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COUPE DE LA CAF : YOUNG AFRICANS (TANZANIE) 1 - M0B 0

La qualif’ se complique pour les Crabes P.19

D. R.
D. R.

VACANCES D’ÉTÉ DANS LA PRESQU’ÎLE DE COLLO

Voyage au pays des trois légendes et des trois saints P.11

LA LOGISTIQUE DURANT LA GUERRE DE LIBÉRATION NATIONALE

Le témoignage précieux de Abdelmadjid Bouzbid P.12

Le témoignage précieux de Abdelmadjid Bouzbid P.12 LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER LIBERTE FACE

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

FACE AUX PÉNURIES RÉCURRENTES D’EAU À AZAZGA

Les habitants de Hidous captent une source en montagne P.13

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7308 DIMANCHE 14 AOÛT 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

LE CLAN PRÉSIDENTIEL CONTINUE DE VOIR PARTOUT L’OMBRE DE L’EX-CHEF DU DRS Toufik ou la
LE CLAN PRÉSIDENTIEL
CONTINUE DE VOIR
PARTOUT L’OMBRE
DE L’EX-CHEF DU DRS
Toufik
ou la
paranoïa
du pouvoir
P.3
D. R.
DU DRS Toufik ou la paranoïa du pouvoir P.3 D. R. APRÈS DES REQUÊTES DE RIVERAINS

APRÈS DES REQUÊTES DE RIVERAINS ADRESSÉES AUX AUTORITÉS

Bouira : un débit de boissons saccagé P.2

APRÈS LA TAXE IMPOSÉE AUX AUTOMOBILISTES ALGÉRIENSAUX AUTORITÉS Bouira : un débit de boissons saccagé P.2 Tébessa : la Tunisie interdit l’entrée

Tébessa : la Tunisie interdit l’entrée de la pomme de terre algérienne P.4

L’ORGANISATION SE RÉUNIRA À ALGER EN SEPTEMBRE PROCHAIN

Pétrole :

l’Opep peut-elle maintenir la stabilité du marché ?

P.7

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À ALGER EN SEPTEMBRE PROCHAIN Pétrole : l’Opep peut-elle maintenir la stabilité du marché ? P.7

AF

À ALGER EN SEPTEMBRE PROCHAIN Pétrole : l’Opep peut-elle maintenir la stabilité du marché ? P.7

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L’actualité en question

Dimanche 14 août 2016

LIBERTE

APRÈS DES REQUÊTES DE RIVERAINS ADRESSÉES AUX AUTORITÉS

Bouira : un débit de boissons saccagé

Les jeunes, remontés, ont décidé d’apporter des engins et des camions pour nettoyer le lieu considéré comme un point noir de la commune. Ce lieu de vente illicite d’alcool avait suscité la colère des citoyens, qui ont interpellé à plusieurs reprises les autorités face au climat d’insécurité qu’il a induit.

A. Debbache/Liberté
A. Debbache/Liberté

Les citoyens ont décidé de s’attaquer au hangar faisant office de débit de boissons alcoolisées.

LIBERTÉS RELIGIEUSES

L'Algérie “répondra officiellement” au rapport américain

L’ Algérie répondra “officiellement” au rapport exhaustif sur les libertés reli- gieuses dans le monde en 2015 établi

par le département d’État américain, où la li- berté religieuse en Algérie a été hautement sa- luée, a affirmé, hier à Alger, le ministre des Af- faires religieuses et des Waqfs, Mohamed Aïs- sa. “Le ministère des Affaires étrangères appor- tera une réponse officielle au rapport américain sur les libertés religieuses dans le monde en 2015, lequel a salué les efforts déployés par l’Al- gérie pour faire respecter les libertés religieuses conformément à des garanties constitutionnelles et légales”, a indiqué M. Aïssa dans une décla- ration à la presse en marge du 1 er congrès sur les préparatifs du hadj 2016.

Pour le ministre, “ce rapport positif est le meilleur qui soit rédigé sur l'Algérie, depuis que le département d'État américain s’est penché sur cette question”, ajoutant que “les auteurs de ce rapport ont bien saisi le concept d'équi- té et la politique adoptée par l'Algérie en termes de modération, de préservation de l'identité et de soutien au dialogue des civilisa- tions”. “Les lacunes relevées par ledit rapport sont dues à une incompréhension de notre cul-

ture nationale”, a indiqué le ministre, préci- sant que “l'Algérie demeure attachée à son ap- partenance culturelle et civilisationnelle et consacre la liberté de culte et de la pratique re- ligieuse aussi bien dans sa Constitution que dans les lois de la République”. Après avoir rappelé que “la justice algérienne incrimine quiconque insulte les prophètes ou dénigre les religions”, M. Aïssa a saisi l'occa- sion pour affirmer que le code pénal allait s'ap- pliquer à l'individu qui avait récemment por- té atteinte à la religion musulmane et à la per- sonne du Prophète Mohammed (QSSSL). “La loi interdit, également, les campagnes de prosélytisme par l'exploitation des mineurs et des nécessiteux”, a-t-il ajouté. S'exprimant sur la création d'une instance spé- cialisée dans l'examen des cas relevant du Qis- sas (loi du talion), le ministre a précisé qu’“une rencontre sera prochainement organi- sée, à laquelle seront conviées toutes les parties concernées dont des experts en droit, des imams et des érudits, pour examiner cette ques- tion en toute objectivité et modération et sor- tir avec des résultats qui profiteront à la socié- té algérienne”.

BOUMERDÈS

Deux caches d’armes et d’explosifs détruites

D eux caches contenant 13 canons de confection artisanale, 8 bombes, 10 kilogrammes de matières

explosives et des moyens de détonation ont été découvertes et détruites par un détachement de l'ANP lors d’une opération de ratissage, vendredi, dans la forêt de Sidi- Ali-Bounab (Boumerdès), a indiqué, hier, un communiqué du ministère de la Défense nationale. “(…) Un détachement de l’ANP a découvert et détruit, le 12 août 2016, lors d’une opération de ratissage dans la forêt de Sidi-Ali-Bounab, wilaya de Boumerdès (1 re RM), 2 caches contenant 13 canons de confection artisanale, 8 bombes, 10 kilogrammes de matières explosives et des moyens de détonation”, note la même source. Par ailleurs, des éléments de la Gendarmerie nationale “ont appréhendé 1 contrebandier à Adrar (3 e RM), à bord d’un camion chargé de 4 430 unités

de tabac”. À Biskra (4 e RM), un détachement de l’ANP “a arrêté 2 personnes à bord d'un véhicule touristique en possession de 2 fusils de chasse et d’une quantité de munitions”. À Tamanrasset et Bordj Badji-Mokhtar (6 e RM), des détachements de l’ANP “ont saisi 3 détecteurs de métaux, 2 véhicules tout-terrain et 1 760 litres de carburant”. À Souk-Ahras, à Tébessa et à El-Taref (5 e RM), les unités des gardes-frontières “ont déjoué des tentatives de contrebande de plus de 18 160 litres de carburant”. En outre, les éléments de la Gendarmerie nationale de Ghardaïa (4 e RM) et d’Aïn Témouchent (2 e RM) “ont arrêté 15 immigrants clandestins de nationalités africaines, tandis que 2 immigrants clandestins de nationalité syrienne ont été appréhendés à Hassi Messaoud et 2 autres, de nationalité marocaine, à Bab El-Assa, dans la wilaya de Tlemcen (2 e RM)”.

P rès de 1 000 personnes ont parti- cipé hier à la démolition d’un han- gar squatté par des délinquants qui l’ont transformé en débit clandestin de boissons alcooli- sées. Vers 10h30, le maire arrive

sur place mais il est hué par la foule qui lui re- proche de n’avoir rien fait face aux fléaux so-

ciaux. Les jeunes, remontés, ont décidé d’ap- porter des engins et des camions pour nettoyer le lieu considéré comme un point noir de la commune. Ce lieu de vente illicite d’alcool avait suscité la colère des citoyens, qui ont interpel-

lé à plusieurs reprises les autorités face au cli- mat d’insécurité qu’il a induit. D’ailleurs, la goutte qui a fait déborder le vase est l’agression d’un jeune, qui jouait de la guitare près du sta- de, par une dizaine de délinquants. La victime

a été jetée dans la rivière et laissée pour mor-

te. L’un des témoins de la scène alerte sa famil-

le venue à sa recherche vers 23h. Elle a été éva-

cuée à l’hôpital de Bouira dans un état coma- teux. Les citoyens ont décidé de se prendre en charge et s’attaquer à “cette bande” qui a im- posé son diktat depuis plus de 4 ans. Ainsi, ven- dredi, vers 19h, des dizaines de personnes, ar- mées de gourdins et de pioches, font irruption dans le hangar et se sont mis à tout saccager. Les réfrigérateurs ont été jetés à l’extérieur et brûlés. Devant la colère des citoyens, les com- merçants ont pris la fuite de peur d’être lyn-

chés. Vers 20h, les jeunes se sont dirigés vers la brigade de la gendarmerie pour exiger la des- truction du hangar. D’ailleurs, plusieurs voix se sont élevées à plusieurs reprises pour exi- ger une sécurité renforcée au chef-lieu de la commune, devenue la proie du banditisme où plusieurs citoyens ont été agressés en plein jour. Ahmed, un retraité de l’enseignement, n’a pas caché sa joie après la destruction de la bâtis- se et qualifie l’opération d’acte de citoyenne- té. “Le soir, il n’est pas possible de sortir pour prendre l’air, surtout en famille. Plusieurs per- sonnes ont été délestées de leur argent par des dealers. Le lieu est devenu une plaque tournan- te du trafic en gros de stupéfiants et d’alcool. Cette situation a généré la prolifération de maux sociaux qui ont conduit à des crimes et des rè- glements de compte entre les membres de la ban- de”, dira-t-il. À noter qu’un chanteur a été assassiné dans son domicile par un jeune étudiant sous l’effet de l’alcool, il y a moins de deux années. Un repris de justice qui était sous l’effet de l’alcool et de stupéfiants, ayant bénéficié de la grâce prési- dentielle, avait été, à son tour, assassiné par un autre jeune, 15 jours après sa sortie de prison. Plusieurs pétitions ont été adressées par les ha- bitants d’Ahl El-Ksar au wali et au ministre de l’Intérieur pour exiger l’ouverture d’une sûre- té urbaine ou d’une BMPJ.

A. DEBBACHE

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de l’Intérieur pour exiger l’ouverture d’une sûre- té urbaine ou d’une BMPJ. A. DEBBACHE Publicité F.796

F.796

LIBERTE

Dimanche 14 août 2016

L’actualité en question

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LE CLAN PRÉSIDENTIEL CONTINUE DE VOIR PARTOUT L’OMBRE DE L’EX-CHEF DU DRS

Toufik ou la paranoïa du pouvoir

Il ne se passe plus un événement dans le pays sans que le clan au pouvoir soupçonne l’ombre du toujours mystérieux ex-patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS). Après la main de l’étranger, c’est désormais la main de Mohamed Mediène, dit Toufik, que le pouvoir agite pour… sévir !

S on ombre plane toujours et l’“exagération” dont use actuellement le clan au pouvoir, par rapport à de supposées manœuvres en sourdine du général

Toufik, prêtent parfois à rire. C’est ainsi que les internautes algé- riens s’amusent à combler le temps des heures perdues de ces périodes de grandes chaleurs d’été, en s’adon- nant à un humour bien particulier :

“Il ne manquerait plus qu’ils nous di- sent que c’est lui qui est derrière les

secousses sismiques enregistrées dans la région de l’Algérois…” ! Le géné- ral de corps d’armée, Mohamed Mediène, dit Toufik, le chef des renseignements algériens le plus mystérieux de l’histoire de l’Algérie indépendante, admis à la retraite en septembre 2015, continue à faire parler de lui. Peut-être malgré lui. Puisque, si des soupçons sont nourris en sa direc- tion, s’agissant, par exemple, de la fa- meuse initiative des “19”, souvent, de simples transactions commerciales, comme le rachat de parts du grou- pe de presse El Khabar, par une fi- liale du Groupe Cevital, Ness-Prod, lui sont imputées. En attendant de savoir formellement si c’est à tort ou

à raison que ces griefs lui sont faits,

il est établi, pour l’instant, et de l’avis de l’opinion publique, que cela relève plutôt de “la science-fiction”. Car le leurre de l’“État civil” prôné par les maîtres chanteurs des nouveaux te- nants du pouvoir s’est avéré une courte illusion. Sinon, comment expliquer que le dé- puté FLN, et néanmoins ex-P-DG de

la compagnie aérienne Air Algérie, Wahid Bouabdallah, soit convoqué

à la fameuse caserne “Antar” pour y

être interrogé et, plus encore, “mal- traité”, par un colonel dit “Smaïn”, du nouveau département des ser-

vices des renseignements algériens. Pour mieux faire la lumière sur cet- te nouvelle phase sombre de l’his-

D. R.
D. R.

toire contemporaine de l’Algérie, des personnalités, mais aussi des partis politiques donnent leur avis. C’est ainsi qu’une ancienne ministre qui

ne s’“inscrit pas dans les démarches de l’actuel clan au pouvoir”, des dé- marches qu’elle juge “en deçà de son niveau” et de “son rang”, estime que “Toufik Mediène se tait parce que c’est son métier qui l’exige”. Et pour elle, “c’est parce qu’il fait ce métier de- puis tellement longtemps que c’est de- venu une seconde nature pour lui”. C’est parce que, aussi, ajoute-t-elle, “il s’agit de quelqu’un de très sérieux et de trop respectueux de ce pays et de

son peuple”. C’est donc, conclut-elle, “un homme qui ne fait, forcément, pas dans l’agi- tation”. Mais au Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), on considère plutôt que “les atteintes aux libertés ont toujours été

Le général Mohamed Médiène dit Toufik, ex-chef du DRS.

une constante chère aux différents te- nants du pouvoir, que ce soit du temps de Mohamed Mediène, dit Toufik, ou du temps du Malg ou leurs actuels héritiers”. Le secrétaire na- tional à la communication, Ath-

mane Mazouz, dit ne pas voir “dans ces ré- centes atteintes aux droits de l’Homme une quelconque pa- ranoïa qui peut servir l’actuel clan au pou- voir face à l’ancien chef des services de renseignements algé- riens (ex-DRS), qui est aussi manœuvrier et autant hostile à la promotion des droits et des libertés et au respect des choix dé- mocratiques du peuple algérien”. Pour lui, “dans notre pays, la lutte des clans pour le contrôle des centres de décisions, loin des préoccupations de la souveraineté du peuple, est une marque de fabrique du pouvoir algérien qui remonte à l’indé- pendance du pays”.

Et, poursuit-il, “tant que le peuple est privé d’élections libres, le système continue à se reproduire par les mêmes méthodes”. Il estime que “les clans qui contrôlent les institutions déterminantes du pays et qui pré-

voient une succession arrangée sont le véritable danger pour la nation”. Il constate, cependant, que “le pays vit un réel rétrécissement des libertés, des atteintes récurrentes aux droits de l’Homme et un verrouillage poli- tique et médiatique”. Le tout, ajou- te-t-il, “couronné par une situation sociale explosive qui augure d’une rentrée sociale des plus compliquées”. Un autre parti, le Mouvement de la société pour la paix (MSP), voit les choses sous le même angle, cepen- dant un peu nuancée. Contacté hier, le président du MSP, Abderrezak Makri, précise que “les luttes au sommet du pouvoir ne nous concer- nent pas”. Au MSP, souligne-t-il, “on estime qu’il y a un pouvoir en face de nous qui doit partir. Car celui qui gagne dans la guerre des clans va for- cément appliquer les mêmes mé- thodes, donc mobiliser les mêmes appareils, que sont le FLN, le RND, l’UGTA et l’administration”. Ce pourquoi, il considère que “cela res- te une question interne au système” et appelle “au changement et à la transition démocratique”. S’agissant d’une lecture purement politique, M. Makri a préféré garder ses dis- tances : “Nous ne pouvons pas faire une lecture politique parce que nous n’avons pas d’informations…”

MEHDI MEHENNI

LÉDITO

PAR SAÏD CHEKRI

Toufik, Bouteflika… et le système

Si cela ne fait pas du

général Toufik un ange, loin s’en faut, on est loin de cette image de démon encore actif qu’on tente de lui accoler, alors même que son départ n’a eu aucun impact sur le fonctionnement et les

réflexes du système en place depuis

1962.”

À en croire les voix du sérail, à commencer par celle d’Amar Saâdani, le général Toufik, alias Mohamed Mediène, même silencieux et dis- cret comme toujours, serait loin d’avoir pris sa retraite. Mieux, il se-

rait, nous disent ces voix, à l’origine de pas mal de leurs ennuis. Tantôt, il est accusé d’être l’instigateur de la sortie des “19” qui doutaient de la réa- lité du pouvoir de Bouteflika, lequel serait otage de l’oligarchie aux com- mandes qui agirait à son insu et déciderait en son nom. Tantôt encore, il serait derrière la tentative de rachat d’actions du groupe El Khabar, puis, quelques jours après, on lui impute la toute dernière montée au créneau d’anciens moudjahidine appelant au déboulonnement de l’actuelle direction du FLN. Ainsi présenté, Toufik serait donc une source de nuisance au pou- voir, comme jamais il ne l’avait été. Car, auparavant, il n’avait de nuisan- ce que celle qui arrangeait les affaires de ce même pouvoir, c’est-à-dire cel- le dirigée contre les partis d’opposition, les syndicats autonomes, la pres- se, la société civile indépendante, etc. C’est ainsi que cet ancien ministre se veut catégorique quand il affirme que Bouteflika et Toufik ont toujours eu la même conception de la démocratie, bâtie sur la négation même de la démocratie, et qu’hormis le dossier Chakib Khelil, les deux hommes s’ac- cordaient sur tout. Affirmer, aujourd’hui, que le général démis se serait re- tourné contre son compagnon de route de 18 ans serait un peu hasardeux, à tout le moins. À supposer que le général Toufik ait effectivement joué quelque rôle dans ces sorties sporadiques anti-régime, il n’aurait pas agi contre Bouteflika mais plutôt contre ceux qui, profitant de sa santé vacillante, gouvernent en son nom, ceux-là mêmes qui, peut-être, seraient derrière le renvoi du général mais aussi derrière le retour triomphal de Chakib Khe- lil au pays. Si cela ne fait pas du général Toufik un ange, loin s’en faut, on est loin de cette image de démon encore actif qu’on tente de lui accoler, alors même que son départ n’a eu aucun impact sur le fonctionnement et les ré- flexes du système en place depuis 1962. À ce détail près que les institutions qui constituaient la façade démocratique de ce système ont laissé place à l’omnipotence des clans. Plus qu’un détail, c’est sans doute le signe que le système a perdu en Toufik un pilier majeur. n

UN ANCIEN MINISTRE SE CONFIE À “LIBERTÉ”

“Khelil est le seul point de désaccord entre Toufik et Bouteflika”

n Il est ancien ministre et préfère garder l’anonymat. Et il souligne, tout d’abord, qu’il n’a fréquenté le général de corps d’armée, Mohamed Mediène dit Toufik, ex-patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) que “sur le plan professionnel”. Il assure pouvoir témoigner que le général admis à la retraite “est un grand professionnel et un patriote”. Cependant, relève-t-il, “je ne l’ai jamais considéré comme un démocrate”. Cet ancien ministre pense même, d’ailleurs, que “c’était l’homme le plus fidèle et le plus loyal de l’institution militaire à Abdelaziz Bouteflika”. Il ne pense pas, ainsi, qu’“il ait pu y avoir entre les deux hommes une quelconque divergence sur la question de la démocratie en Algérie”. Ce pourquoi, il considère, de surcroît, que lorsque “ce ne sont pas les institutions qui dirigent un pays, ce sont forcément les clans au pouvoir qui le font”. Pour lui, “Toufik Mediène et Abdelaziz Bouteflika n’ont pas cessé d’être la même chose depuis 18 ans”. Il se pose d’ailleurs la question : “Pourquoi cherche-t-on, aujourd’hui, à trouver aux deux hommes une différence ?” “Trouvez-moi d’ailleurs, ajoute-t-il, le seul point de désaccord entre Toufik Mediène et Abdelaziz Bouteflika si ce n’était le dossier Chakib Khelil, ancien ministre de l’Énergie ?” Il estime, enfin, qu’“il n’y a aucune vertu à trouver au système algérien, tel qu’il fonctionne aujourd’hui”.

