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D.R.
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D.R. MAKHLOUFI DISPUTERA CE SOIR LA FINALE DU 800 M (22H05 HEURE LOCALE) L’espoir algérien !

MAKHLOUFI DISPUTERA CE SOIR LA FINALE DU 800 M (22H05 HEURE LOCALE)

L’espoir algérien ! P.18

D.R.
D.R.

DEVENU UN RÉCEPTACLE DE TOUTES LES ORDURES ET POLLUTION

Oued Soummam, une zone humide qui se meurt P.11

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

IL SE TIENDRA DU 20 AU 22 AOÛT

Un colloque international sur Jugurtha P.13

LIBERTE

P.13
P.13

BEGGAS, THALA W GHANIM… À L’EST DE BOUIRA

Dans la vallée de Béni Khalfoun… P.14

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7309 LUNDI 15 AOÛT 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

IMPACT DE LA CHUTE DES COURS DU PÉTROLE SUR L’ÉCONOMIE NATIONALE BTPH : une bulle
IMPACT DE LA CHUTE DES COURS DU PÉTROLE SUR L’ÉCONOMIE NATIONALE
BTPH : une bulle
immobilière risque
d’éclater P.3
Yahia Archives/Liberté
risque d’éclater P.3 Yahia Archives/Liberté SUSPENSION DES ÉLUS LOCAUX PAR L’ADMINISTRATION Hanoune :

SUSPENSION DES ÉLUS LOCAUX PAR L’ADMINISTRATION

Hanoune :

“Cela augure une fraude électorale en 2017” P.2

: “Cela augure une fraude électorale en 2017” P.2 FACE AU HARCÈLEMENT DE LA SOCIÉTÉ DE

FACE AU HARCÈLEMENT DE LA SOCIÉTÉ DE GESTION DES ZONES INDUSTRIELLES

Les opérateurs de la zone d’activité de Boghni crient à l’injustice P.6

LA FRONTIÈRE DE BETITA (TÉBESSA) EST FERMÉE POUR LA QUATRIÈME FOIS

Des pourparlers pour supprimer la taxe en 2017

P.4

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BETITA (TÉBESSA) EST FERMÉE POUR LA QUATRIÈME FOIS Des pourparlers pour supprimer la taxe en 2017

AF

BETITA (TÉBESSA) EST FERMÉE POUR LA QUATRIÈME FOIS Des pourparlers pour supprimer la taxe en 2017

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L’actualité en question

Lundi 15 août 2016

LIBERTE

SUSPENSION DES ÉLUS LOCAUX PAR L’ADMINISTRATION

Hanoune : “Cela augure une fraude électorale en 2017”

La suspension du président de l’APC PT de Kouba, Zouhir Bousnina, par le wali d’Alger, est un mauvais présage pour Louisa Hanoune. Elle y voit le signe d’une prochaine fraude électorale en 2017.

P our la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), il y a des signes qui ne trompent pas. Surtout à la veille de l’échéance électorale des législatives de 2017 mais aussi des communales.

Hier, et en présence du P/APC du Parti des travailleurs de Kouba, suspendu récemment par le wali d’Alger, Louisa Hanoune a tenu une conférence de presse au siège de son par- ti pour se prononcer sur cette affaire. Mais c’est, contrairement à toute attente, le wali d’Alger qu’elle invite à “s’expliquer”, car elle ne voit encore “aucune raison apparente” qui justifierait une telle sanction envers l’élu de son parti. Surtout que l’histoire remonte déjà, toujours selon elle, à… 1995. C’est ainsi qu’un particulier a pu obtenir, à cette époque, une cession d’un bien de l’État, une bâtisse à l’intérieur de l’ENS (École nor- male supérieure), pour la vendre ensuite à un autre particulier en 2010. Le nouveau proprié- taire est venu demander récemment un per- mis de construire au P/APC du PT en ques- tion. “Je lui ai signifié qu’il devait d’abord de- mander une autorisation de démolition pour

pouvoir ensuite acquérir un permis de construi- re. Comme la Duch, les services de l’urbanis- me et autres ont accordé leur avis favorable, je ne pouvais plus que signer l’autorisation”, explique Zouhir Bousnina, le concerné lui- même. Le hic, selon le P/APC suspendu, est que l’ENS avait évité, à l’époque, de faire ap- pel devant la justice pour récupérer cette par- tie cédée à un particulier. Une manière de dire qu’elle en avait reçu l’ordre de quelque part. “Maintenant que ce bien lui appartient, on me reproche, 20 ans plus tard, de lui délivrer un permis de construire alors que je suis maire de- puis seulement 2012 !”, s’exclame-t-il. Mais Louisa Hanoune ne pense pas que ce soit la seule raison. Sans quoi, s’interroge-t-elle, “qu’est ce qui aurait pu pousser le wali d’Al- ger à signer aussi rapidement la décision de sus- pension alors que l’affaire est encore en justi- ce ?”. En effet, Zouhir Bousnina a déposé une plainte contre la wilaya d’Alger, ce qui, selon lui, fait foi d’un appel. Louisa Hanoune soupçonne ainsi des représailles contre son élu après qu’il eut refusé de “régulariser une construction sur un terrain de 600 m 2 appar- tenant au fils de l’ancien ministre Lamine Be-

chichi”. Elle estime, à ce propos, que le P/APC de Kouba “a protégé le patrimoine de l’État” et que, “bien au contraire, on devrait le féliciter pour cela”. Mais voilà que, relève- t-elle amèrement, “l’acharnement sur Zouhir Bousnina est tel qu’on lui reproche aussi un conflit d’intérêts parce qu’il a été secrétaire gé- néral d’une coopérative immobilière entre… 2002 et 2003”. Pour elle, si son élu était en fonction à cette époque, cela pouvait constituer un conflit d’intérêts, mais il se trouve que 13 ans sont déjà passés et Zouhir Bousnina est P/APC de la commune de Kouba seulement depuis 2012. Un état de fait qui n’est pas de bon au- gure pour M me Hanoune : “Je sens la prépa- ration d’une fraude électorale en 2017 qui pas- serait par la trituration des listes électorales.” Visiblement en colère, la première dame du PT enchaîne pour dire qu’“après les poursuites judiciaires contre les journalistes et leur em- prisonnement, l’arrestation de militants de droits de l’Homme, atteintes aux libertés…, c’est maintenant contre les P/APC qu’on sé- vit”. Et de conclure : “C’en est trop !”

MEHDI MEHENNI

Archives Liberté
Archives Liberté

Louisa Hanoune, secrétaire générale du PT.

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: “C’en est trop !” MEHDI MEHENNI Archives Liberté Louisa Hanoune, secrétaire générale du PT. Publicité

F.789

LIBERTE

Lundi 15 août 2016

L’actualité en question

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IMPACT DE LA CHUTE DES COURS DU PÉTROLE SUR L’ÉCONOMIE NATIONALE

BTPH : une bulle immobilière risque d’éclater

Le secteur du bâtiment souffre déjà, est-il constaté dans la majorité des 48 wilayas, de surcoûts, de fermetures d’entreprises faute de paiement, de mauvaise gestion et de malfaçons…

L es effets de la crise fi- nancière engendrée par la chute drastique des cours du pétrole sont de plus en plus percep- tibles dans les différents

secteurs d’activité en Algérie. Le BTPH n’est pas épargné. Le secteur de la construction risque même de vivre une situation difficile, prédisent des observateurs très au fait du do- maine. Certains parmi eux parlent carrément d’une “bulle immobilière” qui éclaterait au cas où la dégringo- lade des prix de l’or noir persisterait dans les mois à venir, mettant en pé- ril toute la maison Algérie. Cette sombre prémonition est partagée par l’expert international, le D r Abder- rahmane Mebtoul, qui veut “attirer l'attention du gouvernement sur le danger d'une bulle immobilière dans le secteur du bâtiment et des travaux publics en Algérie”, pressentant “des conséquences dramatiques sur tous les segments et les couches qui bénéfi- cient de crédits à des taux d'intérêt bo- nifiés”. Cette catégorie serait, selon lui, dans l'incapacité de rembourser ses prêts. “Ce qui mettrait en dan- ger toute la société. Et le système fi-

L es observateurs du marché pé- trolier restent sceptiques quant à l’issue de la réunion infor-

melle des pays membres de l’Opep et non-Opep, programmée en mar- ge du Forum énergétique, prévu du 26 au 28 septembre en Algérie. Les discussions entre les ministres par- ticipants pour une stabilité du mar- ché, à travers une réduction de la production, ne pourront aboutir à un accord dans ce sens, que si une en- tente entre l’Arabie saoudite et l’Iran, d’une part, et l’Arabie saoudite, la Russie et les USA, d’autre part, se dé- gage. Les pays du Golfe, l’Arabie saoudite en tête, ont signifié, à plu- sieurs reprises, en effet, qu’ils n’ac- cepteraient de réduire leur produc- tion que si les producteurs exté- rieurs à l’organisation, notamment la Russie dont la production a atteint un niveau record, s’engageaient, eux aussi, à mettre en application cette mesure. Ce que la plupart des ana- lystes jugent peu probable. “Toute baisse de la production des pays non- Opep pour des raisons de rentabilité économique entraînerait une baisse de l’offre et en cas d’expansion de la demande agirait positivement sur les prix à la hausse, et vice-versa”, souligne l’expert le D r Abderahma- ne Mebtoul. La situation du marché est marquée actuellement par une faiblesse de la demande due au recul de la croissance de l'économie mon- diale, dont celle des pays émergents, tels que l’Argentine, le Brésil et l’In- de (entre 0,5%), surtout la Chine (7%). Dans ce même contexte, l’on prend compte également de l’'in- troduction du gaz/pétrole de schis- te américain qui, selon le D r Mebtoul, “a bouleversé toute la carte énergique

d’une phase de récession qui re- mettra en cause toute la stratégie de lutte contre le chômage, prônée jusque-là par l’Exécutif. Les résultats de l’enquête mensuelle de l’ONS d’avril 2016 indiquent que le BTP ab- sorbe 16,6% de la main-d’œuvre totale, suivi par l’industrie (13%) et l’agriculture (8,7%). Sur une popu- lation active de 10 895 000, le BTPH emploie 1 808 570 salariés perma- nents et non permanents, voire plus si l’on inclut la sphère informelle. “Aussi, cette enquête mensuelle don- nant 9,9% de taux de chômage doit être interprétée avec précaution, de- vant attendre la moyenne annuelle fin 2016 et surtout analyser la struc- ture de l’emploi”, commente le pro- fesseur des universités. Poursuivant son constat sur le secteur, le P r Meb- toul estime que les promoteurs qui ont déjà vendu sur plan et perçu l’in- tégralité des montants s’en sortent bien, tandis que les autres “n’arrivent pas à vendre du fait de la détériora- tion du pouvoir d’achat et surtout supportant les intérêts des banques qui, actuellement, manquent de li- quidités”. À cela, l’économiste ajou- te les PME qui mettent la clé sous le paillasson. Les grandes entreprises, quant à elles, connaissent des diffi- cultés de trésorerie car n’ayant pas reçu leur argent de la part des APC et wilayas pour lesquelles elles ont réalisé des projets. “L’insolvabilité de bon nombre de citoyens ayant acquis des logements à des taux d’intérêt bo-

nifiés est un risque qui n’est pas écarté, ce qui pourrait provoquer une véritable crise sociale et poli- tique”, relève Abderahmane Meb- toul. Il évoque, également, ce “pa- radoxe de construction de logements avec les anciennes techniques, alors que les nouvelles permettent d’éco- nomiser entre 20/30% de ciment, de rond à béton et d’énergie”. La réso-

lution de la crise de logements sans relance économique réelle, affirme- t-il, prépare le nid à de vastes contes- tations sociales car, actuellement, plusieurs familles vivent sous le

Face à cette situation

peu favorable et pour des raisons de sécurité nationale, avoue le P r Meb- toul, les réformes structurelles de- viennent “urgentes”, mais aussi “diffi- ciles car déplaçant des segments de pouvoir et liées à la bonne gouver- nance”. Cela implique surtout la moralisation des personnes chargées de gérer la cité, la mise en place d'ins- titutions adaptées aux nouvelles mutations locales et internationales (débureaucratisation et encourage- ment des libertés), couplées selon une vision stratégique de long terme. Il faut, suggère-t-il, redonner le pri- mat à l’économie de la connaissan- ce, concrétiser la réforme du marché du travail, du foncier et celle du sys- tème financier, notamment public, qui concentre plus de 85% des cré- dits octroyés, devenus enjeu de pou- voir et poumon des réformes

même toit

Yahia Magha/Archives Liberté
Yahia Magha/Archives Liberté

Le secteur du bâtiment n’échappe pas à la crise économique que vit actuellement le pays.

nancier ne pourrait plus être recapi- talisé, obligeant les banques à réviser

à la hausse leur taux d’intérêt, supé-

rieur au taux d’inflation”, avertit-il. Les conséquences seraient encore plus “dramatiques avec des licencie- ments massifs pouvant préparer le nid

à de vastes contestations sociales, la

sécurité nationale étant posée en ces moments de grands bouleverse-

ments géostratégiques militaires et économiques dans la région”. Une

chose est certaine, le secteur du bâ- timent souffre, est-il constaté dans la majorité des 48 wilayas, de sur- coûts, de fermetures d’entreprises faute de paiement, de mauvaise ges-

tion et de malfaçons… Grand pour- voyeur d’emplois, le BTPH serait, constate le P r Mebtoul, tout près

change à l’horizon 2019/2020”, conclut l’économiste.

B. K.

RÉUNION INFORMELLE DE L’OPEP EN SEPTEMBRE PROCHAIN À ALGER

Un accord difficile à conclure…

mondiale, étant passé de 5 millions de barils/jour de pétrole à plus de 10 mil- lions de barils/jour actuellement. Ce qui agit sur l’offre et a transformé ce pays depuis juillet dernier en un ex- portateur vers l’Europe”. Selon le FMI, la Russie a besoin d'un baril à 110 dollars pour boucler son budget, le Venezuela à 120, l'Iran à 140 et l’Algérie à 110/120 dollars en 2014 et 86/90 dollars en 2016, précise le P r Mebtoul. Pour le spécialiste des questions énergétiques, “les rivalités au sein de l’Opep dont certains membres ne respectent pas les quotas de production tels que l’Iran, et l’Ara- bie saoudite qui ne veut pas perdre ses parts de marché, accroissent l’offre”. L’Arabie saoudite, qui représente 12% de la production mondiale et plus de 35% de celle de l’Opep, res- te le seul pays producteur au mon- de actuellement en mesure de peser sur l'offre mondiale et, par ricochet, sur les prix, d’autant plus que, ex- plique Abderahmane Mebtoul, il n’existe pas, pour des raisons géos- tratégiques, de rivalités avec les USA. “À terme, le prix d’équilibre sera dé- terminé fondamentalement par une entente entre l’Arabie saoudite et les USA”, précise le professeur des uni- versités. Pour lui, il ne faut pas s’at- tendre à une remontée spectaculai- re des prix du pétrole à plus de 90/100 dollars entre 2017 et 2020. Par conséquent, l’Algérie ne doit plus vivre de l’illusion de la rente éter- nelle et doit mettre en place une nou- velle politique socioéconomique lui permettant d’asseoir une économie diversifiée. “Elle en a les potentiali- tés, sous réserve de profondes ré- formes structurelles, si elle veut évi- ter l’épuisement de ses réserves de

B. K.

L’ÉDITO

PAR DJILALI BENYOUB

La prière du pétrole !

L e gouvernement continue dans l’improvisation ; il se permet même des vacances, alors que la crise commence à produire ses effets et les prévisions ne sont guère optimistes.

Les experts,

algériens et

étrangers,

même ceux des redoutables FMI et Banque mondiale, sont unanimes : si l’Algérie n’entreprend pas de réformes “profondes”, et donc courageuses, rapidement, ce sera la banqueroute.”

Les mesures d’austérité que l’Exécutif édulcore sous le label de recadra- ge budgétaire et de rationalisation ont déjà produit un avant-goût de ce que sera demain. Des mesures prises à la hâte, comme la limitation des importations, après avoir ignoré les alertes, qui s’avèrent contre-productives. Pire, elles blo- quent des pans de l’économie, dont l’industrie qui, en partie, dépend des importations. Et ce n’est qu’un début. La crise pétrolière étant appelée à perdurer, il sera encore plus compliqué pour l’équipe à Sellal, au vu de ses réalisations et de son manque d’ima- gination et de pragmatisme, ce dernier étant depuis bien longtemps sup- planté par le populisme, de trouver une issue une fois devant le mur. Et ce n’est certainement pas la rencontre Opep et non-Opep en septembre à Alger qui va inverser la tendance des cours du brut. Servira-t-elle, d’ailleurs, principalement, à redorer le blason de la Sonatrach à l’image ternie par les scandales de corruption et l’instabilité de son staff ? Les experts, algériens et étrangers, même ceux des redoutables FMI et Banque mondiale, sont unanimes : si l’Algérie n’entreprend pas de réformes

“profondes”, et donc courageuses, rapidement, ce sera la banqueroute. Ainsi, après les coupes budgétaires avec leur lot de projets mis en veilleuse — les ministres refusent de parler d’annulation de projets pré- férant évoquer un gel —, les secteurs qui font fonctionner la machine éco- nomique risquent à court terme de se retrouver en panne, dont le BTPH qui dépend en partie aussi des importations, qui “ira mal” en raison de ces mesures restrictives et hasardeuses. Et c’est tout le pays qui risque d’en pâtir une fois les autres secteurs conta- minés. Parce que le gouvernement, qui a érigé les incantations en mode de gestion, semble accroché à la Bourse, priant pour voir les prix du pé- trole remonter pour lui sauver l’économie “rentière”. Et essentiellement le système. n

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L’actualité en question

Lundi 15 août 2016

LIBERTE

LA FRONTIÈRE DE BETITA (TÉBESSA) EST FERMÉE POUR LA QUATRIÈME FOIS

Des pourparlers pour supprimer la taxe en 2017

Pour la quatrième fois en l'espace de deux semaines, le poste frontalier algéro-tunisien de Betita, situé à 150 kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de Tébessa, a été fermé, hier.

T rès tôt le matin, des habitants de la ville de Bir El-Ater, parmi les- quels des anciens moudjahidine, se sont déplacés au poste fron-

talier en question et ont bloqué la route menant au siège de la Police des frontières et de la douane. Le tra- fic a été complètement paralysé dans

les deux sens. Les protestataires ont, encore une fois, revendiqué pacifi- quement, l'annulation de la taxe imposée par les Tunisiens aux res- sortissants algériens désirant se rendre en Tunisie ou bien l’appli- cation du principe de réciprocité. Les protestataires réclament également

la disponibilité de l’assurance inter-

maghrébine aux postes-frontières pour payer en dinar algérien. En fait, beaucoup de ressortissants algé- riens oublient souvent l'assurance in- ter-Maghreb et se trouvent obligés

de payer en dinar tunisien, en l'ab-

sence de ces formalités du côté algérien. Contactée par nos soins, la députée Samira Douaifia, qui suit le dossier de près, a déclaré à Liberté que “le poste de Betita était effectivement fer- mé aujourd'hui (dimanche, ndlr), nous suivons les développements de ce dossier à un haut niveau. J’ai ef- fectué le déplacement jusqu'au pos- te frontalier, j'ai parlé avec les pro- testataires — des universitaires, des enseignants, des anciens moudjahi- dine, des chômeurs et autres cadres — pour que leur mouvement de re- vendication se déroule dans le calme et pacifiquement. Même les services de sécurité ont répondu favorable-

ment à cette demande”. Notre in- terlocutrice annoncera, par ailleurs, que “des pourparlers en haut lieu sont en cours pour introduire un décret sti- pulant la suppression de cette taxe, dans la loi de finances tunisienne en 2017. Nous souhaitons que les pour-

parlers aboutissent, au profit des ha- bitants de ces régions éloignées et dé- laissées”. Si les déclarations de la dé- putée Samira Douaifia viennent à être confirmées — selon la députée, il n'y a aucun doute —, la tension baissera d'un cran, notamment chez les populations vivant le long de la bande frontalière d'Oum Teboul jusqu'à Oued Souf, sur une distan- ce de 650 kilomètres. Enfin, il faut si- gnaler que les protestataires se sont dispersés à la mi-journée, tout en se donnant un autre rendez-vous pour revenir à la charge jusqu'à satisfac- tion de leurs revendications. Par ailleurs, le dossier de l'interdic- tion de l'entrée de la pomme de ter- re algérienne sur le sol tunisien continue de miner les relations al- géro- tunisiennes. Notre interlocu- trice dira dans ce sens que “la mafia de la contrebande y est pour beau- coup dans cette affaire”.

