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LIGUE 1 MOBILIS (2 e JOURNÉE) DEMAIN À 17H45

Les Kabyles déterminés à se racheter face au NAHD

P.19

D. R.
D. R.

IL A DÉTRUIT PARTIELLEMENT TROIS VILLAGES AU NORD-EST DE ROME

Violent séisme en Italie :

au moins 73 morts

P.4

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

AMINA BELABED, COMÉDIENNE, À “LIBERTÉ”

“J’ai pleuré l’arrêt de Jornane El-Gosto”

e P.12 PP 122
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P.12
PP 122

LORS D’OPÉRATIONS MENÉES À BATNA, À TAMANRASSET ET À IN-GUEZZAM

Un terroriste neutralisé, des armes et des munitions récupérées

P.2

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7318 JEUDI 25 AOÛT 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

LE GOUVERNEMENT RÉAGIT ENFIN FACE À L’AMPLEUR DU PHÉNOMÈNE Enlèvements d’enfants : un dispositif d’alerte
LE GOUVERNEMENT RÉAGIT ENFIN FACE À L’AMPLEUR DU PHÉNOMÈNE
Enlèvements d’enfants :
un dispositif d’alerte
mis en place
P.3
Yahia/Archives Liberté

APRÈS UNE DÉTENTION PRÉVENTIVE DE PRÈS DE 5 ANSd’alerte mis en place P.3 Yahia/Archives Liberté L’ex-P-DG de la Cnan reste en prison P.2 LA

L’ex-P-DG de la Cnan reste en prison

P.2

LA MÊME TRAGÉDIE EST SURVENUE EN OCTOBRE 2015DE PRÈS DE 5 ANS L’ex-P-DG de la Cnan reste en prison P.2 Tébessa enterre encore

Tébessa enterre encore les victimes des inondations

P.4

JOSEPH GED FAIT LE BILAN D’UNE DÉCENNIE À LA TÊTE D’OOREDOO

“Notre parcours démontre que la réussite en Algérie est une réalité”

P.7

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LA TÊTE D’OOREDOO “Notre parcours démontre que la réussite en Algérie est une réalité” P.7 Publicité

AF

LA TÊTE D’OOREDOO “Notre parcours démontre que la réussite en Algérie est une réalité” P.7 Publicité

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L’actualité en question

Jeudi 25 août 2016

LIBERTE

APRÈS UNE DÉTENTION PRÉVENTIVE DE PRÈS DE 5 ANS

L’ex-P-DG de la Cnan reste en prison

Le procès d’Ali Boumbar, ancien P-DG de la Cnan en détention préventive depuis mars 2012, a été encore renvoyé hier et ses avocats ont décidé de se retirer après le 28 e rejet de la demande de liberté provisoire introduite par le collectif de défense.

D. R.
D. R.

S es avocats l’avaient presque prédit la veille : le procès de l’ancien P- DG de la compagnie nationale de navigation (Cnan), Ali Boumbar, en “détention préventive” depuis mars 2012, soit 53 mois, a été, une

fois de trop, renvoyé, hier, au tribunal de Sidi- M’hamed, par le juge de siège du pôle judi- ciaire spécialisé du Centre, au 21 septembre prochain. Ce juge, qui rentrait de vacances a, du coup, rejeté la demande de liberté provisoire formu- lée, pour la énième fois, par le collectif de dé- fense de l’accusé. Ce dernier doit ainsi purger au moins un mois supplémentaire. Toujours sous mandat de dé- pôt ! Du banc des accusés, M. Boumbar, âgé de 70 ans, mine défaite, n’a pu qu’esquisser un regard triste envers ses proches et

M e Miloud Brahimi, l’un des défenseurs de l’ex-P-DG de la Cnan.

quelques-uns de ses anciens collègues, pré- sents dans la salle d’audience. Le renvoi du procès a été prononcé d’emblée par le juge mettant en avant un manque de documents à produire dans le cadre du complément d’in- formations qu’il avait demandé lors des deux précédentes audiences, l’une tenue le 10 juin 2015 et l’autre le 13 juillet 2016. Ce complément d’informations, demandé donc par deux fois, a été contesté par les avo- cats de cet ancien cadre de la Cnan. “Je ne me souviens pas avoir vu un juge demander deux compléments d’information”, s’indigne, lors de sa longue plaidoirie, M e Miloud Bra- himi qui mettra à exécution sa menace, ex- primée la veille, de se retirer de cette affaire, aussitôt le rejet de la demande de liberté pro- visoire annoncé par le juge, pour la 28 e fois. Une décision partagée par le deuxième avo-

LORS D’OPÉRATIONS MENÉES À BATNA, À TAMANRASSET ET À IN-GUEZZAM

Un terroriste neutralisé, des armes et des munitions récupérées

U n terroriste a été neutralisé et un pistolet automatique de type Kalachnikov, une grenade, ainsi

qu'une quantité de munitions ont été récupérés par un détachement de l'Armée nationale populaire (ANP) mardi soir à Batna, a indiqué, hier, le ministère de la Défense nationale dans un communiqué. “Dans le cadre de la lutte antiterroriste et suite à une embuscade tendue dans la localité de Guedjati au sud-est de la wilaya de Batna (5 e Région militaire), un détachement de l'Armée nationale populaire a neutralisé un terroriste, hier 23 août 2016 à 21h45. L'opération a permis également de récupérer un pistolet automatique de type Kalachnikov, une grenade et une quantité de munitions”, précise le ministère de la Défense. Par ailleurs, dans le cadre de la

sécurisation des frontières et de la lutte contre la criminalité organisée, des détachements combinés de l'ANP “ont arrêté à Tamanrasset et In-Guezzam (VI e Région militaire), 32 contrebandiers et récupéré 1 pistolet automatique de type Kalachnikov, une quantité de munitions, un camion, 5 véhicules tout-terrain, 15 tonnes de denrées alimentaires et 2 détecteurs de métaux”, a indiqué encore la même source. À Djanet (IV e Région militaire), un autre détachement “a intercepté 6 contrebandiers, 1 véhicule tout-terrain et 1 détecteur de métaux”, tandis qu'à Biskra (IV e Région militaire), et Skikda (V e Région militaire), des éléments de la Gendarmerie nationale “ont arrêté 4 contrebandiers et saisi 5 041 unités de différentes boissons”, ajoute le communiqué.

cat de M. Boumbar, M e Djamel Belloula, alors que le troisième avocat formant le collectif, à savoir M e Khaled Bourayou, occupé par une autre affaire, n’était pas présent à cette audien- ce. Par documents à produire dans le cadre du complément d’information demandé, le juge faisait allusion à des documents liés à un contrat “non conforme aux lois de la Répu- blique”, chef d’inculpation retenu contre l’accusé, outre la “dilapidation” de derniers publics, et “le trafic d’influence”. L’affaire re- monte à 2007. Le contrat invoqué par la jus- tice concernerait la privatisation de l’une des filiales de la Cnan. Néanmoins, ce contrat a été, avant son exé- cution, bel et bien adopté par le Conseil des participations de l’État et par le Conseil des ministres. D’où le raisonnement logique de

M e Belloula, jugeant que ce dossier devait être

tranché par la commission de contrôle des

opérations de privatisation et jamais par la justice. M e Belloula met en avant l’article 26 de la loi sur la lutte contre la corruption. Cela d’autant plus que, rappellent les deux avocats, la demande du procureur de la Ré- publique tendant à “criminaliser” cette affai-

re a fait l’objet d’un rejet de la Cour suprême

depuis le 20 novembre 2014. L’affaire ayant été déjà déclarée “non criminelle” par le juge

d’instruction et par la chambre d’accusation. Qu’à cela ne tienne, M e Belloula et son confrère M e Brahimi ont, tout le long de leur plaidoirie, mis l’accent, notamment, sur la dé- tention préventive de leur client, dépassant de loin les délais requis par la loi pour le ju- gement de cette affaire qui n’a rien de crimi- nel. “Il n’est ni trafiquant ni malfaiteur, en- core moins criminel pour qu’il reste autant d’années (4 ans et demi) en détention provi- soire, soit plus de la moitié de la peine requi- se dans l’article 29 de la loi sur la lutte contre la corruption, pour ce genre d’affaires écono- miques. C’est une détention illégale !”, s’est exclamé devant le juge et le procureur de la République, non sans rendre, diploma- tiquement, hommage au juge qui, faute d’ar- guments valables, tarde encore à trancher cette affaire et encore moins à condamner l’accusé. M e Brahimi ne manque pas de demander au juge : “Comment se fait-il que cette affaire soit clôturée à l’instruction avant que tous les élé- ments ne soient collectés ?” En ce sens qu’il rap- pelle au même juge que s’il n’avait pas enco- re condamné M. Boumbar, c’est qu’il a “conscience” qu’il est face à un dossier “humi- liant, scandaleux” pour la justice algérienne.

FARID ABDELADIM

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qu’il est face à un dossier “humi- liant, scandaleux” pour la justice algérienne. FARID ABDELADIM Publicité

AF

LIBERTE

Jeudi 25 août 2016

L’actualité en question

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LE GOUVERNEMENT RÉAGIT ENFIN FACE À L’AMPLEUR DU PHÉNOMÈNE

Enlèvements d’enfants :

un dispositif d'alerte mis en place

Le dispositif est mis en place suite à une instruction adressée par le Premier ministre à plusieurs ministères, corps de sécurité et organismes publics. Il a été élaboré par un groupe de travail multisectoriel, sous l'égide du ministère de la Justice.

L e phénomène de kid- napping d’enfants a pris une ampleur effrayante ces dernières années. Des dizaines d’enfants, voire plus, ont été vic-

times de rapts suivis parfois d’assassinats. Ce type de crime abject est devenu une réalité inquiétante, tant le kid- napping d’enfants est l’une des ex- pressions la plus infâme et la plus ignoble des atteintes à la vie d’autrui. Inspirant une violente répulsion et condamnation unanime de la part des citoyens, les différents cas de cet- te sauvagerie ont remis au goût du jour la nécessité à toutes et à tous de se mobiliser pour mettre un terme à ces crimes odieux. Ainsi, les auto- rités ont, enfin, mis en place “un dis- positif national d'alerte”. L’objectif :

mobiliser la société dans son en- semble pour parer à toute velléité d’attenter à la vie d’un enfant. Ce dis- positif, qui vient enfin comme un rempart contre les criminels, est aussi une réponse aux inquiétudes des familles qui vivent dans l’an- goisse permanente depuis l’appari- tion de ce phénomène, sera déclen- ché à chaque fois qu'un cas de rapt et/ou de disparition d'enfant sera si- gnalé dans l'une des wilayas du pays. Ce dispositif est mis en place suite à une instruction adressée par le Pre- mier ministre, Abdelmalek Sellal, à plusieurs ministères, corps de sécu- rité et organismes publics. Il a été éla- boré et mis en place par un groupe de travail multisectoriel créé sous l'égide du ministère de la Justice, comme le prévoient les instructions

APRÈS L’ARTICLE DU JOURNAL “POLITICO” SUR L’UE ET “LES BLOCAGES POLITIQUES”

Violente réplique du représentant d’Alger à Bruxelles

L es relations entre l’Union eu- ropéenne (UE) et l’Algérie sont “fortes et durables”, ont affirmé,

hier, les services diplomatiques de l’Union, soutenant que l’article du média politique américain Politico publié jeudi dernier “ne reflète en rien” la position de l’UE à l’égard de l’Algérie. “L’article de Politico ne reflète en rien la position de l’UE, ni sa politique à l’égard de l’Algérie”, a déclaré, à l’APS, Nabila Massrali, une des por- te-parole du service européen pour l’action extérieure (SEAE). “Les relations entre l’UE et l’Algérie sont fortes et durables, notamment dans le domaine de l’énergie”, a-t-elle ajouté, réfutant les informations rapportées par Politico qui cite une source européenne anonyme selon

laquelle l’“UE attend un change- ment de régime en Algérie” et s’in- quiète de “blocages politiques”. Dans une mise au point adressée à ce journal et publiée mardi, l’ambas- sadeur d’Algérie à Bruxelles, Amar Belani, a affirmé que la relation qu’entretient l’Algérie avec l’UE dans le domaine de l’énergie “se place assurément au-dessus des sup- putations subjectives et incongrues puisées auprès d'une source euro- péenne, réputée proche du dossier, et qui a, bien entendu, préféré le confort bien commode de I'anonymat”. S’en prenant avec virulence au journal, dont il qualifie les informations d’“incongruités spécieuses”, le repré- sentant de l’Algérie auprès de l’UE a dénoncé, par ailleurs, “l’énormité risible et fantasmatique d'une Algé-

rie qui pourrait se retrouver sous la coupe de Daech ou d'Al-Qaïda”. “Je peux vous assurer que le gouver- nent algérien négocie au mieux les in- térêts bien compris du peuple algérien dans le cadre d'une relation forte avec I'UE, basée sur l'équilibre des intérêts, et contribuant substantiellement à la sécurité des approvisionnement en énergie de l'UE en contrepartie de la garantie pour l’Algérie de ses parts de marché et la rentabilité de lourds in- vestissements qu'elle consent à cet ef- fet”, a-t-il ajouté. Il a assuré, en outre, que le partenariat “fiable” entre l'Algérie et I'UE dans le do- maine de l'énergie a connu de nou- veaux développements “qualitatifs” depuis la signature du mémorandum en juillet 2013. Ce partenariat, a-t-il poursuivi, “se caractérise par I'intensité et la régu- larité des échanges de haut niveau à l'entière satisfaction des deux parties”, citant pour preuve les propos tenus par les hauts responsables euro- péens sur la réussite du Forum d’af- faires Algérie-UE dans le domaine de l'énergie que la capitale algérienne a abrité en mai dernier et qui a re- groupé plus de 500 entreprises eu- ropéennes et algériennes. “La profondeur et la régularité de cet- te coopération se sont illustrées encore récemment par le déplacement à Bruxelles, du 11 au 13 juillet 2016, de 18 experts algériens du secteur de l'énergie pour examiner avec les ex- perts européens les voies et moyens de consolider cette relation stratégique à long terme”, a-t-il conclu.

R. N./APS

du Premier ministre édictées en date du 18 janvier 2016. Le disposi- tif national d’alerte est détaillé dans un schéma joint à l'instruction, éla- boré dans un cadre concerté, préci- se-t-on. Le même schéma a défini le rôle de chaque institution de l'État en la matière. “Sous la direction du procureur de la République de céans, tous les organismes publics concernés, à savoir les médias publics dans leur ensemble, les supports publicitaires, les opérateurs de téléphonie mobile,

les ports, les aéroports, les gares

ront, ainsi, sollicités pour relayer l'alerte dans une synergie prééta- blie, à l'effet de concourir à retrouver l'enfant en danger en vie, dans les meilleurs délais possibles”, souligne l'instruction, reprise, hier, par l’APS. Le Premier ministre a chargé, à cet effet, chacun dans la sphère de ses compétences, de “veiller personnel- lement à mettre en place ledit plan d'alerte, avec la célérité et la rigueur exigées par l'importance de cette question, de concert avec les ins- tances judiciaires concernées”. Il faut rappeler, dans ce sillage, que les différents kidnappings enregistrés dans le pays depuis quelques années ont mis en émoi toute la société. Les cas de Nihal en Kabylie, de Brahim

se-

D. R.
D. R.

Un dispositif alerte enlèvement enfant a été mis en place par les pouvoirs publics.

et Haroun à Constantine, de Sana à Tlemcen et bien d’autres victimes de ce crime odieux, ont rappelé que seule une mobilisation générale de tous les citoyens est à même de ve- nir à bout de ce phénomène, dont les principaux mobiles, estiment les spécialistes de la question, sont :

sexuel, l’argent et, enfin, des règle- ments de comptes familiaux. Aux côtés des assassinats des enfants kidnappés, il y a lieu de souligner qu’il existe plusieurs autres cas de

rapts où les enfants ont été libérés. Ce phénomène de kidnappings d’en- fants vient après la série noire de rapts visant particulièrement des hommes d’affaires, des entrepre- neurs et des commerçants, notam- ment en Kabylie. De nombreux kid- nappings avaient été suivis de de- mande de fortes rançons. Ce qui, quasiment, n’a jamais été le cas lors des enlèvements d’enfants enregis- trés à travers le pays.

MOHAMED MOULOUDJ

LÉDITO

PAR SAÏD CHEKRI

Il était temps…

U n dispositif national d’alerte contre les enlèvements d’enfants vient d’être mis en place par le gouvernement. Il était temps et il faut, assurément, saluer cette initiative qu’on peut qualifier de salutaire même

C’est

pourtant

ailleurs que

devait alors se situer le débat, l’urgence n’étant pas de définir le châtiment à appliquer aux coupables, mais plutôt de mettre en place les mécanismes de protection les plus complets et efficaces possibles pour préserver la vie de nos enfants. Des mécanismes qui permettent aussi, le cas échéant, de venir en aide et de porter secours aux victimes avant qu’il ne soit trop tard.”

si elle est, au regard des proportions alarmantes prises depuis longtemps par ce phénomène, manifestement tardive et même s’il faut attendre de la voir concrètement mise en œuvre. Car, des mois durant, et alors que la société al- gérienne était émue et ébranlée par tant de rapts d’enfants, quelquefois sui- vis d’abus sexuels et d’assassinats, le gouvernement a non seulement observé un silence total et incompréhensible, mais a aussi été inactif, voire inerte. L’épisode de la petite Nihal, enlevée en juillet dernier, et dont le corps a été retrouvé déchiqueté quelques jours après, avait tenu en haleine l’opinion pu- blique. Mais ce crime, le dernier en date, avait surtout relancé le débat - plu- tôt une polémique stérile - sur l’application de la peine de mort en Algérie. Une polémique qu’avait remise au goût du jour le courant islamo-conservateur qui, pour servir ses objectifs idéologiques, s’était saisi de ce moment tragique qui avait ébranlé les Algériens d’Est en Ouest et du Nord au Sud, exploitant, habilement, encore une fois, le sentiment de rejet de tels actes. C’est pourtant ailleurs que devait alors se situer le débat, l’urgence n’étant pas de définir le châtiment à appliquer aux coupables, mais plutôt de mettre en place les mécanismes de protection les plus complets et efficaces possibles pour préserver la vie de nos enfants. Des mécanismes qui permettent aussi, le cas échéant, de venir en aide et de porter secours aux victimes avant qu’il ne soit trop tard. Il est vrai que la peine de mort nous était présentée, quelquefois, comme un élément d’une certaine politique de prévention, mais l’on sait que partout où elle est encore en application, la peine capitale n’a pas mis fin aux crimes qu’elle est censée combattre et empêcher de se per- pétuer. Le gouvernement semble avoir saisi l’enjeu que posait le phénomè- ne du rapt d’enfants et c’est tant mieux. Pour autant, c’est sur le terrain et à l’aune de la célérité qu’il mettra à rendre ce nouveau dispositif opérationnel et efficace qu’il sera jugé par l’opinion. n

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L’actualité en question

Jeudi 25 août 2016

LIBERTE

IL A DÉTRUIT PARTIELLEMENT TROIS VILLAGES AU NORD-EST DE ROME

Violent séisme en Italie :

au moins 73 morts

L'une des communes les plus touchées, Pescara del Tronto, petit village de quelques centaines d'habitants, semble rayée de la carte, selon les premières images. Au moins dix personnes y ont trouvé la mort, selon M me Postiglione.

