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CHAPITRE I : LA TRANSMISSION PAR SATELLITE

I.1. Système de télécommunications par satellite [1][2][3][4][5][6][7]

Un réseau de télécommunication par satellite se compose d’un satellite et d’un ensemble de stations terriennes. De nos jours, il se présente des configurations avec plusieurs satellites reliés entre eux par des liaisons inter-satellites. On a même proposé le concept de grappe de satellite où plusieurs satellites ayant chacun une fonction particulière sont maintenues à une distance constante les uns des autres.

I.1.1. Le satellite

Le satellite est la partie centrale du réseau. Au début, des années 60, les satellites n’étaient qu’un objet purement passif. Il avait pour rôle de réfléchir l’énergie reçue. Le satellite est maintenant toujours de types actifs : il se comporte comme un véritable relais dans le ciel. Il est constitué d’un véhicule sur lequel sont installés les équipements de télécommunications et les antennes tels que : l’alimentation en énergie, le contrôle d’altitude, le contrôle d’orbite, le contrôle thermique des équipements, la télécommande et la télémesure. Dans le satellite, les répéteurs sont essentiels ; ce sont des équipements de télécommunication assurant les mêmes fonctions qu’un relais, c’est à dire, ils reçoivent les émissions provenant de la Terre et les retransmettent vers la Terre après amplification et transposition en fréquence. Un satellite comporte donc plusieurs répéteurs et par conséquent la largeur de bande qui est assignée pour le trajet montant est subdivisé par ces répéteurs. Les restes de la bande qui ne sont pas utilisés par les répéteurs sont utiles pour les divers signaux (par exemple la balise qui est un signal permettant de repérer le satellite).

I.1.2. La station terrienne : Organisation générale

La station terrienne constitue le terminal d’émission et de réception d’une liaison de télécommunications par satellite. Compte tenu de l’affaiblissement en espace libre très important subi par les ondes radioélectriques porteuses dans leur trajet entre la station et le satellite (35786km environ), la qualité de fonctionnement des sous-ensembles principaux d’une station terrienne devra être très élevée.

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I.1.2.1. Schéma fonctionnel général d’une station terrienne

Schéma fonctionnel général d’une station terrienne Figure I.1 : Schéma fonctionnel général d’une station

Figure I.1 : Schéma fonctionnel général d’une station terrienne

Ce schéma montre que la station terrienne peut être décomposée en sous-ensembles principaux qui sont :

le système d’antenne,

les amplificateurs de réception (amplificateurs à faible bruit),

les amplificateurs d’émission (amplificateurs de puissance),

les équipements de télécommunications (convertisseurs de fréquence et modulateurs/démodulateurs),

les équipements de multiplexage/ démultiplexage

les équipements de raccordement ou réseau de terre,

les équipements annexes (surveillances, mesures, …),

les équipements d’alimentation en énergie,

l’infrastructure générale.

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I.1.2.2. Schéma synoptique et description d’une liaison par satellite

Sur la figure I.2, la liaison est simplifiée. Elle n’est pas représentative de la réalité, puisqu’elle ne comporte qu’un seul sens de transmission. Néanmoins, tous les équipements primordiaux y figurent.

I.1.2.2.1. Schéma synoptique

primordiaux y figurent. I.1.2.2.1. Schéma synoptique Figure I.2 : Schéma synoptique I.1.2.2.2. Description du

Figure I.2 : Schéma synoptique

I.1.2.2.2. Description du fonctionnement

- A l’émission : les signaux à transmettre (téléphonie, télévision, transmission des données) reçus en bande de base par la station terrienne coté terrestre seront « inscrits » par le modulateur dans un signal « porteur » de fréquence intermédiaire (F.I : 70 ou 140MHz). L’onde

porteuse du signal à transmettre sera élevée à la fréquence qui lui est assignée sur le trajet montant Terre-Satellite (environ 6 ou 14GHz : bande SHF). Cette opération est réalisée par un convertisseur (encore appelé équipement de transposition). Avant d’être rayonnée par l’antenne, la porteuse est amplifiée par un amplificateur de puissance

- Le satellite peut être considéré comme étant constitué d’une antenne de réception, d’un

amplificateur faible bruit, d’un convertisseur abaisseur de fréquence, d’un amplificateur de puissance, d’une antenne émission.

- A la réception : l’antenne capte les porteuses émises par le satellite à des fréquences

d’environ 4 ou 10/12GHz. Ces ondes porteuses ainsi reçues sont amplifiées, avec un minimum de bruit rapporté par des amplificateurs à faible bruit. Elles sont ensuite abaissées en fréquence par le convertisseur de réception qui délivre des porteuses en fréquence intermédiaire. Les porteuses en fréquence intermédiaire sont filtrées puis démodulées afin d’obtenir les signaux en bande de base.

4

I.1.3. Différents types de services et de systèmes

Dans une transmission par satellite, on distingue trois types de services : le Service Fixe par Satellite, le Service Mobile par Satellite, le Service de Radiodiffusion par Satellite.