RACHID G.

SOUK-AHRAS

Le poste frontalier d'El-Haddada fermé

simplement l’application de la réciprocité. Ce mouvement de protestation pacifique a duré jusqu’à 10h30 où les protestataires ont, dans un premier temps, permis le passage aux Algériens quittant le sol tunisien de rentrer. Les habitants de la bande fron- talière nous ont déclaré que les Tunisiens rentrent et sortent plusieurs fois dans la journée pour faire des emplettes. Tou- jours selon des sources locales, ces derniers se rendent dans les marchés algériens pour des raisons commerciales. Ils ra- flent tout sur leur passage puisque avec 100 DT, ils ont l'équi-

D. R.
D. R.

Les postes-frontières avec la Tunisie sont bloqués à cause de la taxe de passage.

valent de 7 500 DA, une somme qui leur permet d'acheter beau- coup de produits subventionnés par l'État. L'un d'eux nous dira que “nos frères tunisiens sont bien accueillis chez nous, alors que certaines familles algériennes sont humiliées par des agents trop zélés de la garde tunisienne”. Pour rappel, le poste frontalier d’El-Haddada, qui se trouve à 40 kilomètres du chef-lieu de la wilaya, accueille près de 1 000 personnes par jour.

HOCINE FARROUKI

L a fermeture de deux postes frontaliers dans la wilaya de Tébessa, il y a quelques jours, a fait réagir les automo- bilistes usagers du poste frontalier d'El-Haddada dans la

wilaya de Souk-Ahras. Tôt dans la matinée d’hier, le trafic des deux côtés de la frontière a été empêché par un grand nombre de personnes qui ont exigé la suppression de la taxe de pas- sage de 30 DT imposée du côté tunisien. Certains ont lancé un appel au Premier ministre, Abdelmalek Sellal, lui demandant de voir du côté tunisien pour la suppression de la taxe ou tout

POUR DÉNONCER LEUR “EXCLUSION ARBITRAIRE” DES LISTES DE LOGEMENTS SOCIAUX

Bouira : sept familles en grève de la faim à Haïzer

S ept familles, originaires de la commune de Haïzer (nord-est de Bouira), observent, depuis hier matin, une grève de la faim

devant le siège de la daïra afin de dénoncer leur “exclusion arbitraire” des listes de logements sociaux attribués en janvier dernier. Selon les grévistes, dont trois vieilles femmes, jeudi der- nier, il leur a été signifié par les autorités lo-

cales que les logements qui leur ont été attri- bués leur sont retirés. “Comment se fait-il qu’on nous accorde un logement en janvier et qu’on nous le retire en août ?”, s’interroge un pro- testataire. Un de ses compagnons d’infortune ajoutera : “Dans quel État digne de ce nom, ac- corde-t-on un bien à une personne, pour le lui retirer sept mois plus tard ? Je vous le dis, il y

a anguille sous roche.” Interrogés sur les mo- tivations de ce retrait, nos interlocuteurs, qui présentaient des signes de fatigue et de déshy- dratation, feront part de leur incompréhension tout en accusant le chef de daïra de Haïzer de les avoir “dupés”. Dans le but d’en savoir un peu plus sur le sujet, nous avons tenté de prendre attache avec le chef de daïra, mais ce

dernier était absent, c’est du moins ce que nous

a signifié un policier en faction devant le siè- ge de la daïra. Hier après-midi, nous appre-

nions que l’une des femmes grévistes de la faim

a eu un léger malaise et a dû être hospitalisée

à la polyclinique de la localité.

R. B.

ACCIDENTS DE LA CIRCULATION

Quatre morts à Bordj Bou-Arréridj et un autre à Mila

U ne personne a trouvé la mort et une autre a été blessée dans un accident de la cir-

culation survenu à Ferdjioua, dans la wilaya de Mila, a-t-on appris, hier, des services de la Protection ci- vile. L’accident s’est produit au lieu- dit Bourouh, à proximité de la région de Ferdjioua. Il s’agit d’une collision entre deux véhicules, a précisé la même source, signalant que la vic- time, âgée de 26 ans, est décédée sur

le coup.

Les éléments de l’unité secondaire de

la Protection civile sont intervenus

pour porter secours au blessé, âgé de 24 ans, souffrant de multiples bles- sures, a ajouté la même source. Ce dernier a été évacué vers l’établisse- ment hospitalier de la région, a-t-on indiqué.

Par ailleurs, quatre personnes ont trouvé la mort et une fillette de 5 ans

a été grièvement blessée dans un

autre accident de la route survenu,

hier après-midi, dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, a-t-on appris auprès des services de la Gendar- merie nationale. L’accident, qui s’est produit à 13h40 sur le CW1 à proximité du village Ayadhat, dans la commune de Tas- sara (daïra de Ras El-Oued), suite au renversement d’un véhicule léger, a fait quatre morts, tous membres d’une même famille, deux hommes qui ont rendu l’âme sur place et deux

femmes qui ont succombé à leurs blessures quelque temps après l’ac-

cident (la première durant son trans- fert à l’hôpital et la deuxième à l’hô- pital), a-t-on précisé à la brigade de la Gendarmerie nationale de Ras El- Oued. La fillette, âgée de 5 ans, qui était parmi les passagers du véhicu- le, a été grièvement blessée et se trou- vait, hier, en fin d’après-midi, encore au service de réanimation de l’hôpital

de Bordj Bou-Arréridj, a-t-on ajou- té de même source.

Les victimes de ce second accident originaires de la région de Collo (Skikda) venaient d’assister à un mariage au village Ayadhat et s’ap- prêtaient à rentrer chez elles, a-t-on précisé de même source. Une en- quête a été diligentée par les services de la Gendarmerie nationale pour déterminer les causes exactes de cet accident. Un bilan de la gendarmerie, diffusé hier, faisait état de plusieurs acci-

COMMUNIQUÉ

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impliqués”, précise la même source. L'accident le plus grave a été enre- gistré sur la RN3, reliant Biskra à El- Oued dans la circonscription com- munale de Tinedla (El-Oued), sui- te à une collision entre deux véhi- cules. Cet accident a occasionné des bles- sures diverses à 12 personnes, dont 1 enfant de 10 ans, qui ont été éva- cuées sur l'hôpital de Djamâa.

SYNTHÈSE R. N.

dents de la circulation survenus sa- medi dans 13 wilayas du pays, pro- voquant la mort de 4 personnes, en sus de quelque 50 blessés. “Le 13 août 2016, vingt et un acci- dents de la circulation routière ont été constatés par les unités de la Gen- darmerie nationale à travers 13 wi- layas du pays”, causant le décès de “4 personnes, des blessures à 50 autres et des dégâts matériels im- portants à 29 moyens de locomotion

LIBERTE Lundi 15 août 2016

LE RADAR

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

5

CONSIDÉRÉS COMME DEUX GRANDES FIGURES DE LA CULTURE BERBÈRE

Irdjen rend hommage à Kamal Hamadi et à Ben Mohamed

Irdjen rend hommage à Kamal Hamadi et à Ben Mohamed n Dans le cadre de la

n Dans le cadre de la semaine culturelle d'Ird-

jen prévue du 16 au 20 août 2016 organisée en partenariat avec les associations Ameziav n lehna de Boudjellil, Amar u Saïd Boulifa de Adeni, le Défi de Mahriz, la bibliothèque com-

munale et la maison de la culture Mouloud-

l'APC d'Irdjen,

Mammeri

l'association culturelle Tura et la Direction de

la culture de la wilaya de Tizi Ouzou comp- tent rendre un hommage particulier, mercredi

de

Tizi

Ouzou,

tent rendre un hommage particulier, mercredi de Tizi Ouzou, 17 août, à la bibliothèque communale d’Ird-

17 août, à la bibliothèque communale d’Ird- jen, à Kamal Hamadi (chanteur-compositeur) et à Ben Mohamed (poète), soit deux grandes

figures de la

conférences-débats et des témoignages, les or- ganisateurs prévoient la projection du film Ger

Yenzizen (l'art en fréquence) de Abderezak Larbi Chérif suivie d’une rencontre avec les deux hommes de culture qui seront honorés en la circonstance.

Outre des

culture amazighe.

ADOPTÉE EN JUILLET DERNIER PAR LE PARLEMENT

La loi sur la promotion de l'investissement publiée au “Journal officiel”

n La loi relative à la promotion de l'investissement a été publiée au Journal officiel n°46. Adopté par le Parlement en juillet dernier, ce nouveau code de l'investissement prévoit une hiérarchisation des avantages en fonction de l'importance du secteur d'activité. Le texte note que le système national d'incitations doit être reconstruit de façon à “moduler” les avan- tages en fonction de la politique économique du pays, et ce, tout en simplifiant et en ac- célérant les procédures. Ainsi, il prévoit de mettre en synergie les différents dispositifs d'incitations existants avec l'édiction d'une règle qui consiste à faire bénéficier l'investisseur de l'incitation “la plus avan- tageuse” en cas de coexistence d'avantages de même nature. Il reste que les investisseurs estiment que cette nouvelle loi, censée faciliter et encourager l’initiative des porteurs de projets, sera évaluée à la lumière de sa mise en œuvre sur le ter- rain car, souvent, ce ne sont pas les lois qui sont en défaut mais les décisions des autorités à tous les niveaux.

ILS ONT GÉNÉRÉ 183 POSTES D’EMPLOI

71 projets financés par la Cnac dans la wilaya d’Aïn Témouchent

financés par la Cnac dans la wilaya d’Aïn Témouchent n L’agence locale de la Caisse nationale

n L’agence locale de la Caisse nationale de

l’assurance chômage (Cnac) de la wilaya d’Aïn Témouchent a financé, au cours du 1 er semestre de cette année, 71 projets ayant généré pas moins de 183 postes d’emploi, et ce, pour un montant global qui a dépassé les

3 millions de dinars, a-t-on appris d’une source proche du dossier. Parmi les activi- tés qui ont reçu l’aval de la Cnac, c’est le secteur indus- triel qui s’est taillé la part du lion, suivi des activités liées à l’élevage bovin, aux tra- vaux publics, à l’agriculture ainsi qu’aux services. Au cours de la même période, 24 nouveaux dossiers ont été déposés auprès de la com- mission de sélection et d’ap- probation de l’agence Cnac de la wilaya dont 5 dossiers concernent de jeunes promoteurs femmes. Alors que 65 dossiers ont reçu l’accord ban- caire. Ce dispositif, rappelons-le, est destiné aux universitaires, aux diplômés des instituts et des centres de formation professionnelle ainsi qu’aux écoles agréées par ce secteur.

THÉÂTRE RÉGIONAL KATEB-YACINE DE TIZI OUZOU

Bientôt des stages au profit des journalistes

TIZI OUZOU Bientôt des stages au profit des journalistes n Les stages de formation qu’organisera prochainement

n Les stages de formation

qu’organisera prochainement le Théâtre régional Kateb- Yacine de Tizi Ouzou seront ouverts aux journalistes et aux correspondants de la presse locale, a-t-on appris, hier, de son directeur, Farid Mahiout, qui en fait l’an- nonce lors d’une conférence consacrée au programme d’activités du théâtre durant le 2 e semestre de l’année en cours. Il a indiqué que les re- présentants des différents or- ganes de presse seront inté- grés dans les quatre cycles de formation qui seront organi- sés par l’établissement dans

l’objectif d’améliorer leurs connaissances dans le do- maine théâtral. De son côté, la directrice de la culture Nabila Goumezia- ne a évoqué l’éventualité d’ouverture, après concerta- tion entre les différentes par- ties, de stages d’initiation au théâtre au profit d’un large public parmi lequel figurent les journalistes. Des initiatives qui contri- bueront à “encourager et à améliorer la qualité de la cri- tique théâtrale dans les mé- dias”, a estimé la femme de théâtre et metteur en scène Fouzia Aït El-Hadj.

DANS LES DÉPÔTS D’ALGER-CENTRE, LES VEN- DEURS IMPOSENT DES FAUX PRIX AUX CLIENTS

Racket en douce à l’ONCV

DES FAUX PRIX AUX CLIENTS Racket en douce à l’ONCV n “Les clients sont le bien

n “Les clients sont le bien le

plus précieux des entreprises.” Cette expression économique n’est, visiblement, pas prise très au sérieux par la direc- tion de l’Office national de la commercialisation des vins (Oncv). Et pour cause, les amoureux de Bacchus sont souvent obligés de payer le prix fort pour l’achat de leurs cépages préférés, notamment dans les deux points de ven-

te de l’Oncv qui restent en- core ouverts à Alger-Centre, où les vendeurs font la loi. Ces derniers ont trouvé la formule depuis longtemps :

ils proposent, notamment, une série de cépages à 600 DA alors que leur prix, une affiche faisant foi, est fixé à 550 DA. Un racket en douce qu’ils justifient, fallacieuse- ment, tantôt par la qualité du produit, tantôt par sa rareté.

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L’actualité en question

Lundi 15 août 2016

LIBERTE

LES AGENCES IMMOBILIÈRES INVITÉES À FORMALISER LEUR DOSSIER ADMINISTRATIF

Le ministère donne un ultimatum de 60 jours

Ayant fonctionné jusqu’à présent avec des avis favorables provisoires, elles risquent l’annulation de leur agrément.

L e ministère de l’Habitat, de l’Ur- banisme et de la Ville semble prendre le taureau par les cornes et décide de mettre de l’ordre dans la demeure. C’est ainsi, qu’à travers un communiqué, publié

récemment sur son site Web, le département d’Abdelmadjid Tebboune a invité les agences immobilières à “formaliser leurs dossiers ad- ministratifs permettant l'établissement des certificats d'agrément”. Le communiqué en question qui donne la lis- te nominative des concernés qui s’élève à 822, est clair quant à la nécessité de s’exécuter sous peine de se voir privé du droit de poursuivre leur activité. C’est, d’ailleurs, à ce titre qu’un délai de 60 jours est mentionné par le docu- ment “faute de quoi la demande de certificat d’agrément sera systématiquement annulée”. En d’autres termes, les agences qui fonction- naient jusque-là avec des avis favorables pro- visoires ne pourront plus jouir de cette “lar- gesse” qui dure depuis trois ans et devraient se soumettre à la réglementation en vigueur. Le décret exécutif n°09-18 du 20 janvier 2009 relatif à l’exercice de la profession des agences immobilières, complété et modifié en juillet 2011, exige un agrément pour exercer ce mé- tier. Avant cette date, les agents immobiliers justifiaient leur activité par un registre du com-

merce. En outre, le décret exécutif de 2009 exi- geait un niveau universitaire (licence) et trois

D. R.
D. R.

Les pouvoirs publics sont décidés à mettre de l’ordre dans la gestion des agences immobilières.

ans d’expérience dans le domaine, des mesures qualifiées de “pénalisantes” par les profession- nels. Désormais, après la modification de ce décret en 2011, les agents immobiliers doivent posséder, soit une licence (droit, finance,

économie, commerce…), soit avoir 5 ans d’expérience ou recruter des licenciés. Il est question aussi de s’acquitter du cautionnement et de contracter une police d’assurance. “L’ini- tiative du ministère tombe à point nommé”,

souligne un spécialiste du domaine qui esti- me que “l’anarchie dans le domaine de l’immo- bilier a assez duré”. Notre interlocuteur ira loin dans son commentaire affirmant que “les spéculateurs se font de plus en plus nombreux jusqu’à engendrer une mafia et faussent toutes les études”. Force est de reconnaître que mal- gré la complexité du dossier et ce, dans tous les pays, le cas Algérie fait tache notamment avec la crise aiguë du logement. Tous les efforts fournis par le gouvernement arrivent diffici- lement à juguler la demande qui se fait plus persistante chaque année. Le marché locatif est, par ailleurs, totale- ment livré à la spéculation avec des prix qui dépassent tout entendement notamment dans les grandes villes. Le president de la Fédération des agences im- mobilières (voir Liberté du 14 mars 2016) re- connaît lui-même que “80% des transactions immobilières passent par l’informel”. Et de poursuivre : “C’est un phénomène difficile à évaluer en chiffres et qui échappe à tout contrô- le.” Et de souligner avec force qu’“il n’existe au- cune volonté réelle de l’État d’aller vers la tra- çabilité de la transaction immobilière”. D’autres experts évoqueront le problème de la non- convertibilité du dinar, de la corruption à gran- de échelle et surtout de la devise qui se vend au vu et au su des pouvoirs publics en toute impunité au square Port-Saïd.

NABILA SAÏDOUN

FACE AU HARCÈLEMENT DE LA SOCIÉTÉ DE GESTION DES ZONES INDUSTRIELLES

Les opérateurs de la zone d’activité de Boghni crient à l’injustice

S i le wali de Tizi Ouzou a tou- jours insisté, lors de ses dépla- cements à travers les daïras, sur

l’urgence à attirer le maximum de créateurs de richesses et d’emplois, sur le terrain, c’est tout à fait le contraire qui se produit. L’exemple de la zone d’activité de Boghni, à 40 km de Tizi Ouzou, est édifiant à plus d’un titre. Les trente opérateurs exerçant dans cette zone sont harcelés par la Sogi de Tizi Ouzou pour régler des fac- tures d’entretien des lieux qu’ils ju- gent exorbitantes. “Y a-t-il eu réel- lement une amélioration depuis l’an- née dernière lorsque cinq opérateurs ont été poursuivis en justice pour ré- gler ces factures ?”, nous dira Chaba- ne Selila, le président de l’Associa- tion des opérateurs économiques installés dans cette zone d’activité. Et lors de notre virée sur les lieux, il nous a été donné de constater que ni le gaz, ni les routes et encore moins l’assainissement n’ont été réalisés de- puis déjà plus d’une année. Et un

opérateur convoqué à la justice pour répondre de son refus de régler sa facture, d’ajouter : “C’est un pur harcèlement. La Sogi ne veut que ra- masser de l’argent. Est-il normal de payer les factures d’eau à cet organis- me au lieu de l’ADE de Boghni ? En outre, c’est une eau non potable. La location du compteur s’élève à 4 000 DA au lieu de 1 200 DA à l’ADE. Actuellement, nous recou- rons à l’achat de citernes. Est-il nor- mal qu’une zone qui fait travailler plus de 500 personnes ne soit pas cou- verte en Internet ? Et pourtant, cet ou- til est indispensable pour le fonction- nement de toute unité de produc- tion.” Le président de l’association nous apprend que dix opérateurs auront incessamment des jugements les condamnant à régler ces factures. “Ils sont nombreux ceux qui ont réglé cet- te quote-part sous la menace de sai- sie de leur matériel. C’est injuste de la part du tribunal qui a appliqué l’article 30 du code de commerce

alors qu’aucune commission d’enquê- te n’a été désignée pour se rendre sur les lieux. Nous ne sommes pas contre le paiement de cette quote-part, mais contre la Sogi qui n’a pas respecté les clauses du cahier des charges. Il faut que le juge comprenne cela”, s’insur- ge le président de l’association. Et d’enchaîner : “Actuellement, deux nouveaux opérateurs ayant acquis du matériel par crédit bancaire n’arri- vent pas à lancer leurs activités de po- terie parce que la zone ne bénéficie pas de gaz naturel. Que feront-ils alors pour rembourser leur crédit ?” Le président de l’association et ses membres demandent à la Sogi de respecter les textes relatifs à la ges- tion des zones d’activité, principale- ment les clauses du cahier des charges qui traitent des modalités pratiques de l’entretien de la zone. “De tous les textes régissant les zones d’activité, la Sogi n’a retenu que l’article 8 du décret 84-55 qui concer- ne la perception de la quote-part tout en ignorant les conditions qui s’y rat-

tachent”, explique le président de l’association. En clair, il rappelle au directeur de cet organisme la com- position du conseil d’administration dans laquelle les représentants de l’APC et ceux des opérateurs écono- miques ont le droit de siéger. Ensui- te, poursuit-il, la détermination de la quote-part doit obéir aux condi- tions édictées par les articles du ca- hier des charges. Concernant l’article 49, note le pré- sident de l’association, il détermine les paramètres à retenir pour fixer cette quote-part pour chaque opérateur sur la base d’un program- me d’action approuvé par le conseil d’administration. “L’article 51 concerne le paiement de cette quote-part. D’abord, l’opérateur ver- se les 50% dès réception du mémoi- re obtenu sur la base du programme d’action envisagé dans la zone et le complément se fera trois mois après”, explique-t-il. Tandis que l’article 53, ajoute le même interlocuteur, détermine les

membres de la commission qui doit réceptionner les travaux et qui pré- cise bien la présence des représen- tants des unités implantées dans la zone. Pour les opérateurs économiques, rien n’a été engagé en ce sens et ils regrettent aussi la passivité des au- torités locales, à savoir le maire et le chef de daïra, qui ne font rien pour répondre au cri de détresse des opé- rateurs. “Pourtant, le chef de daïra nous a promis de nous obtenir un rendez-vous avec le wali afin de dis- cuter de ce problème épineux qui est un harcèlement qui fait fuir les inves- tisseurs non seulement de Boghni mais aussi de toute la wilaya”, pour- suit Chabane Selila, qui lance un ap- pel urgent au wali pour prendre en charge ce problème devenu récur- rent. “Nous ne voulons pas lancer des actions de rue parce que nous jugeons que ce n’est pas un moyen d’arracher nos droits. Nous sommes des léga- listes”, conclut-il.