U n violent séisme a frappé tôt hier le centre de l'Italie, fai- sant au moins 73 morts, et des di- zaines de bâtiments

détruits où de nombreuses per- sonnes sont encore prises au piège, selon la Protection civile. Le bilan de ce séisme de magnitude 6 qui a partiellement détruit au moins trois villages dans une région monta- gneuse au nord-est de Rome s'établit pour l'instant à 73 morts, a indiqué, en milieu d'après-midi, Immacola- ta Postiglione, chef du département urgences de la Protection civile italienne. Mais il y a encore de nombreux dis- parus, a-t-elle averti, sans pouvoir donner davantage de détails. Des “di- zaines” de blessés ont également été soignés sur place ou transportés dans les hôpitaux alentour, a-t-elle ajouté. Les premières images parve- nues des villages les plus touchés ré- vèlent l'ampleur des destructions. Des immeubles ne sont plus que ruines, des secouristes fouillent les décombres à mains nues dans l'es- poir de retrouver des survivants, des gens hagards se regroupent dans les rues ou les places de leur village, par- tiellement détruit en quelques se- condes. Une photo publiée sur les ré- seaux sociaux montre des habitants fuyant leur maison, à moitié détrui- te, suspendus à des draps. L'une des communes les plus tou- chées, Pescara del Tronto, petit vil- lage de quelques centaines d'habi- tants, semble rayée de la carte, selon

D. R.
D. R.

ces premières images. Au moins dix personnes y ont trouvé la mort, selon M me Postiglione.

“On n'entend que leurs chats”

“Ma sœur et son mari sont sous les décombres, nous attendons les secou- ristes mais ils n'arrivent pas jusqu'à eux”, a confié à l'AFP Guido Bordo, 69 ans, qui a trouvé refuge près d'Accumoli, épicentre de ce séisme dans la province du Latium, à quelque 150 km de Rome. “Ils ne donnent aucun signe de vie, on n'en- tend que leurs chats”, a-t-il ajouté,

Le séisme, ayant eu lieu hier à 3h36, a été meutrier.

prostré sur un banc, aux côtés de son frère. Une famille entière, deux adultes et deux enfants, ont été re- trouvés morts dans ce village partiel- lement détruit. La Protection civile italienne n'a pas avancé de chiffre mais selon l'agence Agi, des cen- taines de disparus, pris au piège dans leurs maisons qui se sont écroulées alors qu'ils dormaient à poings fermés, sont toujours re- cherchés. Ce tremblement de terre de magni- tude 6,2, selon l'Institut américain de géologie (USGS), mais de 6, selon

son équivalent italien, a secoué le centre de la péninsule hier à 3h36 (1h36 GMT). Il s'agit du plus impor- tant séisme en Italie depuis le 20 mai 2012 où un tremblement de terre de magnitude 6 avait fait 25 morts entre Modène et Ferrare (Nord). À Amatrice, dans la région du La- tium, à proximité de l'épicentre du séisme, des scènes de destruction to- tale ont été racontées par les habi- tants de ce village pittoresque et très tourisitique. Le petit village, où sont nés les “spaghetti all'amatriciana”, s'apprêtait à célébrer ce week-end la

50 e édition d'un festival dédié à cet-

te recette.

“Le village a disparu”

Stefano Petrucci, le maire d'Accumo-

li, commune voisine, a évoqué, les

larmes aux yeux, “une situation dra-

matique”, décrivant une ville à moi- tié détruite. “Le village a disparu. C'est une tragédie.” Le pape François

a repris hier les mots de ce maire

pour exprimer combien il était “bou- leversé”, interrompant l'audience

générale qu'il donne chaque mercre-

di au Vatican.

Parmi les victimes figure aussi une petite fille de neuf mois, retrouvée morte au milieu des décombres à Arquata del Tronto. Ses parents ont été extraits vivants de l'apparte- ment et ont été hospitalisés. En revanche, deux frères de 4 à 7 ans ont été retrouvés vivants, grâce à leur grand-mère chez qui ils logeaient. Ils

s'étaient tous trois réfugiés sous un lit. Au moins 39 répliques, dont la plus forte d'une magnitude de 5,3,

ont suivi ce séisme, ressenti jusqu'à Rome où nombre de palais ont tremblé et réveillé des dizaines de personnes. Le chef du gouvernement italien a annulé son déplacement ce jeudi à Paris où il devait participer

à une réunion des socialistes européens.

Le 6 avril 2009, un séisme de magni-

tude 6,3 avait fait plus de 300 morts,

non loin du lieu de ce séisme. Son épicentre se situait près de l'Aquila, chef-lieu de la région du même nom.

ELLA IDE (AFP)

LA MÊME TRAGÉDIE EST SURVENUE EN OCTOBRE 2015

Tébessa enterre… encore les victimes des inondations

S oixante-douze heures après les inonda- tions qui ont touché le sud de la wilaya de Tébessa, les habitants de la ville de Bir

El-Ater sont encore sous le choc. Certains es- sayent de se relever après les dégâts qu’ils ont subis, d’autres — plus éprouvés — enterrent leurs morts. La ville tout entière est en deuil. Située à environ 80 kilomètres du chef-lieu de la wilaya, cette commune a été envahie par une déferlante d'eau provoquée par des pluies tor- rentielles qui se sont abattues sur la région dans la soirée de dimanche dernier. Des dégâts matériels ont été enregistrés mais pas seulement. Deux enfants, des frères, sont morts, emportés par les eaux en furie de l’oued Jeraâ. L’une des deux victimes, âgée de 17 ans, tentait de sauver son frère cadet, âgé de 15 ans, avant d'être happé à son tour, par l’oued qui a complètement coupé la route. L'intervention des personnes présentes sur les lieux, pour sauver les deux garçons et la for- te mobilisation des citoyens des quartiers li- mitrophes sont restées vaines devant l'ampleur des inondations. Il a fallu l'intervention des ser- vices de la Protection civile et de la Gendar- merie nationale en collaboration avec les ci- toyens pour que le corps du premier jeune gar- çon soit repêché vers 19h45. Les recherches

pour retrouver le deuxième se sont poursui- vies jusqu'à une heure tardive de la nuit et face

aux conditions très difficiles à cause de la mon- tée des eaux et l'obscurité, l'opération a été in- terrompue. Elle a été reprise le lendemain. Toute la ville de Bir El-Ater s’est mobilisée, confortée par des éléments de la Protection ci- vile venus de Tébessa. Vers 8h30, le corps de la deuxième victime a été repêché et transfé- ré à l'hôpital. Cette tragédie a plongé toute une

ville

Avant-hier, les deux enfants ont été inhumés en présence d’une foule nombreuse. Leur fa- mille, encore sous le choc, va avoir besoin de plus de temps pour réaliser ce qui vient de lui arriver. Les habitants de Bir El-Ater, en re- vanche, pointent déjà du doigt les responsables de ce drame. Des voix se sont élevées pour dénoncer la si- tuation dans laquelle se trouve l’oued Jeraâ, ac- cusant l'entreprise qui a été chargée d’effectuer des travaux de ne pas avoir respecté les normes et les travaux ont été bâclés. D'autres accusent ouvertement les autorités locales et les élus de n’avoir rien fait pour améliorer la situation, sachant que la ville de Bir El-Ater est une zone inondable. “Après la tragédie, aucun responsable ne s’est déplacé, ni le wali, ni le

toute une région dans le deuil.

P/APC, ni aucun autre élu local, comme si nous ne faisions pas partie de cette wilaya, ni de ce pays”, lance, en colère, un voisin de la famil- le des deux enfants disparus dans cette tragé- die. Une tragédie qui vient nous rappeler qu’au mois d'octobre dernier, le chef-lieu de la wi- laya avait déjà été frappé par des inondations qui ont coûté la vie à un père de famille. L’uni- versité de Tébessa s’est, quant à elle, retrou- vée prise dans une vague d’eau et de boue. Les étudiants ont été forcés de prendre des va- cances jusqu'au nettoyage des amphithéâtres et des blocs pédagogiques. Le restaurant du campus a, par ailleurs, fermé ses portes pendant plus de quatre mois en rai- son des dégâts. Les régions d'El-Aouinet, d’Ouenza, d’Aïn Zerga et d’El-Merij souffrent également chaque année avec les nombreuses inondations et débordement de l’oued Mellag. Il en est de même pour l'ouest de la wilaya no- tamment du côté de Cheria, de Thlydjen, d’El- Ogla et de Bir Mokaddam. Certes, l'Office na- tional d'assainissement avait lancé un plan spé- cial en juin 2015 pour lutter contre les inon- dations dans la wilaya de Tébessa. Un programme qui visait la désobstruction, le contrôle des avaloirs, le curage des oueds et le traitement de tous les points sensibles provo-

quant la stagnation et le débordement des eaux pluviales. Ce plan a, pour rappel, requis 30 engins, 190 employés et une dizaine de cadres pour le suivi de l'opération. Ce plan a-t-il fonctionné ? Certainement pas, puisqu’il a fallu de deux heures ou peut-être moins de pluie pour que la ville de Bir El-Ater sombre. Et ce ne sont pas les habitants des quartiers d’El-Merja, de Zaouïa et d’El-Jazira, les plus touchés, qui vous diront le contraire.

RACHID G.

Précision

n Suite à l’article intitulé “Bouzeguène :

réception d’une ambulance offerte par la Fondation Zinedine-Zidane”, paru en page 4 de l’édition du 23 août 2016, où il est fait référence à des dons de citoyens et de sponsors, la Fondation, par la voix de M me Ferhani, la responsable de l’administration à Alger, a tenu à préciser que la Fondation Zinedine- Zidane ne fonctionne qu’avec les rentrées qui proviennent, suivant le contrat que M. Zidane a signé en Algérie, de l’exploitation de son image.

LIBERTE Jeudi 25 août 2016

LE RADAR

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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LE MINISTÈRE DU TOURISME AURAIT DÉCIDÉ D’Y METTRE LE HOLÀ

500 agences de voyages agréées en une seule année

HOLÀ 500 agences de voyages agréées en une seule année n L’Algérie n’est pas réputée pour

n L’Algérie n’est pas réputée pour avoir réussi à développer le tourisme. Elle voit pourtant les agences de voyages pousser comme des champignons, sans parler des bureaux d’affaires qui font, également, offi- ce d’agences de voyages. Une corporation qui connaît un fonction- nement anarchique régi par une loi com- plètement obsolète. Il n’en demeure pas moins que le nombre de ces entreprises ne cesse de croître et d’évoluer rapidement pour passer d’environ 800 agences à 1 800 en l’es-

pace de trois ans. 500 d’entre elles ont été agréées en une seule année, durant le pas- sage d’Amar Ghoul à la tête du ministère du Tourisme (mai 2015-juin 2016). Des sources proches du dossier nous ont as- suré que le ministre actuel qui ne voit pas d’un bon œil cette évolution qui ne rime à rien, aurait décidé de geler les travaux de la commission qui délivre les agréments. En attendant, la commission continuera à traiter les demandes et les dossiers déjà dé- posés.

UNE CARAVANE DE SENSIBILISATION SILLONNERA LES PLAGES ET LES POINTS NOIRS DU RÉSEAU ROUTIER DE LA WILAYA D’AÏN TÉMOUCHENT

Tous unis pour crier ‘‘haro’’ sur le terrorisme routier

unis pour crier ‘‘haro’’ sur le terrorisme routier n La wilaya d’Aïn Témou- chent enregistre depuis

n La wilaya d’Aïn Témou- chent enregistre depuis le début de l’année plus de 15 morts dans 471 accidents de la circulation. À l’intérieur du tissu urbain, l’on dénombre 2 morts dans 49 accidents de la circulation. Le bilan s’est alourdi durant la saison esti- vale. Pour tenter d’endiguer le phénomène, une caravane, initiée par la commission de lutte contre les accidents ins-

tallée récemment et par cer- tains représentants du mou- vement associatif, sillonnera, outre les 18 plages du littoral témouchentois, tous les axes routiers considérés comme dangereux. Sa mission qui a été entamée mercredi dernier depuis la plage du Puits de Béni Saf, se prolongera au-delà de la ren- trée scolaire avec pour cible les jeunes automobilistes, les

élèves des établissements sco- laires, des étudiants et des sta- giaires de la formation pro- fessionnelle à qui on tentera d’inculquer la culture de la prévention routière en ap- plication du code de la rou- te et le respect de toutes les dispositions qui entrent dans le cadre de la sensibilisation.

LEUR DÉLIVRANCE AVAIT ÉTÉ ANNONCÉE POUR CETTE ANNÉE

Où sont

passées les cartes d’identité

biomé-

triques ?

n Malgré les assurances du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Nourredine Bedoui, quant à l’introduction de la numérisation et de la biométrie en Algérie, force est de constater que les cartes d’identité tant promises ne sont toujours pas délivrées. D’aucuns s’attendent à leur remise après les prochaines échéances électorales en notant que le partenaire du ministère de l’Intérieur, HB Technologies, est capable de produire, à lui seul, plus de 100 millions de cartes intelligentes par an.

VENTE DE MOUTONS DE L’AÏD SUR SITES ÉLECTRONIQUES

Toujours aussi cher le sacrifice

SUR SITES ÉLECTRONIQUES Toujours aussi cher le sacrifice n On aura tout vu, tout en- tendu

n On aura tout vu, tout en- tendu et surtout tout lu. Les Algériens peuvent désor- mais acheter le mouton de l’Aïd el-Adha avec un simple clic en sollicitant un site électronique marchand. C’est présenté sous “moutons divers”, catégorie “animaux de ferme” émanant de plu- sieurs villes d’Algérie. Les Algériens peuvent déjà se préparer à être saignés autant que le mouton du sacrifice. Les prix affichés donnent la tendance avec des moutons proposés entre 32 000 et 76 000 DA en procédant au paiement au comptant ou par facilités via le compte CCP et parfois avec une li-

vraison… payante. Cela fait déjà le buzz sur les réseaux sociaux avec des commen- taires assez partagés entre ceux qui trouvent que “c’est honteux de mettre ce genre d’annonces”, d’autres qui dé- noncent les prix en soute- nant qu’“ils sont moins élevés sur les marchés” et d’autres qui ironisent en disant que “leurs prix sont indexés sur ceux des voitures” . Il faut re- connaître que les annonces sont assez parlantes. Il y a ceux qui présentent des moutons ayant une “taille standard” et d’autres qui précisent “état neuf/sous em- ballage” ou encore “produit neuf, jamais utilisé”.

À L’APPROCHE DE L’AÏD EL-ADHA

70 ovins décimés par la clavelée à Sidi Bel-Abbès

n À plus de deux semaines de l’Aïd el-Adha, la clavelée, ou variole ovine, une pandémie der- matologique des moutons hautement contagieuse, vient de faire son apparition dans la wi- laya de Sidi Bel-Abbès et précisément au douar Tiliouine (25 km à l’est du chef-lieu de wi- laya), apprend-on auprès des éleveurs de la région. Ces derniers, très inquiets pour leur chep- tel, déclarent que “ce virus a provoqué la mortalité de 70 agneaux et caprins de leur cheptel qui pourtant ont été vaccinés contre la clavelée”. Les éleveurs du douar Tiliouine qui ne sa- vent plus à quel saint se vouer, se plaignent également depuis le mois de juin de l’indispo- nibilité du vaccin anti-clavelée. Un responsable de l’inspection vétérinaire de la wilaya, qui s’est exprimé sur le sujet à la radio de Sidi Bel Abbès, a fait part de la disponibilité du vaccin en quantité suffisante. À ce propos, il a signalé que “le cheptel ovin se porte bien, malgré la consta- tation de 20 foyers à travers les communes de Mostéfa-Ben Brahim, Mérine, Zerouala et Bou- khanéfis qui ont été pris en charge par les vétérinaires”.

ARRÊT SUR IMAGE Une plage bidonville Des baraques construites en dur transforment peu à peu

ARRÊT SUR IMAGE

Une plage

bidonville

Des baraques construites en dur transforment peu à peu la belle plage des Tamaris d’Aïn Taya en bidonville.

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L’actualité en question

Jeudi 25 août 2016

LIBERTE

LE P-DG DU GROUPE SONELGAZ À ANNABA

Mouvement à la tête des directions de cinq wilayas de l’Est

La traque des mauvais payeurs va se poursuivre jusqu'au recouvrement de toutes les créances. Parallèlement, le nouveau P-DG de Sonelgaz a entamé une opération de lifting dans l’encadrement du groupe, à commencer par les responsables des unités régionales.

L e président-directeur général du Groupe So- nelgaz, Guitouni Mus- tapha, était, hier, dans la wilaya d’Annaba, où il a réuni les cadres de la

Société de distribution de l’électri- cité et du gaz de l’Est et a procédé, d’une part, à la nomination de plu- sieurs hauts cadres et, de l’autre, dia- gnostiqué en profondeur la situation qui prédomine au sein de son entre- prise. En effet, c'est au complexe touristique Sabri que le P-DG de So-

nelgaz a présidé une réunion au cours de laquelle il a passé en revue la situation de la société en matiè- re de gestion des investissements, la gestion du portefeuille clients, ain- si que les actions entamées pour la levée des contraintes qui entravent la concrétisation des projets liés à ses activités. Par ailleurs, au titre de la valorisation des ressources hu- maines, M. Guitouni, ainsi que le SG de la Fédération nationale des travailleurs des industries élec- triques et gazières (FNTIEG) ont présidé la cérémonie de nomination des cadres supérieurs seniors aux postes de directeurs distribution, au niveau de 5 wilayas de l’est du pays,

D. R.
D. R.

Mustapha Guitouni, P-DG de Sonelgaz.

en l’occurrence, El-Tarf, M’sila, Tébessa, Bordj Bou-Arréridj et Oum El-Bouaghi. Cette opération a ciblé également des cadres supé- rieurs, à savoir chefs de division, chefs de districts électricité et gaz et des chefs de service par filière et qui sont au nombre total de 210. Par ailleurs, il a été relevé, à l’occasion, un succès total de l’opération de re- couvrement des créances, estimant que les directions de distribution ont réalisé des prouesses en matiè- re de “Tahsil”. L’on signale dans ce

cadre que la direction de Sonelgaz a lancé, depuis le mois de juin der- nier, une vaste opération de récupé- ration de ses créances auprès des mauvais payeurs, notamment les gros consommateurs, aussi bien les particuliers que les entreprises et les collectivités locales. Abordant ce sujet, les responsables affirment que Sonelgaz n’a d’autre choix que de traquer les mauvais payeurs, surtout lorsque l’on sait que l’entre- prise fait face à plus de 62 milliards de dinars de créances, enregistrées

au niveau de 16 wilayas de l’est du pays et dont la majorité concerne des clients privés. Cette rencontre était l’occasion pour Mustapha Gui- touni de s’enquérir de visu du pro- jet de la centrale turbines à gaz d’Annaba, implantée dans la zone portuaire. Celle-ci, jugée en bonne voie, couvre une superficie de 1,75 hectare et a nécessité une envelop- pe financière de 3,3 milliards de di- nars et une partie en devises de 89,4 millions d’euros. Le projet est à 100% financé par Sonelgaz sur ses fonds propres. Elle est d’une puis- sance de 72 mégawatts et est consti- tuée de 2 groupes de turbines à gaz, type 6001B Général Electric GE. Concernant enfin la wilaya d’Anna- ba, les responsables de Sonelgaz signalent que la couverture de cet- te dernière est de l’ordre de 98% pour l’électricité et de 78% pour le gaz naturel. En outre, l’on note qu’un programme, susceptible de résoudre définitivement le problè- me de défaillance - point noir de- puis des années au niveau de la commune de Chetaïbi, 70 km à l’ouest du chef-lieu de la wilaya -, vient d’être réceptionné.

