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Le 28 avril 2013

Projet Cardiif

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Le 28avril2013

Introduction
L’objectif de cette note est de présenter une vision des risques I opportunités d’ensemble du projet
et des actions visant à maîtriser les sujets majeurs et jalonner le processus de décision sous
l’angle de la réalisation technique.
Reprenant ce qui a été réalisé sur Flamanville 3, on s’attachera à fournir une vision projet, appelée
Planning de référence P20 complétée par deux niveaux de prise en compte de risques supérieurs,
qualifiés de P50 et P80, avec les impacts coûts! délais associés.
Cette analyse prendra en compte trois points de passage clé
1. la date J-1 de la fin du basic design! lancement des études détaillées, qui doit être
positionnée avant la FID ou, à tout le moins, le closing financier;
2. la date du premier béton JO, qui marque le début de la réalisation sur site;
3. la durée totale du chantier, avec la date de mise en service JI.
Elle s’appuie sur le planning directeur et l’évaluation des coûts du projet Cardiff, ainsi que les
travaux menés par le cabinet ACCURACY.
L’analyse est menée en quatre étapes
1. l’analyse du planning de construction, la construction des scénarios associés et la mise en
évidence des facteurs clés de succès qui font l’objet des deux points suivants ainsi que
l’identification des impacts financiers associés;
2. les conditions à réunir pour définir avant le lancement des études détaillées un basic design
robuste, intégrant les dernières évolutions de Flamanville 3, le retour du GDA et la
résolution des points structurants encore ouverts avec I’ONR
3. l’organisation de la chaîne études détaillées I passation des marchés ! fabrication!
montage permettant de sécuriser les objectifs affichés dans le planning
4. une synthèse d’ensemble précisant les recommandations formulées, notamment en
matière de jalonnement des processus de décision.
Des fiches détaillées précisent les éléments techniques sous-jacents.

I. Cardiff: vision du planning et des coûts
Le planning de réalisation : périodejO -Ji
Trois grandes phases peuvent être distinguées:
1. la phase de génie-civil jusqu’à la pose du dôme (début du montage du circuit primaire
principal);
2. la phase de montages électriques et mécaniques, qui s’achève principalement avec les
chasses en cuve : tuyauterie auxiliaire nucléaire (environ 130 km) câbles et chemin de
câbles (environ 1 500 km), équipements mécaniques et électriques, armoires de contrôle
commande;
,

3. la phase d’essais de démarrage et de montée en puissance du réacteur.
Pour le génie civil, ces analyses s’appuient par ailleurs sur les travaux réalisés par les équipes
projet sur le planning, et notamment l’optimisation menée avec le groupement Bouygues Lain
O’Rourke qui a permis d’identifier des pistes solides pour minimiser le délai de réalisation pour
atteindre la pose du dôme.

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Le 28 avril 2013

Elles prennent en compte pour l’ensemble du projet le retour d’expérience de Flamanville 3 et de
Taishan, à la fois en termes de méthodes de réalisation, de durée de réalisation, de durée d’aléas
et de caractérisation du bénéfice de construire en léger décalé deux tranches.
Elles s’appuient enfin sur le travail réalisé par NNB avec l’ensemble des acteurs britanniques
industriels, organisations syndicales, acteurs locaux,... pour définir un cadre permettant de
mettre en place une organisation du travail spécifique au projet permettant d’atteindre la
productivité attendue.

-

Construction des différents scénarios de planning
La démarche mise en oeuvre sur Cardiif reprend le même cheminement que celle suivie sur
Flamanville, que nous allons rappeler ici.
Les éléments détaillés sont présentés dans la fiche en annexe.

La prise en compte de la réalisation de Cardiff 1 et 2
Les analyses ont été réalisées sur la base de la réalisation des deux tranches. Cette hypothèse est
importante car elle permet:
1. de dérisquer la construction de la tranche 1 par la mutualisation d’équipement et/ou
personnel sur site avec la tranche 2 en cas d’aléas, ce qui correspond au retour
d’expérience positif du parc et de Taishan et, par la négative, de l’EPR de Flamanville 3;
2. de bénéficier dans le business plan pleinement de l’expérience acquise sur la tranche 1
pour la réalisation de la tranche 2.
Ainsi, les scénarios de planning de la tranche 2 sont différents, notamment du fait de:
1. la validation des méthodes sur la tranche 1, qui permet de s’affranchir du caractére de
première mise en oeuvre;
2. la capacité à disposer d’une chaîne études / fabrication I montage complément rodée du
fait des 18 mois de décalage avec la tranche 1;
3. la capacité à intégrer très tôt dans la réalisation les modifications issues de Flamanville 3
ou de la tranche 1, y compris dans une hypothèse médiane en termes de réalisation des
risques (P50)

Le scénario de référence projet ou P20
C’est le planning de référence projet, sur lequel l’ensemble des équipes et du management sont
mobilisé et qu’ils cherchent en permanence à « battre ». Il est construit de manière à mettre en
permanence l’ensemble des équipes sous tension, en conjuguant ambition et réalisme.
On le qualifie de P20 car on considère que l’on a 20% de chances de faire mieux, ce qui traduit la
mise en tension de ce planning.
En revanche, et c’est le facteur clé de cette mise en tension, cette référence correspond à une
réalité physique, que ce soit sur site ou en termes d’études, avec naturellement son lot de risques
à gérer et à traiter au fil du temps par l’équipe projet pour atteindre l’objectif fixé.
Pour Flamanville 3, cette vision correspond à l’objectif de chargement en avril 2016.

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Le 28avril2013
Pour Cardiif, ce planning repose sur les conditions suivantes
1. la mise en oeuvre de manière performante de méthodes nouvelles de construction,
largement fondées sur de la préfabrication pour le GO, avec une préparation évitant
tout aléa significatif lors de la réalisation
2. un rythme de montages électro-mécaniques à une cadence élevée, tirant partie de
toute l’expérience acquise sur les EPR actuellement en construction, sur le parc et sur
Sizewell. Cette cadence correspond à un rythme de montage de 5% par mois. Elle est
également similaire à la référence N4. Le travail anticipé à mener rapidement avec les
entreprises sélectionnées de montage aura pour objectif d’identifier les méthodes et les
conditions de réalisation associées, Il aura pour but de tirer parti des améliorations des
techniques de préparation (simulation de la construction notamment). Enfin, le business
plan de Oardiff prend en compte un travail en deux postes contre un seul sur
Flamanville 3, ce qui a un impact favorable en matière de cadence journalière;
3. les modifications sont intégrées de manière continue, sans identification à ce stade
d’une fenêtre bloquée dans le planning
4. le planning d’essais est de 17 mois, inférieur de deux mois à celui de Flamanville 3, qui
aura démarré à ce moment là et dont le retour d’expérience sera disponible.
Le planning de réalisation présenté du projet est identique pour les deux tranches. Il est de
durée de réalisation 68 mois

+

4 mois de provision pour aléas.

Vision Référence P20
L’analyse réalisée sur la séquence génie civil conduit à identifier sur le chemin critique une durée
complémentaire de 3 mois nécessaire pour introduire les équipements avant pose du dôme. Il
restera à voir si cet effet peut être absorbé par une optimisation complémentaire. Cet élément a
donc été réintégré dans l’analyse.
Cardiif I —Référence P20 durée de réalisation : 71 mois

+

4 mois d’aléas

Cardiif 2— Référence P20: durée de réalisation 71 mois

+

4 mois d’aléas

soit en moyenne pour les deux tranches
Cardiif Référence P20 71

+

4 mois d’aléas

Le scénario P50
0e scénario prend en compte la matérialisation de risques liés à des problèmes d’exécution sur
site ou d’un nombre de modifications nécessitant de dégager dans le planning une fenêtre de
temps nécessaire pour leur intégration.
On le qualifie de P50 car on considère que l’on a 50% de chances de faire mieux.
Pour Flamanville 3, ce scénario conduit à un décalage du planning de 5 mois.
Pour Cardiff 1 le scénario P50 introduit:

la prise en compte d’aléas maîtrisés mais impactant la réalisation du génie civil;

un rythme de montage de 4%, supérieur à celui prévu sur Flamanville mais limité par la
compacité des locaux et la capacité à prendre d’emblée la cadence cible

la prise en compte de l’intégration d’un lot de modification de taille moyenne (environ
10% des tuyauteries + reprise du contrôle commande)

la prise en compte d’un aléa essais (casse de matériel)
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Le 28avril2013

Pour Cardiif 2, compte-tenu de l’effet d’apprentissage, le scénario P50 est le même que celui
de référence.
On arrive ainsi à
Cardiff I

P50 : durée de réalisation : 82 mois

+

6 mois d’aléas

Cardiff 2— P50 : durée de réalisation: 71 mois

+

4 mois d’aléas

-

soit en moyenne pour les deux tranches:
Cardiif P50: 76

+

5 mois d’aléas

Le scénario P80
Ce scénario prend en compte la matérialisation de risques liés à des problèmes d’exécution sur
site ou d’un nombre de modifications nécessitant de dégager dans le planning une fenêtre de
temps supplémentaire pour leur intégration.
On le qualifie de P80 car on considère que l’on a 80% de chances de faire mieux.
Pour Flamanville 3, ce scénario conduit à un décalage du planning de 11 mois correspond à
l’atteinte de la date limite pour le chargement inscrite dans le DAC, soit avril 2017.
Pour Cardiff 1 le scénario P80 introduit notamment:

des retards sur la livraison des équipements emprisonnés (accumulateurs, réservoirs)

un rythme de montage similaire â celui de Flamanville (3% par mois)

des aléas essais plus significatifs.

Pour Cardiff 2, compte-tenu de l’effet d’apprentissage, le scénario P80 correspond au scénario
P50 de Cardiif 1.
Cardiif I

P80 durée de réalisation : 94 mois

+

8 mois d’aléas

Cardiif 2 P80: durée de réalisation : 82 mois

+

4 mois d’aléas

-

-

soit en moyenne pour les deux tranches
Cardiif P80: 88

+

6 mois d’aléas

Hypothèses clés de réalisation de ces scénarios et conditions de succès
La réussite de la mise en oeuvre des différents scénarios étudiés repose sur deux conditions clés:
1. un basic design robuste au moment du lancement des études détaillées, permettant de
définir les spécifications techniques des contrats, de réaliser ensuite les études en n’ayant
à intégrer des modifications de conception (ajout par exemple de vannes classées de
sûreté sur un circuit suite au résultat d’une étude d’accident) que de manière résiduelle lors
de la phase de réalisation
2. un enchaînement maîtrisé de la chaîne achats réalisation des études détaillées
fabrications montage site, garantissant l’arrivée des plans et des équipements et
préfabrications en parfaite cohérence avec les besoins site.

Ces deux points sont détaillés plus avant dans les parties suivantes.

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Le 28avril2013

Recommandation
Ri

-

Lancer au plus tôt l’Early Contractor Involvement avec les entreprises de montage
mécaniques, électriques et ventilation pour pouvoir définir les méthodes, les enchaînements
et le cadencement nécessaire à l’atteinte des objectifs du projet.

