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Louiza Archives/Liberté

Louiza Archives/Liberté L’EN U23 ÉLIMINÉE AU BOUT DE DEUX MATCHES Les Verts n’avaient pas le niveau

L’EN U23 ÉLIMINÉE AU BOUT DE DEUX MATCHES

Les Verts n’avaient pas le niveau pour les JO P.19

Voici, pour vous servir, M. Boudjedra ! P.24

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

BOUIRA

Maala, une commune figée dans le temps P.9

LIBERTE BOUIRA Maala, une commune figée dans le temps P.9 TRÈS INQUIÈTE DE LA SITUATION SÉCURITAIRE

TRÈS INQUIÈTE DE LA SITUATION SÉCURITAIRE EN LIBYE

L’Égypte tente de relancer le dialogue politique P.15

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7304 MARDI 9 AOÛT 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

PARTIS POLITIQUES, ORGANISATIONS DES DROITS DE L’HOMME ET JURISTES S’EXPRIMENT

Peine de mort : une question qui divise

P.2/3

S’EXPRIMENT Peine de mort : une question qui divise P.2/3 LES COMPLEXES FERTIAL ET EL-HADJAR POINTÉS
S’EXPRIMENT Peine de mort : une question qui divise P.2/3 LES COMPLEXES FERTIAL ET EL-HADJAR POINTÉS

LES COMPLEXES FERTIAL ET EL-HADJAR POINTÉS DU DOIGT

Annaba : une catastrophe écologique menace une partie du littoral

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catastrophe écologique menace une partie du littoral P.6 APRÈS LA FERMETURE DES POSTES-FRONTIÈRES DE BETITA ET

APRÈS LA FERMETURE DES POSTES-FRONTIÈRES DE BETITA ET DE RAS EL-AYOUN À TÉBESSA

Les protestataires réclament la suppression de la taxe de 30 DT ou la réciprocité P.4

LE COLONEL MOHAMED TIRGHINI RECONNAÎT LA COMPLEXITÉ DE L’ENQUÊTE

Les os de Nihal ont été éparpillés sur 4 hectares

P.4

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RECONNAÎT LA COMPLEXITÉ DE L’ENQUÊTE Les os de Nihal ont été éparpillés sur 4 hectares P.4

AF

RECONNAÎT LA COMPLEXITÉ DE L’ENQUÊTE Les os de Nihal ont été éparpillés sur 4 hectares P.4

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Dossier

Mardi 9 août 2016

LIBERTE

PEINE DE MORT : UNE QUESTION QUI DIVISE

M e NOUREDDINE BENISSAD, PRÉSIDENT DE LA LADDH

“La société ne doit pas réagir en réclamant plus de sang”

La peine de mort n’a jamais constitué une solution aux crimes et aux assassinats.

L e président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh), M e Noureddi- ne Benissad, compte parmi les opposants acharnés au retour de l’application de la peine de mort

dans notre pays et il a tenu à réaffirmer cette position, au moment où le débat sur ce sujet bat son plein. Ainsi, M e Benis-

sad, qui se dit peiné et choqué par ce qui est arrivé à la peti-

te Nihal tout en présentant ses condoléances à sa famille, estime, d’emblée, que la peine de mort n’a jamais constitué une solution aux crimes et aux assassinats. Notre interlocuteur, qui en veut pour preuve les sta- tistiques au niveau international, met cette le- vée de boucliers en faveur du retour de la pei- ne de mort sur le compte d’“une lame de fond religieuse” qui traverse la société. “Dans les pays qui ont aboli la peine de mort, il n’y a pas eu

les pays qui ont aboli la peine de mort, il n’y a pas eu PAR HAMID

PAR HAMID

SAÏDANI

de courbe ascendante des crimes et des assas- sinats. Tout comme il n’y a pas eu d’évolution à la baisse du nombre d’assassinats et de crimes dans les pays qui l’ont maintenue. La pei- ne de mort n’est, donc, pas dissuasive”, explique, en effet, M e Benissad pour qui “le crime est consubstantiel à la nature humaine”. “Depuis que le monde existe, il y a toujours eu des assassinats. Les pulsions criminelles, ce n’est pas la peine de mort qui va les retenir”, mar- tèle-t-il, tout en appelant à la sérénité dans le débat sur un sujet aussi sensible. “On a besoin d’un climat serein. Il ne faut jamais réagir à chaud”, assure-t-il, tout en dénonçant, au pas- sage, ceux qui, d’après lui, “soufflent sur les braises”. “Ces mêmes personnes qui soufflent sur les braises, on ne les a jamais entendues récla- mer la peine de mort quand il y a eu les crimes contre l’humanité en Algérie entre 1992 et 2000”, tient-il à rappeler. En lieu et place de la peine de mort, le président de la Laddh re-

commande le recours à d’autres alternatives comme l’application de la peine de prison à vie et les soins psychiatriques pour les auteurs de crimes car, d’après lui, “s’il y a crime, c’est qu’il y a déficience mentale”. “Donc, en dehors de soi- gner, la société ne doit pas réagir en réclamant plus de sang”, insiste-t-il. “Nous, les défenseurs des droits de l’Homme, quand on demande la suspension de la peine de mort, ce n’est pas l’im- punité qu’on demande. Mais juste une mesu- re alternative humaine qui peut aller jusqu’à l’emprisonnement à vie. Quand vous coupez la tête à un assassin, vous ne lui laissez pas le temps de méditer sur son acte”, explique-t-il, affirmant que la peine de mort est considérée sur le plan du droit international comme cruel- le, inhumaine et dégradante. M e Benissad tient, par ailleurs, à citer quelques pays mu- sulmans qui ont aboli la peine de mort, à l’ima- ge de la Turquie, de Djibouti, du Sénégal…

H. S.

D. R.
D. R.

M e MILOUD BRAHIMI À PROPOS DE LA RÉINSTAURATION DE LA PEINE DE MORT EN ALGÉRIE

“C’est un débat inapproprié”

Billel Zehani/Archives Liberté
Billel Zehani/Archives Liberté

Avocat et ancien président de la Ligue algérienne des droits de l’Homme (Ladh), M e Miloud Brahimi est un abolitionniste convaincu. Dans cet entretien, il explique pourquoi l’Algérie ne peut pas revenir sur la ratification du moratoire de 1993, gelant la peine de mort. Bien au contraire, après le drame de la petite Nihal, il souhaite carrément l’abolition de cette peine.

Liberté : Le drame de la petite Nihal réen- gage le débat sur le rétablissement de la peine de mort ? Quel commentaire faites- vous ? M e Miloud Brahimi : Je pense que c’est un

débat inapproprié qu’il faut absolument évi- ter dans une période marquée par l’émotion. Il faut laisser la fa-

mille faire son deuil et ne pas rajouter à

son malheur par un débat qui n’a pas lieu d’être en ce moment. S’il doit y avoir débat, ce doit être dans un climat apaisé. Car en pareilles circonstances, les gens ont tendance à réagir par le fait du sentiment plutôt que celui de la raison.

Entretien réalisé par :

MEHDI MEHENNI

Pendant la décennie rouge, il y a eu des crimes de masse qui ont touché femmes et enfants, et les terroristes qui les ont commis l’ont fait non pas sous l’effet d’une quel- conque émotion, mais pour des raisons po- litiques ; ce qui est, à mon sens, plus grave. Et lorsque le moratoire a été ratifié en 1993, je me souviens qu’aucune voix ne s’était éle- vée pour s’y opposer. Mon souhait est que, dans ce drame, l’Algérie montre, encore une fois, la voie de la sagesse, comme elle l’a fait par le passé, et procède carrément à l’abo- lition de la peine de mort. La loi du talion, œil pour œil, dent pour dent, remonte aux ori- gines de l’humanité. Une humanité qui a évo- lué depuis.

Les islamistes, connus pour être favo- rables à la peine de mort, participent ac- tivement au débat… Ils étaient les premiers à profiter du gel de la peine de mort. Lorsque le moratoire a été ratifié, ils n’ont pas réclamé œil pour œil, dent pour dent, alors que des gens de leur mouvance avaient tué femmes et enfants. Personnellement, je m’inscris dans une dé- marche humanitaire et non pas religieuse. Et si nous devons voir de quel côté progres- se la modernité, les choses sont claires à mon avis.

Le RND qui n’est pourtant pas un parti is- lamiste, réclame, lui aussi, la levée du gel de la peine de mort… Je suppose que la section RND de la wilaya de Tizi Ouzou a agi sous l’effet de l’émotion. Et c’est triste de voir un parti qui se réclame moderniste réagir de la sorte. Mais je ne perds pas espoir de les voir revenir à la voie de la sagesse.

Il y a aussi, à l’exemple de M e Farouk Ksentini, ceux qui réclament l’exclusion de certains cas du moratoire ? Un moratoire, soit nous sommes pour, soit nous sommes contre. Nous ne pouvons pas être pour certaines exécutions et contre d’autres. Il suffit d’une seule exécution pour que le moratoire ne soit plus. Il ne faut pas oublier que l’Algérie a travaillé à universaliser le moratoire dans le cadre des Nations unies. Le président Abdelaziz Bou-

teflika avait lui-même indiqué en 2003, à l’Union européenne, à Bruxelles, qu’il était favorable à l’abolition de la peine de mort et qu’il attendait que le contexte du terroris- me cesse en Algérie pour le faire.

Quels pourraient être les risques si ja- mais la peine de mort était réinstaurée en Algérie ? Qui sait si nous n’allons pas l’utiliser pour éliminer un adversaire politique ?

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en Algérie ? Qui sait si nous n’allons pas l’utiliser pour éliminer un adversaire politique ?

SPR

LIBERTE

Mardi 9 août 2016

Dossier

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PEINE DE MORT : UNE QUESTION QUI DIVISE

LES ISLAMISTES REVENDIQUENT SON APPLICATION ET LES DÉMOCRATES MILITENT POUR SON ABOLITION

La classe politique sur des positions inconciliables

La position par rapport à la question est intimement dictée par l’obédience. Chez certains partis, c’est le dogme qui détermine l’attitude. Les démocrates, eux, s’inspirent des valeurs comme les droits de l’Homme et la modernité.

A u lendemain de la mort dans des conditions non élu- cidées de la petite Nihal Si Mohand, retrouvée morte

après 15 jours de disparition, le dé- bat sur la peine de mort est, une fois

de plus, remis audisparition, le dé- bat sur la peine de mort est, une fois goût du jour. Si

goût du jour. Si l’Algérie a décré-

té le moratoire sur la peine capitale depuis 1993, la question scinde toujours la classe po- litique en deux camps diamétrale- ment opposés. Il y a, d’une part, les partis de la mouvance islamiste, partisans de la loi du talion et qui re- vendiquent donc l’application de la peine capitale, comme stipulé dans la charia et, de l’autre, les par-

Par : FARID ABDELADIM

tis nationalistes et démocrates plu- tôt favorables, eux, à son abolition. Parmi ces derniers, le Rassemble- ment pour la culture et la démocra- tie (RCD). Le parti de Mohcine Be- labbas estime, à ce titre, qu’il est “re- grettable d’être face à un État qui uti- lise le crime comme moyen de faire justice, dans un pays comme l’Algé- rie où la justice indépendante est ab- sente et souvent instrumentalisée”. Contacté hier, le secrétaire national chargé de la communication, Ath- mane Mazouz, juge, ainsi, que “même si la détresse et la douleur de ceux qui sont victimes d’actes odieux est tout à fait compréhensible, l’État doit chercher les moyens adéquats de rendre justice sans atteinte à l’in- violable droit à la vie”, en regrettant que “ces derniers jours, beaucoup

M e FAROUK KSENTINI, PRÉSIDENT DE LA CNCPPDH

“Il faut se méfier de la législation précipitée”

Louiza Ammi/Archives Liberté
Louiza Ammi/Archives Liberté
il assure d’emblée com- S’ prendre parfaitement les voix qui s’élèvent au sein de l’opi-
il
assure
d’emblée
com-
S’
prendre parfaitement les voix
qui s’élèvent au sein de l’opi-
PAR HAMID
SAÏDANI
nion publique na-
tionale réclamant
l’application de la

peine de mort, no- tamment pour les assassins d’en- fants, M e Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consul- tative pour la protection et la pro- motion des droits de l'Homme (CNCPPDH), est de ceux qui ap- pellent à légiférer dans des condi- tions de sérénité et de calme et non dans la précipitation. “Je comprends parfaitement la réaction de l’opinion publique. Elle est tout à fait naturelle.

Mais le législateur ne doit pas légiférer ou prendre des dispositions à chaud sur le fondement d’un événement particulier quelle que soit sa gravité”, a-t-il estimé, hier, dans un entretien téléphonique avec Liberté. Le pré- sident de la CNCPPDH recom- mande donc que le débat sur cette question très sensible ait lieu une fois l’émotion du drame survenu à Oua- cifs, dans la wilaya de Tizi Ouzou, dissipée. “La loi ne peut être réformée qu’à froid, une fois que l’émotion sera

passée. Il faut légiférer dans d’autres circonstances et dans d’autres pro- portions. Il faut se méfier de la légis- lation précipitée. Le législateur doit prendre des dispositions qui n’ont rien d’épidermique ou de colérique”, a-t-il encore insisté, concédant, ce- pendant, le fait qu’“on ne peut contrer une opinion publique chauf- fée à blanc à juste titre d’ailleurs”. Ainsi, tout en appelant à la séréni- té dans le débat sur la peine de mort, M e Ksentini tient à préciser qu’il fait partie des gens qui estiment qu’il faut prendre en considération l’émotion exprimée par l’opinion publique. “Je comprends parfaite- ment son émotion. Si des médias se mettent à dire qu’il faut maintenir l’abolition, ça peut être interprété comme une provocation par l’opinion publique. Celle-ci doit être respectée”, recommande-t-il, à ce sujet, tout en appelant à “calmer le jeu de façon à ce qu’au moment opportun on puis- se ensemble réfléchir à de nouvelles dispositions”. M e Ksentini n’écarte, toutefois, pas l’éventualité d’un re- tour à l’application de la peine de mort dans le cas où l’opinion pu- blique le réclamerait de manière insistante. “Et si cela doit se faire, ça ne doit pas se faire sur les fondements d’un cas isolé, dramatique certes mais isolé. Ce serait une erreur et ce serait dramatique”, ajoute-t-il. Pour M e Ksentini, l’État algérien peut, en effet, suspendre son adhésion à la Convention des Nations unies sur la suspension des exécutions. “L’ad- hésion peut être suspendue ne serait- ce que momentanément et cette sus- pension elle-même peut être dictée par un référendum. Je n’ai pas re- commandé personnellement cette solution. J’ai juste dit qu’il y a des pays qui ont fait comme ça”, ex- plique-t-il.

H. S.

sont tombés devant la tentation de vengeance alors que la question relève fondamentalement de l’humanitai- re”. Pour M. Mazouz, “ces actes cri- minels doivent trouver leur solution dans la prévention, l’anticipation et l’organisation des services que nous jugeons défaillants, mais aussi dans l’investissement dans l’éducation, l’équité et le respect des droits de l’Homme”. Le représentant du RCD rappelle, à juste titre, que son parti a été l’un des rares partis qui militent pour les droits de l’Homme et “à joindre l’acte à la parole” pour faire de l’abolition de la peine de mort l’une de ses revendications phares de- puis plusieurs années. Le RCD ne re- vendique pas moins l’ouverture d’un débat sur cette sentence qui est en contradiction avec le principe du droit à la vie. Une revendication par- tagée par Karim Tabbou, fonda- teur du parti non encore agréé, l’Union démocratique et sociale (UDS), qui lance un appel pour dé- passer ce “faux clivage entre isla- mistes et non-islamistes”. Pour l’an- cien transfuge du FFS, un débat profond s’impose plus que jamais sur la question de la peine de mort. Il se dit, ainsi, “foncièrement oppo- sé à la gestion émotionnelle de cette question qui concerne la sécurité des Algériens”. D’où son appel lancé aux autorités pour qu’elles prennent toutes les dispositions qui s’imposent pour faire face aux nombreux phé-

Louiza Ammi/Archives Liberté
Louiza Ammi/Archives Liberté

La peine de mort constitue un véritable débat sociétal.

nomènes qui rongent la société et le pays en général. Du côté de la mou- vance islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) et le parti El-Adala d’Abdallah Djaballah, eux, jugent, sans surprise, que l’ap- plication de la peine capitale serait la solution idoine pour sévir contre les criminels. Également contactés par téléphone hier, le président du MSP, Abderrezak Makri, et le pré- sident du groupe parlementaire du parti El-Adala, Lakhdar Benkhelaf, jugent, en effet, qu’au crime absolu, il faut répondre par le châtiment ab-

solu. M. Benkhelaf a rappelé, à jus- te titre, que son parti était, néan- moins, le seul parmi les partis isla- mistes à avoir voté, lors du débat à l’APN, l’amendement du code pénal en 2013, pour l’abolition du mora- toire qu’observe l’Algérie depuis 1993, non sans avoir introduit un amendement dans lequel il reven- dique l’application de la peine capi- tale. Pour rappel, les partis du pou- voir, notamment le FLN et le RND, avaient, à cette occasion, voté pour le maintien du moratoire.

F. A.

LÉDITO

PAR DJILALI BENYOUB

Et s’il y a abus de jugement !

L a peine de mort refait surface comme un cycle régulier, ouvrant épi- sodiquement un débat jamais clos, paradoxalement dès que surgit un drame. Sans, malheureusement, pour autant, dépasser, pour beaucoup,

En Algérie, en dehors des réactions émo-

tionnelles, somme toute légitimes, le débat est à peine ouvert, avec des apports de juristes, de défenseurs des droits de l’Homme et des politiques devant une société encore rompue aux

attitudes épidermiques et instantanées. Il est vrai qu’entre les règlements à l’amiable sui- vant une pratique ances- trale, la vendetta et une justice, pas toujours indé- pendante, y compris dans ses décisions, l’opinion publique a tranché sans avoir à discuter.”

la phase émotionnelle. La question a été tranchée avec le moratoire de 1993, qui, soit dit en pas- sant, a largement profité aux islamistes, aux terroristes condamnés à la pei- ne capitale et qui ont vu, naturellement, leurs sentences commuées, ce qui expliquerait, en partie, l’attitude actuelle des partis islamistes qui redé- couvrent les vertus des exécutions expéditives à la saoudienne. Pour autant, est-ce que les peines de mort prononcées et appliquées en Ara- bie saoudite, avec la manière que l’on sait, ou aux États-Unis d’Amérique, ont réglé le problème de la criminalité ? Force est de remarquer que dans

le cas des États-Unis, où il a été avéré des “erreurs” judiciaires, la question

a été tranchée par certains États qui ont aboli cette peine.

En Algérie, en dehors des réactions émotionnelles, somme toute légitimes,

le débat est à peine ouvert, avec des apports de juristes, de défenseurs des

droits de l’Homme et des politiques devant une société encore rompue aux attitudes épidermiques et instantanées.

Il est vrai qu’entre les règlements à l’amiable suivant une pratique ances-

trale, la vendetta et une justice, pas toujours indépendante, y compris dans ses décisions, l’opinion publique a tranché sans avoir à discuter.

