent un grand intérêt pour l’engrais fertilisant produit à partir de ce nouveau procédé. Actuellement, la capacité maximale de production du compost est de 20 tonnes par semaine. Les autorités de la wilaya ont al- loué, récemment, un espace à l’unité de compostage au niveau du centre d’enfouissement technique de Hassi Bounif. Cet espace sera équipé, entre autres, d’un bassin pour la récupération des eaux, et d’un entrepôt pour les containers. Les travaux de son aménagement sont en cours. L’unité de com- postage de Hassi Bounif a pour mission de - valoriser les déchets orga- niques et les déchets verts de la wilaya d’Oran, afin qu’ils ne soient pas enfouis dans les centres -d’enfouissement technique. Il faut savoir que la production de déchets à Oran qui recense une population dépassant 1,5 million âmes, est de 2.500 tonnes par jour. Amel Saher

AÏN DEFLA

2 noyés dans un barrage

Les éléments de la Protection civile de la commune d’Aïn Defla ont repêché vendredi dernier du barrage d’Oued Chorfa (sud de la wilaya) les corps sans vie de deux jeunes qui y nageaient, a-t-on appris auprès de la direction locale de ce corps constitué. Alertés par les amis des deux victimes (21 et 28 ans), les plongeurs de la Protection civile ont repêché leurs corps inanimés après plus de deux heures de recherche, a-t-on indiqué de même source. Les dépouilles des victimes ont été transférées vers la morgue de l’hôpital de Khémis Miliana, a-t-on souligné, signalant qu’une enquête a été ouverte par les services compé- tents en vue de déterminer les circonstances exactes de ce drame. Ces nouvelles victimes portent à neuf le nombre de personnes repêchées de barrages ou de puits se trouvant sur le territoire de la wilaya d’Aïn Defla depuis le début de l’année, a-t-on déploré.

Culture

13

EL MOUDJAHID

ENTRETIEN
ENTRETIEN
LE COIN DU COPISTE
LE COIN DU COPISTE

Des surprises

l Doucement mais sûrement, la vie culturelle

dans la capitale et les villes de l’intérieur reprend ses droits. Plus question de parler de parenthèse en raison du mois de Ramadhan et de l’ouverture de la saison estivale. Contrairement à d’autres pays, l’Algérie a instauré, depuis l’indépendance, et ce malgré la conjoncture et ses fluctuations au fil des décades, des habitudes culturelles et artistiques qui se déploient particulièrement en cette saison. Bien entendu, on aura remarqué un ralentissement dans la cadence et le rythme et dans la qualité des prestations, mais force est de reconnaître que si ce n’est pas le citoyen qui en demande, comme à l’accoutumée, avec notamment les spectacles et les concerts, ce sont les initiatives de certains organisateurs qui tentent, tant bien que mal, de combler le vide, même si il faut convenir qu’avec une certaine catégorie de public, la rupture est consommée depuis longtemps pour des raisons évidentes. Si l’on observe le calendrier des activités, des programmes et des événements prévus, chaque semaine écoulée , au moins cinq activités ont eu lieu et trois autres prévues à Oran et en Kabylie avec, en l’occurrence, le festival de Timizar qui verra la participation de deux grandes vedettes, à l’instar du chanteur Idir qui fait son come-back dans la région en compagnie de cheikh Sidi Bémol. C’est surtout le grand retour de l’idole des années 1970, l’irremplaçable et indétrônable auteur et compositeur de Vava Inouva, après son passage au printemps dernier. L’événement promet beaucoup de remous, d’émotion et de sensations pour un public qui n’a pas vu se produire la star depuis un bail. Une occasion à caractère spécial puisque le déplacement du chanteur revêt une symbolique exceptionnelle dans la mesure où elle permettra au public et au grand interprète de renouer des liens. Idir qui n’avait pas pour autant rompu les amarres avec les fans de son pays, avait durant toute sa carrière produit des textes qu’il a mis en musique, de nouveaux titres qui ont toujours fait référence à ses origines et la culture ancestrale dans sa poésie à laquelle d’ailleurs il avait su donner une seconde jeunesse et un timbre moderne avec son jeu de guitare. On sait également que le chanteur intervenait tout au long de ces longues années d’absence sur les ondes de la Chaîne II et de la Chaîne III. Une manière pour lui d’exprimer son intérêt continuel pour les préoccupations des Algériens. D’autre part, il avait contribué, dans de remarquables duos sortis au milieu des années 1990, avec des grands chanteurs algériens et français, comme Mami, Amazigh Kateb et bien d’autres, à faire connaître notre patrimoine musical à la fois dans sa spécificité et sa diversité culturelle.

L. Graba

MUSTAPHA GUERROUABI, INTERPRÈTE DE MUSIQUE CHAÂBI

Le TALENT de père en fils

Ayant participé à l'hommage rendu à El-Hachemi Guerrouabi pendant le mois de Ramadhan par l'Office national de la culture et l'information (ONCI), Mustapha Guerrouabi revient, dans ce bref entretien, sur les enseignements de son père et ses qualités qui ont fait de lui une icône de la chanson et de la culture algériennes.

Je n'ai pas encore mis les pieds

culture algériennes. Je n'ai pas encore mis les pieds simples chansonnettes que je commençais à voler

simples chansonnettes

que je commençais à voler de mes propres ailes, il m'a proposé de faire un duo avec lui, c'était un enregistrement à la télévision algérienne, en 1989, de la chanson Sobhane khalek el-koun, c'était le plus beau cadeau qu'on pouvait m'offrir et ça demeure un moment inoubliable.

Pensez-vous la culture algérienne est recon- naissante au passage et aux travaux d'El-Ha- chemi Guerrouabi ? La culture algérienne n'a jamais nié El-Ha- chemi Guerrouabi et je suis très reconnaissant pour ça, les responsables de la culture lui rendent des hommages et tout le peuple le garde toujours dans son cœur, et c'est un point qui me réchauffe le cœur.

21 e FESTIVAL « LES SUDS » À ARLES

La musique de Si Moh

e FESTIVAL « LES SUDS » À ARLES La musique de Si Moh textes où il

textes où il convoque le passé et in- terroge la raison. Pour sa part, le groupe «Super Orien Spécial», issu d'une rencontre de musiciens afri- cains dont les Algériens Sofiane Saidi et Mohamed Ben Amar, figure au programme de cette édition. Ce groupe, fondé en 2014, croise les mu- siques maghrébines et orientales avec le mbalax, un genre de musique po- pulaire d'origine sénégalaise. Créé en 1996, à l'initiative de passionnés et professionnels de la culture méditer- ranéenne, «Les Suds à Arles» est dédié aux musiques du monde et œuvre à la promotion de la diversité culturelle à travers la musique.

Qu’est-ce que vous retenez de votre défunt père, et quels sont les enseigne- ments qu'il vous a transmis ? Je retiens de lui sa modestie, son contact facile avec les gens et sa popula- rité, mon père a travaillé un peu partout dans le pays et avec les différentes franges de la société, il a chanté partout, dans les

villes et les villages, sur les terrasses des

bâtiments

dans un coin sans qu'un Algérien me ra- conte le passage de mon père, sa posture et son élégance, cela me réjouis et me donne un sentiment de fierté. Mon père m'a en- seigné l'amour du travail et la passion de la musique, il avait toujours la soif d'appren- dre, de continuer à travailler et à perfec- tionner son style, il m'a également enseigné la popularité et de savoir gérer la célébrité qui, selon lui, est une arme à dou- ble tranchant, elle peut propulser l'artiste au sommet comme elle peut le réduire à néant.

