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ATHLÉTISME : DEMI-FINALES DU 1 500 M À 00H55 Makhloufi dans la même série que

ATHLÉTISME : DEMI-FINALES DU 1 500 M À 00H55

Makhloufi dans la même série que Kiprop ! P.18

UNE GRANDE PREMIÈRE AU STADE DU 1 er -NOVEMBRE DE TIZI OUZOU CE SAMEDI

400 stadiers ont été réquisitionnés par la JSK pour gérer le classico

P.19

réquisitionnés par la JSK pour gérer le classico P.19 F.797 LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR

F.797

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

LA 10 e ÉDITION SE TIENDRA DU 22 AU 26 NOVEMBRE À AÏN TÉMOUCHENT

Le Festival des

marionnettes à l’heure de l’austérité P.12

à
à

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7312 JEUDI 18 AOÛT 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

LES CRÉDITS DE PAIEMENT LIBÉRÉS AU COMPTE-GOUTTE PAR LES WILAYAS Bâtiment : les entreprises tirent
LES CRÉDITS DE PAIEMENT LIBÉRÉS AU COMPTE-GOUTTE
PAR LES WILAYAS
Bâtiment : les
entreprises tirent
la sonnette
d’alarme P.3
Zitari Archives/Liberté
la sonnette d’alarme P.3 Zitari Archives/Liberté LE SG DE LA WILAYA DE TAMANRASSET MENACE D’Y INTERDIRE

LE SG DE LA WILAYA DE TAMANRASSET MENACE D’Y INTERDIRE LES ACTIVITÉS DU PARTI

Le RCD face

à un arbitraire

politico-

administratif P.2 administratif P . 2

LE 20 AOÛT, LE PARTI ORGANISE UN RASSEMBLEMENT POPULAIRE SUR L’ESPLANADE D’IFRI

FFS : “Le Congrès de la Soummam a permis un consensus national” P.2

de la Soummam a permis un consensus national” P.2 SELON LES RÉSULTATS D’ANALYSES Pollution du littoral

SELON LES RÉSULTATS D’ANALYSES

Pollution du littoral annabi, un phénomène naturel P.4

ANSEJ N’EST PAS QU’ÉCHEC À BOUIRA

Les “success stories” de trois entrepreneurs

P.7

Leslous/Liberté
Leslous/Liberté

À TIGZIRT ET À AZEFFOUN, LES PRIX SONT INABORDABLES

Littoral de Tizi Ouzou :

une destination prisée, mais trop coûteuse !

P.11

CRISE DE L’EAU

Sortir de la démagogie et de la gestion par l’offreP.13

prisée, mais trop coûteuse ! P.11 CRISE DE L’EAU Sortir de la démagogie et de la

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L’actualité en question

Jeudi 18 août 2016

LIBERTE

LE SG DE LA WILAYA DE TAMANRASSET MENACE D’Y INTERDIRE LES ACTIVITÉS DU PARTI

Le RCD face à un arbitraire politico-administratif

Le RCD estime que son implantation dans cette région “n’agrée pas les chapelles clientélisées à souhait”.

Q uelle mouche a donc piqué le secrétaire général de la wilaya de Tamanrasset pour adresser une correspondance, pour le moins surprenante, au bu- reau régional du Rassemble-

ment pour la culture et la démocratie (RCD), au lendemain de la tenue d’une activité des plus ordinaires ? L’activité en question consistait en une réunion de la jeunesse du RCD, tenue mer- credi dernier, 10 août, à la maison de jeunes Houari-Boumediene de cette grande ville du Sud. Si l’activité s’est tenue le plus normalement du monde et, donc, sans le moindre incident, le SG de la wilaya de Tamanrasset a, dans sa correspondance datée du 14 août, soit quatre jours après, reproché aux organisateurs d’avoir “déplacé le portrait géant du président Abde- laziz Bouteflika” qui se trouvait dans la salle. Ce qu’il qualifie de “comportements irrespon- sables et dangereux portant atteinte aux sym- boles de l’État”, voire à “l’ordre public”. Il s’ap- puie sur l’article 09 de la loi 19-91 du 2 dé- cembre 1991 stipulant qu’“il est interdit dans toute réunion ou manifestation de s’opposer aux constantes nationales, de porter atteinte aux symboles de la Révolution du 1 er Novembre, à l’ordre public et aux bonnes mœurs”. Un re- proche que le RCD dit ne pas comprendre, d’autant que les deux agents des Renseigne- ments généraux (RG), dépêchés à cette ren- contre, par ailleurs ouverte aux citoyens, n’avaient fait aucun commentaire concer-

Bilel Zehani/Archives Liberté
Bilel Zehani/Archives Liberté

nant le déplacement du portrait du président de la République. Ces derniers n’auraient, en revanche, pas apprécié la présence de l’éten- dard de l’amazighité à côté du drapeau natio- nal. Ce que la correspondance de la wilaya n’évoque pas, préférant focaliser sur le dépla-

Mohcine Bellabas, président du RCD.

cement du portrait du président de la Répu- blique et s’appuyer sur l’article suscité. Dans un communiqué rendu public hier, le parti de Mohcine Belabbas se défend en estimant qu’“aucun fait durant cette rencontre ne tom- be sous les qualifications”, cité par l’article mis en avant par les services de la wilaya. Conscient de “l’élasticité de cet article”, le RCD rappelle qu’il a “construit son action sur les valeurs de la Révolution algérienne, notamment le com- bat pour l’avènement d’un État démocratique et social consigné dans la plateforme de la Soum- mam”. Et que cet article de loi est donc invo- qué “à tort” par le SG de la wilaya de Taman- rasset, visiblement à court d’arguments, mais qui, pour autant, ne s’arrête pas là : il mena- ce de ne plus autoriser, dorénavant, les activi- tés du RCD dans (sa) wilaya. “Sur ce, prévient- il dans sa missive, nous attirons votre attention que l’administration prendra en compte ces comportements et ne s’engagera à délivrer au-

ces comportements et ne s’engagera à délivrer au- cune espèce d’autorisation pour tout type de ré-

cune espèce d’autorisation pour tout type de ré- union que vous projetteriez d’organiser”. Une interdiction contraire à la Constitution et aux lois de la République que le RCD dénon- ce vivement. “Nous voilà donc instruits que dans une wilaya de la République, la Constitu- tion et les lois sont suspendues pour empêcher les activités du RCD ; une sorte d’État d’excep- tion à notre encontre, décidé par le secrétaire général d’une wilaya”, lit-on dans le commu- niqué du RCD. Le comble, c’est que le SG de la wilaya de Tamanrasset a emballé son mes- sage dans un discours pour le moins insensé en évoquant “des comportements qui portent atteinte et à la réputation du parti et à l’ordre public”. Il est à se demander, au demeurant, en quoi la réputation d’un parti concernerait ce commis de l’État ? La direction du RCD et ses militants, souligne-t-on dans le même commu- niqué, “savent que la qualité de notre implan- tation dans cette région n’agrée pas les chapelles clientélisées à souhait”.

FARID ABDELADIM

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clientélisées à souhait” . FARID ABDELADIM Publicité LE 20 AOÛT, LE PARTI ORGANISE UN RASSEMBLEMENT POPULAIRE

LE 20 AOÛT, LE PARTI ORGANISE UN RASSEMBLEMENT POPULAIRE SUR L’ESPLANADE D’IFRI

FFS : “Le Congrès de la Soummam a permis un consensus national”

“D u consensus pour la libération du pays au consensus

pour la libération du peuple.” Tel est le mot d’ordre de l’ac- tion prévue le samedi 20 août à l’initiative du Front des forces socialistes (FFS), sur l’esplanade mémorial d’Ifri- Ouzellaguen. Ce rassemble- ment populaire auquel ap- pelle le vieux parti de l’oppo- sition marquera ainsi le 60 e anniversaire de l’organisation du Congrès de la Soummam dans la région d’Ifri dans la wilaya de Béjaïa. “Comme chaque année, nous célébrons cet événement histo- rique parce que nous atta- chons un grand intérêt aux dé- cisions et aux résolutions issues de ce congrès qui, pour les

plus importantes d’entre elles, demeurent encore d’actualité”, écrit le parti dans un commu- niqué, soulignant que c’est ce congrès “qui a permis un consensus national” à travers “une plateforme politique”. Le FFS souligne, par ailleurs, que la rencontre historique de la Soummam a aussi permis “la mise en place des instances de la Révolution algérienne”. “Le sens capital de ce congrès réside dans la nature poli- tique et contractuelle d’une stratégie de libération nationa- le”, ajoute le communiqué, rappelant que c’est lors de cet événement qu’a été affirmé le principe du primat du po- litique sur le militaire. “Un principe qui demande toujours à être respecté et ap-

pliqué”, revendique le FFS. “Aujourd’hui, dans un contex- te international et régional complexe et alors que le pays vit une étape difficile et pé- rilleuse, nous tenons à célébrer avec force le 60 e anniversaire de ce Congrès qui peut consti- tuer une occasion de revivifier et de renouveler l’esprit d’indé- pendance, l’esprit patriotique et l’espérance démocratique de notre peuple”, lit-on enco- re, avant de conclure que le FFS veut faire de cette date un rendez-vous avec l’Histoire, car la construction démocra- tique de la nation algérienne est une exigence historique et politique.

MOHAMED MOULOUDJ

AF

LIBERTE

Jeudi 18 août 2016

L’actualité en question

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LES CRÉDITS DE PAIEMENT LIBÉRÉS AU COMPTE-GOUTTE PAR LES WILAYAS

Bâtiment : les entreprises tirent la sonnette d’alarme

Des entrepreneurs craignent qu’à ce rythme, ils soient “obligés de recourir aux licenciements” car, disent-ils, “outre le manque de plan de charge, nos factures ne sont pas honorées à temps”.

L es effets de la politique d’austérité se font déjà ressentir. Après le gel de projets et les coupes budgétaires, la crise af- fecte même les “en-cours

de réalisation”, particulièrement dans le secteur de la construction, pourtant budgétisés, faute de dis- ponibilités financières dans les tré- soreries locales. Ils ne parlent plus de pénurie de ciment ou des augmen- tations vertigineuses des prix des ma- tériaux de construction et encore moins de l’absence d’un plan de charge suite au gel des projets. Les entrepreneurs évoquent aujourd’hui une situation plus grave. Le crédit de paiement dans les trésoreries se font au compte-goutte. La Confédération générale du pa- tronat de la wilaya de Boumerdès et de nombreuses entreprises au ni- veau national se plaignent, depuis quelques mois, de leurs factures re-

jetées par les trésoriers pour des prétextes parfois non convaincants, voire insidieux. “En réalité, c’est l’insuffisance de crédits de paiement

dans les trésoreries qui est à l’origine d’une telle situation”, affirme la confédération de Boumerdès dans un communiqué. Cette dernière cite l’exemple de cet- te entreprise de bâtiment dont la fac- ture de plusieurs milliards de cen- times a été rejetée pour la simple rai- son qu’un PV de réception provi- soire n’a pas été signé par le direc- teur de l’exécutif de la wilaya. “Or, ces documents ont, de tout le temps, été signés par les représentants des di- rections”, affirme le président de la confédération. “On trouve n’importe quel motif pour rejeter une situation, mais on ne vous dira jamais que les crédits sont insuffisants, plafonnés ou libérés au compte-goutte”, ajoute-t-il. Certaines entreprises ont été contraintes d’es- ter en justice les maîtres d’ouvrage pour non-paiement de factures com- me cet entrepreneur qui réclame à la Direction de l’équipement un mon- tant de 7 milliards de centimes ou encore un autre qui doit à la direc- tion de l’urbanisme un ontant de 1,9 milliard de centimes. “L’autorisation

APRÈS UNE TENDANCE BAISSIÈRE EN COURS D’ÉCHANGES À LONDRES

Le pétrole remonte à plus de 49 dollars

L es prix du pétrole se sont sta- bilisés hier, en fin d'échanges européens, après avoir, toute-

fois, effacé une grande partie de leurs pertes grâce à une baisse sur- prise des stocks hebdomadaires de

brut américain. Le baril de Brent de

la mer du Nord pour livraison en oc-

tobre a progressé de 18 cents à 49,41

dollars sur l'Intercontinental Ex- change (ICE) de Londres. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Ny-

mex), le baril de Light Sweet Crude (WTI) pour livraison en septembre

a reculé de 11 cents à 46,47 dollars.

Les cours du pétrole ont évolué une grande partie de la journée en bais- se, avant de rebondir à la suite de la publication des stocks de pétrole brut aux États-Unis qui ont baissé de façon inattendue la semaine dernière, selon des chiffres publiés par le dé- partement américain de l'Énergie (DoE). Les réserves commerciales de brut ont baissé de 2,5 millions de barils à 521,1 millions de barils, alors que les experts tablaient sur une hausse de 950 000 barils des réserves de brut.

Les prix du pétrole restaient fermes

après avoir été soutenus ces derniers jours par des discussions préalables

à une réunion informelle de l'Orga-

nisation des pays producteurs de pé- trole (Opep), prévue en marge du Forum international de l'énergie du 26 au 28 septembre à Alger. En cours d’échanges européens, les prix du pétrole baissaient quelque peu en raison de la prudence affichée par les investisseurs avant la publi-

cation des données sur les stocks hebdomadaires aux États-Unis. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 48,82 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en bais- se de 41 cents par rapport à la clôture

de mardi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mer- cantile Exchange (Nymex), le baril de Light Sweet Crude (WTI) pour livraison en septembre perdait 32 cents à 46,26 dollars. Les cours du brut ont été soutenus ces derniers jours par des discussions

préalables à une réunion informel- le de l'Organisation des pays pro- ducteurs de pétrole (Opep), prévue en marge du Forum international de l'énergie du 26 au 28 septembre à Alger. Même si la plupart des observa- teurs doutent qu'une entente puisse être trouvée au sein de l'organisation pour geler la production afin de fai- re monter les cours, ces discussions apportent un certain soutien aux prix, d'autant que la Russie, pro- ducteur majeur non-membre de l'Opep, semble s'inviter aux pour- parlers. “La montée des cours hier a été favorisée par la tenue d'une ré- union à Vienne entre des responsables

du ministère russe de l'Énergie et leurs homologues de l'Opep. C'est très vague, mais ce contact a été interprété comme un pas en direction d'une éventuelle action pour réduire l'ap- provisionnement de pétrole sur le marché”, a expliqué Tamas Varga, de PVM.

SYNTHÈSE R. N.

du programme existe, les CP (crédits de paiement) aussi, les factures sont visées par le contrôleur financier, par les services techniques, le PV de réception provisoire est, lui aussi, signé, rien ne manque mais l’argent n’est pas débloqué”, affirme un en- trepreneur. De nombreuses entreprises en char- ge de projets d’utilité publique sont confrontées au même problème, af- firme M. Bentoura, président de la Confédération générale du patronat de Boumerdès. “Nous avons adres- sé une lettre à M me le wali de Bou- merdès pour lui demander des éclair- cissements suite au non-paiement de ces factures car certaines entre- prises n’ont plus le moyen de tenir et certains chefs d’entreprise n’ont même pas les moyens de nourrir leur propre famille. Qu’en est-il des centaines de travailleurs qu’ils emploient restés sans salaires depuis des mois ?”, s’in- terroge M. Bentoura. En outre, de nombreux chantiers d’établissements scolaires et autres projets publics risquent d’êtres stop- pés faute de paiement des factures. “Une entreprise doit achever un CEM à Si Mustapha dont la date d’ouverture est prévue dans un mois, mais cela risque de prendre encore des mois si la situation reste en l’état”, avertit un autre membre de la fédé- ration du patronat. Cette situation n’est pas propre à la wilaya de Bou- merdès car les entreprises éprouvent

Zitari/Archives Liberté
Zitari/Archives Liberté

Les projets de construction se trouvent à présent bloqués pour cause d’austérité.

les mêmes difficultés dans d’autres wilayas, précise-t-il encore. “Nous sommes obligés de licencier nos em- ployés si, en plus du manque de plan

de charge, nos factures ne sont pas ho- norées à temps pour des motifs in- fondés”, conclut-il.

M. T.

L’ÉDITO

PAR SAÏD CHEKRI

Pertes et profits

Il reste aux opérateurs du secteur l’espoir

de voir le gouvernement corriger sa propre copie. Il en est encore temps, à moins qu’il n’ait délibérément choisi de passer le secteur par pertes et profits. À défaut d’une révision de cette option, on assistera sous peu aux premiers licenciements massifs. Une éventualité que des entrepreneurs n’hésitent pas à évoquer d’ores et déjà et qu’ils conçoivent comme la seule mesure à même d’assurer la continuité de leur activité et non pas leur pérennité, encore moins celle du secteur.”

L bâtiment semble bien parti pour être le premier secteur d’activités

e

faire les frais de la chute des recettes pétrolières du pays. Ce n’est pas une surprise car l’on savait que cela devait fatalement arriver

depuis la décision du gouvernement d’opérer des coupes budgétaires et de geler la réalisation de certains projets programmés. En faisant pas- ser à la trappe ces projets, c’est en effet le plan de charge des entreprises

de réalisation que l’on réduisait de fait. Des experts avaient d’ailleurs aver-

ti que le secteur du bâtiment allait connaître une véritable saignée même

si, dans un premier temps, les entreprises les plus solides et celles qui “ont pignon sur rue” peuvent résister. Mais à terme, la commande pu- blique étant manifestement appelée à diminuer davantage, c’est l’en- semble du secteur qui risque de connaître une crise mortelle. On le voit, si la mesure consistant en la suppression de projets de dé- veloppement permet à l’État de préserver quelque peu les ressources du Trésor public, elle n’en implique pas moins des risques importants que le gouvernement, obnubilé par la réalisation immédiate d’économies, n’a sans doute pas pris en considération. Au nombre de ces risques, il

à

y

a la disparition pure et simple d’entreprises, niches fiscales par excellence.

Il

y a aussi les pertes d’emplois qui vont avec, dans un pays où, on le sait,

le chômage des jeunes reste une bombe à retardement, en dépit des chiffres officiels plutôt satisfaisants mais peu crédibles. On n’en est pas encore là et il reste aux opérateurs du secteur l’espoir

de voir le gouvernement corriger sa propre copie. Il en est encore temps,

à moins qu’il n’ait délibérément choisi de passer le secteur par pertes

et profits. À défaut d’une révision de cette option, on assistera sous peu aux premiers licenciements massifs. Une éventualité que des entre- preneurs n’hésitent pas à évoquer d’ores et déjà et qu’ils conçoivent com-

me la seule mesure à même d’assurer la continuité de leur activité et non pas leur pérennité, encore moins celle du secteur. “Quand le bâtiment va, tout va”, disent les experts. Le gouvernement n’y croit apparemment pas. Lui faudra-t-il, pour en avoir la preuve, apprendre, par l’expérience grandeur réelle, que “quand le bâtiment ne va pas, rien ne va” ? n

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L’actualité en question

Jeudi 18 août 2016

LIBERTE

SELON LES RÉSULTATS D’ANALYSES

Pollution du littoral annabi, un phénomène naturel

En raison des agissements néfastes de nombreuses sociétés polluantes et lesquelles échappent pour le moment à tout contrôle, le lac Fatzara représente un véritable catalyseur de déchets de toutes sortes.

“L a

catastrophe

écologique, qui

a frappé récem- ment une partie du fond marin d’Annaba, est

un phénomène naturel”, ont confir- mé les résultats des analyses du la- boratoire de l’Observatoire national de l’environnement et du dévelop- pement durable. C’est ce qu’a an- noncé, hier, le directeur de l’environ- nement d’Annaba, M. Boudalia. Les résultats des analyses, qui ont ciblé les eaux usées des agglomérations implantées en amont de l’oued Sey- bouse, révèlent “un environnement plutôt acceptable ; à part l’existence du DBO/5, une substance colorante qui engendre un manque d’oxygène dans l’eau”. C’est un phénomène na- turel qui résulte de l’apport des eaux charriées au lendemain des averses torrentielles qui se sont

abattues sur la partie haute de la ré- gion ciblée par l’enquête en question. La même source précise à ce sujet que “ces précipitations ont participé à l’apport d’une importante turbidi- té ayant engendré un manque de transparence et une forte colorisation

D. R.
D. R.

Le lac Fatzara se trouve complètement pollué à cause de l’inconscience de certains citoyens.

boueuse, qui ont contribué à l’as- phyxie des poissons d’eau douce”. Notre interlocuteur estime qu’il s’agit du même phénomène qu’a connu la wilaya de Béjaïa, il y a quelques années. Pointé du doigt dans la catastrophe écologique qui a frappé une partie des côtes anna- bies par les habitants de deux cités

implantées sur les deux rives de l’embouchure de la Seybouse, le complexe des fertilisants Fertial est ainsi disculpé à l’issue de ces résul- tats d’analyses. En effet, l’implication de Fertial, dont les installations sont presque toutes équipées de prétrai- tements, efficaces pour la plupart, dans le cadre de Contrat de perfor-

mances environnementales, a été to- talement écartée dans cette affaire, apprend-on auprès du service de l’environnement de la wilaya d’An- naba. Cependant, des experts natio- naux hautement qualifiés en matiè- re d’environnement estiment que les conserveries de la tomate indus- trielle implantées sur les deux rives de la Seybouse pourraient avoir participé aussi à cette catastrophe. Ils affirment que la période de la trans- formation de la tomate industrielle à l’échelle planétaire reste des plus délicates. “Le nettoyage des cuves, dont les eaux utilisées nettoyage des cuves, dont les eaux utilisées pour la circonstance seront dans la plupart des cas directement jetées dans l’oued sans épuration préalable, entraînera automatiquement des dégâts incalcu- lables. C’est pour cela qu’il faut ac- compagner les opérateurs dans la réa- lisation des conserveries, tout en exi- geant l’installation, pour chacune d’elles, des stations de traitement des eaux”, dira notre interlocuteur qui a préféré garder l’anonymat. À Annaba, les services spécialisés ont découvert un nouveau “gros pol- lueur”, dont les eaux se jettent dans

le Seybouse : le lac Fatzara. En effet,

en raison des agissements néfastes de nombreuses sociétés polluantes et lesquelles échappent pour le mo- ment à tout contrôle, le lac Fatzara représente un véritable catalyseur de déchets de toutes sortes. Nous sommes en présence d’un conglomérat de liquide visqueux et vaseux renfermant des vecteurs de maladies infectieuses, surtout quand on sait que l’oued Seybouse est ali-

menté en partie par les eaux de ce lac par l’intermédiaire de canaux (un sur l’oued Boudjemia et l’autre sur l’oued Meboudja). Son cours est très irrégulier, avec un débit variant de 0 à 100 m³/s mais peut atteindre les 630 m³/s pen- dant les périodes de fortes averses. Au mois de mars dernier seule- ment, l’entreprise Protuil, implantée dans la zone industrielle de Berrahal,

a été fermée pour atteinte à l’envi-

ronnement. Située dans la même zone, Naftal a été mise en garde après les résultats d’analyses faisant état de la présen- ce d’huiles usagées au périmètre de Fatzara.