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Le 28avril2013

Plannings de réalisation de la franche 1

Planning HPCI

En mois
NNB

(P ->

COD)

Gim’. n’ril

29

Mon tapes

Fccsic

Total 4nc a1~as’I

22

77

4

22

77

4

En

P20

Référence
P20

rVn

1~M

29

L_J

71(75)

ri~

r..

LP~4±~i
P50

29

+5-f-21

L__L__J

22

1+31+41

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r~,

17

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I

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77

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7

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4+4:

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Le 28avril2013

Plannings de réalisation de la tranche 2

Planning HPC2 (JO

En in ois

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->

COD)

Montaan

G,ni. titi!

29

Total t avec

Essais

22

77

4

22

17

4

22

17

4

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,.,ltc,~e

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P20

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R-31

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29

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I

I

I

——V---,

r__TS,

71(75)

22

17

8

+2]

4

82(86)

Le 28 avril 2013

II. La définition du basic design
La réalisation du basic design
Il s’agit ici de décrire et préciser, avant la passation des contrats et la sélection des fournisseurs,
comment la centrale réalisée répondra aux objectifs de sûreté fixés par la réglementation
probabilité de fusion du coeur, confinement des matières nucléaires suite à un accident grave
ainsi qu’aux exigences définies par l’autorité de sûreté ou les différentes autorités réglementaires.

A titre d’illustration, l’ONR, l’autorité de sûreté britannique, demande une diversification des circuits
pour assurer une fonction de sûreté supérieure à la pratique française et impose des hypothèse
plus pénalisantes sur la fiabilité du contrôle commande. En revanche, les règles françaises en
matière d’études d’accident sont, d’une manière générale, beaucoup plus contraignantes que
celles acceptées par I’ONR.
A l’issue de cette phase, on dispose
1. de la définition de l’ensemble des études de sûreté qui seront à réaliser et d’une première
version de ces études permettant de démontrer la capacité de l’installation à atteindre les
objectifs de sûreté
2. d’une description des systèmes permettant de déterminer les systèmes et équipements
nécessaires au bon fonctionnement de la centrale ainsi que les exigences associèes en
matière de sûreté ; ceci permet en particulier de définir le classement de sûreté des circuits
et équipements et donc de préparer les spécifications techniques des appels d’offres pour
les contrats
3. d’une première maquette 3D de la centrale, permettant de vérifier la possibilité d’implanter
les équipements et systèmes au sein du génie civil et de définir les quantités.

La situation de Flamanville 3 un basic design insuffisamment stabilisé à la date
de lancement du projet
Cette situation explique une large part des difficultés rencontrées sur le projet aujourd’hui encore
1. les études de sûreté se sont révélées pour une partie soit insuffisantes, car réalisées en
appliquant des pratiques allemandes non autorisées en France, soit incomplètes. Elles ont
donc du être très largement reprises après le lancement du projet, impliquant à la fois une
forte hausse de l’ingénierie et des modifications substantielles de l’installation à un stade
avancé du projet pour définir des dispositifs permettant de garantir l’atteinte des objectifs.
Ainsi, une part des dernières modifications EACI5 figées en début d’année 2013 sur
Flamanville 3 ont pour origine l’intégration de résultats d’études d’accident relevant du
basic design;
2. les études systèmes n’étant réalisées que très partiellement, les contrats ont été passés en
se fondant sur les spécifications (classement de sûreté notamment) et les quantités du N4
plutôt que celles de l’EPR
3. la maquette n’était que partiellement initialisée.
Cette situation a conduit à lancer les études détaillées avec des données d’entrée non stabilisées,
ce qui a induit des reprises d’études, mais aussi des changements I ajouts / remplacements de
matériels et équipements très significatifs tout au long du projet.

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Le 28avril2013

Ce processus n’a pas être maîtrisé que suite au travail très important réalisé entre septembre 2011
et mars 2013 pour geler la conception et qui a conduit à la définition d’un lot de plus de 1 000
modifications à intégrer.

Pour le projet Cardiff, il convient de souligner que la situation est dès le départ
beaucoup plus favorable.
En effet, le basic design est traité en évolution par rapport à la référence Flamanville et non en
initialisation. Les systèmes, quantités et équipements initiaux sont donc connus, sous réserve de
prise en compte du dernier état ou configuration de Flamanville.
Par ailleurs, l’instruction du Generic Design Assessment a permis de trés largement circonscrire
l’instruction avec l’autorité de sûreté, en fermant définitivement des thémes techniques dans le
GDA et en donnant une visibilité sur l’instruction à venir à travers les assessment findings, qui sont
les points considérés comme encore à ouverts par I’ONR. Il convient de noter que ceci apporte
une visibilité au projet que l’on ne retrouve pas en France par exemple dans le processus
d’instruction avec l’autorité de sûreté.
A ce stade, la Decided Design Reference, qui sera finalisée au 30avril2013, a permis de définir
une version avancée de la configuration de référence qui prend en compte
1. l’avant dernière configuration de référence pour Flamanville 3 (DSS) plus une partie des
modifications du lot EAC;
2. les modifications issues du GDA fin novembre dernier.
Cette configuration doit encore être complétée par:
1. l’analyse détaillée de la prise en compte demandes de l’autorité de sûreté exprimée, audelà du GDA, dans les 700 assessment findings. Il s’agit notamment des spécifications des
matériels liés au classement de sûreté et des exigences de diversification
2. les derniéres modifications liées au traitement des derniers points ouverts sur Flamanville
et qui ont été figées pour les dernières fin mars
3. la réalisation des études de classement de sûreté des matériels pour définir les
spécifications techniques des contrats.
Enfin, ces différentes modifications ont induit des évolutions importantes sur des systèmes clés,
en particulier le contrôle commande et, dans une moindre mesure la ventilation.
Un remontage d’ensemble de ces systèmes et fonctions clés est maintenant lancé pour assurer,
avant le démarrage des études détaillées, la capacité â maîtriser la nouvelle conception dans les
coûts et les délais annoncés.
Ces différents éléments sont détaillés dans les deux fiches consacrées au licensing et au contrôle
commande.

Calendrier
La priorité des équipes d’ingénierie est de terminer le basic design de la centrale. Les actions sont
lancées, il reste à les compléter par une analyse détaillée visant à préciser:

les travaux à réaliser pour instruire les impacts sur le contrôle commande et confirmer la
faisabilité de la technique de la solution ou, le cas échéant, les propositions â formuler à
QNR pour définir à une solution maîtrisable industriellement dans les coûts et les délais du
projet;

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l’étude de l’ensemble des assessment findings pour identifier leurs impacts éventuels et, le
cas échéant, formuler auprès de l’ONR des contre-propositions pour assurer la maîtrise du
projet dans sa phase de réalisation.

Pour ces différents points, l’objectif est de pouvoir revenir vers l’ONF? avant la fin de l’année avec
des exemples concrets afin d’être à même de faire évoluer, si nécessaire, la position actuelle. Ceci
est en effet autorisé par la pratique anglaise, sous réserve que l’on puisse démontrer
techniquement et industriellement que la solution proposée est ALARP (as low as reasonably
possible).
Il reste également à vérifier également la capacité d’intégrer ce volume de travail au sein des
équipes d’ingénierie dans un contexte où les sollicitations liées au projet Flamanville 3 sont encore
nombreuses et fortement consommatrices de compétences.
L’analyse est lancée afin de donner une visibilité sur ce sujet d’ici fin mai et mettre en place un
pilotage adapté pour assurer l’atteinte de l’objectif.
Il convient cependant de souligner que pour une part ce processus dépend aussi de l’ONF?, et
donc qu’EDF n’en maîtrise pas complètement le calendrier.
A ce stade, l’obiectif est de définir le basic design le plus tôt possible au premier semestre 2014.

Recommandations
R2

R3

Définir d’ici l’été le contenu précis du basic design : études à réaliser, points à instruire et
décisions à prendre pour sécuriser le projet;
Mettre en place un jalon décisionnel au lancement des études détaillées visant à assurer la
définition d’un basic design robuste, condition clé pour la bonne réalisation de la suite du
projet. Ce point inclura en particulier le contrôle commande.

III. La réalisation des études délaillées
Il s’agit ici, en partant des études de basic design, de réaliser les études détaillées permettant:
1. de sortir les plans d’exécution détaillés du génie civil, des tuyauteries et des équipements
permettant de lancer la fabrication en usine puis d’assurer le montage sur site
2. de définir les données de programmation du contrôle commande, le routage des câbles et
l’installation des chemins de câble
3. de réaliser complètement les études de sûreté, notamment les études probabilistes de
sûreté et les études d’agression incendie, inondation interne ou externe, rupture de
tuyauterie haute pression qui s’appuient sur l’installation telle que construite et nécessite
dont l’intégration des retours fournisseurs;

-

4. de préparer la documentation d’exploitation règles de conduite, procédures d’essais,
Les études présentent un caractère itératif car les matériels ne sont pour l’essentiel pas connus au
moment du lancement des études, et celles-ci sont mises à jour progressivement en intégrant les
retours fournisseurs (par exemple, gabarit d’encombrement d’une pompe et localisation précise
des tuyauteries d’arrivée et de sortie,
...).

Il est important de souligner que ce caractère itératif de ces études est inhérent au processus
d’ingénierie et ne pose de difficulté en soi, sous réserve de non évolution des options de
conception.

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Le 28avril2013

Conditions de succès
Les travaux menés par l’équipe projet Cardiif visent à mettre en place les conditions suivantes, qui
sont clés pour réussir les objectifs fixés.
Pour le génie civil
-

une chaine études et approvisionnements en anticipation permanente, stabilisée et pilotée
afin de garantir:
V

la disponibilité des plans d’exécution dans des délais suffisant pour les
approvisionnements en disposant en permanence a minima de 2 niveaux d’avance
dans les bâtiments

V

la disponibilité des inserts spéciaux;

V

la disponibilité des gros équipements emprisonnés.

En tenant compte des différentes étapes de production des études et de lancement des
fabrications ainsi que des durées de procurement telles que prévues sur Cardiif, qui
s’inscrivent dans la pratique standard, il apparaît nécessaire de lancer les contrats â
impact GC échelonné entre JO -36 et J0-30
-

la réalisation d’un ECI deuxiéme phase permettant de préparer au maximum le groupement
d’entreprises face aux risques de réalisation identifiés (cf analyse détaillée dans la fiche).

Pour les montages électro-mécanigues
Le REX de Flamanville 3 montre que le facteur clé de succés pour les montages est d’assurer
dans chaque zone concernée un approvisionnement à hauteur d’au moins 80% de l’ensemble des
équipements à monter (supports, tuyauteries, accessoires spéciaux, équipements), ce que l’on
appelle le taux de montabilité.
Sur Cardiff, le scénario de montage suppose que l’on garantisse ce taux de 80% dans les niveaux
bas de lilot nucléaire dès J0+l8mois.
Le cadencement procurement et études permettant d’atteindre cet état doit donc être défini de
manière à garantir la bonne mise en oeuvre de l’ensemble de cette chaîne.
Le déroulement de la séquence type est donné ci-dessous sur une base de 36 mois,
correspondant au REX Flamanville 3. Une étude précise doit maintenant être menée à partir du
planning d’ensemble montage I fabrications I études I achats pour définir la durée minimale
nécessaire, dans une fenêtre sans doute comprise entre 30 et 36 mois.
1. JO -36 mois : gel du basic design
2. JO -36 à -30 mois: lancement des contrats impliquant des données pour le génie civil et
des fabrications
3. JO

30 mois à J0-24 mois : réception des premiers retours fournisseurs

4. JO —30 ~ JO -24 mois: début d’élaboration des systèmes intégrant les retours fournisseurs
(DSE stade 2) et début des études d’installation préliminaires;
5. JO-iS mois : début des études d’installation définitives
6. JO: pleine capacité des usines
7. J0-8 à JO + 8 mois : transmission des données définitives d’installation pour études
d’exécution et lancement des fabrications

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8. JO + 18 mois début de montage dans les niveaux bas de l’IN (niveaux sous +470m dans
HL, HK et HN) avec un taux de montabilité de 80%.