Vous avez choisi de faire de la musique ou bien l'influence et la notoriété de votre père vous ont poussé à embrasser une carrière mu- sicale ? Je suis passionné de musique depuis mon jeune âge. Il est vrai que mon père avait l’œil et l’âme artistique et il encourageait la créativité et la libre expression. C'est lui qui m'a acheté une batterie alors que j'avais seulement huit ans, je suis passé à la derbouka par la suite, avant de re- joindre El-Fekhardjia et commencer à travailler le chaâbi au vrai sens du terme. Lorsqu'il a remar- qué que je commençais à mûrir artistiquement et

Beaucoup d'amateurs de la musique chaàbi imitent El-Hachemi Guerrouabi dans l'interprétation. Quel conseil pou- vez-vous leur donner ? Je tiens à préciser que mon père aimait

la jeunesse, et si je peux donner un conseil aux amateurs passionnés de chaâbi, c’est celui du travail ininterrompu. Pour mon père, chaque auditeur avait son propre menu. Par un simple coup d’œil, il savait s'il devait interpréter le qcid ou bien de

toute cette maî-

trise vient suite à des années de travail, de recherche et d'expériences partagées avec autrui, c'est le message que mon père ai-

mait transmettre aux jeunes : rigueur, pa- tience et persévérance.

Parlez-nous de votre nouveauté mu- sicale ? Je suis établi à l’étranger, mais le chaàbi coule toujours dans les veines. Je continue de tra- vailler dans la sérénité. Porter le nom Guerrouabi est une lourde responsabilité dans le milieu de la musique algérienne et arabe, je fais de mon mieux pour honorer ce nom et assurer la continuité en produisant une bonne musique. J'ai récemment préparé un album dans lequel j'ai revisité le pa- trimoine algérien avec, notamment, des chansons propres à moi. Cela dit, j'ai décidé de ne plus tra- vailler avec les éditeurs, à cause du piratage, je préfère donner mes chansons à la radio que de les soumettre à un éditeur. Réalisé par :

Kader Bentounès

À ORAN

SAISON ESTIVALE

ambulantes

Expositions

du Sud

des wilayas

des ex-

Des artisans des wilayas du Sud du pays prendront part à

d’artisanat et des

par la Chambre

positions ambulantes, organisées

d’animation de la sai-

métiers d’Oran, dans le cadre du programme

son estivale 2016, a-t-on appris de cette chambre. Cette opération

artisans

dOran permettra aux

niveau des plages

et les commercialiser, et aux

qui se tiendra au

leurs produits, les promouvoir

estivants de découvrir la richesse et la diversité de lartisanat algé-

d’exposer

le président de la chambre. La plage de Mers El-Had-

et des métiers

rien, a ajouté

chambre dartisanat

la

dOran) accueillera

de Tindouf le 12 juillet en cours, a indiqué M. Boukhari. Cette expo-

jadj (est

artisans du sud-ouest

une forte participation des

sition, qui connaîtra

artistiques,

et des compétences

un legs culturel

du pays, qui recèlent

se poursuivra jusqu’au 8 septembre prochain.

abritera des

«Les Andalouses»

complexe touristique

L’entrée du

expositions d'artisans des wilayas du Sud et dOran pour leur per-

des ventes en cette saison qui draine un grand

noter que lexposition

mettre de réaliser

À

pays et de l’étranger.

nombre de visiteurs du

Chambre dartisanat et des métiers au centre-ville d'Oran

grand nombre de visiteurs.

tenue à la

a attiré un

au mois du Ramadhan

ORCHESTRE DES JEUNES DE PALESTINE

 

Tournée au Royaume-Uni

L'Orchestre des jeunes de Palestine (OJP), composé de 85 musiciens palestiniens âgés de 14 à 26 ans, originaires du monde entier, effectuera sa première tournée au Royaume-Uni du 25 juillet au 1 er août, ont annoncé, mardi dernier, les organisateurs. Sous la baguette de la chef d'orchestre britannique Sian Edwards, qui a dirigé l'Opéra national britannique dans les années 1990, ces musiciens amateurs de haut niveau ou jeunes professionnels se produiront, notamment, au prestigieux Royal Albert Hall de Londres, le 1 er août, afin de diffuser «leur message d'humanité, malgré le chaos politique international». Ce sont des étudiants, dans les territoires palestiniens ou à l'étranger, qui convergeront de dix pays différents pour jouer en Ecosse (Perth et Glasgow), au Pays de Galles (Cardiff) et en Angleterre (Leeds, Birmingham et Londres). Sur scène, ils interpréteront du Beethoven, des créations du compositeur britannique Graham Fitkin et du russe Modeste Moussorgski, ainsi que les airs des légendes de la musique arabe Fairouz et Oum Kalthoum. Étant dans l'incapacité de répéter dans les territoires palestiniens, l'Orchestre se réunira, du 18 au 24 juillet, au Conservatoire royal d'Ecosse avant de lancer cette série de concerts à travers le pays. Créé en 2004 par le Conservatoire national de musique Edward Said, l'Orchestre (Palestine Youth Orchestra) a pour vocation de réunir des jeunes Palestiniens du monde entier au sein d'un ensemble orchestral de haut niveau. Depuis sa création, il a joué dans des pays arabes (Jordanie, Liban, Syrie, Bahreïn) et en Europe (Italie, Grèce, Allemagne et, en 2015, en France).

Le compositeur et interprète Mo- hamed Ahmane, plus connu sous le nom artistique de Si Moh, participe au 21 e Festival «Les Suds» prévu du 11 au 17 juillet à Arles (Sud de la France), indiquent les organisateurs. Si Moh donnera, jeudi prochain, un concert aux côtés de Dorsaf Hamdani (Tunisie) et Aynur Dogan (Turquie), entre autres. Réservé et peu visible sur scène, Si Moh se distingue par ses textes recherchés et la douceur de sa musique, un brassage de traditionnels kabyles et méditerranéens. Le carac- tère universel de son œuvre lui a pro- curé une notoriété en dehors de l'Algérie où il est apprécié notam- ment pour le contenu de ses textes jugés «philosophiques». Poète, Si Moh s'est imprégné des textes de grands noms de la chanson française tels que Jacques Brel et Gilbert Bé- caud. L'artiste qui a débuté sa carrière dans les années 1980, a édité une di- zaine d'albums dont Ur neslib ara (on n'est pas fous), Yir argaz (l’homme sans scrupules) et Tatti batata (la par- lotte). Dans son dernier album, Lexla, sorti en 2013, le chanteur a exploré de nouvelles sonorités musicales mé- diterranéennes pour rythmer des

BISKRA

Réhabilitation du patrimoine

Quatre études viennent d’être engagées à Biskra en vue de la réhabilita- tion de biens appartenant au patrimoine culturel, apprend-on, samedi, auprès de la direction de la culture. Il s’agit de quatre vieilles mosquées se trouvant dans les communes de Zéribet El-Oued, Tolga, Ouled Djellal et au village de Mohamed Moussa, dans la commune d’El-Haouch, a précisé Rabéa Hebba, chef du service patrimoine culturel relevant de cette direction. La même source fait état de l’achèvement d’une étude similaire visant la réha- bilitation de la mosquée Khaled Ibn Sinane (commune de Sidi Khaled) et du minaret de la mosquée Sidi Lembarek dans la commune de Khenguet Sidi Nadji. Des actions de protection du cadre bâti de la Dechra El-Hamra (village rouge) dans la commune d’El-Kantara et du musée de la même commune ont été également menées dans le même cadre. Les interventions portent es- sentiellement sur la restauration de fissures et la pose de supports de soutè- nement de sorte à ne pas défigurer l’architecture des monuments et en respectant les matériaux de construction d'origine, précise M me Hebba.