O. GHILÈS

APRÈS UN MOIS DE GRÈVE ET DE PROTESTATION DES SYNDICALISTES

Sortie de crise à la Sogi de Tizi Ouzou

A près un mois de grève et de protestation, la

situation s’est enfin dénouée à la Sogi de Tizi

Ouzou, une entreprise chargée de la promotion de

l’entretien et du développement des zones d’activité. En effet, selon la section syndicale, un accord a été conclu mercredi dernier entre les instances syndicales et les membres de la direction de la Société de gestion des

participations de l’État, SGP-Sogezic, représentée par son président Mahdjoub Fourat. La section syndicale de la Sogi ne spécifie pas, toutefois, si les sanctions prises récemment contre les quinze employés de l’entreprise et le SG de la section syndicale ont été levées. Pour rappel, les travailleurs de la Sogi Tizi Ouzou ont observé un mois de grève et de protestation pour

dénoncer “une expédition punitive” contre le secrétaire général de la section syndicale qui a été licencié et la traduction en justice de quinze travailleurs de la même entreprise, ainsi qu’une entrave à l’exercice syndical par la direction de l’entreprise.

K. TIGHILT

LIBERTE

Lundi 15 août 2016

L’actualité en question

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CLÔTURE HIER À MONTRÉAL DU 12 e FORUM SOCIAL MONDIAL

Plaidoyer pour un monde “dénucléarisé”

“Nous nous engageons à construire un réseau mondial de citoyens du monde (…) pour briser l’isolement et coordonner le lancement d’actions communes visant à obtenir un monde libéré de la technologie de la fission nucléaire, qu’elle soit civile ou militaire”, souligne la déclaration de Montréal du FSM.

L e Forum social mondial (FSM) n’a pas tenu toutes ses promesses à l’occasion de sa 12 e édi- tion tenue à Montréal (Canada) du 9 au

14 août 2016. D’abord, au niveau de la mobilisation. Le Davos social, or-

ganisé pour la première fois dans un pays du G7 avec tou-

te la symbo- lique qui va avec, a promis de mo- biliser plus de 50 000 personnes au rendez-vous des altermondialistes. Ce ne fut pas le cas. À la décharge des organisateurs, plusieurs participants se sont vu refuser le visa d’entrée par les autorités canadiennes. En re- vanche, les thématiques débattues en plénière ou en ateliers ont permis de rapprocher les points de vue des par- ticipants. Six jours de débats et d’ate- liers ont contribué à construire un

consensus contre “la fission nu- cléaire”. Le regroupement du FSM a

“la fission nu- cléaire” . Le regroupement du FSM a De notre correspondant à Montréal :

De notre correspondant à Montréal :

YAHIA ARKAT

D. R.
D. R.

La 12 e édition du Forum social a été clôturée hier à Montréal (Canada).

adopté la “déclaration de Montréal” pour un monde libéré de la fission nucléaire. La déclaration, adoptée sa- medi, appelle à une forte mobilisa- tion mondiale pour éliminer toutes les armes nucléaires, arrêter les ac- tivités d’extraction de l’uranium et mettre fin à la production de déchets nucléaires. Pour ce faire, les alter-

le ou militaire”, souligne la déclara- tion de Montréal du FSM, dont les travaux de la 12 e édition devaient se terminer hier dimanche avec des réunions opérationnelles du conseil

international du FSM. Les alter- mondialistes comptent ainsi lancer des actions de terrain pour faire de ce monde une planète sans nucléai- re. Ainsi, faire pression sur les gou- vernements pour abolir définitive- ment la fission nucléaire, en faisant la promotion des alternatives éco- logiques et durables des énergies renouvelables, demeure l’axe central de la politique du FSM qui compte également dénoncer “l’obsession dé- mentielle de conserver des arsenaux d’armements nucléaires”. Le Prin- temps arabe et ses prolongements dans la région ont été au centre des débats de la conférence animée par Maha Azzam, présidente du Conseil révolutionnaire égyptien (CRE), et Haroun Seddiki, éditorialiste émérite au Toronto Star. Pour eux, l’Occident

a une grande part de responsabilité

dans les turbulences vécues au Moyen-Orient. “Dans l’histoire assez récente de la région, les interven- tions occidentales ont eu des impacts négatifs importants”, soutiennent-ils. D’autres thèmes n’ont pas manqué de soulever l’intérêt du public, com- me les changements climatiques, la guerre en Syrie, la question palesti- nienne, etc. Concernant la partici- pation algérienne, autant dire qu’el- le a été rachitique cette année, contrairement à la dernière édition du FSM à Tunis. Saïd Salhi qui fait partie du comité de suivi maghrébin

a déjà précisé à Liberté que la délé- gation algérienne ne se déplacerait pas au Québec faute de prise en

charge financière. Signalons, par ailleurs, que les organisateurs fe- ront, ce lundi, le bilan du FSM à l’oc- casion d’une conférence de presse. Mais d’ores et déjà, les altermon- dialistes s’enthousiasment à qualifier

le rendez-vous montréalais de “réus-

site totale”.

Y. A.

mondialistes suggèrent aux États de se débarrasser des réacteurs nu- cléaires. “Nous nous engageons à construire un réseau mondial de ci- toyens du monde (…) pour briser l’isolement et coordonner le lancement d’actions communes visant à obtenir un monde libéré de la technologie de la fission nucléaire, qu’elle soit civi-

PRODUITS ALIMENTAIRES

Recul des prix à l'importation sur les 5 premiers mois

L es prix à l'importation par l'Algérie des produits alimentaires et agroalimen- taires ont, pour la grande majorité, bais-

sé durant les cinq premiers mois de 2016 par rapport à la même période de 2015, apprend l'APS auprès du ministère du Commerce. Dans la catégorie des céréales, les prix ont re- culé à 332 dollars/tonne (usd/t) pour le blé dur (-32,5% par rapport à la même période de 2015), à 196 usd/t pour le blé tendre (-25%) et à 179 usd/t pour le maïs (-13,1%). De son côté, le prix d'achat des poudres de lait s'est établi à 2 425 usd/t contre 2 962 usd/t (-18,1%). La baisse des prix à l'importation a également touché le sucre roux à 350 usd/t (- 10,5%) et les huiles brutes pour l'industrie ali- mentaire à 630 usd/t (-19,6%). Pour la caté- gorie des produits d'épicerie, à l'exception des prix à l'importation du lait infantile (+4,3%)

et du thé (+0,4%), ceux des autres produits ont enregistré une baisse. Ainsi, les prix à l'importation du concentré de

tomate ont reculé à 1 175 usd/t (-29,1%), le triple concentré de tomate à 861 usd/t (-27,8%), les cafés non torréfiés à 2 063 usd/t (-13,5%) et le riz à 527 usd/t (-12,3%), Les pâtes alimentaires, quant à elles, ont été im- portées à 1 682 usd/t (-8,8%) et le sucre blanc

à 503 usd/t (-4,4%). Pour les légumes secs, des

baisses ont été observées pour les haricots secs

à 913 usd/t (-34,4%) et les pois secs à 534 usd/t

(-33,8%). En revanche, les prix à l'importation ont augmenté pour les lentilles à 1 088 usd/t (+14,8%) et les pois chiches à 1 152 usd/t

(+8%).

Quant à l'ail, il a été importé à près de 1 700 usd/t, soit une hausse de 56,4% par rapport aux 5 premiers mois de 2015. La facture des im-

portations de ce produit est de 8,2 millions usd alors qu’elle était de 9,2 millions usd pour les 5 premiers mois de 2015. Ce qui signifie que les quantités importées ont largement baissé cette année et que les prix ont considérable- ment augmenté. En ce qui concerne les fruits frais, les pommes ont été importées à 814 usd/t (+17,45%) et les bananes à 739 usd/t (+0,54%). Pour les viandes et poissons, les prix ont reculé pour les viandes bovines réfrigérées à 3 429 usd/t (-15,87%), pour celles congelées à 3 029 usd/t (-11,03%) et pour les poissons congelés à 1 516 usd/t (-5,45%). Les principaux pays fournis- seurs de l'Algérie en poudre de lait sont au nombre de 17 dont les 5 premiers sont la Nou- velle-Zélande (26,6% des importations glo- bales), la France (19,7%), l'Argentine (18,5%), la Pologne (11,05%) et l'Uruguay (10,8%).

Bananes et pommes : plus de 130 millions de dollars d'importations

En ce qui concerne les fruits frais, il a été im- porté pour plus de 87,3 millions usd de ba- nanes durant les 5 premiers mois 2016 (contre 79,2 millions usd sur la même période de 2015), et pour 42,8 millions usd de pommes (contre 68 millions usd). La facture a été de près de 15 millions usd pour les amandes (contre 10,6 millions usd), de 13,8 millions usd de raisins secs (contre 13,1 mil- lions usd) et de 3,4 millions usd d'abricots secs (contre 4,3 millions usd), alors que les im- portations des pruneaux secs se sont chiffrées à 7,1 millions usd (contre 7,3 millions usd). Il est, par ailleurs, constaté que la facture de l'ail importé est passée à 8,2 millions usd (contre 9,2 millions usd).

LE DOSSIER EST EN DISCUSSION ENTRE LES BANQUES ET L’APRUE

Bientôt “un crédit vert” pour le bâtiment

U n projet de “crédit vert” des- tiné au financement de l'effi- cacité énergétique dans le

bâtiment est en cours de discussion entre les banques et l'Agence natio- nale pour la promotion et la ratio- nalisation de l'utilisation de l'énergie (Aprue), a appris l'APS auprès du DG de cet organisme. “Nous voudrions que les banques ac- ceptent de travailler avec l'Aprue dans le cadre d'un mécanisme inno- vant dédié au financement du surcoût lié à l'efficacité énergétique”, sou- ligne Mohamed-Salah Bouzriba. En effet, l'intégration de l'efficacité éner- gétique dans un projet de construc- tion génère un coût supplémentaire de 15 à 20% de son coût initial. Ac- tuellement, le marché de l'efficacité

énergétique dans le bâtiment souffre du manque de financements en rai- son de l'absence d'une offre bancai- re dans ce domaine. Un particulier ou une entreprise souhaitant construi-

re (maison, siège social

biliter une ancienne bâtisse en inté- grant l'efficacité énergétique ne peut le faire que sur fonds propres. Les banques justifient souvent leur ré- ticence par la difficulté d'évaluer la rentabilité de ce type de projets qui constituent un créneau embryon- naire en Algérie. Toutefois, des banques publiques et privées com- mencent à réfléchir à ce type de pro- duit financier après des efforts de sen- sibilisation de l'Aprue. “Il y a déjà une banque publique avec laquelle nous sommes en discussions avancées”,

ou réha-

)

fait savoir le même responsable qui souhaite que les banques bonifient le taux d'intérêt de ce crédit “vert” et ne le fixent pas au même niveau que ce- lui du crédit immobilier ordinaire. S'il aboutit, ce nouveau mécanisme de financement devrait concerner, dans un premier temps, les particuliers avant d'être généralisé à d'autres bé- néficiaires (entreprises, administra-

selon M. Bouzri-

tions publiques

),

ba. Ainsi, si un particulier opte pour l'efficacité énergétique dans la construction de sa maison, il devra s'adresser à l'Aprue qui lui indique- ra un bureau d'études ou d'architec- ture pour lui élaborer le plan adéquat. Une fois le plan prêt, il pourra solli- citer la banque pour l'obtention de son “crédit vert”.

Stimuler l'industrie locale des ma- tériaux isolants

Questionné sur les retombées éco- nomiques d'un tel produit finan- cier, le même responsable avance que la disponibilité d'un moyen de fi-

nancement adapté à l'efficacité éner- gétique dans le bâtiment va stimuler tout le marché lié à ce secteur.

À ce propos, il cite, entre autres, la sti-

mulation de la demande nationale en matériaux et équipements utilisés dans l'efficacité énergétique, ce qui renforcerait l'industrie nationale dans ce domaine en faisant savoir qu'actuellement, l'industrie locale en matériaux isolants a une capacité totale pour 10 000 logements/an. Quant aux raisons qui entravent la ra- tionalisation de la consommation

d'énergie en Algérie, M. Bouzriba évoque surtout le facteur prix. “Quand l'énergie est offerte à bon mar- ché, la tendance va au gaspillage.” Pour remédier à cette situation, le DG de l'Aprue insiste notamment sur le rôle de la sensibilisation des consom- mateurs et la nécessité de développer une industrie locale d'équipements

consommant moins d'énergie en impliquant les fabricants locaux tout en leur offrant un cadre juridique favorisant l'émergence de cette in- dustrie.

Il préconise également d'obliger les

gros consommateurs d'énergie tels que les grandes entreprises indus- trielles de se soumettre aux recom- mandations liées à l'économie d'éner- gie et à l'efficacité énergétique.

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L’Algérie profonde

Lundi 15 août 2016

LIBERTE

8 L’Algérie profonde Lundi 15 août 2016 LIBERTE BRÈVES du Centre BOUMERDÈS Le marché quotidien de

BRÈVES du Centre

BOUMERDÈS

Le marché quotidien de Boudouaou reprend ses activités

n Le marché quotidien de la ville de Boudouaou

a de nouveau ouvert ses portes à ses clients

après plus d’une semaine de fermeture par les 500 commerçants qui y exerçaient en son sein. Pour rappel les 500 commerçants dudit marché ont manifesté leur colère en organisant une grève illimitée il y a quelques jours pour protester contre la concurrence informelle et

irrégulière d’un propriétaire de parking, lequel

a transformé illicitement son espace de

stationnement en un marché quotidien. Les commerçants du marché ont même paralysé le centre- ville de Boudouaou en fermant l’APC et la route pour exiger aux élus locaux d’intervenir et contraindre le propriétaire du parking à respecter le cahier des charges en vigueur concernant son activité réelle.

NASSER ZERROUKI

NETTE HAUSSE DES ACCIDENTS DE CIRCULATION DANS LA WILAYA

14 morts et 116 blessés en juillet à Tizi Ouzou

n Les accidents de circulation ont connu une

nette hausse durant le mois de juillet écoulé dans la wilaya de Tizi Ouzou où à la même période de l’année 2015 le nombre d’accidents, de morts et de blessés enregistrés étaient largement inférieurs. Selon un bilan mensuel de la gendarmerie, 67 accidents de circulations ont été enregistrés sur les différentes routes de la wilaya de Tizi Ouzou en juillet dernier, soit 17 accidents de plus que durant le mois de juillet 2015. Les 67 accidents se sont soldés par la mort de 14 personnes et la blessure de 116 autres alors qu’à la même période en 2015, huit morts et 96 blessés ont été enregistrés. Dans son document, la gendarmerie explique cette hausse du nombre d’accidents par l’augmentation et la densité du trafic routier au début de la saison estivale et aussi par la coïncidence de ce mois avec le mois du Ramadhan qui est marqué par le non respect du code de la route par les usagers. Dans son document, le groupement de gendarmerie de Tizi Ouzou qui ne communique avec toute la presse que lorsqu’il s’agit de mettre en relief ses activités ordinaires, a souligné que les routes qui enregistrent le plus important nombre d’accidents de circulation sont la RN12, reliant Tizi Ouzou à Azazga, et la RN24 qui mène de Dellys jusqu’à Azeffoun via Tigzirt. Sur le registre de la criminalité, le même corps de sécurité a précisé que durant le même mois de juillet 148 affaires ont été traitées par ses différents services et 22 personnes au total ont été arrêtées. 83 de ces affaires concernent les crimes commis contre des personnes, 55 autres contre les biens, 6 autres encore contre l’ordre public auxquelles s’ajoute une affaire d’atteinte aux mœurs.

SAMIR LESLOUS

ACCIDENTS DE LA ROUTE, NOYADES ET FEUX DE FORÊT

Le bilan macabre de la Protection civile en trois jours

Un bilan de noyés est jugé excessif malgré les campagnes d’alerte et de sensibilisation de la Protection civile. Au chapitre des accidents de la circulation, qui ont augmenté significativement, la Protection civile a enregistré 12 accidents en 72 heures.

D u 11 au 13 de ce mois, les unités de la Protection civi- le ont effectué 4271 interven- tions, selon un communiqué de la direction générale de la même institution, publié hier

matin. Il s'agit essentiellement d'interventions effectuées dans des accidents de la circulation, des feux de forêts et en mer où des cas de noyades continuent à être enregistrés. Les noyades ne sont pas survenues seulement en

mer mais aussi dans des barrages et des re- tenues collinaires. La Protection civile a signa-

lé 12 cas de noyades dont 5 seulement en mer.

Les noyades ont été enregistrées, souligne

dans le détail la Protection civile, dans des plages interdites à la baignade dans les wilayas

de Béjaïa (1), Mostaganem (2), Skikda (2) et

El-Tarf (1). Les 7 autres noyés sont recensés dans des barrages, des retenues collinaires et

des mares d’eau dans les wilayas de Bouira (1), Oum El-Bouaghi (2), Tamanrasset (2), Mas- cara (1) et El-Bayadh (1). Un bilan de noyés, jugé excessif, malgré les campagnes d’alerte

et de sensibilisation de la Protection civile. Au

chapitre des accidents de la circulation, qui ont augmenté significativement, la Protection civile a enregistré 12 accidents en 72 heures. Accidents survenus à travers le territoire national, qui ont provoqué, malheureuse-

ment, 11 morts et 41 blessés. L’accident le plus mortel est celui survenu sur la RN 12, vendre-

di dernier, dans la wilaya de Tizi Ouzou. L’ac-

cident a fait 2 morts et un blessé. S’agissant des feux de forêts, de maquis et de récoltes, les unités de la Protection civile sont parve-

nues, durant cette même période, à éteindre 15 incendies de forêts, 6 incendies de maquis ayant causé des pertes estimées à 111 ha de

forêts, 15 ha de maquis ainsi que 1820 bottes de foins et 645 arbres fruitiers. Par ailleurs,

la cellule de communication de la Protection

civile de Béjaïa annonce le repêchage, avant- hier, à 10h25, du noyé à la plage rocheuse d’El-Maaden (commune de Tichy). Il s’agit d’un homme de Biskra, âgé de 22 ans, qui a fait une chute et s'est retrouvé coincé dans des

Zitari/Liberté
Zitari/Liberté

rochers. La Protection civile de Béjaïa signa- le aussi la mort de l’un de ses maîtres nageurs, pris d’un malaise cardiaque après avoir sau- vé miraculeusement d’une noyade certaine d’un enfant de 14 ans, originaire de Biskra ;

En ce mois d’août, la Protection civile a travaillé d’arrache-pied.

il a été emporté par des vagues d’une plage, en mer très agitée, fanion rouge, à Melbou. La direction de la Protection civile tient à pré- senter ses sincères condoléances à la famille de son maître nageur.

L. OUBIRA

DANS LE CADRE D’UNE CAMPAGNE DE DÉPISTAGE GRATUITE

Une délégation d’ophtalmologistes empêchée de se rendre à Ouargla et Touggourt

D es patients atteints de maladies ophtalmologiques se sont inter- rogés, dernièrement, sur les rai-

sons d’empêcher la délégation de mé- decins ophtalmologistes de l'Association algéro-suisse de médecins de se rendre à Ouargla et Touggourt dans le cadre d'une campagne de consultation et de dépistage gratuite des maladies des yeux. “Nous ignorons carrément les causes poussant les responsables du sec- teur de la santé de refuser de donner l'au- torisation à la délégation de médecins de l'association algéro-suisse qui devait se rendre à Ouargla et à Touggourt pour mener une campagne gratuite de consul- tation et de dépistage”, nous a dit un pa- tient, et d’ajouter : “Ce refus que je consi- dère comme une occasion manquée par rapport à nous les patients, les médecins et le personnel paramédical des hôpitaux Mohamed-Boudiaf de Ouargla et Slima- ne-Amirat de Touggourt, car ladite

campagne gratuite aurait été un avan- tage pour nous et pour le personnel médical”. Par ailleurs, interpellé par des patients sur cette question, le wali dé- légué M. Bensaïd dira que la présence d'un hôpital cubain spécialisé dans les maladies des yeux serait, en effet, la cau- se principale qui a poussé le directeur de la santé à refuser de donner l’auto- risation à cette délégation. Le wali dé- légué regrette de voir ce genre d'initia- tive louable et salutaire empêchée, pé- nalisant ainsi des dizaines de malades atteints d’insuffisance visuelle qui pour prendre rendez-vous et se faire auscul- ter par un médecin cubain, devront at- tendre parfois une année. Par consé- quent, le wali délégué déclare avoir une rencontre avec le wali de Ouargla pour prendre en charge ce problème et per- mettre enfin à la délégation de venir poursuivre sa campagne.