M. M.

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L’actualité en question

Dimanche 14 août 2016

LIBERTE

APRÈS LA TAXE IMPOSÉE AUX AUTOMOBILISTES ALGÉRIENS

Tébessa : la Tunisie interdit l'entrée de la pomme de terre algérienne

Les incidents à la frontière algéro-tunisienne se multiplient et la situation prend des allures de crise. En plus de la taxe de passage imposée aux Algériens se rendant sur son territoire, la Tunisie s’attaque maintenant aux activités d’importation en créant des obstacles pour les produits d’origine algérienne.

S i la crise de la taxe de 30 DT impo- sée aux automobilistes algériens voulant se rendre en Tunisie conti- nue d'alimenter les discussions et occupe les manchettes des médias des deux côtés de la frontière, une

autre affaire vient de surgir, celle des semi-re- morques chargés de pomme de terre algérien- ne, importée par un opérateur économique tu- nisien, bloqués au poste-frontière de Boucheb- ka, dans la wilaya de Tébessa. L'importateur en question avait finalisé toutes les démarches auprès des services algériens mais une fois arrivé aux services douaniers tu- nisiens, ces derniers ont clairement refusé l'en- trée de la pomme de terre algérienne sur le sol tunisien. Les semi-remorques sont bloqués de- puis quatre jours en attendant une issue favo- rable. Le directeur général tunisien de la pro- tection et la prévention des produits agricoles, Tarek Chiboub, a justifié, lors de son interven- tion sur le site d'un journal électronique, la po- sition des services douaniers tunisiens par la maladie qui affecte la pomme de terre algérien- ne. Un argument qui ne tiendrait pas la rou- te, puisque l'exportateur, M. Boudebouz, affirme détenir un dossier en bonne et due for- me concernant la transaction commerciale. Les transporteurs algériens détiennent, quant à

D. R.
D. R.

La pomme de terre algérienne, acheminée par un importateur, est bloquée à la frontière par les autorités tunisiennes.

eux, des certificats de fumigation et de santé pour le produit comme l’exigent les procédures d'importation et d'exportation à l'internatio- nal. D'autre part, le même produit est exporté dans le monde, notamment les pays

du Golfe, la Russie et d’autres pays européens et dont les restrictions d'entrée de produits étrangers sont sévères. Aussi, le ministre tu- nisien du Commerce a accordé plusieurs fois l'autorisation d'importer la pomme de terre

pour réguler le marché tunisien. Cepen-

dant, ce problème d'interdiction ne se pose pourtant pas de l'autre côté de la frontière avec les Libyens au poste de Ras Jedir. Les semi-re- morques libyens pénètrent en territoire tuni- sien chargés de marchandises dont la pomme de terre, sans restriction. Il en est de même pour la taxe de 30 dinars tunisiens imposée aux ressortissants étrangers. La Libye n'a pas at- tendu longtemps pour réagir. Elle a imposé, le 13 décembre 2015, aux Tunisiens une taxe douanière de 120 DT, à la sortie de son terri- toire, autrement dit, elle a appliqué le princi- pe de réciprocité. Enfin, nous apprenons auprès de Mohamed Zergui, président de l'Association pour le développement local dans la commune de Bir El-Ater, que les deux postes frontaliers rele- vant de la wilaya de Tébessa, à savoir Betita et Ras El-Ayoun, seront fermés dès aujour- d’hui. Notre interlocuteur avance que les ha- bitants des zones frontalières sont déterminés

à aller jusqu'au bout dans leurs revendications.

“Nous appelons les hauts responsables à appli- quer la réciprocité aux Tunisiens voulant se rendre en Algérie. Il y a des gens qui vont en Tu- nisie deux fois par jour, cette situation commen- ce à peser”, dira-t-il.

RACHID G.

MALGRÉ LA RÉPARATION DE LA PANNE TECHNIQUE

L’eau rationnée un jour sur trois et plus à Médéa

L oin le temps où les foyers de la ville de Médéa recevaient l’eau du robinet 2 fois par jour et durant des plages ho- raires relativement assez longues.

En effet, l’alimentation en eau potable est de plus en plus es- pacée dans le temps passant d’une desserte quotidienne de quelques heures à une desserte sur trois, voire un jour sur cinq dans certains quartiers. Le problème de pénurie d’eau est allé de mal en pis depuis le début de cet été forçant beaucoup de foyers à s’adresser aux vendeurs d’eau et à s’équiper de moyens de stockage pour constituer des réserves d’eau. Comme le dit l’adage “Le malheur des uns fait le bonheur des autres”, la pénurie d’eau a fait le bonheur des vendeurs du pré- cieux liquide dont le ballet des véhicules équipés de citernes faisant la queue devant les propriétaires de puits est de plus en plus visible. La situation est diversement expliquée, allant de celle qui at- tribue le problème à la gestion de la distribution, privilégiant certains quartiers qui disposent de l’eau H24, notamment le quartier des cités récentes des hauteurs de Theniet El-Had-

jer, à celle qui pointe du doigt les nombreuses fuites d’eau sur le réseau. Mais il y a aussi la version qui explique la récurren- ce du manque d’eau par les changements induits par le phé- nomène de l’urbanisation avec la création de nouveaux centres et des ensembles d’habitat qui se sont conjugués au phénomène lié à la pression démographique. Il faut savoir que d’importants apports de population sont ve- nus grossir le nombre d’habitants de l’agglomération chef-lieu, alors qu’un nouveau pôle urbain a vu le jour, concentrant à lui seul l’équivalent d’une localité. Depuis la création du nouveau pôle urbain, la distribution d’eau potable connaît des perturbations à la suite de la déci- sion des autorités de réserver une quantité du volume d’eau destiné à la ville de Médéa à l’approvisionnement du pôle ur- bain. N’ayant pu prévoir d’autres sources d’approvisionnement de cet ensemble urbain, la solution trouvée a consisté à diviser le volume desservi entre la ville et le pôle urbain qui comp- te d’importantes infrastructures publiques dont un pôle universitaire, une résidence universitaire, des cités d’habita-

tion, des établissements d’enseignement et de santé, etc. C’est à une nouvelle réalité à laquelle la population est maintenant confrontée, réalité caractérisée par une réduction drastique de la distribution d’eau, aggravée par les aléas dus aux pannes de courant électrique, la destruction des conduites ou par le piquage clandestin. D’ailleurs, plusieurs quartiers de la ville n’ont pas été, le mois dernier, alimentés en eau potable pendant des jours, en rai- son d’une panne technique dans le réseau. Alors que la ma- jorité des quartiers ont, pour la même raison, connu de fortes perturbation dans l’alimentation. La solution viendrait du projet de transfert des eaux de Gh- rib servies précédemment à la ville de Berrouaghia dont le quo- ta de 12 000 m 3 d’eau approvisionnera la ville de Médéa. En attendant la concrétisation de ce projet, les résidents du chef-lieu doivent prendre leur mal en patience sachant que les conséquences engendrées par le problème d’alimentation en eau potable de la ville auraient pu être anticipées par les décideurs.

M. EL BEY

ACCIDENTS DE LA ROUTE À BÉJAÏA

40 morts et 1 384 blessés depuis le début de l’année

L es routes ont été particulièrement meur- trières cette année à Béjaïa. Le bilan éta- bli par la Protection civile depuis le dé-

but de l’année jusqu’à vendredi dernier fait état de pas moins de 40 personnes qui ont perdu la vie et 1 384 autres qui ont été blessées dans 1 129 accidents de la circulation enregistrés. Rien que pour la journée de vendredi, deux ac- cidents mortels ont été enregistrés sur la RN24, reliant Béjaïa à Tizi Ouzou via Azef- foun. Le premier accident est survenu vers 4h du matin. Il s’agit du dérapage d’un véhicule léger qui a dévalé une pente abrupte, pour se

stabiliser à quelques mètres de la mer. Bilan :

deux blessés âgés, de 23 et 21 ans évacués vers le CHU, et une troisième personne décédée après avoir été éjectée en mer. La victime a été repêchée à 1 500 m du point de chute après d’intenses recherches, précise la Protection ci- vile de Béjaïa. Le deuxième accident, qui s’est produit dans la soirée sur le même tronçon routier, a causé la mort d’une personne et des blessures à quatre autres à la suite du dérapa- ge et du renversement d’une Renault Express. La personne décédée, un jeune de 23 originai- re de Souk El-Djemaâ dans la commune de

Toudja, a été évacuée vers la morgue, ajoute la même source. Par ailleurs, depuis le lancement de la saison estivale, douze personnes ont perdu la vie sui- te à des noyades sur les plages de Béjaïa. Les dernières victimes en date remontent à ven- dredi dernier. La première, un jeune de 22 ans, originaire de Biskra, a trouvé la mort à la sui- te d’une chute en mer sur la plage non sur- veillée d’El-Maâden. Les recherches pour re- trouver le corps disparu en mer se poursuivent, a-t-on indiqué. Le corps de la deuxième vic- time, un jeune de 26 ans, originaire de Sétif,

a été repêché par un pêcheur au large de Mel-

bou et transféré vers la polyclinique de Souk El-Tenine. À noter que le bilan des activités de la Protection civile depuis le lancement de la saison estivale fait état de 5 428 interventions effectuées sur les plages avec 3 361 personnes sauvées d’une noyade, 1 724 soignées sur pla- ce, 137 évacuées vers les structures sanitaires

et 158 autres secourues sur des engins ou des embarcations. Les 34 plages de Béjaïa ont ac- cueilli quelque 5 millions de baigneurs depuis le début du mois de juin, a-t-on indiqué.

H. KABIR

LIBERTE Dimanche 14 août 2016

LE RADAR

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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60 e ANNIVERSAIRE DE LA TENUE DU CONGRÈS DE LA SOUMMAM

Zitouni et Ould Ali pour représenter le gouvernement

Zitouni et Ould Ali pour représenter le gouvernement n C’est finalement Tayeb Zitouni, ministre des

n C’est finalement Tayeb Zitouni, ministre des Moudjahidine, et Ould Ali El-Hadi, mi- nistre de la Jeunesse et des Sports, qui re- présenteront le gouvernement à la cérémo- nie de célébration du 60 e anniversaire de la tenue du Congrès de la Soummam le 20 Août 1956 à Ifri-Ouzellaguène, dans la wilaya de Béjaïa. Les deux membres de l’Exécutif

prendront part aux festivités à la place d’Ab- delmalek Sellal qui sera absent à Ifri. Le Pre- mier ministre est attendu dans cette wilaya depuis le mois de juin pour inspecter les quelques projets lancés, notamment la pé- nétrante autoroutière qui peine à voir le jour du fait d’un conflit entre les sociétés réalisa- trices.

AFIN DE “RESSERRER LES RANGS DU PARTI”

El-Islah ira aux législatives 2017

LES RANGS DU PARTI” El-Islah ira aux législatives 2017 n Le secrétaire général du mouve- ment

n Le secrétaire général du mouve- ment El-Islah, Djilali Ghouini, a an- noncé, hier à Alger, que sa forma- tion était prête à participer aux prochaines élections législatives prévues en 2017. Lors d'une confé- rence de presse animée au siège du parti, M. Ghouini a affirmé que le mouvement El-Islah était “prêt” à prendre part aux prochaines lé- gislatives qui sont, a-t-il dit, “une oc- casion à saisir”. Il a souligné que “ce rendez-vous reflétait la démarche du mouvement dans le cadre de la poursuite de l'action politique visant à consacrer le projet de développe- ment et de prospérité de l'Algérie”. La participation d'El-Islah à ces élections constitue, a-t-il soutenu, une occasion pour resserrer les rangs et renforcer “le front interne du parti pour faire face aux défis”.

POUR DÉCOUVRIR LES DERNIERS BLOCKBUSTERS AMÉRICAINS

Des ciné- philes prennent d’assaut la salle Ibn-Khaldoun

Des ciné- philes prennent d’assaut la salle Ibn-Khaldoun n Sevré de nouveautés mondiales, le public cinéphile

n Sevré de nouveautés mondiales, le public cinéphile algérien (ou algérois dans le cas d’espèce) vient de se précipiter pour voir les blockbusters américains proposés par l’Établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger à la salle Ibn- Khaldoun. Hier matin, de nombreux jeunes faisaient la queue pour acquérir les billets d’entrée pour les projections dans la soirée de ces nouveautés hollywoodiennes, des films récents, sortis en 2016 comme Tortue Ninja 2, Independence Day 2, Âge de Glace 5 ou encore Suicide Squad qui cartonne actuellement au Box office.

HADJ-2016

Les engagements d’Air Algérie

n Le directeur commercial de la

compagnie aérienne Air Algérie, Zoheir Houaoui, a affirmé, hier, que la compagnie avait pris toutes les dispositions et procédures nécessaires pour assurer le bon déroulement de ses vols vers les Lieux saints. Il a indiqué que “le nombre de billets

acquis par les hadjis a atteint à ce jour 25 574 billets, dont 13 794 vendus dans des agences de voyages agréées, et plus de 11 500 par l'Office national du hadj et de la omra”. Il a incité dans ce cadre les hadjis qui n'ont pas encore acheté leur billet à le faire avant le 18 août courant, dernier délai fixé par

le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales. Un premier groupe constitué de 260 hadjis s'envolera le 18 août pour les Lieux saints de l'islam, et l'opération se poursuivra à travers 104 vols programmés, dont 64 assurés par la compagnie Air Algérie.

10 e ANNIVERSAIRE DU CRASH DE L'AVION-CARGO D'AIR ALGÉRIE À PIACENZA

L'ambassade d'Algérie à Rome se souvient

n L'ambassade d'Algérie à Rome a commémoré, hier, le

10 e anniversaire du crash de l'avion-cargo d'Air Algérie le 13 août 2006 dans la ville de Piacenza, au sud de Milan (Italie), et qui a coûté la vie à trois membres de l’équipage. L'appareil Lockheed Hercules L-100-30 qui effectuait le vol AH2208 entre Alger et Frankfurt (Allemagne) s'était écrasé dans le quartier de Besurica, sans faire de victime au sol, grâ- ce à la perspicacité et au courage du pilote qui avait pris la dé- cision de le diriger, au dernier moment, loin des zones ur-

baines. Une cérémonie a été organisée dans cette ville où une gerbe de fleurs a été déposée devant la stèle érigée à la mémoire des victimes de ce tragique accident, à savoir Mohamed Ab- dou (pilote), Mohamed Tayeb Bederina (copilote) et Mustapha Kadid (mécanicien). À cette occasion, l'ambassadeur d'Algérie en Italie, Abdelhamid Senouci Bereksi, a rappelé “les sacrifices consentis par les membres de l'équipage et leur acte de bravoure encore présents dans la mémoire des habitants de la ville”.

BIENTÔT UNE MAISON D’ÉDITION AMÉRICAINE ÉDITERA LE LIVRE PARU EN 2014

L’Amérique s’intéresse aux mémoires de Zohra Drif-Bitat

s’intéresse aux mémoires de Zohra Drif-Bitat n La guerre de Libération nationale contre la coloni-

n La guerre de Libération nationale contre la coloni- sation française ne finit pas de susciter la curiosité des États-Unis d’Amérique. C’est ainsi qu’une maison d’édi- tion américaine a pris at- tache depuis quelque temps avec la moudjahida et ex- vice-présidente du Conseil de la nation (Sénat), Zohra Drif-Bitat, pour éditer son livre Mémoire d’une com- battante de l’ALN (Zone au- tonome d’Alger), aux USA. Les États-Unis ont toujours manifesté un intérêt parti- culier pour la guerre d’Al- gérie, notamment la bataille d’Alger. Les mémoires de Zohra Drif-Bitat, parues en 2014 aux éditions Chihab, abordent un aspect qui ai- derait, en ces temps de grandes incertitudes sur

l’avenir de la nation, à se re- connaître et à s’identifier à des personnages, certes hé- roïques, mais d’abord hu- mains et, somme toute, or- dinaires. C’est ainsi donc que Zohra Drif-Bitat racon- te les géants Larbi Ben M’hi- di, Abane Ramdane, et cet- te jeune mais grande com- battante, compagne d’armes de Zohra Drif-Bitat, tom- bée au champ d’honneur, en l’occurrence Samia La- khdari. Celle qui “s’en est allée définitivement, comme elle a vécu : discrètement, sur la pointe des pieds”. Pour rappel, il a été reproché, ré- cemment, à Zohra Drif-Bitat, par le bureau politique du FLN version Amar Saâdani, de s’inquiéter du sort du parti qui a mené la guerre li- bératrice de l’Algérie.

ARRÊT SUR IMAGE

VU À TÉBESSA

Photo : Rachid G.
Photo : Rachid G.

La prestigieuse muraille byzantine classée patrimoine archéologique par l'Unesco, trans- formée en un dépotoir à ordures.

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L’actualité en question

Dimanche 14 août 2016

LIBERTE

UN IMPORTANT POTENTIEL MAIS MAUVAISE GESTION

Désorganisation dans la filière apicole à Bouira

Selon M. Tali, 1 130 apiculteurs sont inscrits à la Chambre d’agriculture, 240 parmi eux ont validé leur carte professionnelle par le paiement de leurs cotisations en 2015 et seulement 140 l’ont fait en 2016.

L es apiculteurs de la wilaya de Bouira ont été conviés, jeudi dernier, à une ren- contre à la Chambre d’agriculture, dont le

président, Slimane Tali, qui est éga- lement président d’une association d’apiculteurs de la wilaya, a dressé un constat accablant de la situation des apiculteurs, particulièrement au plan organisationnel, en ce sens

qu’ils ne sont pas unis. Il reconnaît, textuellement : “J’avoue que mon bu- reau constitué de 5 personnes, qui sont aussi des apiculteurs, et moi-

même avons failli quelque part”, a- t-il admis. Et de poursuivre : “Nous avons omis

le volet organisation qui devait se ma-

nifester par l’organisation de notre fi-

lière et aussi le planning des foires qui

a été des plus médiocres, contraire-

ment au passé. En tout, nous n’avons pas été à l’écoute de nos apiculteurs.” Selon M. Tali, 1 130 apiculteurs

sont inscrits à la Chambre d’agricul- ture, 240 parmi eux ont validé leur carte professionnelle par le paiement de leurs cotisations en 2015, et seu- lement 140 l’ont fait en 2016. La si- tuation est certainement préoccu-

pante pour ce responsable, qui a tenu à réunir la famille des apiculteurs pour voir s’il y a lieu de limiter les

dégâts. En outre, d’autres apicul- teurs, las de “l’inaction” de cette as- sociation, ont préféré créer d’autres

associations qui sauront défendre leurs droits et soutenir leurs de- mandes pour l’amélioration de leur profession. C’est ainsi que 5 autres associations d’apiculteurs sont nées dans la wi- laya de Bouira, 4 dans la daïra de La- khdaria et une autre dans la daïra de M’chedallah. Le plus grand nombre d’apiculteurs et d’éleveurs d’abeilles

sont localisés dans la daïra de

Lakhdaria qui représente près de

600 éleveurs.

