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PlI.- l'hillpfK Bf'OIISarG el kan-Marie Pont.aut

le \'ta; p<IU.vir tk$ hana-llUf',lftS
..... flVlÇoil Koc:h

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p", Vinc~nl HUileux

/1 fgh.:<ni5W). DI linir ..-« 1. G""rre ?

Par l)Qminique Lqardc:

50 ans d'i ndépendance

"

ALGERIE
La désillusion

l es Gnmd$ My/M' ~ '-/Iino.ire de FI1JllI;e
CôllecrifprHcnIC par ChriSl ian Makarian

1

Dominique Lagarde
ù Poov";r dt>$ SflllWkl fll11lilln
Par Mn

Cousin

l'wni,., du ,i«/e tkslin. Cf dklù"
Par BrunoAItbry

avec la collaboration d'Akram Belkaïd
et Benjamin Stora

ù P,J"..œ, 65/00 f~,
les plus rooIDlIS dMl,le mMde
Par Oimirri CasaI; d Fabien TtHOIl

I.e CoNycs dt- rlJP(Jnlyp« nuc/eliro

f'lr

ka~T'hilipfK ~

[EXPRESS

Sommaire
Pr4oIoc. .... ..... .... " ................................................................ .

7

___ ......•......•... __ •....

10

Chronologi• ............................................................................

Il

Pr6ambuIe,........................................................... .......... ........ .

"

Cartographie ............................. _

Pr.m~ ... porIie
l'....11'"- oujwrd'hul ...... ..... ,..................... ,..... .. ..... ,............... ,.

31

Chopin 1
leI Algh.ienl .................. ,... ................................................... .

JJ

Chopitre 2
R40vol,•• kabyles ... ..................... ,..... ,....................... ..... ,......... .

/
J9

Chapitre 3
"'u nom d'Allah .......................................................................
Chapitre .4
Une «anomie de renie ........................................................... .

51

Chgpilre 5
Les • décideuu _..................................................................... .

55

0.....-- partie
Cinquana IInI ct".MI6peI!donce
_u'nentM por AIu-am Idc:aid et lerojaa"" Stara .
Cllapill'e 1
la guerre d'ind'pendonce ....... .......... ..... ....... ...... ....... .... ....... ...
C fu~ R""I.na &i.tHI" •. Pu ;'. 2011

"
61

ALGÉRIE . II d6.<ill""ion

6

Chopilfe 2

L'indbper>donce confîsqllH ...... .......... .................. ...... ........ ' .... '

79

Chopitre 3
l. Nompi des

............................ ,.................. ..... ... .

87

Chapitre ..
lo g\lef/e civil • .•................... ___ .•.....•...........•.• ·.... .................. .. .

9'

con~slQlions

Chopi"e S
N.6 moirtu croll6es .................... ................ ............................. .

Troi,*- jXW1ie

103

Archoives ....................................................... ,.......•.•......•.•....• -

109

Sommaire des orchr-....................................................... ......

109

La gu.". ......................... ......................... .. ........ -............. ... .

11 3

Cil'lqUOnle

d'ind.pendooca .................................................

275

.v.émoires de guerr................. ....... ...... ......... ....... ...... ....... ......

419

OIIS

....-

lexique olg" '.n .................. ................. ................ ............. .....

509

Who', who ............. _. ................. ..•........................•............ ...

51 1

8ibliog 'op!oi• ...... .....................................................................

519

Un mol Wf lin ouleun........................................................... ...

523

Préface
La plaie saigne. Cinq uante ans aprës, l'Algérit est encore
une bl ~ssure . Au cœ ur des Français, d 'abord, panagés entre
le remords d u colonialisme et la nostalgie de la gr1Indeur.
L' Algérie, ce n' était pas l' Empire , ce n' étai t pas un lointai n
protectorat ni un exotique comptoir. L'Algérie, c ' était un
organe vivant . un membre essentie l du grand corps national .
c'était l'au tre S ud . C'est pourquoi la perte de l'Algérie ne fut
pas une simple déco lonisa ti on. mais une amputati on. C'est
pourquoi la guerre dite d'Algéric ne rut rien d'autre qu'une
guerre civile, menée pour une eenai ne idée de la France,
contre une autre . Aujourd'hui, après que lques embardées dans
l'orniè re de la repcnlance. la France semble prête à affron te r
le temps des historiens, à accepter la vérité sur cent vingt ans
de colonialisme, hui t années de guerre. puis cinquante ans cie
di stance gênée. La f ronce est prete à (re)découvrir un pays
qu' elle ne connaît plus.
De la blessure s'écoule aussi du sa ng algérie n. Il n' a pas
seulement la couleur de l'héroïsme ct du manyre , il a au ssi
celle de l'espoi r. Car les graines semées au printemps 1962
ont donné un b lé noi r ct amer. Rie n n'cst pire que l' absence
de liberté natio nale , mais celle de l' Algérie cst che r payée. I..cs
errances marxistes, la corruption. la boue militaire . l'incapaci té des d irigean ts 11. bâtir un pa ys 11. la mesure d' une jeunesse
flamboyan te , la manne HaspiHéc du gaz ct du pétrole ... Serrée
dans l' étau trngique don t le~ mâchoires sont le colonialisme
d' hier ct l'islam isme toujours vivace d'aujourd'hui. l' Algé ri e

1

,
sécrété cllc·même ses fléaux . Le prisent n' a pas la s:lvcur
sucrée rivée par les combattants de l'indl!pcndance. la li berté
n 'a enfanté ni la prospérité, ni la démocratie. Pour la jcunesse
dése mparée d 'Oran ct d ' Alger. qui n"a même pas su profi ler
du .. printemps arabe JO, la France de~ure un eldorado.
Pounan!. les nouve lles venues du Nord lui montre lll un pays
en crise. souvent égoïste et parfois rac iste. où l'Algérien n'est

Il

qu' un étranger parmi

d ' au~$ .

C 'est néanmoins d'un tel exil

qu 'clle fai t un berceau pour se!> ambitions. El la France n' a.
hélas, pl us les moyens de lui do nner raison ...
Mais l'aven ir dure longtemps, et un demi-siècle n 'est rien
qu and le temps s ' écoule dans les oueds de l'HislOirc. D'autres
générat ions sc lèvent déjà. qui bâtiront une grande Algérie el
une nouvelle amitié franco-algéricnnc. qui meuront le passé à
sa place dans les livres CI tes musées, el bâtiront par-dessus 1..
MéditcITIloée un pon t d'estime et de vo lonté.

Christophe Barbie r,
Directe ur de la rédaction de L'Expre.u

16 mai : le~ effectifs de t'1I1TTIte frnnçai se en Algérie som portés i 100 000 00n11llC$. Une vague d'auen tats coutre les Françl\i~ en Algérie marque le dtbut de la guerre...~ mili taires. qui décltte la luIte année pour l'il1(\fpcoollnce nationale.Chronologie (1954-2010) "' ....Nliette Cua 19. 5 A :i'" hi ' " Mvem!»'t : proclamation du Front de li~ralion nat ionale (R N). S nov!!'mbre : le b'OOvt:mçmcnl frança is envoie de~ renfon. .. 30 aoGt : l'étaL d ' urgence u t proclamt dans t'ensemble de r Algérie.wplembrt : à Paris. alors ministre de l'I nl~rieur.. Dfloembre : création d u Mou ve ment naliOl1ali~le algérie n ( MNA) de Mena li Hadj. Par . Z4 novembre : FrallÇQÎs Mincl1lInd.. 1. prône le recours à la force . conférence ex pri me SIl soIidMÎtê avec t'Algérie: cornblttanle. 18-24 IIvrll : le FLN plIn icipe à la Confé~nce du tiers-monde It Bandoeng. O.. dans les Aurès et la Gronde Kabylie CI la CCMure est i l\~aur6e. 11 ." 26 janv"'r : Jacques Soustelle est nommé gou\"cme ur gé nml d' Algé rie..!. première man ifestalioo de'S appelés du conl ingcm lju i refusent de panir en Al gérie . 3 1 mus : l'fiat d ' urgence est proclamo.

avec l' ac. IJ IIvrU : Djamil. its prisonnieN.. En reprtwUes. Scplembl"f : les effectifs militaires sont portés il 60Cl 000 hOfT1me ~ en Alg~Tie . 1" n o. CI on fait appel lU général de Gaulle. la France doit rester en Algérie el elle y restera_.(iÉtUl::.aises d 'u n OC-3 de Rnyal Air Maroc qui lranspone plusieu n dirigeants du FL~ de Raba l il Tuni. ~I assassin!! par les panchutiste!i du colone l Bigea rd après avoir étt tonu ré. 29 novembre : l'Asse mblée nationale vote la loi-cadre ct la loi élec· torale de ]" Algérie.ppclés. Débul de 1. 6 ff uitr : Guy Mollet. Son Ivocate..~t nommé comnmndant en chef en Alg~rie . Françoise Sagan . 11 In'ril : le service mili taire est porté JI 27 mois: 70 000 « di sponibles" du CQIllinj. " " çais en 1001 1955. 2 frvrR!t' : Jacques Soustelle est remplaœ plr Robert Laco~le. 1958 7 janf~ : début de l'e~ploitaüon du p!trole saharÎen . e~t arrêtée. accusée d' avuir post une bombe dans un caf~ ~ de l"unÎven it f d' Alger. mais sans que le gouvernemenl françai s en !lUit Iverti. Tonun!e . sont IlllIssacn!s. Le A. 1. Assa~inat d' Abanc Itamdane.' et r Armh de libt:rntion nationale (ALN ). III ma l : en Algl! rie. Il mars : l' Assemblée naltona le: vote les pouvoirs spéc iaux au gouvernement Guy Mollet. dt5illuoion Chronologie Sc plelllhre : inscription de la question algérienne il la 10' ~il)n ùe rA~semblie gl!~rnJe de j'ONU. 26 avril .énéral Salan. En rc~ai1les. 19 mai .. S fivriu : le groupement a~rien de Constamioe décide:.huliste. 5 j u illet : g~ve gl!nl!rale des Algériens. Rouhircd. et invite les éwdianlS et les intcllt'Ctuds li rejoindre le Ft. 29 dkemhn : L 'Express reproduit des photographies de l'exécution illégale d'un rebelle algérien par un gendmne auxiliaire fran- par le FLN.. bataille d·A1ger. le bombardcmem de Sakhiet·Sidi-Yousscf.aines de FraJl(jais som tlb il M ck~J (Maroc).· 14 dktmbre : le génl!ral Raoul Salan e. 20 aoOt : le oong~s du fLN 11 la Soummam (Kabylie) définit les bu L~ de guerT"e . Oéctmbrt : violcn t ~ lvmbats dans l'EsI-ConstantitlOis.Cnl de 1953 sont I1I. 1t l'origine de la création du FLN. l"opéntlion fail 70 morts. 19 3ppel~s fnnçais.uivie dans 1· A. est accueilli à Alger par les manifc5talion5 d 'hoscil ité des Euro~n~ .N dklare elre le seul et unique représentant du peuple algl!rien .ooldll! fr. 1957 "" 20 jam-ier : manifestations violell~ ~ n Cfl'lUn .. 13 mai : prise du gouvemcmem glnéraJ par les Européens il Alger. 22 oclobre : dttoumemenl par les autorité. Il d&::lare que . . fran<.Al. hemcm de la luue armée. elle signe des aveux.!noncc l' uliliu lion de la lonure par l'armée française Cil Algérie. Khider et l. Trente mille Aistrois demandent un gouvernemenl de salut puNît MprtS la chute du gOU\'ememem Gaillard. principal organisateur du Congrès de la Soummam.1I.lgéruis. en Fmnce CI dans le département d·A lge r.nçais qu i d. Man : Lami Ben M·hidi . UI mai : rna~sacre de la popu lat!un civile du douar Me louza par le FLN. 26 ft!vrier : le qUOtidien L'lIumanirl publie la lem-e d'un .~ _ Ben Be lla .s d u boéneral Massu est ehargée du mainlien de J'ordre" Alger. ptisitknt du Conseil . donl 2 1 enfllflts d'une &:ole . Ail Ahmed. Un ComÎté de salut public l'SI créf sous la présidence du gl!œra1 Ma ssu . reçoit le soUtieli d"inle\]eclUels françai~ comme Simone de Beauvoir..-ort! du . Bilan : 301 mons cl 14 blessés. plus ieurs d iz. Boudiaf. 1.les civ ils françai~ proddent il des I1IlOnnades dllfls Alge r.. grève gl!nérale mauivemenl r. Les premien attentats " la bombe ~m perpétrés li Alger 7 jlllo"icr : la 10' d i vi~ion de pa!"lll. manifesUilions • Alger en (aveur de l'Algérie française. l'Union générale des étudianUi mu sulmans d'Algérie (UGEMA) lance un mol lroruro de grtve pou r une durée ill imitée.-embrt : 11 l'oceas ion du deUJ:i~me anniversaire du dklen. Gi~le Halimi. arrivé~ depuis sculcrJJ<:l1 t une se maine.itcheraf sont f.

l:Omme dé légué général du gouvernement en Al gérie. Dans la nuit du 21 nu 22 a" ri l. le GPRA refuse la proposi tion de De Gaulle. Jouhaud . 21 dk . début du plan Challe.<.mcc ». 2S septembre . n fHIvC'mhre : c réation d' un poste de mi nistre d ' Ét ai des Affa ires algériennes. » 16 ~eptembre .. 5 scpt~mbre . 1" juin : l ' A~semblée nationale in vulit de Gaulle par 339 voix eomTe 224 _ ..ation .. deuxième ~ tournéc des popotes. IS IIvril .. li Alge r. néatioo de l'Organisation ann6e seçrète (OAS) rassemblant des act ivistes curopéens contre l'i ndépe ndance de l' Al gérie. Il ex ige l' indépendance totale avant toute d i scus~ ion_ 10 novembre : appel de De Gaulle au cessez-le-feu. le. 5 septC'mb~ : di scours d .. Fln janvier . 3-5 man . par référendum. entreti ens de Mel un H\'CC les émissaires du GPRA . publication du Munife.~ li l'amodétenn inatÎon par ré fl'rclld um. 19 septembre : fonnation du Gouvernement provisoi re de la République plgéric nne (GPRA). 3 octobre : de Gaulle annonce à Constantine un plan de développement en cinq ans pour l'Algérie." Procès à Paris des membres du «re!ICau Jeanson . 5 août . de Ga ulle admet qu' une Algé rie indépendante ct IISliociée à 111 France aura vocation à réclamer le Sahara. mbre . les Français St: prononcent à 75 % pour le droil il j'autodétenn ination d u peuple algérie n. Ferhat Abbas est le premier président d u OPRA. en Oranie. jeune énarque sociali ste. franci .. De Gaulle . Les discuss ions ac hoppent sur la q uestion du Sahara. 26 avril : échec d u Putsch. Vin gt-deux mons et cen t cinquante blessés le pn:. de sou · tien au FLN. conlié Il Louis Joxe. De Gaulle assume les ple ins pouvoirs. 20 juillet : oou veaux e ntretie ns entre la France el le FLN au château <le Lugrin. Sa lan dirige rUAS. Les négociations échouent quand le GPRA se rend compte qu'il s 'agi t de d iscu ter d ' un cessez-le -feu. le journal IL Monde di vulgue le mpport acca blant qu'a prise mé Miche l Rocard. 6 septembn ..~IIe. juin : dans un discours à Al ger. des générnux il Alger. aux termes de l' arucle 16 de la Constit ution . 20 mai-13 juin . de Gaulle propose au FLN la paix des braves.micr jour_ 13 févrIer : exp losion de la première bombe atomique fronçai se au Sahara. 20 dkembre . 28 novemhre . Nations un ies l'Cconnaisse nt ~ ]' Algé rie le dro it à l' autooéte nn in JI tÎ{)n _ 1959 6 février . 25·29 juin . 1)·12 décembre : dernie r voy age <le De Gaull e e n Algérie . la d6<iHusiftll Chronolog ie 14 mai : Salan crie" Vi ve de Gaulle .wt! de~ /2 / sur le droit à l' insoumiss ion en Algé rie. Ze ller et Salan 001 tenté <le s' emparer du pou voir. sur les c amps de regrou pement organ isés par rannée fraBÇaise en Al gérie 27-31 août : premi~re " tournée des !)lp(l(es" de De Gaulle en Algé rie. De Gaull e ~ déc lare prêt li assume r les pouvoirs de la Ré publique. premicTlô entretie ns d ' Évian. 23 nO~'embre . propose sécess ion. 15 '''' 8 janvier . pou r le soutien au A _N. Ahmcd Ben Bell a ct le~ dirigeants arrêtés en 1956 SOIIt désignés comme négoc iateur. association. première émission pirate de ! 'OAS Il Alge r. dépan de Paul De louvrier.les gén6mux Ch. Jean-Paul Sante envoie une le n re au tri bunal. 1960 24 janvier : début de la se ma ine des ba rricades à Alge r. re mpl acé par Jean Morin . Ma nifestations popu laires violentes Il Al boer. <le Gaulle est Hu président de la Républi qu ~. de Gaull e proc lame le dro it des A lgéric n.ALG':-RIE. jamai s le drapeau du FLN ne flottera sur I"A lgérie .. de Gaulle dl'e13re au x Européens 0( Je vous ai compris ». De Gaulle parle d 'une " Algé rie algé rienne liée il la Fr-. par le FLN. HU G PRA el Il r indé pendance de l'A lgérie. " Moi vivant..<. 23 OL'tobn: : dans une conférence do:: presse. basé sur le principe de la pacî li ca· tian.... Il re nouvelle l'offre de négociations. . L'Algérie algérie nne est en route.

90. 7 révrier 197'1 : le colone l C hadl i Bendjedid succède à Bou medielJe. 5 juillel : proclamation de l'indépendance nationa le . Il novembre : lancement de la révolut ion agraire. 1963 29 man : déc rets sur l'autogeslion..:orps sont jetés dans la Seine... Adoption de la «charte d'Alger ..16 ALG ÉRIE.. 15 seplembre : Ahmcd Ben Bella e~t élu président. 1 Octobre· no\'cmbre : guem: des Sables avec le Maroc .~~u me lous les poUVOirs. q ui in~taure le régi nlC du pa ni unique. . 3 juillet : de Gaulle re<:onnaÎl l'indépendance de l'Algérie. la <!6i]lu. 2S septembre 1%2 : proclamation par ]' Assemblée eonstiruante de la République algérienne démocratique et populaire. L' irnlépcndallC<! e~t appmu~ par 99. 1 1962 8 rhr!er : manifestaTion. Il septembre : adoplioo de la Consti tution .~ ite d'un chef d'État français depuis l'indépendance.\aclion s de l' QAS et pour la paix cn Algérie. les troupes frança ises ouvrent le feu su r uru: foule d' Européens qui manifestem contre les accords d' Évian et font 46 mon s et 200 blessés. 27 décembre 1\t78 : mort du president BoumediellC . La répression est bruta le : de s d iza ines de morts. 3 Juin 1\t74 : mon de Messali Hadj. 2J mars : insurrection et siege de Ba b cl-Oued.1 % des VOlants approuvent les accOf'ds d' Évian. Il avril : référendum en métropole. 7 mllrs : oovertu res des Iltgociations d'Évian.iQfl Chrooologi. Violente réaction policière : 8 mort s CI plus de 100 blessés au mé tro Chronnc. 111 révrier : pourparle rs des Rousses (Ju ra ). 16 murs : sigllature des accords d'Évian. 26 mars : il Alger. 17 1 17 octobre : manifestations pacifiql.11ines de millie rs d'AlgéTien~ dans les rue~ de Paris.:. 20 octobre 1970 : assassinat à Francfort de Krim Belkacem. 19 septembre 1976 : adoption par référendum de la ClIane nationale (Constitution). Avrll : émeutes en Kabylie (Printemps be~re). .lcs de plusieurs di7. Des . l' un des chefs hiSlonques do FI. 16 avril 1964 : pre mier congrès du FLN. à l' appel llcs sy ndicats cl de panis poliliqucs.. 4 Janvier 1967 : assassinat à Madrid de Mohamed Khider. ter juillet : référendum d' lmtodétcrmination en Al géric. Un Conseil de la révolution a.'10 octobre : li bération d'Ahmed Ben Bella. L'Algérie indépendante Por Ca therine Gouesel . ". 1971 14 f~vrier : nationalisation des hydrocarbures.MI1rc les c. 19 mars : annonçc officie lle du cessez-le. ~1. 10 avril 1975 : Valéry Giscaro d' Estai ng à Alger.72 % de~ VOtaflts. Cesl la première \l i. le tréso· rier du FLN."iI .. des centaine" de blessé!< el plus de 10 (XX) arrestations .feu Cil Algérie. 25 rl!vrie-r 1977 : élection de l'Assemblée populaire nationale. 19 juin 1965 : S en Bella est renversé par Haon ri Bo umediene et fait pri:rounie r.

-'-TOOal rempnrte hl % des l'oix . "" Mai-juin : le FIS appelle i. 20 no. La repression ra h lIfts de SOO morts.J'otage5 dans un Airbus.. Stplem breoOC tob re : échçç du dialogue ~ntamé par le pouvoir a'l« le FlS. Proclamation de J'état de sièl:e .(HIs locale s. La !lOO"elle d irect ion du Front rompt aveç Ie. historique . premi~r sc rut in lib re depu i ~ ri ndé]X: ndarn:e. 14 jan v~ r : ptation d' un Haui Comité d' ~t at (HC E) SOU~ la pR!skknce de Mohamed Boudia! . Les quatre terroristes sont tués. 26 dm mbre : le A S re mporte le premkT 10ur des. all~ntat revcndMjué par le G IA dan s le RER paris ien.. le FIS remporte les é lect. un . 1. JO j a nvier : un auentat i.élections légisIitives (47. '99' Il janvier .5 % des suffrages).:\. il réun it les principaux pa r1 is d·opposition.5 Jullle i . le I=ond tour de s é lections est annulé.~ 'lui avaient ! igné à Rome un appe l Il la paix.les diri ge~ts du FIS . Il est n:vendiqu~ par le GIA. 12 juin 1990 : avec 54 % des vo.iruli on du Parti tl-chef de la c t de l'État. [)8)ut de l'escalade de Il vio lence."r . un • cqntrnt national. 17 jKnvitr : AbdeJahmid Mehri eSt ~vi nçé de son poste de secréulire lI-~l1éraJ du FLN . . . 19 Juin : assassinai de Mohamed Boutlia f. . O mdli est pousst à démiss ion 11er sous la pression de l' armée: . la ~sill usioo viokntes manifestations Cllronologie dt. IU publiquc. s&\l ri t~ mi li Laire . Affronte ments entre islamiste5 et forces de ['ordre. créé e n mars 1989 ct dirigé par Abassi Madani CI Ali Belhadj . destiné l meure un lcn ne au:\ violences. NGyembre : co lloque pou r rA lg~rî~ orsa nist ii Rome par la cornmun. rappelé d'ex il. Sept personn~s sont tuée. la bombe devant le commissarial central d' Alger !ait 42 morts el plb de 300 blessés. 4 · 10 octu bre : ' 989 14 !iep(embre : légalisation du Front islamiq ue du salut. Inte rvent ion de l'armée . lycttns 11 7 avril 1987 : assassinai " Paris de l' opposant Ali Mecili . I~mhre : pri~ . "'" " F~vrier : ÎMtaul3t ion de l'i!tat d ' urgCT"lCC': .ut~ cathol ique de Sa nt' Egidio. AoOt 1993 : assassinat de Kllsd i Merbah. Arrestation <. 2H novembre : le f! congrès du FLN (Xévoir la sép.J' Air F!1IllCe sur l'IIl'roporI d' AI g~ r... Interven tion. ancien Premier ministre et ~ meules à Alge r. et l'Jus de 110 blesKc!. du GlGN. DEsapprul.. 16 novffl1bre : élection présidentie lle .. Jan vier : le gfnüaJ Lillmine Zcrwal es! nommt chef de l' Élot par 12 dkenlllre : réé lection de Chad li BcrodjedW il hl prés idence de la le HCE.12 1tO.m~ par le gou verne· ment. '994 '99' IJ jan~'~ : signature des accords tle Sam ' Egid io."embt'e 1986 Constantine cl Sétif. Le pouvoir rejette ce tex te .'cmbre : reœnnaissance officielle du Front des forces socig· liste ("l''S ) d ' Hocine AÏ! Ahmed. Mise ~n résidence sUfV~il lée des d irib~ants du FIS AhIIss i Madani et Ali Belhadj . Man : dissolution du FIS." 8. une grève ilJ imitte pour exiger une é lection pré~iden liel le antic ipée. Lia miroe 7. 12 janv. d u RN . ALGâUE.~ part i.

Avril : des lme ulCli viokmmenl rtprim&-~ fon t une ~iunlaine de morts e n Kaby lie el en viron 1 300 blessé!. III manifestation la plus imponan te jamais organ i. t té : reerude. le taux de parti~' I Jlllt llm C.. lm J anvier .mai : le ~~lt de: libé ration nation ale (FLN. la ll6. est . 10 u('lohre : le FLN remporte la majorité des ~semblées comnlllIl. o ui _. No. un des dirigea nts du FIS. qu i font plus de 1 200 victi mes . la loi su r la concorde c ivile est adopt:êe par ré'füendum avec 98. la lanII lkl btrbêrç. Mal : e xtension des man jfestations e n K. . qui met en cause le rôle de l'armk alglri<' nlle dan~ les ma. IIVTiI : 2000 . le chMntc ur kllbyle Matoub Lou nè!. '999 IS élect ion u' Abdclaz iz BOUle flika . th l Il. le Premier mini.11..6 'II de . victime d' une embus. alors que les é meules redou- l'lient d ï nlen~.'embre : Abdel t ade r lI achan i.~ .\ J7 rjlnkr : l' nrga nisarion Human Rights Walch dénonce k IlOmbre m :" l'I lth: di~pa l'\ls (7 0(0)..OIIo1og11j " 2001 Fi"rlu : le témoigllllge d 'un anden officier des fon:cs spfc ia k'S de ]'annk . faiun' 4 mortS . le ~'<'IU vememo:". pri ncipalemen t d ans les environs d ' Alger.'Iéc il Alger tOUrne • l'émeute . ~ usdle de vÎ\'cs réact ions en Alglrie.lhIlcnt la maJon lt absolue a vec 199 si~ges sur 389 aux t k"Ction~ ItliLislllti ves .~I CA.' 'hm'/u (tribus kaby les) avait Mppe l~ au boycott. Juin : l' Armée is lamiq ue du sallIt confimw:: officie llement l' abandon de 1.bylie. qui ront p lusieurs centaines de Ch. IS juillet : libtnltion <. l' dkemtwt .stre Ali Den nis 1I 111 ~ """ ·\lI ligne il l'u -parti un ique. va ~Ire insc rit dans la Constitutkm Co mme . 28 novemb~ : rtf~re ndu m Ç()fIsl1lulionnei qui don ne les coudées fn!Delles au pRsidc nt ZcrouaJ.la fl ste pour la prfdiclltio n et le combat (GS PC). 21H12 Il mllrs : le préside nt Boute llika anno nce que Je tamn ight. Émeu tes en Kabylie. lutte armée annonœ en 1997. la ngue IIlitiu nnle " . appe lle t L~r les ('O mbat~ à partir du 1" octobre .<oeencc lb massacres. le . Novembre : une sc issinn au sc in d u G IA donne naissance au Groupe s. lU '"801 : plébiscité comme .cmblemc:nt natÎOna' ~mocrat ique (R.. bms annt du AS.i ÛU WII . e Jt ' pnrt i unique) .lt et S't:tcndent l d 'aul re~ régioos. recrudescence des victimes.~u. qui filit em'Iron 450 victi me. . Habib Soua'idia (UI Sal~ Guerrt!). boycottées par les partis kabyle s. 21 SC' p(e mb~ : l'Amth islamique du ~ Iu t (A IS).tinnale Joni de son coogrb.. le pn!s idcnt Zeroual déd de d' abn!ger son mandat e t 1l000u""e Uf1oc: tleetion prés identie ll e an tic ipée .~sacm.1111 : I\boJo: hll. diri gt par Hassan Haltab . cadc. Sc:ptembrt . le Ras. Il septembre . J!JO.cT'C5 .o. série de mas~re~ uans la M itidja. qu i de ux II ~ 'I ' Ilills tan! llnnOOL"e u candidature ~ la présidcnticl k de 2004 . ~ ~gorgés . OÙ . a l1(: Ien ministre des Affaires étrangères e t seul candidat...sc:ç~taire gt~ ral du Front de libéra .AIAi ÉIUE. 1998 25 juin . Juin : Je 14 . Quelques jours pl us tarti.iz Bou te ll ika li moge !ioOn Premier m ini~IJe . puis à Alger..11'. . 00 le mouvemen t con testataire .. ma. cl dfparre nw:: nlales lors des é lection~ loc3Ie~ . cs t ll'>sa u in~ p~s de 1i. !Ii " . interdi t les marches .\ t de 50 'li hors la Kabylie. cnlre 100 000 el 2(X) 000 pel'SOllllCS man ifestenl à l'lIppel d u Front dc:1 forc~ soc iali~lc~ (FFS).ill~ioo 20 I\lIli : =>ept moines frança i ~ en Je~l!s en mars dan s leur monastère de Tibéh irine sont retrou .~I .'OOditionnc:lk: du dirigeant du AS Abassi Madani. s ignature d' un accord d ' association entre l'Un ion t"unlpé<: nne et J' Algt rie.s~~~i rlé à Alger.~D) . 5 juin : t leetions Itgislatives largement remportées pM le nouveau parti présidentiel.

qui lui intcn:Jit de briguer un troisiè me mandat. donlle: plu. ulcère ~molTllgique ~ !'estomal:". 17 mu.al-TlUIjor de l' armée algérienne. Les Algtricns disent . Les IrQi$ partis de l' Allianœ présidentielle soutcnanl le ~idcnt Bouleftika conservenl la m.II}2.' meunrier fait 411 morts. 26 nm"cmbre : cks éleclioo~ locales penneUcnt li l'opposilioo de ron roner $QIl a.~ !t. forœs de !'Iécurité â une l:ÏnquIlIll. Abdelaziz Bouu:llik. il l'est d 'Alb'Cf"· 29 OCtOOrc : Alxlchaiz Bnutcflika annonce la révision de la Cons!Îtulion. Le Groupe salalisee pour la prédicalion et Je CQIlloot (GSPC) rejelle l'amnistie. visant le: ~iègc du gouvernemenl il AIg\-T et un poste de police dans la banlieue !. 5OOl luI!es par <JeIiX anenraL~ ~ la voinm: piégée. ~ suffrages.. « entre 250 et 300 terroris!es • se IIOnt rendlls au~ aulorilEs. lOO4 8 avril : Abdelu.diqués par AQMI. 31 anût 2006 . chef d'f!.eoce d'attentats-suicides. oui » l 97 %. Abassi Madan i el Al i Bcilladj .ll ion dll délai de gria: offen aux groupes armés pour béntt\eier de l' amnis!ie.\. som libtn!s. où il es! opéré d ' lin ". Les anemats son( 1"C\·er.'~vrier 2011 : le\'ée de r EulI d ' urgena: qui tlai! en " iguellr clepui. le chef d'AlVa'da lU Maghreb is lamique. expir. .a ['empone avec 90. 11 d écembre : un double anenlal-sll icide revendiqué par AQMI vise de5 bureaux des Nalions unies cl le sitge dll Coo!iCil constillllÎOOnnel. 200S 29 ~ ptembre : rtftœooum sur la ré<:unciliation nationale . 26 nOl-embre : le presidentlJouteftika est hospitalisé au Val-de-Grâce (Paris).idcnric:l1e boycottée par Ie$ principaux pmtis d'opposition.iz BouleHika est réélu avec 85 . rebaplisi AQM I ( Al-Qaida ail Maghreb b lamique).Sise en Kabylie. 2008 Aoftt : le ramadan es! ~ d' Ilne recl"\Ide5I. !:SI IUt par la.. li avril : 30 pcrllOOntf. 2007 Regai n des alLeluat$ terronsles ct des Ilil aquc: ~ menés par le GS PC .ajorité absolue . Novembre 2010 : un proche d ' Abde lmaJek Droukdel .. .i : Eleelions Itgi ~lalives . 9 Ivril2009 : ~ledion pr6.aine de kilo~tres li l'est d' Alger.24 % des ~·oix.le la eapilalc. Sc 1011 le mj nist~re de l'Intérieur. le 19l1OÙt. ~ident de la Républ ique 3 Moût : démiMion du 8~~ral Mohamed Lamari .Chronologie " 2 jullkt : les deux dirigelUllS du Front islamique du liaJut (dissous).

il n' y a donc pas de sécession concevable. . L'Express étaÎt un journal engagé. Au fil des ans. Le premier débat qu ' engage le journal porte sur"" l'honneur de l' armée lO. la décolonisation de l'Algérie devient même l'un de ses principaux chevaux de bataille. La position de t'Express va cependant évoluer mpidemc:nt.Préambule En ce temps-là. Le 6 novembre 1954.. En d&cmbre 1955. 121). Albert Camus dénonce à la fois le terrorÎsme ct la répress ion. L 'Exprt'. mais ptlTsonne n'envisageait sérieusement que l'Algérie puisse deven ir indépendante et L"ts. cela n' al lait pru. martèle le présiden t du Conseil devant l'Asse mblée nalionale le 12 novembre 1954. un premier incident grave oppose le journal nUl( autorités à la suite de la publication de photos extraitcs d'un fi lm d'actu al ité non diffusé en France.ser d' être la France . à la poursuite de l'effort mi litaire français en Indochine. de soi. . Dès 1955. au lendemain des premiers attentats qui marquent le début de la guerre d ' indépendance.. Le fondateur de L'Expren avait certes signé une série d 'al1idcs dans lesquels il s'opposait.f..qui pourtant n' y est pou r cien .Ç dénonçe violemment les menées du chef nationaliste Messali Hadj .ct de la Ligue ardbe. appelant au dialogue (lire p. à [' instar de Pierre Mendès France. L'Expreu s'insurge contre la "" sale guerre ". Sous sa plume ct celles d'autres collaborateurs. Au tQut début. L'Algérie est française. dans lequel on voit un gendarme français abattre un Musulman.

Jean Dantel ' rapporte une !irîe de .alors que l'Algérie était autosuffisante avant l'in&!:pendancc -. Le journal est dé:>f. celui qui dispose des ri chesses naturelles les plus Impnrtantes. avan t d'en faire un livre.. Le texte fait l'effet d'une bombe : le débat sur la tOl'ture est lancé . V7 % des ressources de l'Algérie provie nnent de ses ellporlalions de gaz et de pétrole. les médicaments . De grasses commissions sont encaissées sur les Imponstions comme sur les e'\ponations. Aujourd'hui encore . « Quand bien même on panoiendra li démontrer que la violence des rebelles vaut celle de l'administratioo et de J'année. le gouvernement décide de «p'JO ir _ Jean-Jacques $ervan-Schreiber : le fondateur de L'Express est rappelé sous les drapeaux pour six mois. En 1956. L'année 1962 marque incontestab lement la fi n d ' une époque. il rt. Jean Cau accuse Ahmed Ben Bella de précipiter l'Algérie dans « la misère et le chaQS économique _.. Ce qui n'empêchera pas Jean-Jacques Scrvan-Schreiber de ne jamais se dépan ir d'ullC profonde méfiance .. Entre 1958 et 1962. j ugée indispensable à la modernisation de la Fmnce. Dès le mois d 'octobre 1962. !IOCi~té politique. Le taux de chômage des jeunes atteint officiel- ~ieuriaJi5lc ct « rivain. L'argent sert à acheter tout cc Ij ue l'Algérie oc produit pas : les biens de consommation coul'I nte . Les é léments civils o nl dB céder la place . écrit le journal iste. krri~re les autres ~ta~ du Maghreb. mais aussÎ les céréales . l'hebdomadaire est saisi à !leuf reprises par les autorités .ill~inn Préambule Dans le même numbu.. pour leur plus grand profi t. enragent de vivre lUissi mal alors que leur pays élnit ce lui de 10US les possibles. alors que le pays est. plaines fe n iles.u. L'équipe qui avait fa it le journal des années de guerre se disloque .la ~.es indicateurs de développement humai n placent I" Algérie . L'Express affine peu à peu sa position. ffu ires et confisqué le poUVOir _. François Mauriac s'en va . eux .. il SlIlue les accords d' ~vian et met en garrle les Français d' AJgérie contre l'QAS.N a servi d 'écran à la militarisation de 1. 169). En ~ 1962. Et signe les meilleures enquêtes de la période dans un journal qu i s'est fixé pour objectif d'apprendre 110 la Fr.l t.... sous le titre «Lieutenant en Algérie _ (lire p.1 1 ALGÉRlE. dérèglements françai s _. eit' loin. plages ensoleillées à deux he ures de l'Europe : les Algériens.".voi re d ' une aversion .. dont il consi&re qu'il est arriv~ au pouvoir à la faveur d 'un prorllwL"Îamenw. ce sera bientôt le tour de Jean Daniel .Il l'égard du général de Gaulle . dirigée par le colonel Ilouari 8 uu medie1lC.."e de rUlMkr NOfl\"tI ObMTWlIf''''' 1. le Gouvernement provisoire de la Répub lique algérienne (GPRA) issu des mllquis de III résistance est évincé par oc l'armée des frontières . gaz. l 'actuel patron du NQu~'e1 Observateur" couvre" pour L'Express la guem: d'indépendam:e jusqu'aux accords d'Ëv iun de 1962. dit aujourd' hui l'historien Mnhamed Harbi. il publie dans les colonnes du journal. Il fau t dire qu'en Algérie uoe véritable guerre oppose au cours de l'été 1962 les différentes factions indépendan1 1~lell. les vrais maîtres de l' Algérie sont ici militaires. Très vile.-res à l' Alg~ ­ rie indépendante traduisent un désenchantement. À son retour. tout en plaidant pour le mainlien de relations privilégiées avec l'ancienne métropole. surtOl.-stcrait il ~voir au nom de quels principes flOUS nous permettons alors de juger des hommes que nous imitons ".\ militaires qu i onl exclu la sociélé dc la gestion de se. I.Jrmais favornblc à l' indépendance de l'Algérie. Désormais. lui même engagé très jeune dans le combat puur l'indépen<lance 2 • Et de ce pays riche ils vont fa ire. nce à «supporter la vérité -. son témoignage.~ . u • ~ confooda~ur de J"' F-Apras . kan Dani~1 . « Le A. un Ëtat rentier. les articles eonsa<. l' huile et le sucre . Pétrole.

28 i' li \ 1 . En France. qu ' il avait qual ifi é « d 'emrc prise d ' asMervisscmenl ct d 'e"'ploitat iu n >1> . il a quitté l'Algérie en 1995 ct signé depuis plusieurs Il'1O:s sur le Maghreb..ALGÉRIE. nunce aujourd'hui pour une . Après la prise du pouvoir par l'armée des fron tières Cl l'évictiCM1 du GPRA.Il'Ii Ilrincipau". . après une brève présenutl ion de l'Algérie d'aujourd'hui el avant de cléroukr les archives de I. II est au cœ ur de to us les soubresauts qu'a connus l' Algérie depu is les éme utes d ' octobre \988 et de la mont&: de ]'is lamis me du début des années 1990. Le second est né en 1950 li Constantine. Les tcns ion~ mémorielles seront ' e lles plus faciles à apaiser lorsque les générnlions de l'aplts'guerre seronl l'une et l'aut re au pllu vllir. • i 1 1 . Les dirigeants algé riens IIlluhaiten t toujours. un mol propre il! rAlgéric . de part el d'autre. reconnaissance des rai ts . La loi votée le 23 février 2005 par l'Assemblée nationale. La Fl1Ince officielle se pro. Devenu journaliste après une fOfmation d'i nlIénieur.s Français ont il. Akram Bclkaïd el Benjamin Sium. mbule Jernenl 2S %. Les choses évoluent cepend ant depuis quelques années. leur égard une delle qu'ils ne veule nt pas reconn aître.' ''~(pre. preSGuc intraduisible.. CI les enjeull de mé moire restent. Le problème es t moins celui du :utvoir. II exprime la convÎCtion qu'ont les citoyens d'être méprisés par un État autiste face Il leurs revendications.ils pour aULan! faire acte de . ou de: l'aœ ès à la con naissance. Il ne s'agit pas seulement d'un ex ul nire facile . Le sentime nt dominant est lu hogra. Les Français doivent. Elles sont d'autant plus passionnelles que plus d'un million d 'Algériens vivent en France. l'c"'-puissance coloniale est un bouc émissaire toot trouvé lorsqu'il s'agit de faire oublier les piètres performances du régime. la guerre d ' Algérie n'est plus une histoire ou bliée. le président Nicolas Sarkozy avait évoq ué les oc injustices JO infligées par le système colonial.u. Le prentier appartie nt li la génération !lée juste après l'Indépendance . le ton du discotu'S politique ou médiatique reste assez largement antifrançnis.. mais e lle écarte l'idée d'un oc repentir JO. même s' il a bllu du temps pour L'C la . dont l"anicle 4 _ abrogé un an plus tard . il est aujourd' hui l'un . Entre la France et l' Algérie. nous avons choisi. spécialistes français de l' A lgérie et l'auteur de unl11hreu'" ouvrages de ré férence. non sans ra isons. En revanche . Kncc française outre-mer. demeurent d iffici les . pour leur part . notamment en Afrique du Nord JO . compliqués. que celui de la reronnaissance du préjLXIice infligé . cinquante ans après l'i ndépendance. Les Algériens ont. les relations.. Mais la non-reconnaissance. l"ouvenurc politique ayan t aussi permis de soulever Je cou\'ercle de cette chape unanimÎste. tt! moigne de ce manque de sensibi lité .. repentance '"' el adresser à l' Algérie des excuses 7 Dans un d iscours prononcé li COflstant ine en décembre 2fXJ7 lors d'un déplacement cn Alg~rie. il manque plus d'un million et demi de logements. des deux côtés de la Médilerranée ? Sur ces q uesIkms· ll. IIIMurien. elle en a fait une épopée nationaliste dont clic a gommé les dis§tnsio ns internes qui e"'primaient pounant le caractère pluriel de sa société . l'Algérie officielle tl réécri t son histoire. Certes.évoquait oc le rôle positif de 1:1 pré. de Inisser la parole il. Il ~l1~lion Pr. un aCle de repentance . des crimes conunis pendant la colonisation puis la guerre d 'indépe nda nce demeure une souffrance. par la France. professeur des universités.. le sentiment que Ie.

l'1 Première partie L'Algérie aujourd'hui 1 . 1 ~ . .

puiStjuc les démographes ... En 1980.. de fécondi té moyen est de 7 enfants JIHI..(murS algériens ne sont pas loin de considérer la démographie I. Pendant les vingt premières années IMI~tinOépc ndance. le taU)!.ct les deux tiers vivent en zone urbaine .UIlI de 8.o.es sotUlions comme la limitation des naissances • . Il n'cst pas question que l' Algérie li mite 10 UlIl11brc de ses enfants .ri Boumediene dans un discours prononcé en Juin 1969. panisans de fuus. la population a quadruplé .un peu plus de 36 millions au ' '"' janvier 201 1 selon l'Office nationul ue~ statistiques . Les Algériens 1 ~ • 1 1 11 '\ 1 En 1962.fC IIUllC CI l'Algérie frôle même un record mond ial e n l 1J7~ uvce un t.riment qu' il y aura en Algé rie 50 millioM d'habi tants vers 21)~1·2060 . les diTi. dont la majoriu! sont des ruraux . Ce n'est que dans la seconde moitié du XXI" siècle !tuc de vrait s'amorcer la décrue. t'endant les années qu i suivent lïndépcodaoce. Le premier « programme national en vue de . Un poin t sur lequel insistera cncore en 1974 la ik!lét:ution algérie nne lors de ln Conférence mondiale de la lMIJlululilln 11 Bocarcst.l• \ 1 Chapitre 1 . lorsq ue l' Algérie accède à Iïndépendance. elle met au monde 19 000 IJtoI_'s de plus que la France. dédumÎI HoulI. « Nous ne sommes pa. Une évolution qui n'est pas achev&:. don t la population e st lIOis fois J1' u~ numhrcuNC .. t:inquantc ans plus lard .. ellc I:umple 9 millions d' h:lbitants.:ummc une arme .1.

! des jeunes Algériens interrogés en 2010 dans le cadre d'une enquête ~ali sé par le Centre national d'études ct d'analyses pour la population el le déve loppement (Ceneap).Îr la cohorte des immigrés clandestins.. Nul ne sail combien périssent en mer. la distribu· tlnn de logements sociaux .i 1 ~ 1 !j '1 Il'• .900 répertoriées en 20 10 seloo le journal Ubàuti()n . les harraxtls ou brûleurs _. un organisme algérien spécialisé d ans les questions de: démographie . le désœuvrement des jeunes et leurs frustrations sont au CŒur de tous les soubresauts qu' a connu le pays depuis la fi n des années Boumediene : la ~volte de 1988..~ avant même d'avoir atteint leur hUI. Parfois. . 25 % des jeunes Algériens étaie nt 11 cette date au chômage . Résult:at : la plupan des Jeunes pa'\sent l'essentie l de leurs soirées 11 regarder 13 té lé· vision . qui ten tent de qu itter le pays afi n d'échapper à un horizon qui leur paraît bouché.d ' où leur nom .pulsés.1. Mê me s'ils n'en sont pas le facteur unique .. Les microémeu tes .. Selon une étude de 13 Banque mondiale qu i remonte li septembre 2010. Et 90 % d'entre eux confiaient ne s' intéresser ni à la vie polil. les seuls lieux un peu conviviaux . Le tier. ou bien ils ont un CAP en poeke . qui attirent de moins en moins de monde depu is q ue les connexions 11 domic ile se multiplient. l. L'Europe reste à leurs yeux un eldorado. dans des logemenL" surpeuplés. Et sur les Il % de chômeurs que compte officiellement la population active. Als'ri.plose. Aujourd'hu i encore. de ces dern ières années. le ras-le-bol CJI. l 'arri vée massive de jeunes sur le marché du travail devient vite un enjeu fondamental. ALGE":RIE. Mais aussi un demi·million 11 quitter chaq ue année le système scolaire R'ns formation .e lles étaient gérées par l'étal com me: tout le reste . avouait rê ver de s'installer à l'étranger.-. ou une microentreprise.~ qll3tre _alles de cinéma qui eJl..SQnt devenues une forme de contesta· tlnn ~iale . Et les plus chanceux viennent grQS. rC\'cndcnt 11 la sauvette des fi lms téléchargés sur Internet ou s 'autoproclament gardie ns de parking .. pluran des harrugas ne sont pas issus des couches les plus pauvres et les moins qualifiées de la société.ont les cybcrca· rés . puis eJl. les « microémeu tes.II dbill\aion I. deux seulement ont rouvert après avoir été rénovées.. Le s autres sont bicn souve nt arrêté. Apres 20 heures. Nombreux aussi sont ceuJl. la défaite d ' une équipe de (00(. l'allente d'une conduite d 'eau ou de gaz.. les trois quarts ont moins de 25 ans.istaient Alger du tem ps du socialisme triomphant . La croissance dé mographique et l' urbanisation nlpide du pays onl provoqué une fone augmentation du taux . longtemps après que le même déc lin a é té constaté au Maroc ou en Tun isie. . la montée de l'isI3misme .à f~que nter l' un iversité . ils brtl lent leurs papiers . client un peti t conunerce. avant de prendre le large au péril de leur vic d3ns de petites emb3rcations. La jeunesse algérienne est d'ailleurs tres largement IICOlariséc. Contrairement à une idée reçue. Au chômage vient s'ajouter l'ennui dans un pays où les Ileux de sociabilité sont presque inexistants. une rixe avec de~ ru liciers . Ils ont souve nl été au lycée.<." la maîtrise de la croissance démographique 10 ne son des car· tons qu'en 1983 et ce n'est qu 'à panir des a n~s 1990 qu~ l' on enregistre une baisse significative de la fécondité. Sur le. Le détonateur de ces cou ps de colère est souvent l lwldi n . Une gra nde partie d 'entre eux se tournent vers le secteur informel. Alors..que ni à la vie associative . lis sont chaque année quelque 350 (0) 11 passer le baccalauréat ct plus d'u n million . prh d ' un Algérien sur deux (48 %) a moins de 20 ans et lcs 15-29 ans représcntentlc tiers (32 %) de la population. Ils « bricolent lO.e. en direct ion de l'Espagne ou de l' Italie. parfois 11 l' université . La sitwniun demeure préoccupante.2 million pour l'année universitaire 2008·2009 . Le logeme nt demeure l'un des gros problèmes de l'Algérie tI 'nujourd' hui. Les plus chanceuJI.. multipliant les petits métiers.

36 :17 . Même si. Si cl ics sc marient de plus e n plus ta rd . Mais c'cst aussi l'une des raisons du mal· être de beaucoup de jeunes . -. ou pour te nter leur chance en Europe. Elles sont même aujourd'hui plus nombreuses à poursuivre jusqu'au boul leurs éludes secondaires et à passer le baccalauréal. pas dc logcment indépendant: les jeunes Algériens souffrent d'autan t plus de cette situation qu'il est difficile de se marier quand on n'a ni l'un ni l'autre... Les frustration. quel que soit son âge. El fuir le deu".une fe mme. Résultat : de plus en plus de femme s diplômées se retrouvent dans la fo nction publ ique. Aujourd ' hui.. . Les jeunes couples doivent bien souvent partager pendant plusieurs années l'appartement des parents de l'un ou de l'autre. pani. lui. Voici Ryad. si le code de la fam ille les considère toujours comme des mineures . Il vivait il ]'~p()que avec sa femme et leur bébé chez ses parents. Depuis 1994.. Si leur congéoèrcs mâles restent machistes. Nombre de jeunes .ALGÉRIE. 29 ans pour les femmes. ne peut se marie r sans raccord de son tuteur matrimonial. avec deux de ses sœurs.lÎOIl les Algériens d'occu pation. Les Algériens se marient de plus en plus tard : 32 ans pour les hommes. La situation n'cst pas près de s'amé· liorer : selon une c nquête du ministère algérien du Tenitoire et de l'En vi ronnement. elle peut ctre répud iée.cl de moins jeunes .'\e):uelles sont donc fortes. du {ail de la taille acquise par la population. la polygamie reste autorisée . hui t Algériens sur di". Un logement est en moyenne occupé par 7 à 8 personnes. alors que 83 % des appartements ont moins de Inlis pièces. .. Les deux tiers y auraient reclJul'li alors qu'elles étaient moins de 10 % en 1970.. adultes. ~iU . il commençait li envisager un départ pour la France .souffrent de la promiscuité qui en rés ulte. Car les tabous som lels qu'I I cst encore pl"dliquement impossible de s'affic her avec un copain ou une copine et qu'une jeune femme se doit d'arri ver vierge au mariage. Sans doute est-ce l' une des e". il faudra attendre lc milieu du xxI" siècle pour que la situation se Slabilise . Faute de réponse. sans parler de l'appari tio n de bidonvilles il la périphérie des grandes vil les. Pas d 'emploi stable. Les jeunc:s femmes sunout ont changé. Il était dans l'attente d'un logement social CI prêl à al ler 11 30 ou 40 kilomètres d 'Alger. pour faire du commerce.t. les fe mmes n'en sont pas moi ns de plus en plus présentes dans la vic sociale du pays.plications de la décrue démographique amorcée ces dernières années . La ~ iélé s'est pourtant modcrnisée. vivront dans les villes en 2030. culièrement chez les jeunes hommCi. la fécondité des femme~ en age de procréer est inférieure ta deux enfants. les fi lles sont aussi nombre uses que les garçons dans re nseig nement. p3Jlait de postuler pour un emploi dans le Golfe afi n de se faire un pécule.~ .pièccs familial de Bab e l ~Oued panagé par si". L'Algérie a donc fini par amorcer sa Imnsition démographique. qu 'ils considèrent comme une fabrique de chômeurs. rencontré au cours d' un reportage il Alger en 2007. Les garçons ont . elles sont aussi de plus en plus nombreuses à uljliser des moyens contraccprifs . eu". Mohamcd . qui se féminise très rapidement. . dans un trois-pièces d'une cité populaire. tendance à abandonner plus vile r école.

do nt Aïl Ahmed. par une figure du l'"LN. De nombreuses personnes sont arrê!tes. celte première insurrection est Initiée au nom du combat pour la démocratie. Bien que limitée à la Kabylie. qui on! contribué de manière décisive au combat l'géri!!n. conduite par la tou te nouve lle Armée nationale populaire. Celui-ci" s'oppose à la marginalisatlon du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) par les militaires de J'armée des frontières ct au pani unique imposé par Ahmcd Ben Bella ct Houari Boumediene. En septembre 1%3. y compris dans le printemps berbère de 1980. Au cours des années qui suiven! Je coup d 'État d u 19 juin 1965. .' instaure entre la Kabylie et le pouvoir central. barrer la route à la dérive dictatoriale . qui est condamné à mon puis gmcié.Il . une relalion de te nsion . refusent de sc laisser déposséder de leur victoire. dès 1963.. li sera cenes centré sur la reconnaissance de lu langue et de la culture berbères. une chape de plomb s'abat . La première insurrectio n est condu ite. Nous Il 'en sommes pas encore là. Hocinc Aï! Ahmcd. On re trouve ra ~clle composante par la sui te.. La répression . Les élites kabyles. mais les militanls J ' alors prendront soin de présenter celles-ci comme des éléments du IlUlrimoine algérien. il crée le Fron t des forces socialis tes (FFS) pour . Chapitre 2 Révoltes kabyles Dès le lendemain de l'indépendance. fera des centaines de morts.

le Mouvement cull urel berbère (MCB). et le lexie prévoit l' interdiction des partis qui seraient fondés l ur une base « linguistique o u régionale _. Animé par une poignée de jeunes militants. à l'université de Tizi Ouzou occupée par les é tudiants . cc sont. La manife station a lieu quelques joors avant un référendum constitutionnel qui est considéré par les Kabyles comme une véritable machine de guerre : l'arabe y deme ure la seule langue « nationale et officielle. le chef de l't. une « marche llOire . pour une largc part . l"cst le 18 avril 200 1 que tOUt commence .~io<l sur la Kabylie comme sor tout le reste du pays. brigades de gendarmerie sont encerclées. la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK). Les Ilc nda~s t i ~nt. de mars à juin. près d'u n million de personnes défi lent dans les rues de Tiri Ouzou pour réclamer la reconnaissance du tamazigh .. Manifestatio ns." rues de Tizi Ouzou . . une bourgade de grande Kabylie. rassemble 50 000 per. ce mouvement centré sur la revendication linguistique et identitaire est le premter.ALGÉRIIO.oit toote misc en avant d'une différence identitaire comme un facteu r de division.. la dL~i ll .. le club de foot de 'Ii. De gmndes manifestmions sont alors o rg:lnisées li l'appel d 'une nouvelle organisation. C'est aussi la première fois depuis l' indépendance qu'une protestation prend la forme d'une mobilisation de masse d'unc tet le ample ur. En quelques semaines.ou.OU le " prin temps berlx': re _. Issue d' uoc guerre d'i ndépendance qui a exacerbé le nalionalisme et érigé l'arnboislamisme en fondement de la nation.. un lycéen de 19 ans . Quatre ans plus tard.. grèves ct affrontements vont sc poursu ivre pendant quatre mois. malgré l' a. Ve nu assister au match.adiq ues. naît à Tizi OU1. Les autorités me na· cent en o utre de réacti ver une loi de 1990 sur l'arabisatioo qui bannit toute autre langue que J'a rabe . a été sélectionnée pour jouer la fi nale de la coupe d' Algérie.. les Kabyles ont le senlÎmcnl que l' Étal qui sc met en place est largement antiberbèrc : misc à l'écan après la rébellion de 1963 des chefs politiques ct militaires ka byles. le 20 avril. 1".~. Massi nissa Guennah . Celle fois. c'est J'assassinaI du chanteur Matoub Lounès qui sert de détonateu r. des centaines d'autres blessés. à Alger. la Kabylie CMt de no uveau en é bullition. et le chanteur Matoub Lounès.tat esl acc ueilli aux cris de « À bas Bo umediene! _ par les supporters kabyles et l'hymne national es! chahuté.-i OU7.. dont le psychiatre Saïd Sadi.. la Kabylie entre une nou vel le fois en rébellion ouverte avec le pouvoir central. Celte année-là. C'est l'émeute . saut donné par les forces de l'ordre .. Ce jour là. l'Algérie officielle per~. aujourd'hui leader du Rassemblement pour la culture et la dé mocratie ( ReD) . des militants du Mouvement culturel berbère qui sont li l'o rigine du projet de ligue algérienne des dro its de l'homme. 123 manifestanlS IIu nl tués. assassinat en 1970 de Krim Bclkacem. en 1980 . En j uin 1998. Au printemps 2001 . De leur cÔté .. C'est la première rll i ~. la langue berbère. que les forces de sécuri té sont autorisées • .irer li balles rée lles sur des manife stants en Kabylie. est tué d' une rafale de kalachnikov dans les locHUx de la gendarme rie de Beni 1)(luala. Les décen nÎes 1980 et 1990 SOnt marquées par de nouvelles crises spor.le « printem ps llOir . à faire entendre un conlre-discours. islamistes annés. La région cOIre en dissidence.o nnes d~ns le. -. En 1976 intervient un premier incident significatif. Le régime oc: souffre aucune opposition et le contrôle militaro-policier rend presque impossible toute e xpression li bre.oU qui met le feu aux poudres. Des adolescents . dans l' Algérie du parti unique. Le 17 janvier 1994 . Le meurtre e~t officiellement allribué au)!. depuis 1963. Elle le restera celte foi s pendant deux longues années. C'est l' interdiction d' une confé rence sur la poésie kabyle ancienne à l' uni versité de l ili OU7. mais III pluplln des Kabyles so nt convaincus que ce sont les autorités qui 11001 à l'origine du drame. En 1985. Le JI mlli .

. des maines ou des écoles. le l>remier ministre Ahmed Ouyahia. que sont le FFS d ' Hocine AT! Ahnled et le RCD de Saïd Spdi. Dans ce texte adopté le Il juin 2001. Il faudra atte ndre l'élection présidentielle de 2004 et la victoire d ' Abde1aziz Boutefli ka pour q ue les pourparlers puissent reprendre .. en leur promettant de libérer leurs camarades emprisonnés. Les a. qui tthoue quelques moi! plus tard. Le premier n' a jamais eessé d 'être. Ils o nt aussi loujoors récusé l'étiquette . Ces fi délégués » de ce qui se veut un . Il parviendra à ses fins . De celle vague protestataire émerge un nouveau leadership. des mesures de lutte contre le chômage.i l'..nions. Un protocole est signé qui prévoit la mise en œuvre de la plate-forme d'E I-Kseur «dans le cadre des lois de la République . mo uvement citoyen » élaborent un cahier de doléances.. C'est insuffi sant pour les Aarchs. On retrouve les revendications de 1980 : la reconnaissance de la langue e t de l' idenrité berbères. Comme dans tous les mouvements de protestation kabyles. mais ce n'est qu'cn 2005 que sera achevée la reprise en main. la re lance du développement de la Klibylie. la reconnaissance officielle de la langue berbère. la « plate-forme d'EI. en tamazight.·tive démocratique . le président Bouteflika se contente d'un geste limité sur la questio n de la langue : le berbère se voit r&onnaitre le statut de « langue natio nale "'. Le tenue désignait autrefois les rcpré~lltanls des vilItlges ou des tribus au:t assemblées !r. Né dans le sillage de l'ouverture plliitiquc de la fi n des années 1980. Puis. qu' il invite à la table des négociations. qui appellent la population à boycotter les é lections locales de 2002 . des indemnités pour les victi mes.. le Re D ('~ t le plus lâique des partis algériens. occupenllc tcmin.u torités n'ont rien coocédé sur la question de la langue.'i ac hèvera Je consacrer la reprise en main. les Aarchs.11 d istri bution de sub. cassant o u brll lanl lOUI ce q ui peut symboliser l'Étal .'cntions aux baronnies locale. tOOjoU B sur la question de la langue el de son offi · cialisatio n.ional et dans une persiX'i. la revendication identila. proche du Mouvemcnl culturel berbère do nt Saïd Sadi fui l'un des leaders. ils exigent pêle-mêle des sanctions contre les gendannes responsables de la répressK>ri. En dépit de leurs di ve rlI('tlces. . Au tOut début. depu is sa nais!>8. aux Aarchs. le II JUÎn 2003. Le mouvement ne parviendra pa. 1. Il défend e n t992 l' interruptio n du processus électornl. puiS le combat des autorités l't dc l'année cnntre les is lamistes.ire cSt étroiteme nt liée à la l'tvendi cation démocratique . Une par- lie des Aarchs accepte le dialogue.K ~Ufl•.~ à 'mai nteni r la mobilisation pupulaire et à émerger véritablemcnt sur la scène politique. Les Aarchs obtiennent cependant la J issolution des conseils municipaux et départementauK et l'o rypnisation de nou velles élections locales . Celle-ci reste en Kabylie dominée par les deuK "' frère s e nnemis. et n'ont jamais revend iqué l'autonomie tlt' la Kabyl ie.ulitionnelJes. qu' il s'agisse des bureaux des admi nislr. na tionale el officiclle . ains i que l' indemnisation des familles des victimes des émeutes de 200 1 et le retrait des brigades de yendanncric les plus compromi!>eS dans la répression de 2001 .nce e n 1%3. le RCD et le f'fS ont cependant un point commun : l'Lili et l'autre ont toujours pris soin d 'i nscrire la re vendication klcntitaire kabyle dans un cadre na t. une force d 'opposition contre la domination de l ' ann~ cl l'absence de démocratie. la justice économique et sociale. lui-même kabyle .It' "' partis kabyles . J'Ëlat de droit.elles auront lieu le 24 novembre 2005 -. s'adresse. une constante depuis l'insurrection de 1963. espérant l' usure ct organisant la divis ioo du mouvement. l' arJbe restunt lui la seule langue . C'est d 'ailleurs l'une des caractéristiques du . Le pouvoir va jouer le pourrissement . issu des coordinations locales propres à chaque willaya. du haut de 13 tribune de l'Assemblée nat ionale.

prenant le leaucrship d' AI-QaYda au Maghreb islamique (AQMI ). le mouve me nt is lamiste algérien était tres éloil'né du jihadisme intem:ttionaliste représenté par Al-QaYda. ~eoncilial ion nationale . En uiA ans. les Algériens restent traumatisés par celle décennie noire. Ro bin des bois . D'autant que la menace terroriste ne s'est pas complète me nt tarie. la succ u r.. attentats .. Massacres. la dtsill~sion mouvement kabyle depuis lïndépendance : les révoltes qui se sont succédé dans cette région. .. Chapitre 3 Au nom d'Allah Dans la nu it du 9 au 10 février 1992. Mustapha lJouyali.. n'ont jamais débouché sur une tentation séparatiste. proclamée par le président Abdelaziz Bouteflika. les oc années de ~ ang " feront plus de 20 000 morts.~a le maghrébine de la centrale terroriste d'Oussama Ben Luden (tué le 2 mai 2011 par un commando américain) et d'Ayman aj·Zawahari. autour des 1I1\l)'q Uées. en dépit de la .. e nlèvements. Aujourd·hui encore. Une nou velle guerre d'Algérie vient de commencer. Il est di rigé par une sorte de . Les élé· mcnts les plus radicauA des maquis islami stes o nt intégré L1vee annes et bagages les résea ux d ·AI-Qaïda. monopolisait le champ poliI(que. si d lcs traduisent une forte conscience culturelle et identi taire .. Aprè ~ cct .N.inés dans la casbah d' Alger. islamiste. Cc tlernie r s'est développé. parti unique. au cours des années 1970. qui sera abattu dans la Mitidja en 1987 . six policiers sont assas. À j·origine . seuls espaces dl: liberté encore entr·ouverts tians Lin pays où le A.. Il ~'ugissait essentiellement d'un mou vement protestataire.ALGÉRIE . Le premier maquis apparaît dans les années 1980.

Cr. affi rme. l Batna. confiera-t-il. 4ui va de devenir l'organisation la plus violente. Avant même l' an nulation du scrutin . les militaires pre nnent position à Alge r. La nouvelle formation obrient tres vite son agréme nt officiel. des deux principaux dirigeants du mouvement. Dans la nui t du 10 au Il janvier 1992. avait décidé de prendre le maquis. Kamal Guemazi. Mais le deuxième tour.kmt les principault dirigeants sont en prison. dans une Algérie qui sc démocratise. Les légalistes. Le coup de force de l'armée fait basculer l'ensemble du mouvement dans la violence. Le GIA mulli plie les allentats cont re les inlellectuels anti-islamistes.~ quartiers populaires.. Il ne s'agissait cependant q ue d'hlÎti. 0( S'ils n' avaient pas annulé les électiuns. Ils ont incité les gens à se livre r • la violence. quelques années plus tard. Emretiens av~'C r ameur. ~'réc ~a propre organisation. En j uillet 199 1. Abdc1hak Layada..27 % des suffrages. En mars. Abdclkader Che tlouti. Eux pronent la construction d'un mouvement capable d 'occuper le terrain politique et. le pouvoir a poussé les gens à prendre le maquis. malgré l'arrestation. Ils auraient dO savoi r que la décis ion d 'annuler le scruti n al lait déboucher sur de la violence ».tives isolées. Si on nous avait laissés accomplir notre mandat.-. Un ancien carrossier. de même. n'aura jamais lieu. c'est bien l'annu lation d u scrutin de décembre 199 1 q ui a fait ba. militant du FIS et ex-maire d'Alge~ . Il est même en passe . le premier parti d'Algérie . partisans de mai ntenir la partici pation du mou vement aux élections du mois de décembre malgré t'arrestation des deux dirigeants. deux tendances s'étaient IIffmntées lors d' un congrès du FIS. .. voot progressivement s' impo!.. Le FIS est. les 0( politiq ues . dans le si llage de la politique d'ouverture décrétée par le gouvemement de Mouloud Hamrouche . Pour Ali Belhadj . . Nous étions élus pour cinq ans. l'avaient emporté. perd largement le l. décide d' intelTOmpre le processus démocratique. principalement à l'inté rieur du tltriangle » Blida-Lakildaria-Berrouaghia. quelques mois plus tôt. Le pn!mier à fai re l'objet d' une tentati ve d'assassinat est Omar Uclhouchet . grâce au mode de scrutin majoritaire à deux tours. Tous les couranlS de la né buleuse islamiste algérienne participent à L'eS assises. il n'y d'Allah . Le FIS. les élections municipales lui permettent de remporte r sa pre!lÙère grande victoire électorale .. Des maquis appal'1Iissent dans plusieurs régions. !. élections législatives. L'armée.1 . Nombre de !lÙlit3nts islaoùstes décident alors de prendre le maq uis . le FIS est officielleme nt dissous.Au nom l 1 ! éd\œ . Le Front islamique du salut (FIS) nuit le iO mar. Quelques semain~ plus tard . à L 'Expn ss1 • fi En refusant l'alternance. lors du premie r lour de. un proche d' Ali Belhadj . Mais les débats avaie nt mis en évidence l'existence d'un courant favattble à la lutte armée. le Groupe islamique anné (GIA).cu1er l'Algérie . . une strdtégie d'accession au pouvoir par les urnes. en mal d'action. L'année suivante. l'ex-numéro deu x du A S. le directeur d u quotidien indépendlU1t AI Watall. peu après l'arrestation de Madani et Belhadj. l'état d' urgence est proclamé. prévu pour le 16 janvier 1992 . avec 46. en février 1992. D'autres groupes IIC ~pécialise n t dans la guéri lla urbaine.'Ontrôle du terrain. rien de tou t cela ne serait arrivé .<1 aurait pas eu de lutte armée . lors d'un di-soours télévisé. près d'Alger. les premières de l'Algérie multipar1ite. cc q u' il fai t dans la soirée du 11 janvier. Tous rec rutent aussi bien parmi les anciens cadres du FIS que parmi les jeunes chÔmeurs de. 1989 à la mosquée Ben Badis de Kouba.. Abassi Madani et Ali Bclhadj. qui ne veut en aucun cas d' une ré ptlblique islamique et craint tic voir certains de ses officiers traînés devan t des tri bunaux populaires. d'obtenir la m3jori~ absolue des sièges. L'essai est lransfomlé le 26 décembre 1991 . Le président Chadl i Bcndjedid est eootraint de démissionner.

Mais il faudr. de dCSl--endre du maquis. Le FIS décide. placés chacun sous la direction d'un émir. Mais la stratégie du FIS reste avant tout politique . passé dans l'opposition. les attaquants cn~\'en l les femmes. au GIA. Ullt premiè re loi sur la «concorde l . li panir de fé. Beaucoup de ces victimes sont égorgées il l'arme blanche : selon les ... Impuissan te il empêcher les tueries. des apostats! Très souvent aussi. il multiplie les attentats ct reve ndique notamment deux attentats-suicides il Alger le I l avril. La zone d'opération d 'AQM I s'~ te nd aujourd' hui sur l'enIItmble de la région saharo-snhélienne. Ayman AI Zawahari . accusée de manipuler le GIA .. du Niger ct du Mali. qui pennet. Au nom d'Alloh civile . Entre temps. d' une branche militaire. cependant."'1 .. parfois des oouan. J'écri vain Tahar Dj3001 est aballu de tro is balles tirées à boUI ponant. mais aussi tous ceux que les jeunes islamistes considèrent comme des traîtres ou des apostats. Dans les mois qui suive nt. les accords de Sant'Egidio. des familles entÎères. un IIncien ~ltt(ronkicn panisan d' un j ihad « global . de réunir les maquis qui lui sont fidèles e n se dolaIl t. Ils appa rtienncnt pour l'cssentiel au Groupe salati ste pour la prédication et le combat (GSPe) . le sang doil coule r pour la « purification . SOn! massacrés. En 1997 . l'armée est souvent montrée d u doigt . le ~ premien. li plusieurs reprises. de soo côté. par le pouvoir.. qui refu sent de payer '" l' impôt n!volutiolll\aire . signent à Rome une plate-forme commune. des trac tations entre l'armée et l' AIS aboutisscnt li une première trêve. en pll~san t par le Sud algérien . 8 panis pol itiques. idéologues .Qaïda. le 25 janvier 2007. le GSPC troque son Int itu l~ pour celui d'AI-Qaïda au Maghreb islamique (AQM I). de ces ffillquis . alias Moussaab Abelel OuaJood.ion du GSPC dans un entretien vidéo. En septembre 2006. Ce dernier est né en 1998 d' une scission du GIA. à être perpétrés par des kamikazes dans le pay~ . Dans les villages. les intérêts de l'armée el de ses services. le 17 mai 1993. don t le FLN. Puis.'rier 2006. Quelques jours plus tard . celle-ci est rejetée «en bloc ct c n détail . La nébuleuse du GIA compte au milieu des années 1990 une dizaine de groupes régionaux . L'organiSAtion jihadiste sert incontestablement. entiers. confirme l'Affiliat.pour fai re monter la tension CI justifier l'orienlalion du « tOUI sécuritaire . l' Armée islamique du salut ( AIS). ct le FIS . quelques maquis d' irréductibles. le I l janvier 2000. Il est di rigé depuis 200-1 par Abdelmalek Droukdal. a été adoptée par rHêrcnd um. Il reste e ncore ..voi re d'avoi r favorisé sa création . qui revendique son affi liatton au résea u AI.. qui sont violées. qui est alo rs la sienne . du Sénégal jusqu'à cenaines panies de la Mauritanie .. l tous ceux qui avaient pris les anncs de retrouver leur place dans la SQC i~té.. l'un des principaux lieutenants d 'OusRama Ben Ladcn . L'année suivante.. . .. Une première tentati ve pour re nouer les fil s du dialogue échoue en 1994 sous la présidence de Lillmine Zeroua!. e n 1994. Le GIA fmira égaiement par dêposer les annes dans le cadre de la « politique de ~nciliation nationale . . Malgré uu !\Ceueil plutôt favorable à l'étra nger.l attend re l'élection d'Abdelaziz Bootefl ika à la préside nce de la R ~publi que en 1999 poUt que les chefs de l'AIS donnent l'ordre li leurs combattanl~. Les vi llageois fidèles au AS. puis tuées.

Boumediene promet d'uliIJfiCr ce'! ressources pour fi nancer l'ind ustrialisation .. ~c commeree donne lieu à de substantie lles commissioos que Ile partllgent les dirigeants is. le p. [' Algérie déc ide de na tionaliser les xli~it~ de raffinaj. il ne détient que 4. Aujourd 'hui encore..lrocarburcs.a. la Société nationale pour la recherche. le premier choc pétrolier multipl ie par trois les recettes qltC l'Algérie tire de ses hyl. Elle ellporte ses hydro· \:lIrburcs.e ct de distribution des soôétts américaines Mobil CI Esso . prise de contrOle des lociétés fra nçaises. J ! Chapitre 4 U ne économie de rente Les accords d'Évian du 18 mars 1962 reconnaissaient la lOuveraincté de l'Algérie sur le Sahara c t ses richesses naturelles.us de la guerre d 'indépendance. présentée \:1ln1 me le mote ur du dévelo ppement. . Après la guerre lI~lo-al"'dbc de 1967. le 24 février 1971. la transformillion des hydrocarbures. À l'époque..!. 97 % des rece ttes du pays provie nne nl des clIportat ions d 'hydrocarbures.nspon. Puis. 1 1. Le payS est riche . En réalité. Deux ans plus lard. mais clle im porte presque IQUI le reste. l'Algérie va rAp idement deve nir un ËIIII rentier. Le jeune t:tat crée dès la fi n de 1963 la Sonatrach. : 0<1110nl li~ation des oléoducs ct des gazoducs.5 % des ptrimèlrcs d'exploration Cl le pétrole eSI exploité pour pJ Ll~ des deux tiers par des rociétés fra nçaises. le président Houari Boumediene décrète la «décolonisation pétrolifère. Au passage.

. L'ouverture économique d6cidée par le gouvernement de Mouloud Ilarnrouc he . Il faut réduire les dépenses budgétaires. Elle doi t importer la quasi-totalité des biens de consommation courante. d'abord à l'intérieur des trunlières puis sur les produits d ' importation.celle qui n'cst pas préemptée . que trop d'intérêts soient ' II jeu pour que les ten tatives de réformes structurelles aie nt Il muindre c hance d'aboutir. V.. des couches-culoltes au demifrice en passan t par l'aspirine. tiques.ja le ver:o. Une partie de la ren te .Kkmiser le pays. plus rentables.d ilIO~ CompluC'. plusieurs usines.. On comprend.~ tries manufacturières. Selon le chercheur Rémy Leveau~ .lIu§ion Une économie d. etc. ConfTOflté à l'é<:hec de la révolution agraire e t à une démog raphie galopame. Au dé part . le pays achète aussi à l'étr.-":1 el privilèges.5 % du total des importations. les grands bo!néfÎ ciaires du système sont principalement les anciens officiers de l'Armée nationale de libération ct plus généralement les membres de la « fam ille révolutionnaire.entre . Mais. le chercheur Luis Martinez dresse un constat sévère. Le contre-c hoc ~ t rol ier de 1986 est probablement l'un des principaux facte urs qu i ont conduit à l'embrasement d'octobre 1988 .. . engrai s. Et gare à celui q ui tenlerait de f'r mcttre en cause un système si lucratif pour la nomenklatura. l'Algérie.sert à acheter la plix sociale à travers tout un système d 'aide:.. du sucre et du café consommés en Algérie sont importés. est élevée : 2.. aujourd' hui encore. En 1986. sont é rigées : complcxes de liquéfaction du gaz naturel.va avoir pour effet de généraliser la corruption c t le clientélisme. dès les années Boumc<licne. donc les subventio ns.ement de commissions ct de pots-de-vin.qui se poursuivra au début dcs années [990 avec les encourageme nts du PMI . Car. \ .. du fooctionnaire à l'ingénieur. Le pouvoir d 'achat baissc. et r Algérie de vient une érooomie de rente el de bazar ~.t incapable de répondre aux besoins de sa population. à la suite du contre-choc pétrolier.. Dans un ouvrage consacré à la « violence de la re nte pétrolière . e t de subvenlions sur les prix . la moiII(! de la monnaie en circu lation dans les an nées 1980 n·était pn~ contrôlée par le systè me bancaire .~~ .1. violemme nt réprimœs -. rêve de se reconve rtir duits le commerce. outre Je fait que ces unités de production modernes emploient assez peu de main-d'œuvre. ~be ndcs . à la nomenklatura qui gravite autour du pouvoir. pla. f:. le marché ooir. 2OtO.mger de plus cn plus de denrées alimentaires . I:A I/(Iri~ daM la . e!i. Plus de 1:1. les deux tiers du lait e t 13 quasi-totalité de l' hu ile .. Les exportations de pétrole et de gaz don nent elles aussi lieu à de grasses commi ~ions. 1995. II en VIL de même de la plupart des biens de 10U S les jours.1yS qui ne produit pratiquement lucun bien de consommation courante . Le régime.'tmcurrence des produits importés.5 et 8 millio ns de tonnes -. car l' État n'a plus les moyens de financer la paix I". la do!'. refile L'idée de Boumediene étail d' utiliser l'argent du pétrole pour mC. J'Algérie voi t leS revenus i ~us de la vente des hydrocarbu res chuter de moitié. dans un P. Dans les années 1970. de Scit-nca Pu. dans ces condilions. qui peu à peu s'approprient I·Ëtat..plusieurs jours d'émeu tes. Ces importations profitent.. l'ouverture concerne principalement le secleur de J' import-export . dont le marché intérieur n'est plus qu' un « un entrepôt constitué de biens et de produits importés . écrit-il. En clair. le pouvoir distribue Of 4 . Les quelques Inlreprises manufacturières fenuent leun: portes face à la t. 1 ALGÉRIE. C'est la nais. sans i odu. «se transforme en entreprise de pridation .oI~ de la " "ft l'tiro/il". moi tié des cériales . Tout le munde .eiale.. f'reslia. Une loi instaure en 1978 un monopole de l'Ëtat sur les imponations. La facture alimentaÎre. . livrées clé en main.nce du trabelldo.

Ahmed Yen Bella. lad&illusioo militaire el civile. mais aucun Algérien ne croit à cette thèse. à panir de 1980.. Elle a aussi permis de renouer avec une jXllitique d'aide sociale . puis comme l' ultime recours. historique . de construire des routes ct des logements .. assuTC]· il alors. Aujourd 'hui eocore. du FLN . Car les Algériens o nt de plus en plus le sentiment de vivre dans un pays confisqué par une clique qui a mis le grappin !OUr ses richesses" . en somme.. Mais la ma nne pétrolière reste principalement investie dans les mécanismes de consolidatio n d ' un système c1ientéliste .Jemier qui crée la Sécurité militaire. Mohamed Boudiaf . à des fi ns politiq ues. la rente est largement détournée. Six mois après son retou r. L'armée est la colonne vertébrale du régime et la SM sa moelle épinierc JO. Depuis l' indépendance. l'état-major de l'année de~ frontières marche sur Alger. La rente.. s' ils détiennent to ujour. Et l'Algérie. Convainc ue d 'être le déposi.. etc. nancière JO qui gangrène l· ~tat. reste à la merci d 'un nouveau contre-choc pétrolier.. il cst assassi né. faute d' un réel dé veloppement. taire de la souverainelé populaire... Chapitre 5 Les « décideurs » Tout s'est joué au cours de l'é té 1962. C'est un théâtre d 'ombres. indemnisa· tion des victimes.avait osé dénonce r la . mais il s'agit le plus souvent d'une in strumcntalisation. le pou\'oir ~cl . du coup. Apres la mort de Boumediene.-ufois . les choses n'ont guè re changé: la . Il a pu ainsi fin ancer sa politique de réconci liation nationale .. qu i entoure le régime. les hllUt-gradés d u régi me. Regroupé au tour du colonel Houari Boumediene. Gou\-"ememcnt à la dérive et régime fragile comme il ne l'a jamais é té. une société secrete dont o n de vine 4u 'elle est traversée par des luttes d'in fluence ou des conflits lléN au partage des fl uJ\ financiers. Et le système..1 ALGéRlE. mais qui sail se rasSClnhkr chaque fo is que le maintien de sa suprématie l'exige . Le parti eSI soumis à son hégémonie . J'armée s' impose comme l'ilmitre des luttes de factiOIl . R payé l'amnésie . y compris les familles de disparus. donl il fu t l'un des fondateurs . pouvait-on lire dans l' un des télégrammes di plomatiques cités par Wi ki Leaks e n 20 10 .la moitié de la fi s· calité sur le pétrole est consacrée aux trclnsfeltS sociaux . La grande chance d' Abdelaziz BouteHika est d'avoir ~néficié d'une fone hausse du prix du baril peu après son accession au pouvoir. C'est cc . À comme ncer par le premier d'entre eux . Rappelé en 1992 pour res taurer la paix civile.. la fameuse SM . sauf pendant une Irh courte période lors du limogeage de Chadli Be ncljedid en 11192. ellc fait Id défait les présidenL". aujourd'hui devenue le Oêpanement de renseignement c t de sécurité ( DRS) . Officiellement par un .. mafia politico·li. Des scandales éclatent p.réin tégration des combattan ts issus des maq uis. sur fond de luttes de clans. adoubé puis ren versé par Boumediene. table parti militaire. e nrre les IlcCOrds d'Ëvian et la proclamation de J'indépendance. te rroriste islamiste . e n proie à un manque de vision et alleignant des niveauJ\ de corruption sans précédent . devient de plus en plus opaque. Voire d' une no uvelle explosion sociale. soit 13 % d u pm .. vé ri. n'apparaissent pl u"~ en première lig ne.un .l'affaire Khalifa ou le scandale qui Il valu son poste en 20 10 au patron de la Sonatrach -.

C'est notamme nt le cas lorsq u'il S' Dg.! d 'adouber. avec un rappon de forces parfo is mouva nt e nt re des dans qui se rctroovcnt lorsque leurs intérêts fondamentaux sont en jeu.'iigne Chadli Be ndjedid pour succéder à Boumediene . Longtemps aussi Belkheir fut considéré comme le tUlcur de Mohamed Mediene dit Toufik . chane pour la paix c t la réconciliation natÎonale . la do!Jlllusioo lei c dkid. Il consolide la treve ~g ociée par les mil itai res avec l' Année islamique du salUI en fa isant adopter un premier texte sur la . c 'est qu ï lleur a semblé le mieux à même .. Larbi Bc lkhcir pour n'cn citer que quelques-uns. puis fait approu ver en septembre 2005.'\OrIe q ue l' Algérie redevie nne un pays. fréquentable» sur la scène internationale. e n favcur d'Abdclaziz Bouteflîl: a ct p8mline son retour sur le devant de la scène . l' un des .. Si les haut-gradés a lgériens ont choisi en 1999 de faire appel à Boutenika . chaque fo is. galonnés les plus influents . décide urs . [)cvenu chef de cabint:t du nouveau chef de l'litat. au sein de l'aréopage de hau t-gradés q ui dé... En 1978. à l'époque. ancien ministre des Affaires ~ t rangères de Boumt'<lie ne.. après l'arri vée de Chadl i Belldjedid. Les présidents. Un choix évide mment.eun » réalité du pouvoir appartient à une poignée de haut-gradés qui sc partagent la rente pélrolière ct sc soucient principalement de défe ndre leurs privilèges.. dans l'ombre.. Leq uel a son tour créera ses propres réseaux . Je vieil appareil de BoumetHe ne a été peu à peu re mpla!. cc dern ier a 56 autant. . ratifi é par l'électoral. Buutellika saur. Boutenika renvoie l'ascenseur e n le nommant di recteur de son cabinet. Dans [cs années 1980. Au point d'avoir été considéré pendant plu. de faÎ re e n .l. du régi me. le général Larbi Be lkhcir a longtemps é té l' un des principaux faiseurs de rois ct ~ conséquent. Mais il l'éloigne q uelq ues anoées plus tard en le faisant ambassadeur à Rabat . le tout puissant patron de la DRS .! habile ment sc serv ir des attentats du Il septembre 200 1 pour accélérer le rapprochement avec Washington que souhaitent ses mentors. Car le sys tème fonctionne un peu comme une: mafia. . C'est lui encore qu i . parrain .:é par d'autres grndês dont la plupart avaient fai l leurs classes dans l'armée française : les génêr. une . un an après sa réélection .ux Khalcd Ncnar. Sur la scène du théâtre d 'ombres algérien. concorde civile ".. que les hommes n'aicnI pas changé. Le tex te règle la question de l' impunité qui inquiète les généraux : ils ne pourront pas être pou ~uivis pour des faits liés à la période de la guerre d vile. Cela OC' ve ut pas dire. pour des islamistes au premier tour des élections législati vcs de décembre 199 1. il est déjà là . adoubé en 1999 par une poignée de décideurs autour des gt néraux Belkheir el Nezzar et confirmé dAns ses fonctions à deux repriscs depuis. qu i lui doit sa nomination e n 1990 li la tête de cc service. On étai t en cffet. famille . En juillet 2004. Smaïn et Mohamed Lamari . li cause e n partÎ culier de son entregent .... qui est en réalité une amnistic géné rale . Le jeu des équ ilibres internes évolue sans que le système ne change pour alliant.ex-Sécuri tt militaire -.\ieurs décennies comme le . celui qui fait fi gu re d ' homme fon est Toufik . un chef de l 'litaI. en pleine oc sale lueTTe )O et certains généraux étaient menacés de poursuites à l'étranger. sont toujours cho isis au sein de la . quïls soient ou non iss us des ran gs de l'armée . en 1999 . plaide auprès des autres .... deux clans s'affrontent et s'accordent à la fois au nom de leurs intérêts communs: celui de Toufik et celui du présiden t Bo ute llika. C'est le cas d' Abd~ l aJ:i z Boutefl ika. e n 2004 et en 2009. au lendemain de la victoire . Décédé en janvie r 2010 à l'âge de 72 ans.T ALGÉRIE . Ce sont e ux pourtant que limogeront Chadli et feront appel à Abdclaziz Boutenika. déc ideurs .. il est ceperKIant l' un de ceux qui le contraignent à la démissio n e n janvier 1992. révolutionnaire. ou de défaire.. Après J'effacement de Belkheir.

. Les deu)( clans militaient dans un premier te mps pour la c réation d' une vice-présidence. sur la rente pétrolière. . à placer à la tête de t'état-major de l'armée l'un de ses proches. l'actucl patron du FLN. jusqu'à ce qu' ils se mettent d'accord sur une solutio n de compromis. puis à muter plusieurs commandant~ de région. Ce sont 3 500 personnes qui coûtent à l'tUt. Le compromis permettra à Bouteflika d'être adoubé une nou velle foi s. gucrre dc succession " sera mise entre parenthèses le temps de la campagne électorale. Le~ IlOminations aux postes les plus importants sont généralement le fruit d' un compromis entre les deux hommes. au fond.loo réussi . souhaitaient que le poste soit octroyé au Premier ministre Ahmcd Ouhayia : Boutcflika n'en voulait pas ct plaidait . 1 1 . Gaïd Salah . Il leur arrive de s·opposer .1 " ALGÉRIE. n'a pas d'autre rôle que de permettre au système d'avoir les apparences d'un pouvoir institutionncl et démocratique . cn 2008.. quant à elle. pour AbJelalil Bclkhadcm.1 6 . Résultat: on renonccr. La classe poli· tique.-nlretien avec [" auteu r Deuxième partie Cinquante ans d' indépendance commentée por Akrom Belkaïd et Benjamin Stora .. après avoir poussé à la démission le général Mohamcd Lamari.ladtsillur.! à la vice-présidence. mais Ouhayia conservera son poste de chef du gouvernement. Et la ..~' enlendre avec le patron des services. un mariage de misan. C'est. F. lui. environ 500 millions d'euros par an ». Cc fut le cas lorsqu'i l s'est ag i. Mais il sai! qu'il est condamné à . de modifier la Constitution pour ouvrir la voie à un troisième mandat pour Boutcnika. résume un univcrsjtaire~ spécialistc du Maghreb . Toutik en tête. Les « décideurs '" galonnés. .. afin q ue le dauphin de BOUlcflika soil du mê me coup désigné . 11 sera sans surprise réélu en avril 2009 .

poor une part au moins. l'extrême dureté du conflit. c'était la France .Chapitre l La guerre d' indépendance La guerre d 'indépendance a lgérienne a étê une guerre de décolonisation porticulièremeot âpre el violente. pour la classe poli· tique fnlnçaise. il fa llait briser le tabou. d'abandonner ce territo ire.tnce mé tropo litaine explique ~ans aucun doute.mce comme un stigmate qui n '(1 jamais entièrement cicatrisé. Ce mttachemcnt IKIminîstratif de l'Algérie à la Fr. Ce fU! une guerre très longue . Parce que l' Algérie. Nourri par Ics faiblesses de la IV République et la paralysie des réformes demandées par les Algériens qui ont été nombreux à panicipcr à la libération de la France . avec son lot d 'exactions contre les populatio ns civiles. Les nationalistes . Il était dollC hors de question. Povrqooi '? Soil-on au jourd' hui combien d' hommes et de femme$ wnt morts ou cours de ce COllAit? Benja min Stora: La guerre d'Algérie reste dans l'histoire de Fr. Après la chute de la IV Répu bliq ue. Son statU! était celui d'un département. Pour imposer la séparation. le conflit dev ient progressiveme nt une guerre d' indépendance très dure. le chemin a été encore long pour parvenir à l'indépendance de l' Algérie ct à la paix . Ce n'était pas une colonie comme les autres. et très violente .

.. qui déboucheront sur le cessez-le-feu de mars 1962.. sous-estimée. Ou le professeur Xavier Yacono qui .. Ce ne sont pas tous des . par EJ Moujllhill. Elle est célébrée comme racle fondateur d'une nation recouv rant ses droits de souveraineté . toujours un sujet de polémiques entre ten ues de part Cl d 'autres ck la Méditemmœ. dont les travaux sur la dé mographie sont très précieux (<< Premières données sur le rr.. G uel chiffre retiennent oujourd' hui les hÎ ~lorÎelU en ce qui concerne les victimes du conAit ~ B. comme il convient à ce q ui • t té si longtemps soos-qua litié . que celui d ' une rupture absolue. le Sahara.la dt~i ll\lSion algériens n'ont pas eu d'autre choi. in Blllfetin de /'associatitm des glographes jra"çaü. Messali Hadj e t le FLN (les affrontements entre les deu x organisation. À cela s'ajou lC le fait q ue l' Algérie était une colonie de peuplement.ntérieure . Il semble donc hon... on sait que c'est un ehi ffre mythique.'iC. celle aussi de la conquête colo niale au XIX" siècle et des multiples révoltes qui l'ont suivie. parfois fratricide ct toujours passionnelle comme la guerre de sept ans en Algé ri c.. surveillant leurs domaines. La plupart onl un niveau de vic infé rieur à celui des habitants de la métro . 1967). extraord inaireme nt dou loureu. André Prenant. « Un million de morts . . JXllc . La commémorat ion." ALGÉRl E. avec un million de Français q ui étaient là depuis plusie urs géné rations. révo lution '". les chiffres existent. ce nombre de « manyrs algérien~ JO a étc!: lancé pendant la guerre d ' Algérie . qui ne re pose pas sur une étude historique sérieuse. dè~ 1967 .. Pourtant . Côté frança is. avec ce stat•• quo tigé qu i était celui de l'in tégration de l' Algé rie à la Franœ. ces furce s su pplétives musulma nes fi~lcs li la France. Ces tro is questiuns seront d ·ail1eurs uu cœur des discussiOJlS d 'Évian . u bilan des victimes des guerres est toujours difficile à établir. rad icale. y tnIVaillcnt ct y vivent depuis des générations. nfficie ls (250 000 morts) !\On! donnés de façon parcellaire.. de question d 'abandonne r une population. ou les représailles c rue lles contre les hatk i~. FLN contre MNA. la Consli tution . nota mme nt dans l'est de l' Algérie . pratiq ue de la torture. avant même la Savoie (1860).. d'évé nements en Algérie '". unani miste . CI un te rritoire rallaché à la France depuis 1830. des é meutes nationalistes réprimées dans le sang en 1945. Aujourd' hui. grands co lo ns.-déc. E! les historiens ont bicn du mal à contester les discours de propagande portés bien souvent par la parole des part isans.. cette guerre se num me . disparate . n'aborde pas les di visions internes du natio nalisme algérien. et encore plus lorsq u'il s'agil d ' une guerre de décolonisation. la nécessité d ' utilisalion de !"immensité saharie nne pour le début d 'expériences nucléaires ou spatiales .. feront plusieurs milliers de morts Jans l'immigration en France cl dans les maq uis en Algérie) ."Ce nsement de la population en Algérie (1966) _ .... nov. dès le 15 octobre 1959. II suffit de s'y pencher avec une ri gueur scientifique comme J'a fai t. l'organe central du FLN . '". Troisième raison enfin à celle dureté. un chiffre annoncé par le Conseil supérie ur islamique d ' Alger en 1968 et re pris par le présiden t algé rien Houari Boumediene. Celle des massa~s de Sétif et de G uelma . Ceux que l'on appellera plus tard les « pied s-noi rs . En 1963. Ces violences-là sont encore dans les mémoires.~ . Cette séquence sc vit comme un tmu matismc profo nd : déplaceme nts ffi:lSs ifs de populations ru rales. : Le nombre de victime s de la g ue rre d ' Algérie reste.iires et exécutions sommaires.. son pélJ'Olc. En Algérie. e n pllrticulie r les terri bles affrontements entre les partisans du vieux che f.. Akrarn Belkaïd : La vio lence de la guerre d ï ndépendance fai t aussi éeho li une violence a. les chiffre. interne ments arbitr. un de mi-siècle après.. 5.. e lles Ont durablement traumatisé les populations. de mo rt.l g~rienne parle de « plus d ' un million Cf demi .

ion et demi . 1967).'C s supplétives musulmanes fidèles à la France. avec un million de Français qui étaie nt là depu is plusieurs générations_ Ccux q ue J'on appelle ra plus tard les « pieds-noirs . feront plus ieurs milliers de mo n s dans l'immigrntion en France ct dnns les maquis en Algérie) . celle aussi de la conquête coloniale au kil(" siècle ct des multiples rivoltC$ qui l'onl suivie . in Bullctin de "asnx:iatirJtl des géographc5 Il'IInraü .'iCment de la population en A 'g~rie (1966) . Ou le professeur Xavier Yacono qui . . Côté français . Prem i~res données sur le rece n. traumatisé les populations. prntique de la tonure. son pétrole. n'aborde pas les divisions internes du natiooalisme algérien.. les chiffres existent. À ce la s' ajoute le fait quc l' Algérie était une colonie de peuplement.ALGÊRlf. le Sahara. qui ne repose pas sur une élude historique sérieuse. .: Le no mbre de victimes de la guerre d'Algérie reste . Troisième raison enfin à celle d ureté. ou les re présailles cruelles contre les harkis. l'organe central du FLA'l .. Messali Hadj et le RN (les affrontements entre les deu~ organisations. ct un territoire rattaché à la France depuis 1830. la Constitution ... internements arbitraires et exécutions sommaires. Cette séquence se vil comme un lraumatisme profond : déplacements massifs de populations rurales. dès le 15 octobre 1959 . Q uel chiffre retiennent ouioord'hui les historiens en ce qui ~ concerne les vidimes du con Ait ~ B. nwiicale .nues de pan el d'autres de la Médi terranée..... extraord inairement dou loureuse. parfois fratricide el tnujours passionnelle comme la guerre de sept ans en Algérie. cette guerre sc no mme . un oniffre annoncé par le Cooscil supérieur islamique d' Alger en 1968 et repris par le président algérien Houari Boumediene. disparate.. des émeutes naliona1istes répriméc~ la Q\Ief'. Le bilan des vÎClimcs des guerres est toujours difficile à établir. I I suffit de s'y peocher avec une "Sueur scientifique comme l'a fai t. dès 1967.~.mds . la ~ s ité d'utilisation de l' immensité saharien ne pour le débu t d'cxpériences nucléaires ou spati a1c. unanÎ miste.-déc. ce nombre de « martyrs algériens . André Prenan t. FLN contre MNA. dont les travaux sur la démographie sont très précieux (. avant même la Savoie (1860). la ~I IIQ~inn algériens n'onl pas eu d 'autre choix que L'elui d' une rupture absolue. q ui déboucheront sur le cesscz-le-feu de marli 1962. La commémoralio n. nov. notamment dans l'est de J'Algérie. ~vol u tion. . En Algérie. a été lancé peOOant la guerre d' Algérie. par El lAoujahid. .les ohlffres officiels (250 000 morts) sont donnés de façon paroellaire. S. Celle des massacre~ de Sélif ct de Guelma.. avec ce j 'Wlu ql/o figé qui était celui de l"intégratio n de l'Algérie à la France . . et encore plus lorsqu' il s'agit d'une gueTTe de décolafllutio n. comme il convient à ce q ui • ~té si longtemps sous-qua[ifié « d'événements en Algérie . Pourtant . Akram 8 elka'td : La violence de la guerre d'indépendance fait aussi écho à une violence anlérieure. e lles ont d urablement . sous-estimée. En 1963 . on sait que c'cst un c hiffre mythique.IJ~rienne parle de « plus d ' un mill. Il semble donc hors de question d'abandonne r une populahoo. un demi-siècle après. EUe est célébrée comme l'acte fondateu r d'une nation recouvrant ses droits de souveraineté. Aujourd' hui. Ces tro is questions seront d 'ailleurli au cœur des discussions d'Évian. ces fol'(. Ces \'ia: '-nees-là sont encore dans les mémoires. gr.... d'illd'penOOnce dans le sang en 1945 .-'Ololls " surveillant leurs domaines_ La plupart ont un niveau de vie inférieur à celui des habitants de la métmpole. 'f travaillen1 c t y vivent depuis des générations. Ce ne sonl pas tous dc. f:t les historiens ont bien du mal à contester les discours de propagande portés bien souvcnt par la parole des panisllOs . de morts. « Un million de morts . en particulier ICi terribles affronlemcnts entre les partisans du vieux chef. toujours un sujet de polémiques entre- .~ .

À la fi n de l'année 1962.1lis. Les Algériens Onl. Les chiffres les plus . pieds-noirs _. Sans oublier les cOrnbits fratricides entre MNA ct FLN et les purges inte rnes qui ont causé la mort de 12 000 moujahidines e t ensanglanté la ~s i stanœ intérieure.. En Algérie. Le total des pertes françaises mililaires approche dune les 25 000 hommes.qui ne sont pas tous hartis . Les pcncs de l'ALN-FLN ont donc été terri bles au scin des maquis de l'intérieur qui o nt dû affronter pendant sept ans l'année française. On sait que leurs effectifs é taient. Plus de 6 000 combatta n t.~ de l'ALN. civils ou militaires. d 'avril à septembre 1962.<< avec OU sans armes _. aba ndonnés ct massacrés après le 19 mars 1962. nO34. il y Ivait 16 % de solda ts musu lmans. Sur les 3 018 ponés disparus. 66 000 hommes en 1961 .~ questions . à é tablir sont les pertes de l'armée française . près d'un moujahidine sur deuIl est mort au combat.dOnl 1 168 supplétifs .8 % des civils. pieds-noirs . Au printemps qui pré<:ède l'indépendance.54 à 1962 _.. 150 000 hommes. Les évaluations concernant les harkis e"écutés. sur dcs effcctifs de 336 748 moujahidines. les aUl:ntalS dans un bar. un cinéma ou sur le trottoi r de leur maison. mogha7. c'est-llo-dire tous ceux . sans doute la plus polé mique. avant l' indépendance. Une de. Aucun c hiffre fiable n'est disponible. Au sein même de l'armée fr. celte liste révèle que 152 863 militaires et civils sont morts au combat. En juillet 1974.Ie 7 917 soldats morts d·accidents.ahurissant . le mi nistre des Rapatriés indique quc 42 000 Français musulmans . varient selon les sources entre 10 000 ct . notamment au pri ntem ps 1962. un millier d'autres ont été victi mes d'accidents ou dc maladies. di ts «Européens \0 avant de deveni r des . Les civi ls fmnçais. e n mani pulant des annes à feu ou au volant d'une Jeep. 7 54 1 blessés ct 875 disparus. Le ministère algérien des Ancie ns combattants précise même que 539 % des maquisards o nt été tués et 39. Il fau t. GMPR devenus GMS. En novembre 1968.ont tmnsité dans les centres d'accueil.1982).tnçaise.la dtsiHuslon public . évoquer égaleme nt les tra· vaux pionniers de Guy Pervillé ou de Charles-Roœrt Ageron . q ui o nt été désannés. il faut ajouter 1 144 hommes dél. le ministre des Armées indiquait que 15 583 soldats avaient été tués au combat ou du fai t des attentaIS. harkis. dits oc Européens» ou . souvent dans des conditions effroyables. Les services du ministère des Années évaluent à 3 500 .. le nombre tOlal de civils français tués. À la fin du mois de novembre 1963. qui ont pris le parti de se battre . la première étude sérieuse sur les pertl:S en Algérie (<< Les penes algériennes de 19. s'établit donc entre 4 000 et 4 5(X) morts. D'autres ont préféré déserter. enquêté sur le nombre de leurs combattams morts pour établir une liste alphabétique prêcisc qui pcmlClte de verser une pension aux fam illes e ndeuillées .Je nombre de œu" tués dans les combats sur le terrain avec l'Armée de libération nationale (ALN) . de 86 000 hommes . in Revue de rOccidem lIIum/mo/l et de /a Médilerrllnie. ont été aussi touchés par les combats. eux aussi. e n décem bre 196 1..• ALOËRtE.:édés de maladies et le c hiffre . faciles . Soit 4 500 soldats musulmans mons pour la Fmnce et plus de 600 hommes disparus. se seraient ralliés à l'année française. pone sur le nombre exact des supplétifs armés.3 'Al... L' historien Oaarles-Rubcrt . e n 1982. et leur chiffre tolal atteindrait près de 15 000 hommes. d ' un GMC lancé trop vi te sur les routes d'Algé rie où beaucoup de jcUIlCS appelés ont laissé leur vic. 1 245 ont été libérés e t 1 773 ne sont jamais revenus. de 1954 à 1964. dans ce domaine si délieat. les assassinats.t. on compte .20 000 supplétifs IInt été accueillis dans les camps d'hébergement militaires en France et 3 200 se sont engagés dans J'armée française. En di" ans. 2788 tués. À cela. pour les Européens d'Algérie. Conclusion : 153000 tués. dont près dcs deuJ( ticn étaient des appelés. soit une moyen ne de 45.

qu i d istinguait mal les". Qui sont. l'Algérie est réveillée par des ex plosions du Constantinoi s à l'Or. BDle. En l'absence de chiffres officiels. On fo il commencer la guerre d' i ndêpendan~e ou 1" novembre 1954. Ahmed Ben Bella a expl iqué qu'il avait été le principal organisateur de ce soulèvement. accusant Mes~ a l i Hadj alors qu'une organisation. p. S. Au-delà des polémiques sur les chiffres.' ALGÉRIE.. de plus. qui durera près de huit ans. victimes d'opératio ns armées. revendique ces opérations: le Front de libération nationale (FLN). mais aussi Mostcfa Ben Boulaïd. Incendies. «Les pertes humaiTOell de ta guerre d' A1gérie~. qui c ritiquaient sa stratégie réfo rmiste . ceux exécutés par des hommes de l'ALN ou simplement pris entre deux feu~ ? Au to tal. À l'époque.mie. les ~hefs du FlN ~ En quoi sontils en rupture avec les militants nationalistes de la période précédente ~ A. C'est assez étrange. Récemment. pourcentage identique aux pertes de la populalio n française lors de la '" Grande Guerre JO de 1914. car il s 'agissait en réalité de jeunes issus du MOllvement pour le triomphe de libenés démoc ratiq ues (MDCf) de Messali Hadj. on dénombrera tren te attentats presque simultanés contre des objectifs militaires ou de police.. jusq ue-là inconnue. Pari s.. Une guerre commence par cette insurrection de novembre 1954.t 70-l7S. dont celles de l'i nstituteur Guy Mo nne rot dans les Aurès et du caïd profrançais de M'Chounèche. . Un c hiffre impressionnant..19180 ) . . 1. Édilion. : Dans la nu it du 1" novembre 1954. Kri m Bdkaccm. les autorités franç aises o nt affi rmé ne pas savoir qui était derrière ces premiers attentats. se trompe d 'auteur. Ce sont les fondate urs hi storiques du FLN. Hadj Sadok. Hocinc Aït Ahmed . t992. de bombardements de l'armée française .. l' imaginaire et le réel SC rejoignent au moins sur un point : la guerre d'Algérie a été extraordinairemen t mcunrière et cruelle.. C'est un tabou profo ndé ment inscrit dans l'imaginaire collectif.. B. in lA f'rat!u et! g ~cm' d 'A/glri . Le bilan des harkis exécutés peut être évalué entre 15000 et 30 000 personnes. sous la din. assassinés . Ce qu i a provoqué une te mpête dc protestatÎons en Algérie.. il l'époque.·lion de Lauren1 GCf"crcau . Ahmed Ben Bella bien sûr. le plus connu des Français. lui préférant la lutte armée.. '" chiffre magique.ce Agcron ne croit pas au chiffre maximal de ISO 000 victimes. la dési1tu~iQn La guefre d'independor. Dans le monde arabe. : II faut relever q ue le chiffre mythiq ue de 1j millio n de morts retenu par Boumedie ne n'est absolu ment pas questionné en Algérie.. C'était même l' une des premières phrases que prononçait feu Yasser Arafat quand il arrivait à Alger. L'historien Charles-Roben Ageron fait remarquer que cela représente un pourcentage de pertes de près de 3 % des 9 millions d' habitants algériens. B. Les '" événcments JO apparaissent comme mineurs dans la presse française. Reste le problème des vic times de la population civile musulmane. Je déficit de la population algériennc est situé dans une fourchette entre 350 000 ct 400 000 personnes. qui équilibre le nombre d'Algérie ns tués par l'armée française. En tout.. o n parle encore de l'Algérie comme du pays" au million ct demi de mart yrs .. comment décompter les hommes. L' insurrection provoque la mort de sept personnes. attaques de commandos révè lent l'existence d ' un mouvement concerté. Rabah Bitat. Mohamed Boudiaf. qui deviendra le héros des A urès . deux colonnes da ns Le Monde et une seule dans L'Express qui . par Chartes-Robert Ageron. rebelles JO civils ou militaires -. en fants tués dans une mechta ou un djebel éloigné. femme s. dote il loquelle le FLN revendique ses premiers oltentots. Jean-Pierre Rioux el Benjamin Swra. coordonné.

. va finir par foire lomber la rv. . qui boule \'erse les consciences et révèle au grand jour la torture . les partis. reçoit un mpport dO li Jean Maircy. a dis· paru (son corps ne sera jamais retrou\'l ).. Jacq ues Soustelle. donc de la peine de mon . lc Général n'est pa. Dans le mê me temps. Il a un premie r contact avec l' Algérie lorsqu' il s' y installe en 1943 avec le gouvernement de la France libre .à l'occupation allemande. S.'iC .. En janvier 1958 paraît le livre Lu QIl~J/i(1II d' He nri Alleg. J'écri vain Frnnçois Mauriac publie dans L 'Expreu un article qui s'inti tule déjà . : Em ploy6e comme un procédé ordinaire de . le A juin. Aux e:téculions capitales de mi litants nationa liSles réponde nt les atte ntats conlre les eh'ils. dans From:e-Obsermteur. .. Le problème de la torture refa it surface dans la société française <j uanmte ans plus tard. un récil terrible de tort ure subie par une jeune femme française A. la question de la torture ~ pendant la . En nove mb re 1957 . En septembre 1957. Votre gesta po d·Algérie . celle autou r de l:l<juelle se cristalliseront les IJlIssions e t les haines. jc pense qu' au moment où il arri ve l U pouvoir. Esmé ra!da . été 1957.: L"applicatKm de la peine de mort est pounant cent rale dans cc qui motive la stratégie d u FLN . B. La questioo •..République. Barbarie d la fron ra ise . ..ol/ de /tI/Or/lire . dicccteur de la SGreté nationale. la question de l'exécution des condamnés à mons algé riens (222 pendant la guerre d 'Algérie). Les Algériens se MMJ vie nne nt encore d'Ahmcd Zabana. de pl u~ en plus meurlriêre. Le général de Gaulle est la figure pri ncipale de la guerre d 'Algérie. Retiré de la vie politique au mo me nt du débu t de la guerre d'Algérie. le 1" juin 1958. AIKiri. il est à Alger où i) lance le rameux « Je vous oi compris •. récit qui porte pour titre Un i ll l'II "ifer. rolism . En re vanche. jeune mathématicien qui . En 2004 paraÎI sous le pseudon yme d ·. le .. se ro rme le comité Mau rice-Audin . un rapport d'où il ressort clai rement q ue la torture était pra tiquée couramme nt sur les . date à laquelle il promet q ue Ie~ Algérieos pourront eKercet"" leur droit à l'auto· détermination .. pacificatiofl >0 pendant la « bataille d' Alger •. qui parvenait aux mêmes constatations. les famines. à J'i nitiative de Laurent Schwartz et de Pie rre Vidal-Naquet . Edgar Faure . Dès le 15 janvie r 1955. va déchi rer l'opinion . B.. Cette torture est employée par le Détachcmenl op<:mtionncl de protection (DQP). après avoi r été enlevé par les parnchutistcs et to rturé . au mo ment des massacres de Sétif et de Guelma de mai-juin 1945. suspects . unités spéciales de J'année cha rgécs des inlclTOgations . poussées "". L'Affaire . la torture est bien la grande affaire des «ann6es al b>êriennes •. une militan te algérie nne indépendantiste . Roger Willaume . prestigieuse fi gure de la résis· tance fran\=ai.la d6Iil lu:.. le président d u Conseil. bataille d' Alge r >0 .. C'est l'inverse en Algérie. la g uerre. Le 13 dé<:e mbre 1955.ion le e ue"l d'incUpenoorw::e À partir de quand se pase.. premier indé pendantiste guillotiné le 19 juin 1956. B. II est au pouvoir. . remet au go uverneur génér. Le journal Le Monde publ ie le 20 juin 2000 Ic lé moignaglt recuei lli par "l are nce Beaugé de Louisette Ighilariz. De Goulle o·l·il perçu Iout de suite que l'indépendance de l'Algérie étoil inéluctable ? A·t·il o u controire défendu d'abord l'Algérie fronço ise el la guerre ovonl de changer de politique en septembre 1959. le journaliste Claude Bourdet dénonce lui a ussi ce qu' il appelle ." ALGM IE. un inspecteur général de l"administration. en fro nce... S. lêmQigllage sur la gén':. Le 2 man> 1955. : Persollne llemcllt. l'Église. le général de Goulle esl investi por l'Anemblée nationale.tl de J'Algérie. ! de la police à Alger. a élé faible ment soulevée en Frnnce dans les milieux intellecluels el politiques.. parlisall de l' indépendance algérienne. Paul Tcitgen dém issionne de son poste de secrétai re gé nér.

Le général de Gaulle. quand on commença à y importer du vin issu de nouveaux pieds de vigne très sombres. s'activent en sa faveur à Alger. Ce qu'i l sou haite. À d'autres. /'Alg'ri~.lkojam in Stora. d 'abord .. comme Jacques Soustelle. 2009. dans le même temps.ulCe était inévitable . la do". Il encourage les hommes "lui lui sont favorables à sc lancer dans l'aventure du 13 mai 1958. Robert Laffon!. on est passé aux viticulteurs oc pieds-noirs. Il désigne les Europée ns d'Algérie ap rès leur arrivée en 1962.. Ser. très noirs . prononce à Mostaganem le slogan" Vive l'Algérie françai5e . L'inquiétude sounl chez les pieds-noirs : le départ obligé des mi litaires de tous les comités de salut public. De juin à décembre 1958.. aux natiooalistt:s a\gérÎ ~ ns ell octobre 1958. Mais le 16 septembre 1959. [e générai de Gaulle affi rme sa volonté de rapprocher les Musulmans des Européens . plan de Constantine ». mai ~ bannit de ses discours les expressions d'" Algérie française" et d' oc intégration ». que oc devant les épreuves qui montent de nouveau.'I1}'J/'œ d~ Paris. le terme a resurgi sur le sol français pour y qualifier tous !es rapatriés. sollicité depuis plusieurs semaines par ses partisans. ct qui avaient été plantés en Algérie après les ravages du phylloxéra.. Il existe d'autres origines à ce mot: les bottes noires que portaient les officiers frança is au moment de la conquête coloniale au XIX' siècle: ou le nom que se do nnaient les jeunes Européens 2. qui décolonise. Comment les pieds-noirs vivent-ils ceNe période? DoHis le M!ntiment d'ovoÎr été trahis? SeronHls nombreux à soutenir ~OAS ? B.. vers le pays. Il est rappelé au pouvoir le 29 mai 1958 et fonne un nouveau gouvernement. (qui lui sera ensuite beaucoup reproché) et le fame ux « Je vous ai compris . Sllr cel ~pect. doté d'un pouvoir présidentiel fort .. visant à écraser les maquis de l'intérieur. : Un mot d'abord sur cc tenne de pieds-noirs . Gaull~. l'interdiction qui leur est notifiée de se prése nter aux élections législatives en Algérie achèvent de jeter la suspicion sur les intentions du général de Gaulle. Du vin de oc pieds noirs . en janvie r [959.. au début du xx< siède... dans un diseours télévisé. il assure que l'Algérie françai se est viable. sort enfin de sa réserve en déclarant . il fut ensuite revendiqué avec fie rté par les intéressés. au contraire. les partisans de l'Algérie française 1 .. il annonce « l'autodétermination pour l'Algérie . Toutes ces prises Je position et initiatives rassuren t les partisans de l' Algérie française. sur la place du Forum à Alger. c'est oc restaurer l'autorité de l' Élat . Er " Semoine de$ barricades en janvier 1960. Madagascar ct le reste de l'Afrique. Il se rend à Alger où il fait une tournée triomphale.t-t-il l' homme de lïndépcndaoce ou de la fermeté? En fi n politique. il a refusé de sc prononcer lanl qu' j] n'avait pas le pouvoir. putsch des généraux en avril 1961 .. 11 propo~ une nouvelle constitution pour la France. Il est investi par l'Assemblée nationale comme président du Conseil le 1 juin. f~ . et. D'abord émis de façon très péjorative.illu!>ion La g ue rre d' indépendance Général sc tient au wurant du développement de la situation. lance le . qui donnera naissance à la V République. originaires de Californie. Ces derniers. Le nom du général de Gaulle est lancé sur la place du Foru m par le généntl Salan. entrer dans un nouveau régime taillé à sa mesure. et ordonne la misc cn branle du fi plan Challe '*.ALGÉRIE. Le général de Gaulle promet" la paix des braves . S.. en 1962. ct reçoit de no mbreux intellectuels et hommes politiques dans sa résidence de Colombey-les-Deux-Églises. WII dwi f p<JUT .. L'appellation est vraisemblablement née dans le négoce languedocien . il sc tient " prêt à assumer les pouvoirs de la République JO. C'cstl'affrontement qui commence aVe(.. le 15 mai. Dans l'année 1957_ il aurait confié à des visiteurs que la séparation de l' Algéri~ et de la Fr.

voitures piégées q ui font des rnvages dans les quartien musulmans. le 7 mars 1962. qui sera util isé pour la première fois dans un document daté du 21 février 1961. du milieu pied-noir et des familles d'extrême droite en métropole. la désill . lorsqu 'il apparaît clairement que l'on va ycrs des négocialiOfls dirc<:tcs avec le FLN .. L'OAS naît d'ailleurs en 1961.. elle procède à ISO plasticages en Algérie ct son action monte sans (. OAS métro _. du village. re nforce la détennination des panisans de l'Algérie française. décident d'organiser un nou"eau mou\'ement composé de civils et de déseneurs de l'armée. Ils tentent de réédi ter le 13 mai 1958 en érigeant des banicades à Alge r e n janvier 1960. vont demeurer dans l'imaginaire pied-noir comme autant de pencs cruelles d' un deuil collectif. o nt été jusqu'au boul des panisans de l'Algérie française . Le 5 février 1962 .. qui constitue un \'éritable plébiscite pour la politique algérienne du général de Gaulle. une efTeryesceoce politique s'empare des pan isans de l'Algérie française. dans une nouvelle allocution.ooka de casernes de gendarmes mobiles. ultras _ de la prisence française en Algérie qui s'engagent dans une politique sanglante et désespérée jusqu 'à [' indépendance de jui llet 1962. les agitateurs de l'OAS .esse en puissance .-. e n France. Pierre Lagaillarde et Jean-Claude Perez. lâchage. en s'appuyant sur des intellectuels et des milieux ultras de la droite tradi tiOnnelle. de la France métropolitaine. Les pieds-noi rs. Le 7 juin 1962 est l'un des points culminants de la « politique de la terre brûlée.. Le 20 j anvier 196 1. dit clairement «[q u'li l faut réduire et châtier . le souvenir obsédam des disparus du printemps 1962. ils se mellcnt d 'accord sur le sigle OAS. le Front de l'Algérie française (FAF) apparaît comme le plus vaste e t le dernier rassemblement « Algérie française . ALGÉRIE. l'abando n de la maison familiale . faisant 555 mons et 990 blessés. Après l'exode de 1962. faisant 256 morts et 490 blessés. Dès le 6 mai 1960. FLN et an ti-OAS SQnt enregistrés e ntre le 1"' ct le 31 janvier 1962. réfugiés Il Madrid. JeanJacques Susini . 801 attentats OAS. De son côté. la nx:rudescence des atten tats au plastic dans le courant des mois de janvier et février 1962 illustre celle montée de la violence: 40 attentats e nt re le 15 et le 21 janvier. les commandos de l'OAS renchérissent d' audace et de violence sur le sol algérien : allaques au bar. 33 ent re le 22 et le 28 janvier.iM la guerre d'lndependallCll qui voyaient des westerns au cinéma. le capitaine Pierre Sergent va tente r de mettre en place r .. ce sont la mairie. L'Organisation armée secrète pour la dHe nse de l' Algérie française... En Algérie. Une te ntative d'accord est lanœe .. pieds-noirs. Raoul Salan en prend la présidence ct l'OAS sera partie prenante de la priparntion du putsch du 21 avril 196 1. la bibliothèque municipale et quat re écoles qui sont détruites à l'ex plosif. créée au début de l'année 1961 .. dont 25 dans la région parisienne . dltns les années 19SO.-.. dans leur immense majorité. L'OAS va désonnais rassembler les acti vistes les plus détenninés de l'année françai se. rnSSc!mblc les partisans . Du 21 mai au 8 juin 1961. La mdicalisation intervient à la fin de l'année 1960. Le référend um du 8 janvier 1961. 507 anentalS sont par ailleurs enregistrés dans la seule première quinzaine de févrie r. ince ndient la bibliolhèque d'Alger et livrent aux naJllme~ ses 60 000 volumes.. commandos Delta. ct s'idenlifiaient à lit tribu indie nne des ... À Oran .. agissant dans la \égali té. À la guerre francoalgérienne succède alors une guerre franco-française q ui va occuper le devant de la scène au tout débu t des années 1960. que prône désonnais l'OAS : ses . auréolé d'un sentiment de défaite et du . Elle bascule dans la lune année. Quand s'ouvre la nouvelle conférence d''Ëvian. le général de Gaulle. En France. Après le discours du général de Gaulle du 16 septembre 1959 se prononçant pour le droit à l'autodéternlinalion des Algériens. qui échouera. de l'école et du cimetière.

ment politique.. les Algé riens de l'DAS. Tant que la France était là. Pourquoi ~ Oui CC! trois mois. La te ntation de la revanche existait.. avec des dirigcants du FLN . 1\ faut d ire que la politique du J-l. Lorsqu'arrive l'indépendance. l e croîs qu 'il a surtout été dicté par la peur. La riva lité entre ceux de l'intérieur et ceux de l'extérie ur n'était pas nouvelle. S. mais ils mentionnaient ou~i les droits des Français cl' Algêrie.ALGËR. Rien de 1001 celo ne sera respecté et p!""ès d'un million de pieds-noi rs quihent l'Algérie pour 10 Fronce. c'e~ auu i 10 période pendant laquelle l'a rmée des frontières rêvn Ît son OPA wr 10 résistance . e n 1963.tcntative qu i nc do nnera rien.. Cel le-ci va jouer des di visions du Gouvernement provisoire de la Républiq ue algérief1llC (GPRA) et finalement oonfisq uer le pouvoir. : Ce sont trois mois décisifs pendant lesquels l' histoire s'accélère. il fnul ajoute r l'ensemble dcs exactions de celte période de fin de guerre . ils devenaie nt réellement minoritaires et ils ont pris peur. victimes d u système colonial... oommandos de l'D AS prenncntle chemin de l'ex il..Ir 1'00000ir une coopération ef1tre 10 Fronce et le nouvel Étet.. Celtl se joue e n quelq ues mois . : Cela a duré jusqu'à la fin de l'é té 1962. Qua nd o n lit les té moignages de l'époque. le rappon des forces est donc nelte ment en faveur de l'armée des frontiè res. D~s septe mbre 1958. au nom de l' D AS.N à l'égard des Européens et des jui fs manq uai t singulièrement de clarté. e lle se dote aussi. Cenai !1CS peN)nnalités comme Mohamed Boudiaf ou Hocine Aïl Hamed adûp(ent une position critique face à la postu re nassérienne d' Ahmed Ben Bella. avec le ministère de l ' Armement el des Lia isons générales (MALG) d'un appareil de ré pression et de renseigne.Ikillusion le guerre d'ir><k\pendonoe à Alger par Jean-Jacques Susini .~ accords d '~v i an demeure le départ ma~si f des pieds-noirs.IE . la o. Au moment Oli les maquis sont décimés par les fon:es fra nçaises. Il Y a d 'abord une période tmnsito ire. jusqu'en 1963. en même temps qu'i l~ envi$(]' geoient p!)'. pendant laquelle il y a encore des débats. o n se re nd compte q ue les chefs de l'année des front i~res ont très vite réalisé que l' indépendance allait arri ver et qu'il fa llait s'y préparer. To us ces élémefl ls vont brutalement s'accumule r. Puis. ioévilablcs dans un processus rêvolutionnai re. la fin de la guerre d ' Algé rie dans toutes les communautés. Je FLN s'impose comme parti unique. les harkis du FLN . qui est l' ancêtre de la Sécurité militaire (S M) de ve nue aujourd 'hui le Dé partement du renseignement et de la sécurité (DRS). alors q ue la g uerre est à l' intérieur de plus en plus dure et la ligne Chal le de plus en plus difficile à franchir. deve nu l'homme de "armée et le Champion de l'arabité. ils se sentaient majoritaires d:tns le cadre d'u n vaste ensemble constitué par la métropole et l'empire. Ils constru isent une véritable IIrmée moderne avec ses structu res d'e ncadrement. Dans le courant de l'année 1959. Personne n'avait en visagé un tel e xode.. Dans un cadre séparé qui é tai t celui de ]' Algérie indépendan te . le cessez-Iefeu proclomé le 19 mars. w accords reconnaissaient le droit des Algériens à l'indépeodcmce.. la peur des picd s-noi ~. les règle menlS dc compte entre Alb-ériens ct les surenchères. À cela. ils limitent les inc ursions en tcrrito ire algérien .. B. Les dem ie. C'est unc évolut ion qui était . Les pieds-no irs avaient peur des Algériens. Les pieds-noi . fout-il incrimille\'" ~ l'OAS et sa politique de 10 • terre brûlée • ~ le FLN ? Que se pense-hl exactement pendant les trais mais qui séporenl le cessez-le·feu de la pt"OClomonon d'indépendance. le 3 juillet 1962 ? B. avaie nt le senti ment q ue la France et son armée les protégeaie nt de la masse des Algé rie ns musulcn nns. La peur s'est installée à A. Mais l' une des premières ca uses de l'e ffond re ment de.. eux se consacrent li l'organisation de le urs troupes. Les accords d'Évian SOIlI signés le 18 m(X"s 1962. Il y a à la fois la politique de la tcrre brûlée de l 'DAS.

Mais.. le colonel HouaTi Boumed iene. les négociatio ns d ' ~vi an . la ~Iruc l ure de oommanucmcnt de l'armée algérie nne ~ i t u~ aux frontières .. l'armée des fron tières montre son uni té derrière son chef.~ par Bcnyouccf Bcnkhetlda Accentue la crise.. B. d ' Abane Ramdane. dans la crise de J'é té 1962. Moharruncd KhideT et Rabah BitaL Qui va d iriger le pouvoir national fumr. apres l' indépendance de l'Algérie . et que l'on ne voit pas.cscence révolutionnaire. cc meurtre est le pre mier pas annonciateur du processus auque l o n assistera par la suite. remet sa dé mission le 15 juillet 1961. du 6 au 27 août 1961.libiliscr l'aclion politique et de signifie r que seule avait eompté la lulle arm~. L' EMG qu iue le CNRA . On entre à ce moment-là d ans une autre histoire. La crise est ouverte.. Major général (EMG) . EUe reçoit le soutien de trois des " chefs historiques. installe lui. À la fin de l'année 1960.~yslè !l1e qui sc met en place. dont la (:onq uêtc semble très proche ? L'EMG soupçonne le GPRA . CI demande ['entrée de l 'étal-major en Algérie avant le 3 1 mars 1%1. à Ghardimaou ou à Nador. Il t:lail le seul représclltanl du peuple en luite.. Alger devient la capitale du liers-monde . III ll6i n. S. L' EMG refuse d'obtempérer.. Plusieurs de ses che fs historiques s'en éloigne nt et sont fina lement marginalisés par le .JO.. Dans l'épreuve de force. moodiste. le remplacement de Fc rhat Abba. les hommes de l' EMG l'emporteront contre le GPRA. K. deni~re la fête tiers- A.ioo • 17 inscri te dans la guerre d ' indé pendance. c'est l'installation de l'armée. : Celte évolutio n é tait déjà en gemle dans l'assassinat en déce mbre 19S7. des d irigeants du FLN . En apparence. Lors de la réunio (l du Conseil national de la révolu tion algérienne à Tripoli (CNRA). Benkhedda &:houe dans sa te ntative de réorganiser l'armée en fmctionnan t le commandement en deux (Maroc-T unisie). qui co nduit les négocilltion ~. sur ordre des colonels. voire à d iscrédi ter.. cc (lui se pas. Finalement. dès septembre 1962. le GPRA accuse ]' EMG d 'abandonner les wilayas de l' intérieur. . En même te mps. le FLN devient une coquille vidc . sans doute le plus" politique .• 76 ALGÉRIE .dirigé par le colonel HouaTi Boumediene . qui va r emporter..e. au terme duquel le pouvoir appaniend ra tout entier à ceux qui ont les armes. ellc reçoi t Malcom X ou Angela Davis. Pour moi .même une d ireclion inté rimaire.. rAlgérie vit une période d 'cffe r. Il faul aussi préciser que le régime algérien d'après l' indépe ndance s'est longtemps e mployé à minimise r. : C'est 1' ~lal . e mprisonnés à Aulnoy: Ahmcd Ben Bella. C'était une manière de dé<:rét.

le gra nd drame de l'Algérie. II existait de très nombreux projets. e'est le premier choc pétrolier de 1973. le nombre de chômeurs ne cesse d'augmenter. le chef du MALO. D'où vient ce gôchis? Pourquoi ce pays si riche ne réulsiHI pas 6 se développer corredement? A. capable de réprimer tout mou\'cment contestataire. mais aussi. À la fi n des années 1960. Et le nationalisation des hydrocarbures débouche sur une économie de renie. Chapitre 2 L'indépendance confisquée Dès le tout dêbut. donc.- . le niveau d'oulosuffi$Ol"ICe alimentaire qui se sitooit à plus de 70 % en 1969 pene à 30 % en 1980. sont déjà en train de procéder au maillage de la société. sur fond d' oc industries induslrialisantes» et de « révolution ograire -. c'est à la fo is une force de frappe mililaire. par les !>ervices secrets. B. L'armée de Boumediene. tout un plan de divers ificati on de J'économie tllgéricnnc avait été mi s sur pied. Il ne faut jamais oublier cet aspect des choses lor~qu'on dit que c'est J'armée qui il le pouvoir en Algérie. sous la direction d'Adclhafid Boussouf. l'indépendance est confisquêe par l'ormée? Akram Belkllïd : Par l'armée. el des services qui. dans tous . on ne le dira jamais assez. : Paradoxalemenl.

: En effet. devenu entièrement dépendant de l'évolution des prix du pétrole. c'est une nouvelle incitation à ne r ien fai re . Les enfants sont scolarisés. les «indvslries industriolisonte..\.ioo entamée 11 la fin des années 1960 au sein des instances dirigeantes . M ême cbose en 1979 lorsque.. A. du pétrole franchisse nt de nouveau. favorisa nt d 'ailleurs le rapprochement eUlre Alger el Moscou . Dans les années 1960 c t 1970. • foui dire ouni que Boumediene . inattendue. elle a été sociale aussi . il sort petit à peut du sous-développement.'. 8. l'A 19bie connaît une d iffusion assez importante du b ie n-être économique et social. dans un pays musulman. une manne est am\léc.lé de diversifier el le pays s'est retroo\'é a\'cc une économie de plus en plus dépendante du pétrole. chassés par la gueTTe. I l faut bien voir qu 'on a. En Algérie. cependont. le. car ceux qui sont chargés de gérer les domaines n'ont pas le savoir-faire. Grâce à la rente. une agricu lt ure en plein désarroi. Avec des paysans qui o nt perdu leur savoir-faire.ce conli".aire. C'est ce que J'oo appelle . e n référence à ce qui s'est passé aUIl Pays-8 a. Les mauvaises habitudes se sont i n. L'Algérie devient pour son malheur une sorte de laboratoire du socialisme.édemaire. l'époque . tOUI le monde s' c st d it q ue les !"éfonnes pouvaient attendre.l'indipendor-. D'abord. le déracinement de très nombreux paysans algériens.!uM 00 les domaines. sur fonds de révolution iranienne. Sa priorité. Cela n'explique pos. le prés ide nt Valéry Giscard d'Estaing a ~cidé de bloq uer les importations françaises. personne ne voyait plus la ot!ces. Ensuite. la collectivisation est un facteur aggravant. S. le pays s'équipe. Dans ce contexte.~ pri".\. R.Je. On construit des uni versités et des h6pitllu. comme t'on d i50i t à ~époc:r. le mal hollandais . il. l'électricité arrive dans la quasi-tolalité des foyers. Or beaucoup n 'en voulait plus. DeU .l.\.~ lors de la mise en exploitation d u gaz de Groni ngue dans les années 1960. la fi n des années 1960. Avec la tres fo rt\! haus!>e des cours des hydrocarbures. qui a fait perdre une bonne partie des compftenœs et du savoir-faire. e mpêche tou l développement par ailleurs. records . importêes clé 118 ... le mal S'CSI installé ins idieu ~­ me nt. Jusqu' au contre-choc des années 1980 . le déclin de t'agricvlture oprè$ r indépendance. Celle-ci a entraîné une baisse de J'ac ti vité manufactu rière.\. le budget de r Élat I! tait exc. Cela e. Une arri vée massive de capitaux . le dépan des eolons.. la déstructuration du tissu social e n milieu rural q u'on t entraînée à la fois les maquis et la rtpression cond uite par l'armée fr-. Chaque fois que le CQUrN des hydroca rbu res monte. Elle a rendu caduques toutes les bonnes iOlentions.\. La dépersonnalisation n'a pas été seulement culturelle en Algérie. Est-ce t'effet de la réforme agraire ~ Benjamin Stora : é léments om pesé. même si les ex portatioM Il destination de l'URSS ont pris pour partie le relais.un p lan de d iversificatio n e st même élaboré à l'époque par le FLN est vile abandonoée compte tenu de la hausse des rours des hydrocarbure.\. qui devie nt une rente. : Et surtout.. À cela S'CSI ajouté le fait que la ric hesse agricole de l' A lgérie était en partie une riehesse vinicole. Du coup.~tarrées. notamment dans l' agroal i~n. Mais les Algérie ns ne se rendent pas compte qu'i ls prennent une voie sans issue et qu'à un moment donné le système. La réfle. ne suffira pllL~ à satisfai re les besoins de la population . qui est fait de J'autogestion agricole va s ' avére r catastrophique. c'est t'industrie. Le choi.. il. ».llçai se. . sans que les Algérie ns le voient venir. 'intérene que secondairement à l'agriculture.pJique aussi les arrachages.~ qui donne de nouveau le semiment que le pa)'s dispose d'une aisance financihe suffisante.

par la propagande du régime . mais /II l'époque c'est duns J'air du temps. Le pluralisme fail peur el toul ce q ui relève de l'expression de pluralité est vécu comme un indice de dispersion ct de destruction de la nation. n n'était pas question d 'encoorager la création d'entre- prises. Le secteur privé é tait régulièrement traité de « parasitaire . C'est J'aboulisscme nt fi nal de ce que ron a appelé le tiersmondisme politique.'S qui représentenl l' État auprès de la populatio n et non l'inverse.II dbitlusioo A. j'étais convaincu que le mot . l'i nterlocuteur idéal pour lancer. conseillé par quelques uni versitaires européens. son ministre de l'Industrie. c'est aussi une période particulihemcnt faste pour ["industrie. ce sont les Trente Glorieuses: en Europe . l 'objectif n'cst donc nulleme nt d'assurer les bases d'un Ëtat .. sur l'idée que l'on peut construire le socialisme da ns un seul pays. Et la façon dont il fonctionne ex plique aussi les pé nurie~ qui apparaissent dès le milieu des années 1970. A. La puissance d 'un pays.. T rès vite. Aujourd' hui encore. On lance toutes sones de productions qui n'ont aucune chance d 'être compétiti ves. les assemblées des communes et celles des dépanements (wilaya!» sont sélectionnés par le pani uniq ue e t Je pouvoir politico-administratif. l' Algérie est l'un des rares pays au mo nde à agir comme sïl était en mesure d' imposer ses règles à la mondialisation ! B. cenains réalisen t qu 'il suffi t de stocker du sucre paf exemple pour créer une pénurie el faire monter les prix . entre autres. La nation . Sunou!. Boumediene a une visio n très prussienne d u rôle de l'Algérie. certains parlent même d'autosuffisance industrielle . B. À fépoque. : Oui..mce . ce qui csi ab. Il lrouvc dans la personnalité de Belaïd Abdcslam. dans un environnement culturel q ui esl celui de la fi n d' un cenain tiers·mondisme fondé .~ u rde. qui dispamit au début des am\l!es 1980. B_ S. l'tlat. O n est. bourgcois • était unc insulte. Ainsi.82 AI. C'est vroil d'ailleurs à l'époque de la plupan des pays arabes. alors même que J' Algérie est un pays riche. : L'Algérie de Boumediene . Or la main-d 'œuvre algérienne n'cst pas formée . B. Ces élus sont. d.. B.. Au-delà du manque de libené pol itique. Parce que l'administration . telle ou telle personnalité se voyai t octroye r une licence d'importation. L'initiative pri\'ée n'était tolérée que dans la mesure où elle 11 1 permeuait d'acheter une tranqui llité. A. se jauge à l'aune de sa puissance industrielle. ces pénuries constitue nt les pre miers accrocs dans le contrat social pour l' Algérien de base. Quand [étais gamin. les candidats aux élections pour r Asscmbl6e populaire nationale. En Fr. qui a le monopole sur tout.GÉRlE. : Oui.. On comtOi! des projets industriels sans tenir comple de ce marché. est incapable de gérer les goulots d'ét ranglement et parce que le système cncourage la sp«ulation.. sans se demander q uelle place ces nouvelles induslries pourront s'y faire. çc type de proje l~. d nvan tage des fonctionn ai res et des panisans du ~gi mc que de véritables représen tants du peuple qui auraie nt pu critiquer la suprématie de la présidence ct de l'awarcil gouvernemental . S. l'économie.ms les années 1970 . : L'époque de Boumediene se caractérise d'ai lleurs par le refus de laisser émerger une bourgeois ie et un secteur privé.orise la COl'ruption . Dans l'esprit des di rigea nt. cela revient à ignorer la réalité du mardlé mondial . Tel opposant d'ruef._ l'institutio nnalisation du rtgiOlC vise à suseiter la formation d'élites intennédiairt. en fait. à cette époque-là. c'cst un système dans lequel tou t eSI Un. Le système fo. : Cela re nvoie à une conœpc ion très stal inienne de l'identité nationale el de l'identité économique.