AMMAR DAFEUR

BOUIRA

Risque d’intoxication alimentaire :

17 locaux fermés

D epuis le début du mois de juillet, les brigades de contrôle relevant de la direction du com- merce de la wilaya de Bouira ont effectué 2158

interventions. En effet, ces brigades de contrôle de la qualité et de la répression des fraudes ont effectué des descentes dans les locaux commerciaux, dans les mar- chés, au niveau des ateliers de préparation et de dis- tribution des marchandises destinées à la consomma- tion et des services. Concernant le contrôle de la qua- lité, ce sont 1063 interventions qui ont été accom- plies, durant lesquelles 132 procès-verbaux (PV) ont été établis et 134 infractions au code de commerce re- levées. À cet effet, 10 locaux commerciaux ont été sou- mis à la fermeture par ses services, il s’agit par exemple de boucheries et restaurants. Les infractions relevées concernent entre autres le non-respect de l’hygiène et les normes d’emballage et de conservation des pro- duits alimentaires. Par mesure de prévention, il a été procédé à 13 prélèvements sur le lait en sachet et en poudre, la semoule, la viande transformée et diffé- rentes boissons. 1095 interventions ont été effectuées par les agents contrôleurs, qui leur ont permis de dres- ser 180 PV, de constater 257 infractions et de sou- mettre 7 commerces à la fermeture. Parmi les infrac- tions relevées on trouve le défaut de facturation dont

le montant s’élève à 135 550 DA, l’émission de fac- tures non conformes au code de commerce 167 559 DA et le gain illicite dont le coût global est de 5 140.00 DA. Pour ce qui est de la lutte contre le commerce informel, 30 PV ont été établis par ses services. La direction du commerce et du contrôle des prix (DCP) de la wilaya de Bouira a eu à organiser des jour- nées nationales pour prévenir contre les intoxications alimentaires qui peuvent émaner de la consomma- tion de divers produits. Ces journées ont eu l’effet es- compté, grâce aux conseils pratiques dispensés au lar- ge public, concernant les procédés de conservation par le froid des denrées alimentaires et les recomman- dations afin d’éviter les intoxications alimentaires. D’ailleurs, depuis le mois de carême, aucun cas n’a été signalé contrairement à d’autres régions du pays. Nous citons le botulisme alimentaire par exemple, qui a fait 2 morts dans la wilaya de Batna, rien que pour avoir consommé du pâté. D’ailleurs des cas d’infec- tions alimentaires ont été signalés ces jours-ci dans la wilaya de Bouira, à savoir les villes de Aïn Bessem et de Djebahia où certains cas ont été confirmés après leur hospitalisation, et le constat observé par les ser- vices concernés.

FARID HADDOUCHE

LIBERTE

Lundi 15 août 2016

L’Algérie profonde

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QUAND L’INFORMEL EST ENCOURAGÉ À ANNABA

Qu’adviendra-t-il des cités Kouba et Sidi Aïssa ?

Les protestataires donnent pour exemple le cas des bâtiments 12 et 14 et des villas environnantes qui totalisent près d’un millier d’âmes et qui ne disposent d’aucun bac à ordures ménagères.

D. R.
D. R.

À l’abri des dépassements, de la

pollution, de l’informel et en

permanence entretenues, les

cités chic de la ville de Annaba,

principalement implantées sur

le littoral, ne sont pas épargnées,

depuis un certain temps, par les décharges sau- vages et surtout la clandestinité et le banditis- me. “Après avoir institutionnalisé les décharges sauvages dans deux quartiers huppés de la Coquette, à savoir les cités côtières de Kouba et Sidi Aïssa, le secteur 5, chargé du cadre de vie de ces cités lesquelles, par la force des choses, ont perdu leur cachet de cités résidentielles, continue de défrayer la chronique locale.” C’est ce qui a été dénoncé par les locataires dans une pétition adressée au chef de l’exécutif de la wilaya de

Annaba. Ainsi l’ont voulu les responsables de ce secteur qui continuent d’ignorer les récla- mations des riverains. La même source signale que “la cité Kouba est devenue une décharge sauvage à ciel ouvert, et les riverains paient le prix fort des négligences ou l’incapacité de gérer de ce secteur”. Les protesta- taires donnent pour exemple le cas des bâti- ments 12 et 14 et des villas environnantes qui totalisent près d’un millier d’âmes et qui ne dis- posent d’aucun bac à ordures ménagères. Si l’on se réfère aux témoignages des locataires, jeudi dernier, la cité Kouba est devenue un véritable souk toléré, voire même encouragé par les mêmes responsables qui viennent y faire… leurs emplettes. Pis encore, aujourd’hui ce sont les marchands de meubles qui squattent

La cité est devenue une décharge sauvage à ciel ouvert.

chaussée et trottoirs, et ce, dans une impunité qui ne dit pas son nom. Comme pour inciter l’informel à venir s’instal- ler sur ces mêmes fauteuils à Kouba où ils seront très à l’aise (arwahou, arwahou fi Kouba tartahou !), les gens du quartier se demandent jusqu’où ces “élus du peuple” pousseront-ils leurs provocations. Par ailleurs, lit-on dans la correspondance, “ces responsables auraient déjà été rappelés à l’ordre, voire même démis de leurs fonctions. Malheureusement c’est la pyra- mide inversée, puisqu’on retrouve ces mêmes responsables assurer l’intérim du premier magistrat de la ville alors qu’aucun des six vice- présidents d’APC n’a été sollicité pour assumer cette fonction !”.

BADIS B.

été sollicité pour assumer cette fonction !” . BADIS B. BRÈVES de l’Est OUM EL-BOUAGHI Le

BRÈVES de l’Est

OUM EL-BOUAGHI

Le problème des caves non entretenues persiste à la cité du 1 er -Novembre

La cité du 1er-Novembre (ex- Sonatiba) est l’une des premières cités à accueillir les premiers cadres de la wilaya, lors de la promotion de l'ex- Canrobert en chef-lieu de wilaya. Après l'opération de réhabilitation, les habitants n'ont pas attendu pour procéder à l'embellissement de leur cité, avec leur propre argent (achats de plantes, vases, clôtures, bancs et autres). Cependant, une priorité tant exigée par les habitants à cause de son impact négatif sur leur cadre de vie et environnement immédiat n'a pas du tout été prise en compte. Il s'agit de la prise en charge des caves remplies d'eaux usées, dégageant des odeurs nauséabondes et attirant moustiques et rongeurs. Pourtant, promesse a été faite par le chef de l’exécutif lors de sa rencontre avec les habitants, et instruction a été donnée au directeur de l'OPGI. Mais sur le terrain, rien n'a été fait. Pis encore, la cité vit depuis quelque temps dans le noir à cause d'un problème technique, le deuxième du genre depuis la réhabilitation de la cité, selon les habitants.

K. MESSAAD

Un incendie fait d'importants dégâts dans un entrepôt

Les éléments de la Protection civile de l'unité secondaire de Aïn Beïda sont intervenus dans la nuit de samedi à dimanche, vers 23h, dans la zone industrielle, suite à un incendie dans un entrepôt de charbon, laine et peaux de moutons et d'agneaux. Deux personnes ont été blessées, selon la Protection civile. Par ailleurs, 350 sacs de charbon, 1000 peaux de mouton et d'agneau et 20 q de laine ont été détruits. L'intervention des pompiers a duré près de 4 heures.

B. NACER

GUELMA

2 749 passeports biométriques établis

Dans le cadre du rapprochement de l'administration envers les citoyens et consécutivement aux directives du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales qui prône la lutte contre la bureaucratie, la wilaya de Guelma a accompli un travail titanesque dans la confection des passeports biométriques. Le DRAG, directeur de la réglementation et de l'administration générale, a déclaré cette semaine sur les ondes de la radio régionale : “Nous avons entamé cette opération d'intérêt général le 18 janvier 2016 à Bouati Mahmoud où ont été établis les premiers passeports biométriques dans cette commune rurale en direction de la population ravie de cette aubaine. Depuis cette date, il a été confectionné jusqu'au 31 juillet de l'année en cours, 2749 documents officiels de voyage dans 24 APC de la wilaya de Guelma et les 10 APC restantes seront impliquées incessamment. Dans ce contexte, nous envisageons le transfert des dossiers des daïras aux communes concernées afin de généraliser cette opération”.

HAMID BAALI

TRAFIC D'ARMES À KHENCHELA

Un fusil de chasse en provenance d’Espagne saisi

U ne arme à feu a été saisie par les éléments de la brigade de recherches et d’investigations (BRI) relevant de la Sûreté de la wilaya de

Khenchela, la quinzième depuis le début de l’année en cours, selon une source sécuritaire. Il s’agit d’un fusil de chasse, calibre 12 mm, qui a été introduit illégale- ment sur le territoire national et dont le propriétaire s’apprêtait à le vendre dans la wilaya de Khenchela, précise notre source. L’enquête minutieuse menée par lesdits éléments a permis de suivre la personne en question et l’inter- cepter à bord de sa voiture de marque Hyundai. Il s’est avéré après que l’arme saisie a été fabriquée en Espagne, indique-t-on. Par ailleurs, les premiers élé-

ments de l’enquête ont conduit les éléments de la BRI

à arrêter trois autres individus dans le cadre de la

même affaire. Présentés devant la justice, le principal mis en cause a été écroué pour détention et commer- cialisation d’arme à feu sans autorisation, alors que ses acolytes ont été placés sous contrôle judiciaire. Il y

a lieu de signaler que le trafic d'armes a pris des pro-

portions alarmantes et est devenu, ces derniers temps, une activité florissante dans la wilaya de Khenchela depuis que des réseaux s'étaient spécialisés dans ce genre de commerce illégal. Notons que 14 fusils de chasse et 9 q de poudre explosive ont été saisis par la police depuis janvier dernier.

M. ZAÏM

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L’Algérie profonde

Lundi 15 août 2016

LIBERTE

10 L’Algérie profonde Lundi 15 août 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Ouest BÉCHAR Saisie de 309 comprimés

BRÈVES de l’Ouest

BÉCHAR

Saisie de 309 comprimés de psychotropes à Kenadsa

n Dans le cadre de la lutte contre le

crime, notamment la commercialisation illicite de stupéfiants et de psychotropes, les éléments de la police judiciaire de la Sûreté de daïra de Kenadsa, wilaya de Béchar, ont mis fin cette semaine aux activités d’un dealer. En effet, suite à des renseignements parvenus à la police faisant état de la présence d’une personne en train de commercialiser de la drogue, les agents de ce corps de sécurité ont exécuté un mandat de perquisition au domicile du dealer, qui s’est soldée par la saisie de 309 comprimés de psychotropes de marque Novasin 25 mg. Présenté au parquet, le mis en cause a été écroué pour détention de psychotropes destinés à la commercialisation, en attendant sa comparution devant le tribunal.

R. R.

MOSTAGANEM

5451nouveauxbacheliers

déjàinscritsàl’université

n Après l’achèvement de l’opération de

confirmation des choix des nouveaux bacheliers à l’université Abdelhamid- Ben-Badis de Mostaganem, l’heure est au bilan. Il a été effectivement comptabilisé pas moins de 5 451 futurs étudiants déjà inscrits, soit un taux de 96% d’inscriptions sur les nouveaux bacheliers admis, tandis que les 228 bacheliers qui n’ont pas encore confirmé leurs inscriptions disposent d’un délai jusqu’au 10 septembre prochain. Le taux d’inscription le plus important est à l’actif des 526 nouveaux étudiants qui ont opté pour la faculté de droit de la Salamandre tandis que 138 ont choisi la faculté de médecine à Kharrouba, avec une moyenne égale à 15,55/20, et la faculté des langues étrangères (l’espagnol notamment) a enregistré des inscriptions de nouveaux bacheliers des 4 coins du pays. L’effectif global atteindra les 25 000 étudiants à travers les différentes facultés que compte l’université pour la prochaine rentrée universitaire. La reprise officielle est prévue le mardi 6 septembre. Rappelons, enfin que 72 postes d’enseignants sont à pourvoir pour renforcer l’encadrement pédagogique dans certaines spécialités.

M. SALAH

406 affaires délictuelles traitées en juillet

n La Sûreté de wilaya a dressé son

bilan du mois de juillet qui fait ressortir que 406 affaires criminelles ont été enregistrées à travers le territoire de la région mostaganémoise. Le taux d’élucidation a atteint le taux encourageant de 83,74% d’affaires impliquant 398 personnes. Dix personnes arrêtées ont bénéficié d’un non-lieu alors que 36 suspects demeurent en fuite. 49 présumés coupables ont été écroués à l’issue de leur présentation devant les procureurs de la République près les trois tribunaux, dans l’attente de leur comparution, tandis que 151 autres individus ont été convoqués pour des citations directes devant les tribunaux ayant statué sur leur implication. Par ailleurs, 69 affaires liées au trafic de drogue ont été traitées dans lesquelles 12 prévenus ont été écroués et sont dans l’attente de comparution, parmi les 76 individus impliqués. Dans le même cadre, en sus des arrestations, les services de Sûreté ont procédé à la saisie de 84 grammes de kif, 43 comprimés de psychotropes et 654 bouteilles alcoolisées.

M. S.

EPIDÉMIE “NEWCASTLE”

La DSA d’Oran lance un plan d’urgence

Ce plan d’urgence est basé sur un système de biosécurité qui s’appuie sur l’hygiène et la prévention pour diminuer le taux des maladies infectieuses entraînant la mort de la volaille et des pertes économiques.

L’ inspection vétéri- naire de la DSA d’Oran a lancé un plan d’urgence à l’adresse de toutes les coopératives

agricoles pour lutter contre l’épi- démie “Newcastle” qui touche es- sentiellement la volaille. Les vétéri- naires des services agricoles d’Oran rassurent toutefois qu’aucun cas n’a été recensé jusqu’ici. Ce plan d’urgence est basé sur un système de

biosécurité qui s’appuie sur l’hy- giène et la prévention pour dimi- nuer le taux des maladies infec- tieuses entraînant la mort de la vo- laille et des pertes économiques. Le nombre des poules élevées dans le

même poulailler ou hangar rend primordiales ces mesures de sécu- rité. À ce titre, cette épidémie consti- tue maintenant une véritable me- nace pour l’économie. Les services vétérinaires sont mobilisés pour lutter contre la propagation de cet-

te maladie qui a déjà frappé de pleins fouet certaines localités de la région est du pays, d’où la mesure d’urgence, expliquent les médecins vétérinaires. Plus connue sous la dé- nomination de peste aviaire, “New- castle” a déjà tué plusieurs dizaine de milliers de poulets, depuis le

D. R.
D. R.

printemps dernier, à l'est du pays. Décelée dès le début du mois de mai sur certains sites avec la mort de quelques dizaines de poulets, la maladie a détruit, en une semaine, la totalité des poules et coqs qu'abri- taient les hangars touchés. Ceci in- tervient à un moment de forte de-

L’épidémie “Newcastle” touche essentiellement la volaille.

mande pour ce produit de large consommation. Le souci majeur qui a prévalu depuis des années est celui des conditions d’élevage où de nombreuses lacunes ont été relevées (absence d’hygiène, manque de désinfections périodiques et de soins renforçant l’immunité des

espèces produites

propagation de cette maladie est aussi due à la prégnance des activi- tés informelles dans le secteur agri- cole en général, les élevages ani- maliers en particulier et la produc- tion avicole.

HADJ HAMDOUCHE

Par ailleurs, la

)

SIDI BEL-ABBÈS

Les décharges sauvages défigurent la périphérie de la ville

L' incivisme et l'inconscience des citoyens, auxquels s’est ajouté le laisser-aller des res- ponsables et des élus locaux ont fait que

certains endroits situés à la périphérie de la vil-

le de Sidi Bel-Abbès, notamment aux abords de haï Boumelik (ex-Campos), sont transformés de- puis plus de dix ans en de véritables dépotoirs qui accueillent quotidiennement des milliers de mètres cubes d’ordures ménagères, d’emballages en carton, de bouteilles usitées, de canettes, de

gobelets et sachets en plastique, a-t-on consta- té. Ce merveilleux endroit, traversé par une rou- te bordée de deux longues rangées d’arbres de pins sur une dizaine de kilomètres, exhale, au- jourd’hui, des odeurs nauséabondes, alors que le centre d’enfouissement technique (CET) se

trouve à quelques encablures à peine de cette im- mense décharge sauvage menaçant l’écosystème. Un autre exemple édifiant de cette horrible si- tuation est également constaté en contrebas du nouveau pont menant au lac Sidi Mohamed-Bé- nali, où des tas d’immondices et de gravats sont jetés quotidiennement par des citoyens et autres commerçants peu scrupuleux, qui ne se soucient guère des dégâts que ces déchets peuvent pro- voquer et de la dégradation de cette zone tou- ristique proche de l’autoroute Est-Ouest. À vrai dire, aucun lieu de la périphérie n’est épargné par ces déchets déversés et éparpillés, notamment sur les bordures des routes de la capitale de la Me- kerra. Dès lors, l'image de Sidi Bel-Abbès qui as- pire à devenir un pôle touristique se retrouve dé-

gradée, à tel point que tous les étrangers qui vien- nent en visite ont constaté cette enlaidissement environnemental. Malgré les efforts consentis par les pouvoirs publics pour la réalisation des centres d’enfouissement visant à éradiquer ces décharges sauvages et la création d’une société chargée du nettoiement de la ville, afin de pro- téger l'environnement et la santé publique, la si- tuation environnementale demeure piteuse et préoccupante face à l'absence de civisme chez les citoyens. Les autorités locales et la population bé- labbésienne sont vivement interpellées pour s’impliquer dans la protection et la préservation de l’environnement et du cadre de vie.

A. BOUSMAHA

AÏN TÉMOUCHENT

Mise en valeur du marché cou- vert de Akid- Othmane

n L’agence foncière de la wilaya de Aïn Témouchent lancera tout prochainement une opération d’envergure portant sur l’aménagement intérieur et extérieur du marché couvert de proximité, situé dans la nouvelle ville Akid Othmane. Cette opération entre dans le cadre des nouvelles mesures tendant à mettre en valeur cette infrastructure conçue sur deux niveaux et, par ricochet, relancer l’activité commerciale dans ce quartier qui en a grandement besoin. C’est ce qu’a indiqué Bahous Belahcen, chef du bureau des affaires foncières et de l’investissement de l’agence foncière de Aïn Témouchent. Cet espace qui est limité à la vente de fruits et

légumes verra sa fonction s’élargir à d’autres

activités commerciales avec l’exploitation des locaux et des stands du premier étage par les nouveaux locataires. La livraison de ce projet dont l’étude vient d’être achevée est prévue dans les deux mois qui suivent le lancement des travaux.

M. LARADJ

100 km de canalisations et trois nouveaux réservoirs en perspective

n Dans le cadre de l’amélioration de l’alimentation en eau potable, de nouveaux projets seront lancés par la direction de l’Algérienne des eaux de la wilaya de Aïn Témouchent. Il s’agit de la réalisation de 100 km de canalisations destinées à l’alimentation en eau potable et de trois réservoirs d’une capacité

respective de 5000, 1000 et 500 m 3 à Terga, Hassana et au douar de H’maina, rattaché à la commune de Oued Berkeche. Selon nos informations, une autre opération concernera la rénovation du réseau AEP au profit de cette région dont les travaux seront lancés tout prochainement, ainsi que le renforcement des réseaux AEP des communes de Aïn Témouchent, Sidi Ben Adda et Chabat El-Leham à partir de la station de dessalement de Chott El-Hillal, et ce, en plus de la réalisation de deux réservoirs qui renforceront la capacité actuelle du chef-lieu de wilaya. Une opération centralisée qui a été prise en charge par la direction générale de l’Algérienne des eaux (ADE). Une autre opération portant sur la réhabilitation du système de distribution d’eau potable du chef- lieu de wilaya, dont l’étude de diagnostic vient d’être achevée, est financée par la DG de l’ADE pour un coût de 215 millions de dinars.

