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Ce qui / Ce qu'il - PARLER FRANÇAIS

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PARLER FRANÇAIS Richesse et difficultés de la langue française

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Ce qui / Ce qu'ildepuis le 14/05/2011 : 3743824 Connectés : 20 Flux RSS Par Marc81 dans Construction le 15

Par Marc81 dans Construction le 15 Avril 2014 à 09:22

12/07/2016 14:09

Un lecteur de ce blog(ue) m'interpelle récemment en ces termes : « Très souvent, on trouve des

phrases du genre "pour comprendre ce qu'il s'est passé", dans lesquelles la proposition subordonnée contient un verbe impersonnel. Personnellement, j'écrirais "pour comprendre ce qui s'est passé" et je considère que la graphie initiale est fautive parce qu'elle crée un double sujet au verbe pronominal

"se passer" (

)

Quel est votre avis ? »

Il me faut bien avouer que je ne partage pas les réserves de mon interlocuteur. Car enfin, quelle est la différence, sur le plan grammatical, entre ce qui se passe et ce qu'il se passe ? Dans la première construction, qui mis pour ce est le sujet du verbe construit personnellement.

Tel évènement se passe en Ukraine Ce qui se passe en Ukraine.

Dans la seconde construction, où le verbe se passer est cette fois employé à la forme impersonnelle, il est sujet apparent (ainsi appelé parce qu'il ne désigne rien de précis) et le relatif qu', sujet réel (ou logique).

Il se passe quelque chose en Ukraine Ce qu'il se passe en Ukraine.

Sous l'angle du sens, que la tournure soit personnelle ou impersonnelle ne change rien, vous en conviendrez, à notre affaire plus encore à l'oral, où l'on n'entend guère la différence entre qui et qu'il. D'où le constat de l'Académie : « On peut donc écrire aussi bien : nous verrons ce qui se passera ou ce qu’il se passera. » C'est que, explique Thomas, « il n'est pas de règle formelle pour distinguer ces deux expressions [ce qui et ce qu'il], qu'on emploie indifféremment, sauf avec falloir (ce qu'il faut et non ce qui faut) et avec plaire, où "il convient d'employer ce qu'il quand on veut sous-entendre après plaire l'infinitif du verbe employé précédemment" (Hanse). »

Rien que de très logique, au demeurant : falloir étant un verbe exclusivement impersonnel (c’est-à- dire qui ne s’utilise qu’à la troisième personne du singulier), on doit toujours écrire ce qu'il (faut). Avec le verbe plaire, il est possible de distinguer la construction impersonnelle de la construction personnelle : Fais ce qu'il te plaît (de faire) [entendez : ce que tu voudras] n'a pas exactement le même sens que Fais ce qui te plaît (entendez : ce qui te donne du plaisir, ce qui t'attire). Avec les autres verbes admettant la double construction (advenir, arriver, convenir, pouvoir, prendre, résulter,

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se passer, etc.), on a généralement le choix même si, en l'espèce, les Le Bidois considèrent que « ce qu'il, sans s'imposer absolument, est préférable à ce qui » : ce qui m'arrive ou ce qu'il m'arrive ; Qu'est-ce qui se passe ? ou Qu'est-ce qu'il se passe ? (mieux : Que se passe-t-il ?) ; etc. Toutefois, il est des cas où seule la forme impersonnelle est possible : ce qu'il convient de faire et non ce qui convient de faire (le relatif qu' est ici complément de l'infinitif, exprimé ou sous-entendu).

Reste à évoquer le cas du verbe

rejoint par l'Office québécois de la langue française, admet les deux constructions sans distinction de sens (Il sait ce qui lui reste à faire ou ce qu'il lui reste à faire, étant donné que l'on peut dire telle chose lui reste à faire ou il lui reste à faire telle chose), quand Abel Hermant, péremptoire, écrit : « N'est-il pas clair que vous direz sans hésitation, c'est tout ce qui me reste, et je sais ce qu'il me reste à faire ? » Girodet, très attaché aux nuances, considère de son côté que le tour ce qui reste serait « plus usuel », ce qu'il reste, « plus littéraire ».

rester, sur lequel les spécialistes ont du mal à s'accorder : Hanse,

Ce qui

voudrait nous le faire croire.

me fait dire que, tout bien réfléchi, cette affaire n'est peut-être pas aussi claire qu'on

affaire n'est peut-être pas aussi claire qu'on Remarque : Quand l'antécédent du relatif est non plus

Remarque : Quand l'antécédent du relatif est non plus le pronom neutre ce mais un nom, la tournure personnelle est plus fréquente que la tournure impersonnelle : Le malheur qui lui est arrivé. Le temps qui s'est écoulé. Les miettes qui restent au fond des poches.

écoulé. Les miettes qui restent au fond des poches. « Haro sur le hérau(l) tTout est
des poches. « Haro sur le hérau(l) tTout est possible » Подоба Подоба Tweet

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Ce qui / Ce qu'il - PARLER FRANÇAIS Tags : ce qui , ce qu'il Commentaires

Tags : ce qui, ce qu'il

Commentaires

1

sinoudj Samedi 29 Août 2015 à 18:49

12/07/2016 14:09

En définitive, peut-on, dans ce cas comme dans d'autres cas similaires, s'en tenir à la seule recommandation de l'Académie ?

2

Samedi 29 Août 2015 à 19:00

? Répondre 2 Marc81 Samedi 29 Août 2015 à 19:00 Disons de façon générale que, avec

Disons de façon générale que, avec les verbes admettant la double construction (personnelle et impersonnelle), on peut utiliser ce qui (tour personnel) ou ce qu'il (tour impersonnel), sans réelle différence de sens.

