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PlI.- l'hillpfK Bf'OIISarG el kan-Marie Pont.aut

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/1 fgh.:<ni5W). DI linir ..-« 1. G""rre ?

Par l)Qminique Lqardc:

50 ans d'i ndépendance

"

ALGERIE
La désillusion

l es Gnmd$ My/M' ~ '-/Iino.ire de FI1JllI;e
CôllecrifprHcnIC par ChriSl ian Makarian

1

Dominique Lagarde
ù Poov";r dt>$ SflllWkl fll11lilln
Par Mn

Cousin

l'wni,., du ,i«/e tkslin. Cf dklù"
Par BrunoAItbry

avec la collaboration d'Akram Belkaïd
et Benjamin Stora

ù P,J"..œ, 65/00 f~,
les plus rooIDlIS dMl,le mMde
Par Oimirri CasaI; d Fabien TtHOIl

I.e CoNycs dt- rlJP(Jnlyp« nuc/eliro

f'lr

ka~T'hilipfK ~

[EXPRESS

Sommaire
Pr4oIoc. .... ..... .... " ................................................................ .

7

___ ......•......•... __ •....

10

Chronologi• ............................................................................

Il

Pr6ambuIe,........................................................... .......... ........ .

"

Cartographie ............................. _

Pr.m~ ... porIie
l'....11'"- oujwrd'hul ...... ..... ,..................... ,..... .. ..... ,............... ,.

31

Chopin 1
leI Algh.ienl .................. ,... ................................................... .

JJ

Chopitre 2
R40vol,•• kabyles ... ..................... ,..... ,....................... ..... ,......... .

/
J9

Chapitre 3
"'u nom d'Allah .......................................................................
Chapitre .4
Une «anomie de renie ........................................................... .

51

Chgpilre 5
Les • décideuu _..................................................................... .

55

0.....-- partie
Cinquana IInI ct".MI6peI!donce
_u'nentM por AIu-am Idc:aid et lerojaa"" Stara .
Cllapill'e 1
la guerre d'ind'pendonce ....... .......... ..... ....... ...... ....... .... ....... ...
C fu~ R""I.na &i.tHI" •. Pu ;'. 2011

"
61

ALGÉRIE . II d6.<ill""ion

6

Chopilfe 2

L'indbper>donce confîsqllH ...... .......... .................. ...... ........ ' .... '

79

Chopitre 3
l. Nompi des

............................ ,.................. ..... ... .

87

Chapitre ..
lo g\lef/e civil • .•................... ___ .•.....•...........•.• ·.... .................. .. .

9'

con~slQlions

Chopi"e S
N.6 moirtu croll6es .................... ................ ............................. .

Troi,*- jXW1ie

103

Archoives ....................................................... ,.......•.•......•.•....• -

109

Sommaire des orchr-....................................................... ......

109

La gu.". ......................... ......................... .. ........ -............. ... .

11 3

Cil'lqUOnle

d'ind.pendooca .................................................

275

.v.émoires de guerr................. ....... ...... ......... ....... ...... ....... ......

419

OIIS

....-

lexique olg" '.n .................. ................. ................ ............. .....

509

Who', who ............. _. ................. ..•........................•............ ...

51 1

8ibliog 'op!oi• ...... .....................................................................

519

Un mol Wf lin ouleun........................................................... ...

523

Préface
La plaie saigne. Cinq uante ans aprës, l'Algérit est encore
une bl ~ssure . Au cœ ur des Français, d 'abord, panagés entre
le remords d u colonialisme et la nostalgie de la gr1Indeur.
L' Algérie, ce n' était pas l' Empire , ce n' étai t pas un lointai n
protectorat ni un exotique comptoir. L'Algérie, c ' était un
organe vivant . un membre essentie l du grand corps national .
c'était l'au tre S ud . C'est pourquoi la perte de l'Algérie ne fut
pas une simple déco lonisa ti on. mais une amputati on. C'est
pourquoi la guerre dite d'Algéric ne rut rien d'autre qu'une
guerre civile, menée pour une eenai ne idée de la France,
contre une autre . Aujourd'hui, après que lques embardées dans
l'orniè re de la repcnlance. la France semble prête à affron te r
le temps des historiens, à accepter la vérité sur cent vingt ans
de colonialisme, hui t années de guerre. puis cinquante ans cie
di stance gênée. La f ronce est prete à (re)découvrir un pays
qu' elle ne connaît plus.
De la blessure s'écoule aussi du sa ng algérie n. Il n' a pas
seulement la couleur de l'héroïsme ct du manyre , il a au ssi
celle de l'espoi r. Car les graines semées au printemps 1962
ont donné un b lé noi r ct amer. Rie n n'cst pire que l' absence
de liberté natio nale , mais celle de l' Algérie cst che r payée. I..cs
errances marxistes, la corruption. la boue militaire . l'incapaci té des d irigean ts 11. bâtir un pa ys 11. la mesure d' une jeunesse
flamboyan te , la manne HaspiHéc du gaz ct du pétrole ... Serrée
dans l' étau trngique don t le~ mâchoires sont le colonialisme
d' hier ct l'islam isme toujours vivace d'aujourd'hui. l' Algé ri e

1

,
sécrété cllc·même ses fléaux . Le prisent n' a pas la s:lvcur
sucrée rivée par les combattants de l'indl!pcndance. la li berté
n 'a enfanté ni la prospérité, ni la démocratie. Pour la jcunesse
dése mparée d 'Oran ct d ' Alger. qui n"a même pas su profi ler
du .. printemps arabe JO, la France de~ure un eldorado.
Pounan!. les nouve lles venues du Nord lui montre lll un pays
en crise. souvent égoïste et parfois rac iste. où l'Algérien n'est

Il

qu' un étranger parmi

d ' au~$ .

C 'est néanmoins d'un tel exil

qu 'clle fai t un berceau pour se!> ambitions. El la France n' a.
hélas, pl us les moyens de lui do nner raison ...
Mais l'aven ir dure longtemps, et un demi-siècle n 'est rien
qu and le temps s ' écoule dans les oueds de l'HislOirc. D'autres
générat ions sc lèvent déjà. qui bâtiront une grande Algérie el
une nouvelle amitié franco-algéricnnc. qui meuront le passé à
sa place dans les livres CI tes musées, el bâtiront par-dessus 1..
MéditcITIloée un pon t d'estime et de vo lonté.

Christophe Barbie r,
Directe ur de la rédaction de L'Expre.u

~ mili taires.Chronologie (1954-2010) "' . 1.. qui décltte la luIte année pour l'il1(\fpcoollnce nationale. première man ifestalioo de'S appelés du conl ingcm lju i refusent de panir en Al gérie . alors ministre de l'I nl~rieur... Une vague d'auen tats coutre les Françl\i~ en Algérie marque le dtbut de la guerre." 26 janv"'r : Jacques Soustelle est nommé gou\"cme ur gé nml d' Algé rie. Par . Dfloembre : création d u Mou ve ment naliOl1ali~le algérie n ( MNA) de Mena li Hadj. conférence ex pri me SIl soIidMÎtê avec t'Algérie: cornblttanle.Nliette Cua 19. S nov!!'mbre : le b'OOvt:mçmcnl frança is envoie de~ renfon.!. Z4 novembre : FrallÇQÎs Mincl1lInd. prône le recours à la force ... 16 mai : le~ effectifs de t'1I1TTIte frnnçai se en Algérie som portés i 100 000 00n11llC$. 5 A :i'" hi ' " Mvem!»'t : proclamation du Front de li~ralion nat ionale (R N)... 11 . 30 aoGt : l'étaL d ' urgence u t proclamt dans t'ensemble de r Algérie. 3 1 mus : l'fiat d ' urgence est proclamo.. dans les Aurès et la Gronde Kabylie CI la CCMure est i l\~aur6e. 18-24 IIvrll : le FLN plIn icipe à la Confé~nce du tiers-monde It Bandoeng.. .wplembrt : à Paris.. O.

Son Ivocate. Il d&::lare que . 5 j u illet : g~ve gl!nl!rale des Algériens.énéral Salan.. Gi~le Halimi. fran<. Les premien attentats " la bombe ~m perpétrés li Alger 7 jlllo"icr : la 10' d i vi~ion de pa!"lll. Un ComÎté de salut public l'SI créf sous la présidence du gl!œra1 Ma ssu . Débul de 1. CI on fait appel lU général de Gaulle.aines de FraJl(jais som tlb il M ck~J (Maroc). S fivriu : le groupement a~rien de Constamioe décide:. Il mars : l' Assemblée naltona le: vote les pouvoirs spéc iaux au gouvernement Guy Mollet.· 14 dktmbre : le génl!ral Raoul Salan e. et invite les éwdianlS et les intcllt'Ctuds li rejoindre le Ft. reçoit le soUtieli d"inle\]eclUels françai~ comme Simone de Beauvoir. 1. Boudiaf. Oéctmbrt : violcn t ~ lvmbats dans l'EsI-ConstantitlOis. 19 3ppel~s fnnçais. 20 aoOt : le oong~s du fLN 11 la Soummam (Kabylie) définit les bu L~ de guerT"e . Le A. sont IlllIssacn!s.N dklare elre le seul et unique représentant du peuple algl!rien . l"opéntlion fail 70 morts. Bilan : 301 mons cl 14 blessés. arrivé~ depuis sculcrJJ<:l1 t une se maine. avec l' ac. 1957 "" 20 jam-ier : manifestations violell~ ~ n Cfl'lUn . Françoise Sagan .Al. its prisonnieN.. Khider et l. 29 dkemhn : L 'Express reproduit des photographies de l'exécution illégale d'un rebelle algérien par un gendmne auxiliaire fran- par le FLN. dt5illuoion Chronologie Sc plelllhre : inscription de la question algérienne il la 10' ~il)n ùe rA~semblie gl!~rnJe de j'ONU. 2 frvrR!t' : Jacques Soustelle est remplaœ plr Robert Laco~le. III ma l : en Algl! rie.nçais qu i d.lgéruis. Trente mille Aistrois demandent un gouvernemenl de salut puNît MprtS la chute du gOU\'ememem Gaillard. ptisitknt du Conseil ..!noncc l' uliliu lion de la lonure par l'armée française Cil Algérie. l'Union générale des étudianUi mu sulmans d'Algérie (UGEMA) lance un mol lroruro de grtve pou r une durée ill imitée.itcheraf sont f. grève gl!nérale mauivemenl r.Cnl de 1953 sont I1I. mais sans que le gouvernemenl françai s en !lUit Iverti. 29 novembre : l'Asse mblée nationale vote la loi-cadre ct la loi élec· torale de ]" Algérie.-embrt : 11 l'oceas ion du deUJ:i~me anniversaire du dklen.les civ ils françai~ proddent il des I1IlOnnades dllfls Alge r. Man : Lami Ben M·hidi . e~t arrêtée. donl 2 1 enfllflts d'une &:ole . 26 avril .aises d 'u n OC-3 de Rnyal Air Maroc qui lranspone plusieu n dirigeants du FL~ de Raba l il Tuni. Ail Ahmed. " " çais en 1001 1955. hemcm de la luue armée. 22 oclobre : dttoumemenl par les autorité. En reprtwUes.ooldll! fr. Tonun!e . bataille d·A1ger. principal organisateur du Congrès de la Soummam.1I.ppclés. IJ IIvrU : Djamil.' et r Armh de libt:rntion nationale (ALN ).s d u boéneral Massu est ehargée du mainlien de J'ordre" Alger.-ort! du . 26 ft!vrier : le qUOtidien L'lIumanirl publie la lem-e d'un . . 19 mai . le bombardcmem de Sakhiet·Sidi-Yousscf. Scplembl"f : les effectifs militaires sont portés il 60Cl 000 hOfT1me ~ en Alg~Tie . 6 ff uitr : Guy Mollet.. UI mai : rna~sacre de la popu lat!un civile du douar Me louza par le FLN. la France doit rester en Algérie el elle y restera_. Assa~inat d' Abanc Itamdane. 1. est accueilli à Alger par les manifc5talion5 d 'hoscil ité des Euro~n~ . 1t l'origine de la création du FLN. Rouhircd. ~I assassin!! par les panchutiste!i du colone l Bigea rd après avoir étt tonu ré.uivie dans 1· A. elle signe des aveux. manifesUilions • Alger en (aveur de l'Algérie française. 11 In'ril : le service mili taire est porté JI 27 mois: 70 000 « di sponibles" du CQIllinj. En rc~ai1les. plus ieurs d iz.~ _ Ben Be lla . en Fmnce CI dans le département d·A lge r. 1" n o.. 1958 7 janf~ : début de l'e~ploitaüon du p!trole saharÎen .huliste.(iÉtUl::. accusée d' avuir post une bombe dans un caf~ ~ de l"unÎven it f d' Alger..~t nommé comnmndant en chef en Alg~rie . 13 mai : prise du gouvemcmem glnéraJ par les Européens il Alger..

sur les c amps de regrou pement organ isés par rannée fraBÇaise en Al gérie 27-31 août : premi~re " tournée des !)lp(l(es" de De Gaulle en Algé rie.<.~ li l'amodétenn inatÎon par ré fl'rclld um. 5 août . 20 mai-13 juin . des générnux il Alger. » 16 ~eptembre . 3-5 man . association. début du plan Challe. 19 septembre : fonnation du Gouvernement provisoi re de la République plgéric nne (GPRA). Ze ller et Salan 001 tenté <le s' emparer du pou voir. de Ga ulle admet qu' une Algé rie indépendante ct IISliociée à 111 France aura vocation à réclamer le Sahara. jeune énarque sociali ste. Nations un ies l'Cconnaisse nt ~ ]' Algé rie le dro it à l' autooéte nn in JI tÎ{)n _ 1959 6 février .<. deuxième ~ tournéc des popotes... le journal IL Monde di vulgue le mpport acca blant qu'a prise mé Miche l Rocard. 3 octobre : de Gaulle annonce à Constantine un plan de développement en cinq ans pour l'Algérie. Ahmcd Ben Bell a ct le~ dirigeants arrêtés en 1956 SOIIt désignés comme négoc iateur. Jean-Paul Sante envoie une le n re au tri bunal. IS IIvril . Vin gt-deux mons et cen t cinquante blessés le pn:. 6 septembn . 1)·12 décembre : dernie r voy age <le De Gaull e e n Algérie . 20 juillet : oou veaux e ntretie ns entre la France el le FLN au château <le Lugrin. 26 avril : échec d u Putsch. Les négociations échouent quand le GPRA se rend compte qu'il s 'agi t de d iscu ter d ' un cessez-le -feu. aux termes de l' arucle 16 de la Constit ution . 23 nO~'embre . pou r le soutien au A _N.~IIe. de sou · tien au FLN. HU G PRA el Il r indé pendance de l'A lgérie. par référendum.. <le Gaulle est Hu président de la Républi qu ~. franci . Les discuss ions ac hoppent sur la q uestion du Sahara. première émission pirate de ! 'OAS Il Alge r. 5 septC'mb~ : di scours d . 1" juin : l ' A~semblée nationale in vulit de Gaulle par 339 voix eomTe 224 _ . li Alge r. 15 '''' 8 janvier .mcc ». de Gaull e proc lame le dro it des A lgéric n.. Dans la nuit du 21 nu 22 a" ri l.. . publication du Munife. premicTlô entretie ns d ' Évian.. re mpl acé par Jean Morin . le. jamai s le drapeau du FLN ne flottera sur I"A lgérie . De Gaulle parle d 'une " Algé rie algé rienne liée il la Fr-. De Gaulle assume les ple ins pouvoirs." Procès à Paris des membres du «re!ICau Jeanson . Sa lan dirige rUAS. 23 OL'tobn: : dans une conférence do:: presse. entreti ens de Mel un H\'CC les émissaires du GPRA . juin : dans un discours à Al ger. 28 novemhre . Ma nifestations popu laires violentes Il Al boer.wt! de~ /2 / sur le droit à l' insoumiss ion en Algé rie.. 21 dk . basé sur le principe de la pacî li ca· tian. Ferhat Abbas est le premier président d u OPRA. n fHIvC'mhre : c réation d' un poste de mi nistre d ' Ét ai des Affa ires algériennes.. Il ex ige l' indépendance totale avant toute d i scus~ ion_ 10 novembre : appel de De Gaulle au cessez-le-feu. 2S septembre . de Gaulle dl'e13re au x Européens 0( Je vous ai compris ». 25·29 juin . l:Omme dé légué général du gouvernement en Al gérie. De Gaull e ~ déc lare prêt li assume r les pouvoirs de la Ré publique. L'Algérie algérie nne est en route.. De Gaulle . 5 scpt~mbre . Il re nouvelle l'offre de négociations. mbre . de Gaulle propose au FLN la paix des braves.micr jour_ 13 févrIer : exp losion de la première bombe atomique fronçai se au Sahara.ALG':-RIE. en Oranie. dépan de Paul De louvrier. " Moi vivant. 20 dkembre . Jouhaud .ation . les Français St: prononcent à 75 % pour le droil il j'autodétenn ination d u peuple algérie n. Fln janvier . propose sécess ion. le GPRA refuse la proposi tion de De Gaulle.... conlié Il Louis Joxe. 1960 24 janvier : début de la se ma ine des ba rricades à Alge r. la d6<iHusiftll Chronolog ie 14 mai : Salan crie" Vi ve de Gaulle .les gén6mux Ch. néatioo de l'Organisation ann6e seçrète (OAS) rassemblant des act ivistes curopéens contre l'i ndépe ndance de l' Al gérie. par le FLN.

Adoption de la «charte d'Alger . 90. ~1. ter juillet : référendum d' lmtodétcrmination en Al géric. Des . les troupes frança ises ouvrent le feu su r uru: foule d' Européens qui manifestem contre les accords d' Évian et font 46 mon s et 200 blessés. 20 octobre 1970 : assassinat à Francfort de Krim Belkacem. L' irnlépcndallC<! e~t appmu~ par 99. 7 mllrs : oovertu res des Iltgociations d'Évian. 2J mars : insurrection et siege de Ba b cl-Oued. Violente réaction policière : 8 mort s CI plus de 100 blessés au mé tro Chronnc. Il novembre : lancement de la révolut ion agraire. 3 Juin 1\t74 : mon de Messali Hadj. 3 juillet : de Gaulle re<:onnaÎl l'indépendance de l'Algérie. 1 1962 8 rhr!er : manifestaTion. Un Conseil de la révolution a. des centaine" de blessé!< el plus de 10 (XX) arrestations .MI1rc les c. 27 décembre 1\t78 : mort du president BoumediellC .~~u me lous les poUVOirs. 2S septembre 1%2 : proclamation par ]' Assemblée eonstiruante de la République algérienne démocratique et populaire. l' un des chefs hiSlonques do FI. 10 avril 1975 : Valéry Giscaro d' Estai ng à Alger.:orps sont jetés dans la Seine.. L'Algérie indépendante Por Ca therine Gouesel . 1 Octobre· no\'cmbre : guem: des Sables avec le Maroc .72 % de~ VOtaflts.11ines de millie rs d'AlgéTien~ dans les rue~ de Paris. q ui in~taure le régi nlC du pa ni unique. La répression est bruta le : de s d iza ines de morts.. le tréso· rier du FLN. 16 avril 1964 : pre mier congrès du FLN. Avrll : émeutes en Kabylie (Printemps be~re). 1971 14 f~vrier : nationalisation des hydrocarbures."iI . la <!6i]lu. Il avril : référendum en métropole. .. 5 juillel : proclamation de l'indépendance nationa le .lcs de plusieurs di7.. 111 révrier : pourparle rs des Rousses (Ju ra )...~ ite d'un chef d'État français depuis l'indépendance. 19 juin 1965 : S en Bella est renversé par Haon ri Bo umediene et fait pri:rounie r.1 % des VOlants approuvent les accOf'ds d' Évian. ".. 7 révrier 197'1 : le colone l C hadl i Bendjedid succède à Bou medielJe.:.'10 octobre : li bération d'Ahmed Ben Bella.\aclion s de l' QAS et pour la paix cn Algérie.iQfl Chrooologi. 26 mars : il Alger.feu Cil Algérie. 16 murs : sigllature des accords d'Évian. 15 seplembre : Ahmcd Ben Bella e~t élu président. 25 rl!vrie-r 1977 : élection de l'Assemblée populaire nationale. 19 septembre 1976 : adoption par référendum de la ClIane nationale (Constitution). 19 mars : annonçc officie lle du cessez-le. Cesl la première \l i. 4 Janvier 1967 : assassinat à Madrid de Mohamed Khider. Il septembre : adoplioo de la Consti tution . . à l' appel llcs sy ndicats cl de panis poliliqucs.16 ALG ÉRIE. 17 1 17 octobre : manifestations pacifiql. 1963 29 man : déc rets sur l'autogeslion.

et l'Jus de 110 blesKc!.. 12 janv. [)8)ut de l'escalade de Il vio lence. lycttns 11 7 avril 1987 : assassinai " Paris de l' opposant Ali Mecili . créé e n mars 1989 ct dirigé par Abassi Madani CI Ali Belhadj .5 % des suffrages)." 8.12 1tO. La !lOO"elle d irect ion du Front rompt aveç Ie.~ 'lui avaient ! igné à Rome un appe l Il la paix.m~ par le gou verne· ment. 20 no..~ part i.les diri ge~ts du FIS . . Interven tion. ancien Premier ministre et ~ meules à Alge r. il réun it les principaux pa r1 is d·opposition. la ~sill usioo viokntes manifestations Cllronologie dt. s&\l ri t~ mi li Laire . rappelé d'ex il. Jan vier : le gfnüaJ Lillmine Zcrwal es! nommt chef de l' Élot par 12 dkenlllre : réé lection de Chad li BcrodjedW il hl prés idence de la le HCE.:\. Il est n:vendiqu~ par le GIA. La repression ra h lIfts de SOO morts. une grève ilJ imitte pour exiger une é lection pré~iden liel le antic ipée.ut~ cathol ique de Sa nt' Egidio.'cmbre : reœnnaissance officielle du Front des forces socig· liste ("l''S ) d ' Hocine AÏ! Ahmed. historique .(HIs locale s. NGyembre : co lloque pou r rA lg~rî~ orsa nist ii Rome par la cornmun. d u RN . Man : dissolution du FIS. Mise ~n résidence sUfV~il lée des d irib~ants du FIS AhIIss i Madani et Ali Belhadj .. '99' Il janvier . 4 · 10 octu bre : ' 989 14 !iep(embre : légalisation du Front islamiq ue du salut. "" Mai-juin : le FIS appelle i. Lia miroe 7. Le pouvoir rejette ce tex te . "'" " F~vrier : ÎMtaul3t ion de l'i!tat d ' urgCT"lCC': .J'otage5 dans un Airbus."embt'e 1986 Constantine cl Sétif.iruli on du Parti tl-chef de la c t de l'État. AoOt 1993 : assassinat de Kllsd i Merbah. O mdli est pousst à démiss ion 11er sous la pression de l' armée: .. 16 novffl1bre : élection présidentie lle . le I=ond tour de s é lections est annulé.élections légisIitives (47. premi~r sc rut in lib re depu i ~ ri ndé]X: ndarn:e. '994 '99' IJ jan~'~ : signature des accords tle Sam ' Egid io. 12 juin 1990 : avec 54 % des vo. Sept personn~s sont tuée. IU publiquc.5 Jullle i . Inte rvent ion de l'armée . JO j a nvier : un auentat i. Arrestation <. du GlGN. 26 dm mbre : le A S re mporte le premkT 10ur des. 19 Juin : assassinai de Mohamed Boutlia f.J' Air F!1IllCe sur l'IIl'roporI d' AI g~ r. Les quatre terroristes sont tués. destiné l meure un lcn ne au:\ violences. ALGâUE. DEsapprul. . Affronte ments entre islamiste5 et forces de ['ordre.-'-TOOal rempnrte hl % des l'oix . le FIS remporte les é lect. Stplem breoOC tob re : échçç du dialogue ~ntamé par le pouvoir a'l« le FlS. Proclamation de J'état de sièl:e . un . un • cqntrnt national. all~ntat revcndMjué par le G IA dan s le RER paris ien."r .. I~mhre : pri~ . la bombe devant le commissarial central d' Alger !ait 42 morts el plb de 300 blessés. 17 jKnvitr : AbdeJahmid Mehri eSt ~vi nçé de son poste de secréulire lI-~l1éraJ du FLN . 1. 2H novembre : le f! congrès du FLN (Xévoir la sép. .. 14 jan v~ r : ptation d' un Haui Comité d' ~t at (HC E) SOU~ la pR!skknce de Mohamed Boudia! .

6 'II de . ~ usdle de vÎ\'cs réact ions en Alglrie. .~sacm.cmblemc:nt natÎOna' ~mocrat ique (R.s~~~i rlé à Alger. puis à Alger. cadc. qui filit em'Iron 450 victi me..~u.~I . Émeu tes en Kabylie. IIVTiI : 2000 . interdi t les marches . victime d' une embus.~D) . '999 IS élect ion u' Abdclaz iz BOUle flika . OÙ .tinnale Joni de son coogrb.'embre : Abdel t ade r lI achan i.. Mal : e xtension des man jfestations e n K.lhIlcnt la maJon lt absolue a vec 199 si~ges sur 389 aux t k"Ction~ ItliLislllti ves . pri ncipalemen t d ans les environs d ' Alger. ~ ~gorgés . le Ras.\ t de 50 'li hors la Kabylie. alors que les é meules redou- l'lient d ï nlen~. a l1(: Ien ministre des Affaires étrangères e t seul candidat.iz Bou te ll ika li moge !ioOn Premier m ini~IJe . Il septembre . lutte armée annonœ en 1997.AIAi ÉIUE. 5 juin : t leetions Itgislatives largement remportées pM le nouveau parti présidentiel.bylie. cnlre 100 000 el 2(X) 000 pel'SOllllCS man ifestenl à l'lIppel d u Front dc:1 forc~ soc iali~lc~ (FFS). le ~'<'IU vememo:".. le taux de parti~' I Jlllt llm C. Novembre : une sc issinn au sc in d u G IA donne naissance au Groupe s. qui ront p lusieurs centaines de Ch.mai : le ~~lt de: libé ration nation ale (FLN. e Jt ' pnrt i unique) . le . qu i font plus de 1 200 victi mes . J!JO.. l' dkemtwt . bms annt du AS. lU '"801 : plébiscité comme . Juin : Je 14 . série de mas~re~ uans la M itidja. cl dfparre nw:: nlales lors des é lection~ loc3Ie~ ..lt et S't:tcndent l d 'aul re~ régioos. cs t ll'>sa u in~ p~s de 1i. Avril : des lme ulCli viokmmenl rtprim&-~ fon t une ~iunlaine de morts e n Kaby lie el en viron 1 300 blessé!. 1998 25 juin . le chMntc ur kllbyle Matoub Lou nè!. s ignature d' un accord d ' association entre l'Un ion t"unlpé<: nne et J' Algt rie. appe lle t L~r les ('O mbat~ à partir du 1" octobre .\ J7 rjlnkr : l' nrga nisarion Human Rights Walch dénonce k IlOmbre m :" l'I lth: di~pa l'\ls (7 0(0).o. boycottées par les partis kabyle s.i ÛU WII .<oeencc lb massacres. 21 SC' p(e mb~ : l'Amth islamique du ~ Iu t (A IS). IS juillet : libtnltion <. .11.. lm J anvier .'OOditionnc:lk: du dirigeant du AS Abassi Madani. le pn!s idcnt Zeroual déd de d' abn!ger son mandat e t 1l000u""e Uf1oc: tleetion prés identie ll e an tic ipée . qui met en cause le rôle de l'armk alglri<' nlle dan~ les ma. diri gt par Hassan Haltab .'Iéc il Alger tOUrne • l'émeute .stre Ali Den nis 1I 111 ~ """ ·\lI ligne il l'u -parti un ique. No.~I CA..1111 : I\boJo: hll.OIIo1og11j " 2001 Fi"rlu : le témoigllllge d 'un anden officier des fon:cs spfc ia k'S de ]'annk .' 'hm'/u (tribus kaby les) avait Mppe l~ au boycott. est . !Ii " . o ui _. Sc:ptembrt . la loi su r la concorde c ivile est adopt:êe par ré'füendum avec 98. 28 novemb~ : rtf~re ndu m Ç()fIsl1lulionnei qui don ne les coudées fn!Delles au pRsidc nt ZcrouaJ. la lanII lkl btrbêrç. Habib Soua'idia (UI Sal~ Guerrt!).ill~ioo 20 I\lIli : =>ept moines frança i ~ en Je~l!s en mars dan s leur monastère de Tibéh irine sont retrou . la ll6.sc:ç~taire gt~ ral du Front de libéra . le Premier mini.~ . Juin : l' Armée is lamiq ue du sallIt confimw:: officie llement l' abandon de 1. va ~Ire insc rit dans la Constitutkm Co mme .. un des dirigea nts du FIS. 21H12 Il mllrs : le préside nt Boute llika anno nce que Je tamn ight. ma. la ngue IIlitiu nnle " . th l Il. t té : reerude. recrudescence des victimes.11'.cT'C5 . 10 u('lohre : le FLN remporte la majorité des ~semblées comnlllIl. III manifestation la plus imponan te jamais organ i. faiun' 4 mortS . 00 le mouvemen t con testataire .la fl ste pour la prfdiclltio n et le combat (GS PC). qu i de ux II ~ 'I ' Ilills tan! llnnOOL"e u candidature ~ la présidcnticl k de 2004 . .. Quelques jours pl us tarti.

le la eapilalc.II}2. le chef d'AlVa'da lU Maghreb is lamique. rebaplisi AQM I ( Al-Qaida ail Maghreb b lamique).. 26 nm"cmbre : cks éleclioo~ locales penneUcnt li l'opposilioo de ron roner $QIl a.al-TlUIjor de l' armée algérienne. Les Algtricns disent . ~ suffrages.eoce d'attentats-suicides.Sise en Kabylie. Novembre 2010 : un proche d ' Abde lmaJek Droukdel . « entre 250 et 300 terroris!es • se IIOnt rendlls au~ aulorilEs. 5OOl luI!es par <JeIiX anenraL~ ~ la voinm: piégée. Sc 1011 le mj nist~re de l'Intérieur. .~ !t.24 % des ~·oix. Le Groupe salalisee pour la prédicalion et Je CQIlloot (GSPC) rejelle l'amnistie.iz BouleHika est réélu avec 85 . 2008 Aoftt : le ramadan es! ~ d' Ilne recl"\Ide5I. où il es! opéré d ' lin ".diqués par AQMI. 200S 29 ~ ptembre : rtftœooum sur la ré<:unciliation nationale . Les IrQi$ partis de l' Allianœ présidentielle soutcnanl le ~idcnt Bouleftika conservenl la m. expir. lOO4 8 avril : Abdelu.idcnric:l1e boycottée par Ie$ principaux pmtis d'opposition. qui lui intcn:Jit de briguer un troisiè me mandat.aine de kilo~tres li l'est d' Alger. ~ident de la Républ ique 3 Moût : démiMion du 8~~ral Mohamed Lamari . !:SI IUt par la.' meunrier fait 411 morts.ajorité absolue . chef d'f!.\. visant le: ~iègc du gouvernemenl il AIg\-T et un poste de police dans la banlieue !.. 26 nOl-embre : le presidentlJouteftika est hospitalisé au Val-de-Grâce (Paris). 9 Ivril2009 : ~ledion pr6. 2007 Regai n des alLeluat$ terronsles ct des Ilil aquc: ~ menés par le GS PC . 11 d écembre : un double anenlal-sll icide revendiqué par AQMI vise de5 bureaux des Nalions unies cl le sitge dll Coo!iCil constillllÎOOnnel. li avril : 30 pcrllOOntf. . Les anemats son( 1"C\·er. Abdelaziz Bouu:llik. 17 mu.'~vrier 2011 : le\'ée de r EulI d ' urgena: qui tlai! en " iguellr clepui. il l'est d 'Alb'Cf"· 29 OCtOOrc : Alxlchaiz Bnutcflika annonce la révision de la Cons!Îtulion. donlle: plu. ulcère ~molTllgique ~ !'estomal:". le 19l1OÙt. forœs de !'Iécurité â une l:ÏnquIlIll.ll ion dll délai de gria: offen aux groupes armés pour béntt\eier de l' amnis!ie. som libtn!s. 31 anût 2006 .i : Eleelions Itgi ~lalives . Abassi Madan i el Al i Bcilladj .Chronologie " 2 jullkt : les deux dirigelUllS du Front islamique du liaJut (dissous).a ['empone avec 90.. oui » l 97 %.

de soi. Au fil des ans.qui pourtant n' y est pou r cien . dans lequel on voit un gendarme français abattre un Musulman. Sous sa plume ct celles d'autres collaborateurs. mais ptlTsonne n'envisageait sérieusement que l'Algérie puisse deven ir indépendante et L"ts. La position de t'Express va cependant évoluer mpidemc:nt. . martèle le présiden t du Conseil devant l'Asse mblée nalionale le 12 novembre 1954.. Le 6 novembre 1954. à [' instar de Pierre Mendès France.Préambule En ce temps-là. à la poursuite de l'effort mi litaire français en Indochine. .ct de la Ligue ardbe. un premier incident grave oppose le journal nUl( autorités à la suite de la publication de photos extraitcs d'un fi lm d'actu al ité non diffusé en France. Dès 1955. 121). En d&cmbre 1955. Le premier débat qu ' engage le journal porte sur"" l'honneur de l' armée lO. L'Algérie est française. il n' y a donc pas de sécession concevable. L'Expreu s'insurge contre la "" sale guerre ". L'Express étaÎt un journal engagé. L 'Exprt'.f.. appelant au dialogue (lire p.Ç dénonçe violemment les menées du chef nationaliste Messali Hadj . Au tQut début. Albert Camus dénonce à la fois le terrorÎsme ct la répress ion. la décolonisation de l'Algérie devient même l'un de ses principaux chevaux de bataille.ser d' être la France . au lendemain des premiers attentats qui marquent le début de la guerre d ' indépendance. Le fondateur de L'Expren avait certes signé une série d 'al1idcs dans lesquels il s'opposait. cela n' al lait pru..

l 'actuel patron du NQu~'e1 Observateur" couvre" pour L'Express la guem: d'indépendam:e jusqu'aux accords d'Ëv iun de 1962. Le texte fait l'effet d'une bombe : le débat sur la tOl'ture est lancé . les articles eonsa<.-stcrait il ~voir au nom de quels principes flOUS nous permettons alors de juger des hommes que nous imitons ". dit aujourd' hui l'historien Mnhamed Harbi. !IOCi~té politique. mais aussÎ les céréales .Il l'égard du général de Gaulle . j ugée indispensable à la modernisation de la Fmnce.~ . les vrais maîtres de l' Algérie sont ici militaires. ce sera bientôt le tour de Jean Daniel . enragent de vivre lUissi mal alors que leur pays élnit ce lui de 10US les possibles. De grasses commissions sont encaissées sur les Imponstions comme sur les e'\ponations. lui même engagé très jeune dans le combat puur l'indépen<lance 2 • Et de ce pays riche ils vont fa ire. L'année 1962 marque incontestab lement la fi n d ' une époque. L'équipe qui avait fa it le journal des années de guerre se disloque . L'Express affine peu à peu sa position.. avan t d'en faire un livre. gaz.l t. les médicaments . Le journal est dé:>f. dont il consi&re qu'il est arriv~ au pouvoir à la faveur d 'un prorllwL"Îamenw. il SlIlue les accords d' ~vian et met en garrle les Français d' AJgérie contre l'QAS. Ce qui n'empêchera pas Jean-Jacques Scrvan-Schreiber de ne jamais se dépan ir d'ullC profonde méfiance . En 1956. Aujourd'hui encore .. L'argent sert à acheter tout cc Ij ue l'Algérie oc produit pas : les biens de consommation coul'I nte . « Quand bien même on panoiendra li démontrer que la violence des rebelles vaut celle de l'administratioo et de J'année. un Ëtat rentier.".Jrmais favornblc à l' indépendance de l'Algérie. le gouvernement décide de «p'JO ir _ Jean-Jacques $ervan-Schreiber : le fondateur de L'Express est rappelé sous les drapeaux pour six mois. dirigée par le colonel Ilouari 8 uu medie1lC. Désormais. tout en plaidant pour le mainlien de relations privilégiées avec l'ancienne métropole. alors que le pays est. il publie dans les colonnes du journal. Pétrole. plages ensoleillées à deux he ures de l'Europe : les Algériens. le Gouvernement provisoire de la Répub lique algérienne (GPRA) issu des mllquis de III résistance est évincé par oc l'armée des frontières . krri~re les autres ~ta~ du Maghreb.. En ~ 1962. il rt. Très vile.u. I. son témoignage.. Jean Cau accuse Ahmed Ben Bella de précipiter l'Algérie dans « la misère et le chaQS économique _.ill~inn Préambule Dans le même numbu.la ~. sous le titre «Lieutenant en Algérie _ (lire p. nce à «supporter la vérité -. Le taux de chômage des jeunes atteint officiel- ~ieuriaJi5lc ct « rivain. plaines fe n iles. Il fau t dire qu'en Algérie uoe véritable guerre oppose au cours de l'été 1962 les différentes factions indépendan1 1~lell. Dès le mois d 'octobre 1962.. Et signe les meilleures enquêtes de la période dans un journal qu i s'est fixé pour objectif d'apprendre 110 la Fr.alors que l'Algérie était autosuffisante avant l'in&!:pendancc -.1 1 ALGÉRlE."e de rUlMkr NOfl\"tI ObMTWlIf''''' 1. Jean Dantel ' rapporte une !irîe de .. À son retour.-res à l' Alg~ ­ rie indépendante traduisent un désenchantement. écrit le journal iste.voi re d ' une aversion . eit' loin. l'hebdomadaire est saisi à !leuf reprises par les autorités .. surtOl. celui qui dispose des ri chesses naturelles les plus Impnrtantes.. ffu ires et confisqué le poUVOir _. u • ~ confooda~ur de J"' F-Apras . V7 % des ressources de l'Algérie provie nnent de ses ellporlalions de gaz et de pétrole. dérèglements françai s _.\ militaires qu i onl exclu la sociélé dc la gestion de se. pour leur plus grand profi t.. François Mauriac s'en va . Les é léments civils o nl dB céder la place . l' huile et le sucre .N a servi d 'écran à la militarisation de 1.. 169).es indicateurs de développement humai n placent I" Algérie . eux . « Le A. Entre 1958 et 1962. kan Dani~1 .

elle en a fait une épopée nationaliste dont clic a gommé les dis§tnsio ns internes qui e"'primaient pounant le caractère pluriel de sa société .. reconnaissance des rai ts . l"ouvenurc politique ayan t aussi permis de soulever Je cou\'ercle de cette chape unanimÎste. un aCle de repentance . des deux côtés de la Médilerranée ? Sur ces q uesIkms· ll. 28 i' li \ 1 . l'Algérie officielle tl réécri t son histoire. Les Algériens ont. tt! moigne de ce manque de sensibi lité . il est aujourd' hui l'un .évoquait oc le rôle positif de 1:1 pré. Les Français doivent. preSGuc intraduisible. il a quitté l'Algérie en 1995 ct signé depuis plusieurs Il'1O:s sur le Maghreb. leur égard une delle qu'ils ne veule nt pas reconn aître. • i 1 1 . II est au cœ ur de to us les soubresauts qu'a connus l' Algérie depu is les éme utes d ' octobre \988 et de la mont&: de ]'is lamis me du début des années 1990. Le second est né en 1950 li Constantine. ou de: l'aœ ès à la con naissance. demeurent d iffici les . Il ~l1~lion Pr. la guerre d ' Algérie n'est plus une histoire ou bliée.u. même s' il a bllu du temps pour L'C la . Entre la France et l' Algérie. de Inisser la parole il. nunce aujourd'hui pour une . des crimes conunis pendant la colonisation puis la guerre d 'indépe nda nce demeure une souffrance.Il'Ii Ilrincipau". que celui de la reronnaissance du préjLXIice infligé .. II exprime la convÎCtion qu'ont les citoyens d'être méprisés par un État autiste face Il leurs revendications. non sans ra isons. Les choses évoluent cepend ant depuis quelques années. Il ne s'agit pas seulement d'un ex ul nire facile . l'c"'-puissance coloniale est un bouc émissaire toot trouvé lorsqu'il s'agit de faire oublier les piètres performances du régime. cinquante ans après l'i ndépendance. dont l"anicle 4 _ abrogé un an plus tard .ALGÉRIE. CI les enjeull de mé moire restent. Kncc française outre-mer. La Fl1Ince officielle se pro. qu ' il avait qual ifi é « d 'emrc prise d ' asMervisscmenl ct d 'e"'ploitat iu n >1> . Elles sont d'autant plus passionnelles que plus d'un million d 'Algériens vivent en France. notamment en Afrique du Nord JO . spécialistes français de l' A lgérie et l'auteur de unl11hreu'" ouvrages de ré férence. Certes. La loi votée le 23 février 2005 par l'Assemblée nationale. Après la prise du pouvoir par l'armée des fron tières Cl l'évictiCM1 du GPRA.' ''~(pre. le ton du discotu'S politique ou médiatique reste assez largement antifrançnis.. après une brève présenutl ion de l'Algérie d'aujourd'hui el avant de cléroukr les archives de I. . En revanche .. Les dirigeants algé riens IIlluhaiten t toujours. professeur des universités. Devenu journaliste après une fOfmation d'i nlIénieur. Akram Bclkaïd el Benjamin Sium. Le prentier appartie nt li la génération !lée juste après l'Indépendance . le sentiment que Ie. Le sentime nt dominant est lu hogra.. Les tcns ion~ mémorielles seront ' e lles plus faciles à apaiser lorsque les générnlions de l'aplts'guerre seronl l'une et l'aut re au pllu vllir. pour leur part . de part el d'autre. En France. compliqués. il manque plus d'un million et demi de logements..ils pour aULan! faire acte de . mbule Jernenl 2S %. les relations. IIIMurien. un mol propre il! rAlgéric . Le problème es t moins celui du :utvoir. nous avons choisi. par la France. mais e lle écarte l'idée d'un oc repentir JO.s Français ont il. repentance '"' el adresser à l' Algérie des excuses 7 Dans un d iscours prononcé li COflstant ine en décembre 2fXJ7 lors d'un déplacement cn Alg~rie. Mais la non-reconnaissance. le président Nicolas Sarkozy avait évoq ué les oc injustices JO infligées par le système colonial.

l'1 Première partie L'Algérie aujourd'hui 1 . 1 ~ . .

:ummc une arme .(murS algériens ne sont pas loin de considérer la démographie I. le taU)!.un peu plus de 36 millions au ' '"' janvier 201 1 selon l'Office nationul ue~ statistiques . Pendant les vingt premières années IMI~tinOépc ndance. Il n'cst pas question que l' Algérie li mite 10 UlIl11brc de ses enfants . Ce n'est que dans la seconde moitié du XXI" siècle !tuc de vrait s'amorcer la décrue. ellc I:umple 9 millions d' h:lbitants. En 1980.. « Nous ne sommes pa. Une évolution qui n'est pas achev&:. Un poin t sur lequel insistera cncore en 1974 la ik!lét:ution algérie nne lors de ln Conférence mondiale de la lMIJlululilln 11 Bocarcst.o..ri Boumediene dans un discours prononcé en Juin 1969. don t la population e st lIOis fois J1' u~ numhrcuNC . Le premier « programme national en vue de . dont la majoriu! sont des ruraux . puiStjuc les démographes .riment qu' il y aura en Algé rie 50 millioM d'habi tants vers 21)~1·2060 . elle met au monde 19 000 IJtoI_'s de plus que la France.UIlI de 8.es sotUlions comme la limitation des naissances • . panisans de fuus. les diTi.1. de fécondi té moyen est de 7 enfants JIHI.....ct les deux tiers vivent en zone urbaine . t'endant les années qu i suivent lïndépcodaoce.l• \ 1 Chapitre 1 . lorsq ue l' Algérie accède à Iïndépendance. dédumÎI HoulI. Les Algériens 1 ~ • 1 1 11 '\ 1 En 1962. t:inquantc ans plus lard .fC IIUllC CI l'Algérie frôle même un record mond ial e n l 1J7~ uvce un t. la population a quadruplé .

La croissance dé mographique et l' urbanisation nlpide du pays onl provoqué une fone augmentation du taux . les seuls lieux un peu conviviaux ... multipliant les petits métiers. puis eJl. avouait rê ver de s'installer à l'étranger. Et les plus chanceux viennent grQS. Les plus chanceuJI.SQnt devenues une forme de contesta· tlnn ~iale .-. ou bien ils ont un CAP en poeke . dans des logemenL" surpeuplés.! des jeunes Algériens interrogés en 2010 dans le cadre d'une enquête ~ali sé par le Centre national d'études ct d'analyses pour la population el le déve loppement (Ceneap). une rixe avec de~ ru liciers . Alors. Mais aussi un demi·million 11 quitter chaq ue année le système scolaire R'ns formation . avant de prendre le large au péril de leur vic d3ns de petites emb3rcations. Contrairement à une idée reçue. L'Europe reste à leurs yeux un eldorado.Îr la cohorte des immigrés clandestins. Apres 20 heures. Le s autres sont bicn souve nt arrêté. client un peti t conunerce.~ avant même d'avoir atteint leur hUI. Nul ne sail combien périssent en mer. ils brtl lent leurs papiers . la défaite d ' une équipe de (00(.. la distribu· tlnn de logements sociaux .2 million pour l'année universitaire 2008·2009 . . Les microémeu tes . de ces dern ières années.II dbill\aion I. Selon une étude de 13 Banque mondiale qu i remonte li septembre 2010. Une gra nde partie d 'entre eux se tournent vers le secteur informel. . ALGE":RIE.. Aujourd'hu i encore.e.à f~que nter l' un iversité . La jeunesse algérienne est d'ailleurs tres largement IICOlariséc. Le détonateur de ces cou ps de colère est souvent l lwldi n .i 1 ~ 1 !j '1 Il'• . Le logeme nt demeure l'un des gros problèmes de l'Algérie tI 'nujourd' hui." la maîtrise de la croissance démographique 10 ne son des car· tons qu'en 1983 et ce n'est qu 'à panir des a n~s 1990 qu~ l' on enregistre une baisse significative de la fécondité. qui attirent de moins en moins de monde depu is q ue les connexions 11 domic ile se multiplient. l 'arri vée massive de jeunes sur le marché du travail devient vite un enjeu fondamental. Et 90 % d'entre eux confiaient ne s' intéresser ni à la vie polil.e lles étaient gérées par l'étal com me: tout le reste . les harraxtls ou brûleurs _.. pluran des harrugas ne sont pas issus des couches les plus pauvres et les moins qualifiées de la société. qui ten tent de qu itter le pays afi n d'échapper à un horizon qui leur paraît bouché. lis sont chaque année quelque 350 (0) 11 passer le baccalauréat ct plus d'u n million . Sur le. Als'ri.ont les cybcrca· rés . Ils « bricolent lO. deux seulement ont rouvert après avoir été rénovées... 25 % des jeunes Algériens étaie nt 11 cette date au chômage .plose.istaient Alger du tem ps du socialisme triomphant . La sitwniun demeure préoccupante. en direct ion de l'Espagne ou de l' Italie. l.1. Le tier.. Au chômage vient s'ajouter l'ennui dans un pays où les Ileux de sociabilité sont presque inexistants. Mê me s'ils n'en sont pas le facteur unique . ou une microentreprise.que ni à la vie associative . les trois quarts ont moins de 25 ans.. prh d ' un Algérien sur deux (48 %) a moins de 20 ans et lcs 15-29 ans représcntentlc tiers (32 %) de la population.900 répertoriées en 20 10 seloo le journal Ubàuti()n . un organisme algérien spécialisé d ans les questions de: démographie . l'allente d'une conduite d 'eau ou de gaz. Ils ont souve nl été au lycée. le ras-le-bol CJI. les « microémeu tes.. Résult:at : la plupan des Jeunes pa'\sent l'essentie l de leurs soirées 11 regarder 13 té lé· vision . Parfois. parfois 11 l' université .pulsés. longtemps après que le même déc lin a é té constaté au Maroc ou en Tun isie.<. Et sur les Il % de chômeurs que compte officiellement la population active. le désœuvrement des jeunes et leurs frustrations sont au CŒur de tous les soubresauts qu' a connu le pays depuis la fi n des années Boumediene : la ~volte de 1988.~ qll3tre _alles de cinéma qui eJl.d ' où leur nom . rC\'cndcnt 11 la sauvette des fi lms téléchargés sur Internet ou s 'autoproclament gardie ns de parking . Nombreux aussi sont ceuJl. la montée de l'isI3misme .

une fe mme. les fi lles sont aussi nombre uses que les garçons dans re nseig nement. avec deux de ses sœurs. si le code de la fam ille les considère toujours comme des mineures . alors que 83 % des appartements ont moins de Inlis pièces.'\e):uelles sont donc fortes. Si cl ics sc marient de plus e n plus ta rd . Faute de réponse. sans parler de l'appari tio n de bidonvilles il la périphérie des grandes vil les. Même si. Les jeunes couples doivent bien souvent partager pendant plusieurs années l'appartement des parents de l'un ou de l'autre.ALGÉRIE.. La situation n'cst pas près de s'amé· liorer : selon une c nquête du ministère algérien du Tenitoire et de l'En vi ronnement. Car les tabous som lels qu'I I cst encore pl"dliquement impossible de s'affic her avec un copain ou une copine et qu'une jeune femme se doit d'arri ver vierge au mariage. ne peut se marie r sans raccord de son tuteur matrimonial. pani. qui se féminise très rapidement. lui.. Les garçons ont . du {ail de la taille acquise par la population. elles sont aussi de plus en plus nombreuses à uljliser des moyens contraccprifs . p3Jlait de postuler pour un emploi dans le Golfe afi n de se faire un pécule. qu 'ils considèrent comme une fabrique de chômeurs. Résultat : de plus en plus de femme s diplômées se retrouvent dans la fo nction publ ique. hui t Algériens sur di". El fuir le deu". culièrement chez les jeunes hommCi. la polygamie reste autorisée .lÎOIl les Algériens d'occu pation. .plications de la décrue démographique amorcée ces dernières années .. les fe mmes n'en sont pas moi ns de plus en plus présentes dans la vic sociale du pays. pour faire du commerce. Les Algériens se marient de plus en plus tard : 32 ans pour les hommes. Les jeunc:s femmes sunout ont changé. dans un trois-pièces d'une cité populaire. . tendance à abandonner plus vile r école.souffrent de la promiscuité qui en rés ulte. Les deux tiers y auraient reclJul'li alors qu'elles étaient moins de 10 % en 1970. Si leur congéoèrcs mâles restent machistes.. Un logement est en moyenne occupé par 7 à 8 personnes. rencontré au cours d' un reportage il Alger en 2007. -.. il faudra attendre lc milieu du xxI" siècle pour que la situation se Slabilise . . quel que soit son âge. eu". pas dc logcment indépendant: les jeunes Algériens souffrent d'autan t plus de cette situation qu'il est difficile de se marier quand on n'a ni l'un ni l'autre. il commençait li envisager un départ pour la France . Depuis 1994. Nombre de jeunes . Il était dans l'attente d'un logement social CI prêl à al ler 11 30 ou 40 kilomètres d 'Alger.t. Voici Ryad. 36 :17 . la fécondité des femme~ en age de procréer est inférieure ta deux enfants. Les frustration.. ~iU . vivront dans les villes en 2030. Elles sont même aujourd'hui plus nombreuses à poursuivre jusqu'au boul leurs éludes secondaires et à passer le baccalauréal. L'Algérie a donc fini par amorcer sa Imnsition démographique.~ . elle peut ctre répud iée. ou pour te nter leur chance en Europe. adultes.pièccs familial de Bab e l ~Oued panagé par si". Mais c'cst aussi l'une des raisons du mal· être de beaucoup de jeunes . Sans doute est-ce l' une des e". La ~ iélé s'est pourtant modcrnisée. Mohamcd . Pas d 'emploi stable. Aujourd ' hui.cl de moins jeunes . Il vivait il ]'~p()que avec sa femme et leur bébé chez ses parents. 29 ans pour les femmes.

. La répression . Bien que limitée à la Kabylie.' instaure entre la Kabylie et le pouvoir central. refusent de sc laisser déposséder de leur victoire.Il .. La première insurrectio n est condu ite.. une relalion de te nsion . mais les militanls J ' alors prendront soin de présenter celles-ci comme des éléments du IlUlrimoine algérien. celte première insurrection est Initiée au nom du combat pour la démocratie. Nous Il 'en sommes pas encore là. il crée le Fron t des forces socialis tes (FFS) pour . De nombreuses personnes sont arrê!tes. On re trouve ra ~clle composante par la sui te. Hocinc Aï! Ahmcd. li sera cenes centré sur la reconnaissance de lu langue et de la culture berbères. Chapitre 2 Révoltes kabyles Dès le lendemain de l'indépendance. En septembre 1%3. par une figure du l'"LN. barrer la route à la dérive dictatoriale . qui on! contribué de manière décisive au combat l'géri!!n. fera des centaines de morts. Au cours des années qui suiven! Je coup d 'État d u 19 juin 1965. qui est condamné à mon puis gmcié. do nt Aïl Ahmed. dès 1963. y compris dans le printemps berbère de 1980. conduite par la tou te nouve lle Armée nationale populaire. Celui-ci" s'oppose à la marginalisatlon du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) par les militaires de J'armée des frontières ct au pani unique imposé par Ahmcd Ben Bella ct Houari Boumediene. une chape de plomb s'abat . Les élites kabyles.

Animé par une poignée de jeunes militants. la Kabylie CMt de no uveau en é bullition. La manife station a lieu quelques joors avant un référendum constitutionnel qui est considéré par les Kabyles comme une véritable machine de guerre : l'arabe y deme ure la seule langue « nationale et officielle. C'est la première rll i ~. le 20 avril. Elle le restera celte foi s pendant deux longues années. C'est l' interdiction d' une confé rence sur la poésie kabyle ancienne à l' uni versité de l ili OU7. En quelques semaines. La région cOIre en dissidence. mais III pluplln des Kabyles so nt convaincus que ce sont les autorités qui 11001 à l'origine du drame. Des adolescents . une bourgade de grande Kabylie... la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK). Massi nissa Guennah . dans l' Algérie du parti unique. cc sont.tat esl acc ueilli aux cris de « À bas Bo umediene! _ par les supporters kabyles et l'hymne national es! chahuté. Les Ilc nda~s t i ~nt. le club de foot de 'Ii. c'est J'assassinaI du chanteur Matoub Lounès qui sert de détonateu r. Les autorités me na· cent en o utre de réacti ver une loi de 1990 sur l'arabisatioo qui bannit toute autre langue que J'a rabe . que les forces de sécuri té sont autorisées • . Issue d' uoc guerre d'i ndépendance qui a exacerbé le nalionalisme et érigé l'arnboislamisme en fondement de la nation. la Kabylie entre une nou vel le fois en rébellion ouverte avec le pouvoir central. Le 17 janvier 1994 ..ALGÉRIIO.. une « marche llOire . malgré l' a. a été sélectionnée pour jouer la fi nale de la coupe d' Algérie." rues de Tizi Ouzou .adiq ues.. depuis 1963. l'Algérie officielle per~.~io<l sur la Kabylie comme sor tout le reste du pays.irer li balles rée lles sur des manife stants en Kabylie.. Celte année-là.o nnes d~ns le. et le lexie prévoit l' interdiction des partis qui seraient fondés l ur une base « linguistique o u régionale _. près d'u n million de personnes défi lent dans les rues de Tiri Ouzou pour réclamer la reconnaissance du tamazigh . en 1980 . En 1985. pour une largc part .ou..oit toote misc en avant d'une différence identitaire comme un facteu r de division. un lycéen de 19 ans . En j uin 1998. 123 manifestanlS IIu nl tués. islamistes annés. est tué d' une rafale de kalachnikov dans les locHUx de la gendarme rie de Beni 1)(luala.-i OU7.OU le " prin temps berlx': re _. Quatre ans plus tard.~. assassinat en 1970 de Krim Bclkacem. En 1976 intervient un premier incident significatif. Le meurtre e~t officiellement allribué au)!. C'est aussi la première fois depuis l' indépendance qu'une protestation prend la forme d'une mobilisation de masse d'unc tet le ample ur. grèves ct affrontements vont sc poursu ivre pendant quatre mois. l"cst le 18 avril 200 1 que tOUt commence . et le chanteur Matoub Lounès. brigades de gendarmerie sont encerclées. ce mouvement centré sur la revendication linguistique et identitaire est le premter.. De leur cÔté . à faire entendre un conlre-discours. 1". le chef de l't. Manifestatio ns. naît à Tizi OU1.oU qui met le feu aux poudres.le « printem ps llOir . rassemble 50 000 per. -. Celle fois. la langue berbère. Ce jour là.. les Kabyles ont le senlÎmcnl que l' Étal qui sc met en place est largement antiberbèrc : misc à l'écan après la rébellion de 1963 des chefs politiques ct militaires ka byles. . des militants du Mouvement culturel berbère qui sont li l'o rigine du projet de ligue algérienne des dro its de l'homme. Le régime oc: souffre aucune opposition et le contrôle militaro-policier rend presque impossible toute e xpression li bre. la dL~i ll . de mars à juin. De gmndes manifestmions sont alors o rg:lnisées li l'appel d 'une nouvelle organisation. à l'université de Tizi Ouzou occupée par les é tudiants . Les décen nÎes 1980 et 1990 SOnt marquées par de nouvelles crises spor. le Mouvement cull urel berbère (MCB). saut donné par les forces de l'ordre . à Alger. Ve nu assister au match. des centaines d'autres blessés. Au printemps 2001 . C'est l'émeute . aujourd'hui leader du Rassemblement pour la culture et la dé mocratie ( ReD) . Le JI mlli . dont le psychiatre Saïd Sadi..

des maines ou des écoles. Ces fi délégués » de ce qui se veut un . proche du Mouvemcnl culturel berbère do nt Saïd Sadi fui l'un des leaders. des indemnités pour les victi mes. Ils o nt aussi loujoors récusé l'étiquette . le II JUÎn 2003... tOOjoU B sur la question de la langue el de son offi · cialisatio n. 1. et n'ont jamais revend iqué l'autonomie tlt' la Kabyl ie. le l>remier ministre Ahmed Ouyahia. En dépit de leurs di ve rlI('tlces. Le premier n' a jamais eessé d 'être.. C'est d 'ailleurs l'une des caractéristiques du . cassant o u brll lanl lOUI ce q ui peut symboliser l'Étal . Au tOut début. l' arJbe restunt lui la seule langue .i l'.nce e n 1%3. Il défend e n t992 l' interruptio n du processus électornl. Celle-ci reste en Kabylie dominée par les deuK "' frère s e nnemis. mais ce n'est qu'cn 2005 que sera achevée la reprise en main.~ à 'mai nteni r la mobilisation pupulaire et à émerger véritablemcnt sur la scène politique. lui-même kabyle . Puis. la re lance du développement de la Klibylie. On retrouve les revendications de 1980 : la reconnaissance de la langue e t de l' idenrité berbères. en leur promettant de libérer leurs camarades emprisonnés. Comme dans tous les mouvements de protestation kabyles. le Re D ('~ t le plus lâique des partis algériens.ional et dans une persiX'i. mo uvement citoyen » élaborent un cahier de doléances. puiS le combat des autorités l't dc l'année cnntre les is lamistes. Il parviendra à ses fins .11 d istri bution de sub.elles auront lieu le 24 novembre 2005 -. C'est insuffi sant pour les Aarchs. Dans ce texte adopté le Il juin 2001.nions. issu des coordinations locales propres à chaque willaya.ulitionnelJes. espérant l' usure ct organisant la divis ioo du mouvement. qui tthoue quelques moi! plus tard. une constante depuis l'insurrection de 1963. en tamazight. na tionale el officiclle .ire cSt étroiteme nt liée à la l'tvendi cation démocratique . Il faudra atte ndre l'élection présidentielle de 2004 et la victoire d ' Abde1aziz Boutefli ka pour q ue les pourparlers puissent reprendre . Le mouvement ne parviendra pa. une force d 'opposition contre la domination de l ' ann~ cl l'absence de démocratie.K ~Ufl•. la justice économique et sociale. Né dans le sillage de l'ouverture plliitiquc de la fi n des années 1980.. qu' il s'agisse des bureaux des admi nislr. s'adresse. qu' il invite à la table des négociations. du haut de 13 tribune de l'Assemblée nat ionale.It' "' partis kabyles . la « plate-forme d'EI. aux Aarchs. la reconnaissance officielle de la langue berbère. De celle vague protestataire émerge un nouveau leadership.u torités n'ont rien coocédé sur la question de la langue.'cntions aux baronnies locale. le président Bouteflika se contente d'un geste limité sur la questio n de la langue : le berbère se voit r&onnaitre le statut de « langue natio nale "'. occupenllc tcmin. Une par- lie des Aarchs accepte le dialogue. Un protocole est signé qui prévoit la mise en œuvre de la plate-forme d'E I-Kseur «dans le cadre des lois de la République . J'Ëlat de droit.·tive démocratique . la revendication identila.'i ac hèvera Je consacrer la reprise en main. qui appellent la population à boycotter les é lections locales de 2002 . Le tenue désignait autrefois les rcpré~lltanls des vilItlges ou des tribus au:t assemblées !r. ains i que l' indemnisation des familles des victimes des émeutes de 200 1 et le retrait des brigades de yendanncric les plus compromi!>eS dans la répression de 2001 . ils exigent pêle-mêle des sanctions contre les gendannes responsables de la répressK>ri. que sont le FFS d ' Hocine AT! Ahnled et le RCD de Saïd Spdi. Les Aarchs obtiennent cependant la J issolution des conseils municipaux et départementauK et l'o rypnisation de nou velles élections locales . . les Aarchs.. Les a. le RCD et le f'fS ont cependant un point commun : l'Lili et l'autre ont toujours pris soin d 'i nscrire la re vendication klcntitaire kabyle dans un cadre na t. Le pouvoir va jouer le pourrissement . des mesures de lutte contre le chômage. depu is sa nais!>8.