Recommandations
FR4

FR5

-

Définir la durée de la phase amont entre le lancement des études détaillées et le premier
béton de manière à sécuriser la bonne réalisation du cycle achats I études! fabrication et
garantir la bonne réalisation du projet, soit une valeur comprise entre 30 et 36 mois.
Poursuivre la réalisation d’un planning intégré global, partagé et co-construit par les
différentes équipes permettant de définir précisément les enchaînements, cadencements,
affectation des ressources et de piloter la banne réalisation de la séquence.

V. Poursuivre la construction d’une One Team franco-britannique
Une dynamique positive à poursuivre
Une organisation a été mise en place suite à la signature du PEP à l’été 2012 avec pour objectif de
clarifier les rôles de NNB et DIN en responsabilisant chacune des parties. Cette organisation est
notamment centrée sur le rôle des « project managers » qui sont en charge du pilotage des
contrats en coordonnant les différents acteurs (ingénierie, construction, achats, ...).
La mise en place de la direction de l’ingénierie à NNB dans le cadre de l’organisation PEP est
effective depuis le l& novembre 2012. Elle a permis notamment de favoriser le retour d’expérience
des autres projets EPR et d’améliorer l’intégration de la DIN en tant que Responsible Designer au
sein du projet Cardiff.
L’articulation entre les pilotes contrat et l’ingénierie est en train de se caler progressivement, cette
évolution impliquant un changement culturel important au sein de l’ingénierie.
En revanche, l’organisation de la surveillance des études DIN et fournisseurs par NNB est à ce
jour largement perfectible elle est faite de façon systématique sans graduation selon l’importance
des documents et implique une multitude d’acteurs.
Cette difficulté a été perçue par la direction de projet et la récente annonce de réorganisation de
NNB doit permettre d’aller jusqu’au bout de la démarche entamée l’été dernier et de mettre en
place une organisation efficace, performante et lisible au sein du projet entre toutes les entités du
groupe.
Ces éléments sont détaillés de maniére plus précise dans la fiche en annexe.

La maîtrise des relations avec l’autorité de sûreté
Le processus GDA
Le GDA est un nouveau processus d’instruction anticipée, mis en place par le HSE-Nll en
2006/2007 dans la perspective de la reprise de la construction nucléaire neuve souhaitée par le

(puis les) gouvernement(s) britannique(s).
Il a été conduit avec l’objectif, jugé impératif, de sécurisation des investisseurs en réduisant
fortement l’incertitude réglementaire à un stade assez précoce du projet.
Deux engagements sont au coeur de cet enjeu et ont toujours été parfaitement tracés et identifiés
comme tels par la direction du HSE-Nll (puis ONR)
e

ne pas revenir sur les sujets couverts par la DAC;
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borner l’instruction post-DAC aux sujets identifiés par les assessment findings.

Pour autant, l’adhésion aux principes mêmes de ce processus GDA a toujours été très inégale
parmi les inspecteurs en charge de le mettre en oeuvre. Le renouvellement progressif des
inspecteurs fait que cette diversité perdure. Il appartient donc au projet de revendiquer l’acquis du
GDA à tous les niveaux de la relation avec I’ONR et, en particulier, au plus haut d’entre eux,
comme vis-à-vis de ceux qui, coté gouvernemental, supervisent le déroulement des opérations.
Sans la pression exercée par ce pôle d’acteurs, le GDA n’aurait probablement jamais été conclu.
Il conviendra pour la suite du projet d’être vigilant quant à la mise en oeuvre de ces principes.

Le cas spécifique de la Design Authority
Depuis l’attribution de la NSL, l’interface du projet avec l’ONR passe exclusivement par NNB/DA
(Design Authority).
Cette équipe, qui compte aujourd’hui près d’une centaine de personnes, est directement rattachée
au directeur de projet. Elle est en charge de s’assurer que les requis de l’autorité de sûreté sont
bien pris en compte dans le design et la construction
Le rôle de la Design Authority (DA) est nouveau pour DIN et l’absence de Direction de l’ingénierie
pendant les 1ères années du projet a pu générer une propension de la DA à faire de l’ingénierie.
Un risque existe donc sur une confusion du rôle de la DA et des interfaces avec DIN
Le bon fonctionnement de cette organisation à plusieurs niveaux, très différente de celle mise en
place en France, nécessite une meilleure explicitation des rôles respectifs de chaque acteur et de
la mission de la Design Authority.

Maîtrise du coût d’ingénierie
Les éléments détaillés sont précisés dans la fiche en annexe.
Hypothèses prise en compte dans le budget HPC
L’estimation des coûts d’ingénierie a été faite à partir d’une analyse détaillée des coûts de FA3 en
les adaptant au contexte de Cardiif.
Pour Cardiif 2, l’estimation a été faite à partir d’un ratio (30% de Cardiif 1) qui est cohérent avec le
retour d’expérience pour la construction de plusieurs unités sur un même site
Les résultats de cette estimation sont de 15 millions d’heures.
Le coût correspondant s’obtient en multipliant ce nombre d’heures par un taux moyen.
Le taux pris en compte dans le business plan Cardiif est de 89€/heures ce qui correspond à un
taux non environné (c’est-à-dire ne prenant pas en compte les charges des fonctions support).
Le taux d’environnement résultant de l’étude récente KPMG est pour la DIN de 35% pour
l’environnement auquel pourrait s’ajouter 5% pour la marge prix de vente, ce qui donne in fine un
delta de coût de l’ordre de 400 ME au niveau groupe et sur la durée du projet.
L’absence de décision sur ce sujet (quel est le taux à prendre ?) conduit au blocage des factures à
payer par NNB à EDF SA depuis maintenant plusieurs mois. Ce qui ne va pas dans le sens du
fonctionnement en « one team ».
Les travaux menés par l’ingénierie visent à réduire le volume global d’heures, avec un objectif de
l’ordre de 30%. Ceci passe par l’amélioration de la performance des processus au sein de la DIN
et de l’interface entre NNB et la DIN.

14

Le 28avril2013
L’atteinte de cet objectif, qui permettrait au niveau groupe de maîtriser le risque coût global, est
cependant conditionnée à la stabilisation du basic design et à la non réalisation d’un lot important
de modifications.

Recommandations
R5

R5-

Centrer le rôle de la DA (Design Authority) sur un rôle d’assurance du projet en terme de
sûreté, permettant d’éviter toute activité d’ingénierie à la DA et de limiter au strict minimum
la charge d’ingénierie, et bien veiller à la bonne mise en oeuvre des principes ayant conduit
au GDA.
Optimiser les ressources NNB en cohérence avec les besoins réels de surveillance des
activités DIN.

R6

-

R7

-

Décider de la valeur du taux d’environnement à partir de l’étude réalisée.
Organiser des owner’s review sur le principe des revues de projet Flamanville 3, en
associant l’ensemble des compétences franco-britanniques.

VI. Vision sur la disponibilité des ressources dues à la compétition
entre les projets
Les deux années à venir seront marquées par le besoin de réaliser en paralléle:

la fin des études sur Flamanville, avec notamment la rédaction puis l’instruction du rapport
de sûreté, la rédaction des procédures d’essais et la qualification des matériels

l’achèvement du basic design sur Cardiff et le lancement des études détaillées.

Une tension peut ainsi apparaître sur les compétences rares, principalement dans le domaine du
fonctionnement, de la sûreté et du contrôle commande.
Les dispositifs mis en place au sein de la DIN permettent de maîtriser ce risque dont la mise sous
contrôle passe par un pilotage serré des ressources. Ils ont été éprouvés ces 18 derniers mois,
avec notamment la clôture du GDA fin 2012 et la finalisation de la DDR fin avril 2013.

Recommandation
R6-

VII.

Consolider les besoins de ressources au niveau DIN sur les 18 mois à venir pour identifier
les éventuels conflits de priorité entre projets et proposer les parades à mettre en place.

Synthèse sur les coûts

Préambule
Les travaux précédents ont conduit à identifier des scénarios de planning etlou des dates des
jalons clé : J-1, JO, Ji.
La prise en compte de l’impact d’un décalage de planning et des différents scénarios étudiés a
été évaluée par ACCURACY à partir du business plan CARDIFF.
L’intégration ensuite dans le business plan de ces hypothèses a été réalisée par les équipes de
la direction financière.

15

Le 28avril2013

Résultats des évaluations menées
Il convient de préciser que le business model développé pour Cardiif ne prend en compte les
risques planning qu’à hauteur de 38 millions de livres, les autres risques et aléas couvrant les
effets périmètres et niveau de contractualisation. II a donc été considéré, conformément à ces
hypothèses, que l’impact financier d’un allongement du planning venait s’ajouter en totalité aux
provisions existantes pour risques. Cela apparaît comme une hypothèse conservative qui devrait
être précisée.
Le décalage de la FID d’un an est pris en compte en décalant l’ensemble des dépenses d’un an
et en rajoutant les coûts fixes liés à l’année 2013.
Ces hypothèses présentent ainsi un caractère enveloppe.
*TPC - Recapitulatif du Coûta terminaison
En ,Ç’ni 2012
Coût à terminaison présenté

NNB
13 899

P20

P50

P80

13 899

13 899

13 899

295
465

Il
121

Impact déatlage 2013 (NNIS & DIN)
Impact déŒlage planning

[~l

-

[4]
[5]

Contrat NSSS/I&C Areva
Autre risque proorernent
Annulation des “opportunities”

295
1198
100

-

-

295
2090
300
300

[61

Inoertitude sur volumes/taux ingénierie

-

467
200

574
400

-

Coût à terminaison complet

13 899

14 659

16 159

17 858

Dont “Base toit”
Dont risques
Risques en % du base cost

12379
1521
12,3%

13 139
1521
11,6 %

13 139

3 020
23,0%

13 139
4 720
35,9 %

TRîrésuttant (FID(~)31/12/13, CfDg9O~/MWb)
CID (,Ç/MWh) assurant un TRI de 10% (FID@31/12/13)

8,8 %

8,1%
120,7

7,3%
139,9

~,U!,:

(,;o.e

de

~

16

107,3

Le 28avril2013

Fiches détaillées par domaine

La séquence d’ingénierie

.