: L'argent du pétrole va dans le budget de l'I~ta f . ni d' inlrodu ire le pluralisme Cl ]'ahemance politique.. Les gmndcs entreprises sont éclatées..1a dbillusion li de droit. . : le 24 févrie r 197 1. Il a pour effet J'accroisse" men t des ressources que 1' 831 espère mobiliser en faveur du re nforcement de son cont rôle sur les principaux moyens de production et d'échange. malgré l'importance des recettes d·~".. Seul TOIal 8ct. A.ainc de personnes q ui décide nt de tOOI. '1 . Qu' en est-i! de$ exportotion~ de pétrole' B. tou t aussi étatiq ue .:eplera de continuer ses activités.. il y a des ponc· lions.port alion. . L' Algérie continuc à importe r pratiqueme nt tout ce dont e lle a besoin. au mOment de la signature des contrats. ct surto ut il sc rend compte que la société n'cn peut plus. Il procède donc à une sone de libéralisation. U. Le systtme reste fonda mentale ment le même . ta ndis que le dinar se dégage de la rune franc.. qu' il fai l inscrire dans ta chane na tionale. Cc qui ne peut pas suffire à offrir le bien-être à tou te la popu latioll . Il n'a pas la même envergure . Le processus de nationalisation des intérêts pétroliers étrangers indique une ra dicalisation des choix stratégiques du pouvoir au plan politique . : Les ann~ Boumediene sonl celles de la frugalité el du dogme SOC ill l isu~. En revanche. reste dépendante du pétrole. Mais la prise de décision esl diluée. Les oléodltCS et le gaz sont nationalisés. Au vieux régime de conces· sions est substituée une pril>C dc contrôle à !'il % des sociétés pétrolières françaises . .. Et su rtout J'Algérie. La France boycotte le pétrole algérien .. Cela favorise évidemment l'explosion de la wrruption . on en a 200 ou 300. Les recettes ne sont pas détournées. Au lieu d 'avoir une d i1. S. Apres sa disparition arrive C hadli Bendjcdid. sous forme de commissions. ALGI!RIE.. en amont . incapable de diversifier des recettes d·cxportation. les autres compagnies pétrolières quittan t l' Algérie. on crée des sociétés plus pelites. Le système de commissions sur les marchés de l'ttol penne! l'enrichissement d ' une minorité clicntéliste . le président Boumediene amorce la " décolonislltion pétrol ifère . " le 19 jui n 1965 .1 ~iélé au système t:ditié par le régime Comment 8sf. mais d 't( illlégrcr" la I~ .ce qu' on poue de ce sy$lèmo-Ià ov portage rente fXlT un petit nombre et à 10 corruption générolisée? de 10 A. 8 .

une majorité de la population étant née après l'indépendance. En octobre 1988. près de 25 millions. la plupan des . c'e.! Chapitre 3 Le temps des contestations L'opparition d 'un premier contre-discours public intervient en 1980 avec le « printemps berbère ID. même s' il ne faut pas ou blier les contestations menées dans la sphère uni versitaire mais aussi ouvrière par les forces de gauche . Ouelkt est 10 grise des émautes d'octobre 1988 ' Benjamin Ston! : En 1962. moment charnière qui fait basculer l'Algérie dans le mul!ipanisme.tout part d' une conférence interdite par les au torités . Elle en avait.~t la première révolution algérienne postindépendance. C'est à la fOÎs l'expression d ' une revendication identitaire .i ble que celui de Boumediene et q u'il peut être contesté.ct d ' une demande de plus de li berté et de démocmtie . notamment les communistes algériens. Le «printemps berbère ». c'est incontestablement un tournant. La répression est féroce. à la fi n de l'année 1988. S'agit-il d'un tournanl? Akram BelkaJd : Oui . le reste du pays ne suit pa~. l'Algérie comptait à peine 10 millions d'habitants. dans les années 1970. Mais la population sc rend comp(c que le régime de C'hadli est plus fll. Parce que cela se passe en Kabylie. les manifestants taxés de séparatisme.

redistributive" est rendue possible par la manne pélrol i~re. un courant féministe. générant d'énormes revenus. le désarroi de la jeunesse. islamiste el étatjq ue. À cela s'ajoute la naissance. Le système du pani unique entre a100i en crise profonde à partir des émeutes d'octobre 1988 . du « printemps berbère . ces années· là. 8 . Elles organisent plusieurs manifestations en 1983 et 1984. L'unanimisme nationaliste reste le support d'une idéologie nucluan te.. L'fUmée ) suivante voit la création de la Ligue algérienne des droi ts de l'homme à l'initiative d' Ali Yahill Abdenour. Il Y a entre 1980 et 1988 . C'est à la fois l'impasse du système économique."us d'un syst~mc scolaire el universitaire arabisé depuis le milieu des années 1970. auquel ils ne sont pas adaptés ct qui les rejette.. S . notamment à Médéa en 1985 . le c noo-alignement. un courant islamiste. le pouvoir recherche 1I~ légitimation en sc revendiquant de l'héritage du combat pour l' indépendance: et puise dans d'autres registres.. réactionnaire. créé en 1983 et qui va tenir jusqu'en 1987.~mcnt en valeur de la renie ~lrolière sapent les bases du système établ i. : Il faut souligner aussi que les dirigeants politiques ne sont pas du tout à la hauteur de la situation . l'un des chefs de fi le du «printemps berbère . On ass iste tout d 'abord à une mobi lisation sans préc&knt de femmes démocrates qui se battent pour l'abrogatiOfl du code de la famille qu 'elles juge". de l' islam. annonciateur du choc de 1988. ALCi~RIE.ibli s. les contrats remis en cause. Is. : Il n'y a pa. Avec un premier maquis . son aspiration à la liber1é et son mal-vivre. un bouillonnement extrnordinain:: en Algé rie. Une nouvelle période s'ouvre alors en Algérie. sur fond de crise du syst~me économique et de contre· choc pétrolier. Qu' e~t'ce qui déclenche l'explosion de 1988 ~ 8 . L'entrée en scène de jeunes l:énérations peu sensibles aux seules légi . les industries naissantes freinées . récoocilialion. De 1962 à 198B. timations de la guerre dï~pendance et l'affa. la trotskiste Louisa Hanoun et Saïd Sadi . apparent correctif des maWl de la modernité. L'année 1983 est aussi marquée par l'arrestation de trois opposants qui appartie nnent à des camps très différents : l' islamiste Ali Belhaj. la guerre contre la France. celui de Mustapha 8OUy3ti. fmergent donc à la rois. tente de gommer les différences li nguistiques el régionales. panni lesquels le développement économique à option socialiste. Ce rëformisme consensuel est a<:œ". négation des affrontements sociaux. A. C'est à celle époque aussi qu 'apparaissent les prémices du mouvement islamiste algérien.. El de la course de vitesse qui va opposer les couranl~ démocrdtique. el n'entretiennent que de loinlains rapports avec l'histoire réelle de leur pays. et Ulle association de défense des droi ts de l' homme. cult urel le . La désilhilloo jeunes Algériens Il 'onl pa~ connu l'époque coloniale. au sein de l'appareil d'État. allx émeutes d'octobre 1988.. générntio nnelle. L'explosion est à la fois sociale.. sur les blocs en politique élr1lngèrc ou le contrôle étatique des valeun. Il deviem une sone de remède aux vertiges de défi nitions identilaircs.. Autan t d'élémenLS qui dessinent un paysage politique nouveau. Le Premier ministre Abdelhamid Brahimi enferme ]' Algérie dans des schémas éc0nomiques qui aboutissent à désagréger le peu qu i avait élf fait dans les années 1960 et 1910. qui deviendra l'u ne des figure du Front islamique du salut (FIS). soil plus de quatre ans. un CQurant démocratiq ue. Et les premiers grands procès..é par la sociélé tan! qu' une politique sociale. Enfin. des milliers de jeunes arrivent sur un marc~ du travail dominé par les francophones. Les entreprises qu i marchent sont cassées. le dernier hénement qu i marque la ptricxle est J'assassinat à Paris en 1981 de l'opposant Ali Mecili. d 'un courant réformalt!ur.. Sa politique est contestée par de nombreux cadres à ... sc fail . économique.~ de cause unique .

Le système sc rend rapidement compfe que leur politiq ue menace certains le lempl dei COlIlellotionl .. qui ne disparaitra qu 'en 1991. Quatre jours I vanlle scrut in. d'une élection qui aurait été voul ue par les militaires pour ensuite justifier leur intervent ion. Ut colère monte .. il est prêt à tOUt el il peut à 10ut moment dé<:ider d 'exercer une violence im pitoyable.le moins qu 'oo puisse dire est que ce discours passe fort mal . : En novembre 198R . \.. Comrniremcnt aux dirigeants algérie ns." privilèges et certaines poSItIOns.. que luimeme était conscient que tenir des é lections dans un délai aussi court revenai t à donner la victoire aux islamistes.8: Le Premier ministre de l'époque Mouloud Hamrouche.i t le tien de.<. le A S un aut ~ tiers et le camp oc démocra. 8. Certains e nsuite ont parlé de comploc. En plus. A. qui était alors le chef de file des ré fo nnate urs. : Le!! réformateurs VOn! en effet es. alors.In gouvernement réformateur esl mil en place . Il y a entre 600 ct SIX) morts. le ministre de l'I ntérieur affirmai t deva nt des journalistes algériens et étrangers que k FLN obtiendnl. je n' y crois pas. un mois après les é meutes .ité central du FLN de 1986. Les autres formations n'avaient pas encore ré ussi à mobiliser... Lorsque le numstre du Commeree extérieur s'est mis e n tête de rfformer le secteur t dont il avait la charge.lions. 8. L' A lgérie pouvait Çado. des at"It'itatioos et des disparitions en masse . affimlC aujourd'hu i qu'on l'a obligé à organiser ce scrutin alon. B. et au «camp social iste . Quand au mois de septembre Chtad!i Bendjedid s'adn.ll. A.. la seule à avoir un vrai projet intelligible par le plus grand nombre .'S commissions sur les import.>sse à la natio n pour n:prucher aux Algé rie ns leur manque de dynam isme ct d 'ardeur au trnvai l. Le message du système est clair : il est le maître. celui de la Banque extérieure d ' Algérie . ils ne vivaient pas dans uoc tour d'ivoire. Ils onll iré !a sonnette d 'alurme. À cela s'ajoute Ic rendez-vous man. Qbitl""ion l' intérieur me me du régime. A. qué du com. Tout le monde. S. sans doute à cause de leur assise populaire.ALGtR IE. cc sonl les communistes. Parce que sa réfonne remettait en cause la pratique df. D'où un profond désenchanteme nt. la répression de 10 révolte est t8f"rib!e .: L'année ti re sur la foule. Personocllement. On manque de tout. maÎS en vain .. tence et d ' un manque ftagrtlnt de vision politique . tique )O donl le Front des forces socialistes (FFS) d' Aït Ahmecl le tlers restant! Il envisageait alors une coalition majori taire FLNIFFS rejetant le AS da ns l'oPIX'SÎtion . Mais ils n' On! pas toutes les canes en main Ct leur tentative va tourner COU rt. lis étaie nt la seule force d ' opposition organisée. Pour auront. Qu'est-ce qui fait que le système décide pourtant d'introduire le multiparli$1T18 el d 'orgoniser des élections législatives en 1991. dans lequel le fi ls du chef dt: l'État est impliqué. VOCCS . à cause des pénuries. Les seuls qu i o nt vu venir la victoi re des islamistes. sauf en Kabylie pour Saïd Sad i et Hocioe AIt Ahmed. 000 même que les ido misles oot remporté en 1990 le K:rvtÎn municipal' A.. Je pensc qu ïl s'agit plus probab lement d 'ineompé.o. Et c'est aussi à cc moment-là qu'éclate le premier scandale .. il a signt! l'arrêt de mort du gouvernement rtformateur. : Le rfg irnc a lgérien était d'a utant plus sûr de lui qu'à l'époque le monde était encore d ivisé en deux blocs.scr à l'URSS. r~té 1988 scra terrible . B .<. t.. attendait une ouverture qui n'est pas venue.ayer de faire t!voluer le système de l'intérieur... . CIpfès 1988. Vasser Arnfat préside à Alger une ré union du Conseil national palestinien ct proclame l' Élllt palestinien .

JI s'agit dc formations structurees au tour d'une personne. des OOfIgrès. . la .: On y trouve à la foi s d'ancien:> militants ven us du communisme. et de ceux qui par la suite adhéreront aux Groupes islamistes armés (GIA).ient la démocratie . et encore moins dans l'Algé rie profonde. 8 .mlS. A. Eux contestaient le principe même de la démocratie et l'idée de l'accession au pouvoir par les urnes. Aujourd ' hui. elle s'affaiblit encore plus. quelques entrepreneurs panisans de l'économie de marché. des eour. Les opposants aux islamiste~ qui se réclamaie nt de la laïcité I!taient plus entendus à Paris qu 'à Alger. En 1991 .certains développent même la théorie de . En re vanche. car c'est la grande diffl!rence avec 2011 . il s 'agit d'une idéologie qui Il servi à i n~aller des n:gimcs coloniaux. fonque f'amée décide de prê~ic:lent Chadli Bendjedid el d' inlefrompre le pro- lors du coup d' État renvet'5ef le cenus électoral. : Il n'y a pas vraiment de réponse. : Précisons que le concept de laïcité est large me nt étranger à la c ul ture algérienne. parce qu 'il eSI a~socié. E~. Enwite. cOl'oteslolion.. et ceux qu i pensent que l'armée l eu ra ison . B.'S étaient divisl!s.. des . Mais en sc fracturant. El pour ceux qui s'en réc lament. une autre fraction s'y o pposai!. Algériens de culrnre française nostalgiques du temps passé. Ce n'cst donc pas une idée qu i a été portée par les mouvemen ts nationalistes.1' tions de ce camp n'a d'ailleurs un fonctionnement interne démocrntique avec des dé bats. cc sont eux d'ailleurs qui ont forcé le FI S à participer aux élections lors du Congrès de Batna de juillet 1991 . Le camp démoc rate a toujours été miné par la position à tenir vis-à-vis de l'islamisme politique . En temps de gue rre ... " • lur la démocrntie . A. qui à l'I!poque était en prison. de janvier 1992. d'aiReurs vraiment démocrate ' Ioïque? 8 . e lle . Il n'y a donc pas vl! ri rablemcnt de • camp démocrate . Jans ropinion. qu' ils OOfIsidéraient comme une inventio n de l'Occident. des berbéristes. la troisième voie n'existe pas. le~ islamistes algérien! di~t que 10 guerre a EMJ lieu porce qu'on leu r a volé leur victoire . : Ellc se fracture entre ceux qui considèrent qu'il s'ag it d 'une erreur politique.il 10 fa ible audience du Le tem~ de. Les islamislt. Il n'y a alo rs plus de fron t démocratique .. il s'agit souvent plus d ' un outil provisoire de dénonciation que d'une conviction sincère. .. Il est difficile de . le pays plonge dans la guerre. À l'I!poque. très vite. : C'est im portant à souligner. même si une frange de leur mouvemen t a toujou~ été décidée à en dl!eoudre avec le pouvoir. les coumn t! islamistes qui refu". Est-ce que c'est le coup d' État qui a conduit il 10 guerre civile. Pour nombre de personnes. ou bien auroit-eUe EMJ lieu de toutes les laçons' A. 8 . Il y a une rnÎson à cela : le cooœpt de démocratie a été dévalorisé dans le monde arabe avant même les indépendances.GÉRIE. comment se fX»itionne cette mouvance' 8 . S. R. S. Aujourd' hui encore. C 'était le cas notamment d ' Ali Belhaj. La question est épine use. pro-Français .AI. camp dit «démo. I!taient majoritaires. régression réconde. qu 'il fallait laisser les islamistes gouverner jusqu'à ce qu' une nouvelle I!lection débouche. la d&iLlus""" Qu'est-ce qui explique cratique _. : C'est vrai en panie.. S. à ln puissance coloniale qui ra introdu it. Aucune des organis. Une partie d'entre eUII était très légaliste.. j'avais pris parti contre l'arrê t du processus I!lectoral.. je pense que le niveau de violence n'aurait pas été cc qu'il a été si le verdict des umes avait été respecté. ce n'est plus le cas. Il s'agit davantage d 'une atJdilion de personnes q ue de coorants politiques structures.

Bien ~ilr. il est évi· dent que la question de la responsabilité de l'État doit être posée. inslrumentalisés por le régime." . Cela étant di t. assez tardivement d'ailleurs. 50UCielJX d'op' paraître aux yeux de l'Occident comme l'ultime remport lace ô 10 vogue islamiste.je pcnse par ellOcmple à Mohamed Benchicou.. en partie au moins. Il partir de 199. même parmi les plus convaincus des éradicateur..ALG~Rll! . On est entré dans une logique de guerre dans laquelle tous les coups étaient pcnnis. cc qui aurait pu servir de ooyau au tour duquel aurait pu naitre une troisième force . mais il est probable qu'alors la panic réformatrice du FLN :lUrair fai t sécession. C'est un peu ce qui s'cst passé au moment des accords de Sant' Egidio de 1995 . et pkJs généralement du rôle et de 10 respon' sabilité de l'armée pendant cette période? Aknm Belkaïd : Je voudrais d 'abord préciser q ue l'expression 0( guerre civile» ne fai t pas l'unanimité e n Algérie . les Algériens s'efforcent d 'oblenir le soutien de l'Occident en jouant la carte du rcmpan conlfC . tandis que le~ mpot'IS(lb!es du FIS sont ma rginalisés por les GIA. qui ont été signés par une panie du FLN tout en étant récusés pat le pouvoir. cenains préférant parler de .I. dbillusion refaire l'hisloire. très peu de gens. Que foul-il La guem:! civile devient penser de 10 thèse wdon IoqwIle ces derniers auraient été. décennie noire.5 ou 1996. l'ex-patron du quotidie n lA Mat.. Belija min StOnt : Je cruis qu ' il y a eu un engrenage. Chapitre 4 La guerre civile vite une «sole guerre . ou WUI simplement de période du lerrorisme . Aujourd' hui.l q ui défendaient à l'é poque l'action de l'armée .nie nt celle responsabi lité .

H. Dans le milieu des années 1990.. qu i n'est couverte par auc un journaliste étranger. parfois sans doule aussi dans le but de s'assurer le soutien de la communauté internationale. li n·est donc pas évilknt de parler de guerre conventionne lle opposant deux armées dans des schémas de batailles traditionnels.. ~nt apparus comme des é léments disparates. Parce que ~. Des massacres ont é~ commis dans des zones de forte densité urbaine avec quat re . d·anciens ministres comme Aboubakr BelkaYd le 28 septembre 1995 . C'est d'autant plus facile que tout le monde se déguise. couvrant l'ensemble du terri toire algé· rie n. D'abord. ~ \ \ \ 1 personne l1C veut êlre responsable. les islamistes de l' Armée islamique du salut (AIS).. morcelés au ni veau géographique. on dit que c'e st l'Étal. uns des aut res . y compris sur le plan économique. Lorsqu'il est question de ce qui s'esl passé en Algérie pendant une diuine d'années. e t plus de 100 000 morts annoncés officiel leme nt . A. Tout au long du confl it . Ces noyaux indépe ndants le. opacifient davantage les antagonismes qui ont traversé et ~ch iré l'A lgé rie. de plus en plus incompréhensible. On tue cncagoulé el c'cst une guerre sans témoi ns. On a laissé faire souvent pour punir des populations qui avaient voté pour le FIS. ce pays a+il été en guerre? En d·autres termes.~.' " '/" Lo guerre civile " le terrorisme islamiste.1 1 ~. l'Algérie va mal . le secrétaire géné ral de I"UGTA Abdclhak Bcnhamouda asS355i~ le 28 janvier 1997. les islamistes celui de leurs maquis . c inq ou silli casernes toutes proches. lu tle lIntite rroriste _ peut ne pas être une gue rre ? Après l'assassi· nat d ' un chef d'état. Il a laissé faire . les Groupes islamiques armés (GIA). ve ngeances perso nne lles maquillées en représailles polit iques. seule force réelleme nt organisée e ntre 1993 et 1997. exécutions perpétrées par des groupes étatiques sous le dégui. sans prétend re trancher toutes les polémiq ues sur le « q ui tue qui? JO. opposant une armée régul~ re el loyale au pouvo ir en place à une année de maquisards puissamme nt organisée ? Pas vraiment. parce que personne ne veut assumer ('horreur de la barbarie . J 97 Est-cc une guerre classique. d'un ande n res ponsable de la puissante SécurÎlé militaire et chef de gouvernement. une . sement de la lutte antiterrorislC. Elle a besoin d·argent ct se sent vulnérable. de dizaines de journa listes et d 'inte llectuels. on attusc les is lamiste. L'État perd le contrôle de ses services.. La guerre devie nt une espèce de tragédie. . les batailles de moIS autour de cene terrible situation traduisent bien un désarroi devant le réel. g uerre _. loin de clarifier. lutte antiterroriste _ par euphémisme politique. Les noms successifs donn ~s. ne sont jamais parve nus 11 atteindre un stade d 'organisation militaire suffisam ment structuré. et quand ce sont les islamistes. évoluant de façon au tonome sans parve nir à se regrouper sous un w mmande me nt unifié. Mohamed Boudiaf le 29 juin 1992... qualitiée donc de simple . 11 partir de q uel seuil de morts dans tous les camps. lout le monde se défausse sur l'autre. : Cc que l'on peut dire . D'autres d iffic ul tés surgissent dans la définition pos_ sible de celle situation. sans que !"armée n'intervienne. il apparaît bien diffici le de ne pas prononccr le mot . du responsable d ' une puissante centrale syndicale. c'est que l' État algérien a été coupable de non-assistance à population e n dange r. restent prisonnie rs d·une logique interne de violeoce croissante où les considérat ions pol itiq ues ont d is paru . mystérieux dans leur mode d 'organisation. Leurs ri vaux . Mais on est sunout dans une dé rive meurtrière. Quand l'ttat lue. Ka§di Merbah le 21 août 1993. un probl!me de vocabulaire apparaît en effet : dans quel type de confl it ce pays a-I-il été plongé? Les perpétuelles hésitations pour carnctériser le conflit. désunis sur le plan idéologiq ue. Et cc dispositif très spécial a pu facilite r tou tes sones d'i nfi ltrations et de manipul3tio ns . 11 tout le moins.

étaient aux prises avec eux -mêmes. Ce dernier eSI arrivé au bon moment ct il a su . la violence de l'État. découvrir . pu isque ce pays étaiT essenlfcttement rural. guerre d'Algérie. Comment expliquer qu'elle atteigne un tel degré ~ Est-ce un hêritage de la guerre d'indépendance? Pevl-oo parler d'une culture de 10 violence ~ B . : Il y a en eITct un héri tage de viole nce. La conq uête coloniale.1960. On a cru pou voir établir des companlisons ct des passerelles possibles dans l'analyse des deux confli ts . ou de règlements de eomple. On peut en e lTet dresser une cane de la géographie des alTrontements. La violence paie. Cette différence centrale signale le niveau de la guerre civile en Algérie contrairement à la première guerre pour l'irKlépendance menée dans les années 1950. iOlériorisée par les Algériens. la guerre d 'indépendance CI.. Une société massivemelll urbanisée el qui a subi de pro fondes mutations depuis l'indépendance en 1962 a con nu un conflit violent. Cenains massacres. commis dans des villages qui avaient été Je lhéâlre de conflits entre harkis el nationalistes. dont certains sont déci més. de ruralité. avec cette foi s l'idée qu'i ls om vaincu le A S. Comment et pou rquoi 10 guerre civile ~ "it-elle par s'êteindre' A. mais aus. puis OIisc cn œ uvre par Abdclaziz BOUletlika . La guerre des années 1990 contient cenes des aspect. en 1999.. Us ont vaincu par les armes et n'entendent rien panager. il s'avère que les Algériens.. semblent pouvoir être di r~­ ternent liés à d'autres violences q ui remOnten t à la guerre d 'i ndépendance. Mais la différe nce fondame nta le e st la sui vante: la prem ière guerre d'A lgérie était un affron tement centrdl qui se dessinait entre J' État français avec son armée et les indépendantistes algériens réc lamant l'indépendancc de l'Algérie. En indemnisant ct en passan t par penes ct profits les souf· franr. depu is.. faire campagne sur les bons thèmes: arrêter les massacres . c'est toujours le même discours..ux et l'Armée islamiq ue du salut (AIS) en treprise sous III présidence de Liamine Zcroual. avec leur propre histoire ct avec une violence qui était celk de l'histoire politique algéro-al gé ricnnc.. Il existe des . Alors que le conmt des années 1990 est un connit e Olre Algériens pour la définition de l' identité politi q ue de ce pays. Et elle est COf1sidérie comme l'unique mode de règlement des contlits." majorité des Algérie ns vi l dans les villes. D 'autre pan . . : À œla s'ajoute l' idée. Enfin.. faire la paix ..:es des familles de disparus et des yic limes du teTTOl'ismc. il faut faire la distinction suivllfllc en tre ces deux guerres : la société algérie nne était massivement paysanne ct rura le à plus de 80 % au moment de la première guerre .~i m i l it udes troub lantes.un aspca central et la quest ion de l'Élat. Et l'épuisement de la population . A. première .la 9uerTe civile la violenœ atteint des $ClIT1meb... le . et essayer de superposer une carte sur l'aulre.: Il y:l d' abord une victoire milltaire contre les maquis. une négoci:ltion entre les génér:l. de l'aulrc L'Ôté de la Méditerranée. il y ava it un affrontement entre les Algérie ns et une présence élTangère. Or. Donc. S. redéfinir les contours de la citoyenneté politique et du rappon entre la démocratie . que le pouvoir SC prend par les anncs. C 'est le discours que tien nen t depuis l' indépendance ceux qui SQnt au pouvoir. Ce n'était pas simpleme nt le produit d ' une histoire de rappons avec les Français ou avec l'histoire coloniale. voire même des comparaisons poss ibles avec la . Le confl it . d'u n conflit à l'autre. Aujourd'hui. s 'esi dérou lé dans les campagnes. bled . dans celle séquence des années 1990. Mais cette guerre renvoie il une histoire qui leur appartenait en propre dans une période très particulière . maÎs la 1 . B. en poursuivants d ' une guerre cont re un ÉI8t jugé illégi time .'. Des vi llages d ' opposants au FLN dans la guerre d 'indépendance ont pu ainsi se . B.i le passage à l'État de droit.

les g randes questions politiques n'ont pas été réglées. Ça craque là.~ privés. Un sauf-conduit en somme qui rassurerait tous ceux . qui éta it descendu dans la rue.. Les Algériens at tendent toujours l'altemancc . elle rcjene l'ensemble de la classe politique. Le système gère en colmatant . B. : Elle a créé un ressenti me nt profond . La principale préoccupation d~s . te « printemps orobe » o-'-il changé la dame? A. qu'i ls ne seront pas poursuivis. : En effet. 11 y Il aujourd'hu i un malais~ qui se Iraduit par exemple par le grand nombre d'al:tes d'automu tillllion ou l'u. Mais pour le momen t.~ age de plus cn plus répandu des drogues dures. : Lors des é meutes de janvier 20 11 à Bab el-Oued . notamment c he z les victimes. décideurs . de nouvelles violences.. C'est le cas par exemple de I-locine Aït Ahmed ou de Abdelhamid Mehri. Une histoire qui n'est pa~ la le ur. Vous paneriez d'un régime mafieux? A. Il suffit que le chauffage soit en panne dans leur elassc pour qu'ils sortenl dans la ruc. la guerre civile lU I A_ B. Quan t à l'opinion. : Cette façon de lOu mCT la page Il aussi permis au système de perdurer. B. décideurs" reste la succession de Boutcflika el la manière de perpétuer le système e n donnant l' illusion du changeme m. Belhaj. l'ancien secrétaire géné ra l du FLN . : Même les écoliers. B.qu' inquiète le son réservé au général chilien AUglL"to Pinochet. tandis que l'islamisme se diffuse dans toute la société. : Je n' utiliserais pas cc terme. 8. Aucun ~tcur n'est à l'abri. . Mais c'est un rég ime dan ~ lequel le. Cette tendance prône la misc en œuvre d 'un pacte de transition nationale . dom je crains qu 'il ne porte. Ali Belhaj. S. le système ne veut pas entendre parler d'une telle évolutiun . H. Un peu d·arge nt id . De plus. en germe. sans aucune vision économique ni projet de société.100 ALGÉRIE. S. L' Algérie est en proie aujourd ' hui à une fronde larvée. mais il y a encore chez e ux un blocage mental qui les e mpêche d'admett re l'idée qu 'il faut entrer dans l'&onomie de marc hé. S. jeune surtout. des Ê!metJIeL . au coup par coup. c'estlc passé. Pour les gamins d 'aujou rd'hu i. un t lat de droit. inchangé. fi. puis ailleurs. Alors on continue à insulter le secteur privé. R. On sc dit qu 'on a de quoi voir veni r parce qu·on a un matelas de devises. quelques logements par là. Les Algériens sont sonis du socialisme. Résultat : une absence de politique économique qui conduit dans une im passe. s'est fait brocarder par les jeunes mani re ~ tan!s . L'idée étant de permettre des réfonnes en garantissant aux ". : Il y a un courant au scin de l'opposition qui plaide pour que le pouvoir organise la Irdnsition afin d·éviter de nouvelles violences. la dkiltusion Cette façon de tourner la poge sons l'avoir lue a+el1e véritablement nkoncilié l'Algérie? A.ils sont nomb re ux .~ monopoles publics ont été remplacés par des monopole. régulièrement. Tout le monde manifeste. Avec en plus une généralisation sans precédenl de scandales qui se succèdent.

Benjami n S lo ra : Pendant de nombre uses années. films de fiction . Sur ce silence. romans.. . Provoquant la chu te et la naissance d'une République . Benjamin Sima. J . /a mlmoin: dt 10 g~erre d 'II/ghit . La !Jérouverte. À l'inver~1 depui$ quelque temps. le départ d'un million de pieds-noirs .. vers ta mélropole.-:aine d'années. 1991. La Gang rène et l'oubli. Essais.. il faudra attendre 1999 pour que rAssemblée nŒionoie odopte une loi qui remploce l'expreuion fC opérerions de maintien de l'ordre» par le lem1e de « guerre d'Algéf"ie li. des fract ures dans l'année française qui . la V. de harkis . se voyant victorieuse sur le terrai n. Pourtant . qui alors Il 'osa jamais dire son nom.. Les ehoses ont changé depuis une d i. cette guerre de sept années. ['entrée en politique d' ulle génération que l'on retrouver.! en 1968. la guerre d'Al gérie se lisait comme unc page douloureuse de l" his!oirc: : pas de commémoration officielle de la fin de la guerre. avait été un mome nt considérable. refuse l'issue politique de l'indépendance algérienne . en France. Il y a aujourd' hui surabondance.Chapitre 5 Mémoires croisées .JrS on pré/ère aujourd'hui celui de «guerre d'indépenOcnce . ~ En France. ouquel d'aille. on assiste à une multiplication des ouvrages et 00 films consacrés à cette période . peu de grands fi lms l . avec une nouvelle Constitution . . el de leurs fanulles.

Mais le drame. également de plus en plus par one partie de la droi te c1a. mais e lle est de moins en moi ns l-entrale.. c'est cela aussi. famille ré\'olutionnaire .11 ~i nu"0<1 Mémo.. A_ D.. Si l'Algérie allait bien . effets positifs .: L'histoire telle qu'clic est enseignée dans les manuels scolaires a en effet é vollJé . dans le présent. c'est que le discours sur la guerre dïndépendance continue d'être vécu en Algérie comme un discours de pouvoir. celle ex plosion remonte au début des Elle concerne tou tes les positions. pour s'en réjouÎT. Beaucoup d'acteurs ont été réhabilités. . De leur cÔté. Les choses ont bougé . Et comme un prétexte pour légitimer les pri .. ilèges de la . . La levée des tabous se fail dans tous les sens. une révolution mémoriellc qui facilite la recherche comme jalllais aupara vant . C't'Sl comme cela que J'oo arrive ao VOie. fnmeo-français...... S. 5 .s CroisMS Une cxplosion de r6. Au même moment parait aus. J'attribue pour partie au moi ns cc ré . : Elle est beaucoup moins falsifiée qu'elle ne l'a été .. On peut même parler d'un début de " printemps "' ... 2001 .. que le pays a fin i par s'en sortir... La célébration du cinquantième anni versaire de l'indépendance algérienne risquc fort de ne pas être de tout repos . mais que ses jeunes cherchent à fuir en prenant la mer au ~ri l de leur vic " Et en Algérie. li .f 19jj· / 9j 7. en tan t que . à la guerre c ivile donc .. H. C'est un tournant. : Cela risque d'autant plus d'ê tre confl ictue l que l'Algérie va mal. Longtemps considéré comme intouchable.. ictime . pratiquement pas de problème . Qu'est-ce que ce pays qui exportc du pétrole à prix d 'or. De mon point de vue. eil de mémoire en France. A. même s'il y avait cu beaucoup de clloses dites avam . le 23 février 2005 . L'opinion s'i nterro~e . il Y a un chaos permanent auquel plus personne ne comprend grand-chose. ceux qui ont fait la guerre dans les rangs de J'année comme appelés arrivent à l'âge de la retrai te. parce q u'il s'agit du té moignage direct d'un officier supé ricur sur le comportement de l'armée française .oir. 20CII .. paradoxalement. Il est même très anaqué ct pas seulement par l'extrê me droite. Je suis . Toul cela est favorisé par la montée en puissance d' Internet .ellement des générations. rer leur témoignage.. ct que de Gaulle a . Penin.. & rv. Des témoignages ont fai l l'objet de livl"CS. comment appréhende-l'OfI thisloÏre de 10 guerre V ESI-elle tou jours fals iFiée ~ A. D. Les enfants hier. trahi . notamment les jeunes Français issus de l' immigration qui veu lent mettre e n rapport l'histoire de leur famille avec celle de la guerre ... lI_ : Une famille dont les effectifs r. elle ne l'est plus aujourd' hui. de la colonisation. r.e cessent de gra ndir. . par l'Assemblée nationale française d ' une loi qui évoque les . 11 y a eu une autre guerre entre temps qui focal ise bien davantage J'attention . cela ne poserait .i le récit de Louisellc Ighilahril! qui témoigne . c'est un tournant stratégique . ils ve ulent raconter.~flfle. les petits-enfants aujourd'hui .rtl I p«ÎDU. age politique. Y compris celles de ceux qui pensent que la France a eu tort de licher l'Algérie .~siqo e. ce retour de mémoire en France rc<:rec du cli . Mais là. Le ré ... 4. Algl'. Fayaru . À mon lIvis.:its qui s' accompagne de nouvel les polémiques ... avec la publication du livre du gé néral Paul Aurassessc. sur les services spéciaux·.105 ALGEk Œ.. années 2000. elle. eil dc mémoire à ce qui se passe en Algérie pendant les années 1990. on sc dirait simplement. Des enquêtes historiques o nt été publiées dans la presse . À cela s'ajou te un renou . Mais. Par exemple sur la personnalité du général de Gaulle.. Les nouvelles générations ve ulent s.

Comment expliquer que. cette période de notre histoire est de plus en plus instrumentalisée..: Les rela tions franco-algé riennes n'ont pas été aussi mauvaises que ça. : Et c 'cst lié aussi au débat sur l'identi té ct la place de l'islam Cil rrnJ1Ce. c'est que cela soit de\'e nu un argument de politique intérieure en Frnoce .. S. Mais dans un cadre serein.. L'Algérie il loogtemps été un précieux relai. Ma intcnant en Algé rie . Il fallait sortir du silence. elte ne s'adresse pas aux Algériens mais aux Français. : Mal. comme outil. Je n'ai jamais entcndu les prés idents Boumediene.s de la Frnnce d. B. accédera au pouvoir. A. C'est pounant un thème qui mérite rait d'être creusé. les Algériens en o nt acce pté l"idée et même l'aile la plus conservatrice d u FLN s'y est raJliœ. désillulion 107 d 'accord . Mais en France. : Ce qui est nouveau. D'où le fameux article du 23 févncr 2005 sur la colonisation qui sera par la suite abrogé . C'est pani de celte loi votée par l ' Assemblée nationale sur le . et plus particulièreme nt aux Fnmçais d 'origine algéricnne . : C'est parti de cette idée de tnlité d 'amitié entre les deux pays.. on va exiger des cxcuses". de nombreux Algériens se sont d i! «puisque c 'est ainsi. Sans etrc dupes de la volonté du poovoir algérien d'acq uérir un surplus de légitimité intemationale grâce à ce document . On risque donc de nouvelles polémiques.~sé. effets positifs . H.106 ALGI!RI E. Sur le plan économique. C'est YrOiment parti de ce vole cl l'A»emblée ~ A. pour une fois. le débat wr la c repentance » refus français de domonder pardon pour 10 colonisation '? Comment vit-on en Algérie et le A . mois qu'en même temps les Algênens soient si nombreux à vouloir immigrer en Fronce ~ A. de la colonisatiOfl. 8. une partie de ln droite a tout fai t pour le torpiller.~ t aten t que . eomme argume nt politique de délimitation de clivages idéo logiques . Au dc!part . C'est nouveau. La questio n de savoir (:c que nous ayons fait de nocre indépendance est cncore taboue. Mais à force d 'entendre des hommes politiques ct des intellectuels français dire «on ne s'exeuscrd pas . R. quand la droi te française parle de la guerre d'A lgérie et qu'elle évoque la mission civilisatrice de la colonisation. la guerre d' Algérie s 'est invitée eomme prétexte. lorsqu' une au tre génémtion. PllI"Ce que les A lgéricn~ 001 le sentiment que les Français ne veu lent rien assumer ct q u'ils rêvent même de . depuis 1962.'lns le monde arabe. cela n'est pas venu d 'eux . Il raut d iffé~ncier les agitations convcnues de la réalité . C'est deve nu une rhétorique. en dehors de l'arène politique. raconte r son passé. Aujo urd'hu i.. revanche lt. Ce ne !iOnt pas eux qui ont demandé des excuses. mais aussi sur la vi<:toire cuntre le terrorisme. qui n'aura pas (:ooou la guerre dïndépcndam:e. En même te mps. les reIotions diplomatiques entre les deux pays oient toujours été aussi difficiles. J'ai Ic sentiment qu'a ujourd' hu i. Te lle était la thématique . Puis est venu ec débat sur la repentance.it pcUl-être de mander des réjXlrations . ce n'est pas chez eux mais en France que l'on Înstrumentalise le pa. certai ns sc disent qu'oo poorra. Reste à savoir ce qu i sc passera après le dépa rt de Bouleflika . La vérilé.. c'est auss i . c'est que le discours incantatoire sur la guerre d 'indépendance. Jusqu'ic i c'éta it une question d ' histoire . briser les tabous.. y compris parfois sous la forme d ' une certa ine nostalgie. cacbe l'absence d ' un projet politique cohéren t. Malheureusement . 8 . Chadli ou Zeroual exiger des excuses de la France.!. mais ellc commence à poindre dans certains cercles. ils co n.

.. la dtsitlusiun " r un des rares pays avec leq uel le commerce extérieur français prese nte un solde positif.... ........ ...... · ................. .. -........... . -_ •...............•........•............ ······ .......... · ..................... c'est effecti ve ment un pht:nom~ne continu qui s 'explique d'abord par Je fait que l'Algérie malt raite ses enfants..... .. .....•....... ..... ....•........ ........ l'Exp'e" d u 8 man 1957 •c . " ...... ............. ...... -•. " .... ..... ('bprell du 23 luillet 1955 «Don loin len'ibles qu' ~ Le Fronce peut·eUe ~..... " ...re ..................... 155 L'Expre" du 20 Utvrier 1956 ' 60 .... · ..........le myt\>e de la grandeur ... ...... .. . .......... t'bprMl du 9 iuille! 1955 • l'aven ir algérien ............... 15 ' • Comme nt oblenlr 10 s... l'&pre" du 161hvricr 1956 • Un mirage : 10 aoIution konomique' ................•...... ... • Un rappel' pori ... .........•.....luo!ion 6Iedot-a1e ' • l'bprl!ll du 18/évo-ieJ 195 6 • Un rllque 6 prendre : 1.. ..... .-........mœ n 'est plus la seule dest ination possible .. > c Troisième partie ... . ....~Alg6rie laut con naitn' ...... l'Exptes$ du 22 lévrier 195 6 '" '" '" lieulenont en~... ..........-e$J du 15 janvier 1955 ....... .Unis ... · ........... t'Expr............... la q \lelliQfl • ...... . . • 1 '15 '" '" '" '" '" '" L'Express du 15 /évo-ier 1956 • les chances d. lefrorl lme el depren.oIulion milita............ .. notamment ses élites... Ajoutons que les services secrets fran çais et algériens s'entendent très bien malgré une idœ reçue qui di t le contraire. ~tats. ........• ................ ............ .. .. l'&pre" du 21 ftvt-ier 1956 ..on ............ .. Dire qu'on pousse les gens à partir n'cst pas exagéré et c ' cst d'autant pl us pervers que cela s' accompagne dl! discours nationalistes qui tendent à donner mauvaise conscience à .. .............•..... t'&p............ o C .... ······· ....... .... . . Ufl roppeIé po.......... r. La diaspora algérienne est au s~ i présente dans les pays du Golfe.. L'avenir a~ien ...... ······· ....... Quant à lïmmigl1llion algérienne.-le .....................•. noIionalisme .......'''' ALGÉRIE .........:eux qui panent! Mais la Fr.... 1956 .................. • l' impossible diYorce.... ... · .... ..... ........•... " ............ .... au Canada et au.........•. '69 170 ..." du 17 ...la lentalian d' une sol ution mililaire ... 10 s..... ..... ('bpre" du 29 décembre 1955 l ..

345 t'é>rpreu du 14 oxtobr. ........ clans la nllit" ............. I(](IiGêe • ....................... .. .. ............. au dn.................. 295 t'fxpreu dll 28 illin 196. 10 YOÔcî ............lort de ~Algérie" ..qxe" du 28 ianvier 1960 .............. 215 L'Expr... ................... .....opIure • ..... ....... '87 t'Express du 2 !............. Algb-ie : la bllile IOnglonte " ... l'Expreu du 22 mon 1962 239 « RencotIlr..: Allog ........ Bab eKNed ................................. ........•.. ' •••••• ......................... ...... ......... ........................ ..................... AIgerîe : l'espoir de prendre le !a...•......•......u dll 20 man 2008 grond...........................5 ....•...........ln rall:>llrlades cl'OCIObre 1961...... ..... '01 l'Exptess du I l dkemb.... en (JO'Ont • ........IuogI>io ...ta revanche de &utellika • ....... {'&ptess dll 26 awil 1980 ................ ...........................!........e des Ofchive5 ALOÉRIE....... .......... 227 l'Expreu du 15 fêvrier 1962 235 .... ................ ....... "....................... ..............•..................la dhillusioa 11 1 331 htraits . l e mOS!oOCIlI de CharQllnll JO" ....................... .................•...... t'aq-u du 8 oclobre 1959 191 ................... ... __ .••... la (onfes~ d'un patlcier • ..... Fmnce·AIgérie : la goerre !!SI_finie ~ •..... l'é>rpreu du 3 joiYeI 1972 255 ......... .....................M~ 2009 • Trois loyer...HO Sommai.. ......-g............... ....................... .. 339 t'EXpffU$ du 16 ooCrt 1985 .. .... VoIre chcroce.:nir !olle "..•..........•.... ............ l 'f... ....... " .......... '45 ........................................wpttmbre 1995 ..1 du 26 avril 1971 377 l'&pt....... •••••••• • • _ AIge.................................. .r 2007 1 .................. ..... ......................... .......... .. ... 367 L'EKpreu 00 20 août 1998 Cnquanle ans d'incMpendonce • ln '61 l'Expteu dll 28 .... 313 L'E>:p"'u do 2................................. au 26 CJ\Iril 1957 173 • lai vu la r"'ohe ~abyIe •....................5 loillet 1962 ................... Cinq moi..•........me • .... : le plan des géolêlawc ................o:pren du I~ ___ bre 2004 -Après IIoumedi_' • ...... ............ .. l'Algérie de Chadli • ... . SonaInxh : le coffre............................ g. t'Exf"eu dll 27 ocIobre 1979 393 .............. t'fxpt8S. ... . .....•................... t'Express du 22 lévrier 1962 l'&:pmu du 26 juin 1962 16 lanvier 1992 323 L'Expre.....••.................. . t'E..... guerre 307 • Cette Toussoint-IO • . '87 1 t'Ellpteu du 1"/évri.... (1 8em.... 0.. • _. ......... ... 1988 l'E.... danl un Oewt ~" . ...........................•... Entre Zêddo el ..... ... ....... . Fife ".. t'Expteu dll 30 aaüt 1962 • ln poix des braves' ".................. 203 • l'Algérie >lK roi .. l'inévitable n........ln Juile • AIg6rie : ~ ""Fanc..... .... .. .. .............: ombr.....•. ............ t'Express du 27 avril 2011 Mémoires d................. • _.... 'ai"" Alger dev........•... • AbdeIal iI et les siens • ............................. •••••••• l'Expr~s d ................5 nove mbre 1978 .....q:nSJ du 8 mo.... .. .................... ......... ........ . .... -.... ................ GaulLe foc......... rolliallC4l frOflCO"FLN •..... ............ ..... ... t'Expreu du .•.......................5 août 1999 l'Expreu do ... _............. ...................•.u du 4 moi 196 1 .........•.......... AIg6ri .. du 16 octobre 1997 L'Ex"............•............... .............e 2008 _ le drome cl'Alger ".. ..........." do 23 jonvief 1992 '" .........................

e..""ir~ à la lu"~ canlfe le terrorisme ~ Fronçais Mauriac choisi! de répond re non. 2()ll o . plume de François Mauriac la question de 10 lorture. le Mmoignoge d·. du 1" novembre 1954 el l'en'lOi dei premiers renforts fro nçais dons les Aurès .. e n 1958. quelques semoines après 10 • Tovssoinl rOOJge. Le lilfe de ce prem ier orticle de 1'6criY(l in fit le même qui _0 cho isi trois ons plullo. l'fxpreu aborde >ous k. . Ie touront éleclriqve sous les aisselles el enlre les iambes_. Fronçois Mauriac l'écoute. l'ocrivo in rapporte. Au nom d'ul'>e vision human iste qve porklgenl (Ive<: Frol'lÇois Mou.-• > « La question » Retour sur l'Express du 15 janvier 1955 Dès 1& début de kl guerre d'Algérie. • l' eau iOUillée Introduite por un luyOu dons 10 bouche _... l.d.. por "éditev< du livre d' Henri A1leg sur le même w ie! : La Oues lioo . ami de çon lton~ne. 10 Forme d'un dialogue.iO( les gla nd. signotures du journal.. raconte « le boquet d'eau sale où le tële esl mo inl&l1l/e jusqu'ô l'étouffement. """. la 10rIure peuI-elle ""' considérfte comme un met nece. l'om. D. L'fxplflSS _ 0 désormais 0 10 pointe du combat conTre la torlu..

conunent faire la preuve ') _ Oh ! trè~ aisément . . toules les neufll du monde sont flétries pour eux . que ces tortures sont cou~s d'i ntcrwgotoire s qui o. je les ai livrés . • _ (:". . _ Sans avoca!'! Je croyais que la fll'ésencc de I" avocat bait c1igée ~I .i~ pourquoi '! pourquoi 1 . vous ~"ez ! Mais lu baignoi re . d par nature CI par jugement..Vous seul pouvez parler . qooi ! Il n'empêche qu·au début de novc mbre Ic~ L-omparotions avaient lieu!rh tôt ou très tard pour qu ïl n' y e ût pas de témoins.Il s·agit d'obtenÎr des $USpecLS (el je ne pn'te nds cc"e~ pas qu'ils soient lous innocents) l'aveu de leur Jl'IIrtic ipation d irecte o u indirect. Je d4!tovme la tête.. Des ~t s .l. o u plutôt le baquet d'cau sale où la tete est mai ntenue jusqu'à l'é touffement . •" > o . qu' ils dt'non - œ n! leurs camarades.. 40.Ït d'une e rreur. mais l' eau sou illée introduite par un tuya u dan s la bouche jusqu a ce que le paliclll s'évano ui sse . celle obsession. j: ai d û faire le guel."éde~ : Il était foo de désespoir el de honte: . trompé .. Un rie n de loileue.. . . _ Oh ! avant de les condu ire au palois de JuSIICC. eomme pour Damie ns .. " C'est .. Je suis déshonoré . mais le cou rant électriq ue sous les ai sse lles ct elllre les jambt:s... mais un éc ri vain est habile à s'évader. MaU . . >O ..• celui de ce prêtre de la MiS!>Îon de FI1IIlCI. qlli ne pcu\'cnt plus penser à rien d'a ut re.: bien : aucune: .. je me rappelle qu'ullc (OIS au molllS vous vou~ ele~. Vous en tende.55 '" 1 La question •• POl'" François Mouriac • . lait-il . • lout de meme vu des garçons encore \QUt sangl ants. Alors ils signen! n"i mpor1e qUOI. Vous seul.ous seul" ! Mes enncmi$ croien t que je cMe • la pas$ ion d'occu per la sdne.e ~u terrori sme. tt Paru doM t'Exp"''' du 15 1arwier 19.118 n'nnt pa~ renof1f':~ aux. comme l' extrê me de lou ~ les vices.Ce n'cSI pas po!is ible. _ L·article 114 du code pénal réprime Cil effet la séquestratIon arbi traire. . . . non plus que les gou lOf~ de bouteille enfoncés .h~ure.. _ Moi. leur elltrée c hez le juge. Je hai~ croellcnJent la cruault.Mais oo i : com me pour la Britl\' illiers..Je i\. les juge~ '1 . _ Mais là encore. li mu eonmli~nee. . .. Je l'interromps : . ne lais'\e pa~ de traces! .e prolonge nt durant des heures et on les lal~se presque toujours sans nourrit ure. Que de fois l'aurai-je emendu ce " . ~ ou l at Memah. _ Alors pourquoi ne pas déposer plainte? _ Croye~-vou s que les victi m e~ s'en prive ~' ? . Moi·rn!mc. j'ai vu . bien sûr.3. pro' tégés ..À quoi bon . Je me rappelle celui qui avait fini pa r (. Le mIni stre de l'I ntérieur li e u la preu ve quïl ~ ' agiS$8. . d is-je. dit l' homme. COUps de: nerf de bœuf... ..s '1 Combien n'en a·t-on pas déposé! Auc une n ' ~ JamaIs été IMtnute. secrétaire géntl'lll d' une fraction du MTLD. moi aussi. Frunce-Maghreb était intcrvenu en faveur de. _ Mais .Il faudrai t des preuves.. _ Nous ne sommes prévenus ni de nlCure nt du JOUr de la co mparution. . Pour avoir que lque ch a~ d · ~ ss ~ster . le regard de ceux qui om vu de leurs yeux. Mais surtout. Moi que vous 1'IIvez fait. que ce suspect n'avait pas été torturé . Je soupire: ..." . ii. ! Il!! Il'onl pas plus de recours que nos . Cela ne laisse guère de Iraces en eITc\. _ La police a donc le d roit de détenU' un mdlv ldu plus de vlOgtquatre heures sans le déférer au magistral '1 On m' a vait pounant dit. je commence à la subir." d affilée: . ' oi . Jï nsiste. Le 12 oove~bre 1 7 heUI'C~ d u matin . du moiM. Pauvre!> . il suffit de: rapprocher UcUA dates: celle de l'arrestation el celle du mandai de dépôt ou de rordonnanee de mise ea liberté.. on unend d·eu}.. CIL Il ). presque: supp liant : .. à la pone du Juge : ~I . XXV... qui faisaI t le guet .: qui Irnvaille dans ta région de Consla ntioc: .~. pUÎsque "' ça. on rend les VIC ' times pn'sentable. ma fe mme. ." Montaigne (U vre 11 .i~ . Je l'observe: 11 la uerobée : je conna is bien ce regard : cel ui tle mon am i R. Ma. gému. citoye ns (militais ."-ou teZ. h~ l t ..Des ~lainte. SOllge1. On n'a jamai ~ de preuve. d'autres lI1'ont raconté.Ull client .

. Des . Je ré ponds: . . Il s sont i nnoccnt. Nous sommes celte France qui a proclllJlll§ le! Droits de l' Uomme . mai s l1Of1 li ce que l'cltamen ai l lieu en préserlCl: d ' un professeur de la Facullé d' Algcr." pas des AztèqLM:S. que J..Qu i. &In ~ était couven de plaies ouvenelli ou . jJlIl enfi n oommuniq uer avec lui el apprit de ~ bouche !Cl! [ortures qu'i l avait endUJécs.~ débris humaills dans les pierres du temple ~le\'é à la gloire du d ieu Sole il . J'en choisis un .il peine fcrmé~ . ont mieuJl compris qu'aucun aUlre peuple ct mis en pralique le Sennon sur la montagne. geôles pour les fous et les idiots.~. h6site ct d'u nc \ 'O. . vos frère!.. _ Non.. il~ VQOs croiront.es Azt~ut:Ii scellaient de. tOutes les to rtures: c 'est le mal n&cssaire. aVOCa~. parole quand il racon te ce qu'il a 5ul>i 7 NOU5 nous taisons. .. . quoi ! Quel héritage! Encore un silertee et j'entend~ de nouVtau l' éternelle parole « \oQu.Mais non ! ils s'irritent au con traire de ce qu'on les oblige à voir ce qu ' ils sont résolu i à ignorer. e t d ire que. Mais le m&lccin législC. tion repose su r une horreur cachée: prostitut ion. Les bourreaux perdront tOl.. Ce sont des chrétiens. puis il dit : .La détention cn elle-m2me.• Je secoue la tète : .. Un gardien de prison affirma que "lICCUsé étail dans CCI t'lai-là lorsqu'il avait été b:roué. L' un d' eux s'affaiblît .. L'homme ri ve un illstant ...:rimc c t qui hésite à aller se livrer. com ment dou terions-nous de!>3. la dNUu~ion Poru dons " b. Il se ll:ve.-e. m'a rapponé de New Ynrk.. Je ~uis comme un l'tomme qui a pris part. aux jambes. que lle torture! On parle d 'Oudjda. conseille r mUllic ipal d'A lgcr.~. . Le juge COllVoqU3 sur l' he ure un mé dl'Cin.e. les surveillent : l'école de Uimmler.: que nous faisons IOUffrir. police des mœurs. . magistrats qui se IrOllvaic lII dan ~ lc coulo ir quand 011 l'w mena . du professeur Madoul. b ien sOr ! Nous MInlmtS les Français de cette France dont les meilleurs fil s. droÎt commun. vous savez ! Ils souffrent depuis dc~ annéç~ . fut d'avis que MoulllT Merfnh se poruil le. car cç n'est pa~ par la for. C'esl lui qui a t:ti! d upe.cl Mitterrand ét. maisons de COfleCtion . const al~ rent l'é tut d 'hébétude . À la face. Oui.Mais TI/JU~ ne somme.il Alger. depu i~ cinq joun . Ils admetlclll que toule civilisa. Il leur est interdi t d 'o uvri r la bouche ..a ichao ui. de génération en génératioll." Vous.. JO Je l'accompagne j usqu'à la porte. Je connai~ bien JOUIt J' histoi ~ : Mou laY Merbah ne fUI conduil deva nl en parler QUver1cmen t ! l.il la face d'u lle Europe eoivrte. oui. rés .ai t de bonoc foi. me tend la main. tra ite des femme.~ur les Malgaches? Je baisse la tête.I1 ! . _ . du 15 Îonv. nous a'·on. C' CM par SCIA message humain que la FTlInce reste conqu6rante : en la déshonorant.Vous voyel. juges d' ins\f\IClion que le 5 nove mbre et ce fUI le 9 que son avocal. D il i.. les Sonutt:~' ptmr piwlO interprétées par Gieseking. Le juge a consenti 11 ~ppeler un médeci n légiste.Non ! Pour beaucoup de cu.. . Cette musique d u ciel n 'est pas pour moi . la Frartee reste cette Fnmce-ti ! _ Les bourreauJi n'auTOnt donc même pas r ellcuse des conqué. ils la désarmen t. les traces de cou»s étaic nl visibl es.! La preuve irr&:usablc fC11l loujou~ dé faut.. J 'ouvre distraitemen t l"a1bum des disq ues de Mozart. Si vous conn aissiez la priSOIl de TI zi-Ouzou! Lelo détenus)' IiOnt parqués à JOiunte et onze dans des pi~s de cent ci nq mètres car. dont journa listes . Me voici lieu l. ranIS. 10" le doyen de:.Avez-vous lu mon livre ...l un (..er 1955 .. . invi té li '·c . de Domenach. El I. aminer. .AI. sans le vou' loîr.. Il soupire: . Si b gens savaient. pour la plllpart de ceu:o. Ma lheur à qui ose 119 •"> o . t' ami de M me Mo unier. ftlt-«: pour prier. Il insiste: ..~ seu l" . Je pourra is vou ~ raCOntc r l'hiMoire d'Adad Ali .GOOE. va peut-litre mourir.~ des témoin~.: mieux du monde : C'CSI ce certi ficat qu 'a eu entre les mains le mini~tre de l' Intérieur.JI timIde . Vous de VriCL .Les parle mentaires mal gaches". M ais non : l'horreur de cc que l'ai en tendu emplit encore la pià:c.. Ma fe mme a vu la poitrine blcsste d'Abd el·Hulz..

...... 2011 . ttpré .l'......lr.. Je dois çondomner ovni VII terro". D. 122 129 . de la "c. '21 r " • 1 i > « L' avenir algérien » o btour sur L'Express des 9 et 23 juillet 19S5 .......alanimtian • et de.lnori...... 'Uf\$ d'Alger PO' exemple et qui peut un joor Iro~ ma mère 00 ma J....rmen!... t. un pays d'imm~ lJI"O~on" Il publie dons t'fllPren en juil let 1955 une bngue onoly:18 en clellx porties du problème algérien. le h...ùme et ooprlls. l'avenir algérien (t'Expre •• du 23 jumel 19551 ......0<. et propoS<) ['ouver/l.......--------' .. ['Algérie bllln! è MtS yeu .J'oi toujours condomné 10 !erreur.erait le fe......qu 'en 1958 de défend •• une Irailième .. " . il cessera en 1958 de ..o : né en Algérie.Som 'Il a j r e ... ment....'exprimer publiquemtlnt..mille.... Albert Comus I8ntera jus. ofin de dè~nir l'avenir de l'A~ie....- l'_ir alg«ien ierro...... ma ... Il y dénonce à 10 foi. . dans If! respect de leur Identité.. .... Peu ..... cOMillon! cl in!é- II rer les Fronçois mllSUlmons dons la République. ..ion (i'E. Je crois 0 10 justice. mois 1_ d6fendroi mo mè<e ovonl 10 justice ...me qui 'exerce aveuglément dons 1". . ...éullinonl de. l'krivoin jugeait légiTime la dimonciotion du coloniolismlt el de l'iniu~ce . ..me tl io ''''pression... Un avenir dant <<l'a..... nlOnt..:..socioHan francO<Irabe • !..l''Otommenl dons 10 '&partilion des terres -....(teoul&. du gouvernement........ d 'une table ronde .. mois il con/esloit qu'il '1 oit une notion olgéfierJM orobe... orot-...oopreu du 9 juillet 1955) ..

'"

Poru danl L'bcpnu dv 9 i'J illet 1955

Terrorisme et dépression
Por Albert Comu$
Si " Algérie ~i ~ lT!(lurir, clic mourrn de résignatiun g~nénl1isée.
La .nétropole mdlfférente comme Jo colon ie exaspérée se mblCII!

a,dmenre que Ja COmmu nauté (mnco-arabe est impossible et que
1 épreuve de forec est dé~rmlljs inévitab le. Au nom du pT'O~~ ou
de la riaction ic i. par la teneur ou par la reprcss ion là-ba.~, tous semblent acccpter d'avance le pire : la ~paralioo définit ive du Français
el de l' Arabe sur une Icm: de ~ng ou de prisons.
Je SUi5 de ecUl! qui ne peuve nt jUSlcmen t se résigner à voir ce
gra nd pays se ClISSer en deux pour tOUjouN.la commu nau té fral'll.'Q-

arabe , bicn qu',une. ~' iti que aveugle ait long temps emp&;bé qu'clle
e ntre dan~ le~ ' ~sfl tu tIOnS. existe ~jl pour moi. comme pour beauC?,"lp de françal~ d' A lgérie . Si je me sens plus prh. pur exemple.
il un ~aysrul arabe , d'un berger kIIbylc. que d' un commerçarn de
rlQ5 VIl les du Nord, c'cst qu' un mlmc ciel , une nature impérieuse,
la commu nauté des destins ont été plus fort s, pour bcal./COup ù'cntre
nou s, que les b.1rrièrcs nnturclles ou les fos sés artifl ciel&entretenus
.
par la coloo isa tion .

Nous ne sommei pas résignés
L'é.~ve 00 l' Algérie: d'aujourd ' hui est plongée, comment
~mons-/IOUs aloo; la vivre , sinon dans ce perpétuel déchircmtnt

ou chaque mort , française ou arabe. est resse ntie comme un nlal he~r ~rsonnel ? C'est pourquoi la r6igna tion flO lIS eM moins facile
q uo li d au tres. Nous ne sommes pas résignés Ull triomphe de ceux
q UI . recevant chaque acte d~ justice comme une offense partic ulière,
rêve nt de tue r ou de te~lser ces .n euf millions d' Arabes avec qui
l1Ou~ ,:,oulons, au COntraire, oonstnu n;: un ave nir fralernel ct fécond .
:-raIs ~~ ne som mes pas rés ignés non plus li croire, a\'cc ceux
qU I défi mssent le progrès comme le paiemem d' une injmtice par
~fIC: autre , q~ le dé~ inement d' un million et demi de Français,
IDstallés <kpulS plUSieUrs géll&atioo$ et passionnément a" achés .il

leur pays, puisse fou rnir une solution intelli gente de DOtre probl~me .
En politique. tue r ou fuir son t deux ~m illions, et deux m~res de
fttlOOcer li J'avenir. Nous ne sommetl pa.' démis.sionnaires et ce n'est
' pu sans rai:;on qu e nous voulo ns donner un se ns à cet avenir. Car
Il eliste , malgIt le sang et lu terre ur, il a e ncon: une c hance, nous
I vons li le déli nir. SiOl plemCnL , nous ne pouvuns plus le faire avec
des pr6cautions de langage et des omissions calcu lées.
Je parlerai dODC ici comme je le puis, m '&dres.sant d'abord aux
miens, Françai s et Arabes, en homme qui, depu is vingt ans, n' a pas
cessé de vivre le drame algérien , qui ne déscs~re pourtant pas de
IOn pay.' . e t q ui c roit encore possible un dern ier appe l à la l1iIison,
d'une part, i. lajuSl ice , de l'autre,

Les sources du

terrorisme

Il fau t, avant toute chose, rame ue r la pail! e n Algérie. Non par
les moyen~ de la g uerre , mais par une polit ique qui tie nne cornlXe
des cau ses prufondes dc la tragédie actue lle. Le terrorisme, en effet,
n'a pas mûri tout seul ; il n'cst pas le frui t du hasard et de l'inaratitude maligncmcnt cunjugués, On parle beaucoup à ~n pmpos
d'inllue nces étrang~res et. Slins ÛO!lte, elles existent. Mais elles Il('
liera ient rien sans le tena in où clics 5' e~ c rcent, qui est celui du
désespoir. En Algérie, comme ai lle urs, le terrori~mc s'explique par
l'abse nce d'espoir, Il naît toujours et p"l1out, e n effet, de la solitude,
de J' id6e qu' il n'y a plus de recours , ni d'avenir, que les murs sans
fe nftres Mlnt trop épais et que , pour res pirer seulement, pour a\'anceT vn peu, il faut les faire sauter.
Ceux qui parlen t au nom ~ Français d' Algérie refusent de reçon_
naîlnl que le peuple arabe vivait san~ aven ir. et dans l'humiliation.
Mais c'est qu ' ils refuse nt inconscie mment de considérer ce peuple
comme une personne: ils oublient que l'honneur, et ses souffraoces,
a longtemps été une venu tradit ionnelle du momie arabe. Est- il donc
trop tard pou r leur demander, devalt t le désastre , de pu~r pardessus leu r rancœur et leU N fureu rs. mêmes légilime,\ , pour recon naître enfin, ave<: réalisme , leur longue e rreur ?
Depuis trente 3illl, e n effet, nou s avons beaucoup promis au
peuple arabe et nous n'avons à pe u près rien tenu. À l'époque du
projet 81 um-VlOllette, en 1936, les ulémas, aujourd 'hui nationalistes,

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1

,1,

12-'

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avaie nt comme revendication

,

,

Poru dom l ' bpl'ess du 9 jlJlllet 1955

ALG~1I 1E . l. dQi ll~ ~on

eJl{f~me r assi milal)on . Il~

demandaien t

poor leur peuple astn;:int aux devoil'll des ciloyens français. et li 'abord
il'impôt du sang. quelqUC5-uns des d roits de la ciloyclmelé française .
Le projet Blum -Viollettc leur rtpondaillimidement (60 000 électeurs
env iroo pour une population de 7 millions). ma i~ leur rtpondait.
lA réaction des Français d' Algérie fut alm si puissante que le
projet ne vint meme pas devant les Chambres. Ce jour-Ii.. l'A lgérie
perdit sa meilleure chance. Le s chefs des Français d ' Algérie om cru
sincèrement. en 1936. comme maintenant. servir, c n meme temps
que leurs intén!li!. la prfsence fnlllÇaise : ils lui Onl porté. cn réa.
lité, un cou p mortel. Quand. seplilns plus lard. aprês une deu:\ième
guc:=. et un autre impôt sanglant. l'ordonnance (lu gouvernement
provisoire repritl'esscntiel du proje t. il était Imp tard . personne ne
'ioulait plus de l' as.~imilalion ,
Le dernier espoi r, ava m la flambée, a été le statu t de l' Algüie,
enfi n ..oté par les Chambres, Mais l'aveuglement obstiné des diri·
geant.~ de J'A lglrie vint encore à bout de cel eS]'XIir : l'applica tion
du Stat ut fUi sabotée elles élel;:tion~ de 1948 systématiquement tru _
quœs. De ces élections falsifiées est 50n ie non pas l'Algérie du Sla·
tut. mais J'Algé rie du mcunrc et de la répres.~ ion . À cetle oole. e n
effet, le peuple arabe 1 retirt sa confiance 11 la France,
Auss itôt, les murs se 50nt refermé.~ autour d'u ne masse sa ns
représemants. ni bey, ni sullan. qui puissem parler pour clle et la
persoonificr. Le silence. la mi~re. I"a~nce d' avenir et d' espoir.
le !iCntîment aigu d 'une humiliation paniculière l U moment or. le~
autre.~ peuples al'llbe~ prenaient la parole, tout a oontri b~ à faire
peser sur ~ masses algériennes une SOI1e de nuit désespérée d'où
fatalement devaient sonir des combattan ts.
Alors a commencé de fonctionner une dialectique irrésistible
don t nous devons comprendre l'origine et le monel mécanisme si
nCKIs voulons lui « hApper, L'oppression , mC!me biem'eillan te, le
mensonge d'une occupation qui parlait toujours d'as~imi ral ion sans
jamais rien fa ire pour elle, ont suscité d'abord des mouvemems
nationalistes, pa uvres en doctrine, ma is riches en audace. Ces mou·
vements ont été réprimés,
Chaque répression, mesurie ou d~ menlc, chaque tO!1ure policière
comme chaque j ugement légal , ont IlCccntué le déses]'XIir ct la vio-

'"

lence che ... Ics miti t.anlç frappb. Pour finir, les policiers ~nt, couvé
les terrori~lc~ qui on t e nfanté eux-mê mes une police mu ltipliée. Au
terme affreu~ . ma i, non dt:m icr, de celle. é,'o lut ion, la rtvolt.e.débor.
danl l' Aurès as~ièGe Philippeville, el aussitôt la reS]Xl1l.~bl l l t~ ro i·
kctive es t érigée en pri ncipe de répression.
))c valll ce mouveme nt sans cesse ICcé h!rt, 1. tentation est grande
de se ré signer, en effet, et l'on comprend que, dan ~ la métropole, ~t
de Pil3 te se laventies mains. Mais cette ré.~lgnauon ne peut qu ag·
sra vcr eTlC(lre les probl~ mes quasi insol ub le.~ qui SI: gos~nt à nous.
Les Français sont peut-être prêts l perdre dans 1 Indtffére nce ce
qu' ils reçurenl autrefois dans la di stracüon . ~1 ai ~ , h~ las !. ils ~ sont
plus seuls! Et ils ne se débartlls!;Cl"OOt pa!; SI fat llcmcnt des dtx ~tl.
1 lions d' hommes dont ils sont mainteniif11 responsables. Pour vivre
eux .~mes, ils doivent a~surcr l' avenir de t'elle communauté, en
stoppant, pendant q u' il en cst lemp!l, le mécanisme que nos faUies
ont décicnché. Comment y parvenir san1 subir ni e)lercer la terreur,
c'est aujourd'hui le premier problème q ui se pose à la France et
qu'elle ne pourra plus éluder,

La trogêdie des assiégés
Disons d' abord t'e Guc tOOl le monde sail, même les coloos ct l.c s
nlU iona.lis~ : l' action teTrori ste c C la répression !IOIlI , en À l gé~,
dc u ~ fort:es purement négatives, vouées toules deux à la deSlfUclion
re uns autre aveni r qu' un redoubicment de fure ur et de fobe ,
:;u~ qui fonl mine de l'ignorer, ou qui e xaltenl l'un .! ,rexcl~­
sion de l' autre, ne parviennent qu ' à reSSCrTCr le nœud ~ 1 Algéne
étouffe et nuise nt pour finir àl'unc ou l'autre cau se qu Ils vculent
pounant servir.
,
_
.
Le terrorisme algéricn e~t une eneur ~anglante, a la fOIS en lUImfme et dans !iCS con~quences . 11 l'cst en lui· même parte qu'il
tend , par la force des choses, à devenir mciste à son tour et , ~bor·
dant !iC~ inspi1'3teurs mêmes, 11 cesser d 'être J'i nstrument cOlI~rôl~
d' une politique pour devenir l' arme folle d'une ~ai~, élé~ntalre ,
À cet ~gard , le silenœ ou les pré<:autions de 1 opmlo." hlX: rale en
France sonl graves. Ce n'est pas li Paris q u'on Ile droI t ~ prendre
~ la légère la trag~dic des fanùllel assiégées daM. le~ ~ Vi llages, ou
leurs fermes isolées. L' Algérie, on semble parfOIS 1 Ignorer, n est

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ALGÉRIE, la dé5il1usion

POIUdons l 'Expreu du 91uillel195S

pas peuplée d'un million et demi de colons. Les rePfisemants de la
réaction algérie nne SOnt UIIC poignée, et qui vivent dans le~ grandes

pou r notre honte, e n 1945 . Nous cue illons aujourd' hui les fruits de
cene ~ction (j 'éelaL. Pui!;Que le gouvernement est à la rechercbe de
lestes à fain:. il peul. il doit déjà déclarer $Olennellement que la
FnulCc ne fcra jamais sien le principe de la responsabilité collective
et que la justice sera rcndllC en Algérie en venu d'une loi commune
.clon les usaj;CS des nations e ivil i sée~.
L'abominable violence dont a parlé le président de la République
• Marseille ne sel""d pa~ jugulée paf l'cxerciçe d'une autre violence
non moins abominable, qui la rcnforcera au contrnire cl lui do nnera ,
pour s'exercer contre la L"OlIectivité des Fral1çais d 'Algérie, des raisons qu i lui manquaient j usqu 'ici. Sauve r des vies CI des libertés d u
côté arabe revient nu contraire à épargner des vies du côté frnnça is ,
et A arrêtcr, par le seul moyen qu i nous soit offert . la ~urenchèrc
dégolltante entre les crimes. C'est ainsi que nous aiderons, oon pas
.Ia fraternité . pUÎi;que ce mot don nernit à rire aujourd·hui. mai s à la
~urvie de deux pe u ple~ et aux c hances de leur entente future.

villes. non su r leun; lerre~ . L'immen~ majorité des Français d'Algérie qui peinent et travai llcllt, au contraire, dans une angoisse mortelle, onl droit au moins que nous ne fassiorts rien pou r encou rager
ce qui les assiège ou les lue.
le terroris me es! aussi une erreu r quant à ~s conséquences. Son
premier résultat, en effet, est de fermer la bouche aUA Français li béraux d'Algérie et , par conséquent, de renforcer le part i de la réaction
et d.;: la répression. Ceux q ui. sur les lieux mêmes, pourraie nt faire
entendre la voix de la r'Jison (elle gouverneur général lui-même) se
voient imposer s ilence au nont de l'inst ituteu r assassiné . du médecin
blessé, du pas~n l égorgé el des l'cules incendiées.
Le terrorisme, dans le eadre alj;éricn, aboutit ains i à meure tous
les insHumem.s du pouvoir dans les mêmes mains implacables, ct
à instaurer une épreuve de force gênéraJi~. De cette épreuve. le
peuple algérien ne pourra $Ortir que muti lé. 1: Algêrie, il faut le rappeler, n'est ni 1" Indochine, ni la Fnmce de la Résistance . À quelques
infiltrations près, le terrori sme arabe se trouvera seu l, en vase clos.
face il un é norme système de répression qui. si on le laif>sc s'étend re.
Il les moyens de se maimenir aus~i longtemps qu 'i l le faudrn. La
gronde propriété algérienne n 'a pas la mauvaise conscience de la
bourgeoisie fnmçaise. Elle sait, clairement et fortemen t. ce q u'e lle
ne veut pas et ne rec ulent devant rien pour assurer sa victoire. La
pmc lalT\.i.ltion de la responsabil ité co llective en e st le premier ct
sinistTC avenissement.

la répression aveugle et imbécile
Mais inversement, ct pour le s mêmes rai$Ons, nous devon.~ nous
prononcer avec plus de force e ncore contre celle répression aveugle
et imbécile qui ne peU l q u'accé lérer la dialectique dont j'ai parlé.
La responsabili té collective, nous sommes payés pour le .~avo ir.
est un principe LQ(ali taire. Il est irocroyable qu'il puisse être proc lamé
par des França is affolés. impensable qu'un gouvernement puisse
céder sur cc point e t se rallier à l'idée d'une répres siOl1 indifférenciée
qui frappcr.lÎ t des villages entiers sous le pretexte d'une complicité
imposée le phl$ souvelU. Nl)I.ls l'avons fail dans le Constantinois ,

D'abord une conférence
Cettc politique peut-e lle se traduire par une action inunédiate et
cuncrète '1 Si l' analyse qui prtcède est correçle , la réponse est oui.
Cettes de s abcès a ussi considérables n'apparaissent que sur des
organismes dangereusement débilités; c'cst un tra ite me nt gém!raJ
qu 'il faut instaurer. Mai ~ quand l' abcès ri sque de tout infecter Ct
d'empêcher un trn Îtement rationnc l. on do it a vant tout le déb rider.
Dans le cas de l'Algérie, il faul d'abord obtenir l'apaise ment, en vue
de conquérir un jour la pail!. Et l'apaÎ!;ement pe lJl être obtenu toul
de suite: par la convocation immédiate. à Paris, d'une cOl1férence
n!'unisf;lUlI les reprtsentants du gouvernement, ceU l! Oc la colonisation, et ceux des mouvements arabes (U DMA, ulémas et Ic,o; deux
tendances du MnO). Cene conférence. où chacun de vra prendre
ses responsabilités. a ura pour seul ct unique objet d'arrêter l'effusion de sang . L'e:o;e rnple tuni ~icn eSI là pour montrer q u ' une solution est possible el ni les graJlds colons . ni les nationalistes arabes.
n'om d ' inté rêt à ce qu 'elle soit retardée.
À panir de là. dans une deu xiè me session, I~s participants pourrunt coofrun ter leu rs points de vue su r la réforme générale devenue
nécessaire, CI dont je parlerai da ns un deuxième article.

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''''

ALO ÉRm , la dé~il1usion

'"

Mais. rép!IOI1~- lc, t ette conférence doit être convoquée sans
d~lai. avanl [OtU a ulre décision .

••

Le feu gagll<,: tous les jours. même

qu~d il ~mble ~\le". Bicntôt.lkmai ll peut-être, il )\Cfa trop tard,
vOI I.ll le en que dOIvent pousser sans relâche tous ceux. Ara~ ou
Français. qui rerusent en mê me Itmps la soli tude et la démission.

L'avenir algérien
Po... Albert Comus
Albert Camus concIul ici, celte ~oine, ~ êtude du problème
algérien. Dons un premier article (l'Express du 9 juillet), il Q

dénoncé
même
Qulour

lerl'Ol'"isme el répre!.sion comme les deux ospech d'une
politique : celle du dése~ir. Il préconise la réunion
d'une 'oble de conférence d~ représenlonls du gouver-

cevx de 10 colonisotion, et de ecul( des mouvements
orobes. Cette conférence auroil pour objet le rétabl issement de
nement,

de

la poU< civile. Ensuite, qlJel seroit l'avenir a lgérien ~
Si hl conf\!rence donl j'ai parll! pouvait être réunie 11. Paris, si elle
parvenait li ramener une paix prov isoi re ~r I" Algfrie. alors ce délai
devrai t êlfe uti lisé sans larder pou r donne r un avenÎr 11 l'a~soc iatioo
franco· arabe. Ma is que l pourrai! être cet aveni r '"
Il fau t d 'abord q u' il y en ail un. Car l'Algérie pou rrit dans la
stagnatiun. économique ou poli tique . La crois.-.ance ininterrompue
du chi ffre de pofJulation, en pan iculic r, a rendu insuffisantes toutes
les lial isations f,.nçaises, À elle seule, elle c: ~ige un changement
complet de nos peNopectives, Ce n'est pas une économie para·
dollle, fondée sur 11 monocu lture. qu i pcnneltra çc:tlc: révolution,
L' Algérie peut eue comparée l un énonne prtSMIir q ui ne produit
l peu pli:s rien pou r nourrir ses propres sen,iteurs et trop pour les
Ih!~hérer, Elle importe donc. uns pouvoir e!lponcr son vin, sinon
dans la métropole. où mlrché el con!lonlJll3.teur 'KIIlt égale ment liUr-

u mrés,
De c:e point de vue:. II rcconversÎOn est une obligation vitale
pour l'Algérie, dans le el«lre d'une réforme agraire q ui devra limi,
ter la grande propriété. Micu'\ vaut, pour la métropole, finaJ1ÇCr les
indemnités üors nécessaires, que de subventionner s;rns espoir une
machine économique perpêtoel!emcnt grippée, À titre de compen·
sation. çes indemni tés pourront s'investir dans le secteur indusuicl.
dont la çrealion est urgente , et où le capi tal privé peUl el doit jOllCr,
à ce ~tade de l'évol utÎOn algirienne, son rôle historique , Une telle

u

''''

Al.GUJE.1I dki lJ ...~ion

réforme permettrait e n même lemPli l'aide directe au paysan arabe
et la ~lJCljon progrtui ve llu chômage , par J'industrie.

Des interlocuteurs arobes
,~1ais il faut aU$..~i mer l J'A lgérie un avenir pnlilique. SlIns lequel
d ailleurs la rUonnc ét:ononUque n'ira pas lo in.
lit slagilalion politique, OOU~ J'ayOllS vu, explique une grande
partie de la tTlIgédie act uelle , Le peuple arabe, délOiCÎné de son
pa~. 5aIlS plCrlIpective d'avenir. i mmubiJi~ dan~ un perpétuel prt_
:;(01. n'a pl us d'autre c ho ix que le sile nce ou la violence. Seule une
rénovation <k'cisive peull'al'Tllchcr à ce dile mme: intolérable. Toul le
monde sait ct dit, aujOLmi'hu i, que le rfgime co lonial a vécu. Mai s
Je Mlvoir O'C$\ pa s SUffisalll, il raut encore con nailre ce qui devra le

remplacer.
Quelle que soit la fonnule. e n IOUI ca~, clle ne devni pas oublier
~1I·il .n·y a d'association que de peroonnes. Si la colo ni~l ion poovail
)D!TIalS Imuyer une excu!>e , l:C serait dans la rt1e!îure ai) clic fa vorise
la pe~nnalit~ du peuple eolonisé. Elle serail nlo~ non la coloniM lion , mais J"a.~sociol ion, progrc.~s i ye ou non. de deux peuples
dont l' un apporte sa tech nique ct l'aulre ses richesses humaines.
L'lSW(:iatÎOO franro-al1lbe doi t faire sa part 11 fa uadilion , à la langue, i. la culture , e n un Jl1Of, à la personna! it~ arabe, alun; que la
colonisation s 'cst confondue j U!iqU 'ici a vcc la dtpel"!!Qllr-.alîsation du
peuple colon isé. La cvffimunll uté frdllÇaise et arabe uoit donc s'~t.a­
blir sur un dia log ue de personnes.
Ici se placent le probl~me des interlocuteurs CI les d~ci~ion 5 11
prendre immédiatemen t. Car il faut. en effet. à la France, des interlocU!eu ~ arabes. Une perllOn!1e ne se défin it pa~ seulement par ce
qu 'eUe exprime . elle doil enc~ se faire écoU ler. U peuple lim be
s 'est ex.primé comme il. pu : la dizaine de sou lh emen l\ qu i jalonnent le. cent ilIIS de oolon iSlltil)fl prouvent qu'il avail que lque ehose
.t. dire . Mais on ne ra pas 6:ou tt: ; on ne lui Il même pas parlé. El
aujourd' hui , pour retarder tou te n' forme. le grand argu men t consiste
il plaider J' absence d ' inter!oclitcUrll. S'il n'y en a pas. Cil Yéri t~ ,
c'est qu 'on les a s upprimé~ .
Pou r parler avcc le peu ple arabe , il fallai t parler ayec ses repn' !lCntanb . Et la meilleure occasion de su1>Ci~r des inlcrJoculeUrll se

Po"" don, L'fI",... du 23 1\I;lleI 1955

trouvait dans ces ~ ICClion5 de 48 qu i furent saOOtœs. En truquant ,
ouven ement, ces ~lections, on a ayouë A la face du monde qu'on ne
&!sirait pas d'interlocu te urs , d'abord pour ne rien diswter, et pour
faire t:tat ensuite de ceu c &!penonnalisation arabe.
Si donc l' on lieU! I\'mplacer la colonisation par l'association, la
prem~re chose l faire eSt de dis!iOud re l'actuelle Assemblk alg~­
rien!'IC . issue d't: lection5 prefabriqu6eoo, et de: proct:der, à de: nou ,
velle'! e t loyales t: lection.~, à la ~uile de'l(]uelles un Vnl; dialogue,
entre intcrlocuteurl' qualifiés. pourra s 'bablir.
Est-ce une n'VQlution ? Meme pu . Il s'Mgi t seulement de l'appl i_
cation hon netc du Statu t de J' Algüie, déjA VOlé par le Parlement.
Les modalités de ces é loctioo s peuvent être d'ai lleu rs di scutées.
mais non leur I()yilut~ . Pour le reste, la dO\lble représentation des
FrantyaÎs et des Arabe~ ll'Assemblk (el au Conseil de gOlJvemement qui pourrlit en son ir), le b'OUvemement fnmçais se rtservanl
alm le rôle d 'arbitre. reprbeme un compromis possible. Ceue
assemblée aurai , Il dk ider en tout cas de l'administration intl!rieure du pays, et li discuter des n'Connes konomiques, soc iales el
culturelles q ui redonneront une vie et Ulle n'alitt: Il la com m unaut~
franco-arabe .
Atteindre celte f tapc eonslÎtue, en ce moment , un objectif suf·
fisan t pour une nouvelle politique algérien ne. Mais il n '~t pa.~
interdit d' inscrire cette "-,fonne dans une perspective pl u.~ va.~e qui
pourTlli t alors soulever toute l' Afriq ue du Nord au-dessus de SI:$
diffi cul t6. rtgionale~ . À Cd égard, la France - toujours en retard
d ' une reforme ou d'u lle gucrre - pourrait, en se portant au coo truire
e n Mvant. échapper au cercle vicieux où ellc s'est Cil fermée . Et la
grande id.!e qu i permeureit ce dépassement peut être déjà e nv isagée.
II s'agi nit de faire d ' Alger une capitak fédénle .

Alger, copitole fédérale

u

drame algl!rien n 'est en effet que le cas parttculie r d'un drame
historique plus VMste et qui marque notre sikle plus encore que le
conHit capitalisme-commun isme. Il s ' ag it du grand mouvement qu i
polisse les masses orientales â la conquete de le ur penonnalitt:.
Des millions d'hommes, j usqu'i ci affamt:~ nu asse r vi~, om
pris conscience de ce qu'ils t:taie nt et se t iennent désormai ~ aux

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dont ils Qf1 t raison d·être fiers. en mê me temps 'lue sa parenlé .HJquis la d ignité enti~re de III personne. Mai s il ne me St:mble pas impossible quïls appliq uent d' abon.. I·Algérie aurait fuît mie ux qu'obtenir so n autonomie. q u'e lle parle au contrlli re. qu'clic. de l' inl1nnité de la France ct de leur jeune force. en pallie légitime. peut s'enthousi3smer pot. ~Otl loir fenne r n()(re porte pou r jouir de nos petits conforts . Toule une jeune~se gélléreuse se dTelisc là·bas. dont la Méd iterranée est le cœur tou· jours vivant . e"aminer leun. C'est pourquoi je voudraiS m' adresser 11 eux . Ces grands proje ts dêpe ndcnl Cil pallie du peup le arabe . Ce jour-iii.~ réal ités q ui n·a~lienl rien Oc s pirirucl. les jeunes Fronçois. dan. de la Fru nce a souvcn t . plutÔl que de suivre stérilement. pou r devenir cJ1e aussi une nation bouliqui~rc ct provin· ciale. prévoir 1· install alion Il Alger du Parlement f~ra l où toutes Ie. où l'Algérie scr.1'1 pone~ ALGtRŒ. SI elle .l r un grand mouvement e n riveur d' une Fédéntion française dont 1" Afriq ue du Nord lierait le moteur et rexemple. si du moins les anges pouvaient habi te r les bou · t i que~ . Comme il y CU I une . Elle peut enço re. au se rvice de r aven ir. bourgeois ou totalitaire. qui ~·est toujours Parv dan. St:lon moi. pro~ . de fou rnir . qu·e!le mo ntre le chemin Il la France. el q ue nous le ~oul ion ~ ou non . ct qui. de~ mi llions de bouches voc iférant es nous le pose nt . À vnti d ire. une collectiv ité.~ teIR s de la Fédération e nverraient leurs repréSt:ntanlS.lucr. elle comprendra mieu" encore demain. la dtl illusion de noire histo ire. vocutio n ara be. 1955 133 défi nie par I"équ ilibre d'u!lC autonomie el du libn: service: il. •> o .! l ' bpreu du 23 iuiU". je n '~ i d'espo ir ni de confiance que dans cette jeunesse.lI l"întérieur d'une cnm munauté en mouvement dont la destinée est de s'accO«lcr un jour avec une Europe: e nfin unie. . saliS e xcep( ion .""Ç qu'il s pourra ient être un obstacle.1..r ses origi nes. L' Algérie ~crrai t ai nsi consacre r sa d ifférence. Dans celle J)lItrie com mune. clIc conl ienl poul1anl une vé rité. La . qui de~ra être effiellcc et réso lu. même SIl leur d~ plaÎt . Elle sait déjà.-"CliC soIUlion dont l'association rnneQ-arabe pourra it cire le fe rmenl. un conSt: rvatoire de prévent ions et d ïnlé~u. recevrai t eompétenœ polir l'admin istratÎon interne tandis q~ le Parlement fé&!ral. Il ne me St:mble pas lion plus impossible qU11s pla~"ent ensuite cette force de v.. ct sa vocation pour se ~"Ontincr ct mourir en tre les baTrlère s de ln halOe et de rargem.·ocalion arabe.embler rOrie lli et l'Occident.. maladroitement ou non. essaient de les leur montrer.tit encore reprbcnt~ . comme les Parleme nts des autl"l:s pays f&lérau" . au lieu de la raidir dans la défense du passé.. Si. de rumi ner e n même temps St:S méPfis e t son amertume. Nous somrllC$ en é tat. il (:aUl en prn fitl'r pour prépan: r la Fédéru tion (rnllçaÎse. en partie injuste. pan::e qu ' ils peuvent ltre un ferment décisif. la fusion Ile 1"000ent el de l'Occident s'est plusieurs foi~ ré al isée à I"ocrasion de synt~ses créatrices.o. dans une sorte de ~essÎon morale. il y a une . non !. il rao. c t donc à fédére r les terri toires d'nUire-mer avec la mé tropole . PuiS4jlle la modification de la Constitution est envÎsagée en ce qui concerne r Union fnnçaÎ st. de revcndü. au eontTllire.c. se ra il il la fois faire ran ge e t la bête.·ocalion frnnçaiSt:. sans s'ind igner devlnl ceux qui . que lques hoOUI"ICS. mais ~urtout. aUTal t 11 régle r tous tes prob lèmes concernanl la FédéralÎoo.-"Ouven dc. il la fois historique el c ul1ure lle.nçais. aveuglé~ par ~ préjugés d·un aut re âge . MalS II~ dépendent également des Français d ' Algérie.sal t tendre la main au peuple arobe. mn is auss i. I · a ~enî r de notre monde dé pend de sa solulion .Culemem pan. au la ngage d' un homme qui connaît les réal ités algérie nnes el qui Il des raisons persom~ lIes de partager IOUte~ leurs angoi~s. Elk aurai t Ct. L· Assem blée algérie nne . propres fauteS. par·dessus la terreur et la ré pressloo. pou r fi nir. avide de bonheu r et d ·ac lion. avec l'espoir qu ' ils aceepteront de réfléchir. nOU5 aurions plus fllit j'IOur ce t a ve nir que tren te ré~o luli ons vou ée~ 11 se dévorer elles· mê mes. Mais si I"expression est dtvaluée. Au lieu de gé mir.l1eur réa· lisme il. que je co nna is. Ignorer CC I é~éne ment . sur un poin t d u globe . Car le probl~me e51 là . Il savoir que la c ulture française ct la culture arabe o nt été des contri bu tions com plémenulire~ il une civilisatioo plus vusle. que la pire erreur poo l l' Algérie française seni t d·oublie. nou~ pou vions trouve r une fo rmule qu i é vite r étapc d u de5polisme . en ~ie du gooverneme nl fn.~ le ICmp!l et l'espace. lui donner SC~ inslitutio!lS . là-bas Je sais qu· ils ont un sentimem lrès profond.

• •> ..l. ne ~ent plu. ne ~rons jamai.G~H lE. demain.oi~ . D.venir.. 11 nous qui . Sur place.oetionl commillli por l'o r. bannir le malheu r lui -même. ur leur tombal et 10 question olgérienne e. qu ' ils cs~n:nt provi!.Upen<!anli. Jl>On Ooniel a ftICIJeilli Il rflCOtlpé d.. 0fII réuni (1 affi rer r _1ion de 10 com munouNo Inlelllatianole . U est OOIre li bc!ration commune. le...ions d'une .iel.Oire . 12 000 salon le FLN..Ont capables d 'édifier.'" AI. poufTOn~ en fi n cunstruire ensemble le même libre e t fnllcroel ". sur '"' Mu sulman.~ des ennemis et qui . là eS! aUS-'li I1Q(re r!!conciliation . Ce son' ce•• dêdglementl françail • qu 'il liYfe aVK lacleurs de L'&prlm..lftC("S n!pandues dans l'histoire de cc s i«:le. un soulevemenl de poyl-Ons dans le Consloo'. Les ino.t pour la prt'miiwe lois inserilfl en !oeptembfe (1 rordre du jour de l' Auemblé. aujourd ' hui uscrvis le~ uns aux autres par I ~ ranc(tur e l le ùésespoi r. La double page ilium" de pholal ~rites d'une bonde d'QCIuOlilê est interdiM en Fronce el publ iée por 10 revue amllricoin<l Ufe. rilmaignoges qui /gnt &101 d'u. me frorw.e-ntoble gUflffe . ~n Asie.c U « Des faits terribles qu'il faut • connmtre » Retour sur l'&pnon du 29 decembre 1955 le 20 0001 1955 . à nuu~ t1rançai~ ct Arolbcs. générola des Na~ons unilli . L'A frique frnnçaise et anltle doit au contl1ll ire tC!moigner demain que la dig nilc! de vivre peU l s ' Ilueindre pl us directement et MIlS qu 'il soi t besoin d 'ajouter l l'c!normitt des souffr. Etloo mon lfe un gendorme fronçois ~rant de 00. si IIOUS montrons a~sez de sagesse et d ' auda~"e. 2011 a . des peuples en lieni !o'c: libèrenl e n cc mUlOOnl d ' une ~rvi­ tude en aC~~lMant de passer par une aut re .eIon la bi lan alhc. Il <lhillusion faire de la oommunautc! fnlncQ-arabe l' exemp le de ce que la force: el la yo lonté d ' un peuple jcUIlC !. le mythe du • ma intien de l'ordre. Plus de 1 (X)O morls s.1\011 esl vKlIemmenl répfimé por les forceJ de l'ordre. mê me ûans un combal mortel . Opérotionl en Algérie prennenl lai dimen...

L'l!d rninÎstratiou Des faits terribles qu'il faut connaître Par Jean Donie!. la troupe amla dou:œ nOl. hthos !.~ personnes que je pas I!'té le t~moi n . Le policier .ils avec l'e~poir qu'Ils pouTTont provoquer des dément is convaincants. connus de~ Algériens. dans ]' Aures. Les suspects devin~nt de. Il Tizin!. il avait la ce rtitude que ce n' t'!ta.\(Iil faite sur lu disparition delI douze notables. la n!gion de BaUla a ~ubi une opt!ration en ~gle de ratissage. pas répondu.ée au maquis.-ri t le feu su r eux. r. Une communication flu Gouvernement gt'!néral condamne la rép rts~ion eollL"Ctive. Plusieurs dt!1t!gué1 Il l'A~~ mblée algfricnne proteMèrcnt auprh 00 l' administration. en cc Mains cas. DÎ:l-scpt pel"SQnneS.abitants a\"8ienl eu presQlIC I()U~ le temps de s'enfuir. Le blessé fut ronfronté ave<: les quatre suspecl~. Huit furent tués sur 'e coup. village situé 1t 70 k ilom~trcs de Ke mtcht la. Ratissag e por avion Trois jours avant Nœl.uncc de l'affaire.u du 29 décembre 1955 t37 Une ]>fO(eslation a t'!tt'! e nvo)'i!e Il J'administration. Jean Daniel Q été cofondo~r de L'ExprffSJ 0Y0nt de fonder Le Nouvel Obsooutevr \Uici une ~ne de faiu acçabtanl1î pour un Français. Voici comment les instruct iorUI sont suivies. Il (UI immt'!diatement conduit ehet un médeci n . considère comme dignes de foi cl qui. dans le cabinet mfme d u mMecio..\ envoya au camp (le Djorl". car « seules de telles méthodes pouvaie nt veni r à bout de la rébellion "'. mais déclarèrent ne pouvoir en découvrir h: n"lOl if. d ies.s ru~nt fusillés. Les h. sans hésitation.llbles qui furent déc larés" suspecIS •.~ eu~ . dans la région d' Akbou.Poru don5 l ' fxp. mise en nous par les Musulmans: ces rai ls sont. Bombardement par m'jolls el artillerie et incendie massif 0 111 l!"ti~'fflIen' fIIsi un douar. Elle e~igea enwite qu'i ls dt'!noocent les assassins.\ otages: les douze OOIlhlc.it pa. il restera it Il savoir au nom de que ls prÎocipts nous nous pennetlons alors dt juger des hommes que nous imitons. Je n'en ai Ils m 'oot flé rnpponés par de. On ne pul fusiller ni ardter les quaIre frères. Ignorance ou com p!icilf. • Guendouz.aliOil facile.rmt!t. pour pli"cnir toute lICcus. Il dt'!clara. la «conllance.. Le le ndemain . c . Cene protestation est accontpagut!e de la liMe nominale des ~·iclime~. Je nippone ces f. 12 notables n )" a deux mois. qu 'il ne reeonnai~sail pas e n eU:l ses agresseurs .'e de paix et un policier interrogèrent k bles~. les vill ageois refusèrent. Un OétllChemcnl de lçg ionnai rcs ou. comme on di t. Ils ne sont di ssimult!s qu'aux Français. que le ur re lation ne !Qumi! témoigne r d'un quelconque pl:lisir à atcabler l'adminiStration française ou à diminuer. J'ajoute. Une panie d'entre eux e~1 pa~!. Of\ remarquera quïl n'er. 27 morts Le: 29 oovembre. Les services admirent la "di~-paritjon _.\ accompagnê de qualre frêres d ' une famille musulmane d&:larée suspecte dans I~ région.sst! par un groupe de terroristes. m 'ont dit les avoir vécus. ru~nt arn. édilofioli$h! et écriYoin. en octobre. Pour ne pa!i pe~ de temps. un Musulman fut st':ricusemenl bIc.1r les rebelles.le Dr Canova . un ganle c hampêt re li t'! tf assat<l>iné p. Ils y sont TOUjours.cpt anciens combattams invalides discutaient. dix homlllC'$ parmi lesque ls . Le~ se rv iCCli o ffi ciels répon dirent qu 'ils n' avaient jamais eu connais.. Mais quand bleu même on parvicnurait à démontrer que la violence ~ rebelles vaut celle de l' administration el de l' II. Mais on Ie. Enfin. Ils m' ont ensui te été confirmés par d'aulJ'Cs personnes qui. le jul. Deux blessés grave5 furent achevt'!s. les 4 frères de Milo À Mil a..qui entreprit aussitôl les soins. Les délégués demandèrent alors qu'une c nquêle . se sont vantéc~ de leur authenticité et précooinicnl qu'ils fussent généraliM!s.tlues. •• ' • n'.! fait ici mention que de ~règle­ rnenlS f rançais. 'absenla et revint un moment aprt. dont une petite fille de i'ôCp( ans qui t'! tail IH:L'O\ITUC au bruit de la fusillade. sans tquÎvoque. dans le Constantinois.

138 ALüéRŒ......----:c-:--:-... trovers cie... .............lmone oux o~i... me. Un miroge : la soIu~ OlI économique (l'Expre . ... vuvr encOfe croire à une I<Il!tIion qui ne l<Iit po s UM rupture..otio'u 00Iioooli5Ie •.. .... > ~ " « La France peut-elle sauver l'Algérie? » Retour sur L'fx~u 0 du 15 au 22 février 1956 À j'époque.. lot..... Jeon Daniel pvbI~ pend a nl toute une semoine une très IonglH! enquêle Ml.. du 17 1év!-ier 195 6) ...... . So ixante-c inq maisons ont été incend iées.... lomiq"" moi .... Un nationalisme non plu... menl 1i6 ô l'éveil de 10 cons... au doua r frdjama... un caïd impop ulaire CI oom les abus et la cO'TllPlion avaient été dénoncés ùcpuis des ann ées... L. n é té abattu par les terroristes. 2011 :-:------.e a lgérien eM inlim... Jean Doniel. La population csl passée presque e ntiè rement au maqui s. 10 . émetger...il)f1(e relÎ9 ÎwSIl..l lll~illn l:l9 1 -• Incendies En Kaby lie. détoeher. . Il Foudroir... LG Fronce peut-<!IIe SClU __ t Algérie ? LG Ier1tolion d'une solution milira ire WExpress du 15 févri8f 1956).. À 10 coodilioo que le. la do!:~.. de la solution milito ire !t'Expreu du 16 févfief 1956)..... d an s la commune mix te de Taher.--:----... de l'insurrection est illuSO<re .. Il $OUligr'lfl qu'oucur'lfl lOIution mi litoire ne viendra à bout de la rébellion et que 1'.. pourrait olor.... Molgré cela...... les MIJW!mon.. char\Ce... c'est-à-d ire bien avant que: la rébellion Ile commence..... que la Fronce c accepte de permertre è l'Algérie de œve<1 i... .. Il met en évi~rn:" l'ampleur de l'inwrrecrion et le ro~ liern ent de j' opinioo ml. toul premiers à l<Iuligner à quel poinl le notiOfla liw-..... 14 1 144 147 151 .ill>(llion du • territoi re _... Il est I<In.. ..Som m " i r ~ .l".uIM économiques Ou politiq ..... .. Commenl obten ir 10 .. doute ou •• i l' "" de... 019.... • Algérien depuis touioun .. poflogé por tous le.....ituolion élec:tOfole ~ (l'Express du 18 lévrier 1956) ............ 9I1Fonls de l'Algérie... D. t'E"prtus est quolidien...dM d.. ..... i. écril~ l..... 01gerienll8 ~.. .. .. ...."-ien... Franço is d'Algérie c S!l sentent wflil<llflment Algérien! pour ne pos s'exclure por une opposition aveug le de 10 comm unouté algilfienne en cOn!lrvelion ~ .. Rentré d'Algl!rie..

. preparer une « situation électorale ... les garanti es que paraissent offrir aux Européens les ex trémistes françai s.. une négociation avec de~ interlocuteurs fournis par une consu ltation électo.... La conTTadiCi ion apparente n'est ici qu'une question de termioologie.... __ le mythe d& le 9"... aux yeux des masses musulmanes. ...... d'autre pan......... fra nçaise ". dill()(ce [L'Expre.... en pre mier lieu.. . ~ '" "' 155 160 L'impo"ibl. .... " . ... Certain~ objectent qu'à force de proclamer que l'Algérie restera .... ... ... _.. r 164 La France peut-eUe sauver l'Algérie? La tentation d'une solution militaire Par Jeon Daniel le go uvernement de Front républkain. plisid~ par M.. ..sion Un ... de reconnaître la pcl'!ionna li!é a lgérienne ct il Il prtvu....~.... . la préparation des élections L'oojedif le plus immédiat est donc de préparer les élcction. )a forme dans laquelle s'e xprimcm celle singularité ne sera pas l'objet d'u ne mesure unilatéralement QC(roy~ : elle sem négociée. doot l'orig inalité est proclamée.. la di!sillu.......... de reSler français ... les rebelles ct.. .... Guy Mollet ne permet à quiconque de prétendre que le gouve rnement actuel eSI revenu sur œs deux idées. . 11 est important de sou ligner le caractère novaleu r de: ce choix po litique: la singularité de la communauté franco-musu lmane d'Algérie est officiellement admise ........ il faut bien recommître que la liberté des élections est peu assurée. Rien dans les déclarations rtcentes de M. ". font peser s ur une consultatioo é1cctorJ.... ALGÉR!E..lc.. auparavant. Guy Mollet.. Mais le gouvernement constate qu ' il lui faut.» du 22 févr'er 19561 .. organisée v c .. Dans un pays où sévissent les violentes pressions des extrémismes...... Le prestige et l'ascendant que possèdent. le gouvemement préjuge de l' issue des négociations qu'il précon ise lui -même.il'lue à ptl!<1d......e : Je natiollalisme [l'Expien du 20 fiwr'er 1956) .....ndeuf (l'E>:preJJ du 2 1 Mwi"r 1956) . pour incarner politiqucmclll ceUe personnalité algérienne ...... . raIe offmm toute s les garanties de si ncérité e t de libe rté.' . Il abordé le pmbltmc a lgérie n 11 l' aide de deux idées nouvelles e( qui constituent Un<! rupture révolutionnaire avec Je passé: il Il décidé. Mais il y a plusieurs façons pourull pays.

par dc~ moyens e)(eJu_~ i\'c­ ment mi l itai re~. Les « troÎs mois» Le goU\'Cme nlCTlt de Front républ icai n est devant t elle tc nllltion . Cette lhèse. elle engagerait I" avenir de te gouvernement. Le gouvernement juge donc que ii-ll meilleure pripanllion à un t limp! électorn. Ja dhill ~sion aujourd' hui.a ines.'" ALGÉRIE . .\( bicn entendu que M. M..mfiaroce. est séduisante. O'autant plus rone qg'ellc s'in'ICrit dan. parallèlement .. dél. le rétobliuement de l'ordre Le rétablissement de l'ordre rfpublicain comprend. de la division de~ maqu is et de ce que lïnune n~ majorité de 1" Algérie musulmane n'est pas « oontaminée . POOl don1 L' fJ<pl'eIl du 15 fiMi.. On fait état. Guy MoUel Il dénoncés comme. au moi n~ pendant quelques ~m. r •"> a .. une série di: mesures admini$U'8IÎ\'es dom on ne sail encore si le gouvernement est déddl! il les prendre. Un ccna. Si elle était adoptée. une poignée d'ag itateurs extrémistes qui fon lill politique du pire .:larations semblen! rhéler une volonté de " juguler la libellion. en premier lieu.. nem i el.. l'i rritation de personnalités libérales. Reste le problème de l'insurrection musulmane. sinon l'ordre rtpubticain serait ill usoire. Comme le gouverne ment e.phrase qui visc manifcsteme nt les désordfe!ll europtens . Robert Lacoste devrn mettre hors d 'étlll de nuire ceux que M .r 1956 '''' Tout le mal viendrait de ce que la France ayant laisS!! croire qu 'elle abandonnait l' Algé rie.~ terrorisc r par les n:bel1es. en trois mois.11lC d' Alg6rie. adaptée aUlI mtthodes de I"en. mai~ aussi celui de la oommunaUl6 franro-mu5ulm.i~ ~ 11 appliquer UDe: pofitique de réfornlts profondes ct qui yoienl se dre.~t anÎ~ des intentions i odiscuUlbl e~ que nou~ avon s définies au débu t..n nombre de oon~iI1ers l"i nvÎtem li y sul"COmber.l OOmlal consiste en ClOS mesures qui aboutiraiem au rétablissement de l'. Il faul en uaminer les chances . Il e. nocamment. ordre rfpublK:ai n . de spettaculaires mesures &:onomiques prises en faveu r t..el 11 la di sparition du terrorisme CI de J'insurrection des musullluUlS. Jacque' Soustelle y a cédé dans des Circunslances "lui OUI fait son drame. une menace pr6::ise : une Assembl6e émanant de telles ék:ctions ne conduirait qu 'II creuser CDCCI'C tlavantage le fos~ désormais tragique qui ~pare les deux commu naul~5 ettmiqUt:s algériennes.. Il parai! ma l comprendre que l'insurrection puisse persister et ccnaines de . présemfe par certains conseillers. Une &Ctioo mi litaire vigoureuse.Ies Musulmans indigcOIs pourraient. les Musul maM se semient lais.~sc r devant dies le ~anglant barrage de l'insurrection . On peut comprendre. une pc'rs~ti"e de bonllC volonté. CeUe !entation est rorte.cs rkentes d6. rétablir la c4. Elle (ai! açtuel kment 50n chemin.

.~t 1 peu près celle-ç. Peu li peu. pu. que 1'011 est bicn contraint d'adopter. sur une popu lation de 9 mill ions de musulmans. d'armes automallques... IlS. TOtH ce que nous pouvons. qu ' à augmen ter leur rec ruteme nt ct leur armement. . puiser dans d' aulfCs déclarations offi cielles. parfoL.~ françaises. établ is~a it ml:me que les rebelles a vaient réuss i une efficace coordination entre tous les poinu SlT1Itégiques du tcrri ta in: algérien ail ils avaient in~tall é des postes.fs. on a bicn con ~ tat~ à quoi mena it I~ répre ss ioll . Ces moyens so n! d'ai ll eur!i employés depuis pl us d' un an el. tant que rOll n' aura pas arrêté une nouvelle politique .imum en Alg~ rie ct. .:'eM assurément peu. (. la terreur ToUl ceci.I 'u ne incontc5lable valeur hu maine _ .squ on songe seulement aujourd'h ui.. mah ne possMent ni canons ni avions..v. les élus du groupe . indochinois.. 1956 La France peut-elle sauver l'Algérie? Les chances de la salulion militaire Por Jean Daniel Aptès un jU~1e hommage à « l"armœ q ui vit durement el çomb:u en Algérie .~mment pullliée par toute lu presse parisienne . '" Le préside nt UU Conseil n'a pu recevoir 1l Alge r aucun. Il Y a deux se maines encore .. I\. cependant.les o~ra~ des force. Soustelle n'ait déjà tenté? .Iats.CS six demiel"!l moi ~. les rendait au contraire plus sténles. On ~ vu que r abseIKe de batai lles rangées. J'étaI-maJor fronçAIS e~primait ses cnti nte:s devant une Însu~üon génélllJe de: la Grande Kabylie et il 'j a un mois le préfet de Co nstantine déclantit que dans son département il y ava it 100 000 d issidents cn puisSHJlCC .cprell du 16 !. t ' Algérie est 1l quatre heures de la métropole: le ravitaillement en armes et e n hommes pour les forces de ron!re nc pose donc pas de problème... en Algérie . Puunant les popu lations n'aspin:nt qu'à vivre çon venable- mcm dans la skurité ct la pail . cn tout cas. administrntive. d'être r •• •> .. On ne peUl pas reprocher à des !IOll. Danger en Gronde Kabyfie l'ar ai lle:ul"!I.~ ion .Ju gouve rnement prtcédcnt. Pas de problème logistique Que s'appritent donc 1l entreprendre les conseillcTll militaires qu i demandent " troi s moi s pou r e n finir avec la rébell io n algérienne. Ces rebelles ne !ie livrent jamai ~ • des batai11es rangées: il n'y a jamais d'engagemc:nlll qui pu i~~ nl rappeler lu combats. les maqui~ n'ont ~uss.. '! Que feraient-ils quc M . Celle déclaration rend encore plus pricise la tenta lion de juguler la rébellion par de s moyens ex clusivemen t mili taires. On a bie n vu.~iatiOl1 rel igieuse 00 ulémas se liOnt T1IlIiés la la çau~ des rebellu... adapter ces forces 1lla ~uéri lla ... Musu l m~ reprbentatif. avec effiç acilé de la solidarité nord -africaine pour se servir des éléments tunisie ns et maroeain§. mais une volonté de réeJlaminer le~ méthodes employées pour Itleindre ces objectifs . a d~laré hier : "La ré bellion ne pel1>. et même l'as. Cest la caractéristique des guerres nordafricaines.mi. La répre~sion mè ne à opposer à la terreur des ~be lle~ la terreur des forces de ron1n:.l. : Il y 1\ quin7. il y ava it des centaines de mill iers de compHces. Ce fait est brutal mais « latant . ce ne son! pas dc ~ critiques des objeçtifs milita ire s algériem . ~unoul. On ne "it encore. e!tt que quinu moi~ de répre~~ion ont abooti il un « hec.\. . Le fa it. malgrê ICIj succès locaux des méthodes dans l' Aurès du g~néral Parlange . ce SOfII cu. sans C~!IC: harcelés et qui voient mouri r devant eux leuTll compagnOll~. On a vu que ~' i l y avai t quinze mille rebelles actifs. mais la thèse e. secrétaire d' Étal aux Forces armée!<. Une carte sai· sissante de~ o~ration s algérienocs. de s 61 . souvent d e~plos. c'est la di spari tion complète d 'une opi nion muslilUl HOC modérte ou même . que les Algériens tiraient pan.. loin de faci liter . Enfin . M .51c que par la terreur et l'oppres..c moi s qui vie nnent de s·écouler. Paru dons l '(. le fait le plus gn. dispo~nt de vieuA fusils.c: mille rebe lles au m.ve et le pl us importanl de t. les partis du MTLD et de rUDMA. Max Lejeune. é ta it vrai aussi pendant les quin7.

pour protége r les populatioos musulmanes de la contagion de la rébellion en démontram qu 'il est possible d 'atténuer une effroyable misère. d ' babitan\S en Algérie. actuellement. Ccne tentation d'une . Ma lS la Fr:mce recule devant cette v~rité. ct il faut voir poulljuoi. En un quan de .. Sur cc point. Il n'y aurait.disle!I 0111 un point de vue ut! sain : il ne Wl uraÎ' y avoÎr ili Ieu~ yeux de rtPfel"5ion efficace que collective e t exemplaire.~ iècle. un sol paniculièrenlCnt pau vre.jusqu' iI ~ o. qu'u ne seule chance d'cn finir altcc la rébelIioo algériennc par la so lution mili taire : ". •> - o . doit être prise au ~rieull .Iernièrcs années.'" .et c'est son honneur _ a mené cene répresSion dans III gêne. CcUe répre~sion n'a pas réuss i. Il dl!sillusion eus~n!~ ju!lqu'l punir <k .c il supérieur de la natalité) prévoi t pour 1980 une population mu~u lmane de 16 million. Et sunow. L'armée française . la France est tenth de recouri r il dcs solutions fcooom iques et !IOCiak:> dans d'autres régioos algériennes. la solution écollomique du problème algérien Il ~té un ali bi pur el si mple du colon ial isme. neuf Musulmans pour un Françai ~. les chal)(:C~ de Ip sniut ion mili taire n' auront gu~n:: augmenté.l mois de poursuite: de la rtpressinn .~ s'étonner non pllb que le village pa. La France peut-eUe sauver l'Algérie? Un mirage: la solution économique Une solution : le napalm . Par Jean Daniel Conlminte il une r~~ss ion co lleetilte sa ns effct dans lelS ligions où liélt issent rînSU!l"e"'tÎan et le tcrmri~me . Bien enteBdu. ont rétabl i un ordre proltisoire. Les expe As pré~()ient qu 'e u 1980 il naîtra en Alg~rie trente. Il Caudrait d ire qu'cn Algérie. la population mu sulmane de J'Algérie a doublé . Ulle inrrastructure J. un climat extrênJement im!gu lier. et l'on y en~gi stre dix -huit Illissances musulmallCl. Le dernicr tranil de M .~ i x enfants m u.lQIIr le moment inexistante et dont la mi~ en place serait ext'eptÎoonellement o néreuse. ALGÉRIE.colon ialiSlcs. solution économique .~se eruuite complètement au maquis. cn tU:finitiltc.d'ap~ les te ndanecs actuelles de la fécoodité ct dt: la mortalité des deux population~. ni les !Ious-nlimer pour justifier lroi. le napalm s'i mpose . Il ne faut ni )urescimer les fon::~ de! rebelle s par dHaitisme. si on emploie le ~ mêmes méthodc~ .~ IlQUvcau.. Mais aujourd'hu i un gouvernement li~ral paraît enfin décidé la s'attaquer altcc énergie a Ull ca uses de rune des situat ions éeollOmiques les pl us sm"cs de l' Eu rope mb:literranécnne. Il est COUTant qu ' ils dament Jetlr nostalg ie de..~u!mans pour un enfant fnmçais . Aujourd'hui. en 1945 . Mai! 00 De peut pa. Dix·huit naÎssances musulmanes pour une française 11 y a en Algérie. les ooloni.'cst en ~("OI..~ ~ssacre~ de Guelma. L' Allléric acwclle est vÎctinJe de quatre raits princi paux : une démographie en prod igieux d~\'eloppement .simples 5U Spect5 pri~ dans un village où se rtfugicnt les coupables. Fernand Boverat (ancien vice·président du Coor. pour une naissance française.llll nt les . en effet. 011 a le devoir de montrer à l'opinion quel e~1 Je prik de la ripress ion.rnIlll SIl(:n:~ (jui.

ib fuyaie nt . Tous ce ~ ctliffres réduisent évidemment la ponée d ' un exce ll ent rapport et q ui joue uelUelJemelll un rôle délen n inant d:ms les ce rcle~ politique~ : il s·agit du rapport de la eommi5. dont il roru. 0 0 de l~ dtmugr. l"égalité des droits c t des Ik voirs .". sont i11 uSC/ires. I·cspoir d· une 'IOlution écnflOrn ique immédiate de la crisc algériennc n· cst sé rieuscmCI1l e ntretenu par pel"Son ne .~ ulmans.~ion Mas petiol. Maspe tiol wngeail à des in \·estiSloCments de eapi- '" • Le mirage se d issipe Les pe rspectives kQnomiqUoC'S algériennes. Un niveau de vie dërisoire Le rapport au Conse il économ ique de M .~ triels. . non avec l'objectif de lu i faire audoche le niveau de la métropole. d ·éviter que r ~ ne s'lIggnn-e .'cs besoi ns <k'cuplaie m cn (0111: 1. Solution immédiole? Cen ains li béraux sont. chacune des réali sations s 'est t rou v~c Oépassée: c lle co rre spondait au. quelle que soil la solution poli tique CI l'issue de leu r combat actuel. à J" tlc:ure actue lle. Ce nivelu de vie dé risoi re s'a baisse. pcuplé1! COlllllle 19 . re lè ve" pou r IC$ trois quarts de l' ass istallCe écol'IQmique et SI'lCiale de la rm tmpole . au contraire.ç.~s. Ils d i. et subit emen t pri vés de leur passé natKmali stc. MlKe I l'cllc oc s ignale que la population frnnçaisc . prennem 5 mill ions de pays.o désjll u~ .1I du 17 1ivrier 1956 Le problème: dtmographique es!. riche comme 4.'C cel ui. situation é \e<:lora\e .ant~ du fédfralisme.. faire acceptcr par ses reswn issants les viciss itudes économiques q ue les Algériens ISOnt tc ntés aujourd ' hui. e n dépit de n ' importe que ll e rtfonne . plutôt que d "i nve:.. Depuis le te mps relativement licent où la Pmnel: s'es! décidée à e ntreprendre de~ ré forme~ éeonomique.e .~poM: que d ' un revenu muye n inférie ur (j 'environ 20 % à edui de la métropole . e n ~urc de rapp liquer. Pcllcnc. en Al g&. tel U • o . " > c . ils auront à y fQi re fllCc. tOUI le monde aujourd ' tlui le sail. Et M. Le~ 8 mill io n5 de MU$ulmHns (qui COOl . au COfltnli re ..RIE. (TI y a e nviroo. Ce Mlnt eux qui ..~ longuc~ annœ s. économiques ne paraisscnl donc en mesure de eliu immédiateme nt ~-eUe . pour é le\·er au minimum adm iMi ib!e le niveau de vie de la masse algérienne . pe ndant le te mps mê me de la réalisation. celles en \OuI cas qui pourraient ê lre envisag6es comme une solu tion immédiate el spt'Ç· taeul aire au problè me polit ique .(ludain pcl"Suadé s de la bon ne volonté frunçai". la Fra nce ne serait pas.. En tout cas . . Cela. Il ~c non seu lement 1Cl! resplnsable~ IICtucl ~ de l"éronom ic algtrien" c. y L"Of\scntaient .ne dj. besoins de J'époque où c ll e étai! doci~ ct. avant de trè. !j. se sont i nc li né~. mai ~ aw.ans) disposem d ' un re ven u moyen de 33 000 franc~ par pel"Sonne ct P'lr an .. en Algérie . ·ite que possible. puisque les mesures qui $Onl arrêtées cOllCCmcnt d "i mport antes di stributions gratu iles de vivres aux plus &!:shéri lfs des Mu.jéfensc urs les pl u.. aussi .~ pu i. pour des raisons poIiliques ou autres ... très modeste.'ler.j e mettre su r le eomple de la politique co loniali ste fronçaise. Ils préfère nt prfter a vec intérêts il un État al gérien. Mê me ~ i les musulm ans d' Algé rie. Cene terre a!gérk nne . le problème essen- taux privés.. grnnde comme 35 départcme nt~ frnnçrus. q ui prtvoil un effo n financier ra isonnable pou r (!lever le niveau de vic dts Algérie ns ( 183 milliards cn 19(0 ). pr!ts 11 assumer. en principe.sail exactement 1 milliun de personnes . t. bancaires Cf eapitaliSIeIJ de la mélTopole comme de J'A lgérie. Ni les moyens mi lila~ ni ICI> moyen.. Toujours sc ion M ."" ALGf. Ils VOnt Jusq u·à préconiser une mobi· liSltion des énergie ~ natiooales e t un rtgi me é'·enruel d 'auSlérité dans la mélropolc pour rtal i.) De vant cene réa lité. pour trouver ces 183 mjJI i ard~.tir li fonds peruus. Poru dons l ' fIC".tatait en même ICmps que . Guy Mollet a pris so in de le préci ser.. J" Al géric . liOf1 t les . problèmes en rtal isant l"inlégration éwnomique el wciale de J'Algérie dans la métropole . du foil de l·expans iOfl démograptliq ue. maÎS le très pelit nombre de ceux d'entre les nlllionaI j ~les algériens qui savt'nt que. !. plus d ' un million de chômcunl. M.lphie. la IIlét ropole devrait dépenser des sommes de l'orure de 400 milliards en ~riode de calme rie s dépenses milita ires s ·é levant actue llement A ISO milli ards pour l'Afrique du NOf'd). tie l. les mil ieux indu.ocnt qu ' un État algérien pouITl1 mieu). O·ailleunl. ou sociales au profit des mu sulmans al güiens.

l. quesliQn est I ~..' 50 ALGl!Rm... Mais elle entend laisse r juges de la valeur de cene reconnaissance les chefs de l' insurrection. de ce qu'i ls appellent c le fail national algérien .. Quant MU~ rai~. L'histoire de l'Algérie: eS! jalonnée d "i ntentioM oon accomplies ct de promesses non te nues. pe1liOnnalité algérienne " eSI 1WlS doute un illCUnt~able progrès. l 1 [ 1 .il mfrne de"enir UTlC ba. Nous a~'ons vu aussi qu'oo ne saurait compleT SUT Uilt pon« immédiate des soJutiol1s 6:ooomiques. Il faui alors se demander ~i la Fnlnce n'est pa. dans ces conditions.ation Elcçtorale. Qui pl us est.li mo)'cns.• 1 ~ Po ur oIMen ir cene • ~ilual ion électorale. 4{ Personnalité » et « fo it national . Pourtant la ob:essité de protéger el d'assister les populations contnlinl.~ en lrain de perdre de précieuses canes pour une éventuelle I14!gociatio n c:t si les pn!alablcs militaires et &ollOmiques... Le s rfodaJjt~s al!.3 \ qui e~t l'objectif du president du Cons. peUHlfL détacher le:<i masses musulmanes algériennes des rebclle~? 1. Faut-il.r . par la France.maj~ Il la consult. compler sur Ic choc p5)'chologiquc proculi par une déclarntion d' intentions '1 Ce serait négliger ~ I~ fois l' Histoire et les fails. Elles viennent de triompher aussi du général Catroux. que l'on e ntend mettre non pas . la reoonna issance de la . de 1OO1e façon.ortlcicltemenl adm j~ ..eil. aspirations nationalistes. Les MUSlilmans ne sont pas oublieux. l uti liser les uns el les aulre. ct de Chataigneau.. en 1947. ils se résume nt tous en un seul: }es ranis politiques. l f1. en 1936.ioo 1. Pour elle. aujourd' hui.oériennes oot eu raison 00 Léon Blum. mais aussi et surtout paru qu 'elle •• • . les élites musul mane~ ~ plaignent d'avoir ~t~ ~ l1ou t déçues par des gouvernements Iibé· rau~ .. Nous avOlb vu que la ripœssion mi lilaire aboutissait un souvent au l'tsul!nl contraire. une solution polilique . dbillu. Guy Mollel. Ics moU\'eTncnts religie:u~ CI la quasi -tMalité de~ élus musul mans d'Algérie oot mis comme condition ~ loute di scussion la reconnaissance. ne recule nt pas • La France peut-elle sauver l'Algérie? Comment obtenir 10 situation électorole ? Por Jean Daniel indéfiniment l'espoir d 'une vraie 1I0101ioo.'iC: de discussion fécor1de . toute l'opinion musulmane s'est ralliée aulT.. En partie paree qu' elle les crain t . Dans les quinze derniers mois. Cela pourrn. objectif dl!fillÎ par M. etc .

poser d 'e ux-mêmes. ces faits sont peul-ètre irritan ts. paree qu'i ls n'Olll pas l'h abit ude: de c~de r à la force .la-loi.ablcs. Parler avec ces hom me:~ . poutpal'Iers ? PON donl I. Guy Mollet. Tou. de montrer auJO masse~ mus. dans l'état de d~a· dcn ce polit ique où se trou ve. Il y a auss i. comme par CAemple a /5t/5 menh. Au lieu que: . 1ic ns indissol ubles".msiger.vn. Au COIItraire. non s ur le détail passionnel (. pour ce fM.. 1956 1" Pour la majlxité d'entre euJO.r compte de ces rbcltonS . C' e~t pou rqooi on peut comprendre leur méfi ance dans des néguciation~ doot ils craignent q u' elles puissent f tn: mcn~. il semble bicn maintenant que l'idée de détacher les MusulllWls de l'emprise des cher. l'i ns.u du 18 r. droil~ les moins coolest.et qu 'oo leur dise aVe(: vigueur ct fermet~ quc:lles e n sont les limi tes. Basé sur la justice: . Mai s aucune bonne volonté ne justifie qu'Of! les igllO~ .tit que WIl'i Je cadre: de la République française reviendrai t cl\lIctcment li ce que M. devant lequel ils ne se sentent plus qu'cn élat d'autodHense.os. • ALGÉRlE. en cas d'~1lec des poorprulcrs. qui a troubl/5 une: Algérie sereine .urg/5 musulman. incendie ré<. lue: femmes et enfants./! d'une grande panie des Musulman s eUJO-mêmes. de sa volont/! de crier .l d roit des peuples à d is. c ' est-à-dire de tra vailler pour les eJltrtmÎstcs. Ie ~ul moyen ilTUl'l&lial de lenter un arrêt de l' effusion de UlIS. L'opiniQn musulmane se dit au~i q u' une personnalité algmcnne qu i ne s'exprimcr.le projet _ aujourd'hui ex plosi f . la n:cunnaissance de la pe~nnal iu!: algérienne nc fûl pas survenue.li t ~iUI ~ dou te un pari fkQnd.' bp. 00 risque simplement de perdre: encore du temps. Les maqU IS actuels pourraien t b ien se panager entre n!aliste:s el dlmagogues . À la limite. C'CSI à la com plici té de la population musulmane avec le~ rebelle~ qllC. c 'est le • rebe lle. les craintes des Fronçois Quels sont les arguments cootre de tds Essentiellement . en tout CIlS. qu ' ils unt l'im press io n que. en fi n. Réolistes et démagogues En l'talité. C'est.:ision de n/5gocier ave<: le dt. et de I"impoSliibilité.' in surrection soit i la fuis illusoire ct aventureuse.. de . Le gou~'ememenl doit ~\' idemmentle:n. ils devraien t gvoir que Ic fa nlCU.une eornmunaulC! juste et libn:. coo~tituer. la Fnulce aurait alors administn! r~latiUlle preuve auJO yeuJO de l'ONU. perdre l' honneur.orité de J'État dans la métropole . intal i5me et lk!'Caitisme. Il r~udrait lllTêtCl' notre dé<. Elic voudrait qu 'on tienne rompit que cene in tégration Il ~é refusée ..a\'ec tous . bref se cOlnponer en IraÎtrcs ..sir de j ustice. composte de minori t6..parce quï" pensen' que les rebelles attaquent la France .t avoir de constitution que laïque el démocrat ique . du monde arabe et 5UfUlU1 des mu5tilnW1~ d ' Algéne. les ctlcfs militaires auribuent aujourd' hui leur impossibil i t~ ~ éli mi ner le lerTuri ~me.d'amener ces mêmes chcr~ à compose r aveç des réalités qui sont avant tout les leurs cl li atténuer considérublemcnt leur proyiMlin: intransigeance.). sans l'act ion des i nsu'l:~. Non une démiuion mois une conquête Il faut rassurer les l' rançais d'Algérie.ulmanes que oolre bonne volonté ~ enfi n tradui te dans les faits . la désillusion COI1ii&re que. ml i~ sans aucun C(lmplexe de culpabililé d e n /!Iiminant tous • • . qui eSI le fondemen t de l'anticolonia li sme.ct en lic hes. la gucm: d' Indochine : avec incolllpétellCe. Il s cm ient à la d isparition de J'au. il faudrait que les Français d'Algérie sachent . t>C lon eu~. ne saum. 11 faudrait proclamer que r Alg~ rie. notre recOUf!> contraint à la foree: pourroit se faire alors avec la complki. c'es! un semimcnt qu'ils panagenl ave:c la grande majo' ri t~ des métropolitains. la Fretlc e le reconnaît au tant à la communauté fmnça isc: quï la com · mu nauté musul mane . cl peu t-ftrc su nout. Soustelle nppelait «]'imégralion . c'eSI pour eux lnIiter avec l'enTICm Î. ctc. l'hostilité des Français d ' Alg/5rie. le • hors. le barbare. pendant des années .. nlais il Il aussi le de\'oir _ saM doule ingrat . sur \l uels points la France est décidée il ne pas Ir. mais sur l'esse ntiel misonnable.nce. la Fl1I. de s 'entendre avec les insurgé!':. sclun M. Si des négociations élaienl plOpO!lles. lu pourparlers ne pourraicnt ~ faire qU ' lu d~t riment de leun. Ains i.de les juger scion ulle optique: nationale. l'autorité des chefs !it:rait battue: e:n bftchc:..:oltc:ll et ~oles.

ion 135 les risques de voir notre tutelle s'effacer devant d 'autres.'.ré du problème algérien viem sunout de ce que les Algérien s som musulmans et. menaçai t . La rJég()l.fs de l'i.. de l' aulodUe nse .usciu~ toute l'histoire de la viole nce en Afrique du Nord. du fait de la smgu lari té ùu peuple qu'elles auraien! IOUles formé e nsemble.:Îation ne saurai t ~Ire alOI1j. d'une famille de petilS fermiers français vient encore ajouter à J'horreur que s. Il n'y a pas si longteml" que M. Sur ce fait..tout comme les nationalistes nord-afrkains .. Si pourtant le terme de "' politique .:enl massacre. en grande majorité. à bien des Français d'Algérie. mais ave ugle .-. c'es t bien de faire preuve d'uTIC capacité à dominer les fai ts et 11 prb'Oir. comme le craignent les Fra nça is d' Alg~rie. Ils sonl musulmons La cornple~ .'" ALGÉRIE.. BoyerRan r. c'est bien de se 06gager de t'univers com préhensib le .slon _. elles auraient abouti. aujourrl'hui priside nl de l'organisme d'autodéfe nse « Vigilaf. Le ré<. arabes ou arabisés. J' ignorance des Français cS( dramatiqll!.olence. près d 'A lger. comme le Canada. En Afrique du Nord. Cette volonté de sécession n'a pas été étrdngtre. La France peut-elle sauver l'Algérie? Un risque à prendre : le nationalisme Por Jean Doniel La seule éventualité d 'une conversation officielle ou officieuse avc. de toule manière plus despotiq ues. une « rlfmis. •> o . à une '!épanllion d'avee la métropole. la 1k!"lIus. on le sait.e.. la France se trouve devant J'une des mani fe~tations de ce Qu 'on appelle le/ait islamiql/e._~urrecl ion algérienne apparaît aujourd'hui comme une ill!. mais une cOIlquSle commune. II est très possible q u' alors les popu lations autochtone~ se seraient unies aux popu lations européennes arriv&$ depuis 1830 el que.. On pe ut rêver à ce qu'en! pu être l'Algérie sans la loi musulmane. a ulle définition.d'en appeler à J'ONU COCl !rc les décisions de Paris . les cl\(.

Ilui a été une religion communautai re. du 20 février 1956 \~7 ib emploient le langage qu i conviem à leurs audi toires: celui de la guerre sainte. déçue par la France. presque toujours. Dans les pays coloniS<:s.. la France a en Algérie.. a Icnu Ull collgres dolll les mOliolls figuren t parmi les plus démocratiques.tout comme le co lonel Na. les commi!\. Au Maroc. trou~e un refuge dans les csloentie lle~ comprjcit~s qu'elle li a vec le monde islamique el arabe.. il faut d 'abord. révolmionnai res ct laïques du ITII.quée . 9U con tact des réal ité~ politiques et de la nécessité de s' adapter il.". et en tOtH cas antieurupéen. pour les J\·larucaills. comme un frein qui emp('Che l'évolution politique c t retarde l'épanou issement économique. il détient du Prophète lui-même. en Fnmce. la !. un monde en marçhe. el avan t Iout. dès que l 'ind~­ pelldance de l'Empire cMtilien a été reCOllnue par la FrDII\. En Algérie. selon la trJd ition i~lamique.. Nationalisme et réhabilitation C'est une loi. La religion. etc. l'Istiqlal. en évei llant tes élites à un nntional i.. cela e~t particulièrement vrai. suscité çhez les Algériens un éveil " " . C'ebt ~11 IlQlll de la guerre sainte que les leaders de l'htiqlaJ ont appelé les Marocains à la lutte contre I ~ France.itl~sion Mais le fossé qui S<:parc les communautés européerlllc ct musulmalle fail 'lue la mi~ilé curopj!enne VCUI s ' appuyer sur la France pour auénuer son c aracti"re de minorité ct que la maj ori té mus ulmane.: compte. et lI'une immense importance.~ires P'Jlitique~ des maqui s algériens On! à faire du reçnllement d:lIls des villages scept iques. souvent.ans aucun doUle.<.J56 ALGÉRIE. la ~. pour tous les pays arabes . ont ~u'icité dans les muses de ces pays un tumulrueux réve il de la con!iC ience religieuse. d'avoir à attendre qu'un peuple passe par des voies qui lu i paraissent péri~s. d'emprunter la voie rétrogmdc des guelTCs de religions. Retour à la France C'e~t au nom de la guerre sainte que cct homme d'État occiùen- ta l qu'cst H~bib Bourguiba a réveillé la nation tunisienn. On comprend la triste~ des Français démocrates d' avoir à céder devant çe retour en arri~re. Lorsqu'en pl us il s'agit d'une re ligion romme l'islam.mde musulman. Bien plus: l'islam eSI alors réduit aux dimensions d'une confessiOii re ligieuse dans ces pays. de œ que pouv ai t signifier... tenir compte du fait is lamiq ue. pre~ue pl us . a liquidé l'opposition religieuse du ~ieux Destour et de 13 Grande MO!. C '. fai"i. un dmit. par la seule conquête.. d~s so n 311lonornie imerrn: acquise. Le f:lil islamique est aussi détcnninaot que resl en Algérie le fail démogrnphique. aujourd· hui. Tous les musulmans et Français.".~. qui avaient rêve: .. Mais qu'avons-nous vu en Tunisie CI au Maroc? Le Néo-Destour. la guerre ~ail1fe : C'ebt un véritable retour aux croisades. réalité motrice Dans le~ pays sous-dévdoppé~. tandis que la défin ition même de l'islam er.~me xénophobe. Paru dons L' E.()­ ciation des Frères musulmans. qui sont con!raintes de fa ire appel à une re ligion _ à laquelle elles ne croient. un comporlemem quotidien.tule réalite: psyc hologique mo/ricf'. s. à 10US les chefs d 'États musulmans.e . (On Ile s'est peutêtre pas rendu asse.\". ulliair frallfai. ont tini par se heurter 11 ces problèmes. l'indépendance risque. Il y li au~~ i .aJlt de tou s lcs domaines où s'étendai t son ionueoce des proviroces d'une même ffdératioo musulmane. l'Angleterre au Moyen-Qrient. Mais enfin.) Ai n~i la FrJnee voit son innucnee réelle s'ép:mouir dès <IUt cesse son despotisme colonial: Marocains et Tuni ~iens se sont empressés d 'imiter les institutions françaises dh qu'Us ont été livrés 11 euxmêmes. que le nlltional isme y corrige la re ligion: celle-ci apparait. une morale.l'aspiration à l'indépemlaoce passe par un fanati sme religieux qui nourrit un nationalisme ch auvin. Lorsque.! d'être davantage qu'une rel igion : une forme de pensée.pour réveiller de leur torpe ur des maMies apolitiques. phases de régression politique et socia le dont est constituê le nationalisme:. a liquidé la puissante a. Les e:lites de ces pays le savent hicn.l'abandon par le su ltan de droits P'J litiqucs que. en Égypte. au moment où l'assi milmion était e ncore poss ible. c'est la religion.. d'éviter au peuple algérien w. Itinsi que la France en Afrique du Nord.. igllQranl les national ités.scr. Mais pour assure r sa pérennil~ .

'"

ALG ÉRIE. la désiU usio~

de la \:onsc ience religieuse qui e~[ devenue leur princi pale force
politiq ue .
Dans leu r nationalis me renai ssant. les Algériens nc sc préoccupent plus que de l'humiliation qui a t:t~ infligée il leur re ligion. Ils
ne se soucient guère de leu r plus grave pmbl<'!me qui est . encore
une rois. démographique et économiq ue. Ils veulent une réhabilitation el, pour l' obten ir. clIplosenl dan.~ les fonne s brutales du
terrori sme.

Qu'elle soit d'abord olgérienne
La cooclusion pénible, mais inél uctable , est 'l ue l'Algérie o'évo luera vers les formes françai ses de la civ ilisation que pour autant
q u'clic cessera d'êlre française, Si l'on s'obstine dan s le slogan
"L'Algérie, c'e>'t ta France JO, l'Algérie dcviendrn arabe, et e~clu ­
siveme nt arabe.
L'Algérie ne peut devenir fran~aiJ>C, au sen~ profond du terme c'est-à-dire sauvegardan t un certain nombre de valeurs françaises
- que si on lui permet d'abord de devenir algérienne. En imposant
aux ,\lgéricns une autre nationa lité, on les pou.~se à un fanatisme
rétrograde, et 11. base essentie llement relig ie use; en leur permenant
d 'affirmer (et cela peul se faire dans un large cadre françai s) leur
pcrwnnalité, officiellcment reconnue, 00 leur racilitenlit une t'!volution vers la limitation de J' islam, ~'el'S l'Occident et - puisque c'est
la Frnnce qui e n Algérie a été le p u i.~!1.Ilot .... éhicule de l'Occident _
vers la France.
Or com ment l 'Algérie pourrait-clle être «algt'! ricnne JO ? Mais,
naturellemen t, grace aux França i.~ d'A lgérie. J'a i ~ !é surpris d 'entendre, dans un meeting parisien organ isé par des intelloctuels, un
nationali ste ~ messaliste,. fonder la nationa lité algt'!rienne .~ ur l'unité
de race, de langue et de religion.
Car l'unité de race en Algéri e, pl us encore qu'ai lleurs, e>'t un
mythe.
Fonde r, d'autre pan, une nationalité sur une reliKùm et une lan·
gue q ui sont communs à plus d'une centaine de millions d ' illdivid us
dans le monde paraît rc.~S(>rtir li une piètre argurnentalion. Non, précisément. ce qui fait de l' Algérie une terre o riginalc - ct q ui devien,
dra sans doute une natio n -, cc sont les mosalque.~ d 'éléme nt s d ivers

Pa""

d(ln~

L'bpnt.. du 20 19..... ier 1956

' 59

fondus su r un méme sol. (condamnb à vil'/"l' el à mourir ~n.'t!mhle).
selon l' e~pression d ' Albert Camus.