BADIS B.

EN RAISON DE TRAVAUX D’ENTRETIEN

Coupure d’électricité demain dans des communes d’Alger

n Plusieurs communes de la capitale connaîtront demain vendredi une coupure de l'alimentation électrique en raison de travaux d'entretien curatif, a indiqué hier un communiqué de la direction de la distribution d'El-Harrach de la Société de distribution de l'électricité et du gaz d'Alger. La coupure programmée pour vendredi de 5h à 8h concernera les communes de Bordj El-Bahri, Aïn Taya et El-Marsa en totalité et en partie celles de Heuraoua (centre- ville, cité AADL et OPGI) et de Bordj El-Kiffan (localités du quartier diplomatique, Herraga, Doum, Ben M'red, Ali-Sadek, Stamboul, Dergana, Mouhous et Si Smaïl), a précisé la même source. Pour plus d'informations, la direction de la distribution met au service de sa clientèle le numéro 33 03, a ajouté le communiqué.

APS

APRÈS UNE EMBELLIE DE COURTE DURÉE

Le Brent baisse à 49,44 dollars

L es prix du pétrole baissaient à nouveau hier en cours d'échanges européens, le baril de Brent s'établissant à 49,44 dol-

lars après une embellie et une tendance à la hausse, dues à une probable participation de l’Iran aux discussions de l’Opep. Le baril de Brent de la mer du Nord pour li- vraison en octobre valait 49,44 dollars sur l'In- tercontinental Exchange (ICE) de Londres, en repli de 52 cents par rapport à la clôture de

mardi dernier. Dans les échanges électro- niques sur le New York Mercantile Exchan- ge (Nymex), le baril de Light Sweet Crude (WTI) pour la même échéance perdait 76 cents à 47,34 dollars. Les cours du Brent et du WTI, qui ont débu- té la semaine en baisse après avoir connu une forte flambée au cours des dix jours précédents, ont soudainement rebondi mardi en cours de séance dans le sillage d'informations selon les-

quelles l'Iran envisagerait de participer aux dis- cussions de l'Organisation des pays exporta- teurs de pétrole (Opep) pour stabiliser le marché. Mais l'embellie aura été de courte durée et les cours s'affichaient de nouveau dans le rouge, hier mercredi, affectés par les estimations de l'American Petroleum Institute (API) concer- nant les réserves américaines de brut, publiées mardi après la clôture, avant les chiffres offi-

ciels du département américain de l'Énergie (DoE) attendus hier. Début août, l'annonce d'une réunion extraordinaire de l'Opep fin sep- tembre à Alger a largement contribué à relan- cer un marché qui avait passé tout juillet en baisse face à une offre toujours élevée, d'autant que la Russie envisagerait de prendre part à une réunion de pays Opep et non-Opep, prévue à Vienne, après celle d’Alger.

R. N.

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Tél./Fax : 021 50 54 08

LIBERTE

Jeudi 25 août 2016

L’actualité en question

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JOSEPH GED FAIT LE BILAN D’UNE DÉCENNIE À LA TÊTE D’OOREDOO

“Notre parcours démontre que la réussite en Algérie est une réalité”

À la tête d’Ooredoo depuis septembre 2007, Joseph Ged quitte la direction de l’opérateur de téléphonie mobile après près de dix ans comme directeur général. Lors d’une visite de courtoisie au siège de Liberté, il a accepté, volontiers, de répondre à nos questions.

Liberté : Dix ans à la tête de l’opérateur de téléphonie mobile Ooredoo, quel bilan ti- rez-vous de cette expérience ? Joseph Ged : Effectivement, c’est un parcours de dix ans que j’ai passé à la tête de l’opé- rateur. Le bi-

lan, c’est cet- te histoire in-

effaçable et inoubliable que nous avons vécue avec les Algériens dans des moments très riches en émotions. Nedjma, dans le temps, a contri- bué modestement à faire vibrer tout un peuple. Nous avons vécu une épopée, no- tamment lors de la qualification de l’Algérie à la Coupe du monde, et ce, après 24 ans d’ab- sence. Les cinq jours entre le 14 novembre et le 19 novembre 2009 étaient une éternité. Les moments vécus à Oum Durman et les matches qu’a joués l’Algérie à l’international sont inoubliables. Le cinquantenaire de l’In- dépendance de l’Algérie que nous avons vécu avec la regrettée Warda El-Djazaïria et toute la découverte de ces moments d’émo- tion pour des gens comme moi qui ne connaissaient pas le pays, mais qui les ont vécus de l’intérieur, ont vu, en fait, l’histoi- re glorieuse de ce peuple qui se répétait. Ce qui est la grande réussite pour moi et pour tout le staff d’Ooredoo, en toute modestie, c’est connecter le lien étroit entre Ooredoo et les Algériens. Ooredoo est aujourd’hui une compagnie citoyenne et nationale, aimée de tous les Algériens, clients ou non. Il y a ce lien d’affection qui nous lie. Je ne vous le cache pas, sur le plan personnel, je ne peux pas ex- primer par les mots tout ce que je ressens de- puis deux jours. Je suis touché par toutes ces marques de respect et d’affection expri- mées tant par le personnel de l’opérateur que par la rue. Cela prouve, comme je l’ai toujours ressenti, que les Algériens sont un grand

Propos recueillis par :

MOHAMED MOULOUDJ

peuple avec un grand cœur. Un peuple cha- leureux et sincère dans ses émotions. Quant au bilan financier, quand j’avais pris la di- rection d’Ooredoo, il était de 25 milliards de dinars. Actuellement, il est de 250 millions de dollars tout en prenant en compte le taux de change. Le 2 e trimestre de cette année, nous avons atteint 250 millions de dollars. Nous avons donc fait une progression de près de 500%. Un taux annuel de progression de 50%, en moyenne, pendant presque dix ans.

Et votre position, à la lumière de ce bilan, par rapport à vos concurrents sur le marché ? Le numéro 1 du marché en 2007 avait 122 mil- liards de dinars, quand nous avions seule- ment 25 milliards. Le 2 e trimestre, nous l’avons dépassé pour être le premier sur le marché. Nous avons gagné 100 milliards alors que notre principal concurrent a vu ses en- trées baisser. C’est un record. C’est du jamais vu dans la région.

Quelle est votre appréciation du marché du mobile et des télécommunications en Algérie ? Avec les directives du président de la Répu- blique de 2000 et 2001, à travers la loi des té- lécoms et l’ouverture du secteur, l’Algérie est le premier pays à avoir trois opérateurs sur le marché. C’est le seul pays dans toute la ré- gion Mena. Avec Nedjma qui a lancé ses ser- vices le 25 août 2004, elle a démocratisé le mobile avec ses nouveaux services innovants, la technologie et les baisses des prix. Cela a ouvert le marché pour le monde et cela a en- gendré une pénétration de puces de 100% pour la 2G. Avec un léger retard pour la 3G dont on avait commencé à parler en 2008, mais lancée fin 2013. Le rattrapage sur le mar- ché et sur l’échiquier mondial a été fait avec agressivité. Aujourd’hui, et depuis son lancement, Ooredoo représente plus de 6 mil- lions d’abonnés data avec plus de 50% des parts de valeur et nous sommes très loin de nos concurrents. Et c’est cela qui a réalisé le rattrapage. Cela confirme notre vision et notre détermination selon lesquelles les Algériens sont très aptes à utiliser toutes sortes de technologies si les services sont adé- quats et si les prix sont abordables. Nous avons, en 2004, introduit les multimédias, MMS… Il n’était pas possible de lancer ces ser- vices avec la 2G, mais avec la 3G à laquelle nous nous sommes préparés avant le lan- cement, nous avons eu 1 million d’abonnés le premier jour. Nous avons rattrapé le retard

OFFRE EXCEPTIONNELLE SUR LA TABLETTE OOREDOO

Bénéficiez de la tablette Ooredoo et de 6 mois d’Internet gratuits à 14 990 DA seulement

n Poursuivant son ambition de généraliser l’accès à l’internet mobile en Algérie, Ooredoo lance son pack exceptionnel permettant de bénéficier de la tablette Ooredoo, d’une Sim Data et de 6 mois de connexion Internet offerts, et ce, à 14 990 DA seulement. En effet, ce nouveau pack proposé par Ooredoo permet aux clients de bénéficier d’une carte Sim Data avec un forfait gratuit de 3Go offert chaque mois, et ce, durant 6 mois, ainsi que d’une tablette Ooredoo W8B sous Windows 8.1. De plus, les clients bénéficieront d’une licence Microsoft Office d’une durée d’une année. L’offre Pack tablette Windows est destinée à l’ensemble des clients particuliers et entreprises d’Ooredoo. Elle est disponible dans tous les espaces Ooredoo, les points de vente agréés, ainsi qu’auprès des commerciaux d’Ooredoo Business à travers tout le territoire national. Cette nouvelle offre confirme la volonté d’Ooredoo d’améliorer l’expérience de ses clients en leur proposant des solutions mieux adaptées à leurs attentes.

Yahia/Liberté
Yahia/Liberté

avec de lourds investissements pour ré- pondre aux exigences. La 4G va venir main- tenir cette trajectoire et pour combler cer- taines niches mal servies par la 3G.

Ooredoo s’est-il préparé pour le lancement ? Oui. Nous avons effectué le prélancement commercial à partir de Tlemcen en juillet der- nier. Nous sommes prêts à ouvrir les trois wi- layas obligatoires, à savoir Tizi Ouzou, Béchar et Tlemcen, et nous sommes prêts à com- pléter les 48 wilayas durant la première année.

Concernant votre départ de la tête d’Oo- redoo Algérie, nous avons lu le communi- qué d’Ooredoo Algérie qui évoque “de nouvelles fonctions au sein du groupe”, mais celui de la maison mère, évoque, unique- ment “de nouvelles fonctions” sans préci- ser la destination. Peut-on en savoir plus ? Le communiqué que vous avez eu est celui du groupe qui nous a laissé la responsabili- té de le diffuser pour des raisons de coordi- nation. Le second est un flash qui part vers le marché boursier pour l’informer. J’ai eu, il y a un certain temps, des discussions avec des partenaires, à travers lesquelles j’ai décidé de sortir des opérations pour des rai- sons personnelles et familiales, et prendre d’autres rôles afin de prendre du recul après dix ans. Mon nouveau poste sera toujours dans le groupe. Je prendrai quelques se- maines avant de l’annoncer. Je peux vous as- surer que je ne serai pas loin d’Ooredoo et pas loin de l’Algérie.

Après dix ans en Algérie, comment évaluez- vous les rapports d’Ooredoo avec la pres- se, notamment ? Nous avons pu établir une relation profes- sionnelle fondée sur la franchise et le pro- fessionnalisme. En 2007, j’ai dit à nos amis de la presse que ce n’était pas une faveur que nous faisions aux médias qui servent de sup- ports à notre communication. La commu-

nication est un besoin pour nous, et ces pla- cements financiers ne doivent jamais se transformer en intimidation ou chantage économique. Nous sommes restés sur cette logique. Nous avons un placement média im- portant pour communiquer. Ce volume, gros ou maigre, ne peut être transformé en un moyen de pression pour la ligne éditoriale ou à des fins de blocage de nos concurrents. En 2007, il y avait certaines pratiques que nous avons éliminées avec nos partenaires de la presse. Les médias nous respectent pour cela. La relation n’est pas uniquement fon- dée sur l’aspect économique, car nous avons arrêté pendant un an et les médias n’ont ja- mais cessé la relation professionnelle et amicale avec nous. Ils ont compris les conditions dans les- quelles nous avons pris cette décision. Cela faisait un peu mal, mais ils ont maintenu la couverture médiatique d’Ooredoo. Lorsque nous avons repris, nous ne nous sommes ja- mais immiscés dans les lignes éditoriales des médias. Nous avons toujours été une com- pagnie à caractère économique, respon- sable de l’environnement où elle évolue. Oo- redoo est une entreprise citoyenne qui contribue, du mieux qu’elle peut, sur le plan sponsoring, formation et relations avec les autorités algériennes. Un parcours honorable avec la famille Ooredoo et les 13 millions d’abonnés.

Un mot pour conclure ? Je dirais que nous ne serions pas là si nous n’avions pas la confiance et le support des employés d’Ooredoo, des clients et des au- torités. Ce parcours démontre que la réussite en Algérie est une réalité pour les investis- seurs étrangers. Ceux qui sont intéressés par la réussite à long terme dans le cadre des lois et règlements internes à l’Algérie doivent per- sister, et ils vont réussir. C’est un pays ac- cueillant et je n’ai aucun doute sur le futur brillant de l’Algérie avec de très grandes réa- lisations. L’histoire de l’Algérie ne s’effacera pas de la mémoire collective des Algériens.

D. R.

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L’Algérie profonde

Jeudi 25 août 2016

LIBERTE

BRÈVES de Blida
BRÈVES
de Blida

LA PRODUCTION DE MIEL CHUTE DE 80% À BLIDA

Les apiculteurs tirent la sonnette d’alarme

Les pesticides, la sécheresse et le vol des ruches dans les montagnes sont les principaux facteurs de la chute de la production du miel de 80% dans la région de la Mitidja. C’est le constat fait par la majorité des apiculteurs présents à cette 14e édition du Salon du miel, organisée du 23 au 29 août au parc de Chréa par la chambre d’agriculture. Les apiculteurs tirent la sonnette d’alarme en accusant les agrumiculteurs surtout d’avoir utilisé des pesticides et insecticides qui tuent les abeilles. Ils expliquent aussi que les abeilles ne contribuent plus à la pollinisation des espèces de plantes à fleurs et à fruits dans la région de la Mitija. “35% de nos ressources alimentaires et 65% de leur diversité dépendent de la pollinisation par les abeilles. Sans l’apport de l’abeille, les fruits deviennent dangereux à la consommation”, explique un apiculteur qui, selon lui, l’abeille est la première victime des insecticides et pesticides utilisés en agriculture. D’autres exposants abordent l’absence de la pluviométrie durant l’hiver dernier. Cette situation a provoqué une hausse du prix du miel qui a pratiquement doublé. Ajoutant à cela, le phénomène du vol des ruches et surtout les frais de transport lors du déplacement des ruches de la région de la Mitidja vers les régions des hauts plateaux. Il faut dire que ce noble métier est pratiqué par des centaines de jeunes dont certains ont constitué des coopératives qui alimentent le marché national de différentes variétés, comme le miel de montagne, d’agrumes, de cidre (zones steppiques) et des produits de la ruche comme les grains de pollen et la gelée royale.

K. FAWZI

LE CENTRE DU REGISTRE DU COMMERCE DE BLIDA MENACE DE SÉVIR

Plus de 1 600 entreprises n’ont pas honoré leurs cotisations sociales

Le centre régional du registre du commerce de Blida menace de sévir si les chefs d’entreprise n’honorent pas leurs comptes sociaux avant la fin du mois en cours. Selon la responsable du centre, Hayat Khalifa, sur les 3452 entreprises enregistrées par le centre régional du registre du commerce, 1698 risquent des sanctions. La même responsable, qui invite les entreprises à régulariser leur situation avant 31 août, explique que la cotisation d’une entreprise ayant honoré son compte social n’a pas dépassé les 30 000 DA. Elle explique par ailleurs qu’une liste de chefs d’entreprise fraudeurs sera établie après la date d’échéance (31 août) qui sera adressée à la justice.

K. F.

EPH D’AÏN BESSAM (BOUIRA)

Deux blessés dans une agression à l’arme blanche

Dans la nuit de mardi dernier, un jeune homme de 26 ans, répondant aux ini- tiales M. D., a agressé un médecin et une patiente à l’EPH de Aïn Bessam, a- t-on appris auprès de M. Zerouati Mahfoud, SG de la section du syndicat des paramédicaux de l’hôpital de Aïn Bessam.

L es agressions au sein des établisse- ments de santé publics à Bouira se multiplient sans que les auto-

rités concernées daignent à réagir. Ainsi dans la nuit de mardi dernier, un jeune homme de 26 ans, répondant aux initiales M. D., a agressé un médecin et une patiente au niveau de l’EPH de Aïn Bessam, a-t-on appris auprès de M. Zerouati Mahfoud, SG de la section du syndicat des paramédicaux de l’hôpital de Aïn Bessam. Selon ce syndi- caliste, les faits se sont pro- duits aux alentours de 1h du matin lorsqu’un jeune, dési- gné par M. Zerouati, comme étant un “voyou notoire”, a pénétré au sein de l’établisse- ment afin de se faire recoudre. “Nous avons demandé à ce jeune de patienter, mais il n’a rien voulu savoir. Il n’a même pas accepté de se faire soigner, tout en exigeant la présence d’un policier”, expliquera notre interlocuteur. Et de poursuivre : “Une demi- heure plus tard, et soudaine-

de poursuivre : “Une demi- heure plus tard, et soudaine- ment, il a sorti une arme

ment, il a sorti une arme blanche de son pantalon et a commencé à attaquer tout le personnel médical. On a évité un véritable massacre.” Bilan de cette agression, deux bles- sés légers. Petit détail qui a son importance, selon ce syndicaliste, les policiers auraient mis 45 minutes à parvenir sur les lieux de l’agression. Le SAP de Aïn

Le personnel médical dénonce le climat d’insécurité dans les hôpitaux.