Vie pratique

21

EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du lundi 6 Chaoual 1437 correspondant au
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du lundi 6 Chaoual 1437
correspondant au 11 juillet 2016 :
- Dohr … 12h54
- Asr 16h45
- Maghreb 20h12
- Ichaa……………… 21h50
Mardi
7
Chaoual
1437
correspondant au 11 juillet 2016 :
- Fedjr
03h51
- Echourouk
05h39
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID au capital social de 50.000.000 DA 20,
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Edité par l’EPE-SPA
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CONDOléANCES

Le Directeur Général, M. Taleb Ahmed Chawki et l’ensemble du personnel très affectés par le décès

de la mère de M me BOUAKAz zahia, cadre à la Direction Générale de la Caisse Nationale d’Assurance Chômage

Présentent à la famille de la défunte leurs sincères condoléances et les assurent en cette pénible circonstance de leur profonde compassion.

Que Dieu le tout-Puissant accorde à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son vaste Paradis.

A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons.

El Moudjahid/Pub

ANEP 422581 du 11/07/2016

CONDOléANCES

Les membres du Conseil d’Administration, le Syndicat d’Entreprise et l’ensemble du personnel de la Banque Extérieure d’Algérie, profondément affectès par le décès de la belle mère de M. KESSASRA Said, président-directeur général présentent à sa famille leurs sincères condoléances et l’assurent en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie.

Que Dieu le Tout-Puissant accorde à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis.

A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.

El Moudjahid/Pub

ANEP 422642 du 11/07/2016

CONDOléANCES

Le Directeur Général de la SNTF, les membres du Conseil d’Administration de la SNTF, l’ensemble des cadres dirigeants, les représentants des travailleurs, ainsi que la famille cheminote, très affectés par le décès du Frère de M. KHOUKHI Mourad, chargé de la gestion des affaires de l’autorité organisatrice des transports Urbains au ministère des travaux publics et des transports et président du Conseil d’Administration de la SNtF présentent à sa famille et à tous ses proches leurs sincères et profondes condoléances.

Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis.

«A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons».

El Moudjahid/Pub

ANEP 422585 du 11/07/2016

CONDOléANCES

Le Président-Directeur Général, M. Tayeb Zitouni, les membres du Conseil d’Administration, les cadres et l’ensemble du personnel de la Société algérienne des Foires et Exportations (SAFEX), profondément touchés par

le décès du père de leur collègue M me SOUIDI née KERBANE Azziza présentent à cette dernière ainsi qu’à sa famille, leurs sincères condoléances et les assurent en cette douloureuse circonstance de leur profonde compassion.

Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis.

«A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons».

El Moudjahid/Pub

ANEP 422634 du 11/07/2016

CONDOléANCES

Le Président et l'ensemble des membres de l'Association Nationale M.A.L.G, très affectés par le décès du regretté zAKAD Abderrahmane, Moudjahid, ex-membre de la direction de la documentation et recherche (MAlG), présentent à sa famille leurs sincères condoléances et l’assure, en cette pénible circonstance, de leur profonde sympathie. Qu'Allah le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis

« À Dieu nous appartenons et vers Lui nous retournons ».

El Moudjahid/Pub du 11/07/2016

DECES

DECES

DECES

La

famille

Megherbi a la douleur de faire part du décès de leur père et époux,

Megherbi a la douleur de faire part du décès de leur père et époux,

le D r Abdeslam MEGHERBI le 5 juillet 2016

le D r Abdeslam MEGHERBI le 5 juillet 2016

et époux, le D r Abdeslam MEGHERBI le 5 juillet 2016 L'enterrement a eu lieu le
et époux, le D r Abdeslam MEGHERBI le 5 juillet 2016 L'enterrement a eu lieu le
et époux, le D r Abdeslam MEGHERBI le 5 juillet 2016 L'enterrement a eu lieu le
L'enterrement a eu lieu le même jour au cimetière de Sidi Yahia. Que Dieu le
L'enterrement a eu lieu le même jour au cimetière de Sidi Yahia. Que Dieu le

L'enterrement a eu lieu le même jour au cimetière de Sidi Yahia. Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis. «À Dieu nous appartenons et vers Lui nous retournons».

El Moudjahid / Pub du 11/07/2016

El Moudjahid/Pub du 11/07/2016

El Moudjahid / Pub du 11/07/2016

PENSéE

Celà fait une année depuis que notre chère mère,

M me titoun Melkhier, née Heddad,

nous a quittés.

M m e titoun Melkhier, née Heddad, nous a quittés. En ce douloureux souvenir, ses huit

En ce douloureux souvenir, ses huit filles prient ceux qui l’ont connue d’avoir une pieuse pensée en sa mémoire. Le temps ne t’effacera jamais. Tu es dans nos cœurs.  A yemma thaâzizth akmig Rebbi nath errahma.

El Moudjahid/Pub du 11/07/2016

akmig Rebbi nath errahma. El Moudjahid / Pub du 11/07/2016 El Moudjahid / Pub du 11/07/2016

El Moudjahid/Pub du 11/07/2016

Société de Maintenance Industrielle et Fours EPE-SMIF Spa Filiale du groupe GICA SMQcertifié selon la

Société de Maintenance Industrielle et Fours EPE-SMIF Spa Filiale du groupe GICA SMQcertifié selon la norme ISO9001-2008

AvIS D'ANNUlAtION de l’appel d’offres national et international restreint

N° 02/Dt/SMIF/2015

La Société de Maintenance Industrielle et Fours (SMIF) dénommée par abréviation EPE SPA SMIF, Filiale du Groupe GICA, sise à BP 77 Meftah, wilaya de Blida, porte à la connaissance de l'ensemble des soumissionnaires à l'avis d'appel d'offres national et international restreint N° 02/Dt/SMIF/2015 Relatif à l'acquisition de «deux (02) nacelles articulées, tous terrains, motorisées sur roues, hauteur de travail 38 à 42 mètres»

qu’il est

El Moudjahid/Pub

ESt ANNUlé.

ANEP 212130 du 11/07/2016

Lundi 11 Juillet 2016

Sports

22

EL MOUDJAHID

JUDO
JUDO

SÉLECTION NATIONALE

Bientôt au Brésil

ATHLÉTISME : JO-2016

(400m haies) : Lahoulou à 5 centièmes des minima pour Rio

Le hurdler algérien Abdelmalek La- houlou a raté de 5 centièmes les mi- nima du 400m / haies pour les jeux Olympiques de Rio, malgré sa belle victoire samedi au meeting internatio- nal de Quatrache Tararé (France). La- houlou a brillamment remporté cette course en 49.45 mais les minima exi- gés par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) sont fixés à 49.40. L'Algérien s'est imposé devant son compatriote Miloud Rahmani (2e en 49.65) et le Sénégalais Amadou Ndiaye (3 e en 49.96).