BADIS B.

CHANTIER AADL DE RÉGHAÏA

Décès d'un ouvrier suite à un effondrement de terrain

U n quinquagénaire a été enseveli hier matin à la

suite d'un effondrement de terrain dans un

chantier de construction des logements de

l’Agence algérienne de développement du logement (AADL) situé à Réghaïa, à l’est d’Alger, a indiqué une source de la direction de la Protection civile de la wilaya d'Alger. “L’ouvrier, originaire des Issers à Boumerdès, était en train d’effectuer des travaux d’assainissement sur le chantier lorsqu’il a été enseveli

sous les décombres, à la suite d’un effondrement de terrain mercredi matin (hier), a indiqué le lieutenant Khaled Benkhelfallah, de la cellule de communication de la direction de la Protection civile de la wilaya d'Alger. La Protection civile est intervenue en déployant une ambulance ainsi qu’un camion et du matériel pour retirer la victime qui a été transportée à la morgue de l’hôpital de Rouiba. Suite à l’incident, une enquête a

été ouverte par les services de sécurité. Lundi, trois personnes ont été blessées dans l'effondrement d'une bâtisse dans un chantier de construction de la nouvelle cité universitaire à El-Djorf (Bab-Ezzouar, Alger). L’activité opérationnelle de la Protection civile de la wilaya d’Alger s’est soldée par 45 168 interventions, lors du 1 er semestre 2016 avec 27 515 opérations de secours et d’évacuation de personnes.

APS

TIZI OUZOU

Un individu

arrêté pour

atteinte

sexuelle sur

une mineure

n A. M. a été arrêté par les éléments de la brigade de la protection des enfants relevant de la sûreté de wilaya de Tizi Ouzou après avoir abusé d’une jeune fille de 16 ans, est-il indiqué par la cellule de communication de la sûreté de wilaya, qui précise que la victime a été ensuite contrainte par le mis en cause de prendre des médicaments pour se débarrasser de sa grossesse. Cet individu a été arrêté à la suite d’une plainte introduite par la mère de la victime. Présenté, lundi, devant le procureur de la République près le tribunal de Tizi Ouzou, l’accusé a été mis en détention préventive en attendant d’être jugé pour détournement de mineure et tentative d’avortement.

K. T.

TIZI OUZOU

Portes ouvertes de l’Alem de Tigzirt dans plusieurs localités

L’ Agence locale de l’emploi de Tigzirt au nord de la wilaya de Tizi Ouzou organise une sé- rie de journées portes ouvertes dans les lo-

calités couvertes par ses services, a-t-on appris, hier, de son directeur, Nordine Zarour. Cette démarche, visant à se rapprocher du citoyen pour l’informer sur les opportunités de l’emploi au niveau local et les formules mises à sa disposition dans le cadre des différents dispositifs, a démarré en juillet dernier et se poursuivra tout au long de ce mois d’août, a-t-il expliqué. Après une première action qui a ciblé les agricul- teurs sur la subdivision agricole de Tigzirt, les agents de l’Alem se sont installés pendant une semaine au

centre culturel de la commune d’Iflissen et ont in- formé le public sur les missions de l’institution et son rôle dans l’insertion professionnelle des jeunes et les possibilités de recrutement sur le marché de l’emploi, a-t-il précisé. Depuis dimanche, c’est le chef-lieu de la commune de Makouda qui est ciblé par ces journées portes ouvertes qui ont suscité un engouement particulier de la population locale, a- t-il relevé, signalant que les demandeurs d’emploi parmi les jeunes diplômés de l’université ou des éta- blissements de la formation et l’enseignement professionnels sont les plus nombreux à s’intéres- ser à cette activité. À partir de dimanche, la cara- vane de l’Alem se posera dans la commune de

Boudjima, toujours dans la partie nord de la wilaya de Tizi Ouzou, et toujours dans la perspective de se mettre à l’écoute du citoyen et de lui fournir toutes les explications nécessaire pour intégrer le monde du travail ou monter son propre projet pour l’emploi. Seront également concernées par cette campagne, qui prendra fin avant la rentrée socia- le, les communes de Mizrana et de Tigzirt qui sont également affiliées à l’agence locale de cette daïra dont le champ d’action est élargi à l’accompagne- ment des entreprises dans les procédures de recru- tement selon les choix et les domaines de compé- tence, a encore affirmé M. Zarour.

APS

LUTTE ANTITERRORISTE

Trois caches pour terroristes détruites par l'ANP à Jijel et à Boumerdès

T rois caches pour terroristes, contenant des bombes de confection artisanale, 1 roquette RPG-7 et des explosifs, ont été détruites, avant-

hier mardi, par des détachements de l'Armée nationale populaire (ANP) à Jijel et à Boumerdès, a indiqué, hier, un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). “Dans le cadre de la lutte antiterroriste, des détachements de l'Armée nationale populaire (ANP) ont découvert et détruit à Jijel (V e RM) et Boumerdès

(I re RM), le 16 août 2016, 3 caches pour terroristes, contenant 2 bombes de confection artisanale, 1 roquette RPG-7 et des explosifs”, précise le MDN. Par ailleurs, et dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée, un détachement de l'ANP “a saisi une quantité de 14 kilogrammes de kif traité à Ouargla (4 e RM)”. “À Tin Zaouatine et In Guezzam (VI e RM), des détachements de l'ANP ont appréhendé 1 contrebandier et saisi 2 véhicules tout-terrain

chargés d'une quantité de 1,5 tonne de denrées alimentaires, 2 kilogrammes d'explosifs et des moyens de détonation, ainsi qu'un camion chargé de 2 700 unités de meubles”. Aussi, des éléments des gardes-côtes d'Annaba (V e RM) “ont déjoué une tentative d'émigration clandestine de 13 personnes à bord d'une embarcation artisanale, à 4 milles au nord-est de Ras El-Hamra”, rapporte également la même source.

APS

LIBERTE Jeudi 18 août 2016

LE RADAR

L I B E R T E Jeudi 18 août 2016 LE RADAR DE LIBERTÉ 5

DE LIBERTÉ

5

radar@liberte-algerie.com

IL SERA DISPONIBLE AUSSI EN VERSION AMAZIGHE

Un timbre-poste pour célébrer le Congrès de la Soummam

n Algérie Poste procédera, le 20 août 2016, à l’émission d’un timbre-poste consacré au 60 e anniversaire du Congrès de la Soummam, d’une valeur faciale de 25 DA. Ce même timbre, réalisé à l’occasion de la tenue du Congrès à Ifri, sera disponible en version amazighe, une première dans l’histoire de la Poste en Algérie. La vente anticipée de ce timbre aura lieu les samedi 20 et dimanche 21 août 2016 dans les 48 recettes principales des postes situées aux chefs-lieux de wilaya. La vente générale aura lieu le lundi 23 août 2016 dans tous les bureaux de poste.

lieu le lundi 23 août 2016 dans tous les bureaux de poste. SELON DES SCIENTIFIQUES AMÉRICAINS

SELON DES SCIENTIFIQUES AMÉRICAINS

Juillet 2016, le mois le plus chaud de l'histoire

Juillet 2016, le mois le plus chaud de l'histoire n Juillet 2016 a été le mois

n Juillet 2016 a été le mois le plus chaud de l'histoire moderne, établissant un record de- puis le début des relevés de températures il y a 137 ans, selon les scientifiques du gouver- nement américain. “La température moyenne globale à la surface des terres et des océans pour juillet 2016 a été la plus chaude, tant pour le mois de juillet que pour n'importe quel mois dans les annales des relevés de températures, qui remontent à 1880”, a indiqué l'Agence océanique et at- mosphérique américaine. Le précédent record avait été établi en juillet de l'année dernière, ce mois étant tradition- nellement le plus chaud de l'année. C'est la 15 e fois consécutive qu'un record mensuel de température est battu, la plus longue série de ce type en 137 ans. En juillet, la températu- re moyenne globale au-dessus des terres et à la surface des océans a été de 16,67 degrés Cel- sius, soit 0,87°C au-dessus de la moyenne du XX e siècle. Le record de 2015 a été battu de 0,06°C. Autre signe du réchauffement climatique, juillet a été le 379 e mois consécutif avec des températures au-dessus de la moyenne du XX e siècle.

AFFAIRE DU PRÉSIDENT DE L’APC DE M’SILA

La chambre d’accusation transmet le dossier au tribunal criminel

n Le délibéré de la chambre d’accusation près la cour de M’sila dans le dossier lié au scan- dale de l’APC d’Aïn Khadra, 68 kilomètres du chef-lieu de la wilaya, vient d’être rendu pu- blic. La chambre d’accusation a confirmé la cri- minalisation de l’affaire. Les chefs d'inculpation retenus contre le P/APC d’Aïn Khadra sont le faux et usage de faux dans des documents administratifs et me-

nace de violence sur un citoyen. L’affaire re- monte à 2013, quand les autorités locales ont reçu des lettres anonymes qui relataient des af- faires douteuses dans lesquelles le P/APC d’Aïn Khadra serait impliqué. Pour rappel, 9 des 19 membres de cette APC ont gelé, l’année précédente, leur participation aux travaux de l’assemblée et refusent de travailler avec le maire.

PLUSIEURS PLAINTES ONT ÉTÉ DÉPOSÉES

Des voitures algériennes pillées à Hammamet en Tunisie

n Selon la radio tunisienne Shems FM, plusieurs plaintes ont été déposées par des touristes algériens auprès de la délégation régionale du tourisme à Hammamet-Sud pour acte de vol et de pillage de leurs voitures. La même source, qui cite son correspondant dans la région, indique que la délégation régionale du tourisme à Hammamet-Sud a informé les autorités sécuritaires tunisiennes quant à ces plaintes. D’après le représentant à Alger de l’Office national tunisien du tourisme tunisien (ONTT), il a été enregistré quelque 195 000 entrées de visiteurs algériens durant le mois de juillet, soit une augmentation de plus de 67% par rapport à la même période de l’année écoulée.

ANKARA VA LIBÉRER 38 000 DÉTENUS NON IMPLIQUÉS DANS LE PUTSCH RATÉ

Turquie : les prisons ne suffisent plus

LE PUTSCH RATÉ Turquie : les prisons ne suffisent plus n libérer 38 000 prisonniers condam-

n

libérer

38 000 prisonniers condam- nés pour des faits s'étant pro-

juillet, donc

duits avant le 1

avant le putsch raté de la mi-

juillet, a annoncé le ministre

Bekir Bozdag,

de la Justice, apparemment

gorger les

surpeuplées après les arres-

prisons turques,

pour désen-

La Turquie va

er

Les prisonniers

concernés

par sous contrôle judiciaire, leur

libération anticipée n'étant pas une amnistie, précise-t- on. L’on souligne, toutefois, que cette mesure ne concer-

commis

juillet et ne s’ap-

plique

aux

de

resteront

cette mesure

crimes

ne que les avant le 1

er

pas

auteurs

tations massives opérées de-

meurtres

ou d’actes

de ter-

puis le coup d’État avorté.

rorisme.

AGITATION ISLAMO-CONSERVATRICE CONTRE LA RÉFORME DE L’ÉCOLE

Lakhdar Bouragaâ signe la pétition

RÉFORME DE L’ÉCOLE Lakhdar Bouragaâ signe la pétition n Lakhdar Bouragaâ, per- sonnalité historique qui a

n Lakhdar Bouragaâ, per- sonnalité historique qui a eu à se faire remarquer en prenant des positions respectables, se lance apparemment dans une nouvelle aventure. Il vient, en effet, de signer une pétition avec d’illustres inconnus pour barrer la route à la réforme de l’école qu’a entamée la mi- nistre de l’Éducation natio- nale. Le texte — une inspira- tion des idéologues islamistes qui font feu de tout bois contre ladite ministre — se veut un appel pour mobiliser “la socié- té civile” contre ce projet de réforme. De cette liste de signa- taires, dont la plupart sont inconnus, Lakhdar Bouragaâ est seul à pouvoir être considéré comme “personnalité nationa- le” eu égard à son parcours historique.

ARRÊT SUR IMAGE

Une fuite d’eau potable qui dure depuis plusieurs mois au quartier Football à Staouéli. Est-ce l’explication aux fréquentes coupures d’eau que subit la région de Zéralda ?

quartier Football à Staouéli. Est-ce l’explication aux fréquentes coupures d’eau que subit la région de Zéralda

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L’actualité en question

Jeudi 18 août 2016

LIBERTE

ABDELOUAHAB NOURI À BÉJAÏA

“On n’a pas le droit de bricoler”

L’hôte de Béjaïa, en inspectant quelques structures hôtelières réalisées par des investisseurs privés n’a pas manqué d’affirmer que “l’État est disposé à aider les investisseurs qui souhaitent réaliser des projets touristiques susceptibles d’attirer les touristes étrangers”.

“N ous sommes

là pour

vous ap-

puyer, pour

vous ac-

compagner,

pour vous aider, mais ce qu’on doit exiger de vous en contrepartie, c’est que le produit soit de niveau. On n’a pas le droit de bricoler.” Ces propos sont du ministre de l’Aménage- ment du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelouahab Nouri, lancé à l’adresse des investisseurs pri- vés dans le secteur du tourisme, lors de la visite de travail et d’inspec- tion effectuée, hier, à Béjaïa. Un discours qui, cependant, n’inno- ve en rien par rapport à ceux de ses prédécesseurs dans ce département ministériel. D’autant plus que les in- vestisseurs continuent de faire face à d’innombrables obstacles qu’aucun ministre n’a réussi à lever. Notam- ment à Béjaïa où des projets touris-

D. R.
D. R.

Abdelouahab Nouri, ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat.

tiques privés n’ont pas vu le jour en raison des entraves. Cela même si certains projets ont pu être concré- tisés, d’autant plus que la wilaya, qui

est parmi les destinations les plus prisées du pays, a besoin d’autres structures. L’hôte de Béjaïa, en ins- pectant quelques structures hôte-

lières réalisées par des investisseurs privés et tout en se montrant satis- fait des travaux réalisés, n’a pas manqué d’affirmer que “l’État est dis- posé à aider les investisseurs qui souhaitent réaliser des projets touris- tiques susceptibles d’attirer les tou- ristes étrangers”. C’est le cas du pro- jet d’un hôtel privé de 250 lits à Ami- zour que le ministre a eu à inspec- ter en premier. L’établissement réalisé dans le cadre du Calpiref, et dont l’avancement des travaux a atteint les 35%, a nécessi- té quelque 133 milliards de centimes, faut-il le signaler. Après Akbou, où un autre hôtel privé Atlantis d’une capacité de 47 lits, en voie de réalisation, a été inspecté, M. Nouri s’est dirigé au chef-lieu de la wilaya où il a eu à s’en- quérir des travaux de réalisation du nouveau siège de la Direction du tourisme. Un projet dont le taux d’avancement des travaux a atteint

les 95% et qui a nécessité une enve- loppe financière de 11 milliards de centimes. Autre halte du ministre, le primaire Ibn-Rochd où il a assisté à l’ouverture officielle du salon des métiers et de l’artisan. Une manifes- tation commerciale annuelle qui s’étalera jusqu’au 22 du mois et qui

a accueilli 70 artisans issus de 25 wi-

layas du pays. Sur la côte est de la wi- laya où il s’est ensuite rendu, Abde- louahab Nouri a marqué une halte

à l’hôtel Les Hammadites dans la sta-

tion balnéaire de Tichy où un aper- çu lui a été donné sur l’étude de mo- dernisation et d’extension de l’éta- blissement avant de procéder à l’inauguration de l’hôtel Syphax où une extension a été réalisée. La visi- te s’est achevée dans la ville côtière d’Aokas où le ministre a inspecté les travaux de régularisation des terrains relevant de la zone d’extension tou- ristique.

H. KABIR

PLAN DE LUTTE CONTRE LES INONDATIONS

Bouira : 13 centres urbains ciblés

L e responsable du secteur des ressources en eau s’est réuni avec d’autres parte- naires de différents secteurs, hier mer-

credi, en conseil de wilaya pour exposer le plan de lutte contre les inondations. Comme la sai- son automnale est proche et annonciatrice de gros orages et de pluies diluviennes et destruc- trices, comme cela arrive presque chaque année, des opérations de protection des centres urbains contre les eaux des crues et la protection des berges et oueds à travers la wi- laya ont été réalisées par la Direction des res- sources en eau (DRE). Une enveloppe financière très importante a été réservée à cet effet, ciblant plusieurs communes et autres points noirs. Ces opérations se pré- cisent par la réalisation de canaux en béton armé, de réseaux souterrains pour les eaux plu-

viales, l’aménagement des berges et oueds et des bassins de rétention des eaux de pluie. Sans doute, “ces aménagements induiront un impact positif, en ce sens qu’ils réduiront les inonda- tions”, a indiqué le directeur des ressources en eau. Les 13 centres urbains concernés par le plan de lutte contre les inondations sont : Sour El-Ghozlane, Bechloul, Maâmoura, Dirah, Bordj O’khriss, Kadiria, Bouira, Lakhdaria, Aïn Laloui, Aïn Hdjar, Bir Ghbalou, Aomar et El- Hachimia. Il faut rappeler que, lors des inondations de l’automne dernier, dans la ville de Sour El- Ghozlane, des populations ont été sérieuse- ment affectées et évacuées pour avoir vécu un déferlement inouï des eaux dans leurs habita- tions, faute de bouches d’évacuation et autres avaloirs qui étaient certainement obstrués.

“Pour assurer le bon fonctionnement de tous ces ouvrages réalisés, il est impératif de veiller au curage des canaux en béton et des oueds de tous débris et autres objets gênant le ruissellement des eaux pluviales. Ainsi que le nettoyage des points de jonction canal-ouvrage sous-terrain et le curage de têtes regards et avaloirs”, a sou- tenu le même responsable. Trois autres pro- jets relatifs à la lutte contre les inondations sont en voie de préparation, d’après le rapport éta- bli par la DRE. En outre, un autre programme prévisionnel de lutte contre les inondations a été également abordé par le représentant de l’Office natio- nal de l’assainissement (ONA), au cours de cet- te réunion. Ce programme vient compléter les actions entreprises dans ce sens et il s’agit d’une opération de curage préventif des avaloirs et

de surveillance qui a touché 31 communes gé- rées par l’ONA, sur les 45 que compte la wi- laya de Bouira. Pour ce qui est de la protection des berges et des oueds, et afin d’éviter les dan- gers des grandes crues, la pose de 450 000 m 3 de gabion a été effectuée dans les oueds Isser, Zaiane, Maâmoura, Djemaâ, Sahel, El-Haki- mia, Belhmahim et Edhous. Le débordement des oueds pose un grand pro- blème aussi, puisque l’année dernière, l’oued Dirah qui traverse la commune de Hadjra Zer- ga, située à l’extrême sud de la wilaya de Boui- ra, avait emporté dans ses flots une petite fille de 10 ans, en débordant de manière surprenan- te, suite aux pluies torrentielles qui se sont abattues. Le corps sans vie d’un villageois de 31 ans a été également repêché de cet oued.