>
L

Négocier politiquement
Tout cela est loin d'être simple. Cest un grand ri sque : les événements actuels nous en admin istre nt la preuve. Mai s c'est le seul
recou rs que nous ayons. Ou bien lutter ~ avec la grandeur et la
vani té du désespoir - contre l' histo ire en m~he, ou bien $'inscrire
dans son cours pour en corri ger, en notre favcur, les c!fets,
Il y a aujourd 'hui. panam du Caire, un incontestable mouvement
arabe corme la France e n Afrique du Nord, La coordination des activités des rebellcs tun isiens , a lgériens, marocai ns est affirmée 11. la
fois dans les intentions et dan s les faits,
Remarquo ns 'lue, paoni ceux 'lui luttent actuellement contre
le Cai re, il y a Hab ib Bourgui ba et le suttan du Maroc, Sans l'au,
!Qnomie interne de la Tunisie , e t lïndt'!penda.nee maroca irx:, l' insur_
rection algérienne se nourrirait aujourd'hui de la rébellio n de deux
peuple s entiers, C'est ce dont a,'aienl rêvé d'a illeurs le s insurgés
al gériens q ui n'hésitent pas 11. cOfl ~idére r le Néo, Destour el t' Isti(jlal
comme des ., tnûtre~ 11. l'i~ l am .. ,
C'est en nt'!gociant politiqueme nt que nous avons adminislIé
un coup mortel 11. lïn fl uence du Cai re , Aujourd'hui, à cause de
l'Algérie, des désordres, plus sérieux encore, peuvent re naître en
TlIni ~ie e t au Maroc, et redonner à la conjuration du Caire tOlile sa
force ,

V

o

Paru 00'" 1'lJcpNn du 2 1 ~ 1956

'60

comme d'au tres s'attachent il JellT!i

La France peut-eUe sauver l'Algérie?
Le mythe de la grandeur
Par Jeon Demie!
é"Oljocr pour l'Algérie la po5sib ililé d'êlre. d'abord , algé riennc ,
c'a" provoquer l'ind ignation de \.'(:u.\ qui ne savent pas 011 qui ne
vt.'Ulenl pas 5oIIvo ir que l'Algérie n' est pas française. Un anide de
constÎtutÎOn n' a jamais lriompb~ du fail le plus év iden t. à savoir
que, comme le di t M. Guy Mollet , les neuf million s de rnusulmaru
en A lg~ ric Ont Ie ~ nli!mcs devoirs que les Français, mai s n'ont pas
les marnes droi L~.
Mais c'est auss i su~itcr un d&:hiremenl vf ritablc chu lOtIS les
Français qui admeuaient bicn. au fond de leur cœur. que l' Algérie
n'éllit p___~ encore 1. Fn.nce mais qui espéraient qu 'elle pourrait un
jour le devenir. Il s' agit de tous ceux qui om IrèS sincère ment désirt
['assimilaliOfl d'abold.l'imégrntion ensuite .
Ces demiel'1 se d isaient qllC , d:ms l'histoire de l' Algé rie, il e~t
aussi injuste de faire table rase de cc qui a prêcéd6 1830 que de
ce qui r a suivi, Ils cstimaient que les m~acres de la conquête
anbe en Bc~rje valaicnt bien cellA de la conquéte françai!ie, 11$ !;I.:
d iliilÎent _ CI se di sent cncore - qu 'offrir il un peuple en proie il des
problèmes ko nomique ~ qua~i Înwlubles les gigantesques cfforts Oc
la métropole n'6tait pas nécessai rement une man i fe~tati on de 0010 '
nialisme,
Ils espt!raient enfi n que les e:u' mples lamenlllblCll rou mis par cer·
Iains pays arabe!' pourraie nt incitcr les élites mu~ulmancs il cboisir
librement la France, Ces sentiments, ils les panagcaient d'aillcuf1l, 11
une époque, avec la majorit6 des Musulmans,

1

pri vi l~8es

o.,

: avec irr6alisllIe et

d6se.~poi r,

Ce d6ch iremcnl attein t des dimension ~ ellCOft: p l u~ d ramatiqUiC!\
km;qu"i l ~'y ajOllle une nostalgie de la grandeu r ~ , M . Habi b
Buul);uiba, dans un réœnt discours 1111 pn=ssc étrangère, dont cer,
tai ns pa.';MIi,'CS pourraient venir \Out druit des Mémoires du général
de Gaulle. a déclaré : • Le~ Français J1Ç Ij()nt pas un peuple colo-niali ste mais ils ont le sens de la gr~nOcur, el c'est ce sentiment
que les colon ialisles exploite nt pour \cur filin: perdre tout sens oc"!>
réalités. ,. On ne peUl résumer plus noblement le d nune ilClud de la
France.
Cc drame se fait soudai n plus aigu, il se cristallise complètement
11 propo~ d' une Al gé rie dont nous a~'on s appris su r les bancs de
rkole qu 'clic 611it OOIl~t ituée de., trois dépar1ements français,. .
Ap~ nndochinc.le.~ comp40irs de 1"1001:, la Tu nisie el le Maroc.
voici que la France eS! Ittaqll& dans Sd propres prolOl1gemcnl~,
da n.~ sa propre chair. L'écolie r français n'aura ptU5, sur ~ carte
planétaire , touteS ces petlles tac hes rouges q ui marquaient le Yaste
empire des possessions frnnçai ses. La vie ille lég.:nde des co lon iaull
bmuudeurs et de:; mi s:;ionnain:s \léroYque~ s'effondre d' un $Cul cou p.
La Frnnce ne 5e tlé li yre que: contrainte CI dans la dou leur d' un
complue colonial qui a ~té celui de IOUl e~ ICII puissances e1.l1"Qpecnnes A une époque où mfme les manisles l'OCOIIna lssent que la
colo nisation a eu son aspect pos itif et sa justification éronomique.
La France n' est pas seule dans le cas. Lorsque la re ine d' Angle·
term a été oblig~ d'abandonner son litre d'impératrice des Indes,
toute une mythologie S'esl ~Iei nte dont la disparition a aneint au
vi f chaque ci toyen anglais, Le maréchal Mountballen, qui avait é té
ehargé de l' ingrate miuion d'acc«der leur Indépendance A l'Inde et
au Pakistan ne fut pa.~ reçu, pendant deux IJIn~s, à la Cou r d' Angleterre .

l'exploitatiOfl du sens de la grondeur

Un sentiment d'iniustice

Aujouro'lIui il e51 bien comprt'hensible q u"ils acceptent mal
que cc qu i était possible. il y II. qu in/.c: ans, ne le $OÏl pl us, Il leur
est diffi cile de se r6signer 11 ce qu'u n si grand avenir, une si belle
occa.~ion. aient ét6 perdus pour la Frunce. Ils s'attac hen t il ce rhe

Le prubl~me est oomplètemcnt différent pour Ics rapports de la
France BYCC J' Algérie. Mais l' Algérie oom:cntœ aujouro' hui tous
les oomplexes refoulés qu'ont susc ités tou r 11 tour l' autonomie nou,
velle de cbocune des ~ nt"Îenncs pos.:;.essions f"mçaises. Il y 3 en pl us

,.
,

o

'"

Paru dons L'fJepntu du 2 1 levrit!r 1956

ALGâtn:.. la dkiUusioo

chez les Français. en ce qui concerne ], Alg~rje. le scUlÎment aigu
qu 'ils sont victimes d'une injustice. Les leçons d'anticolonialisme
leur viennent soil des Russes qu i 001 asserv i des « l1!publiques,.
mLl.~ulmar~. ~ I des Américains q ui 001 utenn i n~ les popu lations
autoc htones. soit dc.~ pay~ du Moyen-Orient, dom la .. civilisation ,.
est lU moin~ discutable. Sur ce terrain psychologique privj~git , les
colonialistes onl beau jeu de seme r leurs idées folles et de fournir
leurs cynique! al ibis.

le chimères et les espoirs
À l'heure .clUelle, el en France, celle propagande peUl avoir le§
effets les plus graves. La chi mtrique no5talgie d'une gmndeur colo-niale que la conjugaison de n:volution des pe uples et des erreurs
des puissantes euro~n nes a rendue 11 jamais p!rimtt peUl mener,
prochainemenl, aux pires dt faitismes, aux plus lâches abandons.
Pour refuser de voir les rtaJi t~s, nous allons en être victimes. AlotS
qu' il y a aujourd'hui eneO«'! - et probablement pour peu de tempsde grandes idœs 11 réali5Cr, une exaltame my~tique fédérale 11 donner
aux peu ple~ de France ct de l'outre- mcr.
Le sottisie r du colonialiste moyen coo. ic n. cet ax iome que. sans
Ic.~ colonies, la France. serait une E.~pagllC • . Elle va le devenir. au
contraire. si l'imagination ct I·au.orité de nos gouvcllIlInts nc prot Urenl pilS 11 noU"C pay~ ceUe grande idée de libre as.socilt ion. ce
Commonwealth français qui dl.l il remplacer ridée de ~ion el
]'ltIlcÎCn empire.
EUe va devenir une E.$pagne ~ i , en A lg~rie, on s'obl;!inc dan s
le pari perdu de Iïnl~gr.lIion ; si on laisse la rébe llion algérienne
contaminer la Thnisie et le Maroc. Aujl.lurd' hui, nos canes sont
immenses : le gigantesque effor1 éœnomique, auque l 00 eonvie la
m~lrOpole, de quel poids d~tenninant ~serait-il dans des œgocialions !
À la stnlttgic de M. Sou.o;td lc qui projetait un ..~e • Dunkerque Tamanrasset. pour s'opposer" l'lUe .. Le Caire-Madrid ". on pourrait encore: aujl.lurd' hui sub.~ i tucr une strat~gic pacifique qu i nous
donnenit sur les deux axes des garan ties autre ment strieuses.
Les admirables qualités des ingénieurs. oonstruC1cun et techn iciens françai~ d'Algérie se rviraient alors une communauté qui ne

lM

r
lierait pas !lIa merci des caprices insurrectionnels. En fait. la Fmnce
sc trouvera it alors beaucoup plus prh de l'audace et de: l'in venlion des premicTli ..:01005. Il y avait ChCl les grand~ pacificateurs

,c

une ~e d'lllUIgi nation hfroïque qui leur faisait IrQUvcr 1. méthode
la plu~ adapIk Il leur époque. Aujourd'hui. Lyautey lnIilerait .,'a:

o

une comm unauté algérienne libre el lui propo5CraÎ\ de rester dans
le cadre français en échange d'un giganlesque effon économique

au &ahanl.

","

>

.

,

Paru Oon, l ' f ;rqwe.. du 'l2 ,*",ier 19.56

La France peut-elle sauver l'Algérie?

L'impossible divorce
Por Jean Doniel

'"'

en 1870. et par dt!cret, d·a.~~i mÎler cene commu nauté li la cummLl·
naulé française. Celle .u~im ilaliOfl a ~L1 S5i. C'est-à-dire que depu is
1810 no ... s avons vécu - comme d 'ameurs un certain nombre de
MUSLI l man ~

_ en FDnça is d' Al gérie d'origine berbo!:re.

Toute noIre nffcctivité est algùicn ne: IOUle notre fonnatioo ct
tout notre idl!II.1 wnl français. Lc ~ pre miers, nous avons ~al i~ une
syntbêse vivlmle: el acti.'c entre l'hérédité berbhe el la civilisanon
fl'llnçaise. Noos n'avons jam~ is eu q u' il nous fé lic iter de l'assimila-

Non seulement la Fr,mce peut sauver l' Algtrie , mais elle peUl
uonner, elle eSI !;eulc 11. pouvoi r donner un sens 11. une rtvo lutÎOn
al gérien ne qui a pu ist cla ns ta Rtvolol ion fronçaise SOfl principat
enseignement , Il dépend de la France que le peuple algérie n, une
fois sa dignité recouv~, trouve les chemins français du prog~s,
au lieu de ,' le penJrc pour cooquérir sa d ignité dans t' impasse du
fanatisme rel igieux ,
C'e.\t cette v(rité essentielle que j'ai essart de meUre e n relief
tout au long de cene enquête, parce qu'elle me semble ]'(lément
pri ncipal d'u ne sol ution dont le S«Tet laCtique C$t J' .. nAire des gou venumts, C'e.t cette v~ri t~ oontroignante que je me suis au tori~
11. anal yser, parce qu'clic me tooche, person ne llement , de très près,

le silence et la violence
Dans une sitU3lÎon insuLTI:Çtionnc lle qu i, en e ffet . ne conccmc
plus seulement les intélilS de telle ou telle nation ou de Ici individu,
mai i qui concerne. et de façon plicise, 1.. \')e même de millions de
personnes. ch acun 5'est demandé qUÇllc pouvait ltre la rtperc uSlS ion
de son Itmoignage , Il en est qui OI1t pris le part i de sc taire. Leur
silence e~t respectable. Dans l' univers de la vio lence. tout jugement
est aboli, IOUS ICI; efforts d 'é luc idat ion sont interpoités i\ la l u mi~re
d ' une pa.~_.ÎOn p:trt isane. De~ hommes meurent c haque jour sur un
territoire dtchirt et l'on peut comprend re le !IOUc i de ne rien faire
qui puisse contribuer, si peu que ce soit .• celle violence .

Berbère, Algérien fronçois
A ussi je me permct$ de donner une jusLification il mes a nal yses
en diSllnt quel est le témoin qui porte ce témuignage. Je sui s algérien depu is toujours , Je suis français depu is que la France: a décidé,

tion.
Cependant. au fur et

à lI'lC;iurc de l 'évolut ion de la com munauté

musulmane de laquelle nous a vions é té détachés - el à laq uelle on
n'accordait pas les m~mes droi ts que CCUl< dont nous avions bé nt-

ficié _,

ceTt~in ~

d'entre nous sc sont

scnti ~

dérad nés; d'aulres ont

insti ncti vement ~aJqut! leurs rt!lteus sur ceu~ des Franç:a.is d' A lg~­
rie d 'origine euro~nnc,
lor~ ue

survient un engagement

A ujourd'hu i, du ra it du foso;é qu i stpare les deux communautés
ethniques d ' Alij:é tie, Ot)US som mes daM le dilemme, c'est-A-d ire que
nous avons 11 choisi r en lre une nation A laque lle nous som mes complètement as~i m ilb et une com munauté riche de lOUt noue passt,
C'esl ce choLx que nous refusons. Autrement d it, nous sommes bien
pl acés pour juger, L
Wec objeclÎ\'ité . tJes IlIPports de la France el de
J'A lgérie, parce que nous teDOOs ~LlIcment , IIVec la même pa~~ion.
ll' une et ~ J'au tre el qu 'un d ivon.'C entre la France e t l'A lgt rie nous
écanê lerait.
Lol'llque survient un engage ment mil itaire ou une agres~ion I Crroristc dans tclle ville d u Constanti nois. de la Kabylie ou de l 'OranQis_
il ne s'agit pa~ pour nous d'une abslraction qui suscite un vague
humanitaris me . Nou~ 00\1$ jetOIiS sur les IIotive lles pour vérifier
sÎ l'événemellt Ile concerne pa.\ telle rtgion où OOLU avons no:;
proches. si panni les victi mes on ne va pa~ découvrir te l nom qUÎ
évoqueTlL un vi$lll,.'C con nu_ Pour nou.\ Il-bas, en bref, il s'ag.it d 'u ne
goern civile.
Nou s ne sommes pas lcs seu ls il connaît re: cel éc anèle ment. Je
le dis ~ ce ux qu i s 'cm ptcs>cnt de crier à la trah i~on lorsq ue des
tirailleurs algfriens que l' on fait comball re: contre le urs f~res

,6<>

ALGÉRIE , la désillusion

Paru donl L' E..p ..... du 22 fêvri .., 1956

désertent, comme avant-hier, ct passent dans les rangs dc~ rebelles.
Il est bien probable que ces tirailleurs savent ce qui les auend : la
sauvage misère du maquis. Il est probab le aussi qu'on n'a pu les
arracher à la discipline de J' al1l1te frallÇaise que par III promesse
d'une lulle pour l'islam el non pour un idéal démocratique. Encore
une fois, c'est la caractéristique de cette guerre que de fa ire rctourIle. les Ambes à la guerre sainte.
C'es t pourquoi Je litre de celle enquête est: « La Fnlllce peute lle sauver l'Algérie '/ ~ Je réponds oui. Elle peul la sauver et il
CSt d'une importance capitale que ce soi l la France, et aucune autre
nat ion qui la sauve. Il est d'une importance capitale que la France.
qu i li noorri par son enseigrte ment révolutionnaire le national isme
algérien. ne laisse pas ce dem ier s'alourd ir el se dévier par I~
in fl uences orientales. Enfin el Slirt out il est d'ullC importance capi.
tale qoe le~ Français d'AI!!érie o:c sentent suffisanunent Algériens
pour ne pas s'exc lure, par UIlC opposition aveuSh:, de la conununnutf algérienne en consll"\Jction.

de « rétablir la con fiance _, el tfmoigner de notre sincérité quand
oous proclamons l'fgaU lé des droits et des devoirs, il y a un certain
nombre de mesures spectaculaires à prendre,
L'u ne d'entre elle vicnt d'être pli vue par M . Lacoste. L' utilis.1tion
des crédits agricoles, qui était jusque-là confi.!:e aux chambres
d 'ag ricul tu re, se fcrait désonnais sous le contrOle direct de l'etat.
Les musulmans d'Algérie ont besoin de vfri fier que l' aurorilf du
gouvernement fn\ll~ais s'exerce auss i sur les féodali lés et les extrtmistcs européens.
Hier encore, les élus e uropéens confirmaient à M. Guy Mollet leur
violente huslilité au principe du collège é lec torat unique - principe
qui est pourtant l'inéluctable eon~uence d'une politique d'égalité. Si le gouvernement cédait sur ce po int, comment pourrai t-on
attendre des Musulmans un e~poir d ' assodation?
De toute façon, qoelle qoe soit la solution que trouveront ensemble
pour l' Algüie les Musul mans et les Français, les mesures de justice devrai ent être immédiates pour faire disparaître des inévilabJes
pourparlers la méfiance.

Politique d'abord
J'ai essayé en me contraignant à l'analyse des faits _ et non à
celle de mes désirs - de don\ler les éJéme ms dom <k vrait tenir
compte toute solution actuelle. Mon désir personnel aurai t ét~ que
J'i ntégration lius.~isse ct que le nai problème, ce lui de la condi tion
misfrable de millions de Musulm ans, soit enfin abordé,
La réalité, c'est que les Algériens ont été trop humiliés pour penser actuelleme nt à leur faim; c'est que la libellion dans de vastes
régions est populaire; c'est que la répres.~ion, très sou vent, renforce cette rébellion. C'e~t enfi n que pl us on tarde à dfc ider d ' une
solution politique, plus la future communauté algérie nne aum des
ch.1nces d'être arJbe au lieu d' être franco-musulmane.
Il faudra bien, t51 ou tard, le reconnaître .
Ella solution poli lique , pourquoi ne pas le reconnaître , ne consiste
pas en des élections dont c hacun admet r impossibililé. l.!lIe cons isfe
uniquement aujourd'hui en des pourparlers a~'ec les représentants
de~ différentes tendance~ de l'op inion musulmane. JI faut entreprendre ces pourparlel1i quelles que soient leu rs chances de liussi tc.
Mais pour les aider à ré uss ir, pui:.qu'il \le s'ag it aujourd'h ui que

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" .....:.. un roppel" pan. ........ . SOlI témoignoge poloi! don.._ _ _ Lieutatuiil .. 173 . ... au 26 avril 1957 l' (I nnee 1956 ". 2011 -.... La :s.&r.. il foit le récit de ce.. en mon et O'VI'i1 1957. L. Jeon-Jocque.... l'Express. un rappelé parle » " Reto4Jr MI. Il en !<!fa pa' la ... 170 &troils (!'Expr..... le nu méfo du 8 mari 1957 _. Som m " "e .... six moi... publié en iuin 1957 oux éditions Julliard....... .. " « Lieutenant en Algérie..nler sous l'uniforme jU5q. (1 éIé publiée .ur une demKlooz....il liguroi t do n..~.~.... <:.....-. Un roppe/II parle (L'fxp'eudu 8 mou 1957)... Il va r... ... . A9'rit.....-.oisi de reprodu ir" le lexl<! q ui inlroduiw il et prli.. . le même titre_ Il pou i ~" de .... ... . SOu..e...11& annéelà..entait la . . n'éloit évidammenTpm D..iber a été mob~ lili!... L'Expt-eSJ du 8 mar...ie'm numMo-..... ainsi que pusieurs edroits . direchllK de l'Expreu.t ulle de la • guerre totolo •. ·"n Fovri.....-...~.ur pl u. Se~ hr........... ...' 1957..oine de numéros. u du B mars au 26 avr il 1957] . 1.. En juillet d .eproduire ici l' intiogrolité de '''' récit Nous avons d.uil9 un livre.. De retour 6 Pari •.. de • QU(H"' " ordinaire _..

a jeunesse. Un tel argument 0 ' 0 aucune valeur. Je nt raconterai d'ailleurs rien d'exceptionnel : je n' ai rien YU qui le soit. j"y habili! " m' ont toujours paO! trop vains et trop irrita nts pour que: je sois tenté d·lIdopler celte altilooc.~ . R elevé$ là-ba. Un tel réc it a Oc:. L'un d l' autre 50111 des exemples rareli. on pénl:tre 11 l'inlérieur de ce qui fait ootre pays: son armée . d' autres son l encnre dans l'armée. c·cst l' histo~ de tous mc:~ camarades. me semble-t-il. je sais. La France en Algérie n'cst ~ ce rnagnil'ique gratte-cie l moderne que l' on fail visiter i UX étnlngc~ de marque. L'adjudanl -chef Dufour.l qui 4!prouvenl la nl. OD me pe rmctt nl seuleolent de dire un e fois. Ayanl celle chance. ici.oon-Schreiber Rappe lé. les fails quotidiens. Par l'omcrvation de ce qui se déroule. de l'automne. ~ ecn ains d' entre eu". !Ill polilique.. Sous l' uni· fonne j usqu'au moi~ dern ier. le capitaine Antoine .< du drame que je ne pourrai pa~ ruoomer. dans le creuset algérien. Ceu.'œssit4! de l3COIlttr ce qlle OOU! avOils vu el vku n'ool pa. nos tAches qul. Six mois pa~s4!~ en Algérie ne confèrent pa~ d'autorité supplémentaire pour se prononcer . cette semaine par la po lice. le lIUldal Bour&s. Je fIC les nommerai donc pu dans ce récit. Par quel bout commcncer notre histoire? En feuillctant la collection dc~ journaux de tous CCli mois de I"été.i. au" pré<:aution~ nécessaire s pour ne pas être préci5l!ment ide nti fiés dans les épisodes qui les coroce menl perwnncl1emcnl. Ces cu e.~ par d'au tres Français. le capitaine Loustau.il s'cn fa ut . le co lonel Barbe raI.170 P()nj don.tal lée a Dll en Yi l'OlL~ d' Alger pour fa ire parler \e5 Musulmans.. 1957 Un rappelé porle Par Jeon-.\ccptionnels. Par e~e mple : les tortUrt:5. s. j'ai été mobilisé le 16 jui llet. I~·bas. égrt ncnt le chapelet des Doms qu i sont tOUS familiers. le :mu~-l ieutenant Duval. NOlle vie quOlidienne l~. quc si je n'ai pas panagé toujours .Ioc::ques $en. le général de Bollardière. je n'avais d'Huln: devoir que de rem - '" partie de sa valeur. limites. . de ma pan. Il y a ainsi des aspea. On oe rem plllCe pa! l'intellîgence pal" la mart:he à pied. je par_ leT1i. dans J'1lITIlte d'A lgérie. mlm~·il!ur. o . un !)eU plus jeunes que nous . C'est peu de chose. qu' ils c1tistcnt : je connais de.\Ur les Questions politiQlICS. Depuis que la fi n du débat à l'O NU a libéré k:~ témoins de la Ttgle de silence Qu'ils s·étaient imposée . D' aulre pan j'évoquerai seulement ce que j'ai vu ou connu moiJmme. j"y ilais . de jeunes Français.les recrues du oonlingent . de l'h ivcr. le sous-lieutenant Feney. Les oroleurs ou les «rivaiM qui ç he~hem 11 dominer leurs intcrlocuteurs par I" argumem • t/wi. ou • moi. je vois appaT1.~ tOUS la chance qu'u ne tribune s'offre libremenl il eux. le sergenl Mol inie r.voilà cc que j'ai vu.llidîen11oCS CI d 'observer le silence. Ces dê]X--:Ches qUOlidienne~. ave<: mes camarade. le soldat Oayl n. loutes plates. comme des centaines de milticn. les choses normales. ses principes.. Ceruins sont dérnob ilis4!s tomme moi. j'ai re specté leurs personnes et Ic urs efforts. Mais n'ayanl jamais cu l'occasion de ~XJIlstater directement ce~ choses.c iY îl ~ ct mil itaires. des récits SQn! IllJbliés sur ccnaines méthodes employées par 1lO~ hom me. par Il Jmme une grande •• Ces choses louçhent plus encore l la France qua l' Algêrie. elle n 'c~1 pas fI()Il plus cene salle de 10000rn in:.i appris à mieux cQnnlÎtrc et à eSlimer : ils fonl ce qu' ils croicnt bon ou possible. quelques_ uns y font leur çarr~re : tous ont dmit . L'flCpNu du 8 ma . je n'en parlerai pas. Ce qu i se situe entre les de ux : la vie ordinaire. Un jugement politique lie forme par n ntelligence d'une ~ ituatjoo. les réactions ~ hommes quelconques . nous somnte5 libres aujourd ' hui.ître le viSllge offidd de la luerTe l'Algérie. incoolestables. el que je vais !lire. moi au ~. El ce qui l'eSt pMi. IIYet sincérité.. chaque jour.bti .. Ç()II1parê • tout ce qui se d4!muJe chaque jour dan~ telte immense Algérie. t4!moignage. J'ai pri s ces précalltions . au nom de mes camarades ~i lenc ieu:<. L'Algérie est un dnunc: dont le~ lIC1eun sonl des fo'rançais. monsieur. lç capilaine Fournier. isolés. le sergen t-c hef Goulay. el « découver1e.l'adjudant G~ affi sont pann i les toommes trèl divers que f :r. plir.leurs opinions.

dans le 500 algérois.. .. un commando tenoriwe 1 saccagé une rcrme et blesSl! le couple q ui y trnvaîlla. imprudemment.. . ... . pal'llÎI avoi r pentlis aux (orce~ de l'ordre d 'infl ige r œ$ pertes sévè res. dép&:hes. ocçupanl~ d'un eamion OIlt mitralllé des prome1lCU1'5.. par lit tt Ueutenant en Algérie.. Au nord de Tablai. A MéllCrv ille. . jour apres jour. Au pclit village . le dt:ux i~1Tlt: classe Geronimo. a \'ec SOlI homme d'e:>eOrte. Un rugjssc m~m de k1axoo militaire ct le bruit angoissanl d' un !.GéRlE.. H\'CC une barbe grise ct une peau tOUie craquelée .pon~.. a été grihe mc nt blessé .mkI i il n'avait pa..-endred i soir . M.. Mais quoi U 3ClCmenl '1 Je commencera. tenninant lentement !Iort vern: de thé.. Des ind dents. . Au C(lU !li de l' échauffourée qu i a suivi. un e ngi n tIe for1e puis. . .. Le jeune sc leva avec souplesse el se dirigea vers la rue. Il n'aimait pas les . un Musulman a été t ~ ... de poner des plis au commanda nt de la 4' Compagnie.appclons. . sur lequel lcs re nseignemen l~ manquent encore .~ass in ée par les terroristes la se maine dern ière . . entreprellCur de plombe ne. prcnons-en une. à J' i ~ue des obsèqlk.Ik il ne s'est rien passé de bicn extraordinaire. au mil ieu dt: la rue. " " .lI vociférait . À 3 k ilomkre~ du Fondouk .l'un jeune. un Frn nçais mu~ ulm:an li t'lé grihement ble~ par un te lTOri~te qui s'e~t enfui il bicyclette .. ni ceux qui se pcrmcttuic nt ..il étail ~'hargt . ." A L' Arb~. ..c~ jour.. .. Pas grand·chose de plus que tou~ les autll's jours. 0111 éclaté lundi malin. TOUl le moode se retourna.. . el l' exp&l ition d' Égypte _ ava il failli écra.unce a fllit cxplosion dans les bureaux d' une e ntreprise de mes. t'n pantalon de flanelle et en chemise t col OU\'cn . raulre en kuchabiil bru ne et blanche. dont l'origine panlÎt difficile il déterminer. avec d'ample. j. depuis des moi ~. à L'Arba .. tuant un Musulman ct en bleSl>llllt six autre s.. Il n' avait l ucun mal..lôCnlimentaks .. stoppés dans le ur voi ture . une bande rebr: IIe .AllIbeS cn gén~ra l.sts ..qui les ht encoll' '! Parmi ces dépêches grisc ~.<oer le jeune Arabe qu i. ne regardai t pas."S d ' une peJ'Wllnlllilé de IlI lvcalité . . Près de Pales tro . du CÔI~ d~ Sai nt_ Pierre_S~i n l _ Pau l . . une autre bombr: avait explosé dans le car Alge r-Tablai: di x Musulman ~ aurai enl élé monclle ment ble!. iden tiques il el1C$-mfmes. 1. Une Jeep jau ne clai r .. Le sergent Baral remit son rnQleur e n marche .... le tem ps dt: sc l al~'ler alle r ~ des di>'el'5ioos .. le vil1 ag~ n'était pas grnnd . sauf une forte é mol ion. un rappelé parle» Extraits Por Jeon-JocqI.'()Up tIe f«:ins él\o mlC. À Rivet..r une de celles que l' on avait peintes coule ur de dé~ n pour hl pl'éparation de la force " A . ie~les.Je l' inj urier en part iculier. D~ n ~ la malinfc. un élément d'infa nterie a pns il par1 iC' une bande rebelle à laque lle il a infl igé quelques pene!. le::........<œgcrÎcs et Oc tra ns.. n'c n blcssant par miracle 4t.. ct un autre blesSl! . Ce!.. un engagement. qui avait déjà f ié r objel d'un atte ntai il y a lrois semaine~. insignifiante: " Hi~r il . dans d' autres viJ!ages de « t imlTlt:nse pays.l'tlll seul./M Servon·Schreiber la décharge À l' une des tables en bois d u café .en arabe d'ailleurs _ pour plus de lûret~... le mote ur bloqu ~ par ranit brulal. de Ull Arabes . mai s CCI ap~ s. Il s·occu pcrait do nc de ce jeune éoergu m~ne agaçant un autre jou r on le retrouverai t bicn... des almée s presque .. le v .lie sé ~renl .la désillusil)ll . Mai~ il sc mit à réagir avec \' igucu r a l'adre~se des deu:t soldaiS frança is. Boual<! m. as. . Le vieux resla assis.

Allez..Dis donc. cette viri lité décuplée que lui donnait son arme. hommes. suspelldu~ l son plaisir. v Maurt a~a. planté sur ~s deux pieds. on corrunençail dans u compagnie 11 le consi~rer commc un dégonll~ .. par son al1u~. le quan de tour à droite. 00 lU veux que je le passe à la ClSSCrole ! hurla Geronimo. se dé<:barger. Il e n était la vedette . d'un eQup .'!é au coin des lè~res de Geronimo. les ordrçs de son camarndc .. I. pona SC~ deux ma ins à son ventre el to rnb3 douce ment . I. tremblait maintenant un peu . rentre . Il sauta de la Jeep .~ . le vieux se leva et se di rigea vers lui .Uu§ion Paru dons l 'fxpre" du 8 morl Ou 26 avr~ 1957 . Dans un sens ou dan s l'aulre .. Al lez. Sa passion trou va refuge dan~ son regard noir CI dans le tremblement de ses mains .. qui n'avail ~s bougt d'un centimètre.a famille. De deUIt choses l'une: oil il re\'çnait bredooille et. longue e t dure . Pour prolonger ecU!: jouissance. regatdait la rue . hypllOllis& par ses 1Ie. Aujourd· bu i. fais pas la mule. il n'avait qu'à interdire l tout le monde de bouger . '" tion de combat. Avant de mettre le pied sur la chaussée. car il avait sa conscience pour lui : si ~ occasion s de baga m: ne ~'él aic m pas prése ntées . En français. le vieux ~ pencba en lIv anl .ail sourd el totakment physique. la tête dévili$éc VeB l' arritre pour Mlivre la sà:ne ~ bouger.. 10 Utes les allusions moqueuses du pas. De ~ yeux .1es yeuJ( sor le eanon de !iOn PM. pour qu'i) n'y ai! pas de malentcndu ave!. qui la !TICt en posi. il parla d'une voi x calme l 500 ami : ..es. Geronimo J'arme au poing.. responsable de l'heure d'arrivée du courrier. Il voyait bien. t monté 500 affaire avec astuce . sans faire un geste. Arn~ dans la rue. d ' un coup .vis. fiait re!u~ tigé . comme inquiet cncore de la suite. à l'heure qu 'i l éta it. " .cn se rncontan t 11 lui-mêmc des cboses $Ourdes et inintelligibles. Ck-rooÎmo. des . L'Arabe sc lu!.. oormne 0Il fait devant une bête qu'on ne veUI par alam-oer..dh. Renl re chez toi . Il savai i que. Cela ne l'avait pa~ impression né outre-mes. immobi le. ce n 'était pas sa faute.t! .e vieux. lU Ill> fin i de gueuler. Un fracas sec d&:bira l' air. C'était un sentiment inou! dep\li~ Qu 'il ~Ul it en Algérie. Aux tab les du c afé maure. cn fa isant faire l sa mitraillette . parce qu'il n'aimait pas se WIOOkr ni certaines autres plaisanterie" et parce qu'il n'avait jamais encOR: e u l'occasion d 'en découdre .G~RIE. El pui5 il élait le che f de voiture. le dos tourné à la roc. ~'avançait à pu Itnl( et loord5. Ck-ron imo . cette possession de:!. Si IIU moins c' ava it été l'autre '". on ne pourrail pllL' le len. comme un organe vivllnt.: le!. Mais les corps el les mairu restaient immobi l~ : la Jeep était loujoun Il.. pamissait mettre IOUI son orgueil dans le r'eflU d 'obéir. toujoUni suspend ue à son cou par la courruie et ploqu6e sur son estomac.à ce vieu J( chooque en panieu lier. comme un cheval de sang. fais pas le corniaud . imprtvisible.A I. à ee pli soudain creu.it de gém ir.r.ure . EL lOu~ ces sJ'C"-UteUI'$. On n'a pa!! de temps à perdre. InnguCll cl sèches. Le loilcncc: du pitton dttendit un peu les v isage~. .. ~'Cndu sur la ten'e .JUSQu 'à présent -. 1. du bord du trottoir. Geron imo h~~ita une demi -seconde.. mai s il ne les fuya.~ le laisse r aueindre un ce n ai n seui l au-delil duquel il de~n. Il ai mait ça. mili ta. regardait . Allez .lll. l Nice .1 pas non plus. qu i restaient ooven s et vivan ts. il l' avait. rembarque 1 Barnl en avait assez. son arme qui él~it partie d·elle· ~me. . et qu ' il n' a\'ait jamais connu dans s. il ne faJlait pà. Le pall1. comme c haque fois.a volont~. sale bougooulc. tout alla it cbanger.. pour couvrir la voix de J'Arabe qu i cootinua.cène.Frnnl. ten du s.. el il n'aimait pas que $On copain se mette dans ce t é tat. clIocun. ses pieds. De la ta ble qu ' il ~enait de quiller. 1 7. ftglementa~ cl instinctif. II en ~tai t le maître . Il ~tai t bien résolu l m: pas la rater. Sorti de 500 extase. il ne les çherchait pa~.celle pu issance.~ ca marades.lt5.'erres de tM dans les mains. coupa à vif dans tous ces nerf.o. Tu t'nmu seru une autre fois. ni parm i !\e.. un blessé ril:tnt li. calmé. que si la plaisanterie continuait. qui ~nail calmer 500 camarade. Parce qu'il parlait souvent avec des. tand is que !iOn sang eou l9it du trottoir sur les pIlV~S de la rue. Et il auendit. Il avai t une envie tres douce de prolonger la !. L'Arabe.11 bagarre. se disait-il. il cootinua de regarder la Jeep. El tout le monde au régiment de vait dtjil le savoir. où loute la tension ex térieure et toote la ten~ion de $On lire seraient venues s'accumuler JUSQu'au paroxysme et. prudenl. en dehors de s.

bien entendu .c'est·à--dire qui ellige. Mauré éviterait à ses hommes un risque trop grand . d'avoir essurt le feu CI victorieusemen t. À huit ))eures c inlj .".. au . gtm:raux . Malin! . un jour.re chef de goerre.Ii J' horizon .ans accroc. Le p~judice que portent à l' armée d ' Algérie certai ns de ses généraUll. Ain~i il cornlXai t que les maqui . voyan t arriver la nuil. Si Grand Bouillon se mêlait de l'affaire ... le long de la mute. devenait un bnual et dfic.. D' autre part : les g~~f1Iu:t aiment commander. des gak1ns de capitaine pour aller faire le trava il. cela va de soi. e n point fixe à cent mèl~ de hauteur environ. une foi. des mllChines l uécuter des ordn:$. les capitaines dc:viennenr . La manœuvre fui. Mais. le soir dans la cham brie. les ressources de !Ion esprit CI de SC$ nerfs mobilisées "crs un objectif ~sionnémcnt dtsin'. ment dans l"année . Il fuut donc qu'il y ait.. tend u de tout son être ven J' c5pOir merveilleux d·~tn:.. de rnan~re à laisser croire aU:I: fe ll aghas à une bais. 1. dan~ l' ensemble .. C't!lIit sa hantise d·avoir. Or le pll5sage du grade: de colonel /II cclui de général tend .. Puis. en Algérie. En a Hendant : obéir . s'ils \. aboutit Il l' absurde. de tirer de ceue dislance. il faut donc monter des affaires qui soie nt assez L'()fIsÎdba bles. sables.116 Porv d(ln~ l ' (. Ou bien il manœuvn:rait avec assez d'habileti et d 'énergie pour co~er les fellaghas.rcprwu du 8 AIoGtRU!. assez d 'opérations monttts au gabarit. 00lre am1u . mons sur le t'Qup... el à \'avan œme nt .t ule nl obtenir Ic!i étoiles.PPfécie\" la di5talK"e qui !!oI!:parc.l ibelluleo. De plus... un mort ou un invalide sur la cooscienœ. : il faut des ~sul lats . dont le corps est encore wn. ces opéralions IIC doivent p:IS êtn: d u or bidon ..e De ll t!tail maintenant juSie au-dessus de nous. ellécu tée :. !>lUIS déchoir. ça. reti endra ient Icur feu e n allendant la nui t et une occ a~ion de rJ«rochcr. Les généraux MKlt de!. personne ne s'en rend t'ampte mieull que l' armée elle-même '.ses hommes _ rappc lt!s comme lui _ aient pu fai re leur travail de soldats Slns Qu' aucun d'tull ait élé tut! ou bles~.ni remeure. J' ''. ~I\MII •" . m Ol5 (lU 26 ovril 1957 171 La réalité e~1 plus subt ile. homme _. l la diswncc de 150 mètres du camion n::bclle el de ne plu~ s'cn apprœher davantage. de loutes les armes et il bou t portltIll. Mau rf.Ii celui de t'()lonel _ eSt une gro5!le affaire . q ui ne veulem ni rester ilUlClifs _ ce qui nui rait à la considération . chllQue semaine. Brave Mauré. Pour que les géntnux cnnunanden t. gfofrali. au moment où l"obs. le refrain est identique : • t es géofnull WIIt des cons". où all ions-oous ~ Rt!f1e"ioo d ' ailleurs tot:alemcnt inutile : quand les géofraull apparai~nt . et de bien oonn~~ un dont I" humanitf. re~ceptinn ok II règk .e de rég ime du tnQteur et à 1'ine fficaeilt! du ti r. Ce qui. cal~aorie de~ gens qui Ivaienlle droit. II d it il ses homme. actuelle. /lllïnstllnt meme."I . (colonels en situation d 'ancie nneté pour devtni r génhaux). donna ordre au chauffeur de • tenir _.dans leurs ra vissanh héliroptère~.~ qu ' il y serai t. Mault t!tait plein de reconnaissance envers Dieu que tout se SQ it si bien pasq! et que: . yeux de tous. cu la challce de ICfICOI1lR:r. Julienne étai t rempli d'a~bension . htlo!. l devenir un choix politique . les einlj manœuvres criblés de balles. la modeSIie et le e~re forcent le respo. tranquille bureaucrate de: Limoges. pour fac iliter la conversai". un grade supérieur . deviennent Ic!i clients de tel ou tel mini stre. toujou rs avares de leurs mun it ions. 00 qui en aienl l' apparence. un . C'est nlw re \. la dtsillu'. il partir de demain.. '" Oans IOUtes les diseu~~ions de tou tes \es popotes de IOute l'A lgérie."" se lmnsformeroienl cn lin immense et inisislibJe mqms. CQrTlme d'auu'cs camarades . pour riCIl IIU moooe. en AI~rie. Mais un commandeme nt de or gt~n l . le carn inn dc la mine de I"Atbatacbe t!lait dan s le fossé. par surprise. L'affaire ne lrafna pas. mais en l'ai r.o. l. . Les exception§ ell istent : elles sont respectœs et rares.davantage de résultats que l' autre général n'en a obtenu . par l'i mponance des moyens et du plan d 'opération. v " . sards.les muquisards t!taient bons tireurs. qu'on le1I intclTOmpe.. Les . Mauré avait imagi né de foncer alon ple ins gu et tous phares allumés sur l" adversairc ct d 'ouvrir le feu à l' abordage . -. et il rentrerail alors de plain-pied dans 1.-urÎté tomberait.le setgCnI roppe~ Maun'. poUITÎt par la tfte: les intrigues et Ie~ luUt$ de factions I"accapaœm. Sun cAcmple pil'rmet d·. de parler un. TI y 1 cles généraux panOUf.

el sans arme. le lir commencera . et jugeait les ChMCS plus sobre· ment. Dans cinq mi nute~. do. Julienne ne tenait pas il le laisser se livrer il un petit scandale devant les autres officiers ct sous-vfficicOl ras· lioC':mblfs au PC taCtique . D'ailleurs.Ordre du gflltra l.Card inal. en prownaoce de la mai!l(lQ du coin nord-ouest du village.On ran g. une te lle ~ mot ion . d'cmpt. pour l'i nstant. que vos lignes avant sc reti rent li plU!> de dCUJ. Proooblemcnt était. Ju lie nne cependa nt était curieux de savoi r ce qui provoquait. comment son année .~ routes. sujvi~ de plusieurs raralClii. pour ceux qui le connaissaient. II s'assi t. cn cfTel.a conviction . capable A lui loul seul.qui n'aurait d'aillcurs aucun retcntissement -. en sc serran t les COlIdeJi. Il élail hon de lu i. !ie<:om. au peuple de France. Julienne vît arriver. dont la corpulence don nait li la rapidité un caraet~re d'exploit . Ouvrant ailUi ks vannes. !. Tant de carnas-ades.jui avaient choisi comme lui ce métier exaltant . fiené de la nation .">(:her celte foi~ eocOt'C. Puis il reprenait son sang. . les mlchoires senies.()n où ils sont arretb.ileli desserrer votn: dis~ilir Icrresfn: . Ulle démission .Paru "" . nstunt n'ftait·il p:as ve nu de faire le grand saut. il rurieu ~ dï!tre priv~ du petit coup de commando qu ' il avait propost : il lui manquait une citation pour avoir dmit il une mfdaille militaire. Je va is faire intervenir notre appu i d'artillerie. En principe . car il ai mai t bien la vie mi litaire. de derrière le bui~<. . de refu~r d'obéir CI de quitler l'armée 7 Dans ces brusques col~re~. La figul!: de boxeur de: Gamber11iC tendit dans une grimace menaçante. le long du chemi n rocailleux el usez abrupt que IIQU~ surplombions. Gambert. d'opposer brutalement la riactioll individud le li hl toute-pui ssante hi~flm:h ie. rien d u t(Hl!. . russe ntaiem comme lui la d6gradalion OÙ on le~ entl1lÎnail 1 En se rClrouvant. s. qu ' il n'~tah sans doute pas. ancie n officier d'active démjssionfl ~. on ne parle pa~ ~ur ce ton à un grade su~rieur. à quoi mèllerait-elle 7 il Y avail sûremenl une autl!: manitrc de hurler ct d'agir. allez d'abon:! vous calmer. Gllmben revenait . ils arriveraient bien tous e nsemble il changcr !.juelque chose ..aisi par de5 sen ti ments passionnés." 1'~1I du 8 mors ou 26 (M'J1 1957 . ••• Il arrivait il Jul ienne.froid . À vous.les. Mais il lui arri vait parfois. L'ho mme fonça droit sur Jul ienne : c'~lait Ga rnbc rt. _ Qu'est-ce que c'est que ce ci rque 7 Vous n'êtes pas fou ?. pèlerin sur le. Et Gambcr1 savait g~néralemcnt tcni r !. ct ensuite la chasse si nécessaire. u. • • a . en quelq ue. Bicn compris'l À VOliS. .Des coups de feu ont été tirts sur nos élbnenlS. me parlcr enwite . ripostent.t un ordre. Si lu maisoo a ou vert le feu . j' aDsurdi u'! das~ique . allant crier su r toules les place publiques. . à cÔlé de Julienne.. Mes instruc tions son t : r. maison ~ repris le lir CI nos hommes. chez l'nomme des milices patriotiques. ici Gralld Bouillon en personne . de d ire enfin il un gfnéral ~'C qu'i l penl>:ti t comme il le pensai t. un homme en uniforme. Je "ais envoyer un pet it commando pou r neutraliser la maÎ!\On. Pourquoi la ligne de Vert est-el1e Sioppée '1 À vous. D'autres coups de feu. El puis il n'~tail pas le seol. Un e x·capitaine d'active? F~tu de p:aille. vous reviendrel. de l'oo~icr : ce qui ~I ignai t al()r!. Ju lie nne l' avai t compris. C'es. Gambert utiliu it le !IOllffle qui lui restait" hu rter aU~$i fort que: poss ible. Le village eSlloujours immobile.le visage moin s conge~tionn~. di l simplemen t Julienne. çe nl~ mètres des alentours du vi l· lage. '"' _ Bien compris. devenait une sini~lre mascarade e ntre les mains cie quelques ambi tieux el de beaucoup d'imbécilcs. 'lU pas de course: .Allô C:tordinal.. de s'interroger dans un éelai r : I.non ? En attendant : obI! ir. il pensait li autre cho~.. _ &:oulel.. q u'il faire compter IicS galons. sans un mOI.. Ibns de pareils momen ts . il lioC': ~"Oyail . je vous donne l'ordre de su~pen dre Ioule tcntalive au sol.

Il avait une furieuse envie de lout casser. pas insolent. On appe la J ulienne lIU poste radio. d 'une voix lICite: . on n:T1lse tout.el pourtant : le vi llage en quc.Ians le second . " " " . On se croil'll il en pleine caricature de 1. Moi .soi r. oommc d'habi . j'ai L'Qmplé : un douar su r deux est éve nt ~. les lueurs d' incendie. poulets qu' ils avaient raH6. - Pourquoi ça 1 La boucherie. !l lui a d it : les salopards du village Oll vous a llez. yen:tnt des autre s l'i1lages. la dElill . éw iem le combl e de la dégl1l dation . uans des villages et lei. l'ai vu le commandant des ch!l!. Je vous park sinœremc:nl . . JT'KK'JUl.hta. on en fabrique vingt qui sont pn!ts l le rcmphu:er.. Et puis.. Les instruc tions d'un officie r 11 ~ homme~ ~ur la fouille . fellaghas" _ en clair. Je Jui_~ VCI'IU ici pour essayer..~ totalemen t innocents. Si vous n'en lroul'ez pas. Je ne su is pas l'enu pour ça.ienl fièrement. Le: bombardement tennirM!..1 ignoble. Ma is quand je vois ça PON oon! L' f IC""" d~ 8 mOfl ou 26 avril 1957 1111 (il monU'e du bras le cirq ue. tournés (ace il la montagne. qui fIC laissaient jamais rien traîner. Ju lienne l'IIppona la prise 11 Gamben. . il fallait l. il fallait eocore disl inguer. arra ngée. .. ça me suffit. oc matraquer l'objectif _. j'Cil ai marre . tous les moyens SOnt boos. tine .e IjUC la nttion. sirafni t ..tLiés et prisonniers : c'était l'heure du premier commun iqué • trammeu rc au quanier généra l 6 AlgCl". pa rçe q ue pré<: isl" mcnt ils étaie nt fort bien organisés. pour ce ljui est de sauver l'A lgérie. je nl'en f~ : si c'est de vrais salopard•."" ALGÉklE. dimanche soir. .. la ligne fumante des blindés). Pour un rebelle q u'on tue.. e t vous les lrouveret ensuile. Le!.~ de chevrotine danl Urle mechta. Moi I USI\Î .etI élémenl~ de '" Rieu. l'eut-i!tre n'y avail-i l plus rien d ' au~ rc à f:aire que de refu~r d'en êln: : Gumbert é~ait SlUl~ ooute sage... Mais.Mon capitaine.. . Dcpui~ que je me prom~ne dans ma regiOll. Ils avaient troul'é dix gre_ nadc~ el trui~ socs de canooche. c'était du bidon .nsfonne 10US les habitants en fellaghas.. tude. rooge ".Gambcrt restcllIil.. IeUni caJTlitl'1ldcs .. Je lire l'khelle. CQ~é" IOU5 les hommes de la me(.ioI1 Encore du bidon ! L' un et J'autre conte mplaitn l la longue ligne: de blindés.a1TTlC régu lier. Aynnl n:prî s plusieurl\ fois sa respirution. Rouge" étaient peu t· être çeUcs que le wmmaooant )' YVlIit fHi ! meu re. Parce que. Julien ne ignnra i! que les fouilles pré fabriquée. le veux bien : on prend Tl1()i n~ de risques c()mmc ça.. I.-. . 'illage . (ltaient utili*s "w_u'i au reg imcn ~ . on va plein tube dam la COIlncric : on Il'lI. dans des sacs.. c'était l'absurd ité a\'eugle dont pcnonne n'était l'e!opOllsable _ et pounant : cinq mort. avaie nt . n . Gambcrt parla sur un ton posé. Je vous demandemi de me meltre c n congé li bérab le il partir de tkmai n.. fen ai assez. '. mais peut -être pas. L'l\SSltssi nat d' hier n'étuit pas bilJon . Rouge" étaient e ntrés !... ( mitraillage en rase· motte) lOuS les bois au~ alentours pour le cas où des fuyards s'y seraient réfugiés. l'()US mcl1rcl ça.çelle fo is il faut les ooffrcr : ils oot s(lrement des annes çachéa ehez eux .\'ait failli coû ter la vic à son chJ uffeu r sur la route du PC. tous lei. les gars.. les secti0!l5 de bouc lage du village oord demandaient des iMtructions.VffiRlanda.Encore du bi don ! dit Gamben ..~lion 11 co up sO r (Julienne le SIIvait aus si) ~bcrgeait des ~ clTOristes. Je rentre en France. 'Humanité. qui élaicftl remon lf~ par le haut III1'iYIÎCII1 autour du PC : il~ ramenaienl. QuMre-y tngts prisonniers étaient déjà rassemblés sur le stade . E! daM ce qui êta. Mais lout quoi? I-cs al1l1es trou liées par . ça me dégoû te.l·ailler à Ja mine . Il a remis des grenlkb et de la dlCvfO. Cc qu'o n nous fait (aire n'a aucun .en!.SCu~ donner lui -même ses instruct ion s hier soi r au scrgc nt de la . de gankt rA lgüiepas pour l.. appels TlKlio se pressaient de TIQU. c'est la même chose: aussi tôt qu 'i l y D le plus pel il accrochage .. La chasse . Tou l n '~ tall pas du bidon -1010 de là. avec le~ autres..pour ~trc ~(lt(1c ne JlIIs se uomper. Le. et le refus de!. on mangera autre cho!. dans un Vac. r6Juire e n poussière. Grand Bouillon" dema ndait 11 «Card inal" le IlOmbre de . Noo plus le coup de fus il qui venait de blC$scr Gallois.<. élémcnt~ de .. l 'affaire de MauTé l' autre jour. À chaque foi.. je me demande oil on va . assassinam les ouvriers du camioo. Mai ~ on prendrait cncO<'\: lTlOins de risq ues en rapat riant tous nos soldats en Frallce. Non pl us re mbu~adc qui 1I. . Cc . VCIIU. ça au ssi.mais pourqllQi VOtL\ ? Ne 9:)yC1. des Arabes . QUvriers arabes de continuer à !l'lI.

Sans bouger la TêTe. ses camarades QUi. Que se passait-il'! Marcus regarda vers la Jeep . avait commeneé. Marcus. je demanderai il Etre relevé. se dirigea seul . au milicu d' eu x.atisfait de leur tenue en opérntion . Le s assaillants.le vous proposcz pour de s récompenses. vers lu i. tandi ~ Que les antloC S embusquées s' anitaiem . il avai t recommencé à tirer.l'homme à I~ volonté d'amour .avaient "giclé. écoutait la radio lu i répéter le me~~age. La chaleur du plcin sole il lran~­ funnait nos unités e n une" harka . Bousquine. Vous m'enverrez à Alger la li ste des hommes ql. la haine de la Fran ce distribuée il pleil\es main. Il était midi. que les r4fale s de nos mi tra. l' homme de l'épopée . les récoltes _ donna à Julien ne une vraie nauste phy~iQuc. À parur d'un certain seuil ... à la recherche des d~serteurs qui avaien t emporté deux fu_~ils-mitrailleurs de sa compagnie. pour des mois . vants . assourdi par les cris de terreur de ses sol dats d&:hi rés du côté où ils attendaient la protection. l' homme ~rait brusquement re monté à côté de SOli arme .. qu'est loute e mbuscade bien armée ct bien mont6e. en affOt sur la Jeep de têle.. Tenez-moi au eoumnt de r état des blessés. Demain.. . y compris . en commençant à tirer.l. à l'a ssaut d'un des fu sil s-m itraillcul1> e mbusqu~s. tous de dos.~saillants.'ait vu alors deux des survivants refuse r l'ordre lie • c .ç'éta it une ~oouvcrte .~ de jeu de massacre.. .. le bilan pitoyable d 'une telle opération: Ioule la n!gioll « pourrie. run de s Musulman s. Le s soldats de la " spécial iste. avaient pris sous le feu croisé de leurs rafales les Jeeps et les Dodge.~ a. en nunpant . roulait 'leTS Tablat. C'éta it la trahi son calcu lée. s'éta it jeté e n trois bonds sur la Jeep. pui s . ils avaie nt effectué avec préc ision cette manœuvre . la trahison calculée. L'engrenage de l' absurde peut tout broyer. qu'avail. saisis par la panique. cepcndant. Le véhi c ule de tête avait d~passé une première banquette de DRS et arri· 'lai t à la hauteur de la seconde quand l'assassinat collectif à bout portant. BUll tra vail ct li bientôt.'iCntaicn t il lu i comme de . meurtrière. il avait retourné son affOt par u ne yolteface rapide e t mitrai ll a it. recroquev il!~ sur le plancher de la voirure.les oreilles exercées ne distinguaien t. ni le regard . vers les fossés. de balaye r la route de leurs doubles rafales croisée~ _ Aucune chance d'en sorti r : le s homme~ de Mucus. L'hélicoptère du général fi t un dernier tour au-(\es. encadré par des cQlonnes de fumée Qu i montaient dans le c irque ~ le~ meules. qui est la seule ~au· vcgarde possible_ Le combat allait s' engagcr : la compagnie avai t apportf avec clic. Sur les vingt-trois hommes du convoi.dont lui. l'autre par derrihe. Pa ru dons L'up"" du 8 man au 26 CM"il 1957 111:\ Deux FM . Son sery~nt. le FM était immobile.. courbés de faligue. Mani qu'i l ait parcouru la moi ti~ de la d istance . Hie n entraÎ~. offic ier de carrière depuis quinze ans. Marcus se jcta dans le fossé .anj fe~ler : Julienne. iUeur Qui pollrrailtenter de neutrali ser ceu~ de. J'exode de la popu lation .. accroché au loi n. Tous nos objectifs ont été atteints. à bout portant.à lintérieur de soi-même.. tuant tout de suite tro is cha uffeurs sur quatre . l' un de ravant du convoi. il n'en restait plus que cinq lUlJI6s .\us de nous el tran~mi t un message pour Julienne : " Dite~ il vos unités que fai été trts !i. qu'avait. ~parpmés. Le capitaine Julienne. meurtrière . Marcus . aucune volonté individuelle ne peul plus jouer.~ parmi les survi . invi~ibles . il nous d it : . ci ble. un fusil-mitra. les poings éc rast!s dans les poches de !. Les bidon~ étaient vides depu is longtemps. Dans le vacarme . j'irni prendre congé de Marcus. di ssi mulés par les méthodes habituelles. aujourd'hui. étaien t paral ysés.noyé dan s cette atroce débandade de ses espoirs. Marcus .ilJeuCli ct les coups régu lien> des carabines : pas de FM.. l' ordre de fin d'opération. ne bougeait pas. sllr fond de ruines neuves . avai t tué le félon de ses main s.absolument rien. du côté de la route.On pantalon de combat. a. ct hurla j'ord re dc le su ivre. s'il CM là.il fait dan s le bon sens. pas raSots depuis la veille. . Les au tres étaie nt étendus: mort s ou blessts . sc pré.182 ALG~RIE.il même tenté (je faire ? R ie n .. continuaie nt .e t.Avant de partir. 3ttcrtdaienl.Musulmans sauf l'adjud ant Baral et les chauffeurs . cloué au sol par une rafa le qui lui avait écrasé les deux jambes . dtfi llusion La folie de toute ce la. ni même se rn. ll avait les yeu~ fi~és droit devant lui. retourna nt le FM VCTli l'avant. Nos hommes. Uonl le speclac1e.

se reprend et se tourne vers Peisson. Alors . t'paté. après avoir abandonnf IcllC!i armes. arracher à tous ses camarades leurs armes. slparé de ses deUil{ rri:res passt's au maqu is.... a u coup de sifflet de l'un d'entre cux. Ma is qu ' il est pa. Alors il y a des mecs en noi r comme nous qui !iOOt venus et il leur ~ d it qu'ils ~taient aussi des salauds et que son fil s allait eU't t~.. vif. .ulre~. tenant chacun par un bnls un jeune Arabe.. _ Lichez-le. YeN n'importe quelle cachent : il savaii. l'ai r débrou illard Cl pcu intimidé. le nel. bondissant d' un bu i ~~n.<. le vacarme s'fiait anttt ..~ bras.. convaincu par J'homme qu 'il adomi' ... étant leur frere de TlIl:C. il a vait perdu un Aoe et qu' il croyai t qu'Omar lui av~il volé . qu'il t lait inntx:ent. ct tout ça . ayan t aulre chose 11 faire qu'. . dans un rkmier tableau. ayant ITIOIltré ... sur les bras. sans contact radio possib le l cause de l'omge qui cont inue. une sect ion de rellaghlls en uniforme dévaler ln pente vers la route . i!lCliqwl.. dans la dir«lion oppos&:. du 8 morl ou 26 !Mil 1957 et fuir le long du fosw:.. sur leu r corps. 11 dit que les fl ics de Kou iba sonl des salauds. musclé.. sou~-officier de "111". vous ten ir chez les gen.me française 50rl i du l'1lJ1g. la manière dont les fellaghas all aiem terminer l'affaire. allendre I \~pilogue en . chef! '''' .lduit. Rou~u ine. Ils J'encadrent sol idement. Cy mon mL . I. ave<: appaf1:mmen t d'autant plus de goOt l gesticuler qu'il s'étai t transfonné en Matue depuis une heure el demie. ni rien du tout .. . Ilors il avait fait ~jeuner nos gars .Chef. Vu ? PeiS/iOn .e visage d 'Omar bouge el. derrière Man.. i l ~ deviendraient fel laghas . Dans cette mechta. dtchirf à ses heures par le doute.o... ti rant ses deux jambe s mOIWI.ALGÉRII:!.leu r lâcher lui. se prtcipi tcr dc nouvcau vcrs Ic maqu is..qu'il vous di! 'ILle c 'est 50fl !ils . et q ue le chef des ganc en noi r (ça doit être B8nl1.C maintcnantll' interptite tll ui parle longuement.. .us.. la dé.. à cc qui sembte) a dit qu ' il lui fel1Ùt rendre son fi ls.. eauM ique. Vous voyez bien qu ' il peut rien vous faire . avait vu. Il dit qu 'il Dvait essayé par to us I~s moy~n~ de voir les gendarme~ pour le faire dé li vrer de la prison. Al(ll'$ il di! que penoone a vou lu l'écoute r . • o . est un peu dl!gelé . Mais qu'il a même pa~ été écouté par les nies qui l' ont toujours renvoyé en lu i disant que s'il revenaÎt on le pe ndnl illu i au ssi . puis..'anitt. mais le maire a rait d ire par le gendanne qu ' il avait pas de tempos à perdre à recevoir un communÎste . Je me demande quand vous apprendrez i.. Il di t qu' il est pas comm uniste du tout et qu 'on di t ça pour l'embéter. Alors il dit q ue son fi ls all ait mou rir el que si c'é tait \:ommc ça.li l'aulre . avait CQmlT1Cncé de ~ trainer... que c'cst le voisin qui a !iOufflé ça lUX ge ndarmes J'an n6e derni~re parce que le voisin. Il s' adre!i. dans l'émotio n . ininterrompue . pouvait ~n't mutilé.le commandant MareWl.~S&ul . ttrasé dans un f~.~ communi ste. dis. même. qui ponait un ou deux galons rouge s MIr l'épaule. au bout du momie .. De Mart:us : plus rien . Pui. leu rs yeux . •• • t( Ouinze jours sons bouffer » Ko pf et Geronimo s'engouffrent oons la porte. .'aventure de la vraie oomadisation e hez les Musulmans avec des Musulmaru..Or fi naleme nt de servir d lllls une tenta tive sin<*re une juste cause . ln cheveux châtain s crepus. nappe de feu CQnlin LlaÎI encore. témoin muet. _ Il dit que son fils a failli l tre nu! par de~ soldats le mois dernier.. il perd son Initudc: de méprisante indifférence pour se jeter au-de vant du jeune homme . et tout ce qu i.. Ma is il .lf'l«llteur.Ill que hlareus et I~'S \rois aulre8 tiraient li leur lour. il n 'est pas trh agrtable d ' imaginer ce qui se passerait s' il y avait un coup d ur". vous aUlJ'e:> . Ahmed.. est toot de ~rne soulagé: il a e u chaud. q u' il n 'ignorail pas cornpl~­ ternent le français.. Et le sang-froid de Pei»Ol'll 'a imp ressionné.. Icurs \'ete ments. Il dit que son li ls a dili-sept ans et q u'i l est livreur de boulangerie el qu'il a jamais fait de pol itique ct qu 'i l est pas plus fellagha que vous ou moi (façon de parkr) . perdant tout Je sang de son eorp!i.o illusion PON oons L'Ex". en remuant Ie. Il est allé il la mairie .. Fils d'une fami lle mi~rable de la casbah de Philippeville. ..q u'il rait pas de pol itique . Les trois . de se joindre ll ui dans . Il parle vite. .. Apri:5 un c rescendo rapide.. .. Et son fi ls était revenu la '''' M~us fiaient mon~~ ll"a. qu'on l'a pris pour UIl fellagha el qu ' il 3 reçu un coup de baïonnette dan~ la jambe droite et qu ' on a ll ait le bousiller comme fell agha . Que les gendanne~ c'est des salauds . . TaJ1d i~ que 1. lui el tous ws f~re~ . . Omar. mon !ils . et que c'est toujours comme ça .8 ousqui ne. mais r. Ben Ali 1r. .

Il a l'air d ' un râleur. . Il d it qu 'il en a assez .Puisqu'il te dit q u'il est pas rommuni ste .~ essayom conune nous pouvons de nous IISSeOir par terre !IiIlti mettre 11()0!. Vu 1. De: nou"eau Omar parle longuemenl . jeune requis de 16 all. si non on n'e n finira plus. humain ..et de nos commandos -. . la ~i ll\lsion Porv dont i 'IXfH""1 du B morl ou 26 lM"il 1957 5elTllline apr!s .. .. ma is il tloit pas (lOn plus ètre blanc comme une colombe. oou. quoi . qu i chaque foi s nou~ ravit. avec l'orage. _ . avec ça..s impressionnantes. je le gobe pas celui· lit. Il dit que la dernière fois il C$t restl!: en taule trois jours sans rien bouffer . il doit êt ~ COllle l1 ' de flOS sol dat~ . qui Irllcluit. Avec son accenl alucien magn ifiq ue. il commence le menten l. Pcissoo regarde Geronimo el Kopf : . il est pas un homme. .. Voi' .) Kopf. conSC iCJlC ÎCull.~...$ pris en Aboce par la Wehrmacht.. n 'eSt pas d'un bon rustaoo. .et en me gelant les couilles dans la ncige... reprend la parole. el puis..Dites . d '. pieds dans le plat.~ pour indiquer q u'il veut prendre la parolc . Alon il di t que c'est pour ça qu' il nous a reçus ce soir . Demande-lui ce q u'il en ]lCnse.au contrnire.r. et qu'il chaq ue fois on le garde en ta ule pendant des jours s.. . di t l>e i~son 11 l 'in le r~ prète. tu peUli lui dire que je su is re stl!: quinze jours sans bouffer uuf un . Mais il reste d iffjçîle à docbiffrer...iIJeun . à son fils de son... Un boa soldaI. et Ben Ali tradui t à l' aud itoire dont l'I!:lonnemen t et l'ad miration croissen t visiblemen t avec le cours du riei!.. . Mais il est interrompu par l'entrée de del/X énorme~ écuelles en boi ~. m. . • " _. . l'un des plus solides pi licrs du !tgiment .. les quatre AraheII reste nt lIebout.Rl!:su me ça un peu. Il riIe . Autour de la table basse. et qu 'oo le ~ liche sans lu i rien lui d i ~ . he in ? JO gli~ Kopr à l'o~iJJe de Pcisson. Les femme~ se sont ~ti~ . inte mieUli les autres ..Ie ur de venir bouffer avec nous.joum6e.aÎt deven u un traître el un mouc hard pour les Françai. et je l' imaginc de nouveau.sacrt Kopr.. cmplie~ de COUSCQUS. il l'lOtoS a reçus . Quand Beo Ali fi nit de traduire. comme cl\aque fois avec I!:torlllemcnt.. en ' aisant avec" grosse ligure sym pathique des moues dignes de faire comprendre aUli Arabes le fllll1ya i5 de: Strasbourg : . Et la man ière dont Omar commande à i\a frè~s de s'asseoir ou de se lever. ils l'égOTgenUeni. inquil!:tant .. boudeur.Tu peUli lui dire à ton gars que s'il est pas foutu de rester trois jours sans bouffer. ( Moi. vous allez re. . . Peisson regarde k COUSCOll~ avec ap~tit . . bougnoules JO. Je reGarde le sergent Kopf. El mëme que quelquefois je montais la garde la nuit avec moins lI~nte. dans r enfer d u fcu ct de la faim... u o . " Il est peu t-être pas comm uniste . poilée s p:il" deu~ fe mmes dans de vie illes robes de toutCS les cooleu rs. ce qui n'est pas facile. vous deUli .. gagnant m\'CDlCnt sa croU de fer sous son unifoone de 55 . el q ue j'avais rien bouffI!: de l. Peisson n'est pas loin d 'e n pet'lser autant.... Peisson profi te de la chaleur naissaJUe pou r orienter la conver1iltion : . el son 6ls aussi . serviab le. Mais il cu conlen t qu 'on ail Ben Ali traduit .utoritaires. i1 ~ onl trouvt: bizarre qu 'on lui rende ~I fil s et qUlls lui 001 rait d ire que s'il t:t. AloN il aime rai t mieux q u'on vienne pas trop ic i... l' un des plus ge ntils avec les . complell:e.. . qui décidtmem devient causant. il est vol ubile. .'iler tranquilles. parce que les fellaghas. il pense que le~ fe llaghas viendront pa~ ce soir . devant les pones glac&:s de Slalingrlld.Il d it que oon . Kopf tennine la description de ses souffrances." On est pa!> là pour ça ..u tous les deUil: jours .. L'atmosphèœ ~ nettement changêe depuis l'iocident : ils viennent s'asseoir i côté de nous. et que j'Di failli c~ver mais que j'e n suis sorti. J".. par des petits gestes .De:mande.ALOI!RIE.Geroni mu el Kopf les jeunes dames. ' 86 rendu son lils. Et tu peUll lui dire . . Mo i. td q ue vous me voyez. lI n'est plus silencieuli . Mais qu'il cst pas très chaud pour rlQUS recevoir. ils en auraie lll fai t autan t.. et qu 'oo tenait le coup quand m~me . courageull..ar. et remue les bra.ans lui poser de queslÎo ns.Alo rs. apparenlntent mis en bran le par u ne I!:motion fone . avale prieipitammen t l'I!:non ne pelletée de couscous qu'il a dan s la bouche ..on n'en sait rien -... L'ttil aIgu et la moue ha utaine d 'Omar OOU$ laiSlient cependant un sentiment de malaise . Om. Parce que ça fait cinq fois qu 'on le prend da ns un rati ssage de la région. Alors. el le jeune Ahmed s 'est assis dans le coin le plus I!:loigne.demande -lu i si ses copains communistes.

face 1 nous. Nous aIlAme. éclatai t d'un rire imme nse qui résoJi uoit eonlre ICIl mu rs de bois.. joie d ' fin:: jeunes. El loul Je monde rit. . cc qu'il soi l communiSle .les bougnoules ne sont peut-être pas des hommes. l''CC humililé. ces jeunes garçons !i4·rrts les uns contre les autres. ~a nlaniè re de cro iser le s bras sur sa IlOitrine ct d 'appuyer sa I&e.~ Cl. comme JlQ!I morts d 'aujoord ' hui..ecouait. . pl us pcnnal\C nl que 1:1 gtICrrc. . La fraîcheu r de CClle jeunesse s'écoulait dans ceue salle. ['ave nir. Gamben. el les leun. vibran! dans l' ai r a UIOl1r de IIOU. Les nôtre'? Ceu. Ma ure.VTt: cl 1. salle . BourdaI. Il ne rtpundil qu 'après un long moment ..un tre un mur.ient l'i mpress ion d 'être hcuœux .ion de Y.ba~ too t au bout. qui les s. dans un coin et faisant face. d ans l'ombre. plus jeunes.. Je n 'avais toujours pa~ re\"U J ulienne. un peu lourde... sugg~ra de rentrer dans 1.. .~ le rcjoioore .CI les nouveaux é taient Il.'S u l t ra. SCCOIIte de pla isi r (l' homme qui ~tai t en scène im itai t Maurice Chevalier). je chercha is.es Po. un peu taciturne depuis la dem ièo: tentative sang lante do.lJO embuscades de demai n se préparJient en!lCmble.' ." de l'adversai re ? Les bouclage~ ct k. je veux bien ... COn11l' la scène .. Laloye.m tre lu i semblait souvent TIC pas e ntendre ce qu 'on lui disai t. le Tous des Ix>ugnoules » D' une cri! te ilI J' autre. luode l1 de l' iod ifTércnce el dc5 crairllç s de chaque jour. qu i a\'aient e ncore il découvrir ici.u d~ 8 . ce qui le~ re lie il la patrie et la JlIIlr$ ou 26 (M'il 1957 '''' bfce qui est en eux .u don$ l 'b".Bien sûr .. 11 retrouver !>li grosse tête grise tl ue je n ' 3percevais pas. en ifl(\iquanl avec 5011 men\.. il ia salle . loin des d iffieult6 de leur combat el dc$ angoi ~ de leur condilion . ".Moi.On et ses ye ux. ces un iformes. plus profoud !lue l'ungoisse.. tOUles ces têtes . d'un mou \'Cment doux. cmignant que le colo nel ne trQIJ\'ât celte absence un peu longue . 1. ten(] us vers le spectacle. . reposaient eÔfe à côte . Su r ces banquettes bourrfcs lie monde. . rené ta. Je tiens pa~ spéc ialement. Pu isée jusqu'au fond d 'eulL-mêmes. plus fo rt que la serv itude. ne parlant 11 personne .. Mai! demande-lui s' ils en auraient fait auunt !!! To ul le monde comp""nd .. L'assistante sociale. Dans ce rire sans lin .v o . elle se mblai t U1IYCI'liCr le mépri s d u monœ organi sé pour jete r yen.Je les TCg arde .Qu'e~-cc q ue vous faites là 1 Julie nne.<e noir.' < . Je cherchais trop près. Tous ces visages. 11 la lumière d iffuse \'en8Ot de la sctnc. mais nous :.. . ~taienll l. IIOU~ Tt:lrouv ions urie pa'\. tirée par \ç pl aisir. l'A nJ.ommes IOu~ des bougooules.. . l' appe l d'une volonlé d'espoir. je reco llll us sa large silhouette. des signaux I Un1 incu~ se répondaient.dit lenlement Julienne . U.3 sa lle.

.. .. . .e condamne et empri:s. de la Ré~. Il d6eide de raconter el le lait en adressant un rapport à ses oroc i8f11 co mcuode.owre un monde oû • de proche ef'O proche il ne peul y avoir d'innocent. Ce!. Il y OO<:.on de Berroooghio.! ce texte que pu blie l'Ei<prell du 8 octobre 1959. « Cinq mois à Berrouaghia » Retour sur L'fJcpreJs du 8 octobre 1959 Déporté oYlfefois fi Dochoy pour Ioitl de résim.kmce.. ce qui lui VOIJI d'êt. !lslimont qu'il "09illo d'u n.'" .ooné a la pris.tinotÎon de l'Afrique du Nord el des pays oÎlfonge'l. 201 1 . prob~ efllre François_. le journal chai.nçe.. el des condi~om péniJenooires qui \lisenl à broyer ku hommet. L. D.i! cepenoont de ne pas le Ioi re liguler don! _ éditionl g de. loon FOflvgia milite por la suite 'lu FLN el ou Porri communiste d'Algirie. u .

des êlé· menl$ qui opporliennenl à 10 dêfinition du monde concentra' tionnaire se retrouvent 6 Berrouoghio : non ~ Icmenl tocc:ueil des convois. mois qui se WIl l compromis avec les « mailres " elles servt!f1t avec d' oulonl plus de sauvagerie. ou sein cie 10 Rêpublique . b ien plus. Us tiennent. il ne peut exi~ter d'innocent. ce senties affaires de l'huma· nité. plusieurs détenus de droi t commun. Ils repré· sentent l'iuue extrême d' une situation qu'on recovvre sans cesse de rIOUveoUII moh chormanh. n et les Depuis yingt ons. elles dépassent 10 bienveillance d'un homme et la campétence d'une ooministratian. /.-\ois ICI prison de Bet-rouaghia . Au SlJrplus..ois cles affaires C()Cl"NTl8 celle de Berrouoghia ne pevvenl restCf" enlre nous. s'est installé dons nos instilutions. C'csl en qlJelque sorte un réc id iyiste pui'>qu' il fui dêporté ovtrefois cl Dachau lmotrirule n. officielle. surtovl don s les zones d' insécurité. tolllinlJ8l'" el s'éleodre des. . ils onl peur . dont certains appartiennent cl 10 rote mêpri5ée. cie complicités. Ou' un groupe d' hommes .7211. cela lait système : un système significatif en lui· même. pratiques au n i répugnantes.'". pratiques qu'il connaît moinlenanl.peur de ceux qui sonl dedans el peur auni de ceux qui sont dehoo. ce bogne n·est pas encore complètement cadenassé. 10 r~enlc avcnture de « 1. 10 chose dépasse cie loin l'irrëgularité. COfTecnonS .e el meilleures 6 Maison-Carrée. S'il ne s'ogiMOit de III souf· frorn:c d'hanvnes livré$ au boo plaisir des Iortionnaire.v.el pm là ils expriment une réolilé qu'on ne pet. parmi les surveillants. Le ministère de la Justice esl enlfe les moins d 'un ancien déporté el personne n' a le drait de supposer qu ' il laissera. Jean Farrugia le fai t pour un certain sys· tème pénitentiaire algêrien. ne peut être traitée comme une exception. un monde repliê sur lui-même.Paru don5 l 'fx". 00 Cinq mois à Berrouaghio Par Jean FOllV9ia Scrrouoghio est une priwo en Algérie. fralernisation . comme d 'au lre le fureol naguèf"e. . Il paraît que les condilions sont un peu main!. dont les rouages travoillef1t à broyer 10 personne huma ine. " Croyez·vous donc que nous soyarn obéis? me lançait un mini.. l'homme qui roconle ses cinq mois de détllfltion ô Berrovaghia a êté condamné aux travaux forcés à perpéluilé comme mililont du FLN el du l'CA. Et ce qu'AlIeg a fait pour la torture. terribles èr lombès..0 Gongrènc » nous a iMlruits sur les limites de la bonne yalon". sons réag ir.Algérie Ironçoise. Des hommes en 5OI"Ieni quelquefois. nous devons noter ellCore ceci : les gordien.. des chefs rocisles dont la brulolité $' 0 $1 manifestée déjà durontl' occupo tion et qui n'ont plus rien à perd re . la p rison coocellhationnaire de Berrouaghio ou sein de l'ensemble réprenif olgerien. Mois qui connait vraiment une prison. le scandale. ~ pri sons cl' Algérie sont restées en dehors du progrès qu i a amél iore les prisons fronça ises . . quelle que soil la silualion de5 autres pri· sons d'Algérie.'y livre depui$ des. qu' il donne une relalion striclement limitée cl son e~ pourtont forcé de 19. Ce qu ' il d&ri t nous entraine dans un monde où. Edmond Michelet a déjà imposé dons les grandC5 prisons fran çaises des mesu res d' humanité en faveur des détenus olgcrtens. de proche en proche. tondis qu' il présente cl l'emrieur le vi$O!Je toujours correcl de l'ordre odminislrorif.. Si t'an y rêflêchit. de pri· son se ~ntent solidaires de 10 répression. mais s'est incarné. mois bien davontoge encare par l'oui ce qu'il SlJppose de permissions. Pa r bonheur. t regarder sons brûllKe. 00 l'espère. un décret de Robert lacoge les a soustraites à l'autorité directe du mini Mère de 10 Justice. mois surtoulla hiérarchie des gordiens: en haut. années ô des. Et parce qu' il foui èlre jusle enver~ ~ bourreau. 10 • promenade " dons le froid .wre que je pf'Msois à ce propos.1 (on~toter que plusieon. s'il ne . elle nous apprend que le mal cortlre lequel nous luttons n'a pas qve la forme obstraitc d'unc poli· tique. qu' il n' esquisse aucune comparaison..n du B octobre 1959 '" objet. pocification. s' il n'y a pas w joumê ~ Nulle comminion d'enquête n'explorera jamais une prison comme Berrouoghio. C'es! pou rquoi ils frappeot et ils s'a charnent.' publiques. Le lueur de la nouvelle lune est une exceplion : sa pervenite ne met pas en cause son peuple ni l'espèce humClÎne. ma is ils se sentenl tenus. On remorquera qu' il ne puise pos dons 5êS ~i rs.

les seandales finirent li maintes repri ses par &:Iat~r. en centre ~ni tenti­ aire . le lendemain du jour OU Famel Abbas 0 lu 50 dédoration .! en enlendont les dirigeon~ de 10 1/' République . Transft.Wlnce française e n paniculic r.... conunandos de travall . Paru dons t ' E1qH'eu du 8 oetobre 1959 s'agiuoil d 'un commun déshonneur. • bon man:h6 aux vastes domai nes. ces sun'eillants ocçu pent toujou rs leur emploi ct n'ont pas eesst.7 11.c5 arehives de la prison doivent naturellement classcr sous la forme rituelle de . 00 j'ai p~ ssc: plu ~ de ci nq mois.. de vigne. Main rouge . les prisonn iers étaient. ce $0111 des gens capables d'entendre un certain langage de comman- dement. ce n'est jamais le moment aux yeu. maÎntt NlIIt d'agir en II/girie . de tabac.. Néanmoins.>ériens. Du k ver au coucher du solei l. en particul ier des 2 <XX> Ir o~ignês 6 résidence Il du camp de Vadenay. Mes chers Camarades. condHmné~ . chan · tiers _.. La paix passe par les p risons..rf d ' Algt. c'est bien... les innombrabl es priSOflniers mons dans les eac hots ou dans les . un d irecteur qui la isse loire. Mais si l' on eS$O}'O il d'abord d'en woclionner une dizoine. Ainsi .itler.i t ven 10 poix. Mois 10 poix ne dépend pos s. aYalll le 1" novembre 1954. parfois e ncore vivants. Domenoch 1% . I I ~ sont toujours 10 Berruuagh la. pt"é$idé por Michel Debré. le FLN arrêteroil l'action de ses terrorÎstes. lei comp$ el les miles de police. Il fu t par la suite d6saffecfé pour ëtre uansformt.579 d Dachau) eJSQ)"t.rien. mort natu re lle. J.• en &:hange d ' une maigre !IiOlIJlC.. Esl-ce 00nc devont eux que tremble le gouvernement de l'État restauré? Peul-6lfe un ledeur se d iro : lolloiHI parler maintenant de Berrouoghia ~ ~ choses-là. un Conseil inl9nninislêriel. et llOI'1 pos d'un seu l côté.je ne pe ux m'emp6cher maintenant que: les c irconstances me le permeu cnt de dtnoncer ~ I"opinioo française et internationale en gt. etc . moÎs il y a aussi une réalité hu moine ô changer : d es êtres hlHniliés et d 'outres avÎlis par 10 hoine et 10 peur. ~expérience PfOUYe qu'il !oui 185 d ire dès qu'on les connait... les outori tês fronçoi:. D'ailleurs.. a.( vruÎ. ainsi qu'ik tou. k Itgimc: de te rreur exere6 dans les bagne:s al . Et depuis des années . pu isque p lu sieu rs surveillants furent.. l'on b riseraitl'enchaînemenl de 10 hoine. Jum Farrugia (nwtricule 77. \oiIlei le rlJpporl de M. Le rôle de ce p!nitcnc ier consist ait 11 fournir des ./Cc.. possèdent .". tous anciens collaborateurs aetirs de Pl!tain-H. avec sursis II Cl. les outres renlrero ieol prolxIblemoo t dons l'Of"dre.~ ~ ancieM camarades de la R 6~i. qu 'une poign6e de 8ft")!!. presque tous anc ien s vich)'Sles notoires e t nK'mbres actifs de la ..rie le 1" juin 1959 avec d 'autres compagnons oonda~ C(Hnme moi pour avoir lum! pour l'in~pendance de notre pay~. Des wrveillan ls qui cognent. p!"&isémcnt. était jusqu'cn 1914 un des poStes fonitit. l.les pl antations d' alfa . Il. Depuis des années. de Lambèse e t d'ailleurs .. Le premkr . le gouvernement p rend ra· I·il 10 responsabilité de renforcer les effectifs de Berrauoghio . de se conduire en véritables tortionnaires.. Or. onl demandé et obtenu !ous ~ pouvoirs : qu'ils s' en servent 1 Il paroil que pour retobli r l'aulorilê il faudrait déplocer deux mille fonctionooires ..-M. malGré le silence ct la terreur imposés aUA Pfisonn iers. d Dachau) d ses anâc"s canu/rades de /a IUsisra.lIlerti par ce document. Il est vrai que ces dernieo jours un grond pas (] été ft:. on rlm.s qui jalonnaient la route du Sud algt. Au moment oU l'opin ion française ~e 10 ~n de 10 guerre. reints à décfriche.c'esl-c·dire de renforce r la guerre d'Algérie dons son expression la plus Cl lroce' Changer les mols . décidait le principe de transfert en AlgerÎe des détenus olgériens de 10 mêtropole.eulemcot de l'édaircissement du longoge : il y fout des gestes posÎti~. colons. 'abriter derrière ~ exC\JSoes de b IV". en Algüie.es doiven t dêcré lef la lin des tortures et de l'i nhumanité dons les priSOlu. De son côté. e nterrés sur place. " . des timides et des prudents.né ral . les grands e l petits Berroooghio al imentenl 10 guerre en victimes el en bourreoull. • . de mauvais tra itements et parfois la mort . /c minis~ dc /a Justiee (mlltrieu/e 52..

.~ brutal ités ou tortures .. ramilles de détenus de.ïnsi que pl u~ieu~ prison niers.. CCli priso nn iers. Le deuxième s'e st pe ndu au moi s d ' avri l 1959 ûlln~ une cell ule du de uxième é tage du bloc ce ll ulaire . Alsace.' . .. après le ré'·eil.s les geôl iers qu i le faisaient.'Ie provenar\! de. Roualem Bey. . L . Le matin. se cornponaicn t ~ l"CSoceasions tn vfritablCl! SS. qui a une dfrorm. e n qualre heures . a été ~'OrxJamné arec .à ~'Uups de picd s ct de tuyaux de caoul· chouc . deux prison niers sc soot pendus par suite de dépress ion ne rveu. fous ou neur8Sthéniqueli des surtes de mauvais tr. les coups de poings. qui se trad uisaient pour les bénfficiai~ par leur envoi ~ l' infi rmerie pour se reposer.. Je paW:l1Ii sur le!.u mois œ juin 1959.. Ce dern ier se trouve à la sa lle ne 4. Matées... depuis douze: moi ~ .. Il pou~sai t le • ~.... SeIOll le sUI1o'e illan t. devenu fou par l uitc œ ma uvais traitc me nts subis ~ 8elTOWlghi a : Abde lkria (doua nier a Oran ).. leurs sbires spéc iali ste~ des matr:aq uagc s.a tion de la colonne vertébra le de!. tou wIe~ surveillllllt! étaient mobilisés pour la oc récept ion .. mOtU !i. lai ~sé sans soi ns. est. déshabillés dans le froid.. nage nt dan s Ic uC'!l cltcremen ts. Sidi. A . s 'cst pend u au moi~ de no vembre 1958 dam la cell ule nO 77 du bloc cell ul aire..... c n ~ pe ndam ou en se fracassant la h!te coo tre le!.11i nes dc prison nie r!! . su ites de tortUtC ~ e ndu rée~ pe ndant plusie uD joun. et 1\1 .u l'1i i ~ pOlIr homid de. e st fgaJernent sans soins: mie ux.50 nt de ne ige en h iver. (n'tnte an~ de ser'l ice) a f té oondamnf il ci nq ans aliec surs is après la Libfration .. Dern ièrement. en tf te . À l'a rrivée des convois À l' ani vfe des convoÎli provenant des di verses maisons d ·anil.. Depui ~ octobre 1958 la douche fut . . La ' "isite médicalc des l'ollVoi~ se rai sai t devant un ~deci n q ui se tra n~ronna il cn juge d'i nSIr\lctton et renvoyait.. Un condam nf inculpé dan~ l' affaire de l' .. Il été ~vrxJlImné avee sursis pou r hom ic ide et.. L.è le " j usq u'li app li quer un appare il dans la bouche de. des viei lles cou vertu r'e5 re mplies de \'enn ine t onstÎtuaie nt notre couchage. après 1'17 la vie quotidienne Pour être véri table me nt soi gnf. S . ..titcmenlli. : l o ujeb Azzouz Molul med. NOI re situat ion maté rielle litait des plus précaires. 1 700 détenu ~ élaient • douché~.. . Athos. l' . M . S . ment re~ pon!\llble de plu. M . K .Uspe!. Le surve i U ~ nt G . Le sang g iclai t de panoUl.. Le sun'c ill ant P. Le convo i du 30 a" ril 1959 fut partic ulih c me nt mal traité . des df te· nus.. en 1945. on sottait d ans les cours pou r boire notre café . la dhi Llu$ÏOn Paru do:>nl L'fJtpreft du B aaabfe 1959 sUI1o·e illant .. C'esl .. Une maigre pai lhl$se. D.:. VOid que lq ue s exe mples entre des c~nta ine . au mois de mars 1959. e nchainf s presque nus.. J u~u 'au mois d 'oc tobre 1958. le premicr sur· \'eillant A .. . 8 .. privations de nourriture.:tcs de puis son emrée e n f()llct ion il Il ermuaghi a.( • avantages.. Trois WC Ct quatre robinets pour 120 A 1. dernièrement eocv re.:hoI. Il est éga le. menacé d u cachot s' il se rcpréliColait à la visi te médicale. L. au bout de q uelque temps passé dan s les c achots noirs e t hu mides .. lc$ dfte nus pol itîque~ ~n les insultant ou les menaçant du ea. malgré sa j anlbe brisée par des fdats. d u sous-directeur e t du surve illant--c hef. ... conditions qu i o nt rendu fous des di7. c haque détenu d i~pouit de 035 m d ·espace. C'ftaient les bénfficiaires euxmême~ qui ~'en vanlaient. b1essb par sui t~ ~ eombau ou tortures su bis dans le~ locaux de police ou l'annfe Curent et sont restés sans soins. Parqufs dans des anden nes &uries.. préférèrent le plus souvent en fi nir a vec les tortUres joumaliènos.50 déte nu s étaient les SC"u les pos~ i b i lités d·hygiène. un ~ur'\'eill a nt 11 été emprisonnf à Blida pour avoir ~ ball u un prisonnier dans II nlinnerie. il est de notoriété IHIbliq oo quc le mfdecin ne dfdaignait pas de reçcvoir de:. te ls Ri sker. une salle de do uche vétuste de dix personnc~ IItail une v~ ritable torture .. afin de le s e mp&... mul'5..ALGËRŒ. le directeur de la prison r. (dfj~ tité plus haut).qu i . on pou vait tourner en Tond deux par deu ~ . En prése nte d u directe ur. au gra nd 5OUI.e dfshabillaient e n plein air a\'cc 0 .ge ment. de pieds et tuyau ~ en taoutchouc pleuva ient sur les prisonn ien. pnur mau vai ~ 1r1lilements envers des antifa!iCiste!!o priMlnn icn. quand ce n 'flait pa. qu i SOf1t • la salle n" 1. . suppri mée .~ pri sonn iers. tels que le~ surve illants A .o.~ieun. jeune combattam bles~ gnl\'ement da n~ un acc roc hage el a rl'"êté ~ la rront ière marocai ne. Je pa~ sur des dflaib : prisonnie rs pu nis pour des &!1ilS futiles qui.ce dernier condamné à ci nq an ~ de va it être li ~. P .. plus d ' une heure. de 1940 Il 1942.:her de mangcr le ra isin qu 'ils vendangea ie nt.

. Poor le parloir. dtlenus dont je faisaÎS plll1 ie. .s. Blasoo.. S .stnuion par l'lIChat de produits /l Ia cantine.. JlQS parent. Puni hUÎt jours de eachoc. nui t l1. tels q ue AndrL . déten us.l!..... cc M . . le chef S ...lutmement fl'ttjucnlS de 1. les deux S . .. ). . dc!i " . typ iques sont: le directeur.cane blanche . çen~ure.cmcnt imponanl de IOUS les pri!iOImiers et leur degré d·anémie. Les rares familles pouvant se d~plllcer jusqu'A Berrouaghia et les d~tenus ~taientl'objet d'une l'J'J Ce même sous-d irecteur Le mardi 6 mars 1959... S.... troubles inteSlÎn3UX . L.-. 00 III prison punissait les roues délenus qu i osaient dans leurs leures se plaindre du rég ime ~nitenliaire. a des c rises de neurasthénie.. Des prison niers tuberculeux.. se rœrent sur une dizaine de dftenu) dénorn:é~ par le pn!vôt. il en ~tait de même. une "ingtaine de gacdierui.Co. ne pul. Silrus bouger et l'mfois sans pouvoir parler. la db..~ protestations hardies de quelque.. Devanlla réprobation dei. Pendant un mois. Dernièrement encore. ce jour-Il..'! ne recevaient qu ' une IeUre o u deux el encore vi ngt joun ou un mois après. d 'av i_ taminoses vtui~s el les étalli plus ou moins I..' " " .. plus ai~ment contrôlables sont l'amaigris:.. ~ l10uvait à la salle 9 avant son transfen en Fr. Tout ceci eSl llsgrav~ Chel ceux qui IIWKjuent d'argent et ne peuve nt N:m&li. jour de di stribu tion du courrier. S . ct qui... d'Injurier ou de frnpper les déte nus. ma[adc~ de 10000tes Slmes...... tout nus t t la tête ra. K . nous • gardait ....cnot . sures ku l~ .. le " règlement" de ü errouaghia autorisai t quatre le ttres par mois. .. frappa mtmc fun de nos camarades de cell ule. s'empfcher de ri~ter ses provocations . troubles TlCfVeux. ce surveillant injuria plusieurs ~ten u5. grande majorité des df~nlL" le un grand nombre de swrbuts frustes (gingivolTllgies.. se livrait pcndant b. au mois dc septembre 19511. .>iqucs dont les manifestations le:. Dan~ l e~ ~ lI es.. pendant quinze jours. S . . Par contre . . " §pécialistes " surveillants : B . • sp&!iali stcs des ma uvais traitements.. M ... Naturellement.. je fu!> cm mell~. faisant ornee dïnlinnier. La nourriture le~ ch aus- joumal~re éUlit infecte. rac iste DOloire.. on pus:ii l IOUle la joom6:: assis. par lOO les les intempéries.~ d ' hy&i~ne ~plot'ables . . Appliquer la discipline Je signale e n passant qu' il n'existe pas de soins dcntaÎI'C$ el que le seul N:~de esl l'arrachage pur el si mple c:Ies dents par le médecin o u le plus souvenl par un dttenu. injurei et humil iat ions. langues TOlIges et dépapi ll6. tous condam~s de droit commun. le nom~ Lounis Amirouebe. diant\ées très fréquentes et ballonllCments. aux prévÔl~. S .~ .. je subi s de mauvltÏ s traitements.• B .lllbion Poru dono L' hpreu du 8 « labre 1959 jusqu 'à la soupe tlu matin ou de l'après·midi. pour appliquer la discipline .. L. Personnellement .~'lC mblfs el allendant l'appel ~venluel de !lOS I1()TTlS.'" ALGÉRIE. je ne pus m' alimenter que de liquide el . el ce sans anesth6sic: aucune.. S. ils pas~renll a nuit au c. il même: la boue.• S . je fu~ pris de malaises ct de "e rtiges. Ven l'automne 1957..'T'lIVCS de déticiences physioJo!:.In! H. depu is. c·C5t·à-dire pour provoquer.er ll'insuffisance de la nourriture fournie par l' admini.. originaire d·Oran . des actes contre nalure conlre un jeune prisonnier: il fut fI»Sé par l'ensemble de la salle. où dès notre aniv~ !el.. el le pl us souve nl quand un sUfveillanl.. je fus bJes~ sur diverse s panie~ du corps e t notamment la tête. nce . la . pl us ~videntcs Cl le:. qu i roc manquait jamai~ de pro\·oquer. A . manifest~ par de.. vieillards. D'autre!> eumples plus signi ficatifs montrent cenains aspects de. CI B .1'lOUl. mal traiter ou se livrer' des actes*" contre nalure" envers les prisonn iers. le prévôt de la u lle 13. la direction de la pri~n dunna it . garde sp6ciale et malheur au dtu:nu qui aurfl it ost se plaindre A ses parenls. ••• . insomnie~).\.lIvec en tête L. le su rveillan t priposé ( M. Les responsables de ce~ ca.... notre courrier passait ft la poubelle. S ... En ung . Noue: tenue vestimentaire: tlaÎ t consli lU~ de dUroques provenant de vieux stocks d'aneiells prioonn iers halo-a lle mand s. À ses cris. Le plUli liQuvent. .~ m6hodes emp\oy~s à BelTOWlghia . En cc qui eoncc:me le courrier... . Le cachot et 1Cl> ~vÎCes l'attendaient. nu s et la tête rasée. . S . Il n'en CSI de meilleures preuves que les troubles digesti rs t. gelaient de fro id ou tombaient d'insolation r~~ . ainsi que Amiro uchc:.. au cachot. et K. . B . P . le 7 mai 1959. En réali té . Tel fut le cas pour Je dttenu BI. IIQUS fl1lppêrcnt §luvagement avec les même s procéd~s cit6s plus ha ut. . ~r\'ie dans des cond itjon.. Ra. Ces pu nitions s' accompagnaient de sévÎCes les plus odieu.

civ ils ou militaite$. M ichelet ami! d éjà organisé /'("nvoi en A/gi rit d'une commissiOIl spécialt charglt d'tfUll/fler IUr tous les exâs qui /rd ()lit dijlJ Iii signalis t t dt lu.. Malheu r aux déte nus qui se scnic nt plaints . À ce litre . ) avait cou· turne de faire ve nir pour des déli ts fuliles. et P . L' ancien sous-directeur de Lam~se. quelques k ilo." ... Main muge ". le prév/X cellulaire.. camllmdcs dl/ C(JIIZP dl! DU/:h/lu... Alger. . Lambèse. déj/J. les frères $ .. l'élec· tricité. il y avait MM.. connus du te rnjJS de la Rési~tance CI de la dc!portation . fuI maintenu .i-mime ancien déporté de Dachau. Francis Renda. car elles 500t tristentent cé l~brts et leur n! putalioo n 'eS! pl u. c:. NlllU T'C llemenl. anc ien déporté de la R6. B . cer1ains aspeclS du n!gime qui onl toujours dominé et reSle lll acluellemen t en vigueur.lili Ahmed. Ce détenu se nomme Ahmcd Cnen:hali. •• . anc ienne for· teresse s ituée /J. R .. c'étail le cachol et toute la suite que ce la compana i\. LGtRrE.:. viol et vol qualifié. Micu~. matri cule 77 . Dans une cet> taine mewre. Sanglier ". Vuilà. I. que rancÎen sous-directeur (M ..œrres de Batna (Conslanllne). . de T'Cn trer dans la prison pour frapper sauvagement Ic~ dttcnu~ . us prisonniers patriotes condamnés 11..~ men~ de mort bien précises. ... malgré SCli hurlemcnUi.. connu. " o . Il.iUusjoo patriotes pri5Olln îen. peu vent être considérés comme des otages du fait de la terreur tI le siienCf' le plus complet par un isolement intégral avec l'extérieur.72 1 au camp de Jhchau .teb Keb. une priloOn de France alin d 'é"iICf le :il. Mai n muge. 1a oJ6. C'lmme B'lufarik : Ic d irecteur de celte priSOf1 permcllaÎt au~ me mbres de la .. Je pourra is citer longuement d'autres scandales qui se 5001 produits dans d'aUlres prisons.~. actuelle ment à Berrouaghia.. Ces surveill~nts sonl : B . Il participait lui-même aux. . commission" préfectorod e faisai t une apparition ra pide.. sou~ la douche brii lante par cinq gardiens."andale. par des polklel'$ de Blida ou Medea . P . M..LA Commiss. M ...I'Ir/! "/ldit par qI/LI'! moyens /hs l'Msures tfficacts pourraient Eire prjM!. commcn.Paru dan5 l 'lx". dj!$ 'lu ' il f ui reçu par ~d Illtcien:. EdltWlrJ Michd("l. 11 demanda ausJit61 au prbidtnl d e la Commission d'erlqlleler toUI splcialement sur les fairs rapporrls pa' M .-cteu r de Lambèse assistait ct onlonnait au~ surveillants de fNlpper les détenus . Le din. Con~lantine . Son prlsidenl a d/jà fair CQII/lQflre (lU garck dn Sceaux ses CQlrdIlS. oou. ..... l' . interrogatoires.je doi~ dire au.. mel ChefS Camarades. el le mini. K . Brû lé au deuxième degré.. des faits rappclr1és par de jeunes militaires se trouvant avec m'li sur .. commiu ions "..~ à faire.. Cl $ . F(I"ugia. il di rigeait avec d'a utreS gros colons lc~ repn!liaillcs des populaüon§ mu.mê me de ces brutal ités. ancien c hampion cyclistc : Ben Naccur... parfois. Un jeune soldat.~i que cerlai M ~u rvcil1ant~. une prétendue . avaient ét~ coodamnés à des peines de prison avec sursi ~ après la Libérat ion dv e octobre 1959 tic 1945 pour mau"ais trai tements envers des antifascistes algérie ns. Enfi n...lIJ\t : 8 cnh amda furent tUl1urts à l' ca u.t toujou rs en fonct ion à Lambèso. ct qui avaien t refu~ de por1er les an ne s con tre le peuple algérien . comme moi.condamné à deux ans de prison pour refus de porter les anne~. oondamn~ de droil commu n à vingt ans pour crime.~u lmanu.. en paniculier /J. il (ul UlJi~ jours aprb rapatrié en hale ver. A .!:!cnus punis. tic même que ceUI\ des détenus patriol~ les plus cM imés dQ prisonniers.. Ce même sous-d irec teur était le d irigeam ICtif de la . réceptionné" à coups de chaÎHe de: bicyclette. de fortes pe irlCs cn géooraI. F .... sans parler des coups de bâton ct autre~. M . raci~les notoiret-..()II rédige maintenant S()ll rapport g/lriral.. n~ 5733 : il Cut l'objcl lu i..'1.()II$ sur le ropporl PaTTugia. dit . le convoi au 27 scpIe mbre t958 fut . Quant au~ cachots. avait Clu1e blanche du direC1eur pour maltrairer ou torturer les d. qui duraient parfois plusieu rs Joul'$.. ces b agnes n'ont rien à envier à ce ux que vous avcl.. comarodes . Ces faits m'onl été ropponés pllr un Itnc ie n ~tenu de cette prison. le~n FARR UGlA . k m'absliens de parler des prisons d·Oran .. ista nce. CI P .l' mpl''''' f-a rruSia. De ~u ite après Ic dêpar1 de ces ... M. t...~ . Parmi ce! cinq gardiens. Ville-d'Oran JO..fut Imnsmis /lU ~ardt JIIS SU(!flX. chen. confirmenl ceu. Voilà. comme ce fut le cas pour Gucrroudj Abde lkadcr ct moi-même pendant les huil joufS que j'ai pusé au cachot.~ lançaic nt de. profIQser deI r'formes propres Il )' "midier.

. el in ler. çoise crient à 10 tra hison. les Algéri&ns .enl un camp .. le 9éo8.'il. deux Ieode" de 10 communauté pied~i r •• Pi""" logeillarde et .. 2011 o .ons de l'Algérie Fra n. les portis. D. !fille qu'elle a été yécue à Poti s dons l'entourag. l.ol de Goulle a choisi. nationa le l . De Go ulle ne cèdero pas. le rÉlCiI q ui Juit.• • « De Gaulle face au drame » Retour sur L'Express du 28 janvier 1960 «Compte len~ de tou!e~ les donnoos olgérieM8S.etronchè ou cenlre d'Alger pour réclamer le moi nlie<1 de l'Algéri e frança ise. C'est 10 semo ine des barricades. eSI celui de celte folle semoine. du Généra l. U reussira surloul Il éIIiler que l'armée ne bascule du côté des insurgés. notiOflOk. Le 24 ianvier 1960 èJ Alger. signé Jecm Daniel.nvil mois oprès KIn retooJr ou pouvoir. • Dix.Jo Ortiz orgonis. le $Ouho~ lenl poufronl opter poor la séce»ion. je conl idè<e comme nêcessoire que le r9COU~ il l'oulodêter· mioo~on $Oit dès aujourd'hui proclomé .

effectuée ouprès de ecu . il n'y a pas de 6 février. À J'i n~Uln t 011 le géné ral de.-illico de réunir Ie.. tirer sur de~ Fmnçais. M. dan~ les deux retranchements. Les deux colonels onl pour miss ioo d"intcrdirc l' accè~ d ' Alger il quiconque pendant cetle nuit.lo~0·à Dakar c t en Syrie il avait fallu.o.. il doone de. il fau t commencer par isole r le réduil . Arrivé de Bretagne. soo direçteur de Cabinet. en 1941 c t 1942.pendant quelques beurt's seu lement .\ in~lructions directes ~ Alger pour qu'oIl en fi nisse dan ~ la nuil. pour le général de Gaulle. JXI i~ 10 000. Quant à moi. Le générai de Gaulle e~ Tellué de Colombey.. il Y avail pres des ba rricades 5 000.q: ê tre don né. el si les insurgés tirent.le d'Alger comme il avai t finalement justifié le~ autrc:s. Guy MOllet.!"ès la fus ill ade. il eSI vnÎ.!: par le colonel Dufour. je ferai mon de"oi r _. il n'cst pas exclu que l'assaut puis. Et de plus.q ue s'~t concentré le drame. si toutes les chances 0. I1laL.\ lieultnanu PlItach ulistes ont laissé passc r on oon\'OI I-il . enli n 15 000 personnes. Il as sumera tout seul celle immense responsabilité.:lranché où sont les hommes d'Orti:t. Gaulle r&ligc son message et où il écril : . pendalll la guerre. Il a placi.ro. il Tou t s'esi juué celle noil du 24 au 25 j arwi. la s ituat ion s 'e~t déjà tf3ftsfonnêe : des capi tai~s e l de. parachutistes command4! par le colooel Broi:t.1(' pourparlers ont 4!t4! 4!puis. M. il rauoJr. Les nou\'elle~ étaient bonne!>.al. " .mais que le: produit de cclles q ui ront prfddée. C'étail la vicloire. comme il est d'usage .ues le$ roUies qui condu iscl1l à 1. en tout . l'eoquële de Jean Coniel. le lundi 25 j anvier. tist". Michel Debré . avec rermet4!.00 pou rrait prcKJue d ire : 6 l'intêrieur de 'ui . Brouillet . Répu bliqoe . el de Lagaillarde. Vo ici. au gtnén l Challe pou r décider de ce qu'il oorlYi<'11I de raire. Un nouveau 6 fëvrie r.tes.'er.wrgé~ sont i..~.• Mai ~ dOUle heures plU!. alors que" tOUI (a. c'est-l-dire ven. capitale . Au~~i fidèle que.::r. Le général Challe répond d ' Alger que cela est vain . oui . Oo'('SI--O: à dire ? FlluoJnr. Le dimanche 24 au soir. Guy Mollet : "Dans la \ft Républ ique. comme M . . IIU moment où le génénl de G aulle prend coonaissaoce dll doss ier. Ils ne sont que six cents.~ mi niSlJ'e~ prfscnts à Paris '! Le général de Gaulle d& ide que non . Le com mandant en chef fait établir 1000t d'abord un cordon de sé<:urit4! autour d'AJ~. Ma is. :son autorité é ta it intacte. lui soumet les dcm icn u!Jégramme5.ve: il y il cu déjà 21 mo IU e l 136 blessés. aUM. el surto ut la poss ibilité d 'obten ir une reddilion sans combat.. l!videmment. s'est trompé de. il Il l'imprc:ssion que les in. I~ bataillons du prc:mier n!giment étranger de parachu.'IOI6. et du premi<'r régiment de chasscu("l. Lagailla rde. à ce mornent. le destin du lllaMyr conti nuait il ~ingt :ms d· intervalle. C'était dur. M . qoi onl vécu dans !. ils ne di spose nt d ' aucune :mne lourde. rommand. 4 h 15 . Jur tOl. C'était l'échec: l' au torité bafou6e . Pinay. tard.~ il& aprb. Une grande lalitude de mouvement est doonôe. mais où le général Challe eilt jou4! le rôle de M . Or. Mai~ oombi('n sont-ils ? À pcll près si x cents. mème .~scmb lcmc nt de plus de trois perso nnes é tai t illlCrdit.. Pour riduire le camp n. le gé~raJ Challe avait déc~ té r état de siège : « L'émeute ne triomphera pas de l'lITTn6e française . Michel Debré vicnt conférer a. L'année s'était montrée fidê lc .tirer 1 En IOUI œmi<'r 1"('ÇOIl~ . faUlil risque r une hécatombe 1 On eumine la sit uation. qu 'jllcur donne un Uemier aveM is~ me n( et qu'au.011 intimitê.. les Français lib~.'l:C luL La décision à prendre e~t 8". ce fut la nuit de la révélatioo .t S(' n!s igner Il lirer. • Un propos de Galle li la manière de De Gaulle. C 'est du moins la vefliion qui fu t donnée lundi matin i'l l'~ysée . Tout ? Une nuit comm(' œ lle-lir n '~t sans doute j. UIl<' gine l M . Paru dons L'bpAn du 28 jonvie< 1960 Trois heures du matin De Gaulle face au drame Por Jean Ooniel Tiendra -t-il ~ • s'interrogent anxieusemenl\es omo Et les outres : "C Cédera-t-it? li C'est oulour du général cie Goulle ..e s'en retou rner M. Vers trois heures du malin. Y a-. Que s'est-il pa~sé '! Nous sommes le 24 jillwier à minuit. Mais l'aven ir j ustifiera it le ges.l cette heure-là.

Le matin.. on croit que c'est pou r reprendre son poste. Eocore faut-il donner l' a. Eh bie n 1 peUl-etre le coup de chicn est-il inévitable . Entre Lagai llarde ct moi. Le président de la République avait toujours entendu ces arguments avec impatience.. qui av ait engagé la parole de la France aUl( yeux du monde. qui ne son t habituellement l'al. i' en a fait son deuil. Soudain. Le plus paradol(al était que ce visiteur tenai t ces informations du général Massu .. pour Pétain. D'u n ~utre côté. ce ux surtout qui étaient au courant de ce qui se prépamit à Alger... L'armée prétend pouvoir gagner la guerre au nom de l' Alg~rîe fran- Poru do ~s L'ExP'9u d\l28 ionvier 1960 :! U7 çaisc. À Paris. « Elle a été contre Drey fu s. et que la population est denière CUl(. en attendant l'occeptation.~surancc qu 'en aucun cas l'~ ne tire ra. mais il se ra donné dans les pi res condi tions. . Otaq ue fois qu' il le dit. Cela n'a rien à voir avec les ul tras qui. ct avec son asse nt iment. Le Général ne se rendait pas compte. partage les critiques ~ ultras con tre l'autodé tcnn inmio n. la désillusin~ d'j nsurg~s venant de Blida avec le rav itaillement et le~ armes.. avant. tous les interl OCUleUrS du général de Gaulle. Le dispositif est prit. Of l'armée . " II eSt bien plus haï cn Algérie que Men d~s France. par les rebelles.:plosive que. eux. sous son commandement. informa ient le co mmandant en chef qu'il y a"ait eu des complidtés contre lesq uelles ils ne pou_ vaie nt rien. Non pas sans doute pour aide r les activ istes à ren verser le gouvernement actuel. il y a quelques jour. il prend pe ur. il n' avai! in!erdit à aucun général de parler de l' Al gé rie française. ce dernier n'e st plus J' hom me d'Alger. comment ne pas s'en serv ir pour faire comprendre au géné ra l de Gaulle qu'on ne peut pas faire la guerre a\'ec le principe d'autod~te rminatiOl1 '! Le généra l de Gaulle en est informé : il est alleITé. n' avait pa.One d '~ga­ rement. luttent pour leurs priv il~ges raci stes. Et non ~ulemeot il n'y re viendrait jamais. tou t peut sauter. viennen t d'ê tre livrées au PC des insurgés_ Plus tard. « qui comptent . on pourra réenvisage r l'application de \'autod~tenninat ion . ~[e nues par les unités territori ale~. D'llbord . . il ne reviendra i! jamais sur ce qu' il avait dit. au con traire.Oui... Mais non. étaic nt dése~pérés. Mais cnfin. comment ti re r sur ces ultras ? Et même si on les croit fous.lrs. l ~ majorit~ des officie r. Il faut Ulle autre tactique . chez les autres une espérance poli tiq ue. comme les généraul( Gambiez ct Olié estiment que la poli tique ù 'au tod~!ermi­ nat ion ne peut pas constituer un prind pc de guem: . il profiterait dorénavant de n' importe que lle occasion pou r réaffi rme r la politiq ue du 16 se ptembre. le général Challe déclare qu' il est dans la si tuation d' un homme en proie à deux craintes contradictoires : «celle de ne pas obéir au g~ntral de Gaulle et celle de donner des ordres qui ne soient pas ex~c utés. pour lu i. Le mal(. pourquoi le cachcr. Il pe nse à la situation e:r. BroiUl t. le géné ra l Challe de vai t réunir les colonels paraçh utist~ Dufour. et de la bouche même du Premi er mi nistre ~1 du ministre de la Dtfensc nationale. .. répa rtit le visi teur. . Une fois la pail( rétablie.. Mais. Il il déjà ente nd u ces mfmes disc04. Même des hommes qui vous seront ." " ..~ réussi il mene r la pacification à son tenne. alors. il propos de l'affaire Massu. Avec l'évic tion de Mas~u . elles OI1 t reçu des garanties d'une pa rt ie de l'état-majol" d'Algcr.. Les orgilIlisations param ilitaires disposent de vé ritables arsenaux. Le généra l Challe affirme au contra ire que personne dans l'année n'y pense vraime nt. dl' Gaulle._ Un principe de guerre Les mo rts de la veillc ont provoqué chez les un s une !.. ct maintenan! elle est pou r l'intégration : trois en elln>. IOU! pe ut e~ p loser. ses collabord'eu ~ ont organi sée.. le principe d '~ utodétcrmi nation ne data it que du 16 sc pfembre dernier. Il sait qu'il était _ le verrou" : lui part i. L'armée? Il ne la connaissait que trop. Massu ne relOumerait pas à Alger. Mossu prend peur Pendant trois jour..rnum qu'oo pu iSI. Cela a ~[é di t su r tous les tons et avoc le max imu m de prudcocc . puisq u' ils som là. Ces officier. mais. de pn!cautions : . on veITa qu i ]'arm~ choisira ..II jamais fidèles. En même temps on appre nd que des armes lourdes (mitrai lleuses 1217).C demander aUl( troupes. . c'es t une certaine" neu tralité.. Bn!chi gnaç ct Bonncgal. L'état de s i~ge /le pe ut Btre appliqu~. ALGÉR II3 . Alors. " Elle voulai t être commandée? Elle l'est. ." Le général de Gaulle répondit à l' un d'cntre e u~ : . de discuter du cessez-Iefeu.

les gendarmes qui venaient d' avoi r deUil tic leuB o~cieB. : si l'on voulail que ce la cesse. On ne se rend pa. même fidtle. On é tait e fTrnyé par ce qui venait de se passer. dei! jeunes " .'il donc si grand en rre l'Algtrie el la métropole? Les informalions sont don(" si parc imonieuses o u si IllIvestÎe5? El ils raconte nt : la fusillade a t!té un atrl":c aecitlcm . à AIKet.. Le~ paras d 'Alger ont cJl§fendu pendanl quelques ann6::~ les Algérois. RC\'enons au lundi de l'échec . r in terpél1étration des deUil camps a é té lotale. pour la première fois. il eSI attaché au ~néral de Gaulle. Samedi. il ln fonne que le remplaça nt du g~ nér~l Massu prendra SOlI commandement le lendemain. 1. le monde s'ellhorta il r6. politique d 'autodétermi nation sera rtaffi rm ~. le~ conl'OIS de . [J~ ont été adopIt!s par la populalion. la fusillade 1 eu lieu. Ridau ll n ïru pas i Alger. TUllS les min isl1eS. wlyez-vous. su rger f.. Elle sait bien que. je suis mes officiers. Des militaires arrive nt d ' AIKcr. Massu rtdige un commu niqué destiné dans 50n esprit à calmer ses amis. Recevant MM . je Ille trou vais c hez l'un d 'ent n: eu. pour q uelques j ours . Debré et GUmaumal.-c sont simp lement de~ héros un peu téméruires.1 de G aulle ne devait prendre connaissance de ce corn. il y a d'anciens parac hutistes. Avec naiveté. n:ldes . c'cst le vidc. il C! lhe le Ion. 11 faudrai t bénir Massu . mais si cela 1\'li l élt! des parachutisles. une d& larat iun du gé~ral de Gaulle sera r. À 1'1!Iysée.. Il s ont so~­ vent épousé des Françaises d ' Algt!'rie. san. j'ai l' imp ression que la pai. Quand il s OIlttirt .. . Il falla !! les relever. c'est. GuiJiau mat : l'inc idcnl de l' inte rv iew peut être c lassé: il faut maintenant penser à la situalion a I S~ roi se.Ies ge~~ mobiles par les parachutistes? Qu i a laisSll!. '1 AI. Davantage: je Poru dans L' bpn" du 28 janvier 1960 1 vou~ le di ~. Les uns soignaient le s bless~s des auU'eS .lsc.'Of\lre de Gaulle. il ya le lIOUvcm r du 13 Mai Qu i cimenle le 10UI. La seule inexactitude que contenait une ~producl ion. chez les a utres. ou presque. le SlIng fran· çais avait COIJlé. meme lo~u'e lle n'eSt pas gaul.nt.1. AVe(.. on leur pose de s question ~ : «Qui a donné l'ordre de remplaeu . de J'armée '! Elle marche toul e ntière derrihe de Gaulle. Pour la première fois depuis longtemps je le trouvais ra. Le s manirestants ont pri s des gre nades lael)'mog~nes pour de vraies gre. mais pour m ieu ~ les dériver au dernier moment.'! de mala ise gouvcmemental ou du dépan d'A moine l'inu)'.ldiodi f.llaill ard i : . une heure avant son départ pou r J'étranger. Bien sOr. De phu . Non. c'est parce '1uïl a é té rassuré par M. C'est-Ii-dire qu'i l y !'oCra le 6 ft!v rie r. Guy Mollet et de la IV République . il y a d ' anciens lerrilorÎauJl .-av"allle-ment et de munj l ion~ passer du cOlé des . La déterm inalion devenait comagiet. Le prnide m de la Rép ublique pouvait diffidlcment fa ire un nOU\'cau pllS pour conva in cre le l'LN de ve nir il Paris..I. étaie nt « regon flés '". de Gaulle . Sans lui le gou vernemen t s'en Ji~it dans l ïmmobili sme. ni le téléphone ? Les militaires n'en revien nenf pa.je par.• •• Un atroce accident " En bref. quatre ans jour pour jour ap~s la dt!faite de M . Vous vous prtoccupe1. Tout. on ~ 'estime ~ten­ leur d'une parce lle de celle divine immun itt! dont il a Vli l fini par se croin: lui ·même recouvert .~? Pourquoi n' II-I-on rien fai t pou r isoler les deux camps retlllnc hé~ et n'a-I-on encore coulX! ni l'eau. ce nouveau pas eSI fait. muniqué que par la presse. li ste . la ~jlual ion aJ gt!rienne n 'i nspinlit plus u ' inquiélooes . La ùerni~re rtunion de l'Élysée a eu lieu dans une ellcelle nte atmosphère . qual1d on vit près de De G aulle. pour la premi~re fois.GÉRIE.. Et il va j usq u ' au bout : M . une tclle manifestalion d 'au rori tt!. Il semble que. qui ont MsÎsté 11 la fusillade de la veille. CeuJl qu'on appelle ici les uhms. sur le plan in férieur comme sur le plan intemllliona1. 1'1ICC>denl ne se serail pas produit . DèlJ qu' il y a eu des morlli el des bles~s. À l'un de scs inti mes. El pu is.. il di t : « Je lâche du lest. et optimistes.:i proquement à la rralemllt! et au calme. dbiUusion Sentimentalement. ni le gaz. Tour à tour co léreux el C~S Il. Chez les uns.nsurgé. t ués de\'cnaient plus« durs. Lorsque M USli rtdige le communiqué qui deva it meure en fureu r le ~nér:al de Gaulle. cela r&lu it ~ néant les histoire. fu sée le 21) j anvier e t le Généra l se re ndra à AIller le 5 ffvrier. de ses propos par le joumali_~le allemand ronceme la possibilité de s' in.~ que de telles questions soient posées ! Le d ivorce e. en Algérie est t~s proche .à-dire J'anarchie .s oompte : in~u rgés ef forces de l'ordre sont de venus le~ membres d'une m!me communauté . Le génl!'ra. l. serei n . Il c ntre en fureur.

. Cela.ati~facl ion dans ~ principak!> revendications..:hec et lïngratilude dans Je ooncept même de grandeur. Dan. ahu ri. c'cst précisément cette force qu'on lu i a reprochée: le plus: qu'i l s'identi fie l ia France:.. et l'armée restait « neutn: . le FLN pritend se f~ lici ter de n'être pas venu.'er. le commandant cn chef a\'ait eu affaire d'abord à de véritables ". !"incarnation du passé..irt: non pas li. volontairement négligés. d'p utn. un officier lie valeur est capable de di~r. a trup compté ~u r la com préhension du FLN sans donner il cc dcmic r toutcs les possibili tés dl. Mic hel Debré son voyage ~clair dans la nuit de lund i 11 mardi.. de « laisser se d4! fouler les foules •. part."Om prendre.ALGI":RIE. el Ijui se rnv~ lent 11 lui dans un fllnalhme déchaîné.coir s. ''0 gen~ pllJvcnus d'Alger au gouvernement.. Gric::e à quoi il ri~ le 1 -. au scin de cette guerre. qu'il a su r les év~nemenlS k: conduit " con.."C de cet homme qui entre dans sa soillllnte-dillième année.s si l'armée est peut-être toujours cellc qui commet le~ cm:u~ politiques dénoncée. un cen ain nombre de choses qui paraisseol essemielles aux hommes.sidt'rer comme des • péripéties.ible de le dé« ler avec prkision. dans presque toute I"A Ig~rie.. s'e n aller rénée hir !hms la soli tude sur «l"i nsigni fi anee des choses . soil que du fait du 13 Mai le général de Gaulle ne pouvait pas vaincre l'esprit et les hommes du 13 Mai.qu'elle occupe des positions 00 elle esl reine et surtout quand elle fait la guem.lJlsigeraienl ~u r rie n. au mornenl où. mais enl'Ore. sa politique Ijbé"oIlc. Ma. Dans les message~ quent que le gtnéral de Gaulle l'avait compris. car depuis que nous en sommes 111. urlc poignée de faclieux mai s aux repr6e llla nlS approuvés el soutenus p<lr une population tout entière.. II est l'Étal français. ~ (ltsillu. Sans doute les Musulmans n'étaient ~ présentS .I'aomx 11 organisé l"upressiOll ooIle<:live du 9OU. soit que I" attitude actuelle de fermeté du général de Gaulle prouve qu'i l au rai t très bien pu imposer. Non seulement l"~lat de siègc n' a pas été appliIjut!.' (. CI qui ne tr. s'il était venu . Ijuel que soÎtleur rang. nous n'e n serions probablement pas Iii. Pendant un an on li n!ptlé dan! tous les journaux.rr. les mutations et les promotions récentes indiapri! ~ Pas de « négociation '" lt Quoi qu'il en Mli t. au grand jour: ainsi parlaient les militaires. le gé~ral Challe déclara avoi r . 10ut c~t su~pendu li Ip rési. en 1960. On peut dire. que de Gaulle vou lai t bnwkr ]'Algérie.~ par le chef de rÉtat. il est plutôt fonc tion de la per5OI1nalito! ct de l'IlCtivis me des officiers. On di t pnttotll maintenant : ."$ mois.:houe. C'est le prisent qui ~"Ompte. EJlsuile. meme en Algérie. le rôle de l'armée 'lèlle fut bien la thèse Ijue rolpporta d'Alger M . À la condi tion que t'Ct activisme aille dans le sens de la philosophie mililai re ~ en Indtx:hine. l ia fois d'une au tOl"lOmie et d' ulJC preMion sur ses chefs.. Ah r si le FLN était venu il Paris il y a un an !. il ne sera pa\ pos:.sc ob.ioo Poru dons "fxpreu du 28 jorwief 1960 sympathiques " qui vom lrop loin . de la conscienœ ct du poIl\'oir politique actuel de la France. elle se laisse moin! facilement manœuvrer. sous le préfe~te d' lIIiliser la lactique du • pourrissement . Le point de \"Ue « historique. ou de R tisfaire 11 la digniri des ~uel. surtout lon. Cette thèse luisSç éyide mment dan s rombce l'essentiel.~ l'nnnée française d'A lgérie. Mais c'est un cerde vicieux. C'cst·à-dire le rôle actif de l"nnnû. • > •u o . ce n'est évidemment plus le paso.tien aux insurgés d'Alger. CI qui pn!le ndaie nt.é qui compte. : mais toute I"A Ig"rie s'embrasait. Mais ce qui peut ftussi le sau. Je oom mandcmçnt n'e. S'il él.M. Le I. dc~ant la stupéfacLio n de leun puissanl\ interlocuteurs_ Et C'CS! comme cela qllC la situation a t!vnlué.cadets de ['Aleaun.oénéral de Gau llc s'y cst pris trop tard et. La disproport ion entre ce qu'i l rêvait de faire pour la France cette année même et l'assau t dont il se voi t menacé est d'une telle dimension que cela peut l'inyiter .• Oui.~t pl us conforme li la hiérarchie. En face des fai ts. son llutOrité étai t indiscutée. même dans un lointai n avenir. C'est tout. cornmt:nt réagit-il '! Il se sent près de la mon.. il y Il qllClq1. dans tOllles les d unions . sa silhouelle historique n'e n sera pas moins grande 1 ses propres yeux : il a déjl im~gri I"él.talK. Qui en accuse r? Il e1>t bicn probable que. se 18crifier P'QUT que l'lIfITIœ pui. pendant les deUA premier jours. sc faire luer. e n OUtre . 10u! 11 été fail publiq uemeo l. prêts li. el on a mis sur pied les urganisation~ arnm pour l'inMlm:clion. non seulement les man ifestations n'ont pas été inte rd ites.~.

? Simplement que l'on pr0clame J'A lgfrie française. ce lle qui. Le général de Gaulle a Id u. pour ne p3s préj uge r la dédsk>n des Algériens. ce la n'C S! pils excl u.. Alger. alors la que stiun n'cs! plus de savoir s ' il convient de négocier avec les insurgés. par princi pe: .t plu~ gra nds dOChi rements de son pôI )'$. Il s'est opposé A I"évict ion du gfnéml Massu. D'au tant plus 'lue. ma is si l'organisme d ·e. M . En dc~ de la protcrt ion (. comme il a rdusé la démis.ut sa politique algérienne . après avo ir . il aura l'Offiba ttu pou r ne pas prononcer ce mot. mettre fin 11 la guem: d ' Algérie . M.<péUlnt. N pou r une autodfterminatioo qui garantit dans tous le5. polil)qucmcllI. le g~néml de Gaull e a répondu mardi malin au cours d 'un eJl\retiell : il tire sa force de la vokmtë du peuple français de Le destin de De Gaulle En un sens. Le gfnüa l de Gaulle a répondu qu'aucu ne.: n t que 80 '1> des Français métropolilains peuven t pk!bisci tcr tJcmain sïl le fôl.~ pou r la libertf d'e. Ce nattona liste ~urvient Il un mome nt où l'intérêl contraint de décoloniser. pt r'!>Olme n'a osé devant lui ne pas condamner ellli ~rcme nt et s ans réticelle\. ne répond pa~.i la démiss km llc !o. s'oppose au gfné- rai de Gaulle. Pa ul Dclouvrier el comme il se refuse à lu i-même une TClraitc qui le lente. . La France ne peut pas mallquer à sa parole . le~ imperfections de ceue politique deviennent secondaires.l de te lle man ière qu·elle s'f rige en arbitre. et justifia m du même coup lcs combats de 1'!l!1TIfe française ainsi trans ronné. Il ne se fail plus aucu ne illimon. il sera mille foi s plus libre dans l'aveni r immédiat pour aller jusqu'au bout de sa victoire : uoe enten te a~ec le F-' ..tceptÎonnellement fécond .( pas gaulliste et qu' il suffi t d ' une occa. négoci ation JO avec les insurgés n'éUli t payante . ne faudra-t-il pas céder à l'armée e t !le' re ndre erK"Ure plus ùépen<lallt d'elle? '" 80 % de~ Fronçois Ou i. le combal acl\Jel contre les hommes d ' Alger prend en effet un sens e."(MJ11i san~ IUÇun doute le plus net de ~ ca~re. troi s minislre. L'ép~u ve de force tran ~ formç ai nsi tou tes les données de la politique gau llis!e . Sous son impu lsion. Guilla uma t eS( un panisan de cette dernière nfgociat ion. ~ l'épreu ve de force et.~ . Où le général de Gaulle pre ndrai t-i l sa force? Sur quoi s' appuierait -il ? À ce la. ou plutôt répom. Il sait ~ulentl.e il de~ rninis lrc. dise m ses amis. sabotera n'importe quoi. Ce militai n: t'st en conllit ayc:c l' annfe. qu ' il ne: pouvait y avoir de solution sans la libre e"prcssiun de c haque Algérien e t qu 'oo ne pouvait rendre fran çais ccux lI ui se reruSliient à l'fIfe . Une victoi re sur Al ger_ une vraie vic toire.'I.'il y aurait ou non un usaut COlUre les bastions d ' Ort il e t de Lagaillanle. M ais cette vraie vic toire est-c: lle pm ~i "lc 1 Pour n5dui re l' insurrection. lorsqu'clic es! combau ue de celte manière .wltu. 11 nuuveau. el. l'armfe. Ca r enfin.-. Ce conservateur est contrailll de fa ppu}'c r sur dc~ homme s de ga uche qui. lon dol chaque entretic:n : " La France ne peur pu céder _. Si le peuple de France I rrive ~ impose r sa voloot~ aux ac ti~ il>tC!l c ivib et militaires. de tou te fu\'OfI. Lorsque s·est posée la q ue~tion de ~cider. Il sait que l'iUlllée n·t\. Si le géœral de Gau lle tiemjusqu' lu bout. au retour d' un \'oya~e qui ne devait pas être pour lui très agréable. q ue dcmunden t les insurg6.t«utÎOn.': les ins urgés alg&ois. el ma i/u ie nt auss i sa déci.~ e n combat. mais si l'on est contraint de négoc ier avec l' ann<<.ALG éRI E. us les vrai~ int~rEl$ de la France Cflmme des Fra nçais d ' Algfrie. la dkillu ~i!)ll Poru donl t 'ExprelS du 28 janvier 1960 chaque Coo!." o .~ion pour que rc nai~ en cl ic le yiolent ressentiment q ui J' habitait nagutre .~ nnt demandé que I"on intcrdille ~ l"armée de tirer.le l'au toritë dc l'&at. Michel Dcbrl a fait le diJl. prou \'ant ain si au monde et au FLN que l'autodt!tenmnati on est cons idfréc U!iCl sfrieusement pour qu 'on se baUe poo r elle.~ion de M. e nfin . partis ou des hommes.~ion de sc: remlrc en AJi:érie le S février. ccla 1\(: tradu it par le flli l que le général de Gaulle maintient le principe d 'autOOétennin ation. Non poi nt. pourrait débollcher $ur la paix.tpression des A Jg~r iens . Mic hel Deb~. Cet homme de la grande ur et de ru ni t~ sc voit poursuivi par un rôte de div tseur C( associe! au. mais bie n parce qu'il est placé poo r oonnaÏlre les rt . il n"est pas ~ i désava ntageUIl qu 'une panie de l' armée. n.. Le destin du gfnéral de Gau lle devient Il coup sûr ra~i nant. Au Conseil des ministres de lund i dernie r. qu ' il s' ~gislle de la d ignité de l"Élat ou du réal is me pol iti'luC le plus élroit. ni su r l' attachcmellt qu 'oll lu i voue ni Mir la fidé lité oc'!. il l'idée de ~\lCtion des îlOts insum!Ctionnc:ls d' A I~r. d'u!l(' é preuve .

manifesté çontre lui le J3 Mai.once .kll l" en A\gé<"ie par un pronunciomenlo militaire.il lusion 2 1 . : un quarteron d". I.raux en ret. Ouelques he\Jres piUl tord.oite [..i.. pris la décision de « faire couler le Slmg françai5 JO .. appelés du conlingenl font partie . Ce pouvoir à Il'''' opporenc . Ce Français..i..• 21' ALGËRIE. • Le. généraux Edmood Joukou. Puis il appa raît è la telévision. aum été par dau)!: fois celu i qu i auT'll.. oppe!. au .].. D.r.. plullord. .1 in.ri e .. toul IoOidat d' .s Berets . « Entre Zéralda et Bab el-Oued » Retour lUr l'~S5 du 4 mai 1961 Dons 10 nuil du 2 1 avril 196 1.1 d'abord'.i profonde enlre les Français de F. la doi!. militaire. l'CI'Ientur.. And ré Zeller et Raoul Soionl se lend. '10 du 1"' REP . diNl. O!H!lque. " sl lelm inée. .. 201 1 u .el le. L. Il note auni que la Irodure n'a jamais ..i. d'Alg.i.n. jour. du 13 Mai... g.. dès lors que les événements le lavent soudain du . le général Solan se fait acclamer por 10 Ioule. Le pul$en des généraux vient de commencer. Aujourd ' hui.1 . [. J' inl<'!fd is à tout fronçai. xkuler a UCun de leurs ordre... l'aventure.".'emparent du gowe rnemenl gênêrol. EUfopéen. le généra l Ma urice Challe. «Un pouvoir imlKrectionnel.s 001 .elusé de suivre...dont le. péché origi nel . . principal instigaleur du pvtsd> (CIVe<: le.~ . ... À Poris. Et il conlil me . le gênérol de Geu!!e décide l'a pplication de l'crtide 16 de 10 Conllilution qui lui donne tous les p0uvoi rs.i. du eanling<'!nl reful<'!nl de l<'! k1iner emoorq\l$f dan. des millions d'honunes espère nt en lui. Jean Da niel "sl ci Alger. s'a pprêtent à manifester pour lu i aujourd' hui.enfin. de l'oéroport et de l' hOiel de ville. la débandade 0 eu lieu princ ipalemenl porce que 1.