I.1.3.1. Le Service Fixe par Satellite (S.F.S)

Il s’agit de service de radiocommunications entre stations terriennes situées en des points fixes. On peut classer les systèmes S.F.S en trois catégories : les systèmes internationaux (systèmes Intelsat, Interspoutnik,…), les systèmes régionaux et nationaux (systèmes Telecom, Eutelsat,…), les systèmes destinés à fournir des services spécialisés (systèmes Comstar,

Telecom1,…)

I.1.3.2. Le Service Mobile par Satellite (S.M.S)

Il s’agit de service de radiocommunications entre des stations terriennes mobiles ou entre des stations terriennes mobiles et des stations terriennes fixes (système Inmarsat).

I.1.3.3. Le Service de Radiodiffusion par Satellite (S.R.S)

recevoir à domicile des émissions de TV/Radio de 3 manières différentes : le

réseau câblé (téléréseau), le Faisceau Hertzien (U.H.F, V.H.F), le Faisceau Hertzien ( bandes satellite). Le SRS permet la retransmission des signaux destinés à être reçus directement par le public et les principales applications sont la radiodiffusion sonore et la télévision.

On peut

I.1.4. Bandes des fréquences utilisées

Pour éviter un chaos total dans le ciel, une réglementation internationale a été mise en place par l’Union Internationale des Télécommunications (U.I.T) concernant la répartition des

fréquences. La nécessité de disposer de grandes largeurs de bande oblige à choisir des fréquences élevées. En général dans la gamme des ondes centimétriques. Le tableau I.1 ci-après résume par exemple les bandes de fréquence utilisées pour le SFS.

- La Bande C est la première bande qui a été utilisée par les satellites commerciaux pour

les services SFS, elle est aujourd’hui fortement encombrée. Cette bande est surtout utilisée par les

opérateurs pour leurs liaisons intercontinentales.

- La Bande Ku, plus récemment utilisée, donc pas encore encombrée, est surtout utilisée

pour les SFS et exclusivement pour les SRS dans les bandes 12/11GHz. Le désavantage de cette bande est qu’elle est très sensible aux orages ; l’eau de pluie absorbe les signaux. Par contre cette

bande, est peu sensible aux parasites urbains

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- La Bande Ka permet l’utilisation d’antennes encore plus petites. Cette bande est surtout

utilisée par les terminaux mobiles de type GSM.

- La Bande X est réservée aux applications militaires.

 

GAMME DE FREQUENCES (GHz)

 

Dénomination courante

Trajet montant (Largeur de bande)

Trajet descendant (Largeur de bande)

 

5,925 - 6,425

(0,5)

 

3,7 - 4,2

(0,5)

5,725 - 6,275

(0,55)

 

3,4 - 3,9

(0,5)

6/4 GHz

5,850 - 7,075

(1,225)

 

3,4 - 4,2 4,5 - 4,8

 

(Bande C)

 

et

(1,1)

6,425 - 7,075

(0,3)

 

4,5 - 4,8

(0,3)

8/7 GHz

7,925 - 8,425

(0,5)

 

7,25 - 7,75

(0,5)

(Bande X)

   
 

12,75 - 13,25

(0,5)

 

10,7 - 11,7

(1)

13/11 GHz

12,75 - 13,25

(0,5)

 

10,7 - 10,95 11,45 - 11,7

 

(Bande Ku)

 

et

(0,5)

14/11 GHz

14 - 14,5

(0,5)

 

10,95 - 11,2

(Bande Ku)

 

et

11,45-11,7

(0,5)

14/12 GHz

14 - 14,5 14 - 14,25

   

11,7-12,2

(Bande Ku)

(0,75)

et

12,5-12,75

(0,75)

18/12 GHz

17,3 - 18,1 14,5 - 14,8

(1,1)

 

11,7-12,2

(0,5)

30/20

27,5 - 31

(3,5)

 

17,7-21,2

(3,5)

(Bande Ka)

   

Tableau I.1 : Bandes de fréquences utilisées pour le SFS

Il existe également une répartition géographique en 3 régions :

• la région 1 (Europe, Afrique, Moyen-Orient et l’Union Soviétique),

• la région 2 (Asie, Océanie),

• la région 3 (Amérique).

I.1.5. Mode d’accès au satellite

I.1.5.1. Définition de l’Accès Multiple

Dans un système par satellite, un satellite joue le rôle d’un relais et constitue un nœud sur

les circuits reliant les stations terriennes qui communiquent par son intermédiaire. Le satellite

contient une ou plusieurs chaînes de répéteurs. L’utilisation d’une même chaîne de répéteurs par

plus d’une station terrienne d’émission que l’on appelle ‘Accès Multiple’.

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I.1.5.2. Accès Multiple par Répartition en Fréquence (A.M.R.F)

En A.M.R.F ou F.D.M.A (Frequency Division Multiple Access en Anglais), chaque station terrienne a sa propre fréquence et la largeur de bande passante du répéteur est répartie entre les différentes utilisateurs. Chaque station n’occupant qu’une partie de la bande.

I.1.5.3. Accès Multiple par Répartition dans le Temps (A.M.R.T)

L’A.M.R.T ou T.D.M.A ( Time Division Multiple Access) est un technique d’accès multiple dans laquelle les diverses émissions des stations terriennes peuvent être reçues par le satellite dans des intervalles de temps séparés. Ainsi, toutes les stations terriennes émettent sur le canal sur la même fréquence.