FARID HADDOUCHE

SAÏDA

La forêt El-Okbane, destination préférée des familles

n La forêt El-Okbane, située à la sortie sud de la ville de Saïda, est la destination des familles en quête d’espace de quiétude et de fraîcheur, notamment en cette période estivale caniculaire. Cet espace boisé et ombrageux, s’étendant sur 37 hectares, est très visité par des familles, des groupes d’amis et des visiteurs venus d’autres régions du pays. La forêt se distingue par ses monticules, ses petites vallées traversées par des cours d’eau limpide et la richesse de son couvert végétal dégageant des odeurs et parfums enivrants. Ce lieu naturel — également désigné sous le nom de Forêt du Vieux Saïda — dispose également d’espaces pour la course, la pétanque et autres sports collectifs et individuels, ainsi que des parcours pédestres pour les randonneurs allant à la découverte des richesses et de la diversité du site. De nombreuses associations et équipes sportives y programment des séances d’entraînement. Le cadre est favorable à de tels exercices de préparation des athlètes. Des visiteurs soulignent encore que la forêt El-Okbane est le seul site qui offre aux habitants de la ville de Saïda et de ses alentours des structures de loisirs et de distractions. Cette forêt a bénéficié d’un programme de réhabilitation actuellement mis en œuvre. Une cascade d’eau artificielle est en cours de réalisation. Il est prévu également la pose de poteaux d’éclairage public, la construction de toilettes et autres sanitaires, ainsi que le désherbage et l’enlèvement des troncs d’arbres morts jonchant certains parcours.

APS

JIJEL

5 projets pour relancer le tourisme à Erraguène-Souici

D es demandes de réalisation de 5 projets tou- ristiques ont été introduites à la commune d’Erraguène-Souici (Jijel) pour relancer le sec-

teur du tourisme dans cette localité qui présente de nombreux atouts, a-t-on appris, hier, du président de l’Assemblée populaire nationale (APC). Il s’agit notamment d’un complexe touristique avec des dépendances, d’un village touristique, d’une au- berge de jeunes et d’un centre de sports et loisirs nau-

tiques, à proximité du barrage hydraulique de cet- te localité, juchée sur les hauteurs de Ziama-Man- souriah (Sud-Ouest), a expliqué, à l’APS, Saïd Bou- kefous. Ces projets, les premiers à être initiés par des pro- moteurs privés dans cette région rurale et monta- gneuse, nécessitent, cependant, une assiette fonciè- re de 11 hectares devant être récupérés d’une opé- ration d’extraction de terrains relevant du secteur fo- restier. Pour ce faire, la municipalité a entamé les dé- marches auprès des services concernés pour l’obten- tion de cette assiette devant recevoir ces projets so-

cioéconomiques et culturels. Selon le président de l’APC d’Erraguène-Souici, certains projets, dont les études sont déjà finalisées, vont être lancés dès que possible, une fois l’assiette foncière dégagée, souli- gnant que ces projets permettront de créer des em- plois et une nouvelle dynamique dans cette commu- ne qui vient de bénéficier de projets routiers et voies de communication pour assurer un développement harmonieux aux citoyens et le retour des populations à leurs localités d’origine. La promotion de l’activité touristique dans la com- mune d’Erraguène-Souici a connu un bon départ grâ- ce à de nombreuses actions de sports et de loisirs ini- tiées, il y a quelque temps, par des associations spor- tives en collaboration avec la municipalité. La commune d’Erraguène-Souici, située à environ 30 km du chef-lieu de la daïra de Ziama-Mansouriah et à une altitude de 661 mètres, est très connue pour son barrage hydro-électrique dont l’apport en éner- gie électrique dessert une bonne partie du pays.

APS

LIBERTE

Jeudi 18 août 2016

L’actualité en question

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ANSEJ N’EST PAS QU’ÉCHEC À BOUIRA

Les “success stories” de trois entrepreneurs

Dans l’imaginaire collectif, le dispositif de l’Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (Ansej) est synonyme d’endettement, d’achat de la paix sociale et, parfois, de poursuites judiciaires et même de peines de prison. Dans certains cas, cet a priori est fondé, dans d’autres, c’est l’exact contraire.

C e dispositif est une réussite, voire une “success story”, pour les entrepreneurs sérieux et ambitieux qui ont profité des crédits accordés par l’Ansej, non pas pour se pavaner en voi-

ture et verser dans l’excès, mais plutôt pour fonder leur petite entreprise, qui ne connaît pas la crise… À l’Ansej de Bouira, certains pro- moteurs ont non seulement réalisé leurs pro- jets, mais aussi remboursé leurs crédits et son- gent déjà à des extensions. Parmi ces cas de réussite, on retrouve différents créneaux, aux antipodes des clichés habituels, comme le transport en commun et autres pizzerias.

La cuniculture, un créneau porteur

Le premier cas est celui de Abdelkader Djeddi , un entrepreneur originaire de la commune d’Aïn Bessam (sud-ouest de Boui- ra), et qui s’est spécialisé dans la cuniculture. Un mot assez étrange, pour designer l’éleva- ge de lapins. “Tout a commencé en 2009, lorsque je fus conseillé par des amis afin de sol- liciter l’Ansej pour m’aider à faire aboutir mon projet. J’ai laissé cette idée de côté, et ce n’est qu’en 2013 que j’ai introduit mon dossier au- près de cet organisme”, racontera M. Djeddi. Et de poursuivre : “En cette date, j’ai obtenu un crédit de 160 millions de centimes, que j’ai totalement remboursé, dans le but d’acquérir des lapins dits de Nouvelle-Zélande.” Interro- gé sur la méthode d’élevage utilisée, notre in- terlocuteur précisera qu’elle s’appuie sur “des critères purement scientifiques”. “Je fais es- sentiellement de la sélection génétique, pour aboutir à une race idéale de lapins. À ce pro- pos, je tiens à dire que j’ai réussi à créer ma propre race et que je vais incessamment la bre- veter.” Et d’expliquer encore : “Le besoin quo- tidien en énergie du lapin varie en fonction du type de production mais aussi en fonction de la température ambiante”, a-t-il détaillé. M. Djeddi dit fournir actuellement des particu- liers, ainsi que des hôtels en viande de lapin.

0Louiza Ammi/Archives Liberté
0Louiza Ammi/Archives Liberté

“Depuis 2013, j’ai écoulé plus de 15 quintaux de viande de lapin, avec seulement 36 lapines et 4 lapins reproducteurs. Mon but est d’at- teindre les 100 lapines.” S’agissant des em- buches qu’il rencontre, cet éleveur insistera sur “le prix exorbitant” de l’aliment de cette espèce. “5 000 DA le sac de granulés, c’est extrêmement cher !”, s’emportera M. Djeddi, avant de lan- cer un appel aux pouvoirs publics, afin de “trouver une solution” à cet écueil de taille, se- lon lui.

Un opticien qui voit loin…

Pour Ferah Younès, un jeune opticien de la vil- le de Bouira, “l’aventure Ansej” a débuté en 2007, avec l’obtention d’un crédit dit mixte, à savoir de ses propres fonds et ceux de l’Ansej. “J’ai refusé l’aide de la banque, car étant mu- sulman pratiquant, le taux d’intérêt de la banque me paraissait s’assimiler à de l’usure (riiba, ndlr)”, a-t-il tenu à souligner. “Avec une somme de 300 millions de centimes et les faci-

Des projets Ansej ont brillamment réussi.

litations de l’Ansej, j’ai pu démarrer mon affaire et acquérir une machine sophistiquée

pour l’époque. D’ailleurs, j’ai rentabilisé mon business au bout de quelques années. J’ai même des salariés”, s’est-il félicité. Pour ce jeu- ne entrepreneur, l’affaire a tellement bien réus-

si qu’il songe désormais à agrandir son acti-

vité. “Je viens de soumettre un dossier d’ex-

tension. Il faut dire que les affaires sont floris- santes dans le domaine”, a-t-il indiqué. Dans

la foulée, nous apprenons par le biais de la

chargée de la communication de l’Ansej de Bouira, M lle Farida Si Nacer, que son dossier

a été validé par la commission. Toutefois,

M. Ferah regrette que ses efforts soient “fou- lés au pied” par le commerce informel des lu- nettes. “Nous faisons face à la montée en puissance du commerce informel des produits d’optique”, a-t-il déploré. Et de s’expliquer :

“Les citoyens achètent des lunettes contre- faites à bas prix en provenance d’Asie, qui peu- vent être cancérigènes pour la peau, surtout les

montures pour verres.” Cet investisseur exhorte les pouvoirs publics à “lutter sans relâche” contre le marché informel, lequel constitue un danger pour l’économie nationale et surtout la santé du consommateur.

Un local et rien d’autre

Le dernier exemple de réussite est celui d’une femme. M me Sonia D. Elle est spécialisée dans un secteur peu connu à Bouira. Celui du bien- être. Elle avait sa boutique de soins dermato- logiques et de bien-être sur l’axe financier de Bouira, avant de déménager vers la cité El- Thaoura. Cette entrepreneuse, mère de trois enfants et titulaire d’un diplôme de technicien supérieur (TS) en esthétique et soins du corps, a bénéficié d’un crédit Ansej en 2004, pour un montant de 80 millions de cen- times. “J’ai tout fait pour réussir dans ce do- maine que j’adore plus que tout. D’ailleurs, je me suis fait un point d’honneur pour exercer d’une manière professionnelle en utilisant des produits de très grande qualité, et Dieu merci, 12 ans après, j’ai des clients qui viennent des quatre coins du pays”, a-t-elle fait remar- quer. M me Sonia insiste sur “la qualité profes- sionnelle” des soins qu’elle prodigue dans son cabinet. Cependant, notre interlocutrice soulèvera un problème, lequel, selon elle, risque de la pousser vers la fermeture pure et simple ; celui du local. “À ce jour, je n’ai pas pu bénéficier d’un local digne de ce nom. À chaque fois, je loue à des sommes conséquentes et le propriétaire finit toujours par me de- mander de lever le camp. Comment peut-on exercer dans de pareilles conditions ?”, s’est-elle interrogée. En outre, cette esthéticienne affirme avoir frappé à toutes les portes, main en vain. “Le loyer que je paie peut aisément me servir à recruter des jeunes et, par conséquent, créer des emplois”, a-t-elle indiqué. À ce titre, elle interpelle les autorités concernées afin de lui céder un local à même de lui permettre de faire fructifier son affaire.

RAMDANE B.

SELON UN BILAN DU CNRC POUR LE 1 er SEMESTRE 2016

Hausse de 5,4% des créations d'entreprises

L e nombre de créations d'en- treprises a augmenté de 5,4% durant le 1 er semestre 2016

par rapport à la même période de 2015 avec 9 166 entreprises créées, indique un bilan du Centre national du registre du commerce (CNRC), dont l'APS a obtenu une copie.

“Globalement et par rapport à la fin 2015, il y a eu une augmentation du nombre de commerçants inscrits au

avec un

registre du commerce (

)

AÏN TÉMOUCHENT

taux appréciable en termes de créa- tions d'entreprises”, commente le CNRC. La production de biens (2 766 entreprises créées), les services (2 846), l'importation (1 534), la dis- tribution de détail (1 071) et la dis- tribution de gros (1 027) sont les sec- teurs contribuant le plus à cette hausse, précise le centre. D'un mois à un autre, les immatri- culations (créations) évoluaient entre hausse et baisse durant le 1 er se-

mestre. C'est le mois de février qui a enregistré les plus importantes immatriculations avec la création de 1 689 entreprises suivi du mois de mars (1 674), de janvier (1 594), de mai (1 530), d'avril (1 408) et de juin (1 271). Ainsi, ces nouvelles créations ont porté le nombre global d'entreprises (personnes morales) activant en Al- gérie à 169 292 entreprises, soit 9% du nombre total des opérateurs ins-

crits au registre du commerce qui s'élève à 1 869 435 opérateurs. 32,8% (du nombre global) d'entre- prises sont implantées à Alger avec 55 624 entreprises actives, suivie d'Oran et de Sétif en deuxième et troisième positions avec respective- ment 7,94% (13 435) et 4,98% (8 430) du nombre total d'entre- prises. S'agissant de la nature des ac- tivités, 32% (du total) sont inscrites dans les services, 29% dans la pro-

duction de biens et 20 dans le secteur de l'importation pour la revente en l'état. Pour ce qui concerne les en- treprises étrangères, 349 entités ont été créées durant les six premiers mois de l'année, portant leur nombre global à 10 064 entreprises à fin juin 2016. Les nationalités les plus pré- sentes sont les entreprises françaises (1 993 sociétés), syriennes (1 188), turques (869), chinoises (850) et tunisiennes (690).

Une quinzaine de projets dans l’attente d’une autorisation

P as moins de quatorze projets d’investissement dans le domaine du tourisme thermal sont dans l’attente d’une autorisation préalable à leur lancement, a

annoncé, hier, le wali d’Aïn Témouchent. Ces projets avalisés n’attendent plus que l’autorisation du ministère des Ressources en eau pour lancer les travaux de leur réalisation dans la zone d’expansion touristique (ZET) de Hammam Bouhadjar, a indiqué Hamou Ahmed Touhami, lors d’un conseil de wilaya consacré à la préparation des procédures à mener en prévision des saisons automnale et hivernale.

Le wali a, par ailleurs, affirmé qu’un dossier sera déposé la semaine prochaine au ministère de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, portant sur une révision de l’exploitation des eaux thermales de Hammam Bouhadjar, et le lancement des 14 projets concernés. Dans ce même cadre, une équipe de l’Agence nationale des ressources hydriques (ANRH) est attendue à Hammam Bouhadjar pour étudier ce dossier et rendre une réponse définitive concernant l’exploitation des eaux thermales de la région. Le wali a rappelé, également, le lancement

prochain par l’investisseur Djillali Mehri du projet de réalisation d’une ville touristique à Madagh 3, relevant administrativement de la wilaya. Une superficie de 206 hectares est dégagée à cet effet, a-t-il signalé. Par ailleurs, cette rencontre a été consacrée à la préparation de la rentrée sociale et à la mobilisation des moyens pour prévenir et lutter contre les inondations et autres catastrophes naturelles. Chaque commune doit désigner un responsable pour gérer ce dossier, notamment, en ce qui concerne l’entretien des réseaux d’assainissement avant la saison de pluie.

D. R.

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L’Algérie profonde

Jeudi 18 août 2016

LIBERTE

R. 8 L’Algérie profonde Jeudi 18 août 2016 LIBERTE BRÈVES du Centre MANQUE DE TRANSPORT À

BRÈVES du Centre

MANQUE DE TRANSPORT À GUERROUMA (BOUIRA)

Aïn El-Beïda enclavée

Les villageois d’Aïn El-Beïda, relevant de la commune de Guerrouma, 66 kilomètres au nord- ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, éprouvent les pires difficultés à vaquer à leurs occupations. La cause ? Ils souffrent le martyr, quotidiennement, faute de moyens de transport. Certains usagers affirment que pour se rendre au chef-lieu communal ou bien vers d'autres localités voisines, il faut attendre presque une demi- journée pour voir un fourgon pointer le bout de son capot. En effet, les quelques citoyens rencontrés se plaignent de cette situation qui dure depuis plusieurs années. Cette crise du transport agace, au plus haut point, les villageois. Les arrêts de bus sont quasi déserts, laissant les citoyens dans la tourmente. Les bus à destination des communes voisines, telles que Lakhdaria, Maâla, Kadiria et même d'autres localités limitrophes sont, pour ainsi dire, absents. Par exemple, pour rejoindre le chef-lieu communal, il faut s'armer de beaucoup de patience, car entre deux bus qui passent, il s'écoule plusieurs heures. Cette absence de transport rend la vie dure aux habitants d’Aïn El-Beïda, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Les quelques usagers interrogés pensent que les transporteurs sont trop gourmands et qu'ils privilégieraient les grandes agglomérations au détriment des petits hameaux. Du côté des transporteurs, c’est un tout autre son de cloche. Certains d’entre eux, évoquent sans détour, les “incohérences” des services du transport de la wilaya. “J’aimerais bien desservir tous les hameaux, mais je n’en ai pas le droit”, affirmera un transporteur desservant la ligne Boukrem-Maâla. Ces incohérences et cette anarchie, qui sont encore plus remarquables au niveau des petites localités de la wilaya, ont été récemment soulevées par les responsables locaux, lors de la dernière session de l’APW.

R. B.

Dix communes privées d'eau potable

Les habitants des communes de Bouira, El Esnam, Bechloul Ath Laâziz, Ath Leqsar, Ouled Rached, Taguedit, Boprdj O’khriss, Mesdour et Oued El Berdi, sont privées d’eau depuis avant hier. Et pour cause, une panne s’est produite dans la conduite principale de distribution d’eau potable (R1.000), située à la hauteur du barrage de Tilesdit qui alimente les communes citées et des travaux sont effectués par la société Hydro Aménagement. En attendant les citoyens souffrent du manque surtout en plein mois d’août.

FARID HADDOUCHE

Un autre hiver sans gaz à Maâla ?

La commune de Maala, à 55 de kilomètres à l’ouest de Bouira, n’est toujours pas raccordée au réseau du gaz naturel, malgré le passage d'un réseau à proximité. Ainsi et selon certains villageois rencontrés, l’étude du projet de raccordement a été réalisée en 2011. Cependant et faute de financement, les travaux de réalisation tardent à voir le jour. En effet, les habitants de cette municipalité, perchée sur les hauteurs de la daïra de Lakhdaria, ne cessent de réclamer d’être approvisionnés en cette énergie. “Le réseau existe, il suffit juste de procéder à son extension pour toucher tous les foyers de notre village. Nous avons saisi le maire et toutes les autorités concernées afin de prendre en charge l’opération, mais, malheureusement, le problème subsiste toujours”, nous a-t-on indiqué. Ali, un fermier de cette région, notera que ce projet est “comme le loup blanc, on en parle, mais personne ne l’a vu !”, ironise-t-il avant d’enchaîner en mettant en exergue la pénurie flagrante du gaz butane :

“Durant les périodes hivernales, les bonbonnes de gaz butane sont quasiment introuvables aux dépôts de gaz. Ce qui ouvre la porte à des particuliers qui taxent la bouteille à 500 DA, voire plus dans certains cas !” Cet état de fait a suscité l'ire des villageois qui recourent toujours à la bonbonne de gaz, dont la disponibilité n'est pas souvent assurée. Selon l’un des villageois, le projet de raccordement a été inscrit dans le cadre des PSD de la wilaya, depuis plus de deux ans, mais, à présent, rien ne s’est concrétisé.

R. B.

MÉDÉA

Relogement des familles se trouvant sur le tracé de doublement de la RN01

Les habitations situées sur le tracé entre le PK 20 et le PK 21 au lieudit Rezarza, à l’entrée nord de la ville de Médéa, ont fait l’objet, lundi, d’une visite du wali par intérim, Hadj Mokdad, qui s’est rendu sur les lieux pour s’enquérir sur place de l’avancement de l’opération qui devra concerner près de 50 familles.

de l’opération qui devra concerner près de 50 familles. L e relogement des propriétaires de terrains

L e relogement des propriétaires de terrains situés sur la ligne de doublement de la RN01, dont la réalisation est confiée à une entreprise chinoise, per- mettra d’imprimer un rythme

plus rapide aux travaux en cours qui s’étendent de la Chiffa à Berrouaghia sur une longueur de 53 km, est-il indiqué. Les habitations situées sur le tracé entre le PK20 et le PK21 au lieudit Rezarza, à l’en- trée nord de la ville de Médéa, ont fait l’objet, lundi, d’une visite du wali par inté- rim, Hadj Mokdad, qui s’est rendu sur les lieux pour s’enquérir sur place de l’avan- cement de l’opération qui devra concer- ner près de 50 familles. Les travaux sur le tronçon situé entre les deux points cités ont été longuement

Près de cinquante familles seront concernées par le relogement.

ralentis des suites des difficultés liées au problème d’indemnisation des riverains dans un premier temps, puis au reloge- ment des familles touchées, dont le nombre a été difficile à établir mais qui a fait, finalement, l’objet d'une révision à la baisse, dans un second temps. Et pour cause, le problème relatif à l’ex- propriation des propriétaires des parcelles situées sur le tracé et de leur indemnisa- tion a nécessité des arbitrages de plusieurs services de l’administration pour l’inclu- sion ou la non-inclusion des parcelles situées sur le tracé dans le périmètre urbain. Le refus des modalités de leur indemnisation dans le cadre des textes relatifs à l’expropriation pour utilité publique et le calcul du mètre carré de terre ayant constitué le nœud gordien lors

des premières consultations, imposant même l’intervention du wali de l’époque. Maintenant que le projet a atteint un taux d’avancement positif sur tout le tronçon autoroutier, en dépit des travaux menés sous circulation, comme souligné par le directeur des travaux publics, le reloge- ment des familles de Rezarza va donner une meilleure dynamique à la réalisation des travaux de doublement. Ce qui laisse espérer que le projet sera livré dans les délais convenus après l’opé- ration de relogement, en toute certitude au cours de l’année 2017, selon une décla- ration du DTP. Ce dernier n’a d’ailleurs pas manqué de demander aux automobi- listes de rester patients pendant la durée des travaux.