Nous citerons, à titre d’exemple, les communes de Guerrouma avec

211 apiculteurs, Bouderbala 112 et

Lakhdaria 172. Nous remarquons, également, que le dysfonctionne- ment survenu dans la filière en ma- tière de représentation est justifié par

le manque de solidarité, autrement, comment expliquer que 1 113 api- culteurs existant dans la wilaya n’ar- rivent pas à consolider leur profes- sion si ce n’est la défaillance de leurs représentants ? Pourtant, dans

LANCEMENT HIER D’UNE SESSION DE FORMATION AU PROFIT DES AGRICULTEURS DE LA RÉGION

Objectif : faire du fromage hollandais à Souk-Ahras

pour assurer une fabrication de qualité du fromage dans cette région, considérée comme un bassin laitier par excellence. L'expert hollandais a indiqué que cette session de formation, décidée lors d’une rencontre entre le wali de Souk-Ahras et l’ambassadrice du royaume des Pays-Bas en Algérie, vise “le transfert de l’expérience cumulée par la Hollan- de en matière de fabrication de fromages à l’Algérie” ; ce qui va permettre, a-t-il ajouté, “d’ouvrir des perspectives prometteuses dans ce domaine et la création de nouveaux postes d’emploi”. Pour sa part, le wali, mettant l’accent sur l’impor- tance de la formation dans le développement du secteur de l’agriculture, a annoncé la prochaine organisation d’autres sessions de formation dans

L’ expérience hollandaise dans la produc- tion des fromages a constitué le thème d’une session de formation ouverte hier

à Souk-Ahras au profit d’une trentaine d’agricul- teurs, producteurs de lait, a-t-on constaté. L’ouverture de ce cycle de formation devant se poursuivre jusqu’au 21 août en cours à l’Institut national de formation professionnelle Samai- Nouar de la ville de Souk-Ahras a eu lieu en pré- sence du wali, de responsables de la Direction des services agricoles (DSA), ainsi que de ceux de la Chambre locale d’agriculture. Cette formation, dont le but principal est de “relancer la filière”, est encadrée par l’expert hollandais Meint Scheens- tra, a-t-on indiqué, précisant que des séances théoriques seront à l’ordre du jour pour présen- ter les meilleures méthodes à mettre en œuvre

les filières du lait et de l’apiculture, entre autres. Le président de la Chambre locale d’agriculture, Mohamed-Yazid Hambli, qui a indiqué que cet- te session de formation s’inscrit dans le cadre d’un programme de développement arrêté par cet or- ganisme, a souligné l’apport de la formation dans le renforcement de l’investissement dans le do- maine de la transformation de lait au vu des ca- pacités importantes de production dont dispose cette wilaya. Il a appelé à la création d’unités de production de fromage susceptibles de créer de la richesse et des postes d’emploi. La Hollande est considérée comme pionnière de par le monde dans la production des fromages de diverses variétés.

NOUVELLES DISPOSITIONS SUR LES MODALITÉS DE FACTURATION

Une rencontre est prévue le 13 septembre à Oran

U ne rencontre sur les nou- velles dispositions de factu- ration est prévue le 13 sep-

tembre prochain au siège de la Chambre de commerce et d’indus- trie de l’Oranie à l’initiative de la Di- rection de wilaya du commerce, a- t-on appris hier auprès de cette ins- titution. Lors de cette rencontre, il sera notamment question des nou- velles dispositions sur la facturation ciblant particulièrement les agri- culteurs et les éleveurs de la wilaya d’Oran appelés à utiliser des bons de transaction commerciale.

Ces mesures font l’objet de ren- contres périodiques entre les cadres de la Direction locale du commerce et l’Association de la protection des consommateurs de la wilaya d’Oran, a-t-on précisé à la DCP. Dans ce contexte, le secrétaire géné- ral de l’Association de la protection des consommateurs de la wilaya d’Oran, Benamar Boukli Hassan, a estimé que le bon de transaction commerciale, nouvelle disposition réglementaire faisant obligation aux agriculteurs, éleveurs, pêcheurs

et artisans d’utiliser ce document, “vise à renforcer la transparence dans les transactions courantes”. “Ce document est surtout un moyen de contrôle de traçabilité des transac- tions des quantités mises sur le mar- ché et n’a aucune incidence sur la fis- calité”, a-t-il assuré, hier, dans une déclaration à l’APS. Pour Benamar Boukli Hassan, ce mode de factura- tion “permettra une bonne régulation du marché”, tout en mettant en avant l’importance des structures de marché de disposer d’outils statis- tiques fiables qui renseignent sur

les différentes phases de consomma- tion ou encore d’anticiper sur les quantités à injecter sur le marché. “Tout est biaisé en l’absence de don- nées statistiques fiables qui sont four- nies de manière aléatoire faute de bon de transaction commerciale qui est un moyen efficace de contrôle et de traçabilité des produits de négoce”, a ajouté le même responsable, appe- lant les opérateurs économiques à s’inscrire dans cette nouvelle dyna- mique à même de contribuer à as- seoir une économie réelle.

le cadre des aides octroyées par le Fonds national de régulation et dé- veloppement agricole (FNRDA), il s’agit de plus de 150 000 ruches qui ont été distribuées aux bénéficiaires, à la faveur du plan quinquennal 2000/2015, et qui a permis de déve- lopper la production du miel dans la wilaya à raison de 6 500 quintaux an- nuellement et de créer 2 à 3 postes d’emploi par chaque apiculteur qui a bénéficié du soutien de l’État. Malgré les divers soutiens assurés par d’autres secteurs que ceux de l’agriculture et des formations gra- tuites, que le secteur de la formation professionnelle offre aux apicul- teurs afin de moderniser leur activi- té, la filière n’arrive toujours pas à s’organiser. L’assemblée générale prévue pour le 17 septembre pro- chain pourrait apporter le change- ment attendu pour redynamiser la filière.

FARID HADDOUCHE

PARTENAIRE DE L’OFFICE NATIONAL DU HADJ ET DE LA OMRA

Des bracelets GPS Condor au profit des pèlerins algériens

n De par sa culture d’entreprise et son engagement envers la société algérienne, Condor Electronics, pionnier de la technologie mobile en Algérie, soutient l’Office national du hadj et de la omra (Onho), en contribuant au bien-être des pèlerins algériens pendant leur séjour aux Lieux saints. Pour l’occasion, Condor lance son premier bracelet GPS Siwar el- hadj, spécialement conçu pour les pèlerins en partenariat avec l’Office national du hadj et de la omra, dans le cadre d’un accord conclu entre les deux organismes quant à la nécessité d’équiper les pèlerins algériens de ce bracelet électronique utile à leur localisation pendant qu’ils effectueront les rituels du pèlerinage. Pour cette première collaboration, Condor offre à l’Onho une quantité de bracelets en qualité d’échantillon en vue de la signature d’un contrat de partenariat sur le long terme afin d’offrir toujours plus de confort aux pèlerins algériens.

RACCORDEMENT AU RÉSEAU ADSL

Algérie Télécom envisage de décupler ses capacités

A lgérie Télécom est appelée à multiplier par dix ses capacités de raccordement des clients au réseau ADSL pour les porter à une moyenne de 2 millions par an,

alors qu'elles se situent actuellement entre 200 000 et 250 000 nouveaux clients par an, a affirmé son président-directeur général par intérim, Tayeb Kebbal. “Nous devons multiplier par dix nos capacités actuelles de raccordement pour les porter à une moyenne de 2 millions par an”, a indiqué Tayeb Kebbal dans un entretien à l'APS, précisant que l'opérateur public “compte actuellement 2,2 millions de clients ADSL et sa capacité de raccordement se situe entre 200 000 et 250 000 nouveaux clients ADSL par an”. Le responsable a considéré comme

“insoutenable” la capacité de raccordement actuelle au regard, a-t-il expliqué, “des exigences liées au développement socioéconomique du pays et à la demande du marché”. Il a rappelé, dans ce sens, que la stratégie nationale du haut et du très haut débit “a inscrit le raccordement de tous les foyers du pays et toutes les institutions et les zones d'activité à l'horizon de 2019”. Cet objectif, soutient M. Kebbal, “oblige AT, en sa qualité d'organe d'application de la politique du gouvernement, de prendre toutes les mesures pour la réalisation de cet objectif qui représente un préalable pour l'essor des TIC et d'une économie numérique dans notre pays”. Outre de cet impératif de multiplier par dix les capacités de

raccordement du groupe, le responsable d'AT a évoqué “la nécessité de mettre à niveau le réseau existant afin d'améliorer la qualité de service”. S'agissant des mesures devant faciliter la réalisation des prévisions du groupe, M. Kebbal a estimé que “la refonte du mode de fonctionnement interne de l'entreprise et la révision du modèle de partenariat avec nos fournisseurs et équipementiers, permettra la réalisation de ces objectifs”. Il a expliqué, au sujet de la relation avec les équipementiers du groupe, que “les contrats actuels avec les fournisseurs sont en cours de révision notamment sur la partie mise en service”, relevant que cette phase de la mise en service “s'arrête actuellement à l'installation du Msan”.

LIBERTE

Dimanche 14 août 2016

L’actualité en question

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L’ORGANISATION SE RÉUNIRA À ALGER EN SEPTEMBRE PROCHAIN

Pétrole : l’Opep peut-elle maintenir la stabilité du marché ?

Cette rencontre informelle aboutirait-elle à une réduction ou à un gel de la production indispensable pour un rebond des cours du brut ?

L es pays membres de l’Opep et non-Opep voient en la réunion ministérielle de l’or- ganisation, prévue au mois de septembre

prochain à Alger, une occasion inouïe pour engager des discussions en vue de stabiliser le marché. Le mi- nistre saoudien du Pétrole, Khalid al-Falih, a eu à le rappeler ce week- end. Cette réunion informelle, qui se tiendra en marge du 15 e Forum in- ternational de l’énergie programmé du 26 au 28 septembre en Algérie, se veut “une opportunité pour les mi- nistres de l’Opep et de pays exporta- teurs majeurs non-Opep de se ren- contrer et de discuter de la situation du marché, y compris de toute action possible nécessaire pour stabiliser le marché”, a-t-il affirmé jeudi der- nier. L'annonce en début de semai- ne d'une réunion extraordinaire de l’organisation a relancé les espoirs d'un accord de gel de la production, après l'échec d'un sommet en ce sens en avril dernier entre la Russie et la plupart des membres de l'Opep. En réaction à cette nouvelle, le prix du baril de Brent, coté à la Bourse

D. R.
D. R.

ICE de Londres, a aussitôt enregis- tré une hausse de plus de 5%, dé- passant la barre des 46 dollars alors qu’il est descendu jusqu’à 42 la se- maine dernière. Cette sortie médiatique est, pour le moins, inattendue, étant donné que l’Arabie saoudite, principal produc-

Le ministre saoudien du Pétrole, Khalid al-Falih.

teur de l’Opep, voire du monde, s’oppose de manière catégorique à toute décision visant à réduire l’offre. Les déclarations du ministre saou- dien ont été ainsi bénéfiques au cours de l’or noir. Cette reprise vient, en fait, contenir, un tant soit peu, le repli qui a caractérisé le mar-

ché ces derniers jours, engendré par l’annonce des stocks de brut améri- cains et les perspectives pessimistes de la demande mondiale de pétrole pour 2016 et 2017, évaluées, il y a quelques jours, par l’AIE. Toutefois, “la baisse des cours ob- servée récemment et la volatilité ac- tuelle des marchés n’est que tempo- raire”, indique le communiqué de l’Opep, qui évoque des facteurs conjoncturels comme l’annonce du Brexit et des surplus de stocks. “Les prévisions de hausse de demande de brut aux 3 e et 4 e trimestres, couplée à une baisse des disponibilités, amènent les analystes à conclure que la bais- se des marchés n’est que momentanée et que les prix du pétrole progresseront durant la dernière partie de 2016”, ajoute l’organisation. Ainsi, les cours ont rebondi vendredi et ont signé une hausse hebdoma- daire à l'issue d'une semaine parti- culièrement hésitante sur les pers- pectives d'offres, certains investis- seurs choisissant de parier en haus- se avec le soutien d'un affaiblisse- ment du dollar. Déjà en hausse de près de deux dollars la veille, le cours du baril américain de référence (WTI) a encore pris un dollar à

44,49 dollars sur le contrat pour li- vraison en septembre au New York Mercantile Exchange (Nymex) et s'affichait dans le vert sur la semai- ne. “C'est que nous sommes de nou- veau optimistes quant à la solidité de la demande et à une stabilisation de l'offre”, a expliqué l’expert, Phil Flynn, de Price Futures Group. Les cours avaient chuté en juillet, face à la prise de conscience du ni- veau toujours élevé de l'offre ainsi qu'aux incertitudes sur la demande, et ils tentent désormais de se re- dresser tout en observant des fluc- tuations importantes depuis le dé- but août. Parmi les éléments encourageants cette semaine, “le marché se concentre sur les chances d'un accord au sein de l’Opep le mois prochain à Alger”, a re- marqué M. Phil Flynn. “Un accord reste improbable”, avouent, en re- vanche, les analystes de Capital Eco- nomics, notant que dans la mesure où “la plupart des pays produisent quasiment déjà leur capacité (maxi- mum), s'accorder sur un gel de la pro- duction aux niveaux actuels n'est guère susceptible d'accélérer beaucoup le rééquilibrage du marché”.

B. K.

DÉPÔT DES COMPTES SOCIAUX

Le CNRC veut élargir la liste des assujettis

L e Centre national du registre du com- merce (CNRC) veut engager une ré- forme des inscriptions au registre du

commerce afin d'élargir le nombre des assu- jettis au dépôt des comptes sociaux, a indiqué, à l'APS, son directeur général, Mohamed Maouche. “Le nombre des personnes soumises actuelle- ment au dépôt des comptes sociaux est insi- gnifiant par rapport à celui des personnes ins- crites au registre du commerce. Nous devrions inverser la proportion pour avoir des infor- mations plus proches de la réalité économique du pays et faire du CNRC une base de données économiques”, insiste-t-il. Il est, en effet, constaté que sur les 1,87 million d'opérateurs inscrits au registre du commer- ce (RC), seulement 169 292 personnes morales sont concernées par le dépôt des comptes so- ciaux, soit 9%, tandis que les 91% restants sont des opérateurs économiques inscrits comme personnes physiques au RC. C'est que la réglementation en vigueur stipu- le que le dépôt des comptes sociaux ne concer- ne que les personnes morales, à savoir les so-

ciétés par actions (SPA), les entreprises uni- personnelles à responsabilité limitée (Eurl), les sociétés à responsabilité limitée (Sarl), les so- ciétés en nom collectif (SNC), les sociétés en commandite simple (SCS) et les banques et éta- blissements financiers y compris les succursales des banques étrangères. Dans ce cadre, le DG du CNRC va proposer au ministère du Commerce de rendre obli- gatoire l'inscription en tant que personnes mo- rales de certaines catégories d'opérateurs éco- nomiques au RC, alors que cela est laissé, jusque-là, au choix du postulant. D'ailleurs, fait-il savoir, le nombre d'opérateurs écono- miques industriels inscrits comme personnes physiques au RC s'est élevé à 21 657 opérateurs jusqu'à fin juin dernier, alors que seulement 7 803 se sont inscrits comme personnes mo- rales. “Ce n'est pas normal qu'une personne dis- posant, entres autres, d'une usine de production de s'inscrire comme personne physique, au même titre que l'épicier du coin, et donc non soumis au dépôt des comptes sociaux. C'est une situation qui devrait être corrigée”, prône-t-il. C'est que les dépôts des comptes sociaux per-

mettent de disposer de renseignements précis et affinés en matière de chiffre d'affaires, de charges du personnel, de dotations en amor- tissements, qui sont des données importantes à connaître pour mesurer la santé financière des entreprises et élaborer des analyses fines sur les différentes filières économiques, ex- plique M. Maouche. Dans ce sens, il cite le cas des dépôts des comptes sociaux des conces- sionnaires automobiles, grâce auxquels le CNRC a pu élaborer en 2015 un rapport dé- taillé sur cette activité en Algérie. “Mais avec le nombre réduit actuel des opérateurs concer- nés par ces dépôts, le CNRC ne peut, malheu- reusement, pas disposer de données qui reflè- tent la réalité des activités économiques des opé- rateurs pour l'élaboration d'études ou d'analyses fines sur une filière donnée”, enchaîne-t-il. Le premier responsable du CNRC envisage éga- lement l'interdiction à un opérateur écono- mique, même s'il est inscrit comme personne morale, d'inscrire plusieurs activités écono- miques dans un seul RC, en observant qu'un certain nombre d'opérateurs déposent un seul bilan pour toutes les activités cumulées.

Par ailleurs, il sera également proposé au mi- nistère du Commerce d'échanger les bases de données du CNRC avec ses homologues des pays qui sont de gros fournisseurs de l'Algé- rie. “C'est une mesure qui nous permettra d'identifier, au préalable, les fournisseurs des importateurs algériens et d'assurer la trans- parence dans les transactions commerciales.”

Retrait par Internet de l'extrait du RC en 2017

Sur un autre plan, M. Maouche annonce que le retrait du RC via Internet sera lancé vers la fin 2017. Après avoir mis en place le registre du commerce électronique (RCE) début 2013, le CNRC avait lancé, en octobre 2015, une nouvelle application “lecteur RCE” permettant d'identifier le détenteur du registre et d'assu- rer un meilleur contrôle. Cette application est disponible dans deux versions : l'une destinée au grand public permettant l'accès à l'identi- té du détenteur du RC, alors que la seconde version est destinée aux contrôleurs et aux par- tenaires du CNRC (banques, douanes, impôts) donnant accès à des informations plus dé- taillées.

PORT D'ALGER

Baisse des séjours en rade des navires marchands

L es séjours moyens en rade des navires marchands au port d'Alger ont connu une

baisse au 1 er trimestre 2016 en dépit

de l'augmentation du volume de trafic de marchandises, a appris l'APS auprès de l'Entreprise du port d'Alger (Epal). La durée d'attente moyenne globale en rade des navires s'est réduite en passant à 2,01 jours au 1 er trimestre 2016 contre 3,32 jours à la même période de l'année précédente. Cette diminution est générée surtout par la réduction du

temps d'attente en rade des navires céréaliers (baisse de 10,84 jours par rapport à la même période de 2015) grâce à la mise en exploitation de la voie ferrée n°85. Outre les céréaliers, les autres caté- gories de navires qui ont enregistré une baisse des séjours en rade sont essentiellement les porte-conteneurs, les cimentiers et les cargos. En revanche, les pétroliers, les bu- taniers, les bitumiers et les huiliers ont vu leur séjour augmenter. Quant au séjour moyen des navires à quai,

il a également diminué en passant à 3,92 jours contre 4,64 jours, sauf pour les huiliers, les bétaillères (transport de bétail), les bitumiers et les butaniers. Le trafic des marchandises débar- quées et embarquées au port de la ca- pitale a atteint un volume de 2,94 millions de tonnes (Mt) au 1 er tri- mestre 2016 contre 2,77 Mt à la même période 2015 (+6,2%). Concernant les marchandises dé- barquées, elles ont représenté 84% du trafic total, en s'établissant à 2,48

Mt (contre 2,34 Mt). Cela s'explique par l'augmentation du volume des produits pétroliers, du trafic roulant et du trafic des conteneurs ainsi que le volume des céréales. Quant aux marchandises embarquées, elles ont totalisé 459 462 tonnes contre 430 245 t, soit une hausse de 6,8% engendrée principalement par l'aug- mentation du trafic conteneurs vides en retour vers le fournisseur. Par catégorie de produits, le trafic des marchandises montre que les pro- duits agricoles, constitués essentiel-

lement de céréales, ont augmenté de 18,8%, les produits pétroliers de 10,6% et les produits divers (essen- tiellement des conteneurs) de 4,61%. En revanche, le trafic des produits métallurgiques a connu une baisse de 30,5%, les engrais et les produits chi- miques de 38,56% et les matériaux de construction de 52,1% (notam- ment le ciment) en raison de la li- mitation des importations imposée par la crise financière que traverse le pays et la priorité accordée au pro- duit local.

