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APRÈS LES DERNIÈRES PLUIES DILUVIENNES

Tamanrasset de nouveau dans la boue P.6

D. R.
D. R.

ISMAÏL BENACER

“Fier de porter le maillot de l’équipe d’Algérie” P.13

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

MÉDÉA

Quelles

opportunités

d’investissement

dans l’agriculture

pour les jeunes ?

PROCÈS EN APPEL DE SLIMANE BOUHAFS À SÉTIF

Le procureur demande la confirmation de la première peine P.2

ture eeesss ??? P.8 PPPPPP.88888
ture
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P.8
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QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7323 MERCREDI 31 AOÛT 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

EN RAISON DES DIFFICULTÉS FINANCIÈRES DES COLLECTIVITÉS LOCALES Chantiers: le gouvernement autoriselesretards P.3
EN RAISON DES DIFFICULTÉS FINANCIÈRES
DES COLLECTIVITÉS LOCALES
Chantiers:
le gouvernement
autoriselesretards
P.3
D. R.
Chantiers: le gouvernement autoriselesretards P.3 D. R. BENGHABRIT RENCONTRERA DEMAIN LES SYNDICATS DE

BENGHABRIT RENCONTRERA DEMAIN LES SYNDICATS DE L’ÉDUCATION

La réforme du bac et les retraites au menu P.4

La réforme du bac et les retraites au menu P.4 SELADJI CHAKIB, CHERCHEUR EN ÉNERGIE THERMIQUE

SELADJI CHAKIB, CHERCHEUR EN ÉNERGIE THERMIQUE

L’Algérie a atteint le “Pic-Oil” de son gisement pétrolier P.7

a atteint le “Pic-Oil” de son gisement pétrolier P.7 DURANT LES SEPT PREMIERS MOIS DE 2016

DURANT LES SEPT PREMIERS MOIS DE 2016

La facture d’importation des céréales a baissé de 28,5% P.7

d’importation des céréales a baissé de 28,5% P.7 PROJET DE DÉDOUBLEMENT DE LA VOIE ENTRE BOUIRA

PROJET DE DÉDOUBLEMENT DE LA VOIE ENTRE BOUIRA ET SOUR EL-GHOZLAINE

Au rythme des retards, des arrêts des travaux

P.6

COMMUNICATION DE HAMOU AMIROUCHE AU COLLOQUE SUR LE CONGRÈS DE LA SOUMMAM (26 AOÛT 2016)

Ramdane Abane, le rassembleur

P.15

L’ÉCRIVAIN SERA INHUMÉ À MARSEILLE

Nabil Farès tire sa révérence P.11

D. R.
D. R.
Abane, le rassembleur P.15 L’ÉCRIVAIN SERA INHUMÉ À MARSEILLE Nabil Farès tire sa révérence P .

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L’actualité en question

Mercredi 31 août 2016

LIBERTE

LE PREMIER MINISTRE SE REND AUJOURD’HUI EN VISITE DE TRAVAIL À SAÏDA

Quelle recette de Sellal pour la rentrée ?

Les rentrées sociale et politique s’annoncent plutôt chargées pour le gouvernement. Ainsi, M. Sellal aura la lourde mission de désamorcer tous ces conflits et surtout de tenter de rassurer les citoyens, notamment à la veille d’une rentrée scolaire coïncidant avec un “Aïd coûteux” pour les ménages.

A près un long entracte estival, sa dernière sortie sur le terrain re- monte au 23 juin dernier avec la visite effectuée alors dans la wilaya de Tiaret, le Premier mi- nistre, Abdelmalek Sellal, re-

prend ses sorties sur le terrain. Il se rend au- jourd’hui dans la wilaya de Saïda pour une vi- site d’inspection. Une visite du chef de l’Exé- cutif qui intervient à la veille d’une rentrée qui s’annonce plutôt bouillonnante aussi bien sur les plans social et économique que sur le

plan politique. Sur le plan social, le contexte actuel est marqué par des tensions que couvent plusieurs secteurs, notamment ceux de l’édu- cation et de la santé, où des signes de mécon- tentement sont d’ores et déjà manifestes. Le pouvoir d’achat des Algériens, laminé par une inflation de plus en plus galopante, consti- tue l’autre facteur qui pourrait à tout moment provoquer l’embrasement du front social. Économiquement, la situation est tout simple- ment inédite avec la crise qui s’est installée de- puis quelques mois déjà, avec le déclin des re- cettes pétrolières sur lesquelles repose le PIB national. Sur le plan politique, la situation est loin d’être rassurante. Au-delà de l’éternel bras de fer entre le pouvoir et l’opposition, des conflits seraient nés au sein même de l’Exécu-

tif et des formations politiques qui lui sont ac- quises, voire d’autres organisations appendices du pouvoir. Ces conflits, qui s’inscriraient dans le sillage de “la guerre de succession” engagée depuis quelque temps entre les clans du pou- voir, semblent s’exacerber davantage à l’ap- proche des échéances électorales dont les lé- gislatives prévues pour mai 2017. Des conflits maintes fois exprimés en effet, y compris par des ministres en exercice, tantôt par des accu- sations adressées à leurs prédécesseurs, tantôt par des fléchettes décochées à l’adresse même de leurs actuels collègues au sein du gouver- nement. Les exemples sont légion. C’est dire que la rentrée sociale et politique s’annonce plutôt chargée pour le gouverne- ment. Ainsi, M. Sellal aura la lourde mission de désamorcer tous ces conflits et surtout de tenter de rassurer les citoyens, notamment à la veille de la rentrée scolaire coïncidant avec une rentrée scolaire et un “Aïd coûteux” pour les ménages. Comme à chaque fois, l’offre de logements sociaux locatifs constitue l’éternel argument que réitérera M. Sellal à l’occasion de cette visite à Saïda où il procédera d’ailleurs à la pause de la première pierre pour la réali- sation d’un projet de “4 900” logements. M. Sel- lal ne manquera pas de tenter de convaincre, par ailleurs, sur les opportunités économiques

du pays, non sans mettre en avant, comme à l’accoutumée, l’engagement de l’État à accom- pagner les investissements dans l’optique de construire une économie diversifiée. En résu- mé, le Premier ministre jouera la carte de

l’apaisement à la veille de cette rentrée socia- le qui, pour le moins qu’on puisse dire, se pré- sente sous les auspices d’une crise multidimen- sionnelle.

FARID ABDELADIM

PROCÈS EN APPEL DE SLIMANE BOUHAFS À SÉTIF

Le procureur demande la confirmation de la première peine

n Le procès en appel de Slimane Bouhafs a eu lieu, hier, à la cour de Sétif, sans aucun incident. Accusé d’avoir porté atteinte aux préceptes de l'islam et propos indécents envers le Prophète (QSSSL), à travers des écrits et des photos partagés sur les réseaux sociaux avec des centaines d’activistes, notamment d’Algérie et de Tunisie, un Algérien de confession chrétienne depuis 2002, originaire de Bousselam dans la daïra de Bouandès, au nord de la wilaya de Sétif, a comparu, hier matin, devant la cour de Sétif. À l’issue des plaidoiries, le procureur de la République a demandé que la première condamnation, prononcée par le tribunal de Béni Ourtilène, le 7 août dernier, soit confirmée. Cinq ans de prison ferme assortie de 100 000 DA d’amende. Le verdict sera connu mardi prochain. Lors du procès, le mis en cause est revenu sur une partie de ses déclarations et a essayé de nier toutes les accusations retenues contre lui, indiquant qu’il n'était pas l’auteur des écrits et qu’il n’a fait que les partager sur les réseaux sociaux. De son côté, M e Kourta Yahia, l'un des trois avocats de l’accusé, a demandé à la cour de limiter la condamnation à une amende. Rappelons que Slimane Bouhafs, dont les proches qualifient l’affaire de “délit d’opinion et de liberté d’expression”, a été arrêté et incarcéré à Sétif à la fin du mois de juillet dernier, avant de comparaître devant le tribunal de Béni Ourtilène. Étant un farouche opposant au pouvoir, ses proches estiment que la peine a été très lourde, car il ne faisait qu’étaler ses opinions sur les pages facebook qu’il gérait.

F. SENOUSSAOUI

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car il ne faisait qu’étaler ses opinions sur les pages facebook qu’il gérait. F. SENOUSSAOUI Publicité

F.828

LIBERTE

Mercredi 31 août 2016

L’actualité en question

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EN RAISON DES DIFFICULTÉS FINANCIÈRES DES COLLECTIVITÉS LOCALES

Chantiers : le gouvernement autorise les retards

Aucune révision des prix ni augmentation des prix unitaires du marché ne doivent être appliquées ou prévues pour ce prolongement des délais de réalisation limité entre six et douze mois.

L gouvernement,

e

confronté à la disette fi- nancière, se montre in- dulgent avec les entre- prises publiques qui au- raient du mal à réaliser

les projets qui leur sont confiés dans les délais contractuels. Dans une récente instruction adressée aux membres du gouvernement et aux walis, et portant sur les délais de réa- lisation des projets dans le secteur du

bâtiment et des travaux publics et hydrauliques, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a demandé aux concernés d’autoriser les maîtres d’ouvrage de prendre leurs disposi- tions indispensables en concertation avec les entreprises de réalisation en vue de prolonger les délais de réali- sation pour éviter à celles-ci des pénalités de retard. “Des chefs d’entreprise m’ont saisi pour faire part de leurs difficultés de trésorerie suite au retard enregistré par les maîtres d’ouvrage d’honorer leurs factures suite à la situation fi- nancière que traverse le pays. Ce qui a induit des difficultés pour réunir les crédits de paiements nécessaires”, affirme le document signé par le chef du gouvernement. Et d’ajouter :

“Cette situation a mis les entreprises de réalisation concernées dans des dif- ficultés financières qui ne leur per- mettent pas de faire face à leurs en-

gagements et, de ce fait, elles ne peu- vent appliquer les dispositions prévues par le code des marchés dans les dé- lais réglementaires prévus dans les contrats d’engagement. Une telle si- tuation risque de mettre les tra- vailleurs de ces entreprises en chô- mage”, ajoute M. Sellal. Le Premier ministre demande aux ministres et aux walis de faire en sor- te que les délais de réalisation soient prolongés de 6 à 12 mois, suivant un protocole d’accord qui devra être si- gné entre le maître d’ouvrage et l’entreprise concernée conformé- ment au décret 247-15 du 16 sep- tembre 2015 portant code des mar- chés publics et cela dans l’intérêt des deux parties. “Il y a lieu de prendre en compte les spécificités et l’impor- tance de chaque projet ainsi que la nature des travaux à engager et les montants des crédits de paiement né- cessaires”, ajoute l’instruction qui précise qu’aucune révision des prix ni augmentation des prix unitaires du marché ne doivent être appli- quées ou prévues pour ce prolon- gement des délais de réalisation li- mité entre six et douze mois. Cette instruction confirme en effet que les crédits de paiement sont distillés aux trésoreries de wilaya au compte-goutte d’où la grogne de nombreuses entreprises qui ont fait part du calvaire qu’elles endurent de-

PROJET D’AUTOROUTE EL-EULMA - JIJEL

Sétif : les travailleurs de l’entreprise turque Mapa en grève illimitée

L es travailleurs de l’entreprise turque (Mapa), chargée de la réalisation d’un tronçon de

l’autoroute El-Eulma-Jijel, sont, de- puis avant-hier, en grève illimitée. Ils dénoncent leurs conditions de tra- vail. En effet, des conducteurs de ca- mions et d’engins, des maçons, des ferrailleurs et autres ouvriers ont eu recours à ce mouvement de protes- tation sur la base de vie de Béni-Fou- da pour faire entendre leur voix et re- mettre aux responsables de l’entre- prise une plateforme de revendica- tions socioprofessionnelles. Selon les informations en notre possession, les protestataires, qui n'ont pas per- çu leurs salaires depuis presque trois mois, vivent des moments difficiles et une situation familiale et sociale déplorable notamment avec l’ap- proche de la rentrée sociale et la fête de l’Aïd el-Adha. “Nous avons pris l’habitude de per- cevoir nos salaires en retard, cepen- dant, cette fois-ci, le retard persiste de façon insupportable, nous n’avons pas perçu deux salaires, voire trois, car le mois d’août tire à sa fin et nous ne voyons pas le bout du tunnel. Je suis chef de famille et la rentrée sociale et l’Aïd sont sur le pas de la porte”, nous dira un conducteur d’engin. Les travailleurs rencontrés sur les

lieux ont également évoqué la charge de travail qui devient insup- portable. “Nous travaillons même le vendredi sans pour autant être indemnisés pour les heures supplé- mentaires et même sans prendre de repos. Nous sommes obligés d’ac- cepter ces règles car nous avons peur d’être licenciés par les responsables de l’entreprise. Nous n’avons pas un représentant des travailleurs - pour ne pas dire un syndicat - qui nous défend. Nous avons choisi un conduc- teur qui a été licencié par les respon- sables”, ajoutera notre interlocu- teur. Selon des informations en notre possession, les responsables de l’en- treprise turque Mapa, qui ont ren- contré les travailleurs pour tenter de calmer les esprits, ont promis le versement d’un seul salaire d’ici à de- main. Mais en dépit de cette pro- messe, les travailleurs, qui ont bar- ricadé les pistes pour empêcher la sortie des engins, campent toujours sur leurs positions. “Cette grève est maintenue jusqu’à satisfaction de nos revendications, notamment le versement des trois salaires et l’amé- lioration des conditions de travail”, affirment les travailleurs protesta- taires.

A. LOUCIF

puis quelques mois. La déci- sion de M. Sellal de “prolon- ger les délais de réalisation” évite, un tant soit peu, l’as- phyxie totale des entreprises encore liées par des contrats de travaux mais pour le res- te, soit les entreprises ayant souscrit à tous leurs engage- ments, les difficultés sont toujours là et menacent même leur devenir, nous ex- plique un chef d’entreprise. Actuellement, les respon- sables d’entreprise défilent chaque jour au niveau des trésoreries de wilaya de tout le pays en quête de nouvelles de leurs factures non encore honorées pour pouvoir payer leurs travailleurs en prévision de l’Aïd el-Adha et la rentrée scolaire. “Les travailleurs viennent chaque jour chez moi frapper à la porte pour avoir des nou- velles de leur salaire, je n’ai ja- mais vécu une telle situation durant 30 ans de carrière”, nous affirme un architecte qui dirige une entreprise du bâtiment. “Les trésoriers de wilaya se contentent d’adres- ser périodiquement les

listes des entreprises non payées avec leurs montants et atten- dent les crédits de paiement qui sont donnés au compte-goutte, une si- tuation que l’Algérie n’a jamais connue même dans les années 90”,

n’a jamais connue même dans les années 90” , Fac-similé de l’instruction du Premier ministre

Fac-similé de l’instruction du Premier ministre Abdelmalek Sellal.

précise-t-il encore. Les entrepre- neurs craignent qu’à ce rythme, ils soient “obligés de recourir aux li- cenciements” car, disent-ils, “outre le manque de plan de charge, l’aug-

mentation des prix des matériaux de construction, voilà que nos factures ne sont pas honorées dans les délais faute de crédits de paiement”.

M. T.

L’ÉDITO

PAR OUTOUDERT ABROUS

abrousliberte@gmail.com

Une situation financière difficile

La circulaire

du Premier

ministre ne

concerne que les entreprises publiques alors que le privé est aussi touché par les retards dans les paiements dont une grande partie est de taille moyenne et donc plus vulnérable.”

P our desserrer l’étau qui commence à étrangler sérieusement les entreprises de réalisation à cause des retards de paiement par l’État, le Premier ministre a instruit les walis et les membres de

son staff à fermer les yeux sur les dépassements de délais pour six

à douze mois. Cette mesure, qui n’est pas une solution, montre que

la situation financière est très difficile et que les contrôleurs finan- ciers, ordonnateurs des dépenses, ont été instruits par leur tutelle,

à savoir le ministère des Finances, de débloquer au compte-goutte

les paiements. Le résultat est que beaucoup de chantiers sont à l’ar- rêt ou au ralenti. Cette situation a même poussé certains entrepre- neurs à s’endetter ou à mettre au chômage une partie de leurs effectifs. La circulaire du Premier ministre ne concerne que les entreprises pu- bliques alors que le privé est aussi touché par les retards dans les paie- ments dont une grande partie est de taille moyenne et donc plus vul- nérable. Certains, suite à l’incapacité des banques à leur octroyer un prêt, ont dû vendre du matériel pour payer les salaires du mois d’août qui tombe avec les dépenses de la rentrée scolaire et l’incontournable mouton de l’Aïd. Lors de sa sortie, aujourd’hui, dans la willaya de Saïda pour une vi- site de travail et d’inspection, le Premier ministre abordera certai- nement ce problème et appellera, encore une fois, à une souscrip- tion à l’emprunt obligataire lancé par l’État pour, justement, finan- cer les projets d’investissements productifs. Par cette visite sur le ter- rain, Abdelmalek Sellal, qui étrennera la rentrée sociale, pourra être amené à annoncer d’autres mesures d’austérité en plus des différentes taxes contenues dans le projet de loi de finances 2017, avec l’espoir que la rencontre d’Alger sur l’énergie, prévue en septembre, sorte avec un consensus sur le gel de la production des hydrocarbures par les pays producteurs. Un répit, en attendant la diversification de notre économie. n

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L’actualité en question

Mercredi 31 août 2016

LIBERTE

BENGHABRIT RENCONTRERA DEMAIN LES SYNDICATS DE L’ÉDUCATION

La réforme du bac et les retraites au menu

Même si la confiance semble de mise, certains syndicats ne sont, cependant, pas prêts à céder sur les revendications.

C’ est sans aucun doute la ministre la plus en vue du gouvernement Sellal : pour avoir tenté quelques

réformes audacieuses dans le secteur de l’éducation, notamment celle du bac, M me Nouria Benghabrit, que cer- tains comparent, à juste titre, à la chancelière allemande Angela Mer- kel, a essuyé une levée de boucliers de la part des milieux islamo-conser- vateurs, incommodés par la pers- pective d’une école libérée des pe-

santeurs de l’obscurantisme, tournée vers la modernité et ouverte sur le monde.

À la veille d’une rentrée sociale par-

ticulière à tout point de vue, marquée par un début de cure d’austérité économique et une illisibilité poli- tique, alors que des échéances poli- tiques pointent à l’horizon, c’est donc naturellement que la ministre, qui a réussi jusque-là à contenir l’effervescence qui caractérise le sec- teur en lui conférant une certaine stabilité, notamment depuis la si- gnature par les partenaires sociaux de la charte de l’éthique et de la dé- ontologie, rencontrera, demain, les syndicats du secteur pour assurer une rentrée scolaire sans accroc. Mais pas seulement : il s’agit aussi de discuter avec les syndicats conviés à la table du dialogue sur certains problèmes, particulièrement la

D. R.
D. R.

La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, réunira demain les syndicats du secteur.

réforme du bac, objet de surenchè- re des partis islamistes, et la question des retraites qui focalise les interro- gations du monde du travail. “On va certainement parler de la réforme du bac. Pour avoir participé à la com- mission de réforme, nous allons cer- tainement demander des explica- tions pour savoir si elle sera appliquée. Malgré la levée de boucliers de

certains cercles, nous estimons qu’il faut aller de l’avant”, soutient Me- ziane Meriane, coordinateur natio- nal du Syndicat national des pro- fesseurs de l’enseignement secon- daire et technique (Snapest), joint hier par téléphone. Selon la mi- nistre, qui s’est exprimée, il y a une semaine, en marge d’une rencontre avec les directeurs de l’éducation, les

points examinés avec les partenaires sociaux autour de cette réforme portent sur “la non-annulation d'au- cune matière, le mode d'évaluation continue, la réduction des jours d'examen et l'application progressi- ve des propositions”. Autre sujet chaud, le dossier des re- traites. “On va parler également des livres scolaires, mais aussi des dossiers

de la retraite. On est des acteurs so- ciaux, on ne va pas rester les bras croi- sés”, assure Meziane Meriane pour qui “l’encadrement des élèves” est également un sujet qui préoccupe son syndicat, d’où la necessité d’ex- plorer les voies et moyens pour re- cruter de nouveaux enseignants. Même si la confiance semble de mise, certains syndicats ne sont, ce- pendant, pas prêts à céder sur les re- vendications. “Nous allons réitérer et défendre nos doléances”, affirme Idir Achour du CLA et dont le syndicat qui réunissait hier son bureau se penchait sur la réunion de jeudi, par- ticipation pour laquelle il n’a pas en- core tranché. Mais, pour la mi- nistre, consciente de l’enjeu que re- présente l’école, il s’agit, à travers ce nouvel épisode de dialogue, de consacrer la concertation et de mettre à l’abri l’institution de l’ins- trumentalisation politique. “On s'attend à d'autres rumeurs re- mettant en cause le travail accompli par le ministère d’autant plus que l'année 2017 sera marquée par des échéances politiques où certains ten- tent d'instrumentaliser l'École à leur propres fins (…) L'École doit être au- dessus de toute considération, car il s'agit d'un pari sociétal où notre seu- le référence est la Constitution et le programme du président de la Ré- publique”, disait-elle, il y a quelques jours.