À un niveau supérieur de la société, les avis sont partagés. Les pour et les

contre. Si, d’un côté, les islamistes, partis ou autres, sont unanimes à être

pour l’application de la peine de mort, selon leur optique qui classe les crimes en catégories, les autres partis, démocrates, libéraux et les défenseurs des droits de l’Homme plaident, arguments à l’appui, pour son abolition. Outre qu’elle soit une pratique moyenâgeuse, son application peut donner lieu

à des dérives. Des craintes tout aussi légitimes dans un pays où des opposants politiques ont été condamnés pour leurs opinions et d’autres exécutés. Le débat reste ouvert. n

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L’actualité en question

Mardi 9 août 2016

LIBERTE

LE COLONEL MOHAMED TIRGHINI RECONNAÎT LA COMPLEXITÉ DE L’ENQUÊTE

Les os de Nihal ont été éparpillés sur 4 hectares

À ce stade de l’enquête, ni les circonstances de la mort de la petite Nihal ni le jour et l’heure approximatifs de son décès ne sont établis.

et l’heure approximatifs de son décès ne sont établis. L ’enquête sur la disparition et la

L ’enquête sur la disparition et la mort de la petite Nihal Si Mohand, inhumée avant-hier à Oran, en présence d’une foule nombreuse venue compatir à la douleur des parents et dénoncer la barbarie qui

a ciblé un enfant qui vient d’ouvrir les yeux sur la vie, progresse. Une enquête assez complexe et qui devra prendre du temps, a affirmé, hier, dans une communication téléphonique avec Liberté, le chef de la cellule de communication de la Gen- darmerie nationale, le colonel Mohamed Tirghini. La complexité de la tâche vient, a-t-il expliqué, du fait que juste une partie mi- nime du corps de la victime a été retrouvée à l’issue des recherches qui se sont étalées sur près de deux semaines. “Juste une petite par- tie du squelette a été retrouvée, notamment un demi-crâne, un fémur et quelques autres restes

d’ossements broyés par les mâchoires d’ani- maux et éparpillés sur une surface de quatre hectares”, a précisé l’officier de la Gendarme- rie nationale, expliquant qu’“en l’absence de chair, de sang et d’empreintes, les enquêteurs auront recours à des procédés d’analyses com- plexes et qui prennent du temps”. Aussi, à ce stade de l’enquête, ni les circonstances de la mort de la petite Nihal ni le jour et l’heure ap- proximatifs de son décès ne sont établis. Le colonel Tirghini a souligné, par ailleurs, que parallèlement aux analyses de laboratoire, l’en- quête classique poursuit son cours. Il a ainsi confirmé que plusieurs personnes ont été auditionnées, niant qu’il y ait eu des interpellations, comme rapporté sur la Toile. “Aucune garde à vue n’a été décidée, suite à ces auditions.” Portée disparue le 21 juillet dernier suite à son kidnappig devant la maison de ses grands-pa-

rents, au village Aït Abdelouahab, dans la com- mune d’Aït Toudert, dans la daïra des Oua- cifs, Nihal Si Mohand, à peine âgée de 4 ans, a été reconnue officiellement morte après une quinzaine de jours d’angoisse. Dans l’après- midi du 4 août dernier, le procureur près le tri- bunal des Ouacifs a annoncé que les analyses ADN effectuées aux centres spécialisés ont confirmé que les restes des ossements trouvés étaient ceux de la fillette disparue. Nihal Si Mohand, dont la mort a mis en émoi toute la région de la Kabylie et de l’Oranie, pour ne pas dire toute l’Algérie, a été inhumée avant-hier dans sa ville natale, Oran, selon le vœu de ses parents. Sa mort tragique a remis au goût du jour le débat sur la peine capita- le, une peine prévue par le code pénal algérien, mais dont l’exécution est gelée suite à un mo- ratoire signé en 1993.

SOFIANE AÏT IFLIS

APRÈS LA FERMETURE DES POSTES-FRONTIÈRES DE BETITA ET DE RAS EL-AYOUN À TÉBESSA

Les protestataires réclament la suppression de la taxe de 30 DT ou la réciprocité

L a tension aux postes frontaliers de la wilaya de Tébessa est à son comble. La colère des au-

tomobilistes algériens voulant se rendre en Tunisie, mais soumis à payer une taxe 30 DA tunisiens (DT), par les douanes tunisiennes, commence à prendre une autre di- mension, et ce, face au silence des hautes autorités… des deux pays. Aussi, le poste frontalier de Betita, à 150 kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya, a été fermé côté algérien, par des protestataires venus de la ré- gion de Bir El-Ater pour dénoncer la décision d’imposition de cette taxe, et ce, alors que les automobilistes tu- nisiens ne sont soumis à aucune taxe du côté algérien. Dimanche, la grogne a gagné l’autre plus important poste-frontalier de la wilaya de Té- bessa, à savoir Ras El-Ayoun. Les protestataires sont venus en force, des régions d’Aïn Zerga, d’El-Kouif et de Ras El-Youn. La tension était telle que la panique a pris le dessus, no- tamment chez les personnes qui de- vaient se rendre en Tunisie pour des soins médicaux et qui, du coup, ris- quaient de rater leur rendez-vous. Il

Rachid G./Liberté
Rachid G./Liberté

Aux postes-frontières algéro-tunisiens, la grogne monte à propos de la taxe de passage imposée en Tunisie.

a fallu le déplacement sur les lieux de la députée Samira Douaifia qui a, tant bien que mal, tenté de calmer les es- prits. Les automobilistes algériens parqués devant le poste-frontalier avaient pour seule revendication, la

Ces derniers doivent, en fait, payer la somme de 60 DT, soit 4 400 DA à chaque passage. Rappelons que cette catégorie d’au- tomobilistes est la plus touchée en plus de ceux qui résident sur la ban-

de frontalière et qui sont obligés de faire des déplacements en Tunisie… quotidiennement. Certaines sources locales, pour qui cette revendication est parfaitement légitime, nous ont indiqué que la pro- testation risque de s’étendre aux autres postes-frontaliers, à savoir celui d’El-Meridj et celui de Bou- chebka, si la taxe reste maintenue ou le principe de réciprocité n’est pas établi. “Les cinq postes frontaliers de la wilaya de Tébessa enregistrent, chacun, le passage de pas moins de 300 véhicules par jour, ce qui fait la somme de 9 000 DT pour chaque pos- te, soit un total de 45 000 dinars tu- nisiens pour les cinq postes frontaliers, équivalent à 360 millions de cen- times algériens”, a tenu à souligner un habitant de Ras El-Ayoun que nous avons rencontré sur les lieux. Notre interlocuteur indiquera, dans le même sens, que ce sont, malheu- reusement, les populations de régions situées sur la bande frontalière et donc les plus pauvres qui sont les plus lésées par cette taxe.

RACHID G.

suppression de la taxe de 30 DT, soit l’équivalent de 2 200 DA, ou l’adop- tion du principe de réciprocité. D’au- tant que le montant de cette taxe est doublé pour les conducteurs de semi-remorques.

SÉCURITÉ SOCIALE

Plus de 177 000 employeurs bénéficient de l’annulation de majorations de retard

P as moins de 177 000 employeurs ont bé- néficié de l'annulation des majorations et pénalités de retard à la suite du ver-

sement de leurs cotisations principales auprès de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (Cnas), a indiqué, hier à Guelma, le directeur général de la cais- se, Tidjani Hacène Heddam. “Jusqu’au mois de juillet dernier, 177 000 employeurs ont bé- néficié de l'annulation des majorations et pé- nalités de retard, dans le cadre de l'application des mesures introduites dans la loi de finances complémentaire (LFC 2015) s'agissant de la Sé- curité sociale”, a précisé M. Heddam, lors d’un

point de presse tenu au campus Souïdani- Boudjemaâ de l'université du 8-Mai-45, sou- lignant que le chiffre représente 50% de l’en- semble des employeurs recensés à travers le pays. Le DG de la Cnas, rappelant que ces dis- positions sont encore applicables jusqu’à la fin de l’année en cours, a qualifié de très positifs les résultats obtenus.Dans les détails, M. Hed- dam a ajouté que plus de 147 000 employeurs sont à jour avec leurs cotisations auprès de la Cnas et se sont acquittés de leurs dettes cu- mulées au fil des années, précisant que ses ser- vices ont accordé des opérations de rééche- lonnement à 18 000 employeurs. M. Heddam,

évoquant les résultats probants de l'application des mesures introduites dans le cadre du LFC 2015, a encore souligné que plus de 16 500 qui activaient de façon informelle et sans couverture sociale ont régularisé leur situation à travers leur affiliation volontaire au régime des salariés. Il a également indiqué que les re- couvrements des cotisations aux services de la Cnas ont connu au 1 er semestre de l’année en cours 10% d’augmentation par rapport à la même période en 2015, alors que pour la même période entre 2013 et 2014, l’augmen- tation des cotisations avait atteint 7%. Le DG de la Cnas a assisté à une partie du program-

me de la campagne d'information sur la Sé- curité sociale au profit des étudiants, tenue au campus Souïdani-Boudjemaâ, et qui devra s’étaler jusqu’au 9 août courant, avant de présider une cérémonie de remise des cartes Chifa pour les nouveaux étudiants. Le res- ponsable a mis l’accent sur l’importance de poursuivre l’opération de modernisation de la Cnas, la consolidation des acquis, ainsi que l’amélioration de la qualité des services, avant de procéder à l’inauguration d’un centre mé- dical à l’annexe de la Cnas, à proximité de la gare routière des Frères Mebarki.

APS

LIBERTE Mardi 9 août 2016

LE RADAR

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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SUR INITIATIVE DE LA DIRECTION D’ALGÉRIE TÉLÉCOM DE TIZI OUZOU

Le “Wici” est disponible pour les internautes et les estivants de Tigzirt

disponible pour les internautes et les estivants de Tigzirt n Le Wici, cette nouvelle technologie qui

n Le Wici, cette nouvelle technologie qui per- met d’arroser les grands espaces publics en matière d’Internet à haut débit, est désormais disponible au niveau des plages, du port et du centre-ville de Tigzirt. Les différentes Ac- tel proposent des tarifs abordables à 100 DA la journée, 500 DA la semaine et 1 000 DA

le mois en durée illimitée et les internautes munis de smartphones, de tablettes et d’or- dinateurs portables pourraient ainsi profiter d’Internet H/24 sur les plages comme aux abords du port ou des différentes placettes et cités du centre-ville de l’antique Iomnium.

TRANSPORTS ANNABA

La desserte de bus El-Tarf - Tunis a repris

n La ligne par bus en partance de Annaba a repris de plus bel- le depuis hier entre El-Tarf et la capitale tunisienne. Une telle initiative a été accueillie avec joie par la population tarfinoise et en particulier ceux qui habitent sur la bande frontalière. Ces derniers ont des familles qu’ils n’ont pas vues depuis plus de deux ans surtout lorsque les au- torités tunisiennes ont imposé les trente dinars à tout chauffeur qui se rend en territoire tunisien. Selon les premiers échos, le bus se rendant à Tunis quotidien- nement à des heures fixes passent par le poste-frontière de la localité d'El-Ayoun en fai- sant des haltes dans plusieurs communes de la wilaya d’El-Tarf. Ce service, très appré- cié par les citoyens de cette contrée de l’arrière-pays, rend de nombreux services et leur fait gagner beaucoup d’argent. Enfin, il est à noter que cette ligne a repris après un arrêt qui aura duré plus de 25 ans. Selon nos sources, plusieurs habitants se rendaient en Tu- nisie afin d’acheter des médicaments devenus introuvables en pharmacie.

plusieurs habitants se rendaient en Tu- nisie afin d’acheter des médicaments devenus introuvables en pharmacie.

LES ROBINETS À SEC DANS CERTAINS QUARTIERS DE SÉTIF

Les vendeurs d’eau en citerne font la fine bouche

SÉTIF Les vendeurs d’eau en citerne font la fine bouche n Plusieurs quartiers de la ville

n Plusieurs quartiers de la ville de Sétif connaissent un rationnement d’eau draconien, notamment le quartier Beaumarchais où ce précieux liquide devient une denrée rare. Pour faire face à cette situation, les habitants sont obligés de se rabattre sur les vendeurs d’eau par citerne qui coûte au bas mot 600 DA la livraison. Mais devant la forte demande, ces vendeurs d’eau font la pluie et le beau temps. Ce qui est inexplicable, c’est que les quartiers environnants et les nouvelles cités ne connaissent pas de pénurie. Un problème de répartition sans doute, mais la situation perdure depuis des mois.

ILS EXIGENT LE VERSEMENT DE LEURS PRIMES DE DÉPART À LA RETRAITE

Les retraités de l’Eniem observent un sit-in illimité devant le siège de leur direction

un sit-in illimité devant le siège de leur direction n Quelque 200 travailleurs re- traités de

n Quelque 200 travailleurs re- traités de l’entreprise Eniem de Tizi Ouzou observent un sit-in illimité depuis cinq jours, de- vant le siège de la direction de l’entreprise boulevard Stiti à Tizi Ouzou pour exiger le ver- sement de leurs primes de dé- part à la retraite. Arborant une grande banderole sur laquelle on peut lire “Donnez-nous nos droits”, les contestataires ont été

reçus hier par le DG de l’Eniem qui a promis de transmettre leurs doléances aux respon- sables du Groupe Elec-Djazaïr et du ministère de l’Industrie surtout qu’il s’agit là d’un acquis des travailleurs de l’entreprise. Aux dernières nouvelles, l’Eniem aurait déboursé la ba- gatelle de 300 milliards de cen- times de primes de départ à la retraite depuis 2012 !

LE COLLOQUE SE TIENDRA À AKFADOU LES 25 ET 26 AOÛT

“Les assises de la Soummam : 60 ans après, quelles leçons ?”

assises de la Soummam : 60 ans après, quelles leçons ?” n La commune d’Akfadou organise

n La commune d’Akfadou organise en partenariat avec l’Assemblée de wilaya de Bé- jaïa, le Forsem de Lyon (Fo- rum de solidarité euromé- diterranéenne) et Med Ac- tion d’Akbou un colloque avec la participation de cher- cheurs en histoire, de té- moins, d’acteurs qui ont pris part au Congrès de la Soum- mam le 20 août 1956. Ce col- loque se tiendra les 25 et 26 août 2016 à Tiniri dans la commune d’Akfadou. Ce colloque se veut une ren- contre de chercheurs, de té-

moins et d’acteurs au-dessus de toute autre considéra- tion, hormis celle d’éclairer un débat qui ne manque pas de points aveugles. Parmi les invités qui seront pré- sents, il y aura les historiens comme Gilbert Meynier, Gilles Manceron, Dalila Aït Djoudi, docteur en histoire militaire et études de défen- se, Ali Guenoun, docteur en histoire ainsi que Hamou Amirouche de l’université de San Diego et qui fut se- crétaire du colonel Ami- rouche.

LAC DE MAHELMA

Pollution avancée

LAC DE MAHELMA Pollution avancée n Le lac de Mahelma, plus connu sous le nom de

n Le lac de Mahelma, plus connu sous le nom de lac aux canards, est de nouveau sous le coup de la dégradation. Situé dans le parc de Mahelma, autrefois centre d'équi- tation, à quelque 3 km de Zéralda, ce lac héberge des ca- nards dont l’un d’eux traîne une aile cassée. Pas de vé- térinaire au programme ! Cet endroit, qui accueille quo- tidiennement des familles et qui a, pourtant, connu quelques améliorations cette année, souffre d’un manque d’entretien, aggravé par l’incivisme de certaines per- sonnes et de l’indifférence envers l’écologie. Outre la di- minution du niveau de l’eau, qui a desséché une partie du lac, le parc continue en effet de subir les agressions du béton (constructions de villas), au grand dam des arbres plantés.

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L’actualité en question

Mardi 9 août 2016

LIBERTE

LES COMPLEXES FERTIAL ET EL-HADJAR POINTÉS DU DOIGT

Annaba : une catastrophe écologique menace une partie du littoral

Une véritable catastrophe écologique a frappé de plein fouet le fond marin d’une partie du littoral d’Annaba.

E n effet, depuis deux jours, à la cité côtière Seybouse et une partie de la plage d’échouage de Sidi-Salem à l’est du chef-lieu de la wilaya,

des centaines de poissons morts ont été rejetées par la mer. Les rive- rains, complètement assommés par cette nouvelle, pointent du doigt le complexe de fertilisants Fertial d’An- naba, implanté aux abords de l’embouchure du Seybouse, et joux- tant la plage de l’antique cité Join- nonville, et ce, malgré les efforts dé- veloppés par fertial dans le cadre de Contrat de performances environ- nementaux. En effet, nos interlocuteurs avancent qu’il ne s’agit nullement d’un phé- nomène naturel, mais plutôt d’un bouleversement écologique, et que les poissons auraient absorbé une substance toxique qui a entraîné leur mort. Des professionnels de la mer signa- lent, quant à eux, que des produits toxiques mortels pourraient être déversés par une autre entreprise comme le complexe sidérurgique d’El-Hadjar, vu que parmi les pois- sons morts, l’on en dénombre vivant généralement dans les eaux d’oued, à savoir des carpes et des barbus.

D. R.
D. R.

Aussi, dès la matinée d’hier, de nombreux secteurs concernés par cette situation, à savoir les services de l’environnement de la wilaya, de la pêche et des ressources ha- lieutiques, de l’agriculture, de sécu- rité (police et gendarmerie), l’APC d’El-Bouni et les ingénieurs de l’As-

Les complexes industriels d’Annaba polluent la grande bleue.

sociation nationale de lutte contre la pollution et la protection de l’envi- ronnement (Anpep), se sont mobi- lisés dans le but de cerner le problème. Du côté du service de l’environne- ment, l’on affirme que dès l’appari- tion du phénomène, avant-hier aux

environs de 5h du matin, une équi-

pe a été dépêchée sur place et des échantillons ont été prélevés et trans- mis au laboratoire spécialisé de l’ob- servatoire de l’environnement d’An- naba pour analyses. Par ailleurs, le périmètre en question

a été bouclé et sécurisé, avant le lan-

cement de l’opération d’enlèvement des poissons morts, a tenu à rassu- rer le directeur de l’environnement, M. Boudalia.

Il importe de rappeler que la côte an-

nabie détient le triste record de la ré- gion la plus polluée d’Algérie.

Contacté à ce sujet, M. Halimi, pré- sident de l’Association nationale pour la protection et la lutte contre

la

pollution, affirme que le bassin de

la

Seybouse “est confronté chaque

jour à plusieurs polluants industriels et urbains émanant des différentes villes (68 communes de 7 wilayas) et usines (quelque 250), situées sur les deux rives. La pollution est arrivée à un degré si élevé qu’on annonce les

prémices d’une catastrophe écolo- gique réelle”.

Il a révélé, dans ce contexte, que “sur

les 4,5 millions m 3 de polluants in- dustriels rejetés quotidiennement dans cette rivière, 3 millions de m 3 sont des huiles usagées”. À ses yeux, l’embouchure de la Seybouse re- présente un véritable catalyseur de

déchets de toute sorte. “Nous sommes en présence d’un conglomérat de li- quides visqueux et vaseux renfer- mant des vecteurs de maladies in- fectieuses”, conclut notre interlocu- teur.

BADIS B.

