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Technologie de Climatisation

Technologie de Climatisation TECHNOLOGIE CLIMATISATION Janvier 2005 SEMPORE Jean Francis Enseignant en Froid et

TECHNOLOGIE

Technologie de Climatisation TECHNOLOGIE CLIMATISATION Janvier 2005 SEMPORE Jean Francis Enseignant en Froid et

CLIMATISATION

Janvier 2005

SEMPORE Jean Francis Enseignant en Froid et Climatisation

Technologie de Climatisation

TABLE DES MATIERES

1.INTRODUCTION

5

1.CLASSIFICATION DES INSTALLATIONS DU GENIE CLIMATIQUE

6

1.VOCABULAIRE DE BASE

7

1.DIAGRAMME PSYCHROMETRIQUE

9

DEFINITION

12

1.GENERALITES SUR LES INSTALLATIONS DE VENTILATION

12

OBJECTIFS

12

LA PRESSION DANS LES BATIMENTS

14

METHODES DE DETERMINATION

15

1.DETERMINATION DES BESOINS EN AIR NEUF

15

MESURE DE LA QUANTITE D’AIR NEUF ACTUELLE

19

LES SYSTEMES D’ALIMENTATION EN AIR NEUF

20

1.CLASSIFICATION DES INSTALLATIONS DE VENTILATION

21

VENTILATION MECANIQUE GLOBALE

21

VENTILATION

MECANIQUE

PONCTUELLE

23

VENTILATION

MECANIQUE

MIXTE

23

VENTILATION

MECANIQUE

CONTROLEE

23

MATERIELS DE VENTILATION NATURELLE

25

1.MATERIEL DE VENTILATION

25

MATERIELS DE

VENTILATION MECANIQUE

25

LES VENTILATEURS

28

1.COMPOSANTS SPECIFIQUES DES INSTALLATIONS

28

1.2LES BATTERIES DE CHAUFFAGE

31

LES BATTERIES DE REFROIDISSEMENT

32

Technologie de Climatisation

LES FILTRES

32

LES

DESHUMIDIFICATEURS

35

LES

HUMIDIFICATEURS

37

GENERALITES

39

1.DISTRIBUTION DE L’AIR DANS LES INSTALLATIONS

39

LES DIFFERENTS TYPES DE RESEAUX DE DISTRIBUTION D’AIR

39

DIMENSIONNEMENT DES RESEAUX DE GAINES

44

LES ACCESSOIRES DES RESEAUX DE DISTRIBUTION D’AIR

46

INSTALLATIONS DE VENTILATION SEULE

52

1.CALCUL DES INSTALLATIONS DE VENTILATION

52

SELECTION D’UN VENTILATEUR

53

CALCUL DES INSTALLATIONS AVEC REFROIDISSEMENT

53

CALCUL DES INSTALLATIONS AVEC CHAUFFAGE

57

CALCUL DES INSTALLATIONS AVEC HUMIDIFICATION

57

CALCUL DES INSTALLATIONS AVEC DESHUMIDIFICATION

59

1.3CALCUL DES INSTALLATIONS DE CLIMATISATION

60

GENERALITES SUR LES INSTALLATIONS DE CLIMATISATION

62

1.CLASSIFICATION DES INSTALLATIONS DE CLIMATISATION

62

MODES DE CLASSIFICATION

64

SYSTEMES A DETENTE DIRECTE

65

SYSTEMES TOUT AIR

69

SYSTEMES TOUT EAU

71

SYSTEMES VRV

73

INVENTAIRE DES SYSTEMES

74

MATERIELS DES INSTALLATIONS DE CLIMATISATION

79

LES RIDEAUX D’AIR

80

1.LES MATERIELS PARTICULIERS

80

Technologie de Climatisation

LES ELIMINATEURS D’ ODEURS

80

GENERALITES

 

83

1.ISOLATION ACOUSTIQUE

83

DEFINITIONS

 

83

MATERIEL

86

TRAITEMENT ACOUSTIQUE D’UN LOCAL TECHNIQUE

88

GENERALITES

 

89

1.DISTRIBUTION DE L’EAU DANS LES INSTALLATIONS

89

LES DIFFERENTS TYPES DE RESEAUX DE DISTRIBUTION D’EAU

89

DIMENSIONNEMENT DES RESEAUX DE DISTRIBUTION

91

LES ACCESSOIRES DE RESEAUX DE DISTRIBUTION D’EAU

92

LES CONDENSATS

 

98

DEFINITION

99

1.REGULATION

99

LES ORGANES DE DETECTION OU DETECTEURS

100

LES REGULATEURS

 

102

LES ACTIONNEURS

103

LES ORGANES DE REGLAGE

104

LA REGULATION INFORMATISEE OU COMMANDE CENTRALISE

106

GENERALITES

 

107

1.DISPOSITIFS DE SECURITE CONTRE L’INCENDIE

107

LA

PROTECTION

PASSIVE

108

LA PROTECTION ACTIVE

109

1.COMPARAISON ENTRE LES MEDIUMS DE TRANSFERT

110

1.TRAVAUX D’ ENTRETIEN DES INSTALLATIONS

111

1.BIBLIOGRAPHIE

 

112

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1.ANNEXES

1. INTRODUCTION

113

L’environnement revêt aujourd’hui un caractère important dans le devenir de l’homme.

Plusieurs définitions de l’environnement sont avancées, il sera retenu la définition de l’ensemble environnant constitué d’un ou plusieurs facteurs que sont :

- les bruits émis

- la température et l’humidité

- la qualité de l’air

- l’ensoleillement

- le vent

- les précipitations

- etc.

L’environnement extérieur de par ses dimensions imposantes n’est pas maîtrisable par l’homme sauf en ce qui concerne certaines mesures (bruits, qualité de l’air).

L’environnement intérieur (construction naturelle ou artificielle) qui est isolé de l’environnement extérieur grâce aux parois de la construction qui le contient est maîtrisable en ce qui concerne ses caractéristiques que sont le microclimat dont les paramètres sont réduits à la température, à l’humidité, à la qualité et au mouvement de l’air.

Ainsi à travers le Génie Climatique, le Climaticien va mettre en œuvre des moyens propres à la maîtrise de cet environnement intérieur.

Les installations du Génie Climatique serviront à :

- la réalisation de conditions ambiantes bénéfiques au bien-être physiologique de l’homme

- la réalisation de conditions ambiantes particulières dans l’industrie, les laboratoires à des fins de processus de fabrication ou de recherche

L’historique du génie climatique est riche d’évènements :

- 19 ème siècle : installations de chauffage avec des poêles fermées

- Vers 1890 : apparition des procédés d’humidification de l’air par chauffage à vapeur

- Début 20 ème siècle : premières installations de conditionnement d’air aux Etats Unis

- 1920 : premières installations de climatisation aux Etats Unis

- Vers 1930 : nouveaux systèmes grâce aux fluides frigorigènes (CFC)

- A partir de 1950 : nouveau dynamisme des installations surtout en Europe

- Vers 1975 : intégration de la réduction de la consommation d’énergie

- De nos jours, l’évolution la plus spectaculaire concerne la régulation électronique et les nombreuses possibilités offertes.

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1. CLASSIFICATION DES INSTALLATIONS DU GENIE CLIMATIQUE

Une installation de Génie Climatique est une installation destinée à maîtriser au moins un des paramètres caractéristiques d’un environnement intérieur donné (température, humidité, qualité de l’air, mouvement de l’air).

La maîtrise de la température s’obtient par des moyens de refroidissement et de chauffage. Quant à celle de l’humidité, elle s’effectue par humification ou déshumidification. La recherche de la qualité de l’air peut être obtenue par l’introduction dans le local de l’air dit « neuf ». Il faut entendre par ce terme de l’air en provenance de l’extérieur, cet air étant censé présenter une meilleure qualité que celle de l’air ambiant que l’on désire renouveler. En réalité, les qualités de l’air extérieur ne sont pas toujours optimales et un traitement préalable (filtration par exemple) est souvent rendu nécessaire.

Le refroidissement, le chauffage, l’humidification et la déshumidification peuvent s’effectuer :

- statiquement dans le local

- dynamiquement dans le local

- dynamiquement hors du local

Une installation est dite dynamique lorsqu’elle fait appel à un ventilateur.

En résumé, la maîtrise des paramètres caractéristiques d’un environnement intérieur

donné s’effectue en mettant en œuvre une ou plusieurs des quatre fonctions suivantes dites thermodynamiques :

- refroidissement

- chauffage

- humidification

- déshumidification

En plus de ces fonctions, il peut s’ajouter deux fonctions non-thermodynamiques :

(C’est à dire n’entraînant aucune modification de la température et de l’humidité) à savoir :

- la filtration qui permet le contrôle de la qualité de l’air

- la circulation de l’air.

C’est le nombre de fonctions thermodynamiques assurées dans une installation qui va déterminer le type d’installation à savoir une installation de :

- ventilation

- climatisation

- conditionnement d’air

Le tableau 1 donne la classification des installations de Génie Climatique. Suivant la classification, une installation de ventilation est une installation qui assure une circulation d’air avec la possibilité ou pas d’assurer une seule fonction thermodynamique. A partir du moment où une installation assure en plus de la fonction de circulation d’air, qu’il y’ait filtration ou pas, au moins deux fonctions thermodynamiques, l’on est en présence d’une installation de climatisation ou de conditionnement d’air. Une telle installation englobe en elle-même une installation de ventilation.

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Tableau 1 Classification des installations de ventilation, de climatisation et de conditionnement d’air en fonction du nombre de fonctions thermodynamiques assurées

Désignation

Fonction non thermodynamique de base 1

Fonctions

Fonction non thermodynamique complémentaire possible 3

de

thermodynamiques

l’installation

possibles

 

Nombre

Type 2

 

Ca

 

-

F

Installation

Ca

Aucune

Ch

F

de

Ca

ou au

R

F

ventilation

Ca

maximum

H

F

Ca

une seule

D

F

 

Ca

 

Ch, R

F

Ca

Ch, H

F

Ca

Deux

Ch, D

F

Installation de climatisation ou de conditionnement d’air

Ca

R, H

F

Ca

R, D

F

Ca

H, D

F

Ca

 

Ch, R, H

F

Ca

Trois

Ch, R, D

F

Ca

R, H, D

F

 

Ca

Ch, H, D

F

Ca

Quatre

Ch, R, H, D

F

1/ Ca : Circulation d’air 2/ Ch : Chauffage, R : Refroidissement, H : Humidification, D : Déshumidification 3/ F : Filtration

La distinction n’est pas toujours évidente entre une installation de climatisation et une installation de conditionnement d’air.

Il sera retenu les définitions de A. RIO à savoir :

La Climatisation désigne l’ensemble du traitement de l’air ayant pour but l’obtention d’une ambiance interne d’abord définie en température et humidité. Les conditions à obtenir dans les locaux par les installations doivent, toute l’année être favorables à la vie des occupants, leur santé, leur bien-être ou leur mieux-être. Pour les locaux du tertiaire, la climatisation est ainsi liée à la productivité du personnel ou à l’agrément des clients.

Le Conditionnement d’air s’applique à l’industrie et vise l’élaboration d’un produit. Les conditions requises sont justifiées par le fonctionnement des machines où la qualité de la production. Le conditionnement de l’air exige souvent des résultats plus précis sur la température et l’humidité qu’en climatisation où les tolérances sont plus larges. On parle également de conditionnement d’air pour le tertiaire quand l’ambiance doit être contrôlée avec précision (groupes opératoires en milieu hospitalier, locaux

informatiques

).

1. VOCABULAIRE DE BASE

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On distingue :

- l’air soufflé (AS) qui est de l’air traité ou non qui pénètre dans le local,

- l’air repris (AR) qui est l’air qui ressort du local après l’avoir traversé (air soufflé ayant perdu ses qualités),

- l’air neuf (AN) qui est l’air en provenance de l’extérieur et qui est destiné à subir ou non un traitement avant d’être soufflé dans le local, il est préférable de parler d’air extérieur car ce dernier n’est pas toujours «neuf» au sens propre,

- l’air recyclé (AC) qui est une partie de l’air repris qu’on ne renvoie pas à l’extérieur mais qui retourne à l’appareil de traitement d’air,

- l’air rejeté (AJ) qui est la partie de l’air repris renvoyée à l’extérieur et qu’on ne souhaite pas recycler,

- l’air mélangé (AM) est l’air résultant du mélange d’air neuf et d’air recyclé au niveau du matériel de traitement d’air.

On distingue également les différents éléments constitutifs des appareils de traitement d’air :

- FA : Filtre à air

- PS : Piège à son

- VE : Ventilateur

- BF : Batterie de refroidissement

- SG : Séparateur de gouttelettes

- V : Volet de réglage

Figure 1 Installation type de génie climatique

gouttelettes - V : Volet de réglage Figure 1 Installation type de génie climatique francis.sempore@eieretsher.org 8

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1. DIAGRAMME PSYCHROMETRIQUE

En génie climatique, la notion d’air qu’il soit traité ou pas renvoie à la notion d’air humide qui résulte du mélange d’un air dit sec et de vapeur d’eau, ce mélange est considéré comme un gaz parfait et le diagramme psychrométrique ou diagramme de l’air humide permet de définir complètement l’état d’un air donné.

