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Un homme est mort

Étape 1 :

Le scénario est de Kris et d'Étienne Davodeau, mais le dessin et la couleur sont uniquement
d'Étienne Davodeau. Tout comme dans Les Mauvaises Gens, il n'y a pas de biographie sur ces deux
auteurs. Étienne Davodeau a été étudiant au département d'arts plastiques de l'université de Rennes
puis qu'il a fondé le studio Psurb avec d'autres passionnés de BD. Kris a été étudiant en histoire puis
libraire BD. Suite à des rencontres, il entame une carrière de scénariste avec de nombreux
dessinateurs comme Étienne Davodeau.
Le titre du livre est Un homme est mort.
La maison d'édition est Futuropolis. La collection n'est pas indiquée. La BD en elle-même 63 pages
mais un dossier en supplément d'une dizaine de pages l'accompagne pour éclairer et apporter des
précisions au lecteur. L'année d'édition est 2006.
Le code ISBN est 2-75480-010-7.

Etape 2 :

1- Mots-clefs et descripteurs :
- bande dessinée
- Bretagne
- révolte ouvrière
- syndicats
- film
- témoignage

2- Tout comme Les Mauvaises Gens, ce livre est accessible et peut être lu par tous les élèves de
tous les niveaux. Néanmoins, il reste un enrichissement du cours de terminale de SES (chapitre
Conflits et mobilisation des classes) et d'histoire, car cette BD se base sur un événement ayant lieu
après la deuxième guerre mondiale, en 1950. C'est la période où la France reconstruit ses villes.
Cette BD est enrichissante car elle apporte une autre dimension au cours, elle traite d'un événement
particulier, précis, mais qui illustre l'agitation qu'a connu la France après guerre, ainsi que
l'engagement dans le militantisme de nombreuses personnes.

Étape 3 :

1- La première de couverture de la BD est à fond rouge ce qui contraste avec le titre écrit en noir en
gros caractères, la police du titre nous fait penser à une police de journal. Les mots sont « collés »
les uns aux autres, ce qui attire d'autant plus l'œil. Deux dessins, en haut de la couverture et
entourant le mot « Un » du titre, représente d'une part une femme tirant par le bras un enfant au
milieu d'une foule, et d'autre part une foule en mouvement, certains hommes frappent des hommes
armés, un autre tient un drapeau rouge. On comprend donc que ces images illustrent une
manifestation violente. Avec le titre, on s'attend donc à la mort d'un homme durant cette
manifestation. La première de couverture est donc représentative du livre.

2- La quatrième de couverture est uniquement composé d'un dessin. C'est une scène de nuit, dans
un chantier, la luminosité du dessin provient seulement d'un feu de camp. On distingue deux
drapeaux accrochés à un bâtiment en reconstruction : le drapeau de la France et un drapeau rouge
(symbole des ouvriers communistes ?). la quatrième de couverture nous apporte donc un cadre
spatial : les chantiers en France. On peut donc en déduire que la manifestation de la première de
couverture est celle des ouvriers en grève.
3- Le style graphique est entre le réalisme et la ligne claire. Le dessin est en couleur dans les tons
ocres, excepté les dessins du film qui eux sont en noir et blanc, ce qui est logique puisque les films
ne sont pas en couleur dans les années 50.
Le graphisme adopté correspond plutôt bien au scénario. Les dessins retransmettent les sentiments
des personnages, ce qui apportent de l'émotion à certains passages.
J'ai été sensible au style graphique car il n'y avait pas de profusion de détails, ce qui permet une
lecture beaucoup plus fluide, sans pour autant ôter quelque chose au scénario. Je trouve aussi les
couleurs et les tons adaptés. L'absence de paroles sur certaines planches renforcent et donnent plus
de poids aux dessins. On trouve dans cette bande dessinée un bon équilibre entre dessins avec
paroles et dessins sans paroles, ainsi que dans les tons avec les jeux de lumières.

