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PlI.- l'hillpfK Bf'OIISarG el kan-Marie Pont.aut

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..... flVlÇoil Koc:h

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p", Vinc~nl HUileux

/1 fgh.:<ni5W). DI linir ..-« 1. G""rre ?

Par l)Qminique Lqardc:

50 ans d'i ndépendance

"

ALGERIE
La désillusion

l es Gnmd$ My/M' ~ '-/Iino.ire de FI1JllI;e
CôllecrifprHcnIC par ChriSl ian Makarian

1

Dominique Lagarde
ù Poov";r dt>$ SflllWkl fll11lilln
Par Mn

Cousin

l'wni,., du ,i«/e tkslin. Cf dklù"
Par BrunoAItbry

avec la collaboration d'Akram Belkaïd
et Benjamin Stora

ù P,J"..œ, 65/00 f~,
les plus rooIDlIS dMl,le mMde
Par Oimirri CasaI; d Fabien TtHOIl

I.e CoNycs dt- rlJP(Jnlyp« nuc/eliro

f'lr

ka~T'hilipfK ~

[EXPRESS

Sommaire
Pr4oIoc. .... ..... .... " ................................................................ .

7

___ ......•......•... __ •....

10

Chronologi• ............................................................................

Il

Pr6ambuIe,........................................................... .......... ........ .

"

Cartographie ............................. _

Pr.m~ ... porIie
l'....11'"- oujwrd'hul ...... ..... ,..................... ,..... .. ..... ,............... ,.

31

Chopin 1
leI Algh.ienl .................. ,... ................................................... .

JJ

Chopitre 2
R40vol,•• kabyles ... ..................... ,..... ,....................... ..... ,......... .

/
J9

Chapitre 3
"'u nom d'Allah .......................................................................
Chapitre .4
Une «anomie de renie ........................................................... .

51

Chgpilre 5
Les • décideuu _..................................................................... .

55

0.....-- partie
Cinquana IInI ct".MI6peI!donce
_u'nentM por AIu-am Idc:aid et lerojaa"" Stara .
Cllapill'e 1
la guerre d'ind'pendonce ....... .......... ..... ....... ...... ....... .... ....... ...
C fu~ R""I.na &i.tHI" •. Pu ;'. 2011

"
61

ALGÉRIE . II d6.<ill""ion

6

Chopilfe 2

L'indbper>donce confîsqllH ...... .......... .................. ...... ........ ' .... '

79

Chopitre 3
l. Nompi des

............................ ,.................. ..... ... .

87

Chapitre ..
lo g\lef/e civil • .•................... ___ .•.....•...........•.• ·.... .................. .. .

9'

con~slQlions

Chopi"e S
N.6 moirtu croll6es .................... ................ ............................. .

Troi,*- jXW1ie

103

Archoives ....................................................... ,.......•.•......•.•....• -

109

Sommaire des orchr-....................................................... ......

109

La gu.". ......................... ......................... .. ........ -............. ... .

11 3

Cil'lqUOnle

d'ind.pendooca .................................................

275

.v.émoires de guerr................. ....... ...... ......... ....... ...... ....... ......

419

OIIS

....-

lexique olg" '.n .................. ................. ................ ............. .....

509

Who', who ............. _. ................. ..•........................•............ ...

51 1

8ibliog 'op!oi• ...... .....................................................................

519

Un mol Wf lin ouleun........................................................... ...

523

Préface
La plaie saigne. Cinq uante ans aprës, l'Algérit est encore
une bl ~ssure . Au cœ ur des Français, d 'abord, panagés entre
le remords d u colonialisme et la nostalgie de la gr1Indeur.
L' Algérie, ce n' était pas l' Empire , ce n' étai t pas un lointai n
protectorat ni un exotique comptoir. L'Algérie, c ' était un
organe vivant . un membre essentie l du grand corps national .
c'était l'au tre S ud . C'est pourquoi la perte de l'Algérie ne fut
pas une simple déco lonisa ti on. mais une amputati on. C'est
pourquoi la guerre dite d'Algéric ne rut rien d'autre qu'une
guerre civile, menée pour une eenai ne idée de la France,
contre une autre . Aujourd'hui, après que lques embardées dans
l'orniè re de la repcnlance. la France semble prête à affron te r
le temps des historiens, à accepter la vérité sur cent vingt ans
de colonialisme, hui t années de guerre. puis cinquante ans cie
di stance gênée. La f ronce est prete à (re)découvrir un pays
qu' elle ne connaît plus.
De la blessure s'écoule aussi du sa ng algérie n. Il n' a pas
seulement la couleur de l'héroïsme ct du manyre , il a au ssi
celle de l'espoi r. Car les graines semées au printemps 1962
ont donné un b lé noi r ct amer. Rie n n'cst pire que l' absence
de liberté natio nale , mais celle de l' Algérie cst che r payée. I..cs
errances marxistes, la corruption. la boue militaire . l'incapaci té des d irigean ts 11. bâtir un pa ys 11. la mesure d' une jeunesse
flamboyan te , la manne HaspiHéc du gaz ct du pétrole ... Serrée
dans l' étau trngique don t le~ mâchoires sont le colonialisme
d' hier ct l'islam isme toujours vivace d'aujourd'hui. l' Algé ri e

1

,
sécrété cllc·même ses fléaux . Le prisent n' a pas la s:lvcur
sucrée rivée par les combattants de l'indl!pcndance. la li berté
n 'a enfanté ni la prospérité, ni la démocratie. Pour la jcunesse
dése mparée d 'Oran ct d ' Alger. qui n"a même pas su profi ler
du .. printemps arabe JO, la France de~ure un eldorado.
Pounan!. les nouve lles venues du Nord lui montre lll un pays
en crise. souvent égoïste et parfois rac iste. où l'Algérien n'est

Il

qu' un étranger parmi

d ' au~$ .

C 'est néanmoins d'un tel exil

qu 'clle fai t un berceau pour se!> ambitions. El la France n' a.
hélas, pl us les moyens de lui do nner raison ...
Mais l'aven ir dure longtemps, et un demi-siècle n 'est rien
qu and le temps s ' écoule dans les oueds de l'HislOirc. D'autres
générat ions sc lèvent déjà. qui bâtiront une grande Algérie el
une nouvelle amitié franco-algéricnnc. qui meuront le passé à
sa place dans les livres CI tes musées, el bâtiront par-dessus 1..
MéditcITIloée un pon t d'estime et de vo lonté.

Christophe Barbie r,
Directe ur de la rédaction de L'Expre.u

O. 3 1 mus : l'fiat d ' urgence est proclamo...~ mili taires. 16 mai : le~ effectifs de t'1I1TTIte frnnçai se en Algérie som portés i 100 000 00n11llC$... Dfloembre : création d u Mou ve ment naliOl1ali~le algérie n ( MNA) de Mena li Hadj. Une vague d'auen tats coutre les Françl\i~ en Algérie marque le dtbut de la guerre. Par .. conférence ex pri me SIl soIidMÎtê avec t'Algérie: cornblttanle.. 18-24 IIvrll : le FLN plIn icipe à la Confé~nce du tiers-monde It Bandoeng. 5 A :i'" hi ' " Mvem!»'t : proclamation du Front de li~ralion nat ionale (R N). 30 aoGt : l'étaL d ' urgence u t proclamt dans t'ensemble de r Algérie." 26 janv"'r : Jacques Soustelle est nommé gou###BOT_TEXT###quot;cme ur gé nml d' Algé rie.. dans les Aurès et la Gronde Kabylie CI la CCMure est i l\~aur6e.!.. S nov!!'mbre : le b'OOvt:mçmcnl frança is envoie de~ renfon.Nliette Cua 19. première man ifestalioo de'S appelés du conl ingcm lju i refusent de panir en Al gérie . Z4 novembre : FrallÇQÎs Mincl1lInd. qui décltte la luIte année pour l'il1(\fpcoollnce nationale. 1.Chronologie (1954-2010) "' . 11 .. alors ministre de l'I nl~rieur. prône le recours à la force . ..wplembrt : à Paris.

26 ft!vrier : le qUOtidien L'lIumanirl publie la lem-e d'un .. Un ComÎté de salut public l'SI créf sous la présidence du gl!œra1 Ma ssu . 1.uivie dans 1· A. hemcm de la luue armée. avec l' ac.!noncc l' uliliu lion de la lonure par l'armée française Cil Algérie. Bilan : 301 mons cl 14 blessés. Françoise Sagan ..énéral Salan. Gi~le Halimi. le bombardcmem de Sakhiet·Sidi-Yousscf. e~t arrêtée. mais sans que le gouvernemenl françai s en !lUit Iverti. Tonun!e . 29 dkemhn : L 'Express reproduit des photographies de l'exécution illégale d'un rebelle algérien par un gendmne auxiliaire fran- par le FLN. bataille d·A1ger. 22 oclobre : dttoumemenl par les autorité...-ort! du . et invite les éwdianlS et les intcllt'Ctuds li rejoindre le Ft. est accueilli à Alger par les manifc5talion5 d 'hoscil ité des Euro~n~ . Trente mille Aistrois demandent un gouvernemenl de salut puNît MprtS la chute du gOU