‘J Licensing UK

q

18
20

Le Contrôle-commande

22

Planning de construction et essais

26

Stratégie de qualification

33

Coût d’ingénierie
One team : gouvernance du projet

35
37

Résultante financière des impacts identifiés sur le coût de construction et
d’ingénierie
39

NB : ces fiches détaillées ont été établies par les différents contributeurs au groupe de travail.
Elles reflètent la vision des enjeux clés à partir des éléments et connaissances disponibles.
Elles ont pour objectif d’expliciter les éléments qui ont servi de base à construire le rapport et
les points majeurs à piloter pour assurer la réussite du projet.

17

Le 28 avril 2013

La séquence d’ingénierie
Les principales étapes
Le projet HPC a défini un jalonnement des activités d’ingénierie de manière à s’assurer, à l’issue
de chaque étape, que les activités réalisées permettent de passer à l’étape suivante. Voir cidessous l’enchainement de ces différentes étapes:

Main Engineering Milestones
PDR
Preliminary
Design
Referenœ

DDR
Decided
Design
Reference

RDR(ByLevefl
Design Readyfor
Execution studies

IDR(Bybullding,l

lmplemented
Design Reference

NI-FCD
Nuclearisland
First Concrete
Date

FA3 Freeze Detailed reference
Listof the forecastmodificationsto be implemented in the detailed design stage I

4

Details ofthe forecastmodificationstobe implemented inthe
detailed design stage I
J
j
J
Implementationof Modifications
I

Startofthe
Civil Work
ElementEinite Calculation
(forSafetyAuxiliary
Building)
Startofthe Civil Work
~ Execution Drawing (Raftof
safetyAuxiliary Building)

,

FirstNuclear

concrete Date

L’étape en cours est la DDR (Decided Design reference) qui marque la fin du basic design du
projet HPC et inclut une liste de livrables « clés » prenant en compte l’état de design FA3 pour le
démarrage des essais (lot DSS) et les modifications les plus impactantes du lot EAC, le contexte
UK, les spécifications générales d’équipement (CST), les spécifications pour les bâtiments et
systèmes, les architectures l&C et distribution électrique, les modifications provenant du GDA (82
CMF: Change Modification Forms), le plan masse du site et les plans d’interface génie civil DO
(définition des planchers, voiles et ouvertures principales).
Le nombre de documents « clés » à produire pour la DDR est de 442, et au 01.04.2013 plus de
90% de ces documents ont été diffusés à l’état préliminaire. Celle réalisation a nécessité une forte
mobilisation managériale des équipes de la DIN et la tenue du jalon DDR au 1er mai paraît
probable.
Le management des configurations de design
L’étape DDR permet également d’établir la l~ configuration (RC1) de données d’études, basée
sur une référence bien identifiée, pour réaliser les études détaillées permettant de construire la
centrale.
Cependant, il sera nécessaire d’avoir une 2ème configuration (RC2, actuellement calée 36 mois
après la 1~) de manière à prendre en compte les données d’interfaces venant des fournisseurs,
les retours des études de sûreté (études d’accidents, études probabilistes, modifications venant de
FA3, ...). L’objectif du projet est d’avoir une 2ème configuration aussi limitée que possible en terme
d’évolution de manière à éviter une reprise trop importante des documents d’ingénierie
Les risques associés à la séquence d’ingénierie

18

Le 28 avril 2013

Les risques liés à la séquence d’ingénierie sont relatifs à une difficulté de maitriser les évolutions
de design de la 1ère configuration. En effet, des évolutions importantes génèreraient des
modifications significatives dans la documentation d’ingénierie et celles-ci pourraient notamment
être dues à:
-

-

-

La déclinaison des principes de classification actés dans le GDA. Celle-ci peut avoir des
conséquences significatives sur le contrôle-commande et les systèmes support (ventilation,
distribution électrique,...)
La prise en compte des questions et justifications (assessment findings) demandées par
l’Autorité de sûreté dans les rapports de fin de GDA
L’intégration des modifications décidées sur FA3 au-delà de celles prise en compte à l’été
2012 pour DDR

Au-delà de la 2ème configuration, il y a également un risque d’avoir une 3ème configuration pour les
essais d’ensemble, qui n’est pas actuellement prévue dans le planning. Celle-ci pourrait être due
-

-

Des retours tardifs des fournisseurs
Des résultats non conformes à l’attendu sur les études d’accident et les études transverses
(inondation, séisme évènement, incendie,...)

Impact des risques sur le planning et les coûts
Impact grosse
-

-

Impact
-

-

2ème

configuration

Planning : Perturbation des montages avec des documents d’études tardifs (là 2 mois)
Coût : 20M€ d’ingénierie + coût retard projet
3ème

configuration

Planning : 3 à 4 mois sur le planning de démarrage avant les essais d’ensemble
Coût: De l’ordre de 20M€ d’ingénierie + coût du retard (intérêts intercalaires et perte de
production)

Recommandations pour réduire les risques
RilMettre en oeuvre une étape DDR+ d’une durée de 6 â 8 mois qui permette d’inclure dans la
référence de basic design:
-

-

-

Les résultats des analyses en cours sur la classification notamment pour les spécifications
techniques des matériels, le contrôle-commande et les systèmes de ventilation
Les «resolution plans » des « assessments findings » qui sont à prendre en compte
comme données d’entrée des études détaillées
Le lot EAC et les principales modifications post EAC de FA3 de manière à alléger autant
que possible la 2ème configuration de design

R2/ Planifier la signature des contrats de façon cohérente avec les besoins de données
d’interfaces pour le génie civil (D2 drawings) et le contrôle-commande (configuration RC2)
R3/ Mettre en oeuvre un management renforcé des études détaillées des fournisseurs et des
interfaces entre fournisseurs de manière à avoir des données d’interfaces compatibles avec le
planning du projet
R4/Valider au plus tôt avec l’Autorité de sûreté (ONR) la déclinaison des décisions prises lors du
ODA et mettre en oeuvre les études ALARP (As Low As Reasonably Practicable) pour justifier des
évolutions par rapport aux engagements pris.

19

Le 28avril2013

Licensing UK
A ce stade du projet, le risque licensing est constitué de 4 composantes principales:
-

-

-

-

des difficultés qui peuvent être rencontrées dans la mise en oeuvre des engagements pris
lors du GDA et qui seraient de nature à nécessiter une reprise de l’instruction avec I’ONR
des sujets encore ouverts à l’instruction, formalisés dans un assessment finding
des faits nouveaux provenant du déroulement des projets EPR plus avancés
une maîtrise insuffisante de la relation à l’ONR.

Avant d’identifier, dans chaque volet, les sujets dont la résolution est susceptible d’être érigée en
préalable à la décision d’investissement, il faut rappeler les vertus et limites de la Design
Acceptance Confirmation (DAC) qui a clôturé le GDA.
Il convient également de rappeler que les risques ci-dessus sont des risques habituels, et du fait
du GDA plutôt mieux cernés qu’au moment de la construction des parcs existants.
Le GDA est un processus d’instruction anticipée sans véritable précédent, mis en place par le
HSE-Nll en 2006/2007 dans la perspective de la reprise de l’équipement nucléaire souhaitée par le
(puis les) gouvernement(s) Britannique(s). Il était censé répondre à un objecti~ jugé impératif, de
sécurisation des investisseurs en réduisant fortement l’incertitude réglementaire à un stade assez
précoce du projet. Deux engagements sont au coeur de cet enjeu et ont toujours été parfaitement
tracés et identifiés comme tels par la direction du HSE-Nll (puis ONR) : ne pas revenir sur les
sujets couverts par la DAC et borner l’instruction post-DAC aux sujets identifiés par les
assessment findings. Pour autant, l’adhésion aux principes mêmes de ce processus GDA a
toujours été très inégale parmi les inspecteurs en charge de le mettre en oeuvre. Le
renouvellement progressif des inspecteurs fait que cette diversité perdure. Il appartient donc au
projet de revendiquer l’acquis du GDA à tous les niveaux de la relation avec l’ONR et, en
particulier, au plus haut d’entre eux, comme vis-à-vis de ceux qui, coté gouvernemental,
supervisent le déroulement des opérations. Sans la pression exercée par ce pôle d’acteurs, le
GDA n’aurait probablement jamais été conclu.
Difficultés rencontrées dans la mise en oeuvre des engagements pris lors du GDA et de
nature à nécessiter une reprise de l’instruction avec l’ONR
Le risque se concentre autour des 82 modifications revendiquées par l’ONR dans son rapport final,
mais aussi d’engagements tels que l’évolution du classement de sûreté ou de l’introduction de
l’approche «fault schedule » dans la démonstration de sûreté, engagements qui ont été pris
pendant le GDA ou dans le cadre des « resolution plans » associés aux 31 GDA issues. La
faisabilité de ces évolutions a bien sûr été appréciée avant qu’elles ne fassent l’objet
d’engagements vis-à-vis du HSE, mais cette vision des choses est susceptible d’être remise en
cause par des difficultés de mise en oeuvre, notamment liées à la combinaison de ces évolutions.
Une telle remise en cause peut conduire à une relance de l’instruction d’un sujet réputé clos et
constituer par là un nouveau risque (ou dans certains cas une nouvelle opportunité) pour le projet.
Le contrôle-commande est ici un souci majeur, à la confluence des engagements pris à la fois au
titre du produit lui-même (architecture par exemple) et au titre des études fonctionnelles
(exigences supplémentaires relatives aux fonctions support et à la diversification essentiellement).

Pour les engagements dont la remise en cause est considérée comme une source de risque
significatif, il devrait être défini un jalon de faisabilité définitive dont le franchissement devra être
mis sous pilotage resserré par le projet avant le lancement des études détaillées.
20