Remarque : L’avantage principal de l’A.M.R.T est l’absence d’intermodulation. Il permet l’utilisation de l’amplificateur du satellite au voisinage de sa saturation, c’est-à-dire avec un bon rendement en énergie. De plus, il n’y a pas de chevauchement car la transmission se fait par paquet.

I.1.5.4. Accès Multiple par Répartition de Code (A.M.R.C)

Dans l’A.M.R.C ou C.D.M.A (Code Division Multiple Access), les signaux émis vers le satellite sont chacun affectés d’un code caractéristique. A la réception, parmi tous les signaux qu’elle reçoit, chaque station reconnaît le signal qui lui est destiné par son code et en extrait l’information de base.

I.1.6. Différentes zones relatives à la transmission par satellite

Ces zones sont classées en trois :

I.1.6.1. Zone de visibilité

- Zone de visibilité

- Zone de couverture

- Zone à servir

La zone de visibilité est une partie du territoire de la Terre où le satellite peut être observé par les appareils de radiotechnique pour l’angle d’élévation supérieure à l’angle d’élévation minimum toléré (5 à 10° pour les satellites géostationnaires en orbite maintenue). Les frontières de la zone de visibilité par les différentes angles d’élévation sont des cercles concentriques.

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I.1.6.2. Zone de couverture

La zone de couverture c’est la limite d’une partie de la zone de visibilité sur laquelle l’émetteur du satellite assure un niveau déterminé de la densité de puissance (surfacique) nécessaire pour la réception normale du signal avec un facteur de qualité donné.

I.1.6.3. Zone à servir

C’est le territoire où toutes les stations terriennes fonctionnent en régime normale et assurant les solutions des problèmes de comptabilité électromagnétique par rapport aux perturbations des autres stations terriennes et même des radiosystèmes.

I.2. Généralités sur les antennes [2][8][9][10][11][12][13][14]

Une antenne est un dispositif qui assure le couplage entre une ligne de transmission radioélectrique et l’espace libre (Figure I.3). Ce couplage est réciproque, c’est à dire que le même dispositif permet, soit de créer un rayonnement à partir d’une puissance qu’on lui fournit (antenne d’émission), soit de recueillir de l’énergie quand il est plongé dans un rayonnement électromagnétique (antenne de réception), les bandes de fréquences de fonctionnement étant les mêmes dans les deux cas. L’antenne est très importante pour une transmission par satellite mais il joue un rôle important si on devrait poursuivre un satellite.

un rôle important si on devrait poursuivre un satellite. Figure I.3 : Couplage entre une onde

Figure I.3 : Couplage entre une onde guidée et une onde rayonnée

I.2.1. Diagramme de rayonnement d’une antenne

I.2.1.1. Définition

Le gain d’une antenne peut être défini dans toutes les directions de l’espace. Il est possible de tracer une courbe représentant la variation du gain en fonction de la direction. Ce diagramme est un diagramme de révolution, il est appelé diagramme de rayonnement.

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I.2.1.2. Représentation:

Le diagramme de rayonnement est un diagramme en trois dimensions, dans la pratique, on effectue des coupes planes passant à l’origine du rayonnement.

des coupes planes passant à l’origine du rayonnement. Figure I.4 : Exemple de diagramme de rayonnement

Figure I.4 : Exemple de diagramme de rayonnement

Tous les diagrammes comportent des lobes plus ou moins larges. Le plus grand s’appelle le lobe principal ou le faisceau de l’antenne lorsqu’il est nettement prépondérant, c’est-à-dire si l’antenne est fortement directive. Les autres sont les lobes secondaires ou lobes latéraux. On définit aussi la largeur angulaire du faisceau de l’antenne comme étant l’angle limité par les directions où le niveau rayonné est une fonction donnée du niveau maximal. La largeur la plus utilisée est la largeur à demi-puissance dite encore largeur à 3 décibels, qui est donnée par la relation :

=

N

.

D

(1.1)

3 dB

58,5<N<70: dépendant de la répartition du champ à l’ouverture de l’antenne

: longueur d’onde,

D : diamètre de l’antenne

I.2.2. Polarisation d’une antenne

I.2.2.1. Définition

Les ondes électromagnétiques propagent des champs vectoriels; on dit qu’elles sont polarisées. A grande distance des sources de rayonnement, le champ électromagnétique est constitué par des vibrations transversales, c’est-à-dire que les vibrations ont lieu dans un plan

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perpendiculaire à la direction de propagation. Ces vibrations sont définies par l’ensemble de deux

vecteurs perpendiculaire entre eux, l’un représente un champ électrique, et l’autre un champ

magnétique, les deux vibrant à la même fréquence et avec des amplitudes proportionnelles. Par

convention, on dit que la direction de propagation de l’onde est la direction du champ électrique E

.

I.2.2.2. Polarisation elliptique

tourne d’un tour complet pendant une alternance. On

montre alors que son extrémité décrit une ellipse, et on dit que la polarisation est elliptique.

Par exemple, une polarisation elliptique peut être obtenue en créant deux champs de

directions différentes synchrones mais déphasés entre eux. Le taux d’ellipticité est le rapport,

généralement exprimé en décibels, entre le grand axe et le petit axe de l’ellipse.