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ememem Gaillard. l"opéntlion fail 70 morts. Assa~inat d' Abanc Itamdane. Le A. Oéctmbrt : violcn t ~ lvmbats dans l'EsI-ConstantitlOis. " " çais en 1001 1955. accusée d' avuir post une bombe dans un caf~ ~ de l"unÎven it f d' Alger. 2 frvrR!t' : Jacques Soustelle est remplaœ plr Robert Laco~le. IJ IIvrU : Djamil.. 1958 7 janf~ : début de l'e~ploitaüon du p!trole saharÎen . 5 j u illet : g~ve gl!nl!rale des Algériens.aises d 'u n OC-3 de Rnyal Air Maroc qui lranspone plusieu n dirigeants du FL~ de Raba l il Tuni. Scplembl"f : les effectifs militaires sont portés il 60Cl 000 hOfT1me ~ en Alg~Tie .huliste. plus ieurs d iz. 1. 29 novembre : l'Asse mblée nationale vote la loi-cadre ct la loi élec· torale de ]" Algérie.lgéruis.itcheraf sont f. 19 3ppel~s fnnçais. Il mars : l' Assemblée naltona le: vote les pouvoirs spéc iaux au gouvernement Guy Mollet. ~I assassin!! par les panchutiste!i du colone l Bigea rd après avoir étt tonu ré. 20 aoOt : le oong~s du fLN 11 la Soummam (Kabylie) définit les bu L~ de guerT"e .les civ ils françai~ proddent il des I1IlOnnades dllfls Alge r.· 14 dktmbre : le génl!ral Raoul Salan e. En reprtwUes. grève gl!nérale mauivemenl r.ppclés. Son Ivocate..nçais qu i d. en Fmnce CI dans le département d·A lge r. its prisonnieN. manifesUilions • Alger en (aveur de l'Algérie française. 1" n o. 1t l'origine de la création du FLN.-embrt : 11 l'oceas ion du deUJ:i~me anniversaire du dklen. Ail Ahmed. CI on fait appel lU général de Gaulle. fran<. 26 avril .~t nommé comnmndant en chef en Alg~rie . Les premien attentats " la bombe ~m perpétrés li Alger 7 jlllo"icr : la 10' d i vi~ion de pa!"lll. Débul de 1. la France doit rester en Algérie el elle y restera_.1I. reçoit le soUtieli d"inle\]eclUels françai~ comme Simone de Beauvoir. 1957 "" 20 jam-ier : manifestations violell~ ~ n Cfl'lUn . UI mai : rna~sacre de la popu lat!un civile du douar Me louza par le FLN. 19 mai .s d u boéneral Massu est ehargée du mainlien de J'ordre" Alger.Cnl de 1953 sont I1I. 13 mai : prise du gouvemcmem glnéraJ par les Européens il Alger. Boudiaf. donl 2 1 enfllflts d'une &:ole .ooldll! fr. 11 In'ril : le service mili taire est porté JI 27 mois: 70 000 « di sponibles" du CQIllinj.. Rouhircd. ptisitknt du Conseil . arrivé~ depuis sculcrJJ<:l1 t une se maine.Al.aines de FraJl(jais som tlb il M ck~J (Maroc). principal organisateur du Congrès de la Soummam. III ma l : en Algl! rie. 6 ff uitr : Guy Mollet. elle signe des aveux.(iÉtUl::. sont IlllIssacn!s. Il d&::lare que .' et r Armh de libt:rntion nationale (ALN ).~ _ Ben Be lla . Man : Lami Ben M·hidi . l'Union générale des étudianUi mu sulmans d'Algérie (UGEMA) lance un mol lroruro de grtve pou r une durée ill imitée. . S fivriu : le groupement a~rien de Constamioe décide:.N dklare elre le seul et unique représentant du peuple algl!rien . Khider et l. En rc~ai1les. dt5illuoion Chronologie Sc plelllhre : inscription de la question algérienne il la 10' ~il)n ùe rA~semblie gl!~rnJe de j'ONU.

la d6<iHusiftll Chronolog ie 14 mai : Salan crie" Vi ve de Gaulle ... en Oranie. par référendum. entreti ens de Mel un H

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CC les émissaires du GPRA . basé sur le principe de la pacî li ca· tian..<. HU G PRA el Il r indé pendance de l'A lgérie." Procès à Paris des membres du «re!ICau Jeanson . 28 novemhre . Fln janvier . de Gaull e proc lame le dro it des A lgéric n. jamai s le drapeau du FLN ne flottera sur I"A lgérie . publication du Munife. conlié Il Louis Joxe. Les discuss ions ac hoppent sur la q uestion du Sahara. 5 septC'mb~ : di scours d . Sa lan dirige rUAS. De Gaulle parle d 'une " Algé rie algé rienne liée il la Fr-. 20 juillet : oou veaux e ntretie ns entre la France el le FLN au château <le Lugrin. De Gaulle .micr jour_ 13 févrIer : exp losion de la première bombe atomique fronçai se au Sahara.~IIe. li Alge r.ALG':-RIE. . propose sécess ion. le.mcc ». 3-5 man . de Gaulle propose au FLN la paix des braves.ation . 3 octobre : de Gaulle annonce à Constantine un plan de développement en cinq ans pour l'Algérie. 1960 24 janvier : début de la se ma ine des ba rricades à Alge r.~ li l'amodétenn inatÎon par ré fl'rclld um. Ferhat Abbas est le premier président d u OPRA.. franci . l:Omme dé légué général du gouvernement en Al gérie. première émission pirate de ! 'OAS Il Alge r. pou r le soutien au A _N. 23 nO~'embre ... 23 OL'tobn: : dans une conférence do:: presse.wt! de~ /2 / sur le droit à l' insoumiss ion en Algé rie. 5 août . premicTlô entretie ns d ' Évian. Ahmcd Ben Bell a ct le~ dirigeants arrêtés en 1956 SOIIt désignés comme négoc iateur. De Gaull e ~ déc lare prêt li assume r les pouvoirs de la Ré publique. 15 '''' 8 janvier . deuxième ~ tournéc des popotes. De Gaulle assume les ple ins pouvoirs. Il ex ige l' indépendance totale avant toute d i scus~ ion_ 10 novembre : appel de De Gaulle au cessez-le-feu. 20 mai-13 juin ..les gén6mux Ch. Vin gt-deux mons et cen t cinquante blessés le pn:. Jouhaud . 25·29 juin .. IS IIvril . <le Gaulle est Hu président de la Républi qu ~.. Dans la nuit du 21 nu 22 a" ri l. jeune énarque sociali ste. 21 dk . le journal IL Monde di vulgue le mpport acca blant qu'a prise mé Miche l Rocard. Jean-Paul Sante envoie une le n re au tri bunal. association. 6 septembn . de sou · tien au FLN. aux termes de l' arucle 16 de la Constit ution . Nations un ies l'Cconnaisse nt ~ ]' Algé rie le dro it à l' autooéte nn in JI tÎ{)n _ 1959 6 février . 5 scpt~mbre . Les négociations échouent quand le GPRA se rend compte qu'il s 'agi t de d iscu ter d ' un cessez-le -feu. » 16 ~eptembre . juin : dans un discours à Al ger. L'Algérie algérie nne est en route. 26 avril : échec d u Putsch.. dépan de Paul De louvrier. les Français St: prononcent à 75 % pour le droil il j'autodétenn ination d u peuple algérie n. 1)·12 décembre : dernie r voy age <le De Gaull e e n Algérie . 19 septembre : fonnation du Gouvernement provisoi re de la République plgéric nne (GPRA). Ma nifestations popu laires violentes Il Al boer. début du plan Challe. Ze ller et Salan 001 tenté <le s' emparer du pou voir. de Gaulle dl'e13re au x Européens 0( Je vous ai compris ». re mpl acé par Jean Morin . des générnux il Alger. le GPRA refuse la proposi tion de De Gaulle.. néatioo de l'Organisation ann6e seçrète (OAS) rassemblant des act ivistes curopéens contre l'i ndépe ndance de l' Al gérie. n fHIvC'mhre : c réation d' un poste de mi nistre d ' Ét ai des Affa ires algériennes.<. 20 dkembre . 1" juin : l ' A~semblée nationale in vulit de Gaulle par 339 voix eomTe 224 _ .. sur les c amps de regrou pement organ isés par rannée fraBÇaise en Al gérie 27-31 août : premi~re " tournée des !)lp(l(es" de De Gaulle en Algé rie. par le FLN. " Moi vivant. de Ga ulle admet qu' une Algé rie indépendante ct IISliociée à 111 France aura vocation à réclamer le Sahara. 2S septembre . mbre . Il re nouvelle l'offre de négociations.

L' irnlépcndallC<! e~t appmu~ par 99. ter juillet : référendum d' lmtodétcrmination en Al géric. 3 juillet : de Gaulle re<:onnaÎl l'indépendance de l'Algérie. Il septembre : adoplioo de la Consti tution . 2S septembre 1%2 : proclamation par ]' Assemblée eonstiruante de la République algérienne démocratique et populaire. 10 avril 1975 : Valéry Giscaro d' Estai ng à Alger. 26 mars : il Alger. . 90. la <!6i]lu. Il avril : référendum en métropole.'10 octobre : li bération d'Ahmed Ben Bella. 16 murs : sigllature des accords d'Évian. ~1.:orps sont jetés dans la Seine. les troupes frança ises ouvrent le feu su r uru: foule d' Européens qui manifestem contre les accords d' Évian et font 46 mon s et 200 blessés. L'Algérie indépendante Por Ca therine Gouesel . le tréso· rier du FLN. 19 juin 1965 : S en Bella est renversé par Haon ri Bo umediene et fait pri:rounie r.~~u me lous les poUVOirs. 25 rl!vrie-r 1977 : élection de l'Assemblée populaire nationale. 20 octobre 1970 : assassinat à Francfort de Krim Belkacem. 17 1 17 octobre : manifestations pacifiql. 7 mllrs : oovertu res des Iltgociations d'Évian."iI .... 2J mars : insurrection et siege de Ba b cl-Oued. Des . 19 mars : annonçc officie lle du cessez-le. Adoption de la «charte d'Alger . Avrll : émeutes en Kabylie (Printemps be~re). ". 1 Octobre· no

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cmbre : guem: des Sables avec le Maroc . 19 septembre 1976 : adoption par référendum de la ClIane nationale (Constitution). Cesl la première \l i. 1 1962 8 rhr!er : manifestaTion. 5 juillel : proclamation de l'indépendance nationa le .. 15 seplembre : Ahmcd Ben Bella e~t élu président.72 % de~ VOtaflts. Violente réaction policière : 8 mort s CI plus de 100 blessés au mé tro Chronnc..11ines de millie rs d'AlgéTien~ dans les rue~ de Paris. Un Conseil de la révolution a..iQfl Chrooologi.feu Cil Algérie.:. Il novembre : lancement de la révolut ion agraire.lcs de plusieurs di7. des centaine" de blessé!< el plus de 10 (XX) arrestations . q ui in~taure le régi nlC du pa ni unique.MI1rc les c.16 ALG ÉRIE. l' un des chefs hiSlonques do FI. 1971 14 f~vrier : nationalisation des hydrocarbures. 111 révrier : pourparle rs des Rousses (Ju ra )..\aclion s de l' QAS et pour la paix cn Algérie.1 % des VOlants approuvent les accOf'ds d' Évian. 7 révrier 197'1 : le colone l C hadl i Bendjedid succède à Bou medielJe. 27 décembre 1\t78 : mort du president BoumediellC . La répression est bruta le : de s d iza ines de morts. 16 avril 1964 : pre mier congrès du FLN.~ ite d'un chef d'État français depuis l'indépendance. . 1963 29 man : déc rets sur l'autogeslion. 4 Janvier 1967 : assassinat à Madrid de Mohamed Khider. à l' appel llcs sy ndicats cl de panis poliliqucs. 3 Juin 1\t74 : mon de Messali Hadj.