LIBERTE

Lundi 15 août 2016

Reportage

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DEVENU UN RÉCEPTACLE DE TOUTES LES ORDURES ET POLLUTION

Oued Soummam, une zone humide qui se meurt

L’engagement de l'État à veiller à la conservation des caractéristiques écologiques de cette zone humide n’arrive toujours pas à se concrétiser sur le terrain.

S ’étendant sur une superficie de 9118 km 2 , le bassin de la Soummam qui s’étale sur le territoire de quatre wilayas (Béjaïa, Sétif, Bordj Bou-Ar- réridj et Bouira) est en proie à toutes formes de pollution, au point

de devenir un véritable dépotoir à ciel ouvert. Considérée comme l’un des plus grands cours

d’eau d’Algérie, la Soummam consti-

tue un réseau hy- drographique dense et bien fourni, et s’est vu classer, en 2011, comme “zone humide d'im- portance internationale” dans la liste Ramsar, une publication officielle de la Convention sur les zones humides adoptée le 0-2 février 1971

à Ramsar, en Iran, et ratifiée par l'Algérie le 11

décembre 1982. Deux années plus tard, la val- lée de la Soummam a été reconnue officielle- ment comme zone humide protégée par un ar- rêté du wali de Béjaïa. Néanmoins, l'engage- ment de l'État à veiller à la conservation des caractéristiques écologiques de cette zone humide n’arrive toujours pas à se concrétiser sur le terrain. Si l'arrêté du wali stipule que “le rejet des eaux usées et de déchets ménagers et industriels sans traitement préalable est stric- tement interdit” et que “l'exploitation de ses res- sources naturelles est soumise à autorisation des autorités compétentes”, rien n’a été fait pour sa mise en application. La vallée de l’oued Soummam couvre une su- perficie de 950 km 2 (95 000 ha), alors que la surface du site à classer Ramsar est de 12 453 ha. Le bassin de la Soummam comprend trois bar- rages : Tilesda (M’chedellah), Aïn Lekhel (Bouira) et Tichy Haf (Bouhamza). Leur dé- bit total est de 240 millions de m 3 , soit 1/4 du barrage de Béni Haroun (Mila). Son relief es- carpé est hautement érosif, d’où la pollution de l’eau de l’oued. Une quantité de cinq mil- lions de tonnes de sable sous-marin à faible profondeur, due au phénomène d’érosion, a été constatée à l’embouchure. Ce sédiment est constitué de granulats et de sables alluvion- naires charriés par les eaux.

Par :

KAMAL OUHNIA

Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme

L’étude lancée en 2008 – qui se poursuit tou- jours – sur l’oued Soummam, menée par le la- boratoire BBBS (biochimie, biophysique, bio- mathématiques et scientométrie) de Béjaïa, en collaboration avec la Région de Haute Nor-

R.D.
R.D.

mandie et l’université de Rouen (France), ré- vèle que les eaux de surface de l’oued sont “ex- cessivement” polluées. Selon P r Khodir Madani, directeur du labo- ratoire BBBS, à la faculté des sciences de la na- ture et de la vie (SNV) de l’université de Bé- jaïa, ce cours d’eau est en proie à deux types de pollution. Il y a d’abord la pollution natu- relle, c'est-à-dire le phénomène d’érosion dû

à la nature géologique du sol. Puis une pollu-

tion urbaine induite par plusieurs facteurs. On déplore le manque de stations d’épuration dans les grands centres urbains à haute densité de population, notamment à Akbou et Sidi Aïch.

À titre illustratif, la plus forte densité de la po- pulation dans tout le pourtour méditerranéen

a été enregistrée à Sidi Aïch, à savoir 1600 ha-

bitants/km 2 . Il y a aussi l’absence de fosses sep-

tiques dans les villages et hameaux. La prolifération des décharges sauvages au bord de l’oued, le phénomène de lessivage du sol par les eaux pluviales, les produits phyto- sanitaires utilisés dans l’agriculture, l’aug- mentation du nombre des PME, qui déversent leurs rejets industriels dans ce cours d’eau, sont également des sources de pollution. Selon une source proche de la direction de l’en-

Le bassin de la Soummam comprend trois barrages.

vironnement de Béjaïa, pas moins de 93 points de rejets industriels ont été recensés à travers la vallée de la Soummam. “La majori- té des industriels et des propriétaires des PME installées sur les deux rives jettent leurs déchets toxiques dans ce cours d’eau. Seules quatre usines de la ZAC Taharacht (Akbou) disposent de stations d’épuration”, affirme notre inter- locuteur, qui ajoute que “la quasi-totalité des huileries et des stations-services ne sont même pas dotées de bassins de décantation, pourtant exigés par la loi”. Il faut dire que les textes exis- tent, mais le problème réside dans le manque de volonté de l’État quant à l’application de ses propres lois. À cela s’ajoute aussi l’extraction anarchique et abusive des matériaux alluvionnaires par les exploitants des sablières implantées sur le lit de cette rivière. Néanmoins, les premiers résultats de la même étude soulignent “l’absence d’effets significatifs du réchauffement climatique sur la disponibi- lité de la ressource hydrique dans la vallée de la Soummam”. Pour sa part, le directeur général du Centre na- tional du développement de la pêche et de l’aquaculture (CNDPA), Mohamed Kacher, a

déjà averti que “l’oued Soummam est extrê-

mement pollué et il ne faut, en aucun cas, boi- re de son eau, car le risque d’intoxication est éle- vé. Il faut éviter aussi de pêcher dans cet oued”. Pour ce responsable, l’eau est polluée

à tel point qu’il n’est même plus nécessaire de

faire des analyses pour en prendre conscien- ce. Car, a-t-il expliqué, “la pollution est visible à l’œil nu”.

Mort mystérieuse de poissons

Outre les odeurs nauséabondes qui se dégagent des eaux de la Soummam, un phénomène nou- veau qui en dit long sur le degré de pollution de cette zone humide fait son apparition de- puis septembre 2014. Il s’agit de la mort mas- sive et mystérieuse de poissons, notamment dans la partie en aval allant de Sidi Aïch jus- qu’à l’embouchure, près du port de Béjaïa. Après l’hécatombe de 2014, imputée à une éventuelle teneur en chlorures dans l’eau, le phénomène refait surface cette année, à la fa- veur de la saison estivale.

En effet, d’importantes quantités de pois- sons retrouvés morts sur le rivage ou flottant sur l’eau ont été constatées récemment par les citoyens de la vallée, notamment à Sidi Aïch et Amizour. Selon D r Mourad Ahmim, expert en envi- ronnement et spécialiste en écologie anima- le, il serait fort probable que “le phénomène d’eutrophisation qui se traduit par les tempé- ratures atypiques de la saison estivale en cours soit à l’origine de la mort de ces poissons”. Au- trement dit, il s’agit là d’une mort par asphyxie, due principalement au manque d’oxygène dans l’eau. Notre interlocuteur, qui tient à si- gnaler des cas similaires enregistrés ces der- niers jours dans des zones humides d’autres régions du pays, notamment à Annaba, Chlef, Alger et Aïn Témouchent, n’exclut pas le phé- nomène de pollution et l’impact humain. Pour sa part, P r Khodir Madani expliquera ce phénomène par l’existence de deux types de pollutions qui pourraient affecter l’écosystè- me de l’oued Soummam. Outre le facteur d’eutrophisation qui provoque, selon lui, une surproduction d’algues, il y a la pollution organique que pourraient causer les produits phytosanitaires par exemple, et il y

a aussi la pollution minérale, généralement in-

duite par les métaux lourds (plomb, zinc, mer-

cure, cadmium…).

K. O.

ELLES SONT INTERDITES À LA BAIGNADE

Marsa Ezitoune (Collo) : trois plages dans un décor sauvage

L a commune de Khenak Mayoun (daïra d'Ouled Attia), dans le massif de Collo, renferme d'énormes possibilités pour devenir une destination touristique pour le véritable

tourisme de villégiature. Outre ses forêts qui couvrent de larges

parcelles, cette commune est réputée pour ses trois plages, interdites à la

baignade, et les criques et calanques qui se succèdent le long de sa façade maritime et son exten- sion vers la plage d’Oued Z'hor. Elle disposait certainement, jusqu'à cette saison, de la seule plage El-Marsa dédiée exclu- sivement à la gent féminine. En effet, le revêtement cette an-

née de la route sinueuse qui mène du chef-lieu vers la princi- pale plage appelée Lefnar (phare), jouxtant celle d'El-Marsa,

a provoqué un véritable rush d'estivants que la plage ne pou-

vant contenir a poussé les autochtones à ouvrir la plage El-Mar- sa aux hommes mais accompagnés de leurs familles. Contrai- rement à la route goudronnée de la plage de Lefnar, la plage d'El-Marsa n'est accessible qu'à travers une piste difficilement carrossable. Alors que pour rejoindre la plage de Lekhraïef, l'ac- cès n'est possible que par mer. Des embarcations transportent les baigneurs à partir de la plage principale vers les deux autres

Par :

A. BOUKARINE

plages, El-Marsa et Lekhraïef et leur assurent le retour en fin de journée et selon la demande à raison de 800 DA la navet- te. On parle d'une étude en cours pour la réalisation d'une rou- te touristique longeant les trois plages jusqu'à la baie d’Oued Z'hor. Tout le littoral de Khenak Mayoun est incrusté dans des montagnes rocheuses, formant une presqu'île bien abri- tée des vents. D'ailleurs, le jour de notre visite, vendredi, un bulletin météo spécial (BMS) a été annoncé interdisant la bai- gnade sur tout le littoral algérien avec des vagues de 3 m et un vent atteignant jusqu'à 70 km/h. Pourtant, la mer dans les trois plages de Khenak Mayoun était calme et presque pas de vent pendant toute la journée. Les autochtones nous diront que la mer ici est tout le temps calme, car bien abritée par les montagnes tout en signalant que la plage El-Marsa était un quai pour les bateaux de marchan- dises pendant la colonisation. Une sortie en mer nous a per- mis de voir l'épave d'un bateau qui a coûlé en 2002. Alors qu'une autre épave d’un bateau qui a coulé en 1988 est visible quelques dizaines de mètres plus loin. La plage de Lefnar est aussi appréciée pour l'oued qui fait son charme. Ce sont deux lits d'oued qui se rencontrent au lieu-dit Oum Tine, dans la

région de Toutouche, pour finir leur course sur la plage de Lef- nar. La balade le long de cet oued d'environ 5 km laisse dé- couvrir des cascades d'une hauteur d'une cinquantaine de mètres. De part et d'autre de cet oued, le camping sauvage est bien prisé par les aventuriers et les pêcheurs. On y trouve aus- si une grotte dite de Rekeb El-Ghoul avec d'énormes blocs por- tant des inscriptions romaines à 4 km du chef-lieu de la com- mune. Des jeunes s'adonnant au petit commerce de saison ren- contrés sur place évoquent le manque d'électricité et de l'as- sainissement les poussant à utiliser des générateurs d'électri- cité, mais tous s'accordent à dire que le revêtement de la rou- te a véritablement boosté cette destination. L'APC de Khenak Mayoun a durant ce mandat beaucoup investi dans le touris- me. Outre la route du littoral, 3 forêts récréatives sont en cours de réalisation. Pas loin se trouve un site historique, l'hôpital militaire de la Wilaya II ainsi que de la stèle de Ziza Malika, infirmière de guerre originaire des Aurès, morte en martyre après un pilonnage de l'armée coloniale de cet hôpital. Mar- sa Ezitoune est une destination touristique pour les amoureux de la nature et les amateurs de la pêche sous-marine.

A. B.

12

Culture

Lundi 15 août 2016

LIBERTE

12 Culture Lundi 15 août 2016 LIBERTE …SORTIR… Concerts Casif-Théâtre de plein air de Sidi Fredj
12 Culture Lundi 15 août 2016 LIBERTE …SORTIR… Concerts Casif-Théâtre de plein air de Sidi Fredj

…SORTIR…

12 Culture Lundi 15 août 2016 LIBERTE …SORTIR… Concerts Casif-Théâtre de plein air de Sidi Fredj

Concerts Casif-Théâtre de plein air de Sidi Fredj (Alger)

n Ce soir : Kami Phénomène, Kalama

Clan, Anonymmos, groupe Dzaïr

n 16 août : cheb Berrou, Célina, Sid Ali

Chalabala, Houari Manar

n 17 août : cheb Didine, Nadir Afedal

(raï), Ghana El-Maghnaoui, Kader El- Ouahrani

n 18 août : Latifa Ben Akouche, Lyès

Ben Bakir, Kherraz Boubaker, Sonia

n 19 août : Malika Domrane, Sonia

Amrani

n 20 août : Farid Houamed, Nacim

London, cheb Wassim, Émir Nacer.

Office Riadh El-Feth (Alger)

n L’Office de Riadh El-Feth (Oref)

organise, du 4 au 26 août à partir de 19h30, une série de spectacles musicaux au théâtre de verdure (Bois des Arcades). Seront au programme : ce soir, le groupe Freeklane.

n

Le 19 août, le groupe Jariste.

n

Le 26 août, le groupe D’zaïr.

Layali Mezghena (Pêcherie d’Alger)

n Les festivités de Layali Mezghena

2016 se poursuivent jusqu’au 31 août avec un riche programme musical à l’Esplanade des artistes à la Pêcherie d’Alger.

Théâtre de plein air Hasni-Chakroun,Oran

n Ce soir : cheikh Ben Aïssa, Aya

Baghdadi, Kader Barigou, Faouzi Raï Lover

n Le 16 août : groupe Taferka, groupe

Nes El-Hel- Flood Rap

n Le 17 août : Azzedine Bouabdelah,

Assia Hadad, Belkheir l’Oranais, Nacer Attaoui

n Le 18 août : Malika Domrane, Sonia

Amrani

n Le 19 août : Ismaïl Azzi, Hamid El-

Bachari, Nouri El-Wahrani, Kader El-Wahrani

n Le 20 août : Raïna Raï, Noura

Gnaoua, Amine Elcool Rap

Colloque

n Du 20 au 22 août 2016, au Théâtre

régional Azzedine-Medjoubi à Annaba : colloque international “Jugurtha affronte Rome” organisé par le Haut commissariat à l'amazighité.

Cours de langue italienne

n Les cours de langue italienne pour la

session d’automne 2016-2017 débuteront le 15 septembre 2016. Les inscriptions sont ouvertes dès maintenant auprès de l’Institut culturel italien d’Alger, du dimanche au jeudi, de 10h à 14h. Vous pouvez contacter l’institut aux numéros suivants : 021 92 38 73/021 92 51 91.

Expositions

n Exposition de l’artiste

peintre Abdellah Belhaimer à la galerie Ezzou’art sous le thème “Acte de la vie quotidienne” jusqu’au 19 août.

n Exposition-vente de l’artiste peintre

Khelifa Sultane Hakim à l’hôtel Sofitel

d’Alger jusqu’au 5 septembre.

n Exposition sonore “Du Maqam à la

nouba” : tous les jours à partir de 13h au palais de la culture Moufdi-Zakaria, les Annassers à Alger, et ce, jusqu’au 17 septembre 2016.

n Exposition collective d’artisanat au

centre culturel Mustapha-Kateb, 5, rue Didouche-Mourad, Alger, jusqu’au 5 septembre.

n Exposition-vente de bijoux

traditionnels jusqu’au 20 août à l'esplanade de Sidi-M'hamed à Oran.

UN TRAVAIL DE RECHERCHES QUI VIENT ENRICHIR LA BIBLIOGRAPHIE DU CINÉMA ALGÉRIEN

“De la naissance du cinéma kabyle au cinéma amazigh”

Dans cet ouvrage, l’auteure Frédérique Devaux Yahi tente de décortiquer tous les aspects liés aux réalisations cinématogra- phiques, et ce, non sans donner d’abord une analyse de l’organisation et du mode de vie de la société kabyle.

P résentation d’abord de l’auteure :

Frédérique (Yamina) Devaux Yahi a été chargée de cours dans les univer- sités de Paris VII Jussieu, Paris I Sorbonne, Marne la-Vallée et à l’École normale Louis-Lumière. Elle est ac-

tuellement maître de conférences à Aix-Marseille

Université. Née d’une mère française et d’un père kabyle, coupée de ses racines pendant de longues années pour des raisons familiales, elle re- noue peu à peu avec son passé en revenant de

temps en temps à Bgayet pour s’y ressourcer, as- sister à l’occasion à des festivals de films amazighs

et assurer bénévolement des cours sur la réalisa-

tion aux jeunes cinéastes. Réalisatrice indépendante ayant à son actif plusieurs films expérimentaux et documentaires, notamment sur la Kabylie, elle vient de publier un ouvrage de référence sur le ci- néma amazigh, en particulier le cinéma kabyle. Car,

y lit-on en introduction : “À notre connaissance,

il n’existe à ce jour, aucun ouvrage sur une possible cinématographie berbère, ou à défaut sur les trois premiers longs-métrages algériens réalisés avec de la pellicule 35 mm et parlés en langue amazighe”. Ainsi, cette étude porte sur La colline oubliée d’Ab- derrahmane Bouguermouh (1996), Machaho de Belkacem Hadjadj (1996) et La montagne de

Baya d’Azzedine Meddour (1997), en y abordant aussi le premier film chaoui La maison jaune réa- lisé par Amor Hakkar et le court métrage La fin

des djinns de Cherif Aggoune (1990). Dans cet ou- vrage de plus de 250 pages, l’auteure tente de dé-

cortiquer tous les aspects liés à ces réalisations ci-

nématographiques, non sans donner d’abord

ci- nématographiques, non sans donner d’abord une petite analyse de l’organisation et du mode de vie

une petite analyse de l’organisation et du mode de vie de la société kabyle afin de mettre quelque peu les choses dans leur contexte (politique, écono- mique et social). Elle s’attaque ensuite à ces “trois faces de la permanence kabyle à travers trois pé- riodes (…). Chacune d’entre elles expose les cou- tumes de cette société, ses règles ancestrales d’or- ganisation sociale et politique. Parmi elles, certaines de ces traditions ont encore cours aujourd’hui dans des contrées isolées de Kabylie”. Les différents cha- pitres abordés dans ce livre oscillent entre le do- maine technique (image, son, musique, découpage,

montage, générique, prise de vues…) et le contex-

te (biographie, adaptation, tradition, légende, mythe…) en passant par l’historique de la genè- se et les conditions de travail des équipes de tour- nage, entre autres pour La montagne de Baya, film pour lequel Azzedine Meddour a dû patienter, ap- prend-on, sept ans pour réunir les fonds nécessaires

à sa réalisation et ce à défaut d’une aide de l’État. Certains esprits y auraient même vu “une atteinte

à la souveraineté nationale”, en plus des autres pé- ripéties tragiques vécues lors du tournage. Et il en est ainsi pour presque tous les autres films évoqués autour desquels beaucoup d’histoires sont tissées, tant internes, qu’externes. La lecture de ce livre

- qu’on pourrait qualifier aussi de “travail acadé-

mique”, touchant à de nombreux volets liés à l’as- pect cinématographique - révèle chez l’auteure une envie réelle et profonde de mettre en lumière “ces réalisations qui sont aujourd’hui perdues au milieu des productions du Maghreb, englouties sous les sor- ties mondiales”. Elles méritent, selon Devaux, “d’être à nouveau mises en valeur et analysées pour ce qu’elles sont, des œuvres de précurseurs et de mi-

litants de la cause berbère”. Pour ce faire, il lui a fallu des heures et des heures de visionnage de films, de lectures de romans adaptés, d’analyses, de documentation… Un ensemble d’actions qui

a donné naissance à ce travail de recherche qui

vient enrichir la bibliographie du cinéma algérien

en général, et amazigh en particulier. Cet opus pourrait servir de source d’inspiration pour cer-

tains en leur donnant l’envie d’en dire plus, sinon

à faire mieux !

