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MARATHON Ahmed Boubrit (DTN) : “Terminer correctement et surtout éviter l’abandon” P.18 CHAMPIONNAT DE LIGUE

MARATHON

Ahmed Boubrit (DTN) :

“Terminer correctement et surtout éviter l’abandon” P.18

CHAMPIONNAT DE LIGUE 1 MOBILIS (1 re JOURNÉE) : JSK 0 – MCA 0

Les Kabyles mal récompensés ! P.19

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

ELLE S'IMPOSE COMME UNE ACTRICE INCONTOURNABLE DES BLOCKBUSTERS AMÉRICAINS

Sofia Boutella,

de Bab El-Oued

à Hollywood P.13

d P 11133
d P
11133

C’EST UN PÔLE TOURISTIQUE À MASCARA

Bouhanifia, l’autre visage P.12

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7314 DIMANCHE 21 AOÛT 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

DES MILLIERS DE PERSONNES SE SONT DÉPLACÉES HIER À IFRI

Au rendez-vous de la Soummam

LE MESSAGE DE BOUTEFLIKA N’ÉVOQUE PAS LES PROJECTIONS POLITIQUES DU CONGRÈS DE LA SOUMMAM Une
LE MESSAGE DE BOUTEFLIKA N’ÉVOQUE PAS LES PROJECTIONS
POLITIQUES DU CONGRÈS DE LA SOUMMAM
Une reconnaissance officielle tronquée
P.2/3
D. R.
Une reconnaissance officielle tronquée P.2/3 D. R. VINGT-TROIS ANS APRÈS SON ASSASSINAT Les proches de Kasdi

VINGT-TROIS ANS APRÈS SON ASSASSINAT

Les proches de Kasdi Merbah toujours en quête de vérité P.4

proches de Kasdi Merbah toujours en quête de vérité P.4 LES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES VIDÉES DE LEUR

LES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES VIDÉES DE LEUR SUBSTANCE

Le départ massif de fonctionnaires titrés pose problème P.7

NOUVEAU TEXTE DE LOI SUR LES DROITS DES PASSAGERS AÉRIENS

Le CCTA dénonce “des absurdités et des contradictions”

P.7

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SUR LES DROITS DES PASSAGERS AÉRIENS Le CCTA dénonce “des absurdités et des contradictions” P.7 Publicité

AF

SUR LES DROITS DES PASSAGERS AÉRIENS Le CCTA dénonce “des absurdités et des contradictions” P.7 Publicité

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L’actualité en question

Dimanche 21 août 2016

LIBERTE

DES MILLIERS DE PERSONNES SE SONT DÉPLACÉES HIER À IFRI

Au rendez-vous de la Soummam

Outre le déplacement de ministres, des vagues de visiteurs ne cessaient d’affluer tout au long de la journée d’hier vers ce lieu historique, alors que plusieurs partis politiques y ont dépêché leurs délégations respectives.

I l y avait foule hier au village Ifri, dans la commune d’Ouzellaguen, à l’occa- sion de la commémoration du 60 e an- niversaire du Congrès de la Soummam. Le site abritant un musée dédié à l’his- toire de la guerre de Libération (1954-

1962) et un mémorial érigé à la mémoire des martyrs de la Révolution est devenu, l’espace d’une journée, un véritable lieu de pèlerinage. En effet, ce sont des milliers de personnes, ve- nues de différentes régions du pays, qui se sont déplacées, hier, vers ce lieu hautement histo- rique qui abrita, un certain 20 Août 1956, les travaux du premier congrès du FLN qui res- te un événement majeur, voire une étape charnière pour la guerre de Libération

nationale.

Il faut dire qu’au-delà du fait que l’événement

a été célébré, comme à l’accoutumée, en rangs

dispersés, les festivités commémoratives se sont déroulées dans le calme et la sérénité. Aucun incident n’est à signaler. Mais on a remarqué que les autorités de wilaya ont déployé depuis quelques jours déjà un important dispositif sé- curitaire autour du village Ifri. Et, afin, juste- ment, d’éviter tout débordement de la situa- tion, les pouvoirs publics ont adopté une stratégie salvatrice qui a, finalement, pu arran- ger tout le monde. Celle-ci consistait à pro- grammer le passage de la délégation officiel- le à Ifri, tôt dans la matinée, et se contenter

D. R.
D. R.

d’une virée furtive, sans prise de parole, enco- re moins un meeting, et céder ensuite le ter- rain politique à d’autres partis et autres orga-

Rendez-vous avec l’histoire du Congrès de la Soummam à Ifri.

nisations ayant un ancrage et une assise popu- laire dans la région.

C’est vers 7h30 que le cortège officiel a démar- ré du chef-lieu communal d’Ouzellaguen, pour prendre la route vers Ifri, en arpentant

le chemin sinueux fraîchement reclassé CW56,

en référence à la date de la tenue du Congrès de la Soummam (1956). Accompagné du mi- nistre de la Culture, Azzedine Mihoubi, du se- crétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Saïd Abadou, du wali de Béjaïa, Ouled Salah Zitouni, et des membres

de la famille révolutionnaire de la région, le mi- nistre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, a eu

à inaugurer, officiellement, la fresque commé-

morative du double anniversaire de la Journée nationale du moudjahid, avant de dévoiler les statues des six principaux dirigeants de la Ré-

volution ayant pris part au Congrès de la Soummam, à savoir : Abane Ramdane, Krim Belkacem, Zighoud Youcef, Larbi Ben M’hi-

di, Lakhdar Bentobal et Amar Ouamrane. Après avoir déposé une gerbe de fleurs devant

le mémorial d’Ifri et observé une minute de si-

lence à la mémoire des martyrs de la guerre de Libération nationale, la délégation officielle quitte les lieux pour redescendre à la ville d’Igh-

zer-Amokrane. Au passage, les représentants du gouvernement ont fait des escales dans deux

villages, Didoune et Tiouririne, pour procéder

à la mise en service du réseau du gaz de ville.

La dernière halte du cortège officiel sera le Centre de formation professionnelle et d’ap- prentissage (CFPA) de la daïra d’Ifri-Ouzel- laguen. Une fois sur les lieux, les mêmes res- ponsables procéderont à la “baptisation” de l’établissement au nom du chahid Medjkou-

ne Boudjemaâ, un ex-artificier de l’ALN, tombé au champ d’honneur. Ensuite, ils re- prendront la route vers le chef-lieu de wilaya

de Béjaïa, alors que le village d’Ifri continue en- core de grouiller de monde. Des vagues de vi- siteurs ne cessaient d’affluer tout au long de la journée vers ce lieu historique. À noter que le Front des forces socialistes (FFS)

a été l’entité politique qui aura marqué le plus

cet événement. Une nuée de cadres et militants du parti, issus de pas moins de 16 fédérations (wilayas), s’est déplacée, hier, à Ifri. Outre la traditionnelle cérémonie de recueillement et de dépôt de gerbe de fleurs, le FFS a organisé un imposant meeting populaire sur l’esplana- de du musée, animé respectivement par le dé-

puté Rachid Chabati, le premier secrétaire national, Abdelmalek Bouchafa, et le dépu- té Ali Laskri, membre de l’instance présiden- tielle du parti. Dans leurs discours respectifs, les trois in- tervenants ont tenu à remettre sur le tapis leur projet politique, à savoir la reconstruc- tion du consensus na- tional, tout en appe- lant l’ensemble des ac- teurs politiques à “un dialogue sans exclusi- ve”. “Il n’y a pas d’alterna- tive au consensus na- tional sauf à recher- cher le chaos. Nous de- meurons optimistes. Le consensus national est inéluctable, il se fera avec, contre ou sans les forces qui s’y oppo-

sent. Nous ne croyons pas à des réformes où la répression politique et juridique étaie la répres- sion économique”, lancera le premier secrétai- re national sous un tonnerre d’applaudisse- ments. Avant d’enchaîner : “Nous nous pronon- çons pour un dialogue sans exclusive mais nous savons également faire preuve de toute la fer- meté nécessaire quand il s’agit de la loyauté au serment de Novembre et de la Soummam, à nos engagements primordiaux et au respect de nos principes fondateurs. Nous n’y renoncerons jamais”. L’orateur estimera, en outre, que “le Congrès de la Soummam a, en effet, été un grand évé- nement politique ; un grand événement par la qualité des participants, un grand événement par l’importance des décisions prises. Ces déci- sions vont influer et influencer le cours ultérieur de la guerre de Libération nationale et pour cer- taines leur impact se fait encore sentir aujour- d’hui. Je pense notamment à la question du pri- mat du politique sur le militaire”. Par ailleurs, M. Bouchafa tient à déplorer que “notre pays vit une situation difficile et périlleu- se. Les questions de la légitimité, de la stabili- té, de la cohésion nationale et de l’équité socia- le, même posées dans un cadre national, conti- nuent de ne recevoir que des réponses partiales et partielles. Elles pourraient, tout au moins, fai- re l’objet de débats démocratiques et citoyens pour éviter la résurgence des archaïsmes et des clivages dans la société”. Pour sa part, le Rassemblement pour la cultu- re et la démocratie (RCD) a tenu à mobiliser, lui aussi, ses troupes pour marquer ce 60 e an- niversaire du Congrès de la Soummam. Ain- si, une délégation de cadres et militants du par- ti, conduite par le président du bureau régio- nal RCD de Béjaïa, Mouloud Deboub, a éga- lement fait le déplacement, hier, à Ifri, où ils ont déposé une gerbe de fleurs devant le mo- nument érigé à la mémoire des martyrs de la Révolution. Notons que plusieurs autres formations poli- tiques, des organisations de masse et des ac- teurs de la société civile, étaient aussi présents à ce rendez-vous avec l’histoire. On citera la présence des délégations du parti de Benflis (Talaie El-Houriat), le MPA de Benyounès,

AHD-54, la Fondation du colonel Amirouche, la coordination des gardes communaux, celle des rappelés du service national…

KAMAL OUHNIA

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Amirouche, la coordination des gardes communaux, celle des rappelés du service national… KAMAL OUHNIA Publicité AF

AF

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Dimanche 21 août 2016

L’actualité en question

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LE MESSAGE DE BOUTEFLIKA N’ÉVOQUE PAS LES PROJECTIONS POLITIQUES DU CONGRÈS DE LA SOUMMAM

Une reconnaissance officielle tronquée

Le chef de l’État s’est suffi à rappeler que les décisions de la Soummam ont permis “de mener la Révolution vers le succès”, omettant d’évoquer l’un des importants principes retenus : la primauté de l’intérieur sur l’extérieur et celle du politique sur le militaire, ainsi que les projections du Congrès.

D ans un message lu en son nom à l’oc- casion de la célé- bration du 20 Août 1955 et de l’orga- nisation un an après

du Congrès de la Soummam le 20 Août 1956, le chef de l’État, Abde- laziz Bouteflika, a, d’emblée, rappe- lé l’apport des deux événements, l'offensive du Nord-Constantinois et le Congrès de la Soummam, à la Ré- volution, soulignant que ces deux dates sont commémorées “avec une grande fierté et reconnaissance”. Le chef de l’État a indiqué dans son message que l’offensive du 20 Août 1955 constituait “un élan révolu- tionnaire héroïque dans les régions du Nord” qui “fut élargie aux quatre coins du pays”. Le Congrès de la Soummam était, poursuit M. Bou- teflika, “l'éclosion du génie des diri- geants de la Révolution” qui “dessi- nèrent avec une grande ingéniosité les contours d'une stratégie exhaustive de la Révolution, incluant les dimensions militaire, politique, diplomatique et sociale”. Faisant le parallèle entre les deux événements, le chef de l’État a

D. R.
D. R.

souligné que “l'écho retentissant de l'offensive du Nord-Constantinois incita les dirigeants de la guerre de Li- bération à prendre conscience de l'impératif de sécuriser la lutte du peuple en tirant les enseignements né- cessaires pour mieux appréhender

secoue le pays et qui concourt à l’af- faissement moral de la nation”. Un affaissement moral qui va, objecti- vement, causer et accélérer le déclin algérien, explique-t-on en substan- ce. L’Algérie, riche en ressources naturelles et humaines, notamment l’énergie de sa jeunesse et l’abnéga- tion de la femme algérienne, peut lé- gitimement “aspirer à un dévelop- pement durable. Ses potentialités, son héritage lié à l’histoire et à sa po- sition géographique et son engage- ment diplomatique, jamais démenti — les cadres et militants du parti de l’Avant-garde des libertés placent au-dessus de la mêlée la diplomatie algérienne, demeurée la digne héri- tière de la délégation du FLN histo- rique — désignent l’Algérie au rôle de leader de la raison de ce continent d’avenir qu’est l’Afrique, objet de convoitises néocoloniales”. Mais, pour prétendre à cet avenir ra- dieux, il faut inscrire le travail des ac- teurs politiques et sociaux dans ce qu’ils qualifient de “continuum his- torique”. On est conscient, par ailleurs, au parti de l’Avant-garde des libertés, du fait que “l’ensemble de cet- te démarche a besoin de définir une représentation citoyenne nouvelle et, par conséquent, une mise à jour de la représentativité et de la stratégie de redéploiement politique”. En d’autres termes, un renouvellement de l’éli- te politique et sociale à tous les échelons.

M. OUYOUGOUTE

Ifri, lieu historique où s’est tenu le Congrès de la Soummam.

l'évolution de la Révolution”, d’où la tenue de la rencontre d’Ifri le 20 Août 1956 à l’initiative “d’hommes intègres” qui se réunirent “au plus haut niveau”. Après avoir passé en revue quelques- unes des multiples décisions prises lors de la réunion de la Soummam, telle “la restructuration au plan in- terne par la délimitation des six Wi- layas historiques avec leurs compo- santes”, qui en fut, selon le message présidentiel, “l'un des plus importants

axes”, il a ajouté qu’à cette décision s'ajoutaient “le Conseil national de la Révolution (CNR), fédérateur de l'ensemble des di- rigeants de la Révo- lution, et le Comité de coordination et d'exécution (CCE) qui donnera, en l'es- pace de deux an- nées, naissance au Gouvernement pro- visoire de la Répu- blique algérienne (GPRA)”. Le mes- sage du chef de l’É- tat n’a pas cité nommément les responsables qui

ont pensé, conçu et organisé la rencontre d’Ifri. Si tous les historiens, acteurs et autres té- moins de l’époque s’accordent à re- connaître que Abane Ramdane était l’architecte de la réunion avec, bien entendu, d’autres responsables de la Révolution, il n’en demeure pas moins que son nom ne figure pas dans le message présidentiel. Même lorsque le chef de l’État a rap- pelé “le renforcement du front na- tional”, et “la fédération de toutes les forces révolutionnaires aux fins

d'accélérer la victoire et d'arracher l'indépendance”, que l’on doit au même Abane, ce nom est encore passé à la trappe. Idem pour les ré- solutions du Congrès qu’il qualifie d’“important” de par “sa plateforme stratégique”, mais dont les décisions et les orientations n’ont pas été re- levées. Ainsi, le chef de l’État s’est suffi de rappeler que les décisions de la Soummam ont permis “de mener la Révolution vers le succès en orga- nisant les instruments et organes politiques et militaires de la guerre de Libération”, omettant d’évoquer l’un des importants principes retenus : la primauté de l’intérieur sur l’extérieur et celle du politique sur le militaire, ainsi que les projections futures du Congrès, notamment le volet consa- cré aux objectifs de la Révolution, tel- le l’édification d’un État algérien démocratique et social. En somme, le message du chef de l’État, à l’oc- casion de la commémoration de l’une des dates les plus importantes et les plus symboliques de l’histoire de la Révolution, est truffé de non- dits, car, à y analyser les rappels choi- sis par les rédacteurs du message, c’est précisément le reniement des principes et des orientations de la Soummam qui a mené le pays à la situation dans laquelle il patauge aujourd’hui.

MOHAMED MOULOUDJ

PARTI DE L’AVANT-GARDE DES LIBERTÉS

“L’Algérie a besoin de s’inspirer du Congrès de la Soummam”

L’ÉDITO

PAR DJILALI BENYOUB

Mémoire hantée !

S oixante ans après sa tenue, le Congrès de la Soummam, un évé- nement majeur, pour ne pas dire fondateur, dans l’histoire du pays, se retrouve soumis à une opération de rabotage mémo-

Soixante ans après, ces acteurs historiques

semblent hanter, même disparus, les esprits des revanchards, des imposteurs et des faussaires qui, non encore satisfaits d’avoir usurpé leur histoire et détourné le projet de la Soummam, s’appliquent depuis l’avènement de

l’Indépendance à souiller leur mémoire et à polluer celle des Algériens.”

riel accentué par une entreprise d’occultation. Sinon, comment ex-

pliquer que cette occasion soit régulièrement “boudée” par les hauts responsables réduisant souvent sa commémoration à une simple symbolique ? À telle enseigne que même ce rituel tronqué est mené à la sauvette. Presque dans la clandestinité, comme en ce 20 Août

2016.

Mais pas que cela. Les acteurs de cet événement, les fondateurs du véritable projet de société de l’Algérie indépendante, sont non seu- lement occultés, ignorés, mais aussi et surtout font l’objet d’un lyn- chage abominable quand ils ne sont pas tratés de traîtres et “d’in- terlocuteur favorable” comme ce fut le cas avec Abane de la part d’un compagnon d’armes pour justifier sa liquidation. Soixante ans après, ces acteurs historiques semblent hanter, même disparus, les esprits des revanchards, des imposteurs et des faussaires qui, non encore satisfaits d’avoir usurpé leur histoire et détourné le projet de la Soummam, s’appliquent depuis l’avènement de l’In- dépendance à souiller leur mémoire et à polluer celle des Algériens. Et c’est cette pollution, qui remonte très loin, qui pourrait bien ex- pliquer le retard dans l’écriture de l’histoire du pays. Notamment celle de la guerre de Libération et de ses étapes sans omettre “les dé- rapages et les coups bas” qui l’ont émaillée. “Il n’y a pas d’Histoire d’Algérie, il y a les histoires d’Algérie”, disait l’écri- vain. On est encore à ergoter sur cette épopée légendaire en mé- nageant les susceptibilités “des vivants” dont les mémoires, pour ceux qui les ont écrites, ont été aseptisées avant publication. Oubliant que la Révolution est faite de sacrifices, de sang, de martyrs, de trahison et de gloire. Et une victoire devenue exemple pour le monde. On aura, enfin, attendu cette année pour entendre parler d’État ci- vil, un concept demeuré tabou des décennies durant, alors que son évocation remonte à 60 ans. n

L e bureau communal du parti de l’Avant-garde des libertés à Béjaïa a rendu public, hier, un

communiqué pour commémorer à sa manière le 60 e anniversaire du Congrès de la Soummam. Les ré- dacteurs du texte ont, de prime abord, affirmé que “l’Algérie a besoin de se ressourcer aux idéaux de No- vembre 1954 et s’inspirer des travaux du Congrès de la Soummam d’août 1956”. C’est ainsi que l’on pourra, poursuit-on, “élaborer et énoncer sa propre vision prospective”. Au parti de l’Avant-garde des liber- tés d’Ali Benflis, on est convaincu que “face à la profusion des discours et des postures”, allusion à l’inflation de textes à l’occasion de cet anni- versaire et aux activités organisées lors de ses dates commémoratives en vue d’occuper le terrain, “il est im- pératif de réhabiliter la parole poli- tique” car on estime que les enjeux présents et à venir dépassent “les sta- tures des leaders”, aussi charisma- tiques soient-ils. On explique, en outre, que la pro- motion du dialogue est une nécessité et un grand examen pour la société afin de porter et de s’approprier les grands projets historiques de l’Al- gérie. Les cadres et militants du parti d’Ali Benflis regrettent “les fausses solutions, fondées sur le men- songe et l’imposture au service d’in- térêts sordides et étroits” car elles constituent, selon eux, “un risque majeur de l’aggravation de la crise qui

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L’actualité en question

Dimanche 21 août 2016

LIBERTE

VINGT-TROIS ANS APRÈS SON ASSASSINAT

Les proches de Kasdi Merbah toujours en quête de vérité

Pour eux, l’enquête sur cet assassinat aura été “bâclée, voire carrément viciée et détournée de son véritable but”.