3

Dominique L Jeudi 19 Novembre 2015 à 07:11

Bon, d'accord : les deux formules sont grammaticalement correctes.

De là à écrire qu'on ne partage pas les réserves émises à l'égard de la forme impersonnelle, il y a un pas que, pour ma part, je ne franchirai pas.

Car, enfin, la légèreté des tournures employées ne doit-elle pas guider tout locuteur soucieux de s'exprimer convenablement en français ?

Si, comme je le pense, la réponse est affirmative, il faut évidemment privilégier la tournure qui n'utilise pas inutilement deux mots au lieu d'un et convenir que la proposition "ce qui se passe" est davantage française que "ce qu'il se passe", parce que plus légère.

Tout simplement !

parce que plus légère. Tout simplement ! Répondre Marc81 Jeudi 19 Novembre 2015 à 10:16 L'argument
parce que plus légère. Tout simplement ! Répondre Marc81 Jeudi 19 Novembre 2015 à 10:16 L'argument

Jeudi 19 Novembre 2015 à 10:16

L'argument de la légèreté ou de l'économie de moyens me paraît difficilement recevable, en l'espèce, car il conviendrait alors de toujours préférer les constructions personnelles aux constructions impersonnelles : Cela reste à faire (quatre mots), plutôt que Il me reste à faire cela (six mots).

Quant à considérer que "la proposition ce qui se passe est davantage française que ce

qu'il se passe", voilà un avis tout

personnel, que ne partage pas l'Académie : "On peut

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donc écrire aussi bien : nous verrons ce qui se passera ou ce qu’il se passera." Grevisse confirme : "[Dans ce cas], le choix est libre, et les auteurs, partagés."

4

Michel JEAN Jeudi 19 Novembre 2015 à 10:23

BonjourM. Marc, n'est-il point imprudent d'opter pour l' insoutenables légèretés des mots où le sens de certaines paroles s'envolent, deviennent formules journalistiques vides et creuses de beautes. Avec L. Aragon les formules: Ce qu'il faut de malheur, Ce qu'il faut de regret, Ce qu'il faut de sanglot pour un air de guitare, semblent plus révélatrices qu'un triste "Ce qui" insoutenable et trop léger. Merci. Bye. Mich.

5

sinoudj Jeudi 19 Novembre 2015 à 17:07

Bonsoir,

Cet échange m'incite à poser une question : le français utilisé par les journalistes (tous médias confondus) mais aussi par les politiques n'est-il pas en train de prendre le dessus sur le français littéraire, et d'influer ainsi sur la façon d'écrire et de parler de tous ceux qui ont cette magnifique langue en partage, ce qui dépasse largement les frontières de l'hexagone ?

Merci de votre attention,

Sinoudj d'Alger

? Merci de votre attention, Sinoudj d'Alger Répondre Marc81 Jeudi 19 Novembre 2015 à 18:11 Hélas,
de votre attention, Sinoudj d'Alger Répondre Marc81 Jeudi 19 Novembre 2015 à 18:11 Hélas, oui !

Jeudi 19 Novembre 2015 à 18:11

Hélas, oui ! D'où l'intérêt des chroniques de langue

Stanislas33oui ! D'où l'intérêt des chroniques de langue Dimanche 5 Juin à 20:50 Sinoudj d'Alger: ce

Dimanche 5 Juin à 20:50

Sinoudj d'Alger: ce n'est pas tant le "français des politiciens" qui influence les gens - dont beaucoup n'écoutent plus que d'une oreille ce qu'il ont à nous dire - que le français journalistique qui est proprement déplorable, l'écrit rattrapant petit à petit l'oral tandis que le niveau général de la presse ne cesse de s'effondrer.

Que faire pour lutter contre ce fléau ? Lire. Lire de la bonne littérature (selon moi, elle s'arrête en grande partie au moment de la Deuxième guerre mondiale) et se passer des DVD de Sacha Guitry, pour un support plus audio-visuel. Autre moyen intéressant:

écouter des livres audio plutôt que les sornettes qu'on nous raconte à la radio.

Et surtout ne pas oublier qu'on retient 10% de ce qu'on lit, pour 40% de ce que l'on entend, donc toujours essayer d'éviter les babillages inutiles, qu'ils proviennent de la télévision ou qu'on prête une oreille trop complaisante aux discussions à l'emporte- pièce qui d'ailleurs nous empêchent de nous concentrer.

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Bon courage !

6

JEAN Michel Samedi 21 Novembre 2015 à 14:29

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Bonjour M. Marc, dans le genre pas mal, avec une ellipse du sujet 3em pers., dans une des dernières chansons de G. Becaud: "faut faire avec"

7

Guillaume Lundi 23 Novembre 2015 à 11:55

Dans la mesure ou l'on dit : Que s'est-il passé ?

Ne doit-on pas dire : Ce qu'il s'est passé

?

doit-on pas dire : Ce qu'il s'est passé ? Répondre Marc81 Mercredi 25 Novembre 2015 à

Mercredi 25 Novembre 2015 à 20:53

passé ? Répondre Marc81 Mercredi 25 Novembre 2015 à 20:53 Pas nécessairement. Ne dit-on pas aussi

Pas nécessairement. Ne dit-on pas aussi bien Qu'est-ce qui se passe ? ou Qu'est-ce qu'il se passe ?

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