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Fiche de lecture SES

ETAPE I ;

L’auteur de ce livre est Pierre Dockès. C’est un


professeur des sciences économiques à l’université
Lyon 2. Il est aussi membre du centre de recherche
Triangle et du centre des économistes.

Titre du livre : le titre du livre est L’enfer, ce n’est


pas les autres !

Éditeur : Descartes & Cie

Collection : Essais

Nombre de pages : 150

Année d'édition : 2007

ISBN : 978-2-84446-106-3

ETAPE II :

1. Indexer le livre sous forme de descripteurs et/ou de mots clés libres (cf les remarques des
professeurs documentalistes en TD)
Mondialisation, délocalisation, relation gagnant perdant, libre-échange, désindustrialisation, innovation,
développement, économie, supranationalité, concurrence.

2. A partir des annexes distribuées qui correspondent aux programmes et aux notions que les
élèves devraient maîtriser à l'issue de chaque niveau d'enseignement :
Dans le cours d’SES de seconde, le livre correspond au chapitre 4, thème 1, la monnaie, un bien économique
et un rapport social. Le thème de la mondialisation dans le livre renvoie au fait que la monnaie renforce les
échanges entre les pays d’Europe, mais aussi dans le monde. De plus la valeur de la monnaie entraine des
placements dans d’autres pays ou des délocalisations d’entreprises. Suivant la valeur de la monnaie par rapport
aux autres, les gens vont avoir tendance à parier sur la monnaie de leur pays ou bien sur celle d’un autre, ce qui
renforce cette monnaie. C’est un des points positifs, mais aussi négatif de cette mondialisation. Dans le livre,
les avantages et inconvénients de la mondialisation sont mis en évidence.
Il correspond aussi au cours d’SES de terminale, le thème du commerce international, croissance et
développement, et mondialisation et uniformisation culturelle.
Le livre correspond plus aux cours de Terminale car le cours traite plus le sujet de la mondialisation et il est
peut-être plus accessible d’un point de vue de vocabulaire à un élève de Terminale.
Quelle est selon vous l'apport de ce livre par rapport au cours de SES : il faut justifier (plusieurs réponses
sont possibles) :

Ce livre reformule ce que nous avons vu dans le cours d’SES et permet une confrontation du cours et
d’une autre vision. Il permet d’avoir des exemples de pays qui sont en difficulté ou des exemples pour
comprendre le système gagnant- perdant. Il reprend les éléments du cours.
C'est un complément et un enrichissement du cours en particulier au niveau des
démarches théoriques
C'est un livre qui présente la position et la démarche d'un auteur reconnu, sur un
thème du programme. Il présente les avantages et les inconvénients de la mondialisation, tout en défendant
toujours son opinion. Pour cet auteur la mondialisation est vraiment bénéfique.

ETAPE III :

Opérez une présentation du livre (l’objectif n’est pas de rédiger un résumé recopié sur internet)
explicitant :

1. Présentez la couverture du livre


La couverture n’est pas du tout attrayante. Il s’agit simplement d’un fond bleu clair et du titre. Elle ne
représente en rien les notions abordées dans le livre. Elle peut cependant représenter la neutralité de
l’auteur qui essaie de présenter toutes les facettes de la mondialisation.

2. Quelles sont dans l'introduction :


Dans l’introduction, l’auteur s’interroge sur : la mondialisation, est-elle la cause des problèmes
économiques qui touche de nombreux pays aujourd’hui et en quoi est-elle bénéfique pour les autres ?
Il compte y répondre en exposant des théories économiques et les avantages de cette mondialisation,
ensuite montrer que les faiblesses de la France ne viennent pas de là, et enfin qu’il ne faut pas retourner au
protectionnisme.
Pour cela il forme un plan :
I la mondialisation diabolisée
II gain de l’un n’est pas toujours perte de l’autre
1. Quand tout le monde gagne
2. Quand certains gagnent et d’autres perdent
III le choc sur l’Europe de la mondialisation
1. Les échanges internationaux, cause mineure de la désindustrialisation
2. Déplacements des hommes et des capitaux : jusqu’ici ça va, mais demain ?
3. La question des délocalisations
4. Un système social avancé n’est pas un handicap
IV changer pour résister
1. Economie de la connaissance et innovation.
2. Croitre, investir, s’adapter !
3. Les politiques macroéconomiques, le change, l’Europe
4. La place du volontarisme
V régulation supranationale plutôt que protectionnisme
1. Tensions sociales et fausses solutions
2. Bloquer le dumping social et fiscal en Europe
3. Réguler à l’échelle mondiale
VI le libre-échange ne garantit pas la paix.