D. R.
D. R.

Kasdi Merbah, ex-Premier ministre, assassiné avec ses proches le 21 août 1993.

V ingt-trois ans après, l’affai- re de l’assassinat un certain 21 août 1993 à Bordj El- Bahri (côte est d’Alger) de l’ancien chef de gouverne- ment et ancien patron des

services de la sécurité militaire (la fameu- se SM remplacée par le DRS), son fils Ha- kim, son frère Abdelaziz (médecin), ainsi que son chauffeur et son garde du corps, Aït Mekidèche Lhachemi et Nasri Abdelaziz, est encore loin d’être close pour des membres de sa famille qui réitèrent leur revendica- tion d’une enquête “sérieuse”. Car, pour eux, l’enquête sur cet assassinat aura été “bâclée, voire carrément viciée et dé- tournée de son véritable but”. Ils reviennent donc à la charge pour réclamer l’ouvertu- re d’une enquête judiciaire “sérieuse”, pour faire la lumière sur cette affaire qu’ils assi- milent à une “infamie” et, du coup, “confondre les véritables auteurs et com- manditaires de ce forfait crapuleux et ignoble”. Dans leur communiqué adressé à notre rédaction, les signataires, Khalef S., Khalef M. et Khalef D., dénoncent les te- nants du pouvoir qui restent “sourds” à leurs multiples requêtes. “En ce 21 août 2016, nous célébrons la mémoire de nos chers dis-

parus, nos deux frères Khalef Abdallah, dit Kasdi Merbah, ancien chef de gouvernement, Khalef Abdelaziz, médecin, notre neveu Khalef Hakim, universitaire, ainsi que leurs deux compagnons Nasri Abdelaziz et Aït Me- kidèche Lhachemi, froidement assassinés, il y a 23 ans, à Bordj El-Bahri par un com- mando de tueurs suréquipés et surentraînés, ne laissant aucun doute sur sa véritable iden- tité et sa nature exclusivement politique”, ac- cusent-ils, convaincus que cet acte, commis durant la décennie noire, était “politique”. En d’autres termes, un acte prémédité et bien planifié. “Les dirigeants, qui ont eu à exercer des responsabilités durant ces deux dernières décennies, à quelque niveau que ce soit, doivent savoir qu'ils peuvent continuer à faire la sourde oreille, mais que nous ne re- noncerons jamais à notre droit imprescrip- tible de revendiquer la vérité sur ce qu’il s’est réellement passé (…)”, promettent les proches de l’ancien homme fort des services, regrettant que le procès de cette affaire ait été “vite expédié et réduit à une parodie”. Un procès, ajoutent-ils, qui “visait essentielle- ment à évacuer une affaire jugée encom- brante et surtout très embarrassante”. Pour les défenseurs de la mémoire de Kasdi Merbah, “le concept éhonté et immoral,

énoncé par de pseudo-intellectuels proches du pouvoir, selon lequel la raison d'État doit prendre le pas sur la justice due à tout un chacun, traduit une dérive extrêmement dangereuse, servant des intérêts personnels étroits et menant à des abus inqualifiables”. Ils dénoncent, ainsi, “une pseudo-raison d’É-

tat” qui, soulignent-ils, “ne saurait entamer la détermination inébranlable qui est la nôtre de faire éclater la vérité et de rendre justice aux victimes, à toutes les victimes”. Pour eux, c’est avant tout “une œuvre de salubrité pu- blique”. Les proches du défunt Kasdi Mer- bah se disent, par ailleurs, “sidérés” par le mutisme des autorités, même après les ac- cusations proférées par d’anciens officiers

à l’encontre de hauts responsables encore

en vie et dont certains toujours en exerci- ce, cités nommément dans cette affaire ! Ils restent, néanmoins, persuadés que la véri- té finira par éclater. Pour eux, ce n’est qu’“une question de temps”. D’où leur aver- tissement adressé à “ceux qui ont manigancé pour échapper à la justice et à la tenue d'un procès public juste et équitable”, les invitant

à “cesser de se faire des illusions” et leur rap- pelant qu’“aucune amnistie ne saurait les ab- soudre de leurs crimes”.

FARID ABDELADIM

À L’OCCASION DE L’ANNIVERSAIRE DE LA RÉVOLUTION DU ROI ET DU PEUPLE

Bouteflika écrit à Mohammed VI

L président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a

e

adressé un message de vœux au roi Mohammed VI, à l'oc- casion de la célébration par le peuple marocain du double

anniversaire de la révolution du roi et du peuple et de la fête de la jeunesse, dans lequel il a réitéré sa ferme détermination à œuvrer au raffermissement des liens de fraternité et de so- lidarité entre les deux peuples frères. “Il m'est particulièrement agréable, au moment où le peuple ma- rocain frère célèbre le double anniversaire de la glorieuse ré- volution du roi et du peuple et de la fête de la jeunesse, de vous

adresser, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, mes meilleurs vœux, priant Dieu Tout-Puis- sant de vous accorder ainsi qu'à l'honorable famille royale san- té et bien-être, et au peuple marocain frère davantage de pro- grès et de prospérité dans la paix, la sécurité et la stabilité”, a écrit le président de la République dans son message. “En cette heureuse circonstance qui marque une étape impor- tante dans l'histoire de la lutte du peuple marocain frère pour le recouvrement de sa liberté et de son indépendance, je tiens à remémorer les valeurs d'entraide, de cohésion et de construc-

tion commune puisées dans la lutte commune et les énormes sa- crifices consentis par nos peuples maghrébins pour se libérer du joug colonial”, a ajouté le président Bouteflika. “Je saisis également cette occasion pour vous réitérer notre fer- me détermination à œuvrer de concert avec Votre Majesté au raffermissement des liens de fraternité et de solidarité entre nos deux peuples frères au mieux de leurs aspirations au progrès et à la prospérité”, a poursuivi le chef de l'État.

APS

UN COLLOQUE INTERNATIONAL OUVERT HIER AU THÉÂTRE RÉGIONAL DE LA VILLE

Jugurtha en débat à Annaba

colloque international sur

roi berbère Jugurtha et ses

relations avec Rome, s’est ou-

vert dans l’après-midi d’hier, au théâtre régional Azzedine-Medjou- bi d’Annaba, sous le thème “Jugur- tha affronte Rome”. Cette rencontre historique et scientifique, qui a dé- buté le 20 août et ce, jusqu’au 22 du même mois, est organisée par le Haut-Commissariat à l’amazi- ghité, en collaboration avec les mi- nistères de la Culture, de l’Ensei- gnement supérieur et de la Re- cherche scientifique ainsi que la contribution de la wilaya d’Annaba. La cérémonie d’ouverture, qui devait être présidée par le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, l’a fi- nalement été par le secrétaire géné- ral du Haut-Commissariat à l’ama- zighité (HCA), Si El-Hachemi Assad. Le ministre de la Culture doit, en re- vanche, animer dans la soirée au complexe touristique Sabri la céré- monie de remise d’attestations aux

L e

le

communicants, devant participer à

ce colloque. Dans son allocution d’ouverture, Si El-Hachemi Assad a souhaité que cette manifestation, consacrée à la vie du grand roi nu- mide Jugurtha, premier grand ré- sistant et inventeur de la guérilla contre l’impérialisme romain que l’histoire de l’humanité ait connu, soit source d'inspiration pour les jeunes générations. Rappelons que pour la circonstance, pas moins de 26 conférences se- ront animées par des universitaires algériens et étrangers sur le parcours de Jugurtha, son courage, son com- bat contre Rome et ses légions pour préserver la souveraineté de son pays, cette Algérie qui, de tout temps, a été l'objet de convoitises. Des spécialistes venant des univer- sités des États-Unis d’Amérique, d’Italie, d’Allemagne, d’Espagne, de Tunisie et de France, devront dé- battre lors de ce colloque, de cette au- guste personnalité, cette fierté de

l’Algérie, son attachement à sa patrie et son refus de se soumettre et d'ab- diquer. Il est attendu aussi la parti- cipation à ce colloque d’universi- taires du Centre, de l’Ouest, du Sud et de l’Est (Alger, Annaba, Constan-

tine, Sétif, Guelma, M’sila et Tiaret). Ce colloque abordera six axes, entre autres, l’ouvrage La Guerre de Ju- gurtha de l’historien Salluste, Ju- gurtha comme référence dans la ré- sistance et la préservation de l’iden-

tité et Jugurtha dans la littérature mondiale. Les travaux du colloque seront consacrés également à l’éco- nomie et à la guerre pendant le règne de Jugurtha.

BADIS B.

60 e ANNIVERSAIRE DU CONGRÈS DE LA SOUMMAM

Recueillement et projets lancés à Bouira

n Profitant de la commémoration du 60 e anniversaire du Congrès de la Soummam, le secrétaire général de la wilaya et wali par intérim, Ahmed Menguellati, a effectué durant la journée d'hier une visite qui l'a conduit aux deux communes de Bouira et d'Aïn Bessam. Après la cérémonie du dépôt d’une gerbe de fleurs au carré des martyrs de la wilaya, Ahmed Menguellati a donné le coup d'envoi des travaux de réalisation de 170 logements du type LPL. Ce projet, inscrit dans le cadre du programme sectoriel pour l’habitat, est doté d’une enveloppe budgétaire de plus de 161 millions de dinars, pour un délai de réalisation ne devant pas excéder les 28 mois. Toutefois, le wali par intérim a “tiqué” en apprenant ce délai, l’estimant “trop excessif”. “Vous êtes trois entreprises impliquées dans ce projet et ce délai me paraît trop excessif. Vous devez le revoir à la baisse”, exigera-t-il. À Aïn Bessam (sud-ouest

de Bouira), la délégation a procédé au lancement du projet de raccordement au gaz naturel des localités d’Aïn Chellala et Rouabyaâ. D’ici à la fin 2017, ce ne sont pas moins de 550 foyers qui seront raccordés au gaz naturel dans ces deux localités. Dans la foulée, un ambitieux programme de raccordement de plus de 3 000 foyers au gaz naturel, à travers les communes d’Ahnif, d’Ath Laqser, de Bir Ghbalou, d’Oued El-Berdi, d’El-Esnam, d’El- Hachimia, de Haïzer et de Bouira, a été présenté au chef de l’exécutif par intérim. Ce dernier a exhorté les entreprises réalisatrices à “se conformer strictement” à leurs cahiers des charges, tout en mettant l’accent sur le respect des délais. Il a, en outre, instruit les responsables de la SDC de Bouira, au même titre de ceux de la DEM, “à lever toutes les contraintes techniques”, pouvant constituer un frein à ce projet.

RAMDANE B.

LIBERTE Dimanche 21 août 2016

LE RADAR

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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MUSTAPHA BOUGOUBA LE RAPPELLE À L’ONM À L’OCCASION DU 20 AOÛT

Le dossier des “faux moudjahidine” remis au goût du jour

dossier des “faux moudjahidine” remis au goût du jour n Originale façon de protester, à l’occasion

n Originale façon de protester, à l’occasion

de la date historique du 20 Août, auprès de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), que celle improvisée par l’ancien lieutenant de l’ALN, Mustapha Bougouba, qui a fait, hier, le déplacement de Tipasa jus- te pour “décorer” à sa manière la façade de la villa Boumaâraf, siège de l’ONM à Alger. Il a tapissé les murs de cette bâtisse d’auto- collants hostiles à l’organisation. De passa- ge à Liberté, cet ancien combattant et non moins ancien membre de l’ONM a évoqué

particulièrement la question des “faux” ou

“vrais faux” moudjahidine. C’est d’ailleurs à cause de ces dossiers “trafiqués avec la com- plicité du ministère des Moudjahidine”, qu’il avait, rappelle-t-il, décidé, en 1996, de démissionner de son poste de responsable du bureau de l’ONM de la wilaya de Tipasa. Rien que dans cette wilaya, et à l’époque où il était encore en poste, il avait déjà, préci- se-t-il, recensé au moins “65 dossiers erro- nés”. Néanmoins, les bénéficiaires profitent des nombreux privilèges que permet ce statut usurpé de moudjahid.

ILS EXIGENT LA CRÉATION D’UN MUSÉE ARCHÉOLOGIQUE

Les citoyens de Souk-Ahras demandent au wali de restituer sa résidence officielle

n Dans une lettre ouverte publiée sur facebook, des citoyens de Souk-Ahras de- mandent au wali de restituer la résidence officielle qu’il occupe afin de la transfor- mer en musée archéolo- gique. Cette bâtisse, vieille de plus de 120 ans, est considérée comme un véritable bijou architectural et jugée “trop grande pour être habitée par une seule famille”. Outre l’absence d’un musée dans l’ancienne Thagaste qui puisse témoigner de son his- toire plusieurs fois millé- naire, ces citoyens déplo- rent et soulèvent également

naire, ces citoyens déplo- rent et soulèvent également le fait que des objets ar- chéologiques découverts

le fait que des objets ar- chéologiques découverts dans la région sont aujour- d’hui disséminés à travers le

pays, notamment dans les musées d'Alger, d’Annaba, de Guelma et de Constantine.

IL EST OUVERT AU PUBLIC DEPUIS HIER

Le pont le plus long et le plus haut du monde est en verre

Le pont le plus long et le plus haut du monde est en verre n Le

n Le pont piéton en verre le plus long et le plus

haut du monde a été ouvert au public hier dans les spectaculaires montagnes de Zhangjiajie (centre de la Chine). Long de 430 m et per- ché à 300 m au-dessus du sol, l'ouvrage est

construit entre deux sommets de ce parc na- turel de la province du Hunan. D'une largeur de six mètres et constitué de 99 plaques de ver- re transparent, le pont peut accueillir 800 per- sonnes simultanément. Outre marcher sur la structure et profiter de la vue sur les pitons ro- cheux alentour, les touristes pourront égale- ment y sauter à l'élastique ou emprunter une tyrolienne. Afin de démontrer la solidité du pont, plusieurs opérations de communication ont été organisées ces derniers mois. Seules 8 000 personnes par jour sont acceptées sur le pont, les touristes devant réserver un jour à l'avance leur billet d'entrée, d'un montant de 138 yuans (18 euros). Les personnes portant des talons aiguilles n’y sont pas autorisées.

IL AURAIT ACHETÉ UN NAVIRE POUR UNE VALEUR DE 2 MILLIONS DE DOLLARS

Un investisseur tunisien intéressé par les bateaux- restaurants en Algérie

n Alors que le décret exécutif n°16-203 du 25 juillet 2016 fixant les conditions et les modalités d'exercice des activités de transport maritime urbain et de plaisance maritime vient juste d’être publié au Journal officiel, l’on apprend qu’un investisseur tunisien aurait déjà pris les devants en acquérant aux États-Unis un bateau-restaurant d’une valeur de 2 millions de dollars. Il s’apprêterait, affirment des sources, à investir le créneau en Algérie.

CÉLÉBRATION DU 20-AOÛT À MILA

Des licences d’exploitation de taxi et de café attribuées aux veuves de chahid

de taxi et de café attribuées aux veuves de chahid n La commune d’Ahmed- Rachedi, au

n La commune d’Ahmed- Rachedi, au sud-ouest de Mila, a abrité, hier, samedi, les festivités commémora- tives de la Journée nationa- le du moudjahid, coïncidant avec le 20 août de chaque an- née. La manifestation, qui a eu lieu au lycée 19-Mars- 1960, a été marquée par l’at- tribution de nouvelles li- cences d’exploitation de taxis et de cafés aux veuves de chahid et ayants droit. On a procédé, en effet, à l’octroi d’un ensemble de dix auto-

risations d’exploitation de taxis et de cafés au profit d’autant de familles de cha- hid. Pour leur part, les di- rections des moudjahidine et de la culture ont fait don, à cette occasion, de lots de livres d’histoire à la biblio- thèque municipale de la commune d’Ahmed-Rache- di. Les lauréats des examens scolaires et les clubs de la ré- gion ont été également ho- norés par le SG de la wilaya qui a présidé la manifesta- tion.

IL A ÉTÉ ACQUIS PAR UN MAGNAT DU DIAMANT À 640 000 DOLLARS

Un habit du Premier ministre dans le “Guinness des records”

habit du Premier ministre dans le “Guinness des records” n Un costume du Premier ministre indien

n Un costume du Premier ministre indien Narendra Modi, qui a acquis une célébrité mondiale — parce qu’il y est brodé son nom en guise de motif — est entré dans le livre Guinness des records, après avoir été vendu aux enchères pour une somme record, a rap- porté hier la presse indienne. M. Modi a été la risée des réseaux sociaux après avoir por- té ce costume à l'occasion de la visite en Inde du président américain Barack Obama, en janvier 2015, ont noté des médias.

À première vue, il n'y paraît rien, mais en s'ap- prochant on s'aperçoit que les rayures fines de l'habit sont une superposition de petites lettres dorées composant le nom Narendra Damodardas Modi se répétant à l'infini. Acheté l’année dernière par le magnat du dia- mant Laljibhai Patel pour plus de 640 000 dol- lars, ce costume très personnalisé est entré dans le Guinness des records comme le vête- ment le plus cher jamais acquis dans une ven- te aux enchères.

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L’actualité en question

Dimanche 21 août 2016

LIBERTE

APRÈS TIZI OUZOU, IL ÉTAIT HIER À AÏN EL-HAMMAM POUR DÉDICACER SON LIVRE

Hugh Roberts : “Il faut élargir les principes d’une vraie démocratie en Algérie !”

Après avoir sillonné la Kabylie depuis les années 1970, l’anthropologue et chercheur britannique Hugh Roberts est revenu cette semaine dans la région pour dédicacer son dernier livre intitulé “Algérie-Kabylie, études et interventions”, paru aux éditions Barzakh.