Dans le cas général, le vecteur E

La polarisation elliptique est dite droite si l’extrémité du vecteur E , dans un plan fixe

perpendiculaire au rayon vecteur, tourne dans le sens de l’aiguille d’une montre vu de l’émetteur,

et gauche dans le cas inverse.

Il existe deux cas particuliers dont l’importance est fondamentale dans l’étude des

antennes, d’une part, celui où l’ellipse a des axes égaux, ce qui donne une polarisation circulaire ;

d’autre part, celui où l’ellipse est complètement aplati, ce qui donne une polarisation rectiligne ( le

conserve alors une direction fixe ).

vecteur E

A toute onde en polarisation elliptique, on peut faire correspondre une onde en polarisation

orthogonale totalement découplée de la première. Il faut pour cela que les ellipses de polarisation

soient égales, qu’elles aient leurs axes orthogonaux et qu’elles soient décrites en sens inverse.

Dans les deux cas particuliers mentionnées ci-dessus, cela correspond à des polarisations

circulaires droites et gauches ou à des polarisations rectilignes dans des directions orthogonales.

La plupart des antennes crée des champs dont la polarisation n’est pas la même en tout

point de l’espace. Par exemple, une même antenne peut créer un champ dont la polarisation est

rectiligne dans une direction et circulaire dans l’autre. Cependant, dans de nombreux cas, on

attache une importance particulière au rayonnement de l’antenne dans une étroite région de

l’espace, par exemple dans le lobe principal. On dit alors que l’antenne possède la polarisation

qu’elle est censée créer dans cette région.

10

En général, la polarisation réalisée n’est pas exactement celle qui est désirée. La différence

entre le taux d’ellipticité obtenu et celui qui est désiré permet de définir la pureté de polarisation.

Ce terme est surtout utilisé dans les cas de polarisation rectiligne ou circulaire.

I.2.3.3. Découplage de polarisation

On est conduit à définir le rapport de « découplage de polarisation » qui est le rapport,

généralement exprimé en décibels, de la composante du champ rayonnant dans la polarisation

désirée à la composante du champ rayonné dans la polarisation orthogonale.

I.2.3.4. Rapport de discrimination

Le « rapport de discrimination » (ou rapport de protection) d’une antenne de réception pour

deux ondes incidentes ayant même amplitude, mais différant par d’autres caractéristiques telles

que la direction d’arrivée ou la polarisation qui est le rapport de puissances disponibles fournis par

cette antenne en provenance de ces deux ondes.

I.2.3. Directivité d’une antenne

d’une antenne caractérise la façon dont cette antenne concentre le

rayonnement dans certaines directions de l’espace. Pour obtenir une définition plus précise, il est

donc nécessaire de définir d’abord la façon dont on mesure le rayonnement.

La « puissance surfacique » transportée par une onde électromagnétique est égale à la

norme du vecteur de « Poynting »,

La directivité

S

=

E

H

(1.2)

et la puissance qui traverse une surface est égale au flux du vecteur de « Poynting » à travers cette

surface,

P =

S.n.d

(1.3)

On peut aussi introduire la notion « d’intensité de rayonnement » qui est la puissance

rayonnée par unité d’angle solide ou, plus exactement l’angle solide ayant son sommet en point

déterminé par rapport à l’antenne.

=

dP

d

Les grandeurs

et S ne sont pas indépendantes. Si l’aire d

l’angle solide d , on a la relation :

(Figure I.6).

11

(1.4)

est vue de l’antenne sous

.d

= S . n d

(1.5)

Si le vecteur normal est colinéaire au vecteur S , on a la relation scalaire

= S. r²

(1.6)

S  , on a la relation scalaire = S. r² (1.6) Figure I.6 . Relation

Figure I.6. Relation entre puissance surfacique et intensité de rayonnement

La puissance totale rayonnée par l’antenne s’exprime donc de deux façons différentes :

P =

.d

=

S.n.d

(1.7)

les intégrales étant étendues respectivement à 4 stéradians et à l’aire d’une surface fermée

entourant l’antenne.

La directivité d’une antenne peut être définie comme le quotient de l’intensité de

rayonnement dans une direction par la valeur moyenne de cette intensité de rayonnement pour

toutes les directions de l’espace, c’est à dire :

D =

1

4

. d

(1.8)

L’intégrale du dénominateur, qui est étendue à tout l’espace (4 stéradians) mesure la

puissance totale rayonnée par l’antenne. On la calcule généralement en utilisant les coordonnées

sphériques, et colatitude :

D (

0

,

0

) =

(

0

,

0

)

1

4

(

,

).sin

.

d

.

d

(1.9)

On suppose ici que l’intensité de rayonnement ne dépend pas de la distance’r’ à l’antenne,

ce qui est vrai dans la région de rayonnement lointain de l’antenne. Ceci implique en particulier

que la norme du vecteur de ‘Poynting’ soit inversement proportionnelle au carré de la distance, et

par suite que les composantes du champ électromagnétique soient inversement proportionnelles à

la distance.

12

Cas de l’antenne isotrope :

C’est une antenne idéale dont la surface caractéristique de directivité est une sphère centrée

sur l’antenne. L’intensité de rayonnement est donc la même dans toutes les directions. On a

D

(

0

,

0

)

=

1

(1.10)

On peut démontrer qu’une telle source de rayonnement est incompatible avec le caractère

transversal des ondes électromagnétiques, mais cela n’empêche pas son utilisation comme antenne

de référence.