SAMIRA BENDRIS

LA 69 e ÉDITION DU FESTIVAL DU FILM VIENT DE S’ACHEVER

Baisser de rideau à Locarno

L paisible ville de Locarno, si- tuée face au Lac Majeur, dans

partie tessinoise de la Suis-

se, s’est transformée en véritable fourmilière, pour les premiers jours

de la 69 e édition du Festival de Lo- carno du 3 au 13 août. Bien avant la fin, la localité a commencé à se vi- der peu à peu. Les professionnels la quittaient malgré la présence an- noncée d’invités de marques, com-

me le Britannique Ken Loach, dé- tenteur de la Palme d’or, laissés pour

la fin. La première nouveauté qui

s’impose aux visiteurs habitués qui viennent de toute la Suisse et de l’Italie voisine est la forte présence policière. En effet, un important dis- positif sécuritaire a été mis en pla- ce. Alors que les accès importants sont gardés par des policiers avec des armes lourdes, le filtrage et les contrôles sont assurés par des boîtes de sécurité privées. Les voitures de

police sillonnent inlassablement la ville. Cela intervient à un moment où la Suisse se prépare à durcir sa loi

a

la

en introduisant un article spécifique contre le terrorisme, comme le rap-

porte le journal SonntagsBlick. “Avec le temps, la réalité se confond avec l’écran”, nous affirme Aline, une ha- bituée du festival. Visiblement, à part quelques lourdeurs lors des contrôles, les festivaliers semblent

projeté dans la section Cinéaste du Présent. L’équipe du premier film sera présente au prochain Festival méditerranéen d’Annaba, comme nous l’a affirmé à Locarno son com- missaire Said Ould Khlifa. La Tu- nisie quand à elle, elle fut présente en hors-compétition avec Zaineb

bine installée dans la région, les conséquences des attentats commis au nom de l’islam les ont mis mal à l’aise. “On nous accuse de ne pas dé- noncer. Mais même si on veut le fai- re, on n’a pas accès aux médias”, nous affirme Djamel, un résidant de Locarno. Lors de la projection, on

intégrer ce nouvel élément et plon-

n'aime pas la neige de Kaouther Ben

a

aperçu plusieurs femmes portant

ger avec insouciance dans un bain

Hania et dans la Semaine de la cri-

le

hijab. Nous avons approché Ami-

tique avec Business as usual d’Alex

na qui nous a affirmé : “Je suis ici car

filmique “jouissif”. Côté films, le fes- tival est résolument tourné, comme à ses habitudes, vers le cinéma eu-

ropéen et américain. Cependant cette année, il montre une petite ou- verture au film en provenance d’Afrique Nord, notamment d’É- gypte et de Tunisie. Le cinéma des Pharaons est de nouveau à l’affiche du festival, après 17 ans d’absence. Yousri Nasrallah y a participé, en compétition officielle, avec Al-Maä wal Khodra wal Wagh Al-Has- san (Le ruisseau, le pré vert et le doux visage), et le jeune Moha- mad Hammad y fut présent avec Akhdar Yabès (terre sèche)

Pitstra, né Karim Alexander Ben Hassen. De son côté, Daesh s’est in- vité à la Piazza Grande avec Le ciel attendra de Marie-Castille Men- tion-Schaar. Ce film très attendu a été suivi par une foule immense. Il a suscité beaucoup d’émotion au- près du public européen. La preu- ve : ses comédiennes se baladant à Locarno sont applaudies partout sur leur passage. Pourtant le film manque d’épaisseur dans son ap- proche de la radicalisation et dé-ra- dicalisation des femmes préten- dant au djihad en Syrie. En discu- tant avec la communauté maghré-

je suis curieuse de voir ce film et montrer aussi aux autres que notre habit ne fait pas de nous des terro- ristes” avant d’ajouter : “Même si le film est léger, j’aurais aimé voir plus de femmes en hijab afin de mon- trer que nous n’avons rien à voir avec ces pratiques barbares que nous dé- nonçons”. De leur côté, les réalisa- teurs en lice continuaient à échan- ger avec le public et à espérer de cap- turer un des léopards qui imposent leurs taches sur tous les écrans, les sacs et murs locarnais.

LOCARNO, TAHAR HOUCHI

Palmarès

Principales distinctions

n Compétition internationale :

Léopard d'or Godless de Ralitza Petrova, Bulgarie/Danemark/France Prix spécial du jury Inimi Cicatrizate (Scarred hearts) de Radu Jude,

Roumanie/Allemagne Meilleure réalisation Joao Pedro Rodrigues pour O Ornitologo, Portugal/France/Brésil

Meilleure actrice Irena Ivanova pour Godless de Ralitza Petrova,

Bulgarie/Danemark/France Meilleur acteur Andrzej Seweryn pour Ostatnia rodzina (The last family) de Jan P. Matuszynski, Pologne Mention spéciale Mister Universo de Tizza Covi, Rainer Frimmel, Autriche/Italie n Cinéastes d'aujourd'hui Pardo d’oro Cineasti del presente – Premio Nescens El Auge del Humano de Eduardo Williams, Argentine/Brésil/Portugal Prix spécial du jury The Challenge de Yuri Ancarani,

Italie/France/Suisse Prix pour le meilleur réalisateur émergent Mariko Tetsuya pour Destruction Babies, Japon Mention spéciale Viejo Calavera de Kiro Russo, Bolivie/Qatar n Premier film Prix pour le meilleur premier film El futuro perfecto de Nele Wohlatz, Argentine Swatch Art Peace Hotel Award Maud Alpi pour Gorge, Coeur, ventre, France Mention spéciale El Auge del Humano de Eduardo Williams, Argentine/Brésil/Portugal

LIBERTE

Lundi 15 août 2016

Culture

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IL SE TIENDRA DU 20 AU 22 AOÛT

Un colloque international sur Jugurtha

Le choix porté sur la ville de Annaba pour abriter les travaux de cette rencontre colloque est dicté par les événements liés à cette ville et à l'histoire des aguellids berbères qui ont fait de “Hippone la Royale” leur capitale d’été.

C’ est

au-

jour-

d’hui

que se

tiendra à

Annaba,

l’ex-Hippo-Regius, une conférence de presse pré- sentant le colloque inter- national “Jugurtha affronte Rome”, qui aura lieu au théâtre régional Azzedine- Medjoubi, du 20 au 22 août 2016. Cette manifestation, une première du genre consacrée au grand aguellid berbère, est activement pré- parée sous les auspices du Haut-commissariat à l’ama- zighité (HCA). À cette occasion, le secré- taire général du HCA, Si El-Hachemi Assad, et le rec- teur de l’université Badji- Mokhtar de Annaba, Am- mar Haiahem, procéderont aujourd’hui à 14h au siège de la wilaya de Annaba à la signature d’une convention de partenariat. Cette

convention vise le dévelop- pement des programmes d'échanges et de coopération pédagogiques, scientifiques et techniques entre les deux institutions. Le but affiché est d’assurer la plus large participation de chercheurs et historiens à cette rencontre qui coïnci- dera, notons-le, avec le double anniversaire de l’of- fensive du Nord-Constan- tinois (20 août 1955) et du congrès de la Soummam (20 août 1956). Une manière de chercher à établir, à travers ce “timing”, des parallèles entre la résis- tance de ce grand chef his- torique dirigée contre Rome pendant sept années et les héros de la guerre de Libé- ration qui a duré également sept années. Il s’agit donc d’offrir une source d’inspi- ration aux descendants loin- tains de Jugurtha qui, eux, devront se montrer dignes et fiers d'appartenir à un

pays qui, manifestement, a beaucoup donné au reste de l'humanité. Le choix por- té sur la ville de Annaba pour abriter les travaux du colloque est en outre dicté par les événements liés à cette ville et à l'histoire des aguellids berbères qui ont fait de “Hippone la Royale” leur résidence d’été. C’est dire que cette région est pétrie d’histoire plu- sieurs fois millénaire. Cu- rieux hasard : l’auteur de La Guerre de Jugurtha (Bellum Jugurthinum), qui a rap- porté jusqu’à nos jours l’ex- pédition coloniale de Rome contre le roi numide, n’est autre que l’historien Sallus- te, nommé par César pre- mier préfet de la province de l’actuelle Annaba en 46 -45 avant J.-C. Il sera d’ailleurs le premier à y faire fortune grâce à la concussion. Ah, si Jugurtha savait !

MOHAMED CHÉRIF LACHICHI

Ah, si Jugurtha savait ! MOHAMED CHÉRIF LACHICHI PLAIDOYER POUR LA MISE EN VALEUR DE SON

PLAIDOYER POUR LA MISE EN VALEUR DE SON HÉRITAGE CULTUREL

Qui se souvient des Poésiades de Béjaïa ?

La décennie noire semble avoir stoppé net cette belle aventure, intellectuelle et populaire à la fois.

L’ association culturelle Soummam s’était fait connaître pour son festival natio- nal de poésie, qui se déroulait la pre-

mière ou la deuxième semaine de juillet. Les fameuses “Poésiades” de Béjaïa. Les pre- mières, organisées sous la houlette du poète et écrivain Abdelaziz Yessad, avaient eu lieu en 1989. C’est donc moins d’une année après les tragiques événements d’octobre 1988 que l’explosion de tous les talents, étouffés des an- nées durant par la pensée unique, a été rendue possible. Au fil des années, ce rendez-vous cul- turel annuel était devenu même incontour- nable en dépit de l’absence de moyens que les “pauvres” animateurs étaient obligés de qué- mander auprès de la direction de la jeunesse et des sports, qui incluait alors le secteur de la culture, de l’assemblée populaire de wilaya et par la suite la délégation exécutive de wilaya (DEW) ainsi qu’auprès de l’APC. Leur mis- sion : essayer d’animer une vie culturelle plutôt morose et offrir un espace – le théâtre régional de Béjaïa (TRB) en l’occurrence – aux poètes, confirmés ou en herbe, de déclamer leur poésie en tamazight, en arabe (dialectal et classique) et en français. Et aux artistes peintres, aux sculpteurs d’exposer, eux aussi, leurs œuvres. Il y a lieu de restituer le contex- te de l’époque. C’était le début de la décennie noire. Alors que l’Algérie, dans son immen- sité majorité, était plongée dans le noir. À “Bougie”, la ville n’avait jamais aussi bien por- té son nom, on déclamait de la poésie et on échangeait sur la littérature avec de grands noms des belles lettres algériennes durant une semaine entière. On peut donc s’interroger sur ce qu’ont légué ces Poésiades. Mais avant d’évoquer cet héritage social et culturel, il nous faut revenir sur des rencontres déterminantes. La première édition du festival avait été un franc succès : les poètes en herbe avaient pu rencontrer et échanger avec des grands noms de la poésie algérienne. C’est le cas de feu Ta- har Djaout, qui demeura jusqu’à la fin un fi- dèle parmi les fidèles à ce rendez-vous, de feu Youcef Sebti, de Hamid Laghouati, de l’ani- mateur radio Ahmed Oumaziz qui, par amour

de l’ani- mateur radio Ahmed Oumaziz qui, par amour des Poésiades, est venu vivre et travailler

des Poésiades, est venu vivre et travailler à Bé- jaïa, à Radio Soummam plus précisément ; les auditeurs du cru le connaissaient sous son nom d’emprunt, Idir. Autre animateur radio, de la Chaîne 2 et de Radio Soummam, Boudjemâa Rabah. Après le déroulement des deuxièmes Poésiades en 1990, le président de l’association, Abdelaziz Yessad, décide de s’installer en France. Et c’est feu Smaïl Oulebsir, un artis- te peintre, qui le remplace au pied levé. Mais ce changement sans préparation préalable n’avait pas été sans conséquences. Les Poé- siades n’auront pas eu lieu en juillet. C’est alors que Smaïl Oulebsir, qui vient avec une expé- rience non négligeable au sein de l’association socioculturelle la Cité Bellil, décide d’organi- ser avec l’aide de ses amis (D r Aïssat, D r Kit- toune, Hocine Guenfissi, Abdelkader Ifouzar, etc.) et des anciens de l’association culturelle Soummam (ACS), on peut citer parmi eux Mouloud Kerkour, Slimane Aggoune, Ab- delhakim Abdiche) la troisième édition des Poésiades en… décembre 1991.

Un rendez-vous annuel Le TRB étant occupé par les partis politiques, c’est au siège de l’association et de la mouha-

fada FLN qui était disponibles curieusement pour accueillir les Poésiades qui ont pu tout de même avoir lieu et pu être pérennisées. “S’il n’y avait pas les troisièmes Poésiades, en cette dernière semaine de décembre 1991, on aurait, sans doute dû renoncer aux 4 es , nous avait confié un jour feu Smaïl Oulebsir. C’était au lendemain du premier tour des premières élec- tions législatives, remportées par l’ex-FIS (Front islamique du salut). Les Algériens étaient littéralement happés par la politique. Rares étaient ceux qui avaient gardé, en effet, la tête froide au point de s’intéresser encore à la chose culturelle. Aux côtés des animateurs associatifs, issus de l’ACS et de la Cité Bellil, les fidèles avaient tenu à faire le détour mal- gré un agenda chargé. C’est le cas de feu Ta- har Djaout, qui avait profité de son week-end pour marquer sa présence lors des troisièmes Poésiades. Il y avait aussi Ahmed Oumaziz, Ra- bah Boudjemâa, Samy Abtroun, le poète et an- cien journaliste du Matin, actuellement à Afrique-Asie. Pour les poètes d’expression amazighe, il y avait Malek Houd, Brahim Ta- zaghart. En pérennisant cette activité, en dé- pit des difficultés financières et autres, les ani- mateurs de l’ACS avaient fini par s’imposer et

être reconnus. Ils réussiront à faire venir de grands noms de la poésie algérienne, à l’ins- tar de feu Djamel Amrani, feu Ahmed Azeg- gagh, Tassaâdit Yacine, Hadjira Oulbachir, Mohamed Touati, etc. En 1992, les membres

de l’association avaient réussi à sensibiliser le ministre de la Culture, feu Aboubakar Belkaïd,

à parrainer le festival national de Balloul, à Ar-

ris dans les Aurès, afin de sauver l’oralité de ces citadelles berbères. Deux bus partiront de Béjaïa pour prendre part à ce festival, organisé en plein air. Près d’un millier de personnes étaient au rendez-vous, à leur tête le mi- nistre. La citadelle de 14 étages était construi-

te sur un imposant rocher. Il ne demeurait que 7 étages. L’enjeu était de sauver de la ruine ce qui restait. Mais juste après cet engagement dé- bute alors la décennie noire et sa nuit infinie. Le ministre sera lui-même assassiné par les hordes sauvages. Les animateurs de l’asso- ciation Soummam avaient tenté d’organiser, par deux fois, le mouvement associatif local. En vain, cet investissement ne sera jamais cou-

ronné de succès. Pis, une initiative similaire sera tentée par la direction de la jeunesse et des sports. Il fallait empêcher que ces associations, au demeurant dynamiques et participant à la vie culturelle et sociale, ne se regroupent au sein d’une fédération, qui aurait pu être un vé- ritable “contre-pouvoir”. Autant les contrôler

à distance en exacerbant les rivalités entre elles

notamment avec l’histoire des subventions. Et avec le départ de feu Smaïl Oulebsir, que les critiques n’avaient pas épargné, deux nouveaux présidents l’avaient remplacé avec succès, c’est le cas de Mouloud Kerkour et Slimane Aggoune. Ils ont pérennisé les Poésiades jus- qu’au retour de Abdelaziz Yessad. Il avait or- ganisé les dernières. L’argent étant devenu un souci récurrent. La décennie noire semble avoir stoppé net cette belle aventure, intellectuelle et populaire à la fois. Une bonne partie des ani- mateurs ont pu prolonger leurs expériences ailleurs et dans d’autres domaines. Plusieurs tentatives avaient été initiées pour relancer les Poésiades, en vain.

MOUSSA OUYOUGOUTE

14

Magazine

Lundi 15 août 2016

LIBERTE

BEGGAS, THALA W GHANIM… À L’EST DE BOUIRA

Dans la vallée de Béni Khalfoun…

Pour être grande et vaste, elle l’est effectivement. Elle s’étend sur une superficie de 500 hectares, soit 5 km 2 . Beggas ainsi que les villages avoisinants sont connus pour “appartenir” à la tribu des Béni Khalfoun (Ath Khelfoun, avec la consonance kabyle).

L e titre du roman de John Stein- beck, The long valley (La grande vallée) publié en 1938, convient parfaitement à la localité de Beggas, relevant de la commu- ne de Kadiria (nord-ouest de

Bouira). Pour être grande et vaste, elle l’est ef-

fectivement. Elle s’étend sur une superficie de 500 hectares, soit 5 km 2 .

Beggas ainsi que les vil- lages avoisinants sont

connus pour “appartenir” à la tribu des Béni Khalfoun (Ath Khelfoun, avec la consonance kabyle). Selon la légende, cette tribu de ma- rabouts, mais aussi de redoutables guerriers, était particulièrement redoutée par les autres tribus durant l’ère coloniale et même bien avant. Les membres de cette tribu ou aarche avaient la spécificité d’être des gens assez conservateurs et plutôt orgueilleux, frisant même l’arrogance, raconte-t-on. Pour se rendre dans la vallée des Béni Khalfoun, rien de plus simple. Une fois arrivés au chef-lieu de la daïra de Kadiria et précisément devant le siè- ge de l’APC, on doit bifurquer à droite et em- prunter le CW48 la reliant à la commune de Tizi Ghennif (Tizi Ouzou). Ce chemin de wi- laya est totalement escarpé, étroit et sinueux, mais à notre grande surprise, entièrement bi- tumé. Devant nous, des oliveraies à perte de vue. Mais hélas, elles sont pratiquement lais- sées à l’abandon.

PAR RAMDANE

BOURAHLA

Qu'elle était verte ma vallée

En contrebas, on aperçoit ce que fut jadis un immense verger, appelé communément El-

Madjen, où les orangeraies, figuiers et autres vignobles constituaient la richesse et la fierté de toute la région. Aujourd'hui, elle n’est

plus qu’une vaste décharge sauvage

on se remémore un autre roman, de Richard Llewellyn, au titre plus qu’évocateur : How

green was my valley (Qu’elle était verte ma val-

En effet, cette vallée est désormais lais-

sée à l’abandon. Livrés à la misère et au sous- développement, les villageois de cette bourgade vivent dans l’indigence et la précarité les plus absolues. Ce paradis terrestre s’est métamor- phosé au gré des tragédies qu’a connues le pays, et cette région en particulier, en un vaste ter- ritoire hostile. Il est vrai que ce hameau d’à pei- ne 5 000 âmes est dépourvu de tout aména- gement digne de ce nom et de toutes les commodités nécessaires au bien-être des ci- toyens. Lors de notre ascension en cette jour- née estivale, nous avons pu croiser des villa- geois à l’humeur joviale, respirant la joie de

lée

Soudain,

).

Ramdane Bourahla/Liberté
Ramdane Bourahla/Liberté

Ce paradis terrestre s’est métamorphosé au gré des tragédies qu’a connues le pays, devenu ainsi un vaste territoire hostile.

vivre et surtout donnant l’impression d’être sa- tisfaits de leur quotidien. “Cette terre, c’est tout ce que nous avons. Nous sommes contents d’y vivre malgré les aléas de la vie”, dira Rabah, un homme d’un certain âge, mais à l’allure frin- gante et à l’humour décapant. “Les jeunes d’au- jourd’hui ont du mal à tenir leur pantalon, nous, nous avons du mal à l’enlever, tant on est épris par le travail. C’est toute la différence ”, lancera-t-il tout sourire. À Beggas, l’horloge du temps semble s’être arrêtée à une époque qu’on croyait révolue, voire disparue. Celle où il faisait bon vivre. Les villageois ne se soucient de rien ou presque. Les discussions au café du village sont aux antipodes de celles des salons feutrés d’Alger. On évoque la baisse du mer- cure et l’apparition des premières rosées ma- tinales ou encore de la bonne qualité des figues de cette saison. Des discussions terre-à-terre et tellement rafraîchissantes. Cependant, et au détour d’une ruelle, nous sommes tombés nez- à-nez avec un sexagénaire au visage fermé et aux rides bien marquées. Il s’agit d’ammi Ahmed, un de ces hommes qui imposent le respect par un simple regard. Il fait mine de ne pas nous voir et poursuit son chemin. Inter- rogé sur son quotidien, il nous lancera d’un air agacé : “Je n’ai pas le temps de raconter ma vie et surtout à des étrangers.” Mais devant notre insistance, aami Ahmed accepta de nous par- ler de sa situation. “Je vis ici depuis toujours,

la misère, la souffrance et le désespoir sont notre lot quotidien, celui de tous le villageois de Beg- gas”, assénera-t-il. Interrogé sur les commo- dités dont dispose son village, notre interlo- cuteur s’arrêtera un court instant, fixera l’ho- rizon et tonnera : “Vous voyez une quelconque commodité ? Moi, je n’en vois aucune. Ni gaz, ni eau potable, ni routes… Tout est à l’aban- don.” Avant que nos chemins ne se séparent, ce brave vieux nous dira : “Moi, je suis une vieille carcasse. Si vous voulez, allez voir nos jeunes, ils vous diront combien la vie est dure et impitoyable par ici.”