M. EL BEY

VISITE DE CHANTIERS DANS LES COMMUNES DE DRAÂ SMAR ET MÉDÉA

La rentrée scolaire en point de mire

L a préparation de la ren- trée sociale est active- ment menée par les auto-

rités locales, comme l’attestent

les nombreuses sorties sur ter- rain du wali en compagnie de ses collaborateurs et des élus de l’APW. Plusieurs projets en cours de réalisation ont été au menu de la dernière sortie du wali par intérim, Hadj Mokdad, qui a consacré sa visite, lundi, aux chantiers en cours de réalisation de struc- tures relevant des secteurs éducatif et de l’enseignement supérieur localisées dans les communes de Médéa et Draâ Smar. La délégation conduite par le wali par intérim a pu constater de visu l’état des infrastructures devant être livrées à la prochaine rentrée

scolaire, à savoir un CEM base 7, 2 groupes scolaires totali- sant 1600 places pédagogiques situés au nouveau pôle urbain.

Dans son intervention, le wali a demandé à ses interlocuteurs une plus grande rationalisa- tion des moyens qui sont mis à leur disposition, notamment en ce qui concerne l’exploita- tion des équipements installés dans les structures de l’ensei- gnement supérieur. C’est ainsi qu’il a été procédé au cours de la visite à la livraison au profit de l’université de nouvelles salles de cours et de 2 salles de

conférences d’une superficie de 1224 m 2 chacune. Ces nou- velles acquisitions devront permettre de réduire le déficit en places pédagogiques que connaît l’université Yahia- Farès depuis plusieurs années, faute de réceptions nouvelles. Les autres haltes de la déléga- tion accompagnant le wali par intérim ont eu lieu aux quar- tiers périphériques de la ville de Médéa, où un CEM à Ras

500 bottes de paille et une étable ravagées par le feu

Un violent incendie s’est déclaré, avant-hier, au lieudit Fraction Hammam Touansa (commune de Tablat, 120 km à l’est du chef-lieu de wilaya), causant d'importants dégâts. Les flammes ont rapidement ravagé quelque 500 bottes de paille déposées près d’une étable de 33 m de long sur 8 m de large et ont détruit une étable dans sa totalité. La maîtrise du sinistre

par les agents de la Protection civile a duré près de 3 heures et la mobilisation d’importants moyens de lutte pour circonscrire le danger et empêcher les flammes de se propager à une autre

étable proche.

M. E.-B.

Kellouche et un groupe scolai- re à Batti sont en cours de réa- lisation. Un nouveau lycée situé dans la commune voisine de Draâ Smar a également fait l’objet de la visite du wali, qui a fait remarquer aux respon- sables du secteur que les défis à relever portent sur le respect des échéances pour que tout le monde soit au rendez-vous. Au cours des échanges qui ont suivi avec les responsables locaux, il a été mis l’accent sur la nécessité de parer à tout retard de réalisation ou laxis- me pouvant induire des per- turbations des chantiers. “Les projets retenus dans le cadre des programmes de développe- ment doivent être livrés dans les délais impartis et dans les conditions de réalisation qui garantissent une qualité totale des infrastructures et des équi- pements d’accompagnement.”

M. E.-B.

LIBERTE

Jeudi 18 août 2016

L’Algérie profonde

9

ORAN

Réalisation d’un hôtel sur une terre agricole

En effet, comment peut-on réaliser un hôtel sur une terre agricole avec un simple désistement ?

“Il y a des facilités de toutes parts. Il suffit d’approuver l’extension du PDAU, et la parcelle agricole disparaît de la carte.”

A pparemment ni dé- cret présidentiel ni instructions des mi- nistres de l’Agricul- ture successifs à pro- pos de la préserva-

tion des terres agricoles contre l’avancée du béton ne suffisent plus. Les déclarations des ex-ministres de l’Agriculture, Sid Ahmed Fer- roukhi : “Pas de logements ou autres sur les terres agricoles” ou celle de Abdelwahab Nouri : “On ne peut pas rester indifférent face aux crimes perpétrés contre les terres agricoles qui se transforment en chantier”, n’ont pu freiner la dilapidation du foncier agricole. À chaque extension de PDAU, des terres agricoles de haute valeur sont ainsi sacrifiées. La preuve, l’EAC (ex- ploitation agricole collective), ex-do- maine Si Fodil, vit ses derniers mo- ments si le projet d’un hôtel se concrétise sur sa parcelle de terre agricole mitoyenne à la station- ser- vice de Oued Tlélat. “L’un des membres de l’EAC s’est désisté d’une parcelle d’une superficie de 2 ha de terre agricole au profit d’un inves- tisseur sans aucune concertation avec l’ensemble du collectif”, confie un des membres de cette exploita- tion avant d’ajouter : “Le partage de l’EAC n’a jamais été entamé entre ses différents membres et nous avons la mainlevée sur tout le patrimoine de l’exploitation et personne ne peut prendre une décision unilatérale”. En effet, comment peut-on réaliser un

unilatérale” . En effet, comment peut-on réaliser un BRÈVES de l’Ouest TINDOUF 36 affaires enregistrées par

BRÈVES de l’Ouest

TINDOUF

36 affaires enregistrées par la police en juillet

n La police judiciaire de la Sûreté de

la wilaya de Tindouf a enregistré

36

affaires, en juillet dernier, dont

10

relatives aux atteintes contre les

personnes, 21 atteintes contre les biens et 4 relatives aux crimes économiques et financiers. Concernant la lutte contre les drogues, la police a traité une seule affaire relative à la détention et à la commercialisation de psychotropes, qui a permis de saisir 360 comprimés psychotropes. Les mêmes services ont arrêté 26 individus, dont 9 ont été présentés devant la justice qui a placé trois d’entre eux en détention provisoire.

R. ROUKBI

MASCARA

Écroué pour vente illégale de boissons alcoolisées

n Les policiers de la 1 re sûreté

urbaine de Mascara ont arrêté un revendeur de boissons alcoolisées et saisi 166 unités de divers types dans son domicile au quartier de Bab Ali. Le mis en cause, âgé de 31 ans, a été placé en détention.

A. BENMECHTA

D. R.
D. R.

hôtel sur une terre agricole avec un simple désistement ? “Il y a des fa- cilités de toutes parts. Il suffit d’ap-

prouver l’extension du PDAU, et la parcelle agricole disparaît de la car- te”, souligne notre source. Plus gra-

Des terres agricoles sont exploitées à d’autres fins.

ve encore, la commission technique de la daïra de Oued Tlélat s’est dé- placée sur le site pour le préserver

Agression de deux maîtres-nageurs aux Andalouses

n La Gendarmerie nationale a ouvert une enquête après l’agression de deux agents saisonniers de la Protection civile. En début de soirée de mardi, vers 20h, des individus, munis d’armes blanches et de taser, se

sont attaqués à deux surveillants de baignade sur la plage des Andalouses qui s’apprêtaient à quitter les lieux après leur journée de travail. A. K., 23 ans, a reçu des coups à une jambe alors que B. B., 41 ans, a été blessé au bassin et aux jambes. Ils ont été évacués vers les urgences de l’hôpital de Aïn El Turck.

AYOUB A.

d’une habitation mitoyenne et constater qu’elle n’entrave pas le projet de l’hôtel alors que “nous avons payé le patrimoine de l’ex- ploitation, et nous avons obtenu la mainlevée. Pourquoi la commission technique n’a-t-elle pas invité les membres de l’EAC pour en savoir plus sur la situation de l’indu occu- pant et de la parcelle du projet”, s’insurge un membre de l’EAC. Les exploitants sollicités ignorent tota- lement la procédure engagée par les autorités locales pour urbaniser la parcelle agricole. Pourtant, maquette et plans sont déjà disponibles, ce qui montre que le projet est en bonne voie et que seu- le la justice tranchera sur le litige entre exploitants et investisseur. L’affaire n’en est qu’à ses débuts et les exploitants sont décidés à faire va- loir leurs droits.

NOUREDDINE BENABBOU

Quatre blessés dans une rixe entre Subsahariens et locaux

n Une rixe qui a éclaté entre des Subsahariens et des locaux, ce mardi après-midi, au niveau de la cité Millenium, commune de Bir El Djir a fait quatre blessés, âgés entre 27 et 35 ans. Souffrant de fractures et de traumatismes, ils ont été évacués vers les urgences de l’EHU. La police a ouvert une enquête.

A. A.

MOSTAGANEM

La salle de basket-ball dans un état lamentable

S i le complexe sportif de Mostaganem (Opow) offre l’image extérieure d’une vétusté avan- cée, la salle de basket-ball mitoyenne de la

piscine couverte où s’entraînent les équipes locales

ainsi que les handisports de basket-ball (OJM et

Affak Mostaganem) est dans un état de délabre-

ment avancé. Un petit tour aux vestiaires nous renseigne sur l’insalubrité totale des lieux (absence d’eau chaude, de chauffage et des commodités les plus basiques). En compagnie de l’entraîneur de l’OJMB nous avons pu constater l’abandon des lieux et les difficiles conditions dans lesquelles évo- luent les équipes locales marginalisées qui végè- tent à l’ombre du football-roi. Une pièce essen-

tielle pour tout sportif demeure inutilisable, ce sont les vestiaires qui ne disposent d’aucun équipement hors sol, afin de permettre l’accueil convenable des jeunes joueurs passionnés de sport et de basket-ball en particulier, consentant beau- coup d’efforts sur le parquet pour honorer la vil- le et la wilaya de Mostaganem. Aux dernières nouvelles, le président-directeur général du Contrôle technique de la construction (CTC) a dépêché, lundi dernier, à la demande du wali de Mostaganem, une équipe d’ingénieurs pour expertiser sérieusement le stade de l’Opow de Mostaganem. Cette équipe contribuera à ter- miner les études et à entamer les travaux de ré-

fection, programmés en deux phases. Mais la question qui se pose est celle relative à l’éventuelle réfection de la salle de basket-ball ! Car pour le moment, selon le chargé de la surveillance des lieux, M. Mansour, “depuis 1984, date de la mise en fonction de la grande salle, aucune restauration sérieuse n’a été entreprise, et la rouille sur les grillages est visible”. La salle du contrôle de dis- tribution de l’électricité est dangereuse car l’ins- tallation est vétuste et doit être rénovée. D’ailleurs, les lampes du grand plafond ne sont plus fonc- tionnelles et seuls les projecteurs latéraux sont en état de marche.

M. SALAH

AÏN TÉMOUCHENT

15 morts sur les routes depuis janvier

L commission mixte de la sécurité routière de la wi-

a

laya chargée d’élaborer un plan de travail pour la lut-

contre les accidents de la circulation à travers une

série de propositions a tenu sa seconde réunion au siège de la wilaya. Ce plan de travail, qui entre dans le cadre d’un programme national et qui a atteint 90%, sera présenté au cours de la prochaine semaine à la commission ad hoc

pour approbation avant qu’il ne soit transmis au minis- tère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Cette commission qui s’est basée, rappelons-le, sur des rap- ports élaborés par les services spécialisés depuis plusieurs années, a constaté que les mois de juillet et août enregis- trent le plus grand nombre d’accidents de la circulation par rapport au reste de l’année. À ce titre une large campagne de sensibilisation sera me-

te

née dès la semaine prochaine sur l’ensemble des plages et des axes routiers du littoral au profit des automobilistes avec la collaboration de toutes les parties concernées, y compris les associations. De son côté, la Protection civile a enregistré une hausse sensible en matière d’accidents de la circulation depuis le mois de janvier de l’année en cours avec 471 accidents qui se sont produits aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du tissu urbain à travers l’ensemble du réseau routier de la wilaya. Selon le lieutenant Bekkar Mourad, chef de bu- reau des risques majeurs auprès de la direction de la Pro- tection civile de la wilaya de Aïn Témouchent, ces acci- dents ont fait 15 morts dont 14 jeunes et une femme ain- si que 547 blessés.

M. LARADJ

MISE AU POINT

La SDEGO nous écrit

n Nous avons lu avec grand intérêt l’article paru dans votre journal du 11/8/2016 en page 11 sous le titre “Les habitants de Tanezara veulent un meilleur cadre de vie”. Après la demande émanant de la direction de la programmation et suivi budgétaire de la wilaya de Sidi Bel-Abbès au sujet du raccordement de ces locaux commerciaux au réseau électrique, un devis estimatif a été établi à cet organisme le 23/6/2015, mais aucune suite n’a été donnée à ce jour.

LE DIRECTEUR DE DISTRIBUTION DE SIDI BEL-ABBÈS

10

L’Algérie profonde

Jeudi 18 août 2016

LIBERTE

10 L’Algérie profonde Jeudi 18 août 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Est CONSTANTINE Une explosion de gaz

BRÈVES de l’Est

CONSTANTINE

Une explosion de gaz fait deux blessés

n Une forte explosion de gaz est

survenue avant-hier en début d’après-midi dans une maison (R+1)

à la cité Guemas, dans la périphérie

nord de la ville de Constantine. Deux personnes (âgés de 3 et 16 ans) ont été blessées dans l'explosion. Par ailleurs, deux véhicules se trouvant dans le périmètre de l'accident ont été carbonisés, et les façades de quatre maisons mitoyennes ont été touchées. Les dégâts auraient été plus importants si les locataires de la maison en question n'étaient pas partis à la mer, très tôt dans la matinée. Selon des sources concordantes, une fuite serait à l'origine de l'explosion, d’autant que les équipes de Sonelgaz étaient déjà sur les lieux pour des travaux de réparation.

INÈS BOUKHALFA

SÉTIF

La crèche communale à l'abandon à Beni Fouda

n Au moment où les travaux de

concrétisation de nombreux projets de crèches dans plusieurs communes de la wilaya de Sétif n'ont pas été lancés pour une raison ou une autre, voire certains projets gelés carrément, dans la commune de Beni Fouda (nord-est de Sétif), cette structure qui a été réalisée depuis plus de 3 ans est laissée à l’abandon, au grand dam des familles. Selon des témoignages recueillis, cette bâtisse est actuellement dans un état déplorable. “C’est inacceptable de laisser cet édifice construit avec l’argent du contribuable se dégrader de jour en jour. Les vitres ont été brisées et les fissures de plus en plus visibles. Malheureusement, cette structure, qui devait être un espace qui accueille les petits enfants, est livrée à elle-même devant l’indifférence des élus locaux”, nous dira un habitant. Et à un autre d’ajouter : “Pourquoi construire une telle structure, dont le besoin est pressant, sans que la population n'en profite ? C’est du gaspillage.” Selon les responsables de l’APC, le montant pour l’exploitation, l’ouverture de cet édifice est trop élevé suivant les clauses du cahier des charges régissant les crèches. Selon une source locale, les investisseurs fuient ce genre d’activités, puisque le montant exigé est estimé à plus de 350 millions de centimes, et ne peut pas être rentable.

A. LOUCIF

Saisie de 47 500 sachets de tabac à chiquer contrefait

n Les services de la sûreté de la

daïra de Saleh-Bey au sud de Sétif ont saisi, dernièrement, une

quantité de 47 500 sachets de tabac

à chiquer contrefait destinée à la

commercialisation clandestine, a-t- on appris de la cellule de communication de la Sûreté de wilaya. En effet, agissant sur informations recueillies par lesdits services et faisant état de l’introduction d’une quantité importante à bord d’un véhicule utilitaire, un point de contrôle a été établi qui a permis l’arrestation d’un individu âgé de la trentaine. À noter que cette région est connue pour la culture du tabac. À signaler aussi que les services de police de cette daïra ont pu saisir, durant les dernières semaines, une quantité importante de tabac à chiquer contrefait ainsi que du tabac brut (feuilles et tiges de tabac) estimée à plus de 70 q et 80 000 sachets.

A. L.

PROLIFÉRATION DES MARCHANDS DE GLACES

Gare aux intoxications alimentaires à Guelma !

Certains vendeurs utilisent souvent du lait en poudre, à défaut de lait cru ou en sachet, des œufs, parfois non frais, de l'eau de qualité douteuse, des colorants et des aromes parfois périmés, et confectionnent des tas de glaces au chocolat, à la vanille, aux fraises et autres.

D. R.
D. R.

D urant la saison estivale, les mar- chands de glaces reprennent leurs activités, car ce créneau est lucratif et n'exige pas un inves- tissement conséquent. Ces com- merces poussent comme des

champignons dans tous les quartiers et cités du chef-lieu, des localités, agglomérations et cam- pagnes de la wilaya de Guelma. Cette activité n'étant sûrement pas réglementée par les services compétents attire beaucoup de candidats qui louent ou achètent les équipements indispen- sables pour la préparation des glaces, aux diffé- rents parfums, qui seront servies dans des cor- nets ou des pots en plastique. Une petite virée nous a permis de constater la présence de ces marchands de glaces au niveau des cafétérias, boulangeries, épiceries, kiosques, rôtisseries, pizzerias, gargotes, etc. Les clients, notamment des enfants, font la chaîne pour s'offrir une gla- ce rafraîchissante et n'accordent aucune im- portance aux conditions d'hygiène. En effet,

certains vendeurs s'autoproclament marchands de glaces et apprennent sur le tas la confection de ces produits sensibles qui exigent cependant

Les vendeurs de glaces ne se soucient point des conditions d’hygiène.

expérience et savoir-faire. Ils utilisent souvent du lait en poudre, à défaut de lait cru ou en sachet, des œufs, parfois non frais, de l'eau de qualité dou- teuse, des colorants et des aromes parfois péri- més, et confectionnent des tas de glaces au cho- colat, à la vanille, aux fraises et autres. Peu sou- cieux des conditions d’hygiène, ils ne nettoient pas suffisamment les ustensiles et équipements, faute de contrôles des services concernés. Les prix sont exorbitants et n'obéissent à aucu- ne logique, car chacun les fixe à sa guise. Des pa-

rents se sont rapprochés de nous pour tirer la son- nette d'alarme et prévenir les risques potentiels d’intoxications alimentaires, comme ce fut le cas les années écoulées. De toute évidence, il faut sé- parer le bon grain de l'ivraie, car il existe heureu- sement d'honnêtes marchands de glaces expéri- mentés qui jouissent d'une renommée incontour- nable. Il appartient aux services compétents de réglementer cette activité et de sanctionner les dé- faillants, car la santé d'autrui est sacrée.

HAMID BAALI

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Arrestation d’un charlatan en plein centre-ville

n Les éléments de la police judiciaire relevant de la première sûreté urbaine de Bordj Bou-Arréridj ont procédé à l’arrestation d’un charlatan déguisé en taleb et vêtu tout en blanc, originaire de la commune de Djaâfra. II a été arrêté dans un magasin de vente de plantes médicinales à Bordj Bou-Arréridj, en possession de plusieurs têtes et de peaux d’animaux, de 3 couteaux et autres matériels de sorcellerie. Le mis en cause, âgé de 67 ans, profitait des malheurs et des

maladies des gens pour les tromper en leur proposant ses services sous forme d’amulettes portant bonheur ou guérison, chassant ainsi toutes les malédictions. Ces produits douteux font l’objet d’analyses auprès d’un laboratoire, a- t-on appris. Présenté devant le tribunal de Bordj Bou-Arréridj, le charlatan a bénéficié d’une citation directe pour escroquerie et charlatanisme.

CHABANE BOUARISSA

VOIES PUBLIQUES À ANNABA

Opération de désherbage ou… pyromanie ?

À Annaba, les ouvriers qui tra- vaillaient dans le cadre des programmes Blanche Algé-

rie, ainsi que ceux de certaines APC de la wilaya de Annaba, en charge de l’assainissement de la voirie, sont habitués beaucoup plus à procéder à des bricolages et fuite en avant pour éviter de faire des efforts phy- siques, a-t-on constaté sur le terrain. C’est le cas, entre autres, des tra-

vailleurs en charge des opérations de nettoiement des abords des voies

publiques, surtout hors zones ur- baines et les désherbages des espaces situés entre les glissières de la voie à grande circulation Annaba- Ber- rahal. Des agents en charge des opérations d’assainissement, à l’ima- ge de celles lancées bien avant le dé- but de la saison estivale, aux abords de la RN 44, reliant Annaba à Ber- rahal, refusent de faire le désherba- ge. Et pour accomplir leur tache avant le passage du chef d’équipe ou des élus… ils mettent carrément le

feu aux herbes, polluant ainsi l’en- vironnement et asphyxiant les usa- gers des routes. Aussi, des dizaines d’arbustes et lau- riers rosses plantés depuis des an- nées déjà tout au long de cette voie, ont été ravagés par les flammes cri- minelles. Par la force des choses, cet- te manière d’agir est devenue la règle. “Il suffit d’un litre d’essence et une allumette pour que l’affaire soit bouclée. Pourquoi donc faire au- tant d’efforts et de sueur ?”, a expli-

qué un ouvrier rencontré sur les lieux. Même les tas d’amas compo- sés de branches d’arbres et surtout de bouteilles en plastique, ne sont plus évacués en camion vers la dé- charge publique El-Guelta Sergua dans la daïra d’El-Bouni, mais aus- si incinérés sur place. Comble de l’ironie, tout cela se passe sous les yeux des passants et au su des ser- vices techniques et des autorités locales.

BADIS B.

11

LIBERTE

Jeudi 18 août 2016

Reportage

À TIGZIRT ET AZEFFOUN, LES PRIX SONT INABORDABLES

Littoral de Tizi Ouzou :

une destination prisée mais trop coûteuse !