~eoncilial ion nationale . Aujourd·hui encore. Il ~'ugissait essentiellement d'un mou vement protestataire. À j·origine . au cours des années 1970. Aprè ~ cct . Chapitre 3 Au nom d'Allah Dans la nu it du 9 au 10 février 1992. qui sera abattu dans la Mitidja en 1987 . monopolisait le champ poliI(que. prenant le leaucrship d' AI-QaYda au Maghreb islamique (AQMI ). D'autant que la menace terroriste ne s'est pas complète me nt tarie. proclamée par le président Abdelaziz Bouteflika. Il est di rigé par une sorte de .~a le maghrébine de la centrale terroriste d'Oussama Ben Luden (tué le 2 mai 2011 par un commando américain) et d'Ayman aj·Zawahari. la dtsill~sion mouvement kabyle depuis lïndépendance : les révoltes qui se sont succédé dans cette région. En uiA ans. six policiers sont assas. les Algériens restent traumatisés par celle décennie noire. Les élé· mcnts les plus radicauA des maquis islami stes o nt intégré L1vee annes et bagages les résea ux d ·AI-Qaïda. la succ u r.ALGÉRIE . parti unique..inés dans la casbah d' Alger. autour des 1I1\l)'q Uées. attentats . Massacres. Une nou velle guerre d'Algérie vient de commencer.N. Cc tlernie r s'est développé. le mouve me nt is lamiste algérien était tres éloil'né du jihadisme intem:ttionaliste représenté par Al-QaYda.. Ro bin des bois . Mustapha lJouyali. e nlèvements. les oc années de ~ ang " feront plus de 20 000 morts. seuls espaces dl: liberté encore entr·ouverts tians Lin pays où le A..... islamiste. n'ont jamais débouché sur une tentation séparatiste. Le premier maquis apparaît dans les années 1980. . en dépit de la . si d lcs traduisent une forte conscience culturelle et identi taire ..

les premières de l'Algérie multipar1ite. Nombre de !lÙlit3nts islaoùstes décident alors de prendre le maq uis .Au nom l 1 ! éd\œ . . près d'Alger. dans le si llage de la politique d'ouverture décrétée par le gouvemement de Mouloud Hamrouche . voot progressivement s' impo!. Un ancien carrossier. en mal d'action. c'est bien l'annu lation d u scrutin de décembre 199 1 q ui a fait ba. le Groupe islamique anné (GIA). confiera-t-il. En j uillet 199 1. une strdtégie d'accession au pouvoir par les urnes. de même. Il ne s'agissait cependant q ue d'hlÎti. Des maquis appal'1Iissent dans plusieurs régions. avec 46. Ils ont incité les gens à se livre r • la violence. deux tendances s'étaient IIffmntées lors d' un congrès du FIS. Tous rec rutent aussi bien parmi les anciens cadres du FIS que parmi les jeunes chÔmeurs de. 0( S'ils n' avaient pas annulé les électiuns. l'ex-numéro deu x du A S.'Ontrôle du terrain. Abassi Madani et Ali Bclhadj. Abdclkader Che tlouti. en février 1992. L'armée. militant du FIS et ex-maire d'Alge~ . élections législatives. partisans de mai ntenir la partici pation du mou vement aux élections du mois de décembre malgré t'arrestation des deux dirigeants. Tous les couranlS de la né buleuse islamiste algérienne participent à L'eS assises. ~'réc ~a propre organisation. Dans la nui t du 10 au Il janvier 1992. Le FIS est. !. l Batna. lors du premie r lour de.. cc q u' il fai t dans la soirée du 11 janvier. malgré l'arrestation..cu1er l'Algérie . En mars. avait décidé de prendre le maquis. le directeur d u quotidien indépendlU1t AI Watall. n'aura jamais lieu. le premier parti d'Algérie . Le Front islamique du salut (FIS) nuit le iO mar. décide d' intelTOmpre le processus démocratique. prévu pour le 16 janvier 1992 . Le GIA mulli plie les allentats cont re les inlellectuels anti-islamistes. le pouvoir a poussé les gens à prendre le maquis. l'avaient emporté. Pour Ali Belhadj . qui ne veut en aucun cas d' une ré ptlblique islamique et craint tic voir certains de ses officiers traînés devan t des tri bunaux populaires. le FIS est officielleme nt dissous. quelques mois plus tôt. La nouvelle formation obrient tres vite son agréme nt officiel. Abdc1hak Layada. à L 'Expn ss1 • fi En refusant l'alternance. des deux principaux dirigeants du mouvement. D'autres groupes IIC ~pécialise n t dans la guéri lla urbaine. il n'y d'Allah . peu après l'arrestation de Madani et Belhadj.Cr. . Avant même l' an nulation du scrutin . Mais les débats avaie nt mis en évidence l'existence d'un courant favattble à la lutte armée. un proche d' Ali Belhadj . L'année suivante. les 0( politiq ues . Quelques semain~ plus tard . Nous étions élus pour cinq ans..tives isolées. Il est même en passe .. Kamal Guemazi. perd largement le l. l'état d' urgence est proclamé. d'obtenir la m3jori~ absolue des sièges.1 . Le FIS. grâce au mode de scrutin majoritaire à deux tours. Mais le deuxième tour. les élections municipales lui permettent de remporte r sa pre!lÙère grande victoire électorale . Le président Chadl i Bcndjedid est eootraint de démissionner. quelques années plus tard.<1 aurait pas eu de lutte armée . 4ui va de devenir l'organisation la plus violente.-. dans une Algérie qui sc démocratise. affi rme. 1989 à la mosquée Ben Badis de Kouba. principalement à l'inté rieur du tltriangle » Blida-Lakildaria-Berrouaghia. lors d'un di-soours télévisé. rien de tou t cela ne serait arrivé .~ quartiers populaires. Le pn!mier à fai re l'objet d' une tentati ve d'assassinat est Omar Uclhouchet . L'essai est lransfomlé le 26 décembre 1991 . Les légalistes.27 % des suffrages. les militaires pre nnent position à Alge r..kmt les principault dirigeants sont en prison. Si on nous avait laissés accomplir notre mandat. Emretiens av~'C r ameur. Le coup de force de l'armée fait basculer l'ensemble du mouvement dans la violence. Ils auraient dO savoi r que la décis ion d 'annuler le scruti n al lait déboucher sur de la violence ». .. Eux pronent la construction d'un mouvement capable d 'occuper le terrain politique et.

Il reste e ncore . quelques maquis d' irréductibles..l attend re l'élection d'Abdelaziz Bootefl ika à la préside nce de la R ~publi que en 1999 poUt que les chefs de l'AIS donnent l'ordre li leurs combattanl~. à être perpétrés par des kamikazes dans le pay~ .. des familles entÎères. les attaquants cn~\'en l les femmes. d' une branche militaire. don t le FLN. cependant. li plusieurs reprises. idéologues . l'armée est souvent montrée d u doigt . En septembre 2006.. . Malgré uu !\Ceueil plutôt favorable à l'étra nger.. Quelques jours plus tard . parfois des oouan. les accords de Sant'Egidio. le 17 mai 1993. La zone d'opération d 'AQM I s'~ te nd aujourd' hui sur l'enIItmble de la région saharo-snhélienne. des apostats! Très souvent aussi. l'un des principaux lieutenants d 'OusRama Ben Ladcn ."'1 . alias Moussaab Abelel OuaJood. Puis. du Niger ct du Mali.ion du GSPC dans un entretien vidéo.. Beaucoup de ces victimes sont égorgées il l'arme blanche : selon les . SOn! massacrés. de ces ffillquis . Dans les villages. Mais la stratégie du FIS reste avant tout politique . signent à Rome une plate-forme commune. passé dans l'opposition.. En 1997 . Le FIS décide. qui refu sent de payer '" l' impôt n!volutiolll\aire .voi re d'avoi r favorisé sa création . il multiplie les attentats ct reve ndique notamment deux attentats-suicides il Alger le I l avril. du Sénégal jusqu'à cenaines panies de la Mauritanie . qui sont violées. qui revendique son affi liatton au résea u AI. Les vi llageois fidèles au AS. mais aussi tous ceux que les jeunes islamistes considèrent comme des traîtres ou des apostats. par le pouvoir. de réunir les maquis qui lui sont fidèles e n se dolaIl t.pour fai re monter la tension CI justifier l'orienlalion du « tOUI sécuritaire . Dans les mois qui suive nt. Ayman AI Zawahari .Qaïda. Une première tentati ve pour re nouer les fil s du dialogue échoue en 1994 sous la présidence de Lillmine Zeroua!. qui pennet. Mais il faudr. le I l janvier 2000. le ~ premien. Ce dernier est né en 1998 d' une scission du GIA. L'année suivante. . Entre temps. de dCSl--endre du maquis. confirme l'Affiliat. Le GIA fmira égaiement par dêposer les annes dans le cadre de la « politique de ~nciliation nationale . des trac tations entre l'armée et l' AIS aboutisscnt li une première trêve.. L'organiSAtion jihadiste sert incontestablement. li panir de fé. en pll~san t par le Sud algérien . un IIncien ~ltt(ronkicn panisan d' un j ihad « global . ct le FIS . Ils appa rtienncnt pour l'cssentiel au Groupe salati ste pour la prédication et le combat (GSPe) .'rier 2006. celle-ci est rejetée «en bloc ct c n détail . Impuissan te il empêcher les tueries. l tous ceux qui avaient pris les anncs de retrouver leur place dans la SQC i~té. de soo côté. J'écri vain Tahar Dj3001 est aballu de tro is balles tirées à boUI ponant. le 25 janvier 2007. Au nom d'Alloh civile . 8 panis pol itiques. placés chacun sous la direction d'un émir. qui est alo rs la sienne . La nébuleuse du GIA compte au milieu des années 1990 une dizaine de groupes régionaux . Il est di rigé depuis 200-1 par Abdelmalek Droukdal.. puis tuées... entiers. l' Armée islamique du salut ( AIS). accusée de manipuler le GIA . e n 1994. au GIA.. le GSPC troque son Int itu l~ pour celui d'AI-Qaïda au Maghreb islamique (AQM I). a été adoptée par rHêrcnd um. Ullt premiè re loi sur la «concorde l . . le sang doil coule r pour la « purification . les intérêts de l'armée el de ses services.

le p. 1 1. Aujourd 'hui encore. Deux ans plus lard. Au passage. En réalité. la Société nationale pour la recherche.!. prise de contrOle des lociétés fra nçaises. .. Après la guerre lI~lo-al"'dbc de 1967. il ne détient que 4. la transformillion des hydrocarbures.us de la guerre d 'indépendance. ~c commeree donne lieu à de substantie lles commissioos que Ile partllgent les dirigeants is.a. Le jeune t:tat crée dès la fi n de 1963 la Sonatrach. Le payS est riche .e ct de distribution des soôétts américaines Mobil CI Esso ..5 % des ptrimèlrcs d'exploration Cl le pétrole eSI exploité pour pJ Ll~ des deux tiers par des rociétés fra nçaises. J ! Chapitre 4 U ne économie de rente Les accords d'Évian du 18 mars 1962 reconnaissaient la lOuveraincté de l'Algérie sur le Sahara c t ses richesses naturelles.lrocarburcs.. Elle ellporte ses hydro· \:lIrburcs. : 0<1110nl li~ation des oléoducs ct des gazoducs. Puis. le 24 février 1971. Boumediene promet d'uliIJfiCr ce'! ressources pour fi nancer l'ind ustrialisation . le premier choc pétrolier multipl ie par trois les recettes qltC l'Algérie tire de ses hyl. 97 % des rece ttes du pays provie nne nl des clIportat ions d 'hydrocarbures. le président Houari Boumediene décrète la «décolonisation pétrolifère. [' Algérie déc ide de na tionaliser les xli~it~ de raffinaj.nspon. mais clle im porte presque IQUI le reste. présentée \:1ln1 me le mote ur du dévelo ppement. À l'époque. l'Algérie va rAp idement deve nir un ËIIII rentier.

Selon le chercheur Rémy Leveau~ .. engrai s. plusieurs usines. livrées clé en main. J'Algérie voi t leS revenus i ~us de la vente des hydrocarbu res chuter de moitié. de Scit-nca Pu. Elle doi t importer la quasi-totalité des biens de consommation courante. etc. f:.1. et r Algérie de vient une érooomie de rente el de bazar ~. Car..plusieurs jours d'émeu tes. dans un P.~~ . plus rentables. Dans les années 1970. 2OtO. ConfTOflté à l'é<:hec de la révolution agraire e t à une démog raphie galopame. du sucre et du café consommés en Algérie sont importés. donc les subventio ns. la do!'. Le contre-c hoc ~ t rol ier de 1986 est probablement l'un des principaux facte urs qu i ont conduit à l'embrasement d'octobre 1988 . les grands bo!néfÎ ciaires du système sont principalement les anciens officiers de l'Armée nationale de libération ct plus généralement les membres de la « fam ille révolutionnaire.entre . 1 ALGÉRIE.qui se poursuivra au début dcs années [990 avec les encourageme nts du PMI . En clair.-":1 el privilèges. Une partie de la ren te . la moiII(! de la monnaie en circu lation dans les an nées 1980 n·était pn~ contrôlée par le systè me bancaire . La facture alimentaÎre. On comprend.. Les exportations de pétrole et de gaz don nent elles aussi lieu à de grasses commi ~ions.. l'Algérie. e!i. sans i odu. le marché ooir.. Au dé part . écrit-il... tiques.'tmcurrence des produits importés. moi tié des cériales . V. Tout le munde . que trop d'intérêts soient ' II jeu pour que les ten tatives de réformes structurelles aie nt Il muindre c hance d'aboutir.. En 1986.sert à acheter la plix sociale à travers tout un système d 'aide:. le chercheur Luis Martinez dresse un constat sévère.ja le ver:o. refile L'idée de Boumediene étail d' utiliser l'argent du pétrole pour mC. les deux tiers du lait e t 13 quasi-totalité de l' hu ile . Le régime. dès les années Boumc<licne. C'est la nais.. f'reslia. Ces importations profitent. Une loi instaure en 1978 un monopole de l'Ëtat sur les imponations. d'abord à l'intérieur des trunlières puis sur les produits d ' importation. sont é rigées : complcxes de liquéfaction du gaz naturel. Et gare à celui q ui tenlerait de f'r mcttre en cause un système si lucratif pour la nomenklatura. Le pouvoir d 'achat baissc. Dans un ouvrage consacré à la « violence de la re nte pétrolière . 1995.5 % du total des importations. à la suite du contre-choc pétrolier.oI~ de la " "ft l'tiro/il". le pays achète aussi à l'étr.. . . car l' État n'a plus les moyens de financer la paix I".eiale. l'ouverture concerne principalement le secleur de J' import-export . des couches-culoltes au demifrice en passan t par l'aspirine.1yS qui ne produit pratiquement lucun bien de consommation courante .. .celle qui n'cst pas préemptée . outre Je fait que ces unités de production modernes emploient assez peu de main-d'œuvre.lIu§ion Une économie d. est élevée : 2. II en VIL de même de la plupart des biens de 10U S les jours.va avoir pour effet de généraliser la corruption c t le clientélisme. à la nomenklatura qui gravite autour du pouvoir. «se transforme en entreprise de pridation .mger de plus cn plus de denrées alimentaires . I:A I/(Iri~ daM la . Mais.nce du trabelldo. pla. Les quelques Inlreprises manufacturières fenuent leun: portes face à la t. \ . du fooctionnaire à l'ingénieur. ~be ndcs .~ tries manufacturières. aujourd' hui encore. Il faut réduire les dépenses budgétaires. rêve de se reconve rtir duits le commerce. violemme nt réprimœs -. le pouvoir distribue Of 4 . Plus de 1:1. L'ouverture économique d6cidée par le gouvernement de Mouloud Ilarnrouc he .t incapable de répondre aux besoins de sa population.5 et 8 millio ns de tonnes -. e t de subvenlions sur les prix . dans ces condilions.Kkmiser le pays. qui peu à peu s'approprient I·Ëtat. dont le marché intérieur n'est plus qu' un « un entrepôt constitué de biens et de produits importés .ement de commissions ct de pots-de-vin.d ilIO~ CompluC'.

historique .. une société secrete dont o n de vine 4u 'elle est traversée par des luttes d'in fluence ou des conflits lléN au partage des fl uJ\ financiers.. indemnisa· tion des victimes.avait osé dénonce r la . faute d' un réel dé veloppement.1 ALGéRlE. L'armée est la colonne vertébrale du régime et la SM sa moelle épinierc JO. Le parti eSI soumis à son hégémonie . À comme ncer par le premier d'entre eux . nancière JO qui gangrène l· ~tat. du coup. Il a pu ainsi fin ancer sa politique de réconci liation nationale . Regroupé au tour du colonel Houari Boumediene. La rente. Des scandales éclatent p. te rroriste islamiste .. Six mois après son retou r. Depuis l' indépendance. R payé l'amnésie . Aujourd 'hui eocore.. Convainc ue d 'être le déposi. qu i entoure le régime. Mohamed Boudiaf . le pou\'oir ~cl .. C'est un théâtre d 'ombres. reste à la merci d 'un nouveau contre-choc pétrolier. Voire d' une no uvelle explosion sociale. soit 13 % d u pm . e n proie à un manque de vision et alleignant des niveauJ\ de corruption sans précédent . e nrre les IlcCOrds d'Ëvian et la proclamation de J'indépendance. vé ri. devient de plus en plus opaque. l'état-major de l'année de~ frontières marche sur Alger. il cst assassi né.. C'est cc . aujourd'hui devenue le Oêpanement de renseignement c t de sécurité ( DRS) . table parti militaire. Et le système.Jemier qui crée la Sécurité militaire. Chapitre 5 Les « décideurs » Tout s'est joué au cours de l'é té 1962.. mais il s'agit le plus souvent d'une in strumcntalisation. les choses n'ont guè re changé: la . Ahmed Yen Bella. en somme. Gou\-"ememcnt à la dérive et régime fragile comme il ne l'a jamais é té.-ufois . la rente est largement détournée. la fameuse SM . La grande chance d' Abdelaziz BouteHika est d'avoir ~néficié d'une fone hausse du prix du baril peu après son accession au pouvoir.. adoubé puis ren versé par Boumediene. donl il fu t l'un des fondateurs . mais qui sail se rasSClnhkr chaque fo is que le maintien de sa suprématie l'exige . pouvait-on lire dans l' un des télégrammes di plomatiques cités par Wi ki Leaks e n 20 10 ..l'affaire Khalifa ou le scandale qui Il valu son poste en 20 10 au patron de la Sonatrach -. les hllUt-gradés d u régi me. sauf pendant une Irh courte période lors du limogeage de Chadli Be ncljedid en 11192. de construire des routes ct des logements . sur fond de luttes de clans. lad&illusioo militaire el civile. à panir de 1980. puis comme l' ultime recours. s' ils détiennent to ujour. mafia politico·li.. Car les Algériens o nt de plus en plus le sentiment de vivre dans un pays confisqué par une clique qui a mis le grappin !OUr ses richesses" . Et l'Algérie. Rappelé en 1992 pour res taurer la paix civile.un . Mais la ma nne pétrolière reste principalement investie dans les mécanismes de consolidatio n d ' un système c1ientéliste . à des fi ns politiq ues. assuTC]· il alors. etc. Apres la mort de Boumediene. n'apparaissent pl u"~ en première lig ne. Officiellement par un . y compris les familles de disparus... mais aucun Algérien ne croit à cette thèse. ellc fait Id défait les présidenL". du FLN .. taire de la souverainelé populaire.la moitié de la fi s· calité sur le pétrole est consacrée aux trclnsfeltS sociaux . Elle a aussi permis de renouer avec une jXllitique d'aide sociale . J'armée s' impose comme l'ilmitre des luttes de factiOIl .réin tégration des combattan ts issus des maq uis.

\ieurs décennies comme le . puis fait approu ver en septembre 2005. concorde civile ". il est déjà là . chane pour la paix c t la réconciliation natÎonale .ex-Sécuri tt militaire -. C'est notamme nt le cas lorsq u'il S' Dg.. Je vieil appareil de BoumetHe ne a été peu à peu re mpla!. galonnés les plus influents . qu i lui doit sa nomination e n 1990 li la tête de cc service. décide urs .eun » réalité du pouvoir appartient à une poignée de haut-gradés qui sc partagent la rente pélrolière ct sc soucient principalement de défe ndre leurs privilèges. pour des islamistes au premier tour des élections législati vcs de décembre 199 1. parrain . Décédé en janvie r 2010 à l'âge de 72 ans.. de faÎ re e n . Larbi Bc lkhcir pour n'cn citer que quelques-uns. ratifi é par l'électoral. Il consolide la treve ~g ociée par les mil itai res avec l' Année islamique du salUI en fa isant adopter un premier texte sur la . fréquentable» sur la scène internationale. celui qui fait fi gu re d ' homme fon est Toufik .. famille . un chef de l 'litaI. Un choix évide mment. adoubé en 1999 par une poignée de décideurs autour des gt néraux Belkheir el Nezzar et confirmé dAns ses fonctions à deux repriscs depuis.. e n 2004 et en 2009.. C'est le cas d' Abd~ l aJ:i z Boutefl ika. Les présidents. Mais il l'éloigne q uelq ues anoées plus tard en le faisant ambassadeur à Rabat . en pleine oc sale lueTTe )O et certains généraux étaient menacés de poursuites à l'étranger. qui est en réalité une amnistic géné rale . Au point d'avoir été considéré pendant plu. au sein de l'aréopage de hau t-gradés q ui dé. Leq uel a son tour créera ses propres réseaux .. avec un rappon de forces parfo is mouva nt e nt re des dans qui se rctroovcnt lorsque leurs intérêts fondamentaux sont en jeu. que les hommes n'aicnI pas changé. cc dern ier a 56 autant.. à l'époque.. après l'arri vée de Chadl i Belldjedid. du régi me. Cela OC' ve ut pas dire. Après J'effacement de Belkheir.! d 'adouber.. révolutionnaire. e n favcur d'Abdclaziz Bouteflîl: a ct p8mline son retour sur le devant de la scène .! habile ment sc serv ir des attentats du Il septembre 200 1 pour accélérer le rapprochement avec Washington que souhaitent ses mentors. En juillet 2004. déc ideurs . l' un des .. ou de défaire. le tout puissant patron de la DRS . chaque fo is.:é par d'autres grndês dont la plupart avaient fai l leurs classes dans l'armée française : les génêr..'iigne Chadli Be ndjedid pour succéder à Boumediene . Longtemps aussi Belkheir fut considéré comme le tUlcur de Mohamed Mediene dit Toufik . la do!Jlllusioo lei c dkid. une ..... ancien ministre des Affaires ~ t rangères de Boumt'<lie ne.l. il est ceperKIant l' un de ceux qui le contraignent à la démissio n e n janvier 1992.T ALGÉRIE . le général Larbi Be lkhcir a longtemps é té l' un des principaux faiseurs de rois ct ~ conséquent.ux Khalcd Ncnar. Le jeu des équ ilibres internes évolue sans que le système ne change pour alliant. plaide auprès des autres . Le tex te règle la question de l' impunité qui inquiète les généraux : ils ne pourront pas être pou ~uivis pour des faits liés à la période de la guerre d vile. en 1999 . Ce sont e ux pourtant que limogeront Chadli et feront appel à Abdclaziz Boutenika. Buutellika saur. quïls soient ou non iss us des ran gs de l'armée . li cause e n partÎ culier de son entregent . Si les haut-gradés a lgériens ont choisi en 1999 de faire appel à Boutenika . c 'est qu ï lleur a semblé le mieux à même . Dans [cs années 1980.. C'est lui encore qu i . En 1978. Sur la scène du théâtre d 'ombres algérien.'\OrIe q ue l' Algérie redevie nne un pays. Car le sys tème fonctionne un peu comme une: mafia. [)cvenu chef de cabint:t du nouveau chef de l'litat. deux clans s'affrontent et s'accordent à la fois au nom de leurs intérêts communs: celui de Toufik et celui du présiden t Bo ute llika. un an après sa réélection . dans l'ombre. . . On étai t en cffet. sont toujours cho isis au sein de la . Smaïn et Mohamed Lamari . Boutenika renvoie l'ascenseur e n le nommant di recteur de son cabinet. au lendemain de la victoire .

sur la rente pétrolière.! à la vice-présidence. Résultat: on renonccr. lui. après avoir poussé à la démission le général Mohamcd Lamari. l'actucl patron du FLN. Les « décideurs '" galonnés.1 6 . Le compromis permettra à Bouteflika d'être adoubé une nou velle foi s.. Gaïd Salah . C'est. n'a pas d'autre rôle que de permettre au système d'avoir les apparences d'un pouvoir institutionncl et démocratique .loo réussi . jusqu'à ce qu' ils se mettent d'accord sur une solutio n de compromis. . 1 1 . Les deu)( clans militaient dans un premier te mps pour la c réation d' une vice-présidence.-nlretien avec [" auteu r Deuxième partie Cinquante ans d' indépendance commentée por Akrom Belkaïd et Benjamin Stora . cn 2008.1 " ALGÉRIE. souhaitaient que le poste soit octroyé au Premier ministre Ahmcd Ouhayia : Boutcflika n'en voulait pas ct plaidait . de modifier la Constitution pour ouvrir la voie à un troisième mandat pour Boutcnika. . mais Ouhayia conservera son poste de chef du gouvernement. Et la .. résume un univcrsjtaire~ spécialistc du Maghreb . pour AbJelalil Bclkhadcm. quant à elle. afin q ue le dauphin de BOUlcflika soil du mê me coup désigné . puis à muter plusieurs commandant~ de région. Ce sont 3 500 personnes qui coûtent à l'tUt. un mariage de misan. 11 sera sans surprise réélu en avril 2009 ..ladtsillur. Le~ IlOminations aux postes les plus importants sont généralement le fruit d' un compromis entre les deux hommes. Mais il sai! qu'il est condamné à .. gucrre dc succession " sera mise entre parenthèses le temps de la campagne électorale. à placer à la tête de t'état-major de l'armée l'un de ses proches. La classe poli· tique. Il leur arrive de s·opposer . Toutik en tête. environ 500 millions d'euros par an ».~' enlendre avec le patron des services. au fond. Cc fut le cas lorsqu'i l s'est ag i. F. .

le conflit dev ient progressiveme nt une guerre d' indépendance très dure. Ce fU! une guerre très longue . poor une part au moins. Nourri par Ics faiblesses de la IV République et la paralysie des réformes demandées par les Algériens qui ont été nombreux à panicipcr à la libération de la France . Povrqooi '? Soil-on au jourd' hui combien d' hommes et de femme$ wnt morts ou cours de ce COllAit? Benja min Stora: La guerre d'Algérie reste dans l'histoire de Fr. Après la chute de la IV Répu bliq ue.tnce mé tropo litaine explique ~ans aucun doute. Parce que l' Algérie. Il était dollC hors de question. c'était la France . Pour imposer la séparation.Chapitre l La guerre d' indépendance La guerre d 'indépendance a lgérienne a étê une guerre de décolonisation porticulièremeot âpre el violente. d'abandonner ce territo ire. Ce mttachemcnt IKIminîstratif de l'Algérie à la Fr. avec son lot d 'exactions contre les populatio ns civiles. Les nationalistes . pour la classe poli· tique fnlnçaise. il fa llait briser le tabou. l'extrême dureté du conflit. Son statU! était celui d'un département. et très violente . le chemin a été encore long pour parvenir à l'indépendance de l' Algérie ct à la paix . Ce n'était pas une colonie comme les autres.mce comme un stigmate qui n '(1 jamais entièrement cicatrisé.

Aujourd' hui. surveillant leurs domaines.. u bilan des victimes des guerres est toujours difficile à établir. Ce ne sont pas tous des .'iC. la nécessité d ' utilisalion de !"immensité saharie nne pour le début d 'expériences nucléaires ou spatiales .. Côté frança is. FLN contre MNA.. E! les historiens ont bicn du mal à contester les discours de propagande portés bien souvent par la parole des part isans. que celui d ' une rupture absolue.. par EJ Moujllhill.. JXllc . Troisième raison enfin à celle dureté.iires et exécutions sommaires. Elle est célébrée comme racle fondateur d'une nation recouv rant ses droits de souveraineté . dont les travaux sur la dé mographie sont très précieux (<< Premières données sur le rr. Messali Hadj e t le FLN (les affrontements entre les deu x organisation. y tnIVaillcnt ct y vivent depuis des générations. les chiffre.. nfficie ls (250 000 morts) !\On! donnés de façon parcellaire. unani miste ... pratiq ue de la torture."Ce nsement de la population en Algérie (1966) _ .. un de mi-siècle après. rad icale. dès le 15 octobre 1959. CI un te rritoire rallaché à la France depuis 1830.. on sait que c'est un ehi ffre mythique.. feront plusieurs milliers de morts Jans l'immigration en France cl dans les maq uis en Algérie) . II suffit de s'y pencher avec une ri gueur scientifique comme J'a fai t. de question d 'abandonne r une population. Il semble donc hon.. la Consli tution . qui déboucheront sur le cessez-le-feu de mars 1962... avant même la Savoie (1860). « Un million de morts . n'aborde pas les di visions internes du natio nalisme algérien. e lles Ont durablement traumatisé les populations. l'organe central du FLN . révo lution '". et encore plus lorsq u'il s'agil d ' une guerre de décolonisation. e n pllrticulie r les terri bles affrontements entre les partisans du vieux che f. En 1963.-déc. Pourtant . qui ne re pose pas sur une étude historique sérieuse.ntérieure . in Blllfetin de /'associatitm des glographes jra"çaü. La plupart onl un niveau de vic infé rieur à celui des habitants de la métro . ce nombre de « manyrs algérien~ JO a étc!: lancé pendant la guerre d ' Algérie . La commémorat ion.. toujours un sujet de polémiques entre ten ues de part Cl d 'autres ck la Méditemmœ. Ces tro is questiuns seront d ·ail1eurs uu cœur des discussiOJlS d 'Évian . 5. sous-estimée.... ou les représailles c rue lles contre les hatk i~. nov.~ . un chiffre annoncé par le Conseil supérie ur islamique d ' Alger en 1968 et re pris par le présiden t algé rien Houari Boumediene.l g~rienne parle de « plus d ' un million Cf demi . dè~ 1967 . avec un million de Français q ui étaient là depuis plusie urs géné rations. Celle des massa~s de Sétif et de G uelma . comme il convient à ce q ui • t té si longtemps soos-qua litié . cette guerre se num me ." ALGÉRl E. avec ce stat•• quo tigé qu i était celui de l'in tégration de l' Algé rie à la Franœ. Ou le professeur Xavier Yacono qui . André Prenant. 1967). Akrarn Belkaïd : La vio lence de la guerre d ï ndépendance fai t aussi éeho li une violence a.la dt~i ll\lSion algériens n'ont pas eu d'autre choi. ces furce s su pplétives musulma nes fi~lcs li la France. extraord inaireme nt dou loureu. d'évé nements en Algérie '".. . Cette séquence sc vit comme un tmu matismc profo nd : déplaceme nts ffi:lSs ifs de populations ru rales. nota mme nt dans l'est de l' Algérie . : Le nombre de victime s de la g ue rre d ' Algérie reste. G uel chiffre retiennent oujourd' hui les hÎ ~lorÎelU en ce qui concerne les victimes du conAit ~ B. son pélJ'Olc. les chiffres existent. À cela s'ajou lC le fait q ue l' Algérie était une colonie de peuplement. parfois fratricide ct toujours passionnelle comme la guerre de sept ans en Algé ri c. disparate . interne ments arbitr. grands co lo ns. celle aussi de la conquête colo niale au XIX" siècle et des multiples révoltes qui l'ont suivie. En Algérie. '". Ces violences-là sont encore dans les mémoires. le Sahara. des é meutes nationalistes réprimées dans le sang en 1945.. de mo rt. Ceux que l'on appellera plus tard les « pied s-noi rs .

de morts. ~vol u tion. notamment dans l'est de J'Algérie. prntique de la tonure.. celle aussi de la conquête coloniale au kil(" siècle ct des multiples rivoltC$ qui l'onl suivie .'iCment de la population en A 'g~rie (1966) . en particulier ICi terribles affronlemcnts entre les partisans du vieux chef. .nues de pan el d'autres de la Médi terranée. I I suffit de s'y peocher avec une "Sueur scientifique comme l'a fai t. toujours un sujet de polémiques entre- .mds . le Sahara. EUe est célébrée comme l'acte fondateu r d'une nation recouvrant ses droits de souveraineté.'C s supplétives musulmanes fidèles à la France. À ce la s' ajoute le fait quc l' Algérie était une colonie de peuplement. a été lancé peOOant la guerre d' Algérie.: Le no mbre de victimes de la guerre d'Algérie reste .. internements arbitraires et exécutions sommaires. un oniffre annoncé par le Cooscil supérieur islamique d' Alger en 1968 et repris par le président algérien Houari Boumediene.. La commémoralio n. extraord inairement dou loureuse. . Ce ne sonl pas tous dc. parfois fratricide el tnujours passionnelle comme la guerre de sept ans en Algérie. En Algérie. avant même la Savoie (1860). un demi-siècle après. En 1963 . Troisième raison enfin à celle d ureté.. gr.. ces fol'(. Ou le professeur Xavier Yacono qui . cette guerre sc no mme . ou les re présailles cruelles contre les harkis. Akram 8 elka'td : La violence de la guerre d'indépendance fait aussi écho à une violence anlérieure.. Prem i~res données sur le rece n. . des émeutes naliona1istes répriméc~ la Q\Ief'. qui ne repose pas sur une élude historique sérieuse. ce nombre de « martyrs algériens .~. d'illd'penOOnce dans le sang en 1945 . son pétrole. Ces tro is questions seront d 'ailleurli au cœur des discussions d'Évian. dès 1967. unanÎ miste..-déc.. par El lAoujahid. Q uel chiffre retiennent ouioord'hui les historiens en ce qui ~ concerne les vidimes du con Ait ~ B. la ~ s ité d'utilisation de l' immensité saharien ne pour le débu t d'cxpériences nucléaires ou spati a1c. S. nov. la ~I IIQ~inn algériens n'onl pas eu d 'autre choix que L'elui d' une rupture absolue. avec ce j 'Wlu ql/o figé qui était celui de l"intégratio n de l'Algérie à la France . f:t les historiens ont bien du mal à contester les discours de propagande portés bien souvcnt par la parole des panisllOs . traumatisé les populations. la Constitution . n'aborde pas les divisions internes du natiooalisme algérien. feront plus ieurs milliers de mo n s dans l'immigrntion en France ct dnns les maquis en Algérie) . Le bilan des vÎClimcs des guerres est toujours difficile à établir.IJ~rienne parle de « plus d ' un mill. dont les travaux sur la démographie sont très précieux (. Celle des massacre~ de Sélif ct de Guelma. 'f travaillen1 c t y vivent depuis des générations. ..les ohlffres officiels (250 000 morts) sont donnés de façon paroellaire. Aujourd' hui. les chiffres existent. FLN contre MNA. Ces \'ia: '-nees-là sont encore dans les mémoires. sous-estimée. dès le 15 octobre 1959 . l'organe central du FLA'l . André Prenan t. on sait que c'cst un c hiffre mythique. Pourtant . ct un territoire rattaché à la France depuis 1830. avec un million de Français qui étaie nt là depu is plusieurs générations_ Ccux q ue J'on appelle ra plus tard les « pieds-noirs . Cette séquence se vil comme un lraumatisme profond : déplacements massifs de populations rurales. nwiicale .. . comme il convient à ce q ui • ~té si longtemps sous-qua[ifié « d'événements en Algérie . e lles ont d urablement . in Bullctin de "asnx:iatirJtl des géographc5 Il'IInraü . Il semble donc hors de question d'abandonne r une populahoo.~ . Messali Hadj et le RN (les affrontements entre les deu~ organisations..ion et demi ..ALGÊRlf. Côté français .. 1967).-'Ololls " surveillant leurs domaines_ La plupart ont un niveau de vie inférieur à celui des habitants de la métmpole. disparate. « Un million de morts . et encore plus lorsqu' il s'agit d'une gueTTe de décolafllutio n. q ui déboucheront sur le cesscz-le-feu de marli 1962.

à é tablir sont les pertes de l'armée française .~ de l'ALN. Au sein même de l'armée fr.. sur dcs effcctifs de 336 748 moujahidines. Soit 4 500 soldats musulmans mons pour la Fmnce et plus de 600 hommes disparus.1lis. À la fin du mois de novembre 1963. pone sur le nombre exact des supplétifs armés.qui ne sont pas tous hartis . 2788 tués. e n 1982. Conclusion : 153000 tués. eux aussi. souvent dans des conditions effroyables. Une de. sans doute la plus polé mique. il faut ajouter 1 144 hommes dél. les assassinats. le mi nistre des Rapatriés indique quc 42 000 Français musulmans . dits oc Européens» ou . on compte .la dtsiHuslon public .3 'Al.54 à 1962 _. ont été aussi touchés par les combats. dont près dcs deuJ( ticn étaient des appelés. En di" ans. notamment au pri ntem ps 1962. Il fau t. Sur les 3 018 ponés disparus. Plus de 6 000 combatta n t.:édés de maladies et le c hiffre . près d'un moujahidine sur deuIl est mort au combat. un millier d'autres ont été victi mes d'accidents ou dc maladies. se seraient ralliés à l'année française. d ' un GMC lancé trop vi te sur les routes d'Algé rie où beaucoup de jcUIlCS appelés ont laissé leur vic. 150 000 hommes.~ questions . Les Algériens Onl. pieds-noirs _.ahurissant . q ui o nt été désannés. soit une moyen ne de 45. in Revue de rOccidem lIIum/mo/l et de /a Médilerrllnie.1982). de 86 000 hommes . On sait que leurs effectifs é taient. pour les Européens d'Algérie.t.. les aUl:ntalS dans un bar. c'est-llo-dire tous ceux . s'établit donc entre 4 000 et 4 5(X) morts.. le nombre tOlal de civils français tués. e n mani pulant des annes à feu ou au volant d'une Jeep. celte liste révèle que 152 863 militaires et civils sont morts au combat. Au printemps qui pré<:ède l'indépendance. qui ont pris le parti de se battre .dOnl 1 168 supplétifs . Les civi ls fmnçais.tnçaise. mogha7. aba ndonnés ct massacrés après le 19 mars 1962. varient selon les sources entre 10 000 ct . Sans oublier les cOrnbits fratricides entre MNA ct FLN et les purges inte rnes qui ont causé la mort de 12 000 moujahidines e t ensanglanté la ~s i stanœ intérieure. En novembre 1968. Les évaluations concernant les harkis e"écutés. le ministre des Armées indiquait que 15 583 soldats avaient été tués au combat ou du fai t des attentaIS. À cela. dans ce domaine si délieat. d 'avril à septembre 1962. D'autres ont préféré déserter. enquêté sur le nombre de leurs combattams morts pour établir une liste alphabétique prêcisc qui pcmlClte de verser une pension aux fam illes e ndeuillées . de 1954 à 1964. Aucun c hiffre fiable n'est disponible. il y Ivait 16 % de solda ts musu lmans.<< avec OU sans armes _. 1 245 ont été libérés e t 1 773 ne sont jamais revenus. un cinéma ou sur le trottoi r de leur maison.Ie 7 917 soldats morts d·accidents.. nO34. avant l' indépendance.20 000 supplétifs IInt été accueillis dans les camps d'hébergement militaires en France et 3 200 se sont engagés dans J'armée française. À la fi n de l'année 1962. di ts «Européens \0 avant de deveni r des . GMPR devenus GMS.Je nombre de œu" tués dans les combats sur le terrain avec l'Armée de libération nationale (ALN) . 7 54 1 blessés ct 875 disparus. Les pcncs de l'ALN-FLN ont donc été terri bles au scin des maquis de l'intérieur qui o nt dû affronter pendant sept ans l'année française. Les chiffres les plus .ont tmnsité dans les centres d'accueil. e n décem bre 196 1. la première étude sérieuse sur les pertl:S en Algérie (<< Les penes algériennes de 19.8 % des civils. pieds-noirs . harkis.. L' historien Oaarles-Rubcrt . En Algérie. Le total des pertes françaises mililaires approche dune les 25 000 hommes. En juillet 1974. évoquer égaleme nt les tra· vaux pionniers de Guy Pervillé ou de Charles-Roœrt Ageron . civils ou militaires. Les services du ministère des Années évaluent à 3 500 . faciles . Le ministère algérien des Ancie ns combattants précise même que 539 % des maquisards o nt été tués et 39. et leur chiffre tolal atteindrait près de 15 000 hommes..• ALOËRtE. 66 000 hommes en 1961 .

BDle. C'est assez étrange. accusant Mes~ a l i Hadj alors qu'une organisation. Incendies. Jean-Pierre Rioux el Benjamin Swra.t 70-l7S. on dénombrera tren te attentats presque simultanés contre des objectifs militaires ou de police. en fants tués dans une mechta ou un djebel éloigné. . lui préférant la lutte armée. Ahmed Ben Bella bien sûr.19180 ) . dont celles de l'i nstituteur Guy Mo nne rot dans les Aurès et du caïd profrançais de M'Chounèche. : II faut relever q ue le chiffre mythiq ue de 1j millio n de morts retenu par Boumedie ne n'est absolu ment pas questionné en Algérie. L' insurrection provoque la mort de sept personnes. Ahmed Ben Bella a expl iqué qu'il avait été le principal organisateur de ce soulèvement. C'est un tabou profo ndé ment inscrit dans l'imaginaire collectif. Le bilan des harkis exécutés peut être évalué entre 15000 et 30 000 personnes. de bombardements de l'armée française .. À l'époque.' ALGÉRIE. Qui sont. Ce sont les fondate urs hi storiques du FLN. Reste le problème des vic times de la population civile musulmane. l' imaginaire et le réel SC rejoignent au moins sur un point : la guerre d'Algérie a été extraordinairemen t mcunrière et cruelle. t992. Mohamed Boudiaf. B.. p. jusq ue-là inconnue. les ~hefs du FlN ~ En quoi sontils en rupture avec les militants nationalistes de la période précédente ~ A. Hocinc Aït Ahmed . sous la din. qui c ritiquaient sa stratégie réfo rmiste . Une guerre commence par cette insurrection de novembre 1954. la dési1tu~iQn La guefre d'independor.. femme s. Au-delà des polémiques sur les chiffres. 1. il l'époque. deux colonnes da ns Le Monde et une seule dans L'Express qui . On fo il commencer la guerre d' i ndêpendan~e ou 1" novembre 1954. se trompe d 'auteur. : Dans la nu it du 1" novembre 1954. En tout. S. . qui durera près de huit ans. L'historien Charles-Roben Ageron fait remarquer que cela représente un pourcentage de pertes de près de 3 % des 9 millions d' habitants algériens. '" chiffre magique. car il s 'agissait en réalité de jeunes issus du MOllvement pour le triomphe de libenés démoc ratiq ues (MDCf) de Messali Hadj. assassinés . pourcentage identique aux pertes de la populalio n française lors de la '" Grande Guerre JO de 1914. coordonné.·lion de Lauren1 GCf"crcau .. les autorités franç aises o nt affi rmé ne pas savoir qui était derrière ces premiers attentats. revendique ces opérations: le Front de libération nationale (FLN). Hadj Sadok. «Les pertes humaiTOell de ta guerre d' A1gérie~. attaques de commandos révè lent l'existence d ' un mouvement concerté.. B. par Chartes-Robert Ageron. Édilion. Dans le monde arabe. Rabah Bitat. dote il loquelle le FLN revendique ses premiers oltentots. ceux exécutés par des hommes de l'ALN ou simplement pris entre deux feu~ ? Au to tal.. in lA f'rat!u et! g ~cm' d 'A/glri . Pari s. comment décompter les hommes. de plus. Les '" événcments JO apparaissent comme mineurs dans la presse française. le plus connu des Français. qui deviendra le héros des A urès . o n parle encore de l'Algérie comme du pays" au million ct demi de mart yrs . En l'absence de chiffres officiels. Je déficit de la population algériennc est situé dans une fourchette entre 350 000 ct 400 000 personnes. victimes d'opératio ns armées. C'était même l' une des premières phrases que prononçait feu Yasser Arafat quand il arrivait à Alger. rebelles JO civils ou militaires -..qu i d istinguait mal les". Récemment. mais aussi Mostcfa Ben Boulaïd.mie.ce Agcron ne croit pas au chiffre maximal de ISO 000 victimes.. Kri m Bdkaccm. Ce qu i a provoqué une te mpête dc protestatÎons en Algérie.. Un c hiffre impressionnant.. qui équilibre le nombre d'Algérie ns tués par l'armée française.. l'Algérie est réveillée par des ex plosions du Constantinoi s à l'Or..

Le problème de la torture refa it surface dans la société française <j uanmte ans plus tard. qui boule \'erse les consciences et révèle au grand jour la torture . La questioo •. II est au pouvoir. le 1" juin 1958.. AIKiri. B. a élé faible ment soulevée en Frnnce dans les milieux intellecluels el politiques. en fro nce. Edgar Faure . qui parvenait aux mêmes constatations. Votre gesta po d·Algérie . Aux e:téculions capitales de mi litants nationa liSles réponde nt les atte ntats conlre les eh'ils.ol/ de /tI/Or/lire . après avoi r été enlevé par les parnchutistcs et to rturé .. lêmQigllage sur la gén':. le A juin. le général de Goulle esl investi por l'Anemblée nationale. rolism .. parlisall de l' indépendance algérienne. jc pense qu' au moment où il arri ve l U pouvoir. Dans le mê me temps. . le .. l'Église.'iC . En septembre 1957. Le 2 man> 1955. à J'i nitiative de Laurent Schwartz et de Pie rre Vidal-Naquet . pacificatiofl >0 pendant la « bataille d' Alger •. Les Algériens se MMJ vie nne nt encore d'Ahmcd Zabana. L'Affaire . premier indé pendantiste guillotiné le 19 juin 1956... Le général de Gaulle est la figure pri ncipale de la guerre d 'Algérie.... un rapport d'où il ressort clai rement q ue la torture était pra tiquée couramme nt sur les . Retiré de la vie politique au mo me nt du débu t de la guerre d'Algérie. a dis· paru (son corps ne sera jamais retrou\'l ). dans From:e-Obsermteur. reçoit un mpport dO li Jean Maircy. été 1957. ! de la police à Alger. En re vanche." ALGM IE. En nove mb re 1957 . jeune mathématicien qui .tl de J'Algérie. Barbarie d la fron ra ise . le président d u Conseil. Paul Tcitgen dém issionne de son poste de secrétai re gé nér. la question de l'exécution des condamnés à mons algé riens (222 pendant la guerre d 'Algérie)... dicccteur de la SGreté nationale.ion le e ue"l d'incUpenoorw::e À partir de quand se pase. de pl u~ en plus meurlriêre. celle autou r de l:l<juelle se cristalliseront les IJlIssions e t les haines. les famines. un récil terrible de tort ure subie par une jeune femme française A. date à laquelle il promet q ue Ie~ Algérieos pourront eKercet"" leur droit à l'auto· détermination ... remet au go uverneur génér. B. se ro rme le comité Mau rice-Audin . C'est l'inverse en Algérie. En janvier 1958 paraît le livre Lu QIl~J/i(1II d' He nri Alleg. le journaliste Claude Bourdet dénonce lui a ussi ce qu' il appelle . : Em ploy6e comme un procédé ordinaire de . va finir par foire lomber la rv. Le journal Le Monde publ ie le 20 juin 2000 Ic lé moignaglt recuei lli par "l are nce Beaugé de Louisette Ighilariz. la g uerre. récit qui porte pour titre Un i ll l'II "ifer. Le 13 dé<:e mbre 1955. En 2004 paraÎI sous le pseudon yme d ·. bataille d' Alge r >0 . va déchi rer l'opinion .à l'occupation allemande. lc Général n'est pa.la d6Iil lu:. S. J'écri vain Frnnçois Mauriac publie dans L 'Expreu un article qui s'inti tule déjà . poussées "". .: L"applicatKm de la peine de mort est pounant cent rale dans cc qui motive la stratégie d u FLN . la question de la torture ~ pendant la . prestigieuse fi gure de la résis· tance fran\=ai. S. Cette torture est employée par le Détachcmenl op<:mtionncl de protection (DQP). il est à Alger où i) lance le rameux « Je vous oi compris •. : Persollne llemcllt. les partis. Roger Willaume . un inspecteur général de l"administration. Esmé ra!da . Jacq ues Soustelle. suspects . De Goulle o·l·il perçu Iout de suite que l'indépendance de l'Algérie étoil inéluctable ? A·t·il o u controire défendu d'abord l'Algérie fronço ise el la guerre ovonl de changer de politique en septembre 1959. B.République. Dès le 15 janvie r 1955. . la torture est bien la grande affaire des «ann6es al b>êriennes •... au mo ment des massacres de Sétif et de Guelma de mai-juin 1945. Il a un premie r contact avec l' Algérie lorsqu' il s' y installe en 1943 avec le gouvernement de la France libre . . unités spéciales de J'année cha rgécs des inlclTOgations . donc de la peine de mon . une militan te algérie nne indépendantiste .

originaires de Californie. d 'abord . 11 propo~ une nouvelle constitution pour la France. putsch des généraux en avril 1961 . L'appellation est vraisemblablement née dans le négoce languedocien . dans le même temps. comme Jacques Soustelle.. l'interdiction qui leur est notifiée de se prése nter aux élections législatives en Algérie achèvent de jeter la suspicion sur les intentions du général de Gaulle. 2009. À d'autres. que oc devant les épreuves qui montent de nouveau. Le nom du général de Gaulle est lancé sur la place du Foru m par le généntl Salan. plan de Constantine ». il assure que l'Algérie françai se est viable. doté d'un pouvoir présidentiel fort .. Le général de Gaulle. WII dwi f p<JUT .. quand on commença à y importer du vin issu de nouveaux pieds de vigne très sombres. S.ulCe était inévitable . c'est oc restaurer l'autorité de l' Élat .. le 15 mai. f~ . Madagascar ct le reste de l'Afrique. en 1962. /'Alg'ri~. Sllr cel ~pect. Mais le 16 septembre 1959. vers le pays.. Il existe d'autres origines à ce mot: les bottes noires que portaient les officiers frança is au moment de la conquête coloniale au XIX' siècle: ou le nom que se do nnaient les jeunes Européens 2. il annonce « l'autodétermination pour l'Algérie . De juin à décembre 1958. entrer dans un nouveau régime taillé à sa mesure... aux natiooalistt:s a\gérÎ ~ ns ell octobre 1958. mai ~ bannit de ses discours les expressions d'" Algérie française" et d' oc intégration ».. il a refusé de sc prononcer lanl qu' j] n'avait pas le pouvoir. ct reçoit de no mbreux intellectuels et hommes politiques dans sa résidence de Colombey-les-Deux-Églises. ct qui avaient été plantés en Algérie après les ravages du phylloxéra. Il désigne les Europée ns d'Algérie ap rès leur arrivée en 1962.t-t-il l' homme de lïndépcndaoce ou de la fermeté? En fi n politique. on est passé aux viticulteurs oc pieds-noirs. Ces derniers. Gaull~. visant à écraser les maquis de l'intérieur. Ser. Le général de Gaulle promet" la paix des braves .lkojam in Stora. Robert Laffon!. Dans l'année 1957_ il aurait confié à des visiteurs que la séparation de l' Algéri~ et de la Fr.. Il est investi par l'Assemblée nationale comme président du Conseil le 1 juin. lance le . Comment les pieds-noirs vivent-ils ceNe période? DoHis le M!ntiment d'ovoÎr été trahis? SeronHls nombreux à soutenir ~OAS ? B. Du vin de oc pieds noirs ... Toutes ces prises Je position et initiatives rassuren t les partisans de l' Algérie française. en janvie r [959. [e générai de Gaulle affi rme sa volonté de rapprocher les Musulmans des Européens . Ce qu'i l sou haite. au début du xx< siède. L'inquiétude sounl chez les pieds-noirs : le départ obligé des mi litaires de tous les comités de salut public. D'abord émis de façon très péjorative. Er " Semoine de$ barricades en janvier 1960. au contraire. Il encourage les hommes "lui lui sont favorables à sc lancer dans l'aventure du 13 mai 1958. C'cstl'affrontement qui commence aVe(. et. s'activent en sa faveur à Alger. les partisans de l'Algérie française 1 .. (qui lui sera ensuite beaucoup reproché) et le fame ux « Je vous ai compris . prononce à Mostaganem le slogan" Vive l'Algérie françai5e . sort enfin de sa réserve en déclarant . qui décolonise. : Un mot d'abord sur cc tenne de pieds-noirs . sollicité depuis plusieurs semaines par ses partisans. il sc tient " prêt à assumer les pouvoirs de la République JO. la do". dans un diseours télévisé.. sur la place du Forum à Alger. Il est rappelé au pouvoir le 29 mai 1958 et fonne un nouveau gouvernement. le terme a resurgi sur le sol français pour y qualifier tous !es rapatriés. Il se rend à Alger où il fait une tournée triomphale. qui donnera naissance à la V République. très noirs .illu!>ion La g ue rre d' indépendance Général sc tient au wurant du développement de la situation.'I1}'J/'œ d~ Paris. et ordonne la misc cn branle du fi plan Challe '*.ALGÉRIE. il fut ensuite revendiqué avec fie rté par les intéressés..

vont demeurer dans l'imaginaire pied-noir comme autant de pencs cruelles d' un deuil collectif. En France. faisant 555 mons et 990 blessés.. À Oran . le Front de l'Algérie française (FAF) apparaît comme le plus vaste e t le dernier rassemblement « Algérie française .. 507 anentalS sont par ailleurs enregistrés dans la seule première quinzaine de févrie r. OAS métro _. 801 attentats OAS.. Dès le 6 mai 1960. Après l'exode de 1962. du milieu pied-noir et des familles d'extrême droite en métropole. ALGÉRIE. La mdicalisation intervient à la fin de l'année 1960. dltns les années 19SO. En Algérie. Ils tentent de réédi ter le 13 mai 1958 en érigeant des banicades à Alge r e n janvier 1960. pieds-noirs. e n France.-. le capitaine Pierre Sergent va tente r de mettre en place r . de l'école et du cimetière.. Quand s'ouvre la nouvelle conférence d''Ëvian. les commandos de l'OAS renchérissent d' audace et de violence sur le sol algérien : allaques au bar. auréolé d'un sentiment de défaite et du . dont 25 dans la région parisienne . que prône désonnais l'OAS : ses . Le 5 février 1962 . L'OAS va désonnais rassembler les acti vistes les plus détenninés de l'année françai se.esse en puissance . créée au début de l'année 1961 . ct s'idenlifiaient à lit tribu indie nne des .-. la désill . une efTeryesceoce politique s'empare des pan isans de l'Algérie française. lorsqu 'il apparaît clairement que l'on va ycrs des négocialiOfls dirc<:tcs avec le FLN . Raoul Salan en prend la présidence ct l'OAS sera partie prenante de la priparntion du putsch du 21 avril 196 1.... dit clairement «[q u'li l faut réduire et châtier . Le référend um du 8 janvier 1961. décident d'organiser un nou"eau mou\'ement composé de civils et de déseneurs de l'armée. ils se mellcnt d 'accord sur le sigle OAS. dans une nouvelle allocution.. la nx:rudescence des atten tats au plastic dans le courant des mois de janvier et février 1962 illustre celle montée de la violence: 40 attentats e nt re le 15 et le 21 janvier. la bibliothèque municipale et quat re écoles qui sont détruites à l'ex plosif. ince ndient la bibliolhèque d'Alger et livrent aux naJllme~ ses 60 000 volumes.ooka de casernes de gendarmes mobiles. dans leur immense majorité.. o nt été jusqu'au boul des panisans de l'Algérie française . re nforce la détennination des panisans de l'Algérie française. les agitateurs de l'OAS . JeanJacques Susini . Pierre Lagaillarde et Jean-Claude Perez. Le 7 juin 1962 est l'un des points culminants de la « politique de la terre brûlée.iM la guerre d'lndependallCll qui voyaient des westerns au cinéma.. L'Organisation armée secrète pour la dHe nse de l' Algérie française. en s'appuyant sur des intellectuels et des milieux ultras de la droite tradi tiOnnelle. faisant 256 morts et 490 blessés. Du 21 mai au 8 juin 1961. rnSSc!mblc les partisans . elle procède à ISO plasticages en Algérie ct son action monte sans (. de la France métropolitaine. Le 20 j anvier 196 1.. le souvenir obsédam des disparus du printemps 1962. Les pieds-noi rs. l'abando n de la maison familiale . ultras _ de la prisence française en Algérie qui s'engagent dans une politique sanglante et désespérée jusqu 'à [' indépendance de jui llet 1962. 33 ent re le 22 et le 28 janvier.. du village. qui constitue un \'éritable plébiscite pour la politique algérienne du général de Gaulle. qui sera util isé pour la première fois dans un document daté du 21 février 1961. voitures piégées q ui font des rnvages dans les quartien musulmans. le 7 mars 1962.. Après le discours du général de Gaulle du 16 septembre 1959 se prononçant pour le droit à l'autodéternlinalion des Algériens. Une te ntative d'accord est lanœe . commandos Delta. agissant dans la \égali té. lâchage.. qui échouera. réfugiés Il Madrid. Elle bascule dans la lune année. ce sont la mairie. L'OAS naît d'ailleurs en 1961. De son côté. À la guerre francoalgérienne succède alors une guerre franco-française q ui va occuper le devant de la scène au tout débu t des années 1960. FLN et an ti-OAS SQnt enregistrés e ntre le 1"' ct le 31 janvier 1962. le général de Gaulle.

la peur des picd s-noi ~. Il Y a d 'abord une période tmnsito ire. La te ntation de la revanche existait. oommandos de l'D AS prenncntle chemin de l'ex il. w accords reconnaissaient le droit des Algériens à l'indépeodcmce.. e n 1963. Les pieds-noi . e lle se dote aussi. la o..N à l'égard des Européens et des jui fs manq uai t singulièrement de clarté. mais ils mentionnaient ou~i les droits des Français cl' Algêrie. victimes d u système colonial.tcntative qu i nc do nnera rien. : Cela a duré jusqu'à la fin de l'é té 1962. Dans le courant de l'année 1959. Je FLN s'impose comme parti unique. D~s septe mbre 1958. le 3 juillet 1962 ? B. S. l e croîs qu 'il a surtout été dicté par la peur. avec le ministère de l ' Armement el des Lia isons générales (MALG) d'un appareil de ré pression et de renseigne. ioévilablcs dans un processus rêvolutionnai re.. le cessez-Iefeu proclomé le 19 mars. il fnul ajoute r l'ensemble dcs exactions de celte période de fin de guerre . les Algé riens de l'DAS. la fin de la guerre d ' Algé rie dans toutes les communautés. Pourquoi ~ Oui CC! trois mois. avaie nt le senti ment q ue la France et son armée les protégeaie nt de la masse des Algé rie ns musulcn nns.Ir 1'00000ir une coopération ef1tre 10 Fronce et le nouvel Étet.ALGËR. o n se re nd compte q ue les chefs de l'année des front i~res ont très vite réalisé que l' indépendance allait arri ver et qu'il fa llait s'y préparer. À cela. Personne n'avait en visagé un tel e xode.. Celtl se joue e n quelq ues mois . Ils constru isent une véritable IIrmée moderne avec ses structu res d'e ncadrement. fout-il incrimille\'" ~ l'OAS et sa politique de 10 • terre brûlée • ~ le FLN ? Que se pense-hl exactement pendant les trais mais qui séporenl le cessez-le·feu de la pt"OClomonon d'indépendance. : Ce sont trois mois décisifs pendant lesquels l' histoire s'accélère. ils limitent les inc ursions en tcrrito ire algérien . ils se sentaient majoritaires d:tns le cadre d'u n vaste ensemble constitué par la métropole et l'empire. Mais l' une des premières ca uses de l'e ffond re ment de. Puis. Tant que la France était là. Au moment Oli les maquis sont décimés par les fon:es fra nçaises. c'e~ auu i 10 période pendant laquelle l'a rmée des frontières rêvn Ît son OPA wr 10 résistance . Les pieds-no irs avaient peur des Algériens. au nom de l' D AS. Dans un cadre séparé qui é tai t celui de ]' Algérie indépendan te . le rappon des forces est donc nelte ment en faveur de l'armée des frontiè res.IE . eux se consacrent li l'organisation de le urs troupes. Cenai !1CS peN)nnalités comme Mohamed Boudiaf ou Hocine Aïl Hamed adûp(ent une position critique face à la postu re nassérienne d' Ahmed Ben Bella. pendant laquelle il y a encore des débats.. ils devenaie nt réellement minoritaires et ils ont pris peur.Ikillusion le guerre d'ir><k\pendonoe à Alger par Jean-Jacques Susini .~ accords d '~v i an demeure le départ ma~si f des pieds-noirs.. ment politique. Qua nd o n lit les té moignages de l'époque. les règle menlS dc compte entre Alb-ériens ct les surenchères. Les accords d'Évian SOIlI signés le 18 m(X"s 1962. 1\ faut d ire que la politique du J-l.. C'est unc évolut ion qui était . Il y a à la fois la politique de la tcrre brûlée de l 'DAS.. Les dem ie. qui est l' ancêtre de la Sécurité militaire (S M) de ve nue aujourd 'hui le Dé partement du renseignement et de la sécurité (DRS).. La peur s'est installée à A. avec des dirigcants du FLN . To us ces élémefl ls vont brutalement s'accumule r. alors q ue la g uerre est à l' intérieur de plus en plus dure et la ligne Chal le de plus en plus difficile à franchir. deve nu l'homme de "armée et le Champion de l'arabité. jusqu'en 1963... en même temps qu'i l~ envi$(]' geoient p!)'. Lorsqu'arrive l'indépendance. B. Cel le-ci va jouer des di visions du Gouvernement provisoire de la Républiq ue algérief1llC (GPRA) et finalement oonfisq uer le pouvoir. Rien de 1001 celo ne sera respecté et p!""ès d'un million de pieds-noi rs quihent l'Algérie pour 10 Fronce. les harkis du FLN . La riva lité entre ceux de l'intérieur et ceux de l'extérie ur n'était pas nouvelle.

qui va r emporter.. Pour moi . cc meurtre est le pre mier pas annonciateur du processus auque l o n assistera par la suite. K. dans la crise de J'é té 1962. d ' Abane Ramdane. C'était une manière de dé<:rét. ellc reçoi t Malcom X ou Angela Davis. Lors de la réunio (l du Conseil national de la révolu tion algérienne à Tripoli (CNRA).JO.dirigé par le colonel HouaTi Boumediene . B. dès septembre 1962. . Alger devient la capitale du liers-monde . Benkhedda &:houe dans sa te ntative de réorganiser l'armée en fmctionnan t le commandement en deux (Maroc-T unisie). le GPRA accuse ]' EMG d 'abandonner les wilayas de l' intérieur.~yslè !l1e qui sc met en place. sur ordre des colonels. installe lui.libiliscr l'aclion politique et de signifie r que seule avait eompté la lulle arm~. L' EMG qu iue le CNRA . EUe reçoit le soutien de trois des " chefs historiques. le FLN devient une coquille vidc .~ par Bcnyouccf Bcnkhetlda Accentue la crise.même une d ireclion inté rimaire.. Dans l'épreuve de force.. le colonel HouaTi Boumed iene. S. apres l' indépendance de l'Algérie . dont la (:onq uêtc semble très proche ? L'EMG soupçonne le GPRA . L' EMG refuse d'obtempérer.cscence révolutionnaire. à Ghardimaou ou à Nador. En même te mps. moodiste. voire à d iscrédi ter.. Il faul aussi préciser que le régime algérien d'après l' indépe ndance s'est longtemps e mployé à minimise r. remet sa dé mission le 15 juillet 1961. du 6 au 27 août 1961. CI demande ['entrée de l 'étal-major en Algérie avant le 3 1 mars 1%1. On entre à ce moment-là d ans une autre histoire. deni~re la fête tiers- A.. Il t:lail le seul représclltanl du peuple en luite. Moharruncd KhideT et Rabah BitaL Qui va d iriger le pouvoir national fumr. Major général (EMG) .. sans doute le plus" politique .. Finalement.e. e mprisonnés à Aulnoy: Ahmcd Ben Bella. des d irigeants du FLN . le remplacement de Fc rhat Abba.. Mais. les négociatio ns d ' ~vi an . l'armée des fron tières montre son uni té derrière son chef. cc (lui se pas. c'est l'installation de l'armée. rAlgérie vit une période d 'cffe r. En apparence. : C'est 1' ~lal . et que l'on ne voit pas.ioo • 17 inscri te dans la guerre d ' indé pendance. la ~Iruc l ure de oommanucmcnt de l'armée algérie nne ~ i t u~ aux frontières . qui co nduit les négocilltion ~.. III ll6i n. Plusieurs de ses che fs historiques s'en éloigne nt et sont fina lement marginalisés par le . les hommes de l' EMG l'emporteront contre le GPRA.. La crise est ouverte. À la fin de l'année 1960.• 76 ALGÉRIE . : Celte évolutio n é tait déjà en gemle dans l'assassinat en déce mbre 19S7. au terme duquel le pouvoir appaniend ra tout entier à ceux qui ont les armes.