Bessam, à travers un com- muniqué rendu public, condamne “fermement” cet acte jugé “sauvage” et inter- pelle une énième fois les res- ponsables concernés. “Nous dénonçons le mutisme des autorités concernées, qui fuient leurs responsabilités devant de tels agissements”, s’indignera M. Zerouati, tout en appelant à une action

“symbolique” laquelle devrait avoir lieu en début de semai- ne prochaine. Pour rappel, le 26 juillet dernier, le person- nel paramédical, exerçant à l’EPH de Bouira, est monté au créneau, dans le but de dénoncer “le climat d’insécu- rité” qui règne, selon ces pra- ticiens, à l’intérieur de l’en- ceinte hospitalière.

RAMDANE B.

APRÈS LA SPOLIATION DE L’ISSUE DE SECOURS DE LA SALLE DE SPECTACLE LE COLISÉE

Le P/APC de Boufarik relance la bataille judiciaire

L’ Assemblée populaire communale de

Boufarik a déposé, dernièrement, une

requête près le tribunal de Boufarik pour

récupérer l’issue de secours de la salle de spec- tacle Le Colisée, un joyau architectural datant de 1874 transformé en habitation par un ex-secrétai- re général par intérim de l’APC. Rappelons que cette affaire remonte aux années 1994-95. Le bénéficiaire? Un agent du service culturel de la commune. À l’époque, cet agent occupait le poste de secrétaire générale de l’APC par intérim, et c’est là qu’il s’est débarrassé de la famille qui occupait deux chambres faisant partie de l’issue de secours. Cette famille aurait bénéficié d’un logement social et avant d’évacuer les lieux elle signe un désistement au profit de l’agent commu- nal. Ce dernier ne tardera pas à occuper les lieux comme locataire en payant la somme de 100 DA le mois sous l’acte n° 118 et daté du 31 décembre 1994. Une année après, il devient propriétaire des lieux en payant la somme de 87 344,10 DA. Profitant de la mauvaise conjoncture politique de cette époque, cet agent ne s’arrête pas là. Il met un plan pour s’accaparer de toute la superficie que contenait l’issue de secours de la salle Le Colisée. Grâce à certains complices, il érige une villa avec des commerces en plus. Hormis Ali Slimani, ex-

DEC de la commune de Boufarik et le moudja- hid, M. Hanni qui se sont opposés fermement contre cette “spoliation” en déposant plainte, les autres P/APC qui se sont succédé depuis n’ont pas levé le petit doigt pour récupérer cette partie importante de la salle Le Colisée. En 2005, alors que la justice allait rendre son verdict au profit de l’APC, cette dernière a interdit à son avocat de se présenter le jour du verdict. Résultat, l’occupant gagne le procès avec un dédommagement. Quelques mois plus tard, la même assemblée tente de revenir à la charge, mais en suggérant de récupérer son bien en le rachetant à l’occupant. Aujourd’hui, Kamel Othmani, président de l’as- semblée explique que ce monument historique qui bénéficie d’une enveloppe financière consé- quente pour entamer des travaux pour sa réhabi- litation, ne sera pas, malheureusement, homolo- guée comme salle de spectacle du fait qu’elle n’est pas dotée d’une issue de secours. Face a cette situation, le P/APC décide de relancer la procé- dure judiciaire en se basant sur des documents qui mettent en cause l’intervention de l’architec- te, le P/APC qui avait signé la vente de l’issue de secours et les services des Domaines pour avoir cautionner cette vente d’un bien de l’État.

K. FAWZI

31 projets seront réalisés dans le secteur de l’hydraulique de Bouira

Le secteur de l’hydraulique a bénéficié de 31 projets pour une enveloppe de financière de 13 886 000 DA. 23 projets sont lancés dans le cadre du programme complémentaire de la croissance économique (PCCE), et 4 autres projets relèvent du programme de soutien à la croissance. L’objectif étant le raccordement des 45 communes en eau potable, à partir des barrages de Koudiet Acerdoune et Tilesdit, et de la rénovation des réseaux d’eau potable (AEP). Par ailleurs, le secteur a bénéficié de 2 autres programmes, l’un dans le cadre spécial Hauts-Plateaux, et un programme d’appui qui prendra en charge le volet accès à l’eau potable (AEP) à travers les grands transferts des eaux à partir des barrages de Tilesdit (165 millions/m3) et Koudiet Acerdoune (640 millions/m 3).

FARID H.

Réalisation de trois groupes scolaires et cinq cantines

Selon les responsables du secteur de l’éducation, 3 groupes scolaires primaires ont été construits et seront réceptionnées l’année prochaine dans les communes de Bouira (6 classes), et Lakhdaria (12 et 6 classes). Pour les cantines scolaires, ces mêmes responsables avancent la présence de 422 cantines dans la wilaya de Bouira qui servent 58 000 repas/jour et la réalisation de 5 autres nouvelles cantines scolaires au niveau des écoles des communes de Sour El- Ghozlane, Raouraoua, Chorfa, Djebahia et Aïn Bessem.

F. H.

MÉDÉA

Un mort et 3 blessés sur la RN18

Un tragique accident a eu lieu avant hier vers 7h sur la RN18 au lieudit Lichar, commune de Berroughia, lorsqu'une voiture de tourisme a percuté plusieurs personnes, écrasant mortellement un enfant âgé de 12 ans et blessant grièvement 3 autres, âgées entre 10 et 54 ans. Le corps de la victime décédée a été déposé à la morgue de l'hôpital civil de Berrouaghia par les éléments de la Protection civile.

M. EL BEY

LIBERTE

Jeudi 25 août 2016

L’Algérie profonde

9

HAMMAM BENI HAROUN (MILA)

Du commerce, mais aussi de l’anarchie et de l’incivisme

Si l’affluence quotidienne, véritable levier économique, est bien appréciée par les commerçants de la région, elle n’en est pas moins la cause n°1 de la regrettable anarchie qui y règne.

M ila est une ré- gion de transit entre les wi- layas de l’inté- rieur du pays et les régions bal-

néaires du Nord-Est algérien. Aus- si, ses routes ne désemplissent plus, l’été venu, de touristes de tous les horizons. Mais de toutes les routes de la région, celle qui attire le plus de monde reste la RN 27, qui tra- verse la localité de Hammam Beni Haroun, en raison de sa position charnière entre les wilayas de Mila, de Jijel et de Constantine. Cet axe routier devient, en effet, une halte incontournable pour les esti- vants. Situé à mi-chemin entre Mila et Jijel, il est continuellement pris d’assaut, notamment à la hauteur de Hammam Beni Haroun qui, en plus de ses sites féeriques naturels, offre aux voyageurs mille et un prétexte d’y descendre. Mais si l’af- fluence quotidienne, véritable levier économique, est bien appréciée par les commerçants de la région, elle n’en est pas moins la cause n°1 de

D. R.
D. R.

Hammam Beni Haroun offre aux estivants des sites féeriques naturels.

la regrettable l’anarchie qui y règne. En effet, le tronçon routier, qui traverse la localité sur près de deux kilomètres, gagnerait à être équipé d’une signalisation routière verticale

adéquate. L’absence de panneaux réglementant le stationnement des véhicules est, avec l’incivisme des automobilistes, la cause principale des embouteillages qui collent dé-

ÉDUCATION ET ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

sormais aux gènes de la sympa- thique agglomération. La DTP est donc invitée, à travers les revendi- cations qui nous ont été exprimées par des riverains, à installer, au moins, des panneaux de stationne- ment unilatéral alterné (du 1 er au 15 et du 16 au 31) pour parer à l’oc- cupation simultanée des deux côtés de la route, surtout que celle-ci est loin de drainer la flotte incroyable de véhicules qui l’emprunte quoti- diennement. La présence d’un ser- vice d’ordre est vivement souhaitée, notamment en cette période des grandes vacances, car il semble que les rondes motorisées de la Gen- darmerie nationale envoyées spo- radiquement sur les lieux sont loin de dissuader les incorrigibles usa- gers de cette route. Figurez-vous, samedi dernier, le trafic s’est pratiquement arrêté pen- dant plus d’une demi-heure à cau- se d’une voiture mal garée, dont le propriétaire était allé faire une consommation dans une rôtisserie du coin ! Sans commentaire.

KAMEL BOUABDELLAH

Une vingtaine de projets réceptionnés à la rentrée

L es pouvoirs publics prévoient de réceptionner une vingtai- ne de projets au profit des sec-

teurs de l’éducation et de l’ensei- gnement supérieur à Mila. Le pre- mier secteur cité a débloqué une en- veloppe financière de 1 255 979 950,01 DA à la réalisation d’un ensemble de structures péda- gogiques, administratives et de ser- vice. Il s’agit, selon le dernier rap- port de la Dlep, de 3 lycées, d’un CEM, d’une salle de sport, une cantine scolaire, une demi-pen-

sion, deux groupements scolaires et de trente classes de compensation. Les trois lycées, de même capacité d’accueil (800 élèves/200 repas), sont prévus dans les communes en- clavées de Minar Zaraza, de Sidi Khelifa et de Benyahia-Abderrah- mane. Ce dernier sera équipé de la cantine prévue dans le programme. Le seul CEM du présent program- me est érigé dans la commune de M’chira. S’agissant des deux grou- pements scolaires mentionnés plus haut, ils sont affectés aux commu-

ne de Mila et de Ferdjioua, souligne la Dlep. Pour les 29 classes de com- pensation, elles sont réparties sur 11 communes de la wilaya. À l’excep- tion des 3 classes prévues à l’école Mohammed-Rezayki, dans la com- mune de Bainan, qui sont encore à 40% de leur réalisation, les 28 autres classes sont achevées à 100%, souligne le rédacteur du document de la Dlep. Le secteur de l’ensei- gnement supérieur a mobilisé quant à lui 1 360 978 556,76 DA au pro- fit de la réalisation de deux projets,

l’un pédagogique et l’autre d’hé- bergement. Le premier projet com- porte 2000 nouvelles places péda- gogiques, une salle spécialisée, des bureaux et une bibliothèque. Le se- cond est formé d’un resto de 500 places, une salle de sport et deux lo- gements d’astreinte. Confié à quatre entreprises privées, pour un mon- tant de 74 milliards de DA, le pro- jet des 2000 places pédagogiques et ses annexes est à 95% de sa réali- sation, souligne-t-on.

KAMEL B.

OUM ALI (TÉBESSA)

Les jeunes chômeurs interpellent le wali

n Dans une lettre ouverte adressée au wali de Tébessa, les jeunes diplômés chômeurs de la localité d’Oum Ali réclament la priorité en matière de recrutement concernant le nouveau lycée qui ouvrira ses portes à l'occasion de la rentrée scolaire prévue le 4 septembre prochain. En effet, la région manque terriblement d’activités économiques, lit-on dans le document. Aussi, les chômeurs voient dans le nouveau lycée la seule opportunité pour décrocher un poste de travail, et ils se considèrent comme prioritaires. Pour rappel, la daïra d'Oum Ali est une région frontalière avec la Tunisie. La quasi-totalité des jeunes de ce coin exerçait le commerce et la contrebande face à l'absence totale de programmes de développement ou autres investissements publics ou privés. Cependant, depuis deux ans, l'étau a été resserré le long de la bande frontalière par les services de sécurité, ce qui a freiné les activités de ces jeunes. Certains se sont tournés vers la culture de la terre et l'élevage des moutons, profitant du caractère agropastoral de la région.

RACHID G.

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Les habitants de Makhamra et Lachebour réclament l’eau potable

L a fermeture d’un point d’eau d’un privé, où de nombreux villageois de Lachebour et Makhamra s’alimentent, inquiète les

habitants de ces deux localités de la commu- ne d’El-Achir. C’est dans ce sens qu’ils ont ap- pelé les autorités de wilaya à l’aide pour auto- riser le propriétaire du forage à les alimenter en eau potable ou réaliser un autre forage tout près. En effet, les habitants de ces deux villages, situés à 7 kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, interpellent les auto- rités sur la nécessité de les alimenter en eau po- table. “Avec cette période caniculaire où l’eau se consomme en grande quantité, nos villages affichent un manque flagrant d’eau potable, ce qui a provoqué plusieurs manifestations”, dira Mohamed, représentant des villageois, qui

ajoute que l’eau n’a pas coulé dans leurs robi- nets depuis plusieurs jours. “Nous sommes ali-

mentés une fois par semaine pour une durée de moins de 30 minutes”, précise-t-il. Pour subvenir à nos besoins, surtout en cette période caniculaire, on s’approvisionne à par- tir du forage de ce privé où on achète des citernes à 800 DA”, affirme-t-il. Selon les habitants, toutes les réclamations auprès de la munici- palité sont restées vaines. “Nous sommes mar- ginalisés”, affirment-ils. Raison pour laquelle ils sollicitent l’intervention du wali pour re- médier à cette situation qui n’a que trop duré. Pour le P/APC par intérim, Mourad Bentourki, la commune subvient aux demandes des ha- bitants et un projet d’alimentation en eau po- table est en cours de réalisation. En attendant, les habitants desdits villages s’approvisionnent en eau potable à partir des fontaines ou louent des citernes d’eau, selon les habitants.

CHABANE BOUARISSA

des citernes d’eau, selon les habitants. CHABANE BOUARISSA BRÈVES de l’Est GUENZET (SÉTIF) Les travaux de

BRÈVES de l’Est

GUENZET (SÉTIF)

Les travaux de l’aménagement urbain s’éternisent

n Les travaux de rénovation de la

principale route de la commune de Guenzet, chef-lieu également de daïra, située au Nord-Ouest de Sétif, lancés depuis longtemps s’éternisent. Cette situation pénalise au plus haut point les riverains. “Si nous avons longtemps attendu le début des travaux de réaménagement de la chaussée et des trottoirs de cette rue, aujourd'hui nous sommes impatients d'en finir en raison de la poussière dégagée par les matériaux de construction. Depuis 4 mois, les travaux avancent lentement pour un tronçon de 2 kilomètres”, explique un riverain. Notre interlocuteur ajoute : “Les riverains ont observé un mouvement de protestation pour la reprise des travaux par l’entreprise qui attendait un avenant supplémentaire pour la deuxième tranche de la part de la DUCH à laquelle appartient le projet. Cependant, ils avancent lentement.”

A. LOUCIF

ZITOUNA (SKIKDA)

Un voleur de bijoux écroué

n Des policiers de la sûreté de la daïra

de Zitouna, 85 kilomètres à l'ouest de Skikda, ont réussi à démasquer un cambrioleur qui s'est introduit dans une maison, emportant avec lui une sacoche contenant des bijoux d'une valeur de 50 millions de centimes. Sauf qu'en analysant les empreintes laissées, la police a pu identifier le cambrioleur, qui est connu des services de police. Confrontés aux preuves scientifiques, le suspect a reconnu les faits tout en indiquant aux policiers le lieu de la cachette des bijoux qui ont été récupérés totalement. Le mis en cause a été présenté devant le procureur de la République près le tribunal de Collo, qui l'a placé en détention provisoire pour vol qualifié.

 

A.

B.

Chute mortelle d’un quadragénaire

 

n

Un homme de 42 ans a chuté

mortellement, mardi matin, du quatrième étage d'un immeuble se trouvant au centre-ville de Skikda. Soufrant de fractures multiples en différentes parties de son corps la victime rendra l'âme à son arrivée à l'hôpital. Une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances de ce drame.

 
 

A.

B.

KHENCHELA

Un accident de la route fait un mort et un blessé

n Un accident de la circulation est

survenu hier dans la localité d’Aïn Silen, dans la commune d’El-Hamma, à l’ouest de la ville de Khenchela, selon une source proche de la Protection civile. En effet, l’accident s’est produit lorsqu’une voiture de type Peugeot Partner, à bord de laquelle se trouvaient les victimes, a dérapé dangereusement sur le bas- côté de la route. La voiture a fini par se renverser, précise notre source. Le conducteur, âgé de 24 ans, a rendu l’âme sur le lieu de l’accident. Les éléments de la Protection civile sont intervenus immédiatement en vue d’évacuer le blessé vers les urgences médicales et transférer la dépouille mortelle vers la morgue de Boushaba- Ali, a-t-on indiqué. Une enquête est ouverte par les services de sécurité territorialement compétents.

M. ZAIM

LIBERTE

Jeudi 25 août 2016

L’Algérie profonde

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LE MINISTRE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS À CHLEF

“Makhloufi est libre de dire ce qu’il veut”

À propos des déclarations de Taoufik Makhloufi, le ministre a fait savoir que l’athlète est libre de dire ce qu’il veut.

“ J e suis satisfait des

résultats techniques

obtenus aux Jeux

olympiques de Rio

par nos athlètes.

J’assume entière-

ment mes responsabilités en tant que ministre, et par la même oc- casion je tiens à rendre un vibrant hommage aux athlètes qui ont ho- noré notre pays lors de ces olym- piades”, a déclaré le ministre de la Jeunesse et des Sports, El-Hadi Ould Ali, en marge de sa visite, mardi, à Chlef. Toujours dans le même contexte et à propos des dé- clarations faites aux médias par le médaillé d’argent du 1 500 m, Taoufik Makhloufi, le ministre a fait savoir que “l’athlète est libre de dire ce qu’il veut, mais pour ce qui nous concerne, je le répète, nous as- sumons parfaitement nos respon- sabilité et nous devons, dès main- tenant, préparer convenablement les prochaines compétitions spor- tives. Je m’avance à dire que nous nous sommes déjà engagés à assu- rer une parfaite prise en charge technique, matérielle et financière à nos athlètes afin qu’ils puissent re- présenter honorablement notre pays lors des compétitions à venir”. El-Hadi Ould Ali a également évoqué, lors de cette visite, le vo- let relatif à la présence ou non des services de sécurité dans les stades. Selon lui, le dossier est actuelle- ment à l’étude et entre les mains des responsables concernés et que des mesures qui s’imposent seront

D. R.
D. R.

Le médaillé Makhloufi et les autres athlètes attendent la parfaite prise en charge annoncée par le ministre.

prises en temps opportun. À Béni Haoua et à Oued El-Guessab à Té- nès où il a inspecté deux centres de vacances qui accueillent des en- fants du sud du pays et des enfants de familles nécessiteuses, El-Hadi Ould Ali a expliqué que cette opé- ration, qui est sur le point de s’achever, a connu dans presque

toutes les wilayas du littoral un grand succès. “Malgré cette réus- site, nous devons également faire de notre mieux afin de l’améliorer en- core plus à l’avenir en mettant à sa disposition l’ensemble des moyens indispensables exigés par les res- ponsables du secteur de la jeunes- se et des sports”, a-t-il encore ajou-

té, avant d’annoncer qu’une at- tention particulière sera accor- dée par son département aux as- sociations de jeunesse qui activent et qui brillent sur le terrain, no- tamment dans le domaine de la prise en charge des jeunes dans les wilayas du pays.