ELLES PROVOQUENT LA COLÈRE DES CITOYENS À CAUSE DE LEUR NUISANCE

La ville de Boufarik envahie par les aigrettes

L a ville de Boufarik est, depuis quelques mois, envahie par les aigrettes, ces échas- siers blancs, qui se réfugient sur les

cimes des arbres, provoquant ainsi une ca- tastrophe écologique dans la ville. Étant un oiseau qui vit dans les zones maré- cageuses et qui se nourrit de multiples insectes et de grenouilles, l’aigrette aurait été impor- tée en Algérie pour “nettoyer” les décharges pu- bliques. Mais d’autres informations indi- quent que cet oiseau, de couleur blanche, qui se distingue par son bec et ses pattes noires, se serait installé en Algérie lors de son passage du- rant sa migration depuis l’Europe. Personne parmi les scientifiques, notamment les vété-

rinaires, les spécialistes de l’environnement ou de l’écologie de la wilaya de Blida ne s’est in- téressé à cet envahissement de la ville de Boufarik par les aigrettes. Les autorités locales, quant à elles, restent dans l’expectative pendant que la ville connaît une catastrophe écologique. La plupart des arbres, notamment les platanes centenaires, sont al- térés par les excréments blanchâtres de ces oi- seaux, des déjections qui semblent affecter le feuillage de ces arbres. Le sol est également blanchi par la fiente - à l’odeur désagréable - un déchet toxique qu’il est difficile de faire disparaître. Devant cette situation catastrophique, l’APC de Boufarik ne

semble pas trouver la solution pour mettre fin

à cette “agression” provoquée par l’oiseau

qui niche sur les hauteurs des arbres et qui a

délogé tous les autres oiseaux comme les moineaux ou les pigeons, qui sont sédentaires dans la ville. Même cet appareil qui dégage des sons pour chasser les oiseaux, qu’un membre de l’APC

a emprunté à un industriel, n’a pas pu délo-

ger l’oiseau qui se multiplie davantage. L’ai- grette s’impose dans la ville de Boufarik avec en outre ses cris assourdissants, surtout le soir.

En s’imposant, ainsi, l’oiseau a provoqué la co- lère des citoyens, qui ne supportent plus sa pré- sence envahissante et ses nuisances. C’est à l’ai-

de d’un camion équipé d’une grue, utilisé dans l’entretien et la réparation du système d’éclai- rage public, que les citoyens se sont vengés de l’aigrette en coupant les branches sur lesquelles elle a élu domicile. Des centaines de nids de cet oiseau, venu d’ailleurs, sont tombés par terre. Leurs œufs et de petites aigrettes sont également tombés pour finir sous les roues des voitures ou tuées par des enfants. Mais là aussi, les autorités sem- blent laisser faire. Puisqu’elles ont laissé faire le massacre des platanes centenaires et avec eux, les aigrettes. Y a-t-il quelqu’un pour sauver les aigrettes ?

K. FAWZI

BOUZEGUÈNE : ILS PROTESTENT CONTRE LE MANQUE D’EAU

Les habitants de Wizgan ferment l’ADE jusqu’à nouvel ordre

A près avoir fermé tout récem- ment l’agence locale de l’ADE de Bouzeguène, pendant tou-

te une journée, les habitants du vil- lage de Wizgan sont revenus, hier, à la charge pour bloquer, dès le petit matin, la même agence, et ce, en dressant même une barricade mé- tallique devant l’édifice. Les villageois sont très remontés contre les responsables locaux qui n’ont pas tenu leur parole en pro- mettant d’apporter une amélioration, même minime, dans la distribution de l’eau potable. La situation s’est plus que jamais dé- tériorée, selon les villageois, car à dé-

faut d’eau, les citoyens reçoivent de… l’air qui fait tourner les comp- teurs dans le vide et des foyers qui at- tendent de l’eau depuis 14 jours. De- puis le début du mois de juillet, l’eau ne coule des robinets qu’une fois tous les 14 jours. Parfois, il faut veiller quasiment toute la nuit pour pouvoir remplir quelques bouteilles alors qu’on croyait ces temps révolus à jamais. Et au moment où les fuites d’eau s’éternisent et que le réservoir de 1 000 m 3 d’Aït Ikhlef déborde toute la nuit dans la nature, les villages, eux, manquent terriblement d’eau. Prendre une douche ou même faire

la cuisine à Bouzeguène est devenu un luxe à un tel point que les pères de famille tentent de trouver des so- lutions en recourant au système D pour stocker le maximum d’eau quand il est possible de le faire. Toutes les fontaines publiques font le plein jour et nuit et des citoyens vont jusqu’à louer des citernes d’eau à 1 500 DA, en provenance d’une source d’eau plutôt douteuse. Dès la tombée de la nuit, des trac- teurs remorquant des citernes se dirigent vers le Sud-Ouest, du côté de l’oued Boubhir pour pomper l’eau. De ce côté-là, l’eau de la rivière est polluée par les réseaux d’assai-

nissement qui ont été branchés en amont. Face à une telle galère, les vil- lageois de Wizgan ont passé, cette fois-ci, la vitesse supérieure, et ce, en bloquant la borne d’incendie utilisée pour pomper l’eau et remplir le ca- mion-citerne de l’ADE pour ap- provisionner des citoyens de Bou- zeguène. Les villageois ignoraient, jusqu’à hier matin, qu’un camion-citerne en provenance de la commune d’Illou- la venait chaque jour pomper l’eau depuis la borne d’incendie de Bou- zeguène. “C’est ici que je venais pui- ser l’eau pour la distribuer à Illoula”,

a avoué un camionneur aux villa-

geois surpris par une telle découverte pendant que les villageois de la commune ont soif. C’est dire que les habitants de Bouzeguène, plus que jamais déterminés à maintenir la protesta, exigent, depuis hier, la présence du directeur de l’ADE et ce- lui de l’hydraulique de la wilaya de Tizi Ouzou pour ouvrir un dia- logue et trouver une solution durable à ce dilemme.

A contrario, les villageois semblent

déterminés à démonter tous les compteurs d’eau pour ne plus payer leurs redevances.

KAMEL NATH OUKACI

LIBERTE

Mardi 9 août 2016

L’actualité en question

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PROJET DE LOI SUR LES PME ADOPTÉ PAR UN CONSEIL DES MINISTRES

Vers une définition adaptée de la PME

Le texte définira la PME par l'actualisation des seuils des chiffres d'affaires et des totaux des bilans par catégorie, en rapport avec l'évolution de la réalité économique.

L e projet de loi sur les PME, adopté récem- ment par un Conseil des ministres, intro- duit plusieurs nou- veautés visant la réa-

lisation du triptyque “émergence- croissance-pérennisation” de ces en- treprises. Le texte définira la PME par l'actualisation des seuils des chiffres d'affaires et des totaux des bi- lans par catégorie, en rapport avec l'évolution de la réalité économique dont la valeur du dinar, l'inflation et d'autres paramètres. Selon le directeur général de la PME au ministère, Abdelghani Mebarek, le projet de loi prend en compte, dans cette nouvelle définition, les PME dont le capital social est déte- nu à hauteur de 49% par une ou plu- sieurs sociétés de capital-investisse- ment. Le texte érige l'Agence nationale de développement et de modernisa- tion des PME (ANDPME) en un instrument de l'État en matière de mise en œuvre de la politique de dé- veloppement de la PME et la ren- force pour la réalisation de ses mis- sions. Ainsi, concernant les structures d'appui au niveau local et les dé- membrements de l'ANDPME, le projet de loi propose que les centres de facilitation et les pépinières d'en- treprises soient rattachés à cette

APS
APS

agence pour être érigés en Centres d'appui et de conseil aux PME, et constitueront, de ce fait, les dé- membrements de l'agence au ni- veau local. L’ANDPME sera ren- forcée par deux nouveaux départe- ments. L’un est un système de veille et d'information sur les PME qui fonctionnera comme un observa- toire de la PME et l’autre sera dédié à la promotion de la sous-traitance.

Dernier Conseil des ministres durant lequel il a été question des PME entre autres.

À travers cette seconde structure, l’on confiera à l'ANDPME la mission de mise en œuvre de la politique de l'État en matière de promotion de la sous-traitance. Ce qui lui permettra d'agir en coordination avec les bourses de sous-traitance, qui, elles, continueront, en tant que struc- tures associatives, à promouvoir l'implication et l'engagement des entreprises dans ce domaine.

Un Fonds d'amorçage pour les start-up

L'autre nouveauté apportée par le texte est la mise en place de Fonds d'amorçage pour encourager la créa- tion de start-up innovantes. Les PME seront, conformément aux dispositions de cette loi, accompa- gnées, notamment, dans les do- maines de la création, de l'amélio- ration de leur compétitivité, ainsi que

de leur pérennisation en cas de diffi- cultés. Sur un autre registre, le texte en- courage aussi l'émergence d'asso- ciations et/ou de groupements, vi- sant l'amélioration de la compétiti- vité des filières d'activité, surtout en matière de sous-traitance. Il s’agit, en fait, affirme M. Mebarek, des clusters que le ministère de l'Industrie et des Mines est en train de développer et qui permettent à la fois le dévelop- pement des filières et l'améliora- tion de l'attractivité des territoires. Le gouvernement semble accorder de plus en plus d’importance à la re- cherche, à l'innovation et à la sous- traitance. Il est proposé, dans ce sens, un sou- tien modulé aux PME, dans les fi- lières prioritaires, ainsi qu'un appui aux investissements de ces mêmes entreprises dans les domaines de la recherche. Ce texte se veut, indique le DG de la PME, “une vision nou- velle qui appelle la mise en place d'ins- truments d'appui de deuxième géné- ration, qui permettront aux PME d'améliorer leur contribution à la di- versification de l'économie”. Cette nouvelle vision stratégique est consi- dérée par Abdelghani Mebarek com- me “un contrat entre l'État et la PME, qui répond aux attentes de cet- te catégorie d'entreprises et prend en charge les lacunes diagnostiquées”.

B. K.

MARCHÉ DES HYDROCARBURES

Le Brent au-dessus des 45 dollars

L es prix du pétrole ont accentué leur progression hier en fin d'échanges eu- ropéens, soutenus par l'annonce d'une

prochaine réunion informelle de l'Opep qui ali- mente les spéculations sur des mesures per- mettant de limiter l'offre. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a grimpé de 1,12 dollar à 45,39 dollars sur l'In- tercontinental Exchange (ICE) de Londres. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de Light Sweet Crude (WTI) pour li-

vraison en septembre a progressé de 1,24 dol- lar à 43,04 dollars. Le marché pétrolier reprenait sa marche en avant, après avoir été sous pression lors des deux dernières semaines. “Les prix du pétrole s'élèvent sur des rumeurs évoquant une seconde tentative des principaux producteurs pour parvenir à un accord sur un gel de la production”, ont commenté des ana- lystes. Ces espoirs ont été nourris par l'annonce dans

EL-MADANIA

Opération de démolition des immeubles menaçant ruine

L' opération de démolition des im- meubles menaçant ruine se poursui- vait dans la commune d'El-Madania

(Alger) et, plus précisément, à la cité El-Bahia qui compte un immeuble de 144 logements da- tant de l'ère coloniale, a indiqué, hier, un membre de l'Assemblée populaire communale (APC). L'opération supervisée par les services de la wi- laya d'Alger, s'inscrit dans le cadre de l'élimi- nation des bâtisses menaçant ruine qui re- présentent un danger potentiel pour la sécu-

rité du citoyen, a déclaré, à l'APS, Boughadou Malek, chargé de l'urbanisme. Il a précisé, à ce propos, que la bâtisse située à proximité du siè- ge de l'APC d'El-Madania a été évacuée depuis cinq années alors que les 14 commerçants qui ont continué à exercer leurs activités ont bé- néficié d'autres locaux dans plusieurs com-

munes avoisinantes comme El-Harrach et Bir- khadem. Dès achèvement de l'opération de démolition et enlèvement des décombres, une étude sera effectuée par un bureau d'études pour l'ex- ploitation du terrain situé au cœur d'El-Ma- dania, a-t-il annoncé, avant de dire qu'il est prévu la réalisation d'un jardin et d'une pla- ce communale. L'opération de démolition de l'immeuble in- tervient une semaine après une autre opéra- tion similaire au quartier de Diar-Echems où 12 immeubles ont été démolis depuis février 2015. L'assiette des immeubles démolis au quartier de Diar-Echems, s'étendant sur une superficie de 4 hectares, sera réservée pour la réalisation de structures publiques, ajoute la même source.

APS

la matinée de la tenue d'une réunion informelle des 14 pays de l'Organisation des pays ex- portateurs de pétrole (Opep) fin septembre en marge d'un forum énergétique à Alger. Les analystes sont toutefois prudents sur les chances de succès de ce rendez-vous compte tenu de l'échec des précédentes tentatives sur fond de rivalités entre l'Arabie saoudite et l'Iran. Les ministres de l'Opep, qui pompe environ un tiers du brut mondial, ne s'étaient pas fixés de plafond de production lors de leur réunion à Vienne le 2 juin, jugeant leur production “rai- sonnable” et validée par la progression des prix après un plus bas atteint en janvier. “Selon nous, toute discussion quant à un gel de la production est vouée à l'échec avant qu'elle ne commence”, ont prévenu d'autres ana- lystes. Interrogé sur les spéculations quant à un ac- cord sur un gel de la production, le ministre russe de l'Énergie, Alexandre Novak, cité par

les agences russes, a rappelé être prêt à négo- cier. Mais “je pense que les conditions préalables pour cela ne sont pas encore apparues”, a-t-il, ce- pendant, ajouté, estimant que les prix se trouvaient actuellement “à un niveau plus ou moins correct entre 40 et 50 dollars”. Réunis en avril à Doha, la Russie et l'Opep avaient échoué à convenir d'un gel concerté de production pour soutenir les cours, en raison notamment de divergences au sein même de l'organisation. Les cours du pétrole se relançaient après avoir pâti vendredi de la fermeté du dollar dans la foulée d'un rapport sur l'emploi américain meilleur que prévu. Il reste que des indicateurs rassurants concer- nant la première économie mondiale pou- vaient entretenir un certain optimisme sur la demande de pétrole, ce qui est de nature à sou- tenir les cours.

APS

COMMUNIQUÉ

Djezzy revient avec ses “promos d’été” et vous invite à profiter de l’Internet gratuit

n Un été plein de belles surprises chez Djezzy. Avec le lancement d’une offre promotionnelle destinée aux nouveaux clients Play et Go, Djezzy n’en finit pas d’innover. En effet, pour chaque nouvelle SIM achetée, ce sont 100 méga-octets et 100 DA de crédit qui sont offerts. Cet été, Internet est gratuit Chez Djezzy. Cette offre est valable 30 jours à partir de la date de son lancement. Djezzy, toujours plus proche de ses abonnés, ne ménage aucun effort pour répondre à leurs attentes et les invite à profiter pleinement de cette nouvelle promotion. Pionnier de la téléphonie mobile ayant l’ambition de devenir l’opérateur numérique de référence en Algérie, Djezzy a amorcé un processus de transformation afin de permettre aux consommateurs algériens de naviguer dans le monde digital à la faveur du développement d’Internet mobile.

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Reportage

Mardi 9 août 2016

LIBERTE

L’ÎLE DES PISANS DE BOULIMAT (BÉJAÏA)

Si Djerba m’était contée…

Sur site, les Baxter, qui abritaient de petites criques et des piscines naturelles, sont désormais littéralement envahis par les constructions… sans aucune âme architecturale.

H afid a du mal à en croire ses yeux. Pour aller à Boulimat ou le Djerba de son enfan- ce, comme on l’appelait naguère, il fallait s’armer de patience. Lui, qui voulait

fuir les bouchons de Paris et ses routes à gran-

de circulation — toujours pleines à craquer à

l’approche des vacances —, il tombe, quasi-

ment, dans un “traquenard”. Les voitures

qui se dirigent vers la côte ouest de Béjaïa rou- lent pare-choc contre pare-choc. “À ce ryth- me, on risque d’y

être d’ici une heure ou deux. Tu es sûr que tu

ne veux pas qu’on s’arrête avant à Sahel, à Tazeboudjt, etc.

Je ne comprends pas pourquoi tu tiens tant à aller à Boulimat ?” Le cousin de Hafid, qui sert de chauffeur à

l’émigré de la deuxième génération, a compris qu’il ne fallait pas trop insister. Autant faire gaf-

fe aux chauffards qui conduisent dangereu-

sement et doublent malgré l’absence de visi- bilité. “Mais ils sont fous. Que fait la police ?”,

interroge le Parisien, qui n’a plus mis les pieds

dans le patelin de son paternel depuis le mi- lieu des années 1980. Du temps a passé. Et tout a changé. “Tu n’as encore rien vu, cher cousin.” L’automobile vient de dépasser la plaque de Tazeboudjt. Apparaît alors l’île des Pisans. “Elle est toujours là. Et toujours aussi magnifique.” Mais dès que le véhicule a franchi Ablat- Akandjouh, un imposant rocher, qui avait ser-

vi de limites territoriales à deux douars des

Mezzaïa : Aït Temessyet et Aït Amar-Ouali,

on tombe sur Djerba, appelée désormais Bou-

limat. Hafid constatait que le béton avait tout envahi, jusqu’au rivage ; un avant-goût de cet-

te excroissance du béton s’observe depuis

Aamriou jusqu’à Boulimat en passant par Ighil-Lbordj, Adrar Oufarnou, Branchement, etc. Sur site, les Baxter, qui abritaient de petites criques et des piscines naturelles, sont désor-

mais littéralement envahis par des construc- tions… sans aucune âme architecturale. En at-

teignant la plage de Djerba, Hafid avait déjà re- noncé à piquer une tête ; si dans sa jeunesse,

ils étaient cinq ou six à disposer de la plage à

eux seuls, aujourd’hui, elle est archicomble. Im- possible de se frayer un chemin. Les estivants sont toujours aussi nombreux à choisir cette

plage mais aussi celles de la côte ouest. C’est

le cas notamment de Saket, Tighremt, Oued

Dess, Aït Mendil et Béni K’sila. Mais le gros

Réalisé par :

M. OUYOUGOUTE

D. R.
D. R.

des estivants préfère les plages de Boulimat et Saket. Elles ne sont pas loin du chef-lieu de wi- laya…

Une côte victime du béton rampant

Et sur place, les familles côtoient des jeunes, qui viennent généralement en bande, avec les- quels ils doivent cohabiter dans un espace qui se réduit comme une peau de chagrin. Le bé- ton est toujours aussi rampant. Mais l’am- biance est paradoxalement bon enfant ; l’exi- guïté des lieux ne semble pas affecter, outre mesure, les estivants, qui semblent même s’en accommoder. Les familles y louent no- tamment des cabanons ou des maisonnettes aux Baxter ou à proximité, voire carrément en ville, quitte à faire preuve de patience pour y venir et y rentrer. Et comme le véhicule de son cousin avait du mal à avancer devant le flux incessant des voi- tures, immatriculées des quatre coins du pays, Hafid prend conscience du développe- ment qu’a connu la région. Occasion pour lui de se remémorer le temps où il venait à pied avec ses cousins et ses copains du village. S’adressant à son fils, il dira : “Tu sais Amine,

La côte béjaouie risque d’être défigurée par des constructions anarchiques.

on venait à pied. On ramenait des sandwichs, des piments, des œufs et des frites. On achetait du fromage, du cacher et des boîtes de sardines. On était heureux. Parfois, on se permettait de la limonade qu’on s’empressait de mettre dans l’eau, à notre arrivée, pour qu’elle soit fraîche. Il n’y avait pas autant de voitures que main- tenant. On était une dizaine au maximum. Il n’y avait quasiment pas de constructions. Il y avait le restaurant de… sur le rocher. Il n’y avait qu’un cabanon ou deux au niveau des Baxter. Désormais, tout a été construit.” C’était aussi le temps de l’insouciance. Une fois, confiera le paternel à son fils, “on avait réus- si, mes copains et moi, à nager jusqu’à cette île, que tu vois là-bas : l’île des Pisans. On était sept ou huit à relever le défi. L’un a fait la traver- sée à l’aide d’une bouée. Un autre avait des palmes ; il ne pouvait pas nager sans palmes. Quand on avait atteint l’île, on avait trouvé deux pêcheurs, qui étaient à bord d’une vedette. Ils nous avaient gentiment proposé de nous re- conduire sur le rivage. On avait décliné en les remerciant. Le défi : c’était de faire un aller-re- tour à la nage. On avait réussi”, s’est enorgueilli Hafid, devenu sapeur-pompier depuis.