B. c'est à la fo is une force de frappe mililaire. sous la direction d'Adclhafid Boussouf. : Paradoxalemenl. À la fi n des années 1960. mais aussi. par les !>ervices secrets. Et le nationalisation des hydrocarbures débouche sur une économie de renie. el des services qui. e'est le premier choc pétrolier de 1973. le gra nd drame de l'Algérie. D'où vient ce gôchis? Pourquoi ce pays si riche ne réulsiHI pas 6 se développer corredement? A.- . le nombre de chômeurs ne cesse d'augmenter. on ne le dira jamais assez. Chapitre 2 L'indépendance confisquée Dès le tout dêbut. donc. sont déjà en train de procéder au maillage de la société. le chef du MALO. l'indépendance est confisquêe par l'ormée? Akram Belkllïd : Par l'armée. dans tous . sur fond d' oc industries induslrialisantes» et de « révolution ograire -. Il ne faut jamais oublier cet aspect des choses lor~qu'on dit que c'est J'armée qui il le pouvoir en Algérie. le niveau d'oulosuffi$Ol"ICe alimentaire qui se sitooit à plus de 70 % en 1969 pene à 30 % en 1980. II existait de très nombreux projets. capable de réprimer tout mou\'cment contestataire. tout un plan de divers ificati on de J'économie tllgéricnnc avait été mi s sur pied. L'armée de Boumediene.

pJique aussi les arrachages. Jusqu' au contre-choc des années 1980 . e mpêche tou l développement par ailleurs. il. : En effet. dans un pays musulman. La réfle. chassés par la gueTTe. Cela e.. Le choi.l'indipendor-.!uM 00 les domaines. A. comme t'on d i50i t à ~époc:r.ce conli". le mal hollandais . une agricu lt ure en plein désarroi.\.aire.un p lan de d iversificatio n e st même élaboré à l'époque par le FLN est vile abandonoée compte tenu de la hausse des rours des hydrocarbure. sans que les Algérie ns le voient venir. S. Sa priorité.\.\. c'est une nouvelle incitation à ne r ien fai re . personne ne voyait plus la ot!ces. Une arri vée massive de capitaux . 'intérene que secondairement à l'agriculture.'. e n référence à ce qui s'est passé aUIl Pays-8 a. Dans ce contexte.~tarrées. Chaque fois que le CQUrN des hydroca rbu res monte. ». En Algérie. la déstructuration du tissu social e n milieu rural q u'on t entraînée à la fois les maquis et la rtpression cond uite par l'armée fr-. À cela S'CSI ajouté le fait que la ric hesse agricole de l' A lgérie était en partie une riehesse vinicole. le déclin de t'agricvlture oprè$ r indépendance. la collectivisation est un facteur aggravant. Les mauvaises habitudes se sont i n. le prés ide nt Valéry Giscard d'Estaing a ~cidé de bloq uer les importations françaises. ne suffira pllL~ à satisfai re les besoins de la population . qui est fait de J'autogestion agricole va s ' avére r catastrophique. favorisa nt d 'ailleurs le rapprochement eUlre Alger el Moscou .. même si les ex portatioM Il destination de l'URSS ont pris pour partie le relais.l. qui devie nt une rente. DeU . notamment dans l' agroal i~n. • foui dire ouni que Boumediene .~ lors de la mise en exploitation d u gaz de Groni ngue dans les années 1960. C'est ce que J'oo appelle . Les enfants sont scolarisés. c'est t'industrie. Mais les Algérie ns ne se rendent pas compte qu'i ls prennent une voie sans issue et qu'à un moment donné le système.. car ceux qui sont chargés de gérer les domaines n'ont pas le savoir-faire. cependont. Cela n'explique pos. il. tOUI le monde s' c st d it q ue les !"éfonnes pouvaient attendre. I l faut bien voir qu 'on a. qui a fait perdre une bonne partie des compftenœs et du savoir-faire. M ême cbose en 1979 lorsque.llçai se.ioo entamée 11 la fin des années 1960 au sein des instances dirigeantes .Je. Or beaucoup n 'en voulait plus. Elle a rendu caduques toutes les bonnes iOlentions. sur fonds de révolution iranienne. Du coup. Grâce à la rente. le déracinement de très nombreux paysans algériens.~ qui donne de nouveau le semiment que le pa)'s dispose d'une aisance financihe suffisante. . R. devenu entièrement dépendant de l'évolution des prix du pétrole. il sort petit à peut du sous-développement. le budget de r Élat I! tait exc. Avec la tres fo rt\! haus!>e des cours des hydrocarbures. Dans les années 1960 c t 1970. le dépan des eolons. elle a été sociale aussi . du pétrole franchisse nt de nouveau. le mal S'CSI installé ins idieu ~­ me nt. Est-ce t'effet de la réforme agraire ~ Benjamin Stora : é léments om pesé. l'électricité arrive dans la quasi-tolalité des foyers. l'A 19bie connaît une d iffusion assez importante du b ie n-être économique et social...\. Avec des paysans qui o nt perdu leur savoir-faire. le... La dépersonnalisation n'a pas été seulement culturelle en Algérie. Ensuite. l'époque . L'Algérie devient pour son malheur une sorte de laboratoire du socialisme. On construit des uni versités et des h6pitllu. le pays s'équipe. 8. inattendue. Celle-ci a entraîné une baisse de J'ac ti vité manufactu rière. records . une manne est am\léc. D'abord.\.lé de diversifier el le pays s'est retroo\'é a\'cc une économie de plus en plus dépendante du pétrole.édemaire.~ pri". importêes clé 118 . : Et surtout. la fi n des années 1960.\. les «indvslries industriolisonte.

Boumediene a une visio n très prussienne d u rôle de l'Algérie. j'étais convaincu que le mot . mais /II l'époque c'est duns J'air du temps. Quand [étais gamin. T rès vite.. sans se demander q uelle place ces nouvelles induslries pourront s'y faire. l'tlat. par la propagande du régime . À fépoque._ l'institutio nnalisation du rtgiOlC vise à suseiter la formation d'élites intennédiairt. Il lrouvc dans la personnalité de Belaïd Abdcslam. est incapable de gérer les goulots d'ét ranglement et parce que le système cncourage la sp«ulation. Et la façon dont il fonctionne ex plique aussi les pé nurie~ qui apparaissent dès le milieu des années 1970. B. L'initiative pri\'ée n'était tolérée que dans la mesure où elle 11 1 permeuait d'acheter une tranqui llité. Le pluralisme fail peur el toul ce q ui relève de l'expression de pluralité est vécu comme un indice de dispersion ct de destruction de la nation. les candidats aux élections pour r Asscmbl6e populaire nationale. On comtOi! des projets industriels sans tenir comple de ce marché. Ainsi. Or la main-d 'œuvre algérienne n'cst pas formée .. A. Au-delà du manque de libené pol itique. : L'époque de Boumediene se caractérise d'ai lleurs par le refus de laisser émerger une bourgeois ie et un secteur privé.~ u rde. l'économie. : Cela re nvoie à une conœpc ion très stal inienne de l'identité nationale el de l'identité économique..II dbitlusioo A.82 AI. B. Le système fo. l 'objectif n'cst donc nulleme nt d'assurer les bases d'un Ëtat . c'cst un système dans lequel tou t eSI Un. d... en fait.GÉRlE. entre autres. A. telle ou telle personnalité se voyai t octroye r une licence d'importation. C'est vroil d'ailleurs à l'époque de la plupan des pays arabes. les assemblées des communes et celles des dépanements (wilaya!» sont sélectionnés par le pani uniq ue e t Je pouvoir politico-administratif. C'est J'aboulisscme nt fi nal de ce que ron a appelé le tiersmondisme politique.mce . On lance toutes sones de productions qui n'ont aucune chance d 'être compétiti ves. En Fr. conseillé par quelques uni versitaires européens.ms les années 1970 . bourgcois • était unc insulte. B_ S. Ces élus sont. O n est. certains parlent même d'autosuffisance industrielle . son ministre de l'Industrie. à cette époque-là. Sunou!. l'i nterlocuteur idéal pour lancer. Dans l'esprit des di rigea nt.'S qui représentenl l' État auprès de la populatio n et non l'inverse. ce sont les Trente Glorieuses: en Europe . qui dispamit au début des am\l!es 1980. B. : L'Algérie de Boumediene . sur l'idée que l'on peut construire le socialisme da ns un seul pays.. Le secteur privé é tait régulièrement traité de « parasitaire .orise la COl'ruption . : Oui. cenains réalisen t qu 'il suffi t de stocker du sucre paf exemple pour créer une pénurie el faire monter les prix . se jauge à l'aune de sa puissance industrielle. l' Algérie est l'un des rares pays au mo nde à agir comme sïl était en mesure d' imposer ses règles à la mondialisation ! B. n n'était pas question d 'encoorager la création d'entre- prises. Aujourd' hui encore. dans un environnement culturel q ui esl celui de la fi n d' un cenain tiers·mondisme fondé . alors même que J' Algérie est un pays riche. La nation . : Oui. d nvan tage des fonctionn ai res et des panisans du ~gi mc que de véritables représen tants du peuple qui auraie nt pu critiquer la suprématie de la présidence ct de l'awarcil gouvernemental . ces pénuries constitue nt les pre miers accrocs dans le contrat social pour l' Algérien de base. cela revient à ignorer la réalité du mardlé mondial . Parce que l'administration .. qui a le monopole sur tout. Tel opposant d'ruef. S. ce qui csi ab. La puissance d 'un pays. çc type de proje l~. c'est aussi une période particulihemcnt faste pour ["industrie.

sous forme de commissions.. Le systtme reste fonda mentale ment le même . Les recettes ne sont pas détournées. L' Algérie continuc à importe r pratiqueme nt tout ce dont e lle a besoin. : L'argent du pétrole va dans le budget de l'I~ta f .. En revanche. en amont .1a dbillusion li de droit. Au vieux régime de conces· sions est substituée une pril>C dc contrôle à !'il % des sociétés pétrolières françaises . Il procède donc à une sone de libéralisation. on crée des sociétés plus pelites.:eplera de continuer ses activités. " le 19 jui n 1965 .. malgré l'importance des recettes d·~". tou t aussi étatiq ue . reste dépendante du pétrole.ainc de personnes q ui décide nt de tOOI. ta ndis que le dinar se dégage de la rune franc. ni d' inlrodu ire le pluralisme Cl ]'ahemance politique. : Les ann~ Boumediene sonl celles de la frugalité el du dogme SOC ill l isu~.. . le président Boumediene amorce la " décolonislltion pétrol ifère . il y a des ponc· lions. on en a 200 ou 300.. : le 24 févrie r 197 1.. ct surto ut il sc rend compte que la société n'cn peut plus. Le processus de nationalisation des intérêts pétroliers étrangers indique une ra dicalisation des choix stratégiques du pouvoir au plan politique . Mais la prise de décision esl diluée. incapable de diversifier des recettes d·cxportation. S. La France boycotte le pétrole algérien . au mOment de la signature des contrats. Seul TOIal 8ct. Cc qui ne peut pas suffire à offrir le bien-être à tou te la popu latioll .. 8 . Le système de commissions sur les marchés de l'ttol penne! l'enrichissement d ' une minorité clicntéliste . A. Apres sa disparition arrive C hadli Bendjcdid. Cela favorise évidemment l'explosion de la wrruption . Les gmndcs entreprises sont éclatées.. Il n'a pas la même envergure . . U. qu' il fai l inscrire dans ta chane na tionale. . les autres compagnies pétrolières quittan t l' Algérie. ALGI!RIE. Qu' en est-i! de$ exportotion~ de pétrole' B. '1 . mais d 't( illlégrcr" la I~ . Au lieu d 'avoir une d i1. Les oléodltCS et le gaz sont nationalisés. Et su rtout J'Algérie.1 ~iélé au système t:ditié par le régime Comment 8sf.ce qu' on poue de ce sy$lèmo-Ià ov portage rente fXlT un petit nombre et à 10 corruption générolisée? de 10 A. Il a pour effet J'accroisse" men t des ressources que 1' 831 espère mobiliser en faveur du re nforcement de son cont rôle sur les principaux moyens de production et d'échange.port alion.

Ouelkt est 10 grise des émautes d'octobre 1988 ' Benjamin Ston! : En 1962. c'e. moment charnière qui fait basculer l'Algérie dans le mul!ipanisme. Le «printemps berbère ». C'est à la fOÎs l'expression d ' une revendication identitaire .~t la première révolution algérienne postindépendance.tout part d' une conférence interdite par les au torités . une majorité de la population étant née après l'indépendance. dans les années 1970. Elle en avait. notamment les communistes algériens. La répression est féroce. En octobre 1988. S'agit-il d'un tournanl? Akram BelkaJd : Oui . à la fi n de l'année 1988. près de 25 millions. les manifestants taxés de séparatisme. l'Algérie comptait à peine 10 millions d'habitants. le reste du pays ne suit pa~. c'est incontestablement un tournant.ct d ' une demande de plus de li berté et de démocmtie . même s' il ne faut pas ou blier les contestations menées dans la sphère uni versitaire mais aussi ouvrière par les forces de gauche . Parce que cela se passe en Kabylie.! Chapitre 3 Le temps des contestations L'opparition d 'un premier contre-discours public intervient en 1980 avec le « printemps berbère ID. la plupan des .i ble que celui de Boumediene et q u'il peut être contesté. Mais la population sc rend comp(c que le régime de C'hadli est plus fll.

tente de gommer les différences li nguistiques el régionales. Is. islamiste el étatjq ue. les contrats remis en cause. de l' islam. panni lesquels le développement économique à option socialiste. redistributive" est rendue possible par la manne pélrol i~re. Une nouvelle période s'ouvre alors en Algérie. allx émeutes d'octobre 1988. De 1962 à 198B. auquel ils ne sont pas adaptés ct qui les rejette. réactionnaire. soil plus de quatre ans. Avec un premier maquis .. générant d'énormes revenus. la guerre contre la France. créé en 1983 et qui va tenir jusqu'en 1987. L'année 1983 est aussi marquée par l'arrestation de trois opposants qui appartie nnent à des camps très différents : l' islamiste Ali Belhaj.. un courant féministe."us d'un syst~mc scolaire el universitaire arabisé depuis le milieu des années 1970. Ce rëformisme consensuel est a<:œ". au sein de l'appareil d'État. économique. : Il n'y a pa. Sa politique est contestée par de nombreux cadres à . négation des affrontements sociaux.. fmergent donc à la rois. Elles organisent plusieurs manifestations en 1983 et 1984.~ de cause unique . le dernier hénement qu i marque la ptricxle est J'assassinat à Paris en 1981 de l'opposant Ali Mecili. Enfin. un bouillonnement extrnordinain:: en Algé rie. L'entrée en scène de jeunes l:énérations peu sensibles aux seules légi . du « printemps berbère . C'est à celle époque aussi qu 'apparaissent les prémices du mouvement islamiste algérien. le c noo-alignement. des milliers de jeunes arrivent sur un marc~ du travail dominé par les francophones. ALCi~RIE. L'explosion est à la fois sociale. A. d 'un courant réformalt!ur. générntio nnelle. El de la course de vitesse qui va opposer les couranl~ démocrdtique... Il deviem une sone de remède aux vertiges de défi nitions identilaircs.. 8 . Autan t d'élémenLS qui dessinent un paysage politique nouveau. ces années· là. annonciateur du choc de 1988. sur fond de crise du syst~me économique et de contre· choc pétrolier. apparent correctif des maWl de la modernité. L'unanimisme nationaliste reste le support d'une idéologie nucluan te. On ass iste tout d 'abord à une mobi lisation sans préc&knt de femmes démocrates qui se battent pour l'abrogatiOfl du code de la famille qu 'elles juge". Et les premiers grands procès. un courant islamiste. sc fail ... son aspiration à la liber1é et son mal-vivre. La désilhilloo jeunes Algériens Il 'onl pa~ connu l'époque coloniale. l'un des chefs de fi le du «printemps berbère . Le système du pani unique entre a100i en crise profonde à partir des émeutes d'octobre 1988 . celui de Mustapha 8OUy3ti. À cela s'ajoute la naissance. Il Y a entre 1980 et 1988 .ibli s. Les entreprises qu i marchent sont cassées.. et Ulle association de défense des droi ts de l' homme. Qu' e~t'ce qui déclenche l'explosion de 1988 ~ 8 . el n'entretiennent que de loinlains rapports avec l'histoire réelle de leur pays. Le Premier ministre Abdelhamid Brahimi enferme ]' Algérie dans des schémas éc0nomiques qui aboutissent à désagréger le peu qu i avait élf fait dans les années 1960 et 1910.. sur les blocs en politique élr1lngèrc ou le contrôle étatique des valeun.. : Il faut souligner aussi que les dirigeants politiques ne sont pas du tout à la hauteur de la situation . qui deviendra l'u ne des figure du Front islamique du salut (FIS). notamment à Médéa en 1985 . C'est à la fois l'impasse du système économique.~mcnt en valeur de la renie ~lrolière sapent les bases du système établ i. timations de la guerre dï~pendance et l'affa. le désarroi de la jeunesse. le pouvoir recherche 1I~ légitimation en sc revendiquant de l'héritage du combat pour l' indépendance: et puise dans d'autres registres. cult urel le . les industries naissantes freinées .é par la sociélé tan! qu' une politique sociale. récoocilialion. la trotskiste Louisa Hanoun et Saïd Sadi . S . un CQurant démocratiq ue. L'fUmée ) suivante voit la création de la Ligue algérienne des droi ts de l'homme à l'initiative d' Ali Yahill Abdenour.

À cela s'ajoute Ic rendez-vous man.. Il y a entre 600 ct SIX) morts. L' A lgérie pouvait Çado. Tout le monde. la répression de 10 révolte est t8f"rib!e . A. : Le!! réformateurs VOn! en effet es.>sse à la natio n pour n:prucher aux Algé rie ns leur manque de dynam isme ct d 'ardeur au trnvai l. A. Mais ils n' On! pas toutes les canes en main Ct leur tentative va tourner COU rt.. et au «camp social iste . sauf en Kabylie pour Saïd Sad i et Hocioe AIt Ahmed.. le A S un aut ~ tiers et le camp oc démocra. On manque de tout. r~té 1988 scra terrible . que luimeme était conscient que tenir des é lections dans un délai aussi court revenai t à donner la victoire aux islamistes. lis étaie nt la seule force d ' opposition organisée. : En novembre 198R .<. qui ne disparaitra qu 'en 1991. Vasser Arnfat préside à Alger une ré union du Conseil national palestinien ct proclame l' Élllt palestinien . tence et d ' un manque ftagrtlnt de vision politique . celui de la Banque extérieure d ' Algérie .8: Le Premier ministre de l'époque Mouloud Hamrouche.ité central du FLN de 1986. Ut colère monte . Le message du système est clair : il est le maître.. Lorsque le numstre du Commeree extérieur s'est mis e n tête de rfformer le secteur t dont il avait la charge. sans doute à cause de leur assise populaire. attendait une ouverture qui n'est pas venue. 8. A.: L'année ti re sur la foule. \. un mois après les é meutes ... t. CIpfès 1988.. à cause des pénuries. Pour auront.o.lions. B. Le système sc rend rapidement compfe que leur politiq ue menace certains le lempl dei COlIlellotionl .ll." privilèges et certaines poSItIOns.i t le tien de..In gouvernement réformateur esl mil en place . B . le ministre de l'I ntérieur affirmai t deva nt des journalistes algériens et étrangers que k FLN obtiendnl. d'une élection qui aurait été voul ue par les militaires pour ensuite justifier leur intervent ion. Quand au mois de septembre Chtad!i Bendjedid s'adn. alors. qui était alors le chef de file des ré fo nnate urs. il est prêt à tOUt el il peut à 10ut moment dé<:ider d 'exercer une violence im pitoyable.. Qu'est-ce qui fait que le système décide pourtant d'introduire le multiparli$1T18 el d 'orgoniser des élections législatives en 1991. .ALGtR IE. Parce que sa réfonne remettait en cause la pratique df. : Le rfg irnc a lgérien était d'a utant plus sûr de lui qu'à l'époque le monde était encore d ivisé en deux blocs. Et c'est aussi à cc moment-là qu'éclate le premier scandale . maÎS en vain . des at"It'itatioos et des disparitions en masse . En plus. Les seuls qu i o nt vu venir la victoi re des islamistes. 8.ayer de faire t!voluer le système de l'intérieur.le moins qu 'oo puisse dire est que ce discours passe fort mal .scr à l'URSS. dans lequel le fi ls du chef dt: l'État est impliqué. Comrniremcnt aux dirigeants algérie ns. Qbitl""ion l' intérieur me me du régime. affimlC aujourd'hu i qu'on l'a obligé à organiser ce scrutin alon. S. cc sonl les communistes. ils ne vivaient pas dans uoc tour d'ivoire.. Les autres formations n'avaient pas encore ré ussi à mobiliser.<. qué du com. 000 même que les ido misles oot remporté en 1990 le K:rvtÎn municipal' A. je n' y crois pas..'S commissions sur les import. Ils onll iré !a sonnette d 'alurme. Certains e nsuite ont parlé de comploc. Je pensc qu ïl s'agit plus probab lement d 'ineompé. la seule à avoir un vrai projet intelligible par le plus grand nombre . Quatre jours I vanlle scrut in. il a signt! l'arrêt de mort du gouvernement rtformateur. D'où un profond désenchanteme nt.. Personocllement.. tique )O donl le Front des forces socialistes (FFS) d' Aït Ahmecl le tlers restant! Il envisageait alors une coalition majori taire FLNIFFS rejetant le AS da ns l'oPIX'SÎtion . VOCCS .

Aujourd ' hui. qu' ils OOfIsidéraient comme une inventio n de l'Occident. Jans ropinion. En temps de gue rre . Est-ce que c'est le coup d' État qui a conduit il 10 guerre civile. Il n'y a alo rs plus de fron t démocratique . de janvier 1992.. El pour ceux qui s'en réc lament. À l'I!poque. Aucune des organis.. la d&iLlus""" Qu'est-ce qui explique cratique _. La question est épine use. S. d'aiReurs vraiment démocrate ' Ioïque? 8 . il s 'agit d'une idéologie qui Il servi à i n~aller des n:gimcs coloniaux. le pays plonge dans la guerre. la troisième voie n'existe pas. S. et ceux qu i pensent que l'armée l eu ra ison . Le camp démoc rate a toujours été miné par la position à tenir vis-à-vis de l'islamisme politique . régression réconde. C 'était le cas notamment d ' Ali Belhaj. e lle .il 10 fa ible audience du Le tem~ de. : Précisons que le concept de laïcité est large me nt étranger à la c ul ture algérienne. cc sont eux d'ailleurs qui ont forcé le FI S à participer aux élections lors du Congrès de Batna de juillet 1991 . : C'est vrai en panie.mlS. des . 8 . Les islamislt. car c'est la grande diffl!rence avec 2011 . Il s'agit davantage d 'une atJdilion de personnes q ue de coorants politiques structures. je pense que le niveau de violence n'aurait pas été cc qu'il a été si le verdict des umes avait été respecté. et encore moins dans l'Algé rie profonde.. . Les opposants aux islamiste~ qui se réclamaie nt de la laïcité I!taient plus entendus à Paris qu 'à Alger. R. En 1991 . des eour. ce n'est plus le cas. E~. 8 . B.: On y trouve à la foi s d'ancien:> militants ven us du communisme.. fonque f'amée décide de prê~ic:lent Chadli Bendjedid el d' inlefrompre le pro- lors du coup d' État renvet'5ef le cenus électoral. JI s'agit dc formations structurees au tour d'une personne. quelques entrepreneurs panisans de l'économie de marché. qu 'il fallait laisser les islamistes gouverner jusqu'à ce qu' une nouvelle I!lection débouche. . Ce n'cst donc pas une idée qu i a été portée par les mouvemen ts nationalistes. En re vanche. Algériens de culrnre française nostalgiques du temps passé. pro-Français . I!taient majoritaires.. Il n'y a donc pas vl! ri rablemcnt de • camp démocrate .. elle s'affaiblit encore plus. Aujourd' hui encore. comment se fX»itionne cette mouvance' 8 . camp dit «démo. : Il n'y a pas vraiment de réponse. : C'est im portant à souligner. Il est difficile de . ou bien auroit-eUe EMJ lieu de toutes les laçons' A.AI. Eux contestaient le principe même de la démocratie et l'idée de l'accession au pouvoir par les urnes. très vite. même si une frange de leur mouvemen t a toujou~ été décidée à en dl!eoudre avec le pouvoir. à ln puissance coloniale qui ra introdu it. et de ceux qui par la suite adhéreront aux Groupes islamistes armés (GIA). " • lur la démocrntie . Une partie d'entre eUII était très légaliste. qui à l'I!poque était en prison.'S étaient divisl!s. la . le~ islamistes algérien! di~t que 10 guerre a EMJ lieu porce qu'on leu r a volé leur victoire . A. il s'agit souvent plus d ' un outil provisoire de dénonciation que d'une conviction sincère.. les coumn t! islamistes qui refu". j'avais pris parti contre l'arrê t du processus I!lectoral. des OOfIgrès. : Ellc se fracture entre ceux qui considèrent qu'il s'ag it d 'une erreur politique. des berbéristes. parce qu 'il eSI a~socié. cOl'oteslolion.. Il y a une rnÎson à cela : le cooœpt de démocratie a été dévalorisé dans le monde arabe avant même les indépendances.ient la démocratie . A. S. une autre fraction s'y o pposai!.1' tions de ce camp n'a d'ailleurs un fonctionnement interne démocrntique avec des dé bats.GÉRIE.certains développent même la théorie de . Mais en sc fracturant. Enwite.. Pour nombre de personnes.

Aujourd' hui. Belija min StOnt : Je cruis qu ' il y a eu un engrenage.je pcnse par ellOcmple à Mohamed Benchicou. et pkJs généralement du rôle et de 10 respon' sabilité de l'armée pendant cette période? Aknm Belkaïd : Je voudrais d 'abord préciser q ue l'expression 0( guerre civile» ne fai t pas l'unanimité e n Algérie . C'est un peu ce qui s'cst passé au moment des accords de Sant' Egidio de 1995 . dbillusion refaire l'hisloire. Chapitre 4 La guerre civile vite une «sole guerre . Que foul-il La guem:! civile devient penser de 10 thèse wdon IoqwIle ces derniers auraient été. très peu de gens.5 ou 1996.I. tandis que le~ mpot'IS(lb!es du FIS sont ma rginalisés por les GIA. Cela étant di t.. On est entré dans une logique de guerre dans laquelle tous les coups étaient pcnnis. il est évi· dent que la question de la responsabilité de l'État doit être posée. l'ex-patron du quotidie n lA Mat.. en partie au moins. mais il est probable qu'alors la panic réformatrice du FLN :lUrair fai t sécession. les Algériens s'efforcent d 'oblenir le soutien de l'Occident en jouant la carte du rcmpan conlfC ." . Il partir de 199. décennie noire.l q ui défendaient à l'é poque l'action de l'armée . assez tardivement d'ailleurs. 50UCielJX d'op' paraître aux yeux de l'Occident comme l'ultime remport lace ô 10 vogue islamiste. inslrumentalisés por le régime. Bien ~ilr.. qui ont été signés par une panie du FLN tout en étant récusés pat le pouvoir.nie nt celle responsabi lité . même parmi les plus convaincus des éradicateur. cenains préférant parler de . cc qui aurait pu servir de ooyau au tour duquel aurait pu naitre une troisième force .ALG~Rll! . ou WUI simplement de période du lerrorisme .

Elle a besoin d·argent ct se sent vulnérable. li n·est donc pas évilknt de parler de guerre conventionne lle opposant deux armées dans des schémas de batailles traditionnels. qu i n'est couverte par auc un journaliste étranger. d·anciens ministres comme Aboubakr BelkaYd le 28 septembre 1995 . A. du responsable d ' une puissante centrale syndicale. Quand l'ttat lue. une . sement de la lutte antiterrorislC. g uerre _. Les noms successifs donn ~s. C'est d'autant plus facile que tout le monde se déguise. et quand ce sont les islamistes. Parce que ~. mystérieux dans leur mode d 'organisation. sans que !"armée n'intervienne. on attusc les is lamiste. on dit que c'e st l'Étal.1 1 ~. Ka§di Merbah le 21 août 1993. J 97 Est-cc une guerre classique. c'est que l' État algérien a été coupable de non-assistance à population e n dange r. D'abord. un probl!me de vocabulaire apparaît en effet : dans quel type de confl it ce pays a-I-il été plongé? Les perpétuelles hésitations pour carnctériser le conflit.. lout le monde se défausse sur l'autre. La guerre devie nt une espèce de tragédie. sans prétend re trancher toutes les polémiq ues sur le « q ui tue qui? JO. Mais on est sunout dans une dé rive meurtrière. ve ngeances perso nne lles maquillées en représailles polit iques. . Lorsqu'il est question de ce qui s'esl passé en Algérie pendant une diuine d'années.. ce pays a+il été en guerre? En d·autres termes. Ces noyaux indépe ndants le. c inq ou silli casernes toutes proches. qualitiée donc de simple . Tout au long du confl it . lutte antiterroriste _ par euphémisme politique. de plus en plus incompréhensible. les islamistes celui de leurs maquis .. les batailles de moIS autour de cene terrible situation traduisent bien un désarroi devant le réel. ne sont jamais parve nus 11 atteindre un stade d 'organisation militaire suffisam ment structuré. de dizaines de journa listes et d 'inte llectuels. ~nt apparus comme des é léments disparates. e t plus de 100 000 morts annoncés officiel leme nt . On a laissé faire souvent pour punir des populations qui avaient voté pour le FIS. On tue cncagoulé el c'cst une guerre sans témoi ns. lu tle lIntite rroriste _ peut ne pas être une gue rre ? Après l'assassi· nat d ' un chef d'état. les islamistes de l' Armée islamique du salut (AIS). parfois sans doule aussi dans le but de s'assurer le soutien de la communauté internationale. Et cc dispositif très spécial a pu facilite r tou tes sones d'i nfi ltrations et de manipul3tio ns .~. le secrétaire géné ral de I"UGTA Abdclhak Bcnhamouda asS355i~ le 28 janvier 1997. : Cc que l'on peut dire . ~ \ \ \ 1 personne l1C veut êlre responsable. uns des aut res . opacifient davantage les antagonismes qui ont traversé et ~ch iré l'A lgé rie. il apparaît bien diffici le de ne pas prononccr le mot . 11 tout le moins. les Groupes islamiques armés (GIA).. 11 partir de q uel seuil de morts dans tous les camps. y compris sur le plan économique. Des massacres ont é~ commis dans des zones de forte densité urbaine avec quat re . désunis sur le plan idéologiq ue. parce que personne ne veut assumer ('horreur de la barbarie . évoluant de façon au tonome sans parve nir à se regrouper sous un w mmande me nt unifié. loin de clarifier. Il a laissé faire . opposant une armée régul~ re el loyale au pouvo ir en place à une année de maquisards puissamme nt organisée ? Pas vraiment. H. Mohamed Boudiaf le 29 juin 1992. restent prisonnie rs d·une logique interne de violeoce croissante où les considérat ions pol itiq ues ont d is paru . exécutions perpétrées par des groupes étatiques sous le dégui.' " '/" Lo guerre civile " le terrorisme islamiste. D'autres d iffic ul tés surgissent dans la définition pos_ sible de celle situation. L'État perd le contrôle de ses services.. couvrant l'ensemble du terri toire algé· rie n. Dans le milieu des années 1990.. morcelés au ni veau géographique. d'un ande n res ponsable de la puissante SécurÎlé militaire et chef de gouvernement. l'Algérie va mal . Leurs ri vaux . seule force réelleme nt organisée e ntre 1993 et 1997.

En indemnisant ct en passan t par penes ct profits les souf· franr. Aujourd'hui. découvrir . A.. C 'est le discours que tien nen t depuis l' indépendance ceux qui SQnt au pouvoir. ou de règlements de eomple. Cette différence centrale signale le niveau de la guerre civile en Algérie contrairement à la première guerre pour l'irKlépendance menée dans les années 1950. D 'autre pan . de ruralité. B. Mais cette guerre renvoie il une histoire qui leur appartenait en propre dans une période très particulière .. voire même des comparaisons poss ibles avec la .un aspca central et la quest ion de l'Élat.. : À œla s'ajoute l' idée. La conq uête coloniale. S... Le confl it . Et l'épuisement de la population . Mais la différe nce fondame nta le e st la sui vante: la prem ière guerre d'A lgérie était un affron tement centrdl qui se dessinait entre J' État français avec son armée et les indépendantistes algériens réc lamant l'indépendancc de l'Algérie. dont certains sont déci més. c'est toujours le même discours. avec leur propre histoire ct avec une violence qui était celk de l'histoire politique algéro-al gé ricnnc.." majorité des Algérie ns vi l dans les villes. Donc. étaient aux prises avec eux -mêmes. mais aus. .ux et l'Armée islamiq ue du salut (AIS) en treprise sous III présidence de Liamine Zcroual. Cenains massacres. Us ont vaincu par les armes et n'entendent rien panager. la violence de l'État. redéfinir les contours de la citoyenneté politique et du rappon entre la démocratie . faire la paix . d'u n conflit à l'autre. Et elle est COf1sidérie comme l'unique mode de règlement des contlits. iOlériorisée par les Algériens. première . commis dans des villages qui avaient été Je lhéâlre de conflits entre harkis el nationalistes. bled .: Il y:l d' abord une victoire milltaire contre les maquis. semblent pouvoir être di r~­ ternent liés à d'autres violences q ui remOnten t à la guerre d 'i ndépendance. Comment et pou rquoi 10 guerre civile ~ "it-elle par s'êteindre' A.:es des familles de disparus et des yic limes du teTTOl'ismc.~i m i l it udes troub lantes. de l'aulrc L'Ôté de la Méditerranée. puis OIisc cn œ uvre par Abdclaziz BOUletlika . pu isque ce pays étaiT essenlfcttement rural. Comment expliquer qu'elle atteigne un tel degré ~ Est-ce un hêritage de la guerre d'indépendance? Pevl-oo parler d'une culture de 10 violence ~ B .1960. il faut faire la distinction suivllfllc en tre ces deux guerres : la société algérie nne était massivement paysanne ct rura le à plus de 80 % au moment de la première guerre . et essayer de superposer une carte sur l'aulre. s 'esi dérou lé dans les campagnes. On a cru pou voir établir des companlisons ct des passerelles possibles dans l'analyse des deux confli ts . Alors que le conmt des années 1990 est un connit e Olre Algériens pour la définition de l' identité politi q ue de ce pays.. il s'avère que les Algériens. Or. Enfin. Il existe des . faire campagne sur les bons thèmes: arrêter les massacres . Des vi llages d ' opposants au FLN dans la guerre d 'indépendance ont pu ainsi se .. B. dans celle séquence des années 1990. La violence paie. On peut en e lTet dresser une cane de la géographie des alTrontements. Ce dernier eSI arrivé au bon moment ct il a su . : Il y a en eITct un héri tage de viole nce. la guerre d 'indépendance CI.i le passage à l'État de droit. il y ava it un affrontement entre les Algérie ns et une présence élTangère. en poursuivants d ' une guerre cont re un ÉI8t jugé illégi time .. depu is. que le pouvoir SC prend par les anncs. en 1999. guerre d'Algérie.. Une société massivemelll urbanisée el qui a subi de pro fondes mutations depuis l'indépendance en 1962 a con nu un conflit violent. avec cette foi s l'idée qu'i ls om vaincu le A S. Ce n'était pas simpleme nt le produit d ' une histoire de rappons avec les Français ou avec l'histoire coloniale.la 9uerTe civile la violenœ atteint des $ClIT1meb.'. une négoci:ltion entre les génér:l. le . maÎs la 1 . La guerre des années 1990 contient cenes des aspect.

un t lat de droit. B. L' Algérie est en proie aujourd ' hui à une fronde larvée. fi. au coup par coup. mais il y a encore chez e ux un blocage mental qui les e mpêche d'admett re l'idée qu 'il faut entrer dans l'&onomie de marc hé. la guerre civile lU I A_ B. : Même les écoliers.. 8. Aucun ~tcur n'est à l'abri. L'idée étant de permettre des réfonnes en garantissant aux ". Une histoire qui n'est pa~ la le ur. elle rcjene l'ensemble de la classe politique. la dkiltusion Cette façon de tourner la poge sons l'avoir lue a+el1e véritablement nkoncilié l'Algérie? A. B. Les Algériens at tendent toujours l'altemancc . c'estlc passé.ils sont nomb re ux .100 ALGÉRIE. Alors on continue à insulter le secteur privé. Ali Belhaj. : Lors des é meutes de janvier 20 11 à Bab el-Oued . s'est fait brocarder par les jeunes mani re ~ tan!s . des Ê!metJIeL . régulièrement. Un peu d·arge nt id . Quan t à l'opinion. R.~ age de plus cn plus répandu des drogues dures. S. H. te « printemps orobe » o-'-il changé la dame? A. : Elle a créé un ressenti me nt profond . Les Algériens sont sonis du socialisme. l'ancien secrétaire géné ra l du FLN . Il suffit que le chauffage soit en panne dans leur elassc pour qu'ils sortenl dans la ruc. inchangé. : Il y a un courant au scin de l'opposition qui plaide pour que le pouvoir organise la Irdnsition afin d·éviter de nouvelles violences. dom je crains qu 'il ne porte. sans aucune vision économique ni projet de société. Tout le monde manifeste. qu'i ls ne seront pas poursuivis.~ privés. C'est le cas par exemple de I-locine Aït Ahmed ou de Abdelhamid Mehri. On sc dit qu 'on a de quoi voir veni r parce qu·on a un matelas de devises. S. 11 y Il aujourd'hu i un malais~ qui se Iraduit par exemple par le grand nombre d'al:tes d'automu tillllion ou l'u. quelques logements par là. Résultat : une absence de politique économique qui conduit dans une im passe. en germe. Mais pour le momen t.. Mais c'est un rég ime dan ~ lequel le. Le système gère en colmatant . qui éta it descendu dans la rue. jeune surtout. Vous paneriez d'un régime mafieux? A. Pour les gamins d 'aujou rd'hu i. de nouvelles violences. décideurs" reste la succession de Boutcflika el la manière de perpétuer le système e n donnant l' illusion du changeme m. : Je n' utiliserais pas cc terme. les g randes questions politiques n'ont pas été réglées. Ça craque là. notamment c he z les victimes. Belhaj. Cette tendance prône la misc en œuvre d 'un pacte de transition nationale . tandis que l'islamisme se diffuse dans toute la société. La principale préoccupation d~s . De plus. : En effet. B. puis ailleurs.qu' inquiète le son réservé au général chilien AUglL"to Pinochet. . S. le système ne veut pas entendre parler d'une telle évolutiun . : Cette façon de lOu mCT la page Il aussi permis au système de perdurer.~ monopoles publics ont été remplacés par des monopole. Un sauf-conduit en somme qui rassurerait tous ceux . décideurs . Avec en plus une généralisation sans precédenl de scandales qui se succèdent.

la guerre d'Al gérie se lisait comme unc page douloureuse de l" his!oirc: : pas de commémoration officielle de la fin de la guerre.. ouquel d'aille. Il y a aujourd' hui surabondance. ~ En France. la V. se voyant victorieuse sur le terrai n. peu de grands fi lms l . cette guerre de sept années. qui alors Il 'osa jamais dire son nom. Benjamin Sima. /a mlmoin: dt 10 g~erre d 'II/ghit . Les ehoses ont changé depuis une d i. on assiste à une multiplication des ouvrages et 00 films consacrés à cette période . Essais. de harkis . Sur ce silence. Pourtant . Benjami n S lo ra : Pendant de nombre uses années. La !Jérouverte. .-:aine d'années. À l'inver~1 depui$ quelque temps.Chapitre 5 Mémoires croisées . films de fiction . el de leurs fanulles. romans. ['entrée en politique d' ulle génération que l'on retrouver.. il faudra attendre 1999 pour que rAssemblée nŒionoie odopte une loi qui remploce l'expreuion fC opérerions de maintien de l'ordre» par le lem1e de « guerre d'Algéf"ie li. le départ d'un million de pieds-noirs . 1991.! en 1968. vers ta mélropole. J .. en France. avait été un mome nt considérable.. des fract ures dans l'année française qui . La Gang rène et l'oubli. .JrS on pré/ère aujourd'hui celui de «guerre d'indépenOcnce . refuse l'issue politique de l'indépendance algérienne . avec une nouvelle Constitution . Provoquant la chu te et la naissance d'une République .

À cela s'ajou te un renou . D. Longtemps considéré comme intouchable. fnmeo-français. que le pays a fin i par s'en sortir... . Des enquêtes historiques o nt été publiées dans la presse . Y compris celles de ceux qui pensent que la France a eu tort de licher l'Algérie .. Au même moment parait aus.. & rv. À mon lIvis. . A. : Cela risque d'autant plus d'ê tre confl ictue l que l'Algérie va mal. mais e lle est de moins en moi ns l-entrale. age politique... effets positifs . ictime . à la guerre c ivile donc . Je suis . parce q u'il s'agit du té moignage direct d'un officier supé ricur sur le comportement de l'armée française .. Mais là. On peut même parler d'un début de " printemps "' .: L'histoire telle qu'clic est enseignée dans les manuels scolaires a en effet é vollJé .f 19jj· / 9j 7. c'est un tournant stratégique . lI_ : Une famille dont les effectifs r. Les choses ont bougé . ceux qui ont fait la guerre dans les rangs de J'année comme appelés arrivent à l'âge de la retrai te.. Fayaru . Et comme un prétexte pour légitimer les pri . Penin. Qu'est-ce que ce pays qui exportc du pétrole à prix d 'or. Algl'. trahi ..rtl I p«ÎDU.. .11 ~i nu"0<1 Mémo.. Des témoignages ont fai l l'objet de livl"CS. De leur cÔté. S. dans le présent. C'est un tournant. en tan t que . ct que de Gaulle a . H. les petits-enfants aujourd'hui .. notamment les jeunes Français issus de l' immigration qui veu lent mettre e n rapport l'histoire de leur famille avec celle de la guerre . li . on sc dirait simplement.ellement des générations.. une révolution mémoriellc qui facilite la recherche comme jalllais aupara vant . également de plus en plus par one partie de la droi te c1a. ils ve ulent raconter.. elle ne l'est plus aujourd' hui. Par exemple sur la personnalité du général de Gaulle. années 2000. J'attribue pour partie au moi ns cc ré .. rer leur témoignage.. 11 y a eu une autre guerre entre temps qui focal ise bien davantage J'attention . pratiquement pas de problème . de la colonisation.s CroisMS Une cxplosion de r6. famille ré\'olutionnaire . Mais le drame. eil dc mémoire à ce qui se passe en Algérie pendant les années 1990.. paradoxalement. par l'Assemblée nationale française d ' une loi qui évoque les .. ce retour de mémoire en France rc<:rec du cli . A_ D.e cessent de gra ndir.i le récit de Louisellc Ighilahril! qui témoigne ..:its qui s' accompagne de nouvel les polémiques . le 23 février 2005 . La célébration du cinquantième anni versaire de l'indépendance algérienne risquc fort de ne pas être de tout repos . De mon point de vue. C't'Sl comme cela que J'oo arrive ao VOie. sur les services spéciaux·.. avec la publication du livre du gé néral Paul Aurassessc.. 2001 . Beaucoup d'acteurs ont été réhabilités. elle. ilèges de la . 20CII .oir. celle ex plosion remonte au début des Elle concerne tou tes les positions. 4. Les nouvelles générations ve ulent s. Si l'Algérie allait bien .~siqo e. comment appréhende-l'OfI thisloÏre de 10 guerre V ESI-elle tou jours fals iFiée ~ A. pour s'en réjouÎT. Mais. Il est même très anaqué ct pas seulement par l'extrê me droite. La levée des tabous se fail dans tous les sens.105 ALGEk Œ.~flfle.. mais que ses jeunes cherchent à fuir en prenant la mer au ~ri l de leur vic " Et en Algérie. cela ne poserait . Le ré . Toul cela est favorisé par la montée en puissance d' Internet . r. il Y a un chaos permanent auquel plus personne ne comprend grand-chose.. c'est que le discours sur la guerre dïndépendance continue d'être vécu en Algérie comme un discours de pouvoir. : Elle est beaucoup moins falsifiée qu'elle ne l'a été . c'est cela aussi...... même s'il y avait cu beaucoup de clloses dites avam . Les enfants hier. eil de mémoire en France. 5 . L'opinion s'i nterro~e .

. La vérilé. briser les tabous. C'est YrOiment parti de ce vole cl l'A»emblée ~ A. Mais en France.'lns le monde arabe. le débat wr la c repentance » refus français de domonder pardon pour 10 colonisation '? Comment vit-on en Algérie et le A .~sé. qui n'aura pas (:ooou la guerre dïndépcndam:e. comme outil.. effets positifs . Au dc!part . Mais à force d 'entendre des hommes politiques ct des intellectuels français dire «on ne s'exeuscrd pas . Il fallait sortir du silence. C'est pani de celte loi votée par l ' Assemblée nationale sur le . 8. En même te mps. D'où le fameux article du 23 févncr 2005 sur la colonisation qui sera par la suite abrogé . de la colonisatiOfl. la guerre d' Algérie s 'est invitée eomme prétexte. On risque donc de nouvelles polémiques. c'est que cela soit de\'e nu un argument de politique intérieure en Frnoce . PllI"Ce que les A lgéricn~ 001 le sentiment que les Français ne veu lent rien assumer ct q u'ils rêvent même de . désillulion 107 d 'accord . cela n'est pas venu d 'eux . Malheureusement .. cette période de notre histoire est de plus en plus instrumentalisée. une partie de ln droite a tout fai t pour le torpiller.!. Sur le plan économique. revanche lt. Je n'ai jamais entcndu les prés idents Boumediene. on va exiger des cxcuses". accédera au pouvoir.. Mais dans un cadre serein.s de la Frnnce d. c'est auss i . C'est pounant un thème qui mérite rait d'être creusé. de nombreux Algériens se sont d i! «puisque c 'est ainsi. y compris parfois sous la forme d ' une certa ine nostalgie.~ t aten t que .106 ALGI!RI E. c'est que le discours incantatoire sur la guerre d 'indépendance. : C'est parti de cette idée de tnlité d 'amitié entre les deux pays.: Les rela tions franco-algé riennes n'ont pas été aussi mauvaises que ça. ils co n. depuis 1962. mois qu'en même temps les Algênens soient si nombreux à vouloir immigrer en Fronce ~ A. raconte r son passé. certai ns sc disent qu'oo poorra.. Il raut d iffé~ncier les agitations convcnues de la réalité . mais aussi sur la vi<:toire cuntre le terrorisme. mais ellc commence à poindre dans certains cercles. quand la droi te française parle de la guerre d'A lgérie et qu'elle évoque la mission civilisatrice de la colonisation. en dehors de l'arène politique. B. lorsqu' une au tre génémtion. ce n'est pas chez eux mais en France que l'on Înstrumentalise le pa. L'Algérie il loogtemps été un précieux relai. La questio n de savoir (:c que nous ayons fait de nocre indépendance est cncore taboue. : Et c 'cst lié aussi au débat sur l'identi té ct la place de l'islam Cil rrnJ1Ce. Te lle était la thématique . C'est deve nu une rhétorique. les reIotions diplomatiques entre les deux pays oient toujours été aussi difficiles. Ma intcnant en Algé rie . Chadli ou Zeroual exiger des excuses de la France. 8 . Aujo urd'hu i. pour une fois.it pcUl-être de mander des réjXlrations . eomme argume nt politique de délimitation de clivages idéo logiques . H. elte ne s'adresse pas aux Algériens mais aux Français. C'est nouveau.. Jusqu'ic i c'éta it une question d ' histoire . J'ai Ic sentiment qu'a ujourd' hu i. cacbe l'absence d ' un projet politique cohéren t. Reste à savoir ce qu i sc passera après le dépa rt de Bouleflika . Comment expliquer que. et plus particulièreme nt aux Fnmçais d 'origine algéricnne . Sans etrc dupes de la volonté du poovoir algérien d'acq uérir un surplus de légitimité intemationale grâce à ce document .. : Ce qui est nouveau. A. Puis est venu ec débat sur la repentance. : Mal. Ce ne !iOnt pas eux qui ont demandé des excuses. les Algériens en o nt acce pté l"idée et même l'aile la plus conservatrice d u FLN s'y est raJliœ. S. R.

....................... ........ L'avenir a~ien .... Quant à lïmmigl1llion algérienne. Dire qu'on pousse les gens à partir n'cst pas exagéré et c ' cst d'autant pl us pervers que cela s' accompagne dl! discours nationalistes qui tendent à donner mauvaise conscience à ...... .Unis ....... o C .. l'&pre" du 161hvricr 1956 • Un mirage : 10 aoIution konomique' .... ....... noIionalisme .................... ....... ......•....-le ......•......... .... t'bprMl du 9 iuille! 1955 • l'aven ir algérien .. 10 s. ........re ....... ...•...... ......................" du 17 .. notamment ses élites.. " .......... .• ... -•.......oIulion milita.... ..... ······ ................ 1956 ... . Ufl roppeIé po... ............ " . ...-e$J du 15 janvier 1955 . 15 ' • Comme nt oblenlr 10 s......... ...... ........ ... ........ ······· ..........................mœ n 'est plus la seule dest ination possible ......... " .~Alg6rie laut con naitn' .. ......... -......•.. Ajoutons que les services secrets fran çais et algériens s'entendent très bien malgré une idœ reçue qui di t le contraire.'''' ALGÉRIE ..... .•....... ... '69 170 ....... .......... .......la lentalian d' une sol ution mililaire .............. .. • 1 '15 '" '" '" '" '" '" L'Express du 15 /évo-ier 1956 • les chances d..... • l' impossible diYorce... lefrorl lme el depren.. · . . au Canada et au.. ..... ..-....... . l'Exptes$ du 22 lévrier 195 6 '" '" '" lieulenont en~... ............. ('bpre" du 29 décembre 1955 l . ......on ... La diaspora algérienne est au s~ i présente dans les pays du Golfe....... ................ c'est effecti ve ment un pht:nom~ne continu qui s 'explique d'abord par Je fait que l'Algérie malt raite ses enfants... ................ ............•.. 155 L'Expre" du 20 Utvrier 1956 ' 60 ... la dtsitlusiun " r un des rares pays avec leq uel le commerce extérieur français prese nte un solde positif... l'&pre" du 21 ftvt-ier 1956 ................... > c Troisième partie .. · .....le myt\>e de la grandeur ........ t'&p................ ... " ........ r...... ...... ...........•... • Un rappel' pori . · ..luo!ion 6Iedot-a1e ' • l'bprl!ll du 18/évo-ieJ 195 6 • Un rllque 6 prendre : 1... ......... t'Expr.. ······· ............•..... -_ •.•........................... ~tats.................. .. ...•.. l'Exp'e" d u 8 man 1957 •c ... · .. . ('bprell du 23 luillet 1955 «Don loin len'ibles qu' ~ Le Fronce peut·eUe ~......:eux qui panent! Mais la Fr.. . · . la q \lelliQfl • ....

........................ ................. .....••.... . ...u du 4 moi 196 1 ........... 10 YOÔcî . AIg6ri ..... ..................................................... ..... . clans la nllit" ...... ".......•..................... ........e des Ofchive5 ALOÉRIE......... Bab eKNed ... 345 t'é>rpreu du 14 oxtobr.... ...... .......................... t'E...... -...... 295 t'fxpreu dll 28 illin 196.... .... . 0........5 nove mbre 1978 ......... du 16 octobre 1997 L'Ex"............ ...... .. danl un Oewt ~" .................. l'Expreu du 22 mon 1962 239 « RencotIlr........... t'aq-u du 8 oclobre 1959 191 ................ l 'f. •••••••• • • _ AIge.. {'&ptess dll 26 awil 1980 ........ en (JO'Ont • ........ . ..... I(](IiGêe • .: Allog . .......me • ..........................q:nSJ du 8 mo......... ...... '01 l'Exptess du I l dkemb..........•.... au dn..... .............. ........... : le plan des géolêlawc .. (1 8em........................... .... _..... t'Expteu dll 30 aaüt 1962 • ln poix des braves' "... .....•.......... • _.. l'Algérie de Chadli • .... l'inévitable n........... ...ln Juile • AIg6rie : ~ ""Fanc..e 2008 _ le drome cl'Alger ".... ... ...... au 26 CJ\Iril 1957 173 • lai vu la r"'ohe ~abyIe •..............IuogI>io ........wpttmbre 1995 . 227 l'Expreu du 15 fêvrier 1962 235 ..........•... ..... ... ............ t'Express du 22 lévrier 1962 l'&:pmu du 26 juin 1962 16 lanvier 1992 323 L'Expre............ ..... ...... ..... Entre Zêddo el ..... ........................ • _... Cinq moi..•.M~ 2009 • Trois loyer..........................................5 ....... ..............." do 23 jonvief 1992 '" . ................ ..........ta revanche de &utellika • .......................................!...... ..............................•. '87 1 t'Ellpteu du 1"/évri........ t'Express du 27 avril 2011 Mémoires d.. la (onfes~ d'un patlcier • . ........... 'ai"" Alger dev. ........... . ........................... ......... " ............••.... l'é>rpreu du 3 joiYeI 1972 255 ......................................... ......... ...... 339 t'EXpffU$ du 16 ooCrt 1985 ................ 203 • l'Algérie >lK roi ...•... VoIre chcroce.... rolliallC4l frOflCO"FLN •. 215 L'Expr..... guerre 307 • Cette Toussoint-IO • . '45 .....r 2007 1 .................... __ ........ Fmnce·AIgérie : la goerre !!SI_finie ~ •....... g.................. .............•.. Algb-ie : la bllile IOnglonte " ..........•.......1 du 26 avril 1971 377 l'&pt................................. .................. .. ... GaulLe foc..... 313 L'E>:p"'u do 2....•........... .............. '87 t'Express du 2 !.... ..... ............•.............•.... Fife ".......... SonaInxh : le coffre......... ..................... .....-g......•............ln rall:>llrlades cl'OCIObre 1961....la dhillusioa 11 1 331 htraits .... ...........................5 août 1999 l'Expreu do ........ ...................... . t'Exf"eu dll 27 ocIobre 1979 393 .................. .......:nir !olle "..•......... . . t'fxpt8S............qxe" du 28 ianvier 1960 ... •••••••• l'Expr~s d .•..HO Sommai..... ............ .•...................................opIure • ........ ................u dll 20 man 2008 grond...o:pren du I~ ___ bre 2004 -Après IIoumedi_' • ... • AbdeIal iI et les siens • .... 367 L'EKpreu 00 20 août 1998 Cnquanle ans d'incMpendonce • ln '61 l'Expteu dll 28 .................5 loillet 1962 ........... l e mOS!oOCIlI de CharQllnll JO" ..................... ..... ...........lort de ~Algérie" .......................: ombr........ t'Expreu du .................. ... 1988 l'E.............. ' •••••• ....•........ AIgerîe : l'espoir de prendre le !a...

.. l. l'fxpreu aborde >ous k.""ir~ à la lu"~ canlfe le terrorisme ~ Fronçais Mauriac choisi! de répond re non. por "éditev< du livre d' Henri A1leg sur le même w ie! : La Oues lioo . l'om.. """. ami de çon lton~ne. 10 Forme d'un dialogue.. Ie touront éleclriqve sous les aisselles el enlre les iambes_. e n 1958. Au nom d'ul'>e vision human iste qve porklgenl (Ive<: Frol'lÇois Mou. le Mmoignoge d·.iO( les gla nd. la 10rIure peuI-elle ""' considérfte comme un met nece.... l'ocrivo in rapporte. du 1" novembre 1954 el l'en'lOi dei premiers renforts fro nçais dons les Aurès . Fronçois Mauriac l'écoute.e.-• > « La question » Retour sur l'Express du 15 janvier 1955 Dès 1& début de kl guerre d'Algérie. • l' eau iOUillée Introduite por un luyOu dons 10 bouche _. . D. Le lilfe de ce prem ier orticle de 1'6criY(l in fit le même qui _0 cho isi trois ons plullo. signotures du journal. quelques semoines après 10 • Tovssoinl rOOJge. plume de François Mauriac la question de 10 lorture.d. raconte « le boquet d'eau sale où le tële esl mo inl&l1l/e jusqu'ô l'étouffement. 2()ll o . L'fxplflSS _ 0 désormais 0 10 pointe du combat conTre la torlu.

: bien : aucune: . Jï nsiste.. du moiM. ii. Vous en tende. .3. trompé . _ Alors pourquoi ne pas déposer plainte? _ Croye~-vou s que les victi m e~ s'en prive ~' ? . ne lais'\e pa~ de traces! .. qui faisaI t le guet . Je me rappelle celui qui avait fini pa r (. Je l'observe: 11 la uerobée : je conna is bien ce regard : cel ui tle mon am i R.h~ure. leur elltrée c hez le juge. ~ ou l at Memah. ma fe mme.. li mu eonmli~nee. Je soupire: . .i~ pourquoi '! pourquoi 1 . XXV.À quoi bon .s '1 Combien n'en a·t-on pas déposé! Auc une n ' ~ JamaIs été IMtnute.. Pauvre!> .. le regard de ceux qui om vu de leurs yeux. •" > o . COUps de: nerf de bœuf. Pour avoir que lque ch a~ d · ~ ss ~ster .118 n'nnt pa~ renof1f':~ aux. secrétaire géntl'lll d' une fraction du MTLD..~.Il s·agit d'obtenÎr des $USpecLS (el je ne pn'te nds cc"e~ pas qu'ils soient lous innocents) l'aveu de leur Jl'IIrtic ipation d irecte o u indirect. j'ai vu . Mais surtout. citoye ns (militais .. _ Mais là encore. bien sûr. celle obsession... .Ït d'une e rreur. que ce suspect n'avait pas été torturé . _ L·article 114 du code pénal réprime Cil effet la séquestratIon arbi traire. . ' oi . >O . _ La police a donc le d roit de détenU' un mdlv ldu plus de vlOgtquatre heures sans le déférer au magistral '1 On m' a vait pounant dit. . ! Il!! Il'onl pas plus de recours que nos . je commence à la subir. _ Nous ne sommes prévenus ni de nlCure nt du JOUr de la co mparution.. comme l' extrê me de lou ~ les vices.. gému. • lout de meme vu des garçons encore \QUt sangl ants.. .Il faudrai t des preuves. Je suis déshonoré . j: ai d û faire le guel.. Moi que vous 1'IIvez fait. _ Mais . mais l' eau sou illée introduite par un tuya u dan s la bouche jusqu a ce que le paliclll s'évano ui sse .. Je hai~ croellcnJent la cruault.. moi aussi. h~ l t . . tt Paru doM t'Exp"''' du 15 1arwier 19. . Vous seul.• celui de ce prêtre de la MiS!>Îon de FI1IIlCI. à la pone du Juge : ~I . Que de fois l'aurai-je emendu ce " . _ Moi. Frunce-Maghreb était intcrvenu en faveur de. d par nature CI par jugement. dit l' homme. SOllge1... . Le mIni stre de l'I ntérieur li e u la preu ve quïl ~ ' agiS$8..Ull client . non plus que les gou lOf~ de bouteille enfoncés . _ Sans avoca!'! Je croyais que la fll'ésencc de I" avocat bait c1igée ~I .ous seul" ! Mes enncmi$ croien t que je cMe • la pas$ ion d'occu per la sdne.. MaU . je me rappelle qu'ullc (OIS au molllS vous vou~ ele~. On n'a jamai ~ de preuve. Des ~t s . Le 12 oove~bre 1 7 heUI'C~ d u matin . CIL Il )." . eomme pour Damie ns . Ma. .e ~u terrori sme. mais un éc ri vain est habile à s'évader. conunent faire la preuve ') _ Oh ! trè~ aisément . 40.. que ces tortures sont cou~s d'i ntcrwgotoire s qui o. ."éde~ : Il était foo de désespoir el de honte: .: qui Irnvaille dans ta région de Consla ntioc: . Je l'interromps : . . .. Un rie n de loileue." d affilée: . on unend d·eu}. Moi·rn!mc. _ Oh ! avant de les condu ire au palois de JuSIICC.l. d is-je. il suffit de: rapprocher UcUA dates: celle de l'arrestation el celle du mandai de dépôt ou de rordonnanee de mise ea liberté. je les ai livrés . mais le cou rant électriq ue sous les ai sse lles ct elllre les jambt:s. les juge~ '1 . • _ (:". qooi ! Il n'empêche qu·au début de novc mbre Ic~ L-omparotions avaient lieu!rh tôt ou très tard pour qu ïl n' y e ût pas de témoins. Cela ne laisse guère de Iraces en eITc\." Montaigne (U vre 11 .Je i\. " C'est ..i~ . pro' tégés .Vous seul pouvez parler .. presque: supp liant : . d'autres lI1'ont raconté. Je d4!tovme la tête."-ou teZ. qlli ne pcu\'cnt plus penser à rien d'a ut re. .Des ~lainte. vous ~"ez ! Mais lu baignoi re .55 '" 1 La question •• POl'" François Mouriac • .Mais oo i : com me pour la Britl\' illiers.. qu' ils dt'non - œ n! leurs camarades. lait-il . o u plutôt le baquet d'cau sale où la tete est mai ntenue jusqu'à l'é touffement . Alors ils signen! n"i mpor1e qUOI. pUÎsque "' ça. toules les neufll du monde sont flétries pour eux .. on rend les VIC ' times pn'sentable.Ce n'cSI pas po!is ible..e prolonge nt durant des heures et on les lal~se presque toujours sans nourrit ure..

L'homme ri ve un illstant .• Je secoue la tète : . sans le vou' loîr. e t d ire que. const al~ rent l'é tut d 'hébétude . vos frère!.: que nous faisons IOUffrir. Si vous conn aissiez la priSOIl de TI zi-Ouzou! Lelo détenus)' IiOnt parqués à JOiunte et onze dans des pi~s de cent ci nq mètres car. il~ VQOs croiront. droÎt commun. _ . .I1 ! . Ma fe mme a vu la poitrine blcsste d'Abd el·Hulz. ranIS. ftlt-«: pour prier. m'a rapponé de New Ynrk.GOOE. Le juge COllVoqU3 sur l' he ure un mé dl'Cin. Nous sommes celte France qui a proclllJlll§ le! Droits de l' Uomme . L' un d' eux s'affaiblît ..." pas des AztèqLM:S. . Les bourreaux perdront tOl.. jJlIl enfi n oommuniq uer avec lui el apprit de ~ bouche !Cl! [ortures qu'i l avait endUJécs.La détention cn elle-m2me. aux jambes. puis il dit : .AI.Mais TI/JU~ ne somme. que lle torture! On parle d 'Oudjda. rés . JO Je l'accompagne j usqu'à la porte. Il soupire: . .....: mieux du monde : C'CSI ce certi ficat qu 'a eu entre les mains le mini~tre de l' Intérieur. Je ~uis comme un l'tomme qui a pris part. tOutes les to rtures: c 'est le mal n&cssaire. com ment dou terions-nous de!>3. dont journa listes . Il se ll:ve. aminer.il la face d'u lle Europe eoivrte. les surveillent : l'école de Uimmler.Avez-vous lu mon livre . aVOCa~.~. t' ami de M me Mo unier. Ma lheur à qui ose 119 •"> o .Qu i. geôles pour les fous et les idiots.es Azt~ut:Ii scellaient de. . tra ite des femme...JI timIde . . M ais non : l'horreur de cc que l'ai en tendu emplit encore la pià:c.l un (.. Mais le m&lccin législC..il peine fcrmé~ . la Frartee reste cette Fnmce-ti ! _ Les bourreauJi n'auTOnt donc même pas r ellcuse des conqué.. de génération en génératioll.-e. Je pourra is vou ~ raCOntc r l'hiMoire d'Adad Ali . les Sonutt:~' ptmr piwlO interprétées par Gieseking. tion repose su r une horreur cachée: prostitut ion. _ Non. que J. Un gardien de prison affirma que "lICCUsé étail dans CCI t'lai-là lorsqu'il avait été b:roué. Il insiste: .ai t de bonoc foi. J 'ouvre distraitemen t l"a1bum des disq ues de Mozart. oui.:rimc c t qui hésite à aller se livrer. Il leur est interdi t d 'o uvri r la bouche . . ." Vous.Non ! Pour beaucoup de cu. .e... la dNUu~ion Poru dons " b. pour la plllpart de ceu:o. du 15 Îonv. Le juge a consenti 11 ~ppeler un médeci n légiste. El I. Vous de VriCL . du professeur Madoul.! La preuve irr&:usablc fC11l loujou~ dé faut. Il s sont i nnoccnt. me tend la main. Des . police des mœurs. Je connai~ bien JOUIt J' histoi ~ : Mou laY Merbah ne fUI conduil deva nl en parler QUver1cmen t ! l. h6site ct d'u nc \ 'O. . Ce sont des chrétiens..~ des témoin~.Les parle mentaires mal gaches". À la face.. nous a'·on.a ichao ui. juges d' ins\f\IClion que le 5 nove mbre et ce fUI le 9 que son avocal.... C'esl lui qui a t:ti! d upe.~ur les Malgaches? Je baisse la tête. 10" le doyen de:. Oui. Si b gens savaient. magistrats qui se IrOllvaic lII dan ~ lc coulo ir quand 011 l'w mena . va peut-litre mourir. parole quand il racon te ce qu'il a 5ul>i 7 NOU5 nous taisons. Cette musique d u ciel n 'est pas pour moi . &In ~ était couven de plaies ouvenelli ou . D il i.cl Mitterrand ét. maisons de COfleCtion ..~ débris humaills dans les pierres du temple ~le\'é à la gloire du d ieu Sole il . vous savez ! Ils souffrent depuis dc~ annéç~ . Me voici lieu l.~..Mais non ! ils s'irritent au con traire de ce qu'on les oblige à voir ce qu ' ils sont résolu i à ignorer. Ils admetlclll que toule civilisa.er 1955 . Je ré ponds: . b ien sOr ! Nous MInlmtS les Français de cette France dont les meilleurs fil s. de Domenach. fut d'avis que MoulllT Merfnh se poruil le. ont mieuJl compris qu'aucun aUlre peuple ct mis en pralique le Sennon sur la montagne. les traces de cou»s étaic nl visibl es. J'en choisis un .~ seu l" . conseille r mUllic ipal d'A lgcr..Vous voyel. quoi ! Quel héritage! Encore un silertee et j'entend~ de nouVtau l' éternelle parole « \oQu. mai s l1Of1 li ce que l'cltamen ai l lieu en préserlCl: d ' un professeur de la Facullé d' Algcr..il Alger. ils la désarmen t.. car cç n'est pa~ par la for. invi té li '·c . depu i~ cinq joun . C' CM par SCIA message humain que la FTlInce reste conqu6rante : en la déshonorant.

l'krivoin jugeait légiTime la dimonciotion du coloniolismlt el de l'iniu~ce .. mois il con/esloit qu'il '1 oit une notion olgéfierJM orobe.Som 'Il a j r e . dans If! respect de leur Identité. du gouvernement.. ... 'Uf\$ d'Alger PO' exemple et qui peut un joor Iro~ ma mère 00 ma J.. de la "c....alanimtian • et de......... ... il cessera en 1958 de ..qu 'en 1958 de défend •• une Irailième .éullinonl de. Peu . '21 r " • 1 i > « L' avenir algérien » o btour sur L'Express des 9 et 23 juillet 19S5 ..... d 'une table ronde ..ùme et ooprlls.. ment...... 2011 .....me qui 'exerce aveuglément dons 1".. ['Algérie bllln! è MtS yeu .me tl io ''''pression. D.lr.J'oi toujours condomné 10 !erreur. . le h.:. nlOnt...mille.'exprimer publiquemtlnt... Je crois 0 10 justice...lnori.. et propoS<) ['ouver/l... Un avenir dant <<l'a. cOMillon! cl in!é- II rer les Fronçois mllSUlmons dons la République...... . 122 129 ....... un pays d'imm~ lJI"O~on" Il publie dons t'fllPren en juil let 1955 une bngue onoly:18 en clellx porties du problème algérien..... ... Je dois çondomner ovni VII terro".erait le fe....socioHan francO<Irabe • !.... ttpré .... mois 1_ d6fendroi mo mè<e ovonl 10 justice . t..l'..oopreu du 9 juillet 1955) ... l'avenir algérien (t'Expre •• du 23 jumel 19551 ...........- l'_ir alg«ien ierro.. ma ... ....(teoul&. orot-.....l''Otommenl dons 10 '&partilion des terres -..--------' ...ion (i'E.. " ... Il y dénonce à 10 foi....o : né en Algérie.. Albert Comus I8ntera jus.. ofin de dè~nir l'avenir de l'A~ie.rmen!..0<..