Le 28avril2013

Sujets encore ouverts à l’instruction, formalisés dans un assessment finding
Le GDA a connu une première phase d’instruction totalement ouverte jusqu’à la rédaction par
l’ONR des rapports dits de «step 4 ». Ces rapports ont conditionné l’attribution de la DAC à la
résolution de 31 « GDA issues ». Par ailleurs, le champ de l’instruction post-DAC s’est trouvé limité
à une liste d’environ 500 «assessment findings» couvrant des sujets d’importance seconde ou
impossibles à instruire à ce stade du projet. Compte tenu du mode de fonctionnement de l’AS
Britannique, leur « dangerosité » dépendra très directement des personnes qui seront, coté ONR,
en charge de les exploiter. Ceci relativise la portée d’une hiérarchisation purement technique mais
ne dispense pas d’y procéder. Les 200 derniers AF (portant le total à 700) ont été émis jusqu’au 31
mars 2013 dans la suite de la clôture finale du GDA intervenue mi-décembre 2012. lIs traduisent,
de fait, l’incomplétude, vue d’ONR, des réponses fournies aux 31 GDA issues : ils portent donc a
priori des enjeux plus forts que les 500 premiers.
Une short-list (30 â 50) des assessment findings â solder prioritairement avec l’ONR devrait être
proposée par le projet. Ces AF sont ceux qui sont le plus susceptibles d’impacter le chemin
critique de la finalisation du basic design: l’acceptation par l’ONR des solutions « non critiques »
doit être anticipée par rapport aux dates de résolution au plus tard qui sont aujourd’hui associées
auxAF.
Faits nouveaux provenant du déroulement des projets EPR plus avancés
C’est une forme d’aléa qu’il n’est pas possible, par définition, de cerner complètement avant
l’achèvement des projets précurseurs. En tant que référence, Flamanville 3 est évidemment
l’origine la plus probable de possibles «contagions ». Le processus de finalisation des études
françaises est plus particulièrement à interroger et parmi elles, au premier rang : les études du
contrôle-commande (difficultés liées aux performances et au dimensionnement global), les études
d’installation (câblage notamment) et les études d’agressions. Il faudra porter une attention
particulière au caractère transposable dans le contexte déjà validé par le GDA des adaptations qui
seront éventuellement décidées sur Flamanville, mais il est difficile d’imaginer un processus
d’anticipation de ces difficultés et encore plus une identification a priori de celles dont la résolution
devrait être érigée en préalable à une décision d’engagement. Un point doit toutefois être traité,
c’est celui de l’alignement de la « Design Reference » UK sur l’état cohérent le plus avancé de
Flamanville. Aujourd’hui, la DDR ne prend pas complètement en compte l’état EAC FA3. Cet état
devra pourtant pour l’essentiel être injecté à l’origine des études détaillées UK. Vu du processus
de licensing UK, cette intégration doit passer par un processus assez lourd (Licence condition 20)
du type « modification en exploitation » française, qui suppose une production documentaire
conséquente (description, classement, justification des modifications et mise à niveau des
documents support de la Design Reference ainsi que du Safety Case). Faute d’être anticipé, ce
travail documentaire serait susceptible d’introduire un retard significatif.
La production documentaire nécessaire â l’intégration de la transposition UK de l’état EAC FA3
ainsi que son instruction avec I’ONR doivent donc être introduites sans tarder dans le processus
d’ingénierie.
Maîtrise de la relation à I’ONR
Depuis l’attribution de la NSL, l’interface du projet avec I’ONR passe exclusivement par NNB/DA
(Design Authority). Cette organisation, différente de celle mise en place en France, peut générer
des risques de dysfonctionnements entre I’ONR, la Design Authority et le Responsable Designer.
Ce mode de fonctionnement nécessite une meilleure explicitation de la mission de la Design
Authority qui est en interaction forte avec le Responsable Designer.

21

Le 28avril2013

Le Contrôle-commande
I- Prise en compte du contexte UK et différences induites par rapport au CC de FA3
Situation en cours de GDA
Pour la conception d’un système de contrôle-commande numérique, la déclinaison des exigences
réglementaires anglaises conduit à prendre en compte des hypothèses différentes de celles
retenues sur Flamanville 3, et structurantes pour l’architecture de contrôle-commande.
C’est en particulier le cas pour:
-

-

le taux de fiabilité des systèmes de contrôle-commande;
un niveau d’indépendance intervenant dans l’architecture (risque de perturbation d’un
système classé de sûreté par un système de classe inférieure).

La prise en compte de ces éléments a conduit EDF à admettre très tôt dans le processus du GDA
de faire évoluer l’architecture du contrôle-commande de FA3 pour l’adapter aux exigences
anglaises avec notamment
-

-

l’adjonction d’un système de contrôle-commande de «secours)> en technologie
conventionnelle visant à couvrir la perte des deux systèmes numériques de contrôlecommande (un système de contrôle-commande pour la protection du réacteur et un
système de contrôle-commande pour les autres fonctions)
l’adjonction en salle de commande d’un moyen de conduite informatique dédié pour passer
les commandes liées à la protection du réacteur.

Ces écarts par rapport à FA3 augmentent certes quelque peu la complexité de l’architecture et
nécessitent le développement et la mise en oeuvre de deux nouveaux systèmes de contrôlecommande, mais restent maîtrisables, d’autant que:
-

-

la mise en oeuvre du système de «secours» vient en lieu et place de celui défini pour
Flamanville 3 (pour mémoire celui de Flamanville 3 est un contrôle-commande numérique)
afin de parer à la perte du contrôle-commande de protection,
leur impact sur l’architecture de CC reste modéré en termes d’intégration.

Situation en sortie de GDA
La déclinaison opérationnelle sur la fin du GDA (décembre 2012— mars 2013) d’un certain nombre
d’études de nature fonctionnelle a notamment conduit à
-

-

-

la reprise de la démarche de classement des fonctions de sûreté qui est différente au
Royaume Uni de ce qu’elle est en France;
les études de pertes de certaines fonctions «supports» des fonctions de sûreté (par
exemple perte de la ventilation des locaux)
les études de défaillances de mode commun des systèmes (études de diversification),
conduit à revoir l’implantation de ces fonctions classées de sûreté dans les différents
systèmes de contrôle-commande.

La conséquence directe de ces évolutions récentes est une reprise plus profonde de l’architecture
de contrôle-commande
tous les systèmes de contrôle-commande sont dorénavant significativement impactés
il y a adjonction de deux systèmes de contrôle commande supplémentaires dans
l’architecture
22

Le 28avril2013

« un pour accueillir les nouvelles fonctions au plus niveau de classement de sûreté
(classe 1) indépendamment du systéme de protection du réacteur,
V un second pour répondre â des exigences de diversification de certaines des
fonctions ci-avant.
Le schéma suivant synthétise la différence d’architecture entre EPR Flamanville 3 et EPR Hinkley
Point:
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X : systèmes de contrôle-commande devant être secourus. Ce schéma illustre l’augmentation du
nombre de fonctions concernées.
Il- Analyse de risque
Il-1 Risques directement liés à l’évolution de l’architecture de contrôle-commande pour répondre
aux exigences du contexte UK
Il résulte de ces dernières évolutions une révision à la hausse des risques Technique, Coûts et
Délais liée particuliérement aux points suivants:
-

-

-

l’augmentation sensible du nombre et de la profondeur des écarts par rapport à FA3, que
ce soit sur le plan de l’architecture fonctionnelle du contrôle-commande (répartition des
fonctions dans les différents systèmes de contrôle-commande, et donc différence de
comportement et de conduite de l’installation en fonctionnement normal (impact sur la
performance) et en cas de défaillance de tout ou partie d’un systéme de contrôlecommande),
l’augmentation de la complexité de l’architecture, du fait de l’augmentation du nombre de
systèmes de contrôle-commande avec en corollaire:
/
l’augmentation du nombre d’interconnexions entre systémes ou avec l’installation
(capteurs et actionneurs)
V
l’augmentation du nombre de configurations fonctionnelles (liées aux cas défaillance
des différents systèmes de CG) à prendre en compte et à gérer;
l’augmentation du nombre d’interfaces opérateurs (écrans et commandes câblées)
présents en salle de commande, et du nombre de situationsfconfigurations que l’opérateur
aura à appréhender et gérer depuis la salle de commande avec des risques à couvrir
(interface homme-machine, facteur humain,
..).

En risques complémentaires induits par ces évolutions sur le contrôle-commande il faut également
citer:
-

-

-

-

l’impact sur l’installation, sachant que l’ajout d’un nouveau système de contrôle-commande
se traduit par une augmentation du nombre d’armoires, et ce dans chacune des quatre
Divisions,
l’impact à la hausse sur les flux de câblage,
l’impact à la hausse du dimensionnement des systèmes en support aux systèmes de
contrôle-commande: alimentations électriques et ventilation des locaux hébergeant les
armoires de contrôle-commande,
l’impact sur le simulateur de conduite.

Il-2 Autres risques
Qualification des logiciels:
23

Le 28 avrN 2013

Les exigences de I’ONR pour la qualification des logiciels classés portent sur deux volets, à savoir:
-

-

le volet « Production of Excellence» (PE) qui a pour objet de garantir la qualité de
conception et de réalisation des logiciels, et s’appuie sur le respect des exigences d’un
corpus important de normes internationales
le volet « Indépendent Confidence Building Measures » (ICBM), qui a pour objet de garantir
que le code produit est bien conforme aux spécifications émises, et réalise bien les
fonctions attendues.

Ce deuxième volet, différent de la pratique française, peut conduire à des activités de test critiques
sur le planning du projet (à titre d’illustration, pour un système de contrôle-commande de classe 1
(système de protection du réacteur), 50 000 tests indépendants statistiques sont à réaliser. L’ordre
de grandeur de la charge d’ingénierie associée est de 100 hommes.an.
Mise à disposition de ressources d’ingénierie:
D’une manière générale, l’augmentation des différences par rapport à FA3, va avoir un impact sur
les volumes d’études et, de fait, va nécessiter la mobilisation de ressources avec une compétence
rare et très pointue sur le domaine spécifique du contrôle-commande côté EDF mais aussi chez
Areva.
III- Parades
III-1 : vis-à-vis de l’architecture du contrôle-commande:
Il apparait à l’analyse que l’augmentation du nombre et de la profondeur des écarts par rapport à
FA3 résultant des évolutions visant à prendre en compte les spécificités et contexte anglais,
constitue un des points à risque majeur sur les plans Technique, Coûts et Délais pour le Projet
Hinkley Point C.
Quatre axes de parade sont à mettre en place

un axe fonctionnel et qualification
La complexité de l’architecture du contrôle-commande découle de l’accumulation de
couches successives d’exigences de sûreté appliquées aux systèmes fonctionnels et aux
systèmes de contrôle de commande en sortie du GDA.
Au stade actuel, il y a lieu
«de réinterroger les options prises en matière d’évolutions de classement, ré-allocation
des fonctions dans les systèmes de contrôle-commande, redondance et
diversification
«de mieux caractériser le processus de qualification.

un axe dimensionnement visant à la stabilisation des données d’entrée fonctionnelles
susceptibles d’avoir un impact significatif sur l’architecture du système de contrôlecommande dans son ensemble, et/ou le dimensionnement des systèmes de contrôlecommande, en préalable à l’engagement de la définition de l’architecture de contrôlecommande et du développement des systémes de contrôle-commande.

Cette stabilisation des données d’entrée fonctionnelles concerne en premier lieu l’avancement des
études relatives

à la démarche de classement,

aux pertes de fonctions support, et exigences de diversification,

à la définition des exigences de fiabilités des systèmes de contrôle-commande.

24

Le 28avril 2013

Ces deux axes feront l’objet de revues techniques dédiées pour cadrer les études à mener afin
d’identifier les solutions retenues qui pourraient être prêsentées ensuite à l’ONR afin de sécuriser
le lancement des études détaillées du contrôle-commande.
un axe planning
L’augmentation des écarts par rapport à FA3 conduit en effet à devoir revisiter en
profondeur la structuration du planning des études détaillées du contrôle-commande
intégrant les différents essais de qualification et les durées de cycle de conception des
différents systèmes de contrôle-commande et à s’assurer qu’il reste compatible avec le
planning du projet.
un axe organisation et pilotage des études et de la mise oeuvre du contrôle-commande du
Proiet HPC, consistant en la désignation et la mise en place côté « Responsible
Designer », d’un intégrateur/architecte ensemblier du contrôle-commande en charge
notamment de:
• la définition de l’architecture et du dimensionnement du système de contrôlecommande;
• l’allocation des fonctions dans les différents systèmes de l’architecture,
• de l’allocation des ressources du système de contrôle-commande aux différentes
Entités d’Ingénierie, et de la surveillance du respect des allocations et limites de
consommation des ressources allouées,
• l’intégration d’ensemble du système de contrôle-commande,
• la gestion de configuration du système de contrôle-commande.