Cas de l’antenne dont la surface caractéristique de directivité comprend seulement

un pinceau étroit :

C’est un cas idéal qui peut servir de référence pour des antennes très directives. La

fonction

( , ) est alors nulle partout sauf dans le pinceau, la directivité est alors égale à

D

=

4

(1.11)

Si le pinceau a une section circulaire d’angle au sommet

(en radians) on a alors

approximativement

et par suite

D =

16

2

=

2

4

ou

=

4

D
D

(1.12)

(1.13)

Par exemple si la directivité est de 10 6 (60dB), ce qui correspond à une antenne très

directive, on trouve = 0,004 radian = 0.23°

Ce calcul concerne un cas théorique. Cependant pour des antennes réelles comportant un

lobe principal et des lobes secondaires, la relation précédente subsiste mais avec d’autres valeurs

numériques pour le produit D 2 .

Antennes dont la surface caractéristique de directivité est une révolution autour

d’un axe:

Beaucoup d’antennes directives se rapprochent plus ou moins de ce cas idéal. Il est facile

de voir que dans cette hypothèse l’intégrale double se ramène à une intégrale simple, car

ne dépend pas de

:

13

(

,

)

I.2.4. Gain d’une antenne

I.2.4.1. La source isotrope

D =

2.

(

0

)

 

(

)sin

. d

0

(1.14)

La source isotrope est une antenne de référence, c’est une source fictive qui rayonnerait

uniformément dans toutes les directions de l’espace la puissance qu’on lui applique. L’énergie

fournie à la source se propage et se repartit uniformément sur la surface d’une sphère. Si on

applique une puissance

puissance par unité de surface :

P

0

à la source isotrope, à une distance d de cette source, nous avons un

P i

=

P

0

4.

.d

2

(1.15)

I.2.4.2. Définition du gain d’une antenne

Le gain d’une antenne se définit comme le rapport entre la puissance qu’il faudrait fournir

à une antenne de référence convenablement orientée et celle qu’il faut fournir à l’antenne

considérée pour produire la même intensité de rayonnement dans une direction donnée. Quand la

direction n’est pas spécifiée, cela signifie qu’on considère le gain maximal d’une antenne, c’est-à-

dire celui dans la direction du maximum de rayonnement.

Illustration :

dans la direction du maximum de rayonnement. Illustration : Figure I.6 : Illustration du gain d’une
dans la direction du maximum de rayonnement. Illustration : Figure I.6 : Illustration du gain d’une

Figure I.6 : Illustration du gain d’une antenne

Le gain est exprimé en

dB

i :

G =

P

A

P

i

G

[dB ] = 10.log

i

P

A

P

i

(1.16)

Il est bien de noter que le gain d’une antenne isotrope est égal à 0

dB

i

14

I.2.4.3. Expression du gain d’une antenne

En transmission par satellite, les antennes utilisées sont dites ‘antennes de surface’. Le gain

d’une antenne de surface est donnée par la relation :

G =

4.

.

k S

.

2

(1.17)

avec :

: la longueur d’onde (c = 3.10

8

= c / f

m s

.

S : la surface d’ouverture de l’antenne (S =

.

1

D

: célérité de la lumière,

f : fréquence)

2

/ 4

dans le cas d’une ouverture circulaire)

k : le rendement de l’antenne ( variant de 0,55 à 0,8)

En pratique, la formule suivante est très utilisée :

G

dB

i =

20,41

+

20 log(D. f )

+

10 log(k)

(1.18)

dB

D : diamètre de l’ouverture exprimé en mètre

G : gain exprimé en

i

f : fréquence exprimée en GHz

Remarque : Le gain augmente avec le diamètre de l’antenne et avec la fréquence. De plus, pour

une fréquence donnée, le gain est le même à l’émission et à la réception.

I.2.5. Aire équivalente d’une antenne

I.2.5.1. Expression de l’aire équivalente

La notion de gain s’introduit de façon naturelle lorsque l’antenne est utilisée à l’émission,

puisque tout se passe comme si la puissance émise dans une direction était égale à la puissance

d’alimentation multipliée par le gain dans cette direction.

A la réception, au contraire, on est plutôt amené à introduire la notion de « aire

alimentant une antenne isotrope.

On a obtenu une onde sphérique et la densité de puissance à la distance ‘d’ de l’antenne est égale à

équivalente ». Considérons en effet un émetteur de puissance

P

0

P i

=

P

0

4

d

2

Une antenne de réception placée en ce point et reliée à une charge adaptée, capte une

certaine puissance p proportionnelle à

P

i

p

:

=

A

e

.

P

i

=

15

A

e

P

0

4

d

2

(1.19)

A e : s’appelle l’aire équivalente de l’antenne.

Cependant, dans le cas où l’antenne présente une grande ouverture perpendiculaire à la

direction de propagation, l’aire équivalente est en général proportionnelle à l’aire de cette

ouverture, le coefficient de proportionnalité, appelé « rendement de l’antenne» ou parfois appelé

« facteur de directivité » étant compris entre 0,5 et 0,8 dans la plupart des cas.