"embt'e 1986 Constantine cl Sétif. '994 '99' IJ jan~'~ : signature des accords tle Sam ' Egid io. DEsapprul. s&\l ri t~ mi li Laire . [)8)ut de l'escalade de Il vio lence. "'" " F~vrier : ÎMtaul3t ion de l'i!tat d ' urgCT"lCC': . O mdli est pousst à démiss ion 11er sous la pression de l' armée: . Le pouvoir rejette ce tex te .J'otage5 dans un Airbus. Il est n:vendiqu~ par le GIA. JO j a nvier : un auentat i. 14 jan v~ r : ptation d' un Haui Comité d' ~t at (HC E) SOU~ la pR!skknce de Mohamed Boudia! ..les diri ge~ts du FIS . Interven tion. premi~r sc rut in lib re depu i ~ ri ndé]X: ndarn:e. I~mhre : pri~ .. un • cqntrnt national. créé e n mars 1989 ct dirigé par Abassi Madani CI Ali Belhadj . et l'Jus de 110 blesKc!. Jan vier : le gfnüaJ Lillmine Zcrwal es! nommt chef de l' Élot par 12 dkenlllre : réé lection de Chad li BcrodjedW il hl prés idence de la le HCE.J' Air F!1IllCe sur l'IIl'roporI d' AI g~ r.'cmbre : reœnnaissance officielle du Front des forces socig· liste ("l''S ) d ' Hocine AÏ! Ahmed.élections légisIitives (47.iruli on du Parti tl-chef de la c t de l'État. Sept personn~s sont tuée. Affronte ments entre islamiste5 et forces de ['ordre. rappelé d'ex il.~ part i. 12 janv.. une grève ilJ imitte pour exiger une é lection pré~iden liel le antic ipée.5 % des suffrages). all~ntat revcndMjué par le G IA dan s le RER paris ien. 17 jKnvitr : AbdeJahmid Mehri eSt ~vi nçé de son poste de secréulire lI-~l1éraJ du FLN . 16 novffl1bre : élection présidentie lle . du GlGN. il réun it les principaux pa r1 is d·opposition. IU publiquc.12 1tO. la ~sill usioo viokntes manifestations Cllronologie dt.5 Jullle i . Lia miroe 7. historique . un .. ALGâUE.~ 'lui avaient ! igné à Rome un appe l Il la paix. Stplem breoOC tob re : échçç du dialogue ~ntamé par le pouvoir a'l« le FlS.:\. . 19 Juin : assassinai de Mohamed Boutlia f. 1." 8. Man : dissolution du FIS. Mise ~n résidence sUfV~il lée des d irib~ants du FIS AhIIss i Madani et Ali Belhadj .. Proclamation de J'état de sièl:e .ut~ cathol ique de Sa nt' Egidio. ancien Premier ministre et ~ meules à Alge r.(HIs locale s.-'-TOOal rempnrte hl % des l'oix . NGyembre : co lloque pou r rA lg~rî~ orsa nist ii Rome par la cornmun. la bombe devant le commissarial central d' Alger !ait 42 morts el plb de 300 blessés. le FIS remporte les é lect. Arrestation <. La !lOO"elle d irect ion du Front rompt aveç Ie. 2H novembre : le f! congrès du FLN (Xévoir la sép. 20 no. destiné l meure un lcn ne au:\ violences."r .m~ par le gou verne· ment. .. . "" Mai-juin : le FIS appelle i. Inte rvent ion de l'armée . le I=ond tour de s é lections est annulé. d u RN . Les quatre terroristes sont tués. '99' Il janvier . 12 juin 1990 : avec 54 % des vo. AoOt 1993 : assassinat de Kllsd i Merbah. lycttns 11 7 avril 1987 : assassinai " Paris de l' opposant Ali Mecili . La repression ra h lIfts de SOO morts. 26 dm mbre : le A S re mporte le premkT 10ur des. 4 · 10 octu bre : ' 989 14 !iep(embre : légalisation du Front islamiq ue du salut.

Juin : Je 14 .. o ui _.lhIlcnt la maJon lt absolue a vec 199 si~ges sur 389 aux t k"Ction~ ItliLislllti ves . ~ ~gorgés . 5 juin : t leetions Itgislatives largement remportées pM le nouveau parti présidentiel. !Ii " . cnlre 100 000 el 2(X) 000 pel'SOllllCS man ifestenl à l'lIppel d u Front dc:1 forc~ soc iali~lc~ (FFS).~I . . l' dkemtwt .\ t de 50 'li hors la Kabylie. appe lle t L~r les ('O mbat~ à partir du 1" octobre . diri gt par Hassan Haltab .'embre : Abdel t ade r lI achan i..1111 : I\boJo: hll. interdi t les marches . IS juillet : libtnltion <.mai : le ~~lt de: libé ration nation ale (FLN. Novembre : une sc issinn au sc in d u G IA donne naissance au Groupe s. Habib Soua'idia (UI Sal~ Guerrt!).11.tinnale Joni de son coogrb. Quelques jours pl us tarti.ill~ioo 20 I\lIli : =>ept moines frança i ~ en Je~l!s en mars dan s leur monastère de Tibéh irine sont retrou .~sacm.la fl ste pour la prfdiclltio n et le combat (GS PC). la ngue IIlitiu nnle " .. boycottées par les partis kabyle s.\ J7 rjlnkr : l' nrga nisarion Human Rights Walch dénonce k IlOmbre m :" l'I lth: di~pa l'\ls (7 0(0). le Ras. Il septembre . a l1(: Ien ministre des Affaires étrangères e t seul candidat. recrudescence des victimes. cadc. e Jt ' pnrt i unique) . qu i font plus de 1 200 victi mes . qu i de ux II ~ 'I ' Ilills tan! llnnOOL"e u candidature ~ la présidcnticl k de 2004 . un des dirigea nts du FIS. 00 le mouvemen t con testataire . ..OIIo1og11j " 2001 Fi"rlu : le témoigllllge d 'un anden officier des fon:cs spfc ia k'S de ]'annk . le Premier mini. le .AIAi ÉIUE. pri ncipalemen t d ans les environs d ' Alger. victime d' une embus. IIVTiI : 2000 . 10 u('lohre : le FLN remporte la majorité des ~semblées comnlllIl.11'. alors que les é meules redou- l'lient d ï nlen~.'OOditionnc:lk: du dirigeant du AS Abassi Madani. qui met en cause le rôle de l'armk alglri<' nlle dan~ les ma. le chMntc ur kllbyle Matoub Lou nè!. 1998 25 juin .' 'hm'/u (tribus kaby les) avait Mppe l~ au boycott.lt et S't:tcndent l d 'aul re~ régioos. Avril : des lme ulCli viokmmenl rtprim&-~ fon t une ~iunlaine de morts e n Kaby lie el en viron 1 300 blessé!. série de mas~re~ uans la M itidja.sc:ç~taire gt~ ral du Front de libéra .~ . 21 SC' p(e mb~ : l'Amth islamique du ~ Iu t (A IS). Sc:ptembrt . cl dfparre nw:: nlales lors des é lection~ loc3Ie~ . la ll6.i ÛU WII .~I CA. OÙ .. le ~'<'IU vememo:".. t té : reerude. lm J anvier ..6 'II de . va ~Ire insc rit dans la Constitutkm Co mme . qui filit em'Iron 450 victi me.s~~~i rlé à Alger. la loi su r la concorde c ivile est adopt:êe par ré'füendum avec 98.~u.bylie. le pn!s idcnt Zeroual déd de d' abn!ger son mandat e t 1l000u""e Uf1oc: tleetion prés identie ll e an tic ipée . J!JO. s ignature d' un accord d ' association entre l'Un ion t"unlpé<: nne et J' Algt rie. Mal : e xtension des man jfestations e n K. ~ usdle de vÎ

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cs réact ions en Alglrie..stre Ali Den nis 1I 111 ~ """ ·\lI ligne il l'u -parti un ique. III manifestation la plus imponan te jamais organ i.cT'C5 . 21H12 Il mllrs : le préside nt Boute llika anno nce que Je tamn ight. Émeu tes en Kabylie. ma.cmblemc:nt natÎOna' ~mocrat ique (R.. th l Il.iz Bou te ll ika li moge !ioOn Premier m ini~IJe .'Iéc il Alger tOUrne • l'émeute . . qui ront p lusieurs centaines de Ch. lutte armée annonœ en 1997. le taux de parti~' I Jlllt llm C. Juin : l' Armée is lamiq ue du sallIt confimw:: officie llement l' abandon de 1.~D) . puis à Alger. lU '"801 : plébiscité comme .o. cs t ll'>sa u in~ p~s de 1i. la lanII lkl btrbêrç. No. est .<oeencc lb massacres. faiun' 4 mortS . bms annt du AS. 28 novemb~ : rtf~re ndu m Ç()fIsl1lulionnei qui don ne les coudées fn!Delles au pRsidc nt ZcrouaJ. '999 IS élect ion u' Abdclaz iz BOUle flika .