(3000M STEEPLE)

Bettiche, toujours loin des minima

L'Algérienne Amina Bettiche a raté une nouvelle fois les minima du 3000m steeple pour les jeux Olym- piques de Rio, en se contentent d'un chrono de 9:46.49 samedi soir au meeting international de Courtrai (Belgique) alors que le temps exigé pour se qualifier est de 9:45.00. Un énième échec donc pour Bettiche, qui le 16 juin dernier avait pris la 14e place au meeting international de Stockholm en 10:07.39, avant de se contenter de la 6 e place en 10:18.67 le 25 du même mois à Bilbao (Espagne). Nawel Yahi, la 2 e Algérienne engagée dans le 3000m steeple du meeting in- ternational de Courtrai avec le même objectif de réussir les minima pour les JO de Rio, a finalement abandonné. Le dernier délai pour se qualifier aux Olympiades du Brésil est fixé à ce di- manche. Donc, les athlètes qui n'ont pas encore réussi leurs minima ne dis- posent plus que d'une seule cartouche.

Seule Klishina (Russie) a été repêchée pour les JO-2016

Seule la sauteuse en longueur russe Darya Klishina a été repêchée par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) pour prendre part aux Jeux Olympiques-2016 (JO-2016) de Rio, parmi les athlètes qui en avaient fait la demande, rapporte dimanche l'agence de presse locale TASS. "Des refus sont arrivés pour tout le monde, sauf pour Klishina", a déclaré la res- ponsable juridique du Comité olym- pique russe Alexandra Brilliantova, selon TASS. Dans une autre procé- dure, 68 athlètes russes ont saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour décrocher leur qualification à titre in- dividuel à la suite de la suspension de la Fédération russe par l'IAAF dans le cadre du scandale de dopage organisé qui la frappe. Plus tôt dans la journée, l'instance in- ternationale d'athlétisme a annoncé que la double championne d'Europe en salle (2011, 2013) avait été décla- rée éligible pour participer aux com- pétitions internationales d'athlétisme, et donc potentiellement aux pro- chaines Olympiades de Rio sous maillot neutre. La participation de Klishina (25 ans) aux JO-2016 doit maintenant être validée par le Comité international olympique (CIO), orga- nisateur des Olympiades. Le CIO sou- haite lui que les athlètes russes repêchés puissent participer aux JO sous leurs couleurs nationales, le Co- mité olympique russe n'étant pas sus- pendu. Klishina est la deuxième athlète russe à se voir autorisée à re- prendre les compétitions internatio- nales d'athlétisme, après Yulia Stepanova, la lanceuse d'alerte à l'ori- gine des révélations sur l'existence d'un système de dopage organisé en Russie qui ont abouti à la suspension de la Fédération russe (ARAF) depuis novembre 2015 par l'IAAF.

La sélection algérienne de judo pour Rio-2016 est rentrée au pays vendredi dernier, à l’issue d’un stage de préparation en Espagne, durant lequel nos représentants étaient en regroupement avec une centaine de judokas de l’élite mondiale de la discipline.

D ans une semaine, nos cinq représentants en judo aux Jeux de Rio entameront

un ultime stage international (Training Camp) particulière- ment relevé au Brésil, plus préci- sément dans la province de Santos, au Brésil. Un stage qui s’étalera jusqu’à la fin du mois de juillet. En attendant le départ au Brésil, la sélection algérienne de judo pour Rio-2016 poursuivra sa préparation durant toute la se- maine en cours, en stage bloqué à Alger, avec des séances d’en- traînements poussées au dojo de Bouzaréah et au CREPSM de Ben-Aknoun. Le travail sera axé sur la préparation physique et technico-tactique. Le stage en Es- pagne, qui s’est déroulé dans le cadre du «Camp Castelldefels», était une initiative de l’Union africaine de judo (UAJ). «Ce stage international nous a été très

de judo (UAJ). «Ce stage international nous a été très bénéfique. Pendant une quinzaine de jours,

bénéfique. Pendant une quinzaine de jours, à Castelldefels, près de Barcelone, nous étions avec la crème du judo mondial, et le tra- vail effectué a été intense et sans relâche dans la continuité du stage qu’on avait effectué en Corée du Sud », nous a confié le champion d’Afrique Abderrah-

mane Benamadi. Seuls les cinq judokas qualifiés aux JO étaient concernés par le stage de Castell- defels. Il s’agit de Houd Zour- dani, Abderrahmane Benamadi, Lyes Bouyacoub, Tayeb Moha- med-Amine et Sonia Asselah. C’est ce même groupe qui se ren- dra au stage prévu au Brésil et à

l’issue duquel nos judokas et leurs staff rejoindront la déléga- tion algérienne au village des athlètes, à Rio de Janeiro. Le pro- gramme des Jeux de Rio indique que le tournoi de judo se dérou- lera du 6 au 12 août 2016, à la salle la «Carioca Arena 2». Nabil Ziani

Omar Benali rejoint Saint-Gratien-Sannois

Omar Benali, en provenance de Limoges Pro D2. Ce Val-d'Oisien de cœur retrouve son ancien club. Bienvenue Omar chez les Diables Rouges 95", écrit Saint-Gratien- Sannois Handball Club sur sa page Facebook. Le club de Limoges Hand 87 avait annoncé il y a plusieurs semaines le

Limoges Hand 87 avait annoncé il y a plusieurs semaines le départ de l'international algérien de

départ de l'international algérien de 33 ans qui voulait "se rapprocher de sa famille et retourner en région parisienne dès la saison prochaine".

HANDBALL
HANDBALL

L'ailier droit algérien Omar Benali s'est engagé avec Saint-Gratien-Sannois en provenance de Limoges (Pro D2), a annoncé vendredi soir le club français de handball qui vient d'accéder en Proligue (2e division). "C'est avec une grande fierté qu'on vous présente notre dernière recrue,

CAN-2016 (U21) : PRÉPARATION

LES VERTS EN STAGE À ALGER

La sélection nationale de handball des moins de 21 ans (U-21) a en- tamé avant-hier un stage à Alger en vue de la Coupe d'Afrique des na- tions CAN-2016 prévue au Mali (11-18 septembre), a appris l'APS auprès de la Fédération algérienne de handball (FAHB). Les coéqui- piers de Naim Zohir (JSE Skikda) enchaîneront ensuite avec un stage

en Slovénie prévu du 15 au 30 juillet, alors que la dernière étape pré- paratoire se déroulera également en Slovénie du 20 août au 5 septem- bre avant le départ au Mali. Le staff technique national composé de Gherbi Rabah et Bouchekriou Salah a retenu 21 joueurs.