25

Le 28avril2013

Planning de construction et essais
Le planning de construction comprend trois phases principales:


Génie civil
Montages électromécaniques
Essais

Le planning de montages présente un chevauchement.
Notre analyse est basée sur l’hypothèse de la construction de deux tranches décalées de 18 mois.
Génie Civil
Hors des risques liés à la sécurité et de ceux liés aux intempéries (vent élevé interdisant
l’alimentation des postes de travail par les grues), les principaux risques sont répartis sur les plans
et approvisionnements et sur la réalisation.
Risques planning liés aux plans et approvisionnements
Les principaux risques, identifiés sur la base du REX 0L3, FA3 et TSN sont

la non disponibilité des plans d’exécution dans des délais suffisant pour les
approvisionnements et le façonnage des aciers, l’appropriation et analyses méthodes.
Le REX 0L3 et FIa 3 met en évidence le besoin de disposer en permanence d’a minima
2 niveaux d’avance sur chaque bâtiment, c’est-à-dire de disposer des plans du
niveaun+2 lorsque l’on réalise le niveau n
la non disponibilité ou livraison tardive des inserts spéciaux (platines de dimensions
hors standards, fourreaux, flasques et traversées points fixes, fourreaux d’ancrages,
pièces spéciales d’ancrages, précadres de portes et éléments sécuritaires, mers en
coffrage perdu...);
des modifications tardives issues de données fournisseurs sur matériels, finalisation
tardive des études d’installation, évolution de requis suite aux vérifications sous
sollicitations d’agressions internes ou externes,...
la non disponibilité des gros équipements emprisonnés conduisant à devoir stopper ou
ralentir la construction jusqu’à leur livraison

Risques planning liés â la réalisation
Les principaux risques, identifiés sur la base du REX 0L3, FA3 et TSN, sont



la mauvaise anticipation des tolérances imposées par les interfaces mécaniques non
atteignables sans mesures spécifique;
la non qualité de ferraillage, soudage, positionnement géométrique des inserts ou
bétonnage;
les sous effectifs ou/et sous encadrement face aux quantités à mettre en oeuvre et
difficultés d’alimentation des postes de travail par les grues
la faible productivité par manque de préparation méthode suffisamment détaillée sur les
points durs de l’ouvrage (cas des caissons de cages d’escalier, du plancher +1950m
du bâtiment HR, des voiles de piscines...).

Il est à noter que le REX 0L3, FA3 et TSN a déjà été bien pris en compte dans les analyses de
méthodes sur HPC, sur deux points écartant significativement les risques associés

26

Le 28avril2013

optimisation du plan de grue, favorisé par un site moins exigu et l’éloignement des
tranches en exploitation : cela permet de relever significativement le volume de main
d’oeuvre productive sur les différents postes de travail
préfabrication du liner par rondeau complet sur 3 à 4 hauteurs de levées de bétonnage
et mise en place anticipé: cela place hors du chemin critique les risques de non
conformités de soudage du liner et de mise en place des gaines de précontrainte de
l’enceinte interne.

li est également à noter que la construction d’une seconde tranche en parallèle nous permet de
réduire le risque planning lié à la détection de défauts sur une piéce à sceller ou sur un
équipement emprisonné.
Identification d’un planning P20, P50 et P80
Le planning NNB amenant à une fin du GO à JO+28 mois construit de façon détaillée par la DIN
dans le cadre de lECI (Early Contract lnvolvment) réalisée avec le groupement ByLOR repose sur
un trés fort taux de préfabrication permettant de réduire les durées de réalisation et de mitiger les
principaux risques qualité, effectifs, et sécurité en les plaçant hors du chemin critique de la
réai isation.
Toutefois cette démarche réduit la manoeuvrabilité du chantier de GO en cas d’aléas (phasage
verrouillé techniquement limitant les possibilités de changement et de bascule des effectifs sur un
autre phasage en cas de blocage dans une zone) et accroît très fortement la sensibilité du
planning au risque sur la disponibilité des plans et des approvisionnements des inserts.
Ce planning s’appuie sur des méthodes fortement innovantes pour un EPR dans une application à
cette échelle (il ne s’agit pas d’une optimisation de ce que l’on a su faire sur 0L3, F1a3 ou TSN
mais d’un phasage général nouveau et de méthodes très différentes.
Ce planning ne prend pas du tout en compte la mise en place des éléments mécaniques devant
absolument être introduits et montés avant la pose du dôme (supports de GV et GMPP,
superstructures et virole du TAM, potences en tête de casemate, TAM, voie de roulement du pont
polaire et équipements associés, pont polaire et son assemblage, top edge des piscines...).
En tenant compte des possibilités d’anticipation ou de parallélisation d’une partie de ces activités
avec la finalisation des structures internes, 3 mois supplémentaires sont requis.
P20:
Un planning P20 peut donc être considéré sur la base du planning NNB en intégrant 3 mois liés au
montage des éléments mécaniques avant pose du dôme.
P50:
Nous considérons qu’un aléa technique significatif (de type non qualité) peut se produire sur un
niveau lors de la construction. Le REX d’0L3 et de FA3 montre qu’un aléa de ce type sur ce
bâtiment conduit a un impact moyen de 2 mois (incluant l’instruction avec l’autorité de sûreté
nucléaire).
P80:
En plus de l’aléa non qualité considéré dans le P50, nous considérons la transmission tardive
d’une ou plusieurs demandes de modifications GC nécessitant un réapprovisionnement et
refaçonnage des aciers ainsi que des retards sur la mise à disposition de pièces scellées ou
d’équipement emprisonnés conduisant à un impact cumulé de 5 mois.
Conditions de succès

27

Le 28avril2013

Quelque soit le niveau de probabilité du planning considéré, ce niveau ne peut être atteint que
sous les deux conditions suivantes

une chaine études et approvisionnements suffisamment en avance, stabilisée et pilotée
afin de garantir:


Ta disponibilité des plans d’exécution dans des délais suffisant pour
approvisionnements et façonnage des aciers, appropriation et analyses
méthodes en disposant en permanence a minima de 2 niveaux d’avance
la disponibilité des inserts spéciaux (platines de dimensions hors standards,
fourreaux, flasques et traversées points fixes, fourreaux d’ancrages, piéces
spéciales d’ancrages, précadres de portes et éléments sécuritaires, liners en
coffrage perdu...);
l’absence de modifications tardives issues de données fournisseurs sur
matériels, finalisation tardive des études d’installation, évolution de requis suite
aux vérifications sous sollicitations d’agressions internes ou externes,...
la disponibilité des gros équipements emprisonnés.

Cela implique le gel du basic design et le lancement des contrats ayant un impact sur
l’ensemble des éléments ci-dessus de façon suffisamment anticipée par rapport au JO.
En tenant compte de la chaine des différentes étapes de production des études et de
lancement des fabrications ainsi que de la chaine de procurement tel le que prévu sur
HPC (et relativement standard), une estimation réaliste amène à un lancement
nécessaire des contrats à impact GC échelonné entre JO -36 et J0-30.

La Réalisation d’un ECI deuxième phase permettant de préparer au maximum le
groupement d’entreprises face aux risques de réalisation identifiés. Cet ECI pourra
comprendre:



la réalisation de maquettes et tests de mise au point sur les différentes
configurations de construction par préfabrication
une sensibilisation aux requis qualité, contrôles, et nécessaire traçabilité des
écarts;
la mise au point et le test d’une boucle de traitement des écarts;
l’analyse en méthodes détaillées (pouvant aller jusqu’au niveau du fagot de
ferraillage) pour les zones dures, notamment:
1.
caissons de contreventement de la coque avion
2.
plancher +1950m du HR
3.
plancher +8,1 0m des HL
4.
ferraillage et mise en place des gaines de précontrainte des 3
premières levées de l’enceinte interne ainsi que de la zone du TAM
le recensement des interfaces GC/Electro-Mécanique, analyse de cohérence
des requis et mise au point des méthodes et contrôles associés.

Montages électromécaniques
Les montages électromécaniques comportent 3 principales composantes parallèles à risque sur le
planning général


le montage du circuit primaire et de l’ensemble des auxiliaires de sauvegarde dans les
casemates GV et GMPP;
le montage de l’espace entre enceintes;
le montage des systèmes auxiliaires hors HR dans l’ensemble de l’IN.

Le démarrage des montages pour les deux premières composantes est directement lié à la pose
du dôme.

28

Le 28 avril 2013

Le démarrage des montages pour la troisième composante n’est pas lié à la pose du dôme mais à
l’avancement suffisant de la construction des autres bâtiments de l’IN et à la mise à disposition des
zones de montage associées.
Hors des risques liés à la sécurité, les principaux risques sont répartis sur la disponibilité des
matériels à monter et sur la réalisation.
Risques planning liés à la disponibilité des matériels
Les principaux risques, clairement identifiés sur la base du REX 0L3, FA3 et TSN sont



la disponibilité insuffisante ou la livraison tardive des éléments mécaniques ou
électriques constituant les points de départs des montages (flasques et traversées
points fixes, gros équipements, tableaux électriques ...)
la disponibilité insuffisante des matériels à monter (isométriques et supports associés,
fittings associés, vannes, compensateurs, chemins de câbles,...);
la détection tardive de défauts de fabrications dans les matériels à livrer:
des modifications en volume significatif non prises en compte avant le lancement des
études d’exécution et des fabrications.

Risques planning liés à la réalisation
Les principaux risques, identifiés sur la base du REX 0L3, FA3 et TSN, sont


la préparation insuffisante de l’ordonnancement des montages dans les zones
complexes (conduisant à devoir démonter des équipements pour les remonter
ensuite)
le manque de manoeuvrabilité des ressources face aux variations de charges (tentation
des entreprises à limiter leur staffing afin de préserver un volant de charge)
la réduction de productivité liée à la densité d’installation de l’EPR et à la co-activité. Ce
risque est accru dans le cas d’une finalisation insuffisante du génie civil (finitions) avant
intervention des entreprises de montage.

Il est à noter que le REX 0L3, FA3 et TSN a déjà été bien pris en compte dans les analyses de
méthodes sur HPC sur plusieurs points réduisant significativement les risques associés

des analyses d’ordonnancement généralisées utilisant un modèle 4D sont prévues
d’être réalisées:
le montage des gros équipements sera réalisé par l’entreprise de montage, réduisant
ainsi les risques aux interfaces et les risques associés à la co-activité.