KARIM KEBIR

LES PRIX DES ARTICLES SCOLAIRES ONT CONNU UNE SENSIBLE HAUSSE

Rentrée des classes : les petites bourses à rude épreuve

L rentrée sociale de cette année restera indéniablement

a

dans la mémoire des familles. Elle sera marquée, essen-

tiellement, par son caractère budgétivore. Les ménages

seront, une fois de plus, sollicités pour faire face à de fortes dé- penses, tant est que la fête de l’Aïd el-Adha coïncide cette an- née avec la rentrée scolaire. Une virée dans certains commerces de la capitale pour prendre la température des prix des four- nitures scolaires renseigne sur la difficulté à laquelle seraient confrontées les familles, notamment celles dont les revenus sont

modestes. Reportage.

À Saïd-Hamdine, Aymen, jeune buraliste, nous apprend que

les prix des fournitures scolaires ont connu une hausse consi- dérable par rapport à celles de l’année passée. Un cahier de 188 pages est passé de 100 DA à 135 DA. “J’ai hésité avant de pas- ser une commande d’articles scolaires, car je sais que les parents iront vers les articles bas de gamme.” Il a assuré que les articles qu’il propose à la vente “sont de meilleure qualité”. La pâte à modeler est cédée entre 60 et 75 DA, les ardoises entre 150 et

300 DA, les ciseaux à 65 DA pour les moins chers, les crayons de couleurs ont connu une hausse considérable.

Aymen nous informe qu’une boîte de 6 crayons d’une marque locale a été vendue l’an dernier à 50 DA. “Aujourd’hui, le même prix de détail de l’année passée est celui de l’achat à l’usine”, a- t-il dit. “J’ai une marque de crayons d’importation que je vends à 1 500 DA”, a-t-il ajouté, précisant que les produits impor- tés ont aussi connu une hausse. Alors que nous discutions avec Aymen, qui est aussi propriétaire d’une librairie à Bab-Ezzouar, Rafik, accompagné de ses deux filles, entre dans le magasin pour s’acheter quelques articles scolaires. “Je préfère acheter les ar- ticles indispensables en attendant la rentrée”, a-t-il dit, indiquant que ses filles sont en 2 e et 5 e années primaires. “Il faut au moins débourser quelque 7 000 DA pour satisfaire la demande des deux filles”, a affirmé Rafik, qui a souligné que pour cette année, il n’achètera ni les blouses ni les cartables dont les prix ont presque doublé par rapport à l’année passée. À Bir-Mourad-Raïs, les quelques parents rencontrés sont una- nimes à dire que cette rentrée n’est surtout pas comme les autres. “Nous avons beaucoup de dépenses”, regrette Rachid, agent d’administration. Il ne cache pas sa crainte de revoir à la baisse le budget réservé à la fête de l’Aïd. “Je ne peux pas ré-

TIZI OUZOU

Le livre scolaire distribué à 70% dans les établissements

pondre à la fois à plusieurs exigences avec le salaire que je per- çois.” Père de quatre enfants, tous scolarisés, Rachid estime que pour satisfaire toutes les demandes, “il faut un salaire de quelque 80 000 DA le mois”. “Hormis ces fournitures, il faut aussi penser à habiller l’enfant pour la circonstance”, a ajouté Rachid. À Garidi, chez Uno, même si les familles se bousculent, notamment en début de soi- rée, devant les étals des articles scolaires, rares sont celles qui sortent des locaux d’Uno avec un grand sourire. Hamid, cais- sier chez Uno, a remarqué que certaines familles, qui achètent habituellement des articles de marques connues, “hésitent cet- te année”. “Notre clientèle est connue. Il s’agit généralement de cadres et de chefs d’entreprise qui viennent acquérir des produits de marques étrangères”, a-t-il dit. Sauf que, a-t-il ajouté, “même les produits locaux ne sont pas toujours à la portée de tous”. À Saoula, Birkhadem, Baba Ali ou encore à Draria, tous les commerçants et les parents ren- contrés étaient unanimes à parler des prix exagérés des four- nitures scolaires.

MOHAMED MOULOUDJ

L distribution du livre scolaire dans la wi- laya de Tizi Ouzou a atteint un taux de 70%, a-t-on indiqué hier dans un com-

muniqué de la direction de l’éducation consa- cré à la rentrée scolaire 2016-2017. Le manuel de la première génération de la ré- forme éducative est distribué à 100% à travers tous les établissements scolaires de la wilaya, tandis que les livres de la deuxième génération ne sont pas encore acheminés dans leur tota- lité, a indiqué le secrétaire général de la di-

a

rection de l’éducation, Abdelhafid Acher. Il a rassuré, à ce sujet, que tous les ouvrages seront mis à la disposition des écoles avant le 4 sep- tembre prochain, pour permettre un bon dé- marrage de l’année scolaire. Au sujet de l’aide de 3 000 DA qui concerne cette année 105 000 élèves nécessiteux, M. Acher a signalé qu’elle a atteint un taux de dis- tribution de 26% depuis son lancement en juillet dernier et qu’elle se poursuivra pendant le mois de septembre jusqu’à la satisfaction de

la totalité. Il a précisé, à ce sujet, que tous les bénéficiaires de cette prime bénéficieront également de la gratuité du livre scolaire. Aussi, une cellule constituée d’employés des différents services de la direction de l’éduca- tion a été installée pour assurer le suivi de la distribution des 3 000 DA, du livre scolaire, l’ouverture des cantines, le transport et l’orien- tation. Toujours dans le cadre de la prépara- tion de la rentrée scolaire, le secrétaire géné- ral a affirmé qu’une cellule d’écoute et d’orien-

tation au profit des élèves et de leurs parents

a été installée, en plus de l’accueil quotidien as- suré à ces derniers en prévision de la rentrée,

à la direction de l’éducation entre 8h et 12h.

Au sujet du transport scolaire, M. Acher a in- diqué que le ramassage sera assuré par 228 bus au profit de 43 000 élèves. Le manque qui sera exprimé à ce niveau sera couvert par les

conventions que signeront les APC avec des transporteurs privés.

APS

LIBERTE Mercredi 31 août 2016

LE RADAR

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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IL SIGNE SA PREMIÈRE PARTICIPATION À L’IFA DE BERLIN

Condor se déploie à l’international

À L’IFA DE BERLIN Condor se déploie à l’international n Le constructeur Condor poursuit sa stra-

n Le constructeur Condor poursuit sa stra- tégie à l’international et annonce sa parti- cipation au plus grand salon mondial des technologies grand public, Internationale Funkausstellung Berlin (IFA 2016) qui se tiendra du 2 au 7 septembre. Inscrite à l’agenda de sa stratégie d’internationalisa- tion, l’IFA 2016 est la troisième étape après la participation au MWC de Barcelone et MWC de Shanghai qui permet des expé- riences enrichissantes en termes de connais-

sance de nouveaux marchés et un feedback positif suite à la rencontre de ce nouveau pu- blic. Condor présentera les toutes dernières avancées technologiques embarquées sur ses gammes de produits en mettant l’accent sur son plus récent téléviseur OLED. En étant également le seul constructeur à proposer la technologique la plus propre en Afrique, Condor présentera, à l’occasion, son tout dernier climatiseur mis sur le marché.

LISTE DES LOGEMENTS LPL À LABIODH MEDJADJA (CHLEF)

“Plusieurs bénéficiaires ont falsifié leurs fiches de paie”

bénéficiaires ont falsifié leurs fiches de paie” n L’affichage, avant-hier, de la liste des

n L’affichage, avant-hier, de la liste des bénéficiaires de logements LPL dans la commune de Labiodh Medjadja a provoqué la colère et l’indignation de toute la population locale. En effet, les écartés de cet- te liste continuent tou- jours de protester contre certains noms qui y figu- rent “et qui ne méritent aucunement d’y être”. Selon de nombreux té- moignages recueillis sur les lieux devant le siège de l’APC, alors encerclé par des centaines de citoyens

qui réclament justice, l’an- nulation de ladite liste et l’intervention du wali et la présence d’une commis- sion d’enquête afin de fai- re toute la lumière sur “ce scandale”, la liste affichée est entachée d’irrégularités. Les mêmes témoignages ont également indiqué qu’au moment où des cen- taines de familles vivent dans des bidonvilles et dans des habitations de fortune et qui attendent, chacune, depuis de longues années, un logement dé- cent, “certains bénéficiaires

figurant sur cette liste, que nous connaissons d’ailleurs parfaitement, ont tout sim- plement falsifié leurs fiches de paie pour pouvoir ré- pondre aux critères en la matière. La liste en question, dont le maire assume l’entière res- ponsabilité, comporte éga- lement des célibataires et même des gens qui dispo- sent de villas et de loge- ments dans le cadre de l’ha- bitat rural. Nous sommes disposés à aller plus loin jusqu’à son (la liste) annu- lation définitive”.

IL PRÉSENTAIT UNE COMMUNICATION SUR L’INTENSITÉ ÉNERGÉTIQUE

Un chercheur perturbé après avoir été invité à parler arabe

n Enseignant chercheur à l’université Abou-Bakr- Belkaïd de Tlemcen, Seladji Chakib, une sommité spécialiste en énergie thermique et en énergie renouvelable qui présentait devant une assistance typiquement féminine une communication en langue française avec pour thème “L’Algérie de demain, entre réalité énergétique et perspectives de développement durable”, à l’occasion de l’ouverture de l’université d’été qu’organise l’UNFA du 29 au 31 août 2016 au centre universitaire Belhadj-Bouchaïb de Aïn Témouchent, a été approché par l’une des organisatrices pour l’inviter à s’exprimer dans la langue d’El-Moutanabi. Sa tentative de répondre gentiment à cette invitation a été vaine, puisque le conférencier a affiché une gêne à s’exprimer en langue nationale en cherchant les mots qui conviennent à sa communication, résultat d’une étude et d’intenses recherches. Il a réussi finalement à achever son intervention, non sans difficultés.

TIZI OUZOU

Le site web officiel de la wilaya disparu de la Toile !

Le site web officiel de la wilaya disparu de la Toile ! n À l’ère où

n À l’ère où les technologies de l’information et de la communication sont deve- nues des plus inévitables, l’exécutif de la wilaya de Tizi Ouzou n’a pas trouvé mieux que de fermer son site web officiel. Cela fait, en effet, plusieurs semaines déjà depuis que ce site officiel a disparu de la Toile. Or, en l’absence de communication officielle, et bien que rarement actualisé, ce site constituait tout de

même une base de données “générales” sur les différents secteurs d’activités utiles pour la presse et les citoyens de la région. Cependant, l’exécutif de wi- laya ne s’encombre même plus de la presse lors de ses activités. Il se contente de lui adresser des communiqués laconiques louant ses ac- tions et cachant la réalité du désastre qui frappe la ré- gion en matière de dévelop- pement.

LES NÉGOCIATIONS AVANCÉES

Un Américain pour la rachat de l’Olympique de Marseille

n L’Américain Frank McCourt est entré en né- gociations avec Margarita Louis- Dreyfus, la veuve suisso-russe du milliardaire Ro- bert Louis-Drey- fus, l’ex-PDG d’Adidas, dispa- ru en 2009, et qui était devenu l’ac-

tionnaire princi- pal de l’OM en 1996 pour le rachat du club phocéen. In- connu jusqu’alors, l’entrepreneur de Los Angeles, ex-pro- priétaire du club de base-ball des Dodgers (2004-2012), a rappelé que son intérêt pour acquérir un club européen remonte à 2014.

club de base-ball des Dodgers (2004-2012), a rappelé que son intérêt pour acquérir un club européen

LE SOUVERAIN PONTIFE, UN FÉRU DE NOUVELLES TECHNOLOGIES

Le cadeau de Mark Zuckerberg au pape François

TECHNOLOGIES Le cadeau de Mark Zuckerberg au pape François n Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg,

n Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, et sa fem- me Priscilla Chan ont ren- contré, lundi, le pape Fran- çois auquel ils ont offert un modèle de drone à énergie solaire, Aquila, pour connec- ter des lieux sans accès à in- ternet. Il est à rappeler que chef de l’Église catholique est féru de nouvelles technolo- gies. Ainsi, Twitter et Insta- gram n’ont aucun secret pour lui.

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L’actualité en question

Mercredi 31 août 2016

LIBERTE

PROJET DE DÉDOUBLEMENT DE LA VOIE ENTRE BOUIRA ET SOUR EL-GHOZLANE

Au rythme des retards, des arrêts des travaux…

Le projet devra relier l’actuelle zone industrielle de Sidi-Khaled à l’autoroute Est-Ouest, mais aussi faciliter le trafic routier entre les régions des Hauts-Plateaux et le nord du pays.

S elon les déclarations du ministre des Travaux pu- blics et des Transports, Boudjema Talaï, l’en- semble des projets “ayant une importance écono-

en relief l’aspect “bénéfique” que pourrait engendrer la réalisation de ce dédoublement. Et pour cause, il devra relier l’actuelle zone industriel- le de Sidi-Khaled à l’autoroute Est- Ouest, mais aussi faciliter le trafic

mique seront réalisés à temps”. Donc selon lui, celui du dédoublement de

routier entre les régions des Hauts- Plateaux et le nord du pays, et enfin,

la

voie reliant Bouira à Sour

comme l’avait suggéré l’ancien mi-

El-Ghozlane, sur une distance de 31 kilomètres, ne serait pas de cet- te importance, puisqu’il enchaîne re-

nistre des Travaux publics, Abdelka- der Kadi, faire que ce dédoublement soit relié à la 4 e rocade reliant Tablat

tards sur arrêts. Pourtant, les autorités locales et même les prédécesseurs de M. Talaï, notamment Abdelkader Ouali, avaient insisté sur le caractère “hau- tement stratégique” et “économique”

à Boussaâda, en passant par Bordj Bou-Arréridj. Autant d’atouts qui n’ont visible- ment pas eu grâce aux yeux de M. Talaï. Sinon, comment ce dernier pourrait-il expliquer l’énorme retard

de

ce tronçon. D’ailleurs, l’actuel wali

qu’accumule ce projet, lancé, faut-il

de

Bouira n’a eu de cesse de mettre

le rappeler, en

2012 ? Projet auquel

un montant de 4 milliards de dinars a été alloué puis doté d’une secon- de rallonge de 1,5 milliard de dinars, pour une durée de réalisation qui ne devait pas excéder les 36 mois. Pire, M. Talaï donne l’impression d’imprécision en disant : “Globale- ment, tous les projets programmés se- ront réalisés dans les délais.” Tout en sachant que pour cet unique dédou- blement, on frôle les deux ans de retard.

Deux ans de retard et seulement 10 kilomètres livrés

Dans l’absolu, la question est de sa- voir si le ministre pourra agir ou sé- vir afin d’inverser la tendance ? Il est vrai que les différents ministres qui se sont succédé à la tête du départe-

ment des Travaux publics étaient ré- duits à se féliciter de l’ouverture de tronçons de 5 puis 10 kilomètres, au moment où ce projet accumulait déjà une année de retard. Le seul ministre qui avait “osé” de- mander des comptes à l’entreprise réalisatrice était Abdelkader Kadi. Mais ce dernier avait fini par se tai- re en imputant les retards aux désor- mais fameuses “contraintes tech- niques”, avant d’être remercié pour reprendre sa fonction de wali. Cet- te entreprise, qui n’est autre que l’ETRHB-Haddad, est la même qui est en charge de la réhabilitation du tronçon Lakhdaria-Bouira Pour en revenir au projet du dédou- blement Bouira-Sour El-Ghozlane, les travaux sont, certes, en cours,

mais avancent timidement, voire sont à l’arrêt à certains endroits. D’ailleurs, au niveau du deuxième échangeur d’El-Hachimia, la réalisa- tion d’un pont n’a pas encore été en- tamée et on est encore à la phase du terrassement. Autant dire que les travaux n’ont pas avancé d’un iota, depuis la visite de l’ex-ministre des Travaux publics, qui remonte à octobre 2015. Le DTP de Bouira, Younès Bouch- kouk, observe, pour sa part, un mu- tisme au sujet de ce projet. Il évite soigneusement d’aborder ce dossier. Quant au wali, il est dans la même position que les ministres concernés : l’expectative.

RAMDANE B.

APRÈS LES DERNIÈRES PLUIES DILUVIENNES

Tamanrasset de nouveau dans la boue

L es inondations ont, encore une fois, frappé la région de Tamanrasset. Les pluies diluviennes, qui se sont abattues

durant les dernières 24 h, ont provoqué les crues de plusieurs oueds et transformé la vil- le en mare aux canards. Les intempéries ont rapidement provoqué un vent de panique par-

mi la population qui a, faut-il le rappeler, dé-

ploré cinq morts à la suite des fortes précipi- tations enregistrées au début du mois en cours.

La Protection civile a été donc amenée à inter-

venir pour secourir quatre personnes, membres d’une même famille, dans les villages exposés au risque des débordements des oueds en furie, notamment Tit et Outoul, si- tués respectivement à 40 et 20 km du chef-lieu

de la commune de Tamanrasset. Selon les ser- vices météorologiques, la pluviométrie s’élè- ve à 18 mm. Une quantité qui a largement suffi à la submersion de la ville et l’obstruction de ses axes routiers complètement recouverts de boue charriée par les torrents, notamment à la cité Guetaâ el-Oued où l’on a dénombré plu- sieurs sinistrés parmi les marchands installés aux abords de l’oued traversant le quartier. Hier encore, les services de la Protection civi- le étaient toujours en état d'alerte et avaient en- tamé des opérations de recherche à travers les différents points noirs et quartiers du chef-lieu de la wilaya pour parer à tout imprévu. Contactée par nos soins, une source locale a fait état d’une victime, un homme âgé d’une trentaine d’années, à Ihelfen, dont la dispari-

tion a été signalée peu après les intempéries. Selon notre source, son corps, qui aurait été emporté par les crues, n’a toujours pas été re- trouvé en dépit des moyens mis en place par les équipes d’intervention et de recherche re- levant de la Protection civile et la forte mobi- lisation des citoyens venus participer aux re- cherches en signe de solidarité avec la famil- le de la victime. Pour rappel, une trentaine de personnes, prises en otages par l’oued Tamanrasset lors de son dernier débordement, le 10 août, ont été sauvées in extremis par les services de la Protection civile. En 2015, les mêmes services avaient déploré 21 morts, dont 16 emportés par les crues de l’oued Amsel, à 35 km au sud de la ville de Ta-

manrasset. Deux autres ont été emportées par l’oued Imessounag à In Mguel. Tandis que les trois dernières, elles, sont mortes noyées à Taouendert, dans la région de Tin Zaouatine (500 km à l’extrême sud du chef-lieu de wilaya) et à la cité Tahaggart dans la ville de Taman- rasset. Des mesures urgentes s’imposent ain- si dans cette région qui enregistre des bilans lourds chaque année en raison des précipita- tions saisonnières et la médiocrité des ouvrages réalisés pour y faire face. La construction d’un barrage est également préconisée par des experts qui mettent en cau- se le plan de l’urbanisation de la ville et ses ex- tensions anarchiques en l’absence de rigueur et d’autorité.

RABAH KARECHE

BOUHAMZA (BÉJAÏA)

Les habitants menacent de fermer le barrage de Tichi-Haf

L es robinets sont à sec depuis plus d’un mois dans la commu- ne de Bouhamza qui, située à

une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Béjaïa, est nichée sur les hauteurs à proximité de l'oued Bous- sellem.