HANDI-BASKET
HANDI-BASKET

CHAMPIONNAT ARABE

L’Algérie au Maroc pour PEAUFINER sa préparation

La sélection nationale de handi-basket (mes- sieurs) prendra part, du 11 au 16 juillet à Agadir (Maroc), au championnat arabe "Open", en pré- paration des Jeux Paralympiques de Rio (7-18 septembre) auxquels l'équipe est qualifiée. Outre l'Algérie et le Maroc, le tournoi d'Agadir regrou- pera les sélections d'Arabie Saoudite, d'Irak, du Koweït et d'Afrique du Sud (comme invitée d'honneur). Au cours de la compétition, l'équipe algérienne disputera cinq matchs au premier tour (round Robin), avant les demi-finales qui oppo- seront le premier du classement au 4 e , alors que le second affrontera le 3 e . "Le tournoi tombe au bon moment et devrait permettre à l'entraîneur national, Lahcene Tagmi et son adjoint Mustapha Brahimi, de peaufiner la préparation en cours. Cette compétition sera l'une des dernières au programme de sa troupe, donc il

CYCLISME
CYCLISME

sera tenu d'améliorer plusieurs choses dans le jeu et essayer de dégager une équipe type qui aura l'honneur de défendre les chances du handi-bas- ket algérien à Rio", a déclaré à l'APS, Rabah Ha- limi, responsable du handi-basket au niveau de la Fédération algérienne handisport (FAH) dont il est membre fédéral. Etant donné qu'il s'agit de l'avant-dernière compétition-test pour les Verts, l'entraîneur national se déplacera avec les 12 joueurs qu'il a sélectionnés pour les Paralym- piques ainsi que quatre réservistes en cas de pé- pins de dernière minute. Le test d'Agadir débutera aujourd’hui et pren- dra fin le 16, mais la sélection poursuivra sa pré- paration dans cette ville jusqu'au 27 du même mois, en prévision de l'ultime tournoi internatio- nal auquel elle devra prendre part à Londres du 1er au 5 août. "Je pense qu'avec ces deux tournois

TOUR DE FRANCE

Contador s’arrête à la 9 e étape

et ceux d'avant, le groupe sera plus aguerri pour entreprendre les choses sur de meilleurs auspices lors du rendez-vous paralympique. Avec les deux tournois qui pointent à l'horizon, l'équipe peut être plus homogène et cohérente. Les joueurs et leur staff en sont conscients", a souligné Halimi. A Agadir, les Verts entament la compétition contre le Koweït aujourd’hui, puis affronteront l'Arabie Saoudite et le Maroc de- main, avant d'enchaîner avec l'Afrique du Sud (le 13) et de terminer le 1er tour face à l'Irak (le 14). Les demi-finales auront lieu le vendredi 15 juillet, alors que le match de classement et la finale se joueront le lendemain (samedi). "Les sélections présentes ont un niveau très appréciable et sont habituées à jouer dans les grandes compétitions internationales.

Le coureur espagnol Alberto Contador (Tinkoff), double vainqueur du Tour de France, s'est arrêté dès la 9e étape, après avoir renoncé hier à une centaine de kilomètres de l'arrivée à Arcalis (Andorre). Avant la 9è étape, Contador avait chuté à deux reprises en début et comptait déjà lors de cette étape, un retard de trois minutes au départ sur le maillot jaune, le Britan- nique Chris Froome (Sky). L'Espagnol, âgé de 33 ans a gagné à deux re- prises le Tour, en 2007 et 2009. Ambitieux au départ du Mont-Saint-Michel, quand il espérait lutter pour le maillot jaune à Paris, Contador est tombé à deux reprises en début d'épreuve, dans les deux premières journées passées dans la Manche. Blessé sur les deux côtés du corps, le Madrilène a gardé le contact avec les favoris du Tour jusqu'à la 5e étape au Lioran, où il a été légèrement distancé. Dans les Pyrénées, il a été de nouveau à la peine lors de la 8e étape menant à Bagnères-de-Luchon. Au classement général, l'Es- pagnol, relégué à la 20e place, pointait à 3 min 12 sec de Froome au départ de l'étape à Vielha (Espagne). "Jusqu'à présent, mon Tour a été difficile,

vraiment compliqué, reconnaissait Contador hier matin. J'ai perdu beau- coup de temps et, pour le classement général, ce n'est pas bon". Dans cette étape, le Castillan s'est laissé décrocher plusieurs fois pour parler avec la voiture de son directeur sportif. Dans l'ascension du Port del Canto, la deuxième des cinq montées du jour, il a fini par mettre pied à terre, poser le vélo, et prendre place sur le siège passager avant. Contador avait fait du Tour de France son grand objectif de la saison avant les JO-2016 de Rio le mois prochain. Depuis sa seconde victoire en 2009, l'Espagnol a cumulé les déceptions sur le Tour. Sa victoire de 2010 lui a été retirée l'année sui- vante à cause d'un contrôle antidopage positif, pour quelques nanogrammes de clenbutérol. Absent en 2012, il a échoué près du podium en 2013 et a été contraint à l'abandon l'année suivante après une chute dans la descente d'un col des Vosges. L'an passé, Contador avait gagné le Giro mais il n'avait pu faire mieux que 5e dans le Tour, à près de dix minutes de Froome.

Lundi 11 Juillet 2016

Sports

EL MOUDJAHID

23

JS KABYLIE

Ziaya PROMET beaucoup de buts

La JS Kabylie poursuit tranquillement sa préparation d'avant-saison au stade du 1 er -Novembre. Kamel Mouassa, qui dirige d'une main de fer les séances de travail, attend que son groupe se complète avant de mettre le cap sur Tikdjda où les Canaris vont enchaîner avec leur deuxième partie de stage, consacrée à l'oxygénation et à la remise en train.

PAIEMENT DE LA QUOTE-PART DES CLUBS ET DE LA LFP

YOUCEF KARA DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’OCO

«La régularisation est en cours »

L a séance de ce samedi a été mar- quée par la présence de la nou- velle recrue, Abdelmalek Ziaya,

dont le recrutement a suscité un senti- ment circonspect chez les supporters kabyles. En dépit de son vécu et surtout son aura, l'ancien buteur de l'Entente de Sétif n'a pas réussi à faire l'unanimité autour de lui, même si sa première ap- parition sous le maillot de la JSK a été bien accueillie par les supporters. Kamel Mouassa a tenu, de son côté, à remettre les choses dans leur contexte en expliquant que le choix de recruter Ziaya" a été bien étudié. C'est un atta- quant qui peut nous apporter beaucoup. On a besoin d'un joueur comme lui en attaque. Je mise beaucoup sur ses qua- lités", a déclaré l'entraîneur kabyle qui a demandé néanmoins à ce que l'on ren- force le secteur offensif. La direction kabyle a tenté un temps la piste Ahmed

Gasmi, mais le coup était voué à l'échec dès le départ, dans la mesure où l'on voyait mal le NAHD s'en séparer. Ac- tuellement, les dirigeants sont sur la piste d'un attaquant émigré, nous dit-on. Cela reste l'unique option qui reste aux dirigeants kabyles, faute de joueurs dis- ponibles sur le marché. En attendant, Abdelmalek Ziaya peut être la solution. Le joueur sait qu'il est attendu et promet de répondre aux attentes. "Je suis ici pour marquer des buts. On m'a fait venir pour ça. Je promets aux supporters beaucoup de belles choses. Mon objec- tif est de marquer dès la première jour- née. Je sais par expérience que cela est important pour la confiance. Les sup- porters de la JSK ne seront pas déçus", a déclaré Abdelmalek Ziaya qui sera sans doute l'un des atouts maîtres de Kamel Mouassa cette saison. Amar Benrabah

maîtres de Kamel Mouassa cette saison. Amar Benrabah ALORS QUE LES PISTES TABTI ET GASMI SEMBLENT

ALORS QUE LES PISTES TABTI ET GASMI SEMBLENT ÊTRE ÉCARTÉES

Alors que la piste Gasmi est complément abandonnée, les dirigeants du NAHD réclamant un montant jugé exorbitant pour sa libération, la JSK pourrait bel et bien faire marche arrière dans le dossier Tabti aussi. En effet, le président de du CSA de l’ASM Oran, en l’occurrence Baghour, a fait savoir que celui qui veut s’adjuger les services du jeune milieu de terrain doit débourser la somme de 2 milliards de centimes au minimum. Pourtant, le premier responsable du club Oranais était prêt à le céder la semaine dernière à la formation Kabyle contre seulement 1 milliard de centimes.