200S 29 ~ ptembre : rtftœooum sur la ré<:unciliation nationale . Les anemats son( 1"C\·er..24 % des ~·oix.ll ion dll délai de gria: offen aux groupes armés pour béntt\eier de l' amnis!ie.iz BouleHika est réélu avec 85 . . Les Algtricns disent .' meunrier fait 411 morts. donlle: plu. oui » l 97 %. Abdelaziz Bouu:llik.'~vrier 2011 : le

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ée de r EulI d ' urgena: qui tlai! en " iguellr clepui.al-TlUIjor de l' armée algérienne. le chef d'AlVa'da lU Maghreb is lamique. où il es! opéré d ' lin ". ~ suffrages. 26 nOl-embre : le presidentlJouteftika est hospitalisé au Val-de-Grâce (Paris). Novembre 2010 : un proche d ' Abde lmaJek Droukdel . 26 nm"cmbre : cks éleclioo~ locales penneUcnt li l'opposilioo de ron roner $QIl a. !:SI IUt par la. ulcère ~molTllgique ~ !'estomal:".\. expir.II}2. li avril : 30 pcrllOOntf. 9 Ivril2009 : ~ledion pr6.. . 17 mu. Les IrQi$ partis de l' Allianœ présidentielle soutcnanl le ~idcnt Bouleftika conservenl la m. Abassi Madan i el Al i Bcilladj . som libtn!s. Le Groupe salalisee pour la prédicalion et Je CQIlloot (GSPC) rejelle l'amnistie. le 19l1OÙt.Sise en Kabylie. il l'est d 'Alb'Cf"· 29 OCtOOrc : Alxlchaiz Bnutcflika annonce la révision de la Cons!Îtulion. qui lui intcn:Jit de briguer un troisiè me mandat. visant le: ~iègc du gouvernemenl il AIg\-T et un poste de police dans la banlieue !. 2007 Regai n des alLeluat$ terronsles ct des Ilil aquc: ~ menés par le GS PC . « entre 250 et 300 terroris!es • se IIOnt rendlls au~ aulorilEs.idcnric:l1e boycottée par Ie$ principaux pmtis d'opposition.. 11 d écembre : un double anenlal-sll icide revendiqué par AQMI vise de5 bureaux des Nalions unies cl le sitge dll Coo!iCil constillllÎOOnnel.le la eapilalc.ajorité absolue . chef d'f!.Chronologie " 2 jullkt : les deux dirigelUllS du Front islamique du liaJut (dissous). rebaplisi AQM I ( Al-Qaida ail Maghreb b lamique). lOO4 8 avril : Abdelu. ~ident de la Républ ique 3 Moût : démiMion du 8~~ral Mohamed Lamari .i : Eleelions Itgi ~lalives .a ['empone avec 90.diqués par AQMI. 2008 Aoftt : le ramadan es! ~ d' Ilne recl"\Ide5I.aine de kilo~tres li l'est d' Alger.eoce d'attentats-suicides. Sc 1011 le mj nist~re de l'Intérieur. forœs de !'Iécurité â une l:ÏnquIlIll. 5OOl luI!es par <JeIiX anenraL~ ~ la voinm: piégée.~ !t. 31 anût 2006 .

qui pourtant n' y est pou r cien . L'Express étaÎt un journal engagé.. Le premier débat qu ' engage le journal porte sur"" l'honneur de l' armée lO. la décolonisation de l'Algérie devient même l'un de ses principaux chevaux de bataille.ct de la Ligue ardbe.Préambule En ce temps-là. 121). La position de t'Express va cependant évoluer mpidemc:nt.. Albert Camus dénonce à la fois le terrorÎsme ct la répress ion. Sous sa plume ct celles d'autres collaborateurs. il n' y a donc pas de sécession concevable. de soi. L'Algérie est française. mais ptlTsonne n'envisageait sérieusement que l'Algérie puisse deven ir indépendante et L"ts. L'Expreu s'insurge contre la "" sale guerre ". L 'Exprt'. Le 6 novembre 1954. dans lequel on voit un gendarme français abattre un Musulman. Au fil des ans. à [' instar de Pierre Mendès France. . En d&cmbre 1955. un premier incident grave oppose le journal nUl( autorités à la suite de la publication de photos extraitcs d'un fi lm d'actu al ité non diffusé en France.. martèle le présiden t du Conseil devant l'Asse mblée nalionale le 12 novembre 1954.Ç dénonçe violemment les menées du chef nationaliste Messali Hadj . cela n' al lait pru. . appelant au dialogue (lire p. Au tQut début. au lendemain des premiers attentats qui marquent le début de la guerre d ' indépendance. Le fondateur de L'Expren avait certes signé une série d 'al1idcs dans lesquels il s'opposait. Dès 1955.ser d' être la France . à la poursuite de l'effort mi litaire français en Indochine.f.

Dès le mois d 'octobre 1962. dérèglements françai s _.. À son retour.~ . Entre 1958 et 1962. il publie dans les colonnes du journal. !IOCi~té politique.voi re d ' une aversion . Ce qui n'empêchera pas Jean-Jacques Scrvan-Schreiber de ne jamais se dépan ir d'ullC profonde méfiance . l'hebdomadaire est saisi à !leuf reprises par les autorités .es indicateurs de développement humai n placent I" Algérie . son témoignage. Jean Cau accuse Ahmed Ben Bella de précipiter l'Algérie dans « la misère et le chaQS économique _. L'année 1962 marque incontestab lement la fi n d ' une époque.1 1 ALGÉRlE. kan Dani~1 . « Quand bien même on panoiendra li démontrer que la violence des rebelles vaut celle de l'administratioo et de J'année.Il l'égard du général de Gaulle . Le texte fait l'effet d'une bombe : le débat sur la tOl'ture est lancé . u • ~ confooda~ur de J"' F-Apras . eit' loin. Aujourd'hui encore . ffu ires et confisqué le poUVOir _.alors que l'Algérie était autosuffisante avant l'in&!:pendancc -. avan t d'en faire un livre. V7 % des ressources de l'Algérie provie nnent de ses ellporlalions de gaz et de pétrole.. L'Express affine peu à peu sa position..u..-stcrait il ~voir au nom de quels principes flOUS nous permettons alors de juger des hommes que nous imitons ". 169).Jrmais favornblc à l' indépendance de l'Algérie.. les articles eonsa<. Et signe les meilleures enquêtes de la période dans un journal qu i s'est fixé pour objectif d'apprendre 110 la Fr.\ militaires qu i onl exclu la sociélé dc la gestion de se. pour leur plus grand profi t. il SlIlue les accords d' ~vian et met en garrle les Français d' AJgérie contre l'QAS."e de rUlMkr NOfl###BOT_TEXT###quot;tI ObMTWlIf''''' 1. le gouvernement décide de «p'JO ir _ Jean-Jacques $ervan-Schreiber : le fondateur de L'Express est rappelé sous les drapeaux pour six mois. tout en plaidant pour le mainlien de relations privilégiées avec l'ancienne métropole. celui qui dispose des ri chesses naturelles les plus Impnrtantes. il rt.. les vrais maîtres de l' Algérie sont ici militaires. Le journal est dé:>f. ce sera bientôt le tour de Jean Daniel .-res à l' Alg~ ­ rie indépendante traduisent un désenchantement. plaines fe n iles. « Le A. François Mauriac s'en va . dirigée par le colonel Ilouari 8 uu medie1lC. nce à «supporter la vérité -. enragent de vivre lUissi mal alors que leur pays élnit ce lui de 10US les possibles. sous le titre «Lieutenant en Algérie _ (lire p. Il fau t dire qu'en Algérie uoe véritable guerre oppose au cours de l'été 1962 les différentes factions indépendan1 1~lell. le Gouvernement provisoire de la Répub lique algérienne (GPRA) issu des mllquis de III résistance est évincé par oc l'armée des frontières .N a servi d 'écran à la militarisation de 1. Les é léments civils o nl dB céder la place .ill~inn Préambule Dans le même numbu. lui même engagé très jeune dans le combat puur l'indépen<lance 2 • Et de ce pays riche ils vont fa ire. plages ensoleillées à deux he ures de l'Europe : les Algériens. les médicaments .. mais aussÎ les céréales . dont il consi&re qu'il est arriv~ au pouvoir à la faveur d 'un prorllwL"Îamenw. j ugée indispensable à la modernisation de la Fmnce. Désormais.. Le taux de chômage des jeunes atteint officiel- ~ieuriaJi5lc ct « rivain.la ~. dit aujourd' hui l'historien Mnhamed Harbi. En ~ 1962. L'équipe qui avait fa it le journal des années de guerre se disloque .".. Très vile. un Ëtat rentier. Jean Dantel ' rapporte une !irîe de . écrit le journal iste. Pétrole. En 1956. l' huile et le sucre . I. l 'actuel patron du NQu~'e1 Observateur" couvre" pour L'Express la guem: d'indépendam:e jusqu'aux accords d'Ëv iun de 1962. L'argent sert à acheter tout cc Ij ue l'Algérie oc produit pas : les biens de consommation coul'I nte . surtOl. gaz. eux . krri~re les autres ~ta~ du Maghreb.l t. De grasses commissions sont encaissées sur les Imponstions comme sur les e'\ponations. alors que le pays est..