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L’Algérie profonde

Dimanche 14 août 2016

LIBERTE

8 L’Algérie profonde Dimanche 14 août 2016 LIBERTE BRÈVES de Bouira RÉHABILITATION DE LA RN5 À

BRÈVES de Bouira

RÉHABILITATION DE LA RN5 À AOMAR

Les travaux piétinent

Les travaux de réhabilitation de la RN5 au niveau de la commune d’Aomar, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, traînent en longueur. Ces travaux, qui ont été lancés au mois de janvier dernier, entrent dans un vaste plan d’aménagement urbain en faveur de cette commune. Cependant, huit mois après leur lancement, les citoyens constatent, avec une certaine amertume, que les recommandations données par le premier magistrat de la wilaya n’ont pas été respectées. Pour rappel, le wali de Bouira, M. Nacer Maaskri, avait lors de sa visité à Aomar, donné des instructions fermes quant au respect des délais de réalisation. “Je ne tolérerai aucun retard”, avait-il déclaré. Mais force est de constater que les services concernés, à savoir la municipalité et les services de la DTP, n’ont pas respecté, une fois de plus, leurs engagements. Cette situation exaspère au plus haut point les citoyens de ladite commune. Certains d’entre eux parlent même de “mascarade”. “Ces travaux devaient être terminés au mois de mai dernier. Mais comme vous pouvez le constater, la route est toujours dans un piteux état et les embouteillages ne cessent de se former au chef-lieu”, fera remarquer Islem, un commerçant spécialisé dans le textile. Il est vrai qu’au niveau d’Aomar-barrière, la route est, sacrement délabrée. Les nids-de-poule et autres crevasses sont partout et inévitables. D’ailleurs, les automobilistes et surtout les camionneurs qui empruntent en masse ce tronçon sont obligés de rouler doucement tant la chaussée est détériorée. Cet état de fait engendre des embouteillages monstres à l’entrée et à la sortie de la ville. Pour parcourir à peine 3 km, les automobilistes mettent plus d’une demi- heure, dans le meilleur des cas.

R. B.

KADIRIA

L’eau n’arrive toujours pas à El-Aouaouda

Les villageois de d’El-Aouaouda, relevant de la commune de Kadiria, à 42 km à l’ouest de Bouira, souffrent, depuis longtemps, d’un manque flagrant d’eau potable. Cette situation qualifiée de déplorable par les citoyens, dure depuis plusieurs années, et ne cesse de provoquer le courroux des citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer pour régler ce problème récurrent, sachant que le réseau local de distribution d’eau potable, datant d’une trentaine d’années, est complètement défectueux et il était endommagé davantage suite aux travaux d’aménagement. “Nous souffrons de ce problème depuis plus de dix ans”, se plaignent ces villageois. Il est vrai que l’eau n’arrive que rarement dans les robinets, soit deux à trois heures par jour, alors que cette localité se situe à quelques dix kilomètres du barrage de Koudiet Acerdoune, qui alimente la majorité des communes du sud et de l’ouest du chef- lieu. D’autres habitants ont même déclaré que des lettres de doléances ont été adressées aux services de l’Algérienne des eaux (ADE) de Kadiria et même de Bouira, pour mettre fin à ce problème. En vain. Malgré qu’il y ait un réservoir, les citoyens ne bénéficient que rarement de ce précieux liquide. Actuellement, les citoyens sont contraints d’acheter des citernes et des fardeaux d’eau minérale, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde.

R. B.

7 e ÉDITION DU FESTIVAL DE LA ROBE KABYLE À IHEMZIENE

Participation de 45 exposants

Organisé par l’association culturelle Tagmats (Fraternité) et le comité de village Ihemziene, ce rendez-vous culturel et festif, a enregistré la participation de 45 exposants, en grande majorité des femmes activant dans le circuit de l’habit féminin, entre autres des couturières très expérimentées et des stylistes modélistes originaires des différentes localités de la Kabylie.

D. R.
D. R.

L e coup de starter de la 7 e édi- tion du Festival de la robe kabyle organisée au village Ihemziene, dans la commune d’Illoula Oumalou, une soixantaine de kilomètres à

l’est de Tizi Ouzou, a été donné, jeudi dernier, et s’est achevé hier avec la dési- gnation de la lauréate du meilleur prix consacrant la “Robe d’or” du festival. Organisé par l’association culturelle Tagmats et le comité de village Ihemziene, en partenariat avec l’APC d’Illoula Oumalou, l’APW, la direction du tourisme et de l’artisanat et la direc- tion de la culture, ce rendez-vous culturel et festif a enregistré la participation de 45 exposants, en grande majorité des femmes activant dans le circuit de l’habit féminin, entre autres des couturières très expérimentées et des stylistes modélistes originaires des différentes localités de la

Kabylie. Cette exposition s’étend de la

place de la Cascade jusqu’au centre du

village. L’objectif de ce rendez-vous est de développer et promouvoir la robe tra- ditionnelle kabyle qui représente un symbole de fierté pour les populations des montagnes. Elle a su résister ardem- ment à l’influence et aux coups de bou- toirs de la mode occidentale en conser- vant les valeurs ancestrales propres. Elle a évolué ostensiblement vers la modernité et est très demandée par les femmes, lors des fêtes de mariage. Son évolution a d’ailleurs vu son prix évoluer de la même manière. Les prix de certaines robes ont atteint la barre des 80 000 à 140 000 DA selon une couturière locale. Certaines robes sont désignées localement sous l’appellation de taqendort n leqbayel ou taqsiwt. Dans certaines régions de Kabylie, la robe comporte de multiples variantes selon chaque région (taqendort n’ Bouzeguène, Illoulen, Iwadiyen ou encore At Ghobri etc.). L’ouverture de ce festival a été donnée par les autorités locales (P/APC de Illoula Oumalou et

La robe traditionnelle kabyle, un symbole de fierté.

chef de daïra) en présence du président de l’APW, du chef de cabinet du wali et des directeurs respectifs de la culture, du tourisme et de l’artisanat de la wilaya de Tizi Ouzou. Le président de l’association, M. Athmane Kamel, a salué et remercié tous les participants et tous ceux qui ont marqué de leur présence ce rendez-vous qui met en exergue la robe traditionnelle kabyle. La troupe des Idheballen en tête suivie d’une procession immense consti- tuée en majorité de femmes, ont sillonné les principales ruelles du village sous des airs dansants ponctués de youyous stri- dents. Au programme du festival qui s’est étalé sur trois jours, l’organisation d’un mariage traditionnel, le premier jour, avec des tenues anciennes, un défilé de mode, des soirées artistiques, du théâtre, une conférence-débat, des spectacles et un concours de consacrant la “Robe d’or” de la meilleure couturière. Une activité sportive a été animée par les anciens joueurs de la JSK. KAMEL NATH OUKACI

ELLES AVAIENT BU DU LAIT CAILLÉ IMPROPRE À LA CONSOMMATION

645 personnes hospitalisées pour intoxication à Blida

645 personnes ont été hospitalisées la nuit de jeudi et la journée de vendredi pour avoir bu du lait caillé impropre à la consommation. Les services de contrôle et d’hygiène soutenus par les services de sécurité enquêtent pour identifier le commerçant ou les commerçants ayant vendu du lait caillé impropre à la consommation. Selon certaines informations, c’est dans les localités de Guerouaou, Ouled Yaïche et Benchaâbane que les personnes ont été le plus touchées par cette intoxication. Rien qu’à l’hôpital de Boufarik, on enregistre la prise en charge de plus de 90 personnes de différents âges et issues de plusieurs localités avoisinantes. L’hôpital de Ben Boulaïd a aussi connu le “rush” des personnes intoxiquées composées surtout d’enfants et de personnes âgées. Selon la direction de l’hôpital de Boufarik, qui a mis une cellule de crise après avoir reçu plus de dix personnes intoxiquées, quatre personnes ont quitté l’hôpital hier matin, après avoir été mises en observation durant les dernières 24 heures.

K. FAWZI

BOUMERDÈS

Plus de 3 000 enfants des Hauts-Plateaux et du Sud au bord de la mer

D epuis le 18 juin et jusqu'à au 3 septembre, la wilaya de Boumerdès accueille plus de

3000 enfants et jeunes, venus des wilayas des Hauts-Plateaux et du Sud. Ces derniers sont accueillis dans un cadre organisé, au niveau des centres de vacances situés au bord de la mer, relevant de la direction de la jeunesse et des sports de cette wilaya. Ces centres de vacances ont été équi- pés pour la circonstance de toutes les commodités. La DJS a mis en place des moyens matériels et humains

pour la réussite de ce programme. Le séjour permettra à ces enfants de pro- fiter de la mer et de visiter les sites

touristiques que recèle la ville de Rocher noir. Cette initiative entre dans le cadre du programme du sec- teur de la jeunesse et des sports notamment en ce qui concerne, les séjours programmés dans les centres, de colonies de vacances et de loisirs de la DJS de la même wilaya. Contacté par nos soins, M. Sofiane Akroud cadre à la DJS de Boumerdès nous dira à ce propos : “Depuis le mois de juin, nous accueillons 2240 enfants âgés, entre, 6 et 14 ans venus des wilayas de Béchar, M’sila, Djelfa et Sétif pour passer des vacances au bord de la mer au niveau des centres de Dellys et d’El Karma(Figuier).

Nous avons programmé pour eux, 5 sessions de 15 jours. Chaque session accueille 480 enfants qui bénéficieront de toutes les conditions nécessaires”. Par ailleurs, les auberges de jeunes d’El Karma et de Cap Djinet accueillent depuis juillet durant 9 sessions, 900 jeunes âgés entre 18 et 35 ans, issus de la wilaya de Laghouat. Durant leur séjour, les vacanciers bénéficieront d’un pro- gramme riche en loisirs et animation. Le programme comprend des activi- tés sportives, culturelles et de loisirs encadrées par des éducateurs de la DJS spécialisé en la matière.

NASSER ZERROUKI

LIBERTE

Dimanche 14 août 2016

L’Algérie profonde

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GUELMA

Réorganisation des services des urgences dans les hôpitaux

Ces mesures concernent toutes les infrastructures sanitaires de la wilaya grâce à un redéploiement judicieux du personnel médical et paramédical au niveau des polycliniques et centres de santé.

D. R.
D. R.

L a direction de la santé et de la population de la wilaya de Guelma a ani- mé ce jeudi sur les ondes de la radio ré- gionale une émission

relative aux récentes orientations du ministre sur le redéploiement des structures de base et la réorganisa- tion des services des urgences dans

les EPH. L’objectif assigné est d'in- culquer une culture saine et ap- propriée à la population qui devra désormais se rendre aux structures de proximité en cas de maladie car ces dernières sont désormais étof- fées en personnel médical à même de répondre à ses attentes.

Le DSP intérimaire, le docteur N. Guergour, est catégorique : “Il est impératif d'assainir nos hôpitaux qui sont submergés quotidiennement par des flux de faux malades qui pé- nalisent ceux qui le sont vraiment ! Les directives sont claires, il appar- tient aux polycliniques de prendre en charge ces patients puisqu'elles fonc- tionneront H/24 pour soulager les services des urgences des EPH ap- pelés à intervenir pour les patholo- gies lourdes, les accidents de la rou- te, etc. À titre indicatif, le chef-lieu de wilaya dispose des polycliniques Saïd Bedjaoui et Fougerolles qui sont opérationnelles quant aux aus- cultations médicales des patients et

Les polycliniques et les centres de santé ont été restructurés.

il en est de même pour celles des lo- calités de Belkheir, Boumahra et Héliopolis en ce qui concerne l'EPSP de Guelma”. D'autres intervenants abonderont dans le même sens pour exhorter les auditeurs à se conformer à ces orientations salu- taires car ils estiment qu'il est in- admissible d'encombrer inutile- ment le service des urgences pour un simple bobo, une migraine, un rhume ou la délivrance d'un arrêt de travail de complaisance ! Ils esti- ment qu'il est temps de séparer le bon grain de l'ivraie afin de per- mettre à nos hôpitaux de jouer le rôle qui leur est dévolu et ce, dans des conditions idoines. De toute évi-

dence, ces mesures concernent toutes les infrastructures sanitaires de la wilaya grâce à un redéploie- ment judicieux du personnel mé- dical et paramédical au niveau des polycliniques et centres de santé. Le citoyen est en droit de recourir à un médecin du secteur public qui est disponible H/24 dans ces struc- tures de base. Les urgences dans les hôpitaux seront donc assainies pour permettre aux équipes médicales d'exercer en toute sérénité, à l'abri des cohues pénalisantes et des agres- sions opérées par des énergumènes en état d'ébriété ou sous l'effet des psychotropes !

HAMID BAALI

DRAÂ KBILA (SÉTIF)

La polyclinique toujours sans maternité

I naugurée depuis 3 ans, la polyclinique de la commune de Draâ Kbila, située au nord de Sétif, est loin de répondre aux attentes de

la population de cette commune. Cette struc- ture de santé de proximité est toujours sans ser- vice de maternité pour assurer une prise en charge réelle des parturientes de cette région. “On attend depuis 3 ans l’affectation de 3 sages-femmes pour la mise en marche de ce ser- vice crucial. La DSP (direction de la santé et de la population) n’a malheureusement pas tenu

sa promesse”, dira le vice-président de l’APC. Selon les habitants de cette localité, la mise en service de la maternité va répondre à un besoin pressant, notamment pour les citoyens des zones enclavées. “Les femmes, pour le suivi de leurs grossesses et au terme de leurs grossesses, doivent parcourir une quinzaine de kilomètres pour rejoindre la maternité de Hammam Guer- gour ou celle de Bougaâ”, regrettent-ils. Pour les zones enclavées de cette localité, le manque de transport s’ajoute au lot des carences notam-

ment dans la nuit. “Le recours aux clandestins n’est pas une solution, car la location d’un vé- hicule coûte les yeux de la tête”, ajoutent-ils. Par ailleurs, cette structure demeure toujours sans aménagement extérieur, au grand dam du personnel et des citoyens. “Les travaux d’amé- nagement extérieur sont à l’arrêt faute d’ODS (ordre de service). Le mur de clôture reste toujours inexistant pour créer un climat de sé- curité”, ajoutera le maire adjoint.

A. LOUCIF

de sé- curité ”, ajoutera le maire adjoint. A. LOUCIF BRÈVES de l’Est OUM EL-BOUAGHI Deux

BRÈVES de l’Est

OUM EL-BOUAGHI

Deux fillettes et leur grand-père noyés dans le barrage d'Ourkis

n La Protection civile est intervenue

en milieu d'après-midi de vendredi au barrage d'Ourkis (commune de Aïn Fakroun) pour repêcher les corps sans vie de deux fillettes âgées de 10 et 9 ans et de celui de leur grand-père âgé de 63 ans, noyés dans le barrage. Les corps du grand-père (C. T.) et de la fillette de 10 ans (H. C.) ont été repêchés vers 16h30, alors que celui de celle âgée de 9 ans ne l'a été que samedi à 8h23. La Protection civile qui a utilisé de gros moyens a fait aussi appel au renfort des maîtres nageurs de la Protection civile de la wilaya de Guelma. Les services de la Gendarmerie nationale présents sur les lieux ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de ce drame.

B. NACER

JIJEL

10 personnes victimes d’une intoxication alimentaire

n Dix personnes, dont des enfants,

ont été admises vendredi au service des urgences de l’hôpital de Taher, après avoir consommé du poulet dans un restaurant à Sidi Abdelaziz, a-t-on appris de source bien informée. Les victimes, originaires de la wilaya de Batna et issues de la même famille, présentaient les symptômes d’une intoxication alimentaire en l’occurrence diarrhée, vomissements et troubles digestifs, dès leur sortie du restaurant en question, ce qui met en doute la qualité de la nourriture consommée, a-t-on indiqué. Après leur admission à l’hôpital Medjdoub-Saïd, les victimes âgées entre 3 et 44 ans ont été mises hors de danger. Cinq d’entre elles ont été placées sous surveillance médicale afin de parer à d’éventuelles complications qui pourraient survenir.

RAYAN MOUSSAOUI

Un jeune retrouvé égorgé à Sidi Maârouf

n Les habitants de la commune de

Sidi Maârouf ont été secoués, à la fin de la semaine écoulée, par un crime odieux qui a coûté la vie à un homme (H. F.) de 25 ans. Selon les premières informations, la victime a été retrouvée égorgée et abandonnée près de la route principale menant à la commune de Sidi Maârouf, à l’extrême est de Jijel. Selon les habitants, le défunt qui réside à Alger est venu passer quelques jours de vacances dans son village natal. Les circonstances de ce crime ne sont pas connues pour le moment, mais une enquête a été diligentée par les services de sécurité pour retrouver les auteurs.

R. M.

DJEMILA (SÉTIF)

Les citoyens attendent avec impatience l’arrivée de la 4G LTE

L es citoyens de la daïra de Djemila, située à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Sétif, attendent avec impa-

tience la couverture de leur région par le réseau 4G LTE (évolution à long terme). “Au moment où plusieurs régions ont bénéficié de cette tech- nologie depuis longtemps, nous ne savons pas à quand l’arrivée de ce modem 4G LTE pour nous

permettre de se connecter sur la toile. On est

marginalisés car la grande majorité est privée de l’internet fixe pour manque de lignes télé- phoniques”, nous dira un jeune de la commune de Djemila. Un autre jeune de la commune de Béni Fouda, rattachée administrativement à la daïra de Djemila, a tenu à préciser que les di- zaines, voire les centaines de demandeurs de lignes fixes non encore satisfaites peuvent être des clients potentiels pour la 4G fixe

dans cette commune. “Pour faire nos re- cherches dans le cadre de nos études universi- taires, il faut aller à El-Eulma, distante de 20 ki- lomètres. Notre souhait est de voir notre région (la couverture se fera par daïra) couverte le plu- tôt possible afin de se connecter chez-nous et fai- re des économies”, ajoutera ce jeune. D'autre part, le maire de Djemila nous a déclaré qu’un local a été accordé pour créer une antenne d’Al-

gérie Télécom à la demande des responsables de cette dernière. “Les locaux accordés à cette société demeurent toujours inoccupés pour des raisons inconnues”, ajoutera notre interlocuteur. Les citoyens de ces localités, notamment les étu- diants, lancent un appel aux responsables d’Algérie Télécom pour procéder à la couver- ture de leur région par l’opération 4G LTE.

A. LOUCIF

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L’Algérie profonde

Dimanche 14 août 2016

LIBERTE

10 L’Algérie profonde Dimanche 14 août 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Ouest ORAN Découverte du corps d’une

BRÈVES de l’Ouest

ORAN

Découverte du corps d’une femme

n Le corps sans vie d’une femme,

âgée de 31 ans, a été déposé ce vendredi à la morgue de hôpital d’Oran pour les besoins d’une autopsie. Selon la Protection civile, la victime a été découverte morte en son domicile, sis à la cité des 1500-Logements au secteur urbain de Sidi El-Bachir (Plateau). Selon les premières constatations, la dépouille ne présentait aucune trace de violence ou de décomposition apparente.

AYOUB A.

Un octogénaire découvert mort sur la RN11

n Un octogénaire a été découvert

mort sur la chaussée sur la RN 11 entre Oran et Arzew. Selon la Protection civile, la victime, M. S., présentait des blessures à la tête. La dépouille a été déposée à la morgue pour les besoins d’une autopsie. Une enquête a été ouverte.

A. A.

Disparition d’un nageur

à

Mers El-Hadjadj

n

Les recherches sont toujours en

cours pour retrouver le corps de D. A. A., 24 ans, qui s’est noyé ce vendredi sur la plage de Mers El- Hadjadj. La disparition de la victime, originaire de Tiaret, a été signalée vers 12h et jusqu’à aujourd’hui, son corps n’a pas été repêché.