Une situation qui n’a pas laissé indif- férents les habitants de cette région montagneuse, qui sont montés au créneau. Ils ont, dans un premier temps, placardé une déclaration- appel, avant de passer à l’action pour exprimer leur mécontente- ment. Les habitants de la commune de Bouhamza menacent ainsi de procé- der à la fermeture de la vanne prin- cipale du barrage Tichi-Haf mais éga- lement du siège de l’APC. Une action

qui pourrait priver d’eau la quasi-to-

talité des communes raccordées au barrage, et ce, en cette période de grandes chaleurs. Les protestataires ont lancé un ulti-

matum de trois jours (qui expire au-

jourd’hui) aux responsables locaux afin de trouver une solution au manque d’eau dont ils souffrent et qui dure depuis un mois. “Le para- doxe est que le barrage de Tichi-Haf est à quelques encablures d’ici. Les au- torités doivent prendre leurs respon- sabilités”, s’insurge un habitant de Bouhamza. Nous avons essayé de contacter, à ce propos, le président de l’APC de Bouhamza, Bensikhaled Abdelhamid en l’occurrence, mais il était injoignable. Il était absent, hier, a-t-on appris. Pour exprimer leur mécontentement et exiger une pri- se en charge concrète de leurs do- léances avec une solution définitive au problème, les habitants de cette commune rurale avaient déjà, il y a moins d’une année, protesté en pro- cédant à la fermeture du siège de leur mairie. En effet, les citoyens de la ré- gion avaient lancé, début septembre 2015, un préavis de fermeture du bar- rage de Bouhamza pour réclamer une meilleure et équitable distribu-

tion d’eau potable vers les foyers. “Bien que notre commune alimente grâce à son barrage de Tichi Haf plus d’une vingtaine de communes de la wilaya, nous éprouvons de grandes difficultés à nous approvisionner en eau potable, puisque le réseau de distribution local n’arrive pas à satis- faire les besoins du chef-lieu de Bou- hamza, qui compte 6 000 habitants”,

a-t-on déploré. À noter que Bouham- za est une commune à vocation agricole où les agriculteurs sont les seuls agents économiques. Une éco- nomie agricole performante grâce à l’eau du barrage de Tichi-Haf, un pe- tit océan situé dans cette commune, doté d’une baie de plus de quatre ki- lomètres. Cette commune démunie n’a d’autres ressources que celles

que lui accordent les pouvoirs pu- blics. Pour l’exercice 2016, elle a bé- néficié d’un budget de 23 millions de dinars entrant dans le cadre du plan communal de développement. Cela dit, si les habitants mettent aujour- d'hui à exécution leur menace, plu- sieurs localités de la wilaya de Béjaïa seront privées d’eau potable.

A. HAMMOUCHE

AÏD EL-ADHA

Plus de 5 000 agents d'hygiène et 350 camions mobilisés à Alger

n Plus de 5 000 agents d'hygiène et 350 camions seront mobilisés à Alger à l'occasion de l'Aïd el-Adha pour veiller à la propreté de l’environnement, a indiqué le directeur général de l'entreprise Extranet, Mechab Rachid. L’opération consiste à assurer normalement la collecte des ordures ménagères et des résidus du sacrifice, a déclaré, hier, à l'APS, le directeur général d'Extranet. Un programme spécial a été mis en place pour la collecte des résidus de l'opération du sacrifice avant et après l'Aïd, les agents d'hygiène devront

sillonner les quartiers et ruelles de 31 communes, dont l'entreprise assure la gestion et la collecte des ordures. Dans le cadre de ce programme élaboré en coordination avec les communes concernées pour éviter la propagation de maladie, le nombre de rotations pour la collecte d'ordures devrait doubler. Une vaste opération de nettoiement des mosquées et des marchés de proximité sera lancée au titre de ce programme.

APS

LIBERTE

Mercredi 31 août 2016

L’actualité en question

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SELADJI CHAKIB, CHERCHEUR EN ÉNERGIE THERMIQUE

L’Algérie a atteint le ‘‘Pic-Oil’’ de son gisement pétrolier

Environ 80% de l’énergie est consommée par le secteur du transport, le résidentiel et le tertiaire, alors que le secteur productif n’en consomme que 16%.

L es régions du Sud nécessitent un véritable plan Marshall pour leur développement. C’est ce qu’a in- diqué Seladji Chakib, enseignant à l’université Abou-Bakr-Belkaïd de Tlemcen et membre de l’As-

semblée américaine des énergies. Intervenant lors de l’ouverture de l’université d’été de l’UN- FA qui se déroule depuis lundi dernier au centre universitaire Belhadj-Bouchaïb d’Aïn Témouchent, il a présenté une communication sous le thème “L’Algérie de demain, entre réalité énergétique et perspectives de dévelop- pement”, révélant qu’actuellement, on ne peut évoquer le développement sans parler de technologies de l’information et de la com- munication. Il a indiqué, à ce propos, que l’Algérie est fai- blement lotie par rapport à l’Europe, mais aus- si par rapport à ses voisins immédiats, le Ma- roc et la Tunisie. “En matière de Bourse, j’ai le regret de vous annoncer que l’Algérie n’existe pas au classement des Bourses africaines. D’où les gros efforts qu’il faudra entreprendre pour extirper notre pays de cette situation”, ajoute- ra-t-il. Tout en tentant d’argumenter la si- tuation énergétique actuelle qui est intimement liée à l’économie avec force indicateurs de dé- veloppement, le conférencier a essayé de montrer quelques pistes pour une meilleure prise en charge du destin de l’Algérie. Selon lui, le déclin a pris forme à partir de 2008 en matière de production d’énergie primaire (hydrocarbures et gaz) où l’Algérie a atteint son “Pic-Oil”, c’est-à-dire le maximum qu’elle produit avec cette courbe sans cesse descen- dante au moment où la consommation éner- gétique ne fait qu’augmenter. “D’ailleurs, en vo- lume d’exportation, l’Algérie a réduit sa capa- cité d’exportation de 34%, l’équivalent de 50 mil- lions de tonnes. Ce qui est le plus inquiétant, c’est que si on continue à ce rythme-là, l’Algérie consommera toute sa production et ne pourra

D. R.
D. R.

En Algérie, le déclin a pris forme à partir de 2008 en matière de production d’énergie primaire.

plus exporter à l’horizon 2030”, expliquera Se- ladji Chakib. Et de s’interroger sur l’orienta- tion de cette consommation énergétique. Se- lon lui, environ 80% de l’énergie est consom- mée par le secteur du transport, le résidentiel et le tertiaire, alors que le secteur productif n’en consomme que 16%. À une question de savoir si toute l’énergie est consommée d’une façon rationnelle et optimisée, le conférencier fera remarquer que l’intensité énergétique, c’est la consommation que produit une unité du produit intérieur brut (PIB) : “Le Japon consomme 6 fois moins que l’Algérie qui a une intensité énergétique plus forte dans le bassin méditerranéen. Pour l’Algérie et le Maroc, il n’y a pas une véritable stratégie pour réduire cet-

te intensité énergétique contrairement à la Tunisie qui a fait des efforts très importants.” Il révèlera, en outre, que “dans le domaine de l’énergie électrique, l’Algérie consomme plus que les autres pays et l’intensité énergétique a aug- menté d’une façon inquiétante (2000-2010)”. Dans le domaine de l’industrie, c’est le même constat aussi bien pour l’Algérie que pour le Maroc, alors que dans le domaine de l’habitat, la consommation moyenne est de 156,36 kW au m² par année. “Si on opte pour une politique d’économie dans le secteur de l’habitat pour fixer le rendement énergétique, on peut réduire la consommation de 64%. L’Algérien consomme 700 kW par logement après le Liban. Ce qui est inquiétant. Dans le domaine du chauffage,

l’énergie augmente et la qualité de la construc- tion diminue.” En matière d’énergies renou- velables (2000 – 2010) dans la production de l’électricité en Algérie, l’association des agences des énergies du bassin méditerranéen classe l’Algérie parmi les pays qui n’ont pas vérita- blement investi dans ce domaine jusqu’à ce jour. “Les chauffe-eau solaires, par exemple, sont considérés comme une technique très simple qui pourrait économiser beaucoup d’énergie.” “En termes d’électricité énergétique, le pays peut être considéré comme l’un des plus mauvais consom- mateurs d’énergie en Méditerranée avec le Maroc. La consommation est en croissance per- manente : celle du carburant augmente de 7%, celle de l’électricité de 14% (chiffre actualisé en 2015) et celle du gaz de 7%. Nous consommons 3 fois plus d’énergie que durant les années 1990, et le gros de cette consommation est absorbé par le transport et les ménages à hauteur de 80%. La rente pétrolière baisse chaque année depuis 2012. Les prévisions prédisent 50 dollars/baril en 2015”, a-t-il encore expliqué. Selon lui, les solutions économiques envisageables pour le pays concernant le secteur de l’énergie pour un véritable développement durable, passeront d’abord par un changement urgent et véritable d’attitude. Il propose, de ce fait, un plan d’ur- gence qui repose sur 4 piliers : le renforcement des mesures d’efficacité énergétique ; le ren- forcement de la contribution des TIC pour ré- duire la consommation énergétique, notam- ment dans le transport ; la veille technologique dans le domaine de la valorisation des hy- drocarbures, en particulier le gaz naturel (les Américains ont réussi en 2014 à convertir le gaz naturel en essence à 1 dollar le gallon, c’est- à-dire à moins de 20 DA/litre) avec le déve- loppement de la pétrochimie à haute valeur ajoutée pour contrecarrer la baisse du prix du baril ; l’amélioration de la stratégie de déve- loppement des énergies renouvelables.

M. LARADJ

DURANT LES SEPT PREMIERS MOIS DE 2016

La facture d'importation des céréales a baissé de 28,5%

L a facture d'importation des cé- réales (blé, maïs et orge) a bais- sé de 28,5% durant les sept

premiers mois de 2016 par rapport à la même période de 2015, avec une baisse de près de 6% des quantités importées, selon les statistiques des douanes, reprises par l’APS. Ainsi, la facture d'importation des céréales a reculé à 1,5 milliard de dollars entre début janvier et fin juillet 2016 contre 2,1 milliards de dollars à la même pé- riode de 2015 (-28,51%), précise le Centre national de l'informatique et des statistiques des douanes (Cnis). Les quantités importées ont égale- ment reculé mais à un rythme plus ralenti en s'établissant à 7,33 millions de tonnes contre 7,8 millions de tonnes (-5,91%). Par catégorie de céréales, la facture d'importation des blés (blés tendre et dur) a reculé à 1 milliard de dollars contre 1,5 milliard de dollars (-33,18%), pour des quantités de 4,57 millions de tonnes contre 4,9 millions de tonnes (-6,78%). Pour le blé tendre, la facture d'importation s'est réduite à 699 millions de dollars contre 962,5 millions dollars

(-27,38%), alors que les quantités

importées ont reculé à 3,63 millions de tonnes contre 3,77 millions de tonnes (-3,66%). Concernant le blé dur, la facture a également baissé à 304,3 millions de dollars contre 439 millions de dollars (-43,54%) avec une baisse des quantités importées qui se sont établies à 944 134,5 tonnes contre 1,13 million de tonnes

(-17,11%).

Quant au maïs, les importations se sont chiffrées à 408,2 millions dollars contre 503 millions de dollars (-18,8%) avec un volume importé de 2,22 millions de tonnes contre 2,46 millions de tonnes (-9,5%). L'orge a enregistré à son tour une baisse de la facture qui est passée à 94,07 millions de dollars contre 101,62 millions de dollars (-7,43%) mais avec une quantité importée en hausse de 25% passant à 528 721 tonnes contre 422 962,6 tonnes. La baisse de la facture globale des cé- réales à un rythme plus soutenu que la baisse des quantités importées s'explique par le recul des cours sur les marchés mondiaux des céréales, constaté depuis 2015 à la faveur de stocks abondants et de bonnes ré- coltes mondiales. Il est d'ailleurs

constaté que sur les 5 premiers mois de 2016, les prix à l'importation par

l'Algérie des céréales ont connu de fortes baisses : 332 dollars la tonne pour le blé dur (-32,5% par rapport

à la même période de 2015), 196 dol-

lars la tonne pour le blé tendre (-25%) et 179 dollars la tonne pour le maïs

(-13,1%).

Dans son dernier rapport mensuel, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)

a indiqué que l'indice des prix des cé-

réales avait chuté dont celui du blé en raison de l'abondance des stocks mondiaux et des perspectives favo- rables concernant les disponibilités à l'exportation dans la région de la mer Noire. Selon la FAO, une forte bais- se des prix est enregistrée pour le maïs, en raison des conditions cli- matiques plutôt favorables dans les principales régions productrices aux États-Unis, le plus grand producteur et exportateur de maïs au monde. Pour rappel, la facture d'importation des céréales par l'Algérie en 2015 avait été de 3,43 milliards de dollars (contre 3,54 milliards de dollars en 2014), avec des quantités importées de 13,67 millions de tonnes (contre

12,3 millions de tonnes en 2014. Ré- cemment le FCE a estimé que l’op- tion d’une réduction des importa- tions sur le moyen terme est justifiée et légitime compte tenu des ten-

dances des marchés du blé dur et de la forte volatilité des prix qui les ca- ractérisent. Le blé dur occupe la part la plus importante des surfaces agri- coles utiles dédiées aux céréales et constitue la base alimentaire de la majorité des populations rurales et

agricoles. Produire plus de 1,5 million de tonnes sur le moyen terme (3 à 5 ans) exige un engagement de l’État pour renforcer les moyens tech- niques aptes à améliorer les rende- ments (intensification, irrigation d’appoint, recherche agronomique). Ces moyens techniques doivent être conjugués à des mesures écono- miques (prix auquel on peut le pro- duire, prix payé au producteur).

M. R.

LAFARGE ALGÉRIE

Jean-Jacques Gauthier est nommé direc- teur général

n Jean-Jacques Gauthier est nommé directeur général de Lafarge Algérie, leader des matériaux de construction, à compter du 1 er septembre 2016, en remplacement d’Éric Meuriot qui a fait valoir ses droits à la retraite, annonce le groupe dans un communiqué. Diplômé en sciences économiques et en droit des affaires, Jean-Jacques Gauthier a passé 15 années dans le Groupe Matra, devenu aujourd’hui Airbus. Il y a exercé diverses fonctions de responsabilité en France et aux États-Unis, notamment celle de directeur financier et membre du Comité exécutif de la branche spatiale/Astrium. Il a rejoint le Groupe Lafarge en 2001 et y a occupé des fonctions stratégiques, notamment celle de directeur financier Groupe et membre du Comité exécutif de 2001 à 2015, puis après la finalisation de la fusion entre Lafarge et Holcim en juillet 2015, celle de directeur de l’intégration, de l’organisation et des ressources humaines, membre du Comité exécutif du Groupe LafargeHolcim.

D. R.

8

L’Algérie profonde

Mercredi 31 août 2016

LIBERTE

8 L’Algérie profonde Mercredi 31 août 2016 LIBERTE BRÈVES du Centre MÉDÉA Une voiture calcinée à

BRÈVES

du Centre

MÉDÉA

Une voiture calcinée

à Mezrenna

Un véhicule de marque Peugeot 305 a pris feu hier vers 8h04 au lieudit Bouib, commune de Mezrenna, non loin de Tablat. Le véhicule a été entièrement calciné alors qu’il n’a pas été déploré de pertes humaines, selon la Protection civile.

M. EL BEY

600 bottes de paille parties en fumée

Pas moins de 600 bottes de paille ont été dévorées par les flammes hier vers 21h30 au lieudit Ouled Azza, dans la commune d’El- Azizia, à 100 km à l’est du chef-lieu de wilaya. L’intervention des éléments de la Protection civile a permis de circonscrire le danger et de sauver des flammes 30 bottes et des arbres fruitiers situés près de l’endroit du sinistre.

M. EL BEY

TOUGGOURT

Intoxication alimentaire

à l’école des sous-officiers de la GN

Selon une source hospitalière, des dizaines de gendarmes stagiaires de l’école des sous-officiers de la daïra de Mégarine (Touggourt) ont été victimes d'une intoxication alimentaire, samedi dernier. Selon la même source, un des gendarmes aurait, déjà, succombé à cette intoxication. Les victimes souffraient des douleurs abdominales atroces après avoir consommé un repas au niveau de ladite école.

A. DAFFEUR

MÉDÉA

Quelles opportunités d'investissement dans l'agriculture pour les jeunes ?

Parmi les facilitations accordées aux jeunes investisseurs, les possibilités offertes en matière d'accès au foncier agricole et forestier à travers la concession des terres

situées dans les différents périmètres agricoles et les vides forestiers identifiés dans les différentes zones du territoire de la wilaya.

A près les

cam-

pagnes

d'incita-

tion des

jeunes à

A près les cam- pagnes d'incita- tion des jeunes à De nombreuses opportunités s’offrent aux jeunes

De nombreuses opportunités s’offrent aux jeunes en matière d’exploitation de production arboricole.

la main-d'œuvre totale occupée et représentant la plus impor- tante proportion de la produc- tion de la wilaya. Dans la pers- pective de promouvoir davanta- ge les filières agricoles, il a été suggéré l'investissement dans certains créneaux situés en aval

de la production arboricole, notamment les activités de transformation des fruits. Parmi les facilitations accordées aux jeunes investisseurs, les possibilités offertes en matière d'accès au foncier agricole et forestier à travers la concession

des terres situées dans les différents périmètres agri- coles et les vides forestiers identifiés dans les diffé- rentes zones du territoire de la wilaya. L'importance du secteur agricole local n'est pas à démontrer comme le confirment les chiffres sur la superficie agricole de l'ordre de 877 595 ha, dont une superficie agricole utile de 338 359 ha où les rendements sont considérés comme relati- vement élevés. L'on indique, par ailleurs, que les financements dans le secteur agricole ne concer-

nent pas certains créneaux qui ont été fermés à l'investisse- ment, notamment ceux relatifs à la collecte de lait, l’élevage bovin et la production céréaliè- re qui, est-il souligné, ne sont plus reçus dans le cadre du dis- positif Ansej.

M. EL BEY

investir dans les nom- breux secteurs écono- miques, l'idée est d'en-

courager les porteurs

de projets à s'orienter vers le secteur de l'agri- culture où de nom- breuses opportunités leur sont offertes. C'est ce qui ressort des échanges qui ont eu lieu à l'occasion d'un

plateau de représen- tants des services concernés et des organismes de soutien de l'investissement. Le choix du thème n'est pas fortuit si l'on sait que le secteur agrico- le est considéré comme le prin- cipal pourvoyeur d'emplois dans la wilaya, contribuant à plus de 50% du volume total de

BOUIRA

Une eau infecte coule des robinets à Lakhdaria

BÉJAÏA

La décharge publique située sur la RN26 à Sidi Aïch décriée

D epuis une dizaine de jours, les citoyens des localités de Madinet El-Hayet et Zbarboura, relevant

de la commune de Lakhdaria (ouest de Bouira), sont horrifiés par l’eau qui coule de leur robinet. Une eau jaunâtre au goût plus que douteux. D’ailleurs, les services de l’ADE de Bouira ont été informés à ce sujet, et une note interne, qui a été, selon toute vraisemblance, accidentellement envoyée à la presse locale, fait état de plu- sieurs plaintes reçues à ce sujet. Il est utile de préciser que ces deux localités sont ali- mentées à partir des eaux du barrage de Koudiet Acerdoune, relevant de la com- mune voisine de Maala. Renseignement pris auprès des citoyens de ces deux loca- lités, il s’est avéré que ce phénomène dure depuis le 20 août dernier. Selon plusieurs témoignages de la population, c’est une eau de couleur jaunâtre, d’un goût infec- te et d’une odeur nauséabonde qui jaillit des robinets. Ce fait peu anodin suscite moult interrogations et appréhensions auprès des citoyens, allant même jusqu’à créer une véritable panique générale… C’est ce que révèlera un citoyen du villa- ge de Madinet El-Hayet : “Franchement, je suis désappointé ! L’eau du robinet est imbuvable, elle a une odeur bizarre et un goût amer en plus d’une couleur semblable à celle de l’urine….” Avant de poursuivre : “D’ailleurs, j’ai déjà pris mes précau- tions, pour boire ou cuisiner, je me suis rabattu sur les eaux minérales du com- merce.” Ces dernières, partent comme des petits pains. C’est ce qui a été consta- té au niveau des commerces de gros et de détail du chef-lieu de Lakhdaria. Cette ruée vers les eaux en bouteille s’explique

en partie par les folles rumeurs qui cou- rent au sujet de ce liquide qui coule des

robinets, et qui ressemble à tout sauf à une eau conventionnelle ! “Qui sait ce que cache cette eau ? Peut-être est-elle conta- minée… ?! Je ne prendrais aucun risque, d’autant plus que les services des eaux de la wilaya n’ont émis aucun communiqué. Alors, je m’abstiens !”, dira un citoyen avec une inquiétude non dissimulée. Pour M lle Merri, chargée de communica- tion de l’ADE, ce phénomène est lié au traitement des eaux du barrage de Koudiet Acerdoune. “Comme chacun le sait, à chaque période estivale, des algues se forment au niveau des différents bar- rages”, dira M lle Merri. Et de poursuivre :

Nous traitons ces eaux avec le procédé du charbon actif ou autres, afin de procéder à l’épuration de ces eaux, ce qui nous donne une certaine odeur”, expliquera notre interlocutrice, avant de rassurer sur la qualité de cette eau, en indiquant qu’elle est “parfaitement saine et buvable”.