3. Présentez les principales étapes qui caractérisent le développement :

Démarches théoriques : présentations de thèses d’auteur(s), critiques des thèses

Le capitalisme est mondialiste. Son dynamisme de destruction créatrice tend è s’élargir à toutes les
nations. Il révolutionne partout les techniques, les modes de vie, les mentalités. L’idée d’Adam Smith
d’une tendance à l’élargissement des marchés, du village au monde est devenue chez Marx une épopée et
une tragédie : le capital a fait la nation comme un espace économique, il l’a défait pour élargir la sphère à
l’échelle mondiale ; le capitalisme est porteur de progrès technique, de création de richesses, de
développement des sciences et de la culture, mais son succès même développe ses « contradictions
internes », les conflits de classe et les crises économiques s’exacerbent. Comment ici ne pas citer les
phrases du manifeste du Parti communiste : « Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne
un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des
réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. Les vielles industries nationales ont été détruites
et le sont encore chaque jour. A la place des anciens besoins, satisfaits par des produits nationaux, naissent
des besoins nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les produits des contrées et des climats les plus
lointains. A la place de l’ancien isolement des provinces et des nations se suffisant à elles-mêmes, se
développent des relations universelles, une interdépendance universelle des nations. Et ce qui est vrai de la
production matérielle ne l’est pas moins des productions de l’esprit. Par le rapide perfectionnement des
instruments de production et l’amélioration infinie des moyens de communication, la bourgeoisie entraine
dans le courant de la civilisation jusqu’aux nations les plus barbares. Le bon marché de ses produits est la
grosse artillerie qui bat toute les murailles de Chine et contraint à la capitulation les barbares les plus
opiniâtrement hostiles aux étrangers. Sous peine de mort, elle force toutes les nations à adopter le mode
bourgeois de production ; elle les force à introduire chez elle la prétendue civilisation, c’est à dire devenir
bourgeoises. En un mot, elle se façonne un monde à son image. » (Marx, 1848 b) : il révolutionne le monde
et il hâte la révolution sociale. Nos deux auteurs écrivaient cela en 1848, lors de l’essor de la première
vague de mondialisation, mais, on croirait ces phrases écrites pour notre temps ! De fait, cette première
vague est venue butée sur l’exacerbation des contradictions du capitalisme sur les luttes sociales, la
paupérisation et la précarisation, sur les crises croissantes. C’est ce qu’ils avaient anticipé, mais,
contrairement à leurs espérances millénaristes le mode de production capitaliste n’en est pas mort, il s’est
adapté grâce à l’intervention de l’Etat. La vague de mondialisation a reculé dès la fin du XIXème siècle et
la fermeture quasi-totale dans les années trente et quarante. Le capitalisme a passé un pacte d’association
avec la nation.

Constats empiriques

Le pacte entre l’Etat et le capital peut devenir diabolique lorsqu’il débouche sur une sorte de national-
capitalisme, avec la recherche de la puissance et de la domination. Il a pu, au contraire, s’avérer bénéfique
lorsqu’il s’agit de nations démocratiques.
Au cours des années 1880-1945 le pacte entre le capital et l’Etat montra ses deux faces antagoniques :
le côté positif, un capitalisme national protecteur, volontariste, dynamisant ; la face sombre lorsqu’il aboutit
au national-capitalisme en Allemagne et au Japon. Les fascismes éliminés, la période des années 1950-1975
fut florissante pour les sociétés occidentales. L’ouverture des échanges internationaux y progresse, mais le
capitalisme reste encore à encadrement national. On a peut-être là le secret de ce golden age relatif pour les
pays avancés.
Après 1973 et surtout après 1989, la mondialisation fait un bon an avant. Quantitativement avec
l’entrée dans la capitalisme des anciens pays communistes et qualitativement car, si les nations sont toujours
très présentes, la logique capitaliste est devenue immédiatement mondiale. La vague de mondialisation du
XXe-XXIe siècle se fait donc en deux temps séparés par la période de transition des années 1973-1989 :
1973, le retournement du rythme de croissance et 1989, la victoire du capitalisme à l’échelle mondiale.
4. Quelles sont les réponses que l’auteur apporte, quelles perspectives ouvre-il ?

Selon l’auteur le déclin des civilisations comme la France n’est pas du à la mondialisation. Malgré les
nombreux inconvénients de la mondialisation, il pense que la mondialisation est dans un cas général est
surtout positive. Il pense que le seul moyen de revenir au niveau auquel nous nous trouvions il y a quelques
années, est de pouvoir innover pour augmenter notre concurrence face aux autres Etats qui ont su s’adapter à
la mondialisation. Selon lui, le fait que certains Etats s’enrichissent et augmentent leur production ne signifie
pas forcément que les autres n’ont que des pertes.