AHMED CHENAOUI

RELIZANE

Un réseau de trafiquants de drogue démantelé

n Quatre personnes dont trois repris de

justice ont été présentées devant la justice pour association de malfaiteurs, détention et commercialisation de stupéfiants. Les trois repris de justice ont été écroués et le dernier a été placé sous contrôle judiciaire. L’affaire a commencé le 13 août dernier lorsque les gendarmes de la section de recherches de Relizane ont interpellé, à hauteur de la station-service de l'autoroute Est- Ouest, à Yellel, une personne à bord d'une Renault Symbol en possession de 25,5 kg de kif traité, un téléphone portable et 500 000 DA. Poursuivant les investigations, et en vertu d'une autorisation d'extension de compétence, les gendarmes enquêteurs ont interpellé à la commune de Zéralda, wilaya d’Alger, un présumé suspect et saisi 147 millions de centimes ainsi qu'un véhicule de marque Skoda. Une journée plus tard, deux autres complices seront arrêtés à la cité El-Kouit, commune de

Djelfa.

A. A.

Trois Africains interpellés

n Agissant sur renseignements, les

gendarmes ont interpellé, à hauteur de la gare routière de Relizane, un ressortissant de Sierra Leone et deux Libériens dont une femme, en situation irrégulière. Une enquête est ouverte.

A. A.

FESTIVAL NATIONAL DU THÉÂTRE AMATEUR DE MOSTAGANEM

El-Hadi Ould Ali attendu aujourd’hui

L e lever de rideau sur la 49 e édition du Festival natio- nal du théâtre amateur

national sera organisé en février 2017 et portera sur l’apport du théâtre amateur dans le déve- loppement du mouvement du 4 e art. “Des universités nationales et étrangères y seront conviées”, est-il souligné dans un com- muniqué. Cette manifestation culturelle regroupe 17 troupes théâtrales

réparties en deux groupes A et B, le premier avec 6 troupes et le deuxième avec 4 troupes, totalisant 180 participants ain- si que 4 autres troupes qui par- ticiperont hors compétition avec 50 participants. Il a été décidé la désignation de deux jurys, 5 membres pour le niveau A et 3 autres pour le B.

M. SALAH

aura lieu aujourd’hui au Théâtre régional de Mostaga- nem (TRM) en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports qui procédera à son inauguration, d’après des sources bien informées. Ce festival est considéré com- me étant le plus ancien à l’échelle arabe et africaine alors que son commissariat signera

une convention avec l’univer- sité de Mostaganem en matiè- re de recherche sur le 4 e art, la formation et l’archivage. Dans le cadre de cette même

convention, un colloque inter-

MAGHNIA

121 interpellations depuis juillet

Une tortue s’échoue à la plage de Chaïbia

n L’équipe de plongeurs des sapeurs-pompiers de la Protection civile de Mostaganem ont été alertés mardi vers 19h, par des citoyens sur la découverte d’une tortue morte qui flottait à quelque 300 mètres de la plage de Chaïbia à l’est de la ville de Mostaganem. D’une longueur de 2 mètres et 1, 20 m de largeur, pesant 500 g, la tortue se trouvait dans un état de décomposition assez avancé. Elle a été enterrée par les services compétents.

M. S.

n En juillet et août, la police de Maghnia a interpellé 121 individus pour divers délits, notamment le trafic de drogue, le port d’armes prohibées et coups et blessures volontaires. Ce bilan est le fruit des descentes policières dans les

quartiers réputés chauds tels que Chtab, Ouled

Bendamou, Hamri, Omar, Matmore. Présentés devant la justice, 55 d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt. Par ailleurs, les services de police de la voie publique ont effectué durant cette période 110 retraits de permis de conduire.

AMMAMI MOHAMMED

période 110 retraits de permis de conduire. AMMAMI MOHAMMED BRÈVES de l’Ouest ORAN Un pendu au

BRÈVES de l’Ouest

ORAN

Un pendu au cimetière de Aïn El-Beïda

n Un homme a été découvert, mardi matin,

pendu à un arbre au cimetière de Aïn El-Beïda. La victime serait âgée d’une vingtaine d’années et son corps a été déposé au service de la médecine légale de l’hôpital d'Oran. Une enquête est ouverte.

AYOUB A.

Un homme de 47 ans se noie

n Un homme, âgé de 47 ans, demeurant dans

la wilaya de Ghardaïa, a trouvé la mort alors qu’il se baignait à la plage d’El-Mactaa, dans la localité de Mers El-Hadjadj.

A. A.

Un Chinois tombe de 9 m de haut

n Un ouvrier chinois, âgé de 47 ans, a été

gravement blessé après une chute de 9 m dans un chantier de construction à Belgaïd. Il a été évacué vers les UMC de l’EHU dans un état très critique.

A. A.

Un cadavre dans une maison

à

Arzew

n

Le corps sans vie d'un homme, âgé de 58 ans,

a été découvert dans une maison à la cité 1000-Logements, dans la commune d'Arzew. Selon la Protection civile, le cadavre ne présentait aucune trace apparente de violence ou de décomposition. Une enquête a été ouverte.

A. A.

Deux blessés dans un accident de la route

n Deux personnes âgées de 43 et 23 ans ont été

gravement blessées dans un accident de la circulation qui s'est produit à Aïn Turk lorsqu’une Renault Clio et une Volkswagen Golf se sont télescopées.

A. A.

AÏN TÉMOUCHENT

Une famille victime d’une intoxication alimentaire

n Cinq personnes d’une même famille qui

séjourne à la plage de Bouzedjar dans la wilaya de Aïn Témouchent ont été prises d’une crise stomacale, ce qui a poussé le voisinage à alerter les services de la Protection civile. Sans tarder, les pompiers ont évacué les cinq victimes, le père, la mère et leurs trois enfants aux UMC d’El-Amria. Les victimes qui sont originaires de la localité d’Aflou dans la wilaya de Laghouat auraient consommé du poulet rôti. En juillet dernier, la Protection civile locale a enregistré 21 cas d’intoxication alimentaire au lycée Cheikh El-Bachir-El- Ibrahimi.

M. LARADJ

Un nouveau procureur

à

Hammam Bou Hadjar

n

Dans le cadre du mouvement partiel opéré

par le Haut-Conseil de la magistrature, Djellouli Ahmed, qui occupait le poste de juge d’instruction au tribunal de Oued R’hiou a été installé dans son nouveau poste de procureur de la République près le tribunal de Hammam Bou Hadjar en remplacement de Lesfer Djamel appelé à occuper le poste de procureur général adjoint près la cour d’Oran.

M. L

Du grabuge à Oued El-Halouf

n De nombreuses familles venues passer des

vacances en bord de mer sur la plage de Chatt El-Hillal (ex-Oued El-Halouf) dans la wilaya de Aïn Témouchent ont décidé de plier bagage à cause de l’ambiance délétère qui y prévaut surtout la nuit. Certains cabanons et bungalows loués à de tierces personnes se transforment en de véritables lieux de débauche. Les familles font appel aux gendarmes pour rétablir l’ordre mais leurs interventions sont limitées dans le temps puisque dès qu’ils ont le dos tourné le tapage nocturne reprend jusqu’au petit matin.

M. MEDIENE

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Environnement

Jeudi 25 août 2016 LIBERTE

FOURNITURES SCOLAIRES

À quand un vrai dispositif de récupération et de recyclage ?

Chaque année, après “les grandes vacances”, écoliers, collégiens et lycéens doivent retourner sur les bancs de l’école avec des cartables neufs remplis de nouvelles fournitures scolaires, la tradition voulant que les articles de l’année écoulée se retrouvent le plus souvent dans la poubelle.

A u moment où les enfants profitent des derniers jours de vacances, les parents se creusent les méninges pour constituer un trousseau pour la ren-

trée scolaire de leur progéniture.” C’est le

chapeau d’un article de Liberté du 27 août 2012. De nombreux achats doivent être faits pour les enfants qui ren-

trent à l’école, et les

sommes d’argent devien- nent de plus en plus importantes avec l’âge des enfants. C’est plus qu’un casse-tête pour ceux qui se trouvent dans la précarité. Pour les parents qui ont une chance de s’approvi- sionner via les œuvres sociales des entre- prises et les administrations publiques, le problème est moindre même si, souvent, les trousseaux distribués ne sont souvent pas adaptés aux exigences des cursus. L’enjeu est que l'enfant ne se retrouve pas dans une position d'exclusion sociale qui fatalement se répercutera, d’une manière ou d’une autre, sur son parcours scolaire. Sur un autre plan, les difficultés financières auxquelles fait face le pays et les retombées économiques et sociales inévitables augurent d’une marge de manœuvre restreinte dans les budgets fami- liaux et de coupes déjà à l’œuvre dans les programmes de solidarité financés directe- ment ou indirectement par le Trésor public. Mais pourquoi chaque année et après “les grandes vacances”, écoliers, collégiens et lycéens doivent retourner sur les bancs de l’école avec des cartables neufs remplis de nouvelles fournitures scolaires, la tradition

voulant que les articles de l’année écoulée se retrouvent le plus souvent dans la poubelle ? Pourtant cette pratique n’est pas la règle ailleurs, et ce gisement qui part dans les décharges publiques ou parfois dans les rues est dans sa grande partie réutilisable sinon recyclage. La radio nationale a, dans le passé, initié des collectes de manuels scolaires. Cela a permis, sans aucun doute, d’aider de nom- breuses familles dans le besoin. L’initiative lancée,ces jours-ci par la radio régionale de Saïda (Liberté du 22 de ce mois) afin de col- lecter les manuels et fournitures scolaires au profit des enfants de familles nécessiteuses est à saluer. Pourtant ce gisement, qui peut être soit directement réutilisé ou recyclé

qui peut être soit directement réutilisé ou recyclé Par : RABAH SAÏD D. R. Même les

Par : RABAH SAÏD

D. R.
D. R.

Même les fournitures scolaires en mauvais état peuvent être recyclées.

dans la fabrication de toutes sortes d’objets, est d’un volume et d’une valeur tels qu’il doit être traité sous l’angle économique pour une action durable qui rentre dans nos mœurs de consommation. Sans l’implication d’opérateurs écono- miques, le risque de bureaucratisation voire de folklorisations des initiatives citoyennes n’est toujours pas loin. Dans les faits, c’est un cas typique d’économie solidaire. Pour faire simple, il y deux filières qui adressent cette niche de “déchets”, celle de la réutilisa- tion des fournitures ou livres et celle du recyclage.

Donner ou recycler ses fournitures scolaires

Dans le premier cas, cela concerne des four- nitures scolaires encore en bon état et qui ne peuvent pas (plus) être réutilisées par les enfants de la famille, Des associations carita- tives s’organisent à cet effet dans plusieurs pays. En Europe, on peut citer l’exemple d’Emmaüs, des Secours Populaires ou de la Croix-Rouge. Des écoles organisent également des col- lectes pour les cartables et les articles textiles (tabliers…). Des lieux appelés bornes-relais

permettent aux détenteurs de tels objets de les déposer pour qu’ils soient réutilisés. L’ONG ConsoGlobe (consoglobe.com) organise des collectes de fournitures (dons) ou des ventes de fournitures scolaires d’oc- casion. Pour les fournitures scolaires en trop mau- vais état, une deuxième vie peut être don- née aux textiles, aux sacs, aux vêtements et à tout objet qui n’est plus réutilisable, car les matières dont il est constitué le sont. L’exemple nous vient des États-Unis, sym- bole de l’opulence s’il en est pour l’imaginai- re de la majorité d’entre nous. C’est dans ce pays qu’est né le premier programme de recyclage de fournitures scolaires à l’initiati- ve d’une start-up. Terracycle, il s’agit d’elle, a d’abord lancé, en 2001, la fabrication d’un engrais à base d’excréments de ver de terre avec succès. Elle a conçu, ensuite, un modè- le de la gestion des déchets des fournitures scolaires. Le principe consiste à créer des filières de recyclage par produit et sponsorisées par des marques de grande consommation. Pour ce faire, la collecte est assurée dans des points de vente ou par des bénévoles dans des écoles, des universités, des entreprises, col-

lectivités… Terracycle assure la récupéra- tion par un transporteur missionné. En échange, les équipes (collecteurs) gagnent des points convertibles en cadeaux solidaires ou en dons pour une association ou une école de leur choix. “Un Cadeau Solidaire c’est toute chose qui a du sens, c'est-à-dire un acte concret pour les démunis.” Plus concrètement, pour l’année scolaire 2011, Terracycle s’est associée à Bic, le géant mondial du stylo, en créant la “Brigade des stylos et des instruments d’écriture”. “Des bénévoles récupèrent et envoient les déchets collectés à un récepteur unique (en impri- mant un bon de transport prépayé) qui les transforme ensuite en aires de jeux, sacs à dos ou arrosoirs” (Planète-découverte). Il existe une littérature abondante pour les méca- nismes à mettre en place, mais ils sont préci- sément adaptés à l’environnement socioéco- nomique de ces pays. La clé du succès est la prise en compte de l’environnement local, y compris l’implication des pouvoirs publics pour agir sur les comportements des éco- liers, le premier consiste à ce que l’écolier ne vive pas la rentrée comme une occasion de s’entourer d’objets flambant neufs ; l’ancrage d’une culture du recyclage et du respect de l’environnement se conçoit, elle, dans les maternelles. Dans cette expérience de Bic, pour chaque instrument d’écriture collecté, un don de 0,02 euro est versé à une associa- tion (solidaire) ou à une école du choix du collecteur. L’initiative va plus loin, pour évi- ter trop d’éparpillements des recettes (consi- dérations d’économie d’échelle), à partir de 10 euros (500 articles), le collecteur a le choix entre plusieurs destinations solidaires dont des ONG qui accompagnent des enfants des quartiers populaires dans le but de lutter contre l’échec scolaire. C’est une filière qui se construit graduelle- ment pour accompagner les écoliers dans leurs besoins élémentaires et pour un ancra- ge du tri, du recyclage et d’une culture du développement durable. En attendant d’autres initiatives bonne fin de vacances pour ceux qui ont les moyens de s’évader un peu. Bonne rentrée pour tous. Dans un prochain article nous nous intéresserons aux fourni- tures scolaires écologiques.

R. S.

ÉNERGIES RENOUVELABLES

L’étrange intrusion du directeur du CDER

autre source, le rapport New Energy Outlook 2016, du cabinet d’experts Bloomberg New Energy Finance (BNEF), il reprend les projections établies par BNEF à l’horizon 2040 qui “montrent qu’aux États-Unis, les énergies renouvelables vont passer de 14% en 2015 à 44% du mix électrique en 2040, tandis qu’en Europe, elles passeront de 32% en 2015 à 70% en 2040. Cette mutation profonde du système électrique mondial est tirée par la baisse continue des prix des technologies du solaire et de l’éolien”. Force est de faire remarquer que ces projections sont étroitement liées aux évolutions politiques et économiques de cette partie du monde. De telles projections sont souvent destinées à influencer des décisions politiques à venir comme l’élection américaine. Il n’est pas inutile de signaler que Michael Bloomberg est d’abord un banquier qui a racheté à son ancien employeur la banque

d'investissement Salomon Brothers, une base de données historiques sur les courbes de taux des emprunts d'État du Trésor américain. Par ailleurs, tout le monde sait que l’Accord de Paris sur les changements climatiques n’est en rien contraignant. Il ne peut constituer dans l’immédiat une base de projection sur le mix énergétique mondial futur. Quant à rappeler que “l’Algérie a adopté, d’une manière volontaire, un programme de développement des énergies renouvelables pour produire 22 000 MW à l’horizon 2030, diversifier son bouquet énergétique et préserver ses capacités d’exportation du gaz et du pétrole”, il faut donc oublier que l’ex-directeur général de Sonelgaz, Nordine Bouterfa, a publiquement qualifié ce programme d’“utopie” devant son ministre de tutelle. C’est lui maintenant qui préside au secteur en tant que nouveau ministre de l’Énergie. Quand des pays

n Le site du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) a publié le 11 août un texte signé par son président, le professeur Noureddine Yassaa. L’écrit sous forme d’une contribution s’intitule “De nouvelles technologies smart pour un déploiement à grande échelle du renouvelable”. Le professeur Yassaa revient sur les projections de l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena). “L’Irena prévoit que les coûts de l’éolien terrestre devraient baisser de 26% en 2025 par rapport à 2015, ceux de l’éolien offshore (en mer) de 35% tandis que ceux de l’énergie solaire photovoltaïque pourraient chuter de 59%, ce qui permettrait au renouvelable de franchir le seuil de 40% de la production globale d’électricité à l’horizon 2030”, cite-t-il, sans oublier de souligner le nombre d’emplois, dans le monde créés en 2015 dans la filière des énergies renouvelables. Passant à une

comme les États-Unis, la Chine ou des États de moindre influence fixent des objectifs à atteindre au plan des énergies renouvelables, à côté des contraintes économiques, sociales ou technologiques, ils se fixent des objectifs accompagnés des volumes d’investissements dans la recherche et le développement, les projets pilotes et les futures installations. Quand les résultats ne suivent pas, ils s’arrêtent pour faire le bilan. On aurait donc attendu de cette incursion publique du directeur du CDER un éclairage sur le devenir de la promotion des énergies renouvelables, les contraintes réglementaires et financières, les perspectives de partenariats et les éventuels écueils. En un mot, autre chose qu’un listing de lieux communs. À moins que la rupture de la traditionnelle discrétion du professeur Yassaa ait d’autres objectifs.

R. S.

LIBERTE Jeudi 25 août 2016 Magazine 11 15 ANS APRÈS AVOIR FUI LES TALIBANS EN

LIBERTE

Jeudi 25 août 2016

Magazine

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15 ANS APRÈS AVOIR FUI LES TALIBANS EN TRAVERSANT LA MER ÉGÉE

Un réfugié afghan veut lancer des drones au secours des naufragés

D'ici à la fin de l'année, ce trentenaire ambitionne de construire de grands drones pour couvrir des espaces étendus en Méditerranée. Son projet est autofinancé, mais pour des drones d'une longue autonomie de vol, un parrainage sera indispensable, explique-t-il.

