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A.
Un indicateur qui mesure mal l’activité économique
1.Le PIB sous-estime certaines activitésa.Une sous -estimation des activités non marchandes
 
La comptabilité nationale évalue la production non marchande aux coûts de productions puisqu'il n'y a pas de prix.Cette sous-estimation empêche d'opérer 2 grands types de comparaison
 
des comparaisons transversales
. !i l'amélioration des services non marchands n'est pas corrélée avec descoûts de production en hausse" le #$% n'en tiendra pas compte. &insi quand grce ( la démocratisation dusyst)me scolaire le niveau de quali*ication" donc le capital humain de la population s+accro,t" ceux-ci ne sont pas compl)tement comptabilisés dans le #$%.
 
des comparaisons longitudinales
. !i deux pays n'ont pas le même mode de *inancement des services" on ne peut pas comparer compl)tement leur création de richesses. #ar exemple" les !& qui ont un *inancementlargement privé de la santé auront une production de santé d'un montant supérieur ( la rance" pays o/ lasanté est un service non marchand.
b.Une sous-estimation de l’amélioration des produits
Cette seconde critique est basée sur la même logique que la critique précédente  le #$% est un indicateur quantitati*  basé uniquement sur le prix. #our que le #$% int)gre une amélioration des produits" il *aut que le prix augmente. 0ansle cas contraire" cet indicateur ne permet pas compl)tement de comptabiliser les innovations de produits. &insil+augmentation de la puissance des ordinateurs 1loi de oore3 qui a été corrélée ( une baisse de leur prix a été sous-estimée dans l+évolution du #$%
.Le PIB ne comptabilise pas toutes les activités productives
Le #$% laisse de c4té bon nombre d+activités productives  toutes celles en *ait qui échappent aux r)gles traditionnellesdu marché 1on parle alors d+économie in*ormelle  troc" travail non déclaré3 qui ne se *ont pas dans le cadre dumarché3. $l en est de même pour les activités de production ( usage propre 1les ##3 comme le travail des *emmes au*oyer" ou l+autoconsommation de légumes issus du potager *amilial qui ne sont pas comptabilisés dans le #$% 15 évite6 de vous marier avec votre ma7ordome ou votre *emme de ménage" vous *erie6 baisser le #$%. 8 dit C.& #igou par provocation3
a.La production domestique et le bénévolat
Les activités domestiques et le bénévolat ne sont donc pas comptabilisés puisqu'ils n+ont pas de prix de marché et sontdi**icilement quanti*iables. C'est un probl)me puisque leur poids en rance représente 9:; du #$% environ. Cela peut *ausser aussi les comparaisons longitudinales. <uand une activité" par exemple le ménage" passe d'un statutdomestique ( un statut marchand 1suite ( l+augmentation du taux d+activité *éminin3" le #$% augmente" alors que lacréation de richesse réelle n'a pas changé  exemple quand l+en*ant au lieu d+être gardé par l+un de ses parents entre encr)che.
b.Léconomie souterraine
 
$ = Croissance" *luctuations et crises
iche 9992 = Le #$%" un indicateur qui comporte des limites
!cience économique
9- 9 = <uelles sont les sources de la croissance économique >
&cquis de premi)re production marchande etnon marchande" valeur a7outée ?otions #$%" $0@
 
An distingue deux *ormes d'économie souterraine 
 
l'économie in*ormelle activité autorisée" légale mais non déclarée ou partiellement déclarée
 
l'économie illégale  activité illicite qui est elle aussi non déclaréeLa prise en compte partielle de l'économie souterraine conduit ( une sous-estimation du #$% di**érente selon les pays.n pays comme la Colombie o/ le tra*ic de drogue est important va ainsi avoir une *orte sous-estimation de son #$%.$l est cependant di**icile d'évaluer l'apport réel de l'économie souterraine ( la création de richesse puisque par dé*inition ce sont des activités qui ne sont pas déclarées. $l est de plus délicat de les comptabiliser car ce seraitreconna,tre leur utilité alors qu+elles sont légalement et moralement condamnées.
B.
Un indicateur qui mesure mal le bien-"tre matériel
Le #$% a alors deux limites principales 
$l compte" selon B.#.0elas " comme richesse ce qui est nuisance ou réparation des dégts de l+économiemonétaire . 5 An a pu résumer cette idée par une *ormule lapidaire 
nuisances # réparations $ doubleprogr%s
 8 n e**et" la richesse dégagée par une usine qui pollue augmentera le #$% mais il en sera de même pour les appareils qui seront mis en place a*in de lutter contre la pollution La solution serait alors de prendreen compte les e**ets externes 1tels que la pollution" c*. cours de 9D et chapitre politiques économiques determinale3 générés par l+activité et comptabiliser les richesses négatives en les soustrayant du #$%.
le PIB est un indicateur brut et non pas net
  5 #eut-on mettre sur le même plan un pays qui produit de lavraie valeur a7outée et un autre qui ne s+enrichit qu+en dilapidant son patrimoine naturel > &utrement dit" ilconsid)re comme une création de richesses" ce qui n+est en réalité qu+une exploitation 1donc une dépréciation3du patrimoine naturel. 8 . $l s+av)re donc nécessaire de concevoir un autre indicateur de développementqui prenne en compte
le développement durable ou soutenable
 1th)me ;. Economie du développement durable3
&.
le PIB'habitant n’est pas un bon indicateur du bien "tre et du développement
.#erroux écrivait  5 la croissance ce n+est pas l+augmentation du produit réel par habitant 8.#lusieurs critiques ont donc été émises ( l+encontre de cet indicateur
le #$%:habitant est une moyenne qui peut dissimuler des inégalités extrêmes 1%résil3. Ar le développement doit permettre de satis*aire les besoins *ondamentaux de toute la population F il *aut donc disposer d+indications sur la répartition du revenu national" sur la proportion de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté.
il laisserait penser que certains pays 1 les émirats producteurs de pétrole 3 qui ont le #$%:habitant le plus élevésont aussi ceux qui sont le plus développés mais il n+en est rien . Ces pays n+ont pas développé d+industrie F ilsvivent de la rente de mati)res premi)res. An peut d)s lors douter de leur aptitude ( générer une croissancedurable.
(.
le PIB n’assure pas une bonne qualité de comparaison entre les di))érents pa*s ou dans letemps.
#our comparer deux variables" il *aut qu+elles soient exprimées dans la même unité. Ar celle-ci peut poser probl)me dans le temps1in*lation3 ou dans l+espace car il n+y a pas d+étalon monétaire international.
Il est nécessaire de calculer un taux de change en parité de pouvoir d’achat ( PPA ). Pour établir unecomparaison, on doit :
convertir toutes les monnaies dans une monnaie de référence (le dollar),
mais il faut tenir compte des variations de pouvoir d’achat existant entre pas de niveaux dedéveloppement différents.
!n va alors prendre comme taux de change la valeur "ui égalise les pouvoirs d’achat des monnaiesdans les différents pas, c’est#$#dire "ui égalise la valeur d’un panier de biens pris commeréférence.
xemple de compréhension  ne même quantité de monnaie n+a pas le même pouvoir d+achat d+un pays ( l+autre 1méthode du%ig ac en &ngleterre3  si 9G en Chine permet d+acheter deux *ois plus de la même marchandise qu+9G aux tats-nis. $l va*alloir réévaluer la réalité du #$% chinois. !i le #$%:hab chinoisH 2IIIG:hab &lors le #$%:hab chinois en G parité de pouvoir d+achat 1##&3 devient JIIIG.
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