A.A

MASCARA

Un enfant retrouvé noyé dans un canal

à

Mohammadia

n

Un enfant, âgé de 3 ans, a été

découvert, ce vendredi, vers 18h, noyé dans un canal d’irrigation au niveau du douar Benchenine dans la commune de Mohammadia. La dépouille a été déposée à la morgue de l’hôpital de la cité des Oranges et une enquête a été ouverte par les services de sécurité.

A. BENMECHTA

AÏN TÉMOUCHENT

L’ultimatum du wali à l’APC de Béni Saf

Mercredi après-midi, Ahmed Hamou Touhami, le wali de Aïn Témouchent a regroupé autour d’une même table, élus, responsables des services techniques et certains directeurs de son exécutif pour faire le point sur la situation.

F ace à ce qui s’apparente à une gestion catastro- phique de la commune aggravée par un bloca- ge qui pourrait débou- cher sur des consé-

quences désastreuses sur le plan social avec un développement local

qui a pris un sérieux retard , le wali

de Aïn Témouchent a cru bon de

réunir dans l’urgence les élus de l’APC de Béni Saf ou du moins ce qui reste de l’assemblée qui a rétré-

ci comme une peau de chagrin

suite aux suspensions qui se sont

succédées dues à des poursuites

judiciaires des élus locaux et une partie du personnel administratif. Mercredi après-midi, Ahmed Hamou Touhami, le wali de Témouchent a regroupé autour d’une même table, élus, respon- sables des services techniques et

certains directeurs de son exécutif pour faire le point sur la situation. Usant d’un ton acerbe et mena- çant, le wali n’a pas lésiné sur les qualificatifs pour décrire la situa- tion. Il était muni d’un volumi- neux dossier, résultat de plusieurs enquêtes menées par son inspec- teur général et le directeur de la réglementation de l’administration locale (DRAG) qui ont dressé un tableau noir sur la gestion de l’ac- tuelle APC qualifiée de scandaleu- se en raison d’un conflit qui perdu-

re et qui oppose ses 19 membres.

Selon le rapport du DRAG sur la

situation arrêté à fin juin, le P/APC

et son vice-président ont été sus-

pendus car ils font l’objet de pour- suites judiciaires alors que l’actuel intérimaire désigné n’a pas jugé utile d’assister à cette réunion, une démission de trop qui a fait de Béni Saf une ‘‘mezbala’’, selon le wali. L’éclairage public fait défaut, conjugué aux ordures qui conti- nuent d’engloutir la cité minière

D. R.
D. R.

malgré les sommes colossales consacrées par le budget commu-

nal pour la réhabilitation des espaces verts et la rénovation du réseau d’éclairage public. Plusieurs

cas de dépassements ont été rela- tés. À la plage du Puits, une villa a été érigée sur un court de tennis grâce à des complicités. ‘‘Est-ce normal qu’après avoir procédé à la pose des trottoirs et du carrelage on s’aperçoit qu’on a omis de faire pas- ser le câble du réseau de l’éclairage public ? Est-ce normal qu’un par- king censé être mis à la disposition

des automobilistes venus de tous les coins du pays soit attribué en contrepartie d’un droit dérisoire estimé à 20 millions de centimes pour en faire une foire économique de camelote au détriment des com- merçants locaux ?’’, s’est-il interro- gé tout en révélant avoir saisi offi- ciellement les services de la sûreté pour l’ouverture d’une enquête sur ces dépassements “où j’incrimine même le chef de daïra qui a failli à son rôle d’animateur et pour son indifférence’’. Au sujet de la gestion du patrimoine communal notam-

Ahmed Hamou Touhami, wali de Aïn Témouchent.

ment en ce qui concerne le loyer ‘‘dérisoire’’ appliqué aux locaux commerciaux, le wali a intimé l’ordre au SG de la commune de le faire aligner sur le privé. Le wali a donné jusqu’à la rentrée sociale pour reprendre en main les affaires de la commune précisant : “À défaut, je vous prie de déposer vos démissions et de partir’’. Rendez- vous est donné dans un mois pour faire le point avant de prendre les mesures qui s’imposent, synonyme d'une dissolution.

M. LARADJ

MOSTAGANEM

Le fiasco des nouveaux marchés couverts abandonnés

I l faut croire que l’éradica-

tion du commerce infor-

mel en ville n’est pas pour

bientôt au vu de son expan- sion incontrôlée malgré la “bonne volonté” des autori- tés à y remédier avec des pro-

positions de solutions concrètes comme la construction de nouveaux marchés couverts dans les cités urbaines pour tenter d’organiser la vente des pro- duits de large consomma- tion. Mais force est de constater que cette solution s’est avérée un fiasco puisque ces marchés sont tout bonne- ment abandonnés par les commerçants attachés à la traditionnelle vente sur la

route. La majorité des locaux demeurent fermés alors que certains marchands activent toujours dans l’informel du côté de l’oued Aïn Sefra, dans la poussière et le brouhaha du chantier du tramway. D’après des témoignages de riverains de la cité, “l’inté- rieur est mal éclairé naturelle- ment, d’où le recours obligé à la lumière artificielle. Les stands sont lugubres et exigus, ne respectant pas les normes ergonomiques. Les couloirs de passage sont très étroits pour un marché qui, de par sa mer- curiale, était censé ‘ameuter’ une importante clientèle”. Inaugurés en grande pompe et dans la précipitation, les

marchés de proximité de la Salamandre et de la cité du 5- Juillet-1962 sont abandonnés autant par les marchands que par les clients. Les rares ven- deurs de fruits et légumes qui y exercent sont résignés et fatalistes, dénonçant cette situation qui n’a que trop duré. À bien creuser le sujet, l’on se rend compte rapide- ment que le choix des sites d’implantation de ces nou- veaux marchés couverts est discutable de par même les spécialistes qui aujourd’hui constatent l’échec de telles réalisations avec toutes les conséquences socio-écono- miques que cela entraîne.

M. SALAH

Arrestation de trois personnes pour détention de drogue

n Les éléments de la 1re sûreté urbaine de Mostaganem ont arrêté trois personnes, âgées

entre 24 et 58 ans, pour possession et consommation de drogue. La première affaire concerne un suspect appréhendé en possession d’un joint aux environs de 18h au niveau de la cité des 400-Logements. Il a fait l’objet d’une citation directe. Une autre intervention a mené la police au niveau du quartier Plateau où deux suspects ont été interpellé en possession d’un tarf. Eux aussi ont fait l’objet d’une citation directe à comparaître.

M. S.

372 retraits de permis en juillet

n Les services de la sûreté de wilaya de Mostaganem ont dressé 1 553 amendes forfaitaires

et placé 56 véhicules en fourrière suite à diverses infractions (absence d’assurance, défaut de fiche de contrôle technique et excès de vitesse), a indiqué jeudi un communiqué de la police. Ainsi, 372 retraits de permis de conduire ont été effectués en juillet dont 236 pour trois mois de suspension et 136 pour six mois. 5 000 véhicules de tous types ont été contrôlés lors des 75 barrages routiers (fixes et mobiles) disposés à différents points des routes, parmi lesquels 633 propriétaires de motocyclettes furent contrôlés.

M. S.

LIBERTE

Dimanche 14 août 2016

Reportage

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VACANCES D’ÉTÉ DANS LA PRESQU’ÎLE DE COLLO

Voyage au pays des trois légendes et des trois saints

Malgré son enclavement dans les fins fonds du massif forestier de la Petite Kabylie, Collo arrive toujours à séduire et à enchanter ses visiteurs. L’accueil du visiteur de Collo commence 10 km avant d’atteindre sa destination. Il est invité à observer une halte à Kerkera, appelée El-Achra par rapport au nombre de kilomètres qui la séparent de Collo.

C hef-lieu de commune, elle est devenue, avec le temps, un car- refour de rencontres de la tri- bu des Béni M’henna. Ici, le tra- vail de la terre est une affaire de femme. Avant la levée du jour,

des processions de femmes, tatouages sur le

front et robes aux couleurs vives, arpentent les sentiers menant vers les champs. À pied ou sur des pousse-pousse.

À partir du village,

le visiteur peut prendre une bifurcation et, en moins de 10 mn, il traversera le lieudit Hadjria pour se retrou- ver à la plage de Benzouit. Cette grande pla- ge se prolonge à l’ouest par une succession de petits jardins irrigués depuis oued El-Guebli qui les traverse et à l’est par des collines jon- chées de vestiges romaines. Benzouit abrite, aussi, le mausolée d’un saint que les Béni M’henna vénèrent toujours. À mi-chemin entre Kekera et Collo se trouve la plage de Téleza, appelée El-Djoune. Elle se prolonge à l’Est, sur une étendue de 7 km, par la baie de la fontaine des sangliers appelée, aus- si, Aïn Lakssab. Ici, l’agriculture et le touris- me se côtoient au nez d’un béton de plus en plus envahissant. Trois kilomètres après, après une petite cor- niche, la presqu’île de Collo se dévoile au vi- siteur. Une cité plongée, au trois-quart de sa superficie, dans la Méditerranée. Aux portes de la ville, une stèle représentant un voilier, le port de pêche, la mosquée djamaâ El-Kebir et l’église Saint-André annoncent le sommaire d’un voyage dans l’histoire d’une ville, d’un pays, d’une accumulation de civilisations. Il faut dire que les écrits sur la région de Col- lo remontent à 530 avant J.-C. Elle fut comp- toir phénicien avant de passer sous domina- tion romaine. Elle formait avec Milev, Rusi- cade et Cirta la confédération cirtéenne. Collo est une ville pieds dans l’eau. Étendue sur près de 2 km linéaires, la baie des Jeunes- Filles, Aïn Doula, comme aiment toujours l’ap- peler les Colliotes, est bordée à l’est par les criques de Bir Lefkarene et à l’ouest par une source d’eau qu’on dit bénite. Selon la légende, un terrain au pied du mont de Dambo était la propriété d’une famille mix- te berbèro-turque, les Becit. Lalla Doula, hé- ritière unique, décida de rendre du domaine public la source. Cette plage à laquelle l’écrivaine, Fatiha Nes- rine, a dédié son roman La baie aux jeunes filles, et qui a fasciné Anna Greki, est un livre de mythes et de légendes. Selon le défunt, aâmi Mohammed Sassane, lui- même une légende sportive de son temps, un Cyclope vivait à Collo. El-Ghoula faisait la vais- selle à Aïn Doula en s’agenouillant, un pied posé sur la presqu’île d’El-Djarda, un autre sur le mont de Dambo. Collo a aussi sa légende berbère à travers les récits de Hmimess. Ici, les Colliotes appren- nent, dès leur enfance, que dans leur cité a vécu un homme généreux, éveillé et intelligent qui passa sa vie à déjouer les sordides plans d’El-Ghoula, le cyclope. Les légendes arabes sont aussi présentes à tra- vers les récits des djins. Selon cette légende, chaque jour de souk hebdomadaire, 7 djins quittaient leurs refuges pour descendre au mar- ché, situé à l’époque à l’entrée du vieux villa- ge de Bir El-Kaïd, pour faire leurs courses. Ils étaient reconnaissables par les poils qui pous-

Par :

MOURAD KEZZAR

saient sur la paume de leurs mains.

R.D.
R.D.

La zerda, le malouf et la tariqa

Jusqu’à un passé récent, chaque année, au mois de septembre, se tenait à Collo la grande zer-

da de Sidi-Achour, le saint protecteur de la cité

et dont le mausolée jonchait sur les collines du

douar qui porte son nom. La veille, c’est en

procession que les femmes de la tribu des Achach montaient à Aïn Zida, village situé au pied du mont, pour passer la nuit à préparer

le couscous de la zerda.

Au même moment, les hommes arpentaient

les 360 marches pour atteindre le mausolée et

y veiller en récitant versets coraniques et

poèmes mystiques. Le jour J, les bêtes étaient sacrifiées et la viande partagée entre les membres de la tribu et Ahbab Sidi-Achour. La musique et la chanson ont toujours été une af- faire de famille. Déjà durant les années 1940- 1950, la troupe du malouf Bahdjet Ezzamane était organisée autour deux familles, Tabti et Gatti. Même Mimi Baâziz, la star du malouf féminin, octogénaire installée dans la ville de Skikda, fait partie de cette fratrie. Plus tard, dans les années 1960-1980, c’est la famille Zeroual qui prendra la relève avec les frères Saïd et Hafid Saïd Tabti, lui perpétua l’œuvre de sa famille à partir des années 1970. Et, comme pour rompre avec ce che- minement linéaire, les années 1980 seront mar- quées par l’apparition de la troupe moderne

Chullu. Petite ville, Collo reste grande par l’hé- ritage du savoir. À ce jour, trois confréries exis- tent toujours. Celle des Aissawa installée au centre de la ville dans la zaouïa de Sidi- Ameur, celle des Ammaria installée dans la presqu’île d’El-Djarda et celle des Ikhouane qui fut installée à même le mausolée de Sidi- Achour.

Souk El-Khmiss et la saga africaine d’El-Khadra

Le marché hebdomadaire de Collo se tient le jeudi. Les Colliotes ont pris l’habitude de fai- re une partie de leurs courses sur ce marché qui s’étale sur plus de 3 km linéaires. Au même moment, il y a juste quelques années, à la pla- cette de la ville, le duo Bourkayeb et Aïssa ra- contaient les histoires de sidna Youcef (Jose- ph) et sidna Ibrahim (Abraham). Les deux troubadours non voyants tenaient une halqa et jouaient du violon et du bendir. L’été, en plus du marché, une kermesse, ap- pelée El-Gagna, se tenait à la même place pu- blique, sahat Echouhada. Des activités ludiques et une loterie étaient proposées au public. De nos jours, les foires commerciales ont remplacé El-Gagna créant de l’animation dans la ville. Avec souk El-Khmiss, ils sont des curiosités pour les visiteurs et des événements majeurs adoptés par la population locale car ils lui per-

D.R.
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À Collo, les estivants trouvent tous les ingrédients pour passer de somptueuses vacances.

La ville offre des paysages paradisiaques.

mettent de s’approvisionner avec de bons prix. Mieux, une grande partie des commerces lo- caux s’y approvisionnent. Collo est une ville de sport par excellence. Le club de foot local drivé par le duo Azzou et Bouzid a même dis- puté la Coupe d’Afrique dans les années 1980. Les équipes locales de cyclisme, de judo, de handball et de volley-ball avaient don- né à l’Algérie plusieurs internationaux. À un moment donné, El-Khadra fut la seule équi- pe du Nord-Constantinois à évoluer en divi- sion une de foot. Aujourd’hui, le stade Saou- li-Bachir, pied dans la plage la baie des Jeunes- Filles, reçoit, en été, d’interminables parties de foot entre estivants.

La fascination du pêcheur et les traditions culinaires

Collo est un port de pêche. La sardine locale est un label de fait qui s’est imposé dans l’ima- ginaire collectif des consommateurs. Le ma- rin pêcheur colliote et son métier font rêver les visiteurs de la cité pré-insulaire. Pour Raïs Berdjem, la mise en tourisme de la pêche ren- tabilise et la pêche et l’activité touristique lo- cales. Vivre l’espace d’une nuit l’expérience d’un pêcheur sur sa barque est un plus qui peut faire la différence pour une destination. En fait, ici, le métier de pêcheur a toujours fasciné. À l’inverse des autres régions du pays, ici, le couscous, même au mérou, reste un plat des jours ordinaires. Ici, c’est la mkartfa, connue sous l’appellation de la trida à Constantine, qui est l’ambassadrice de l’art culinaire local. Chez les anciennes familles, c’est carrément la gritllia, sorte de vermicelles faites maison et préparées comme la mkartfa, qui est servie comme plat principal aux convives de marque. Le dessert peut bien être un bourekak au miel, appelé ailleurs mechelouach. Mais, le must reste certaines traditions locales qui existent toujours comme ces petites gar- gotes, Hmamssia, qui servent entre 4h et 8h du matin des plats de pois-chiches ou enco- re le petit-déjeuner à la sardine grillée ou en friture. On visite Collo pour ses plages, criques et baies mais surtout pour la charge culturel- le de la destination.

M. K.

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Culture

Dimanche 14 août 2016

LIBERTE

D. R. 12 Culture Dimanche 14 août 2016 LIBERTE …SORTIR… Concerts Casif-Théâtre de plein air de
D. R. 12 Culture Dimanche 14 août 2016 LIBERTE …SORTIR… Concerts Casif-Théâtre de plein air de
D. R. 12 Culture Dimanche 14 août 2016 LIBERTE …SORTIR… Concerts Casif-Théâtre de plein air de
D. R. 12 Culture Dimanche 14 août 2016 LIBERTE …SORTIR… Concerts Casif-Théâtre de plein air de

…SORTIR…

Culture Dimanche 14 août 2016 LIBERTE …SORTIR… Concerts Casif-Théâtre de plein air de Sidi Fredj (Alger)
Culture Dimanche 14 août 2016 LIBERTE …SORTIR… Concerts Casif-Théâtre de plein air de Sidi Fredj (Alger)
Culture Dimanche 14 août 2016 LIBERTE …SORTIR… Concerts Casif-Théâtre de plein air de Sidi Fredj (Alger)

Concerts Casif-Théâtre de plein air de Sidi Fredj (Alger)

n

Ce soir: Kader Japonais, groupe Imzad

n

15 août : Kami Phénomène, Kalama Clan,

Anonymmos, groupe Dzaïr

n 16 août : cheb Berrou, Célina, Sid Ali

Chalabala, Houari Manar

n 17 août : cheb Didine, Nadir Afedal (raï),

Ghana El-Maghnaoui, Kader El-Ouahrani

n 18 août : Latifa Ben Akouche, Lyès Ben

Bakir, Kherraz Boubaker, Sonia

n

19 août : Malika Domrane, Sonia Amrani

n

20 août : Farid Houamed, Nacim London,

cheb Wassim, Émir Nacer.

Office Riadh El-Feth (Alger)

n L’Office de Riadh El-Feth (Oref) organise,

du 4 au 26 août à partir de 19h30, une série de spectacles musicaux au théâtre de verdure (Bois des Arcades). Seront au programme : ce soir, le groupe Freeklane.

n

Le 19 août, le groupe Jariste.

n

Le 26 août, le groupe D’zaïr.

Layali Mezeghena (Pêcherie d’Alger)

n Les festivités de Layali Mezeghena 2016 se

poursuivent jusqu’au 31 août avec un riche programme musical à l’Esplanade des artistes à la Pêcherie d’Alger.

Théâtre de plein air Hasni-Chakroun, Oran

n Ce soir : Abdallah Marseille, Khadija Salhi,

Hezil Benaïcha, cheb Bella

n Le 15 août : cheikh Ben Aïssa, Aya

Baghdadi, Kader Barigou, Faouzi Raï Lover

n Le 16 août : groupe Taferka, groupe Nes El-

Hel- Flood Rap

n Le 17 août : Azzedine Bouabdelah, Assia

Hadad, Belkheir l’Oranais, Nacer Attaoui

n Le 18 août : Malika Domrane, Sonia

Amrani

n Le 19 août : Ismaïl Azzi, Hamid El-Bachari,

Nouri El-Wahrani, Kader El-Wahrani

n 20 août : Raïna Raï, Noura Gnaoua, Amine

Elcool Rap

Colloque

n Du 20 au 22 août 2016, au Théâtre régional

Azzedine-Medjoubi à Annaba : colloque international “Jugurtha affronte Rome” organisé par le Haut commissariat à l'amazighité.

Cours de langue italienne

n Les cours de langue italienne pour la

session d’automne 2016-2017 débuteront le

15 septembre 2016. Les inscriptions sont

ouvertes dès maintenant auprès de l’Institut culturel italien d’Alger, du dimanche au jeudi, de 10h à 14h. Vous pouvez contacter l’institut aux numéros suivants : 021 92 38 73/021 92 51 91.