. De l'eou dons l'essence l.i eu aucun effon ft faire pour cela. .N ct conlie Paris.or. tandis que leur tem: pouvai t f tre envahie.. Debré annon· çant le déoortl uemenl en métropole des parachuti~les de Challe.\aclemenl la ."Ont3Cts que j'ai eus avec de.~ Musu lmans ct des EuroPl"ens d' AIi. prise de vertige de YlUll son isolement soudain . s'est insurgé ~i violemment que la junte milita ire . bicn plus imponanlc: que celle du 13 Mai.'eT. Je n'. Comme le!.. la rés ignation indifférenle des appelés du . Je peu)!. Ils avaien t fait trop de ehoses : conspué un généra l.. La si tuation peut ainsi se résumer : Les hommes du 13 mai 1958 IVlicnl cru pouvoir se .>6 Poruooru l ' lJep. onsacrer la vanité. au eours des journfef tragiques de la semaine dernière. lorsque les foules musulmanes se $OIIt impétueusement retirées du jeu. défenseurs de IC\lr patrie : Jes autr"C!i vou latent saboIer le dfpan de~ paras par tous les moyens. Quelques jeunes $Oldat~!IOtlt venus me voir CI nous sommes allés sur les haute urs d ' Alger....ge des éléments du con tingent lorsqu'ils appri· rent qu' ils étaie nt cn exil.. s'est vue alors contrainte de trah iT le seul groupe qui lui restai t : les Eu~ns. pat des légioos déchaiotcs..servir indtlifin imem. par les propos que m'ont tenus de jcune~ appelés. La partie a été perdue pour Challe et ses complices .es atouts leur 1 dtjè échl ppé le 10 do!cembre dernier.Ieon Doniel nous cable nouveaux ropports de lorce . ce n'est pas seulement n :pithèle métropoli taine pour le "quanc:ron. " . Les anec doles sur ce point fuisonnenl CI je \es ai ente ndues de la bouche des ilCteun eU)HT!êmcs. du 4 moi 196 1 Entre Zé ralda et Bab el-oued Por Jean Doniel Aprè~ enquête. s'est iocarntc dans le stu péfiant sursaut des soloo ts du oont inge nt. u s récits de la l1I. C'est dès ce moment que de~ aviateurs on t eommenct à vouloir soustnlire le max imu m d' appare ils de transport el oot déckltli de ~joioore la métropole pour se mêler eux· mflllCS au.. enfermé pendant que lques heures un . L' un de .. avalll meme I ~ ' Ilulio n don née pllr le ehef de l' État 11 la désobéissantt active : mais au ssi et sunout après le discours de M. roules algériennes. Celui-ci. Une révolUl ion . plongés dans une guerre dom une conférence de pre5Se vena it de . de mon passage ft Pari f. par le récit des évéIlcmems '100 m' on t fait plusieurs hauL~ fonctionnaires de la police.. Elle m'a été révélée. noire envoyé d 'Alger . Ils viennent d'en perdre un !lCXvnd aveç le Iiveil du coo tingen t. dan s leur IUlle contre le f1.. À panir de quand ? Dès samedi déj à . " le putsch a rêvélê el Ioul est loin d 'être fini.à partir du tTlOIl"ICnt où chacun des appelés a imaginé sa province natale investie. dès mon arri~'ét ici. I ' i mpui ssance d' une masse musulmane tcrrori sée. Aussi imponantel pour la France que rom (lit(li pour le pe uple algérien les journ6:~ de décembre 1960. dont les effets eommencent seule me nt à se faire sen tir.~ métropoli tai ns sont ent~ dan s l'mne politique: comme e ll e~. alors que M. "Officiclli félons •. ils ffi 'OOI d&:lali qu' il était dtsonnais impossible pour eu:t de revenir en arrière. La déOOnoodc a eu lieu principalement paree que les troupes qui étlliem prév ues pour in vestir les capifales a1gêriennes et pour dtbotrqucr en métropole ont élé obligées de se consacrer à <. de~ généraux.olonel.. ces récifS sont sai ~issantll .onl. C'est au» i la formule employée à leu r l'gard dans Je dernier lract de l'OAS (o~anisalion aujourd 'hui clandc~linc d u coolrc -terrorismc: ultra). ils ont acq uis le droit de cité et i l. Celle révolution . un lOI: po:>ait autour de moi la que slion de savoir que lle était e. par les l.ause de la débandade de la nuit de mardi . les joorn6:~ d' avril 196 1 ont mis en bra nle de façon irrével'1lible la masse anonyme et nég ligte de ceux que J'on croyait pouvoir éterne llemen t rtd uin: au rôle d' instrument aveug le . Louis Joxe étai t pessimiste à 8 heures du soi r encore. des trois atouts dont ib disposaient alon en Algérie : l'appui enthousiaste de la population eu~ nne ..oomme un tOi n d' Algérie . œpondre maintenanf au moins pou r la eause principale: ee (ulla IisiSianee du contingent. ~io l de .~ s' intègrent désormais dans les calculs des slratégiCli de tous bords.. vien! d'avoir Ileu en Algérie . les appelé. .ngenl que l' un ifonne conuai ndni t ft une ~iMl-ance purement hiérarchique.vnfenir un coo tingcnt ~urvol l é.

crié ". . remarque cependant certai ns signes inquiétlllu : des activistes notoires on t flÙ. Vive de Gaulle . Mais ils étaient an im~ d'une dt'!tcrmination impressionnante..cicrs que nous avons dtnoncés.» Il Pfévient aussitôt son chef hiérarc hique .. comOic un MUSulman l'affirmait . posi tive.Si voue CliS est généraL M)Uha itericz. plus d'année. Une sortie secrète Une déchirure. Hélas. un ouvrier s~­ cial isé CI un radio. Dans la soirée du vendredi le comrninaire .<. Pourquoi ne sanctiOnTIC:l1Iit-on pas IOUS les officier. offic iers les plu5 libéraux. ccux qu'clle a '" la délivrance . .. Ce dernier infonne l'état-major d' Alger-Sahel et la Délégation générale . il m.: r.lt loyal mais il a t If contraint de .q ui om désobé i 1 Pourquoi ne ferai l-<ln pa. L'illustration la plus éclalanh: m'en a c!té donnée par le récit que m'a fait dc. comm. On a vu le malbc ur succéder au triomphe dans le regard des petits ouvrien! européens el ht délivrance succéder à la peur sur le visage de toutes l~ casbahs. avoir été près de les abattre : de~ fonclion nairu français chereher refuge chez des Musulmans : de.. aUA lIJlêts que le colonel. il n'y a pas eu la moindre indiscipline du CÔI:<!: de!! soldaIS. COoq UI ~ . df1lpcau.t du porte à porte dans des immeubles rc:-pérts. Je lcur ai demandé qui ils étaicnt : un instituteur.Aucun. on a vu un haut fooctioonaire mU$u lman rappeler il ses devoin en~'crs le chef de rÉlat fnrnçais un colonel pol'DCh Ul i~le avec: qui il a"ait oombanu en Italie. JI....'enfuir.ant ~s une apparence dé bonnaire . la cIh illu~on PON dans '! Exp. C'est un policie r .\ femmes musulmanes VCIIUC$ assister l'épouse d'un policier françai~ incarcéré par des mil itaires rebelles. tandis qu 'on lisait le message de Challe. sans doutc inévitable et..~sislcr JI. Mais c'est un ca~ répand u.Auc un d'entre nous nc l'est.~ autos. que j'appellerai ici Xavie r.~ a demandé un rappon.. .Vous etes Ç()mmunistc~ '! .Cul UII capiUline eSl fl!l. Pendant ces journées. Faul-il croire. mais don t la gravi té im mkliate n'CM pas davantage ~rçue en métropole guc n' avaien t <!:té compris le~ événements annonciateurs du 13 Mai.:mtlant d' Alger-Sahel. Ces demier. •• . s'cst produite. oous l' avons fa itE! OOU5 sommes maintenant sous le coRlmDllclement d'off.: du colonel Moullet .! de presenter les armes Ades o{fi cic~. demI colollCl.Nvt re cas n'est pas général : près dc chez nous. Le vendred i 2 1 avril. son poste. di ffusé les disçoors du chef de 1'&11. le préfet Jan in.~ns cllception . mis de l'cau dans l'essence de.Paree: que vous t:royel: qu ' il en rc:ste une? El puil> qui a tué l"armée siOOll les généraull félons? Dans les unités où les officiers ont été loyalistCfi. un tel spectacle à Al g. 00 a vu des officiers loyalistes prendre la défense des officien.Selon vm. quc la comm unaUlé européenne d'AIgt!rie devra parCQUrir à 50fl tour l'ilinéJ1lire des douleurs ct des humi lialÎon5 qu 'elle)l infligées. officiers.d 'ai1!" rs nn~ es prit de revanche -.~ journées insurrec· tionnelles un personnage qui ne . n'ont rien tJOU\'é de mieux que oous dénoncer à leur tour comme communistes. sur les bureau:.Que faire 7 On nou. 11 terme. depui s 1830. il n'y aurait alon..'était pas prononcé jusqu ' à maintenant.ALGÉRIE.\ du cantonnement. dcII informations de ce ge nre s'accumulenl depuis quinu: jours el on n'y croil pratiquement plus. un policier républicai n et ~me j acobin (i l yen a aujourd ' hui plu~ ieu rs en Algéric).. .. et sur ceu" des collaborateurs du Oc!lc!gué s<!:nml.~ de promotion sur le loyalisme plus q ue su r la com~tence .. félons aprè.. C'élai! la première fois qu'il m'éuit donnt: d ' a. peint la croix de Lorraine sur toU! Je. Or une fois )'i nsum:ction liquîdêe on n'a mi . . en lout cas.~ loyalbtcs ont été arrftés par Ics • challistcs JO. Aucun de~ trois n'avait un physiq ue qui pûl faire esptter une victoi re facile dans une lutte cootre de!! parlU .. Il déc ide de passer la Iluit . une sorte de commissaire Maigrc:l inu"ansil. . que j'ai rencon trés et qui am eu une altitude impruchable pendam ces jouméçs. du A mo i 1961 refuS!.Aucun 1 . n .mitrailleuses. comme en période révolutionnaire '! .vit un coup de télc!phone de Paris : " les ultras prtpare:nl qoelque chose pour cc !'>Oir. !. .vous guc l'on se df barrasse de tOus les officiers de: l'armée d' AISéric '! . Sur doule de leun.

.a ut d u contingent paralyse une partie des plans des génbaux d ' Alger. Au petit mati n..~ ~·engou fTrcn\. Les ge ndanTlC~ qu i lente nl de s'opposer à l'c nt ré!! d ' un cap itaine parachut i~te so nt oousculés e:1 &: arté~. Chacu n se re nd tour à lou r c hez le cuilTeu r. ct aUK colone l ~ pri!iOnnieflO. l 5 kilomètres ue I ~ .~. Le commisuire Xavier re mllTlluc hl riaction douloureuse des généraux ct des f.\sc rolll la nuit au Fon-J' Empereu r.on ne et que k:::i fu~ils-mitrameurs soicnt mis en pos it ion. de ce fail.oBqu 'il apprend celle nouvelle. La base Cl>! d~sor­ mais gardée par un rigimenl de para s q ui devai t fain: mouve men t sur Alger e t qui. Les grilles s'ou vrent mais. . Les eom missa irc5 Xa vie r et Fac hot parle mentent BVe<: les soldats paras.'C et le chauffeur demande l' ou venure des g rilles. insultes aux offic iers. Sll.c où ils on l la pcnn i~sion de se renure sous eSCOrl c. c'est-à-dire que. le sous-préfet de Blida .toire se ré ~le qualre ou ci nq fois dans III zone alg~ro i se." commissaires la prennc nt et gagnent le r'()(l-1"Empe reur.. Le oolone l Moullel Il' a pll.<.ns aucune exce ption. choisis par le gf néral Challe.-s ~véncme nts cons idérables se sont produ il~ : les 3 000 soldats cl !IOUS. na5C aé roportée de Blida qui forme les commandos de l' Ai r. les prisonniers s'aperçoivent que certains membres de~ commaodos de l'A ir q ui les gardenl ont ~sisunce. Au mess de~ o fficiers. I)ç plus e n pl us nombreu. li In -Salah." .le sabol:age des avions. Lorsqu 'il cst q uestion de ce que font les soldats de la base aé rienne à 5 kilomètres de là .~ reç u l'ord re . pour mener son opfnltion. Il y il une porte de sortie secrele ptts des toilet:te~. maÎ s qu'ils so nt suffi samment nomb rcu ~ pour organiser leu r fu ite et ib rdOOnlent avec admiTlition les exploits des solda ts de l'aulre base. Les dcu. bou levard Ba ud in.J. Ils eXlXJSCn l au x générnux qu 'il$ . en a ~Ié e mpécM . se sont rivolt~s contre leurs o ffi cie rs . 11 Zéralda. Le pla n des jeune. Tou t J'état -m~jor el les deux commi n ai res !iOnl anit~s . Ils pa. commando s de l' A ir loyalistes est cependanl adopté.<. qui est e n poste su r place.la dkillu". auc un des g~néraux ne riagit ..Ii 1. pnrm i lesq uel s le géné ra l V~l. &~ cc moment. camarades. Le car est bondé de po licie rs con voqué. Ce dern ier lu i dil : • Rejoignez-moi au Fort-l' Empereur.'oIooels devllnt les réçits de ces bommes qu i ne dtmandent qu'à les servir et il organiser la Dons le 5OIon de coiffure Le prHet de police n'e..Ii leu rs prisonn iers qu 'ils ~tudien l un str. 0011 5 som me~ §auv~~ . le com manuam de la base pré"ien t alon Al ger qui déc ide que les offlc ÎC f1.~t pas arrivé. d' A ~torg e t Ocbrosse (officiers de gcnda rmerie du proch des barrica~ ) qui dj ~posenl oc 3 eSClldroos ue ge nd armerie. e t le: maire de G uyotv ille. l. Chacun d&:ouv fC a VK effro i que les tragiq ues conSl!q uences de l'insum . les paras de la Légion investissent le: IXlrt-I'Empcreur.. le ~urs. au même lit re q ue le!. Bucaille.:: au pltfet Jan in.(Jfficier. I. En au endnnt d'a ut res ordres.>. ~s le pre mie r re pa~. . le colo nel Mou llet d~clare : « Pour peu q ue cette h ir. ils ret rouvent leur chef el les colonels Ccccaldi.\ liOnt ceux qui veulent sc juind re a u~ générau . on le~ condui t . de se uéfe nd re. ainsi que: le pri fel Janin.'cIÎon de C halle: vont provoquer de:s réaclÎons e n chaîne. dt. Une demi-heure pl us tard .' u n .wnt isolés parmi 1cun.. M. Il t~ l~phone au ss itôt au rommissa ire I:Cnlfa l Fac hot. Ils denwulen l si mplcment à aUc r aux toilc ttes "1 ])'accord . On en conc lut qu'il a déjà ~I f arrêté. leur projet com mencc à crée r unc ct'nai ne agitation . ~u péri c urs prisonniers seront conuu its da ns le Sud. mais sous ~urvcilla ncc.inel. À peine un quart d 'heure après.lIa1.Ii la base aé ropt>r1œ. Ce de rn ie r e~t ui!jà au courant et il il pr~\"enu le p~fet de polil:C Ja ni n..~ SOnlmes daM la nuit du samedi au di manche. un car de police arri .ème pou r les faire passer par un chemin q ui rejoin l la bll. en vain !iOllic ité. Fais. les parll.." Por\I dons L'(~" du <1 moi 196 1 L'alen e arri ve "ers une heure du matin: o n lui ~î Gna1e que des rig imcnl$ de parlIl:hulÎstes progres!lent vers le l:ommisSilriat centro l.Ii l' ~tal-major u·A lb'Cr-Sahel. trois rigi ments de parachutistes. On leur signa le J'e nd roit le p lus pratiq ue pour parler : dcu~ salon~ de coiffu re de la ba.ALOtRJE. etc. ils apprennent qu e sur la base aé rie nne propre men t dite.C Ilé Tienne en sédition. oolonels el comm issaire retrouvenl d 'aul~ pri5Of1niers : Ifoi~ généraux . ct les autres au camp du 1" régimem ~ tru nger de parach ulisl'::S. derrière Ic car. cm'ie de prendre contloCl avec eux. il a fait fe rmer les grilles d u commissariat cent rol e t fKOIllIIUllldé qu 'Of! ne hu&Se e ntrer pcro. Les quelques etlfnmandos de l' Air loyalistes d isent . _. Là. Le commi ssa ire Faehot t~l~ phon.• Rappe lons que nou.

daire que jamais. Le commissaire Xavier connaissait l'une de ce. Cest qu'ils y seraient prêts. m'a dil un ancien ami. Pendant tout le trajet. 11 ~ sc couchent. qui me prêtait la sombre idée (t'être venu ass ister.. la joie au cœur. Rien lI· est plus amer q ue de la voir s'anatlre. À Blida. À Zémlda. "Ta prescnçe seu le id est une injure ». on a réun i 10US les hom me~ que le colonel Godard a besoin d'i nterroger poor son é pur:ttion pe rsonnelle : des directeurs de Renseignements généraux. o . Pl us que la souffrance physique. le comm.~aire d ivisionnaire de police el !e~ officiers gaullistes du 2" Bureau. Il y il en ce momenl /1 Alger qudqllC chose qu i ressemble au Paris d'après la Libé ration. C·CSI mardi soir. qu i a détruit tous Jes codes avant d'être ani'té. Les l. Le peuple européen d· Algérie. À Zénllda.. ce divorce a coos idérablement rapproché la France des Musulmans. : son visage est tuméfié et il ne peut plus se servir de son bras. On annoncc ault pri SOflnicrs qu'ils son t convoqués Ic Icndemain matin par le colonel Godard. i! a été . !a dm]lusion la déchirure morale À In-Salah se trouvent déjà le ministre Robert Buron . aprt s avoir été trompé . Les prisonniers parviennent à se procurer un camion... puis enfin Fort-l'Empereur où l'on sable le c hampagoe.. 11 Uralda.'iOldaL~ leur donnaient. ils entendront partout cc rerl1lin d' F. j'en ai mam: de vos hiSloire~ à tous! » . la f. Ils o·ont plus la force d'écouter la rddio métropol it aine. le général Vézinclo lIlQ[csté lui lIUSSi. Mais avec cet élémcnt en plus que les vainqucu~ ne . Elle l]'a pas cn tièrcmco t participé à Iïnsum:ction challiste. ont pas pen. dépêchez-vous de vous habiller ct de partir avaot d· ètre lynchés par la population. à la défaite des siens. aujourd ' hui ullra. 5'e~1: refusé à répondre aux questions du commissaire Xavier sur le traitement qu'il a subi. ct profondément. de la plus u~e nte . Lcs drapeault 0 111 d isparu des Poru dons L'Expreu du 4 moi 1961 fenêtres.§. même si. C'e:<. Le commissaire Xa vier est ccrtaio quïl s seront.. sur sa teITe natale. l'atroce déchirure morale que subit l'armée ... pa~sé il tabac. du petit peuple tic Bab el-Oued et de 8elcourt avec les plastiqueurs est totale. d·u n même bureau. la communa uté européenne d'Alger s·est re fermée sur elle-même : plu. pl us monolithique c t plus wli. l~ comparaison va plus loin. spécialiste du ChifTre.. C'était évidemment prévisible.uadés du caractère définitif de leur victoire. estimée de tou~ . Ces victimes d'hier sont évidemmenlle~ vaioq ueuT1l d ·aujourd'hui avec d·autant plus de déchaÎocmcm qu'i ls se savent condamnés e n cas d'un nouveau retournement de la situation .dith Piaf: . vient les prévenir. qllClques-uns du moins. au). les petits cireurs En tout cas jamais le divon:e entre l~ métropole et ses enfants du contingent d·uoo part. La com plicité. venai t dï:m: comme a. de la pl us ('I tale. cela fai t trois nuits qu'ils n'Onl pas donn i. Ceux qui pensaient que les Musulman s n:prou~aiel1 l le tellori sme FLN lorsqu'il atteignait su rtOut des .1 '" ALGMlE. de s femmes Onl couvert d'injures les prisonniers. D·aillcurs. Elle avait le même sentiment à l'tgard de cclle aventure 'lue les Algériens on! pu avo ir pour le fLN au début d'une insurrection dont les résu ltats paraissaien t incertains. vers deUIt heures du matin. mais moins violemment. Lynehés par la population?. Du mé me COUI).~ de 10 à 12 ails) refuse r l'argent que des . d'une même admini stration . En particulier le commissaire Xavier vui t arriver à Zéralda un commandant d'aviation.~ homogène . ils ont res!">Cnti l'un ct l'autre. Je peuple européen d· Algé rie d·autre part. Moi . ils gagnen t d'abord Sidi-r<crruch. Ell Te\·al1Çhe.: et Sainl-Hilier. À Zéralda. IOrturés. Pour cela. À bas lcs traÎtrcs /1 l'Algé rie française)O.. d iscrète ct dévouée .. Algé rie f11lllÇaisc )O wnnent comme un glas. C'est un adjudant allcmand de la Légion qui. le Délégœ général Jean Morin CI les gértéraux Gambie.o. comme c·cSI Je cas. On a vu des jeunes Arabes venir ~rrer la main (les soldats du cootingen t et des petits cireurs (des gossc.~ remmes. H ideu~ açcusation ! Rien n'est plus tragique q ue le specwcle de n' importe quelle épuration. CSl entré cn vigueur.sommé.UlVc iliance est plus sévère . et c'e~ l'a:.lu on ~ . " Vous avcz gagné. leur ont craché DU visage et ont brandi des écriteault : .! UI)C hon1ll!te épicière . au surp lus. même chose: le commandam d'aviation n'en arrive à la confession que lorsqu'il lui faut sc faire soigner. n·a élé aU S1i i total. Lors de leur aITiv~. Je nc regrette ricn)O. heures difficiles de répUTation.. Le régime de la délation ~ l'iméricur d'un même cla n. il s'agit de la plus juste.pec t le plus positif.. Mais elle ne pouvait pas ne pas être pour. Les habitMlts de Zéralda seront tous dans les rues d'ici un moment.

la dtsillusioo POJ1J don. Les voici qui abri tent et pro· t~ge nt les membres de l'Organisation de l'année seçrète. r une des rares réussites de l'ad mini strat ion gaulliste.~ plu~ draconienne~ et que le probl~me se repose de savoir si pendant les négoc iations à venir on pourra éviter. 11 est temps. l'avenir me paraît extrêmement sombre. intervenu '! io) comlTlC'n t s'a ppuyer sur le contingent malgré des officiers qui. dans les faubourgs d'Alger. C'est une véri té qui fait d'ail!eurs ~n chemi n et qui devm it contribuer aux accords d'Évian. L'ordre en Algérie. rend le cha ngement spectaculaire. conspuent le coolingen!. e'cst un accord entre la France ct le A.N dans [a blilaille d'Alger en 1957.. entren t dam la clandestinité. au surplus. des centai nes de jeunes Musulmans ont été investis de responsab ilités qui dépassent leur compétence actuellc et qui leur donnent la meilleure des formations pour l'avenir. que les exilés rentrent dans leur pays et y assument leurs responsabilités. Tous œ UA que j'ai rencontrés et qui ne dissimulent évidemment pas leur scntime nt nationaliste estiment que la conclusion logiq ue du 24 avril. manifestent la même ingéniosité que celle des résistants. l'explosion de la bombe dont ils ont failli mourir. Ce peuple sans pas!)é el que condamne l'avenir est aujou rd'hui si solidement replié sur lui-même qu'il puse à ['admi nistration des probl~mes quasi insolubles. par leur sort ie cn masse.GF. Avant l'indépendance et pour la construct ion de l'Étal algérien . peuvent empêçher les Européens de se man ifester.ation de l'armée seen:te paraît devoir survivre aux mesures Ie. M ai~ comment mobiliser les Musulmans dan s des attitudes qui ne profitent pa~ qu'au seul FLN tant que le cessez-le-feu ne sera pas .. . se transmettent des mots d'ordre d'espérance et d'insurrection . Celte transforma tion Il des origines multiples: mais la promotion musulmane. Si bien que l'Organis.1imes musulmaoos.. parce que e'est un des leurs qu i l'a déposée.N .. . Un peuple transformé les y attend .~al\Ce à la République . qu'i l l'était de rechercher un chef FLN dans les villages kabyles.. La prt'ssion des deux opinions devrait triompher des opposi tions de procédure qui peuvent séparer encore les deux gouvcrnement s. L'E. sans doute loyalis!e mais guère pl us libé ral qu'un autre. . aujourd'hui. et nOl. on sai t.'". . D'autre part. con trainte d'employer aujou rd' hui les mêmes méthodes. Ie. s'imposent les uns aux autres des versements financiers sous la menace. . cachent les fuyards . le cessez-le-feu. et un haut fonct ion nairc de la police menacé par l'OAS. mais je ne l'allendais pas de ceux qui me l'ont fa ite. El voici alOf'S l'adminimation française devenue doublement armée d'occupation.~ représentant§ de cette Fra nce dans laque lle ils voudraient voir l' Algérie intégrée. que œlles qu i ont élé employées contre le F1. sinon lin nouveau fMllsch.r le nouveau drame qui s'annonce. Tous deux se rejoignent pou r condure que seule la paix ou. applaudisse nt. m'a d&:laré un haut fooctiormllire chargé des recherches concernant Salan.aire à la lutte contre le FLN. Il faut donc né<:essairernent s'appuyer sur ces forces pour éviter de nouveaux et sanglants désordres créés par l'OAS.. que seuls les Musulmans. dan s un cinéma. ou presque. fu ssent-ils généraux. sous prétexle de rétablir une discipline n&ess. JO Qui m'a dit celte phrase '! Un colonel. sinon c'est lc Congo.pntu du A moi 196 1 vil. toute la population les protège JO. En tout CII$. peut faire obstacle aux ent reprises qui se prépan:nt.AI.:l mment à Alger..le~ voici qu i.iers "! n y a bien une réponse logique li ces questions. C'est aussi l'opi nion du contingent. De ce point de vue. dénoneent les ti~des et appellent "collaborateurs. Il est aussi difficile de trouver des fuyard s. depuis décembre. on sait aussi que seul le contingent maÎntient l'armée dans ]'obéis. désorganisent les . soviets JO n~ s en avril dans les mess des sous-offic. d'une part. Zeller et Jouhaud. c'est à cc prix seulelTlC'nt qu'on pourra prév~n. au moins une Saim-Banhélemy.RŒ. ne peut être que le résultat d'une action comm une des deux aTlnées frnnçllise t:I algérienne.. luttent contre une partie de la police et du pouvoir. en tout cas. Un peuple transformé Les responsables civils et militaires dll ma intien de l' ordre ont à faire face li une étrange si tuat ion.

por les force..'y er>goufffenr.' '" "u « Le massacre de Charonne » Retour sur L'fJcprflS du 15 févriefo 1962 Une monife~1ioo est organisée ... leI monileslanl$ IoOflt di~r5é1 $Ons ménogemenl. l'Expr6U enquê te ... de l'ordre.e. D.. po ..noncer les ollenlats de l'OAS et 10 guerfl:! d'Algérie. Au lendemain du drame. ell . In""d ite por les "".. Huit personnel ff<)UV(HlI la mor! dons les échauffou· rées. pol iciers. . est cep&ndonr moinlen-...'" .Iori!és.. Poril po< plu$ieu'l orgon isalions de gauche pour cU. le rée ll du Philippe Grumboch met en êvidence 10 "uponsobilitlt dfJ. Il.e! d'enlre eu_ refluent vers 10 lJorion de métrQ CfIoro""".ieurs dizoin. Plus. 2011 . L. "ui.

les manifestants rassemblé. comme convenu par les organisateurs. la dislocation Au le ndemain de la trngique manifes tat ion du jeudi 8 février.. d'autre pan au cam:foor Voltaire-Charonne . La rormation policière n'éta it pl us qo'iI une trentaine de mètres quand. Une Înformatinn judicia ire e:>t en coors. L' f. où . "" 3. et Tollet ..~ responsabilités quïls n'avaient amolumen t pas .iml:xKh Les eoqoëtcurs de l'E"PNIu on! ê!obli les condi tions exClCta dons Ie$(juelle~ hui! monifetonts on! trouvé 10 mort le jeudi 8 lévriet"."Qnduile avec une sau· vagerie criminelle . Il se produi sit un recul qui se propagea comme une onde de chœ dans le gros de la foule.lltion : Il était 19 h 35. autou r d'eux tou rnaient le ùm ii.Paru don. qui avaient éu! replié! lIussitÔl aprb l'lCtion.':action cenes viole nte mais compréhensi ble des témoins de ce dT3. luiSilient les casque~ : deux bam' b'Cs p-rotégeaient raccb de la place de la Nation.. que ces hommes ~ruien t aux abord.t (. trois femmes et un jeune homme sonl loi n d·ftre claires.lction deI forc~ du ma intie n de l'ordre a doO(: de lourdes re sponsa bi1it~s dans le drame du Il février. se mit 11 progresser d'aboro il pu lents. 2. I.c ~ manife stants des premiers ranGs '-lui \·enaie nt d ·écouter les deux orateurs n'avaient même pas eu le temps de se retou rne r : ils Will~rellt. Juchés ~ur de~ épaules.tants après la dis location (]cs con~ses ..e ru.~ pre micr!! incide nts de ceue soirée. Hanqués de cars Ci ~n T 45.. 5an~ préavis. ~ la hau tcur de la rue de Chan7. l'éditorial iste de Fmllce-50ir t<:rivait : « Le~ conditions dillS lesquelles sont morts.! l'Union départeme ntale CGT.. comm un istes ou non comm unistes.y CI du cinéma Savoie. Il s'es! trouvé que cene réaction Il visé non pas les respofl "bles du IDa55OCre. il l'épaule ct u an~ les rei ns. Pour écoutcr. À une centaine de mèt res de là. et <.s~lICrc de t.J u métro Olaronne. une n. IK Nu\iun. secrétaire dt. quarre hommes. rien qu i r1$SCmble de prts 00 de loin à des L"Qmmandos. À 19 h JO. jeudi. du moÎ ns. la fi n de la manife~tation . llj>t"b la dislocation de la manifesl.. nous y joignons ce uOMier qui éUlblit : 1. Voici com meo! et pourquoi.. a»omm~ nt au passage les trois hom n)Cs . les mains en porte-vo ix. " . Les deUA rcsponsables qui parlaient étaient Bouret. lisaient une proclamation invitan! Ia foule llle disperser..lTle. et n:grelle qu'on ail pu "' jmpulc:r aux CRS de lourde. C'(:)it Il panir de ce fait que nous aVOlls mené l'enquête el: réussi Il établir l'identité des responsab\e~ directs du massacre du métro Charonne.o. le syndicat des C RS Il publié un com mu ni qué dans lequel il déc lare . Ce texte c.' Ie sont prod uits les plus graves et le. oraleurs.. sur le ntliscmblement. ne pas être responsable de I" aclion d'éléments n' appartenant pas au ~ C RS et ne constitua nt vf3Î!oemblablcment qu'une mineri t!! panni I~ forces de main tien de l'ordre . mai~ d'autres. clic prit Ic pas de rou~. AIOT"li que la foule commençait il se disloq uer aux abords du carrefour Voilaire-Charonne. . Trois responSIIbles du service d'ordre de l' un des cortèg~ s'a\·ancl:re nt il leur re ncontre pour explique r aux policie rs que la man ifestation était terminée. du LVlé des manif~tlln!S. frappfs 11 la nuque. Trois conclusions Lundi.~t clair: une fr. deu. avaient 5topp! leur marche en direction de la Nation. quil n"y a eu.evrie< 1962 Le massacre de Charonne POl'" Philippe Gn.• Un fait.':sidcnt de l'U nion des syndiÇlllS de la Région parisienne C l-~ rc. vil:e-pn. ma is seulement. parmi lesquels il y eut plusieurs blessés.xpra' du 15 f. pas pu identifier enc~ \es membres du service d·ordre qu i poursuivirent sauvager"llCnt les manife:."'haronne el trois quans d'heu re apre.~ du métro Charonne. bidul ~$ ". troi~ CO~Ges qu i vena ien t de fusiouner d' une pan place UonBlum (ell·Vuhllire). est clairemen t établi : sept des hui t mon s ont pé ri à l'intérie ur ou aux abords de la bouche .. qu' une très pelile minorité du service d'ord re (une lrentaine d'homll1e5) s'e:. lre ntc""\:i nq min Ules après le m a. I·u n dei barrages s'anima et le ~tachemcn L amlé de longs biton~ no irs connus 50lIS le nom de . quoÎ que l'Of! dÎse d 'un roté comme de l'aulrc . On n'.

M. des coups de sifflet.K1ures de l'h umérus et du fémur. des fr. je n 'ai hubi que le reflu~ de 10 foule e n direction de: la pllK'e Léon-Blum el. 45 des 126 ble~~s rarrJa. entoura l'cnlrêe CI se mil alol'll il frapper les derniers manifestants qui . où s'agiwi une . des choc5 el ~ bruits d i\·crs. et j'ai roulé deux fois ~ tcrre . les JTH!dec ins aient w nstaté deI pla ies crâniennes de 15 ~ 20 cm.. e l là.1 bas des marches.~ des mare hes. " . puis les agen ts jet~renl sur nou. J'ai mëme vu l' un d 'en tre eu~ casser !ôa longue mat nlque §ur la tête d'une fe mme. Les corps étaient atroceme nt e mmê lés. Je responsablc CfTC. s'y étaient enguufl'~s avec une te lle précipitation que les premiers !1'ébuch~rent . qui obstruai t la bouche du rm:tro. Quatre fois. Franço is Babinel. Il TellOn et ~ Sa int-Louis. le malheureux ne pou\'ant ni se !. dans ce:! conditions. du 15 Févri. raconle M. de l'i nttrieur de Il station. con lirme l'i mpossi bilité de secourir les mal heu reux .·iolette. a vU mourir une rrtèTe de tro is enfallts sur qui on teilLai t vlincment de pratiqucr la respiration artificielle Il l'in térieur de III station o il nottait du gill lacry mogèDC. Nous commencions il nous re leve r q uand les policiers rev inrent nous aveugler de grenades lacrymogènes. Les corps des gens assommés furent lancés par-dcs. À côtt de moi . Le témoignage de M. toui à coup.'Coorc une vingtaine de corps sur le quai du métro . à l' Hôte l-Dieu . Je me tTOuvai$ coincé il mi-hau teur. 11 nous fa llut refluer à l'intérieur de la bouche du mélro avec les corps des bles!lés CI des moribonds. il y en avait cinq ilM!rtes .. cinq jours ap~s. Les pre~ mien se trouvaient e nfouis sow quinze couches humaines. !iCCrétaire syndical CFTC des établissements Thom!lOD. 11 Sai nt·Antoine . qui se trouvai l tgalemcnt prise au pî~ge du métro. '"' Il n 'est pas étonnant. '"' « J'ttais au deuxième rang . voyant s'ou\Tir devant eux la bouche d u mélro Charorlllc. ~TlIsés aussitôt par ceUll qui sc: pressaient derire eux. Nous étions d ix l1 tenter de dégager les portes. la <lbiItusion Porv clolu L' fJqH'ft.dont trois corp' de femmes el un gars qui semblait mon...1. ils ont lancé e n trave l1l des morcca UA . Pi erre Marchi. der'1ière Édouard Dcpreu~ .j'ai alors vu l'entJtc obstru6e par le tas huml in : au niveau des dern i~res marehes. sous la pression main tenue au-dessus de la bouche par le groupe ue poliders : .Ii l'épaul e gauche. roconte Mme 1lté~se Douaire. la recette prin.. Bouret. el je Ille suis prtc ipilt: il! l'intérieur d'un immeuble .. cipale du métro . Fernaoo Werthé.ALGÉltlE. di t à son tour M . ne compre nanl rie n 11 cc qui arrivait . « Sans pouvoi r avallCel' ni roculer. j'ai senti la police dans mon do~ . i l y avait M . oil étaient encore hospitalisés. I1GUS avon§ vu voler les morceaux de gri lk-s d'arbres . . Je me s ui s re lcvé devllnt le café Le Zan zi. l'ttais peut-être au cinquanli~me nlng. avant la chute de la foule dans l'escalier. et des déœs par com~~ion e t strangulat ion . 1962 2:11 Des témoignages Par strangulation .Ii 5 Ils humai ns . " Dan~ cette masse humllinc. il 'J avai l 4 . qui fait le coin de la rue de Charonne et du boulevard VOltllire. dive~ dans l'esca1ier du métro.. Vo ici ce qu 'il a vu : « Le~ ge rls qui relluaienl. Matraq~ .\. 1)(: la fenêtre d'ull appilrtement où j'ai tté accueilli j'ai vu les flic~ projeter des corps ine~ el des objet. j'ai el1 tendu pendant une demi-heure dc:o. cris d&:hirants. Le gros de la charge de pulice poursu ivait MIn chemin dans le boulevard Vollaire . el il • fallu de$(.nasse grouill ante de jambes et de bras. chercha ie nt enco re à s'y infil trer pour tchapper aUA coups. puis enfoncer le boUI fai ll é e n biseau dans le crAlle d'un homme el s'y altarrler.k!p!ace r.~ pu atteindre. mi litant CGT du bâtiment. André Açquier. comme un c hâleau de eart~.sos les rambardes.'>Sés. des enfoncement~ orbitaires et thoraciq ues . ni se protéger. voyan t le spectacle dl' la bouc he de métro. q u'à la polyclin ique des Bleuets. L'une d 'elles avai t la figu re .~ une table de café el !rois IiCClions de ronte anachées au~ grilles de proteclion des arbres. J 'ai pu trouver n: fuge derrière ulle purte cochèn:. mai s un groupe de forces de l'ordre . Les nies son t alors revcnus nous balancer leurs grenades. au !lOmmet d u tl. mil itant CFTC. Dix minute5 atroces Coincé contre la gri lle latérale de r en trée. j'ai vu des polidCf$ choi sir des victimes en tournanl autour des balu~tradcs . je vis deux (enlrT1e~ apparemment mortes. Cela avai t duré un quan d'heure i vingt mi nutes. si bien que too s tom~re nt les uns sur les autres le long de l'escalier. j'avai. Quand no us a'·On5 pu Oégager le ba. assislall t à la Fucullé de droi!. Tout à coup. piélint et matraqué.

Je ùistrkl. Noisy-le-Sec et Les Lililli). et dont deux compagnies IIOI'I t Testées ce soir11. Avec les polic iers e n tenue... groupées deu . mais aux compallnies .'32 A I.53 par le préfet Baylot. Le quartier ChilItln ne relevant du :r di strict (qui couvre les xr. J 'avais l'impression d'éuc cnfenné dan~ un charnier vivant. dont la plupan onl maimenant rai t le ur 5Crvice en AI~rie..'e . Le componement des compagnies de district dépend du climat psycholog iq ue et politique crié par l' encadremen t. Il y en avait bien trois mètres de hauteur. Qui a donM: ces ordres. (manche de pioche de 1. dix an s d '~dmi n is!rali on dé<.Ul. <.î~ dan. en fonnation statique. Un couple près de moi. el le " bidule .:T)'mogtoc$. en réser. Un ami m' a entJ"B. d i~po!I i tinn d u commi55aire de yoie puIJliq ue qui en demlnde l' intervention. Elle est commamU:e par un commandant et mise à 1. . des civils donnaient des ordres et des coups de siffle!. Sa t~te eu retom ~. Par la fcnêtre. en ronction du caraCll:re du service demandé." compagnies par district. . Je tenais dan~ ma main un visall!: méconnaissa ble de femme . ra i ente ndu -han !" el du sang coula sur moi. hospilalist li Sainl-Antoine. précise M. soi t e n permanence.. des mains VOliS poussaient. leur outil ordinaire de travai l. triangulaires 10. la constitution des compagnies varie IOelon qu'elles sont en rom. ainsi que les communes de Pantin . qui portait des mOllslaclles lia Brassens el un Clsque trop grand.GÉII.œs de l\O % de jeunes. s'e.j'ai pu me redresser. sans être ufTectées à un secteur déterminé. Le <!t'tacllement policier engagé au cam:rour Voltaire-Charonne n·ap· panenait ni aux CRS _ rccoonaissables • leurs leggins cl à leurs casques de tan kiSle~. d istricls que les gardieos qui o nt huit. Le secteur opâ"ationnc:1 Nation -léon· Bl um sc tTOuvai t plaet! !\Ous les ordres du con trôl eu r général M. elles optJ"B. les yeux rév ul se. Buchenwald. Le départemcnt de la Seine est divisé en six diSlriclll 00 police <lu i relèvent directement de J'autori té de six contrôleurs géM:rau . l' occasinn d'une action dan$ IlKjuelle elles sont engaj.20 m) est de~'enu. En période calme. par de ux par demi-compagnie sous le commande ment ~J'u n officier de paix p"indpal. Gaveau.alion de marche.. . Au départ des JXlliçie ~ . Il y a dcu. l'&:ole de police de Beaujon .~ de 18 ans.~ t livrée au mas· sacre du métro Charonne com prenait une trentaine d' hommes.. pendunt dix. À riSiue d'uo stage de cinq. Je croyais me retrouver dans cc wagon qu i nous condu isai t 1. elles peu\'ent l!tre PO'1l dons l ' &pr.: sorte ù·anOllymat. El toujours de plus Cil pluS.culer sur no us. En cas de mani resUitions.. Une compagnie représente l'effectif de quatre cars T 15 et de deux ell1S-radio. le~ ~rues de la pn!fccruTC trouvent toujours des 5Cn icC$ vacants dan s 1er. ct le se rvice d'ordre.eçth$ comme forçe d'appoint pour la voie pUblique dan s le~ arrondissements. semblait ~ néant i. nous y passions tOU$.ée~ . quels étaient les exécutants ? La fonnation qu i.el1cru vôlomiers pour être affeclés da ns les scnices d' arrondissement.icnt en \rOis sections . issues des compagnies d'interven tion crétts en 19. elles in terviennent en pfÎOfité en un point quelconque d u distrkt. est venu l'ençoumger en criant: "Allcz-y les gars. ou en rormation de !KIUtien.. B le comporend e n principe quatre sections de 18 gardiens. Mane! a égakment vu des policiers s'acharner sur de s ~is. 1962 t :CI ré in. Cela a du!i dix minute!! . tapez dur!" _. Comme l'lm des Oies semblait taper assez mollement d'une seule main. Vingt minu tes de pl us. Des pieds.mcc.. quinze min utc.. M. XIX" e t XX' arrondissements... 6 brigad iers et 1 officier de paix chacu ne. cmn mandé par le commandant Dcfr. J'évi Ulis de crÎCr pou r faire l'~onom ie de mon !KIUffle. Claude Lcrouxel .la dbillu~iQn de grille d'arbre.unls : . Pour une manirestation comme celle du 8 février. . ce qui leur garan ti t uno.~. Ii oil il Y .ni aux pelotons de gendannerie mobile.vail le plus de monde entassé.~ un immeuble. implantés ai lleurs. nous les avons vu s revenir au méiro. le poid~ des corps s'accenlllail. H. é~n i. l' état late. Le n:crulcmclll de ces format ions spédnles l'ail qu'ellc~ wn t compo... soit 11. Une pièce de fonte atterrit § U T le visage de l' I!ooouDC dom le wrps couvrait le mien. vous enfonçaient. Je pouvais voir 00 lourdes grilles apparaître SUT la rambarde et ba:.. depu is M. ce sont les deux compagnks can tonnées lU JX)ste de poliee de la Porte de IR Villette q ui uni dû être enga· gées dans ce secteur. " .u du 15 févrie. Ces compagnies assuren t les scnÎCes extérieurs et loutes le~ réserves. Compagnies de districl Voi là. lancer des grenades lal. sous ceux du com missaire princ ipal Dauvergne . un autre.u . BllylOl. six moi~ 11.

place dans 1. Mainten.. Pu isq u' une enquête est ouycr1c. ALGERJE. Pour lui dire qtlO l'OAS n'a pas d'OUIr. il nc reste plus que Id..( le se ul moyen d'assainir le co~ des policiers qui CSI n! publi eai n dans son immcn ~ majori lé . $lICre. Une allilude que Fraoçolse Giraud i"'ge wic::idaire. offICiers de pai~ et des deU)( officieR de paix pnncipilu){ de la compagnie engagée qui o nt interpl'ttt .sacre du rrM!lro Charonne correspondai t l l'cffeç'lif d'une denli-compagnie ou d'une sectiQn en formation de marche.20 11 " ... cocos ellc PSU . 1. l'adresse il une Françolse d'Algérie..HeI que les piedl-lloin pourront trOOYel" !eu. 1 .::.comme: un appel lU meurtre . • Nous connaissons k: nom d 'un des principaux cxécUlants du ma .la consigne transmise par le '" patron. La parole esl mainlenanl à la justke. C'est le même qui. . Le no m que le:!. : . lIOV'IeI Êta!. dClIIle es~rent en . A l'épaqoe. l.lqlHt~ moOs pjus tord .w.ai~ d 'Algérie les >oulier. Nomb<e de F". eli. pouvoir qtlO de • détruir. Ia dIi!~illu~ion La fonnalion qui a pris part au ma. les oommandos de l'OAS muhipli... nous en attendons les résull.ad• . Frnpper impitoyablement les assassins du mflro Charonne er. ne. ." dl! 10 (onf. le 17 octobre 1961... a lœ de ses mai ns un Algérien dans un commissariat de Paris. • " « Votre chance. et qu 'elle a dm.. Dans ce poIil texte.2. nul dou te que \es enq~telU'1l offkiel ~ le !>lIChent déjà $inon nous le tenons à leu r disposition.. Le mlgi ~lral instructeur n'aurl aucune difficutlt l identifier celui ou cetJ~ des si. d'Évton. cnquéleUl1 de L 'Exp~ss onl n!ussi 11 apprendre en moins d'une semaine... les partisans de j'Algérie lndépe .. toge il Oltendre du FlN. la VOiCi » Retour wr L~ du 22 février 1962 À quelques Mmal.. D..nt YOOS pouve:t y al ler.nenl..als avec coofiancc.nt les allenlots. Il mil ite au sei n de l'ancien synd ical du commissaire Dides . ce _0 1'". Qu.. le seul moyen aU$si d'tvÎter le retou r de semblables horreurs. pouible.

. mlli~ nourrie de votre dt'sespoir.. Vous avez des morts l venger '! Ils en onltellemcnt plus que vous 1 Ne parlons pas du mal Qu' elle peut r~ irc ici.. Et qui peut maîtriser les A1b>ériens '1 Ce sont les chefs tlu FLN . ni leurs IClTt'!I car ils n'oot pas de lcom:s. l'OAS. ... Ima!. ni leur mai:.q u'on n'a rien ~ perdre . Et qui peut leur donner CClI moye ns'! C'est la France. ee qui fuI vOIre Algérie. qu 'elle fasse ]a preu~'e de l"i mpuissance tle la France l appliquer et ~eter les accon:ls de paix .'C. M ~js essayez donc de n()tjs comprendre ! L'OAS . si c'e~t poor nous sauver. Il y a de (Out dans sa k:ttre. . El ils le Sl vent. madame" Qui vous mcn3l.. Elle ne vous rendra pa~ r impo. contre de~ milliers d' hommes exaspt~ CI Qui n'ont rien l perdre. au~ yeux des Algériens. C'cst dans l'aven ir qu'il faut sa" oi r investir son amour-propre. L'OAS n' a qu' un pou voi r. lors. Cc n'cst pas votre pmbll: me.'\. non ilitns le passé . El ils sont llCuf fois plus nombreux. la voici Por Fronc. le gouvernement fl1lllçais en k hec. qu 'clic déconsiUère du même Coop . mais possiblement prott'gt'e tians votre personne et dans vos biens. Quel bouclie r vou§ offrim-t-elle. qu 'clic fasse quelque~ morts de plus ou de moins. Ils ont besoin tI'e lle. Et qui oserail vous le reprocher ? Votre probll: me. Vou.Ue d' ambitions dtç~. eux. qu'est ce que vous \'oulez que ça nous fas. Vous n'en SOftirez certes pas oonwlicJée dans vos priviItge:. 6:rivez. Vous ne voulez plus eOlendre parter de IIOtI S. Altml. L' fJepft-u du 22 fé'lrie. 1962 :li7 C'est au suicide que vous ~'QOduit cette organisation is. c'est le dem ier espoir qui nous reSte l nou~ .inez un instant que l'QAS tienne. tle~ injures. hein 1 NOlis sommes le~ pc:]t's. VOIre chance' N' épilog uon~ pu sur cc Qui aurait pu. " . cn Al g~rie 1 Cc sont les Alg~riens .N cn Algt'rie. leu rs chefs actuels? Ah ! craignez ce jour. en d'aulres ICm~... El comme on sc bat bien.. Comment peut-on s'I nsurger coutn:: rOAS 'lui va la • saU\'er . les galeux dont vient lOUI le mal. ni les &:onomico~ d 'une vie de travail car ils n'out pas d'économies.PŒU don. en comtmnant? Les Algfriens Ilu~i . de pa~~ge en métrupole. car il pourrait être ttrrib lc. Votre chance.•. 00 im~aüons.~ de maison.e"" C'est UIlC Fnlnçaisc d 'Algérie qu i t'cri t. là-bas..~s ihlc .vou9.on çar ils n'ont pa.oi~ Girovd • Vous nous abandoollCz . Le voyez-vous que c'est Il. Alors vous moUITt7. maintenant. madame. cel ui de détruire le po~si hlc. c'est que la France parv ienne io installer le I·\. Vous sa u"er de quoi. s'ils en Ont It:s moye ns.~ nous condamnez tous l mort. celui de vous nuire. i!tTC fail . mais aussi une iICI ne tI 'étonnement pathl!tiq ue.

elopflClés el la Fro nce aidefo le jeune Éloi . abouti". ootorilé.." . . dès le 19 mor.delô du ce ...Ieon Don iel anofyw le texte dans l 'b pfft55 d u 22 man. 'in"'''ogtIOnl su..I. ~mo qu'uIMI verilable olliollCll (1 Il.. s~r IoIJl le lenitol.." « L' alliance franco-FLN » Retour sur L'Express du 22 mors 1962 lei occOfd. à 10 proclomolion d'un cesse:r·1e..19t.. .. ""ellfte à Évian IInlfe !t. z*-feu.e ali}&rien . A.. d'Évian s. le 18 mors 1962. Un réléreodum d'oulodète'minotion sera organisé en Algérie..an! signé. Les d r04 1s de. 2011 " " ..'omorCl!Ifo 10 conslflldion de ]'Élal K>Ciolis'" algérien .. D. Toul en . pe rmettant aux Algériens de choilir ri ndépendonce. François d'Algérie _onl ... 10 façon donr réagiro l'Occid&nl kloque .. l. françaises et le FLN. Il.".. il .

.. EUe lui 1ISS4II"C en effet une po!Iition de rep[i a u CI! 00 l'uécutifpro\'isoin: échouerail dans SIl liche. c'est-à. la vro ie guerre l'lIi~toi n: donnera sa riponse à u ne telte qUesiion. Oui.' ven u~ plus tÜl'! . pendant les quelqUf!S mo is de son mandat. la vraie.. les IlSpeçls de la fata[itt:.' sistance que l'on aboutit. Au lie u d ' une paix de panage .. vement . le GPRA n'est pa... On avait pourtant l"impression qltC J'autre n'élait pas s i . du 22 ma~ 1962 1·11 le-fe u qui vient d 'être signé... Les lenteurs épuiumes. une «vraie . com me: n' importe quels IICCoroS .~ usaUt$ qUe le pl"lll Salan a d&:idé de lui livrer.dire lit.laÎs. pourquoi n'y f tes-vous pa. France. un évém:ment considérable..~ ~Ueooaient depuis si [ongtem~. '! Non. ce"ain commentateur de la télévisio n française). sa tactiq ue cnvcloppante. où [C/\ peuples français et algt:rien vou. progressi. C'est pourquoi il est essent iel de voir comment les deux partiC5 s'enga· gent dans cette récon fortante . Aura·t-elle compri s le sens de l'. lcs rendent dtpcndants l'un de [' aulre.!ulicr. en pani!. Ctc. Si ['on éwule. pour les constructions futu res comme pour la nouyelle guem: qui va maintenant s'cngager.'sage des frontièt"cli t u n isieno~ CI marocaine par les trou pes al~:ériennes qui stationnent dan~ les deux pays voisins. comme de coutume.. l' OAS. Entre eux Du L"Ôté frança is. sa stra tégie génia le.. Il n·est pas e Aciu que le F1. une véritable all iana: cnue deux peuples 'l ui reconnaissent . Entendel qu'cllc est bien plus redotuablc.. et nous ~ sentoos tous .". on potina encore dire qu'il raut attendre ct qu'i ls ne œvélcront leurs mérites ou leu~ vices qu" fus. alors. donnant .. O 'abortl en tentant de précipi ter I· armée.. cc n'cst pas le FLN. les lroupes ne sont pas désarmées. to. les vCTSlltilit6. que la situation. d 'ilCceptcr l'interve ntion de l'ALN Ct. Mais une !'\OlNelle ollionce. guerre va maintenant commc nl"Cr."lions é lyséennes n!vè lenl uoo ten· uance ~ lai~~f . que valcnt les accords'/ Leur ponéc n'!ste immense.. ou d ' une international isation .\é. le FLN et l'OAS face à face. avcc ses annes lourde ~. c'est soudain li un pacte d'a.. Mais. Mais. l' amlée française restant à l'écart. Paru dans l'alliance franco-FLN Por Jean [)g OlM Jeon Doniel examine le lexie des accords d'Évian. assez admirable. c'e~1 évident : les accords d'Év ian. la tAche principale de l'eAécutif provisoire (dou lC hommes dont quatre Français) va être de triompher de. On se retrouve e/lCOI"C une fois devant le problème eonsdtué par l'année: française en A1gt:rie. CIe. des réserves SOIlt toujour.. Soi t. c'est·à-dire.< di spon ibles. de puis quelques jours. pou r [e momem. ct peut·êue même [a nalu re .'• " " . fu usse •. les instru . ne pourront !le juger qu' au momen t de leu r application. J"IOUS ass unH-QII. mais une alliance. les Algériens e ntre e ux . par l'intervention fre!quente de faux wldat s. cellc qu'on appelle . les meilleure~ garanties L'OAS va tout faire pour é largir celle brèche de l" alliallCe . le 18 mars. C'est un lute qui dépa~se de beaucoup ses signataires : il cric à tous CCUII qui refu_~aje l1l dc négocier : '" Vous qui saviez depuis long- temps qu'on ne pouvait cn !lJ'Tivcr que lilI où vou~ êtes enfin arrivés.". comme malgri e ux. h:s rad ios étra ngèn'! S (ou. Personne n'y croit.. Mais il .urds.N ait trOU"é son compte dans l'alti· tude française . Celte tendance s'est vue cepe ndant contrecanie par l'i m_ possibilité. d ' un conStat de rupture . pour 1. par le noyautage de la force de police mise au liervice de l'e xécutif provisoire. même. q u'on y !lOnge: qu'a-t-un signé à Évian '/ La pai . voire les sanglants rnachia \'tlismes ne parviennen t ~ à diminuer pour moi la valeur 00 ce tCJlite que j'ai sous les yeul( et que je tourne el retoumc dans tous les sens depuis quïl il été publié.~ dissous. En e ffet. Oui.mance '/ .Iliance. parce '1oc ce n'est pas ~ulemcnt un CCS$(""l- t'. C'est pourquoi il 1'Igit de la phase la plus dél ~ . .. Il n' y voil pos la paix.'est tout de même pas.. k pa.. Même alors.gc. à tous les ha.

tnüe des garanties ". 11 la refonne agl1l ire (donc 11 l' c" propriation del:i colons fmnçais) ct aux n. la Irisres!'C e~t vcnue de ce divorce q ui !lé!JllTe l' exaltant romantisme de la g uern. du FLN unI fait remarquer q ue " jall1aΧ eo lon i~ n'avaie nt auta nt offcn ~ leurs anciens oolonisa teurs . leur profi l.. à contrecœur. .aliona lÎs. genees françaises aVe(: les as pi rat iOI1 ~ de la rivol ut ion algéri<: nne '! C'CSI une question clé. LI. Mais dès que les vrais problèmes de la con~tT\lclion de l' Étar socialiste algéri en vont se poser. ~lIusiOIl Je suis persuadl!:. alors il faul s'atte ndre q ue celte chose-liI. nourricihe. une coopération vivante.atiolis (WI'IC il UfIC Ir. une alliance CS! née J.. Pour le mo ment. j usque dans les moi nd~ détails. l' eAtéric ur.l'~vacuat ion totale en trois ans. . que l'on Il dite. Il ne (aul ~s oublier et il faut relire . " L'indépe ndance ne se négocie pa. certaines clauses J. Porvdons l ' bpn. l mon avis. Car si les Al gériens unt fait qooi que Cç soit la mo n dMs l'âme. au contraire . en 1001 cu. dès q u'il s'ag ira pour t' Occident de se demander si l'on peut lo~rer une e Apérienee cubaine e n Méd iternmée. les pé riodes d ' inéalisme et d'eJ\aspénttion OÏl la viole nce élai t lIne valeur et la T\l plllre une linal ité. pou r IOUS les maqu iSltnts du monde . Commen t CCI engageme nt a-t-il été pris? Du fail de J' insista oce 00 de l'habileté des négociate\l f'1.icnt faire IR paix a ~. d u fai t 00 la coïncidence des clli.wlnlAllS. L:t voilà bien la "gar. C'est·lI·dire qu' il n'y ft pra tiquement pas de trlmsilion . Souvent ..~.i5e en J. Il y a e u. on le Ucv ine. i uniq ue (donc lia réd uction de la démQl:mtie). celles oû l'on disai t.. il est vrai.sme ct e nfantera l 500n tou r de nou velles ct hon iblcs convulsions_ Mais n'anticipons pas.ura alors li se redéfi nir et à triom pher des immcn!'Cs problemcs de la pai x. l'al liance B.m sfen com plct de t()U tes les compfte nccs ()' L"Qmpris dans II! UomaÎne de la Défense nationale el des Affai res étrangères) dans si" mois. w! ide . sott tôt ou tard . cc qui seraIt éVIde mment plus rassurant . des constructions temes et prteise~ de la pai" . il..ALGÉkJE.e et une vigilance sans lesquelles la coopêration sombrera dans le néocol-oniali.jue nous appelions de nos vœuJ( du fo nd du cœur et que nou~ saluons SMS riticcnce. •• " " <> . Le nationali sme !'C voir ainsi d~passé par lIne idM log ic dont 1 '~ga l i tarisnloC ne pe Ul q ue profi ter à ce ux q ui ne snnt pas arabo-mu.. des périodes d'outrance. alors. l' app lication d 'accords qui contiennent I~ meilleures garalll ie9 qu i pou ~ aienl elre o blenues il.j ui ne u uraient J'appliquer plus des lrois ans convenus. Ap~s avoi r trio mphé de la guerre. fnmçais 1 En ~h~ge de concessions mili ta ires françai$eS ? Ou bien. je suis persuad~ qu 'il fa udra au peuple français UlM: fon. ou avec la .la rtd uetioo d 'une armc!e de 60Cl 000 hommes il.rns(omlltlion des rclutions éconontiques cr 5unou t fi nanctèn:s). . que de très oombreuJ( Fl'3I>Çais d ' Alg~rie vont finir par comprend re que l'action de l' OAS rte pe Ul quc nui n. em. du 22 morl 1962 Une expérience cuboine L'esprit ri vol utionl'1aire condu it san . aucune base profonde n' a jantai~ n:fu~ d'e nvis. uo utc li rndcmcnt au plU.le tr. il. dans cette perspective . RO 000 hum~ en un . l'ai toujours p!: nsé que le ca pitalisme ll'at'COfllIDl. mai ~ ils se sont engagés. Mais l'esprit rivo! ulionnaire impliq ue aussi la disparition d u sectarisme rel igieux et de l'orgue il racial..'Klait fort bien de la décolonisat ion ct q u'i l était stupiue de croire que seuls la ehme de la V' République ct l'av~nemcnt d u social isme pourn. Mais aucun texle cssc:ntie l ue la rivohll io n algérienne . . les leadef'1.'(: la rivol ution algérie nne . Les Al gériens On! sa n~ dou te obtenu. elle s' llITlIche.. tri stesse.juestiun. et c'est comidtra ble : . He ureusement.ager a\'CC OIIvc rture et avec courage les probt~mc:s de la coopfnuion des deu A communautés li l'inté rie ur et de la coopér~ t ion de la France ct de l'A lgérie il.

en Suisse. Opf~1 son interdktion.« Rencontre avec Alleg » Retour wr l'E~u du 26 juin 1962 F'oll(Ois. D. il esl arrêté le 12 juin 1957 por le. dam '" banlieue d'Alger.. Castro qu'il8eril ta au. 10<. 50 délentioo "" les 5évices subis. ou gfood public le phénomène de 10 torture lin Algêrie.feré ou camp Lodi. une. Il est emuite Iron.. C'est le pre mivr oll\lroge qui " . " lOIl ovocot. commun iste el olgerien •.el.. après le. Le li vre e5f d'abord editil en Fron<. Où il ..e Giroud dres!oe le potlfoil d'Henri Atleg • joumoliste. 2011 " . porochu~>les de 10 1(l" D.. Il y flXcnt . puis cl Barberous!... Aocien directeur d'A/gllr IMpublicain ~ inlefdit en ~b<e 1955 ..e ou)( Éditions de Minui t. et reste pende nt un mois enlte leur.conlroint de paner doni 10 clondestinitil.sliOl'l. puis.P..e. outr. l.. juré. dissimulant les pages qu'il transmet le. mains cl E~&iar. la po-ison civile d'AJger.

tre nle lorsqu'il est de venu d irecteur d'Alger Ri pubficain . oo le dirait . ramassé. le héro$ de La OvesliOll. À l'inté rieur du paquet Henri Alleg. je ne sais pas . milliardai re en prestige. Uoo longue soiree bigarrée d '&lats de ri re et de coq-à-l'âne .jou rnaliste d' abord . c'cst possible. Algtr Républicain. La vie. le Imvail à accompl ir... comme celle de tout homme_ Seuleme nt un peu plus énigmatiq ue. écouteraie nt avec amitié. ill ustre prutout. Ta ndi s q ue lui il est là. Un o:il fusant de malice der- rière l'épais carreau des lu nettes. pe utêtre. et . Pas un instant je n'ai pe rçu l'ombre d' une affectat ion dans la d istance qu' il a à sa réalité d'aujourd·hui. d'aill eurs . personne n'en ~aur:a rien.lIns doute. . Il e~1 dovJl el sou r iant. " . un sourire spoma né. qui éçane largement des lèv res sen~ i bles . Tl en avait vingl IOniq ue. Cc t homme ne songe pas à sa biogra phie ou à sa fi gure hi storiq ue. lorsqu'il a ~té supplicié . et sa prem ière lâche C$t d'y intégrc r son passé. q u'est-œ q ui blÎllc ? L'extérieur... Tout se sait toujours . lui dit : . Non. C 'e~t un homme. Du maté riel historiq ue. Quelle erreu r de ne pas r avoir achevê L . ncrvell)!: mais contrôlé. il y aurait l' affaire Audin -Alleg.On sau ra comment je suis Illo n . l'llSScm blé. au bonnet roux des cheveux. où UJ"IC assembl~e ht!t~rocli l e mais unanime dans l'é motio n el respectueusement pétri rrée devant . Que la vis ion q u'il a des au trc~ n'en ait pas été al térée . avee un Irait d ' union . gai. dans la pre ~<. comme à regret.Si. Sans le connaÎtre . un visage tavelé.Bon. ct il regarde Caïn.1I Praguc. il a découvert . Mais Caïn se senl regardé. où J' empois de l' interview Il fondu en trois phrase s. prix Nobel de la tortu re. tu " as cre ver_ . à Cuba et I" au tre j ou r à Paris. Auj ourd' hui . Ell e ne le sera j amais assez. tout est devant lui. bien qu' il soil libre CI amnistié . L' un de ceux qu 'o n ne c hah ute pa. Mais il n'est pas pro fessc ur. à la foi s vif et COIllfJle lesté de plomb. Il a 41 ans à peine. peser en kilos .Paru oo n5 L" xpt"fJu du 26 iuin 1962 246 H7 Un air arrogant Rencontre avec Alleg Par Françoise Giroud Fra nçoise G iroud a rencontré Henri Alleg.. de cell ules el de ma tière grise. 11 a l" humou r de trouver la form ule savo ure use. huil mois de prison cn Ff'd tlCe . q u' Henri Alleg. à Moscou . tren te-s i.e mOIldiale. I! se fail un sang d'e ocre parce que le pré fet d' Alger "ient de lui re fuser l'au torisatio n de reprendre la public at ion de son joumal.personne ne ~it au juste o ù cela se puise. c'est quelqu' un_ Il le sait.Non. le vOÎnq lJev r de 10 tor ture. ct avec lu i tous les Caïn d u monde q ui n' ont q ue fai re de ce frère loul c nlumi né_ L' adresse pari ~ie nne d 'Ue nri Alleg est tenue soigneusemen t secrtte.. Algérien ensui te. pe ndant la gue rre . Il m' a donné q uatre heures de son temps.non encore réinséré dans cc monde où il lui faut désonnais circuler.cel ui du caractère . q ui serait «de nature à troubler l'ordre public _. Trente-six ans donc. lorsq ue le lieutenant Olarbonnicr. ma is il en parail plus encombré que satisfait. séparé du monde par une expérieJ1Ce à laquelle aucu ne autre ne peut ê tre comparée.. l' ave nir. j usqu'à ce que sclüose s'ensuive . . c'cst un corps 10 Ll\ court. officier de l'armée française. m ai~ dOn! la chimie interne est unique . Ce sera peut-être ph s dur que de s'endormir dedans. Pour toUles sortes de raison~ !. un front hugolien avec ses bosses hau tc~ qui cède nt à la fin la place. le héros _ étai t v~ nue le saluer. pei ndre e n couleurs..bie n qu 'il se w it é vadé il y a huit mois de III prison de !te rmes. il a dé<:ouve n I"Al g~ rie et s'est insc rit au Parti comm uniste. dans q uel imbroglio de glandes . Il est lIenri Alleg. commun iste enfin . En i mergeant de ces geô les.\ et q ue de grands éleves. parce que le co urugc .. mais d'abord parce q u'il est trop jeune pour s'asseoir à l' Académie des Héros . Il sai t qu'il a été rerranehi du cours des choses par qu<ure anni es de prj~on à Barberousse. le dépassant d' une tête . il ne le regarde pas. trad ui re en années. Paquet clos et myslérieult d'os el de chai r que l'on peul mesurer en cen ti~tres. Un homme . professe ur.

brute bornée. Devant lui . l'idiot. Et aptts chaque épreu ve. m. si non . et no n lc ur faire cadeau de: sa dégradation.le: la force d'ensevelir l' esprit.~ jours. li l' idée que: ça allait recommencer. « Aueinte A la sûreté de 1 1~lat . dcrhirt par la morsure sauvage des élec trodes lâc hant le courant en giclées.. décidfmc:nt. C'CSt qu'il ne l'avait pas • sur la gueule . de temp!l en ICm~ . comme des centaines d'auITes don l il eonna i&Sail le calvaire ct donl l' H if>to ire ne reticndfll pas le nom . sauf fau lque qui esl dément. Le clou . Peut-itre en aurait . comme témoin .. pendant quatre lins.curs . Il )' • 1. il est transféré en France. $Cu l dam l'enclos où il se promène.. parachut is~ l'ont rai t SOI1ir de leur usi ne A lortures et il a pensé. Prucès Aud in : il compaRÏt. t'Cue é tincelle.. Dans sa tlte 00 il s'était plus ieurs foi s imaginé face au supplice. drogœ en li n.0 QueSI. Un univeu en .oi.. vilt.. il n'a qu ' une très vague idée de son relentis~menl. le pleutre . Il le puusse du pied . des condamnés 1 mort . . dans le quartier Iles détenus de\'enus fous . il conçu le projet. u o . Un mois. un camp très décent. il y • quatrç officiers .. il a été j ugé . Seulement. la dfti llu. quelqu 'un disparai~l . la poitrine carcssts par une tordle de papier enl1ammé. Il fallait les obliger ii se dl!grader Oevanl lui.Je vou!> interd is de me lutoyer. Aucun n 'ose le regarder en face. . Il fallait ftre l' Homme. ks parKhutis lCS. . Et pui$. giflé. Cette foi~ . JI est au sec ret. 1. la v i~i le de son n'oeal .cc q uc vous faites 1 demande le gard ien. Il s'est retrouvé au camp de Lodi .ign Tre nte-s i:N: ans I~ue le capitaine Fau lque. • Ils vont me liquider. à la prison de Ren llCs. et des • délinquants. qu ar.rai répondu que je ne n!pondrai !)IlS .. œ n'est pas lui qu i pense il l'écrire. Ceux qui l'ont inju rié. ..Poru dom ALGÉRIE. Une race de Korpions Qullnd il en parle aujourd'hui.• Associali on de mal fait. l\Iis un jour la. !\ans communication avec le monde eXlérieur. II bruit distingu~.Tu vas répondre '! . quatorl. '! Ils n'olll pas ost: . qui hurJaientnui t et jour. 1 400 joun Son livre. l'eJlpérience en cortsciencc.Qui t ' ~ hébe'llé 1 . les plaies lnfecl~S. rtpu~ dangereul . ...(HI. un fi l électrique dfnudf enfond dans la gorge. Pendanl un mois. mais c'est son avocal qui le lui suggl:re. lu i demande : . il n 'esi plus à Barberousse et que le rtgime pénitenti. Toute: s. il s'est dit : • Je gagne. Dix an s de prison et Încarcé- 1'b~" du 26 iUÎn 1962 ralion à Barbe rou sse. Ensu ite . c'esl 6ni . fait tOUI Clprè~ pour les visiteurs de la Croix -Rouge.inltnue sous l' eau jusqu 'A l" asphY:N:ie . officier de J'armée fnmçaise. d ' un cerveau de fer lJ"empé dans la foi commun iste el prompt A lransformer.R~le . il comprend que: . . l'our un voyage c bel. Alors. d'une pelile voi. Il fallai t être plus fon que ces bourreauJl dérisoires qu i prenaien t leur sadisme pour une conviction.Il doit ~tre rouillé . Anaehé nu sur une pl anche. Un camp-vitrillC.ire eM une fonnule qui J"eÇQ\lvre diffé rentes rtal ités. chez le j uge d ' in struelion." . Il vit e!llre la mort des uns et la folie des autres. dit le gardien .a carcasse: meurtrie a tremblé. la tête ma.lntc-huit mois. Je suis plus fon qU 'CUl . .rtyri~ .Je vais le l'enlever. il y D un clou rou illé. Laissez.. les jambes. sitôt é teinte là.J' ai ~jA rtpondu . cet air iUTUgant que lu as su r la gueule! On ne le lui a pa s e nlevé. qui. il é tablit en tre eUJl de~ d istinctiOlls. . Par terre.. œnl pages q ui OI1t éclat!!: A la face de l'univers et qui $Onl apparvcs en IIOvemb-re 1951 comme l' Icte politique d 'un homme irrédlJl. .1ible. un peu plus 1lInl. Au camp de Lodi Il fallait ten ir.e cent. .Qu ' est. je vous en donnerai un neuf. jailli! ailleurs el interdit inlw. le ~xe. il s'est tu. sitôl vêtue.ech. pour le ramasser.. se ul ullns une ce llule. l'illuminé. de loin en loi n . jour après jour. il se penche.sableme nl 11 la nuit !. mais li oil personne ne peul a"o ir . Je suis viclOrieux.l e ramasse un clou ..le sadique. c'est le trésor majeur des p!'iMlnniers . Enfin. calme et \Illf1 qu ille.

il &vutait. Lacoste qu i d&11lll: enfin : . Insister ? Il n'a pas parlé. Quelle place He nn Alleg.. vite. Et.iI jwer dans la construction de l' Algérie nouvelle e t pourquoi sc choisit· il aujourd ' hui algé rien alors qu'il est de souche eu ropéenne '1 Il élode la quc stioo.)O Locaux plaJtiq ut~ . Nous ~ hangoon s des souvenil'll de prison. les autres farauds. issu de la petite bourgeoisit. le grillage de la fenftre . Front rép ublicain. Et puis il a s. vous comprenel. . sous une forme directe. simplement. censuré.? II M:nli t plus cou n d'énumérer t'Cux qui n'ont pas IllIvailié. élève du Iyc&: Rollin..Pourquoi est-ce que cc scrd it différent" dit· il. il a dcuA enfants.'lCnf.mais non diTi- Po.~~i un att achement personnel. de loute éVNenC1:. q ui ont alor. II y a là un garçon qu i a eu des démêlés pendant la guem: avec des geôlie rs soviétiques. un auachement de caur à l'objet-journal. Dans son dbir pas~ionné de le faire reparaître. un gardien entrait. Il renooce.. Toutes Ics heures. il recommençait. en s'ellcusam ge ntiment IOl'$(juï l sc réfugie derrière des dicbb. il a été mB lade . n~s en Algérie. son moyen naturel d'i nnucllCt. en espérant serrer la vérité au plus p~s flUIi~ e n disant honnêtcmcnt que je ne la tiens pas .. aVant la gllCrre de 1940. Chaque L'OUp de pince faisait un /:InJ it terrible. 6 février. La guerre d'Algérie sc termine. aidé il faire d'e ux .s. je n' accepte pas. il se relevait. il ciAAillait. Ici ... Il se levait. on a \'oul u qu'ils soient. mat:hines détrui tcs. Iger Ripllhlicuin. de Français..almé ct proliféré partout. reconnaissance par le Tribunal admin istratif d'Al ger de l'ill~galhé de l"i nterdictio n. Démarches. Cel ~ le fail sourire . . interrogé li la magnéto. elle. !lQCiété dont il est le diR'C· teur. espoir. le premier parmi be:aucoup d ' au ~~ scmEs de pièges.du Pani communiste algérien qu ' il a rejoint par horreur du colon ialisme. 11 5 sont. police rigolarde devant son visage ru isselant de sang. Moi. Mais C()01mcnt ~l"CCpler que ce ne soit pas diffêrent '1 Moi. Alg. de sa bouche. On r a transponé à l' hôpital.t procuré une pince " Il oc le dira pas. Le tuyau peut encore servir. La révolut ion. militllnl . il s'CSt fait un pantalon. ma i ~ au. consenti. AI~ il a pris son stylo à bille et li l' a tout bonnemelll r1Ijouté . n'est pas un organe CQmmuniste de stricte obédience comme: on pourrait le dire de L' HlllOOnifi . II faut donc p. il y a bien évidcmmenl la volonté d'action politique. il s'est senti libre. AUe! en parle DOn pas avec le mépris que l'on peUl coocevoir pour ~ hommes méprisables. prépam nt. II est marié. dans le silence nocturne. dès ce pas franch i. Comment il s'e<. a es. panicipé à cc cri me. on a travai ll é. mais lui il parle des FnuJç&s.lUlo li leurs galon~ . il se recouchai t pour I"e ntrtt du gardien . fil après iii. Quelques jour. il parle . I"Armée Fronçaise. e n .. Pend:ml IOU te une nuit. Il a été interdit en sep· tembre 1955 .~ant ses jambe~ dans les mam:hcs de la robe: de chambre .mme temps que divenei organisations. sur la Usee noi re . Lorsqu'un commissaire c ~t venu signifier à l' administrateur l'i nlerdiction doc: paraÎtTe. journaliste .AUJ t:RlE. au lieu !.. le journal ne: "suni! pas. je m'y connais plutO\ en Allemands. Qui.. j'interdirais VOln: journal. Alleg b~!Ié.. commeoce . il Y insiMe . on s e' l aperçu q ue. Le journalisme est pl us que son nXtier . plaintes. on. II est journaliste. ct il aV3it une énorme robe de chambre. mais en condui· sant ses phnscs ail il veu t.le le~ traiter comme une tu meu r ~ur un corpli sain." dons l ' bprftl du 26 Î\lin 1962 geant . il était li Prague. À Rennes . tOUS Plus qu' un métier Il était en pyj ama. sa forme d'ClIpression. mais avec une curiosité d' emomologiMe pour unt: nçe de scorpions que l'on croyait gennanique mais qui . c'est son passe!. seul dans une chambre. Même si vous n'y imprinliez que l'Évangile scion saint Jean. son in~lrurncnt de combat politique . quel rôle Henri Alleg peut. De J'avantage d'êlre petit : en pas. ils nknl lOUI . traitb avec les ~gartJ~ !.r RépubUcail/ a tté cent fois saÎsi..au t~ . les uns affol~ . une licence d ' angl ai~ . Oui. et parfois saisi avant que d'être impri mé. et entre dans la clandestinité. par déduc· tion. Bien sûr. par hypothèM:. aitlé .> plus 1llnI. pour essayer de le comprendre.x::é der. Ce n'est plus Mm pre. Tout cela. il a cisaill é. . JUlKlu'iI 1955. 1I ~iJ1u:sion Ils nient tous . faci lement. • ' o . consenti.> d i ~ ans et sept ans. Françai~ de Frunce.

~l yséc~. Que lle est la pan de di scré' ion voloolairc. plus év idemment nécesSIlire au x yeux du peupl e . frlnchemelu. que tout li fait ministres de que lque chose. lu i seul le sait. c '~ qu'Alleg est tOUt le contraire d'un Ihéorideo froid . Quand je lui dis qu 'il StOl peu t-être minisU"C de l'Économie (COlnI1lC\ son homologue Che Guevara 11 Cubll). Il d it: • Je suis algêrien .il~.mai~ comme on nation aliste algérien de coIte soc ial istt:. je n'en sai~ rien el il n'cxiste. sur ce point. par o Ïl dive~nt . pollfljuoi pas 1...tin. pour le peuple Ilgênen .! s'i l cnt re dans sa $"l'Milion une part de :. • Et Susini ~ga­ lernen\. ce qui est possible. que des versions Qflicielles tactiqucs de part et d'Dutre.liOn ClI ? S'il nou rrit de puissantes ambitiorus personr.liOn passe! l l'avenir. il n'appaoût pas comme un ex ponateuT international de doctrine qui pourr. en France.~. " Oui. il nt. En d 'autres teones. Je lui ai dcmand.il connaître les journalistes de race pour savoir â quel point ils peuvent parfois prtf~rer se sentir un peu miniM!CS de fout. Je r.. et Susi".çeptieisme quant DU~ chances d ' une évolution vers lc socialisme . it demain plante r sa tente aillcul"$ _ en Frlnce. la réponse 13 me illeure à la si tullIMln de I"A lgêrie coloniste qu i commence 1 faire cmquer sa cro(lte de misère: le socialisme doit ~tre I"instrument de I"Alg~rie. Le socialisme eSt. rêpood Alleg.!lles. Fron t de li~ration n:llionale? Que ls sont-ils a ujourd'hui? Pa r où se rejo ignen! . Il fait con fiance a u mouveme nt et au C:OIItt:nu que le mQt '"' inck!pendancc '" • pris. s'i l pourra ama lgamer.. Est-ce.! ~ais pu qui est Alleg. il étuit à la fois rad ieux et émou~an t. si l'A Igêrie future l'absorbera ou l'éjectel1l. porta nt une !lCrViette aussi grande que lui . Mais peut-être faut. Impossible de dire 5' il ~ tQutes les don néC$ du problème.. il n 'est pas enL'QI"e retou rné e n Algérie. ce qu ' il tkvieodra. à travel'!i leur journal. . À deux heures du m:l. il le cache b ien. et non l'A lgérie l' un des instru ments du socialisme.Vetli sept ans d'in imaginables souffnll"ll. Il dit aussi : • Je sui~ opti miSle . L'Ex. pour lui. r < "o . Mais Chevallier le dit depuis 19S4.POIU don. et aux méthudes du Parti co mmu niste. pa~ revu les hQmmes de Tunis. e'e~t 11 la fQis plu~ fae il~ . ~ 'il est un homme seul ou suiv i d' un cort~ge. • Radieux Et il l"eSI. clandeMi n sur un tmunir désert des Champs.e . du 26 iv in 1962 La meilleure réponse Qoeh étaient les rapports entre le PCA. le Parti communiste alg~rien. Mais il ne di t rien de semblable ct rien ne permet de condure qu'i l le pens. Il n'. Une si tualion n' cs! jamais ligh. de prudence modeste el de non-i nfonnatlon directe sur la sit uation d'aujoord 'hu i dans le vague opti misme de ses pronostics.""Cll. e t le FLN. 1 II1I. depuis huit jours . • Jacques Chevallier aussi dit : "Je suis a l~érien . joyeuscmenl. Le sû r.. Dans un p ays neu f.iJs .

pe.rooirs q ui prend des allures de S(luve-qu. el 1'8>l00e des pieds. lois la Méd il9ffonée. le 3 jl/itlet 1962. 2011 " " . il lait dans le.. Di x ons plus lOrd. 1 .. beil de ces folles ~jnes : la poli~quo de 10 lerre brûlée dec.ét . de 10 prodomolion de ~Indep&ndance.. en juillet 1972.. por l'QAS dont 101 com ma ndos Iont SOvI$! tout <e qu'i l. dont beavcoup trovenen! pour 10 première D..... l'Exp"". peuvent..u. "' c « J'ai vu Alger devenir folle » Retour $Ur l'ExpreJJ du 3 juillet 1972 Jeon-F ram.. l. 1..ois Kahn 0 vécu e n Algérie ies trois moi s qui ont !. en mors 1962. coIonn8s d..éparé la sigooture des occOl'ds d'Êvion.L la Fronce en trois mois occueilleio quelqU<l 600 000 rapatries... pillcIn' a/lvanl.

" Nous esuyoos.t Poitiers! • Un homme: d 'un certain Ige.~ CRS partout. 11 Tizi-OuJ. En fai t. pourquoi itg ne: tiren t pas .()ld. dans la Loire. Là-bas. . pendanl ces scize mois de captiv ité" ..c '" asiatique:" e~. le renouveau. L'ClIbse5.. Un !iOIdat noir. d·a iIlC1lf5.~ inlére.. . Quel foutoir. Je: les rencoolrc: au siège de [a 1. L' un.es autres . ici. a~s s'êlre affublé d'unc: pancane qu i proclamlit . l'OAS se déchoînait : loi". CI il Y a ~ la fureur .. J' autre . faits ptiliOl'lniers au début de 1961.'Iarbre.vc.~ Ion de t'opération « Jumelle s >o.llIlt pour eUl! ~ . re nuent par la rue Miche let. El il Y a d u bru it. soIdaL~ de: t' Armée de tibération nationale . d~ 3 iuillet 1972 tente ml me de frapper. hurle une fe:mme: . pour être à pied d'œuvre . l' Iger est loin. Il Y a dans cette petite foule. les accords d' Év ian mettaienl ~n ô huil ons de guerre. RSlIÎS sur le Irolloir.Avcz. dcv anl leurs éclM>ppcs. C'est nous autres qui somme! les n:bclles. la vi lle s'engluant peu il peu dans le: couvre-feu . dont un Anglais qui ne cesse de chamCT aveç l'acl. ! • ! ) 1 1 1 &ant. Dc~ fam i lle~ ent i~n:s rç ntrent dans les villages abandonné. Il ne devait y avoir ni vainqueu~ ni voillC\Js. .'. vous les aurez les "mclons-. 28 a vril. dans la Drôme. non plus. un peu tendus.onc militaire. lI\IIi~ tOtiS les jours on mangeail du couscous.. et il y a du sang. el(aspéré~. Combien il vous paie. Le ~ri tmtre des facultés est bouc lé.. le FI. nuintenant ..~ion du barbou7. d'engager le dialogue : impossible . Atge r n'est pa. se prend III têll: 11 dcu ~ mains el marmonne: . de ux mit il: dnq eel1ls marchands ont lvuché par terre. La nuil lombéc:. au visage couleur de brioche:. j usque .. des katibas rebelles. ct de. à cet égard. !!ken/rie. '" lei fcHouze!. De petilS groupes . d~s l'aube .~.. " . Comme si quelque lave folle Oégoulinait de eelfe çascade de cubes blancs qui dégringolent vers la meT .~ el attendaient des Ofdres en !Se fa isant dorer au solei l.. ils sc l"Ollchaienl DU pied dc:. la vOÎl! êraillée de la radio pinlle : des monÎlÏons pour le lendemai n. maintenant ! . un envoyé spéci al du FiglJflI . Il y • des f.oo el de truds ..."ent d 'Ol!ford .~ . La ville se mble cassée. &ra!iée sous un desti n qu'eHe veut exorc iser par ta clameur. >0 Sur JO 000 supptéüfs kaby les. l. un mois plus 10C. '" Ne reviens jamais. sur cette place où iIOIll tombés. el il y a deslannes: et il n'y il ni pain ni roses. toutes dtcorations dehors. U sont des lTlc:5:Sieurs. ll ier. au coin de 1. quel foutoir ! .~ous été bien tnlilé!l " . >0 . On s'est rcgardé.~!". Pour la pre mière foi~. OR en D mllITl!.. C'e:SI pa. SimpJcmcnl. on ne :rIail pas Ires bien s' ils sont pass~s au FLN ou à I" OAS .. Les marchés regorgent de marc handises : .. 1 .nl tout souter.Poru dons L'hp. '" k sui s un journaliste j aponais ". • Qu·. 9 <XXl ont déjà rerKIu teur!> a nnc~ . plus de stupé faction enC(lre que de: dê!SeS+ poir. Tout te long des chemin s qui moment vers la Grande: Kabylie c irculent des files de boum<. "J'ai vu Alger devenir folle» Par Jean-François Kahn déjo . vien nent d 'être libérés par Iec<... nlOR te des pctitc:5 rtJcI~. qu'il (] vécus en Algérie. . est de: Montmira l. Allez. mon Dieu.'I. de la passion el de "a\'eoglemc nl.. pu is on s'esl éloignés &ans un mot. un million de pieds-noirs MI metIoieot aussitôt ô foire leurs Dix ons voli5es. brûlanl Iout.[ . . aveç sa canne:. En 1962. C'Cj. de SaÎnl-Dem icourt . qui <. j usqu'. en rase campagne. oontrasl.~ Uf Ic!\ toit~. renchérit un homme d ' un certain IGe... fusion de ramen ume .Oui .. me dil le généra l Simon ." ! Vous voyez bie n que: ce sonl des barbouzes! . homble tango.aL~. René funin .Rien du tOUI ! Eu. ...t parce qu'on n'e:~t pu a. la poudre d u nll! pr is plus la rnkhe du mensooge : e l cela donne l'OAS.~scz. a préféré regagner 50fI douar d'origine. Jeon-François Kahn évoque ces trois mois de Jolie qui 0111 seporé 10 sigr'lCllure des accords et 10 proclamation de l'i ndependonc:e. les demiers manyrs de l' AI· gtrie fnmçai!Se. ~ns un "luI : c 'eSlla drole de J)lII ix ! DeUl! çhassc:urs al pins. On ~'OUdlllil du bifteck. 27 Kvrll 1962.. significative: : un cO!d~re nippon .. des patrou illes françaises ont croisé. Michoc:l Didie r.:-vous fait. li ront ou hasard SUI" les Musulmans. prêts au l"Oll p de: feu. l'humil iu ion. rue d "lsly. " 1 .e &aisis- A lg~r.ou. '" Vous SIIve1. Anenlie.omma ndc la ·tOne mili laire. Nous sommes quatre journali"eJ. chaudes encore des effervescences du jour. ~mieu!e.

Résu lllll. quadrillée pat le service d'ordre de 1. dooccme nl . en ple in fief FLN . marche tOUI !!Cu l. incapable . quartiefS. !oC débat par pelites !!CCQUS!ICS. des c haifS sans formes. comme coUt sur le trottoir.~.o!t par quatre gaillard.. Je criai : • Journali Sle ! Je suis journaliste! ".Nos gardiens avaient des trans is!on. des systèmes de d istribution gratu ite de farine ct de semoule oot tu: mis sur pied . elle n'a exislt que que lques jours. • " " .. san s cesse. et le IlIS ! Le w monstrueux de corps dtchiq toetés. la viok lK"e et la peur soodaiem une communauté entlhe. c'est dans un luelicr de menuiserie. Des M timents bas CI gri s. Les consommaleuf$. restent un moment immobiles. e l l'homme s' ~crou le. un mQf"Ceau de ch iffon. la désillusion PON dons L'EJrpI-. .tenant encore . ça 'Ya ~!re la qui lle !" " Retour 1 Alge r. maimenant ~ gars. Qua nd. j'tai s l n clcourt . impussibk comme l ou~ les rêve~. tanl mes mains tremblaien!. 2 nlUi.ou du moi ns ce q uï l en de meure . et. fral emcl. des injures.~uis p~ . lui aussi. La froide st atistique me rnmèncra. protégée de tOUS cô~ par des ntinibarric. Dans les r. Un phannacien s'est. d ' au tlti enjambent le L"OfJlS. 1" mal. devlnl un centre d'embauÇhe. Cell e Algé rie.Cllrrée ou il la Casball. des formes sans visage. brisés. dans des pb:mnxies de la ville plastiq uées. au milieu de) copeaux. Je cruis yoir des centaines de Je crois voir des centaÎnes de morts 1" mMl. en anendant l' embauc lle: une voiture bou~ d·explosifs 1 uutt en plein milieu. pl u~ tard. dè~ l'aube. un Mu_~ ulm an . j'ai enlend u le bru it de la déflagration du cl'ilé du port . gl1Ql n'est plus là. ient d 'uhapper au carnage. Il y a. un petit bonhom me au type espagnol tres prononc~ si rote une anisette en tenant ~ la main un bouquet de m ug~ .inc. sur ulle surface g rande comme la moitié d'une place de vill age . Des lib de <. c ipitL.cl. main qui lui reste . lA: bru il d 'u n bouchon de ch Qm pagnt: qui sau tt: . des (ormes sans membres. nous a dit : ' 'Ça y est. quelques brins de muguet épa rpiUés su r so n visage souriant. Il est par lerre. que les m.~ (I.~ arabes sc IWnl tous replits dans leun. lone . Seulement . M)US Ie~ arcadc~ . ct s' immobilise. projett à lerre.u du 3 iui llel 1972 . une bouscul ade impercept ibl e. se reto urne: l'Espa. un co nfrère du I-ïg(JrQ. des '1uatre coins de la ville.!. Des ouyriers doclcers étaie nt massts là. s'entas!>ent des médicame nls . POlIr certai ns.liI. Ct: n 'csi pas un i vt nemenl.:arn p !iOnt alignés sur deuA rangs. mis à vendre des légu mes. Une gra nde pib:e. Les conuncrçants dflivrent de la nourritu re con tre des bons signés.fII1k de biton~ qui !le mirent 1 n:pou~'ler san~ mc!nagemen l ce ux·là même~ qui \'en.. Je n '~lais pas assez habi tué .. sans doute. toujOUf$ un moment où un ré volulionnaire rhe de quelque monde itléa l. une Alg~rie I lgtricnlte à l'éche lle d 'un quartier. O' aborrl . Quand ils ont em~ndu la nouvelle. a/i!ICZ bi en habi llé. CI me retrouvai io. un de ~ spectac les dont auc une bonne liut rat ure ne tolén:rai t b dc. rêcupl!rés . ~ Maison. Pu is Man n. Puis.lyons d ' une bibliothb]ue . à la réalitê : 62 . l' un d 'eu". (k::. de s doc k~ maculés de su ie. Soudain . encadrée. je me . ancien ~alon d 'u n riche CQmmerçant. c'~ une petite républi'lue indépendante . Il Ya cu q uarante-dcu~ assass inats politiq ues. dans la mon s. Le s passants s·écancnt. debout devant le 7.-Ioe-feu ~ait conclu? . pendant le week-e nd . • flab el-Oued.ALGÉRIE. À CÔt~ de Gtrard Mmn . deu" COU piS de feu. Pu IS ce furent des c ris. replik sur elle-même.~tcur.Comment avez~voos appris que le «ss. Une dem i-heure plus lard. Bclcourt . quand la terreur.'ICri ption.ente m de temps en temps pour proposer des draps ou des pyjama. d6articul6i.. de lungues plaques rougCli. unan ime et my stique. Les commcrçant. re<:roquey tllt. dl: rédiger le moindre art icle ou de prendre la moinllre note. ill li rmihes en bloo~ blanche et brassard li croissant rouge ~' a(fa ire nt au tou r des b lessts plus ou moins allei nts que l'on amène. a été lJ"an~fonnée en hôpi tal. il Belcourt.. Et des diza ines de bles~s .dcs q ue surve ill en t des hommes en amlcs. des celllaines de petites ctrémonies pntriot lqUC. UIIC petile fi lle . Nou~ prenons un verre au bar d'u n café qui sc tlOU ve à dro ilC de l'hôtel Aleui.utonomc d'Alger du FLN . un peu de sang au coin de la bouche."( puu~ait a~oir éu: louché. comme ~i chacun lI'eU. je fus saisi.:nagèrcs achèlent leurs earones. tandis que de vie illes femmes voilées se prés. tou l lutour. et là. Rue Pa. l 'h~ u r fait ~rmai~ panic du quotid ien.

q UI a mi s Ulle cl in ique il la disposilion des Musu lmans.Ma is la voiture piégée contre les dockers .\ . ..il 20 heures. Toute la joum&:.DeWI. t ntre mê lant les cris aigres de leu rs s irtncs. SOn! arrivés. ~ Climat-de. 5 mai . mon Dieu 1 12 mai . des CCIII I'tS de: tri .là. • El eu. vous savez bien que t 'est une provocation du FLN .. " l ' apprend s que les rr:spon~blcs de l' Almée secrt te !le f. d iffuS4! par l' OAS. Il faut faire des k ilomètres pouT tmover des légumo:s 11 de~ prix a.. 98 motts recensé5 . saM hésitat ion . Quand les Am.. proc lame: c Qu'oo ne vienne pa! maintenant s'i ndigl'ltT de la sév~rité de nos coups. un turban crasscux aUlour de la tête. le j ugement est plus sec : .!tropole. des Mu sul mans sont tombés. non-dénollCiation de malfai te un .iII~r. L'Or}!. mo is. J' ai su ivi de loin le commando. à El -Biar.o. Chaque Europ& n doit discrt tement menre 11 la porte !-Cs domestiques musulmans. c'cst de h.. Sur les mu n. a u milieu de! gnITitis Mroiques ou des dessi ns naivernent ~vol ut ionnaires. ici et lit. c 'cst Disneyland . Je demande à un responsable: .!Ie succtdcnl les portnilS des grand~ c hefs myth iques . guerre civi le esl dl!. La plifecturt parle de l1iehe:. ils bombarda ient quotidiennement le~ grandes villes allemlUldes et ruaient . Alger CSI devenue une ville toralement folle. Lorsque j'e u. rue de Lyon . pl u~ieurs dizaines de Musulmans .m e lll -il~ de leurs quaniers ct. en ces jours de mai .Oflt Itunis clandestinement pour meUre au point une nouve lle tactique.ti n(!es Il camtli!>er le trop-plein d 'exllltatiOl1 . 6 nrui. et que les tas d 'ordures atteignent le trois itme é tllgc des mai<. SI. JO Dan~ un tract il u~ge interne. ee sera à nous de jouer.• De lon8ue~ tiles de vo ilU res commencent à pre ndrt le chemin Je l'aéroport de Mai!iOf1-Blanchc. déchargea it une camiollnctte d ans une petite ruelle qui donne dan s la rue Bugea ud . mais elle n' est pas cocon: da ns les t œu rs. Ix u x cnups à boUI ponant.fcu a été avaocé 11 8 he ures. attentats . et il q ui. Sur les ordures qui s'amoncellent dans les rues. les jeunes ram asS4!s e t dirigés .. ver.anisation JO déclan: qu 'elle ne: pe ut to lber que: ce na ins. des miltic:1'lI de femmes et d'enfants . aba'iOUrdis. plane nt des essaims de mouches. Deux ~ tages ue la Caisse d'as~ urance malauic de: l' aven ue du 8-Novembre ont été souffMs : 250 000 affi liés on t tout perdu . On ne: peUl [l8. Mais . Le rouvre. Ben KhcJllH . Qullnd lroi.ataîlle " .. h 'ent une h. re . mon interlocuteur me lit Qbseo'er : . on llIConle volontie l'li que la fam ine règne li la Casbah.. Les jXlSüntS regardent te rodéo Il1Igiq ue en fe ignant la pl us totat.ion avec drupeaux el musique. Un lellle .oos.Et~ 1 .. de deux inli rmière s picds-ooi r~ qui se SOnt pr6el1lées ~ la Ca. q uand les piquets d'au tobus $auraient au milieu de bandes tl 'e nfants 1 .! ricains ct les Anglais oombatlaient pou r la liberté . e n b lue-jean etlricOi de corps ray~ .. pou r envoyer le n"eil • mon journal. VOlIS approuvez? . me di t un c hauffeur de tax i européen .la dh. 1I ~ "OIIt il la mort comme on va chez le coiffeur.nronomique $. • M:ti~ dénoncer quoi. Rue Michele( . Pourquoi '! Pourquoi.Aprts. Combien de temps tiendrez-vous ainsi '! . qui OI1t réalisé leur fon une e n A lgérie. à Bab e l-Oued. Chicago .CÔ(e il côte. leurs atienUl ts. sans un cri . Tous compliees ! JO les passants regardent cc rodéo tragique en feignant la plus totale indil-férence Retour dan~ la Vi lle blanc he . s' il le: faUl . Les pic<b_no irs . chaque jotJr.j il iru. . Le festival cont inue .~ pas~r ça. il n 'a ml! me pas bougé.vitri ne . Les ambulances ~ illo Jlne n t &ans f. en camion . som de. comme: ~ ' il s fai saient du Iè<:hc. Il s e n ont descendu de ux aU1re~ e n moi n) d ' une demi-heure.Ne me failCil pa' rire . con ti nuent d'exporter leurs capitaux en m. il. sans rai JOIl appan:nte.. calmement. s' enfoncent -il s dan s la vill e OAS jusqu ' au moment où Ull lueur me l tin il leur prome nade? Pourquoi ce suicide par procuration 1 Cclu i. ct il eM IOmbt.~ jeunes gens. Aït Ahmed . D 'aprts les d irtte i'o'es en\'oy&:s au.uy~ Ile fUi r..'Csse la ville. n'é taient pas Ikhe5.\ chefs d' üOl : .bah pour proposer leur aide.~ Paris lU uHfpftonc:. On a nos tic hes ! JO Et Ics Européens'/ On parle de r iniliali"'e de Mgr Duval.cri te dans les failS. 11 wU! d ' Alge r.ALGËR IE. sans d iscrimination aucune: : l. Les appan ements JOIlt fouillés .France. rauch6 d 'u ne r~fa le de mitrailletlC ou ab:lllus d'une balle de: l't vol ver.: ind iITérençc: .Ben Bella. n' a pas es.

Un consomrmueur. ce hav re a"ilicicl ()c LOUbes blancs préfabriljués vil ll' heure des discu. le capitaiJlC Booakm (Ous. L·tlOmme qui ~ ~ani~ la ri poste musulmll1lC se oomme Au. Quand je rejoins le cent re d'A lger. 1. pourquo i. ce n'était qu ' un avert issement. 262 com prennent pa. " Rocher-Noi r. • 115 "On! le lyoçhcr. La zone DUlooome d'A lger d u FLN . sur les cafés européens.'I. une centai ne de personne s som mssemblée5 ct di scutent furieusement ii grand renfor1 de gestes: • Les salauds. qui fut membre de 1'~lal -major de Boumediene. • On nous lâche. Un homme "illé en athlète s'a vll/lCe vers lui et. Une impression seulement . 11ait prisoonier par les Français. Des cris : • De. hurle unc fc mme éche velée.!=: . Six coups brefs. il 300 m environ. La fu~madc paraÎl l'tre partie des quatre pa"ières l ia fois.~sacre r Je prends donc l' en ti~re responsabilité de ce qui s'est passt. Ça nous ava ncera il quoi?. • Fous le camp. Mais ils ne le lynchent pa~.3. . e n compagnie d' Alai n Jacob. . Le s mids musulmans on t fait vingt mons européen s.. À Mogador. qui sont. il disait: "Qu'est<e que c'est que cet accord d' Ëvian qui pe rmet que nous nou~ fassions ma. moi ~. Le peuple comme nçait à nous criti{juer. à AZ7.lIUlinn Paru dont I.. mais les hommes de 40 à 50 ans. 13 m/li. en tenue de combat. l Rocher-Noir. le reprisema m du H .1 Arabe5. Il est un peu pl us de J7 hcuIQ et je descends d'EJ·B iar. Celte d~ jsion .. . dOtl t on di t que r ex-colood I\rguud Il pris la respon!l. L'OAS ~ienl de couvrir l'assa. d' un direct du droit. terrurbte d'occasion..-ienl d ' ailleurs de pu blier un comm urli. s'écrie un jcuoc homme. À ses côtés. les fe mmes ct les enfan~ .:rie une jeune femme . VOLIS les avez vus .~sions froides d 'énarques dislingués. j'ai l'i mpression. le Dr Moocfai."Cdik). en "oiture. . dans ...Il. du J jyil\e! 1972 d'Alger l l'envers.lue les Mus ulrtWl$ d' Alger cm icm au cc_~sez_Ic:· (cu 1 Eu. il~ tirent sur tOUI . ce soo t des A~bes!. il y aUl"1lli t eu bea1. 'tvada apres avoir é té l i~ré sur parole. dont il de vient difficile de contenir l'cx aspl! ration . . regarde en silen-çe sa main {jui saigne. Un pUSII nt a été blesst à l'épaule . Ja dk.~ galets sur le sable. Un autre lui lar"ICe un cou p de pied dans ~ CÔ(es. tout le monde nous abandonoc ..edi nt : • Pourquoi avez-vous décid~ de pilssc r à l'action ? _ Il faut plutôt nous demander.• On sc fou t de nous. Si nous repll'nons les hostilités l Alger.s . de colo ns rançnnn6. Ils ne ).. lui (. ce momen t. un vieu:lO Bcrbèn: enturbanM arrive su r la place . Nou. cette ro is.ed inc.lCOUp plus de v ict~.:. ça mitraille un peu par1o-u1. Il me reçoit. dit uoc voix . dit-il. 11 faut les tuer tous .. C'est un lIIlÇlen chef de la willaya IV. Plainte:. croyezmoi.~~ i nat de pJ u~ieurs femmes de m6nllge mu ~uJmanes. Ce ne . l'envoie Ji terre. Je demand . maimenant.il mort.. Le reste dc la foule ne bo uge pa~.bil ilt. De petits commandos tirent. r ". ils SOOllOujOUrs en guerre. il . nuus avons l' entière in itiative de nos décisions.5 In ai.. "~gue des maquisards de la demi~re heure.. Ce sont eux.. Les vitres d'un clfé on t volt en éc lats. De chaque c6~ de la rou tc.. aJot!i. tOUl Je monde se jeue l plat ve ntre. une mitmillctle sur les geooux . ct mi ses cn garde d u FLN qui IlCcu!>C les zoua ves et la U gion de co ll aborer ayec l' OAS viennen t échouer là. III. gucrre reprendra dans tOUle l'A lGérie .ont plus les jeune~. depuis deu. qu6 Il'èS menaçant. qui se pique de poésie .~ avOlL'i donM 5 000 noms de membres de I"OAS ault autoritb.. . me petite pi~ rue de Belcoun. k s fellaghas. salaud . nous restions pa!il>ifs. Commenl voulcz-YOUl> !. Un troisi~me Ic jette sous une voiture qui freine . Emre Alger e n proie à une demcnce 5uicida ire el le bled déjà ~u brnclJé par II. des voj1Ure~ .. N au sein tic ]'eJ{ttutif provisoire. Si j'avais laiSl>l! les hommes faire cc q u'ils vou laient. « C 'cst nomlal. qui donc leur donne des armes 110 Quelqu' un arrive e n courant : «Ça mitrai lle à Mogador ! 10 En fait. L' Arabe se relhe en trembl an t de tous ~ s membres et ~'écl i psc . m'explique. comme de... a c u pl us d'impact sur 1:1 masse ardoo que 100S les atlcnlal~ pr6::édcn IS. polit iSl!s. c'est un univn'S lunaire . Même scénario . tOut t tonM . du M(Hu/~.''-pre.ALGERI.I . que de graves confl its internes ont éclaté au sc: in même du A. Pourquoi ne les "t-on pas encore arretés 1 _ Aye z-vous mi s Je gouvernement prov i!iOire algérien au courant de vos projets ? _ Sur place. lorsque surgit.. 1Il'avünl. une Peugeot noire qui ralent it brusqueme nt dans un cri!iliCment de pneus.. pour la première rois.

~ vieillard~ el I~ m.ge '"! . Il y a là.bde. qui se pré. di t une dame en T"Cl. Foochcl. les yeux hagards. il y a aussi le représe ntant de la l'ran(.. . Pu i~. de TIzi-Ouzou ou du Deuxième a ureau.. Des femmes donnent le biberon. que vous ~tes des tueurs ou des faseisles 'f . Il se lermine par ce. Il y a encore cette armée de! fronlitre~ qui se lait. NOll~ n'cxocu(()flS pas au ha. pleurent ou jouent inconsciemment.~ fe llaghas d' Alger.. ChriMia n Fou~hct. Du ns un coin. Les rares fauteuils se vendent au marché noi r. ailk"es par les CRS transformés en nurses.. vous seriez tm en nemi. À Alger. Fun ivement. qu 'il y a une place libre dans un avion . Au bout.P"'u d"n5 l'bpnu du 3 jujllet 1972 À Rot'her-I\oir. au seul guichet restt! ouven. lui. Par une filière. ~i c'e~t votre opiniO<l .J. un c. c'est de nouveau J'attente.. et 0 11 vous tuerail. Depuis deu~ jours. fCjKCOO le jeune. le piege se refenne. qui prÔ!lent la modération. Des enfants..s. plus la moindre petite mallette . ne cesse de joucr avec une di.'\ard. soudain. Pistolel /t. • Et les femme:.1. épi nglé sur un arbre . il y a un e. Dans les magasi ns d' Alger. les CRS. un homme et un enfllllti a DoulTC'nt de ballon et de colis. lou t le monde descc:nd. IIOUS allons lancer nos commandos contre leu~ quaniers. et de ux honunes plus âgés. " " . hier.aine de balles com me avec dc~ osselets. ~ n'a plus le temps d'effacer sur les Irottoirs les taches noires de soog 16 mili. De~ lits ont l!1é rJpidement improvisb avec une ~al ise en guise d'oreiller. Le jeune homme qui me tienl ces propos. Le Hongrois a fait une entrée mt! lodramatique. La route est li bre el. qui ont fail dan l la ~ mc 54 morts et 34 ble."C. une ~oitllre attend .ndon nc les voilUre. et une • patrouille . des dizaines d 'enfant ~ agglu tinés crienl.-e. on ne trouve plus de valises. Au coin d'u ne rue. BUlé. je li~ un pœ me anonyme. À Bab cl-Oued. pare-choc cOlltre pare-c hoc . Un coup d' œil furtif. une femme sMg lote .. . plus de 1 SOO ptTSO<1ntS campcm dans l'aéropon de ~hison .~ mou : • El les enfanb' diront.. Rccord d'atlemats indi viduels : 74 en vingt-quatre heures. Alors.'lCntent comme des ~"eul"5.~. atM. 115 ont peur des commandos d' intimidation de ]'OAS.Bla'lÇhe. r ai pu noir le contact. en s'ocri anl : "El troi s de moins!. N JO ." El il me montre une caiS5C' en canon remplie de fiches blaoches de la police d' Alger.. La foule impas~ sible passe. il a jeté trois cartcs dïdenti tt! poisseuscs sur la table. tidtle.Alors. presque tendreme n\.. te voilà donc fauçhê. C"c~t la tête de Turc des pieds-noirs.-. le~ barrages. " Ce que IIOUS ~ou lon s 1 Faire ~rti r les Musulmans ! f'()TCer J' arm~ à prendre JllIn ie pour nous CI contre eux."'on. qui va d'Alger à Maison. ç'est la fi le sans fin des voi lu res.~ enfants. outre deux autres ~unes Eu~ns. de mén. traitre Fouchel.~ .éc\!tif provi~ire que préside le dow: Farès. • Vous sa~ez. trois cents ou quatre I:cnb' pcrsonf1t5 ~n t pan 'cnues à entrer. . il y ales willayas. un eamion chargé de valises et de colis a encore brillé . un Espagnol. On n'a plus le temps d'effacer sur les trottoirs les taches noi res de sang.. ct.ts..Blanche ou aux alentours. gnlOd el maigre. i l ~. une photo de MU$ulmllll agrémentée d' un nu nJéro. il y a la zone autonome avec Au.. • C'est bien ccla. BiemÔl. s' assoit dans l' herbe el attend. Ie..'<tfdant l'étalage vide.<> ct les malles.chet officiel C'I la signalisation : • Recherché pour avoir caché des maquisards JO ou « A abrité un lueur f-l. Les ballots éventris jonchaient la rue. &main. Soudain. Amour d'A lger. Ie. tOUt d'une pièc. ". Sur la « route moutonnière . Ben Bella. interrom pt Je jeune.qu·à lui. la ~alise ou le cercueil!. un Musul man. les visages pétri s de sommeil s'&:lairent l'espace d'u ne s«:onde : on annooce.. est lin chef d IlO! OAS .. il y ft Ben Khedda ct le OPRA. un Italien. d' Omo. dont un Hongrois. venaient ici et espionnaiem pour le I:omple de s fe llaghas. Et pu i~.. dit calmemenl le Musulmllll . dans l" aTTiere-sal1e d'un café de Bab el-Oued. . !lOUS avOllS des fiches détaill~ sur tous Ie..Et si fems. c'c~t vrai. l'OAS et les reprt . Dans le hall de l'aérogare. seule. De relnur à mon hôtel. le~ fe mme. En haut. enfin . Lï181ien. Derri~re. don t on n'a gutre de nouve lle~ . çn bas. la ceinture. L'OAS veut enrayer ce début d'exode . m'a amené j u. qui menacen t d'inte rveni r dans la ville. caricature adipeuse du bourge()is amvt.ed ine.Les Mau resque~? Elle:. 21 mal. À Tuni~.

Dans r une . il a ajout~ : «À l'exc lusion de tOutc interven lion c". Deux voi lu res avaient se<:rttemenl quiné Rocher· Noi r. gros·bras cn chcm i!. cene fois. pour l'Algtne. El. à Al gcr. impassi bles. doucemenl. ct' n'~ Pon" dan. gloire de l'époque colon iale. à fhunÙlai re.vcç IUIgoisse.ission n'a éh': brouillée à aocun mOllIen l. la dbiUus. I. Un homme . Bientôl.<... me dit-Qll. à la voi x gn\'c..~ $On l panies discrètement par Jc~ petites routes qui bonIcnt RocherNoir. macu l ~ de sa ng.oe~ de noir.o. f u ient pil otfes par dc".~t vendredi dernier. Le marc~ de Bab el. comme hypootists par le!. "El dire . M05Icfai a fait savoir que les Européen ~ d ' Alg~ne poUTT1licnl faire part ie des groupes charg~~ du mainlicn de l'ordre el qu ' une amni\lie serail proclam&: . l'un irorme déch iré. d'un accord entre les deux comm unaut~s afi n q ue la pol itique de la terrc brûlée lais..e • carreau"" m uel~.t nerveuse. sa ns que pen. 16 juin . sans toutefois relâcher la vigi- lanec . c'est..~t vc nus sc fa ire tuer pou r ce~ gens-là . figb.ALGÉRIP.on Les Musu lmans employ~. une lenible saignée . • L'OAS vous parle . L'fm. Corn. l'IOUI appelle du hau l de I"C>oCal ier. 17 j uin . lu i qu 'un jcuroe !'(lldat. oon loin d ' Algcr. m 'a dit . " Il fiait 19 h 55 . • Ce sonl les meilleurs qui par1enl. les briquets ne doivc nt pas être a llumés C(l soir.. hurle: "Fous le camp.cr le foyer.1 0 secre t pnur personne.o. à jcler de~ meubles.ce ux. des gens q ui pn!lendenl nous ~f~ndrc et qui luent nos pclilS soldats ! . dans rautre. o n devrail tous vo us dc!ICc ndre . au piège. E. L. . s'autodétnJ it. " ....!: la placc à une œuvre créatrice . e q u'ils l'ont fait. qll'on e. M . lies planches pour ranimer les bnoj~ . " Et pounant. El voilà ces jeune~ so ldaiS ven us de Fran ce qui.e sache exactcment qui tire s ur qui... l'uis. t 'bpnll du 3 iuillel1972 plu~ 1. on se battra pour monle r . lOi.Qued brOie. Ben Tcftifa.. dans une encoignure. Ou 'csl.jun~ 1 partir dc minuit. cel exode. on pille les caisses. e'est l' hôtel de vi ll e..it pas ~I~ sign~.. t'Qffime un animal pri. Puis. barrage~ auraienl saul~ dans la nuit .~ dame..jeunes filles se Icnant par le bnL~.". si un accord OA5-FLN n'a. cn ma illai de corps.. un air de rock n'roll suiv i de coups de i:ong. m·a-I-il di l. On force le. Nous mOp!on5. Ils ~taieol nOire plus cber capilaI."' trois :l:ouavcs. tou~ m ili taires . clle a commencf par son indlcatir habiluel. Entre Alg~rit:ns. Un lies d~ l~gués FLN de l'cx&utif provisoire.'ond ces!.(t! rieure. en quelque sone. s'est terminée sur ces messages per5Oflnels. Je me retrouve à plat venlfe avel. Sur le fron t de mer. Le ur ru ile eSI pour nous..ez-le-fe u. . pou n ant. on vide les chambres froides.~tomaqués. il s'étai t e ntrelenu avec: les dirigC3nb de l'OAS .en Ilssuraic llt la garde. ct. per">Ol1ne ne le désire vraimenl. • anflOncé .. Des zouaves .lc~ Alg~riens unt écoulé le pnne-parolc de l'urganisalion activi~te kur parler . Leu r SCOt ne ra i"it de doulC pour personne . toUl autour de l'hôtel Alcui. le H~ el l' OAS ont entamé des ofgocillions pour parvenir l un SC(.wr ce ra fiO!.onn. . qui a nut~ . Toutes les deu". d 'arrêter les destruc. Ah ! cc n'cst pas beau! Que l ma lheur. vèu. IC5 puils du Sahan CI le:.'OCC de cessez-Ie·leu. un par un . Et l'on se mel souda in 1 atlÎ.. j'OAS donnc l'orore de ~u spcndrc le~ combals.nen l a-l-OO pu en arriva là 1 C'e. db.:ipal repré'ICnta/it FLN ~ \'e~&utif provisoire . prinr. vieÎlle. visage noirc i. il y avait Fm. 1 un loumant. Un a utomobiliste eu~e n ~ 'Ilrrête. j'avais renoontn! un vieux mari n qui f iait ~n train dln!parer le moteur de son chalutier tOUI branlant: . Cela aumil . un jeune homme a fail signe.. monsieur. Pour le renard des sables el pour le rennC(. la 5OCOnde conrén.<ii ridea ull de fer de5 boutiqUC5 . 5u rgi~sen t des gravaiS el1 tilUbant. et Jcan·MIlric Tiof. " l'arrêt des comMIS annoncf par rOAS répond au discours prol'IOI1C~ à 13 heure5 par Ic I)r M051efa i. Bab el -Oued.. L'~miuion pinte de rOAS que lout le monde auendail . à l'aérod rome regardenl . n'en croyant pa~ Icun urei lles. Eu ropéens libéroaux q ui onl jouf le TÔle dïntemlédiairn. Jocques Chevallier. qu 'a cu lieu. mon pelit 7 dit-elle. Tout le quartier esl liIo. pui5 un speaker. Aprb avoir annoncé qu' . ~ IlJU doute \XlUT proposer ses sen' ices.l'ancic n maire d'Alger. nammcs.. que les condition~ de SOU\'erainel~ le permc:nraienl .e malin . repreoo un autre. Un mon . ni de jcie ni de pil i~. Au même momem ~clalc u ne fus illad c géofrale . re mme de notre hôle le prend par Ic cou : . Un dei soldab a une cri:..-. Pas de haine . il y avait MOlSlc fai . Les deux vOlture.là mEmes que le FLN occusait de oomp lic il~ a vec l'OAS .. quarante-cinq ble~~~ . di recleur de banquc.

joyeusement déson. Au lieu de décamper aVL"Ç ses valises. j'ai j'impressiun quc ce n'est plus JIlOIl pay~ . nous aurons peut-être une nouvelle fête de la fraterni sation sur le foru m . aux élections.. les expluih d'hier qui devkndront b épopées de demain. Je crois fermement à l'Algérie de en fail.~ ion apparente. quo: les Fnll""ais d'Algérie n' on t pas vraiment agi pilT méchanceté. 268 18 juin. l'amnislie com p l~te est impensable. Jean-Jacques Susini. « Moi .. l la fon. Je lui dell1llnde : « L'OAS peut--eUe devenir l' embryon d 'un pani européen politique? . des femmes vu ilées. siège de l'état-major du '-'010nel Boumediene et de Mln artntc des frontières. la désillusiOl! PO'!) dons l 'fxpre. . « Entre soldats... Un colonel hilare. Ch:mgemcnl total de Ion. CI j'ai la COII\'ÎClion qu'elle saura être une vraie démocratie.t vrai_ ment la paix. ic i. là-bas. groupe de maq uisard s allendant. au sein dl! G PR A. c'e<. me d ît-il. i[ faut bien le dire. ai -je demandé à un cafetier de Bab el-Oued. D 'ailleurs. Il arri"e qu'on fasse du communisme par bêtise. en revenant d'Alger. Ce ma tin. C'étai t. style FFI 1944. nous avons pris contact avec unc kati ba.. on [e connaît bien . Aujo urd'hui.. aloT!( ils n'ont aucune ~alcu r. lcs bras chargés de décorations. drapeaux en té!e. de police auxiliaire. . maintenant ? . vou~ savez. Un officier. à G hard imaou. « Que penr.. «C'est curieux.'oisées.an t .. DallS les environs de Sétif. H cOII\'e rt de bout en bout les négoc iations de Mmaefai-Susini. .. a 211cint ses objc<:tifs dès le dépan de la négoc iation. sale'. au cœur de la ville.. en les amplifiant..On essaiera de lim iter les dt':gâ!$. les Euro?écns ne s'habi tueront jamais 11 l'indépendance. Il est mont~ dam la miturc.On parle beaucoup de divergenccs. 2S juin. NOliS sommes avec Cruee Spinelli . Mais.te <. à t' hôtel Saint-Georges. . un a ncien éludiant maigrelet. m' expiique-t-il. 1111 évidemment. répond à nos questions sans pas.aj ~i~<.. la tendance la plus forte triomphcra. m'a. parlllnl lln excellent français..lunn6 . je me sens é tranger. cnlre l'A lgérie et la Tunis ie. juin. à UAe vigie FLN. dan s les villes pn. Qu i nit ? Da ns quelque temps. c'est un nouveau 13 Mai. et q ui se pre.mtière de BelcotJrt.je voterai pour Ferhat Abbas.L'OAS. mieux q ue de Gaulle. "Alors. Quelque part. Jacques Chevallier semble un homme heureux d'avoir I"talisé une grande œuvre .ALGÉRIE.. u n iforme ~ stri. bien huilé. le: soir. l'heure de pouvoir enfi n défiler. dans la nature. ma l rasts. mais cela ne nous effraie pas. d it-il. ses nerfs se tenJent.. Maintenant. ce n'est pas tmp lard ! C'cst grâce il Mostefai. Les ouv riers musulmans onl repris le travai l.. du 3 iuillet 1972 pu être !l'importe quel jeune soldat faisant de ['auto-stop. On revo it. À Il h 30. [1 me confirme que Krim Belkacem... on s'entend toujours . qu i passent le temps il se raCOIll~ r. On écoute des propos plus étranges encore. demain . il yen a encore. jeune... Si un officier mu su lman arrête un Européen parce qu ' il a pris un sens interdit. publics et tricotant. Contra.[1 y a IOUjoUrs eu des divergences ChCl 1I0US. de !ou te façon. une vé ritable armée.. de m' amener en quartier musulman. au tei nt de navet el aux oreilles cn forme de feuilles de coou. Qu'en pensez-vous 1 .ez-vous des accords OAS-FLN 1 _ Aucune importance! Pou r nous . à la fn. envuyé sjXdal de Franct-Soir. affublés d'annes hétéroclites.Mais comment relldre confiance a u~ Européens 1 . Cl.Eh bien. moi. cheveux (~S bruns..t-il exp liqué. Mais. lïdée de parti un ique. à mesure qu'il pénètre Jans ce monde qu' il n'a pas vu depuis six moi s. un des chefs historiques du FLN..ellle commt «commissaire politique . jc crois . j'ai vu un mili tan l OAS serTer la main. sous un portrait de Che Guevara. Il a bien parlé. pan:c que lui. ell e a obtenu l'amnistie et la possibilité de panicipcr 2() Ce qui C:<cCI UI.ls.. on a trois ans pour I"tfléchir. De tou!e façon. ce dernier VII aussitôt crier à l"i njustice. Les Eu~ens soot ma iotenant OAS pa r idiot ie. me répondit-il. par 35 'C il l" ombre. disc iplinée. on pou rra vraiment faire H mallc .. de~ ho mmes vêtus il la diable. me dit un chauffeu r lie ta xi européen qui accepte pour la premil:re foi. Si ces accords ont ~t~ conclus avec les tUCU l1i.je rencon tre t'art isan Je ceUe drôle de paix: Jean-Marie Tiné.. l'affairt: était réglée.. assises sur des bWK:1. ici . . le représentant officiel de r OAS.

les yeux tournEs VCfll le pouvoir de dema in plus que vers les aventures d ' hier.le.. De retour sur Alger.t sur la ville. Itmoi n de la demitre c1 . e!. Qor consciencieusement. Celtc nuil encore. pr0vocatrice. l'Alger méditel1'1lJ16en nc l. locau. Ils IItteOOeIM le jour J. Parce que le responsable local. un impen. fn!nétique s'aball. et une troisièmo. cI...~ul · mancs oommcllccn t Il s'i nstaller dan. c·esl loin. On n.N. au Bar des facultés. ils leur coupent une mai n . hier fief OAS.'Tle sor 500 m ses rideHuX de fer ti ré~ et ses volets clos. r~plication .. avec leur~ innombrables bambins. deux mi nutes Ivan! que nOliS y accédions. le p~u\tre bougre ne manqua it pas d 'exçu scs.l· quemen t de milliers de drapeau~ brandis. ballottant de droite et de gauche. c'cslla kennesse permanente. furieux. hier haUt Ueu de l'activisme lomlnlam. en s'écrian t : 01 Et une voiture de journalistes. Ceul( qui voletll. couver1. ~i1t:odcu~nt. Des fwn. s. J juillet.areah. . • El: il ajoule : «J' ai vu tou~ les gens qui circulaient panout e n klaxonnant. des \'oi tures di sparaissant sous des grappes humaines. alié.~ FLN am~s passe Il ce moment. la dale fatidique. _ Ah oon ! Pas ça. encore. l' he ure. aussitôt . lo"que nous l' avons surpri s. il m~Llvftisc i mpres. Un jeune Musulman était justement en train d'essayer de faire démarrer notre voi ture. on ajoute : « Uil seu l héros. ll en est pourtant qui e~rcnl e ncore. 1. Celle nui l. Qu'importe que le référendum sur l' aulodétenninat ion ait donné 9S ou 96 % de oui . en revanche. l'aube . cc ~t m!me les policiers chargés de protébOCI les 01 biens vacants . C'étalt hier.~ le<. Et. L' Algtrie alg~rienne sc inli llait. UI"II: auréole de feu. L' avenue de la Bou1.. à toutes fins utiles. S'éeTaWlt parfois contre les mai· !IOflS en s'éparpillant oomme des fruits trop mOrs. Rab cl·Oued o ffre . plus énonne e ncore. dtsilluPon SlI1\S fantaisie. en opposition. qui s'inStallent dans les meubles . une n!volution '? Non. la Casbah ~'cst tmnsformée en une gigantesque salle de~ fêtes .~ion ! ~ Pounant.. ils ne 5ôI.ncontro dans les rues si. les jeuocs lisent les IlOOvellu. Une patrou ille de jeu ne. nous passons par Bône:.. voi l ~ le garage q ui exp lose .. earacola~nl. Chaq ue matin. Un ehatlgcmcnt.: et une autre encore . • Nous allons t'emmener /1. gifte l'apprenti voleur.210 1lmlCl> ~laJldard isées. l'euphorie. Il ne reste plus que dix restaurants ouverts JO juin .'étale un pol:me d'Alfred ùe Musset.. Quel c ulte 1 De que ll e personnalité ? On ne ~il pas enCQre trop bien. la frayeur a défomlf son visage . De l'autre côté. Toute la nu il. autour des débris éteinL~ de l'Algtrie française . OIâteau-Jolx:rt. dans cetle ~lIe d'école ou sur un tableau.fai voulu fai re comme eu ~ 1.. un cercle de l u mi~re. De nombreux ch'ils armés on! été postés aux abords des quart ier. une fonnKloble vague. c'est ça qu i r.. on a envoyé l' fpouse 00 la fi lle en vw::ances anticipées en métropOle... Une ~OIl de vague. SOnt autant de pages du Conln J<l.. le centre de la ville. . MaiJ. O'intennirmbles 3ffiches proposent des appanemcnts à vendre ou /1. Puis. Le c hef. 90 /1. le peuple! . RIen n ' aurait· il changé 1 En tenue léopard et ClISquelle S igean! _ étrange mirnl! tisme -. a dit que lqu'u n.~~i sler au dernier anenlal OAS de l'histoire de l'A lgéril:: f~çaisc:. on apprend que de nouvt:aUJI commcrçllltt~ ont mis la clef sous la pone. AI.inICS lancinantes \. folle. mais. bouscul a et recouvrit la pn:mi~re. Des autobus. a v(lUlu faire la preuve de son o riginalité.. . Le hasard vient de nOLIs fa ire a.. pl. 150 voitures ont fté voIée<.. virages pris i.'I populeuse est maintenant presque morte.:eptible gl issement. cene nuit. Il ne re~e plus que dix re~aurants vuvens. proclament tenaiTlS slogan~.. en khUloonant ii perte de souffle. . un rcsponsllble FLN. l'image tragique de la désola· tion. Les murs.>. Alger sort IemenJefll de J' hébt'rude. louer.illes mU. Nou! nOlIs dirigeons vcrs un gmge où ranger noire voilure .l'I occupent ce matin lOUS les points stratégiques d'Alger. surtout ! s'eSt-il «-'lié. Ils allendent. a enserti une mas~ sombn::.. arabes afin d 'empêcher l~ vols qui se multiplient dans des proport ioos ahurissantes. les soldaiS de l'Al. « À bas le culte de la persoonal ité _../I. En quarante·h uit heures. Alger a vécu le paroxysme dLi rocI&J motorisé de l'i n"::· pendante : sens interdits violés.ssc.~ d'image~ d'Épinal triomphalistes. • Po<v dam L'Exp"'''' du 3 juillel 1972 '" 2 Juillet .. hommes pour uroc femme. artère populeuse qui charriait jusqu 'à la nuit sa marée de noctambules.GI!R IE. Au Coq hardi.·ent trop quoi . . Parfois. Dans chaque famille européenne:. ivre.an~ plus les COTT1fllenter. de5 camions. vides..

Et cependa nt. avec. Pcndan t ces que lques heures. trois jeunes Européens. ~ Parce que c'eM dangereul(.. tel un roi mérovi ngien. " Ce sont les oru res officiels. Ils avancent comme dans uoo ville ennemie. et le vo ilà qui réa pparait sur un HOI de chéchias.. Eu ropée ns? Passe7.j'ai vu l'officier al gérien s'approcher avec suspicion de la voilure. l'arme dirigée "ers les lermsses. avec And ré Paulard.~ élé épa rgnées: Jea nne d' Arc est voilée comme une fatma el Vi\'iani se re trouve coiffé d' une poubelle. .se rc\rouvenl dcvam un buffet impro~ i sé. il y a un mois eocore. Oran. un Européen de type espagnol accélère au Ijeu de s'arrêter. faites couper votre barbe ! . de gagner Oran. ALGEIUIl . Orau que nou~ recevons comme une gifle. Qui Il commencé '! • Ce sont des Européens qui ont liré des Fenetres sur la fou le en liesse.~ se soucier de~ ministres Qui doivent les enjamber pou r attraper des ()(3.'efllre et en voient rufale sur rafale. nl nlCU r i!norme. Les statues n'onl pa. rebelles. Étcndus sur des chaises. Ben Khedda et ses mini. mis le dos au mur et fou iH~s. décidément éternel : . Sept hommes dc l'ALN . Ben Khedda eSI à Alger. Unc camionnette conduite pa.0 Un mOIaru mu~uhnan pa~se et crie une consigne à la patrouille: .<. enfi n. El il eSI là.ngeades. sont arrêtés.. silencieu. Le loop n'c M que la chèvre de M. Oran de La Pt'ste. L' avant-veille. ce matin . da ns la pri fecture. le symbole du viol que la Ville blanche ne permcltrait p~s. Il d'!'s illusion Paru dons L' f1(J'reu du 3 juillet 1972 sifflet s. timide. tou t à l' heure. Près de la préfecture .'I(lI. san. Reste:/: corrects. volets clos et rideaull de fe r baissés.hier .. pistolet au poing... Il a sc ruté nos visages CI a cu ce mot. à rec ulons. je crois. ou ass is par terre. patrouillent . leader du gou verneme nt FLN.. . de loin en loin. dit le FLN. Huet . dont la tête était mise ~ pri~ ..IS le t'Omm:mdement de deu" civils.tres . stoppé à un oomge. piaillemenls ai gres des trompetles. Seguin. que j' ai P""i_~ conscience qu'un empire venait de s'écrouler. une terrible fusi ll ade il k l ar~. charivari des trumpes de voilures. cellc de la ribe l1ion. C'est à ceUe minule·là. la mer sc referme sur l'idole. les djoun(JU(Ü de l'Année de li lXration tchangen! des S(Hj_ venir. ~ Un conseil.e. Nous sommes.. Le responsable de la p<!trouillc s'approche d'eux . hou le des slogans scandés en l' hon neur des manyrs. se ule men1. El.. Laquelle '1 Il n'y a plus de pl:iques depuis que l'OAS les il enlevées pour égarer le service d'ordre. La camion nette disparaît..cends à pied une avenue en plein centre européen. linlements de s casseroles.o. il représeme J '" aUlre . Un pe u peru u. .. tentant désespérimem de relcni r !\CS lunettes . Nouvelle kermesse folle : "Le présidenl " eSI arrivé da ns sa capitale. ! " Je des. el le projel1ent 1i"~rale mel1t da n ~ la foule affamée de héros. amu~s de fusils. de jeunes Musu lman~ incontrôlés et des ~Ié mcn ts trou bles en ont proti té pour rigler des ('omptes el se livre r au pillage. tOilS les OAS ont une barbe comme ~a ! .Mais pourq uoi ? de llllll1de le plus pelit. le jeuent en l'air. 272 3 juillel. mais il y a aussi les réactions individuelles. C'était. légitimité. sil( soldat~ de l' ALN le saisisse nt. Ils se jeuen t à plat . En fail.mitrailleurs. 7 juillel_ r uir I~ ca pilale embourbée dans son ivresse ou deven ir fOll ? Nous dét: idons. j'ai vu un des soldaiS de l' ALN jeter insti nctivement la clef d'une vo iru re qu'il contrôlait en pleine fi~ure de son chauffeur europée n. euetemem com me il l'avai t vu faire tant de fois. les carcasses d'immeuble. déscr1e. calçjn~s. Au pa~sage. ponant le collier. cn sens i n ~erse.

Cinquante ans d ' indépendance .

L. Il ovai' d'abord emb<ossé une coff iêre mililai.. com me lui. couvre» pour L'EJtpffm les premiers jours de l' indépendance de l'Alge rie.ur l'ExpreSJ du 5 juillet 1962 C'elt l'écrivain Jules Roy q ui. iugeant qu'elle s'éloi' déshonorêe en Indoch ine. D. Il décrit la joie des Algériens . . mo i. nli en Algé rie. « La grande fête » " Refoul' . qu'il! pourront relier dons le poys el vivre en poi ~ au~ c6té1." de l'OAS..2011 . Mes Roy était.e. avant de rompre oye<: l'ormee.l. offrira ou président omérko in Joon Fi tZijefold Kennedy le li vre de Jules Roy sur Diên Biên Ph u. ou»i l'espoir des fronçais d'Algérie qui veulent encore croi re. des Musu lmans. /In dépit de le politique de la terre br".. puis de dêoorocef H!5 exodiom en Algéri e.. Jeo ..Jocques Servon-Schreibe. En 1963. Proche d'Albert COIT\IJS.

Quelques.li ~ . 29 degrês à l'ombre Mes cxçellents comp. 1. Nous partageons leurs prtoccupations. q u'un IlOUveau miracle s 'é(ait produit ct que les Euroj)ttns se prononçaient. Nou~ habitons dam.œ pendant plu~ de foCpl al1 ~.au de la forœ locale e t le !Ie . d'un bloc et dans la légalilé. non • • Apœ~ tout. ge nee comme toule sagesse politique aux Musulmans . ellhibent leu r can e d'~lcctcur.. ntle ges te de ~'em parer IUssi d' un bulleti n ora nge dont la pile est ridicu lcmem minu":K:u lc ali n de préserver le secret de leur vole.~i)( mc. l gauche de rentlie. l'acte civique des EUfQ~ ns .1. alors.~ lJui. feu et l sang. sïls étaient oblilé~ di:: sonir. piqllCnt un bulletin bllnç ~u r l. ce jour de colère ct d'apoca lypse où k s hordes arabes . pour 10 République algérie nne associée. ils entrent ct fIC dirigent vers les bureau. mes bons compatriotes qui fOUlel le camp Il plei ns bateaux et ii. ce fut ce lle-là: on croyait que le~ Europœns s'abstiendrniem. . non. ma femme et moi. là. ils raseraient les murs pour khappc:r aux provnctlioru. Alors nous VCilons faire aCle civique et je ne vous cache pas que nous vOieron. parce que c'cst une affaire qui nous intéresse d iTe!. Il y a plus d'u n sikle.. du côté opposé i'll-e!ui pour lequel ils avaientlul1é IVe<: j'am. ~-e dimanche-là.il. 11()U5 le !oCrons el nous souffrons qUllfld ils sont malheureux. Lout un peuple pau vre.." possiblell ct s'éparJI'ICr en 1OU\ cas rq.~ cxcd lcnl~ compatriotes 0111 chang~ d'av is.l'art"C que SusÎni vous ra dema nd61 Dans la rue. Une pile minuscule Prh d' un millier de Musulmans groupés sur la droite..use peut-êtn::. Un poinl c'est tOUl . en dé$cspoir de c. où est. nous venons vOler. mc.a ~rc est mon e. Pas lrèS dl"tnocrntique. . mai s Wons un ril\exc de sal ut. ne pas etre abattus. ce dits irae jailli des OIJUoCs de l' en fer vers 1. qu'une poignée d' hom mes menacés cl pourchasSl!s qua nd ils avaien t ré uss i . 1I. parlons au passt. p iller les magasiM et mettre la ville. Pmu dons l ' fJepnIl du 5 '" La grande fête Por Jules Roy Jules Roya vecu IIU premiers jours omn~!I5iGues de l'indépendance parmi les de l'Algêrie fra nçaise. ça .lllbie. .. brise r les de~an1Ures. L'homme h~s i le un pe u. devant une feole de Belcou n .eulcment il y Il . les marchands de bdgneU apopc llen! Ic.. croyant les connaître.:lemcnt . . Quelle erreur ! En que lques jours. de vote. qu'ils me pardonnent. Ces gcn~. . mon~ieur. ~u.Oui. les ri \'ages de la m~fropole.. q uoi. Ils sont ~ prise nl pout la coopération n I" amil~. paisi ble el sage s 'i nstalle 11 la lerrU'ioC de§ cafés où l'o n ne sen q ue de la limooade ct du lM.Parœ que nou s voulons reste r ic i. Françe. leu r quanier..ient desce nd re de la Casbah poUf égorger les hom1TlC::i.. c'éta it de mon tn::r qu'i ls çhois is~ent l'Al~rie . il )" • deux ans. Cenains d'entre eu~ m'ont même gentiment rcproc~ de n'avoir pas parlé plus t& à la tél~vi . jeunesse. qu'ils re fusaient toute inte ll i. l' emportror:aient l 99 '1. mons ieu r. puis se ravisent et se dirigenl vers l' isoloir... NOU5 vivons en bonne intelligence avec le! Mu sulmans. Ils se protègent la têle des rayons du soleil avec dCli journaux. ven. Un il un.~ clienlS. les sept crn! milk Européens qu i restent encore ici sont tous devenus de ces libé rault qui n'étaient. sion d 'Alger. je savais quc les . ils OI1t toujours ét~ ainsi. • Je n'ai pas répondu .uns d'e ntre eux esqui5:i(.\. AlON. dans ce quanier populaire que Camus habita toute son iu. La ve ilk encore. S'ils sont heureux. j'étaj~ convai ncu quïls reslCraic nl sagement ellez eux et que.. iee d'ordre d u FLN.. '" Si vous avicf dit cela !. canalisés par les soId.'t riOle~ ne lisaient pas mes ar1icles. il y a peu de temps encore. ne com~nnem que la force.. À di~ heures d u matin. les . et. et je le fais remarquer à l' un dcs assesseurs qui s'en excuse en r~pondan t qu'on n'a reçu q ue très peu de . La surprise colossale d u jour. toujou. Il n'y avail pas l discuter ou alon: on vous descendait au nom . . oui. ct où !i. si je les en lentls bien . violer les femmes et ~ventrer les en fants. ils sont une cenlllÎne qui anendr:nl. pleins avions.a tell'tur de l' an mille 1 Eh bien! mes bons. .reuve de voir l' Algérie Dascukr.ll~ 1962 :l'N enfance e t llOC panic de u..

di t Loui!!e. . & toi. c 'était la façon dont il!> élaient habil~. peli. La table étai l dressée sur Ili lemosse. les ph. Du paÎn et de la soubressode . comment ils eouç h. Je retournerai chez l' Arnbe . li Ora n. imellectucl perverti doublt d'un ofîicicr fé lon. propre.~ to mates et les œufs durs e t parle tout en servant. dit Re né_ Avec le c fOisulII rouge et l'éeeile. tu viens tou· jours $lin S prévenir. rc marqoon~·lc en pa~. ma is nOliS. I1 ~ ~om gc nt ils. Sans désordre . midi . déjt.Il s ont donfM! une Rte a v:tn l·hier. quelle n.~ su~riellrs • eux dont les qualités. L' après. e xee llents compatriotes qu i s'cmpile m dans les centres d 'M:Cucil de Marse il le ou d'Orly en voodraient bien autant el q u 'ils ne respi rent plu. uns que je puisse tc ùirc combil. perdus a vant d'arriver cassé) dans un pays OÙ . Ils ont invi té les Européens pour la fratern isation . qu 'cst<e tu voudrnis qu 'o n fasse pu isq u'on restc '1 Et puis ça va. des centaines ou des mm ie~. ap~s avoir abandonné leurs a ppartenx:nts. . mais nou s n' ayions pas bicn compris. !~ Mu su lmans 001 la mystique de l'unité du peuple. sans rien conlre oous. Elle iIOrI le beulTe. La colline ondul ait. continue Lou ise. les olives.ans pouvoir rien vendre de ce qu ' il s laissaie m. René et Louise n'ava ient pu enoort! élf voter car il y .: pour ! tre loi n d 'içj le 1'" ju illct. aVe(. Ils n' ont j3rJl3is rien L'QUlpriS. Une épi ng le. On s'ernbra<iS. vali ses. lc. par curiosité. Ici. plus les pied..l'ms comme des moutOfl ~ e ffrayés. d 'cltclamations ct d'éclats de rire. il m 'Il coupé les eheve\lJ: au~s i bien que les autreS . je le ur ai dit : « Vous eles 10US dc. où ils sunt vcnus au moins 20 000. Mvi. d il RefM!. ~ n~ rien. C'est tout juste si les Mu s ulmln~ tIC sont pa. René a sorti la 2 CV el on Il fait Ic tour de la manifestation. plus rasés.\sc r te llement ils étaient nombreux.~ drapeaux. Il s s'e ~primaie nt seuleme nt en arabe . 011 n'a pas su. Je ptllSC que nO!. pour la plupan . on n' aurait pas pu la rama. sonl rccoonuc:~ par le monde entier.Mais ce que j'a i trouvé de plus beau .aicnt Ics uns sur les autres dans les cars. une é pinglc. c 'éuient Je. Jc racoo te comment . À ~nl. au mornCnl.\!rogan. parait·i l. vous.Mon pauvre. je ne mettra. Ce ser. au contra ire.. du 51uillet 1962 200 de la défense de J'Ocddent et des valeurs hUllliI ines. où les Mu sulmans dev iennent souverains chez eux.~. .:<:on\'cn.a ient dehors pou r attendre leur tour. el les enfants eoiff~ de boollClS de police aux cou leun algiricnnes.:n il y en ava it.~ fou. bien faiu. plus lavés. 1I faisait 29 deg:rés â I"ombn: elles tourtere lles rouçouI. sans un ai.. j'avale le saucisson et les cruf~ durs et René venoe le vi n roK dans mon "crre plei n de glaçons pendant que Louise prépare le c afé . Il é tait à pe ine midi quand j'anivai chcl. comme les orges au prin· tcmps. allc7 vO/t':r quoi '! . Mellons les choses au point : les Musulmans sont e nftn d ignes de deveni r les amis des Européens.Et vou. pu is 011 s'est arrêtés pour voi r. Et tOUI 'ia e n ordre. des jupes verles et des COl'Sagt:!i bliUlCs. Je n'ins iste pas.annaciens a m foutu le c amp ct les coiffeurs aussi. it pour l'aPf'ès· midi . ils ne "vllient où échouer.ion ~ubjle ou quelle découverte! Les Musulmans ré flé· c hi ssen t.Oui. te Mo tesgvîche lb . Ils pouvaient s'e nte ndre avec le_~ Mu ~u lmans sans s'entretuer. !. c'était bea u. chez eux. Alors je suis all~ cncz un coiffeur mu su lman ct il m'a ra'ié sa n~ me couper la gorge. corn· ment il s s'en all aien t dans les ru es. El quels beaux drapeaux! Oc iIOie riche. boum d u pain el de la soubressade 111ns un couffin afin de pouvoir manger. brodés. Ou i. Le s voitures de propagande étaient passées.vallln'"lp de monde et sunou t trop de soleil.le sa ucisson.a ie nt dans \eur cage.C'est tout l' effet que ça vous Il fait 7 . Q\umJ ils se sont llIi s à fuir s. ils ~'écrasaient contre les gri lles du pon ct dans le hall ùe l'II. Cc qu'il y ava it de plus beau. coupant ~~ pMpo$.( le vent t~ chargé de l'odeur cle5 vignes e t des eucalyptus. je ne m' e n irai que si on me met de force sur un bateau. ass is sur des cageots. Vnus le regretterez . les femmec<o SUrlOUt..Tout ça par bêtise. " " . ces joU I'H:Î. mon frère el le déjeuner s'achevai!. lu vois .l. il présent. pliés c n deux sous le poids de leUr!. ~s de Ja vigne."ant . Je bois mon anisene . on avai t plaisi r 11 voir ça.Comment te dire '! Ou i. ct certai ns y sont /I llés. Ic~ Mus ul mans sont douk d' une rare maturité politique. ils peu\'elll Te\'enir . mais les lutteS.Paru dans L' bpru. il VII $lins dire. comment ils s'cntaSl. .