S ur une plage de galets de l'île grecque de Lesbos, Mehdi Salehi cherche un bon emplacement pour lancer le drone qu'il a conçu afin de secourir les

réfugiés naufragés en tentant de ga- gner l'Europe par la Méditerranée. Il y a 15 ans, cet Afghan de 33 ans avait suivi la même route en fuyant les ta- libans, au prix d'une périlleuse tra- versée de la mer Égée entre la Tur- quie et la Grèce. Des centaines de personnes se sont noyées dans ce “bras de mer” durant l'exode de 2015, dont bon nombre au large de Lesbos. “Grâce à la techno- logie dont nous disposons actuelle- ment, smartphones ou drones, les gens ne devraient pas se noyer en mer”, dit à l'AFP M. Salehi. Son projet “Drones pour les réfu- giés”, en phase pilote actuellement, vise à aider les équipes de sauveta- ge à repérer et approcher rapidement les embarcations des migrants en dif- ficulté. L'objectif est de réduire le de temps entre naufrage et sauvetage, qui s'avère souvent fatal. D'ici la fin de l'année, ce trentenai- re ambitionne de construire de grands drones pour couvrir des es- paces étendus en Méditerranée. Son

projet est autofinancé, mais pour des drones d'une longue autonomie de vol, un parrainage sera indispensable, explique-t-il. De New York, où il est désormais installé et maître de confé- rences à la prestigieuse École Parsons d'art et de design, il s'est résolu à mettre à profit ses compétences, en réaction aux images qui ont fait le tour du monde des canots pneuma- tiques débordés de réfugiés, des naufrages et des cadavres en mer Égée.

Des drones “pour le bien”

Avec le soutien de l'École Parsons, Mehdi Salehi et sa partenaire Kris- ten ont acheté un drone, qu'ils ont adapté en l'équipant de caméras, de capteurs et de moyens d'échange de données, tout en créant une plate- forme web. Les images provenant des caméras et des capteurs infra- rouges peuvent être diffusées en temps réel sur un site web ou sur les appareils portables utilisés par les gardes-côtes, les sauveteurs ou l'équi- page des bateaux. “C'est important de travailler avec les sauveteurs, ça per- met de mieux adapter les drones et la plateforme des données à nos objec- tifs”, explique Mehdi Salehi. “Et les drones peuvent être utilisés pour le

D. R.
D. R.

Des canots pneumatiques débordés de réfugiés font le tour du monde.

bien, pas seulement à des fins mili- taires”, assène-t-il. Pour Esther Camps, coordinatrice de l'équipe de sauvetage ProActiva en mer Égée, ce projet pourrait fournir des infor- mations précieuses sur les besoins en aide médicale ou en gilets de sauve- tage pour les réfugiés sur des em- barcations en difficulté. “Sans ces informations, notre tâche est très difficile. Il faut naviguer trois ou quatre heures pour repérer les em- barcations des réfugiés”, explique-t-

elle. Mehdi Salehi connaît bien lui- même les difficultés de la traversée de la mer Égée, qu'il a affrontées avec un ami en 2001 pour rallier l'île de Chios, près de Lesbos. “Nous n'avions pas d'argent pour payer des pas- seurs, nous ne savions pas nager, et c'était la première fois que je me trouvais en mer”, raconte-t-il.

Trouver l'occasion

Le duo s'est débrouillé en achetant une carte pour localiser l'île grecque

la plus proche des côtes turques et en se procurant une embarcation plas- tique pour enfants pour 20 dollars à Izmir, en Turquie. “C'était une dé- cision risquée, nous étions des jeunes naïfs”, se souvient-il en souriant. Une fois en Grèce, sans papiers, il avait été arrêté et emprisonné pen- dant cinq mois. Mais il a su saisir l'occasion d'une vi- site à la prison d'un médecin de l'ONG Amnesty international, qui l'a aidé à demander l'asile en Grèce. “J'ai eu de la chance. Plusieurs personnes m'ont aidé en Grèce. Elles m'ont en- couragé et avaient confiance en moi. C'est cela dont les réfugiés ont besoin:

trouver l'occasion pour s'épanouir”, confie-t-il. “Car la vie est dure : nous arrivons dans un pays différent, dans un en- vironnement différent. Mais nous pouvons étudier, travailler, contribuer à l'économie s'ils nous laissent faire”, ajoute-t-il. Après avoir obtenu l'asi- le en Grèce et un troisième cycle en architecture à l'université de Volos (Centre) en 2011, Mehdi Salehi a dé- ménagé aux États-Unis où il a obte- nu un deuxième master en concep- tion technologique à la Parsons School.

ILIANA MIER (AFP)

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il a obte- nu un deuxième master en concep- tion technologique à la Parsons School. ILIANA

F.812

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Culture

Jeudi 25 aût 2016

LIBERTE

AMINA BELABED, COMÉDIENNE, À “LIBERTÉ”

“J’ai pleuré l’arrêt de Jornane El-Gosto”

Au-delà de son joli minois, Amina Belabed est le visage d'une nouvelle génération d'artistes engagés. La jeune Annabie retrace, pour nos lecteurs, son parcours, son aventure dans l'émission “Jornane El-Gosto” et n’hésite pas à livrer aussi ses déceptions.

Liberté:Toutd'abord,racontez-nousvotrepar-

cours ? Quels ont été vos premiers pas dans la comédie et le théâtre ?

Amina Belabed : Aussi loin que je m'en sou-

vienne, et depuis toute petite, j'ai toujours été attirée par les

arts du spectacle, la comédie et la

chanson. Je vais même dire que je suis née pour l'art. D’ailleurs, je ne sais pas faire autre chose au- jourd’hui. Ma carrière artistique a vérita- blement commencé par le chant à la chorale nationale. Ce n’est qu’ensuite que j’ai inté-

gré le théâtre régional de Annaba. J’ai été éga- lement animatrice à Radio Annaba de 2006

à 2007. C’était une période-charnière dans ma

vie : il fallait que je tranche, il fallait que je prenne une décision pour mon avenir. Ce n’est qu’alors que je me suis dirigée vers le théâtre où j'ai frappé à plusieurs portes et où je ne connaissais personne. Quelque temps après, on m’a appelée pour une pièce où jouaient des piliers du théâtre de Annaba, pour ne pas dire des monstres sacrés du 4 e

art en Algérie. J’ai cité Kamel Kerbouz, Tou- fik Mimiche, Kamel Rouini ou encore Ab- delhak Benmaârouf. J'étais la plus jeune. Tou- fik Mimiche est, hélas, décédé quelque temps après notre première collaboration. Quant à Kamel Kerbouz, il s'en est allé, lui, jus- te après avoir monté une pièce où j'incarnais trois personnages en même temps ainsi qu'une autre pour enfants où il officiait en tant que metteur en scène. Dans cette pro- duction, j'avais posé ma voix dans la bande son et mes chansons faisaient partie inté- grante de la pièce. Je dois rendre hommage aujourd’hui à ces gens qui m'ont appris tout ce que je sais. À eux deux, ils m'ont ap- pris davantage que tous les metteurs en scè- ne qui m'avaient dirigée à l'époque. Ils ont suscité en moi cette folle envie d’exercer cet art, ce métier que je voulais tant apprendre. C’est donc surtout leur souvenir que je retiens de mon passage au théâtre de Annaba.

Entretien réalisé par :

YASMINE AZZOUZ

Où vous classeriez-vous donc aujourd’hui ? Chanteuse, animatrice ou comédienne ? Je suis artiste. Je ne veux pas me mettre dans une case. J'ai, certes, commencé par la chan- son, mais comme je préfère la comédie, on va alors dire que je suis comédienne.

Que pensez-vous de la situation actuelle du théâtre algérien ?

Pour parler franchement, la situation est très difficile. Les petits théâtres se meurent peu

à peu, faute de subventions. Aucun effort

n'est entrepris pour les préserver. À titre d’exemple, le théâtre El-Qaws de Mascara, pour ne citer que celui- là, vient de fermer ses portes, alors qu'il était tenu par de jeunes co- médiens qui s'y produisaient régulièrement en y consacrant leur temps et leurs moyens. Ces derniers n'ont jamais été soutenus à la hauteur de leurs efforts ni de leur talent, im- mense, du reste ! Il y a aussi le cas d’El-Mou- ja, de Hmida El-Ayachi, l'ancêtre des théâtres privés qui, lui non plus, n’a pas survécu et n'a

bénéficié d'aucune aide. Les comédiens qui aiment vraiment ce métier se retrouvent

donc dans une situation très difficile avec à la clé le chômage et l’absence d’espace pour les répétitions. Ces conditions peu propices

à la créativité attentent même à une vie

digne. Ce sont des conditions extrêmement pénibles, et rares sont ceux qui peuvent vivre

de leur métier. Bien sûr, à côté, il y a les théâtres nationaux et régionaux qui, malgré tous les moyens mis à leur disposition,

Yahia / Liberté
Yahia / Liberté

n’ont plus aucune âme. C’est pourquoi la qua- lité n'est pas toujours au rendez-vous.

Assurément, vous vous êtes fait connaître par le grand public dans l’émission sati- rique “Jornane El-Gosto”, suivie par Ness Estah. Comment a commencé cette aven- ture ? En réalité, c’est suite à une rencontre avec le comédien, scénariste et metteur en scène Ab- delkader Djeriou, en 2007, lors de la repré- sentation d'une pièce théâtrale où j'avais le rôle principal. On est resté depuis toujours en contact et on se voyait souvent lors des festivals. En 2014, un nouveau personnage de- vait intégrer l'équipe de “Jornane El-Gos- to”. C'est à ce moment-là qu'il m'a proposé de rejoindre la fameuse équipe.

Comment est né le personnage de Femina que vous incarniez dans cette émission ? Il est en partie inspiré d'un personnage dont j'avais déjà joué le rôle dans la pièce théâtrale Sawaeq, une femme rebelle, libé- rée et engagée. J'avais donné beaucoup de ma personne et de mon temps pour créer et cam- per ce personnage. Femina, un peu pour fé- ministe. Elle essaye constamment de se battre pour les droits de la femme et pour améliorer la condition féminine. Toujours à conseiller les autres personnages féminins (Kapsoula et Hadda ndlr), afin de les faire bouger, de s'imposer et de tenir tête, no- tamment à leurs époux. Certes, il y a une par- tie de moi dans ce personnage. C’est évident puisque c’est moi qui le nourrit et qui lui ap- porte sa subsistance. Ceci dit, je ne voudrais jamais vivre comme Femina, l'épouse d'Abou Oubeïda, un religieux hypocrite et misogy- ne. Un couple aux antipodes de celui formé par Emy (Hanane Boudjemâa, ndlr) et Bah- litou (Nabil Asli, Ndlr). Femina est une rebelle alors qu'Emy était une femme plus soumi- se, sensible et romantique. Avec Bahlitou, ils ont incarné un couple d'intellectuels, un peu coincés, timides et vieux jeu.

Comment s'est effectuée votre intégra- tion dans le groupe ? Vous savez, quand on rejoint un groupe, il

faut prendre en considération les tempéra- ments de chacun. Tout le monde n'a pas le même humour, la même façon de voir les

On doit

choses, la même conception de la vie

alors gérer beaucoup de choses à la fois. L'équipe se connaissait déjà depuis 2 ans avant que j’arrive. Je peux dire que mon ex-

périence à Jornane El-Gosto a été plutôt dure. Ce n'est pas facile d'apporter tous les jours quelque chose de nouveau. On réfléchi tout le temps, on doit faire du neuf et être aux aguets constamment. Malgré notre bonne entente et une ambiance bon enfant, on ne cessait de revenir toujours à la même ques- tion : “Et maintenant, qu'est-ce qu'on va fai- re ?” On devait se renouveler sans cesse.

Comment élaboriez-vous vos sketchs ? Décrivez-nous une journée-type dans les coulisses ? Abdelkader Djeriou prépare tout au préalable. Il nous donne chaque jour une feuille de rou- te, un schéma à suivre. Il nous propose ain- si le thème du jour, qui coïncide souvent avec l'actualité politique ou sociale et la maniè- re de l'intégrer dans nos sketchs. C'est très proche de l'improvisation. Dans la plupart des cas, on se réunit avec les autres comédiens et les metteurs en scène, on suggère des su- jets, on se conseille les uns les autres, on émet des avis, des suggestions. “Que dirais-tu d'intégrer ceci ou cela, pourquoi n'ajouterais- tu pas cette blague au lieu de celle-ci ?”. Notre metteur en scène est toujours resté très ou- vert à nos propositions, mais c'est lui qui, au final, canalise et affine notre travail.

Les épisodes étaient réalisés tous les jours durant le mois de Ramadhan. Comment fai- siez-vous pour soutenir ce rythme ? C'était épuisant ! On commençait vers 13h tous les jours. Deux semaines avant le début du mois de Ramadhan, on répétait, on met- tait quelques épisodes en boîte. On tra- vaillait, certes, tout au long de l'année avec l'émission hebdomadaire qui était diffu- sée tous les jeudis, mais rien n'égalait l'am- biance et l'esprit du mois de ramadan. Mal- gré toutes les difficultés, cette période avait un charme unique. La matière était préparée par Abdelkader, et on développait à notre tour nos personnages, suivant l'actualité et les évènements im- portants qui se déroulaient dans le pays ou à l’international. Tout prenait forme une fois que les costumes, les accessoires, le ma- quillage et la mise en scène étaient réunis. On bouclait généralement les répétitions vers

18h-18h30.

Nous nous reposions quelques instants avant de rompre le jeûne dans les studios à Mahelma, à Alger, avant le début du tour- nage. On a travaillé, je dois dire, dans d'ex- cellentes conditions.

Quels sont les moments les plus difficiles ou les plus agréables vécus lors du tour- nage ? Je dois avouer que j'ai laissé un peu de ma personne dans cette émission. J'ai quitté Jor- nane El-Gosto, qui était devenu Ness Esstah, cinq jours avant son arrêt officiel. Je suis re- venu lors du dernier jour, le 23 juin, lorsque l'émission a été définitivement arrêtée. C'était d'ailleurs le jour de mon anniversai- re. Mais, assurément, le moment le plus dif- ficile que j’ai vécu c’était lors ma première année. Cinq jours seulement après mes dé- buts, ma mère est décédée. Après ça, j'ai perdu goût à la vie, ma vie n’avait plus de sens, tout est devenu amer. J'étais obligée de me rendre, pour les funé- railles de ma mère, à Annaba pour seulement trois jours et revenir ensuite à Alger pour continuer l'émission. J'ai chanté, dansé quelques jours après. J'ai refoulé mon deuil sur mon travail. C'est à partir de là que je me suis rendue compte que j'étais vraiment amoureuse de ce métier. Le moment le plus agréable vécu à Jornane El-Gosto, c’était lorsque l'on a présenté un spectacle à Sidi Bel- Abbès pour les enfants cancéreux. C'était pa- radoxalement l'un des moments les plus joyeux de ma carrière.

Quelle a été votre réaction à l’annonce de l’arrêt de l’émission sur KBC ? J'en ai pleuré, alors que je n'ai pas versé de larmes lorsque ma mère est morte. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai aussitôt entonné la chanson patriotique Mawtini. L’épreuve était d’autant plus dure à vivre que des gens ont été jetés en prison. Oui, j'étais extrême- ment malheureuse ce jour-là…

Quel est l'écho que vous avez reçu du pu- blic après l'arrêt “inopiné” de l'émission ? On a reçu énormément de réactions de gens qui regrettaient l'arrêt brusque de l'émission. Beaucoup de gens nous réclament à ce jour et réclament le retour de l'émission.

Justement, à votre avis pourquoi a-t-on si peur de l'humour en Algérie ? C'est surtout le message véhiculé à travers l'humour qui fait peur. Tout est dans la subtilité, c'est là qu'on se rend compte de l'in- telligence d'un metteur en scène ou d'un co- médien. Les Grecs ont créé, d’ailleurs, la sa- tire pour exprimer leurs désaccords avec les lois de la Cité et même avec les dieux.

L'humour éveille les consciences donc Oui, s'adresser au public à travers l'humour et la comédie est la meilleure façon de transmettre un message. Faire réfléchir et susciter l’interrogation, c’est aussi faire ré- agir. D’où cette fameuse peur que vous évo- quiez.

Quels sont vos projets actuellement ? J'ai deux concepts d’émissions de télévi- sion que je peaufine actuellement. Je travaille sur une émission pour enfants avec Youcef Baâlouche, un spécialiste dans l'écriture pour enfants qui m'a proposé une idée ori- ginale qui m’a plu. De même que j’apprécie son approche de l’animation à la télévi- sion. On travaille déjà sur le contenu. L'autre concept a trait au tourisme, l'artisanat et l'art culinaire. Abdelkrim Boutaba et l'humoris- te Pipo feront partie de l'équipe, tandis que moi je serai la conceptrice, une activité dont je veux faire mon créneau pour l'avenir. Vous l’aurez peut-être deviné mais je cherche dans tout ça surtout mon indépendance !

LIBERTE

Jeudi 25 août 2016

Culture

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“LA GUERRE DE LIBÉRATION DANS LA RÉGION DE SI MUSTAPHA, LEGATA, KOUDIAT EL-ARAÏS, ZEMMOURI, ZAÂTRA (1954-1962)”, DE RABAH BOUMRICHE

L’histoire d’une région martyrisée

L’auteur retrace notamment le parcours révolutionnaire du chahid Si Mustapha, de son vrai nom Saoudi Mohamed, tout en évoquant les nombreux crimes de guerre perpétrés par l’armée coloniale et ses supplétifs, les harkis.

