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COLLOQUE D’AKFADOU

Quelles leçons faut-il tirer des assises de la Soummam ? P.2

CHAMPIONNAT DE LIGUE 1 MOBILIS : NAHD O - JSK 1 Mebarki offre la victoire
CHAMPIONNAT DE LIGUE 1 MOBILIS : NAHD O - JSK 1
Mebarki offre la
victoire aux Kabyles P.19
D. R.

TAMANRASSET

Grogne chez les commerçants de Tafsit P.6

R. TAMANRASSET Grogne chez les commerçants de Tafsit P.6 LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

REPÊCHÉ EN MAI APRÈS UNE DISPARITION DE SIX MOIS DANS LES EAUX DU FLEUVE SAINT-LAURENT

Le corps du chauffeur de taxi Belkacem Silakhal identifié

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QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7319 VENDREDI 26 - SAMEDI 27 AOÛT 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

AVANT-PROJET DE LA LOI DE FINANCES 2017 Le gouvernement envisage de nouvelles taxes P.3 ILS
AVANT-PROJET DE LA LOI DE FINANCES 2017
Le gouvernement
envisage de nouvelles
taxes P.3
ILS N’ONT PAS TENU LEURS ENGAGEMENTS DE JUIN 2016
Emprunt obligataire : Haddad presse les membres du FCE
Yahia/Liberté
: Haddad presse les membres du FCE Yahia/Liberté LEVÉE DE BOUCLIERS DU COURANT ISLAMISTE CONTRE LA

LEVÉE DE BOUCLIERS DU COURANT ISLAMISTE CONTRE LA MINISTRE DE L’ÉDUCATION

Yahia/Archives Liberté
Yahia/Archives Liberté

La réplique politique de Benghabrit P.4

Liberté La réplique politique de Benghabrit P.4 LIMOGEAGE DU DTP DE BÉJAÏA Une décision controversée P

LIMOGEAGE DU DTP DE BÉJAÏA

Une décision controversée P.6

DU DTP DE BÉJAÏA Une décision controversée P . 6 DANS UN COMMMUNIQUÉ RENDU PUBLIC HIER

DANS UN COMMMUNIQUÉ RENDU PUBLIC HIER

Les avocats de l’ancien P-DG de la Cnan officialisent leur retrait P.4

LE MINISTRE DU TOURISME L’A RÉVÉLÉ CE JEUDI

Parc Dounia :

“L’attribution des terrains est illégale”

P.7

Dossier
Dossier

LE CONSEIL D’ÉTAT INVALIDE L’ARRÊTÉ DE LA COMMUNE DE VILLENEUVE-LOUBET

France : la justice annule l’interdiction du burkini

P.8/9

D. R.
D. R.

LES VACANCES S’ACHÈVENT

L’affluence était-elle au rendez-vous à Béjaïa ? P.12

du burkini P.8/9 D. R. LES VACANCES S’ACHÈVENT L’affluence était-elle au rendez-vous à Béjaïa ? P.12

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L’actualité en question

Vendredi 26 - Samedi 27 août 2016

LIBERTE

COLLOQUE D’AKFADOU

Quelles leçons faut-il tirer des assises de la Soummam ?

Aux côtés des chercheurs et universitaires algériens et français, il y avait beaucoup de personnalités dont des anciens maquisards, des élus locaux et nationaux, des militants politiques et associatifs, des membres des organisations des moudjahidine et fils de chahids, mais aussi de simples citoyens dont des femmes et beaucoup de jeunes.

D. R.
D. R.

L e centre culturel d’Akfadou était plein à craquer hier et avant- hier. Et pour cause : la commune d’Akfadou organise en partena- riat avec l’Assemblée populaire de wilaya, l’association Forcem (Fo-

rum de solidarité euroméditerranéenne) de Lyon et Med Action d’Akbou, un colloque sur les assises du Congrès de la Soummam. Le thème choisi : “60 ans après, quelles le- çons ?” Ce qui a fait dire à l’un des principaux organisateurs, Tahar Khalfoune, docteur en droit public, “votre présence témoigne de l’in- térêt que vous portez à la Révolution, au Congrès de la Soummam et à ce rendez- vous”. En effet, aux côtés des chercheurs et univer- sitaires algériens et français, il y avait beau- coup de personnalités dont des anciens ma- quisards à l’instar de Si Rachid Adjaoud et Si Meziane Asselate — le premier a dactylogra- phié en plusieurs exemplaires une partie des résolutions de la Soummam, il a remis en outre au secrétariat du colloque le procès-ver- bal de la dernière réunion, présidée par le co- lonel Amirouche ; le deuxième a servi sous les ordres de nombreux dirigeants de la Révolu- tion et était chargé notamment de l’escorte du révolutionnaire Che Guevara quand il a vi- sité l’Akfadou, le poste de commandement de la Wilaya III : photo à l’appui —, des élus, lo- caux et nationaux, des militants politiques et associatifs, des membres des organisations des

moudjahidine et fils de chahids, mais aussi de simples citoyens dont des femmes et beaucoup de jeunes. L’une des chevilles ouvrières de cette ren- contre scientifique, qui s’est déroulée en pré- sence des anciens maquisards, qui avaient as- suré la sécurité des congressistes de la Soum- mam, Dalila Aït El-Djoudi, historienne, a été très émue d’intervenir dans un lieu de mémoi- re, Akfadou en l’occurrence et sur un sujet aussi important que les assises de la Soum- mam. Et comme il s’agit, indiquera-t-elle, du

Le musée du Congrès de la Soummam, à Ighzer Amokrane, Béjaïa.

“seul hommage national”. Forcément, elle de- vait être présente soixante ans après leurs te- nues. Mais l’oratrice n’a pas manqué de dé- cocher une flèche en direction de ceux, qui ont voulu faire dans la récupération politique. “J’ai pensé que c’est le peuple qui allait se ras- sembler à Ifri Ouzellaguen. On a assisté à un meeting politique. J’ai pensé que l’hommage national allait être rendu à tous. Allusion à tous les acteurs de la Révolution. Malheureu- sement, il n’y avait que le portrait d’Aït Ah- med, qui avait été accroché par un parti po- litique dont je tairai le nom.” Une fois la parenthèse refermée, l’auteur de La guerre d’Algérie vue par l’ALN (1954-1962) :

l’armée française sous le regard des combat- tants algériens, paru en 2007 à Paris aux édi- tions Autrement, a expliqué que leurs ambi- tions est de comprendre comment dans un contexte difficile des premières années de la guerre, marquée par l’absence aussi bien d’une organisation armée, structurée et concertée que de vision et de stratégie poli- tique, “les concepteurs du Congrès ont-ils réussi à mettre en place d’un côté, les structures cohérentes, destinées à soutenir la dynamique populaire. Et de l’autre, à dégager une straté- gie politique contractuelle et inclusive de libé- ration du pays dépassant l’étroitesse des cadres politiques partisans traditionnels en donnant corps au mouvement national par l’intégration de nombreux cadres politiques, issus d’horizons politiques divers (centralistes, PCA, ulémas, UDMA, etc.) ?”. Dalila Aït El-Djoudi n’a pas manqué de rap- peler que le Congrès de la Soummam a été tra- versé par des luttes internes, des rivalités entre les différents acteurs et leaders du mouvement national. “Rivalités qui perdurent.” Mais en ce qui la concerne, elle et les historiens, algériens ou français, qui travaillent sur ces questions, elle insiste auprès de l’assistance : “Nous souhaitons avoir un regard critique sur cette question. L’historien ne va pas prendre en compte la mémoire officielle. Mais croiser les

vérités. C’est pour cela que les historiens croi- sent les sources : les mémoires d’anciens com- battants. On a des mémoires conflictuelles. Il faut donc avoir un certain recul. On agit en toute liberté et sans aucun engagement d’un point de vue idéologique. On est là pour dis- cuter, échanger avec vous. L’important est qu’il

y ait des analyses avec le vécu de chacun, la per-

ception de chacun, pour que les débats se dé- roulent convenablement.” Tahar Khalfoune en a profité pour évoquer les absences remarquées de certains historiens, attendus : “Gilbert Meynier s’est excusé ; La- houari Addi ne pouvait être des nôtres pour des raisons personnelles ; Alain Rouchoux n’a pas pu se libérer lui aussi. Quant aux historiens français, présents parmi nous, ils sont connus pour leur engagement ; ils sont les initiateurs de la pétition pour l’abrogation de la loi sur les effets positifs de la colonisation (2005). Ils ont fait preuve de soutien et de solidarité avec le peuple algérien.” Tahar Khalfoune dira aussi que le Congrès de la Soummam a été un véritable exploit. “Ses concepteurs, à leur tête Abane Ramdane, avaient un sens de la perspective historique. On voit combien ils étaient en avance sur leur temps.” D’où leur insistance sur deux prin-

cipes essentiellement : la primauté du politique sur le militaire et de l’intérieur sur l’extérieur. Lesquels principes avaient été remis en cau- se en moins d’une année, regrettera-t-il. Il dira enfin qu’il existe entre l’Algérie et la France, plus qu’une proximité géographique. “Des liens humains, historiques, linguistiques et culturels rapprochent en vérité les deux rives plus qu’elles ne les éloignent. L’objectif de cet- te rencontre étant de contribuer à une meilleu- re connaissance de ce passé commun grâce aux réflexions des intervenants et aux échanges avec

le public.”

Pari réussi. La revue Mémoire, que dirige notre confrère Hocine Smaïli, va publier incessam- ment les actes de ce colloque.

M. OUYOUGOUTE

Gilles Manceron, historien

n “Le Congrès de la Soummam est très

important. Les congressistes, Abane, Ben M’hidi et d’autres, se sont donné le temps de penser à la nation algérienne. C’est une première ébauche. Ils ont élaboré quelque chose de plus précis. Et ils avaient affirmé deux principes notamment : la primauté du politique sur le militaire et de l’intérieur sur l’extérieur. Malheureusement la suite de l’histoire sera marquée par des affrontements, des tensions et des divisions entre les différents acteurs du mouvement sans que l’on prolonge cette réflexion.” À l’instar d’Ali Guenoun du côté algérien, l’historien a tenu à s’écarter des utilisations que font les politiques par rapport à l’histoire. “Lors de ma communication, je vais montrer que, d’une part, la brochure, signée en 1949 du pseudonyme collectif d’Idir El-Watani par trois membres du PPA-MTLD, et d’autre part, les textes, préparés par les délégués du congrès FLN de la Soummam en août 1956, portaient, malgré leur statut très différent, des réflexions importantes sur la définition et la description de la nation algérienne. Or, l’histoire a fait que ces réflexions ont été par la suite dénigrées ou écartées alors qu’elles laissaient entrevoir des perspectives extrêmement riches pour l’avenir de la nation. C’est le cas des juifs d’Algérie, des Berbères. Mais l’affaire du canal de Suez et la crise au Moyen- Orient est venue tout remettre en cause. C’est le cas aussi des Européens, qui auraient pu trouver leur place dans la future Algérie.”

Hamou Amirouche

n “Akfadou, pour moi, est un lieu

emblématique. Et pour deux raisons : c’est le PC du colonel Amirouche avec qui j’ai servi de 1957 à 1958 ; c’est ici aussi que ma vie a basculé. J’ai pu, grâce au colonel Amirouche, faire des études : le lycée et ensuite l’université. Il a été le seul chef militaire à avoir pensé à l’après- Indépendance. Il a mis en place un fonds pour permettre aux jeunes maquisards de faire des études. Il a formé des centaines de cadres. C’est ici aussi que nous avons des hauts et des bas. Littéralement, à partir de 1957, nous avons assisté au début de notre calvaire. Les forces coloniales avaient érigé la ligne Morice et posé quelque 8 millions de mines dont certaines tuent encore. Et le front intérieur avait commencé à se révolter contre l’extérieur.”

Si Meziane Asselate, ancien capitaine de l’ALN

n “Comment avons-nous vécu les assises du

Congrès de la Soummam ? Je peux vous assurer une chose, nous ignorions tout de cette réunion. Notre rôle consistait à assurer la sécurité. Mais nous ignorions que les responsables de la Révolution étaient en conclave. Vous savez, j’ai posé la question au lieutenant Si Hmimi, qui servait sous les ordres du colonel Amirouche. Il ignorait tout du Congrès alors qu’il était le bras droit du premier responsable de la wilaya, Amirouche en l’occurrence”. Et à propos du redoutable colonel, il a évoqué pour nous cette anecdote, qui témoigne, si besoin est, de la personnalité d’Amirouche. Un jour en inspectant un hôpital dans la région de Mezzaia, il s’est rendu compte que les blessés étaient dans un état lamentable. Ils ne mangeaient pas à leur faim. Juste après il est allé rencontrer le responsable : “Vous avez à manger ?” Réponse : “Bien sûr. Un chevreau est en train de rôtir. Tout d’un coup, il se lève et s’empare, lui et ses hommes, de la nourriture et du chevreau qu’ils s’empressèrent d’aller porter aux malheureux blessés. C’est cela Si Amirouche. Vous savez, il lave lui-même ses affaires ; il lui arrive de préparer à manger ou de faire la vaisselle. Vous en connaissez beaucoup de responsables de cette trempe ?”

PROPOS RECUEILLIS PAS M. OUYOUGOUTE

LIBERTE

Vendredi 26 - Samedi 27 août 2016

L’actualité en question

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AVANT-PROJET DE LA LOI DE FINANCES 2017

Le gouvernement envisage de nouvelles taxes

Le gouvernement compte introduire une taxe sur “l’ efficacité énergétique” pour orienter les consommateurs vers des produits moins énergivores.

D e nouvelles taxes sont prévues dans l’avant-projet de la loi de finances 2017, examiné lors de la dernière réunion du

gouvernement, selon une source proche de l’Exécutif. L’avant-projet, indique notre source, institue, entre autres, un régime fiscal assis sur la marge pour les opérations de vente et de livraison de biens meubles d’occasion et assimilés. L’objectif recherché par la mise en place de la taxation de la marge est de contribuer à l’organisation du marché de l’occasion, notamment ce- lui qui concerne les véhicules auto- mobiles, et permettre également aux entreprises concernées de dévelop- per ce segment d’activité afin de ré- duire progressivement le marché particulier des ventes de biens d’oc- casion et d’assurer à l’État des recettes supplémentaires tout en protégeant le consommateur. L’avant-projet de la loi de finances 2017 propose éga- lement d’étendre le régime de la taxation sur la marge des opéra- tions de vente et de livraison de

Yahia Magha/Liberté
Yahia Magha/Liberté

biens meubles d’occasion et assimi- lés à la taxe sur l’activité profes- sionnelle (TAP). “Cette mesure per- mettra l’harmonisation des règles de la TAP et de la TVA”, explique-t-on. Le gouvernement compte introdui-

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal lors de la Foire internationale d’Alger.

re également une taxe sur “l’efficaci- té énergétique” pour orienter les consommateurs vers des produits moins énergivores. Le Premier mi- nistre, Abdelmalek Sellal, avait an- noncé la couleur lors de sa visite des stands d’entreprises de produits élec- troménagers qui ont participé à la 49 e édition de la Foire internationale d’Alger qui s’est tenue du 28 mai au 2 juin derniers. Il avait averti qu’une augmentation des taxes pour les cli- matiseurs énergivores sera intro- duite dans la loi de finances 2017. Cette augmentation des taxes sera ap- pliquée sur les climatiseurs à forte consommation d’énergie, qu’ils

soient importés ou fabriqués locale- ment. L’effondrement des cours du pétrole a mis au jour des vulnérabi- lités présentes de longue date dans une économie excessivement tribu- taire des hydrocarbures. Jusqu’à pré- sent, le choc des cours du pétrole n’a eu qu’un effet limité sur la croissan- ce économique, mais les soldes bud- gétaire et extérieur se sont considé- rablement détériorés. Dans la mesure où le confort budgétaire en Algérie tient beaucoup à la vigueur des re- cettes et en particulier celles tirées de la fiscalité des hydrocarbures, on comprend l’étendue de la menace qui pèse dorénavant sur les comptes

ILS N’ONT PAS TENU LEURS ENGAGEMENTS DE JUIN 2016

Emprunt obligataire :

Haddad presse les membres du FCE

budgétaires nationaux. Face à la di- minution rapide de l’épargne bud- gétaire, le gouvernement est obligé de chercher des ressources, autres que pétrolières, pour financer la crois- sance. On évoque l’augmentation du taux de la TVA, de la taxe inté- rieure de consommation sur les pro- duits tabagiques. Toutes ces taxes, qui certainement vont gonfler les re- cettes ordinaires et combler la bais- se de la fiscalité pétrolière, seront in- suffisantes pour résorber le déficit budgétaire projeté pour l’année pro- chaine. Du coup, le gouvernement est obligé de modifier la loi pour puiser dans le Fonds de régulation des re- cettes qui est déjà à son minimum lé- gal, soit 700 milliards de dinars. Il compte également prolonger d’une année le programme de mise en conformité fiscale. Institué par les dispositions de l’article 43 de la loi de finances complémentaire pour 2015, le programme de conformité fiscale volontaire s’inscrit dans le cadre de la volonté des pouvoirs publics ten- dant à mobiliser les ressources fi- nancières afin de financer les inves- tissements productifs et à encoura- ger davantage les opérateurs écono- miques, ainsi que les citoyens à in- tégrer, graduellement, la sphère for- melle. Cette opération, qui a débuté le 2 août 2015, devait prendre fin le 31 décembre 2016. Mais le gouver- nement veut la prolonger jusqu’à dé- cembre 2017. C’est la preuve que les acteurs de l’informel ont boudé le programme.

M. R.

L Forum des chefs d’entrepri-

peine à faire respecter les en- gagements de ses adhérents,

des entreprises privées, qui avaient, lors du show d’El-Aurassi, le 20 juin dernier, promis de souscrire à l’opération liée à l’emprunt obliga- toire, lors de cette soirée organisée en grande pompe. Ainsi, dans un deuxième message à caractère “ur- gent et important”, adressé, le 18 août 2016, aux entreprises privées, le pré- sident du FCE, Ali Haddad, exhor- te les récalcitrants à respecter leurs engagements en soulignant que “la mobilisation du 28 juin 2006 n’aurait aucun sens si le FCE ne respectait pas ses engagements”. “Pour ceux d’entre vous qui n’ont pas encore concrétisé leurs engagements, je vous exhorte tous à vous rapprocher des banques et des caisses de place- ment et à poursuivre la procédure de souscription à cet emprunt obligataire national qui, je le rappelle, représente le meilleur produit financier sur le marché. C’est une opportunité et un placement sûr et rentable pour votre épargne.” Et le patron du FCE d’ajou- ter : “Votre contribution, même sym- bolique, est primordiale, car il y va de la crédibilité du FCE.” Ali Haddad avertit encore que “la mobilisation du 28 juin n’aurait au- cun sens si nous ne tenions pas nos en- gagements”. Par ailleurs, et selon nos informations, les emprunts mo- bilisés jusqu’ici par de nombreuses

entreprises qui se sont engagées à fai- re des placements pour cette opéra-

e

se

tion, sont en deçà des attentes, voi-

re “insignifiants”, selon un chef d’en- treprise. Ces placements ne repré- senteraient, selon certaines estima- tions, que 3%. D’où la déception du président du FCE pour qui ce rata- ge peut constituer un revers per- sonnel et qui, de ce fait, voit dans cet- te opération un défi à relever pour démontrer la bonne volonté du Fo- rum à contribuer à la relance de la machine économique du pays. “À ce rythme, l’emprunt national pour la croissance risque de ne pas atteindre les objectifs escomptés, et personne ne veut donner de chiffre tellement il est très faible”, ajoute notre interlocu- teur. Et il ajoutera que “la levée de 150 milliards de dinars de souscrip- tions patronales promises au gou- vernement est déjà un échec et le FCE risque d’être ridiculisé en dépit de ses bonnes intentions”, précise-t-il. En appelant les chefs d’entreprise à contribuer “symboliquement”, le pré- sident du FCE revoit les engage- ments à la baisse, et ne cherche plus après le montant pour lequel le Fo- rum s’est engagé, mais juste à gon- fler le nombre d’entreprises partici- pantes pour ne pas perdre sa crédi- bilité, affirme un chef d'entreprise. Pour rappel, et selon nos informa- tions, sur les 800 entreprises du Fo- rum qui avaient promis de partici- per et de souscrire à l’emprunt, seules 380 y ont pris part et seule- ment 280 ont souscrit à cet engage- ment de placement.