Hollywood à Ibn Khaldoun (Dernier jour)

n L’Établissement Arts et Culture de la

wilaya d’Alger propose, à partir d’aujourd’hui, à la salle Ibn-Khaldoun (12, rue Docteur-Saâdane) un programme de projection de nouveautés hollywoodiennes, des films récents, sortis en 2016. Les quatre longs métrages proposés, de différents genres (animation, aventure, action, etc.) seront projetés avec une qualité dite “Digital cinema package” (DCP) et à une moyenne de trois séances par jour jusqu’au 14 août 2016.

Liste des films au programme :

n

Tortue Ninja 2

n

Independence Day 2

n

Âge de Glace 5

n

Suicide Squad

Expositions

n Exposition de l’artiste peintre Abdellah

Belhaimer à la galerie Ezzou’art sous le

thème “Acte de la vie quotidienne” jusqu’au

19

août.

n

Exposition-vente de l’artiste peintre

Khelifa Sultane Hakim à l’hôtel Sofitel d’Alger jusqu’au 5 septembre.

n Exposition sonore “Du Maqam à la nouba”

: tous les jours à partir de 13h au palais de la culture Moufdi-Zakaria, les Annassers à Alger, et ce, jusqu’au 17 septembre 2016.

n Exposition collective d’artisanat au centre

culturel Mustapha-Kateb, 5, rue Didouche- Mourad, Alger, jusqu’au 5 septembre.

n Exposition-vente de bijoux traditionnels

jusqu’au 20 août à l'esplanade de Sidi- M'hamed à Oran.

LA LOGISTIQUE DURANT LA GUERRE DE LIBÉRATION NATIONALE

Le témoignage précieux de Abdelmadjid Bouzbid

C’est dans le service opérationnel de l’armement, dirigé par Abdelhafid Boussouf, que l’auteur se fera remarquer par ses supérieurs. Sans jeu de mots, c’est là qu’il fera véritablement ses armes.

D écédé en février dernier, l’ancien directeur général de la Sûreté na- tionale aura lais- sé pour la posté-

rité un exposé qui devrait aider les générations futures à connaître un pan entier de l’histoire nationale de la logistique militaire. Conscient de son devoir, l’auteur Abdelmadjid Bouzbid, homme discret de nature, a d’emblée jus- tifié en introduction de son livre- témoignage : La logistique durant la guerre de Libération nationale :

ce que je sais, les raisons pour les- quelles il a bien voulu retracer cer- tains faits historiques qui ont conduit à l'indépendance du pays :

“Le livre reste le véhicule le plus adapté pour transmettre la mé- moire et assurer la pérennité de l'histoire en estampillant les évé- nements et les hommes qui les ont vécus.” Connu en outre pour sa modestie, l’auteur s’est adonné dans cet ouvrage à une courte autobiographie, un exercice qu’il réprouve particulièrement, à sa- voir parler de lui-même. Né le 15 juillet 1931 à Annaba, Abdel- madjid Bouzbid est un militant de la première heure, c'est-à-dire un membre actif du Parti du peuple algérien (PPA), et ce, dès 1947 avant de rejoindre le MTLD en 1948. Il devient ensuite membre actif de l’Organisation spéciale (OS) en 1949. Arrêté et incarcéré le 25 mars 1950 par les forces co- loniales, il sera poursuivi dans le fameux procès du “Complot de Bône”. Mineur au regard de la loi de l’époque, il est condamné à un an de prison ferme avec interdic- tion d’exercice de ses droits ci- viques. De 1954 à 1957, il active dans le massif montagneux de l’Edough correspondant à la zone 2 de la Wilaya II avant qu’il ne soit gravement blessé et évacué en urgence vers l’hôpital Habib Tha- mer à Tunis. Dès qu’il fut rétabli de ses blessures, il sera affecté aux services extérieurs de la Ré- volution, précisément à Tripoli.

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C’est dans le service opérationnel de l’armement que Bouzbid se fera remarquer par ses supérieurs. Sans jeu de mots, c’est là qu’il fera véritablement ses armes. Dès lors, il devient responsable des ser- vices logistiques à Benghazi et délégué du FLN dans cette même ville. Avec l’avènement du GPRA, il est nommé en septembre 1959 chef du centre des services d’ar- mement et de ravitaillement pour la Tunisie avant de s’occuper de la logistique Est sous la houlette du Malg, dirigé par le défunt Abdel- hafid Boussouf dit Si Mabrouk, son responsable direct. Ayant eu le privilège de rencontrer l’au- teur quelques mois seulement avant son décès, il nous confiera alors sa propre définition de l’ar- mement : “L’arme a toujours été pour l’homme un élément straté-

gique de défense et de puissance. En temps de paix comme en temps de guerre, elle constitue l’outil indis- pensable sans lequel aucune in- surrection légitime ne peut être me- née.” Quant à la logistique, elle est pour lui “l’art militaire qui traite de toutes les activités ayant pour but de permettre aux armées de vivre, de se déplacer et de combattre dans les meilleures conditions d’ef- ficacité”. À l’indépendance, Ab- delmadjid Bouzbid avait rejoint la DGSN avant d’effectuer un pas- sage par le ministère des Affaires étrangères du 31 octobre 1964 jusqu’au 15 février 1967, date à la- quelle il retourne dans les rangs de la Police nationale dont il prendra la tête de 1987 à 1990 en tant que directeur général. Il sera par la sui- te désigné ambassadeur d’Algérie au Mali où il œuvrera notam-

DE NOMBREUSES PERFORMANCES SONT ATTENDUES

Un concours de cosplay au FIBDA

9 e édition du

L a Festival interna- tional de bande

dessinée d’Alger (FIB- DA), qui aura lieu du 4 au 8 octobre, lance un concours de cosplay, une contraction des mots “costume play”, une discipline artistique qui accompagne les fes- tivals dédiés au neu- vième art dans le mon- de. Selon les organisateurs du FIBDA, “ses règles sont simples : il s’agit de confectionner et de porter un cos- tume représentant un personnage tiré de la bande des- sinée, quel que soit le genre (manga ou autre), de l’uni- vers des jeux vidéo ou du cinéma, ou même de créer

vers des jeux vidéo ou du cinéma, ou même de créer un personnage original inspiré par

un personnage original inspiré par exemple des contes populaires algé- riens”. Pour y prendre part, les candidats de- vront s’inscrire au stand Z-Link lors du FIBDA 2016. Un jury composé de bédéistes, de gamers (joueurs de jeux vidéo), d’artistes et de passionnés de BD départageront les candidats. Les critères de sélection reposeront notamment sur la qualité du cos- tume, l’implication et l’originalité de la gestuelle et des attitudes du candidat ainsi que celle de la mise en scène. Plusieurs prix seront décernés dans cinq catégories différentes.

R. C.

seront décernés dans cinq catégories différentes. R. C. ment pour la concrétisation du Pacte national de

ment pour la concrétisation du Pacte national de la paix signé à Bamako le 12 avril 1992. En 1999, Abdelmadjid Bouzbid renonce à toute activité publique et prend sa retraite. Récipiendaire de plusieurs déco- rations nationales, il a été nommé notamment chevalier de l’ordre national malien. Il est décédé le 29 février dernier et inhumé conformément à ses vœux aux cô- tés de son père au cimetière d’El- Alia, loin du “carré des martyrs” qui avait été proposé, en vain, par les autorités à la famille du défunt.

MOHAMED- CHÉRIF LACHICHI

La logistique durant la guerre de Libé- ration nationale : ce que je sais, édité par le Centre national d'études et de re- cherches sur le Mouvement national et la Révolution du 1 er Novembre 1954. 301 pages - 2004.

FESTIVAL DE ANNABA DU FILM MÉDITERRANÉEN

Vers un nouveau “fiasco”annoncé ?

FILM MÉDITERRANÉEN Vers un nouveau “fiasco”annoncé ? n Le site internet du Festival de Annaba du

n Le site internet du Festival de Annaba du film méditerranéen vient d’annoncer, sans donner de plus amples détails sur la programmation, les dates de la tenue de sa deuxième édition prévue du 24 au 29 septembre 2016. On apprend, par ailleurs, que la date de clôture des inscriptions est fixée au 20 août 2016. Espérons seulement que cette nouvelle édition nous fera oublier le “fiasco” de l’année précédente.

R. C.

LIBERTE

Dimanche 14 août 2016

Magazine

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MARIAGES TRADITIONNEL ET MODERNE À BOUIRA

À chacun sa fête !

À deux semaines de la rentrée scolaire et sociale, les fêtes de mariage font rage à travers tout le pays.

L es jeunes couples, parfois par amour et souvent par “obliga- tion” vis-à-vis de la société, déci- dent de se dire “oui” en convolant en justes noces pour “le meilleur et pour le pire”, dit-on. Ainsi, en

cette mi-août, il ne se passe pas une journée sans que des dizaines de cortèges nuptiaux sillonnent les rues de la ville de Bouira, ou d’ailleurs, le tout dans une ambiance des plus folles et un vacarme assourdissant. Mais avant la “fiesta”, où tous les amis et autres convives lancent des “mabrouk” à tout-va, les jeunes couples ou leurs parents ont déjà passé bien des épreuves. Cela va de la conception de la lis- te des invités jusqu’au cadre de la fête, à savoir organiser la fête de manière traditionnelle

(chez soi, en famille) ou bien d’une manière que l’on pourrait qualifier de “moderne”, qui consiste à louer une salle des fêtes.

Le prix du “prêt à consommer”

Pour certains, la location d’une salle des fêtes est une évidence, pour tout ce qu’elle comporte comme facilités. À Bouira ou ailleurs, ces salles poussent comme des champignons. D’ailleurs, c’est un créneau très porteur et florissant, no- tamment dans les grandes agglomérations. Le concept est relativement simple : si un parti- culier possède une grande villa, avec plusieurs étages et ne sait pas quoi en faire, il la recon- vertit en salle des fêtes. Le coût des travaux, se- lon certains propriétaires interrogés, avoisine les 200 à 250 millions de centimes (pour un aménagement de haut standing). Cependant, et d’après un propriétaire d’une salle des fêtes à Bouira, l’investissement concédé est amorti en un temps relativement court. Et pour cause, ce commerce, car c’en est bel et bien un, connaît un bond fulgurant. Selon une étude de l’Office national des statistiques (ONS), plus de 62% des mariages en Algérie sont organi- sés dans des salles des fêtes. Pourquoi un tel engouement ? La réponse est simple : tout y est pris en charge. Dans une société où le “prêt à consommer” pré- domine, les mariages n’échappent pas à cet- te réalité, quitte à y mettre le prix fort. Il fau- drait compter pas moins de 17 millions de cen- times uniquement pour la location de la sal- le, durant une période déterminée (48h). De plus, il faudrait ajouter les frais relatifs aux achats de produits nécessaires à la préparation des plats (salades, chorba, couscous), les bois- sons et les fruits de saison. En moyenne, pour une fête avec 300 convives, il faudrait dé- bourser 25 millions de centimes pour les fruits et légumes, 15 millions pour les diverses viandes (rouge et blanche) et entre 7 à 8 mil- lions de centimes pour les boissons. Au total, on se retrouve avec plus de 70 mil- lions de centimes pour 300 invités à servir. Après avoir déboursé ce qui représente pour

D. R.
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certains les économies de toute une vie, c’est au tour du propriétaire de la salle de prendre le relais. Les cuisiniers, le service et les petits extras sont entièrement pris en charge. Surtout si le propriétaire est un bon gestionnaire. Et c’est là que le succès de ces salles des fêtes trou- ve son explication. Les mariés “délèguent” le côté organisationnel au gérant de ladite salle. Il s’occupe du moindre détail. D’ailleurs, certains proprié- taires de salles des fêtes sont titulaires d’un di- plôme de management et de marketing, fai- sant tourner leur business à la manière d’une boîte spécialisée dans l’évènementiel.

Un faible coût et des désagréments

De l’autre côté, on retrouve le mariage tradi- tionnel, à savoir dans la demeure familia- le. C’est l’un des types de mariages les plus “sa- voureux” et des plus inoubliables, de l’avis gé- néral. La famille, le voisinage, les amis et même de simples connaissances se retrouvent dans un seul et même endroit, afin d’offrir aide et assistance aux familles des mariés et faire en sorte que l’évènement reste gravé dans les mé- moires. D’ailleurs, dans les villages de Kaby- lie, il est quasi inconcevable de faire un mariage

Les célébrations des mariages durant l’été sont de plus en plus onéreux.

autrement. L’expression “la fête au village” n’est guère galvaudée dans ces contrées de Kabylie où les traditions ancestrales sont toujours enracinées. Car, outre l’ambiance festive que procure ce style de fête, c’est son faible coût qui la rend des plus attrayantes, notamment en cette pé- riode où le pouvoir d’achat des ménages est mis à rude épreuve. Tout est basé sur la soli- darité, l’entraide et la générosité de la famil- le. Tout le monde est bénévole et sa seule “ré- tribution” consiste en la satisfaction du marié ou de la mariée et de leurs parents. Avec une somme relativement modeste, on peut satis- faire tous les convives en leur offrant des mets de qualité et à en quantités suffisantes. “Pour mon mariage, je n’ai déboursé que 45 millions de centimes. C’est assez confortable !”, dira Ali AD., un jeune marié de Bouira. Avant d’ajouter : “J’ai invité pas moins de 250 personnes et tout le monde était satisfait. D’ailleurs, j’ai opté pour ce choix (fête tradi- tionnelle), pour des considérations écono- miques. Un mariage à la salle des fêtes m’au- rait mis sur la paille.” Cet argument du prix est partagé par nombre de citoyens interrogés. Ce- pendant, “le revers de la médaille” réside dans

le fait que le mariage traditionnel requiert une famille relativement nombreuse, un sens de l’organisation des plus pointus et surtout des nerfs à toute épreuve. Car il faut bien le re- connaître, les convives ne sont pas toujours précautionneux. Des tâches par-ci, des éclaboussures par-là, des enfants turbulents, et au final, tous les travaux d’embellissement — peintures et autres dé- corations effectuées au préalable — se re- trouvent anéantis en une seule journée. “Après la fête, j’ai dû refaire toute la peinture et même le carrelage. Ce n’était pas des invités que j’ai eus, mais des destructeurs”, confiera Kamel, père deux enfants. À travers tout ce qui a été relaté, on comprend que chaque style de ma- riage a ses avantages et inconvénients. Le tra- ditionnel est, certes, peu coûteux et très convi- vial, mais il génère des tracasseries avant, pen- dant et après la fête. En revanche, les mariages modernes, dans les salles des fêtes, simplifient la vie aux mariés et ils ne laissent pas de pla- ce à l’improvisation, tout y est réglé comme du papier à musique, mais ils restent relativement onéreux et souvent ternes. À chacun sa vision des choses.

RAMDANE BOURAHLA

FACE AUX PÉNURIES RÉCURRENTES D’EAU À AZAZGA

Les habitants de Hidous captent une source en montagne

L es habitants du village de Hi- dous dans la commune d’Ifi- gha, daïra d’Azazga, à 50 km à

l’est de Tizi Ouzou, ont décidé de prendre en main leur destin pour mettre un terme aux pénuries d’eau potable qui durent depuis près de 6 ans. C’est ainsi que les travaux de captage de trois points d’eau ont dé- marré, au début de l’année 2016, au lieudit Tadhunt Ufela, en pleine fo- rêt, à 5 km du village, depuis huit mois. Les villageois rejoignent, chaque vendredi, le site choisi pour une journée de labeur sous la conduite des deux présidents du comité, Si Mhend Abdelkrim et Si Ahmed Ta- har, qui cordonnent les travaux de

captage qui nécessitent beaucoup d’expérience. Les travaux de forage ont été ache- vés et la source a été recouverte d’une bâche imperméable alors que les villageois ont bétonné tous les captages pour éviter tout envase- ment. Un drain qui fait le plein d’eau toutes les 15 minute a été réalisé pour collecter les eaux en pro- venance des trois captages. Des vil- lageois étaient chargés de le vider à l’aide d’une pompe mécanique pour éviter d’inonder la fente du collec- teur. Vendredi dernier, dernier week-end de travaux, une cuve en béton étanche de plusieurs tonnes, destinée à collecter les eaux et préa- lablement réalisée au village, a été

acheminée sur un tracteur vers le site. Un rétrochargeur loué par les villageois a permis de la déposer sur une pente pour être raccordée à l’exutoire du drain. L’ambiance était à son comble à l’approche de la fin des travaux et l’acheminement du précieux liqui- de vers le village. Les villageois exul- taient de joie et un responsable du chantier nous a indiqué que le village ne comptait que sur ses propres moyens. Le village compte quelque 800 habitants, mais 400 environ y ré- sident toute l’année. “Nous n’avons bénéficié de l’APC que des miettes, comparé au reste des vil- lages de la commune. Nous avons dé- cidé de nous prendre en charge en ins-

taurant des cotisations de 1 000 DA par foyer et par mois. Le reste des fonds provient de dons d’autres ci- toyens qui n’ont pas lésiné sur les moyens et qui sont à remercier sans distinction”, dira Si Mhend Abdel- krim. Pour la deuxième tranche du projet, les villageois ont déposé une fiche technique estimée à 7 millions de di- nars (700 millions de centimes) au- près des services de l’hydraulique de la wilaya de Tizi Ouzou. Elle re- couvre les travaux, les ouvrages et les canalisations pour l’acheminement de l’eau de source vers le village qui ne dispose pas de moyens pour prendre en charge les travaux restants. “Si les pouvoirs publics ne

prennent pas en charge les travaux de la deuxième tranche, tout ce que nous avons fait n’aura servi à rien”, nous dira le responsable du village. Plus de 2 millions de dinars prove- nant des cotisations des villageois ont été dépensés dans les travaux de cap- tage et les villageois de Hidous sont résolument engagés pour se prendre en charge. Outre le manque d’eau, le village ne dispose ni de réseau d’assainisse- ment, ni de stade, ni de foyer de jeunes, mais l’ambition existe au sein du douar où les villageois sont visiblement décidés à surmonter toutes les épreuves d’utilité pu- blique.

KAMEL NATH OUKACI

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Dimanche 14 août 2016

LIBERTE

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L’internationale

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DÉPLOIEMENT D’UNE FORCE DE PROTECTION RÉGIONALE AU SOUDAN DU SUD

Juba dit non, Pékin appelle à des consultations

Cinq ans après la proclamation officielle de son indépendance, le Soudan du Sud est plongé dans une guerre civile qui a déjà fait des centaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés dans les pays voisins.