. Dans le5 bidonvillcs de n!fug i~s de Kaby lie.signantles électeurs d' un ~te du menlon. en superli~raux . les CQmmonUos de l'OAS on t détruit lou t cc qui leu r résist.. . QuI: voulez· vOlls.~ ct il chanter. en redingote CI pantalon rouge . lei.. . il fallait échapper au pistolel de CC$ braves gens conven is. cél~brt5 dilIlS la région par hl férocité ave. C'eSt un homme de 55 ans qui re ssemble plus. un ". son t barbouillés sur IOUS les mun et cela ne gène personne.ale. Dans l'!!cole où J'on vote . nous ne sommes pas de la mëme race .L'au tre jour. En (llI)S..>.. chaque jour. là meme 00 le débarqucll1C"nl cul lieu ~ur la presqu'île. Ils faisaienl pas mal de boucan et notre vo isi n .. visi ter leurs mans au cimel i~re. oui JO. que le mai re qui a dil fu ir p.. grisez. il en reslC il peu ~s 1 500. dans l"eau verte q ui dev ient violct\e près des rocheT1i . plus d' argent.. des cloisons sont effondrées sur des bal1C~ CI il faut enjamber les plât ras potu avancer. monsieur. au.. pl u~ de lravail. L'OAS vaincra . De tOUIC façon. Ct. vrai que j'ai appris à temps que des am is aJlaÎcm v. car les cinglés de l' OAS ct du 12" balaillon d' infanterie y ont enfoui.. Il es. nous ne !\OIIlffiCS Plu dcIl imbéciles et de s criminels comme le$ gc-ns d·Onln. pourq uoi '! . la cité de Guyotv il lc où l ~ mer sc jelte MlT les f(M:he u . il n'y avait id comme li~raWl. qu ' ils onl liq uidb. il l'oLK:st d' Alger. par centaines.: laquelle ils ont ral is~ et réprimé. il Bab el· Oued. plonge/. Il un p&heur qu'à un peti t fonctionrJaire. li n Arabe a de ma ndé aux gosses de meure UIlC sourdi ne L't ils ont o~i. parmi eWl. les Mus ulmans qui ne s'étaie nt pü encore ré fugié~ da ns les montagnes.elI ~Iogans .qiqutc. monsieur. coûle moius cher 'lu' un em':n tment.'ôC qui ilia couleur de s coll ines OC R' oi) pousse nt les cha mps de tom. VOlIS auriez agi COffinte nt à fIlli place ? Un hôte l à JXlyer. les groupes de jeunes lueu~ montaient il l'assaut des villages. par dizai nes. On n'aurait jamais cro. et même ceux de ce dernier bilstion de J' OAS que fUI .. presque jour pour jour.~'en est plai nt.ALQ~M lE...~ e nlre de~ haic~ de roseaux. . dit René . en quêtc de nour' riture.5 inc r.w poor en arriver là.->ememenl mililaire parmi les chan ct les gravais. « Ce n '~ta i( vraiment pas la peine de ca ~ser lout ee qu ' ib ont cassé ct de verser le sang comme ils J'on t ve.. le!> rue~ brilknl d' un g~il sinistre : du verre puh'érist lombé de 10Uies les fenétres ct des flçadcs évenll"6e$. on a tué ou achevé les blessés. L' Algrne restera fra". sous sa casquette plate. les eadavrt5 des« rebe lles .en que lques jours. serre ln main au. F. aUll amis. AUlrefois. m 'a dit le gendanne de service en me iJl. il n')' avai t plus de pain . el sur la façon dont ils se conduÎl. Une fichta à toul cas ser Su r la place étroite.e noire du !llafC~ incendié.. milnliUaient les femmes q ui venaient. de soleil el de sel... à quelques pas de là.. la dlsillusion Paru oon~ 1' &pru. devant chaque boutiqlle d 'épic i~ mu~ ulman. « les gens d'Oron ~ Il )' a un an. avec de bon~ compagnons munis de mitrai llettes. Achaque carrefour.:oir me voi r ct q ue j'ai dll me réfug ier en plcirte nuil dans lin ea.. Ici.I il CM vr.ara: qu'il était condamné il mort et deull ou lroÎs autres qu 'on a es.. Il salue tout le manU!:. Et si vous a!lez sur les plages de Sidi· R-rruch où l ' a~c du maréchal de Bourmont a ~barqu~ . Aid~s parfois par la bande l Jésus de Bab d. plus de mille vOleron t "oui" . L'employé de l'élcclricité el du gaz que j'accompagne. l'our imposer le mythe de l' Alg6cie frnnçaisc ou parce qu'on avai t . Pourquoi '! Pour rit'n. Des corTlCttcs de SŒUT1i de Saint· Viocent-dc· PauI battent comme des aHes de rnOUdte MIr J'cau noire d' un pan. l. Maintenant. Ça a été fin i. ne tarit pas oon plus d'éloges sur e u. ai) l'école lOUChe l' égli. soldlllS de la force locale.. Il fallait abattre les chiens affamés qui crraicnt.Oui.". mais rte laissez pas les e nfllnts faire des trou s dan s le :sabk.. Il leur a crié " Ma tesgukhe.Cnt.'I.. w r chBljuc place. comll1C"nt ils wnt.. ~Iuons nos chcl"5 li bénuA de Bab eJ-Oued el !l·Oran. des gosse~ s'e ntrllÎnaÎCnt à maœher ail pa. JO du 12" bataillon d·infanterie..OII apcrç-oit la carca.. gardes rouges. rnfmc si on n' y a Jl'iIll couché.IIn r devant l'ég lise Sainl·Joseph qu 'on avait pla. le ve ndredi.vous de lumil:n.u)'~ aw. pour voir I"ab~ & 0 110 qui habi \ll i. cru voir ~ passer dan ~ un camion un Musulman avec un ceinturon ct des cartouchières. voici cent trente·deux Ins.'I. Eh bien.ail ct tué . Alo". me dit I" em ploy~ du glU. .aiiIC" el . •• " . la fratemisu tion eSt une chose accomplie. du 5 juillet 1962 Louise ajoute e n versant le café dans le~ tasses : .()ued ct par les « bérets noi".. voyez : ~ur les 8 000 Eu ropéens de la villc..i qu 'i~ Ornn d'où je reviens. la dent rnauvai sc.si d·a.<.. mon pauvre. C 'est que. Voila.

Paru dan~ L' &.preu du 5 juillet 1962
sou~- lieutenanl

paraeh ul islC en tenue léopard, rose Ct blond com me
un ange. veille ~u r le bUIl:BU de VOIe ... Oui. pou rquoi pas, monsieur '1 me dit la prfside nlC. La p;utie est joo.I6r. Nous avons vécu
ensemble jusqu' à prtsenl. Je ne. vois pas pourquoi nous ne continuerion~ pas.... Un pe u pluS Il.Ii n, on joue aux boules.
Dès la nuit tombée, tians les quaniers mUSul mans d'A lger. les
lampions s'allument CI la fi te commence. Une ficltru comme un
n'en a pas connu ici de ~moire d' homme, qui dUIl: et bat son plein
l u moment où j'écris. vingt-quaue beUWi plus lard. Une fite à lout
casser, loans 'lue rien soil cas~, où tOut un peuple sevré de joie pendant lies années laISse ~elater œ lle qui l' envahit à lourdes lames
exaltantes et consolatriCCli. Aucun autre alcool ne le grise que celui
du bonheur de po5!\&1er enfi n une patrie libre. La ville est ill umintt
et tOUS ses ors poudroie nt Mir les rollincs au-<bsoos des étoiles.
Elle crie . elle danse, le~ you-you Ijui l>'élèven t ne sont plus ceux de
la craime mai ~ eeu.\ des fUies oubliés.
À vra i dill:, le premier wi r. j'ai eu peur. Les voitures pavoisées
qu i dénlaiem de la Casba h sillonnaient les quaniers du centre avec
des allull:s de mene UTll de raids et Jes Européens voyaient en elles
les ~ Iémcnts precufliC urs du déferlement dévastateur qui allai t suivre.

Un gendarme en 203
Mais le soi r fut cal me. Le le ndemain , dans la mati née. la ronde
Il:prit UMS un vacarme assoun:li~sant. Ilommes, remmes jeunes ct
vieilles, ('nrllnts en tas~s dnns des v~hicuJc ~ de tous liges ct de toutes
marques. criaiemlluc-to!te le mfmc slogan obsédant 'lue Ic! mains
scandaiem sur les carroueries sur le ~me rythme des" Algérie
fnmçaise .. d· aulrefoi~ . Vers mid i. J. fièvre monta et les Européens
se deman~ rent ~'ib n'avaient pas commis une. monstrueuse emur
de jugement en votant" oui .. la ve ille. Puis. en lin d·aprh-midi.
comme aucun incidcnl llC s'élait produit. comme ce fleuve torrent iel
restait 'Ulgemcnt entre ses rivcs . un étrange ba$culemem eut lieu : la
joie des MUql lmans penlit tout canctère de pro\'ocalion pour n'être
plus que de la joie. el Il cr.inte abanOOnIlll les Européens. On vit
alors de$ officiers ct des soldats français en un ifonne s'Ipproc her.
sourire. se mêler il la foule en liesse , pan icip<'r l ce ne gigantesqllC
explosion de bQnhcur qui n'offense personne: . Sou~ me.~ yeu x. dans

le défi lé tonÎlroan t de$ voit ures. un ~c nJam", mobile est passé au
volant d'u ne 203 dêcapolable p;woiséc elle auss i de drapeau)!. algériens, derrihe un cam ion chargé de soldats de r AL".
Demain, je crois que le nouveau mi racle sera ac:compli et ql.lC
Musulmans et Eu~n s ballrom des mains el crieront I:nSl;mbk: :
« El Djewïri ,l'a ltia! ,.. 115 se disaient frères. Voici qu 'ils découvrent
qu ' ils le son, vraiment. Aucune Rite ne durera assel longtemps poor
célébrer l' un des plus 8rand~ fvéneme nts de l' histoire de nos dcu.\
plys.

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"

"

".

«

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La fuite en avant »

Retour 5ur l 'Exp«m du JO ooOt 1962
l'';'", 1962 voit ~'alf.-olller le Gf'RA (Gouvernement provisoire de la
Ritpubliqye c~iennel el ulle cOClIi~on .éuniuant j'étol-ma jor, Ahmecl
Ben Bella et Mohomed Khider. C'est ce ~ groupe do Tlemcen. qvi V<,I
finalement 1'&mpor ter et foire de l' Algerie ce que Mohomed Hmbi, h;~
Iotien du FLN , appellera un • Êtal<lrmée _. le gouve<nemenl qui sero

comJilué a u lendemain de 10 proclamation, le 25 loeptemb"8 1962, de kl
République olgéfienr.e ne compte oueun membre du demi.r GPRA. Cioq
mil~oire. y occupent des po1'te s clés dont le ~ Houa, ; Soumediene
qui deviendul peu Opr65 vi<::e-président du Conseil oyonl de s'empore!",
en 1965, du pouvoir. Publié en ooût 1962, le reporloge de Jea n Dan;el
décrit cette bataille pour le powoir. Il pressent aussi que le grand vainqueur s.ero l'armée.

O. L 2011

POl\! dan. l 'f1cpI'eu du 30 \>OU! 1962

""
La fuite en avant
Por .Ieon OorlÎeI
Derrière la dêri$Oire bataille des contmuniqués et des confê.
rences de pt"esse, la \/~ité se foit ioor : personne n'ose prendre
les décisÎOfl5 impopula ires qui $Onl indi~~bles.
Celte fuis I:hlK:u n ~ allé trop loin : l'épreuve de force ne paraît
pl us poll\'oir être évitée. tou t au moins t. Alger. Quand el soos quelle
forme aura-t-elle Heu ? Dans cette incroyable: s ituation , personne ,
bien sûr, ne pourrait se risquer il le dire. Sera-ce a1{'J(:'; la guerre
civile? Je crois ql.le non.
Pour le mome nt , ce n 'est quc la guerre des commun iq ués: un
k han!!:e pénible d ' injures ct de n'ICn accs. de rappe ls historiques CI de
polém ique.~ pri\·ée ~. On fc nlraccusc de néocolon iali sme mais auss i
de posséder des v i ll ll.~. L' un ut ili.'\C le tht mc de J"an limil ilarisme e'
l' autre celui de la lunc des classes. Il y a seulemcnt un mois, les
rno.":mc.~ ~'1:url\c ms élaie nl irwoqu6s pur des clans rliffére nls.
On ne gouvernc pas à Alger, on fai l dcs con férences de presse.
Mais comme on prélerld se faire comprendre à la fois d u peuple
ct de lu preS:ie, on passe au-dess us de l'un et à côt~ de l' autre. Ce
pe up le 3U11'lel chacu n se n!fè~ eSI d' ailleu rs l'absent. le lragique
di~ d' un drnme q UI déchire une soci~té révolulio nnaire de plu sicurs milliel"1 de militants el soldats et d 'une poignée de leadeT"!'!,
mais qui ne db:hire que cene socitl~ el ellc seule : C'Cl;1 d ' ailleul"!i
exclusiveme". l UX mcmbres de cene soc.itté q ue la communiqués
s' adre5.\oCnt .

Une boutade
Qui . en e ffcl . parle au peuple dans son langage ? Qui sc pr6.K;cupe el ex prime cc q ui l'~ ., Qui trouve le chemin ~ imple ct
concret de son ftme 1 Uoc boulaUc ex prime bien cette soudaine e t
trIIyique tlépoJ.i lisation de l' un des peuples les plus mûrs du monde
arabe : • OU" rez aujourd ' hui un çham ier quel Qu 'i l soit, di rigé par

qu i q ue ce soit, colonia iisle ou p;.s , et VùU.\ aurez demain 1 000 fois
pl us de !TlOflde qu'il! n"importe quel meeti ng organisé par les diffé!'tntA héros de lï nd6pendaocc." C'est ce q ue m'a di t, dès ]' arrivh,
un syndicaliste déscsptll!.

le popularité de Forinée
Cet étal d 'esprit Ut sans doute le fru it de la misère occablantc.
mais c'cst aussi le ~ Ital de la lassitude, du dégoût et du mépris
IIeV&n1 les pori t ic ien~ e l les colonels. C 'est pourquoi, en re vanche .
je ne cruis pas il ia gucrre ci vile : personne n'admire un leader au
point de se fa ire tuc r pour lu i: peT:\Onoc n 'eS( assez conva incu de
la culpabilité de J'ad versa ire pour acce pter de le tuer. Personne en
dellors de celle" !IOCil! tl! révolution naire "' . Mais. au sein de cette
!il1CK!té , il y aura un règlcll"lCm de comptes dans l' indiffl!u nce gé néra ie : o u dans un soulage ment passif dès qu ïl y aura un vainqueur.
N'i mporte quel "ainqueur pourv u que ce ne soi t pas un militaire .
Dan~ tOules les wi ll ayas. celle d ' Oran favorable à Ben Bell a autant
llue cell e d ' Alger enne mie de Ben Be lla, la pofIulari t ~ de l'armée,
Itu i fu t Cl ll"1lOl'dinairc il n' y a pos si longtemps, a considél"llb\e me nt
dl!eru . Le !lureau pol itique tient 111 un thème de propagande assez
effieace " la coodition de ne pas ooblier qu'il L'Onccme aussi bien
les militaires qui le !;Outiennent que ce ux q ui le combattent.
Pourquoi la presence militaiu a- t-elle été si forte â Alger Ce!;
jours derniers 7 Avre celte questtoo , on s'i nstalle au cœur d u con fli l.
Les palrouilles qui OR! sill onnf les avenues el les fa u bourg~ n 'ont
pas seulemenl eu poo r objectif le maintien de rordre public ou
pour explicntion le~ inquié tudes que fail renai'tre de temps à autre
l'OAS. Les perquisitions ont lieu luui chez des Musu lmans; les
barrages onl aml~ su rtout dt:S VO ilU~ condui tcs par des A lg~riens.
La raison en e st que IQ offic iers de 1. willaya IV Qui administre et
contrôle r AlgéroiS e raigne nl une infiltration mil itaire ~ bataill ons
de$ lWtTCli wi ll ayas benbe llistc:s. cette infi llration ayant pour but de
faire M<;Çu ler l'Algérois du côté d u Burea u poli tiq ue. Il s'agil"llil de
rUdite r le "coup de force ,. du Nord-Constanti noi s.
Les jeune~ o ffi ciers d&:1aJ"ent avoir des Tllisons préei.\.:., de
craind re un tel coup de force : alors qUlls éta Îent neutres, Ic IlIni ,
dern ier, e l que eenaiM d 'e lll re eux s'élaient rendus 11 T le mce n l'u ur

,
,.

ALO~RU::,la désillusion

facili ter un accord entre Ben Bella et la Kaby lie (willaya III), ils
dc!c\arent que ce dernier envis.ageait froidement I" l!vent ualité d'une
guerre con~ les Kabyles.

À Sétif
Est-ce vrai ? Lt~ ami~ de Ikn Bella le nient ave<: la ph., vive
indignation . ScIon eux, Ben Bella a toujoul1l refusê une solution
violente ml!rnc au moment où cette sol ution ttait facile. et il !le
In)IWe d'ailleurs des gens pour le lui reprocher. Il est difficile de s'y
reconnaître. En tout cas, les officiers d' Alger redoutent les hommes
du colonel Boumediene, l'ancien c hef d'ttat-major destitul! ml"
leur propre demande et dont tls redoute nt une revanche; ils voient
en Yacef Saadi, l'ex-chef de la zone aUlonome pendant la bataille
d'Alge r - et qui reçut en 1957 la visi te de Gem13.ine li llion -,
l' agent provocateur de Bo umediene d de Ben Bella.
Tand is que je restais dans J' Algérois. K . S. Kami ass istait. 11 Sétif.
à la conférence de presse des willaya.~ favorabl es au Bureau politique . Aprh plusieul"lI d j §cuuion~ avec le porte-parole. il en retirait
deux impres.~ions pri l1ci palc.~ :
1) Le COI(lI"Ie l Boumediene II. décidé 00 jeter dans la balanœ tout
le poids de MIll lIutori té. alors qu '~ T lcmcc ll il étuit resté effal.:é,
lais.'lan t Ben Bell~ jouer son rôle.
2) L' appe l de l'élut-major au Bureau politique ct au peuple est
difficilement interprétable au trement que comme une immixtion
militaire dans les affaires c iviles.
Sans lloute peut'on di re qu'avant de devenir une llllllI!e n!gulière
L'Ctte armée est encore polilico-militalre . Mais le fait. pour Ben
HeUa. d'avoir encore une fois besoin du co lonel Boumediene pour
iISIieOir son autorité rend le Bureau poli tique davanlage dépendant
de l' armée.
La concession obtenue. à u\'oir : la renlrée dan~ le~ casernes pour
su pprimer le wi1layisrne, a pour contrcpanic une dette qui risque
d'êtR lourde.
Les ad\'ersaires du Burea u politique, c'est-i-<lire MM , Boudiaf,
Krim ct Id coloncl.~ Si Haccn ct Mohand El Hmdj , on t derrière eux
deUll gro.ndc~ willayas à très fone dcnsilt lie population Ct llisposcnt
au surplus de l',ioo de la puiSSllnte F~déro.t ion de Fl"llI\œ.

Paru donl l ' lx"..... du 30 (JQV! 1962

2'1 1

Les otou ls de la IV
C'est-à-dire que, li condition que ICI willayas ne soient pas menaetes du dedans, l'~uilibre des fo~ pourrait se TnlÙntcnir et chacun poulTllit rester ~r .<;eS ~itioo.~, Mais le Bureau politiquc sitgc
.. Alger, c 'est,à-dire dan~ une wi llaya qui lui est hostile; (JI" il est le
B ~au politique: de to ute l'Algérie ct il n'a aucune fon:c à SIl disposition. Il est dans la capÎLaIc du pays, mais il dépend de la tutelle régionale. À peu près comme ~i le miniSire de l' lnté~r dépendait llu
préfet de police, sa uf qu ' en l'occurrence le préfet de police oie que
le ministre a itl!té d6i.ig~ pour administrer. D'où la tentation lie fain:
-WCI aux fOK"Cll extérieures qui lui sonl favorables pour fmvOOscr une
lubversion inlérieure, sur place. D 'où aussi les crainles des forces
n!gion.ales el le raidissement de: la willaya IV. Tout le problème est
lA : le resle n 'est, hélas l, que polémiques, démagogie et surencbtre.
Aucun des argume nts contenus dans le procès idéologique que les
Algériens se font les uns aUl\: au tre!> ne rés iMe en effet i l'namen.
Sur l'essentiel, loulle monde est d'accord:« Prenez les trente responsables qu i s 'injurie nt aujourd'hui. ironisait un ob<;crvatcu r armbe,
enfermez,les ~parément en leur donnant comme sujet de composilion le pmgramme de la R ~ puhl iGue a lgérienne et vous au n-l'. trenle
eopie~ iden tiqllC.~ _. Et c'e.~t bien vrai qu 'il n'y II. ab$Olument aucune
C1pposiûon doctrinale encore apparente entre eux. Cela ne veut pa~
dire que œs oppositions ne !le révéleront pas. lorsque les vTllis prublèmes seront nbordés. Mai s on n'cn est pas Iii pour le moment; il
~'en faut de beaUoL"Qup.

le même langage
Je n 'ai d 'ailleurs pas surpris ces officiers solides de la willmya IV
e n leur disan t que même sur la reconversion de l'ALN , d sur sa
mission n!volutionnaire, les officiers de la willaya ' m'avaient tenu
exactement, CI mot polir mot, le même langage qu'eux. Pounam,
il s'agissait des hommes des frontières, de l'", e l\:térieur _. et mes
interlocuteurs, eUl\: , étaielll fiCfll de n'avoir jamaÎl; quint: l'Algl!rie
conlbatbnte d u débutl la fin de la guerre.
Oui, meme sur cette qucstÎ<ln de reconversion, toute l' année Illgf·
rienne est d 'accord ; c'est-è-<lin;: qu'clle cn accepte le principe llu

.'
AI.Gé.R IE, la dbillu~ion

Paru dans l ' bpnll du 30 aooi! 1962

bout des tèvrc~ et qu'clic e n rcfu~ hl réalilé dans le ~ret de son
cœur, Elle ne: sc: résigne pas, Dans la mesure 00, cependant, il leur
partit que et'Uc reconversion est inf5 luctable, alors les militaires sou·
haitent que ce soit lCll voisins qui tommtneent l se Ittonvertir, Le~
willayas III et IV ont peur d'être dupes, Stlon elles, Ben Bella et
Boumedieoo ont eooclu un pacte qui consisterai t il. adopte r le mot
d'ordre généra l de reconversio n et il. procéder cn premier lieu à celle
de ]'Algirois, Toujours selon les officiers de c~ deux willayas, auxquel s je laisse naturcl1emen t l' entière re sponsabil ité de leurs lI ffir·
mations, l'itat-major se pn'paœrait e n.wi,e il imposer son aU\l){"i,é
au;\ fonnations militaires l ai '!.~s intac tes dans les wiUayb benbellistes e t l une armée dé~inté8n'e el ooyautœ dans les willayas antibeobeJlistes.

celte willaya était n:litée IDaÎtll'sse d'une situation q ui faisait d'elle
un arbittl: et un polll . Ce n'est pl us le ca.~ depuis que ses respooAbles son' entrés dans l'arène pol iti-que,
Mais l' heure nt de\'ra it plos être 11 cette analyse hi ~toriquc ou 11
cet inventaire des respoosabi l it~ dans lequel se complai_'iCnt avec
vinuosi ti les élites de la jeunesse alllériennc . Pour le moment, tou t
cc qu i reSte de sain dans ce pays :;e df5tou rne d'un présent abhorré .
hu miliant , ou prend ses distances au lieu de rechercher la possibil ité
d'un re nouvellement des iquipes dirigeantes.
Je ne parie pas seulement de l'iquipe des jeUJlCS diplomates qui
«Institue un des pl u.~ brillants états-majors qu 'o n ait j amais formi!
dans un pays du tiers-monde : pas seulement des étudian1lli el ÛCll
~yndK:al isles qu i ont su meUre sur pied et publi6 une plate-forme
de travail e~td'mcment sineuse . Je parle aussi de ces in nombmble~
jeunes femmes et jeune;; homlllCll que la guene, la rtsiMancc , la
promotion musulmane, la scolarisation et la souffrance ont ré"ili s
et dont on peut se dcm~noJer com me nt ils peuve nt demeurer impas~ ibles de"a nt une si tuation si indigne de leur vocation.

Ouels

civils ~

Or ce tte willaya IV est consciente de sa forte tant qu'elle tie nt
la capiwlc où so n! concentrés les octivi té~ économiques, les centll'~
de rayonnement des organisations nationales, les chance l lerje~, la
radio , les journa u1i e! le port o ù dibarquent toutes les importations
villlies ; clic ne c6dera que contre des as~u rance~ ~ur la liste des
candidats l l' Asse mblée (le Bureau politique a Il'mplacé certains
des noms que la willaya IV avait ~s par ccu:o: de MM . Farts,
80umendje l Ci Ouzzegane), contre de.~ garanties sur l'organ isation
du futur pani poli tique el contre 10; po!isibilités dt: '-opposer il on
retour ivenlueI de: ['&at-major deslitui.
Voici donc oil nous en somme~ aujourd' hui ; en discréditant le
GPRA, M. Ben Bella II. déchainé de, fOf\."Cs dunt il ne soupçon·
nait pas l'i ntensi té ; et les willayas respet:tives ont cu raison de
fairc remarq uer d'abord 11 M. Ben Khedda pu i~ 11 M. Khider qu 'il
~ t ait heurcu:o: qu 'il y ait eu cJes o rganisations poli tico-mîlitllires pour
mainte nir l'ordre el ad ministrer les rtsions. londis q ue les leaders
poli tiq ues s"injuriaicnt. L'un dt.'$ tmet s les plus significatifs qui 0111
été di slribuéoi et's jour:s derniers contenai t le slogan : .. Le pouvoir
au:o: civils 7 Oui. Mais 11 quels dvib 7 ..
De son côté, la willaya IV n'a peu,-ë(re pu mesuré 1Cl\ conséque~ d'une cunfirence de presse manif~tement imptO\'is&:.
Jusqu'au dernier moment, par sa sagesse et ~unout son mutisme.

Une tarte à la c rème
Thndis, en effet, que se prolung~ le conOit, le règne: de la surenchère peU t conduire 11 des diffieulté~ concrètes e t call1strop hique~ .
On sait d'évidence que les uns ne sont pas plu~ néocolonialistes que
1C5 .utl\';!i. Lorsque Ben Bella était l Tlemcen, il dénonçait Farès,
lu accon:I~ avec I" OAS , l'antimilitarisme: de Ben Khedda, et ses
amis a.c:cusaienl la France de soutenir le gouvernement d'Alger.
Aujourd 'hui, toos ces arguments se sont re100més contre M . Hen
Bella , et cc sont les anlis de la wilillya IV qui aocusent la France de
soutenir un Bu reau politique rétrngrnde. Le .. néocolonialisme,. est
de ven u la tarte Il la creOle de la démagogie révolut ion nai re , Mais
dans ceUe COUr1>C à la sure nchère, les \légAts viennent de se priei!!er. Ainsi, par exemple, les c hefs d'ent reprise françai~ auxque ls on
demande de venir e n Algérie , ou d'y reveni r, s'aperçoivent qu'oo
peut être discrédité da ns ce pays simplement pan:e qu'on CM l' ami
de Jacques Chevallier (don t ils pouvaient penser qu'en fai t de réac tionnaire, on fait aùeux). il est probilblc qu'il$ hésiteront avant d'accepter, On ne peut, 11 la foi s, souteni r le$ M."roJds d'Ëvian et "ICIln:

r-'.
..

"

(1 une oonceplion du socialisme.. t'AlgilrÎe devient diclotu' .l<lS cn cause la matière m€mc d'ulle coopération qui ne s'est jamai~ révélée aus. l. la dés. depuis de lonss mois.me coporoli~ que de l'Oulogesrion •.ideralion. 20 11 . soys $0 priuide nce._ D. Jeon-FrOr\Çoi.~i indispensable qu' aujoun:l'hui. don. ALGÉRIE .. pioche d'un élolio. plY. petJ de com. il d. l'armée désormais tienl le porli. lard. Envoyé Spéc ia l CI Alger. Il prenant que le oouy&ou moil.2<>. pour lequel Boumediene une (1 d'oi lleu . 100$ lei pouvoirs. le colonel Houar.eue VIl portrait peu "olleu •.llu~ion . Kahn Ioil le rkit d' un putsch qui sc ptéporoit en couli"". Boumedie<18 (Ionone!! 10 eréa~ on d'un Conseil de la . Ahmed Ben Bella esl arrêlé por ]'(lrmée_ Quelques heurel plu.e de l'Algêrie.évolulion qui o»ume.. Où wnt les hommes politiques qui auront e nfin le CQUrdge d' affronter les décisions impopulaires mais inévitables? 1 " " • « " Le drame ct ' Alger » " Retour sur L'Expreu du 28 juin 1965 le 19 juin à 1 h 30 du matin.

r. Alger.u du 28 iui n t 965 'l't7 cercle Taleb) ou à la Bras. velU d'une robe de chambre rouge .. un groupe de soldaiS conduit s par un officier iC prêscllle au siège de J' A_~StlCia l ion des ét ud iants. Di. rast de près. apparaît . À quelques ~refi de 1~ . L'Alg~ric es. qui sont dehors.. Çl ct là. aujounl'hu i tmqu. mal ra. Une jeu ne~se dorée prena it la place de . fom écho.. Le pr&::t:denl avait quelq ues sympath ies pour l' Union sovié· tiq ue. le visage dUalt.le Poste. Aujoun:rhu i.-.. Je suis d·accord.~sé . Aussitôt. le carta ble AAI~ le bras.. eomnK':ncent à rele nt ir.!:s.. les a. le dimanche 20 juin..ow:rie des Facult 6. des portraits de Ben Bella que l'on n'avait pa. la populaliOll se prfc ipite aux balcons. d' un coup.Mourad. Des enfants. L'homme ferme aussilô( la porte ~ me fa. dit 10 publicité. Uans une proclamation. Extraordinaire 5imp li"mc de: la politique chinoise.• Il reste un momcm rêveur.amps·~lyste. tous. les fe mmes lapent sur des ca . Maintenant. terrible. la lite haute . costu me lIa mode. Regardel Mllhsas l . effectivemen t. il f$1 clandesti n.. hornroe des missions ~rètes. • Je ne comprend!. unt' caution intern ationale. Les c ri~ de « À b1l~ l:luu lllCdiene ! . Masse blanche: Mlrplomban t la splendeur sobre de celle baie vÎbnmtc de rouleurs. murmure-. Lc. le mfmc homme. avec une ardeur suspecte. puis ajoute: « Ils 0111 tous trahi.~· si n ! . Ralli!! ! Chôteau de cortes Lendemains de coup d ' Étal. .! lichue . hier au faîte de leur pouvoi r. Des hommes. Les putsc h ~ sc: s ui vent et se ressemblent. Accue illir à Alger cinquante-hu it chefs d'Étal du lieN-monde c t s'a. proscrits .1 signe de parler bas. Le vieux rétle x~ inte lle<-1ue l joue. Un homme hagard . Commenl voulez-vous que je s igne un Inle qui eogage IQUle une association? Je dois consu lter les adhérents.Ieon·frorJÇOi$ Khan À Alger..~~ urer ainsi.. C'c ~ t à ce~ réflex ions dt:saoosées que se semie nt réduits. Une foole paisible garn is~i t les tClTllS!lCS de caft:s. Un film d'vne brillanta OCIl. Boumediene ..Iolite. POIU dens L' b. Boumediene au pote~u !. En CIl dimanche e n~le illé . votre comité affirnIC être oppcAé au pouvoir per~lJlel.~ d'Al · ger. Vieux réflexe À 7 heures du soi r..' " .. Une porte s'ouvre d ' un seul coup. les soldaIS veillent. La. 00 " 11-1\1 de l'. VaY'1 Ben Bella. C'était Paris le lendemain d'u ne crise min istérielle. ass. D'autres. la oouvelle équi pe au pou· voir n'avait qu'une idée cn tête. ou cinéma ASC.. Amcn ume tic l' Hi stoire.. les commentai re s. rue Didouche. On ne sait jamais ! Il nc s'était ricn pa. ne se pfi!scntaient pas ma!.pcoc_. des petits groupes s'cngouffrent dans les ruelles.~ c hoses.emJc_. r entre d." Le lendemain. ne ment.~ . den t Ben Bella. La Ch ine.!:çole. dit· il. apparent.". Minislre dl: r AgrKul1ure. C'es! dans un Ilrand immeuble d'Alger. 115 OOnt cent. IOUt le monde se met Il hurle r : . Un univers s'â:roule romme un c hBteau de canes.devancière au bar de l'(){omatic (devenu 2. Il devai t loo t l Ben Bella.· il. AloN.. il eSI avec e ux.le successeur ne pouvait donc qu'être meilleur. trotJpe charge.~ el\COfC osé dâ:rochc:r.. on ioue lo Grande nIU~Ofl.a. " Peu pon é aux: dialectiques uni versiUlires.. L'ftud ialll fe int de s'étonner. il ml! fail sig ne . une cinquan tai ne d 't:tudianlS qui !te trouvent là !oC ntenen! li crier : «Vive Ben Bella!. Un sole il lourd U'lQfllIDe la \'iJIe . pas. . 21 juin. Un petit groupe s'organise: et monte ~el'll la ruc d' I ~ ly. Aucun serv ice d'onJn: Le drame d' Alger Por . "enail de rewn naitrc: le nouveau gouver. puis ccnl cinquante. scande nt : . 0e5 grenades ISC I)'1II0g(DeS éclalent.. le somme de signer un comm uniq ué de ra lliemcnt au Conseil révolutionnaire.!:sident.!ns une p ièce nue . L'offi cie r dem llnde Il voi r le pr. «Ces! terrible. fervcnl admir31cur du pn!sj. même lu i. non loin de la GrarH.". les )'Ou·you percenl la nuit. Je l' avais ~'Onnu quelques mois pl us tôt.. .. l'officier prie a loo le jeune homme de le suivre .

Fou~ nombreuses et cnthous iastcs.(.Ur Ic:~ pa'ioUnls. il y a des heurts. Le cQlonel Boumedicm:. isolé au milieu d'ad\'ersaires ou de courtisans. Mais Ben Bella n'cst plus 1/1. Il n'a pas ~tt en meMl re de s'entourer d'lImis rte ls.e~ mi nistres Boumaza et Mahsas. de~ t wdiants chinois o nt été hués et chassés d 'un rest. Les Chinois. le « president . 1:apath ic l'cmportait. Ne :fUrfisai t-il pas qu ' il en appe lât /1.. certai ns. Pourtant . llemcen. le drame shak~arien dc la lrahison et de la locheté. vous VOtlS trompez: la manifcstation. ceux que Ben Bella ne voulai t plus \'oi r /1. Au prenlier rang . cons.! d'un soir doux . Pékin paie sa reconnaissance précipitée. pourchassée par l'armée. Dans le centre. du 28 jLHn 1965 diplomald avaient fait de5 milliers de kilomètres pour assister aux mts généraWl du tÎets-moode. avait é vité de montrer liIl force.il crier : • Vivc Ben Bella! " Aussit61:.~ retardaient leur voyage.~~ure~. CUrk.. Mais. Ic ~tyle du coup d'État changclt. il (kvait agir à visage découve rt .ch avai t é té un chef-d'œuvre du genre. EUcs cracnent au visagc des $()Idats. des gosses. Sans doute Ics manifestations ne prirent-clles jamais un carnct~re de masse.. Une gaffe Les étud iants venaie nt dc réussir l' impossible. Nuse r boudait. Chaque soir. u voix ne réoonne pl us. la rue .'S . taires I:'n armes sc succédaient tous les m~tll.'iCh dc papa classique et liIl ns bavure. lorsqu'u n pttit groupe de jeunes se met . gcno ux cirer les ch au. un pol ic~r me dit simplement : "Monsicu r. le front benbelliste s'ttail di~ié et les mili taires n·al laient pas laisser passer celle chance . dc~ fcmmes. Ils sc retrouvent ~mblanlS. " .. il l'heure dcs premi~res fraîcheurs. chargés respcctil·ement de l ' I ndu. Et puis. ct !. se mbl ait régligcr celte levée de boucliers... Pa ys billiTre : alors que je m'~loignais dcs lieux où avaient ~daté quelql. Mereredi 23 juin. les chefs d·ÉlIt afro-a. Bco Bella étai t il Oran ct à Sidi-BeI-AblX:s. des mili. ÛTan. C'C. CnTre cel homme sorti du peuplc et la foulc misc!rable des faubourgs. le pu t. Les uns aprts les lutres. dbillusioo la vieille chanson À III Casbah. ava ien t violemment critiqué certains a~pecu de la politique benbellistc. Le soir. Une sorte de C()(Ilral se ntimental. C'cst là. " Les étud ianl~.cient~ d' avoir commis une saffc diplomatique.. . Ben Bella est populaire. L'e'\'b>ênéral Challe eût appr&:it: cn coonaisseur. mais ne desccnd pas dans la rue. 1.. La vt:illc. On lance l b bOlllcilJes CI des orduI'C$ sur Ics soldats.aclc:. dcs diplomates birmans. vcnU5 u$si~ter il la Conférence afro-a siatique..~iDtiquc. nc peut rien r..u· rant universitaire. c'CSt comme les fcmmes . des mani fe~lInls br1l len t un d rapeau chinois. t~ndi! que des ouvriers /lCcrochaicnt les lampions d'ullC tète déjà dérisoirc. Le jcudi 17 juin. I. Les Paru dons L'b". . AlgCf ~tRi t prati1lucment e n ~Iat de si~Ge . M3inlenam. : • Notre direction socialis tc cst plus unie q ue jamais .ALG!'''' 1Fi. U y a. sc p rom~ncnt nonchalamment rue Didouche-Mourad. U! ru me ur monte. il y 1 Ie. d'ailleuo. • En fai t. police .. coréens Cl chinois.ll.. à !iab eI·Oued. mouillés CI rouges des pied. la « vieille chanoon qui berce la misère humai ne . Le Commonwealth se décommanda it. Et le peuple. À BÔne.. cn a:nime-fond. La Casbah était une foi~ de plus bouclée. d6>0rdres.. Alger s'e n fi~vre. /U:oorienlé.SI de l' autre cOté. jouant les deux rôles. mais a trop cru au potl\'oir de son veri:lc . Curicu~ retourncment de l'Histoire. Il n'a pas su forger un parti digne de ce nom. c'cst la memc liaclioo . il étai t seul. La troupe tire ... le puts.ire d'autre quc cricr des balcons.~ ~tudiant. une réu nion du Comitt ccntral consacrée au x probl~mes économiques ava it été houleu~ . Ics autopOmpes de 1'armtc déversent <k$ nOIS d'eau te intée su r les manirestants.'1I X spcct. chez qui il avait fait nait re un immc nse e~poir d'émanci patÎOO .~ /1. il n'y a pas d ' intermédiaires. Avcc. Le lundi 21 et le mardi 22 juin.. La gauche nigérienne. battaicnt cn rctra ite. me di" un membre du Conseil revolutionnaire .. ~'cn prend il ces farouChe5 révol utionn:tires l"Omme à de vulgaire9 Américains. d' un seul coup. les manifestations reprennent.~trie et de l' Agriculture. Impérial. '. Bcn Hclla PlIic cher son romantisme .lCl. IIVec bellUCOUP d' habileté. .. la tête dans le désordre pra. Il connait. La foule cric. Entre lu i ct la masse. . que Ben Bella pr0nonça son dernier di~n.. Tel un per· sonnage de théâtre. .. pour la prem~re fois.lcs nerfs se tendcnl. un contact n!e l. Quant il 1. comme d i~ail Jau ~s. Ma i~ cent érudiants courageux lVlient suffi pou r que.

un député membre du Comité central prononçait un discoun : • Notre révolution . " . tant . sans en a"erti r ses oollabomteun...ur la sUSCC' plibilité des autrd .midi. 11 ne lui aVlit refuS(!. fut blessé en tentant di: résiMer. On c nu: nd it UI voix une demièn: fois lancer 11 ses gardes : • Ne n!Ji~leZ pIS.-~.l l .ur les craintes des uns.je descends. lançai t-il. militai res l'i mpre$sion 'ltiC l'on ~' anangeait (k:rrière leur dos.~ étranghc~. le mini~tre de l'&ooolllie. les cemres Slral1giques..ail eu une crisc lorsque Be n Bella. Bou tenih. Be n Bella donnait dans la chambre très si mple. Tabar Zbiri. Ben Bella rece vait un de ses proches et parlait de son voyagt li Paris prévu pour juillet." Il ~ 'hab. Au vrai. Il avait décidé d'élim Îner de oon gouvernement deU)! ami~ de~ m Î l it aj. ils parvinrent l faire ba. BouteHika et Olenf Belkacem. s. ils avaient déjà des partisans dans la place. Le vendn:di aprh. 10 US ces éJémellL~ f(')(m. du Brésilien Pelé qu i.IKnt occupé la. le chef d'état-major de l ' A~ . aucune: faveur." Ben Bella ~'()mpri t q ue tout s'6croulait autour de lui : il n'opposa lucune résist3m. le mi ni~ln: des Affai re. c'était l' un tics meilleurs amis de Ben Bella.qu ' il venait de faire venir près de lui . demeure delIanciens gouverneur~. A minuit. ct sc mêlèrent au" hommes de garde. Ben Bell. oous . ie nt un tnut. avait donné au". Jouant habilement sur les bruils de reman iemen ts mi n i~­ téricls. déc laré qu'il renonçail 11 r aide économique po5te~ allemande. communi ~te s y ôll. et on l'emmena 11 l'Amiraute . L'empêcher de parler. ministre de l'&lucation nationale. car ce jour-là l . Autour du thé ReSla!1 le prob~me numé ro un : neutral iser tout de suite Hen Bella. l\lur fai re contrepoids.. négociée 11 Paris. Lorsque les w ldals se présentè rent . Zbiri d&:lara simplement : • Au nom du peuple algérien . ] l'on doit poser la première picm:: de l'kole . La récoociliation avec roppoosition kabyle . demeure de Ben Bella. va de succk en sucçè~ et je peU K vous dire que le 19 juin sera un jour qui comptera dans notre révolution.. q uelques . À Il méllle heure. Il l' avait nommé chef d'état. dans un discouf1i prononcé 11 Bône. .enon~ vou:s arrêter. ct Che rif ndkacem..30 police fUI dewnl&: . lis étaient assurés de la complic ité de nombreu ses personnalités. Deux homme~ e nt ttrent soudain : le commandant Si Lami ct le colonel Tahar Zbir. c'était une question de su rvie. On plaiunta quelque peu autour dc "".n du 28 juin 1965 :uu Le di!tCours de Bône Deu".. to ul semblail calme .culer dlM leur clmp deu~ bcnbcllistes convaineus : Booma1. meublée en Uv itan..<. qui semblaient détenduS. Ben Bella revena it d'Oran ct il était ac:c ueilti a u palais du Peuple par ses ministres.\SC!. responsables. . D '/lutres se J)f'ésentaient au domicile ues personnalites l ocutral i~r. Assc1. A 3 h 5.:e. était l'un des me illeurs footballeurs vi\'lnts.. prépmil un graOO eoup. En outre. il all a se coucher.. in itiatives avaient contribu6 11 ~hauffer les CSprllS.. les journlllJ: . Au nom du peuple Talm Zbiri . il Y a . des sol dats invClltissaient la rad io. quelques semaines plus 161. s. de À Doufank. (a.'iOldats dégui sés en CNS (l'équivalent des CRS) $lutè rent par-des~us le mur qui e ntoure la villa Joly.. Le pu tsch fut bé au samedi. On parlai t même de libérer Ait A h m~-d ct de le faire e ntrer au Bu reau poli ti'lue . les deux qootidiens algérois devaient fusionner en un journal unique et d 'anciens élément. 1. de sa vieiUe mère • uDC femme admirable . président de l'Assemblée el me mbre du Bureau pol it iqoo . Trois hommes mirent au point le scénario : Boumed iene .Ir. C'étai t l' heure Ue la réconciliat ion et l'équipe Boumediene en était Cllclue. 3 heures du matin.. il enviStlgeait d'é largir les organi sme~ dirigeants et de raire appel 11 ccnaines pe rsonnalités de l' op· position.il ~ avis. Puu r les milita ire s.majOf pour contrebalancer l'i nfluence de Boumediene. avait. Déjà. principau"... . Lui ou e u~ . C'est ainsi quc Hadj Ben Allah. qu ' il préférui t au Palais d'fté.1 Paru dans l ' Exp. les ministères. appuyé~ par une douzaine de chars.

la d6< illosion Poru dons t'fxpnu. 011 ~ préparait . si l'on osait. l'ai r triste. I"\. le jOl.lCté en prison . Il e n a effective men t l·allure . Lors des récepli ons officielles.. pour la troisiè me fo is.. put... il se sa bor· der. La presse avait almonet. . Ce coup d'État mililaire reS$Cmbl~ fon . le docteur Nekkaehe . du g~néral MIl. Un se ul.aTllQureux mo ins l' humou r. il ne parle pos. Ap~s Ben Bella-Robespierre. faite de tous ceux Qu i..' ses mimiques . a fait une dt:marche en ce sens auprès des nouvelles autori tés. donl it élail l' ami. Comme Ro bespie rre .wail ne prit pas ganie aux c h<l rs et au d~ploiemcnt des troupes. a été log ique avec lui-même. enfi n. 11 fort c t 11 trave~.levant le fait accompli. Son horreu r de l' Ulliforme n' a d' égal que son IJtI!pris des déo. qu i pri re nt la fui te . on K rull. une pass ion mal u)n tenue q ui ]lOuvail déboucher sur le meilleur . Ben Be lla pri l le pouvoir en neulralisant ses Girond ins. comme des pions. Le gouvernement fnmçai s. la foule des gens q ui se re lKiaienl au tr. On inlerprele ses s il ences. brillant théo.blicain.lrnal progrc:. le mart:chal Amer.comme le souligJ1Çrl L h.<oSu.. memb re du Bureau politique . il est toujours seul d ans un coin . de trop fi nasser là..cunstituécs. à :102 Mossu À 4 heures du malin.présiùent égyptien. Ma is si l'on rcgttrdc pl us loi n.jue cet ascète émacié.. . refusa de s'incliner et fut . sil houette ~trange qui fail penser à Roben L. me mbres d u Comité eentrn l. par exempl e.:hi . san s plus préciser ses intenlions. do nnait une grande publicilé : on appre na it aveç intérêt. au visage grimaçant _aux l~vres fortes. eurent à pâtir de ces décbions. Car Be n Bella eut le lort de considére r les 00m1I1C1. à ces putschs q ui agitent régulièreme nt de~ pays comme la Syrie el l' Irak. q ue l'on all ai t tou rne r dans les lUes un film retraça nl l'hislQire de la bataille d 'Alger e n 1957. de disculer a v~ lui. Cc qui en lui transparais. créant auto ur de lui un sentiment d 'i nséc uri lé. c · ~ st 1bennidor. Zerdan i. se dissi muler d aos une voi tu re <. Ùllns cette affa ire. J' a i eu l' oçcas io n de re ncontrer Ben Bell a. Salah Louam. Mohamed Hatbi. Il commit l'erreur de lai sser enlcndre qu 'il all ait se débarrasser de certains gêneurs. un romantisme . il ne rit pas. el sur le pire.s iste d' Henri Alleg.:\(n ALGËRIE.t noyau de fidè les: Hocine Zahouane . au pre mi er abord. El puis cc fu t aussi l' homme qui. ~sonnais seul q uotidien d'Alger. celle . Dans les locaux d'Alx"r Répu. Boumediene . Ce n'était pas un ~oric ien et . De trop jouer sur les divisio ns. Aucun vice Boumed ie ne ne ressemble à auc un autre chef milita ire arabe. AiIJe uMl . aux cheve ux piqué. II n' aime pa:. . esl \'cn u demander la grâce de Ben Bella. eut le temps de té léphollCr li un pel. Ses silences el sa sil houette décharnée en ont fait un épou v:m lail. Lorsq ue le malin se leva sur Al ger c t que les quais du port se fu rent eolorés d 'une ehaude teinte de brique. mil itaire fait pense r à au tre chose. refusa de fu sillc r. il tomba victime d' une coali tio o héléroclite. t'élait une scnsibililé à Aeur de peau. dt: trop nfgocier ici. se mble+ il.. les mini stres éta ient con voqués par Bou medie ne ct mis . o n pèse ses tres rares pamles ct. on nc lui coonaît ni marotte ni \·ÎCe. il n'aime pa. Ses oovc rsairc~ ferunt-ils preuve de la mê me rése rve? Sur ordre du préside nt Na ~ser. Et tOUI le monde croyait que ces troupe s élaic nt ce llcs .sail avant toot . révolut ion . e n fi n de compte. vice. la veille. san ~ amis. on sig nait déjà des messages de ra lliement auxque ls El M oudjahid.~ boi re.il improv isait . À Reur de peau El il Y e n av ait bca uL'Qup. pouTtllnl ami des militaires. du 28 iui n 1965 Mais un partisan de Ben Della qui se trou vait dans l'immeuble sirut en face de la villa Joly. Mais ses improvisations nc manqu aien t pa~ de génie. que le feçeveur des conuibutions d irectes de Bordj-Bou-Arreridj élai t d 'accord aveç les nouveaux dingcantl. de centralise r ent re ses mains oes pou voirs excess ifs..: hargfe de cagool~ de tomates. Et. La plu part des ex-(li rigeants communistes parvinrellt égale ment à di sparaître . cette pelite bourgeoisie aux de nts longues qui se précipilaît sur les places li prendre . il des mo ments difficiles. Il a été éçond uil.mlt ion ~. . rid e ll par trop moderni ste.. un mome nt o u li un autre. Cu rieux personnage I. tfmo in du coup de force. lui aussi. manger. toujours em mitouné dans un manleau ou un imperméable au co l re le vé.:s nou veaux d irigea llls .

On n'a pas él iminé Ben Bella. une classe pri.: 1'1111 Il qualifiée d' .~htri tés. Un fi lm d ' une brûla nte act ualité. viléyiée. le grand elipoir des dé. Cc scl1lit J"abandon progfC$. On voit donc le mouvement : 11 pa rtir de revendications poulTai t. la publicité. pills médiocres. historique» ct d· . lui donne r sa plaçe dans le pays et 18 gankr des influences .. 11 ~illusioo on regarderai t dans les lignes de sa mai n. nationa li ste et Croy8nt. la pelle dc l'autre JO a été vÎte abandnnné pour une conce]Jfion pl us orthodo~e . llOO une création ou une r~"Çherche..jue 1000000ue Ben Bella en proposa Je décret à ses ministres . Le fusil d'une main. Les so!cb. Boumediene a l'âme d ' un soldaI. Qui menre 11 la tête d u pays? Ferhat Abbas '! C 'est sans doute le seul honune qui jouisse. une idée dom o n n' arri ver. dans la nation. le coupa s~essÎ\'ement de ses parti~s. en même temps. De jeunes officiers ne "CU' lent pas en entendre parler. y rompra le:. int~ressante de démocratie à la base. avec Ben Bella.. L' hom me qui sym bol isai t une lun e comm unc e st en prison. pour rtcu~rcr les "ieu:>. à n!tabl ir une situation !WIS cesse compromise. Et ~ i la situation 5'aggl1l"e.preu du 28 juin 1965 :11 . déchu par un quaneron. Plus nassérien ne que yougoslave . Auss i Boumedicoo méprise. malsaines _ . il les". 11 c(. c'est autrement plus imponant q ue la te nue d'un carnaval grandiose où les gntnds mOL~ sont d 'a utant plus généreus<:ment 18nl. Depuis deux a ns Bou mediene. on dire" pmfcs~iooneJles JO... venuc au. disent-ils.. dans Alger.~if du socialisme. unique comme la d ivinité de l'islam.. chinois. Il const itue un c ooix pmgmatiqllC. Un quarteron Al ger n '~~1 plu. eumme le péronisll"lC en Argentine. l'entoura d ' hommes' lui et. C' est d ~ que les contradictions demeu n:nt.eil de la révo lulion présidé par Bou meèiene a fi n i pol.. Ben Bella a"ai t réuss i. Boumediene u pri me une vue pol ittq ue globale et assez coh(! renle.e.! pas si b eile mtnt • se déharra. On a beaucoup parlé. sur les mu l'l\. Il n'est pas aimé. lIs forment.neier va pencher. la gauche ~tant écrasée. fonde aversioo pour toutes les docuines importées de l'Occident. 1e~ intellectuels el. il dut . Les urapeaux claquent leurs couleurs su r un dei in lin irne nt bleu . Il n'est pas nécessai re ment adversaire du social i~nlC. mellrr O!itcns ibleIlll. beau. mil sur pied une armée moderne dont il fi t g ch~ . C'est lui qui.~r.! d'un milliard d'hommes_ MaiJ une centa ine de jeune. . Il n'a pour lui que la force.t$ ont rtintégré les c. au ciné ma ABC. prêt 11. La dépolitisation Ile peut que s'accentuer.! JO. il faut quelque c oose de pl us. le bal. il eY craint. Le s chefs d'État afro-asi81iq ues "enaie nt dans une " ille pfesligieuse. Mais sait-()fl !.uemes et font de l'uerdcc comme n"importe quels bidas~. o n joue w Grande 1/I11siOll.. Alono '1 Alors. habilement ..ü ËRIE.. e n bon Arabe .'( parleur.)Ups de poker. par exemple. . recevo ir les ambasSllUcur. en cou lisse. plus proche d'u n étatisme caporul ist q ue de l'autogestion .ible JO. le slogan révolutionnaire ."és qu"il suffit de tourner le coin de la rue pour voi r que l cas on en fail. droite . tout oommem. telles pourraient fu-e le!> grandes lignes de son programme. il a urie pro. d' une rée lle popu larité. Pour sonir l'A lgérie: de l'ornière.Al. Pour eux. Construire une arm6e . prépara it son coup. Bo umed iene est impuptJ lai~ . gens ont d ît non. en particu lier le marx isme. Simplement. englober ' peu près tout le moodc. Le Con!. le cad re y est. DelTière scs airs (l' anarchiste décade nt . isola Ben Bell a. mais il e n a une conception autorilll irc. C'esl un soc ialisme q ui vient d'cn haut. coréens.:n t en marche un magnétophOllc '! l Poru cIont 1'f.'( frère~ gu inéens. Ils s' apprêtent li ignore r ulle "ille en état ue siège. pour le raire passe r. intveJ1. dl:puis deull ans.. t.j u'il ~'agit d' une expérience trè. politic iens.. les id&llogue~.. Les affiches souhaitent la bit:n. Et c'eS( vrai !. dit. de cette 3utOgCStiOll quo. mai s I~i un retour au l ibéflll i~rne politique. le benbe l!isme risque de devenir. À Al ger.

i~ e el iné luctable. foin"s du développement polir leq llell'Algérie 0 oplê : le mépris de "ogriculllJr" qui Foit pourlant vivre 10 moilié de '0 population.te économique ci l'EJ<press. le. 20 11 ~on " . Rogeo.oo 'e! I stime que 10 rupl\lre était • prévi. « L'inévitable rupture » Wour $ur l'&pre" du 26 avril 1971 le Iovrn<. 10 priorilé donnée 0 10 mi5e en ploc" de grondes ~iétés industrielles modernes. ()u-Oelil d'unI! déc is ion dont il comprend 10 Iogiqve. il .lnt de 1971 est important . el qve 10 Fronce • en souffrira peu" """' is. un million el demi cie chômeurs . Soumediene décide œlte onnée-lO dit notionoliser la ~ole et le gaz olg~ ienl afin de COI"lSocrer les rev&n us ~'nérés ou développement du pays groce ci une poli~que d'indvsh'ioliK>accélérée. Alors édilOriolir.. ci l'êpoque. peu créotrices d'emplois dan s un pays qui compte d&j6.Pr. D.oulève.. de façon prémonitoire.1 . l..

au moins en théorie .. alU Soviétiques pour l'aciérie. plaslique. celle du pell"Ole. Alger. par e~cmp le... " .. fi cette date. IOlljou" aux &tition ~ ouvri~re:s.:. on peUl arri ver 11 l·es. Ce n'est pas tout.~ Mln comple. lb veulent oussi." liOCiéu~s nationales Elf-Erap et erp-Total.\ It.(. . êtn: I.:.ub!ltanl~ls : le brut 8 lg~ rien obtenu 11 un prix bas. Il fall ait que r une des deux chassât l' autre .senti~ l . qui consistait ~ leur fai re acheter une parlle de ce mê me brut à un prix éle. Œr.eut di re é nergie. El la pri ncipale. tel M. Pétrole . la Sonalrach.~ du . le ~trolc CI l'acier. Imposé a~lI: ~'Ompagn.~ ie nt admirablement leur dns~ ie r dan s leur propn:: perspeçtive qu i étai t à la fois de s'assu rer un approyi~ionne.lr1 e d u développement : elle cIICQU11Ige le tourisme et l'industrie légère. rUniOIi géné rale du ~trole (UGP).upitalisme d' ttat avce une métiance ell:tr!me 11 l'égard de l'étraugcr. le seul 'i~re qui fasse le to ur de l'économie act\!Clle du pays: L'Alglrit fllKirienne .es étrang~res. très puissante 1. La Thnisie. q ui a été penda nt tro is ans le correspondant du Monde à. il~ ~'étaicnt expri~s clairement & ceux qui onl pris la peine de l e~ interroger. succédant à. Elle a b1ifié sa puissance encore fragile gr:lce à. Cc ~lc \. Chacu nc Oc ces phrases s'.re" c ~ nc­ tement sur les deu~ secteurs aU~l. ~trochimic : auc un. .1.•. de VOir nahonal. li chois i la voie CQo. elle s'est adressée aUA f11l1lÇ'l s pour le haut foumeau. qui n'émit pas de ~$i r une chikara. prévu au Plan de Constantine ! _. l'initiati"e privée avec la COOjXration internationale.trument de l' Étut dans le domaine du ~trole . Viralelle de la Sooaln&l:h : . Acier sign ifie métall urgie et mfcanique.1. 1 _. Ceu\oCi.w u$·diwdopfHfIltIU (td it ions ouvrières). l'obtention ok bons cmplp· cerncng pour ouvrir des statio ns d' essence en France .lrd Virotell. tran sport.. mais qui poul'1iUi vail sa propre id&: ~u r son développement. lUX Alle mands de l' Ouest pour les lubeS. Il écrit. au. biitie !l l'i mage des grandes compagmes pet rohères internationales 1.'C lucide. Elle.{". Vén~ble ~t at dan s l'I!tat. opté pour le I. Pierre 1 . Celte soclfté nationale frança ise. dlstribtHioll.ppliquc parfaitement à.. Elf-Erap. C'est un ouvrol. c·e~t ·à·di re au fail qu 'il n'y av ait auo: unc chance tr aboulir Il un accord.e.Paru dons L'I ll""''' du 26 avril 1971 l'inévitable rupture Par Roger Priouret 1 Maintenant q ue toUt a tu! dit ~r l'affaire f11UlC'O-al&~riennc. des aVllnt~~ s. s'équi pant du mat~ riel électTOlliq ue le plus perfectionné.'C lui qu! était. dynamique el déjà. ment e n ~rolc: franc ct de dffendre les i mér!L~ des deu. a ~té conçue ct créée par le gé néral de Gaulle pou r ftre l'illl.Iuei s les fr:lflÇais IIvaient pensé allanl eux. l rtly ste et l Matignon. Les Algé rien s veulent avoir d&ollé du sous-dfveloppement cn 19RO. enti n . Mais jls onl paru jusqu '~ u bout ignorer la perspecti ve du partenaire. enlretenalll de véritables ambassades dalll. ell:ploitalion . Le plus é!onmllll ( SI l' altitude des négociateurs françai ~ .lui de vait gagner était celle qui était chez elle. Pour al1 cindre ce but. Il 'i a deux 1T11>1 ~.l assés en tftc de..lile. e mployan t di l( mille pc Noonnes 1. Or ceue idée fUlit insnitc ooir sur blanc dans le mppon génüal d u Plan quadriennal (1970-1973). Pour ne rien devoir ~ personne . ec son t lie va mies sociétés nationales. Sa lecture aurait été profitable li nos négOCIIteur ~. Comme les Al gériens o.:ausem volonlien. comme toujours. illlégrfc. fibre tCll.( e pétrochim ique. Prospcçtio n. le . L'Algérie aurait pu choi~ir. production d 'cng~is.e de ces aclivités n'est étrallgère 11 eclle ~lété jeune. L'Algerie a choisi la 1I0ie 10llgue : clic apprendra l !leS payS/ln~ traditionnels l' usage 00 engrab quand ene e n fabriquera e n q uantité dan.jans l'6:l ificatiOfl du co rn· plexe sidérurgique d'Annaba (ell:-Bône) .Jie llli pour le laminoir l c haud. sa ns mépris pou r un pays je ll~ qui cherçhe sa \'oie. M. Voic i ce qu'écrit M . plusieurs ca pitales.'t!. cOl1 nais. Ce qui émerge aujourd'h ui de l'économie algérienne.. raftinage. etc.Erap ét~ i lllllC en deux sociétés n'avaient aucune chance de pouVOir cohabite r Mlr le même ~trole . on attribuai t la mauvaise tournure dc' négoda1ion~ funco-algérie nnes à l'innucnce f1cheu se de M. Jean -Marie Albertini duns Ln Mlm/1i.~ pays ambes .. ils misent sur lïndustrie lourde. La logique: de II situation de la Soruurach et d'El~. mah aussi engrais .

Pour le moment .~? Le complcxe sidérurgique de Bône produirn UII jour proc hain troi s foi s plus d'ac ier que l'Al gérie n'en consomme..L' e.~sentic l des invcsti ssements va aux grandc~ wciétés natio· nales industriclles.~i t uation diffi cile. le.. il fa ut des puits et des pompes à esse nce. Ils ont aujourd'hui un million CI dcmi de san§-travai l. creent très peu d'cm plois. Commem placer le ~ urplus quand Ic marché mondi al est quadrillé par les grandes linnes autre· men! puissan te s. Face à une démograj>hic galopante.de ses clie nts africains. dispose se ulement du liers des crédits de l'industrie." e~1 un échec.Paru donJ l 'f1lCpreu du 26 (Mfl 197 1 Guillaumat. Mais où sont leurs débouché.mal . ICl grandcs sociét é~ nationales.« la nature des choses ... Le mal s'aggrave. dans le Plan quadriennal . dans les villes. quand mêmc le plus gros . C'était . se ra dans UIIC . président d'Elf·Emp. L 1 Sonall1lch aura désormais les puits. l'autogestion des gl1lnd~ dnmaines m lonlan. l'Algérie engendre SUrtoUl du dé. Ces redoullIbles mammifères dévorent la végéUllion dérisoire des mauvaises terres. prohablement privée de sa pri ncipale source de pétrole orut. appuyées par le nationalisme? Pour ré ussi r dans Je pétrole.La logique aurait voulu que. L'agriculture trad ition nelle repose sur le petit élevage. . Sun expansion est compromise. La situat ion devient périlleuse..Enfin ct sutlout. La société natiunale Elf· Erop.~ França is qui lui gardent leu r sympathie voient planer sur elle [rois dangers qu'elle a choisi d'assumer avec quel que Ifg~reté. dans la mesure où ellcs sont ult ra modernes.50 % de la population et aUl1I it pu lu i assure r en quatre an s une qua~i·autonomie d'appmvisionnemc nt.et de loin .~sc Mir le chômage.. jeunes le fu ie nt pour faire des '" désoccupés .. . pays adulte. . Elle perdr. En fait. La situation de l'Algérie est autrement gmve. une place prépurxiérante au dfve loppement agricole qui fait vivre . . Or l'agriculture. ont fai t l'impa. La France. dans llnc premi~re phase. Elle n'a de pompes qu 'e n Algérie _ ce qui représenle un dal it du tren tiè mc de la prod uclioll du pays. en souffrira peu. . . Vue sous cet angle . les dirigeants algériens. . Et le. la rupture d u 14 avril étai t previsible ct mê me inél uctahle. surtout clièvres et moutons. comme la Chine. avec unc dureté étOll' nante. Ce n'est pas un hom me qui étai t cn cause .. Moi ns à cause de ~tte rupture qu'en raison des grands choix poliùco-éeono miques qu'e lle a faits. comme aurait dit le Gént'!ral.<>e rt. Elle n' est mai ntenue que comme un dogme politiquc. Le \'cnt du sud enl ève le peu d'humu s qu'i l y a. l'Algérie fit.

l" 2011 _ te. le min l$lre de.. l'orlicle campe ovni les de".. 10 dOIM di rI9~nle.. wcce~oo est d'~mo.~t mooront.11:1 .. Ils d. d'un poy.~ Ch ristian Hoche.. o:i Poris. et 10 COIruption d. Affoi. etrClll1oQêfM."''':1 d' . dauphins pouibkll : AbdeIari~ BouteRika. penannoga' qui lont lig ure d. M l. politique êconomlque qui coodu ll à Cotlsoc'". fi l... fel!'ocelll 1. plus tTadi~onol l"-.eueM le bilan des années Boumedielle.. ""-"'gnon! les 6<. ce coloud... pal'COlKS d.'~ du 25 no. Tout en souIigroant ~ c'est Ires certainement l'a rmée qui "". D. 1978 L. e' Jerôme Oumouli n.. qui repo-itsenle le cauronl de 1'_ .s 6 l'I mpo<fnlion de produits olim&nkllrlls. el Mohamed Sella'" Yohioou l.0 " . ." " « Après Boumediene? » . chel de "État clgêfien .embt.1 ...an pouvre du Cons!On~nol.ra le defnier l'I'IQI ... un appela/cM. à Alger. toujours plUI des revenus p6troli".

Lui . U est d«laré i ntat civil en 1932. le Suédoi ~ .: de naissance des Arabes. Mais toujours la presence du colonisateur. di t . pounant. Un matin de l'hiver 1950. Jamais il ne posera m~mc: le pied sur le territoire frança is... Au IllOis de mai. derniers jours de Franco. soviéliques.. à leur ~ dans l'armfe française. La foule ind igène elwahit le quartier euro~n de S~tif. mais resteront atlaCh~s à Paris. la PfeS!IC égyptienne interdits e n Algérie. il part de Tunisie e n aulo-. saverll. La ration de cérilll~ est de 300 grammes par jour pour Ic:s Euro~ns et de 250 gramme. romnx: dan! Ie~ beaU. Mnham med Boukharouoo. un g rand garçon très maigre au front bombé balay~ par des mèches roUSSC5. insupportable à ce rebelle qui se veut seulement arabe. Calme IQ(aJ dans la ville.! Jo semoine. On r appe lle déjà c le Suédois Il . ('Express explique les con$éqUetlCeS de ce toumont hi$lorique. Un lTlOft viv ant. durant la gue rre d"indépendancc . Départ pour Tunis el l' univ. Paru danl l 'f. Trois TIOms qui résument un destin personnel ct cclui d'un pays. qui . Le~ Algériens. il est e n ria!limat ion totale tl to Ujours sous ~modialyse . qui lc nte de s'interposer. C'est le véritable patron)'me de ce fi ls de payillln pauvre du Constantinois né à IUliopolis. cc qu'elle incarne. mais c'cst l'école coranique. plus libre. Chez le jeune Boukharouba. Le: grand événeme nt. Le mythe de l'invincibilité française ~t ft:iÇas~ .'its. où l'on peut découvnr le cméma. Tombl! dans le coma le dimanche 19 novembre. prts de Guclma. treize armées de Boumediene .. d~finitive.. demain vendredi. a lcs deu ~ mai ns tran e~s.\ qullftiers d'El BiaI. passionrH!. rejette à jamais la France. Leur pltsident se fIleun . Alger. et cent cinquante gra nds bles. puis la Kettania de COIl~œntine.iens annés par le général Duval. cible Christian Hoche. de proranatio n de cadavres . La pll.Ie forme .1 de J:ExpuSJ.. la n!volte flambe dans les hllU~ IC:rres du Constantinois. veillé par une équipe de m&kcins algériens. Il c ulwre . Le croi!iCur Duguay-Trouin bombarde l~ douan Iivoll~s. de ~iols. Celle lie Mohammed Bo ukharouba.~ion doolt ["enjeu déborde largemen t le cadre Ue~ rront i~r~ de l'Alg~rie. " " . La pu issance colunia le a ét~ krasée par l' Allemagne. les colons organ isés e n mi lice bnllenl les mechtas. di t . ~ Ion les au tanlb. Meme en cas de mirac le de la science.JIpresJ! du 2S n<l'<'embr. Un acharnement Ihé rJpcu lique qui rappelle le!. Une succes. aITll!ricain~ .. la seule grande unIversI té musu lmane d'Algérie. mais le marché uoir sévit . selva certains journalistes a~ricains. La révolt e gagne le bled. et. c'est la fin'lle aller de la Coupe: d' Afrique de footba ll entre l' Athktic tl' Husse in Dey et le club guinéen de Horoya.11 :. Houari Boumediene ". à lravel"ll une Libye encore jonchée de carçasses de chars de Rommel el de Montgomery. au regard jaune souvent presque hall uciné.In autre momie. La t~l~vis ion ct la presse écri te alg~riennes Ont comme nc~ tlh mardi à préparer psychologiquement le pays. c'CS! aussi l' année terrible en A lgérie .ersité. . c'est la naissance d·une révolte tOlale . L·Afrique du Nord a ~té libérte par les Améocllins. dans la grouillante Casbah. La Ugion.. Partout. la 5ucceuion du présidenl algérien es! ouverte depuis le début dl. Ce garçon sec~t.. bril:!nflilfucb CI cubains. L'i mpon ant. d'abon:!. dans beaucoo p cJe douars. les mêmes ~nes de ma. Le seo:. à Jeurs camarades d'usine ou de faculté."()uvcrte du formidable bouillon nement de I" université AI-Azhar. La vie continue à SOfI rythme normal . ma. tOP pour Le Caire. massacrant une trentaine de poefSOllOOS. c'e~l l. L' avi:llion les mitraille . les Sénégailus. mais ]'administnt tion n'est pas trh poimilleur. pou r lui .e sur la dat. 1945. la fi n d u regoc ". La Iipression est terrible.:n!taire d u Parti communiste local.oru. envoyt 5~ ia. rrançais.J. plus de quarante mille. cenl trois ". jeudi. on mange des herbes. la successIo n eM ouverte. . c'est d'elre ado lesce nt e n 1945. Zitoona.lpan des autres dirigealils algériens souffriront dans leur chair.~ pour les Arabes. les prisonniers de guerre allemands el iœ. JI a un peu fréquenté l'tcoIe primai re ..s~­ erenl des centaines de civils: quinze ccnlS mons.!jà un autre cadre . C"est lu dél.. 1978 31' Après Boumediene? POT Clvistion Hoche et Jé!6me Dumoulirl Seize ons d' indépendance. o.~­ nt~~.

de Tunis. Les délégués se rt:groupcnt par province . aUSIl i .43 ct de son sccJ1!taire. la discipline lie ce tte armée des fll)nti~res. au~i. ne quitte guère l'ancien quartier Rigoaull. Les comballanls de ['intérieur sont dans une situation dramatique devant le:. sa nuuvelle épouse. Mais la sol ution poli. On reproc he :) Boull"lCdienc d'être e ntoure! d'anc iens officien: lie l'armée fr.Ont frappés par l'austéri tc!. dérobe. au Manx . le com plOI des officiers libres diri gés paT le j eu ne coloIlel Nasser. pour Bou mediene. tpoque de folie.\.. eu de forger l'outil.. la signaluN des accord s d'Évi an. 1959 : J' Armée de libératioo nation ale C9t gmvemcnl liel:OUée par ~ éeheC5 in lùieurs e l eJl léricuN. Prcm~re mi ss iOrl cn décembre 1954. les « pieds fouges " " Jt On va le voi r il..IO~'ui»c . L'ancien adjudam Uen Bella remarque ce loup maigre. li la tête de la willaya V. l a naissll. qu i rhem de faire de l' Algc!rie un laboratoire du socialisme sc ientÎ' fique. 1978 .ses hommes: AbdeJkader.dessus du Palais d 'c!té. lique commence il se dessiner. celle de r Ol'3n ie. CeSI l' armée des frontières de Boumedie ne q ui ouvre la route d ' Alger 11 Ben Be lla. le 19 murs 1962 . .. un géant drapé dans ses voiles noirs crache des ooyau~ de dilUes . Ben Bella et ses compa.. Boumediene ne peut rien pour eux . Au pre mie r IlIng. le futur patron du FLN : et Si Hociroe se nomme Ahmed Medigh ri . d ' un ca/me i mpre. DeMination : N~. Il estt~s vi lc l'adjoint de Bouswuf. L' avancement de Boumediene esI foudroyant. ma is il auend son heurt:.117 de l'c!m ir Abddkader et de Franl. L'i mportant. ct Ben Bella est mal entouré. Oujda (Maroc). Le gc!néflll de Gaulle s'esi résigné à J' indépendance de l'A lgêrie.. En 1957...lienc est resté 11 Tlemcen. coups de boutoir des grandes opérations du général Challe. Il jouc l'3 un rôle esse ntiel dans son jXIys j usqu'1I. Tous les visileurs !. C'eslic Icmps des discours et du soutien forcené el ro ineu. L"Onvul ~ions des Uem ie rs mois de la prise nce française. le yacht blanc Ijuc le mi Husse in de Jordan ie .C~ «pieds rouges .. avec les hom mes qUÎ plipareot une insul'RClion ant'Ik en A lgérie. I..er. Mais la crise est inévitable. de la Toussaint .. Tuni~. qui juge dtpassés tous ln • vieux tu rbans. qui marque la fi n d ' une guerre horrible ct les iOinglante:. pn: m~re prise de contact.u Boulc nika : Djamcl. deux portrai ts seuleme nt : ceux Porv danl L'bcpre. C'est J' heure de leur misc e n accusatioll . juste au . Les maquisanls de l' intérieur demandent des comptes aux « politiciens. lori du pre mier congrès du F. si!encieu ~ . Premier signal. L'elll. c'est Chc!rif Belkacem. moin s de de ux mois après les anenlat. Houari est un prinom courant en Ol'3n ie . Cargaison : dc ~ armes qui da1<'nl de la Seconde Gue~ mollÙiale.'06 ALGtRIE . Djamel " el • Si Hocin .'ien t d 'offrir 11 Dinah. égyptiens. Ben Bclla est installé da ns son petit apparteme nt de la ~ ilIa Jo ly. C'est le rClom en Afriq ue du Nord . Dans cette sall e de cinéma appelée « L'Em pire . son premier maître 11 pens. du 25 IlOYemb. C'esl l'amc!nokal du Hoggar. &s leur misc en libnté. Boumediene ao::ep!e un cadeau empoi. Fanon. sonné : le poste de chef d 'étal-major général .!e uti f provisoire m is en place: avant le dt:pan des Français s'effOfldrt: e n quelques semaines. C 'est le dc!but de la Ic!ge nde..iI tou s les mou~e ments de libération à tfll VCf$ le monde.~ionnanl. li la tête d'un petit commando. Immédiate reprise en mai n. Le nou ~e au rais entre trio mphalement dans u capimle le 4 am}!. Sidi Boum&Jine . le spectacle est ~ tonnan t. J. sa mort étrange .• Le Suédois .e parti n' a pa\ d'existence véritable. Les problèmes sont imme nses.. il rt:mpl ace ~n patm n. Le nationalisme el la ré~n1l1tioo. C'est III.gnons de dttention sc heu rtent au~ mem bres du gou ~CTlleme nt pro~ isoire . c ubains. À l' i nt~rieur " même de l' Al gé rie .... qui a rcfusë de !le séparet" de son coll I l . Moh ammed 6oukhnrouba ft pris poor oom de gllCne celui du sai nl patron de la lIilIe de T1emcen. donl le PC C51 11. mal conseillé par :. ~ltusîon de Farou k. il forge un be l oul il. siège du ministère de la Défense.. Il sera pree . Bo umedie ne. Un bloc compact dans la salle : les mil ilaire ~ ~glés dans Icur tenue gri se. droits.. • Abde lkadcr . c'e. Elles contraslent fuf1cmcnl avec les gR'nOuiUagt'f des « révolulionIlllil"elO de jXIlace . Il sail déjà que le pou vo ir est au bout des fus ils. .l"ICe de IJoumcdicne. . Il sait choisir . les colonels des maqu is revendiquent leu". J'efficacité.\.. du gouvememenl provisoire installés 11. en rade d'Aleundrie. Boomet. et qu i a c!té rebaptisée « L'Afrique • . en mai 1964. Avec ses lrois mou~llI':laires. Aux murs de son PC de Ghardimaou. [nmçais. du nationalisme a lgérien com me Messali Hadj.

. cl partagent la moona. que tOUI sépare. Paute de cadres. l'i mproviste 11."C la Fnrnce. 8outdlika. le socialisme et le naüolUll isme alg~rien . pour main tenir les rendements. glacial. c'est un drame.!pendll'H. . poour lui. Lc$ demie~ pieds-no irs d'A lg~ric son t là . Mai~ ce la ne suffit pas dans un pays où la populat ion dépa ~se aujourd' hu i 18 mi llions d 'Ilabitan ts.l)lon~ français . d'EMa. qui lui dit simplement: • KIw/ms Ahmimal ! ~ (.. el Abdelkader Chabou. La veille. A la demande du gouvernement ~Igfrien .e .. Boumcdi. Aux Fnlllc. mai~ dont la plupart des informaTions sont exactes. Celle $Imtq::ie a del.\. qui loi permet par_ fois de tenir la dragée haute aux deux Grands.f NuiB d'Alger.nli~ . devenu Chérif Helkaccm. le ~p6:illliste de la logistique. d ·abord. Le frtre de la jeune re mme en levée au Canada. la villa O li vier. d·enJ. nationa lisé de man ière aberrante. ce "éau . effelll positif~ da. Boumediene n!pond : • Ils son t restés sur orore. Tout craq ue. alias . le patron des bli ndc!s. estt()(alemeDt déSOTlllUlisé.. coup po1r ooup •.~ avl. drapé dan~ son bur· nous n-oir. s'es! mari~ avec une Suétloi'iC aujourd'hui lipud i~.~ projets d'exploimtion du gaz naturel. ma is q ue 11Ipproche leu r réve d 'un nouvel ordre 6cooumiquc mondial. la brioche de Piques. haïssent J'id«: meme d' une propriété oolleetive e t négligent les !>etes. Il ne ~uffi t pas de baptiser" domaines au togl'~ . Livre de femme j alouse et bJcssée.gricuIture. Ils On! fait leu r devoir. les terres abandon Mes par 1C!:i (. Elle a écri t un 1i~re saisi en France. Mo ha mmed Bookharouba bouleverse bcMlX:OIlP d 'observateurs en se rendant t.~ millie rs de paysans dc.ai/Cli. Les fellahs algtriens."\.. rës idence de ramba. Boumediene eM toujou~ rt'slé silendeu . Boumediene passe il J' action. Sous le !tgne de Boume<lie nc . Sans les ci ter. sur ce sujet. Le tapx d'i nvestissement algüien ~ aujourd' hui l'un des plus ~Ievl' s du monde. La France. où le plbiden t rcnconlrt: la colonie française.~­ sadeur. anden capitaine d "l f'dochine. Ou d'a\'oir un peu fréquenl~ Je Yacht·Club.318 ALGÉRIE. lo~ de la visite oflidclle tic M . Clt-. Je chef de l' élal-major. cJont l'Al gérie est le premier 'IIOponateuc mondial. On l'a \1l au moment de rafTairt' Masch ino. Mes".-"('rtai nes cri tiques . Autre drame : la corrupt ion. • Djamel . Ce. dt."('rtainc~ boîtes de nuit d'Alger ~~1"\'~s aux privilégiés pour le sln ·oir.. n oumcdiene 1:5\ au pou"oir. De grande!i fortu nes sc lioOn! maintenues ou rewnstituée5. On croit au mirac le au printem~ 1974. on visc Slimanc: Hoffmann. Oiscard d·Estaing.s sa l\. le . également.~ .bres qui ne leur appartie nnen t p8~ .n~ lendemain. comme ce lle de liquéfaction du III.Obriété que son prfd6œsseur de ('OIlCilier '"inconci liable : l' arabi~ me . dtsillusinn Paru don$ L' Ex. comme §(jus cel ui de Be n S ella. Corruption des l"1"Xr:urs . Giscard.ll. Nous avions besoin d' eux. Ben Belta est mité le 19 juin 1965 paf Tahar Zbiri. dont le titre e~t un programme : I~. 1..O rt ic. c~ milliardaire. L'a. de~ relations normales.. Il yen a d'autres. au mome nt de l'in· u. peti t Ahmed "). Pans n'est qo'un partenaire durement Inité.i1. • La crise est différée. il~ ne cessent de baisser. Elle é tait de 10 millions en 1962.::ne s'est allaqué à. lorsque Ben Bella limoge son min istre lie l'Inté rieur Ahm«! Medighri. ~n ! à la poin te de la tcchnoh)lli c a~ltncée . et lente avec plus de !. a une dette de sang ct doit la payer en lIeccplant de~ relations ~séqui1ibrée. Aux Soviétiques l'armement et la formalion des mili t.'lCendus de la mont agne Ont IItclam6 M .~ paysans du monde. pleurt'nt en voyant le chef de l'I1tal alg~rien passer lentement de groupe en groupe. tst l son tour menacé..ng su r la route de COnSltllltine à Annaba (ex· BÔne). Si Hocirte _.oud Zcghar. Elle éc late ouvertement llU printemps 1%5.. Il suffit de connaître l.aîs. comme tous k. O n sai t simplement qu'il a personnellemenl 500ffert de . M . en plein Constan tinois. Le réseau de distri bution. Là aussi eUe n'a pas épargné l'entourage imméd iat de l' a ncien c hef de l' arrnte 00 frontières. " " .. Le courant semble passer ent re ees deux hommes de la I~me génération. l' un de ses fils spiri tuels. dans ee pays . Il a échoué. Tilctoe d'aUlan! plus redou table qu'il se n::fuse à véritablement normaliser le ~ n:latjoll. tmp !lOUvent. Certaines réali s:uions. Boumediene se refu!IC toujoul"$ 11. lh te rres. L'un de ses proches est impoort ateur exclusif de la marque de voi lures allemandes dont ~ venttou~ les privil~gi~s. Aux Américains les grand.preu du 25 novembre 1978 qui ont trop tardé à rejoindre la révolution algérknne. m!!me dan s son en touruge. Impassible. les a. La reconvenion des cen taines de milliers d'hectares plantés en vignes est impoossible. Abde laz.n~ certains domaine.~ lini. sociali~tc •. de. J' un des plus proches compagnons du minislre de la Défense.. Mai ~ ccs rctrou\'a illes SOnt fi. Abdelkooer. Certains d'entre cu.

JI a annoncé. déchirenlCIII du pays ent re le poids de la tradition et les n&:essi tés de la modem iSlition. la mon du lH"illalli (... de bonne gucrre. L'ascension de Yahiaoui CSt beaucOtlp pl us m. ce qui est important. originaire des t'On lÎ ns de l'Aurès. neaux routiers. oranais. ct de celui du oolonel Kadhafi. ct !IOf\ transfen immédiat vers unI' cli. La ~ucœMion lit joue 11 !ï nt1!... Cet ancien mlqu Îfiard de l"i ntérieur. C'est le dern ier des mousqllC\aÎrcs d'Oujda. Ahincd Taleb Ibrahimi . Mljoord' hui. doyen pour b. À sa boi te. il 45 km de la ca piUiIc:. Lu plupart des membI'C~ de la bande des huit sonl des mi litaires de haut nng. À qui l' héri tage? 1-. ministI'C des Transports. com me on l' a dit id 00 là ? Cancer de la vessie? Peu importe.Jisle~ . Boute flika ou Yahiaoui..5 ~br. et tou. Scs proches ne pouvaient iglX)f'Cr la gravité de son étal. de. les Algériens connaissent J' attachement que lu i ponait Boumedicne. l'homme furt des services S<./IuvlIge (plus de la moitié dl' la population vit actuellement dans les grandes vi lles).1' dernière s années.-et commande la première ~gion militaire. r6c . Il a dirigé l'Académie militai re interarmes de Cberehell . Son My le personnel eSI moins flamboyant que ('Cl ui de Ben Bella. l'ami le plus proche de Boumediene '! Et tant d'alllre~. est doc teur en ~decine . pj!'lUlant. de!> treÎ7. mail il se heune e. Une seule certitooe : ils restent huit. EUe esl de mtre lIuis. fait . qui apprécie ses qualités d'orlIanisateur.. le 24 septembre. On lui doit l'arubisation frénét ique de l'Algérie au cours de~ derni~re~ années. . bande des hui t ". Ils ne sont pl us que huit. parce qu'i ls élaient .--d Ben Ahmed Abdclghani . 1978 AUJÉRIE . Il a largemenl <!dJOUé.:s dans journaux .pendanlC née dans la clandestinité Il.se. 46 alll. malgrt ltIf 4 1 ans. q~ tardivement par le chef de 1' ~lnt.. est vif. et ccnains de ses adversaires peuvent u ploi ter comre lui le style !rh libre de sa vie pri vée.·.:ente. dont la disparit ion a . Le colonel Bc: ndjcdid Chndli . C'esi un tradi tionaliste un peu sombre qu i ne badine pas avec le Coran .Ic collégialité. émancipée: d'allure. L'Algé rie ind1!.rieur du û msc il de la révotution. Il oommandé plusieurs régions militaires.illé dans les services j uridiques de la présidence. un régiment blintlé i't Blida. Ahmc-d Bell Chtrif fut longtemps le patron de la genda rmc r~ .. . même avec Bt. Il s étaient vingt-six en juin I%S. fain: face il une urbani. . nique soviétiqllC. responsable de la politique f tr. une guerre l'e utrte de s ucct.~ ':~ société secœte. Le premier. responsable uéçutif ohargê de l'appareit du FL. Hui t SIIr vingt-six . qui avait été l' une des premièn:~ femmes 1t pretcr le !lCrment d'lIvQC:It au lendemain de l'indépendance .. El Mohammed Salah Yahiaoui. de morts mystéricu'iCS. La . LeU! organi~me mystérieu. • . un jour..l.t.."". devenu le ministn: dl' l"l mérieur Ahtned Mcdighri . Attentat.lalgré le calme 101111 qui règne en Algérie. • ocddent. mais sanglilllte. (''OlIIme 011 les appelle parfois ~ Alger. ses tn its juvéniles que oc \'ieillit gum une tpaisse mousliche. pour eux.\lIctement aux m! mes problèmes: (. M... Il d&illuslon au mument de son mariage. la mon de .~. Les liens de Bootetlika aveç la nouvelle armk sc 110111 appa re mment relâchés. le parti unique. celle d·Alger. C'est la logique de la succession. parce que l'argument était .Paru dani L' fic". n'a plus aucune e~iSLCI)(:e légale depuis l"adoplioo de la nouvelle Constitution.. d'hélicoptères. rcl3tivement fnmcophile. Si Hoc. L'un de sel> plus ~hes oon sei l lc~. aussi bien dans les <!coles que sur les pan. II y a eu beaucou p d'accidenb de voitu~..n . du 2.. ministI'C de l' Intt ricu r. aprk une période probable t. Elle. il a du charme et de l'autorité. il bord de son hé licoptère? Suicide ou meunrc dans une b3ignoire. est l'ancien chef de la SOrelé natÎonale. Sabotage ou accident. est remar.. au moment du coup d'~tal oontre Ben Bella. ct deux hommes émergent . ses ooces avec Urle grande fille rou 5Se.. MohamlJ'J..'(Insacrer une pan sans œs~ croissante des revenus du pol'tro1c li l'importation dl' produits IIlimenlairu de premi~te nécessité. Mohammed Abdallah Belhoul. C'est presque un historique de 1.hoqul!'s : le!. sation lf. Mais l'année ~sern Iourd .'Olonei Chabot!. Beaueoop de ses pain: s'en sont servi oontre Boumediene : le~ tl'1lditiooalistes. qui avait provoqUl! des édats. Il dispose de l'appui du colonel Slimane Hoffmann. .'CTCtS. Av« ses yeux trh bleus. Boumediene vou lait un paya pur et dur..l l'heure du choix. rtvolution. quelquCll tign. né au Maroc.~ mi ni~tres de~ Affaires étrangères dans le monde.Iumedic:oc. ngère de l' Algérie depuis 1963. Ahmc:d J)raïa. . L' histoi re r6::ente de r Algérie est feutrée. de '1' petit groupe. dont souffrent sunoul les femme s.. Abdelaziz BouteHika. Deux pc:niOnnage5 tOfalernent différents. de tléPllflll pour l'exil au coun.~s ioo a eu mmeocé ~s son retour du sommet de Damas. lrav.

de relour à Al ger pour rEllP'e". l. spt':cialistes nlOndiau1t du pétrole... Ils vont tout faire pour le garde r.'.. D. ". proche des mili tai res. comme Sid Ahmed Gholali. mel'll . au sein du FLN... Les mili taires ont le pouvoir. a joué un rôle d é dans l'élection de ce eoIone1 qui 610it iu~. crise du log . Des intérêt~ communs. Une fois de plus. Sa libt'!ralion serait un geste de confiaoce dans l'avenir.ssi. secrel depuis plus de treile ans? La moitié de la population algérienne a moins de 18 ans cine connaît même plus le nom de J'ancien adjudant de tirailleurs. Le palran de la Sécurilê mililcire (le. ancien !Crroriste au bea u visage un peu mou.q ces hommes liés par des secrets dool certaill~ remOnlenl au début de la lulle pour l'indt'!pendancc. aussi. à iout jUile 50 ons. Nl!uf mois après le changement de pr6sident. malgré la fictio n de l'omnipotence du parti.. des repre!iCntants occultes des gra ndes rt':gions. La fin d'un Ttgle menl de comptes au.lion Hoche. Il leur !!Cra plus diffic ile de s'acco~r sur le nom de l' homme qui sera l'émanation de cc pouvoir. S. prestigicu)l fondateur de l' Aswc ililion des ulémas en i\lgt'!rie. face au Maroc. 2011 . le sexagt'!naire Ben Della. en particulier dans le Constantinois . Foule d'ao::ord. technocrates. Le Dr Ahmed Taleb lbrahimi.. avait diminué depuis le dernier remaniement ministüiel du 26 avril 1917. roconte le • d imot. dêc isions morquent une volonté dl! décrispation. apn:s l'intérim qui sera assuré par M. confident de Boumedicne. mais . le i congressistes du par~ unique ont opté polK l'officier le plu.. peut se r6·t'!kr un conciliateur nt'!ces!\aire. Il relève les premil!fI signes d'ouverture. ces docteurs de la foi dont l'influcnce polilico-religieusc est encore grande. ces jeunes mill istres polyl~hniciens comme Mohammed Liacine.creis). en Al gé rie. Chadli Bendiedid doit turIo ul son ascension au ~ dissen sio.souligne Duni l'am pleur des défis que vo devoir affronter le novveou chef de 1'! 1aI : explosion démographique. la d<'.. Ils sc méfienl tous des . au. Kasd i Merbah. lei Algériens ignorent pratiquement tout de lui IQf~u'il oo::ède au pouvoir.. Rabah BitaI. serv. celle d'Oran. C'est facile. technocrates '".ill usion lui. des ulémas.. centraliens. le palroll de la deu1tième Jtgion militaire. H y a des cadavres entre tou. comme J'ancien médecin Iklai'd Alxlessalam.ALGÉRIE. Premier test pour le nouveau pouvoir: Que faire du Masque de fer de la révolutioll algt'!rienllC.! ancien dans Il grade le plu. éJevlt ....e' . Chadli. L'influence des .. " « L'Algérie de Chadli » " btour sur L'Express du 27 octobre 1979 ~Iu le 7 lévrier 1979 à le tête de l'Élot algerien. fils du cheikh Ibrahi mi.e-Ià resté en morge de la politique .. apr~ 10 rigidilé des années Soumedienl!..I première. chômage des ieunes. la grande poli tique passe par l'accord des clans. Un grand fêodal dont Boumedie ne lui-même av ait peur. Chrir. où som concentrés les dcu1t liers de l'armée algé ricllnc.

hier encore rongés par la ~'rdSSC [ •• . un mini stre éUl il autoriSoC! . une armée de pci nlrcs bad igeon ne les façades de~ immeubles. Un diplOlnllle qu i. Alger la grise rcdtçou vre le blanç . Assoupli:to. . . As. Spane aunlit-elle remplacé Rome '1 À coups d'amendes.. À qui aurait pu croi n. aul1l. Mai.t\tache fournie. ~ Propos qui a urnie nt \'ulu au rédacteur.'. Le lendemain. Nous ferons tout nationale du pays JO. le l"IOUVtIOu chef d'Êtal algérien 1'im~ ~n! bruit ni fureur. par exemple. TroÎs ncures d'elltretien.~pcct des institutions e t de la I. hier encore. E/ Moudjahid. il encourage. "Le nouveau chef de l'Ëtat. C'est une vertu. est le garant du re. mais de~ haT1lllgues bJhu..amll..'e.~~age de~ ordures. q ui. semble-t-il. . " ... expl iquant le privilège ex tttme d' ê tre reçu par le présirJcnt..ll du FLN.jamajs une chose pareille ne lu i était arri vée : 80 dinnn d'amende pour avuir étendu du linge à son balcon . décri spation . L'cxp!!rience démocratique a duré troi s ~maines. étai t Inimaginable . Que lit-on" « Le tran sport public du citoyen.. ce qu' ôl \'eut . lU p i~ une condamnation.. Chadli. d' assurer ln sécurité de IIOS femmes d. succéda au président Houan Boumediene . Christian Hoche revienl d'Alger.Ft lousic _.. Les lronoirs sont balayés. contrairement Il Boumediene. pourquoi l'air que 1'0 11 respire à Alger est . du nom d'un ac1eur amc!ncain spécialiste des westems. » Il y 11.si di ffén..'é roi ~ 11 publié sa !ellre de prolcsluliun en dernière page. En trois phrases : . 1. . ils sont annon«s avoc un ordre du jour. . Le président sait «outer. ses choix fondamentaux. comme l'a baptisé 1:.ouplissemcnt 1 Preno ns. au mieux un renvoi. Autrefois. d ie el KS enfanl~. d'alimenter en eau tnus les foyers. l 'optÎOn socialiste est irrévl.. récemment .conte : .Ît dit Chad li.: L'Algérie de Chadli Por Chri$IiM Hothe le ~ style» Chadli.lit-il plus blanc que son préd&esseur" La question. le même jour.. à la nlO1. Certes.. El apprend il connaître un peu mieux ce colonel de !iO ans. ct qu ' il ne \'eul pu. s'est en tretenu avec lui . ensuite.. Voici un ton qu i. Chadli . l'on ne !IOit pas en mesure d'assure r correctement le r. auss~ . les C()(Iseib de~ ministres étaie nt tenus dans une qua~i-cl andest inité. l 'f"p.. À payer inml~dialc rncnt au commissariat de police le plu~ pnx:hè. ce vi lain immeu ble de la rue Abdcl hamid Tala. l.an~ les rues o u dans les bus. et nun le trnnspul1 d'une minorité privilégiée et la recherche IOU.. f'e\'Uit les patmns des urganes de presse. est impel1iocnte.. à la sanie d'un Conseil. voilà qui eSltout llmpleme m impm'dunnable.. Comprene1. I. Chaque jour. dl:s son investiture.~ az:imuts de profit.-.: imprudemment Il un c!langement tic ~-ap de [a politique algé. tovl chongo.. les poubellC6 ramassée~ et l~ rats On! dit se réfugier dans les ruelles moins c~posécs pour l'Înslllnt a u ~ i m pératif~ de ~'CI1C campagne de nett oyage . Après l'auloritarisme de Boumediene. il reste encore quelques blocages. alors. A une $Cule clI«pcion : comme tuul bon militai re. ainsi posée. rue... Pas de d i!oCOUl1 fleu ves. Le quotidien a lt...:nt" Il Y a d'abord un " style.. temps de paUllC. de pmtéger le pouvoi r d'achat du trava illeur..~I arnch. pour garantir lïndépcndllncl..Poru don. . A. JI sail..:tif primordial. Chadli 8cndjcdid laver.:onti nuité. on pouvait lire: . JeIT Chand ler. Farida Djebllili Il imm&lio. voilà neuf mois. L'homme.. Mais à la une.. cn 1978. Fuida Djeba iti rte dâ-olère pas .temenr écrit fi Et Moudjahid. il exècre la ch ienlit. rienne. uns savoir encore. est un objel.déjà . ne s'~t upri~ devant le peu ple que de très rares foil. Mieux .lgiri~ Ac/ua/ifl du 17 octobre conSJIcre un ellcel· lent dossier HU~ transports urbain~.. IlOUS dit un membre du Com ité ccntr.. ln presse officielle di~ ille critiques el autœritiques..e pouvoir ne censu re pas. Mais. le 30 aoOt : . Chad li rnppelait.. le «climat .-la bien! Depuis quatorze ans qu 'eUe habi te..ement. du 27 oclIObre 19 79 :12. de pinçeaux et d'interven tions musclées.e 27 septembre dernier. Ainsi. Que dix·sep' Ins après !lOIre indépetldam.:l"5 ible . . La trilogie du président. ou quelques . Aujounl 'hui.. grnnd éditorial de Noum'1iône Nait Mazi dans Et Mmlllj</h hl. à s'exprimer librement il la télévision . un • climat. sèches et concises. \1 ne faut pas créer de. De la couleur des mur1 avx grondes ligne1 do III' Plon quadriennal. réf\eJles JO . Il rOCOflIe . Jour et nuit . 11 EI . III p~se . La charte nationale déterminera toute notre action. Chadli..

onl élé levées. que découvre· l-OO ? Des chiffres qui donnent le vertige. Didouche Mourad . plus des de ux tiers venHient de la cam pagne. L'enseignement. parmi lcsquels le commandant Amar Mellah. cheveu". Sa passion: le football. Pe ut-être. f in is les slogans creu1t et les mots d'ordre qui wnnent faux.. aujou rd ·hui . avec cct aiT frondeur d'en fant inquiet. c'est la roéc. pourraiton dire. dernière chemise sale du socialisme scientifique. Ensuite. Les peti t~ pas vers l' ouverture politique '! Boumcdicnc y pensait.. Mais c'est Chadli qui récolte Il:s fruits. II faudra du temps pour appeler un chal. n'est pas nouveau. Je me débrou ille _. Les enfants sont trop nombreult. pa.mce. pour tous ceux qui s'accommodèrent.. La suppression des « autorisations de sortie "'. . près de 36 millions.. un louba r ." Le 1 \ Paru dons l 'Express du 27 OClobr" 1979 1« IM)vembre 1954 ? A ussi difficile à situer que la chute de l'empire romain.326 ALGÉRIE . Ferflal Abbas ct Ben Youssef Ben Khedda. Abane Ra mdalle. au point qu'il en prit peur. Kacem . Ainsi. Par Chad li Bendjedid. dit-il. Le pl us spectaculaire est celui réal isé par les tra vai lleurs émi grés en France. Un dur. Re. L·T1istoire : elle commence. /1 resle que les mesures qui frappaient deux e"'-pltsidents du GPRA . Son un Îvers : un deux-pièces insalubre. :llIteur d'une tentative d'assassinat de Boumediene (1968). Mais. blancs le signataire. Décrispat ion '"! Oui. Bou mediene . nota rnment à Alger. qui se fout comme de SIl. 17 ans.. Mais l" enseignement ne pe ut être pa rtout de bonne qualité.... ml s'entassent ses parents el ses cinq frères et sœ urs. qu i ne transRrent plus en Algérie. comptait l'utiliser. Le mot. Quand ils reviennent au pays. Les Algérie ns fuient le bled. Les désill usions sont grandes : des mois. Des mil lions d'Algériens de moins de 18 ans (60 % de la population) 'lu. Chaque ann~. Mais c'est l' officier au". " Temps de P. des beures pour ci rcu ler. C'est le troi sième vo lct de la politique présidentiell e. m'sieur. pour lui. habite la Ca. cn résidcnce surve illée dep uis Irois ans. tout Algérien devai t obtenir de l'administration avant de q uiner le pays? L' ancien min istre de la Défense de Ben Bella était prêt à signer un déc ret en cc sens. Des noms de rue. un chal. Énorme lame de fond qui fait baiS5er les bras ault planificateurs. de la rigidité du système Buumediene. D'abord . pourta nt. Je IlUIrché noir et les peti ts Irafics. submergent le service d'ordre. cn Fr. trois des « hiSloriques" de J' ilisulTCelÎon ? oc Co nnais pas. Ëvoquer les miaulements. on recensait 9 millions d'habitants. s'il te plaît . Avec un tau ~ de croissance de 33 % J'an.>bah. l'Algé rie enregistre 500 000 na isI&IIces. La IibératÎoo d' Ahmcd Ben Bell a ? L'ancie n président. qui en a profi té pour faire libé rer Oille prisonniers politiques. voire des an nées pou r trou\·er un logeme nt . Ils sont plus de 11:1 mi].. Les éço!e~ ont surgi par dizaines de millie rs: 70 % des enfants les fréquentent. avant sa di~paritioo brutale. ~v i demment. attrait de la société de consommat ion. c'est déjà un progrès. prétend-on. a-t-elle une réellc sig nification '"! « Je me débrouille » Kacem. l'avait secnhe mcnt programmée . Il est né qUlllTe JOUrs avant l'i ndépcodan. Larbi Ben Mehdi. recherc he d'un mieux-être. la dt~ill""ion su r la teneur de la discu~sion ." . De • d ige~tion. oc Donne-moi 5 dinars. cc pays connaît l' une des e1t plosions démographiques les pl us fortes du monde.. sur les 550 000 chômeurs officiellement recensés en 1977. qu<: 350 millions de francs par an . sans doute.~ une ligne ! Pourquoi? Répo nse d'un journ aliste: . ajoutc+(m . démographie. dû à la priori té IIbsolue donnée à l' induslr ie. à 70 élèves par classe . Diverses raiwns les y encouragent. ce sonl les œufs ou les tomates . SOif le quan de ce qu' ils en\'oyaicnt voilà cinq ans. Temps de réflexion. Quand ce n'est pas la semoule ou les pommes de terre qu i manquent .. L'e mploi.-e. .ord absolu pour un pays du tiers -monde. le manque de travai l. Décrispation ? Sans aucun doute. Cette carenee favorise. Problème ffilljuscule : l. lions aujourd 'hui. le jour des obsèques de Boumedienc. des queues interminables pour s'approv isionne r. On eS! encore prisonnier d' un code déontologique inspiré par Boumediene. les établissements font deux se rvices par jour. Son école: la flIC . Et l'on prévoit qu'en l'an 2000 ils seront.1Use. ce fameu:\ documem que. En 1960. jusqu'au ID avril dernier. Sa subsistance: il n·osc l' avouer.~. derrière les façades fraîchement ra~al ées. c'est avec des vuli sc~ . . les mirages de la ville: salai res pl us élevfs. Dès que ces produits font le ur réappari tion dans les Monopri~ ou les magasins d'État. pour ces millions de jeu ne~ Algériens.on dirait. tant bien que mal. Alors. L'heure es t ~sonnaîs aux comptes. Car.

Seconde vict ime: Abdelaziz Boutellika . :I:. Son limogeage apparaÎt . pour l'heure. aux potent ial ités immenses. 1. qui produisait 30 milliuns de qu intllu:t de cbéale. pe u préparée Il un Ici effon : de très l"IOmbreuM:lt en treprises tournent il 5.. depu is prè.. " Malgré le! gros.Ir la plI«' qu'il faut""" Ce garçon avai t 20 ans. Le chef de rI:'tat a demandé il tous les rninit. 15 % de leur çapacité .. Ue '! Plusieurs indications pennetlen t de mesurer le chemin par~oum en neuf moi. 10. dl: l' ind ustrial isation à outf1lnce. L'agricultu re aussi. Un mot ù'onire : produire vile.Jlusioo Poru dons t'fxpreu dl! 27 octob<e 1979 pleines de produits.1eurs clfs : hydrocarbures. Iles ~glemenls de com ptes et des révisions dkhiranto.. J' ancien mini me des Affaires étran~. Leur IcclUre emfaîncr~ 11 coup sOr.. pou r un lell1 p!i au moins . l'éc hL'C le plus grave de l'ell-prés ioont Boumedi ene.elam .!. dans œne Algérie tOU I<. Les pmbl~ mes intérieurs. Le pays doit. importer un liers de~ pnxiuiu agro.:nt consdelll qu' un phénomlme de ras-le~bol a irradié tout le pays.<. millde in France .. textiles. À moins d 'introd ui re celleci : sur la tombe de Boumediene n' OppllT1lÎt aucune épitaphe. di:t fois leur pri:t d'achat.limentaÎrcs . beaucoup. bulIdo7-cr . chi mie.~s. souvent ex hibitionni!>!e. de dévier d' un iota sur le~ grandes options. trois. C'é tait deux fois trop pour une Algérie. Sa mise en œUHe fut commise lI de gMlOOc:s soçiétés nationales en ehlrgc des se<. Mais. Pas question.. des bi[ an~ chiffrés de leur ~'Csl ioa. tout comme celui d' Abde~o.. Chadli est condamné 11 avanœr. etc . . auront priori té absolue ~ur les probl~mes extérieurs... sa ns réponse. ou encore.tère:s. reoonnait un di recteu r de société nationale. i ntemal ional e~. Le loge ment sera J' un des ~Ieurs prioritaires.AL(jÉRIE. Allonger la li~tc des grief~ '! Et de s [amenuu ioos? Le président Clladli e~t parfaitcnw.:s. teUes que l'OUA .. Un exemple '! L' Al~.\ de quatre ans. on ne remon tcra plus en ligne aux tribuneli Beaucoup de choses restenl donc 11 faÎre.. bicn entend u. 11 I OUlts les sociétés d ' Ét~ t .~. s'en inqui~tenl. désonnaÎS.!'I " . que l qu 'en soille prill : 40 'l> du revenu national a été cOllsacré à l' inveslissement ind ustriel. Q ue~tion.:r. pays neuf. el de 17 millions l'an de rn ier. Il ne ~ panlonncra pas d'avoir négligé son image de ma«jue ilro J'i ntérieur du pays.. J'au tre jour. en 1976. di! l' un d\'ux : "Au grand leader du tiersmonde".aq u. uns risquer des accusations de saeril~ge .'ère s. Avec une stratégie pourtant difi"érente '". Chitdl i peut-il • débouméd iéniser. significati f. n' a ob(enu qu'une récolte de 13 millions en 1977. lItu\'e. revendus deux.. l. le .. Lc~ membre~ du Comité centrJ I du Patt i.IICOfe faut-il choisir les moyens d'une autre politique. Les gT1llldes orie ntations du III' Plan qu adrienna l sont toutes lrou v~s . • Pourquoi ne pas ajouter. consuuction mécan iq ue. nécessaÎrement. Première: vktime: Belaid Abdessclam. L'âge de l'après-guerre. sidérurgie.. F. le Proche-Orient ou le SahaT1l occidental. On ne lui a gu ~rc panJonn~ son style per'S(lflflCl . le pay:<..érie. demande un 3utre : '"A u hélm de la révolution algérienne"? '" Un jeune militant lève la main : • Pourquoi ne pas choisir une cilat ion de la Chane : "L' horrune qu ' il faul .c:s pertes au feu.

. ou.militonl..eI b. ou moi~ dl! mor~. pey •.()uzou IXCupée pot leI llludlonll.i'" de Ti. depui. qUi! le.\ouvemenl cultu.. l'Iru.ti-Ouzou mlll 1.Mre.'" à TIzi-Ouzou. Le.es HI $uccidenl à l'appel d'une nouve11e otgonisolian.. rnonifellollonl el lei g. 10001. Le s. l'iI'ld'Pendooce..1e étranger pré-. lord. le p. de 1980 marque un Iouroonl à un double Mir' : c'esl kI premii!fe foi~.uI par COfls4qven1 6 têmaîg . !oc.1 lUf place..no~. ob_nl un bIocl. kI qu&lion de l'idenliti cuhulllile . a.ourd'1lIIi Ieoder du Rauemblemenl pour 10 cultu re el 10 d'mOCTa~e (RC DI.XI I . qu' une vogue prole~ Ioloire prend vne teUe om~eur el c'ell le p. qu i iI'a oisonl'" en 1998.. le I<. Le 20 ovril. " « J'ai ~ wr VU la révolte kabyle » L'Expnu du 26 avril 1980 Le "printemps berbère.g. Salem COOkel-. r dl! l'ampleur de l' Inlvrrecoon el de 10 répression.rdic:tion. Il ail le oeul jou. d' une conFêrItllCll ~ur 10 poMOe kobyle ancienne à "univer.. L .-oul. ChOINon d'E penoux. Det!)( lours plu.. de l'ord. ier lI'lOI/Veml!lll qui PO$!!.e don nant l'oucul à l'université de Ti zj..ychiotra Soid Sadi.. au monopole de l'()(obo-i~klmismtl. l'IIm'O)'6 spiciol de L'Express. 2011 " . feu ou~ poudres. donl le chonteur Molovb lounèt... oulorilés olgérienne. CaluKi esl anime par de !tAA'.. les Ion:e. D.

les Berbères se ploignent de voir 0( depuis trop IongtŒl1ps » leur longue. cinq barrages de poliet. mon çhauffeur kabyle et moi. puis Moulaud. la gare routière moderne est complètemem saccagie. oppressant. le dernie r barrage : officiellement. E! peut-être même les orientations poIiHques de l'État . Papiers. examen minulieu J\ de la voilure. pour l'im. CI vr. des broils de vi lre~ brisées. Mais. el lance au chauffeur : « Dis il Alger que nous irons jusqu'au bout avec acharnement. La voiture franch it. en longeant les murs. bouclier et fusil lance-grenades fum igènes 11 la main.. .. leur civilisation. Ce qui déclenche une série de manifestorions de plus en plus graves. seul iournaliste present à Tizi-Ouzou.i-OIl7. chanlÎers oosertés : quand le silence s'i nstalle. D' Alge r à Tizi-Ouzou. Un vieuA Ka byle. les au lorités observaient UII black-OUI complet. Entre dtu. df pllSSts. à Dra-Ben. demande candidement s'il se passe quelque chose à T\7.tan!. Un pe u plus loin.use. . les Berbères évoquenl un doobJe malo ise : celui de leur !oOUs'représenlalion dons l'opporeil du Porti. mais 'lui semblenl parnlysfs . des atteintes à l'ordre public ~. que la première révolte anticoloniale fut dédenchée. en 187 \ . Le saccage de 10 gare routière TIzi-Ouzou sc dresse soudain. fermeture de la chaire de berbère à l'université d'Alger. encaissée elltre ses collines au bau! de la route. destiné à p. le plus rigoul'CUX. . puis de gendarmerie.0II . des détonations. . Déjà. D'Alger. de s jeunes gens surexeit!"s qui tapent su r mon truIÎ pour l'empêcher d'a vancer . Elle eSI allée en Slop munger chez: sa $(euro Elle exprime une vive inquiftudt : «Qu' esl-ce qu'ils vont nous faire demain ? . Avont ct après l' indépendonce.. Usinell fennées. quelq ues rare~ voitures qui refluent du centre à Ioule vitesse. ralentissent ou contrôlenl les voi tures. en pénétrant dans la ville interdite aux jIOumal isles. Et au profit de l'enseignemen t exclusif de l'orobe. un gros e~r de la Société naT ionnlc des lran. le ch3uffe ur. À pied . se situe à 10 kilomètres du chef· lieu de la Grande Kabylie. dont quatre mill ions de Kabyles : le tiers de 10 population. Six millions de Bemères en Algérie. comme ce fui le cos nogvère. e'eS! UII éfm de siège el d'insurrection.ti:semblablcment de~ mons. Beaucoup de bles~s. il travers l'officiel El Moudjahid. Dans la cour.~port...:132 Paru dons l ' Exprtlu du 26 avril 1980 « J'ai vu la révolte kabyle» Par Chri$tian d'Épenovx l'irrédenti~me berbère aura été le cauchemar de l'autorité en Algérie. sont regroupfs devam ['emrée. Elles ne prennent pas. Et la moitie de 10 colonie olgérienlle en France. Le 10 mars det-n ier. la ville se mble mone. brOie en dtgageanl de hnules flammes rougeâtres. j"llITive à Ti zi-Ouzou en pleine émeute. e ll filigrane de leurs reven· dicoHons culturelles. marché vide. ell 1963.u!'l!ls. Mardi 22 avril. Cc que IlOUS avons décauven.\ série s de délonations ct à part CC~ colonnes opaqucs 'lui s'élè· vent au-dessu~ des maisons. explique avec véhémcm:e que le mouvement de prolest"tion gagne en Kabylie. Le dernier.. dernier bourg av ant liziOuzou. leurs covtumes oubliêes au nom de l'unité ootloooie. des premiers remoos étouffés. C'est en Kabylie. les fumées el les affrontemenlS que l'on aperçoit au ni veau de s premii!res maisons. les eri~ de fureur des OIanires_ lanls. de caroclère ~ra'istc. au tour de leur vfh icuJc grillagé.-endre la ploce du fronçais . l'opposition à Ben Bello s' opéra par les ormes. finalement.. Des CNS (les CRS algériens) nerveux. Et irnmédiarCnlClI\ devant. Des colonnes de fumée llOire au-dessus de la vi lle.~. L' aven ue esr un champ de bataille : des h". il eSI total. il Il heures. interdiction d'une codéf"ence de l'écrivain Mouloud Monimeri sur la poésie kabyle. rerl\"ersé sur Ic côté. En 1973.Khedda. se conten- IInt d'évoquer pudiquement. En Kabylie encOfC que. a VI) commen t la plus grave de ces émeules tourooit à f'inwrreclion .. fuus Les rideauJ\ sont fermés. Notre envoyé spécial. nous pénétrons dans la grande rue qui mène au cemre. À ~auche. je Nu is un visiteur ven u de " mnce voir mo n cousi n coopémn t .. à qui nous dem andons ce qu i sc !y. . " Une vieille femme nous dem~nde de la conduire en ville: elle n'a pl us de provisions.

) les jeunes Kaby les s urell cirb . Pl usieurs boulevards convergent vCnl le centre.r. deu". pon es. le visage en sang. Une autn: .. de loin 11 plus importante. il fau l le con tourner par des ruelles . . Spec\. Une contre-attaque œs gendarmes et u~ ri posle à la grenade lacrymogène les refou· lent une barricade plus loin . morceaux de ferraille. fai~ n t pleuvoir sur eux une grêle de projectiles . me dit-c lle li la hâte.se donl les manifes.. de 200 1t 300 gcndanne s mobiles. Vieilles charrettes. " Un autre fl IC uir:I. et leurs occupants malmenés. c'~ la lutte finale . C'est cette haute vil le. q u' une dénonciation est possible : llel ou. Autour du jet d'eau. lib vite. On ne peUl pl us se ravitailkr. pas vu . Pour découvrir toute J' ampleur de l'é meute. 'hiltoires. tenam au poing &5 l aJl~""C-grenades et de~ fusils. de!. " Il VI lits mal. Le~ jeunes a~'\ai ll an ts s'a pproc hent de plus en plus. qui barre les acch vers le centre..1$ du 26 avril 1980 des barres de fer. ' enfermer eUe aussi dans son appartemen t.MIü.SQnt de haut en bas hérissées de blInicade~ . où le~ mani fe~Ulnts viennent entre deux assauts sc reposer et soigner leurs yeux brûlés. des jcunc:.. dans le quartier central ~ri5st d'i mmeubles modernes . " Ici. le front entouré de bandages parfois sangl anl~. casques bri llen t au ooleil : il y a là. Surg i. par la bouche de pl usieurs témoins. descendent "en> le Rond-Point CI botnbardem le: IiCrvice d'ordre.~ t. Cinquante mètres plus ha ut. des jeun~ révol tés. De barricade en barricade. descendant de III hlute ville vers le Ro nd-Point. une autn: tlominent le va. vieux portails. On oc veut pas me voir. etc. bennes à ordures renvers6c: ~..~ de l'o rdre met Je gcnou 1t lcm: et d~le nche 1t tir tcnda un barrage dc gn:nades lacrymogè~ . sept boulevards .an.a d6îUu~io~ Paru don$ 1'&". nous ne pouvons pas ~ndre de risque). tentent de l'encercler : une grêle de moe llons s'abat sur la CaJTOl. armés de CarIOns 1t ea u. bilex. arbres sciés et aballus. de~ chefs de famille travaillent pour la police ou pour l' tut algérien .canne. 00 vit sur le. se eontemen t de tirer à blanc ou e n J'air. Le ~ ntre devenu inaccessible. Nou s avons "aineu le L"II". elles seraient immédiatement renversées ct brûlées.. Genou à terre Nous progn:ssons vers la place du Ro nd-Point. qui onl tous entre la e t ZO ans. Certai ns som de. les vag\lC). des miliieN de pierres de tous calibn:s. (k n:monter J' avenue: 1 gmnds coops d'accélérateur. matéri au". que les forces de J'ordre. ont répandu de lOut sur la chaussée : du fud . et les mlUl ifcstants reHuent dan s le dé!lOfdre.veur d 'une accalmie. nous re~nons notre progression. Toute vic est bloquée depuis trois jours. on entrC dans une vaste f()l1e re s. des barils de grais. en ligzaguan t. l.jusq u'à ce jou r au moins. en ra yons de bicyclette. On nous dit qu'il faut se mérter. Les émeutien. dont les maiIOns dominent le centre I.~ de derrière un mu r. mais il faut comprendre .serie.. ccn tre nerveux de la ville. de .o..~ ré. par des jardins. avec une audace inouïe. Nous nou.. J'Ii vu des femmes. To ute cette partie de la ville. des jeunes assaillants. les engi n~ 1'!"ICl!ur~ d'eau progressent en craçhant d'énormes jets. des fanlilles Qb!.ilcle incroyable II U regard des vagues ru meurs e nLC nducs à Alger..ns sont 100alement mattres.e. nous pouvons au ssi vaincre ceux d'A lbocT. Une vague d'!lSSa ut de gendarmes tente de dégager la place. Dans une rue adjill""Cnte. On apporte un jeune blessé. On ne m'.ervent la rue ct IX'Ontem.:cs de l'ordre . un petit groupe de man ifestants harcèle un fourgon !k b'endlltT1lerie qui tente . Soudain. offre de l'cau et du ~Î n fectant sur le palier. Une rafale de mit raillene. A la f. immédiatement aidés par une population am icale. ia' lisme....to utes les lI1~res . de vieux pneus flambe nt sur le macotdam. " . Dc~ lemmes i nqu i~tC$ dont les maris travaillent à Alger leur on t demandé de ne pas revenir 11 Tizi-Ouzou.l. Entre trois barricades édiliks li la hâte avec des poutrelles. un vieillard armé d' une barre de fer s'approche ct me cric : • Monsicu r. est devenue un camp retranché. dominent la discrétion et la pru dc. regrou ~5 autour (ks engi ns blindés. Qu ~tre Land Rover brillent au tour de la place.. . Aucune prise de position .c:rves. lout le premier rang des fon:e. Une femme ferme sa porte : elle ne veU[ pa~ avoir Un camp retranché Ici.:.a. mais va .~ fi lles a1imenler e n • munitions" (pierres. J' a l1Prendrai pl ll. en ra ng~.\ fOOCtâonnaires qui se déplaçent li bord de voi tures officielles: identifiées par Ie$ manifestants. aucune opinion n'est fommlte. La confusion e&I eAtrinlC. Un.:n escalad~nt la colline .:onstruction. qui est le véritable bUlion de l'émeute. tel é tage .nce. pour faire patiner Ics véhicules des fon. les roue~ en l'ai r.~ ré fugions da ns un immeuble : derrière leurs pc:noîennes.ALGP.

ga. de pioches. il est impossible que le camp d 'e n (ace n'ait pas . loujaUni selon de nombreux témoignage . en Xrève depuis le 7 avril. coups de baionnette . Monsieur..:né les mil itaires dcrri~re les ban'icades. surtou t. compte tenu de la violcnce des accrochages (les autorités algérienne. n se trou ve. I~moins directs. renrore~es de la vei lle. Un témo in. d'Az. les forces de l'ordre 0111 fait preuve d'un remarquable ung· froid. d'oo eUes n 'étaient tou· Jou" pa... Mf me pendant le ~ièl!c de la Ka bylie par J' armée française. à l'aube . les Galeries algériennes. ou que cena ins scraienl mons s ur le wup. C'est là. la villa de l'ancie n préfel . de vin. la (()fÇes de J'ordre auraient immédiatement frappé à l:OUPll de crosse. comme si l'on vo ula it écar1er à tout prix dI. UU Tli eorps c t lcur nombre même (w raien t é té soigneuse me nt cac hés à la popuJ utioo. de Larbaâ-Nam-lraten (fort. I. à la tombée de la nuit. il.\ sonies matdi. par des ~deci ns militaire5 ve nu ~ d' Alger.sllUI nocturne des CNS e t des gendarmes mobiles a été d'u ne bru talité ioouYe . aJon. Ic. néan moins. des groupes de soldats 001 lenté de pu\emcnter avec les insurgé s. Après discuu ions. prenez·les . lIont le si~ge du }-LN . Sous J'œil des mili taires armé s qu i d iscutaie nt et paraissaie nt frJtemi!it: r. Selon tOUS les témoi ns. au campu. e~ t fur· mel : ces morts o nt ~té tra nsportés il la cascrn e.'COlTlmeat'erom c haque jour ju~u · t.."IIut brutal du campus. d' akool . Împu Îuame à " to. de gourd ins. la oonlagiOl1 a gagné toute la Kaby lie. jamais. Une cent~ine d'~lUdiaIlU de garde Y occupaie nt k! ce ntre univers itaire. la sous· pdfccture. de Beni. vive la victoire ! _ Mardi soir.. à l'hôpital. el k-s pre mière. que des ~tudia nts auraient ~té bles!\&. la victoire!» ToUl s'est d~denchl!: ver. puis le lendemain matin. li le ur domicile .". ai-je en!endu des dizaines de (oi~.-:. même pendanl J' ~ration . Ju~u 'c:n mil ieu de semaine. 1 heure du matin.37. C·Cl\l lrop. les jeunes Kabyles ont refu sé cene o lTre.. gardée miliuu remenl. • l'exc(ption du petit noyau central. ajoutent les au tres. part l' as.wbi dc~ pcn es sévères.à des sdne5 i ncroyable~. comme uoc traînée de poud re. La moindre fauk: de manœU\'fC peu t dtboocher SIIr une tragédie. Enccrclé. de 400 à 440 blessés est déjà avani. en tout ca.t.<eTVt' r " " " . le moU\'emcnt ùe proleSllItion s'eSl répandu dimanche. "onl1ne cbaque soir. et condui l~ vers une de stinat io!! ~~ te. daos la nuit dc ~med i t.. que les jeune5 m&lc:dns de la Facul té onl ét~ am!té:s dans la même nui t. Le! forces de l'ordre .ou . à Bouira. el les voilUn:~ admini~trat i\'es incendiées. la gare R)Olihe. des centaines de manifes· tants ont pillé l'hôte l d'Élat Sid i Balloua et e mporté triomphale me nt de~ cenlaines de cai$ses de bière. puis 11 la morgue. eoneoruanlS.Douala.~ reconnaissent que ue~ membres des forces de l'ordre 0111 été gravement auei nlS).1 1980 les larmes aux yeux : .~ de T'i7.National). se calmait. sans que j'aie pu obtenir ue preu ve absol ue. en pyjama. la dts. puis on t l'ICCOOlJXIJ.. maintes foi ~ recoupf. dont J'i nform at ion es! confi mtée par des ntO::di. Et reconnus maintenant par la presse offield le. Arm!s.\ barricades sc soot formées. dima nche ..\ . oreilles un groupe de jeUIlC'5 manifestanl$. prenez·les " Aux premières nouve lle.\ par les manifeS!arl15. ~i gravement qu ' ils auraient succombé peu après. • SlI uvage rie . J'as. à Al. _ . d'oo j'ai vu ~endre 2 000 manifestants. plusieu rs bâliments adminis· trtl ifs 00 publ ics. tapant a veugl~ me nt .i ns. De~ inddents gntves Ont eu lieu à Bejaia (Bougie).. Ils ont été remplacés. au moment o ù l'émeute. me hurle alu.\ assaillants: " Si vous les \'oulez. nous n'avions vu cela.lIwion Pa ru dans L'bprell dll 26 av. Ils oot alo n jeté leurs armes et dit au.~ n!'voltés !it:mbl aie m maîtres de la ville. malgré l' ordre 800vememental de' re prendre les COUJ"S. l'IIsaut de la vieî11e vi lle. El . c'est trop. Cc jour-là. mais se sont heurtées à une telle r6.i ~· tanct qu'e lle~ o nl dû recu le r vcrs k: centre. l'émeute Y~ri lable P l'Ommencé lundi malin .i-Qu". de jus de frui ts.a. de: barres de fer.~. On parle d'une trentaine de moru el ml:me pl u~. Après de s séries d'escar· mouches. ~i elle n'est JXls déjà consommêe . . onl aklrs entrepris de mon ter à fi 1\ ne se passe presque rien )} Plus grave e ncore apparailla mobilisation de la momagne kabyle. onl été saccag& ct pillés.. Nous l\. Des bande roles onl surgi un peu panout : • Vive la liberté.J::a .. Mais.: de bonne lIOO rce. On a assislé.t.<.e chiffre.ALGÉRIE.. comme les jeunes citadins. en les convainquant q u'ils n'étaient pas conlre eux el 'lue cc com bat les dégoûtai!. massacre .. q: Si vous Ie$ voyez. venus à pied des douars en vironna nts pour prêter main·forte à l'émeute: d' Ain el· Hammam (M ichdet). Ju me llelt _.

L... Qui l'1lppelle a u passage qU '9Il 1972 le FLN avait inlefdit l'importalian de dilques . déciden t d'autoriser en 1985 un pre mier /estivol ra. Il devient la m. qui s'appuie sur un particularisme ancestral face au pouvoir central. iqu. elle descendra don. calme le matin .. des pénuries'" de la • moIv. ... Foce à l'engouement des itune. En octobre \ 988. le raï.13 grande rue de Dra-fk n-Khedda. cu lte d. il ne se passait presque rien 11 Tizi-Ouzou .on. du funk O\J du regga e. apprendra... ••. (Innée. deux jours pl us tôt. Mardi soir.. . mais qu i accuse . la rue pour exprimer sa coIèr• ... ..ois d. ique d'Alge r. «rivai t mercrcdi El Moudjahid. Jo ieome lse olgêfienne en a alsez d'attendre des lendemoins meilltUrs. était occupée par des centaines de jeunes surexcitt': s q ui ont lapidt': notre voiture. qu i (1 désarme is droit de cité. à o. l uc Be. d'une main de fer " . M. les aulorité.ALG~RIE. 20 1\ . 11 titre d'c~cmplc . . En aoU! de Jo mëm. Mais que se passe-l-il donc là-bas 1 .toQnol. Or.st à trave rs Jo musique qu 'elle tenle d'exister..ees \980. au nom de l'uni tt': nationale? Que se pa<sera-t-il quand Alger_ l' autre grande ville kabyle . Ioule vne généfa!Km. Alger pe ut-il longtemps ignorer ou tolérer celle \'ague de fond kabyle . D.. Elle 911 a a'sez du manque de liberté... en rentrant sur Alger et alors que des gendarmes demandaient a\'cc inquiétude : . Cinq IoIes nuib que rocante t'envoy' spéc ial de l'E/(pres5. des fOftt s COnIrCrévolutionnaircs manipulées de l\"tranger .. lors du Festival de la mu. sur une revend ication culturelle berbère ma ladroitement étouff~e par le pouvoir ? El: que se passera-t-il ~ i le gouvcrnement réagit durement. le l'1li s'imprègne des sanorités du rock. la désillusion plus longtemps le silence. c'. Apparu "eu 1920 don. prend toute sa ploc.h le début des on. la vérité ? « L' Algérie sur raï » Retour SIIf L' fxptwss du 16 GOÛt 1985 Un quert de siècle aprllJ l'indépendonee. l'Oran ie. Ces te ntatives seront brisées . officiellement..