Un point donné (état d’un air donné) sur le diagramme de l’air humide est défini par les grandeurs suivantes :

- la température sèche est la température indiquée par un thermomètre ordinaire (°

C)

- la température humide est la température indiquée par un thermomètre dont le bulbe est recouvert par une mèche maintenue mouillée et exposée à un courant d’air (°C)

- le point de rosée (température de rosée) est la température à laquelle la vapeur d’eau contenue dans l’air commence à se condenser, l'humidité spécifique étant constante (°C)

- le degré hygrométrique (taux d’humidité ou humidité relative) est le rapport de la pression partielle de vapeur d’eau contenue dans l’air humide à la tension de vapeur saturante à la même température (%)

- l’humidité spécifique (teneur en eau) est le rapport de la masse de vapeur d’eau contenue dans l’air humide sur la masse d’air sec (kG/kG AS )

- le volume spécifique est le volume occupé par l’air humide dont la masse d’air sec est 1 kG (m 3 /kG AS )

- l’enthalpie est la quantité de chaleur contenue dans l’air humide dont la masse d’air sec est 1 kG (kCal/kG AS ou kJ/kG AS )

Les différentes grandeurs énoncées ci-dessus sont liées et la connaissance de deux d’entre elles permet de définir complètement l’état d’un point donné et par conséquent les autres grandeurs.

Relations pour un mélange d’air

En mélangeant un air à l’état 1 avec un air à l’état 2, on obtient un air à l’état 3. En représentant les points 1 et 2 sur le diagramme de l’air humide et en traçant la droite passant par les point 1 et 2, le point de mélange 3 se trouve sur cette droite.

Etat de l’air

Débit massique (kG/s)

Température sèche (°C)

Enthalpie

Humidité spécifique (kG/kG AS )

(kJ/kGAS)

1

q1

Θ1

h1

r1

2

q2

Θ2

h2

r2

3

q3

Θ3

h3

r3

Suivant les grandeurs du tableau ci-dessus, les relations suivantes peuvent s’écrire :

q3 = q1+ q2

h 3 =

q

1

h

1

+

q

2

h

2

r 3 =

q

1

r

1

+

q

2

r

2

3 =

q

1

1

+

q

2

2

 

q

3

 

q

3

q 3

 

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Figure 2.1 Diagramme de l’air humide ou diagramme psychrométrique

de Climatisation Figure 2.1 Diagramme de l’air humide ou diagramme psychrométrique francis.sempore@eieretsher.org 10

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Figure 2.2 Diagramme de l’air humide ou diagramme psychrométrique

de Climatisation Figure 2.2 Diagramme de l’air humide ou diagramme psychrométrique francis.sempore@eieretsher.org 11

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1. GENERALITES SUR LES INSTALLATIONS DE VENTILATION

DEFINITION

La ventilation peut être définie comme une circulation d’air ayant pour objet l’évacuation de l’air vicié, échauffé et pollué et son remplacement par une certaine quantité d’air neuf. La ventilation permet l’amélioration du cadre de vie ou de travail pour une meilleure productivité dans un souci de confort et d’hygiène sans cesse accru.

OBJECTIFS

Les objectifs des installations de ventilation sont :

- L’apport d’air neuf

La ventilation mécanique est apparue en même temps que la climatisation, il fallait trouver un moyen pour distribuer la fraîcheur créée à tous les occupants. La ventilation mécanique pouvait assurer la distribution de l’air dans toutes les pièces indépendamment des conditions extérieures de vent et de température. La nécessité de la ventilation mécanique a été confirmée par les exigences des nouvelles formes architecturales des bâtiments. La première raison pour ventiler, c’est le renouvellement de l’air car les occupants en ont un réel besoin.

- La filtration des poussières

A l’époque de la ventilation naturelle, l’air extérieur ne pouvait pas être filtré. La pollution

extérieure, celle de la rue, celle de la combustion, celles des industries environnantes et celle générée par la nature elle-même (pollen, micro-organismes) était introduite dans l’édifice. Les occupants devaient s’en accommoder car il n y avait aucun moyen de l’éliminer. La poussière générée à l’intérieur ne pouvait pas non plus être filtrée et demeurait sur place. La ventilation mécanique a permis l’ajout de filtre capable de réduire la quantité de poussière circulée dans le bâtiment. Les filtres grâce à leur emplacement peuvent réduire

la quantité de poussières venant de l’extérieur et même celle produite à l’intérieur par les

occupants eux-mêmes et ils jouent le même rôle pour réduire la quantité de pollen ou de micro-organismes dans l’air. Cependant, la quantité de filtration de la plupart des systèmes de ventilation est tellement pauvre que les filtres ne jouent pratiquement aucun rôle bénéfique. Pour être efficace, le rendement des filtres doit être de plus de 35%. Pour atteindre ce rendement, il faut des filtres à sacs ou des filtres plissés à haut rendement. Aucun média plat ne peut prétendre atteindre cette efficacité. Le filtre protège la santé et le bien être des occupants en éliminant les poussières irritantes pour le système respiratoire et certains micro-organismes qui peuvent entraîner des malaises. Elle protège aussi l’efficacité des différents composants du système de ventilation en évitant d’obstruer les serpentins, d’encrasser les ventilateurs, les boîtes de détente et de salir les gaines, les diffuseurs et les plafonds.

- L’humidification de l’air

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Les systèmes de ventilation naturelle ne permettaient pas toujours d’humidifier l’air. Les systèmes de ventilation mécanique vont permettre d’humidifier l’air, ce qui va contribuer à l’amélioration du confort des occupants ou à la création de conditions favorables à certains processus de fabrication.

- La déshumidification de l’air

Les systèmes de ventilation mécanique munis d’un serpentin de refroidissement déshumidifient l’air. Le fait de refroidir l’air fait condenser une partie de l’eau qu’il contient, ce qui a pour effet de la déshumidifier. On tentera de déshumidifier sans toutefois aller au-delà de ce qui est requis pour la climatisation. On procède alors à un sur-refroidissement de l’air suivi d’un réchauffage pour le rendre acceptable aux occupants. On ne devrait avoir recours à cette déshumidification à moins d’avoir un besoin spécifique d’air de très faible niveau d’humidité. Ce procédé est coûteux car il implique un refroidissement et un chauffage de l’air simultanément. Il existe d’autres moyens de déshumidification faisant appel aux propriétés physiques d’absorbant liquide ou d’adsorbant solide.

- Le réchauffage de l’air

Le système de ventilation mécanique peut être utilisé pour chauffer un bâtiment, ce n’est habituellement pas le cas dans nos zones où règne un climat tropical.

- Le refroidissement de l’air

Après le renouvellement d’air, la principale fonction du système de ventilation mécanique est l'approvisionnement en air frais. Il faut se rappeler que le besoin de pulser de l’air refroidi fut à l’origine même des systèmes de ventilation.

- L’évacuation des gaz nocifs

Pour permettre l’introduction d’air neuf dans les immeubles, il est nécessaire d’en extraire une certaine quantité. Les édifices où l’on retrouve des salles de toilettes, de l’entreposage, des cuisines, des stationnements intérieurs ou des salles mécaniques nécessitent des évacuateurs afin d’évacuer l’air vicié par les occupants et les procédés. Les gaz nocifs tels sue le CO2, le CO, les volatiles organiques, les vapeurs de peinture et de colle que l’on retrouve dans les mobiliers de bureaux neufs peuvent causer des problèmes lorsqu’ils sont en grande quantité. En introduisant une partie d’air frais, les contaminants sont dilués et leurs concentrations sont ramenées à des niveaux acceptables.

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LA PRESSION DANS LES BATIMENTS

1.1.1 Equilibre des pressions

L’équilibre des pressions est atteint lorsque la pression d’air extérieur est égale à la pression interne. Cet équilibre s’appelle aussi pression neutre. Pour l’obtenir, l’évacuation d’air doit être égale à l’admission d’air neuf. Cependant, la force du vent qui varie considérablement sur un édifice peut déséquilibrer les pressions internes surtout lorsque les ouvertures sont grandes (par exemple les portes du hall d’entrée d’un grand bâtiment). Les bureaux sont généralement maintenus à pression positive ou en surpression. Il est important de savoir qu’une pression positive provoque des exfiltrations d’air par les murs tandis qu’une pression négative provoque des infiltrations d’air.

1.1.2 Locaux à pression positive

Certains locaux peuvent nécessiter une pression légèrement positive afin d’empêcher l’air des locaux adjacents de pénétrer dans le local desservi. Dans les salles informatiques par exemple, il faut minimiser l’entrée des poussières et préserver une humidité relative constante. On rencontre aussi les systèmes à pression positive dans les cafétérias, les restaurants pour permettre de renouveler l’air évacué dans les cuisines et empêcher les odeurs de cuisson de se répandre. La pression positive s’obtient en admettant plus d’air neuf qu’on en rejette.

1.1.3 Locaux à pression négative

Dans certains locaux, on aura plutôt tendance à avoir une pression légèrement négative de manière à favoriser l’évacuation de l’air du local qui est vicié (toilettes par exemple) et empêcher cet air de polluer les locaux adjacents. La pression négative s’obtient en évacuant plus d’air que ce qu’on admet.

Figure 2 Pressions dans les bâtiments

évacuant plus d’air que ce qu’on admet. Figure 2 Pressions dans les bâtiments francis.sempore@eieretsher.org 14

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1. DETERMINATION DES BESOINS EN AIR NEUF

METHODES DE DETERMINATION

L’évaluation des besoins d’air neuf dans un immeuble implique de connaître le nombre d’occupants, le type d’activité, le profil d’occupation, la réglementation et les normes à respecter. Il faut également pouvoir mesurer lorsque les ajustements sont déjà faits la quantité d’air neuf admise de façon à pouvoir la comparer avec les besoins réels et d’appliquer si nécessaire les correctifs (réglage des volets…)

1.1.4 Occupation du bâtiment

Importance du profil d’occupation

Il est rare qu’un immeuble soit entièrement occupé en tout temps. Les édifices de bureaux par exemple sont généralement occupés environ 60 heures par semaine. En dehors des périodes normales d’occupation, les systèmes de ventilation peuvent être arrêtés ou du moins l’ai neuf introduit dans ces systèmes peut être diminué. Toutes ces modifications aux conditions d’ambiance génèrent habituellement d’importantes économies d’énergie d’où l’importance d’établir l’horaire d’occupation de tous les espaces desservis par un système de ventilation. Cette information permet d’effectuer plus précisément les manœuvres suivantes :

- adapter les quantités d’air admises au nombre réel d’occupants

- ajuster les températures d’alimentation d’air en fonction des besoins réels de la zone

- établir les horaires d’arrêt-départ d’un système

- choisir l’horaire et la température de nuit (Night set back)

- Choisir la température des locaux en fonction des saisons.

Méthode de relevé d’occupation

L’utilisation de formulaires préconçus permet d’accélérer la préparation des profils d’occupation. La connaissance de l’espace desservi par un système, les discussions avec le responsable du service concerné ou enfin l’énumération «à vue» du nombre d’occupants facilitent l’obtention de l’information requise : il s’agit de savoir combien de personnes occupent l’espace desservi aux différentes heures du jour et quels jours de la semaine. Si l’occupation du bâtiment est à peu près la même pendant plusieurs jours de la semaine, on regroupe tous ces jours en un seul jour qu’on appellera « JOUR TYPE ». Aussi dans la plupart des édifices, un premier « JOUR TYPE » peut représenter tous les jours de la semaine et un second les deux jours de la fin de la semaine.

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1.1.5 Importance de l’air neuf sur le coût de l’énergie

Refroidir, déshumidifier et éventuellement chauffer l’air introduit dans un immeuble constitue une des charges énergétiques les plus importantes du bâtiment. Cette constatation doit inciter à minimiser l’air neuf introduit dans tous les systèmes de ventilation de l’édifice tout en respectant les normes.

1.1.6 Evaluation des besoins d’air neuf

Les quantités d’air frais nécessaires aux occupants et aux divers procédés sont spécifiées dans des documents techniques ainsi que dans des règlements et codes de la construction.

Règles à appliquer :

En tout temps, il faut appliquer les règles suivantes pour l’ensemble du système de ventilation :

- introduire la quantité minimale d’air extérieur recommandée par les règlements et normes en vigueur sur le territoire

- Lorsque cela est possible (si la capacité des équipements de refroidissement et de déshumidification le permet) augmenter les quantités minimales d’air neuf pour s’approcher de la recommandation ASHRAE 1 62-1989 (10L/s/personne).

- Compenser l’air évacué par les différents évacuateurs en admettant une quantité équivalente d’air frais

- S’assurer que dans tous les locaux, la concentration de CO2 (dioxyde de carbone) n’excède pas 850 ppm (parties par million). Ceci n’est pas un règlement mais une pratique courante. En introduisant 10L/s par personne, le taux de CO2 équivalent maintenu est inférieur à 850 ppm.