R. B.

“D ans la wilaya de Béjaïa, l’entrée

d’une agglomération est indiquée

non pas par une enseigne, mais par

la présence d’une décharge sauvage au bord de la route.” C’est le constat amer fait par un citoyen de la ville des Hammadites qui tire la sonnette d’alarme sur la prolifération des décharges sauvages. “Mais où jeter tous ces déchets ?” C’est la question qui se pose avec acuité dans la wilaya de Béjaïa, devenue ces dernières années un dépotoir à ciel ouvert. Pour ne citer que Béjaïa-Ville, Boulimat, Beni Ksila, Tala Hamza, Oued Ghir, Sidi Aïch, El- Kseur, Timezrit ou encore du côté de Souk El- Tenine, Aokas, Akbou, Amalou, Boudjellil , Tazmalt et Melbou, c’est le même constat. À signaler aussi que Béjaïa est parmi les rares wilayas du pays qui ne dispose pas encore de centres d’enfouissement technique (CET). La décharge publique de Sidi Aïch, implantée à l’entrée de la ville, à proximité de la RN 26, illustre on ne peut mieux la légèreté avec laquelle est pris en charge ce volet important

ANNULATION DU PROJET DE RACCORDEMENT AU GAZ NATUREL

Les villageois de Chéraga demandent des explications

Les villageois de Chéraga, une bourgade relevant de la commune d’El-Hachimia, à 10 km au sud-ouest de Bouira, ont protesté, avant-hier, devant le siège de la wilaya, afin de demander des éclaircissements sur le projet de raccordement au gaz naturel de leur bourg. Ainsi et selon les manifestants, l’entreprise en charge des travaux aurait “plié bagage”, indiquant que le projet aurait été annulé. “Nous avons organisé cette action, pour demander

des explications au wali sur cette information”, dira l’un des manifestants. Pour d’autres, les autorités de la wilaya observent un “mutisme complice”, en laissant les villageois dans le flou. “Nous sommes allés voir les services de Sonelgaz, qui nous ont renvoyés vers ceux de l’APC, et ces derniers nous ont envoyés vers la wilaya. Nous sommes dans le flou total”, déclarent-ils. S’agissant du nombre de foyers concernés par ce projet, il est selon nos interlocuteurs de 84 foyers. Ces manifestants ont finalement été reçus par le chef de cabinet du wali, qui s’est engagé à transmettre leurs doléances au premier magistrat de la wilaya. Pour rappel, le 16 août, le SG de la wilaya, Ahmed Menguelti, avait procédé au lancement d’un ambitieux programme de raccordement au gaz naturel de 3000 foyers à travers

plusieurs villages de Bouira, dont celui de Chéraga.

R. B.

et qui a un rapport direct avec la santé publique. Et c’est dans ce sens qu’une associa- tion de la localité vient de tirer la sonnette d’alarme. Dans sa déclaration, elle interpelle les autorités locales : “Notre commune connaît une situation dramatique sur le plan écolo- gique et environnemental, qui menace la santé publique, causée par la décharge communale, d’où émanent des odeurs nauséabondes et incommodantes provenant de l’incinération des ordures avec des moyens primitifs utilisés en brûlant les déchets. Une situation déplo- rable supportée par les citoyens qui ont peur pour leur santé et celle de leurs familles en rai- son des émanations polluant l’air et l’environ- nement. Notre appel est adressé aux autorités concernées afin d’intervenir, car il y a urgence. Les citoyens sont affectés par l’odeur pestilen- tielle qui se dégage et qui les oblige à se cloîtrer chez eux, fermant ainsi portes et fenêtres pour échapper à cette odeur insupportable. Imaginez un peu les effets que cela implique, surtout en cette période de grandes chaleurs. Que les concernés interviennent car la santé des inno- cents est menacée.” Cela dénote, encore une fois, que la problématique de la gestion des ordures ménagères reste entièrement posée. Aussi bien au chef-lieu de wilaya que dans la majorité des communes que compte la wilaya de Béjaïa, on se débrouille comme on peut. “C’est terrible comme nos villes sont sales. Il faut impérativement promouvoir sans cesse des actions d’information et de sensibilisation en matière d’environnement. Les responsables à tous les niveaux doivent réagir. La proliféra- tion des décharges publiques anarchiques, à défaut d’une sérieuse prise en charge de ce pro- blème épineux, risque d’engendrer des consé- quences néfastes sur la santé publique”, ren- chérit M. Abderazak, cadre de la santé à l’hô- pital de Sidi Aïch.

A. H.

LIBERTE

Mercredi 31 août 2016

L’Algérie profonde

9

INDEMNISATION DES FELLAHS SINISTRÉS À SOUK AHRAS

L’opération débutera le 16 septembre

L’opération d'indemnisation des fellahs débutera la deuxième quinzaine du mois de septembre 2016.

D. R.
D. R.

L a situation des dossiers des sinistrés à cause de la grêle et des incendies a été finalisée par les services de la CRMA, avons-nous appris auprès de ces mêmes services. Le nombre de dossiers étudiés s'élève à 96 entre sinistre grêles

et incendies ; quant à la superficie touchée par la grêle, elle est estimée à 1550 ha, alors que les in- cendies ont détruit 183,33 ha. Les quantités per- dues par spéculation touchent le blé dur, le blé tendre, l'orge et le pois chiche. Le montant global de cette opération est de l'ordre de 35,600 millions de dinars dont 29,38 millions pour le sinistre grê- le et 6,22 millions dinars pour le sinistre incendie. Cette année, les services de la CRMA n’ont pas en-

registré de sinistre sècheresse pour une récolte qui avoisine un million de quintaux dans toutes les se- mences. Comparativement à la campagne 2014/2015, on note une régression dans le nombre

Près de 1 800 hectares ont été touchés par les sinistres, grêle et incendies.

de dossiers à indemniser (2014/2015), 178 fellahs ont été indemnisés pour un montant de 57,440 mil- lions de dinars. Quant à la superficie touchée par le sinistre, elle était de 4145 ha. Selon le directeur de la CRMA, Selmaoui Yazid, pour la campagne en cours, le sinistre grêle a di- minué par rapport à 2014/2015 avec 170 dossiers, contre 76 dossiers cette année, alors que le sinistre incendie a connu une forte augmentation 2014/2015, 8 incendies, contre 20 en 2016. Selon le premier responsable de la CRMA, la principa- le cause des incendies est due aux machines labours qui sont très anciennes. La CRMA compte ac- tuellement 773 fellahs assurés ; en 2014/2015 elle en comptait 560. Toujours selon M. Selmaoui, la CRMA est une mutuelle à but non lucratif, mais avec un objectif, à savoir couvrir le capital des fel- lahs. Il faut que ces derniers saisissent l'importance de l'assurance labours semailles et que la CRMA

n’est pas une caisse commerciale, mais qu’elle cherche à assurer les biens du fellah de tous les dé- gâts. Et d'ajouter : “Notre but actuel est de faire as- surer, sur les 2000 fellahs que compte la wilaya, plus de 1000. Des facilités sont accordées aux assurés, ceux qui s'acquittent au comptant ont une réduc- tion de 40% sur le total à payer, les autres peuvent choisir le payement de cotisations à terme, avec un versement de 20% à la souscription et le reste éche- lonné à la fin de la récolte. Un nouveau produit d'as- surance sera appliqué prochainement, il s'agit de la perte de rendement sur céréales en irrigué, c’est-à- dire si le fellah prévoit une récolte de 50 q/ha et qu’il n'obtient que 40, les 10 non réalisés seront rem- boursés par la caisse.” Pour rappel, la wilaya de Souk Ahras compte 8 agences réparties à travers l'en- semble de la wilaya, et la fin de l'année en cours ver- ra l'ouverture d'un bureau à Ouled Driss.

HOCINE FARROUKI

RENTRÉE SCOLAIRE À KHENCHELA

Une aide de 5,6 milliards pour les élèves nécessiteux

n Environ 19 000 élèves nécessiteux pourront bénéficier cette année de la prime de scolarité de 3 000 DA, selon une source proche de la wilaya de Khenchela. À cet effet, plus de 5,6 milliards de centimes ont été réservés à cette frange d'écoliers nécessiteux en vue de les aider à acheter des cartables et les fournitures scolaires, précise notre source. Il y a lieu de noter que les établissements scolaires de la wilaya de Khenchela ont bénéficie d’un quota de 7 millions de livres scolaires. Notons toutefois que les enfants des enseignants, professeurs et employés de l'éducation profiteront cette année de livres scolaires gratuitement dans le cadre des œuvres sociales. Par ailleurs, la direction de l'éducation procèdera également en collaboration avec la direction de l'action sociale à la distribution des trousseaux scolaires au profit des enfants issus de milieux défavorisées et zones éloignées.

M. ZAIM

OUM EL-BOUAGHI

Le syndicat des taxis du transport urbain saisit le wali

D ans une correspondance adressée au wali d'Oum El-Bouaghi, datée du 29 août, la sec- tion syndicale des taxis de transport urbain

(UGTA) a réitéré ses préoccupations que sont “le tra- vail en milieu urbain des véhicules de transport collectif de Ksar Sbahi, Aïn Babouche, Aïn Beïda et village Sidi R'Ghis, de la Maison des jeunes à la gare routière et de cette dernière vers l'université, les bus de l’entreprise de transport urbain d'Oum El-Bouaghi qui s'arrêtent n'im- porte où, et ceci à cause de la non désignation d'arrêt et de stationnements”, lit-on sur le document. Le syn- dicat rappelle avoir saisi les services de l'APC, PV du 16 mai 2016 lequel oblige les services de l'APC d'exé- cuter le contenu, à savoir la pause des plaques concer- nant les bus, l'actualisation du parcours des véhicules de transport collectif ainsi que la lutte contre le transport clandestin. Contacté à ce propos, le P/APC d'Oum El-Bouaghi, Moussa Khelil, nous a expliqué, pour le premier point soulevé, que ceci est illégal, la

question est prise en charge et a été étudiée lors de plu- sieurs réunions quant aux arrêts. “Nous avons mis en place ceux des taxis de transport urbain et prochaine- ment nous ferons de même pour les bus, l'entreprise est nouvelle et est encore en phase d'évaluation mais nous disposons de quelques arrêts déjà connus, et certains font l’objet de conflits entre les deux parties, nous avons pré- vu une réunion qui se tiendra jeudi prochain, qui re- groupera le P/APC, la direction du transport, les ser- vices de la sûreté de wilaya, la direction de l'entrepri- se de transport urbain d'Oum El-Bouaghi et le Syndi- cat des taxis du transport urbain pour trouver des so- lutions”. Il ajoutera, par ailleurs, que “l'APC essaie d'ap- pliquer le plan de circulation lequel nécessite 30 mil- liards de centimes en plus de l'actualisation de l'étude et le travail concernant les feux tricolores. Nous allons aussi installer 25 nouveaux abri- bus, les lieux seront connus après la réunion de jeudi ».

B. NACER

lieux seront connus après la réunion de jeudi ». B. NACER BRÈVES de l’Est GUELMA Dysfonctionnement

BRÈVES de l’Est

GUELMA

Dysfonctionnement dans la distribution du lait en sachet

n Ces derniers jours, les

commerçants enregistrent un dysfonctionnement dans la distribution du lait en sachet, au grand dam de la population. En effet, les camions de livraison de ce produit stratégique sont attendus avec impatience par les clients qui font le pied de grue pour prétendre à l'achat de deux sachets au maximum. Des bousculades se produisent fréquemment dans les épiceries, car le quota est insuffisant et ne répond nullement à la forte demande. Un commerçant de la cité Gahdour-Tahar, sur les hauteurs de la ville, est catégorique : “L’usine Onalait de Annaba ne nous sert qu'une quantité moindre, puisque ce sont à peine 200 l sur les 400 habituels qui nous étaient servis, et quant à celle de notre wilaya, elle se contente de 100 à 140 sachets de lait auxquels elle impose le leben et le lait de vache, qui ne sont guère prisés par notre clientèle !” Un père de famille excédé par cette pénurie qui persiste exprime son dépit :

“Chaque jour nous faisons le pied de grue devant ce magasin pour être sûrs d'arracher un ou deux sachets de lait ! C'est malheureux d'endurer ce calvaire !” Cette perturbation résulte du manque de lait en poudre dans les unités de production de la région qui sont contraintes de travailler au ralenti. La sonnette d'alarme est tirée et il appartient aux pouvoirs publics de s'impliquer afin de répondre aux attentes citoyennes.

HAMID BAALI

BEN AZZOUZ (SKIKDA)

Une femme écrouée pour infanticide

n Une jeune fille portée

disparue et recherchée dans l’intérêt des familles depuis le 20 mai dernier a été enfin retrouvée et ensuite écrouée pour infanticide. Cette mère célibataire (S. A.), 37 ans, a mis au monde un bébé de sexe féminin, conçu hors mariage. Les gendarmes de la brigade de Ben Azzouz, qui ont eu des informations sur la disparition de son nouveau-né, ont poussé leur enquête jusqu’à la reconnaissance des faits par la suspecte. Selon un communiqué de la gendarmerie, la jeune fille a reconnu avoir eu des relations avec un certain M. B. Une fois enceinte, elle mettra au monde un bébé de sexe féminin en date du 9 novembre 2014. Elle avait alors étouffé le nouveau-né jusqu’à la mort, puis avec l’aide de son frère N. A., 30 ans, ils l’enterrèrent près de leur domicile sis à mechta Lafraïege (commune de Ben Azzouz). Des éléments de la brigade de la gendarmerie de Ben Azzouz, aidés par la brigade scientifique, ont déterré le squelette du nouveau-né avec l’autorisation du procureur de la République. Présentés lundi devant le magistrat instructeur près le tribunal de Azzaba, la mise en cause a été placée en détention préventive, alors que son frère a été mis sous contrôle judiciaire.

A. BOUKARINE

10

L’Algérie profonde

Mercredi 31 août 2016

LIBERTE

10 L’Algérie profonde Mercredi 31 août 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Ouest MOSTAGANEM 13824 postes d’emplois

BRÈVES de l’Ouest

MOSTAGANEM

13824 postes d’emplois créés au premier semestre

n Le directeur de l’emploi de

Mostaganem, Bachir Mechta, a révélé le bilan de son secteur au premier semestre de l’année jeudi dernier à la presse, indiquant que 13 824 postes d’emplois ont été créés jusqu’à présent depuis janvier dernier grâce aux différents dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle. En détail, l’Ansej a financé 159 projets créant 185 postes d’emplois permanents, la Cnac, quant à elle, a financé 137 projets générant 344 postes d’emplois permanents, l’Agem, elle aussi a financé 674 projets pour 1013 postes d’emplois, notamment dans les zones rurales. “Nous avons enregistré 2864 postes d’emplois classiques dont 189 postes titulaires et 2675 postes saisonniers. Ces postes d’emplois ont été réservés pour les entreprises publiques et privées”, a affirmé le même responsable. Par ailleurs, concernant la recherche d’emploi par le biais de l’Agence nationale de l’emploi (Anem), 2 864 placements classiques ont été effectués.

M. SALAH

AÏN TÉMOUCHENT

Arrestation de trois dealers, dont deux frères

n Le police de Aïn Témouchent a

arrêté trois dealers dont deux frères qui utilisaient leur magasin d’alimentation générale à haï El- Djewhara, au chef-lieu de wilaya, dans leur trafic de drogue, Aïn Témouchent. La perquisition du local a permis aux enquêteurs de découvrir une importante quantité de kif traité soigneusement dissimulée et prête à être écoulée et des psychotropes ainsi qu’un lot d’armes blanches de différentes formes dont un fusil harpon armé, des fumigènes et des feux d’artifice considérés comme dangereux ainsi que 45 000 DA. J. M. 32 ans, J. H., 35 ans et R. M. F., 20 ans, ont été écroués.

M. LARADJ

TLEMCEN

Arrestation d’un bootlegger

n Une personne transportant 3980

bouteilles de boissons alcoolisées de différentes marques, destinées à la vente clandestine, a été interpellée par les gendarmes près de l’échangeur d'El Bettim, dans la commune de Maghnia. La marchandise a été remise aux services des Domaines et une enquête a été ouverte.

A. A.

ADRAR

Deux clandestins maliens interpellés

n Deux Maliens, en situation

irrégulière, ont été arrêtés par une patrouille des gendarmes de la cité El-Nadjat à Reggane. Une enquête

est ouverte.

 

A.

A.

CHLEF

 

Démolition de huit habitations

n

Huit habitations érigées

illicitement par des riverains sur des terrains domaniaux ont été détruites dans une exploitation agricole, à la commune d'El-Marsa.

 
 

A.

A.

GLISSEMENT DE LA ROUTE DU PORT À ORAN

Silence radio

en attendant l’expertise

Il faut dire que le secret est bien gardé, et les rares responsables locaux que nous avons contactés préfèrent attendre les résultats de l’expertise.

P rès d’un mois après le glissement de terrain qui a endommagé une partie du tronçon de la bretelle du port d’Oran, les autorités locales se

murent toujours dans le silence. Aucune information officielle n’a été fournie si ce n’est des bribes de dé- clarations évasives. La nature de l’incident qui s’est produit sous le pont Ahmed-Zabana laisse en effet perplexe. Pour les responsables de la DTP et de la SEOR, seules les conclu- sions de l’enquête permettront de dé- terminer les causes de cet affaisse- ment. Une allégation qui ne semble pas convaincre certaines parties qui mettent directement en cause l’en- treprise qui a été chargée d’effectuer les travaux de réalisation de cette voie. Pour sa part, le constat de la Protection civile fait état d’un af- faissement d’un tronçon de 30 m de longueur, 9 de largeur et 5 de pro- fondeur entre la route du port infé-

rieure et la cité Djamel. Fait notable,

les services de la Protection civile ont relevé des fissures au niveau du mur de soutènement qui risque de s’ef- friter. Pour cet ingénieur des travaux publics, les causes du glissement de terrain étaient perceptibles. “Il y a eu des travaux en aval alors que le mur de soutènement n’est pas bien ancré”, précisant que les “travaux d’une tel- le envergure doivent être accomplis après consultation des experts”. Il faut

D. R.
D. R.

Seuls les résultats d’une enquête permettront de déterminer les causes exactes de l’affaissement.

dire que le secret est bien gardé, et les rares responsables locaux que nous avons contactés préfèrent attendre les résultats de l’expertise. Dans cet imbroglio administratif, les langues se délient, parlant franchement de “laxisme et de méconnaissance de la topographie de la ville”. C’est l’ab- sence de suivi et de restauration des rues, ajoutée à l’infiltration des eaux qui provoquent des glisse-

ments de terrain à répétition, à l’exemple du récent affaissement causé vraisemblablement par un promoteur dans le quartier de Gam- betta. La rue des Jardins est égale- ment fermée depuis plus de 20 jours pour un cas d’affaissement de ter- rain. La sonnette d’alarme est tirée compte tenu de la crevasse de la rou- te du port d’Oran, qui semble dan- gereusement s’allonger en profon-

Un motocycliste entre la vie et la mort

n A. Y., un motocycliste de 27 ans, a été sérieusement blessé à la tête après avoir été renversé par une Peugeot 208. L’accident s’est produit lundi à 14h10 au tunnel Marhaba. La victime, dont le pronostic vital est engagé, a été évacuée vers le CHU d’Oran.

AYOUB A.

deur comme en longueur. “Il est à craindre un autre effondrement du tronçon endommagé, car la nature du sol en terre meuble pourrait enchaî- ner un éboulement et aggraver da- vantage la situation”, affirme un responsable local. En attendant que l’expertise détermine l’origine exac- te de ce glissement de terrain, c’est motus et bouche cousue.