Des plages littéralement prises d’assaut par des milliers d’estivants en quête de tranquillité, de repos et de villégiature.

nauté immigrée qui a afflué sur le littoral ka- byle cette année”, apprend-on encore. “La tendance des fréquentations est dans son en- semble en baisse comparativement aux années précédentes”, assure pour sa part le responsable de l’office du tourisme de Tigzirt. Une virée dans plusieurs hôtels a, en effet, permis de conclure qu’il n’est plus nécessaire de réserver sa chambre longtemps à l’avance, comme ce

fut le cas avant. Fini le temps des longs séjours

à l’hôtel.

Même la location chez le privé, qui a donné lieu

à une véritable économie informelle notam-

ment durant cette dernière décennie à Azef- foun et Tigzirt, est devenue trop coûteuse pour les vacanciers. Sur le front de mer, les prix de la location sont quasi inaccessibles. “Selon la durée du séjour, les prix varient entre 10 000 et 15 000 DA la nuit pour un F3 équipé”, nous renseigne un locataire. À environ 500 m de la plage, un studio est proposé à 5 000 DA la nui- tée et un F3 à 7 000 DA. À Tigzirt, les prix des locations varient également entre 7 000 et 10 000 DA en fonction de la proximité des lo- gements avec les plages. “Ici les logements dont le nombre augmente d’année en année avec la multiplication des projets immobiliers privés ne trouvent plus toujours preneur, mais les pro- priétaires préfèrent maintenir leurs prix, même dans le cas où ils ne louent pas”, nous explique un habitant d’Azeffoun. Pour de nombreux va- canciers, ces prix sont devenus inabordables, d’autant que l’hébergement ne constitue qu’un chapitre dans les dépenses du séjour.

Le squat des plages : une autre source de dé- penses

Si dans les plages de l’Algérois, les services de la gendarmerie ont fini par se déployer pour mettre un terme au squat des plages et faire ain-

si respecter l’instruction du gouvernement por- tant sur la gratuité des plages, sur le littoral de la wilaya de Tizi Ouzou les plages continuent

à constituer un véritable fardeau pour les es-

tivants. À Tigzirt comme à Azeffoun, de grandes surfaces du rivage continuent à être squattées par des dizaines, parfois des centaines de tentes en toile, parasols, chaises et tables im- plantés très tôt dans la matinée et qui empê- chent les estivants de placer leurs propres effets. Une méthode bien connue pour contraindre les estivants à mettre la main à la poche. Et à quel prix ! Entre 700 à 800 DA la tente, 300 DA le parasol, 400 DA la table et 100 DA pour chaque chaise louée auxquelles s’ajoutent 100

À peine la descente du Caroubier entamée, c’est une plage four- millante qui s’offre aux yeux avec un vaste parking où les vé- hicules sont en stationnement à perte de vue, une forêt de pa-

rasols et de tentes jonchant son rivage de sable doré et des milliers de silhouettes en mouve- ment dans tous les sens. Conjuguée à l’air frais provenant de la mer, cette vue fait, toutefois, vite d’apaiser l’esprit mis

à rude épreuve durant le long et infernal embou-

teillage à l’entrée de la ville, provoqué par un barrage de police qui, avec ses herses et ses barricades en béton, n’est pas sans rappeler qu’à Azeffoun le tourisme a été longtemps rythmé par le terrorisme. Il faut s’échiner plutôt à se trouver une place au parking puis une autre pour caser son pa- rasol. Ce qui est loin d’être une sinécure, ce mardi en début d’après-midi, au Caroubier, comme à la plage du centre-ville ou aussi à Sidi Khelifa et au Petit-Paradis, à une vingtaine de kilomètres plus à l’Est. Des plages littéralement prises d’assaut par des milliers d’estivants en quête de tranquillité, de repos et de villégiature. À première vue, ces plages donnent de l’an- tique Rusazus la nette image d’une région où le tourisme constitue une véritable activité éco- nomique à même de contribuer à l’effort de dé- veloppement local. Mais qu’en est-il réelle- ment ?

dé- veloppement local. Mais qu’en est-il réelle- ment ? Par : SAMIR LESLOUS Cher, même trop

Par : SAMIR LESLOUS

Cher, même trop cher l’hébergement !

“À entendre les discours ressassés depuis une vingtaine d’années par nos ministres, walis et responsables du tourisme au sujet du dévelop- pement du tourisme balnéaire à Tizi Ouzou, il serait facile de céder à la tentation de croire que le littoral de la région puisse rivaliser un jour avec les Caraïbes, mais une fois sur les lieux, le désenchantement est fracassant. Le gros de ceux qui viennent écumer les plages d’Azeffoun sont des estivants d’une journée. Chose qui est normale, tant en termes d’investissement, rien ou presque n’est fait pour cette région pour in- citer les vacanciers à rester en nombre massif”, s’indigne un élu local, soulignant que les atouts sont, en effet, nombreux mais qu’en termes d’investissements, l’infrastructure hô- telière à Azeffoun se résume à cinq hôtels dont la capacité totale ne dépasse guère 800 lits. Même la nouvelle auberge de 70 places, inau- gurée tambour battant il y a deux années, est fermée en raison d’un problème d’assainisse- ment, a-t-on appris. L’offre n’étant donc pas en mesure de répondre à la demande, la concurrence n’a presque pas droit de cité. Dans un des plus luxueux de ces hôtels, le Marin, dé- coré 4 étoiles, les prix de haute saison laissent aisément deviner pourquoi beaucoup d’Al- gériens préfèrent la destination Tunisie. 7 800 DA la nuitée pour une seule personne en demi- pension. Un couple doit, quant à lui, dé- bourser 11 800 DA pour une seule nuit. À 13 600 DA si l’on ajoute une troisième per- sonne. Une suite pour 4 personnes est affichée au prix de 17 800 DA. La fréquentation de cet hôtel comme d’ailleurs de tous les autres hô- tels à Azeffoun et Tigzirt n’affiche plus com- plet. À l’hôtel Mizrana de Tigzirt, le taux d’oc- cupation moyenne est d’environ 80%, a-t-on appris auprès de l’office local du tourisme. “Ce taux est atteint grâce à l’importante commu-

D. R.
D. R.

DA de parking. Ce qui génère de véritables pe- tites fortunes aux exploitants qui en arrivent parfois aux mains pour départager les terri- toires, nous raconte-t-on. “Du temps des concessions des plages par ad- judication, les plages assuraient tout au moins une petite rente à l’État et aux collectivités, alors qu’à présent, l’État ne gagne rien, mais l’esti- vant continue à payer le même prix. Des bé- néfices nets et colossaux qui atterrissent dans les poches des exploitants informels”, déplore un père de famille qui venait tout juste de ga- rer son véhicule et se dirigeait vers le sable du Caroubier. “Où est l’État !?”, se lamente-t-il en- core.

L’État : le grand démissionnaire

À l’exception des postes de surveillance des plages par la Protection civile et les barrages des services de sécurité aux entrées des villes côtières, et parfois même de certaines plages, l’État brille par son absence à tous les autres niveaux. Dans le domaine environnemental, la situation est sans doute la plus frappante. Aux abords des plages, comme dans plu- sieurs coins et ruelles de deux villes côtières, des détritus forment des monticules qui éga- lent en hauteur la taille de l’homme. “Les ser- vices de voirie sont dépassés avec la multipli- cation du nombre de personnes dans la ville d’Azeffoun. L’APC ne dispose que de deux ca- mions de ramassage d’ordures dont l’un est en panne”, nous explique un employé à la mu-

Les prix des accessoirs de plage sont inacessibles.

nicipalité d’Azeffoun, soulignant que, lorsque la gravité dépasse le seuil du tolérable, des équipes de Blanche Algérie sont mises à contribution. “Les autorités passent le printemps à parler de préparation de la saison estivale. On se demande en quoi cela consiste donc, si on n’est pas en mesure de faire face au moins sur ce plan !”, s’interroge un restaurateur sur le front de mer d’Azeffoun. En plus de la gestion des ordures, même l’animation assurée les an- nées précédentes n’est guère assurée. Une foire commerciale et un manège privés à Azeffoun où la seule nouveauté est ce bateau que de plus en plus d’estivants empruntent pour se rendre à Alger ou à destination de Bé- jaïa juste pour le plaisir d’une balade en mer. À Tigzirt, un manège érigé au port de plaisance et les navettes vers l’îlot constituent l’essentiel de l’attraction et des loisirs proposés aux va- canciers.

L’austérité est passée par là

Dans la région d’Azeffoun, vacanciers et ha- bitants sont unanimes : la circulation auto- mobile et l’alimentation en eau potable consti- tuent le talon d’Achille de l’attraction touris- tique. “À Timlouka, comme dans plusieurs autres quartiers et villages, l’eau ne coule qu’un jour sur quinze, ce qui dissuade bien des vacanciers intéressés par la location de loge- ments. Ce sont les propriétaires qui se dé- brouillent pour leur assurer l’alimentation en eau”, nous explique un propriétaire. L’ali- mentation de la région via la chaîne de Tak- sebt s’est avérée insuffisante. Le barrage Sidi Khelifa, qui devait constituer la solution ra- dicale à ce problème, a été annulé dans le cadre de l’austérité imposée par la chute des prix du pétrole. Le projet de réalisation d’une dévia- tion routière de la ville d’Azeffoun pour désengorger le front de mer qui constitue le plus important point noir de la circulation est également annulé dans le même cadre. Une multitude de raisons qui poussent les plus nantis à prendre le chemin de la Tunisie ou d’autres pays, loin des tracas que des respon- sables soucieux d’un véritable développe- ment touristique dans la région auraient pu éli- miner depuis belle lurette pour ainsi offrir un séjour des plus agréables aux vacanciers et un dynamisme certain à une économie locale en manque de souffle.

S. L.

Leslous/Liberte
Leslous/Liberte

Les plages de la wilaya de Tizi Ouzou sont prises d’assaut en cette période des grandes chaleurs.

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Culture

Jeudi 18 août 2016

LIBERTE

LA 10 e ÉDITION SE TIENDRA DU 22 AU 26 NOVEMBRE À AÏN TÉMOUCHENT

Le Festival des marionnettes à l’heure de l’austérité

Cette manifestation caractérisée par une compression drastique des dépenses ne concernera, cette fois, que trois grandes agglomérations de la wilaya de Aïn Témouchent qui compte 28 communes.

P révue du 22 au 26 novembre, la 10 e édition du Festival culturel na- tional du théâtre de marionnettes (FCNTM) de Aïn Témouchent sera marquée par la réduction du nombre et de la valeur des prix

qui seront décernés aux lauréats. C’est ce que nous avons appris, mardi, lors d’un point de presse animé par Bouchikhi Ali, directeur de la culture de la wilaya et commissaire de cet événement annuel. Ainsi, contrairement à l’édition précédente dotée de 7 prix et où la va- leur du grand prix du festival est passée de 350 000 DA à 600 000 DA, cette fois la manifes- tation sera rattrapée par la rationalisation des dépenses imposée par la conjoncture éco- nomique actuelle du pays. Le nombre des prix sera limité à 5 et la valeur du grand prix sera réduite à 250 000 DA, alors que le prix de la meilleure réalisation sera doté de 150 000 DA et 100 000 DA pour le meilleur texte, le meilleur manipulateur de marionnettes et le prix du jury. Autre nouveauté de cette édition caractérisée par une compression drastique des dépenses, seules les trois grandes aggloméra- tions de la wilaya, à savoir Aïn Témouchent,

Hammam Bou-Hadjar et Béni Saf, qui dis- posent de salles de spectacles, ont été retenues par le commissariat pour accueillir les troupes en lice. Auparavant, ce fut les 28 communes que compte la wilaya qui étaient concernées par les spectacles présentés par les troupes en compétition que par les pièces présentées en

troupes en compétition que par les pièces présentées en off. Selon le commissaire du festival, ce

off. Selon le commissaire du festival, ce manque d’animation sera comblé par des dé- bats afin d’enrichir les activités du festival et offrir un produit de qualité. En prévision de la tenue de cette manifestation, le commissa- riat du festival a fixé la date de dépôt des CD des œuvres des différentes troupes du pays dé- sirant participer à cette manifestation cultu- relle nationale au 10 septembre prochain. Un jury de présélection se chargera de retenir les spectacles en compétition qui disputeront

les différents prix. Il y a lieu de rappeler que le FCNTM est l’unique festival qui n’a pas bé- néficié d’un financement local, d’où cet appel du commissaire adressé aussi bien au mécé- nat qu’aux autorités locales. Côté infrastruc- tures, M. Bouchikhi nous fera savoir qu’en plus de la salle de spectacles de la Maison de la cul- ture –que le festival vient de récupérer après avoir fait l’objet d’une opération de réhabili- tation rendant la scène plus spacieuse avec une extension du nombre de sièges – le problème

de l’hébergement ne devrait plus se poser, no- tamment avec l’ouverture de plusieurs infra- structures hôtelières au chef-lieu de wilaya. L’amélioration des conditions d’accueil faci- litera les travaux en ateliers des participants. Enfin, on nous annonce qu’un site électronique sera ouvert au nom du festival, au même titre qu’une page Facebook. Là aussi, il s’agit, nous dit-on, de rogner le budget, car la formule pa- pier semble trop chère, vu la maigre subven- tion accordée par le ministère de la Culture.

M. LARADJ

Le directeur de la culture déchargé du poste de commissaire du festival

n Le directeur de la culture de la wilaya de Aïn Témouchent, vient d’être déchargé des responsabilités de commissaire du Festival culturel national du théâtre de marionnettes (FCNTM) organisé chaque année. Pour le remplacer, le choix s’est porté sur Bouchikhi Ali, un universitaire, professeur en anthropologue. Il reste seulement à savoir si cette nouvelle réorganisation décidée par Azzedine Mihoubi touchera également l’ensemble des festivals dont le commissariat est confié aux directeurs de la culture de wilaya ou se limitera-t-elle seulement au Festival du théâtre des marionnettes de Aïn Témouchent ?

M. L.

16 e FESTIVAL DE LA MUSIQUE ET DE LA CHANSON AMAZIGHES À BÉJAÏA

Une édition dédiée à Kaci Abdjaoui

L a 16 e édition du Festival de la musique et de la chanson amazighes est dédiée cette année à Kaci Abdjaoui. Les or- ganisateurs, à leur tête Malek Bouchebah, le président du

comité des fêtes de la ville de Béjaïa, ont tenu à célébrer ce grand chanteur de son vivant. Il est l’auteur, compositeur et inter- prète notamment d’El Mahna-w et Awid a fus-ik. Le coup d’en- voi de ce rendez-vous culturel a été donné lundi en soirée. Le

festival va s’étaler jusqu’au 20 du mois en cours, une occasion pour les Béjaouis et leurs hôtes de prolonger le plaisir : bron- zer sur les plages la journée et vivre le soir au rythme des dif- férents styles de musique amazighe. Pour la première fois, a indiqué avec insistance M. Bouchebah, “on aura des chanteurs venus du Maroc et de Tunisie pour prendre part à cette édition du festival de la chanson amazighe”, c’est dire la portée non seu- lement maghrébine de l’événement mais aussi internationa-

le avec la présence annoncée de Stina, la Finlandaise qui re- prend avec virtuosité des chansons du patrimoine kabyle : de Slimane Azem, d’El-Hadj El-Anka, de Matoub, de Tagrawla, etc. Toujours au volet animation, on annonce également des stars de la musique kabyle, chaouie, targuie et mozabite. À l’af- fiche aussi, il y aura des artistes de renom, à l’instar de Rabah Asma, d’Inasliyane, de Hassiba Amrouche, de Nadia Yasmi- ne, de Djo Amazigh, de Wissam, de Yacine Zouaoui, de Souad Echaouiya, de Taous Arhab, de Mansouri de Tamanrasset et de Djouhra. Les lieux d’animation prévus sont la placette des Palmiers où sera érigée la scène principale et le Théâtre régional de Béjaïa qui abritera, quant à lui, un concours destiné aux chanteurs amateurs. Des prix seront ainsi attribués aux lau- réats. Autre lieu festif : l’esplanade de la Maison de la cultu- re qui va abriter les expositions d’œuvres littéraires, tous genres

confondus. L’idée est de donner une visibilité aux écrivains et poètes de la région, a tenu à préciser M. Bouchebah. Pour ce qui est de l’exposition de la production artisanale, celle-ci aura lieu à l’école Ibn-Rochd, au quartier de Sidi Ali Labhar et à Souk El-Assar. Il y aura également des ballets de danse et des spec- tacles de rire animés par des comédiens consacrés. À signa- ler que cette 14 e édition du festival de la musique et chanson amazighes coïncidera avec l’organisation de la 1 re édition du festival du chant patriotique amazigh qui entre dans le cadre des festivités du 20 Août. Celui-ci se déroulera à la Maison de la culture. Des conférences seront présentées autour du thè- me “Le rôle et l’apport du chant amazigh révolutionnaire pen- dant la guerre de Libération nationale”.

M. OUYOUGOUTE

AMIN ZAOUI …SOUFFLES… SOUFFLES… SOUFFLES… ÉCRIVAIN Comment devenir écrivain ?
AMIN ZAOUI
…SOUFFLES… SOUFFLES… SOUFFLES…
ÉCRIVAIN
Comment devenir écrivain ?

M ort dans le silence absolu ; en 2015 ? Ni le mois ni le jour de son départ ne sont connus, sans précision au-

cune ! Dans son testament, l’écrivain syrien Hanna Mineh a demandé à sa famille que sa mort soit loin de tout tapage média- tique, loin de toute lumière. Dans un beau pays dévoré par la guerre aveugle, la Syrie, il est mort. La guerre hurle, et il a été enter- ré en paix ! Les grands écrivains, à l’image de Hanna Mineh, ressemblent aux oiseaux préférant mourir en se cachant. Il a aimé par- tir sur la pointe des pieds, afin de ne déran- ger personne, lui qui faisait du bruit partout où il passait. Grand par sa petite taille, par sa cigarette au bec, son élégance, et ses pa- roles. Lui, Hanna Mineh, qui a essayé tous les petits boulots, aimait la vie ouverte sur les aventures, qui, à leur tour, se sont ouvertes sur l’écriture. Il fut barbier ou coiffeur,

qu’importe ! Porteur de paniers ou de couf- fins sur les ports, docker comme le petit Omar dans la trilogie de Mohammed Dib. D’ailleurs, petit Omar n’est que l’image romancée de

Mohammed Dib-lui-même, porteur de couf- fins pour les petits colons. Il a travaillé en tant que docker et en tant que marin. Mohammed Dib fut également dessinateur de tapis ! Il

a réparé des vélos et fut vulcanisateur ! Il a

aussi assuré des gardes d’enfants ! Il fut em- ployé d’une pharmacie, journaliste, fonc- tionnaire dans le secteur public, conseiller au ministère de la Culture, et enfin romancier !

Il est connu, dans la littérature arabe contem-

poraine, comme l’écrivain arabe de la mer. L’enfant de la ville méditerranéenne de Lat- taquié est enraciné dans la vie multicolore des pêcheurs, vents et marées. Beaucoup de ses romans tournent autour des marins et de la mer. El Yater est l’un de ses meilleurs

romans sur le sujet. Son roman Soleil en ins- tance (Achchmssou fi yawmin ghaim) a été traduit par Abdellatif Laabi (lauréat de prix Goncourt de poésie), Éditions Silex, Paris, 1986. Hanna Mineh fut l’écrivain de la vie en éclats. Plein d’énergie et de poésie. Il fut aus- si un fêtard ! Il a traversé ses jours en mor- dant à pleines dents dans la pomme de la vie. Un jour, une jeune débutante écrivaine est venue à la rencontre de ce célèbre écrivain et romancier. Il l’a reçue. Il l’a écoutée. La jeu- ne écrivaine a proposé à Hanna Mineh de lui lire son manuscrit. Elle venait de terminer l’écriture de son premier roman. Tenant le manuscrit entre ses mains, Han- na Mineh a demandé à la jeune écrivaine :

avez-vous voyagé loin de votre ville ou vil- lage ? La jeune a répondu : Non ! Avez-vous aimé un homme? La jeune a ré- pondu : Non !

Avez-vous bu une bière ? La jeune a répon- du : Non ! Avez-vous travaillé dans un bar ou dans un café ? La jeune a répondu par la négation. Avez-vous commis quelques bêtises de jeu- nesse, de petites folies ? La jeune a répon- du : Non ! Hana Mineh a invité la jeune écrivaine à prendre une tasse de café ! Puis, tout en mé- ditant sur son passé, sur son train de vie plein d’aventures et de petits boulots, avec respect et hésitation, il demanda à la jeune écrivai- ne de reprendre son manuscrit, avant même de le lire. En lui disant :

- Et voilà ma chère ! L’écrivaine ou l’écrivain qui ne tombe pas amoureux, qui ne faute point, qui ne voyage pas, n’arrivera jamais à écrire un roman ou un poème. L’écriture, c’est aussi la vie ma chère !

A. Z.

AMINZAOUI@YAHOO.FR

LIBERTE

Jeudi 18 août 2016

Environnement

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CRISE DE L’EAU

Sortir de la démagogie et de la gestion par l’offre

La politique de la gestion par l’offre doublée de transferts sociaux à la fois inconsidérés et non ciblés ne peut produire d’autres comportements que le gaspillage là où la ressource est disponible.