La vérification du taux de CO2 est faite en analysant en période d’occupation, un échantillon de l’air. Lorsque les valeurs recommandées sont excédées, il faut accroître le taux de ventilation de l’espace desservi. Il existe aussi des sondes qui mesurent continuellement la concentration de CO2 et qui contrôlent les volets d’air neuf afin de préserver le confort peu importe le nombre d’occupants et de réduire au minimum les coûts liés au refroidissement de l’air neuf. Le contrôle des volets peut se faire directement ou par le biais d’une commande centralisée. Lorsque le taux de CO2 est contrôlé centralement, il est recommandé d’ajuster le point e contrôle à 600 ppm pour s’assurer que les locaux critiques n’excèdent pas 850 ppm. Il faut se rappeler que dans la majorité des systèmes de ventilation, les volets d’air neuf sont réglés au minimum car la température extérieure est très élevée, cependant suivant les saisons, des séquences de contrôle peuvent être mises en place pour moduler les volets. Ainsi, on retournerait au minimum d’air neuf lorsque la température extérieure sera supérieure à une consigne donné (la consigne de 20°C peut être adoptée dans certaines zones) afin d’éviter d’augmenter les coûts de refroidissement et de déshumidification de l’air frais. Pour toutes autres les conditions, le pourcentage d’air frais est supérieur au 1 minimum requis.

1 ASHRAE : American Society of Heating, Refrigeration and Air-Conditioning Engineers francis.sempore@eieretsher.org

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Exemples d’évaluation

Exemple 1

Un système de ventilation de type volume constant, température variable dessert un immeuble à bureaux contenant 250 occupants durant l’horaire normal d’occupation, 10 occupants durant la période d’entretien ménager et 2 occupants (gardiens) durant le reste du temps sur une surface de 3 500 m².

Les besoins d’air frais selon l’ASHRAE 1 seront :

Durant l’occupation : 250 personnes x 10 L/s par personne = 2 500 L/s En dehors de l’occupation :

Entretien ménager : 10 personnes x 10 L/s par personne = 100 L/s Gardiennage : 2 personnes x 10 L/s par personne = 20 L/s La quantité d’air frais en période d’occupation, soit 2 500 L/s devra être fournie par le système de ventilation selon le calcul. En dehors de l’occupation, l’infiltration normale d’air extérieur dans l’immeuble fournira aisément la qualité d’air requise. Pour confirmer que l’apport d’air neuf est suffisant, il est possible d’installer des enregistreurs de CO2 dans les locaux et vérifier que le taux n’excède pas 850 ppm. Si les enregistrements sont faits à même le système de ventilation, il est préférable de maintenir environ 600 ppm compte tenu que la valeur lue est une moyenne et qu’il peut y avoir des écarts.

Exemple 2

Un système de ventilation dessert un atelier d’une surface de 100 m² comportant une hotte d’évacuation ayant un débit de 1 400 L/s d’air. La hotte fonctionne de 6 h à 20 h du lundi au vendredi. Il y’a 6 occupants dans l’atelier durant le même horaire.

Les besoins d’air frais seront :

Remplacer l’évacuation : 1 400 L/s Satisfaire les besoins des occupants : 6 x 10 L/s par personne = 60 L/s La quantité d’air frais admise pour remplacer l’air évacué comble complètement les besoins des occupants. Pour conserver une pression neutre, il faudra introduire 1 400 L/s de 8 h à 20 h les jours de la semaine. En dehors de cette période, les quantités d’air évacué et d’air frais admis seront nulles. Cependant, afin d’éviter les problèmes causés par les odeurs résiduelles (cuisines ou salles de toilettes), il est parfois recommandé de faire démarrer les systèmes environ une heure avant l’arrivée des occupants. Pour les endroits où émanent des produits toxiques, il faudra faire fonctionner les évacuateurs du moins occasionnellement durant l’inoccupation à l’aide d’une minuterie.

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EXEMPLES DE FICHES DE RELEVES D’OCCUPATION

Nombre Maximal – Occupants 250 Jour (s) Type (s) LUNDI AU VENDREDI Occupants 250 225
Nombre Maximal – Occupants 250
Jour (s) Type (s) LUNDI AU VENDREDI
Occupants
250
225
200
175
150
125
100
75
50
25
1
2
3
4
5
6
7
8
9
1
1
1 1
1
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1
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Nombre Maximal – Occupants 250
Jour (s) Type (s) SAMEDI
Occupants
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Heures
Nombre Maximal – Occupants 250
Jour (s) Type (s) DIMANCHE
Occupants
250
225
200
175
150
125
100
75
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Heures

Technologie de Climatisation

MESURE DE LA QUANTITE D’AIR NEUF ACTUELLE

1.1.7 Le système à 100% d’air neuf

Méthode d’évaluation

Pour établir la quantité d’air introduite, il est possible d’utiliser une ou plusieurs des techniques suivantes :

- Lire l’information sur les plans et devis de l’immeuble. Cette méthode n’est pas fiable mais peut néanmoins servir de guide au début de l’étude

- Utiliser un tube de PITOT (Matériel utilisé pour le calcul des débits)

- Mesurer la vitesse de l’air dans le conduit et connaissant la section, on détermine le débit d’air qui y circule

- Mesurer la vitesse de l’air à l’entrée ou à la sortie de la grille, la connaissance de la section libre de passage de cette grille (donnée par le constructeur ou estimée) permet de déterminer le débit d’air qui circule.

Le système avec retour d’air et un débit d’air neuf constant

Méthodes d’évaluation

Pour établir la quantité d’air neuf introduite, il suffit d’utiliser la méthode suivante :

- Prendre des lectures de température de l’air de retour après le ventilateur de retour (T1), celle de l’air frais à la prise d’air neuf (T2) et de l’air mélangé après la boîte de mélange (T3) (Voir figure 3)

- La température de l’air de mélange doit être mesurée à plusieurs endroits ; une moyenne des lectures établira la température finale de calcul. Il est possible de mesurer la température à la sortie du ventilateur mais il faut soustraire de la lecture obtenue 2°C pour les systèmes à haute vitesse (généralement des conduites rondes) et 1°C pour les systèmes à basse vitesse (généralement les conduites rectangulaires).

A partir des mesures des différentes températures T1, T2, T3 (°C) et du débit Figure
A partir des mesures des différentes
températures T1, T2, T3 (°C) et du débit
Figure 3
Détermination du débit d’air neuf
d’air total circulé désigné par Q ac , le débit
d’air neuf Q an peut être obtenue par la
formule suivante :
Qan
=
Qac Pan
(
T
3
T
1)
Pan =
(
T
2
T
1)
P an représente le pourcentage d’air neuf (ou
d’air frais) par rapport au débit d’air total
circulé.

Technologie de Climatisation

LES SYSTEMES D’ALIMENTATION EN AIR NEUF

1.1.8 Le système à 100% d’air neuf

Le système à 100% d’air neuf est utilisé pour compenser des évacuations d’air telles que les hottes de cuisine, les hottes de laboratoire et autres évacuations. Tout l’air admis provient de l’extérieur et est refroidi à la température du local. Ces systèmes sont souvent équipés de récupérateurs (au glycol, à plaques ou au réfrigérant) entre l’admission d’air frais et la sortie d’air vicié. Ce système introduit un volume d’air légèrement supérieur ou égal à celui évacué. Normalement, le ventilateur d’alimentation est asservi aux extracteurs.

1.1.9 L’ajustement des débits d’air neuf aux besoins réels

Si la quantité d’air est insuffisante ou trop grande pour les besoins d’air neuf ou pour compenser l’air évacué, il est nécessaire de modifier la vitesse de rotation du ventilateur (changement de poulie…) ou bien de faire varier l'angle d'ouverture du volet d'admission d'air neuf. De nos jours, la variation électronique de la vitesse de rotation des ventilateurs permet d’apporter une solution plus élégante à cet ajustement.

1.1.10 Le système avec retour d’air et débit d’air neuf constants

Ce système est souvent appelé « petit h ». La quantité d’air neuf introduite dans l ‘édifice est fonction de l’air évacué par les toilettes, les hottes de cuisine, etc. En maintenant une pression neutre (ou positive) dans le bâtiment, le système aspire par la prise d’air neuf la même quantité d’air que le débit des extracteurs. Plusieurs unités compactes de toit sont des systèmes à débit d’air neuf constant puisqu’elles possèdent uniquement un ventilateur d’alimentation. L’inconvénient de cet arrangement est que tout le refroidissement doit être fait de façon mécanique puisque le pourcentage d’air frais admis dans la boite de mélange est presque toujours constant (un volet de réglage du débit d’air neuf permet de varier le débit d’air admis si ncessaire).

Figure 4 Schémas des différents types de systèmes d’air neuf

si ncessaire). Figure 4 Schémas des différents types de systèmes d’air neuf francis.sempore@eieretsher.org 20

Technologie de Climatisation

1. CLASSIFICATION DES INSTALLATIONS DE VENTILATION

On distinguera principalement quatre types de ventilation mécanique :

- la ventilation mécanique globale

(VMG)

- la ventilation mécanique ponctuelle

(VMP)

- la ventilation mécanique mixte

(WMM)

- la ventilation mécanique contrôlée

(VMC)

Il faut retenir que dans le langage courant, les types de ventilation énoncés ci-dessus sont souvent regroupés sous le vocable de VMC (ventilation Mécanique Contrôlée).

VENTILATION MECANIQUE GLOBALE

C’est une ventilation qui concerne tout le volume du local traité, on retiendra :

- la ventilation simple flux par extraction seule

- la ventilation simple flux par soufflage seule

- la ventilation double flux par soufflage et reprise simultanés

1.1.11 La ventilation simple flux par extraction seule

La ventilation simple flux par extraction seule consiste à aspirer l’air du local à l’aide d’un extracteur et à le rejeter à l’extérieur. L’air neuf pénétrant directement par les ouvrants ou venant des locaux contigus en passant sous les portes ou par des passages appropriés. Ce type d’installation met le local en légère dépression, on parle également de pression négative. Elle convient parfaitement pour éviter la propagation d’un air pollué et trouve son application dans la ventilation de petits locaux où l’air est fortement pollué par des gaz, des vapeurs, des odeurs ou encore lorsque la température est élevée. Exemples : ateliers, cuisine, toilettes, vestiaires Les principaux éléments d’une telle installation sont :

- l’extracteur ou ventilateur de reprise

- les conduits de reprise et de rejet

- les grilles d’amenées d’air neuf (grilles de transfert, bas de portes)

1.1.12 La ventilation simple flux par soufflage seule

Contrairement à l’installation précédente, une installation de ventilation par soufflage seul aspire l’air extérieur pour l’envoyer dans les locaux à ventiler, le surplus d’air s’écoulant vers les locaux contigus ou par des grilles de transfert ou encore par les inétanchéités des portes et fenêtres. Ce type d’installation met le local en surpression, ce qui évite la pénétration d’air indésirable. On parle également de pression positive. Cette installation équipera des locaux où la pollution est faible et où l’air pourra s’échapper facilement à l’extérieur ou dans les locaux adjacents par les portes, fenêtres et autres dispositifs de transfert.

Technologie de Climatisation

Les principaux éléments d’une telle installation sont :

- le ventilateur de prise d’air

- les conduits de prise d’air

- les grilles de rejet d’air (grilles de transfert, inétanchéités des fenêtres et portes)

1.1.13 La ventilation double flux par soufflage et reprise simultanés

C’est le système de ventilation le plus approprié pour presque tous les locaux (théâtres, salles de cinéma, restaurants, etc.) Il combine une installation de soufflage servant à l’apport d’air neuf et une installation de reprise servant à l’évacuation de l’air pollué. Il convient pour les installations de grand volume. Le contrôle exact des débits mis en œuvre permet suivant les besoins de mettre les locaux en légère surpression ou dépression. Lorsque le débit d’air extrait est supérieur débit d’air introduit, le local est en dépression (pression négative), dans le cas contraire, le local est en surpression (pression positive). Lorsque les débits d’air introduit et d’air extrait s’égalisent, le local est en pression neutre.

Pour ces différents types de ventilation, outre le fait qu’il peut y avoir filtration ou pas, on peut avoir :

- de la ventilation seule c’est-à-dire qu’aucun traitement thermodynamique de l’air

- de la ventilation avec chauffage

- de la ventilation avec rafraîchissement ou refroidissement

- de la ventilation avec humidification

- de la ventilation avec déshumidification

- de la ventilation avec désodorisant

Figure 5 Ventilation Mécanique Globale

- de la ventilation avec désodorisant Figure 5 Ventilation Mécanique Globale francis.sempore@eieretsher.org 22

Technologie de Climatisation

VENTILATION MECANIQUE PONCTUELLE

Dans certains locaux l’air peut être pollué globalement alors que la source de pollution est très ponctuelle (ex : poste de soudage dans un atelier). Dans ce cas de figure, il est plus judicieux de procéder à une ventilation mécanique ponctuelle c’est-à-dire aspirer les fumées émises pratiquement au niveau de leur point de formation avant qu’elles ne se répandent dans le volume du local. Ce dispositif permet de réduire considérablement les dispositifs à mettre en œuvre pour assurer une ventilation efficace de tout le local. Des exemples comme la ventilation de process ou les hottes de cuisine mettent en exergue la VMP (Ventilation Mécanique Ponctuelle).