'"

Poru danl L'bcpnu dv 9 i'J illet 1955

Terrorisme et dépression
Por Albert Comu$
Si " Algérie ~i ~ lT!(lurir, clic mourrn de résignatiun g~nénl1isée.
La .nétropole mdlfférente comme Jo colon ie exaspérée se mblCII!

a,dmenre que Ja COmmu nauté (mnco-arabe est impossible et que
1 épreuve de forec est dé~rmlljs inévitab le. Au nom du pT'O~~ ou
de la riaction ic i. par la teneur ou par la reprcss ion là-ba.~, tous semblent acccpter d'avance le pire : la ~paralioo définit ive du Français
el de l' Arabe sur une Icm: de ~ng ou de prisons.
Je SUi5 de ecUl! qui ne peuve nt jUSlcmen t se résigner à voir ce
gra nd pays se ClISSer en deux pour tOUjouN.la commu nau té fral'll.'Q-

arabe , bicn qu',une. ~' iti que aveugle ait long temps emp&;bé qu'clle
e ntre dan~ le~ ' ~sfl tu tIOnS. existe ~jl pour moi. comme pour beauC?,"lp de françal~ d' A lgérie . Si je me sens plus prh. pur exemple.
il un ~aysrul arabe , d'un berger kIIbylc. que d' un commerçarn de
rlQ5 VIl les du Nord, c'cst qu' un mlmc ciel , une nature impérieuse,
la commu nauté des destins ont été plus fort s, pour bcal./COup ù'cntre
nou s, que les b.1rrièrcs nnturclles ou les fos sés artifl ciel&entretenus
.
par la coloo isa tion .

Nous ne sommei pas résignés
L'é.~ve 00 l' Algérie: d'aujourd ' hui est plongée, comment
~mons-/IOUs aloo; la vivre , sinon dans ce perpétuel déchircmtnt

ou chaque mort , française ou arabe. est resse ntie comme un nlal he~r ~rsonnel ? C'est pourquoi la r6igna tion flO lIS eM moins facile
q uo li d au tres. Nous ne sommes pas résignés Ull triomphe de ceux
q UI . recevant chaque acte d~ justice comme une offense partic ulière,
rêve nt de tue r ou de te~lser ces .n euf millions d' Arabes avec qui
l1Ou~ ,:,oulons, au COntraire, oonstnu n;: un ave nir fralernel ct fécond .
:-raIs ~~ ne som mes pas rés ignés non plus li croire, a\'cc ceux
qU I défi mssent le progrès comme le paiemem d' une injmtice par
~fIC: autre , q~ le dé~ inement d' un million et demi de Français,
IDstallés <kpulS plUSieUrs géll&atioo$ et passionnément a" achés .il

leur pays, puisse fou rnir une solution intelli gente de DOtre probl~me .
En politique. tue r ou fuir son t deux ~m illions, et deux m~res de
fttlOOcer li J'avenir. Nous ne sommetl pa.' démis.sionnaires et ce n'est
' pu sans rai:;on qu e nous voulo ns donner un se ns à cet avenir. Car
Il eliste , malgIt le sang et lu terre ur, il a e ncon: une c hance, nous
I vons li le déli nir. SiOl plemCnL , nous ne pouvuns plus le faire avec
des pr6cautions de langage et des omissions calcu lées.
Je parlerai dODC ici comme je le puis, m '&dres.sant d'abord aux
miens, Françai s et Arabes, en homme qui, depu is vingt ans, n' a pas
cessé de vivre le drame algérien , qui ne déscs~re pourtant pas de
IOn pay.' . e t q ui c roit encore possible un dern ier appe l à la l1iIison,
d'une part, i. lajuSl ice , de l'autre,

Les sources du

terrorisme

Il fau t, avant toute chose, rame ue r la pail! e n Algérie. Non par
les moyen~ de la g uerre , mais par une polit ique qui tie nne cornlXe
des cau ses prufondes dc la tragédie actue lle. Le terrorisme, en effet,
n'a pas mûri tout seul ; il n'cst pas le frui t du hasard et de l'inaratitude maligncmcnt cunjugués, On parle beaucoup à ~n pmpos
d'inllue nces étrang~res et. Slins ÛO!lte, elles existent. Mais elles Il('
liera ient rien sans le tena in où clics 5' e~ c rcent, qui est celui du
désespoir. En Algérie, comme ai lle urs, le terrori~mc s'explique par
l'abse nce d'espoir, Il naît toujours et p"l1out, e n effet, de la solitude,
de J' id6e qu' il n'y a plus de recours , ni d'avenir, que les murs sans
fe nftres Mlnt trop épais et que , pour res pirer seulement, pour a\'anceT vn peu, il faut les faire sauter.
Ceux qui parlen t au nom ~ Français d' Algérie refusent de reçon_
naîlnl que le peuple arabe vivait san~ aven ir. et dans l'humiliation.
Mais c'est qu ' ils refuse nt inconscie mment de considérer ce peuple
comme une personne: ils oublient que l'honneur, et ses souffraoces,
a longtemps été une venu tradit ionnelle du momie arabe. Est- il donc
trop tard pou r leur demander, devalt t le désastre , de pu~r pardessus leu r rancœur et leU N fureu rs. mêmes légilime,\ , pour recon naître enfin, ave<: réalisme , leur longue e rreur ?
Depuis trente 3illl, e n effet, nou s avons beaucoup promis au
peuple arabe et nous n'avons à pe u près rien tenu. À l'époque du
projet 81 um-VlOllette, en 1936, les ulémas, aujourd 'hui nationalistes,

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,1,

12-'

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avaie nt comme revendication

,

,

Poru dom l ' bpl'ess du 9 jlJlllet 1955

ALG~1I 1E . l. dQi ll~ ~on

eJl{f~me r assi milal)on . Il~

demandaien t

poor leur peuple astn;:int aux devoil'll des ciloyens français. et li 'abord
il'impôt du sang. quelqUC5-uns des d roits de la ciloyclmelé française .
Le projet Blum -Viollettc leur rtpondaillimidement (60 000 électeurs
env iroo pour une population de 7 millions). ma i~ leur rtpondait.
lA réaction des Français d' Algérie fut alm si puissante que le
projet ne vint meme pas devant les Chambres. Ce jour-Ii.. l'A lgérie
perdit sa meilleure chance. Le s chefs des Français d ' Algérie om cru
sincèrement. en 1936. comme maintenant. servir, c n meme temps
que leurs intén!li!. la prfsence fnlllÇaise : ils lui Onl porté. cn réa.
lité, un cou p mortel. Quand. seplilns plus lard. aprês une deu:\ième
guc:=. et un autre impôt sanglant. l'ordonnance (lu gouvernement
provisoire repritl'esscntiel du proje t. il était Imp tard . personne ne
'ioulait plus de l' as.~imilalion ,
Le dernier espoi r, ava m la flambée, a été le statu t de l' Algüie,
enfi n ..oté par les Chambres, Mais l'aveuglement obstiné des diri·
geant.~ de J'A lglrie vint encore à bout de cel eS]'XIir : l'applica tion
du Stat ut fUi sabotée elles élel;:tion~ de 1948 systématiquement tru _
quœs. De ces élections falsifiées est 50n ie non pas l'Algérie du Sla·
tut. mais J'Algé rie du mcunrc et de la répres.~ ion . À cetle oole. e n
effet, le peuple arabe 1 retirt sa confiance 11 la France,
Auss itôt, les murs se 50nt refermé.~ autour d'u ne masse sa ns
représemants. ni bey, ni sullan. qui puissem parler pour clle et la
persoonificr. Le silence. la mi~re. I"a~nce d' avenir et d' espoir.
le !iCntîment aigu d 'une humiliation paniculière l U moment or. le~
autre.~ peuples al'llbe~ prenaient la parole, tout a oontri b~ à faire
peser sur ~ masses algériennes une SOI1e de nuit désespérée d'où
fatalement devaient sonir des combattan ts.
Alors a commencé de fonctionner une dialectique irrésistible
don t nous devons comprendre l'origine et le monel mécanisme si
nCKIs voulons lui « hApper, L'oppression , mC!me biem'eillan te, le
mensonge d'une occupation qui parlait toujours d'as~imi ral ion sans
jamais rien fa ire pour elle, ont suscité d'abord des mouvemems
nationalistes, pa uvres en doctrine, ma is riches en audace. Ces mou·
vements ont été réprimés,
Chaque répression, mesurie ou d~ menlc, chaque tO!1ure policière
comme chaque j ugement légal , ont IlCccntué le déses]'XIir ct la vio-

'"

lence che ... Ics miti t.anlç frappb. Pour finir, les policiers ~nt, couvé
les terrori~lc~ qui on t e nfanté eux-mê mes une police mu ltipliée. Au
terme affreu~ . ma i, non dt:m icr, de celle. é,'o lut ion, la rtvolt.e.débor.
danl l' Aurès as~ièGe Philippeville, el aussitôt la reS]Xl1l.~bl l l t~ ro i·
kctive es t érigée en pri ncipe de répression.
))c valll ce mouveme nt sans cesse ICcé h!rt, 1. tentation est grande
de se ré signer, en effet, et l'on comprend que, dan ~ la métropole, ~t
de Pil3 te se laventies mains. Mais cette ré.~lgnauon ne peut qu ag·
sra vcr eTlC(lre les probl~ mes quasi insol ub le.~ qui SI: gos~nt à nous.
Les Français sont peut-être prêts l perdre dans 1 Indtffére nce ce
qu' ils reçurenl autrefois dans la di stracüon . ~1 ai ~ , h~ las !. ils ~ sont
plus seuls! Et ils ne se débartlls!;Cl"OOt pa!; SI fat llcmcnt des dtx ~tl.
1 lions d' hommes dont ils sont mainteniif11 responsables. Pour vivre
eux .~mes, ils doivent a~surcr l' avenir de t'elle communauté, en
stoppant, pendant q u' il en cst lemp!l, le mécanisme que nos faUies
ont décicnché. Comment y parvenir san1 subir ni e)lercer la terreur,
c'est aujourd'hui le premier problème q ui se pose à la France et
qu'elle ne pourra plus éluder,

La trogêdie des assiégés
Disons d' abord t'e Guc tOOl le monde sail, même les coloos ct l.c s
nlU iona.lis~ : l' action teTrori ste c C la répression !IOIlI , en À l gé~,
dc u ~ fort:es purement négatives, vouées toules deux à la deSlfUclion
re uns autre aveni r qu' un redoubicment de fure ur et de fobe ,
:;u~ qui fonl mine de l'ignorer, ou qui e xaltenl l'un .! ,rexcl~­
sion de l' autre, ne parviennent qu ' à reSSCrTCr le nœud ~ 1 Algéne
étouffe et nuise nt pour finir àl'unc ou l'autre cau se qu Ils vculent
pounant servir.
,
_
.
Le terrorisme algéricn e~t une eneur ~anglante, a la fOIS en lUImfme et dans !iCS con~quences . 11 l'cst en lui· même parte qu'il
tend , par la force des choses, à devenir mciste à son tour et , ~bor·
dant !iC~ inspi1'3teurs mêmes, 11 cesser d 'être J'i nstrument cOlI~rôl~
d' une politique pour devenir l' arme folle d'une ~ai~, élé~ntalre ,
À cet ~gard , le silenœ ou les pré<:autions de 1 opmlo." hlX: rale en
France sonl graves. Ce n'est pas li Paris q u'on Ile droI t ~ prendre
~ la légère la trag~dic des fanùllel assiégées daM. le~ ~ Vi llages, ou
leurs fermes isolées. L' Algérie, on semble parfOIS 1 Ignorer, n est

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ALGÉRIE, la dé5il1usion

POIUdons l 'Expreu du 91uillel195S

pas peuplée d'un million et demi de colons. Les rePfisemants de la
réaction algérie nne SOnt UIIC poignée, et qui vivent dans le~ grandes

pou r notre honte, e n 1945 . Nous cue illons aujourd' hui les fruits de
cene ~ction (j 'éelaL. Pui!;Que le gouvernement est à la rechercbe de
lestes à fain:. il peul. il doit déjà déclarer $Olennellement que la
FnulCc ne fcra jamais sien le principe de la responsabilité collective
et que la justice sera rcndllC en Algérie en venu d'une loi commune
.clon les usaj;CS des nations e ivil i sée~.
L'abominable violence dont a parlé le président de la République
• Marseille ne sel""d pa~ jugulée paf l'cxerciçe d'une autre violence
non moins abominable, qui la rcnforcera au contrnire cl lui do nnera ,
pour s'exercer contre la L"OlIectivité des Fral1çais d 'Algérie, des raisons qu i lui manquaient j usqu 'ici. Sauve r des vies CI des libertés d u
côté arabe revient nu contraire à épargner des vies du côté frnnça is ,
et A arrêtcr, par le seul moyen qu i nous soit offert . la ~urenchèrc
dégolltante entre les crimes. C'est ainsi que nous aiderons, oon pas
.Ia fraternité . pUÎi;que ce mot don nernit à rire aujourd·hui. mai s à la
~urvie de deux pe u ple~ et aux c hances de leur entente future.

villes. non su r leun; lerre~ . L'immen~ majorité des Français d'Algérie qui peinent et travai llcllt, au contraire, dans une angoisse mortelle, onl droit au moins que nous ne fassiorts rien pou r encou rager
ce qui les assiège ou les lue.
le terroris me es! aussi une erreu r quant à ~s conséquences. Son
premier résultat, en effet, est de fermer la bouche aUA Français li béraux d'Algérie et , par conséquent, de renforcer le part i de la réaction
et d.;: la répression. Ceux q ui. sur les lieux mêmes, pourraie nt faire
entendre la voix de la r'Jison (elle gouverneur général lui-même) se
voient imposer s ilence au nont de l'inst ituteu r assassiné . du médecin
blessé, du pas~n l égorgé el des l'cules incendiées.
Le terrorisme, dans le eadre alj;éricn, aboutit ains i à meure tous
les insHumem.s du pouvoir dans les mêmes mains implacables, ct
à instaurer une épreuve de force gênéraJi~. De cette épreuve. le
peuple algérien ne pourra $Ortir que muti lé. 1: Algêrie, il faut le rappeler, n'est ni 1" Indochine, ni la Fnmce de la Résistance . À quelques
infiltrations près, le terrori sme arabe se trouvera seu l, en vase clos.
face il un é norme système de répression qui. si on le laif>sc s'étend re.
Il les moyens de se maimenir aus~i longtemps qu 'i l le faudrn. La
gronde propriété algérienne n 'a pas la mauvaise conscience de la
bourgeoisie fnmçaise. Elle sait, clairement et fortemen t. ce q u'e lle
ne veut pas et ne rec ulent devant rien pour assurer sa victoire. La
pmc lalT\.i.ltion de la responsabil ité co llective en e st le premier ct
sinistTC avenissement.

la répression aveugle et imbécile
Mais inversement, ct pour le s mêmes rai$Ons, nous devon.~ nous
prononcer avec plus de force e ncore contre celle répression aveugle
et imbécile qui ne peU l q u'accé lérer la dialectique dont j'ai parlé.
La responsabili té collective, nous sommes payés pour le .~avo ir.
est un principe LQ(ali taire. Il est irocroyable qu'il puisse être proc lamé
par des França is affolés. impensable qu'un gouvernement puisse
céder sur cc point e t se rallier à l'idée d'une répres siOl1 indifférenciée
qui frappcr.lÎ t des villages entiers sous le pretexte d'une complicité
imposée le phl$ souvelU. Nl)I.ls l'avons fail dans le Constantinois ,

D'abord une conférence
Cettc politique peut-e lle se traduire par une action inunédiate et
cuncrète '1 Si l' analyse qui prtcède est correçle , la réponse est oui.
Cettes de s abcès a ussi considérables n'apparaissent que sur des
organismes dangereusement débilités; c'cst un tra ite me nt gém!raJ
qu 'il faut instaurer. Mai ~ quand l' abcès ri sque de tout infecter Ct
d'empêcher un trn Îtement rationnc l. on do it a vant tout le déb rider.
Dans le cas de l'Algérie, il faul d'abord obtenir l'apaise ment, en vue
de conquérir un jour la pail!. Et l'apaÎ!;ement pe lJl être obtenu toul
de suite: par la convocation immédiate. à Paris, d'une cOl1férence
n!'unisf;lUlI les reprtsentants du gouvernement, ceU l! Oc la colonisation, et ceux des mouvements arabes (U DMA, ulémas et Ic,o; deux
tendances du MnO). Cene conférence. où chacun de vra prendre
ses responsabilités. a ura pour seul ct unique objet d'arrêter l'effusion de sang . L'e:o;e rnple tuni ~icn eSI là pour montrer q u ' une solution est possible el ni les graJlds colons . ni les nationalistes arabes.
n'om d ' inté rêt à ce qu 'elle soit retardée.
À panir de là. dans une deu xiè me session, I~s participants pourrunt coofrun ter leu rs points de vue su r la réforme générale devenue
nécessaire, CI dont je parlerai da ns un deuxième article.

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''''

ALO ÉRm , la dé~il1usion

'"

Mais. rép!IOI1~- lc, t ette conférence doit être convoquée sans
d~lai. avanl [OtU a ulre décision .

••

Le feu gagll<,: tous les jours. même

qu~d il ~mble ~\le". Bicntôt.lkmai ll peut-être, il )\Cfa trop tard,
vOI I.ll le en que dOIvent pousser sans relâche tous ceux. Ara~ ou
Français. qui rerusent en mê me Itmps la soli tude et la démission.

L'avenir algérien
Po... Albert Comus
Albert Camus concIul ici, celte ~oine, ~ êtude du problème
algérien. Dons un premier article (l'Express du 9 juillet), il Q

dénoncé
même
Qulour

lerl'Ol'"isme el répre!.sion comme les deux ospech d'une
politique : celle du dése~ir. Il préconise la réunion
d'une 'oble de conférence d~ représenlonls du gouver-

cevx de 10 colonisotion, et de ecul( des mouvements
orobes. Cette conférence auroil pour objet le rétabl issement de
nement,

de

la poU< civile. Ensuite, qlJel seroit l'avenir a lgérien ~
Si hl conf\!rence donl j'ai parll! pouvait être réunie 11. Paris, si elle
parvenait li ramener une paix prov isoi re ~r I" Algfrie. alors ce délai
devrai t êlfe uti lisé sans larder pou r donne r un avenÎr 11 l'a~soc iatioo
franco· arabe. Ma is que l pourrai! être cet aveni r '"
Il fau t d 'abord q u' il y en ail un. Car l'Algérie pou rrit dans la
stagnatiun. économique ou poli tique . La crois.-.ance ininterrompue
du chi ffre de pofJulation, en pan iculic r, a rendu insuffisantes toutes
les lial isations f,.nçaises, À elle seule, elle c: ~ige un changement
complet de nos peNopectives, Ce n'est pas une économie para·
dollle, fondée sur 11 monocu lture. qu i pcnneltra çc:tlc: révolution,
L' Algérie peut eue comparée l un énonne prtSMIir q ui ne produit
l peu pli:s rien pou r nourrir ses propres sen,iteurs et trop pour les
Ih!~hérer, Elle importe donc. uns pouvoir e!lponcr son vin, sinon
dans la métropole. où mlrché el con!lonlJll3.teur 'KIIlt égale ment liUr-

u mrés,
De c:e point de vue:. II rcconversÎOn est une obligation vitale
pour l'Algérie, dans le el«lre d'une réforme agraire q ui devra limi,
ter la grande propriété. Micu'\ vaut, pour la métropole, finaJ1ÇCr les
indemnités üors nécessaires, que de subventionner s;rns espoir une
machine économique perpêtoel!emcnt grippée, À titre de compen·
sation. çes indemni tés pourront s'investir dans le secteur indusuicl.
dont la çrealion est urgente , et où le capi tal privé peUl el doit jOllCr,
à ce ~tade de l'évol utÎOn algirienne, son rôle historique , Une telle

u

''''

Al.GUJE.1I dki lJ ...~ion

réforme permettrait e n même lemPli l'aide directe au paysan arabe
et la ~lJCljon progrtui ve llu chômage , par J'industrie.

Des interlocuteurs arobes
,~1ais il faut aU$..~i mer l J'A lgérie un avenir pnlilique. SlIns lequel
d ailleurs la rUonnc ét:ononUque n'ira pas lo in.
lit slagilalion politique, OOU~ J'ayOllS vu, explique une grande
partie de la tTlIgédie act uelle , Le peuple arabe, délOiCÎné de son
pa~. 5aIlS plCrlIpective d'avenir. i mmubiJi~ dan~ un perpétuel prt_
:;(01. n'a pl us d'autre c ho ix que le sile nce ou la violence. Seule une
rénovation <k'cisive peull'al'Tllchcr à ce dile mme: intolérable. Toul le
monde sait ct dit, aujOLmi'hu i, que le rfgime co lonial a vécu. Mai s
Je Mlvoir O'C$\ pa s SUffisalll, il raut encore con nailre ce qui devra le

remplacer.
Quelle que soit la fonnule. e n IOUI ca~, clle ne devni pas oublier
~1I·il .n·y a d'association que de peroonnes. Si la colo ni~l ion poovail
)D!TIalS Imuyer une excu!>e , l:C serait dans la rt1e!îure ai) clic fa vorise
la pe~nnalit~ du peuple eolonisé. Elle serail nlo~ non la coloniM lion , mais J"a.~sociol ion, progrc.~s i ye ou non. de deux peuples
dont l' un apporte sa tech nique ct l'aulre ses richesses humaines.
L'lSW(:iatÎOO franro-al1lbe doi t faire sa part 11 fa uadilion , à la langue, i. la culture , e n un Jl1Of, à la personna! it~ arabe, alun; que la
colonisation s 'cst confondue j U!iqU 'ici a vcc la dtpel"!!Qllr-.alîsation du
peuple colon isé. La cvffimunll uté frdllÇaise et arabe uoit donc s'~t.a­
blir sur un dia log ue de personnes.
Ici se placent le probl~me des interlocuteurs CI les d~ci~ion 5 11
prendre immédiatemen t. Car il faut. en effet. à la France, des interlocU!eu ~ arabes. Une perllOn!1e ne se défin it pa~ seulement par ce
qu 'eUe exprime . elle doil enc~ se faire écoU ler. U peuple lim be
s 'est ex.primé comme il. pu : la dizaine de sou lh emen l\ qu i jalonnent le. cent ilIIS de oolon iSlltil)fl prouvent qu'il avail que lque ehose
.t. dire . Mais on ne ra pas 6:ou tt: ; on ne lui Il même pas parlé. El
aujourd' hui , pour retarder tou te n' forme. le grand argu men t consiste
il plaider J' absence d ' inter!oclitcUrll. S'il n'y en a pas. Cil Yéri t~ ,
c'est qu 'on les a s upprimé~ .
Pou r parler avcc le peu ple arabe , il fallai t parler ayec ses repn' !lCntanb . Et la meilleure occasion de su1>Ci~r des inlcrJoculeUrll se

Po"" don, L'fI",... du 23 1\I;lleI 1955

trouvait dans ces ~ ICClion5 de 48 qu i furent saOOtœs. En truquant ,
ouven ement, ces ~lections, on a ayouë A la face du monde qu'on ne
&!sirait pas d'interlocu te urs , d'abord pour ne rien diswter, et pour
faire t:tat ensuite de ceu c &!penonnalisation arabe.
Si donc l' on lieU! I\'mplacer la colonisation par l'association, la
prem~re chose l faire eSt de dis!iOud re l'actuelle Assemblk alg~­
rien!'IC . issue d't: lection5 prefabriqu6eoo, et de: proct:der, à de: nou ,
velle'! e t loyales t: lection.~, à la ~uile de'l(]uelles un Vnl; dialogue,
entre intcrlocuteurl' qualifiés. pourra s 'bablir.
Est-ce une n'VQlution ? Meme pu . Il s'Mgi t seulement de l'appl i_
cation hon netc du Statu t de J' Algüie, déjA VOlé par le Parlement.
Les modalités de ces é loctioo s peuvent être d'ai lleu rs di scutées.
mais non leur I()yilut~ . Pour le reste, la dO\lble représentation des
FrantyaÎs et des Arabe~ ll'Assemblk (el au Conseil de gOlJvemement qui pourrlit en son ir), le b'OUvemement fnmçais se rtservanl
alm le rôle d 'arbitre. reprbeme un compromis possible. Ceue
assemblée aurai , Il dk ider en tout cas de l'administration intl!rieure du pays, et li discuter des n'Connes konomiques, soc iales el
culturelles q ui redonneront une vie et Ulle n'alitt: Il la com m unaut~
franco-arabe .
Atteindre celte f tapc eonslÎtue, en ce moment , un objectif suf·
fisan t pour une nouvelle politique algérien ne. Mais il n '~t pa.~
interdit d' inscrire cette "-,fonne dans une perspective pl u.~ va.~e qui
pourTlli t alors soulever toute l' Afriq ue du Nord au-dessus de SI:$
diffi cul t6. rtgionale~ . À Cd égard, la France - toujours en retard
d ' une reforme ou d'u lle gucrre - pourrait, en se portant au coo truire
e n Mvant. échapper au cercle vicieux où ellc s'est Cil fermée . Et la
grande id.!e qu i permeureit ce dépassement peut être déjà e nv isagée.
II s'agi nit de faire d ' Alger une capitak fédénle .

Alger, copitole fédérale

u

drame algl!rien n 'est en effet que le cas parttculie r d'un drame
historique plus VMste et qui marque notre sikle plus encore que le
conHit capitalisme-commun isme. Il s ' ag it du grand mouvement qu i
polisse les masses orientales â la conquete de le ur penonnalitt:.
Des millions d'hommes, j usqu'i ci affamt:~ nu asse r vi~, om
pris conscience de ce qu'ils t:taie nt et se t iennent désormai ~ aux

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1955 133 défi nie par I"équ ilibre d'u!lC autonomie el du libn: service: il. au eontTllire. il y a une . Toule une jeune~se gélléreuse se dTelisc là·bas.-"Ouven dc. q u'e lle parle au contrlli re. au lieu de la raidir dans la défense du passé. PuiS4jlle la modification de la Constitution est envÎsagée en ce qui concerne r Union fnnçaÎ st. vocutio n ara be. se ra il il la fois faire ran ge e t la bête. Elk aurai t Ct. de rumi ner e n même temps St:S méPfis e t son amertume. il (:aUl en prn fitl'r pour prépan: r la Fédéru tion (rnllçaÎse. qui ~·est toujours Parv dan. en pallie légitime. que lques hoOUI"ICS.. la dtl illusion de noire histo ire.tit encore reprbcnt~ . La ..l1eur réa· lisme il. de fou rnir . e"aminer leun. que je co nna is. L· Assem blée algérie nne . peut s'enthousi3smer pot.-"CliC soIUlion dont l'association rnneQ-arabe pourra it cire le fe rmenl. clIc conl ienl poul1anl une vé rité. Mai s il ne me St:mble pas impossible quïls appliq uent d' abon. Ce jour-iii. ct qui.sal t tendre la main au peuple arobe. Mais si I"expression est dtvaluée.~ teIR s de la Fédération e nverraient leurs repréSt:ntanlS. c t donc à fédére r les terri toires d'nUire-mer avec la mé tropole . en mê me temps 'lue sa parenlé . dans une sorte de ~essÎon morale. avide de bonheu r et d ·ac lion.r ses origi nes. qu·e!le mo ntre le chemin Il la France. propres fauteS. que la pire erreur poo l l' Algérie française seni t d·oublie. elle comprendra mieu" encore demain. •> o . la fusion Ile 1"000ent el de l'Occident s'est plusieurs foi~ ré al isée à I"ocrasion de synt~ses créatrices. Si.~ réal ités q ui n·a~lienl rien Oc s pirirucl. Elle peut enço re. bourgeois ou totalitaire. un conSt: rvatoire de prévent ions et d ïnlé~u. dan.nçais. si du moins les anges pouvaient habi te r les bou · t i que~ . aveuglé~ par ~ préjugés d·un aut re âge . même SIl leur d~ plaÎt .c.lI l"întérieur d'une cnm munauté en mouvement dont la destinée est de s'accO«lcr un jour avec une Europe: e nfin unie. une collectiv ité. qui de~ra être effiellcc et réso lu. lui donner SC~ inslitutio!lS . comme les Parleme nts des autl"l:s pays f&lérau" . de~ mi llions de bouches voc iférant es nous le pose nt . pou r fi nir. où l'Algérie scr. par·dessus la terreur et la ré pressloo. en partie injuste.·ocalion arabe.lucr. mn is auss i. les jeunes Fronçois. Car le probl~me e51 là . saliS e xcep( ion . aUTal t 11 régle r tous tes prob lèmes concernanl la FédéralÎoo. il rao. nOU5 aurions plus fllit j'IOur ce t a ve nir que tren te ré~o luli ons vou ée~ 11 se dévorer elles· mê mes. el q ue nous le ~oul ion ~ ou non .""Ç qu'il s pourra ient être un obstacle. ct sa vocation pour se ~"Ontincr ct mourir en tre les baTrlère s de ln halOe et de rargem. au se rvice de r aven ir. essaient de les leur montrer.·ocalion frnnçaiSt:. Au lieu de gé mir. C'est pourquoi je voudraiS m' adresser 11 eux . ~Otl loir fenne r n()(re porte pou r jouir de nos petits conforts . Comme il y CU I une .. nou~ pou vions trouve r une fo rmule qu i é vite r étapc d u de5polisme .1. pou r devenir cJ1e aussi une nation bouliqui~rc ct provin· ciale. sans s'ind igner devlnl ceux qui . non !..! l ' bpreu du 23 iuiU". À vnti d ire. MalS II~ dépendent également des Français d ' Algérie. mais ~urtout. . SI elle . là-bas Je sais qu· ils ont un sentimem lrès profond. Ignorer CC I é~éne ment . Elle sait déjà. plutÔl que de suivre stérilement. dont ils Qf1 t raison d·être fiers. recevrai t eompétenœ polir l'admin istratÎon interne tandis q~ le Parlement fé&!ral. je n '~ i d'espo ir ni de confiance que dans cette jeunesse. de revcndü. St:lon moi.HJquis la d ignité enti~re de III personne. de la Fru nce a souvcn t . I·Algérie aurait fuît mie ux qu'obtenir so n autonomie. qu'clic. L' Algérie ~crrai t ai nsi consacre r sa d ifférence. prévoir 1· install alion Il Alger du Parlement f~ra l où toutes Ie.1'1 pone~ ALGtRŒ. dont la Méd iterranée est le cœur tou· jours vivant . maladroitement ou non.Culemem pan. Il ne me St:mble pas lion plus impossible qU11s pla~"ent ensuite cette force de v. Nous somrllC$ en é tat.~ le ICmp!l et l'espace..o. Il savoir que la c ulture française ct la culture arabe o nt été des contri bu tions com plémenulire~ il une civilisatioo plus vusle.embler rOrie lli et l'Occident. il la fois historique el c ul1ure lle. I · a ~enî r de notre monde dé pend de sa solulion .l r un grand mouvement e n riveur d' une Fédéntion française dont 1" Afriq ue du Nord lierait le moteur et rexemple. avec l'espoir qu ' ils aceepteront de réfléchir. de l' inl1nnité de la France ct de leur jeune force. pan::e qu ' ils peuvent ltre un ferment décisif. pro~ . au la ngage d' un homme qui connaît les réal ités algérie nnes el qui Il des raisons persom~ lIes de partager IOUte~ leurs angoi~s. sur un poin t d u globe . Ces grands proje ts dêpe ndcnl Cil pallie du peup le arabe . Dans celle J)lItrie com mune. en ~ie du gooverneme nl fn.

Les ino. demain.. 0fII réuni (1 affi rer r _1ion de 10 com munouNo Inlelllatianole .~ des ennemis et qui .Ont capables d 'édifier. ~n Asie. le..Upen<!anli.. poufTOn~ en fi n cunstruire ensemble le même libre e t fnllcroel ".lftC("S n!pandues dans l'histoire de cc s i«:le. mê me ûans un combal mortel . Plus de 1 (X)O morls s.venir. D. rilmaignoges qui /gnt &101 d'u. Jl>On Ooniel a ftICIJeilli Il rflCOtlpé d..oi~ . là eS! aUS-'li I1Q(re r!!conciliation . Ce son' ce•• dêdglementl françail • qu 'il liYfe aVK lacleurs de L'&prlm.l. bannir le malheu r lui -même. le mythe du • ma intien de l'ordre. 11 nous qui .Oire . ne ~ent plu. Sur place. ur leur tombal et 10 question olgérienne e. me frorw. U est OOIre li bc!ration commune. aujourd ' hui uscrvis le~ uns aux autres par I ~ ranc(tur e l le ùésespoi r. • •> . Opérotionl en Algérie prennenl lai dimen..G~H lE.ions d'une . générola des Na~ons unilli .'" AI. La double page ilium" de pholal ~rites d'une bonde d'QCIuOlilê est interdiM en Fronce el publ iée por 10 revue amllricoin<l Ufe. L'A frique frnnçaise et anltle doit au contl1ll ire tC!moigner demain que la dig nilc! de vivre peU l s ' Ilueindre pl us directement et MIlS qu 'il soi t besoin d 'ajouter l l'c!normitt des souffr.eIon la bi lan alhc.oetionl commillli por l'o r. un soulevemenl de poyl-Ons dans le Consloo'. sur '"' Mu sulman.c U « Des faits terribles qu'il faut • connmtre » Retour sur l'&pnon du 29 decembre 1955 le 20 0001 1955 . Il <lhillusion faire de la oommunautc! fnlncQ-arabe l' exemp le de ce que la force: el la yo lonté d ' un peuple jcUIlC !..1\011 esl vKlIemmenl répfimé por les forceJ de l'ordre. 2011 a . Etloo mon lfe un gendorme fronçois ~rant de 00. des peuples en lieni !o'c: libèrenl e n cc mUlOOnl d ' une ~rvi­ tude en aC~~lMant de passer par une aut re .. si IIOUS montrons a~sez de sagesse et d ' auda~"e.e-ntoble gUflffe . qu ' ils cs~n:nt provi!. à nuu~ t1rançai~ ct Arolbcs. ne ~rons jamai.iel.. 12 000 salon le FLN.t pour la prt'miiwe lois inserilfl en !oeptembfe (1 rordre du jour de l' Auemblé..

Les services admirent la "di~-paritjon _. hthos !. Le~ se rv iCCli o ffi ciels répon dirent qu 'ils n' avaient jamais eu connais. 12 notables n )" a deux mois. se sont vantéc~ de leur authenticité et précooinicnl qu'ils fussent généraliM!s. sans hésitation. dans la région d' Akbou. le jul. Les suspects devin~nt de. Ignorance ou com p!icilf. Cene protestation est accontpagut!e de la liMe nominale des ~·iclime~.\ otages: les douze OOIlhlc. r. les vill ageois refusèrent. Pour ne pa!i pe~ de temps. la n!gion de BaUla a ~ubi une opt!ration en ~gle de ratissage. Plusieurs dt!1t!gué1 Il l'A~~ mblée algfricnne proteMèrcnt auprh 00 l' administration. connus de~ Algériens. 'absenla et revint un moment aprt.. village situé 1t 70 k ilom~trcs de Ke mtcht la. dans le Constantinois. un ganle c hampêt re li t'! tf assat<l>iné p. DÎ:l-scpt pel"SQnneS. en octobre..tlues. Le blessé fut ronfronté ave<: les quatre suspecl~. dont une petite fille de i'ôCp( ans qui t'! tail IH:L'O\ITUC au bruit de la fusillade. Un OétllChemcnl de lçg ionnai rcs ou. que le ur re lation ne !Qumi! témoigne r d'un quelconque pl:lisir à atcabler l'adminiStration française ou à diminuer.-ri t le feu su r eux. Ils ne sont di ssimult!s qu'aux Français. d ies. comme on di t. Une panie d'entre eux e~1 pa~!. Elle e~igea enwite qu'i ls dt'!noocent les assassins.ils avec l'e~poir qu'Ils pouTTont provoquer des dément is convaincants. pas répondu.cpt anciens combattams invalides discutaient.'e de paix et un policier interrogèrent k bles~.\(Iil faite sur lu disparition delI douze notables. •• ' • n'. considère comme dignes de foi cl qui. ru~nt arn.u du 29 décembre 1955 t37 Une ]>fO(eslation a t'!tt'! e nvo)'i!e Il J'administration.\ accompagnê de qualre frêres d ' une famille musulmane d&:larée suspecte dans I~ région. Les délégués demandèrent alors qu'une c nquêle . mais déclarèrent ne pouvoir en découvrir h: n"lOl if. Je nippone ces f. On ne pul fusiller ni ardter les quaIre frères.! fait ici mention que de ~règle­ rnenlS f rançais. dans le cabinet mfme d u mMecio. m 'ont dit les avoir vécus. Ratissag e por avion Trois jours avant Nœl.ée au maquis. Enfin. 27 morts Le: 29 oovembre.aliOil facile. la «conllance. Mais on Ie. Une communication flu Gouvernement gt'!néral condamne la rép rts~ion eollL"Ctive.le Dr Canova . Les h.rmt!t. les 4 frères de Milo À Mil a. il avait la ce rtitude que ce n' t'!ta. la troupe amla dou:œ nOl. Mais quand bleu même on parvicnurait à démontrer que la violence ~ rebelles vaut celle de l' administration el de l' II.llbles qui furent déc larés" suspecIS •. L'l!d rninÎstratiou Des faits terribles qu'il faut connaître Par Jean Donie!. en cc Mains cas. Deux blessés grave5 furent achevt'!s. Voici comment les instruct iorUI sont suivies. J'ajoute.\ envoya au camp (le Djorl". Ils m' ont ensui te été confirmés par d'aulJ'Cs personnes qui.1r les rebelles. Bombardement par m'jolls el artillerie et incendie massif 0 111 l!"ti~'fflIen' fIIsi un douar. dans ]' Aures. Jean Daniel Q été cofondo~r de L'ExprffSJ 0Y0nt de fonder Le Nouvel Obsooutevr \Uici une ~ne de faiu acçabtanl1î pour un Français. Je n'en ai Ils m 'oot flé rnpponés par de. Ils y sont TOUjours.Poru don5 l ' fxp.. mise en nous par les Musulmans: ces rai ls sont. car « seules de telles méthodes pouvaie nt veni r à bout de la rébellion "'. Il (UI immt'!diatement conduit ehet un médeci n .~ personnes que je pas I!'té le t~moi n . sans tquÎvoque. Huit furent tués sur 'e coup. Le policier .it pa. qu 'il ne reeonnai~sail pas e n eU:l ses agresseurs .~ eu~ . Of\ remarquera quïl n'er. • Guendouz. Il Tizin!. il restera it Il savoir au nom de que ls prÎocipts nous nous pennetlons alors dt juger des hommes que nous imitons. pour pli"cnir toute lICcus. un Musulman fut st':ricusemenl bIc. c .qui entreprit aussitôl les soins. édilofioli$h! et écriYoin.. Il dt'!clara.sst! par un groupe de terroristes. Le le ndemain .uncc de l'affaire.abitants a\"8ienl eu presQlIC I()U~ le temps de s'enfuir.s ru~nt fusillés. dix homlllC'$ parmi lesque ls .

> ~ " « La France peut-elle sauver l'Algérie? » Retour sur L'fx~u 0 du 15 au 22 février 1956 À j'époque.----:c-:--:-. un caïd impop ulaire CI oom les abus et la cO'TllPlion avaient été dénoncés ùcpuis des ann ées. d an s la commune mix te de Taher. Jeon Daniel pvbI~ pend a nl toute une semoine une très IonglH! enquêle Ml. au doua r frdjama.. . de l'insurrection est illuSO<re . .... Commenl obten ir 10 . poflogé por tous le.ill>(llion du • territoi re _..... toul premiers à l<Iuligner à quel poinl le notiOfla liw-... Rentré d'Algl!rie.....l lll~illn l:l9 1 -• Incendies En Kaby lie.. .. D. À 10 coodilioo que le... c'est-à-d ire bien avant que: la rébellion Ile commence.. .. Il $OUligr'lfl qu'oucur'lfl lOIution mi litoire ne viendra à bout de la rébellion et que 1'. 9I1Fonls de l'Algérie.. vuvr encOfe croire à une I<Il!tIion qui ne l<Iit po s UM rupture. ......uIM économiques Ou politiq .. .. t'E"prtus est quolidien...e a lgérien eM inlim..otio'u 00Iioooli5Ie •.. trovers cie... écril~ l.ituolion élec:tOfole ~ (l'Express du 18 lévrier 1956) ...... .. lomiq"" moi ....il)f1(e relÎ9 ÎwSIl. pourrait olor.. . Molgré cela... La population csl passée presque e ntiè rement au maqui s.....l". que la Fronce c accepte de permertre è l'Algérie de œve<1 i.. So ixante-c inq maisons ont été incend iées..... Un miroge : la soIu~ OlI économique (l'Expre ...... . doute ou •• i l' "" de........ lot.. Franço is d'Algérie c S!l sentent wflil<llflment Algérien! pour ne pos s'exclure por une opposition aveug le de 10 comm unouté algilfienne en cOn!lrvelion ~ ....... Un nationalisme non plu.. du 17 1év!-ier 195 6) .......lmone oux o~i.. 10 . 019. i... Il est I<In.. Il Foudroir.. LG Fronce peut-<!IIe SClU __ t Algérie ? LG Ier1tolion d'une solution milira ire WExpress du 15 févri8f 1956)...dM d.......... 01gerienll8 ~.. . les MIJW!mon...."-ien....... L.--:----. détoeher..138 ALüéRŒ... • Algérien depuis touioun ... de la solution milito ire !t'Expreu du 16 févfief 1956).... émetger........... 14 1 144 147 151 . n é té abattu par les terroristes... Jean Doniel........Som m " i r ~ ... menl 1i6 ô l'éveil de 10 cons. la do!:~. 2011 :-:------.. Il met en évi~rn:" l'ampleur de l'inwrrecrion et le ro~ liern ent de j' opinioo ml.. .. me. ...... char\Ce.....

il'lue à ptl!<1d.. ... organisée v c . auparavant. preparer une « situation électorale .. Le prestige et l'ascendant que possèdent...» du 22 févr'er 19561 . ........ _. pour incarner politiqucmclll ceUe personnalité algérienne .. ALGÉR!E.. ...lc. Mais le gouvernement constate qu ' il lui faut. "..... doot l'orig inalité est proclamée. dill()(ce [L'Expre.' ..... Dans un pays où sévissent les violentes pressions des extrémismes......... la préparation des élections L'oojedif le plus immédiat est donc de préparer les élcction.. )a forme dans laquelle s'e xprimcm celle singularité ne sera pas l'objet d'u ne mesure unilatéralement QC(roy~ : elle sem négociée... . d'autre pan... Rien dans les déclarations rtcentes de M........... Il abordé le pmbltmc a lgérie n 11 l' aide de deux idées nouvelles e( qui constituent Un<! rupture révolutionnaire avec Je passé: il Il décidé... . Certain~ objectent qu'à force de proclamer que l'Algérie restera .. plisid~ par M..... aux yeux des masses musulmanes.... les rebelles ct. ... .... de reconnaître la pcl'!ionna li!é a lgérienne ct il Il prtvu... ....~. une négociation avec de~ interlocuteurs fournis par une consu ltation électo.ndeuf (l'E>:preJJ du 2 1 Mwi"r 1956) ... .. ~ '" "' 155 160 L'impo"ibl.. raIe offmm toute s les garanties de si ncérité e t de libe rté.. " . Guy Mollet ne permet à quiconque de prétendre que le gouve rnement actuel eSI revenu sur œs deux idées. Guy Mollet.e : Je natiollalisme [l'Expien du 20 fiwr'er 1956) ... La conTTadiCi ion apparente n'est ici qu'une question de termioologie....... le gouvemement préjuge de l' issue des négociations qu'il précon ise lui -même.... fra nçaise "... en pre mier lieu. de reSler français .sion Un .... .... ... la di!sillu. 11 est important de sou ligner le caractère novaleu r de: ce choix po litique: la singularité de la communauté franco-musu lmane d'Algérie est officiellement admise . r 164 La France peut-eUe sauver l'Algérie? La tentation d'une solution militaire Par Jeon Daniel le go uvernement de Front républkain.. il faut bien recommître que la liberté des élections est peu assurée.. . font peser s ur une consultatioo é1cctorJ. les garanti es que paraissent offrir aux Européens les ex trémistes françai s... Mais il y a plusieurs façons pourull pays.. __ le mythe d& le 9"...

le rétobliuement de l'ordre Le rétablissement de l'ordre rfpublicain comprend. parallèlement .. sinon l'ordre rtpubticain serait ill usoire. elle engagerait I" avenir de te gouvernement. Une &Ctioo mi litaire vigoureuse. rétablir la c4. On peut comprendre. présemfe par certains conseillers. par dc~ moyens e)(eJu_~ i\'c­ ment mi l itai re~.. adaptée aUlI mtthodes de I"en.cs rkentes d6. r •"> a . Les « troÎs mois» Le goU\'Cme nlCTlt de Front républ icai n est devant t elle tc nllltion .:larations semblen! rhéler une volonté de " juguler la libellion. dél.i~ ~ 11 appliquer UDe: pofitique de réfornlts profondes ct qui yoienl se dre. Reste le problème de l'insurrection musulmane. de spettaculaires mesures &:onomiques prises en faveu r t. Ja dhill ~sion aujourd' hui.phrase qui visc manifcsteme nt les désordfe!ll europtens .\( bicn entendu que M. Jacque' Soustelle y a cédé dans des Circunslances "lui OUI fait son drame. nem i el. Si elle était adoptée.r 1956 '''' Tout le mal viendrait de ce que la France ayant laisS!! croire qu 'elle abandonnait l' Algé rie.11lC d' Alg6rie. une poignée d'ag itateurs extrémistes qui fon lill politique du pire . Il e.~sc r devant dies le ~anglant barrage de l'insurrection ..~ terrorisc r par les n:bel1es. est séduisante. Comme le gouverne ment e. . de la division de~ maqu is et de ce que lïnune n~ majorité de 1" Algérie musulmane n'est pas « oontaminée . une série di: mesures admini$U'8IÎ\'es dom on ne sail encore si le gouvernement est déddl! il les prendre. Robert Lacoste devrn mettre hors d 'étlll de nuire ceux que M . nocamment.~t anÎ~ des intentions i odiscuUlbl e~ que nou~ avon s définies au débu t. en premier lieu. ordre rfpublK:ai n .Ies Musulmans indigcOIs pourraient..n nombre de oon~iI1ers l"i nvÎtem li y sul"COmber. CeUe !entation est rorte. Guy MoUel Il dénoncés comme. une pc'rs~ti"e de bonllC volonté.el 11 la di sparition du terrorisme CI de J'insurrection des musullluUlS.. POOl don1 L' fJ<pl'eIl du 15 fiMi.. mai~ aussi celui de la oommunaUl6 franro-mu5ulm. Elle (ai! açtuel kment 50n chemin.. Il parai! ma l comprendre que l'insurrection puisse persister et ccnaines de .l OOmlal consiste en ClOS mesures qui aboutiraiem au rétablissement de l'. Il faul en uaminer les chances . en trois mois. M.'" ALGÉRIE . O'autant plus rone qg'ellc s'in'ICrit dan. Cette lhèse. au moi n~ pendant quelques ~m. Un ccna. l'i rritation de personnalités libérales.a ines... Le gouvernement juge donc que ii-ll meilleure pripanllion à un t limp! électorn. On fait état.mfiaroce. les Musul maM se semient lais. une menace pr6::ise : une Assembl6e émanant de telles ék:ctions ne conduirait qu 'II creuser CDCCI'C tlavantage le fos~ désormais tragique qui ~pare les deux commu naul~5 ettmiqUt:s algériennes.

TOtH ce que nous pouvons.ve et le pl us importanl de t.. '" Le préside nt UU Conseil n'a pu recevoir 1l Alge r aucun. adapter ces forces 1lla ~uéri lla . Il Y a deux se maines encore .~mment pullliée par toute lu presse parisienne .Ju gouve rnement prtcédcnt. Ces moyens so n! d'ai ll eur!i employés depuis pl us d' un an el. e!tt que quinu moi~ de répre~~ion ont abooti il un « hec.~ françaises. qu ' à augmen ter leur rec ruteme nt ct leur armement. la terreur ToUl ceci.c moi s qui vie nnent de s·écouler. IlS.v. pu. On ne "it encore. t ' Algérie est 1l quatre heures de la métropole: le ravitaillement en armes et e n hommes pour les forces de ron!re nc pose donc pas de problème. Musu l m~ reprbentatif. puiser dans d' aulfCs déclarations offi cielles.~t 1 peu près celle-ç. Celle déclaration rend encore plus pricise la tenta lion de juguler la rébellion par de s moyens ex clusivemen t mili taires. c'est la di spari tion complète d 'une opi nion muslilUl HOC modérte ou même . (. cn tout cas. que les Algériens tiraient pan.. les rendait au contraire plus sténles. Cest la caractéristique des guerres nordafricaines. en Algérie . le fait le plus gn. I\.imum en Alg~ rie ct. On ~ vu que r abseIKe de batai lles rangées.mi. et même l'as...:'eM assurément peu. ~unoul. ce ne son! pas dc ~ critiques des objeçtifs milita ire s algériem . dispo~nt de vieuA fusils.les o~ra~ des force.. secrétaire d' Étal aux Forces armée!<. Ces rebelles ne !ie livrent jamai ~ • des batai11es rangées: il n'y a jamais d'engagemc:nlll qui pu i~~ nl rappeler lu combats. mais une volonté de réeJlaminer le~ méthodes employées pour Itleindre ces objectifs . Soustelle n'ait déjà tenté? . mah ne possMent ni canons ni avions.. Pas de problème logistique Que s'appritent donc 1l entreprendre les conseillcTll militaires qu i demandent " troi s moi s pou r e n finir avec la rébell io n algérienne.~iatiOl1 rel igieuse 00 ulémas se liOnt T1IlIiés la la çau~ des rebellu. malgrê ICIj succès locaux des méthodes dans l' Aurès du g~néral Parlange . a d~laré hier : "La ré bellion ne pel1>. On a vu que ~' i l y avai t quinze mille rebelles actifs. J'étaI-maJor fronçAIS e~primait ses cnti nte:s devant une Însu~üon génélllJe de: la Grande Kabylie et il 'j a un mois le préfet de Co nstantine déclantit que dans son département il y ava it 100 000 d issidents cn puisSHJlCC . : Il y 1\ quin7. d'être r •• •> .. de s 61 ..Iats.. il y ava it des centaines de mill iers de compHces. sans C~!IC: harcelés et qui voient mouri r devant eux leuTll compagnOll~. parfoL... on a bicn con ~ tat~ à quoi mena it I~ répre ss ioll .CS six demiel"!l moi ~. 1956 La France peut-elle sauver l'Algérie? Les chances de la salulion militaire Por Jean Daniel Aptès un jU~1e hommage à « l"armœ q ui vit durement el çomb:u en Algérie . cependant. que 1'011 est bicn contraint d'adopter. On ne peUl pas reprocher à des !IOll. Danger en Gronde Kabyfie l'ar ai lle:ul"!I. Enfin . . Une carte sai· sissante de~ o~ration s algérienocs. loin de faci liter . avec effiç acilé de la solidarité nord -africaine pour se servir des éléments tunisie ns et maroeain§.. les maqui~ n'ont ~uss. é ta it vrai aussi pendant les quin7.l. La répre~sion mè ne à opposer à la terreur des ~be lle~ la terreur des forces de ron1n:. Le fa it. ce SOfII cu. '! Que feraient-ils quc M . Ce fait est brutal mais « latant . mais la thèse e. On a bie n vu. Puunant les popu lations n'aspin:nt qu'à vivre çon venable- mcm dans la skurité ct la pail . Paru dons l '(.fs. . Peu li peu. indochinois.cprell du 16 !. tant que rOll n' aura pas arrêté une nouvelle politique .~ ion .51c que par la terreur et l'oppres. M ..squ on songe seulement aujourd'h ui... établ is~a it ml:me que les rebelles a vaient réuss i une efficace coordination entre tous les poinu SlT1Itégiques du tcrri ta in: algérien ail ils avaient in~tall é des postes.\. . les élus du groupe .c: mille rebe lles au m. sur une popu lation de 9 mill ions de musulmans. les partis du MTLD et de rUDMA.. souvent d e~plos. Max Lejeune..I 'u ne incontc5lable valeur hu maine _ . d'armes automallques. administrntive.

Sur cc point. doit être prise au ~rieull . la France est tenth de recouri r il dcs solutions fcooom iques et !IOCiak:> dans d'autres régioos algériennes.~ ~ssacre~ de Guelma. Il ne faut ni )urescimer les fon::~ de! rebelle s par dHaitisme.et c'est son honneur _ a mené cene répresSion dans III gêne. la population mu sulmane de J'Algérie a doublé . le napalm s'i mpose . neuf Musulmans pour un Françai ~. ct il faut voir poulljuoi. Ulle inrrastructure J. en 1945 . d ' babitan\S en Algérie.c il supérieur de la natalité) prévoi t pour 1980 une population mu~u lmane de 16 million.lQIIr le moment inexistante et dont la mi~ en place serait ext'eptÎoonellement o néreuse. L' Allléric acwclle est vÎctinJe de quatre raits princi paux : une démographie en prod igieux d~\'eloppement .colon ialiSlcs. Ccne tentation d'une ..~u!mans pour un enfant fnmçais .. qu'u ne seule chance d'cn finir altcc la rébelIioo algériennc par la so lution mili taire : ". si on emploie le ~ mêmes méthodc~ .llll nt les . ALGÉRIE.~ s'étonner non pllb que le village pa.d'ap~ les te ndanecs actuelles de la fécoodité ct dt: la mortalité des deux population~. Dix·huit naÎssances musulmanes pour une française 11 y a en Algérie. Et sunow. CcUe répre~sion n'a pas réuss i. un sol paniculièrenlCnt pau vre. pour protége r les populatioos musulmanes de la contagion de la rébellion en démontram qu 'il est possible d 'atténuer une effroyable misère.. ont rétabl i un ordre proltisoire. cn tU:finitiltc. L'armée française .l mois de poursuite: de la rtpressinn .rnIlll SIl(:n:~ (jui. En un quan de . les chal)(:C~ de Ip sniut ion mili taire n' auront gu~n:: augmenté. la solution écollomique du problème algérien Il ~té un ali bi pur el si mple du colon ial isme.~ i x enfants m u. et l'on y en~gi stre dix -huit Illissances musulmallCl. Aujourd'hui. solution économique . •> - o . Mai! 00 De peut pa. en effet. Il dl!sillusion eus~n!~ ju!lqu'l punir <k . un climat extrênJement im!gu lier. La France peut-eUe sauver l'Algérie? Un mirage: la solution économique Une solution : le napalm . Bien enteBdu. Le dernicr tranil de M .disle!I 0111 un point de vue ut! sain : il ne Wl uraÎ' y avoÎr ili Ieu~ yeux de rtPfel"5ion efficace que collective e t exemplaire.'cst en ~("OI. actuellement. Ma lS la Fr:mce recule devant cette v~rité. Il Caudrait d ire qu'cn Algérie. Il est COUTant qu ' ils dament Jetlr nostalg ie de. Mais aujourd'hu i un gouvernement li~ral paraît enfin décidé la s'attaquer altcc énergie a Ull ca uses de rune des situat ions éeollOmiques les pl us sm"cs de l' Eu rope mb:literranécnne. Fernand Boverat (ancien vice·président du Coor. Les expe As pré~()ient qu 'e u 1980 il naîtra en Alg~rie trente.jusqu' iI ~ o. Il n'y aurait. 011 a le devoir de montrer à l'opinion quel e~1 Je prik de la ripress ion.~ IlQUvcau.. les ooloni. ni les !Ious-nlimer pour justifier lroi. pour une naissance française.'" .simples 5U Spect5 pri~ dans un village où se rtfugicnt les coupables.~ iècle.~se eruuite complètement au maquis. Par Jean Daniel Conlminte il une r~~ss ion co lleetilte sa ns effct dans lelS ligions où liélt issent rînSU!l"e"'tÎan et le tcrmri~me .Iernièrcs années.

.RIE.j e mettre su r le eomple de la politique co loniali ste fronçaise.ç. Ils préfère nt prfter a vec intérêts il un État al gérien.. avant de trè. faire acceptcr par ses reswn issants les viciss itudes économiques q ue les Algériens ISOnt tc ntés aujourd ' hui. Le~ 8 mill io n5 de MU$ulmHns (qui COOl . d ·éviter que r ~ ne s'lIggnn-e . au COfltnli re . tel U • o . maÎS le très pelit nombre de ceux d'entre les nlllionaI j ~les algériens qui savt'nt que. la Fra nce ne serait pas.sail exactement 1 milliun de personnes .. l"égalité des droits c t des Ik voirs . en principe.. prennem 5 mill ions de pays. ou sociales au profit des mu sulmans al güiens.ant~ du fédfralisme. " > c . Poru dons l ' fIC". (TI y a e nviroo. e n ~urc de rapp liquer.ocnt qu ' un État algérien pouITl1 mieu). Toujours sc ion M . re lè ve" pou r IC$ trois quarts de l' ass istallCe écol'IQmique et SI'lCiale de la rm tmpole . au contraire. les mil ieux indu. à J" tlc:ure actue lle.'cs besoi ns <k'cuplaie m cn (0111: 1.e . le problème essen- taux privés. ils auront à y fQi re fllCc. économiques ne paraisscnl donc en mesure de eliu immédiateme nt ~-eUe . Il ~c non seu lement 1Cl! resplnsable~ IICtucl ~ de l"éronom ic algtrien" c.1I du 17 1ivrier 1956 Le problème: dtmographique es!. pour é le\·er au minimum adm iMi ib!e le niveau de vie de la masse algérienne .. Pcllcnc.tatait en même ICmps que . puisque les mesures qui $Onl arrêtées cOllCCmcnt d "i mport antes di stributions gratu iles de vivres aux plus &!:shéri lfs des Mu. Maspe tiol wngeail à des in \·estiSloCments de eapi- '" • Le mirage se d issipe Les pe rspectives kQnomiqUoC'S algériennes. e n dépit de n ' importe que ll e rtfonne . pr!ts 11 assumer. mai ~ aw. sont i11 uSC/ires. Et M. Ils VOnt Jusq u·à préconiser une mobi· liSltion des énergie ~ natiooales e t un rtgi me é'·enruel d 'auSlérité dans la mélropolc pour rtal i.o désjll u~ . Ni les moyens mi lila~ ni ICI> moyen. M. pour trouver ces 183 mjJI i ard~. Ils d i. aussi .~ ulmans. celles en \OuI cas qui pourraient ê lre envisag6es comme une solu tion immédiate el spt'Ç· taeul aire au problè me polit ique . situation é \e<:lora\e .tir li fonds peruus. la IIlét ropole devrait dépenser des sommes de l'orure de 400 milliards en ~riode de calme rie s dépenses milita ires s ·é levant actue llement A ISO milli ards pour l'Afrique du NOf'd).. non avec l'objectif de lu i faire audoche le niveau de la métropole.~poM: que d ' un revenu muye n inférie ur (j 'environ 20 % à edui de la métropole . Mê me ~ i les musulm ans d' Algé rie. pour des raisons poIiliques ou autres . Cene terre a!gérk nne . liOf1 t les . et subit emen t pri vés de leur passé natKmali stc. Ce nivelu de vie dé risoi re s'a baisse. plus d ' un million de chômcunl. plutôt que d "i nve:. ·ite que possible. tie l.ans) disposem d ' un re ven u moyen de 33 000 franc~ par pel"Sonne ct P'lr an .. bancaires Cf eapitaliSIeIJ de la mélTopole comme de J'A lgérie. riche comme 4. En tout cas . problèmes en rtal isant l"inlégration éwnomique el wciale de J'Algérie dans la métropole . très modeste.lphie.. !. !j. ib fuyaie nt . . grnnde comme 35 départcme nt~ frnnçrus.". besoins de J'époque où c ll e étai! doci~ ct. pe ndant le te mps mê me de la réalisation. du foil de l·expans iOfl démograptliq ue. en Algérie .(ludain pcl"Suadé s de la bon ne volonté frunçai". MlKe I l'cllc oc s ignale que la population frnnçaisc . q ui prtvoil un effo n financier ra isonnable pou r (!lever le niveau de vic dts Algérie ns ( 183 milliards cn 19(0 ). . tOUI le monde aujourd ' tlui le sail. se sont i nc li né~. Solution immédiole? Cen ains li béraux sont. quelle que soil la solution poli tique CI l'issue de leu r combat actuel..~ triels. Tous ce ~ ctliffres réduisent évidemment la ponée d ' un exce ll ent rapport et q ui joue uelUelJemelll un rôle délen n inant d:ms les ce rcle~ politique~ : il s·agit du rapport de la eommi5. dont il roru.. en Al g&."" ALGf.ne dj.'C cel ui. Guy Mollet a pris so in de le préci ser...'ler. pcuplé1! COlllllle 19 .~ pu i. J" Al géric .~s. 0 0 de l~ dtmugr.) De vant cene réa lité. Cela.jéfensc urs les pl u. chacune des réali sations s 'est t rou v~c Oépassée: c lle co rre spondait au. I·cspoir d· une 'IOlution écnflOrn ique immédiate de la crisc algériennc n· cst sé rieuscmCI1l e ntretenu par pel"Son ne . Ce Mlnt eux qui . O·ailleunl.~ion Mas petiol. t. Depuis le te mps relativement licent où la Pmnel: s'es! décidée à e ntreprendre de~ ré forme~ éeonomique. y L"Of\scntaient .~ longuc~ annœ s. Un niveau de vie dërisoire Le rapport au Conse il économ ique de M .

Qui pl us est. objectif dl!fillÎ par M. mais aussi et surtout paru qu 'elle •• • . la reoonna issance de la . Pour elle. L'histoire de l'Algérie: eS! jalonnée d "i ntentioM oon accomplies ct de promesses non te nues. aujourd' hui. que l'on e ntend mettre non pas .eil.r . Elles viennent de triompher aussi du général Catroux. ils se résume nt tous en un seul: }es ranis politiques. ct de Chataigneau. l 1 [ 1 . par la France. compler sur Ic choc p5)'chologiquc proculi par une déclarntion d' intentions '1 Ce serait négliger ~ I~ fois l' Histoire et les fails. Le s rfodaJjt~s al!.' 50 ALGl!Rm. Guy Mollel. aspirations nationalistes. Mais elle entend laisse r juges de la valeur de cene reconnaissance les chefs de l' insurrection.l. pe1liOnnalité algérienne " eSI 1WlS doute un illCUnt~able progrès. les élites musul mane~ ~ plaignent d'avoir ~t~ ~ l1ou t déçues par des gouvernements Iibé· rau~ . 4{ Personnalité » et « fo it national . de ce qu'i ls appellent c le fail national algérien . Quant MU~ rai~.'iC: de discussion fécor1de .. l uti liser les uns el les aulre. Ics moU\'eTncnts religie:u~ CI la quasi -tMalité de~ élus musul mans d'Algérie oot mis comme condition ~ loute di scussion la reconnaissance. peUHlfL détacher le:<i masses musulmanes algériennes des rebclle~? 1. en 1947.3 \ qui e~t l'objectif du president du Cons. En partie paree qu' elle les crain t . en 1936. dans ces conditions..li mo)'cns. quesliQn est I ~.ioo 1.• 1 ~ Po ur oIMen ir cene • ~ilual ion électorale... etc .. dbillu. une solution polilique .. Il faui alors se demander ~i la Fnlnce n'est pa.. Nous a~'ons vu aussi qu'oo ne saurait compleT SUT Uilt pon« immédiate des soJutiol1s 6:ooomiques. Faut-il. Cela pourrn.oériennes oot eu raison 00 Léon Blum.maj~ Il la consult. l f1.. Les MUSlilmans ne sont pas oublieux. de 1OO1e façon.il mfrne de"enir UTlC ba. Nous avOlb vu que la ripœssion mi lilaire aboutissait un souvent au l'tsul!nl contraire. Pourtant la ob:essité de protéger el d'assister les populations contnlinl. ne recule nt pas • La France peut-elle sauver l'Algérie? Comment obtenir 10 situation électorole ? Por Jean Daniel indéfiniment l'espoir d 'une vraie 1I0101ioo. toute l'opinion musulmane s'est ralliée aulT.~ en lrain de perdre de précieuses canes pour une éventuelle I14!gociatio n c:t si les pn!alablcs militaires et &ollOmiques.. Dans les quinze derniers mois.ation Elcçtorale..ortlcicltemenl adm j~ .