A

e

=

.

k S

(1.20)

I.2.5.2. Relation entre la directivité et l’aire équivalente

La directivité a été définie pour une antenne fonctionnant à l’émission et l’aire équivalente

pour une antenne fonctionnant à la réception. Comme la même antenne peut être utilisée soit à

l’émission, soit à la réception, il y a obligatoirement une relation entre la directivité et l’aire

équivalente

D

A

e

=

4

2

(1.21)

Remarque : Si les pertes sont faibles on peut remplacer la directivité par le gain absolu.

I.2.6. Température de bruit d’une antenne

C’est un paramètre qui n’a d’intérêt que pour les antennes utilisées à la réception, et plus

particulièrement pour les antennes installées près de la surface terrestre et destinées à recevoir des

signaux provenant de l’espace extérieur. Mais dans ce cas particulier la température de bruit de

l’antenne est un paramètre essentiel.

La température de bruit T A d’une antenne mesure la puissance de bruit que cette antenne

fournit à l’entrée du récepteur :

T A

=

P

K

.

f

(1.22)

P

K : 1,38. 10

: puissance de bruit disponible à l’entrée du récepteur,

23 (constante de ‘ Boltzmann ‘),

f

: largeur de bande du récepteur.

Si l’antenne est supposée sans perte, ce bruit provient des sources de bruit extérieures qui

peuvent être captées, compte tenu du diagramme de rayonnement. Ces sources de bruit sont soit

célestes (galaxie, soleil, planètes et autres objets célestes), soit terrestres. Parmi ces dernières, la

16

plus importante est constituée par le rayonnement de la Terre, celle-ci pouvant être considérée,

pour simplifier, comme un corps noir à la température de 300°K environ.

La température de bruit, pour une orientation donnée de l’antenne, se calcule en intégrant

, ) est la température de bruit

les contributions de toutes les sources de bruit. Si T(

correspondant à la

on a :

direction ( ,

 

) et si D(

, ) est la directivité de l’antenne dans cette direction,

=

T

(

,

).

D

(

,

).

d

=

1

T

D

d

T A

D

(

,

).

d

 

4

(

,

).

(

,

).

(1.23)

L’intégrale donnant la température de bruit, nous montre que pour obtenir T A la plus faible

possible, on doit avoir une directivité très faible dans les directions où la température de bruit est

élevée. En particulier, une antenne de réception destinée à des applications spatiales doit avoir des

lobes secondaires extrêmement réduits afin de ne pas capter le rayonnement du sol lorsque son

lobe principal est pointé vers le ciel. Comme les premiers lobes latéraux ne peuvent pas être très

réduits, on évite de travailler avec des satellites trop bas sur l’horizon. Un angle d’élévation du 3°

constitue le minimum acceptable en télécommunications.

Dans le cas où la source de bruit est une radiosource intense de température T S , la

température de bruit qui en résulte pour une antenne pointée sur elle, dépend du rapport entre le

diamètre angulaire de la radiosource et la largeur angulaire du lobe principal de l’antenne.

- Si > , le rayonnement de la radiosource couvre tout le lobe de l’antenne et on a :

T

A

= T

S

(cas du soleil pour des antennes très directives.)

(1.24)

- Si < , la température de bruit est réduite dans le rapport des angles solides, c’est-à-dire

approximativement

T

A

= T

S

(

)

2

(1.25)

Dans une liaison de télécommunications, la puissance du signal reçu est proportionnelle au

gain de l’antenne, et la puissance de bruit est proportionnelle à la température de bruit à l’entrée

du récepteur, qui inclut en particulier le bruit dû à l’antenne. L’antenne intervient donc dans le

rapport signal sur bruit, par la quantité :

T

A

G

+

T

R

G : gain de l’antenne ,

17

(1.26)

T A : température de bruit de l’antenne ,

T

R

: température de bruit du récepteur

Ce rapport, appelé « facteur de mérite » de la station de réception et parfois, abusivement, facteur de mérite de l’antenne, a une grande importance dans le cas des télécommunications par

T A dépend évidemment aussi de la direction dans laquelle est

satellite. On doit noter que le terme

pointée l’antenne. Si la température est exprimée en Kelvin, on utilise souvent une expression logarithmique :

10 log

qui mesure le facteur de mérite en [dB/K].

T

A

G

+

T

R

(1.27)

I.3. Principe du bilan de liaison dans une transmission par satellite [1][2][3]

Le signal émis par une station terrienne d’origine dans une liaison de télécommunications par satellite doit parvenir à la station terrienne de destination à un niveau suffisant pour assurer la qualité requise, malgré les multiples sources de bruit qui contribuent à sa dégradation. Le rapport puissance de la porteuse à la puissance de bruit en radiofréquence, considéré à la réception, est un des paramètres dont dépend la qualité du signal en bande de base reçu. En anglais ce rapport est appelé Carrier/Noise d’où son appellation abrégée : C/N.

I.3.1. Position du problème

Le présent paragraphe expose le principe de calcul du C/N. Pour cela, nous considérons une liaison composée de deux tronçons, ce qui est le cas le plus général :

- le trajet Terre-Satellite (trajet montant),

- le trajet Satellite-Terre (trajet descendant),

Remarque : le satellite servant uniquement de répéteur et de changeur de fréquence.