Nostalgie

Ce genre d’expédition sur l’île des Pisans, il y en a eu. Parfois, il avait fallu faire appel aux agents de la Protection civile ou aux plaisan- ciers, qui avaient des embarcations, pour ré- cupérer les nageurs téméraires, objet de crampes. L’île des Pisans servait aussi aux au- tochtones de lieu de mise en quarantaine pour les animaux. La mesure consistait à imposer un isolement provisoire de durée variable à leur cheptel en cas de maladie contagieuse. Les pay- sans se rendaient alors pour récupérer les plus coriaces des animaux ; les plus faibles ou les plus atteints périssaient sur cette île, qui a tou- jours une végétation abondante. El-Hachemi, un habitant de Djerba, une vieille connaissance pour nos touristes, a avoué être marqué par une histoire alors qu’il était enfant : la noyade d’un chérubin, qui s’y était aventuré avec ses camarades de clas- se. “C’était durant la colonisation”, a expliqué El-Hachemi. “Un enseignant est venu en com- pagnie de ses élèves du primaire. Cela faisait partie des sorties pédagogiques. Mais comme il faisait chaud, ils ont été autorisés à nager. Seu- lement l’un d’eux, un Français, a été emporté par les courants ; il avait échappé un moment

à la vigilance de l’enseignant ainsi qu’à celle de

ses camarades. Le malheureux enseignant n’avait pas souhaité rentrer tellement il ap- préhendait la rencontre des parents.” Après avoir salué El-Hachemi qui fait office d’ancien, Hafid accepte de rebrousser chemin :

direction la plage en galets de Sahel. Mais le Parisien n’est pas au bout de ses surprises. Pour rejoindre la RN24, le véhicule a mis plus d’un quart d’heure. Ils en ont mis autant pour atteindre Sahel. Dès que le véhicule a entamé

la descente, un beau site se dresse devant eux. Mais la vue panoramique est vite assaillie par de nouvelles constructions, plantées çà et là. Le silence reposant que venaient chercher les autochtones et les pêcheurs à la ligne a laissé place au brouhaha des nouveaux habitants. “On se croirait en ville. Mais que s’est-il passé ces trente dernières années ?” S’adressant à son fils, qui regarde sans rien

comprendre aux grimaces de son père Hafid, visiblement choqué par le décor féérique qui s’offre à lui : “Avant, on avait toutes ces petites plages à nous seuls. Hormis quelques pêcheurs

à la ligne, on était les seuls baigneurs dans cet-

te plage à galets de près d’un kilomètre. Et quand il y avait des familles, on allait plus loin pour ne pas les déranger ou on restait sous nos tentes de fortune jusqu’à ce qu’elles partent.” Autres temps, autres mœurs. “On mangeait des moules avec des pâtes ; on pêchait parfois de l’ombrine, de la dorade, du rouget de roche, etc. C’était vraiment la belle époque.” Son cousin, tout aussi nostalgique, a rappelé qu’avant les années 1990, les femmes des vil- lages Oussama et d’Adrar Oufarnou – elles sont rejointes par d’autres des villages voisins — partaient à la fin du printemps en groupe jusqu’à Sahel. Sous la houlette des anciennes, les gardiennes des traditions, elles partaient très tôt le matin qui pour chercher des plantes, qui pour préparer une provision de tasseta, sor- te de balais pour nettoyer les maisons et les étables et pour plonger leurs pieds dans l’eau et faire des vœux… En plus de laânaya (la protection) des vieilles et la présence symbolique des petits enfants, qui se tiennent à bonne distance, le groupe de femmes est escorté par des chiens domestiques. “Gare à celui qui s’aventurerait dans le péri- mètre sacré”, a rappelé avec nostalgie le chauf-

feur.

M. O.

D. R.
D. R.

Boulimat, l’une des plus belles plages de la région de Béjaïa.

D. R.

D. R. LIBERTE Mardi 9 août 2016 L’Algérie profonde 9 BOUIRA Maala, une commune figée dans

LIBERTE

Mardi 9 août 2016

L’Algérie profonde

9

BOUIRA

Maala, une commune figée dans le temps

Cette municipalité est l’une des plus démunies de la wilaya et n’enregistre aucun signe de développement urbain.

et n’enregistre aucun signe de développement urbain. L a commune de Maala, rela- vant de la

L a commune de Maala, rela- vant de la daïra de Lakhdaria, à 67 km au nord- ouest de Bouira, semble avoir été oubliée par les autorités publiques, et ce, à

tous les niveaux. Cette municipalité est l’une des plus démunies de la wilaya et n’enregistre aucun signe de développe- ment urbain. Depuis son installation à la tête de la wilaya, le wali Nacer Maaskri s’est rendu une seule fois à Maala, et pour une visi- te éclair. La population de cette munici- palité se dit livrée à elle-même et délais- sée par ses élus locaux. “On est margina- lisés par les autorités”, dira Ahmed, agri- culteur de son état. Avant d’ajouter avec un air blasé : “Quand je vois d’autres communes de Bouira et que je les compa- re à la nôtre, je me dis qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond ! Voyez par vous-même, la population vit dans le

Maala n’a enregistré aucun signe de développement urbain.

dénuement et la précarité la plus totale !” s’est-il exclamé. Dans la plupart des localités visitées, ce sont toujours les mêmes contraintes et carences qui sont exprimées par les citoyens. Pas de raccordement au réseau d’AEP, le réseau d’électricité est défaillant avec des coupures récurrentes, le gaz naturel dont le projet a été inscrit dans le cadre du programme complémentaire de 2014 n’a pas été concrétisé. Par ailleurs, les routes qui mènent vers cette commune sont dans un état de délabrement plus qu’avancé. Nids-de-poule, crevasses et autres pistes impraticables font partie du décor, notamment sur le CW93, qui relie Maala aux communes de Boukrem et Guerrouma, sur une distance de 18 km. S’agissant des infrastructures de base, elles sont très en deçà des attentes de la population. Selon un élu local, la princi- pale cause de ce manque en infrastruc-

tures est liée au problème du foncier et l’inexistence d’assiettes, le territoire de la municipalité est majoritairement constitué de terrains privés, ce qui empêche les responsables de projeter la réalisation des différents projets à même d'améliorer ne serait-ce que le cadre de vie de la population. “Je comprends aisé- ment les inquiétudes de mes concitoyens, ils ont tous le droit de vivre dignement et dans les meilleures conditions. Néanmoins, on trouve les pires difficultés à dénicher des terrains sur lesquels on peut édifier les différentes structures nécessaires au bon développement de notre commune”, nous a-t-il signalé, avant de préciser : “Notre commune sur- vit grâce aux subventions directes de l'É- tat dans le cadre des différents pro- grammes de développement (PCD, PSD) ainsi que son budget de fonctionnement.”

R. B.

(PCD, PSD) ainsi que son budget de fonctionnement .” R. B. BRÈVES du Centre TAMANRASSET 380

BRÈVES du Centre

TAMANRASSET

380 litres de carburant saisis par la police

Une quantité de 380 litres de carburant destinée à la contrebande a été récupérée par les services de police judiciaire de la wilaya de Tamanrasset, a-t-on appris, hier, auprès de la cellule de communication de la Sûreté de wilaya. Le carburant saisi était entreposé dans une cache rocheuse à la sortie de la ville où furent découverts trois jerrycans de 60 litres ainsi qu’un fût de 200 l, remplis de fuel à ras-bord. Une enquête a été ouverte pour connaître les tenants et aboutissants de l’affaire à même d’identifier les personnes impliquées, précise-t-on de la même source. Par ailleurs, les services de la deuxième sûreté urbaine ont, de leur côté, déjoué une tentative de vol d’un magasin dans lequel est impliqué un jeune âgé de 25 ans. Le mis en cause a été pris la main dans le sac suite à une patrouille de police effectuée dans le quartier Sersouf. Selon la même source, le malfrat a été appréhendé en possession d’une arme prohibée. Présenté devant le parquet de Tamanrasset, le prévenu a été placé sous mandat de dépôt.

R. KARECHE

M’SILA

Session de formation au langage des signes au profit des policiers

Une session de formation au langage des signes a démarré, dimanche dernier, au profit de plusieurs agents de la police préposés à l’accueil du public au niveau des différentes structures de la sûreté de la wilaya de M’Sila et des services de la police judiciaire. Cette formation, qui a été organisée en collaboration avec la direction de l’action sociale, se déroule dans l’enceinte de l’école des sourds-muets au chef lieu de la wilaya et durera 15 jours. Les policiers retenus sont encadrés par des spécialistes dans le langage des signes au niveau de l’école des jeunes sourds-muets. Cette initiative vise à l’amélioration du service public au profit des malentendants et le rapprochement du citoyen en vue de son écoute et la prise en charge de ses doléances. “L'objectif : favoriser une meilleure prise en charge des personnes sourdes et malentendantes au moment de leur accueil dans les services de police”, dira le commissaire Boukhari Saïd, chargé de la cellule de communication de sûreté de wilaya de M’sila.

CH. B.

La LADDH de M'Sila répond au parquet de la cour de Bordj Bou-Arréridj

Suite à la précision du procureur général de la cour de BBA parue dans le quotidien Liberté du 04/08/2016, la LADDH répond :

1-L'intention des autorités judiciaires était de minimiser l'acte de barbarie commis dans l'établissement de Babar. 2-L'expression “la chute du détenu était d'une grande hauteur”, selon le PG de BBA, qui n'a eu pour conséquence que la rupture du petit doigt, demeure tout de même énigmatique. P/Le Bureau de la LADDH de M'sila.

S. GHELLAB

PROJET D’AMÉNAGEMENT À EL-KHABOUZIA

L’entreprise réalisatrice pointée du doigt

Les citoyens de la commune d’El-Khabouzia, située à 38 km au sud-ouest de Bouira, ne savent plus à quel saint se vouer pour réclamer un plan d’aménagement urbain. En effet, les commodités de base y font cruellement défaut. Ainsi, le boulevard principal de cette commune est entièrement délabré, l’éclairage public est partiellement défectueux, voire inexistant dans certains quartiers, sans parler des canaux d’assainissements qui se déversent dans les quatre coins de la ville. Cependant, les pouvoirs publics ont lancé, il y a plus d’un an, un plan d’aménagement de 90 millions de dinars, touchant bon nombre de “points noirs” de la ville, notamment la réhabilitation des canaux d'assainissement, de la voirie et l’installation d’éclairage public. Les travaux ont été confiés à un entrepreneur de la région en janvier 2015. Qu’est- ce qui bloque alors ? Eh bien, et selon des sources dignes de foi, l’entreprise en question aurait du mal à gérer tous les projets qui lui ont été confiés. “Cette entreprise ne cesse de déménager son matériel d’un chantier à un autre. Le projet d’El-Khabouzia est à l’arrêt depuis plus de six mois, car l’entrepreneur s’occupe d’un autre projet plus juteux”, a-t-on indiqué. “Notre commune est à la traîne dans tous les domaines, notamment celui de l’aménagement, comme vous pouvez le constater”, soulignent nombre de citoyens interrogés. Pour Fatima, une habitante d’El-Khabouzia et fonctionnaire de son état, il est “urgent” que le wali intervienne afin de “secouer” l’entreprise en charge des travaux. “Notre commune est sinistrée ! Les élus locaux, malgré toute leur bonne volonté, ne peuvent faire face à ce manque de moyens flagrant. C’est le wali qui doit se pencher en urgence sur le cas de cette commune, car lui seul peut débloquer la situation”, a-t-elle préconisé.

R. B.

AÏN ZAOUÏA (TIZI OUZOU)

Les villageois de Boumahni interpellent le ministre du Travail

L es comités de village de Boumahni, relevant de la daïra de Draâ El-Mizan interpellent le wali de Tizi Ouzou et le ministre du Travail, de

l’Emploi et de la Sécurité sociale au sujet du Centre de soins, l'ex-CMS, relevant de la Cnas. Ce n'est pas la première fois que les représentants de ces villages tentent de demander aux responsables de la Cnas de rentabiliser cette structure de santé réalisée dans leur localité à la fin des années 80. “Ce centre rele-

vait du secteur de la santé jusqu'en 1994. Depuis, il a été récupéré par la Cnas parce que cette structure lui appartient. Nous nous sommes rendus jusqu'à la direction générale de la Cnas et une commission s'est déplacée sur les lieux pour dresser un constat. Mais, malheureusement, rien n'a été fait pour le rentabili- ser”, nous confie un membre du comité qui nous a accompagnés sur les lieux. En effet, cette structure est constituée d'un cabinet dentaire, de deux salles de soins, d'un laboratoire de prothèse dentaire etc. Selon notre accompagnateur, la Cnas de Tizi

Ouzou n'a pas trouvé mieux que d'occuper une salle pour déposer les archives de toute la wilaya. Bien que le cabinet dentaire dispose de deux fauteuils, ce CDS est dépourvu de dentiste. “Les extractions de dents se font par un praticien affecté provisoirement par l'EPSP de Boghni”, précise le même interlocu- teur. Ce centre est doté aussi de six logements de fonction dont quatre sont occupés par le personnel alors que deux autres sont en attente d'être occupés par des dentistes en attente d’affection. Pour le maire par intérim d’Aïn Zaouïa: “De notre côté, nous ne lésinons pas sur les moyens pour aider ce centre car nous avons dallé le chemin qui mène vers ce centre et nous nous chargeons d'enlever la col- lecte quotidienne de ces déchets. Nous lançons un appel au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale et à son collègue de la Santé pour transformer ce CMS en polyclinique dont bénéfi- cierait la population.

O. GHILÈS

D. R.

D. R. 10 L’Algérie profonde Mardi 9 août 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Est CANICULE À MILA

10

L’Algérie profonde

Mardi 9 août 2016

LIBERTE

L’Algérie profonde Mardi 9 août 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Est CANICULE À MILA Le couvert végétal

BRÈVES de l’Est

CANICULE À MILA

Le couvert végétal à rude épreuve

n Des dizaines d'hectares

d'essences forestières et des milliers d'arbres fruitiers sont partis en fumée depuis le début de l'été à Mila. Le dernier bilan hebdomadaire de la Protection civile (du 31

juillet au 6 août) fait état de la destruction par le feu de 27 hectares de maquis, 15 hectares de pin d'Alep, 1

600 arbres fruitiers. Les

régions forestières les plus touchées par les incendies sont celles de Chigara, Hamala et Baïnan, sur les massifs montagneux du nord de la wilaya. Aussi, la Protection civile lance, à travers un communiqué de presse, un appel aux habitants des zones boisées à s'abstenir d'allumer du feu à proximité des forêts ou de se livrer à des activités qui pourraient porter préjudice au couvert végétal.

KAMEL B.

OUM EL-BOUAGHI

200 incendies enregistrés en juillet

n Dans un bilan rendu

public, les services de la Protection civile de la wilaya d'Oum El-Bouaghi font état de 1 563 interventions comptabilisées au mois de juillet écoulé, dont 631 évacuations de personnes vers les hôpitaux, 154 accidents de la circulation faisant 5 morts et 202 blessés. Les mêmes services

ont, par ailleurs, enregistré

200 incendies durant

lesquels 35,6 hectares de forêts ont été détruits. Pour ce qui est des champs de récolte, 52 hectares de chaume, 3,5 hectares de récolte sur pied, 30,4 hectares d'herbes sèches et 6 345 bottes de foin ont été ravagés par les feux. Les incendies enregistrés en milieu urbain ont, quant à eux, fait 6 blessés.

K. MESSAD

HELLALA (SKIKDA)

Un homme disparu en mer

n Un jeune homme, âgé

d’une trentaine d’années, qui était sur les rochers au niveau de la plage non surveillée de Hellala, dans la commune de Kanoua, dans le massif de Collo, en compagnie de ses amis, a été happé, samedi, par une vague et projeté dans l'eau. Ses amis ont essayé de le sauver en vain en cette journée où la mer était fortement agitée. Le jeune homme est toujours porté disparu et les recherches étaient toujours en cours durant la journée de dimanche.

A. B.

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Un site tifinagh livré à l’oubli et à la dégradation

Perché au-dessus du village Samma, sur une montagne très escarpée, un énorme rocher abrite un des plus grands musées à ciel ouvert de la région.

N ous assistons actuel- lement à une destruc- tion impitoyable de notre patrimoine hé- rité d’une civilisation qui résiste jusqu’à nos

jours et qui apporte son lot de connais- sances et de savoir. En effet, un des sec- teurs les plus négligés dans la région est celui de l’archéologie, qui bien qu’étant un patrimoine de notre identité est aussi générateur de revenus. Pourtant, synthèse de l'Algérie, Bordj Bou-Arré- ridj dispose d'un potentiel touristique considérable. Outre la capitale des Bibans, la quasi-totalité des com- munes dispose de sites merveilleux et riches en histoire et en culture. Laissés à l’abandon, pillés, saccagés, les vestiges refermant une grande partie de l’histoire de la région et de l’Algé- rie sont dans un état avancé de décom- position. Pourtant le peu de fouilles réalisées autour de ces lieux montre le riche potentiel que renferme cette ré- gion du pays. Nous nous sommes rendu sur l’un de ces sites situé dans le village Samma, commune de Bendaoud, 75 kilomètres au sud-ouest de la wilaya de Bordj Bou-

Arréridj. Perché au dessus du village Samma, sur une montagne très escar- pée, un énorme rocher abrite un des plus grands musées à ciel ouvert de la région. Des écritures en graphique ti- finagh se dissimulent sous les nom- breux abris créés par l'érosion. Les spé- cialistes de la préhistoire n’ont pas en- core étudié le site et donc les origines de ces œuvres rupestres. Quelques objets déterrés sont préser- vés par les villageois. Ces derniers rappellent que dès qu’ils creusent, des objets apparaissent ainsi que des tombes. “Ils ne sont pas trop pro-

ainsi que des tombes. “ Ils ne sont pas trop pro- fonds ”, dira Lounis, un

fonds”, dira Lounis, un habitant du vil- lage. “Sur toute cette surface des trésors sont enterrés”, ajoute-t-il. La popula- tion locale, avec de simples moyens, es- saye de conserver le site en appelant les responsables locaux à le valoriser. En effet, quand on se déplace dans le village, on est désolé de voir l’état d’abandon du site archéologique qui aurait pu faire la fierté de toute la wi- laya de Bordj Bou-Arréridj. S’il est vrai qu’il est difficile d’y accéder, car situé à flanc de montagne, il est tout aussi désolant de constater que les autorités concernées, n’ont pas fait grand-cho- se, à la fois pour le protéger et le valo- riser. Aucune signalisation n’est là

pour indiquer aux touristes que le site a abrité les humains parmi les plus anciens et qu’ils avaient affiché un ni- veau d’évolution culturelle et de civi- lisation des plus avancés pour leur époque. Ce site pourrait constituer une ressource scientifique, pédagogique et culturelle importante. Alors que sous d’autres cieux, des traces infini- ment moins importantes sont prises en charge par les États, les fondations et autres associations, pour les préserver et les faire connaître aux populations qui augmentent ainsi leur niveau de sa- voir et de culture, mais aussi leur res- pect et leur amour pour leur patrie. Des habitants de la localité font appel

L’archéologie, un patrimoine complètement négligé.

aux autorités compétentes en vue de faire le nécessaire à même de préser- ver ce patrimoine de valeur histo- rique inestimable, d'autant plus que la majorité des ruines est encore enseve- lie. “Ce site, en bute à de multiples contraintes inhérentes au dépôt d'allu- vions et à d'autres facteurs climatiques, en plus de l'absence d'études et de moyens techniques appropriés, mérite plus d'attention en vue de la valorisa- tion scientifique et touristique de la ré- gion”, estime un jeune étudiant et président d’association de tourisme et d’archéologie.