4- La scénario est assez dramatique puisque c'est l'histoire d'un homme qui est tué parce qu'il
défendait des valeurs et luttait pour la liberté et la justice. L'auteur prend le parti des ouvriers, car
cette histoire est racontée sous leur point de vue, sous l'angle du cinéaste qui fait un film sur le
mouvement des ouvriers.
Il est approprié au sujet abordé car nous avons le témoignage de ceux qui ont participé au
mouvement, de ceux qui ont connu ce drame. Nous avons donc une vision de l'intérieur des
mouvements ouvriers, et ici de ce mouvement qui a été tragique.
Il n'y a pas vraiment de vocabulaire économique et social, mis à part les mots syndicats et
mouvements ouvriers mais qui ne sont pas définis, car cette BD est un avant tout un témoignage de
cet événement.

5- La BD permet de parler de sociologie car c'est une BD qui retrace un mouvement social, une
grève ouvrière dans les années 50 à Brest. Elle permet de voir les conflits qu'il y a entre les
différents milieux sociaux.

Étape 4 :

1- Les points forts de ce livre sont le scénario et le graphisme. Le scénario est basé sur un
événement qui a eu lieu, on retrouve donc un esprit de témoignage. Il est aussi poignant et
émouvant, notamment certaines scènes. Son point fort, c'est aussi le dossier avec des images
d'époque qui nous en apprend plus sur cet histoire et qui permet d'éclaircir les zones d'ombre que
l'on peut rencontrer à la lecture.

2- Je ne trouve pas véritablement de points faibles. Le ré-investissement dans les cours de SES
pourrait sembler difficile pour certains. Le dossier, bien qu'enrichissant, peut être fastidieux à lire.

3- J'aurais aimé en savoir plus sur les carrières des deux auteurs, Kris et Étienne Davodeau.

Étape 5 :

1- Brest dans les années 50 est en pleine reconstruction après les destructions causées durant la
guerre. Les ouvriers se mettent en grève, bloquent les chantiers et manifestent. Ces manifestions
sont violentes, durant l'une d'entre elles, les policiers tirent sur la foule. Il y a des blessés. Un
homme meurt : Édouard Mazé. La CGT appelle un cinéaste, René Vautier, pour qu'il réalise un film
sur le mouvement C'est l'histoire de ce film qui est raconté dans cette bande dessinée, et à travers ce
film, le combats des ouvriers. Le scénario est basé sur une histoire vraie, un dossier avec des
documents d'époque (une photo d'Édouard Mazé par exemple) à la fin de la BD permet de mieux la
comprendre.
Le niveau de lecture est accessible à tous, même si cette BD est plus enrichissante pour le
programme d'histoire et de SES de terminal.

2-
* Germinal Zola :
Roman du très célèbre Émile Zola qui a su peindre les différents milieux sociaux de son époque,
Germinal est l'histoire de la grève de mineurs du XVIIIe siècle. J'ai choisi ce livre car il me
paraissait intéressant de voir qu'à toute époque il y a eu des conflits sociaux.
Côte : R ZOL g

* Le retour des classes sociales: Inégalités, dominations, conflits. Bouffatirgue Paul


C'est un livre documentaire qui soulève les questions sur les classes sociales, les conflits sociaux en
France aujourd'hui. C'est donc une réflexion sur la situation actuelle (comparaison avec les années
50?) qui est placé sous un angle de documentaire, donc qui peut être ré-investi plus facilement que
la BD dans le cours.
Côte : 305.5 BOU

* 1947 : la France en grève Piot Olivier et Goldstein Julien


C'est un dossier thématique paru dans Le Monde en 2007 sur la situation politique et économique
de la France en 1947. Nous avons ici un contexte historique plus précis, avec des explications, ce
qui enrichit la lecture de la BD.
Le Monde2 H0174 - paru le 16/06/2007 -
Ex. 16798

* Notre usine est un roman Rossignol Sylvain


Ce roman est le regroupement des témoignages des salariés de Sanofi-Aventis (recherche
pharmaceutique) qui ont entrepris un mouvement de grève suite à la fermeture du site en région
parisienne. Dans ce roman, ils ont décidé de raconter leur histoire collective des années 60 à nos
jours. Je pense qu'il enrichit la lecture de la BD par le fait que ce soit un fait actuel.
Côte : R ROS n