M. T.

L’ÉDITO

PAR OUTOUDERT ABROUS

abrousliberte@gmail.com

Quand l’argent vient à manquer

Q uand l’argent vient à manquer, il est normal d’aller le chercher là où il se trouve, surtout quand on sait où se cachent les niches capables d’apporter un peu d’oxygène à une économie en panne depuis qu’el-

La loi de finances

2017

projetterait de révoir à la baisse le minimum légal d’avoir du Fonds de régulation des recettes qui constituait

une épargne.”

le est devenue orpheline de sa ressource première : les hydrocarbures. Il sem- blerait que ce n’est pas le cas si on croit certaines indiscrétions relatives à l’avant-projet de la loi de finances 2017. Incapable ou désarmé pour s’at- taquer à l’informel et aux lobbies qui font la pluie et le beau temps, le gou- vernement semble se contenter d’opérations de petite portée comme quelques taxes, légitimes pour certaines, mais largement insuffisantes pour porter les projets engagés. La loi de finances 2017 projetterait de revoir à la baisse le minimum légal d’avoir du Fonds de régulation des recettes qui constituait une épargne à ne toucher qu’en extrême nécessité. Dans le même registre, le FCE peine à faire tenir les promesses de ses membres qui se sont engagés avec enthousiasme à adhérer à l’emprunt obligataire — même à titre symbolique — lancé par l’État et qui reste loin de ses prévisions. À ce jour, la plupart des entreprises et des établissements financiers sont publics et n’ont consenti à mettre de l’argent dans cet em- prunt que contraints et forcés. En ces temps de dévaluation de la monnaie nationale, les patrons privés préfèrent l’investir pour eux-mêmes plutôt que de jouer les philanthropes, ce qui n’est d’ailleurs pas dans leur nature. Me- naces et remontrances ne feront pas fléchir ces hommes d’affaires auxquels on a promis des facilités dans l’acte d’investir et un climat d’affaires serein à condition qu’ils participent fortement à créer des emplois et booster une croissance en panne pour relancer l’économie et diversifier le tissu industriel. Des promesses lancées, les hommes d’affaires veulent une réelle volonté politique claire et sans ombrage. La rentrée sociale, qui est pour demain avec les “sacrifices” imposés par l’Aïd et les dépenses obligatoires de la rentrée scolaire, sera dure à supporter par le citoyen moyen qui voit, de jour en jour, son pouvoir d’achat s’amenuiser. n

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L’actualité en question

Vendredi 26 - Samedi 27 août 2016

LIBERTE

LEVÉE DE BOUCLIERS DU COURANT ISLAMISTE CONTRE LA MINISTRE DE L’ÉDUCATION

La réplique politique de Benghabrit

La ministre a souligné que toute cette montée de fièvre chez ses détracteurs n’est, au final, qu’un tremplin politique à l’approche d’échéances électorales.

A nimés par des pul- sions idéologiques contre la ministre de l’Éducation nationa- le, M me Nouria Ben- ghabrit, les islamistes

font feu de tout bois pour saborder le projet de réforme de seconde gé- nération de l’école. La raison : ils ac- cusent la ministre de vouloir “dé- naturer” l’école, “la dépersonnaliser”

et “l’acculturer”. Dans sa réplique à l’agitation isla- miste, la ministre n’a pas emprunté mille et un chemins pour battre en brèche “les arguments” avancés par ses pourfendeurs. Lors d’une ren- contre avec les directeurs de l'édu- cation, M me Benghabrit a estimé que toute l’effervescence provoquée par les islamistes autour de son projet de réforme ne connaîtra pas son épi- logue de sitôt et qu’elle s’attend, d’ores et déjà, à “d’autres rumeurs re- mettant en cause le travail accompli par le ministère”. Dans sa réplique politique, la ministre a souligné que toute cette montée de fièvre chez ses détracteurs n’est, au final, qu’un tremplin politique à l’approche d’échéances électorales. L’allusion est faite aux élections législatives de 2017, dans la perspective desquelles, selon la ministre, les islamistes ten- tent “d’instrumentaliser l’école à leurs propres fins”. Réponse cin- glante à un courant qui s’est mis en ordre de bataille dans le but de mo-

D. R.
D. R.

La ministre de l’Éducation Nouria Benghabrit a tenu à répondre à l’agitation islamiste.

biliser ses troupes en perspective des élections. “L'école doit être au-dessus de toute considération”, a encore répliqué la ministre, soulignant que la réforme est “un pari sociétal où notre seule référence est la Constitu- tion et le programme du président de la République”. Sur un autre volet, et en réponse aux rumeurs distillées par les islamistes, la ministre a affirmé

qu'aucune matière ne serait exclue des épreuves du baccalauréat et que les propositions examinées avec les partenaires sociaux seraient sou- mises prochainement au Conseil des ministres, précisant, dans ce sillage, que “la suppression de la matière de l’éducation islamique de l'examen du baccalauréat était in- fondée”. M me Benghabrit a ajouté, par

ailleurs, que “cette question n'a ja- mais été évoquée au ministère”. Elle a précisé que les points examinés

avec les partenaires sociaux concer- nant l'examen du baccalauréat por- taient, notamment, sur “la non-an- nulation d'aucune matière, le mode d'évaluation continue, la réduction des jours d'examen et l'application progressive des propositions”. Concer- nant la deuxième génération des programmes scolaires à adopter à partir de la prochaine rentrée sco- laire, la ministre a démenti tout re- tard dans le contenu qui a été révi- sé en 2009 et dont les objectifs avaient été présentés lors d'un sym- posium tenu en juillet 2015. “Les améliorations apportées aux pro- grammes n'opéreront aucune modi- fication profonde dans le secteur de l'éducation”, a insisté la ministre. Elle a annoncé une réunion avec les partenaires sociaux, cette semaine, pour examiner des questions telles que la rentrée scolaire et le dossier de la retraite. M me Benghabrit a, par ailleurs, précisé que le cours inau- gural de l'année scolaire 2016/2017, prévu le 4 septembre, sera consacré à la dimension humaine de certains héros de la glorieuse guerre de Libération.

MOHAMED MOULOUDJ

LA RENTRÉE EST PRÉVUE LE 4 SEPTEMBRE PROCHAIN

Plus de 8 millions d’élèves sur le chemin de l’école

n Huit millions six cent mille élèves, encadrés par 495 000 enseignants dont 28 000 nouveaux, sont attendus dans les différents établissements scolaires du territoire national pour la rentrée scolaire 2016-2017. Le nombre d'élèves scolarisés dans les trois cycles d'enseignement et le préscolaire est de 8 691 006 élèves, selon les chiffres présentés par le secrétaire général du ministère de l'Éducation. 493 626 élèves sont attendus dans le préscolaire, 4 209 022 dans le primaire, 2 727 160 dans le moyen et 1 261 198 dans le secondaire. S'agissant de l'encadrement pédagogique, 258 403 membres du personnel administratif et 495 000 enseignants, dont 4 878 diplômés des Écoles normales supérieures et 28 075 nouveaux enseignants, seront mobilisés. Quant aux infrastructures, on comptera cette année 26 488 établissements scolaires, dont 146 nouveaux, ainsi que 14 427 cantines scolaires. Au titre de la politique de l'État en matière de solidarité, 9 milliards de dinars ont été consacrés à la prime de scolarité et 6,5 milliards de dinars pour assurer la gratuité du livre scolaire, sachant que 3 millions d'élèves scolarisés bénéficient de la prime et du livre à titre gracieux. À ce titre, 60 800 000 livres sont mis à disposition pour cette nouvelle année scolaire, dont 4 728 000 nouveaux pour la 1 re année primaire, 4 046 000 pour la 2 e année primaire et 8 774 000 pour la 1 re année moyenne. Concernant les manuels scolaires, l'Office national des publications scolaires (ONPS) distribuera à l'occasion de la rentrée scolaire 2016/2017, 50 millions de manuels dont 16 millions de 2 e génération pour les cycles primaire et moyen. Cette quantité serait prise en charge exclusivement par l'office en collaboration avec des opérateurs des secteurs public et privé.

M. M.

TEBBAL RABAH, PRÉSIDENT DE L’ASSOCIATION NATIONALE DES PARENTS D’ÉLÈVES DE BOUIRA, À “LIBERTÉ”

“Benghabrit tente de redresser la barre”

L e président de l’Association nationale des parents d’élèves à l’échelle de la wilaya de Bouira, Tebbal Rabah, s’est exprimé sur la récente sortie médiatique

de la ministre de l’Éducation nationale, M me Nouria Ben- ghabrit. Pour M. Tebbal, “le système éducatif en Algérie a été sacrifié sur l’autel de l’islamisme religieux. M me Ben- ghabrit, à travers ses réformes courageuses, tente de re- dresser la barre”, a-t-il fait savoir. Pour notre interlocu- teur, la ministre de l’Éducation nationale, et en dépit d’une “campagne de dénigrement” et d’attaques “outrancières” de la part des islamo-conservateurs, s’est fixé un cap “am- bitieux”, celui de refonder le système éducatif. “Pour notre association, les rumeurs d’un pseudo-retrait de l’éduca- tion islamique des programmes ne sont qu’une énième at- taque perfide contre M me Benghabrit. Cette dernière œuvre, selon nous, pour réhabiliter les valeurs républicaines, qui doivent être le socle fondateur de l’école algérienne”,

a-t-il signifié. S’agissant de la question des programmes scolaires dits de “seconde génération”, lesquels devraient être mis en place dès cette rentrée, le président du bureau de wilaya de l’Association nationale des parents d’élèves indiquera que c’est “une excellente chose”, dans la mesure où, d’après lui, les programmes actuels ont été “dénatu- rés et vidés de leur substance”. “Nous sommes bien évi- demment pour l’application immédiate de ce programme, car nous estimons qu’il y va de l’avenir de nos enfants”, expliquera-t-il. Pour M. Tebbal, son association et l’en- semble de ces membres, “l’avenir des enfants l’emporte sur les clivages politiques”, qu’il considère comme “le mal absolu”. “Benghabrit combat, à travers ses réformes cou- rageuses, les clivages politiques et idéologues que nous consi- dérons comme étant le mal absolu, dans un secteur miné par l’idéologie fondamentaliste”, a-t-il conclu.

RAMDANE B.

DANS UN COMMUNIQUÉ RENDU PUBLIC HIER

Les avocats de l’ancien P-DG de la Cnan officialisent leur retrait

A près l’avoir annoncé devant le juge du tribunal de Sidi M’hamed, mercredi dernier à l’occasion du troisième procès reporté de leur client, les avocats d’Ali Boum-

bar, ancien P-DG de la compagnie nationale de navigation (Cnan), officialisent leur retrait de la défense de leur mandant. Dans un communiqué rendu public hier, les avocats concer- nés, à savoir M e Miloud Brahimi, M e Djamel Belloula et M e Kha- led Bourayou, ont tenu à expliquer que cette décision “mûre- ment réfléchie”, répond, en partie, au vœu exprimé par leur client. Elle procède, explique-t-il en effet, de “l'intime convic- tion de ses conseils, selon laquelle tous les efforts déployés de- puis son incarcération le 12 mars 2012 n'ont pu aboutir à son élargissement à cause du refus catégorique infligé aux 28 de- mandes de liberté provisoire”. Le collectif de défense désormais

déconstitué, regrette qu’aucune décision de fond ne soit ren-

due lors des trois procès programmés, alors que M. Boumbar purge son 54 e mois de détention préventive. Rien que ça ! “Âgé de 70 ans, et de surcroît atteint de plusieurs maladies, Ali Boum- bar est en train de dépérir en prison”, déplorent les trois avo- cats pour lesquels “les suppléments d'information qui ont sanc- tionné les deux premiers procès sont la preuve flagrante que le dossier est vide”. La demande de deux suppléments d’infor- mation constitue, du reste, selon les mêmes avocats, un fait in- édit dans les annales de la justice algérienne. Confiée au pôle pénal spécialisé, rappellent les avocats dans leur communiqué, l'information judiciaire, qui aura duré près de 30 mois, a “épui- sé toutes les pistes et moyens d'investigation en passant vaine- ment par la tentative de criminalisation des faits et la consom- mation de toutes les voies de recours”. La demande du procu- reur de la République tendant à criminaliser la tristement cé-

lèbre “affaire Boumbar”, avait, faut-il le rappeler, fait l’objet, le 20 novembre 2014, d’un rejet au niveau de la Cour suprê- me. “Les résultats auxquels ont abouti ces procédures d'infor- mation attestent qu’Ali Boumbar n'est ni un terroriste, ni un voleur, encore moins un corrompu”, regrettent encore ses avo- cats. D’où leur jugement que la détention de leur client est “illé- gale parce qu’elle est contraire à la loi” et “arbitraire, parce qu'el- le est injuste”. Voilà ce qui les a poussés à se retirer de la dé- fense de leur mandant. Au regard de ces considérations de fait et de droit, les avocats d’Ali Boumbar estiment que la défen- se “n'a plus sa raison d'être dans une procédure pénale, qui se caractérise aujourd'hui par la dissipation des droits fonda- mentaux de leur mandant” et qui ne se justifie, selon eux, que par la volonté de maintenir ce dernier en prison.

FARID ABDELADIM

LIBERTE Vendredi 26 - Samedi 27 août 2016

LE RADAR

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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ELLE AURA LIEU AUJOURD’HUI

Une journée de nettoyage de la Casbah d’Alger

Une journée de nettoyage de la Casbah d’Alger n Le site Vinyculture, en collaboration avec Sei-

n Le site Vinyculture, en collaboration avec Sei- gneurie Algérie et Coca- Cola, organise une journée de nettoyage de la vieille ville d’Alger aujourd’hui à

partir de 10h. Le point de RDV est fixé au niveau de l'esplanade du Théâtre na- tional algérien (square Port-Saïd). Tout le matériel (sacs,

sera

distribué et une collation sera offerte aux bénévoles.

pelles, casquettes

)

UNE MANIFESTATION DESTINÉE AUX ENFANTS

“Lecture en fête” par Artissimo

DESTINÉE AUX ENFANTS “Lecture en fête” par Artissimo n Demain et après- demain, de 13h à

n Demain et après- demain, de 13h à 17h30, l’école Artissimo d’Alger organise la première édition des ateliers littéraires dans le cadre du festival “Lecture en fête”. Une manifestation originale où la lecture va se conjuguer avec la création afin de placer la lecture au cœur de la culture et du patrimoine algériens. Une opportunité de découvrir les passions et/ou les vocations à travers l’apprentissage et le partage des idées. Au programme, un circuit matérialisé autour de trois ateliers à travers lesquels l’enfant pourra se faire conter une histoire appartenant au patrimoine algérien, puis à partir de cela il réalisera lui-même des travaux d’écriture et de dessin.

OUVERTURE DES CLINIQUES DE PROXIMITÉ EN PERMANENCE

L’appel

des

citoyens

d’Oued

Smar

n La directive du ministre de la Santé quant à la nécessité d’ouvrir les cliniques de proximité en permanence ne trouve pas d’écho visiblement auprès des responsables des structures sanitaires de la commune d’Oued Smar. Ainsi, le coordinateur de la circonscription administrative d’El- Harrach, Mourad El-Kouil, a fait savoir que les résidents de ladite commune sont toujours en attente de l’application de la directive du ministre Abdelmalek Boudiaf. Il a informé que la clinique de la commune est fermée les après-midis et les week-ends. Ce qui oblige les citoyens à se rendre dans d’autres structures des communes avoisinantes.

SAINT AUGUSTIN, APULÉE DE MADAURE ET KATEB YACINE SONT PROPOSÉS EN LIEU ET PLACE

Une pétition pour débaptiser l’université Mohamed-Chérif Messaâdia de Souk Ahras

l’université Mohamed-Chérif Messaâdia de Souk Ahras n Lancée sur le site mondial https://www.change.org par un

n Lancée sur le site mondial https://www.change.org par un groupe de personnes se présentant comme “les amis de Souk Ahras”, une pétition nationale demande de dé- baptiser l’université Moha- med-Chérif-Messaâdia de Souk Ahras. Il est proposé

ainsi aux autorités algé- riennes, en lieu et place du nom de l’ancien baron du parti unique, saint Augustin, Apulée de Madaure, Martia- nus Capella, Kateb Yacine ou encore Tarik Ibn Ziyad qui, apprend-on, serait, lui aussi, originaire de Souk Ahras.

POUR LA 4 e ÉDITION

Le musée descend dans la rue

POUR LA 4 e ÉDITION Le musée descend dans la rue n Plusieurs musées natio- naux

n Plusieurs musées natio- naux prennent part depuis jeudi sur la promenade des Sablettes à Alger à la 4 e édition de la manifestation dite “Mu- sée dans la rue” qui va s’éta-

ler jusqu’à lundi. Placée sous le thème “Ensemble pour un tourisme muséal”, cette édi- tion regroupera seize mu- sées, dont le Musée public de l’enluminure, de la miniatu-

re et de la calligraphie, le mu- sée Étienne-Dinet de Bou- Sâada (M’sila) et le Musée pu- blic national de Khenchela.

UN PÈRE REFUSE D’ADMETTRE L’ARGUMENT AVANCÉ PAR L’AGENCE CNAS DE HAMMAM BOU-HADJAR

Les trisomiques ont-ils droit au remboursement de leurs lunettes ?

n C’est un père très déçu qui s’est présenté à nous pour récuser l’argument avancé par l’agence Cnas de Hammam Bou-Hadjar, à Aïn Témouchent, qui refuse de rembourser la paire de lunettes (monture et verres) de son fils trisomique. ‘‘Bien qu’il dispose d’une

carte Chifa et qu’il soit âgé de 22 ans, donc adulte, mon fils s’est vu rejeter le remboursement de ses paires de lunettes, et ce, pour la simple raison que son père dispose d’un revenu qui dépasse 40 000 DA. Cet argument aurait pu me convaincre si mon fils était mineur”, nous a affirmé ce père

de famille. Une question qui interpelle le ministère du Travail et de la Sécurité sociale et qui concerne cette catégorie de handicapés : les trisomiques n’ont-ils pas droit au remboursement de leurs lunettes ?

qui concerne cette catégorie de handicapés : les trisomiques n’ont-ils pas droit au remboursement de leurs

LIBERTE

Vendredi 26 - Samedi 27 août 2016

L’actualité en question

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LE MINISTRE DU TOURISME L’A RÉVÉLÉ CE JEUDI

Parc Dounia : “L’attribution des terrains est illégale”

Abdelouahab Nouri a annoncé la résiliation de 96 contrats relatifs à des projets sur site et l’indemnisation des bénéficiaires.