CHABANE BOUARISSA

GUELMA

Cité Bara-Lakhdar : un cadre de vie déplorable

D urant près d'une année, la cité Bara-Lakhdar, appelée communément Soréco, avait fait l'objet d'importants aménagements opérés

par des entreprises spécialisées et pilotés par la DUC. Cette cité populaire édifiée à la fin des années 70, était confrontée à des fuites d'eaux usées, d'eau potable car les canalisations qui s'avéraient défectueuses pé- nalisaient la qualité de vie des résidents. Convain- cues de cette situation, les autorités locales avaient décidé d'inscrire ce vaste quartier populeux dans le cadre des aménagements urbains. Les canalisa-

tions d'eau potable, des eaux usées, du gaz naturel, de l'énergie électrique et du téléphone ont été rem-

placées par les ouvriers qui avaient dû creuser par- tout la terre pour concrétiser leurs travaux. Toutes les rues de ce site sont dans un état déplorable car les intervenants n'ont pas procédé à la remise en état des lieux et ce, en dépit des clauses du cahier des charges. Une fois les canalisations et les conduites mises en place, les ouvriers recouvraient les tranchées de terre fraîche et quittaient les lieux sans procéder à l'indispensable goudronnage. Ce problème a été maintes fois décrié par les riverains qui se rappro- chèrent des élus locaux car la circulation des véhi- cules et des piétons était un véritable calvaire. Un sexagénaire habitant dans cette cité déclare à Liber-

: “Nous souffrons le martyre depuis des mois car après un simple orage, les rues boueuses deviennent impraticables et nos appartements s'en ressentent fa- talement. Pendant cette saison estivale caractérisée par la canicule, il suffit qu'un vent souffle pour pro- voquer des nuages de poussières qui envahissent nos foyers au grand dam des maîtresses de maison !”. Lors de la dernière session de l'APW, des élus ont lon- guement évoqué avec les autorités locales ce sujet qui pénalise quelques centaines de familles qui espèrent une issue heureuse à ce calvaire qui perdure.

HAMID BAALI

JIJEL

Près de 18 participants au Salon national du cuir

P rès de 18 artisans spécialisés dans le cuir et la mégisserie ont mar- qué leur participation à la 8 e édi-

tion du Salon national du cuir organi- sé par la chambre de l’artisanat et des métiers de la wilaya de Jijel. Installé au niveau de la placette jouxtant l’hôtel Ko- tama, ce salon qui a regroupé huit wi- layas du pays se tiendra jusqu’au 11 août, a-t-on appris auprès des initia- teurs. Devenue au fil du temps une tra-

dition incontournable, cette manifes- tation a pour but de valoriser l’indus- trie du cuir, notamment avec le savoir- faire des habitants de certaines ré- gions de Jijel en l’occurrence ceux des communes de Sidi Abdelaziz, Belghi- mouz et El Milia qui ont su développer ce métier largement travaillé et trans- mis de père en fils. Bien que le nombre de participants soit faible comparative- ment aux éditions précédentes, le

nombre de visiteurs, quant à lui, n’a pratiquement pas changé, a-t-on constaté sur les lieux de l’activité. Entre connaisseurs, simples acheteurs et cu- rieux, les stands enregistrent au quoti- dien un afflux considérable de visiteurs venus s’enquérir sur ce produit du terroir avant d’aller se baigner à la pla- ge Kotama créant une ambiance d’été particulière. Notons que la ministre dé- léguée à l’Artisanat, Aïcha Tagabou qui

a récemment effectué une visite à Jijel,

s’est rendue au salon de l’artisanat de Sidi Abdelaziz où divers produits faits

à base de cuir et autres matières pre-

mières ont été exposés. La ministre a, à cet effet, saisi le directeur de la chambre d’artisanat de Jijel pour qu’il puisse soutenir, accompagner et aider par tous les moyens les artisans en manque de matériel afin de développer

ce secteur.

RAYAN MOUSSAOUI

D. R.

D. R. LIBERTE Mardi 9 août 2016 L’Algérie profonde 11 MOSTAGANEM Anarchie autour du mausolée du

LIBERTE

Mardi 9 août 2016

L’Algérie profonde

11

MOSTAGANEM

Anarchie autour du mausolée du saint patron de Sidi Lakhdar

Les parkingueurs font carrément la loi en agressant les automobilistes pour payer un droit de stationnement sans aucun reçu justifiant le prix, et ce, au vu et au su de tout le monde.

L mausolée de Sidi

Lakhdar Benkhlouf,

le poète et le moud-

e

jahid dont la renommée est deve- nue un vrai argu-

ment de tourisme spirituel dans la région attire de plus en plus de touristes venus de partout, même d’Europe. Mais force est de constater que cet espace nécessite des aménagements et des opérations de revêtement, de nettoiement, de reboisement et d’adduction d’eau. L’approvisionnement en eau potable se fait par citerne mais ne suffit plus. L’anarchie règne en maître et le nombre impor- tant de visiteurs du mausolée attise la convoitise des gardiens de parking informels exigeant un “droit de stationnement” inexistant ! Les parkingueurs

Incendie dans un appartement à la cité Es-Salam

n Un incendie s’est déclaré

samedi dernier dans un appartement situé à la cité Es- Salam, à la périphérie est de la ville, provoquant d’importants dégâts matériels, notamment aux appareils électroménagers

font carrément la loi en agres- sant les automobilistes pour

payer un droit de stationnement sans aucun reçu justifiant le prix et ce au vu et au su de tout le monde. L’autre attraction de la commune de Sidi Lakhdar est la plage de Aïn Brahim qui en séduit plus d’un par ses rochers escarpés le long du rivage, l’eau fraîche de sources jaillissant des entrailles de ce récif mêlé au sable fin, sur une large étendue. Celle-ci accueille quotidienne- ment des centaines d’estivants les pieds dans l’eau et l’esprit ailleurs. Cet environnement attrayant envoûte des touristes et des estivants venus des quatre coins du territoire national et des pays d’Europe. Le camp familial de toile de la réserve foncière récemment inauguré par le ministre de l’Intérieur et

et effets personnels. Comme presque dans tous les cas, un court-circuit serait à l’origine du sinistre. Mais, plus de peur que de mal, puisqu’aucune victime

n’est à déplorer selon la direction de la Protection civile, car l’appartement en question était vide au moment de l’incendie. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie

Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie Les visiteurs du mausolée sont agressés par les

Les visiteurs du mausolée sont agressés par les parkingueurs.

des Collectivités locales est venu à point nommé pour le renfor- cement des capacités d’accueil des estivants et autres touristes. Ces plaisanciers se disent satis- faits des conditions d’accueil. Néanmoins, ils ont souhaité la

nationale pour déterminer les circonstances exactes du départ du feu.

M. S.

4 ha de forêts brûlés par un incendie

n La région de Benabdelmalek-

Ramdane a été particulièrement touchée cet été par les incendies.

réalisation des aménagements en cuisine et en sanitaire adap- tés au camp familial qui se com- pose de 50 tentes dont chacune d’elle est dotée de huit lits.

M. SALAH

Pas plus tard que dimanche après-midi, des flammes s’élevaient parmi les pins d’Alep près du douar Rouana, nourries par les broussailles au sol. Au final quatre hectares de végétations sont de nouveau partis en fumée mais aucune

perte humaine n’est à déplorer, indique une source de la Protection civile locale.

M. S.

CHLEF

Arrêté pour agression sexuelle sur un handicapé mineur

n Les gendarmes de Oued Sly, à l’ouest du

chef-lieu de wilaya de Chlef, ont arrêté, cette semaine, un individu pour abus sexuel sur un mineur. Selon nos sources, l’affaire remonte au mois de Ramadhan lorsque l’agresseur, originaire de Oued Sly et âgé de 24 ans, a abusé sexuellement d’un enfant mineur et de surcroît handicapé. C’est suite à la plainte déposée par le père de la victime auprès des services de la gendarmerie qu’une opération de recherches a été aussitôt lancée qui a permis d’interpeller le mis en cause qui a été placé sous mandat de dépôt.

AHMED CHENAOUI

AÏN TÉMOUCHENT

37 dossiers déposés auprès de l’Ansej au 1 er semestre

L’ antenne de la wilaya de Aïn Témouchent de l’Agence nationa-

le de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) a enregistré au cours du 1 er semestre de cette année le dépôt de 37 dossiers dans les différentes activités économiques à

l’instar de l’agriculture et la pêche (15), les travaux publics (5), l’industrie (10) et les services (2). Durant la même période, 40 projets ont bénéficié d’un finance- ment. Par ailleurs, l’agence a enregistré une baisse sen- sible du nombre de dossiers

déposés auprès de ses antennes en raison du gel de certaines activités au niveau national qui ont connu un engouement par le passé telles que le transport, l’agri- culture et la location de matériels.

M. LARADJ

TLEMCEN

Un noyé à la plage de Bider

n KM. A., 26 ans, originaire de la ville de Saïda, s’est noyé à la plage

Bider, commune de M'sirda-Fouaga, dans la wilaya de Tlemcen. Le corps a été repêché par les éléments de la Protection Civile et déposé à la morgue de l’hôpital de Marsa Ben M'hidi.

AYOUB A.

Saisie de plus 690 kg de kif traité

n Deux narcotrafiquants ont été interpellés par la gendarmerie de

Maghnia et 622,7 kg de kif traité saisis dans le domicile de l’un d’eux. Par ailleurs, et lors d’un point de contrôle dressé au carrefour des RN35 et 98 dans la commune de Remchi, les gendarmes ont interpellé

une personne qui transportait à bord d’un véhicule de location de marque Dacia Logan, 70 kg de kif traité.

A. A.

Arrestation d’un meurtrier

n M. A., 26 ans, a été blessé mortellement à la tête par son

compagnon de beuverie, B. C., 25 ans, demeurant à la cité El-Safsaf, commune de Chetouane. Suite à un différend et alors qu’ils étaient à hauteur d’un champ agricole, sis à la ferme Hamadouch, le présumé meurtrier a asséné des coups au moyen d’un objet tranchant à la victime, avant de prendre la fuite l’abandonnant sur les lieux. B. C., a été interpellé par les gendarmes en possession de l’arme du crime.

A. A.

par les gendarmes en possession de l’arme du crime. A. A. BRÈVES de l’Ouest ORAN Arrestation

BRÈVES de l’Ouest

ORAN

Arrestation de 10 malfaiteurs

n Dix malfaiteurs ont été arrêtés en l’espace

de 24 heures par les services de la police judiciaire et des sûretés urbaines d’Oran dans le cadre d’une opération coup-de-poing qui a permis de neutraliser ces individus impliqués dans des affaires liées à la consommation, la détention et la commercialisation de stupéfiants, port d’armes prohibées et vol. Des malfaiteurs faisant l’objet de mandat de recherche judiciaire, ont été appréhendés et déférés au parquet d’Oran.

K. R. I.

MOSTAGANEM

Un noyé repêché à Mersa-El-Hadjadj

n Le corps de N. M., 16 ans, demeurant à

Mostaganem, emporté par les vagues le samedi dernier à la plage Sidi Mansour, commune de Mostaganem, a été repêché par les éléments de la Protection Civile à la plage El-Kebir, commune de Mersa-El-Hadjadj et déposé à la morgue de l'hôpital d’Arzew.

A. A.

4 q de déchets de cuivre saisis

n En vertu d’un mandat de perquisition, les

gendarmes de la brigade de Misserghin ont interpellé une personne et saisi en son domicile à la cité El-Wiam, commune de Misserghin, quatre quintaux de déchets de cuivre, destinés à la contrebande. Une enquête a été ouverte et le mis en cause présenté devant la justice. La marchandise saisie a été déposée à la fourrière municipale.

A. A.

EL-BAYADH

Vol de cheptel à Krakda

n Un agriculteur âgé de 52 ans s’est fait voler

son cheptel composé de 37 ovins et 18 chèvres de son étable, sise non loin de son domicile au village El-Maghessal, commune de Krakda. Le vol a été commis dans la nuit de samedi à dimanche derniers par des individus non encore identifiés.

A. A.

SIDI BEL-ABBÈS

276 crimes et délits enregistrés en juillet

n

enregistré en juillet 276 affaires de crimes et délits de droit commun impliquant 292 personnes dont 16 femmes et 11 mineurs. Parmi ces dernières, 96 ont été placées sous mandat de dépôt. Le même bilan fait état de

88 affaires liées aux crimes et délits contre

les personnes et qui se sont soldées par l’arrestation de 94 personnes, dont 19 ont été placées en détention. Durant la même

période, 117 affaires liées aux crimes et délits contre les biens ont été traitées, impliquant

91 personnes, dont 19 ont été écrouées.

A.BOUSMAHA

La sûreté de wilaya de Sidi Bel-Abbès a

Mise au point

n Dans votre édition du 7 août 2016, en

page 10, l’article signé par Hadj Hamdouche, rapporte des informations erronées me concernant. Cet article, qui me cite nominalement, informe” de ma “mise à la retraite” par l’administration, me place dans un lot de responsables et cadres du secteur ayant atteint l’âge de 70 ans” et me situe dans un groupe de “18 professeurs de santé publique”. 1-Je n’ai pas 70 ans, même pas 65. 2- J’ai fait valoir mes droits à la retraite de manière volontaire en décembre 2015.

3-Ma cessation d’activité au 1 er août 2016 a été fixée par moi-même conformément aux dispositions réglementaires en matière de départ volontaire à la retraite. 4-Je suis professeur hospitalo-universitaire, je n’ai pas connaissance du corps des “professeurs de santé publique” et ne suis à cataloguer dans aucun groupe. 5-En plus clair, j’ai décidé de partir alors que rien ne m’imposait de le faire.

KHAZNADAR MAHMOUD EL SALAH

PROFESSEUR EN CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE

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Publicité

Mardi 9 août 2016

LIBERTE

12 Publicité Mardi 9 août 2016 LIBERTE F.775 F785

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12 Publicité Mardi 9 août 2016 LIBERTE F.775 F785

F785

LIBERTE

Mardi 9 août 2016

Culture

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EXPOSITION “ACTES DE LA VIE QUOTIDIENNE” D’ABDELLAH BELHAIMER

L'art de perpétuer la tradition

Assurément, Abdellah Belhaimer, un “beausariste”, originaire de Sidi Bel-Abbès est un peintre au grand cœur dont les œuvres tentent d’interpeller d’abord les Algériens afin de leur faire redécouvrir leur riche patrimoine traditionnel.

L auréat du prix du Prési- dent de la République Ali Maâchi des jeunes artistes, c'est en 2008 que les choses sérieuses commencent pour cet

artiste résolument engagé d’abord par le choix du lieu de ses premières ex- positions. En 2012 et 2013, Belhaimer, expose, en effet, ses toiles dans des camps de réfugiés sahraouis à Tin- douf avant de participer à la réalisa- tion de plusieurs fresques en France et en Algérie. Depuis samedi dernier et jusqu'au 19 août, l’artiste présen- te une nouvelle exposition intitulée “Actes de la vie quotidienne” à la ga- lerie Ezzou'Art du Centre commer- cial et de loisirs de Bab Ezzouar à Al- ger. C'est donc là que Belhaimer a bien voulu faire découvrir au public ses toiles à la fois émouvantes, colo- rées, et originales. Ce sont pas moins d'une quarantaine de tableaux qui ont été exposés lors du vernissage samedi dernier. Et c'est un voyage à travers le temps et la mémoire que nous convie l'artiste avec des tableaux où les traditions et les coutumes ances- trales sont mises à l'honneur. Les couleurs chaudes comme le jau- ne, le rouge, le bleu, et le vert attirent très vite l’œil du visiteur qui s'inter- roge, contemple puis se laisse aller dans l’univers du peintre. Un mon- de où les femmes sont en haïk et où les ruelles rappellent les marchés d'antan. Par ailleurs, La Casbah, le vieux quartier d'Alger est glorifié si- non sublimé. Quoi qu’il en soit, l’ar- tiste a su cristalliser l'ambiance d'une

Yasmine Azzouz/Liberté
Yasmine Azzouz/Liberté

époque aujourd’hui révolue. Sur le plan technique, le plasticien n’a pas choisi la facilité. Et pour cause, il a préféré utiliser la technique com- plexe du couteau et ce dans le but de créer du relief, du volume et de la pro- fondeur. Effets qui n'ont d'ailleurs pas laissé le public indifférent, au vu des

réactions positives qu'ont eues les quelques visiteurs présents ce same-

di. Abdellah Belhaimer a également

puisé dans la nature et les beaux paysages qu’offre l’Algérie par ses lacs, ses montagnes et son désert. Il nous fait voyager ainsi dans le sud du pays dans des villes comme Biskra,

Ouargla ou encore Ghardaïa. Les vieux quartiers, les oasis et leurs habitants sont mise en relief. L'artis- te nous confiera à ce propos en mar- ge de son exposition : “Je tiens à im- mortaliser tout ce qui m’entoure com- me l'architecture des villes, l'ambian- ce dans les rues, les mosquées. Chacun de mes tableaux tente d’exprimer une scène de la vie quotidienne. J’ai dû al- ler dans plusieurs wilayas du pays afin de réaliser mes tableaux. Je com- mence par prendre des photos avant de me mettre au chevalet et peindre. Je mets souvent l'accent sur les habits traditionnels, comme le haïk. Pour vous dire la vérité, je suis un amoureux de ce symbole de la féminité algérienne que je tiens à représenter dans mes ta- bleaux. C'est, pour moi, une maniè- re de le sauvegarder”. Par ailleurs, l'artiste dit vouloir in- citer, à travers ses œuvres, les jeunes à préserver leurs traditions et le riche patrimoine de notre pays : “D’après moi, c’est en sauvegardant notre cul- ture que l’Algérie pourra avancer”, a- t-il ajouté. Enfin, il convient de si- gnaler que malgré la gratuité et la pro- motion faite autour de cette exposi- tion, le grand public n’a pas été au rendez-vous de ce jeune artiste pro- metteur.

YASMINE AZZOUZ

L'exposition “Actes de la vie quotidienne” de Abdellah Belhaimer se tient tous les jours à partir de15h jusqu'au 19 août à la galerie Ez- zou'art du Centre commercial et de loisirs Bab Ezzouar.

LE GROUPE SIGNE SON COME-BACK OUTRE-ATLANTIQUE

L e groupe Raïna Raï sera l’invité de marque de la 6 e édition du festival Orientalys qui se déroulera du 11 au 14 août 2016 à Montréal.