Au lieu que: . Il r~udrait lllTêtCl' notre dé<..:ision de n/5gocier ave<: le dt. qui eSI le fondemen t de l'anticolonia li sme. intal i5me et lk!'Caitisme. sans l'act ion des i nsu'l:~. comme par CAemple a /5t/5 menh. Non une démiuion mois une conquête Il faut rassurer les l' rançais d'Algérie.r compte de ces rbcltonS . devant lequel ils ne se sentent plus qu'cn élat d'autodHense. dans l'état de d~a· dcn ce polit ique où se trou ve. en tout CIlS.ulmanes que oolre bonne volonté ~ enfi n tradui te dans les faits . À la limite. 11 faudrait proclamer que r Alg~ rie.. Parler avec ces hom me:~ . mais sur l'esse ntiel misonnable. Elic voudrait qu 'on tienne rompit que cene in tégration Il ~é refusée .. pendant des années . il semble bicn maintenant que l'idée de détacher les MusulllWls de l'emprise des cher. C' e~t pou rqooi on peut comprendre leur méfi ance dans des néguciation~ doot ils craignent q u' elles puissent f tn: mcn~. il faudrait que les Français d'Algérie sachent . perdre l' honneur.le projet _ aujourd'hui ex plosi f . de montrer auJO masse~ mus.msiger. de sa volont/! de crier . en fi n. les craintes des Fronçois Quels sont les arguments cootre de tds Essentiellement . sur \l uels points la France est décidée il ne pas Ir. incendie ré<. l'i ns. ne saum. bref se cOlnponer en IraÎtrcs .os. de .ct en lic hes.t avoir de constitution que laïque el démocrat ique . Ains i. la gucm: d' Indochine : avec incolllpétellCe.orité de J'État dans la métropole .sir de j ustice.. ml i~ sans aucun C(lmplexe de culpabililé d e n /!Iiminant tous • • . c 'est le • rebe lle. Basé sur la justice: .a\'ec tous . c'es! un semimcnt qu'ils panagenl ave:c la grande majo' ri t~ des métropolitains. C'CSI à la com plici té de la population musulmane avec le~ rebelle~ qllC..urg/5 musulman.ablcs. Le gou~'ememenl doit ~\' idemmentle:n. coo~tituer. du monde arabe et 5UfUlU1 des mu5tilnW1~ d ' Algéne.d'amener ces mêmes chcr~ à compose r aveç des réalités qui sont avant tout les leurs cl li atténuer considérublemcnt leur proyiMlin: intransigeance. composte de minori t6. ctc. le • hors.vn. les ctlcfs militaires auribuent aujourd' hui leur impossibil i t~ ~ éli mi ner le lerTuri ~me. Au COIItraire. Les maqU IS actuels pourraien t b ien se panager entre n!aliste:s el dlmagogues . L'opiniQn musulmane se dit au~i q u' une personnalité algmcnne qu i ne s'exprimcr. ces faits sont peul-ètre irritan ts.li t ~iUI ~ dou te un pari fkQnd. 1956 1" Pour la majlxité d'entre euJO. en cas d'~1lec des poorprulcrs.l d roit des peuples à d is. c ' est-à-dire de tra vailler pour les eJltrtmÎstcs. qu ' ils unt l'im press io n que. nlais il Il aussi le de\'oir _ saM doule ingrat . Soustelle nppelait «]'imégralion .nce. c'eSI pour eux lnIiter avec l'enTICm Î. Mai s aucune bonne volonté ne justifie qu'Of! les igllO~ . poutpal'Iers ? PON donl I. le barbare.parce quï" pensen' que les rebelles attaquent la France . de s 'entendre avec les insurgé!':..tit que WIl'i Je cadre: de la République française reviendrai t cl\lIctcment li ce que M. C'est. poser d 'e ux-mêmes. la n:cunnaissance de la pe~nnal iu!: algérienne nc fûl pas survenue. Tou.. droil~ les moins coolest. non s ur le détail passionnel (. l'autorité des chefs !it:rait battue: e:n bftchc:.de les juger scion ulle optique: nationale. qui a troubl/5 une: Algérie sereine . paree qu'i ls n'Olll pas l'h abit ude: de c~de r à la force . et de I"impoSliibilité. 00 risque simplement de perdre: encore du temps. notre recOUf!> contraint à la foree: pourroit se faire alors avec la complki.la-loi. Il y a auss i. la Fl1I. Guy Mollet. Réolistes et démagogues En l'talité.une eornmunaulC! juste et libn:. ils devraien t gvoir que Ic fa nlCU.:oltc:ll et ~oles. sclun M. Il s cm ient à la d isparition de J'au. cl peu t-ftrc su nout. • ALGÉRlE. pour ce fM. la Fnulce aurait alors administn! r~latiUlle preuve auJO yeuJO de l'ONU.u du 18 r. Ie ~ul moyen ilTUl'l&lial de lenter un arrêt de l' effusion de UlIS. l'hostilité des Français d ' Alg/5rie.' bp. lu pourparlers ne pourraicnt ~ faire qU ' lu d~t riment de leun.' in surrection soit i la fuis illusoire ct aventureuse. la Fretlc e le reconnaît au tant à la communauté fmnça isc: quï la com · mu nauté musul mane .). Si des négociations élaienl plOpO!lles./! d'une grande panie des Musulman s eUJO-mêmes. t>C lon eu~. la désillusion COI1ii&re que.et qu 'oo leur dise aVe(: vigueur ct fermet~ quc:lles e n sont les limi tes. 1ic ns indissol ubles". lue: femmes et enfants.

la 1k!"lIus. BoyerRan r. elles auraient abouti.. les cl\(.d'en appeler à J'ONU COCl !rc les décisions de Paris . La rJég()l. mais ave ugle ..fs de l'i.tout comme les nationalistes nord-afrkains . J' ignorance des Français cS( dramatiqll!. une « rlfmis. On pe ut rêver à ce qu'en! pu être l'Algérie sans la loi musulmane. arabes ou arabisés. a ulle définition. comme le Canada. d'une famille de petilS fermiers français vient encore ajouter à J'horreur que s. Si pourtant le terme de "' politique . Cette volonté de sécession n'a pas été étrdngtre. c'est bien de se 06gager de t'univers com préhensib le . c'es t bien de faire preuve d'uTIC capacité à dominer les fai ts et 11 prb'Oir. à bien des Français d'Algérie.'. Il n'y a pas si longteml" que M. Sur ce fait.ré du problème algérien viem sunout de ce que les Algérien s som musulmans et. près d 'A lger. on le sait.e. En Afrique du Nord. II est très possible q u' alors les popu lations autochtone~ se seraient unies aux popu lations européennes arriv&$ depuis 1830 el que. Ils sonl musulmons La cornple~ .usciu~ toute l'histoire de la viole nce en Afrique du Nord.. Le ré<.slon _. du fait de la smgu lari té ùu peuple qu'elles auraien! IOUles formé e nsemble. menaçai t . à une '!épanllion d'avee la métropole.:enl massacre. aujourrl'hui priside nl de l'organisme d'autodéfe nse « Vigilaf.olence.'" ALGÉRIE. La France peut-elle sauver l'Algérie? Un risque à prendre : le nationalisme Por Jean Doniel La seule éventualité d 'une conversation officielle ou officieuse avc._~urrecl ion algérienne apparaît aujourd'hui comme une ill!. de toule manière plus despotiq ues.. mais une cOIlquSle commune.-. en grande majorité. •> o . la France se trouve devant J'une des mani fe~tations de ce Qu 'on appelle le/ait islamiql/e... comme le craignent les Fra nça is d' Alg~rie. de l' aulodUe nse .ion 135 les risques de voir notre tutelle s'effacer devant d 'autres.:Îation ne saurai t ~Ire alOI1j.

.. Au Maroc. pour les J\·larucaills. fai"i..tout comme le co lonel Na. phases de régression politique et socia le dont est constituê le nationalisme:. a Icnu Ull collgres dolll les mOliolls figuren t parmi les plus démocratiques.! d'être davantage qu'une rel igion : une forme de pensée. les commi!\.l'abandon par le su ltan de droits P'J litiqucs que.tule réalite: psyc hologique mo/ricf'. pour tous les pays arabes . s. la ~. Lorsque. Ilui a été une religion communautai re. d'emprunter la voie rétrogmdc des guelTCs de religions. tandis que la défin ition même de l'islam er. Bien plus: l'islam eSI alors réduit aux dimensions d'une confessiOii re ligieuse dans ces pays. Lorsqu'en pl us il s'agit d'une re ligion romme l'islam. au moment où l'assi milmion était e ncore poss ible. ulliair frallfai. comme un frein qui emp('Che l'évolution politique c t retarde l'épanou issement économique. Le f:lil islamique est aussi détcnninaot que resl en Algérie le fail démogrnphique. ont ~u'icité dans les muses de ces pays un tumulrueux réve il de la con!iC ience religieuse.. révolmionnai res ct laïques du ITII. Tous les musulmans et Français. la guerre ~ail1fe : C'ebt un véritable retour aux croisades.~.~ires P'Jlitique~ des maqui s algériens On! à faire du reçnllement d:lIls des villages scept iques. trou~e un refuge dans les csloentie lle~ comprjcit~s qu'elle li a vec le monde islamique el arabe. qui sont con!raintes de fa ire appel à une re ligion _ à laquelle elles ne croient. presque toujours. d'avoir à attendre qu'un peuple passe par des voies qui lu i paraissent péri~s.ans aucun doUle. en Égypte. etc. un comporlemem quotidien.mde musulman. du 20 février 1956 \~7 ib emploient le langage qu i conviem à leurs audi toires: celui de la guerre sainte. 9U con tact des réal ité~ politiques et de la nécessité de s' adapter il. de œ que pouv ai t signifier. Retour à la France C'e~t au nom de la guerre sainte que cct homme d'État occiùen- ta l qu'cst H~bib Bourguiba a réveillé la nation tunisienn. (On Ile s'est peutêtre pas rendu asse. On comprend la triste~ des Français démocrates d' avoir à céder devant çe retour en arri~re. a liquidé l'opposition religieuse du ~ieux Destour et de 13 Grande MO!.()­ ciation des Frères musulmans. cela e~t particulièrement vrai. souvent.: compte.pour réveiller de leur torpe ur des maMies apolitiques. Mais qu'avons-nous vu en Tunisie CI au Maroc? Le Néo-Destour. une morale.J56 ALGÉRIE.. tenir compte du fait is lamiq ue. Dans les pays coloniS<:s. un monde en marçhe. et lI'une immense importance.) Ai n~i la FrJnee voit son innucnee réelle s'ép:mouir dès <IUt cesse son despotisme colonial: Marocains et Tuni ~iens se sont empressés d 'imiter les institutions françaises dh qu'Us ont été livrés 11 euxmêmes.. d'éviter au peuple algérien w. En Algérie.e .. Il y li au~~ i .aJlt de tou s lcs domaines où s'étendai t son ionueoce des proviroces d'une même ffdératioo musulmane.itl~sion Mais le fossé qui S<:parc les communautés européerlllc ct musulmalle fail 'lue la mi~ilé curopj!enne VCUI s ' appuyer sur la France pour auénuer son c aracti"re de minorité ct que la maj ori té mus ulmane. en Fnmce..l'aspiration à l'indépemlaoce passe par un fanati sme religieux qui nourrit un nationalisme ch auvin..scr.~me xénophobe. et en tOtH cas antieurupéen. el avan t Iout. Mais enfin. Mais pour assure r sa pérennil~ . déçue par la France. c'est la religion. d~s so n 311lonornie imerrn: acquise.<. en évei llant tes élites à un nntional i. ont tini par se heurter 11 ces problèmes. igllQranl les national ités. la !. que le nlltional isme y corrige la re ligion: celle-ci apparait.". dès que l 'ind~­ pelldance de l'Empire cMtilien a été reCOllnue par la FrDII\. qui avaient rêve: . il faut d 'abord. Itinsi que la France en Afrique du Nord. C'ebt ~11 IlQlll de la guerre sainte que les leaders de l'htiqlaJ ont appelé les Marocains à la lutte contre I ~ France. l'Angleterre au Moyen-Qrient. aujourd· hui. l'Istiqlal. Paru dons L' E.". C '. suscité çhez les Algériens un éveil " " .quée . à 10US les chefs d 'États musulmans. il détient du Prophète lui-même. a liquidé la puissante a. selon la trJd ition i~lamique.\". pre~ue pl us . la France a en Algérie. l'indépendance risque... Les e:lites de ces pays le savent hicn. Nationalisme et réhabilitation C'est une loi. La religion. réalité motrice Dans le~ pays sous-dévdoppé~. par la seule conquête. un dmit.

'"

ALG ÉRIE. la désiU usio~

de la \:onsc ience religieuse qui e~[ devenue leur princi pale force
politiq ue .
Dans leu r nationalis me renai ssant. les Algériens nc sc préoccupent plus que de l'humiliation qui a t:t~ infligée il leur re ligion. Ils
ne se soucient guère de leu r plus grave pmbl<'!me qui est . encore
une rois. démographique et économiq ue. Ils veulent une réhabilitation el, pour l' obten ir. clIplosenl dan.~ les fonne s brutales du
terrori sme.

Qu'elle soit d'abord olgérienne
La cooclusion pénible, mais inél uctable , est 'l ue l'Algérie o'évo luera vers les formes françai ses de la civ ilisation que pour autant
q u'clic cessera d'êlre française, Si l'on s'obstine dan s le slogan
"L'Algérie, c'e>'t ta France JO, l'Algérie dcviendrn arabe, et e~clu ­
siveme nt arabe.
L'Algérie ne peut devenir fran~aiJ>C, au sen~ profond du terme c'est-à-dire sauvegardan t un certain nombre de valeurs françaises
- que si on lui permet d'abord de devenir algérienne. En imposant
aux ,\lgéricns une autre nationa lité, on les pou.~se à un fanatisme
rétrograde, et 11. base essentie llement relig ie use; en leur permenant
d 'affirmer (et cela peul se faire dans un large cadre françai s) leur
pcrwnnalité, officiellcment reconnue, 00 leur racilitenlit une t'!volution vers la limitation de J' islam, ~'el'S l'Occident et - puisque c'est
la Frnnce qui e n Algérie a été le p u i.~!1.Ilot .... éhicule de l'Occident _
vers la France.
Or com ment l 'Algérie pourrait-clle être «algt'! ricnne JO ? Mais,
naturellemen t, grace aux França i.~ d'A lgérie. J'a i ~ !é surpris d 'entendre, dans un meeting parisien organ isé par des intelloctuels, un
nationali ste ~ messaliste,. fonder la nationa lité algt'!rienne .~ ur l'unité
de race, de langue et de religion.
Car l'unité de race en Algéri e, pl us encore qu'ai lleurs, e>'t un
mythe.
Fonde r, d'autre pan, une nationalité sur une reliKùm et une lan·
gue q ui sont communs à plus d'une centaine de millions d ' illdivid us
dans le monde paraît rc.~S(>rtir li une piètre argurnentalion. Non, précisément. ce qui fait de l' Algérie une terre o riginalc - ct q ui devien,
dra sans doute une natio n -, cc sont les mosalque.~ d 'éléme nt s d ivers

Pa""

d(ln~

L'bpnt.. du 20 19..... ier 1956

' 59

fondus su r un méme sol. (condamnb à vil'/"l' el à mourir ~n.'t!mhle).
selon l' e~pression d ' Albert Camus.

>
L

Négocier politiquement
Tout cela est loin d'être simple. Cest un grand ri sque : les événements actuels nous en admin istre nt la preuve. Mai s c'est le seul
recou rs que nous ayons. Ou bien lutter ~ avec la grandeur et la
vani té du désespoir - contre l' histo ire en m~he, ou bien $'inscrire
dans son cours pour en corri ger, en notre favcur, les c!fets,
Il y a aujourd 'hui. panam du Caire, un incontestable mouvement
arabe corme la France e n Afrique du Nord, La coordination des activités des rebellcs tun isiens , a lgériens, marocai ns est affirmée 11. la
fois dans les intentions et dan s les faits,
Remarquo ns 'lue, paoni ceux 'lui luttent actuellement contre
le Cai re, il y a Hab ib Bourgui ba et le suttan du Maroc, Sans l'au,
!Qnomie interne de la Tunisie , e t lïndt'!penda.nee maroca irx:, l' insur_
rection algérienne se nourrirait aujourd'hui de la rébellio n de deux
peuple s entiers, C'est ce dont a,'aienl rêvé d'a illeurs le s insurgés
al gériens q ui n'hésitent pas 11. cOfl ~idére r le Néo, Destour el t' Isti(jlal
comme des ., tnûtre~ 11. l'i~ l am .. ,
C'est en nt'!gociant politiqueme nt que nous avons adminislIé
un coup mortel 11. lïn fl uence du Cai re , Aujourd'hui, à cause de
l'Algérie, des désordres, plus sérieux encore, peuvent re naître en
TlIni ~ie e t au Maroc, et redonner à la conjuration du Caire tOlile sa
force ,

V

o

Paru 00'" 1'lJcpNn du 2 1 ~ 1956

'60

comme d'au tres s'attachent il JellT!i

La France peut-eUe sauver l'Algérie?
Le mythe de la grandeur
Par Jeon Demie!
é"Oljocr pour l'Algérie la po5sib ililé d'êlre. d'abord , algé riennc ,
c'a" provoquer l'ind ignation de \.'(:u.\ qui ne savent pas 011 qui ne
vt.'Ulenl pas 5oIIvo ir que l'Algérie n' est pas française. Un anide de
constÎtutÎOn n' a jamais lriompb~ du fail le plus év iden t. à savoir
que, comme le di t M. Guy Mollet , les neuf million s de rnusulmaru
en A lg~ ric Ont Ie ~ nli!mcs devoirs que les Français, mai s n'ont pas
les marnes droi L~.
Mais c'est auss i su~itcr un d&:hiremenl vf ritablc chu lOtIS les
Français qui admeuaient bicn. au fond de leur cœur. que l' Algérie
n'éllit p___~ encore 1. Fn.nce mais qui espéraient qu 'elle pourrait un
jour le devenir. Il s' agit de tous ceux qui om IrèS sincère ment désirt
['assimilaliOfl d'abold.l'imégrntion ensuite .
Ces demiel'1 se d isaient qllC , d:ms l'histoire de l' Algé rie, il e~t
aussi injuste de faire table rase de cc qui a prêcéd6 1830 que de
ce qui r a suivi, Ils cstimaient que les m~acres de la conquête
anbe en Bc~rje valaicnt bien cellA de la conquéte françai!ie, 11$ !;I.:
d iliilÎent _ CI se di sent cncore - qu 'offrir il un peuple en proie il des
problèmes ko nomique ~ qua~i Înwlubles les gigantesques cfforts Oc
la métropole n'6tait pas nécessai rement une man i fe~tati on de 0010 '
nialisme,
Ils espt!raient enfi n que les e:u' mples lamenlllblCll rou mis par cer·
Iains pays arabe!' pourraie nt incitcr les élites mu~ulmancs il cboisir
librement la France, Ces sentiments, ils les panagcaient d'aillcuf1l, 11
une époque, avec la majorit6 des Musulmans,

1

pri vi l~8es

o.,

: avec irr6alisllIe et

d6se.~poi r,

Ce d6ch iremcnl attein t des dimension ~ ellCOft: p l u~ d ramatiqUiC!\
km;qu"i l ~'y ajOllle une nostalgie de la grandeu r ~ , M . Habi b
Buul);uiba, dans un réœnt discours 1111 pn=ssc étrangère, dont cer,
tai ns pa.';MIi,'CS pourraient venir \Out druit des Mémoires du général
de Gaulle. a déclaré : • Le~ Français J1Ç Ij()nt pas un peuple colo-niali ste mais ils ont le sens de la gr~nOcur, el c'est ce sentiment
que les colon ialisles exploite nt pour \cur filin: perdre tout sens oc"!>
réalités. ,. On ne peUl résumer plus noblement le d nune ilClud de la
France.
Cc drame se fait soudai n plus aigu, il se cristallise complètement
11 propo~ d' une Al gé rie dont nous a~'on s appris su r les bancs de
rkole qu 'clic 611it OOIl~t ituée de., trois dépar1ements français,. .
Ap~ nndochinc.le.~ comp40irs de 1"1001:, la Tu nisie el le Maroc.
voici que la France eS! Ittaqll& dans Sd propres prolOl1gemcnl~,
da n.~ sa propre chair. L'écolie r français n'aura ptU5, sur ~ carte
planétaire , touteS ces petlles tac hes rouges q ui marquaient le Yaste
empire des possessions frnnçai ses. La vie ille lég.:nde des co lon iaull
bmuudeurs et de:; mi s:;ionnain:s \léroYque~ s'effondre d' un $Cul cou p.
La Frnnce ne 5e tlé li yre que: contrainte CI dans la dou leur d' un
complue colonial qui a ~té celui de IOUl e~ ICII puissances e1.l1"Qpecnnes A une époque où mfme les manisles l'OCOIIna lssent que la
colo nisation a eu son aspect pos itif et sa justification éronomique.
La France n' est pas seule dans le cas. Lorsque la re ine d' Angle·
term a été oblig~ d'abandonner son litre d'impératrice des Indes,
toute une mythologie S'esl ~Iei nte dont la disparition a aneint au
vi f chaque ci toyen anglais, Le maréchal Mountballen, qui avait é té
ehargé de l' ingrate miuion d'acc«der leur Indépendance A l'Inde et
au Pakistan ne fut pa.~ reçu, pendant deux IJIn~s, à la Cou r d' Angleterre .

l'exploitatiOfl du sens de la grondeur

Un sentiment d'iniustice

Aujouro'lIui il e51 bien comprt'hensible q u"ils acceptent mal
que cc qu i était possible. il y II. qu in/.c: ans, ne le $OÏl pl us, Il leur
est diffi cile de se r6signer 11 ce qu'u n si grand avenir, une si belle
occa.~ion. aient ét6 perdus pour la Frunce. Ils s'attac hen t il ce rhe

Le prubl~me est oomplètemcnt différent pour Ics rapports de la
France BYCC J' Algérie. Mais l' Algérie oom:cntœ aujouro' hui tous
les oomplexes refoulés qu'ont susc ités tou r 11 tour l' autonomie nou,
velle de cbocune des ~ nt"Îenncs pos.:;.essions f"mçaises. Il y 3 en pl us

,.
,

o

'"

Paru dons L'fJepntu du 2 1 levrit!r 1956

ALGâtn:.. la dkiUusioo

chez les Français. en ce qui concerne ], Alg~rje. le scUlÎment aigu
qu 'ils sont victimes d'une injustice. Les leçons d'anticolonialisme
leur viennent soil des Russes qu i 001 asserv i des « l1!publiques,.
mLl.~ulmar~. ~ I des Américains q ui 001 utenn i n~ les popu lations
autoc htones. soit dc.~ pay~ du Moyen-Orient, dom la .. civilisation ,.
est lU moin~ discutable. Sur ce terrain psychologique privj~git , les
colonialistes onl beau jeu de seme r leurs idées folles et de fournir
leurs cynique! al ibis.

le chimères et les espoirs
À l'heure .clUelle, el en France, celle propagande peUl avoir le§
effets les plus graves. La chi mtrique no5talgie d'une gmndeur colo-niale que la conjugaison de n:volution des pe uples et des erreurs
des puissantes euro~n nes a rendue 11 jamais p!rimtt peUl mener,
prochainemenl, aux pires dt faitismes, aux plus lâches abandons.
Pour refuser de voir les rtaJi t~s, nous allons en être victimes. AlotS
qu' il y a aujourd'hui eneO«'! - et probablement pour peu de tempsde grandes idœs 11 réali5Cr, une exaltame my~tique fédérale 11 donner
aux peu ple~ de France ct de l'outre- mcr.
Le sottisie r du colonialiste moyen coo. ic n. cet ax iome que. sans
Ic.~ colonies, la France. serait une E.~pagllC • . Elle va le devenir. au
contraire. si l'imagination ct I·au.orité de nos gouvcllIlInts nc prot Urenl pilS 11 noU"C pay~ ceUe grande idée de libre as.socilt ion. ce
Commonwealth français qui dl.l il remplacer ridée de ~ion el
]'ltIlcÎCn empire.
EUe va devenir une E.$pagne ~ i , en A lg~rie, on s'obl;!inc dan s
le pari perdu de Iïnl~gr.lIion ; si on laisse la rébe llion algérienne
contaminer la Thnisie et le Maroc. Aujl.lurd' hui, nos canes sont
immenses : le gigantesque effor1 éœnomique, auque l 00 eonvie la
m~lrOpole, de quel poids d~tenninant ~serait-il dans des œgocialions !
À la stnlttgic de M. Sou.o;td lc qui projetait un ..~e • Dunkerque Tamanrasset. pour s'opposer" l'lUe .. Le Caire-Madrid ". on pourrait encore: aujl.lurd' hui sub.~ i tucr une strat~gic pacifique qu i nous
donnenit sur les deux axes des garan ties autre ment strieuses.
Les admirables qualités des ingénieurs. oonstruC1cun et techn iciens françai~ d'Algérie se rviraient alors une communauté qui ne

lM

r
lierait pas !lIa merci des caprices insurrectionnels. En fait. la Fmnce
sc trouvera it alors beaucoup plus prh de l'audace et de: l'in venlion des premicTli ..:01005. Il y avait ChCl les grand~ pacificateurs

,c

une ~e d'lllUIgi nation hfroïque qui leur faisait IrQUvcr 1. méthode
la plu~ adapIk Il leur époque. Aujourd'hui. Lyautey lnIilerait .,'a:

o

une comm unauté algérienne libre el lui propo5CraÎ\ de rester dans
le cadre français en échange d'un giganlesque effon économique

au &ahanl.

","

>

.

,

Paru Oon, l ' f ;rqwe.. du 'l2 ,*",ier 19.56

La France peut-elle sauver l'Algérie?

L'impossible divorce
Por Jean Doniel

'"'

en 1870. et par dt!cret, d·a.~~i mÎler cene commu nauté li la cummLl·
naulé française. Celle .u~im ilaliOfl a ~L1 S5i. C'est-à-dire que depu is
1810 no ... s avons vécu - comme d 'ameurs un certain nombre de
MUSLI l man ~

_ en FDnça is d' Al gérie d'origine berbo!:re.

Toute noIre nffcctivité est algùicn ne: IOUle notre fonnatioo ct
tout notre idl!II.1 wnl français. Lc ~ pre miers, nous avons ~al i~ une
syntbêse vivlmle: el acti.'c entre l'hérédité berbhe el la civilisanon
fl'llnçaise. Noos n'avons jam~ is eu q u' il nous fé lic iter de l'assimila-

Non seulement la Fr,mce peut sauver l' Algtrie , mais elle peUl
uonner, elle eSI !;eulc 11. pouvoi r donner un sens 11. une rtvo lutÎOn
al gérien ne qui a pu ist cla ns ta Rtvolol ion fronçaise SOfl principat
enseignement , Il dépend de la France que le peuple algérie n, une
fois sa dignité recouv~, trouve les chemins français du prog~s,
au lieu de ,' le penJrc pour cooquérir sa d ignité dans t' impasse du
fanatisme rel igieux ,
C'e.\t cette v(rité essentielle que j'ai essart de meUre e n relief
tout au long de cene enquête, parce qu'elle me semble ]'(lément
pri ncipal d'u ne sol ution dont le S«Tet laCtique C$t J' .. nAire des gou venumts, C'e.t cette v~ri t~ oontroignante que je me suis au tori~
11. anal yser, parce qu'clic me tooche, person ne llement , de très près,

le silence et la violence
Dans une sitU3lÎon insuLTI:Çtionnc lle qu i, en e ffet . ne conccmc
plus seulement les intélilS de telle ou telle nation ou de Ici individu,
mai i qui concerne. et de façon plicise, 1.. \')e même de millions de
personnes. ch acun 5'est demandé qUÇllc pouvait ltre la rtperc uSlS ion
de son Itmoignage , Il en est qui OI1t pris le part i de sc taire. Leur
silence e~t respectable. Dans l' univers de la vio lence. tout jugement
est aboli, IOUS ICI; efforts d 'é luc idat ion sont interpoités i\ la l u mi~re
d ' une pa.~_.ÎOn p:trt isane. De~ hommes meurent c haque jour sur un
territoire dtchirt et l'on peut comprend re le !IOUc i de ne rien faire
qui puisse contribuer, si peu que ce soit .• celle violence .

Berbère, Algérien fronçois
A ussi je me permct$ de donner une jusLification il mes a nal yses
en diSllnt quel est le témoin qui porte ce témuignage. Je sui s algérien depu is toujours , Je suis français depu is que la France: a décidé,

tion.
Cependant. au fur et

à lI'lC;iurc de l 'évolut ion de la com munauté

musulmane de laquelle nous a vions é té détachés - el à laq uelle on
n'accordait pas les m~mes droi ts que CCUl< dont nous avions bé nt-

ficié _,

ceTt~in ~

d'entre nous sc sont

scnti ~

dérad nés; d'aulres ont

insti ncti vement ~aJqut! leurs rt!lteus sur ceu~ des Franç:a.is d' A lg~­
rie d 'origine euro~nnc,
lor~ ue

survient un engagement

A ujourd'hu i, du ra it du foso;é qu i stpare les deux communautés
ethniques d ' Alij:é tie, Ot)US som mes daM le dilemme, c'est-A-d ire que
nous avons 11 choisi r en lre une nation A laque lle nous som mes complètement as~i m ilb et une com munauté riche de lOUt noue passt,
C'esl ce choLx que nous refusons. Autrement d it, nous sommes bien
pl acés pour juger, L
Wec objeclÎ\'ité . tJes IlIPports de la France el de
J'A lgérie, parce que nous teDOOs ~LlIcment , IIVec la même pa~~ion.
ll' une et ~ J'au tre el qu 'un d ivon.'C entre la France e t l'A lgt rie nous
écanê lerait.
Lol'llque survient un engage ment mil itaire ou une agres~ion I Crroristc dans tclle ville d u Constanti nois. de la Kabylie ou de l 'OranQis_
il ne s'agit pa~ pour nous d'une abslraction qui suscite un vague
humanitaris me . Nou~ 00\1$ jetOIiS sur les IIotive lles pour vérifier
sÎ l'événemellt Ile concerne pa.\ telle rtgion où OOLU avons no:;
proches. si panni les victi mes on ne va pa~ découvrir te l nom qUÎ
évoqueTlL un vi$lll,.'C con nu_ Pour nou.\ Il-bas, en bref, il s'ag.it d 'u ne
goern civile.
Nou s ne sommes pas lcs seu ls il connaît re: cel éc anèle ment. Je
le dis ~ ce ux qu i s 'cm ptcs>cnt de crier à la trah i~on lorsq ue des
tirailleurs algfriens que l' on fait comball re: contre le urs f~res

,6<>

ALGÉRIE , la désillusion

Paru donl L' E..p ..... du 22 fêvri .., 1956

désertent, comme avant-hier, ct passent dans les rangs dc~ rebelles.
Il est bien probable que ces tirailleurs savent ce qui les auend : la
sauvage misère du maquis. Il est probab le aussi qu'on n'a pu les
arracher à la discipline de J' al1l1te frallÇaise que par III promesse
d'une lulle pour l'islam el non pour un idéal démocratique. Encore
une fois, c'est la caractéristique de cette guerre que de fa ire rctourIle. les Ambes à la guerre sainte.
C'es t pourquoi Je litre de celle enquête est: « La Fnlllce peute lle sauver l'Algérie '/ ~ Je réponds oui. Elle peul la sauver et il
CSt d'une importance capitale que ce soi l la France, et aucune autre
nat ion qui la sauve. Il est d'une importance capitale que la France.
qu i li noorri par son enseigrte ment révolutionnaire le national isme
algérien. ne laisse pas ce dem ier s'alourd ir el se dévier par I~
in fl uences orientales. Enfin el Slirt out il est d'ullC importance capi.
tale qoe le~ Français d'AI!!érie o:c sentent suffisanunent Algériens
pour ne pas s'exc lure, par UIlC opposition aveuSh:, de la conununnutf algérienne en consll"\Jction.

de « rétablir la con fiance _, el tfmoigner de notre sincérité quand
oous proclamons l'fgaU lé des droits et des devoirs, il y a un certain
nombre de mesures spectaculaires à prendre,
L'u ne d'entre elle vicnt d'être pli vue par M . Lacoste. L' utilis.1tion
des crédits agricoles, qui était jusque-là confi.!:e aux chambres
d 'ag ricul tu re, se fcrait désonnais sous le contrOle direct de l'etat.
Les musulmans d'Algérie ont besoin de vfri fier que l' aurorilf du
gouvernement fn\ll~ais s'exerce auss i sur les féodali lés et les extrtmistcs européens.
Hier encore, les élus e uropéens confirmaient à M. Guy Mollet leur
violente huslilité au principe du collège é lec torat unique - principe
qui est pourtant l'inéluctable eon~uence d'une politique d'égalité. Si le gouvernement cédait sur ce po int, comment pourrai t-on
attendre des Musulmans un e~poir d ' assodation?
De toute façon, qoelle qoe soit la solution que trouveront ensemble
pour l' Algüie les Musul mans et les Français, les mesures de justice devrai ent être immédiates pour faire disparaître des inévilabJes
pourparlers la méfiance.

Politique d'abord
J'ai essayé en me contraignant à l'analyse des faits _ et non à
celle de mes désirs - de don\ler les éJéme ms dom <k vrait tenir
compte toute solution actuelle. Mon désir personnel aurai t ét~ que
J'i ntégration lius.~isse ct que le nai problème, ce lui de la condi tion
misfrable de millions de Musulm ans, soit enfin abordé,
La réalité, c'est que les Algériens ont été trop humiliés pour penser actuelleme nt à leur faim; c'est que la libellion dans de vastes
régions est populaire; c'est que la répres.~ion, très sou vent, renforce cette rébellion. C'e~t enfi n que pl us on tarde à dfc ider d ' une
solution politique, plus la future communauté algérie nne aum des
ch.1nces d'être arJbe au lieu d' être franco-musulmane.
Il faudra bien, t51 ou tard, le reconnaître .
Ella solution poli lique , pourquoi ne pas le reconnaître , ne consiste
pas en des élections dont c hacun admet r impossibililé. l.!lIe cons isfe
uniquement aujourd'hui en des pourparlers a~'ec les représentants
de~ différentes tendance~ de l'op inion musulmane. JI faut entreprendre ces pourparlel1i quelles que soient leu rs chances de liussi tc.
Mais pour les aider à ré uss ir, pui:.qu'il \le s'ag it aujourd'h ui que

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Jeon-Jocque.. 1.. .... ainsi que pusieurs edroits ..il liguroi t do n. au 26 avril 1957 l' (I nnee 1956 "....... .. .-... de • QU(H"' " ordinaire _. SOu. Se~ hr. le même titre_ Il pou i ~" de .....iber a été mob~ lili!. ..' 1957.... le nu méfo du 8 mari 1957 _. ..-... De retour 6 Pari •...eproduire ici l' intiogrolité de '''' récit Nous avons d... Un roppe/II parle (L'fxp'eudu 8 mou 1957). un roppel" pan.. " « Lieutenant en Algérie..... (1 éIé publiée .... publié en iuin 1957 oux éditions Julliard...t ulle de la • guerre totolo •... six moi. ..~.entait la ... <:... il foit le récit de ce..ur pl u... 173 . u du B mars au 26 avr il 1957] .." .. en mon et O'VI'i1 1957. ..... La :s.ur une demKlooz. . ..~.oisi de reprodu ir" le lexl<! q ui inlroduiw il et prli.ie'm numMo-...-... n'éloit évidammenTpm D....... Som m " "e .&r...uil9 un livre.. .... A9'rit..e.nler sous l'uniforme jU5q.....11& annéelà..... 170 &troils (!'Expr.. L. ... l'Express.... direchllK de l'Expreu...... 2011 -. Il va r. En juillet d . Il en !<!fa pa' la .._ _ _ Lieutatuiil . SOlI témoignoge poloi! don..... un rappelé parle » " Reto4Jr MI.oine de numéros.. L'Expt-eSJ du 8 mar....:... ·"n Fovri...~.

isolés. limites..170 P()nj don. le capitaine Antoine .il s'cn fa ut . me semble-t-il.tal lée a Dll en Yi l'OlL~ d' Alger pour fa ire parler \e5 Musulmans. Depuis que la fi n du débat à l'O NU a libéré k:~ témoins de la Ttgle de silence Qu'ils s·étaient imposée . Par quel bout commcncer notre histoire? En feuillctant la collection dc~ journaux de tous CCli mois de I"été. incoolestables. moi au ~. on pénl:tre 11 l'inlérieur de ce qui fait ootre pays: son armée . Par l'omcrvation de ce qui se déroule.~ . plir. un !)eU plus jeunes que nous . monsieur. ici. el que je vais !lire. On oe rem plllCe pa! l'intellîgence pal" la mart:he à pied. comme des centaines de milticn. C'est peu de chose. Il y a ainsi des aspea. de ma pan. El ce qui l'eSt pMi. NOlle vie quOlidienne l~. ..ître le viSllge offidd de la luerTe l'Algérie. Ces dê]X--:Ches qUOlidienne~. nos tAches qul. j'ai été mobilisé le 16 jui llet. d' autres son l encnre dans l'armée. le lIUldal Bour&s. lç capilaine Fournier. les choses normales.i appris à mieux cQnnlÎtrc et à eSlimer : ils fonl ce qu' ils croicnt bon ou possible. je sais. par Il Jmme une grande •• Ces choses louçhent plus encore l la France qua l' Algêrie. Un tel argument 0 ' 0 aucune valeur. au" pré<:aution~ nécessaire s pour ne pas être préci5l!ment ide nti fiés dans les épisodes qui les coroce menl perwnncl1emcnl. je n'avais d'Huln: devoir que de rem - '" partie de sa valeur. Un tel réc it a Oc:. quelques_ uns y font leur çarr~re : tous ont dmit . R elevé$ là-ba. Un jugement politique lie forme par n ntelligence d'une ~ ituatjoo. j"y habili! " m' ont toujours paO! trop vains et trop irrita nts pour que: je sois tenté d·lIdopler celte altilooc. j"y ilais . elle n 'c~1 pas fI()Il plus cene salle de 10000rn in:. le co lonel Barbe raI. Les oroleurs ou les «rivaiM qui ç he~hem 11 dominer leurs intcrlocuteurs par I" argumem • t/wi. 1957 Un rappelé porle Par Jeon-. je n'en parlerai pas..l qui 4!prouvenl la nl.leurs opinions. des récits SQn! IllJbliés sur ccnaines méthodes employées par 1lO~ hom me. Ç()II1parê • tout ce qui se d4!muJe chaque jour dan~ telte immense Algérie.llidîen11oCS CI d 'observer le silence. L'Algérie est un dnunc: dont le~ lIC1eun sonl des fo'rançais. el « découver1e. le sous-lieutenant Feney.\Ur les Questions politiQlICS. Sous l' uni· fonne j usqu'au moi~ dern ier. J'ai pri s ces précalltions . ave<: mes camarade. le sergen t-c hef Goulay.voilà cc que j'ai vu.l'adjudant G~ affi sont pann i les toommes trèl divers que f :r.~ par d'au tres Français.< du drame que je ne pourrai pa~ ruoomer. j'ai re specté leurs personnes et Ic urs efforts. IIYet sincérité. ~ ecn ains d' entre eu". Par e~e mple : les tortUrt:5. dans le creuset algérien. OD me pe rmctt nl seuleolent de dire un e fois. Ces cu e.. de jeunes Français. le sergenl Mol inie r. L'un d l' autre 50111 des exemples rareli.bti .Ioc::ques $en. Je fIC les nommerai donc pu dans ce récit. égrt ncnt le chapelet des Doms qu i sont tOUS familiers. de l'automne.oon-Schreiber Rappe lé.'œssit4! de l3COIlttr ce qlle OOU! avOils vu el vku n'ool pa. s. dans J'1lITIlte d'A lgérie. Ayanl celle chance. chaque jour. qu' ils c1tistcnt : je connais de. ses principes.i. les réactions ~ hommes quelconques . nous somnte5 libres aujourd ' hui. !Ill polilique.a jeunesse.~ tOUS la chance qu'u ne tribune s'offre libremenl il eux. je vois appaT1. loutes plates. c·cst l' histo~ de tous mc:~ camarades. Ce qu i se situe entre les de ux : la vie ordinaire. le capitaine Loustau. cette semaine par la po lice. Ceruins sont dérnob ilis4!s tomme moi. L'adjudanl -chef Dufour..les recrues du oonlingent . de l'h ivcr. quc si je n'ai pas panagé toujours . le général de Bollardière. au nom de mes camarades ~i lenc ieu:<.c iY îl ~ ct mil itaires. je par_ leT1i. t4!moignage. Mais n'ayanl jamais cu l'occasion de ~XJIlstater directement ce~ choses. I~·bas. le soldat Oayl n. Je nt raconterai d'ailleurs rien d'exceptionnel : je n' ai rien YU qui le soit. D' aulre pan j'évoquerai seulement ce que j'ai vu ou connu moiJmme. ou • moi.\ccptionnels. La France en Algérie n'cst ~ ce rnagnil'ique gratte-cie l moderne que l' on fail visiter i UX étnlngc~ de marque. les fails quotidiens. Ceu. o . mlm~·il!ur. L'flCpNu du 8 ma . Six mois pa~s4!~ en Algérie ne confèrent pa~ d'autorité supplémentaire pour se prononcer . le :mu~-l ieutenant Duval.

. Une Jeep jau ne clai r . prcnons-en une. sur lequel lcs re nseignemen l~ manquent encore . du CÔI~ d~ Sai nt_ Pierre_S~i n l _ Pau l . M. a \'ec SOlI homme d'e:>eOrte. . à J' i ~ue des obsèqlk. iden tiques il el1C$-mfmes. dans d' autres viJ!ages de « t imlTlt:nse pays.~ass in ée par les terroristes la se maine dern ière ." A L' Arb~. une autre bombr: avait explosé dans le car Alge r-Tablai: di x Musulman ~ aurai enl élé monclle ment ble!.Ik il ne s'est rien passé de bicn extraordinaire. ... Des ind dents...lI vociférait . un rappelé parle» Extraits Por Jeon-JocqI. . a été grihe mc nt blessé ..unce a fllit cxplosion dans les bureaux d' une e ntreprise de mes. Il n'aimait pas les . une bande rebr: IIe ... des almée s presque .. avec d'ample.lie sé ~renl . . .l'un jeune. ct un autre blesSl! . tenninant lentement !Iort vern: de thé... jour apres jour. sauf une forte é mol ion. .. entreprellCur de plombe ne. le mote ur bloqu ~ par ranit brulal.r une de celles que l' on avait peintes coule ur de dé~ n pour hl pl'éparation de la force " A . A MéllCrv ille.. au mil ieu dt: la rue.'()Up tIe f«:ins él\o mlC.appclons... dép&:hes. Près de Pales tro .mkI i il n'avait pa.. tuant un Musulman ct en bleSl>llllt six autre s.lôCnlimentaks . Au nord de Tablai. À Rivet...en arabe d'ailleurs _ pour plus de lûret~. raulre en kuchabiil bru ne et blanche.. ocçupanl~ d'un eamion OIlt mitralllé des prome1lCU1'5.. dont l'origine panlÎt difficile il déterminer.sts . j.la désillusil)ll .. " " .. à L'Arba . .AllIbeS cn gén~ra l. un commando tenoriwe 1 saccagé une rcrme et blesSl! le couple q ui y trnvaîlla.GéRlE.. Pas grand·chose de plus que tou~ les autll's jours. de Ull Arabes . Le sergent Baral remit son rnQleur e n marche . imprudemment. le dt:ux i~1Tlt: classe Geronimo. un Frn nçais mu~ ulm:an li t'lé grihement ble~ par un te lTOri~te qui s'e~t enfui il bicyclette . H\'CC une barbe grise ct une peau tOUie craquelée . dans le 500 algérois. n'c n blcssant par miracle 4t.. TOUl le moode se retourna."S d ' une peJ'Wllnlllilé de IlI lvcalité . un e ngi n tIe for1e puis. le vil1 ag~ n'était pas grnnd . ..l'tlll seul.<oer le jeune Arabe qu i. ne regardai t pas.<œgcrÎcs et Oc tra ns. le tem ps dt: sc l al~'ler alle r ~ des di>'el'5ioos .Je l' inj urier en part iculier.. le v . un élément d'infa nterie a pns il par1 iC' une bande rebelle à laque lle il a infl igé quelques pene!. insignifiante: " Hi~r il .. Ce!.. ie~les. 0111 éclaté lundi malin.il étail ~'hargt . Le jeune sc leva avec souplesse el se dirigea vers la rue.... . . Mai~ il sc mit à réagir avec \' igucu r a l'adre~se des deu:t soldaiS frança is. .. Au C(lU !li de l' échauffourée qu i a suivi. ni ceux qui se pcrmcttuic nt . . qui avait déjà f ié r objel d'un atte ntai il y a lrois semaine~../M Servon·Schreiber la décharge À l' une des tables en bois d u café . Boual<! m. par lit tt Ueutenant en Algérie. el l' exp&l ition d' Égypte _ ava il failli écra. . 1. Le vieux resla assis. Mais quoi U 3ClCmenl '1 Je commencera.. le::. À 3 k ilomkre~ du Fondouk . Au pclit village . ... ... D~ n ~ la malinfc. t'n pantalon de flanelle et en chemise t col OU\'cn ..qui les ht encoll' '! Parmi ces dépêches grisc ~. stoppés dans le ur voi ture .-endred i soir . Un rugjssc m~m de k1axoo militaire ct le bruit angoissanl d' un !. as.pon~. un Musulman a été t ~ . Il s·occu pcrait do nc de ce jeune éoergu m~ne agaçant un autre jou r on le retrouverai t bicn. depuis des moi ~.. pal'llÎI avoi r pentlis aux (orce~ de l'ordre d 'infl ige r œ$ pertes sévè res.c~ jour.. de poner des plis au commanda nt de la 4' Compagnie. .... un engagement. Il n' avait l ucun mal... mai s CCI ap~ s...

a volont~. el il n'aimait pas que $On copain se mette dans ce t é tat. toujoUni suspend ue à son cou par la courruie et ploqu6e sur son estomac. qui la !TICt en posi. . Le pall1..: le!.'erres de tM dans les mains.G~RIE.~ le laisse r aueindre un ce n ai n seui l au-delil duquel il de~n.. ~'avançait à pu Itnl( et loord5. calmé. El pui5 il élait le che f de voiture.. à l'heure qu 'i l éta it. Arn~ dans la rue. 10 Utes les allusions moqueuses du pas. pamissait mettre IOUI son orgueil dans le r'eflU d 'obéir. par son al1u~. Cela ne l'avait pa~ impression né outre-mes. cette viri lité décuplée que lui donnait son arme. Allez.cène. le vieux se leva et se di rigea vers lui . I. responsable de l'heure d'arrivée du courrier. ni parm i !\e.. imprtvisible. Si IIU moins c' ava it été l'autre '". du bord du trottoir. ten du s. fais pas le corniaud . prudenl. " . mai s il ne les fuya. Sorti de 500 extase. Il ~tai t bien résolu l m: pas la rater. sans faire un geste. pona SC~ deux ma ins à son ventre el to rnb3 douce ment . il ne les çherchait pa~.ail sourd el totakment physique. L'Arabe sc lu!. comme un cheval de sang. Al lez. et qu ' il n' a\'ait jamais connu dans s. il ne faJlait pà. En français. De la ta ble qu ' il ~enait de quiller. ce n 'était pas sa faute. '" tion de combat. 1. Mais les corps el les mairu restaient immobi l~ : la Jeep était loujoun Il. ~'Cndu sur la ten'e . v Maurt a~a. longue e t dure . De deUIt choses l'une: oil il re\'çnait bredooille et..cn se rncontan t 11 lui-mêmc des cboses $Ourdes et inintelligibles.JUSQu 'à présent -. le quan de tour à droite. comme inquiet cncore de la suite. il l' avait.11 bagarre. ses pieds. coupa à vif dans tous ces nerf... Geronimo J'arme au poing. des . lU Ill> fin i de gueuler. on corrunençail dans u compagnie 11 le consi~rer commc un dégonll~ . tand is que !iOn sang eou l9it du trottoir sur les pIlV~S de la rue. comme un organe vivllnt.vis. Ck-ron imo ..celle pu issance. qui ~nail calmer 500 camarade. immobi le. pour couvrir la voix de J'Arabe qu i cootinua. que si la plaisanterie continuait. suspelldu~ l son plaisir. Parce qu'il parlait souvent avec des. regatdait la rue . Il voyait bien. on ne pourrail pllL' le len. I. Allez . Sa passion trou va refuge dan~ son regard noir CI dans le tremblement de ses mains . en dehors de s. EL lOu~ ces sJ'C"-UteUI'$.. Geron imo h~~ita une demi -seconde..it de gém ir. fais pas la mule.Uu§ion Paru dons l 'fxpre" du 8 morl Ou 26 avr~ 1957 . Le loilcncc: du pitton dttendit un peu les v isage~.à ce vieu J( chooque en panieu lier. le vieux ~ pencba en lIv anl . rembarque 1 Barnl en avait assez. C'était un sentiment inou! dep\li~ Qu 'il ~Ul it en Algérie. Aujourd· bu i.Dis donc. Renl re chez toi .a famille. regardait . se disait-il. De ~ yeux .1 pas non plus. Il e n était la vedette . Il avai t une envie tres douce de prolonger la !. à ee pli soudain creu. car il avait sa conscience pour lui : si ~ occasion s de baga m: ne ~'él aic m pas prése ntées . son arme qui él~it partie d·elle· ~me. l Nice . d ' un coup . Tu t'nmu seru une autre fois. rentre .t! .. Pour prolonger ecU!: jouissance.dh. .Frnnl. Un fracas sec d&:bira l' air.lll. hypllOllis& par ses 1Ie. où loute la tension ex térieure et toote la ten~ion de $On lire seraient venues s'accumuler JUSQu'au paroxysme et. qui n'avail ~s bougt d'un centimètre.. comme c haque fois. hommes.'!é au coin des lè~res de Geronimo. pour qu'i) n'y ai! pas de malentcndu ave!. tout alla it cbanger... 1 7.o.es. Avant de mettre le pied sur la chaussée. planté sur ~s deux pieds. 00 lU veux que je le passe à la ClSSCrole ! hurla Geronimo. qu i restaient ooven s et vivan ts. il parla d'une voi x calme l 500 ami : . Aux tab les du c afé maure. sale bougooulc. il cootinua de regarder la Jeep. clIocun. El tout le monde au régiment de vait dtjil le savoir. d'un eQup .. les ordrçs de son camarndc . le dos tourné à la roc. un blessé ril:tnt li. il n'avait qu'à interdire l tout le monde de bouger . mili ta. t monté 500 affaire avec astuce . parce qu'il n'aimait pas se WIOOkr ni certaines autres plaisanterie" et parce qu'il n'avait jamais encOR: e u l'occasion d 'en découdre . cette possession de:!. la tête dévili$éc VeB l' arritre pour Mlivre la sà:ne ~ bouger.r.~ . Ck-rooÎmo.ure . se dé<:barger.e vieux. On n'a pa!! de temps à perdre.lt5. oormne 0Il fait devant une bête qu'on ne veUI par alam-oer. ftglementa~ cl instinctif. cn fa isant faire l sa mitraillette . InnguCll cl sèches.A I. Il ai mait ça.. fiait re!u~ tigé . Et il auendit. II en ~tai t le maître . L'Arabe. Il savai i que. tremblait maintenant un peu . Il sauta de la Jeep .~ ca marades. Dans un sens ou dan s l'aulre .1es yeuJ( sor le eanon de !iOn PM.

ni remeure. pour riCIl IIU moooe.. pour fac iliter la conversai". des mllChines l uécuter des ordn:$.. L'affaire ne lrafna pas. aboutit Il l' absurde. le long de la mute. d'avoir essurt le feu CI victorieusemen t.c'est·à--dire qui ellige. ment dans l"année .ses hommes _ rappc lt!s comme lui _ aient pu fai re leur travail de soldats Slns Qu' aucun d'tull ait élé tut! ou bles~. bien entendu .Ii celui de t'()lonel _ eSt une gro5!le affaire . chllQue semaine. il faut donc monter des affaires qui soie nt assez L'()fIsÎdba bles. Les .".rcprwu du 8 AIoGtRU!. re~ceptinn ok II règk .. devenait un bnual et dfic. !>lUIS déchoir. yeux de tous.. C't!lIit sa hantise d·avoir. dan~ l' ensemble . C'est nlw re \. Mauré éviterait à ses hommes un risque trop grand .. ces opéralions IIC doivent p:IS êtn: d u or bidon ."I . homme _. gtm:raux . dont le corps est encore wn. J' ''. cal~aorie de~ gens qui Ivaienlle droit. Les exception§ ell istent : elles sont respectœs et rares. Le p~judice que portent à l' armée d ' Algérie certai ns de ses généraUll. Pour que les géntnux cnnunanden t.o.PPfécie\" la di5talK"e qui !!oI!:parc. Or le pll5sage du grade: de colonel /II cclui de général tend . q ui ne veulem ni rester ilUlClifs _ ce qui nui rait à la considération .le setgCnI roppe~ Maun'.dans leurs ra vissanh héliroptère~. Mault t!tait plein de reconnaissance envers Dieu que tout se SQ it si bien pasq! et que: . Mau rf.. mons sur le t'Qup. '" Oans IOUtes les diseu~~ions de tou tes \es popotes de IOute l'A lgérie. Sun cAcmple pil'rmet d·. Mais un commandeme nt de or gt~n l . sables. Ou bien il manœuvn:rait avec assez d'habileti et d 'énergie pour co~er les fellaghas..e De ll t!tail maintenant juSie au-dessus de nous. les einlj manœuvres criblés de balles. 1. un grade supérieur . mais en l'ai r. le carn inn dc la mine de I"Atbatacbe t!lait dan s le fossé. et il rentrerail alors de plain-pied dans 1. par surprise..l ibelluleo. : il faut des ~sul lats . s'ils \. CQrTlme d'auu'cs camarades . gfofrali. les capitaines dc:viennenr . Puis. Malin! . poUITÎt par la tfte: les intrigues et Ie~ luUt$ de factions I"accapaœm. el à \'avan œme nt . Il fuut donc qu'il y ait. où all ions-oous ~ Rt!f1e"ioo d ' ailleurs tot:alemcnt inutile : quand les géofraull apparai~nt . 00 qui en aienl l' apparence.. En a Hendant : obéir .116 Porv d(ln~ l ' (.~ qu ' il y serai t. par l'i mponance des moyens et du plan d 'opération. cu la challce de ICfICOI1lR:r. de rnan~re à laisser croire aU:I: fe ll aghas à une bais.-urÎté tomberait.. 00lre am1u . et de bien oonn~~ un dont I" humanitf. en Algérie.ans accroc.t ule nl obtenir Ic!i étoiles. . voyan t arriver la nuil. qu'on le1I intclTOmpe. un jour.. deviennent Ic!i clients de tel ou tel mini stre. -. des gak1ns de capitaine pour aller faire le trava il. sards. de tirer de ceue dislance. assez d 'opérations monttts au gabarit. la dtsillu'. de parler un. reti endra ient Icur feu e n allendant la nui t et une occ a~ion de rJ«rochcr. la modeSIie et le e~re forcent le respo. De plus.. le soir dans la cham brie.Ii J' horizon .e de rég ime du tnQteur et à 1'ine fficaeilt! du ti r. D' autre part : les g~~f1Iu:t aiment commander.re chef de goerre. tend u de tout son être ven J' c5pOir merveilleux d·~tn:. le refrain est identique : • t es géofnull WIIt des cons".les muquisards t!taient bons tireurs. l la diswncc de 150 mètres du camion n::bclle el de ne plu~ s'cn apprœher davantage. e n point fixe à cent mèl~ de hauteur environ.. il partir de demain. ~I\MII •" . TI y 1 cles généraux panOUf. toujou rs avares de leurs mun it ions. Brave Mauré. (colonels en situation d 'ancie nneté pour devtni r génhaux). en AI~rie. II d it il ses homme.davantage de résultats que l' autre général n'en a obtenu . Si Grand Bouillon se mêlait de l'affaire . ça. htlo!. Ce qui. l. Ain~i il cornlXai t que les maqui .. les ressources de !Ion esprit CI de SC$ nerfs mobilisées "crs un objectif ~sionnémcnt dtsin'. À huit ))eures c inlj . personne ne s'en rend t'ampte mieull que l' armée elle-même '. tranquille bureaucrate de: Limoges. cela va de soi. au moment où l"obs. au . l devenir un choix politique . La manœuvre fui. /lllïnstllnt meme. Mauré avait imagi né de foncer alon ple ins gu et tous phares allumés sur l" adversairc ct d 'ouvrir le feu à l' abordage . un . Mais. donna ordre au chauffeur de • tenir _. actuelle.. m Ol5 (lU 26 ovril 1957 171 La réalité e~1 plus subt ile."" se lmnsformeroienl cn lin immense et inisislibJe mqms. Les généraux MKlt de!. v " . ellécu tée :. de loutes les armes et il bou t portltIll. Julienne étai t rempli d'a~bension . une foi. un mort ou un invalide sur la cooscienœ.

. Ibns de pareils momen ts . ripostent. '"' _ Bien compris.a conviction . Julienne ne tenait pas il le laisser se livrer il un petit scandale devant les autres officiers ct sous-vfficicOl ras· lioC':mblfs au PC taCtique . Et Gambcr1 savait g~néralemcnt tcni r !. un homme en uniforme. ils arriveraient bien tous e nsemble il changcr !. fiené de la nation . le long du chemi n rocailleux el usez abrupt que IIQU~ surplombions. Mes instruc tions son t : r. el sans arme. et jugeait les ChMCS plus sobre· ment. il pensait li autre cho~. Ulle démission .le visage moin s conge~tionn~. Ju lie nne l' avai t compris. _ Qu'est-ce que c'est que ce ci rque 7 Vous n'êtes pas fou ?. cn cfTel.qui n'aurait d'aillcurs aucun retcntissement -. q u'il faire compter IicS galons. sans un mOI. en prownaoce de la mai!l(lQ du coin nord-ouest du village. Pourquoi la ligne de Vert est-el1e Sioppée '1 À vous. d'opposer brutalement la riactioll individud le li hl toute-pui ssante hi~flm:h ie. Gambert utiliu it le !IOllffle qui lui restait" hu rter aU~$i fort que: poss ible. !. de l'oo~icr : ce qui ~I ignai t al()r!. L'ho mme fonça droit sur Jul ienne : c'~lait Ga rnbc rt. j' aDsurdi u'! das~ique . Ouvrant ailUi ks vannes. sujvi~ de plusieurs raralClii. Gllmben revenait . allez d'abon:! vous calmer. . C'es. qu ' il n'~tah sans doute pas.. D'autres coups de feu. Julienne vît arriver. Gambert. il lioC': ~"Oyail . d'cmpt. en sc serran t les COlIdeJi. ancie n officier d'active démjssionfl ~. une te lle ~ mot ion .t un ordre. Bicn compris'l À VOliS.non ? En attendant : obI! ir. En principe . Tant de carnas-ades.ileli desserrer votn: dis~ilir Icrresfn: . La figul!: de boxeur de: Gamber11iC tendit dans une grimace menaçante.froid . Dans cinq mi nute~.les. de refu~r d'obéir CI de quitler l'armée 7 Dans ces brusques col~re~. À vous.()n où ils sont arretb. allant crier su r toules les place publiques. de d ire enfin il un gfnéral ~'C qu'i l penl>:ti t comme il le pensai t.. que vos lignes avant sc reti rent li plU!> de dCUJ. ici Gralld Bouillon en personne . Ju lie nne cependa nt était curieux de savoi r ce qui provoquait. pèlerin sur le.Des coups de feu ont été tirts sur nos élbnenlS. russe ntaiem comme lui la d6gradalion OÙ on le~ entl1lÎnail 1 En se rClrouvant. Je va is faire intervenir notre appu i d'artillerie. . en quelq ue.. capable A lui loul seul.. je vous donne l'ordre de su~pen dre Ioule tcntalive au sol. Puis il reprenait son sang. Il élail hon de lu i. II s'assi t. ••• Il arrivait il Jul ienne. à quoi mèllerait-elle 7 il Y avail sûremenl une autl!: manitrc de hurler ct d'agir. !ie<:om.">(:her celte foi~ eocOt'C. D'ailleurs. u. Un e x·capitaine d'active? F~tu de p:aille. Je "ais envoyer un pet it commando pou r neutraliser la maÎ!\On.. çe nl~ mètres des alentours du vi l· lage.Card inal. on ne parle pa~ ~ur ce ton à un grade su~rieur. . _ &:oulel.Ordre du gflltra l. à cÔlé de Julienne.~ routes. au peuple de France. pour l'i nstant. El puis il n'~tail pas le seol. pour ceux qui le connaissaient. vous reviendrel. Mais il lui arri vait parfois. Si lu maisoo a ou vert le feu . de derrière le bui~<.Allô C:tordinal. comment son année . les mlchoires senies. il rurieu ~ dï!tre priv~ du petit coup de commando qu ' il avait propost : il lui manquait une citation pour avoir dmit il une mfdaille militaire.Paru "" . chez l'nomme des milices patriotiques. di l simplemen t Julienne. Le village eSlloujours immobile.juelque chose . ct ensuite la chasse si nécessaire. do. nstunt n'ftait·il p:as ve nu de faire le grand saut. le lir commencera . Proooblemcnt était.On ran g. devenait une sini~lre mascarade e ntre les mains cie quelques ambi tieux el de beaucoup d'imbécilcs.jui avaient choisi comme lui ce métier exaltant .. • • a . .aisi par de5 sen ti ments passionnés. maison ~ repris le lir CI nos hommes. 'lU pas de course: ." 1'~1I du 8 mors ou 26 (M'J1 1957 . rien d u t(Hl!. dont la corpulence don nait li la rapidité un caraet~re d'exploit . s. me parlcr enwite . car il ai mai t bien la vie mi litaire. de s'interroger dans un éelai r : I.