. pré.. le . rai 31 ans el C'esl Ja première fo is queje vis cela .:hc. un bouq uet de fleurs. des musiciens: moi. cemai lle s tIe policiers crispts. «C'est peUl·êcre ça r "infitch". . Ex-aviateur. le raï. " te Aller mollo.. la radio privre de RMC. La foule ~'ex tas ie. ) qui est A Oran ce que le reggae e~t A Kingston elle rap au Bron. " D'Hilleurs.. son organisatiun met lc paquet. en touré de sa banlk de copains de Bab c:l -Oucd.. le s.~adeur. II se passe enlin quelque chose..un-tam sur le Makam ... l'orsucil de la nation .. qu'entre 20 cinémas... Du jpmai~ ~ u . conscie nt de l'imponance tIe l'enjeu dans un environnement politico. . phénomène musical popyJoint. . Alger s'~veille . pour annoncer une série de vidéoc lips expurg~s. !iOI1neS. bien qu'il soit possible aussi de capter Radio Prance in temation31e ou Mcdi 1. parc de la ViclOire . le chanteur d u gtOtlIJÇ rock algérois T 34 . longtemps différie.. est à Oron ce que le reggae e~t il King ~ too . créé. 1 chaîne de lél~ v ision d' État et 3 s lllt i<Jn ~ de radio. rugi! la foule. c'C$t le boalIon d'esSlii du colonel. . "" Por lue Bertogne! Ce son 00\. l' année algérien ne est constituée d'hommes d ' hori ron~ ùi vcrs . l 'ordre de passage est réglé comme du papier à musique... Pour .. Le Ml ir suivant. 146 hectares d'el'pates verts aménagés CI un complexe :. lo! colonel dirige le Riad h al-Fath.~ i­ dent Chadli Bcodjcdid en personne.nuc local. et eldorodo déjà convoite.. canalisent 2 000 per. des archi tectes. I)c. Lajeune»t. L'A lgérie n~gocie un loumant de son histoire .kam cl Chahid. sanctuaire des mal'l )'TS de la révolution.en l de sort ir de scène. mais sûrement )0 Sous l'uniforme. Chauffre par un melting-pot musical où s'enlacent rythmes ma kossa et salsa... à "adrcs:le ùc ses auditeun. bigui ne.. veU I rester et vivn: ~u !'<lys. Arrie •. e t le puOl ic peut ~ masser au pied de la scène. explose ou fe~vo l d'Alger. e n construction. Mory Kantt. né du folklore. reggae.. da us une ville dc 3 mi llions d'habitan ts .. La révolution a 30 ans. le pancrrc es t réservé aux officiels. adouci! ses mœurs . qui resteront Ik bois aUK elÙlonations il ta danse tIe Iljanlel Atlam el au regg!IC éluttque de Il voirien Al pha Blondy.. ct les groupes africains au sommet de leu r an : la rév~ lalion .. . a donné cane blanche au !""nlnne l Senoussi poor organi!'ier une grande fête. La deulti~me nuit du r~t i val de la mus ique d'Alger . le reporter vedette de la radw algérie nne. mais sOremcnl. Un dern ier morceau. mobiliscr ct former les générations montantes JO.e le M. qui e xécute de s li gures de break dance. s'exclame Omar. diou la ou sonin ké. " Le festival... par le L'Algérie sur ra. c'cst n'avoir le choiK. bondi t. Heureux d ' ~ :'''' >l r " . et le Roger lA. le colonel se "eut un mé lomane.. la cinquantaioo preste.. C'est le rou lemtnt du (. Au fi l ~ SQ Îrécs. projetés sur écra n géa nt.:ro e n mai n.sc. Il y a de~ pœles.: puinté ven. qui onl payé leur place 60 dinan.-s moins de 30 an~ fonne nlles trois quans de la population... c hants en ouolof. donl la moi tié seule ment fonctionIIC nl.11 faut )' aller mollo. . à. inde:. Le premier soi r. le colonel change de stratégie : des millien de places grntui tes som distribuéC'S. la jeuocsse dorée d ' Hydra. mÎl.. : un phénomène musical popu laire . Africa . MlL~Iapha Anouar. chichi la-la . présenté comme Ir: " nouvC8u visage d'A lger .achève: la brume no. du pop raT. com~ aime A l'écrire 1:1 MOlldjahid. La vic noctum e s'étire mollement en t~ les deux cafés de l'avenue Che-Guevara et les quatre di~ues des grands hôtels.. le q uanier résident iel.Pa N daM L'bpNIJ du 16 août 1985 le Haul Comité national de la jeunesse. dit-il.. (100 francs environ). Guinéen. Ci nq foJlc~ nuits radiotélévisées dans loot le pays et un double événement: un choc c ulturel cntre le public d' Alger la Blam. )Uus des I)rojecteu~ de DCA. ~ 'c nthou s ia~ m e Khaled . vice d'ordre.: r.. l' ouverture prom ise par le gouvernemen! . Alge r. j'aime toules les musiques. s'exclame Mohammed Ali. cc raï (le mot signifie" opinion .oçioculturel de sept niveaux .. Des femmes "oilées co uvent des ye ux leu r progén iture. J'âge du rock. Quelqu c~ tilles circulent en groupes. ~..... le ciel. comme fasc iné par les pyramides humaines en lie. ct k. qui émet du Maroc. e n 1983. ça bouge '".. ancien amba.. EnU'C la foule ct la scène. Ma is avoir 20 ans.re ligicux méfiant. frusu~ de tou t roncen. aidés de militaires.1. fréquentés par lC's ..

nale . vend de 500 000 il. d61illusion dttnuven ]' Afrique moderne JO. .I. Le festival organisé celle semaine par la vill e d'Oran prouve que la bataille du raï a commencé. .. Sans parler. .pisl~ !œns techn iciens. COnlacl .n . Les parole. Paru dan . 1e raï s' urbanise IIU lendemai n de l' indépendance. Mohammed Ali introduit le rai' ~ l'antenne. Depuis quatre ans . Leur ai r ft'!tiche. Le salut pa.~!\C-t-i l par le pouvoi r de s ondes '/ C'est ce que semble penser Moham med Ali. quelqu'un d ' autre s'en chargera. c'est une réalité. où M file l' undergmL. le FLN interdit l' impanation de disques. l ' fIqHW" du 16 QOÛI 1985 800 000 exemplaires de chaque cu.). Pour surviv~. boutefeux s'enterrent dans les discol~ques de la cÔle. De retour ~ Alger. Conséquence: les jeunes s'em. Alors. En ouverture du deuxil:me soir du fe stival. une fois qu ' ils auront sillonnt'! le circuil des u!lemblfoes populaires communal~. CQnsidért$ comme ?fOduits de luxe . M(I dir wa/ou (".~. . photographit'!s." Musiciens de format ion. ses partenaires e t lui reprennent les te"'tes anc ie ns des rhil:h. conclut Mo hammed. Le pop raï est né . comme dan~ le reggae. la star. de Constantine 00 de Batna.. car • le rai n'est pas une réaction . Abdcl1 ak. «Si les Algériens n'e"'ploi tent pa!! le r. on détOOTllge lelI' am.\. cabarets o rientau"' . obt ie nt un se. Ils sont film6s . En juin dcrnier. pan:nt du raï ct le fmILent aUll inRuences assimil~s. cha nle e n I Talie el pos~ un répertoire original solide. le raï Cait cependant rcceue.. Mais il précise: • Si le pop rai veut d UreT. où s'i ntercale une pulsion ternaire.'" l ALG~ . l'annte prochaine. ils se 5O!l( SuMOUI déplat-és pour T 34 et Raina Raï.uent les groupes.1 (~te5).. il an ime une é mi ssion bihebdomadaire . sur la station 3. Absell«" de rtactioo offidel1e . ).nd mu~u:al de Sétif. o n le repasse.. Cheb Khaled. des trw. lâche Khalcd. interv iew!'!s. le claviste. pression fra nçaise. Puis. i n trig~ par celle mu. Ils remene m Il l'honneur la tradition: karkaboos. parade algérien.:!. jusqu 'l c~ dcrn iers te mps. une mesure bi naire comme dans le rock .~ries administrat ives. Karkabous et tabla s ou milieu des guitares À l' origi ne mu sique folklori ttlle. invités à jouer pour Ja fête de la police. enregistrés. il Sidi-bcl · A~s . Les instrumenl~ traditionnels cèdent la place aUlI s)' nthés et aux boîtes il rythmes. Tu ne fcras jama i~ ricn . ressassant d u hard roc k clltifomicn. ban ni par les média.iï. Le groupe existe depui s huit ans. Mohammed Ali littouvre. On n' interdit pas. Le rythme .~ lIe. s'arrêtera aux portes des troi s salles sonorish$ de la région d'Alger el a ux deu. il va enquêter 11 Or. affirme : • Nous avons trouvé la clé. la ville la pl us cosmopoli te d' Algérie . les deux groupes alg~riens de pointe. le groupe Raina Raï (<< Notre Opinion est une opinion .'( studios h ll il . L' hj~loire de T 34 résume le parcours du comba"ant commun ~ux jeunes m u~ icien § a1~riens .~ique raï dont tout le monde écoute les d isque~ sans savoi r oô pa. Conw l'inen ie gEnéraJe. .teurs.. e n &r1lbe dialectal (le langage de la rue) . le premier hit..leli huit mcmlm:s de: Raina Ral sc retrouvent à la Sûreté milio. Mais leu r avenir. de main 7 • C'est comme le bac. La brèche est owene. En 1972. il lui raut de boo~ textes. il crie. . il moins qu 'on ne soit pas re tenu ou qu'on l'ait supprin~. sont impruv istts el raillenl les tabous de la sociEté musulmane. e n janvier 1984 . franc succès. d'ex. tbab et tablas claque nt au mi lieu des guitares et de la batte rie . ils o nl interprété leurs chansons pour la première fois sur sc~ne. Confiné au".

doit lôcher dOl lell..O .ment.. t'E.. le à octobre. Le 3 novembre. « Algérie: la faillite sanglante » ... populaire de Bob . ~ vill'i nes des commerces. nic.. lei monifestorlons virent Il rirnevte . lII'IfI brèche dons le monopole du porli unique. Ilège elt dkréti el les bli~1 de l'afin" pren. Le lendemain. Chri$lion Hoche.lisé.!-Oued pour protesler con". l.H. Des b6riPMnIs publiu ~I a lloquêl. D.. cen· lailMs de 1nOI1$.. .preu du 14 ocIobr... IIM l'IOVYefte Con.". poiII 10 preml"'e foil. l a rêpreuion.enl oux YOiIvrt$.. nt pcai~ on do'I> les fuel d'AI9&'". le régime. 2011 101.... puis 0 d 'O\llfH " lIIM.". la vie chir. fa it 50 une wr 1'6vltn.e! qllOrtief' de la copitole.nton~ irwel~ uent le quo r". sur l' fxpre$$ du 14 ocIobre 1988 Le 4 Odoo. OIt'if. jeynel moni F.e 1988. e' 10 FoeIion dots produih de prem i..lYêe qui. menl de 10 Ne contre un régime fou.. en mime Ionl qu'elles s'étendent 0 d'OUI.. o. Ils Ù IIIoq. sanglanlft. André Poutord et NiooIo l Beau decryptenl le fai500flement de révoltai et de lrultro~onl qui e sl il rorigine du J. " .~1UIion e3t opprOl..»i" ..... fatt phllieur. l'êtal d. 6bronlé.

appellent à une paralysie totale des en treprises d' bat. de vie ille date.'I. tconomi slC de r École polytechnique d'architC{:ture et d 'urban i.bles de très jeunes gens abattus par les mitrai llettes ~ 1 arm6:. Très vite. depuis l'indépendclr'lce l'Algérie n'avai t connu une insu rrection t J". Procès. . Jarnois.'iation d' Alg. après un match de football à Oran. lilubantc. Des arreslo' lions en masse. glunost. distri bués sous le manlCau A Alger Ct daru les grall dc: s villes. meute n ne sef"O 0 POS l'Oyé le régime honni. ~n pU issant p. pour la première fois. Débu t !iCplCm~ . de survivre. 1988 Algérie: la faillite sanglante Por Christien Hocho. Qu'en reste-t-il 1 Des l ma~es msouten. presc rit la présidence. et. pour la liberté de la presse. les 1I1J'II. pour l~ fi n du centra lisme . ' :additi on de conflits sociaux. En j uillel.~me n' . des OUVrie:fli délru isent des réfrigérateu~ destiné<. une e:ntreprise d'électroménager prend au mot le I1'ICSS8ge de Chadli : 300 licencie:ments sont déjà programmés lorsq u' un télclI urge:nt d' Al ge r annu le la décision . une manifestation. dér. de jeullCs qui clament leur di fficul té de: vivre .'e . Et.~pé"uion .~i. la rêvo/vtion est en r. Apre!> une semaine de larme. vite. Les premiers sig nes appara lssenl dh le printemps.. Nos salaires sont insuffisants .. 11 reste debout .Paru dant L' bpnus du 14 actabr. À l'origine de l'insulTCC' lion.rpanne. des membres QU ~ym path isants du Parti d'avant-garde socialiste (PAGS) fiOOt amtés. les affairistes. celle qu i militait pow l'abolitio n rJu système ~ parrl umque. a vacillé. bref. Kwnel Kateb. que t'occa~ion s'offre pcut-ltre e nfin de fa ire entend re sa voill . vQUl ue pu Chadli Bcndjcdid • des ratés. éclate: tOu l prè$ d u stade..morgues salUrtcs el un formidable espoir cOflfi~ué. La« dcult ièmc rtvolution ~Ig~ien ne .. syndicat ufliqu e). Danger immtdial. M. IIOmbreuscs nm:~al ion~. roles. No n.. Le méconlentement populaire eommence rJe provoquer une série de débrayages dans certaines unités de prod uction . Dans '10 rue les ' • roo~ o n u~me '" pouvotr. À Sidi-bel-Abbès. Arrest ations. de5 millier!. sa ns slogans ni bande..este de dtmocratie. en mai dern ier.. b. de vexations .. surtOUt ... /'A lgbie. A in. Il dt nonc:e c les spéculateur.:S se iK)nllueS.ormcis plus comme avant. ~u moin~ 1 000 mons. ~UI un z. André IVuklrd fil Nicolos Bec.o is rien. Riposte dc~ forces de l'ordre.. L ordre "':S anCiens combaltants a triomphé du chaos provoqué par la gé~bon de ceux qui n'on! conn u ni la guerre ni J' aprts-gue m:.. ' ~ gue rre est fi nie. de! Yill:~ sml5lrees. pour certains. " . El dresse aVe(: effroi le bilan de CC!. « jau ni [cmbles .J '1. Puis suivc nt des grhes..Ie syndicale. de provocatio ns. rune: des principale!i organ isations de mas!iC du A.. les incompétents elles irresponsables . La rue réagit assez mal à ce durc i.. Trop tOt ou trop tard.ans perspectives. p"s .. 1s ui onl ielé 0 la face leur misère leur vic r.~ ix années d'u n pouvoir sans panltge d u FLN n'onl. de bk'llsé p. et Saib Katcb.hénomènc de lassi tude et d'eJ(a. les rorrompus..m' di~rs ~~. Peines d'emprisonnemen t. Les vingt. n'a vécu que le temps d 'un ~nge : ~ I u l des barricarJes et des « martyrs . sc relrou\'em dans les geôles de la Sécurité algériCflfIe:. Leurs directeurs :. La cenu~. dans les Aurès. à l'Clponation vern la Tunisie:. U encore. Le régm'le. Par dizaines. Des sy lldicaJi s~... militant ornnai. Elle perçoit pour la première fois. Un peu pfln oul. Des tracts.. Tout simplcnk': nt un rassemblement . Le présidcn t ve ut des sociétés performantes. des fru strations re ntree5. lente de ~uvrer se! espri ~~. L'e xpli cation est simple: c On n'a m~n'le PM les moyens d'en acheter un. des fcmmes pnXestent contre le ration. compétitives. I' ~lat de ~itge est levé. la tens ion monte. dcs . à l'évillcocc . Les anits de !ravail se multiplient. les grands ll'lOt$ sonl usés. La . . de façon diffu se.~ er de sang.. le régime est en fclllJlie. évoque « la IUlle dc~ lravaille u~ comre la vie chère . Des dommages cOMidérables. sou tenues par rUn iOfl i~~ralc des travailleurs algbiens (UGTA.1_ • de 11 celte ampleur. Et il a répondu par des balles e ll. Mais à quel prix ct pour combien de temps 1 Les c hoses Mlnt ail&:!. un instant.ont sommés d'accroître leur prod uctÎ\·ité. Des usines SOIlI-ellc5 e n sureffcclifs 1 ~graissa~. Un polic ier est tué. oc ne sont pas des sUJ>POrters :nl en colère. .. Plu~ de mIlle morts ~ans dou te. On va j usqu'à en visager une grève générale pour le 5 (l(:tobrc:. Un quart de siècle OJXès son triomphe... . Ttléphonc arabe . "Annaba. Des millien de b!ei$és.=r.r~ de 10 ()(X) llfTCS("ions. sauvage.. à Ouanza. nement de l'eau .

en 1% 5. Ils so nt cent. ·e. q u' Us bombardent de projectileS . enseignes brisées.le l' un surnomme les «gard ien~ des murs JIo. Converti s ur le tard aux venus démocratiq ues. D' aUlimt plus pénible . Puis ùcux ce nTS. Mais il y a aU. Débute une r~pre~· lion impitoyable. grands~ . sans Mrat~l!ie. Pour la pre mière fuis dcp uis le co up d'État de Houarl Boumedie ne.. le mardi 4 octobre.lt précis. les Iyt. ou encore . de mistre. Les modèles de consommation ct de modernité .. la Kabylie. à TIû-Ouzou. uu Transmis par leun.. Le chômage. sans leaden. Ils ont pour miss ion de di!>pCrsc:r k: moindre rasse mblement. en 1961 el 1965. . aux yeux de IOUI. t .~ pre mieP. Tnlifada .il . plus tentés de jouer aux cow-boys et aux Indiens avec la police que de scander dan~ les artères d' r\ lger les revendications de leurs parenTS.. • Privés d'um: slructure véri lJl bte d'opposition .. En outre. elle n'accepte plus l'idée du sacri fice . tout 00 qu i repn! scn te le pouvoir Ct la nomenk latura est dévast~. Les affrontements sont partic ulièrement violents à Oran .le-bol. À un rtgime que tiennent solidement en main.~i les . Au dépan.s Ic. plus par peur que par di sci pline.il Hlat. qui ~paulent un pouvoir affo1~. comll1C dans un gnmd monôme improviK. On d~oombre des ce ntaines de morts. ... de Bab el-Oued. que ses concitoyens ont Ol faim de d~mocratie . Ces e hômc:urs ql. De 15 tn!me manière... C"es1 11l. face 1 1 armée ISraélienne dans les Territoires occ up6.uiluré . d'EI. Les lycées SOIll femlés. Constanlme ct SétIf. On y comptern. la révolte gronde 'r Sans doute pas.III -. les ro~ de police sont invisibles.wpporter que ces ~Ies ne semblent ~ tçlle~nt inaccessibla. Chaque année.-écns s'en mêlent . Pour !\Culs slogans : .~ de la capihtle.~1 proclamé. rudemcn~ châtiée. 50n ras. engend rent une réelle fru. elle crie. romnIC ils l'ont si souvent ~. lors de!... de 1980. te ntatives sépafllt isteS. c n novembre 1986.. ~ tient sur la dérens i. Ils abuscronl de cette inSttlX:lion. assas~j n ». quelque 300 000 jeunes arrivent su r le marché.ltori tai re q ui lui a su rvécu.s\.ALGÉRIE.. ces fm stris ùc la révol ution. depui. les mai ries.i j ouR de l'indépendance.'ontest811ires ont trou v~ refuge dans les mosquées.. même si la jeunesse algérie nne !le veut dépositaire de l' héritage deli fellaghas. Au passage. que leur eJulspération 11 pu librement s·e. ].pitale de la Kabylie frondeuse. Il eM vrai que l'émeute a gagné tou~ les centres urbains .~ 11. l' APN (AlTll œ pnpulaire nationale) déploie ses bl indés dans les ruc. Chadli .". Les mouve ments intégn5-fes u.lttion sc SCfllÎt limitée ~ une marche de protestation dans le calme. parce qu'i ls passe nt !cun.. La jeunesse algérienne n'a œ n cs pas attendu cet encourage~n t ven l. du 1A OCIobre 1988 'Ult insurgb:. jmporté~ par les beurs Ijui vive nt en France. droit à III différence_. Vitrines cas!lUS. les pala i ~ de justice. l'ancien pItside nt Ahmed Ben Bella souligne. venus de la province.\prinlCr.<. d' une sévère misc au pas apres une n!pc!ti tion prémacu n!e de l' auto nme 19118.a. Non .. En re'-'anche.. Prts de: la moit i~ de la population a nlOins de 2{) ans. ~ers la Grande PoMe. Dans un acch de fièvre. de u rtsidcnt. . dans la ru e. une fronde de ga mins. À Oran. Jeunesse debou t. la conte.l d' un homme dont ell e ignore t~s probableme nt q u'il fUi le premier il men~ en place un sy~tème al.. notamment dan s la rue Dioou{: he-Mou rad (exMichelet). Il e. Les imams ont-ils SoCrvi de relais e t aid~ à ce q ue. le soul~vemCIll est général. Comme tous les potaches du monde . victimes . à Annaba .l rl . ct bientOt des mill ie~. Ce SOIlt de jeunes appelés. les agences tic voyage. les aUlorités coofienl le maint~ n de l'ordre non poinl au ministère de l"l nt~rieu r. ca. Le ~nario est toojOUl"S le mëme et les cibles sont ident iQlJCs : les souks EI-Fallah .'e helvétique..es l.Riar. maÎs.~tration . la dhiUII~iroI obtcnir de IOU5 les A lg~rie ns qu'il~ i'e résignent au règne du parti uniq ue.. ib cassent toul . ils ~culcn l écrire panout le mot" libert é •. sa ns aucune perspective d 'emploi. étalages brûlés. poorlant. dcu. qui crèvent d'en nu i. Mais sans bl. « cousi ns • lunisic n~ ou marocains.~t vrai qu 'en proclamant son . ~ l'affût de l"expédient.. est dressé par le rtgimc: politique actuel. jOllen! la solidarité . La rue appartien l rtlL~si ~ Po"" dom l ' f.m~~ des a nnées. Alge r te barricade. pu is au moment du . printemps berbère . à Mostaganem. ici.les magasi ns Ù 1~J. . Imitant.. cst hi!. El que l'obstacle majeur. . les jt'unes Palestiniens de 1' . Surprises par l" ampleu r du ~ isme. Pe ndant de longues heurts.décapnée depU IS le n!gi me de Ben Bella -. ct le couvre-feu in. des" mart yrs J I o . ~ l' ouest comme l l'est d' Alger. dans totlt le pays. r ~lat de siège e.\ ièmc ville du pays. ils s'oppose nt un peu plus tard ault CNS (les C RS algériens). Les étudi ants. Ils converge nt . la ~Iév i. DételTlli~ . plus he ureux. de BdcOl.!n plus d rama_ tiq ue: que dans la vieille Europe. journées au pied des immc:ubles ùes citês sans joie. le!< mili taires.~I\S entrain.

En fin. L'armée. tmdu is it : . Même le travail. en Al gé rie. d' une désill usion 11 laquelle le pouvuir sera inéluctablement obligé de trouver un exutoire politiq uc. pour la seule raison qu ' il étail alors l' ofti.._ Resle. leur a porté un nouvea u cou p. l'anarchie '". gir. ont vraisemblable mem tenté d' affa iblir celui qui succéda 11 Houari Boumediene. aux avant·postes. Vi ngt minute s pour con vaincre . Ce~ derniers mois. le rait que Je courant islamiste n' ait pas encore pu réunir les conditions lui permettant d 'apparaître ne rlll-CC que comme une &auche d'al ternati ve polit iq ue n'est pas obligatoire _ ment Je gage de sa faiblesse il \·enir. On voit ma l comment un homme traité d'" as-wsi n " par les mani fe!itan Ls (e nli t paisiblement ca mpagne. dans celle eonjonclion de la rigidiTé politiq ue du trai tement d'une l. du 14 octobo-e 1988 pris le train en marche. Ils ont été décimés par la répression. Comment expliquer IlItremenl que le chef de l'&al.~me plus brutale qu'ailleurs que ré siden t entre Constantine et Oran les perspeçtives des en trepreneurs de J'is.du maint ien de l'onIn. le chef de l' Êta! n' a pas dit s'il se ~nterait uu non il l'élection président ielle prévue pour janvier 1989 .laisunt planer le doute. sinon eneoungée par les autorités . pour regretter les ITIOIU tombés sous les balles de~ conscrits. lorsqu ' ils ont entrainé des milliers de jeune s. Des rumc:U Il< . Poonant. 001 tenté de récupére r r " Intifada _ al gérienne.~~ par une O\!ven ure dom le régime. de droit candidat unique à lA présidcoce ~ . cepcibles d'éte indre l' incendie . DeUlt mou .tolérée. sans franc remord s. dans la bonne tradition. . il 11 dO céder du terrai n 11 ses adversaires.. Les is lanùstes.:. On l'il bien vu l Alger. l'explosion était in~yitable . mi li tants de l"islam ont toujours travaillé à visage masqué. seulement.. Et face ilia mon. cler le plus aneien dans le grade le plus élevé. Tel Chadl i. édifiées avec des fonds recueill i~ grâce à des IiOUScriptions locales. pml$ion politique.~t le cas lursq u' iI fai t femlcr. entraÎnllflt une min icrise avec Paris . Navrantes.( . lam.. Mustapha Booyal i.~. Aucune allus ion. lundi ~i r. D'oi:l le j ugemem du cherc heur français Fra". Tout manque."Ois BUI'g3l. Dès Ion. il paraît évident qu' iI~ ne possèdent pas l'infrasTructure nécessaire pou r déclencher un mouvement insurrectionneL Contraire ment Il ee qu i s'est passé en Iran. mai ntenant.. L'~lamÎ. que lc!. les intégristes ont su profiter.Tise économique elle. privés de le~ rs ct en perte de v ites~. Or celte tnmsformatioo pa. face aux chars . Qladli appelait les Algériens" au travai l et 11 la ri gueur _. ~' il cS( démon tré qu'ils On! joué un rOle déterm inant dans la prtpanlliM de cct " automne noir ..(ju'on y regarde de plus plts. 'il: retrou ve."': .-ie du régime. non plus.~ un troisième mandat. le fL. o:hargée _ de préférence à la police . Lon: de sa réélectÎOn. toutes les hypothèses sont pennîses.. Pas de proposj tion ~ ~u. après avoir maté.lÎt le chef de l'~tat. C 'e. au sein du çabinel de crise COMtilué autou r du président Chadli . lOn. Dans ces co(lditions . Aucune référe nce ~ l' armée ni au commandement militaire en place ault Jl"Cmiers juurs de l' ins urrection ..\ ses déclarations. 11 l' issue d'une rocambolesque chasse ll' homme menée par la police.POfUdonl l'f~. Mais il sctnble évident. ne semble toujours pas avoi r Idmi~ l' imponance . C'est encore le cas lorsqu' il succombe aUli pressions de ceux qu i lui enjoignent de ne pas rompre avec l"idéolot. maladroitement conseillé. de la multiplication . pour resur.des mosqufes.'iacroMÎnte identité nalÎonale . Ce que la rue. en ~gypte ou en TUn isie. Mais en aucun cas ils ne son t l l'origi ne du soulhement. Le travail ii la rigueur _. De cc point de vue. à deux mois de la tenue du VI' Con~ du parti _ qu i ~s ignera son secrétaire général. comme il le faisait jusqu' ici dans IOU te. le 3 janvier 1987. au cours d ' une pilOyable all ocut ion télévisée. Non sans succè~ . juste après la pri~re du vendredi. au parti unique. " " .li ne sollicitera pa. Avec opportunisme et méthode. les portes des lycées français d 'Algérie lUX jeunes issus de mariages mixte. Par manqUè d'autorité. la ré volte des jeunes. dans sa prétention 11 conserver l' absolu monopoll': de l'ex. "Je nc lai sserai pas le pays liv ré. Poonant . aUTeur d'un ouvrage il pamitre . C'est peut-êl/'e. dont le pays a pounanl un urgent besoin. La mon de II': UT princi pal dirisean t. portée vulontiers aux jeux de mot~. " Les revers pét roliers sont porleurs.fme au Maghreb. se soit "primé si tardivement pour tenter de calmer les esprits? Il faut savoir qu 'au som met du pouvoir la lune n' a jlilll8is eessé filtre les tenants de la ligne du re de la révolution et les parti ~ls d' un cerlain libéralisme.. M~ me s'ils Ont su habile ment l'exploiter. peu compatible ave<: ses projets de réformes économiques. au nom de la . q ue Choo. La remarque Vllut aussÎ pour ceux qui. d~clar. Ou de conviction. au contraire.

.. di t « le Houge _. l'an dern ier déjà. commandant de la 1'" rég ion militaire à Blida.la ll~ rôle de puissance arabe. Son successeur. mais le fait d'ftre le fils de J'u lc!ma Bachir lhrahimi. Enlin. Tale b Ibrahi mi : qui a pour principales vertus d'avoir I!tl! ministre de Boumediene. sc di stinguent .. vice-ministn:. 11 serait aujourd'hu i en ré sideoce sunreillée. ne b. d'une manière mesu rée au Maroc. de la ~fensc. 1988 de l' Algtrîe . alOI"!! que les tribunault siègcnt en '" audiences spi!· ciales _ pou r juger les milliers de manifestants pris en lI. IOI"li de ses deux man· dats. Une certitude : en vi ngt-six ~ ns d'i ndépendance. Le se<:ret aussi. pl u~ large en Tunisic. Quant aux si x gént:ra uJr. Pour l' heure. En aucun ca~ le président n'apparaît en unif~ et il a stparé radicalement le~ fonctions miJjtairc~ des charges gouvernemen tales . un train de vic pl u ~ ljue confonable. Seul lien entre l'~ ct le pou~oir ci~ il .. intelligent el chef d ·ftal-major adjoinl . l ce que . Le patron . cin:ulcnt l Alger mellan t en cause son intl!gritl!. elle lais!If'ta ~ t!llces profonde~. Il traÎlle unc renom l"1"l6: de tueu r dans un syst~me ljui n'en manque pas.!nt:ficie pas d'une rtputation in tacte: des tracts. les jeunes A lg~rien-i> ontlc se nt iment tk s'être banus pour rien .lflt ières au vent des idoos. aujourd 'hui. le g~n~raJ Abdallah Belhouehet. le général Moslcf 8enloucif.. dans un pays où elle s'est toujours confondue aVe<: le pou~oÎr. pe rsonne ne peut dire 11 qui profitera ct:lle exceptionne lle ~i tuation . L'opacité il toujours ~tl! l'une des camc1c! risliqucs L'Exp"" du loi octobt. le pays n'aur6 jamais connu pllfC il déferle ment. des mouveme nts in~gristes . un «oulsider_ . puiS<ju'il cumule la direction de l". Mail> il est vrai que Chadli n'a eu de cesse de feindre d'oublier qui l'avait fai t roi . L'c! tat-major ne . ft I!tt c!canl! cn no\"(:mbre 1986. ils lui doiven t leurs étoile~ et. aucune tëte ne dtpasse .semble pas devoir. Leur rôle .agrant d6l it de « vandalisme _. se mble dc!terminant. Et quand demain il faudra rendre les corps aux parents des viclimes.l un train de réformes. C'est-à-dire plur.. Mai ~ il ne serait pas hOSli le. . il lui reste au moills ses diplomates? Certes.'S t pas un militai n:. opponuniste et entreprenant . Notamment auprb. Quelque~ officiers supl!rieu l"!!. OUlre une image tefnie. le gl!nt:!lI1 AUailia. tou tefois.. JOn 1: . qui a veml!. Ensui le. En lI uendant. liste. faire de l'ombm au président. ce n\.!! tat el celle du m in i M~re de la Défense. l'Algérie voit ~ur ses flancs se errer un Maghreb qui ne resse mble pas l ses desscins. apparemment d'origine mi litaire. Le rtcelll n:sscrn:ment des lie ns entre Alger et ~s deux voisins ou vre les fTl. dit-on. malgré les cin:onstaoces. l"actuel mini~~ des Affaires ~tran~res. cnnstitue un atou t. . Même si l'tmeute n'a pas balay~ le Ttgirne . I '~lojle monta nte de l'APN : le gé néral Khaled Nazzar. Ab5urdc. nom!TH!s par Chadli. d'êtIll intègre el d 'avoir en eharge un portefeuille brillant.:e . un technocrate em· c-. commençaient à redouter. si le pays n'a ni Ileum:: ni semoule. Ne raconte·t-on pas 11 Alger que. Un conSUII : I~g~re mem amoindrie t. il y a fort l parier que l'année sera encore dans la roc. ce que les re~ponsables algériens. D' abord.Pe ru doM algl!roises évoquent la possj bi l i l~ d'u n coup d ' ~lal.. grande ligu re d'un islam réfonnateur. il en est le dé tenteur exclusif. ces é\"c!nements sanglants ne fonl qu'al:cen tuer les dif1ërenccs maghrl!bines.

-te d'Algérie vient de commencer. en annula nt le ocruti" et en pr&nant djreel. "analyse d'And..é Poutord)O Yeu! pouo1ont oplimi\le. proces$lIl d'mOCfa~que el de l i ~r le prllsident Chadli Bendledid . Le FIS jfront iliomique du IOlutj e$I bl. En février.s.. Le $«ond tour devrait lui donner la molOfitt absolue ~ Siègfl 0 l'An.1 . D..menl les .~ nationale.. li ~ poliei.. ~(fiM au lendemain de la dëmiuion ~ dlJ p!'nident Chadli. ont év ilb CI leurs ~ une colololrophe. À leS yeu".2011 l " .ICC" POU' \es IlIami.. 1'0' """ décide d 'l nJoerrompre 1. une nouveU" gu.Io~Y& du 26 dkemb..' sont OUQuj nés Oon.ines du pou"'Oir. 1 " « Algérie' le plan des généraux » Retour 5U1' l'ExprtiJ du 16 tonvier 1992 L. les militoi re s algériens. dons la nuit du 9 ClU 10.~ élection$Iég. En janvier 1992. qui obtiennent ou Pfemier tour 46.boh d'AigIIf por un commando ilolomilole .n le premief parti d'Algiwie... L...27 % des wlfrog's.! 1991 wnl un Sl.s 10 ca.

q~1 le ~ah ".'lIloctionncr. Sid Ahmed Ghozali . d'emblêt. le 16 janvier. Il raUi ~'S' linguer un double desse in. le coup brise net la manœuvre C01lÇue par le FIS. une population dkofl. en ajouter d ' autml CI ob/enir ainsi. ~~ chiffres IIoOnl éloqucnl\ : avec 3 260 000 bulleti ns. ab~tc nt ions (47 '11). Dans l'opération d6ployi!e. pour l'instant. ils peu venttrou\'cr des in térêts commu~s. en forçant a la démission le président de III Répu blique. Il était temps.<c. en novembre 1987. celle des municipales de l'été de 1990. en partie imité de l'inili~t i ve prise. ancien chef d'état..Paru dons L' Exp. dans. pre nd moi n. onl-ils rendu caduc le processus électoral en COUf"l. certes. Dès lurs. C'est le c:omponement général de la classe et des partis polittques. nu fond. dont Ie. l'Iran khvmeyni ste. II' I l jan..la IDeme. . •• " . ûans un entretien accordé 11 L'E:cpre. 4105 % de! suffragCli e xprimés. Le~ résultats uu prt'mier tour des légi_~ lativcs. Comme.. que seuls Ie~ soubresauts d 'affrontements in ternes auraient pu entamer. interpréter de la sorte celle manœu vre prépa rtc de longue ma in. Et d al llcu~.ion ~ qu'éprouvait cc dem ier à cohabiter avec un "~u"OI r parlementa ire isl nm ique afin de tenter de conserver la mallnse du ~u .o u la difficulté d'acrou tumer. Tous I~ Algériens voulaient· ils de ce choix 1 Urn: analyliC sereine du dépouillement du premier tour oblige li la nuance. Une forte pous. e n 1979. la part :1:.s ( 12 %) traduisent moins l' enthousiasme unani me que J'irrésolution . le samedi 1] janvier. enfin. l'abseno:. d 'une e nt ente p. Le mode de scrutin reten u. Dans l'a\'cnir plus OU moins lointai n. c'est e ntièrement. les dcux principaux oq. depuÎS l' indépendance. se mble nt. cenains de ses leaders l'avouaient fr. il toute idée d' alternative.\ déri ves. s'appuyal1l sur la Constillu inll.l le AS pour tenter de profi ter de l'effet de peur el croyaIt cnç.~~r k cnapeau . q ui. Du même FLN a u piteux machiavélisme.~. politiC Ie n plus lucide dans ses an al yses q u'ocureux. par le Tunisien Ben A li pour meUre fi n à la dérh'c bourguihicnnc . le pouvoir e n se refusant. leu r prommciamen/o . il l' Assem blée IXlPU~ lai re n/ltionale.. rarmée évite l'inougvrotiOll d'un régime i~ami 51e. étaient soulignées..~ .. du 16 jonvief 1992 3".. lk larges s«teurs de l'opinion algérienl1e. Dans l'immédiat. des lignes de divcrgeno:. que chaq ue individu risque de devoir SC poser -. le FIS engrangeait .7 belle pour capte r le vOie des ~cOl1 tentS. le génél1ll-maJOf Khah:d NezzaJ. un militai re . celle des bulletins nul. obligea 1 ~ . D 'u n FL'II' q ui.aniSllteuf"$ de l'affaÎre. ~e Premier minÎstre .~ circonscriptions. qui ~' imaginail pouvoir co nqu érir légalement . qui cooouisait ~ la catastrophe .J'rI prévaricateu r CI immature. Algérie : le plan des généraux Par André PcaJlard Au dernier moment. a~rémenl inférie ure cepe~d:ln~ . major de l'armée devenu ministre de la Défe nliC. . JXI. pouvai t.lIlc hement : l'auto ri té de Djçu ne s'accommode d ' aucune distinction entIt majorité e t oppositio n. la majori té des deux tieB lu i pennetlant d'lI ligner la Conniwlion Mir la charia. en tOUt cas. L'importance de!. Ce ne sera ni pour rétablir le flN ni pour fovoc-iser ses odvenoire~ dêwnis. sa ~ratég ie é lcct~ raie . Ainsi.e des foona tions e n prt'sencc (uoc ci nq uamainc) .u par Sai<! SadI. en A Igé~. Chadli Bcndjcdid.:ertée. la sU l1lbondano:. les g~n~rau~ algérie ns auront répondu. Moins ~uperli c icllement. O 'aoonl . aUA 188 sièges déjl arrachés. Mais seuleme nl un quart du corps élec toral. en (X:~ 1988. Quand ses fi~les gaglltnt . Et les ~rdan:s sont wantiN. cel ui d'un Fl. Et non un vrai raz de marée profond . d'u ne dure rt'PfL"SS I()I\ ~ émeutes dues a 11Ill ~r~l1ç ~u poUVOir civil . 11 l'exClXice mailriSl! de la ci toyenneté. III petro. Une chape rigoriste se fIl t alors aban ue ~ur 1 Algêne . le 26 décembre 1<)9 1.e. Ce n'cst pas se ulement la tcntative d 'emprise totalitaire du FIS que les généraux ont vou lu . rendaient inél uctable une victoire du Front islamique d u salut . le déçoupage de. celle du bled surtout.'ier.. . où se retrouvent. Interrom pre le proccssu ~ en bousculant Oladli su r la tOIlCOC TU1n.e peuvent se révé le r entre les conjurk. oU 4 300 000 VOI.1rmi les adveruircs du l'1S laissaient aux islamislel. Que faire qU3Ild la démucrn tie s'apprête ~ accoucher d'un monstre ? À cette qucslioll .réce~nt . e n dt!voiln nt le ur plan : j'a\'ortcmcm thémpeutique.~ les allures d' un ptusch iflqu iéta m qlle celles d'un ressai sisseme nt. Dont bon nomb:e réda· maie nt moins Je règne d 'A llah que celui de la justice SOCIale. Un civil.\ lUI donnèrent le cnntrôle de 74 % des mai ries. pou r 1 \Ostant alhés.e les tenta.

L'a nnu \'ise pl u.~ loin encore. Hoc ine Ait Ahmed . redoutaient . du dernier réveillun. « pour le moins anormal » . qui se laissa enfermer dans le cadre néra. j ugera maint enanl le plan des géné..les effetli d'u ne contagion i~l amiste . se prononcera défini tivement sur cet avortement du 1\ janvier. déjl . aussi.inégalemen t . que les i$lamiste. syndicalistes. d~ 16 janvier 1992 1 au d4!but de d&cmbre. TOUl est donc fonction de la mani~re dont Paris. Car le risque exi~te 'lU<! ". à tous les niveaux . Un phénomène de troubles. des bouteilles de scotch valant plus du double du salaire moye n local... Son elllreprise. incapables de s'entendre afi n de faire front l la menace. mms les salons de l' hÔtel El-Djezaïr. raux. aussi peu se nsible aux innueoccs extérieures que l'ancien Eillpire Olloman. aculCliemenl. . ck!jà mardi. en s'engageant dans une sorte de: populisme qui . mllierai t plu. L' al"1TJ4!e algérienne enllme donc l'appreAtis. lri:s. défenseu r affiché du respect des droi tli individuels.:&o. Après avoir minimi1é les ambitions et les chances du A S. par leu r refus d'a1liance avec les forces n!publ icaiAC$ .ALGËRlE. sifftak:nt . enfin. en un si ngulier cocktai l. art istes et intelleclUeJ ~ .s ne prbcnteraient pas de candidaL~ ! Mais les autres fonnations ct leur. que François Mitterrand estimüil. sont coutumIer. imilant ainsi les communistes allemands de 1932.. Et. commenl la France. dès le 12 jam'ier. les menlOrs de l'opinion oommeoctrent il se répandre en exégèses désol~ sur la violation du sacm-~a int principe de la démocratie.enl . que. bientôt. se réalise dan~ le cad re d' une conccrt ation maghrébine secrète.."' perpétuent ces erreu~ de di agn ostic et de com~n ement dunl Ic~ Françai s. Même si beaucou p de liC~ enfanls li'y trou vaie nt comme:. voire des violences fac ilement m3itrisa b!es. industriels. déjà.. Reste il "voir.'lalisfaire . ma is efficace. me mbres de ce Comit4! national de sauvegarde de la 5kurité. l' allégement de certains prix de denr6:s alimentaires va . sc laissant ai nsi aller à comparer ce qu i n'est pas \'éritablcment comparable. principal partenaire. de: l' Algérie. I!t les d4!mocrates et li béraux de toul poil.~ aistment le$ masses éprises de sl3 bilité. Ceux qui. À cette difTtrence ~s qu 'elle ne gouvernera pas un pay~ lIu~si cohérent el. " " . certains de ses aHi4!s. Car I~ Tunisie eomme le M~w:.. fustigera sans dou te l'hédonisme provocaleur des nnnlis. sone d'4!bauche d'un futur regroupement de la soci4!té civile où se I. chefs ne sont pas 4!pargné~.~tc du régional isme revendicatif kabyle. pour les affai re s de là·bas. I~ dotsill u~on Paru doM L'bpn. lor. qu i. offrirent la victoire aux nazis. elle paraissai t prête l s'en accommoder.~age du pouvoir l la turque.

? Comment la popuIotioo. l. « • ~ Alger ' ombres dans la nuit » $Ur l'&pr. 10 10 vie qui. com ment ils viwtol cette guerre qui ne dit pas son nom... svppt)f1e+eIle te dêlerlefIWIl de violence ~ Erwoyée spéciele de l'Expteü. priM en ologe. el D. des brigod..s de. 20 1' •• . n'épargne pas la copilote algérienne. qu i te<l"Ofi. ilè algériennes... cootinve. Toules les nuits... À quoi reuemble celTe copilole en état de li ~. comprend. des commandos islamiSIeS.... Elle fOCOl1IfJ 1" explosions " Iou fu$illades.. tond is que ("lain. Forces de . l.u du 28 Mpfembr. qlXlrtian populairtn de 10 péfipt. pMIf d.. 1995 la gU~I. pourtant.enl les populotÎQns. Sytvaine POlquief a porlogé 1" qoolidien des habitants d 'Algot< pour m!eu. va ille que vaille.s • nlnjos _.. "OI!enlOl.érie sont pauis loOIlS 10 wupe d'émi rs ICleo". patrouillent "S rues de 10 ville a 10 rechefch.

sp~:ciales e lles-mêmes hésitera ient il! plonge r : postes de controle. q ue I. je sa i ~ que les Islanusles sonl Hrrl W. e nvoyés par talkie. par ici. Une grenade q ulldri tl ée Jui l au fond de la boîte à gants o uverte. l tivrer caches. au nord d'Alger. assure un enseign~ nt.. que les commandos du GIA choisiuent comme planque. dont l' ulIC roule lOtIS feux ~ein l~. Bab el.• À l'in térieur de la lourde Peugeot. Nos gat!l. dlicancs.oomli.. Il Y aval! 14 terrori stes. isJamis tes ormês el nÎnjo$ mor~enlleur territoire. fcu lombe sur les rues dfsel1m. entre deux ordre!. c'est micull . Parmi k!s 1 J t~ ~ I~vent . (on:es antiterroristcs. Cette fois.. C '. " Ils ont creusé des sou terrains.le chef de la brigiade _..~ rouges. q ~ dan.c. crachotant . nom des lieux ct le nomb!\! de terrori ste s .. c'était une maison ancienne..est Simplement rebouehé avec du plâtre . Aux abords des • zone.. porte les stigmates d' un accrochage à Sidi-Moussa . 26 ans . La capitale. Gouffres d'ombre: dans les quW1 ic:rs populai res . on a une infonnation. il y ~ Ben G hari. guère plus rassuran te. La nuit .. des groupes qui opèrent à la C~b~ . œs que le groupe terroriste est au comptet. . selon les coups plus ou moins d&:i~i fs q ue le!! . mis hors d'étal de num: •. ni njas JO.. qui est payé pour ça.. ChHque nuit. c cst une villa en co nslruCt ion. portetlt aux islamistes annés. ~uve n de:. qu 'ils sonl. pluste urs sommi tés du GIA . plusie urs heures durant . dont Khcli fi Athmane. évoque le coup de fi let opé~ au djebe l Koukou. "Automatiq uement (c'est son adverbe (avo ri ]. Ce faubourg d' Alger est partagé en deux l.emtOI!"CS: 1 un abrite Ic llroupe d'i ntervention antiterroristc. Chaque.~ murs.~~uUL on le donne au le ver du jour. In brigalk d'assaut patrouille: ilI bord de deux voitures blindées. Sayed. demandc à voir. dont les travaux !iOIlt interrompus faute de moyens. Jusqu'à qu i ne 5efO rocède au bouclage _ !oujoU!"li ve!"li 2 he U!\!S du matin. n'étaient le.. eer1. émir .. et sous les ponts. Sayed..llins fixes. fief des hydrocarbures -. À Kouba. 00 h:~ unité!. côtt oooducieur. œsteflt en (action j usq u'à l'aube. L'autre . profil aœ~. sont plutôt ncrveux . Ils n ·. presse se fa it raremenl 1'&:00. sous la lune .~ une: ci nquantaine d'assassinats. ~Ientil à l'approche de certai ns checkpoims : . IC5 éd ifj~ publics ct la Casbah. o n entend distinctement de s e )l.:st une cilt en éUIf de siège. n y a cu des altaques . EI· Biar et Bouzareah.~. Les pre ndre vivan ts.: l'aUlre ~rt ~ ba. On prend les susJ'l-'Ct s en filature.). Alge r noctume . passages dan s le. une caserne de police désaffectée de sinistre ~ putal ion. . JO ~ulonlatl q uement. la siru~lj~n est ~IUS critique. .. fOIS. ~I les occu pa nts rete nus e n ouges o nt pu être h bé~s . on :11. Pa~\t minuit. Le mi nistre de l'Intérieu r.5 Por Sy!voine Pasquier Dès le cowre-Feu. 1' .plo~ ions et des fus illades. est parco urue dc fronts intérieurs . en tète . Alger est une ville mont. en une mtlée d'arabe ct de (raoçaîs... pommelles hautes . ~ i~ des montagnes. Le~ quotid ien~ pu blien t sans eesse des artICles aux all ures de communiqués officiels presque interchangeables. . parfois p l u~ icu rs se maines d urant..~ arrière au G IA .• Le semble-j-il . Parfol.• Il montre au lom les Imnx:uh'd \'crdâtres du guet de Constant ine: . Parfois. C'est 1. sou~iens log istiques et informateurs... . L'U.cn ont plus pour longtemps : c'cst une question de l\e maines ! IO Le citoyen. est p~ve nu. par ici. f oce à face. des sil houettes Inqu u!tantes traversen t les jardi ns. lassé de la propngande. d 'autres moo vants . Alger : ombres dons 10 nuit l'aube. waJlûe . com me la Mitidja qui l"ellIoure et une partie du pays .• On les contraint .~ hé l ~(:" Pumaloumc nt dan s le secteur.. ta I1Id io gl"tsille san ~ cesse. Au-delb.Qued .Paru da ns l ' fxpt'"eU du 28 septembre 199. Le! fOf'Ces de sécuri té ()I11 ordre de lirer sur lout cc qui bouge:. chevaux de frise devant les casernes . confirme : .. lU fond de! cell ules soutemrines de Châteauneuf.1 vo~sin~J. J'arme brandie. ~ coovrc:.\ la zone d'exclus ion du Sud. 2 d 'entre eux ava ient été expulsés de Fnmee. de façon à évacuer le secteur.. les fronts intérieurs s'animent. dit Hocme rhe ha (" la A èche . dont l. . les . au départ. le: pare-brise est fe ndu en étoile aurour d' un impact de fon caliln. isolée ~us les arbres. ass ure à qui veut l' en tendre que ces demie" !lOnl aux abois et que toules 1<$ mesures n&:eMaires seront prises pour garantir la séc urité du citoyen duran t Ic$l!lections. Mostefa Benmansour. recherché depuis 1993 el Implt. claquemu r6e dans une obscurité totale . Saye<!. 3 se soot rendus.

'iC7.cintaste. un nouveau ~upplke il fait son apparition : on paS5e au tour des victimes un pneu de camion arrost de mazout et enfl ammé..\. 'l ui a obligé nombre d'en treprises Il aménager leurll horain::5 . J'ac tuel chef de l'~tat. fi une trenta ine de kil omè tre s d'Alger. "Ce qui m'angoisse le plus.. Que changerom pour eu" les élections du 16 novembre? À peu p~5 rien. Uc:pui~ que 7.aine de volOfltaires 1 Miami ct Dallas . là préci~ment où prêchail autrcfois Ali Bclhadj. Le~ is lamiste s dénoncent la COITUption.. nïmpone quand.ç le monde.s'acharne sur ses victimes avc. Que5tioo de génération. elllend-on frf:quemment . Depuis quatre mois. lance un jeUIk! technicien. pas être cloÎtrês comme des betes apeurées ". l'un des endroitS les plus déshérités de la capitale. . tm n~· fuge du Front des forcei socialistes passé au Rassemblement pour 1.-eau "'u ve nt sortent du lotü. de la mosqué. en jeans et tee· shirt . on va essayer de nous coincer ent re l' islamiste Mahfotld Nahnah _ un modért.. C'e~tJe cas en Kabylie. payés 12000 dinars . Nina.. "Nous sommes !cs otages d'une luite entre deux f~ctions du pouvoir. Excédé par la candidatu re 1 la pré. Pourtant.. oombre\lx som ceuo'( qui pensent.. " Il faut lt:'\lr faire voir qu'on existe. On leur Il octroyé un mois d'entraη nement militaire. même si une grande pan ic de l~ population s'accroche lia perspective de ces élections... ptl" du voile obligatoire. 1] . paraît·il. la dl'silLusiOfl Quand. ils ont fomlé une di7.~ journalistes et de~ flics de quart ier..a pl\lpt"I: défense. Pourquoi massaçrent-ils de.\ de la gueTTe de libération.feu à 17 heures. ont entrepris d'assurer eux-~mes la sécurité de leur village.C. depuis quelques mois. ils l' attendent toujours. Pourtant. cenes. autorités.croual s'est prooonl'é. blIstion tic l'u·FIS. avoue un milita nt de J'oppos ition démocr. depuis plus d'un an. Et. lance Faliha. empri~n n6 du FIS di~SOtI5. quoi qu 'il arrive... allentllts. non clIIltents de tenir les terroristes en respecl. Barakal! (As. ou de pau vres gens dont la pone ne tient qua un dou? La seule question est de savoir" qui cette si tualion profite.'i. malgré le déferlement d'ulle violence hideuse. Malgct les effortS déployés. et on les jeue en~u i te dan~ une tente.lnle _ moment Itpulé dangereu. explique. AlGer s'6'eille. 00 veut avoir une vie.. . S'ih (Illanisent ces électioos. malgré la peur.".~identiellc de Liamine Zeroual . c'est inSOtllt:l1able. ToUl le monde le sail : l'explosion peut se produire n'importe 00.. .a l'A lgérie d'être dan.lgtnaires et Jeun. cadets se rebiffent. n'est ~ devenue une guerre ciVile . Po' u dons L' bp"'" du 28 septembre 1995 Mahem3l. Une fois Oc plus.estlafaçooqu.! Kaboul . un sy ndicaliste enrage: " Je refuse de choisir. eux. Le pouvoir ne cesse d 'appeler la popu. pui~ le G IA. exécutions).. baignée d' une lumière ébloui. Séquelles de trente ans de parti unique.sement Michel.. assure <. cette gueTTe «contre Ics civils .trois fois le Smic local .lJrer so propre défense Les ancien. J 'habite Belcourt . Il a distnbué des armes aux garde~ communaux. qui ~ubit depuis la fin de 1993 un véritable rtgimc de !efTeur imposé pa r l'émir local (couvre.pour mieux margÎna!iSC"r les résislants volontaires qu i. la roule marche en lançant des regards rurtifs su r 1Cl! voitures en stntionnement. II ajoute. . ce n'est pas pou r ICIl perdre. Mai! leur salaire.. mais comment je vais mourir. l'un des leaden. Une cinquantaine de jeunes ehômcuT'!> du lotissement Sen Riane sont allés d'eux-mêmes réclamer des moye n~ au . rack et. lation 1 L'OI laborer aux elTorts sécuri taires.il n'a que 17 M S . cc n'cst pa s de savoir quand. AS!. Dans la> llIes du cenln::. quelques rusil~ Il pompe et autres lcaIachnikovs ... ère égorgé ou décapité. a décidé de tiC rebeller. . que les jeu" sont faits . . atte$!Cnt que le degré atteint aujourd ' hui dépasse tou t cc qu'ils ont connu .. À ses cÔlés. '" La violence q ue nous endurons n'a rien de ~péd fique.çie 11 bois..Jtique. upliqueMalita.. mnis on ne les a jjilll8lS vus s'attaq uer au~ intérêts des prtvaricateurs.. La société algérienne rés iste 11 sa façoo.Gflll lE. les cités voisines. El de conclure que. il ira voter. Or c'est une partie ùe cene caste qui a engendrt le FIS.. Un m&lccin d' El Harrach témoigne que l'u n des émirll locaux . l'Ul wre et la démocratie. sans basculer dans aucun cam p.. Boufarik. mais aussi dans la Mitidja. prohibilion de l'alcool et du tabac. des fiIJe5 de 2û ans cn jupe courte CI che.AL..l-clle. Mais les quadr.. qui e~t tout de même n" 3 dans la hiérarchie internationa le des Frères musulmans _ el cc gé néra l à la retraite wutenu par l'étal-major de la caste mafieuse.:c une s. '" Mais on refuse d'~tre terrorises. fl'è<. Parce que ça suffi t. Je m'étai s la issé convaincre par le ~f\lll ll'" . non. veT'!> 7 he ures du mati n. enremlét dans le hidjab jusqu' au menton : .

ronl rég"'" le..' ronçlionnaire. Reviens. 11. Il fnul s'anelldre. Moi au ~si..Ct. l 'efforc. des seines d'horreur dont ils onl été le.. D. c:nq ans. trodu it por 111\8 ri tuolisolion de l'horreur à troYer.366 ALG.:\'...'. Et Iar..il lluioo :1Ii1 d: SanfEgidio: Mais je ne comprends pa:. l'enquête est à 1'6poqllt! 10 seule. Vincent Hugewo: est ollé à 10 r. ct c'est bien pourquoi il faul aller aux umes. . L' AI!.. " Est·ce le sens de l'l~rnouvanl au revoir de cette jcUIIC fille de Blida ' . la libt'ration ! " ? . le jeu ou le deni n.érie est en tram d accoucher dans les con"ulsions d 'une société " u' d . Don. 201 1 .nconlre de Cet enlon" confronljos o 10 barbarie. 1" dicopilQlions.." . une rccrutlcsccnce des attenlaL~..qu'ils ont ". pendant et 3prè~ ~es ~ ..en5. DIlO- de les ocllever à 10 hoche.. 11. 11.res. YQi re d'UM c culture IOOfti~. pilrent IyJtou poileront.e é<:ouM. il leur foot vivre 0\1": le 'IOUveni. C«toin. Au d~re d 'u~ hall. dons 10 p i _ françaiMl.slomilles IIst inouT• . les aônes IrotOuM des nourrissons QII 10 mvlilotioo da codo.trièfe. L ... combottonls .- . d 'u ne fureur meu.QI'I t pos êporgnés. qu'ils refusent de paniclper aux I!' tectlons .tlOns. • qui . violent b Femmes Q'<'OnI el brûlent les maisons. Quelques P'doPsrchioires qui !onT figure de pionni. I6moin •.ËRlE .nt de leur apporlef.. ~s égorgent des fomilles entiirlls.. . rll db.rvécu. sem IOlalement libérée de ses anciennes comraclictions. « Algérie : l'enfance sacrifiée » Retour wr L'Express du 20 août 1998 La violence que Iea villoges.. .... Les enlonts ne I.. raffron temenl sanglant qui nlVage 1 Alg~ne aurait u~Jà fait 60 000 roort~ . Ils veu len! une ~l ution politique.. 0 évoquer les traumatismes wbi' por Ioule une gén6rolion qui est née avec la g . les aidont à s'exprimfi à IroYefs la porol •.. plus tard .

Lu i-même a perdu da n~ la tuerie de SidiHamcd 19 membres de sa famille Cl est toujuurs ~ns nouvelles de !leS trois filles e nlevées cette nuit-là.' UI S Il patrie. TroIS jeun IIvan! La disuiblltion dCl> prü. plus des quatre e mqu~mes des candidats ont l'lté reçus à ]'C. la cérémonie de clôture de l'an liée scolaÎrC. Je sui ~ Sidi.• Ami. Comme un enfant qui. nOIl to in de l' aéropon Houari. Qui va m ' apa iser ? Je s uis l"Al.. Aucun n' a quîlll'l son poste après le . où une d izaine de su rvi vanL~. renchérit une autre. du 20 ooUt 1998 nuit chel moi _.. mali pbe. quand vlCnt . des voix enfanli ~ 5·t ~venl dans la cou r de l'école primaire de Sidi. Pourquoi ~ parenTS ont été égorgés 1/ Puurquoi. aggraver le comple . qui l'liait allé chercher 'IOn fnlngm li la mai son a u moment où commençait le film . fe mmes e t e nfants. SUrvCllL1C aux portes de la capitale.Hamed.~ aux contreforts de la mon· tagne. • Je suis Be ntallUl... Un cII'l tai l ? De quoi. Je suis Raïs . celle én ième tragéd ie alo urd it encore la litanie des villages algériens acquis aux islam istCl>.. brillé~ vifs.a~t ~gemcnt un jeu d'adresse dans les Iocau . ici. l eommcn. un jeudi de juillet... co nfie un psycbologue.. achevés parfois au poignard.. leur Irère ou leur !. Mais il tient.~i tÔt.lS un soleil de plomb .. Année rouge sang.I' Assodatioo nauonale de soutien aux enfatll~ en diffic ultl'l (AnS<. cause à I" heure de la fuite en avant terrori ste .'di) rend d' abord hom - mage GUX profs. avance fièrement un institu teur. pleure autant les absents qu ' il ÎCte ses la uréats. votre mère • totls.. ma i~ c hât iés pour avoir . à la hac he ou 11 la bêche. • Il parait soli taÎ1C.. Chet nous."C\l.. Amin sera instituteur."<':. qUllnd le frère aîné .Paru dons L' .. L'lin ctc:s tau".a tuerie .ŒU f. le mornent de ctlébre r la fi n de l' année scolaire. Ils on t écl'l nos mcllleurn re lais: " . membre de l' ent adrement bénévole du cclllte. masSllCn!s lors du ellmagc perpétré dans la nu it du Il a u 12 jan vier. co nti~ cc dernier. Soudain. Dominé.Doumcdienc. clame une élh'e rescapée . les larmes. plus cAplicite encore..Hamed. Je . comme papa. un t ommando des Groupes islam iq ues armés (G IA) a dUerlé su r le bolllB.: ur. rl()tTe C M 2. « Je le trouve plus cal~. des momlres onl égorgé leur mere. toules en chœur : . . ~n! l ude à 1. Avec Fateh. chantent les llCu f tlhes 00 ~Lt ième amJée. _ DepUIS celle sanie funeste de Janvie r. i t'< IUp sO r. comme absent.. Sidi· Hamed. .1l du ramadan ) _. C 'est p& her de tuer un sourire innoçtnl _.. tout misé sur l'«ole . et pas moi ? . mitraillés. Po urquoi a-I-il péri.. En toot cas depu is . de l'fussile les plus élevés dll pays.~ pI'ls. rbonnc dans celle ambiance pesante comme un cri de désarroi . refoulées li grandpei ne. poursuit sa voisine . Ain ~ i co mmence.\amen final. Ietlf pere. le palmarès des é lè y~S mtritanLS honorail aun i cene année un garçon de 10 ans. remere ier ceu". Amin. ils m ' u~lt accabl~ de chagrin ft la veille de I"Aïd [la fête qui marque la tl..érie. on a tué mes vieux et mes enfants _. C est grâce l eult que nous avon s pu é pa uler les garnlOs trau mausl'ls Cl l~urn parents. a péri dans lïnçendie de l'hu mble vidWc lub du \'illage . ronge aux 26 écoliers.". Illehés dan ~ une roe paisible du quanie r d'Hydra. glisse à mi-voil( une clinicienne.cer par ~e!t ensei· gnants. e de culpabili tl'l dont souffrent ~ints I\.vou~ ?- Algérie: l'enfance sacrifiée Por Vinœnt Hugeyx Devont eux. bommes. ce village de la plaine de la Mitidja adOs.n ICSt. comme de cootume. m'lIS-lU laisS4! '1/ Où Irvu ~'erons-noos l a pa i ~ 'fi Où \'erons-nous la ~c uri l é 1/ Maintenant que des bêtes ~a u yagcs trull ' nous e ntou rent. Amin !oC sculml 1 . 1. algérois de 1 Anscdi . La deuxième: compla inte. . SOI... Commenl ~urvivre il une telle ble~sure 2 De~ in$litu teurs el des psychio~ lentenl d'apaiser leur ôme. Ce soir-là." O' ailleul1i. laissant dans wn sillage les cadavres de 130 à 190 civils. Chacu n. Entre SQUrircs incenains et sanglot~ élOUffb. de Sid i-Hamed viennent changer d'air deux après-midi par sem31ne . et dont le seul nom charrie dlne lfaç able~ images d'horreur ct de mon . Fateh. dont les portTllilS ornent Je mode ste burea u du d il'l..m assacre ...•. Pu is. au tre izième j our d u mois 5aCré du ramadan.. par les filles. Aus. la chorale des ~urvivants cède la place lIU pré~idenl de l' assoc iation des victimes. qu i ont voolu que • la vie continue _. vie nllCnt troubler le n:gard des invités venus d' Alger en \'oi~i n $ . cible d' un attenta t l la bombe. trah i. C'est lui. plu~ ~rvl'l. " Au demeurant . peu après la rupture du jeOnc:. ils on t planté la peur ct fait rtgne r la Bientôt. Pourquo i me 10rturez..

maÎsl'énergie dt'ployée au lendemain de l1~cll tombe lui manq ue désomws. Puis. Ins Uh la. Que fa ire. jamais flOUS ne guérirons. lo~ u ' u ne mère jeta son ~Ix" de 10 mois par la fenêtre d 'on llUi collectif pi!!'g!!' par le faux harragc qu'avaÎCnt ~~ les tueurs islamistes. oon loin d 'Onn. Les enfanlS viennent sc vider.nstant d u récit . tels Raïs . Du rant quaran te jours. Iel! gestes et les mot~ des agresseurs . &l ns dou te un œI l e:o. Mais. avec quelques amis. • S i nous restons. de la fille. note cene psyel"loIogue. rescapés ou timoi ns d'une telle cTllau ti. un homme sec et noueux romme un sarment. Parfuis. moi . Cl la berce longuemtnt . Là encore. la pte. pour alléger le fardeau du frère. dans les massacres. leur sauvagerie. racootc le pèrc. l'ampleur des tueries.• Avec le! plus jeunes. tu as reçu les terroristes il la mailOO! • assène un ~. insi"e Houri a Chafai-Salhi . ni la concler. les miraculés de Sidi-Hllmcd o nt les jeUJL: ct les gestes de. du fils.. Chaque semaine . Quand le chagrin J'étreint trop rudement.acres Oc la Mitidja. <0( En Europe. le crine fraclS$é cootre un mu r. . vous vous rendez cOOlpte 1 .~ et prélidente de l' Anscdi . Pas plus que la photo d'un petit cadavre calciné paTlle l la une du quotidien El KlwJbar. Tous victimes.~ ? La collercl1e brod& de son chembier blanc cache une épai~~ ckatrice. <0( Mais j'ai des filles. il s'agit de lé\abli r un lien communautaire mis l mal. recueille souvent les rki ts au magnétophone. Sans pour autant renoncer à agi r dès l' !!'ti 1997. Us ont voulu évacuer. ouvert en 1992 au sein du CH U Frantz·Fa/lOO ue Blid a. rai-il fondé sur une cummunaulé de mal heu r." . a-t-il confié Î1 un ami . au sein de la population. 1. parfois.Porv dons l 'f. La tenue .. lant les survÎvants aspirent à se réécuuter pour rectifier ou f. Fat ima Kamdja a vainement tenté de lancer un c Samu psy ". animatrice du seul service de ~ychiatrie d u pay~. À 16 an~. e t recoo n u~ CQmme tels . la dt:mière. Il~ ri sqUliCflt de les e mmener. en suscitant la parole. bien s!lr. Il faut dire que c'étai t un beau gaillard. de celle négation de loute humanité. accusé de n'Ivoir rien fait. Même sr. et le fa ire dire 1 D' a bord. a 1 iYldence.:omplitcr leur propos.fu?t ~. Avec une avidité et une e:tib'ence d'allentiun sans faille .e ouverte.es de leur âge.qweu du 20 00&1 1998 en sécuri té. dès lors. celle du bourreau comme celle de sa proie '! Comment dire l'i ndicible. Jo Sur le tapis ven de l'espace ludique aménagé dan... Jo Fondatrice d' un foyer d'acclIcil pour e nranu abandonné. Et comprendo: . la pudeur entrave l'expression. la suspicion malmène nt celle tradi tion .. c Il a d'abord fallu encaisser une pu ir.~ la maison d' Hydra. nous de savoi r icouler. uns jamais la contraindre. sou tient llatima Karadja.<. conslate la pédiatre.la confiance s'est inslaurée . À cel . Ahmcd • sauvé quelques-uns de ~ élèves. tout concourt li lignifier le deuil . la maison du doé. il prend dan~ SC!. dans noue c ulture. Il préférem t pan.a payé et paie encore .mmoire ce bambi n de 2 moi ~ dOflt les barbares avaient arracM le C(rUT avant de le lui ficher dans la bouche:. Jo Un policier. Jo Reste que .sa lltc dicharge de révolte. 4 psychiatres et 4 psychologues.le sort épargne le fil té nu de la "ie. les yeuA d'Mmcd 5'embucrll et sa vo. san~ esbroure ni caméru . prostrée dans une hébétude Solns food ? L'enfance . sur le ~ite des grands mas.ercé peut·il déceler dans la lenleu r dc~ corps ct. il~ verrouillent nianmoins très vite leur parole. de la sœur. verbaliser. Mais qui devine rai t que Il pimpall tc Sarah . Ce fut le ca~ en mai dernier.'altère. cell ule d' in tervention d'u rgence. Sidi-Hamed ne peut effacer de sa . s'éloigner du lieu maodit. 'luand les villageo is nous oot vus revenir pou r œuvrer ~ leUni CÔt!!'s. l'tus sponlan6 que !e~ adu ltes. il convient d'intcrvenir sans attendre. Bien sûr. parlent du mort. à Toulouse. de viei11e~ lignes lie rrxture . la fixi té d'un regard l'indice des alroci tés vécues. parfois. doit eM1iber 5CS mains brûlées pour 5C disculper. Jo L'équipe du Dr ChafaiSalhi.80 mètre pour 75 kilos.née. P1~e à l' abattement . a échappé de peu a u cuu tea u de s égorgeu r.~~ décrit le martyre de nourrissons mutilés. un tribut écrasant..'te. avcc le retour dc~ inhi bitions antérieures.mreJ ..lIlloC ravi ve. leur propre çomporte· ment : ils raconte nt tout dans le moi ndre dt!'laiJ . depuis lOT!!. Et CQ/Ilment imaginer q u'elle a vu mourir à lieS c(jtés une sa:ur cadette ct deuA frères aînés ou que sa maman l"C. L' irtlitit au visage émacié ne veut plus de la mli~ que l' t!at ("C<:Qnstruit su r place.et les . 6 ans.~ gM. chargée de cours à r oniveL'Sit~ du Mirail. • À.x r.• Toi. rito rque l'auue.r.de 200 à 300 morts le 29 aollt _ ct Bentalha _ 250 tu!!'s le 23 septembre. le langage se fige U'emhI6." Dialogue chaotique au débot. O'autsnt que le dr. " . les fam iliers pas~ nt.

d. 11 la faveu r d ' un séminaire (. les e~pen ~ tAtonncnt encore. les ptc!opsychiatreS Oc Frantz-Fanoo l'paulent ainsi un gw. cbns une profusion de rouge.t-cl1e..."On sac~ au lroumat isme . impuiSS/ült e t terrifié ? Celui qui tvemre ou e nlhe ma !. le vert de! herbes e t du feu illage.. • l'aul-a pour aulant livrer les gosses rcscapt!s il la presse 1".. Il 'arrive jamaîlo .. Ce qui . le' coon. de ~s ou de loin. au lendemain d'tme utcs cruell eme nt ~pri mées.. la savcur arœre d' une revanc he ~ur le sort. du traumatisme. reconnJit Fatima KanKlja.~. repl)é~ sur eux-mêmes ou minés par la honte . i5te d' au tres mode~ de communication que le verbe .on de 12 ans qui re fuse d 'admettre que son pè re a soc. comme partout.. rédigée en arabe ou en fral"MWlIis. dbitllI<ion Porv dons l'Expntu du 20 août 1998 Tétan isés par l'in lensit\!.~ ite sc:oIairc et bann it de sa vle tout pl ~ isir. Ici . Otllils inv ilent 11 dc!pe illdre l'inconcevable. '" C'est Il\lj famille" 0\1 .. tr. Codifier les s ympc ôl!1CS '! Modél ise r la th~ llIpie '! Une lel1 ~ approche paraît. n. Il y a de~ • klach . ta. c 'est de re larer. te Dr ChafaiSalh i l' met toutefois une hypothh e . . jardins Ce nes.. centres de santé ou de prouX:1ion maternelle el in fant ile . d' ailleurs . Ie~ croquis s'apaisent.ALGÉRIE.1 une bulle. Parmi tous Ieli jeunt~ supplic iés reçu ~ alors. .g~re l'picentre du !lt!i~me terroriste q ui a ensanglantl' la Mitidja. « Mon frire .:om bé à une attaque cardiaque tandi s que les assa ilbms achevaient sa ~re . o nt repri s le ID septembre .surnom du kal llChnikov . Souvent . couleur du sang e t des ftamme~. ."M trop tOI pour mesurer les st!que lles à long terTIIC de 1'I~preuve lIlIverst!e .. s'apparente il une anne. La boucherie de S idi. mo ins de six mois aprts Ja nu i! des lucurs . '" En quête de symptômes spécifiques. « Ma mère. un a lu tOOI ce qui s' est écrit sur l' impact des gucrres civilcs. Mais CClle ren!rt!e. les aclt:ur. L'u n se la nce 11 t!te perdue da ns les l'tudes. Il am\'e q u' un gosse dis~ a Ulou r d ' un ours l'tendu dive ~ personnages.-n1 de patients '" on:linairu lO . dan~ la salle de ba ins. '" La pl upan n'en veu lent pa.. l' an dernier. Les autres . d' autre. tandis que MIn voi sin fuit ce qui . À Blida. Ces hom mes en &l'Tnt"S. . Sur la méthode. comme pour se pun ir d'en a voir rtchappt!. 372 lete~ ~ parées des corps. . de la ~ne psy recommandent ainsi de rl'habililfr les st rucrures dttru i te ~ ou négligées _ groupes $(:ol ~ ires. un atelier de plÎte A modeler: là.lt tilé dans la rue 5'en sont 11 peu prb &O n is. Une cen itude . ce fut nOire plus grande \'ictoin::. chargl's de protégcr Itli bourgs ct les hameauA vul nt!rnbles. . des couteaull. A le i poi ll t que nou s refu sons tout eonl:lct entre les joumali~t~ el l'enfant. une légende 01. Une façon de fi g urer l'cntourage p[eurnnt le ~re mon.. Souven t pendant plusicurs semaines. Une quête morbidc d u spectacul aire .. ce qu 'ils eAigent.Q:ur '/ Celui qui n'a pu su nou s défendre " À Blida. pou r l'heure. Surtout ]lus. Busnie et Rwanda eo tête.. la fëte de l'école primaire de Sidi-Hamcd auna eu de même. plus o n revie nt aUA méthodes tradi tionnelles. A\'« le te mf1S. s·c mporte. Soit onze jours après le raid atroce des". . Mais plus o n dêblaie. On ret rouve le bku du ciel .-s gtan [~ barbus mitrailler. Il Cll.~ \'ite dé lai$sé crayo ns e t m~ rionnelles. nt en 198R.. un e~ace voué aUA conte~ et UUA pe lu ches. les avis d ivergent. pas il pas. 1I faul ain si.. '" lieu privil égié de réi ml'gration sociale ». Tant l'expérie nce de l' abjection suse ite de5 réactions eon tra5tt!es_ Tel gami n j ure de revêtir l'uniforme pour venger les siens. certains !'I: clllljuemure nt dans un mutisme absolu.. vouée 11 t'l'cheç. t'autre s'i nttrd it tou te ré~s. Hamoo JO . Pl us un re~re IJC lie m. li y a eu dc~ hauts ct des bas. Ré unis en fl' n ier dernier à B lida. nneore unc fois ... recou~ s cl des d'e nfants . Humilitt et e m piri~me . mil ic ieos civils anntl> par le pouvoir.. il (.. Sauf e n CliS d'a\'al ex plici te de lïntércsst! e t de SI famille.. expl iq ue ~u r un ton déubusé Houri a ta pionn ière. D 'autant que to us uni dû ada pter des siructu res d'accue il conçue . poigllllrdcr ou rrançhe r la gorge de petites sil houclIes infortnel.lf le dess in. Houria Chafai -Salhi a lrè. À commence r p. ceUA q ui o nt tl' moigné de \'ant ~ tribu naux e t t. clarilie la scène...lînent encore Je ur souffmoce . Qui t st-il '1 Celu i qui périt sous mes yeuK.. travailler 11 restaurer l'image . Dans la mai son de l' AnllCdi . On y vo it.. le jaune du Mllei l. telTO'i » . Cofo ndatriee d u Corn it~ contre la to nure . À quo i bon feindre d' inventer une dé marche inédite '! . . pou r les enfwnts dl'rocinés ou fragi li!lt!s par la violençe . !>Ouven l alJongh s. Il y Il cu bea ucQU p de dl'mp~ ges . gnavemenl brou ill t!e . j uchés sur une colline'! Des '" patriotes . Ils iMiste nl su r le rôle d~ vHlu il l'teole. À Raïs. plutôt que d'en créer de no uve lles . c t l' Ik!mellent volontiers. Bicn sûr. » Si poignante fût -elle. . de "lIdulte. Le~ !'oCèncs crayonnées par les enfant s de Sidi-Ha n1ed dan s les joUI'lI qui Oflt suiv i Je carnage IiOnt d ' une clanf slupfl\ame. confrontés à une barbarie te11e . pour lc trai tcllM.

l"éc.or!i d·un m~rnordble point de presse. des bwnbîns reçus à l'étnnger ont étc' privés de no um· ture trois jours durant. 14 ans OI1 t eu droit au même traitemen t.~nt une volonté d"inCÎter la jeunesse à Jt'tester 100 pa)':5 .. 300 jr'Ullr'5 de 6 . Confidence inquiète d· un policier portuaire." . ne plus organi!. l. enjoint aux au torités compétentes de . La titu laire du JXlrtefeuille de la Solidarité omet de préciser que le jour même du prem ier fa u~ départ .AI. Voilà des heures que 250 gam in ~ Ofmun is . le porte· parole du gouvernement...GÉRlE. Puis. En pleine phue de Crisp. certains se couc~renl sur le sol. Des rêves de gosses ont aussi fait nau frage dans les 511~ d'embarquement de l'aéropon Bouan· Boumed iene.. JXlu r sa dffense.tjons d'envoi li J'éc. Mais rien n'y a fait. adressée il tous :11:. mesures : les enfants chaperonnfs par la SonltDch. . Habib·Chawki Harnraou i. Vive l'Algt'rie !" ct lion. deUx. Fin juillel. Moralité: tous les enfants alg~rien! doivent rester en Algine.. acarocc~ luin de toute man ipu lation .• Des . Aucune vict ime du terrori sme ne figurait dans notre groupe. Passeports.ltillil frlncophobe . mais hélas! amplement dévoyé par les. ils repartiront pour Constantine.. pourront séjollfIl!.~ . de vacanecs estivales en Ff1lflcc ou en Belgique. les partenaires algériens du Secours popu· lai re avaient pri5 soin de sélccIÎ011lICr pour l'CSliCn tiei de~ cand idats l U voyage ~pargn és par J'oukase officiel. convietion trahis... Jijel ou lizi·0u7. su r le port d ·Alger. taCoole un animateur de l'aswciation El-Azhar.range r la per. À en croi re le n!CÎt du q uotidien gnuvernenlCnlal. Arri vés le matin vëlus de neuf et coi"é. du port. une centaine de rescapés du terrorisme. Consigne n!ithêe par une circulaire de mai 1998 . datée du 19 ftvrier 1997. sur ["autre rive de la Grande Dieue . évoq ués dans deux documents.. du 20 00011998 Prévenir tOUll: d~rive racoleuse : souci ('.. compagnie publique des hydrocarbures.• Le 3 aoQl . vict imes ou n<Ml du terrorisme. li l'in itiative de J'as· socÎation Dja18irouna (oc Notre Algérie )0). venus pour la plupan de loi ntaines willayas (di vi~ion s administratives ). Car il va de soi que Ics rejeton~ de la nomenk.« Vive la France! JO. Ahmed Ouyahia. nou~ n'avons besoin tic pel"!\OOne pour leur venir en aide. manipulés. Nul doute . familiers des plages et dc~ boîtes de la CÔle d· Al.~~iné . autorisations paternelles : tOUI étai t en règle. com me certains de ceux... 374 Le potI\·oir algérien invoque.. on vit Mme Mcchemcne brandir li la ft' I~v i~ion de s deS$ins d 'enfants venus l' an dernier en France. Ce jour. Deux.. nagu~re accue illis dan~ I· Hexagone. échappent au sort commun . oia ellc i n~pectll plusieurs campli d' ~tê . la tignasse en bataille et Je caur gros. Conscients de I"é<:ueil. Ictions d'envoi . de nobles pri ncipes. .. l' issue semblai t pou nnnt pr6vi si ble depuiJ Ir' 19 juillet dernier. subis. une tournée de Mme Mcchcrn~ne dMn s r Ouest. tandis que d' auttes se vengeaient a\'eC fracas sur Id poubelles. -.. m i n i~re tIo: hl Solidarité nationale el de la Famille. Qui a pourUln t ~té re foulé . d'entendre les gosses défllvorist's ou victimes du terrorisme scander . Le veto venait d·e n hau t.tr d'JK. -.. d·embarquer à bord du ferry. la ~. SlI fille prenait l' avion pou r Paris. . que ces p~.istancc d·un te rrorisme réputé ris iduel. les wal is (chers des willayas) par Ralxa Mechcmene.. il est vn i que les . q uai.Qu. le chef du gouvernement.. Nou ~ I vo ns respecté li la lettre la regle du jeu. Mai$ leur gaieté fébrile reste ra . C'est au nom de la protection des enfants que le pouvoir vÎent de priver un bon millier d·cntre eu)!:. avait donn~ le ton : lI·après lui. i~iteuse s'est dite • heureuse et fière -. le bateau pour Marseille. Peine perdue .~ler . JXlid.~aien t II. les petits refou l~s voient di~paraitre dans le sillage du navire un ~jou r de trois semaine~ au sd n d' une fwnille d 'accueil.~ du terrorisme )O.lIusion Po"" OOIU t 'bpN.. ou la cent rale Iyndicale UGTA on t traversé 5IlI! encombre la Médi terranée.. Écaun!s. attendent sous le cagnard. le 19 juillet.. sous un litre t' loq uent . après avoi r regarW! §·~Io igner. 1"illustre . Et Moudjahid re lata it.. le 22 juillet. dans un centre de loisirs de le ur ehoix. où les recll!6. prornet-on. visas. invités en Belgique par l"organi· sation hu manitaire Handi cap international.ranger d ·enfants de familles victÎme.~ de fn is. le 31 juillet..autoriu!s algériennes. et sans doute impemléables aux desseins pervers de l'ancienne puissance coloniale. rnpport~ par le qUOl:idien El· WIl/(l1I : « Je commence à avoir peur pour ma femme et mes enfants.ur. Dans Iïnstl"\lCfÎOO nn 3. selon elle. tendent à aUe.: .. et sou_~ l 'œil de parents émus. NavnlIlte. l161e~ du Secou!"ll populaire fnn~""lIiJ (SPf-).. En clai r. Il y eut d·abord ce groupe d' une quinza ine d·ados en panance JXlur le Mondial./ atura. lil. tandi) que d'Iu~. incrédules. La sc~ne se déroule le 2 IIOllt. combien l~gjtime.~. Va·t-on les tllliter de cette mani~re si je suis a~sa.

peu il peu. 20 11 " . une d&ision in humuine qu 'aucun pretexte ne !>aurait justifier _. avec b égards dus l un hôte de marque. un bungalow dans un Center Part: nonnand . ton ne en écho Jamil Berrabah. Au point d 'annuler le d!!pan cn colonie du li ls aino!. Ju lien Lauprélre • teril en vain au président Liamînc ZerouaJ. le petit homme éloil le chemire lie. prétend placer sous tutelle le tissu associatif. supposf! ÎmnÙnenl.1lérie l seolaire. mus par un nou~'e l espoir. c'est ici qu ' ils le vivent. le temps d' un week-e nd . " équenral>!.ai rouna. . lUI' 10 scène intetnariona\e et res laurer 10 poix civile.tra<:e .major de l'armée . . monuments . En 1999.. D. décident donc d 'odouber celui qui symboli. Il ne fllout jamais perdre de vue l·essel1liel .ont ~ob... d u dé.. ce &!Il arié égrène les sorties progra mméeS: piscine. président du SPF. j'ai même acheté un Clm6>cope pour l'occasion. Moi q ui n'y avai ~ jamais songo!. To us repln ent heureux . du présiden t Zem ua l ou la guéri lla chronique entre son conseiller Mohammed Belchinc el l'élut.. Aucune répon!le. la sucee.è l' . _ Lu i voit dans ce sabordage estival . Mlle g. le cou ple ava it réservé. quo!'" Yiet •.· sion.'" "Le lrlIu matisme.isail une joie d'accueillir en j ui llet un compagnon de jeu pour ses deux enfants. rétorque Julien Laupr!u'e. Mieux. . au de meurant.·er lïntimit!! de leur pctit inv it!!.et.. Hien . je le ferais.. dont la chambre a t! té décoro!e en l'honneur d u copain aUendu ... L. Calomnie indf!ce nte. du Premier ministre... Ce prétex te témoigne d ' une volon té de tou t régenter. Pas m! me l'llrgu me lll scion leq ucl les tro is se maines d' insouciance offertes au rescaJX aggravem ient son traumatisme. un cou p bas.• Ce qui.._ l)t.s-<'I'IOIIdiste d'UNI A1gtrle nouvellement indépendonte qui lol~i t rêver les peuples d~ ~ud . foce OU" accusions donl ~I . 11 va donc s'efforcer de s'emparer. • les a nnées Boumed...'. . cinf!ma. L' État. qui se croît habilîlé l dire le bien et k mal en toute chose. ".. Heçu l Alger en février 1997... _.. _ La man ipulation ? Le S«ours populaire demande au x foyeD d'acc ue il de prése r. loc he une ~ychjatre algérienne. .. le .. Avec deu" objedils : Ioire e n IIOfre que son payl redevienne.. Les enfants héberg!!s dans nos fami lles rentrent sou vent chez eux avec des colis alimen tai res...rt.-o~. Si je savais comment porter plainte contre Alger. "If land de. op'" deux décennies de tr[Mlr. de~ j ouets ou du m...nommoient • lillle Big Mon -. D31i1a \'eut encore croire au mimele .. " Débile. « La revanche de Bouteflika » Retour Wf l'bpress du S août 1999 Dons \es OM"S 1970. rienllC'.poq . une telle paren~ ne peUl lui faire que du bien.1a dhi tlusOon v!!ritabks " interrogatoirCll ... l'homme ne conçoit de pouvoir que ptlsonnel. Si l' on respecte l'enfant .pi t6 . ne lroublemit guère un pouvoir que tounnen tent d' aut rt s enjeux : le remplacement. En cel élit 2008. président d 'hon neu r de Djal.l l'horizon 2000. Plus amer encort. C'est le temps du mtpris. FOflM il 10 politique dans le wo il du parti uniq .<..376 AlG~R IE. il commence il impoM-r la marque._. Ceu"":' onl disespérement be~i~ d'a llumer un contre-feu dip!omoliq . Sylv-aine POlquÎef d.... De souche algé..eue son portrait et ni r.. cerla i~ le su. de l'ormée . Au contraire. Celte Parisienne se f. Co. de !ous les levien. de rttour il 10 demonde des cheF..

son prédéces.. AfHuence record et pari ga8né. une heure duront.~ combattant du AS.. Sur le tannac de r~ropott Houari-BOI.. il a pu croire.. Qui s'aviserait de rec uscr un tel projet... ami dc longue date du . il élai t candidat l ia SUCCCSSM>n de son mentor. ma is répugne il en lI.. prend les dfeisions.l' une des fllIisons qui sous-tendrait son départ antici~ . où affleu re un narcissisme exacerbé. acco lades : rayonnant. En 1979 dtjl. El $' emploie 6 poci~er le pays.eroual auni t refust de souserire à l'amnistie qu 'elligeait l' AlS . Rude tâche. ses invités au 3. Aujourd'hui. Si l'élal d' urgence n'cst pa. estime un vélénm du Maghreb. L'el!:-ptisident Liamine 7. Voilà vingt aIlS que BooLetl.. L' amlée. rL'Chigncnt il y consentÎr. qui d&larc forfail. c n A[gérie. eSI chargé tic convllincre le colonel Mouammar Klldhali .<ssage.j ugées inac:ceptablet par les chefs dc l'élat-major. Le chef de 1'&1101 n'a pas ménagé ses efforts pou r transformer cct événement . on ne le sait que trop. . CI partisan indércclible.ika dépfche l TrilXlli une délégation de haut niveau o ù figure l'ancien président Ahmed Ben Bella. Qu 'à cela ne tÎennc! Boutetl. concorde civile •. se dépense en affabilités cha leureu ses à l'égard de son ho mologue tuni sie n. r UniqllC •.. trop délieal pour voler la vedctte l !IOn Succe. Ses effets d'annonce som loin. Houan Boumediene.~ levé. Bouteflika se pose en I"lIssembleu r du continent . le puuvoir a pour lui le goût Je la revanche. élu sans gloire le 1. Sur la défensive. théâtrales. BouteDika montre lIu'il . II! 12 juillct. qu'il touchait cnfin au bul. Il a CIl\lo)'é une douni ne d'émissa ire s un peu parlout sur le conlinent .. n' est toujOUfll pas libétf. il e ntend se tailler un destin historique. qui boudait l'QUA depuis 1975.. lui . la trêve avec l'Armée islamique du salut (AIS). .lc pays s'essouffle l ie s uiVI"!!. ses adversaires ~ 'étan t retirés avec fe lal [a veille d u scrutin . dan~ une Alg~rie su ppliciée par sept ans de guerre fratric ide .ib. pounant. Abdelkader Bensalah .. Bolltcllika eSt un dribhleu r en politiq ue. manèle-t-il il la moindre occasion. difficile l CQIltrer •. Ma i~ il aurail alors post des conditions . \'ombrageull Ben Ali.. II avait un pas~..ueur. Sur dc. qu'au temps où il était chef de la di plomalie algérienne (1963·1979) J'Afrique pllrlait d'une ~ule voill . qui pose le pietl s ur la tcrre algéricnne pour la prcmi~re foi s depuis 1990.crounl.en apothéose personnelle. Il n' y a g uère que Nclson Ml.Cu r .. il a imposé KI marque. &reimes. au p.. El. comme l' appellent Ics Algérie n~..t. si Abassi Madani. Il a dêià vécu quotre vies Amorcée dcpuis deult ans pu les militaires. la lélévi. . tandis qu 'il accue illI!.. La hiérarch.IIdcla.~ion oationale.§~umcr la gestion polîtique. bousculé par ses harangues impérieuses. Buulef •. rappelle . Abdclaziz Boutenika. des années durant . Boutetl.5 ioIVri!. au risque d'apparaître à l'opinion comme ]' lU1isan d'une reconduction infinie de la viUlellCe " Onlllipr~sent sur . Vinuose dans l' a n de se mettre en avant. un sourire Eclatant 3Ull lèvres.~­ tance une ~thode de gouvernement. l'cndosse a\'ec aplomb. G uide .. a imposé. C>epJis san élection. !lIVoun: son triomphe.. En 1994 cncore. .ats tangibles .~ cas très concrets. ika alleoo wn heure.Imediene. il revendique la patemi t~ de l'in itlath'e. étaÎt au poÎnt mon l son arrivée.. c'est que les d~ideurs militaÎre. les partiS d'opposition voient leur marge de manœuvre singulièrement réduite. Je ferai la pail!: . Ce demicr refuse Ill: lui dollllCr audience.' l des dirigeants qui avaicnt fait du si lcnce une vertu et de IR tli. rebaptisée . d'emblée. ilticnt la main du Tanzanien Julius Nyerere. de la levée de l'embargo contre la Li byt:..3i8 POJ'\l dons L' f1CprW" du 5 ooUt 1999 La revanche de Bouteflika Par Sylvaine Pasquier Cela faiKlir vingt ans que ~anciefl protégé de Boumediene otteodoit san hewe. un chanl:Crnt:nt de Slyle ct de Ion. e n restaurant la .ie milita ire lui a prtfétf Chadli Bendjedid..les pleins pouvoirs et le dialngue avec les islami1>lcs . Accou tu mt.. qui préside [' Assemblée popuillire nationale. .5' sommet de l'Orp:anisalion de l'unité africaine (OUA). désonnai s sou~ le contrôle direct dc la présidence ..inscrit dcpuis dcult ans sur l'agenda algérien par Liamine 7.. bra. concorde civile. embrassades. d'i!tre toujours suivis de résult. le ng 1 du AS. ali n de convier en !ôOn nom [cs leaders de l'Afrique.

avec une poignée de commandanUi. li boni de son yach t. de cinq ans son cadet. cherche A mettre de SOli côté les leaders" his tori quCl> _.. À l' ambitieux sumom qu'il s'est choisi .!mliml uns le concours de soo minism:. G"~". La prem ière cum mence avec S3 naissa nce. dans le nord de l' HuagollC..par trop encombrant . La dculIième Abdel3. ~auvasemcn t poignardé quc lques 'jours aupara~ant . à l' avenir. Il plaçait déjà ses pklns. le jeune homme réuss it 11 se faire passer putlr le parent d'un des déte nus. en soulevant les populations sahariennes. Nasser." rien ne garanti t qu' il ne se ra pas destittlt.. Ce jour-là. en maTS 1937 à Oujda. Des annét's plus tanl. où ses parent~ ... Le colonel Boumediene .. qui l'acc use de faire le jeu de la Fnmcc. d"Ut tri A.. le pl us jeune mio istre dc ~ Affaire s é tr"ngères du monde. quund Boumedicne décide de nationali ser le ~trole. On est e n février 1962 .le smig de l' ~poQue lU coiffeur du Hilto n S uffren. Si Abde lk ader. 11 l' ann6e. mai!> Ben Bella l'e!coulc.~o. Ln 4. alors mi ni~re du Dé\<cloppement indu striel. Admettons même qu ' il parvienl1C. . i! est bluffe! par le personnage : • Dismoi .5 ooûl 1999 :1H 1 est chargé d ' ~ab1ir le contact.. Bou teHika s' in tègre au cercle re streint de ses fidèle~. Boutefli ka .'l. Tre~ vite. ltout bout de champ. n en Bella désigne l'e! missaire d·Au lnoy . il est sur la fron ti«e algÜo-malicnne. d ' ic i à un ou deUA an~ il mettre d' aa:onl tous les protagoniste. il ).!:l. AbdelllZiz.«ri-sc ie~. De l'au tre côté de la Médite rranée.. te naient un bain maLIn:. qui Il établi son • commandemem opfl'3lionl'lCl de l'Ouest . l'arm!e voulan t se débanasser d'u ll -~uveur de la Illllion. Si Abdelkadcr J . un gringalet moustachu ...lri" (M. d6illusion soumet.. Karthala) www.Zil. il parlcl1I à un officiel fl1lnça is de • l'odeur en ivrante de la poudre .. Peu après les . Deux IIIlS plu. château d' Aui noy. confie André Pa utard. t.. Amateur de jolies femmes. de!! Spon~ et du To urisme.. dans us Émir:r d~ /a République (Se . pour l'instant .. alors oofTtspondant particulier du M oftdt en Alg~rie . "le Mal ien. c'est BoumedÎcfIC qui f:I impo!>é BoulcOika t ce poste.. _ Entre alOrll cn scène celui que les méd ias imemaliOl1aU)( ~ ur­ nomment déjà . chargé de "-"C herche à la Fondation nati<male des sc iences politiques (Centre lrl!'wdcs o:t de ~chcrchcs internationales'). le ministêre de la Défense échoit à Boumediene . Reste à SIIvoir s'il osera ou lion. il prépare l'op. il s' habille il Jla ri ~ chez Renoma _ revers et c ravates larges com me la mam . le namboyant Ik>utefiika glisse 500 fruncs de pourboire . II tombe malade.. empriMmnés a.. comme le pclit dern ier de la fum illc. reçoi t celui de la Jeunesse. la prc. Le chef du PC d ' Oujda eS! un tnul sfugc de r un i\'cl'lIité AI-Azhar du Caire. mis hors la loi par le GPRA. il y en il beaucoup des comme toi à l'ALN 1. 1c dest in joue ~ troisième vie. lorsqu'il rejoint r~ de libt:ration na tionale (ALN). Muni d 'un pL~Sc:pon marocll in. que l'on COtlnaÎt SOIIS son nom de guerre : Houan Boumediene. la crise s'aggrave entre le Gouvernement provisoire de la Ré publique algl!rienne (G PR A). de Gau lle eu pressé d'en fin ir. Qui prendra la rc lh'c? À la surpri se I~nérale .aveu implici te qu 'il l'huma it pl us souvent r air des bureaUl oc l'état -major. méduS4! . armée des frontières.. chargé. . Il repère ce gamin aux yeux bleus étincelan tS.-u du. reap~rail li Tlemcen. AL. racontent Picrre Péan et Jean-Pierre Seren. À la fi n de 1960. Il a 26 ans. établi i Thn is. . et J'~at-major y:néral de r ALN. Certains mettTOOt du temps à le comprendR'. eSlime Luis Manine.~ I::.one fronta1~rc marocaine. il anache 11 FT1lJIÇOis-Xavier Ottoli.rd. C'est nlors qu'cst rendue officielle la mon de Mohamed Khemisti chef de la di plom atie alge!rienne. on ajoute désonnu is El Mali. mais l' expédition lui vau t un titre de glo ire. En mal 1963. lui.5 millions de frallCS su r les arriérés d'impôt s que l' Algé rie réclame IIU-' pc!trolief!l français. q uand Beo Bella. regagne Le Caire.ccords d ' tvian. ~u rmOnlcr les inte rd its qu'on lui pose. Boutcflika démllm! en 1956. un acompte de 67... originaire s cie Tlemce n. d'ouvrir un fmll t ~ud . dans la coalition qui l"enlOUre. Au terme d'une vbite officielle chaotique à Alger.:om Paru don~ l ' b". de taille moyenlle.. ponc ttilet et talonneUC-.. qu 'on appelle Il la rescousse. À Paris. dans la l. Boudiaf et Art Ahmcd se nltfienl. En 1969. capita ine de r. • En réalité.I/l.. Ben Bella placé Il la tête de 11~tat.. conscient sans doute q ue l'armée ~t le plus ~ûr a tout dalls la coun. au Maroc... qui en a pril> la directioo . li ~jà vécu q uatre vies.e décou\'R'.: au pouvoir. Au demeurnnt.(j~RIE..

co,.

ALGÉRI E. La ~illll$ion

Hormis leur goûl commun pour Ic~ havanc." les deu,," hommes
sont alU antipodes l'un de l' aulre. C 'cst Boolenika qu i aurait préscnl~

11 1'a5(:(!'tiq ue colonel une avocate algfroise. AnisS<! . Apprenant

que Boumedie ne déc ide: de l'épouser, le play-boy diplomate: boude
oste ns iblement. L' inlrusc dérange la vie ille complici té htnl6e
d'Oujda . BoulcHi ka re ste un céli baillire cndurd, mnlgré les rumeurs
d'épousailles avec une Tlemcenicnnc de trente ans sa cadene, qu i
on t couru , cette année, avant la présidentielle .

Sens de

10 tactique

aura. j1 la doit à ses coups d'éclat diplomatiques.
En 1974. alors prêsideol de l'Assemblée gfm!rale des Nations
unies. il accueille Yasser Arafal. dirigea nt de l' OLP. avec les
honneurs dus 11 un chef d' État. Mieux : il ex pulse les représentanls de l' Afrique du Sud alon sous le rigi mc de l'apartheid .
Washin gton ct ses all iés enragent. Au de meurant, Je min istre
avait la rt!'p utation d'ctre pro-occidental - relativemen t , du
mojn ~, aux outran ce~ de J' époque, Mais les clivages essentiels,
])Ou r lui , ~ sit uent entre pays riches ct pays pauvres, '" Quand
il cesse de nous insulter cordialeme nt, constate un ancien spécialiue des questi ons algériennes, on croit qu 'il nous aime bien,
Em.:ur, L',nti-occidenta lÎsme n' a pas disparu , Dan, le sillage de
Bou mediene, il avai t acquis une vÎsion de la rivol ution - et de
l'A lgérie elle-même, phare du tiers-monde, à l'avan l-garde de~
pays dits non IlJig~s _ plus cohérente que celle de Ben Bella et
de son populisme brouillon , Sa famille politique reste le natio nalisme, À l'égard du re ste du monde arabe, il mani re ~ta it alors un
mépris A peine voilé; tenait les l'tgi mes voisins, Thnisie ct Maroc.
pour le comble de l'abo mination ; vomissait l e~ pétromonarchics
du Golfe ," Des anno!:es pl us tard, il devie ndra pourtant conseiller
offi cieux de l' o!: mir du Qatar, " Ne coufoudons pas politique ct
destin person nel: 50000 ou 100 000 doHan par mois ne signifient pas qu'il ail cédé sur ses convictions. _
Paradoxe, c'c.~t aujourd 'hui au près des uiri gellnts du Golfe que
le ~idcnt algérien SIit poll\'oir trouver ses meilleurs aplJUis, Ils
lui u,\'Cnt gre d 'offrir une sonic de crise négociée aux islamistes,
Par ailleurs, l' Algérie. le sentiment, actuellement , d'avoir laissé
S'il garde

UDe

Pa ru dCU'l5 1' f 1CpNu du 5 ooGt \ 999

k happer, il 'J a Ulle dizaine d 'anoét:s, les subsides du Golfe,
prolitakntle M.mc.la Tu nisie, I" ~gyple, la Syrie ...

:uu

ÙlNII

En plus d ' une ténacilé légendai!\! - !IOUligJI~ SUT un ton 3 i~!\!­
doux par la P!\!ssc frallçaise de 1967 , 1000u'il oblint de Pari ~ que
Il dene algo!:rien nc soit ramenée de 6 milliards de francs à 400 mi llions - , l' un de~ atou ts de Bouteftik. est de ma in tenir le contacl a~«
J' adversaire, quoi qu 'il advie nne. Dans l' ,,,ffai re du Sahara occidcll '
tal, il s'aligne sur lcs positions intransigeantes de Boumedienc il
l'égard du Maroc, Pour autant, même au plus fort des tensions, il
ne manquera jamais d'adres~r ses ~œu" à Haso;.an U. Peu aprh
IOn flcction , averti par des investisseurs étrangers qu ' il êtail plus
que lcmps de stabiliser ICli re lalions el1lte les (\cUl( pays, Bou tenika
envoyait une lellre au 5Ou~erai n . En Algérie, clic est jugée lrop dtférente, di gne d' un .. sujel marocain .. ! La disparitioo du monarque
l journ e la réouverture de la fronlÎ~re algéro-marocaine, attendue
Ivee impatience par J'Oranie. Sans perdre le sens des réalités, • In
fave ur des obsèqllC~, le 25 juillet 11 Rabal , le chef de 1'~lat al gérIen serre Ql;tensiblcmcnl la ma in u'Eh ud Batak, le Premier minislre
ilraélien ...
Lorsque Boumediene meurt , co 1978 , il faudra que Boutcnika ~
balle pour prononl.-er l'oraiJ;tln funtbre - contre les chefs de l'arTnte
et Kasdi Merbah , alors patron de la Sécuri té militaire, qui veulcn t
l'en emp&ber. La dish'Ticc se profile, suivie d ' une éclipse de vingt
ans, sa quatri~me ellisteocc. Dessaisi de la di plomalie, exclu du
bureau polilique , puis du comito!: central du FLN, il s'exile en Suis!iC .
L'heure eS! à la « d..:boumédié nisation ". La Cour des comptes lance
une enquêlC sur s.a ges tion de!; rOlwls publics: chaque année , les
umbassades algériennes qu i u ~a ien t des re liq uats budgétaires fta ien t
l'rit':es de les transférer sur un compte en S u is~ - eenain~ lémoins
de l'époque affirtllC nt que ce I.vmpte était au nom personnel de
Blluteftika, Cc dern ie r ri poste qu'il fallai t b~ n li naocer Ics mouvemcnls de libération. Il aurait restitué une partie du ITUIgot au Trisur,
"htenant en contrepan ie du général Lami Belkheïr, chef de c:lllinet de Chadli , le ~ersement de sa re tra itc de mi niSire. Aujourd' hui,
lIc1kheïr s'est mis au service de « Boutef ".

.,.
"

ALGÉRIE. la dé~illu.i""

Cinquième coup de gong: c'est le retou r au poulloi r. "Je ne le
trouve pas tellement changé. souligne Miche l Jobert. chcf de la
diploma tie française dans les an nées 1970. en I"honneur duque l son
homologue algé rien olTrit un jour un somptueux méc houi dan s un
grand hôtel parisien. Il a toujours eu de la 1I01onl~ el le sens de
la ~~tiquc .• La 1ironcilialion nationale, dont il a fait son projet
poli tiq ue. s'anoollce déjà comme la mission ta p l u ~ délicate de sa
carrière.
Sorlir

le pays de l' isolement

Comment le ver ta dette de sang ? Les familles des \·iclimes. du
terrori sme, qu i mla ment j ustice. 50nt n!lIul sée~ par la pen;pect i ~ e
d'u ne amnistie. "Cest cependant la seule issue à une guerre civile.
estime Luis Martina. Si ron n'agit pas ainsi. ceux qui ont vécu
de la violence l'entreüennem sans limiles par pe ur d'être jugés._
Pour l' heure, les obstacles à la réconciliation sont pl us visibles
que le processus lui-n~me. Il faul rallier les maqUisards les plus
eX lrem iSles, en part icul ier le GIA d'Antar Zouabri, ce qu i cSl loin
d'être acq uis. Sans pa rler d' Ali Belhadj , lc n" 2 du A S, Ct caution
du djihad. dontlc radicalisme s'est encore aigui~ MlU.~ les verrous.
Il réclame sa propre li bération Bilee hautcur. soutcnant que t' ~tat est
seul r~ponsab le de la violence .
Du côté de, militain.:s, certaines un ités du génénal Mohammed
u unnri rcni\clent. «À tléfaut de prcuves fomlClles. il y a de s signc~
sur le tCTT1lin, constate lAIÎli Mani ncz. Dans la ~gion de Jijel. l'A IS
~t l'obiel de provoçat ions. romme ~i on voulait la pousse r l rompn.:
I~ cessez-le-feu."
De source proche des milieu x dirigean ls. on annonce ~ remaniemen ts importants au sein de rannte. À plusieun; reprisc~.
Boulellib s·est paré d u til re de mini stre de la Défense, qui ne
figure pa~ panni ses attributs coostitutionnels .• 11 lIe ut faire ce qu 'a
fait Boumed ie ne : mettre le~ mi litaires hors du pouvoi r ", com.
men tc un ob~rvateur familier du personnage. Mais toucher au x
géné~uJ( , c'cst menacer les filOère~ de p~~vement qu·eux. mêmes,
parm~ d ' autres. o u leurs proches contrôlcnt dan ~ la vie ~onomiq ue
algéncnne - « un système aux adhérences considérable~", e..... imc
Michel Jobert.

Poru dan s L'(JCprell du oS 0001 1999

Cependant , des imams redresse nt la t~le. ru~t igcn! soudain le,
• ~passeme ms" vesti lllCntllire ~ des Algérien~ - slx)rt~ CI mhc~
~gère s - dan5 la touffeur de l'~tt. À Médéa . ils Buraitnt t""né
cnntre les paraboles, comme au tlébui de s annéc~ 1990. Lu prcs.o;c
Indépendante ~'al a.rme , en particulkr Le Ml/till. aux avant-postes tJc
1. cril ique. !."in!;CIlence dc !;OtJ chron iqueur, Sid Ahmed SemialJe,
dit « SAS _. lI(' plaÎI en ha ut lieu . Les rappels à l'vrdn.: tomben t. I.e s
rel igieux s'cn mê lent : à la mosquée Raltma, à Algcr. le vendredi
16 juillet, un pricheu r se déchaîne contre le qUOlid ien_
C'est dans t'Cue atmOSflhère qu'csi interven ue la visite ofiiciellc
d' Huben V~ri nc à Alger. Les relations entre les deux pays, coma·
teu ses depuis l'affa ire de l'Airbus d' Air Fnance. fin 1994,cl la ren·
contre allonée, J'année sui vantc, entre Chir8c et Zeroual , cn marge
d' une As.'lCmbl~ st nérale de l'ONU, entrent. se mble+il, en pha!oe
de rtani malÎOll. Après quelques échanges acri monie:ux au lendemain
du sç rlll in presiden tiel : Paris sOétant penn is d'exprime r sa .. prénceupation _. BOUleHika, piqué au vif, rtplique \·ene:ment . Pu if; il
change soudain de métorique, appelant de ses vœu~ une: "arche de
concorde" d'une ri ve à l' aUlre de la Médi terr.lIl~c. Il e:st "llIi. peu
après avoir reçu un message: de J8cqUe.\ Chirac OOrtt 13 teneur n'a
pas été rtvt léc. Tribu t3ire du pélrole. un tenlps à mo ins de 101101llNi le baril. le pa)'S a év ité de justesse un nou vcau re~chc lon ne­
ment de sa dette. En 1994. la France avai t aidé Aiser il. n~gœier au
mieux a"ec ses cté a ncier~ in ternat ionaux . L'cmbellie actue lle su r tes
cours du bro t lui olTre un ré pit. Mais si d·avcnlure il fallail revenir
devam le FM I, mieUll vau t sa ns doult pou~·oÎ' compler sur Paris.
Par aillcurs, Hootcll ika n l' ambition de sonir 50n pays de t"isoleIncnt - ce qu i ~i gn ifi e: le retour à Alger de s compagnies aüie nncs
étrangères, à conllllCl"ICer par Air Fra nce _ el un acci:s moi ns re,,lrictif aux v i sa~ pour l'Europe. ToUl à son olTensive de charme. il
,;'exprinlC publiquemem en fr.mça i~, au mépris de la loi sur l'usage
tic l' arabe. ci te de Gaulle, Napoléon, .. mon ami Chirac " ... La balle
e.~t dêsonnais dan s le camp de la France - qui n' a plus de « politique
Dl g~rie: nnc _. En défini r une.c·est miscr sur le pari d' un hom nlC lj lli
CSI loin d 'avoir 5urmont~ IO US 1..:1> obstacles.

."

"

:Ut7

., .

..
«

La paix des braves? »

htour sur L'fxpt'eJJ du 1"" fevrier 2001
Abdekl.l:iz Boulef!ilo veut ilre celui qui aura p41(mis à l'Algérie de
Iourner 10 page des OI'II.S de ..,ng. Apr~ la loi tut la concor&. ciYile
de 2000, il fal! approuve< ao Ioeplembre 2005 une «Charte POU' 10
poile et la rêc:oocil ia~()I! _. Un pardon quasi général , puisque seuls wnt Ihioriquem.nt - eKdus de l'a nvoil-lie 1., outeurl d. moswxres el cie viols
tcllectifs. le lexie prê\lOil aussi rindemnlsotioo des familles des disparus
- 15 000 ~()I! Jes onociotlons de défeo.e des droits de l'homme -,
mois il utlulloute mise eo OOU5.e de la ,.spon..,bili" historique de l'Élot
clans le drome . Un on opris l'entre. en vigueur da cette cherie, L'Expre~
asl a llé à 10 renccn h"e des anciens moqui.."ch et da Jeu" victi~. Les
premierl ()I!! 'e<lOO leurs ormes el '89ognê leun plnotel. 8eaucoup 0111
ovverl de pelits tommerces. lei vi<:~me-s, . Iles, 0111 du mo l à occepter
que les anciens !erro,isles tiannent parfois, dans terloins villoges, le haut
du pmoé.
O. l., 201 1

.

Po"" dON l ' (xpNu du

JII8

La paix des braves?
Por Domir.ique logarde
Un on après l'entrée etl Vigllal T de 10 Chorte

de réconciliation

nationale. de rlOmbreux moqvi ~rd5 ir.lomisles SOIlt rentrés chez

cox. Elle offre l'impunité

OUl(

protagonistes des

te

années de

!>CInQ » el des indemnités oux victimes. Mois les blessures resten t

profondes.
Au maquis. it ~ s'appelaient Jedd i, Saïd. Tnhar et Larbi . Ces
hommes de Kavu s. une bourgade des environs de Jijel, i. 450 ki lQmètre.~ li J'est d' Alger, ont élé pann; les premiers à prendn: le che·
min de la montagne. Au tout d~ bu t. ils voulaient surtout sc cacher.
[1 y avail eu une rafle à la J1"lOSquée . un vend redi de fé nicr 1992,
peu après "annulation par ,'amlée des élect iOll~ rcmportéel; par Je
Front i s l ~ m ique du ~alul (F[S). L'éwt d'urgence ltvait été déc~té
dons lout le pays. or Nous étions recherché$, flOUS n'a vions pas le
c hu i ~ _, dit Jeddi, le pl us âgé des quatre . JI avait à l'époqlle 37 ans
ct était mar i~ , Sald, à 26 IiIlS, était encore c~li bataire , De méme
que Tahar et Larbi, qui n'avai.em, eux. , que 18 Il/lS . Les parents
tIe Tahar lu i Ol1 t prtJpOI;é de l'aider i aller en FTIlI1ce .• J' ai pré·
féré. dit· il, re~ter :wec mes amis." Le~ fu)' anI ~ sont devenus de.~
maqu isard~ dJlns les dernicrs mois de 1993. ('Qt en effet l. celLe
époq ue que ~'orga ni sc. dans les mont.gnes aulour de lijel , l'Anno:
islam ique d u sal ui (A IS). "' O n habitai! dlln ~ des grone.~ . Ou bien
on COfl~Lrui sa i t dcs casemates." Ils Il'Ol1t jamais qui né la rég ioo ,
Originaire d'un hamea u cie la mO ll!agne passé sous le contrôle Iles
maquisa rds , Tahar s'est mfme mari é, pendant la guerre, avec III
sœur d'u n camarade de combat qu 'il a installc!e dan ~ la maison
paternelle . Son lroisil!me en rall!. une pelite fi lle. eM ven u au monde
"' le jour dc la descenle,., C'élai t le Il j anvier 2000. L'A IS ,'enail
d'être disso ute. Les maqu isards de Jijel ren traient à la maÎson ,
Non sam IIrril!re· pe n~s , «Ce fut une dkision Ilirficile il prendre,
sc $OUv~n t Larbi. On nous ava it promis que nous ne serions pa.,
inq uiétés, qLJe nous retrouvC'fÎons un travail, Beaucoup d 'e ntre nou.~

,O' fé.orier 2007

n'y croyaienl pas, Mais nous nous dis ion~ aussi que le S3 n~ l'V ~ iL
U SCl coulé."
Ils ont viei lli , aujourd'hui. Tou ~ sont pl!res de famille : JeJUi ct
SITd amorent de longues barbes poivre ct ~ I , œ s que la Ch:,rtc
pour la paix el la réconciliat ion na tionale es t entrée en vigueur, il y
• un an . Jeddi, q ui travaillait autrefois à la direction de l'urb:lnisnle
de: Jijel, s'est rendu au siêgc de la willaya (préfecture) pour rem plir
un ~Slcr afin de ret rouver son poste, En Ultcndant , il aide son f rère
qui tient une boutique de piêee~ détachées, Tahar, qui était lechni ·
cien dans une entreprise publique , a delllllndé lui au~si sa réint égrJ '
lion . Said et Larbi "' bric;vlent _, ce qui. en Algérie, veut dire qu' ils
fool un peu de commerce, Aucun d'eux n·a de regrets. " Nous oc
IiOOlffie! pas des terroristes, ni des repentis. Nous d!:rerKIions une
cause juMe _, insiste Jeddi. "On n'a pas fail de dépassements (en
clair. pas de massacres l _, ajoute Saïd.
L'Algérie officielle a d& idé' de pardon ner. Ceux qui ava ient
priS les annes contre n !tal sont invités l les déposer et 11 n:tmuver leur plaçe dans la société, À la condition, en principe. de ne
pas avoÎr commis de crime de sang, Mais il suffit d' une llécl3 ration
lur rhonneur que personne ne vérifie .. . Le.~ mi litaires coup.ah le~
de dl!rapages s.<mt, Ile leur côté. à l' abri de toute poursuite, "' C'CM
une amnistie qui ne di t pa.~ son nom _, reconnaît un juril;te, l' un
des inspirateurs de la Charte , Le texte: Ofganisc l'i ndemni ~tion de
IOUleS leII victimes de la " trag«lie nat;onale ", qu'il s'agis!oC des
RurvÎvanU des massacres perpétrés par les lenuristes. des fam illes
de "disparu.~ _ enlevés par lC!l rotees de s&urité - plus de 1 000 ou des parenL~ des maqu isards lu~s au combal. Il interdit aussI tOll le
reche rche de vérité ,

'a

fi

la poix civile vaut bien une marge d'erreur »

Peut-on décréter l'oubli '! • C'étai t la se ule w lution, plaide
Farouk Kse nLin i, un 8\'ocat qui prés ide la Commissiun Ilationale
consultat ive de promotion et de protection des droit:. oc llmmm..:
(CNCPPDH ), chargée de mettre efI nlu sique le nouvell U di.~fX".;i t i f.
En pennellant aUA maqu i~s de ré inlégrer lm sociêté. on a,-...."..: hc
b maquis, En indemnisant les familles Ile di~parus . on recnnrl:,;L1:.
rcsponsabilÎlé CÎvile de l' ~at , Aller plus loin, en eoquétll nt au 1.''',

'JO

ALGI1RIE. '1 dbillu.~ion

par cas. 3urail l!t~ imposs ible.)O Dans les willayas. <>il des commissions sont charg~s d'effectuer un premier tri , les dmSiCTS s'acc umulent. Les tricheries, prévisiblu, n 'inqu i~ten t pas vrai ment Farouk

Ksentini : « L'enjeu, c ·e.~lla pai~ civile . El œla vaul !»en une ITIlII}'::c
d'erreur.)O I.e!! repen tis qui n' hfsitcnt pas à réclamer une indemni.
sation pou r le~ ann&:s perdues au mlilquis de vraient IOUI de même
~tre déboutés ...

Beaucoup, pa nni ccu)!. qu i pleu rent un être cher. re fusent que l' on
puisse ainsi lourœr la page. Mères ou épouses de «disparus ., une
lre rllaine de lcmmt'S continuent de: se ~mbler, [()Us les mercredÎs
malin , il. Alger, devant le $iège de la CNCPPDH. Tenant dans leurs
mains hl photo j aunie de leu r fils 00 de leur mari , elles ~ I amen t le
lIru it de« savoir ,., Savoi r « s'i! est vivant ou mon », ll.8.\'oir« qu i
ra tué. , Mê~ si c'était il y iii di", ou douze ans.
Oan:o la Mitidja, o ù tant de sang a coulé, personne , non plus, n' a
oubl i~. Comment ac:cep(er. q uand on a élf atteint dans s.a chair, que
les jeunes qui som mont6 au maquis puis.\en t aujourd'h ui reve~ir sans être inquiétés, souvent. de ~urcroÎI , les poçhes pleines '1
A Blida, dan s les étro i l~ locaux de l' usociation Djazairouna. une
poignée de bénévoles aident les victimes du terrori sme à (,'Onst il uer
les dos.~iers qui le ur permettront dï!lfe indemnisét:s. L'association
a été créée. il y a dix ans, par Olerifa Khl."tId:tr. qui a elle-mê me
perdu ~p1 de se.~ proches. « Aujourd ' hui , déplore- t-elle . on met
tou t le monde dans le même sac, Icrrori~tcs et victimes. Pour les
victimes. c'est très oouloureux .,. Fatiha est venue ce mat in-là rem.
pli r une demande pour un logement social. Son mari. musicien,
a é~ enlevé en 1994 par un groupe armf. A"e(; ses deux enfal1lS
- une fille de 20 ans, un fi ls de 18 ans -, sa sœur et ses quatre
chaIS , elle vît auj{)llltl' hui dans un ancien entrept'\! dom Ic.~ murs
suintent r humidi t~. Cela ne fai l q ue deux mois qu 'clic touche une
allocation. Aupara vant , il a fallu q ue la justice n:çonnaissc qu ' il y
avai t eu enlèvement, puis qu 'elle obticnne un certificat de décès .
Elle relève donc de la nouvelle loL .. ct de la nouve lle tennillOlogie .• Su r le p~s·verbal qu'il s m'ont rem is' la willaya , je suis
une victime de la tragédie nationale. Mais c'est fauA 1 Mun mari a
~té tué par des terrori stes ct je suis une victime du IClTOfisme ! "
~'i IIsurge-I-c lle,

Paru dons

l'(.x~JI

d.. 1" Uovrie< 2007

La Mitidja. eocore. Conssruite il: l'origine par les Fr,lfI.,:ai~ ]lUlU"
y regrouper provis.oiremcm les villageois qu ' ils faisaient deso.;cn\lr~'
de la montagne pour mieux combattre le FLN , la ci~ Ch rc~. il
Bouinane, fu t un fief des GI.... Dalila vena it de mettre au monde stln
deuxiè me enfant lorsque son mari y a !!té assassiol! par un jeune l'ntsin . Le meurtrier n'est pas sorti de prison , mais sa famille, elle, ~'it
toujours à quelques ~tre~.« Je les évite, confie Dalila, pour ne pas
les provoquer. Us om gagn!! sur toule la ligne. Avec l'argent qu'il
leur Il Tllpporté du maqui s, ils OfIt pu s'offrir quatre autobus et trois
wiphones {boutique..( de téléphon iel." Un Te!>SenumeDl partag!!,
• Les terrori stes, le gouverncment leur a IOOt donn!!. Ils sont bien
conside'rés, ils profilent maintenam de tOUI ce qu ' ils ont pris aUll
gens. On iIC dit qu ' on aurait dû fa ire comme eux! JO soupire JU I lL
Âg!! de 24 ans, lui ilussi habi te la ci té OLrea. Son père y a été tué
il y a une dizaine d'années par un commilndo des GIA . Sur les huit
assaillants, qualle étaient des voisins, • 1..0 gens, résume Millika
Medkour, la psychologue de l' as.sociation Djazairouml, ont le scntimelll que ~e sont maintenant le~ anciens telTOfistcs qui liennen t le
haut du pavé, 4U' ils sont prot~g~s et par conséquent intou, hablcs. "
Les anciens dirigeants du mouvemelll isl:.m iste ont, eUlI aussi,
reg.gn!! leurs pénales. En pri nc ipe. la Charte leur Înterdilloule activité pol itique , Mai.~ , enc d i~position fai t l'objet d'une application
l gl!ométrie variable. Certains, comme Madan i Menag. fondateur
de l' AIS . ou encore Rabah Kebi r, ell-président de l'instance e ~écu ­
tive du FIS à lëtmnger, pou rra ient constituer, dès les t':lections de
juin 2007, un pôle islamiste au scin de la majorité présidenti elle .• Il
Y a ceult qui oot fai t al1égelln'X ct les aUlres. C'est du deu~ poids,
deux mesures ! ,. s'i nsul1e Kama! Guemazi, cx-maire (FIS) d 'Alger.
Ni lui ni son ami Fouad Delici , u -rfdac:teur en chef du quotid ien du
FIS EI, Forlwne, n'ont oublit la « victoire vo l~ ,. de 1991 ... Rien
de ce qui s'cst passé, dit ce dernier, ne serait arriv!! si IIOUS avion.~
pu accompli r le mandat qui nou, avai t !!tt pacifiquement confié par
les électeu rs. C'est le refus de l'alternance qui a poussé les gens il
munter au maquis.,. c S'ils n'avaient pas annul!! les élections, il n'y
lIurait pas eu de lune année ,., rendJérit Ali Hclhadj, e~_ nG 2 du FIS.
])ou1.e ann~s lie prison n'ont pas entamé !a ver..·e du tribun tlui
en tl ammait les jeunes, de Sil mosq uée de Kouba, à la fi n dc~ années

,',

"

L . potIf la rech.rvice êconomiqu... ..392 Al. un po'CXM du président AbdelozÎ."'e ~ Grond reporr.r les co piTo ux alor~ que 10 coneummce Ini1lrnotionol.r de plus en plus ~ .ndre à Honl R'MeI.. une longue che mise (khamis) et dC's p. Lrémisme est le . qui tie nt largement du repli identitaire.lnta lQn ~ Irop cOtln s ..r au s. Alger déeide de narional. le pre lll ie-r parti de l' Algérie sont.u.t Boutelliko. 12· pêrrolier mond ia l el 3' ..rès de rallinoge el de di~rr ibution des MlCiilés Mobil el E~ Puis. le courolnl ilI la mode COOl. plOn:c que le Prop~ [e voyait dans les v!tements I1lSlI nl le sol un signe Je luxure ! 11 reMe que les conditions .<. §alalisme sc ien lifiquc '". iu~ . en fivrlef 197 1.~porroteuf d. En pI'in d' bal Su f 10 stratég ie de développement da 10 ~i'" quelques mols O"lOnl le limogeage de Cha kib Khelil. de l'éfll!fg ie de 1999 620 10 . Guorr.Mr le.~ c nla~ ~ pnpulari té '1« Qu'on me laisse faire de la politique.Mls qui explaihl nt à l'époque plus d . d irecteu r d u lj uotiUicn &h·Chonmk.'UI1C!> cn quêl. inspiré du wahhabisme saoodk'Tl. chômage . deu x IÎe<s de. Georges Oupuy a pu se n. répond-il . le IM=rrole devoir permellre d'oceit!éref le dêveloppement du pays..ordl d'& ian . cOmJp!io n .r. goz .. un rejet de 10 politique La SUl:iété algérienne d 'a ujou rd ' hu i n'est p lus loul ll railla ntême . .. voir le jour le 31 dkembre 1963.. là.J. el un rejet do! la poli tique . 16 où bor le cœur de 10 Sonarroch.. un peu pI'Jl d'"" on après lM oxc. Ses adeptes les pl us Sl ricls poncnt une barbe. elles. g isements. • • • « Un regain de religiosité. 20 11 " 1 .inj ustke.Gt.q ui avaient fait du FIS. e. On constate li la fo is un regain de n:: ligi(). mini. qui prône un retour à l'islam des origines.c u'c .O~on débouche lUr une économie de renie el r.rr. La Sonorrad.la dkillusion 1980.R IE..n esr une èpooge à pêrrole el gaz . Ont-elle. on~ plus lord. le rran~porl er la IronJonnarion de~ hydrooorbure. 0.. l'AIgéri.. en 1967. analyse Anis Rahmani. CI puis on vClTa ! . Retour SUI" Sonatrach : le coffre-fort de l'Algérie » L'Expreu du 20 mors 2008 le Sohora aIg'ri. dêcide de notiono l1 w les oc:fiv. Il s'agit d ' un rondamentalisme rigoureux 11011 vinlem. de l'E~pr.rc . e-n 199 1. loOci'ré5 frança.. Dans les mosquées. Ce qui fait dire 11 certain s que J'is lamisme pourrai t bien reven ir par la fenêtre ~i ale . h:s .n!orc.m • .. 00 Sad '" notionaJ. touJOUf!. Sa norionol. clien!éli. 1.. Mo is commenr on.

de la production nationale.. On! bien vite avoir la bouche sèche.'- . Du gaz. Trente·se p! ans apri!s la nationalisation des hydrocarbures par Houari Bo umediene.ai oc'S de gros tubes jaunes qu i plon!.' " " . Alo. la SonalnlCh cingle au la'be.1teurs de Youcef BolIkelial."" l'Algérie au X' rom): mondial des gmnds e ~portatt. d6çus. les prix du bl1Jt ont encore nam~. ge~ l'hiver el brûlés r~é. Sa stratégie de développement inlefnotionol'ui vout pourtant des adversaires à l'intérieur et cl !'e.sage unique de 1001 le gaz que peut roumir le sou~-MII algérien. le ga7. sans ce poumon gazier. lui. Apres-demai n.}. le ]3' P-DG en tilre de la l:omp. De quo i garantir q uarante année s de consommation fru lIçllise. A\'cc ses écrans infonnutiques gris qui ressemblent 11 de vieult Minitel ~ sa peinture teTllC . Pour mesurer toute !"importance de ce coin de dé~n sans grand romanlismc.er du pied l'alliance avec Gaz de Fraoce proposée par Nicolas Sartoly. les foreurs. Pour un peu.·. En 2006. l Hassi R'Mel (le " puits sable. n'est pas seuleme nt le l'{llus!<C qui luure 63 Il. Longtemps.~ de Bou!. Comprenel.:un>. Les majors. En 2008. il faut gagner ta salle des plaM en relief.6 milliards de dollars d'eltportations. Un puisun t c hllfTlpion. En Europe . j aloost cc convoité.le Qalsi év itera. Comme autrefoi~ Renault-Billancourt. Il eS!. placé un joli pkm sur l'k hiqu ier é~rgétique américain en accédant au lemlinaJ gazier de Cove Poin t.> : il comple t1 p1lrter g5 mill iards de m~tres cubes e n 2010 et 11 0 mitlian.. sans cadres confirmés ni fonus pruprc~ . c'cst toute l'Algérie qui éternue. viu le Nige r. " euri de sacs plastique que le vent accroche aux barbelés des murs d ·enceinte.ilom~U"es de tubes qui de\<raient relier.SI. le 12" pétrolier mondial et le ]0 expona tc:ur internalional de gaz. elle. en 20 16.. en dehors d u hadj (le ~lerinage à La Meçquc). e-fort de l' Algérie Por C>co. celui du Medgal. les i>f!trotiers.Ibes Ol1 t transité par le~ ordin. vm la Tunisie ~ rttalie ou vers ArLCw et Skilda.Unis. l'Algüie aniterait de re~pi rer el la Snnatrac h ne serai t pas la 1" compagnie africai ne .oduc il l'histoire houl~u se qui approvision ll era directemen t l'Espagne ."" qu 'en Algérie.. le IUlIe de repous. on se nt irait pll ip iter le JOgisemcnt mond ia l. qui fré<]ucntent les Svnalrach's boys. le « puits de sable. en 2006. Mais aujourd'hui.. avec 53. À environ 5 500 kilom~Ires du « puits de sable. Mais. Bienvenue a u ce ntre de dispatching. 10 compognie publique d'hydrocarburH ~t devenue un champion mondial qui génère prê1 de 10 moitié des riche~s du ~. qui. Oubliez les la borieux débuts de 1963. Un effort sans précéden t.. hl boîte eS! très bien gérée pour une société nationa le .ls e n 201 5. 150 mmiard~ de ~t~~ t1. augmenter les ventes e n Grèce et re nfort"ef la tete de pont dans les Balkan~ . la France. appréciera le compliment. À ce comple-Ià. sous Ics pieds.'Cnt sous terre.la demi~~ ÇQUoChe remonte à 1986 -. Ic point de pa:. une forêt de vanrK:~ el des di. quand Hassi R' Me! s·enrhume . 'magine~ une énonne épooge. o nt craché par ten e quand trou va ient du gaz."" q ue le mW!ane est œslin6 li prendre le relai~ d u pélrole. le reconnlliSient : • Même si clic n' a pas toute la réact ivité d' une ~iélé pri v~..~ de gaz. également . derrière la Russie.Poru don5 l ' bpnn du 20 mo" 2008 .. pouvai t ~'offri..-ges Oupuy Ouoronte-cinq on~ apre1 sa fondation..ellal. la Greee et la Turquie . Depuis. Pa~ la peine d'ftre un Cltpert e n h ydrocarbu re~. À Alger. cn février 1911. d'où le gaz gagnera n Ui lie.le Nigeri a-Algérie el se~ 4 000 !'. rien ne renète l'importance ItnItégique de J'endroit. en A5ie ou aux èals. Ses objectifs sont clair. toujours ils de dû du gaz. l'aiguilleu r en chef du gal algérien. c'e!ll ie NigaJ. Un nouvcau chantier s'étend sous les fenêtrc. .. sur la cÔle Est. elle 1 uplosé tous ses comptc urs.<. Débu t mars. Ils lilen t vers le Maroc et l' Espagne. la Tunisie pour rejoindre l' Italie.lc~ nouveau.. . Vi sa~c li. grande com me le dépanement des Pyrénéc ~- Orientales CI gorg~ de 1 500 à 2 000 milliards de m èt ru~ ~· lIho.dérieur. q ui hissera ah. encore du gaz. en français). Lagos à Alge r. Pourtant.t[l: nie. la Sonatrach est e n pleine forme . Mais ce qui fait parler les çadres. le soir. chapi t re~ de SOlI histoire s'écrin'nt aîlleu. en 20:)6. Mohamc:d Metianc. Dehors.\. sur la côte méditernnéenne. le point de départ de l'aventure. a u restaurant. Sonatroch: le coff.z.

«patron» de Mohamed Meliane. la concurrence a fait e~ploser les habitudes. il r a appri~ au~ Étals-Unis. l'homme il abattre: reste Chakib Khel iL ministre de l'Énergie depuis 1999 CI. grâcc 11 une refonte totale de la loi . une ordon nancc détricote la loi de 2005 : la $onatrnch ne pourra jamais cire millOl"itaire dans les contrat s oc recherche el d·exploitation. Donnant-donnant: « Nous ouvriroos nos réserves aUA étrangers qui nous aideront à le5 développer et faci literont nos débouchés commerciaux ". Meziane juge. parfoi~ _ habitués 11 siphonner la rente pétrolière. remèdes de vété rinaire: l·ancien de la Banque mondiale propose d 'att irer les capita ux exté rie Ur!.l' aligneme nt de la Sonatrach sur les compagnies privée~ e t le développement inte rnatiunal . Ces dernières années. r Algérie est 11 genoo Jl . elle-même. composé au. rappelle G uy MaiSOflnie r. Adieu les cont rats ficelés 5u r trente am.. chez Shell et Phillips Pelrolcu m. est d' autant plus gJ<md que les hyd rocarbures som rcdevenus stratégiques CI chers. . Mais. e x.~si bicn de polit iques. revient au pay5 épauler son ami Bouteflika. .lcnl prendre IOUte leur pan du gâtcau. à côté d'Oran. l"e gaz. Un navire peul to ujours être détourné vers un point de vente plus intéressant ". où ses 40 000 mètres cubes liquides seront lra nsfonnés e n 24 milliuns de mètres c ubes de gaz gazeuJl. Bouteflika. Elle veut aussi rompre le lien d'acier entre la Sooatrach ct l'État. représentera 40 % des échanges mond iaux et la Sonatrach ente nd pronter de son savoirfaire ."i uffre alors flUX compag nies étranb-ères la possibilité de prendre jusqu'à I!O % des comrats algériens. est malade. lui. désillusion Paru dons l ' bpress du 20 mon 2008 affable ct calme.uners : l'Union européenne ne l~s 3 pas consultés quand elle a décidé d'ouvri r son espace . pour to us. l'E/ha n'e st qu·une barcasse destinée aux petit~ p. ce projet de 3 milli ards de dollars. rappelle Abdelatif Rebah. une elllreprise pas comm e les aUlre~· (Casbah Éditions).un des leaders en mati~re de gaz naturel liquéfié (ONU .pen à 1"1nstitu t françai ~ du pétrole. les Français 0( frileu~ "... Les Algériens sont .lui a déjà valu quclques salves des con~rvatcurs ct des nat ionaliste s. il repn-nti ra la mer. entem. Dans l' heu re . Même si Khelil n'avait pas secoué le COCOl:ier. ct les nouveaux champions. Mais. tics rœ!haniers géants _ comme le Oidouche· Moumd. Quand. issu du sérail. Pour satisfaire les fut urs bewins de la consommation mondiale. pendant d iJl-rteuf ans..1<l'upération. cenains pères fondateurs de la compagnie parlaient de la vend re pour relancer l'économie " .~ur les hydrocarbures.là .et GDF sont lu in d'être ab\enl~ du débat. devant le retard pris par les espagnols Repsol et Gas NaturolJ. auteur de Sonafr<u:h. vaci ll e . achem iné par méthani ers cumme du vulgaire jus d' orange. il Illutlr!! en e ffet trouver.. e n 1999. qui c raint la mootée du protectionnisme dans les pays consommatellrl>. le baril de brut est 11 10 dollars. de mi litai res el ôc syndica listes que de grou pes d'intérêt . pour l'équ ipe chargée .. qui allait de la prodOCliOll à la commercialisation aUA États-Unis.. le ma rché s'co serai t chargé..k 396 :H i . À n ~vre de cheval. En 2020. Est-ce ce futur iocelUin qui entraîne le rétropédalage présidentiel '! En 0001 2006. lA! tollé contre Khe lil. Le temps prClise. reconnu lIepuis les annécs 1960.ALGÉRIE. Khe lil peut apparaître comme le parfait représentant du parti de 1\'!lrallgcr. la compa gnie pétrolière italienne. So n anglais L'Qurant. avait été présenté comme un modèk de coopération internationale. passé par le min istère algérien de 1'Énergie. dans le GNL. p mpriétl: . même si Tota l . comme e~per1 de haut fang it la Banque mondiale. ct encore. cet ingénieur de 59 a ns.l rcours .que. accusé de vendre le soussol il ses amis américains. comme le Qatar ou l'Angola. d"ici à 2030. Prendre position à l"international suppose d'autres moyens. ana lyse un haut respo nsable d'une major. BouteHika. en termes de f1e!\ ibililé des founlitures el de valorisation des prix. . Un front pui~~nl mais dispamte. Conseiller in fl uent du présiden t Abdcl~i1.. proclame Khcli l. sou t déser1es ou pres. en direction du te rminal italien de La Spezio. e n cassant le~ monopoles et cn faisant la chasse au~ contrats à long Icnne. sera-I-il à la haute ur de sa lâche'! Sa feuille dc roole . Celle d'avri l 200. lui. En 2004. « l'Américai n . r son intention de reprendre il son compte le développement de Oas~ i Touil.. Assommée par quin le années de terrori sme et de crise économique. l'équivalen t de la production rus~c. t. Coque bleue cl che minée ornée du chien à si~ pllltes crachant le feu symbole de l'ENI. Il faut pousser le~ feu". dont il CS! un ami d 'e nfance.les mêmes. Loi Sonatrolch. Même les marchés classiques sc nssurent. La panie sc joue. C~ matin. 11 ce titre. En 1991. Ainsi. rE/ha termine son chargement. désormai~. les jetées du por1 d'Arzew. la Sonatrach vient d'annona.

45 % du PI. comme l'autoroute Est-Ouest. américai n. un tem~. Avant toul.Ëtut s-Unis.~ technologies de: forage et de recherche gfulogÎo. Meziane.~i 11 stopper J'hémorragie de eadres qual ili~s qui l'affaibli t dCplIÎlI une dil. Vogue nt les petits batelluX. a mi$ fin .~ fiscales.· basket·ball locale n' en voil pa. dil'C'Cteur de l'ingt- nierie et de la production de HL\. nous scmn~ dfpas~s. l'Algérie nc disposera it plus que de vingt-ci nq à trente an~s de productino gazière . Khelil a pris ses di slu l1ces par I"ôlppoort au projet russe de créatiOll d' ulle Opep du gaz (pourtant !IOUtenu par Boutetlika). Faut-il mul tiplier les projcls pour acqu~rit des devises qui rell/lI1 iront A l' étl"ôlnt. Demain. elle ne ~sespère pas de concl ure un gros coup en FTllfIœ avant la fin de 2008. " .. soucieux de rnSSUreT l' Europe et les . Nous en sommes au premier qlWt d'heure de la sccoode mi-lemps .~ demlllldaien t beaucoup. . mai~ la Sonalrach veul aller encore plus loi n.. Nous forons dix ruis moins qu'aux États.. Avec.nt. Un ingél1 ieu r de Hassi R'Mel explique sobf'Cment : . Chakib Khclil prévenait : "Si nous n'att irons pas 80 compagnies mondiales dans les cinq année§ qui viennen t . JO Le plus dur reste 11 faire : convaincre les responsables politiques que le d~\'eloppemen t international ganlfuil Ic~ intéoits de la nation. 90 % des exportations.. français et. Attention. À Alger. . en 2006. le plus grand chant ier africain. en ~upe:ront aussi la valeur ajou tée créée par la distribution (32 % du prix final). Mohamed Meziane enfOllce le clou : . stratégie a commencé 11 payer. lui.I. l'our l"heu re . nlail1lcn.~ UllA DOu ~'e lle. Les ambition~ des Algériens pourraient effrayer. Foreur. pourri Ic diff~rend guier avec J" Espagne.effiCll! dIXtlU nlg~ I c~ i nves{i sscmc nl~ d'exploration ~trangcr. t. jlCUI -être.' la nouvclle loi sur lcs hydrocarbure! de 2006 a laq. La SO/l:urach devra anendre encore plusieurs mo is pour 5a\'oir si sa nou~elte politiq ue salariale a réu\. comme argument. JO Certes. ces pragmatiques veu lent acquérir une répu tation de fournisseurs fiables. les Algérienl> Sl. ingénicur. Mois..Unis... En 2008.jue ... rt'CQnnaÎI Ahmed Chikh Belhadj . ils espère nt preoore pied en Europe du Nord. de production. la Sonatrach reSle une superbe mach ine i\ cash..~ iméressc peu.. déflagration! / '" . grfil. plus grave.B algérien et 80 % des rentrte. eUll.ar.)nt désormais il même de vendre directement leur gaz sur les rmlrcnts t'pagnol. une feu ille de paie j usqu'à JO foi~ supérie ure à celle pratiqué<: en A lg~rie.~i R' Me!. en 200 1. la gOOpolitique Ie. anglais. Le pilier lie l'équipe d.\. Déjà. Tous comptes faits. les pays prodOC1eufl'l concurrenls ont pui~ dans ses rangs comme dans une m ine li ciel ouven. Après avo ir pris pied dans I!Jcctricilé du Pon llgal. du Koweït au Q3t. u.capables de lr. .~ moins l'avenir eJI rose. sans rien vouloir 110US donner en &: hange. . ~-pécia­ listes recoonus du Gl\"L.nsporter de très grosses quantitb de gv... D'autant que MO!iCQU continue de leur raire les yeux dou. Un proche du dossier tempère : «À pan ftdércr l'Afrique tk: l'énergie. Un dl"ôlrllC . en aOÛt 2007. Il Y 1. la question du Sahara occidental Il. ~ur IOU IC$ les mC!$ du lTlOIlde aveç des aceb aux terminaux géréll par les clients. Les p l u~ peuimistell pensent..tion avec le ru~sc Gazpmm.j6illusion Paru don$ t ' fxptWn du 20 mon 2008 la Sonattach .qTll ctures pharnoniq ucs.-er financer IC$ importations 1" D'auant que Je. Et ap~? L'ancien Premier ministre Ahmçd Bcnbitour s'interroge : . Tl~ l1ou. De q uoi assurer l'après-pétrolc cl la rtlaliutino de cert aines infra.ALGÉRlE. .. (jlll. qu i a représent~.lline d·années.~ gisements ne SOn! pas inêpuisables. il J'accord de clXlf'i"ra.