Le groupe né à Bel-Abbès en 1980 se produira avec la collaboration de l’Agence algérienne du rayon- nement culturel (AARC), précisent les organisa- teurs dans un communiqué. Le groupe de Lotfi At- tar aura donc l’occasion de faire découvrir les so-

norités du terroir algérien à un public québécois, multiculturel plus que jamais. Depuis le décès du

Raïna Raï à Montréal

chanteur du groupe, Djillali Amarna, en no- vembre 2010, les membres de ce groupe pionnier de la musique raï tentent de reconstituer leur for- ce de frappe qu’ils avaient lorsqu’ils fredonnaient sur nombre de scènes internationales la chanson mythique Ya Zina, issue du premier album sorti en 1983. Outre Raïna Raï dont le concert est pré- vu pour samedi 13 août, on notera aussi la parti- cipation pour la première fois de la troupe El-Dey. Ce groupe fondé par des jeunes écorchés vifs du

quartier algérois Hussein-Dey ne manquera pas d’égayer les soirées du festival avec un patchwork de musiques diwane, chaâbi et flamenco. Parallè- lement aux arts de la scène, l’Algérie participera également au salon d’exposition, appelé “la Mé- dina”, où l’artisanat et la gastronomie algériens tiendront la dragée haute à l’occasion de cet évé- nement plein air, un pendant estival du Festival du monde arabe (FMA).

Y. A.

D. R. TROIS FILMS ALGÉRIENS Y SERONT PRÉSENTÉS La Révolution algérienne à l’honneur au Festival
D. R.
TROIS FILMS ALGÉRIENS Y SERONT PRÉSENTÉS
La Révolution algérienne à l’honneur au Festival d’Alexandrie
L a Guerre de libération algérienne sera mise à
l'honneur du 32 e Festival international du cinéma
méditerranéen d'Alexandrie (Égypte), qui se tiendra
du 21 au 27 septembre 2016, et qui prévoit la projection de
plusieurs œuvres cinématographiques algériennes, ont
annoncé des médias égyptiens. Placée sous le thème
“Cinéma et résistance” cette édition, qui célèbrera
également le 60 e anniversaire de la nationalisation du
Canal de Suez, prévoit également la projection de
plusieurs films sur la résistance des peuples et la lutte
pour la libération et l'indépendance. Les organisateurs
prévoient la projection de plusieurs œuvres algérienne,
anciennes et récentes, dont La bataille d'Alger de l'Italien
Gillo Pontecorvo (cinquante ans après la sortie du film
en1966), Zabana ! (2012) de Said Ould Khelifa ou encore
Colonel Lotfi (2015) du réalisateur Ahmed Rachedi. Fondé
en 1979 par l'Association égyptienne des auteurs et
critiques de cinéma, le Festival international du cinéma
méditerranéen d'Alexandrie compte parmi les plus
anciennes manifestations dédiées au cinéma en Égypte.
Lors de la 31 e édition en 2015, ce festival a connu la
consécration des cinéastes algériens Lotfi Bouchouchi
pour son film Le puits et Mohamed Zaoui pour son
documentaire Dernières paroles.
APS
Zaoui pour son documentaire Dernières paroles. APS …SORTIR… CONCERTS Théâtre de plein air Casif-Sidi
Zaoui pour son documentaire Dernières paroles. APS …SORTIR… CONCERTS Théâtre de plein air Casif-Sidi

…SORTIR…

pour son documentaire Dernières paroles. APS …SORTIR… CONCERTS Théâtre de plein air Casif-Sidi Fredj (Alger) n

CONCERTS

Théâtre de plein air Casif-Sidi Fredj (Alger)

n L'Office national de la culture

et de l'information (ONCI)

organise une série de spectacles artistiques pour l’été 2016 :

n Ce soir : cheb Didine

Parisiano, Tinhinene,

cheb Zinou, cheb Toufik

n 10 août : Bariza, Malika

Rahmoune, Amine Titi, cheb Wahid.

n 11 août : Djurdjura

Office de Riadh El-Feth (Alger)

n L’Office de Riadh El-Feth

(Oref) organise, jusqu’au au 26 août à 19h30, une série de concerts au Théâtre de verdure (Bois des Arcades). Seront au programme :

n

12 août, Imzad

n

13 août, le groupe Freeklane

n

19 août, le groupe Jariste

n

26 août, le groupe Dzaïr.

Layali Mezeghena (Pêcherie d’Alger)

n Les festivités de Layali

Mezeghena 2016 se poursuivent jusqu’au 31 Août avec un riche programme musical au niveau

de l’Esplanade des Artistes à la pêcherie d’Alger.

n Théâtre de verdure Hasni-

Chakroun, Oran 10 août :

Djurdjura

Spectacles

n Le dernier spectacle Beyond

Bollywood, organisé par Bemad Production en partenariat avec l’ONCI, aura lieu ce soir à l’Opéra d’Alger, à partir de 20h.

Le prix des billets varie entre 2

500 et 3 000 DA (selon les

places). Ils sont en vente à la

salle El-Mouggar, la salle Atlas,

à l’Opéra et au restaurant Chic Chic.

Cours de langue italienne

n Les cours de langue italienne

pour la session d’automne 2016-

2017 débuteront le 15 septembre

2016. Les inscriptions sont ouvertes dès maintenant auprès de l’Institut culturel italien d’Alger du dimanche au jeudi, de 10h à 14h. Vous pouvez contacter l’institut aux numéros suivants : 021 92 38 73/021 92 51 91.

Projections

n L’Établissement arts et

culture de la wilaya d’Alger

propose, à partir d’aujourd’hui,

à la salle Ibn-Khaldoun (12, rue Docteur Saâdane) un programme de projection de nouveautés hollywoodiennes,

des films récents, sortis en 2016. Les quatre longs-métrages proposés, de différents genres (animation, aventure, action, etc.) seront projetés avec une qualité dite “Digital cinéma package” (DCP) et avec une moyenne de trois séances par jour jusqu’au 14 août 2016. Liste des films au programme :

n

Tortue Ninja 2

n

Independence Day 2

n

Âge de Glace 5

n

Suicide Squad

Expositions

n Exposition de l’artiste

peintre Abdellah Belhaimer à la

galerie Ezzou’art sous le thème “Acte de la vie quotidienne” jusqu’au 19 août.

n Exposition-vente de l’artiste

peintre Khelifa Sultane Hakim

à l’Hôtel Sofitel d’Alger jusqu’au 5 septembre

n Exposition collective

d’artisanat au Centre culturel Mustapha-Kateb, sis au 5, rue Didouche-Mourad, Alger, jusqu’au 5 septembre.

14

L’internationale

Mardi 9 août 2016

LIBERTE

DÉMONSTRATION DE FORCE D'ERDOGAN

Préparer les esprits à un pouvoir absolu

L'État de droit est, par ailleurs, en train de s’effacer par le haut, conséquence de l'absolutisme présidentiel d’Erdogan. Avec l’étouffement des derniers espaces d'expression démocratiques, ne reste donc que le droit du plus fort.

D imanche, plus d'un million de personnes ont écouté et applaudi religieusement à Istanbul, sur l'esplanade de Yenikapi, leur président Erdogan qui célébrait sa vic-

toire sur le coup d'État manqué d'une partie de l'armée, qui a ouvert une voie express pour la réalisation des ambitions autorita- ristes du fondateur de l'AKP, parti islamiste au pouvoir depuis 2012. La marée humaine rouge est surtout une démonstration de force face à des pays occidentaux très cri- tiques sur sa politique hyper-répressive. Erdogan a renversé la situation grâce au soutien aveugle d'une partie de la popula- tion qui a voté pour lui et son parti mais aussi en jouant habilement sur le réflexe nationaliste majoritaire dans le pays, incar- cérant par bus entiers les opposants à son régime et à ses rêves de califat. Pratiquement, aujourd'hui, il n'y aurait plus que les Kurdes à lui tenir tête. D'ailleurs, il a les a exclus de son ouverture à l'opposition. Les Kurdes à voir la manifestation de dimanche ont de quoi être inquiets, Erdogan en parfait populiste a besoin d'en- nemis intérieurs pour poursuivre sa croisa- de comme il besoin de l'épouvantail étran- ger pour maintenir en état de mobilisation ses ouailles. Son triomphe sur la seconde armée de l'Otan, qualifié par lui même de

D. R.
D. R.

“cadeau de Dieu”, a beau susciter de sévères critiques dans les capitales occidentales, il ne rate plus l'occasion de ne plus prendre de gants avec quiconque, ni les États-Unis, son allié stratégique, ni l'Allemagne qui héberge quelque trois millions de Turcs. Pour les observateurs, toute cette agitation

Le président turque, Erdogan, célébre sa victoire.

d'Erdogan annonce de fait des jours sombres pour la Turquie. La répression féroce aura, d'une façon ou d'une autre, des conséquences. L'armée, les services de sécu- rité au sens large, la justice, l’éducation, les universités, les médias, la presse, la santé et le football n’ont pas été épargnés. L'État de

droit est, par ailleurs, en train de s’effacer par le haut, conséquence de l'absolutisme présidentiel d’Erdogan. Avec l’étouffement des derniers espaces d'expression démocra- tiques, ne reste donc que le droit du plus fort. Quand le droit n’est plus un fondamen- tal accessible, la violence s’installe vite. Le PKK (kurde) est déjà reparti dans une guer- re à outrance. Les forces de sécurité en par- tie décapitées, ainsi que le service national de renseignement, sont maintenant placées sous le contrôle direct de la présidence, ce qui ne les rendra pas plus capables de faire face aux multiples défis sécuritaires qui menacent l’intégrité du pays. Des polito- logues prédisent la montée de la radicalité, Erdogan s'étant arrogé tous les espaces. Celui qui rêve de réhabiliter le trône de Sulaiman le magnifique s'en est pris même à son propre parti soumis également à la purge. Et il y toujours Daech, auparavant bien vu par Erdogan, protégé, soutenu par lui, qui a commencé à lui faire payer son revirement (fermeture de la frontière aux terroristes, bombardement de positions de l’État islamique). Au fond, le triomphe d'Erdogan n'est que de circonstance. L'horizon turc se présente plutôt sous forme d'abîme. La question est quand le pays y bas- culera. C'est l'épilogue de tout régime abso- lutiste.

D. BOUATTA

ALORS QUE LA RUSSIE POURSUIT SES RAIDS CONTRE LES GROUPES TERRORISTES

Syrie : une bataille cruciale à Alep

U ne bataille décisive se prépare dans la ville écono- mique syrienne Alep, où les forces loyales au régime de Bachar al-Assad tentent depuis plusieurs jours de

repousser l’avancée de groupes de l’opposition armée, mais également celle des groupes terroristes liés à Al-Qaïda et à l’autoproclamé État islamique (Daech). Hier, Damas a dépê- ché des renforts pour cette bataille qui marquera un tour- nant dans la guerre qui ravage la Syrie depuis cinq ans, dans un contexte de blocage du dialogue politique entre un régi- me syrien affaibli, soutenu par la Russie et l’Iran, et une opposition armée hétéroclite, appuyée par les puissances occidentales et les monarchies du Golfe. Selon le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, aussi bien le régi- me que l’opposition armée dite modérées ont envoyé des renforts à Alep et ses environs. “Environ deux mille combat- tants pro-régime, des Syriens, Iraniens, Irakiens et du Hezbollah libanais sont arrivés à Alep à travers la route du Castello, au nord de la ville, en provenance du centre du pays”, a-t-il précisé. Un haut responsable de la sécurité à Damas a confirmé à l'AFP l'arrivée de renforts. Les “rebellesont eux reçu des renforts en hommes, dont des combattants

ouïghours (musulmans) chinois, venus de la province voisi- ne d'Idleb et de la campagne d'Alep, selon l'OSDH. Les avions syriens et russes ont continué entretemps de bom- barder les quartiers rebelles et les positions des terroristes de Daech et la branche syrienne d’Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra, au sud d'Alep ainsi que dans la ville d'Idleb. Les deux camps se préparent pour la bataille qui revêt une gran- de importance pour les belligérants et leurs alliés à l'étran- ger. “Ce n'est pas une bataille décisive au sens où elle déter- minera le vainqueur. Quelle que soit la partie qui l'emporte- ra, la guerre ne s'arrêtera pas. C'est toutefois une manche importante dont l'issue orientera la trajectoire du conflit”, estime Thomas Pierret, expert de la Syrie. “Si les rebelles l'emportent, on ira vers une partition du pays, avec un régime arcbouté sur le Golan, Damas, Homs et la côte”, explique ce maître de conférence français à l'université d'Edimbourg. “Si les loyalistes gagnent, l'insurrection se repliera dans la pro- vince d'Idleb dominée par Ahrar al-Cham et Fateh al-Cham”. Fort de son succès à Alep, “l'Armée de la conquête”, qui regroupe les groupes islamistes dont le puissant Ahrar al- Cham et le Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra ayant renoncé à son rattachement à Al-Qaïda), a annoncé “le

début de la nouvelle phase pour la libération de l'ensemble d'Alep”. “Nous annonçons notre intention de doubler le nombre de combattants pour cette bataille”, a déclaré la coa- lition dans un communiqué dimanche soir. Cette coalition a notamment pris samedi une grande partie du quartier gou- vernemental de Ramoussa à la périphérie sud d'Alep, ce qui lui a permis de faire la jonction avec les quartiers “rebelles” de l'est, briser le siège et couper la principale voie de ravi- taillement des quartiers pro-régime. Dans la nuit de dimanche à hier, les forces pro-régime ont réussi à faire pas- ser à leurs quartiers d'Alep des camions d'aides via la route du Castello, reprise récemment aux rebelles. “Nos forces ont trouvé une voie alternative (à celle de Ramoussa) pour per- mettre l'acheminement de nourriture et de carburant vers les 1,2 million d'habitants dans le secteur gouvernemental”, a dit la Télévision d'État. Des habitants d'Alep- ouest s'étaient rués au marché pour acheter nourriture et eau de crainte d'un siège. La guerre en Syrie, déclenchée en mars 2011 après la répression de manifestations pacifiques pro-démo- cratie, s'est “complexifiée” avec l'implication d'acteurs inter- nationaux et des groupes terroristes.

R. I./AGENCES

LES VICTIMES ÉTAIENT EN DEUIL DEVANT UN HÔPITAL

Pakistan : 70 morts dans un attentat

n Au moins 70 personnes ont été tuées et des dizaines blessées dans un attentat qui a visé hier une foule en deuil massée devant un hôpital du sud-ouest du Pakistan. La bombe a explosé alors qu'environ 200 personnes endeuillées étaient rassemblées devant les urgences de l'hôpital civil de Quetta, après l'assassinat, quelques heures plus tôt, du bâtonnier de la province, a rapporté l’AFP. “Il y a au moins 70 morts confirmés et une cinquantaine de blessés”, a déclaré Rehmat Saleh Baloch, ministre de la Santé pour la province instable du Baloutchistan, dont Quetta est la capitale. Ce bilan en fait le deuxième attentat le plus meurtrier au Pakistan cette année, après un carnage dans un parc pour enfants bondé, où une bombe avait tué 75 personnes lors du week-end de Pâques à Lahore. L’attentat

a été revendiqué par les talibans. Nombre de groupes armés, islamistes, anti-chiites ou encore séparatistes sont actifs au Baloutchistan. L'armée s'est déployée dans et autour des hôpitaux de la ville, selon le ministre. Les responsables restent prudents sur les chiffres en raison de l'activation par les autorités de brouilleurs de téléphonie mobile, qui empêchent les communications, notamment avec les responsables sur le terrain. “Les corps sont éparpillés et certains sont mélangés. Le personnel hospitalier essaie de compter mais nous ne pouvons pas encore donner de bilan précis à ce stade”, a indiqué un responsable militaire, le brigadier Sajjad Ahmed. “L'explosion s'est produite au moment où des avocats étaient rassemblés devant le département des urgences.

Certains étaient à l'intérieur, d'autres devant la grille d'entrée”, raconte un médecin de l'hôpital civil de Quetta, le Dr Adnan. “Il y a eu une énorme explosion, et tout est devenu sombre. Au début je pensais que c'était un effondrement d'un bâtiment. Puis il y a eu des cris.” Avocats et journalistes étaient rassemblés après l'assassinat du président de l'association du barreau de la province, Bilal Anwar Kasi. Anwar Kasi a été tué par des inconnus armés alors qu'il quittait son domicile pour aller travailler hier matin. Le Premier ministre Nawaz Sharif a condamné l'attentat, et ordonné de nouvelles mesures de sécurité. “Nous ne laisserons personne troubler dans cette province la paix qui y a été restaurée grâce aux nombreux sacrifices des forces de sécurité, de la police et du peuple”, a-t-il indiqué selon un

communiqué de son bureau. Le Baloutchistan, frontalier de l'Iran et de l'Afghanistan, est une région riche en réserves pétrolières et gazières, secouée par des violences confessionnelles entre sunnites et chiites, des attaques islamistes et une insurrection séparatiste. Les forces de sécurité et structures gouvernementales sont régulièrement prises pour cible. Ce n'est pas la première fois qu'un attentat vise un hôpital au Pakistan. En 2010, une bombe avait tué 13 personnes devant le département des urgences d'un hôpital de la mégalopole de Karachi, où étaient soignées les victimes d'un premier attentat, alors que leurs proches inquiets s'y étaient rassemblés.

R. I./AFP

LIBERTE

Mardi 9 août 2016

L’internationale

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TRÈS INQUIÈTE DE LA SITUATION SÉCURITAIRE EN LIBYE

L’Égypte tente de relancer le dialogue politique

Confronté à la montée du terrorisme dans la province du Sinaï et à une crise sociale aiguë, l’Égypte joue toutes ses cartes pour amener les parties libyennes à un accord. L’instabilité de la Libye est un danger pour Le Caire et toutes les capitales voisines de Tripoli.

L’ Égypte tente de pe- ser de tout son poids dans le pro- cessus de paix et de réconciliation en Libye, dans un

contexte sécuritaire local et régional qui oblige Le Caire à s’impliquer da-

vantage dans la crise libyenne. Di- manche, le ministre égyptien des Af- faires étrangères, Sameh Choukry,

a reçu une délégation du Parle-

ment élu et exilé à Tobrouk, dans l’espoir de les convaincre à recon- naître le gouvernement d’union nationale, issu du processus de paix onusien, et à soutenir également l’ar- mée libyenne dans sa lutte contre les terroristes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique et la branche libyenne de l’autoproclamé État islamique (Daech), lit-on dans un communi- qué publié, hier, sur la page facebook de Sameh Choukry. Composée de quarante députés, la délégation parlementaire libyenne a été conduite par le vice-président du Parlement, Mohammed Shoaïb. “Au cours de la réunion, le ministre Sameh Choukry a exprimé (…) le souci de l'Égypte de fournir toutes les formes de soutien aux institutions de l'État libyen afin d'assurer la sécurité et la stabilité de la Libye et la pré- servation de sa souveraineté et son intégrité territoriale”, a indiqué ce communiqué. La réunion a été aussi l’occasion pour Le Caire d’insister sur la né- cessité de la poursuite du dialogue politique interlibyen, en situation de blocage depuis des mois, en raison du refus du Parlement de Tobrouk d’accorder sa confiance au gouver- nement d’union, issu de l’Accord de Skhirat du 17 décembre 2015. Confrontée, elle aussi, à la montée du terrorisme dans la province du Sinaï, l’Égypte est également me- nacée dans sa sécurité du côté li- byen, avec lequel, Le Caire partage

D. R.
D. R.

une frontière de 1 115 kilomètres linéaires. Ce qui explique l’intense activité di- plomatique du Caire pour désa- morcer la crise libyenne. Une ré- union entre les parties libyennes op- posées à l’accord de Skhirat et le gouvernement d’union nationale de Fayez al-Serraj aura lieu pro- chainement au Caire, alors que la lutte contre Daech connaît depuis quelques jours un nouveau tournant avec l’implication directe de l’armée américaine dans la bataille de Syr- te. Les États-Unis s’étaient conten- tés, jusque-là, de mener des frappes ciblées contre les chefs terroristes, dont celle qui a visé le terroriste al- gérien Mokhtar Belmokhtar en juin 2015 dans l’Est libyen, sans, toute- fois, confirmer sa mort. Ce qui n’est pas le cas de l’Égypte qui a mené plusieurs frappes aériennes contre les fiefs terroristes en Libye, durant l’année 2015, tout comme

Les Égyptiens ont pris l’initiative de relancer le débat sur la Libye.

son allié émirati qui soutient les forces armées libyennes aux ordres du controversé général à la retraite Khalifa Haftar. Ce dernier bénéficie d’un soutien politique et d’une aide militaire

importants de la part de ces deux pays, malgré les appels à son exclu- sion du processus de paix en cours et à son arrestation pour sa présu- mée inféodation à Washington.