ETAPE IV :

Opérez une critique personnelle de ce livre :

1. Quels sont les points forts de ce livre selon vous :


Dans la forme, le vocabulaire est approprié à un élève de lycée. La longueur du développement est
adaptée à un élève, les explications sont plutôt directes.
Dans le fond, le contenu est tout à fait compréhensible. Il y a certains mots propres à l’économie qui
peuvent être compliqués. Mais tous les termes difficiles et importants pour les explications sont
définis. Le contenu est donc accessible à un lycéen. Il y a une diversité des analyses. De plus les
constats sont souvent illustrés par des exemples, des évènements qui se passent dans certains pays.
Ce livre permet même de comprendre les évènements de crise qui se sont produits il y a quelques
années. Ce livre peut aussi permettre d’enrichir les devoirs. Le livre a été publié en 2007, il peut
donc être utilisé car ces informations sont toujours d’actualité. Il permet cependant d’avoir une
vision plu neutre de la crise économique. Enfin l’auteur confronte plusieurs opinion ce qui assure une
plus grande neutralité.

2. Quelles sont les limites de ce livre selon vous :


Dans la forme, il peut donc y avoir du vocabulaire compliqué mais l’auteur s’arrange toujours
pour les expliquer. Par ailleurs, le livre ne comporte pas d’illustrations ou de tableaux. Même si le
livre a une longueur appropriée à un lycéen, les éléments sont très nombreux et donc difficiles à
exploiter.

3. Qu'auriez-vous aimé trouver de plus dans le livre ?

Ce livre aurait été plus agréable s’il avait présenté des illustrations, des tableaux ou un peu plus de
statistiques. Il aurait aussi pu prendre plus d’exemples de cas particuliers, de cas d’entreprise ou de pays.

ETAPE V :

1. Rédigez une notice qui permettra aux élèves opérant une recherche sur BCDI de comprendre
quels sont les apports de ce livre. Pour cela :
Rédigez un résumé clair d’une quinzaine de ligne maximum
Votre résumé doit préciser le niveau de lecture, les thématiques abordées
L’enfer, ce n’est pas les autres est un essai sur la mondialisation de Pierre Dockès. Il est accessible
pour un lycéen grâce à un vocabulaire plutôt courant ou définit et expliqué s’il est compliqué. Il comporte de
plus de nombreuses vivions d’auteurs qui s’opposent sur le sujet de la mondialisation. L’auteur défend une
thèse qui est contraire à celle de la plupart des économistes et historiens, qui rendent la mondialisation
responsable du déclin industriel, des délocalisations et du chômage. L'auteur rend compte des avantages de la
mondialisation, et des opportunités qu'elle représente. L’enfer, ce n’est pas principalement les autres, ce sont
nos faiblesses actuelles. La mondialisation n’est pas négative, mais elle peut l’être si nous n’innovons pas. Il
faut s’adapter comme s’adaptent les autres pays. Refuser la mondialisation serait accepté une forte régression
qui ne serait en rien bénéfique.

2. Recherchez les livres et les ressources traitant le même sujet au CDI :

Critique de la mondialisation : de Senarclens ; côte : 337 SEN


Ce livre analyse, du point de vue des sciences politiques les mutations dues à la mondialisation et étudie
les nouvelles articulations entre l’Etat et la sphère des relations internationales, les rapports de pouvoir et
l’hégémonie marquant la dynamique actuelle de la mondialisation, en soulignant le rôle des entreprises
transnationales, des organisations internationales et des organisations gouvernementales.

Déchiffrer l’économie : de Denis Clerc ; côte : 330 CLE


Cet ouvrage aide le lecteur à classer, à se situer dans cette avalanche de faits, de chiffres,
d’évènements ; démêler l’écheveau, qu’il s’agisse des questions monétaires, de la production, de
l’investissement, du chômage ou de l’inflation.

Guide critique de la mondialisation : de George Soros ; côte : 337 SOR


C’est une critique négative de la mondialisation : « les sommets internationaux se voient perturbés par
des manifestations violentes et un nombre croissant de jeunes expriment leur opposition radicale face à des
politiques qu’ils considèrent comme favorisant les plus riches au détriment des travailleurs, de
l’environnement, et des cultures traditionnelles.
Cet ouvrage est à la fois un avertissement et un appel à l’action pour construire un avenir plus prospère et plus
pacifique.