VENTILATION MECANIQUE MIXTE

Une ventilation mécanique mixte est un système de ventilation double faisant appel pour un même local à un système de ventilation mécanique globale et un ou plusieurs systèmes de ventilation mécanique ponctuelle. Les laboratoires en sont une illustration parfaite. Dans celles-ci, les produits peu toxiques se répandent dans l’ambiance du local et une VMG (ventilation mécanique globale) est nécessaire. Les produits toxiques dont les vapeurs ne doivent pas être inhalées en aucun cas font appel à un système de captation à la source qu’est la VMP (ventilation mécanique ponctuelle).

VENTILATION MECANIQUE CONTROLEE

Dans les installations où le ventilateur ou l’extracteur est en position plus ou moins centrale et aspirant l’air en provenance de différentes pièces, on parle de VMC. L’exemple le plus représentatif est la mise en œuvre d’un extracteur en toiture qui aspire l’air en provenance de tous les WC ou une partie des WC d’un immeuble par l’intermédiaire de bouches d’extraction et de conduits d’air.

Technologie de Climatisation

Figure 6 Ventilations Mécaniques Ponctuelle et Mixte

Figure 6 Ventilations Mécaniques Ponctuelle et Mixte Figure 7 Ventilation Mécanique Contrôlée

Figure 7 Ventilation Mécanique Contrôlée

Mécaniques Ponctuelle et Mixte Figure 7 Ventilation Mécanique Contrôlée francis.sempore@eieretsher.org 24

Technologie de Climatisation

1. MATERIEL DE VENTILATION

MATERIELS DE VENTILATION NATURELLE

Pour ce type de ventilation, on citera les grilles placées en partie basse pour l’amenée d’air et placées en partie haute pour l’extraction.

Il existe également des dispositifs placés en partie haute des menuiseries pour l’amenée

d’air. Ces dispositifs sont appelés entrées d’air auto-réglable et sont utilisés pour la ventilation naturelle de pièces de logement.

MATERIELS DE VENTILATION MECANIQUE

1.1.14 Entrées d'air dans le local

Les entrées d’air sont généralement effectuées par des dispositifs placés sur une paroi extérieure.

Pour les logements, ces entrées d’air peuvent être du même type que ceux utilisés en ventilation naturelle (entrée d’air autoréglable) lorsqu’il s’agit d’une ventilation seule.

A part ce cas de figure, les prises d’air s’effectuent généralement par des grilles.

Ces grilles se rencontrent sur plusieurs présentations (aluminium, acier, matériau

composite

et recouvrent différentes

tailles suivant l’application.

Il faut noter que le ventilateur ou extracteur lui-même peut servir dans certains cas du dispositif d’amenée d’air.

Figure 8

Entrées d’air

),

sur plusieurs formes (rectangulaire, circulaire

)

d’air ), sur plusieurs formes (rectangulaire, circulaire ) 1.1.15 Sorties d'air dans le local Dans une

1.1.15 Sorties d'air dans le local

Dans une installation de VMC (ventilation mécanique contrôlée), les sorties d’air appelées bouches d’extraction regroupent :

- les bouches simples (réglage manuel)

- les bouches autoréglables (le débit de soufflage est constant dans une plage de pression)

- les bouches hygrorégulées (adaptation du débit d’air en fonction de l’humidité de la

pièce) Pour les autres types de ventilation, les organes cités ci-dessus peuvent être rencontrés. Les grilles décrites précédemment pour les entrées d’air peuvent également servir de sorties d’air.

Il faut noter que le ventilateur ou extracteur lui-même peut servir dans certains cas du dispositif de sortie d’air.

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Figure 9 Grilles de prise/rejet d’air

de Climatisation Figure 9 Grilles de prise/rejet d’air 1.1.16 Matériels de soufflage ou d'extraction Ces

1.1.16 Matériels de soufflage ou d'extraction

Ces matériels sont variés et sont conçus chacun pour des applications spécifiques et les contaminants les plus fréquents sont :

- les gaz odorants (salle de toilette, entrepôt)

- la fumée (salle de conférence, atelier de soudure)

- les odeurs de cuisson (cuisine)

- le monoxyde de carbone (garage)

- le dioxyde de carbone (bureau)

- les solvants (cabine de peinture)

- l’air contenant trop d’humidité ou chauffé à une trop haute température (chaufferie, salle électrique) doit être également évacué.

Les composants d’un système d’évacuation sont :

- un ou des ventilateur (s) d’évacuation

- des conduites d’air et des grilles

- des hottes situées le plus près possible de la source de contamination pour aspirer l’air contaminé

- des composants permettant de contrôler le fonctionnement du ventilateur et des accessoires (minuterie, détecteur CO, thermostat, volet motorisé).

Toutes ces composantes doivent être considérées comme faisant partie intégrante du système de ventilation même si bien souvent, aucun lien physique ne les relie dans les séquences de contrôle.

La mise en marche du système d’évacuation influence toujours l’équilibre des pressions du local desservi. Comme il a été vu au paragraphe 5.3, si les pressions ne sont pas équilibrées correctement, en plus des accrus de refroidissement dû à l’infiltration d’air, des problèmes d’inconfort de toutes sortes se manifestent très tôt.

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On rencontre généralement :

- Les ventilateurs muraux

Ce sont des ventilateurs installés sur une des parois du local à ventiler.

- Les groupes et caissons d’extraction

Dans les installations de ventilation simple, l’extraction s’effectue au moyen d’un caisson (ou groupe) d’extraction lorsqu’il est prévu plusieurs salles de bain, un tel dispositif est généralement placé en combles. Dans le cas de VMC d’immeuble (toilettes, locaux techniques…), il est prévu en général un caisson d’extraction placé à l’extérieur sur une toiture-terrasse.

- Tourelles de toiture

Les tourelles sont placées à l’extérieur sur une toiture et sont assurent la ventilation par

extraction d’un local de plus ou moins grandes dimensions.

- Extracteurs – hottes de cuisine

Dans une cuisine, la captation de la vapeur d’eau et des fumées nécessite la mise en œuvre d’un dispositif appelé hotte positionnée au-dessus du plan de cuisine. C’est un dispositif capable d’extraire les fumées et vapeurs avant qu’elles ne se propagent dans tout le local.

- Extracteurs de fumées

Ils sont utilisés pou répondre aux normes de Sécurité Incendie dans certains établissements tels les ERP (Etablissements Recevant du Public) et les IGH (Immeubles de Grande Hauteur). Ils sont aussi appelés ventilateurs de désenfumage. Ce sont des appareils agréés 400°C/2 heures c’est-à-dire qu’ils peuvent évacuer des fumées à 400°C pendant 2 heures.

- Ventilateurs - extracteurs pour ambiances agressive et corrosive

Dans certains locaux, le ventilateur doit évacuer des gaz ammoniacaux et sulfuriques, les ventilateurs sont conçus pour s’adapter au passage de ces substances agressives. Dans les locaux industriels, il y’a dégagement quelques fois de gaz agressifs et corrosifs, dans ce cas de figure il existe égalent du matériel spécifique pour s’adapter à ces gaz. Ces ventilateurs sont généralement en polypropylène.

- Ventilateurs - extracteurs antidéflagrants

L’atmosphère d’un local peut être rendue explosible par la composition de certains gaz dégagés dans le dit local. L’extraction d’un tel air fait appel à un ventilateur antidéflagrant afin d’éviter tout risque d’explosion.

Figure 10 Ventilateurs - Extracteurs

afin d’éviter tout risque d’explosion. Figure 10 Ventilateurs - Extracteurs francis.sempore@eieretsher.org 27

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1. COMPOSANTS SPECIFIQUES DES INSTALLATIONS

LES VENTILATEURS

1.1.17 Généralités

Une installation de ventilation type est constituée des organes suivants :

- le (les) ventilateur (s) et/ou le (les) extracteur (s)

- un organe (éventuellement) assurant une fonction thermodynamique (chauffage, refroidissement, humidification ou déshumidification)

- un ou des organes de filtration de l’air

- les éléments terminaux (entrées et sorties d’air) qui sont des grilles de prise d’air extérieur, des grilles de rejet d’air, des grilles de transfert, des grilles de soufflage, des grilles de reprise, des bouches de soufflage et des bouches d’extraction.

- les conduits ou gaines d’air par lesquels circulent l’air extérieur, l’air soufflé, l’air repris ou l’air vicié

Un ventilateur est une turbomachine qui reçoit de l’énergie mécanique et l’utilise à l’aide d’une ou plusieurs roues à aubes de manière à entretenir un écoulement continu d’air ou d’un autre gaz qui le traverse. Un ventilateur peut avoir pour fonctions :

- le brassage de l’air dans un local

- la circulation de l’air dans un local

- la circulation de l’air à travers un réseau de gaines

On peut retenir 4 types de ventilateurs :

- les ventilateurs centrifuges

- les ventilateurs hélicoïdes (également appelés ventilateurs axiaux)

- les ventilateurs hélico-centrifuges

- les ventilateurs tangentiels

La classification des ventilateurs suivant leur pression (ou gain de pression) est généralement utilisée. Ainsi, il est question de :

- ventilateur basse pression

- ventilateur moyenne pression

- ventilateur haute pression

Il faut cependant retenir que cette classification n’est pas standardisée, ainsi suivant la littérature, on retiendra :

Tableau 2 Classification des ventilateurs

Type

Pression disponible du ventilateur

Ventilateur

Manuel Carrier Tome 2

Le Recknagel Tome 3

Basse Pression

Jusqu’à 1 000 Pa

Jusqu’à 700 Pa

Moyenne Pression

Entre 1 000 et 1 700 Pa

Entre 700 et 3 000 Pa

Haute Pression

Entre 1 700 et 3 000 Pa

Entre 3 000 et 30 000 Pa

Dans le langage courant, lorsqu’on parle de ventilateur on sous-entend le ventilateur proprement dit et son moteur, il est plus précis de parler de moto-ventilateur.

Technologie de Climatisation

En parlant de ventilateur, il faut considérer que nous parlons de l’ensemble ventilateur- moteur.

sont

possibilités. Les principaux types d’entraînement sont :

Les

différentes

ventilateurs

entraînés

par

des

moteurs

électriques

suivant

- entraînement direct par fixation de la roue double sur le rotor du type extérieur du

moteur

- entraînement direct par calage de la roue du ventilateur sur l’arbre du moteur

- entraînement direct par accouplement

- entraînement par courroies

Les ventilateurs peuvent être classés suivant leur gain total de pression (pression disponible pour un débit donné).

La variation du débit d’un ventilateur peut être obtenue par différentes manières :

- régulation à vitesse de rotation constante

- régulation à vitesse de rotation variable

Dans le premier cas de régulation, la variation du débit est obtenue par obturation plus ou moins partielle du circuit au moyen d’un registre ajustable ou par by-passage d’une partie de la veine d’air dans un tronçon en court-circuit entre la sortie du ventilateur et son entrée, un registre ajustable étant également utilisé à cet effet.

Quant à la régulation à vitesse de rotation variable, elle s’obtient par :

- variation mécanique au moyen d’un coupleur hydraulique ou électromagnétique (peu utilisé)

- variation électronique par variation de la tension s’il s’agit d’un moteur à courant continu et par variation de la tension et de la fréquence pour les moteurs du type asynchrone.

La variation électronique est plus souple d’utilisation et de nos jours, elle est la méthode la plus utilisée.

1.1.18 Les règles de similitude

Les règles de similitude applicables aux ventilateurs (centrifuges et hélicoïdes) sont :

- le débit volume varie comme la vitesse de rotation N et comme le cube du diamètre de roue D

- le gain de pression varie comme le carré de la vitesse de rotation N et comme le carré du diamètre de la roue D

- la puissance absorbée varie comme le cube de la vitesse de rotation N et comme la puissance cinq du diamètre de la roue D

Autrement dit, lorsque la vitesse d’un ventilateur passe de la vitesse N1 à la vitesse N2 et en désignant par :

Q1 et Q2 les débits respectifs du ventilateur aux vitesses N1 et N2 ∆P1 et ∆P2 les gains de pressions relatifs du ventilateur aux vitesses N1 et N2 P1 et P2 les puissances absorbées respectives par le moteur aux vitesses N1 et N2, on peut tirer les relations suivantes :

Q

2

=

N

2

P

2

 

N

1 2

2

P

2

N 2

3

Q

1

N

1

 

=

P

1

N

P

1

N 1

   

Technologie de Climatisation

En considérant deux ventilateurs géométriquement semblables de tailles différentes et dont les diamètres de roues sont désignées par D1 et D2 et en désignant par :

Q1 et Q2 les débits respectifs des ventilateurs de roues de diamètres D1 et D2 ∆P1 et ∆P2 les gains de pressions relatifs des ventilateurs de roues de diamètres D1 et

D2

P1 et P2 les puissances absorbées respectives par les moteurs des ventilateurs de roues de diamètres D1 et D2 on peut tirer les relations suivantes :

Q

2

D

D

2

1

3

P

2

D 2

D 1

2

P

2

D

1 2

5

Q

1

=

P

1

P

1

=

D

Deux ventilateurs sont réputés géométriquement semblables lorsque le rapport de leurs dimensions reste égal à un facteur constant.