• i 1 1 . IIIMurien.. En France. Le sentime nt dominant est lu hogra. l'Algérie officielle tl réécri t son histoire. notamment en Afrique du Nord JO . reconnaissance des rai ts . ou de: l'aœ ès à la con naissance. le ton du discotu'S politique ou médiatique reste assez largement antifrançnis. compliqués. Les Français doivent.. l"ouvenurc politique ayan t aussi permis de soulever Je cou

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ercle de cette chape unanimÎste.ALGÉRIE. nunce aujourd'hui pour une . tt! moigne de ce manque de sensibi lité . cinquante ans après l'i ndépendance.évoquait oc le rôle positif de 1:1 pré. leur égard une delle qu'ils ne veule nt pas reconn aître. 28 i' li \ 1 .ils pour aULan! faire acte de . non sans ra isons. Certes. dont l"anicle 4 _ abrogé un an plus tard . le sentiment que Ie. le président Nicolas Sarkozy avait évoq ué les oc injustices JO infligées par le système colonial. des deux côtés de la Médilerranée ? Sur ces q uesIkms· ll. repentance '"' el adresser à l' Algérie des excuses 7 Dans un d iscours prononcé li COflstant ine en décembre 2fXJ7 lors d'un déplacement cn Alg~rie. Les tcns ion~ mémorielles seront ' e lles plus faciles à apaiser lorsque les générnlions de l'aplts'guerre seronl l'une et l'aut re au pllu vllir. des crimes conunis pendant la colonisation puis la guerre d 'indépe nda nce demeure une souffrance. il est aujourd' hui l'un . spécialistes français de l' A lgérie et l'auteur de unl11hreu'" ouvrages de ré férence. après une brève présenutl ion de l'Algérie d'aujourd'hui el avant de cléroukr les archives de I. de Inisser la parole il.. Le prentier appartie nt li la génération !lée juste après l'Indépendance . il a quitté l'Algérie en 1995 ct signé depuis plusieurs Il'1O:s sur le Maghreb. nous avons choisi. II est au cœ ur de to us les soubresauts qu'a connus l' Algérie depu is les éme utes d ' octobre 88 et de la mont&: de ]'is lamis me du début des années 1990.u. les relations. Elles sont d'autant plus passionnelles que plus d'un million d 'Algériens vivent en France. Entre la France et l' Algérie. Il ne s'agit pas seulement d'un ex ul nire facile .' ''~(pre. mbule Jernenl 2S %.. un mol propre il! rAlgéric . Devenu journaliste après une fOfmation d'i nlIénieur. qu ' il avait qual ifi é « d 'emrc prise d ' asMervisscmenl ct d 'e"'ploitat iu n >1> . demeurent d iffici les . il manque plus d'un million et demi de logements. La Fl1Ince officielle se pro. Les choses évoluent cepend ant depuis quelques années. elle en a fait une épopée nationaliste dont clic a gommé les dis§tnsio ns internes qui e"'primaient pounant le caractère pluriel de sa société . preSGuc intraduisible..s Français ont il. . Les Algériens ont. un aCle de repentance . Mais la non-reconnaissance. l'c"'-puissance coloniale est un bouc émissaire toot trouvé lorsqu'il s'agit de faire oublier les piètres performances du régime. Le problème es t moins celui du :utvoir. mais e lle écarte l'idée d'un oc repentir JO. En revanche . Les dirigeants algé riens IIlluhaiten t toujours. Après la prise du pouvoir par l'armée des fron tières Cl l'évictiCM1 du GPRA. Il ~l1~lion Pr. pour leur part . Kncc française outre-mer. La loi votée le 23 février 2005 par l'Assemblée nationale. Akram Bclkaïd el Benjamin Sium. que celui de la reronnaissance du préjLXIice infligé . II exprime la convÎCtion qu'ont les citoyens d'être méprisés par un État autiste face Il leurs revendications. par la France. Le second est né en 1950 li Constantine. CI les enjeull de mé moire restent.Il'Ii Ilrincipau". même s' il a bllu du temps pour L'C la . la guerre d ' Algérie n'est plus une histoire ou bliée.. de part el d'autre. professeur des universités.

.l'1 Première partie L'Algérie aujourd'hui 1 . 1 ~ .

.ri Boumediene dans un discours prononcé en Juin 1969. Le premier « programme national en vue de . « Nous ne sommes pa... Il n'cst pas question que l' Algérie li mite 10 UlIl11brc de ses enfants . lorsq ue l' Algérie accède à Iïndépendance. panisans de fuus. dédumÎI HoulI.riment qu' il y aura en Algé rie 50 millioM d'habi tants vers 21)~1·2060 .(murS algériens ne sont pas loin de considérer la démographie I. t:inquantc ans plus lard . Pendant les vingt premières années IMI~tinOépc ndance. Les Algériens 1 ~ • 1 1 11 '\ 1 En 1962. les diTi.:ummc une arme . puiStjuc les démographes .1..o.es sotUlions comme la limitation des naissances • . Ce n'est que dans la seconde moitié du XXI" siècle !tuc de vrait s'amorcer la décrue.l• \ 1 Chapitre 1 . de fécondi té moyen est de 7 enfants JIHI.fC IIUllC CI l'Algérie frôle même un record mond ial e n l 1J7~ uvce un t. Une évolution qui n'est pas achev&:. elle met au monde 19 000 IJtoI_'s de plus que la France. la population a quadruplé ... Un poin t sur lequel insistera cncore en 1974 la ik!lét:ution algérie nne lors de ln Conférence mondiale de la lMIJlululilln 11 Bocarcst.un peu plus de 36 millions au ' '"' janvier 201 1 selon l'Office nationul ue~ statistiques . le taU)!. En 1980. ellc I:umple 9 millions d' h:lbitants.UIlI de 8. t'endant les années qu i suivent lïndépcodaoce. don t la population e st lIOis fois J1' u~ numhrcuNC . dont la majoriu! sont des ruraux .ct les deux tiers vivent en zone urbaine .

qui ten tent de qu itter le pays afi n d'échapper à un horizon qui leur paraît bouché. client un peti t conunerce. Les microémeu tes . rC

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cndcnt 11 la sauvette des fi lms téléchargés sur Internet ou s 'autoproclament gardie ns de parking . la défaite d ' une équipe de (00(.. Parfois.II dbill\aion I.. Mais aussi un demi·million 11 quitter chaq ue année le système scolaire R'ns formation . Les plus chanceuJI.i 1 ~ 1 !j '1 Il'• .plose. Alors. ou une microentreprise.900 répertoriées en 20 10 seloo le journal Ubàuti()n . Le détonateur de ces cou ps de colère est souvent l lwldi n . La jeunesse algérienne est d'ailleurs tres largement IICOlariséc. une rixe avec de~ ru liciers . les trois quarts ont moins de 25 ans.~ avant même d'avoir atteint leur hUI.SQnt devenues une forme de contesta· tlnn ~iale . parfois 11 l' université . Selon une étude de 13 Banque mondiale qu i remonte li septembre 2010. les harraxtls ou brûleurs _. Et les plus chanceux viennent grQS. Le s autres sont bicn souve nt arrêté.. Als'ri. . la distribu· tlnn de logements sociaux . l'allente d'une conduite d 'eau ou de gaz. Le tier.! des jeunes Algériens interrogés en 2010 dans le cadre d'une enquête ~ali sé par le Centre national d'études ct d'analyses pour la population el le déve loppement (Ceneap). avant de prendre le large au péril de leur vic d3ns de petites emb3rcations. Apres 20 heures. Ils « bricolent lO. L'Europe reste à leurs yeux un eldorado. Sur le.. la montée de l'isI3misme . en direct ion de l'Espagne ou de l' Italie. Nombreux aussi sont ceuJl. Ils ont souve nl été au lycée.istaient Alger du tem ps du socialisme triomphant . La croissance dé mographique et l' urbanisation nlpide du pays onl provoqué une fone augmentation du taux . Une gra nde partie d 'entre eux se tournent vers le secteur informel. les « microémeu tes. ils brtl lent leurs papiers .2 million pour l'année universitaire 2008·2009 . lis sont chaque année quelque 350 (0) 11 passer le baccalauréat ct plus d'u n million ..e lles étaient gérées par l'étal com me: tout le reste .-. deux seulement ont rouvert après avoir été rénovées. Mê me s'ils n'en sont pas le facteur unique . multipliant les petits métiers.ont les cybcrca· rés .. l..à f~que nter l' un iversité . Et 90 % d'entre eux confiaient ne s' intéresser ni à la vie polil. longtemps après que le même déc lin a é té constaté au Maroc ou en Tun isie. Aujourd'hu i encore.<.. 25 % des jeunes Algériens étaie nt 11 cette date au chômage . l 'arri vée massive de jeunes sur le marché du travail devient vite un enjeu fondamental." la maîtrise de la croissance démographique 10 ne son des car· tons qu'en 1983 et ce n'est qu 'à panir des a n~s 1990 qu~ l' on enregistre une baisse significative de la fécondité. le désœuvrement des jeunes et leurs frustrations sont au CŒur de tous les soubresauts qu' a connu le pays depuis la fi n des années Boumediene : la ~volte de 1988.Îr la cohorte des immigrés clandestins.1. pluran des harrugas ne sont pas issus des couches les plus pauvres et les moins qualifiées de la société.pulsés. Le logeme nt demeure l'un des gros problèmes de l'Algérie tI 'nujourd' hui. les seuls lieux un peu conviviaux .~ qll3tre _alles de cinéma qui eJl. puis eJl. de ces dern ières années. Au chômage vient s'ajouter l'ennui dans un pays où les Ileux de sociabilité sont presque inexistants. un organisme algérien spécialisé d ans les questions de: démographie . prh d ' un Algérien sur deux (48 %) a moins de 20 ans et lcs 15-29 ans représcntentlc tiers (32 %) de la population.d ' où leur nom . . La sitwniun demeure préoccupante. dans des logemenL" surpeuplés. qui attirent de moins en moins de monde depu is q ue les connexions 11 domic ile se multiplient. Nul ne sail combien périssent en mer..que ni à la vie associative .e. ALGE":RIE. Résult:at : la plupan des Jeunes pa'\sent l'essentie l de leurs soirées 11 regarder 13 té lé· vision .. Et sur les Il % de chômeurs que compte officiellement la population active. Contrairement à une idée reçue. ou bien ils ont un CAP en poeke . avouait rê ver de s'installer à l'étranger. le ras-le-bol CJI.