Tou l n '~ tall pas du bidon -1010 de là. Je vous demandemi de me meltre c n congé li bérab le il partir de tkmai n.. ... et le refus de!. (ltaient utili*s "w_u'i au reg imcn ~ . À chaque foi. sirafni t ...etI élémenl~ de '" Rieu. c'est la même chose: aussi tôt qu 'i l y D le plus pel il accrochage .<. . Le: bombardement tennirM!. avaie nt . on en fabrique vingt qui sont pn!ts l le rcmphu:er. ça me suffit. les gars."" ALGÉklE. Ma is quand je vois ça PON oon! L' f IC""" d~ 8 mOfl ou 26 avril 1957 1111 (il monU'e du bras le cirq ue.ioI1 Encore du bidon ! L' un et J'autre conte mplaitn l la longue ligne: de blindés..~ de chevrotine danl Urle mechta. d 'une voix lICite: .. IeUni caJTlitl'1ldcs . !l lui a d it : les salopards du village Oll vous a llez. c'était l'absurd ité a\'eugle dont pcnonne n'était l'e!opOllsable _ et pounant : cinq mort. pour ce ljui est de sauver l'A lgérie. . j'Cil ai marre . pa rçe q ue pré<: isl" mcnt ils étaie nt fort bien organisés. Mais lout quoi? I-cs al1l1es trou liées par .. yen:tnt des autre s l'i1lages. Rouge" étaient peu t· être çeUcs que le wmmaooant )' YVlIit fHi ! meu re. l'()US mcl1rcl ça.hta.. Je Jui_~ VCI'IU ici pour essayer. Dcpui~ que je me prom~ne dans ma regiOll.en!. tine . je nl'en f~ : si c'est de vrais salopard•. " " " . Pour un rebelle q u'on tue.. oc matraquer l'objectif _. Et puis. fellaghas" _ en clair.e IjUC la nttion.. il fallait l. Je lire l'khelle. VCIIU.tLiés et prisonniers : c'était l'heure du premier commun iqué • trammeu rc au quanier généra l 6 AlgCl". . Aynnl n:prî s plusieurl\ fois sa respirution.. Il avait une furieuse envie de lout casser. E! daM ce qui êta.. Ils avaient troul'é dix gre_ nadc~ el trui~ socs de canooche. poulets qu' ils avaient raH6. ça me dégoû te.. Moi I USI\Î . CQ~é" IOU5 les hommes de la me(. tous les moyens SOnt boos. Mais. qui fIC laissaient jamais rien traîner. pas insolent.çelle fo is il faut les ooffrcr : ils oot s(lrement des annes çachéa ehez eux . appels TlKlio se pressaient de TIQU. Il a remis des grenlkb et de la dlCvfO. qui élaicftl remon lf~ par le haut III1'iYIÎCII1 autour du PC : il~ ramenaienl.Mon capitaine. élémcnt~ de . fen ai assez. c'était du bidon .pour ~trc ~(lt(1c ne JlIIs se uomper... Cc qu'o n nous fait (aire n'a aucun . les lueurs d' incendie. QUvriers arabes de continuer à !l'lI. mais peut -être pas. On se croil'll il en pleine caricature de 1.Gambcrt restcllIil. Les instruc tions d'un officie r 11 ~ homme~ ~ur la fouille . 'Humanité. La chasse . avec le~ autres.1 ignoble..~lion 11 co up sO r (Julienne le SIIvait aus si) ~bcrgeait des ~ clTOristes. assassinam les ouvriers du camioo.VffiRlanda. . j'ai L'Qmplé : un douar su r deux est éve nt ~. . uans des villages et lei. Mai ~ on prendrait cncO<'\: lTlOins de risq ues en rapat riant tous nos soldats en Frallce.mais pourqllQi VOtL\ ? Ne 9:)yC1. rooge ".. l 'affaire de MauTé l' autre jour. arra ngée.~ totalemen t innocents. dimanche soir. Moi . je me demande oil on va . e t vous les lrouveret ensuile. Julien ne ignnra i! que les fouilles pré fabriquée.. . la dElill . L'l\SSltssi nat d' hier n'étuit pas bilJon .. on n:T1lse tout. il fallait eocore disl inguer.. oommc d'habi .. QuMre-y tngts prisonniers étaient déjà rassemblés sur le stade . on va plein tube dam la COIlncric : on Il'lI. Gambcrt parla sur un ton posé.el pourtant : le vi llage en quc. tous lei. ( mitraillage en rase· motte) lOuS les bois au~ alentours pour le cas où des fuyards s'y seraient réfugiés.-..soi r. JT'KK'JUl. I. Si vous n'en lroul'ez pas.. Ju lienne l'IIppona la prise 11 Gamben. - Pourquoi ça 1 La boucherie. Le!. l'eut-i!tre n'y avail-i l plus rien d ' au~ rc à f:aire que de refu~r d'en êln: : Gumbert é~ait SlUl~ ooute sage.\'ait failli coû ter la vic à son chJ uffeu r sur la route du PC.SCu~ donner lui -même ses instruct ion s hier soi r au scrgc nt de la . dans un Vac. la ligne fumante des blindés).a1TTlC régu lier.Ians le second . Noo plus le coup de fus il qui venait de blC$scr Gallois.. le veux bien : on prend Tl1()i n~ de risques c()mmc ça. Grand Bouillon" dema ndait 11 «Card inal" le IlOmbre de . Je ne su is pas l'enu pour ça.. les secti0!l5 de bouc lage du village oord demandaient des iMtructions.Encore du bi don ! dit Gamben . Le. Rouge" étaient e ntrés !.l·ailler à Ja mine . Parce que. r6Juire e n poussière. Je vous park sinœremc:nl .ienl fièrement. ça au ssi. dans des sacs. '.nsfonne 10US les habitants en fellaghas. Cc . tournés (ace il la montagne. on mangera autre cho!. n . des Arabes . tude. éw iem le combl e de la dégl1l dation . On appe la J ulienne lIU poste radio. l'ai vu le commandant des ch!l!. Je rentre en France. de gankt rA lgüiepas pour l. Non pl us re mbu~adc qui 1I. 'illage .

le bilan pitoyable d 'une telle opération: Ioule la n!gioll « pourrie. . cepcndant. l' homme de l'épopée . que les r4fale s de nos mi tra. Demain.'iCntaicn t il lu i comme de . Nos hommes. courbés de faligue.dont lui. Que se passait-il'! Marcus regarda vers la Jeep . Les au tres étaie nt étendus: mort s ou blessts . L'engrenage de l' absurde peut tout broyer.ç'éta it une ~oouvcrte . je demanderai il Etre relevé.noyé dan s cette atroce débandade de ses espoirs. il avai t recommencé à tirer.il même tenté (je faire ? R ie n . se dirigea seul . en affOt sur la Jeep de têle. assourdi par les cris de terreur de ses sol dats d&:hi rés du côté où ils attendaient la protection. vers lu i. Hie n entraÎ~. roulait 'leTS Tablat.absolument rien. Bousquine.anj fe~ler : Julienne. Le s soldats de la " spécial iste. Vous m'enverrez à Alger la li ste des hommes ql. ll avait les yeu~ fi~és droit devant lui. à l'a ssaut d'un des fu sil s-m itraillcul1> e mbusqu~s. Il était midi. avait commeneé. en commençant à tirer. avai t tué le félon de ses main s. pui s . meurtrière . La chaleur du plcin sole il lran~­ funnait nos unités e n une" harka . en nunpant . accroché au loi n. tandi ~ Que les antloC S embusquées s' anitaiem . du côté de la route.à lintérieur de soi-même. invi~ibles .182 ALG~RIE.. meurtrière. ses camarades QUi. à bout portant.'ait vu alors deux des survivants refuse r l'ordre lie • c . Mani qu'i l ait parcouru la moi ti~ de la d istance .le vous proposcz pour de s récompenses. encadré par des cQlonnes de fumée Qu i montaient dans le c irque ~ le~ meules.~saillants. l' ordre de fin d'opération. recroquev il!~ sur le plancher de la voirure. Marcus. Le véhi c ule de tête avait d~passé une première banquette de DRS et arri· 'lai t à la hauteur de la seconde quand l'assassinat collectif à bout portant. aucune volonté individuelle ne peul plus jouer. à la recherche des d~serteurs qui avaien t emporté deux fu_~ils-mitrailleurs de sa compagnie. tous de dos. au milicu d' eu x. il nous d it : ..Musulmans sauf l'adjud ant Baral et les chauffeurs . un fusil-mitra. saisis par la panique. il n'en restait plus que cinq lUlJI6s . Sans bouger la TêTe. di ssi mulés par les méthodes habituelles. aujourd'hui.ilJeuCli ct les coups régu lien> des carabines : pas de FM.\us de nous el tran~mi t un message pour Julienne : " Dite~ il vos unités que fai été trts !i. étaien t paral ysés. . ne bougeait pas. run de s Musulman s. l'autre par derrihe. L'hélicoptère du général fi t un dernier tour au-(\es.. 3ttcrtdaienl. de balaye r la route de leurs doubles rafales croisée~ _ Aucune chance d'en sorti r : le s homme~ de Mucus..il fait dan s le bon sens.. ~parpmés. écoutait la radio lu i répéter le me~~age.. l' homme ~rait brusquement re monté à côté de SOli arme . iUeur Qui pollrrailtenter de neutrali ser ceu~ de. offic ier de carrière depuis quinze ans. Sur les vingt-trois hommes du convoi. pas raSots depuis la veille. la haine de la Fran ce distribuée il pleil\es main. vants . vers les fossés. Uonl le speclac1e. Les bidon~ étaient vides depu is longtemps.~ de jeu de massacre. le FM était immobile. ci ble. Marcus . retourna nt le FM VCTli l'avant. les récoltes _ donna à Julien ne une vraie nauste phy~iQuc. qu'avait. il avait retourné son affOt par u ne yolteface rapide e t mitrai ll a it. les poings éc rast!s dans les poches de !.. s'il CM là. qu'avail. y compris . s'éta it jeté e n trois bonds sur la Jeep.les oreilles exercées ne distinguaien t.. Le capitaine Julienne. Marcus se jcta dans le fossé . Marcus . Tous nos objectifs ont été atteints. Pa ru dons L'up"" du 8 man au 26 CM"il 1957 111:\ Deux FM .. Dans le vacarme . sllr fond de ruines neuves . Le s assaillants.On pantalon de combat. BUll tra vail ct li bientôt.~ parmi les survi .. tuant tout de suite tro is cha uffeurs sur quatre . la trahison calculée. cloué au sol par une rafa le qui lui avait écrasé les deux jambes . l' un de ravant du convoi. Son sery~nt. ni même se rn. dtfi llusion La folie de toute ce la. sc pré.avaient "giclé.Avant de partir. a. qui est la seule ~au· vcgarde possible_ Le combat allait s' engagcr : la compagnie avai t apportf avec clic. .. J'exode de la popu lation . qu'est loute e mbuscade bien armée ct bien mont6e. C'éta it la trahi son calcu lée. pour des mois . ct hurla j'ord re dc le su ivre. avaient pris sous le feu croisé de leurs rafales les Jeeps et les Dodge.e t. À parur d'un certain seuil . j'irni prendre congé de Marcus. continuaie nt . Tenez-moi au eoumnt de r état des blessés.~ a.l'homme à I~ volonté d'amour . ni le regard ..atisfait de leur tenue en opérntion . ils avaie nt effectué avec préc ision cette manœuvre .l.

Alors il dit q ue son fi ls all ait mou rir el que si c'é tait \:ommc ça. . qu'il t lait inntx:ent.. la dé.ulre~. il a vait perdu un Aoe et qu' il croyai t qu'Omar lui av~il volé . Ahmed.. . TaJ1d i~ que 1. Il est allé il la mairie . dans l'émotio n . a u coup de sifflet de l'un d'entre cux. ti rant ses deux jambe s mOIWI.. Icurs \'ete ments. •• • t( Ouinze jours sons bouffer » Ko pf et Geronimo s'engouffrent oons la porte. i!lCliqwl. leu rs yeux .o. il perd son Initudc: de méprisante indifférence pour se jeter au-de vant du jeune homme .me française 50rl i du l'1lJ1g. Ils J'encadrent sol idement.... du 8 morl ou 26 !Mil 1957 et fuir le long du fosw:. Ma is qu ' il est pa. . .. musclé.~ communi ste. le vacarme s'fiait anttt . q u' il n 'ignorail pas cornpl~­ ternent le français. .'anitt..8 ousqui ne. 11 dit que les fl ics de Kou iba sonl des salauds..'aventure de la vraie oomadisation e hez les Musulmans avec des Musulmaru. Vu ? PeiS/iOn . De Mart:us : plus rien .. étant leur frere de TlIl:C. puis. il n 'est pas trh agrtable d ' imaginer ce qui se passerait s' il y avait un coup d ur".Chef. Fils d'une fami lle mi~rable de la casbah de Philippeville.. Pui.. Je me demande quand vous apprendrez i. ttrasé dans un f~. Les trois ..le commandant MareWl. ave<: appaf1:mmen t d'autant plus de goOt l gesticuler qu'il s'étai t transfonné en Matue depuis une heure el demie. allendre I \~pilogue en . sur les bras. même. Il dit que son li ls a dili-sept ans et q u'i l est livreur de boulangerie el qu'il a jamais fait de pol itique ct qu 'i l est pas plus fellagha que vous ou moi (façon de parkr) . dis. l'ai r débrou illard Cl pcu intimidé. se reprend et se tourne vers Peisson. .Ill que hlareus et I~'S \rois aulre8 tiraient li leur lour. après avoir abandonnf IcllC!i armes. et q ue le chef des ganc en noi r (ça doit être B8nl1. • o .qu'il vous di! 'ILle c 'est 50fl !ils . le nel. perdant tout Je sang de son eorp!i. et que c'est toujours comme ça . Il s' adre!i.. se prtcipi tcr dc nouvcau vcrs Ic maqu is.~ bras. Que les gendanne~ c'est des salauds . Alors il y a des mecs en noi r comme nous qui !iOOt venus et il leur ~ d it qu'ils ~taient aussi des salauds et que son fil s allait eU't t~. dans un rkmier tableau. ininterrompue ... nappe de feu CQnlin LlaÎI encore... . derrière Man. chef! '''' ..Or fi naleme nt de servir d lllls une tenta tive sin<*re une juste cause .. Ma is il . eauM ique. au bout du momie . mais r.leu r lâcher lui. Ilors il avait fait ~jeuner nos gars . .. . est toot de ~rne soulagé: il a e u chaud. _ Lichez-le.o illusion PON oons L'Ex"... dtchirf à ses heures par le doute..us. ayant ITIOIltré . à cc qui sembte) a dit qu ' il lui fel1Ùt rendre son fi ls.. que c'cst le voisin qui a !iOufflé ça lUX ge ndarmes J'an n6e derni~re parce que le voisin. avait vu. I. pouvait ~n't mutilé. ct tout ça .. ni rien du tout ..e visage d 'Omar bouge el. t'paté. qu'on l'a pris pour UIl fellagha el qu ' il 3 reçu un coup de baïonnette dan~ la jambe droite et qu ' on a ll ait le bousiller comme fell agha .. en remuant Ie. _ Il dit que son fils a failli l tre nu! par de~ soldats le mois dernier. i l ~ deviendraient fel laghas . slparé de ses deUil{ rri:res passt's au maqu is. Ben Ali 1r. Mais qu'il a même pa~ été écouté par les nies qui l' ont toujours renvoyé en lu i disant que s'il revenaÎt on le pe ndnl illu i au ssi . sur leu r corps. vous aUlJ'e:> . Et le sang-froid de Pei»Ol'll 'a imp ressionné.. ln cheveux châtain s crepus. vous ten ir chez les gen. lui el tous ws f~re~ . convaincu par J'homme qu 'il adomi' ..~S&ul .li l'aulre . est un peu dl!gelé . arracher à tous ses camarades leurs armes.C maintcnantll' interptite tll ui parle longuement.q u'il rait pas de pol itique .lduit. qui ponait un ou deux galons rouge s MIr l'épaule.. Omar. vif. Dans cette mechta..lf'l«llteur. sans contact radio possib le l cause de l'omge qui cont inue. Al(ll'$ il di! que penoone a vou lu l'écoute r .. Et son fi ls était revenu la '''' M~us fiaient mon~~ ll"a. témoin muet... Apri:5 un c rescendo rapide. Rou~u ine. et tout ce qu i. ..<. Il dit qu 'il Dvait essayé par to us I~s moy~n~ de voir les gendarme~ pour le faire dé li vrer de la prison. bondissant d' un bu i ~~n.. avait CQmlT1Cncé de ~ trainer.. Il parle vite. une sect ion de rellaghlls en uniforme dévaler ln pente vers la route . dans la dir«lion oppos&:. de se joindre ll ui dans . . la manière dont les fellaghas all aiem terminer l'affaire.. ayan t aulre chose 11 faire qu'.ALGÉRII:!. sou~-officier de "111". Il di t qu' il est pas comm uniste du tout et qu 'on di t ça pour l'embéter. Cy mon mL . YeN n'importe quelle cachent : il savaii. tenant chacun par un bnls un jeune Arabe. Alors . mais le maire a rait d ire par le gendanne qu ' il avait pas de tempos à perdre à recevoir un communÎste . mon !ils . Vous voyez bien qu ' il peut rien vous faire .

Je reGarde le sergent Kopf. td q ue vous me voyez.joum6e.. la ~i ll\lsion Porv dont i 'IXfH""1 du B morl ou 26 lM"il 1957 5elTllline apr!s . tu peUli lui dire que je su is re stl!: quinze jours sans bouffer uuf un . el puis. parce que les fellaghas. ma is il tloit pas (lOn plus ètre blanc comme une colombe.. Il d it qu 'il en a assez . cmplie~ de COUSCQUS.. Il a l'air d ' un râleur. les quatre AraheII reste nt lIebout.Puisqu'il te dit q u'il est pas rommuni ste . ' 86 rendu son lils. Mais qu'il cst pas très chaud pour rlQUS recevoir.. poilée s p:il" deu~ fe mmes dans de vie illes robes de toutCS les cooleu rs. Parce que ça fait cinq fois qu 'on le prend da ns un rati ssage de la région. Autour de la table basse. l' un des plus ge ntils avec les .s impressionnantes. he in ? JO gli~ Kopr à l'o~iJJe de Pcisson.... quoi . il doit êt ~ COllle l1 ' de flOS sol dat~ . oou.on n'en sait rien -.. avale prieipitammen t l'I!:non ne pelletée de couscous qu'il a dan s la bouche . Mais il est interrompu par l'entrée de del/X énorme~ écuelles en boi ~. je le gobe pas celui· lit. et qu'il chaq ue fois on le garde en ta ule pendant des jours s. il commence le menten l. humain . Alors. jeune requis de 16 all.Il d it que oon . Alon il di t que c'est pour ça qu' il nous a reçus ce soir .. Mais il reste d iffjçîle à docbiffrer.. serviab le.. gagnant m\'CDlCnt sa croU de fer sous son unifoone de 55 ... Quand Beo Ali fi nit de traduire. en ' aisant avec" grosse ligure sym pathique des moues dignes de faire comprendre aUli Arabes le fllll1ya i5 de: Strasbourg : . u o . De: nou"eau Omar parle longuemenl .. .. el son 6ls aussi ..aÎt deven u un traître el un mouc hard pour les Françai. ... complell:e. Demande-lui ce q u'il en ]lCnse. bougnoules JO.utoritaires. ...~.r.. et que j'Di failli c~ver mais que j'e n suis sorti. Voi' . ... avec ça. . Avec son accenl alucien magn ifiq ue. apparenlntent mis en bran le par u ne I!:motion fone .. et Ben Ali tradui t à l' aud itoire dont l'I!:lonnemen t et l'ad miration croissen t visiblemen t avec le cours du riei!. Un boa soldaI. pieds dans le plat. Il riIe .demande -lu i si ses copains communistes. il est vol ubile. n 'eSt pas d'un bon rustaoo. lI n'est plus silencieuli .) Kopf. . qui décidtmem devient causant. Peisson regarde k COUSCOll~ avec ap~tit . " Il est peu t-être pas comm uniste . .De:mande. Il dit que la dernière fois il C$t restl!: en taule trois jours sans rien bouffer . i1 ~ onl trouvt: bizarre qu 'on lui rende ~I fil s et qUlls lui 001 rait d ire que s'il t:t. avec l'orage. . . Peisson profi te de la chaleur naissaJUe pou r orienter la conver1iltion : . .. si non on n'e n finira plus.$ pris en Aboce par la Wehrmacht. L'ttil aIgu et la moue ha utaine d 'Omar OOU$ laiSlient cependant un sentiment de malaise . et remue les bra. comme cl\aque fois avec I!:torlllemcnt. et qu 'oo le ~ liche sans lu i rien lui d i ~ . l'un des plus solides pi licrs du !tgiment . . Pcissoo regarde Geronimo el Kopf : . ce qui n'est pas facile. J". di t l>e i~son 11 l 'in le r~ prète. ils en auraie lll fai t autan t... Et la man ière dont Omar commande à i\a frè~s de s'asseoir ou de se lever. il l'lOtoS a reçus .. . il est pas un homme. L'atmosphèœ ~ nettement changêe depuis l'iocident : ils viennent s'asseoir i côté de nous.. dans r enfer d u fcu ct de la faim. el q ue j'avais rien bouffI!: de l..iIJeun . ils l'égOTgenUeni. reprend la parole. Et tu peUll lui dire .et de nos commandos -. _ .Dites . . et je l' imaginc de nouveau..ans lui poser de queslÎo ns. AloN il aime rai t mieux q u'on vienne pas trop ic i.Tu peUli lui dire à ton gars que s'il est pas foutu de rester trois jours sans bouffer. m.~ essayom conune nous pouvons de nous IISSeOir par terre !IiIlti mettre 11()0!.u tous les deUil: jours . El mëme que quelquefois je montais la garde la nuit avec moins lI~nte. Mo i.et en me gelant les couilles dans la ncige.Alo rs. Mais il cu conlen t qu 'on ail Ben Ali traduit .'iler tranquilles. inquil!:tant . • " _. el le jeune Ahmed s 'est assis dans le coin le plus I!:loigne. vous deUli . inte mieUli les autres ." On est pa!> là pour ça . qu i chaque foi s nou~ ravit. . conSC iCJlC ÎCull. Om..Ie ur de venir bouffer avec nous.ALOI!RIE.. il pense que le~ fe llaghas viendront pa~ ce soir ..Rl!:su me ça un peu.... d '. Kopf tennine la description de ses souffrances.Geroni mu el Kopf les jeunes dames. qui Irllcluit. à son fils de son.. vous allez re.ar. courageull.au contrnire. boudeur.sacrt Kopr. devant les pones glac&:s de Slalingrlld. . Vu 1. Les femme~ se sont ~ti~ .. Peisson n'est pas loin d 'e n pet'lser autant. et qu 'oo tenait le coup quand m~me . par des petits gestes . ( Moi.~ pour indiquer q u'il veut prendre la parolc .

l'A nJ..dit lenlement Julienne . ne parlant 11 personne .un tre un mur. .. ['ave nir..' .. SCCOIIte de pla isi r (l' homme qui ~tai t en scène im itai t Maurice Chevalier).~ le rcjoioore . El loul Je monde rit.<e noir.u d~ 8 . . COn11l' la scène .Moi. BourdaI.' < . mais nous :.. . qu i a\'aient e ncore il découvrir ici.'S u l t ra... ~a nlaniè re de cro iser le s bras sur sa IlOitrine ct d 'appuyer sa I&e.. cc qu'il soi l communiSle . .. Laloye.ecouait.ba~ too t au bout. Je tiens pa~ spéc ialement. il ia salle . ces un iformes...ion de Y. . face 1 nous. ces jeunes garçons !i4·rrts les uns contre les autres. Il ne rtpundil qu 'après un long moment . l''CC humililé.. salle .ommes IOu~ des bougooules. un peu lourde.CI les nouveaux é taient Il.ient l'i mpress ion d 'être hcuœux . un peu taciturne depuis la dem ièo: tentative sang lante do. Je n 'avais toujours pa~ re\"U J ulienne. 11 la lumière d iffuse \'en8Ot de la sctnc. Je cherchais trop près. je veux bien . qui les s. plus jeunes. Mai! demande-lui s' ils en auraient fait auunt !!! To ul le monde comp""nd . l' appe l d'une volonlé d'espoir. Su r ces banquettes bourrfcs lie monde.les bougnoules ne sont peut-être pas des hommes. en ifl(\iquanl avec 5011 men\. ce qui le~ re lie il la patrie et la JlIIlr$ ou 26 (M'il 1957 '''' bfce qui est en eux .3 sa lle. joie d ' fin:: jeunes.. Tous ces visages. vibran! dans l' ai r a UIOl1r de IIOU.. le Tous des Ix>ugnoules » D' une cri! te ilI J' autre. reposaient eÔfe à côte .~ Cl.v o . . éclatai t d'un rire imme nse qui résoJi uoit eonlre ICIl mu rs de bois. d'un mou \'Cment doux. el les leun. L'assistante sociale. loin des d iffieult6 de leur combat el dc$ angoi ~ de leur condilion .Qu'e~-cc q ue vous faites là 1 Julie nne. U. Dans ce rire sans lin . cmignant que le colo nel ne trQIJ\'ât celte absence un peu longue . plus profoud !lue l'ungoisse.lJO embuscades de demai n se préparJient en!lCmble.m tre lu i semblait souvent TIC pas e ntendre ce qu 'on lui disai t. Nous aIlAme.VTt: cl 1.On et ses ye ux... sugg~ra de rentrer dans 1. des signaux I Un1 incu~ se répondaient. elle se mblai t U1IYCI'liCr le mépri s d u monœ organi sé pour jete r yen. ~taienll l. Pu isée jusqu'au fond d 'eulL-mêmes.Bien sûr . La fraîcheu r de CClle jeunesse s'écoulait dans ceue salle. luode l1 de l' iod ifTércnce el dc5 crairllç s de chaque jour. tOUles ces têtes . d ans l'ombre. je chercha is. . IIOU~ Tt:lrouv ions urie pa'\. je reco llll us sa large silhouette. 1.Je les TCg arde . Gamben. ".. rené ta. tirée par \ç pl aisir. comme JlQ!I morts d 'aujoord ' hui. ten(] us vers le spectacle.u don$ l 'b". . Ma ure.es Po. dans un coin et faisant face. Les nôtre'? Ceu. pl us pcnnal\C nl que 1:1 gtICrrc. plus fo rt que la serv itude. 11 retrouver !>li grosse tête grise tl ue je n ' 3percevais pas." de l'adversai re ? Les bouclage~ ct k.

kmce. « Cinq mois à Berrouaghia » Retour sur L'fJcpreJs du 8 octobre 1959 Déporté oYlfefois fi Dochoy pour Ioitl de résim. Il d6eide de raconter el le lait en adressant un rapport à ses oroc i8f11 co mcuode. 201 1 .tinotÎon de l'Afrique du Nord el des pays oÎlfonge'l.. loon FOflvgia milite por la suite 'lu FLN el ou Porri communiste d'Algirie. L. el des condi~om péniJenooires qui \lisenl à broyer ku hommet.! ce texte que pu blie l'Ei<prell du 8 octobre 1959. . ce qui lui VOIJI d'êt. D.nçe. Il y OO<:.. .owre un monde oû • de proche ef'O proche il ne peul y avoir d'innocent.on de Berroooghio. u . . le journal chai. !lslimont qu'il "09illo d'u n.. Ce!. prob~ efllre François_..ooné a la pris.i! cepenoont de ne pas le Ioi re liguler don! _ éditionl g de.. de la Ré~.e condamne et empri:s.'" .

des êlé· menl$ qui opporliennenl à 10 dêfinition du monde concentra' tionnaire se retrouvent 6 Berrouoghio : non ~ Icmenl tocc:ueil des convois. un monde repliê sur lui-même. ce senties affaires de l'huma· nité. s'est installé dons nos instilutions. Des hommes en 5OI"Ieni quelquefois. 10 r~enlc avcnture de « 1.wre que je pf'Msois à ce propos. nous devons noter ellCore ceci : les gordien. Le ministère de la Justice esl enlfe les moins d 'un ancien déporté el personne n' a le drait de supposer qu ' il laissera. Et ce qu'AlIeg a fait pour la torture. . Edmond Michelet a déjà imposé dons les grandC5 prisons fran çaises des mesu res d' humanité en faveur des détenus olgcrtens. . un décret de Robert lacoge les a soustraites à l'autorité directe du mini Mère de 10 Justice. de pri· son se ~ntent solidaires de 10 répression. 00 Cinq mois à Berrouaghio Par Jean FOllV9ia Scrrouoghio est une priwo en Algérie. /. qu' il donne une relalion striclement limitée cl son e~ pourtont forcé de 19. C'csl en qlJelque sorte un réc id iyiste pui'>qu' il fui dêporté ovtrefois cl Dachau lmotrirule n. quelle que soil la silualion de5 autres pri· sons d'Algérie. plusieurs détenus de droi t commun. parmi les surveillants. " Croyez·vous donc que nous soyarn obéis? me lançait un mini. Ce qu ' il d&ri t nous entraine dans un monde où. Ils repré· sentent l'iuue extrême d' une situation qu'on recovvre sans cesse de rIOUveoUII moh chormanh.el pm là ils expriment une réolilé qu'on ne pet.7211. officielle. mois qui se WIl l compromis avec les « mailres " elles servt!f1t avec d' oulonl plus de sauvagerie. Le lueur de la nouvelle lune est une exceplion : sa pervenite ne met pas en cause son peuple ni l'espèce humClÎne. dont certains appartiennent cl 10 rote mêpri5ée. Mois qui connait vraiment une prison. ou sein cie 10 Rêpublique . 10 chose dépasse cie loin l'irrëgularité. C'es! pou rquoi ils frappeot et ils s'a charnent.1 (on~toter que plusieon.. ils onl peur . pocification.v. qu' il n' esquisse aucune comparaison. S'il ne s'ogiMOit de III souf· frorn:c d'hanvnes livré$ au boo plaisir des Iortionnaire.. cela lait système : un système significatif en lui· même. COfTecnonS .e el meilleures 6 Maison-Carrée.-\ois ICI prison de Bet-rouaghia .Paru don5 l 'fx". pratiques qu'il connaît moinlenanl. années ô des..n du B octobre 1959 '" objet. . 00 l'espère. elle nous apprend que le mal cortlre lequel nous luttons n'a pas qve la forme obstraitc d'unc poli· tique. t regarder sons brûllKe. mois bien davontoge encare par l'oui ce qu'il SlJppose de permissions. pratiques au n i répugnantes. elles dépassent 10 bienveillance d'un homme et la campétence d'une ooministratian. On remorquera qu' il ne puise pos dons 5êS ~i rs. ma is ils se sentenl tenus. 10 • promenade " dons le froid . b ien plus.. l'homme qui roconle ses cinq mois de détllfltion ô Berrovaghia a êté condamné aux travaux forcés à perpéluilé comme mililont du FLN el du l'CA. s'il ne . de proche en proche. Et parce qu' il foui èlre jusle enver~ ~ bourreau. Pa r bonheur. dont les rouages travoillef1t à broyer 10 personne huma ine.Algérie Ironçoise.' publiques. Il paraît que les condilions sont un peu main!. sons réag ir.'y livre depui$ des. Ou' un groupe d' hommes .'". ne peut être traitée comme une exception. ce bogne n·est pas encore complètement cadenassé.peur de ceux qui sonl dedans el peur auni de ceux qui sont dehoo.0 Gongrènc » nous a iMlruits sur les limites de la bonne yalon". Au SlJrplus. mais s'est incarné. il ne peut exi~ter d'innocent.ois cles affaires C()Cl"NTl8 celle de Berrouoghia ne pevvenl restCf" enlre nous... le scandale. s' il n'y a pas w joumê ~ Nulle comminion d'enquête n'explorera jamais une prison comme Berrouoghio. la p rison coocellhationnaire de Berrouaghio ou sein de l'ensemble réprenif olgerien. comme d 'au lre le fureol naguèf"e. ~ pri sons cl' Algérie sont restées en dehors du progrès qu i a amél iore les prisons fronça ises . Jean Farrugia le fai t pour un certain sys· tème pénitentiaire algêrien. terribles èr lombès. tolllinlJ8l'" el s'éleodre des. tondis qu' il présente cl l'emrieur le vi$O!Je toujours correcl de l'ordre odminislrorif. surtovl don s les zones d' insécurité. mois surtoulla hiérarchie des gordiens: en haut. Us tiennent. des chefs rocisles dont la brulolité $' 0 $1 manifestée déjà durontl' occupo tion et qui n'ont plus rien à perd re . n et les Depuis yingt ons. fralernisation . Si t'an y rêflêchit. cie complicités.

. chan · tiers _. \oiIlei le rlJpporl de M. mort natu re lle.né ral . des timides et des prudents. un Conseil inl9nninislêriel.~ ~ ancieM camarades de la R 6~i. /c minis~ dc /a Justiee (mlltrieu/e 52.. et llOI'1 pos d'un seu l côté.rien. ainsi qu'ik tou. onl demandé et obtenu !ous ~ pouvoirs : qu'ils s' en servent 1 Il paroil que pour retobli r l'aulorilê il faudrait déplocer deux mille fonctionooires . Il est vrai que ces dernieo jours un grond pas (] été ft:.. • . avec sursis II Cl. de se conduire en véritables tortionnaires. Le rôle de ce p!nitcnc ier consist ait 11 fournir des . possèdent .( vruÎ.• en &:hange d ' une maigre !IiOlIJlC. colons.>ériens.Wlnce française e n paniculic r.eulemcot de l'édaircissement du longoge : il y fout des gestes posÎti~. ~expérience PfOUYe qu'il !oui 185 d ire dès qu'on les connait. ce $0111 des gens capables d'entendre un certain langage de comman- dement.. Néanmoins. Mois 10 poix ne dépend pos s. les seandales finirent li maintes repri ses par &:Iat~r. I I ~ sont toujours 10 Berruuagh la..rie le 1" juin 1959 avec d 'autres compagnons oonda~ C(Hnme moi pour avoir lum! pour l'in~pendance de notre pay~. Ainsi . qu 'une poign6e de 8ft")!!. de tabac./Cc. " .. de vigne.lIlerti par ce document. moÎs il y a aussi une réalité hu moine ô changer : d es êtres hlHniliés et d 'outres avÎlis par 10 hoine et 10 peur. tous anciens collaborateurs aetirs de Pl!tain-H.. les prisonn iers étaient. • bon man:h6 aux vastes domai nes. e nterrés sur place. Et depuis des années . était jusqu'cn 1914 un des poStes fonitit. on rlm. presque tous anc ien s vich)'Sles notoires e t nK'mbres actifs de la . l'on b riseraitl'enchaînemenl de 10 hoine... de Lambèse e t d'ailleurs . etc . le lendemain du jour OU Famel Abbas 0 lu 50 dédoration . D'ailleurs.. Mais si l' on eS$O}'O il d'abord d'en woclionner une dizoine. a... k Itgimc: de te rreur exere6 dans les bagne:s al . reints à décfriche. en particul ier des 2 <XX> Ir o~ignês 6 résidence Il du camp de Vadenay. conunandos de travall .. en Algüie.. parfois e ncore vivants.i t ven 10 poix. les outres renlrero ieol prolxIblemoo t dons l'Of"dre. décidait le principe de transfert en AlgerÎe des détenus olgériens de 10 mêtropole. Transft. Or. les innombrabl es priSOflniers mons dans les eac hots ou dans les . Mes chers Camarades.. Il fu t par la suite d6saffecfé pour ëtre uansformt. lei comp$ el les miles de police.579 d Dachau) eJSQ)"t. d Dachau) d ses anâc"s canu/rades de /a IUsisra. maÎntt NlIIt d'agir en II/girie . Main rouge . c'est bien.! en enlendont les dirigeon~ de 10 1/' République .-M.. Il. pu isque p lu sieu rs surveillants furent. ce n'est jamais le moment aux yeu. pt"é$idé por Michel Debré.rf d ' Algt. Du k ver au coucher du solei l.7 11. 'abriter derrière ~ exC\JSoes de b IV".je ne pe ux m'emp6cher maintenant que: les c irconstances me le permeu cnt de dtnoncer ~ I"opinioo française et internationale en gt.itler.. le FLN arrêteroil l'action de ses terrorÎstes. les grands e l petits Berroooghio al imentenl 10 guerre en victimes el en bourreoull.es doiven t dêcré lef la lin des tortures et de l'i nhumanité dons les priSOlu.s qui jalonnaient la route du Sud algt.. de mauvais tra itements et parfois la mort . ces sun'eillants ocçu pent toujou rs leur emploi ct n'ont pas eesst. Au moment oU l'opin ion française ~e 10 ~n de 10 guerre. 00 j'ai p~ ssc: plu ~ de ci nq mois. Esl-ce 00nc devont eux que tremble le gouvernement de l'État restauré? Peul-6lfe un ledeur se d iro : lolloiHI parler maintenant de Berrouoghia ~ ~ choses-là. Depuis des années. malGré le silence ct la terreur imposés aUA Pfisonn iers.c'esl-c·dire de renforce r la guerre d'Algérie dons son expression la plus Cl lroce' Changer les mols . Jum Farrugia (nwtricule 77. en centre ~ni tenti­ aire . l. De son côté.". les outori tês fronçoi:. La paix passe par les p risons.c5 arehives de la prison doivent naturellement classcr sous la forme rituelle de . J. le gouvernement p rend ra· I·il 10 responsabilité de renforcer les effectifs de Berrauoghio . un d irecteur qui la isse loire.. aYalll le 1" novembre 1954. Le premkr . Domenoch 1% . Des wrveillan ls qui cognent.. condHmné~ . Paru dons t ' E1qH'eu du 8 oetobre 1959 s'agiuoil d 'un commun déshonneur.les pl antations d' alfa . p!"&isémcnt.

b1essb par sui t~ ~ eombau ou tortures su bis dans le~ locaux de police ou l'annfe Curent et sont restés sans soins..ce dernier condamné à ci nq an ~ de va it être li ~. Athos.:.titcmenlli. malgré sa j anlbe brisée par des fdats.. tou wIe~ surveillllllt! étaient mobilisés pour la oc récept ion . te ls Ri sker. . S . mul'5.. au mois de mars 1959. après le ré'·eil. Le convo i du 30 a" ril 1959 fut partic ulih c me nt mal traité . plus d ' une heure. Je paW:l1Ii sur le!.. K . . Alsace... . D. Parqufs dans des anden nes &uries..è le " j usq u'li app li quer un appare il dans la bouche de. afin de le s e mp&.~ieun.. d u sous-directeur e t du surve illant--c hef. Ce dern ier se trouve à la sa lle ne 4. M . M .50 déte nu s étaient les SC"u les pos~ i b i lités d·hygiène. mOtU !i. préférèrent le plus souvent en fi nir a vec les tortUres joumaliènos.~ pri sonn iers.. Depui ~ octobre 1958 la douche fut . (dfj~ tité plus haut). est.. on sottait d ans les cours pou r boire notre café .. leurs sbires spéc iali ste~ des matr:aq uagc s.a tion de la colonne vertébra le de!. privations de nourriture.... qui se trad uisaient pour les bénfficiai~ par leur envoi ~ l' infi rmerie pour se reposer. 1 700 détenu ~ élaient • douché~.. suppri mée .e dfshabillaient e n plein air a\'cc 0 .. une salle de do uche vétuste de dix personnc~ IItail une v~ ritable torture .. depuis douze: moi ~ . VOid que lq ue s exe mples entre des c~nta ine . ment re~ pon!\llble de plu. a été ~'OrxJamné arec . s 'cst pend u au moi~ de no vembre 1958 dam la cell ule nO 77 du bloc cell ul aire.:tcs de puis son emrée e n f()llct ion il Il ermuaghi a.11i nes dc prison nie r!! .ALGËRŒ. su ites de tortUtC ~ e ndu rée~ pe ndant plusie uD joun.ge ment. des df te· nus. L.u mois œ juin 1959. Le sang g iclai t de panoUl. de pieds et tuyau ~ en taoutchouc pleuva ient sur les prisonn ien. en 1945.ïnsi que pl u~ieu~ prison niers.. A . .. les coups de poings. quand ce n 'flait pa. après 1'17 la vie quotidienne Pour être véri table me nt soi gnf.à ~'Uups de picd s ct de tuyaux de caoul· chouc . dernièrement eocv re.. L .qu i .. : l o ujeb Azzouz Molul med. NOI re situat ion maté rielle litait des plus précaires. Un condam nf inculpé dan~ l' affaire de l' . il est de notoriété IHIbliq oo quc le mfdecin ne dfdaignait pas de reçcvoir de:.s les geôl iers qu i le faisaient. ramilles de détenus de. e nchainf s presque nus. on pou vait tourner en Tond deux par deu ~ . CCli priso nn iers. un ~ur'\'eill a nt 11 été emprisonnf à Blida pour avoir ~ ball u un prisonnier dans II nlinnerie... . le directeur de la prison r. deux prison niers sc soot pendus par suite de dépress ion ne rveu. se cornponaicn t ~ l"CSoceasions tn vfritablCl! SS. C'ftaient les bénfficiaires euxmême~ qui ~'en vanlaient.. jeune combattam bles~ gnl\'ement da n~ un acc roc hage el a rl'"êté ~ la rront ière marocai ne.. le premicr sur· \'eillant A . Il pou~sai t le • ~..' . la dhi Llu$ÏOn Paru do:>nl L'fJtpreft du B aaabfe 1959 sUI1o·e illant . de 1940 Il 1942.. . S ... C'esl .... lc$ dfte nus pol itîque~ ~n les insultant ou les menaçant du ea.. Le matin.... Trois WC Ct quatre robinets pour 120 A 1.. P .:her de mangcr le ra isin qu 'ils vendangea ie nt. À l'a rrivée des convois À l' ani vfe des convoÎli provenant des di verses maisons d ·anil. e st fgaJernent sans soins: mie ux.. Sidi. Une maigre pai lhl$se. lai ~sé sans soi ns.50 nt de ne ige en h iver. Roualem Bey. En prése nte d u directe ur. Je pa~ sur des dflaib : prisonnie rs pu nis pour des &!1ilS futiles qui. pnur mau vai ~ 1r1lilements envers des antifa!iCiste!!o priMlnn icn. au gra nd 5OUI. (n'tnte an~ de ser'l ice) a f té oondamnf il ci nq ans aliec surs is après la Libfration . qui a une dfrorm. déshabillés dans le froid. Dern ièrement. c n ~ pe ndam ou en se fracassant la h!te coo tre le!.o. des viei lles cou vertu r'e5 re mplies de \'enn ine t onstÎtuaie nt notre couchage.u l'1i i ~ pOlIr homid de.. . La ' "isite médicalc des l'ollVoi~ se rai sai t devant un ~deci n q ui se tra n~ronna il cn juge d'i nSIr\lctton et renvoyait. Le sun'c ill ant P. .. menacé d u cachot s' il se rcpréliColait à la visi te médicale. Le surve i U ~ nt G .Uspe!. Il est éga le. SeIOll le sUI1o'e illan t. c haque détenu d i~pouit de 035 m d ·espace.. fous ou neur8Sthéniqueli des surtes de mauvais tr. tels que le~ surve illants A .. L. Le deuxième s'e st pe ndu au moi s d ' avri l 1959 ûlln~ une cell ule du de uxième é tage du bloc ce ll ulaire .( • avantages. Il été ~vrxJlImné avee sursis pou r hom ic ide et. conditions qu i o nt rendu fous des di7. l' .. nage nt dan s Ic uC'!l cltcremen ts. J u~u 'au mois d 'oc tobre 1958. au bout de q uelque temps passé dan s les c achots noirs e t hu mides .~ brutal ités ou tortures . Matées. e n qualre heures .:hoI. en tf te . 8 . qu i SOf1t • la salle n" 1. devenu fou par l uitc œ ma uvais traitc me nts subis ~ 8elTOWlghi a : Abde lkria (doua nier a Oran ).'Ie provenar\! de. et 1\1 .

au cachot..~ protestations hardies de quelque. . plus ai~ment contrôlables sont l'amaigris:... L.. originaire d·Oran . les deux S .. ~r\'ie dans des cond itjon.. pour appliquer la discipline . L. ils pas~renll a nuit au c.er ll'insuffisance de la nourriture fournie par l' admini. le " règlement" de ü errouaghia autorisai t quatre le ttres par mois. qu i roc manquait jamai~ de pro\·oquer.. Poor le parloir.. dc!i " . JlQS parent. Blasoo. ). . Ra. Les responsables de ce~ ca. vieillards.. le su rveillan t priposé ( M.. rac iste DOloire. nu s et la tête rasée. déten us. La nourriture le~ ch aus- joumal~re éUlit infecte.. S .. el le pl us souve nl quand un sUfveillanl.. K .'T'lIVCS de déticiences physioJo!:.. notre courrier passait ft la poubelle. frappa mtmc fun de nos camarades de cell ule. on pus:ii l IOUle la joom6:: assis. au mois dc septembre 19511.. • sp&!iali stcs des ma uvais traitements. Ces pu nitions s' accompagnaient de sévÎCes les plus odieu.lIvec en tête L. Tel fut le cas pour Je dttenu BI.lutmement fl'ttjucnlS de 1. il en ~tait de même. je fu~ pris de malaises ct de "e rtiges. .. S. gelaient de fro id ou tombaient d'insolation r~~ . Le cachot et 1Cl> ~vÎCes l'attendaient. manifest~ par de. Le plUli liQuvent. nce . Les rares familles pouvant se d~plllcer jusqu'A Berrouaghia et les d~tenus ~taientl'objet d'une l'J'J Ce même sous-d irecteur Le mardi 6 mars 1959. .>iqucs dont les manifestations le:. D'autre!> eumples plus signi ficatifs montrent cenains aspects de. pl us ~videntcs Cl le:.. Il n'en CSI de meilleures preuves que les troubles digesti rs t. sures ku l~ . une "ingtaine de gacdierui.In! H. pendant quinze jours. où dès notre aniv~ !el.. Puni hUÎt jours de eachoc. CI B .~ m6hodes emp\oy~s à BelTOWlghia . je fus bJes~ sur diverse s panie~ du corps e t notamment la tête. s'empfcher de ri~ter ses provocations ... a des c rises de neurasthénie. depu is.cmcnt imponanl de IOUS les pri!iOImiers et leur degré d·anémie. Dernièrement encore.1'lOUl.\.. la direction de la pri~n dunna it ... À ses cris. le 7 mai 1959.stnuion par l'lIChat de produits /l Ia cantine. le nom~ Lounis Amirouebe. grande majorité des df~nlL" le un grand nombre de swrbuts frustes (gingivolTllgies. se rœrent sur une dizaine de dftenu) dénorn:é~ par le pn!vôt..• S . . Ven l'automne 1957. S . S . se livrait pcndant b. . ~ l10uvait à la salle 9 avant son transfen en Fr.'" ALGÉRIE. ce jour-Il. Par contre . ••• .. IIQUS fl1lppêrcnt §luvagement avec les même s procéd~s cit6s plus ha ut. le prévôt de la u lle 13. M . tout nus t t la tête ra.. Silrus bouger et l'mfois sans pouvoir parler. Appliquer la discipline Je signale e n passant qu' il n'existe pas de soins dcntaÎI'C$ el que le seul N:~de esl l'arrachage pur el si mple c:Ies dents par le médecin o u le plus souvenl par un dttenu. ..' " " .. faisant ornee dïnlinnier. je fu!> cm mell~.. .cane blanche . ma[adc~ de 10000tes Slmes.l!. . langues TOlIges et dépapi ll6. 00 III prison punissait les roues délenus qu i osaient dans leurs leures se plaindre du rég ime ~nitenliaire. ne pul. S.. insomnie~). Noue: tenue vestimentaire: tlaÎ t consli lU~ de dUroques provenant de vieux stocks d'aneiells prioonn iers halo-a lle mand s. ce surveillant injuria plusieurs ~ten u5. Des prison niers tuberculeux.. .Co. nous • gardait ....~'lC mblfs el allendant l'appel ~venluel de !lOS I1()TTlS. S ... c·C5t·à-dire pour provoquer. il même: la boue.. çen~ure. par lOO les les intempéries.lllbion Poru dono L' hpreu du 8 « labre 1959 jusqu 'à la soupe tlu matin ou de l'après·midi... garde sp6ciale et malheur au dtu:nu qui aurfl it ost se plaindre A ses parenls. cc M . d 'av i_ taminoses vtui~s el les étalli plus ou moins I. troubles TlCfVeux.. la . Dan~ l e~ ~ lI es. S . P .~ . mal traiter ou se livrer' des actes*" contre nalure" envers les prisonn iers.. dtlenus dont je faisaÎS plll1 ie.-.. ...• B .. .. A .. je subi s de mauvltÏ s traitements. troubles inteSlÎn3UX . la db.. Devanlla réprobation dei.... S .. . diant\ées très fréquentes et ballonllCments. typ iques sont: le directeur. et K.. tous condam~s de droit commun.. ainsi que Amiro uchc:. . " §pécialistes " surveillants : B .. En ung . En cc qui eoncc:me le courrier. des actes contre nalure conlre un jeune prisonnier: il fut fI»Sé par l'ensemble de la salle. nui t l1. Naturellement. Personnellement . je ne pus m' alimenter que de liquide el ..~ d ' hy&i~ne ~plot'ables ..s. jour de di stribu tion du courrier. Tout ceci eSl llsgrav~ Chel ceux qui IIWKjuent d'argent et ne peuve nt N:m&li. En réali té .'! ne recevaient qu ' une IeUre o u deux el encore vi ngt joun ou un mois après. injurei et humil iat ions. B .cnot .. d'Injurier ou de frnpper les déte nus. Pendant un mois.. aux prévÔl~. ct qui. le chef S . el ce sans anesth6sic: aucune. tels q ue AndrL .

lili Ahmed. de fortes pe irlCs cn géooraI. comarodes . comme moi. Il. sou~ la douche brii lante par cinq gardiens. Vuilà.lIJ\t : 8 cnh amda furent tUl1urts à l' ca u. I.Paru dan5 l 'lx". Ce même sous-d irec teur était le d irigeam ICtif de la . 1a oJ6. par des polklel'$ de Blida ou Medea . une priloOn de France alin d 'é"iICf le :il. De ~u ite après Ic dêpar1 de ces ..:. F . fuI maintenu . Francis Renda. C'lmme B'lufarik : Ic d irecteur de celte priSOf1 permcllaÎt au~ me mbres de la . L' ancien sous-directeur de Lam~se. Ville-d'Oran JO.~ .. Mai n muge. dit . confirmenl ceu. commission" préfectorod e faisai t une apparition ra pide. Enfi n.. Le din. us prisonniers patriotes condamnés 11.-cteu r de Lambèse assistait ct onlonnait au~ surveillants de fNlpper les détenus . Main muge ". réceptionné" à coups de chaÎHe de: bicyclette..condamné à deux ans de prison pour refus de porter les anne~.. comme ce fut le cas pour Gucrroudj Abde lkadcr ct moi-même pendant les huil joufS que j'ai pusé au cachot. l'élec· tricité. R ..t toujou rs en fonct ion à Lambèso.~ men~ de mort bien précises. parfois.~u lmanu.. avait Clu1e blanche du direC1eur pour maltrairer ou torturer les d. Son prlsidenl a d/jà fair CQII/lQflre (lU garck dn Sceaux ses CQlrdIlS. oou.. M ... oondamn~ de droil commu n à vingt ans pour crime. Voilà...... connus du te rnjJS de la Rési~tance CI de la dc!portation . sans parler des coups de bâton ct autre~. viol et vol qualifié. civ ils ou militaite$. les frères $ . Malheu r aux déte nus qui se scnic nt plaints . c:. .. le convoi au 27 scpIe mbre t958 fut . l' . Je pourra is citer longuement d'autres scandales qui se 5001 produits dans d'aUlres prisons.. Ces surveill~nts sonl : B . Il participait lui-même aux.je doi~ dire au. .. K .. peu vent être considérés comme des otages du fait de la terreur tI le siienCf' le plus complet par un isolement intégral avec l'extérieur. quelques k ilo. ista nce. chen.fut Imnsmis /lU ~ardt JIIS SU(!flX.."andale. dj!$ 'lu ' il f ui reçu par ~d Illtcien:. M. profIQser deI r'formes propres Il )' "midier. el le mini. raci~les notoiret-.. Dans une cet> taine mewre..I'Ir/! "/ldit par qI/LI'! moyens /hs l'Msures tfficacts pourraient Eire prjM!. des faits rappclr1és par de jeunes militaires se trouvant avec m'li sur . anc ienne for· teresse s ituée /J.i-mime ancien déporté de Dachau. À ce litre . t.'1. Cl $ .~ lançaic nt de. il (ul UlJi~ jours aprb rapatrié en hale ver. EdltWlrJ Michd("l.. commiu ions ".()II rédige maintenant S()ll rapport g/lriral. Un jeune soldat. il y avait MM.teb Keb. c'étail le cachol et toute la suite que ce la compana i\. il di rigeait avec d'a utreS gros colons lc~ repn!liaillcs des populaüon§ mu. ) avait cou· turne de faire ve nir pour des déli ts fuliles. et P . cer1ains aspeclS du n!gime qui onl toujours dominé et reSle lll acluellemen t en vigueur. connu. B ... en paniculier /J.. LGtRrE. . A .. M. ancien c hampion cyclistc : Ben Naccur. Sanglier ". Alger. NlllU T'C llemenl. car elles 500t tristentent cé l~brts et leur n! putalioo n 'eS! pl u.. ces b agnes n'ont rien à envier à ce ux que vous avcl. camllmdcs dl/ C(JIIZP dl! DU/:h/lu.!:!cnus punis. Brû lé au deuxième degré.." . .~.. une prétendue .~i que cerlai M ~u rvcil1ant~.. n~ 5733 : il Cut l'objcl lu i... qui duraient parfois plusieu rs Joul'$.... interrogatoires. M ichelet ami! d éjà organisé /'("nvoi en A/gi rit d'une commissiOIl spécialt charglt d'tfUll/fler IUr tous les exâs qui /rd ()lit dijlJ Iii signalis t t dt lu. CI P .. k m'absliens de parler des prisons d·Oran . Con~lantine .. tic même que ceUI\ des détenus patriol~ les plus cM imés dQ prisonniers... mel ChefS Camarades. •• . Quant au~ cachots..iUusjoo patriotes pri5Olln îen. P . " o . Ces faits m'onl été ropponés pllr un Itnc ie n ~tenu de cette prison. . que rancÎen sous-directeur (M ..()II$ sur le ropporl PaTTugia. M .LA Commiss. ct qui avaien t refu~ de por1er les an ne s con tre le peuple algérien . anc ien déporté de la R6... avaient ét~ coodamnés à des peines de prison avec sursi ~ après la Libérat ion dv e octobre 1959 tic 1945 pour mau"ais trai tements envers des antifascistes algérie ns.l' mpl''''' f-a rruSia. commcn.~ à faire.. F(I"ugia. Parmi ce! cinq gardiens..mê me de ces brutal ités. matri cule 77 .72 1 au camp de Jhchau .. le~n FARR UGlA .. le prév/X cellulaire. actuelle ment à Berrouaghia.. déj/J. Lambèse. 11 demanda ausJit61 au prbidtnl d e la Commission d'erlqlleler toUI splcialement sur les fairs rapporrls pa' M . de T'Cn trer dans la prison pour frapper sauvagement Ic~ dttcnu~ . malgré SCli hurlemcnUi. Micu~. Ce détenu se nomme Ahmcd Cnen:hali.œrres de Batna (Conslanllne).

les Algéri&ns . el in ler. çoise crient à 10 tra hison. D.enl un camp . 2011 o . C'est 10 semo ine des barricades. le $Ouho~ lenl poufronl opter poor la séce»ion.'il. eSI celui de celte folle semoine.. De Go ulle ne cèdero pas. je conl idè<e comme nêcessoire que le r9COU~ il l'oulodêter· mioo~on $Oit dès aujourd'hui proclomé .ons de l'Algérie Fra n. !fille qu'elle a été yécue à Poti s dons l'entourag..ol de Goulle a choisi. notiOflOk. deux Ieode" de 10 communauté pied~i r •• Pi""" logeillarde et .etronchè ou cenlre d'Alger pour réclamer le moi nlie<1 de l'Algéri e frança ise. du Généra l. le 9éo8. les portis. • Dix. Le 24 ianvier 1960 èJ Alger. le rÉlCiI q ui Juit.Jo Ortiz orgonis. nationa le l . signé Jecm Daniel.nvil mois oprès KIn retooJr ou pouvoir. U reussira surloul Il éIIiler que l'armée ne bascule du côté des insurgés..• • « De Gaulle face au drame » Retour sur L'Express du 28 janvier 1960 «Compte len~ de tou!e~ les donnoos olgérieM8S. l.

Les deux colonels onl pour miss ioo d"intcrdirc l' accè~ d ' Alger il quiconque pendant cetle nuit.\ lieultnanu PlItach ulistes ont laissé passc r on oon\'OI I-il . • Un propos de Galle li la manière de De Gaulle..ues le$ roUies qui condu iscl1l à 1. C'étail la vicloire. Oo'('SI--O: à dire ? FlluoJnr. L'année s'était montrée fidê lc . Les nou\'elle~ étaient bonne!>. qu 'jllcur donne un Uemier aveM is~ me n( et qu'au. oui . ce fut la nuit de la révélatioo . Pinay. effectuée ouprès de ecu . Vo ici. le gé~raJ Challe avait déc~ té r état de siège : « L'émeute ne triomphera pas de l'lITTn6e française . Et de plus. soo direçteur de Cabinet. l!videmment.\ in~lructions directes ~ Alger pour qu'oIl en fi nisse dan ~ la nuil. les Français lib~. la s ituat ion s 'e~t déjà tf3ftsfonnêe : des capi tai~s e l de. Il as sumera tout seul celle immense responsabilité.~. Guy MOllet. et du premi<'r régiment de chasscu("l. Un nouveau 6 fëvrie r. . Brouillet . dan~ les deux retranchements. Le général Challe répond d ' Alger que cela est vain . comme il est d'usage .. Ils ne sont que six cents.t S(' n!s igner Il lirer. Paru dons L'bpAn du 28 jonvie< 1960 Trois heures du matin De Gaulle face au drame Por Jean Ooniel Tiendra -t-il ~ • s'interrogent anxieusemenl\es omo Et les outres : "C Cédera-t-it? li C'est oulour du général cie Goulle .• Mai ~ dOUle heures plU!.le d'Alger comme il avai t finalement justifié le~ autrc:s. Michel Debré . JXI i~ 10 000. Or. Répu bliqoe .~scmb lcmc nt de plus de trois perso nnes é tai t illlCrdit.l cette heure-là. IIU moment où le génénl de G aulle prend coonaissaoce dll doss ier.q: ê tre don né.011 intimitê. Mai~ oombi('n sont-ils ? À pcll près si x cents. Pour riduire le camp n.::r. au gtnén l Challe pou r décider de ce qu'il oorlYi<'11I de raire. Arrivé de Bretagne.00 pou rrait prcKJue d ire : 6 l'intêrieur de 'ui ..'l:C luL La décision à prendre e~t 8". faUlil risque r une hécatombe 1 On eumine la sit uation. le lundi 25 j anvier.'er. M. Guy Mollet : "Dans la \ft Républ ique. Lagailla rde.. tist". tirer sur de~ Fmnçais. il Y avail pres des ba rricades 5 000. Mais l'aven ir j ustifiera it le ges.mais que le: produit de cclles q ui ront prfddée. en 1941 c t 1942. s'est trompé de. Ma is. Jur tOl. Tout ? Une nuit comm(' œ lle-lir n '~t sans doute j. pour le général de Gaulle. el de Lagaillarde. C 'est du moins la vefliion qui fu t donnée lundi matin i'l l'~ysée . 4 h 15 .:lranché où sont les hommes d'Orti:t. rommand.-illico de réunir Ie. I~ bataillons du prc:mier n!giment étranger de parachu.ro. " .lo~0·à Dakar c t en Syrie il avait fallu. Vers trois heures du malin. si toutes les chances 0..'IOI6. parachutistes command4! par le colooel Broi:t. en tout . mème . il doone de. Y a-.o. C'était dur. I1laL.~ mi niSlJ'e~ prfscnts à Paris '! Le général de Gaulle d& ide que non .!"ès la fus ill ade.e s'en retou rner M.tirer 1 En IOUI œmi<'r 1"('ÇOIl~ . il Il l'imprc:ssion que les in. ils ne di spose nt d ' aucune :mne lourde. il rauoJr.al. M.. Gaulle r&ligc son message et où il écril : . Que s'est-il pa~sé '! Nous sommes le 24 jillwier à minuit. UIl<' gine l M . il n'y a pas de 6 février.pendant quelques beurt's seu lement . qoi onl vécu dans !. el si les insurgés tirent. l'eoquële de Jean Coniel. il eSI vnÎ. M . mais où le général Challe eilt jou4! le rôle de M . Le com mandant en chef fait établir 1000t d'abord un cordon de sé<:urit4! autour d'AJ~. le destin du lllaMyr conti nuait il ~ingt :ms d· intervalle. Quant à moi.q ue s'~t concentré le drame.!: par le colonel Dufour. il Tou t s'esi juué celle noil du 24 au 25 j arwi. À J'i n~Uln t 011 le géné ral de. Il a placi. el surto ut la poss ibilité d 'obten ir une reddilion sans combat. Au~~i fidèle que. comme M .ve: il y il cu déjà 21 mo IU e l 136 blessés. Michel Debré vicnt conférer a. Le générai de Gaulle e~ Tellué de Colombey. pendalll la guerre. aUM. à ce mornent. je ferai mon de"oi r _. Le dimanche 24 au soir. lui soumet les dcm icn u!Jégramme5. tard.~ il& aprb. :son autorité é ta it intacte. Une grande lalitude de mouvement est doonôe. enli n 15 000 personnes. C'était l'échec: l' au torité bafou6e .1(' pourparlers ont 4!t4! 4!puis... avec rermet4!.tes. il fau t commencer par isole r le réduil .wrgé~ sont i. capitale . c'est-l-dire ven. alors que" tOUI (a. il n'cst pas exclu que l'assaut puis.