L es sorties sur le terrain d’Abde- louahab Nouri, ministre de l’Amé- nagement du territoire, du Tou- risme et de l’Artisanat, sont im- prégnées de constats négatifs, de révélations fracassantes et de pro-

messes d’y remédier. Après le dossier des zones d’expansion touristique (ZET), voilà que Nouri récidive et lève le voile sur la situation qui prévaut au parc des Grands-Vents (Dou- nia Parc d’Alger), la qualifiant de “très grave”. Depuis la wilaya de Tipasa où le ministre ef- fectuait, jeudi, une visite de travail, Nouri a fus- tigé la distribution “illégale” de quelque 65 ha sur un total de 1 059 ha, destinés à constituer un parc citadin de villégiature pour les habi- tants de la capitale. Dans une déclaration à la presse, au terme d'une visite, le ministre s’est dit “abasourdi” après avoir pris connaissance du dossier Dounia Parc assurant que “la situation né- cessite des mesures urgentes et rigoureuses”, in- diquant que “des lots de terrain ont été distri- bués dans un irrespect total de la législation en la matière et loin de toute transparence, en vue de l’implantation de projets imaginaires, re- présentés, pour la plupart d’entre eux, par des

fast-foods”. Le ministre, qui n’a pas eu besoin de dire que cela s’est passé durant l’exercice de son prédécesseur Amar Ghoul, ni qu’il a re- levé le directeur du parc de ses fonctions, a tout de même souligné “la résiliation, par ses ser- vices, des contrats relatifs à 96 projets, dont une

D. R.
D. R.

quarantaine de fast-foods”. Il insistera qu’il est “impossible d’insuffler le développement du sec- teur touristique par l’encouragement de la cul- ture du fast-food et du déni de la loi”, assurant que la distribution des lots en question s’est fai- te, également, en l’absence de plans d’amé- nagement territoriaux, d’où la gravité de la si- tuation. S’exprimant à propos des bénéfi-

Le ministre du Tourisme Abdelouahab Nouri.

ciaires de ces lots, il a signalé qu'ils seront in- demnisés et que les terrains seront récupérés. Il reste à savoir si les responsables de cet état de fait seront poursuivis en justice… ou pas ? Le ministre n’en a soufflé mot comme il n’a pas parlé, non plus, d’éventuelles investigations qui iraient en profondeur dans toutes les zones d’ombre qui caractérisent ce dossier. En

attendant, Abdelouahab Nouri a fait cas de l’élaboration en cours d’une “évaluation glo- bale de la saison estivale 2016 en vue de faire le constat de ses insuffisances, afin d’y remédier à l’avenir”, estimant que “l’Algérie possède les capacités l’habilitant à offrir de meilleures prestations touristiques”. Il a notamment re- levé le problème de parcage des véhicules ren- contrés par les automobilistes sur tout le lit- toral algérien, parallèlement à des insuffisances en matière d’hygiène du milieu, appelant les citoyens à s’impliquer davantage dans la pré- servation de l’environnement. S’exprimant sur les ZET, le ministre a signa- lé des préparatifs en cours pour évaluer la si- tuation de ces zones créées en vertu d’une cir- culaire datée de 1989. “Le foncier touristique est un sujet sensible qu’il faut traiter avec tou- te l’attention nécessaire et dans le respect des plans d’aménagement territoriaux pour éviter l’anarchie”, a-t-il soutenu. Interrogé sur les tra- vaux de réhabilitation en cours au niveau des complexes touristiques publics de Tipasa — Matares et la Corne d’or, entre autres —, le mi- nistre s’est dit “insatisfait” du rythme impri- mé aux chantiers et de la faiblesse de leur sui- vi. Le ministre a annoncé, sur place, le lance- ment d’un concours pour le recrutement d’ingénieurs et de techniciens pour le suivi de ces opérations de réhabilitation, affectées d’une dotation publique de 70 milliards de dinars.

NABILA SAÏDOUN

GRÈVE DU PERSONNEL NAVIGANT TECHNIQUE D’AIGLE AZUR

Prévisions de trafic normal pour le week-end des 27 et 28 août

n La compagnie aérienne française Aigle Azur rappelle à ses clients les éléments suivants :

pour rappel, la section Aigle Azur du SNPL (Syndicat national des pilotes de ligne) a déposé un préavis de grève pour la période du 27 août au 3 septembre 2016 inclus. Les discussions entre la direction d’Aigle Azur et le SNPL se poursuivent de manière constructive, dans l’objectif d’une sortie de conflit. Pour le week-end des 27 et 28 août, le programme de vols est maintenu intégralement, avec quelques légères modifications d’horaires pour 5 vols au total. La compagnie invite ses passagers à consulter régulièrement le site Internet aigleazur.com pour connaître les modifications éventuelles du programme des vols ou à contacter le 0 810 797 997 (service 0,06 ¤/min + prix appel) depuis la France, le 021 74 93 33 depuis l’Algérie ou le + 351 213 513 260 depuis l’étranger.

LA LOI DE FINANCES 2016 PRÉVOYAIT UN TAUX DE 4%

Hausse du rythme d'inflation annuel

L e rythme d'inflation annuel s'est établi à 5,5% en juillet 2016, a rapporté l'APS citant l'Office natio- nal des statistiques (ONS). Le rythme d'inflation en

glissement annuel de juillet 2016 représente l'évolution de l'indice des prix à la consommation sur la période al- lant d’août 2015 à juillet 2016 par rapport à celle allant d’août 2014 à juillet 2015. Quant à la variation annuelle des prix à la consomma- tion, c'est-à-dire la croissance des prix en juillet 2016 par rapport à juillet 2015, elle a enregistré une hausse de 8,1%. S'agissant de l'évolution mensuelle, qui est l'indice brut des prix à la consommation en juillet 2016 par rapport à juin 2016, elle a été de -0,5%, soit une variation négative proche de celle observée en juillet 2015 par rapport à juin 2015 (-0,7%). Cette baisse mensuelle, qui intervient après les hausses enregistrées durant les quatre derniers mois,

a résulté essentiellement d'un recul de 1,4% des prix des produits alimentaires, induit par une baisse de 2,9% pour les produits agricoles frais contre une légère haus- se de 0,2% pour les produits agroalimentaires. Concernant la variation annuelle, il est constaté une haus- se générale des prix entre les sept premiers mois de 2016 et les sept premiers mois de 2015, sauf pour la pomme de terre (-36,34%), la volaille et les œufs (-8,04%). La plus forte hausse enregistrée en variation annuelle a été particulièrement constatée pour les fruits (+36,55%), les poissons frais (+14,46%), les boissons non alcoolisées (+8,99%), les pains et céréales (+6,70%), ainsi que les légumes (+5,84%). Pour rappel, le taux d'inflation s'était établi à 4,8% 2015 et la loi de finances 2016 le pré- voyait à 4%.

R. E.

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Condoléances

Condoléances La Direction Générale de Danone Djurdjura Algérie, profondément touchée par le décès de Dilmi
Condoléances La Direction Générale de Danone Djurdjura Algérie, profondément touchée par le décès de Dilmi

La Direction Générale de Danone Djurdjura Algérie, profondément touchée par le décès de Dilmi Abdelkader, Directeur Général de la laiterie Hodna, pré- sente à la famille du défunt ses sincères condoléances et l’assure de sa profonde compassion en cette douloureuse circonstance. Que Dieu accueille le défunt en Son Vaste Paradis et le bénisse de Sa Sainte Miséricorde. “À Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.”

AF

Condoléances

Condoléances Monsieur Boussad BATOUCHE, Directeur Général de la SPA ELAFRUITS, et l’ensemble du personnel, profondé-
Condoléances Monsieur Boussad BATOUCHE, Directeur Général de la SPA ELAFRUITS, et l’ensemble du personnel, profondé-

Monsieur Boussad BATOUCHE, Directeur Général de la SPA ELAFRUITS, et l’ensemble du personnel, profondé- ment touchés par le décès de Dilmi Abdelkader, Directeur Général de la Laiterie Hodna, présentent à la famille du défunt leurs sincères condoléances et l’assurent de leur pro- fonde compassion en cette douloureuse circonstance. Que Dieu accueille le défunt en Son Vaste Paradis et le bénisse de Sa Sainte Miséricorde. “À Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.”

AF

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Dossier

Vendredi 26 - Samedi 27 août 2016

LIBERTE

LE CONSEIL D’ÉTAT INVALIDE L’ARRÊTÉ DE LA COMMUNE DE VILLENEUVE-LOUBET

France : la justice annule l’interdiction du burkini

“L'arrêté litigieux a porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d'aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle", selon le verdict du Conseil d’État.

L e Conseil d’État a inva- lidé hier après-midi l’ar- rêté municipal anti-bur- kini, émanant de la commune de Villeneu- ve-Loubet dans le sud de

la France. Il a, de ce fait, annulé le verdict rendu dans cette affaire par le tribunal

adminis-

tratif qui avait confirmé la décision du maire et a donné raison aux associations réclamant sa suspension. Dans son ordonnance, le Conseil d’État consi- dère que “l’arrêté litigieux a porté une atteinte grave et manifestement illé- gale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnel- le”. Il faut, néanmoins, considérer cette invalidation comme une déci- sion de principe qui ne concerne que le cas de Villeneuve-Loubet. Les arrêtés municipaux d’interdic- tion du burkini, qui ont été pris par d’autres municipalités, sont tou- jours en vigueur, mais le Conseil d'É- tat a rappelé hier à tous les maires qui avaient fondé leur décision sur le principe de laïcité qu'ils ne pou-

vaient invoquer “d'autres considé-

Par : S. L.-K./AFP

D. R.
D. R.

L’interdiction du burkini dans la commune de Villeneuve-Loubet a été invalidée, hier, par le Conseil d’État français.

plages. Pour les associations qui ont porté la question devant le Conseil d’État, la bataille est encore longue. La Ligue des droits de

l’Homme a salué “un coup d’arrêt utile, mais qui ne résout rien”. “L'arrêté litigieux a porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la li- berté d'aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle”, poursuit-il. Cette décision de dernier

rations” que l'ordre public, “le bon accès au rivage, la sécurité de la bai- gnade, ainsi que l'hygiène et la dé- cence” pour interdire l'accès aux

POINT DE VUE

“Cannes et can not”

recours de la plus haute juridiction administrative française, saluée par les représentants du culte musulman en France, fera autorité pour toute la France où une trentaine de com- munes ont pris une décision simi- laire. Le débat autour du bannisse- ment de cette tenue de bain cou- vrante portée par certaines musul- manes a suscité d'intenses polé- miques en France et à l'étranger, où son interdiction avait particulière- ment choqué. C'est une “décision de bon sens”, une “victoire du droit, de la sagesse”, s'est réjoui, hier, Abdallah Zekri, le secrétaire général du Conseil fran- çais du culte musulman (CFCM), l'instance représentative des mu- sulmans de France. Cela “va per- mettre de décrisper la situation, qui était marquée par une tension très forte parmi nos compatriotes mu- sulmans, notamment chez les femmes”, a-t-il souligné. Cette déci- sion “aura vocation à faire juris- prudence”, s'est félicité M e Patrice Spinosi, avocat de la Ligue des droits de l'Homme, qui avait saisi la plus haute juridiction administrative. “Oui, il y a une atteinte dispropor- tionnée à la liberté des religions et le maire n'avait pas le pouvoir de res- treindre cette liberté”, a-t-il ajouté.

S. L.-K./AFP

L e seize août dernier, une femme a été verbalisée sur une plage de Cannes parce qu’elle portait un fou-

lard sur la tête. La presse et des témoins ont fait part

de propos vexatoires adressés à la jeune femme par des badauds présents sur les lieux, et particulièrement ceux qui reviennent comme

des leitmotivs en pareilles cir- constances : “Rentrez chez-

vous.” Chez vous, chez nous, voilà des notions qui mériteraient d’être cernées. Un mu- sulman de nationalité française est-il assimilé, dans le subconscient des Français, à un éternel étranger ? Un Maghrébin français l’est-il moins qu’un Auvergnat ou un Normand “de souche” ? La loi française interdisant tout fichier établi sur la base de l’appartenance ethnique, raciale ou religieuse, il est difficile de connaître avec précision le nombre de mu- sulmans dans ce pays. Chercheurs et politiciens se voient contraints de recourir à d’autres méthodes, dont les son- dages, pour estimer la population musulmane de Fran- ce. Des études récentes l’estiment à entre 6 et 9 millions dont les Maghrébins représenteraient au moins 50%. Au- delà de ces chiffres, un peu plus un peu moins, l’objec-

tivité commande de dire que le nombre de musulmans est loin d’être négligeable en France. Comme nul ne dis- pose, du moins publiquement assumées, de statis- tiques de ces musulmans qui sont de nationalité fran- çaise, l’on ne peut que se hasarder à travailler sur l’hy- pothèse, forcément arbitraire, que la moitié des mu- sulmans vivant en France (y compris évidemment ceux qui ont la double nationalité) le sont. Ainsi, entre 3 et 4,5 millions de musulmans seraient des Français. Cette proportion autorise à penser qu’il y a des proba- bilités pour que la musulmane voilée verbalisée ré- cemment par la police municipale sur une plage de

Par : ALI BERDRICI

Cannes soit une Française. Le propos ici n’est pas de jus- tifier ou de condamner le port du voile par une Fran- çaise, mais de mettre le doigt sur le ridicule des estivants qui criaient des “Rentrez chez vous” à la face de la pauvre dame. Rentrer où, puisque la France serait son pays. Ima- ginons l’état d’esprit de tous les Français musulmans qui se verraient intimer cet “ordre d’évacuation” hors du ter- ritoire. Cela ne suggère nullement que cette agression verbale serait moins grave pour des musulmans non français. Même les sans-papiers ont droit au respect tant qu’ils sont sous la protection de l’État français, jusqu’à leur éventuelle conduite aux frontières. Dans un État de droit, dans une culture “républicani- sée”, on se contentera d’appliquer et de voir s’appliquer la loi, et non d’exprimer des positions fondées sur l’igno- rance des réalités et les réminiscences personnelles. À supposer que certains préconisent de “faire rentrer chez eux” les musulmans, français ou détenteurs de titres de séjour légaux, comment s’y prendraient-ils ? En orga- nisant des navettes de boat people ? Les feraient-ils par- venir à bon port ou les abandonneraient-ils au gré des vagues en Méditerranée, puisque, soyons directs, les Maghrébins sont les principaux visés par toutes ces agi- tations ? Les initiés de la politique en France seraient ten- tés de rassurer les musulmans qui vivent dans ce pays. Les tempêtes, souvent dans un verre d’eau, durent le temps des campagnes électorales. L’année prochaine, à l’issue des scrutins présidentiel et législatif, les élus, les médias et une partie des Français s’installeront dans la routine… jusqu’aux prochaines échéances. Peut-être qu’ils trouveront d’autres boucs émissaires que les musulmans. À chacun son tour dans un pays où l’on s’applique à provoquer les fractures et à élargir les fossés.

A. B.

ARRÊTÉS ANTI-BURKINI SUR LES PLAGES FRANÇAISES

Amnesty International dénonce une“atteinte aux libertés”

n L’organisation non gouvernementale Amnesty International a

vivement réagi aux arrêtés des maires français interdisant le port du burkini sur les plages de leurs

Par :

LYÈS MENACER

circonscriptions, estimant que cela porte “atteinte aux libertés d’expression et de

religion” des femmes musulmanes. “Le fait de ne pas annuler l'interdiction du burkini est une atteinte aux libertés d'expression et de religion des femmes et à leur droit de ne pas subir une discrimination”, a déclaré Amnesty International dans un communiqué, avant que la justice française n’annonce l’annulation des arrêtés anti- burkini. “Cette requête examinée le 25 août offre à la justice française l'occasion d'annuler une interdiction discriminatoire qui se fonde sur, et qui nourrit, des préjugés et l'intolérance”, avait déclaré auparavant John Dalhuisen, directeur du programme Europe d'Amnesty International. “Les autorités françaises doivent cesser de prétexter que ces mesures sont destinées à protéger les droits des femmes. En réalité, ce type de mesures discriminatoires et invasives restreint les choix des femmes, viole leurs droits et conduit à des violences”, a-t-il ajouté. “Si les autorités françaises étaient réellement déterminées à protéger la liberté d'expression et les droits des femmes, ces interdictions abusives seraient immédiatement et inconditionnellement suspendues”, a-t-il estimé. Son appel a été entendu donc, après examen des requêtes déposées par plusieurs associations et organisations de défense des droits de l’Homme en France. Pour rappel, le Conseil français du culte musulman de France (CFCM) a été reçu mercredi après-midi “en urgence” par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, afin d’annuler ces arrêtés qui ont provoqué la polémique aussi bien en France qu’à l’étranger.

L. M.

LIBERTE

Vendredi 26 - Samedi 27 août 2016

Dossier

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DÉRAPAGE DANS L’AFFAIRE DU BURKINI

Va-t-on aussi interdire le voile en France ?

Alors que le gouvernement se déchire sur la question de l’interdiction du burkini, la droite et l’extrême droite, en campagne pour 2017, veulent faire adopter une loi qui proscrit le port du voile dans les lieux publics.

L a polémique déchire la France, au plus haut niveau de l’Etat. Jeudi dans la matinée, le Premier mi- nistre, Manuel Valls et sa mi- nistres de l’Éducation, Nadjat Vallaut-Belkacem, ont tenu sur la

question un discours contradictoire dans les médias. Le premier a confirmé son soutien aux

élus municipaux ayant pris des arrê- tés d’interdiction du

burkini et la secon- de s’est montrée opposée à leur multiplication. De son côté, Marisol Touraine, ministre de la Santé, a qualifié ces décisions de “menace à la cohésion” de la France. Plus nuancé, le loca- taire de la place Beauvau, Bernard Caseneu- ve, qui avait reçu la veille en urgence, Anouar Kbibech, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a affirmé que les ar- rêtés “doivent être utilisés de manière mesurée”

De Paris : SAMIA LOKMANE-KHELIL

et qu’ils ne doivent pas “conduire à la stig- matisation de la communauté musulmane” et à “dresser les Français les uns contre les autres”. Pour cause, un glissement assez inquiétant dans l’affaire du burkini, qui agite la France de- puis plus d’un mois, fait craindre le pire. L’en- gouement des municipalités, une trentaine ac- tuellement pour les arrêtés d’interdiction, le zèle des policiers et la libération de la parole raciste, laissent penser que la situation pour- rait dégénérer. Critiquées pour leur intervention contre une femme voilée — obligée d’ôter son foulard — sur une plage de Cannes mercredi dernier, les forces de l’ordre ont tenté de se justifier en pré- textant l’ambiguïté du contenu des décisions municipales de prohibition du port du burkini en bord de mer. Ces arrêtés assez sommaires évoquent en effet des tenues contraires aux bonnes mœurs et la laïcité. Dans la communauté musulma-

ne, beaucoup craignent que des motifs de cet- te nature soient utilisés pour traquer les mu- sulmans qui affichent par leur accoutrement leur appartenance religieuse. “Aujourd'hui, c'est le burkini que des municipalités interdisent par arrêtés, mais qu'est-ce que ce sera demain”. L’échéance de la présidentielle, prévue dans moins d’une année, ne fait aucun doute sur l’intention des différents candidats à suren- chérir sur la question de l’islam. Manuel Valls a déjà prévenu que la campagne sera ga- gnée par le populisme. Sauf qu’il n’hésite pas lui-même à reprendre, à son compte, les su- jets de prédilection de la droite et de l’extrê- me droite. Sur le sujet du burkini, il partage presque l’opinion de l’ancien président de la république, Nicholas Sarkosy, qui vient de se lancer dans la campagne des primaires des ré- publicains. Celui-ci est monté d’un cran en ap- pelant à l’adoption d’“une loi qui interdit tous les signes religieux à l'école mais également

à l'université, dans l'administration et aussi dans les entreprises”. Le Front National envi- sage quant à lui, en cas de victoire en 2017, d’interdire le voile dans tous les lieux publics, en élargissant la loi de 2004 qui proscrit les signes religieux uniquement dans les écoles. Ce genre de tentations fait réagir les défenseurs des droits de l’homme. Pour Amnesty Inter- national, il est temps d’agir en annulant les dé- cisions d’interdiction du burkini. “Les autorités françaises doivent cesser de prétexter que ces mesures sont destinées à protéger les droits de femmes. En réalité, ce type de mesures discri- minatoires et invasives restreint les choix des femmes, viole leurs droits et conduit à des vio- lences”, affirme cette organisation. Hors de ses murs, la France est montrée du doigt. Elle est à la fois stigmatisée et moquée par la presse étrangère qui l’accuse de traquer les femmes voilées et de céder à un racisme facile.