. p3Jlait de postuler pour un emploi dans le Golfe afi n de se faire un pécule. L'Algérie a donc fini par amorcer sa Imnsition démographique. les fe mmes n'en sont pas moi ns de plus en plus présentes dans la vic sociale du pays. vivront dans les villes en 2030. pour faire du commerce. alors que 83 % des appartements ont moins de Inlis pièces. du {ail de la taille acquise par la population.. culièrement chez les jeunes hommCi. sans parler de l'appari tio n de bidonvilles il la périphérie des grandes vil les. eu".. Même si. Faute de réponse.une fe mme..'\e):uelles sont donc fortes. Car les tabous som lels qu'I I cst encore pl"dliquement impossible de s'affic her avec un copain ou une copine et qu'une jeune femme se doit d'arri ver vierge au mariage. Il vivait il ]'~p()que avec sa femme et leur bébé chez ses parents. rencontré au cours d' un reportage il Alger en 2007. Les garçons ont . Les frustration.ALGÉRIE.plications de la décrue démographique amorcée ces dernières années . Depuis 1994. qui se féminise très rapidement. qu 'ils considèrent comme une fabrique de chômeurs. Un logement est en moyenne occupé par 7 à 8 personnes. adultes. Si leur congéoèrcs mâles restent machistes. elle peut ctre répud iée. si le code de la fam ille les considère toujours comme des mineures . Sans doute est-ce l' une des e". .pièccs familial de Bab e l ~Oued panagé par si". elles sont aussi de plus en plus nombreuses à uljliser des moyens contraccprifs . il commençait li envisager un départ pour la France . Mohamcd .cl de moins jeunes . Mais c'cst aussi l'une des raisons du mal· être de beaucoup de jeunes . hui t Algériens sur di". Les jeunc:s femmes sunout ont changé. Nombre de jeunes . La situation n'cst pas près de s'amé· liorer : selon une c nquête du ministère algérien du Tenitoire et de l'En vi ronnement. pas dc logcment indépendant: les jeunes Algériens souffrent d'autan t plus de cette situation qu'il est difficile de se marier quand on n'a ni l'un ni l'autre.souffrent de la promiscuité qui en rés ulte. quel que soit son âge. il faudra attendre lc milieu du xxI" siècle pour que la situation se Slabilise . 36 :17 . -.~ . avec deux de ses sœurs. Pas d 'emploi stable. Il était dans l'attente d'un logement social CI prêl à al ler 11 30 ou 40 kilomètres d 'Alger. Les jeunes couples doivent bien souvent partager pendant plusieurs années l'appartement des parents de l'un ou de l'autre. La ~ iélé s'est pourtant modcrnisée. ou pour te nter leur chance en Europe. la fécondité des femme~ en age de procréer est inférieure ta deux enfants. pani. ~iU . Voici Ryad. la polygamie reste autorisée . 29 ans pour les femmes. les fi lles sont aussi nombre uses que les garçons dans re nseig nement.. dans un trois-pièces d'une cité populaire. Les Algériens se marient de plus en plus tard : 32 ans pour les hommes. . Les deux tiers y auraient reclJul'li alors qu'elles étaient moins de 10 % en 1970.lÎOIl les Algériens d'occu pation. El fuir le deu". tendance à abandonner plus vile r école. lui. Elles sont même aujourd'hui plus nombreuses à poursuivre jusqu'au boul leurs éludes secondaires et à passer le baccalauréal. Si cl ics sc marient de plus e n plus ta rd . ne peut se marie r sans raccord de son tuteur matrimonial. Aujourd ' hui. Résultat : de plus en plus de femme s diplômées se retrouvent dans la fo nction publ ique...t.

Chapitre 2 Révoltes kabyles Dès le lendemain de l'indépendance. barrer la route à la dérive dictatoriale . Les élites kabyles. conduite par la tou te nouve lle Armée nationale populaire. refusent de sc laisser déposséder de leur victoire. qui est condamné à mon puis gmcié. une chape de plomb s'abat .. li sera cenes centré sur la reconnaissance de lu langue et de la culture berbères. Nous Il 'en sommes pas encore là.' instaure entre la Kabylie et le pouvoir central. dès 1963.. . fera des centaines de morts. De nombreuses personnes sont arrê!tes.Il . mais les militanls J ' alors prendront soin de présenter celles-ci comme des éléments du IlUlrimoine algérien. En septembre 1%3. y compris dans le printemps berbère de 1980. Celui-ci" s'oppose à la marginalisatlon du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) par les militaires de J'armée des frontières ct au pani unique imposé par Ahmcd Ben Bella ct Houari Boumediene. par une figure du l'"LN. Bien que limitée à la Kabylie. une relalion de te nsion . Au cours des années qui suiven! Je coup d 'État d u 19 juin 1965. do nt Aïl Ahmed. La répression . il crée le Fron t des forces socialis tes (FFS) pour . On re trouve ra ~clle composante par la sui te. celte première insurrection est Initiée au nom du combat pour la démocratie. qui on! contribué de manière décisive au combat l'géri!!n. Hocinc Aï! Ahmcd. La première insurrectio n est condu ite.

près d'u n million de personnes défi lent dans les rues de Tiri Ouzou pour réclamer la reconnaissance du tamazigh . à faire entendre un conlre-discours.. en 1980 . assassinat en 1970 de Krim Bclkacem.~io<l sur la Kabylie comme sor tout le reste du pays. Le régime oc: souffre aucune opposition et le contrôle militaro-policier rend presque impossible toute e xpression li bre.oit toote misc en avant d'une différence identitaire comme un facteu r de division. saut donné par les forces de l'ordre .. Ve nu assister au match. une bourgade de grande Kabylie. 123 manifestanlS IIu nl tués. à Alger. la dL~i ll .. la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK). le Mouvement cull urel berbère (MCB).. Ce jour là.~. -.. des militants du Mouvement culturel berbère qui sont li l'o rigine du projet de ligue algérienne des dro its de l'homme. cc sont. Manifestatio ns.-i OU7. Le 17 janvier 1994 . pour une largc part . que les forces de sécuri té sont autorisées • . a été sélectionnée pour jouer la fi nale de la coupe d' Algérie. la Kabylie CMt de no uveau en é bullition. le club de foot de 'Ii. dont le psychiatre Saïd Sadi.ALGÉRIIO. Elle le restera celte foi s pendant deux longues années. La manife station a lieu quelques joors avant un référendum constitutionnel qui est considéré par les Kabyles comme une véritable machine de guerre : l'arabe y deme ure la seule langue « nationale et officielle.. Les autorités me na· cent en o utre de réacti ver une loi de 1990 sur l'arabisatioo qui bannit toute autre langue que J'a rabe .tat esl acc ueilli aux cris de « À bas Bo umediene! _ par les supporters kabyles et l'hymne national es! chahuté. Celte année-là. C'est aussi la première fois depuis l' indépendance qu'une protestation prend la forme d'une mobilisation de masse d'unc tet le ample ur. De gmndes manifestmions sont alors o rg:lnisées li l'appel d 'une nouvelle organisation.adiq ues.OU le " prin temps berlx': re _. les Kabyles ont le senlÎmcnl que l' Étal qui sc met en place est largement antiberbèrc : misc à l'écan après la rébellion de 1963 des chefs politiques ct militaires ka byles. brigades de gendarmerie sont encerclées. ce mouvement centré sur la revendication linguistique et identitaire est le premter. la langue berbère. C'est la première rll i ~.." rues de Tizi Ouzou . Au printemps 2001 . Le meurtre e~t officiellement allribué au)!. Quatre ans plus tard. En quelques semaines. Massi nissa Guennah . C'est l' interdiction d' une confé rence sur la poésie kabyle ancienne à l' uni versité de l ili OU7. l"cst le 18 avril 200 1 que tOUt commence . le chef de l't. En 1985. de mars à juin. C'est l'émeute . . naît à Tizi OU1. et le lexie prévoit l' interdiction des partis qui seraient fondés l ur une base « linguistique o u régionale _. De leur cÔté .. un lycéen de 19 ans . Les décen nÎes 1980 et 1990 SOnt marquées par de nouvelles crises spor. l'Algérie officielle per~. Des adolescents . des centaines d'autres blessés. Issue d' uoc guerre d'i ndépendance qui a exacerbé le nalionalisme et érigé l'arnboislamisme en fondement de la nation. Animé par une poignée de jeunes militants. depuis 1963. 1".ou.le « printem ps llOir . aujourd'hui leader du Rassemblement pour la culture et la dé mocratie ( ReD) . rassemble 50 000 per.. est tué d' une rafale de kalachnikov dans les locHUx de la gendarme rie de Beni 1)(luala. le 20 avril. et le chanteur Matoub Lounès. dans l' Algérie du parti unique. Le JI mlli . mais III pluplln des Kabyles so nt convaincus que ce sont les autorités qui 11001 à l'origine du drame. grèves ct affrontements vont sc poursu ivre pendant quatre mois. la Kabylie entre une nou vel le fois en rébellion ouverte avec le pouvoir central.o nnes d~ns le.. islamistes annés. c'est J'assassinaI du chanteur Matoub Lounès qui sert de détonateu r. à l'université de Tizi Ouzou occupée par les é tudiants . Celle fois.oU qui met le feu aux poudres. Les Ilc nda~s t i ~nt. La région cOIre en dissidence. malgré l' a.irer li balles rée lles sur des manife stants en Kabylie. En 1976 intervient un premier incident significatif. En j uin 1998. une « marche llOire .