L e décalage entre le calvaire des pé- nuries récurrentes d’eau dans le pays profond subi par les popula- tions avec les discours officiels qui s’appuient sur une alimentation ac- ceptable des grandes villes et agglo-

mérations pour décréter que les pouvoirs publics sont venus à bout du manque d’eau potable est flagrant. Cette ap-

proche de la gou- vernance qui s’ap-

parente à la mé- thode Coué masque le vrai problème à savoir que note pays est situé dans une région de stress hy- drique et que la gestion durable de la ressource passe impérativement par la maîtrise de la de- mande. Car pendant que les autorités alignent des chiffres comme des trophées de guerre que seuls les initiés peuvent apprécier, les pages de la presse quotidienne, pour ce qu’elle peut rap- porter, sont garnies par le spectacles des enfants qui transportent des jerricans d’eau, l’envolée des prix des citernes livrées par les camions et les pro- testations voire des affrontements entre quartiers ou villages que la gestion de la rareté de la res- source oppose.

Par : RABAH SAÏD

Petite revue de quelques grosses soifs du mois de juillet

Au mois de juillet, Liberté écrit dans un article intitulé “Les habitants de Tebessa ont passé l’Aïd sans eau” : Les appels de désespoir lancés par les habitants, privés d’eau depuis le début de la saison estivale, et les démarches auprès de l’Al- gérienne des eaux de Tébessa n’ayant pas été en- tendus, les habitants ne savent plus à quel saint se vouer. La colère va jusqu’à accuser les auto- rités en affirmant que “les familles aisées [quar- tiers résidentiels] sont alimentées le plus norma- lement du monde alors que les autres sont obli- gés de payer les citernes d’eau à 2 000 DA l’uni- té”. À Tizi Ouzou, “l’ADE n’arrive plus à assu- rer ses engagements… a relevé la commission chargée de l’hydraulique de l’APW de Tizi Ou- zou, avant d’énumérer une série de causes mon- trant que la wilaya ne souffre pas du manque de ressources mais plutôt de gestion et distribution de l’eau. Le président de la commission, Ladaouri Ramdane, cite la vétusté des réseaux, le taux de déperdition qui avoisine 60% et … la mise hors service de 40 forages à cause de l’extraction illi- cite de sable”. À Sétif, “les pénuries d'eau touchent tout le territoire. Les habitants sont contraints de s'approvisionner avec des bidons aux sources ou aux camions-citernes. Pourtant, la ville de Sétif est une référence mondiale en termes de pluviosité…. Toutefois, les pouvoirs publics promettent d'en fi- nir avec le phénomène d'ici 2017”. À Annaba “de- puis que ce n’est plus la commune qui gère di-

D. R.
D. R.

Dans certains quartiers, la pénurie d’eau perdure.

rectement l’alimentation en eau, nous sommes ap- provisionnés en moyenne une fois tous les 10-15

jours

goutte ne coule de nos robinets, alors que nous dis- posons de sources dans la région”. À Constanti- ne, selon un communiqué de la Seaco “ce pro- blème d’approvisionnement est dû aux nom- breuses interventions effectuées … depuis le 7 juillet dernier pour la réparation de fuites signalées sur les tranches A, B et C de Djebel Ouahch en passant par Ziadia et La Bum. ….Le communi- qué de la Seaco ne précise pas la cause de ces fuites qui se multiplient depuis la fin du mois de Ra- madhan, surtout au niveau de Djebel Ouahch où des travaux de branchement à une nouvelle conduite ont été réalisées il y a à peine quelques mois”. À Oran, “des quartiers d’Oran et d’Aïn El Türck vivent une pénurie dramatique en eau po- table depuis 7 jours aujourd’hui. …Les proprié- taires de citernes à eau, quant à eux, mettent les prix trop haut, pour 1500 litres, négociée entre 1000 et 1500 DA, voire plus. À Aïn El Türck, les saisons estivales riment ‘volontairement’ avec cou- pures d’eau pour alimenter des quartiers habités par de hauts responsables et ce au détriment d’autres”. Force est de constater qu’on peut mul- tiplier ces situations à la plupart des régions. La première quinzaine de ce mois d’août ne fait pas exception. Bien au contraire.

Depuis le début du Ramadhan, plus une

L’impossible équation d’une disponibilité sans limites

Les lourds investissements entrepris pour la col- lecte des eaux de ruissellement et le captage des ressources renouvelables (forages) sont à ren- forcer. L’apport d’usines de dessalement est in-

évitable et la maîtrise de la technologie dans ce domaine est plus une nécessité même si le choix de stations surdimensionnées qui im- pactent lourdement l’environnement, par une surconsommation d’énergie-forcement fossile dans ce cas- et des rejets moins maitrisables, est plus que discutable. Le problème est qu’on ne viendra jamais à bout de “la pénurie d’eau” en l’absence d’une politique de maitrîse de la de- mande. La politique de la gestion par l’offre dou- blée de transferts sociaux à la fois inconsidérés et non ciblés ne peut produire d’autres com- portements que le gaspillage là où la ressource est disponible. Dans certaines villes où l’eau cou- le H24, le gaspillage est énorme mais ce n’est pas qu’un problème moral. Les pertes énormes dans les réseaux, leur vétusté dans certaines régions et l’absence de raccor- dements dans d’autres sont autant de raisons qui privent des populations entières de ce liquide vi- tal. Mais les inégalités socio-spatiales ne peuvent être vaincues par de simples transferts de res- sources, aussi gigantesques soient-ils, vers des ré- gions moins pourvues. Il convient d’ériger l’eau en ressource stratégique qui a un coût. L’accès à l’eau comme un droit fondamental du citoyen n’est pas synonyme d’une jouissance illimitée mais de mécanismes économiques qui concré- tisent ce droit et assurent le renouvellement et la disponibilité par la facturation au niveau des prix de revient des autres sollicitations à des fins de confort ou de processus de fabrication de plus- values. Des pays du Moyen-Orient, beaucoup moins pourvus en ressources hydriques arrivent, par une politique vigoureuse de la gestion de la de- mande à concilier la nécessité de pourvoir aux besoins incompressibles des populations et d’entretenir un afflux de touristes très regardant sur la disponibilité de l’eau. Gérer la demande repose sur le fait que les quantités d’eau dispo- nibles ne peuvent augmenter alors que la de- mande en eau ne peut que croître en raison de la croissance démographique, de l’élévation du niveau de vie et de la nécessité de gagner des terres sur le désert (démographie, infrastructures, agriculture…). Il faut donc une politique qui ré- gule la demande en fonction de l’offre. Le pé- ril imminent auquel doit faire face le pays est le stress hydrique. C’est simple, nous sommes dans la liste des 30 premiers pays dans le mon- de qui auront à affronter de graves pénuries en eau d’ici 2040. C’est une donnée de la nature, ag- gravée par le réchauffement climatique que les décideurs politiques doivent mettre en avant pour amorcer une politique de gestion de la de- mande au lieu de laisser les gestionnaires du sec- teur, ministres et directeurs, collectionner des promesses sans lendemains.

R. S.

INSOLITE

Le crime réduit-il le réchauffement climatique ?

C ’est la question à laquelle a voulu répondre une équipe de chercheurs britanniques.

Ils se proposent de calculer l’em- preinte carbone d’un crime ! Cet- te étude intitulée Addressing the Carbon-Crime Blind Spot : A Car- bon Footprint parue dans le Jour- nal of Industrial Ecology veut éva-

luer le coût environnemental en plus de l’impact classique socio- logique et économique du crime. Pour cela, ils adoptent l’approche

propre à l’écologie industrielle, qui prend en considération l’inté- gralité des retombées environne- mentales des produits qu’on fa- brique, depuis l’extraction des matériaux qui les composent jus- qu’à leur destruction ou à leur recyclage. Le calcul de l’emprein- te carbone du crime intègre les ac- tions de prévention, assurances, coût direct des crimes – c’est-à- dire le remplacement des objets endommagés ou volés, l’hospita-

lisation des blessés, etc. –, coût de l’enquête policière, de l’action ju- diciaire, du système pénitentiaire. Les auteurs ont établi le coût moyen par type de crime ou de dé- lit. L’empreinte carbone du meurtre est la plus grande avec un équivalent d’émission de 71,2 tonnes de CO2 par assassinat, (des agressions ayant entraîné de graves blessures, 5,1 tonnes, un vol à main armée ou un cambriolage 1,1 tonne, un vol à l’étalage 0,1 ton-

ne…). En additionnant tous les crimes et délits survenus en An- gleterre et au Pays de Galles et en ajoutant ceux, nombreux, qui n’ont pas été enregistrés par la po- lice, on obtient un total de 4 mil- lions de tonnes de CO2 pour 2011, l’année sur laquelle l’équipe a tra- vaillé. Soit l’équivalent des émis- sions de 900 000 foyers britan- niques pour leur consommation énergétique, ce qui est loin d’être négligeable.

ÉCHOS

NUCLÉAIRE CIVIL

Quel avenir en Europe ?

n La Commission européenne a

présenté son Programme indicatif nucléaire (PINC). Il s’agit, selon le communiqué de presse de l’instance des 27, du premier rapport de ce type depuis l’accident de Fukushima (Japon) en 2011. L’objet est de se projeter en 2050 pour évaluer les investissements liés aux améliorations de la sûreté. Autre axe, les besoins de financement liés au déclassement de centrales nucléaires et à la gestion des déchets radioactifs. Les pays membres de l’Union européenne sont liés par le traité Euratom ou CEEA (Communauté européenne de l'énergie atomique), chargé de coordonner les programmes de recherche sur l'énergie nucléaire. Pour les chiffres, le parc nucléaire européen compte 131 réacteurs d’une capacité totale de 121 GW répartis dans 14 États membres. Le rapport qui évalue l’âge moyen des installations à 30 ans estime que sans une intervention pour prolonger leur durée de vie, 90% seront amenés à arrêter leurs réacteurs d’ici 2030. Mais le coût est exorbitant “Le maintien des capacités nucléaires entre 95 et 105 GW à l’horizon 2050 (qui verrait la part de l'énergie nucléaire passer de 27% aujourd’hui à 17 à 21% en 2050, compte tenu de l’augmentation attendue de la demande d’électricité), nécessitera 450 à 550 milliards d’euros”. De plus, pour que le nucléaire soit rentable pour les investisseurs privés, “il faudrait que le prix du carbone atteigne entre 43 et 72 euros la tonne”. C’est très loin du prix des projections pour 2030 qui est de l’ordre de 30 euros.

R. S.

POLLUTION DE L’AIR

Paris teste des arbres connectés pour réduire la pollution

n La start-up allemande Green City

Solutions a installé dans la capitale française, Place de la Nation, trois murs végétalisés qui absorbent les particules fines. Chacun des murs a une efficacité équivalente à 275 arbres. Ils sont autonomes en énergie et en eau et dotés de capteurs qui analysent la qualité de l'air. Ces murs à base de mousse naturelle filtrent les gaz à effet de serre dans un rayon de 50 mètres et refroidissent l’air. L’air ainsi purifié est naturellement refroidi à environ 17 degrés avec une fraîcheur ressentie dans un rayon de cinq mètres. Ces City Trees (murs végétalisées) ont la forme d’un bloc de quatre mètres de haut par trois mètres de large et soixante centimètres d’épaisseur. Concrètement, le mur végétalisé “mange” les particules fines, le dioxyde d'azote, l’ozone et reconvertit l’ensemble en biomasse. Muni de panneaux solaires et d’un système de récupération de l’eau de pluie, le mur est autonome et peut compenser la pollution annuelle de 417 voitures. Le coût d’un mur est de 25 000 euros. Ses concepteurs estiment que l’investissement peut être amorti en se servant de ce mur comme mobilier urbain susceptible d’afficher de la publicité sous

forme physique ou numérique via des écrans. De plus, l’intégration de balises Bluetooth, de puce NFC ou de codes QR peut faciliter la diffusion de contenus vers des smartphones. Il peut aussi être équipé de bancs publics intégrés, d’un point d’accès Wi-Fi et même d’une station de recharge pour des vélos électriques (Futura Environnement).

R. S.

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Magazine

Jeudi 18 août 2016

LIBERTE

IL POSTE DES BANDES DESSINÉES QUI FONT UN CARTON SUR INTERNET

Le “webtoon” grinçant d'un transfuge nord-coréen à Séoul

C omme beaucoup de Nord-Co- réens passés au Sud, Choi Sung-Guk a ressenti le besoin de raconter son histoire. Mais quand les autres publient des mémoires déchirants, lui poste

des bandes dessinées grinçantes qui font un car- ton en ligne. Fort de son talent d'illustrateur, il a trouvé sur internet le support parfait pour tou- cher un jeune public zappeur qui, si le format

avait été différent, n'aurait pas forcément sui-

vi les tribulations d'un trentenaire nord-coréen

en Corée du Sud. Après avoir fabriqué pendant huit ans des dessins animés dans les studios d'animation nord-coréens SEK, Choi Sung- Guk, 36 ans, publie désormais chaque semai- ne un “webtoon” (mot-valise qui associe web et “cartoon” et désigne ces BD publiées en ligne) sur Naver, premier portail internet sud-coréen.

Le titre de son webtoon, Rodong Simmun (In- terrogation sur le travail), est un détournement du nom du principal organe du parti au pou- voir à Pyongyang, le Rodong Sinmun (Journal du travail). Il raconte les péripéties de la vie en puisant dans son vécu à Séoul, où il est arrivé en 2010. “On me poussait à tenter le coup, mais je pensais qu'il serait impossible de me faire une place parmi des milliers d'auteurs de web- toons”, raconte M. Choi dans son bureau de Séoul. “Mais l'accueil a été phénoménal”. Pu- bliées depuis mai, ses bandes dessinées attirent chaque semaine en moyenne 20 000 internautes

et des critiques dithyrambiques.

D. R.
D. R.

Choi Sung-Guk

Impératif de légèreté Leur héros est Yong-Chol, un transfuge d'une vingtaine d'années dont les efforts d'intégra- tion sont illustrés avec un humour souvent grinçant et parfois carrément noir. Beaucoup de planches traitent du fossé culturel entre Nord et Sud-Coréens. Ainsi cet épisode où Yong-Chol prend un banal geste de politesse d'une collègue pour une déclaration d'amour et la demande en mariage après le premier rendez-vous. Plus sombre, cette séquence dans un bâtiment du Service national du renseignement (NIS), où les transfuges passent plusieurs mois pour vérifier qu'ils ne sont pas

des espions. Le héros gamberge en attendant fébrilement son interrogatoire, convaincu qu'on va le torturer. Mais au final, les agents du renseignement reviennent simplement lui apporter un café. Dans la marge, des annota- tions de l'auteur sur la vie au Nord. “Quiconque est interrogé doit marcher en regardant ses pieds avec interdiction d'établir de contact visuel avec autrui”, explique l'une d'elles. Le style et le ton tranchent avec l'archétype de l'autobiographie du transfuge, souvent un récit déchirant de persécution, de souffrance et d'évasion, écrit par un nègre. Choi Sung-Guk explore de fa- çon personnelle ce qui rapproche les Coréens des deux côtés de la frontière. Et ce qui les sé- pare. “Je ne cherche pas à établir ce qui est bien ou mal. Je veux montrer en quoi nous sommes différents, mais aussi semblables”, explique-t- il à l'AFP. Avec un impératif de dérision et de légèreté : “Sur internet, les gens ne restent pas si les choses sont trop sérieuses ou poignantes. L'humour aide le public à s'identifier.”

Son “travail de rêve” à Pyongyang

Ses dessins paraissaient initialement dans un magazine mensuel publié par Koreaura, la mai- son d'édition où il travaille à Séoul. Sans trouver son public. “Notre lectorat est limité”, reconnaît Park Chang-Jae, le fondateur de Ko- reaura qui a encouragé Choi Sung-Guk à pu- blier sur Naver car “internet n'a pas de fron- tières”. Les studios SEK où Choi Sung-Guk a travaillé en Corée du Nord ont une réputation

internationale pour avoir notamment contri- bué à des cartons planétaires comme Le Roi Lion ou Pocahontas. Ils furent aussi le lieu de travail de l'auteur ca- nadien Guy Delisle dans la bande dessinée au- tobiographique Pyongyang (L'Association, 2003). M. Choi dit avoir eu là-bas “un travail de rêve”, agrémenté par des rations men- suelles garanties de viande et de sucre. Mais il a déchanté en découvrant le salaire des étran- gers travaillant dans le même studio. Après sa démission, il a fait “beaucoup d'ar- gent” en vendant sous le manteau des DVD pirates, jusqu'à ce qu'il se fasse prendre en 2006. Ce délit est habituellement sévèrement puni au Nord, mais il s'en est sorti sans trop de dom- mages car certains de ces anciens clients étaient de puissants responsables du régime. Banni de Pyongyang, il a ensuite travaillé com- me formateur en informatique hors de la ca- pitale, avant de rejoindre la Corée du Sud via la Chine en 2010. Depuis deux ans, il participe à une émission sur YouTube dédiée à la vie des Nord-Coréens qui ont fait défection. Lors de chaque émission, M. Choi fait parler son talent en dessinant une scène de la vie du Nord, puis il en discute avec un autre transfuge. La chaîne YouTube où est diffusée l'émission compte plus de 21 000 abonnés, dont un grand nombre de Coréens de la diaspora, installés pour certains jusqu'aux États-Unis.

AFP

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dont un grand nombre de Coréens de la diaspora, installés pour certains jusqu'aux États-Unis. AFP Publicité

AF

LIBERTE

Jeudi 18 août 2016

L’internationale

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INTERDICTION DU BURKINI SUR LES PLAGES PAR CERTAINS MAIRES EN FRANCE

Le gouvernement socialiste met les pieds dans le plat

La position du gouvernement socialiste est sans appel. Valls soutient les maires dans leur décision d’interdire le port du burkini sur les plages, mais refuse, toutefois, d’y légiférer.

L e Premier ministre fran- çais, Manuel Valls, a fait savoir hier la position de son gouvernement quant à la décision pri- se par certains maires

d’interdire le port du burkini dans les plages françaises. “Les plages, com- me tout espace public, doivent être préservées des revendications reli- gieuses”, a-t-il déclaré dans un en- tretien qu’il a accordé au quotidien régional La Provence. “Le burkini n’est pas une nouvelle gamme de maillots de bain, une mode”, a-t-il ajouté sans détour, précisant que cet- te tenue est “la traduction d’un pro- jet politique, de contre-société, fondé notamment sur l’asservissement de la femme”, sous couvert, assez sou- vent, d’un choix personnel et assu- mé des femmes musulmanes, com- me cela est le cas partout dans les pays dits musulmans. “Mais ce n’est pas une liberté que d’asservir la fem- me”, a-t-il insisté. Dans un contexte politique et sécu- ritaire explosif en France, Valls adopte une position frontale et sur- tout assumée, chose devenue rare chez les politiques français de gauche, par peur d’être taxé d’isla- mophobe, pendant que les isla- mistes, dans leur jeu sournois, pro- pagent leur idéologie haineuse en France et dans les pays occidentaux. “Il y a l’idée que, par nature, les

D. R.
D. R.

femmes seraient impudiques, im- pures, qu’elles devraient donc être to- talement couvertes. Ce n’est pas com- patible avec les valeurs de la France et de la République. Face aux pro- vocations, la République doit se dé- fendre”, a déclaré le Premier mi- nistre, défendant aussi les maires qui ont interdit le port du burkini, ain- si que l’ancien ministre, Jean-Pier- re Chevènement, qui s’apprête à prendre la tête de la “Fondation pour l’islam” en France. “Je sou- tiens donc ceux qui ont pris des ar- rêtés”, a-t-il tranché, en référence aux

maires de Cannes et de Sisco en Cor- se, où des affrontements ont eu lieu durant le week-end dernier, après

Le Premier ministre français, Manuel Valls.

que des touristes ont pris en photos des femmes en burkini dans une pla- ge dans cette petite localité du nord

de l’île. “Le Conseil d’État se pro- noncera prochainement, après le tri- bunal administratif, sur ces arrêtés municipaux. Je ne crois pas qu’il faille légiférer en la matière : la ré- glementation générale des prescrip- tions vestimentaires ne peut être une solution”, a-t-il, toutefois, soutenu. “Si nous voulons construire un islam de France compatible avec nos va- leurs, nos libertés, l’égalité homme- femme, il faut que l’islam, comme les autres religions l’ont fait, accepte la discrétion dans la manifestation des convictions religieuses — elle s’impose à tous de la même manière dans l’es- pace public, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs”, a répondu Ma- nuel Valls au sujet des déclarations faites par M. Chevènement aux mu- sulmans de France, leur deman- dant d’être discrets.

LYÈS MENACER

La Belgique sur les traces de la France

n Touchée au même titre que la France par les attentats terroristes et menacée par la propagation de l’idéologie islamiste, la Belgique pense suivre l’exemple français concernant l’interdiction du port du burkini sur ses plages. L’initiative vient des nationaliste flamands, via la députée de La Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA, en français, Alliance néo-flamande), Nadia Sminate, qui veut appliquer cette interdiction sur la côte flamande, voire l’étendre aux piscines, a rapporté hier De Standaard. “Je ne crois pas que les femmes, au nom de la foi, veulent marcher sur la plage avec une telle monstruosité”, a déclaré la députée flamande, Nadia Sminate. “Si vous permettez cela, vous placez ces femmes en dehors de la société”, a-t-elle ajouté. Le quotidien flamand a indiqué qu’un bureau d’études de ce parti dirigé Bart De Wever étudie cette question. En attendant, les communes côtières belges peuvent prendre des décisions à ce sujet.