S. L-K.

FATIHA GAS, SIGNATAIRE DE L’APPEL DES 41 MUSULMANS DU JDD

“Je ne vois pas de lien entre le burkini et l’islam politique”

Fatiha Gas est directrice du campus de Paris de l’École d’ingénieurs ESIEA (École

supérieure d’informatique, électronique, automatique). Elle est docteur en informatique et

a créé un laboratoire de

recherches sur les réseaux et les systèmes d’information. Elle est par ailleurs membre du Bureau Femmes en numérique qui agit pour la promotion de

l’accès des femmes et des jeunes filles aux TIC. Elle codirige également l’association Les Entretiens de l’excellence, qui vise à encourager les jeunes des banlieues à entreprendre des études et des parcours d’excellence. Mme Gas

a reçu le 27 juin dernier la

médaille de chevalier de l’ordre du Mérite pour son engagement au service de la diffusion des connaissances en

TIC.

Liberté : La diversité est mise à mal ac- tuellement en France, à travers la stig- matisation prononcée des musulmans. Comment réagissez-vous à cela ? Fatiha Gas : Le plus gros problème, selon moi, est l’amalgame que l’on fait aujourd’hui en France entre des

gens qui tuent à tout-va en tirant

Entretien réalisé par :

S. L.-K.

prétexte d’une croyance qu’ils ont réin- ventée et qu’ils veulent imposer à tous et les vrais musulmans, qui comme vous et moi,

vivent leur religion dans le cadre privé. À mon sens, la religion doit rester une affai- re personnelle et exprimer la liberté de chacun. Je ne me définis pas, moi-même par ma religion, mais par ma personne, ma ci- toyenneté. Je suis une citoyenne française d’origine algérienne. J’ai la double nationalité. Et en aucun cas, je ne voudrais qu’on me pré- sente comme une musulmane.

Quel regard portez-vous, de ce point de vous, au violent débat suscité actuellement par l’affaire du burkini ? Manuel Valls a qualifié cet habit de signe d’asservissement de la femme Pour moi, c’est simple. Le port du burkini ou plus globalement du voile islamique est soit un choix personnel et exprime la façon qu’ont celles qui le portent de montrer qu’elles pratiquent l’islam et croient en Dieu. Dans ce cas-là, on ne peut pas repro- cher à celles qui ne le portent pas d’être moins musulmanes. Car, c’est aussi un choix d’être musulmane et de ne pas vou- loir le montrer. Dans d’autres cas, le port des tenues dites islamiques relève d’une contrainte. Le voile ou le burkini sont imposés aux femmes par la communauté, par l’en- vironnement. Certaines le portent, car on leur a dit que l’islam en fait une obligation. Évi- demment, je ne peux pas cautionner cet état de fait, car il représente un motif d’aliéna- tion de la femme.

Comment qualifiez-vous dans ce cas les dé- cisions d’interdiction du port du burkini sur les plages ? Je ne comprends pas qu’on puisse faire le lien entre le burkini et l’islam politique. Pourquoi maintenant alors que ce vêtement est ven- du depuis 2004. Si le burkini est un signe de militantisme, le voile qui est, lui, autorisé, l’est aussi alors. Si on interdit le burkini, on doit donc faire de même avec le voile. Cette af- faire exprime parfaitement l’amalgame

entre l’islam et l’islamisme politique. En quoi les femmes qui ont choisi de porter le bur- kini sont-elles différentes de celles qui ont un voile et qui sont tolérées ? Et puis, il faut aussi penser que ces femmes ayant adopté le burkini, et qui ne sont pas très nombreuses après tout, sont un peu comme nous qui choisissons d’aller à la plage en portant des sous-vêtements mais qui vont dans l’eau.

Ne craignez-vous pas justement que la si- tuation ne dégénère et qu’on se mette a tra- quer chez les musulmans tous les signes qui peuvent trahir leur appartenance re- ligieuse, le voile, puis la barbe ? Évidemment que oui. Le risque est là. On a déjà demandé à des femmes sur la plage d’ôter leur voile. Personnellement, je ne suis pas pour le burkini et le voile isla- mique, mais je n’y suis pas opposée par prin- cipe. Je suis d’accord qu’on prenne des dé- cisions d’interdiction si réellement ces tenues représentent un signe de radicalisation et une menace à l’ordre public. Si ce n’est pas avéré, il n’y a aucune raison de les interdi- re. Dans ce cas, il faudrait aussi interdire aux bouddhistes de se balader avec leur tenue orange sur les plages. Il y a des bonnes sœurs. Il y a des prêtres. Tous ces gens-là ont choisi de montrer leur appartenance à une communauté reli- gieuse. Mais ils le font et c’est important de le dire, de manière libre et sans vouloir l’im- poser à quiconque, comme c’est quelque fois le cas, dans la communauté musulmane.

Comment expliquez-vous justement le rigorisme de plus en plus apparent affiché par les musulmans de France ? Il y a une espèce de radicalisation qui est en marche, un repli communautaire parce que les Maghrébins ne trouvent pas leur place dans la société. Certaines femmes portent le voile parce qu’elles sont obligées de le por- ter. Ce n’est pas toujours un choix person-

nel. Dans certaines cités, les jeunes filles non voilées se font siffler. Elles sont insultées. La pression de l’entourage est si forte qu’elles finissent par céder.

Vous avez cosigné, il y a quelques se- maines, un appel dans le Journal du Di- manche (JDD) pour la réforme de la pra- tique de l’islam en France auquel ont été associées 41 personnalités musulmanes d’horizons professionnels divers. Pour- quoi ? Pour justement mettre un terme à toute cet- te histoire d’amalgame. Pour un Français lambda, aujourd’hui, l’islam c’est Daech, les gens qui tuent, les gens qui vous forcent à vous habiller avec des tenues qui vous en- ferment, qui demandent aux hommes de porter la barbe, d’aller obligatoirement à la mosquée tous les vendredis. Or, cette re- présentation complètement éhontée nous porte préjudice. Nous (les signataires de l’ap- pel, ndlr) sommes une communauté d’amis de culture musulmane. Nous ne sommes pas forcément pratiquants. Nous en avons mar- re de cet amalgame qui met tout le monde dans le même sac. Alors qu’il y a des gens qui travaillent et brillent par leurs compé- tences.

Mais ces gens-là ne sont pas forcément vi- sibles… Ils ne sont pas visibles parce que dans la Ré- publique française, la religion est une affai- re privée. En tant que musulmane, j’ai com- plètement intégré ce principe. Je ne veux pas discuter de ma religion dans l’espace public. Cela ne regarde personne que moi. Ce qui doit prévaloir dans le débat public est la ci- toyenneté et le respect des principes de la Ré- publique. Je suis d’abord une citoyenne française avant d’être une musulmane. Je ne veux pas qu’on me présente comme une mu- sulmane. Ceci résume l’esprit de l’appel que nous avons lancé dans les colonnes du JDD.

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L’Algérie profonde

Vendredi 26 - Samedi 27 août 2016

LIBERTE

profonde Vendredi 26 - Samedi 27 août 2016 LIBERTE BRÈVES du Centre M’SILA Sit-in des candidats

BRÈVES du Centre

M’SILA

Sit-in des candidats pour le poste de directeurs d’école

Des professeurs principaux candidats au poste de directeurs d’école primaire et collège ont organisé, ce mercredi, un sit-in devant le siège de la direction de l’éducation de M’sila pour protester contre leur exclusion du concours qui s’est déroulé le 22 août dernier sous prétexte qu’ils n’ont pas les conditions pour y participer. “Nous avons déposé nos candidatures en mai dernier et nous avons participé à trois examens ; juste avant la dernière épreuve, on nous annonce que nous n’avons pas le droit à cause du manque d’ancienneté dans le poste de professeur

principal”, expliquent les protestataires qui ajoutent qu’une dérogation sur l’ancienneté a été donnée à 4 wilayas, Tizi Ouzou, Tlemcen, El Bayadh et M’sila. Les manifestants rappellent que l’année précédente, la wilaya de M’sila

a enregistré un manque de 50

directeurs de CEM et plus de 50 directeurs dans le primaire. Notons que pour ce concours 50 candidats ont participé pour le moyen et 80 pour le primaire. Pour les responsables de la direction de l’éducation, ces candidats n’ont pas les conditions requises pour participer à ce genre de concours et aucune dérogation n’a été accordée dans ce sens.

CHABANE BOUARISSA

Saisie de boissons alcoolisées à Ounougha

Les éléments de la brigade de la gendarmerie de Ounougha, 50 kilomètres du chef-lieu de la wilaya de

M’sila, ont saisi, en fin de semaine, 1906 bouteilles de boissons alcoolisées qui étaient destinées à être vendues illégalement dans la région, a indiqué, ce jeudi 25 août, un communiqué de la cellule de communication du groupement de wilaya. Le montant de la saisie est estimé à 762 900 DA. Cette saisie a été opérée sur la RN60 reliant Médéa à M’sila, au lieu-dit Fouatah, dans la commune de Ounougha, lors d’un contrôle de routine. Le chauffeur d’un camion frigorifique avait changé de direction dès qu’il a aperçu le barrage de la gendarmerie dont des éléments se sont mis à sa poursuite. Mais la course-poursuite n’a pas duré longtemps, une crevaison du pneu stoppe le camion. Le chauffeur abandonne le camion et disparaît dans la nature. Notons durant cet été, la consommation de boissons alcoolisées

a augmenté et les commerçants

informels en ont profité pour écouler frauduleusement leurs marchandises, mais que les saisies aussi ont augmenté.

CHABANE BOUARISSA

TAMANRASSET

Un jeune se suicide par pendaison à Ideles

Un jeune âgé de 24 ans s’est donné la mort par pendaison à Ideles, localité située à 200 km du chef-lieu de wilaya de Tamanrasset, a-t-on appris, hier, d’une source locale. Le corps du défunt répondant aux initiales K. A. a été retrouvé suspendu à une corde accrochée à un arbre dans un verger appartenant à un proche à qui il avait rendu visite. Selon notre source, la victime jouissait de toutes ses capacités mentales et ne souffrait d’aucune maladie. Une enquête a été ouverte par les services de sécurité territorialement compétents pour connaître les véritables raisons de ce suicide.

RABAH KARECHE

LA NOUVELLE STRUCTURE NE SERA PAS RÉCEPTIONNÉE À MÉDÉA

Le nouveau pôle universitaire, un retard pénalisant

La prochaine rentrée universitaire ne se fera pas sans contraintes pour les services du rectorat pour accueillir les importants flux d’étudiants dont le nombre oscillera cette année autour de 25 000 étudiants, en comptant aussi bien les nouveaux inscrits que les sortants et diplômés de fin de cycles.

E t pour cause, le sec-

teur n’a pas enregis-

tré de nouvelles

réceptions depuis

plus de 5 ans, hormis

1600 places pédago-

giques abritant des salles de cours et de conférences qui ont été annoncées dans les bilans des

années passées mais qui ont aussi accusé des retards de livraison de plusieurs mois. Cette situation de manque de disponibilité en places pédagogiques va inélucta- blement influer sur la program- mation des infrastructures d’en- seignement et induire des sur- charges dans l’occupation des salles de cours et des amphi- théâtres, obligeant les gestion- naires à recourir une fois encore à la solidarité intersectorielle pour disposer des locaux d’un lycée situé à proximité du pôle univer- sitaire. La réalisation d’un second pôle universitaire à Ouzera, 10 km à l’est du chef-lieu, ne se fera pas de sitôt, si l’on sait que les chantiers confiés à une entreprise turque accusent d’importants retards, en dépit des engage- ments donnés par les différentes parties à livrer une partie des bâtiments d’enseignement lors de la rentrée écoulée. La situation s'est en partie compliquée avec la conjoncture économique que tra- verse le pays et qui est respon- sable du report ou du gel de cen- taines de projets de développe- ment ou de leur suppression de la nomenclature des investisse- ments publics. De ce fait, et dans le même sillage, les services

D. R.
D. R.

concernés ont dû revoir à la bais- se les capacités initiales du pro- jet du pôle universitaire d'Ouzera. En effet, la solution imposée par la contraction des moyens financiers de l’État et pal- lier l'impossibilité d'obtenir la réévaluation des projets en cours a été de réduire les capaci- tés physiques du pôle afin de res- ter dans les limites du montant de l’enveloppe allouée et ainsi faire face à l’effet de l’inflation des prix et à l'augmentation des coûts. De ce fait, le nouveau pôle uni- versitaire ne comptera plus que 6000 places pédagogiques et 2000

La prochaine rentrée universitaire risque de se dérouler sous pression.

lits dont les taux de réalisation respectifs ont atteint 55% et 65%, a-t-on appris. En d’autres termes, les contraintes liées au finance- ment du projet n’ont pas laissé d’autres choix aux décideurs que d’opter pour la réduction des

capacités des infrastructures du projet initial qui avait une consis- tance physique de 8000 places pédagogiques à 6000 places et les capacités d’hébergement de 4000 lits à 2000 lits.

M. EL BEY

25 compteurs calcinés à Tablat

Pas moins de 25 compteurs électriques ont été détruits par un incendie qui s'est déclaré dans une cité d'habitation à Tablat. Le feu a failli s'étendre aux logements de la cité 22 du quartier des 542-Logements, n'était l'intervention rapide des éléments de la Protection civile. Aucune perte humaine n'a été déplorée mais des dégâts matériels importants ont été causés par le feu.

M. EL BEY

RENTRÉE SCOLAIRE À YAKOUREN/TIZI OUZOU

Ath Bouhini au rendez-vous

A près l’opération de recensement des

élèves démunis lancée depuis le mois

sacré du ramadhan, le collectif d’asso-

ciations du village d’Ath Bouhini, situé à 3 km du chef-lieu de la commune de Yakouren (48 km à l’est de la wilaya de Tizi Ouzou), se pré- pare à une autre action de solidarité au profit de cette frange vulnérable. Des trousseaux scolaires et des tenues, dont le chiffre n’est pas encore arrêté, seront ainsi distribués à l’occasion de la prochaine rentrée scolaire en coordination avec le comité du vil- lage qui, comme à l’accoutumée, a décidé de hisser haut le fanion de l’action sociale et de solidarité. Kamel Ouanes, représentant du collectif et membre actif de l’association Bla Thilissa, a tenu à faire savoir que “les enfants issus de familles défavorisées par le sort seront tous pris en charge dans le cadre de cette opé- ration qui a enregistré l’adhésion de bienfai-

teurs de la région et des habitants nantis du village. La date de l’attribution des dons sera décidée en concertation avec le collectif et le comité du village qui sont en train de remettre

les pendules à l’heure afin d’être au rendez- vous en arrêtant la liste des bénéficiaires et le contenu de chaque kit”. Notre interlocuteur est revenu sur les dernières manifestations organisées dans le village comme pour souli- gner les efforts consentis dans but de rendre hommage à ceux ou celles qui ont contribué de près ou de loin à la consécration des valeurs sociales et du principe d’entraide dans cette contrée qui s’est toujours prise en char- ge en l’absence de projets publics de dévelop- pement. Un tournoi de football, ayant fédéré toutes les forces juvéniles, a été récemment organisé à la mémoire des regrettés Arib Lounes, Sadaoui Noureddine et Oukaci Mohand, tous originaires d’Ath Bouhini et dont la disparition avait, faut-il le noter, cho- qué et attristé plus d’un. La compétition, qui a vu la participation de 16 équipes en catégorie sénior, 6 équipes minimes et deux autres des vétérans, a été clô- turée par une cérémonie de remise de médailles et de coupes aux vainqueurs mais aussi par un vibrant hommage rendu à titre

de respect et de reconnaissance aux deux anciens trésoriers du comité du village, Arib Mokrane et Aourane Ali, ainsi qu’à M. Lounes Oufer qui s’est vu offrir un burnous, symbole de virilité et de fierté en Kabylie, pour sa loyauté et ses services rendus au villa- ge avant qu’il soit cloué à son fauteuil roulant à la suite d’un tragique accident duquel il s’en était miraculeusement sorti vivant. Professeur universitaire de profession, Lounes Oufer a été récompensé dans une ambiance empreinte d’émotions en présence de son épouse et ses enfants qui ont partagé des moments mêlant joie, ravissement et allé- gresse. Ce n’est pas tout, puisque même les trois meilleurs élèves du palier primaire et les lauréats des examens de fin de cycle ont éga- lement été récompensés. En tout, 95 élèves, dont 14 lauréats de la 5 e , 28 du BEM et 27 du bac, ont reçu des prix symboliques lors de cette cérémonie marquée par des intermèdes de théâtre et de musique assurés avec maes- tria par de jeunes talents en herbe.

RABAH KARECHE

LIBERTE

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SÉTIF : EXCLUS POUR AVOIR OBTENU UNE NOTE ÉLIMINATOIRE

Des admis au concours de l’éducation montent au créneau

Cette décision suscite la colère des enseignants qui comptent organiser, au début de la semaine prochaine, un rassemblement devant la direction de l’éducation de la wilaya de Sétif.

D es dizaines d’admis au dernier concours de l’éducation na- tionale, dans les trois paliers, sont montés au créneau

à Sétif, avant-hier, pour dénoncer la décision de leur exclusion. En effet, ces enseignants (exclus) qui ont passé avec succès les épreuves écrites et orales ont eu, avant-hier, la désagréable surprise de ne pas pouvoir récupérer auprès de la di- rection de l’éducation de Sétif (DES) leur décision d’affectation comme prévu. Selon des enseignants ex- clus, cette décision concerne ceux ayant obtenu lors du concours écrit une note éliminatoire (moins 5) dans une des matières. “J’ai passé les deux concours avec suc- cès et j’ai effectué le stage de forma- tion pendant 15 jours au lycée Ibn Khaldoun à Sétif. J’ai également choisi le lieu de travail suivant ma ré- sidence. Le 24 août, j’ai eu la mau- vaise surprise quand je me suis pré- senté, à l’instar de mes collègues, pour récupérer ma décision d’affec- tation où un responsable de l’éduca- tion est venu nous dire qu’un pro- blème s’est produit avec la fonction publique pour les admis qui ont ob- tenu une note éliminatoire. Nous étions près d'une cinquantaine entre les deux paliers moyen et secondaire qui ont quitté les lieux sans décision”, regrette une enseignante de langue arabe (CEM) exclue. Et d’ajouter :

“Un responsable de la DES nous a ex- pliqué que c'était la fonction pu-

D. R.
D. R.

blique qui a pris cette décision, nous sommes toujours en négociation avec cette institution pour trouver une so- lution à ce problème.” Selon des informations en notre possession, jeudi également, 23 en- seignants de français dans le pri- maire n’ont pas pu avoir leur déci- sion d’affectation pour la même rai- son. Cette décision suscite la colère

Nombreux étaient les enseignants ayant participé aux épreuves du concours.

des enseignants qui comptent orga- niser, au début de la semaine pro- chaine, un rassemblement devant la direction de l’éducation de wilaya. “Nous ne faisons pas confiance à leur promesse de régler le problème avec la fonction publique. On va ar- racher notre droit”, renchérit un autre enseignant exclu. Nous avons contacté la direction de l’éducation

de Sétif pour connaître les tenants et aboutissants de cette affaire. Le char- gé de communication de ladite di- rection a tenu à préciser que le pro- blème se pose au niveau de la fonc- tion publique. “Ce problème est ré- glé. On attend seulement une cor- respondance officielle du ministère de tutelle”, a-t-il affirmé.