Il est également à noter que la construction d’une seconde tranche en parallèle nous permet de
réduire le risque planning lié au manque de manoeuvrabilité des ressources, à la détection de
défauts dans des fabrications, ou à la détérioration de fabrications.
Identification d’un planninci P20, P50 et P80
Le planning de 23 mois de montage après pose du dôme construit par NNB est à analyser au
regard des trois composantes.
Le montage du circuit primaire et des auxiliaires associés dans le bâtiment réacteur comporte juste
suffisamment de marge pour absorber les 3 mois supplémentaires avant pose du dôme identifiés
dans l’analyse du planning GC sans impacter le planning global.
Le montage de l’espace entre enceintes, ne présente pas de marges vis-à-vis de ces 23 mois (il
est même actuellement identifié à marges négatives, des pistes d’optimisation étant en cours
d’étude). Les 3 mois supplémentaires avant pose du dôme identifiés dans l’analyse du planning
GC peuvent donc très difficilement être absorbés.
29

Le 28avril 2013

Les 3 mois supplémentaires avant pose du dôme identifiés dans l’analyse du planning OC doivent
donc être considérés dans le planning globaL
La capacité de montage des systèmes auxiliaires dans l’IN hors HR dans ce planning de 23 mois
doit être analysé au regard des cadences maximales possibles de montage et de réalisation des
épreuves hydrauliques.
Nos références d’analyse sont les suivantes

montage
• cadence maximale de montage établie sur le parc: 5%/mois
• cadence cible de montage FA3 : 4%/mois (actuellement non atteint)
*
cadence maximale de montage établie sur 0L3: 3%/mois
• épreuves hydrauliques
• cadence maximale d’épreuves hydrauliques établie sur Ling AO: 1 épreuve par
jour
• cadence maximale d’épreuves hydrauliques établie sur 0L3: 0,6 épreuve par
jour
Le planning de montage de 23 mois après pose du dôme ne peut être tenu à la cadence maximale
réalisée sur le parc (5% par mois) qu’en réalisant un chevauchement de 7 mois avec la fin du GC
sur un volume significatif de montage.
Cela implique de démarrer le montage dans les bâtiments HL, HK et HN sous le niveau +470m
(3,70m dans HK et HN) à JO + l8mois. Cela est compatible avec l’avancement des bâtiments
planifié à cette date. Cette pente n’a toutefois jamais été atteinte de façon soutenue sur 0L3, FA3
ni TSN.
Ce planning n’intègre aucune fenêtre de modifications et implique donc un basic design
complètement stabilisé très en amont intégrant:


la totalité des impacts du GDA et des demandes de l’ONR;
les dernières modifications de F1a3 (batch EAC 15);
les retours fournisseurs sur les performances réelles des matériels.

Planning de référence P20
-

Un planning P20 peut être considéré sur la base du planning NNB (23 mois de montage aprés
pose du dôme).
P50:
Nous considérons le risque de ne pouvoir stabiliser absolument le basic design dans des délais
compatibles avec le lancement des études d’exécution et des lancements de fabrications, amenant
à la nécessité d’introduire en fin de montage une fenêtre de modifications avant essais impactant
10% des matériels. Tenant compte des possibilités d’anticipation et des cadences possibles en
phase modifications, la durée supplémentaire est évaluée à 3 mois.
Nous considérons également, compte tenu de la compacité de l’EPR et de son impact sur la
productivité des montages, que l’on ne peut dépasser la cadence de 4% par mois, allongeant la
durée de montage de 4 mois.
P80:
Nous considérons les modifications de basic design comme impactant 20% des matériels (taux
identifié actuellement sur FA3), nécessitant une fenêtre de modifications de 6 mois.
Nous considérons également que l’on ne peut dépasser la cadence de 3% par mois atteinte de
façon soutenue sur 0L3, allongeant la durée de montage de 6 mois par rapport au P20.

30

Le 28avril2013
Conditions de succès
Le REX d’0L3, FA3 et TSN met en évidence que la capacité de prise et de maintien de la cadence
des montages électro-mécaniques est directement liée à la disponibilité des matériels (à
considérer en termes de montabilité caractérisant que les isométriques de tuyauteries sont
disponibles mais disposent de tous les éléments nécessaires à leur montage de façon continue
dans la zone de montage tels que supports, fourreaux et traversées points fixes, compensateurs,
vannes).
Les cibles de pentes identifiées dans les 3 plannings ci-dessus ne peuvent être atteintes que pour
des taux de montabilité de l’ordre de 80% dans les zones de montage concernées.
Compte tenu de la nécessité de débuter les montages en chevauchement avec le GC dans les
niveaux sous 470m des HL, HK et HN à J0+l8mois, le taux de montabilité des matériels dans ces
niveaux à cette date doit être de 80% pour permettre la prise de pente rapide.
Ces cadences ne pourront être atteintes qu’aux conditions suivantes:
e

une chaine études et approvisionnements suffisamment en avance, stabilisée et pilotée afin
de garantir un taux de montabilité de 80% dans les niveaux bas de l’llot Nucléaire dès
JQ+l8mois
Le cadencement procurement et études permettant d’atteindre cet état, associé à la
finalisation du GC, est donc le suivant (hors lancement de forgés et des gros matériels
emprisonnés):
o JO -36 mois : gel du basic design
o JO -36 à -30 mois: lancement des contrats impliquant des données impactantes
pour le génie civil et des fabrications
o JO 30 mois à J0-24 mois: réception des premiers retours fournisseurs;
o JO 30 à JO -24 mois: début d’élaboration des DSE stade 2 et début des études
d’installation préliminaires
o J0-18 mois : début des études d’installation définitives
o JO: pleine capacité des usines;
o J0-8 à JO + 8 mois: transmission des données définitives d’installation pour études
d’exécution et lancement des fabrications;
o JO ÷ 18 mois: début de montage dans les niveaux bas de l’IN (niveaux sous
+4,70m dans HL, HK et HN) avec un taux de montabilité de 80%;
la réalisation d’un ECI (Early Contract lnvolvment) avec les principales entreprises de
montage permettant:
o de préparer au maximum le groupement d’entreprises face aux conditions réelles de
montage (incluant la gestion de co-activité, le processus de traçabilité et de
traitement des écarts et l’analyse détaillée des zones complexes)
o d’optimiser la chaine compléte étude fabrications et montage
le maintien d’un planning intégré Etudes Fabrications Montages piloté par la même équipe
afin de garantir la disponibilité des documentations et matériels en toutes phases du chantier
en étant capable d’absorber les aléas éventuels (capacité à disposer d’une avance suffisante
ou de reprioriser les fabrications face à des rephasages imposés par des aléas).

Essais
P20:
Planning NNB en 17 mois. La capacité de prise en compte du REX des essais qui auront été
réalisés sur FIa 3 et du transfert d’une partie des équipes rend crédible cette hypothèse qui reste
toutefois ambitieuse (comparable aux meilleurs durées réalisées sur le parc lors des constructions
en paliers).
P50:
31

Le 28avril2013

Introduction d’un risque de casse d’un matériel (défaillance matériel ou facteur humain) dont
l’impact est évalué à 2 mois (réapprovisionnement du matériel inclus). Cela améne à un planning
en 19 mois identique à celui prévu pour Fia 3.
P80:
Introduction d’un risque de casse de plusieurs matériels (défaillance matériel ou facteur humain)
pour un impact cumulé de 4 mois (réapprovisionnement des matériels inclus).
Planning de la tranche 2
La réalisation de deux tranches permet comme nous l’avons vu de dérisquer certains points de la
réalisation de la première tranche (concernant essentiellement la manoeuvrabilité des ressources,
l’implication des entreprises, et les défaillances éventuelles de fabrications).
Elle permet également de supprimer la majorité des risques sur la réalisation de la tranche 2




validation des méthodes sur la tranche 1, supprimant leur caractère prototype
études et fabrications finalisées avec une avance suffisante sur la réalisation
suppression du besoin d’une fenêtre de modifications (hors modifications suite aux essais
sur la tranche 1);
maîtrise du savoir faire des équipes de réalisation;
essais réalisés sur FLA3, TSN et HPC1 et équipe en maîtrisant la réalisation.

La majorité des risques introduits dans nos hypothèses pour établir les plannings P50 et P80 sont
donc supprimés.
Notre planning P50 correspond donc au planning NNB de 68 mois
des équipements mécaniques avant la pose du dôme.

+

3 mois liés à la mise en place

Nous introduisons dans notre planning P80 les risques suivants



défaillance de type non qualité sur le génie civil (défaillance d’une équipe, facteur humain)
incertitude sur la cadence maximale de montage et d’EH tenables sur un EPR;
besoin de modifications suite aux essais réalisés sur la tranche 1
casse d’un matériel important en phase essais (défaillance matériel).

32

Le 28 avril 2013

Stratégie de qualification
Description de l’enjeu sur HPC
La stratégie de qualification des équipements aux conditions accidentelles pour l’EPR HPC
nécessite d’être clarifiée avec I’ONR et la responsabilité de sa mise en oeuvre répartie de manière
optimisée entre EDF et ses différents fournisseurs pour limiter les risques de retard.
REX FLA3 sur le problème (OL3ITSN le cas échéant)
Historiquement, EDF assurait les essais de qualification pour les différents matériels. Dans le
cadre du projet Flamanville 3, ce sont Tes différents fournisseurs qui ont été chargés de la
réalisation des essais de qualification des matériels. Il s’agissait d’une obligation de moyens, pas
de résultats. Cela s’est traduit par de nombreux retards et surcoûts pour EDF, essentiellement liés
à l’absence de maîtrise du processus par ces fournisseurs. L’ingénierie a également été amenée à
consacrer de nombreuses heures afin d’accompagner les fournisseurs dans leur essais voire de
ré-internaliser ceux-ci.
Evolution récente du problème sur HPC
Il est nécessaire, d’une part, de prendre en compte le retour d’expérience de Flamanville 3 et ainsi
renforcer la maîtrise de cette activité par un renforcement de l’implication DIN pour la qualification
de certains matériels (essentiellement les matériels qualifiés aux accidents graves ou pour
lesquels des difficultés notables ont été rencontrées à Flamanville 3).
Par ailleurs, il convient de clarifier avec I’ONR les requis de qualification afin de garantir une bonne
maîtrise industrielle du processus.
Impacts plannings et financiers
-

-

Impact planning potentiel
J P20: la mise en oeuvre du processus de qualification se déroule sans difficulté
notable (ni surcoûts ni délai planning)
VP5O : les difficultés techniques de qualification induisent des retards planning limités
(délai d’environ 3 mois sur le planning directeur)
VP80 : les difficultés techniques et de licensing retardent la livraison des matériels sur
site (impact sur le planning directeur de l’ordre de 6 mois)
Impact surcoût potentiel
V Heures d’ingénierie supplémentaires et surcoûts contractuels
«Valorisation de l’impact financier

Eléments de mitigation & risque résiduel
-

Eléments de mitigation envisagés:

R1/Définition d’une stratégie de qualification explicitant la répartition des activités de
qualification entre EDF et les fournisseurs
R2/Clarification des requis de qualification avec l’ONR en ayant pour objectif de reconduire le
plus possible les requis de FA3

33

Le 28avril2013

R3/Mise en oeuvre d’un accompagnement spécifique pour les nouveaux fournisseurs
(notamment au UK) avec un appui externe ayant une expérience dans ce domaine (Roils
Royce)
R4/Gréement en compétences DIN pour assurer la maitrise des activités prise en charge par
EDF

34

Le 28 avril 2013

Coût d’ingénierie
Hypothèses prise en compte dans le budget HPC
L’estimation des coûts d’ingénierie a été faite à partir d’une analyse détaillée des coûts de FA3.
A partir des coûts FA3, l’analyse pour HPC1 a conduit à:
-

-

-

Retirer les coûts spécifiques à FA3 (bâtiments de site,
et ceux qui étaient liés à la tête
de série
Identifier les coûts reconductibles pour construire un nouvel EPR copie conforme de FA3
en France
Identifier les couts complémentaires pour HPC compte tenu des modifications et de la prise
en compte du contexte UK sur chaque partie de l’installation (NI, Cl, BOP)
.