Ni polyclinique, ni antenne communale, ni…

Poursuivant notre périple, nous sommes tom- bés sur des jeunes du hameau de Thala W Gha- nim (source du Roseau), à 7 kilomètres de Beg- gas. Visiblement intrigués par notre présen- ce, l’un d’eux, Hichem, un jeune chômeur de 24 ans, nous abordera : “Vous, vous êtes de la

ville. Ça se voit au premier coup d’œil.” Que ve- nez-vous faire dans ce bled perdu ?” Après les présentations d’usage, ce jeune brun au gabarit impressionnant dira tout souriant : “Hum, un

Venez voir et tâchez de relater fi-

dèlement ce que vous avez vu.” Puis, il nous in- vitera chez lui. “Entrez. Voyez par vous-mêmes dans quelle précarité on survit…” Il est vrai que la modeste demeure de ce jeune villageois ne payait pas de mine… Murs en brique, toitures en zinc, le tout s’étalant sur une surface d’à pei- ne 20 m 2 . Outre son aspect extérieur, cette mai- son, si on peut appeler cela ainsi, n’avait ni gaz ni eau courante. Bref, une bicoque implantée au beau milieu de nulle part. “J’ai dû quitter les bancs de l’école au BEM pour travailler et aider mes parents. Mes deux sœurs et mon pe- tit frère ont eu beaucoup plus de chance que moi, ils poursuivent leur scolarité au lycée et au CEM”, a-t-il dit avec un certain regret. Son père, un monsieur d’un certain âge et fermier de son état, prendra ensuite le relais, en ex- pliquant qu’à certains moments, il avait son- gé à quitter cet “enfer”, mais faute de moyens, il s’est finalement résigné à y rester. “La vie ici est impossible. On n’a absolument rien. On vit encore à l’âge de pierre”, dit-il. Et d’assener : “Le temps s’est arrêté à Thala W Ghanim.” Pour d’autres villageois, et malgré le fait que la si- tuation sécuritaire se soit nettement amélio- rée, il n’en demeure pas moins que les com- modités de base restent très en deçà des at- tentes. “Les infrastructures de base sont

journaliste

inexistantes. Ni polyclinique, ni antenne com- munale et encore moins le transport, sans

parler des écoles. Nos enfants sont scolarisés soit

à Kadiria, soit à Tizi Ghennif (

d’emploi, aussi bien à Kadiria qu’à Tizi Ghen- nif, sont très rares”, soulignent nombre d’entre eux. Pour rappel, les villageois de Beggas avaient, au mois de décembre 2015, interpel- lé le wali de Bouira par le biais d’une pétition, dans laquelle ils se sont dits “abandonnés et marginalisés”. En effet, les auteurs de cette pé- tition ont relevé le fait que “le village de Beg- gas vive dans une extrême précarité”, tout en égrenant les nombreuses carences dont ils souf- frent. “L'eau potable se fait toujours attendre, et ce, malgré le lancement en 2014 du projet de raccordement au réseau AEP”, avaient-ils in- diqué. Un peu plus loin, les signataires de cet- te pétition attirent l'attention du wali sur le fait que “le réseau d'assainissement de notre loca- lité date des années 1990 et se trouve dans un état de vétusté des plus avancées”. Des préoc- cupations qui, à l’évidence, n’ont trouvé aucune écoute.

) Les postes

Notre mère la Terre…

En dépit de ces insuffisances, plusieurs familles ayant quitté leur village natal, durant les an- nées de braise, ont décidé d’y retourner et re- prendre le cours de leur vie. Ainsi, des dizaines de familles commencent à “repeupler” les di- vers hameaux de Beggas à la faveur du retour de la sécurité. D’ailleurs, les terres, longtemps laissées en jachère, sont désormais délimitées par leurs propriétaires en vue de les entrete- nir et les fructifier. “Après le retour au calme, vers 2008, j'ai décidé de rentrer chez moi, mais je n'avais même pas l'ombre d'un toit pour abriter ma famille. Suite à quoi, j'ai sollicité l'ai- de de l'État dans le cadre du programme d'ai- de à l'habitat rural. À ce titre, je tiens à le pré- ciser, j'ai eu toutes les facilitations nécessaires. Et en 2012, je me suis définitivement installé ici et je travaille actuellement dans l’agriculture”, témoignera Saïd, fermier de son état. D’autres villageois déclarent également avoir bénéficié des aides de l’État afin de retourner dans leurs villages. “Vers 1993, au tout début des années noires, nous nous sommes résignés à quitter notre terre natale (…) Aujourd’hui, et Dieu merci, le retour au calme m’a permis de reve- nir et de travailler ma terre”, indiquera un vil- lageois.

R. B.

Ramdane Bourahla/Liberté
Ramdane Bourahla/Liberté

Le chemin de wilaya est totalement escarpé, étroit et sinueux.

LIBERTE

Lundi 15 août 2016

L’internationale

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ALORS QUE L’ÉTAU SE RESSERRE AUTOUR DE SES HOMMES À SYRTE, EN LIBYE

Italie : alerte sur la présence de Daech à Milan

L’Italie a déjà été avertie par les services de renseignement allemands sur le risque d’attentats terroristes sur son sol, notamment dans les stations balnéaires durant la saison estivale.

L’ Italie serait-elle la prochaine cible du groupe terroriste autoproclamé État islamique (EI/Daech) ? C’est

ce qui ressort des documents dé- couverts par les services de rensei- gnement libyens qui ont averti leurs homologues italiens sur l’existence d’une cellule terroriste de Daech à Milan, a révélé, hier, le quotidien italien le Corriere della Sera. Les documents ont été découverts à Syrte, où l’armée libyenne avance ses pions dans une ultime bataille contre la branche locale de Daech, acculée depuis quelques jours dans ses der- niers retranchements, selon les mé- dias locaux. Selon le quotidien italien, cette cellule est dirigée depuis la Li- bye et a pour chef le terroriste tuni- sien qui dirige Daech en Libye. Il s’agit de Moez Ben Abdelkader Fez- zani, au nom de guerre d’Abou Nas- sim, un Tunisien de 47 ans au long parcours terroriste qui passe par l’Afghanistan, la Syrie, puis la Libye où il est désigné à la tête de l’EI en

2014.

Arrêté puis relâché par les autorités italiennes en 1997 après avoir tenté de rejoindre les groupes terroristes à Peshawar au Pakistan, il sera arrê- té par les États-Unis en 2001 et em- prisonné par la CIA à Bagram en Af- ghanistan. En 2009, il est remis aux autorités italiennes avec deux autres détenus de Guantanamo, ajoute le journal italien. À Rome, la justice italienne l’acquitte en 2012, en première instance, dans une affaire de recrutement des can- didats au jihad pour la Bosnie et l’Af- ghanistan. Mais le ministère italien

D. R.
D. R.

L’Italie est désormais menacée par la présence de terroristes de Daech sur son territoire.

de l’Intérieur prononce son expul- sion dans son pays d’origine, la Tu- nisie, d’où il a repris le chemin du “ji- had” vers la Syrie, en rejoignant les rangs de la branche syrienne d’Al- Qaïda (le Front al-Nosra). Dans l’intervalle, il a pris le temps de former un réseau de recrutement en Tunisie. Son appartement à Milan a servi de quartier général, selon des sources sécuritaires, pour son réseau de recrutement, avec son colocatai- re Lassaad Sassi, mort en décembre 2006 à Tunis, dans une tentative d’attaque contre les bâtiments pu- blics, a révélé encore le Corriere del-

la Sera. La découverte de ces docu- ments ne constitue pas vraiment une surprise, mais elle est une preu- ve supplémentaire sur les intentions de Daech de s’en prendre à l’Italie après avoir ciblé la France en no- vembre 2015 et la Belgique en mars

2016.

L’Italie a déjà été avertie par les ser- vices de renseignement allemands sur le risque d’attentats terroristes sur son sol, notamment dans les stations balnéaires durant la saison estivale. Daech aurait décidé de mener des at- taques sur les plages italiennes, fran- çaises et espagnoles, selon les notes

transmises par les Services de ren- seignement allemands, dont le pays a été aussi la cible de plusieurs at- taques terroristes en juillet dernier, revendiquées par Daech. Mais les craintes de l’Italie se concen- trent sur l’existence de menace d’at- taque par des “loups solitaires” se re- vendiquant de l’organisation terro- riste d’Abu Bakr al-Baghdadi. Ces “loups solitaires” pourraient se glis- ser parmi les réfugiés et les migrants qui quittent la Libye, où se trouve Abou Nassim, la tête pensante de l’EI dans ce pays voisin.

LYÈS MENACER

APRÈS UNE INCURSION DES COLONS ISRAÉLIENS

Affrontements sur l'Esplanade des Mosquées

n Des centaines de colons israéliens ont

fait une incursion hier sur l'Esplanade des Mosquées à El-Qods occupée, provoquant des affrontements entre fidèles palestiniens et policiers israéliens qui les escortaient, ont rapporté des médias. Des centaines de colons juifs se sont rendus sur l'esplanade des Mosquées et plusieurs d'entre eux ont été expulsés du site par les fidèles après avoir tenté d'y faire leurs prières, selon ces médias. Selon le Waqf jordanien, l'autorité en charge du lieu saint, plus de 300 juifs sont entrés sur l'esplanade située dans la vieille ville à El- Qods-Est occupé. Entre 7h00 et 12h00 locales, plusieurs groupes de visiteurs juifs, chacun d'une trentaine de membres en compagnie de la police d'occupation israélienne, ont parcouru les 14 ha de l'esplanade. Dans le même temps, les fidèles qui entraient par les autres portes devaient présenter leur pièce d'identité. Des vidéos diffusées sur les médias locaux ont montré des policiers israéliens empoignant et repoussant violemment des fidèles palestiniens dont trois ont été blessés, selon des médias.

R. I./AGENCES

GRANDE PURGE APRÈS LE PUTSCH AVORTÉ EN TURQUIE

81 500 personnes suspendues et licenciées

n Près de 81 500 personnes ont été

suspendues et licenciées en Turquie après le coup d'État avorté du 15 juillet dernier, a indiqué le Premier ministre turc, Binali Yildirim. “Le nombre des personnes suspendues et licenciées de leurs postes en Turquie après le coup d'État avorté se chiffre à 81 494”, a déclaré le Premier ministre cité par des agences. Suite à la tentative de coup d'État ratée, les suspensions et les licenciements sont devenus massifs en Turquie, surtout parmi les juges, les militaires et les fonctionnaires, constatent les médias. M. Yildirim a ainsi noté que “5000 personnes avaient été licenciées parmi les juges, les militaires et les fonctionnaires”. Les précédents chiffres faisaient état de 60 000 suspensions et de 3500 licenciements. Dans la nuit du 15 au 16 juillet, un groupe de militaires a entrepris une tentative de coup d'État qui a été étouffée par les autorités et la population turques à l'appel du président Recep Tayyip Erdogan. Selon les dernières informations, 246 citoyens turcs ont été tués et plus de 2000 autres ont été blessés. Le bilan ne comprend pas les mutins.

R. I./AGENCES

RÉFORME DE L’ÉCONOMIE ÉGYPTIENNE

Les choix douloureux d’Al-Sissi

n Confrontée à de sérieuses difficultés économiques, l’Égypte s’apprête à entamer une véritable cure de sevrage. C’est ce qu’a expliqué son président Abdel Fattah al-Sissi qui s'est dit prêt, samedi soir, à mettre en œuvre des réformes drastiques et “douloureuses” pour relancer l'économie de son pays, a rapporté l'agence de presse égyptienne Mena. “Toutes les décisions difficiles que beaucoup ont eu peur de prendre au fil des dernières années, je n'hésiterai pas une seconde à les prendre”, a lancé Al-Sissi à l'occasion du lancement du plus grand groupe de pétrochimie en Alexandrie en Égypte, a précisé l'agence. “Les réformes économiques ont été reportées depuis 1977 par crainte des réactions des populations. Les capacités économiques sont épuisées de façon extrême en raison des guerres (56/67/73 et celle du Yémen)”, a ajouté le chef de l'État, soulignant l'importance de la participation de l'ensemble du peuple dans cette opération économique. “La situation économique en Égypte est difficile et peut avoir des conséquences sur d'autres secteurs tels que la santé, l'éducation et les structures de base.” L'inflation a battu en 2016 un record qui datait de près de 8 ans, avec près de 14% en glissement annuel en juin. La déclaration du président égyptien intervient deux jours après un accord de prêt avec le Fonds monétaire international (FMI) sur un prêt de 12 milliards de dollars (10,75 milliards d'euros) pour redresser une économie en difficulté. En échange de ce prêt, les experts estiment que l'Égypte pourrait être amenée à adopter des réformes douloureuses pour la population, comme une TVA généralisée, une réduction du nombre de fonctionnaires, mais surtout la diminution voire la suppression des subventions pour des produits comme l'électricité ou l'essence.

R. I./AGENCES

DES DIZAINES DE CIVILS TUÉS DANS UN NOUVEAU MASSACRE À BENI

La guerre silencieuse en RD Congo

U ne trentaine de civils au moins ont été tués dans la nuit de samedi à hier à

Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, provo- quant la colère de la population contre une succession de mas- sacres qui ont déjà fait plusieurs centaines de morts en moins de deux ans. Le lieutenant Mak Hazukay, porte- parole de l'armée a déclaré à l'AFP que “des rebelles présumés des Forces démocratiques alliées (ADF) ont tué une trentaine de personnes dans la ville. On vient de retrouver leurs corps dans le quartier de Rwangoma. La recherche de corps continue”, a-t-il ajouté, joint au téléphone de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu. Rwangoma est un quartier péri-

phérique de Beni, une ville fronta- lière du parc des Virunga, où s'abritent des groupes armés, dans le nord du Nord-Kivu. Rebelles musulmans ougandais opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont présents dans l'est de la RDC depuis 1995. Ils sont accusés d'être les principaux auteurs de mas- sacres qui se poursuivent dans la région de Beni depuis octobre

2014.

Cette nouvelle attaque a eu lieu 72 heures après une visite du prési- dent congolais Joseph Kabila dans la région où il a promis de tout mettre en œuvre pour imposer la paix et la sécurité. Pour le lieute- nant Hazukay, les ADF ont contourné les positions de l'armée pour venir massacrer la population

en guise des représailles aux opéra- tions militaires en cours dans la zone. La ville et le territoire de Beni ont été endeuillés depuis octobre 2014 par une série de massacres ayant coûté la vie à plus de 600 civils. Le gouvernement congolais et la Monusco accusent les ADF d'être responsables de ces tueries. Cette version a été partiellement remise en cause par un récent rap- port du Groupe d'étude sur le Congo de l'université de New York, selon lequel les ADF portent effectivement une part très impor- tante de responsabilité dans ces massacres, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

R. I./AGENCES

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LIBERTE

Lundi 15 août 2016

Publicité

17

La clinique médico-chirurgicale Al Azhar recrute à temps plein • Un cardiologue • Des infirmiers

La clinique médico-chirurgicale Al Azhar

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Fax : 023 290 225 Email :

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SOS

Dame abandonnée par son mari,

mère de 3 enfants, sans

dans le besoin, ayant à sa charge 1 handicapé à 100% devant subir une intervention en France, deman- de à toute âme charitable de l’aider

financièrment ainsi que des couches

ressources,

e âge, lait (aliment liquide de l’enfant handicapé). Contact : 0552 42.63.00 Merci, Dieu vous le rendra.

3

————————————— Appel à la solidarité Le père de la petite fille Mechati Hadil demande à toute âme charitable de l’aider pour une intervention à l’étranger d’une greffe de la moelle. Pour les cœurs charitables

Tél. :

Dieu vous le rendra.

0557 72 94 88

Avis de recherche Aïchoun Amar, âgé de 85 ans, atteint de troubles de la mémoire,
Avis de recherche
Aïchoun Amar, âgé de
85 ans, atteint de
troubles de la mémoire,
habitant la cité DNC
400 Logts Draâ Ben
Khedda (Tizi Ouzou),
est sorti de chez lui le
mercredi 6 avril 2016.
Depuis cette date, il n’a
donné aucun signe de
vie. Prière à toute per-
sonne ayant des rensei-
gnements le concernant d’appeler le :
0772 48.94.73 - 0659 77.21.51
G

Carnet

—————————————

Décès

—————————————

Les familles Hafiz, Bencherchali, Hammoud, Attaïlia, Bentchicou, parents et alliés, ont l’immense douleur de faire part du décès de leur chère et regrettée mère et belle-mère, Hafiz Farida, née Bencherchali. L’enterrement a eu lieu samedi 13 août 2016 au cimetière de Sidi- M’hamed, Belcourt. “À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

Pensée Pour le DR ADJOUTI SMAIL Trois ans déjà, le 15 août 2015, que tu
Pensée
Pour le
DR
ADJOUTI SMAIL
Trois ans déjà, le
15 août 2015, que tu
nous as subitement
quittés, et le souvenir
de ta perte est toujours
douloureux. Tous ceux
qui t’ont connu et
aimé témoignent de ta bonté, de ta gentillesse
et de ta générosité, toujours disponible pour
aider ton prochain. Merci pour ce bel hérita-
ge. Quant à nous, nous allons continuer à
accomplir tout ce que tu attendais de nous.
Les deux familles Adjouti et Taleb demandent
à tous ceux qui t’ont connu et aimé de te
rendre un hommage aujourd’hui. Ton épouse
Samia, tes enfants Mounir et Nazim penseront
toujours à toi. Llah yerhmak ya papa laâziz.
T.O-BR22944
Pensée A notre très chère et adorée sœur OUROUA KAMELIA 14 août 2015 - 14
Pensée
A notre très chère et
adorée sœur
OUROUA KAMELIA
14 août 2015 - 14
août 2016. Cela fait
exactement une
année depuis que tu
nous as quittés. Après ton départ, rien
n’est plus comme avant. Nous n’arrivons
pas à accepter ta disparition. Certes, tu
n’es plus là, mais tu es toujours présente
dans nos cœurs et nos esprits. Ne t’in-
quiète pas pour ta fille. Repose en paix,
très chère sœur et fille dans le Paradis
que tu mérites.
A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons.
ALP

AVIS

Auxburalistes et lecteurs du journal Liberté.

Pourtoute réclamation au sujet de la distribution du journal

Tél./Fax : 021 50 54 08

lecteurs du journal Liberté . Pourtoute réclamation au sujet de la distribution du journal Tél./Fax :

SPR

lecteurs du journal Liberté . Pourtoute réclamation au sujet de la distribution du journal Tél./Fax :

D. R.

D. R. 18 Sport Lundi 15 août 2016 LIBERTE MAKHLOUFI DISPUTERA CE SOIR LA FINALE DU

18

Sport

Lundi 15 août 2016

LIBERTE

D. R. 18 Sport Lundi 15 août 2016 LIBERTE MAKHLOUFI DISPUTERA CE SOIR LA FINALE DU

MAKHLOUFI DISPUTERA CE SOIR LA FINALE DU 800 M (22H05 HEURE LOCALE)

L’espoir algérien !

T aoufik Makhloufi, le champion olympique du 1500 m aux JO de Londres, s’est emparé de la course de la demi-finale du 800 m

disputée hier à 2h du matin en s’im- posant dans une course tactique où le natif de Souk Ahras a dû mettre le turbo dans les derniers 100 m afin d’assurer une qualification en fina- le de l’épreuve en parcourant la dis- tance en 1:43.85. Le Français Bosse Pierre Ambroise a terminé également 1 er ex æquo avec l’Algérien en réalisant un temps de 1:43.85, tandis que la troisième pla- ce est revenue au Polonais Marcin Lewandowski en 1:44.56. “Dieu mer- ci, je suis qualifié pour la finale du 800 m. La course était rapide et d’un niveau élevé. J’ai enregistré un très bon chrono, c’est de bon augure avant la finale de lundi”, a déclaré Makhloufi à l’envoyé spécial de l’APS à Rio, à l’issue de la course, et d’ajouter : “Le plus important dans cette course c’est la qualification, j’ai réussi ce premier objectif. Main- tenant, il faut se préparer pour la fi- nale qui sera une tout autre paire de manches.” La course de Makhloufi a été la plus rapide des deux autres demi-finales du 800 m. En effet, les concurrents directs de l’Algérien dans la finale du 800 m prévue demain à 2h05, à savoir le Ké- nyan David Rudisha, le tenant du titre olympique à Londres, a termi- né la course de sa série en 1:43.88, alors que l’autre Kényan, dont Ma- khloufi devrait se méfier en finale, en l’occurrence le jeune Alfred Kipke- ter (19 ans), s’est emparé de sa série en terminant la course en tête avec un chrono de 1:44.38 devançant ainsi l’Américain Berian Boris qui a réalisé un chrono de 1:44.56. La

Berian Boris qui a réalisé un chrono de 1:44.56. La troisième place a été prise par

troisième place a été prise par l’autre Algérien engagé dans les 800 m, en l’occurrence Hethat Yacine qui, malgré ses 1:44.81, n’a pas pu at- teindre la finale. Le troisième Algé- rien engagé dans cette épreuve, Bel- ferra Amine, a raté complètement sa course en troisième série en termi-

nant avant-dernier avec un chrono de 1:46.55. C’est le Kényan Rudisha qui avait remporté cette série. Ainsi, Makh- loufi qui espérait au moins disputer la finale en compagnie de l’un de ses compatriotes va se retrouver seul face aux Kényans.