LYÈS MENACER

Tripoli : 21 migrants noyés inhumés dans l'anonymat

n Vingt et un migrants dont l'identité n'a pu être établie sont morts noyés après le chavirement de leur bateau et ont été enterrés dans une petite ville de Libye par des habitants, selon le Croissant-Rouge libyen. “Il y a une semaine, nous avons été informés qu'un bateau a coulé dans la zone d'al-Maya et que les corps étaient rejetés par la mer” depuis plusieurs jours, a indiqué, hier à la presse, Hussam Nasr, chef du bureau du Croissant-Rouge libyen à Janzour (banlieue ouest de Tripoli). “Nous nous sommes rendus sur place pour récupérer les corps, effectuer des prélèvements et avons tenté, en vain, d'obtenir des autorités un permis d'inhumer”, a déploré M. Nasr. “Inquiétés par les cadavres restés en plein air près de la plage pendant plus de trois jours, les habitants ont décidé de les enterrer dans un cimetière de la ville samedi dernier”, a-t-il raconté. Non identifiés, les corps de ces personnes qui espéraient rejoindre l'Europe ont, par conséquent, été enterrés dans un cimetière à al-Maya.

R. I./AGENCES

RÉPRESSION DES MANIFESTATIONS DE L’OPPOSITION EN ÉTHIOPIE

Une cinquantaine de morts durant le week-end

U ne cinquantaine de personnes ont été tuées samedi et dimanche en Éthiopie lors de manifestations antigouvernementales

violemment réprimées par les autorités dans les régions Oromo (centre et ouest) et Amhara (nord), selon des bilans encore provisoires re- cueillis hier auprès de l'opposition et de source diplomatique.

“Selon nos informations, entre 48 et 50 manifes-

tants ont été tués dans la région Oromo”, a déclaré

à l'AFP Merera Gudina, figure de l'opposition

éthiopienne et président du Congrès du peuple Oromo. “Ce bilan pourrait être beaucoup plus élevé car il

y a de nombreux blessés par balle”, a-t-il ajouté. Une source diplomatique en poste à Addis- Abeba, interrogée par l'AFP, a, pour sa part, rap- porté un bilan provisoire de 49 morts pour les deux régions, Oromo et Amhara. Selon cette source, au moins 22 personnes ont été tuées dans la région Oromo, dont 15 dans la seule localité de Nekempte. Des rassemblements se sont déroulés samedi dans l'ensemble de la région Oromo, y compris dans la capitale Addis-Abeba habituellement épargnée par les manifestations. Environ 500 manifestants Oromo se sont rassemblés samedi matin à Mes- kel Square, la place centrale de la capitale, les

mains croisées sur la tête en signe de défiance, avant d'être violemment dispersés et, pour cer- tains, arrêtés et embarqués dans des pick-up de la police. D'autres manifestations se sont déroulées di- manche dans la région Amhara. Des heurts entre forces de sécurité et manifestants ont fait au moins 27 morts dans la ville de Bahir Dar (nord), la capitale de la région, où une manifes- tation a réuni plusieurs milliers de personnes di- manche, a précisé la source diplomatique. Le gou- vernement éthiopien n'a, pour le moment, di- vulgué aucun bilan de ces manifestations.

R. I./AGENCES

IL REJETTE LES DIVISIONS QUI MINENT SON MOUVEMENT AU NIGERIA

Shekau affirme être toujours le chef de Boko Haram

n L'insaisissable leader de Boko

Haram, Abubakar Shekau, a promis d'intensifier son combat terroriste dans une vidéo diffusée dimanche soir, balayant les divisions internes du groupe islamiste nigérian révélées la semaine dernière. “Moi, Abubakar Ash-Shakawy (Shekau), leader de Jama'atu Ahlissunnah Lidda'awati Wal Jihad (nom de Boko Haram depuis son allégeance à l'État islamique en mars 2015), fais du combat contre le Nigeria et contre le monde entier une responsabilité personnelle”, affirme-t-il dans cette vidéo diffusée initialement sur YouTube puis effacée. “Je n'ai aucun désir de tuer nos frères musulmans”, lance-t-il dans cet enregistrement de 24 minutes, coupant court aux critiques répétées de certains membres de l'EI, qui voient dans Shekau un leader extrémiste qui a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2009, musulmans dans leur immense majorité. Cette vidéo est une nouvelle réponse à un entretien d'Abou Mosab al Barnaoui dans Al Nabaa, hebdomadaire officiel de l'EI où l'homme était présenté, hier, mardi comme le nouveau wali (chef) du califat de l'Afrique de l'Ouest.

R. I./AGENCES

DANS UN PAYS SOUS HAUTE TENSION

Tchad : Deby investi pour un 5 e mandat

n Le président tchadien Idriss Deby

Itno a prêté serment hier pour un cinquième mandat controversé, dans un climat tendu après la mort dimanche d'un manifestant à N'Djamena lors d'une marche d'opposants qui contestaient sa

réélection. “Je suis le président de tous les Tchadiens”, a déclaré M. Deby,

64 ans, arrivé par la force au pouvoir

en 1990, dans son discours d'investiture pour un nouveau mandat de cinq ans devant une quinzaine de chefs d'État africains.

L'ancien militaire a été officiellement proclamé vainqueur de l'élection du

10 avril dès le 1 er tour avec 59,92% des

voix. Le chef de file de l'opposition, Saleh Kebzabo, officiellement second du scrutin d'avril avec 12,77% des voix, s'est déclaré “surpris et déçu” par la décision de la France d'envoyer un représentant de haut rang à l'investiture. M. Kebzabo et toute l'opposition demandent en vain à la France et la communauté internationale de reconnaître la nature dictatoriale” du régime de M. Deby.

R. I./AGENCES

VIOLENCES ETHNIQUES DANS L’EST DE LA RDC

14 personnes tuées en une nuit

n Quatorze personnes ont été tuées

dans la nuit de dimanche à lundi dans plusieurs localités de l'est de la République démocratique du Congo dans des attaques attribuées à des groupes armés congolais et étrangers, ont déclaré l'armée et des responsables locaux. “Dans la nuit,

nous avons enregistré de nombreuses attaques contre la population civile et contre des positions des forces gouvernementales”, a déclaré à l'AFP le capitaine Guillaume Ndjike, un porte-parole de l'armée dans la province du Nord-Kivu. L'officier a attribué ces attaques aux Maï-Maï, des milices locales d'autodéfense, souvent constituées selon des critères ethniques, et aux rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

R. I./AGENCES

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Mardi 9 août 2016

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F.755 LIBERTE Mardi 9 août 2016 Publicité 17 Pensée FEGHOUL AREZKI Un an déjà, le 9
Pensée FEGHOUL AREZKI Un an déjà, le 9 août 2015, que tu nous as subitement
Pensée
FEGHOUL AREZKI
Un an déjà, le 9 août 2015,
que tu nous as subitement
quittés et le souvenir de ta
perte est toujours aussi
douloureux. Tous ceux qui
t’ont connu et aimé témoi-
gnent de ta bonté, ta gen-
tillesse et ta générosité.
Toujours disponible pour aider ton prochain. Merci
pour ce bel héritage. Dans nos pensées et dans nos
cœurs, tu seras toujours présent. Nous t’aimons et
nous te remercions pour tout l’amour et toute la bonté
que tu nous as donnés. De là-haut continue à veiller
sur nous et à nous protéger comme tu l’as toujours
fait. Quant à nous, nous allons continuer à accomplir
tout ce que tu attendais de nous, tout ce que tu espé-
rais. Que paix totale te soit éternellement accordée.
Tout notre amour te rejoint là où désormais tu nous
attends près de Dieu. Ta femme, tes filles, toute ta
famille ainsi que tous ceux qui t’ont connu et aimé te
rendent hommage aujourd’hui.
Ton épouse
T.O-BR22910
Décès La famille Chouaki de Hydra annonce la décès de leur épouse et maman OURIDA
Décès
La famille Chouaki de Hydra annonce la décès de
leur épouse et maman
OURIDA CHOUAKI NÉE BOUMBAR
le décès est survenu à l’hôpital, lundi 8 août.
L’enterrement aura lieu, aujourd’hui 9 août, au
cimetière familial à Tizi-Rached Tizi Ouzou.
La levée du corps se fera à partir de midi.
Ina Lilah oua ina ilayhi radjioun.
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Tél. : 0557 72 94 88

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Carnet

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————————————— Madame Hadji remercie le Pr Boumedienne ainsi que tout le corps médical de la clinique chirurgicale “Bel Air” Ali

Bouzid pour leur compétence et leur sérieux lors de l’hospitalisa- tion de son fils. Avec toute ma reconnaissance.

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Pensée

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nous quittait

Il

y

a

deux ans,

notre chère Samia Ouaksel épouse Ferhi à l’âge de 34 ans. Sa mère demande à tous ceux qui l’ont connue et aimée d’avoir une pieuse pensée à sa mémoire. Elle manque énormément à ses quatre enfants. Que Dieu Tout-Puissant les aide et leur accorde bonheur et longue

vie. T.O-BR22931

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journal Liberté.

Pour toute réclamation au sujet

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Tél./Fax : 021 50 54 08

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Oxymètre.
Tél. : 0558 55 86 51
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Père d’une famille
démunie demande à
toute âme charitable
un don si possible
de couches pour
adultes medium,
enfant âgé de
17 ans atteint
de trisomie 21.
Tél. : 0542 93 51 68
Rabi idjazikoum
Inch’Allah.
Anniversaire
En ce 9 août 2016, notre petite princesse
ZEKRAOUI RINADE
souffle sa première bougie. Papa, maman, les
grands-parents et tous les proches te souhaitent un
joyeux anniversaire. Que ta vie soit longue et
heureuse ! Bonne santé et beaucoup de succès
dans tout ce que tu entreprendras.
Merci pour le bonheur que tu apportes chaque
jour dans notre vie.
T.O-BR22925
Pensée
Pensée
Une année s’est
écoulée depuis
ton départ, le
09 août 2015,
vers un monde
meilleur.
Tes qualités de
cœur et d’esprit
rendent plus poi-
gnante ta dispari-
tion. Tu es toujours parmi nous, toi qui fus si
présent, si aimant, si… et si…. Que Dieu
Tout-Puissant t’accueille en Son Vaste
Paradis. En ce douloureux souvenir, nous
demandons à tous ceux qui t’ont connu
d’avoir une pieuse pensée à ta mémoire.
Ton épouse, tes enfants, tes petits-enfants,
tes frères et tes sœurs.
Déjà 15 années,
le 9 août 2001, nous
quittait à jamais
notre cher et regretté
père, époux et
grand-père
ZEHRAOUI ACHOUR
Tu resteras toujours présent dans nos
cœurs et nos mémoires. Ta femme Rosa,
tes enfants Mehdi Lyès, Fatima ainsi que
tes petits-fils Achour (Anis) et Noël
(Ahmed) demandent à tous ceux qui
t’ont connu d’avoir une grande pensée à
ta mémoire. Nous ne t’oublierons
jamais. De Dieu nous emanons et à Lui
nos appartenons.
Adieu.
MIMOUNI ALI DIT MOUNIR
BR9087
BR9084
18 Sport Mardi 9 août 2016 LIBERTE USMH Encore une escapade du Guinéen Coumbassa n

18

Sport

Mardi 9 août 2016

LIBERTE

USMH

Encore une

escapade du

Guinéen

Coumbassa

n Les dirigeants harrachis sont, de nouveau, stupéfaits et abasourdis suite à la énième escapade de leur joueur Mohamed Roni Coumbassa. Le Guinéen est en absence irrégulière depuis près d’un mois où il devait effectuer la préparation d’intersaison avec ses coéquipiers. L’entraîneur Boualem Charef reste perplexe mais pas étonné du fait que son milieu offensif n’en est pas à sa première : “Coumbassa n’a pas donné signe de vie depuis plusieurs jours, il devait rejoindre l’équipe pour entamer la préparation mais il ne l’a pas fait. Nous avons tenté de le joindre, mais son téléphone est tout le temps fermé, personne n’arrive à comprendre les motivations ayant conduit ce joueur à se comporter ainsi ! Il a d’ailleurs perturbé même le staff technique qui ne sait plus que faire, car il faut le reconnaître que c’est un élément clé sur l’échiquier de Charef”, nous révèle un dirigeant harrachi très coléreux. Coumbassa avait, rappelons-le, fugué de son club guinéen de Horaya Conakry pour venir signer en Algérie, créant un grand contentieux entre la FAF et la Fédération guinéenne de football, et il a fallu l’intervention du président de la FAF, Mohamed Raouraoua pour que l’affaire soit débloquée. Avant cela, il aura fallu près de trois jours de négociations entre l’ex- président Mana Abdelkader et Coumbassa pour trouver un terrain d’entente, vu les exigences financières du joueur. Il avait fini par parapher son contrat pour une durée de trois années fermes pour une mensualité de 12 000 euros net avec une avance de 40 000 euros en plus d’un superbe appartement mis à sa disposition. On croit savoir que la direction de l’USMH est en train d’étudier la possibilité de son transfert vers un club étranger, histoire de se débarrasser une fois pour toutes de Coumbassa. Pour ce qui est de la préparation des Jaune et Noir, Charef a clôturé son second stage qui s’est déroulé dans la station balnéaire d’Aïn Témouchent, ponctué par plusieurs matches amicaux. Après un petit repos, la reprise est prévue pour aujourd’hui au stade Lavigerie en présence du la nouvelle recrue, Ouadah, un émigré de 28 ans, qui a paraphé son contrat il y a quelques jours.

RACHID ABBAD

MCA : LA FIESTA À ALGER, BOUMERDÈS ET MÊME À LONDRES

Les 95 ans du Mouloudia ça se fête en couleurs, et en grand !

A lger et quelques villes du pays, à l'image de Boumerdès, Bouira, Laghouat… entre autres, ont célébré le 95 e anniversaire de la

création du Mouloudia Club d'Alger. Les festivités ont même atteint la ca-

pitale anglaise, Londres, où réside une grande communauté algérienne, constituée de nombreux supporters du MCA. La particularité d'un club comme le MCA c'est que le club fête deux fois par an son anniversaire. Il

y a le 7 août du calendrier grégorien

et chaque Mawlid Ennabaoui du ca- lendrier hégirien. Ainsi, en cette pé- riode, des milliers de supporters du Mouloudia d'Alger se rassemblent sur

le front de mer à Bab-El-Oued, exac-

tement à la placette El-Kettani. Il s'agit de l'endroit idéal pour réaliser des tableaux colorés en effectuant un craquage énorme, où des centaines

de fumigènes, feux de Bengale, feux d'artifices et autres engins pyrotech- niques sont allumés. C'est l'occasion de célébrer l'anniversaire de la créa- tion du vieux club algérois, et ce n'est pas uniquement à Alger. Même à l'étranger on n'oublie pas son “amour”, et plusieurs personnes ve- nant de France, d'Espagne, d'Angle- terre, des USA et d'autres pays ont tenu à être présents. L'ambiance était colorée dès 20h45. Pour les suppor- ters du Mouloudia Club d'Alger, cet- te date est inoubliable. Le 7 août 1921, qui coïncidait avec la fête du

D. R.
D. R.

Mawlid ennabaoui, a été créé le MC Alger. Dimanche soir, le club a fêté son 95 e anniversaire en présence

d'une foule nombreuse, et plusieurs

familles ont tenu à assister à ce spec- tacle que seuls les supporters du MCA savent réaliser. Depuis quelques jours, des appels à un regroupement au niveau de la placette Kittani (front de mer de Bab-El-Oued) ont été lan- cés à travers les réseaux sociaux. Il y

a eu du répondant puisque la célé-

bration fut grandiose, colorée et digne des grands clubs au monde. Au

lieu de 95 bougies, les fans du Doyen ont innové en allumant des cen- taines de fumigènes. Le souhait de ces fans c'est de voir leur équipe re- prendre une certaine hégémonie au niveau local et pourquoi reconquérir

le continent africain très prochaine-

ment. À l'étranger, exactement à Londres, et à Paris aussi, les Mou-

loudéens n'ont pas raté l'occasion d'être de la fête. Tunis, là où l'équipe effectue son stage, a également célé- bré cet anniversaire. À signaler que l'évènement s'est déroulé dans une ambiance festive et sans enregistrer aucun incident. Les organisateurs ont fait un travail remarquable avec une présence renforcé des services de l'ordre, afin de parer à toute mauvai- se surprise. Tout le monde se quitte

sur les célèbres chansons des sup- porters du MCA entonnées dans les travées des stades.

La JS Kairouan pour préparer la JS Kabylie

Pour ce qui est de l’équipe, et loin de la fête des supporters, les coéquipiers de Hachoud disputeront leur deuxiè-

me match de préparation en Tunisie. L'équipe algéroise affrontera, cet après-midi, la JS Kairouan, qui a ter-

miné le championnat de la saison der- nière à la 9 e place. Ce sera le deuxiè- me match amical du séjour des Al- gérois à Tunis, après la rencontre face à l'ES Metlaoui qui s'est soldée par une défaite (0-1). Au-delà du résultat technique, il faut dire que le MCA n'arrive pas à se montrer convaincant, notamment sur le plan offensif, après six semaines de travail. Menad veut minimiser le constat fait par plu- sieurs spécialistes après la défaite face à l'ES Metlaoui. “Il y avait beau- coup d'agressivité de la part des joueurs de l'ES Metlaoui, mais je pense que c'était un bon test pour nous dans la mesure où nous avons affronté une bonne équipe. En parallèle, mes joueurs ont refusé de rentrer dans les duels. En quelque sorte, c'est une ré- action légitime puisque nous ne sommes qu'à quelques jours du début du championnat et ils ont peur de se blesser. Je ne pense pas que cette défaite va nous affecter. Nous avons encaissé un but sur penalty que je considère as- sez sévère. Nous allons travailler car nous avons encore des choses à revoir. Le début du championnat pointe à l'horizon, nous devons être au top. J'ai une idée précise sur mon équipe mais je n'ai pas encore choisi mon onze de départ”, a déclaré Menad à la fin de la rencontre. Cet après-midi donc, le MCA disputera son dernier match à Tunis face à la JS Kairouan avant le retour au pays, prévu demain mer- credi.