(densité spectrale de bruit) ou T

(température de bruit) plutôt que la puissance de bruit N qui fait intervenir dans la bande B dans laquelle le bruit est considéré. Ces termes sont reliés par les formules :

Dans le calcul, on préférera utiliser le terme

N

0

N = K.T.B et

N

0

=

N

B

(1.28)

avec K :1,38. 10

23 ( constante de Boltzmann).

Ceci permet de caractériser la qualité du canal de transmission sans tenir compte des caractéristiques des filtres de réception.

18

Pour le trajet montant nous calculerons le rapport (

C

T

)

m

Pour le trajet descendant nous calculerons le rapport

(

C

T

ou

)

d

(

C

N

0

)

m

ou

(

C

N

0

)

d

Le bilan de liaison global est donné par l’expression :

(

C

T

)

g

=

1

(

T

C

)

m

+

(

T

C

)

d

(1.29)

l’expression : ( C T ) g = 1 ( T C ) m + (

Figure I.7 : Schématisation d’un bilan de liaison

I.3.2. Bilan en porteuse unique

Pour pouvoir effectuer le bilan, les paramètres suivants sont très essentiels : la Puissance

Isotrope Rayonnée Equivalente (P.I.R.E), l’affaiblissement en espace libre.

- La P.I.R.E donne la puissance qu’il faudrait fournir à une antenne isotrope pour obtenir

la même densité de puissance que celle obtenue par l’antenne d’émission considérée dans la

direction où est défini le gain.

= Puissance fournie à l’antenne [dBW] + Gain de l’antenne à l’émission [dB] (1.30)

- L’affaiblissement en espace libre est en général exprimé en dB et il est donnée par la

formule suivante :

P.I.R.E

dBW

A

[

dB

]

=

20.log(

4.

.

d

) (1.31)

d : distance entre la station terrienne et le satellite.

: longueur d’onde

19

I.3.2.1. Bilan Terre-Satellite

En dB :

(

C

T

)

m

[

dBW

/

K

] =

C

m

=

P I R E

.

.

.

A

m

gr

P I R E

.

.

.

dBW

A

m dB

et T m =

+ (

gr

ts

)

ts

dB

/

.

K

(1.32)

P.I.R.E est la puissance isotrope rayonnée équivalente de la station d’émission et

A

m : affaiblissement en espace libre du trajet montant

Remarque : Les termes gr et ts sont regroupés, le rapport (

I.3.2.2. Bilan Satellite-Terre

g

t

)

est le facteur de qualité du système.

En dB

(

C

T

)

d

I.3.2.3. Bilan global

C

d

=

p i r e

.

.

.

.

A

d

G

R et

T d

= T

S

.

[

dBW

/

K

] =

p i r e

.

.

.

dBW

A

d dB

+ (

G

R

T

S

)

dB

/

K

(1.33)

p.i.r.e : la puissance isotrope rayonnée équivalente du satellite.

A

d : affaiblissement en espace libre du trajet descendant

En associant les résultats obtenus par les formules 1.32 et 1.33, nous pouvons calculer

(

C

T

)

g

telle que :

(

C

T

)

g

=

1

(

T

C

)

m

+

(

T

C

)

d

I.3.3. Exemple de calcul du bilan de liaison

[expression en nombre]

L’exemple que nous choisissons est un exemple pour une transmission d’un signal télévision

via le satellite TELECOM1.

Caractéristiques de la station d’émission :

- Lieu d’émission : Paris

- Antenne de diamètre 3,50m

- P.I.R.E de la station terrienne : 68dBW

20

- Fréquence sur le trajet montant : 14GHz

Affaiblissement montant + gaz atmosphériques :

Caractéristiques du satellite TELECOM1 :

- (G/T) : 10dB/K

- p.i.r.e : 49dBW

207,8dB

Caractéristiques de la station de réception :

- Lieu de réception : Lannion

- Bande de fréquence allouée à la porteuse(filtre en réception :32MHz)

- Antenne de diamètre 2,30m

- (G/T) : 23dB/K

- Marge de dépointage : -1dB

- Fréquence sur le trajet descendant : 12,5GHz - Affaiblissement descendant + pluie : 207,7dB

Ce

qui

fait que :

(

C

T

)

m = (68dBW)-(207,8dB)+(10dB/K) = -129dBW/K pour le trajet

montant,

trajet descendant.

(

T

C

)

m

(

T

C

)

d

(

C

T

)

d = (49dBW)-(207,7dB)+(23dB/K)+(-1dB) = -136,7dBW/K pour le

= 129,8dB/K c’est à dire que

=136,7dB/K c’est à dire que

T

(

C

T

C

)

(

)

m

d

=

129,8

10

10

=

136,7

10

10

= 0,955.10

= 4,67.10

13

13

(

T

C

)

m

+

(

T

C

)

d

= 5,62.10

13

; en exprimant le

(

C

T

)

g

en dBW/K, on a :

(

C

T

)

g

= -137,50dBW/K

Or, comme on a déjà mentionné plus haut que N = K.T.B et N

0 =

K.T

nous avons :

(

C

N

)

B

C

= 32

N

0

MHz

=

=

(

C

T

C

)

N

0

dB

log(

K

)

= -137,50- log(1,38.10

23

) = 91,09dB/Hz

10.log 32.10

6 = 91,09-75 = 16,09 dB

21

D’après le résultat

C

N

= 16,09dB, on peut dire que la puissance de la porteuse est égale à

10

16,09

10 fois de la puissance du bruit, soit à peu près 40 fois. On peut dire que cette transmission est

de bonne qualité.