K. REGUIEG-ISSAAD

Un bateau de plaisance prend feu au port d’Oran

n L’incendie d’un bateau de plaisance dans le port d’Oran a fait trois blessés à divers degrés de gravité. Le sinistre s’est déclaré, lundi à 15h08 et le feu a pris dans le moteur de l’embarcation avant de se propager à tout le bateau.

8000 cartables à distribuer à Bir El-Djir

n En perspective de la prochaine rentrée scolaire, la direction de l'action

sociale (DAS) devra distribuer 8000 cartables scolaires aux enfants issues de familles démunies à Bir El-Djir. Le P/APC de la commune a annoncé que 11 millions de dinars ont été consacrés à cette opération d'aide à l'adresse des enfants dont les parents sont sans ressources financières. Les écoliers issus de familles démunies bénéficieront, dans plusieurs villes d'Oran, d'actions de solidarité similaires, portant sur la remise de fournitures scolaires, à l'instar de la distribution de cartables. Il s'agira également de fourniture de tabliers en plus de la prime de scolarité, ont indiqué les responsables du secteur auprès de l'exécutif de wilaya.

HADJ HAMDOUCHE

A.

A.

TLEMCEN

Le ministre des Sports incite les jeunes à découvrir leur pays

tournée de travail dans

l’ouest du pays, le ministre de

Jeunesse et des Sports, El-

Hadi Ould Ali, s’est rendu lundi en fin d’après-midi dans la wilaya de Tlemcen, où il devait rencontrer des enfants de travailleurs de l’en- treprise Naftal en colonie de va-

E

la

n

cances dans la petite station balnéaire de Tafsout à Honaïne, très prisée

pour sa crique naturelle et sa de- vanture maritime. Ce centre a ac- cueilli du 10 juillet au 30 août 530 jeunes dont 70% venant des wi- layas du Sud pour des sessions de 15 à 21 jours.

Par la suite, la délégation ministé- rielle s’est dirigée vers le plateau de Lalla Setti de Tlemcen (850 m d’al- titude) où est implanté le camp de vacances et de loisirs Chikhi Moha- med Noureddine, regroupant des di- zaines de jeunes issus de quatre wi- layas du Sud (Adrar, Tindouf, Nâa-

ma, Djelfa). Le ministre a souligné le sens et la portée de la vie associa- tive dont il dira qu’“elle suscite as- surément un attrait vers la curiosité imprégnée par l’éducation populaire, le raffermissement des liens d’amitié, la solidarité et l’amour du pays”.

B. ABDELMADJID

SIDI BEL ABBÈS

13 blessés sur les routes en 24 heures

n 13 personnes ont été blessées dans cinq accidents de la circulation survenus dans la

wilaya de Sidi Bel-Abbès, durant les dernières 24 heures, a indiqué la cellule de communication de la Protection civile. Le premier accident s'est produit à Mekedra sur la RN 13, suite à un télescopage entre deux véhicules légers, faisant cinq blessés à divers degrés de gravité. Le deuxième est survenu sur la RN 95, lors d’une collision entre une voiture et un

bus, causant des blessures à trois passagers. Le même jour, le dérapage et le renversement de deux véhicules légers sur la RN 7 dans la commune de Mostefa Ben Brahim et au niveau de la double voie nord de la ville de Sidi Bel-Abbès ont fait quatre blessés. Quant au cinquième accident, qui a fait un blessé, il est survenu lorsqu’une voiture a dérapé avant de percuter le rond-point de la RN 17 dans la commune de M’cid.

A. BOUSMAHA

Arrestation de 30 fugitifs

n 30 individus sous le coup de mandats de recherche et d'amener de la justice ont été interpellés par les éléments de la PJ de Sidi Bel-Abbès et présentés à la justice, a indiqué la cellule de communication de la Sûreté de wilaya. Les mis en cause, impliqués dans des crimes et délits divers, ont été appréhendés lors des multiples opérations coup-de poing lancées à grande échelle, depuis le début du mois, à travers les quartiers et les points noirs de la wilaya. Ces descentes policières ont également permis l’examen de situation de 2000 personnes et la fouille de plusieurs véhicules suspects.

A.

B.

LIBERTE

Mercredi 31 août 2016

Culture

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L’ÉCRIVAIN SERA INHUMÉ À MARSEILLE

Nabil Farès tire sa révérence

Ainsi, après une longue et prolifique carrière d’écrivain, cet intellectuel de renom s’en est allé, mardi, dans un hôpital parisien.

F ils de Abderrahmane Fa- rès, chef de l’exécutif provisoire de l’Algérie indépendante, Nabil Fa- rès décide de quitter l’Al- gérie pour s’installer en

France. Là-bas, il poursuivra ses études et obtiendra un doctorat d’É- tat en sociologie en 1971, ainsi qu’une maîtrise en philosophie. Il enseignera par la suite la littérature

à Paris et à Alger, et avant de finir sa

carrière comme professeur à l’uni- versité de Grenoble. Nabil Farès commence à publier ses romans au début des années 1970, avec l’apparition de Yahia, pas de chance, un jeune homme de Kabylie (Le Seuil, 1970), réédité et traduit en kabyle par Achab Ram- dane en 2009. Le roman abordait les thèmes de l’indépendance, des désillusions, des déceptions poli- tiques, de la recherche de soi et de son identité… Charles Bonn dira à ce propos que cet ouvrage a signé “la naissance de Farès à la littérature, Yahia, pas de chance est la relation des naissances successives de Yahia au monde, et de ses sauts dans le vide, de ses arrachements comme de sa dis- ponibilité. Yahia est l'homme de l'ir- réversible, du temps”. Les œuvres qui ont suivi abordaient encore les thèmes chers à l’écrivain ; la déco- lonisation, la guerre, l’indépendan- ce, l’exil avec notamment le Chant

D. R.
D. R.

d'Akli (1971), Un passager de l'Oc- cident (Le Seuil, 1971), Mémoire de l'absent (Le Seuil, 1974) ou encore

l'Exil et le Désarroi, (François Mas- pero, 1976). Avec l’arrivée des an- nées de sang, l’auteur traitera les

thèmes de la religion, de l’extrémis- me, de la guerre civile. Il tentera éga- lement de réhabiliter la richesse du terroir kabyle et ses contes, à travers des œuvres comme L'Ogresse dans la littérature orale berbère (Karthala, 1994), ou était une fois l'Algérie (Editions Achab, 2011), qui, tout en puisant de la tradition orale, évoquait la tragédie de la décennie noire à tra- vers le personnage de Slimane. Il confiera d’ailleurs dans un entretien accordé au site Lematin.dz, que ce livre, qui sera malheureusement son dernier, parlait en réalité une tra- gédie : “Nous tenons au conte mer- veilleux dans la façon dont on raconte aux enfants les premières histoires pour les amener à penser(…) Mais, quand, dans le monde que l’on vit, des personnes que l’on côtoie qui sont des humains se comportent comme des ogres, il y a quelque chose qui bas- cule.” Il était par ailleurs auteur de pièces théâtrales dont Histoire de Malika et de quelques textes im- portants comme la Nuit de Benja- min, Textes écrits contre un pays dé- funt, Corps tombés de guerres obs- cures, la Vie d'Héphaïstos, Com- plainte des enfants du XXI e siècle. Né le 25 septembre 1940 à Collo, lieu où résidait sa famille en raison des la carrière politique de son père, Nabil Farès a grandi dans une famille de lettrés ; son grand-père puis son père lui transmettront cet amour pour la

littérature et la culture. Après des études au lycée de Ben Aknoun d'Alger, il adhérera à l’ALN en 1960, avant de rejoindre la France pour continuer ses études.

YASMINE AZZOUZ

Les éditions Koukou saluent la mémoire d'un intellectuel aux convictions fortes

n Dès l’annonce de la mort de Nabil Farès, ses amis, ses proches et ses collaborateurs ont tenu à lui rendre un ultime hommage, à l’instar d’Arezki Aït Larbi, directeur des éditions des Editions Koukou, qui a adressé, dans un communiqué, ses sincères condoléances à la famille du défunt en s’inclinant “devant le parcours d'un intellectuel aux convictions fortes, et à l'engagement sincère et sans concessions”. L’éditeur a également annoncé la sortie en septembre prochain du prochain livre du feu Nabil Farès, intitulé “Maghreb, étrangeté et amazighité”, qui est une analyse anthropologique et psychanalytique de la littérature française dite “coloniale” et de la littérature francophone maghrébine. Il est à noter qu’il sera enterré à Marseille selon nos sources.

Y. A.

LA 14 e ÉDITION SE TIENDRA DU 3 AU 9 SEPTEMBRE

Rencontres cinématogra- phiques de Béjaïa, c’est parti !

L es Rencontres cinématographiques de Béjaïa reviennent pour une 14 e édition du 3 au 9 septembre prochain. Ayant

reçu plus de 350 films suite à l’appel lancé au mois de janvier, le comité de programmation

dirigé par la directrice artistique Laila Aoudj,

a sélectionné 26 films (longs et courts mé- trages, documentaires, fiction…).

Comme chaque année, la programmation s’est basée sur des critères propres à ce ren- dez-vous cinématographique en mettant en exergue un cinéma qui questionne plus qu’il ne répond et un cinéma curieux, qui doute et qui fait douter. Des avant-premières mondiales auront lieu

à l’occasion pour les films de Faycel Hamoum

Vote off produit par Tala Film ainsi que pour

le dernier opus de Mohamed Yargui Je te pro-

mets produit par MH Prod ou encore Jardin

d’essais de Dania Reymond produit par une

chambre à soi Prod, alors que plusieurs autres films vont être projetés pour la pre- mière fois en Algérie à l’instar de Foudre, une légende en quatre saisons de Manuela Mor- gaine, Bienvenue à Madagascar de Françoi- se Prenant, Géographie de Chahigh Azra- mounian, Des hommes debout de Maya Ab- dul Malak…. Cette édition sera aussi l’occasion de re- trouver des noms déjà passés par les RCB à l’instar de Farid Bentoumi et son premier long métrage Good Luck Algeria ou encore Yassine Qnia et son court-métrage A430. Autre rendez-vous indéfectible des RCB, “le café ciné” qui se tiendra, comme de tradition,

à la cafétéria du théâtre régional Abdelma-

lek-Bouguermouh permettant aux réalisa- teurs de rencontrer la presse ainsi que les ci- néphiles tous les matins pour des tables rondes autour des œuvres projetées.

Trois autres rendez-vous cinématogra- phiques seront organisés pendant ces mati- nées. La première mise en œuvre par le réalisateur Chafik Allal aura pour thème : “L’altérité au cinéma, ici et ailleurs”. La seconde aura trait aux “archives numé- riques du cinéma algérien” animée par Na- bil Djedouani. La troisième sera l’occasion de connaître le cinéma de Nazim Djemai questionné par Saâd Chakali. Pour la deuxième année consécutive, les RCB organisent le Béjaïa Film Laboratoire. Dès la première édition (2015), le BFL a démontré toute sa pertinence en permettant aux por- teurs de projets cinématographiques de ren- contrer des institutions et organismes fi- nanceurs de cinéma. Ce rendez-vous avait permis à des réalisateurs et/ou producteurs d'avoir une meilleure vi- sibilité sur des organismes comme le Fdatic ou encore le CADC. La deuxième édition du BFL s’est ouverte au Maghreb en recevant des projets du Maroc et de la Tunisie comme première nouveau- té alors que la deuxième nouveauté concer- ne la mise en place de deux bourses d’aide pour l’écriture et pour le montage. La première bourse, dédiée à l’aide à l’écri- ture intitulée “Les ateliers sauvages – Hafid Tamzali” est une aide de 200 000 DA en plus d’une résidence de 4 semaines, alors que la deuxième bourse réservée à l’aide à la fini- tion (montage), intitulée “Mouny Berrah” est, quant à elle, dotée de 300 000 DA et huit se- maines de résidence de montage. Le Béjaïa Film Laboratoire est appelé à se dé- velopper pour répondre aux attentes des pro- fessionnels du cinéma.

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Laboratoire est appelé à se dé- velopper pour répondre aux attentes des pro- fessionnels du cinéma.

AF.

Billel / Liberté

12

Sport

Mercredi 31 août 2016

LIBERTE

À PROPOS DE LA VIOLENCE DANS LES STADES

Le ministre Ould Ali prévoit l’interdiction de déplacement des supporters violents

“L a violence dans les stades, ce n’est pas uniquement le propre de l’Algérie”, a indi- qué le ministre de la Jeu- nesse et des Sports, El-Hadi Ould Ali, lors d’un point de

presse animé avant-hier à Aïn Témouchent où il assistait à la cérémonie d’ouverture de l’uni- versité d’été de l’UNFA. Qualifiant ce fléau de mondial, pour lui la responsabilité n’incombe pas uniquement à son département. En Euro- pe il y a des pays qui privent les supporters au- teurs de troubles dans des stades d’accompa- gner leurs équipes en déplacement. Une telle mesure est donc envisageable, selon l’hôte de Aïn Témouchent. “C’est une réflexion qui vient d’être engagée dans notre pays”, a-t-il déclaré. Il a laissé entendre que la décision portant sur le retrait des policiers prise par les pouvoirs pu- blics est irréversible. “Le retrait progressif des ser-

vices d’ordre des stades de football est une déci- sion qui a été prise de concert avec les différentes parties concernées, selon un consensus qui est en train de se mettre en place”, a-t-il fait savoir, tout en précisant que la police interviendra en cas de nécessité absolue, comme ce fut le cas au complexe du 5-Juillet lors du derby algérois ayant opposé le MCA à l’USMH. Pour lui, les stadiers ont un grand rôle à jouer dans le main- tien de l’ordre au sein de l’enceinte sportive. “Ce- pendant, il va falloir engager un véritable plan de formation au profit de ces stadiers tout en met- tant un arsenal juridique pour les protéger, car on a vu comment les stadiers d’El-Harrach, que

car on a vu comment les stadiers d’El-Harrach, que je félicite au passage, sont intervenus d’une

je félicite au passage, sont intervenus d’une fa- çon énergique et extraordinaire où ils ont réus- si à ramener le calme et la sérénité dans les gra- dins”, a révélé El-Hadi Ould Ali, qui s’est contenté de lancer un appel aux jeunes sup- porters pour leur dire qu’“un match de football c’est d’abord du spectacle comme tout autre dis- cipline où doit régner le fair-play et l’esprit spor- tif, et qu’en fin de compte que le meilleur gagne car ce n’est qu’un jeu. Il faut que le sport parti- cipe à consolider les liens de la société et la co- hésion nationale”. Il écorchera au passage et les responsables de la FAF et des ligues et les pré-

sidents de clubs qui, selon lui, ont leur part de responsabilité dans cette situation inquiétan- te. “La responsabilité n’est pas uniquement cel- le du ministère de la Jeunesse et des Sports, mais aussi celle de la Fédération algérienne de foot- ball, des ligues et des clubs”, a-t-il martelé, tout en ajoutant qu’il faudra une cohésion et une so- lidarité sans faille pour venir à bout de cette hydre qui gangrène le secteur du football et trouver au plus vite une solution. Pour lui, “les présidents de club devront s’impliquer davantage en engageant des discussions avec les joueurs et les supporters pour leur faire comprendre que le

meilleur gagne, car l’intérêt général et celui de l’Algérie passent avant toute autre considération et qu’ils soient au-dessus de tout. C’est un appel pressant lancé aux jeunes pour préserver l’ordre dans les stades”. Le ministre a indiqué qu’il ren- contrera dans les prochains jours les directeurs des Opow qui relèvent de son secteur pour ten- ter de trouver une solution à cette situation. “À ce titre, j’ai moi-même instruit les directeurs des Opow pour surseoir à toute augmentation des prix du billet d’entrée aux stades. Les supporters devront être rassurés sur ce plan-là.” Par ailleurs et à propos de la participation de l’Algérie aux derniers Jeux olympiques, le mi- nistre a révélé qu’une rencontre est prévue dans les prochains jours avec les responsables du Co- mité olympique algérien (COA) pour faire une évaluation, “même si je reste convaincu que la participation de notre pays est honorable. Le plus important pour nous, même si on n’a pas récolté beaucoup de médailles, je pense qu’on a gagné une sélection sportive. C’est un travail qui devra être poursuivi en commun en prévision des pro- chaines échéances régionales, continentales et mondiales, à l’image des Jeux méditerranéens, des Jeux africains de la jeunesse ainsi que les jeux qualificatifs aux olympiades de Tokyo en 2020 qui se dérouleront en Argentine en 2019 et qu’il faudra préparer dès à présent. Il ne faut pas aus- si oublier qu’en football, la participation algé- rienne est historique après une absence qui a duré 35 ans. C’est des jeunes du cru qu’il faudra en- courager”, a ajouté le ministre.

M. LARADJ

À PROPOS DU TRANSFERT DU GARDIEN SALHI AU CRB

Medouar ne lâche pas l’affaire et saisit le TAS !

L’ affaire du transfert du gardien de but, Abdelkader Sal- hi, libéré officiellement de l’ASO Chlef par la CRL de la FAF au profit du CRB n’a pas encore livré tous ses

secrets. Le porte-parole de l’ASO, Abdelkrim Medouar, n’abandonne pas l’affaire. Le responsable de l’ASO estime que l’affaire Salhi est loin d’être classée. “Depuis la relégation de l’ASO en Ligue 2, Salhi a voulu partir pour jouer en Ligue 1, on a sans le moindre souci accepté son souhait vu qu’il s’agit d’un jeune ambitieux qui veut réussir sa carrière, on lui a donc proposé de prolonger son contrat d’une année pour le libérer au profit du club qu’il préfère, et on lui a proposé d’inclure une clause libératoire au contrat avec un mon- tant précis en toute transparence, car il s’agit tout de même d’un enfant du club dont l’ASO souhaite encaisser les frais de sa for- mation”, fait savoir Medouar. Et d’ajouter : “Pour tout vous dire, Salhi est passé d’un salaire de 4 millions de centimes à 80 mil- lions, les justificatifs sont là, on lui a versé ses salaires en trois tranches, une première tranche de 160 millions centimes, une seconde de l’ordre de 240 millions de centimes et une 3 e tranche

de 147 millions de centimes, soit un total de 547 millions de cen- times nets perçus par Salhi. Je vous rappelle que son dernier ver- sement remonte au 8 juin 2016. Mais sur conseil de je ne sais qui, Salhi est allé déposer un recours à la CRL de la FAF. Je sais qu’il a vécu une très forte pression lors des 3 stages effectués avec les olympiques.” Medouar revient également sur l’audience qu’il a eue avec le président de la CRL : “Lors de la 1 re audience au CRL, cette der- nière nous a donné gain de cause, tout en demandant les do- cuments bancaires pour savoir si l’argent a été versé directe- ment dans le compte du joueur. On leur a tout donné. Par ailleurs, lors de la 2 e audience, le pré- sident de la CRL, j’étais vraiment surpris lorsqu’il m’a demandé de payer Salhi sur le brut, alors que tous les joueurs sont payés sur le net et non sur le brut. Pourquoi tout cela, c’est juste qu’il y a rivalité entre moi et ce président de la CRL, M. Mohamed Fadène, ce dernier a osé me demander devant ses collaborateurs de la CRL de payer Sal- hi sur le vu du brut !

Vous vous imaginez, un président de commission juriste de formation qui me propose un fait pareil ! Une plainte de notre part a été alors déposée. Salhi a été bel et bien payé avec preu- ve à l’appui, il est sous contrat avec l’ASO. Si la réglementa- tion avait été appliquée, Salhi n’aurait jamais été libéré. Il est revenu pour nous demander de le céder sous forme de prêt au CRB. Ceux qui l’ont conseillé savent pertinemment que le do- cument fourni par la CRL ne fera pas le poids devant les lois régissant le sport. On a répliqué à Salhi : “Puisque tu as une lettre de libération de la part de la CRL pourquoi ne pas l’utiliser ? Tu n’as plus besoin de la lettre de libération ou de prêt de la part de l’ASO.” “Finalement, il n’a pas utilisé la lettre de libération de la CRL jusqu’à la dernière minute des engagements, en op- tant pour le CRB. Je n’ai aucun problème avec Ali Malek pré- sident du Chabab, je ne m’opposerai pas qu’il joue au CRB, mais je défends juste nos droits au niveau du TAS, je suis convain- cu de ma démarche, je connais les règlements, nos droits seront récupérés”, explique le responsable de l’ASO.