qu' il s'agisse des bureaux des admi nislr. qui appellent la population à boycotter les é lections locales de 2002 . cassant o u brll lanl lOUI ce q ui peut symboliser l'Étal . la revendication identila. na tionale el officiclle . qui tthoue quelques moi! plus tard. la « plate-forme d'EI.'i ac hèvera Je consacrer la reprise en main.~ à 'mai nteni r la mobilisation pupulaire et à émerger véritablemcnt sur la scène politique. depu is sa nais!>8.. en leur promettant de libérer leurs camarades emprisonnés.ire cSt étroiteme nt liée à la l'tvendi cation démocratique . s'adresse. Né dans le sillage de l'ouverture plliitiquc de la fi n des années 1980. espérant l' usure ct organisant la divis ioo du mouvement. mais ce n'est qu'cn 2005 que sera achevée la reprise en main. En dépit de leurs di ve rlI('tlces. Il parviendra à ses fins . lui-même kabyle .nions. C'est insuffi sant pour les Aarchs. Un protocole est signé qui prévoit la mise en œuvre de la plate-forme d'E I-Kseur «dans le cadre des lois de la République . en tamazight. issu des coordinations locales propres à chaque willaya. puiS le combat des autorités l't dc l'année cnntre les is lamistes. J'Ëlat de droit. que sont le FFS d ' Hocine AT! Ahnled et le RCD de Saïd Spdi. aux Aarchs. des indemnités pour les victi mes..ional et dans une persiX'i.i l'. Les Aarchs obtiennent cependant la J issolution des conseils municipaux et départementauK et l'o rypnisation de nou velles élections locales . On retrouve les revendications de 1980 : la reconnaissance de la langue e t de l' idenrité berbères. l' arJbe restunt lui la seule langue .ulitionnelJes. des maines ou des écoles. Le premier n' a jamais eessé d 'être. Ces fi délégués » de ce qui se veut un .. le président Bouteflika se contente d'un geste limité sur la questio n de la langue : le berbère se voit r&onnaitre le statut de « langue natio nale "'.11 d istri bution de sub. 1. les Aarchs. Il défend e n t992 l' interruptio n du processus électornl. .. Puis. la re lance du développement de la Klibylie.K ~Ufl•. Ils o nt aussi loujoors récusé l'étiquette .u torités n'ont rien coocédé sur la question de la langue. Le mouvement ne parviendra pa. le Re D ('~ t le plus lâique des partis algériens. la reconnaissance officielle de la langue berbère.It' "' partis kabyles . C'est d 'ailleurs l'une des caractéristiques du . des mesures de lutte contre le chômage. Celle-ci reste en Kabylie dominée par les deuK "' frère s e nnemis. ils exigent pêle-mêle des sanctions contre les gendannes responsables de la répressK>ri. qu' il invite à la table des négociations. Le tenue désignait autrefois les rcpré~lltanls des vilItlges ou des tribus au:t assemblées !r.'cntions aux baronnies locale. une constante depuis l'insurrection de 1963. Au tOut début. Comme dans tous les mouvements de protestation kabyles. le RCD et le f'fS ont cependant un point commun : l'Lili et l'autre ont toujours pris soin d 'i nscrire la re vendication klcntitaire kabyle dans un cadre na t. Une par- lie des Aarchs accepte le dialogue. Les a. tOOjoU B sur la question de la langue el de son offi · cialisatio n.nce e n 1%3. mo uvement citoyen » élaborent un cahier de doléances.elles auront lieu le 24 novembre 2005 -. ains i que l' indemnisation des familles des victimes des émeutes de 200 1 et le retrait des brigades de yendanncric les plus compromi!>eS dans la répression de 2001 .·tive démocratique . De celle vague protestataire émerge un nouveau leadership. occupenllc tcmin.. le l>remier ministre Ahmed Ouyahia. du haut de 13 tribune de l'Assemblée nat ionale. la justice économique et sociale. Il faudra atte ndre l'élection présidentielle de 2004 et la victoire d ' Abde1aziz Boutefli ka pour q ue les pourparlers puissent reprendre . Dans ce texte adopté le Il juin 2001. proche du Mouvemcnl culturel berbère do nt Saïd Sadi fui l'un des leaders. Le pouvoir va jouer le pourrissement . une force d 'opposition contre la domination de l ' ann~ cl l'absence de démocratie. le II JUÎn 2003. et n'ont jamais revend iqué l'autonomie tlt' la Kabyl ie.

proclamée par le président Abdelaziz Bouteflika. six policiers sont assas.. le mouve me nt is lamiste algérien était tres éloil'né du jihadisme intem:ttionaliste représenté par Al-QaYda. Aujourd·hui encore. islamiste. Le premier maquis apparaît dans les années 1980. . la succ u r. seuls espaces dl: liberté encore entr·ouverts tians Lin pays où le A. Il est di rigé par une sorte de . si d lcs traduisent une forte conscience culturelle et identi taire . En uiA ans. Ro bin des bois .. qui sera abattu dans la Mitidja en 1987 ..~a le maghrébine de la centrale terroriste d'Oussama Ben Luden (tué le 2 mai 2011 par un commando américain) et d'Ayman aj·Zawahari. en dépit de la .ALGÉRIE .. au cours des années 1970. les Algériens restent traumatisés par celle décennie noire. Les élé· mcnts les plus radicauA des maquis islami stes o nt intégré L1vee annes et bagages les résea ux d ·AI-Qaïda. ~eoncilial ion nationale . parti unique.N. Il ~'ugissait essentiellement d'un mou vement protestataire.inés dans la casbah d' Alger. Massacres. Aprè ~ cct .. e nlèvements. Une nou velle guerre d'Algérie vient de commencer. autour des 1I1\l)'q Uées. les oc années de ~ ang " feront plus de 20 000 morts. D'autant que la menace terroriste ne s'est pas complète me nt tarie. Chapitre 3 Au nom d'Allah Dans la nu it du 9 au 10 février 1992. À j·origine . Cc tlernie r s'est développé. monopolisait le champ poliI(que. attentats . la dtsill~sion mouvement kabyle depuis lïndépendance : les révoltes qui se sont succédé dans cette région. n'ont jamais débouché sur une tentation séparatiste. Mustapha lJouyali.. prenant le leaucrship d' AI-QaYda au Maghreb islamique (AQMI )..

décide d' intelTOmpre le processus démocratique.. les 0( politiq ues . dans une Algérie qui sc démocratise. La nouvelle formation obrient tres vite son agréme nt officiel. l'avaient emporté. Le coup de force de l'armée fait basculer l'ensemble du mouvement dans la violence..27 % des suffrages. D'autres groupes IIC ~pécialise n t dans la guéri lla urbaine. ~'réc ~a propre organisation. confiera-t-il. Le FIS. le directeur d u quotidien indépendlU1t AI Watall. rien de tou t cela ne serait arrivé . Abassi Madani et Ali Bclhadj. avec 46. près d'Alger. En mars. avait décidé de prendre le maquis.. les premières de l'Algérie multipar1ite. Il ne s'agissait cependant q ue d'hlÎti. affi rme. en février 1992. Un ancien carrossier. Quelques semain~ plus tard . Nombre de !lÙlit3nts islaoùstes décident alors de prendre le maq uis . . 1989 à la mosquée Ben Badis de Kouba. Les légalistes.cu1er l'Algérie . Tous rec rutent aussi bien parmi les anciens cadres du FIS que parmi les jeunes chÔmeurs de. quelques années plus tard. des deux principaux dirigeants du mouvement. les militaires pre nnent position à Alge r. Abdc1hak Layada. peu après l'arrestation de Madani et Belhadj. En j uillet 199 1. Abdclkader Che tlouti. Kamal Guemazi. Emretiens av~'C r ameur. l Batna.<1 aurait pas eu de lutte armée . de même. les élections municipales lui permettent de remporte r sa pre!lÙère grande victoire électorale . quelques mois plus tôt. il n'y d'Allah .Au nom l 1 ! éd\œ . Mais le deuxième tour. d'obtenir la m3jori~ absolue des sièges. Mais les débats avaie nt mis en évidence l'existence d'un courant favattble à la lutte armée. voot progressivement s' impo!. Le pn!mier à fai re l'objet d' une tentati ve d'assassinat est Omar Uclhouchet . n'aura jamais lieu. c'est bien l'annu lation d u scrutin de décembre 199 1 q ui a fait ba. Tous les couranlS de la né buleuse islamiste algérienne participent à L'eS assises. lors du premie r lour de. prévu pour le 16 janvier 1992 . l'état d' urgence est proclamé. le pouvoir a poussé les gens à prendre le maquis.tives isolées. grâce au mode de scrutin majoritaire à deux tours. principalement à l'inté rieur du tltriangle » Blida-Lakildaria-Berrouaghia. 4ui va de devenir l'organisation la plus violente. dans le si llage de la politique d'ouverture décrétée par le gouvemement de Mouloud Hamrouche . . le premier parti d'Algérie . Le FIS est. deux tendances s'étaient IIffmntées lors d' un congrès du FIS...1 . Dans la nui t du 10 au Il janvier 1992. Ils ont incité les gens à se livre r • la violence. Eux pronent la construction d'un mouvement capable d 'occuper le terrain politique et. le FIS est officielleme nt dissous. Des maquis appal'1Iissent dans plusieurs régions. une strdtégie d'accession au pouvoir par les urnes. lors d'un di-soours télévisé. L'armée. cc q u' il fai t dans la soirée du 11 janvier.kmt les principault dirigeants sont en prison. .-. Il est même en passe . partisans de mai ntenir la partici pation du mou vement aux élections du mois de décembre malgré t'arrestation des deux dirigeants. Le GIA mulli plie les allentats cont re les inlellectuels anti-islamistes.~ quartiers populaires. qui ne veut en aucun cas d' une ré ptlblique islamique et craint tic voir certains de ses officiers traînés devan t des tri bunaux populaires. Ils auraient dO savoi r que la décis ion d 'annuler le scruti n al lait déboucher sur de la violence ».Cr. Avant même l' an nulation du scrutin . militant du FIS et ex-maire d'Alge~ . 0( S'ils n' avaient pas annulé les électiuns. Nous étions élus pour cinq ans. élections législatives. en mal d'action. Si on nous avait laissés accomplir notre mandat. malgré l'arrestation. Le Front islamique du salut (FIS) nuit le iO mar. !. un proche d' Ali Belhadj . à L 'Expn ss1 • fi En refusant l'alternance. L'année suivante. l'ex-numéro deu x du A S. le Groupe islamique anné (GIA). Pour Ali Belhadj . L'essai est lransfomlé le 26 décembre 1991 . Le président Chadl i Bcndjedid est eootraint de démissionner..'Ontrôle du terrain. perd largement le l.

mais aussi tous ceux que les jeunes islamistes considèrent comme des traîtres ou des apostats. alias Moussaab Abelel OuaJood... de soo côté. Malgré uu !\Ceueil plutôt favorable à l'étra nger.pour fai re monter la tension CI justifier l'orienlalion du « tOUI sécuritaire . parfois des oouan. Ce dernier est né en 1998 d' une scission du GIA. Le FIS décide. Le GIA fmira égaiement par dêposer les annes dans le cadre de la « politique de ~nciliation nationale . L'année suivante.. du Sénégal jusqu'à cenaines panies de la Mauritanie . 8 panis pol itiques. le 17 mai 1993. Ullt premiè re loi sur la «concorde l . Les vi llageois fidèles au AS. confirme l'Affiliat. idéologues . Puis. e n 1994.. entiers. des apostats! Très souvent aussi. qui est alo rs la sienne . qui sont violées. de dCSl--endre du maquis. de ces ffillquis . au GIA. les intérêts de l'armée el de ses services.'rier 2006. Entre temps. Une première tentati ve pour re nouer les fil s du dialogue échoue en 1994 sous la présidence de Lillmine Zeroua!.. de réunir les maquis qui lui sont fidèles e n se dolaIl t.. l tous ceux qui avaient pris les anncs de retrouver leur place dans la SQC i~té. l'armée est souvent montrée d u doigt . li plusieurs reprises. passé dans l'opposition. li panir de fé. Il est di rigé depuis 200-1 par Abdelmalek Droukdal. Dans les mois qui suive nt. La nébuleuse du GIA compte au milieu des années 1990 une dizaine de groupes régionaux . le 25 janvier 2007."'1 . L'organiSAtion jihadiste sert incontestablement.voi re d'avoi r favorisé sa création . En septembre 2006. . accusée de manipuler le GIA . .Qaïda. cependant. a été adoptée par rHêrcnd um. les attaquants cn~