I.4. Orbite du satellite géostationnaire [1][2][3][5][7]

Tout d’abord, on distingue trois types d’orbites : polaire, équatoriale et inclinée. La forme

de l’orbite peut être circulaire ou elliptique. Toutes les combinaisons de types et de forme d’orbite

sont possibles, mais les plus utilisées sont : orbite polaire circulaire, orbite elliptique inclinée,

orbite circulaire équatoriale(géostationnaire).

On peut classer en deux catégories le satellite géostationnaire :

- Satellite en orbite maintenue

- Satellite géostationnaire en orbite inclinée

I.4.1. Satellite en orbite maintenue et Nécessité de poursuite

Grâce à l’état de l’art actuel, l’orbite d’un satellite géostationnaire est maintenue à ±1° par

rapport à son orbite nominale. L’angle de pointage dans le système Azimut/Elévation (le repère le

plus utilisé) pour un satellite en position nominale est donnée par les formules suivantes :

tg ( ) = Arctg ( ) sin( ) R cos .cos H + R
tg (
)
=
Arctg (
)
sin(
)
R
cos .cos
H
+
R
= Arctg (
)
2
2
1
cos
.cos

(1.34)

(1.35)

: angle d’Azimut par rapport au méridien local ,

: angle d’Elévation ,

R: rayon de la Terre ,

: différence de longitude entre la station terrienne et le satellite,

: latitude de la station terrienne

H : 35786 km, distance entre le satellite et l’équateur.

22

Figure I.8 : Géométrie de la Terre et du satellite dans son orbite En fait,

Figure I.8 : Géométrie de la Terre et du satellite dans son orbite

En fait, la description de l’orbite réelle précise d’un satellite n’est pas évident que donne les deux formules ci-dessus, elle nécessite des moyens de calcul importants. Auparavant, les angles de pointage d’antenne concernant un satellite étaient diffusés à chaque station terrienne utilisatrice par l’organisme qui gère le satellite et qui lui possède des moyens de calcul très puissants. Aujourd’hui, on est arrivé au point de caractériser la position du satellite par quelques paramètres et les gestionnaires diffusent plutôt ces paramètres. Par exemple, l’organisme Intelsat diffuse l’orbite de ses satellites sous forme de paramètres. Avec ceux-ci, en connaissant de plus les paramètres locaux (latitude, longitude, hauteur géodésique de la station), les stations peuvent calculer elles-mêmes les angles de pointage suffisamment précis pendant une période de temps limitée (validité des paramètres de l’ordre d’une semaine). L’allure des courbes donnant l’angle Elévation en fonction de l’angle Azimut montrent que l’allure pendant une période ressemble à une ellipse dont l’orientation du grand axe par rapport à l’axe Azimut (ou Elévation) dans le repère Azimut/Elévation est une fonction des positions relatives du satellite et de la station terrienne, mais indépendante du temps.

d’un satellite en orbite maintenue (±

0,1°) par rapport au pointage nominal est :

La variation maximale des angles de pointages (

l cSta

)

l

cSta

l

cSat

(

H

+

R

)

H

=

0,12

l cSat

: amplitude de la dérive maximale (0,1°)

2,5m, il n’y aura pas besoin de la poursuite : les pertes dues aux dépointages seront inférieures à 0,1dB pour la fréquence centrale d’émission.

Ainsi, pour les antennes fonctionnant en Bande C et ayant des diamètres inférieurs à

23

I.4.2. Satellite géostationnaire en orbite inclinée – Nécessité de poursuite

Si le sous- système électronique fonctionne toujours correctement à bord du satellite, lorsque le carburant commence à s’épuiser, on peut laisser dériver le satellite en latitude. Le mouvement du satellite dans la sphère de même centre que la Terre est une figure en ‘huit’ dont les dimensions dépendent des amplitudes de dérive (Figure I.9).

petite,

Si l’excentricité de l’orbite est négligeable et l’amplitude de dérive en latitude (

l

c

)

les points de latitude maximale ont pour latitude

sont tels que :

L c

l

c ()

=

l

c 228

et

l =

l c 2
l
c
2

± l

c et les points ( L

c ,

l ) à longitude maximale

(avec

L

c : amplitude de dérive en longitude).

On remarque que l’amplitude de dérive en longitude est beaucoup plus faible que

l’amplitude de dérive en latitude :

L

c

= 0,1°, on trouve

petit, le rapport

L

c

/

l

c

sera encore plus faible.

l

c

= 4,775° (

L

c

/

l

c

L c / l c sera encore plus faible. l c = 4,775° ( L c

= 0,021), et pour

Figure I.9 : Déplacements du satellite en fonction de l’inclinaison de l’orbite

l

c

l

c

plus

indispensable pour le but d’avoir un gain maximal qui n’est possible que s’il y a l’alignement entre le faisceau émis de la station terrienne et le faisceau émis par le satellite.

Il est évident que pour pouvoir travailler avec un satellite en dérive, la poursuite est

Voyons à présent la partie concernant les systèmes de poursuite.

24