A. LOUCIF

GUELMA

Démantèlement d’un réseau national de trafic de drogue

U n important réseau national et interna- tional de narcotrafiquants, opérant sur toute l'étendue du territoire national et

spécialisé dans le transport et la commercialisa- tion d'importantes quantités de drogue, a été neu- tralisé dans la wilaya de Guelma. Dans le cadre de la lutte contre ce fléau, les élé- ments de la 4 e Sûreté urbaine de Guelma, en co- ordination avec leurs collègues de la Sûreté de daï- ra d'Héliopolis et de la police judiciaire du chef- lieu de wilaya, ont effectué, cette semaine, un ma- gistral coup de filet. À la faveur d'une patiente fi-

lature et d'investigations, les services de sécuri- té ont appréhendé, dans la localité d'Héliopolis, deux individus, âgés de 33 et 36 ans, originaires de Batna, qui étaient à bord d'un véhicule de marque Citroën Berlingot. Une fouille appro- fondie de ce véhicule a permis la découverte de 13 kg de drogue, en plaquettes, et de plusieurs té- léphones portables. L'audition de ces suspects a permis aux policiers, munis d'une autorisation dé- livrée par le parquet de Guelma d'étendre leurs investigations à travers d'autres régions du pays et de procéder à l'arrestation de 5 autres narco-

trafiquants, âgés de 25 à 33 ans, originaires de Ba- rika, Hassi Messaoud, Tlemcen et Maghnia. Deux autres complices actuellement en fuite, iden- tifiés par les enquêteurs, sont activement re- cherchés. Les policiers ont présenté le 24 août au magistrat instructeur près la cour de Guelma les 7 présumés coupables qui ont été placés en dé- tention provisoire pour association de malfaiteurs, détention, transport et commercialisation de l'ouest à l'est du territoire national d'impor- tantes quantités de drogue.

HAMID BAALI

d'impor- tantes quantités de drogue. HAMID BAALI BRÈVES de l’Est KHENCHELA Une sépulture romaine

BRÈVES de l’Est

KHENCHELA

Une sépulture

romaine découverte

à

Ouled Bousaka

n

Une sépulture datant de l’époque

romaine ainsi que le reste des squelettes humaines ont été découverts cette fin de semaine dans la localité d’Ouled Bousaka, dans la commune d’Ensigha, au sud du chef-lieu de la wilaya de Khenchela, selon une source proche de la direction de la culture. En effet, c’est suite à des travaux de fonçage effectués par une entreprise privée que les ossements humains ont été mis au jour, précise notre source. Alertés, les éléments de la Gendarmerie nationale se sont déplacés immédiatement sur place en vue de protéger le lieu de la découverte jusqu’à l’arrivée des archéologues. Il y a lieu de signaler que ce site s'ajoute au patrimoine archéologique de cette région de l'est du pays où existent des sites classés, à l'image de ceux d’El- Hamma et de Baghaï où se trouve la statue d’El-Kahina.

M. ZAIM

SÉTIF

Un nouveau-né

retrouvé vivant

à

Bougaâ

n

Un nouveau-né a été retrouvé

vivant, avant-hier, à proximité de l’hôpital de Bougaâ, au nord de la wilaya de Sétif. Selon des informations en notre possession, le bébé de sexe féminin a été découvert par des passants. Alertés, les éléments de la Protection civile ont évacué le bébé à l’hôpital de Bougaâ. Nos sources ajoutent que le nouveau-né à été abandonné à même le sol, nu et entaché de sang, avec cordon ombilical. Une enquête a été ouverte par les services compétents.

A. LOUCIF

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Un mort et un blessé grave dans un accident de la circulation

n Une femme répondant aux

initiales de B.W., âgée de 32 ans, a perdu la vie après avoir été éjectée d'un véhicule dans un accident de la route survenu dans la soirée de mercredi à jeudi sur la RN42 au lieu dit Bente Ouhiha, dans la commune de Belimour, à 30 kilomètres de Bordj Bou-Arréridj. Le conducteur, accompagné d’un passager à bord de son véhicule, a, pour une raison inconnue, perdu le contrôle de son véhicule et s’est retrouvé dans le faussée. Le choc a été très violent. La passagère a perdu la vie sur place et le chauffeur a été grièvement blessé. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances et les causes exactes de l’accident.

CHABANE BOUARISSA

Oum El-Bouaghi

Douze imams pour la direction des affaires religieuses et des wakfs

n Le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs vient d'affecter 12 imams, nouveaux diplômés sortant des instituts de formation des cadres du secteur au titre de la promotion 2016. Ces imams viendront renforcer l'encadrement dans les mosquées, 136 imams, activant dans 336 mosquées, dont le plus grand nombre est situé à Aïn Beïda, qui compte une soixantaine. Signalons que depuis peu les moussallas (salles de prière) sont appelés mosquées locales, a précisé la direction de wilaya. L'effectif encadreur comprend aussi 76 enseignants de Coran et 68 muezzins.

B. NACER

Collision mortelle :deux morts et 7 blessés

n Le carrefour de Rhia, une commune rurale localisée à quelques encablures de Meskiana, à 60 km à l'extrême-est du chef-lieu de wilaya d’Oum El-Bouaghi, était, jeudi, le théâtre d'un accident de la circulation. Deux véhicules légers, une Chevrolet et une Peugeot sont entrées en collision faisant 2 morts et 7 blessés âgés de 24 à 58 ans. Les victimes ont été transférées par les services de la Protection civile vers l'EPH Bouhafs de Meskiana. Une enquête a été diligentée par les

services de la gendarmerie pour déterminer les circonstances de

ce drame routier.

K. MESSAD

Ouverture d'un bureau de poste à Henchir-Laâtach

n Un bureau de poste a ouvert ses portes durant le mois en cours à Henchir-Laâtach, dans la commune d'Ouled Zouaï pour une population de 5000 habitants, a indiqué une source à la direction de wilaya d'Algérie Poste. Cette opération intervient après l'ouverture en avril du centre de traitement et de distribution du courrier à Aïn Beïda alors que celui prévu à Aïn M'lila est en cours de réalisation et sera opérationnel avant la fin de l'année, a ajouté la même source.

B. NACER

LIBERTE

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AFFICHAGE DES LISTES DES BÉNÉFICIAIRES DE LOGEMENTS LPL À CHLEF

Des centaines de citoyens bloquent les routes

Dans la localité des Cinq-Palmiers, les contestataires ont bloqué durant plusieurs heures de la journée de jeudi la RN 19, obligeant les usagers de cette important axe routier reliant le chef-lieu de wilaya à la ville côtière de Ténès à prendre un autre itinéraire.

ville côtière de Ténès à prendre un autre itinéraire. Les citoyens révoltés ont constaté que leurs

Les citoyens révoltés ont constaté que leurs noms ne figuraient pas sur les listes des bénéficiaires de logements.

L es trois listes des bénéficiaires de logements publics locatifs LPL (400 et 80 unités) affichées dans la nuit de mercredi à jeudi, no- tamment à Chlef, à Labiodh Medjadja (daïra d’Ouled Farès)

et dans la localité des Cinq-Palmiers, à quelques kilomètres plus au nord, ont pro- voqué la colère des centaines de citoyens. En effet, ces derniers dont le nom ne figure pas sur les listes en question ont vite réagi en exprimant vivement leur mécontente- ment. Dans la localité des Cinq-Palmiers, les contestataires ont bloqué durant plusieurs heures de la journée de jeudi la RN 19, obli-

geant les usagers de cette importante route entre le chef-lieu de wilaya et la ville côtiè- re de Ténès à prendre un autre itinéraire afin d’arriver à destination. Il a fallu l’intervention des différentes bri- gades de la Gendarmerie nationale pour dis- perser les protestataires et libérer ladite route. “Cette liste n’a pas été établie conformément

à la réglementation en vigueur. Certains qui

sont portés sur cette liste sont des étrangers

à notre localité, alors que d’autres disposent

déjà d’appartements et de logements dans le cadre de l’habitat rural. C’est pourquoi nous demandons l’annulation purement et sim-

plement de cette liste, tout comme nous exi- geons une commission d’enquête qui fera tou- te la lumière sur cette affaire et arrêter les au- teurs à l’origine de ces dépassements carac- térisés”, clament de nombreux citoyens dans la localité des Cinq-Palmiers. Le même constat et les mêmes revendica- tions ont également été constatés à Chlef et à Ouled Farès, où les mécontents se sont ras- semblés durant toute la journée de jeudi de- vant les sièges des deux daïras, au moment où des dizaines de véhicules des forces de maintien de l’ordre ont été dépêchés sur les lieux.

AHMED CHENAOUI

MOSTAGANEM

Arrestation de 5 personnes pour création de lieu de débauche

n Les policiers de la 6 e Sûreté urbaine de Mostaganem ont procédé mardi dernier à l’arrestation de cinq personnes âgées entre 19 et 62 ans dans une maison close, suite à une plainte du voisinage. Une procédure judiciaire a été instruite à l’encontre de la tenancière et propriétaire de l’appartement, âgée de 62 ans, pour création de lieu de débauche et prostitution. Durant l’opération, deux hommes et deux jeunes filles ont été arrêtés en flagrant délit de prostitution dans l’appartement en question. Présentés devant le parquet le même jour de leur arrestation, les mis en cause ont été jugés et condamnés. La tenancière a écopé de 2 ans de prison ferme assortie d’une amende de 50.000 DA tandis que les autres inculpés ont été condamnés à un an de prison ferme assortie d’une amende de 20 000 DA.

M. SALAH

Le ministre des Sports a annulé sa visite

n La 49 e édition du Festival national du

théâtre amateur a été lancée jeudi après- midi vers 18h30 en présence des autorités locales et du monde de la culture avec l’absence remarquée du ministre de la Jeunesse et des Sports, El-Hadi Ould Ali, qui changea son programme à la dernière minute. Rappelons que cette manifestation culturelle regroupe 17 troupes théâtrales réparties en deux groupes A et B, le premier avec 6 troupes et le deuxième avec 4 troupes

totalisant 180 participants ainsi que 4 autres troupes qui participeront hors compétition avec 50 participants. Il a été décidé la désignation de deux jurys, 5 membres pour le niveau A et 3 autres pour le B.

M. S.

Un pendu à Mesra

n CH. B., 28 ans, résidant dans la commune

de Mesra, a été retrouvé, mardi vers 7h15, pendu à une corde enroulée sur une branche d’un arbre dans un terrain agricole

sur la route menant vers le marché hebdomadaire, avons-nous appris auprès du chargé de la cellule de communication de la Protection civile de Mostaganem, l’officier Mahmoudi Mansour. Le corps de la victime a été transporté vers la morgue de l’EPH de Mesra tandis qu’une enquête a été ouverte par la Gendarmerie nationale. Rappelons enfin qu’il s’agit du deuxième cadavre retrouvé pendu en l’espace de moins d’une semaine, après la découverte d’un quinquagénaire pendu dans les environs de Sirat.

M. S.

Un jeune meurt électrocuté à Bouguirat

n Un jeune homme de 24 ans, résidant au douar Sidi Chérif près de Bouguirat est mort électrocuté mercredi dernier dans une exploitation agricole alors qu’il était en train de réparer un moteur électrique. La victime rendit son dernier souffle sur place. Le corps de la victime a été transporté au nouvel EPH de Bouguirat pour autopsie. Une enquête a été ouverte.

M.

S.

Bouguirat pour autopsie. Une enquête a été ouverte. M. S. BRÈVES de l’Ouest ORAN Plusieurs foyers

BRÈVES de l’Ouest

ORAN

Plusieurs foyers de brucellose décelés

n Les services de l'inspection vétérinaire de la

direction de la santé de la wilaya d'Oran ont décelé 19 cas de brucellose dans différentes exploitations agricoles. Cette découverte a nécessité l'ouverture d'une enquête par la direction de la santé afin d'enrayer cette pathologie, particulièrement contagieuse et qui peut se transmettre à l'homme et créer, donc, un problème de santé publique. Par le passé, une quarantaine de cas ont été enregistrés par la direction de la santé d'Oran qui trouve que ce nombre dépasse largement la moyenne admise qui est de 10 à 15 cas par an. La brucellose animale peut être transmise à l'homme par la consommation de lait de vache cru. Cela est d'autant plus inquiétant qu'il existe à Oran de nombreux éleveurs traditionnel qui proposent ces produits laitiers, plus ou moins douteux. À souligner que sur les 650 éleveurs laitiers recensés à Oran par la Direction des services agricoles (DSA), 170 seulement vendent leur production en lait aux unités de transformation. Selon les responsables de cette direction, sur une production annuelle de lait estimée à quelque 20 millions de litres, seuls 40% sont contrôlés et destinés à la transformation alors que les 60% sont écoulés directement dans les marchés sans aucun contrôle. Va-t-il y avoir des mesures préventives ? Rappelons qu’à la dernière alerte, la DSA avait fermé le marché de bétail de la localité d’El-Kerma par mesure de sécurité. Cette dernière avait même mobilisé 30 vétérinaires de la wilaya pour inspecter les exploitations d’élevage de bétails, s’informer de la situation prévalant dans la région et sensibiliser les fellahs sur les moyens de lutte contre cette zoonose.

HADJ HAMDOUCHE

Un dealer pris la main dans le sac

n Pour détourner l’attention des policiers sur sa

véritable activité commerciale, un repris de justice, âgé de 32 ans, a été pris en flagrant délit de commercialisation de kif traité dans son magasin d’alimentation générale située à haï Sabah. Les enquêteurs ont découvert 30 plaquettes de résine de cannabis soigneusement dissimulées sous des tablettes de chocolat et autres friandises. Plus de 4 millions de centimes, produit de la vente de la drogue, ont été saisis par les policiers de la 21 e Sûreté urbaine d’Oran.

K. R. I.

Saisie de 439 unités d’alcool chez un sexagénaire

n Un sexagénaire, qui s’adonnait à la vente d’alcool

sans autorisation, a été arrêté par les policiers de la 11 e Sûreté urbaine d’Oran dans le quartier populaire de Gambetta. Ainsi, 439 bouteilles de vin et spiritueux ont été saisies par les services de la police dans le domicile du mis en cause qui faisait l’objet d’un mandat de recherche judiciaire dans le cadre d’une affaire d’usurpation de fonction.

K. R. I.

SAÏDA

Un mort et trois blessés sur la RN06

n Un enfant a trouvé la mort et trois personnes ont

été blessées dans un accident de la route, survenu hier, vers 8h, sur la RN06, reliant Saïda à Béchar. L’accident s’est produit près du village de Sfid, relevant de la commune de Sidi Ahmed, lorsqu’un camion est entré en collision avec un véhicule léger. Les victimes ont été transférées à l’hôpital Ahmed- Medeghri de Saïda. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cet accident.

F. ZAAF

SIDI BEL-ABBÈS

Immobilisation

de 80 motocyclettes

n Les services de sécurité routière de la Sûreté de

wilaya de Sidi Bel-Abbès ont procédé depuis le début du mois en cours, à la saisie et l’immobilisation de 80 motocyclettes de différentes cylindrées, a indiqué la cellule de communication de la police. Cette campagne intervient suite à la constatation d’une recrudescence des accidents de la circulation routière causés par des deux-roues dépourvus de silencieux, à l'origine des bruits assourdissants. Entre autres infractions évoquées, le défaut de présentation de documents administratifs, l'assurance, le non-port du casque et l’absence de permis de conduire.

A. BOUSMAHA

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Reportage

Vendredi 26 - Samedi 27 août 2016

LIBERTE

LES VACANCES S’ACHÈVENT

L’affluence était-elle au rendez-vous à Béjaïa ?

C’est bientôt la rentrée scolaire, prévue cette année le 4 septembre prochain. Il ne reste donc aux familles, venues de l’intérieur du pays, que quelques jours pour profiter de la plage et de veiller jusqu’à des heures tardives de la nuit.

S ur les routes de Béjaïa, on continue à croiser des véhicules, immatricu- lés des quatre coins du pays. Mais il est vrai que l’on est loin du grand rush, atteint il y a quelques semaines.

On en profitera pour faire, d’une part, le point sur cette saison estivale, que d’aucuns avaient qualifié de particulière et, de l’autre, de s’interroger, si véritablement, il y a eu moins d'affluence que les années précédentes. Et si oui, quelles en seraient les véritables raisons ? Pour le simple citoyen, les plages béjaouies ont été littéralement envahies par des estivants, ve- nus de toutes les régions d’Algérie. Preuve de cette affluence : les bouchons qu’il y a aux Quatre-Chemins à l’entrée de Béjaïa pour al- ler sur la côte est (Tichy, Aokas, Souk El-Te- nine et Melbou) et à Amriou pour rejoindre la côte ouest (Boulimat, Saket, etc.). Il faut s’ar- mer de patience avant d’atteindre les plages. Et ceux qui en souffrent le plus, ce sont no- tamment les habitants des villages de l’arriè- re-pays béjaoui, obligés de faire avec ces bou- chons interminables alors qu’ils doivent se rendre au travail. Abdenour, qui travaille dans une pharmacie d’officine, appréhende de prendre la route dans les deux sens : “Il faut mettre entre 30 et 40 minutes pour faire 7 ki- lomètres depuis Aamriou y compris en soirée et je ne quitte la pharmacie que vers 21h.” For- cément, il fait partie des gens qui ne croient pas à une baisse d’affluence cette année. Du moins, elle n’est pas perceptible pour lui. Les routes sont encombrées en direction de la côte ouest. Abdelhafid, qui doit venir chaque jour du cap Aokas, n’en pense pas moins qu’Abdenour. Après avoir consommé son mois de congé, entre juillet et août, il avait appréhendé, lui aus- si, la reprise. Il n’ignore rien du calvaire de la route ; cette fois-ci du côté est de Béjaïa. Il faut des heures pour atteindre le chef-lieu de wi- laya. Et il essaie de rentrer en milieu d’après- midi pour éviter les bouchons, interminables, aux Quatre-Chemins, à l’entrée de Tichy et d’Aokas. “Ceux qui habitent les autres stations balnéaires ou les communes de l’arrière-pays sont bien sûr logés à la même enseigne”, s’em- pressera-t-il de préciser. Autre indice : les prix des fruits et légumes mais aussi des viandes, rouges et blanches, des pois- sons ont littéralement explosé — quoique ceux de la sardine et de l’anchois soient devenus re-