1.1.19 Les ventilateurs centrifuges

Pour ce type de ventilateur, l’air entre dans la roue avec une vitesse essentiellement axiale et en sort dans une direction sensiblement parallèle à un plan radial.

1.1.20 Les ventilateurs hélicoïdes

Pour ces ventilateurs, l’air entre dans la roue et en sort sensiblement le long des surfaces cylindriques coaxiales au ventilateur. Ces ventilateurs sont également appelés ventilateurs axiaux.

1.1.21 Les ventilateurs hélico-centrifuges

Ces ventilateurs sont un type intermédiaire entre les centrifuges et les hélicoïdes. La trajectoire du fluide dans la roue est intermédiaire entre celle relative aux ventilateurs centrifuges et celles relatives aux ventilateurs hélicoïdes Ces ventilateurs sont peu utilisés en Génie Climatique.

1.1.22 Les ventilateurs tangentiels

La trajectoire du fluide dans ce type de ventilateur est sensiblement normale à l’axe aussi bien à l’entrée qu’à la sortie de la roue.

Figure 11

Ventilateur- Axial - Ventilateur- Centrifuge – Ventilateur tangentiel

Figure 11 Ventilateur- Axial - Ventilateur- Centrifuge – Ventilateur tangentiel francis.sempore@eieretsher.org 30

Technologie de Climatisation

1.2 LES BATTERIES DE CHAUFFAGE

Lorsque dans une installation du génie climatique, la température de l’air doit être portée à une température supérieure (à l’ambiance par exemple), il est fait appel à des batteries de chauffage. Il en existe deux types à savoir les batteries à eau ou à vapeur et les batteries électriques

1.2.1 Batteries à eau ou à vapeur

Pour les batteries à eau ou à vapeur, on distinguera les batteries dans lesquelles circule de l’eau chaude, surchauffé ou de la vapeur d’eau et les échangeurs de chaleur permettant de transférer de la chaleur par exemple de la chaleur d’air extrait à de l’air neuf. Les batteries à chauffage à eau ou à vapeur sont réalisées à partir de tubes à ailettes. Une batterie à tube à ailettes se compose de tubes disposés les uns à côté des autres sur lesquels sont serties des ailettes, les tubes étant soudés à leur extrémité sur les collecteurs communs. L’air à traiter s’écoule perpendiculairement aux tubes (surface primaire) à travers les ailettes (surfaces secondaires). Une telle batterie est caractérisée par son coefficient global de transmission thermique global en W/m²°C, sa surface d’échange en m², ses pertes de charges sur l’eau et ses pertes de charges sur l’air Dans la pratique, on se réfère aux catalogues constructeurs qui donnent les puissances des batteries dans de conditions de fonctionnement précises ainsi que les pertes de charge correspondantes.

1.2.2 Batteries électriques

Les batteries électriques sont constituées généralement d’un carter en tôle d’acier à l’intérieur duquel se trouvent les éléments chauffants électriques traversés par la veine d’air à réchauffer. A cause de la dépense énergétique importante, son utilisation n’est pas conseillée. Elle est réservée à des situations où le chauffage de l’air ne peut se faire autrement. Les éléments chauffants peuvent être soit des résistances nues en fil ou en bande, soit

des éléments tubulaires en cuivre ou en acier. Dans la pratique, l’utilisation de ces résistances sera sujette aux précautions suivantes pour des raisons de sécurité :

- mise en place de dispositif d’arrêt des résistances en cas d’arrêt ou de défaillance des ventilateurs

- mise en place de temporisation à l’arrêt des ventilateurs

- mise en place de thermostat de sécurité Les systèmes de régulation généralement utilisés sont :

- la régulation en tout ou rien pour les faibles puissances

- la régulation en cascade (par étages de la batterie)

- la régulation électronique

Figure 12 Batterie à eau chaude – Batterie électrique

régulation électronique Figure 12 Batterie à eau chaude – Batterie électrique francis.sempore@eieretsher.org 31

Technologie de Climatisation

LES BATTERIES DE REFROIDISSEMENT

On distinguera deux types de batteries de refroidissement à savoir les batteries à eau glacée et les batteries à fluide frigorigène.

1.2.3 Batteries à eau glacée

Les batteries à eau glacée sont identiques du point de vue construction aux batteries de chauffage à eau ou à vapeur. Il faut retenir simplement que d’une manière générale, l’écart de température entre la température moyenne de l’eau dans la batterie et la température de l’air sortant de la même batterie est plus importante en mode chauffage qu’en mode refroidissement. Pour les batteries à eau glacée, il convient de faire une distinction entre les batteries sèches et les batteries humides. Une batterie est dite sèche lorsqu’elle assure le refroidissement de l’air sans séparation d’eau à l’inverse de la batterie humide qui assure le refroidissement avec séparation d’eau (déshumidification). Lorsque la température de l’eau descend en dessous de +4°C vers les températures négatives, il y’a risque de gel de l’eau dans la batterie et par suite détérioration de celle ci. Dans ces cas de figures, on ajoute des produits anti-gel tels que le sel et les glycols. Le mélange eau et sel appelé saumure a été longtemps utilisé mais est progressivement abandonné à cause de son effet corrosif sur les tuyauteries. Le mélange eau et glycol (corps possédant la fonction alcool) appelé eau glycolée est d’utilisation courante.

1.2.4 Batteries à fluide frigorigène

Les batteries à fluide frigorigène sont réalisées sur la base de tubes à ailettes comme pour les batteries à eau. La température du fluide frigorigène dans la batterie reste constante pendant le refroidissement de la veine d’air, il passe de la phase liquide à la phase vapeur (évaporation). Dans le cas d’une batterie à eau, la température de l’eau va augmenter continuellement entre son point d’entrée et son point de sortie, cet échauffement étant du à la chaleur extraite de l’air à refroidir. La vaporisation du fluide frigorigène dans la batterie s’effectue grâce à la chaleur extraite de l’air à refroidir. C’est pourquoi le terme évaporateur est utilisé pour caractériser ce type de batterie.

Figure 13 Terminaux à batterie à eau glacée et à batterie à fluide frigorigène

à eau glacée et à batterie à fluide frigorigène LES FILTRES L’élimination de la plus grande

LES FILTRES

L’élimination de la plus grande partie des poussières présentes dans l’air traité est rendue nécessaire pour :

Technologie de Climatisation

- sauvegarder la santé des personnes

- assurer le bon déroulement des process

- sauvegarder les équipements

Cette élimination est assurée par des filtres à air. Les filtres sont l’un des éléments constitutifs des appareils de conditionnement d’air mais il peut arriver qu’on les retrouve au niveau des réseaux de gaines. Un filtre à air est destiné à assurer la rétention des impuretés solides, liquides ou gazeuses contenues dans l’air soufflé ses installations de génie climatique. Ces impuretés sont constitués de particules de différentes origines et de dimensions comprises entre 0.001 et 500 microns. Un filtre peut être caractérisé par son rendement, sa perméance et son coefficient diviseur. Le rendement définit l’efficacité du filtre, la perméance donne la quantité de particules qu’il laisse passer d’amont en aval et le coefficient diviseur est le quotient du nombre de particules en amont du filtre par rapport à ce nombre en aval. En désignant par :

la concentration particulaire de l’air en amont du filtre

la concentration particulaire de l’air en aval du filtre

le rendement du filtre

C1 :

C2 :

η :

la perméance du filtre

le coefficient diviseur

P :

CD :

Les relations suivantes peuvent s’écrire :

=

(

C

1

C

2) 100

P =

=

100

CD =

C

1

 

C 1

C 2 100 C 1

C

2

La classification des filtres est faite en 3 catégories :

les filtres grossiers dont le rendement est moyen, ils sont destinés à des installations de ventilation générale (cf. tableau 3)

les filtres fins qui sont des filtres à rendement élevés, eux aussi sont destinés à des applications de ventilation générale (cf. tableau 3)

les filtres ultrafins ou filtres absolus sont des filtres à très haut rendement et sont destinés à des applications spéciales (salles propres). Ils se divisent en deux catégories à savoir les filtres à très haut rendement appelés filtres HEPA (High

Efficiency Particulate Air) et les filtres à très faible pénétration ou filtres ULPA (Ultra Low Penetration Air) (cf. tableau 3) Les méthodes de test des filtres sont différentes suivant la catégorie de filtre :

- filtres grossiers : méthode gravimétrique

- filtres fins : méthode opacimétrique

- filtres ultrafins : méthode des particules les plus pénétrantes (MPPS : Most Penetrating Particle Size)

Un filtre devra toujours être accompagné de son rendement et de la méthode de test.

De plus il ne faut pas comparer des rendements de filtres de catégories différentes. A l’état vierge, la perte de charge des différents filtres est à peu près la suivante :

- filtres grossiers

: 30 à 50 Pa

- filtres fins

: 50 à 150 Pa

- filtres ultrafins

: 100 à 250 Pa

Ces valeurs sont données pour des vitesses d’air en amont de 2 à 3m/s.

Après un certain temps de fonctionnement des équipements, le filtre va s’encrasser et sa perte de charge va augmenter. La perte de charge maximale qu’il est recommandé de ne pas dépasser est la suivante :

- filtres grossiers

: 200 à 300 Pa

Technologie de Climatisation

filtres fins

-

- filtres ultrafins

: 300 à 500 Pa

: 1 000 à 1 500 Pa

La perte de charge des filtres influe directement sur le ventilateur mis en oeuvre dans l’installation. Plus elle est élevée, plus le ventilateur consomme de l’énergie pour vaincre cette perte de charge. Le choix de l’ensemble ventilateur - filtre doit se faire sur la base de critères technico-économiques.

Il existe différents types de filtres et ils peuvent être classés suivant différentes façons :

- suivant le matériau (métalliques, fibres classiques, à charbon actif, fibres chargées,

- électriquement, à bain d’huile)

- suivant l’emplacement (verticaux, de conduit, muraux, plafonniers, terminaux « bouche de soufflage »)

- suivant l’utilisation (une seule fois ou régénérable)

- suivant la classe (tableau 3)

- suivant le mode de fonctionnement (fixes, à déroulement, électro-filtres, automatiques)

- suivant le type de construction (inclinés, ronds, à tambour, à déroulement automatique, à poches)

1.2.5 Les filtres métalliques

Ce sont des media filtrant en laine d’acier fixé dans un cadre (permet de séparer les poussières ordinaires et capter le brouillard de peinture) les filtres en fibres Ce sont des media en fibres de verre ou synthétiques. (filtration la plus sommaire à la filtration absolue)

1.2.6 Les filtres au charbon actif

Ce sont des media adsorbant très poreux en charbon. (Utilisés pour l’élimination des odeurs, des gaz et vapeurs d’origine industrielle et de gaz radioactifs)

1.2.7 Les filtres en fibres chargées électriquement

Ce sont des sections d’ionisation composées de plaques chargées négativement entre lesquelles sont disposées des fils chargés positivement. Les particules chargées positivement vont se déposer sur les plaques chargées négativement.

1.2.8 Les filtres à bain d’huile

La veine d’air traverse un courant d’huile spéciale capable de retenir les impuretés. L’huile est constamment régénérée pour garder ses qualités de captation d’impuretés.