MALIK A.

ALORS QUE LES RÉSERVISTES DEVAIENT RENCONTRER HIER UNE SÉLECTION AFRICAINE

Un dernier test de la JSK face à l’US Tataouine

L es joueurs de la JSK comptent disputer, cet- te après-midi, à Tunis, leur dernier match ami- cal en terre tunisienne face au nouveau pen-

sionnaire de Ligue 1 tunisienne, l’US Tataouine et ce, avant de rentrer au bercail demain afin de se concentrer sur le big-match de début de saison JSK- MCA prévu pour le vendredi 19 août à 19h au sta- de du 1 er -Novembre de Tizi Ouzou. Pour pallier les regrettables défaillances du manager tunisien en ma- tière de matchs amicaux, Kamel Mouassa a multi- plié, ces derniers jours, les matchs d’opposition entre joueurs kabyles et s’est démené comme un diable pour tenter de programmer tout au moins deux autres matchs amicaux pour boucler ce dernier sta- ge de préparation estivale à Gammarth, en banlieue tunisoise avant de regagner le pays. C’est ainsi que le coach kabyle a pu mettre sur pied un troisième match d’entraînement qui devait avoir lieu hier soir sur le terrain du complexe tou- ristique de Carthage Thalasso contre la même sé-

lection africaine qui a été défaite facilement, la se- maine passée, par l’équipe-fanion de la JSK. Pour ce troisième match-test, le staff technique kabyle de- vait aligner une équipe de jeunes “réservistes” qui n’ont pas eu suffisamment de temps de jeu depuis le début du stage de Tunis alors que ce sera l’équi- pe-type kabyle qui sera alignée, en principe, cette après-midi, contre la coriace formation de l’US Ta- taouine qui a accédé, cette année, en 1 re division tu- nisienne, encore qu’aux dernières nouvelles, la JSK aurait refusé de se déplacer, cette semaine, jus- qu’à Sousse pour rencontrer le Club sportif de Sfax en match amical. La délégation kabyle doit donc plier bagage dès demain matin pour permettre à tous les joueurs de rentrer chez eux et de passer quelques jours en famille avant de reprendre le chemin de l’entraînement à Tizi Ouzou afin d’affûter leurs armes à quelques jours du fameux “clasico” JSK- MCA qui polarise, depuis quelques jours déjà, l’ac- tualité sportive en Kabylie. L’heure est à la satis-

faction au sein du club kabyle. Et pour cause, le staff technique estime que, dans l’ensemble, la prépa- ration estivale a été une réussite totale et le bilan glo- bal est jugé positif alors que, du côté du staff mé- dical, tous les joueurs blessés ont quitté l’infirme- rie surtout que Ziaya, Mebarki et les deux jeunes Si Salem et Tafni ont repris le travail avec le grou- pe, d’où la grande satisfaction du revenant kiné Ra- chid Guillou, visiblement heureux de rentrer à Tizi Ouzou avec “zéro blessé” pour reprendre ses dires, du moins jusqu’à hier soir. “Le stage tire à sa fin après quinze jours de travail acharné et nous rentrerons à Tizi Ouzou ce mercredi avec le sentiment du de- voir accompli”, dira l’ancien défenseur internatio- nal et aujourd’hui manager du club, Brahim Zafour, qui a tenu à “féliciter le staff technique pour le tra- vail accompli durant ces deux semaines de stage à Tunis ainsi que tous les joueurs qui ont pleinement adhéré au programme de travail accompli tout en fai- sant preuve d’une discipline remarquable”.

MOHAMED HAOUCHINE

MCO

Toujours invincible en amical

L e Mouloudia d’Oran a enchaî- né, dimanche après-midi, un cinquième match amical sans

défaite, dominant sans trop de diffi- cultés le NC Magra. Vainqueurs (2- 0) grâce à des buts signés Boudoumi et Cherif, les Rouge et Blanc d’El- Hamri ont offert à leur public, très at- tentif à tout ce qui se passe à Sétif, une raison supplémentaire pour croire à une saison prometteuse. De la capitale des Hauts-Plateaux, les Oranais envoient, ainsi, des signaux positifs à leurs supporters comme en

témoigne cette invincibilité en cinq joutes amicales disputées depuis l’entame de la préparation. Le succès à Oran, au stade Ahmed-Zabana, face au Ghali de Mascara (2-1) avait, pour rappel, inauguré ce cycle ras- surant. Un deuxième succès face à la JSM Béjaïa (2-0) avant la victoire do- minicale face à Magra sur le même score avec, entre-temps, deux nuls face au MCEE (1-1) et au CAB (1-1) sont ensuite venus confirmer la for- me ascendante des protégés d’Omar Belatoui. L’entraîneur mouloudéen

est, d’ailleurs, satisfait du déroule- ment du stage et des résultats enre- gistrés. L’absence de blessure et sur- tout la bonne discipline de groupe enregistrée depuis l’arrivée à Sétif de- meurent deux points positifs qui laissent très optimistes le staff tech- nique oranais, également content des prestations des coéquipiers de Rachid Ferrahi lors des trois ren- contres-tests disputées à l’est du pays. Omar Belatoui est, à ce sujet, doublement satisfait de la solidité de la défense et de la créativité de

l’entre-jeu. L’ancien libéro interna- tional émet, cependant, quelques réserves à propos de l’efficacité de son avant-garde qui n’a impressionné personne bien qu’elle ait déjà scoré à six reprises en quatre joutes ami- cales. Cela dans l’attente d’une ré- demption du jeune espoir Zakaria Benchaâ qui refuse toujours de plier aux directives de ses respon- sables. Avant le dernier match de préparation qui se jouera aujourd’hui face au MC El-Eulma, Belatoui et Mecheri ne veulent, du reste, aucu-

nement dévoiler les contours de ce

qu’ils considèrent être l’équipe-type, soit le meilleur onze possible. Pré- férant inciter les joueurs à se donner

à fond et à faire de la concurrence

entre les 21 éléments composant l’effectif un enjeu de tous les jours, le staff technique mouloudéen espère

tirer le meilleur de la troupe dont il

a la charge d’ici mercredi, autrement

dit jour de retour au bercail avant un entracte de deux jours pour l’en- semble du groupe professionnel.

RACHID BELARBI

LIBERTE

Mardi 9 août 2016

Sport

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L’EN U23 ÉLIMINÉE AU BOUT DE DEUX MATCHES

Les Verts n’avaient pas le niveau pour les JO

C ontrairement à la première participa- tion (Moscou-1980) de l’Algérie à un tournoi de football aux jeux Olym-

piques, la sélection nationale a vu son aventure à Rio de Janeiro stop- pée au bout de deux rencontres seu- lement. D’ailleurs l’équipe nationale est la première à connaître son sort : deux matches, deux défaites synonymes d’élimination préma- turée. Certes, les Verts auraient pu réussir leur coup, mais ils ont terriblement manqué d’expérience pour gérer ce genre de tournoi et es- pérer rivaliser avec les autres na- tions. Il y a eu d’abord cette défai- te-surprise face au Honduras (2-3), avant de sombrer devant l’Argen- tine (2-1), alors que les hommes de Schürmann pouvaient espérer un meilleur résultat. Encore une fois, les Algériens vont regretter l’issue de ces deux matches. Face à l’Albiceleste, tout comme contre le Honduras, il y avait une place pour un résultat meilleur qu’une défaite. Mais vu leur manque de maturité à ce ni- veau de la compétition, les joueurs ont laissé filer une belle occasion de l’emporter. De nombreux ratages malgré une meilleure possession de ballon, un avantage numérique avant la pause suite à l’expulsion du capitaine argentin, Victor Cuesta, ou encore le tournant du match lorsque Bounedjah rate son face-à- face avec le gardien de but Rulli. Cette occasion aurait pu changer la physionomie de la rencontre. Alors que l’on s’attendait, après la pause, à l’ouverture du score par les coéquipiers de Bendebka, ne voilà-t-il pas qu’ils encaissent un but pour lequel le gardien de but Chaâl est loin d’être exempt de tout re- proche (47’). Certes, il y a eu cette réaction des Algériens avec cette

D. R.
D. R.

égalisation de Bendebka, mais il fal- lait rester vigilant derrière pour se mettre à l’abri de la riposte argen- tine. Les hommes de Schürmann avaient le match en main, mais au lieu de mieux prendre la situation en main, ils ont commis deux er- reurs fatales. Abdelaoui, qui pour- tant se savait sous la menace d’une exclusion, ne s’est pas privé pour commettre une faute sur un joueur argentin, qui lui a valu l’exclusion. Contrairement aux Algériens, les Argentins n’ont pas attendu long- temps pour profiter de cette situa- tion. Deux minutes seulement après l’expulsion de Abdelaoui, Calleri re- donne l’avantage aux siens malgré une intervention du gardien Chaâl. Ce but a sonné les camarades de Belkebla qui mettront quelques instants avant de se reprendre. Les Argentins reculent, mais jouent le contre et donnent des frayeurs aux Algériens avec ces deux tentatives de Calleri (77’) et Pavon (85’). En- treprenants, certes, les Verts ont manqué terriblement d’efficacité et de réussite. Ils laisseront s’envoler leurs es- poirs de prendre au moins un point

dans ce tournoi, en attendant le der- nier match pour l’honneur contre le Portugal, où ils seront diminués par l’absence de plusieurs éléments (Abdelaoui expulsé, Salhi, Aït At- mane et Kenniche blessés). “Je ne peux reprocher quoi que ce soit aux joueurs, ils ont tout donné. Le premier but encaissé au début de la seconde mi-temps ne doit pas ar- river. J’attendais beaucoup de cette rencontre, les joueurs ont effectué dans l’ensemble un match accep- table, mais l’équipe n’a pas été ré- compensée. Si Bounedjah avait mar- qué le but sur sa tentative de lob, le match aurait pris une autre tour- nure. C’est une expérience bénéfique pour les joueurs”, a déclaré Schür- mann à la fin du match. L’Algérie est éliminée des JO, mais elle aura laissé une impression mitigée, entre un réel potentiel qui aurait pu mieux faire et des insuffisances techniques et tactiques. Compara- tivement aux autres représentants africains, l’Algérie est à la traîne. Le Nigeria est qualifié en s’imposant lors de ses deux rencontres, alors que l’Afrique du Sud est toujours en course. Son dernier match face à

l’Irak pourrait lui permettre de passer au prochain tour. Même l’Irak, qui vit une situation très difficile à cause de la guerre, fait mieux que les Algériens. L’équipe irakienne a réussi à imposer le match nul au pays organisateur emmené par Neymar. Cependant, on peut dire qu’il y a eu une bonne surprise avec le bon tournoi effectué par le milieu de ter- rain nahdiste, Bendebka, auteur de deux buts sur les trois algériens face à l’Argentine et au Honduras. “Nous avons montré un beau visa- ge contre l’Argentine qui est un ha- bitué au podium olympique. En dépit de notre supériorité numé- rique, ils ont su gérer la partie grâ- ce à leur expérience. C’est ça le football, je félicite mes coéquipiers pour leur prestation”, a-t-il affirmé. Par ailleurs, le flop de ce tournoi c’est certainement le gardien de but, Farid Chaâl. Ce dernier est impli- qué dans trois des cinq buts en- caissés par les Verts.

MALIK A.

Programme des Algériens aujourd’hui

Boxe (16h)…

Poids moyens hommes -75 kg (1/16 e de finale) Ilyas Abbadi (ALG) vs Mpi Anauel Ngamissengue (CON)

…(21h15)

Poids légers hommes -60 kg (1/8 e de finale) Adlan Abdurashidov (RUS) vs Reda Benbaziz (ALG)

Natation (17h08)

100 m nage libre hommes (Série 3) Oussama Sahnoune

Aviron

Sid-Ali Boudina, Amina Rouba (1/4 e de finale)

ALGÉRIE-PORTUGAL POURRAIT ÊTRE LE DERNIER MATCH DE SCHÜRMANN

“Mon avenir ? Je vais y réfléchir”

n Le match de la sélection olympique algérienne de football contre le Portugal, demain mercredi à Belo Horizonte pour le compte de la troisième journée du tournoi des jeux Olympiques de Rio de Janeiro, pourrait être le dernier de l'entraîneur suisse Pierre-André Schürmann à la tête de l’équipe. “Mon avenir, je vais y

réfléchir. Je vais prendre du recul après le tournoi olympique, puis je vais discuter avec les responsables de la Fédération algérienne de football et le président Raouraoua”, a confié Schürmann à l’issue du match perdu contre l’Argentine (1- 2) dimanche soir à Rio de Janeiro. Engagé par la Fédération algérienne de football en août

2014, le technicien suisse a réussi le pari de qualifier l’Algérie pour le tournoi des jeux Olympiques de Rio de Janeiro après 36 ans d’absence. Sous sa conduite, l’équipe algérienne a terminé vice- championne d’Afrique des moins de 23 ans, en décembre 2015 au Sénégal.

Interrogé sur l’avenir de l’équipe algérienne, le technicien suisse a exprimé son souhait de voir certains joueurs de la sélection olympique intégrer l’équipe A. “Ce n’est pas la fin d'un cycle, je souhaite voir certains joueurs de cette équipe dans le groupe de la sélection A”, a dit le technicien helvétique, âgé de 54 ans.

ALORS QUE LE BOXEUR BENBAÂZIZ DÉFIERA LE RUSSE AUJOURD’HUI

Les rameurs Boudina et Rouba passent en quart de finale

l’exploit de se qualifier pour les quarts de fina-

le après avoir remporté hier la 1 re série de repê-

chages avec un temps de 8:04.21. L'Algérienne

a devancé Felice Chow de Trinité-et-Tobago,

également qualifiée pour les quarts de finale pré- vus également aujourd’hui. En outre, et concer- nant toujours les performances des Algériens aux

JO-2016 de Rio, hier, le tireur Chafik Boudaoud

a été éliminé du tir sportif (10 m carabine). Sur

50 tireurs engagés lors des qualifications, l’Al- gérien a pris la 47 e place. La première place est revenue à l'Italien Niccolo Campriani qui éta- blit un nouveau record olympique avec 630,2 points. À noter qu’en boxe, Chouaïb Boulou-

S id-Ali Boudina s’est distingué hier à l’oc- casion de la 3 e journée des jeux Olympiques de Rio en parvenant à se qualifier pour les

quarts de finale de l’épreuve d’aviron (Skiff mes- sieurs individuel) en remportant la première sé- rie de repêchage avec un temps de 7:20.84. Le ra- meur algérien a devancé le Péruvien Leon Gar- cia également qualifié lui aussi pour les quarts de finale, prévus aujourd’hui à 12h30 (heure al- gérienne). Il y aura quatre série en quarts, les trois

premiers de chaque série passeront en demies. De son côté, la rameuse Amina Rouba qui a, aus- si, pris part à la série de repêchagedans la spé- cialité du Skiff dames individuel, a réussi

dinat a fait son entrée en lice hier en fin de soi- rée, en croisant les gants avec le Mauricien Ken- nedy St-Pierre. Pour sa part, Réda Benbaâziz qui s’est qualifié avec brio pour les 8 es de finale en s’imposant face à l’Égyptien Mahmoud Abdel- lal va affronter le Russe Abdurashidov Adlane. Ces deux boxeurs se sont déjà rencontrés l’an- née dernière pour le compte de la WSB (World Series of Boxing). “C’est un boxeur porté sur l’at- taque, il est très offensif, on va bien analyser son jeu avec le staff technique pour mettre en place la meilleure tactique afin de le contrer”, a-t-il dé- claré après sa victoire face au pugiliste égyptien.

SOFIANE MEHENNI

JO-2016/JUDO

Médaille d’or historique pour le Kosovo

n La judokate Kosovare Majlinda

Kelmendi a remporté dimanche la médaille d'or des Jeux de Rio dans la catégorie des -52 kg, apportant à son pays le premier titre olympique de son histoire. En finale, Kelmendi, qui était la grande favorite de la catégorie, a battu par yuko l'Italienne Odette Giuffrida (argent). La Japonaise Misato Nakamura et la Russe Natalia Kuziutina ont décroché les médailles de bronze. “J'avais tant rêvé de ce moment, c'est la première fois que le Kosovo vient aux jeux Olympiques, et malgré ça, on gagne une médaille d'or !”, s'est réjouie Kelmendi, drapeau national sur les épaules. “J'ai toujours voulu montrer au monde que le Kosovo n'était pas qu'un pays qui avait connu la guerre.”

NATATION (4X100 M LIBRE)

19 e médaille d'or pour Phelps

n Michael Phelps a décroché sa

19 e médaille d'or olympique en remportant dimanche à Rio avec les

États-Unis le relais 4x100 m nage libre, devant la France, qui a perdu son titre mais gagné sa première médaille des JO-2016. Avec un excellent passage en

47 sec 12/100 en deuxième position, le

nageur de Baltimore a annoncé la

couleur : il faudra compter avec lui cette semaine et il semble à même de compléter sa jolie collection de

23 médailles olympiques (depuis

2004). Le relais français, lui, était invaincu depuis quatre ans sur cette épreuve (JO-2012, Mondiaux grand bassin 2013 et 2015, Euro grand bassin 2014 et 2016). Mais les nageurs français ne caracolaient pas en tête des meilleures performances de l'année sur 100 m et Phelps, pour son entrée en lice à Rio, a frappé fort, très fort.

La 3 e place est revenue aux Australiens,

à 1 sec 45/100 de Phelps et consorts. Les États-Unis ont pris leur revanche des JO-2012 de Londres où les Français les avaient battus pour enlever leur premier titre majeur sur la distance. La France avait déjà remporté l'argent aux JO-2008 à Pékin, derrière les États-Unis.

TENNIS

Djokovic éliminé au premier tour !

n Le Serbe Novak Djokovic, n°1

mondial et vainqueur des quatre derniers tournois du grand chelem, a été éliminé au premier tour du tournoi olympique des Jeux de Rio, dimanche, battu 7-6 (7/4), 7-6 (7/2) par l'Argentin Juan Martin Del Potro. Un scénario qui ne manquera pas de réveiller un autre mauvais souvenir pour Djokovic : aux JO-2012 à Londres, Del Potro, vainqueur de l'US Open 2009, l'avait déjà battu pour la médaille de bronze. La désillusion est colossale pour le Serbe, pour qui la médaille d'or olympique était le dernier grand titre manquant puisqu'il s'est déjà offert les quatre trophées du grand chelem, le masters et la Coupe Davis. Il était donc considéré comme le grand favori du

tournoi, et, a fortiori, de ce match face

à Del Potro. D'autant que le lauréat de

l'US Open 2009, ancien n°4 mondial tombé au 145 e rang, sort de deux saisons quasi blanches et a atterri au Brésil sans aucune certitude. Il n'a, en tout cas, nullement été déconcentré par un petit incident survenu dans la matinée. L'Argentin était resté coincé pendant 40 minutes dans un ascenseur du village olympique à cause d'une coupure de courant. Djokovic a longuement étreint son adversaire au filet avant de quitter le court la tête basse, en larmes, pendant que Del Potro, visiblement incrédule, profitait de l'instant en signant des autographes.

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Jeux

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LIBERTE

Par : Partie d’un s Poisson s s s s s Obstacle Elimination Rapière Individu
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Partie d’un
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De naissance
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Nacer Chakar
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Traitèrent à
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Démesurés
Appui
Avec célérité
Négation
Dures
Ville d’optique
la vapeur
s
s
ssss
Frangine
Peu
fréquemment
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