D. R.
D. R.

lativement abordables par rapport aux mois précédents. Beaucoup de commerçants, ex- plique-t-on, profitent de la saison estivale et de l’arrivée, jugée ou prétendue massive, d’es- tivants de tout le pays, pour augmenter exa- gérément leurs prix. Ce qui fait de Béjaïa l’une des wilayas les plus chères du pays avant même la capitale. Une cherté observée, par ailleurs, dans les ta- rifs pratiqués par les bailleurs de bungalows, de villas et d’appartements. Conséquences : une baisse de la fréquentation sur une longue pé- riode. “Les estivants étaient contraints, a ex- pliqué un agent immobilier, de réduire leur sé- jour : une semaine au lieu de deux ; 10 nuitées au lieu de 20, etc. La crise n’est pas en reste bien évidemment, mais je pencherai plutôt sur les ta- rifs pratiqués.” L’agent immobilier, qui active à Tichy, les juge excessifs. “La preuve, préci- sera-t-il, quand ils ont vu que le chiffre d’affaires de leur activité, non déclarée, risquait de bais- ser, ils se sont empressés de revoir à la baisse leurs tarifs.” Les pouvoirs publics devraient intervenir pour organiser sérieusement cette activité. Et ce sera une source de revenus aux collectivi- tés locales, qui ne bénéficient en rien de la pré- sence, souvent importante, d’estivants, qui

choisissent Béjaïa comme destination de choix. “Pourquoi pas ne pas répertorier les pro- priétaires de ces bungalows, villas et apparte- ments, et arrêter avec la Fédération nationale des agences immobilières les prix à pratiquer en haute saison et en basse saison, à l’instar de ce qui se fait à l’étranger ? Ce n’est pas sorcier”, a déclaré, avec instance, l’agent immobilier. Le problème, a indiqué son confrère de Souk El-Tenine, est ce que l’État perd dans cette his- toire. L’argent, expliquera-t-il, va directe- ment de la poche du locataire dans celle du bailleur. La transaction n’est pas déclarée auprès d’un notaire, lequel aurait officialisé et authentifié l’acte, payé le service enregistrement en fonc- tion du montant déclaré et de la durée du sé- jour. Et sur ses honoraires, le notaire aurait payé la TVA et un timbre fiscal. Pourquoi alors ne pas réglementer une acti- vité, qui aurait renfloué les caisses de l’État et permis en même temps à la direction du tourisme de connaître les disponibilités en ma- tière d’accueil. C’est ce qui se fait avec les établissements hô- teliers et autres sites d’accueil. Autres mécontents de la saison estivale, inat- tendus il faut le dire, ce sont précisément les gérants d’hôtel. L’un d’eux est allé jusqu’à sai- sir les médias et les agences de tourisme, qui ne savent pas, selon lui, “vendre la destination Algérie”, en premier lieu aux Algériens. Pour lui, “dire que les prix des hôtels dans tel ou tel pays sont attractifs et plus bas que ceux prati- qués dans notre pays n’est que pure affabula- tion. Qu’a-t-il de laid ce merveilleux pays ? Il est plus beau que ces pays qui ne vendent que du soleil en hiver tels que la Floride, Cuba… Dieu ne les a pas gâtés, seule la main de l’homme a apporté quelques aménagements que certains admirent sans raison”. Il s’est rappelé, non sans nostal- gie, ces touristes russes, polonais, yougo- slaves, notamment, qui séjournaient à l’hôtel Hammadites ; ils se baignaient en hiver, face aux montagnes pittoresques et enneigées. C’est vous dire que les Algériens n’apprécient pas à sa juste valeur un pays qui est naturel- lement un produit touristique. Nous avons interrogé un directeur d’une agence de tourisme et de voyages, qui a pignon sur rue à Béjaïa-Ville, sur les raisons qui font que les Algériens, ceux qui ont les moyens bien

Les plages de Béjaïa ont été envahies par les estivants.

sûr, préfèrent partir passer leurs vacances à l’étranger, en Tunisie notamment ; la Turquie est momentanément boudée par les touristes, qui sont par définition craintifs. Sa réponse est sans appel : “Comment voulez-vous vendre le produit Algérie quand le prix, pratiqué locale- ment, équivaut à celui des tour-opérateurs tu- nisiens, puisque vous avez cité la Tunisie ?” On aimerait bien faire du réceptif, affirmera- t-il. “C’est notre raison d’être. On exerce ce mé- tier par amour. Mais il faut créer les conditions et tout le monde doit jouer le jeu. Ce qui n’est pas le cas”, déplorera-t-il. “Prenons le cas de Bé- jaïa, on a attendu le début de la saison estiva- le pour lancer des projets tous azimuts. Vous n’avez pas remarqué que toutes les routes du chef-lieu de wilaya font l’objet de travaux ? Ce sont des désagréments pour les estivants. On ne peut pas faire du tourisme dans ces conditions. Il faut savoir ce que l’on veut.” Et concernant le cri de détresse lancé par les gérants d’hôtel qui sont dans les stations bal- néaires, plus particulièrement, un retraité de la restauration dans un hôtel urbain a rétor- qué que ces gérants d’hôtels exigent du client des offres en demi-pension. “Pourquoi exiger du client qu’il mange chez vous ? Il loue déjà une chambre à un prix relativement cher, pour être gentil. Et il faut l’obliger en plus à consom- mer ? Si la restauration est bonne, le client man- gera chez vous à condition bien sûr de ne pas exagérer en matière de prix. J’irai plus loin, ils mettent des khaïmas où des cacahuètes sont vendues à 150 ou 200 DA. Mais c’est quoi ça je vous en prie ?” Il ne faut bien sûr ne pas mettre tout le mon- de dans le même sac, mais c’est l’amère véri- té, a fini par avouer le directeur de l’agence de tourisme et de voyages, qui a voulu éluder la question avant que son ami ne pointe du doigt le problème. Il a évoqué notamment le problème d’absen- ce de qualification ; ce qui se répercute néga- tivement sur le métier, qui a besoin d’un coup de balai, selon ses propres mots. “Ce n’est pas bien de se défoncer sur les agences de tourisme et de voyages, il faudrait d’abord que l’on ba- laie devant sa porte. Et je m’adresse à tous les acteurs directement concernés.” Il a fini par ap- peler à la tenue des états généraux sur le sec- teur du tourisme, qui gagnerait à être la véri- table locomotive de l’économie algérienne.

M. OUYOUGOUTE

D. R.
D. R.

La côte béjaouie compte beaucoup de sites paradisiaques.

LIBERTE

Vendredi 27 - Samedi 28 août 2016

Magazine

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VIRÉE DANS LES SERVICES PUBLICS À BOUIRA

À la merci des ronds-de-cuir

Un organisme consultatif, dont la mission première est de “permettre d'améliorer l'adhésion de la société aux mutations qui doivent être poursuivies par le service public”, selon le chef de l’État, M. Abdelaziz Bouteflika. Bien avant l’ONSP, les pouvoirs publics avaient entrepris une véritable “guerre” contre la bureaucratie.

D. R.
D. R.

L es amateurs de bande-dessinée, notamment des aventures d’Astérix et Obélix, se souvien- nent sûrement que dans l’album Les douze travaux d’Astérix, la seule épreuve où le petit Gaulois

a failli échouer était celle où il fut confronté

l’administration et sa bureaucratie. Il en était devenu fou… Ceci est pour l’anecdote. Plus sérieusement, en

Algérie et dans le but de lutter contre la bureau-

cratie, laquelle gangrène la majorité de nos administrations, le gou- vernement a mis en place, en mars dernier, l'Observatoire national du service public (ONSP). Un organisme consultatif dont la mission première est de “permettre d'amélio- rer l'adhésion de la société aux mutations qui doivent être poursuivies par le service public”, selon le chef de l’État, M. Abdelaziz Bouteflika. Bien avant l’Onsp, les pouvoirs publics avaient entrepris une véritable “guerre” contre la bureaucratie. Ainsi, l’an- cien ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Tayeb Belaïz, avait affiché une certaine volonté à “éradiquer” ce qu’il avait qualifié de “bureaucratie insolen- te” à travers les diverses administrations du pays. Certes, l’action gouvernementale aura eu au moins le mérite de réduire de manière significative “la paperasse” inutile et décon- gestionner quelque peu les files d’attente au niveau des APC notamment. Toutefois, là où le constat d’échec est plus palpable, c’est au niveau de la formation des agents d’ac- cueil et autres préposés aux guichets. Ces agents, dont le niveau d’instruction reste relativement discutable, sans parler de leur méconnaissance totale de la notion de servi- ce public, une fois derrière leurs guichets, font montre d’un mépris et d’une insolence despotiques à l’égard des citoyens. La wilaya de Bouira, et en dépit des efforts consentis par les autorités locales afin d’éradiquer ce mal pernicieux, n’échappe pas à cette “règle”

ce mal pernicieux, n’échappe pas à cette “règle” Par : RAMDANE BOURAHLA qui voudrait que le

Par : RAMDANE BOURAHLA

qui voudrait que le citoyen, avant de récupé- rer un document administratif, doive au préalable subir des tracasseries inutiles. Aussi bien au service de l’état civil qu’aux bureaux de poste et autres administrations, les citoyens doivent se “shooter” pour ne pas “péter un plomb”.

Ces “lampistes de service” à l’état civil

Les scènes qui suivent se passent au service de l’état civil de Bouira, pourtant moult fois épinglé pour les dépassements de ses agents. Dans une cohue indescriptible et une désor- ganisation totale, un monsieur d’un certain âge s’est présenté au guichet des légalisa- tions de documents. Après quelques minutes d’attente, il voulait faire avancer la pile de documents vers les préposés de l’état civil… Ce geste, plein de bonnes intentions, s’est vite transformé en un véritable cauche- mar pour lui. Un employé, qui ne manquait pas de toupet, a osé proférer des accusations de roublardise et de malhonnêteté à l’en- contre de ce pauvre vieillard en des termes peu respectueux : “Hé, vous ! Qu’est-ce que vous faites ? Laissez ces papiers à leur place ! À votre âge vous osez griller la chaîne, mais pour qui vous prenez-vous ?”. Ce citoyen, estomaqué et choqué par de tels propos, ne savait plus quoi dire ni où se mettre. Il essaya d’expliquer son geste mais la rhéto- rique du guichetier, “El-chib w el-âibe” (les cheveux blancs et le vice), le laissa sans voix. Le comportement indélicat de ce “lampiste” soulèvera un tollé général parmi l’assistance. L’indignation et la colère des citoyens étaient à leur paroxysme. Et l’un d’eux s’ex- clamera à l’égard de cet agent discourtois :

Laissez ce pauvre homme tranquille ! Il n’a absolument rien fait de mal, on est tous témoins. Honte à vous de traiter les gens ainsi. Je me demande comment on peut recruter des gens tels que vous dans le service public. Allez refaire votre éducation !”. Par la suite, ce guichetier, culotté, poursuivra son service comme si de rien n’était, sous le

Malgré toutes les mesures pour éradiquer la bureaucratie, les files d’attente perdurent.

regard méprisant des citoyens. Au guichet n°14, celui réservé à l’enregistrement des nouveau-nés, le préposé à ce service, stylo bille à la main (oui, on en est encore à ce stade dans ce service), voulait décider à tout prix de l’orthographe du prénom d’un nou- veau-né. “Adam ou Adem, qu’est-ce que ça change ?”, lancera-t-il à un père de famille qui venait pour enregistrer son enfant qui venait de naître et qui avait, au préalable, insisté sur l’orthographe d’“Adam”. Malgré son insistance, l’agent de saisie avait inscrit, sur le livret de famille, le prénom Adem et l’a remis au père. Ce dernier, découvrant la grossière erreur (intentionnelle), s’est très vite emporté. Et là, que lui rétorque cet agent ? “Vous me cassez les pieds pour un A (…) J’ai d’autres choses à faire que de m’oc- cuper de vos caprices”. Finalement, et après que ce père de famille ait décidé de s’en remettre à son supérieur, cet agent “concède- ra” d’inscrire l’enfant comme étant Adam. Une scène ubuesque, mais qui en dit long sur la gravité de la situation.

Anarchie et copinage à la poste

Mais le service de l’état civil de Bouira ne détient pas le “monopole de l’absurde”, les bureaux de poste figurent également dans le palmarès de la bureaucratie qui rend dingue. Ainsi et dans les différents bureaux de poste visités, c’est encore et toujours les mêmes scènes qui se répètent : une anarchie criante, une bureaucratie effarante et le désarroi des usagers. Au niveau de la grande poste de Bouira, un constat saisissant frappe les esprits : c’est l’anarchie ! En effet, des clients assis à même le sol, des guichetiers qui ne se pressent pas trop afin d’effectuer les diffé- rentes opérations (paiement, envoi de man- dat…,etc.). Pis encore, certaines employées, particulièrement zélées, se permettent même le luxe de se faire des séances de manucure… Face à ce laxisme ambiant, les citoyens restent bouche bée. “J’en suis consterné, tant d’anarchie, tant de désorgani-

sation, c’est lamentable !”, s’indignera un usager. Avant d’ajouter : “À croire qu’on est en train de quémander… Pour retirer son argent, c’est la croix et la bannière”, a-t-il déploré. Autre exemple du manque d’orga- nisation de ce service : la billetterie. Quoi de plus normal que de prendre son ticket et attendre son tour… Cependant, là où les choses se compliquent, c’est quand le ticket retiré est en déphasage complet avec le tableau d’affichage… Cela s’est passé à la poste du quartier de Farachati ; une citoyen- ne qui venait de retirer son ticket, a eu la désagréable surprise de voir son ticket révo- lu, il ne correspondait pas à l’ordre chrono- logique du tableau. “Je viens de retirer mon ticket de passage, je me suis retrouvée avec le numéro 89, alors que le tableau d’affichage indique 112… Je n’y comprends plus rien !”, dira-t-elle d’un air circonspect. Et le comble de l’absurde est que cette dame a dû refaire une queue interminable, car son ticket a été refusé par le guichetier. “Votre ticket est dépassé, allez en cherchez un autre et atten- dez votre tour !”, lui intima l’agent du gui- chet. Du côté de la poste dite des 1100- Logements, c’est le copinage qui prime. Certains citoyens, en complicité avec les gui- chetiers, font passer le chèque en douce, en utilisant une technique dite du journal. Une technique très simple : un usager tend au guichet un journal, tout en prenant soin d’y glisser son chèque à l’intérieur. Dissimulé dans le journal, le proposé au guichet récu- père le chèque sans que personne ne remarque quoi que ce soit. Même si le constat dressé est alarmant et consternant à la fois, il en demeure pas moins qu’au niveau de certaines institutions, à l’image de la SDC, l’ADE et Algérie Télécom de Bouira, les responsables ont procédé à un sérieux “recadrage” de leurs employés. En effet, au niveau des agences commer- ciales de ces trois organismes, on observe une nette amélioration du service public, et ce, de l’avis général.

R. B.

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L’internationale

Vendredi 26 - Samedi 27 août 2016

LIBERTE

UN DERNIER BILAN FAIT ÉTAT DE 267 MORTS ET 387 BLESSÉS

Séisme en Italie : peu d’espoir de retrouver des survivants

L'urgence est de fournir un hébergement et des produits de première nécessité à ceux qui ont tout perdu dans la catastrophe, l'une des plus graves de ces dernières années en Italie. 2100 personnes ont dormi jeudi soir sous les tentes.

L 'espoir de retrouver des survi- vants s'amenuisait hier, sans pour autant décourager les milliers de secouristes qui fouillent toujours les décombres des villages du centre de l'Italie, dévastés mercredi

par un séisme qui a fait au moins 267 morts. Une journée de deuil national a été décrétée

samedi, à l'occasion des funérailles de la cin- quantaine de victimes d'Arquata del Tronto, un des trois villages des Appennins les plus tou- chés. Les enterrements sont prévus dans la ma- tinée à Ascoli Piceno, au pied des montagnes meurtries, en présence du président de la Ré- publique, Sergio Mattarella, et du chef du gou- vernement, Matteo Renzi. Les gestes de solidarité se multiplient, dons de sang ou d'argent, collecte de vêtements, de nourriture et de jouets, initiatives culinaires comme les repas offerts par des chefs italiens aux rescapés ou l'opération “manger pour l'Ita- lie” popularisée par le chef britannique Jamie Olliver. Toute la nuit, la terre a continué de trembler, avec des dizaines de répliques enregistrées, dont une secousse d'une magnitude de 4,8 peu après 6h00 (4h00 GMT) vendredi matin, qui

a coupé la route d'accès à Amatrice, l'un des villages les plus touchés.

Selon un dernier bilan de la Protection civile,

le nombre de décès constatés un peu plus de

48 heures après ce séisme meurtrier s'élève dé- sormais à 267, et 387 blessés ont été hospita- lisés. Au total, 238 personnes ont été sorties vi- vantes des décombres depuis le séisme mer- credi à 3h38 (1h38 GMT), 215 par les pompiers et 23 par les secours alpins. Mais aucun sur- vivant récent n'a été signalé. Dans le froid de la nuit à la lumière des pro- jecteurs ou dans la chaleur étouffante du jour, les efforts se poursuivent pourtant sans relâche. En 2009, lors du tremblement de ter- re de l'Aquila, non loin de la zone du séisme de mercredi, le dernier survivant avait été sau- vé 72 heures après la catastrophe. Les autorités peinaient à évaluer le nombre de disparus : difficile de savoir combien de per- sonnes étaient présentes au moment du dra- me alors que la population de ces villages tou- ristiques triple ou quadruple l'été. Au moins huit étrangers figurent parmi les 267 morts recensés, selon la presse ou les autori- tés des pays concernés : trois Britanniques,

D. R.
D. R.

deux Roumains, une Espagnole, un Canadien et une Salvadorienne.

“Vivre coûte que coûte”

Jeudi soir, le gouvernement a proclamé l'état d'urgence dans les régions touchées et déblo- qué une première enveloppe de 50 millions d'euros. Un nouveau plan de prévention an- tisismique a aussi été annoncé, après les in- terrogations sur le lourd bilan humain du séis- me dans une zone clairement identifiée com- me à risque. À l'Aquila, le séisme de 2009 avait fait plus de 300 morts. Mais il s'agissait alors d'une ville de plusieurs dizaines de milliers d'habitants. Les Italiens ont été particulièrement choqués par le cas de l'école d'Amatrice, en partie détrui- te alors qu'elle avait été adaptée aux normes an- tisismiques en 2012. L'image a réveillé le traumatisme de San Giugliano in Puglia (sud),

238 personnes ont été sorties vivantes des décombres depuis le séisme mercredi.

où 27 enfants et leur instituteur avaient péri dans leur école lors d'un séisme – en fin de ma- tinée – en octobre 2002. La justice a ouvert une enquête sur d'éventuelles malversations à Amatrice et dans les autres villages concernés. Le chef du gouvernement, M. Renzi, a annoncé jeudi soir le lancement d'un plan destiné à cen- trer l'action gouvernementale sur la prévention et non sur la gestion des situations d'urgence. Mais le patrimoine historique unique de l'Ita- lie ne rend pas la tâche facile : on ne peut pas “raser” tous les centres historiques dans la pé- ninsule, a déclaré M. Renzi. Le séisme de mercredi a endommagé ou dé- truit 293 bâtiments ayant une valeur culturelle, selon le ministre de la Culture, Dario Fran- ceschini. Dans l'immédiat, l'urgence est de fournir un hébergement et des produits de pre- mière nécessité à ceux qui ont tout perdu dans la catastrophe, l'une des plus graves de ces der-

nières années en Italie. “Nous montons des vil- lages de tentes dans toutes les localités touchées”,

a assuré à l'AFP Luigi D'Angelo, responsable

local de la Protection civile. Au total, 2100 per- sonnes ont dormi jeudi soir dans ces tentes, soit

un peu moins des deux tiers des 3500 places disponibles. Jeudi soir à Illica, un hameau dé- vasté, une douzaine de tentes bleues ont ain-

si été montées, et une association de chefs ita-

liens a offert un dîner aux habitants et aux se- couristes. Dans le bourdonnement des héli- coptères, le ronronnement des moteurs de ca- mions et les volutes des cigarettes fumées ner- veusement, chacun avait les traits tirés. “Cet- te nuit-là, on n'a même pas eu le temps de se le- ver qu'il a fallu tout de suite chercher à vivre coûte que coûte”, s'est confié Silvia Micozzi, 28 ans, après avoir vidé son assiette de pâtes.