RACHID ABBAD

DÉCATHLON

Mahour-Bacha :“Bourrada doit se préparer à l'étranger”

n Le décathlonien algérien Larbi Bourrada, 5 e aux Jeux olympiques de Rio, “gagnerait à aller se préparer à l'étranger”, sous la houlette d'un “nouvel entraîneur, pour mieux progresser”, a estimé son actuel coach, Ahmed Mahour-Bacha, mardi, dans une déclaration au site officiel de la Fédération d'athlétisme (FAA). “En Algérie, nous ne disposons pas de moyens adéquats pour assurer une bonne préparation à Bourrada, et moi-même je ne pense plus pouvoir l'entraîner. Donc, pour progresser et atteindre son meilleur niveau possible, il doit partir à l'étranger”, a préconisé Mahour-Bacha. L'actuel coach du champion d'Afrique en titre en décathlon a affirmé qu'il allait “faire incessamment cette demande au ministère de la Jeunesse et des Sports” avec l'espoir de voir Bourrada “atteindre la barre des 8 800 ou 9 000 points” grâce à la qualité des moyens pédagogiques qu'il trouvera à l'étranger. Mahour-Bacha a considéré en effet que “la 5 e place décrochée par Bourrada aux JO de Rio ne reflète pas son véritable niveau”, ajoutant que c'est le fait d'avoir préparé cette compétition pendant seulement trois mois qui l'a autant amoindri. “Bourrada a un énorme potentiel et sa marge de progression est importante. Mais il doit partir à l'étranger, car c'est là qu'il trouvera les moyens nécessaires pour atteindre son meilleur niveau”, a-t-il insisté.

ESS : BEDRANE SUSPENDU FACE À L’OM

Hachi interdit d’entraînement

C e n’est pas Tam Bang qui sera sus- pendu pour le prochain match de l’ESS face à l’Olympique Médea

dans le cadre de la troisième journée du championnat de Ligue 1 Mobilis mais c’est plutôt Abdelkader Bedrane qui ne sera pas finalement de la partie. Le défenseur en- tentiste a été en effet sanctionné par un match de suspension ferme et une amen- de de 30 000 DA selon l’article 42-Nouvel amendement, et ce “pour contestation de décision” lors du match ESS-CRB (2-1). Une défection qui ne devait pas poser de soucis pour le coach Abdelkader Amrani puisque la trêve internationale va lui per- mettre de récupérer Keniche qui n’a pas encore rejoué depuis la blessure qu’il avait contractée avec l’équipe nationale des U23 au tournoi de football des Jeux Olym- piques de Rio face au Honduras. Il pour- rait également faire confiance à Laârous- si qui a sorti une bonne copie samedi der- nier face aux Belouizdadi. Par ailleurs, le club d’Aïn El-Fouara s’est vu également in-

fliger une mise en garde de la commission de discipline de la LFP “pour insuffisance de panneaux publicitaires” suite à l’examen de pièces versées au dossier et aux rapports des officiels de la rencontre. Par ailleurs, nous apprenons que le onze du coach Ab- delkader Amrani disputera jeudi une jou- te amicale au stade de l’Unité Maghrébi- ne de Béjaïa face à la JSMB. Un test qui de- vait servir au technicien ententiste de préparer au mieux le prochain rendez-vous à Médéa et donner l’occasion à certains joueurs, notamment ceux qui n’ont pas joué ou qui ont été rarement utilisé durant les deux premières journées du cham- pionnat de Ligue1 Mobilis face au CSC puis contre le CRB. Une occasion aussi pour le staff technique de procéder à quelques rectificatifs, notamment en dé- fense qui a montré certaines lacunes, contrairement à la ligne offensive qui a plu- tôt bien fonctionné avec quatre buts en deux matches, soit une moyenne de deux buts par match, en attendant que les co-

équipiers de Nadji, auteur de deux réali- sations, confirment cela lors des pro- chaines journées. Pour ce qui est du laté- ral gauche Farès Hachi, celui-ci a été em- pêché de s’entraîner avec le reste du grou- pe par le coach Abdelkader Amrani à l’oc- casion de la reprise d’avant-hier après que le joueur ait décidé de rallier la France sans son autorisation au courant de la semai- ne précédant le match face au CRB. Le joueur formé à Grenoble 38 a été prié de passer par la direction du club qui va sû- rement le traduire devant le conseil de dis- cipline du club. Il risque de lourdes sanc- tions financières tout comme sur le plan sportif où il est fort probable qu’il sera écar- té pour un certain temps. Notons pour fin utile, que le président Hassen Hamar de- vait présenter hier les bilans moral et fi- nancier de l’exercice 2015-2016 lors de l’AGO de la CSA/ESS avant de démis- sionner et annoncer la tenue d’une AGE dans les tous prochains jours.

FARÈS ROUIBAH

LIBERTE

Mercredi 31 août 2016

Sport

13

ISMAÏL BENACER

“Fier de porter le maillot de l’équipe d’Algérie”

Le jeune sociétaire du club londonien d’Arsenal, Ismaïl Benacer (19 ans) était très fier de cette première convocation en équipe nationale. Le néo-attaquant des Verts n’a pas peur de la concurrence bien au contraire, pour lui, la concurrence lui permettra de progresser surtout en se frottant à des joueurs de la trempe de Mahrez ou encore Slimani. Il nous en parle dans cet entretien accordé hier au CTN de Sidi-Moussa.

Liberté : Première convocation avec l’EN de votre pays d’origine, on imagine que vous êtes très fier, n’est-ce pas ?

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR :

SOFIANE MEHENNI

D. R.
D. R.

Ismaïl Benacer : C’est une grande fierté pour moi et pour ma famille. Le choix de porter les couleurs de l’Algérie est un choix du cœur. Le challenge sportif aussi m’inté- resse, car l’Algérie actuellement est considérée comme l’une des meilleures sélections en Afrique mais aussi au monde. En effet, je n’ai pas hésité un seul instant

lorsque les responsables du foot- ball en Algérie m’ont contacté. C’est une grande fierté pour ma fa- mille, vous savez, lorsque j’ai reçu ma première convocation c’était carrément la fête chez moi.

Vous évoluez en attaque, un sec- teur où il y a trop de concurren- ce avec la présence de Slimani, Mahrez… Ne craignez-vous pas justement tout cela ? De toutes les manières et comme on dit, la concurrence fait pro- gresser, et c’est pour cela que je suis venu à la sélection algérien- ne. Évoluer aux côtés de joueurs confirmés comme Mahrez, Sli- mani ou encore Brahimi sera très bénéfique pour moi. J’apprendrai beaucoup avec ces joueurs, surtout que je suis encore jeune, j’ai tout l’avenir devant moi.

Comment avez-vous trouvé le groupe, connaissez-vous quelques joueurs qui composent la sélection ? C’est un bon groupe, en plus il y a une excellente ambiance, ce qui est important à mon sens pour une équipe nationale. Je pense que

je vais me fondre rapidement dans le groupe, surtout que je connais pas mal de joueurs no- tamment ceux qui jouent en Pre- mier League. De toute façon, même les autres joueurs m’ont fa- cilité la tâche quant à mon inté- gration, ils ont été très sympas avec moi.

À titre personnel, vous êtes ra- rement retenu dans l’équipe pre- mière d’Arsenal. Cette situation ne vous dérange-t-elle pas ? Il n’y a pas de souci pour moi, croyez-moi, tant que je progresse. En fait, je m’entraîne souvent avec l’équipe première, cela me permet d’évoluer, surtout en me frottant aux grands joueurs comme Özil ou autres. Même si je ne joue pas avec eux, mais plutôt avec la réserve, mais le plus important pour moi est de continuer de travailler, fai- re de bons matches avec la réser- ve et attendre mon heure. D’ailleurs, Arsène Wenger me par- le beaucoup et il me dit toujours qu’il attend beaucoup de moi. Mais je dois encore redoubler d’efforts afin d’être retenu en équipe première.

CE SOIR À 23H59 LE MERCATO VA FERMER SES PORTES

C’est aujourd’hui ou jamais pour Slimani et Brahimi

L e transfert de l’attaquant Islam Slimani traî- ne toujours. Alors que tout devait se régler de- puis le dernier match du joueur avec le

Sporting CP, les dirigeants de ce club veulent pro- fiter de la situation pour tirer plus de profit de ce transfert. Jamais les discussions n’ont été aussi ser- rées pour un joueur qui était pourtant sur le point de signer son engagement avec le champion d’An- gleterre, Leicester City. Le président du Sporting CP, Bruno Carvalho, n’est pas du tout facile en af- faires. Le départ de son attaquant était presque acté, mais le patron des Lions ne trouvera jamais une tel- le opportunité pour faire monter les enchères et gri- gnoter d’autres millions d’euros aux 30 exigés com- me clause libératoire. Aujourd’hui, c’est mercredi 31 août et il ne restera que quelques heures avant la clôture du mercato estival (ce soir à 23h59). Des informations affirment que Slimani devrait quit- ter le stage ce mercredi pour s’engager en faveur de

TRANSFERT

Belkalem dans le viseur du club turc Alanyaspor

n L'international algérien, Essaïd Belkalem, sorti des plans du staff technique de Watford (Premier League anglaise) depuis la saison passée, pourrait atterrir chez le nouveau promu en première division turque de football, a indiqué, hier, mardi, la presse locale. Belkalem, qui s'est contenté de jouer avec la réserve de Watford lors de l'exercice écoulé ainsi que cet été, n'a pas beaucoup de temps devant lui pour conclure la transaction. Le mercato estival sera clôturé aujourd’hui à minuit. Le défenseur central de 27 ans avait déjà eu une première expérience dans le championnat turc lorsqu'il avait porté les couleurs de Trabzonspor à titre de prêt de Watford pendant la saison 2014-2015. Son retour en Angleterre s'est avéré un mauvais choix, ce qui lui a coûté la mise à l'écart de la sélection algérienne avec laquelle il avait brillé lors du Mondial-2014 au Brésil.

Leicester puisque, hier, la situation n’avait pas évo- lué même si tout semblait réglé. Les dirigeants por- tugais ont refusé une offre de 50 millions de livres pour le duo Slimani-Adrien Silva. Pour ce dernier,

il n’a jamais été question d’un quelconque départ,

ce qui aurait bloqué le transfert de Slimani. Le Spor-

ting ne veut plus se contenter des 30 millions d’eu- ros exigés et veut maintenant 35 millions d’euros + 5 millions de bonus. Une énorme plus-value si

le transfert venait à être officiellement acté puisque le joueur algérien a été “acheté” 250 000 euros il y

a trois ans. C’est 160 fois le prix versé pour son ac-

quisition, ce qui fera de ce transfert le plus gros de l’histoire du club. Maintenant lorsqu’il s’agit de transferts importants, les clubs “vendeurs” tergi- versent souvent et attendent la dernière minute pour tirer un profit maximal. C’est le cas de Slimani, qui devrait, néanmoins, s'engager avec les Foxes dans les heures à venir puisque ces derniers seraient

obligés de céder aux exigences du patron du Spor- ting (35 millions d’euros + 5 millions de bonus). L’avant-centre algérien est prêt à quitter le lieu du stage de l'EN dès qu'un accord entre les clubs sera trouvé afin de signer son contrat et passer la tra- ditionnelle visite médicale. Yacine Brahimi vit le même cas que Slimani, sauf que le joueur du FC Porto n’a pas rejoint la sélection à Sidi-Moussa. L’Algérien est la priorité de l’entraîneur du FC Ever- ton, Ronald Koeman. Les négociations avancent, mais Porto refuserait toujours de parler d’une tran- saction en dessous de 40 millions d’euros. Everton fait le forcing pour arracher la signature de l’in- ternational algérien avant la fin du mercato et es- père trouver un accord autour des 30 ou 35 millions d’euros. Attendu au centre de Sidi-Moussa, Brahimi risque de prolonger son absence pour régler défi- nitivement son engagement avec les Toffees.

MALIK A.

CRB

Alain Michel officialise son retour au Chabab

F ouad Bouali n’est plus l’entraîneur du CR Bé- louizdad. En effet, juste après la défaite face à l’ESS samedi dernier, un match comptant

pour la 2 e journée du championnat de Ligue 1 Mo- bilis, la direction du Chabab a pris la décision de se séparer à l’amiable avec son désormais ex-en- traîneur Fouad Bouali. Dans l’entourage du club de Laâqiba, on insiste sur le fait que le président Malek et Bouali ne se sont pas séparés à cause des résultats techniques de l’équipe mais plutôt suite à un malentendu entre les deux hommes. À cet effet, Le successeur de Bouali ne sera autre que le technicien français Alain Michel qui connaît bien la maison du Chabab pour y avoir tra- vaillé la saison écoulée. L’ex- entraîneur de la JSS va commencer son travail après l’Aïd. D’ailleurs, c’est Bensmaïl, désigné au poste d’en- traîneur adjoint qui dirigera l’équipe lors de la 3 e journée du championnat Mobilis face à la JS Saou- ra le 10 septembre prochain.

En outre, le président Réda Malek est très satis- fait du retour de son ancien entraîneur à la bar- re technique du Chabab. “Je pense que Michel est l’homme de la situation, il connaît bien la maison, puisqu’il a drivé l’équipe la saison dernière. Aus- si, les joueurs connaissent parfaitement sa métho- de de travail, j’espère seulement qu’il apportera le plus escompté à l’équipe”, a affirmé le président du Chabab. Par ailleurs, les coéquipiers de Draoui ont repris le chemin de l’entraînement hier à la caserne de la Protection civile de Dar El-Beïda. Aujour- d’hui, la charge de travail sera élevée avec un bi- quotidien au centre d’hôtellerie et de restauration d’Aïn Benian. Et comme le championnat sera à l’arrêt ce week-end à cause de la rencontre de l’équipe nationale face au Lesotho dans le cadre de la 6 e et dernière journée des éliminatoires de la CAN-2017, la direction du Chabab a programmé une joute amicale vendredi face à l’USMB au sta- de des frères Brakni de Blida.

S. M.

MCO

Pour

Belabbès,

ça sent

la saison

blanche…

N on convoqué parmi les dix-huit joueurs concernés par les

deux premiers matches de la saison face, respectivement, au Chabab de Belouizdad et à l’Olympique de Médéa, le défenseur central Farid Belabbès s’apprête à vivre une saison difficile en terme de temps de jeu. Passé du statut fort imposant de vice-capitaine de l’équipe professionnelle à un simple rôle de figurant qui n’est même pas retenu parmi les dix-huit convoqués, Belabbès sait désormais à quoi s’en tenir avec Omar Belatoui qui le classe quatrième dans la hiérarchie des arrières centraux dont dispose l’équipe, derrière Sebbah Zine El-Abidine, Delhoum Mourad et Adel Gafaïti. “Même si Sebbah a fait une erreur grossière qui a amené le but de l’égalisation (…), je ne compte pas changer mon onze titulaire. Cette équipe a surtout besoin de temps pour bien huiler ses mécanismes et gagner en confiance et en maturité. Du reste, ne comptez pas sur moi pour faire jouer les sentiments au moment des choix !” avait, pour rappel, souligné le patron technique des Rouge et Blanc d’El-Hamri au cours de sa rencontre avec les médias à l’issue du match victorieux de samedi face à l’OM. Décryptés, les propos d’Omar Belatoui laissent présager un avenir sombre pour nombre d’éléments de l’effectif, en particulier

Farid Belabbès qui, s’il était loué pour son abattage, son marquage strict sur l’avant- centre adverse et sa robustesse physique, était notamment raillé pour sa technique en dessous de la moyenne et ses relances approximatives. Sebbah ayant démontré qu’il était redevenu le véritable patron de la défense mouloudéenne, il paraîtrait, en outre, quasi impossible de voir le staff technique mouloudéen se passer des services d’un excellent relanceur comme Delhoum juste pour “faire plaisir” à Belabbès qui doit désormais attendre une cascade de défections doublée d’un concours de circonstances pour espérer refaire son apparition dans le onze. Arrivé au Mouloudia en provenance de l’ASMO en 2006, il n’avait jamais connu cela au MCO. Son “expérience du banc” à la JSK et à l’USMA, où il a passé à chaque fois une saison blanche, devrait, toutefois, l’aider à surmonter cette nouvelle épreuve.

RACHID BELARBI

14

Auto

Mercredi 31 août 2016

LIBERTE

PAGE ANIMÉE PAR FARID BELGACEM

 

liberteauto2011@yahoo.fr

 

ELLE EST LANCÉE À 1 499 000 DA EN ESSENCE, ET À 1 659 000 EN DIESEL

Dacia Sandero Stepway MIB :

c’est parti !

Le patron de Renault Algérie, Guillaume Josselin, a mis en avant l’accessibilité de cette bagnole, d’autant qu’elle coûte moins cher que celle importée de… 200 000 DA !

T rès attendue dans un marché en crise, mais surtout par les fans de la marque Dacia, la Sandero Step- way made in Bladi (MIB) a offi- ciellement été lancée en Algérie, et les commandes ont été ou-

vertes depuis lundi à travers les 48 wilayas du

pays. Il s’agit de la nouvelle

Sandero Step- way dans sa finition Extrême produite à l’usi- ne d’Oued Tlelat (Oran) conformément au ca- hier des charges qui exige davantage d’équi- pements de sécurité et de confort, d’une part,

et qui bénéficie d’une TVA à 0% et exonérée de la taxe sur le véhicule neuf (TVN). Éligible au crédit auto pour son acquisition, Sandero Stepway MIB est proposée en deux motorisa- tions, à savoir un bloc moteur essence 1,6 MPI

à 80 Ch au prix de 1 499 000 DA et un bloc mo-

teur diesel 1,5 DCI à 85 Ch au prix de 1 659 000 DA. Du coup, comme l’a souligné le directeur

général de Renault Algérie, Guillaume Josselin, Sandero Stepway MIB représente la grande nouveauté de cette bagnole, sachant que seules les motorisations en essence sont, jusqu’ici, dis- ponibles sur ce modèle. Bien mieux, précisera M. Josselin, la Sandero Stepway MIB coûte moins cher que celle im- portée de 200 000 DA pour l’essence et de 50 000 DA de moins pour le diesel, avec en sus, plus d’équipements pour une meilleure expé- rience de conduite, avec notamment le GPS mis

à jour pour couvrir 18 wilayas, interactif avec

écran tactile, le radar de recul, l’accoudoir cen- tral et le volant en cuir, en plus de tous les équi- pements haut de gamme de la version précé- demment disponible. Les commandes ouvertes chez plus de 60

agents de la marque au losange et ses trois suc- cursales (Oued Smar, Grands-Vents et Oran), une enquête a révélé que 9 clients sur 10 sont satisfaits de la qualité de service et recom- mandent Renault et Dacia à leurs proches. Concernant les équipements de Sandero Step- way MIB, on notera, entre autres, l’ABS, un ac- coudoir central avant, des airbags frontaux et des airbags latéraux, les barres de toit longitu-

De notre envoyé spécial à Oran : FARID BELGACEM

De notre envoyé spécial à Oran : FARID BELGACEM dinales biton noir/aspect, la climatisation, la condamnation

dinales biton noir/aspect, la climatisation, la condamnation des portes en roulant, la direc- tion assistée, les enjoliveurs maxi 16 Dacia

Cross, des lève-vitres électriques AV/AR, un Medianav Evolution avec écran à 7 pouces tac- tile avec navigation, un ordinateur de bord, des

projecteurs antibrouillard, un radar de recul, le régulateur de vitesse, les rétroviseurs élec- triques, le siège chauffeur réglable en hauteur,

le ski avant et arrière en chrome satiné, un vo-

lant cuir et réglable en hauteur. Pour couron- ner cet évènement, Renault Algérie a décidé d’offrir la première révision gratuite, valable dans tous les ateliers de la marque à travers le territoire national. “Sandero Stepway MIB a été testée dans un centre d’essais du groupe Renault en Roumanie et sur les routes algériennes dans toutes les conditions de roulage afin de savoir si ce véhicule répond aux normes et aux standards

de qualité exigée par la marque Renault. Après

quoi, on a vu que cette bagnole produite en Al- gérie recèle toutes les qualités de conduite et ré- ponds aux normes de sécurité”, soulignera en- core M. Josselin. Garantie 3 ans ou 100 000 ki- lomètres, disponible dans 6 coloris, Sandero Stepway MIB a connu, le lendemain de son lan- cement, un engouement extraordinaire. Nous

y reviendrons dans notre prochaine édition

pour le test-drive effectué, pendant 2 jours, entre Oran et Tlemcen.