L. M.

ACCULÉ PAR LES FORCES GOUVERNEMENTALES LIBYENNES À SYRTE

Daech commet 9 attentats terroristes en un jour

L e groupe terroriste autoproclamé “État islamique” (EI/Daech) a mené, dans la seule journée de mardi, neuf attentats

suicide pour tenter “de maintenir ses positions” dans un quartier qu'il a finalement perdu, se- lon le communiqué des forces du gouverne- ment libyen d'union nationale (GNA), rendu public hier. “Les combats qui se sont déroulés mardi à Syrte (450 km à l'est de Tripoli) ont fait neuf morts et 82 blessés parmi les forces du GNA”, selon un bilan communiqué par Rida Issa, porte-parole du centre de presse des forces progouvernementales. “Lors de ces affronte-

ments, les terroristes ont intensifié leur recours aux attentats suicide dans l'espoir de mainte- nir des positions dans le quartier n°2, qu'ils ont finalement perdu en fin de journée”, selon la même source. “Les forces pro-GNA ont fait face à neuf kamikazes avec cinq voitures, une moto et trois ceintures explosives”, selon le centre de presse de ces forces qui a publié de nombreuses photos des corps des terroristes. Les forces du GNA, qui tentent avec l'opéra- tion militaire lancée le 12 mai de reprendre ce principal fief de l'EI situé dans le centre- nord de la Libye, avaient annoncé la reprise,

mardi, de l'un des derniers secteurs tenus par les terroristes. Les bombardements aériens des États-Unis, depuis qui ont débuté le 1 er août, ont contri- bué grandement aux succès, ces derniers jours, des forces du GNA, en chassant les ter- roristes de leur QG, au centre-ville, de l'uni- versité puis du bâtiment de la radio. Selon le commandement américain en Afrique (Afri- com), l'aviation américaine a mené 48 frappes depuis le début de son intervention dans la ba- taille de Syrte. À noter que les forces de l’opération “al-Be-

nian al-marsous” ont enregistré dans leurs rangs plus d’une centaine de morts et blessés ces derniers jours à la suite à d’affrontements avec des membres de Daech à Syrte et à Ben- ghazi. Daech a eu recours aux attentats suicide en Irak et en Syrie pour desserrer l’étau autour de ses membres, sans compter le nombre im- pressionnant de mines qu’ils dissémine à tra- vers les rues des villes qu’ils contrôlent pour freiner l’avancée des forces gouvernementales et des milices qui les soutiennent.

R. I./AGENCES

HEURTS APRÈS L’ARRESTATION D’UN CHRONIQUEUR RADIO CONTESTATAIRE

Mali : un mort et des blessés à Bamako

n Une personne a été tuée et plusieurs autres blessées, dont une grièvement, hier à Bamako, dans des heurts entre les forces de l'ordre et des jeunes qui protestaient contre l'arrestation d'un chroniqueur radio contestataire, a-t-on appris de sources médicales. Les heurts ont éclaté dans la matinée devant le tribunal où comparaissait l'animateur Mohamed Youssouf Bathily, dit Ras Bath, arrêté lundi soir, entre des partisans venus le soutenir et les forces de l'ordre, selon des correspondants de l'AFP et des témoins. La manifestation a rapidement dégénéré, avec des voitures brûlées et des tirs de grenades lacrymogènes par les forces de sécurité, selon les mêmes sources. Animateur d'émissions souvent polémiques, Mohamed Youssouf Bathily s'en était pris ces derniers jours à l'armée malienne, qui a subi récemment de lourdes pertes dans des attaques jihadistes, et au président Ibrahim Boubacar Keïta,

taxé d'incapacité à diriger l'armée. Suite à ces dernières émissions, il a été arrêté lundi et poursuivi pour outrage aux bonnes mœurs. Sur les réseaux sociaux, il avait appelé ses nombreux partisans à venir lui manifester leur soutien au tribunal mercredi. Le jeune homme, qui est par ailleurs le fils du ministre des Domaines de l'État et des Affaires foncières Mohamed Ali Bathily, s'est également signalé par des chroniques au vitriol contre le chef du gouvernement Modibo Keïta et d'autres cadres de l'administration.

R. I./AGENCES

INTERDIT D’ACTIVITÉ POUR UN MOIS PAR LA JUSTICE TUNISIENNE

Un parti islamiste radical refuse sa suspension

n Le parti islamiste radical tunisien Hizb ut-Tahrir, qui veut instaurer la charia, a indiqué, hier, qu’il ne se conformerait pas à la décision de sa suspension par la justice, sur demande de l’État. “Nous n'allons pas cesser” nos activités, a déclaré, lors d'une conférence de presse, Mohamed Nacer Chouikha, un

responsable de cette formation légale depuis 2012. “Nous travaillons au grand jour, dans les cafés et les places publiques, et ce, depuis l'ère de Ben Ali et Bourguiba. Nous ne disparaissons pas sous terre et nous ne travaillons pas clandestinement”, a-t-il ajouté en référence aux présidents Habib Bourguiba et Zine El-Abidine Ben Ali, qui ont tous deux réprimé les islamistes. Le chef de ce parti accuse la main de l’étranger. Les activités du parti ont été suspendues pour un mois en raison “d'infractions au décret de 2011 sur les associations”, a indiqué mardi, sans davantage de précisions, le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Sofiène Sliti. Lundi, Hizb ut-Tahrir avait dénoncé dans un communiqué la récente venue de policiers au siège du parti et

l'arrachage de son emblème par les forces de l'ordre. En juin, le ministère de l'Intérieur avait déjà interdit le congrès annuel du parti “pour raisons de sécurité”. “Il est du droit du ministère de l'Intérieur, s'il voit qu'un évènement est susceptible

de perturber l'ordre public, de ne pas l'autoriser (

). Il s'agit d'un

parti qui ne reconnaît pas le caractère civil de l'État”, avait dit, à l'AFP, le ministre de l'Intérieur, Hédi Majdoub.

R. I./AGENCES

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Jeudi 18 août 2016

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nique ou minier. Tél. : 0551 42 56 34 ————————————— JH 37 ans licence Compta, 2 ans expertise comptable + de 5 ans d’exp. bilans Compta- fiscal déclaration fiscale G50 social CNAS, inventaire, maî- trise PC Compta, PC Paie, Sage. Tél. : 0555 98 36 78 ————————————— JH architecte, maîtrisant l’ou- til informatique, Autocad 2D, 3D et Pack Office (Word, Excel, Power Point) cherche emploi dans un bureau d’études sur le territoire natio- nal. Tél. : 0770 33.01.24 - 0552 43.64.16 ————————————— JF comptable ayant exp. de plus de 8 ans cherche emploi dans les environs d’Oued Smar. Tél. : 0795 32 25 75 ————————————— JH 40 ans cherche emploi réceptionniste d’hôtel ou chauffeur poids léger avec

une très g. exp. Tél. : 0554 01 24 73 ————————————— JF responsable moyens géné- raux et assurances cherche emploi, habite à Bab Ezzouar. Tél. : 0777 42 24 19 ————————————— JH 32 ans, diplômé en com- merce international, 10 ans d’exp. dans les achats étran- gers logistiques et approvi- sionnement avec maîtrise anglais, circuit bancaire, douane cherche emploi dans les approvisionnement à Alger. Tél. : 0556 70.41.84

————————————— JH célibataire, ingénieur en géologie option bassins sédi- mentaires et ressources asso- ciés cherche un poste de tra- vail dans le domaine pétrolier, géotechnique et minier. Tél. : 0551 42.56.34

————————————— JH ingénieur en hydrogéolo- gie, TS informatique de ges- tion, superviseur HSE, un an d’exp. cherche emploi. Tél. : 0782 99 15 13 ————————————— JH sérieux, ingénieur en génie civil cherche emploi dans le domaine sur le territoire

national, exp. 2 ans dans un bureau d’études. Tél. : 0775 18 67 42 ————————————— JH 26 ans titulaire d’un diplô- me en master 2 génie civil option CCI, résidant à Tizi Gheniff, w. Tizi Ouzou, cherche emploi dans un

bureau d’études ou tout autre organisme dans ce domaine. Tél. : 066 7 67 88 53 email

moh-2-m@hotmail.fr

————————————— JH sérieux, dynamique, 28 ans, master 2 en sciences humaines et sociales, cherche

emploi à Alger ou environs dans le domaine ou autre. Tél. : 0668 31 83 81 ————————————— JH 29 ans licence en droit + CAPA exp. un an dans le domaine de la formation + maîtrise l’outil informatique cherche emploi.

Tél. : 0790 10 12 86 ————————————— JH 30 ans cherche emploi dans le domaine suivant :

chauffeur léger (sans véhicu- le) 9 ans d’exp., informaticien (1 an et 2 mois d’exp.), rési- dant à Tizi Ouzou et Alger. Tél. : 0666 56 25 47 email :

laliche2012@gmail.com

—————————————

dant à Tizi Ouzou et Alger. Tél. : 0666 56 25 47 email : laliche2012@gmail.com —————————————

LIBERTE

Jeudi 18 août 2016

Publicité

17

LIBERTE Jeudi 18 août 2016 Publicité 17 Remerciements Triste et cruel fut ce jour du 2
Remerciements Triste et cruel fut ce jour du 2 août 2016 quand nous a quittés
Remerciements
Triste et cruel fut ce
jour du 2 août 2016
quand nous a quittés
pour l’Eternel
l’irremplaçable
AIT ABI AHMED
(ALLAH YERAHMEK)
Tu nous a laissé un vide
immense, mais aussi le
souvenir d’un mari,
père et frère aimant, serviable, généreux et d’une
bonté sans limite,
très aimé des siens et fortement apprécié par tes
relations. La famille Aït Abi remercie toutes les
personnes qui lui ont témoigné leurs marques de
sympathie et de soutien. A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons.
Ton épouse, Ghils, Iliès, tes frères et tes sœurs
XMT
Pensée Douloureux fut et sera toujours le 19 août 1997 quand nous a quittés notre
Pensée
Douloureux fut et
sera toujours le
19 août 1997
quand nous a
quittés notre cher
père
AMAR BENISSAD
Son épouse, ses
enfants, ses petits-enfants de Saoula, de
Béjaïa, de France et d’Irlande ainsi que
sa sœur et ses enfants de Saïda deman-
dent à tous ceux qui l’ont connu et aimé
d’avoir une pieuse pensée à sa mémoire.
Repose en paix, cher père.
Tu demeureras toujours vivant dans nos
cœurs.
BR9116

Carnet

—————————————

Pensée

—————————————

Cela fait six ans, le 18 août 2010, que nous a quittés à jamais notre chère et regrettée mère et grand-mère M me Vve Atroun Rabah née Hitache Tayakout. Six ans se sont déjà écoulés, et la douleur ne s’estompe pas. En ce douloureux souvenir,

nous prions ceux et celles qui l’ont connue ou côtoyée d’avoir une pieuse pensée à sa mémoire. Repose en paix, chère mère et grand-mère. Tes enfants et tes petits-enfants ne t’oublieront jamais. Ton fils Idir - BJ-BR3300

—————————————

Décès

—————————————

Les familles Malek et Kias d’Alger et de Jijel ont la dou-

leur de faire part du décès de leur cher et regretté père et grand père, Malek Mohamed Ben Belkacem, survenu hier à l’âge de 86 ans. L’enterrement aura lieu aujourd’hui au cimetière d’El- Alia. Que Dieu Tout-Puissant lui accorde Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. “À Dieu nous appartenons et à Dieu nous retournons.”

“À Dieu nous appartenons et à Dieu nous retournons.” SOS Appel à la solidarité Le père

SOS

Appel à la solidarité Le père de la petite fille Mechati Hadil demande à toute âme charitable de l’aider pour une intervention à l’étran- ger d’une greffe de la moelle. Pour les cœurs charitables Tél. : 0557 72 94 88 Dieu vous le rendra.

Pensée TEMAM FIFI Déjà cinq ans que tu nous as quittés, mais sache que ta
Pensée
TEMAM FIFI
Déjà cinq ans que tu nous as quittés,
mais sache que ta place dans nos
cœurs est à jamais irremplaçable.
Que tous ceux qui t’ont connue et
aimée aient une affectueuse pensée
pour toi.
ALP
Pensée
Cela fait cinq
années que nous a
quittés le moudjahid
ACHIR CHERIF
fils du chahid
Mohand Arab, frère
du chahid Mohand
Ameziane, dit
Mohand Arezki, et
frère du moudjahid Tahar, ancien détenu, lais-
sant un vide immense. Je garderai toujours de
toi l’image d’un bon oncle, bon vivant et
d’une grande sagesse.
Nul ne pourra te remplacer. Je demande à
tous ceux qui l’ont connu d’avoir une pieuse
pensée à sa mémoire. Que Dieu l’accueille en
Son Vaste Paradis. Repose en paix, oncle.
Ton neveu Brahim
T.O-BR22948

Condoléances

M. Mestouri, directeur Afrique du Nord de Pfizer oncologie, très affecté par le décès du général-major

SACI ABDELMALEK

présente à sa famille ses sincères condoléances et l’assure de sa sympathie en cette douloureuse circonstance. Que Dieu Tout-Puissant lui apporte courage et consolation et accueille le défunt en Son

0355 Vaste Paradis.

Pensée

Cela fait, aujourd'hui, un an que nous avons perdu notre mère, une grande dame

avec un coeur d’or.

A tous ceux qui ont

eu la chance d’avoir connu

MME ANISSA MELLOUAH

ÉPOUSE DAHMOUN

qui’ils aient une pensée pour elle

en ce jour.
G

Remerciements

Les familles Ichallamène, Ihaddaden et Zaïdi remercient toutes les personnes qui ont compati à la perte de leur cher père, grand-père et oncle

ICHALLAMÈNE BELKACEM

survenu le 12 août 2016 à l’âge de 89 ans. A Dieu nous appartenons, à Lui nous retournons.

XMT

Remerciements Les membres de la famille Benabdesselam de Sougueur, de Tiaret, d’Alger et des Ouacifs
Remerciements
Les membres de la
famille Benabdesselam
de Sougueur, de Tiaret,
d’Alger et des Ouacifs
en Kabylie tiennent à
remercier vivement
tous ceux qui se sont
associés à leur douleur
à la suite du décès de
leur cher et regretté
KHELIFA BENABDESSELAM
retraité de l’académie de Tiaret, rappelé à Dieu,
ce 3 août 2016, à l’âge de 80 ans. Très touchés
par les marques de sympathie que vous nous avez
témoignées et dans l’impossibilité de répondre à
tous individuellement, nous vous remercions de
tout cœur pour vos messages de soutien, vos
paroles réconfortantes ainsi que pour vos nom-
breux déplacements à Sougueur pour assister à
ALP ses funérailles.

Pensée

Il y a un an, le 18 août 2015, nous quittait à jamais notre chère et regrettée mère, grand-mère et épouse

DAHMOUN ANISSA

NÉE MELOUAH

Ta gentillesse et ta bonté ont fait de toi un être inoubliable, et nous savons que de là où tu te trouves, tu continues de veiller sur nous. On pense à toi. Nous t’aimons. Les familles Dahmoun et Melouah.

ALP Ton époux Dahmoun Mouloud

18 Sport Jeudi 18 août 2016 LIBERTE 200 M Bolt et Gatlin facilement en demi-finales

18

Sport

Jeudi 18 août 2016

LIBERTE

200 M

Bolt et Gatlin facilement en demi-finales

n Le Jamaïcain Usain Bolt,

tenant du titre, et l'Américain Justin Gatlin se sont facilement qualifiés mardi pour les demi- finales du 200 m des jeux Olympiques de Rio. Bolt, sacré dimanche champion olympique du 100 m pour la troisième fois consécutive, a complètement contrôlé sa série, coupant son effort aux 150 mètres pour s'imposer en 20 sec 28/100. “J'ai bien récupéré après le 100 m, je suis un peu fatigué là, mais content d'être qualifié. J'ai hâte d'être à demain (en demi-finales)”, a déclaré le Jamaïcain. “Le 200 m est mon épreuve favorite et je suis du coup un peu nerveux quand je cours”, a-t-il ajouté. Gatlin avait, lui, réussi un peu plus tôt un chrono de 20 sec 42. “Je me sentais bien, facile. Mon entraîneur m'a demandé d'assurer la première place. J'ai récupéré du 100 m. Il faut juste changer de casquette en passant du 100 au 200 m”, a expliqué le champion olympique 2004 du 100 m, suspendu deux fois pour dopage pour un total de cinq ans. “Il n'y a pas de problème de leader au sein de l'équipe américaine. Nous voulons être un groupe fraternel”, a ajouté le New-Yorkais. Médaillé de bronze du 100 m dimanche, le Canadien Andre de Grasse a réalisé le meilleur temps des qualifiés (20.09) pour les demi- finales, prévues aujourd’hui.

ATHLÉTISME : DEMI-FINALES DU 1 500 M À 00H55

Makhloufi dans la même série que Kiprop !

D. R.
D. R.

F raîchement médaillé d’argent dans l’épreuve du 800 m, Taoufik Makh- loufi va s’aligner ce soir (22h, heure brésilienne) en demi-finales de la course du 1 500 m. En effet, après avoir passé sans encombre le 1 er tour en dé-

crochant la 1 re place avec un chrono de 3:46.82, l’en-

fant de Souk-Ahras va disputer une demi-finale qui devrait être une simple formalité pour lui, si, en face, il n’y avait pas dans sa série le favori en puis- sance pour le vermeil du 1 500 m, en l’occurren- ce le Kenyan Asbel Kiprop (champion olym- pique à Pékin et triple champion du monde). En outre, il ne faut pas oublier bien sûr l’ami intime de Makhloufi, le Marocain Iguider Abdelaâti, qui compte, lui aussi, décrocher un podium dans cette preuve du 1 500 m. La course de ce soir est une finale avant la lettre, car Makhloufi sera confronté à ses concurrents directs.

Il

est clair que chacun de ces trois athlètes va fai-

re

le maximum, pour impressionner son adversaire

et

adresser un message fort sur les intentions de

tout un chacun, ce qui va donner du piment et un suspense à cette course. D’un côté, Taoufik Ma- khloufi veut démontrer qu’il a toujours l’intention de conserver son titre olympique obtenu il y a quatre ans de cela à Londres, et de l’autre, Kiprop

veut prouver qu’il est indétrônable en 1 500 m. Rendez-vous est donc pris ce soir pour cette

L ’athlète algérien Abdelmalik Lahoulou ne disputera pas la fi- nale du 400 m haies des jeux

Olympiques 2016 après avoir termi-

né à la quatrième place de la première

série des demi-finales disputée mar-

di soir au stade olympique Joao-Ha-

velange. Pour sa première participation aux jeux Olympiques, Lahoulou espé- rait bien atteindre la finale, notam-

Joao-Havelange de Rio de Janeiro. Avec un chro- no de 1:42.61, Makhloufi a également battu le re- cord d’Algérie de la distance, derrière Rudisha (1:42.15), alors que la médaille de bronze est re- venue à l’Américain Clayton Murphy (1:42.93). Makhloufi décroche la première médaille algé- rienne aux JO-2016, et épingle une deuxième mé- daille olympique à son palmarès, après la médaille d’or du 1 500 m décrochée aux jeux Olympiques de 2012 à Londres.

S. M.

HALTÉROPHILIE (+105 KG)

L'Algérien Walid Bidani à la 13 e place

n L'Algérien Walid Bidani a pris la 13 e place sur 23 dans l'épreuve d'haltérophilie messieurs

(catégorie +105 kg) avec un total de 410 kg, mardi, à Rio, dans le cadre des jeux Olympiques de 2016. Bidani a soulevé 190 kg à l'arraché et 220 kg à l'épaulé-jeté. L'épreuve est revenue au Géorgien Lasha Talakhadze qui a également battu le record du monde avec un total de 473 kg. Talakhadze, qui

a soulevé 215 kg à l'arraché et 258 kg à l'épaulé-jeté

à son dernier essai, a pleinement profité du zéro pointé du favori iranien Behdad Salimikordasiab,

le tenant du titre. L'Arménien Gor Minasyan

(451 kg) a pris la médaille d'argent et Irakli Turmanidze, un autre Géorgien, le bronze, avec 448 kg. Talakhadze et Minasyan avaient été auparavant suspendus pour dopage.

demi-finale qui est absolument à ne pas rater ! Pour rappel, l’Algérien Taoufik Makhloufi a décroché la médaille d’argent de l’épreuve du 800 m des jeux Olympiques 2016, remportée par le Kényan Da- vid Lekuta Rudisha, mardi, au stade olympique

400 M HAIES

Lahoulou n’ira pas en finale

HAUTEUR

Médaille d'or pour le Canadien Drouin, le Qatari Barshim en argent

n Le Canadien Derek Drouin

s'est adjugé, mardi soir, la médaille d'or du concours du saut en hauteur des jeux Olympiques JO-2016 de Rio en franchissant 2,38 m à son premier essai. Le Qatari, Mutaz Essa Barshim, deuxième performeur de l'histoire, a pris la médaille d'argent (2,36 m), et l'Ukrainien Bohdan Bondarenko a remporté le bronze (2,33 m) pour un podium composé des trois principaux favoris. Drouin (26 ans) a ajouté l'or olympique à sa médaille de bronze remportée aux JO-2012 de Londres ainsi qu'à son titre de champion du monde 2015 à Doha au Qatar.