Ella IDE et Mathilde AUVILLAIN

AFP

DEUX JOURS APRÈS “L'APOCALYPSE”

Les survivants craignent d'être isolés

D eux jours après le séisme, les répliques n'en finissent plus autour d'Amatrice. À

chaque secousse, un nouveau mur s'écroule, un pont se fissure, rendant toujours plus difficile l'accès des se- cours aux petits bourgs isolés dans la

montagne. À l'entrée de San Loren- zo et Flaviano, tout près d'Amatrice, la petite route serpentant dans la montagne est bloquée depuis une forte réplique, de magnitude 4,8, hier matin. Pompiers et militaires tendent une banderole en plastique

: on ne passe plus. Les habitants re-

gardent d'un œil hébété les nou- velles destructions et la pelleteuse qui

déblaye frénétiquement les dé- combres d'une maison éboulée au milieu de cette voie. Armés de pelles et de pioches, des militaires évacuent des monticules de

débris. “Les dernières secousses ont ag- gravé la situation. Sur la route ré- gionale, le pont à trois arches qui mène à Amatrice a été fermé et cette route qui assurait la liaison avec cer- taines maisons est bloquée. Il faut en- core faire des vérifications et élargir le passage”, explique Mauro Savi, géo- mètre de l'administration provinciale de Rieti. Moments d'énervement, d'agace- ment, de tension. “Nous sommes complètement isolés”, se désespère une habitante. “Les secours sont tous

à Amatrice, ils oublient les hameaux autour”, déplore Marco Barba, arri- vé dans la matinée de Rome pour ap- porter des vêtements et des provi- sions à ses proches. “Certains sont complètement isolés, je suis venu pour apporter de l'aide, je ne sais pas encore où je vais dormir ce soir”. Sur

ces toutes petites routes de mon- tagne, les secours piétinent souvent, stoppés dans leur élan. “Ici, c'est bloqué, ils ne nous font pas passer”, se désole Felice Ciancarella, chargé de livrer des toilettes chimiques dans un camp de tentes. Il devra attendre plu- sieurs heures avant de reprendre son périple, et ce grâce à une dévia- tion. Au fur et à mesure de la jour- née, ce croisement devient un lieu de rassemblement pour les habitants du village. Les gens se rassurent, se sa- luent, échangent des informations.

“Sens dessus dessous”

Une jeune femme arrive en larmes et se prend le visage dans les mains de- vant la banderole en plastique bar- rant l'accès aux maisons détruites. “Des tremblements de terre, j'en avais déjà vécu, mais là ce n'était pas un

tremblement de terre, c'était une apocalypse !”, raconte Anacleto Per- otti, 66 ans, qui dort toujours dans sa maison restée debout. “Mais je dors

dans un fauteuil, au lit ça fait trop peur. La peur vient après le séisme, la dépression intérieure te gagne”, pour- suit-il. “Peur” et “mort” sont sur toutes les lèvres. “À Amatrice, on a

on peut espé-

). Ici,

il n'y a plus personne”, explique Fa- brizio Micozzi, un trentenaire venu soutenir ses parents installés à San Lorenzo et Flaviano, hameau d'une dizaine de maisons. “La difficulté, c'est de savoir combien manquent à l'appel parce que beaucoup se sont en- fuis sans penser à appeler tout le

monde”, poursuit-il. Dans leur fuite, les habitants ont dû tout abandonner derrière eux. Bruno Fascetti, un re-

encore de l'espoir (

),

rer retrouver des survivants (

traité résidant à Rome, ne peut plus retourner dans sa maison de cam- pagne un peu plus loin. Construite en 2002 aux normes antisismiques, “la structure a résisté, mais à l'intérieur tout est sens dessus dessous”, racon- te-t-il, inquiet. Il ne peut plus y ac- céder et craint les pilleurs. “Nous avions des meubles anciens, des objets précieux. Nous aimerions récupérer nos biens. Pour l'instant, on a eu la grande chance d'avoir la vie sauve. Mais c'est une vie de travail qui est là dans cette maison”, explique-t-il. Un blindé de l'armée finit par réussir à se frayer un passage à toute allure dans les gravats pour apporter à manger à la population, soulevant un nuage de poussière, comme dans une zone de guerre.

Mathilde AUVILLAIN

AFP

LIBERTE

Vendredi 26 - Samedi 27 août 2016

L’internationale

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VISITE EN ALGÉRIE DU CHEF DE LA MISSION DE L’ONU AU MALI

Crise malienne :

vers un nouveau rappel à l’ordre d’Alger ?

En tant que chef de file de la médiation internationale, l’Algérie a, à maintes reprises, affiché sa colère envers les signataires de l’accord de paix. Cela a fait avancer le dossier malien à Bamako. Mais pas comme l’auraient souhaité les premiers concernées : les populations maliennes.

L e représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies au Mali, chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif a passé la fin de semaine

à Alger. Durant cette visite non an-

noncée, le patron de la Minusma a

été reçu mercredi par le ministre d’É- tat, ministre des Affaires étrangères

et de la Coopération internationale,

Ramtane Lamamra, puis par le Pre- mier ministre, Abdelmalek Sellal, jeudi. Des entretiens élargis aux membres des deux délégations ont ponctué ces audiences, a rapporté l’APS, préci- sant que les entretiens avec M. La- mamra étaient relatifs aux ques- tions du terrorisme et de l’extré-

misme, ainsi qu’au dossier malien. Loin d’être une visite ordinaire, le dé- placement du chef de la Minusma à Alger est symptomatique de la si- tuation difficile que connaît le mali ces derniers mois, ainsi que du blo- cage persistant dans la mise en œuvre de l’accord d’Alger, signé en deux étapes le 15 mai et le 20 juin à Bamako. “C'est vrai que depuis un

certain temps, l'accord piétine (

) je

suis venu m'entretenir avec les auto- rités algériennes pour voir un peu comment on peut faire pour aller de

APS
APS

Le chef de la Minusma Mahamat Saleh Annadif a été reçu par Abdelmalek Sellal.

l'avant”, a-t-il noté, avouant indi- rectement la difficulté d’appliquer sur le terrain ce qui a été convenu entre les autorités maliennes et les ex-rebelles, à l’issue du processus de discussions qui a débuté en juillet 2013. Le sujet sera également abor- dé jeudi, lors de sa rencontre avec le Premier ministre, Abdelmalek Sel- lal, selon un communiqué repris

par l’APS. “Les échanges ont porté sur la situation qui prévaut dans la sous- région et particulièrement le calen- drier de mise en œuvre des Accords d'Alger”, a souligné le communiqué du Premier ministère. Depuis mai, le nord du Mali connaît une recrudescence des violences ar- mées, œuvres des groupes terro- ristes et des bandits, mais des vio-

lences opposant les si- gnataires de l’accord de paix sont régulièrement enregistrées, notamment à Kidal où les affronte- ments ont fait des di- zaines de morts et de bles- sés. Les affrontements à Kidal et dans ses envi- rons ont opposé des membres de la Coordi- nation des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-re- belles) aux éléments du Groupe d’autodéfense des Touareg de l’Imghad et al- liés (Gatia), un des membres de la Plateforme d’Alger (pro-Bamako). Une rencontre pour trou- ver un compromis entre la CMA et la Plateforme a été organisée la semaine dernière à Bamako, mais

elle n’a abouti à aucun résultat pro- bant, les deux camps campant sur leurs positions. La gestion de Kidal pose en effet un sérieux problème qui ne peut se ré- soudre sans la mise en place des au- torités intérimaires, comme cela est prévu dans l’accord d’Alger.

LYÈS MENACER

L’ATTAQUE A ÉTÉ REVENDIQUÉE PAR UN GROUPE ARMÉ KURDE

Turquie : 11 policiers tués dans un attentat-suicide

L a Turquie a été frappée hier par une nouvelle attaque terroriste dans le sud frontalier avec la Syrie. L’attentat-suicide à la voitu-

re piégée a tué au moins 11 policiers à Cizre (sud-

est), et a été revendiqué par les rebelles kurdes. Cet attentat a eu lieu en début de matinée, au moment

où la Turquie envoyait de nouveaux chars de l'autre côté de la frontière syrienne pour la troi- sième journée consécutive, poursuivant une of- fensive militaire dans ce secteur. “À 6h45 (3h45 GMT), un attentat-suicide au véhicule piégé a été mené par le groupe terroriste PKK (Parti des tra- vailleurs du Kurdistan) contre le bâtiment de la

police antiémeute”, a annoncé dans un commu- niqué le gouvernorat de la province de Sirnak, où se situe Cizre, faisant état de 11 policiers tués et 78 personnes blessées, dont 75 policiers et trois civils. “Notre équipe kamikaze a mené une action à Cizre qui a fait des dizaines de tués dans la po- lice”, déclare sur son site le PKK, précisant que cet- te attaque était en représailles à l’“isolement per- sistant” de son chef emprisonné Abdullah Oca- lan et “le manque d'information” sur sa situation. “Nous donnerons la réponse qu'ils méritent à ces vils” assaillants, a déclaré le Premier ministre lors d'une conférence de presse. “Aucune organisation

terroriste ne peut prendre la Turquie en otage.” La violente explosion, qui a dévasté le quartier gé- néral des forces antiémeute, s'est produite à 50 m du bâtiment, au niveau d'un poste de contrôle, a indiqué l'agence Anadolu, ajoutant que la route principale reliant Cizre à la capitale de la province Sirnak, plus au nord, avait été fermée par les forces de sécurité. Pour rappel, cet attentat intervient au troisième jour d'une offensive sans précédent des forces turques en Syrie voisine visant, officielle- ment, à la fois les milices kurdes et les terroristes de l’organisation terroriste qui s’est autoprocla- mée État islamique.

R. I./AGENCES

À LA VEILLE D’UNE RÉUNION DE L’UE D’APRÈS-BREXIT

Budapest et Prague pour une armée européenne commune

L es Premiers ministres de la Hongrie et de la République tchèque ont appelé à créer une

armée européenne commune, lors

d'une rencontre hier à Varsovie avec

la chancelière Angela Merkel et leurs

homologues polonais et slovaque,

avant le sommet d'après-Brexit des 27

à Bratislava. “Nous devons donner la

priorité à la sécurité et démarrer la construction d'une armée européen- ne commune”, a déclaré le Premier ministre hongrois Viktor Orban.

M me Merkel a paru approuver, mais

s'est contentée d'une formule générale : “La sécurité est un problème fonda- mental” et “nous devons faire plus, en- semble, pour la sécurité et la défense”. En appelant à une meilleure défense

des frontières de la zone Schengen, le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka a estimé qu'il ne s'agissait pas

seulement de renforcer la coopération contre le terrorisme, mais aussi de “commencer une discussion sur la création possible d'une armée euro- péenne commune”. L'hôte de la ren-

contre, la Pologne, adopte la même

position. Après le vote britannique de juin en faveur de la sortie du Royau- me-Uni de l'UE, le chef du parti au pouvoir, Jaroslaw Kaczynski, avait de- mandé des réformes institutionnelles de l'Union en vue de créer une confé- dération d'États nations, avec un président chargé de diriger une puis- sante force militaire commune. Hier, la chef du gouvernement conserva- teur polonais, Beata Szydlo, a répété que l'Europe avait besoin de ré- formes pour rendre l'Union plus forte et plus orientée vers le déve-

loppement, tout en demandant que ces réformes permettent avant tout aux Européens “de sentir qu'ils sont les maîtres de l'UE”. Le sommet in- formel des 27 - en l'absence des Bri- tanniques -, le 16 septembre à Brati- slava, doit se pencher sur l'avenir de l'Europe sans la Grande-Bretagne. “Le Brexit n'est pas juste un événement comme un autre, c'est un tournant dans l'histoire de l'UE, donc nous de- vons élaborer une réponse prudente”, a dit M me Merkel.

R. I./AGENCES

MILITANTS ANTI- ESCLAVAGISTES DÉTENUS EN MAURITANIE

Les avocats dénoncent un projet de leur transfèrement

n Les avocats de 13 militants anti-

esclavagistes mauritaniens actuellement détenus à Nouakchott ont protesté jeudi contre un projet de transfèrement des prisonniers à Nouadhibou (nord), demandé par le parquet. Ces militants de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), ONG non reconnue par l'État, ont été condamnés le 18 août à des peines de 3 à 15 ans de prison par la cour criminelle de Nouakchott. La défense a pris connaissance de la demande du parquet par une lettre adressée à “la Cour suprême pour obtenir le transfert de nos 13 clients vers Nouadhibou, où ils devront être jugés en appel prochainement”, a affirmé à l'AFP Gourmo Lô, un des avocats des anti-esclavagistes. Un autre avocat de la défense, M e Brahim Ould Ebetty, a critiqué la demande, considérant que “c'est une façon d'éloigner les prévenus de leurs familles et de leurs avocats et rendre difficile, voire impossible leur défense et continuer à les persécuter davantage”.

R. I./AGENCES

MANIFESTATION DE L'OPPOSITION AU ZIMBABWE

Les autorités réagissent par la violence

n La police anti-émeute

zimbabwéenne a de nouveau brutalement réprimé hier une manifestation de l'opposition à Harare, un rassemblement de plus qui symbolise le ras-le-bol grandissant envers le régime du

président Robert Mugabe. La police

a lancé des grenades lacrymogènes

et a utilisé des canons à eau contre les manifestants qui commençaient

à peine à se rassembler, selon l’AFP.

Ces derniers ont répliqué par des jets de pierres sur les forces de l'ordre et en mettant le feu à des pneus. Certains ont déboulonné le panneau d'une rue portant le nom du président Mugabe. La manifestation qui a pourtant été autorisée par la justice hier matin était organisée par 18 partis d'opposition réclamant une réforme électorale en vue des élections générales de 2018. Robert Mugabe, 92 ans, y est candidat à sa propre succession. Les policiers ont ensuite poursuivi certains manifestants pour les frapper à coups de matraque et menacé les journalistes sur place qui couvraient l'événement.

R. I./AGENCES

ATTAQUE D'UN RESTAURANT À MOGADISCIO

Somalie :sept morts

et deux blessés

n Au moins sept personnes ont été

tuées jeudi soir dans l'attaque d'un restaurant du bord de mer à Mogadiscio. L’attaque, menée par plusieurs hommes armés, est précédée par l'explosion d'une voiture à proximité, ont rapporté des médias hier, citant des sources officielles. “Neuf personnes ont été tuées dans l'attaque, dont deux assaillants shebab” et deux autres ont été blessées, a déclaré le porte- parole de la ville de Mogadiscio, Abdifatah Halane. Un responsable policier de la ville cité par l'agence de presse nationale somalienne (Sonna) a confirmé ce bilan, précisant que cinq civils et deux membres des forces de sécurité avaient péri dans l'attaque. “Tous les assaillants ont été abattus (…), a assuré le colonel Bishaar, commandant de police pour la région administrative de Banadir,

qui englobe Mogadiscio.

R. I./AGENCES

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LIBERTE

Vendredi 26 - Samedi 27 août 2016

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17

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F.816

l’état neuf. Email : amala.taouthif@gmail.com F.816 F.819 Pensée Cela fait déjà un an, le 27 août

F.819

Pensée Cela fait déjà un an, le 27 août 2015, que nous a quittés à
Pensée
Cela fait déjà un an, le
27 août 2015, que nous
a quittés à jamais notre
très cher et regretté
père et grand-père
KERDJOUDJ DJELLOUL
à l’âge de 83 ans. Un
immense nuage et de
l’obscurité. Sans toi papa,
la vie n’a plus de sens, et le vide que tu nous a
laissé, nul au monde ne pourra le combler. Ainsi
a été la Volonté de Dieu. Allah yarahmek, tu a
été un papa merveilleux. Tes enfants et tes
petits-enfants ainsi que tes frères et tes amis
demandent à tous ceux et toutes celles qui t’ont
connu d’avoir une pieuse pensée à ta mémoire.
Que Dieu Tout-Puissant t’accorde Sa
Miséricorde et t’accueille en Son Vaste Paradis.
Repose en paix, papa.
BJ-BR3306
Pensée Cela fait déjà 18 ans, le 27 août 1998, que nous a quittés à
Pensée
Cela fait déjà 18
ans, le 27 août
1998, que nous a
quittés à jamais
notre chère fille
AGGOUNE HASSIBA
à l’âge de 30 ans.
Tu étais et tu reste-
ras la plus gentille, la plus généreuse, la plus
souriante… Tu es partie laissant ton fils
Mahdi, aujourd’hui âgée de 24 ans. Nous ne
t’oublierons jamais aussi longtemps que
nous vivrons, tes frères, ta mère, tes oncles,
ainsi que moi-même ton père Kamel.
Repose en paix, ma chère fille. Que Dieu
Tout-Puissant t’accueille en Son Vaste
Paradis.
Ton père Kamel
BJ-BR3305

Carnet

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Décès

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La famille Abbad de Taourirt Mimoun (Beni Yenni), parents et alliés, a l’immense douleur de faire part du décès de son cher et regretté père, grand-père et oncle, Abbad Mohamed, dit Dda Maamou, rappelé à Dieu, hier, à l’âge de 83 ans. L’enterrement est prévu aujourd’hui, à 13h, au village de Taourirt Mimoun. “À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

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Les familles Salhi et Hannachi de Tizi Ouzou et d'Ighil-Tazert (Larbaâ Nath Irathen), parents et allies, ont l'immense douleur de faire part du décès de leur cher et regretté père, frère, oncle et beau-frère, le professeur Salhi Mohamed Brahim, (ex- doyen de la Faculté des sciences sociales à l'université Mouloud-Mammeri), rappelé à Dieu à l'âge de 64 ans après une courte maladie. L'enterrement a eu lieu, hier, au village d'Ighil-Tazert après la prière du vendredi. “À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

“À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.” SOS Appel à la solidarité Le père

SOS

Appel à la solidarité Le père de la petite fille Mechati Hadil demande à toute âme charitable de l’ai- der pour une intervention à l’étranger d’une greffe de la moelle. Pour les cœurs charitables Tél. : 0557 72 94 88 Dieu vous le rendra.

SOS

Jeune dame cancéreuse, ayant 5 enfants à charge, demande aux âmes charitables aide pour une intervention chirurgicale à l’étran- ger. Dieu vous le rendra. Tél. : 0556 48 87 24

A Monsieur Zamoum Ahcène Gérant delaSarl Premier PlanDesign Mise en demeure Monsieur, suite à votre
A Monsieur Zamoum Ahcène
Gérant delaSarl Premier PlanDesign
Mise en demeure
Monsieur, suite à votre engagement non tenu ainsi qu’à
nos plusieurs appels, et mises en demeure adressées par
huissier de justice réceptionnées par vos soins, quant à la
livraison des cuisines équipées prévue pour le mois d’oc-
tobre 2015 et pour lesquelles vous avez été payé en tota-
lité d’un montant de 18.880.677,50 restées sans suite à ce
jour, conjugués à votre volonté délibérée à ne pas hono-
rer vos engagements contractuels dont les délais sont lar-
gement dépassés (12 mois de retard), me causant un pré-
judice moral et financier insupportable (remboursement
des ventes), de ce fait le promoteur Sarl Socotech met en
demeure la Sarl Premier Plan Design, représentée par son
gérant M. Zamoum Ahcène née le 28-12-1965 à
Tizi Ouzou, de procéder au remboursement des sommes
perçues, conformément à l’article 07 du contrat, dans un
délai de
8 jours, faute de quoi je me réserve le droit de
déposer plainte pour abus de confiance et escroquerie.
AF.
Pensée 27 août 2015 - 27 août 2016 Une année s’est écoulée depuis la disparition
Pensée
27 août 2015 - 27 août 2016
Une année s’est écoulée depuis la disparition bruta-
le de notre cher et bien-aimé époux et père
OSMANI HACÈNE
Difficile de penser à toi sans te pleurer, tant la bles-
sure de ta perte est toujours fraîche et la douleur
omniprésente. Tu nous manques. Repose en paix.
Ta veuve et tes enfants qui t’aiment.
A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
T.O-BR22979

SOS

Père de 4 enfants au chômage et sans ressources lance un appel pour lui venir en aide financièrement pour sauver sa famille. Sa femme a un can- cer et sa fille de 7 ans est atteinte d’une grave anémie et ne pèse que16 kg. Sa mère, à force d’être malheureu- se, a perdu la vue et nécessite elle aussi une intervention. Il a frappé à

toutes les portes, en vain. Il s’adresse aux autorités concernées pour lui trouver des solutions à ses nombreux

problèmes.