L e déploiement d’une force régionale de maintien de la paix au Soudan du Sud, sur proposition de l’Union africaine, a été rejeté

par les autorités de Juba, dirigées par le président Salva Kiir, en guerre contre son ancien rival et ex-vice- président Riek Machar depuis dé- cembre 2013. Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies a voté, dans la nuit de vendredi à samedi, le prin- cipe d’envoi de 4 000 Casques bleus supplémentaires dans le pays, l'am- bassadeur du Soudan du Sud, Akuei Bona Malwal, a déclaré que son gou- vernement rejetait la proposition de l’UA, car “elle n'a pas pris en comp- te ni même considéré le point de vue du Soudan du Sud”, ont rapporté les agences de presse. Son adoption “va à l'encontre du principe fondamen- tal des opérations de maintien de la paix de l'ONU, qui est le consente- ment des principales parties au conflit”, a-t-il déclaré. Pour Juba, les États-Unis, un État qui a parrainé l’indépendance du Soudan du Sud, cherche à mettre ce pays sous tutelle de l’ONU. Les affrontements de juillet dernier, qui avaient fait, offi- ciellement, plus de 372 morts, dont 33 civils, ont accéléré les événements et entraîné ce jeune État dans une nouvelle spirale de violences meur- trières qui ont provoqué aussi un dramatique flux de déplacés vers les pays voisins. Plus de cent mille Sud-Soudanais ont déjà franchi la frontière vers le voisin ougandais, selon le Haut-Commissariat de

D. R.
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l’ONU aux réfugiés (HCR). L'idée de déployer une force régionale avait été décidée lors d'un sommet de l'Autorité intergouvernementale sur le développement (Igad), un bloc de huit pays d'Afrique de l'Est jouant un rôle majeur dans le pro- cessus de résolution de la crise au Soudan du Sud. Dans un commu- niqué publié le 5 août, l'Igad a in- diqué que la composition, le man- dat, l'armement, le déploiement et le financement de la force de pro- tection régionale devraient être dé- terminés en consultation avec le gouvernement de transition du Soudan du Sud. La décision du Conseil de sécurité risque aussi de faire des vagues au sein du gouver-

nement sud-soudanais. Car, la ré- solution du Conseil prévoit aussi d’imposer, si cela est nécessaire, un embargo sur les armes au cas où Juba bloquerait le déploiement des soldats onusiens. Onze des quinze pays du Conseil ont soutenu cette nouvelle force. La Chine, la Russie, l'Égypte et le Venezuela se sont abstenus. L’Éthiopie, le Kenya et le Rwanda devraient être les princi- paux contributeurs à cette force de maintien de la paix, autorisée à “utiliser tous les moyens nécessaires” pour remplir son mandat. En re- vanche, l'Ouganda, allié du prési- dent sud-soudanais Salva Kiir, avait annoncé plus tôt, vendredi, qu'il ne fournirait pas de soldats pour ce dé-

Le président du Sud-Soudan Salva Kiir (au centre).

ploiement supplémentaire. Hier, la Chine a estimé qu’il faudrait, peut- être, engager des consultations avec Salva Kiir pour éviter d’envenimer une situation déjà catastrophique. L'ambassadeur de Chine auprès des Nations unies a affirmé que “ce n'est que de cette manière que la for- ce de protection pourra remplir réel- lement sa mission de promotion de la paix et de la stabilité au Soudan du Sud et créer les conditions favo- rables pour l'application de l'accord de paix entre toutes les parties”. Pour rappel, depuis le début des vio- lences en décembre 2013, des di- zaines de milliers de personnes ont été tuées et 2,5 millions déplacées.

LYÈS MENACER/AGENCES

FACE À LA RECRUDESCENCE DES VIOLENCES ENTRE GROUPES TOUAREG

Crise malienne : des centaines de manifestants à Kidal

leur déclaration, souhaité entre autres, “l'érection des circonscriptions administratives de Taoude- ni et Ménaka en collectivités territoriales, la mise en œuvre des patrouilles mixtes, la cessation des hostilités entre frères maliens à Kidal et exigé le respect de tous les engagements à travers le dia- logue et la concertation”. Les récents affronte- ments dans Kidal et ses alentours, ayant oppo- sé la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) au Groupe d’autodéfense des Touareg de l’Imghad et alliés (Gatia), membre de la Plate- forme d’Alger (pro-Bamako), ont été, en effet, pour beaucoup dans cette nouvelle manifestation populaire. Les deux frères ennemis se sont éga-

L es populations du nord du Mali ont ras-le- bol de la violence armée et des blocages po- litiques que connaît la mise en œuvre de

l’accord de paix et de réconciliation, conclu à Ba- mako en deux parties, le 15 mai et le 20 juin 2015. Et elles l’ont fait savoir à travers une marche qui a rassemblé à Kidal, en fin de semaine, plus de 2 000 personnes, représentant les communautés de Tombouctou et Taoudéni, ont rapporté les médias maliens. Les manifestants ont réclamé la mise en place des autorités intérimaires, prévue dans cet accord et dont le cadre législatif a été en- tériné à la quasi-unanimité par les députés ma- liens en avril dernier. Les organisateurs ont, dans

lement affrontés durant le mois de juillet dans d’autres régions du nord du Mali, où les groupes terroristes ont saisi l’occasion pour mener des at- taques contre l’armée malienne. Les violences les plus meurtrières ont eu lieu dans la commune de Hamzakoma sur la rive sud du fleuve Niger, dans la région de Tombouctou. Selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU, les différents incidents au nord du pays, ont une conséquence importante sur la capacité des ac- teurs humanitaires à porter assistance et pro- tection aux personnes dans le besoin, a rappor- té le journal électronique malien Le Sahélien.

L. M.

INTERDICTION DU PORT DU BURKINI À CANNES

France : la justice valide la décision du maire

L es deux villes du sud-est de la France qui ont décidé d'inter- dire le port du burkini sur

leurs plages, ont reçu, hier, l'appui d'un juge qui a refusé de suspendre l'interdiction de cette tenue décré- tée par le maire de Cannes. David Lisnard, maire Les Républicains

(droite) de Cannes, célèbre pour son festival du cinéma, avait suscité une polémique en interdisant, fin

juillet, la baignade en burkini, cet- te tenue à l'usage des femmes mu- sulmanes recouvrant la totalité du corps à l'exception du visage, des mains et des pieds. Cette décision de la ville de Cannes, également dé- crétée hier dans la commune voisi- ne de Villeneuve-Loubet, avait été contestée en justice vendredi par trois femmes et le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) qui

la jugeait illégale et réclamait sa suspension. Selon la mairie de Cannes, le tribunal administratif de Nice a rejeté leur requête, hier, sa- medi, estimant que l'arrêté muni- cipal cannois respectait la loi sur la laïcité interdisant à quiconque “de se prévaloir de ses croyances reli- gieuses pour s'affranchir des règles communes régissant les relations entre collectivités publiques et par-

ticuliers”. “Dans le contexte d'état d'urgence et des récents attentats islamistes survenus notamment à

Nice il y a un mois (

tenue vestimentaire distinctive, autre que celle d'une tenue habituelle de bain, peut, en effet, être interprétée comme n'étant pas, dans ce contex- te, qu'un simple signe de religiosité”, a ajouté le juge.

le port d'une

)

R. I./AGENCES

TERRORISTES INFILTRÉS DANS LES RANGS DES RÉFUGIÉS

Europol dans les camps en Grèce

n Une équipe d'experts

antiterroristes d'Europol est attendue en Grèce d'ici fin août pour tenter de détecter d'éventuels candidats au jihad parmi les réfugiés et migrants bloqués dans le pays, a indiqué hier une source policière grecque. Cette mission s'inscrit dans le “processus permanent de coopération entre les autorités grecques, leurs homologues européennes et Europol”, établi en 2015 après l'afflux dans le pays de centaines de milliers de candidats à l'asile en Europe, notamment syriens, et les attentats de Paris, a précisé cette même source. Le patron du renseignement allemand a fait état début juillet d'“indices tangibles” selon lesquels 17 personnes agissant sous les ordres du groupe autoproclamé État islamique (Daech)

s'étaient fait passer pour des réfugiés pour entrer en Europe. Deux d'entre elles se sont fait exploser près du Stade de France le 13 novembre. L'équipe d'Interpol doit compter une cinquantaine de policiers européens et sa responsable, une Néerlandaise, est attendue à Athènes le 20 août, selon le quotidien grec Kathimerini, qui a annoncé cette mission. L'équipe entend procéder à des contrôles dans les dizaines de camps d'accueil installés en Grèce continentale, selon

le journal.

R. I./AGENCES

ASSASSINAT D’UN TERRORISTE EN ARABIE SAOUDITE

Le meurtrier présumé était membre de l'EI

n Un Yéménite accusé d'avoir tué un

policier en Arabie Saoudite a avoué

être un militant du groupe terroriste autoproclamé Etat islamique (EI/Daech), ont indiqué hier les autorités saoudiennes. Mercredi, l'homme avait foncé en voiture sur un policier qui sortait d'une mosquée

à Bicha, dans le sud-ouest de l'Arabie,

avant de le poignarder. Arrêté, il a avoué durant l'enquête “appartenir à Daech” et avoir tué le policier “parce qu'il faisait partie des forces de sécurité”, a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié par l'agence de presse officielle saoudienne SPA. Six autres Yéménites soupçonnés d'être impliqués dans cet assassinat ont été arrêtés, selon le ministère.

R. I./AGENCES

IL A ÉTÉ TUÉ PAR UNE FRAPPE AMÉRICAINE

Afghanistan/Pakistan :

le chef de Daech éliminé

n Le chef de l'organisation terroriste

autoproclamée État islamique en Afghanistan et au Pakistan, Hafez Saïf, a été tué dans une frappe américaine le mois dernier dans la province afghane de Nangarhar, a affirmé le Pentagone vendredi soir. La mort de Hafez Saïd, qui constitue un sérieux revers pour le groupe terroriste tentant de s'implanter durablement au Pakistan et en Afghanistan, est intervenue pendant des opérations conjointes des forces spéciales américaines et afghanes contre l'EI dans le sud de la province en juillet, a expliqué Gordon Trowbridge, porte-parole adjoint du Pentagone. Ce chef de l'EI “était connu pour participer directement aux attaques contre les forces américaines

et de la coalition, et les activités de son réseau terrorisaient les Afghans, particulièrement dans le Nangarhar”,

a estimé M. Trowbridge.

R. I./AGENCES

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La famille Aït Méziani d’Alger, d’Aïn El-
Hammam et de Tizi Ouzou, les parents et
alliés ont la douleur de faire part du décès
de leur chère et regrettée Djedjiga
Ouamri, rappelée à Dieu à l’âge de
76 ans. L’enterrement aura lieu aujour-
d’hui, dimanche 14 août 2016, au cimetiè-
La famille Khennenou de Tizi Ouzou,
parents et alliés, a l’immense douleur de
faire part du décès de son cher et regretté
Khennenou Rachid, rappelé à Dieu, hier,
à l’âge de 69 ans. L’enterrement est prévu
aujourd’hui, à 12h, au cimetière M’douha
de Tizi Ouzou. “À Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons.”
“À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.” ALERTE AUX ARNAQUES La prise de rendez-vous
“À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.” ALERTE AUX ARNAQUES La prise de rendez-vous

ALERTE AUX ARNAQUES

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F.791

dépôt du dossier directement au centre TLScontact. F.791 40 e jour Le 6 juillet 2016- 14
40 e jour Le 6 juillet 2016- 14 août 2016. Déjà quarante jours que nous
40
e jour
Le 6 juillet 2016-
14 août 2016.
Déjà quarante jours
que nous a quittés à
jamais notre chère
et regrettée tante et
belle-sœur
M ME
BOUCHERBA
ZINEB
NÉE KOURI
son frère Haddou Boualem, ses enfants
Faïza, Liès et Réda demandent à tous
ceux qui l’ont connue et aimée d’avoir
une pieuse pensée à sa mémoire.
Que Dieu Tout-Puissant accueille la
défunte en Son Vaste Paradis.
A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons.
G
Pensée Un douloureux souvenir qui rouvre nos plaies, la disparition de notre cher et regretté
Pensée
Un douloureux souvenir qui rouvre
nos plaies, la disparition de notre
cher et regretté
KASMI BELKACEM
Ton épouse et tes enfants ne
t’oublieront jamais. Repose en paix,
grand homme.
T.O-BR22945

Condoléances

Ali Azzouz, directeur général, et l’en- semble du personnel de CBS/Xerox, très affectés par le décès du père de leur collègue Khelifa Nacim présentent à ce dernier ainsi qu’à sa famille leurs condoléances les plus attristées et les assurent en cette douloureuse circonstance de leur profonde sympathie. Que Dieu Tout-Puissant accueille le défunt en Son Vaste Paradis et lui accorde Sa Miséricorde. A Dieu nous appartenons, à Dieu nous retournons.

F795

Pensée Hélas ! Cela fait déjà deux ans que nous a quittés notre très chère
Pensée
Hélas ! Cela fait déjà deux ans que nous a
quittés notre très chère mère
DERRIDJ NÉE REBAÏNE FETIMA
En ce douloureux souvenir, sa famille
demande à tous ceux qui l’ont aimée
d’avoir une pensée pour elle. A Dieu nous
appartenons et à Lui nous retournons.
BR9105

D. R.

18

Sport

Dimanche 14 août 2016

LIBERTE

EN PLUS DU 800 M

Makhloufi n’a pas encore tranché pour le 1 500 m

n Taoufik Makhloufi, le champion olympique du 1500 m il y a quatre ans à Londres, a pris part, vendredi dernier, à la course du 800 m à Rio. Le champion olympique algérien s’est aligné dans cette épreuve sachant qu’il est spécialiste dans le 1500 m. La Fédération algérienne d’athlétisme (FAA) et par le biais de son DTN, Ahmed Boubrit, a affirmé que Makhloufi devrait prendre part à deux courses à Rio, le 800 m et le 1500 m, et que cette décision a été prise par Makhloufi et son coach, le Français Philippe Dupont, mais le comble dans cette histoire est que Makhloufi a démenti catégoriquement cette information, samedi, en affirmant à la presse algérienne présente à Rio que pour le moment “je me suis engagé également sur le 1500 m, mais je n’ai pas encore pris de décision quant à ma participation ou pas à cette course. Je vais me concentrer sur le 800 m, ce n’est qu’après que je vais voir si ça sera utile de participer au 1500 m ou pas”, une déclaration qui contredit carrément la FAA et son DTN. Cette situation en dit long sur les relations entre Makhloufi et les responsables de la Fédération algérienne d’athlétisme. Makhloufi n’est pas sur la même longueur d’onde que son DTN. En outre, Makhloufi nous fait le même scénario que lors des JO de Londres où il s’était engagé sur ces deux épreuves, mais finalement il a dû renoncer à la course du 800 m, puisqu’il avait une finale du 1500 m le lendemain où il a brillamment remporté sa course. Cette année, et à l’occasion des JO de Rio, il est fort probable que Makhloufi renonce à la course du 1500 m, surtout que la finale du 800 m est programmée pour ce mardi à 2h du matin, alors que le 1 er tour du 1500 m est prévu pour le même jour à 14h00 ! Ajoutons à cela que les chances de médaille sont minimes pour lui dans l’épreuve du 1500 m, notamment avec la grande forme affichée par les Kényans, à leur tête Kiprop.

SOFIANE M.

OMAR REBBAHI (EX-ENTRAÎNEUR NATIONAL)

Kiprop. SOFIANE M. OMAR REBBAHI (EX-ENTRAÎNEUR NATIONAL) “Nos judokas ont fait de leur mieux à Rio”

“Nos judokas ont fait de leur mieux à Rio”

NATIONAL) “Nos judokas ont fait de leur mieux à Rio” bon combat et a perdu par

bon combat et a perdu par Shido. Pour ce qui est de Tayeb Mohamed Amine (+100 kg), c’était presque une mission impossible pour lui en affrontant le double champion olympique Teddy Riner au second tour. Tayeb a réalisé un très bon combat face l’Émirati au premier tour, qui est le vice-champion du monde. À mon avis, si Tayeb avait évité Riner au second tour il aurait

pu facilement prétendre au bron- ze, mais bon. Pareil pour Bena- madi (90 kg), il avait perdu par Shido aussi. Pour vous dire que ces athlètes ont un très bon niveau, mais par manque de chance (tira- ge au sort), ils ont perdu leur com- bat. Il ne faut pas oublier aussi que c’est leur première participation aux Jeux olympiques, et l’expé- rience joue un rôle important dans

D ans une déclara- tion à Liberté, l’ex-entraîneur de l’équipe nationa- le senior et actuel entraîneur du

Groupement sportif des Pétro- liers, Omar Rebbahi, a affirmé que “nos judokas, et même s’ils se sont fait éliminer dès les premiers tours aux JO de Rio, ma foi ils se sont donné à fond ; malheureuse- ment, plusieurs paramètres ont fait que leur participation aux Jeux olympiques de Rio ne soit pas à la hauteur des attentes”, a souligné Rebbahi en arguant son analyse par le fait que “le niveau à Rio était très élevé. Je pense qu’il n’est pas du tout évident de se frotter à la crème du judo inter- national. Même si je pense que Bouyacoub, Benamadi et Tayeb Mohamed Amine avaient la pos- sibilité de décrocher des médailles, si ce n’est le manque d’expérience et de chance surtout, puisque ces trois athlètes sont tombés sur des judokas d’un très bon niveau, en té- moigne Bouyacoub (-100 kg) qui a affronté au premier tour un athlè- te, Aziri, qui, il faut le souligner avait atteint la finale, donc c’est un vice-champion olympique et il est le champion du monde aussi. N’empêche, Bouyakoub a fait un

ce genre de tournoi”, pense l’ancien athlète de l’équipe nationale qui a pris part aux JO de Pékin, et de poursuivre : “Concernant Zour- dani qui n’a que 23 ans, il a pu franchir le premier tour avant de tomber sur un roc, à savoir le vice- champion du monde, le Mongole Tumurkhuleg Davaadorj. Asselah aussi n’a pas eu de chance en tom- bant dès le premier tour sur la Chi- noise qui est la n°1 dans la Ranking List féminin, donc ce n’était pas du tout évident pour elle.” En outre, l’ex-entraîneur de l’équipe natio- nale de judo estime que, “contrai- rement à ce pensent certains, la pâte existe en judo, il faudra juste bien la modeler, mais pour y arri- ver, il faudra vraiment une vraie stratégie pour redorer le blason du judo en Algérie. Nous avons quatre ans devant nous avant les pro- chains JO de Tokyo ; il faudra vrai- ment travailler avec un groupe jeune et le préparer en perspective de ces jeux afin d’espérer décrocher une médaille olympique qui nous fuit depuis 2008. Il faut aussi que les responsables concernés met- tent le paquet pour une bonne préparation, car dans des compé- titions de haut du monde, tous les athlètes arrivent très bien préparés. Enfin, je dirais que je suis optimiste pour le judo algérien, mais il fau- dra vraiement cravacher dur pour atteindre le niveau mondial, car d’après ce que j’ai vu, nous ne sommes pas loin”, nous fait savoir Rebbahi.

SOFIANE M.

LUTTE

Driss Houès (DEN) : “Notre mission est extrêmement compliquée”

L directeur des équipes nationales (DEN) de

la Fédération algérienne des luttes asso- ciées (FALA), Driss Houès, a estimé que la

mission des trois lutteurs algériens sera “extrê- mement difficile” aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro 2016. “Notre objectif est d’aller le plus loin possible dans la compétition. Ce sera extrêmement difficile. Les lutteurs algériens ont toujours été éli- minés au premier tour lors des précédentes parti- cipations, mais on n’est pas à Rio pour faire de la figuration, les athlètes défendront crânement leurs chances”, a indiqué Driss Houès à l’envoyé spécial de l’APS à Rio. Aux Jeux de Rio, l’Algérie est représentée par les lutteurs en gréco-romaine, Benaïssa Tarek Aziz (66 kg), Haloui Hamza (98 kg) et Boudjemline Adem (85 kg). Si pour Benaïssa (25 ans) ce sera la seconde participation après les Jeux de Londres 2012, pour les deux autres lutteurs, Boudjemline et Ha- loui, il s'agit de leur première découverte. “Benaïssa

e

participera pour la seconde fois aux jeux, il a ac- quis une certaine expérience, mais il est encore jeu- ne dans la discipline. L’année dernière, il avait créé la surprise en terminant à la cinquième place au Championnat du monde à Las Vegas (USA). Cet- te année, il est attendu au tournant par ses adver- saires”, a souligné le DEN. Pour les deux autres jeunes athlètes âgés de 22 ans, ils sont à Rio de Janeiro pour apprendre, selon Driss Houès : “Boudjemline et Haloui sont là pour apprendre, il ne faut pas s’attendre à des miracles. Ce qui est sûr, c'est qu'ils vendront chèrement leur peau. Ils vont combattre et se donner à fond.” Avec trois athlètes qualifiés pour Rio de Janeiro, l’Algérie arrive en troisième position au nombre de participants au niveau africain en lutte, derrière l’Égypte (12 lutteurs) et le Nigeria (8 lutteurs). En prévision du rendez-vous brésilien, la FALA n’a pas lésiné sur les moyens pour permettre aux trois lutteurs de se préparer dans les meilleures

conditions à l’étranger. “La fédération a mobilisé tous les moyens nécessaires pour une bonne pré- paration de nos athlètes pour ce type de compéti- tions grâce au soutien du Comité olympique et du ministère de la Jeunesse et des Sports. Les athlètes ont suivi un stage de deux mois et demi à l’étran- ger, ponctué par des tournois”, a-t-il précisé. Sous la conduite du staff technique constitué de Boudjedaâ et de l’Arménien Robert Assaryen, les lutteurs algériens ont effectué un stage en al- titude à Erevan en Arménie, suivi d’un second re- groupement en Pologne ponctué par un tournoi international. La préparation s’est poursuivie au Colorado Sprint (États-Unis). “Le stage aux USA a été bénéfique, il y a eu beaucoup de sparring-part- ners venus du Venezuela, des USA et de la Corée du Sud. Ce que j’appréhende le plus, c’est l’aspect psychologique des athlètes avant le début de la com- pétition, c’est le rôle des entraîneurs”, a souligné le DEN.