A près Tizi Ouzou, il a été l’hô- te d’Aïn El-Hammam. De- vant un parterre de jeunes et de moins jeunes, lycéens, étu- diants et enseignants, le cher- cheur a animé une conféren-

ce-débat autour des questions d’ordre histo- rique et politique portant sur l’évolution des idées politiques émanant essentiellement de la vie sociale en Kabylie. Connaissant bien la Kabylie pour y avoir exer- cé pendant les années 1970 en tant qu’ensei- gnant d’anglais au lycée Abderahmane-Mira de Bouira, Hugh Roberts est revenu cette fois pour exposer ses études et ses interventions réunies dans un bel ouvrage. En tant qu’en- seignant d’histoire, spécialiste de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient à l’université de Tufts (États-Unis), il nous livre des analyses plus ou moins objectives quant aux événe- ments assez critiques de l’histoire de l’Algé-

rie, en relation avec le mode de gestion et de pensée inspiré des structures sociales ar- chaïques, avec leur contenu de traditions an- cestrales. “Écrivant depuis très longtemps en anglais, je me suis rendu compte, avoue Hugh Roberts, que je n’étais pratiquement pas lu par les pre- miers concernés, les Algériens, ce qui me pous- sa à écrire dans la langue de Voltaire”, dira d’emblée l’hôte de l’ex-Michelet qui étalera longuement ses réflexions sur “Le drame al- gérien des années 1990”. Tout en se basant sur des questionnements au- tour des enjeux que le 1 er Novembre 1954 sus- cite chez la nouvelle génération blasée qui, se- lon lui, “regrettera jusqu’au choix des hommes et remettra en cause l’option audacieuse de cet- te date charnière du déclenchement de la lut- te de Libération nationale”. Par ailleurs, l’anthropologue remet en ques- tion quelques recherches tendancieuses telles

que l’étude d’Ernest Gellner ou celle de Luis Martinez qui ont tenté d’expliquer les affres de la décennie noire par l’appel à la guerre sainte. “Les observateurs étrangers doivent im- pérativement se référer aux traditions algé- riennes, aux traditions particulières de la Ka- bylie, cœur du pays dont l’influence est mani- feste depuis la Régence d’Alger au mouvement national”, avertit l’auteur. Il s’étalera dans l’un de ses derniers articles relatifs à la refonte po- litique en Algérie dans le sillage des “révolu- tions arabes”, ce qui est entaché, selon lui, de l’aspect très violent de la colonisation qui lais- sera émerger le caractère radical dans les re- vendications, comme il le sera indiqué clai- rement dans le mouvement islamique et le mouvement citoyen, quoique ce dernier lais- se entendre des projets ambitieux mais non moins dangereux contenus dans la platefor- me d’El-Kseur. Le débat relève un intérêt par- ticulier à l’histoire du particularisme kabyle

prôné par l’école coloniale avec son armada d’anthropologues et “les effets positifs de la co- lonisation”, de la Kabylie précoloniale à l’Al- gérie postindépendance. À ce propos, Hugh Roberts dira en substance : “Je m’insurge contre ceux qui pensent qu’avant la colonisation, il n’y a pas eu d’histoire et de civilisation en Algérie”, tout en estimant qu’“il y a des ingrédients pour une véritable démocratie en Algérie, la presse et le pluralisme en sont un exemple, je pense que vous y parviendrez un jour, je l’espère et c’est mon souhait le plus cher !” Enfin, l’auteur dédicacera son livre devant une importante assistance avant d’effectuer une belle ascension en haute montagne au lieu saint Azro n’Thor pour se recueillir plus tard sur la tombe de Silhafid Yaha, ancien officier de l’ALN et membre fondateur du Front des forces socialistes (FFS), mort en janvier 2016.

LIMARA B.

L’AMBASSADEUR DE LA PALESTINE, HIER, À BOUMERDÈS

“Nous envisageons de porter plainte contre la Grande-Bretagne”

“N ous envisageons de porter

plainte contre la Grande-

Bretagne pour son com-

portement qui a conduit à la spolia- tion de nos terres et les massacres per-

pétrés par Israël et qui se poursuivent toujours contre notre peuple”, a affir- mé, hier, l'ambassadeur de Palesti- ne à Alger, Louaï Aïssa, lors de son intervention à l’université d’été de l’Union nationale des étudiants al- gériens (Unea). “Pour nous, c’est l’un des dossiers les plus importants que nous sommes en train d’étudier car nous nous préparons à saisir les institutions internationales pour de- mander des comptes à la Grande-Bre- tagne”, a ajouté le diplomate, préci- sant que ce qu’a fait la Grande-Bre- tagne, que ce soit pour la déclaration de Balfour ou pour avoir fui ses en- gagements en 1948, a laissé des traces. “Si le monde est déstabilisé au- jourd’hui, et si les massacres et les

D. R.
D. R.

exactions se poursuivent toujours contre nos peuples, c’est à cause de la Grande-Bretagne”, poursuit Louaï Aïssa. Et il ajoute que “les lois inter- nationales prévoient des poursuites

L'ambassadeur de Palestine à Alger, Louaï Aïssa.

contre les crimes, les faits de coloni- sation, les massacres, et pour nous, les faits commis par la Grande-Bre- tagne qui entrent dans ce chapitre ne doivent pas rester impunis”. L’invi-

té de l’Unea déplore les nombreuses interventions de certaines forces étrangères et certaines puissances qui veulent utiliser la carte de la Pales- tine pour diviser les Palestiniens et les éloigner de leur objectif essentiel. “Certains pays arabes nous proposent de renouer avec Israël alors que cer- tains partis, certains groupes et cer- taines forces régionales font le jeu d’Is- raël pendant que notre peuple souffre continuellement dans tous les terri- toires occupés”, a-t-il déploré. L’am- bassadeur de la Palestine a salué la position de l’Algérie pour qui il a ex- primé sa gratitude pour son sou- tien à la cause palestinienne. Il a relevé que l'Algérie, État et peuple, “n'a manqué aucune occasion pour réaffirmer son soutien à la cau- se palestinienne”. Il a cité l’exemple des jeunes supporters algériens qui ont donné une leçon historique au monde arabe lors de la rencontre de

football Algérie-Palestine comme il a répété à plusieurs reprises la cé- lèbre citation de Houari Boumedie- ne “Nous sommes avec la Palestine victime ou agresseur”, sous les ap- plaudissements nourris des nom- breux étudiants présents dans la salle. De son côté, Sadek Bougataya, membre du bureau politique et or- ganique du FLN, a réitéré le soutien inconditionnel du parti à la cause pa- lestinienne. “La Palestine fait partie de notre corps et nous sommes fiers de la position de notre pays pour le soutien qu’elle apporte à la cause pa- lestinienne et à la cause sahraouie.” Profitant de la présence du conseiller de Brahim Ghali aux côtés de l’am- bassadeur de la Palestine, M. Bouga- taya a souligné que l’Algérie et le FLN seront aux côtés du peuple sahraoui jusqu’au recouvrement de son indépendance.

M. T.

IL APPELLE LES ALGÉRIENS À “APPORTER LEUR CONTRIBUTION”

Le FLN mobilisé pour “appuyer le programme du Président”

L e FLN appelle “tous les Algériens jaloux de leur patrie quelles que soient leurs obédiences politiques à apporter leur

contribution pour relever les défis qui se posent au pays au double plan interne et externe à travers l'édification d'un rempart national pour conférer davantage de force et de solidité au front national, préserver la souveraineté et l'unité nationale, soutenir l'Armée nationale populaire (ANP) et les corps de sécurité dans leur lutte contre le terrorisme et le crime et sécuriser les frontières et renforcer la paix et la stabilité”, souligne le communiqué. Il a réitéré également son “engagement à

poursuivre sa mission au service du peuple algérien vaillant et à barrer la route à ceux qui tentent de dénaturer l'Histoire, de porter atteinte aux symboles de la Révolution et de semer le doute autour des grands sacrifices des chouhada et moudjahidine et de diffuser le chaos”. Le parti du FLN a souligné, en outre, sa “mobilisation totale à appuyer le programme du président de la République, président du parti, le moudjahid Abdelaziz Bouteflika, qui aspire à réaliser la prospérité du peuple algérien et à renforcer l'État algérien et à édifier une économie nationale diversifiée capable de mettre fin à

la dépendance aux fluctuations du marché pétrolier”. Le FLN célèbre avec “fierté” le 60 e anniversaire de la Journée nationale du moudjahid, “cette journée symbole qui évoque des faits marquants de la Révolution de Novembre. Les attaques du Nord- Constantinois du 20 Août 1955 avaient permis d'amorcer une étape cruciale de la guerre de Libération tout comme le Congrès de la Soummam avait permis au même jour de l'année 1956 de définir les perspectives de la Révolution et de l'organiser”, souligne encore le communiqué. Le FLN salue, par ailleurs, le peuple algérien qui a exprimé

massivement sous la direction du front et de l'Armée de libération nationale (ALN) sa volonté de recouvrer sa liberté et la souveraineté de son pays en façonnant une épopée gravée dans l'histoire de l'humanité. Il se recueille également à la mémoire des chouhada qui ont tout sacrifié pour l'indépendance de l'Algérie. Le parti salue enfin, souligne le communiqué, “l'Armée nationale populaire (ANP) héritière de l'ALN, qui accomplit sa mission avec dévouement et abnégation et consolide chaque jour sa place dans le cœur des Algériens”.

APS

LIBERTE

Dimanche 21août 2016

L’actualité en question

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NOUVEAU TEXTE DE LOI SUR LES DROITS DES PASSAGERS AÉRIENS

Le CCTA dénonce “des absurdités et des contradictions”

Dans une correspondance adressée aux plus hautes autorités du pays, le collectif évoque “un mauvais plagiat du règlement européen” et réclame l’instauration d’une réelle concurrence entre les compagnies qui desservent l’Algérie.

S ans déroger à sa principale reven- dication, à savoir l’amélioration de la politique des prix des billets d’avion pratiquée sur l’Algérie, le Collectif contre la cherté du trans- port vers l’Algérie (CCTA) attire

l’attention des plus hautes autorités du pays sur le contenu de la nouvelle loi portant sur les droits des passagers aériens et dénonce car- rément “des absurdités et des contradictions”. Le collectif, qui s’adresse au Premier mi- nistre, au ministre des Transports et aux dé- putés, décortique, en effet, le texte et procède à des comparaisons édifiantes tout en concluant à “un mauvais plagiat du règlement européen CE 261/2004”. Il explique : le texte est une copie du règlement européen CE 261/2004 sauf pour les conditions d’attribution et les montants des indemnités. Là, on passe de 600 € à 35 €, et d’une éligibi- lité dès 3 heures de retard à 5 heures. “Une hon- te, sachant que les compagnies nationales al- gériennes sont déjà soumises depuis 2004 à ce règlement pour les départs depuis les aéroports européens, où elles payent les indemnités for- faitaires par la force de loi.” En estimant que ce texte fera perdre plus de droits aux passa- gers, le collectif en entrant dans le détail, pré- cise avec plus de chiffres à l’appui : “Air Algérie et Tassili Airlines avaient déjà des indemnités plus avantageuses que votre proposition en cas

Archives Liberté
Archives Liberté

Le collectif des passagers saisit le Premier ministre sur les indemnités relatives aux retards.

de retard et d’annulation de vol ou de sur- booking (refus d'embarquement). À titre d'exemple, un passager qui a subi plus de 3 heures de retard avait le droit à 50% du prix (hors taxe) du coupon du trajet en question et il touchait entre 100 et 500 euros d'indemni- tés par coupon, parfois le double en cas de sou- cis aller-retour.” Or, le nouveau texte propo-

se une indemnité de moins de 35 euros pour les vols internationaux et moins de 25 euros pour les vols nationaux. Le CCTA relève, ainsi, une réduction de l’in- demnisation et une discrimination envers les passagers des vols nationaux. “Un retard sur un vol intérieur est-il moins grave qu'un autre sur vol international ?”, s'interroge le CCTA

qui rappelle, par ailleurs, qu’“avant, les Algé- riens avaient la maigre allocation touristique du Grand-Maghreb, désormais avec ce décret, ils ont les maigres droits de passagers aériens”. En ce sens, le collectif procède à une compa- raison avec le Maroc, estimant que notre pays voisin a fait mieux que l’Algérie et même… les Européens. “Le Maroc a fait mieux que l’Union européenne : ils ont repris intégralement le règlement CE 261/2004 en ra- joutant quatre points importants dans la pro- tection du voyageur.” Il est question, alors, de l’indemnisation en cas de déclassement opé- ré par le transporteur, qui oscille entre 30 et 75% du prix du billet TTC. Le surclassement, quant à lui, est gratuit s’il émane de la com- pagnie. Il s’agit aussi de l’obligation du trans- porteur à informer les passagers de ses droits, avec tous les moyens possibles et de sanctions contre les transporteurs, qui vont jusqu’au re- trait définitif de l’autorisation d’exploitation, ainsi qu’un délai très court pour le versement des remboursements et des indemnités. Le CCTA ne mâche pas ses mots pour dire à qui veut bien l’entendre que “ce nouveau texte est une régression en termes de droits des passagers aériens” et réclame, en définitive, “le retrait de cette nouvelle loi (avec son décret exécutif, n°16- 175) et l’alignement sur le règlement européen

261/2004”.

NABILA SAÏDOUN

TÉBESSA

Les habitants de la bande frontalière répondent à l’ambassadeur d'Algérie en Tunisie

D ans un communiqué signé par les habitants de la bande frontalière avec la Tunisie, les protestataires, qui ont pris part aux différents

postes frontaliers et qui estiment que “les propos de l'ambassadeur sont provocateurs et inacceptables, surtout venant d'un haut responsable et représentant de l'État à l'étranger”. Aussi, les citoyens de Tébessa demandent à l'ambassadeur de “vérifier ses sources car les protestataires qui ont participé au mouvement sont issus de la société civile représentant toutes les catégories comme les universitaires, des cadres, des moudjahidine, des enseignants, des chômeurs et des commerçants”. Par ailleurs, on peut lire également dans le communiqué une série de revendications comme la disponibilité de l'assurance intermaghrébine aux postes frontaliers pour éviter aux voyageurs algériens de la payer en dinar

tunisien. Les rédacteurs du communiqué réclament également la révision du montant de l’allocation voyage (115 euros), un montant qui ne couvre même pas une nuitée dans un hôtel, ainsi que l'augmentation du nombre de postes frontaliers pour faciliter le transit des voyageurs algériens surtout en période de vacances et estivale et éviter ainsi les longues files d'attente. Sur un autre plan, les citoyens de Tébessa demandent la concrétisation des projets mixtes entre les deux pays pour dynamiser ces régions abandonnées, et enfin que la société civile des bandes frontalières soit consultée pour tout projet concernant le développement de ces zones pour absorber le chômage.

mouvements de protestation aux postes frontaliers de Betita et Ras El-Ayoun, ont tenu à répondre aux récentes déclarations d’Abdelkader Hadjar, ambassadeur d'Algérie en Tunisie. Ce dernier avait, en effet, affirmé que “ce sont les contrebandiers qui sont derrière le mouvement de protestation contre la taxe de 30 DT imposée aux ressortissants algériens désirant se rendre en Tunisie”. Ces déclarations, bien évidemment, ne sont pas passées inaperçues chez les habitants de la wilaya de Tébessa, notamment ceux qui ont participé à la fermeture des

RACHID G.

LES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES VIDÉES DE LEUR SUBSTANCE

Le départ massif de fonctionnaires titrés pose problème

À la crise financière, l’Algérie risque de connaître une autre crise, celle de la cri- se des cadres exerçant dans les admi-

nistrations publiques. Selon nos informations, des milliers de cadres de la Fonction publique, tous secteurs confon- dus, ont déjà déposé leur dossier de retraite alors que les recrutements sont toujours proscrits. “Depuis l’Indépendance à ce jour, la Fonction publique n’a jamais vécu une telle si- tuation”, nous confie un cadre de cette insti- tution qui dément l’information donnée ré- cemment par certains titres de presse selon la- quelle la DGP (Direction de la Fonction pu- blique) a “donné instruction pour les recrute- ments externes”. “Malheureusement, nous n’avons reçu aucune directive car on aurait souhaité que ces recrutements soient effectués un an avant ce départ massif des cadres qui au- raient pu assurer l’encadrement des nou- veaux venus pour éviter une brusque cassure de la machine administrative”, dira notre inter- locuteur. Un autre cadre du service du ca-

dastre s’interroge déjà sur le devenir du ser- vice dans lequel il exerce avec le départ des meilleurs de ses collègues. “Ils sont partis dans la précipitation, on n’a même pas eu le temps de prendre connaissance du fonction- nement de certains services qui ont un impact direct avec les nouveaux projets d’investisse- ment”, regrette-t-il. Que ce soit dans le secteur de la santé, les tra- vaux publics, les impôts, dans les wilayas, les communes, la fuite des anciens gestionnaires risque de “gripper” le fonctionnement des ser- vices sensibles et utiles aussi bien pour le ci- toyen que pour l’économie nationale. D’autant plus que la formation dans les ad- ministrations, bien qu’elle soit prévue dans les budgets, a rarement figuré sur les agendas des responsables. Parmi les cadres partis à la retraite ou ayant déposé leur dossier figurent des membres de commissions de marché et d’évaluation qui cumulent des années d’expérience et qu’il n’est guère aisé de remplacer rapidement. “Les ad-

ministrations vont puiser dans le réservoir des préemplois qui emplissent les bureaux avec tous les risques que cela suppose”, nous affirme un cadre du service des domaines. Un président d’APC s’apprête à lancer un avis de recrutement national, en interne, pour dé- busquer un secrétaire général de commune, alors qu’il y a quelques années, les wilayas et les communes avaient l’embarras du choix pour ces postes pourtant pourvus de logements. Cette situation jugée alarmante par de nom- breux cadres est aussi valable dans les mi- nistères et les directions centrales. “Avant, un avis d’appel d’offres national demandait quelques jours pour sa concrétisation, au- jourd’hui, il prend des mois à cause de fautes rectifiées et recorrigées, car ce sont généralement les préemplois non formés qui en assurent l’éla- boration”, indique un autre cadre. Quant à la confection des budgets, “c’est une autre histoire, ça prend trois mois dans cer- taines administrations, alors que cela nécessite

deux semaines”, affirme un responsable. Dans les services d’état civil des communes, les fautes des noms et des prénoms sont recen- sées à la pelle. “Parfois des fautes sur les S12 se terminent devant les tribunaux avec tous les déboires qu’on connaît”, a-t-il ajouté. Il y a quelques semaines, l’ancien directeur du ministère de l’Intérieur avait averti, lors d’une semaine organisée à l’Inped de Bou- merdès, que la formation des employés est une nécessité absolue pour assurer la continui- té du service public, mais elle ne se fait pas malgré son inscription dans les budgets, a-t- il précisé. Il avait également appelé lors de cette journée à “une refonte globale des politiques publiques et une refonte de la Fonction publique. Un autre intervenant avait parlé de l’absence de stratégie de formation et de gestion des res- sources humaines dans les administrations pu- bliques considérées comme le poumon pour le bon fonctionnement des services de l’État”.

M. T.

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L’actualité en question

Dimanche 21 août 2016

LIBERTE

CAMPS DE RÉFUGIÉS SAHRAOUIS

Intempéries : 400 familles sans abri et 11 blessés

On estime à 800 000 dollars l’aide nécessaire “pour répondre aux nécessités humanitaires les plus urgentes”, notamment l’approvisionnement en tentes et matériaux de construction.