A toute âme charitable,

venez-lui en aide. Tél. : 0775 87 17 34 la hawla wala kouata illa billah

Pensée Voilà déjà un an que nous as quittés à jamais le moudjahid AIT ALI
Pensée
Voilà déjà un an que
nous as quittés à jamais
le moudjahid
AIT ALI SLIMANE
RABAH
qu’on surnommait le
“Hit” (le mur) à l’âge
de 85 ans. Ce 28 août
2015 resteras à jamais triste pour nous. Nous res-
sentons cette profonde nostalgie et ce profond vide
qu’a laissé ton départ, mais nous devons nous rési-
gner, car la mort fait partie de la vie. Toi le père, le
grand-père, l’époux et le frère, ton amour, ta pré-
sence affectueuse nous manquent autant hier que
demain. Tous ceux qui t’ont connu et apprécié
auront une pensée pour toi.
On t’a aimé, on t’aime et on t’aimera.
Que Dieu t’accueille en Son Vaste Paradis.
A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
Mme Aït Ali Slimane Zahoua et ses enfants
0523

Pensée

A la mémoire de notre chère mère et grand-mère

MME VVE KETEM

NÉE ISSAD MEKIOUSSA

décédée le 27 août 2013 à l’âge de 93 ans. Ses enfants, ses petits-enfants ainsi que toute sa famille et alliés demandent à tous ceux qui l’ont connue et aimée d’avoir une pieuse pensée à sa mémoire et de prier Dieu Tout-Puissant de lui accorder Sa Sainte Miséricorde et de l’accueillir en Son Vaste Paradis. Repose en paix, yemma. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons. Moumouh qui ne t’oubliera jamais.

BR9139

Zehani / Liberté

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Sport

Vendredi 26 - Samedi 27 août 2016

LIBERTE

ESS

Amrani veut signer son premier succès

n Revigorés par le point du nul obtenu face au CSC, les Sétifiens tenteront ce soir d’engranger leur premier succès du championnat de ce nouvel exercice en accueillant le CRB. Ce rendez- vous qui aura lieu au stade du 8-Mai-1945 de Sétif à huis clos constitue une opportunité pour le coach Abdelkader Amrani et ses joueurs de signer leur première victoire de la saison et entrevoir la suite du parcours sous de bons auspices. Une mission qui ne s’annonce pas du tout facile a priori pour les partenaires de Rachid Nadji devant une équipe belouizdadie en quête de rachat après le nul qui a sanctionné son premier match de la saison au stade du 20-Août-1955 face au MCO (1-1). Cela dit, dans le camp ententiste, on est déterminé pour que les trois points du match restent à Sétif. “On s’attend à un match difficile d’autant plus qu’on va jouer sans la présence de nos supporters”, nous a dit le milieu Djahnit, qui pense que son team a les atouts pour remporter ce premier match à domicile de la saison. “Nous avons réussi un bon match face au CSC. Il va falloir maintenant confirmer en essayant d’arracher les trois points de la victoire contre le CRB. Une équipe qui reste tout de même pas facile à manœuvrer”, dit encore le joueur. Pour ce faire, le coach Amrani compte utiliser ses meilleurs atouts, même s’il sera contraint de composer pour ce match sans les services de quelques joueurs comme Ziti, Hachi et autres Kenniche. Des défections qui pèsent, certes, mais Amrani possède des solutions pour colmater les absences du trio en question. D’ailleurs, il a mis à profit le match amical de mardi face à la JSMS pour apporter les correctifs nécessaires et donner du temps de jeu aux éléments sur lesquels il va compter ce soir. C’est le cas par exemple de Laâroussi et Lamri qui vont être alignés sur les deux flancs de la défense, alors que Bedrane et Bouchar seront reconduits dans l’axe central. Au milieu, on prend les mêmes et on recommence puisqu’il est fort probable de voir Tam Bang et Aït Ouameur dans l’entre jeu et la relance alors que Djahnit et Djabou auront la tâche d’organiser le jeu et apporter leur soutien aux deux attaquants, Boulemdaïs et Nadji.

FARÈS ROUIBAH

APRÈS LE NUL FACE À LA JSK

Le Mouloudia cherche sa première victoire

FACE À LA JSK Le Mouloudia cherche sa première victoire A près le clasico, place au

A près le clasico, place au derby. Le calendrier a proposé deux allé- chantes premières sor- ties au Mouloudia d’Alger. Les Vert et

Rouge se sont assez bien sortis le week-end dernier, et ils ont vite tour- né la page de la JSK pour se concen- trer sur la deuxième rencontre, prévue ce soir au stade du 5-Juillet face à l’USM Harrach. Satisfaits du nul ar- raché à Tizi Ouzou, les Mouloudéens espèrent un meilleur résultat face aux Harrachis et enregistrer la première victoire de la saison. Ceci dit, il faut re- connaître que l'équipe algéroise n’ar- rive toujours pas à hisser son niveau de jeu sur le plan offensif pour espé- rer gagner ses matches, et cela en dé- pit de la présence de joueurs che- vronnés à l’image de Bouguèche, Se- guer et Mokdad. Pour leur premier derby algérois de la saison, les Mou- loudéens veulent absolument l’em- porter, histoire de rester au contact du haut du tableau. L’entraîneur Djamel Menad devrait opérer plusieurs chan- gements, notamment sur le plan of- fensif. En défense, il ne devrait pas y avoir de gros changements. Mais il est possible de voir le retour de Ha- choud, ainsi que l’association Bou- hanna - Mebarakou dans l’axe. Bous- souf reste le numéro un, surtout qu’il avait réussi une prestation honorable face aux Canaris le weekend dernier.

À signaler l’absence de Chaâl, qui sera remplacé par Bensemaïli, le jeu- ne gardien de but de la “réserver. Au milieu de terrain et dans la récupéra- tion, le duo Kacem - Seddiki a convaincu et devrait être reconduit, mais c’est l’animation du jeu qui n’a pas vraiment fonctionné. En effet, Aouedj et Derrardja n’avaient pas le rendement escompté face aux Cana- ris. Ils devraient céder leurs places ce soir face aux Harrachis. Menad pos- sède de nombreuses solutions puisqu’il pourrait faire appel aux services de Mokdad, dont l’entrée en jeu face à la JSK était positive. Il y aura égale- ment la présence de Zerdab, mais aussi celle de Nekkache, rentré au

USMH - MCA SANS POLICIERS

cours du jeu lors du premier match. Menad aura à choisir entre Nekkach, Bouguèche et Seguer pour composer le duo offensif. Il faut dire que même Djemaouni prétend à être dans le groupe, lui qui a été sacrifié la semai- ne dernière. Le Mouloudia va chercher une première victoire en Ligue 1 cet- te saison afin de se lancer dans le championnat que le club convoite. Pour la première apparition de l'équi- pe algéroise au stade du 5-Juillet, les Mouloudéens espèrent qu’elle sera ponctuée par un succès, histoire de fê- ter la performance avec les supporters, qui ne verront pas leur équipe lors des trois prochaines sorties à domicile à cause de la sanction de trois matches

à huis clos infligée par la LFP. “Nous

avons tourné la page du premier mat- ch. Nous avons réussi à remporter un

point, là où beaucoup d’équipes vont se casser les dents. Nous nous préparerons pour le prochain match, qui sera aus- si compliqué que le précédent puisqu’il s’agit d’un derby. Les matches face à l’USMH ont toujours été difficiles. Nous allons préparer ce rendez-vous pour être au top le jour du match. Notre objectif reste le même, à savoir empocher les trois points. Ce sera sans aucun doute difficile, mais nous allons tout donner pour arracher la victoire”,

a indiqué le coach mouloudéen, Dja- mel Menad.

MALIK A.

C’est mettre le renard dans le poulailler !

n Après une première journée sans policiers avec son lot d’incidents, le 2 e week-end footballistique propose l’une des plus chaudes affiches du championnat de Ligue 1, à savoir USM El-Harrach - MC Alger. Pour la première fois de l’histoire de ces confrontations, le match se déroulera au stade du 5-Juillet… sans présence policière. Un match qui est vraiment à craindre, et un proverbe danois dit : “Bien fou est celui qui confie ses poules à garder au renard.” Les présidents de clubs de Ligue 1, qui se sont réunis la veille de la 2 e journée, tirent la sonnette d’alarme. Ils estiment le passage du renfort à zéro policier au niveau d’un stade est une décision presque suicidaire. Le match USMH - MCA a toujours été placé à hauts risques malgré une présence quantitative des policiers dans et en dehors de l’enceinte sportive qui abrite l’évènement. Les responsables des deux

clubs se sont réunis jeudi sans la présence des représentants de la DGSN. 50 000 billets seront mis en vente à partir de ce matin à 9h et les portes seront ouvertes à 14h. Qui va réguler cette opération ? On craint déjà un débordement devant les guichets. Les supporters des deux clubs appréhendent ce match même si des appels ont été lancés de part et d’autre pour la victoire du fair-play. Cependant, il faut savoir que des intrus qui n’ont rien à voir avec le foot, trouvent en ce genre de rencontre le lieu idéal pour semer le désordre. On voit mal comment des dizaines de stadiers “désarmés” et inexpérimentés vont s’en sortir face à des hordes de supporters excités. Il est certain que tout le monde retiendra son souffle ce soir, et ce ne sera pas une surprise que d’assister à d’autres dérapages.

MALIK A.

GUERRE OUVERTE ENTRE LES DEUX PRÉSIDENTS DU MCO

Belhadj-Mehiaoui : de nouveau, la justice !

I l est des prémices d’une guerre interne qui ne trompent pas ! En affirmant sitôt les urnes l’ayant consacré président du CSA-

MCO qu’une de ses priorités était d’avoir son mot à dire dans les transactions financières de la SSPA en exigeant un deuxième signataire des chèques, Tayeb Mehiaoui avait ciblé Mo- hamed Belhadj à l’endroit qui lui fait le plus mal : sa poche ! La réplique du PDG de la so- ciété sportive par actions (SSPA-MCO) à son alter ego du club sportif amateur (CSA- MCO) ne s’est pas fait attendre. Dans une conversation téléphonique dont le but premier

était de lui adresser ses félicitations et l’invi- ter à élever le degré de collaboration entre les deux entités du MCO au plus haut degré, Mo- hamed Belhadj a ainsi violemment tancé Tayeb Mehiaoui lorsque ce dernier lui expri- ma, de vive voix, son souhait de doter l’ad- ministration d’un deuxième signataire, lui ex- pliquant qu’il ne peut demeurer seul signataire en dépit de sa qualité de PDG. “Je couperai la main à celui qui réclamerait cela !”, aurait même rétorqué Belhadj (dit Baba) à Tayeb Mehiaoui. Inutile de préciser que le ton est, dès lors, monté entre les deux diri-

geants pour arriver à un point de non-retour. Dans son offensive téléphonique, Baba aurait également menacé Mehiaoui, lui promettant même d’envoyer des gens pour s’occuper de ses deux proches collaborateurs que sont Ha- bib Benmimoun et Hafid Belabbès. Certainement emporté par son élan, Belhadj ignorait que sa conversation avec Mehiaoui était enregistrée et entendue, via le haut-par- leur, par d’autres personnes présentes aux cô- tés de l’ex-sénateur, dont Benmimoun et Be- labbès. Prenant ces menaces pour argent comptant, Mehiaoui et Benmimoun ont,

alors, promptement porté l’affaire devant la justice, déposant deux plaintes dans la jour- née de jeudi. Vu sa situation déjà conflictuel- le avec Baba et afin que son geste ne soit pas interprété comme une revanche personnelle, Belabbès s’est, de son côté, contenté du simple rôle de témoin. Dire alors que la prochaine as- semblée générale des actionnaires, program- mée le 15 septembre, sera un terrain miné du- quel il sera difficile à Baba de sortir indemne équivaut à faire un petit pas où il y a de la pla- ce à un saut en longueur.

RACHID BELARBI

LIBERTE

Vendredi 26 - Samedi 27 août 2016

Sport

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CHAMPIONNAT DE LIGUE 1 MOBILIS - NAHD 0 - JSK 1

Mebarki offre la victoire aux Kabyles

Liberté
Liberté

G à

râce

un joli but

inscrit à la 22' de jeu par le virevoltant at- taquant Mebarki, la JSK enregistre sa première victoire de

la saison, arrachée de fort belle ma- nière hors de ses bases face à la for- mation du NAHD très accrocheuse et qui n'a pas démérité. Il est vrai que cette victoire fera beaucoup de bien aux Kabyles sur le plan moral et leur permettra d'amor- cer les prochaines sorties en toute confiance et sérénité. Ainsi, dès le coup d'envoi donné par l'arbitre in- ternational Mustapha Ghorbal, les deux équipes n'ont pas trop attendu pour se lancer dans la bataille en se créant des occasions de part et d'autre. Mouassa a appliqué un mar- quage haut en bloquant le milieu nahdiste conduit par Bendebka. Cette stratégie a été concluante puisque le jeune et percutant atta- quant de la JSK, Mebarki réussit à la

22' de jeu à ouvrir la marque en trompant la vigilance de son ex-co- équipier Azzedine Doukha dans les buts du NAHD d’un tir puissant qui n’a laissé aucune chance au keeper international. Cette réalisation donne plus de confiance aux Canaris qui ont main- tenu la pression en accentuant sur le camp adverse. Boulaouidat a eu la possibilité de faire le break à la 36', mais il rate lamentablement cette belle action. Sur cet avantage d’un but à zéro pour la JSK, les deux équipes sont renvoyées pour la pau- se-citron. À la reprise, on assiste à une légère domination des locaux qui optent pour l'offensive à outrance afin de ni- veler la marque. En vain. Gasmi rate un joli retrait d’Ouali en captant mal le cuir (59'). Ferhani réplique deux minutes plus tard sur un tir puissant à ras de terre qui frôle le po- teau. L’incorporation de Mejkane donne un souffle nouveau aux Ka-

KAMEL MOUASSA

“C'est une belle victoire”

n L'entraîneur de la JSK, Kamel Mouassa, était très heureux de la victoire de son équipe. “Nous avons assisté à un beau match, mon équipe a su réagir positivement après le nul enregistré chez nous samedi passé face au MCA. Je pense que mes joueurs ont très bien réagi et ont démontré qu'ils ont du moral et du caractère. On a adopté une tactique offensive en optant pour un marquage très haut où on a pu bloquer la défense et le milieu du NAHD. Le but est venu couronner nos efforts. On avait la possibilité de marquer d'autres buts et de tuer le match. La preuve : on n'a pas reculé on a continué à jouer haut. Cette victoire est belle elle mettra mes joueurs en confiance.”

R. A.

byles qui sont passés à plusieurs re- prises du second but. En fin de par- tie, le NAHD était à deux doigts de remettre les pendules à l’heure lorsque Bendebka hérite d'une longue balle d’El-Orfi qui remet illi- co presto sur Gasmi bien embusqué. La tête de ce dernier trouve Asselah à la parade qui sauve son équipe d'un but tout fait. Ce sera l'ultime action d’un match très plaisant. La JSK retourne à Tizi Ouzou avec le gain du match et en- registre de fait le premier succès de la saison. Quant au NAHD, l’en- traîneur Bouzidi doit revoir sa copie.

RACHID ABBAD

Programme des rencontres Hier

Stade du 20-Août :

NA Hussein-Dey 0 - JS Kabylie 1

Aujourd’hui :

Alger (Omar-Hamadi) :

USM Alger - RC Relizane (19h) Alger (5-Juillet) :

USM El-Harrach - MC Alger (19h) Batna (Sefouhi) :

CA Batna - USM Bel-Abbès (17h30) Oran (Zabana) :

MC Oran - Olympique Médéa

(17h45)

Sétif :

ES Sétif - CR Belouizdad (19h à huis clos) Béchar :

JS Saoura - CS Constantine (19h à huis clos) Béjaïa :

MO Béjaïa - DRB Tadjenanet (19h)

BENTALEB S’ENGAGE AVEC SCHALKE 04

Derniers jours décisifs pour Ghezzal, Brahimi, M’bolhi, Slimani…

L es derniers jours du mercato es- tival seront mouvementés pour les joueurs algériens. Après

Bentaleb, qui a trouvé un point de chute dans la Bundesliga en s’enga- geant avec Schalke 04, d’autres joueurs auront cinq jours pour trou- ver un club preneur. Rachid Ghezzal, dont la situation avec l’OL n’a tou- jours pas évolué, espère rejoindre un club étranger. Même si son président, Jean-Michel Aulas, s’est montré confiant quant à voir son joueur

continuer l’aventure, il n’en demeu- re pas moins que l’esprit de l’inter- national algérien se tourne vers d’autres horizons. “Ghezzal va rester c'est sûr. Maintenant, il faut le pro- longer pour qu'il soit bien dans sa tête, on s'est rapprochés, dans les jours qui viennent on aura une bonne nouvel- le”, a dit Aulas en marge du tirage au sort de l’UEFA Champions League, mais le joueur attendra certaine- ment la dernière journée du merca- to (31 août à 23h59) pour trancher.

Certes, la présence de Ghezzal sur la photo officielle du club laisse en- tendre que les deux parties se seraient mises d’accord, mais rien n’est sûr et tout pourrait basculer dans les der- niers instants du mercato. Selon les médias britanniques, le “deadline day” est une période de transactions intenses en Angleterre, et c'est dans cette période que Jean-Michel Aulas pourrait recevoir une offre de la part du club londonien. Néanmoins, ce qui est sûr c’est que Ghezzal dispu-

LIGUE DES CHAMPIONS D’EUROPE

Le tenant du titre, Real Madrid, avec Borussia Dortmund, le Sporting Portugal et Legia Varsovie

L vainqueur de la dernière Ligue des champions,

e

le

Real Madrid, a hérité d'un groupe F plutôt ac-

cessible où il sera opposé au Borussia Dortmund

au Sporting Portugal et au Legia Varsovie, selon le ti- rage au sort de la phase de poules effectué jeudi par l'UE-

FA à Monaco. Le grand rival du Real, Barcelone, a, pour sa part, héri- té d'un groupe C très relevé avec face à lui le Manchester City de Pep Guardiola, les Allemands du Borussia Moenchengladbach et le Celtic Glasgow. Finaliste en mai dernier, l'Atlético Madrid trouvera sur son chemin dans la poule D le Bayern Munich, le PSV Eindhoven et Rostov, lors d'une phase de groupe qui dé- butera les 13 et 14 septembre et s'achèvera les 6 et 7 dé- cembre. Le dernier des quatre clubs espagnols en lice, le triple tenant du titre de l'Europa League, le FC Sévil-

le, n'a lui non plus pas été gâté par le tirage au sort puis- qu'il affrontera, dans le groupe H, la Juventus Turin, Lyon et le Dinamo Zagreb. Le champion d'Angleterre surprise, Leicester, a, en re- vanche, eu de la chance