. où ~$ autorités 'efforcent de girer " offIux de ces i--.. qui jurent qu'ils recommenc.e t'Mdorodo européen. ceftoins onl un CAP en poche.«pr'sumés olgêrienl. pêril de leUf \lie. D. ce.0 . Portir. leur quartier de PI. CI frofI. Ils ont hi ou Iycft. les jeumls c10ndeslim 1001 inlefcepl's por lei gC:WOeKO!eS espagnols DU iklli"". '. Ces jeuOl$s 001 un nom : le. CerlQ.:pBSJ e» oH' à leur rencon"" dons le pDf' olg'.. 20 11 . L'E. c'ell au Souvent. l. po" Iojl opres pluli". ~orroga 00.. de rejoindre l'Elltope $lir de frogiles embor<:otions.. borq~e$ w rchorgêes Ionl noufroge <Mln! d'CM)ir olleinlleur dellinotion . 'e~ po$ une yie_.. pu is en Sordoigne.ns reuuiuenl. SouvenT aussi. Cerloinl tentent. à Barbb enfin .erion ci Pori• . Moi.. Porce qu' ~s bnïlenl levn pepie" et IeoJn VQi~u)( don$ l'elflOir d'ol'lei ncf. . ôêoorq\lt!nl Dion CI POli$..Chir leul les obslocles. Il. brülevfÎ •. Il. Ienlolive5.' « Algérie : l'espoir de prendre le large » Retour sur l'Expreu du 11 dKernbnt 2008 • ~ rêve de beaUCOlJp de jeunes algériens.ien d'Anoobo . pu.. el inter • .une~ ne $OfI1 po~ des mcu ginoux. d jsen! tous que t'Algêfie • . . dil.root si On tH renvoie cMz eux . CH i .

bien déci~ à reprendre la mer dès q ue possible.ms Ofllllé modili&. awc quelques copains.\ois beaucoup se noient. à la gare de Lyon. Tous onl enlre 20 et 30 ons. LongteOlpli. Pourtant. bien IÛr que je galère. pas d·ave ni r. Le jeune homme a pris le large.. Je suis certain 'lue je finirai par arriver. pendant UIlo! quinuirtc d'lnl!éCli.~ kets ..tp~.. Et. si l'on veut faire les choses bien . il a été autorisé Il rempli r UIlC dcmm MI<d 'asile humanitaire . par sécurité. ~rrespolldantc de L'E.. Titul ai re d 'un CAP de men uiserie métallique. Baya G&<. t'est avoir une vie normale. "u bien alors pour un salaire de mi~re. JO Hichem n'a rien d 'u n marg inal. L'f. au cou rs de l' été 2007. Un oc brû le ur. . il CS! coodamné à travaille r au noir. une ~ ilJc cÔlière de l'Es! algérien . El puis. Que lques mois phu tôt . /'. les jhllK. les harruxu SO/ll in lerceptél! en me r par le~ gardes-côtC$ italiens avanl même d'avoir alteintle rivage . pas de logement. Ils s'emborquent vers 10 Sordoi9'le.. il vit chez tics copains et bricole."C'ml es! ~ le 2S avril 2010 des $uilC!i d'un CMrJœr. Ill. ils consul te nt la météo sur Internet .ba de§ CÔtes du sud-oucst de la Sardaigne paraissaient infranchissables IUJ jeunes Algt!riens. le mot dt!ig nc les é migrés clandc~l i ns. !\Cs quutre frères et sœurs mènent des t!rudes.. "ns prendre trop de risques.~$1 du 11 décembr. il ne resqui lle jamais : • Je ne veux pas nIC faire coi ncer. Ici. Âgé de 24 ans el uri.. oYeC Boyo Gacemi5 De~ centa ine~ de jeunes qui rèYenl d'une 'lie nouvelle tenlent choque onnœ d'êmigrer clandestinement.ui-mêmÇ a travaillt! pendant trois ans li Annaba uprès avoir passé son CAP.lrt . depui~ que lques unrol!e s. sur une barque de pêche urs. . Tou. La vulgarisation du G PS a changé la donne À Paris. mai s ils es~rcnt loujou rs que les choses s ' arnlngcl'Of\t ensuite. .~"C n'est pas une vie. En Italie. plusieurs barquc$ prennent la IIICr e nsemble. dans le centre (1<n!tcntion de Gorizia. le moteur. JKL' sés en Sardaigne. alors qu' il e n faut 80 pour s'offrir une paire de ba. ma is les autorité s italiennes l'avaient renvoyé en Algé rie.s fous. celilt qui on l • brûlé. C'est n' q ui est am. leu~ p. je ne su is pa. Il était a]on rent n!: à Annaba.·etage . Ses pare nts son! plutôt ai sés. i1 Ile regrettc rien : " L' Algérie. Pour c hois ir le jour du dép. l'essence. Dans le mét ro. il avait déjà réussi la lnlvcrsée. mais j'ai de l'espoir.. ~I ais la vul garisation d u GPS a. challgl la oon ne. Les candidats a u ~part sc cotisen t pour acheter la barque. Tb ont laissé cJenière eUl( la plage de la (ilé Seybouse-JOlinnonville. Un moteu r de 40 chevaux cQûte 3 000 e uros ct il flul envi ro n 280 litres d ·e~se nce. ginaire d'Annaha. longé pil r de grœ tuyaux re lian t aux qua is du port d'Annaba l'usine d'engrois loute proche . Gém!ralement. On tourne en rond.Poru dons Algérie : l'espoir de prendre le large Por Dominique logorde.. d'u n petit boulot ~ l'autre. Il n'y a pas d 'emploi. Au pri memps dem ier.. enfin. d'où les plus chooceux rejoignent /'.. un ~ir. Pouvoir travailler. il a débarq ué à Paris. Sans papiers. la deux ième rois ..\orseille ou Poris.2008 tjj(l ment occasion nel . préc ise Hiehem. Ils ont mi~ le cap sur la Sardaigne el passé dix-sep( heure s en mcr avant tI 'être recueillis par la marine ita]. .enne. ils entraînclll un marin dans l'aventure ct celui -ci e~t alOl"ll dispensé de payer son écoI e n échange de son savoi r-faire . Jc gagnai! une cen!lIine d 'euru!l. Au total . il faut compter e ntre 700 et 1 000 euros par personne.". et un métier à leur actif Le plus souvent. il a é té e nvoyé près de Venise. quand ils e n ont les moyens. fonder uoe famille. Je$ gilets de sau. iWe<: le sen timent de loucher au but. lorsqu ' on les IUni tfllDs féréli sur le tont inent. les J25 milles mari ns qui séparent les plages d ' Anl13.~ un voleur : tOUI ce que je veux . I~ delllandeufli d 'asile uni le tl"'il. Hichem' est ce q u'on appelle en Algérie un harraga.. Les jeune~ Al gériens saven t que leurs thances de ne pas se faire rept!rer sont assez minces. l.. le préc ieux GPS el. un bord de mer sale t1 malodorant. petil li petit. C'était ]a seconde fois que Hicbem tentai t !WI c ha nce. il est deve nu pe inlre e n bâti5. même da ns leurs rê\'CS les plu. 6. Apres quelques jour.lpiers pour panir.. JO Quand ils le pe uve nt .'é à H ithern. " .

. Plus qllCSlion de les loger daru lu hôlC I. mét:anicicn . le temps de m 'organiser... 75 % d isaie nt avo ir l'i nte ntio n tle se rendre en France. jusqu'à ce que je me llOie 1 . pas d'a\'enir. collectif de parents des d i spaT\l ~ en mer" qui regroupe une cinquanlaine de fa milles d' Annaba . Tunisie ou Lib)'e. Le jeune carreleur Il dép vteu en FTlI nce. pour tou~ ccux qu i SOIlhaitent poun. Son propre 61s.. . ...les jeunes y restem en principe quelques jours ou Ijuelques semaines a\'am d'ftre envoyés daM un aulrc t lablisseme nt sur le cont Înent ...: qUllflln t3ine.oivre leur voyage \'el'!i Marseille ou Paris.u n immigré n'ob!icnt. Mohammed. !IOUpire Salvalore Gutlolta.. de la moi tié en étaient à le ur seconde tentative et la plupart d'encre cUJlavaie nc dû scrt!!r leu r budget au maJlim um. Je Mljs resté chez lui une qui nzaine de j ou rs. il Il t lt expulsé. " EntTC 3{X) et 500 euros par personne. le précieuxfos/io di l'iu oont l'èven t tO\lS les clandestins. Avec la TUn isie et la Libye.. .11. pendant ci nq li ns. I\'CC. . Pas de maison. en fai t. nous ttions 23 su r on bateau de 7 mètres.. Elle milite aussi pour que ~ reçhcrches soient mises en œuvre lorsqu'il ya des TliIisons de penser que des clandestins ont été interceptt~ par les gardes<ôtes des pay~ voisins. les autoritb locales ont ouven un «ce nlre de premier accueil . el il devrai t en être de mème cn 2ooll ~. précise AILle chauffagiste.~ IUI.it rien. ct qu 'il va finir par . K3!nel Belabcd e~t convai ncu que ctrtnins jeunes gens)' som emprisonnés sans que: Icurs familles en aient th. À cela s'Ijoutentle~ ~alaires des po Uciers et des carabiniers. Ils se sont sans doute noyéli..• comprend pas pourquoi certains de SCli camarades ont déjà été tmusfl!rts sur le continent e t pas lui : il dit qu'i l en a « marre des pates • la tomate. Le: bâlimem de deux (lita~5. Si on m 'expulse. constate le p~fet de Cagliari.. les billelS d'avion pout Ic. La toule jeune aSllOCiotion demande que des procéd ures d'identification soient entn:priSC5 lorsque des cadavres sont ret rouvt~ . Mais.. je reçommencerai! Autant de foi s q u'il le faOOD. Envi ron 30 euros pat jour e t par pcNlnne pour 10:: gîte et le couvert. plu.. Il n·.. Les premiers sont 3rrivL's c n 2005. Cela fail une scmaine qu'il l!sl III. Marseille el Park \0 Filee ii ['afllult de ces jeunes clandc~lin~. (lividemmcm. EUK OOt pris du retard . et un métier à leu r act if : cuisinier. . Rien de plus facile. Selon un Wfldage effectué en mars 2007 ~ uprès de 200 d'enlre eux. puis Niçe. Car la plupan des Jwrraga de Cagliari . dans ces conditions. plus o n çst nombreux. La mer était mauvaise quand iJ1. Vintimi lle d 'abord . en Algérie .~ de . C'CSI contre CCtIC lo i du silence que se bat. Kamel Bela'tx:d.:iquelle wn fils était parti .~ l11l1l sfcn.~ de femme. aurnit été pris en clllsse par 1Cl! gardes-côtes tu" i~ Îl'''s . parti en avril 2(1117 :lW..lli re de Cagliari. ch~uffagiste. 00 IlC !OI. avouent que c'est cn Frao. pré~ i­ dent d ' un . . 1. presque jamais pratiqués Ijuand on relrouve un cadavre sur une plage. Ali et les autre!.'üe cn attendant de pouvoir les transférer.'Qmme disen t les autorités. clame Moh. moins c' e~t cher. Un père de d isp<lro a récemment reconnu sur la photo J 'UII joumal lunisicn la barque dan s I. que de prendre la poudre d'escampette. « rai appelé un copain à Naples tlje J'ai rejoint en train.~ copain~. (.e 2008 en attendant la réponse ùes a u lorit~S. c'est jouable.. l a Sardaigne a du s'or· ~aniSl. « On avait regardé la mttto pour choisi r 1. Salv810f'C Guiton • . pli oblenir aIK'U!Ie information.' inf0nn6. Mais. avouent leur inquiétude : ib ~nt sans nou\'elles d'une aUIn: Houille partie deux jours après ewt d' Annaba. i l ~ donnent toujours de leurs nouvelles.' Iku. En juin lIemie r.. Il Y avait huit bateauJl. . pa. au premier étage de l'a ncien dortoir milil. péter Ics plombs'" Lc.on. . I. quelque 150 personnes. Nous. l'Aème les Algériens privilégiés font le rêve d u déport À to rt ou à rais. désillusion Paru don. de sonÎr pendant la journée du a:mre qui les héberge.unmed... Ils som uno. Avec des hisloÎres qu i se rt's:lemblen t : « J'ai 28 ans. « pli ~u nlt~ algériens.. nous en avons intcrupté J 800.~ autrc~ r. Cene année-là.. Tous ont entre 20 Ct 30 ans.dans un ancien donoir de l'armée de l'air.:e q u'ils souhaitent s'ttablir.'cst ucpuis 2007 que le pM'non~ne a véritablement e xplosé. ALGERIE.. Les d isp<lrus ne son t pas recherchés: les tçsl ~ ADN. en Sardaigne. peut abriter jusqu'à 220 pensionnaires. clandesrinement. « Tout cela ecOte che r. à leur bord. Un viatique.:r. Nul nc sait combien de huTtuSQ périsse nt chaque année en mer. Et 75 % provenaie nt d'An nllba. Prèl. aux mu rs verdâtn::o. Il 1.. mais . depu is un an . date du départ .e plifet n'en assure pas moins que.cqLliescent.. l'Exp"" du 11 dkemb..~ .. Ensuite . comme au IOUt déblU. j'ai repris le train pou r cn 2005.:s : «Lorsqu'ib SOlit tuTêtés en Frn nce ou en Italie. . onl Ippareillé. II s'Igit d'on documen l qu i le ur donne cinq jours pour quiner l'Italie . ce jour-là .

y compris ceux des milieux les plus priv ilégiés. D. les Européens pressent les Algfrie ns de mieux contrôler leu~ rl'Of1 l i~res ..:ido.ircment au discours officiel algérien. l'fuSIlir leu r vje ailleurs _. La pu lsion de vie se double d' un rêve d'ailleurs . Le gouvernemen t al gtric n a même acce pté.ille dt..f. 1 568 e n 2007 et environ 700 pour les hu it premiers mois de 2008 .bk à Annaba du bureau de la Ligue aJ~<irienne de ~fen~ de~ droils de l' homme. l'f!!pr1lJ. 201 1 .. Ils ne ~nt que 5 % il reven ir ! C'cs t le symptôme d 'une cri~ profonde _. Ni des de" flcrOOo. la désillusion Depuis quelques anntcs.~urc où ils sont convain cus qu' ib n'OOI pas d'avellir en Algf ric . scIon Naœr Dj abi . " Pl utÔl: que de meUre ces jeunes e n prison. . ll Ull vers les images que renvoie la télfvjsioo . re spt)nq. que touS Ie~ ho rizoos y son t bouc hés. . souli gne Kamel Daoud. ce q ui ne règle rien. !!nlcmonl olors iOn trois ibne morodot.. qui a suseité un IOllé de la part des d/! fenseuT'$ des droits de l'homme. M ~me les hOIJT. ou alors av«: un SUitut d'expatriés.UnL5 en sachant q u'ils ne reviendron l p. mieux vaudrait s'interroger sur ICUTli mot ivations _. en Conseil des mini~tres . 0) commencer po r I-On lrère Soid. Ils partent parcc qu'ils croient qu ' j l~ vonl pouvoir vivre mH: UIl. . •• . . sien de 1 ' ~lat algérien rcstc ntll l'ftrnnger ap~s leurs études.:e offiçielle. Mais le lexte.tu.. de renforcer son arsena l k!'gislalir conln: les candidats a u départ : un projet d'amendemen t au rode ~n al pun i~sant d' une peine d'emprisonnement de six IllOis toute ~ie illégale du territo ire a f tf adopté.. coup d'espoir. rllgll inTerpellés par leurs gardc~-cÔte5 a quint uplé depuis 2005 . Ceux-là o nt ~i mpleme nl les mo)'e ns de raire en sortc que leurs enfants pu i~~1It partir dans de bonnes cond iliOilS. Contn. La bataille pour la succession ne Foit que commenc. les jeunes eand idal' Il l' émigrntion sont loi n d'êlfe des marginaux...1I 0 enqvité sur le • système 8ou!efIjk<J . à la deffill. « Abdelaziz et les siens » leIrour "'"' l'fxpffll du 2 avril 2009 AbdeIaziz BoutoAikc MIrO réélu le 9 (M'il 2009 à la tête de l ' h~I .u. Moi.!!ne élection 50fli surprise. Mais il y a en m~mc temps be-.. Quel. Les au loritfs d 'Al ger repondent que le nombre de hll . . El ~e que 10 vro ie gorde ropprochée du prMid&nt olg" tien n'est outre ql.. Com mefll gotI\f8rnefl .!P.. . olg6rien. De soun. . " Il Y a sQrcme m une part de désespoir chez eux. toul le.a.·ln7 ALOÉll.~. Or l' idée d u départ est en rfalité p!'"ésente dans l'esprit de tous les Algé rie ns.nde des pays d'accueil. algêriens ne voienl pos d 'u n bon œil 50 moolée en puiuonce. n' a toujours pas été souoùs au Parlement. rc lhe le sociologue Naœr Djabi . Ils I~ envoien\ étudier e n Europe o u aux Élats. • dë<.le 50 !omitl_. le 3 1 aoOt demkr. sont ~s r'~ux' Ceux qui le I-Oulilmnent el $8S rivoux' A la . dans la m e. Un rê\'e qui.s . L. c ~t présent il tous les «helons de la sodélf algérienne : "' On a trop te ndance li ne voir que les jeu nc~ qui pre nflCnt la mer ap~s avo ir brûlé leurs papiers. 325 interpt:: ll ations ont f té com ptabilisées en 2006.

en diA ans. charismatique mini me de5Affaires étrangl:res de s année ~ Boumediene: le très Înnueot gfnéral à la retraite Larbi Belkheir.TUlin san. J usq~:ici ... le président fa it approuver par réfé rendum ULl an plus tard. d 'all umer un co ntre-feu diplomatique et de fall"C en sor1c que l'A lgé rie redev ie nne . III mission q ui lui Il été confiée. en 1999..~ wspcnse .72 ans . Abdelaziz BoolcHika ~ra /"U lu. capable. sale guerre .il un e loi nou velle. c. ont -ils choisi d'adouber Abdc laziz Boutl! flika pour un tmi~ ième mandat. Résullat . le gfn(: ra] Mohamed Mc:die ne..atron des services de renseig nement.. Mais la raison principale cst aille urs: le chef dl! l' Étm. ce sont les hommes d'affaires Reste la qlX$tion de l'impunité. il con tiee a plulôt bien rempli 10 m i ~ i on qui lui a été Pourquoi lcs " d&idcu rs. ons. une fOIS ~ l la telc ISe l'étal. ec ull que les Algé riens appell e nt les « d&ide urs •. de Toufi k _ le chcf dc~ services lui doit en partie sa car· rI~1'"C _. contre Ill/j isl am iSle. homme d'affaires ct marchand d'armes. EIIgagt " 19 ans dans ]' Armée de libératÎon nationale. en détembr"C 1978.a q uestion ~ au ca:ur des dÎ screts &hanges 'lui onl lieu en tre Boute tlilr:a et le clan Tou fi k avant les ékction~ de 2004. Bouteflika sail qu'il restera 11 son poste aussi Jon!. confié qu'il souhaitait mourir au pou voir ? Faute de cand idat de rechan ge 1 Il Y a peut-êt re un peu de tout cela. . À l'époque. Toufilr: e t les 5ien5 se laissent lWCZ rapidement coovai nc re.ad er Kuudjcti . le 9 avril . Mais.aine d 'anrlées en arril:re . . Chane pour l~ pai x et 1. Comme nt faire en sor:e que pe rsonne ~ p~is. un personnage de l'ombre . Le chef de l' Étal a ob~nu leur feu vert il y 1 plusieurs mois déjà. Depuis ce jour. Ses vrais ~ponsor$. Mission accomplie. Boutefli ka. Deu~ hommes . Réélu le 8 avril 2004. judici aires à l' étranger.~ tuUjoUB le ~me.. souhaité par les militaire s. C'cS! un Sl. c n dép it de son ABC .. il va se servÎr des al1enllL~ d u Il seplemDr"e 2001 pour accélérer le rapprochemen t avec Was hington. quel rôle foue w fam ille ~ L'ElCpress a enquête. . A iMi en sonl convenu.. Ils !iOnt à I~ reehcn:hc d' u_~ person nalité ayant de l'entregent.. de leur point de vue. quels sont ~s réseaux. a plutôt bien rempli. avec les maquisard~ de l' Armée islamique du ~lut (AIS ).pui~u nl p. comme on le mu rmure . « Si le 5)'~. peu avant son élection .J1. une (ois encore. qu i loumc l'1L it défmilivement la page des Innées de sang 7 I..ser le rOle du challenge r.. .et de sa !IIInté défaillante 1 Parce qu ' il leur aurait. di! • Toufilr.... il e~t loin d'être seul ô !coir le pays. Pendant près de vingt ans. de ecu. Bo utetlika fail pante de la « famille.ussi employé l constituer ses propres réscau~ . le je u des équi libres illl CmtlS es! au. q uel que SOlI le camp auque l II alt apparte nu ..1oC. Le te .è. le ft été adopté le 12 novembre 2(X)1I par ICli élus des deux chambres. il a été le patron incontesté de la diplomatie algé rienne. Il fait ensuite ado pte r un pre mier te xte sur la ~ concorde civile •• qui permet de consolider la trêve négociée par les mil itaires.PaN dons L' bpreu du 2 ovni 2009 • Abdelaziz et les siens Pgr Dominique Logorde le pr~ident aooteflika est os~u rë d'ëtre rêélu le 9 avril pour un troisième mondol. le voi là élu président de la Républi que.<. Faul..'1emps que Die u lui pme ra vie. « pamlin . avant d'être écarté sans ménageme nts du pouvoir apits le déch. Oui l'appuie. dcpui~ di". \'001 se faire les avoc ats d'AbdclllJxf. il faut renlOflter une di7. qui obsède IQujours les générau~ al gérien~ . la . sa. vé ritable loi d' amnistie général e.e être r. Pour compre ndre. fréquentable . d u présidentllouari Boumed iene .~ Ira~ par l' Histoire . Habile l Ia mall(l'u vre. lorsqu'ils rOlU autorisé à raire vOler par le Parlement un amendcme nl à la Constitut ion mettant fin il la limi tation d u nombre de mandaiS presidentiels. le pays est déchiré ct l' image de l'armée est tcll c- me nt <lt:gradée que certains de scs chefs crai gnent de f~irc l' clbjet de poursuite!. donc .. Le 15 avril lm.. le chef de l'Bal ~'c. lI ucun des té OOB de III d asse politique n' a souhaité endos.~ qui ~nt au sein du st rail. " .. el Abde llc. Mais..\I . piisidcOI de l'A lgérie. le 29 se pte mbre 2005 .~ bat ron plci n. ~oncil latioo natio nale .jusqu' ici .. poignée de haui-gradé§ Qui gra vitent au tour du tOUl./uu nlluLi .

mette le hoill. La montée en puissanl'C de ce lobby renforce incontestablement la ma in du chef de l '~tat.a guérison e n effect uant un pèle rinage à La Mecque. à cc projet . l1.. sur le clan. qui dirige I"Agence nationllk de geStion des grands projet~ culture is. il ~uit son fr!rc conlme son "'lIlm'. C'CM lui qui reçoit IC5 hommes d'affaires. • fai t son chef de cabinet aval1l de le nommer ~mbassadeur à Rabat: Zooaou î Benhamadi. tient sa maison .o. Autant de relais utiles . sa propre wccession. le titre de conseiller.le général Mohamcd La man. la foi s directeur de cabinet du président.major. ce sont les hommes d·alTaire:. Le premier cen:le. elle se serait \·u allribllCr pM oc décret non publiable . son jeune frère . en 1999. Abdelaziz Bou tellika n'avait plus v~ritablemcm d'hommes liges lors de 50n ~lection . Il le suit comme son ombre La seule tille de la fam ille. I. qui abrite son QG ~ Iectoral.une gros. 110 f '. Saïd. ll~eci n personnel du président. de plusieurs prolégés d u chef de J'État.éTllil. à l' origine de son retnur il la religion. Au sein du gou"emement.1a dtsillll~ÎOn Poru doM L~. appartient l1. min istre de l'Int~rieur. " " . dont la banqueroute fraoouh=LI-'\C donnera lieu en 2006 li un énorme scan. ~gne aujuurU ' hu i ellOOfC.. le:. SelOfi un familier du sérail. commandants de quarre des ~iJt régions militaires 001 été chango!'s. Ic~ chefs des ::ao1l!(ll" (confréries traditiolUlClles). en oovembre 200S. dale. sont hors jeu. même si le poste li été officiellement confié il Abdelmalek Sellai. Le chef de I·ttat est au~i res~ ut s proche de ses quatre frère~ et de sa sœur. le chef de la di plomatie . de son poste de Premier ministI'C et oommé depu is ministre d'État. les patTOll~ de la radio ct de l'agence de presse nationales. Abdelghani a su!'toot fait parier de lui lOf!> de l'affaire Khalifa . démis en juin 2008. années Houletlika JO ~ som truduites par la momée en puissance. Les .. . qui craignait que le conva lescent ne supporte pas le voyage. souvent origi naires comme lui de l'ouest du pays : le chef du protocole de la présidence. Il est rare qu'il pn:nne un engage nlCnt importa nt sans lui dem~nder 5011 avis.l. Eille l'aurait rœme oonvaincu d '~I 1er remercier Dieu de: s. Lui encore \l ui iUl n> du it et adoube. ilo plus de 90 ans.·ilJ. soutient ouvertement la candidature du ~sidentll. Il eSt remplacé par un pmche du préside nt. ne ratant aucun meeting.e villa dan~ le quartie r huppé d' El-Hiar . Avocat au barre~u de Paris. ses alliés se comptent toup. En campagne. En juillet 2004. les « parraÎn~. Et la .ALGtRIE.le Medef local . Reda Kounind.e Forum des chefs d'enlrCprise {FCE). Mokhtar Reguieg: Moulay Guendil. Des nom inations que BouleOih impose avec l'aval du loutpuissam Toufi k. dont il était proche autrefois. Sa ~re . Moornd Medc lci : la ministre de la Cu ltun: . à lB demande d u clan Toufik. Aprè~ une traversée du désert d'une vi ngraiJIC d'années.u du 2 ovril 2009 plus {norable à Boutcflika qu'cn 1999. Ri vaux parfois.nl sur les do igL~ d'uAC main : Nouredd ine Yazid Zerbouni . Son président de fi ls lui voue une aiJmiration sans bllm.• • l'homme dé'? Soïd.. Ancien élhc de l'&:olc po lyk'\'lmi'I III' ".!~ . c'est sa fam il le. Khal ida Toumi . "oirc mlme joker. 00 encore Tautil: Khe lllll1i el Nacer Mehal. S:IÎtI e~t 1'« (Cil du roi . Mais ceux qui apparaissent de plus en plus au grand jour comme les vrais sponsors de BQuteftika . dont Booteflika. Mansouriah ... Secrétaire général du mi nistère de la Formation professionne lle. Mais le personnage le plus imponant de la frotrie est sans aucun doute le benjamin . Butour d u présiden t. un richissime patron dom les in térêts vont des trnvaux publics aux multimédias. dit-on. depui s son retour. UDe société d'abord soutenue puis lâehée par le pouvoi r. Ces jours-çi. Abdcfazi. Paris. ll!j~ure un observateur. Son tlépart fortt permet un vaste remaniement . dans la haute admi niWltion el les entreprises publiques. les deux ptrsonnages $avent qu ïls ont un commun intérêt à s'entendre. La vrolie garde: rapprochée du chef de l' État. l l'hôpital du Val-de-Gricc. elle . bon co nnaisseur du I... p<lr ailleurs ministrt des Ressources en cau. grand chambellan et porte-parole . Mustapha . jollC un rôle essenlie l compte tenu de sa santé.. est pourtant ailleu/'!\. offide Uement pour un uldn! btImonagique de l'estomac. T~~ croyallte. Abdenah im est le plus discret.. il fail en plus office de direc· teur de campagne .e t lui mito nne ses plats favoris . Bdkhadem. au lendemain de son hospitalisation.o. ~uc la malad ie oblige le cher de l' ti-tat à s\~clîpscr. à la manière d'une mamnm skilienne..a du quartier résidcmiel d' Hydra . avant que Touti k. eSI poussé à la démis. du dc!bu. Belkheir et KoudjctÎ . Latifa..ion.'\Crai t. tout II. Gaïd Salah. le chef d'~tal. les dircctcurli de l' udministration ou le~ dirigcant~ d'associations..

.. UII « acl ion naire millOritlli re. ne ' roiT plus a UK lendemains qui chontenT.. .Îz Boute ft ika fètcra. de la maison Algérie . Perwnne dan~ ce poy$ n'a oublié la terrible dé::ennie 1990. Trois foyers dans un deux-pièces» « .. le 15 avri l. qui aurait les faveurs du d an Toufik . CeST celle.gnont.. m_ elns.. hauleur~ du quartier papo. !. oilleurs. 10 méc:ooiqve qui pourrait débaucher sur un soulivement lI itnitra liM parait rouée: la clone palitique est déaédibilisêe. Gageons qu 'e Ue reprendra de plus belle au lendemain du scru tin. " . • letour wr L'&press du 27 trtriI 20 Il la vogue contes. de cours des hydrocarbures. La bataille pour lM désignatio n d'un successeu r a été mise enlre pa renthèses à la fi n de ran dernier. Ahrned Ouyahia. rnalvie. de yie.""ndicolric" .. qui a engrange vne cagnotte de 150 millia. . D. . l.ds de dollors grOce 0) la hou . il Oi ltait liVe(' le trotsk isme el il étai t lits engagé dans le syndica lisme enseignam . greffien. ont pra-oqué la coWe dM popuIotions 500t bien 10. lord.det voe a mélioration de IeUIi rondition. Peul-il êm: t'Ons idéli comme un possible dauphill ? Peu croicn! à cette thèse: 90tJlclfika reste. qvto roconle l'Expteu dana a lepoo loge consoc" 0) la cité Climal de Fronce su' le. diprlrnée. l'opinion. Ern".4 1:l ALGÉRIE.etle~ de:. paromédicoux. p61rolie" ou goazien : toutes le.cendent dans la rue pour deman. objec~ qui.Qu ligne un allalyste. lorsque les deux c lans OI\t re noncé. catégories profeuionn. À l'époque. ra ule d'accord .al. En atl endant.rlaire de Bab eI-Oued.lara ire qui eollomme le monde arabe en ce début d'onnoN 20 1 1. de la ceinture d 'A1get. 13 dtoillu$ion d ' EI-Il arrach _il a été... parus plu... En revonche. a crûr uo poIile de vice-prbident dans le cadre de la réforme con~it utjoonc:lle .201 1 l.v...$ A1giriens re!oleot 0) l'kart dt. il y a trente an s. ses dix années à la t~1C de I"A lgérie . une . À commence r par '" cMmage des Îe_~ &1 la • moMe • OU quotidien dan. .. SOli é ' ·ictÎoo . prof de physique à l'uni_ versité lIouari-Boumediene des sc iences et de!. itable fiëvre .h~ la paix ~iole .... dans une autre vic.t emparée du pay~.. les cité. Abdchll. wrpeuplie. Quelque 100000 morts el 10000 di .... ac. les condition. 'e. Une belle revanche pour ce lui qui avai t véc u comme une trahison. Or c 'esT le Premie r min is tre. t«lmologtes.. le povvolr.

PersoRtIt. .... oe<: upants pour un pri :>.. déprim~s. Boites aux lettres rovillêes. I~ue ses pare nts sc sont i nstal~s... soupire " am id. Les prem ier').'lC:f faire. ont décidé de l'fendre en mai n leur destin . dt condit ions de vie meilleures. au moment de la nai ssar.~ 75 %.. Un de mi -siècle plus tanl. Tuoisie voisine animaient chaque soir les &rans de ttll!v i~ion . Une véntable fièvre ~vcndicatricc s'est e mparée d' Alger. . soit 1J peTllOnnes a u to tal .... réprimées dan. à l '~poq ue de la colon isation française. Le quart ier était flamban t neuf: construits entre 1954 et 1957. Les affrontemen ts ont très vite viré i. l' émeute : jel~ de pierm et de cocktails Molotov eont~ gaz lacrymogènes. il~ n'onl pas été inqu iétés .. orobe » el ses rêves de lendemoj!l~ qui chantent r. Dans les années 1980. le 15 avril dernier. e nseignants. l'ordre de tOUt <k':truire. M~me lCli employés de la présidence 'lOnt m&:OIItents et Je font savoir..: lenres rooi11&~ et les cages d' escalie r jonchfes d'immondices pour oom prendre que 1ft immeuble!! de Climat de Frarw. le 27 anil lm . .UBC petÎte fon une. accu mulê~ Cl: . . Las d'attend re une sol uliOll de re logement mille fois promise mais j ama i5 rea liséc:. Au mois de janvier dern ier. d' abord. e n poche. Tous ont compri ' q ue le gouvcmenlent a peur et 'l u' il eSI prêt. À !"aube d u 23 man.. C'étai t un an après mon mariage. Toutes!. ils ont comme nd l Construire eux. préc isel·iL Depuis toujOUTll ou presque. médec i n~ hospitaliers . semble-t-il. ki..emblenl "'U$ de 10 cité Climot de Fronce. débrouille . ~ur lu hau leun d' Alge r. wors que les Îrnllges des man ifestatinlls dans l. Leu .mêmes.. t. déchets dons les escaliers. par le président Abdclaz i ~ Houtenika d'une prochai ne réfonne de la Constit ution n'y Il rien c hangé. ....:t ne sonl plus e ntrele nus depui~ longtemps. Le « printemp~ loin. dans ce pa)'. c hômage. À 52 ans.. a vendu les appanemen l~ au:>. la hau sse du pri:. toire annoncœ des islamistes.. promi!>':uité. pétroliers. ·II!'! Bouteft ika ne semble guère nlCnocé pour aUllnl Alger n'cst p liS Tu ni s ni Le Caire .. pltees qu ' Harnid n' ajama is quitté : la sienne. il y en a eu beaucou p d'autres. puiser dan~ le cOllfonable bas de taine _ ISO millianb de dollars . et celle de l' un de ses M rel . n COMl':rve pr6:ieuscmeot dans une chemise c t! 11/'100 une liasse de papiers.... . des 1~1l!$ de la mairie sont arrÎ\'és avec leurlj engins. rJérisoire. il vil à la cité Climat de Fnmoo. des cabanes de parpaing ct de tôlc undul&:. a nnu~ en rai son de III vic.. Eocourag~s . Aujourd'hui .~ .. l Ut une colline: qui surp lombe le quartie r popu laire de Bab cl-Oued.. certains ont emprunté jusqu 'à 2 000 curos . il s uffit de voi r les boîtes au:.~ condilions déœn lcs les habitants des bidonvilles. oot cessé de croi re.. les familles s'entos~1 de génération en génération. les autorités j ugeant sans dOule plus prudent de laif>. • Ma première demande de log~ me nl remootc il 1988. Mais il n'y a ici ni copropriété ni .. Pl usieun d izaines !k manifestantS et une cinqu<llltaine de policiers on t é té b l~~s. père de ramille • été invité à prendre une relruite antici pée . les S 000 logements imagin~s par J'architecle et urbaniste Femaoo Pouillon étaÎent dest inés à relop r dans de.()llt re. Et.. La me:caniQue qui pourrait déboucher s ur un soulh cmenl gén~rnl lsé paraît cassée: la dasse polilique eSI décréd ibilisée. À commencer par un logemen t décent. puis ~ dilt a nllées d'une guerre çjvilc meurtrière. Arri vé au pou voir il y a tout j uste douze ans . Hamld a longtemps I11lvaill~ cornnle c ha uffeu r dan s une entn:pri. Ce~ derniers mo is. Hf15 riponse.. quelques d izaines d'habitlm1l1 de ta cité C limat de France.. ft condu it aux t lections de 1991 .a<:cumult grice i.: du pét ro~.. q ui souhai tait se dochar_ JO r de la gestion de son parc locatif. Paru dons L'Ex. a ux le nde mains qu i chantent. des émeutes d 'octobre 1988. gaziers . à Alger. Quand celle-ci a remlé... sur un bout de terrain vague . afin de désamorcer la eontest:ation .' '" sang." du 27 (M'ôl 2011 Trois foyers dans un deux-pièces Por Dominique logorde Su rpeuplement.". . ici. l'Étal. jours. ne veui revi vre l'e nchainement dei événements q ui.yodic . magi ~lnIts .. récC!pissés de dépôt . Et pliS moins de deux familles se panagent le [lCtit dcu. I~~ .sc publique. priorilts sont plus lerre à terre: la plupart rêvent. L·annooce. el les Al gtTie ns. des employés mun ici pault ac~venl de ~blayeT le~ graval~. des d izaines de eorporutions 0111 réc lamé une lIugmentation de leurs revenus : greffiers.:e • mon aiof. cepc:ndam . Hamid avait 1 an en 1960. Depuis.. depui~ cin- qua nte ons.

Iu~ette de pl us qu'au début de l'a n. Ici.e de gouvernemcnt. dans la c ui sîne . L' univers itaire.SlJit tmi s ft.. Les sept lits. co up les CI e nfan ts. de l'idéologie intégriSle .lt gazini~re$ tr6nent. Cene nbsenee d'intimité que sont obligés d'endu rer les jeUneli Algl!riens.cin de la Sl. Afin de cr6er un coin-cuisine. JlIII. pas moin s de trois" li vre ts de famille. Poor le reste. e n Algéric..'C à la vague protc:'italAire. la ~re e t !iiCS trois filles ligées de 20 l 30 ans.u [ .p!lnsion.. si l'on n'a pas en mémoire cene terrible promiscu ité~.. dam les quaniers défavorisés. jusqu'à poi nt d 'heu!'\:. est l' un des aspects les pl u' insupportables de ce que l'on appelle ici la «malv ie . Et il y Il deux amcn~ paraboliques .. . ce n ·e~ gu~re mieux. cependan t. c&e Il c6fe.. là où les deull fam illes prennen t leu!': repu et l'f'gardent Lt télévision. alignés les uns à CÔlé des autreS . À Cli mat de France. les conduites des immeubles. llu accuei llir lcs bel1es· fillc~.~.. Là. Dans les étages.uio n e n génération. dont l'ainé a 9 ans: leur pièce ne mesu re que 8 mètn:s ellTés . les dcu~ famille$ On! é rigE une doiSOll dan:. pas hé~ ité li o uvri r t'un murs poneurs d u bâtiment..ljU~" . se ront cn. ici comme ~ iIIe u/"$. dan s Ic pays. "'h nu de$ ~ychntmpe$. uplique l'épouse d' Hamid.. La Iltuation n'a rie n d·extraon1imuTC. C'est pan iculièn... ItI!c . les habi tants des dernie!' .éparer. le pouvoir cultive le mépris du gros pour le petit Les co ndit ions de vic ues d tQ)"e ns n'ont jamais ~ té une prioril. fonctionnai le à ta ret raitc âgé de 63 ans.. La de ma nde de logements cst devenue. il a ft. Il n·.lCiét.. p ...~i muler les tuya ux d'tv~­ a11lion.."lJmp tent les habitants de la cité Climat de Fra ncc . Cbel Samir.. ont annexé IL'S terrasses. qu i a effectué une e nquêl<' au))'ts des habitanL( dt plu. beaucoup de jcune~ filles dorment e n survêteme nt pour ne pas risquer de sc uénutkr pendant leu r sommeil .. le st. familles entend garder son lIutonomie. « Bricoler . confi nées devant leur té léviseu r. la conquête de l'c~pace eS! de vcnue pressan te : les famill es se !IOOt élargies. sc partage nt un F 2 . En janvie r dernier. scion l' Union des cummef\:ant~ de la capitale . o u encore "fain: du b'l. le gou vernement avait tenté dl: réglementer (.. Au pied de~ immeubles. Comme chacune des dew. . du 27 ovril20 11 ·" au 6\ des ans ct des démarches. . C'est ai nsi que (. depuis. la siluatio n est deve nue in vivable avec le lemJ)1i : . (·CM aelK'ller et .. milles. logeme nt : 1Cl! troi.oçtcur c~t lit pleine CJl. Une réalité q ui engend re d'autant plus dt· rrustrllti0ll5 que les relations scxuelles pré maritales restent ta~ . il a vile reculé. au fil du tcmps.. a ainsi pu aménaboer une chambre minu~u le pour le cou ple . la colonnc dcs eaux UIée:s se bouche c t il faut tl)Ul démo li r. nfants. vides sanitai res •• situés au-dessous de leur appar1 cmenl . . Il fui t la maison le plus possible. bicn sOr. ajoute Hamid.xs. presque tous lc§ «vides sanitaires" oot été tn nsformés en appan ements. deu. de la hngerie QU dcs ehllfliCurs de fIOr1able IIU noir. cc !iOnt quatre fe mmes. El: les rares placard~ déborde nt . SlIn $ pl u~ de l>uccès. qui ont érigé la Mgro . . avant de reraire le plâtre . vient manger en coop ue venl puis T\!part . u. écri t la sociologue Dalila Jamatène-DjerbaJ dans la re vue d' élUde el de critique ~oc i ale Noqd.. À dtfaut de pouvoir ocçupe r deUA appartemenlS. ta ndi s que les enranl ~ dorment dans la pike Il vivre..i. Et il reste dehors le soir.uc sa fl l1c s'cst mariée avec un docker du pon d ' Al ger.. Au :. le syMèmc D ~gnc . c Travail. souligne aus~1 le prob lème {flIC represen te le célibat rorcé des homme!.. Son frèn: Il rait de mê!Tl(: . écooomic informelle . w ~«économie informelle » est en pleine expansion De gé nér.. occu penT presque lOUfe la place.'\: que J'on 3jlJ)Clle ici 1· .nn de joindre le~ deull bouts.. ti lles et garçons. puis le~ petits-enfants.ent l·adultt: dev ien· nent hors de portée . rune ue~ pr inci pak'S n:~'e ndicat ions dcs Alaérien s. la pi~ la plus petite afin de c réer deux minu S<:u!es chambres parentales. SaïoJ. Tous les deux ou troi s mois.(Îe ul'fo ci tés de la capitale. et ecux du prem ier se SUlU ". au poin t que les trotto irs d·Alger cQmpl l"T~iclu que l4l1C 40U 000 vendeurs à la ~l.« On ne peul pas comprendre Je suceh. incapables de • loger par leurs prop res tllIJyens .Je mépris du gnlli pour le petit . . un couple avec tmis ..en Il"l()d.. qui Il 23 ans .· pour les d irigeants algériens. et OOIammenl sa phobie des corps q U11 faut couvri r et <..: ment du r pour mon fils IlÎnf..donn ies qu amJ il rentrer. ~jà difficile . adolesccnte~.. bricolent . beaucoup.POIU do n$ L'Exp.·e ndn: n'impor1e q uoi.. mariage.. Ih tra vaux de maçonnerie OII t permis de dis..~ efitères qu i dtfin isr..~ i nc~. Dans ees logements surpeuplés.. pour être &tir que ses sœurs..'. d .

le pays ne produit pr. En dehors du pétrole e l du gaz. la désillusion Lc~ plus organisés insta llent leur marcha ndi r. Son jeuoe frère. seuls les homm es SOnt e ncore dehors . étalée à même le sol. frlbriqués pou r la plupart par des artisans locaux. Oc plus en plus de jeunes hommes s' y meuent à leur tour. produits de toilette. institu tio ns et nombreux sont ceux qui prétèren t acheter un bijou plutôt q ue de mettre de l' argent sur un livret à la banque . Les soutiens-gorge de Mohamed On! été achetés en Turquie par son frère qui fa it la navette lorsque le ur contact sur place leur signale un 10( inléressafU . sèche les cours pour l'épauler. el vendus détaxés e nviro n 25 % mOÎns c her que dans les magasi ns .lux gagne-pain des Algériens consiste à fa ire circ uler la marchandise..... La ruc de la Lyre. leur. Ils pensaient que nous aurions une vic me illeure que 1. Dans la merde . désertée par les ménagères el lcs marchands de fruits ct de légumc. La nuil lombée.. Il ['rlraÎt que la consomma tion de cannabi s explose dans les cités .. l' Algérie étai t sur le point d'être indépendante . Les fa usses Nike vtennent du Vietnam . l' un des princip. est un bazar à ciel ouvert . ustensiles de cuisine. ln clientè le ne manque pas.« Quand nos parents sc sont inswllés id.. nous sommes toujours ici. au pied des immeubles ou dans la cour centra le . à Bab cIOued.: 40 ans et vingt ans de trottoir . dans l'un des cybcrcafés du quartier.. car personne ne fa it confiance aux. Karim avoue. dit-il . à la cité Climat de France . C inquante ans On! passé. ct importe presque tout. les blousons estampillés Adidas de Chine. " tout ce qui rapporte)lo. inscrit en première an née de sciences économ iques à la fa c. De petits grou pes sc fonncnt. chaussures. Résultai.418 ALGÉR IE . CD pimtés. Les plus âgés tuent le temps au café devant une partie de dominos . Ils sonl morts . maintenan!. étai t j usqu'ici lmditionne llcment réservé à des femmes d'un certain âge. Et nous. d' autres sc contentent d 'une bâche en plastique." Mémoires de guerre ~ . Vêtcrncms bon marché. via des imponaleurs libyens.e sur des tréteau x c n bois. Lui vend des bijoux e n or et . tandis que les jeunes surfent sur [nternet. soupire Hamid .tûqucmcm rien. le chauffeur à la retmitc. Le commerce de ces bijoux no n poi nçonnés .

Jocq~ Duq .lo caolfe des obj-cliFs fronç()Îs .ant une trentai ne d'allentals qui .sne raconte dons les colonnes de l'hebdornodaire commen' a êt4r vieu en France. t'EJ<pre<s d u 6 novembre 1954 ne lui con!. arobe .. pour d41noncer \es • menées iub\oeuivel • de la lig . ce 1" l'lOY8!IIbre 1954 O. Hadj.an.t"IOYen. perpétr'! celte nuit. 20 11 .. ce 1" n~bre 1954.. Au tatal. Il un peu pllII de m..OCte d'une seule colonn e. « Cette Toussaint-là » Retour sur L'Express du 1.. qui n'y est pour rien .121 . L. Clroquante ans plul tard . Oran. poue prnque Înape<ÇII ~ Fronce.bre 2004 (K. aujourd'hu i coosidér' comme 1. au !. el le cheF indéP'"don~sle Menai.nuil. Une série d'e~· pIoSioflS secoue " Algérie : Cooslontine..Ommel de l'ÊIot. point de d41por.. Alge .... .. de la guerre d'indipendonc.. ce . .... l'Mnement.

parmi lesquels un jeune inst ituteur. la pol ice arret\' . Ma is le:. Jusqu'au jour o ù il commeura l'erreur incomm ensurable (pour lui) d'appe ler de Gaulle au pouvoir.c surtout à l' . Puis. Mais l'agitation e n Afrique du Nord ~tai t permanente depuis des année~.. la pre ~sc nationale s'intéres. Les journaux de cette Toussaint évoquaient les débute. N . du côté de Souk Ahras . Histoire dl! calmer le jeu. Mais il est déjà trop tard pour Mendès.ou ignoré . du . Les jours suivants. il ne fa ut jamais desserrer la vis. Depui s le mi lieu du XX" s iècle. parce que trois g uerres ont alors commen . ce matin-là... Cette nuit de la Toussaint. » Ni d ialogue ni réfonne. Pierre Mendès France.le début de l' insurrection olgêrienne. le 1'" novembre 195. .promises à la e~ l~ bri té ne rurent pas prononcées . courageuse. M iHerrand s'empresse de déclarer que l'Algérie est cl restent française. ont e u lieu dans le 1lI1!1II\' te mps ct touché Alger.. Sur place. Les guerres ~c1ate nl loutes seu les. outre la visite à Paris du négus Hailé Sé lassié. le triomphe de Brassens ù l'Olympia et la surprenante victoire d u Onze de France (3-0) contre l'Allemagne. le(lucl sera. . journaux d· Algérie.. . dont la Fr... Les grands to urnants de l'H istoire passent parfo is in3IJCr. méfiance ct o rdre. bien sûr. u:-.nombreux .lI u~'ni)o Mitterrand. L' Allemagne qu i. 1'.. le jour de la Toussaint 1954 . était membre de la nouvelle Union de l'Europe occidentale et serait réarmée.de deu. vite fait . ignoraient q u' une grande page de leur histoire commençait d'être tournée. de qui dépendent ces tmis dépar1cmcllls. Mendès France et Mitterrand décident d'e nvoyer trois comp:lgnies de CRS e t trois bataillons de paras. aussitôt. qui s'était promis.4. le ministre de l' Intérieur. comme ils en sont toujours tentés. parfois salc. traditio nnellement cal me. ce qui avait permis d'apprendre le mot « fe llaghas)lo (coupeurs de route) .. une COIll I)ag nie de parach utisles ilvnit d û poursuivre les ravisseurs . dans le coup. rOranie aussi. bien que la poignée de nationa listes responsables de l'insurrection aient diffusé une proclamat ion aussi pompeuse quïgnorée. à lout hasard et comme d' habitude. qui va être jugée. Les Français qui sc pressaient dans les cimetières. de Paris à Alger. le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques. stln di n'\" œur de cabinet L' Algé rie. des centaines de militants du plus grand parti nationali:-te. .:ar.r. qui n'est pas. Sans. qui fe ra tomber ce gouvcrne ment à la premiè re occasion. . Mendès l' a fait e n Tuni ~ ie (en accordant. Un souci de moins pour le chef du gouvernement. au lobby pied-noir. L. dont le nom allait deveni r le symbole de la viole nce aveugle du FLN . guerre froide oblige. avril 2004 422 ·I:I:t Mais.Paru dans L'Expre. aux mains du lobby. 1·' . parfois.-é : cellc .K:olaires visites d'ambassadeurs . Ce fuI le cas de celle Toussaint-là.il' Cette Toussaint-là Par Jocques Duquesne fut perçu .affaire Dominici.. Ces hommes s'accordcnt vite: l'i nquiétunt. Ce n'est qu' un début: le pouvoir passera chaque jour davantage. de Gréco à Bobino. Elle en torture un grand nombre.N . coup de téléphone d ' André Pélabon. l'é té précédent..parru i. c\:st llm' ies attentuts de lu nuit.. ad met tra ou défera les suivants. quelques-uns avaient entendu à la rnd io. c t vous voyez . l'annonce de trou bles en Algérie. Ces trois initiales . Guy Monnerot . mais Cil to ut cas ~ans perspective t!':lwuir _ qui opposa la France au A.Juinze jours plus tô t. En Algérie'! Rien de nouveau : l. Peur. Comment C'est ainsi. qu' on ose les appeler par leur nom ni sunout qu'on puisse en prévoir l'ampleur.tulonomie interne ). on avait compté sept mons.. J' un des plus importants fait~ divers de l'après-guerre. repris par Paris. celle . sonnent l'alarme.meunrÎèrc SllUYCut l!. toute neuve championne d u mo OOc. q uand mê me. Jacques Duque~ e roconte..lO née précédente .. on ne sc déclare plus la guerre lors de prou.inn du mouvement ct interdire aux « pieds-noi rs » (que l'on n' appelle alors guè re ainsi) de !Se faire eux -mêmes les défenseurs de J'ordre . à 8 heu rc~.. 11 existe donc une o rganisatio n derrière.. D 'autant que le lobby des grands bourgeois Cl des politiciens locaux veille . En Tu nisie. justement. l'. depuis huit jours." olllges. jour d6<:Îsif pour l'avl!nir de \<1 France. presque to us ralés. Ce fut le cas lors dc la guerre d' A1gêrie.. o n le sut le lendemain..mct: :lva it ex il ~ le sultan à Mad:lguSl. À l' heure du d~jeu ner. manchettes énormes el Mi~ toriaux dans le style: « On vous l' uvait bic n dit : avec ces gens-là lies Arabes]. Au Maroc . un autre de h. quelque repos . pour e mpêc her r e xten).

. clics llppartiennent à cellClô que J'un appelle 4( Ic~ Trente Glorieuses. l. la confession d' un policier » Retour wr L'bqJnu du 16 octobre 1997 le 5 octobre 1961 . Elle va se tronsformer en Ylie vuslll fOfonnode_ Les policieu Ioilsenl libre court 0 lev. le 17 octobre. enllllÎnll un changement de ~gime et provoqua de graves c. Ils Mln! nombreux. le préfet de po!i(e de Pari. la gue rre cIvile fraJlCo-frafl\-.! 10 mulliplieatlon des ollenlols com mis por le FLN contre des poli<:iers.·" l~qu e l1e le H. et du déporkmlent de la Seine . . onnonce l'instool. Lo . ho lne. Peu èI pe<I se me! en place une rbprenion ou fociès : rafles. est orgoni... pour proleitor QOtIIrO!I c::elle chos$Il à ['homme. une maniblation. Maurice Popon. deKlllnles dons Irn hOktls.oiIon inyoquée ". l'un des policien qui 0 porkip' aux rofles té moigne pour l'EJ(preu. Pourtant. Io.ise.. N empona le soulien du peuple algé rien .s Algériens de Po. humilionons el yiolencti.:ri~ ITIOnt lc5 dont le souvenir JX!SIl encore. ceux qui dç ces années-là gardent au cœu r une plaie ouve rte. D. 2011 .M'MU pour les • Fronçais musulmall$ d'Algérie _.ll'Olion d'un COI. les rolles se poursuivent lei jourl luivunt 0 Poril el en bonli_ . Ie$ historie n. qui iii des morts. qu i se >IeIII pacifique. En cla ir. Le bilon officiel e$1 de 3 1nQI11. enfin . fllimenl oujoufd'hlli que les rotonnodel d'CIdCIbre 1961 ont foit enlre 200 el 300 morts_ Sein onl plus tard. lei olhcierl et le prêlcl Ioinent foire. « Les ratonnades d'octobre 1961 . Mo i.is.

.Pan.ll inc de mecs. J'officier qlli commandait. à l' occasion d 'obsèques...") Ce discours Il élé 1:1 gwl\c d 'eau qui a f:lil déborder le va<.l publié . été matraqués Ct q u'l uI a laissés sur le caTTCIiIi.-..o n d i.ai tle plus beau cas. des Algéricns qui onl ..1 de\'enus incontrôlables.~. II étai t déjà 23 heures. "" .nhu vlt' nt nous di re: : "Les g ars . nous ferons dix nlnrt. el. on ]XlSse le pont de Neuilly.. du 17 octobre 1961.~ait les ntl nll~ ..... alors 101.. ue C 'était pani. nous ne rendrons plus coup pour coup : pour un mort. . Dans cc car IiI. au CQurs de laque lle 200 A lgérie ns IIU mo ins som tombés sous les malr. . .11 jeune polkier. la confession d'un policier Par toull!f\l Chobrun Gordien de 10 pail! débtJtonl.~ : " Des coI~gue. On a donc commencé il aller !OC servir d.•. qui nou~ ont conduits dans une: lone Jc pavillons de Colombes..sc ré unis..~ et de. le préfet de police Papon fail un discours dans la cour de: la Cilé : " À p:utir de main\cnanl. lendemain.trce que te (:"I11 I11:nl danl n'était pas content qu'oo ra~ne des cadayl"Cll. SOU~ les ordrcl de oV.m~ le "sac à btdu le"· .. ça a gueu lé p. En 1961. était prêt il couvrir tOUI ce qui deva it êlre: couvert .aurice Popon. les . Dons cc temoigooge. ] Pendant deUlli heure s. [ .. Puis on est partis e n direction de J'J!toîle . Il n'y &\'aÈI pas de raison se retenir.: police q ui é tail chlll"gé de ramasser les mani festant!.Ipri'.. Maurice r-.111 ooversairc bien dési gné : C'flaient les AlgérM:ns.it ' Ioïl fal lail les laisser su r place .~ morts. dans un t uai rJç l' h istorien Jean Ma rc Berl ière Înl ilulé f~ Cour du 19 août.ent ~u r les Champs. ... en bois. Papon pTOlégeailtootes les exocliOr».." Alors. On s'est lancés dallS ce qll'oo appe lait Ie~ "coure({es~ [les poursui tes J. 1...Or. on a fin i par rent rer.. C'tta it la mUr! q lli cOD1lJ1eJJÇllit.. ça y est. . Il d i».. et de pouvoir régler les comptes parce qu 'on 11V1lÎ1 accumulé des nlOn. là . ) Ensuite. 11 parait qu ' ils vcu knl aller agre:~ser le commissariat du VU I" am::mdisse melll :' El .r dan$ L' bcpreu du 16 adabre 1997 Les ratonnades d'octobre 1961. Il SCr.se·têt ~ . Chacun ~ cherch. Ce témoi gnage . 011 arri ve il Colo mbes. Le . Notre patron.a t: lé reçueilli dan s le ~d rc d' ul"lC enquête de " Illes i (In stitut des hautes études de la ~urilf intérieure) ."r. avec de nombreux autres. Iii . Rooulletard 0 participé. il racon te la trogique nu it de haine . bien :.~ill és qU ·'H II" . est en poste dans une brigade dïnlerveolion de la prifeclu re de poliœ de Paris. on faisait la gueTTe CI o n avai t 1. r. faute de combattan lS. .n réalité. . on a la confi rmation. c·étail une sone de reve . el qu 'est-cc qll'on voit devanl nous'! Une man ifeMation d ·Algériens. El pu is un jour. L'ambilUlCe était te lle que s i un IIfIi. plusieu rs ccnlainl'~ ... ) Il a remis une pressioo. un ca r lI.. 011 étai l lellement déc h. ) Les habitants qui avaicllt peur nous appe laien t. TII) US en porterons dilli .. bie n ~Or..li rôder .011 sc diSllil: " Un jour. [ El puis on apprend la veille ou l'avan l-veille du 17 octobre 1961 qu'il y a ura une man ifesllUion des Algériens dans Paris .-qu~ s Ou les balle~ des policicC'S chrgés de mater la manifestation organisée p~r le FLN.. dirigée par Maurice l'apon. LA. [ . il y uva it pas mal de morts. .encore inédi t . de la police.Élysées. [ . ratOn~ . C'étai t l' horreu r.<. Raou l Lec:ard.. .~ ofticil'ls" l"C(.. même k~ joueurs de tarot o m la issé tomber leurs cartcs . Il p.." rr:. On a pris 1' ~ ve rn. On montail dans le s é lages polir mieux voi r el On tirait su r 10UI ce qui bougeait...lC Victor-Hugo. lerrible. de la haine. il descend el fUt d 'e mblée lin Algérie n qui avait sous son man/eau une arme qui se ré vélera êlre faclice. [ Enfin. lerrible! 1. où on II. On êta it devenlls incon trôlab les. fait u ne pre:mil!re descente sur une dif. Un collègue q ui éta il Jc r.. fonni dable puree qu 'on savaiI que. Le patron esl affo lé : "Vous t tes fo us ! Commen"'"Cl pas comme ça !" Ce mort-là Il été J' un des deux " mort.e. D'avoir un jour un pllljtICl Je IlK'CS fltCC à rlOU~. som ("ncerc lés par des !"alonli. enco re inédit... dans la nu it du 17 nu 18 octobre 1961.. Tl y avait un car qui nous su ivai t. " Nous.. ] J'ai Un collègue qui t'tait le chauffeur du c ar dl' commanrJemenl ..anîcipe à la tragique nuit du 17 octobre. 1. ça a été une ehasse à l'homme \·érita· b lemenl terrible.'Cnsé!..tpOIl déc lam : "Pour UII coup porté. à 10 troque des A1gêriclls.. l'horreu r . un jour quand n~me ils vont bien faire la cOllnerie de sortir tou~ enscmll1c:' Et ça.

.l pas déplu.l..' . ur"... t'Express onaly. mais.. qui n' est pas content de ce qu i s'est pa s~ le 17. celte fuis.... Il Klu'igna ouu i l'histo.AU:... À la limile. qui onl ovni dilporu des livres d'histoire. porca qu'ou lend&moin d. EI"I Fronce.ultêe de porI at d'oulre. D' hltbiLuUc. vous a\'ez carte blanche sur la \'oie publique . lei ropporb IIJmuhueu~ de l'A1géda el de la Fronce. mais le directeur e st arrivé en disant : "Voil~..e. t. Iucr:' . paree qu"il y a eu beaucoup trop de mons dans les commlssarÎau. En Algérie. 0 COVie d' une moovoise CQnl(ienca qu i Mtite entre l'oubli I(IO.. / : " Vou~ avez carte blanche sur la voie publiq ue~ ~ En rt:ntrant lia maiSOfl apJt~ la nuil du 17 octobre. les Algériens devaien t ressortir. sous la plume d'Vvel Cuou.té éli mi. II ~illusiun le patron.... s'éla it Mv i~ de vou lo ir nous reprendre en ma in. Il ne veut pas que ça se renouvelle .(:JUI~.Iholté et 1. En revanche. ça rondui l :).ctaUf de la ridodioo. fai réve illé ma femme.. dir. . C'CSI ICrrible . D. je sors de chez Je préfet . iction du p"êsidenl Chodti Bend jedid par "orm6e.. 2011 . je lui 3i di t : " La haine. le 1'" novembre.-a occ.] Quelques jool':j plus ta rd.." Vous vous rendez comple ? D~ ~ des gardiens de la paix 1. personne. ' en1Ofd. ça nous . je ne raron le rien t. l'indépendonce plusieurs cheh hiltoriques du flN Ol"lt .. il aurait élé IlUIJmené ~ son IOur. « France-Algérie: la guerre est-elle finie? » Retour sur l'&pttiJ du 23 janvier 1992 Tr«11'8 on$ op"b lai OC(OI"œ d 'hion el 00 Iendemoin de '·.

trente ans après la fi n de la Se«lnde Guern. qui COl'ICCmc aus. l'nloum de gendannes e l de policicl'll gogue nards.. me nOUeS aUA p!. La seconde image.~ ­ noirs 0 111 quitté leuT pays natal . q ui Ics condu it e n permlmClln' nUA réactions surdimcn sionnées de vieux f. rer longtemps après la séparation. el <-TOisé:> de l'A1gt!rie el de la France. Ie Boussouf. Il faut reg~rtkr. elle lIurait plutôt tcodar.~~ions mal éte intes ni avec ICtlr IIn.. pu is les lambris des châteaux d'A ul noy et de TUl"llu1UI1. 1 million de pit. trois décennies de malentendus et d'occasions manquées. Après l'indt!pendantc.1 Lofti tués au combat par rarmêe française . Il fau t ici revenir sur le destin de ce~ cinq eapti f~ de 1956.: mond ia le.pntu France-Algérie : la guerre est-elle finie? Por Yves (\/Ou Des accords d' Êviol'l 6 l'éviction de Chadli..' des rappons e nln.eiso: .ï l.. qu i revient dans $On pays après viugt -huit ans d 'elti] au Maroc. . q ui panit pou r l'e:o.~.. à pl us lie lrente-cillq années d 'in- tervalle. Un dc! lai de viduite! historique raisonnable . He lmut Schmidt et Valéry Giseard d ' E~tai ng étaient des am is.~ . El que de mun. Ben Bella. Cenaine! ~ raisons dt ~'Cu~' attraction-ré pulsion fraTl\. Ils se haïssaient déji . 2 M~ mill ions de soldats du cont ingem a m naguère traversé la MéditeTT'Jnée pour défendre ]' . Et l'on peut actuel1emellt éprouver le 5enUmenl que le film sautillant passe: à l'envcl'll. Enl re ces deult diche! s.'d. cent t!"Cntede ult années de présence créent des liens. ~ revenir en boomerang avec une l'xnime violence. Boumediene. h i~' 11 1 . s'é tendent trois décennies d ' indépendanc-e de l'Alge!tie..storiques de l'in su~ion . Panicularit6. fit condamner à mort le Kab)' le Aïl Ahmed. La premi~re.u les avalar~ de la rtvolution a lgérienne et les I!trangcs réactions qu'elles provoquèrcnl trop souv~nt dan~ l' anc ienne mt!tropole . Algt!rie de papa " . représen te J'un de ces dnq hommes. qui n'est pa~ exh nu.en 1'J'12 . Seul Rabah Bilat «dura " lon ~­ temps à la tête de l'Assemblé nat io n:llc. « uonnales . Ahane Rarndane... dmit comme l' adjudolnt de tirait! cuJ'li qu' il fut. les relat io ns entre Paris et Al ger ne le furent j:tmais depu i~ cc mois de juillet 1962 de rindé pendancc . le plus intelligent. Ce som les chefs hi. Qui pilrJaÎt de la « fin de ]'HislOire . eut le temps d'emprisonner Bo udiaf. Moha mmed Khider fut a ballu dans une rue de Madrid par un tueu r de la Sécurité militaire . celle de janvier 1992. Hi1loire d'une attractionrépulsion qui relève oulenl de la psychanalyse que de 10 poli tique.~ pour le savoir. étrong lé au Ma~ par les homrrn. celui qui e.' ces drames une dUTlensio n \(lUte par1. p.IignclS. . Et beau- 1 du 23 ÎO""'''' 1992 coup plus qu ')j la politiqu e il faudra it faire appe l.:ouples condam !lé~ il .'OUp de blessures mal eicatrisc!e. Krim Belkacem victime du même son.I.III I ~ . L'un des masquc~ de fer de 1. la dé tention pl us confurtable de l'île d ' Aix.~ tif.. des annc!es fll ll~ tard . Cessons là i. av« ce visage hiérat iq ue qu i le fait ressembler ~trangcment à la momie du pharaon Ramsès II. al1. qui avaÎt ren versé Ben Hella. Pankularités franç. (''C fuI pis. dom l'avion Il élé dé tourné en plein ciel. IC5 re lation s e!ta ient normales elllre la Fro nce et t'Allemagne. Arrêt sur image. en 1956.:et invemain.e ann6es les rigueurs du JieCret. 1 million d'Algériens vivent en France . :lI l1hl)lIM.'O-a lgt'rienne SO nt I!videmcs .~t jaun i par le temps et c-eilli qui II.: macabre . Or. des chefs hi ~toriques.: k n empire des Indes ni avec l'Égypte.: les deult pays. Larbi Ben Mhidi liquid.''-''1. 1 Dans les l'1IpPOI1s lumul [UC LIlI. deux pholo~ venues d ' A l~cr. I\'ant de subi r dunmt quinr. dans une chambre d'hôtel à Frnndort .les couleun.oéricnnes.jcu li~re. BealK... sur la piste de l' aérodrome de Maison -Blanche . révolution algérien ne eutre en sctne à 72 ans. se rouvre nt à la moindre oeçasion el SOnt rendues encore plus sensi ble. lb Hri t:1II niques n'entretiennent ces pa.. JI y eut puUnm lt d:II1.:s ..:e . laIlS jugemen t.". de l' actualite!. mon tre cinq hommc~ .. POfli dont t ' f ... aujourd ' hui . Il III Il/I)' chanalyse pour tenter de comprendre la nature part ic ul ière. En 1975 . sur la durée de la révo lution 1 Oidouche Mou rad ... Mostefa Ben Hoo laïoJ .. e t les FT3flÇais sonl bien placé. On apprend depu is JOllgWOlpS que les révolu l ions oJ~voren t leu rs en l. qu i C()t1nurent les cell ules de I ~ pri§Ofl de Fre~ne~ . m(me au lendemain d 'un conflic..C \10. le plus « puli · tique .

Ce vuyage officiel a tll!: le plus difficile de moo mandat. porte /!:troite .1ne Ramdane.. El pour A].gérie : ils fu rent pœsque IOUS occul tts. CI du géné ral -major Khaled Neu ar .. '. eu~.'1111'" .. Mais ~tai t. Scn~ ~igu d u marketing litt/!:rJin: '! Pas seule ment. fennet/!:.~ f\'si.nl\' dc~ origi nes.. et ils on l laissé au~ isla mi stc~ le soin de réincamc r la ptlreté ct k.'11 des m.illusion la FllI ncc que rAI. No us l'Omprenoos l'eS débordements dans un très jeune t~at .. Jînuny Calter. ? Il s'agi t. c'est le trou noi r. Voilà . aV\.il bie n n&:essaire de les battre l mo n ou de les couper en morceau~ 1. C'est la SFIO de G uy Mollet qui a envoyé le contingent e n Alg/!:rie. ajoutan t. Comme ils ressentiren t phls tll r. le désintér\!t affiché. Les jeunes A lg~ricns 0111 appris !"hisloire de leur pays sans con naître les noms de Ilen Bella ~ p rès 1965.. Mai _ le_ A l g~riens ne cun naissent pas leur h i. car je ne m ·étai. .or au Sahara au ~ déchiRmen ts sur I·émigration.: Delklix lI. a ussi bien chez b Kaby les que dans les mosquée5 ou par des OpposanL~ qui attendaie nt mieux du pays des drui ts de l'homme. dès J'été de 1%2 '1 Pourquoi Claude Cheysson.~ident.:h.Saint-Marc /!:t~icn t jadis partis en c huntant or Je ne regrellc rien . 23 lanvier 1 ~2 ha itais pas me rendre dans ce pay~...:IIt' .~ accords d' Évian l la cri sc du vin. Mais il est \'Jai que le. ne ~'inqui/!:t ll nulleme nt des e nlèveme nts de ccnai ns dirigea nts isla. mini~trc des R clalion..~ pulsions du nalion3Ii. au d/!:part de la France d ·A lgérie .. PoUrquIIÎ cette n!mi nis(:erocc gidienne de or portc étroi te.). alors qu'il fu t ig no millic u<. 1I1:li.. Giscard ren lra d4u d ·Alger. hélas ! une effroyable rialit/!: dans tou~ le~ ~t CUfll.'.. que d'occasiuns m311' quées et de: malenlendus ! Il Y eut 3ussi tmp de Iyrbme . sous tous les régimes. ne prOlcstajamais comre la sa uvagerie de la S&u ri té mili taire wus Houmediene... . une fois de plus. c'e~t bien COllllU . l . Les IIllSl'rVII teurs présen ts l Al ger avaie nt pourtant e u le $Wtiment fugiti r '11I ' uu courant pounit pas~r e ntre C('li deu~ prfside nts loi différents.i~. contin uent 11 pratiquer largemem r~I1 U "': fie volontaire.. a choisi de privilégier Boumediene. Ce ~i1tnce fTllllÇais fut MXJVCn l amèrelTll:' nt v&u.'iés de cc Uralda d'où les légio nnaires d· Héli. de Doudiaf ou de Krim Belk~em. t:trongc si tu:ltion. J'onl bit:n .. C'est FrançQi ~ Mi tterrand ministre de J'In té rieur qu i a déclaré: « L' Algérie. nostalgéric .·I<·I" 1 . « Ils . lui-mfme. un coup de . On fî t donc de l' Algérie.( la Fl'llIlCe .~ d'amis... celle fois." " . Et la Frnrn:c officiell. Qui fut. la version officielle reste celle de sa mon au champ d' honneur. de l'intervention de:s Jagu. Le devoi r d 'i ngérence n'avait pas encore été fonnu l~ et l'on ". raris se cuusolu facile men t de la di sparitio n de Bell Bclla . Le g~nérn l de Gaulle /!:prouvait le besoi n de tra nsformer I ~ trng«lie en succh poli tiq ue. au mi l.~i Va l~ry GiscanJ d 'Estaing consac re les 55 pages du premie r chap itn:: du tume Il de ses Mémoires li sa visite officielle en Algtrie. e . brillant fM~ile de l' anciclI régime. Fernat Abbas. da ns lou'e~ les uni tés cunfrun tfcs ~ u problème du terrori ~ me urbain ou rural . l'ont bien voulu.. " Ils. Au-dcJiI de celle grinçante parodie. HelmU I Schmid t e t Margaret Th'llcher. de psychanalyser la gauche françai se..ALGÉRIE.. il CCUe form ulc délirante Cil août 1% 1 : ~ Un coup de passion est en train de prendre . le ~ujet des d roits de l'homme ttai t totalement ta bou. elle crut bon de fain: de la Re3lpolitik. la . fU I efTact dcs tablettes.~ extérieun:s ck Fra nçois Miue rrand empluie-t. l:onfront&s à une situalÎ()n nO\l\'clie a.'CC le retull r de Mohammed Boudiat et l'ex plosif attelage composé de Sid Ahmct! Ghozali. Ce n'est pas un ha~ard ...· contribua l pousser Chadl i vers la re traite. dé. les mémoirn blcsséc~.~I<1ire . Quant li la France.. de romanlÎsmc bêlant.e\ :n . On peUl lin: ('e cri du cœur: . faisait aVe(: ". selun hl formu le fameuse. d 'AIt Ahmed.. Je ne sou- Poru oons l ' Exp"" d.ulI des terres françaises li celle d u pétrole..·I\"ho· . .~ França.. Qui Il bien connu Lconid Hrejne v. de la natiOl1aliSll t.·t: de 1. Lc. présence . C'est l'/!:poque ou un représentant fon chrétie n du Quai d 'Orsay dans la Ville blanche or déplorait . poir des jeunes-tu rcs de l'armée.~ dirigeants d' A lger aurnient i~diateme nt rouvert le dos~ier de la torture tou l au long de III gue rre d indépendance. ma is que de drames ~vent inuti les! Oc la ruptu re dc.emc nt« ga lTolté. l l'esq uisse d'un frémisscmem e nt re C hadli el Mi uenaoo . Depuis 1962. C'el.1 autre uoe bouff&: de là-bas . mistes ni des lo nu re~ qu i leur fUr\!m in nigtt~ iIOUS le règne de Chadli. L'ancien p~. qu i avaient preSQuc le meme âge.monde ct il fa ll ait bieu conse!"'er que lque temps la di ~~i t ion des bases nucléai res du Sahara. de Khider. seloflla l~gende : .~ p. lU fond de moi. du tiers.. Les Êtats n'Ol\l p:1.. Ma politique St: trouvera dé fin ie par trois mots : vo lomt.. M ~ i 5 nnn. le~ enlèveme nts de Français.. en Franœ CI cn Algérie.

.. visité un mali n par un ~nge . . ~ 27 OdObre 1979...... C'est (:c q u' a ten té Be njam in Siora........... iOOS la plumtt d'And ... .\ é missions télévisées.:is me. ellIre l' oubli souhaité et le remords qui taraude encore_ Il faudra pounant bie n sortir un jour de CC!i relations incelitue uses fondées sur des photos j aunies..-ogues de migran~ vtHlUS de '". do ns"" poys 00 nombre d'entre . Mais il fut. JUl-qu' au coup de semane" de n(MImbre 1954 . d.xpr~SJ...L. L'f.. de gucrn: .... avec St:..... en France a u cours de .. t'EJcpnm coosocr.. remarquable hin orÎt:n de la généra tion nouvelle........20 11 .. Les Fro nçais déCOUvraient une A lgérie plurielle... Mais on devra se livrer. « On les appelait les pieds-noirs » Retour sur L'& preu des 27 octobl e 1979 et 16 juiIet 1982 1 le millMl titre ..tory du 16 juillet 1962 est...... des dé mocralcs... 6 Ira~ers le~Jri tltmoi900Q"'..'Co nnaÎl a vec honno!re té avoir 5()us--estimé le ur retentissement en Algérie. ce mil~on de Fronço.sr IIOfl lresque historique que publie !'f.u~ longues enqUMeS 0UlI piach_noin. avec lie~ combats douleu....... à trois ons d'inlefvo lle...ante.. Il n..s Françoi s de l'hexagOOll e t leI COfIdi~on.. préÎlI9é...'Oupu~ dans leur vic qui les marqua parfois au fer rouge .. ~ n'éIoient Îomais ~enu s.......~ ligues ue femmes pu i 5.. D. On las oppeloil les pied. c'.. "i ndifférence et le... (7VI"~ al Îuilflr 1962..... avant les exe rc ice~ poI iliques.. rf~eu 436 41]1 ... h one" alg6rienn•• Ioile d. la ~i llu~ioo d' Algérie portent bien raremen t leurs déœnations....-noin du 27 oclobre 1979 . valeur militaire 10.: ---:--. cette croix de gUCTTC du JXlu\'re bapcisée . Et si Stora avait raison '! S i la guem litai t vraimen t linÎe '/ On pe ut toujnu~ rêver . qui signe la coyer . officiellement.o.-. Car il n'y eut jamais li-bas .. ... n'étaient à ses yeul< qUfI dM éléments du &k0l .... lIt d. Christian d' Ëpu-nou~. .. laissoot l.. lui.<.. à la suite de la multiplication des a ntenn es paraboliques. . au~ .ALGËIt IE. d. runi~"H qu'flllfl s'éloi! peu à pau créé dons un poys aù les Arobe. à un véritable non. dit-il plus loi n dans L ' E.'été 1962..enlré.So m mo.. lIn 1979 puis en 1982. ... dc. Unfl description dflla.. l'arri~1te souvent diflici]. mais aussi d'Espa9ne ou d'kolie..tepreJl du 16 juilla! 1962 ...s qui a fui l' Algérie entr. Poutord.o<pt"/tiS. El ils n'évoquent presque jamais de vant le urs enfanlç cene lo ngue l.~ et organisées .. d'une intégration qui ne fvr Sous peu Ioulours fac:ile.. ...ne derri. ... Ainsi passe le tern~ . ollé à la rencoolre dei Françoi s d'Algtri" . avec une presse libre. Il '(J(onte.nce..

~ coutumes. !l"A I~éric fr. Cest le ur bahut brccon. le: caraclère d'ut ililarisme é truit et farouche .Paru dan. De leur province disparue.: KOÛI tenace de perpétucr les rites vont In..l. au débUi du si. ils sc disaient pass ion~ment fraJlÇais.nt. (in'md uisible..'flI la loi israélienne d u retuu f à la loi fmnçaisc d u 26 d6::cmbn.e premier aurair été mmllê par les A. ~ ces pieds-noirs qui. de s Européens d'A lgérie. mal remplli\:éc par la destruction du clocher oule replâtrage oc-s murs. Colombages olsaciens Pieds-nviN. dans les JOll m:lUx nii. . comme le di ~ itmc des 140 000 j uifs qui préfo. d'un voi ~ i nal!e qui n'était p3S que m~pri s et ~un(llit i~I ~.'S violettes de la Médi te rralléc. c n 11198. q ui Hcnt leur terre..: et de mets. c'~ tHient tout simplcmenl 1..bc5.une autl\' et ancienne patrie." Arabes. De " l. JttS(ju' à prétendre l' ê u·l'..enAlgérie. de:~ trad itions dlCvalert's. hier Françni$ d' Algérie . 984 031 citoyelt~ françai s non musu lman~ . ûc BÔIle à Nemoul":'i.~ des hommes... (eux d'AI$OCe-lorroine et du bossin mooi terronéen.. ~s palOS. ~'effaça 1o\lUS !CUni yeux embués dans les hrumt..· III"'" . Au-delà même des nostalgies d' un pay~ qui. Un ~omplimem pou r bala ncer . (II Coup de balai a Paris» Au recensement de 1954 ."lIld:lIs de 1830 débarquer chaussures ( noire~) aux pieds. il~ sc diSllie-nl . lusqu'à s'e ntEle r h phi quer. archives ct écri ts de celle êpu' llll'. And ré Paulard roconte leur hi~toire . à l"exception d ' ulle maigre poignée (voi r plus lo in).ou:une:ner? . un haut fOllCtiunnlli rc paris ien détaché à Alger o b'iCl1Iait . çeuc prute~ation qu i mé le la se nsibili té et l'outrance ..IvCrsanl aujuunJ'hui ce:.'s au-delà du folklore.' g~nénu ~ ou de poli[ icien~ oublié~ . Au Imut. En Ir. un soir de J'~té 1962. Tou~.. qui l i~<. on parvient mal à savoi r de que l œil ils les rt'gardai . 196 1.""-s l"indépendance. se sentent venus d'ailleurs. cicu~ partis chercher fonunc aUll Amérique~ ou les quelques nnstalgiqucs repliés sur I·Espagne:. ont quitté ce pays. El leurs controdictions. ceS. on s'aperçoit quïl leur manque k:ur âme d 'anlan.. . bien apn. ~':n1ll1\1 . paros.<. ."'OJguth iquc et leur mairie parfoi5 à colombages al.cc reprudle sor . Alors.oc 200 % _. et parce qu' ils l'é taien t. T mp . mai s tOUI le 1111111 \1.counlgeusemenl aussI . d i~ail-()n à Oran . témoignen l de rtc l~ ~ tlIprltllh. parfois.... 966 9 11 pcrro nncs cn bénéficièrent. Leur fllÇOll svunlc de chanier les mots.nlrol compris.lOçaisc viendra hie n pl us tard).. sous t. ce se m . En 1962. s'exprime la. Cest l'llllinnatioll d ' une idcmilé. Les aUires. pieds-noirs. . Celle q ui calc ulait le taux de l' aide aœonMc aux rupalriés... Rapatrié~.u du 27 actobre 1979 On les appelait les pieds-noirs Pcr André Pavklrd tei émigrés de la Commune. su rpris de \"oir les . En fouillant. Et le 1 second..!!cle. il ne semble pas qu'ils s'en soient tenus li l'écart .It . L' Exp. en défric ham l'a ride lerre d' Algérie. d 'lIliSCZ fmiche lI:tt c. quel d icliul1Iwirc dira l'origine exacte de ces mots ? I. Ayam trouvé . r uur1:u t1 .bas ". comme ils d ise nt pou r désigner une Algérie qui. semble encore occuper comme o n porte un ve:te ment d'occasion . oc Les rrança i. plan lés dans le bled enlre leur église nt. li. Poortant .!jà. Vi lle~ entemt§l. d. . fois brouillonne des habitants auénuait le caraclèrc convemioo nd iJe cet urbani sme . sés. Il s'est formé ici uoc mœ nou ve lle qui possède des qual ilés prfcieuscs d ïnilialivc e t d 'éncq:ic. aujourd'huI. qui vienl de l'espagnol. L'agitation pIIr.""CUe fo rme moins . Algériens. . "'.011 comptait.~ac iells .eS où tous Ics architoclCs s'étaien t dooné pour mollèlc la dign ité bourgeoise tics immcublt. el bien souvent l'accenl.1.... lieu. ces surprenants p.lCmJ6niquc . r:ral"K:c algérienne .. Déjà.~ nous tmi lent en Ila ri:l~ ! . que sa popula tion.>" sou"cm débapti .. Ainsi la tri stc et grise Alger.. comme les rare~ auda .. ..) . leur armoire n~­ mande.. ils JlOlJ~ niqucrn . c'éla it la « Fronce algérietll'lC >l . IlHi~l' ment . en castillan. lraduimit. n'exisu'! pl us pour eux.:ly~I~CS de Fnuce q ue n'ont réu. paro .. un mi!· lion de Fronçois <1 Ô 200 %.~ i tout à fait à effacer ni les effets d u tcm ps ni les cfTnrt.l'itlt'tt gante manière q u'avalcnlles métropolila ins de marcher.. ils gardent .'S d ·Haussmann .l jamai~. ). panout en France.. Villages aux noms de ~Ies céltbrcs.Juc~ cl généreuses d u génie frol"{ais _.. L1. Soi ~ante ans pl u~ tard.u llt d'èlre la leu r..(lU retrouvé . Fol déplorer qu ' ils ignorassent tOUI . Ex patrié!!.ent le~ COUtumes.

. La mer offene au pied dc. il../. Le goût du spon. laisse Ic pa'> il une crainte inre nse mais vite apaisée. pan agée en immenses piq ue·n iquCll' dans le. ct journaliers espagnols qui ~'en rac ine l1t en Oranie. boutiqui ers. inférieure petlt-êu'C à ccl le qu'iI~ s'(X:troyaienl eux-mêmes. Mais un boulcyerscmcnt de la société !. Maltai s aus~ i .ade de mergue:. ROIait Camu.ct c'est imponant . . Un univeo qu'ils venaient tout j uste de se créer.sauf lorsque l' absurde hl:ros de L't'rang" en IlSSassine un . quand croquent sous la dent bliblis. on sc n:prét>Cn te encore le pied· noir com me un naba b. Comme celles. Les préjugés on t la vie dure. Les fest ins de ~bress.. c Noo:. électeurs. C'étaÎt simplement un mode de vie faci le mais simple. fri ture .. Mais. du jeu de~ mu sc lc~..tinth'lI l .' . Aujourd'hui comme hic r. Les fêles du printemP1 ct de l'été. pous~ julXiu·l.~inc. Mais ce n'étai t pas follX'nlcnt un passepon pour la richesse. dévorée il belles dcnl'. Mais moÎns nombreust:s qU'tlll II<: k croil. le miel de s zalabias.Jui le m. su r la tem: et la mer. Pe rtdan t longtemps.. élus m!me. iglloraDt . La mtm llll (bri oche) du lundi de Piique5..q ue .. au même moment . le d imat . 00 \'oit peu ou mal les Arabes .~s richcJ>ses. El. Pour le tcSIc . JO Le 1" Novemhrc '1:1 briser celle insouciance.GÉR IE. l' alfa.ente cornille la nation la plu. .~ villes. Méfiance à J'égurll d 'u!lC France lointaine qui ne répond pas IOUjours illïdéc qu 'on se fuil d ·cllc. assise!. maçons italicns dans l' Est . Brusquement. Poor renforcer la colonie. n~ st:mblenl compter comme des é ~menls d'u n paysage familier dont il" porteraient les cnuleurs. les femmes dont le haïk se !'IOie dans la blaru.. S'ajoutait l ccla cct extraordinaire appéti t de vivre qui leur fai sait œ lébrer les petites joies de l'existcnce. c Nous n'inttgrons guère à nos pensées. Qu vrieo. poossée par une misère plus grande encore. Les Arabes. indigèllC " . Plus de ~uejs matériels que de probl~mes mttaphysiques. 25 000 cégétistes . de leur modes1e foyer... sommes devenus frJ. tout des régions vo j. Pertes nombreuses. ou de macaronade . qui.Al. lb ri~ UCnl de dépasse r en nombre la a)lonie frança ist:. il fau· dnl les déportation. Beaucoup renoncent : entre 1842 et 1846. Appatai't alors. contre le sol. voire d 'orgue il : après tout. s'y accrocher ct le vanter 1I 1 ' exe~s. dans l' univers des Français d' Algérie '! Que lle trace cn sub~iste? En relisant Alben Camus. tchen.: rcv"nd i' llI" lïntligène . la vllgue d'ém ig ral1l~ dc. ce n'est pl u_~ une ~mé li".a tion de son !IOn . Considéntblcs..I'IÇais peu à peu ..~ rivages méd itemm6ens. pour l'Arabe . les hommes avec leur bumws bru n qui !le fond dans le djebel . Et sunout Ile Iii FrallCe . Les ex-sujets de!.. seron t automJ. Comme une sorte de revanche.k~ ré flexions sur la L'()ndi tion de l ïndig~ne. puis à Nnpolc!on 1J] . Et que leur qua lité d'Européens leur conftrai!. com me qui dirai t sans y penser . le vi n. Restc . le !iénatcur Marcel Pel1enc prése ntait au Park melll un rappon mdiqu~nl que 9S % des Européens d ' Algérie avaient 1111 ni vcau de \'ie inférÎCur dc 20 % à celui de la rrn'!tropoh:. Autres combats. Et plus de morts que de naissance~ . si pauvres qu'ils fusscllt.~ & Iairée d'Eu rope . Il d&illuion Paru dons l ' bprwn du 27 oclobre 1979 Mais quelle plilce tena it.nisée de l'apéritif du soir. iI~ côtoyaient plus pauvre~ qu 'eu ~ encore . À les voir. 194 887 am\. 11 7 722 dépans. mauresque. la pass ion.:hcu r lies façade~. leurs enfllnts. quand se wu lèvent les tribus. par Iii sui te.. la France de la lin du XIx" siècle sc pr~<. sur la faim des générations antérieures. l'tpidc!mie. on a po croire qu' ils dêfentlaicnt alors de faOOlcu. bien souvent . les h(lt c lIIl~ . SOlIvent appelés à commander. variantes uu escargots de la kémill. La nou velle commu na uté grand it lentemen t : ainsi que le voulait Bugeaud .sans cesse promise ct ajournée _ qu. À IOn. pe'riOOiquement. rois d'Espligroe ou d'Italie pouvaiem donc se 5enlir fiers de devenir citoyens de la République. sinon eu ~ -mêmcs. dira plus lard un viticu lteur ol'lll1ais.. Une promotion. uroc ccn lline <rupc!riorité su r l' .Ii"1I1 ct s'affermΧsaient en France.. des fortunes 5'édifiè~n t en i\1~" I'ic . Comme partout où naît un pay~ IlCUf. qui se font chevriers. bois et su r les plages. un hiile de santé donnant à tous des airs de vacances. indifférence q ui. l'Anille. d'a illcUf!O.«s. MlI1'. mais jamai s mano:u\'res. st: dé\lelllpp. En 1956. les laboureurs succèdent aux solda ts. ~ucL'Cssives des républicai n~ h(K tiles à louis· Philippe. Un brevet de sa tisfactioo. comme le souli gnait un député de l'époque: • 11 s'agissait plus de oonner un cou p de balai dans les NC$ de Paris que de coloniser r Algérie. L'odeu r a. Dès IH89. Ils n'en corma Îs saient pas d 'aufres. . les pieds-noin vont vivre entre deux sentimen l~ o ù se forme leur conscience. ne fû t-<:c que la bonne . aussi &lata nlCS que le soleil ..tiquemenl natu ralisés.

ils \'ont dégringoler dans les aventures poli tiques.Paru dOM l ' Ex".l'injustice de son statut. Un dép!. Les socialistes. leurs votes sur ceux de la m4!tropole . 11 faut pani" Moins cn raison de cc que l'on est que ....~ épisodes de la gue m.:ili ( 1\1<: la place des Troil!. Déjà. aurnient-ils compris.'II raillan t. Alo. les déponés du second Empire . régime d'abandon .. les sans-le-sou de l'immi· gration se réc lamaient du libfralis me républiçain. . Mais.:s narubées dïnlOll! rancc.. Triste ~poque.:. t'()m me pour prouver à cette . Pierre Latron!.. .noirs..'CS à Bab el-Oued. au début du siècle. Quatre ans après le Congrès de Tours . de Front 1• pour l' Algérie (ra n. ks pieds· noirs \'ont fébrilemem s'acti\-er à renverser le . . comlllC la fiBrée ses épa ves. Ils l'acc4!l4!reronl.du boulangisme mai ntenu " -. \. Elles Ir. du 27 oclobnl 1979 "0 inférieu r.uJuiscnl vÎoleroment. et jusqu'à la raison.. 6. C'cSI moi ns les (:alises que les effets: leur univers bascule. d'ailleurs. 101'111 brent les îlIu~ion s.. la lutte politique tl'urne "II ~" II U bilt sang lant. A ne nlat~ terroristes et ratonnade~ en représ. s' installe en Algérie . La CGT comp!:er:a jusqu'à 25 000 m ilitants d'origine européenne .. industrie ux .. La vali5c OU le cerc~.... la brise de Cli""'1 de France.. l l'occasion des munid pales. sans dOll le les pieds-noin.. lÀ:: Comité d'enten te en UniQn des combattants... parue.. s'k:rÎc .52.. h~1I aussi tenuri. contre ... ee n'était pal' leur ca mp.. les pieds. . non. en l)toportions presque égales. Dès 1954 . Ion du plé bisc ite imptria l.ilce que r4!v~ le le calme revenu après des mois de d4!lire..1nis de Paris ouvrent leurs succursales. ce q uïls comprennent. Les réprouvés de 1848. Ce coup brutal de sirocco de~séchant les rêves va agir comme un stimulant. lei p. Horlo1.1 Frunœ oil ils arrivcnr entre d3J1S les ann~es de prospé· rité . é4! 1962. le ln juillet . 00 ils jouent un rôle c"nv u l~if.il l' cnlètlntc odeur de roses de Blida . 011 les appc:bil . .. la grtvc de J:. d 'oU sortent· i1s si nombreux!. On le vcrra . en 1!:!. le bric-à. . :. Transat qu i bloqlM! les fou les au piège brûlant du port d'Or. Menac&:. .oi. .bmc émouvant et dérisoire des bicn~ ct des objets.qu'ils restent ~nergiq ue ~ . le PC. audacieux .:. Seuls 4! lecteur. Les plus jeunes jurent que la p!lgc cS( !OUm&:. de: désarroi cn colère. Alors.. ils n'oub lieront jamais "'. Les mdicaux seront actifs ct q uas i souverains. Le départ d& hirant 00 on laÎsse derrière soi. Paris se plaindra ai grement de la majorité tic bulletins négatifs ém is par l' Alg4!rie. E ntendez: qui leur donne l'impression de les abandon ner. Et te flUbourg Montmanre.. la place des Trois. Les anciens pcinenl encore 11 miSaSser dans leur mémoin: le temps el le pays pcr.OUS lB III' R4!publique . dan~ J'enscmble. prh d' Alger. les pieds-noirs alignent.Ii. Cel ui dc~ Arabes. la valise ou le cercueil Au tre trolil qui prendnl vite de l'împonaoce : le caractère cocardier de l'opinion publique .: d'Algérie. Ar. pas plus J. qui lui fait acdamer plus que complimemer l'armée frança ise et la consi· dérer volontiers comme la valeur la plus sOre el l' ultime rttOurs . com me le chante Enrico Macias . PelWadés d' y !roulie r refuge pl utôt que ra ison . où m ilite nt . groS$O modo.i l . Le saU I dans une France qu'on redoute hostile. av« M:s buvcu. L' c.I".hcs..tcs. À cenai nes périodes de l'lI is toire . en GAS. ingrate métropole .\ III mer " .Horloges Mais. n dévasté.. de viru lentes campagnes anl i!tém ites. Il faul par· tir parce qu' un autre monde s'installe. El pcut. Ic~ voilà qui virent à droite..:rira sobrcmem : . S' ils Inie nl regardé]' Arnbc /lutrement q ue comme un é lé- ment du ~vr. Mon Dieu.. la vie simple et facile. à Paris. voici qu ' ils n:vcnd iquent ce lIom UV\.et à eux-mêmes.. C'esl l'e xode. froide surtout. . leur hiS(oire Ci celle de la France s'entremêlent au fil de. une vie ille Alg4!roise désemparée. id..l tê t1 ' Oran. L'affrontement de deux slogans: « lcl.les Musu lmans ne votant pas -.etre autrement prévenu le danger. aprh 1962: leur retour nc transforme pas la carte politique française . le pont de s bateaux surcha rg~s . qu 'on Ill' reconnaît pas.. d' anise tte Liflliitana el se.\il. 1. Européens et Musulmans. La douceur "nhocvine n'est pas plu~ fraÎC he que.~ odeurs de broc hettes. les quere lks parisiennes autour de l'affaire Dreyfus. Scul. Les brumes de Sarcelles n 'effacent pas le souven ir de 13 toufft:ur . il est diffic ile de garder l'eslime de r. Là· bas. honnêtement reptésc:n tés. tout d 'abord . Comme des habitants dispersés d'ull~ 11TUvilln' . où il conquerra quelq ues mu ni_ cipalités et un siège de député.. en 1954. puis pr4!JlOIIdémnts sous la IV. P:u1ois simplement la vie ...ai!.. J'espoir..l ille.'l' '"'" certaine fiené ...

1mais une fraternité naturelle pt. que de nouveaux ~paces. la routine avait su~ ll'aventu re des défrîchcun. Héb6lfs. les plu5 anciens ou les plus faibles qui n'ont pas eu la I"o«:e de recommencer ni de su rmonter le trau matisme . sur la fin . ct 950 qui végètent ou qui crèvent de faim .S. Sélection naturelle Derrièn: . surtout. aussi.!':e:. il Y a la grande: masse des mo)'en. les pieds· l1u irs. il y en . pl u. le croyaient-ils vra iment '! Toujours sur leur!. qui oc :<eUlhln Îl'lt t anendre.. les piedsnoin>.. . oc petits Bl a nc ~ '". garues quaoo leu r voisin ne s'appelle pas Dupont.ptW" du 16 iuillet 1982 On les appelait les pieds-nairs Por Chri~ion d'Épenoux Le plus grand exode de 10 clêcolonisotion .. bourgeois ct fOncl ionnaire~ rétrogrndés par la pene de leurs avo irs. Algérie française . futures .. nu .. Avec leurs n. Dlcssél'l. Le pre mier obstacle que lro uvèrem les pieds-noirs sur le che min du retour ~tai t le plus dangereu~ de tous: les préjugb.. .~. lonb1emps demeurées tenaces.~ d'un million de Françai~ traverK renl la mer.. Le vaste ensemble français. : 11 ce cadeau tardif. . Pou r différen tes raison s.li tique d'alors dut préparer l'opinion au grand virage algérie n. n::flUllnl massivement d'avril 3. Et quand.. moins. Et que les chocs.' " " . dépant.. au cours du plu. facétie amère de l' Histoire. comme dans toute transhu mance humaine. Vingt ans 0111 pa s~. a.. d 'abord COllIract~. El: en é taie nt fiers. p(lUr contrarier ce! rumeurs. et dissipé.ncu~ leur colère.. La richesloe ct l'arrogance d'un petit nombre de privil~giés . dilut l'amc:nu mc:.~ contribuèrent l les lK}tIfTÙ". autre rive . loin s'en fau t: une communau t ~ humaine n'est pas un tu s de sable nivcl~ par quelque machine. a absorbé peu l peu cet apport eJl..' grand c. ct ju. Mai . juillet 1962. pieds-noirs trop voyant.50 Qui fument el mangent bien. Pon.~ et les éclosions inattenduc:s. Eux.u. Christian d' ÉpoOOU1\ les 0 revus. Ceux-Iii un t tuumé la page. ils n'éprouvèrent j. quelque:.( qui ~ flil~fl'n' kur -. S ' abritant. que œil! trente ans de pouvoir politique s'étaient efforcés de combler par l'entretien d'u n foml idable mythe.trt des malentendus. pour jaillir. leur tri. il ne fil rien. c'était un des slogans de l' . et d'autam plus Utlblicu~ du paw!: qu'ils soot aujourd ' hui mieux en selle. :1 l'évidence . sont ~uvent salutaires à ccu~ quïb n'uni l''I~ bri~s. et qui rem!k:nent la nostalgie du paradis perdu . et l'a utre rive.. le promoteur Jactlues Ri bourel..lvllis. qui le sont restés ou qui 0111 aca!dé id à mi ha uteur de l'échelle.\ode de la décolonisation. Vuilà que se réalise aujounl ' hui.. quand MlumaÎent les vents m. incen itudl:li et :se œfugiant dans les plis du drapeau.nlei! d'Algérie. Il y a les revanches éc l atante. plus d'un million de François d'Algérie reflua ient en mos~ ven 10 métro' pole. quand ils soupçonnaient un doute. et circonspccu envcrs le Non-He1\agOflal. le pouvoir p. Le temps li fermé beaucoup de blessures. reçues et l~ slogans fabriqués. s'il ne les encourngeait 1"" en sou.. te!> Ramirel~ ces Krau th ou ces Wagner 1 Ou ces Leonelli. Natif de Saillt-Eu gè ne. main . Comme les idée:.1. e1 CO~. D'u n man iement simple. emportés par une autre vie. ils sont connus pour avoir la peau dure. térieur qui :achève de s'y dissoudre douccmcnl.Iur ces oompatriOlcs de l'. ou classes moyennes restées au ni veau de leurs ambi tiuns. Depuis que. IrICQMCÎenlS des retombée. définitivcment.. unc idée réaliste el terri ble: « VoliS mettez 1 <XlO prisonniers dans un camp. En arTi~re du train surv ivent.. Au bout de six mois. c'était la Méditerranée. EflIrnvant la marche de J' Histoire. Parce qUè. sur la fin des années 1950. les Musu lmans ont préf~ré l'indépendaoce. ces Azou lay et ces Cohen ? Hum .teS~. n'avaient su atteindre It:: cœur de ceu.mais n'yen a-t-il pas panOUI '/ _ furent généreusement allributes à l'ensemble d' un" communa uté. L'i ntégratiOfl. Perdus pnur la nOlitalgie . dans leu". Toul n'est pas ~gal . pour servir longtemps.ll' leur avoir offert des chances n:oouvelfes.<. Sanchez.. La plup. peinés. Ic~ Français de Fra nce. Animés d'un patriotisme chamel. doM l 'b.oy~ . ils le sava ient. lïntéllrution des pied~-ooin en rran~-e. tous usaget. Français... dc sc semir aOOndoolll!s. Intêgrês ~ Oui et non : vingt ons oprês. §lIr celle sélection naturelle. Ce fossé..1IIi5 c-est la vie ."ffiell!S fromçalS. En 1962. tHier son action pou r la re ndre plus acceptable.~ et des anonymes.. reconnaissants à un p. c'é tait l'Algérie. qui IIC cultive guère ces fleurs du mal.

Un peuplement qui ne ut isfai! poul1an t pas Napol éon III .""tJ. Même le souflle d' A Ibt. les usoc ia pu bliqueme nt li la victo ire ."ll i.. répond l' autre.\ JO.H lOirs? Sur Ic~ q uelque 1 100 onu Fr. gnMCS em:urs des pi«ls-ooirs. J uin fiait de s leu rs : ils le ~u iv ircnt au mont Cass ino . qu i.. f mot ions esthét ique s dan s un décor qui occ ulte la réalité popu la in: . dep uis p lu~ d'un s iè cle. les pied. Mais t: 'esl surtout dan ~ le sillage des . et surent y mouri r. était pas~ au-dessu s des têtes: ln se nteur des a~ ph\ldèh: ~ . Sans w n· 1er que. ct dépenser leu r argent sans compter. Ce à quoi Turel ure .. u' un~ minorité 11 J'ex isle oce de ceux d 'en face . au fond .UlI. dit-oo . Sur fond ù 'u n tlr.. JO [)e ux fo is. Mu§u lman s c t pieds-noirs confonduS . l'empereur de la Mitidja. et les e xi lés poli tiq ues du second Empi re.~~i . pou r populariser cn Fntnee le petil pied -nui r dc Bab e l-Out..adcns chass6.. MEme de Gau lle. mais pcr!lOnne ne !lail e ~ lIC[e men t pourq uoi.~3.tme .".'. Viei lle trad ition issue des tcmps héroïl.ju ' on retie nT moins que le fol l ion:.noirs pour de!. en IIC pavanant en vn illll\. Dans u Re/our de /uftml ille Herfl(jfJdt·Z. ' . e n oubli ant un peu les marécag~ ..ALGÉRIE . il faut vra imellt attendre 19. J>!OpbétiQue ava nt l'heure : . ancien tliret.. d'Algérie. .. dont 6S 000 Français . quand approche la dfbâcle. bien sûr. Elle retint alL\~i ~ curi~ . Da ns Le Pain du' .1cur ùt: L'Écho d'Alger apporte une note supplémçnta ire : . 1 i. rut été sans doute Je plus rk h. El quand Gide ttrit k. un personnage demande : oc Vous (. tles propos s an s aménÎtf.L. Ni celuÎ de Charles de Gaulle. • empereu r des França i..'i7 ct U t f amille lIemllnde:. répond. C'est d ans çe t:rcuset. par la guerre de 1870.no irs . choisi. 300 he(:tares conqu is sur les marais cie la M itidja ". puis 10UI un pelil peup le misérnble accouru de s pourtou rs de la MéditelTanée. 11 n' y a rien i fa ire en Al gér ie . la Fraoce mé tropoli tai lle relint §urlout les 300 h(. ils restaient à l' fcart des modes ct des grands couranlll de pc n!lée. Qu' l lenri Borgeaud. . p iu oresques mais fantai~iMes "'. un pe rsonnage débarquan t d'A lgérie é voq ue les..jucs. écrit Genevièvc BailaL La môll aria . ind ividus mi sérab les CI av ides JO. Alain de ~rigny. mal co nnus. il a fait ~r les pieds. sol dats · labo~ur. que sc fo.'Unnainez la FnulCe '! _ J' y vais j amais. la désillusion PaN don. ils étaie nt venus se naltre . a vec cetle affaire ! JO prott""!ite Ribourel. la poésie de Tip:. e n fait. !!fnateur.. grand bourgeois repu e t cupide . pourchang~r d 'air el soigner leur foie.. où les intlt pitles colons venaienl e n France aérer leurs mih mcs . splendeurs al gé rie nrtel' . Ah.~ el des Arabe. c 'e~t ITlême un e nfer. Viendront plus lard les bannis de la révolution de 1M It les AI-. qll i venaie nt chaque année il! Viuc1 ou t. Une poignée d ' ~ri ~locrale s séduits par l' a venture .. Seule me nt pour fain.. d~ Genev iève BBil ae .: d'entre nous. _ De ce ne n e nture . Faire rombance au. le Pr Xa vier Yacono f numère u n t~s grand nombre d 'explications . ils rent r!rent c he!. En IH47. ~'é l llrl: issai t un ro~sê d 'i ndiffêrence et d 'ignOfllllce mUluelles.. ~ld. au dêbut. Ufl en a fai l une mayonnai se. de$ E)pagnols. Puis. oil la réu ssi te devient héroïque. pout bril ler en politique .. de Claudel. lin iru it par venir à bout. rien à dire. q ui lw r e n voula it de lu i a voir préféré naguère Weygand et Vich y. où ils IIC trouva ient bien. L'bpreu du 16 juill. des gens trop puissanls.. dont se ule une tru~~·d i~' . Ëtrange ." Milliardaires. mai s fai sant pe u pour l'être .. Le dfbarquemen t de~ soldats de Bourmon t i Sidi-Fc rruch . Mais.'\:. ViChy. ~cemrés. mill ianl airc'. en 1830. c'est d'avoir parfni. les immoneJlc:s a u parfu m de cuIT)' ind ien . en I. tenait e n privf sur elu. • COI\1me si k-s 50 curistes de Vitte l. villagcs St: créen t dans J'i nstcurité Cl l' insal ubrité _.. La colon ie des pionn ien n 'e~t pu une s incru l\'.l1 peu parlf.. car il fallait l'~.la guerre .. q ui re fuse dc voi r se pe upler l" Al gfrie d '." IIméric aine. n l1 jour.. J' un des plus gmnd s tk s leurs.! 1982 sol1 . c'él:1i! le peuple d ' Algérie . dont on avait fo.~ appelait les pieds.1.rge le peup le pilXl -nu ir. sans rele nir une réponse: !Olltisfai!Ollnte. Et sun langagc et St:~ mU:U I"l>.<.es brûlant\. de Bugeaud que s 'insta l· lèrent 11:$ prem iers t'Ulo ns. On lt.""C· tares.• Le!. Universitai re a lgérois e t s pfcial is te ~' il e n eM. ils sont df jà 120 000. III touffc: ur St'nwe Ue des éu!'s de là-bas n'avaient sens ibili~ .'. I. des Italiens... eux . mais aussi des Ma ltais. plus des de ux liers daicnt dc" • petil' Blancs _ tic ."1 ·. Comme Marius avait attendu Pagnol pour acc&ler à lïmmorl ll ' li té.j uêle tr une chaoce et de nOu\'eaux espaces: ùes Frnnçais. Pour œ n ains. e ntre c:u~ et les Françah ùe Frant. Cts ric~ propriétll ires. C'~I sul10ut pou r prome ner .'rI Camus.it ou~'el1 la voie el lIlarqlll: le début de l'épopée algérien ne. L' ulle des pl u. el ses démêlés drolatiques avcc son voisi n antbe.. 3.. dét"ime co lons c t fonct io nna ires . Mais il est tard pour mieu~ se: oonnaitre . celle découvel1e soudaine de ces FraJ)çai ~ d 'ailleu~ .

de familles s'embarquent en 1963 et ne trouvent que dc§ eai llou. rlCns.llitains. On Iilit mi roi ter à d' au tres les mirages de la Pampa argen tine: une ccnt ~. il est ~jà directeur d u domainc de Thoiry. ponant • leurs valises bourTée~ de billets _.. au petit matin.l ferments.. vi ngt ans a pd:s.l malentendus s'ajoutait d~sorm. de fai t . _ Ap~s quatre ails d effortli et de mi~re . revient dans le vîll age de ses ilÏeux. Il quintuplé en quinze uns ct représente &!jà la moit~ du vignoble européen.oupîe. . encore un peu plus amen. par bonheur. Dans le Gers. comme les E.. Ils ont aperçu de leur pas. dan ~ la province de Formosa. et ses dangereu.. l'un des gros bourgs agricolc!i pieds-noirs d'Onmie. le prUel H IlIL~..l forces de l'ordre raidirent encore la mtfiance des Français. Le gros colon uploitcur qui fuisa it suer le burnous se doubla bientôt d'u n assassin.. allait se charger de compléti!r le portrait : la sinistre légende du verre d'eau refusé par les fermiers pieds-noirs au.se~ desperodos livrèrent aux Algf rîens el au. et sc sentent moins dëp:. le Tam. ici. 0 11 mobili l." . qui débarq ue se ul. la Haute-Garonne. Mais. sc souvien t Castel.l de la terre.u~ sans doute plus de dummages q u' une \'ague d'aUe nlll\ FLN.'CUI( qui parlent haut.(.ldroifs. De jeunes mal. il pense qu' il doit à la Fnnce d'. surtOUf.~ti! 1 el LouisctlC Sahuquct.çaise . (Ill i leu r refilent au prix fon des hectares stériles donl personne . Résignés.\oonant les cinq notes de .:êoan. pied-noir de souche aveyronoaisc. les œuvre~ charita bles. Il ne reste aujourd ' hui. )O La rumeur pied-noir lui prête une phr.-. À partir de mai 1962. une Marseillaise fait paye r 35 fraacs .\ pri. parfois pieds-noirs eUIl-mêmc~.li leurs dép!ns que la place est prise . Le mai re. à 18 ans. quelques hummes ~ftni tivement e ncJonnis : les gto5 bra.. o n a!"'CUse les OOtI\'eaux immigrés. dan~ une monograpâ ie d' Er Rahel. La ville s'agi te. on n'est pas des Arabes _. Le ~venu des Européens par habiUiIl t...C : la Croix-Rou ge et le>. in . t~ '''' « Réveiller une France as!>OUpie » L' accélération des év~nemcntl. être aujounl 'hui !. CeUe demi~re n'eut pas lieu. i_\ une sourde méfi ance.. Et l'on es! ~!Onnf d'apprendre.noirs une monlagne de oon nerie~ . ma is on ne pensait pas que vous étiez blanche! •• J'ai entendu ~u r les pieds.. Et. dam une salle. Dan~ les campagnes. À !.ru utn' ne veut. SC(:OUTli diveTli. dans les eanivea u~ ~ quartiers c hauds de la vi lle. Marseille e~t un test que Paris prend au sérieull.\tablct.1'C11e les colline_ . que Je vignoble arabe. digéra nt mal ce premier amu~ . Certains. Roben Ca. la ~Ilu~lon 1'01'\1 doru L'lxpress du 16 juillel 1982 modeste. inquicu de voir \nI. ils . elle s'e ntend dire avec étonnemen t : . se font apostropher par des ~ pcetalcurs : <OC Retournez dans votre pays! . traduit : " Marse ille ne sera pas A lger.<. Ça rait mal.. Choc de de u" mondes q ui se mesurem et s'appf'Cn nenl. braillant des s10gll ns el ag itan t de~ drapeaux .vcrser. quelle que fût la tcntatiOIl de ce nain s de .)' sés. encore un peu plu" ~munis.tSoC plus terrible. q ue l'o n répè te encore. La riposlr: ne Ulrde pas : les derniers rêveurs sont femlement dissuadés dc sc componer en pays conquis. de la pègre oranaise app~n~nt. Dans les bureaux de la prérecture.. pressés de retrou ver un lopin c ultivable. souven t. À Pie rre Gonnaud.l soldats du contingenl leur c. Gaston Defferre. qu ' une dizaine de familles rescapées de cette aventure. ct de PurEe de MW autres.'entleu"'l11 comme des fou~.ALGÉRIE. et le demeurent.'C q ue nous sommes . Un jour.Rouet ct de la pointe Rouge. dans les bagages des rapalri~s. dans les filets d'aigrefins . Pa\ que. . la plupan repasscnt l' O. patlIge.10: Can'y-Ie. La premiè re fo is que Louisette. en 1956." situations mirifiques que ]'on prom el • au Nl)I'd _. Mais oil sc croient-ils? _ 5'in ~u 'l:e l'homme de la l1..."lo(apatriés. à la veille de l'indtperKlaoce. tomben t 4( . les pioos-noi l's.. on retrouve auss i.Ie.~t ion de troquer cet. serei n. Jïnsécurit~ ct la guerre civile.. Mais au. IC$ antennes du ml nist~re de. vingt ans après: S'ils ne sont pas conlen ts. Mais..Picani ct le main: Defferre s'entendent pour éloigner au plus vite cene énorme nm_N .. je me souviens.. Al-b>é-rie fran . Sur les quais de la Joliette commence à s'accélé rer la ooria des bateaux. sera mitigé. Les combats extrimes de l'OAS . de faire monter Ie. L'accueil. ré\-eiller une Fraoce Ms.~ cQntre l' accuei l ~' t l. pareournientla Ca ncbi~rc en kla. . huit ans plus tarti. q ui menaceront demain l't'chiq uier politique loca l. ttait inff rieur de 15 % à celui des Français mftropl. hébétés plus q ue redoutable~ . avec 50 francs en poche .. Le N"nl. une place pour c!onnir su r un balcon _.. Marse il le dcvient la grande ponc du retnur en mt' tr-opok!. le couple ino ubliable de Lo Famille Hernandn. qu 'ils repassent la mer.. on fait remarquer fermement qu'. les fonctionnaires de l'Emp loi . s'obstine nt. la lulle SlI ns me re i qllC ..

i. les pieds-noirs avaient rec réé une nouve lle Mit idja : de~ fermes modè les. qui les rejeile. 11 q uille le pays très jeune.. On a brûlé d u matériel. le petit marchund d'électroménager de Staoueli . Les picJ~ · noi ~ ont apponé leur dynamisme et leur énergie. lb pK:.1 rct que leurs a'ieux étaient l'Orses.1l1out : restauraT ion. ~i l'on pe ul di rt. La Franœ m'a empeché de claudiq ucr en tre ces deux idenTités. son père employé des postes. des rapalriis fUI d' arriver dans un pays en plci lle e. fi 22 km d ' Alge r. ct eommunil>lc.\ -Nice. Et il ajou te fi èn.:nt pour la première fois. le paysa ge: pied-noir de: I" Uexagone parait presque im mobile: «Sc hématiq ucment. pour nous A lgé roi~. les Français. pour les Oranais.tlicn. dans ces jours sombres de 1962 'r Avant qu' elle apparaisse comme la «marâtre.. Très chic" très distingués. En Co~. qui donna ient le ton.' II<' voulais pas 4! tre le dindon de la France. des 11:111gan. ct non avec l'Algé rie. Li lle 1 Mulhou<oC? « AuTant nou s elwoyer. 1 le $Qurire en plus Des réuss ites qui n'ont pas plu /1. Est-œ pour cela qu 'il est sans rancune 1 « J'étais un j uif pauvre : ma véritabh: hb. A l~.. quoi ! Mais. l' un des personnages symbole~ de cette communauté. sont parlis.. et pl us sereins.J. cha~sé:s une deuxième fois en vi ngt ans. b leur tour. .k voyages.\ pansion.' .ale. je ne suis pa. puis les :KTes.\ (Parly 2. On frém it à l'idée de ce qui se se rait p. ln première grue était pied-noir. Les Fernandez cherchen t Il vend re. ce qui frnppe. c'étaient des Martiens ~ Comment l'i maginaient -ils. vous en revie ndrez gué ri ~.. À Nice. Oc lu plaine côtière orien tale. de l'aut re côté de la mer. lu réaction locale a ~tt violente. Avee des ocues. Pied. Vin gt ans après. all. Roger Hani n. deven u de gré ou de fon-e. Vin gt ans a~s. président du Front national des rapatrik (FNR). ~"'1 une sucœssion d 'échec~ .ALGhit tE. les deux tiel"li d'entre oous ~nt établ i ~ au ~ud d'u ne ligne Bonleuu. B le~~ dans les Au rès. et foncé. tOUI le monde. ils ont ouve rt une a~et K. pousseront j USl. Dyna misme 1 Ils sont p.: ment. mais le '. Dms [e~ marécagt. commence il. hôtellerie .~. ""il' ti rent plus volon tiers les lC(. une sncralisution de la mère paIrie." Son grand-père était rabbin . Les Wagne r commencent Il arracher leu. Us représcnt. Qui n'eST pas toujou rs la mère par le sang . par le cinéma. ma is le dev înt p:lr l' ado pliOll. ta désilLu!iion Poru dons L'fxp~u du 16 iui llet 1981 eux . et Lyon apparaît di jà comme la capitale des glaces.'Ons du passé. D'autres se laisseront all irer par les lu ~res de Paris. Il faut conjurer les souvenirs. Sli ns malice: 0( À LH Grande-MoUe. beaucoup plus riche. e'\pliquc avec émotion çette vision de la France: • Le~ Algérois. & j'ai découvert . devenu le premier promoteur privé de France. III ~tropole donne des idées: « Je l'i maginais un peu comme • . Et recom mencent de l. 1 pèse la Pr. c'étaient des Mmiens."" vign~ .: LangucdœRoussillon.."urin' en plus. ils y sonTencore . et ne connaît donc pas k: «choc de~ communautés.. le long de la \'anée du KM ne.tés. Sédui l~. eux décou vn. Juif. . puis acteur.ce nzo.. en Sibérie. parce qu 'ils y ont cru. A"ec la volonté de n!us~i r ct de m' intésrer. Marc D i Creo. plllSliqué des cuves... esti me que • les rapatriés ont été la locomotive du dé\'e loppemen t régional. . Je di.noi r.\ pieds-ooirs : retoume~ en Algérie. rotllmerciau.éro. ou relta. dit Max . un puys ridK' . hai neuse. • Pied-noir et fie r de l'êue _. Les Lconelli S'aœfUchent P.loire se passe avC(' la France. Vé lizy 2. une adm iraTion. commcn:e.:.. ceUe Françc ( IUC l'& rau nte majorité d'entn." Certains.1Ssé aujourd ' hui. avec le recul. dise ntils. Dans It. à 22 ans. nombre ux. pourtant..ju ·à ces frimas: mais ~ \' ieooro nt pou r la plupart vers le Sud . Parce qu'elle m' a pr:nnis d'être officier..je ne suis pa~ arabe. Av ignon. c'étaient des ge n~ un peu s~ . te'l' II rés . ct parfois de kliN ~'("I\' I11 ~ .. élégan l~. Parc<' qu'e lle m'a donné une réalilé.:. ~ans pleurer. avec une poinle au nonl j usqu 'à Lyon.~ isr. avec de belles \·illas t. Il y ~.111111 je n' avais pas idée.é ro is." l' Al gi rie . dégoûtés. Mais Mn et <"'han tid KrnUlh. eu les menaces. des vignobles qui ondulent. « Pour nous.. La C2l.aiem le modè le. qui otTra it une opportunité extraordinaire.Lou i~ Sul." À Jacques Riboure l. palron de la Socié1é des œ ntrc. estime k an Trnpe. t~ méraÎ ~.mee du retou r en tennes économiq ues: « La chanœ. Jean.. pe ndant que les autre s se "rallaien t la tête .:t de grunds p\:h l~ . ciném . c'c ~t un respect quasi filia l.pit. Et l'on trouve le dernier tiers dans la région p:lris ienne .. . les Fra nçois. vigno ble.« Ma vie. j'avais déjà donné : ... qui avaient tout défriché de leu rs ma ins. promotion immobiliè re . la Pan-Dieu).. ma i~ d' une aulre planète.

Ma is les autres? Pour Ta~snu ..' n: lMt tic: malentendus. Un rJci sme à trois él:Jlle~ : les chrétiens enve. En 1955. le FLN proclamait que les Arabes reviendrnienl . Comme Tassou Georgopoulos. cal me et lOujoUI"$ j uvénile. 1. tOU f ça.. pou r Jean-Lou i5 Solal. été algérie n. rai revu PieTTc Lallaill"rde . s'assoupit. bltol!llier et prOt>pê~ .11 AI I:e r. vi sanl à gamnt!r le fUlUr de s Européens dan..~ une Algérie indépendante. qui sanglote encore. N. . Beaucoup d'entre nous. Il fUI le chef politique des i n s u rgé~ de r OAS en Algérie et le si gnata ire des IlCCOrdS secrets de juin 1962 avec le A . Jean -JacqueJ\ Susini. qui luna jusqu'au boul. . Extraon:linaire aveu . la inique. Nous vi vions dans lin monde clos.. qui con). Ce grand gailla rd dégi ngandé a toul connu : le corps ~ Paru da ns l ' fJqHen du 16 luillet 1982 corps. c ' e~tl e rac isme : . Occu ltant pudiq~mclII le passé. Pllit ierli.la ~. et tous se retrouvant ami -Arabes. . docteur en m&leci ne et di recteur de soc iété.... la lang ue I flIbe .~ . devenu le che f de.. Sauf pour les lâc hes ...~. l 'homme qu i prit d'assaut Ics bâtillIenl'> d u Gouvernement gérM!ral. Ma is.. l '« aberration .1a Auch. Cc que retient Roger HMin de sa jeune sse.cnt le u r~ nosta lgies $«zites. J'ancie n patron du fameux Café Riche u 'Oran. la fu ite en Espagne. fui l' absence de euriosité réciproque : .c 'est le nom qu'il s sc donnent . ~ Can nes. Peut-être souhailent-ils la lai~!J(! r domli. pieds-ooirs de répoodre . Soudés par leur anciennc !ivolle.lIu~. Jo. du déOVUl:ment algérien.k' fonetionnuires. Parce que c'était l'ordre des chOl'es. repous. aociens ami~ " .. Cil évoquant son ~re . Cet enne mÎ mortel des natio nalistes algérie ns gll r. t ... eollcctionllC pa"tl~lement le s d iplômes. pou r lu i. Tusou vOil !oe. n'élait qu'une étape : . se \'eut tOO I entier lourné vers le prellCnl. n' est plus L'C 'lu 'elle élait '! Au.~ . le c3JT05Sicr.. A Paris.". Roben CI Roger. les juifs envers les Arabe s. M~mc pour h=~ • anc iens oombatta nls ~ . Nous ne cheKhiom pas A découvri r la clli rure arabe .de lil lutte ~ outrance. ne méri laient pas que l'on se batte pour cux.ALOéRIE. nOLIs ne connaiss ions pa~ l' Algérie . ceux-là se vermot long . ecu~ qui furent j u..c n'a jamais eu de poli tique a lgérienne. Aujourd ' hui . de la Franc e .. le 13 mai 1958 . . une force de la na ture .'. Le premier des maux . . l'insurgé historique des barrieadc:s de 1960.o. .~ temenl. Et. la répon~ e st cl aire : « J'ai cooscieoçe d 'all' panenir à une dias ponl provisoire .• Surpri~ : même les héru~ (le ]' .<. luc ide : • La FI1i.. estime: Mu Knuth. snn fl'tre assassinés. empn se munlame..a. les groupes de ehoc OAS ue la ville .. j'aura is été FU". D:lns un appal1ement bourgeois d u XVl r." les juifs .é . lnquiel Je l' . à la « décadence . Il commente aujourd·hui. « Une diosporo provisoire » CcSt déjà loin .. Algérie frança i ~ _. peu l peu . comme pour conjurer le pa~o. I·cxil. au fond . passionnéme nt e t tri.. du commu n i$me et de la CGT qu ' il !':ombat sans merci d:lns les prélo ires."mp!i encore sans doute... .. déjà . sÎ j'uvl!i. e mpl oyé d ' une mUluclk ..nc. collines.. e ntn: sa femme el ses enfants. Et ccla nOLl~ pani u ait normal. Il vit paisi hlclll.. anenlif.\o. _ Comme pour clOre un chapitre. Le u' histoire . A part les plage..' un respect pou r l' adversaire : . ils sont Il Poissy .qu'au bout le fer de lance de la communauté pied-noir. Faul-il le n:gn:lter '1 Ou faul -il se réjou ir de cc que la nO!'\lalg ie..

. de reloire le parcours de ses p<l<&r'Ih.. en 2002 .!!e qua rante ons plus lôl..l... C'est le première lois qu 'e lle se rend don s le poys de ses parent..On voyage... ence.' • pas capables de géUlf leu r orgent •.. CesT en Algérie qu'elle le<'m ine !.ite de 00"" Ou scilnario d'un rillêlilm..... f<Jmi lioles qu'on relWo il de levr ou matif que le. à Mar . d'Alain TO$mo.'esl évidemment pas QUS:r.4 simple. en s'engogeo nl dons le. 2006. harl<is n'éloie. Son poiIriple e$/ avant Iovt une 'luite.l de 10 France.« Mon père. 2003) .. poo.. Dal ila Kefchouche est journglis!tI 0 ('EJ(fJfen depvis diijo q~ques année. D. le livre ser~iro por 10 ...d'" de bQrbelés.2011 . l'EKpress du 4 septembte 2003 pYblie de Iorgel e>llroits de 50n émOlJV(lnt récit o utOOiogropl'l ique IMan père. débo. don. les a llocations do. Elle raconte les comps du sud de 10 fronce.. 10 misè re et l'ossisla nol. Dalila veut comprend.es.orquoi son père 0 c !l'ohi. Harle .· 'lu.. forces fronçoi:. la véfikt .. di/fu . Seu il.. lonqu'elle décide. ce harki.... levr vmage.ê por Fronçe 2 en oerabr. ce harki » Retour $ur L'Express du 4 septembre 2003 Née en 1973 oon~ un camp de Ilor\is du sud-oue:r..

..parce que je n'ai pa5 choisi de j'êlf"Ç . ~ lIe que mon père..Iités comme des 00mme!i.) mes parents . harkis S'embOllrbcnl. du 4 le 1" juillet 1962. mon pa. leurs peurs. demai n. bà illonné par la culpabilité . ni cc q u 'il adviendra d ·eux . les h3rkis ani vent d3ns une gare désen e el mQf1lenl dans des trains de marchandises.Onnc.. l. Et COOIn: moi· même.lc/ vous avec elle.um· mcitl ~.. au con traire.. je nc ~is pl us quelle altitude adopter. n 'a vu e n eux des jeunes gens.. le 30 juin 1962 ven 9 heures du malin . La tlte su r l'oreille r e l les ycu). je me rendlii à Marseille . .lIM militantisnr ni mist'Olbilisme. leurs dé<:ep(ionS. Le bateau accoste lentement. 1. En sorti rai-je indemne ? Je l' ignore . au fo oo. Un jour humilî«. le 1" juillel 2U02.~..c dire..mcu:ur contre mon père .. Pre ~ de 900 h ark i~ desce ndem ~ur I~ tem: fe rme. Les enfanlS ffiUfchent pieds nus d~n s 1. Aucune in fomlalion ne fi ltre. s' I/.. L••. lTUl . mon âme va crn. Je risque de me confronter a ux dé mo ns de mon enfance ct de révei ller les souffrances enfouies de me s paren l~ .. des marginaux par les soc io logues. Jamais pen. des dépress ifs chroniques par les p5yc h iatre~ .~n t sur les coll ines auvergnates. Fitle de harkis .. cales. le ta in: .<. tuu t commence .. [ ••• J Pendant plusieul"ll semaincs.eS.. Demain. Voilà CI: que je voudrais raconter ù'eu.\ . les familles s'assoient par tem:.je fIC su is plus née. J Mon père. inv isible. h~si t anls. mainumulII . ] Les harkis n'ont jamais élé tr. u n autre révolt~ . loin de Jeur djebe l !lride. mon chagrin SI. premi t re étape de mo n périple. avec leu rs émot ions. colère .• J Escortés par l'a rmée .. leurs espoirs.vurs d'un voyage géoglll phitjuÇ ct temporel . Honte . On m'a volé mon enfance _..! tombe.. Demain.. inju ~tiçe. Le s harkis entament leur nouvelle Vie en France. fe n plcure el fenrage. leurs déchirements. ma famille est arriv6e en France el fa i œn. illtju iclS. lamll. gênée par le pas~ trouble do.llrque de ma mère me rev icn t 11 l'espri t a~lInL Ile somhrer : . (exlrailsl Par Oolilo Kerchouche Depuis mo n ado lescence. lui ai-je Tipondu.. sûœmenl paumée. eheminer auprès d 'CUA com me un filfltôme du futu r. La void . une rem. effil~ ." Pour mo i..Paru don.grippant ~ la rambarde . des orages d 'été tun. leurs ilfIgoi. " " . TI s'approche de~ pl()(s d'amarrage qui se dressent sur la jel6e. contre mon pays d 'origine. m 'a d it un jour ma gra nde sœu r Falima . Dans 1Cl! wagon~. c 'est le signal du dépar1. [. leur Tis ignation. je me sui! lue trop longlem~. des père!! ct des /W. Ils n 'onl aucune idée de ce Qu i les anend . L' automne: approche. IIU l... je peux le rel11Ollter. Je traîne une r. ce harki C'esi l'b. immense. Demain. . révol te . 1Cl. contre ~p!el<1bre 2003 Marseille celui dans lequel je vis . Mais comme des indigè nes jlaf les colons . S i elle ne peul guère raUllIper le temp" perdu. désir de crier.onne. lourd . ils n 'ont que des habll!> létc". glissant sur une mer aussi étincelante q u' elle est leme aujourd'hui.~ ce qui m'attend. El moi .. de cogner. je me di ssous dan. Je suis une fille de harkis.. . i. À quoi bon remuer lc passé 1 C'est fini. Je ne le vois pa~ mais je le dev ine. J . omniiICien te .">res . moi. Un sifflet re!.~ solùa'-~ bien aligJJé5.. les harki s se heu n em 3U~ caprices d ' un climatlcmpéTi . 1•.. d 'éprouver tout cela.r autour <les mien s. J'imagine le Sidi-Brahim qui se profi le sous un c iel éc latant . Le tnUn gliS5e le loog des rails. fêlure intime . Un 3dolesc-cnt !installe sur le rebord el balance ses jambes dan s le vide. des milliers d'yeux ébloui~ elignOlent en haut des esca lic r!. .\. La plu i. sans jugement ni polém ique.. cO!. lei que je J'ai relIOtl\"t dans \es arch iveS de la chambre de commerce de Marseille.~~.. Son ls de l'obscu ri té de.1 bouc froide . des Ir'Jîtres par les Algé riens. ils ne posen t ancurle quÇstio n... 1 Bourg -lastic Personne ne ~il combi en de lem~ iI~ camperunt ici.. Bondissant qUanlnle ilfIS en arrière. Jeun djellabas ru issellent. pctit. Je rte sais absolu ment pa.. Le soi r.:s. ne m'a jamais racontée.~ le temp!>. Raconter une histoire de harkis <fans l' histoire de III guerre d ' Algérie .'Crel. te ls de!. La nuil lombe.je vais marcher vinucllemcnt a uprh de~ mien s. des soldais fidè le~ dévoués corps CI âme li leur PllIfÎC par la France. leul'li illuskms et leur fatali~me . j'occul te celle hiSioirc.

. a lors qu 'elle a suivi sa famille en France pour. L'fquipe médica le r a emme~ au d ispenuirc le matin e t J' a ramenée le soir.'f scule e n Algérie . il Rivesaltes Il neige sur les harkis cel hiver 1962. 1000000uïls apprenncnl qu'm. la voisine dc m.I. en réalité. du " Hlplemb. fem mes Superposent leurs robes c t ~'en roulent plus ieurs foulanh ~u r la !ête. comme tous les Français. k'll J. procts-vcroau x.·.. les mili tain:s I1Il ionne nt les supp létifs ct fie le ur donlle nt qU' Ull petit nlU~e.us. Les nLlil~ d' aoO. avec 500 noom .s ct diagllOSl iq uem de nombreuses infections pulmonaires. mil. qUI! l'!\d minisl ration d u camp met tou! en place pou r bri~r les grandes familles ongin aires du m!me vi ll age e t h iter que ln dou8l1i ne se rt!<:ullSIi- Paru dons L' E. malgré la nei~. mont enl dans le coovoi poi tev in. les hui t mbJecins affoctfs a u camp vacdncnt il Inur de br. Elle sc retrou ve sc ule Il ''ec son mari el ses e nfants. mon père ne femle pas l'œil de la nuit.!pfch~ sur phll:c. J l'i nt~~ rm iun. des prob lèmes respi nlloires.. Les troi~ ~agcs.. Par manq ue d ·hygiène. les en fanl~ altrnpem la sale . il y a de.vuée pllr le ve nt _. de briser les solidari tb.~ mon et se: ba tten t au moindre pretexte. Puis on la re nvoie chu. ~ lit et wuffre dïnsomnic~ depui~ leur amvlte à Bourg-Last ic. un joumalÎSlC de Lu M Qnlagnt d«ril « un e ffarani dénuement _. 300 supplf tifs manqucnt lie Il' IYII.~. l' lusieu rs fo is par nuit. pou r le réchauffe r. Poor son en fant .. le premie r qu 'ils passc ll1 e n France..l'un d'entre CUl< ~. les barre~ de soutien sc déc rochent. ne pas rest.a ~re accouche d'u n garçon. e lle. parmi eu.<. « Et je me rt:lrouve dans une lente e nvahie de chardons ct Sl.. II nu il. les rem boîte.. gnu comme des pneus de vui turc. dans un pays inconnu . que. si mple ga rde mobile de ptO(ection ru rale .. il ne compre nd vrui mcn t pas./: les ha rkis uun_~is. 200 harkis.. s 'i ma· gi nait-il. SOnt nehemin~s vefllu n ca mp ~Ui pd il et plus humain _p~ de Poiliers. . . Non. qui." fill1lilles. Le jour me me. l'eau gèle. . sui! le gros du balaillon. Le dénueme nt dc. Ils n 'ont pt"~ ue rien à ma nb'Cr. . Aeheminre p<l r cam ions-cilernes.~ bras. Elles me llcnl au monde 50 bébés par mois e n moyenne.andis tjlle Ùl ü~rti lance un appe l à la ! énéru~Îtt pour récol ter les vêtements cbaud s lei les cou . Allongé p~s d'ellc. il se tou rne: dan.. Irritables. fagots.magas in . Ma ~re s'étonne aup~s de ses vo isinC5 : « On d irai lllu 'il. déllltlnlC k .ent. ~nervé.sson de quelq ue~ heu res dans le.\.. rolV . se recouche _ ] . gardes forestiers ou anc ien~ fonctiormaires.ku rées destin&:s a u.. Pou r le ra vitaille me nt.'t. ils déposent la jeune accouc1lëc dans sa tente glac iale. sont conduil~ vers les grands camps du sud de la France. ma rn~re .". oc.~ fe mmes q ui onl bnl 1t Irop vile leur. moins chanceux. . Il pensait qu'cn France il serl illogé dans un gourbi comme celu i qu 'il a laisS4! en Algé rie et qu ' il tra vailler. ch aq lle femme reçoit en cadeau un burnous e t un peu de laye tte. gclce à leur passé d 'anciens mili laircs. Lc. conS!lIIe-t·jl. ]. À Noël. Dans \cun. regarde partir ses parenll. am er. l..~. Sous ~tex te de favurisn s'ag il.!i t un lo pin de terre . ju~teme nt . tailleme nt le garde. Voyant les pa ins s'amonceler dans les fossés. mê re don cn serrant contre elle son petit garçon d'un an.~ fam illes est e ffamnt. probable ment de. ten! le boi.'" A LGÉRIE. . déchirée. les harkis se dispu. Pense:r.~ des bi dons en pla. telle me nt pu antes que toui le monde se soul uge dans la nature . Au di.re mmes ne chôme nt pas.I iquc. Mais dans le~ ilols s'o~rc une doulou reuse: Sl!:lect ion. Il oc comprend pa!o. lmu_ bl&. les mil ita ires o rgB nisen tu n méchoui pour fêler la femlCfUre d u camp. Choisis en foocllon de leur grade uu de leu r SlIruI .. "6iHu~iun o. Lc~ harkis se cassen t k-s Ik ll lS des. Il se lhe.~ sa ten le . des trflCOOIl1C5 et des tu bereulOSt:s che. Les aU I re. angoi~~.. o nt remplacé la farine pllr de la sc iure ! • Elles acquic"t. Dan. une pellicule blanc he alourd it les lentes. Elle ne SIi t pu.spensa ire. .r (amille. mon frè re Mohamctl . devant le paysage qui défile . ] Le 22 septembre. Ma m~re.cndannes n: lèvent deux vols de: bois. Ils se lavent à J'eau ghlc~ dan. dan ~ des SCli Ulii posés pn:~ tenle. 11 s'i nterroge sans cesse : «Cl'»lImem ai-je pu quille r mon pa)'~ pour vivre dans C'ent forél avec mes enfants 1. En dt'cem bre.. Elle pleure pendant tout le trajet en train .e rtu res qui leu r manquent : « Ils vont ~ voir froid.IU I). non plus. faute de douc hes et de luvabos.'S.h. ses de ux ondc~ ct le urs familles. La (Oli m tenai lle tellement les hark is que. se rafraicllissc nl vile i'l1!OO mètres d ' alti tude .\ centaines d 'e nfants el de nouveau-Il6. tous le~ lrois joU". les militai res sc dédde n\ e nfl n à fourn ir de~ poê les.. les soldats di~tribuent d 'énorrrk:s pll Îns. Pe rsonne ne netto ie les toilettes extérieures à la turq ue. Lors des grands froids de décembre. Mon père.e 2003 tucnt comme e n Alg~ rie .

