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Affaire n° 395824, BFM

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Principales questions posées par l’affaire :

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Les dispositions insérées au quatrième alinéa de l’article 42-3 de la loi n° 86-1067 du

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30 septembre 1986 relative à la liberté de communication par la loi n° 2013-1028 du

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15 novembre 2013, dans le but de faciliter le passage à une diffusion gratuite des chaînes alors

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payantes de la télévision numérique terrestre (TNT), donnent au Conseil supérieur de

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l’audiovisuel (CSA) le pouvoir d’agréer, à la demande des opérateurs concernés, sans appel à

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candidatures, une telle « modification des modalités de financement », selon la procédure et

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dans les conditions qu’elles prévoient.

 

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Il revient au CSA, saisi d’une telle demande, « d’apprécier, en tenant compte du risque

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de disparition du service exploité par le demandeur, des risques qu’une modification de ses

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conditions de financement ferait peser sur la poursuite de l’exploitation d’autres services et

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des contributions respectives de ces services au pluralisme du secteur et à la qualité des

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programmes, si, en raison notamment de l’absence de fréquence disponible, l’impératif de

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pluralisme et l’intérêt du public justifient de ne pas recourir à une procédure ouverte » (CE,

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Assemblée, 17 juin 2015 Société en commandite simple « La Chaîne Info » n° 384826).

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Après l’annulation au contentieux, par cette décision du Conseil d’Etat et une autre

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décision du même jour, de deux refus d’agrément concernant les chaînes LCI et Paris

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Première, le CSA a refusé à nouveau d’agréer la diffusion gratuite de Paris Première. En

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revanche, il a agréé le passage de la chaîne LCI à une diffusion gratuite, sous réserve que la

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convention afférente au service soit modifiée pour prendre en compte certains engagements

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souscrits par l’éditeur. Après conclusion d’un avenant à la convention, il a modifié

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l’autorisation du service LCI afin de prévoir une diffusion gratuite.

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1°) Les recours contre les décisions du CSA d’agréer ou de ne pas agréer le passage du

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payant au gratuit sur la TNT relèvent-ils de l’excès de pouvoir ou du plein contentieux ?

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2°) L’existence d’un risque de disparition du service faisant l’objet de la demande est-

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elle une condition impérative de la délivrance de l’agrément ?

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3°) Ce risque de disparition doit-il s’apprécier au regard de la diffusion du service sur la

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seule TNT ou faut-il prendre en compte les autres modes de diffusion possible (câble, satellite

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et ADSL) ?

 

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4°) Le CSA pouvait-il délivrer un agrément sous réserve d’une modification ultérieure

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de la convention afférente au service ?

 

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5°) Y a-t-il lieu de censurer les appréciations portées en l’espèce par le CSA sur les

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risques pesant sur les services demandeurs ou sur les autres services et sur les contributions de

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ces services au pluralisme et à la qualité des programmes ?

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DECISIONS ATTAQUEES :

 

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- Décision CSA n° 2015-526 du 17 décembre 2015 relative à la demande d’agrément

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de la modification des modalités de financement du service de télévision hertzienne terrestre

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La Chaîne Info (LCI) ;

 

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- Décision CSA n° 2015-527 du 17 décembre 2015 relative à la demande d’agrément

de la modification des modalités de financement du service de télévision hertzienne terrestre

Paris Première ;

- Décision CSA n° 2016-119 du 19 février 2016 modifiant la décision n°2003-316 du

10 juin 2003 modifiée et prorogée autorisant la société La Chaîne Info à utiliser une ressource

radioélectrique pour l’exploitation d’un service de télévision à caractère national dénommé

LCI.

JURISPRUDENCE :

Sur les questions 1 à 3 :

- CE, Assemblée, 17 juin 2015, Société La Chaîne Info, n° 384826, p. 199.

Sur la question 4 :

- CE, 15 février 1999, Société Serc Fun-Radio, n°188977, T. p. 1004 ;

- CE, Section, 30 décembre 2010, Société Métropole Télévision (M6), n°338273,

p. 544 ;

- CE, Section, Assemblée, 23 décembre 2013, Société Métropole Télévision (M6),

n°363978, p. 328 ;

- CE 28 novembre 2014, Société NRJ Réseau, n° 363146, p. 353 ;

- CE, Assemblée, 17 juin 2015, Société Métropole Télévision (M6) et Société Paris

Première, n° 385474, inédit ;

- CE, Ordonnance du juge des référés, 9 février 2016, Société BFM TV et Société

NextRadio TV, n°395825.

TEXTES :
TEXTES :

- Loi n°86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication : articles

1 er

, 3-1, 29, 30-1, 42-3, 42-8.

- Directive 2002/20/CE du 7 mars 2002 relative à l’autorisation de réseaux et de

services de communications électroniques (directive « autorisation »), modifiée par la

directive 2009/140/CE du 25 novembre 2009 : articles 1er, 2, 5 et 14 ;

Doctrine :

- D. BOTTEGHI ET A. LALLET, « Le plein contentieux et ses faux-semblants », AJDA

2011, p. 156.