“Je vais me donner à fond en fina- le pour ne pas avoir de regrets”

Évoquant la finale du 800 m prévue pour ce soir à 22h05 (heure locale), le champion olympique du 1500 m aux JO de Londres, il y a quatre ans, devrait sortir le grand jeu pour es-

MARATHON FEMME

Dahamni Kenza 50 e ,Souad Aït Salem 138 e

n Les deux athlètes algériennes qui ont pris part au marathon hier en l’occurrence Dahmani Kenza et Souad Aït Salem ont terminé respectivement à la 50 e et 138 e place. La première place du marathon est revenue au Kenyane Jemima Jelagat Sumgong (31 ans) qui a offert au Kenya son premier titre olympique du marathon dames, en 2h24 min 4 sec, hier à Rio. Vainqueur cette année du marathon de Londres, Sumgong a devancé la Bahreïnie d'origine

kényane Eunice Jepkirui Kirwa (2h 24:13.) et l'Éthiopienne Mare Dibaba (2h 24:30.), à l'issue du parcours de 42,195 km que quelques manifestants ont tenté de perturber en fin de course. Le Kenya, qui domine la scène internationale sur 42,195 km depuis deux décennies, avait jusqu'à présent récolté trois médailles d'argent dans l'épreuve féminine, successivement en 2004, 2008 et 2012.

ATHLÉTISME-JAM-DOPAGE

Bolt : “L'athlétisme a besoin que je gagne à Rio”

L 'athlétisme a besoin que je gagne à Rio”, affirme la superstar jamaïcaine du sprint Usain Bolt dans une interview au jour-

nal français Aujourd'hui en France/Le Parisien, réalisée en juillet et publiée hier, quelques heures avant la finale olympique du 100 m. “Je

peux réaliser quelque chose que personne n'a ja- mais fait avant. J'ai vraiment hâte, je suis à la

fois excité et nerveux (

Je sais que l'athlétis-

me a besoin que je gagne à Rio et que je sois le meilleur. Je veux la même chose”, assure le sex-

)

tuple champion olympique. Il disputera à Rio ses 4 es JO, alors que l'athlétisme mondial connaît des heures sombres en raison du scan- dale sur le dopage d'État en Russie. En quête d'un “triple-triple” inédit (titres sur 100, 200 et 4x100 m, comme en 2008 et 2012), le Jamaïcain n'a peur de personne, sur- tout pas de son principal rival américain : “Gat- lin ne m'inquiète pas.” “Si le sport a besoin de moi, si je peux me motiver encore un an, alors pourquoi pas continuer un peu. Ce qui est sûr,

c'est que je je veux pas finir sur une défaite. Si mon coach me dit que je peux encore gagner, je lui fais confiance”, explique-t-il, évasif à pro- pos d'une possible retraite à la fin de la saison. Interrogé sur le dopage, la star assure avoir tou- jours “suivi les règles”. “Moi, je suis testé plusieurs fois par saison. Je se- rais déçu de perdre une des médailles de Pékin (le relais, à cause du contrôle positif de son co- équipier Nesta Carter) mais les règles sont les règles.”

pérer décrocher pour la seconde fois de rang le podium olympique, après la médaille d’or obtenue à Londres sur le 1500, puisque les meilleurs seront présents en finale – on citera entre autres le champion olympique Rudisha mais également l’autre Kényan Kipketer et l’Améri- cain Murphy Clayton. À savoir maintenant quelle tactique va prô- ner Makhloufi pour cette finale pour réaliser son objectif. C’est tout le mal qu’on lui souhaite. Cependant, tou- te une nation attend le natif de Souk Ahras après les désillusions des autres disciplines aux JO de Rio, ce qui ajoutera une pression supplé- mentaire à l’enfant de Souk Ahras. “Chaque course a ses données, il y a la pression qu’il faut bien gérer, la ré- cupération qui est également très importante pour aborder la finale dans les meilleures dispositions. Je vais me donner à fond pour ne pas avoir de regrets à la fin et que Dieu m’aide incha Allah”, a-t-il souligné.

SOFIANE MEHENNI

NATATION

Phelps s'offre une 23 e médaille d'or olympique pour la fin de sa carrière

n Michael Phelps s'est offert une 23 e médaille d'or olympique pour terminer une incroyable carrière, samedi suite à la victoire des Etats- Unis sur l'épreuve du relais 4x100 m quatre nages aux Jeux de Rio. L'olympien le plus médaillé de l'histoire tire sa révérence avec un total de 28 médailles, réparties sur quatre éditions des Jeux (depuis 2004). Avec Phelps en nage papillon, les Américains ont remporté la course en 3 min 27 sec 95/100 devant les Britanniques (2 es

en 3:29.24) et les Australiens (3 es en 3:29.93). Au départ de cette épreuve qui clôture traditionnellement le programme olympique de natation, son compatriote Ryan Murphy — double champion olympique à Rio sur 100 et 200 m dos — a battu le record du monde du 100 m dos en 51 sec 85/100. Aux JO-2016, Phelps a encore remporté cinq titres olympiques (4x100 m nage libre,

200

m papillon, 4x200 m nage libre,

200

m 4 nages et 4x100 m quatre

nages) et une médaille d'argent (100 m papillon). Le “kid de Baltimore” avait déjà remporté 8 médailles à Athènes en 2004 (dont 6 en or), 8 à Pékin en 2009 (toutes en or) et 6 à Londres en 2012 (4 en or), où il avait alors battu le record du nombre total de médailles olympiques pour un athlète.

BOXE

Flissi : “Il manque à mon palmarès une médaille olympique”

L e boxeur Mohamed Flissi est le dernier pugiliste algérien à entrer en lice en huitièmes de finale du tournoi des Jeux

olympiques 2016 contre le Bulgare Daniel Ase- nov et après-midi au Riocentro. L’Algérien est bien décidé à décrocher le podium olympique, seule médaille qui manque à son palmarès après l'argent et le bronze remportés lors des championnats du monde 2013 et 2015 “Après les médailles d’argent et de bronze ob- tenues lors des deux derniers championnats du monde, il manque à mon palmarès une médaille olympique. Je vais batailler dur pour réaliser ce rêve et atteindre cet objectif que toute l’Al- gérie attend de moi. Ce sera difficile, mais je suis décidé à faire le maximum pour faire plaisir au peuple algérien”, a déclaré Flissi à l’envoyé spé- cial de l’APS à Rio de Janeiro. Flissi, qui participe aux Jeux olympiques pour

la seconde fois après ceux de 2012 où il avait quitté la compétition dès le premier tour, a beaucoup appris de son échec londonien. “Je me sens bien, j’ai acquis un capital expé- rience intéressant, notamment, lors de ma première participation aux joutes de Londres. Je vais prouver que Flissi a bien grandi et mûri. Je vais le démontrer à Rio de Janeiro”, a-t-il sou- ligné. Le meilleur athlète algérien de 2015 selon le sondage annuel de l’APS devra bien gérer la pression qui ne cesse de monter crescendo à l’approche de son combat, surtout que les es- poirs de médailles en boxe reposent sur lui et Abdelhafidh Benchebla après l’élimination en série des six autres qualifiés. “C’est vrai, il y a une certaine pression, mais comme tout athlète de haut niveau, il faut sa- voir la gérer. Je suis conscient de ce qui m’at-

tend à Rio, j’espère que tout va bien se passer et être à la hauteur de la confiance des res- ponsables. Le Comité olympique et le ministè- re de la Jeunesse et des Sports ont mis à notre disposition tous les moyens de préparation né- cessaires pour nous concentrer uniquement sur la compétition”, a affirmé Flissi. En prévision du rendez-vous de Rio, Flissi à l’instar des sept autres boxeurs qualifiés, a ef- fectué un stage aux USA qui lui a permis de bien travailler. “Lors de ce stage effectué au Colorado, les boxeurs se sont beaucoup dépensés. Nous avons également acquis de l’expérience. La par- ticipation à des Olympiades constitue le rêve de chaque athlète”, a-t-il dit. En quête de médaille olympique depuis Athènes 2004, la boxe algérienne mise beau- coup sur Flissi pour renouer avec les podiums

des JO. “Je suis confiant malgré la difficulté de notre mission. Le plus important est de voir la boxe algérienne retrouver le podium olympique après plusieurs années de vaches maigres, peu importe le nom du boxeur qui va briller à Rio. Nous sommes un groupe soudé, et travaillons pour un seul objectif, le podium olympique”, a conclu Flissi

PROGRAMME DES ALGÉRIENS :

n Boxe 52 kg : Asenov Daniel ( BLG)

vs Mohamed Flissi (16h45) Athlétisme :

n 3000 m steeple messieurs (séries) Ali

Messaoudi, Billel Tabti et Hicham Bouchicha (14h25) n 400 m haies messieurs (séries) Abdel- malik Lahoulou et Miloud Rahmani

(15h35).

D. R.

LIBERTE

Lundi 15 août 2016

Sport

19

SON CONTRAT AVEC LE MCO N’A PAS ÉTÉ RÉSILIÉ

Bouali, arriérés de salaires et esprit de revanche

D e retour de Sétif où ils ont sé- journé durant plus de quinze jours et disputé cinq matches- tests au complexe sportif d’El- Bez pour un bilan positif de deux succès (JSMB 2-0 et ASK

2-0), deux matches nuls (CAB 1-1 et MCEE 1- 1) et une défaite (MCEE 1-2), les Oranais du Mouloudia ont repris le chemin des entraîne- ments samedi en fin d’après-midi au stade Ah- med-Zabana. En présence de l’ensemble de l’effectif profes- sionnel qui venait de bénéficier, soulignons-le, d’un entracte de trois jours, le staff technique des Rouge et Blanc a, ainsi, entamé le micro-cycle hebdomadaire visant à préparer l’équipe à son en- trée en lice en championnat, samedi prochain, au stade du 20-Août à Ruisseau. Outre la difficulté de la tâche annoncée face au Chabab de Belouizdad, le MCO recroisera aus- si et surtout le chemin de son dernier entraîneur de la saison écoulée, Fouad Bouali, avec lequel les retrouvailles seront plus rapides que prévu. D’autant plus que la séparation a été difficile et pas vraiment à l’amiable entre un coach incom- pris de sa direction et de son vestiaire et un Mou- loudia qui n’avait pas mis son ex-driver dans les

un Mou- loudia qui n’avait pas mis son ex-driver dans les meilleures conditions possibles. Plus que

meilleures conditions possibles. Plus que la né- cessité de réussir sa première à domicile à la tête du CRB, Fouad Bouali, gardant certainement en travers de la gorge la manière avec laquelle il a quitté son poste, voudra, à coup sûr, démontrer

à son adversaire oranais qu’il a eu tort de le trai-

ter d’une telle manière. Ses interminables disputes avec le frère du président, l’hostilité du public à son égard à la suite de son refus de porter l’écusson du club et les mauvais résultats techniques qui ont émaillé un parcours tout aussi dé- cevant avaient, pour rappel, caractérisé le passage de l’ex-défenseur du WAT à la tête de l’équipe profes- sionnelle du club d’El- Hamri. Aussi, est-il parti sans pou- voir aspirer à la totalité de son dû, comme mentionné dans son contrat de dix- huit mois (décembre 2015-

juin 2017). “Il a encaissé six mois de salaire. Il a quitté son pos- te juste après la rencontre face au MCA. Il n’a pas dirigé l’équipe lors des trois dernières rencontres de championnat face au NAHD, au RCA et à la

JSK. Il ne pourra, de fait, prétendre à aucune in- demnité dans la mesure où un huissier de justi-

L'ES TUNIS VEUT RECRUTER LES DEUX JOUEURS DE L’ES SÉTIF

Hamar : “Prêt à négocier pour Amada mais pas pour Djabou”

À en croire le président de l'ESS, Hacen Hamar, ce der- nier est disposé à libérer le

Malgache Ibrahima Amada à l'Es- pérance de Tunis. “Je ne retiens jamais un joueur contre son gré, il est vrai qu'il y a eu des touches de la part des Tunisiens, mais en tant que président, je n'ai pas reçu une offre officielle de l'Espérance de Tunis, j'ai parlé avec le joueur Amada en lui faisant comprendre

que je ne peux pas le brader, car nous avons investi pour sa venue, nous de- vons au moins amortir notre trans- fert. J'attends donc une belle offre pour ouvrir les négociations avec nos amis tunisiens”, nous a-t-il révélé, hier, alors que le contrat d’Amada expire au mois de juin 2017. Toujours sur le plan du recrute- ment, les Tunisiens de l'Espérance de Tunis s'intéressent aussi à Ab- delmoumen Djabou ; ils ont profi-

té de l'opportunité du match amical disputé avec l'ESS, il y a quelques jours, pour se rapprocher de “Mou- mouche” en lui faisant part de leur intention de l'engager. Le buteur face à l'Allemagne au Mondial- 2014, bien qu’intéressé par l'offre, préfère, en cas d'aboutissement de ce probable transfert, partir durant le mercato d'hiver. Hamar, de son côté, préfère ne pas donner trop d'importance à cette in-

formation. “Même Dagoulou a été approché par l'Espérance, le cas Djabou n'est pas d'actualité chez nous, il vient juste de revenir chez nous, je ne vois pas pourquoi on veut le faire partir.” Selon nos sources, Djabou veut s'en aller en raison de la grosse pression qui pèse sur lui depuis son retour à l'ESS.

R. A.

IL PARLE DE SON PROBABLE DÉPART DE MONTPELLIER

Boudebouz : “Si la Lazio ou le Celta Vigo offrent 10 millions d'euros, je suis partant”

L e milieu de terrain international algérien de Montpellier (Ligue 1 française de football), Ryad Boudebouz, a affirmé qu'il

quittait la formation de l'Hérault dans le cas où la Lazio de Rome (Italie) ou le Celta Vigo (Es- pagne) mettraient 10 millions d'euros pour le transfert. “Il y a la Lazio de Rome et le Celta Vigo qui sont intéressés. Si un de ces deux clubs fait une offre de 10 millions d'euros et me propose un bon salai- re, je pense que ça se fera. Mais je ne ferai pas de mauvais coup à Montpellier qui m'a toujours sou- tenu, je ne partirai pas le 31 août alors que le club n'a pas de milieu offensif pour me remplacer”, a

indiqué le joueur algérien samedi soir à la presse. Pour les débuts de Montpellier cette saison, la for- mation dirigée par Frédéric Hantz s'est imposée

à domicile face à Angers (1-0) grâce à un but si-

gné Boudebouz. Le joueur algérien s'est fortement distingué avec le club de l'Hérault, la saison dernière, en inscrivant 2 buts et distillant surtout 12 passes décisives, terminant l'exercice à la troisième place au classement des passeurs derrière l'Ar- gentin Angel Di Maria (18 passes) et Zlatan Ibra- himovic (13 passes) qui portait les couleurs du PSG avant de rejoindre cet été Manchester Uni- ted.

“S’il y a une bonne opportunité pour Montpellier qui m'a acheté 1,7 million d'euros, ce sera tout bé- néf’”, a-t-il ajouté. Boudebouz (26 ans) s'est engagé avec Montpel- lier l'été dernier pour un contrat de quatre ans en provenance du SC Bastia. Il fait partie des 26 joueurs retenus par le nou- veau sélectionneur national, Milovan Rajevac, en prévision du stage de l'équipe nationale prévu du 29 août au 6 septembre à Sidi-Moussa pour la ré- ception du Lesotho, le 4 septembre prochain, à Blida, dans le cadre de la 6 e et dernière journée (Gr. J) des qualifications de la Coupe d'Afrique des nations CAN-2017 au Gabon.

ce dûment mandaté a établi un abandon de pos- te”, précisera, à ce sujet, le secrétaire général et actuel numéro 2 du MCO, Toufik Bellahcène, “persuadé, du reste, que Bouali n’a pas porté plain- te devant la CRL”. Mettant en exergue le fait que Bouali n’a jamais résilié son contrat avec le MCO, ce qui pose des interrogations sur la validité de sa licence au CRB, d’autres voix prévoient, cependant, une dé- marche du technicien en ce sens, question de fai- re payer à son ex-employeur son attitude.

RACHID BELARBI

IL L’A ÉCARTÉ LORS DU PREMIER MATCH DU CHAMPIONNAT

Jesus :“Ce n’est pas à Slimani de décider s’il veut partir ou non”

n Le coach du Sporting Lisbonne, Jorge Jesus, s’est expliqué sur le cas de l’attaquant algérien Islam Slimani qu’il n’avait pas retenu pour le premier match de la Liga Sagres face à Maritimo (victoire du CP par 2- 0). “Il n’est pas ici, parce qu’il a été tout simplement sanctionné”, a-t-il déclaré en conférence de presse animée à l’issue du match. Et d’ajouter : “Pour jouer chez le Sporting, il faudra respecter le club, les dirigeants, les entraîneurs, les joueurs et les supporters. Certes, on m’a dit qu’il s’est blessé. Je ne pense pas qu’il ait simulé une blessure pour ne pas jouer le match face à Maritimo. Je suis habitué à gérer des situations de ce type. Slimani a un contrat qu’il doit respecter au même titre que tous les joueurs. Ce n’est pas à lui de décider s’il veut partir ou non. C’est au président que revient la dernière décision.”

FARÈS ROUIBAH

TRANSFERT

Des offres d’Arsenal et de West Ham pour Ghezzal

n Ghezzal plutôt que Mahrez. C’est du moins ce que viennent d’annoncer plusieurs sites spécialisés en France et en Angleterre quant à l’intérêt d’Arsenal pour le milieu offensif des Verts de l’OL, Rachid Ghezzal. Celui-ci, dont les relations avec le président Jean-Michel Aulas se sont détériorées depuis déjà un bout de temps en raison de son refus de prolonger son contrat, intéresse, d’après ces sources, le manager des Gunners, Arsène Wenger, qui s’apprête à faire une proposition au premier responsable lyonnais pour bénéficier des services du joueur. L’on apprend, également, qu’un autre club serait très intéressé par l’engagement du natif de Decines-Charpieu. Il s’agit de West Ham qui avait recruté cet été Sofiane Feghouli. On évoque, à ce titre, une offre de 8 millions d’euros qui ont été proposés par les dirigeants des Hammers pour tenter de convaincre leurs homologues lyonnais pour céder leur joueur. Pour rappel, Rachid Ghezzal a été écarté du premier match officiel de la nouvelle saison du championnat de Ligue 1 entre l’OL et Nancy. Il a été laissé à la disposition de l’équipe réserve qui évolue en CFA.

F. R.

ALORS QUE LE NIGERIA, L’ALLEMAGNE ET LE HONDURAS ONT ASSURÉ LEUR PLACE EN DEMI-FINALES DES JEUX OLYMPIQUES

Neymar emmène le Brésil en demi

N eymar a inscrit son premier but dans le tournoi des JO-2016 et ainsi mené le Brésil vers les demi-finales en surmon-

tant l'obstacle houleux de la Colombie (2-0), sa- medi soir, à Sao Paulo. Dans le dernier carré, la “Seleçao olimpica” af- frontera le Honduras, mercredi, au Maracana de Rio. Le rêve d'une conquête de son premier sacre olympique, de surcroît dans son mythique temple du “futebol”, n'est plus si éloigné. Même si le Brésil se méfie des demi-finales disputées à domicile, après un certain 7-1 Mais déjà, il fallait écarter la Colombie, car entre Neymar et elle, le différend perdure. Au Mondial-2014, le défenseur Zuniga l'avait sé- rieusement blessé d'un coup de genou dans le dos, le forçant à abréger son tournoi. À la Copa Ame-

rica 2015, à la fin d'un match de poule, il avait pris part à une altercation et récolté un carton rou- ge et quatre matches de suspension. Samedi soir à Sao Paulo, le match Neymar-Co-