Centres d'intérêt liés

en l les femmes.l attend re l'élection d'Abdelaziz Bootefl ika à la préside nce de la R ~publi que en 1999 poUt que les chefs de l'AIS donnent l'ordre li leurs combattanl~.. l' Armée islamique du salut ( AIS). SOn! massacrés. par le pouvoir. du Niger ct du Mali.. des familles entÎères. celle-ci est rejetée «en bloc ct c n détail . il multiplie les attentats ct reve ndique notamment deux attentats-suicides il Alger le I l avril. Beaucoup de ces victimes sont égorgées il l'arme blanche : selon les .ion du GSPC dans un entretien vidéo. Il reste e ncore . l'un des principaux lieutenants d 'OusRama Ben Ladcn . le sang doil coule r pour la « purification . les accords de Sant'Egidio.. Mais la stratégie du FIS reste avant tout politique . le I l janvier 2000. qui refu sent de payer '" l' impôt n!volutiolll\aire . Ayman AI Zawahari . placés chacun sous la direction d'un émir. Au nom d'Alloh civile . puis tuées.. En 1997 . Mais il faudr. un IIncien ~ltt(ronkicn panisan d' un j ihad « global . qui pennet. ct le FIS . . Quelques jours plus tard .. à être perpétrés par des kamikazes dans le pay~ . d' une branche militaire. J'écri vain Tahar Dj3001 est aballu de tro is balles tirées à boUI ponant. La zone d'opération d 'AQM I s'~ te nd aujourd' hui sur l'enIItmble de la région saharo-snhélienne. Ils appa rtienncnt pour l'cssentiel au Groupe salati ste pour la prédication et le combat (GSPe) . le GSPC troque son Int itu l~ pour celui d'AI-Qaïda au Maghreb islamique (AQM I). don t le FLN. des trac tations entre l'armée et l' AIS aboutisscnt li une première trêve. en pll~san t par le Sud algérien . signent à Rome une plate-forme commune. Impuissan te il empêcher les tueries. Dans les villages. qui revendique son affi liatton au résea u AI. le ~ premien. quelques maquis d' irréductibles.

Le jeune t:tat crée dès la fi n de 1963 la Sonatrach. Le payS est riche . Au passage.. le premier choc pétrolier multipl ie par trois les recettes qltC l'Algérie tire de ses hyl. Puis. ~c commeree donne lieu à de substantie lles commissioos que Ile partllgent les dirigeants is.5 % des ptrimèlrcs d'exploration Cl le pétrole eSI exploité pour pJ Ll~ des deux tiers par des rociétés fra nçaises. la Société nationale pour la recherche.. prise de contrOle des lociétés fra nçaises.nspon. J ! Chapitre 4 U ne économie de rente Les accords d'Évian du 18 mars 1962 reconnaissaient la lOuveraincté de l'Algérie sur le Sahara c t ses richesses naturelles.lrocarburcs. l'Algérie va rAp idement deve nir un ËIIII rentier. En réalité. le président Houari Boumediene décrète la «décolonisation pétrolifère. . 97 % des rece ttes du pays provie nne nl des clIportat ions d 'hydrocarbures. 1 1. le 24 février 1971. présentée \:1ln1 me le mote ur du dévelo ppement. [' Algérie déc ide de na tionaliser les xli~it~ de raffinaj.e ct de distribution des soôétts américaines Mobil CI Esso . Deux ans plus lard.!. Après la guerre lI~lo-al"'dbc de 1967. la transformillion des hydrocarbures. le p.a. il ne détient que 4. À l'époque. : 0<1110nl li~ation des oléoducs ct des gazoducs.us de la guerre d 'indépendance. mais clle im porte presque IQUI le reste. Boumediene promet d'uliIJfiCr ce'! ressources pour fi nancer l'ind ustrialisation . Aujourd 'hui encore. Elle ellporte ses hydro· \:lIrburcs..

tiques.. du sucre et du café consommés en Algérie sont importés. outre Je fait que ces unités de production modernes emploient assez peu de main-d'œuvre. II en VIL de même de la plupart des biens de 10U S les jours. le pouvoir distribue Of 4 . violemme nt réprimœs -. la moiII(! de la monnaie en circu lation dans les an nées 1980 n·était pn~ contrôlée par le systè me bancaire . le marché ooir. l'Algérie. Dans les années 1970. Une loi instaure en 1978 un monopole de l'Ëtat sur les imponations. plus rentables. Elle doi t importer la quasi-totalité des biens de consommation courante. les deux tiers du lait e t 13 quasi-totalité de l' hu ile .. En clair. à la suite du contre-choc pétrolier. .. ConfTOflté à l'é<:hec de la révolution agraire e t à une démog raphie galopame.d ilIO~ CompluC'. Le régime.va avoir pour effet de généraliser la corruption c t le clientélisme. plusieurs usines.oI~ de la " "ft l'tiro/il". C'est la nais. livrées clé en main. \ . I:A I/(Iri~ daM la . J'Algérie voi t leS revenus i ~us de la vente des hydrocarbu res chuter de moitié. Les quelques Inlreprises manufacturières fenuent leun: portes face à la t.. qui peu à peu s'approprient I·Ëtat. moi tié des cériales .eiale. En 1986. sont é rigées : complcxes de liquéfaction du gaz naturel. Plus de 1:1. . Le contre-c hoc ~ t rol ier de 1986 est probablement l'un des principaux facte urs qu i ont conduit à l'embrasement d'octobre 1988 . des couches-culoltes au demifrice en passan t par l'aspirine. dont le marché intérieur n'est plus qu' un « un entrepôt constitué de biens et de produits importés . l'ouverture concerne principalement le secleur de J' import-export . sans i odu. L'ouverture économique d6cidée par le gouvernement de Mouloud Ilarnrouc he . Ces importations profitent. rêve de se reconve rtir duits le commerce. car l' État n'a plus les moyens de financer la paix I". d'abord à l'intérieur des trunlières puis sur les produits d ' importation. ~be ndcs . donc les subventio ns.ja le ver:o. refile L'idée de Boumediene étail d' utiliser l'argent du pétrole pour mC.mger de plus cn plus de denrées alimentaires . le pays achète aussi à l'étr.entre . La facture alimentaÎre. Au dé part . dans un P. . écrit-il. Une partie de la ren te .1yS qui ne produit pratiquement lucun bien de consommation courante . Tout le munde . est élevée : 2.nce du trabelldo. Car. Mais. Il faut réduire les dépenses budgétaires.~ tries manufacturières. Les exportations de pétrole et de gaz don nent elles aussi lieu à de grasses commi ~ions. etc.5 % du total des importations. 1995. Dans un ouvrage consacré à la « violence de la re nte pétrolière . Le pouvoir d 'achat baissc..t incapable de répondre aux besoins de sa population. à la nomenklatura qui gravite autour du pouvoir. e t de subvenlions sur les prix .~~ .Kkmiser le pays.sert à acheter la plix sociale à travers tout un système d 'aide:. les grands bo!néfÎ ciaires du système sont principalement les anciens officiers de l'Armée nationale de libération ct plus généralement les membres de la « fam ille révolutionnaire. dès les années Boumc<licne.lIu§ion Une économie d. engrai s. f:. 2OtO. 1 ALGÉRIE. dans ces condilions..1. Et gare à celui q ui tenlerait de f'r mcttre en cause un système si lucratif pour la nomenklatura. du fooctionnaire à l'ingénieur. de Scit-nca Pu.plusieurs jours d'émeu tes.'tmcurrence des produits importés.-":1 el privilèges. que trop d'intérêts soient ' II jeu pour que les ten tatives de réformes structurelles aie nt Il muindre c hance d'aboutir.ement de commissions ct de pots-de-vin. On comprend. pla. «se transforme en entreprise de pridation . la do!'.. Selon le chercheur Rémy Leveau~ .celle qui n'cst pas préemptée .5 et 8 millio ns de tonnes -.. le chercheur Luis Martinez dresse un constat sévère.. aujourd' hui encore.. et r Algérie de vient une érooomie de rente el de bazar ~. e!i. V..qui se poursuivra au début dcs années [990 avec les encourageme nts du PMI . f'reslia.

-ufois . L'armée est la colonne vertébrale du régime et la SM sa moelle épinierc JO. nancière JO qui gangrène l· ~tat.. mais qui sail se rasSClnhkr chaque fo is que le maintien de sa suprématie l'exige ... pouvait-on lire dans l' un des télégrammes di plomatiques cités par Wi ki Leaks e n 20 10 .. les choses n'ont guè re changé: la . Le parti eSI soumis à son hégémonie . Convainc ue d 'être le déposi.1 ALGéRlE. puis comme l' ultime recours. La grande chance d' Abdelaziz BouteHika est d'avoir ~néficié d'une fone hausse du prix du baril peu après son accession au pouvoir.Jemier qui crée la Sécurité militaire. une société secrete dont o n de vine 4u 'elle est traversée par des luttes d'in fluence ou des conflits lléN au partage des fl uJ\ financiers. adoubé puis ren versé par Boumediene. J'armée s' impose comme l'ilmitre des luttes de factiOIl . à panir de 1980. indemnisa· tion des victimes. à des fi ns politiq ues. Mohamed Boudiaf ..avait osé dénonce r la . mafia politico·li.. Depuis l' indépendance.. n'apparaissent pl u"~ en première lig ne. historique . mais aucun Algérien ne croit à cette thèse. sur fond de luttes de clans.. Gou\-"ememcnt à la dérive et régime fragile comme il ne l'a jamais é té.réin tégration des combattan ts issus des maq uis. e n proie à un manque de vision et alleignant des niveauJ\ de corruption sans précédent . le pou

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