Q uelque 400 familles dans les camps de ré- fugiés sahraouis se trouvaient sans abri à la suite des pluies di- luviennes qu'a

connues la région, surtout les wilayas d’El-Ayoun et de Dakhla lundi dernier, alors que 11 personnes ont été blessées dont l’une dans un état grave, in- dique un communiqué du Croissant- Rouge sahraoui, dressant hier un bi- lan des dégâts. “Suite aux violentes pluies vécues par la wilaya d’El-Ayoun dans les campe- ments de réfugiés sahraouis, l’après- midi du 15 août 2016, le Croissant- Rouge sahraoui a entrepris avec une mission conjointe composée de 12 or- ganisations dont les agences de Nations unies (le Haut-Commissariat pour les réfugiés, le Programme alimentaire mondial, l’Unicef) et les organisations non gouvernementales opérant dans les campements pour visualiser la situation humanitaire, les dégâts dans les habi- tations des réfugiés, dans les infra- structures de base et en même temps évaluer les besoins urgents”, a précisé le CRS. “Les violentes pluies ont fait 11 blessés, dont une dans un état gra- ve. Tous les blessés ont été pris en charge par les services de santé de la wi-

D. R.
D. R.

laya dont 6 ont été évacués à l’hôpital de Tindouf le plus proche pour recevoir les soins nécessaires”, selon le commu- niqué du CRS, ajoutant que pour “les dégâts matériels, selon les premières données, plus de 400 familles ont per- du totalement ou partiellement leurs habitations et leurs rations alimentaires

Les intempéries ont été à l’origine de dégâts considérables.

mensuelles de manière significative”. “Quant à l’infrastructure de base, ajou- te le CRS, elle a été grandement affec- tée et en particulier les institutions de l’enseignement, les centres de forma- tion”. “Des 8 écoles, 5 qui ont subi des dégâts allant de 30 à 60% recevaient plus de 5 300 élèves. Les crèches aussi

ont été également endommagées a plus de 10%. C’est également le cas des centres de formation des handicapés, de la jeunesse, le centre d’apprentissage des langues et d’informatique, l’atelier de menuiserie et de l’artisanat ainsi que l’école d’agriculture”, déplore le Crois- sant-Rouge sahraoui. “Quant aux ins-

tallations sanitaires, l’hôpital régio- nal a été endommagé à la maternité in- fantile et aux services administratifs”, selon le texte, indiquant que “le servi- ce d’approvisionnement en eau a été aussi affecté et l’une des réserves prin- cipales a été endommagée”. Selon le premier rapport de cette mis- sion déployée sur le terrain, “pour ré- pondre aux nécessités humanitaires les plus urgentes, il faudra au moins 800 000 dollars pour l’approvisionne- ment en tentes et matériaux de construction afin d’aider les familles si- nistrées à réhabiliter leurs habitations, à remettre en état du secteur de l’ensei- gnement, des institutions sanitaires, des réservoirs d’eau et l’assainissement et les établissements publics”. Le Croissant-Rouge sahraoui a, à cet- te occasion, exprimé sa “profonde pré- occupation sur la diminution des ré- serves d’aliments de base et l’absence des contributions suffisantes à couvrir les nécessités alimentaires basiques pour les derniers mois de l’année” et attire l’at- tention sur “l’inexistence d’un stock de tentes et des équipements divers pour faire face à d’éventuelles urgences et sur- tout en cette saison qui connaît habi- tuellement des fortes pluies”.

APS

SIDI BEL-ABBÈS

Les pompiers “au front” depuis 5 jours

L es éléments de la Protection civile et de la Conservation des forêts poursuivaient, hier, la lutte contre plusieurs incendies

déclarés mercredi dernier dans plusieurs fo- rêts situées à l’est et au sud de la wilaya de Sidi

Bel-Abbès, a-t-on appris du conservateur par intérim de la wilaya. Parmi les feux en cours de maîtrise figurent ceux qui se sont déclarés dans la forêt de Guettarniya, limitrophe des

communes de Sfisef, Aïn Adhan, au sud de la

cée des pompiers a été fortement gênée par le

Sidi Bel-Abbès, Kada Ouareth, qui a indiqué

wilaya, ainsi que la forêt avoisinant les locali- tés de Telagh, Tighalimet et Tibouaziz. En revanche, les sinistres survenus dans les sites boisés de Merrine et de Dhaya ont été maîtri- sés, a confirmé Youssfi Abdelkader. D’importants moyens humains et matériels,

relief accidenté dans ces zones montagneuses et par la persistance de la canicule, ajoute-t-on. Pour la journée d’hier, trois nouveaux incen- dies ont été enregistrés, deux à Sfisef, un autre au site boisé de la commune de Ras El- Ma. Les trois sinistres ont été maîtrisés défi-

que les incendies, enregistrés ce week-end, ont détruit de grandes superficies de forêt et de ma- quis. Aucun bilan de ces dégâts n’a été établi pour le moment. La Conservation des forêts de la wilaya de Sidi Bel-Abbès a recensé 1 089 ha de surfaces boisées endommagées par

dont des colonnes mobiles, ont été mobilisés

nitivement, a souligné le chargé de communi-

69

incendies déclarés entre le 1 er juin et le

pour circonscrire les feux. Toutefois, l’avan-

cation à la direction de la Protection civile de

15

août courant.

DJELFA

Un centre avancé inauguré sur l’axe de la RN1

U n centre avancé de la Protection civile a été inauguré, hier, sur l’axe de la RN1 tra- versant la wilaya de Djelfa, du Nord au

Sud. Selon les explications fournies sur place aux autorités locales, ce centre avancé, mis en servi- ce dans le cadre des festivités de commémora- tion de la Journée du moudjahid et du Congrès de la Soummam (20 Août 1956), est situé dans la région de Sder (à une vingtaine de km au sud de la wilaya), sur l’axe de la RN1 reliant Djelfa à Laghouat. Auparavant, la structure faisait office de siège de la Garde communale, avant de faire l’objet d’une opération de réaménagement d’un coût de

ILLIZI

11 millions de dinars, a-t-on ajouté. Le centre est équipé d’une ambulance et d’un camion anti-in- cendie. Les responsables de la Protection civile de la wilaya ont appelé, à l’occasion, à la multi- plication de ce type de structures, garantissant une célérité des interventions lors d’accidents de la circulation, dans un objectif de réduction du nombre des victimes de la route. Dans son intervention, le wali Abdelkader Dje- laoui a souligné la disponibilité dans ce centre avancé de la Protection civile d’un bloc pour l’ac- cueil et la prise en charge (restauration et héber- gement) de personnes ayant subi les aléas clima- tiques, entre autres.

CONSTANTINE

20 hectares de végétation détruits

n Vingt hectares de couvert végétal et 300 bottes de paille ont été détruits par deux incendies dans la wilaya de Constantine, a-t-on appris, hier, auprès des services de la Protection civile. L'incendie le plus important s’est déclaré dans la forêt de Gharnouta dans la localité d’Aïn Smara (sud-ouest de Constantine), provoquant la destruction de 10 hectares de chênes et des herbes sèches, a précisé, à l’APS, le sergent Mounir Ferdi, l’officier de permanence. Les flammes se sont propagées vers des champs moissonnés, a encore souligné la même source, précisant que 10 hectares de ces champs ont été la proie des flammes. Un second incendie a touché un hangar au village Merabet, commune d’Aïn Abid (sud- est de Constantine), causant la destruction de 300 bottes de paille, a-t-on encore noté. Les feux ont été maîtrisés, a affirmé l'officier, qui ajoute que 4 camions-citernes anti- incendie et une quarantaine d’agents de la Protection civile ont été mobilisés pour lutter contre ces feux dont les causes restent encore indéterminées. Le dispositif de lutte contre les feux de forêt restera opérationnel jusqu’à la fin octobre, afin d’assurer la surveillance à travers les différentes circonscriptions forestières de la wilaya, selon la même source.

Plus de 1 000 arbres fruitiers ravagés

P lus de 1 000 arbres fruitiers ont été ravagés par les feux de forêt qui se sont déclarés vendredi soir dans les palmeraies de la localité d’Aharhar,

180 km de la ville d’Illizi, a-t-on appris, hier, auprès des services de la wilaya. L’incendie a été à l’origine, également, de la destruction de quatre bâtisses de cette localité enclavée sans, toutefois, causer de pertes humaines, selon la même source. Les sapeurs-

pompiers, aidés des citoyens, se sont aussitôt dépêchés sur les lieux du sinistre pour circonscrire les flammes et foyers de feux, a-t-on ajouté. Le wali d’Illizi, Moulati Atallah, s’est rendu dans la localité pour constater de visu les préjudices causés aux fellahs, avant de donner des instructions pour recenser et prendre en charge les pertes et dégâts. Les services de la wilaya ont procédé, pour venir en aide aux citoyens de la région, à la

distribution de denrées alimentaires et de matériel de literie, a-t-on signalé. Cet espace oasien d’Aharhar devient, en cette période estivale, une destination privilégiée de visiteurs et familles venus de la ville d’Illizi et ses régions en quête de fraîcheur et de détente, pour prendre part à la campagne saisonnière locale de cueillette de fruits.

D. R.

D. R. LIBERTE Dimanche 21 août 2016 L’Algérie profonde 9 MÉDÉA Après les flonflons, les séparations

LIBERTE

Dimanche 21 août 2016

L’Algérie profonde

9

MÉDÉA

Après les flonflons, les séparations

Les ruptures sont prononcées pour différentes raisons et, d’une manière générale, sont quasi identiques dans l’ensemble des régions d’Algérie parce que régies par les mêmes référents religieux et civilisationnels.

L a célébration des fêtes et des mariages bat son plein, en cette période caractérisée par

les nombreux cortèges nuptiaux qui se terminent par des invita- tions à des soirées où on fait ripaille, pour ne connaître de répit qu’avec la rentrée scolaire et l’ap- proche des rigueurs de l’hiver. Mais le défilé des belles voitures escortant les mariés dans un bou- can de klaxons et d’explosion de pétards et autres décharges de fusil, synonymes de faste et de fier- té, est source de grosses dépenses pour les familles dont les enfants convolent en justes noces. Cependant, les flonflons et les tapages ne tardent pas à se trans- former en cris de détresse des mariés parfois quelques jours seu- lement après la fête de mariage. Les ruptures sont prononcées pour différentes raisons et, d’une manière générale, sont quasi iden- tique dans l’ensemble des régions d’Algérie parce que régies par les mêmes référents religieux et civili- sationnels. Il n’est qu’à examiner

le volume des divorces qui a atteint des proportions telles qu’il est en passe de devenir un phéno- mène qui incite à lire les chiffres qui explicitent la tendance généra- le concernant la nuptialité et la divortialité dans notre pays. Le premier constat qui peut être déduit de la lecture des données de l’Office national des

de la lecture des données de l’Office national des Des dépenses colossales pour des mariages qui,

Des dépenses colossales pour des mariages qui, souvent, ne durent pas longtemps.

statistiques(ONS), c’est la baisse enregistrée dans le volume des mariages entre 2013 et 2014 s’est poursuivie en 2015. Selon la même source, quelque 369 074 unions ont été contractées en 2015, volu- me en baisse de 4,5% par rapport à l’année précédente; alors qu’il a été dénombré 59 909 ruptures au cours de la même année, soit un

léger fléchissement de l'ordre de 1,5 % par rapport à 2014. En d’autres termes, le taux de divorces, qui est obtenu à partir de la division de nombre de divorces par le nombre de mariages, est passé de 15,75% en 2014 à 16,23% en 2015, confirmant que le phéno- mène des ruptures ne cesse de s’al- longer jusqu’à susciter la curiosité

des juristes et des spécialistes en sciences sociales. Pour faire simple, il ya lieu de dire que le nombre d’unions contractées est en recul alors que le nombre de ruptures d’unions est en augmen- tation, une réalité qui tend à se banaliser pour remettre en cause la sacralité du mariage qui, de tout temps, a caractérisé l’équilibre au

AGENCE DE L’EMPLOI DE OUARGLA

25 252 inscrits enregistrés durant le 1 er semestre 2016

Le chargé de la gestion à la direction de l’emploi de Ouargla, Abdelkader Chadad, a annoncé lors d’une conférence de presse, que le nombre d’inscrits, durant le premier semestre de l’année en cours, à travers les 12 agences pour l’emploi éparpillées sur le territoire de wilaya a atteint 25252 inscrits. Un nette hausse a été enregistrée comparativement à l’année passée dont le nombre n’a pas franchi 17 000 inscrits, a-t-il précisé. Le conférencier ajoutera que parmi ces inscrits 5 438 étaient enregistrés dans le cadre du système classique, 7506 inscrits dans le cadre de DAIP et 5438 autres inscrits ont été orientés vers des entreprises nationales, privées et étrangères (2753 postes dans des entreprises nationales, 3856 dans des entreprises dans des entreprises privées et 897 dans des compagnies étrangères). M.Chadad a estimé que le système Wasssit mis dernièrement en application aurait joué un rôle important dans le traitement des dossiers des candidats. Ce logiciel crée et généralisé depuis mars 2015 garantit la transparence, la rapidité, l’efficacité et la qualité concernant le traitement des demandes d’emploi déposées. Ce logiciel par son caractère national comprend un fichier national de chaque demandeur d’emploi sous forme d’une base de données définissant les compétences de chaque candidat. Il permettra aussi au candidat l’inscription dans n’importe quelle agence à l’échelle nationale. Ce système informatique rendra notamment les durées d’attentes très courtes.

AMMAR DAFEUR

SERVICE D’ONCOLOGIE DE BOUIRA

143 malades traités en attendant un centre de radiothérapie

L es cancéreux de la wilaya de Bouira sont

désormais pris en charge au service

oncologie du centre hospitalier

Mohamed-Boudiaf de Bouira. Un service qui a ouvert ses portes en février dernier, après moult péripéties et des retards à rallonge. Désormais et selon D r Maïz Aroudj Malika, coordinatrice de ce service, 143 malades y sont pris en charge. Selon notre interlocutri- ce, ce service dispose de 20 lits et 6 salles de soins, garantissant une prise en charge “opti- male” pour les patients. Concernant les formes de cancers traités, la spécialiste en cancérologie, D r Nabila Maârfi, soulignera le fait que son service reçoit des patients qui présentent différents types de cancer, sauf que les plus fréquents sont ceux atteint du cancer du sein. Et de préciser : “Nous prati- quons des traitements distinctifs en fonction de la nature de la tumeur, car les procédés dif- fèrent.” Interrogée à propos des composants chimiques administrés aux malades, cette spécialiste indiquera qu’ils sont préparés dans la salle de préparation des produits qui fait partie du service oncologie, tout en met- tant en exergue “les méfaits” des produits chi- miques. Ces derniers sont le plus souvent liés aux médicaments contre les tumeurs qui agissent de manière rapide sur les cellules cancéreuses qui malheureusement se multi-

plient rapidement. Cependant, les moyens qui peuvent “adoucir” quelque peu la chimio- thérapie existent, notamment “l’aspect humain” du personnel médical. “On est là pour accompagner les malades. Le cancer est une maladie et non pas une malédiction”, nous a-t-on confié. S’agissant des besoins pour le développement de ce service, les diffé- rents intervenants rencontrés ont émis le souhait “pressant” de la mise en place d’un centre de radiothérapie, car actuellement, nous a-t-on fait savoir, les cancéreux sont orientés vers d’autres centres hors de la wilaya de Bouira. Cette requête pourrait être appuyée, d’autant plus que l’hôpital de Bouira dispose déjà d’un centre de radiologie avec des équipements qu’il faudra compléter de spécialistes en radiologie et radiothérapie qui font malheureusement défaut à ce jour. Par ailleurs et non loin de ce service, on retrouve le laboratoire d’anatomo-pathologie (Anapath). Ce laboratoire de biologie médi- cale est encadré par 3 spécialistes en anato- mie et cytologie pathologique, et 4 techni- ciens en paramédical, dont les résultats des analyses effectuées se font sur place et en un temps record. Selon une technicienne de la santé qui travaille dans ce laboratoire, il y a 300 analyses accomplies en un mois.

FARID HADDOUCHE

sein des familles traditionnelles. Ceci traduit une situation où les liens du mariage ne sont plus qu’éphémères, par la faute des hommes (pour la plupart des cas de répudiation), ou à l’initiative des femmes (qui recourent à la procédure de la khol’a). L’institution du mariage n’est plus ce qu’elle était, elle ne tient plus qu’à un oui ou à un non du couple pour mettre fin à l’union sacrée et parfois pouvant être décidée pour un motif aussi futile que saugrenu, sans qu’il soit mesuré les répercus- sions de la séparation sur les familles et sur l’équilibre des enfants. C’est vrai aussi que, dans certains cas, le divorce est vécu comme une délivrance pour l’un ou l’autre des membres du couple victime de violence ou de domina- tion, mais il est souvent la consé- quence d’une frustration causée par un contexte économique où continuent de se conjuguer chô- mage et crise du logement qui, dans leur sillage, fragilisent aussi l’équilibre du mariage. Ce qui explique de plus en plus la présen- ce de statistiques de familles monoparentales, situation qui n'est que rarement un choix déli- béré mais le résultat de conflits qui surgissent dans le couple et dont l’entêtement de l'une ou de l'autre des parties mène à la séparation et au déchirement.

M. EL BEY

Mise au point

En réponse à l’article signé Ramdane B., paru à la page 6 du quotidien Liberté daté du mardi 16 août 2016, intitulé “Manque d’un médicament anticoagulant, les dialysés de Sour El-Ghozlane crient au scandale”, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir insérer la présente mise au point dans une prochaine édition du journal. L’enquête initiée au centre d’hémodialyse de SEG, dès la lecture de l’article, n’a révélé aucune anomalie majeure pouvant mettre en péril la vie des malades dialysés, et ces derniers n’ont à aucun moment boycotté des séances de traitement. L’absence de l’anticoagulant est une pure affabulation, dans la mesure où sans cette molécule, il ne pourrait y avoir de séance d’hémodialyse et que la pharmacienne de l’établissement a apporté un démenti formel quant à l’absence de ce médicament. Nous n’avons pas la prétention de sous-entendre qu’il n’y a pas de problème, que tout baigne dans l’huile aux centres de dialyse de la wilaya, mais les établissements en charge de ces centres font de leur mieux pour assurer une prise en charge potable des patients malgré divers aléas liés aux approvisionnements, au manque de personnel, aux situations conflictuelles dans les centres de dialyse…

10

L’Algérie profonde

Dimanche 21 août 2016

LIBERTE

10 L’Algérie profonde Dimanche 21 août 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Est CONSTANTINE Quatre dealers arrêtés et

BRÈVES de l’Est

CONSTANTINE

Quatre dealers arrêtés et 10 kilos de kif saisis

n Intervenant sur des informations

bien précises, les éléments de la brigade de recherche et d’investigation (BRI) de la police judiciaire de la wilaya de Constantine ont mis la main, au cours de la semaine passée, sur 4 dealers de kif traité, âgés entre 35 et 47 ans, selon un communiqué de la Sûreté de wilaya. Il s’agit en effet de la localisation en premier lieu, de deux mis en cause à la cité Boussouf. Ces derniers ont été arrêtés à bord d’un véhicule par les éléments de la BRI en possession de près de 5 kilo de kif traité. La récolte des informations après leur interrogatoire a permis aux enquêteurs d’arrêter un troisième dealer à la cité 5-Juillet. Celui-ci était en possession de 5 autres kilos de kif traité. Le dernier mis en cause, quand à lui, a été arrêté avec plus de 333 comprimés psychotropes. La brigade a saisi au cours de la même opération, plusieurs armes blanches, des téléphones portables et 3 véhicules ritualisés dans la commercialisation. Les malfaiteurs ont été placés sous mandat de dépôt.

B. INES

OUM EL-BOUAGHI

Découverte macabre

à

Ouled Zouai

n

Le corps de R. O., âgée de 44 ans, a

été découvert sans vie, en fin de semaine et transporté par les éléments de l'unité secondaire de la Protection civile de Souk Naâmane, 92 kilomètres au sud-ouest du chef-lieu de la wilaya d'Oum El-Bouaghi, vers l’Établissement public hospitalier Slimane-Amirat de Aïn M’lila. La victime résidait dans la cité Ghodbane de la commune de Ouled Zouaï. Une enquête a été déclenchée par les éléments de gendarmerie pour déterminer les causes exactes du décès, avons-nous appris de sources concordantes de la Protection civile.

K. MESSAD

EL-TARF

Deux baigneurs arrêtés en possession de kif

n Deux jeunes baigneurs ont été

appréhendés hier sur la plage de de l’ex-Usine Mordjane, à quelques mètres seulement du centre ville d'El- Kala, en possession de kif traité. Cette quantité qui ne dépasse pas les 70 grammes serait destinée à la commercialisation. Les deux mis en cause dans cette affaire ont été présentés devant le procureur de la République dans la journée même et placés sous mandat de dépôt. Par ailleurs, une autre source nous a appris qu’un trafiquant de corail a été interpellé par des douaniers lors d’un contrôle de routine dressé à la sortie de la ville par ces services avant d’arriver à la commune d’Oum Teboul, dans la daïra d’El-Kala.