Un premier stage est prévu à Tlemcen pour une durée de 10 jours. Un recrutement est opéré déjà en fonction des besoins de chaque compartiment pour renforcer l’ef- fectif et jouer au minimum le main- tien. L’option était de cibler des joueurs en quête de confirmation et à la recherche également d’un statut ce qui est judicieux dans une cer- taine mesure au vu de l’expérience vécue par ce club victime de l’hos- tilité de son environnement. «Je veux des joueurs qui mouillent le maillot pour défendre les couleurs du club…», affirme avec force et conviction le nouveau coach Cherif El Ouazzani qui compte à son tour relever le défi et réussir le challenge. Pas moins de dix éléments ont signé leurs contrats à l’image du gardien de l’US Chaouia, Belbot, de Bachiri et Hendou du Mouloudia d’Alger,de Kouriba et Nemdil de l’ESS, de Me- ziane de l’USM El-Harrach, de Amiri de l’USM Blida, sans comp- ter la récupération de quelques es- poirs à l’image du Belhocini en attendant l’arrivée probable de l’at- taquant Boulmedais et d’un meneur

Deux émigrés seront TESTÉS

Un retournement de situation que les dirigeants de la JSK n’ont pas du tout apprécié. Ces derniers, déçus par l’attitude de leur interlocuteur qui visiblement fait dans la surenchère, ont quitté la table de négociation après avoir fait une dernière offre de 1,2 milliard de centimes. Une somme jugée insuffisante par le premier responsable de l’ASMO, qui a fait savoir que le CS Constantine a fait une proposition de 1,7 milliards de centimes pour recruter le jeune joueur en question. Par ailleurs, le club phare de la Kabylie a fait savoir qu’il serait en contact avec deux Franco-Algérien.

savoir qu’il serait en contact avec deux Franco-Algérien. USM BEL-ABBÈS Deux milieux de terrain offensifs, issus

USM BEL-ABBÈS

Deux milieux de terrain offensifs, issus des centres de formations français, qui viendraient au courant de la semaine pour effectuer des tests. Selon leur manager, ces derniers ont toutes leurs chances de

séduire le staff technique de la JSK.

A noter que le jeune Abou, formé à

l’ASMO s’entraine avec l’équipe première depuis la reprise. Mouassa qui connait bien les potentialités de cet élément, souhaite le conserver

dans l’effectif. Il a d’ailleurs réussi

à convaincre les dirigeants de lui

faire signer une licence avec les

U20.

Rédha M.

Stage de dix jours à Tlemcen

avec les U20. Rédha M. Stage de dix jours à Tlemcen de jeu à même de

de jeu à même de constituer la loco- motive pour conduire la formation Belabbesienne à bon port. «Je pense que ce recrutement demeure judi- cieux et en fonction surtout des moyens de l’équipe. Nous avons opté pour l’efficacité à travers d’abord l’engagement de l’entraî- neur Cherif El Ouazzani connu pour sa rigueur et sa discipline…», ajoute le directeur général, M. Bensenada Djillali qui déplore toutefois cette

hostilité d’un environnement. Force est de reconnaitre effectivement que cet environnement influe négative- ment sur l’évolution de cette équipe qui n’arrive point à se débarrasser de l’héritage légué pour se débattre perpétuellement dans les gestions antérieures où les dettes la guettent à chaque début de saison. Des dettes sans le plus souvent sans aucun bilan présentée il faut dire sans l’ap- port et la contribution continu du

wali, M. Hattab Mohamed, cette formation aurait disparu face à l’in- différence des ses propres enfants et des operateurs locaux surtout censés s’impliquer, s’investir pour promou- voir cette formation et redorer son blason. Exception pour deux ou trois investisseurs, aucun contribu- tion effective n’est à souligner même s’il reste vrai que l’environ- nement est pour beaucoup dans ce désintéressement. Comme on peut alors, l’USMBA entame sa nouvelle saison par la grâce de l’Etat et de ses représentants qui mesurent la portée de cet effort s’inscrivant justement dans la prise en charge des attentes et préoccupations de la jeunesse. Une jeunesse locale fortement atta- chée à l’équipe pour vibrer au rythme de ses mouvements. Pour l’heure, la concentration est de mise pour la perfection de cette prépara- tion qui se poursuivra dans une se- conde étape par un stage en Turquie alors que l’autre préoccupation ré- side dans l’assainissement d’une gestion difficile à décortiquer… A. Bellaha

d’une gestion difficile à décortiquer… A. Bellaha Le de l'of- fice du Com- p l e

Le de l'of-

fice du Com-

p

l

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o

l y m p i q u e

M o h a m e d -

Boudiaf d'Al- ger a indiqué samedi que le paiement de la quote-part des clubs et de la Ligue de foot- ball professionnel (LFP) était en cours,

rassurant que les derbies algérois pour la saison 2016-2017 "auront bel et bien lieu

au stade du 5-juillet". "Nous avons déjà

pris attache avec certains clubs pour le paiement de leur quote-part, en plus de

celle de la LFP, concernant l'organisation

des derbies au 5-juillet l'année dernière.

Nous avons établi un échéancier et tout

sera réglé dans les prochaines semaines",

a indiqué à l'APS le premier responsable

de l'OCO. Lors de la dernière réunion de son

bureau exécutif, tenue le mardi 21 juin,

la Fédération algérienne de football

(FAF) a indiqué que les derbies de la ca- pitale risquaient de ne plus se jouer dans l'enceinte olympique, en raison du retard accusé par la direction du stade dans le paiement de la quote-part des clubs et de

la LFP. L'instance fédérale avait appelé

l'administration de l'OCO à payer la quote-part des clubs et de la LFP "dans

les plus brefs délais". "Nous allons tenir

nos engagements envers les clubs et la LFP. Il s'agit de sommes importantes dont je préfère taire le montant. Les der- bies algérois auront lieu au stade du 5- juillet sans le moindre souci", a-t-il ajouté.