PROGRAMME DES ALGÉRIENS

n Demi-finales du 1 500 m :

Taoufik Makhloufi vendredi à 00h55

n Décathlon : Larbi Bourrada

ment après avoir battu la veille le re- cord d’Algérie en 48.62. Le natif de Jijel a tout donné lors de cette demi-finale disputée à un ryth- me soutenu. Il a bien couru jusqu’à la sixième haie avant de fléchir d’un

coup, ratant ainsi sa chance de se qua- lifier. “Je suis très déçu de ma qua- trième place, je voulais vraiment me qualifier pour la finale, c’était mon ob- jectif, malheureusement, j’ai échoué.

J’ai tout donné lors de cette course, mais mes moyens de récupération n’ont pas suivi. J’étais persuadé que je pouvais me qualifier, mais ça n’a pas été le cas”, a déclaré Lahoulou à l’en- voyé spécial de l’APS à Rio à l’issue de la course. En dépit de cet échec, Lahoulou garde le moral et espère continuer à travailler pour améliorer ses performances à l’avenir. “Le record d’Algérie va me pousser à faire enco-

re plus d’efforts, d’ailleurs, c’est ma sa- tisfaction lors de ces Jeux. Je n’ai pas atteint mon objectif cette année, je vais essayer de le faire l’année prochaine à l’occasion des championnats du mon- de de Londres”, a-t-il précisé. La course a été remportée par l’Améri- cain Clemont Kerron (48.26) de- vant le Kenyan Tumuti Boniface Mucheru (48.25), les deux qualifiés de cette série pour la finale.

VENTE ILLÉGALE DE BILLETS

Arrestation du chef des Comités olympiques

L a police de Rio a annoncé hier l'arrestation du chef des Comités olympiques européens (EOC) Patrick Hickey, accusé d'appartenir à

un réseau de vente illégale de billets pour les jeux Olympiques de Rio. Des policiers ont exécu-

“un mandat d'arrêt et de capture visant l'Irlan-

dais Patrick Joseph Hickey, membre du Comité in- ternational olympique. Il a été arrêté”, a précisé la

police brésilienne dans un communiqué. M. Hickey, également président du Comité olym- pique irlandais depuis 1989, a été arrêté à son hô-

tel de Barra da Tijuca, à l'ouest de Rio, l'un de ceux où est hébergée la “famille olympique”, à proximi- té du parc et du village olympiques des JO-2016. Se- lon le site G1 du média brésilien Globo, M. Hickey aurait fait un malaise lors de son arrestation et a été transporté à l'hôpital Samaritano, à Botafogo, dans la zone sud et touristique de la ville. Cette arresta- tion a eu lieu dans le cadre d'une enquête sur la re- vente illégale de tickets pour les JO et fait suite à d'autres arrestations. La police brésilienne avait an- noncé lundi avoir lancé quatre mandats d'arrêt, dont

un contre le Britannique Marcus Evans, président du club de football d'Ipswich (2 e div. anglaise). Les trois autres personnes visées sont l'Irlandais Patrick Gilmore, le Néerlandais Maarten Van Os et l'An- glais Martin Studd. Tous sont accusés d'avoir ven- du des billets pour les JO-2016 à un prix très élevé, après les avoir récupérés illégalement auprès d'en- treprises autorisées par le Comité olympique ir- landais, selon la police. La semaine dernière, la po- lice brésilienne avait annoncé l'arrestation d'un Ir- landais, Kevin James Mallon, et de dix Brésiliens.

SORAYA HADDAD

“Le judo algérien est victime de sa mauvaise gestion”

L 'ancienne médaillée de bronze aux JO de Pékin 2008, Soraya Haddad, a estimé que le judo algérien est “malade de sa mau-

vaise gestion et de son instabilité”, au lendemain

d’une participation calamiteuse des judokas al- gériens aux jeux Olympiques de Rio de Janeiro. “Quand on voit la fédération où j’ai travaillé en tant qu’entraîneur de l’équipe nationale ju- niors filles durant huit mois, il y a franchement du bricolage dans le travail. Nous sommes très loin du professionnalisme. Il y a des personnes qui occupent des postes qu’elles ne méritent pas. En revanche, il existe des compétences qui sont marginalisées, j’ai vécu tout cela de l’intérieur de la fédération”, a confié Soraya Haddad à l’envoyé spécial de l’APS à Rio de Janeiro. Le judo algérien, qui a participé aux jeux Olympiques 2016 avec cinq athlètes dont

une dame, a enregistré des résultats décevants à Rio avec des éliminations précoces dès les premiers tours. Pour l’ancienne championne d’Afrique, le pro- blème du judo algérien, qui a beaucoup ré- gressé ces dernières années, réside dans la ges- tion. “Je suis désolée, le problème du judo al- gérien n’est pas une question de moyens mais plutôt humaine, il faut mettre les personnes compétentes là où il faut avec un seul objectif :

celui de faire progresser la discipline”, a souli- gné Soraya Haddad. “À notre époque, nous avons réussi des résultats positifs en dépit des moyens dérisoires dont disposait la fédération. Les anciens judokas sont malheureusement mis à l’écart alors que seuls les athlètes qui ont fait le haut niveau comprennent toutes ces ques- tions. Où sont les anciens champions et mé-

daillés olympiques à l’image de Boulmerka, Be- nida-Merrah et Allalou ? La situation du judo a commencé à se dégrader après les jeux de Pé- kin en 2008”, a-t-elle regretté. “Personnellement, j’ai arrêté la compétition par- ce que les conditions ne me poussaient pas à continuer. Je n'ai que 31 ans et je pouvais fa- cilement participer aux jeux de Rio. Cela fait vraiment mal de voir dans quelle situation se trouve cette discipline”, a précisé Soraya Had- dad. Interrogée sur les résultats catastro- phiques du judo algérien à Rio, l’ancienne championne d’Afrique a estimé que chaque athlète avait sa part de responsabilité dans ce cuisant échec. “Je ne sais pas quel est l’objec- tif de chaque judoka, si ce n’est d'avoir une mé- daille olympique, il faut cravacher dur, ça de- mande beaucoup de sacrifices et de travail”, a

expliqué l’entraîneur de l’équipe de Béjaïa. La judokate Soraya Haddad qui a été la seu- le, avec Amar Benikhlef, à offrir à l’Algérie une médaille olympique lors des JO-2008 de Pé- kin, pense que pour obtenir des résultats au ni- veau mondial, il faut du temps. “Si on avait une stabilité à la fédération, un groupe soudé et une gestion professionnelle, on aurait pu faire largement mieux à Rio. Je pen- se que la situation a commencé à se dégrader à partir de 2008”, a estimé Soraya Haddad, qui préconise un “changement radical dans la ges- tion des instances fédérales. La solution est entre les mains des pouvoirs publics pour changer les choses, parce que nous pouvons mieux faire dans tous les sports, il y a du potentiel, il faut un investissement à long terme. Il faut mettre les gens compétents là où il faut”.

Archives/Liberté

LIBERTE

Jeudi 18 août 2016

Sport

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UNE GRANDE PREMIÈRE AU STADE DU 1 er -NOVEMBRE DE TIZI OUZOU CE SAMEDI

400 stadiers ont été réquisitionnés par la JSK pour gérer le classico

S i le big match JSK-MCA, programmé ce samedi à 19h au stade du 1 er -No- vembre de Tizi Ouzou, suscite, depuis quelques jours déjà, un engoue-

ment populaire particulier dans la ville des Genêts mais aussi dans toutes les localités de Kabylie, tant les Canaris du Djurdjura semblent dé- cidés à frapper un grand coup face

à l’éternel rival mouloudéen, ne se-

rait-ce que pour négocier au mieux ce premier coup de gong de la sai- son 2016-2017, il n’en demeure pas moins que les autorités locales et sur-

tout les dirigeants de la JSK s’ap- prêtent, de leur côté, à relever un gros défi quant à l’organisation de ce grand classico qui, comme chaque année, attirera certainement la fou-

le des grands jours. C’est que, pour

la première fois dans l’histoire du club kabyle, le volet sécuritaire dans l’enceinte du stade a été confié à la seule responsabilité de la JS Kabylie, et ce, conformément aux dernières orientations de la FAF et surtout de

la Direction générale de la Sûreté na-

tionale (DGSN). C’est dire que cet al-

léchant JSK-MCA constituera, avant tout, une grande première dans les annales du club kabyle en matière d’organisation et de gestion d’un

kabyle en matière d’organisation et de gestion d’un match de haut niveau. C’est ce qui fait

match de haut niveau. C’est ce qui fait que les dirigeants kabyles ont multiplié, ces derniers jours, les ré- unions de concertation, d’abord avec les responsables de la Direction de la jeunesse et des sports, puis avec les représentants de la wilaya et de

la sûreté de wilaya pour préparer tel qu’il se doit ce grand évènement et prendre toutes les mesures néces- saires afin de canaliser la grande fou- le et permettre ainsi à cette superbe affiche footballistique de se dérou-

ler dans d’excellentes conditions. Et si les policiers seront donc ab- sents, pour une fois, à l’intérieur de l’arène sportive et n’assureront leur service qu’aux abords du stade pour intervenir en cas de nécessité abso- lue, la JSK aurait réquisitionné, dans un premier temps, une centaine de stadiers, mais eu égard à l’impor- tance d’une telle rencontre, ce chiffre aurait été revu à la hausse puis- qu’on croit savoir qu’ils seront quelque 400 stadiers mobilisés pour

gérer au mieux le dérou- lement de cette ren- contre. Aux dernières nouvelles, les dirigeants kabyles ont déjà fait im- primer quelque 13 000 billets pour ce match tant attendu dont 10 000 au profit des supporters lo- caux et 3 000 pour les fans algérois, les tickets ayant été imprimés en deux couleurs distinctes pour séparer les deux ga- leries. Pour éviter toute spéculation et tenter de décourager les spécia- listes du “marché noir” et de la contrefaçon, la ven- te des billets se fera le jour du match à partir de 10h et les portes du stade seront ou- vertes vers 14h pour éviter toute bousculade, surtout que le match, qui est donc programmé en semi- nocturne, soit à 19h précises, se jouera certainement à guichets fer- més, même si cette chaude empoi- gnade est arrivée plus tôt que d’ha- bitude en cette période de vacances estivales, et sera, de toute façon, té- lévisé en direct par la Télévision na- tionale. Par ailleurs, il est à noter que les dirigeants de la JSK ont appliqué

LE SUCCESSEUR D’AMROUCHE A ÉTÉ VITE TROUVÉ

Cavalli, nouvel entraîneur de l’USM Alger

F inalement, ce n’est pas Bernard Simondi qui sera le successeur du désormais ex-coach de l’USM Alger, Adel Amrouche. En effet, la di-

rection du club algérois n’a pas trop attendu pour désigner le remplaçant de l’ancien entraîneur du Kenya. Il s’agit d’une vieille connaissance du foot- ball algérien, Jean-Michel Cavalli, qui connaît par-

faitement le football algérien après avoir pris en main, d’abord la sélection nationale (2006-2007) et le MC Oran (2014-2015). Ainsi, au lendemain du départ d’Adel Amrouche, le président Reb- bouh Haddad a engagé Jean-Michel Cavalli, qui

a signé immédiatement un contrat d’une année avec l’USMA. Le technicien n’aura aucun pro- blème pour être sur le banc lors de la première

rencontre du championnat, prévue demain ven- dredi face au MO Béjaïa au stade Omar-Hama- di. Il faut savoir que la direction de l’USMA était déjà en contact avec le natif d’Ajaccio avant de porter son choix sur Adel Amrouche. Cavalli sera, donc, dans un environnement qu’il connaît as- sez bien et son expérience avec la sélection na- tionale, et le MCO lui sera d’une grande utilité pour mener à bien sa mission avec les Rouge et Noir. L’objectif ne changera pas puisque l’USMA est appelée à jouer sur tous les fronts et rempor- ter la CAF Champions League. Amrouche est fi- nalement remplacé au bout de 50 jours à la tête des Rouge et Noir. Le Belgo-Algérien ne fera pas de vieux os dans le championnat algérien de foot-

ball, lui qui a été désigné le 27 juin dernier avant d’être remercié moins de deux mois après. Selon les explications officielles, Amrouche ne s'est pas mis d'accord avec la direction usmiste sur les ob- jectifs du club cette saison. Mais selon d’autres sources, le technicien a voulu imposer sa philo- sophie dans le jeu de l’USMA, ce qui n’a pas été du goût des dirigeants. Ces derniers préfèrent fai-

l’affaire Ziri

que Hammar n’a fait que précipiter son départ. Res- te à savoir quel sera l’avenir des autres membres du staff technique, à savoir le duo Kebir-Acimi. Ces deux derniers ont été ramenés par l’ancien entraîneur, Amrouche.

re

dans

la continuité

alors

MALIK A.

MCO

Belatoui, l’occasion de sa vie

C ’est un véritable test gran- deur nature que celui qui at- tend Omar Belatoui, samedi

en fin de journée à Belouizdad, face au Chabab, où le MCO entamera of- ficiellement sa saison 2016-2017, sa 53 e parmi l’élite nationale.

Bien que désigné assez tardivement entraîneur en chef de l’équipe pro- fessionnelle du Mouloudia, l’ancien défenseur international sait qu’il sera attendu. N’ignorant aucun dé- tail de sa nomination par défaut en

tant que numéro 1 après que plu- sieurs pistes eurent été explorées sans succès par le président Belhadj Mohamed et son entourage, Omar Belatoui mesure, ainsi, parfaitement l’importance d’un bon départ en championnat. Une victoire ou un nul au 20-Août lui permettra, surtout, de bénéficier d’un certain crédit au- près des supporters et d’au moins une semaine de tranquillité pour préparer, dans la sérénité, le premier match à domicile, face à l’Olympique

de Médéa. En revanche, expéri- menté comme il est, Omar Belatoui sait pertinemment qu’une défaite d’entrée de jeu à Belcourt lui mettra une énorme pression sur les épaules et décrédibilisera sa préparation es- tivale aux yeux de l’opinion mou- loudéenne. Ayant, pourtant, comme références une accession historique sous la présidence du défunt Kacem Elimam en 2009 ainsi que deux opérations maintien réussies, l’actuel patron

CELA SE PASSE À LA LIGUE RÉGIONALE DE BLIDA

Des clubs ont joué le championnat sans payer les frais d'engagement

n Au moment où le président de la FAF impose des restrictions sévères à l'encontre des clubs de la Ligue interrégion qui ont refusé d'élire le candidat de la FAF, en les exhortant à payer leurs dettes faute de quoi ils ne pourront pas s'engager cette saison, à la Ligue régionale de Blida c'est la débandade totale. Le nouveau président Mohamed Guernouz, fraîchement élu, se trouve face à une situation délicate, plusieurs clubs ont joué la saison passée au niveau de cette ligue présidée par Youcef Benmedjeber, sans s’acquitter de leur droit d'engagement ni payer leur dettes. Il en est ainsi du CR Zaouïa dont le président a été surpris, en allant déposer son dossier d'engagement, de se voir refuser ce dépôt s'il ne s'acquittait pas de la somme de 170 millions de centimes représentant le droit d'engagement et les dettes du club de la saison passée. Plusieurs clubs se sont trouvés dans la même situation. Pourquoi Benmedjeber a-t-il autorisé ses clubs à jouer le championnat sans payer les frais d'engagement ? Même les arbitres n'ont pas été payés durant trois mois, cette situation a mis Guernouz dans une mauvaise passe, il doit assainir au plus vite sa ligue pour ne pas s'attirer la colère des clubs.

R. A.

technique des Rouge et Blanc d’El- Hamri sait, en parallèle, qu’il lui manque encore “ce truc” pour mettre tout le monde d’accord au Moulou- dia. Et si sa gentillesse et sa courtoi- sie naturelles sont interprétées, par certaines voix internes, comme un manque de poigne, Belatoui misera surtout sur cet esprit de rédemption qui anime la quasi-totalité des joueurs composant l’effectif oranais pour forcer le destin et réussir sur le banc du MCO ce qu’il a déjà réussi à faire en tant que joueur. En attendant, il a déjà dévié de son plan de préparation initiale avec “au- cune rencontre amicale après le sta- ge de Sétif” pour programmer un test- match, lundi après-midi au stade Za- bana, face aux espoirs du club, ques- tion de s’assurer de certains choix dans le onze avant d’aller défier le CRB. Le temps, certainement, de ré- fléchir mille fois à la manière d’en- tamer cette saison, assurément, l’oc- casion de sa vie sur le banc du MCO.

RACHID BELARBI

les nouveaux billets d’entrée au sta- de indiqués, cette saison, par la FAF et fixés au tarif de 500 DA le ticket, ce que les supporters kabyles consi- dèrent comme excessif en ces temps de “vaches maigres”. Ceci dit, les poulains de Kamel Mouassa, qui ont repris le chemin de l’entraînement depuis dimanche passé après leur retour de Tunis, s’entraînent d’arrache-pied chaque jour vers 18h avant d’entrer en re- groupement dès demain, vendredi, dans leur retraite habituelle des “Deux palmiers” à Draâ Ben-Khed- da, à une dizaine de kilomètres de Tizi Ouzou, où ils ont pour habitu- de de planter leur QG à la veille des grands évènements. Ceci dit, l’es- sentiel est que ce beau duel JSK- MCA se déroule dans le fair-play le plus total et que les milliers de sup- porters des deux camps fassent preuve de sportivité et de retenue pour faire la fête et relever ainsi un gros défi à la hauteur de la grande amitié qui a toujours réuni les grands deux clubs. C’est dire que la balle est dans le camp des “tifosi” qui doivent prouver qu’un match de football peut se jouer sans la présence de gros escadrons de “casques bleus” car, en définitive, ce n’est que du sport !

MOHAMED HAOUCHINE

COUPE DE LA CAF (6

LES BÉJAOUIS VEULENT JOUER À 18H

La Confédération refuse et maintient MOB-Medeama à 14h30

n La demande du MO Béjaïa de programmer à 18h son match contre Medeama (Ghana) a été rejetée par la Confédération africaine de football (CAF), qui a fixé à 14h30 le coup d'envoi de cette rencontre prévue pour le 23 août à Béjaïa et comptant pour la sixième et dernière journée de la phase de poules de la Coupe de la CAF, a-t-on appris du club de Ligue 1 algérienne de football. Ce rejet a été motivé par la nécessité de faire disputer l'autre match du groupe entre le TP Mazembe (RD Congo) et les Young Africans (Tanzanie), le même jour et à la même heure, précise cette source. Le MOB sera dans l'obligation de vaincre pour se qualifier au dernier carré. Troisième du groupe A avec 5 points, le représentant algérien est devancé de 3 unités par son adversaire du jour, deuxième (8 points), alors que le TP Mazembe, leader, a déjà validé son billet en collectant 10 unités. Les Young Africans, eux, ferment la marche (4 points). Les Crabes restent sur deux défaites d’affilée, toutes les deux en déplacement face au TP Mazembe et aux Young Africans, sur le même score (1-0). Deux défaites les ayant mis dans une situation complexe, alors qu'ils étaient bien partis pour assurer leur qualification au carré d'as pour leur première participation dans une compétition internationale. Un trio d'arbitres sénégalais a été désigné pour officier le match MO Béjaïa-Medeama, dirigé par Maguette Ndiaye qui sera assisté de ses compatriotes Serigine Cheikh Touré et Ababacar Sené.

e JOURNÉE) :

20

Jeux

Jeudi 18 août 2016

LIBERTE

Par : Ecole de s Coupant Monnaie du Sans ardeur s s s s s
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Sans ardeur
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Lettres du
Danse
Batteurs
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Pose un œil
chauve-souris
Pour ranimer
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Adolescent
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Peinture à
Vrais
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l’eau
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Saison
estivale
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Copulative
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tranchante
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Transpire
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Consigné
Indiens
Débrouillé
d’Amérique
Célérité
du Nord
s
s
Fruit
Contracté
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Fenouil
Téloche
s
s
Au bas d’une
facture
Ecole de
Rivière en
Salve
cadres
Roumanie
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-----------------
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Île en
L’irlande
Altièrement
Pronom
Indonésie
poétique
s
s
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Direction
Lettre
-----------------
grecque
Organisation
criminelle
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Objet
Diaprée
Rétabliraient
Impulsion
sphérique
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dans une
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Diabolique
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Sélénium
Matière plas-
tique dure et
noire
biblique
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Suça
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Souffle,
Contracté
halètement
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Consonnes
Démonstratif
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Couvrirent
Pronom
Superlatif
d’un pré-
Chien d’arrêt
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Solipèdes
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Marque le
Le toit du
monde
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Pieu
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Chiffre
Menuisiers