B. TAHAR

RENTRÉE SCOLAIRE

Le cahier plus cher

à

n

scolaire 2016/2017, les librairies ont déjà mis à la disposition des parents et des élèves les fournitures nécessaires, disponibles et de différentes qualités. Le constat est que, par rapport à l’année passée, les prix des cahiers ont augmenté, de 5 à 50 DA, selon le format. Ainsi le prix du cahier de 96 pages, est payé plus cher soit entre 5 et 10DA de plus, celui de 288(avec ressort) est passé de 120 à 170 DA et celui des TP de 70 à 100 DA. Quant aux autres articles, la majorité n’a pas connu d’augmentation. La rame de papier a aussi enregistré une augmentation de 50 DA.

B. NACER

Oum El-Bouaghi

À deux semaines de la rentrée

ANNABA

Fruit exotique :

la figue de Barbarie inonde le centre-ville

À Annaba, en cette grande saison, le bizness de la figue de Barbarie fleurit pour atterrir jusqu’au cours de la Révolution, la place publique la plus importante de la Coquette.

D. R.
D. R.

L e commerce des figues de Barbarie inonde, depuis plus de deux se- maines, la voie à grande circulation Annaba/Berrahal, a-t-on constaté. Une activité qui prospère, au fil des années à Annaba, principalement

dans les régions situées à la lisière des monts de l’Edough. Ainsi, par la force des choses, la cir- culation est devenue difficile du côté de Laïb- Amar. À titre d’exemple, d’Oued Zied à l’échan-

geur d’Oued El-Aneb, l’on dénombre un nombre impressionnant de vendeurs des figues de Bar- barie établis aux abords de la chaussée dans les deux sens. Appelée communément “eh-hendi”, la figue de Barbarie est de plus en plus présen- te, notamment aux abords des chemins de wi- laya reliant le chef-lieu à certaines communes, à l’exemple de Seraïdi, Oued El-Aneb, Tréat et Chetaïbi. Au même titre, son commerce a atti- ré aussi la grande foule ces dernières années. Dans certaines localités, il s’est transformé en une véritable industrie. À Annaba, en cette grande saison, le bizness de la figue de Barbarie fleurit d’année en année, pour atterrir jusqu’au cours de la Révolution, la place publique la plus im- portante de la Coquette.

Originaire du Mexique, ce fruit est plus en plus convoité, mais attention à une consommation excessive. Le prix d’une figue “el-kourde” pour les adeptes, autrement dit prête à la consomma- tion, atteint au centre-ville de Annaba les 40 DA,

surtout celle cultivée dans les régions situées sur

les hauteurs. Mieux encore, d’importantes quan- tités de ce fruit prennent le chemin des chambres froides pour être commercialisées hors saison. Aujourd’hui, le prix d’un cageot des figues de Barbarie, exposées tout le long des routes et che- mins par des vendeurs occasionnels, dépasse 1000 DA. Du côté du marché couvert du centre- ville, l’on dénombre, au niveau d’un seul trottoir d’une ruelle, plus d’une dizaine de vendeurs. Les consommateurs, nombreux, affirment que les figues de Barbarie se caractérisent par une aci- dité particulièrement faible et des teneurs

La figue de Barbarie, un fruit qui est de plus en plus convoité.

moyennes en protéines et qu’elles contiennent des minéraux, entre autres le potassium, le phosphore, le calcium, le sodium et le magné- sium. Les plus chères à Annaba proviennent de Seraïdi, une région qui culmine à plus de 800 m d’altitude sur les monts de l’Edough. “Celles de Seraïdi sont rondes et très sucrées”, affirme-t-on. Cependant, beaucoup de gens à Annaba dénon- cent certains vendeurs, lesquels, au lieu des pe- tits canifs, utilisent des couteaux de “samouraï” pour éplucher les figues…

BADIS B.

GUELMA

Kiffen El-Assel bénéficie de plusieurs opérations PCD

L' agglomération rurale de Kiffen El-Assel, distan- te de 3 km de la com-

mune de Oued Zenati, a long- temps souffert de la précarité de son cadre de vie au grand dam des centaines de familles qui s'adonnent aux travaux agricoles, à l'élevage de bovins et ovins, à l'aviculture et à l'api- culture. À la faveur des légi-

times préoccupations ci- toyennes, les élus locaux ont accordé des projets dignes d'in- térêt à cette bourgade qui par- ticipe au développement local. Dans ce contexte, le réseau des eaux usées sera concrétisé cette année à la grande satisfac- tion des autochtones qui dispo- seront également de trottoirs, rues aménagées, espaces verts,

et ce, pour améliorer leur qua- lité de vie. Le président de l’APC de Oued Zenati a décla- ré sur les ondes de la radio ré- gionale qu'une attention parti- culière est accordée à Kiffen El- Assel puisqu'une enveloppe fi- nancière conséquente contri- buera à réaliser plusieurs pro- jets salutaires.

HAMID BAALI

SÉTIF

Plus de 150 postes de paramédicaux ouverts

P our la rentrée prochaine, pas moins de 157 postes paramé- dicaux ont été ouverts au

profit de l’Institut national de for- mation supérieure paramédicale de Sétif dans différentes spécialités pour combler le déficit du person- nel paramédical dans les structures de santé réparties à travers la wilaya.

En effet, l’Institut national de for-

mation supérieure paramédicale de Sétif situé à la cité Bel Air com- mence à accueillir les dossiers des candidats, a-t-on appris de la direc- tion de la santé et de la popula- tion(DSP) de Sétif. Parmi les candidats concernés, ajoute un communiqué de presse émanant de la DSP, les bacheliers des deux dernières sessions, à savoir

celles de 2015 et 2016, avec une priorité pour les bacheliers de 2016. Selon le même document, le quo- ta de postes alloués à la wilaya de Sé- tif comporte 80 infirmiers de san- té publique, 20 manipulateurs en imagerie médicale, 20 laborantins de santé publique, 25 sages-femmes de santé publique, 6 aides-soi- gnants, 3 kinésithérapeutes, 2 aides

sociaux et 1 ergothérapeute. Ce quota va permettre à la direction de la santé d’améliorer la qualité des soins, assurer une équité en matiè- re de prise en charge entre les ré- gions et permettre également la mise en service des maternités exis- tantes dans les polycliniques, où les sages-femmes manquent cruelle- ment.

A. LOUCIF

LIBERTE

Dimanche 21 août 2016

L’Algérie profonde

11

TLEMCEN

La route et la mer ont fait 11 morts à Marsa-Ben-M’hidi

L’accident le plus meurtrier est sans conteste celui dans lequel trois membres d’une même famille ont péri suite au télescopage de deux véhicules.

A u moment où tout est mis en place pour l’amélioration des in- frastructures afin que soient minimisés les dangers de certains

axes routiers, celui reliant Marsa Ben M’hidi à Maghnia demeure en cet- te saison estivale l’un des plus risqués au niveau national. À l’origine, les tronçons routiers de la RN7, dont le doublement n’est pas complètement achevé et qui pré- sentent des obstacles à l’origine de plusieurs accidents mortels pour certains. L’accident le plus meurtrier est sans conteste celui dans lequel trois membres d’une même famille

ont péri suite au télescopage de deux véhicules. Plusieurs accidents ont été causés principalement par les travaux de doublement mais égale- ment par la présence le long de la route des baudets abandonnés par les contrebandiers, suite aux der- nières mesures prises par les pou- voirs publics pour contrer la contre- bande. Au total, une douzaine d’accidents s’est produite sur cet axe faisant 6 morts et 21 blessés, un chiffre consi- déré comme effarant au vu de l’en- veloppe allouée par le secteur, à sa- voir 130 milliards, pour l’améliora- tion et le doublement des axes rou- tiers présentant un danger réel dont celui menant de Maghnia aux plages de l’extrême Ouest, notamment celles de Porsay, Moscarda 1 et 2 et Baider. Malgré la campagne de sen-

D. R.
D. R.

Malgré le plan de prévention de la Sûreté nationale, le nombre d’accidents demeure trop élevé.

sibilisation aux accidents de la cir- culation routière dans la wilaya de Tlemcen, le tronçon routier Magh- nia-Marsa Ben Mhidi, dont le coût a dépassé 10 milliards de dinars, continue d’être meurtrier. Pour la sécurité civile, afin que les es- tivants évoluent dans un environ- nement sain et serein, un plan de prévention a été mis en exécution par la Sûreté de wilaya de Tlemcen. Aussi bien l’effectif que le matériel de la sûreté de daïra de Marsa Ben Mhidi ont été renforcés par les dif- férentes sûretés des daïras de la wi-

laya. Des barrages fixes ont été im- plantés dans des points stratégiques, des brigades mobiles se font plus présentes pour éviter les encom- brements et les accidents, et des brigades en civil ou en tenue sillon- nent les plages pour éviter tout in- cident ou dépassement. Les brigades de recherche et d’in- tervention ont été mises à contri- bution pour renforcer ce plan pré- ventif. Malgré la présence dense des agents de la Protection civile et celle de la Gendarmerie nationale, les accidents en mer se font de leur côté

alarmants. Trois adultes et deux enfants sont morts par noyade. Les jet-skis ont de leur côté fait cinq bles- sés. Sachant que de grands efforts sont consentis pour la prévention et la sécurité, le bilan est relativement négatif. Selon les observateurs, au vu du nombre d’estivants qui dépasse les 6 millions, ce bilan reste relati- vement acceptable, et avec l’achè- vement du doublement de l’axe Maghnia-Marsa Ben Mhidi, la pro- chaine saison estivale connaîtra moins d’accidents.

AMMAMI MOHAMMED

AÏN TÉMOUCHENT

79% de raccordement aux stations de traitement des eaux usées

L taux de raccordement des communes de

Aïn Témouchent aux stations de traitement des eaux usées a atteint les 79% en 2016 no-

tamment avec la réalisation de neuf unités. En pa- rallèle à la réalisation d’un canal d’assainissement dans la localité de Aïn El Arba, rattachée admi- nistrativement à la commune de Sidi Safi, dans la daïra de Béni Saf, ainsi que la réalisation et équi- pement de deux stations de relevage dont l’une à Sidi Ben Adda (un projet d’un montant de 597

e

millions de DA), les services de la direction de l’hydraulique ont entrepris des travaux de réali- sation de projets supplémentaires à l’image d’une station de pompage. Au chef-lieu de wilaya, une station de traitement des eaux usées est en cours de réalisation ainsi qu’une autre dans la daï- ra de Aïn Kihal. Dans le même sillage, les services de l’hydraulique ont procédé au raccordement des communes de Houaoura et M’saïd (dans la daï- ra d’El Amria) à la station de traitement des eaux

usées de Bouzedjar. Un projet qui a été livré tout récemment et ce, au même titre que la commu- ne de Chabat El Leham raccordée à la station de Aïn Témouchent. En matière d’hydraulique agricole, deux projets sont en cours de réalisation l’un à Oued Besbès dans la commune de Sidi Bou- mediène pour une capacité de 1,7 millions de m 3 et l’autre à Oued El Ghassoul dans la commune de Tamzoura d’une capacité de 1,9 millions m 3 .

M. LARADJ

ORAN

Une agence Anem au pôle universitaire de Belgaïd

L direction de wilaya de l’em-

ploi ouvrira la première agen- ce Anem au pôle universitai-

re de Belgaïd dès la prochaine ren- trée universitaire, conformément à la convention cadre paraphée entre l’administration universitaire de Belgaïd et l’Anem (Agence nationale de l’emploi), a annoncé le directeur de wilaya des agences Anem, Kah- loul Daoued. “Cette nouvelle agence permettra d’intégrer les étudiants en fin de cursus dans le monde du travail à travers la mise en place de cette pas- serelle entre l’université et le monde du travail”, a-t-il expliqué. Notons

a

que ce pôle accueille en son sein trois établissements : la faculté de droit et des sciences politiques, la faculté des sciences économiques et commer-

Un noyé sur une plage interdite à la baignade à Bethioua

n D. M., 33 ans, originaire de la wilaya de Tiaret, s’est noyé, vendredi dernier, à la plage interdite à la baignade El-Megtaâ (commune de Bethioua). La dépouille a été déposée à la morgue de l’hôpital d’El-Mohgoun.

AYOUB A.

ciales et de gestion et la faculté des sciences de la terre et de l’univers. Les facultés des langues étrangères et des sciences sociales dépendent

Une enfant de 11 ans électrocutée à Bouamama

n Une enfant de 11 ans est morte, électrocutée, vendredi dernier, dans une ferme au lieudit Rocher à Hay Bouamama. Selon la Protection civile, la victime aurait manipulé un fil électrique dénudé. Une enquête a été ouverte.

A. A.

également de cette université, ainsi que l’institut de maintenance et de sécurité industrielle.

HADJ HAMDOUCHE

Un corps découvert dans une ferme à Bousfer

n Le corps sans vie d’une septuagénaire a été découvert, vendredi dernier, dans une ferme dans la commune de Bousfer. Le corps ne présentait aucune trace apparente de violence ou de décomposition. La dépouille a été déposée à la morgue de l’hôpital de Aïn Turk et une enquête a été ouverte.

A. A.

de Aïn Turk et une enquête a été ouverte. A. A. BRÈVES de l’Ouest MOSTAGANEM Un

BRÈVES de l’Ouest

MOSTAGANEM

Un adolescent de 16 ans se noie

n Un nouveau drame de la mer s’est

produit jeudi après-midi à la plage de Benabdelmalek Ramdane (ex- Ouilis) où le corps d’un noyé a été repêché par les éléments de la Protection civile dans une zone assez éloignée et non surveillée à l’est de la côte de ladite commune. La victime, âgée de 16 ans, était originaire de la wilaya de Mascara.

M. SALAH

Trois blessés dans un accident de motocy- clettes à Sidi Belattar

n Jeudi dernier, deux motocyclettes

de moyenne cylindrée se sont télescopées à une intersection dans la paisible commune de Sidi Belattar relevant administrativement de la daïra de Aïn Tédelès, faisant trois blessés dont un en état grave, admis en réanimation. Ainsi, après une relative accalmie sur le front des accidents de la circulation à Mostaganem, la saison estivale a favorisé une recrudescence inquiétante du phénomène.

M. S.

Un émigré meurt électrocuté

n La paisible localité de Meguen (ex-

Benoit) rattachée à la commune de Hammam Bou-Hadjar vient d’être secouée par un drame. Un jeune émigré âgé d’à peine 24 ans qui passaient ses vacances au milieu de ses proches a été électrocuté. Dans sa tentative ‘‘réussie’’ de sauver sa mère qui prenait une douche, il a reçu une décharge électrique mortelle. Le corps de la victime, père de trois enfants, a été inhumé dans sa localité.

M. L.

7 noyades et 6 474 personnes secourues

n Jusqu’à l’heure actuelle, la

Protection civile de Aïn Témouchent a déploré sept décès par noyade originaires des wilayas de Sidi Bel- Abbès, Aïn Témouchent, Mascara et Tlemcen. Par ailleurs, 6 474 personnes ont été sauvées par les maîtres-nageurs d’une noyade certaine, dont une bonne majorité, selon le lieutenant Bekkar Mourad, chef de bureau des risques majeurs auprès de la direction locale de la Protection civile, est issue de la wilaya de Sidi Bel Abbès. Ces jeunes estivants s’aventurant dans les 11 plages non surveillées, ce qui rend leurs secours difficiles, voire impossibles, a indiqué le même responsable.

M. L.

SIDI BEL-ABBÈS

Deux mineurs arrêtés en flag de vol par effraction

n Agissant sur la base d’une

information parvenue par le biais du numéro vert 15-48, les éléments de la police judiciaire de Sidi Bel-Abbès ont arrêté deux mineurs spécialisés dans le vol par effraction des locaux commerciaux. Les mis en cause ont été pris en flagrant délit de vol dans un magasin d’articles de sport en possession d’un lot d’outils, notamment une scie à métaux, une barre de fer et deux serrures du magasin endommagées. Ils ont été présentés au parquet pour vol par effraction.

A. BOUSMAHA

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Reportage

Dimanche 21 août 2016

LIBERTE

C’EST UN PÔLE TOURISTIQUE À MASCARA

Bouhanifia, l’autre visage

La ville thermale de Bouhanifia incarne le secteur du tourisme dans la wilaya de Mascara mais son développement reste assujetti à des actions d’envergure susceptibles de charmer les touristes et les curistes pour peu que les responsables daignent y apporter leur contribution.

D ans ce contexte, les sites his- toriques ne manquent pas dans la région, mais le désin- térêt des pouvoirs publics ne peut encourager de telles ini- tiatives. En effet, et, en dépit

du lancement de plusieurs opérations visant à corriger les erreurs commises dans un pas- sé récent, des blocages et

autres bricolages sont en- registrés dans ce secteur

et autres bricolages sont en- registrés dans ce secteur Par : A. BENMECHTA alors que la

Par : A. BENMECHTA

alors que la volonté et le fonds manquent le plus pour mettre en valeur ces potentialités sous-exploitées. Dans le même ordre d’idées, la direction du tourisme de la wilaya de Mascara lance périodiquement des offres pour des opérations susceptibles d’être concrétisées dans le cadre des différents programmes national, sectoriel ou sur fonds de wilaya, maintenues car elles revêtent un ca- chet distinctif ou du fait du sceau de l’impé- ratif. Pourtant le secteur du tourisme est gé- nérateur d’emplois et source de revenus non négligeables pour peu que le concours néces- saire des responsables ayant pouvoir de déci- sion soit cohérent. Ville thermale, Bouhanifia ou Aquae Sirenses anciennement, s’illustre par un tourisme de masse puisqu’un nombre im- pressionnant de visiteurs et curistes y séjour- ne annuellement particulièrement en pé- riodes de vacances. Si ces touristes dépensent pour l’hébergement, la restauration, les soins, les cures ou les excursions, à la grande satis- faction des commerçants locaux, les prestations de services, quant à elles, sont critiquées. Le

D. R.
D. R.

manque d’hygiène, l’absence d’espaces verts et l’imposition faite aux automobilistes de s’ac- quitter des droits de stationnement en toutes circonstances à l’intérieur du tissu urbain font partie de ces griefs. Les curistes et les tou- ristes affichent leur déception à la sortie des bains en évoquant des cabines excessivement sales. Des cabines devraient en principe être nettoyées après chaque usage, ce qui n’est mal- heureusement pas le cas. “Ainsi, les saletés s’ac- cumulent à longueur de journée avec entasse- ment des objets abandonnés par les usagers dont des lames de rasoir, des morceaux de savon et autres emballages”. À ce propos, les visiteurs déplorent également l’absence d’espaces verts à l’intérieur du tissu urbain, des endroits re- cherchés pour se reposer et s’oxygéner sachant

Les touristes profitent de leur séjour pour s’offrir des soins

que la ville est réputée par la chaleur qui se dé- gage de son sous-sol. Sur le plan infrastructurel, hormis certains établissements, les hôtels sont pour la plupart dans un piteux état où le mi- nimum d’hygiène laisse à désirer. Cafards, rats et autres bestioles rampantes sont légion au ni- veau de cette ville des Eaux qui a perdu beau- coup de ses étoiles depuis les années 90. L’en- vironnement dans la daïra de Bouhanifia est en permanence agressé par des hôteliers ir- respectueux des lois de la République, un constat visible à l’œil avec le rejet des eaux usées de ces hôtels directement dans l’oued El Hammam, engendrant des odeurs nauséa- bondes tout en son long et spécialement sous le pont de la ville où les curistes et autres tou- ristes sont contraints de se boucher le nez pour

ne pas inhaler des émanations pestilentielles qui perdurent durant toute l’année. Dans le même registre, il y a lieu de mentionner que la ville manque considérablement de toilettes publiques pour les deux sexes alors que le vi- siteur est sidéré de découvrir des urinoirs à ciel ouvert qui se développent au vu et su des res- ponsables concernés par ce problème de sa- lubrité publique. Si Bouhanifia est présentée comme une ville qui inspire la richesse et la sé- curité, le revers de la médaille est symbolisé par un grand nombre de jeunes chômeurs qui n’ont d’autre alternative que l’exercice du commerce informel, à défaut de faire la manche. “Après avoir échoué au bac, j’ai dé- cidé d’arrêter les études et chercher du travail pour subvenir à mes besoins et ceux de mes pa- rents sans ressources. J’ai déposé plusieurs dossiers au niveau des entreprises présentes à Bouhanifia mais sans succès. Pour ne pas res- ter les bras croisés, j’ai décidé d’installer une table et de vendre divers articles de parfume- rie en attendant un meilleur sort. Ce sont des centaines de jeunes qui se trouvent dans la même situation car tous n’ont pas la chance de faire du commerce informel”, dira Amine, la vingtaine, qui confirme que des locaux com- merciaux attribués à certains dans le cadre de l’emploi des jeunes restent fermés et les af- fectations contestées. Dans le même contex- te, il y a lieu de signaler qu’aucune banque n’est implantée sur le territoire de la commune qui est également dépourvue jusqu’à présent d’une gare routière.