T

 

OPS

 

Ghislain et Manucho l’exception

Si le transfert des joueurs étrangers

est interdit par l'instance fédérale, leur arrivée à titre de prêt en provenance de clubs algériens est, en revanche, auto- risée comme c'est le cas des deux atta- quants ivoiriens Ghislain Guessan (ex-RC Arbaâ) et Kouadio Manucho (ex-USM Alger). Ces deux éléments ont fait l'objet d'un prêt pour une saison respectivement à l'USMA et au MC Oran. "Le transfert des joueurs étran- gers dont le contrat est en cours est au- torisé. Ghislain, dont le club d'origine

a

été relégué en Ligue 2 ne peut pas

jouer dans cette division mais dispose encore d'une année de contrat avec le RCA qui a décidé de le prêter à l'USMA", avait expliqué récemment à

le

président de la LFP, Mahfoud Ker-

badj. Comme conséquences de la dé- cision d'interdire le recrutement des étrangers, le Libyen Mohamed Zaâ- biya (MCO),co-meilleur buteur la sai- son dernière, le Camerounais Gil N'gomo (CR Belouizdad),le Malgache Paulin Voavy (CS Constantine) et le Mauritanien Khalil Ahmed Moulay (CSC) ont été contraints de quitter le championnat de Ligue 1 après la fin de leurs contrats respectifs.

Le président de l’OL, OPTIMISTE pour que Ghezzal reste

Le président de l’OL, OPTIMISTE pour que Ghezzal reste L'attaquant international algérien de l'Olympique

L'attaquant international algérien de l'Olympique Lyonnais, Rachid Ghezzal, dont le contrat expire en 2017, n'a pas encore prolongé, mais le président Jean-Michel Aulas s'est dit "optimiste quant à un dénouement favorable", dimanche dans une inter- view au journal l'Equipe. "J'ai écrit une nouvelle fois à Ghezzal derniè- rement. Nous lui avons fait une meil- leure offre et je pense que les choses

devraient rentrer incessamment dans l'ordre", a déclaré le premier respon- sable lyonnais. Aulas a pointé d'un doigt accusateur "l'entourage" du joueur qui, selon lui, est derrière cette demande d'augmentation salariale, mais il a tenu à faire savoir que "ce n'est pas en insistant pour avoir plus qu'on obtient forcément plus", façon de dire que même s'il tient à garder Ghezzal, l'OL n'est pas prêt à dépas-

ser un certain seuil. "Ghezzal gagne- rait à rester car il est indispensable pour lui de confirmer. En plus, il se- rait peut-être préjudiciable pour lui de partir trop tôt", a encore fait savoir Aulas. Passé par des moments diffi- ciles sous l'ère de l'ancien entraîneur Hubert Fournier, le frère cadet de l'ancien international algérien, Abdel- kader, est devenu une pièce indispen- sable dans le onze lyonnais.

Néanmoins, malgré cette belle ascen- sion, le jeune Algérien dit ne pas être estimé à sa "juste valeur", tels que les autres cadres de l'équipe, comme Alexandre Lacazette. Il a donc refusé de prolonger son contrat qui expire en 2017, sauf si l'OL revoit sa propo- sition. En attendant un dénouement favorable, Ghezzal a repris les entraî- nements avec son club formateur le soir du 4 juillet dernier.

Lundi 11 Juillet 2016

LE D r CHAWKI SAHNINE, DG DE LA TDA « Une dizaine de noUveLLes chaînes

LE D r CHAWKI SAHNINE, DG DE LA TDA

« Une dizaine de noUveLLes chaînes attendues »

Bien décidé à mettre de l’ordre dans le champ audiovisuel qui jusqu’à présent a évolué dans l’anarchie la plus totale, le gouvernement prépare les meilleures conditions quant à la mise en conformité des chaînes télévisées avec le cahier des charges.

T DA, Télédiffusion d’Algérie a un grand rôle à jouer dans ce sens et son nouveau Directeur Général, Dr.

Chawki sahnine, nous en parle. « la TDA, soit Télédiffusion d’Algérie, se prépare à accueillir de nouvelles chaînes TV privées qui seraient autorisées. Dans cette perspective, nous avons pris les devants et nous sommes en mesure de diffuser par satellite dès aujourd’hui une dizaine de chaînes en qualité standard (SD), à cela s’ajoute une chaîne SD sur le réseau de Télévision numérique terrestre, soit la TNT», nous dit-il avant de préciser que ce nombre diminuerait s’il est décidé de diffuser certaines chaînes en Haute Dé- finition (HD) ou encore s’il s’agit de chaîne de sport. «Une chaîne HD est ca- ractérisée par une image d’une plus grande qualité qu’une chaîne SD, et nécessitera donc un plus grand débit de diffusion. Il en est de même pour les chaînes de sport, et ce peu importe le format, SD ou HD. Compte tenu de sa nature, une chaîne de sport est caractérisée par des images va- riant beaucoup dans le temps, et nécessite donc aussi un plus grand débit de diffusion pour garantir une qualité d’image», sou- ligne-t-il.

En foncTion Du mArché

Le responsable nouvellement promu à ce poste a, entre autres, fait savoir que si un plus grand nombre de chaînes devraient être diffusées, la TDA «prendra les dispo- sitions nécessaires pour répondre à cette demande, de nouvelles capacités satelli- taires pourraient être acquises à moyen et long terme. Pour cela, nous avons besoin d’une feuille de route sur les besoins spé- cifiques à satisfaire, sachant que le rôle de l’Arav est de réguler le marché audiovi- suel, notre rôle est de le prendre en charge. Le marché satellitaire est plutôt difficile, et il est dicté par la règle du premier arrivé premier servi, en particulier les satellites à très forte audience», a-t-il précisé en don- nant l’exemple des satellites à forte au- dience en Algérie, tels le Nilesat et l’E7WA encore ASTRA.

en Algérie, tels le Nilesat et l’E7WA encore ASTRA. moins chEr quE lEs DiffusEurs éTrAngErs En

moins chEr quE lEs DiffusEurs éTrAngErs

En ce qui concerne le coût des presta- tions offertes, il a été a mentionné que les tarifs seront ceux du marché, voire moins cher que ceux appliqués par les diffuseurs étrangers : «la TDA a la capacité d’acqué- rir une grande capacité satellitaire pour diffuser plusieurs chaînes à la fois, ce qui fait de nous, des grossistes, et de ce fait, nous pouvons obtenir des économies d’échelles dans les prix.»

un DEuxièmE bouquET DE Diffusion En TnT

Le responsable de la TDA a précisé que la couverture actuelle du «premier bouquet TNT intégrant les 5 chaînes publiques de l’EPTV est de l’ordre de 80 à 85 % de la population nationale dont près de 98% de la population dans la grande région d’Al- ger. Une capacité d’une chaîne est dispo- nible sur ce bouquet TNT pour une éventuelle chaîne privée autorisée. Le taux de couverture est en constante évolution et devrait atteindre 95% de la population dans un avenir très proche. En parallèle, TDA prépare un deuxième bouquet de dif-

fusion en TNT pour de nouvelles chaînes privées qui seront retenues par l’Autorité de régulation. « Il n’est pas encore décidé si ce deuxième bouquet TNT sera destiné aux mêmes chaînes que celles qui seraient autorisées à diffuser sur satellite. Néan- moins, Il faudrait qu’il y ait un contenu propre et de qualité à la plateforme TNT, en vue d’attirer et d’intéresser les citoyens vers la TNT. Par ailleurs, ces derniers de- vront acquérir des décodeurs TNT et réin- staller la bonne vieille antenne terrestre, appelée communément l’antenne râteau» a-t-il précisé. Le nouveau directeur général de TDA, âgé de 34 ans et jusqu’à récemment direc- teur des Etudes et du développement, est détenteur d’un diplôme d’ingénieur en technologies spatiales de l’Ecole polytech- nique de Montréal, d’un Master recherche et d’un Doctorat en micro-nanoélectro- nique de l’Institut polytechnique de Gre- noble. Il a, à son actif, plusieurs publications scientifiques ainsi qu’un brevet sur les cir- cuits intégrés pour les télécommunica- tions. Il est notamment président de la Commission technique de l’Union afri- caine de la Radiodiffusion. Kafia Aït Allouache

afri- caine de la Radiodiffusion. Kafia Aït Allouache C OMMENTAIRE L’EMBROUILLE banques, c’est plutôt