BOXE (60 KG)

Réda Benbaziz rate le coche

L boxeur algérien Réda Benba-

e

ziz (60 kg) a échoué dans sa ten-

tative de décrocher le podium

olympique en s’inclinant face à Du- runyambuu Otgondalai (Mongolie) sur le score de 3 -0 vendredi à Rio Centro en quarts de finale des Jeux olympiques 2016. Face au troisième mondial, le pugi- liste algérien fut l’ombre de lui- même, très hésitant et rarement d’at- taque au moment où son adversaire a entamé le combat à bras le corps. Manifestement impressionné par l’enjeu, le natif d'Akbou n’a pas réus- si grand-chose notamment lors du troisième round à la grande déception

de son staff technique, très déçu de la prestation de Benbaziz. Selon Rabah Hamadache, l’un des membres du staff technique, le boxeur algérien faisait beaucoup plus dans le défensif qu’autre chose. “Dès le premier round, Benbaziz faisait beaucoup plus le défensif, alors qu’on lui a demandé de travailler. On connaît l’adversaire, il est classé troi- sième mondial, mais Benbaziz a des qualités pour pouvoir s’imposer, mal- heureusement, il n’a pas su le faire. Il donnait l’impression d’avoir peur, il y avait quelque chose qui le bloquait, peut-être sa blessure à l’arcade, il y a également la pression de la médaille”,

a déclaré Hamadache à l’issue du

combat. Contrairement à ses deux

premiers combats contre un Égyptien

et un Russe, Benbaziz n’a pas mon-

tré grand-chose. Il n’a pas boxé com- me il a l’habitude de le faire, selon Ha-

madache. “Aujourd’hui, il était à 30% de ses moyens, ce n’est pas le Ben- baziz qu’on connaît. Il n’a rien dé- montré. Pourtant, nous n’avons ces-

sé de lui demander de boxer comme il

a l’habitude de le faire. Il a des qua-

lités exceptionnelles, mais là, il nous

a déçus franchement, surtout au troi-

sième round. Il fallait qu’il fasse la dif- férence, il ne l’a pas fait. C’est ça les Jeux olympiques, c’est le haut ni-

veau”, a regretté Hamadache. Avec l’élimination de Benbaziz en quarts de finale, il ne reste que deux boxeurs

algérien en lice, Benchebla Abdelha- fidh qui est en quarts de finale et Mo- hamed Flissi qui effectuera ses grands débuts demain en huitième de fina- le. En revanche, six boxeurs ont été éliminés au cours des différents tours de la compétition, il s’agit de Ked-

dache Zohir, Hammache Fahem,

Chadi Abdelkader, Bouloudinat Chouaib, Abbadi Lyes et Benbaziz

Reda. La boxe algérienne ambition- ne de retrouver le podium olympique à Rio de Janeiro après plusieurs an- nées de disette.

NATATION

800 nage libre : or et record du monde pour l'Américaine Ledecky

n La nageuse Américaine

Katie Ledecky a dominé le 800

m nage libre des Jeux

olympiques vendredi à Rio en pulvérisant le record du monde (8:04.79).

n Ledecky qui réussit le triplé

(200-400-800 m) a devancé de 11 sec 38/100 e la Britannique Jazz Carlin (8:16.17) et la Hongroise Boglarka Kapas

(8:16.37).

3000 M STEEPLE

Amina Bettiche

éliminée !

n L’athlète algérienne Amina

Bettiche est entrée à la dernière place du 3000 m steeple hier au stade olympique de Rio avec un chrono de 10:26.91. Ce temps

n’a pas permis à l’Algérienne

de passer en demi-finale de

l’épreuve.

S. M.

Programme des Algériens :

n Marathon femmes : Souad

Aït Salem et Kenza Dahmani

(13h30)

n Boxe (81 kg) : Buatsi Joshua

(GBR) vs Abdelhafid Benchabla

(23h45)

n Haltérophilie : Bouchra

Fatma-Zohra Hirèche

LIBERTE

Dimanche 14 août 2016

Sport

19

COUPE DE LA CAF : YOUNG AFRICANS (TANZANIE) 1 - MOB 0

La qualif’ se complique pour les Crabes

L e MOB, unique représentant al- gérien dans les compétitions afri- caines, s’est incliné, hier après-midi à Dar Es-Salaam, en Tanzanie, face à Young Africans dans le cadre de la cinquième journée de

la phase de poules de la Coupe de la CAF. Une défaite qui pourrait être fatale pour les Béjaouis pour la qualification au dernier carré de la

compétition, et ce, même s’il reste encore de la place pour aller jusqu’au bout du rêve de tout le peuple des Crabes. À cinq points de retard du leader du groupe, le TP Mazembe, les équipiers de Rahal, qui res- taient sur une petite défaite à Lubumbashi face au TP Mazembe, se doivent d’attendre d’abord le résultat du match de demain qui opposera les Ghanéens de Medeama aux Corbeaux du Français Hubert Velud pour situer leurs chances quant à la qualification au dernier car- ré d’as. Dans tous les cas, les représentants al-

gériens se doivent de vaincre, lors de la dernière journée, Medeama pour espérer composter leur billet pour le prochain tour. Pour revenir

à la rencontre d’hier face aux Tanzaniens de

Young Africans, qui ne totalisaient qu’un seul point avant ce match, les choses ont mal débuté pour les Mobistes qui ont été cueillis

à froid dès la 2’ par Thabani Kamusoko, qui,

profitant d’une hésitation de la défense algé- rienne, trompe le portier Rahmani. Un but qui allait déstabiliser les joueurs du coach Nacer Sandjak qui ont tenté de porter le danger dans le camp opposé. En vain. Manquant terriblement d’expérien- ce, l’équipe chère au président Attia a payé le prix de sa naïveté devant un adversaire qui n’est pas pourtant un foudre de guerre. Ce sont, en revanche, les locaux qui parviennent à se procurer d’autres opportunités de doubler la mise. Heureusement, ils butent sur un Rah-

mani des grands jours. À la fin du premier half, les partenaires de Yesli tentent le tout pour le

D. R.
D. R.

tout afin de revenir au score, sans succès. De retour des vestiaires, les Algériens, visiblement sermonnés par leur mentor durant la pause- citron, reviennent à la charge en tentant de construire des offensives, mais ils butent sur une défense tanzanienne bien compacte et qui ne laissait rien passer. Il a fallu attendre la toute dernière minute pour voir les Crabes rater une belle opportunité de remettre les pendules à l’heure par le biais de Petrongal lequel, pourtant bien placé au second poteau, dévisse complètement sa reprise alors qu’il aurait pu jouer le ballon de la tête, au grand dam de ses équipiers et du staff tech- nique. Mais il était dit, quelque part, que les Tanzaniens allaient l’emporter et enregistrer leur premier succès depuis le début de la phase de poules. À la fin du match, le coach

Sandjak a déclaré que son équipe aurait pu re- venir au moins avec un point du nul tout en indiquant que rien n’est encore perdu pour son team. “Nous allons jouer le coup jusqu’au bout”, a-t-il dit entre autres.

FARÈS ROUIBAH

Hier Young Africans 1 – MOB 0 Aujourd’hui Medeama – TP Mazembe. Classement temporaire TP
Hier
Young Africans 1 – MOB 0
Aujourd’hui
Medeama – TP Mazembe.
Classement temporaire
TP Mazembe
10
Medeama
5
MOB
5
Young African
4

LES SÉTIFIENS METTENT LE CAP SUR LE CSC

Amrani tient son onze type

A près dix jours de prépara- tion à Tunis, les Enten- tistes sont rentrés au pays

jeudi. Un ultime stage au cours duquel les partenaires de Hamza Aït Ouameur ont livré quatre matches amicaux dont un dernier test s’est joué mardi face à l’Espé- rance de Tunis. Considéré comme un test de référence, c’est en fait le premier échec en sept matches amicaux disputés par la bande entraînée par le coach Abdelkader Amrani depuis le début de la pré- paration d’intersaison. Celui-ci a, en effet, eu une véritable op- portunité pour faire le point sur le degré de préparation de ses pou- lains à quelques jours de la levée du rideau du championnat de

Ligue 1 Mobilis avec un déplace- ment au stade Hamlaoui de Constantine face au CSC. D’ailleurs, il a aligné son équipe type composée de Khedaïria dans les bois. La défense était formée respectivement de Ziti, de Hachi, de Bouchar et de Bedrane. Dans l’entrejeu, l’ex-coach du MOB a reconduit la paire Aït Ouameur- Tam Bang. Ce dernier a été préféré à Amada pour le quatrième mat- ch de suite ce qui confirme qu’il sera, sauf grosse surprise, bel et bien présent face aux Sanafir le 20 août prochain. Djabou et Djah- nit se sont occupés d’organiser le jeu et d’apporter un soutien à Ba- kir et à l’avant-centre Nadji. Il faut dire, par ailleurs, que c’est la pre-

mière fois que l’ESS encaisse au- tant de buts et ce, depuis le pre- mier test amical disputé il y a un peu plus de trois semaines face au Club Africain à Hammam-Bour- guiba et qui s’est terminé sur un score de parité de deux buts par- tout. Idem pour l’attaque qui n’est pas arrivée au but pour la deuxiè- me fois après le 0 à 0 face au nou- veau promu du championnat de Ligue 1 tunisienne en l’occurren- ce l’US Tataouine (0-0). C’est ce qui inquiète le plus le technicien ententiste qui a souligné les quelques difficultés auxquelles son équipe est confrontée en at- taque depuis quelques matches malgré la présence de quelques bons éléments tels Nadji, Bou-

lemdaïs, Bakir et autre Amokrane avec l’appui de Djabou. Il a, en outre, expliqué ce faux pas du fait de la fatigue ressentie par ses joueurs à la fin de ce regroupe- ment où, dit-il, “nous avons dis- puté quatre matches en neuf jours. Et puis, il faut reconnaître que nous avons eu affaire a une très bonne équipe de l’EST qui reste quand même un club à la dimension continentale. Dans l’ensemble, je pense que le stage a été une totale réussite pour nous”. Le driver en- tentiste va, à partir d’aujourd’hui avec ses capés, préparer le rendez- vous de samedi prochain face aux Sanafir avec peut-être un match amical mardi face au NC Magra.

F. R.

NAHD

Bouzidi prépare Relizane

À une semaine du début du nouvel exer- cice du championnat de Ligue 1 Mo- bilis, le NAHD complètement méta-

morphosé par rapport à la précédente saison, envisage de monter sur le podium. Un recrutement judicieux et bien ciblé a été ef- fectué par le coach Bouzidi en personne, choisi en fonction des besoins de son équipe qui a combiné entre l’expérience de certains

éléments à l’instar de Hocine El-Orfi de l’US- MA, l’international Azzedine Doukha de la JSK et le tout dernier arrivé, Amine Abid du MCA. “Nous avons les moyens humains et fi-

nanciers de jouer le podium ; nous nous sommes entendus avec notre coach Youcef Bouzidi à qui nous avons donné carte blanche pour effectuer son recrutement comme il l’avait exigé lui-même afin de jouer le haut du tableau, j’estime qu’au vu de la belle saison réalisée nous pouvons rééditer l’exploit et même faire mieux”, dira fièrement le président des Sang et Or, Ould Zmirli. Une préparation adéqua- te s’est déroulée en Tunisie. Elle a été ponctuée par plusieurs matches amicaux qui ont permis au staff technique de faire une évaluation ex- haustive de son nouvel effectif tout en prenant

soin de lancer les jeunes promus en séniors comme le défenseur central Ramzi Zemiti ou l’attaquant Aït Abdelmalek. L’entraîneur était satisfait des conditions ayant prévalu lors de cette préparation et af- firme que son équipe est prête pour le premier match du championnat prévu le 20 août où les camarades de Gasmi se déplaceront chez le RC Relizane club qu’ils ont battu 3 buts à 1 la sai- son passée sur sa pelouse. Les joueurs, rentrés en fin de semaine, sont, eux aussi, disposés à entamer la saison avec beaucoup de sérénité.

R. A.

MIS À L’ÉCART POUR LE PREMIER MATCH DU CHAMPIONNAT

Brahimi plus que jamais proche de la sortie

n La situation n’est pas du tout claire pour le

milieu de terrain algérien du FC Porto, Yacine Brahimi. Vendredi, c’était le coup de starter de la saison footballistique au Portugal. Porto rendait visite à l’équipe Rio Ave, mais l’entraîneur Nuno Espírito Santo avait laissé son numéro 8 à la maison. Le coach a expliqué à la fin du match la raison de la mise à l’écart de Brahimi et Aboubacar. “C’est une option purement technique. Nous avons un match important mardi (Champions League face à l’AS Roma). Tous les joueurs comptent et ils sont importants. Notre force est essentiellement le groupe”, a- t-il indiqué. Certes, le technicien portugais affirme que tous ses joueurs sont importants, mais l’Algérien semble plus que jamais proche d’un départ. Malgré l’absence de ces deux pièces maîtresses à Vila Do Conde, le FC Porto n’a pas fait de détail face à Rio Ave en s’imposant sur le score de 3 buts à 1. Récemment, Brahimi affirmait qu’il se sentait bien à Porto et qu’il ira jusqu’au bout de son contrat avec les “Dragões”, mais sa situation actuelle au sein de son club intrigue plus d’un. En effet, l’international algérien ne joue plus avec son équipe même les rencontres amicales. Le FC Porto veut mettre sur pied une équipe fortement rajeunie. Aligné dans le onze de départ le concurrent de Brahimi, l’espoir mexicain Manuel Corona (23 ans) s’est parfaitement illustré dans cette rencontre en inscrivant un but, tout comme le milieu

offensif brésilien Otavio (21 ans) de retour de prêt de Guimaraes et sur qui le club fonde beaucoup d’espoir, auteur également d’un but. Selon la presse portugaise, Brahimi, tout comme l’attaquant Aboubakar, ne rentre pas dans les plans de son nouvel entraîneur, malgré les assurances de ce dernier. Auteur d’une saison 2015-2016 moyenne (9 buts et

10 passes décisives pour 44 matches joués),

Brahimi n’a pas honoré son statut de l’un des meilleurs joueurs évoluant sur le Vieux continent. La nouvelle destination du petit lutin algérien devrait être connue dans les tous prochains jours, d’autant plus que les convoitises, semble-t-il, ne manquent pas.

Malgré sa situation, l’international algérien semble bien parti pour rejoindre la Premier League. Arsenal, Chelsea, Liverpool, l’AC Milan ou le Zénit Saint-Pétersbourg ont déjà affiché leur intérêt. Pour le moment, aucun de ces clubs n’est encore passé à l’action, mais les choses devraient s’accélérer prochainement. Mais pour cela, il faudra payer la clause libératoire fixée à

60 millions d’euros.

MALIK A.

IL A INSCRIT SON PREMIER BUT DE LA SAISON

Mahrez et Leicester débutent par une défaite

n L’international algérien, Riyad Mahrez, a

entamé la saison avec son équipe, Leicester City, hier. Le champion d’Angleterre rendait visite au Promu de la Premier League, Hull City. Sans surprise, Mahrez a été aligné d’entrée par l’entraîneur Claudio Ranieri et l’Algérien est apparu très en verve. Toujours sur son côté droit, le numéro 26 des Foxes a été très dangereux et s’est même procuré de

nombreuses situations dangereuses mal exploitées par ses coéquipiers. Il aurait pu trouver le chemin des filets à la 41 e minute, mais son tir a effleuré le poteau droit de Hull City. Malgré sa domination, Leicester a encaissé un but dans le temps additionnel de la première période par l’intermédiaire de Hernandez (45’+2). Le champion d’Angleterre a immédiatement réagi puisqu’une minute après la pause, Mahrez égalise en transformant un penalty, assez généreux, accordé par l’arbitre (47’). Mais Hull City est parvenu à inscrire un deuxième but dix minutes plus tard signé Snodgrass (57’). Malgré les tentatives de l’Algérien, notamment ce coup franc difficilement dévié par le gardien de Hull City (72’), Leicester City s’est incliné pour son premier match de la saison face à un nouveau promu.

M. A.

20

Jeux

Dimanche 14 août 2016

LIBERTE

Par : Extraordinaire s Roulement Dignitaire Petit tour Garantissent s s s Enlève s s
Par :
Extraordinaire
s
Roulement
Dignitaire
Petit tour
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Multiplications
-----------------
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Petit café
Points
Condiment
Naïves
rapides
Pinnipèdes
Aven
populaire
opposés
s
s
sss
s
Saison
estivale
s
Personnes
Fleuve de
servant de
garantie
Sibérie
-----------------
-----------------
Ex-pays
Éminents
d’Europe
s
Déesse de la
terre
Quelqu’un
Amérindien
-----------------
Fleuve d’Italie
s
Fromage de
Iridium
vache des
Monticule
Prince
-----------------
Pays-Bas
de terre
troyen
-----------------
Opérer
Sur une borne
s
s
Plateau
malgache
Pièce d’une
Bien
-----------------
charrue
charpentées
Manufacture
s
s
s
Ensemble
Ville
Fin de verbe
d’arbrisseaux
d’optique
----------------
-----------------
-----------------
Poète
Déshonorant
Petits cubes
tragique grec
s
s
Grotte
Crochet de
servant
boucher
de repaire
Déshabillées
Évalue un
poids
Volcan au
-----------------
-----------------
Japon
Applaudisse-
Draps de
ment
malades
s
s
Superposer
En tenue
les poissons
d’Adam
De couleur
Flegme
salés dans
les barils
Régatier
sur un
petit voilier
à une place
-----------------
fauve
Conjonction
s
s
s
s
Siffler
Qui-vive
doucement
-----------------
-----------------
Risqua
Non-être
s
Implorer
Numéral
-----------------
allemand
Direction
Flânèrent
-----------------
Recherches
(ph.)
s
s
Labourerions
Comme des
une troisiè-
Mammifère
s
Connaît
me fois
rongeur
Pyrénées-
-----------------
hibernant
Orientales
Absurdités
s
s
Poissons de
la famille des
clupéidés
-----------------
Garnisons
s
Vacarme
Inventeur
-----------------
Coups don-
nés avec le
tranchant de
l’épée
américain
Empêcheras
-----------------
d’agir
Miroitement
s
s
Ville
Préposition
allemande
-----------------
-----------------
Femelles du
Courts accro-
chages entre
lièvre
tireurs armés
s
s
Conjonction
Orient
Dégringoler
-----------------
Tension
-----------------
-----------------
Marche
Chimériques
Béquille
derrière
s
s
s
Coiffures
D’un goût
papales
acide
-----------------
-----------------
Politique
Rameau
portugais
flexible
s
s
Avant midi
Filtres
-----------------
Bêtisier
Vaut
naturels
Dormantes
s
Province
Attachée
d’Arabie
s
Tête
Dans
d’iguane
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Préfixe
Italien
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Remontrance
d’égalité