A. B.

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le territoire de la commune qui est également dépourvue jusqu’à présent d’une gare routière. A. B.

AF

LIBERTE

Dimanche 21 août 2016

Culture

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ELLE S'IMPOSE COMME UNE ACTRICE INCONTOURNABLE DES BLOCKBUSTERS AMÉRICAINS

Sofia Boutella, de Bab El-Oued à Hollywood

À 34 ans, la fille du compositeur algérien Safy Boutella a assurément fait du chemin.

D ans le nouveau block- buster Star Trek : sans li- mites, sorti mercredi sur les écrans français, elle crève, pour ainsi dire, l’écran. Danseuse de ré-

putation mondiale, Sofia Boutella en- chaîne dans ce film très attendu des figures acrobatiques et autres battles à couper le souffle. Elle y joue le personnage de Jaylah, une ex- traterrestre dont le rôle est déterminant dans la trame du film. Jaylah éclipse tous les autres personnages. Presque mécon- naissable sous son visage strié de rayures, son teint blafard et ses yeux de serpent, la jeune “dégourdie” n’en garde pas moins les traits fins d’une belle brunette bien de chez nous. Après son apparition dans Street Dance 2 en 2012, le public mondial découvre enfin sa frimousse dans King- sman : Services secrets, où elle donne la ré- plique à l’acteur britannique Colin Firth. Ce film sorti en 2015 propulse définiti- vement sa carrière d’actrice, puisqu’elle re- joint ensuite le prestigieux casting de Star Trek Beyond et de The Coldest City. Forte de ce succès, la jeune femme est alors annoncée à l’affiche du remake de La Mo- mie, où elle donne la réplique au sé- millant Tom Cruise avec qui la presse people lui trouve quelques affinités autres que professionnelles… “Who’s that girl ?” aurait demandé un jour Madonna inter- loquée par les figures de la petite danseuse algérienne qui deviendra très vite “le clou” de ses spectacles et de ses tournées mondiales. En réalité, c'est le chorégraphe de Madonna, Jammie King, qu'il l'a re- pérée pour le compte de la star italo-amé- ricaine. Ce dernier réussira même à la fai- re danser en talons aiguilles avec Madonna sur scène. Grâce à lui, Sofia découvrira le déhanché latino, brisant quelque peu son image d'adepte du break-dance. Tout est parti de là : dès lors, de nouveaux horizons s’offrent à elle. Née le 3 avril 1982 à Alger, dans le quartier mythique de Bab El-Oued,

1982 à Alger, dans le quartier mythique de Bab El-Oued, Sofia Boutella n'a jamais pu oublier

Sofia Boutella n'a jamais pu oublier d'où elle vient. “J'ai grandi en Algérie. Il y a beaucoup de choses que je garde en tête. Je me les remémore très souvent. Et du fait que je vient d'un pays comme celui-là, ça m'a encore poussée à aller au bout de ce que j'avais réellement envie de faire, c'est-à-dire danser”, expliquait-elle à ses débuts à la presse française, qui présente à ce jour So- fia comme une “beurette” alors qu’elle est montée à Paris à l’âge de 10 ans. Il est vrai que sur le plan artistique, la fille de Safy à de qui tenir. Non seulement son père est connu pour être un grand créatif et un musicien de talent, mais son grand-père également. Feu Rabah Boutella, un ancien officier de l’ALN et colonel de l'ANP, était aussi un grand mélomane devant l'Éter- nel. Il avait déjà jalonné le chemin de Safy, bercé, lui aussi, dès sa tendre enfance par les douces mélodies de la musique clas- sique. Assurément, Sofia n'oublie jamais d'où elle vient. Pour justifier son succès, somme toute précoce, elle avoue sans am- bages : “Il y a toute ma famille derrière moi !” Tout comme elle n'est pas près d'oublier,

non plus, les longues séances de “tortures” de la gymnastique rythmique et sportive (GRS), une discipline d'enfer s'il en est. Aujourd’hui encore, cette étoile naissan- te de Hollywood continue à assumer ses premières figures de hip-hop sur le sol des Halles du Châtelet à Paris quand elle était gamine. Dotée d'une musculature et d'une souplesse exceptionnelles, Sofia aban- donne très vite ses études pour chercher sa voie, quelque part, entre l'art et le sport pour se consacrer uniquement à la danse. Au début, ses parents grinceront un peu des dents, mais ils finiront par se ré- soudre à la vue de ses performances époustouflantes et de sa formidable pro- gression. À force d'abnégation, Sofia est devenue, en quelques années seulement, la figure de proue mondiale du hip-hop féminin. Aujourd’hui, avec ses acrobaties audacieuses et sa personnalité épaisse, l’ar- tiste algérienne subjugue le tout-Holly- wood. Des milliers de fan-clubs sont créés à travers le monde. Oui, vous avez bien lu : des milliers !

MOHAMED-CHÉRIF LACHICHI

PAR MESURE

D’AUSTÉRITÉ

Le festival du raï de Sidi Bel-Abbès annulé

n Après l’annulation du festival du théâtre professionnel par la commission, qui n’a pas été retenu dans la carte des festivals nationaux, pourtant prévu pour le mois de septembre prochain (selon le site du ministère de la Culture), nous venons d’apprendre que la 12 e édition du festival du raï qui devait se dérouler du 24 au 26 août a été également annulée et ce en raison des mesures d’austérité. Cette information a eu l’effet d’une bombe sur la place publique où les commentaires allaient hier bon train, notamment au sujet de l’absence criante d’activités culturelles durant cette période estivale, d’habitude agrémentée par des soirées nocturnes au chef-lieu de wilaya. Toutes nos tentatives de joindre hier l'intérimaire du directeur de wilaya de la culture pour obtenir de plus amples informations ont été vaines.

A. BOUSMAHA

IRDJEN FÊTE LA CULTURE ET L’HISTOIRE

Hommage à Kamel Hamadi et Ben Mohamed

E lle n’est qu’à sa seconde édition et cette manifestation parvient déjà à susciter un grand intérêt dans cette région des Ath

Irathen frappée, depuis bien longtemps, par une véritable désertification culturelle. “Irdjen fête la culture et l’histoire” constitue désormais une oasis où l’échange, le débat et la recon- naissance ont été rendus enfin des choses pos- sibles. Cette manifestation qui s’articule sur les deux volets de la culture et de l’histoire com- me fondements constitutifs de l’identité, et que ses initiateurs visent à en faire un événement annuel est, certes, de courte durée mais elle aura, néanmoins, permis d’impulser une dy- namique culturelle à la région, de donner un nouveau souffle à l’activité associative, d’ou- vrir le débat sur des questions se rapportant à l’histoire et à la culture et surtout de provoquer

des émotions. Des sensations fortes comme celles vécues mercredi dernier, en fin de jour- née, au centre culturel d’Irdjen où une émou- vante cérémonie a été organisée en homma- ge aux deux figures artistiques, Kamal Hamadi, cette légende vivante de la chanson kabyle et Ben Mohamed, le barde de tous les temps et l’auteur de la célèbre chanson A vava Inouva

temps et l’auteur de la célèbre chanson A vava Inouva interprétée par Idir et qui a

interprétée par Idir et qui a fait le tour du mon- de. “Cette manifestation se veut un hommage aux grands noms de la culture et de l’histoire, à ceux qui ont fait de leur vie un combat au ser- vice de la communauté, à ceux qui sont un exemple de dévouement, d’action et d’engage- ment. Rendre hommage à Kamal Hamadi et Ben Mohamed, évoquer Abane Ramdane et Ah- cène Mahiouz est juste un signe de reconnais- sance et de respect pour ceux qui ont porté l’éten- dard de la liberté” a expliqué, à cette occasion, Tahar Yami, l’organisateur de cette manifes- tation en partenariat avec l’association Amar Saïd Boulifa d’Adeni, Ameziav n Lehna de Boudjelil et le Défi de Mahriz.

SAMIR LESLOUS

n Lehna de Boudjelil et le Défi de Mahriz. SAMIR LESLOUS …SORTIR… Concerts Casif-Théâtre de plein
n Lehna de Boudjelil et le Défi de Mahriz. SAMIR LESLOUS …SORTIR… Concerts Casif-Théâtre de plein

…SORTIR…

Boudjelil et le Défi de Mahriz. SAMIR LESLOUS …SORTIR… Concerts Casif-Théâtre de plein air de Sidi

Concerts Casif-Théâtre de plein air de Sidi Fredj (Alger)

n Une série de spectacles artistiques au lieu dès

aujourd’hui 21 août, et ce jusqu’au 31, au théâtre de plein air Casif-Sidi Fredj. Plusieurs artistes animeront ces soirées estivales, avec des styles musicaux aussi divers que variés comme le kabyle, le chaoui, ou encore l’oriental. Au programme :

n Ce soir : Naïma Dziria, Farida Chaouia, Sofiane Bouamra,

Zahi Chraiti

n Demain 22 août 2016 : Amel Wahby, Hocine Nedjma,

Noureddine Allene, Kenza Morsli

n Mardi 23 août 2016 : Kamel El-Geulmi, Samir El-Assimi,

Houria Baba, Meziane Amiche

n Mercredi 24 août 2016 : Farès Rami, Mohamed

Bousmaha, Youcef Soltane, Samir Toumi

n

Jeudi 25 août 2016 : Cheb Bilel

n

Vendredi 26 août 2016 : Groupe Les Jaristes, Groupe

Triana d’Alger

Flenn (rap)

n Samedi 27 août 2016 : Cheb Anouar, Lazhar El-Djalali,

Nacim El-Bey, Cheikh Soltane

n Dimanche 28 août 2016 : Cheba Zahouania, Keltoum

Aurassia, Nourdine Dziri, Meziane Izorane

n Lundi 29 août 2016 : Hassiba Amrouche, Cheb Zoubir,

Abdelkader Chaou, Mohamed Seghir

n Mardi 30 août 2016 : Cheba Sihem, Farès Skikdi, Omar

Ben Horma, Hamidou

n Mercredi 31 août 2016 : Salim Chaoui, Mohamed Laâraf,

Saleh El-Eulmi, Nouria (kabyle)

Office Riadh El-Feth (Alger)

n L’Office de Riadh El-Feth (Oref) organise, du 4 au 26 août

à partir de 19h30, une série de spectacles musicaux au théâtre de verdure (Bois des Arcades). Seront au programme : ce soir, le groupe Freeklane.

n Le 26 août, le groupe D’zaïr.

Layali Mezghena (Pêcherie d’Alger)

n Les festivités de Layali Mezghena 2016 se poursuivent

jusqu’au 31 août avec un riche programme musical à l’Esplanade des artistes à la Pêcherie d’Alger. Théâtre de plein air Hasni Chakroun, Oran

n Ce soir : Kada Belhaouel, Bendia Abdelhamid, Hadjira

Ikram, Mohamed El-Alia

n Demain 22 août 2016 : Groupe El-Ghiwane, Amine Ksba

rap, Hna messalmine

n Mardi 23 août 2016 : Haouari Sghir, Cheb Wahid, Yahia

Berouiguet, Imen Meddou

Colloque

n Du 20 au 22 août 2016, au Théâtre régional Azzedine-

Medjoubi à Annaba : colloque international “Jugurtha affronte Rome” organisé par le Haut commissariat à l'amazighité.

Cours de langue italienne

n Les cours de langue italienne pour la session d’automne

2016-2017 débuteront le 15 septembre 2016. Les inscriptions sont ouvertes dès maintenant auprès de l’Institut culturel italien d’Alger, du dimanche au jeudi, de 10h à 14h. Vous pouvez contacter l’institut aux numéros suivants : 021 92 38 73/021 92 51 91.

Expositions

n Exposition “Genèse d’une collection 2” du 1 er août 2016

au 29 septembre 2016 au Musée public national d'art moderne et contemporain d'Alger (MaMa) à Alger. Une exposition de plus d'une centaine d'œuvres d’Issiakhem, Mokrani, Ali Khodja, Bellakh, Hakkar, Bouzid, Khadda, Ould Mohand, Zoubir, Chegrane, Hioun, Guita, Medjeber, Yahiaoui. Toutes les œuvres exposées ont été offertes par des artistes et autres donateurs. Le MaMa est ouvert tous les jours sauf le vendredi.

n Exposition “Voyage à travers le Zelij - Les carreaux de

faïences” du 18 mai au 30 septembre 2016 au Musée national des Antiquités (Alger)

n Exposition de l’artiste peintre Abdellah Belhaimer à la

galerie Ezzou’art sous le thème “Acte de la vie quotidienne” jusqu’à aujourd’hui.

n Exposition-vente de l’artiste peintre Khelifa Sultane

Hakim à l’hôtel Sofitel d’Alger jusqu’au 5 septembre.

n Exposition sonore “Du maqam à la nouba” : Tous les

jours à partir de 13h au palais de la culture Moufdi-Zakaria, les Annassers à Alger, et ce, jusqu’au 17 septembre 2016.

Exposition collective d’artisanat au centre culturel Mustapha-Kateb, 5, rue Didouche-Mourad, Alger, jusqu’au 5 septembre.

n Exposition Le Musée dans la rue édition 2016 revient

avec un riche programme qui mettra en exergue les patrimoines culturel et immatériel algériens. Le but de cette manifestation unique en son genre est de rapprocher le public de l’art et vulgariser les missions des musées comme le MaMa, le Musée national du Bardo, ou encore le Musée de l’Enluminure. Du 25 au 29 août au niveau des Sablettes (Mohammadia), Alger

n Exposition-vente de bijoux traditionnels jusqu’à

aujourd’hui à l'esplanade Sidi M'hamed à Oran.

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Magazine

Dimanche 21 août 2016

LIBERTE

INSULTES ET MENACES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

Quand les trolls font la loi sur Twitter

Choquée par des propos racistes et misogynes, Leslie Jones, seule vedette noire du dernier Ghostbusters, a fermé son compte Twitter en juillet. “Twitter, je comprends la liberté d'expression, mais il faut des règles quand vous laissez cela se répandre”, a-t-elle regretté en racontant avoir vécu “un enfer personnel”.

E cœurés par des flots d'insultes ou de menaces sur les réseaux so- ciaux, de plus en plus de stars et de journalistes ferment leurs comptes Twitter ou Instagram, accusés de devenir, par leur pas-

sivité, des “facilitateurs de haine”. Dernier en date, Justin Bieber, star mondiale aux 78 millions de fans sur Instagram, a quitté le ré- seau après des insultes contre sa nouvelle pe- tite amie. Plus grave, les “trolls”, surnom de ces insul- teurs protégés par l'anonymat, déversent pu- bliquement et sans tabou des torrents d'injures racistes, sexistes ou homophobes, allant jus- qu'aux menaces de viol ou de mort. Ce phé- nomène, qui peut toucher tout un chacun, est mis en évidence lorsqu'une star claque bruyamment la porte. Choquée par des propos racistes et misogynes, Leslie Jones, seule vedette noire du dernier Ghostbusters, a fermé son compte Twitter en juillet. “Twitter, je comprends la liberté d'ex- pression, mais il faut des règles quand vous lais- sez cela se répandre”, a-t-elle regretté en ra-

contant avoir vécu “un enfer personnel”.

Cette fois, son appel a porté : le PDG de Twit- ter l'a contactée et certains de ses harceleurs ont été suspendus. Mais c'est loin d'être monnaie courante. Le hashtag ModereCom- meTwitter a fédéré cette semaine ceux qui iro- nisent sur la réactivité à géométrie variable du réseau, prompt selon eux à bloquer les re- productions de photos des JO sous copyright — ce qui vient d'arriver au site d'info Brea- king3zero — mais qui laisse le champ libre aux comptes racistes ou homophobes. Début août, l'actrice Daisy Ridley, héroïne du der- nier Star Wars, a quitté Instagram, prise pour cible par des internautes d'extrême-droi- te après un message contre la violence par armes à feu. La semaine dernière, la chanteuse noire du groupe Fifth Harmony, Normani Kordei, victime de messages racistes, a elle aus- si quitté Twitter.

“Pas une infraction”

Très présents sur Twitter, les journalistes sont souvent visés, comme en Suède la présenta- trice Anna Brolin. Après avoir signalé des messages du type “annabrolin est une femme faite pour être violée et engrossée par des

hommes remplis de haine”, Twitter lui a ré- pondu que ces messages ne constituaient

“pas une infraction”. Dégoûtée, elle a fermé son compte. En juin l'éditeur du quotidien américain New York Times Jonathan Weis- man, cible de tweets antisémites menaçants,

a quitté le réseau. “Je laisse Twitter aux ra-

) Peut-être que Twit-

ter va y réfléchir”, a-t-il écrit. Ses harceleurs mettaient son nom entre trois parenthèses, un code utilisé par les néo-nazis pour identifier

des noms juifs. En juillet, la journaliste féministe du quotidien britannique The Guardian, Jessica Valenti, a fait le même choix, après des menaces contre sa fille de 5 ans. “La loi doit s'appliquer aux menaces en ligne. Les réseaux sociaux doivent

faire quelque chose”, a-t-elle plaidé. C'est aus-

si pour des salves d'insultes — que Twitter a

refusé de bloquer — que le journaliste de l'AFP Roland de Courson, responsable du blog “Making Of”, vient de fermer son compte. En France, les chanteurs Michel Polnareff et Christophe Willem ont quitté Twitter en janvier. “L'avènement Twitter a fait apparaître

le côté vil et malsain de certaines personnes

cistes, aux antisémites (

jouissant de cette liberté de parole pour y ré- pandre une haine permanente sous le couvert d'un anonymat nouveau, celui de la lâcheté”,

a commenté Christophe Willem.

Les messages de haine ne font que croître sur les réseaux. En 2015, 27% des commentaires sur les sites d'information, contre 24% en 2014 ont été retirés par des modérateurs, pour cause de racisme (19%), insulte (22%), agression (20%) ou appel à la haine ou à la violence (15%), se- lon une étude de Netino et Kantar Media. Pourtant Facebook, Youtube, Microsoft et Twitter ont signé en mai dernier un code de bonne conduite avec la Commission euro- péenne.

Twitter exerce un contrôle des propos a pos- teriori, sur la base des signalements, s'il le juge justifié. Interrogé, le groupe a seulement rap- pelé ses règles qui condamnent les propos hai- neux. En revanche, il vient d'annoncer avoir suspendu en 6 mois 235 000 comptes faisant

la promotion du terrorisme, domaine où il a

intensifié ses efforts.