Même des hommes qui vous seront . on veITa qu i ]'arm~ choisira . le principe d '~ utodétcrmi nation ne data it que du 16 sc pfembre dernier.lrs. pour lu i.. Et non ~ulemeot il n'y re viendrait jamais.. et que la population est denière CUl(. ce dernier n'e st plus J' hom me d'Alger. ct maintenan! elle est pou r l'intégration : trois en elln>. Le matin. puisq u' ils som là. de pn!cautions : . alors. Otaq ue fois qu' il le dit. le général Challe déclare qu' il est dans la si tuation d' un homme en proie à deux craintes contradictoires : «celle de ne pas obéir au g~ntral de Gaulle et celle de donner des ordres qui ne soient pas ex~c utés.. viennen t d'ê tre livrées au PC des insurgés_ Plus tard. comme les généraul( Gambiez ct Olié estiment que la poli tique ù 'au tod~!ermi­ nat ion ne peut pas constituer un prind pc de guem: .. sous son commandement. avant. Entre Lagai llarde ct moi. Il sait qu'il était _ le verrou" : lui part i. tou t peut sauter. luttent pour leurs priv il~ges raci stes.. pour Pétain. n' avait pa. En même temps on appre nd que des armes lourdes (mitrai lleuses 1217).II jamais fidèles. « Elle a été contre Drey fu s.Oui.. L'armée? Il ne la connaissait que trop.rnum qu'oo pu iSI.. L'état de s i~ge /le pe ut Btre appliqu~.. au con traire. le géné ra l Challe de vai t réunir les colonels paraçh utist~ Dufour. on pourra réenvisage r l'application de \'autod~tenninat ion . Le président de la République avait toujours entendu ces arguments avec impatience... " II eSt bien plus haï cn Algérie que Men d~s France. ALGÉR II3 . en attendant l'occeptation.. i' en a fait son deuil. dl' Gaulle. Le mal(.. Mais non.~ réussi il mene r la pacification à son tenne. c'es t une certaine" neu tralité. Mossu prend peur Pendant trois jour.._ Un principe de guerre Les mo rts de la veillc ont provoqué chez les un s une !. Les orgilIlisations param ilitaires disposent de vé ritables arsenaux. chez les autres une espérance poli tiq ue. Le généra l Challe affirme au contra ire que personne dans l'année n'y pense vraime nt. qui ne son t habituellement l'al. Le Général ne se rendait pas compte. eux. par les rebelles. ct avec son asse nt iment. Cela a ~[é di t su r tous les tons et avoc le max imu m de prudcocc . qui av ait engagé la parole de la France aUl( yeux du monde. Mais. elles OI1 t reçu des garanties d'une pa rt ie de l'état-majol" d'Algcr. .~surancc qu 'en aucun cas l'~ ne tire ra. informa ient le co mmandant en chef qu'il y a"ait eu des complidtés contre lesq uelles ils ne pou_ vaie nt rien. Bn!chi gnaç ct Bonncgal. L'armée prétend pouvoir gagner la guerre au nom de l' Alg~rîe fran- Poru do ~s L'ExP'9u d\l28 ionvier 1960 :! U7 çaisc. il profiterait dorénavant de n' importe que lle occasion pou r réaffi rme r la politiq ue du 16 se ptembre. répa rtit le visi teur. Cela n'a rien à voir avec les ul tras qui. il propos de l'affaire Massu. ses collabord'eu ~ ont organi sée. comment ti re r sur ces ultras ? Et même si on les croit fous.. Ces officier. « qui comptent ." " . . mais. étaic nt dése~pérés. on croit que c'est pou r reprendre son poste. Le plus paradol(al était que ce visiteur tenai t ces informations du général Massu . D'u n ~utre côté. " Elle voulai t être commandée? Elle l'est. Il faut Ulle autre tactique . Alors..:plosive que. Non pas sans doute pour aide r les activ istes à ren verser le gouvernement actuel. il ne reviendra i! jamais sur ce qu' il avait dit. Il pe nse à la situation e:r. Le dispositif est prit. tous les interl OCUleUrS du général de Gaulle. de discuter du cessez-Iefeu. la désillusin~ d'j nsurg~s venant de Blida avec le rav itaillement et le~ armes. partage les critiques ~ ultras con tre l'autodé tcnn inmio n. ~[e nues par les unités territori ale~. pourquoi le cachcr. Of l'armée . D'llbord . Avec l'évic tion de Mas~u . . Une fois la pail( rétablie. et de la bouche même du Premi er mi nistre ~1 du ministre de la Dtfensc nationale. il prend pe ur. comment ne pas s'en serv ir pour faire comprendre au géné ra l de Gaulle qu'on ne peut pas faire la guerre a\'ec le principe d'autod~te rminatiOl1 '! Le généra l de Gaulle en est informé : il est alleITé. . BroiUl t. il y a quelques jour. . Massu ne relOumerait pas à Alger.. Mais cnfin. mais il se ra donné dans les pi res condi tions. Il il déjà ente nd u ces mfmes disc04.. Eh bie n 1 peUl-etre le coup de chicn est-il inévitable . Eocore faut-il donner l' a. Soudain." Le général de Gaulle répondit à l' un d'cntre e u~ : .One d '~ga­ rement. ce ux surtout qui étaient au courant de ce qui se prépamit à Alger.C demander aUl( troupes. À Paris. il n' avai! in!erdit à aucun général de parler de l' Al gé rie française. IOU! pe ut e~ p loser. . l ~ majorit~ des officie r.

su rger f. une heure avant son départ pou r J'étranger. il ya le lIOUvcm r du 13 Mai Qu i cimenle le 10UI. RC\'enons au lundi de l'échec . Il falla !! les relever. qual1d on vit près de De G aulle. Les uns soignaient le s bless~s des auU'eS . [J~ ont été adopIt!s par la populalion. Bien sOr.'! de mala ise gouvcmemental ou du dépan d'A moine l'inu)'. CeuJl qu'on appelle ici les uhms. Le prnide m de la Rép ublique pouvait diffidlcment fa ire un nOU\'cau pllS pour conva in cre le l'LN de ve nir il Paris. La ùerni~re rtunion de l'Élysée a eu lieu dans une ellcelle nte atmosphère . 1'1ICC>denl ne se serail pas produit . li ste . de J'armée '! Elle marche toul e ntière derrihe de Gaulle. on ~ 'estime ~ten­ leur d'une parce lle de celle divine immun itt! dont il a Vli l fini par se croin: lui ·même recouvert . san. 1. la fusillade 1 eu lieu. qui ont MsÎsté 11 la fusillade de la veille. il y a d'anciens parac hutistes. La seule inexactitude que contenait une ~producl ion. TUllS les min isl1eS. 11 faudrai t bénir Massu . Avec naiveté. sur le plan in férieur comme sur le plan intemllliona1. À l'un de scs inti mes. le monde s'ellhorta il r6. il eSI attaché au ~néral de Gaulle. r in terpél1étration des deUil camps a é té lotale.. On é tait e fTrnyé par ce qui venait de se passer. Le~ paras d 'Alger ont cJl§fendu pendanl quelques ann6::~ les Algérois.'Of\lre de Gaulle.'il donc si grand en rre l'Algtrie el la métropole? Les informalions sont don(" si parc imonieuses o u si IllIvestÎe5? El ils raconte nt : la fusillade a t!té un atrl":c aecitlcm .. Davantage: je Poru dans L' bpn" du 28 janvier 1960 1 vou~ le di ~. ou presque. étaie nt « regon flés '". le~ conl'OIS de . Quand il s OIlttirt . AVe(.. en Algérie est t~s proche . wlyez-vous. Ridau ll n ïru pas i Alger. même fidtle. le SlIng fran· çais avait COIJlé.. il C! lhe le Ion. et optimistes. À 1'1!Iysée. dei! jeunes " . Massu rtdige un commu niqué destiné dans 50n esprit à calmer ses amis.llaill ard i : . t ués de\'cnaient plus« durs. Tour à tour co léreux el C~S Il. De phu . GuiJiau mat : l'inc idcnl de l' inte rv iew peut être c lassé: il faut maintenant penser à la situalion a I S~ roi se.nt. chez les a utres.:i proquement à la rralemllt! et au calme. Samedi. Recevant MM . la ~jlual ion aJ gt!rienne n 'i nspinlit plus u ' inquiélooes . c'est parce '1uïl a é té rassuré par M.GÉRIE. une tclle manifestalion d 'au rori tt!. il y a d ' anciens lerrilorÎauJl . C'est-Ii-dire qu'i l y !'oCra le 6 ft!v rie r. muniqué que par la presse. n:ldes . Il semble que. ce nouveau pas eSI fait. La déterm inalion devenait comagiet. Debré et GUmaumal. mais pour m ieu ~ les dériver au dernier moment. serei n . Il s ont so~­ vent épousé des Françaises d ' Algt!'rie. dbiUusion Sentimentalement.ldiodi f.s oompte : in~u rgés ef forces de l'ordre sont de venus le~ membres d'une m!me communauté . Sans lui le gou vernemen t s'en Ji~it dans l ïmmobili sme. les gendarmes qui venaient d' avoi r deUil tic leuB o~cieB. de ses propos par le joumali_~le allemand ronceme la possibilité de s' in.1.• •• Un atroce accident " En bref.. : si l'on voulail que ce la cesse.~? Pourquoi n' II-I-on rien fai t pou r isoler les deux camps retlllnc hé~ et n'a-I-on encore coulX! ni l'eau.lsc. Lorsque M USli rtdige le communiqué qui deva it meure en fureu r le ~nér:al de Gaulle. Des militaires arrive nt d ' AIKcr. l. à AIKet. Elle sait bien que. '1 AI. DèlJ qu' il y a eu des morlli el des bles~s. on leur pose de s question ~ : «Qui a donné l'ordre de remplaeu .. il di t : « Je lâche du lest.je par. quatre ans jour pour jour ap~s la dt!faite de M . meme lo~u'e lle n'eSt pas gaul. .~ que de telles questions soient posées ! Le d ivorce e. mais si cela 1\'li l élt! des parachutisles.à-dire J'anarchie .-c sont simp lement de~ héros un peu téméruires. Guy Mollet et de la IV République . je Ille trou vais c hez l'un d 'ent n: eu. Le génl!'ra. c'est. cela r&lu it ~ néant les histoire. fu sée le 21) j anvier e t le Généra l se re ndra à AIller le 5 ffvrier. Non. pour la premi~re fois. pour la première fois.nsurgé. Tout. je suis mes officiers. de Gaulle .. On ne se rend pa. ni le gaz. politique d 'autodétermi nation sera rtaffi rm ~. Et il va j usq u ' au bout : M .1 de G aulle ne devait prendre connaissance de ce corn. ni le téléphone ? Les militaires n'en revien nenf pa. pour q uelques j ours . El pu is. Vous vous prtoccupe1. c'cst le vidc.Ies ge~~ mobiles par les parachutistes? Qu i a laisSll!. il ln fonne que le remplaça nt du g~ nér~l Massu prendra SOlI commandement le lendemain. Pour la première fois depuis longtemps je le trouvais ra. Le s manirestants ont pri s des gre nades lael)'mog~nes pour de vraies gre. j'ai l' imp ression que la pai.-av"allle-ment et de munj l ion~ passer du cOlé des . Chez les uns. Il c ntre en fureur. une d& larat iun du gé~ral de Gaulle sera r.I..

Cette thèse luisSç éyide mment dan s rombce l'essentiel.. les mutations et les promotions récentes indiapri! ~ Pas de « négociation '" lt Quoi qu'il en Mli t.sidt'rer comme des • péripéties. et l'armée restait « neutn: . ce n'est évidemment plus le paso. s'e n aller rénée hir !hms la soli tude sur «l"i nsigni fi anee des choses . C'est tout. soil que du fait du 13 Mai le général de Gaulle ne pouvait pas vaincre l'esprit et les hommes du 13 Mai. 10ut c~t su~pendu li Ip rési. le gé~ral Challe déclara avoi r . elle se laisse moin! facilement manœuvrer. Ijuel que soÎtleur rang. On peut dire. le rôle de l'armée 'lèlle fut bien la thèse Ijue rolpporta d'Alger M . • > •u o . il ne sera pa\ pos:.lJlsigeraienl ~u r rie n. II est l'Étal français. d'p utn. La disproport ion entre ce qu'i l rêvait de faire pour la France cette année même et l'assau t dont il se voi t menacé est d'une telle dimension que cela peut l'inyiter .oénéral de Gau llc s'y cst pris trop tard et. sa silhouelle historique n'e n sera pas moins grande 1 ses propres yeux : il a déjl im~gri I"él. Ma. au grand jour: ainsi parlaient les militaires.• Oui.. cornmt:nt réagit-il '! Il se sent près de la mon. urlc poignée de faclieux mai s aux repr6e llla nlS approuvés el soutenus p<lr une population tout entière. À la condi tion que t'Ct activisme aille dans le sens de la philosophie mililai re ~ en Indtx:hine."$ mois. Cela. non seulement les man ifestations n'ont pas été inte rd ites. 10u! 11 été fail publiq uemeo l. nous n'e n serions probablement pas Iii. Mais ce qui peut ftussi le sau. surtout lon. Le point de \"Ue « historique.I'aomx 11 organisé l"upressiOll ooIle<:live du 9OU. Qui en accuse r? Il e1>t bicn probable que.. !"incarnation du passé. de la conscienœ ct du poIl\'oir politique actuel de la France. e n OUtre . l ia fois d'une au tOl"lOmie et d' ulJC preMion sur ses chefs. Pendant un an on li n!ptlé dan! tous les journaux.cadets de ['Aleaun.M. Le I.:houe. On di t pnttotll maintenant : . un officier lie valeur est capable de di~r. son llutOrité étai t indiscutée. C'est le prisent qui ~"Ompte. C'cst·à-dire le rôle actif de l"nnnû.ible de le dé« ler avec prkision.' (. de « laisser se d4! fouler les foules •.."Om prendre. Non seulement l"~lat de siègc n' a pas été appliIjut!.. Dan. dans tOllles les d unions . ''0 gen~ pllJvcnus d'Alger au gouvernement.tien aux insurgés d'Alger. meme en Algérie. ~ (ltsillu.. CI qui pn!le ndaie nt. : mais toute I"A Ig"rie s'embrasait. Je oom mandcmçnt n'e. CI qui ne tr. qu'il a su r les év~nemenlS k: conduit " con. part. EJlsuile. dans presque toute I"A Ig~rie... au mornenl où.~t pl us conforme li la hiérarchie... ou de R tisfaire 11 la digniri des ~uel. ahu ri. sa politique Ijbé"oIlc. Mic hel Debré son voyage ~clair dans la nuit de lund i 11 mardi. c'cst précisément cette force qu'on lu i a reprochée: le plus: qu'i l s'identi fie l ia France:. el on a mis sur pied les urganisation~ arnm pour l'inMlm:clion. En face des fai ts.sc ob. au scin de cette guerre. le FLN pritend se f~ lici ter de n'être pas venu.qu'elle occupe des positions 00 elle esl reine et surtout quand elle fait la guem. que de Gaulle vou lai t bnwkr ]'Algérie. un cen ain nombre de choses qui paraisseol essemielles aux hommes. volontairement négligés."C de cet homme qui entre dans sa soillllnte-dillième année.rr.talK. Dans les message~ quent que le gtnéral de Gaulle l'avait compris. mais enl'Ore. S'il él. se 18crifier P'QUT que l'lIfITIœ pui. el Ijui se rnv~ lent 11 lui dans un fllnalhme déchaîné.irt: non pas li.ati~facl ion dans ~ principak!> revendications. il est plutôt fonc tion de la per5OI1nalito! ct de l'IlCtivis me des officiers.:hec et lïngratilude dans Je ooncept même de grandeur.coir s. Ah r si le FLN était venu il Paris il y a un an !.~ par le chef de rÉtat. prêts li. sc faire luer. soit que I" attitude actuelle de fermeté du général de Gaulle prouve qu'i l au rai t très bien pu imposer..ALGI":RIE.'er. pendant les deUA premier jours.ioo Poru dons "fxpreu du 28 jorwief 1960 sympathiques " qui vom lrop loin . même dans un lointai n avenir. il y Il qllClq1. en 1960. Gric::e à quoi il ri~ le 1 -.~. a trup compté ~u r la com préhension du FLN sans donner il cc dcmic r toutcs les possibili tés dl.é qui compte.~ l'nnnée française d'A lgérie. Sans doute les Musulmans n'étaient ~ présentS . car depuis que nous en sommes 111. Mais c'est un cerde vicieux.s si l'armée est peut-être toujours cellc qui commet le~ cm:u~ politiques dénoncée. le commandant cn chef a\'ait eu affaire d'abord à de véritables ". s'il était venu . dc~ant la stupéfacLio n de leun puissanl\ interlocuteurs_ Et C'CS! comme cela qllC la situation a t!vnlué. sous le préfe~te d' lIIiliser la lactique du • pourrissement .

qu ' il ne: pouvait y avoir de solution sans la libre e"prcssiun de c haque Algérien e t qu 'oo ne pouvait rendre fran çais ccux lI ui se reruSliient à l'fIfe . ccla 1\(: tradu it par le flli l que le général de Gaulle maintient le principe d 'autOOétennin ation. Ce nattona liste ~urvient Il un mome nt où l'intérêl contraint de décoloniser.~ .': les ins urgés alg&ois. q ue dcmunden t les insurg6. alors la que stiun n'cs! plus de savoir s ' il convient de négocier avec les insurgés. M ais cette vraie vic toire est-c: lle pm ~i "lc 1 Pour n5dui re l' insurrection.~ pou r la libertf d'e. N pou r une autodfterminatioo qui garantit dans tous le5. M . Cet homme de la grande ur et de ru ni t~ sc voit poursuivi par un rôte de div tseur C( associe! au.( pas gaulliste et qu' il suffi t d ' une occa.le l'au toritë dc l'&at. e nfin . Le général de Gaulle a Id u. lorsqu'clic es! combau ue de celte manière . après avo ir . troi s minislre. Alger.~ nnt demandé que I"on intcrdille ~ l"armée de tirer.t plu~ gra nds dOChi rements de son pôI )'$." o .wltu. Il sait ~ulentl. l'armfe.~ion de M. Guilla uma t eS( un panisan de cette dernière nfgociat ion. le combal acl\Jel contre les hommes d ' Alger prend en effet un sens e. Non poi nt. ? Simplement que l'on pr0clame J'A lgfrie française. il n"est pas ~ i désava ntageUIl qu 'une panie de l' armée.t«utÎOn. de tou te fu\'OfI. Il sait que l'iUlllée n·t\. Ce militai n: t'st en conllit ayc:c l' annfe. Pa ul Dclouvrier el comme il se refuse à lu i-même une TClraitc qui le lente. Une victoi re sur Al ger_ une vraie vic toire. L'ép~u ve de force tran ~ formç ai nsi tou tes les données de la politique gau llis!e . ce lle qui. Le gfnüa l de Gaulle a répondu qu'aucu ne. Lorsque s·est posée la q ue~tion de ~cider. Michel Dcbrl a fait le diJl. En dc~ de la protcrt ion (.l de te lle man ière qu·elle s'f rige en arbitre. mettre fin 11 la guem: d ' Algérie .. sabotera n'importe quoi. pt r'!>Olme n'a osé devant lui ne pas condamner ellli ~rcme nt et s ans réticelle\. comme il a rdusé la démis. ce la n'C S! pils excl u. ma is si l'organisme d ·e. par princi pe: . La France ne peut pas mallquer à sa parole .'il y aurait ou non un usaut COlUre les bastions d ' Ort il e t de Lagaillanle. Sous son impu lsion. el. Ce conservateur est contrailll de fa ppu}'c r sur dc~ homme s de ga uche qui.~ion de sc: remlrc en AJi:érie le S février.~ e n combat. n. mais bie n parce qu'il est placé poo r oonnaÏlre les rt . Le destin du gfnéral de Gau lle devient Il coup sûr ra~i nant."(MJ11i san~ IUÇun doute le plus net de ~ ca~re. dise m ses amis. il l'idée de ~\lCtion des îlOts insum!Ctionnc:ls d' A I~r.ut sa politique algérienne . s'oppose au gfné- rai de Gaulle. prou \'ant ain si au monde et au FLN que l'autodt!tenmnati on est cons idfréc U!iCl sfrieusement pour qu 'on se baUe poo r elle..tceptÎonnellement fécond . ni su r l' attachcmellt qu 'oll lu i voue ni Mir la fidé lité oc'!. Si le géœral de Gau lle tiemjusqu' lu bout. mais si l'on est contraint de négoc ier avec l' ann<<. D'au tant plus 'lue.'I. ~ l'épreu ve de force et. la dkillu ~i!)ll Poru donl t 'ExprelS du 28 janvier 1960 chaque Coo!.tpression des A Jg~r iens . 11 nuuveau.e il de~ rninis lrc. Il s'est opposé A I"évict ion du gfnéml Massu.i la démiss km llc !o. d'u!l(' é preuve . us les vrai~ int~rEl$ de la France Cflmme des Fra nçais d ' Algfrie. qu ' il s' ~gislle de la d ignité de l"Élat ou du réal is me pol iti'luC le plus élroit. Au Conseil des ministres de lund i dernie r. il sera mille foi s plus libre dans l'aveni r immédiat pour aller jusqu'au bout de sa victoire : uoe enten te a~ec le F-' . Mic hel Deb~.: n t que 80 '1> des Français métropolilains peuven t pk!bisci tcr tJcmain sïl le fôl. Où le général de Gaulle pre ndrai t-i l sa force? Sur quoi s' appuierait -il ? À ce la. le g~néml de Gaull e a répondu mardi malin au cours d 'un eJl\retiell : il tire sa force de la vokmtë du peuple français de Le destin de De Gaulle En un sens.<péUlnt. au retour d' un \'oya~e qui ne devait pas être pour lui très agréable. Il ne se fail plus aucu ne illimon. pour ne p3s préj uge r la dédsk>n des Algériens. ou plutôt répom. pourrait débollcher $ur la paix. et justifia m du même coup lcs combats de 1'!l!1TIfe française ainsi trans ronné. M. . lon dol chaque entretic:n : " La France ne peur pu céder _.ALG éRI E. Ca r enfin. ne répond pa~. il aura l'Offiba ttu pou r ne pas prononcer ce mot. polil)qucmcllI. el ma i/u ie nt auss i sa déci. partis ou des hommes. Si le peuple de France I rrive ~ impose r sa voloot~ aux ac ti~ il>tC!l c ivib et militaires.~ion pour que rc nai~ en cl ic le yiolent ressentiment q ui J' habitait nagutre .. négoci ation JO avec les insurgés n'éUli t payante . le~ imperfections de ceue politique deviennent secondaires.-. ne faudra-t-il pas céder à l'armée e t !le' re ndre erK"Ure plus ùépen<lallt d'elle? '" 80 % de~ Fronçois Ou i.

enfin.dont le. d'Alg. À Poris. manifesté çontre lui le J3 Mai. «Un pouvoir imlKrectionnel.n. du eanling<'!nl reful<'!nl de l<'! k1iner emoorq\l$f dan. du 13 Mai. toul IoOidat d' .'emparent du gowe rnemenl gênêrol. oppe!. l'aventure..1 in.r.kll l" en A\gé<"ie par un pronunciomenlo militaire. la doi!.. D. Ouelques he\Jres piUl tord. l'CI'Ientur.. xkuler a UCun de leurs ordre. Puis il appa raît è la telévision. Il note auni que la Irodure n'a jamais .oite [. [.i profonde enlre les Français de F.~ . '10 du 1"' REP . la débandade 0 eu lieu princ ipalemenl porce que 1. « Entre Zéralda et Bab el-Oued » Retour lUr l'~S5 du 4 mai 1961 Dons 10 nuil du 2 1 avril 196 1. Et il conlil me . péché origi nel . le généra l Ma urice Challe.i..s Berets .. militaire.. aum été par dau)!: fois celu i qu i auT'll. I.. " sl lelm inée. Ce pouvoir à Il'''' opporenc . plullord. diNl. : un quarteron d". g. Jean Da niel "sl ci Alger.• 21' ALGËRIE. de l'oéroport et de l' hOiel de ville. dès lors que les événements le lavent soudain du . s'a pprêtent à manifester pour lu i aujourd' hui. . jour. J' inl<'!fd is à tout fronçai. .il lusion 2 1 .. O!H!lque... au .i. généraux Edmood Joukou. le général Solan se fait acclamer por 10 Ioule.ri e ..i.raux en ret.. le gênérol de Geu!!e décide l'a pplication de l'crtide 16 de 10 Conllilution qui lui donne tous les p0uvoi rs. des millions d'honunes espère nt en lui.s 001 . And ré Zeller et Raoul Soionl se lend.. 201 1 u . pris la décision de « faire couler le Slmg françai5 JO . ... EUfopéen.elusé de suivre.. L. Ce Français...i.]. Le pul$en des généraux vient de commencer.1 d'abord'. Aujourd ' hui.once . appelés du conlingenl font partie .".el le.1 .... principal instigaleur du pvtsd> (CIVe<: le. • Le.i. .

dont les effets eommencent seule me nt à se faire sen tir.~ s' intègrent désormais dans les calculs des slratégiCli de tous bords.Ieon Doniel nous cable nouveaux ropports de lorce .onl. un lOI: po:>ait autour de moi la que slion de savoir que lle était e. s'est insurgé ~i violemment que la junte milita ire ..~ Musu lmans ct des EuroPl"ens d' AIi. Je n'. Les anec doles sur ce point fuisonnenl CI je \es ai ente ndues de la bouche des ilCteun eU)HT!êmcs. " . avalll meme I ~ ' Ilulio n don née pllr le ehef de l' État 11 la désobéissantt active : mais au ssi et sunout après le discours de M..à partir du tTlOIl"ICnt où chacun des appelés a imaginé sa province natale investie.'eT. les appelé. Quelques jeunes $Oldat~!IOtlt venus me voir CI nous sommes allés sur les haute urs d ' Alger. La si tuation peut ainsi se résumer : Les hommes du 13 mai 1958 IVlicnl cru pouvoir se . s'est iocarntc dans le stu péfiant sursaut des soloo ts du oont inge nt. C'est au» i la formule employée à leu r l'gard dans Je dernier lract de l'OAS (o~anisalion aujourd 'hui clandc~linc d u coolrc -terrorismc: ultra). La déOOnoodc a eu lieu principalement paree que les troupes qui étlliem prév ues pour in vestir les capifales a1gêriennes et pour dtbotrqucr en métropole ont élé obligées de se consacrer à <. Ils avaien t fait trop de ehoses : conspué un généra l. la rés ignation indifférenle des appelés du . u s récits de la l1I. " le putsch a rêvélê el Ioul est loin d 'être fini. pat des légioos déchaiotcs. ~io l de . bicn plus imponanlc: que celle du 13 Mai.ge des éléments du con tingent lorsqu'ils appri· rent qu' ils étaie nt cn exil. lorsque les foules musulmanes se $OIIt impétueusement retirées du jeu. ils ont acq uis le droit de cité et i l. les joorn6:~ d' avril 196 1 ont mis en bra nle de façon irrével'1lible la masse anonyme et nég ligte de ceux que J'on croyait pouvoir éterne llemen t rtd uin: au rôle d' instrument aveug le .. Aussi imponantel pour la France que rom (lit(li pour le pe uple algérien les journ6:~ de décembre 1960.. Louis Joxe étai t pessimiste à 8 heures du soi r encore. Je peu)!. Celui-ci. noire envoyé d 'Alger . Celle révolution . roules algériennes.~ métropoli tai ns sont ent~ dan s l'mne politique: comme e ll e~... tandis que leur tem: pouvai t f tre envahie.\aclemenl la . L' un de . de~ généraux.oomme un tOi n d' Algérie . La partie a été perdue pour Challe et ses complices .. plongés dans une guerre dom une conférence de pre5Se vena it de ."Ont3Cts que j'ai eus avec de. .ause de la débandade de la nuit de mardi . enfermé pendant que lques heures un . dan s leur IUlle contre le f1.olonel. Ils viennent d'en perdre un !lCXvnd aveç le Iiveil du coo tingen t. par les l. Comme le!. défenseurs de IC\lr patrie : Jes autr"C!i vou latent saboIer le dfpan de~ paras par tous les moyens.vnfenir un coo tingcnt ~urvol l é. ils ffi 'OOI d&:lali qu' il était dtsonnais impossible pour eu:t de revenir en arrière... par le récit des évéIlcmems '100 m' on t fait plusieurs hauL~ fonctionnaires de la police.>6 Poruooru l ' lJep. de mon passage ft Pari f. s'est vue alors contrainte de trah iT le seul groupe qui lui restai t : les Eu~ns. alors que M.. du 4 moi 196 1 Entre Zé ralda et Bab el-oued Por Jean Doniel Aprè~ enquête. prise de vertige de YlUll son isolement soudain . Elle m'a été révélée.i eu aucun effon ft faire pour cela. au eours des journfef tragiques de la semaine dernière. par les propos que m'ont tenus de jcune~ appelés.or.N ct conlie Paris.. C'est dès ce moment que de~ aviateurs on t eommenct à vouloir soustnlire le max imu m d' appare ils de transport el oot déckltli de ~joioore la métropole pour se mêler eux· mflllCS au. onsacrer la vanité.es atouts leur 1 dtjè échl ppé le 10 do!cembre dernier.. .servir indtlifin imem. vien! d'avoir Ileu en Algérie . dès mon arri~'ét ici. Une révolUl ion .. œpondre maintenanf au moins pou r la eause principale: ee (ulla IisiSianee du contingent. ce n'est pas seulement n :pithèle métropoli taine pour le "quanc:ron. De l'eou dons l'essence l.. ces récifS sont sai ~issantll .. Debré annon· çant le déoortl uemenl en métropole des parachuti~les de Challe.ngenl que l' un ifonne conuai ndni t ft une ~iMl-ance purement hiérarchique. I ' i mpui ssance d' une masse musulmane tcrrori sée. À panir de quand ? Dès samedi déj à .. "Officiclli félons •. des trois atouts dont ib disposaient alon en Algérie : l'appui enthousiaste de la population eu~ nne .

. comm. félons aprè. Faul-il croire..mitrailleuses.\ du cantonnement.. 00 a vu des officiers loyalistes prendre la défense des officien. depui s 1830. le préfet Jan in.~ loyalbtcs ont été arrftés par Ics • challistcs JO. aUA lIJlêts que le colonel. Je lcur ai demandé qui ils étaicnt : un instituteur. C'est un policie r .~ a demandé un rappon. df1lpcau.: r. on a vu un haut fooctioonaire mU$u lman rappeler il ses devoin en~'crs le chef de rÉlat fnrnçais un colonel pol'DCh Ul i~le avec: qui il a"ait oombanu en Italie. .:mtlant d' Alger-Sahel.Si voue CliS est généraL M)Uha itericz. offic iers les plu5 libéraux.Aucun 1 .. di ffusé les disçoors du chef de 1'&11.. Pendant ces journées.Aucun. Ce dernier infonne l'état-major d' Alger-Sahel et la Délégation générale . peint la croix de Lorraine sur toU! Je. quc la comm unaUlé européenne d'AIgt!rie devra parCQUrir à 50fl tour l'ilinéJ1lire des douleurs ct des humi lialÎon5 qu 'elle)l infligées.t du porte à porte dans des immeubles rc:-pérts. Vive de Gaulle .» Il Pfévient aussitôt son chef hiérarc hique . et sur ceu" des collaborateurs du Oc!lc!gué s<!:nml. la cIh illu~on PON dans '! Exp. mis de l'cau dans l'essence de.\ femmes musulmanes VCIIUC$ assister l'épouse d'un policier françai~ incarcéré par des mil itaires rebelles. il n'y a pas eu la moindre indiscipline du CÔI:<!: de!! soldaIS.. Le vendred i 2 1 avril. ccux qu'clle a '" la délivrance . sans doutc inévitable et. s'cst produite. en lout cas.! de presenter les armes Ades o{fi cic~. . demI colollCl. un ouvrier s~­ cial isé CI un radio. une sorte de commissaire Maigrc:l inu"ansil. Sur doule de leun. Dans la soirée du vendredi le comrninaire . il n'y aurait alon.~ journées insurrec· tionnelles un personnage qui ne .vit un coup de télc!phone de Paris : " les ultras prtpare:nl qoelque chose pour cc !'>Oir. oous l' avons fa itE! OOU5 sommes maintenant sous le coRlmDllclement d'off..Paree: que vous t:royel: qu ' il en rc:ste une? El puil> qui a tué l"armée siOOll les généraull félons? Dans les unités où les officiers ont été loyalistCfi.. Hélas. plus d'année. mais don t la gravi té im mkliate n'CM pas davantage ~rçue en métropole guc n' avaien t <!:té compris le~ événements annonciateurs du 13 Mai.'enfuir. !.~ns cllception . sur les bureau:. un policier républicai n et ~me j acobin (i l yen a aujourd ' hui plu~ ieu rs en Algéric).'était pas prononcé jusqu ' à maintenant.Cul UII capiUline eSl fl!l.~ autos. .. crié ". Il déc ide de passer la Iluit . Or une fois )'i nsum:ction liquîdêe on n'a mi .ALGÉRIE. que j'ai rencon trés et qui am eu une altitude impruchable pendam ces jouméçs. . L'illustration la plus éclalanh: m'en a c!té donnée par le récit que m'a fait dc.lt loyal mais il a t If contraint de . il m.~sislcr JI.. •• . . COoq UI ~ ..vous guc l'on se df barrasse de tOus les officiers de: l'armée d' AISéric '! . Ces demier. que j'appellerai ici Xavie r. un tel spectacle à Al g.~ de promotion sur le loyalisme plus q ue su r la com~tence .ant ~s une apparence dé bonnaire . remarque cependant certai ns signes inquiétlllu : des activistes notoires on t flÙ. On a vu le malbc ur succéder au triomphe dans le regard des petits ouvrien! européens el ht délivrance succéder à la peur sur le visage de toutes l~ casbahs.. tandis qu 'on lisait le message de Challe.. avoir été près de les abattre : de~ fonclion nairu français chereher refuge chez des Musulmans : de. officiers. n'ont rien tJOU\'é de mieux que oous dénoncer à leur tour comme communistes. son poste. . JI. comOic un MUSulman l'affirmait . dcII informations de ce ge nre s'accumulenl depuis quinu: jours el on n'y croil pratiquement plus.Auc un d'entre nous nc l'est.Que faire 7 On nou.Nvt re cas n'est pas général : près dc chez nous. C'élai! la première fois qu'il m'éuit donnt: d ' a..Vous etes Ç()mmunistc~ '! . du A mo i 1961 refuS!. .cicrs que nous avons dtnoncés. comme en période révolutionnaire '! . n .. Une sortie secrète Une déchirure.d 'ai1!" rs nn~ es prit de revanche -. Aucun de~ trois n'avait un physiq ue qui pûl faire esptter une victoi re facile dans une lutte cootre de!! parlU . Mais c'est un ca~ répand u.Selon vm. posi tive.<. 11 terme. Mais ils étaient an im~ d'une dt'!tcrmination impressionnante.: du colonel Moullet .q ui om désobé i 1 Pourquoi ne ferai l-<ln pa. Pourquoi ne sanctiOnTIC:l1Iit-on pas IOUS les officier.

Le oolone l Moullel Il' a pll. Le commi ssa ire Faehot t~l~ phon. insultes aux offic iers. dt. Tou t J'état -m~jor el les deux commi n ai res !iOnl anit~s .Ii la base aé ropt>r1œ. Les ge ndanTlC~ qu i lente nl de s'opposer à l'c nt ré!! d ' un cap itaine parachut i~te so nt oousculés e:1 &: arté~.. l 5 kilomètres ue I ~ . Les dcu. ct les autres au camp du 1" régimem ~ tru nger de parach ulisl'::S. derrière Ic car. qui est e n poste su r place. 11 Zéralda. M." commissaires la prennc nt et gagnent le r'()(l-1"Empe reur. pour mener son opfnltion. Les eom missa irc5 Xa vie r et Fac hot parle mentent BVe<: les soldats paras.lIa1. ct aUK colone l ~ pri!iOnnieflO.Ii leu rs prisonn iers qu 'ils ~tudien l un str. Ils denwulen l si mplcment à aUc r aux toilc ttes "1 ])'accord . _. c'est-à-dire que.Ii 1.'C et le chauffeur demande l' ou venure des g rilles. le ~urs.oBqu 'il apprend celle nouvelle. pnrm i lesq uel s le géné ra l V~l. les paras de la Légion investissent le: IXlrt-I'Empcreur.C Ilé Tienne en sédition.ème pou r les faire passer par un chemin q ui rejoin l la bll. I)ç plus e n pl us nombreu. auc un des g~néraux ne riagit . les prisonniers s'aperçoivent que certains membres de~ commaodos de l'A ir q ui les gardenl ont ~sisunce.(Jfficier. ~u péri c urs prisonniers seront conuu its da ns le Sud. etc.\ liOnt ceux qui veulent sc juind re a u~ générau .. Le pla n des jeune.. Au mess de~ o fficiers. Ils eXlXJSCn l au x générnux qu 'il$ . choisis par le gf néral Challe. Ce dern ier lu i dil : • Rejoignez-moi au Fort-l' Empereur. on le~ condui t . Chacun d&:ouv fC a VK effro i que les tragiq ues conSl!q uences de l'insum .~ SOnlmes daM la nuit du samedi au di manche.:: au pltfet Jan in. trois rigi ments de parachutistes. &~ cc moment.c où ils on l la pcnn i~sion de se renure sous eSCOrl c. I. On leur signa le J'e nd roit le p lus pratiq ue pour parler : dcu~ salon~ de coiffu re de la ba.\sc rolll la nuit au Fon-J' Empereu r. mais sous ~urvcilla ncc. commando s de l' A ir loyalistes est cependanl adopté. Les quelques etlfnmandos de l' Air loyalistes d isent . na5C aé roportée de Blida qui forme les commandos de l' Ai r. les parll. Les grilles s'ou vrent mais. leur projet com mencc à crée r unc ct'nai ne agitation . il a fait fe rmer les grilles d u commissariat cent rol e t fKOIllIIUllldé qu 'Of! ne hu&Se e ntrer pcro.-s ~véncme nts cons idérables se sont produ il~ : les 3 000 soldats cl !IOUS. bou levard Ba ud in.~ ~·engou fTrcn\. ils ret rouvent leur chef el les colonels Ccccaldi. de se uéfe nd re. 0011 5 som me~ §auv~~ . Là. ~s le pre mie r re pa~. Fais. Le car est bondé de po licie rs con voqué. d' A ~torg e t Ocbrosse (officiers de gcnda rmerie du proch des barrica~ ) qui dj ~posenl oc 3 eSClldroos ue ge nd armerie. La base Cl>! d~sor­ mais gardée par un rigimenl de para s q ui devai t fain: mouve men t sur Alger e t qui. cm'ie de prendre contloCl avec eux. de ce fail. Au petit mati n. .la dkillu".. le com manuam de la base pré"ien t alon Al ger qui déc ide que les offlc ÎC f1. Il y il une porte de sortie secrele ptts des toilet:te~. Une demi-heure pl us tard . On en conc lut qu'il a déjà ~I f arrêté.'oIooels devllnt les réçits de ces bommes qu i ne dtmandent qu'à les servir et il organiser la Dons le 5OIon de coiffure Le prHet de police n'e. À peine un quart d 'heure après. en vain !iOllic ité. l.~t pas arrivé.<. Chacu n se re nd tour à lou r c hez le cuilTeu r.on ne et que k:::i fu~ils-mitrameurs soicnt mis en pos it ion.ALOtRJE. Il t~ l~phone au ss itôt au rommissa ire I:Cnlfa l Fac hot. ainsi que: le pri fel Janin. Sll. au même lit re q ue le!." .Ii l' ~tal-major u·A lb'Cr-Sahel.ns aucune exce ption.<.>.' u n .a ut d u contingent paralyse une partie des plans des génbaux d ' Alger.~ reç u l'ord re .le sabol:age des avions..J. Ce de rn ie r e~t ui!jà au courant et il il pr~\"enu le p~fet de polil:C Ja ni n. Ils pa.toire se ré ~le qualre ou ci nq fois dans III zone alg~ro i se. le sous-préfet de Blida . le colo nel Mou llet d~clare : « Pour peu q ue cette h ir. oolonels el comm issaire retrouvenl d 'aul~ pri5Of1niers : Ifoi~ généraux . En au endnnt d'a ut res ordres." Por\I dons L'(~" du <1 moi 196 1 L'alen e arri ve "ers une heure du matin: o n lui ~î Gna1e que des rig imcnl$ de parlIl:hulÎstes progres!lent vers le l:ommisSilriat centro l. ils apprennent qu e sur la base aé rie nne propre men t dite. maÎ s qu'ils so nt suffi samment nomb rcu ~ pour organiser leu r fu ite et ib rdOOnlent avec admiTlition les exploits des solda ts de l'aulre base.'cIÎon de C halle: vont provoquer de:s réaclÎons e n chaîne. Lorsqu 'il cst q uestion de ce que font les soldats de la base aé rienne à 5 kilomètres de là ..wnt isolés parmi 1cun. un car de police arri . se sont rivolt~s contre leurs o ffi cie rs . . en a ~Ié e mpécM .~..• Rappe lons que nou. . li In -Salah.. Bucaille. Le commisuire Xavier re mllTlluc hl riaction douloureuse des généraux ct des f. camarades. e t le: maire de G uyotv ille.inel.

lu on ~ . Ell Te\·al1Çhe. C'est un adjudant allcmand de la Légion qui. mais moins violemment. et c'e~ l'a:.. qu i a détruit tous Jes codes avant d'être ani'té. Mais elle ne pouvait pas ne pas être pour. pa~sé il tabac. 5'e~1: refusé à répondre aux questions du commissaire Xavier sur le traitement qu'il a subi. d'une même admini stration . Il y il en ce momenl /1 Alger qudqllC chose qu i ressemble au Paris d'après la Libé ration. À Blida. Lynehés par la population?. ont pas pen.. aprt s avoir été trompé . au). d·u n même bureau. ce divorce a coos idérablement rapproché la France des Musulmans.~ homogène . Le commissaire Xa vier est ccrtaio quïl s seront. i! a été . À bas lcs traÎtrcs /1 l'Algé rie française)O. la f. C'e:<. Lors de leur aITiv~.pec t le plus positif. Le commissaire Xavier connaissait l'une de ce. Le régime de la délation ~ l'iméricur d'un même cla n.. ct profondément. sur sa teITe natale. CSl entré cn vigueur. o . Pendant tout le trajet.UlVc iliance est plus sévère . d iscrète ct dévouée . 11 ~ sc couchent.~ de 10 à 12 ails) refuse r l'argent que des . " Vous avcz gagné... puis enfin Fort-l'Empereur où l'on sable le c hampagoe. estimée de tou~ . D·aillcurs. Pour cela..! UI)C hon1ll!te épicière .. Les habitMlts de Zéralda seront tous dans les rues d'ici un moment. ils gagnen t d'abord Sidi-r<crruch..: et Sainl-Hilier... la joie au cœur. Je nc regrette ricn)O.1 '" ALGMlE.. "Ta prescnçe seu le id est une injure ». À Zéralda. qui me prêtait la sombre idée (t'être venu ass ister. au surp lus. comme c·cSI Je cas. leur ont craché DU visage et ont brandi des écriteault : .~ remmes. le comm. venai t dï:m: comme a. À Zémlda. Lcs drapeault 0 111 d isparu des Poru dons L'Expreu du 4 moi 1961 fenêtres. C'était évidemment prévisible. Les l. aujourd ' hui ullra. daire que jamais. Elle avait le même sentiment à l'tgard de cclle aventure 'lue les Algériens on! pu avo ir pour le fLN au début d'une insurrection dont les résu ltats paraissaien t incertains. On annoncc ault pri SOflnicrs qu'ils son t convoqués Ic Icndemain matin par le colonel Godard. Rien lI· est plus amer q ue de la voir s'anatlre. Cest qu'ils y seraient prêts. Elle l]'a pas cn tièrcmco t participé à Iïnsum:ction challiste. à la défaite des siens.o. C·CSI mardi soir.uadés du caractère définitif de leur victoire. même si. Ils o·ont plus la force d'écouter la rddio métropol it aine. vient les prévenir. de la plus u~e nte . : son visage est tuméfié et il ne peut plus se servir de son bras. !a dm]lusion la déchirure morale À In-Salah se trouvent déjà le ministre Robert Buron . ils entendront partout cc rerl1lin d' F. En particulier le commissaire Xavier vui t arriver à Zéralda un commandant d'aviation. Du mé me COUI). Le peuple européen d· Algérie. Ceux qui pensaient que les Musulman s n:prou~aiel1 l le tellori sme FLN lorsqu'il atteignait su rtOut des . Algé rie f11lllÇaisc )O wnnent comme un glas.§. ils ont res!">Cnti l'un ct l'autre. du petit peuple tic Bab el-Oued et de 8elcourt avec les plastiqueurs est totale. qllClques-uns du moins. Ces victimes d'hier sont évidemmenlle~ vaioq ueuT1l d ·aujourd'hui avec d·autant plus de déchaÎocmcm qu'i ls se savent condamnés e n cas d'un nouveau retournement de la situation . de la pl us ('I tale.. de s femmes Onl couvert d'injures les prisonniers. cela fai t trois nuits qu'ils n'Onl pas donn i. même chose: le commandam d'aviation n'en arrive à la confession que lorsqu'il lui faut sc faire soigner. vers deUIt heures du matin. m'a dil un ancien ami.sommé. la communa uté européenne d'Alger s·est re fermée sur elle-même : plu. on a réun i 10US les hom me~ que le colonel Godard a besoin d'i nterroger poor son é pur:ttion pe rsonnelle : des directeurs de Renseignements généraux.'iOldaL~ leur donnaient. spécialiste du ChifTre. Pl us que la souffrance physique. 11 Uralda. le général Vézinclo lIlQ[csté lui lIUSSi.~aire d ivisionnaire de police el !e~ officiers gaullistes du 2" Bureau. l'atroce déchirure morale que subit l'armée . il s'agit de la plus juste. pl us monolithique c t plus wli. le Délégœ général Jean Morin CI les gértéraux Gambie. l~ comparaison va plus loin. H ideu~ açcusation ! Rien n'est plus tragique q ue le specwcle de n' importe quelle épuration. La com plicité. dépêchez-vous de vous habiller ct de partir avaot d· ètre lynchés par la population. IOrturés. les petits cireurs En tout cas jamais le divon:e entre l~ métropole et ses enfants du contingent d·uoo part.. n·a élé aU S1i i total. Je peuple européen d· Algé rie d·autre part. heures difficiles de répUTation.dith Piaf: . j'en ai mam: de vos hiSloire~ à tous! » . On a vu des jeunes Arabes venir ~rrer la main (les soldats du cootingen t et des petits cireurs (des gossc. Moi . Mais avec cet élémcnt en plus que les vainqucu~ ne . À Zénllda. Les prisonniers parviennent à se procurer un camion.

le cessez-le-feu. . sous prétexle de rétablir une discipline n&ess. L'E. fu ssent-ils généraux. .. peuvent empêçher les Européens de se man ifester.GF. applaudisse nt. Un peuple transformé Les responsables civils et militaires dll ma intien de l' ordre ont à faire face li une étrange si tuat ion. M ai~ comment mobiliser les Musulmans dan s des attitudes qui ne profitent pa~ qu'au seul FLN tant que le cessez-le-feu ne sera pas . D'autre part.RŒ. Les voici qui abri tent et pro· t~ge nt les membres de l'Organisation de l'année seçrète.:l mment à Alger. Il est aussi difficile de trouver des fuyard s.. c'est à cc prix seulelTlC'nt qu'on pourra prév~n. L'ordre en Algérie. aujourd'hui.N dans [a blilaille d'Alger en 1957. d'une part.1imes musulmaoos.. entren t dam la clandestinité. Si bien que l'Organis. sinon c'est lc Congo. Ie. désorganisent les .N . on sait aussi que seul le contingent maÎntient l'armée dans ]'obéis.le~ voici qu i. En tout CII$. El voici alOf'S l'adminimation française devenue doublement armée d'occupation.pntu du A moi 196 1 vil. conspuent le coolingen!. soviets JO n~ s en avril dans les mess des sous-offic.~al\Ce à la République . r une des rares réussites de l'ad mini strat ion gaulliste. que seuls les Musulmans. qu'i l l'était de rechercher un chef FLN dans les villages kabyles. en tout cas.~ représentant§ de cette Fra nce dans laque lle ils voudraient voir l' Algérie intégrée.ation de l'armée seen:te paraît devoir survivre aux mesures Ie. par leur sort ie cn masse. sinon lin nouveau fMllsch. dénoneent les ti~des et appellent "collaborateurs. la dtsillusioo POJ1J don.aire à la lutte contre le FLN. m'a d&:laré un haut fooctiormllire chargé des recherches concernant Salan. sans doute loyalis!e mais guère pl us libé ral qu'un autre.. peut faire obstacle aux ent reprises qui se prépan:nt. l'avenir me paraît extrêmement sombre.. s'imposent les uns aux autres des versements financiers sous la menace. manifestent la même ingéniosité que celle des résistants. De ce point de vue.AI. toute la population les protège JO. Avant l'indépendance et pour la construct ion de l'Étal algérien . se transmettent des mots d'ordre d'espérance et d'insurrection . luttent contre une partie de la police et du pouvoir. Tous œ UA que j'ai rencontrés et qui ne dissimulent évidemment pas leur scntime nt nationaliste estiment que la conclusion logiq ue du 24 avril. rend le cha ngement spectaculaire. depuis décembre.~ plu~ draconienne~ et que le probl~me se repose de savoir si pendant les négoc iations à venir on pourra éviter. intervenu '! io) comlTlC'n t s'a ppuyer sur le contingent malgré des officiers qui.r le nouveau drame qui s'annonce. et un haut fonct ion nairc de la police menacé par l'OAS.. Celte transforma tion Il des origines multiples: mais la promotion musulmane..iers "! n y a bien une réponse logique li ces questions. et nOl. . dans les faubourgs d'Alger. au surplus. Zeller et Jouhaud. l'explosion de la bombe dont ils ont failli mourir. . C'est aussi l'opi nion du contingent.. Ce peuple sans pas!)é el que condamne l'avenir est aujou rd'hui si solidement replié sur lui-même qu'il puse à ['admi nistration des probl~mes quasi insolubles. La prt'ssion des deux opinions devrait triompher des opposi tions de procédure qui peuvent séparer encore les deux gouvcrnement s.'". Il faut donc né<:essairernent s'appuyer sur ces forces pour éviter de nouveaux et sanglants désordres créés par l'OAS. que œlles qu i ont élé employées contre le F1. au moins une Saim-Banhélemy. e'cst un accord entre la France ct le A. mais je ne l'allendais pas de ceux qui me l'ont fa ite. 11 est temps. C'est une véri té qui fait d'ail!eurs ~n chemi n et qui devm it contribuer aux accords d'Évian. cachent les fuyards . Tous deux se rejoignent pou r condure que seule la paix ou. ne peut être que le résultat d'une action comm une des deux aTlnées frnnçllise t:I algérienne. JO Qui m'a dit celte phrase '! Un colonel. des centai nes de jeunes Musulmans ont été investis de responsab ilités qui dépassent leur compétence actuellc et qui leur donnent la meilleure des formations pour l'avenir. parce que e'est un des leurs qu i l'a déposée. . on sai t. con trainte d'employer aujou rd' hui les mêmes méthodes. que les exilés rentrent dans leur pays et y assument leurs responsabilités. dan s un cinéma. ou presque. Un peuple transformé les y attend .

de l'ordre.e.. por les force.. 2011 .. . le rée ll du Philippe Grumboch met en êvidence 10 "uponsobilitlt dfJ.'" . Poril po< plu$ieu'l orgon isalions de gauche pour cU..'y er>goufffenr. po .e! d'enlre eu_ refluent vers 10 lJorion de métrQ CfIoro"""..Iori!és. Huit personnel ff<)UV(HlI la mor! dons les échauffou· rées. Plus. L..' '" "u « Le massacre de Charonne » Retour sur L'fJcprflS du 15 févriefo 1962 Une monife~1ioo est organisée . l'Expr6U enquê te ... D. In""d ite por les "". Il. "ui. leI monileslanl$ IoOflt di~r5é1 $Ons ménogemenl.. pol iciers. est cep&ndonr moinlen-.ieurs dizoin. Au lendemain du drame.noncer les ollenlats de l'OAS et 10 guerfl:! d'Algérie... ell .

le syndicat des C RS Il publié un com mu ni qué dans lequel il déc lare .lTle."'haronne el trois quans d'heu re apre.Paru don. comme convenu par les organisateurs. l'éditorial iste de Fmllce-50ir t<:rivait : « Le~ conditions dillS lesquelles sont morts. où . clic prit Ic pas de rou~.':sidcnt de l'U nion des syndiÇlllS de la Région parisienne C l-~ rc.':action cenes viole nte mais compréhensi ble des témoins de ce dT3.~ responsabilités quïls n'avaient amolumen t pas . L' f... avaient 5topp! leur marche en direction de la Nation.. la dislocation Au le ndemain de la trngique manifes tat ion du jeudi 8 février. À 19 h JO. ma is seulement. secrétaire dt. IK Nu\iun. pas pu identifier enc~ \es membres du service d·ordre qu i poursuivirent sauvager"llCnt les manife:.lltion : Il était 19 h 35.. et <. " .t (. On n'. parmi lesquels il y eut plusieurs blessés.c ~ manife stants des premiers ranGs '-lui \·enaie nt d ·écouter les deux orateurs n'avaient même pas eu le temps de se retou rne r : ils Will~rellt. ne pas être responsable de I" aclion d'éléments n' appartenant pas au ~ C RS et ne constitua nt vf3Î!oemblablcment qu'une mineri t!! panni I~ forces de main tien de l'ordre . Il s'es! trouvé que cene réaction Il visé non pas les respofl "bles du IDa55OCre. Hanqués de cars Ci ~n T 45.tants après la dis location (]cs con~ses .s~lICrc de t.. trois femmes et un jeune homme sonl loi n d·ftre claires. Trois conclusions Lundi.~t clair: une fr. quoÎ que l'Of! dÎse d 'un roté comme de l'aulrc . La rormation policière n'éta it pl us qo'iI une trentaine de mètres quand.~ pre micr!! incide nts de ceue soirée. comm un istes ou non comm unistes. et Tollet .~ du métro Charonne. du LVlé des manif~tlln!S.evrie< 1962 Le massacre de Charonne POl'" Philippe Gn. quarre hommes.xpra' du 15 f. les manifestants rassemblé. "" 3. Pour écoutcr. les mains en porte-vo ix. C'(:)it Il panir de ce fait que nous aVOlls mené l'enquête el: réussi Il établir l'identité des responsab\e~ directs du massacre du métro Charonne.lction deI forc~ du ma intie n de l'ordre a doO(: de lourdes re sponsa bi1it~s dans le drame du Il février. nous y joignons ce uOMier qui éUlblit : 1. vil:e-pn. qui avaient éu! replié! lIussitÔl aprb l'lCtion.e ru. lisaient une proclamation invitan! Ia foule llle disperser. Trois responSIIbles du service d'ordre de l' un des cortèg~ s'a\·ancl:re nt il leur re ncontre pour explique r aux policie rs que la man ifestation était terminée.• Un fait.. oraleurs. I. mai~ d'autres. AIOT"li que la foule commençait il se disloq uer aux abords du carrefour Voilaire-Charonne. Juchés ~ur de~ épaules... ~ la hau tcur de la rue de Chan7.J u métro Olaronne.. du moÎ ns. À une centaine de mèt res de là. . Ce texte c. 2..' Ie sont prod uits les plus graves et le. Les deUA rcsponsables qui parlaient étaient Bouret. qu' une très pelile minorité du service d'ord re (une lrentaine d'homll1e5) s'e:. rien qu i r1$SCmble de prts 00 de loin à des L"Qmmandos. deu. frappfs 11 la nuque. lre ntc""\:i nq min Ules après le m a. une n.! l'Union départeme ntale CGT. il l'épaule ct u an~ les rei ns. est clairemen t établi : sept des hui t mon s ont pé ri à l'intérie ur ou aux abords de la bouche ."Qnduile avec une sau· vagerie criminelle . d'autre pan au cam:foor Voltaire-Charonne .o. llj>t"b la dislocation de la manifesl. autou r d'eux tou rnaient le ùm ii.y CI du cinéma Savoie. I·u n dei barrages s'anima et le ~tachemcn L amlé de longs biton~ no irs connus 50lIS le nom de . 5an~ préavis. Voici com meo! et pourquoi. quil n"y a eu. luiSilient les casque~ : deux bam' b'Cs p-rotégeaient raccb de la place de la Nation.iml:xKh Les eoqoëtcurs de l'E"PNIu on! ê!obli les condi tions exClCta dons Ie$(juelle~ hui! monifetonts on! trouvé 10 mort le jeudi 8 lévriet". et n:grelle qu'on ail pu "' jmpulc:r aux CRS de lourde. bidul ~$ ". que ces hommes ~ruien t aux abord. la fi n de la manife~tation .. Il se produi sit un recul qui se propagea comme une onde de chœ dans le gros de la foule. sur le ntliscmblement. jeudi. troi~ CO~Ges qu i vena ien t de fusiouner d' une pan place UonBlum (ell·Vuhllire). a»omm~ nt au passage les trois hom n)Cs . Une Înformatinn judicia ire e:>t en coors. se mit 11 progresser d'aboro il pu lents.

Bouret. si bien que too s tom~re nt les uns sur les autres le long de l'escalier. du 15 Févri. puis enfoncer le boUI fai ll é e n biseau dans le crAlle d'un homme el s'y altarrler.'Coorc une vingtaine de corps sur le quai du métro . « Sans pouvoi r avallCel' ni roculer. les JTH!dec ins aient w nstaté deI pla ies crâniennes de 15 ~ 20 cm. puis les agen ts jet~renl sur nou. mil itant CFTC. ils ont lancé e n trave l1l des morcca UA . des fr. Cela avai t duré un quan d'heure i vingt mi nutes. Quatre fois. 1962 2:11 Des témoignages Par strangulation . dive~ dans l'esca1ier du métro. e l là.. j'ai senti la police dans mon do~ .·iolette.~ des mare hes. André Açquier. qui se trouvai l tgalemcnt prise au pî~ge du métro. 11 Sai nt·Antoine . . Je me s ui s re lcvé devllnt le café Le Zan zi. Vo ici ce qu 'il a vu : « Le~ ge rls qui relluaienl. M. des coups de sifflet.k!p!ace r. au !lOmmet d u tl. Tout à coup.. 1)(: la fenêtre d'ull appilrtement où j'ai tté accueilli j'ai vu les flic~ projeter des corps ine~ el des objet. ne compre nanl rie n 11 cc qui arrivait . j'ai vu des polidCf$ choi sir des victimes en tournanl autour des balu~tradcs . Il TellOn et ~ Sa int-Louis. je n 'ai hubi que le reflu~ de 10 foule e n direction de: la pllK'e Léon-Blum el. Matraq~ . des choc5 el ~ bruits d i\·crs. piélint et matraqué. et j'ai roulé deux fois ~ tcrre . chercha ie nt enco re à s'y infil trer pour tchapper aUA coups. À côtt de moi . L'une d 'elles avai t la figu re .'>Sés. Les corps étaient atroceme nt e mmê lés. j'ai el1 tendu pendant une demi-heure dc:o. raconle M. des enfoncement~ orbitaires et thoraciq ues .. Dix minute5 atroces Coincé contre la gri lle latérale de r en trée. Quand no us a'·On5 pu Oégager le ba. à l' Hôte l-Dieu . toui à coup.dont trois corp' de femmes el un gars qui semblait mon. entoura l'cnlrêe CI se mil alol'll il frapper les derniers manifestants qui .\. et des déœs par com~~ion e t strangulat ion . Franço is Babinel.1 bas des marches. !iCCrétaire syndical CFTC des établissements Thom!lOD. il y en avait cinq ilM!rtes . sous la pression main tenue au-dessus de la bouche par le groupe ue poliders : . la <lbiItusion Porv clolu L' fJqH'ft. qui obstruai t la bouche du rm:tro. Les pre~ mien se trouvaient e nfouis sow quinze couches humaines. le malheureux ne pou\'ant ni se !. oil étaient encore hospitalisés. Je responsablc CfTC. avant la chute de la foule dans l'escalier. J'ai mëme vu l' un d 'en tre eu~ casser !ôa longue mat nlque §ur la tête d'une fe mme. el je Ille suis prtc ipilt: il! l'intérieur d'un immeuble .j'ai alors vu l'entJtc obstru6e par le tas huml in : au niveau des dern i~res marehes. a vU mourir une rrtèTe de tro is enfallts sur qui on teilLai t vlincment de pratiqucr la respiration artificielle Il l'in térieur de III station o il nottait du gill lacry mogèDC. 11 nous fa llut refluer à l'intérieur de la bouche du mélro avec les corps des bles!lés CI des moribonds. j'avai.Ii l'épaul e gauche. Le témoignage de M.. s'y étaient enguufl'~s avec une te lle précipitation que les premiers !1'ébuch~rent . i l y avait M . cris d&:hirants.~ une table de café el !rois IiCClions de ronte anachées au~ grilles de proteclion des arbres. voyan t le spectacle dl' la bouc he de métro. con lirme l'i mpossi bilité de secourir les mal heu reux .K1ures de l'h umérus et du fémur. ni se protéger.nasse grouill ante de jambes et de bras.. Nous commencions il nous re leve r q uand les policiers rev inrent nous aveugler de grenades lacrymogènes. voyant s'ou\Tir devant eux la bouche d u mélro Charorlllc. I1GUS avon§ vu voler les morceaux de gri lk-s d'arbres . Les corps des gens assommés furent lancés par-dcs. il 'J avai l 4 . cipale du métro . mai s un groupe de forces de l'ordre .. " Dan~ cette masse humllinc. Le gros de la charge de pulice poursu ivait MIn chemin dans le boulevard Vollaire . el il • fallu de$(. J 'ai pu trouver n: fuge derrière ulle purte cochèn:.sos les rambardes. comme un c hâleau de eart~. '"' Il n 'est pas étonnant. '"' « J'ttais au deuxième rang . di t à son tour M . la recette prin.Ii 5 Ils humai ns . roconte Mme 1lté~se Douaire. Nous étions d ix l1 tenter de dégager les portes. ~TlIsés aussitôt par ceUll qui sc: pressaient derire eux. " . Pi erre Marchi..~ pu atteindre.1. dans ce:! conditions.ALGÉltlE. cinq jours ap~s. assislall t à la Fucullé de droi!. je vis deux (enlrT1e~ apparemment mortes. mi litant CGT du bâtiment. de l'i nttrieur de Il station. où s'agiwi une . Fernaoo Werthé. q u'à la polyclin ique des Bleuets. qui fait le coin de la rue de Charonne et du boulevard VOltllire. Je me tTOuvai$ coincé il mi-hau teur. l'ttais peut-être au cinquanli~me nlng. der'1ière Édouard Dcpreu~ . Les nies son t alors revcnus nous balancer leurs grenades. 45 des 126 ble~~s rarrJa.

s'e.. par de ux par demi-compagnie sous le commande ment ~J'u n officier de paix p"indpal.53 par le préfet Baylot. Une compagnie représente l'effectif de quatre cars T 15 et de deux ell1S-radio.unls : . hospilalist li Sainl-Antoine. Je pouvais voir 00 lourdes grilles apparaître SUT la rambarde et ba:.. . issues des compagnies d'interven tion crétts en 19. l' occasinn d'une action dan$ IlKjuelle elles sont engaj. " .Je ùistrkl. Compagnies de districl Voi là.mcc. un autre. En période calme.Ul. ra i ente ndu -han !" el du sang coula sur moi.:T)'mogtoc$. Le quartier ChilItln ne relevant du :r di strict (qui couvre les xr. el le " bidule . é~n i. depu is M. soit 11. ainsi que les communes de Pantin .'32 A I. pendunt dix. Ii oil il Y . Par la fcnêtre. Des pieds. la constitution des compagnies varie IOelon qu'elles sont en rom. Un ami m' a entJ"B.~ de 18 ans.œs de l\O % de jeunes. Pour une manirestation comme celle du 8 février. Comme l'lm des Oies semblait taper assez mollement d'une seule main. M.culer sur no us. Sa t~te eu retom ~. Ces compagnies assuren t les scnÎCes extérieurs et loutes le~ réserves. ou en rormation de !KIUtien. en fonnation statique. leur outil ordinaire de travai l. quinze min utc.'e . Il y en avait bien trois mètres de hauteur..j'ai pu me redresser. est venu l'ençoumger en criant: "Allcz-y les gars. six moi~ 11. El toujours de plus Cil pluS. ct le se rvice d'ordre. des mains VOliS poussaient. Qui a donM: ces ordres. Le n:crulcmclll de ces format ions spédnles l'ail qu'ellc~ wn t compo. elles peu\'ent l!tre PO'1l dons l ' &pr.~. Claude Lcrouxel .u . H. vous enfonçaient. Gaveau. en réser. Vingt minu tes de pl us. Une pièce de fonte atterrit § U T le visage de l' I!ooouDC dom le wrps couvrait le mien. d istricls que les gardieos qui o nt huit. Le secteur opâ"ationnc:1 Nation -léon· Bl um sc tTOuvai t plaet! !\Ous les ordres du con trôl eu r général M. elles optJ"B. sous ceux du com missaire princ ipal Dauvergne . Avec les polic iers e n tenue. J'évi Ulis de crÎCr pou r faire l'~onom ie de mon !KIUffle. Je croyais me retrouver dans cc wagon qu i nous condu isai t 1. (manche de pioche de 1. J 'avais l'impression d'éuc cnfenné dan~ un charnier vivant. . et dont deux compagnies IIOI'I t Testées ce soir11. À riSiue d'uo stage de cinq. des civils donnaient des ordres et des coups de siffle!.eçth$ comme forçe d'appoint pour la voie pUblique dan s le~ arrondissements.GÉII. 6 brigad iers et 1 officier de paix chacu ne. Mane! a égakment vu des policiers s'acharner sur de s ~is. nous y passions tOU$.vail le plus de monde entassé. dix an s d '~dmi n is!rali on dé<. implantés ai lleurs..ni aux pelotons de gendannerie mobile.20 m) est de~'enu. d i~po!I i tinn d u commi55aire de yoie puIJliq ue qui en demlnde l' intervention.. semblait ~ néant i. Le départemcnt de la Seine est divisé en six diSlriclll 00 police <lu i relèvent directement de J'autori té de six contrôleurs géM:rau . le~ ~rues de la pn!fccruTC trouvent toujours des 5Cn icC$ vacants dan s 1er.î~ dan. . Le componement des compagnies de district dépend du climat psycholog iq ue et politique crié par l' encadremen t. tapez dur!" _. ce qui leur garan ti t uno. .. le poid~ des corps s'accenlllail. nous les avons vu s revenir au méiro. sans être ufTectées à un secteur déterminé.. Un couple près de moi. l'&:ole de police de Beaujon . Le <!t'tacllement policier engagé au cam:rour Voltaire-Charonne n·ap· panenait ni aux CRS _ rccoonaissables • leurs leggins cl à leurs casques de tan kiSle~. qui portait des mOllslaclles lia Brassens el un Clsque trop grand. elles in terviennent en pfÎOfité en un point quelconque d u distrkt.el1cru vôlomiers pour être affeclés da ns les scnices d' arrondissement. Je tenais dan~ ma main un visall!: méconnaissa ble de femme . soi t e n permanence. Noisy-le-Sec et Les Lililli). BllylOl..la dbillu~iQn de grille d'arbre. dont la plupan onl maimenant rai t le ur 5Crvice en AI~rie.. l' état late. En cas de mani resUitions. cmn mandé par le commandant Dcfr. Buchenwald.~ t livrée au mas· sacre du métro Charonne com prenait une trentaine d' hommes..~ un immeuble. précise M. Elle est commamU:e par un commandant et mise à 1..: sorte ù·anOllymat. ce sont les deux compagnks can tonnées lU JX)ste de poliee de la Porte de IR Villette q ui uni dû être enga· gées dans ce secteur... B le comporend e n principe quatre sections de 18 gardiens. Il y a dcu. groupées deu . Au départ des JXlliçie ~ . 1962 t :CI ré in. quels étaient les exécutants ? La fonnation qu i. mais aux compallnies . lancer des grenades lal.alion de marche. <.u du 15 févrie.. XIX" e t XX' arrondissements. les yeux rév ul se." compagnies par district.icnt en \rOis sections . triangulaires 10. en ronction du caraCll:re du service demandé. Cela a du!i dix minute!! .ée~ ..

eli.w.nt YOOS pouve:t y al ler.." dl! 10 (onf. l'adresse il une Françolse d'Algérie. .. pouible. Il mil ite au sei n de l'ancien synd ical du commissaire Dides . ne. D.la consigne transmise par le '" patron.. 1 . la VOiCi » Retour wr L~ du 22 février 1962 À quelques Mmal. $lICre. Pu isq u' une enquête est ouycr1c. Qu. : .sacre du rrM!lro Charonne correspondai t l l'cffeç'lif d'une denli-compagnie ou d'une sectiQn en formation de marche. et qu 'elle a dm. Mainten. toge il Oltendre du FlN. ce _0 1'".2. ALGERJE.( le se ul moyen d'assainir le co~ des policiers qui CSI n! publi eai n dans son immcn ~ majori lé . cnquéleUl1 de L 'Exp~ss onl n!ussi 11 apprendre en moins d'une semaine. Pour lui dire qtlO l'OAS n'a pas d'OUIr. cocos ellc PSU . Dans ce poIil texte. le seul moyen aU$si d'tvÎter le retou r de semblables horreurs.ai~ d 'Algérie les >oulier. place dans 1.als avec coofiancc..ad• .20 11 " . dClIIle es~rent en .. le 17 octobre 1961.. il nc reste plus que Id.::... a lœ de ses mai ns un Algérien dans un commissariat de Paris.. offICiers de pai~ et des deU)( officieR de paix pnncipilu){ de la compagnie engagée qui o nt interpl'ttt . Le mlgi ~lral instructeur n'aurl aucune difficutlt l identifier celui ou cetJ~ des si. les oommandos de l'OAS muhipli. 1..HeI que les piedl-lloin pourront trOOYel" !eu... C'est le même qui.. pouvoir qtlO de • détruir. • Nous connaissons k: nom d 'un des principaux cxécUlants du ma . Le no m que le:!... nous en attendons les résull. Frnpper impitoyablement les assassins du mflro Charonne er.. lIOV'IeI Êta!. La parole esl mainlenanl à la justke.comme: un appel lU meurtre .. Une allilude que Fraoçolse Giraud i"'ge wic::idaire. Ia dIi!~illu~ion La fonnalion qui a pris part au ma. A l'épaqoe.lqlHt~ moOs pjus tord . les partisans de j'Algérie lndépe .nenl. d'Évton. l. . nul dou te que \es enq~telU'1l offkiel ~ le !>lIChent déjà $inon nous le tenons à leu r disposition. Nomb<e de F".nt les allenlots. • " « Votre chance..