V oici un livre nourri de témoignages et de documents in- édits sur les martyrs et les moudjahidine de l’Algérie profon-

de. Fruit de longues années de tra- vail et de recherche, La guerre de Li- bération dans la région de Si Mus- tapha, Legata, Koudiat El Araïs, Zemmouri, Zaâtra (1954-1962) de Rabah Boumriche, un livre de 746 pages sur la Révolution algérienne, édité à compte d’auteur, retrace, grâce à de multiples témoignages, le parcours héroïque de nombreux martyrs de la révolution et des moudjahidine de l’une des régions les plus meurtries pendant la révo- lution. Nourri de documents et d’in- formations inédits, cet opus écrit avec une grande passion par un en- fant de la région qui, lui-même, vé- cut les affres de la guerre alors qu’il n’était que gamin, est une véritable contribution à l’écriture de l’his- toire. C’est donc un livre-document pour les historiens mais aussi un tes- tament contre l’oubli s’agissant no- tamment de certaines pratiques as- similées à de véritables crimes de guerre commis par l’armée françai- se et par les harkis. “Notre région peut s’enorgueillir de compter parmi les siens d’illustres chouhada, à l’instar de Laïchaoui Mohamed, auteur de la Proclamation et l’Appel du Premier Novembre, et de Ahmed Ghermoul, l’un des fon- dateurs de l’UGTA”, rappelle Rabah Boumriche qui évoque une région martyrisée où non seulement des centaines de moussebiline et de mi- litants ont été sommairement exé- cutés, mais aussi des femmes, des en- fants et des vieillards. Les bourreaux venaient des Gaulei- ters, Scarfo-Phénix, Mathieu-Len- fant, les Mélives de Félix Faure et de Courbet (Zemmouri). Ils avaient à leur tête notamment Pa- ternot et Reid. L’auteur revient éga- lement sur le parcours révolution- naire de Si Mustapha, de son vrai nom Saoudi Mohamed, comme il évoque les fameux camps de la mort

Saoudi Mohamed, comme il évoque les fameux camps de la mort utilisés par l’armée française pour

utilisés par l’armée française pour ses exécutions. Il cite, à ce titre, la fer- me Gautier ou le camp Germaine où furent tués toute la famille Bou- nous. Il décrit aussi certaines opé- rations militaires menées par l’ALN dans la Wilaya IV historique et l’en- gagement des femmes de la région pour la libération du pays. De nombreuses moudhahidate et moussabilate sont tombées, en effet, au champ d’honneur. “Elles étaient si nombreuses qu’un livre entier ne

suffirait pas à relater leurs actions”, ajoute l’auteur. Il cite l’exemple par- ticulier de Bounous Lelloucha, née Bournissa, exécutée avec son mari et son fils par le Commando de la mort conduit par un sanguinaire, un

sergent harki de l’armée française. L’auteur signale aussi l’engagement révolutionnaire de la famille Bayou, frères, oncles neveux, cousins, soit des dizaines d’entre eux qui sont morts au champ d’honneur. Le livre raconte avec moult détails le dernier combat de Si Mustapha et de son groupe, le 25 novembre 1958, au lieu-dit Mansourah, dans la com- mune qui porte aujourd’hui son nom. “Ma volonté est de mettre en lu- mière ces événements d’une rare in- tensité dramatique qu’a connus la ré- gion, le sacrifice de ces hommes et de ces femmes dont le sang a inondé le territoire national. Le recouvrement de la dignité nationale était à ce prix’, précise-t-il. Étant encore enfant, Rabah Boum- riche a vécu lui même une partie de ces événements tragiques. Ainsi, il a pu assister directement aux agisse- ments atroces des colons ultras, à l’image du maire de l’époque, Georges Paternot, et de son adjoint Dustou Henri. “Le vécu m’a permis de puiser dans cette banque de données qui est la mémoire. J’ai eu accès à des sé- quences et des éléments qui m’ont fa- cilité l’écriture. La documentation et la lecture de livres d’histoire nationale m’ont permis de faire des recoupe- ments et de vérifier que les événe- ments de notre histoire locale s’im- briquaient parfaitement à la chro- nologie nationale.” Ce livre passionnant d’une extrême importance pour les historiens s’adresse aussi au simple citoyen, no- tamment les jeunes qui veulent connaître l’histoire de leur pays et les sacrifices endurés par leurs parents. D’ailleurs, on ne peut qu’encourager Rabah Boumriche à poursuivre ce travail de mémoire, une tâche ardue peut-être mais ô combien exaltante.

M. T.

Erratum

n Notre article “D’zaïr Chaïb, une librairie et puis c’est tout ?”, paru dans notre édition du 10 août, comporte une erreur sur la date du décès de D’zaïr Chaïb, première chahida (martyre) de la guerre de Libération nationale. Elle est tombée sous les balles des forces coloniales le 18 novembre 1954 et non pas le 19 comme indiqué par erreur.

La culture en bref

Timeghras fête la montagne

n L’association touristique Amnir et l’association des activités de jeunes Assirem, relevant de la commune d’Aït Boumahdi, dans la wilaya de Tizi Ouzou, en collaboration avec les deux directions du tourisme et de la culture de la wilaya et des autorités locales, ont organisé les 21, 22 et 23 août des activités touristiques et culturelles sous le thème “Le tourisme de montagne, un produit à promouvoir”. Au menu de la manifestation, des visites guidées à travers plusieurs sites touristiques et des villages haut perchés de la région, notamment à Timeghras ainsi qu’une randonnée pédestre vers Aswel en passant par le mont Thaltat. Une seconde randonnée était aussi au programme avec la visite de la grotte dite “Ifri

Semdhen”. Par la même occasion, les nombreux participants ont été invités à la célébration d’une vieille tradition qu’est la commémoration d’“Aazev n’Tadert s’asewel”.

K. T.

Le théâtre amateur à l’honneur à Amizour

n Depuis le 20 août, le centre culturel Malek-Bouguermouh d’Amizour abrite la 10 e édition du théâtre amateur dédiée cette année au défunt bassiste Ryad Ouaret. Dix-huit troupes théâtrales issues de plusieurs wilayas du pays ont pris part à ce rendez-vous culturel. La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’évocation du défunt Ouaret dans un moment de grande émotion. Et c’est la troupe locale Times d’Ourar (feu et chants) qui a donné le coup d’envoi des représentations théâtrales avec la

pièce intitulée “Djeha” du metteur en scène Rebaï Guechi présentée en hors compétition. De la quinzaine de troupes théâtrales qui vont concourir lors de cette édition, sur les dix-huit participantes, c’est la troupe Assirem d’Oran qui a ouvert la compétition avec une pièce intitulée “Thirga N’Chibuh” de Younès Ressous. Avec un rythme de trois représentations quotidiennes, l’occasion est donnée ainsi aux jeunes talents de s’affirmer lors de cette édition dont la clôture est prévue pour demain.

H. KABIR

Nouvel album de Rabah Aifane

n Le chanteur Rabah Aifane, natif de la ville côtière de Tigzirt dans la wilaya de Tizi Ouzou, vient de lancer son dernier album intitulé “Ur di sawel”. À travers cet album,

l’enfant de Tigzirt, offre des thèmes variés sur une musique rythmée. Rabah Aifane rend hommage notamment à sa terre natale, à ses parents et surtout à tous les jeunes “harragas” qui préfèrent affronter les dangers de la mer dans l’espoir de quitter le pays et gagner l’occident. Il décrit aussi l’exil, vécu comme une déchirure, par nos aînés et par lui-même, qui vit en France depuis plusieurs années. Ur di sawel (il n’appelle plus !) Tigzirt Iflis (la beauté de l’île), Zedm-ed zedm-ed, (avance encore !) Zrigh ur rabh-agh ara (l’espoir n’est pas permis), Cedhagh Jedi (je veux revoir mon grand-père), Get-iyi ad trug (laissez moi pleurer) sont les six titres contenus dans l’album. Pour Rabah Aifane, “le chant est un moyen d’expression qu’on doit mettre au service de nos sensations profondes que véhicule la musique”.

K. T.

nos sensations profondes que véhicule la musique” . K. T. SORTIR Concerts Casif-Théâtre de plein air
nos sensations profondes que véhicule la musique” . K. T. SORTIR Concerts Casif-Théâtre de plein air

SORTIR

profondes que véhicule la musique” . K. T. SORTIR Concerts Casif-Théâtre de plein air de Sidi

Concerts Casif-Théâtre de plein air de Sidi Fredj (Alger)

n Une série de spectacles artistiques

a lieu depuis le 24 août, et ce, jusqu’au 31, au théâtre de plein air Casif-Sidi Fredj. Plusieurs artistes

animeront ces soirées estivales, avec des styles musicaux aussi divers que variés comme le kabyle, le chaoui ou encore l’oriental. Au programme :

n Ce soir : cheb Bilel

nVendredi 26 août 2016 : groupe les

Jaristes, groupe Triana d’Alger, Flenn (rap)

n Samedi 27 août 2016 : cheb Anouar,

Lazhar El-Djalali, Nacim El-Bey, cheikh Soltane

n Dimanche 28 août 2016 : cheba

Zahouania, Keltoum Aurassia,

Nourdine Dziri, Meziane Izorane

n Lundi 29 août 2016 : Hassiba

Amrouche, cheb Zoubir, Abdelkader Chaou, Mohamed Seghir

n Mardi 30 août 2016 : cheba Sihem,

Farès Skikdi, Omar Ben Horma, Hamidou

n Mercredi 31 août 2016 : Salim

Chaoui, Mohamed Laâraf, Saleh El- Eulmi, Nouria (kabyle)

Office Riadh El-Feth (Alger)

n L’Office de Riadh El-Feth (Oref)

organise, jusqu’à demain, à partir de 19h30, une série de spectacles musicaux au Théâtre de verdure (Bois des Arcades). Seront au programme : ce soir, le groupe Freeklane.

n Vendredi 26 août, le groupe D’zaïr.

Layali Mezghena (Pêcherie d’Alger)

n Les festivités de Layali Mezghena

2016 se poursuivent jusqu’au 31 août

avec un riche programme musical à l’Esplanade des artistes à la Pêcherie d’Alger.

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suivants : 021 92 38 73/021 92 51 91.

Expositions

n

Exposition Genèse d’une collection

2

du 1 er août 2016 au 29 septembre

2016 au Musée public national d'art

moderne et contemporain d'Alger (MaMa) à Alger. Une exposition de plus d'une centaine d'œuvres d’Issiakhem, Mokrani, Ali Khodja, Bellakh, Hakkar, Bouzid, Khadda, Ould Mohand, Zoubir, Chegrane, Hioun, Guita, Medjeber, Yahiaoui. Toutes les œuvres exposées ont été offertes par des artistes et autres donateurs. Le MaMa est

ouvert tous les jours sauf le vendredi.

n Exposition Voyage à travers le Zelij

- Les carreaux de faïences du 18 mai au 30 septembre 2016 au Musée national des antiquités (Alger).

n Exposition de l’artiste

peintre Abdellah Belhaimer à la galerie Ezzou’art sous le thème Acte de la vie quotidienne jusqu’à

aujourd’hui.

n Exposition-vente de l’artiste

peintre Khelifa Sultane Hakim à

l’hôtel Sofitel d’Alger jusqu’au 5 septembre.

n Exposition sonore Du maqam à la

nouba : tous les jours à partir de 13h au palais de la culture Moufdi-

Zakaria, les Annassers à Alger, et ce, jusqu’au 17 septembre 2016.

n Exposition collective d’artisanat au

centre culturel Mustapha-Kateb, 5, rue Didouche-Mourad, Alger,

jusqu’au 5 septembre.

14

L’internationale

Jeudi 25 août 2016

LIBERTE

L’INTERDICTION DU BURKINI SUR LES PLAGES CONTINUE D’ALIMENTER LA POLÉMIQUE

France : soutien des uns, peur des autres

“Dans la situation difficile et critique que vit la France au lendemain des attentats tragiques qui ont profondément touché le pays, le CFCM en appelle à la sagesse et à la responsabilité de chacun.”

L es interdictions du burkini sur certaines plages françaises ne doi- vent pas conduire à des “stigma- tisations”, a estimé, hier, le mi- nistre de l'Intérieur et des Cultes, Bernard Cazeneuve, alors que la

publication de photos d'un contrôle de poli- ce a relancé le débat sur cette mesure contro- versée. “La mise en œuvre de la laïcité et la pos- sibilité de prendre ces arrêtés ne doivent pas conduire à des stigmatisations ou à l'antago- nisation des Français, les uns contre les autres”, a déclaré le ministre à l'issue d'une rencontre avec le président du Conseil français du cul- te musulman (CFCM), Anouar Kbibech, qui, face à l'inquiétude dans sa communauté, avait sollicité une audience “en urgence”. Le CFCM avait affiché, dans un communiqué rendu pu- blic, quelques heures auparavant, son in- quiétude devant “la tournure prise par le dé- bat public” autour de l'interdiction du burki- ni dans plusieurs villes du littoral. “Devant la peur grandissante de la stigmatisation des musulmans de France”, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a sollicité “une au- dience d'urgence” avec le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait annoncé son pré- sident, Anouar Kbibech, dans ce communiqué. “Dans la situation difficile et critique que vit la France au lendemain des attentats tragiques qui

ont profondément touché le pays, le CFCM en appelle à la sagesse et à la responsabilité de cha- cun. Aujourd'hui, nous avons plus besoin d'actes d'apaisement et de tolérance”, écrit M. Kbibech. Une vingtaine de communes fran- çaises, surtout sur la Côte-d'Azur (Sud-Est), ont pris cet été des arrêtés pour interdire aux femmes de se rendre à la plage avec une tenue “manifestant de manière ostentatoire une ap- partenance religieuse” ou non “respectueuse de la laïcité”. Ces arrêtés dit “anti-burkini” (contraction de burqa et bikini) ont suscité une vive polémique dans le pays et à l'étranger. Le CFCM regrette notamment dans son com-

muniqué qu'une femme ait été verbalisée à Cannes (Sud-Est) “alors qu'elle portait un simple foulard en accompagnant juste ses en- fants”. Cette mère de famille de 34 ans, qui a, par ailleurs, été invectivée par des passants au moment de son contrôle selon un témoin, a annoncé, mardi, vouloir contester le PV qui lui a été dressé. Le Parti socialiste a publié un communiqué dans lequel il affirmait avoir “pris connaissance, avec stupéfaction, de la décision de la police mu- nicipale de Cannes, de verbaliser une femme portant un simple foulard sur une plage”. Alors que le Premier ministre socialiste, Ma-

nuel Valls, affirme soutenir ces maires dans leur décision d’interdire le port du burkini sur les plages relevant de leurs circonscriptions, son parti reste prudent quant à cette polémique qui a pris une dimension internationale. Le Conseil d'État, plus haute juridiction admi- nistrative française, se penchera aujourd’hui sur la légalité de ces interdictions. La France, où vit la plus importante communauté mu- sulmane d'Europe (5 millions de personnes), interdit le voile musulman à l'école depuis 2004 et le voile intégral dans l'espace public depuis

2011.

LYÈS MENACER/AGENCES

Burkini, voile, niqab : ce que dit la loi en France

n Pas de burkini sur certaines plages, pas de voile à l'école, pas de niqab dans la rue et des incertitudes sur le foulard en entreprise : le droit en France impose diverses restrictions au port de vêtements religieux. La France a été le premier pays européen à interdire le voile inté- gral (burqa, niqab), avec une loi de 2010 qui interdit “la dissimulation du visage dans l'espace public (rues, mais aussi commerces, transports, mairies etc.)”. Validée par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) en 2014, la loi prévoit jusqu'à 150 euros d'amende en cas d'in- fraction. En cinq ans d'application, un peu plus de 1 500 verbalisations ont été recensées. Les élèves des établissements scolaires publics ne peuvent, par ailleurs, arborer ni signes ou tenues manifestant “ostensiblement une appartenance religieuse”, ce qui inclut aussi les croix ou les kippas, en vertu d'une loi de 2004. La laïcité de l'enseignement public est inscrite dans la Constitution, le texte doté de la plus gran- de autorité dans le droit français. Plus fondamentalement, la laïcité de l'État français a été consacrée par une loi de 1905, qui lie ce prin- cipe au respect de la liberté religieuse. L'interdiction du port du voile ne concerne pas l'université, mais la question fait régulièrement dé- bat. “Il faudrait le faire”, a estimé, en juillet, le Premier ministre Manuel Valls. Dans la Fonction publique, la loi oblige les agents à respecter “une stricte neutralité”, mais la question du port du voile dans les entreprises n'est pas tranchée sur le plan juridique. Rien ne l'interdit, en principe, au nom de la liberté religieuse. Certains employeurs s'y opposent toutefois, en particulier lorsque cela nuit à leur activité com- merciale. Une ingénieure voilée, qui refusait d'enlever son foulard malgré les protestations d'un client, a ainsi été licenciée pour faute gra- ve. Une affaire désormais soumise à l'avis de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), basée à Luxembourg.

AFP

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à l'avis de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), basée à Luxembourg. A F

AF

LIBERTE

Jeudi 25 août 2016

L’internationale

15

INTERVENTION TURQUE EN SYRIE SOUS-PRÉTEXTE DE LUTTER CONTRE LE TERRORISME

Daech : un alibi pour mater les Kurdes

Après avoir été longtemps complaisant avec les membres de l’autoproclamé État islamique, Ankara découvre soudainement le danger de cette organisation terroriste. Il s’en sert pour justifier une guerre souterraine contre les Kurdes syriens.

D. R.
D. R.

A nkara est entré en guerre en Syrie depuis hier, en envoyant ses blin- dés, soutenus par des avions de chasse, à Jarablos, région fronta- lière syrienne avec la Turquie. Cette opération appelée “Bouclier

de l’Euphrate” est appuyée par ses alliés de l’Otan, regroupés au sein de ce qui est commu- nément appelé “coalition internationale antiji- hadiste”. Officiellement, l’intervention turque en Syrie vise à “mettre un terme” au danger que représente Daech sur la Turquie, après une série d’attentats dans le sud du pays et à Istanbul qui ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. “Depuis 4h (1h GMT), notre armée a lan- cé une opération contre les groupes terroristes Dae- ch et le PYD (Parti de l'union démocratique - kur- de) qui menacent notre pays dans le nord de la Sy- rie”, a déclaré M. Erdogan. “La Turquie ne tolérera aucun fait accompli en Sy- rie”, a encore dit le chef de l'État dans un discours à Ankara, en référence justement aux Kurdes qui défendent leur territoire aussi bien contre Dae-

L’armée turque a lancé une opération contre le groupe terroriste Daech en Syrie.

ch que contre la branche syrienne d’Al-Qaïda, le Front al-Nosra. Après avoir été à l’écart du conflit opposant le régime de Damas à son op- position politico-armée dite modérée, les Kurdes syriens ont fini par entrer, eux aussi, en guerre pour défendre leur fief, situé à la frontière avec la Turquie. L’enlisement du conflit syrien et le risque d’une scission du pays ont fait naître chez les Kurdes le projet de création d’un pays à eux, une idée loin de plaire au régime turc, lui aus- si en guerre depuis des décennies avec “ses” Kurdes dans le sud-est de la Turquie. La peur de voir un grand État kurde, rassemblant les Kurdes syrien, irakien et turc, oblige aujour- d’hui Ankara à s’impliquer davantage dans le guerre antiterroriste en Syrie, pour empêcher les forces du PYD syrien de prendre le contrôle de Jarablos. “La Turquie dans le bourbier syrien, sera vaincue comme Daech”, a dénoncé Saleh Muslim, le coprésident du PYD, sur son compte Twitter. “Après le départ d'Ahmet Davutoglu (ancien Pre- mier ministre), l'architecte de la politique étran- gère turque cette dernière décennie, Ankara a re-

calibré sa politique syrienne en empêchant l'avan- cée du PYD kurde”, a estimé Soner Cagaptay, ana- lyste pour la Turquie au Washington Institute, in- terrogé par l’AFP. Damas a aussi dénoncé l’opé- ration de l’armée turque en Syrie. “La Syrie confirme que la lutte antiterroriste sur le territoi- re syrien de la part de n’importe quelle partie doit avoir lieu à travers la coordination avec le gou- vernement et l’armée arabe syrienne qui mène la bataille contre le terrorisme depuis plus de cinq ans”, a réagi le gouvernement syrien sur l’agen- ce de presse officielle Sana. “La Syrie veut mettre un terme à cette agression et appelle les Nations unies à exécuter les résolu- tions relatives au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États”, a dénoncé Damas. Dans une autre réaction, via un communiqué de son ministère des Affaires étrangères, Damas a es- timé que “la lutte contre le terrorisme ne consis- te pas à chasser l'EI et à mettre à sa place des or- ganisations terroristes appuyées par la Turquie”, en référence à l’opposition armée.