F. B.

FOCUS

FOCUS L’affaire du mois

L’affaire du mois

ELLE EST BASÉE À ORAN

Renault Algérie s’offre une 3 e succursale

n Renault Algérie a inauguré, dimanche, sa 3 e succursale au boulevard des concessionnaires à Oran. Selon le patron de Renault Algérie, Guillaume Josselin, “il ne s’agit pas d’un choix délibéré, mais d’une reprise d’une affaire que notre agent a

De notre envoyé spécial à Oran : FARID BELGACEM

cédé après de probants résultats”. Ladite succursale, située à Es-Sénia et

constituant l’une des plus grandes affaires de la marque au losange en Algérie, s’étale sur une surface de 3500 m 2 . Cette dernière dispose d’un showroom Renault et Dacia de 800 m 2 et bénéficie d’une vitrine prédominante sur l’autoroute. Un espace Pro+ de 300 m 2 , où sont exposés les véhicules utilitaires, y est également aménagé. Côté service, la succursale comporte des ateliers mécanique et carrosserie, qui sont équipés des dernières technologies en matière d’après-vente, ainsi que d’un magasin de pièces de rechange avec plus de 1500 références. Cette succursale dispose d’une navette pour conduire ses clients au Ritaj Mall ou pour les raccompagner au rond- point des Castors ou à l’hôtel Méridien, le temps de la réparation de leur véhicule dans ses ateliers. La succursale Renault d’Oran, à l’instar de la

La succursale Renault d’Oran, à l’instar de la succursale Renault d’Oued Smar ou des Grands Vents,

succursale Renault d’Oued Smar ou des Grands Vents, illustre tous les standards d’excellence du groupe pour apporter la meilleure expérience client. “Nous sommes fiers d’inaugurer cette nouvelle succursale d’Oran, qui représente l’une de nos plus belles affaires sur le territoire national. Nos nombreux clients oranais pourront désormais bénéficier d’une nouvelle structure aux meilleurs standards du groupe, dédiée à leur satisfaction, lors de l’acquisition d’un véhicule neuf ou d’occasion, mais aussi et surtout pour l’entretien et la réparation de leur véhicule Renault ou Dacia”, a déclaré Guillaume Josselin, directeur général du groupe Renault Algérie.

F. B.

COUP DE CŒUR

LE DG DE RENAULT ALGÉRIE PRODUCTION A RÉVÉLÉ LES GRANDES LIGNES

Bernard Sonilhac : “L’usine d’Oued Tlélat a bien évolué”

Le groupe Hasnaoui arrive à grands pas et proposera, à partir de 2017, les garnitures des pavillons et les tapis. Deux équipements lourds sur lesquels RAP compte énormément pour réduire le poids des importations pour développer et encourager le produit local.

L’ usine de Renault Algérie Pro- duction (RAP) d’Oued Tlélat a grandi. Doucement, mais

sûrement, ce site de production et

De notre envoyé spécial à Ouled Tlélat (Oran) :

FARID BELGACEM

d’assemblage de Renault Symbol et de Dacia Sandero Stepway made in bladi (MIB), a enregistré d’impor- tants développements en termes de production, de ressources humaines, de formation et de prestige. Selon son directeur général, Bernard Sonilhac, RAP est passée d’une première équi- pe composée de 250 personnes en 2014 à 513 emplois directs en 2015 avant d’atteindre 796 emplois en 2016, avec près de 3 000 emplois in- directs. C’est ici que Sandero Stepway MIB est produite au même titre que Symbol MIB. En effet, la chaîne d’as-

au même titre que Symbol MIB. En effet, la chaîne d’as- semblage et/ou de montage a

semblage et/ou de montage a rendu possible la production de ses deux vé- hicules grâce à son caractère flexible, d’une part, mais aussi au fait que ces deux bagnoles répondent à la même plateforme tant mécanique que mé- catronique. Le changement est d’au- tant visible que M Sonilhac a mis en avant le taux d’intégration de 30%, un

taux atteint en moins de 2 ans. En ce sens, lors d’une conférence animée à Oued Tlélat, M Sonilhac a indiqué que 4 sous-traitants sont déjà opé- rationnels et fournissent des équi- pements à cette usine. Il s’agit de Jok- tal (injection plastique), Martur Al- gérie (sièges et sellerie), Sitel (câ- blages) et Sarel (pièces plastiques) qui

participent activement au tissu de sous-traitants en plein essor et qui de- vaient accompagner une industrie naissante. Le conférencier révélera que le groupe Hasnaoui arrive à grands pas et proposera, à partir de 2017, les garnitures des pavillons et

les tapis. Deux équipements lourds

que RAP attend de pied ferme pour réduire un tant soit peu le poids des importations pour développer et en- courager le produit local. Autre

changement que connaît le site, la première cuve de mazout pour ali- menter la Sandero Stepway dans sa version diesel, les améliorations en

termes de stockage de pièces, des aires

de stockage d’équipements pour flui-

difier le processus de montage et de production et la formation dédiée par l’école Dojo Security de Renault Al- gérie. Du reste, comme l’a souligné

M Sonilhac, le processus de produc-

tion est respecté, avec une charte qui

dicte d’extrêmes conditions de sé- curité. Ainsi, les Sandero Stepway MIB et Symbol MIB passent par un Process allant des habillages internes et externes, du montage des boîtes et des kits, de la balancelle et des pas- sages de roues, jusqu’à la signature électronique et la vérification de l’étanchéité, en passant par l’accostage et le mariage de la carrosserie et des parties liées au moteur. Interrogé à ce propos, M Sonilhac a indiqué que “toutes les voitures finies passent en dernier lieu par un circuit de 800 m pour être secouées et vérifiées avant d’être embarquées vers les show- rooms. Ici, on veille au grain jusqu’à l’expédition de la voiture vers le client final”. Signalons, enfin, que RAP devra passer, à court terme, à 50 000 unités/an pour satisfaire la demande et la livraison sans contrainte à ses

clients.

F. B.

LIBERTE

Mercredi 31 août 2016

Contribution

15

COMMUNICATION DE HAMOU AMIROUCHE AU COLLOQUE SUR LE CONGRÈS DE LA SOUMMAM (26 AOÛT 2016)

Ramdane Abane, le rassembleur

“Si, des décennies après l’indépendance, aucune force politique, aucune force sociale n’est capable de faire accepter à tous un modèle de société”, pour reprendre Mohamed Harbi (1), c’est peut-être parce que notre Nation n'a jamais su engendrer ou garder vivant bien longtemps un rassembleur, un rassembleur autour d’une doctrine.

L a Révolution algérienne est la seule à ma connaissance, avec la révolution française, à n'avoir jamais eu de chef. Ni le groupe des “22” ni le congrès de la Soummam n'ont coopté un lea-

der. Le Congrès structure l’Algérie en guer- re en six zones militaires et la Zone autono- me d’Alger mais ne désigne pas de chef d’É- tat-major. Nous assis-

tons ainsi à une série de fractures du mou-

vement national d'abord, puis durant la révolution elle- même, d’autres fractures marquées par l'as- sassinat inqualifiable de Ramdane Abane et qui culmineront en affrontements sanglants durant l'été 62. À part l'implosion du PPA/MTLD, qui marginalisa un rassem- bleur charismatique, Messali Hadj, les autres cassures/frictions, entre Abane et la Délégation extérieure déjà avant le Congrès de la Soummam, ensuite entre les combat- tants de l'Intérieur et le GPRA à partir de 1958, ont une cause commune : l’approvi- sionnement en armes et en munitions des maquis. Le GPRA, même s’il a négocié et arraché l’indépendance en 1962, s’était délé- gitimé de fait vis-à vis de l’Intérieur par son incapacité à fournir aux maquis les armes nécessaires pour soutenir le combat. C’est cet échec qui a permis à l’armée des fron- tières de prendre le pouvoir et de le garder en s’appuyant sur un populisme de bon aloi.

de le garder en s’appuyant sur un populisme de bon aloi. Par : HAMOU AMIROUCHE La

Par : HAMOU AMIROUCHE

La scission du PPA/MTLD et ses conséquences

Ben Youcef Benkhedda a admis avec une candeur qui honore sa mémoire qu’il était responsable de l’éclatement du PPA/MTLD (2). Chacun sait que l’éclatement du PPA/MTLD entre partisans de Messali et le Comité Central (CC) a fait naître, le 23 mars 1954, le Comité Révolutionnaire pour l’Unité et l’Action (CRUA) qui ambitionnait de réunifier les rangs. L’obstination de Messali, la pression des Tunisiens et des Marocains qui avaient lancé leur lutte armée firent que le CRUA se donna à peine trois mois pour tenter de raccommoder les deux factions qui allaient bientôt s’entre-tuer. On décida, en juin 1954, d’allumer l’incendie dans l’improvisation la plus totale. Quand on lit de la plume de Ben Khedda : “Il a suffi à Messali de se lever et de condamner le CC pour que la quasi-totalité des militants en Algérie comme en France se rangeât derrière lui” (3), on reste franchement perplexe. On ne comprend pas que le CC ait prit le risque de s'aliéner ainsi la “quasi-totalité” des mili- tants nationalistes. Le point de vue d’Abane rapporté par Belaïd Abdessélam mérite d’être médité : “… À ma sortie de prison…, j’ai demandé immédiate- ment à rencontrer Krim et Ouamrane. Lorsqu’ils m’ont exposé le bilan des effectifs dont ils disposaient, du nombre et de la qua- lité des armes en leur possession et des res- sources financières et matérielles qu’ils déte- naient, je leur ai dit que je les considérais comme des criminels pour avoir engagé le pays dans une gigantesque aventure avec des moyens aussi dérisoires… mais que je me joi- gnais à eux, et qu’il fallait tout faire pour aboutir à la réussite”. (4)

Abane rassembleur

Abane alors s’attache à rassembler autour du FLN les forces nationales susceptibles de contribuer à sa réussite. Rappelons qu’il arriva à Alger vers le 7 février 1955, peu de temps avant l’arrestation de Rabah Bitat le 23 mars de la même année. Et dès le 1 er avril 1955, il commença à s’exprimer au nom du

FLN/ALN dans un appel dans lequel il invi- tait les Algériens à adhérer en masse au FLN. Entre fin 55 et juin 56, Abane rallia au FLN les Centralistes, l'UDMA de Ferhat Abbas, l'Association des Ulémas et le Parti Communiste Algérien. Malheureusement, tout en rassemblant d'un côté, Abane provo- quait des antagonismes et s'aliénait les membres de la délégation extérieure qu’il interpellait sans ménagement. “… Je sais une chose…, militants du Front et groupes armés sont tous montés contre vous… [Ils] ne ces- sent de nous répéter : si ces gens-là sont inca- pables d’être utiles à la cause à l’étranger, qu’ils rentrent au moins mourir avec nous. Depuis dix mois au moins vous n’avez pas été fichus de nous envoyer quoique ce soit.” (5) Cette interpellation date du 20 septembre 1955. N’était-il pas informé qu’Aït Ahmed Hocine, assisté de M’Hammed Yazid, venait de concrétiser à la Conférence de Bandoeng en avril 1955 l’un des objectifs énoncés par la Proclamation du 1 er -Novembre, à savoir l’internationalisation du conflit ? Abane reconnut qu’il a été violent dans son interpellation de l’Extérieur et il a fait amen- de honorable dans le message suivant, le 8 octobre 1955 : “Je vous demande de m’excu- ser pour le ton de ma précédente lettre. J’avoue que j’avais dépassé les limites et j’en suis confus…” (6) À ce propos, il est intéressant de connaître le commentaire de Abane quand il annonça à Krim la nouvelle de la capture des “Cinq” le 22 octobre 1956 : “Nos touristes se sont fait avoir.” (7) Abane était cassant, autoritaire, parce qu’il n’avait pas de complexe. Il n’avait pas vécu l’implosion du PPA/MTLD. Il n’a pas été un membre du CC déchu par Messali. C’était un intellectuel qui non seulement participait pleinement à l’action mais devait être le maître d’œuvre, avec Larbi Ben M’hidi, de l’une des victoires les plus spectaculaires de la Révolution algérienne : le Congrès de la Soummam. Ses assises dotèrent l’Algérie en guerre d’un Parlement, le Conseil National de la Révolution Algérienne, et d’un Exécutif, le Comité de Coordination et d’Exécution. Les principes qui définirent la Charte de la Soummam, la primauté de l’Intérieur sur l’Extérieur, du politique sur le militaire, une majorité de “politiques” au CCE ont vécu exactement un an. En août 1957, ils furent “amendés”, et Krim Belkacem, Abdelhafid Boussouf et Abdallah Bentobbal, les trois “B” accaparèrent tous les pouvoirs. L’année 1957 fut une année char- nière dans la Révolution algérienne. Elle marqua la descente aux enfers de l’ex- Intérieur devenu extérieur et sa perte de légitimité vis-à-vis des combattants de l’Intérieur qui permirent à l’armée des sanc- tuaires des frontières d’accaparer le pouvoir.

Délégitimation des trois “B”

En effet, avec l’achèvement des lignes élec- trifiées Morice et Challe et les quelque 8 mil- lions de mines plantées le long des fron- tières, fin 57, la révolte des maquis commen- ça à gronder. Tout comme Abane interpel- lait sans ménagement la délégation extérieu- re deux ans auparavant sur le problème des armes, c’est maintenant les Wilayas qui accusaient de carence le GPRA formé en septembre 1958. La pénurie de munitions combinée aux vastes opérations du plan Challe aggrava le sentiment d’abandon des maquis. À telle enseigne que plusieurs unités refusèrent d’obéir au ministre de la Guerre ; d’autres se mutinèrent puis rallièrent l’ar- mée française, à l’instar de l’unité de Ali Hambli en mars 1959. Pour ce qui concerne la Wilaya III, signalons par contre les orien-

tations fermes du colonel Amirouche qui mettait l’accent dans chacun de ses discours aux troupes sur la nécessité impérieuse de récupérer de l’ennemi armes et munitions. Je me rappelle avoir rédigé au début de l’an- née 1958, sur ses instructions, une circulaire qui avertissait que “tout officier qui montait une embuscade, sans récupérer des armes et des munitions, serait dégradé”. Dans ses dis- cours aux troupes, il soulignait que “la mesure du succès d’une embuscade n’est nul- lement le nombre de soldats tués mais le nombre d’armes récupérées”. Ce fut la gravi- té de la situation prévalant dans les maquis qui incita le colonel Amirouche à organiser une réunion qui se tint du 6 au 12 décembre 1958 au Nord-Constantinois et qui regroupa quatre chefs de Wilaya. Dans les “Doléances” présentées par le Conseil de Wilaya réuni en session extraordinaire le 2 mars 1959, Amirouche formula l’hypothèse d’une “négligence criminelle des responsables de l’acheminement d’armes. Il n’est pas exa- géré de dire qu’il y a eu sabotage, volontaire ou non, et que la situation, si elle se détériore, est la conséquence de cette négligence”. (8) Le colonel Si Salah Zamoum de la Wilaya IV s’était également insurgé et s’était livré à un véritable réquisitoire contre le chef d’état- major général et le GPRA. “Nous ne pou- vons en aucune manière assister les bras croi- sés à l’anéantissement progressif de notre chère ALN…” (9) Non pas qu’avec plein d’armes et de muni- tions on aurait réédité l’exploit du général Giap à Diên Biên Phû en Indochine. Abane exagérait quand il écrivait le 20 septembre 1955 à la Délégation extérieure : “Si vous arrivez à nous faire parvenir des armes, dans six mois la France sera mise à genoux.” (10) La “France” ne nous livrait pas le combat avec ses fantassins mais avec son artillerie lourde, ses chasseurs bombardiers, son napalm made in USA. Le gouvernement américain de Dwight Eisenhower était au pouvoir (1952-1960) pendant presque toute la guerre d'Algérie. Ce fut durant son règne et sous son autorité que l'OTAN décida le 25 juin 1955 de livrer à la France les redou- tables hélicoptères Sikorsky. En passant à l’offensive dans la nuit du 1 er novembre 1954, les fondateurs du FLN ont eu histori- quement raison. Ils purent même ultérieure- ment se prévaloir de cette “légitimité” révo- lutionnaire qui leur permit de supplanter leurs adversaires et d’arracher l’indépendan- ce. Sept ans plus tard, le FLN trouva en Abane le cerveau politique qui lui faisait défaut, qui organisa la lutte en rassemblant toutes les énergies. Il fut à l’origine de la grève des huit jours en janvier 1957. La “bataille d’Alger” qui s’en est suivie ne fut pour Abane et le FLN ni une bataille perdue ni une erreur stratégique. Restituée dans sa perspective historique, elle a contribué à concrétiser un objectif stratégique fixé dès le départ par la proclamation du 1 er Novembre 1954, l’internationalisation du problème algérien. La Révolution change de visage dans la mesure où l’armée française ne com- battait plus les bandes armées disparates mais une armée structurée dotée d’un Parlement et d’un Exécutif. Il se déroula au nez et à la barbe de l’armée française, grâce à un mulet de mon village natal, Tazmalt. Spécialement dressé, ce mulet lança sur une fausse piste les unités de l’armée française qui allèrent attendre nos congressistes à El- Kalaâ Naith Abbas, pendant que Abane, Ben M’hidi et leurs compagnons débattaient tranquillement, durant une quinzaine de jours à Ifri, des grands principes soumma- miens. Curieusement, un problème lanci- nant, un mode d’acheminement rapide des

armes et des munitions n’a jamais été édicté. Les compagnies des Wilayas centrales, la III et la IV, continuèrent à faire plus d’un mois de marche vers les frontières, et plus au retour pour revenir chargées comme des mulets. Les membres de l’une de ces compa- gnies, plus de cent, ont été égorgés par les dissidents de la Wilaya I. Cinq d’entre eux étaient d’Akfadou. Au niveau des structures du GPRA, après l’assassinat d’Abane, les trois “B” s’étaient constitués en club fermé au sein du Comité interministériel de la guerre “CIG” créé en 1960. Mais celui-ci, délégitimé vis-à-vis de l’intérieur, ignoré de l’EMG, n’avait plus aucune autorité. Quand le CIG ordonna à l’EMG de rallier le territoire national avant le 31 mars 1961, l’ordre fut ignoré. Quand Bentobbal rendit visite, fin décembre 1961, aux leaders empri- sonnés pour les tenir informés du déroule- ment des négociations algéro-françaises, il apprit qu’ils avaient déjà reçu la visite d’un émissaire de l’EMG, Bouteflika, à la recherche d’une figure de proue, paravent d’un pouvoir réel. Boudiaf aurait décliné l’offre que Ben Bella a acceptée. Boudiaf accepta une offre exactement identique en janvier 1992, dans les circonstances que l’on connaît. Rien n’illustre mieux la perte de légitimité et d’autorité du GPRA que l’affai- re de l’avion de reconnaissance de l’armée française abattu par la DCA de l’ALN à Mellègue, à la frontière tunisienne. Le gouvernement tunisien sous la pression française exige que le pilote capturé lui soit remis. Boumediene refuse au départ avant de céder et de partir en Allemagne. Au lieu de le destituer, on lui garde la place toute chaude. Dans une conférence de pres- se aux cadres le 5 février 1961, à Tunis, d’après Harbi qui était présent (12), Bentobbal a déclaré : “Celui qui veut le pou- voir n’a qu’à prendre le fusil pour nous l’enle- ver.” C’est exactement ce que fit Boumediene. Abane, l’intellectuel qui tapait du poing sur la table, le fédérateur ne dispo- sait-il pas d’une force pour le soutenir après l’assassinat de Ben M’hidi ? Avait-il raison trop tôt ?

H. A. SECRÉTAIRE DU COLONEL AMIROUCHE

Notes

1. Mohammed Harbi, L’Algérie et son

destin-Croyants ou citoyens, Arcantère (Paris: 1992) p. 29.

2. Ben Khedda, Benyoucef, Les

Origines du 1er Novembre 1954,

Editions Dahlab,(Alger : 1989) p. 226.

3. Benyoucef, Ben Khedda, Op.Cit.

p. 227.

4. Bennoune, Mahfoud et El Kenz, Ali,

Le hasard et l’histoire, Entretiens avec Belaïd Abdesselam, Tome I et II Enag Editions, (Alger : 1990 ) pp. 134-135.