LAURENCE BENHAMOU

(AFP)

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faisant la promotion du terrorisme, domaine où il a intensifié ses efforts. LAURENCE BENHAMOU (AFP) Publicité

AF

LIBERTE

Dimanche 21 août 2016

L’internationale

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RECHERCHE DE LA SOLUTION DANS LA CRISE SYRIENNE

Les prétentions d’Ankara

La Turquie cherche à devenir le pivot des équilibres géopolitiques au Proche-Orient. Mais son jeu trouble dans la région n’est pas pour laisser ses “partenaires” très méfiants à son égard.

“N ous

disons

D. R.
D. R.

convaincre ses partenaires à lâcher Bachar al- Assad. À noter que M. Yildirim n’a pas précisé les contours d'une plus grande intervention d'Ankara qui soutient l’opposition dite mo- dérée, mais de plus en plus divisée. Pour rap- pel, la Turquie fait partie de la coalition in- ternationale qui combat l’autoproclamé État islamique (Daech), sous la conduite des États-

Le Premier ministre turc, Binali Yildirim.

Unis. Mais Ankara est soupçonné de laisser passer, à travers sa frontière, les candidats au jihad qui combattent dans les rangs de Daech. Pis, la Turquie est accusée d’acheter le pétro- le irakien et syrien vendu par cette organisa- tion terroriste à des prix qui ne dépasseraient pas les 25 dollars le baril.

LYÈS MENACER

Ankara joue l’apaisement avec Washington

n Les États-Unis sont “notre partenaire stratégique, pas notre ennemi”, a assuré, hier, le Pre- mier ministre turc, Binali Yildirim, appelant à éliminer les tensions à un moment où les re- lations sont éprouvées par la demande d'Ankara d'extradition du prédicateur Fethullah Gü- len. “Il peut y avoir des hauts et des bas entre deux pays”, a dit M. Yildirim lors d'une conférence de presse, mais “nous devons éliminer (ce) qui détériore nos relations”, a-t-il ajouté en référence au prédicateur musulman exilé aux États-Unis, que la Turquie accuse d'avoir ourdi le coup d'É- tat raté du 15 juillet. Ankara demande avec insistance l'extradition du “terroriste” à Washington, qui n'a pas montré d'empressement particulier à agir sur ce dossier. L'ex-imam de 75 ans, exi- lé volontaire aux États-Unis depuis 1999, a nié fermement toute implication dans le putsch avor- té. Mais la question de son extradition devrait être au cœur des entretiens la semaine prochaine à Ankara du vice-président américain Joe Biden — le responsable occidental de plus haut ni- veau à se rendre en Turquie depuis le coup de force mené par une faction de l'armée.

R. I./AGENCES

que le bain

de sang doit

cesser. Les

bébés, les en-

fants, les in-

nocents ne devraient pas mourir”, a affirmé, hier, le Premier ministre turc, Binali Yildirim, qui a proposé de passer la vitesse supérieure dans le règlement de la crise syrienne. “C'est la raison pour laquelle, la Turquie va être plus active en es- sayant d'empêcher (la situation) de s'aggraver au cours des six prochains mois”, a dit M. Yildirim, sans dis- serter sur comment Ankara comp- te s’y prendre dans cette situation qui dure depuis cinq ans. Mais le chef du gouvernement turc souffle le chaud et le froid, comme s’il voulait satisfaire les opposants et les amis du président syrien Bachar al-Assad. En effet, M. Yildirim esti- me d’un côté “que nous l'aimions ou pas, Assad est aujourd'hui l'un des acteurs” de cette crise, mais de l’autre, il dit qu’“Assad ne devrait pas faire partie de l'avenir de la Syrie”. L’on se demande donc comment

Ankara pense pouvoir “lui parler pour la transition (à Al-Assad, Ndlr)”, sachant que le président syrien avait déjà affirmé qu’il n’y aura pas de transition dans les termes que veulent imposer les puissances occidentales et leurs alliés du Golfe. Et ce ne sont pas des partenaires stratégiques de Damas, comme la Russie ou l’Iran, qui vont adhérer à une telle proposition. Aussi, Moscou n’ac- cepterait pas que les Kurdes soient exclus du processus de paix en Syrie, même si l’aviation syrienne bombarde depuis vendredi leurs po- sitions dans la ville de Hassaké. “Nous allons travailler davantage. L'instabilité (en Syrie) nous fait souffrir”, a ajouté M. Yildirim, dont le pays accueille 2,7 millions de réfugiés syriens, dont 10% dans des camps. La sortie du chef du gou- vernement turc intervient quelques jours seu- lement après la réconciliation de Recep Tayyip Erdogan avec son homologue russe Vladimir Poutine, après neuf mois de crise diplomatique, marquée parallèlement par de multiples échecs des tentatives internationales de relancer le pro- cessus de paix en Syrie. Mais cette réconcilia- tion avec Poutine, le renforcement des relations entre Ankara et Téhéran ne suffiront pas à

CRISE LIBYENNE

Al-Serraj à Tunis pour relancer le dialogue

n Les acteurs de la crise libyenne sont en conclave

dans la capitale tunisienne, dans l’espoir de trouver un consensus autour du gouvernement d’union nationale (GNA), dirigé par Fayez al-Serraj. Ce dernier doit d’ailleurs rencontrer les membres du Parlement élu de Tobrouk qui refuse de donner son onction à cet exécutif issu de l’Accord de Skhirat (Maroc), sous l’égide de l’ONU. Outre la rencontre prévue entre les deux membres du Conseil présidentiel, Fethi al- Majbari et Ahmed Hamza, avec le vice-président du Parlement de Tobrouk (Est), Mohamed Chaïeb, une autre rencontre doit les réunir avec les Ali al-Kotrani et Omar al-Assouad, membres du Conseil présidentiel, qui ont boycotté, il y a quelques mois, les travaux de cette institution, selon une source du GNA qui a requis l’anonymat, a rapporté l’agence de presse turque Anadolu. MM. al-Kotrani et al-Assouad ont gelé leur participation au Conseil présidentiel, en signe de contestation contre certaines clauses de l’accord onusien qu’ils considèrent comme une ingérence dans les affaires interne de la Libye.

L. M./AGENCES

AUTORITÉS INTÉRIMAIRES ET GESTION DE KIDAL

Mali : le statu quo

n Les discussions engagées depuis une semaine à

Bamako, entre la Coordination des mouvements de l’Azawad, la Plateforme d’ Alger et les autorités maliennes, pour désamorcer la crise meurtrière autour de Kidal, n’ont toujours pas abouti. Ni la CMA ni le Groupe d’autodéfense des touareg de l’Imghad et alliés (Gatia, membre de la Plateforme) ne semblent prêt à céder du terrain sur la gestion de la ville de Kidal, au lendemain des affrontements qui ont fait des dizaines de morts autant de blessés. Ce pourquoi, la CMA continue d’exiger la mise en place des autorités intérimaires, les seules à être en mesure de mettre fin à ce chaos qui compromet le processus de paix d’Alger. “Nous, on propose concrètement de se concentrer sur l'accord en attendant que les autorités intérimaires soient mises en place, que les patrouilles mixtes soient opérationnelles, et après le cantonnement qu'une armée nationale reconstituée soit redéployée”, a souligné Almou Ag Mohamed, un des porte-parole de la CMA, cité par les médias maliens.

L. M.

TCHAD

L'opposition appelle au dialogue inclusif

n L'opposition tchadienne a appelé à la tenue d'un

dialogue inclusif avec le pouvoir, 10 jours après l'investiture du président Idriss Deby pour un cinquième mandat dans un climat tendu sur fond de manifestations, selon une déclaration transmise hier à l'AFP. “Nous sommes prêts pour un dialogue politique inclusif avec toutes les forces sociopolitiques du pays”, a déclaré le chef de file de l'opposition, Saleh Kebzabo, au nom du Front de l'opposition nouvelle pour l'alternance et le changement (Fonac), coalition qui rassemble une trentaine de partis. “Pour être viable, un tel dialogue devrait se dérouler sous les auspices des partenaires (internationaux) du Tchad”, a pousuivi M. Kebzabo. “Parallèlement, des actions de grande envergure seront lancées”, a-t-il averti.

R. I./AGENCES

NOMBRE DE MIGRANTS INTERCEPTÉS EN BELGIQUE

Plus de 5 200 personnes au 1 er semestre

n Les autorités belges ont intercepté 5 293 migrants de transit au cours du premier semestre de l'année en cours, selon des chiffres publiés par l'Office des étrangers. Il s'agit d'un chiffre en hausse par rapport à l'année 2015 durant laquelle 3 917 migrants avaient été arrêtés sur l'ensemble de l'année. Un migrant de transit est une personne en situation irrégulière qui passe par la Belgique afin de se rendre vers une autre destination. Il s'agit le plus souvent du Royaume-Uni et parfois des pays scandinaves. Les autorités belges se dirigent vers un renforcement des mesures concernant les immigrés illégaux estimés à 100 000. Le gouvernement multiplie les contacts pour conclure des accords de réadmission avec les pays émetteurs et envisage d'étendre la capacité d'accueil des centres fermés pour abriter les immigrés illégaux en attente de leur expulsion. À ces mesures s'ajoute une restriction révélée récemment par la presse belge qui consiste en une amende administrative de 200 euros, en vigueur depuis le 24 juillet dernier, qui serait infligée aux étrangers qui séjournent illégalement en Belgique. Cette mesure s'applique aux étrangers qui sont entrés illégalement dans l'espace de libre circulation Schengen ou qui ne sont pas retournés dans leur pays d'origine après un séjour de 3 mois, mais également aux citoyens européens qui se sont présentés à l'aéroport sans documents en cours de validité ou qui n'ont pas signalé leur présence à l'administration communale dans les délais prévus par la loi.

R. I./AGENCES

CONSÉQUENCES DES FRAPPES SAOUDIENNES SUR DES CIVILS AU YÉMEN

Coalition arabe : Washington réduit ses conseillers militaires

L es États-Unis ont réduit le nombre de leurs conseillers

militaires auprès de la coalition

arabe intervenant au Yémen sous commandement saoudien, a indiqué

hier à l'AFP un officier de l'US Navy. Officiellement, le lieutenant Ian McConnaughey, porte-parole de la 5 e flotte américaine basée à Bahreïn,

a indiqué que cette réduction du

nombre de conseillers s'était produi-

te “du fait qu'il n'y a pas eu la même

demande d'assistance” de la part des Saoudiens. L'Arabie saoudite fait face à des critiques répétées de la part des défenseurs des droits de l'homme en

raison du nombre élevé de civils tués dans les raids aériens de la coalition au Yémen. Les responsables améri-

cains n'ont cessé de demander à leur allié saoudien d'éviter les pertes civiles lors des opérations militaires contre les rebelles chiites houthis qui contrôlent la capitale Sanaa et une bonne partie du nord du Yémen. Le lieutenant McConnaughey a expli- qué que la réduction du nombre de conseillers américains n'affectait pas

le soutien apporté par les États-Unis aux Saoudiens et était dictée par une

meilleure gestion des ressources humaines de l'US Navy. “C'en est la principale raison et ça a été dicté par le niveau de soutien demandé par les Saoudiens”, a-t-il dit. Selon lui, les États-Unis gardent un nombre limité de conseillers auprès de la coalition, soit “moins de cinq qui travaillent au

sein de la cellule de conseillers”. L'US Navy avait auparavant environ 45 conseillers auprès de la coalition tra- vaillant en Arabie saoudite comme à Bahreïn. La coalition arabe s’est ren- due coupable de plusieurs frappes qui ont fait des dizaines de morts parmi les civils. Des rapports ont directement accablé l’Arabie saoudi- te et ses alliés, mais Riyad continue à nier sa responsabilité dans ces mas- sacres. Ceci sans oublier que son intervention au Yémen, sous prétex- te de ramener le pays à sa stabilité, constitue une ingérence flagrante et un crime dont la communauté inter- nationale est responsable morale- ment.

R. I./AGENCES

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LIBERTE Dimanche 21 août 2016 Publicité 17 Pensée Cher papa, cher mari, cher RACHID BÉDJA Depuis
Pensée Cher papa, cher mari, cher RACHID BÉDJA Depuis que tu nous as quittés subitement
Pensée
Cher papa, cher
mari, cher
RACHID BÉDJA
Depuis que tu nous
as quittés subitement
il y a 3 ans, le 21
août 2013, quel bou-
leversement dans notre vie. Cette cicatrice
est loin d’être refermée. Tu resteras toujours
dans nos mémoires un papa et un mari
charmant, accueillant et aimant, toujours
disponible pour nous et la famille.
Tu nous manques ; veille sur nous.
Merci papa !
Que tous ceux qui l’ont connu et aimé aient
une pensée spéciale pour lui aujourd’hui.
Les familles Bédja et Ouzid
XMT

SPR

Pensée 40 e jour Cela fait déjà 40 jours, triste et cruel fut ce jour
Pensée
40
e jour
Cela fait déjà 40
jours, triste et cruel
fut ce jour du
13 juillet 2016
quand nous quittait
notre cher père le
moudjahid
HANOUZ LIAZID
laissant un vide immense mais aussi le
souvenir d’un grand nationaliste et d’un
père aimant, honnête, franc, généreux et bon
avec tout le monde. Son épouse et ses
enfants demandent à tous ceux qui l’ont
connu et aimé d’avoir une pieuse pensée à
sa mémoire. Repose en paix, cher père, tu
demeureras toujours vivant dans nos cœurs.
BR9127

Carnet

—————————————

Condoléances

———————————— M. Bessah Mabrouk et sa famil- le, très affectés par le décès tra- gique de Aït Bachir Amine dit “Mamine”, présentent à ses parents et à toute sa famille leurs condoléances les plus sincères et s’associent à leur douleur en cette pénible circonstance. BJ-BR3302 —————————————

Décès

————————————— La famille Meberbeche, parents et alliés, a la douleur de faire part du décès de son cher et regretté frère, époux, père, oncle et cou- sin, Meberbeche Mustapha (dit Paolo), rappelé à Dieu, avant- hier, à l’âge de 70 ans. L’enterrement a eu lieu, hier, au cimetière de Ben Aknoun.

“À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.” ————————————— Riad, Mourad, Aziz et la famille Aït Aoudia, parents et alliés, ont l’immense douleur de faire part du décès de leur cher et regretté grand-père, Hadj Amar Ben Amar Aït Oumeziane, survenu le 19 août 2016. L’enterrement aura lieu aujourd’hui, dimanche

21 août 2016, à Tizi Trit.

“À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.” ————————————— La famille Moussous, parents et alliés d’Aït Naâmani à Tizi Rached et d’Oukoukes à Ouaguenoune (Tizi Ouzou), a

l’immense douleur de faire part du décès de son cher et regretté Moussous Nacer, survenu à l’âge de 55 ans. L’enterrement aura lieu aujourd’hui, dimanche

21 août 2016, à 12h, au village

Ikhribene à Tizi Rached.

“À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.” ————————————— Les familles Ould Hamou, Oulakrouz et Hired d’Aïn El- Hammam et de Rouiba ont l’im- mense douleur de faire part du décès de leur cher et regretté Mohamed Cherif, survenu à l’âge de 67 ans. L’enterrement aura lieu aujourd’hui dimanche,

21 août 2016, à partir de 13h, au cimetière de Rouiba. “À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.” ————————————— La section RCD de Tizi Rached (Tizi Ouzou) a la douleur de faire part du décès du militant Moussous Nacer, vice-président d’APC et informe que l’enterre- ment aura lieu à Ikhribene (Tizi Rached) aujourd’hui le 21 août 2016 à 12h.

“À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

F.670
F.670

A V IS

Aux buralistes et lecteurs du journal Liberté.

Pour toute réclamation au sujet de la distribution du journal

Tél./Fax : 021 50 54 08

SOS

Appel à la solidarité

Le père de la petite fille Mechati Hadil

demande à toute âme

der pour une intervention à l’étranger

d’une greffe de la moelle. Pour les cœurs charitables Tél. : 0557 72 94 88 Dieu vous le rendra.

charitable de l’ai-

Pensée BENGHEZALMOSTEFA DIT MAHFOUD CHERGUI HOUCINE Cela fait déjà quatre ans que vous nous avez
Pensée
BENGHEZALMOSTEFA DIT MAHFOUD
CHERGUI HOUCINE
Cela fait déjà quatre ans que vous nous avez quit-
tés à jamais, les 13 et 21 août 2012,
laissant derrière vous un immense vide que nul ne
peut combler.
Les familles Benghezal de Constantine et
Chergui de Biskra
BR9125
Félicitations naissance L’arrivée du joli poupon AGHIS vient de rajouter de la joie dans le
Félicitations naissance
L’arrivée
du joli poupon
AGHIS
vient de
rajouter de
la joie dans le foyer
d’Ahmed Ifticène
journaliste de la
rubrique sportive .
Tous ses collègues
et amis de Liberté le félicitent et souhaitent
un prompt rétablissement à la charmante
G maman.
“Yataraba fi a3zek “

SOS

Dame abandonnée par son mari, mère de 3 enfants, sans

sources, dans le besoin, ayant à

res-

sa charge

1 handicapé à 100%

devant subir une intervention en France, demande à toute âme cha-

ritable

de l’aider

financièrment ainsi que des

couches 3

e âge, lait (aliment

liquide de l’enfant handicapé).

Contact : 0552 42.63.00 Merci, Dieu vous le rendra.

Pensée MME AZIRA OUIZA NÉE ATEK 21 août 2012 - 21 août 2016 Cher maman,
Pensée
MME AZIRA OUIZA NÉE ATEK
21 août 2012 - 21 août 2016
Cher maman, tu n’es plus là depuis quatre ans. Quel
vide cruel et quelle douloureuse absence. Tu nous
gratifiais et faisais resentir l’amour maternel, dont
tu nous couvais. Il est dur de dire que la vie suit son
cours sans toi et papa parmi nous, sans voir vos
visages qui illuminent notre vie.
Reposez en paix chers parents et que le Paradis soit
votre dernière demeure inch’Allah.
Vos enfants, vos petits-enfants et tous ceux qui vous
BR9128 ont connus.
Pensée Le 19 août 2013, nous a quittés à jamais notre cher et regretté MECELLAHLAMINEFATEH
Pensée
Le 19 août 2013, nous a
quittés à jamais notre
cher et regretté
MECELLAHLAMINEFATEH
Sa famille demande à
tous ceux qui l’ont connu
d’avoir une pieuse pensée
à sa mémoire.
En remerciant tous ses
amis de Blida.
Acom

D. R.

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Sport

Dimanche 21 août 2016

LIBERTE

ATHLÉTISME : 5000 M DAMES

Médaille d'or pour la Kényane Cheruiyot

n La Kényane Vivian Cheruiyot s'est

adjugé vendredi la médaille d'or du 5000 m des Jeux olympiques 2016 de Rio, empêchant l'Éthiopienne Almaz Ayana (3 e ) de réussir le doublé 5000 / 10 000 m. Avec un chrono de 14 min 26 sec 17/100 (record olympique), Cheruiyot a devancé sa compatriote Hellen

Obiri (14:29.77) et Ayana (14:33.59) pour remporter l'or après l'argent des Jeux de Londres en 2012. Donnée favorite de la course, Ayana

a commencé à se détacher avant le

passage aux 1800 puis a maintenu une avance d'environ quatre ou

cinq secondes sur ses poursuivantes kényanes jusqu'aux 4000 m où elle

a commencé à craquer.

L'Éthiopienne a alors été dépassée par les deux Kényanes en moins d'un tour et s'est ensuite accrochée

pour préserver la 3 e place, s'assurant une deuxième médaille à Rio après l'or du 10 000 m, la plus longue des distances de la piste. L'Éthiopienne Tirunesh Dibaba reste donc la seule femme à avoir réalisé le doublé du demi-fond long, aux JO de 2008 à Pékin.