Technologie de Climatisation

Tableau 3 Classification des filtres par classes

 

Classification des filtres grossiers à rendement moyen

Classe du filtre (groupe G)

Rendement gravimétrique moyen Am (%)

Classe correspondante de filtre d’après EUROVENT

G1

 

Am < 65

EU 1

G2

65

<= Am < 80

EU 2

G3

80

<= Am < 90

EU 3

G4

 

90

<= Am

EU 4

 

Classification des filtres fins à rendement élevé

Classe du filtre (groupe F)

Rendement opacimétrique moyen Em (%)

Classe correspondante de filtre d’après EUROVENT

F5

40

<= Em < 60

EU 5

F6

60

<= Em < 80

EU 6

F7

80

<= Em < 90

EU 7

F8

90

<= Em < 95

EU 8

F9

 

95

<= Em

EU 9

 

Classification des filtres ultrafins à très haut rendement

Classe du filtre (groupe HEPA)

Rendement minimal sur la base des particules les plus difficiles à filtrer (test MPPS) en %

Classe correspondante de filtre d’après EUROVENT

H

10

 

85

EU 10

H

11

 

95

EU 11

H

12

 

99.5

EU 12 et EU 13

H

13

 

99.95

EU 14

H

14

 

99.995

EU 14

Classification des filtres ultrafins à très faible pénétration pour applications spéciales

Classe du filtre (groupe ULPA)

Rendement minimal sur la base des particules les plus difficiles à filtrer (test MPPS) en %

Classe correspondante de filtre d’après EUROVENT

U

15

 

99,9995

 

U

16

 

99,99995

 

U

17

 

99.999995

 
 

Figure 13 Filtres à air

 
99.999995     Figure 13 Filtres à air   LES DESHUMIDIFICATEURS francis.sempore@eieretsher.org 35

LES DESHUMIDIFICATEURS

Technologie de Climatisation

Les déshumidificateurs servent à diminuer l’humidité absolue de l’air d’un local par diminution de sa teneur en vapeur d’eau. Il existe principalement 3 méthodes de déshumidification :

- par refroidissement, ce qui conduit à une séparation de l’eau

- par absorption de l’eau par une substance hygroscopique

- par adsorption de la vapeur d’eau (fixation par la surface d’un adsorbant solide)

1.2.9 Déshumidification par refroidissement

La déshumidification par refroidissement s’opère au moyen d’un fluide suffisamment froid pour que l’eau se sépare de l’air. Suivant l’application, ce fluide peut être de l’eau du robinet, de l’eau glacée, de la saumure ou un fluide frigorigène. Pour qu’il y’ait séparation de l’eau, il suffit que la surface d’échange soit en dessous de la température de rosée de l’air, il n’est donc pas nécessaire de refroidir l’air jusqu’à sa température de rosée.

1.2.10 Déshumidification par absorption

La déshumidification par absorption s’effectue par la dilution de la vapeur d’eau par une solution hygroscopique. L’absorption de la vapeur d’eau est d’autant plus importante que la teneur en vapeur d’eau de l’air est élevée et que la température est faible. La régénération du liquide hygroscopique pour éliminer l’humidité qu’il contient s’effectue par chauffage lequel est souvent déclenché automatiquement lorsqu’il y’a saturation.

1.2.11 Déshumidification par adsorption

La déshumidification par adsorption repose sur l’adsorption de la vapeur d’eau par un adsorbant qui est généralement du gel de silice connu sous le nom de Silicagel. Au cours de ce phénomène, la chaleur de fixation de l’eau par le gel de silice et la chaleur de condensation se dégagent et entraînent une augmentation de la température de l’air. La régénération du gel de silice s’effectue par chauffage à la température de 150 à 200°C, après le refroidissement, l’adsorbant régénéré peut être utilisé pour un nouveau cycle. L’adsorption est un phénomène physico-chimique qui consiste à la fixation de molécules libres d’un gaz ou d’un liquide par la surface d’un corps qui est l’adsorbant. En mettant en contact un gaz avec un solide dégazé, une partie de la phase gazeuse disparaît : c’est la sorption. Les molécules de la phase gazeuse ont pu soit rester en surface (adsorption), soit pénétrer à l’intérieur du solide (absorption), soit subi les deux phénomènes à la fois.

Figure 14 Déshumidificateurs par refroidissement / par adsorption

à la fois. Figure 14 Déshumidificateurs par refroidissement / par adsorption francis.sempore@eieretsher.org 36

Technologie de Climatisation

LES HUMIDIFICATEURS

Les humidificateurs servent à relever l’humidité absolue de l’air d’un local par augmentation de sa teneur en vapeur d’eau. Il existe principalement 2 méthodes d’injection de la vapeur d’eau :

- injection directe d’eau sous forme de vapeur d’eau

- injection indirecte sous forme d’eau liquide qui va se vaporiser très rapidement

On distinguera principalement 3 types d’humidificateurs :

- les humidificateurs émetteurs de vapeur

- les humidificateurs émetteurs d’eau atomisée

- les humidificateurs hybrides

1.2.12 Les humidificateurs émetteurs de vapeur

Ces humidificateurs se divisent en 2 catégories à savoir :

- les humidificateurs à évaporation

- les humidificateurs à vapeur

Les humidificateurs à évaporation reposent sur le phénomène du changement d’état de l’eau qui passe de l’état liquide à l’état vapeur, ce processus étant plus intense lorsque la température de l’air est élevée, que la circulation de l’air à la surface de l’eau est intense et que la surface de l’eau est importante. L’air ambiant se refroidit parce que l’énergie thermique nécessaire pour vaporiser l’eau est puisée dans l’ambiance.

Les humidificateurs à vapeur reposent sur le principe de l’ébullition de l’eau (vaporisation par ébullition). Les bulles de vapeur apparaissant au sein du liquide lorsqu’on lui fournit assez d’énergie vont s’échapper du liquide et se mélanger intimement à l’air. Suivant que la vapeur d’eau est produite par l’humidificateur lui-même ou qu’elle est produite hors de celui-ci, on parlera d’humidificateur autonome ou d’humidificateur non autonome. Pour les humidificateurs autonomes, la source d’énergie pour la production de vapeur (eau portée à ébullition) peut se faire par l’utilisation de gaz ou l’électricité. Pour les humidificateurs non autonomes, la production de vapeur peu être assurée par une chaudière à vapeur par exemple.

1.2.13 Les humidificateurs injecteurs d’eau atomisée

Les humidificateurs injecteurs d’eau atomisée permettent d’injecter dans l’air à humidifier de l’eau sous formes de particules (diamètres inférieurs à 20 m) qui vont évoluer dans l’air. Leur déplacement dans l’air provoque leur vaporisation. L’énergie thermique étant puisée dans l’air, il y’aura donc un certain refroidissement dans le local.

Il

centrifugation).

existe

plusieurs

méthodes

d’injection

(gicleur,

air

comprimé,

buse

rotative,

Technologie de Climatisation

Un des humidificateurs injecteurs les plus connus est l’humidificateur-laveur.

Dans ce type d’humidificateur, l’air est mis en contact direct avec l’eau (échange de chaleur et transfert de masse). L’eau est finement pulvérisée par des gicleurs en un brouillard dans la veine d’air à humidifier. Cet humidificateur est souvent l’un des modules des centrales de traitement d’air, il est alors composé d’une chambre e pulvérisation équipée d’une ou plusieurs rampes de pulvérisation et d’un réservoir d’eau avec pompe.

1.2.14 Les humidificateurs hybrides

Les humidificateurs hybrides utilisent les deux techniques d’humidification à savoir la pulvérisation d’eau atomisée et l’évaporation. Cette association permet d’obtenir une humidification performante et de haute qualité hygiénique.

Figure 15 Humidificateurs à évaporation / à vapeur

de haute qualité hygiénique. Figure 15 Humidificateurs à évaporation / à vapeur francis.sempore@eieretsher.org 38

Technologie de Climatisation

1. DISTRIBUTION DE L’AIR DANS LES INSTALLATIONS

GENERALITES

La distribution de l’air occupe une place prépondérante dans les installations du génie climatique, cette distribution s’effectue par les réseaux de gaines qui véhiculent l’air depuis l’appareil de traitement jusqu’au local à traiter. Ces réseaux servent également à la reprise de l’air vicié dans le local traité pour le ramener à l’appareil de traitement ou le rejeter à l’extérieur.

LES DIFFERENTS TYPES DE RESEAUX DE DISTRIBUTION D’AIR

Les différents types de réseaux de distribution d’air peuvent être classés suivant :

- la nature du matériau utilisé (métallique, à base de plâtre ou d’autres matériaux)

- la forme du réseau de distribution (circulaire, rectangulaire, ovale)

- la vitesse de l’air circulant dans le réseau (grandes vitesses et petites vitesses)

- l’isolation du réseau (réseau isolé ou pas)

- la nature du réseau (conduits rigides ou flexibles).

Suivant la nature du matériau utilisé pour la confection des gaines, on peut citer :

- Les conduits en tôle (gaines métalliques)

- Les conduits en panneaux à base de plâtre

- Les conduits en panneaux à base de polyuréthane

- Les conduits en panneaux à base de fibres de verre (fib-air)

- Les conduits en fibrociment

- Les conduits en maçonnerie et béton

- Les conduits «flexibles» en matière plastique (polychlorure de vinyle et polyéthylène)

- Les conduits diffusants en textile

1.2.15 Les conduits en tôle

Les conduits en tôle couramment appelées gaines métalliques peuvent réalisées en :

- tôle acier galvanisé (le cas le plus courant)

- tôle d’acier noir (un revêtement spécial est alors indispensable)

- tôle d’aluminium (applications spéciales)

Figure 16 Gaine spirale et accessoires

Les conduits en tôle peuvent se retrouver sous la forme :

- de gaines circulaires spiralées (diamètres normalisés)

- de gaines rondes

- de gaines rectangulaires

- de gaines ovalisées (applications spéciales)

rondes - de gaines rectangulaires - de gaines ovalisées ( applications spéciales ) francis.sempore@eieretsher.org 39
rondes - de gaines rectangulaires - de gaines ovalisées ( applications spéciales ) francis.sempore@eieretsher.org 39
rondes - de gaines rectangulaires - de gaines ovalisées ( applications spéciales ) francis.sempore@eieretsher.org 39

Technologie de Climatisation

1.2.16 Les conduits en panneaux à base de plâtre

Les conduits en panneaux à base de plâtre communément appelés gaines staff se distinguent sous deux formes :

- les gaines non isolées en staff (plaques de plâtre)

- les gaines isolées en staff (plaques de polystyrène prises en sandwich par des plaques de plâtre)

Ces conduits présentent un bon rapport qualité/prix par rapport aux gaines en tôle et la fabrication est complètement locale.

1.2.17 Les conduits en panneaux à base d’autres matériaux

Les conduits de ce type généralement rencontrés sont les suivants :

- Les conduits en panneaux à base de polyuréthane

- Les conduits en panneaux à base de fibres minérales (fib-air)

- Les conduits en fibrociment

- Les conduits en maçonnerie et béton

- Les conduits en matière plastique (polychlorure de vinyle et polyéthylène)

Les conduits en polyuréthane présentent de bonnes propriétés d’isolation thermique et ont

la particularité d’être légers par rapport aux gaines en tôle.

Les conduits en fib-air ont connu un grand essor mais leur utilisation est progressivement

abandonnée à cause de leur mauvais vieillissement.

Les conduits en fibrociment (ne contenant pas de l’amiante) permettent de réaliser des conduits aérauliques et des pièces singulières de toutes dimensions, l’épaisseur du fibrociment va de 7 à 12 mm suivant les dimensions des conduits.

Les conduits maçonnerie et béton peuvent sont souvent utilisés pour les gaines verticales et/ou pour des conduits de très grandes dimensions.

Les conduits en matière plastique (polychlorure de vinyle et polyéthylène) sont réservées en générales pour des applications spéciales telles que les industries chimiques.

Il faut noter que ces conduits résistent bien aux agressions de presque tous les gaz et

vapeurs mais suivant le matériau de base, elles ne résistent qu’à des températures de 60

à 80°C. Ces conduits présentent également l’inconvénient d’être fragilisés par le froid.

1.2.18 Les conduits diffusants en textile

Les conduits diffusants en textile, souvent appelés conduits en textile technique sont utilisés uniquement pour le soufflage d’air.

A l’utilisation (mise en marche de l’appareil de traitement d’air), le conduit est gonflé, donc

en pression pour permettre le transfert et la diffusion correcte de l’air. Les matériaux généralement utilisés sont des composites à base de polyester, de propylène, de fibre de verre, d’enduits PVC et autres. Leur section peut être circulaire, demi-circulaire ou encore quart-circulaire

Technologie de Climatisation

1.2.19 Les conduits flexibles

Les conduits flexibles sont utilisés depuis longtemps pour les conduits d’extraction mais ils sont de plus en plus employés dans les installations de climatisation et de conditionnement d’air. Il faut noter que leur utilisation dans le domaine de la climatisation et du conditionnement d’air reste soumise à certaines règles telles que des longueurs maximales de tronçon droit à ne pas dépasser. Par contre ces conduits conviennent parfaitement aux raccordements des terminaux sur un réseau. Ces conduits se retrouvent sous les formes suivantes :

- les conduits métalliques

- les conduits en caoutchouc

- les conduits en matière plastique

- les conduits en fibre de verre

Figure 17 Conduits flexibles

les conduits en fibre de verre Figure 17 Conduits flexibles 1.2.20 La classification des réseaux suivant

1.2.20 La classification des réseaux suivant la vitesse

Les réseaux de gaines (soufflage et reprise) peuvent être classés en fonction de la vitesse de circulation de l’air à l’intérieur de ceux-ci.

Il est à retenir deux types de réseaux :

- Les réseaux BV (Basse Vitesse) ou Basse Pression (BP) La vitesse de l’air dans les conduits est limitée à 10 m/s (en général, on ne dépasse pas 7 m/s pour la climatisation de confort comme vitesse du conduit principal)

- Les réseaux GV (Grande Vitesse) ou Haute Pression (HP) La vitesse de l’air dans les conduits est supérieure à 10 m/s.