C OMMENTAIRE

L’EMBROUILLE

banques, c’est plutôt l’embrouille. Taux d’intérêts devant être avalisés, au préalable par la Banque d’Algérie, docu- ments constitutifs du dossier de demande de crédits pas encore définis, attente de l’accord de la tutelle pour l’entame de l’opération. Autant de justificatifs avancés qui n’expli- quent pas réellement les raisons de ce re- tard et qui alimentent l’embrouille qui entoure l’opération. Pour ce cadre d’une banque publique, «le dispositif du crédit à la consommation est opérationnel théoriquement mais pas dans la pratique». Un aveu qui renseigne sur ce décalage entre les banques publiques et celles du secteur privé. Côté pratique, il semble que cet état de fait est normal à cette phase de lancement du crédit, d’autant plus que «les banques publiques offrent plus d’as- surances et plus de sérénité que les banques privées», d’où cette lenteur dans la maturation du produit. Selon l’expert

M. Mebarek Malek Serrai, qui admet, tou- tefois, l’existence de «lourdeurs adminis- tratives», cet écart s’explique par le fait que les établissements financiers privés as- surent «des opérations légères de com- merce extérieur et de services» d’où «la rapidité d’exécution», contrairement aux banques publiques qui ont la charge de « projets lourds tels que les investissements » ce qui pourrait justifier leur position. Cela d’autant plus que le secteur bancaire privé «représente moins de 10% du mar- ché financier national», rappelle encore cet expert. Donc, «il ne faut pas se leur- rer». Il y a aussi ce souci majeur pour les banques publiques par rapport aux « pro- cédures et garanties» qu’il y a lieu d’étu- dier». L’autre argument évoqué par cet expert ré- side dans le fait que la «liste des produits couverts par le crédit à la consommation n’est pas définitive». En somme, le citoyen devra prendre son mal en patience le temps que les choses rentrent dans l’ordre. D. Akila

n La réintroduction du crédit à la

consommation, en février dernier,

à la faveur de la loi de finances

complémentaire 2015, ne relève pas d’un «simple retour» mais d’une «réforme por- tée par une vision économique», avait af- firmé le ministre de l’Industrie et des Mines. Ainsi, loin d’être un acte purement com- mercial, ce type de crédit est essentielle- ment motivé par le souci de contribuer à la relance de la production nationale, de sou- tenir le pouvoir d’achat des ménages moyens et, en définitive, d’accompagner l’effort de l’Etat, dans sa démarche visant la réduction de la facture des importations. Annoncé en grande pompe, par les offi- ciels, ce dispositif, sous tutelle de la Banque d’Algérie n’a pas pourtant pas trouvé ancrage au niveau des banques pu- bliques, six mois après sa mise en œuvre. Des lenteurs d’exécution non justifiées pour la plupart, d’autant plus que l’octroi du crédit est soumis à des règles pruden- tielles rigoureuses dans le cadre de la cen- trale des risques, opérationnelle à la mi-septembre 2015. Au niveau des

SOUS LA « FÉRULE » DE SES PROPRIÉTAIRES

La presse française renonce à la défense des libertés politiques

Sous la «férule» de ses propriétaires, la presse française renonce à son «rôle de dé- fenseur» des libertés politiques, a estimé le Monde Diplomatique dans sa livraison de juillet, mettant en exergue une «informa- tion sous contrôle». Dans une longue analyse, sous la plume des journalistes Serge Halimi et Pierre Rimbert, connus pour être des militants pour la liberté de la presse, le Monde Di- plomatique a indiqué que «le fonds com- mun républicain d’une presse défendant les droits démocratiques et les libertés pu- bliques a cessé d’être un sanctuaire». A la lumière d’une «virulente» cam- pagne de la presse contre les syndicats anti-loi de travail, le mensuel a relevé que «dorénavant, le journalisme encourage la dérive autoritaire du pouvoir, et le fait d’autant plus volontiers que se resserre au- tour de son cou le cercle de fer des indus- triels qui le possèdent». Dans son rapport 2016, rappelle-t-on, Reporters Sans Frontières (RSF) a classé la France à la 45 e place, soulignant que le rachat de médias par des acteurs de la fi- nance et de l’industrie suscite des craintes de «plus en plus grandes» sur l’indépen- dance éditoriale. «L’appropriation des mé- dias par une poignée d’hommes issus de la finance et de l’industrie constitue d’ailleurs la principale raison du recul relatif de la France», a expliqué RSF en avril dernier, précisant que cette situation «entraîne des conflits d’intérêts qui font peser une me- nace sur la liberté de l’information, et même sur la situation économique des mé- dias, le développement de ces derniers étant pour leurs détenteurs un objectif se- cond». Le Monde Diplomatique a soutenu, dans son analyse très documentée agré- mentée de citations et d’exemples concrets, que dans des entreprises sou- mises à des contraintes économiques «tou- jours plus dévorantes» des aides publiques, les directions éditoriales «ne pèchent pas par l’absence d’un équilibre qu’elles n’ont au fond jamais cherché à établir», car elles agissent comme une «force politique». «La presse agit comme la caisse de ré- sonnance d’un bloc politique, mais lequel ? Il n’a pas de nom, pas de visage. Il ne pré- sentera jamais de candidat. Et pourtant, il gouverne les conduites et les consciences», analysent les auteurs, estimant que «ce parti de l’ordre recrute dans un large spec- tre politique, au croisement des mondes patronaux et syndicaux réformistes, de la haute administration, de la haute finance, du journalisme de marché et des intellec- tuels de pouvoir». Dans leur réquisitoire, ils s’interrogent : «Peut-on réduire le jour- nalisme à ses chefferies, elles-mêmes mises en place par les actionnaires, alors que la profession compte officiellement près de 36 praticiens ?». «Des journaux soldés pour une bouchée de pain, des jour- nalistes aspirés à leur tour dans le vortex de la précarisation et prêts à concéder tou- jours plus aux industriels encore disposés à renflouer leur entreprise», ont-ils souli- gné, notant que le rapport de force s’est à ce point infléchi en faveur du propriétaire”. Pour rappel, le Canard Enchaîné a consacré, dans un cahier spécial, édité en avril, tout un chapitre sur «les médias sous influence» dans lequel il fait état de «refor- matage» des médias au profit des milieux des affaires, regrettant par ailleurs que la télévision publique «n’est plus la voix de la France». «L’Etat y fait toujours entendre sa voix, surtout celle de son financement», a-t-il écrit, faisant état également de l’influence des annonceurs qui exercent, selon des té- moignages, «une pression économique sur les équipes journalistiques».