LYÈS MENACER

HARCÈLEMENT SYSTÉMATIQUE ET ARRESTATION ARBITRAIRE DES MILITANTS POLITIQUES

Bahreïn : les Al-Khalifa continuent leur répression anti-chiite

L e Bahreïn poursuit sa purge au sein de son opposition poli- tique, issue de la communau-

té chiite (majoritaire), dans le silen- ce de la communauté internationa-

le, a révélé l’ONG internationale Human Rights Watch. Au moment où des voix, de plus en plus insis- tantes, tentent de présenter l’inter- diction du port du burkini en Fran- ce comme un drame humanitaire, les chefs religieux chiites sont victimes d’une campagne systématique de harcèlement dans leur propre pays, le Bahreïn, a dénoncé HRW dans un communiqué. “Les autorités bah- reïnies ciblent les religieux chiites dans une campagne systématique de harcèlement qui viole leurs droits à la liberté de réunion et d'expression,

et à la liberté religieuse”, lit-on sur le site de l’ONG. “Le 18 août, 2016, un tribunal de Bahreïn a condamné le cheikh Ali Humaidan de rassem- blement illégal et l'a condamné à un an de prison pour sa participation à des rassemblements pacifiques dans le village de Diraz extérieur de la mai- son du chef spirituel d'un groupe d'opposition, qui a été arbitraire- ment dépouillé de sa citoyenneté en juin”, a ajouté le communiqué, pré- cisant que “Human Rights Watch a parlé à quatre religieux chiites qui ont dit que les autorités les ont accusés de rassemblement illégal après leur par- ticipation à la manifestation et trois autres qui ont dit qu'ils ont été in- terrogés”. Joe Stork, directeur adjoint du Moyen-Orient à HRW a déclaré

que “maintenant que les autorités bahreïnies ont commencé à manquer de défenseurs des droits humains et militants politiques qu’elles ont jetés en prison ou forcés au silence ou à l'exil, ils s’en prennent aux chefs re- ligieux de la communauté chiite”. Et d’ajouter : “Le Bahreïn semble déli- bérément et témérairement attiser les flammes du sectarisme, tout en pla- çant simultanément les voix modérées hors jeu.” La cavale des autorités di- rigées par la famille des Al-Khalifa, de confession sunnite et minoritai- re dans le pays, est soutenue par l’Arabie saoudite, avec la complici- té de leurs alliés occidentaux. Pas moins de 56 religieux chiites ont été ciblés par des accusations non fon- dées depuis juin, selon HRW. Le par-

ti chiite Al-Wifaq a été dissous et son

leader Cheikh Isa Qasim a été déchu

de sa nationalité en juin, condamné

à neuf ans de prison, dans un procès injuste et inéquitable.

“Ces poursuites et interrogatoires des chefs religieux sont la dernière éta- pe d'une campagne systématique vi- sant à faire taire la contestation (po- litique et sociale, ndlr) au Bahreïn”,

a déclaré Stork. “Mais pour cibler les

chefs religieux de la communauté chiite à un moment où la région est confrontée à la violence sectaire est une tactique dangereuse et irrespon- sable que des États-Unis et au Royau- me-Uni les alliés de Bahreïn, en par- ticulier, devraient condamner avec force”, a-t-il conclu.

L. M.

PROCLAMATION DE LA RÉGION FRONTALIÈRE SUD COMME UNE ZONE-TAMPON

Tunisie : Essebsi prolonge la décision d’un an

n La Tunisie a prolongé d’un an sa

décision de proclamer la région frontalière au sud comme “zone- tampon”, en raison du risque terroriste en provenance de la Libye voisine, en guerre contre l’autoproclamé État islamique (Daech), a indiqué un communiqué repris par les médias tunisiens. “Un décret présidentiel, publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT), annonce la prolongation d'une zone tampon frontalière au sud tunisien, pour une année supplémentaire à compter du 29 août courant”, lit-on sur la presse locale. “La décision de prolongation a été prise après consultation du chef du gouvernement et du président de l'ARP (Assemblée nationale).” Soumis à une forte pression terroriste, après les attentats qui ont visé Tunis et Sousse, en l’espace de trois mois, la Tunisie a décidé d’accentuer sa surveillance à sa frontière sud avec la Libye, d’où se sont infiltrés les membres de Daech, pour une tentative avortée de prendre le contrôle de la ville de Ben Guerdane en mars dernier. À noter, par ailleurs, qu’un militaire a été blessé hier après un accrochage avec les terroristes dans la région de Kef (nord), lors d’une opération de ratissage, ont rapporté les journaux tunisiens en ligne.

L. M.

DESTRUCTION DES MAUSOLÉES DE TOMBOUCTOU

CPI : 9 à 11 ans requis à l’encontre du terroriste malien

n L'accusation a officiellement

requis hier une peine allant de neuf à onze ans de prison à l'encontre du “terroriste malien” jugé par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye pour avoir détruit des mausolées à Tombouctou (nord du Mali), lors du troisième jour de ce procès historique. “Aujourd'hui, après deux jours d'audience et presque à la fin de ce procès, l'accusation requiert que la chambre veuille bien prononcer une peine qui reste dans cette fourchette de neuf à onze ans d'emprisonnement”, a déclaré Gilles Dutertre, représentant de la procureure. Accusation et défense avaient annoncé à l'ouverture du procès lundi qu'Ahmad al-Faqi al-Mahdi s'engageait à ne pas faire appel si la condamnation est équivalente à la peine requise. Cet accord ne lie pas

les juges qui peuvent décider d'une peine allant jusqu'à trente ans de détention. L'accusé avait plaidé

coupable lundi de la destruction en juin et juillet 2012 de neuf des mausolées et de la porte de la mosquée Sidi-Yahia, monuments classés au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Cette peine reflète un “équilibre juste et appréciable entre l'effet dissuasif

qu'elle doit avoir et l'attitude” de l'accusé, selon M. Dutertre. M. Mahdi a planifié l'opération de destruction des monuments menée du Nord vers le Sud de la ville de Tombouctou. Il a fourni outils et nourriture et a décidé d'utiliser un bulldozer pour raser les deux derniers mausolées, d'après l'accusation.

R. I./AGENCES

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Jeudi 25 août 2016

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LIBERTE

Jeudi 25 août 2016

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17

40 e jour Triste et cruel fut ce jour du 26/07/2016 quand nous a quittés
40
e jour
Triste et cruel fut
ce jour du
26/07/2016 quand
nous a quittés à
jamais l’irrempla-
çable, cher et
regretté
BEN ABDESLAM
ABDELLAZIZ
Allah Yerahmou. Tu nous as laissé un vide
immense, mais nous garderons pour toujours
l’image d’un mari et d’un père aimant, géné-
reux et plein de bonté. Repose en paix, cher
papa, que Dieu t’accueille en Son Vaste
Paradis. Tu demeureras toujours vivant dans
nos cœurs. A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons.
Ton épouse et tes enfants qui t’aiment.
BR9135
Pensée Il était écrit que tu nous quittes un fati- dique 26 août 2014. Après
Pensée
Il était écrit que tu nous quittes un fati-
dique 26 août 2014. Après toute une
vie entourée de tes enfants, un principe
sur lequel tu as bâti ton existence en
dépit de toutes les péripéties, le destin
a voulu qu’un jour, tu te sépares d’eux
à jamais. Tu nous as voulu tous, sem-
piternellement, dans ton giron, à tes côtés, près de toi, mais
hélas la mort est venue briser ton rêve que tu as tant caressé.
Chère mère, aujourd’hui, deux ans après ta tragique disparition,
nous sentons encore ton auguste présence. Ton âme pure et
blanchie hante encore tous les coins et recoins de la mythique
maison, où tu as fondé ta propre famille.
Ton légendaire sourire continue à nous abreuver en valeurs
humaines et trace pour nous la voie de la magnanimité, de la
bravoure et de la fraternité. De notre union, tu as fais ta raison
d’être, un objectif que tu as réalisé avec brio.
M me
KHRIS TASSADIT
tu es partie avec le sentiment du devoir accompli qui rassemble
tous les gros sacrifices que tu as consentis pour nous. Nous ne
saurions te rendre la pareille, certes, mais nous te promettons,
“ayi” de rester unis, de suivre tes précieux conseils et de par-
courir le chemin que tu nous as jalonné pour qu’un jour nous
nous retrouverions tous, incha’Allah au paradis
Que le Bon
G Dieu t’accorde Sa Sainte Miséricorde.
Pensée
À la douce mémoire
de notre cher papa
BOUDJADI LYÈS
Aujourd’hui, le 25
août 2016, voilà
déjà 8 ans, que tu as
pris le chemin du
non-retour, on ne
réalise toujours pas. Tu n’es plus là où tu étais,
mais tu es partout où l’on est. Tu resteras tou-
jours dans nos mémoires un papa charmant,
accueillant, chaleureux et disponible pour toute
la famille. Toute la famille Boudjadi, en particu-
lier ses trois filles (Cyria, Amira et Chara), son
épouse, ses parents, ses frères et sœurs, la famille
Hammoum et ses amis demandent à tous ceux et
celles qui l’ont connu d’avoir une pieuse pensée
à sa mémoire et de prier pour lui.
Allah yerahmek y papa laâziz.
BJ - BR3303
Pensée Cela fait déjà 2 années, le 25/08/2014, que nous as quittés notre chère mère
Pensée
Cela fait déjà 2
années, le 25/08/2014,
que nous as quittés
notre chère mère
MME BELAZOUZ NÉE
BEDDEK SMINA
Ce jour-là restera
pour nous une
empreinte du destin.
Rien ne peut égaler ta
présence très chère
maman. On dit toujours qu’avec le temps les souf-
frances s’estompent, mais la douleur est toujours
aussi vive dans ce monde cruel et sans couleurs. La
vie n’a plus la même saveur sans toi. Seule la foi
nous aide à supporter le vide que tu as laissé dans nos
vies. Nous prions Dieu Tout-Puissant de t’accorder Sa
Sainte Miséricorde et de t’accueillir en Son Vaste
Paradis. Une pensée est demandée à sa mémoire par
tous ceux qui l’ont connue. Repose en paix maman.
Tes fils, tes beaux-fils et tes petits-enfants.
TO - BR22975
Pensée Dixième anniversai- re du décès de SENANI AMAR Le 25 août 2006, un vendredi
Pensée
Dixième anniversai-
re du décès de
SENANI AMAR
Le 25 août 2006, un
vendredi date que
nul ne pourra effa-
cer. Désormais cela
fait 10 ans que tu
nous as quittés à
jamais. On ne cesse
de penser à toi, d’évoquer tes belles paroles, tes
actes, ta générosité, ta bonté, ton beau sourire. Tu
resteras toujours un père, un grand-père et un
beau-père exemplaire. Tu demeureras toujours
vivant dans nos cœurs et nos mémoires. Tes filles,
ton fils, tes petits-fils, tes gendres demandent à
tous ceux qui t’ont connu d’avoir une pieuse pen-
sée à ta mémoire. Repose en paix très cher papa.
Ta fille Ouiza et son mari Karim.
TO - BR22978
Pensée Cela fait 23 ans que nous a quit- tés à jamais notre cher et
Pensée
Cela fait 23 ans
que nous a quit-
tés
à
jamais
notre
cher
et
regretté
père
SAÏDI
DJAFFAR,
limonadier
à
Rouiba, laissant
derrière
lui
un
immense
vide.
Tu
resteras
un
un
homme exceptionnel de bonté, de généro-
sité et de courage.
Nous demanderons à tous ceux qui l’ont
connu et aimé d’avoir une pieuse pensée
à sa mémoire. Puisse Dieu l’accueillir en
modèle
et
Son Vaste Paradis.
Allah Yarahmak ya papa.
F.817

SOS

Père de 4 enfants au chômage et sans ressources lance un appel pour lui venir en aide finan- cièrement pour sauver sa famille. Sa femme a un cancer et sa fille de 7 ans est atteinte d’une grave anémie et ne pèse que16 kg. Sa mère, à force d’être malheureuse, a perdu la vue et

nécessite elle aussi une intervention. Il a frappé à toutes les portes, en vain. Il s’adresse aux

autorités concernées pour lui trouver des solutions à ses nombreux problèmes.

A toute âme

charitable, venez-lui en aide. Tél. : 0775 87 17 34

la hawla wala kouata illa billah

Carnet

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Décès

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Les familles Lazizi et Maktour, parents et alliés, ont l’immense douleur de faire part du décès, survenu hier, mercredi 24 août, de M me V ve Lazizi Saïd, née Maktour Khedoudja. La levée du corps se fera du domicile mortuaire aujourd’hui, jeudi 25 août 2016, à 12h. L’enterrement aura lieu au cimetière de M’douha, Tizi Ouzou.

aujourd’hui, jeudi 25 août 2016, à 12h. L’enterrement aura lieu au cimetière de M’douha, Tizi Ouzou.
F.814
F.814

D. R.

18

Sport

Jeudi 25 mai 2016

LIBERTE

AL-ITTIFAK (ARABIE SAOUDITE)

Le contrat de Khelili résilié

n Le club d'Al Ittifak,

pensionnaire de la première division de football en Arabie Saoudite, a annoncé hier avoir résilié le contrat de son joueur algérien, Sofiane Khelili, un mois seulement après son arrivée au club. Le défenseur axial, qui jouait la saison passée au CR Belouizdad “n'a pas donné satisfaction”, a précisé la cellule de communication de la formation saoudienne. Khelili (26 ans) s'était engagé en juillet dernier avec Al-Ittifak pour un contrat de trois ans. Il était le deuxième joueur algérien à rejoindre cet été le championnat saoudien après Djamel Benlamri, qui a opté pour Echabab en provenance de l'ES Sétif.

TRANSFERT

Arsenal disposé à mettre 30 millions pour Slimani

n Arsenal (Premier League

anglaise de football) serait disposé à débourser 30 millions d'euros pour s'attacher les services de l'attaquant international algérien du Sporting Lisbonne (Div.1 portugaise) Islam Slimani, a annoncé hier le quotidien

sportif A Bola. Le club londonien

a dépêché un émissaire pour

“recueillir des informations” sur

le joueur algérien lors du

dernier match du championnat sur le terrain de Paços Ferreira (victoire 1-0) disputé samedi dernier, dans le cadre de la 2 e journée de la Liga Nos, ajoute la même source. Les dirigeants anglais seraient ainsi prêts à débourser les 30 millions d'euros, exigés par la direction du Sporting, représentant la clause libératoire du buteur des Verts. Même si son contrat avec le club lisboète court encore jusqu'en 2019, Slimani (28 ans) a émis le vœu de changer d'air, selon la presse portugaise, révélant qu'il était convoité par quelques clubs anglais. Le meilleur buteur en activité de la sélection algérienne (23 buts) devrait, sauf rebondissement de dernière minute, quitter le club de Lisbonne qu'il avait rejoint en 2013 en provenance du CR Belouizdad.

SOLIDARITÉ

Skikda remporte le tournoi “Kafil El-Yatim”

n Une belle et louable initiative

prise par l'association Kafil El- Yatim qui a organisé un tournoi de football à la salle Hocine Chaâlane de Blida, les jeunes de Skikda (U15) ont remporté la coupe face à son homologue de Ghardaïa par 3 buts à un, lors de la finale devant un parterre de jeunots. Des ex-internationaux ont été invités pour l’occasion, à l’image de Abdelkader Horr, Mahmoud Guendouz, Abderaouf Zarabi, Fodil Megharia et bien d’autres qui ont de leur côté animé un match-gala en solidarité avec les orphelins, un geste fort apprécié par les participants et le public présent. En marge de cette finale, les organisateurs ont initié une tombola avec le soutien du sponsor officiel de l’événement, Condor, à l’occasion de laquelle des tablettes ont été distribuées aux lauréats.

R. A.

DEMI-FINALE DE LA COUPE DE LA CAF

Le MOB hérite du FUS Rabat

L e MO Béjaïa, l’unique représentant algérien dans les compétitions continentales qui a arra- ché avant-hier sa qualifi- cation pour les demi-fi-

nales de la Coupe de la CAF en bat- tant les Ghanéens de Medeama SC (1 - 0), affrontera le club marocain de FUS Rabat qui a terminé premier du groupe B dans le dernier carré de cet- te compétition. La première manche aura lieu au sta- de de l’Unité Maghrébine de Béjaïa le 16, 17 ou 18 septembre prochain alors que le match retour est pro- grammé pour le 23, 24 ou le 25 du même mois dans le fief du Feth, à Hay Nahda de Rabat. Dans l’autre demi- finale, le Tout Puissant Mazembe affrontera dans le dernier carré le re- présentant tunisien de l’Étoile du Sahel. Des demi-finales ouvertes à tous les pronostics sauf peut-être

pour les Congolais du TPM, rodés à ce genre de compétitions, qui partent certes légèrement favoris pour animer la finale mais, attention, les parte- naires de l’international algérien Baghdad Bounedjah n’ont pas enco- re dit leur dernier mot. De même pour les hommes du coa- ch Nasser Sandjak qui viennent de

réaliser une performance historique et inédite à la fois peut-être dans les

annales de la deuxième compétition interclubs du continent en se hissant en demi-finale de la Coupe de la CAF pour leur première participation. “On y a cru jusqu'au bout, et on a été récompensés pour les efforts déployés.

R eportée vingt-quatre heures auparavant en raison d’un manque pénalisant de quo-

rum, l’assemblée générale élective du club sportif amateur, tenue mardi en fin de journée à la maison de jeunes de la rue Mireauchaux, a plé- biscité Tayeb Mehiaoui pour un autre mandat olympique. Avec 58 voix, le dernier nommé a confirmé l’avance prise dans les cou- lisses sur son rival et unique autre can- didat, Benyoucef Boutkhil, qui n’en a récolté que 39. L’autre élection du jour a découlé de l’élection d’un nouveau bureau qui compte en son sein Benmimoun, Ke- chra, Rouane Serik, Chergui, Tab,

Bouziane et Bensenouci. Figure connue de l’AG, le handballeur Nacereddine Bessedjrari a, ainsi, été puni par ses pairs qui n’en veulent plus. Sonné par un tel désaveu, le

qui n’en veulent plus. Sonné par un tel désaveu, le La détermination avec laquelle mes joueurs

La détermination avec laquelle mes joueurs abordent leurs matchs dans cette compétition me rend optimiste quant à nos chances d'aller en finale”, a déclaré le président du MO Béjaïa,