Il s'agit de la 5 e médaille d'or pour le

Kenya qui pointe à la 16 e place au tableau des médailles avec un total de 10 médailles.

DOPAGE-ÉTHIOPIE

Gebo Burka, vainqueur du marathon de Houston, contrôlé positif

n Le fondeur éthiopien Gebo Burka,

vainqueur du marathon de Houston en janvier dernier, a été suspendu 18 mois après un contrôle

antidopage positif et doit rendre ce trophée, a annoncé l'Agence anti- dopage américaine (Usada). Burka

a été contrôlé positif à la

prednisone, une hormone stéroïdienne dont la version synthétique est utilisée comme anti-inflammatoire, après sa victoire au Texas le 17 janvier, a précisé l'Usada dans un communiqué. “La prednisone est une substance classée parmi les glucocorticoïdes et est interdite en compétition”, a rappelé l'agence américaine. La suspension de Burka étant rétroactive à la date du contrôle, le marathonien pourra retrouver la compétition en août 2017, a précisé l'Usada. Le trophée remporté au Texas et tous ceux depuis lui sont retirés. Burka a indiqué à l'Usada détenir une ordonnance médicale lui prescrivant du prednisone, qu'il affirme avoir pris en petites doses, mais n'en avait pas informé les officiels avant-course. Vainqueur de 5 marathons dans sa carrière, dont ceux de Los Angeles et Sydney en 2014, Burka détient un record de 2h 8min 12sec, établi à Houston en 2015.

un record de 2h 8min 12sec, établi à Houston en 2015. MARATHON Ahmed Boubrit (DTN) :

MARATHON

Ahmed Boubrit (DTN) :

“Terminer correctement et surtout éviter l’abandon”

L es deux marathoniens algériens Saâdi Hakim et Laâmeche El Hadi au- ront pour objectif de terminer “correctement” le marathon des Jeux

olympiques 2016 de Rio de Janeiro qui aura lieu aujourd’hui et “éviter surtout l’abandon”, selon le directeur technique national (DTN) de la Fé- dération algérienne d’athlétisme (FAA). “L’objectif assigné aux deux marathoniens est d’essayer de ter- miner leur course correctement et sur- tout d’éviter l’abandon. L’idéal serait

de finir dans les cinquante premiers mondiaux, ça va leur faire un bon classement par rapport à leur niveau et non pas par rapport au niveau de la compétition qui sera très élevé”, a indiqué Ahmed Boubrit à l’envoyé spécial de l’APS à Rio de Janeiro. Les marathoniens algériens Hakim Saâdi et El Hadi Laâmeche ont réus- si les minima des JO-2016 respecti-

vement au marathon international d'Alger et à celui de Düsseldorf, en Allemagne. Saâdi, sociétaire du club Necira Nounou (Alger), avait disputé le marathon international d'Alger en

avait disputé le marathon international d'Alger en novembre 2015, où il avait réalisé 2h 18min 22sec,

novembre 2015, où il avait réalisé 2h 18min 22sec, alors que Laâmeche a réussi 2h 17min 56sec au marathon de Düsseldorf, disputé le 24 avril 2016. “Les deux athlètes ont réalisé juste des minima de participation, ce ne sont pas de grandes performances qui peuvent leur donner la chance

d’être dans les 15 ou 20 premiers de la course”, a expliqué Ahmed Bou- brit. Lors des Jeux olympiques de Londres 2012, le marathonien algérien Tayeb Filali avait abandonné la course au bout du 25 e kilomètre alors qu'il occupait la 74 e position avec un

temps de 1h 21min 48sec. Selon le directeur technique natio- nal, les performances des deux ma- rathoniens Laâmeche et Saâdi sont tout juste moyennes, autour de 2h16 et 2h18. “Ce ne sont pas vraiment des performances très importantes. Ce sera à l’athlète le plus en forme, celui qui aura bien profité de la récupéra- tion, de faire la meilleure perfor- mance possible”, a-t-il affirmé. En prévision des Jeux olympiques de Rio de Janeiro, les deux athlètes se sont contentés d’une préparation en Algérie avec des stages un peu par- tout dans le pays. “Ils ont effectué des stages de prépa- ration en Algérie car les deux athlètes n’ouvrent pas droit à une préparation spéciale au même titre que Makhloufi ou Bourrada. Ce sont deux athlètes qui ont réalisé juste des minima de participation”, a précisé Boubrit. “Ils se sont préparés avec leurs clubs à Alger. Ils ont également effectué des stages avec la sélection nationale d’athlétisme à Tikjda, Sétif et un peu partout au pays. C’est une pré- paration que je trouve moyenne pour des marathoniens moyens”, a-t-il souligné.

AFFAIRE BOURAÂDA

L’entraîneur Mahour Bacha confirme les faits !

L ’entraîneur du décathlonien algérien, Lar- bi Bouraâda (auteur de la 5 e place aux jeux Olympiques de Rio), Ahmed Mahour, a crié

son désarroi via son compte facebook sur le trai- tement réservé à l’encontre de son athlète lors de la 1 re journée des épreuves du décathlon. En effet, Bouraâda en compagnie de son staff (entraîneur, assistant et kiné), en plus de Boubrit (DTN), Be- nida, Guerni et Hamad (anciens athlètes et membres du bureau exécutif du COA) n’ont trou-

vé aucune des voitures (mises à la disposition de la délégation algérienne) pour se déplacer rapi- dement vers une clinique privée afin de permettre au décathlonien algérien de se soigner et de ré- cupérer et ensuite rejoindre le village olym- pique, mais la voiture en question, reservée à Bou- raâda, a été utilisée par deux officiels de la délé- géation à des fins personnelles. Mahour Bacha a tenu à apporter certains éclair- cissements afin dévoiler la vérité au peuple al- gérien et faire face à tous ceux qui veulent cacher

la vérité. “Afin de faire toute la lumière sur cette affaire que certains essayent d’étouffer à tout prix, à travers leurs journalistes de service, voici les faits. Tôt le matin de la 1 re journée du décathlon, le DTN de la FAA avait commandé auprès du COA, une des nombreuses voitures mises à la dis- position de la délégation algérienne, afin qu’à la fin du 400 m soit à 21h30, Larbi et mon assistant Ho- cine Mohamed ainsi que le kiné de la FAA puis- sent se déplacer rapidement vers une clinique pri- vée qui propose des moyens de récupération, no- tamment le fameux Tecar thérapie, que les diri- geants de l’USMA ont toujours mis à notre dis- position à Alger, chaque fois que nous en avions besoin. Cette clinique itinérante italienne s’est ins- tallée à Rio juste pour les jeux Olympiques, afin de gagner de l’argent et de faire de la publicité pour ses appareils de régénération. On pouvait croiser dans cette clinique de nombreuses stars du sport mondial dont Usain Bolt. Le COA a donc signé un accord avec cette firme afin que nos athlètes et

d’autres puissent s’y soigner et récupérer. Une fois le 400 m terminé, point de voiture, au grand désar- roi de l’athlète et de tous ceux qui ont bien voulu rester tard au stade auprès de nous (Le DTN, Be- nida Amar, ainsi que nos médaillés olympiques Hammad Abderahmane et Saïd Guerni Djâbir). Décision fut prise à 23h de rentrer au village olym- pique par la navette puis de prendre un moyen de transport vers la clinique. M lle Guidouche Zhor, membre du COA, outrée par cette situation a per- mis le déplacement en payant le taxi vers la cli- nique. Je tiens à la remercier. Larbi a rejoint sa chambre au village vers 1h15 du matin. Nous nous sommes réveillés à 4h30 du matin pour un premier échauffement (le classique douloureux réveil ma- tinal que les décathloniens et leurs entraîneurs dé- testent). Voilà la vérité, rien que la vérité, toute la vérité. Quant à la voiture commandée, elle a bien été réquisitionnée pour la soirée et la nuit par deux officiels de la délégation”.

S. M.

HAND MESSIEURS

La France et le

Danemark en finale

L a France et le Dane- mark ont arraché leur qualification pour la fi-

nale du tournoi olympique de handball messieurs au terme de duels étourdissants de suspense face à l'Alle- magne (29-28) et la Pologne (29-28 a.p.), vendredi à Rio. La France tentera aujour- d’hui (14h locales, 17h GMT) de décrocher une troisième médaille d'or d'affilée, une prouesse jamais réalisée chez les messieurs. Seules les Da- noises l'ont fait entre la fin des années 90 et le début des années 2000. Elle aura pour avantage son expérien-

ce des grands rendez-vous. Pour ses futurs adversaires, vainqueurs deux fois de l'Eu- ro (2008, 2012) et trois fois fi- nalistes du Mondial (1967, 2011, 2013) mais jamais mé- daillés olympiques jusque-là, ce sera donc une première arrachée avec les tripes. Les Scandinaves ont dû ba- tailler jusqu'en prolongation pour se défaire enfin de la Pologne, portée par les pa- rades de son gardien N.2 Piotr Wyszomirski (19 ar- rêts) et la puissance de feu de Karol Bielecki (7 buts). Le scénario de l'autre demi-fi- nale était un peu différent.

Les Français ont maîtrisé le match pendant quarante mi- nutes, faisant même monter le score à +7 sur un but de leur gardien Thierry Omeyer

(22-15).

Mais la Mannschaft, cham- pionne d'Europe a opéré une remontée fantastique en s'ap- puyant sur sa vedette, l'ailier gauche Uwe Gensheimer (11 buts), et son “sniper” Julius Kuhn (8 buts). C'est finale- ment Daniel Narcisse, l'un des vétérans français (36 ans) avec Omeyer (39) qui a déli- vré la France en inscrivant son septième but dans les dernières secondes.

Bolt : “J'espère que personne ne pourra le refaire”

J 'espère que j'ai mis la barre suffisamment haut pour que personne ne puisse le refai- re”, a déclaré Usain Bolt après avoir dé-

croché vendredi à Rio sa neuvième médaille d'or olympique, répartie sur trois éditions des JO (2008 à 2016). Bolt rejoint ainsi le Finlandais Paavo Nurmi, fondeur et crossman dans les an- nées 1920, et l'Américain Carl Lewis, sprinteur et sauteur en longueur à la fin du XX e siècle, au rang d'athlète le plus titré de l'histoire des JO. “C'est un soulagement, je l'ai fait. Je suis content de moi, j'ai accompli tellement de choses, je suis juste fier de moi. Jamais je ne pensais que je se- rais capable de faire le ‘’triple triple’’ aux Jeux olympiques. Le premier (triplé) j'étais simplement heureux, le deuxième était un défi, et décrocher le troisième est juste quelque chose d'incroyable.

J'espère que j'ai mis la barre suffisamment haut

pour que personne ne puisse le refaire”, a dit Bolt. “Dès que j'ai mis la main sur le témoin (en tant que dernier relayeur), je savais que j'avais gagné, parce qu'il n'y avait personne à côté de moi qui pouvait aller plus vite que moi aujourd'hui. Avant le relais, j'ai parlé à l'équipe et je leur ai dit ‘’Passons-nous le bâton (correctement), soyons des adultes’’. On arrive toujours à se passer le bâ- ton, ce n'est peut-être pas toujours parfait, mais tant que le témoin arrive dans ma main (en tant que dernier relayeur), c'est ensuite différent.” “Je savais que ça allait arriver. J'ai des sentiments mé- langés. Je n'ai pas d'expression pour qualifier ces triplés. Ce sport va me manquer, les Jeux vont me manquer parce que les JO sont pour un athlète le plus gros événement possible. Mais j'ai prou- vé que je suis le plus grand de ce sport, et pour moi c'est une mission accomplie”, a conclu Usain Bolt.

LIBERTE

Dimanche 21août 2016

Sport

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CHAMPIONNAT DE LIGUE 1 MOBILIS (1 re JOURNÉE) : JSK 0 – MCA 0

Les Kabyles mal récompensés !

I l faisait très chaud hier à Tizi Ouzou où le thermo- mètre affichait les 40° en cours d’après-midi et ce fa- meux clasico JSK-MCA, qui est arrivé trop tôt cette an-

née, n’aura pas offert aux mordus de foot, qui ont effectué le déplacement en cette période de grosse canicule, un spectacle haut de gamme quand bien même les décideurs de la LFP auraient programmé, pour une fois, cette belle affiche de début de saison en semi-nocturne, autrement dit à 19h et aurait même pu être repous- sé carrément à 21h comme ce fut justement le cas pour le chaud der- by de l’est entre le CS Constantine et l’ES Sétif. Dès le coup d’envoi sifflé par l’ar- bitre, M. Arab, la JSK opte aussi tôt pour le pressing et prend le taureau par les cornes ce qui permet au jeu- ne Aïboud d’inquiéter de la tête le gardien Boussouf qui est sauvé de justesse par Mebarakou (1’). Quelque peu surpris par ce départ en fanfare des Canaris, les gars du Mouloudia versent aussi tôt dans la résistance surtout après cette balle en profondeur de Yettou qui voit Ziaya reprendre violemment le cuir mais

D. R.
D. R.

le gardien Boussouf se couche ad- mirablement sur cette balle chaude (6’). Follement encouragée par son public, la JSK accentue sa domina- tion sans pour autant trouver le chemin des filets. Après la tempête, le Mouloudia ressort la tête de l’eau et ira inquiéter, à son tour, l’arrière- garde kabyle qui donne quelques signes de fébrilité. Sur un déborde- ment enchaîné d’un beau centre de Seguer, l’ex-Canari, Sediki, pourtant

bien placé, rate lamentablement sa reprise (26’). Cette première tenta- tive algéroise encourage quelque peu les Mouloudéens qui auraient pu ouvrir le score peu avant la pau- se par Hadj Bouguèche, mais le gardien international Asselah réus- sit à fermer admirablement l’angle de tir pour dévier miraculeusement la balle en corner (45’). Après le re- pos, le Mouloudia sort de sa réser- ve et s’en va inquiéter dangereuse-

ment la défense kabyle, mais, para- doxalement, c’est la JSK qui s’offre les meilleures occasions de but par Belkablia qui rate l’interception dans les six yards (47’), Ziaya, auteur d’un coup franc plein axe mal ap- puyé (56’), puis Berchiche qui rate sa reprise dans les six yards alors qu’il était bien embusqué sur un cor- ner (69’). Et lorsque le capitaine Rial exécute un coup franc puissant des trente mètres, tout le stade se lève comme un seul homme, mais ce diable de Boussouf sauve sa cage d’une manchette spectaculaire (76’). Et lorsque le toujours jeune Ziaya réussit à embarquer toute la défen- se algéroise pour se faire accrocher irrégulièrement par Bouchrit qui prend un carton jaune dans la fou- lée, l’on comprend alors que la JSK n’allait pas être récompensée de tous ses efforts. Finalement il y eut un seul vain- queur, le sport, puisque, hormis quelques escarmouches entre sup- porters algérois, ce clasico aura été géré de fort belle manière par les sta- diers locaux, ce qui est certainement une grande première dans les an- nales du club kabyle.

MOHAMED HAOUCHINE

ALORS QUE LE PIRE A ÉTÉ ÉVITÉ DE JUSTESSE À BOLOGHINE

L’USMA marque déjà son territoire

L coup d’envoi du championnat d’Algérie

de Ligue 1 a été donné vendredi par le cham-

pion en titre, l’USM Alger. Les Rouge et

Noir qui recevaient le MO Béjaïa ont fait une en- trée très positive. Ils se sont imposés sur le sco- re de deux buts à zéro grâce à Darfalou et Meftah auteur d’un penalty vers la fin du deuxième half.

Les hommes du nouvel entraîneur, Jean-Michel Cavalli, ont été maîtres des débats du début jus- qu’à la fin. Les camarades de Zemmamouche ont été autoritaires et n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires, qui semblaient moins frais physiquement. Pour le nouvel entraîneur de l’USMA, Jean-Michel Cavalli, présent au stade

Résultats partiels de la 1 re journée de Ligue 1 Mobilis

Vendredi :

USM Alger 2 - MO Béjaïa 0

Hier :

DRB Tadjenanet 2 - JS Saoura 0 Olympique Médéa 1 - CA Batna 0 USM Bel-Abbès 0 - USM El-Harrach 0 JS Kabylie 0 - MC Alger 0 CR Belouizdad 1 - MC Oran 1

e

Omar-Hamadi en observateur, l’important était de gagner. “C'est une victoire amplement méritée. L'USMA a montré de belles choses”, a souligné le technicien qui entamera dès aujourd’hui sa mis- sion. À signaler que l’entraîneur adjoint Lamine Kabir a quitté officiellement la barre technique du club, hier, après avoir dirigé le match face au MOB par solidarité envers son ami, l'ex-entraîneur Adel Amrouche. Mais si la rencontre sur le terrain s’est déroulée dans de bonnes conditions, le drame a été évité dans les gradins de Bologhine. Les responsables de la gestion des matches de football et les auto- rités policières n’ont pas hésité à annoncer fiè- rement que les services de police vont procéder à un retrait progressif des stades de football des Ligues 1 et 2. Mais pour une première, la réalité des gradins les a rattrapés. Il s’agit de l’une des plus importantes décisions prises en prévision de l’exercice 2016-2017, mais est-on réellement prêt pour ce genre de décision ? Il faut dire que beaucoup d’observateurs appréhendaient cette mesure et la réponse a été donnée dès le premier match du championnat. Vendredi au stade Omar-Hamadi, l’USMA recevait le MOB sans po- liciers. Remplacés par des stadiers, ces derniers ont été confrontés à un premier accroc puisque

REFUSANT DE JOUER SON MATCH FACE AU NAHD

Kerbadj : “Le RCR assumera les conséquences de son forfait”

la situation n’a pas tardé à déraper. Des échauf- fourées ont éclaté entre les deux galeries et les sta- diers n’ont rien pu faire. Les supporters us- mistes, pourtant réputés pour leur exemplarité, se sont attaqués aux supporters du MOB, les pous- sant à quitter le stade. Certains ont même été conduits à l’hôpital pour des soins. Les stadiers n’ont rien pu faire pour pro- téger les Crabes qui ont pourtant payé 500 dinars le billet sans pour autant pouvoir assister au mat- ch. La première réaction des instances qui gèrent le football national c’est le regret du président de la Ligue de football professionnel (LFP), Mahfoud Kerbadj. Il s’est dit désolé par ce qui s’est passé à Bologhine, mais les regrets ne suffisent pas puisque la situation a dégénéré dès le premier mat- ch, alors qu’en sera-t-il pour la suite de la saison et les matches classés à haut risque ? Kerbadj a es- timé qu’il faudra plus de temps d’adaptation à la nouvelle donne. Ce temps d’adaptation risque d’engendrer des drames si des mesures sérieuses et réalistes ne sont pas prises. Dès le premier mat- ch, le pire a été évité… il reste encore 239 ren- contres à disputer en Ligue 1 en plus des 240 de la Ligue 2 sans oublier les matches des différentes divisions inférieures.

MALIK A.

L président du Rapid de Reli- zane, Hakim Bouhenni, a mis à exécution ses menaces de

boycotter le match RCR-NAHD comptant pour la première journée du championnat. En effet, le club de l'Ouest a été interdit de recrute- ment et les 16 nouvelles recrues en- gagées cet été n’ont pas été qualifiées faute de règlement des contentieux antérieurs. Hier, face à la presse, Bouhenni a décidé de boycotter cet- te rencontre pour dénoncer la déci- sion de la LFP. “Nous avons été for- cés et obligés de déclarer forfait pour dénoncer la hogra dont a fait l'objet notre club en dépit de toutes les ga- ranties que nous a données la LFP