.)

Pour HPC2, l’estimation a été faite à partir d’un ratio (30% de HPC1) qui est cohérent avec le
retour d’expérience pour la construction de plusieurs unités sur un même site
Les résultats de cette estimation (15,1 millions d’heures) sont présentés ci-dessous, Ils sont la
synthése de notes détaillées justifiant chacun des montants sont récapitulées dans le data book

vo

Mh
1

4,6

j
FA
3

Non FA3
recurr est.
ing Adjust
ed
and
batch
modif.

N
I

0.5
0,1

0,3

C
I

BD
P

Man Speci
tif.
lic
Surv buildi
ngs

HP

ci

HP
C2

Aver
age
HPc

.

Le cout correspondant s’obtient en multipliant ce nombre d’heures par un taux moyen. Le taux pris
en compte dans le budget est de 89€/H ce qui correspond à un taux non environné (c’est-à-dire ne
prenant pas en compte les charges des fonctions support). C’est ce montant qui a été présenté à
DECC pour le calcul du business plan du projet
Risques pour le projet
-

Sur le volume d’heures, l’estimation a été faite de façon rigoureuse en prenant le REX de
FA3. Elle prend en compte une 2ème configuration de design pour un montant de l’ordre de
35

Le 28 avril 2013

un million d’heures qui est cohérent avec les dépenses d’une configuration importante. Le
risque principal est lié au risque de 3ème configuration qui n’est pas pris en compte
-

Sur le taux, le risque de surcoût est avéré puisque il y aura un taux d’environnement à
mettre et en outre il peut y avoir un % de marge pour en faire un taux de vente

Impact de ces risques
Coût: Si l’on prend en compte le taux d’environnement résultant de l’étude récente KPMG, on a un
taux de 35% pour l’environnement auquel pourrait s’ajouter 5% pour la marge prix de vente ce qui
donne un surcoût potentiel de l’ordre de 500M€
Réduction des risques
Sur le taux, un travail a été engagé par la filière contrôle de gestion afin d’avoir une estimation
précise des coûts d’environnement.
R1/Une décision doit maintenant être prise pour décider de la valeur du taux d’environnement à
partir de l’étude réalisée
Sur le volume d’heures, les actions à engager sont les suivantes:
R2/Préparation d’un contrat DIN/NNB permettant un contrôle contractuel des dépenses en fonction
des livrables produits et des activités de support demandées par NNB
R3/ Mise en place d’une démarche « Earn Value » sur la production des livrables
R4/Engagement d’une approche «lean six sigma » sur les processus d’ingénierie. Un 1~’
processus relatif au procurement est en cours d’analyse
R5/Nécessité de challenger le volume d’heures consacré à la suiveillance d’activités d’ingénierie
réalisées par des sous traitants de manière à avoir des programmes de surveillance basés sur une
approche « risques »
R6/Optimiser la surveillance réalisée par NNB qui peut générer un volume important d’heures DIN
pour répondre aux nombreuses questions posées

36

Le 28avril2013

One team gouvernance du projet
Situation actuelle
Une organisation a été mise en place, le PEP à l’été 2012 avec pour objectif de clarifier les rôles
de NNB et DIN en responsabilisant chacune des parties. Cette organisation est notamment
centrée sur le rôle des « project managers » qui sont en charge du pilotage des contrats en
coordonnant les différents acteurs (ingénierie, construction, achats,
...)

A noter également une spécificité UK avec la « Design Authority» qui est en charge de s’assurer
que les requis de l’autorité de sûreté sont bien pris en compte dans le design et la construction
En outre, la mise en place de la direction de l’ingénierie à NNB dans le cadre de l’organisation
PEP est effective depuis le 1~ novembre 2012. Cette direction inclut notamment les lots (NI,
CIIBOP, Integration) du « Responsible Designer» (DIN). Elle a notamment permis de:
-

-

-

Favoriser le retour d’expérience des autres projets EPR: FA3, Taishan
Clarifier les rôles respectifs des entités de NNB en interface avec l’ingénierie (Design
Authority, Project Managers,
Améliorer l’intégration de la DIN dans le projet HPC dans son rôle de « Responsible
Designer»

Des actions sont en cours pour améliorer les processus et la fluidité des échanges NNB/DIN (mise
à jour des processus d’ingénierie, procédures de projet communes NNB/DIN
). L’interface avec
la Design Authority (DA) et l’organisation de la Direction de l’ingénierie font l’objet d’un
((management of change » qui sera soumis au « Nuclear Safety Committee » du 13 mai 2013.

Risques

L’organisation PEP a permis d’intégrer complètement la DIN dans le projet HPC avec un pilotage
global du projet par NNB. Cependant, la déclinaison de cette organisation peut présenter certains
risques
-

-

-

Le rôle des « project managers» est nouveau pour les équipes DIN qui sont habituées à
intégrer cette fonction dans leurs équipes. Le risque est un manque de proximité avec des
actions faites de part et d’autre (DIN et NNB) auprés des fournisseurs
Le rôle de la Design Authority (DA) est aussi nouveau pour DIN et l’absence de Direction
de l’ingénierie pendant les 1ères années du projeta pu générer une propension de la DA à
faire de l’ingénierie. Un risque existe donc sur une confusion du rôle de la DA et des
interfaces avec DIN
L’organisation de la surveillance des études DIN et fournisseurs par NNB est à ce jour trop
lourde et non industrielle car elle est faite de façon systématique sans graduation selon
l’importance des documents et implique une multitude d’acteurs; elle peut donner le
sentiment qu’il y a plus de moyens dédiés à la surveillance qu’à la production. Dans
l’optique d’une diffusion de plusieurs milliers de documents par an lors du déroulement du
projet, une telle organisation conduirait à un impact conséquent sur les délais contractuels
de revue.

Impact potentiel des risques
37

Le 28avril2013

Planning : Retard dans l’approbation et la validation de la documentation qui générerait des durées
d’études plus importantes que prévues
Coût Avenantlréclamations des fournisseurs si les interfaces EDF/fournisseurs ne sont pas bien
traitées
Propositionslrecommandations pour réduire les risques
RI! Définir la responsabilité précise de chacun des acteurs dans le cadre de la gestion
contractuelle et à agir de façon coordonnée vis-à-vis des fournisseurs
R2! Centrer la DA (Design Authority) sur un rôle d’assurance du projet en terme de sûreté et éviter
tout activité d’ingénierie à la DA) veillant à limiter la charge d’ingénierie de la DIN pour le projet.
R3/ Optimiser le processus de revues par la création de l’owner review team à NNB, et mise en
place d’une revue de projet similaire à Flamanville3.
R4/ Optimiser les ressources NNB en cohérence avec les besoins réels de su,veillance des
activités DIN

38

$ Le28avriI2Ol3

Résultante financière des impacts identifiés sur le coût de
construction et d’ingénierie
1) Construction du coût de construction et d’ingénierie P20!P501P80
ITPC Récujntulatif du Coût à ~ernuna,son
Ent’xi, 2012

NNB

Coût à terminaison présenté

I il
[21

131

13 899

Impaa déc,lagc 2013 (NNI3 & DIN)
lmpaa d&tlagc planning

P20

P50

P80

13 899

13 899

13 899

295
465

295
I 198

295
2 090

100

300

-

300

~ II
[5 J

Contr.tt Nsss/l&c \rcva
\ n rrc osque prou, rcm oit
\ n,, n latin, tics ‘‘opportti ni tics”

467

574

161

inoerrirude sur vnit,mcs/tanx ingéniede

-

200

100

Coût à terminaison complet

13 899

14 659

16 159

17 858

Dont “Base rosi”
Dont ~irques
Risques en % du base cost

12379
1 521
12,5 %

73139
1 521
11,6 %

13139
3020
23,0 %

13139
4 720
35,9 %

TRJrésultant (FIDt~31/12/13, C1D(?~9Oj/MWh)
CIV (S/MWh) assurant un TRÎ de 10% (F1D(~u31/12/13)

8,8 %
107,3

8,1 %
120,7

139,9

7,3 %

Le Groupe de Travail a identifié une série d’éléments susceptibles d’impacter le coût de
construction et d’ingénierie initialement présenté par NNB (soit £1 3,9Bn), et permettant de
quantifier celui-ci dans une approche P20/P50/P80 (P20 représentant la cible du projet)

[1] Intégration de l’impact du décalage FID au 31/12/13 (coûts NNB et DIN uniquement), le
coût de £13,9Bn étant basé sur une FID au 31/12/12

[2] Impact du décalage planning : ces éléments ont été quantifiés sur la base de l’analyse
phase par phase présentée ci-avant. Le chiffrage a été réalisé sur la base du coût mensuel
reconductible relatif à la période considérée (et non au pic de dépense). Nous avons considéré
que le niveau de risque présent dans le coût à terminaison présenté excluait tout impact
planning, comme discuté avec les équipes NNB;

[3] Intégration d’un impact sur le contrat Areva (NSSS/l&C), destiné à couvrir l’écart non résolu
sur les négociations en cours (~100m sur le P50), ainsi que les incertitudes sur le Contrôle
Commande (f200m additionnels sur le P80)

[4] Intégration dans le P80 d’un risque spécifique sur les dérives procurement. En effet, audelà des impacts planning quantifiés ci-dessus, aucun risque additionnel sur le procurement
n’avait été pris en compte

[5] Les opportunités non totalement identifiées prises en compte par NNB dans le coûts à
terminaison (f574m) ont été conservées dans le P20, partiellement annulées dans le P50
(~106m de réduction de coût) et totalement annulées dans le P80;

[6] Compte tenu des incertitudes relatives au volet ingénierie et liées au volume d’heures à
engager (optimisation en cours d’étude), ainsi qu’au taux horaire chargé par la DIN à NNB
(encore en cours de négociation), nous avons inclus une incertitude sur le P50 (f200m) et sur
39

Le 28avril2013

le P80 (~400m). Ce dernier chiffre correspond au volume d’heures actuel valorisé à 120 €/H au
lieu de 89 €/H (hypothèse NNB).

2) Impacts induits en termes de coûts
Le coût à terminaison ainsi déterminé se monte à £14,7Bn en cible projetlP2o, £16,2Bn en P50 et
£17,98n en P80.
Le niveau de risque induit s’élève à 35,9% en P80: ce niveau reste inférieur aux déviations
constatées sur des projets d’infrastructure (rail, route, ponts et tunnels) au Royaume-Uni, mais le
degré de préparation du projet HPC peut être considéré comme supérieur.
3) Impacts induits en termes de TRI proiet
Avec une FID fixée au 31/1 2/13 et un strike price du CfD fixé à 9OUMWh, le TRI induit pour le
projet par ces hypothèses de coût s’élèverait à 8,8% en P20, 8,1% en P50 et 7,3% en P20.
Par ailleurs, pour assurer dans les mêmes conditions un TRI de 10% au projet sur la base de ces
hypothèses de coût, le strike price du CfD devrait s’élever à 107,3 £/MWh en P20, 120,7 £/MWh
en P50 et 139,9 £/MWh en P80.

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