Les réseaux de reprise des installations Basse Vitesse et Grande Vitesse se calculent généralement en Basse Vitesse.

Les réseaux GV trouvent leur utilité lorsque les dimensions des conduits d’air seraient très importantes si ils sont calculés en vitesse normale (Basse Vitesse). Le tracé des conduits à grande vitesse doit faire l’objet d’attentions particulières (qualité de l’étanchéité, manchettes de serrage, angles de dérivation, pièges à sons…)

Technologie de Climatisation

1.2.21 L’isolation, l’étanchéité et l’hygiène des conduits

Dans certains cas, les conduits seront isolés ou calorifugés dans le but de :

- limiter les déperditions thermiques de l’air acheminé (isolation thermique)

- éviter les phénomènes de condensation qui apparaissent chaque fois que la température superficielle autour de la gaine est inférieure à la température de rosée de l’air véhiculé

- amortissement acoustique (isolation phonique)

Les isolants les plus rencontrés sont :

- la laine de verre

- les matelas type armaflex

- les plaques de polystyrène

Suivant les cas, l’isolation peut être à l’intérieur du conduit ou à l’extérieur du conduit. Certaines gaines de par leur constitution sont des gaines isolées (gaines en polyuréthane, en fib-air, en staff isolé). Un accent particulier sera apporté aux systèmes d’accrochage et de jonction entre tronçons pour éviter les ponts thermiques, sources de phénomènes de condensation.

Les gaines isolées placées à l’extérieur feront l’objet dans certains cas de protection mécanique, il faut noter que cette protection fait office d’étanchéité des gaines également.

Les protections généralement rencontrées sont :

- le revêtement isoxal (plaques ou rouleaux d’aluminium) pour les gaines tôle

- le paxalumin dans le cas des gaines staff

Un accent particulier sera apporté à l’étanchéité des réseaux. Un taux important de fuites peut avoir pour conséquences :

- impossibilité d’avoir les conditions requises dans les locaux traités

- bruits générés importants

- dégradation de l’isolation

- équilibrage des réseaux impossible

- plus grande puissance absorbée par le ventilateur (surconsommation énergétique)

Il existe des tests d’étanchéité des réseaux qui consiste à faire débiter un ventilateur dans le réseau près l’avoir obturé. Ce contrôle peut se faire :

- de manière visuelle par l’utilisation de gaz fumigènes

- par la mesure du débit de fuite pour la pression provoquées par le ventilateur

L’hygiène des conduits aérauliques doit être assurée pour des raisons de santé des personnes fréquentant les locaux et pour des besoins de conditions nécessaires à certains processus.

Les mesures qui peuvent être prises dans ce sens sont :

- la mise en œuvre de filtres en amont des conduits

- la mise en œuvre de trappes de visite pour faciliter l’accès aux conduits pour des besoins d’inspection et éventuellement de nettoyage

- le maintien des surfaces intérieures des conduits propres depuis le montage jusqu’à la mise en route

Technologie de Climatisation

Il existe des méthodes d’hygiénisation des conduits qui consistent à des décrassements et éventuellement à des décontaminations. Ces opérations spécifiques sont effectuées après un diagnostic des conduits.

1.2.22 Notions diverses sur les gaines

Coefficient de forme

Pour une gaine rectangulaire, le coefficient de forme se définit comme le rapport du côté le plus grand sur le côté le plus petit. Pour une gaine donnée, ce rapport doit être au plus égal à 4 (c <=4).

Pour une section de gaine donnée et pour un même débit véhiculé, lorsque le facteur de forme augmente, les éléments suivants augmentent également :

- les PDC (pertes de charge linéiques)

- le poids de la gaine

- la surface de la gaine

- les apports calorifiques au niveau de la gaine

Dans la mesure du possible, le choix des gaines sera porté sur porté sur ceux qui un coefficient de forme proche de 1.

Diamètre équivalent

L’utilisation des abaques repose sur la notion de diamètre équivalent. Il existe deux types à savoir le diamètre équivalent pour une même vitesse (diamètre hydraulique) et le diamètre équivalent pour un même débit.

Le diamètre hydraulique est le diamètre d’un conduit circulaire qui crée la même perte de charge que le conduit rectangulaire pour la même vitesse d’air.

Le diamètre équivalent pour un même débit est le diamètre d’un conduit circulaire qui crée la même perte de charge que le conduit rectangulaire pour le même débit d’air.

En conditionnement d’air, il est fait surtout appel au diamètre équivalent pour le même débit.

En désignant par a et b les côtés du conduit rectangulaire, les diamètres équivalents sont donnés par les formules suivantes :

 

Diamètres Equivalents

 

Pour une même vitesse (Diamètre hydraulique)

Pour un même débit (Diamètre utilisé en conditionnement d’air)

 

dh =

(2

(

a

a b

)

+

b

)

deq =

1.265

(

3

3

a b

a

.

+

b

)

0.2

Technologie de Climatisation

DIMENSIONNEMENT DES RESEAUX DE GAINES

Il existe principalement 3 méthodes de dimensionnement que sont :

- la méthode de la réduction arbitraire de la vitesse

- la méthode des pertes de charges linéaires constantes

- la méthode des gains de pression statique

Pour tout réseau, le tracé devra être le plus simple possible et le plus symétrique possible. La méthode des pertes de charges linéaires constantes demeure la méthode la plus utilisée en climatisation et en conditionnement d’air.

1.2.23 Méthode de la réduction arbitraire de la vitesse

Cette méthode consiste à fixer une vitesse au départ du ventilateur, cette vitesse est ensuite réduite de façon arbitraire d’un tronçon à l’autre. Les diamètres équivalents sont obtenus à partir des courbes qui indiquent les diamètres en fonction de la vitesse et du débit. S’il y a lieu, les diamètres équivalents permettent de choisir les dimensions des gaines rectangulaires. La perte de charge totale du réseau de soufflage est celle donnée par le circuit présentant la plus grande longueur équivalente (et non forcement le circuit le plus long). Il est nécessaire de prévoir des registres de réglage (équilibrage) pour la mise au point du réseau.

Cette méthode n’est pas conseillée car elle suppose une grande expérience du calcul des gaines pour obtenir un équilibrage acceptable. Les vitesses de départ sont données en dans la table 7 en annexes. Les diamètres équivalents peuvent être obtenus d’après les courbes N°7 en annexes. La table 6 en annexes permet de déterminer les dimensions de la gaine rectangulaire connaissant les diamètres équivalents. Les pertes de charge particulières peuvent être déterminées à l’aide des tables 11 et 12 en annexes.

1.2.24 Méthode des pertes de charge linéaires constantes

Cette méthode consiste à fixer une vitesse au départ du ventilateur (table 7 en annexes). Il en découle une perte de charge (PDC) et un diamètre équivalent suivant le débit de base (courbes N°7 en annexes). Cette perte de charge sera considérée constante pour l’ensemble du réseau. Connaissant les débits des différents tronçons, cette PDC permet de choisir les diamètres équivalents correspondants et s’il y’a lieu les dimensions des gaines rectangulaires à l’aide des courbes appropriées.

Pour aller plus vite, on peut utiliser la table 13 (annexes) au lieu des courbes N°7. La table 13 donne les sections équivalentes des gaines. A partir de celles-ci, la table 6 permet de déterminer les dimensions de la gaine rectangulaire.

Technologie de Climatisation

La vitesse de l’air est automatiquement réduite dans le sens de l’écoulement de l’air suivant cette méthode (soufflage). Il est nécessaire de prévoir des registres de réglage (équilibrage) pour la mise au point du réseau.

Cette méthode s’applique aux réseaux de soufflage, de reprise ou d’extraction.

Il est fait usage de la règle à calcul qui permet un dimensionnement des réseaux de

gaines, le principe de cette règle est basé sur la méthode des pertes de charge linéaires constantes.

La perte de charge totale du réseau de soufflage est celle donnée par le circuit présentant

la plus grande longueur équivalente (pas forcement le circuit le plus long).

1.2.25 Méthode des gains de pression statique

Cette méthode consiste à dimensionner chaque tronçon de telle manière que l’augmentation de la pression statique due à la diminution de la vitesse après chaque piquage compense exactement sa pression statique. La pression statique reste la même à chaque piquage. En se fixant une vitesse au départ du ventilateur (table 7) et connaissant le débit de départ, on détermine les dimensions du tronçon principal (table 6). Les tronçons suivants sont dimensionnés à l’aides des courbes N°10 (rapport L/Q) et 11 (gains de pression statique basse vitesse).

Les courbes N°10 (annexes) permettent d’obtenir directement la valeur de (L/Q) 0.61 .

L est la longueur équivalente entre les bouches ou piquages en tenant compte des

coudes mais pas des changements de sections. L’influence de ces transformations a été prise en compte dans l’établissement des courbes N°11 (annexes). Les courbes N°11 permettent de déterminer la vitesse V2 à admettre dans le tronçon considéré connaissant le rapport L/Q et la vitesse V1 du tronçon précédent puis à l’aide du tableau 6 les dimensions de la gaine rectangulaire et son diamètre équivalent. Bien que dans cette méthode les différences entre les pressions statiques à l’entrée des piquages soient faibles, il est conseillé de prévoir des registres de réglage (équilibrage). La perte de charge totale que doit vaincre le ventilateur de soufflage est alors égale à la perte de charge du tronçon principal augmentée de la perte de charge de la bouche ou du diffuseur.

Cette méthode conduit à des dimensions de gaines plus importantes que celles de la méthode des pertes de charge linéaires constantes (poids de tôle plus important d’environ 13%), cette différence est néanmoins compensée par la diminution du temps nécessaire à

la mise au point et par la réduction des frais d’exploitation .

Technologie de Climatisation

LES ACCESSOIRES DES RESEAUX DE DISTRIBUTION D’AIR

Les accessoires rencontrés sur les réseaux de gaines peuvent être regroupés comme suit :

- les organes de dosage ou de réglage

- les organes de surpression

- les régulateurs de débit

- les filtres

- les pièges à sons (PAS)

- les clapets coupe-feu (CCF)

- les éléments terminaux de diffusion (ETD)

1.2.26 Les organes de réglage ou de dosage

Ces organes sont installés sur les réseaux de gaines, ils ont pour rôle :

- l’équilibrage des réseaux (c’est à dire la répartition des débits d’air dans les différents tronçons d’un réseau)

- la fermeture totale ou modulée d’un tronçon de réseau Ils peuvent être à commandes manuelle, électrique ou pneumatique.

Figure 16 Clapets de dosage

électrique ou pneumatique. Figure 16 Clapets de dosage Figure 17 Dispositif de commande / kit pressostat

Figure 17 Dispositif de commande / kit pressostat différentiel /kit manométrique

commande / kit pressostat différentiel /kit manométrique 1.2.27 Les organes de surpression Ces organes sont

1.2.27 Les organes de surpression

Ces organes sont installés dans les conduits d’air, ils permettent :

- de maintenir de la surpression ou de la dépression d’un local par rapport à l’extérieure ou par rapport un autre local mitoyen

- d'éviter l’entrée d’air extérieur dans les locaux en cas d’arrêt du ventilateur

- la circulation dans un sens donné (volet anti-retour)

Technologie de Climatisation

1.2.28 Les régulateurs de débit

On distingue les régulateurs de débit d’air constant et les systèmes à volume d’air variable.

Figure 18 Régulateurs de débit

Régulateurs de débit d’air constant Ils sont généralement circulaires et de diamètres compris entre 80 mm et 250 mm, ils permettent de maintenir un débit nominal à la sortie quelles que soit les variations de pression en amont (plage de 80 à 700 Pa). Ils sont généralement calibrés en usine mais sur certains modèles, il est possible de régler ce débit sur place.

Ils sont généralement calibrés en usine mais sur certains modèles, il est possible de régler ce
Ils sont généralement calibrés en usine mais sur certains modèles, il est possible de régler ce

Systèmes à volume d’air variable Ces systèmes ont pour but d’apporter dans chaque local ou dans chaque zone exactement la quantité d’air qui est nécessaire pour maintenir la température voulue. Ils sont montés sur les circuits terminaux de distribution et sont commandés par servomoteur (régulation électrique ou régulation électronique).

 

1.2.29 Les filtres

Les conduits transportent de l’air qui peut contenir des particules en suspension (99% des particules ont une dimension inférieure à 1 µm). L’élimination de la plus grande partie de ces poussières est nécessaire pour sauvegarder les équipements et la santé des personnes et ce sont les filtres qui assurent cette fonction. Les filtres sont l’un des éléments constitutifs des appareils de conditionnement d’air mais il peut arriver qu’on les retrouve au niveau des réseaux de gaines.

On retiendra la classification EUROVENT qui comprend 3 classes de filtres (EU1

EU14).

Les niveaux de filtration sont les suivantes :

à

- EU1

à EU4

: filtration moyenne efficacité

- EU5

à EU9

: filtration haute efficacité

- EU10 à EU14

: filtration très haute efficacité

Les niveaux de filtration suivants sont usuellement requis :

- Air neuf

- Air recyclé

: filtre minimal EU4 et mieux EU5

: filtre minimal EU5 et mieux EU7

Dans le choix d’un filtre, une attention particulière sera apportée au débit d’air le traversant ainsi qu’à la perte de charge engendrée (cette PDC peut être élevée).