Quel monstrocUl cynisme! 1. Mais ils ne touchent pas un cen time.. sans barbelés ni g.'ompreOOs pas. l' infirmerie el le foyer.k' vue. débroussaillcnt la foret domaniale. deu ~ harki! du eamp rencontrent un Algé rien immigrf dan s tlll 1>. harti~ el lu om !lC. crCU l'Cnt des kilomètTC s de tranchées jusqu'il. .2S baraques en bois s'aligncnt en pl usieur5 rang~ le t.llllQillu. 1··· ] En 1IO\'e mbre 1964.")! d'un ruisseau gelé. La Loubière tnlnchc: avec le$ c anlps précétlt:llt.~. xième rang près du cytise. cireJll des li gnes électriques ju~u'lI la mai~n furestière de La Loub iè re Affectés 11 la protection cont re les incendies. Pflutquoi mes parenl~ ne perçoiventils aucune aide sociale '1 115 cmt droit aUlL: a ll ocatioos familiales. de~nd en pente doocc j ll. ils auraient risquê de gasp iller inutilement ". Ce que j'y d&:ouvre me stupt!fie. pourtalll.. sans appe l : il y a bien eu . le déplacemen t ne les gêne guère. Le chantier terminé. prestation.11".] En cette année 1963. Ie~ gouvernan ts de l'fpnque leur ôtaient toute c hance de sorti. &:rit pM Joël Menay. Cit .. la forêt dumani ale de Mende dresse: ses hauts pins noin. SOffilJ"leli relalÎ\'cment importanles que. les h~ sont œ s nomades. ils cassent au ~si des caillou~ dl\ns la carrière ùu col de Masscguin pour empierrer dc.ion ~ gendarmes l'arrachent 11 une foule d&:hainée. Un agric ulteu r de Rh'esaltes el cinq sous-officiers sont aussi impliqués. Le hameau. m 'a ex pliqué ma mère. qui raconte l' histoire du camp de Rivesalles.1 l1uh/ib de /"Hi$luirc : .... C'est son premier salaire en Frunce. ils auraien t pu sortir du eamp ct de la mi~re. . l ' homme sort de lIOn portefeuille une lia. mes parents s'allendelll • voir des ten tes à pene . 1·. 1"111 . Grkc l1 cc pécule. L'Archipel du m/pris. d'Autriche . je suis tomb6e sur un livre. Tout a rair plutôt bien organisé..~ viw'es au~ famille. PountUQi.. Au tour d'eux. l' admin istration des Eau~ et forl'Is décide de fenner le camp sans préavis. dan. éc rit Joi:' l Mellay. scntiers destints au ~ pompiers. _ Motif: les harIds ne sunt pas capablcs de gérer leur argent .. à l'allocation de subsistance d'environ 450 fnnc~ par mois allouée 11 tous le. Une véri~ble fonune.4 oeptembre 2003 lozère En arrivant en bas du memÎn qui <. En coupant Ie.. On ne connaissait pas nœ droits. Il est uès fier. Nich6e:i iliIns une clai ri~re cou\'ene de neige ct cernée de gr.">C de hil!t-h de 100 francs . 1.< I/ark. qui ~rvil à financer les lieu~ de relégation _. la faim et le froid . ] Porv dan. située au deu. par exemple.il~.illa!:c~ autou r.' hartis tfllvailler I~ 00 elle en a besoin : tels wnt!es lermes du COJlll"ltt pas!iol! avec le min i~lère des Rapatriés.. mes parents s ïnSLalieul dans la baraque que le chef du camp leur affecte. c ulmine il 1 100 mètrc~ d'ult itude. LeI considénllions humai nes de l'adminhtrntion SOJll elles aussi lrès limilées : pour les fonctionnaires.. Je ne t. malgrf le froid vif. comme unc palisSitde de verdure.. financer un syst~me d'exclus ion...er au~ halk i~ Iles . Ces c amps o nt une durée de vie très OOtJne. S'autorisant de ... si tu~ en moye nne montagne . . I II ·~ une source.iemment main· tenus dans la mi sère. pour les hark is. le. rapp rends que toutes ces prestations socÎales étaie nt dftoumfcs par le ministère des Rapatrifs pour linancer le fonclionnemem des camps.Jlkls sapins.. clic envoie le. Leur argent a servi il. Ils mil Jlayi Itllf propre pr~wn ! Les aUloritc!s frnllÇaifots oot volé Ie. L' historien Mic hel R ou~ l' ilffinne égale ment. . ~ deux auteurs concluent. nt une le llre d'un haut fOfll!tionnaire de r époq uc. l'lxp"'" du .". les assis.ALGI!RlE. Agréablement surpris.. . Michel R ou ~ SQUligne la cninte d~ autorités de ver:. Elles n'avaicnt donc pa~ le choi~ . '" éta ien t versées sur un compte spéc ial de service ~ial nord-africain. Ma is TIOfl. Mes parenlS on t donc été spoli~s . 1..i. seuls le Secours catholique et des familles de mil itaires s'fmeuvent du dénuement des anciens supplétif" Un ~lai l me ch iffonne . Les allocatio ru familiales. a i n~i q ue r&:ole. Mes parents découvrent un hameau à t~ilk humaine 00 s'affairent q uelques soldaI!. tames sociales du camp ne les unI-c lics pas aidés '1 Au LVUI'li de me~ rt:<:herçhes.. alon. . spolialion _. dans leur imprfvoyaoce bien OOI\nue. du camp. Mon ~re gagne 15 franc s par jour.~ LI!. Mende.. le ministère dcs Rapatri6 déto urna l'i ntégral ité de 1.~ a qualité dc pcrSOOfll! morale. En avril I%h..r du village . I I~ 1':.. ] Lc$ harkis planten t des arbres. ] Mouans-Sorloux u misère pousse les hom mes aux pires cxtrémitfs. tJOO ver un logement 11 l'extérieur ct mener une vic normale. Les logemem~ M)nt prêts depuis plusieurs jou~ déjà . rapatriés et 11 une prime de réinstallation. croient .

~ vers le camp de Bias.i t . cogne nt 1. le$ harlc.~ guelte _ Après pl us de :. Contre les jeunes du cam p. un re"CU T farouche el secret 'lu i passe ses journées à l' extérieur. Le vieux renlre chef. Il ne comprend pas pourquoi il cric s ur sa m~re . . Il s s 'emparent de ron argent el le laisse nt pour mort suu~ un pom. prend SOft bol de lait e n regardant la sœne. Quand il ~ 11I grand.'iC .cpt an~ passts Il B ilL~.. 1). elle 1". Il . ma mère n' a même plus de quoi acheter de 13 lessive. pour \j ui lleT Bias. supportant dilli cilementl 'nrdre élabli de ma mèrc.. Re bel le. (chef de camp) enlfe s. ~ Ma n~re répl ique : • Ta llt l'jpou r lu i. Apres quelques heures d 'allcnt." Elle en a l'intu it ion de pu is n re n ~on t re a. C'ol un korchf vif.""S lICt h·ités.'l. me munnu re-t·el1c Il 1"0rciUe.7 ans. emre dans le burea u d u ç hef de ç~ mp ct lui réc l. Elle est l bout. un "ieux Chaoui. c'e~1 dégueulasse ! Vous êtes ~ales ! . il passe SOlI en rance 11 lutter. il se ve ngera .· . dans j'eau glacée d' un ruisseau."-'ôC les gens il . partir. la disptll<: éd. II ne supporte ni l'cnfcmlCment ni la mainmi'IC de l'administralion . la pl llCC est IlIre : 1] personnes vj ' -ent dans delU chambres ave. ] f Bias Dam. J Ma m~re sc nt que la folie le. contre 11$ Français q ui le traitent de • sale bougnoule 10. le 23juin 1973. À 39 ans. c lic n'a pa~ la force de lu i répondre. Il pointe le doi gl sur le rideau CI e ngueule ma ~re : • Regardcl. Elle dom ine mon pè re. d 'oô on TCtire le cadavre . dk signale !la disparition.'" Al. dEl. refuse..: . la moil~ dts habitanL~ du camp a moins de 16 ans. Il s ne louche nt plus un cen time depui ~ ne uf muis. Ma mè re se pe nc he sur mon bcreeau C I caressc ma ju ue de btbé. (jue le camp . En 1974.lnqlliel pou r ses enfanl.. même . S ubitement .~ 1970..1C UII·nt au Lot . ~t)n caract~re s'est affirmé." 1.. l.lÎder 11 s'utroi rc tic lu M elle admini ~t r. ils \'oulaic nl 100er LIll<" maÎsoo .'~alll le drnpellu frafIÇai~ tOll S les malin ~ . C. CI Je ne veux pa s q ue lu grll... qui a ~m iss ioll m! de !IOn r6le de c hef de famill e.""(. Mais apres plus Îeu n. 1 .i s devienne nt fou~ et se su ici· (lent les un s ap rt~ les autres. Au ùébul.. ravant-derniè re . . Il voit cCI homme hu mi lier sa mè re de"ant lui. ma nai ~sancc est a~eueilli . qui joue avec un balai à nettoye r le ci me nt devan t l~ baraq ue ...'iCSSI!S el des année-5. Ell e ne ya même plus à la poste pour le mandai de~ allocativns fami liales: elle comprend que le c hef d u camp les a bloquées. Car riCf! n·c'I mi ~ en place pour les . enfa ols grandisse nt dan s celte violcnt'e et regardent le~ harkis humiliés ~ me1lfe au garde·l · vOll s dO. j .. Le~ velemenlS de_~ enfants ~ ~ I isscn l de jour m jour.. un a}:\'lI t immnbilier leuf lallCe : • Le proprié\..'CS d u loi 11 M' construire de~ radeaux ..· . sa fClllnlt. 2 ans.. bl~me . Il sort du camp comme s' il s·é~ atb.O~klE .ntl isscs à B i a~. Le lendemai n matin. Ma mère s'échine 11 l' usine el d irige la maison née d'une nmi n de fe r. • De hors. th·.'iC détro irc .· froidement.lt. À la maisun. Avec une a rfecl ion panÎCulièrc pour la plus jeune .·.: des li ts e n fer supe~s ct une c ui sine. 11 n'esl pas allé 11 l'ëçole ce jour'là. A.otire vous reruse l~ I<)(·:U . un soli· taire. CI passe soo temps sur ~ bcfl.l me des papiers adm inistratifs. Après I l gros. d ·abord. Ma mè re regarde Nacera. peu de harki s ont ost quitter ce mouroi r.. ~s qu' il peUl. égaleme nt J ~tembr. À la maiSOIl. Le rideau blanc de la cu i~ine dev ient gri~tre.'ec Jul iette . elle pleure' de triste~se. Les deux coupables 0111 leurs fam illes cxpul~...' m' trou ve pe~nne 11 côti! d u iiI. Le malin.l. la ndi ~ que lui ne s'occu pe plus que de sa ch arrette.. ma mêre est très fat iguée . Il s'échappe de la ma ison le malin et ne ren tre (jue le !. mon père et ma mère n.. loin..:. les an."II parce que vous êtes de~ Arabe s. 1 D'amlée en année . Si c'e sl comme ç a . Dcpu i~ 4u'e lle tra~aille .(liT.û.. À bout. Moha se bat tous les juurs e t rentre souve nt an:e le nez qui saigne. au collège ':1 au ly. un Frafl\·lti~ qui prome nai t !iOn ch ien en foril 1 Imuv~ k: c adavro:: 11 500 mètres du hameau. Kader. À la ma bon.an~ frapper. Un jour..e!. Les larmes IIUX yeux . Je na is là. 2003 . Au eO!U r:l irc. II vit li I"œa rl de ln frauie. elle en parait 50. Elle doil nou s armche r à ce lie u maudit ava nt que Bia~ ne nou s délrui.. l. [ .. puis. Ou i. rourbu . B. sans rien rtvéle r de:!iI. Une boule se forme dans sa gorge. LeI chie ns des b'Cooanncs "nnt din.'lléc hi '>C1I1 pendant deUA ans il leu r dépan . de tr3vai l 11 l' u ~i ". il leur donne l'amour que ma mère n '~ pas le temps ni l'é nergie de leur o ffrir. dt te5ler.\ la maison. ét~ emprisonnés ~ .lIu!oion PON donl l 'bpreu du 4 cordialement. les rôles sont inve r_ sés. l'entrninem VCI"!'! un coin isolé de forêt el lu.. son CI de rnie r oiseau d u nid 10 ... e 'e~{ rnieull. 8 ias pou. lu i..je va is ac heter.1 compris.. Ass is devan t la table. ICntative~ infructueuses. tête a\'(:c une pierre.' ara bophone i! rodit. Quand ma mère apprenu qu'clic est enceinte.

Ah 1 non. S'ils avaient survécu aux ma'iSllCres. mon ea:ur s'accélère .. je scrut e le visage impassibl e de mon père. U: sol se dérobe sous mes pieds et la foudre de Sidi Youcef [un sai nt local] me tombe sur hl tête .. pas moudjahid ~ "Pourquoi lU me dis ça.é. ap~s tout ce te mps 1 .. Il m' interrompt brutalement : .eptembre 2003 Algérie Atterri ssage en douceur sur l'a~ropott Houari... indéch. [ . Je croy~is que lU le savais. Mes parents 0111 ~té salivés pu la France. Je ne comprends pu . non '1 .. un \'ieux fantasme en6n réa· lisé.. . inqu ièle lo ut !o COtl p..je vois mes parents partir. enterrée vivan te entre <lu. e t une chance de liberté pour nous... " Boo. l'appareil. Je n'al· lais pascncOf"C l' être pour les Frll... Pou r la première fois de ma vie. jure. . ct qu' il étai t 11fI " ~ ':l' . 1. un mili taire. Mes jambes sc cJérubcnl. cr. . Il y a quatre an5. à Alger. Je le jure que c'C$!... te. harki.j'ai lïrnpression de Ic~ croise r... 13ycb scrute mon \'isage décoll1 ll.. 1 M OII ~". seraient toujours un fellah CI une bergère gmltanl une lerre. d 'accord.nljuis ! . ne va pas là-bas. le croire ...auvai~ SO\Jvenirs. Upll ?" Anise dan~ la voiture . Que dire de plus .. Je ~u is déçue p:t r la France autan! que je le suis par l'Algérie. Tu l'aura.. Dalila Ken:hul. re~é l ation tk l'oncle d'Ahmed : mun I-. un long oued ru isselant de lannes. jc n 'écrirais pas ces li gnes . loocher J. Je m'immobilise.. Dehors.id6.. Cl &litions du Seuil.. Mais non. fuir aveç leurs ball04s ~ le br. je me sens trahie par mon pt"I 'lln' père.:.. en me eri:lIlI : "Non.. il te le d ira lui ·même . je va is te raconter.. Ma boulade reste sans eITe!..Is.] Que serait·il advenu de nle. 2U~t .. Pas. Et maintenanl".\ dtbarra.~. pa~ pu me cacher ça. Les han. II hoche la tête. .• .. je vais poser le pied en Algérie.IJoumediene. • Dit <Juoi '1. de Bou rg-Las tic à B ia. Mais j 'ai du mal à discutcr I\veç lu i. toU. je serais enfermée.:h . vrai . PoinIJ Voo/mrnl. '. Et puis ils se senlenl te llement coupables qu 'ils .. Je n'arrive pas 11..~ vou lu.e sol nalal de mes paren ts. ça leur rappel!e de m.. .unpe d'accès s'accroche 11.. assieds·toi. Il fuit quaJld je lui pose des q uc~tions.se o!. comme mc~ cousines. ses filles. l'oorllooi me ment-il "! Pourquoi nle toonneme·t·il '1 Mon fardeau est déji ~ssez loord à porter r Mon ~rc: était harki. je veux savoi r... enfin. 2003. • Des suppl~t ifs onl joué doubk jeu . la piste eSI luisante de pluie.• . il. JO Il liche alOB : " Ton père travaillait aVe(: le FLN . je tourne la tête en arrière. il fait nu it . Ahmcd. ils semblent m'atti rer \"ers eux. Une chance de survie pour mon père. " Viens..n l..ALGIO:RIE.I. j'ai perdu une leure s igŒe du responsable FLN de la kaliba ria eompa- " gnie] prouvant <lue ton père les a vait . 1" .] " E!\I' cc que ton père t'a Illconté la guerre 1" me demande Tuycb..la cltsillu~inn Paru dons L' f.1" Pourqooi tu n' as rien dit. La r. Après toutes ce~ ave ntures. selon Michel Roux.. \"c"' la France. C'est le ri\"e de trente ans."Crelle.~~ de cette c ul pabil ité qu'il UllÎIle depuis quaran te ans 11'ai hâte de rentrer chcz moi..JqH. il mon père.. trohie par son s ilence . la terre de mes ancêtres .llire murs . N.. dans ma If te qui s'embrouille. is n 'aiment pas parler du passé.fugient dan ~ le ~ i1e nce .li moi q ui l'interroge tl<-T'u i~ . En descendant la pa... Que !l'OUs-cnlend· il '1 Il se ravise: . près de 40 'l: des supplétifs. c'cst dangereux " .. il t!eVBnI mon eJ[ pressÎon incridule. • Ça y est.. Une chance d'émancipation pouf ma nKrt:. Je eonunc:nce à croire l la IlUIgie de Sidi Youcef.' Je regarde mon cousi n. Je Mli~ J'i nvitée. Non. Mais une question me laraude : pourquoi mon père ne m'a·l· il rien dit"! Pourquoi ne s'est-il p&. Et s i c'é tait vr.\n' m'a bicn dissi mulé l'engagement de son frère lalraçhe aux ~'ùI6 du FLN. mon péri ple ressemble 11. Leur eAil a êté une ch~nce.~ paren t~ s' il~ élaient restés Cil Al~<érie 1 Ils auraient peul~tre été tués. "Je plusais déjà JXlur un trailrC aUJ[ yeux de~ Al~<ériens.. je suis e n Algérie. " Un peu.. Mais l'altntit oc l'Algérie est le plus fort . Je sou pire. ingr. Comme mon père... Les deu~ pays ont trahi leu rs idéauJ[ . 4l1i a g~gnê <luamnle années de vie.. Le bruit du moteur se oonfooo avec le bourdonncment 00 ma tête. * Il lit mon désarroi et me serre le bras pour me donner du courage . Moi. en Fnncc Pour parler. rien di t 1 .. 111"11 père n'. Au lieu de me rejou ir. Par un Français. Les traître s ne sont pas cc uJ[ que 1'00 croi l.. je ne serais pa.u du 4 .~ née.. ont aidé les djounoud Iles COlllbatIlI nts du FLN]... de caill asse ct de co lère. [. j'ai tou~ les droits.k~ moi ~! Je repensc il 1. i.. Ton ~re ne l'. L'avion ralenlit.

ier 2005 leur ouvre kJ poss ibilité d'être indemnisé •.l(\ govlljs/e $(1 regroupent sous ~ bonnièfe de l'OAS IOrgonilOlion ormée secrêtel.'en inquiéTetlt certa ins hi. nftgocioTions entre le gouve. cl Evion. qui ensong~nte Alger el Oran. « Le dernier combat de l'OAS » .t 10 loi de lio". en 1982 le. les oppownts li 10 poliliql.. Réhabilitation du colonioli. les membres de l'OAS bi". ottentots. que s'ouvrenl.e. L.élicieronT por 10 suiTe d. plus tord à Alge r. IOflt amnistiés. la volont6 do la fronce de tourner 10 poge . et Iooctionnoires l. Thioloy. oflirme+il ou COlJfS d'lme conférence de presse qui fero doTe. . iour. l'escalade con ti nua. C'est la poli. netnerlt et le FLN. ~lé. 1 • Retour $ur l'E1tpress du 11 juillet 2005 Le Il ovril 196 1.. on(iens militoi. en Fro nce et en Algérie. en 1968 il. les ultra. de la Ter'. un quarteron de gé-néroux !ftnle un putsch qui échoue. To ndi. b.• lo décoloniwT ion esT noTre inTérèT el po' conséquent notre politique _. de l'Algérie /rançai5e inougurent cl Morignnne une s~l. En pré5ence de l'envoyé spécial de t'Exp'. l'oo-goni$O!ion multiplie \e. _. '" Bori.20 11 . Le i occards d'Ev ian signés. tiq ue. le généfol de Gaulle onnonce qu'il 0 décide de $(1 désengager de l'Algérie . le.Ont rétoblis dans leun dra its. Condamnés 6 l'époqua.me comme . Quelque. Début mo i. en hommoge 1'1 leun • mort)'" _.-lU. D.lorienl i En iu illet 2005.

~. amni<. un cordon de puliders el de CRS. Stéph ane Durbc1. tous son l là pour inaugun: r une stèle . notamment _ autorisent l'érection de stèles en n~rnoire des • combattan ts mo n s pour que vive l' A1p:rie française. les mem bre~ Ile r A~sociatiOl1 pou r la dc:fense Iles Întért'ts mornux et maté riels des a nciens délenus et exi lés poli tiques (Adimadl affirmenl q u·.et la réprobation des autorilés.. Puin! d'orgue d 'une I:ampagne d 'agitation.. condamnai t le pcojet d' inauguration de Marignane . SlIn 13< ct .. en 1962. il. Du coull. plus tIe SOO sympalh i 5anl~ de l' DAS (o. Au minislèn: dl!s Anciens CombatUl nl5. vieilles haines rcpre noo llt le dessus. Cel artic le: ne fa ir q ue compléfcr la loi de 19R2 \l ui . \111 ~~bre les quatre fus illés du mouvement : Jean-Marie BllSlien-Th iry. A chaque fOIS. fils du commissaire central d ' Alger mas...sairc Gavoury. Roger Degueldre. pourriture: gaulli~tc . dcs c ivils et des policiers français?. cigales et de~ embrnssadc:. puurtan t. trée du ci"'cti~re SD.pooitio n passée presque inllpe rçue. Arbonm l mo. con ~tate: Benjamin SlOra.inH. D' un côté. Ligue de~ ùn. n'en pl us finir. Perpigltan. Tondis que se rêveille uoo cerloine mémoire de l'Algéfie fronçai~. il n'cst pas question ici de pol itique •.e o uvre un droit à lïndemni5iltion pour les . histo rien sp&ialiste du con l1it algérien . Parmi ces • ~ros _. Fuul-i1 voir dans ceue tendance un effet pervers de la loi du 23 février 2005 en faveur Ut tous les Fru llÇllis rapatriés'? Ceuc loi.. de condamnat ions ou de sa nctions amnistiét:s. la mémo ire de l"Algérie française se ré vei lle."C uci11emcnt. décennies. des munic i· pali tés du sud de la France . ce~ initiatives susc itent l'i ndignation d·a..au~nt. Bernard Antony. lM. l' heure n'est pas au ff. Ce 6 j uillet au matin...orloos. ApIt~ quatre: heures de vaine attente. France des mosqu6es et de~ p&iés. . Les IlI nco. poulTOnt se voir alltihuer UAC indemn ifé fondée sur unc som me de: 1 234. de mesures administrat ives d·expu lsion. UAC soixantaine d'anciens insurg~s . on modère la portée .. cl les • bougnoules qui nous 0I1! virh.lÎts de r homnu: . mini&tre délégué aux Anc Iens Combattants. Un semblan t de douceur pro\lclIÇa1c avant que !el.gmisation armfe seçrète).. re:sponsable de pl usieurs œ nÙl ines de lnon.()Ciation~ .<. Le 22 juin dern ier. Malgré l'i ntcrdiction du prtrCI.ise ayant fait l' objet .:uni sont inlactes. d 'internement 00 d'assignation /1 résidence " .lern icr . les nerfs lâchent.x cellC mesure . ~IJ1I.. Tandis quc l'héritage du gau llisme historique se d isperse..sacré cbcl. Toulon.50 cu ms par tri meslre d'inacfiv ité professionnelle duc à leur situatioo de clandestins. .les ultraS sc sentcnt cncou ragés Il investi r l'cspace public.n ge face-à-face 'lui renvoie quaramc-tro is ans en arrière . en 1961. Maroc et Tun isie. Depuis dc:u:>. AlbeJ1 Dovccar ct a~ude Piegts. • martyrs lt de " oncienne ofgonisarion terroriste.!n! drapeaull tricolores et /:e~ Heu ries. une nouvelle $lèIe rend hommage Q\I}C. aUlCUr de l'attentai du Petit-Clamart oorllre: le génénl de Gaulle.'T ct Il les indcmniliC r. chef des commandos Dtlta. le thalle de:.artid . tenlèrent jusqu'au bout de s'upposer 11 l'indépendance algérienne. s ïndigne Jcan-François Gavoo ry. li Marignane (Booc~-clu-Rh6ne).. ce tClIte désigne les membres de I"OAS qui travaillaient dans le pri vé avant de basculer d ans I"activisme.Fédération nationale des anciens combatlants e n Algérie. Un soleil ardent. de ne pas re: le ver d ans la foule la préseoce de nombre: ux caciques du Fro nt nat ional : Marie-l' rance Stirbois. la manifestatio n de Marignane est la dcmière en date: d' une série d' ina ugurations de OlOOumenlS à la gloire de l'OAS.Idai Jl~ et ~ rel m uge de~ paras." " " . destinée à rendre hommage aux rCl>sonissants des ex-colonies et ~pattemenlS d'ou\It-lTII. Béziers.. Mrap... à Alger. à ren.Nice.. par le lerTOri~rnc ct l' assassinat de 1 500 à 2 000 per. CCl ultras de r Algérie fra nçaise qui. SS ans. pendant la période du 3 1 IXtOOre 1954 au 3 juillel 1962.tKs en 1968. pcThOn neS de nauonahlé franç. 0tI Rogtr Ilolc iDdre. port.• O n a le se ntiment qu'u n tabou e" en trai n de to mber. En c lair. !neurtriers du commL.érîg~ la veille en cal imini _ renda nt hummage a UlI "mar1 yl1l" de rOAS. . Impoosible. Aprh examen de leur dossier. les ultr01 reportent en g~.. comprend une di.. De r autre.Poro cIon1 L'bpreu du II juillel 2005 '66 Le dernier combat de l'OAS Par Boris lhioloy À Marignane. Haml~oui Mekttl:hera... Comment la République peut-die ttl:Ct'Pte:r que l'on hol"OOre des putsch istes qui ont assassiné ind istincteme nt des Algériens. lui /1 coups de poignard le 31 mai 1961 . O n vom it la ...

.. C6té algérie<1.. II provoque une lev&!! de boucliers . aprèsl'éle<. " La loi de février 2005 demande déjà que les programmes ~o l aires rC(:onnHisscnt le rôle positif de la pré ~nce frum. on s'in. Ctla ne peUl q ue provoq uer dcs tensio ns d iplomatiques avec l'A lgérie.'eule nl et <.o i. pellSC . L'historlclI Claude Li auLll . érigée elandc~til'lCmc lll . Jea n-FrallÇois Collin.'agil d'orchive. Exilé en Espagne. r ceUe douloureuse page de l' Histoire avec précautio n.~ où ib . l'Ad imad a réussi son coup de fon. au crépuscu le dc la présclICe fr~n(. ne cache pas son inlju iétude. Sauf surs.. qui expose les arguments des ull' el des outres.ident Chadli Bendjedid 10 possible . Il faut \Oum . Ces archives $Onl èvidem menl toul à la fois fra nçoi$fll el a lgériennes. de l'Algè rie hançoi$fl $Onl trCln~rtê..estitutian 6 l'Alg érie des o. à Oran. sa ville natale. «Algérie : l' Histoire confisquée» Retour. «de lOUYGfoinelt..tion de Fronçois Mitterrond à 10 présidence de 10 République .:~iM: e n Algé rie.. estime-I-il .wr L'Express du 30 «Iobre 1981 l. il est pas~ dans la clandeSlini té pe u ue temps après . À Marignane.v. Crémeu r de la zone 3 de l'O AS. . slins oublier les faits. et AlgeL Il évoque av&C le pré. mais en respectant la lo i. Il est temps de trouver un arranb'Cmcnl pour tUUI le monde . archiv&. L. quand c Ue veut. Un projel simi la ire pourrai t bientÔt voir le jour li Cagnes-su r-Mer (Alpes. affi rme+ i!. 10 guerre. Benjamin S iora y vnit un pied de nez li l' Histo ire: • Quarante ans après. l'OAS menaçait de • frapper OÙ elle veu t.. la stè le de bronze .1962. Athanase Gcorgopou los.. on fait voloir qu'il . est publiè à ce momen~là. dont Ics originO\lK doivent resler en fronce . nous nous trou vons t'ace à une vé ritable entreprise de réhabi litatio n du colon ialisme..lllu<iun rétahli ssait les anejc ns mili l~ires et functionnaires de l'OAS dans leur~ droi ls il b re tra ite.0( Les années Ont passé. lo polém ique est reloncèe en 198 1. AvC(' l'indemn isal ion des ancien~ de l'CAS.opp'ochement entre Pm i. être indemmsés..me culturel.aisc outre·mcr.chives de la période 1830.juand ils veu lent.aut des aUlori té~. spéda liS le de la colonisation. eux . Son ministre des Allaires étrangère.'e.. t l~! . déterminé. . de l' oncillnne puissonce coloniok! .er un.20 11 " . quelqve. la tIé. dem31lde d 'indemnisation. explique ii L'El:prrss Hamlaou i Melcachera. Côté fronçai. D. scr~ i rnm anquab le rn ~ m "inaugurée _.Maritimes).urge canlrele «nho-impérioli. lu L qu e J' aMide 13 ne va pas assez loin: "Ceu~ qui on t ~té emprisonnés sor décision de lribun au~ d ' e~ccplion il l' époque devr"ient . . il n' est rent ré e n France qu 'en 1969. comme elle veu t . s'a pprête à dépor.. ministre chargé du OOssier. Ses héritiers semble nt..mssi..'l à ériger leurs llIonu ment. )e. au débu i de 1961. 77 ans. Cloude Chcysson se veul l'artison d 'un . moi. présiden l de l' Adimoo el ancien de l' OAS. eu~ au ~s i .. les nostalgiques de l'OAS nous d isent q llï ls avaient raison.u en Fronce el regroupées 6 AiK-erH'ravence.ALGÉRIC. En 1%2. Il serait anormal que de s person nes c ivilc$ mnll isliécs ne béné fi cient pas des mêmes droits. 1• j Aprè. l'ar ticle d'André Pautord. 66 ans....

il la nation ff1lnçaise qu 'à . Pierre Boyer di rigeait.ent Î pur les rupm nfs.' qui. sa quatrième liunlon tk. a vcc une: jalouse discrétion lt. Comme: vient de le pré ciSCl'" l'archiviste national.il Alger. burcauA arabes ". MaÎs il ser:lil au ssi erue lleme nt res. on emporten. prome t d'annu ln. " . En 1980.I. J -I7t grammes de caractà'e poli tique ponant le timbre des cabinet. qu'ils reçoivent en visite officid lc. Rocambolesque mission que de convoyer ces caisses ju. Cent trente-quatre caisses. . Mohammed Touil : CI Toos les dowlllf. le gouvernement d' Alger veu t les réctJpërer. qu 'habiterait alors lç sentiment d'al'oil perdu.IPponS. donc. Aupara~anl. !eC"h n ique~ et économiques du pays. on se dispute ce ]mtrima ille que représentent l e~ pa piers du puse. aujourd ' hui cn<:M:".les ordres de G isca rd .. Mais c'est J'ensemble q ue veul l'Algérie. moins informel . À mesure de..'S registres des prolc:çtorats. L'Oloriaient jadis de rosé I~ atlas. le 30 novembre. dc:m~rt malle aux souveni" fanés.. de rayons: l'inventaire de çwl l' 1 1 trente années de \ -je commune..e poor la Frnoce ..ju!.an té rieures il! 1830 ou relatives à la colKluête 0. Deux cenIs tonnes de cartons el de liasses alignés su r que lque huit kilomètw.'actuel peuplc algérien.. ulle partie de ceux de la Justice. (Le Quai d'Onay oonSt!rvant.. rt U\ Ut. par exemple Ior.I vail. où l'OAS pratique la tem:tlr et qu ï nvestit le FLN.. Car c'est l' Histoire qu 'c llo. pour les Alg~riCM.. qu'on les rassemblera .sonl conservées CI AiJl·en-Provence.. au nom du gutlv~'r nemcnl socialiste.. Leur souvenir s'al igne . de faire '" œuVTC de réttrituTe". classer ces \'estige de l'empire:. de: Chandernagor à Gortt. pour l'Algérie eonm-..) l'rois con:. . Le. un .quatre kilomètres de n yon$ dans les ei nq étages du dépôt d 'Ai A. les documents dits". silH)n p lu~.-nt~ algfriens.erva!eurs el tmi ~ archivistes seulement pou r répertorier. La Fronce pail-elle les rendre? De François Mitterrand. Affa ire pa$s ioonelk:. i ne~ . Mais des do~~iers seront brûlés.· .. il commence leur évacuation . On lai. Elle s'achhera tre ize mois plus tard . toUjouB sous la lesponsabilité de Pierre Boye r. des prtfets Cl des .Ol1ies de ces stériles «giscmcnls" adm inistratifs tran~­ par le tenlps en un limoo feni le. el au pl\Js ha\Jt degré.. archives de r Algérie rrançaj~ rassemblées et CUIIscrvées ilI AÎJt-en-Pro\'cnce.1neS. Car chacun sail lIC~ nw. il faudra choisir . . 1. l'our l'essentie l.qu 'il 1'indépendance. D'autres. C'est il! Aix-en-Provence. L'une veui disposer des moyens de l'écrire ou. le contentieux fran<:o-algérie n. Dès avril 1961. papiCTll Ile: fwnillc _. qui apopartienncnt tout autant . ui~ un . Comme toujours Jon: des divorces ou des héritagC5.. . en outre. ccux-là ap'~ un vaÎ n e~sai d'immersÎon au large.c'C5t-à-dire 1C5 f'..wr vingt..' l'A lgérie. groupe Ik II'.~ décou\'crtes.:hivCl ottO1l"I.. dans les sanglant~ désordres du moment . riparcr. notamment.deul< cents tonnes . l'Armée emportcr:t les sie ns. 198 1 Algérie: l'Histoire confisquée Par André Povtord Toutes I~ archives de l' Algérie française . lui. Claude CheyssclIl.:hives des territo ire:. du lis ideflt . Ma is les témoignages de ceue même Histoire. les Algérien~ anendcrll ce cadeau : les fi. l'ult ime tran' collective de: leur pas. celte semaine il! Alger. lellres ou télé· formé~ . lenail . CQmlTle l'avoue l'o ffic iel journal El MOlli1jahid. les archives d·Algérie. produits sur le sol algfrien ct L"OIIservés naguère dan s dc\ dépôts publics algéliens. certes. En août dcmicr.. pour les Frnnçais n6 là-bas cl qu ' indigne leur cession: les dossiers de leur Histoire. En même temP'l que le5 pîèœs .PQfU ooru l 'fJqwefl du 30 octob<. on resti tuera l Alser les an.qu'aUll navires de guene qu i lclI npatrieront illrnn!rs une yi11e en insunection.les avis officiels dilnrenl -. ou encore dc la Sarelé.certaines d'origine dipluITIIItique française . le gouvernement aurait-il le droit de les cêder li un autre Él:It ? Aujourd ' hu i rctrni té.~~era tOUt ce qui concerne les questions admÎnÎSlnt ti ves. Si bien qu'aujourd ' hlli l~ rooiti~ seu lement a pu être triée d C$ cartons qui recèlen t la mémoire de l' époque où l'A lgérie comptait parmi les départeme nts fronçais.'Ié. du voyage de Valfry Giscard d'Estaing en 1975. après leu" biens ind iv iduels. du dé lfguf. prf:IC$ . qui les revendiquent. de !IOuveraineté . Paris opposen un refus femlC' mais elill uyé : le tr:tnsfcrt dégrippcmi t.<.. dit gouverneul . Ma is politique a\JssÎ.il partir. met en jeu. Et avec eUl( les an.

Ma i~.t iwn '! On p.:hagha Mok ru ni un ~iècle plus tôt. en revUl'lChe. Mais. le wai pmblème «. réfutant.n.. mai ~ historiquement absurtk _. . de la trace des« magou.se offrir au président Chadli Beotljcdid r assuranc:e du tllUlsfrn ? Trier les documents? C'esl l'enjeu des cl'1I. ~ Thèse classiq uement ré \·olutionnaire. qoo ôcvmil e nvisager la France... H\'ec I·au tori té du respon1>llblc. Une meilleure connaissance de nOire prt~ nl et de notre fUlur dl!pe nd d' un travai l st':rieux de recherche scientifiq ue sur Ir pu~ _. •• •• . 1er. .. d il-clle. R~te. par le ministre Andrt Chande rnagor à l' interpe ll ation du déplll é UD F Jcan . par exemple. D·ailleuNi. r Algt'!rie plaide le « n. ou presq ue.Quvc raiJlCté nationalr : on ne SHlmlit.. Tout.~ au gré des c rises. . Avec . S'appuyant sur Ic:s résolutions de l'Unesco. le pa. disent les Algériens. Mais J' H i~t ui rc est une scieoce autremen t plus frug ilc .ou trop confiant .'ICÎc ntifique . aff1mlC Pierre Boyer. La rtponse embamtssée fai te.\ de. l'an dernier. depuis I" ouverture du dêpôl d ' AiA. Alger twait demandé d obtenu cop ie des.t -elle r-. ill ·AMemblée. Peut-êln: sc SQn t-e llcs révélécs moins glorieuse ment e~e mpl aires qu·on ne le soultllÎlllit. les " é nerg iq ues '" in~t ructions d u ministre socialiste Robe rt LBcoSie . t lIucun problème .treS survÎ\·ants. des chereheurs algériens ~ consultent régu lièrement . " Récrire l'Histoire .. pendant de loog~ dé lais.. q ui j alonnent le cours canotan t des rc lationN franCO-KJbéric mre~. I" aspecl poI ilico-hiSloriquc. A.OIl.ALGÉR IE.. des ili usiOfls ct des ra ncœUr!.. afin qut' Millemmd puÏJ. ~i ll~.intes ct de. l' AI g!!:rie répète son refu~ de se livrer à toule . « truq uœs . repose da ns ce! carions. le pri ncipe d ' une légitimité nationale di.-clÎnns algé riennes de 1947. ou . des « Ies t~ de bonne volonté ". Au hesoin. bâtiments publics. Le m i ni st~re de la Culture ~ dit seosible à cc souci. poli tiq ues : le tri~te eAemple des é k. aussi.\ services <In Aft'aires indigènes ou des bun:au~ arabes. la oolll municat ion de leur photocop ie rIC posent. Silûtlues. nui t colon ia""_ .ilks .u. par un tremblement de tetTl'. par une totale el permanente insou mission.ion . L·exhumation de ces ma l_ veillants grimoires serait plus que rtgn::Hable : contnirt à nos lois.le oo. d!!:truite.54 s 'av~rent utiles pou r rr1cver El As nam . à Aix .. bieo sOr.d' une admin istrJIio n do miné!. d"l11 il s'a!>SOltil. on pourrJ déçoo~rir que lques veni meux vieuA rnpportli de: (JOlice propres il ternir la mEmoire d' Algériens naguhe trop proches de I"admin istnttion française . Déjà.. pl us délicat. ~u r I"ordre _ verbal . spEcialir. p i~~ re latives à la révolte de Petite Kabylie t'Undu ite p. répliquent le.Cla ude Gaudi r! évoque bie n la possibilitE d'un tri entre les documents utiles et les autres. le~ considérations IllOI"lIle .. Prenons acte de ces prorncsscs. à défaut de structures étatiques. en espérant qu·elles ne ~ 'en­ volcm11! pa. oontinue. En 1971. ils conservè rent.. des te nsions.tes inquiets de I"aveni r des areh iv~ quO Alger promet de laisser /to leur disposition.sans doute . À l"el!t'CpI. Paru dons L' bpnll du 30 octobre 1981 Pm de chasse a ux sorCleres U est .~ espoi~ acluels.K'Uuvrell1L~m lotal de U <. que contiennen t terlai ns rapPOrt.. déjà. leur sépanuion. ces chQses· là parte nt en fuInte . les dossiers de ce genre som bien peu nOI11 breux . par la SFIO. De son côté.. ehasse aux surcières JO.. Peu télre même I" honneur de r. admettre le pillage de sources docu mcnta irr~. e ntre 1956 el 1958. Veul-on accélérer la décision.~si des iBdividus.. ce que soutient le ministère de la Cultu re... 1000000 u' il s'agit de /'t'trouver la trace d 'Etude s w r la géologie ct l'hydraulique ou le!.:ut l' admettre. avouant leur desse in de proo ~e r qu ·uu Iii de la . c haq:é de suivre la quc-Sl ion.I. qui prot~gem. renseignements retTOU\'Es sur le séisme de 19. L'art de la politique peut e n ~upporter le choc..

jour. noliste à L'ExPflUJ. Gérard MordillaI. . À l'occosiofl de Ch" Frangin. D. qll.t l'h istorien 8enjomln Storo 6Yoquent la. 20l l 1 1! 1..rver un di"'ibuteu. TOCOllle 10 guerre d'Algérie \IVe par lin appelé du con~ll9. quelques _ es qll.nl. d. 1 1 ! 1 " " . qu'éprO<. W. difficulti. Sophie Grossin." « Cher frangin le petit soldat » Retour wr l 'bpt"efJ du 31 man 1989 .il a fallu un on li Gérard MordillaI POU' Iroo. _ el ~orlHll que la litIiWi lÏon ne diffuw pal le.I. L.-".N8 ~ cillémo fronçais à tro lter du lui" .

.1it pas montrer.\·ons rie n li faire en i\ 1 ~éri~·_ . Il a d u tTl\! rilC. • M"n . Le voilà pM i .vio ls I>ravache." Que lque chose qui fail mal. eelle . . V&:u dans le ~ud du pays par un jeUIlC" ins"umi. Il krit li Marius ( Marius Col ueci formidable). ou UJ Balaillt' d'Alger. 1959.k . son pre mier film . Une parent~se. fei.'uil des letltt:s. sa section patauge da ns la boue. tous en ligne . condamnés li se supporter.:Ige< 1'r411 ' c hr ment .quc analChu. Le petit Mari us. !)a fui le s'en li~ sur un Irollu iT t/u XX ' afTOOdi S!oCment.111 an sans distri buteur.~Jle comble 11 l' Olympia. C'est fini. Il o!çri t q ue . . C'. au fond . Queneau pub lie Zu:)/! tl/llll' /e métro.. Honte. En $Ofl ievr. pl us grand~ t J1)U~ l'H.'Ili~it U I GallJ(ri. La drôle d'anrlée ! Ugère.... dall.. de la ferre foèche . répète un jeune fou de guerre ). ComffiC' si l'on c raignai t de ra\'ive r de~ feu~ mlIl éleims. Avec CMr fr/mgill.. 0 11 Y rnoome des hi stoires . Il kril que . del!. ne uf hommes sont condamnés il crapahuter.~ Qu e Çt:ne c ause n'cst qu 'une m&hantc cause. (XI"i r poor la Iklg i'luc . ... bioots. Alain sail qu'il doit llésener. Puante 11 respire r.Jean-luI..Iir~ tic son histoin:. Trois joUI"ll pl us t~nJ . Alors. son petit frère . engaboée paf la Fra nœ il Cbcurfa (aOh. ~ i n"n . Ce conn it 'lu'"" ne s. 58 contri bulion il 1" . d ll !ilIog.. Quelq ues-un~ IInl presque li ni le ur Icmp!>.sl lui .i l donner 1. Des té moignrlg~. Au tnt" l. Avec Cht'r jrur/fâ n.. Dans cell e Siluat iol1 . une horreur où ce n .(.. Un dkhîre me nL I. toujours sobre. Peur. d'y mC<Ul _ ter rllî ~toi re. Gl!'rard MordillaI si gne un fi lm parfoi ~ triSIt:". Le s aUlres confnndcnt héroïsme ct suici de te Je ne souha itc qu 'une chose : un accrochage. ~. p'lcitier ~ I·A lgérie.lUCOUp se plaisen t i\ le n:trncer. Mordi ll at évite ce pi~b'C' f. La li uérJture n'a pas de œ~ puUeurs. Sl4 déci$Îon e~1 prise.. geste famil iale . I~S vile. un juSte.. ce qui w: passc ki Il'~'~I Cher frangin : le petit soldat Por Sophie Grossirl et Benjomin Stara Un o ppelé roconle ~ guerre d'Algérie à o'I!ordiliot n'a rien ovblié. 11 faut fair. Alain Chevil l<lnJ '?" aboient ensemble Ocu ~ uniformes noirs. Il sai l que to us seront lué.<. la bêtise de~ aUln: ~ . .' Godanl ( 1%0). parfois gai. Je le voulah ains i. Aujourd ' hui ellcon:.._ Il écrit que .!!. de. Des rat is<. AI3in joue le rôle d 'une bêle de somme.47(.. BIllf. Celle guclTe n'cst pas pou r lui. n'est qu'on témoin . dégueulasses" (o. Paru dorls l ' op. il fi lme un citl gri s.c Irère. Tandis qu ' on . Tanle Yvonne Înaugure: de~ Caravelle .: h:.~ CLuc Thu ill ier).que • l' économie. . c'est q uo i.'/' frangin .e Sud qui se ~pare du Nord.. il f.clio n civ ilil!-al Til:e. des femOl~' qu'on tléwi le...:tation dé-fi ni tive) se révé lera plutôt mOOcste. Génlnt Mordi llat signe au ~~i un film sinœrc sur ~tte plaie QlJvcne qu'cst la guerre d ' Algé rie.: vile. il ttril . Seul Alain sai t..~ le~ djebels.e la mémoire . ! pas joli joli . De l'autre côt~ de la Méd ilemm&:.syndicalo-loufoque sur rond tic e ha-ch:H. Allcz le!. de GU lo PootCCQTVO (1966). Miche l l)Cbré fustige e celle in famie 'l ui ne saurait représenter r u mbn: même de la véri té .....il tour de I>ra.. Trngique. be.t' Pt'Iil SOldai. Paul Anka fait .. c'cst III gllcrre de Séccssion. voulu laisser dans so n co in : le cOl1m t algérien. À Paris. . o. CI. reSW"de le Géné ra l au~ ae'uutité~ et pose de bonnes 'I" e~t i()ns : ~ Oile ~ . pre.. en pleins e t en délié:.~. On y dil « je-~ ..'ÇOit s a fcuille de rOUIe pour l' A I ~-é. in s vont jusqu'à torturer a lt~gre ment .nets. Une saleté q u ' il faul ooblier. tics autobiograph iel!-.. .. dv 31 mors 1989 g~rre n'e~t qu ' une saloperie . Et . Mordillat .. on 8111:"00 le Platoon fran ~'ais ~u r le dntme algérien.~tl' rre. Sur le terrai n .t. dtri~ i tc .. Une guerre civile qu i n'ose pas dire son nom. Aujourd ' hui enoore. Alain. Sc procurer de fa UA papkl"$.suee son pouce.Géntr. un livre qu i tlénunœ la torture cn Algérie.. la France creuse: l'Url de-!.. l'écuurement des uns. il est resté 1.o. mai5 d iffusé 11 la télévision l. un petit ~af~-un de 10 ans .. pol ic ier.... Car le cinéma français a longtemps refoull!' cc qu'il co nsidérait cnmmc un sujet maudit. Un matin . . plt1>. A\<ec Cher frangin..scr en 5ui_'\SC . La gucrre d ·Algérie. OOlIS n'. on n'a j .comme da n ~ \11"e la JelCialt !. Sa ns se mêler. 00 embal\jUC les enfants "). des ~ réc its de vie . expliq ue Mord illat. J"autodétenn ination '! ~ Tl't'nte ans plus tard. Con fl it enlre gu ille.e~t ou vrier t/an~ une imprimerie.'Cu e lentatinn_ Dan. Quant 11 Cher frangin. Alain porte les munitions. W(lrd poin till~.ans ~ pagnolade-s" ni hauts faits _ raconte une guerre qu'on a longtemp!. resté A Paris... Ala in _ C'dit nOire homme . il rIOIl S d&ras. des cris. commc au ejnf rna. il 1\. 1 500 livre~ ont déj à paru sur ceuc guerre perdue.

. rie n \'u. Un P''''''1er e>rtide de Guy Lagorce publié dons l'Express du 12 M!pIembte présente le film 6 10 """lIe de . les Mordilla! Ont lo ngtemps C()!I!inué de s'em poi gner....e en Tunisie ... qui CO<llolXre sa u".. ..J unlient les affrofllemen ts.IIepuis toujoun .. guc lTc ! • Il mourra les bl"3$ en emÎ~ .ient contre la guerre . provoquant un imme-nSll débat... nous enc haînons. le:..ni. FrP. .. la dbi lh. dès wn plus jeune lige.. À ba.. Comment o n repérai! la présence de ntembres d u FLN dans une mechla.... les révoltes de ['année. con fi rme-I-il..réaliiICr oc-s docu menta ires MIr [e...c jours plus lard . le grand-~re criait. En hommage l son pfpé. la ligne: Morke (un barrage éleçlrifié) inter_ disa it lout passage à l'ét range r. WE"P"eudu 12 ~e 1991) .. le héros pas:. les héliooplèrcs (1C$ fameuses . • Et .... " TOUl nous e~t bon. q uel qUQ joun seulement aprh la boucherÎe du Chemin des Damtll. e n 1959. la Révo lution .. Nou.e. oommes-nous Iont haïs . je vou l ai~ trai ter de l'isolement des hom mes...... bananes.~ion accomplie..• En 1917..a diffusion. le ~Im Ut.. Son film est .. JI a lravaillé avec des mil itai re s . À deux gros dêlaÎls prè~ . (/ 'Exp<eu du 23 jonvie< 1992) . algérien"". il omllyse les rikK:ooM des ~~klteu.:iel algérien .. Combien de temp" <.l~iotl frère Il eu quelques soucis en Algénc. est dilfuoé en qliDlrll 'pisocles _ Anten .. .~se ou vrière a-I-elle élé trahie par la CGT e n 1936 '! Pelll-on justi fier ['a tt itude de Benoît Fnchon 1 El puis.1 - _ $om.fidè le.. Mo i... Qu im'.....hoque camp ill ies plo ies qui nI! se .. C'est Robeno Rossellini qui lu i a appris il éue préds . le 23 janvier 1992.. guerre d' Algérie. S ur [a Com mu ne..." Nourri... .Jullo! d 'unll longue enqu6le oonduite por l'hislofillfl Beniomin Stora avec BerflOld Favre et Clwütophe AIfonsi. au front des troupes: . Gl!rard Mo rdi ll at veut .....• On éu it ec n~s écrire un scénario sur Luther.s année. porobole oblige. Puis.. béances. de l' Hisloire : 1.. Mollfillat a rencontre quelques-uns des 300 réfrl'Ctaires français . Pour écrire Cher frangin.. '". Fusillé..si en Algéde ou... enlre le 23 seplembre el le 8 odobre 1991. ... D._.. . au~ relations Irancoolgérienoes ~ire p." Mis. Il IIsl le r.. Je leur ai demandé comment 00 fai sai t po ur marcher 40 kilomèues ~a n s avo ir mal aux pieds..) sonl curieusement ..en"... Les années oIgariannes t.. PlII respecl pour ~ mémo ire.))scnts du . ta rtbcllion.s sort ... le documentaire. en Freroee moi. 429) publie uoe Interview de Benje min Store. Poo..178 ALGtRn: .:hez lu Mordillai . rien com pris. II met lin éYiœnce les ""actions COfTIm ises dons c. qui durll qualre heures. IntMrogi por C hriJ~on Hocr. l'hebdomadaire.. ils avaienl le IICn limc nt de {aire du t~ bon boulot.historiqueme nt ... eu.. Anroëes a/g<lr.. • La ~ a ~é... ·17'1 « Les années algériennes » Retour lur l'fJeprMs des 12 septembre 1991 et 23 janvier 1992 PreloCjue Irenle ani après 10 fin de la guetre. l ce brouet poli tique. do!j"... El il voulQ il savoi r comment on eu ll ivail le houblon ... ruprit de C()!Itradiction Mln! une trad ilion quasi ançestraie . do!scrter... rien !lenl i.... L.. 2. [OOJ? soupire Mo rd ill at.... la colère .".. les écrans parisiens.~ 1. jamais refermées. La e l a... Or. Ces milliers d'appelés qui n'ont rien su. Ils m 'Olll tous dit la même chose : ''90 'A> des types qui arrivaienl e n Algérie ét.. 2011 ~ .... P:u' ailleu"... le ~Im a éfé vu en dlraCI por dei millioru d'Algêriens.......

Tmis cent LIn cadavf'e!O alS"'rie~ ~ propos desquels.• En août 1990... !lU" pétainisles el BUll coUaborateUl'!l."iI provoq~r un second choc ..trois 1lllS d'cn quêtes . t(')Ut aussi violent . maislLIr celui ries t~moign~ . is\c unc rOmle u'anmésie. cohérente.:icntili llue collective. q u'il alla it chÎitÎCT su rtout des ci vi ls . bidasses. . Aujourd'hu i. de Frallçoi~ Mitterrand. q ui démissionna qultlld les par. mais que. fut reçue cooune un dxx par les Fnu~~.. j'ai brûlé des type s: j'en ai mfme vu un courir : il étai t e n feu . Il e n va autrement désormais. la nui t. n'a pas fail Dva neer le:. vin gt-si ~ ans après la fin tle la Sewnde Guerre mond iale.'Q nsocrés à la quesliotl _ .. l ~.. Image:. fondé en 1945 et sur lequel. la ~ie du film d'André HlIlT'is ct Alain de stdouy. bic n sO r.. Et il n'épargne personne . rTIlIitrc de l'()l1férenœs li l' universi té Paris VIII . traîtres. têmoignoges.. Mais nous châtierons de man ~re implac able les responsables des agissements armé'S tontre l' ord re . femmes et enfan ts compris. e xplique le pilote. rtal iSol! par Marcel Ophul~. Mllnomedi Saiü..~ lich6 de napalm sur SakÎCt.Poru daos l ' br". inédites.. tmitres devait cooler ava nt ctlu i du soldat rnlnçai5 . ressoudée la ~iété fra nçaise. alOOI mince jeune homme boIn.. I:lrî. ça s'appelait les "creveUes Bigeard. éYéoemenli " de 50 mêmoire. La parole ~t à quelques« célébcil~S". vaille que vaille. . Enfin . il c .emcnl gommée . Ce film joue l'lOO pas sur le choc des images. u eht. d'images le choc de!. d'unanimisme et de consensus. Troi! on! d'enquête. à une all 91 yse s<. Ainsi ~'cffondr:tit le mythe du «rési~lanciaHsmc.. on appel ait ça des "bidons spéc iaux~ .. Le song de!. ~'étail . enfin et surtout . C'est une • •> ... dans laquelle la FI'llflC(: est e ntrée e t sortie c n aveugle _. du 12 Les années algériennes Por Guy Logorçe ln Fronce ovoil youlu effacer Ie~ .. prononçant un lIiscool1 dans le~ A urès en nove mbre 1954. Ouetre heure!. di t-il .!nt Ucs événemen ts d'Algérie . Les clda vre~ retrou vés duns la mer aveç les pieds pris dans un bloc de ciment. village tu nisien. 1991 "" De ces quatre heures de projeçtioo on son: à la fois chav iré par la violc~ Cl é<:lairé par la prttÎsion d'un vra i t]"8... mais une évacuation . Le pîlote ignorait. mais auss i aux fe llag:h a. au con traire de ce q ui s'était passé e n 1945.o face aux noo-ell/. presque trente ans après la fin de la guerre lI 'Algérie.:: Il'Clraison funèbre : .. les résistants avaient é~ mlootillliw. . En 191 1. oc Nous "oulons tout faire pour év iter une sorte d'étal tic gue rre .~. j'étais responsable d'u n mortier avec lequel j'ai lin! su r le vi llage .. explique Benjam in SWni . Trente OIIS aprês. Il a ~ist une étude sur cene gUCrTe. perpétré par le FLN le 28 mai 1957. . Le~ . au~ . Notamment celles... Il fa llait donc un jour en arriver à une vl!ri té historique. a l' œil papillonnant... Paul Tcitgcn. celles de Sakiet-5itli· Yousscf.f ulgirit!f!f!eJ conçu par Benjamin Stora a vec Hernard Favre et Phili ppe Alfonsi .. .. le docu mentaire spectaculaire réalisi! par le Britannique Peter Bally. bc:allCOUj> écrit l ui -~me el réperto rié plus de 1 400 livres (. . il n'y a pas eu de reconSlruC( ion de l'H istoire. sancruaire FLN bombardé par l'av iation française un jour de marché.lehulistes furent chargés de l'ordre danJ la capitale . un véri table historien-sociologue capable de se tenir" distance . le film Les AnIlÎt. enlaché de que lques eTTCu rs historiq ues et d'u n parti pris pro-FLN affiché .~jusqu·alon. Autres images. aecuse a"ec violence le g~néral Bigean:! : . .. Le jour.. sociologue. l' armé<: française s'est beaucoup llervie du napal m .. ancÎen secrétaire gtnéral de la poIke à Alger..vai l d' enquête qui replace l~ faits dans une perspective objective. Il préçise aujou rd 'hui qu'i l n' a pa.'lbb. celle de l'image . !fCnte ans ap~s. En revanche.. choses. ~ t u ient simplement soupçonnés d'être de s partisans du MNA .mbr.'r el lu pitii.. après la lOu rmente... mais u'u ne aulre nature.. ministre de l' Intérieu r.. je fai sais l'i nstituteur . Né à Constantine. Cc fil m révélait une vérité ~ admise. Un soldat : . eocore. et. un refou leJT)l. S'oro.. . SIOTlI est le mei lleu r historien de celle période . Qui. . en Kabylie.. m. mouvement national iste qui fa isait de l'om bre au FLN .. mai. On est III dans la guerTe algéro-a lgériennc .. di t froidement en gui . • On ne prononçait pas ct mot.}:r. lors d ' au tre~ opé rations. . abom i nabl~ celles-lit du massacre de Melouu. En 1962.ponsoble de la willaya III. aux hark is. Favre el Alfons! Ie~ re$su~itenl . Certaines images 5tIfIt pourtant surprenantes.

son ~rc : " Jc comprends pas ! Toi .. Les pl aie~ ou vertes par cette gue rre. C'esl un efTet difTéré qui se poursui t $Ourdement.... T1 ~ ne voulaient piUS remre r cn France ni revoir leur famille. dan! la !>OCiété frança ise de 1991. Et puis. d'avoir fa it le bon choix. la mfmoire 5'CfTace ... . . plus 01.... uroc LTÎ. ne sont p.. portcUI'li de \'ali5<: ".acti ons uUSl.. Au til des mi nUles on . le malin. COmmcTlCCT 11 s'avancer sur ces $Ouyerurs empoi50nnés " mu~ulr1"lane ?. déj à entamé daM l' Al gérie coloni ale.. vivre. on en a \l'Op ba vé. Parfois. À l'hôp ital. Qu'ut-cc qu 'on ract')nte.. Trop . du 12 ~. 2) Est-ce qu' aujourd' hui l'acecptation de la citoycnncté française doi t paliscr par la renonciation au statut pe rsonnel. sans p:uti pris. . ..ix effets identifiables.. années clés de: 1.se de la nation frumw"lli!le qui a éelaté en 1962. Prop06 d'un jeunc racistc II.]a guerre est fi nie .. .la dtsil h"jM Paru doM L'Ix".se Ston : 1) Quclle altitude doit avoIr la Francc à l'égard des populations du Sud : Question non réglée.. p~i. • .1945 ne se silOt pas en 1968 mais cntre 19511 et 1962. a\'oue un ancicn d u contingc nt. La q uestion deme ure de savoir quc lle ~t aujounJ ' lIui la plaçc cie la Francc dans le monde:. ]] eliste. pournit-eI1e .'le sent cngl ué. cond ut Stora..mbte 1991 ambiguïté difficile II. à la roi5 sur le plpn du meurtnl el sur le plan sexuc l.. dans t:c li lm têtu ct dans les événements u' une complexité inouie où le crime de guerre pullulc dans chaque camp. des geM $ur le!IQuel~ 00 a tiré la nuit : On c:Sl mal dans ses Pataugas". la foule des anonymes.... • Ent re \cs Algériens et les Franç ai~. on le retrouve encore e:lacerbé au cœur dc:. Parfois les enfants s'cx priment . Et l'on comprend cc refus constant des appelés 00 des n!ppclés de parler à leurs enfants de ce qu ' ils ont v~u .o. Les historicns se rendront compte que la vraie fracture dc l' après. Voyez-vous. monsieur. sans t ire rormulé avec clar1é.i épouvantables d' un (:Ôté que ue l'Il utre . il y a un couteau.ftt!. Les retombt!e5 des • années algéricnncs. exp lique le phi losophe Comé l i u~ CI.. . 011 a lrop encai ssé de clloscs révo ltantes.ls refermées." C'e~t l'évidcocc:. L' Histoire. enti n. ct qui n'a pas été réglée j usqu 'à présent . On les appelait " I e~ i ncon~l able s" .'\Ur Ie.. ~ Un pied-noir : . montre que les interrogations posées par la guerre d'A lgé rie n'on t pas disparu ct q u'clles ehemillCnt. II. I V« la décoloniption.. j'ai vu des 50Idats françai 5 vivanl~ qui avaient été éma!lculés par lc FLN.. le~ Algérie ns en particul ier.. selon Stora. t"ali fait la gucrre là-bas cl aujourd'hui t'acctples les bougnou les comme: copains .. Il faut croire que le sa ng ~che trts vi le SOü-~ le 5OIeil. Le dernier volct. Clllist.~lOriadj~. trente ans aplts..~ M agllrébi n~. int itulé . toujours certains.. u o . « Av« clet. $Ont . c'était toute l' image rie frança ise . L'un des ~rites de ecs quatre heures d'émission est troscr éclairer crûment.~ ban lieuc~. Et p u j ~ Francis Jeanson et les . . a pas comptés." ALGtRIE . Ce débat de fond..1 moi ns masquées. Et pou r1 ant . « plus prorondes ct importantes •"> . c'cst-à-di re CClle ident ité qu 'cst la relig ion pour notre société quc œlles dc Mai 611 . grande ruprurc de: la guerre d' Algérie .. latente. dcs témoins de la lortU n: ct o'c.. dans notre soc.

ont reconSlruit u~ hislOirc mythique. les passions se $Onl apaisées.va. du dranle à choi~i r le sile nce . Ni éteints les tourments.. Trente ons apres.D'in nombrables soldats mun i re me rc. I·Histoire. Je n'ai pa.pgrv dan. JO Commcllt Jérôme aurait-il pu.Qlt/dfts on/II/In rilU:1i0l11 . Les Années algériennes auronl provoqué con troverr. incontestllblcme m. le père a celte réponse de plore : • Tu ne m 'a.it un film larmoyant qui dédotIanai( le fait ooloni lll CI se. . Storo onolyso povr L'&. ! Ainsi.. c'é tait comme ça. voire des restes de hoine. Par ellemp1c. 10 guerre n'e~ vraiment PO$ finie .ve. H i ~rien.apologie de l' Al gérie frdllÇilise .preu les différœros réactiOM enregistrées. ef1 dépit du silence jU!>qu' olo rs en tretenu. malgré le temps.:spond nullement l la \'é rité historiq ue.la mémoire n'cst pas l'Histoire . en vient-il à condure. Mais de te lle. pu isqu'il ne uva it p a~ '1 Nous sommes-nous tant haïs? L' I<. . Le fi lm ré vèle ce passage particulièrement émouvant : le lieut enanl Jea n-Pie lTe Gaild ra ut accepte de retourner en Ka bylie avec so n fils Jérôme . là -bas. Ils n'ont doooc pa~ supporté ces témoignages su r les inégalit6i. com me une sone de p. Des deux côtl!s de la M!!diterranée.ce qui el!pliq. Une partie de la droite m'a reproché de ne pas avoir fait l'. Ils m'on t reproché ù' avoir r. se méla ngent . blesstt. I"Algéric e5t. C'tst. eUe reste. Notlt\ objectif étai t d 'Uliliser la mémoire penlue de <-'Cue guerre comme un objet possi ble de l'llisloire. doulollrev~ment préwnte. par Je fanatisme musulman. il a conçu pour Antenne 2 un document pulssoot et pudique qui montre combien 10 question. se rnuhiplie nl. en quelque Sorte. celle IIventu re rimait parfo is a\'ec imposture. d'ai lieu!"'. KI démarche et œrtoins de ses • angles 1> de réflex.ise. CclII ne com.. Commtnl t_lpfiqlll~z. malgré eux .~ de solùals ont servi en Algérie '1 Ce chiffre co nstitue le \'éntablc choc des années algérien nes. Mais pourquoi donc ne m' as-tu jamais parlé de toUI cela '1 JO Évidem~nl .r réah s!! ce film. M ai~ ce n'était pas lTllI démarche.~ colla bora teurs.7 . • li o .~·O!lS Ctll~ allitudt ? 8 enja mln Stora : Elle est due.<iique. Notre trav. tous les soldais français étaie nt des 55. évidemment. qui lui pose celte question : . les injust ices.San s aucun doute. ploies ne sont peu cl'lCOfe refermées. : du 23 ÎO'1vier 1992 . mai . restoll d 'actualité. JO Savez-vous que 2.re qu~ ftJ Fronton rlpugntnl /J rtgardtr tn Ioc:~.i vou lu que les mémoim. le!. On S'l'st fait avoir. Bien ~O r.qui revend iquent la propriEté clIcl usi ve de la mémoire de ecUe guerre . les remords. maître de cOl'lI~ences ô l' u~ iver­ iité Poris VIII.es el débots vil~ el pon ionnês. parce que cc n'étai t pas un réqu isitoire anti colonial c1as. II.Vi'lrl! film C~n~ fre$qu~ \'iJoil JUflOul d txorrùtr unt pagl! d'Hûlo. Et à étouffer.. libérés. Dc~ Rssociat ions de pieds-noirs et de harkis . Non. parce qu'il les avait .libas '! . » dirallgl aussi bilm I(l 1I(IUI:h~ quI' /u dmile ? .% p~ L'b~u .oo .~ jama is interrog!! n011 p lu ~ 5ur ce sujet. 9S5eZ r&l ucteur. un e Cll pé rÎ1:nce que l'on n' a jamais pu racont~r.. Cc qui signifie que des mill ions d'en fants peuve nt demallder l leur ~ re : « Qu ' as"tu fa it l.~ions. les hark is. 1'. (Ie. la grande e"pédence de nutre vic. Dans la mémoire coIiOCli~. . crimes. la • guerre de libération notionole ».~ images ont condui t les acte un. ce"ui ns intellectue ls de gauche n'unt pas lIùmis cetle réal isation. Des deux côtés de 10 Méditerranée.1 y 0 quarante el un ans. tra umatistt. Benjamin Storo es! nê à Conwnline . Ils m'am éc rit : • C'est vrai . .~ c6dé à la mode qUI \·tse Il réhabiliter aujourd 'hu i la colonisation. CtUe d' une Algérie française.5 m i ~ 1ion.!! d avo. les pres. . Et tous les Algé rieM ne pouvaie nt être que des résistants. se parlent . heureuse. malS brisée. les regrets. en grande partie à la façon dont on il façonn!! des stE rEotypes sur la guerre d·Algérie . ~rfois.i l étai t de réveiller cette mémoire (ranç. Ma is ici on l'appe lle toujours 10 «guerre d'Algérie». Diffusées fin septembre et début celebre 1991. di ~ perdu.

AIiIIe chose : 10l"l'CJu' un jeune homme s'approche de ma ml!re el Illi d it : 4( Ma i~ vous parlez arabe JO.'lCCnt qui.nou s tant haïs? Pendant L'CS trente dem ièrc.~ ..Du cori du Aigirit'Iu. le fil m a provoqu~ un immense débat . lt'f riactiOlif olll-t'lIt:f tri aussi vivt:s ' . On vous l' a vait bien dît. Je 211 mai 1951./g'riefIJ. qui circule dans la vil le.. il existe plus d'Algériens qui parkm et éc ri ve nt le flllDça is qu'au temps de la colonisatlon. Et qui. adversai". e n paniculier.w? Pourquoi ce\ gens sOQl-ils pani~ ? Pourquoi ces secrets de famille ont-ils élé si bien gardés 7 JO Vou~ imaginez le choc ! D'autant que tous ces jeunes vivent dan~ des espaces urbains 00 les marques de la pr6. cene incompréhell5ion tenace devant la non·reconnais.. san~ qu'ib en aient vraiment conscience. {)ésormais.e.POllrquoi '! ." Je ne J"C(. JO De rrière la re vanche. llUIis ce pays qui aurail pu rester pluriel. dans Ie... d::Ins le village de Melouza.LA dernier . l'inûllliail .NQUs deux. lemble-I-il. La difficult~.'Q nnais pas. El pt/ur/unI . COIllJllr 60 ':II de la population algérienne..IE. Algériens.o. qui ne peut aine remise en question. .ancc d'une mo indre clilpabi1i t~ françai~ durant œ lle périnde re. qui rentre aujourd'hui en A lgbie après vingt-hu it ans d'exi l. Mohammed Boodiar. Elle n'ex islait pl us. Années alg«!riennes . Le pe rKlant des . la mfmoÎre IIIi. Sur le ttltme : . dbillusioo Paru donJ t.~ a !l n-ée.-o/e/ de lIf}lrt i miJSion.oérienne. Le. 1(. Doss ier clusé . Cil dfcem bn: 1990-jallvier 1991. qu i revoil sa mai5Ol1.. des amis.~. q ue le film serait vu en d irect par de. Pour trnnsmel1re ccci : "Vous aussi. Eh bien noo 1 La lIucrre corllin ue . Ainsi.la langue : aujourd'hui.t ~ de~ partisans du MNA. vous avel: des trous de mémoire. L' habitai. on s'est rendu compte q u'il y avait des antennes panboliques partOut.. Ils sont contrai nts d'expliquer qu i ils sonl. r épi~ a bouleversé les Algériens. C'est dramatiq ue. p.~.. En revanche.u "t' Clu/t't' sc~ne a. partit"uli~remen/ rouchi ((II/ choqui) 11'. • > v o . D' ullC Algérie de ces minorités qui n'existe plus aujourd ·hui .N). ACl.~ lêl e. us . J'Algérie eSI son ie de l' Histoire. la guerre t'st jUlie~. JO França is OIIt Cr1J devirteT une volon ~ narcissique.. I. si l I"êpoque vous nous Iviez écoutés.q terrible.À travers ces image~ fugitives. M~ dt 314 civd~ a1g~rien~. '" C'est nonnal. et qu ' un vieux lui répond . Dans l' iocr6:1 uli~. Qlli a rui. Aïl Ahmed e t Ben Bella sont dans le même cas. là. tout bascule. Du cou p. Nous sommes.\ mi llions d' Alg~mlt5 .~i . J'émofioo e. qui ~te utle musique andalouse (le malouf) de l'e xil Cl d u déraci neme nt et qui c huchote : '" Je reconnais. tou t est réglé. . db cel in5111/11.-. NOl!. en quelque sone. Et si l'indé pendance avait élé acquise lIul1ement ? Non poinl lïndépendlllJCC e n tant que telle. L'Ôt«! algérien.cnce fTllnçail'C restent ÎnlaCles. Je mouvement fl 8tionaiiSIe de Messali Hadj. pour une bo nne partie de la population fnmçai.Je n'en sais stricte me nt rien . il 'j a un sentiment dilTus de peur. dans le reganJ de cet adole.. Au-delà de cet élément de conrusion. Cel1e-ei d'abord : le retour de ma ~ l ConstantillC. vous n'cn seriez sûrc mcnI pa~ là. la œrti tude d 'avoir toujours e u ra iso n eS! acquise. du FLN . ont ~usci t~ de chaudes discussions. Tout eSI dans ces mot. la revalX'he a succédé Il l'indifférence.ALGa. k: 28 mai 19571 • Nous avon s conçu ceue séq uence comme un appel li la mémoire alg~rien ne . _ Oui. C61~ français. y compris dans la prtt9C aJgtrienllC. Cette vkille dame de 75 ans .1fI1! ? . il y a aussi le :WU"cnir d' ullC Algérie plurielle. est totalement inconnu dc la jeunesse algé ricnne. ~t n«! après l'indépend:mce. Til voi~ bien qu e c'est une fi lle de Constantine! JO AJon. Deux scènes. Celle étra nge inquiétude potIlTait s'expl iq uer par le fait que l'A lgé1. interroge : "Que s'est-il J'IIs. j'allais ~ue dire du point uro..:Usa tl 'f.'f~" du 23 jonviet 1992 . JO Des joumalistdl algériens sont aUés Il Melouza pour vérifier la vérnci té de nos affirmations. Peur de quoi?. Or un éditorialiste dt' la prtsse a'Mimi. l' architecture.Bien sûr ! Lorsque nous sommes allés toomc r en Al güie. C'est pe ut-etre le début de cette vaste fresqlle q lle j'appelle de mc~ vœux el qui pourTIIil s'intituler . Ce pays a besoin de reprendre son histoire .r un détachemenl de l'Armée de hb6'atiQll nationale (AJ.. le temps d' un éclair..~le vive. En apparence.~ Années fl'llflçaÎses JO.ft' tait .1 Mutrrt n 'est pal· jmle. lui au§. 487 . c'eq \'~pi sode sur la tuerie de Meloula. c'est q ue JAl Annit's uIMlrit'nnt'1 n'étaient pas conçues ~ur. Ah .. elle avai l rejoint le muste de la nostalgie coloniale.1' A. J'ai compris.

a.::ment en avance sur nous en osant poser cette question. me semble désonnlis indi$pensable. une bataille dom l'cnjeu condition ne l' al'cnir imméd iat de l' Algérie.. À la différence des A mérif:ain~ sur le VlCtnam. triomphe la frénésie commêmooll ivc: &U r une histoire I\I':rolque. De l' nUire côté de la Mé<li terranée se joue. à conditiOfi de retrou ve r sa ml':moire.~iI)r/ n'~. en vivant sur l'idée d u retour (qu i ne ~'en jamais fait). Car il fllut bien feconnaître que de vieiliCli sl':quelles subsistent.Je vai~ vou~ ~urp KndK : je suis optimiste.C sur cette imclTl. e:st un pa)'li qu'on Be: connait pas. trente ans après. que nous . du 23 janvier 1992 . au fond.cu1e en France : cette guerre n'cSt pas conunémor6::.Il faudra .~ nécessai K de s' Întfgrer dan~ ces co!lÙitions. Il e:.::onnaÎtron~ probablement bientôt e n France . Elle cornmencern à y voi r plus clair lon. L'actuelle baL&ilIe d' Alger aUise la rtHex. On ne !>IlÎt pas . l 'lJcp.Quand pourrn-l-fJn dir~ que ID hache dt gl/erre entre fa Frunce 1'1 l'A. Que la mé mo ire fIC: triche plus.c. "" 1 . Que l'on se de ma nde q uel type de société "cu t le peuple al~rien reprtsc: me IIne étape oomidérable.t encore trop tôI: pour l. Une chose eSI sûre: ]' Algérie peut retrouver ses esprits. ù \'(Ilre Iwill.iMe pas de lieu de mêmoire ni de temps mémoire.'CSsive:s o nt tout recouvert. par exe:mple:.qu'elle obtiendra des réponses pré_ e ise. qu'il po~ 25 journaux Î ndépendan t ~. cette immigration s'est trouv& parqu~. e t su r l'a pport de la C'Olon i~at ion dans le sens négatif et positif. Faut-li rappele r que le<. e n revanche. Faux ! lusqu' aux ann~~ 1980. de la femme. qu 'il ellÎ5te: des ligues de fe mmes qui sc battent.fg/rit UI d/jinili \'eml'III en/urie 7 . .PQtu don. dit société fTllcturoe. Elle n' est plus mo nolith ique. aucrKl re encore quelques géoératiOfis. El pu i~. donc peu r.y a·I·U. Ma is elle sc fmeturc. que: le FIS cS( un mouve:me:m beaucou p plus compl iq ~ tlue des anlll)'~ hâtives ne le ré\'èlent ? Ig norance...• • 1 • •> .~ sur la place d u re ligieu. les beurs. Que la Frnoce rentre dans ceUe gucrn! et q ue l' Algérie en sorte .. par la société française. Qu i d it hatai lle . ti·bas. le~ amn isties sucl.Détrompez-vous. mai s il y a tout de même une immigration en France:. En Algérie.Igation capitale : faut-il accorder la liberté aux ennemis de la liberté '! les Algérie ns sonl income~L&hl. qui J' a Kjetée dans un ghetlo.00 ne sait plus _ quelles SOnt les dates essentie lles de ce conn it de ~pt ans el huit mui~ .C~Il~ 1·. je pense.voir ce qui !IOrt ÎrB de cc maelstrOm. De de ux manièKs : d·abord. Meme si l' Al gé rie fai t c ncore pe ur. Il n'était pa. C 'est en cela que l' on ne peut plus poner le même regard sur ce pays. grâce à ses e nfants. le dl':bat repo!i. On peut objecter : oui. il n·e:r. une rnr. SaÎt-on.\"f pil:r "ruirnl'n/ optimistc.\. Ils son t oonfroo té" 11 un problème identitaire puissan t. Problè me rnaju. q ui permet de K ncontrc:r l' Algérie.illcurt compréhensiOfl eru" le. Al gériens sont installés en Fra nce depui5 ci nquante ans ? . isolée. Enfin ~ rie:. En~ u ite. ... ~ n'est que t~s récemment que ceue immigration.f deux (Huplj!)' ? .ion. a oommenc:t 1 quitter progressive ment cet univers. . Assurner les responsabili tés de cette guerre. lci. de la modern ité. e: n vé rit/'!.

naih que nous ilions.. [l'fllpffiJ du '1 janvief 200 11.. . _.. P\'blii le 30 """"".. d. de ~ breu" himoigooge.p«ial du quotidien (0 Croù< cl A1g ... mbr..... ..6octionS ... soin 'lleuein.o:pre... d'un dottler Sur 10 tortu. « Retour sur la torture en Algérie }) Retour sur L'&preu dM 30 no . hiltorieM . D.ifier..... il étoil ~en'lO)'i ..... D'o\IIQnl "". ......t92 "li " ..o. Jacques Duquesne eSi pr.....sidenl 00 Conseil de surveillance d......... le po)" ...uMJ ....if.br" 2000 po' l'E.. ovail obdlqui. 2000 et 11 jcmvier 2001 Au ~I où il publie doM le texle qui wll.. Il O'o'Oit olOf.laillOlll le pœsiI oux h i>torienJ.. l... • Pour ma générotion. rE.. ovonl d'ëlJe "écrivoin connu qu' ~ deviend.... wr la lor/ure. ..~III... en Algérie : un témoigntl9" inidit [l'&preu du 30 novembre 20001 .~...... d•• poo. . OCIeS avoient iIé.le ~r poli... wscilero de nombr. . Ioiuonl ci tarmée 1.. une prooque qui était devenue 10 reg" .. A la fin de. Qn"'.. .. Son témoignoge..e el 10 'eperltonce. publié dans le codr..lf Wf 10 k>rlu............ 20 11 t• t 1 _ _ _ _ _ So ml'Oo"" \ Rttol...optM... lei.. _.... ~ en Alg6rie Tortur. • Dons un QUIT.. l'e><dusivi'' des 5S et de ID Geotapo .. 1950. k..Io<:quel Duquesne plo ide pour que • ~ polM: )O~ la iné ou .u.

J'avais n:nct)ntn' de mul tip les personnes de tous bords. Sympathique. . . dall~ le grand bureau de son PC. nous rebat les oreilles avec ceue affaire. Vefli la fin de 111 ). nous la pratiquons. Ils om de bonnes lêtc~.. quarK! \lne personne était arrê tée.ovi née tic ba roudeur. Jacques Chevallier.. La plupart du temps . des femmes parfois .. dirticile. ancien dirigeant <les mouvements de jeune~se emholiques. 11 me parla de la torture . Com me il devait partir U1H1S la diree tion de mon hôtel. . CCt aveu du général Massu n'e~t pas recco!. Ceux qui osaient . La presse. ob.sion_ nait. et les chefs mililaires eux-mêmes n'auraient pu le dire sans de IUllgues enq uêtes: les paras sont des gens fonnés au travai l en petits commandos. les vaceinat iuns. ulle partie de la Kabylie. l'ol>lil1l liSseZ vite. j'avais rencontré un ~vocat. qui fUi ~ai s i ." Je crus qu'il cxagérait.' disparus en illd iqu ~nt d ~ ns que lques ca:. 1 '~"'IC3I me prit à son bord. Cet entret ien.« Je suis. dont les cadavres. pour parler de la torture. Cc fut rude. ~ Il appe la le colonel Trinquier. on ne savait pas davantilge où elle avail élé emmenée lSlluf dans la villa Susini de sinistre mémoire. ~ Mon oolonel. ell dungc r II.. la JUlie contre 1"illettrisme. en plein conRil. on ignorait p~r qui. Mais comment voulez-vous faire autrement '!. J'étais en A l g~rie depuis plusieurs jours. asse~. 0 Alger. une certaine presse. même parmi les plus modérés. teur de son téléphone: « Vous allez entendre. de. qui l'vaie nt été . conn ue de tou t le munde).. par quelle uni té mililaire il~ avaient élé arrêtts (j'en ai publié par la ~uite une partie dans mon journal. mleur. hien entendlJ). 1 parler.on le lil ex~<n ll<'" . situé sur les hau lS d' Alger. à la libération de l'~!ri s. Les gens de ma géocration savaient qu'il avait participé. il m'impre.. Je lui ell demanda i la rai son.>éd~nte. au tonomes. de nombreuses preuves des « bovure!i " de l'armée française. au côté de Leclerc. je vous rcmcn. une gueule un pe u tordue et r. Mohammed X. Mais qui pouvait dialoguer avec des Algériens comprellait bien vi le que celle victoire militaire avait ité payée d'une défaite pol itique. el celk d'_"lI disparitions: des hommes. Mais nous étions là. pour la première fois. cn reportage pou r Ln Croix . cher maître. Il a lu i-même une histoire. Sa divis ioo.· naliste. une longue lilble 00 il m'avait montré d'abord de s photos de jeunes Kabyles: . Me Popie.. el il n'a pa. C'étail mon devoir de ne rien croin: qui ne fût vérifié. Je l'ai recueilli à l'automne 1957. la plupart delo photographies qui accom ' pognent son lexIe onl été prises po r des soldais qui y assistaient."ie. avant d'être engagée dan s cc qu 'on Il appe lé la . l'OAS (Organisation année secrttc) du général S~ l. la torture '! Bien sûr. pensait-on. 6taient jetés à la mer. avait. Un après-midi . puisque vous étiez intervenu. la question de la torture. qui oommandait alors le DPU (disposit if de l'rolL"Ct ion urbaine). Il me tendit 1"&"OlJ . ces gosses . avec lequel j'avais correspondu ...~ années plus tôt. me par la même de cinq mille. Je nota i la présence d'un re volver dans S<I buÎle :1 gants.l'cxception. tenté dc «pacifier~. je llC I"avllis PlIS ticmanJé. comme on disait au s~i. la l(r div ision de parachutistes. mc dit-il. Revenait. Une pièce presque nue. le maire d·Alger.!UC1Tl'." La torture était de règle: la oon-torture.un'lés et dont 011 n'lIvait plus jamais eu de llouveJles. bataille d'Alger _. Massu voulait insister sur les activités sociales qu'e lle y avait menées. systématique. lestés d'une pierre.. r ai vu mon d ient.. Alger étai t calme: l'armée avai t mis à mal une bonne pa rt ie de l'organisatioo du FLN (From <le li beration Ilationale). en tête à tête. etc.: mOrt.e du colooel (Ilue je résume) : «C'est nurmal. La torture. Il faut ajouter que tOUles les imervem ions d'avocat n'étaient pas aussi efficaces. Je pnuiquais le dou te. assel: s ignificat~ve pour qll( je ta racont e ici.. qui llC se croient pa~ obligés de rend re compte sur l' heure_ Mc Popie me foumit lors de celle rencon tre une liste de ses clieul. pour de tout autres raisu lls.Poru dons l 'fxpreu du JO novembre 2000 Torture en Algérie: un témoignage inédit Por Jacques DvqUfI$ll6 Envoye spéciol de La Cmi".~ été torturé pa r vos services . Trois milk était le chiffre le plus souvent ava ncé alors. Jacques Duquesne a recueilli. chuehotaiem souvent que k"ll méthodes de la répression les faisaiem basculer dans le l'amp Itm i. . • Répott:<. J'avais tort.

~ un pMno~ne limité il Alger. Dans le bled.~ moins. II avait invilé quelques jeunes officiers de la 10' OP. Ce ne fut pa. je reçus l l'h&c1 Aleui. un débat auquelfai participé. Je Ile souhaitais pas parler.RIF.Ur le s ujet li '1 eut d'autres unités. du 30 {I(I.1 . l'rcsque banale . que ce n'était pas «tem ble:o .~"! Il e ~ ista de s c~ccptions.. su rtOut j ugés cou- pable.II. : c'était I. plus affreuses.oontcr des di1. Entrons donc dans Ic débat. l'acce ptai. cet sssassi nat.!. un séminariste qui faisai t so n service !Ili litaire. Je dc!c idai d'aller voir. quoi q u'i l m'en çoûtât par la suite quand mes articles sur la tonu re me fi rent qualifier de menteur. coups mul tiples. Je uvais q ue tou t jeune. le cure!. ongle. elles ont été prises dan$ le Constanti nois par des !ioOldats fl3nçais eUJ[. ICr'TOfis~ ou combanams du f1. presque à l' aube .IIusic)n Poru dant L'b pre.iéci~ive ..~ ~ bie n. de Ct q ue j'elllendais depuis des joun. II ~. en 1957. o . la presse parisienne n'avait pas bon ne presse.« pour voi r •. OO(ammen t. Ce garçon Ille chercha e nsuite dan s la ville : il vou la it me di re qu ' innnn ier da ns son unité il devait.~ viols. L'action de nombreuJl. au cours d' une nt!u nion amicale. puis irrilé. Je les détien$ depuis qUlmln lc ans et n'avais jamais voul u les publier. puis été déporté. Le Icmlcmai n matin. qui \levai t. légionnaires. par la ~u . qui prirent leu r temps pour kfai re el qui ne payèrent pas \Th cher. Hélie de Saint-Marc m 'emmena dans sa Jeep.:hc lons infé- .Ur l'uistenec de la torture.e pamige d 'électricité 1 travers le corps par l' inte rmédiai re d'électrodes placées parfois dan~ le sexe des femmes ct reliées à un magnéto.oldab qui ne panicipaient pas 1 ces opérations. Le !lOir même . une grosse ville de la vaJ]& du ChelilY. Si tuons d'abord les acteur. tc. répression sauvage du g rnai 1945. lI '1 en eut d'a utres. parmi d'au tres. ga min presque. rieur. éleclÎo ns généralemCnl truquées.. CoJlUIleI"lÇ/l un kmg dtbat.. promesses no n tenues de libené.. tous de u~ d&"C!dés aujourd' hui .~ officic:r. Le 1" novem bre 1954. Il m'a dit. q uoi qu'il en soit. qui IIC ma nquait pas de motifs (inégalité dc ~ droi ts en rres Européells ct « Musulm ans _. J'étais ce dimanche-là 1 Affreville. leur insurrection. ni à la bata ille d'A lge r. Une figure de héros.. ~ur le Icmtin. Mais je pou rrais l""".ent mieux égalcment.\ nouvelles. . qu i se c~. Une me n:çul pa.N ne l'étai t pa. Il n'existait dooc pas de doute !. Je nc pe ux l' affirmer.. O n connaÎI le cas des divisions cUfIlmandées par les boérK: rau~ Buis ou de Bollardière. après la messe. ou je logcais.!. Quelql. Agacl!.! commandaic:nt . Celle-ci fuI appliquée aussi à des fem mes. Ma is l' un ou l' aul re. i des &. par la ~u i tc. immersion dans une baignoi re jusqu'à étouffement. • 0. Je con naissais sa famille.t participé a la Résistance.~mes . comme on diu it . chaque matin ou preS(jue. s'cn pril à la pœsse: L'Express. Une. On a souvent Hffirmé que le gé néral Mass u se l'était appliq uée 11 lui-même. un appel téléphooiq ue du cQm mandan t de Saint-Marc. lui avait servi la messe. ne m'apprit pas grand-chose. Témoignage chrétien. L'altitude des officien: et sous-offi ciers de carrière étai t .je fi nis par 50rtir de ma poche la Hlllc que m 'avait donnée l'avocar. chez Massu. il ava. ~s sou~en l.:O Les conditiuns étaient claire5 . les pointes des picd~ frôlant le snI.lli uu et des dizaincs d'histoires. bitntÔl. je dinais chel le commanda nt Hélk de Saint-Man.:. D 'autres. rien ne de vait fil trer de cel ent retie n. Les naliunal istes algériens. q u'il ne fall ai l pa~ exagérer. des destructions de b'OO m is.leS disparus avaie nt été arrêtés par les unilb que ce. On Il'ét. Toutes les trou pes fra~a i!iC. d' abord. fut vite coonue sous le nom de «gégène . pe ndaison par les poignets durant des heu res. ril pas cela aiséntent. ma is qui auraient pu e n dire Ioog !.~ atTaChés. soigner tics hommes q ui a\'aient été ton urés toute la nui t et dont les cris obsédaio:: nt souvent les :. «Si vous êtes d'accord . . ce qui pou vait emrai ne r la mon .. les euctions de troupes françaii'ôCll comprena ient aussi de. il nous anend .'> de ~alir ]' ar~ française en ~ nonçam la lorru re ou les exécutiOlls !IOmmaires. étaient destructrices: absorptioo forcée de plusieurs litres d'eau ll'aide d' un luyau de caoutchouc placé dan$la bouche. du l" régime nt é!flIngcr de parac hu ti ste~. je m'c n souviens. ALGP. un peu panout . Un soldat. vous pouvez voir Massu. où résidaient nombre de pieds·noirs dont je voulais con naît re les sentimems et la si tuation. Les photos que publie L 'Erprelj dan ~ cc numéro daten t de 1959 ~ t 1960. participer acti vement Il U pulllC h des généraull . les ell:~u tio ns sonunaires. La tMure le plus souvent pratiquée.embre 2000 a u poignard par deWl. mais voici venu le temps dè l'Histoi n:.

"" ccux de la France li bre et de la Ré~i~tance. commencent pu r ga ~ner. Dans un tel cycle. : égorgemenl de pieds-noirs ou d' Algl!rien s suppo:. à des arrêts d' autobus.. q ui avait préparé une bombe en prenant w in qu 'elle n·«lole. dans les installalions d'Électricité et Gaz d' Alsérie. un officier anonyme parle en j uillet 1957 de ."OUS. raiwnnanl en lermet.. Le FLN a C'Ontinué. M essa~. lcs jeunes officie rs. des Ar. dan s ~ bars. en parlan! des fellaghns : ils lrolCcn l.. membre du Parti Côln muni ste alg~ rien.. en mai 1957. juser·! JO Lourde est la responsabilité d 'un pouvoir politique désempare. dirigeant de la SFIO (le nom. qu i dirigeait le ten orisme dans la ville.lnce.. Français ct An~lai s som comn inls de cesser le combat con tre les troupes de Nasser. de balles bien lûr. Ils n 'ont pas vraiment ton .:. alon." . une sone de trêve: q u'il en finisse uvec les bombes. S'attaquer i.lous les pouvoirs de police . G uy Monnero!. AUIn:mcnl dit : débrou illc1.\ .gles se flIC(TQcher'! À quelle expfrience '! En fonctio n de quels cr1tèl'tl.t~ favorables Î la France doo t on avait tranché le 00II et fourré le sexe dans la plaie . est d' un si mplisme déconccrtllnt. Voilà les cadres de llOU'e amlée frustrés d'une victoire. au loin. Ils méprise nt le pouvoir politique qui les envoie se faire tuer sans savoir e. . Ils croient lutter en Algérie eOOlre la su b~'er­ sion com muni ste. du JO fIQV1tmb. d'un civil.abes el de~ Kabyles qui."lis : qu i ~'arrflera le premie r ? Personne ou pm>que.\éc ulion s eupitu lcs." 2000 eu:. la question n'eSI pas : qui a commencé le premier ?. déjà. Il y eut. bien entendu. Le pire . !lui éhiÎent nationaliSicS aussi. la ~ de bombes de fai ble puissaoce ct. .. m. obtenu de Yacef Saadi.a Înés . avaient choisi Je parti de la Fr.i l~ dans la guelTt d'Indochine. li cette é poque. l'appareil soutemlin du FLN l'SI une œuvre policière ard ue li laquelle les mili tait"" ne sont pas évide mmenl preparis. À quelles Ji. un instituteur. 8U sud de Bougie. partant de la Russie. qu'il s'agis~ai t d'ahall re.'.la ~ill usion Poru don' L'&". n~ me si leu r ~ells poli tique à eux .. participent à l' eJpétlÎt iun de Sue~" lancée par le Français Guy Mollet. lâche. ma is di~sjdcnL~.. une flèche muge qui . L'ethnologue Germa ine: lillion IIvait .. pou r toutCli . au~int l'A tlant iq ue par le Moye n-Orien! Ct le Maglm::b en lvntuuma nt l'Europe par le sud. Gu y Mollet. de strllégie.~ du FLN tuèrent à cou ps de pioches. sourire kabyle . c'bt le troisiè me acteur.).-.ALG ÊRlE. Quand eommenec la g uerre d'A lg~rie . dont le seul lort était d'avoir pris place dam un car auquel quelques fdLaghas (lu rebelles armés) tendirent une embuscade. e n échange. ra~ françai se. Les plus jcuIJCS.\aclement ce qu'il ~c ul . confusion tOlale ct pemtanenle . où ils avaie nt le sentime nt d'être Iâ<:hés.son. unt ~é entr. a\'eC un génocide). glorifier de leu r alt itude entre 1940 el 1945 . On parlail dans l'année du .. Fernand Yvton.. du pani soc ia li~e). À mesu re que les années ~reOl_ leur action devint plus sauvage.. à Alger. p~sident du CnnS('il. La fin de celte guerre. ct do nt les têtes c hangent souve nt. elle est meurtrie. Une sale guelTt. ÎI impone de se souvenir de cdu ~ uSlii. je le crois. Ma is les J!llIIs-U ni s el l' URSS font les gros yeu.. La tortun:. ICli eJlO « utions sommaires. i1~ di!\ent . Celte t!'éve fut rompue par la panie française (Maurice Bourgès. d 'arme s blanche~. L' humil iation. le pouvoir fraf\Çais. Deuxième aCleur. pendant la bataille d'A lger..là s'appelle Diên Biên Phu . Une folte . c'élal t le cycle infernal terrorisme-~pression (qu'i l ne faut pa' oonfondre . qui tuèrent bien des innocent. j'ai recueilli "~SC:l." '. Puisque l' on parle aujourd 'h ui de devoir de mémoire.l. Il y eUI ainsi. le pire. Il S' Înlenoge : . Pire encore. Maunoury dirigeait le gouvernement). ava it CQnsisté en l'au(lQue de quelques gendarmeries ou sentinelles de garde l l'ell\rée des casernes... ~i dé~honoran t . En fut victime. lcs habilant~ d'une région.\ . e ncore.il.rument. les Viets . où les homme.'cs ues furees anntes . Le pire CQntinua. nOUl. en aL~vn1 avec le I>n:m ier ministre britannique Amhony Eden et les br.. qui laisse Ie~ e ~«utams se dépélrer seuls dans un tel bour~ bk. de témoignages. Jusqu' au bout. en massactln l de man ière horrible les hmis. l' exécution <lans les Aurè& (Est algérien). l' horrible nlassacre de Melou1. là. de nombreux ancnt at~. Celles-ci étaient fréquenles. En 1956.téliens. Les Français. Ils ne s'en remettront jamais tout à fait. en linirait avcc les e.. corn me Mas~u.~ de raiM)ns. qu'après le d~pan du personnel.. bea ucoup d'el1lre eUJ. Nombre de ses cad res ne pe uvenl se ·1'1 / Le pouvoi r plIlitHiue. Il transfère li l' ar- J mée. Dans le bulletin ronéotypé . par leur pays. qUl' cclle d'Algérie : fai appartenu à l'i nfamerie coloniale.. A ~ l' indépendance auSlii.

je leur aurai ~ di t que j'avais ehe~ moi un !IOUH nann . à l'insupportablr douleur.rie. j'ai rencontri li AIJcor UR notable de l h:i-Ouwu.'(:IJcn:he du ren. ne seraitcr qu'un instant. .cignclTlCnt immédiat. clairement. Je l·apprend. Et qUllnd de Ga uUe artivera au pouvoir. de la pol ice. du 30 no .il la tritllme de l'Assembltt qu' il fallai t cmployer en Algérie .el.ALGÉRIE. le savait. o n peUl comprendre .appe lons. je me se ns impliqué dan s celle affaire.des suSpcc lli il pcine suspects. j'ai élé condam né l mort par l' OAS . Où on les plaça it dans des postures humiliantes. l'IIi que lques re lations au cabinet de Robert Lecou rt . il est alTêlé . les femmes surtout .étaient conn ues dans tou te l' Algé rie et provoq uaient une réaction de solidarité avec les victimes. pour les journalistu .. de vior\$-nous If' d ire? Pou r ~n avoi r di t. la souffrance physique y Ml ffiillnt amplement. cette TUmeur CUI pour résultat que l'o n p ~sident r'Ol'œ! Alors . ~nt là un commerce et la pompe . "IUllIlll mème.. Le multat politique fut lamentable. mieux formœ à ce type d'aettv ités . les f..rie. pour q ui la torture lèse un droit natu rel ~me IoNiqu~ l'acçusé es\ réellement ~ouplble. capitale de la Kabylie. p lut. comme de r~glc . cm a rapporté • la d irecti on de mon jouma l de~ propos attrib\té~ au général Mu . app rHuvaicnt Mgr Duval. tous les moyens.ce qu i n'était pas rien . il est vllli .ic l'tKlscrvallOur. un pcu. dépassts.ou par sadisme. sou \'~nt cité eomrne justilication aujourd'hui el'lCO~. il m'en « ferai t voir . en outre. ùc 1959 et 1960. 1. mbf. qu 'i l connaitle lieu où sont entreposées dc$ bombes. J'ai parfois cité. dans ]'~i r de sauve r dc~ innocents.~ me répunJ. Par l'e ffet du mystérieliA « té léphone arabe . mais seulemem les moye ns. d'u n mouton ou d'un bout de terrai n.u re de l'AI g(!.~ poU l but la n. ou un oomm~ qui «"va it .. OI ' a d it après sa libération : «S'i b avaie m \·oulu.no n approuver _ qur « pour Ir fain: parlrr .tllte~ tic l' Mrmée . k savai t . Un homme très modéré. avant lout interrogatoire. Les médiocres victoires su r le lenai n entraînèrent une grave défaite politique. onl ain si dénoncé leurs adversaire s. Entre temps. la torture '! Entronli dans le déba1.!ix Gaillard. par l'argument de l'effiucÎté.~ . une que stion: ce q ue nous savions. M u Lejeune. Lor5q ue dt.. que L'Express pub lie aujourd ' hui date m . ci nquantaine. 1 f . p<é! iden t~ du Conse il en 1957 et 1958... que l'o n pouvai t enseigner ault petits enfants dc~ écoles •. minime de la Justice..ie nl.que birn plus tard . Je té léphone Oonc à Paris. L'oppooi tio n le uvai t aussi.té totalemen t impuissant.. Resta it. À l'CS l'Îlatiu ns de Pie XII . moins souvent. Il n'y a pas de guerre propre.]u i s'atlrolpe vi te . comme le démoo:. 2000 du Conseil.ratCKhrttien GOOfiCli Il idault_ qui osa pourtan t déclarer. J' ajoutais qu'~ plus forte rai sun e lle était inadm iss ible s'agissant d'un simple témoi n ou d'un suspect. Il était très rare d'avoir entre les lIllIins un déposi tl1i ~ de bombes. mini.. Sous la tonure. le sava iem . \lu i roc l'eSMl de dénoncer. sage. me~ interlocutcul1j milila in:. me s interlocu teurs d 'alors ce q u'avail k rit le pape Pie XII .:.-ès-Maunoul)' et F(!. ne panllgeaient pas.il e. La c1billuJ>on Paru dans l ' Ex". Robert t. s'eSt peu produi t. o n peut comprendre qu' e mportés par la co lère il~ se livre nt il des violences Sur les Arabes jugés oomplil:es du cri me. anciens ré~istants. L'efficac ité policière immédiate fut re lative. moins que cc que je uvai~.. les grns avouaielll n' importr quoi pou r échapper. Mustapha X. Quelques heures pl us tard.•• > e . pendant la plus grande panie de cette guerre. Les AIgérien_~ du hlaJ.'~elon lesq uels. PlU' qui'! Mystère. llIa is un hon numbn.. t'arehevêq ue d 'A lger.. des postures qui n 'étaient absol umenl pas nécessaires pour obtenir de quelconques avC1lX . Tllus les prftees. eu~. Paul Delouvrier : les image:. Lorsque les soldats om trouvé d~s camarades ilauvagement mutilés. anQnnaux.~sence . l":" pm1i"lll\!S. d isons.. ~ u r le terrai n e l e n France métnlpuli tll il1e. ou t'ennemi ullodilionnci de la famille. . Le pouvoir politique. cc: sentiment. volnn tiers procéduriers . a (!. Alge r se moque d 'eux : de quo i se mêl~nt ces Parisiens? On ne trouvera la tracr dr cr 11l0n~ ieur . toute. les radicaux Bouq. ct souvent en li tige pour la propriété d 'une c haise . On tonunait par routine . Tous ces hommes. Mais le premie r cas. si je rcmellais Ics pieds e n Algérie. gangrène perdurera en dépit dcs effortli de l' homme qu'i l nornmern en Alg(!... je viens de le dire . époUK d ' une Française. lais. . il aura été. !iCCrétaire d ' état aux année~ .coste.. EAemple : en 1957. La. torture.le Mustapha X . le savait ."$ mi litaires ont entrr leurs mains un oomme liont il s pensen t. il fa ui le rappeler. {vraie ou fausse. Un grand nombre de ces tortures n'avoi~n t d 'ailleurs pa. perdus. ils ~ mploient des moyens. dont je par.w . sale maladie I. avre une certi· tude presque a~ue.

Ainsi.e en œuvre des valetJni républicaiocs : la politiqllC de la France: visai t. comme si c'étai t te rôlc du Parleme nt d' &rire l' Ui ~toire : qu 'il enquête sur le pn!SCnl ct ras. rcpcn tll/lCC. lui . m'interdit d'y retourner. Dans le débat ouvert A propos dc$ méthOOe$ de n!J"e5~ ion uliti.sc: de bonnes lois. C'est une diff/!rence essentielle avec l'ani nxle des nazis 11 l'~gard de~ jui f~ : il ne s'agissait pa!> u'eKtenniner un peuple.'iées lors de la guerre d'Algérie. Qlle les plus haute~ Dutoril/!S de l'Ëtat.:e . l'e:c:clusivité des SS et de la ûcstapo. c'cst !IOf\ rôle. telle qu'elle est 8lIjourd'hlli comprise par III plus gronde partic de l'opinion. certes. des oommes poliliques ont suggérê la cn!ation d'une commission d'cnquatc parlementaire. disaient de multiple:> tUles ct disc:ouT5. pour ma g/!ntration..qUI a traumatis/! 1000te une g/!nêralion d'appel6 ~ilcrK:ieuA sur ce drame . Parce que le di re. tance de lu Frll l1CC ~r les m~t hodcs lilors util i~s... se sont saisb du lTI(l{ « repenlllnce . /!tait l'un des moyens d'em' . ils suggén!. disent la repen .~ inte ll ectuels aussi..condamnait publiqllCmcnt ces méthodes. de tel s actes avaient êt/! jusque-là. mais elle f Ulil p-rtscn tœ. À quoi l'on peut o pposer Oeux argu ments. c'est leur mélier. de. le pou~'oir polit iq llC . tan t.' . impossible à mener.. A faire de IOU5 k::s Algériens c1es « Français à part entit/'e". Ma is il cS( indéni able. Qu'Il laisse le pas:sé aux historiC M. Mais quoi'! Il fallait le din:. I)"ail kllrs.'>Ch/!- . en leur existcn. discuter de III va lidilé et de la légitimité de cette: politique . moins pu is~1S qu 'aujourd'hui.lcs droits de la personne. On peu t. peut CIre ain si . « Laissons le passé aux historiens)' POl' JocqlHll Duquesne 1 1 i 1 Cn1ains mots. hors d'âge. ce n'est pas la France cntière qui en porte la responsabilité. pendant plusieurs moi...que furent prises alors de~ mesures qui allatent cn ce sens. que l'on croy. Sa::ond poi nt.it pr~uc: oubliés. onl ~da.Paul Il pour inv iter les chn!tiens Il reconnaÎlre les faules commises au long des siècles.ne s'/!tende davantage. Pou r avoir alor~ éc rit beaucoup su r la torture. cn un te mps où les médias élllicnt. quoi qu'on leur dise . Parce que l'essenliel /!U1it enjeu : l'âme de la Fl'IUlCC. je témoigne que bien des le<:teuNI ne pouvait'nt tou t ~i m plcnlenl pas croire.*cher que ccne gangrène . et ainsi de suite.il pas Inspirée par le mépris et la haine. lanct par le pape Jean. D'abord. OIlt.qu i n'en ignorait rien.n la COle. les exécutions sommaire. naïfs que nous /!tions. Parce que.. jamais en relllrd pour surfer sur k~ CQtJnlnts de la mode. 5()u\'cnt anonymeli . par prudence.~).. pour. au con traire. l'icJéologie officielle n'~t. La « repentance. comme la mLo. la j uger trop wdive. j'~ i reçu bien des men ~es. les brutali tés. O'autres.

e la penIl' anc ienne.ALG8IIE.. Il oppelle don$ ce IeMIe le~ F. inslru its ainsi par ]'ex~ricnce.4 de et le. un on plu. ais fameux oc devoi r de mémoire .lot .... Le dé"".ilîf de 10 priUenca FronçoiMl outr_.. notamment aux psa umes qoo J'on appelle oc pénitentiels . Ayant ex ploré combien fut m:tu vaiJ..". ses pères. C'est aussi se tffirnpcr sur le sens du mot repen tance . Jacquel Clliroc choi .><Ie stipule que 1& progrommes KOla.. mais reconnaît. voeue de protestolions el de pétilioru. Très fac ile.ore 10 en ce début d'oulOmne 2005.. repenler . elles les accusent.. reconnaib-e • le rOI. ropoIJ ié1.. le bilo n de leur oclion eoloniole. Puisqu'il s'agi! d'un terme d'origine rel igieux. dans l" histoire de leu~ fautes.. l'Auemblée nationale odopte une loi • portonl reeonnai$$otl(:e de 10 Notion el contribution no!ionole en f<MNf des fronçai. JocqYe~ AIto!i ne poIIYOôl igrlOfM le dllbal. Il ne s'aS Ît pas de sc repentir : à quoi bon sc cou vrir l:alète de cendres? Il ~'. • . revenon~ . notom .. le peuple d ' Isr... CM un appel exigeant pou r bitir le fulur autrement. Et . en choisir une autre. . sa propre situa tion .~ actuelles lie repentent de ee qu 'oot fait les générat km~ p~n tes.. à lir.xpreu. donc son devoir de faire mieux .cile . Chroniqueur à l'E. Nou$ n'en $Ommes pas eno. me illeure. l. devront désormoi... la ô&.cn vérité.illlllion malis& : les gtntration.. K. po. Dan s tes psll umes.~ « De la colonisation » Retour sur l'fJepress du 29 Jeptembre 2005 1 ! Le 23 lé ..ofOÇ(!. nl en Afrique du Ncwd .gil de... Changer de vÎe. CeSl en un ccruin sens o~rer ce q ue les psys appellent oc la mort du père .: changcr de penle.. D.. • . la Bible. l'orlicle . ier 2005...tël ne condamne pas les autres.. du même oou p . d 'éteindre 10 poIimique &Tl supprimant PO' décsel l'oIin60 décrié ...... to rd.o finolemenl. 20 11 " " .

e n lin . La France. qui monU"e la pr6cnce française en Al gérie comme une oc ll:L1 vrc c ivil isa trice . L'Eyreu du 29 Ioeptembte 2005 De la colonisation Por Jocques Attoli Les Algfriens sont aujourd ' hui confrontés l tleux pages noires ue leur pa~ : les cri mes dc:~ islamistes e l cellA."e • une reconnaissance de tous les actes commis durant la pé riode de colonisation.>. de 200 000 mon s el 10000 disparus). fut épouvantable . de III oolooi.eigne ment dès la dcuxi~me allrléc du prim~i re. . Il:SJlOf1sablcs de l'instru mental isation dc~ préceJXcs de l'islam .. beaucoup de naTions senlienl dallli une situation pi re que cel1e qu'elles connaissent aujourd 'h ui . un tru ilé d 'amitié e t de coopération a\'ec la Fn\l1l. 10 Fronce doit mainlenant tirer le bilan de son oction coloniale. de r&! ucalÎon. . q ui vient pa r . des ethnies tOl ale nlen t élei nles existenuent encore. (''e 2<) . .~ ses ratés. y f.. Il sera it fasc inant de cherchcr il comprc ndrc ce que ~m il aujourd 'hui le mo nde si l"Europe 5'é t:!it contentée de commercer 1I\'ec les a utres peuples sans les envahi r mili. Ce n 'eSI pas du loutl a même e ho~ .. En agissant ai nsi.CS clI tn: mistes avant de sigTl\:r. ) '1 Ces fou rs élaient identiques aux fOUT$ crématoires des nazis . Pour les premie"" (qu i firent dans les années 1990 p~.'\.~ foo rs lie la home installés par l'occu pant dan s la région de Guelma ( .J'année . rernett3nt par ailleu rs violemment en questio n la loi fnllMjjai se du 2J févrkr 2005. . . Un le i d~ba! dc\'rait u\'o ir lieu au~si d ans nOire pays. il rnknl à la Fraoce de uvoir que penser de la façoo donT e lle Il ~~\l1Iri "u~< à lïmposer.'.airernenl .0' PorLi don.: Sétir.e.Onlpris la guerre de libénll ion . organ isant le pa rdon accortl~ a ux anciens terroristes de [' AIS (bra. Son Belio n colonial e. l' Occident VOiT son mod~Je se gén ~rnJiser sur la pl an~ le. Abdelaziz Boulenib a comparé la culonisati<>n françai se e n Algérie ~ l'A llemagne hilltrie nne.~.. le: présiden t Bou tertika . charte pour la pai" el la réconci li atio n nationa le _.~ armé du Front islamique du salul) ef interdiS/ll11 d 'activ itf po litique lt. les ci toyens algériem sont appc l6i i approuve r par référendum.. S'il faut condamner le régime: nazi dans son essence. v ise sans doul e à rassurer . ille u" de réha biliTer J" u. par les armes. Celte colooisal ion 1 éga lement r"it naître des é lite~.~c. 'l ui unt parfuis su se dé barrasser d'une pan ic lIu p ire de J'Oct:idcnt pour en garder u ne partie d u mdUc ur."I:. ra lion~ des massacrd! d. comme œllc Iles aUlres Eumpœ ns. pas question de pardon : lm des cornrm'mo. En t\5ie et en Afrique . une . Pou r lcs sccond~ .. il faut condall\!lCr la co loo iS3T ion dans SClI cxe~~ et la déco loniu tion dan.8tion. par la voi ~ dc son p résiden t. a si bien eJlpri~ en 1995 cc qu ' il fallail dire de sa rcspon SD bilfté dans le s crimes de ta co ll abomlion do iTmaime:nanl tirer le bil an de !Ion action coloniale ... Il a r& lamé de la FralK.'\age de la langue frança ise d ans la VIC publique Cl son e n.septembre. _ Qui ne se souvient de.. da ns bien des dime nsitln~ . Comme elle l'a fo il pour la collaboration. En Amériqu. Au moment oà 1 î i. de I"hyg iè rIC ~'I de radm in i~t l1ll ion l des pay~ qui n'a~a iem (c 'était en panicu lkr le {'a~ de l'Al gérie) aucune structure é tlllique propre et DÛ régna ien t parfois d 'abomi nables tyrans. Mlli s e lle appona au~~i de~ technologie~. IjLli..

. . .Annexes 1 1 " .1 1 1 .

prentl~ Il- d·ell1~ l· l l~ Hogra : hu miliation ressentie face à I"abus de pouvoir ct llU 1lI~[lI i" des autori tés. . d'abord dans le cycle primai re. elle il consisté il écarter des instances dirigea ntes ceux qui avaien t éU.~ion au pouvoir.. qui étai! cen!.. aux couJeu"" de l' Algérie . il toule intégrati on de la tendance is lami ste au sein du jeu politique. la la ngue: arabe est devenue la seule langue d 'e nseignement. Déboumédiénisalion : condu ile par le présidenl Chadli Bcndjcdid peu après son acces. 11 Ifun tra itemen t mi lliaire ou policier de la vag ue islamiste.Lexique algérien Algérilinistt (ou djczarislc) : teooance. l'ani . Beauooup me urent noyés avant d ·avoi r atte int leur but.. Charin : la loi islamique. Emre 1%2 cl 19&2 . Arabisation: politique de réhabilitation de la langue arabe. Les mouvements islamistes demande nt son rétablissement comme seule source de droit.ée dC \'cnir la seule de l'Algérie indépendante.. au scill du rTlQUvemcnt jsb- rni stc: algérien . Celui qui brûle ses papiers ava llt de large da n~ l'espoir de rejoindre l'Europe . qu i prône un islamisme.. Éradicatcur : opposé à tOU t d ialog ue avec les islami stes. les plus proches collaborateurs du président HouaTi Bou medie ne. La prin l'ipale mesure d'arabisation a porté sur l'enscig ncmem. lIarraga : brù leur. fortement tcinté de nation alisme. pu i ~ d ans le C)'cle secondaire.

Who's who Femal Abba. proche d' Hœinc Aïl Ahmed.~ : né ~n 1899..1 pœSH!ence oc la toute nouvelle As~ rnbl~ nalionale ma is. il eSlI 'un lIc.l. le lran ~ pon .i. n _. Willaya : divis ion adrnin i!. il claquail un an plus lard la porte du gouvernement.· . 1• Hoc.ne Aï! Ahmt'<i : né en Kabylie e n 1927 . Après l'indépendance. Ce Kabyle. Il ~. rien.~ en 1961 pour 1. I ~ "I~ deviendra l' un des leaders le~ plus ch aris m:lli Clues.' 1.!I. MuudJahid : à l'o rigine.'" ALGÉRI E. il lance en 194-] le . Tnbendo : contrebande . cel avocnl CI mll ilant des druit~ de l'homme c~ le présidenl de la Ligue .nt. par cA tcns Îon.s .1.l . Créœ en 1963 pour assurer une présence al gtriciloo dans ce secteur SlrJIégique.' rme dé signe aujourd ' hui les anciens combattants de la guerre d ï ndépc'odance.: lalu ra. a COnlmenc~ adulesccnt à militer dans le nlO\I\'cmcut indépendantiste.lg~rienne des droits de l'homme. il c œe son propœ parti. il est of à Tonl ~ cu 1954. [a tnln~formalion ct la commerd alisalion des hydrocarbures. Après ses ft udc. Manifest. la dbil lusioo "Inlfie : tenue qui (!6igne les mauvaises conditions de vic CI. représenta nt de: l'autorité cen trale . .I(. marché noir..1~é . dMl il fut l'un dei fondalcol'> en 19116. : Société nal iollll[c pour la rechcn: lM:.ll nli près d 'A lge r el fust ige Ics autorilfs q ui lu i intcrdi~n1 tJc li. elle a été le principal instrument tic la po litique de: nationali sulion des hydrocarbures. du FLN et fait part ie du pet it groupe d'hommes qui dédcnche la œvolulion le 1'" novembre 1954. fils CI til l~s de: la nomcnl. lIu peuple algéri. Il abandonne ses fOflclion. le hom des fOft'CS socialisles (FFS ) el entre dam l' opposition.1 politique . Arrêté cn 1956 avec d 'autres diri gea ms du FLN . Réconciliateur : par1 i ~aJl d 'une solution négoc iœ qui réinrégrerait la IcmJance islamiste d:l ns III jeu po litique.. M i nisl~ de l' Agriculture de Houari Boumediene en 1966...Ie. L'au!Ofilé administrai ive y e~t exercée par le wall ou préfel . il devient pr&lic3teur ilin~r.IIIJ. Ali Bdhlldj : Ofiginai~ du sud~t de: l' Algfrie . Ses al. Mais il CM auss i Ul ilî~ par les motive· rnenl S islamistes armés. Il raUie le FLN en 1955 el dC\'ient l'lInnée suivante le prenllc r pr~sident du Gouve rnement provisoire de la Répu blique ~lgérie nnc (G PR A).l r. Abdenn<lur AI. ct 1987.. En Algérie: . il restera cn prison j usqu'au ~csse~ . Les o rganisations nal ionalisles el les mouveme nts islamistes l'uti lisent pour désigner IeUI'lI comblluants. l 'chichl : la jeunesse dolte d' Alger.. .. Terme ~unou t uli!isk dan ~ les annét:s Chadli. il meurt en 1984.. feu de 1962 . premier leX ie ~voqua!1t la créat ion d' un Éll. Varua : né en 1921 . il démissionne cn 1963.1iv i t \<~ clandestines lui \'aIent de fai~ CÎnq :Inné<::> de prison c ntre l'III . S<l nalract. le ~goilt ct la ùélresse de~ jcunC!l. livc algérie uJlC correspondanl au départeme nt.~ membres fondaieuf!. e n désaccord avec la politique condu ile par Ahmed Ben Bella . ll Vit (HlJol. le terme désigne une personne engagée dans le Jihad ou gueTTe sainle. le Il.ioinl le FIS dès sa clilliion en sep1emb~ IQ.

~me Gnu\'emement provisoire de la Républ ique algé rienne (Gl'RA) e n 1960. En 1978. Compagnon de N ule du jln's id"n\ Bouan Boulnediene.'fé en 1938 pou r !leS prises de position en faveur de l'indépcndat1l. Mais il l'él uigne en 2005 en le no mmant ambassadeur à Rabat.. Son acceSS iOfl au pouvoir su~­ d ie un immen se espoir. il déœdc deux .. pui~ cllef d'état-major dans le dcull.~t nrrêté avec qu ~ tR! compagnon~ par les autorités françai ses qu i détuurnent teor avion . Favorable à unI:' alliance e nlre le courant na tionaliste reprtsenlé par le FL'i' et les islamistes." Belkheir : ce génér.<.' lIu·c lI 1'17'1 Victime de la « débouméd iénisation . en fave ur d ' Abde ll17i7. Aprh s. L'année l'oblige ~ démi ss ionner en ja n~icr 1(1)2. il C. il participe db. puis il e..lu présidenl Chat. il refuse de caulionrwf cn 1992 J'interTUJXion du pro- cessus éleeloml. au lendemain de la vict oire dt:s islamistes a u pre mier tour tics élcel il)n ~ I~gi slat ives de décembre 199 1. de ta ré~Ql u t ion qui Ilmœnt l'i nsurrectio ll nrmée en 1954. après le dél-ès dt: l1(IU ari Boumedie ne.uceord . h istoriques . Après une Ira vel1iée du désert. C'e. il cst assassiné. poste qoïl ueçupera pendant qui nl~ an s. Chudti 8endjcdKl : né le 14 3\'ril 1929 li Bouteldja. Ce qui ne l' e mpêche pas de le contraindre ~ la démis~ ion en janvier 1992. par }e prisidem Chad li Bendjctlid. des suites d'u n ca nce r.. Lar. Mohame(! Roudlar: né en juin 1919 li r. wc Ahmed Ben Bella.ltçideurs _.(era interné pendan t une quinzaine d'années.. il quitte le pays et s' inst:tlh.r Sila. au~ des aulre:S « !. il devient secrétaire gé~fal du Fl. en même te mps qu ' il exerce les fooctions de mini stre des Affai res étrangères. il r. lIo uliri UOumedicnc : le dcuxi~ me prés ide nt de l'A lgérie e. en lm. Chef des opél1ltions militaires de rOue'" en 1958. d:!ns la ré~I"'1 d ' Annaba. jU.t-. Ahmcd lkn lklla : TM! en 19lfl en Ol"ll nie. il ent ame :.Ill!!"'·' ·~ en 1963. il ~ 'établi t e n Europe ct fnnde en 1984 le Mouvement pour la dl'mn cra tie en Algérie. il e~t Pn: mier minime c t le re stera jusqu'cn 2008.l li IkntJjo:did . la fin de la Seconde Guene !nond iale au nlQuvemc nt nat iunali ste el fait partie des che fs . e n 1980. lia mort uu pr6 idenl Houari Boumediene. Au lelldemain de l'Indépendance. e.i. Bouteni ka . L'année suivllnte . En janvier 1992. d6:édé e n janvier 2010. Mo ins de si. Abd{'llilImk! Ren Radis: fondateu r en 19 31 de J'Association des uJéma~ musulma ns algl'ricns.'" Who'l... il est nomnlf ~ la [~te de réat en 1979.. il s'engage dès le tout ~but da ns la lune pour l"indépendanl"e . après le limogeage !.1 du FL:'I.t l' un des principaux art isans du renou vea u arabo-islamique en Algérie d:!n. TItulaire de la cane n.N ..vian .. Il rt.'II lfM ~) . il dev ient dans les année~ 191:10 l' un des plus innuenlS responsablc:s du parti. partic (Je l'aréopage de haut-gnuJés q ui désigne Chadli Beodjed id pour lui SUl. il prend le pouvoir le: 19 ju in 2005.·n"lal :\ la t~te de l'État en 1999.:mps l'u n de!> hommes fon s d u pouvoi r algé rien . Il sera rét! lu en 2004. Né en 1945. En 1956. Il libéral ise l' ~nomie et opte en 19119 pour II: mu lt i pani~me. N cn 2005 .'Céder. Ce dernie r en fait son directe ur de cabi net .l... il f. en 1978. il est vice-président du Gouvernement provisoire de la République al gérienne (GPR A). il rejoin t l'Am". Abdelaziz BOlileftika : né ~ Tle mcen e n 1937.ns pl us tard e n ~Ien tion . il sem li béré aprh la signature des accords d1~. Il de vient le chef de cabinet du IKlU veau c hef de l' Éta l. 1J réi n~re en 1989 le comité c ..o ALG[RIE.~1 né le 23 août 1932 dans le Con~tllnl inois . le prl: mier gouvernement formé par Ahmed Ben Bella.la dbilluslon Abdehol7jZ lkikhiKkm : il incarne la tend3nce islail'lO-COllSef"Yatrice du FLN.· de li bérat ion nationale li 19 ans.1I à la relnite.st enCOR! Larbi Be lkhei r qui p)a id~. mois plus tard. Am. cn dé. en 1981. MinÎslll: dl': la DUenS!: dan:. IlIr-~1 d u l'I.. il e'" noml1lé mi nime des Affaires êtr. jeune cadre du FLN. puis .'>t adoubé par J'armée pou r SUl"Cédcr l Liaminc "/. fUI kmgu.. Emprisonné e n Fra nce de 1956 à 1962..l''1"l> H I'" tra versée du ~ser1 . Deve l\u le prem ier président de J'Algérie indépen dante l'année suivanlc.11 10: !:ardcra jusqu ' à sa mort. les «déc:ideUI'Ii" lui dema ndent de rentrer pour prendre la présidence du Haut Com ité d·Étal.~ le~ années 1930. il est renve:ot le 19 juin 1965 p:l/" Houa ri Bou mediene. il se n! l'un des principaux bitisseurs de l'armée des fnln _ t~tes.: au Maroc .a libéou iOfl.

. 11 \"il Il''CC sa famille. 1. il s' eng3ge des la Ci n des annm 1940 dans le mouvement nationaliste.. r:n 1999. le 12 mars 2006.1 a éIé ministre de: l'ÉduClI!ion de 1965 1& 1970.'<l rune d."(Immencé en 197011 fustiger la scx:io!té capitaliste.ml6· pcndanl isle. Eltdu des ntgociations de 1%2.\ldcs. Abd~lbak Layada : le fondaleu r du G IA a été antté dès 1993. le Mouvement d'Ennabda islamique: (MNI).~ les émeutes d ' octobre 1988 . Mais il est én. JI a passé pr:u illucmc nl IOUles les • années de sang. CI j usqu'à l'llCce~s ion au pouvoir de Liam ine ~mual en jauvier 1994.. M ~i~ il refuse de rallie r le FLN CI I ~ lune arrrw!e. Il rejoint en 1982 lc~ nlrlg5 d u mouvement is illmiste. Quelques mois aprè. il crfe AI Islah . Nommé Premier m i ni.-s figurt!:i de l' i ~lamo-n. Mooluud Hamrooehe : né le 3 janvier 1~3 dans le Constanl ioois. lIvant d' êt re finale me nt lilx!n!. Il cst ~carté c n 2004 par le président Alxlclaziz Boutc ni ka. El le a 54 an.ID au coup d'Étal de Houari Boumediene le cooduit il s'clliler en France.~. fr. au sc in de J'armée. la dI'~iUu~ion W ho'l who Abdallah Djablillah : CCI islllmiSle ~Ji n~ en I Q56 fonde e n 1988 le mouvcmenl En nahda (c Renais~nce "). prè:<! tic son anc ien garage _ il était carrossie r . .c ehd du Groupe wlfÏslC pour la ~ion 1'\ le combat (GSPC) csl ~ au d&ul de~ années 1960. il e. une formation d'obédience tro(skiSie. 1t R:pJisenl~ au parlement. le Mouvemen t de la réfonne . il sc relire avec cinq aUIre. • la sui te de tens ions au scin du M N!. c n juin 1992. Ahassi MJKlan l: n~ en 193 1 dans l'Oranais. après ra.à Bara".1 . !\1nhantl'tl Lamarl : né en 1939 11 Alger. elle dirige le Pani des travailleurs. li a pan ic ipf uts jeune à la guc m: d 'in~pendance. ava nl d'en faire la tmlnche maghn!bine d' AI -Qaïda. il est re rnerdé ~ près les émeu~ de 1991 . qu i devient en 2002 la forma tÎOIl la mk. Moluunml:d Harbi : engag~ \th jeunc dans le mouvement . émir nation:. Il en devient ]'. 511 Abddmalek Droukdal : son nom de 8uerre e$! Abou Moussab Abdelwahadoud. Il soutien t r accord de Sanl' Egi dio de I99S. puis minislre de l' lnformatioo et lie la Culture. puis occupf un pooMe de conseille r auprès du ministre de la ~fensc. touisa Haoouoe : seule femme il la tête: d ' ufIC formation politique en Algérie. Il CS! le • ~re" de la réforme économique dc$ années Chadli. en application de la Cha r\e pou r la pail! ct la réconci lialion nationale..toi n: du mouve ment nat iQfla l algérien. il sui! Hassan Hanab lorsque cel ui-ci quitte le GIA pour fonder le GS I'C. il se re tire à J'i ndi!pendance dam la rég iOfl parisienne où il dfcède en 1974. Messali Hadj : n~ en 1898 il Tl emcen .. l. Cand idat à J'é lection de 1999. Il est al ors coosidé~ comme k chef de fil e des • ér~­ dicale ur'l\. puis en 1990 un pa"i politique . ct le M ou ~ement nat ional algérien en 1954.major en juillet 1993.. Après avoir eommaOOé les forces tcrre~t res. il est IlQm mé chef d'état.rté cn 2006 de la présidence de ce parti . Devenu imam après des étude~ de théolo8ie. adhère au FlS CI passe ~ la clandestini!i! e n 1992 aprts l'annulat ion des élec!ioo~ par J'armée. pu is le Mou vement pour Je trionlphe des libc"és d~mocra . pust ulan ts quelques jours a vant le !\Cnttin pour protester con tn: le:.. Son d i!lCOUrs n'a pas changé d' un iota depuis q u'e lle a l. . Il se l'\)nsacre depuis il l'hi. Aujourd ' hui. il annOOl'Ç la création d u Front isililll ique du $IIlul. ce nationali ste de la pre- miè re heu re fonde ~uecessive menl le Pan i du peuple algérien en 1936. il mil ite dans le l!lQuventent islamiMC.ALGÉHIIl .-.~sMsinat du journali slc cl éc rivai n Tahar Dj aoul. liOn oppositic.. il vit au Qatar c t ne fa it plus de politique .ationalismc. cn 2004. en prisoo.. Ali Klifi : ancien l"(llonel de l' Armée de libération nDtÎonale. liques e n 1946.\ Ahmed TIlleb Ibrahlmi : ancien minisln: des Affaires ~uangêres limogé par Chadli Bendjcdid ap~ les émeutes d 'octobre 19&8. il dev ient membre du cabinet d 'Ahmed Ben tklh" Eu 1965 . il a ét~ présillcrH du lIaul Comi t~ d'Élat après l'assassinat de Moharncd Boudiaf. En 1998. dans la banl ieue d 'Alger. inlluem sunou t dans l'est du pays.'i\~ e n 1%9.

Il est a~sassiné dans la capi tale fr.. puis seertta ire général du Rassemble ment natio nal dé1ll1>' cratique (RN]) k panir de 1999.. Liamine 7. Gé~raJ el chef d 'élat-major adjoint en :1 . Son rôle sera ~lerm inal1l dan s lu mise en place et la gestion des di sposi[ ir~ de lune unli lcrrun ste peJJdant les ..<. Il est le fondate ur e n 1980 de J'assoçi3tion AI-I""had wal -Isbh (_ Propagatioo et reforme . Aprè!.. il est désigné par ses pairs pour a. Il de\'icnt d irecteur de cabinet dc 1:1 Ilf. surnommé . il eSl de nou\'eau Prem ie r mi n i~tre de 2003 à 2006. C'est le debu~ d ' une longue ean ière militai re .. 11 ne se repriscnlera pas au lerme de son mand. berbère ". peu après l'é lec:tion t. e n faveur de: lïnterruplion du processu~ démocratique . En j uille t 1993. printemp:. Il adhère au Front des forces sociaJiSIC~ (FFS) d'Ait Ahmed dh Sb fondation en 1963. il était l'une des fig uI'CS d u mouvement islamiste algé rien ...l Boutem ka .I S P). Le 16 no~'cmbre 1995. Il CSI ensuite Prc nl l~ r ministre de j anvier 1996 li. Madani Merzag : origi nai re de la rég ioo dç J ijel . il a fait une brillante carriêrc militaire . Ma hroud Nahnah : proche des Frère_ musu lmnns. il devient en 1988. puis à panir du 23 juin 2008.. Sou. l'e. vraise mblableme nt par les services algériens. ce génbal kabyle.t·Sécurité militnire. secrétaire génér. il part icipe ll'ékxlion présitkmielle de 1995 et arrivi. ~.' side nee de la Ré publi ljuc ap~~ l'acccss.\aJlt pitron de la Direction de la recherche et lie la séc urité. il romportc l'élc:ction présidentie lle avec: 61.eroulll : né Il BalJ1a dan~ les Au~s en 194 1. puis s'installe à Paris 011 il devient avocat... Le 30 j anvic r 1994.'16 II()vembre 1984. Ahmed OUyll hia : né e n 1952 e n Kabylie.ô"': de 16 a ils d ans l' Arro&:: de jibtratÎon nationale . sulTrages.~ la prtsidcnce d' Abdcl uiJ. Khu lcd NCl. Ali M~cili . Il est rt nversc! par la \'Îeille ganle au début de l'année 1996.'C ~ychiatrc: né en 1947 en Kabylie fut en 1980 l'u n des prindpll ux artisan s du . il ~'e ngagc Il j'.450 k ilomètre~ li.01 % dcl. la préside m.Z8r : né en 1937 dans les Au res. Motumfi Mftlien(' : né en 1939. il a IOllgtc mp~ ét~ l'u n de~ princ ipaux « dédllcu rs . Il t lai t alon. 11 est le plus luïljue dc. En 1989.11. avant de fonder en 1989 le Rassemblement pour la i.. il devient l' adjoint du chef d'~lat -major. Il devient m ini~tn:: de la Dércm.$\lrer la présidence: de l' Étal.. I . Bougue rra Soltani lui succède li. est depuis 1990 le loul-puis. il désene r ~ française pour rcjoirxl rl:' !' Année de libération nati<lnale. ~11 l'l'MI .. l'anden dM:f de l' Amlée i ~ i amique du ij. années cie sang.é les armes en janvier 2fJ(IO.-:Ir rître dans la diplomatie. politique de réconc il iat ion rntlionale" d' Abdela'{i.li ~te. III lendemaill des émeutes d 'ooobre. l' est d ' Al ge r -. décembre 19911.un du général LiaUlil1~' Zeroual l ia magistratu re suprême en 1995. sous la prés ide n.mçaiSl: Je 7 avri l 1987.ég:.I . Saj'd Sadi : t. pu tS lc Mou vcment de la soc iété pour la paix (lI. posle q u 'il oonSt:Ne jus. Toufi k _.:ul ture el lfl démocrat ie (Re !) ..3l ut (AIS ). conse iller au mi niSltre de la Défense.\! S."C de U Hmine Zerooa1. ).qu 'en 1993. il e... né r n 1940. r évklion de Chadli Bc ndjcdid e n janvÎC:r 1992 . Bouteftika. Offi cie llement mi ~ ~ hl 1\'tnull' en 1996. Il décède en juin 2t)lI3.. qui a dépm.~t appe lé a u m i n i sl ~re de la Défense en remplacement du gé néral Khalc:d NellllC. Abdel l1amld Mehri : après avoir accupl! plusieurs postes da ns radmini stnu ion et la diplomatie. qui dev iendra cn 1990 le parti H'In. commandant des force~ terrestres en l'IliI" 1 11I1~ chef d'état -major en 1988.. il entraîne l'expani unique dans une c ure d 'oppos it ion . la tête d u MSP.~ hommes poli tiq ues algériens et de ceux qui approuvent cn 1992 l' ant l du process us lIé mocratique . Mohamed lOultti : cc g~oéral origi naire de Kabylie est l' un de ceux q ui ont ~.1I adjoin t du FL'I.en 1992. est de\'enu un pan isan ~ Iaré de la . il Il comme nt..: \k Ze TO ual.. en deuxième positioo avec: en viron 25 % tks voix ..

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!11c e. • . !Ill cu riœlité est intacte. Devenu journaliSte après une fonnatioo dïngénieur..fprt!U en 1996 CCKIlJlIC r&lactrîce en cher adjointe du !iervite Momie. Dominique Lagarde a longte mps \:\IU" ven le monde arabe.Un mot sur les auteurs J oumal Î ~te depui s 1973.mêmes. no tamment au QumjJit'1I dt! Pllri.~lcctive.~f Il dkrypter le mollde. elle ~ cnU'ée il 1. et ce qu 'e llc. oonl L'Algérie CIl p. Depuis 2005.. puis le buu-cst asiotique. Apri:! plus 00 ~ote-cinq an~ pas. où ses premiè res périgrinations remontenl au débo. Site Internet : www. Elle aÎme comprendre comment s'organisent do.Driem. Elle li notamment couven pour CExprtss le . Grand reponer. proresse ur d 'universi té. ce qui Ic~ émeut Ou les ind igne. l. lout en gantant un reil sur le Mughreh cl le Moyen. 'E... Historien.llerr~ ôvUe (Ca lmann·Lévy). printemps arabe . il est aujourd' hui l'un des me illeurs sp&:ialisle5 français de l'Algérie et rauleur de Ilombreu. Dernier livre paru : iL 89 (lr(l~. il a quitté l" Algo!:rie cn 1995 e1 a sigrM! plusieurs ouvl"illlcS sur ~n pays.univ-pansI3Ibcnjami nstol.. fkonjllmin S to". dialogue av~ Edwy Plencl (StOck).ll des ann6es !9l«l.ll.l ouvrages de réféo.~ de nouveau sur le temlin.s socitlés forgée~ par une nu ire hi ~toire et une autre culture que la nôtre. e~t né en 1950 à ConSlamine el a quiuo!: l'AIgo!:ric en 1962. dont clic a dirige' le service l':. Après plusie urs 3nn«S passées dans la presse quot id ienne..l . Aknlm I:klklllid appartient 10 la go!:ntr1llion née juste apr!s J'inJé· pendance. tra vers leur mémoire (.tranger.:!1œ. e llc découvre l'Asie du Sud..~ d isent d 'elles.

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