5. Mabrouk Belhocine, Le Courrier

Alger-le Caire, 1954-1956, Casbah Editions, (Alger: 2000), p.90.

6. Ibid. p.93

7. Selon la Liaison de Krim Belkacem,

Slimane Laïchour, qui était présent.

8. Harbi, Mohammed et Gilbert

Meynier, Le FLN Documents et

Histoire 1954-1962, Fayard (Paris :

2004) p. 473.

9. Ibid. p.481.

10. Mabrouk Belhocine, Op.Cit. p.92.

11. The Journal of StrategicStudies,

June, 25, 2002, p.12. 12. Mohamed Harbi, Une vie debout, Mémoires politiques, T1 : 1945-1962, Casbah Editions, (Alger : 2001) p.359.

16

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Mercredi 31 août 2016

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LIBERTE

Mercredi 31 août 2016

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LIBERTE Mercredi 31 août 2016 Publicité 17 A V IS Aux buralistes et lecteurs du journal

A V IS

Aux buralistes et lecteurs du journal Liberté. Pour toute réclamation au sujet de la distribution du journal

Tél./Fax : 021 50 54 08

SOS Père de 4 enfants au chômage et sans ressources lance un appel pour lui
SOS
Père de 4 enfants au chômage et sans ressources lance
un appel pour lui venir en aide financièrement pour
sauver sa famille. Sa femme a un cancer et sa fille de
7 ans est atteinte d’une grave anémie et ne pèse que16
kg. Sa mère, à force d’être malheureuse, a perdu la
vue et nécessite elle aussi une intervention. Il a frappé
à toutes les portes, en vain. Il s’adresse aux autorités
concernées pour lui trouver des solutions à ses nom-
breux problèmes.
A toute âme charitable, venez-lui en aide.
Tél. : 0775 87 17 34. la hawla wala kouata illa billah
Jeune dame cancéreuse, ayant 5 enfants à charge,
demande aux âmes charitables aide pour une interven-
tion chirurgicale à l’étranger. Dieu vous le rendra.
Tél. : 0556 48 87 24
Appel à solidarité
Le père de la petite Mechati Hadil demande à toute
âme charitable de l’aider pour une intervention à
l’étranger pour greffe de la moelle.
Pour les âmes charitables
Tél. :
0557 72 94 88. Dieu vous le rendra.
Amouchi Omar, jeune de 25 ans, demande aux généreux
bienfaiteurs de l’aider pour l’achat d’une prothèse pour
son pied, importée d’Allemagne à un prix très élevé.
Merci pour votre aide. Tél. : 0551 79.01.05

F.819

NOUARA TIZI RACHED BP 78 Tizi Rached, 15550 NOUVEAUX NUMÉROS DʼAPPEL - 026 31 85
NOUARA
TIZI RACHED
BP 78 Tizi Rached,
15550
NOUVEAUX NUMÉROS
DʼAPPEL
- 026 31 85 02
- 026 31 85 03
- 026 31 85 04
- 026 31 85 66
- 026 31 86 72
Fax : 026 31 86 74
Mobile : 0555 06 22 14
TO/BR22997
Pensée Depuis que tu nous as quit- tés, si subite- ment, il y a deux
Pensée
Depuis que tu
nous as quit-
tés, si subite-
ment, il y a
deux ans, quel
trou béant et
quel boulever-
sement dans notre vie. Cette cicatrice
est loin d’être refermée.
AÏT CHALLAL ABDELKADER
restera toujours dans nos mémoires,
un grand homme au cœur tendre, sin-
cère et aimant. Sa famille demande à
tous ceux qui l’ont connu d’avoir une
pieuse pensée pour lui.
0166
l’ont connu d’avoir une pieuse pensée pour lui. 0166 CONSEIL NATIONAL DE DÉONTOLOGIE MÉDICALE CALENDRIER
CONSEIL NATIONAL DE DÉONTOLOGIE MÉDICALE CALENDRIER ÉLECTORAL POUR LE RENOUVELLEMENT DE MOITIÉ DES CONSEILS

CONSEIL NATIONAL DE DÉONTOLOGIE MÉDICALE

CALENDRIER ÉLECTORAL

POUR LE RENOUVELLEMENT DE MOITIÉ

DES CONSEILS RÉGIONAUX - ANNÉE 2016

(MÉDECINS - CHIRURGIENS DENTISTES - PHARMACIENS)

I- ÉLECTIONS DES SECTIONS ORDINALES RÉGIONALES

 

- Mise à dispositions des bulletins de candidature

Lundi 05 septembre 2016 Lundi 26 septembre 2016 Jeudi 06 octobre 2016 Mardi 11 octobre 2016 Mardi 11 octobre 2016

- Date limite de clôture des listes électorales

- Date limite de dépôt des candidatures

- Date limite dʼenvoi de convocation aux électeurs

- Date limite dʼaffichage des listes de candidatures

DATE DE SCRUTIN

JEUDI 10 NOVEMBRE 2016

- Date limite de réception des recours par la Section Ordinale Nationale correspondante

Vendredi 25 novembre 2016

- Date limite dʼexamen des recours par la Section Ordinale Nationale correspondante

Dimanche 04 décembre 2016

- Résultats définitifs du scrutin

Lundi 05 décembre 2016 Lundi 12 décembre 2016

- Date limite dʼinstallation des Sections Ordinales Régionales

- Date limite dʼinstallation des Conseils Régionaux de Déontologie Médicale

Lundi 19 décembre 2016

II- ÉLECTIONS DES SECTIONS ORDINALES NATIONALES

 

DATE DE SCRUTIN

JEUDI 19 JANVIER 2017

F.827

Pensée Cela fait déjà deux ans, le 30 août 2014, que nous a quittés à
Pensée
Cela fait déjà deux
ans, le 30 août 2014,
que nous a quittés à
jamais notre très
cher et regretté
BELKADI HAMID
à l’âge de 72 ans,
laissant un vide que
personne ne pourra combler. Ainsi, a été la
Volonté de Dieu. Allah yarahmek, tu as été
un mari et un papa bon et généreux.
Tes enfants et ton épouse demandent à tous
ceux qui t’ont connu d’avoir une pieuse
pensée à ta mémoire.
Que Dieu Tout-Puissant t’accorde Sa Sainte
Miséricorde et t’accueille en Son Vaste
Paradis. Repose en paix papa.
0166
40 e jour Monsieur Ouaked Mustapha et toute sa famille remer- cient toutes les personnes
40
e jour
Monsieur
Ouaked
Mustapha et
toute sa
famille remer-
cient toutes
les personnes
qui les ont soutenus dans leur dou-
leur suite au décès de leur mère
OUAKED FATMA
et les convient au quarantième jour
qui aura lieu le 3 septembre 2016 en
leur domicile, sis à Igher Lemaïz,
Aït Aïssa Mimoun, Ouaguenoune.
T.O. - BR22996
Pensée LAGHA BACHIR Ton savoir- vivre, ton altruisme, ta bonté sont indélébiles bien qu’il y
Pensée
LAGHA
BACHIR
Ton savoir-
vivre, ton
altruisme, ta
bonté sont
indélébiles
bien qu’il y a 1 an que tu as quitté
ce monde, la flamme de ton amour
brûlera éternellement
dans nos cœurs dans lequel
tu garderas une très grande place.
Ton épouse et tes enfants
te pleureront à jamais,
toi qui a été leur ange gardien.
BR9119

Condoléances

La directrice générale des labora- toires Novo Nordisk/Aldaph Spa ainsi que l’ensemble du personnel de l’entreprise profondément tou- chés par le décès de la mère de leur collègue et amie

M me

Senoussaoui Souror

lui présentent ainsi qu’à sa famille leurs sincères condoléances et les assurent, en cette pénible circonstan-

ce, de toute leur sympathie et sou- tien. Puisse Dieu Tout-Puissant leur apporter courage et accueillir la défunte en Son Vaste Paradis.

0355

18

L’internationale

Mercredi 31 août 2016

LIBERTE

INSÉCURITÉ DANS LE NORD DU MALI

Des transporteurs routiers en grève

n Les transporteurs routiers maliens sont en

grève depuis hier, et pour deux semaines, pour protester contre l’insécurité qui règne dans le nord du Mali, où ils sont régulièrement victimes de nombreuses agressions. Ainsi, selon RFI, les transporteurs desservant l’axe routier Gao-Ménaka, via Ansongo, ont suspendu le trafic. “Plus de bus, plus de camions de transport ou autres véhicules affrétés par des ONG. C’est leur manière de protester contre l’insécurité sur les routes”, a rapporté Radio

France international sur son site.”Tous les jours, c’est des braquages, c’est des morts, c’est des enlèvements. On informe l’armée, on informe Barkhane, on informe la Minusma, personne ne réagit. On ne peut pas continuer. Qui fait ça ? Ce sont les bandits. On ne sait pas. Il y a tellement de groupes armés que l’on ne sait pas qui est qui”, explique un membre des syndicats locaux. Le retard pris dans la mise en œuvre de l’accord d’Alger constitue une des raisons qui empêchent le retour de la sécurité dans le nord du Mali, ancien théâtre de l’ex-rébellion touarègue et fief des terroristes islamistes ainsi

que des bandits en tout genre.

L. M.

TROIS SOLDATS TUÉS LUNDI EN TUNISIE

Aqmi revendique l’attaque

n La branche tunisienne d’Al-Qaïda au Maghreb

islamique (Aqmi) a revendiqué hier l'attaque ayant provoqué la mort de trois soldats tunisiens la veille sur le Mont Sammama (centre-ouest). La phalange Okba-ibn-Nafaâ indique dans sa revendication, rapportée par le groupe spécialisé dans la surveillance des sites terroristes SITE, avoir “tendu un piège à deux blindés en mission sur une des routes du Mont Sammama”. Selon un bilan officiel, trois soldats ont été tués et au moins sept autres blessés, lundi matin, dans l'attaque à l'explosif alors qu'ils étaient chargés de la sécurité d'ouvriers travaillant au goudronnage d'une route. Des échanges de tirs ont ensuite eu lieu, et le ministère de la Défense a avancé que deux terroristes” avaient été “mortellement touchés”. Il a toutefois ajouté ne pas être en mesure de confirmer l'information, les corps ayant été emportés par d'autres terroristes au moment de leur fuite.

R. I./AGENCES

ATTENTAT-SUICIDE CONTRE UN HÔTEL DE MOGADISCIO

Somalie : au moins 5 morts

n Au moins cinq personnes ont été tuées hier et

dix autres blessées dans un attentat-suicide à la

voiture piégée visant un hôtel très fréquenté de la capitale somalienne Mogadiscio et revendiqué par les islamistes shebab, a-t-on appris de source policière. “Grâce à Dieu, le nombre de victimes est limité par rapport à la force de l'explosion, qui a été énorme”, a déclaré à l'AFP Mohamed Abdulkadir, un policier somalien. “Nous avons confirmation de cinq morts, dont des gardes de sécurité”. L’hôtel se situe non loin du palais présidentiel.

R. I./AGENCES

LA CRISE DES MIGRANTS ET RÉFUGIÉS S’AGGRAVE EN MER MÉDITERRANÉE

6 500 migrants secourus au large de la Libye

Plus de 13 000 personnes secourues en moins d'une semaine fin mai, 8 300 en cinq jours début août. Les gardes-côtes ont dépassé plusieurs fois le seuil de 30 opérations de secours coordonnées en une journée.

L es gardes-côtes ita- liens, qui ont coor- donné lundi le se- cours d'environ 6 500 migrants et réfugiés au large de la Libye,

redoutent une nouvelle affluen- ce record dans cette zone de la Méditerranée dans les jours et se- maines à venir. “Nous avons été particulièrement occupés aujour- d'hui”, a déclaré lundi soir à l'AFP un porte-parole des gardes- côtes italiens, qui refusent tou- jours, après chaque grosse jour- née, de parler de record. Mais se- lon lui, les conditions météo sont réunies pour une nouvelle af- fluence. Les départs de migrants depuis la Libye se font en effet par vagues successives, avec une concentration d'opérations lorsque la mer est calme et qu'un vent du sud pousse les embarca- tions de fortune vers les eaux in- ternationales. Le phénomène s'est accentué cette année : les gardes- côtes ont dépassé plusieurs fois le seuil de 30 opérations de secours coordonnées en une journée, alors qu'ils ne l'avaient jamais franchi auparavant. Et les jour- nées chargées se sont parfois en- chaînées : plus de 13 000 per- sonnes secourues en moins d'une

semaine fin mai, 8 300 en cinq

jours début août. Lundi, les na- vires des gardes-côtes et de la ma- rine italienne, de l'opération eu- ropéenne anti-passeurs Sophia, de l'agence européenne Frontex, de la marine irlandaise et d'or- ganisations humanitaires sont intervenus auprès de 40 embar- cations de fortune. L'organisation catalane Proactiva Open Arms a diffusé sur son compte Twitter des images impressionnantes de migrants entassés à 700 sur un bateau de pêche, dont certains se sont jetés à la mer après avoir reçu un gilet de sauvetage pour

tenter de rejoindre les secours. L’ONG Médecins sans Frontières

D. R.
D. R.

(MSF) a annoncé sur son comp- te Twitter que son navire huma- nitaire Dignity avait participé avec Proactiva Open Arms au se- cours de la barque de pêche et de 15 canots pneumatiques. Parmi ces migrants se trouvaient de nombreux bébés et enfants, dont un nouveau-né de cinq jours qui a été évacué par hélicoptère vers un hôpital italien, a précisé MSF. Dimanche, plus de 1 100 per-

Les départs de migrants depuis la Libye se font par vagues successives.

sonnes avaient déjà été secourues dans la même zone, selon le bilan des gardes-côtes, qui coordon- nent depuis Rome toutes les opé- rations de sauvetage au nord des eaux territoriales libyennes. Le dernier bilan du Haut commis- sariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) en fin de semaine faisait état d'environ 105 000 arrivées. Avec les opérations de dimanche et lundi, cela devrait monter à

plus de 112 500, soit encore en- deçà des 116 000 enregistrés pen- dant la même période en 2015. La quasi-totalité de ces migrants et réfugiés viennent d'Afrique de l'Ouest ou de la Corne de l'Afrique. Selon le HCR, au moins 3 100 personnes sont mortes ou disparues en mer Méditerranée cette année en tentant de gagner l'Europe.

R. I./AGENCES

FRANCE

Près de 900 mineurs isolés dans les camps de Calais

n Le nombre de migrants et réfugiés mineurs arrivés seuls dans la région de Calais (nord de la France), dans l'espoir de passer en Angleterre, a plus que doublé en trois mois, frôlant fin août les 900 dont le plus jeune n'a que dix ans”, a annoncé hier l'association France terre d'asile. “861 mineurs isolés étrangers à Calais” ont été recensés contre 343 repérés début mai, affirme-t-elle dans un communiqué. Parmi eux, “627 vivent dans les camps de la ‘Jungle’ (immense bidonville situé près de Calais, ndlr), 202 sont présents au Centre d'accueil provisoire et 32 sont hébergés au Centre pour

femmes”, détaille l'association. La forte hausse du nombre de mineurs est “proportionnelle à l'augmentation de migrants présents dans les camps de Calais (près de 9 000 aujourd'hui)”, fait valoir France terre d'asile. Sur la base de ce chiffrage - supérieur à celui des autorités qui estimaient mi-août à 6 900 la population de la Jungle- les mineurs isolés, ‘majoritairement originaires du Soudan, d'Afghanistan, d'Érythrée et d'Éthiopie”, représentent “10% de la population migrante à Calais”, souligne l'ONG.

R. I./AGENCES

APRÈS BERLIN QUI CONTESTE LE TRAITÉ DE LIBRE-ÉCHANGE AVEC WASHINGTON

Paris veut aussi l'arrêt des négociations

L e glas a-t-il sonné pour le Traité de par- tenariat transatlantique (TTIP) ? La France a annoncé, hier, vouloir l'arrêt des

négociations sur ce projet de traité de libre échange entre l'Union européenne (UE) et les États-Unis, les jugeant trop favorables aux Américains, afin qu'elles puissent repartir ensuite sur de bonnes bases. “Il n'y a plus de soutien politique de la France aux discussions sur ce traité entre l'UE et les États-Unis, et la France demande l'arrêt de ces négociations”, a déclaré le secrétaire d'État au Commerce extérieur Matthias Fekl, sur la ra- dio RMC. Le dirigeant a justifié cette deman- de par le fait que les négociations sur le TTIP, ou Tafta, qui sont menées, côté européen, par la Commission européenne au nom des 27 États membres, souffraient d'un déséquilibre en faveur des positions américaines. “Les Américains ne donnent rien ou alors des

ce n'est pas comme ça qu'entre al-

liés on doit négocier”, a-t-il indiqué, ajoutant que “les relations ne sont pas à la hauteur entre l'Europe et les USA, il faut reprendre plus tard sur de bonnes bases”. Alors que le président français a évoqué la question avec plus de re- trait, en affirmant seulement que ce traité ne peut pas être conclu avant la fin de l'année et la fin du mandat du président américain Ba- rack Obama, M. Fekl a déclaré qu’ “il faut un coup d'arrêt clair et définitif à ces négociations pour repartir sur de bonnes bases”. La France exprimera cette position en septembre, lors d'une réunion des ministres chargés du Com- merce extérieur à Bratislava, a-t-il précisé. M. Fekl n'a pas précisé à quelles conditions ces né- gociations pourraient repartir, ni à quelle date. Dimanche, le ministre social-démocra- te allemand Sigmar Gabriel a estimé que les discussions avec les États-Unis avaient de fac-

miettes (

),

to échoué, car les Européens ne devaient pas céder aux exigences de Washington. La contes- tation en Allemagne est vive concernant l'ac- cord en cours de négociation, y compris au sein de la coalition gouvernementale. Si les so- ciaux-démocrates, comme M. Gabriel, sont de plus en plus nombreux à ne plus y croire, la chancelière conservatrice Angela Merkel continue cependant de défendre ce projet. “La Commission européenne fait des progrès constants dans les négociations en cours sur le TTIP”, avait également défendu lundi le por- te-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas. Mais alors que le président américain Barack Obama espère officiellement les conclure avant la fin de son mandat, tout laisse entendre que la question sera réglée par son successeur à la Maison-blanche, début 2017. Les deux principaux candidats à la pré- sidence, la démocrate Hillary Clinton et le ré-

publicain Donald Trump, ont déjà tous deux sévèrement critiqué le TTIP. Négocié dans le plus grand secret depuis mi-2013 par le gou- vernement américain et la Commission eu- ropéenne, l'accord TTIP (Transatlantic trade investment partnership, également connu sous un autre acronyme anglais, Tafta), vise à supprimer les barrières commerciales et ré- glementaires de part et d'autre de l'Atlantique pour créer une vaste zone de libre-échange censée doper l'activité économique. Mais il a du plomb dans l'aile depuis plusieurs mois, no- tamment en raison de vives critiques d'ONG altermondialistes ou environnementales, qui craignent qu'il ne conduise à une dérégle- mentation généralisée au profit des grandes en- treprises. Et le traité est de plus en plus contesté au sein même des gouvernements eu- ropéens.

R. I./AGENCES

LIBERTE

Mercredi 31 août 2016

L’internationale

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AU MOINS 72 CHARNIERS RECENSÉS EN IRAK ET EN SYRIE

Daech a exécuté entre 5 200 et 15 000 personnes

Ces fosses communes ont été découvertes dans les régions anciennement conquises par l’organisation terroriste. Leur superficie totale représente l’équivalent de deux stades de football.

L’ Agence de presse américaine Asso- ciated Press (AP) a affirmé avoir recen- sé au moins 72 fosses communes,

en Irak et en Syrie, dans un travail de recherche qu’elle a publié hier. Ces charniers contiendraient entre 5 200 et 15 000 victimes, en majori- té des civils. Un nombre qui s’ajoute à celui des centaines d’autres corps qui ont été découverts par les autorités ira- kiennes dans plusieurs villes du nord de l’Irak. Mais il est encore loin d’être exhaustif, car certains char- niers se trouvent dans des zones dif- ficiles d’accès ou trop dangereux pour y effectuer des fouilles. AP cite l’exemple de 16 sites au moins dans le seul Irak, où l’orga- nisation terroriste autoproclamée État islamique (Daech) a pris raci- ne avant d’aller, dès juin 2014, à la co