Technologie de Climatisation

1.2.30 Les pièges à sons

Il est recommandé des niveaux de pression acoustique suivant le type du local :

Salle de réunion, bibliothèque Bureau Hall d’accueil Supermarchés

Les pièges à sons (PAS) sont mis en œuvre dans les conduits de distribution d’air dans le but de respecter les niveaux de pression acoustique indiqués. Ces accessoires peuvent également être inclus à l’appareil de traitement de l’air. Certaines configurations de centrales de traitement d'air (CTA) intègrent des PAS. Les différents types de pièges à sons sont :

: 30 à 40 dB (A) : 35 à 40 dB (A) : 40 à 50 dB (A) : 45 à 50 dB (A)

- les silencieux cylindriques (avec ou sans noyaux)

- les conduits acoustiques (souples ou semi-rigides)

- les baffles acoustiques

- les caissons rectangulaires acoustiques Figure 19 Pièges à sons

rectangulaires acoustiques Figure 19 Pièges à sons 1.2.31 Les clapets coupe feu Les clapets coupe feu

1.2.31 Les clapets coupe feu

Les clapets coupe feu (CCF) sont mis en œuvre dans les conduits d’air pour rétablir la continuité du degré coupe feu d’une paroi en cas d’incendie (ERP, IGH, Industrie).

Les systèmes de protection incendie sont destinés à préserver la sécurité des biens et des personnes suivant deux types d’actions préventives :

- la protection passive (compartimentage)

- la protection active (désenfumage)

L’utilisation des CCF fait partie des mesures de protection passive. Les CCF sont montés scellés aux traversées des parois CF, il peut arriver que la limite de scellement soit affleurante au plan du mur dans certains ces de figures. Le dispositif de commande des CCF peut être :

- auto-commandé (déclencheur thermique taré à 70°C)

- auto-commandé + télécommande (bobine à émission ou à rupture)

Le réarmement est manuel. En option, le CCF peut être équipé de réarmement à distance (électrique), de contact de DC (début de course), de contact de FC (fin de course)

Figure 20 Clapets coupe feu

DC (début de course), de contact de FC (fin de course) Figure 20 Clapets coupe feu

Technologie de Climatisation

1.2.32 Les éléments terminaux de diffusion d’air

Les éléments terminaux de diffusion d’air (ETD) constituent les accessoires finaux de la ligne de distribution de l’air. Ils assurent le soufflage de l’air traité dans le local à conditionner ainsi que la reprise de l’air vicié.

Le choix d’un ETD repose sur la connaissance de certaines notions telles que la portée, la zone d’occupation, le rayon de diffusion et la méthode de diffusion.

Une bonne diffusion doit assurer des vitesses et des températures optimales de l’air autour des occupants de façon à créer un confort maximum et à bien diluer les contaminants en suspension. Le bruit généré par la diffusion doit respecter les normes.

Le type de diffusion d’air généralement retenu est celui à partir du plafond de la pièce. Ce mode de diffusion est très efficace en période de refroidissement puisque l’air froid à la sortie du diffuseur a tendance à tomber vers le sol. Par contre, en période de chauffage (cas rarement rencontré dans nos pays), la diffusion par le plafond n’est pas très efficace car l’air chaud s’accumule au plafond. Pour contourner ce problème, la projection s’opère en grande vitesse, ce qui incommode les occupants, le compromis accepté est l’utilisation d’un chauffage périmétrique jumelé à un système de traitement d’air alimentant à partir du plafond.

La diffusion de l’air peut se faire par deux méthodes :

- induction ou mélange ou dilution

- déplacement ou substitution

- induction ou mélange ou dilution

L’air traité est introduit dans le local avec une vitesse initiale importante (de l’ordre de 2

m/s) qui crée le phénomène d’induction. L’air du local est attiré et entraîné par l’air traité auquel il se mélange.

- déplacement ou substitution

L’air traité est introduit dans le local avec une vitesse initiale faible (de l’ordre de 0.2m/s)

et remplace en totalité l’air présent dans le local.

La portée est la distance mesurée depuis l’ETD jusqu’à l’endroit ou la vitesse moyenne du jet d’air est tombé en dessous de 0.25m/s. La zone d’occupation est la zone qui couvre une hauteur de 1.80 m en partant du sol et qui s’arrête à 0.6 m des parois verticales. Le rayon maximal de diffusion est la surface maximale de la zone d’occupation qui peut être couverte par un ETD et dans laquelle on maintient une vitesse moyenne de 0.1 à

0.2m/s.

Le rayon minimal de diffusion est la surface minimale de la zone d’occupation qui peut être couverte par un ETD et dans laquelle on maintient une vitesse moyenne de 0.1 à

0.25m/s.

L’ effet Coanda est l’effet provoqué par le soufflage de l’air à partir d’un ETD proche d’une paroi (moins de 0.3m), le jet se plaque contre la paroi et a une portée plus grande.

Technologie de Climatisation

Figure 21 Eléments de diffusion d’air

de Climatisation Figure 21 Eléments de diffusion d’air Figure 22 Diffusion d’air par substitution ou par

Figure 22 Diffusion d’air par substitution ou par déplacement

22 Diffusion d’air par substitution ou par déplacement La forme de l’ETD a une importance particulière

La forme de l’ETD a une importance particulière dans sa fonction de distribution de l’air, ainsi un ETD ayant le plus grand périmètre pour une section et un débit identiques aura la portée la plus faible et l’induction la plus grande.

Technologie de Climatisation

Les ETD peuvent être regroupés comme suit :

- les grilles de soufflage

- les grilles de reprise

- les grilles de sol

- les grilles de transfert

- les diffuseurs plafonniers circulaires

- les diffuseurs plafonniers carrés

- les diffuseurs à tôle perforée

- les diffuseurs architecturaux

- les diffuseurs linéaires

- les diffuseurs grande portée

- les diffuseurs à déplacement d’air

- les grilles extérieures

Dans certains cas, les ETD sont montés avec des plénums et des registres. Le plénum participe à la fixation de l’ETD.

Le registre est un organe de réglage du débit de l’ETD

Dans certains cas, la reprise peut être effectuée en vrac par des fentes aménagées dans le faux plafond (la section de ces fente devra être au moins égale à la section de soufflage).

Figure 23 Eléments terminaux de diffusion

moins égale à la section de soufflage). Figure 23 Eléments terminaux de diffusion francis.sempore@eieretsher.org 51

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1. CALCUL DES INSTALLATIONS DE VENTILATION

INSTALLATIONS DE VENTILATION SEULE

Il existe plusieurs méthodes de calcul du volume d’air à extraire ou à introduire dans un temps donné pour un local donné.

1.2.33 Détermination sur la base du nombre de renouvellements par heure

Cette méthode consiste à la détermination du débit d'air à extraire ou à introduire sur la base du nombre de renouvellements par heure en fonction du type de local. La quantité d’air à introduire ou à extraire est égale au nombre de renouvellements par heure multiplié par le volume de ce local. Les valeurs données dans le tableau 3 sont indicatives et ne peuvent pas se substituer à une réglementation.

Tableau 4 Indication des taux de renouvellement suivant le type de local

Type local

NR / h

Type local

NR / h

Atelier(en général)

3

– 6

Cantines

5

– 10

Atelier avec fours

30

– 60

Cinémas

5

– 8

Atelier de peinture

30

– 60

Conférences, salles de

8

–12

Atelier d’usinage

5 – 10

Cuisines

15 – 30

commerciales

Atelier de soudure

15

– 30

Ecoles

2

– 4

Bars, café

10

– 12

Garages

6

– 8

Blanchisserie

15

– 30

Hall d’entrée

3

– 5

industrielle

   

Bibliothèques

3

– 5

Restaurant

6

– 10

Bureaux

4

– 8

WC public

8

– 15

1.2.34 Détermination sur la base du débit nécessaire par personne

Cette méthode consiste à la détermination du débit d'air à introduire sur la base du débit nécessaire par personne en fonction de l'utilisation du local. Le débit est obtenu par multiplication du nombre de personnes dans le local par le débit unitaire nécessaire par personne. Il s’agit d’indications donnant des valeurs minimales.

Tableau 5 Indication des taux de renouvellement suivant le type de local

Type activité ou nature du local

Taux minimale par personne

Activité normale

20

– 25 m 3 /h

Activité normale avec autorisation de fumer

30

– 35 m 3 /h

Activité physique léger

 

45

m 3 /h

Atelier et autres locaux

 

60

m 3 /h

1.2.35 Détermination sur la base d'une concentration ambiante maximale

Cette méthode consiste à la détermination du débit d'air à introduire sur la base d'une concentration ambiante maximale d'un polluant.

Technologie de Climatisation

Dans un local dans lequel il existe un polluant, il est possible de calculer le volume d’air neuf nécessaire pour diluer ce polluant de manière à ce que sa concentration ne dépasse pas la valeur maximale admissible pour des raisons de santé.

En désignant par :

D pol :le débit du polluant spécifique en m 3 /h C max :la concentration maximale admissible en polluant spécifique dans le local en m 3 /m 3 C an :la concentration éventuelle de l’air neuf en polluant spécifique en m 3 /m 3 Le débit d’air D (en m 3 /h) à introduire est obtenue par :

Dpol

C

max

D =

Can

SELECTION D’UN VENTILATEUR

La sélection d’un ventilateur s’effectue principalement sur la base du débit volume voulu et de la pression désirée auxquels viennent s’ajouter un certain nombre de critères à savoir le niveau sonore, le prix, l’encombrement, la forme de la caractéristique, la sécurité, le rendement, etc.

La détermination du débit a été donnée suivant les méthodes indiquées précédemment.

La pression représente la résistance créée par les autres composants de l’installation :

- les conduits d’air ou gaines

- les singularités des conduits d’air (coudes par exemple)

- les éléments terminaux (grilles, bouches)

- les accessoires divers (filtres, volet de réglage, éventuellement une batterie)

Cette pression s’exprime en Pascal (Pa) ou millimètre de colonne d’eau (mm C.E.); 10 Pa = 1 mm C.E.

Figure 24 Courbe caractéristique d’un ventilateur

C.E. Figure 24 Courbe caractéristique d’un ventilateur CALCUL DES INSTALLATIONS AVEC REFROIDISSEMENT

CALCUL DES INSTALLATIONS AVEC REFROIDISSEMENT

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1.2.36 Refroidissement avec batterie de refroidissement

Dans ce cas de figure, il s’agit de ventiler le local de manière à limiter l’élévation de température consécutive à un échauffement donné dans le local.

Les grandeurs à déterminer sont :

- le débit du ventilateur D

- la puissance de la batterie froide P

Le débit du ventilateur s’obtient par la formule suivante D = P / ( x C x T) avec

En désignant par :

- : la puissance dissipée par les éléments produisant de la chaleur dans le

P

local en kW (chaleur sensible) ;

- : la masse volumique de l’air (1.2 kG/m 3 ) ;

- C

: la capacité thermique massique de l’air (1 kJ/kG°C) ;

- T : la différence de température entre les températures de l’air ambiant et de l’air soufflé ; Le débit du ventilateur (D en m 3 /s) s’obtient par la formule suivante :

D

=

P

C

T

La différence de température ( T) en refroidissement se situe entre 5 et 12°C et dans les applications courantes, on admet un écart de 6 à 8°C. S’il est prévu des bouches avec un fort taux d’induction, l’écart peut aller de 10 à 12 °C. Lorsque les bouches de soufflage sont prévues au sol, l’écart ne doit pas dépasser 5°C. On vérifiera que le débit d’air obtenu est au moins égal au débit d’air minimal d’air neuf (cf. tableau 5)

Quant à la détermination de la puissance de la batterie de refroidissement, elle peut être vue comme la combinaison de 3 sous batteries comme suit :

- la première batterie (puissance P1) va servir à refroidir le mélange air neuf (air extérieur) et air recyclé à la température ambiante

- la seconde (puissance P2) va combattre la charge thermique du local

- la troisième (puissance P3) va vaincre la chaleur dégagée par le ventilateur

La puissance de la batterie froide sera la somme des trois puissances décrites ci-dessus.

Technologie de Climatisation

En désignant par :

- : le débit du ventilateur en m 3 /s

- : la masse volumique de l’air (1.2 kG/m 3)

-

- : l’enthalpie de l’air ambiant en kJ/kG

- : l’enthalpie de l’air soufflé en kJ/kG

-

D

h m

amb

h

souff

P

h

: l’enthalpie du mélange air neuf et air recyclé en kJ/kG

: la perte de charge du ventilateur en Pa

: le rendement du ventilateur

- vent

Les puissances partielles P1, P2 et P3 ainsi que la puissance totale P (exprimées en kW) peuvent s’écrire comme suit :

P

1

= D

(

h

m

h

amb

)

 

P

2

= D

(

h

amb

h

souf

)