. Et qui peut maîtriser les A1b>ériens '1 Ce sont les chefs tlu FLN . Et qui oserail vous le reprocher ? Votre probll: me.~s ihlc .'\.PŒU don. là-bas.oi~ Girovd • Vous nous abandoollCz . Il y a de (Out dans sa k:ttre. ni leur mai:. la voici Por Fronc. Quel bouclie r vou§ offrim-t-elle. Le voyez-vous que c'est Il. Vous avez des morts l venger '! Ils en onltellemcnt plus que vous 1 Ne parlons pas du mal Qu' elle peut r~ irc ici. 1962 :li7 C'est au suicide que vous ~'QOduit cette organisation is.inez un instant que l'QAS tienne.. ni les &:onomico~ d 'une vie de travail car ils n'out pas d'économies.q u'on n'a rien ~ perdre . Votre chance. en d'aulres ICm~.. leu rs chefs actuels? Ah ! craignez ce jour. Vous n'en SOftirez certes pas oonwlicJée dans vos priviItge:. l'OAS. tle~ injures. contre de~ milliers d' hommes exaspt~ CI Qui n'ont rien l perdre.. maintenant. Elle ne vous rendra pa~ r impo. ni leurs IClTt'!I car ils n'oot pas de lcom:s. .Ue d' ambitions dtç~.'C.. C'cst dans l'aven ir qu'il faut sa" oi r investir son amour-propre. 00 im~aüons.~ nous condamnez tous l mort. VOIre chance' N' épilog uon~ pu sur cc Qui aurait pu. M ~js essayez donc de n()tjs comprendre ! L'OAS .•.. i!tTC fail . madame. L'OAS n' a qu' un pou voi r. cn Al g~rie 1 Cc sont les Alg~riens . qu 'clic déconsiUère du même Coop . les galeux dont vient lOUI le mal. c'est le dem ier espoir qui nous reSte l nou~ . Vous ne voulez plus eOlendre parter de IIOtI S. car il pourrait être ttrrib lc. 6:rivez. lors. L' fJepft-u du 22 fé'lrie. s'ils en Ont It:s moye ns. Alors vous moUITt7. le gouvernement fl1lllçais en k hec. en comtmnant? Les Algfriens Ilu~i .. Ima!. Vou. Altml. celui de vous nuire..N cn Algt'rie. qu 'elle fasse ]a preu~'e de l"i mpuissance tle la France l appliquer et ~eter les accon:ls de paix . Ils ont besoin tI'e lle.. non ilitns le passé .~ de maison. qu'est ce que vous \'oulez que ça nous fas. mais aussi une iICI ne tI 'étonnement pathl!tiq ue.vou9. . Et qui peut leur donner CClI moye ns'! C'est la France. eux. mlli~ nourrie de votre dt'sespoir. hein 1 NOlis sommes le~ pc:]t's. El ils sont llCuf fois plus nombreux. au~ yeux des Algériens. si c'e~t poor nous sauver. Vous sa u"er de quoi. mais possiblement prott'gt'e tians votre personne et dans vos biens. El comme on sc bat bien. cel ui de détruire le po~si hlc. Comment peut-on s'I nsurger coutn:: rOAS 'lui va la • saU\'er .. ee qui fuI vOIre Algérie. c'est que la France parv ienne io installer le I·\.on çar ils n'ont pa.e"" C'est UIlC Fnlnçaisc d 'Algérie qu i t'cri t. de pa~~ge en métrupole. El ils le Sl vent. qu 'clic fasse quelque~ morts de plus ou de moins. " . madame" Qui vous mcn3l. Cc n'cst pas votre pmbll: me.

~mo qu'uIMI verilable olliollCll (1 Il.19t.." . 10 façon donr réagiro l'Occid&nl kloque ." « L' alliance franco-FLN » Retour sur L'Express du 22 mors 1962 lei occOfd. Les d r04 1s de.. ""ellfte à Évian IInlfe !t. françaises et le FLN. z*-feu. il .. à 10 proclomolion d'un cesse:r·1e. s~r IoIJl le lenitol.e ali}&rien . D. Toul en ..I.. pe rmettant aux Algériens de choilir ri ndépendonce....an! signé. Il. .elopflClés el la Fro nce aidefo le jeune Éloi .Ieon Don iel anofyw le texte dans l 'b pfft55 d u 22 man. abouti". le 18 mors 1962. ... d'Évian s. ootorilé. A. François d'Algérie _onl . Un réléreodum d'oulodète'minotion sera organisé en Algérie.". dès le 19 mor.delô du ce ..'omorCl!Ifo 10 conslflldion de ]'Élal K>Ciolis'" algérien ... l... 'in"'''ogtIOnl su.. 2011 " " ..

mais une alliance. c'e~1 évident : les accords d'Év ian. pou r [e momem. J"IOUS ass unH-QII. C'est pourquoi il est essent iel de voir comment les deux partiC5 s'enga· gent dans cette récon fortante . . En e ffet. Mais il .". Mais."lions é lyséennes n!vè lenl uoo ten· uance ~ lai~~f .. cellc qu'on appelle .'sage des frontièt"cli t u n isieno~ CI marocaine par les trou pes al~:ériennes qui stationnent dan~ les deux pays voisins. CIe.. les IlSpeçls de la fata[itt:. les vCTSlltilit6. parce '1oc ce n'est pas ~ulemcnt un CCS$(""l- t'. h:s rad ios étra ngèn'! S (ou. un évém:ment considérable. ce"ain commentateur de la télévisio n française).' sistance que l'on aboutit.. q u'on y !lOnge: qu'a-t-un signé à Évian '/ La pai .\é. On avait pourtant l"impression qltC J'autre n'élait pas s i . Oui. les meilleure~ garanties L'OAS va tout faire pour é largir celle brèche de l" alliallCe . ct peut·êue même [a nalu re . Si ['on éwule. Celte tendance s'est vue cepe ndant contrecanie par l'i m_ possibilité. pour les constructions futu res comme pour la nouyelle guem: qui va maintenant s'cngager. Personne n'y croit.. et nous ~ sentoos tous .. cc n'cst pas le FLN.. Aura·t-elle compri s le sens de l'. pour 1. une «vraie . où [C/\ peuples français et algt:rien vou. fu usse •. '! Non. pendant les quelqUf!S mo is de son mandat. Entendel qu'cllc est bien plus redotuablc. k pa. Il n·est pas e Aciu que le F1. vement .. Soi t. Même alors.. pourquoi n'y f tes-vous pa.laÎs. du 22 ma~ 1962 1·11 le-fe u qui vient d 'être signé. Entre eux Du L"Ôté frança is.. comme de coutume. que valcnt les accords'/ Leur ponéc n'!ste immense. c'est-à. progressi.~ usaUt$ qUe le pl"lll Salan a d&:idé de lui livrer.mance '/ . C'est un lute qui dépa~se de beaucoup ses signataires : il cric à tous CCUII qui refu_~aje l1l dc négocier : '" Vous qui saviez depuis long- temps qu'on ne pouvait cn !lJ'Tivcr que lilI où vou~ êtes enfin arrivés. d ' un conStat de rupture . Au lie u d ' une paix de panage .. C'est pourquoi il 1'Igit de la phase la plus dél ~ ... le 18 mars. com me: n' importe quels IICCoroS . à tous les ha. alors. voire les sanglants rnachia \'tlismes ne parviennen t ~ à diminuer pour moi la valeur 00 ce tCJlite que j'ai sous les yeul( et que je tourne el retoumc dans tous les sens depuis quïl il été publié. en pani!. comme malgri e ux. Mais une !'\OlNelle ollionce. Paru dans l'alliance franco-FLN Por Jean [)g OlM Jeon Doniel examine le lexie des accords d'Évian.. Il n' y voil pos la paix.~ dissous. Mais.'• " " . Oui. ne pourront !le juger qu' au momen t de leu r application. par l'intervention fre!quente de faux wldat s.gc. le FLN et l'OAS face à face. d 'ilCceptcr l'interve ntion de l'ALN Ct. on potina encore dire qu'il raut attendre ct qu'i ls ne œvélcront leurs mérites ou leu~ vices qu" fus.< di spon ibles.". par le noyautage de la force de police mise au liervice de l'e xécutif provisoire.N ait trOU"é son compte dans l'alti· tude française . même. la vraie.Iliance. le GPRA n'est pa.. EUe lui 1ISS4II"C en effet une po!Iition de rep[i a u CI! 00 l'uécutifpro\'isoin: échouerail dans SIl liche.!ulicr. des réserves SOIlt toujour. guerre va maintenant commc nl"Cr.. to. les Algériens e ntre e ux .. la tAche principale de l'eAécutif provisoire (dou lC hommes dont quatre Français) va être de triompher de. que la situation. France. sa stra tégie génia le. O 'abortl en tentant de précipi ter I· armée.' ven u~ plus tÜl'! . avcc ses annes lourde ~.urds. les lroupes ne sont pas désarmées. c'est soudain li un pacte d'a. donnant .dire lit.. la vro ie guerre l'lIi~toi n: donnera sa riponse à u ne telte qUesiion. c'est·à-dire. une véritable all iana: cnue deux peuples 'l ui reconnaissent ... sa tactiq ue cnvcloppante. On se retrouve e/lCOI"C une fois devant le problème eonsdtué par l'année: française en A1gt:rie. ou d ' une international isation . de puis quelques jours.'est tout de même pas. l' amlée française restant à l'écart..~ ~Ueooaient depuis si [ongtem~. Les lenteurs épuiumes. l' OAS. les instru . lcs rendent dtpcndants l'un de [' aulre. assez admirable.. Ctc.

Pour le mo ment. uo utc li rndcmcnt au plU.e et une vigilance sans lesquelles la coopêration sombrera dans le néocol-oniali. les pé riodes d ' inéalisme et d'eJ\aspénttion OÏl la viole nce élai t lIne valeur et la T\l plllre une linal ité. celles oû l'on disai t. leur profi l. L:t voilà bien la "gar. elle s' llITlIche. certaines clauses J. Il y a e u. Commen t CCI engageme nt a-t-il été pris? Du fail de J' insista oce 00 de l'habileté des négociate\l f'1. . une alliance CS! née J. " L'indépe ndance ne se négocie pa.jue nous appelions de nos vœuJ( du fo nd du cœur et que nou~ saluons SMS riticcnce. à contrecœur. w! ide . LI.'Klait fort bien de la décolonisat ion ct q u'i l était stupiue de croire que seuls la ehme de la V' République ct l'av~nemcnt d u social isme pourn. du 22 morl 1962 Une expérience cuboine L'esprit ri vol utionl'1aire condu it san . il est vrai. . Mais dès que les vrais problèmes de la con~tT\lclion de l' Étar socialiste algéri en vont se poser. Mais aucun texle cssc:ntie l ue la rivohll io n algérienne . on le Ucv ine.ALGÉkJE.aliona lÎs. cc qui seraIt éVIde mment plus rassurant . l'al liance B. l' app lication d 'accords qui contiennent I~ meilleures garalll ie9 qu i pou ~ aienl elre o blenues il. Les Al gériens On! sa n~ dou te obtenu. sott tôt ou tard . je suis persuad~ qu 'il fa udra au peuple français UlM: fon. il.tnüe des garanties ". des constructions temes et prteise~ de la pai" .j ui ne u uraient J'appliquer plus des lrois ans convenus. que de très oombreuJ( Fl'3I>Çais d ' Alg~rie vont finir par comprend re que l'action de l' OAS rte pe Ul quc nui n. . Il ne (aul ~s oublier et il faut relire . ou avec la . •• " " <> . la Irisres!'C e~t vcnue de ce divorce q ui !lé!JllTe l' exaltant romantisme de la g uern. Porvdons l ' bpn. . Le nationali sme !'C voir ainsi d~passé par lIne idM log ic dont 1 '~ga l i tarisnloC ne pe Ul q ue profi ter à ce ux q ui ne snnt pas arabo-mu. dans cette perspective .wlnlAllS. il.le tr. Mais l'esprit rivo! ulionnaire impliq ue aussi la disparition d u sectarisme rel igieux et de l'orgue il racial. i uniq ue (donc lia réd uction de la démQl:mtie).m sfen com plct de t()U tes les compfte nccs ()' L"Qmpris dans II! UomaÎne de la Défense nationale el des Affai res étrangères) dans si" mois.. mai ~ ils se sont engagés. C'est·lI·dire qu' il n'y ft pra tiquement pas de trlmsilion . pou r IOUS les maqu iSltnts du monde .. fnmçais 1 En ~h~ge de concessions mili ta ires françai$eS ? Ou bien.icnt faire IR paix a ~.juestiun.. em. ~lIusiOIl Je suis persuadl!:.la rtd uetioo d 'une armc!e de 60Cl 000 hommes il.ager a\'CC OIIvc rture et avec courage les probt~mc:s de la coopfnuion des deu A communautés li l'inté rie ur et de la coopér~ t ion de la France ct de l'A lgérie il. et c'est comidtra ble : .. en 1001 cu. dès q u'il s'ag ira pour t' Occident de se demander si l'on peut lo~rer une e Apérienee cubaine e n Méd iternmée. que l'on Il dite.. Ap~s avoi r trio mphé de la guerre. 11 la refonne agl1l ire (donc 11 l' c" propriation del:i colons fmnçais) ct aux n.l'~vacuat ion totale en trois ans. RO 000 hum~ en un .ura alors li se redéfi nir et à triom pher des immcn!'Cs problemcs de la pai x..~. les leadef'1.. l'ai toujours p!: nsé que le ca pitalisme ll'at'COfllIDl. l mon avis. tri stesse. nourricihe. genees françaises aVe(: les as pi rat iOI1 ~ de la rivol ut ion algéri<: nne '! C'CSI une question clé.'(: la rivol ution algérie nne .sme ct e nfantera l 500n tou r de nou velles ct hon iblcs convulsions_ Mais n'anticipons pas. l' eAtéric ur. alors il faul s'atte ndre q ue celte chose-liI. He ureusement. alors. d u fai t 00 la coïncidence des clli. du FLN unI fait remarquer q ue " jall1aΧ eo lon i~ n'avaie nt auta nt offcn ~ leurs anciens oolonisa teurs . au contraire .i5e en J.. Souvent .rns(omlltlion des rclutions éconontiques cr 5unou t fi nanctèn:s). Car si les Al gériens unt fait qooi que Cç soit la mo n dMs l'âme. une coopération vivante.atiolis (WI'IC il UfIC Ir. aucune base profonde n' a jantai~ n:fu~ d'e nvis. des périodes d'outrance. j usque dans les moi nd~ détails.

sliOl'l.e. D. une.. la po-ison civile d'AJger. Opf~1 son interdktion. C'est le pre mivr oll\lroge qui " . mains cl E~&iar. Castro qu'il8eril ta au. il esl arrêté le 12 juin 1957 por le. l. Il est emuite Iron. en Suisse. juré.. 10<. 50 délentioo "" les 5évices subis.feré ou camp Lodi...P. Le li vre e5f d'abord editil en Fron<.. outr. et reste pende nt un mois enlte leur. après le. puis cl Barberous!.. puis. 2011 " . dissimulant les pages qu'il transmet le. " lOIl ovocot.« Rencontre avec Alleg » Retour wr l'E~u du 26 juin 1962 F'oll(Ois.conlroint de paner doni 10 clondestinitil. ou gfood public le phénomène de 10 torture lin Algêrie.. Aocien directeur d'A/gllr IMpublicain ~ inlefdit en ~b<e 1955 .e ou)( Éditions de Minui t.. porochu~>les de 10 1(l" D.. Il y flXcnt . dam '" banlieue d'Alger. Où il .. commun iste el olgerien •.e Giroud dres!oe le potlfoil d'Henri Atleg • joumoliste.el.

tre nle lorsqu'il est de venu d irecteur d'Alger Ri pubficain .. Uoo longue soiree bigarrée d '&lats de ri re et de coq-à-l'âne . Paquet clos et myslérieult d'os el de chai r que l'on peul mesurer en cen ti~tres. Que la vis ion q u'il a des au trc~ n'en ait pas été al térée . bien qu' il soil libre CI amnistié . comme à regret. q ui serait «de nature à troubler l'ordre public _.. à Cuba et I" au tre j ou r à Paris. comme celle de tout homme_ Seuleme nt un peu plus énigmatiq ue. le Imvail à accompl ir.. Quelle erreu r de ne pas r avoir achevê L .. lui dit : . mais d'abord parce q u'il est trop jeune pour s'asseoir à l' Académie des Héros .cel ui du caractère . Non. d'aill eurs .jou rnaliste d' abord . 11 a l" humou r de trouver la form ule savo ure use. Ta ndi s q ue lui il est là. il a découvert . Algérien ensui te. à la foi s vif et COIllfJle lesté de plomb. Ell e ne le sera j amais assez. oo le dirait . avee un Irait d ' union . le héros _ étai t v~ nue le saluer. un visage tavelé. personne n'en ~aur:a rien. l'llSScm blé. Algtr Républicain. pe utêtre.Si. ncrvell)!: mais contrôlé. q u'est-œ q ui blÎllc ? L'extérieur. Pas un instant je n'ai pe rçu l'ombre d' une affectat ion dans la d istance qu' il a à sa réalité d'aujourd·hui. parce que le co urugc . I! se fail un sang d'e ocre parce que le pré fet d' Alger "ient de lui re fuser l'au torisatio n de reprendre la public at ion de son joumal. un sourire spoma né. au bonnet roux des cheveux. il y aurait l' affaire Audin -Alleg. où J' empois de l' interview Il fondu en trois phrase s. Trente-six ans donc. Il m' a donné q uatre heures de son temps. Ce sera peut-être ph s dur que de s'endormir dedans.e mOIldiale. c'est quelqu' un_ Il le sait.personne ne ~it au juste o ù cela se puise. Tl en avait vingl IOniq ue. écouteraie nt avec amitié..bie n qu 'il se w it é vadé il y a huit mois de III prison de !te rmes. .Bon. C 'e~t un homme. j usqu'à ce que sclüose s'ensuive .. Un o:il fusant de malice der- rière l'épais carreau des lu nettes. ct il regarde Caïn. où UJ"IC assembl~e ht!t~rocli l e mais unanime dans l'é motio n el respectueusement pétri rrée devant . ramassé. tu " as cre ver_ . commun iste enfin .On sau ra comment je suis Illo n ... Mais il n'est pas pro fessc ur. Auj ourd' hui .Non. ct avec lu i tous les Caïn d u monde q ui n' ont q ue fai re de ce frère loul c nlumi né_ L' adresse pari ~ie nne d 'Ue nri Alleg est tenue soigneusemen t secrtte. professe ur.. Il sai t qu'il a été rerranehi du cours des choses par qu<ure anni es de prj~on à Barberousse. " . l' ave nir. m ai~ dOn! la chimie interne est unique . séparé du monde par une expérieJ1Ce à laquelle aucu ne autre ne peut ê tre comparée. Il a 41 ans à peine. Il e~1 dovJl el sou r iant. dans la pre ~<.1I Praguc. dans q uel imbroglio de glandes . Tout se sait toujours . et sa prem ière lâche C$t d'y intégrc r son passé. il ne le regarde pas. La vie. le héro$ de La OvesliOll. un front hugolien avec ses bosses hau tc~ qui cède nt à la fin la place.lIns doute. officier de l'armée française. Du maté riel historiq ue. tout est devant lui. et . c'cst un corps 10 Ll\ court. milliardai re en prestige. Il est lIenri Alleg. En i mergeant de ces geô les. lorsq ue le lieutenant Olarbonnicr. q u' Henri Alleg. le vOÎnq lJev r de 10 tor ture. je ne sais pas . c'cst possible. Un homme . ill ustre prutout. peser en kilos . trad ui re en années.Paru oo n5 L" xpt"fJu du 26 iuin 1962 246 H7 Un air arrogant Rencontre avec Alleg Par Françoise Giroud Fra nçoise G iroud a rencontré Henri Alleg.non encore réinséré dans cc monde où il lui faut désonnais circuler. ma is il en parail plus encombré que satisfait. le dépassant d' une tête . à Moscou . . gai. huil mois de prison cn Ff'd tlCe . prix Nobel de la tortu re. de cell ules el de ma tière grise. pei ndre e n couleurs. L' un de ceux qu 'o n ne c hah ute pa. Mais Caïn se senl regardé. il a dé<:ouve n I"Al g~ rie et s'est insc rit au Parti comm uniste. lorsqu'il a ~té supplicié . Sans le connaÎtre .\ et q ue de grands éleves. Cc t homme ne songe pas à sa biogra phie ou à sa fi gure hi storiq ue. À l'inté rieur du paquet Henri Alleg. qui éçane largement des lèv res sen~ i bles . Pour toUles sortes de raison~ !. tren te-s i. pe ndant la gue rre .

Il fallait ftre l' Homme. le pleutre . fait tOUI Clprè~ pour les visiteurs de la Croix -Rouge. . Un mois. quatorl. de loin en loi n . . l'idiot. sauf fau lque qui esl dément. Toute: s. il n'a qu ' une très vague idée de son relentis~menl. il n 'esi plus à Barberousse et que le rtgime pénitenti. Peut-itre en aurait . Aucun n 'ose le regarder en face. l\Iis un jour la.l e ramasse un clou .ech. des condamnés 1 mort . il s'est tu.0 QueSI. jailli! ailleurs el interdit inlw. l'eJlpérience en cortsciencc. Pendanl un mois. . Dans sa tlte 00 il s'était plus ieurs foi s imaginé face au supplice. . . la v i~i le de son n'oeal .~ jours. u o . se ul ullns une ce llule. lu i demande : . c'est le trésor majeur des p!'iMlnniers . la tête ma. quelqu 'un disparai~l . « Aueinte A la sûreté de 1 1~lat .. Enfin. et no n lc ur faire cadeau de: sa dégradation. dans le quartier Iles détenus de\'enus fous .Qu ' est. JI est au sec ret. parachut is~ l'ont rai t SOI1ir de leur usi ne A lortures et il a pensé.. dcrhirt par la morsure sauvage des élec trodes lâc hant le courant en giclées.. Un camp-vitrillC. .J' ai ~jA rtpondu . l'illuminé. il est transféré en France. Il fallai t être plus fon que ces bourreauJl dérisoires qu i prenaien t leur sadisme pour une conviction. t'Cue é tincelle. d ' un cerveau de fer lJ"empé dans la foi commun iste el prompt A lransformer.Il doit ~tre rouillé . vilt.a carcasse: meurtrie a tremblé. II bruit distingu~. drogœ en li n. Je suis plus fon qU 'CUl . décidfmc:nt.1ible.• Associali on de mal fait. la dfti llu..Je vou!> interd is de me lutoyer. Laissez. • Ils vont me liquider.. jour après jour.. . Il le puusse du pied .. . il comprend que: . Au camp de Lodi Il fallait ten ir..rai répondu que je ne n!pondrai !)IlS . sitôt é teinte là. Anaehé nu sur une pl anche. rtpu~ dangereul .inltnue sous l' eau jusqu 'A l" asphY:N:ie . giflé.cc q uc vous faites 1 demande le gard ien. $Cu l dam l'enclos où il se promène. il é tablit en tre eUJl de~ d istinctiOlls. mais c'est son avocal qui le lui suggl:re. Cette foi~ . cet air iUTUgant que lu as su r la gueule! On ne le lui a pa s e nlevé. li l' idée que: ça allait recommencer. c'esl 6ni .Poru dom ALGÉRIE. Alors.R~le .curs . œnl pages q ui OI1t éclat!!: A la face de l'univers et qui $Onl apparvcs en IIOvemb-re 1951 comme l' Icte politique d 'un homme irrédlJl.. officier de J'armée fnmçaise. brute bornée. Je suis viclOrieux. m. dit le gardien . la poitrine carcssts par une tordle de papier enl1ammé. à la prison de Ren llCs. Le clou .. Une race de Korpions Qullnd il en parle aujourd'hui. pendant quatre lins. Ensu ite .oi. les jambes. Un univeu en .le: la force d'ensevelir l' esprit. d'une pelile voi." . le ~xe. Dix an s de prison et Încarcé- 1'b~" du 26 iUÎn 1962 ralion à Barbe rou sse. comme des centaines d'auITes don l il eonna i&Sail le calvaire ct donl l' H if>to ire ne reticndfll pas le nom . calme et \Illf1 qu ille. Il vit e!llre la mort des uns et la folie des autres.lntc-huit mois. œ n'est pas lui qu i pense il l'écrire.Qui t ' ~ hébe'llé 1 . . il se penche.. Seulement. . Et pui$. il s'est dit : • Je gagne. je vous en donnerai un neuf. l'our un voyage c bel. et des • délinquants. ks parKhutis lCS. Il fallait les obliger ii se dl!grader Oevanl lui. un peu plus 1lInl.e cent. Par terre. comme témoin .ire eM une fonnule qui J"eÇQ\lvre diffé rentes rtal ités. qu ar. mais li oil personne ne peul a"o ir . il y • quatrç officiers . de temp!l en ICm~ . '! Ils n'olll pas ost: . Prucès Aud in : il compaRÏt. !\ans communication avec le monde eXlérieur. pour le ramasser. qui. si non ..Tu vas répondre '! .. Ceux qui l'ont inju rié.le sadique.ign Tre nte-s i:N: ans I~ue le capitaine Fau lque. il y D un clou rou illé. 1 400 joun Son livre. sitôl vêtue. il a été j ugé . Il )' • 1.. un camp très décent. qui hurJaientnui t et jour.rtyri~ . Devant lui . C'CSt qu'il ne l'avait pas • sur la gueule .. 1. Il s'est retrouvé au camp de Lodi .Je vais le l'enlever. il conçu le projet. un fi l électrique dfnudf enfond dans la gorge. Et aptts chaque épreu ve. les plaies lnfecl~S.(HI. chez le j uge d ' in struelion.sableme nl 11 la nuit !.

Lorsqu'un commissaire c ~t venu signifier à l' administrateur l'i nlerdiction doc: paraÎtTe. il y a bien évidcmmenl la volonté d'action politique. militllnl . il s'CSt fait un pantalon.? II M:nli t plus cou n d'énumérer t'Cux qui n'ont pas IllIvailié.r RépubUcail/ a tté cent fois saÎsi. dès ce pas franch i. il se relevait. Comment il s'e<. Le journalisme est pl us que son nXtier . n~s en Algérie. il a été mB lade . il parle . Et.x::é der. Le tuyau peut encore servir. II est journaliste. de loute éVNenC1:. il Y insiMe . La révolut ion. le grillage de la fenftre . un gardien entrait.mme temps que divenei organisations. son in~lrurncnt de combat politique .au t~ . Même si vous n'y imprinliez que l'Évangile scion saint Jean. Front rép ublicain. commeoce . de Français.t procuré une pince " Il oc le dira pas. je n' accepte pas.. Bien sûr. interrogé li la magnéto.. prépam nt. Mais C()01mcnt ~l"CCpler que ce ne soit pas diffêrent '1 Moi.~~i un att achement personnel. aitlé . JUlKlu'iI 1955.> plus 1llnI. vite. traitb avec les ~gartJ~ !. on s e' l aperçu q ue.~ant ses jambe~ dans les mam:hcs de la robe: de chambre . panicipé à cc cri me. Ce n'est plus Mm pre. Ici . 1I ~iJ1u:sion Ils nient tous . il se recouchai t pour I"e ntrtt du gardien . il ciAAillait. . et entre dans la clandestinité. AUe! en parle DOn pas avec le mépris que l'on peUl coocevoir pour ~ hommes méprisables. Iger Ripllhlicuin.lUlo li leurs galon~ ..)O Locaux plaJtiq ut~ . AI~ il a pris son stylo à bille et li l' a tout bonnemelll r1Ijouté . Nous ~ hangoon s des souvenil'll de prison. Il se levait. j'interdirais VOln: journal. mais en condui· sant ses phnscs ail il veu t. Quelle place He nn Alleg. quel rôle Henri Alleg peut. Insister ? Il n'a pas parlé. Françai~ de Frunce. 6 février. police rigolarde devant son visage ru isselant de sang. n'est pas un organe CQmmuniste de stricte obédience comme: on pourrait le dire de L' HlllOOnifi .le le~ traiter comme une tu meu r ~ur un corpli sain. Qui.mais non diTi- Po. il s'est senti libre. censuré. • ' o . élève du Iyc&: Rollin. mais lui il parle des FnuJç&s. e n .. À Rennes . mais avec une curiosité d' emomologiMe pour unt: nçe de scorpions que l'on croyait gennanique mais qui . Il renooce. ils nknl lOUI . il &vutait. Toutes Ics heures. elle...> d i ~ ans et sept ans.. les uns affol~ . sur la Usee noi re . faci lement. il a cisaill é." dons l ' bprftl du 26 Î\lin 1962 geant . Alg. un auachement de caur à l'objet-journal.. Tout cela. journaliste . seul dans une chambre. on. Dans son dbir pas~ionné de le faire reparaître.du Pani communiste algérien qu ' il a rejoint par horreur du colon ialisme. il a dcuA enfants. Alleg b~!Ié. Moi. plaintes. issu de la petite bourgeoisit. par déduc· tion. De J'avantage d'êlre petit : en pas. ma i ~ au. par hypothèM:. et parfois saisi avant que d'être impri mé. !lQCiété dont il est le diR'C· teur. pour essayer de le comprendre. II faut donc p. I"Armée Fronçaise. en s'ellcusam ge ntiment IOl'$(juï l sc réfugie derrière des dicbb. on a travai ll é. q ui ont alor.. La guerre d'Algérie sc termine. reconnaissance par le Tribunal admin istratif d'Al ger de l'ill~galhé de l"i nterdictio n. mat:hines détrui tcs. le journal ne: "suni! pas. vous comprenel.AUJ t:RlE. c'est son passe!.Pourquoi est-ce que cc scrd it différent" dit· il. on a \'oul u qu'ils soient. en espérant serrer la vérité au plus p~s flUIi~ e n disant honnêtcmcnt que je ne la tiens pas . son moyen naturel d'i nnucllCt. aidé il faire d'e ux . aVant la gllCrre de 1940.s. 11 5 sont. une licence d ' angl ai~ .almé ct proliféré partout.'lCnf. Chaque L'OUp de pince faisait un /:InJ it terrible. Oui. sa forme d'ClIpression. a es. les autres farauds. sous une forme directe. Et puis il a s. au lieu !. il était li Prague. consenti. fil après iii. Quelques jour. espoir. il recommençait. II est marié.. . Lacoste qu i d&11lll: enfin : . tOUS Plus qu' un métier Il était en pyj ama. je m'y connais plutO\ en Allemands. consenti. On r a transponé à l' hôpital. Démarches. simplement. Cel ~ le fail sourire . ct il aV3it une énorme robe de chambre. II y a là un garçon qu i a eu des démêlés pendant la guem: avec des geôlie rs soviétiques.. de sa bouche. Il a été interdit en sep· tembre 1955 . le premier parmi be:aucoup d ' au ~~ scmEs de pièges. . Pend:ml IOU te une nuit.iI jwer dans la construction de l' Algérie nouvelle e t pourquoi sc choisit· il aujourd ' hui algé rien alors qu'il est de souche eu ropéenne '1 Il élode la quc stioo. dans le silence nocturne..

Il fait con fiance a u mouveme nt et au C:OIItt:nu que le mQt '"' inck!pendancc '" • pris. r < "o .. Que lle est la pan de di scré' ion voloolairc.""Cll. il nt. ce qui est possible. ~l yséc~.il connaître les journalistes de race pour savoir â quel point ils peuvent parfois prtf~rer se sentir un peu miniM!CS de fout.çeptieisme quant DU~ chances d ' une évolution vers lc socialisme . ce qu ' il tkvieodra. Quand je lui dis qu 'il StOl peu t-être minisU"C de l'Économie (COlnI1lC\ son homologue Che Guevara 11 Cubll). depuis huit jours ..! s'i l cnt re dans sa $"l'Milion une part de :. Fron t de li~ration n:llionale? Que ls sont-ils a ujourd'hui? Pa r où se rejo ignen! . " Oui. que tout li fait ministres de que lque chose.~. frlnchemelu.e . et non l'A lgérie l' un des instru ments du socialisme.il~. il n 'est pas enL'QI"e retou rné e n Algérie. Mais peut-être faut. Il n'. pa~ revu les hQmmes de Tunis. e t le FLN. de prudence modeste el de non-i nfonnatlon directe sur la sit uation d'aujoord 'hu i dans le vague opti misme de ses pronostics. • Radieux Et il l"eSI. il n'appaoût pas comme un ex ponateuT international de doctrine qui pourr. c '~ qu'Alleg est tOUt le contraire d'un Ihéorideo froid .mai~ comme on nation aliste algérien de coIte soc ial istt:. du 26 iv in 1962 La meilleure réponse Qoeh étaient les rapports entre le PCA. le Parti communiste alg~rien. Mais il ne di t rien de semblable ct rien ne permet de condure qu'i l le pens. il étuit à la fois rad ieux et émou~an t. Impossible de dire 5' il ~ tQutes les don néC$ du problème. Dans un p ays neu f. clandeMi n sur un tmunir désert des Champs.POIU don.. par o Ïl dive~nt . Le sû r.. . • Et Susini ~ga­ lernen\.!lles. sur ce point.Vetli sept ans d'in imaginables souffnll"ll. • Jacques Chevallier aussi dit : "Je suis a l~érien . plus év idemment nécesSIlire au x yeux du peupl e . en France. 1 II1I. lu i seul le sait.. Le socialisme eSt. il le cache b ien.liOn ClI ? S'il nou rrit de puissantes ambitiorus personr. En d 'autres teones. pollfljuoi pas 1. Il d it: • Je suis algêrien . Est-ce. Mais Chevallier le dit depuis 19S4. et Susi". it demain plante r sa tente aillcul"$ _ en Frlnce. s'i l pourra ama lgamer. rêpood Alleg. Il dit aussi : • Je sui~ opti miSle . L'Ex..iJs . je n'en sai~ rien el il n'cxiste. Une si tualion n' cs! jamais ligh.tin. Je lui ai dcmand. que des versions Qflicielles tactiqucs de part et d'Dutre. pour le peuple Ilgênen . et aux méthudes du Parti co mmu niste. la réponse 13 me illeure à la si tullIMln de I"A lgêrie coloniste qu i commence 1 faire cmquer sa cro(lte de misère: le socialisme doit ~tre I"instrument de I"Alg~rie. pour lui. ~ 'il est un homme seul ou suiv i d' un cort~ge. joyeuscmenl. à travel'!i leur journal. e'e~t 11 la fQis plu~ fae il~ . À deux heures du m:l. porta nt une !lCrViette aussi grande que lui .! ~ais pu qui est Alleg.liOn passe! l l'avenir. Je r. si l'A Igêrie future l'absorbera ou l'éjectel1l.

. de 10 prodomolion de ~Indep&ndance.. coIonn8s d. beil de ces folles ~jnes : la poli~quo de 10 lerre brûlée dec. pillcIn' a/lvanl... el 1'8>l00e des pieds.ét . peuvent... 2011 " " . dont beavcoup trovenen! pour 10 première D..éparé la sigooture des occOl'ds d'Êvion. lois la Méd il9ffonée. le 3 jl/itlet 1962..L la Fronce en trois mois occueilleio quelqU<l 600 000 rapatries. il lait dans le. 1 . l.rooirs q ui prend des allures de S(luve-qu. 1. "' c « J'ai vu Alger devenir folle » Retour $Ur l'ExpreJJ du 3 juillet 1972 Jeon-F ram.u.. en juillet 1972. l'Exp"".... Di x ons plus lOrd...ois Kahn 0 vécu e n Algérie ies trois moi s qui ont !. por l'QAS dont 101 com ma ndos Iont SOvI$! tout <e qu'i l. en mors 1962.pe.

d~s l'aube . ici. Anenlie. . l' Iger est loin. de ux mit il: dnq eel1ls marchands ont lvuché par terre.aL~.vc. le renouveau. CI il Y a ~ la fureur . les accords d' Év ian mettaienl ~n ô huil ons de guerre.e &aisis- A lg~r. pendanl ces scize mois de captiv ité" .. Jeon-François Kahn évoque ces trois mois de Jolie qui 0111 seporé 10 sigr'lCllure des accords et 10 proclamation de l'i ndependonc:e.. La ville se mble cassée. dont un Anglais qui ne cesse de chamCT aveç l'acl. C'e:SI pa. ! • ! ) 1 1 1 &ant. ils sc l"Ollchaienl DU pied dc:. Michoc:l Didie r. en rase campagne. le FI. re nuent par la rue Miche let. qu'il (] vécus en Algérie. SimpJcmcnl. '" Ne reviens jamais. aveç sa canne:. soIdaL~ de: t' Armée de tibération nationale . El il Y a d u bru it. Le ~ri tmtre des facultés est bouc lé.es autres . &ra!iée sous un desti n qu'eHe veut exorc iser par ta clameur. les demiers manyrs de l' AI· gtrie fnmçai!Se. '" Vous SIIve1. L' un..nl tout souter. faits ptiliOl'lniers au début de 1961. et il y a du sang. ..~.onc militaire. !!ken/rie.. fusion de ramen ume .c '" asiatique:" e~. L'ClIbse5. au visage couleur de brioche:. 27 Kvrll 1962. "J'ai vu Alger devenir folle» Par Jean-François Kahn déjo . d~ 3 iuillet 1972 tente ml me de frapper.ou. oontrasl. homble tango. la vOÎl! êraillée de la radio pinlle : des monÎlÏons pour le lendemai n. ~ns un "luI : c 'eSlla drole de J)lII ix ! DeUl! çhassc:urs al pins.Avcz. chaudes encore des effervescences du jour. Atge r n'est pa... Nous sommes quatre journali"eJ. . non plus.. un peu tendus... significative: : un cO!d~re nippon . qui <. J' autre . un mois plus 10C. RSlIÎS sur le Irolloir.Poru dons L'hp. Je: les rencoolrc: au siège de [a 1. prêts au l"Oll p de: feu. dcv anl leurs éclM>ppcs.'I. C'est nous autres qui somme! les n:bclles.~ion du barbou7.~ . En 1962. sur cette place où iIOIll tombés. j usqu'..~ CRS partout. Les marchés regorgent de marc handises : .~ inlére. ~mieu!e. pu is on s'esl éloignés &ans un mot. plus de stupé faction enC(lre que de: dê!SeS+ poir. brûlanl Iout. quel foutoir ! . pourquoi itg ne: tiren t pas . d·a iIlC1lf5. est de: Montmira l.:-vous fait. vien nent d 'être libérés par Iec<..~ous été bien tnlilé!l " ... >0 Sur JO 000 supptéüfs kaby les." Nous esuyoos. Comme si quelque lave folle Oégoulinait de eelfe çascade de cubes blancs qui dégringolent vers la meT . On s'est rcgardé. lI\IIi~ tOtiS les jours on mangeail du couscous. Il ne devait y avoir ni vainqueu~ ni voillC\Js.~ el attendaient des Ofdres en !Se fa isant dorer au solei l. • Qu·. d'engager le dialogue : impossible .. Il Y a dans cette petite foule. mon Dieu. l'humil iu ion. 28 a vril. des katibas rebelles. j usque .. pour être à pied d'œuvre . à cet égard. C'Cj.'Iarbre. au coin de 1. 11 Tizi-OuJ.llIlt pour eUl! ~ . de la passion el de "a\'eoglemc nl. Dc~ fam i lle~ ent i~n:s rç ntrent dans les villages abandonné. rue d "lsly. On ~'OUdlllil du bifteck. un million de pieds-noirs MI metIoieot aussitôt ô foire leurs Dix ons voli5es.Oui . renchérit un homme d ' un certain IGe. De petilS groupes . vous les aurez les "mclons-.Rien du tOUI ! Eu. Il y • des f.. . ct de.. maintenant ! . nlOR te des pctitc:5 rtJcI~."ent d 'Ol!ford .. OR en D mllITl!. la poudre d u nll! pr is plus la rnkhe du mensooge : e l cela donne l'OAS. on ne :rIail pas Ires bien s' ils sont pass~s au FLN ou à I" OAS . Allez. En fai t.'.. '" k sui s un journaliste j aponais ". el(aspéré~. la vi lle s'engluant peu il peu dans le: couvre-feu . hurle une fe:mme: . René funin . 9 <XXl ont déjà rerKIu teur!> a nnc~ . . a~s s'êlre affublé d'unc: pancane qu i proclamlit . se prend III têll: 11 dcu ~ mains el marmonne: . nuintenant . " ..omma ndc la ·tOne mili laire... Combien il vous paie. a préféré regagner 50fI douar d'origine. Tout te long des chemin s qui moment vers la Grande: Kabylie c irculent des files de boum<. '" lei fcHouze!. Un !iOIdat noir." ! Vous voyez bie n que: ce sonl des barbouzes! . me dil le généra l Simon .~scz..~ Ion de t'opération « Jumelle s >o.t parce qu'on n'e:~t pu a. .()ld. " 1 .~ Uf Ic!\ toit~. li ront ou hasard SUI" les Musulmans. l. Là-bas.oo el de truds . de SaÎnl-Dem icourt . un envoyé spéci al du FiglJflI . Quel foutoir. >0 . l'OAS se déchoînait : loi". dans la Drôme. La nuil lombéc:. dans la Loire. U sont des lTlc:5:Sieurs. 1 . ll ier. des patrou illes françaises ont croisé..~!".t Poitiers! • Un homme: d 'un certain Ige. toutes dtcorations dehors. el il y a deslannes: et il n'y il ni pain ni roses.[ . Pour la pre mière foi~.

c'~ une petite républi'lue indépendante . Cell e Algé rie.Cllrrée ou il la Casball. c'est dans un luelicr de menuiserie.:nagèrcs achèlent leurs earones.lyons d ' une bibliothb]ue .cl. unan ime et my stique. quand la terreur. lui aussi. comme ~i chacun lI'eU.~ arabes sc IWnl tous replits dans leun. Je n '~lais pas assez habi tué . l 'h~ u r fait ~rmai~ panic du quotid ien. l' un d 'eu". un co nfrère du I-ïg(JrQ. Quand ils ont em~ndu la nouvelle.. Je cruis yoir des centaines de Je crois voir des centaÎnes de morts 1" mMl. une bouscul ade impercept ibl e. des systèmes de d istribution gratu ite de farine ct de semoule oot tu: mis sur pied . d ' au tlti enjambent le L"OfJlS. un peu de sang au coin de la bouche. dans des pb:mnxies de la ville plastiq uées.. brisés. Nou~ prenons un verre au bar d'u n café qui sc tlOU ve à dro ilC de l'hôtel Aleui. À CÔt~ de Gtrard Mmn .u du 3 iui llel 1972 .~uis p~ . tou l lutour. Puis. toujOUf$ un moment où un ré volulionnaire rhe de quelque monde itléa l. mis à vendre des légu mes. lone . tanl mes mains tremblaien!. j'ai enlend u le bru it de la déflagration du cl'ilé du port .'ICri ption. maimenant ~ gars. Des lib de <. Une dem i-heure plus lard. impussibk comme l ou~ les rêve~. replik sur elle-même. devlnl un centre d'embauÇhe. que les m. Soudain . se reto urne: l'Espa. ancien ~alon d 'u n riche CQmmerçant. Il est par lerre.tenant encore . et le IlIS ! Le w monstrueux de corps dtchiq toetés. la désillusion PON dons L'EJrpI-. san s cesse. gl1Ql n'est plus là. sur ulle surface g rande comme la moitié d'une place de vill age . quartiefS.ou du moi ns ce q uï l en de meure . ill li rmihes en bloo~ blanche et brassard li croissant rouge ~' a(fa ire nt au tou r des b lessts plus ou moins allei nts que l'on amène. Une gra nde pib:e. comme coUt sur le trottoir. quadrillée pat le service d'ordre de 1. quelques brins de muguet épa rpiUés su r so n visage souriant.~ (I. des (ormes sans membres. deu" COU piS de feu. et. de lungues plaques rougCli. pendant le week-e nd . au milieu de) copeaux. des '1uatre coins de la ville. une Alg~rie I lgtricnlte à l'éche lle d 'un quartier. protégée de tOUS cô~ par des ntinibarric. Pu IS ce furent des c ris. main qui lui reste . Pu is Man n. POlIr certai ns. des celllaines de petites ctrémonies pntriot lqUC.Comment avez~voos appris que le «ss. il Belcourt. dooccme nl .-Ioe-feu ~ait conclu? . en anendant l' embauc lle: une voiture bou~ d·explosifs 1 uutt en plein milieu. Ct: n 'csi pas un i vt nemenl. tandis que de vie illes femmes voilées se prés.. marche tOUI !!Cu l.o!t par quatre gaillard. Qua nd. j'tai s l n clcourt . de s doc k~ maculés de su ie.~. c ipitL. Résu lllll.inc. je me . projett à lerre. Un phannacien s'est. ça 'Ya ~!re la qui lle !" " Retour 1 Alge r. un Mu_~ ulm an . 1" mal. Il y a. Les commcrçant. ~ Maison. Des M timents bas CI gri s. à la réalitê : 62 . Les consommaleuf$. des c haifS sans formes.liI. 2 nlUi. pl u~ tard..utonomc d'Alger du FLN . Rue Pa. nous a dit : ' 'Ça y est. d6articul6i. a/i!ICZ bi en habi llé. un mQf"Ceau de ch iffon. dans la mon s.Nos gardiens avaient des trans is!on. des injures. dè~ l'aube. s'entas!>ent des médicame nls . lA: bru il d 'u n bouchon de ch Qm pagnt: qui sau tt: . O' aborrl . ct s' immobilise. La froide st atistique me rnmèncra. e l l'homme s' ~crou le.ente m de temps en temps pour proposer des draps ou des pyjama. des formes sans visage. elle n'a exislt que que lques jours. (k::. Il Ya cu q uarante-dcu~ assass inats politiq ues. fral emcl. • flab el-Oued.!. un de ~ spectac les dont auc une bonne liut rat ure ne tolén:rai t b dc. a été lJ"an~fonnée en hôpi tal. je fus saisi.. Seulement .dcs q ue surve ill en t des hommes en amlcs. Et des diza ines de bles~s . un petit bonhom me au type espagnol tres prononc~ si rote une anisette en tenant ~ la main un bouquet de m ug~ . Des ouyriers doclcers étaie nt massts là. incapable . sans doute. UIIC petile fi lle . la viok lK"e et la peur soodaiem une communauté entlhe.~tcur. et là. Bclcourt . !oC débat par pelites !!CCQUS!ICS. restent un moment immobiles."( puu~ait a~oir éu: louché.fII1k de biton~ qui !le mirent 1 n:pou~'ler san~ mc!nagemen l ce ux·là même~ qui \'en. debout devant le 7. rêcupl!rés . dl: rédiger le moindre art icle ou de prendre la moinllre note. en ple in fief FLN . • " " . ient d 'uhapper au carnage.ALGÉRIE. Les conuncrçants dflivrent de la nourritu re con tre des bons signés. CI me retrouvai io. M)US Ie~ arcadc~ . Je criai : • Journali Sle ! Je suis journaliste! ". Le s passants s·écancnt.. encadrée.:arn p !iOnt alignés sur deuA rangs. . re<:roquey tllt. Dans les r.

Il s e n ont descendu de ux aU1re~ e n moi n) d ' une demi-heure.vitri ne .~ pas~r ça. d iffuS4! par l' OAS.. Le festival cont inue . et que les tas d 'ordures atteignent le trois itme é tllgc des mai<. vous savez bien que t 'est une provocation du FLN .'Csse la ville. Les appan ements JOIlt fouillés .France. J' ai su ivi de loin le commando.uy~ Ile fUi r.\ .nronomique $.Ben Bella. Quand les Am.• De lon8ue~ tiles de vo ilU res commencent à pre ndrt le chemin Je l'aéroport de Mai!iOf1-Blanchc. Sur les ordures qui s'amoncellent dans les rues. attentats . ver.!Ie succtdcnl les portnilS des grand~ c hefs myth iques ... Pourquoi '! Pourquoi.Et~ 1 . • M:ti~ dénoncer quoi.. Alger CSI devenue une ville toralement folle.Ne me failCil pa' rire .. il. 1I ~ "OIIt il la mort comme on va chez le coiffeur. e n b lue-jean etlricOi de corps ray~ . 5 mai . mon Dieu 1 12 mai . Je demande à un responsable: . a u milieu de! gnITitis Mroiques ou des dessi ns naivernent ~vol ut ionnaires. non-dénollCiation de malfai te un .Aprts. le j ugement est plus sec : . La plifecturt parle de l1iehe:.~ jeunes gens. saM hésitat ion . q uand les piquets d'au tobus $auraient au milieu de bandes tl 'e nfants 1 . rue de Lyon . en ces jours de mai .!tropole.. Le rouvre. . ici et lit.Ma is la voiture piégée contre les dockers . Ix u x cnups à boUI ponant. à Bab e l-Oued. Mais .ALGËR IE. n'é taient pas Ikhe5.anisation JO déclan: qu 'elle ne: pe ut to lber que: ce na ins. des miltic:1'lI de femmes et d'enfants . chaque jotJr. on llIConle volontie l'li que la fam ine règne li la Casbah. s' enfoncent -il s dan s la vill e OAS jusqu ' au moment où Ull lueur me l tin il leur prome nade? Pourquoi ce suicide par procuration 1 Cclu i.m e lll -il~ de leurs quaniers ct.cri te dans les failS.Oflt Itunis clandestinement pour meUre au point une nouve lle tactique. Chicago .! ricains ct les Anglais oombatlaient pou r la liberté . en camion . calmement. som de. • El eu. à El -Biar.: ind iITérençc: .oos. ee sera à nous de jouer.il 20 heures.bah pour proposer leur aide.. pl u~ieurs dizaines de Musulmans . Qullnd lroi. leurs atienUl ts. comme: ~ ' il s fai saient du Iè<:hc. c'cst de h. 11 wU! d ' Alge r. des Mu sul mans sont tombés. On ne: peUl [l8..fcu a été avaocé 11 8 he ures. les jeunes ram asS4!s e t dirigés . mo is.ion avec drupeaux el musique. Lorsque j'e u. ~ Climat-de. Rue Michele( . me di t un c hauffeur de tax i européen . qui OI1t réalisé leur fon une e n A lgérie. D 'aprts les d irtte i'o'es en\'oy&:s au. Les pic<b_no irs . . L'Or}!.ataîlle " . un turban crasscux aUlour de la tête. pou r envoyer le n"eil • mon journal. rauch6 d 'u ne r~fa le de mitrailletlC ou ab:lllus d'une balle de: l't vol ver. 98 motts recensé5 . c 'cst Disneyland ..là. plane nt des essaims de mouches. aba'iOUrdis. mais elle n' est pas cocon: da ns les t œu rs.o. déchargea it une camiollnctte d ans une petite ruelle qui donne dan s la rue Bugea ud .ti n(!es Il camtli!>er le trop-plein d 'exllltatiOl1 . VOlIS approuvez? . h 'ent une h. " l ' apprend s que les rr:spon~blcs de l' Almée secrt te !le f.iII~r. proc lame: c Qu'oo ne vienne pa! maintenant s'i ndigl'ltT de la sév~rité de nos coups.. des CCIII I'tS de: tri .j il iru. Ben KhcJllH .. re . On a nos tic hes ! JO Et Ics Européens'/ On parle de r iniliali"'e de Mgr Duval. sans un cri . ils bombarda ient quotidiennement le~ grandes villes allemlUldes et ruaient . Aït Ahmed . mon interlocuteur me lit Qbseo'er : . Un lellle . guerre civi le esl dl!.. Combien de temps tiendrez-vous ainsi '! . SOn! arrivés. Chaque Europ& n doit discrt tement menre 11 la porte !-Cs domestiques musulmans. 6 nrui. Il faut faire des k ilomètres pouT tmover des légumo:s 11 de~ prix a. Deux ~ tages ue la Caisse d'as~ urance malauic de: l' aven ue du 8-Novembre ont été souffMs : 250 000 affi liés on t tout perdu . n' a pas es. con ti nuent d'exporter leurs capitaux en m.CÔ(e il côte. Sur les mu n. s' il le: faUl . Tous compliees ! JO les passants regardent cc rodéo tragique en feignant la plus totale indil-férence Retour dan~ la Vi lle blanc he . q UI a mi s Ulle cl in ique il la disposilion des Musu lmans. sans rai JOIl appan:nte. ct il eM IOmbt. il n 'a ml! me pas bougé.la dh.DeWI. sans d iscrimination aucune: : l. de deux inli rmière s picds-ooi r~ qui se SOnt pr6el1lées ~ la Ca. SI. et il q ui. Les jXlSüntS regardent te rodéo Il1Igiq ue en fe ignant la pl us totat.~ Paris lU uHfpftonc:. t ntre mê lant les cris aigres de leu rs s irtncs. Les ambulances ~ illo Jlne n t &ans f.\ chefs d' üOl : . JO Dan~ un tract il u~ge interne. Toute la joum&:.

ce hav re a"ilicicl ()c LOUbes blancs préfabriljués vil ll' heure des discu. À ses côtés. . tOUl Je monde se jeue l plat ve ntre.. 1Il'avünl. hurle unc fc mme éche velée.. L'OAS ~ienl de couvrir l'assa. De chaque c6~ de la rou tc. Un autre lui lar"ICe un cou p de pied dans ~ CÔ(es. Il me reçoit.. tout le monde nous abandonoc .:rie une jeune femme . lui (. Il est un peu pl us de J7 hcuIQ et je descends d'EJ·B iar. Pourquoi ne les "t-on pas encore arretés 1 _ Aye z-vous mi s Je gouvernement prov i!iOire algérien au courant de vos projets ? _ Sur place. 13 m/li.1 Arabe5..~ avOlL'i donM 5 000 noms de membres de I"OAS ault autoritb. dans . De petits commandos tirent. . pour la première rois. VOLIS les avez vus .lIUlinn Paru dont I. Le s mids musulmans on t fait vingt mons européen s. Un homme "illé en athlète s'a vll/lCe vers lui et. Un pUSII nt a été blesst à l'épaule . qu6 Il'èS menaçant.!=: . r ".. il~ tirent sur tOUI . mais les hommes de 40 à 50 ans. nous restions pa!il>ifs. « C 'cst nomlal. k s fellaghas.. • Fous le camp.Il. Un consomrmueur. s'écrie un jcuoc homme. . ça mitraille un peu par1o-u1. Quand je rejoins le cent re d'A lger. Plainte:. salaud .~sions froides d 'énarques dislingués.. que de graves confl its internes ont éclaté au sc: in même du A. . dit uoc voix .'I. " Rocher-Noi r. depuis deu.''-pre. le reprisema m du H .-ienl d ' ailleurs de pu blier un comm urli. de colo ns rançnnn6. e n compagnie d' Alai n Jacob.. à AZ7. qui donc leur donne des armes 110 Quelqu' un arrive e n courant : «Ça mitrai lle à Mogador ! 10 En fait. Le peuple comme nçait à nous criti{juer. l Rocher-Noir.s . j'ai l'i mpression. me petite pi~ rue de Belcoun. ce soo t des A~bes!. une mitmillctle sur les geooux .il mort. Emre Alger e n proie à une demcnce 5uicida ire el le bled déjà ~u brnclJé par II.lue les Mus ulrtWl$ d' Alger cm icm au cc_~sez_Ic:· (cu 1 Eu. • On nous lâche.bil ilt.. Même scénario . L' Arabe se relhe en trembl an t de tous ~ s membres et ~'écl i psc . lorsque surgit. c'est un univn'S lunaire . en tenue de combat. moi ~.~ galets sur le sable. 'tvada apres avoir é té l i~ré sur parole. C'est un lIIlÇlen chef de la willaya IV.. Ils ne )... qui fut membre de 1'~lal -major de Boumediene. La fu~madc paraÎl l'tre partie des quatre pa"ières l ia fois. du M(Hu/~. Ce ne . il disait: "Qu'est<e que c'est que cet accord d' Ëvian qui pe rmet que nous nou~ fassions ma.. Un troisi~me Ic jette sous une voiture qui freine . comme de.. Celte d~ jsion . pourquo i. L·tlOmme qui ~ ~ani~ la ri poste musulmll1lC se oomme Au. 1. m'explique. ce n'était qu ' un avert issement.:. ils SOOllOujOUrs en guerre. polit iSl!s.. aJot!i.. Six coups brefs. il 300 m environ.ont plus les jeune~. gucrre reprendra dans tOUle l'A lGérie . a c u pl us d'impact sur 1:1 masse ardoo que 100S les atlcnlal~ pr6::édcn IS. dOtl t on di t que r ex-colood I\rguud Il pris la respon!l. un vieu:lO Bcrbèn: enturbanM arrive su r la place . Les vitres d'un clfé on t volt en éc lats. Si j'avais laiSl>l! les hommes faire cc q u'ils vou laient. l'envoie Ji terre. qui sont. 11 faut les tuer tous . Commenl voulcz-YOUl> !. d' un direct du droit. À Mogador. le capitaiJlC Booakm (Ous. tOut t tonM . "~gue des maquisards de la demi~re heure. Ça nous ava ncera il quoi?. dit-il. qui se pique de poésie . Le reste dc la foule ne bo uge pa~."Cdik). Des cris : • De. Ce sont eux. Mais ils ne le lynchent pa~. croyezmoi. en "oiture.~~ i nat de pJ u~ieurs femmes de m6nllge mu ~uJmanes. Nou. N au sein tic ]'eJ{ttutif provisoire. nuus avons l' entière in itiative de nos décisions.ed inc.. maimenant. Je demand . dont il de vient difficile de contenir l'cx aspl! ration ...edi nt : • Pourquoi avez-vous décid~ de pilssc r à l'action ? _ Il faut plutôt nous demander. ce momen t. Ja dk. une Peugeot noire qui ralent it brusqueme nt dans un cri!iliCment de pneus.ALGERI.lCOUp plus de v ict~. les fe mmes ct les enfan~ . le Dr Moocfai. 262 com prennent pa. du J jyil\e! 1972 d'Alger l l'envers. . des voj1Ure~ . ct mi ses cn garde d u FLN qui IlCcu!>C les zoua ves et la U gion de co ll aborer ayec l' OAS viennen t échouer là. regarde en silen-çe sa main {jui saigne. III. Si nous repll'nons les hostilités l Alger.. cette ro is.5 In ai. il . 11ait prisoonier par les Français. terrurbte d'occasion. Une impression seulement . une centai ne de personne s som mssemblée5 ct di scutent furieusement ii grand renfor1 de gestes: • Les salauds.~sacre r Je prends donc l' en ti~re responsabilité de ce qui s'est passt. . • 115 "On! le lyoçhcr.3. sur les cafés européens.I .• On sc fou t de nous. il y aUl"1lli t eu bea1. La zone DUlooome d'A lger d u FLN .

Pistolel /t. Ie. seule. ~ n'a plus le temps d'effacer sur les Irottoirs les taches noires de soog 16 mili. ChriMia n Fou~hct. qui prÔ!lent la modération.. je li~ un pœ me anonyme. est lin chef d IlO! OAS . un Musul man. c'est de nouveau J'attente." El il me montre une caiS5C' en canon remplie de fiches blaoches de la police d' Alger. qui ont fail dan l la ~ mc 54 morts et 34 ble. la ~alise ou le cercueil!. En haut.. Des femmes donnent le biberon. Le jeune homme qui me tienl ces propos. Au bout. " Ce que IIOUS ~ou lon s 1 Faire ~rti r les Musulmans ! f'()TCer J' arm~ à prendre JllIn ie pour nous CI contre eux.. une femme sMg lote . il a jeté trois cartcs dïdenti tt! poisseuscs sur la table. ct."C. pleurent ou jouent inconsciemment. ne cesse de joucr avec une di. de mén. ailk"es par les CRS transformés en nurses. un Espagnol.ge '"! . 21 mal. fCjKCOO le jeune.éc\!tif provi~ire que préside le dow: Farès.'\ard. . r ai pu noir le contact. plus de 1 SOO ptTSO<1ntS campcm dans l'aéropon de ~hison .P"'u d"n5 l'bpnu du 3 jujllet 1972 À Rot'her-I\oir. Les rares fauteuils se vendent au marché noi r. . soudain. Pu i~. trois cents ou quatre I:cnb' pcrsonf1t5 ~n t pan 'cnues à entrer.~ vieillard~ el I~ m. venaient ici et espionnaiem pour le I:omple de s fe llaghas. tOUt d'une pièc. Sur la « route moutonnière .. hier. que vous ~tes des tueurs ou des faseisles 'f . Soudain. une photo de MU$ulmllll agrémentée d' un nu nJéro. un homme et un enfllllti a DoulTC'nt de ballon et de colis.. qui menacen t d'inte rveni r dans la ville. outre deux autres ~unes Eu~ns. il y a aussi le représe ntant de la l'ran(.Bla'lÇhe. c'c~t vrai. Dans les magasi ns d' Alger. " " . dont un Hongrois. • Vous sa~ez. Au coin d'u ne rue. Il y a là. Il se lermine par ce.. 115 ont peur des commandos d' intimidation de ]'OAS.. On n'a plus le temps d'effacer sur les trottoirs les taches noi res de sang. les visages pétri s de sommeil s'&:lairent l'espace d'u ne s«:onde : on annooce. Ben Bella. lou t le monde descc:nd. Dans le hall de l'aérogare. Lï181ien..~ . au seul guichet restt! ouven.ndon nc les voilUre.chet officiel C'I la signalisation : • Recherché pour avoir caché des maquisards JO ou « A abrité un lueur f-l. . la ceinture.ts. Foochcl. tidtle. &main.~ mou : • El les enfanb' diront.1. don t on n'a gutre de nouve lle~ . des dizaines d 'enfant ~ agglu tinés crienl. et une • patrouille . il y a la zone autonome avec Au. et 0 11 vous tuerail.Et si fems. caricature adipeuse du bourge()is amvt.. ç'est la fi le sans fin des voi lu res. m'a amené j u. IIOUS allons lancer nos commandos contre leu~ quaniers. Ie. Rccord d'atlemats indi viduels : 74 en vingt-quatre heures.bde. La route est li bre el. un c. .~. De~ lits ont l!1é rJpidement improvisb avec une ~al ise en guise d'oreiller. te voilà donc fauçhê. dit calmemenl le Musulmllll . Depuis deu~ jours. qui va d'Alger à Maison. plus la moindre petite mallette . les CRS. en s'ocri anl : "El troi s de moins!. Fun ivement. vous seriez tm en nemi. dans l" aTTiere-sal1e d'un café de Bab el-Oued. Les ballots éventris jonchaient la rue.<> ct les malles.. une ~oitllre attend . À Tuni~..qu·à lui.ed ine. C"c~t la tête de Turc des pieds-noirs.s.Blanche ou aux alentours. Derri~re.'<tfdant l'étalage vide. l'OAS et les reprt .'lCntent comme des ~"eul"5. les yeux hagards. Des enfants.... lui. Un coup d' œil furtif. Il y a encore cette armée de! fronlitre~ qui se lait. s' assoit dans l' herbe el attend. traitre Fouchel. enfin . atM. gnlOd el maigre. il y a un e. épi nglé sur un arbre ..-e. le~ fe mme. ". N JO . de TIzi-Ouzou ou du Deuxième a ureau. L'OAS veut enrayer ce début d'exode . pare-choc cOlltre pare-c hoc . BUlé.. La foule impas~ sible passe. Alors. NOll~ n'cxocu(()flS pas au ha. À Alger. i l ~.aine de balles com me avec dc~ osselets. Amour d'A lger. Du ns un coin.Alors. un Italien. ~i c'e~t votre opiniO<l . on ne trouve plus de valises. Par une filière. • Et les femme:.Les Mau resque~? Elle:. un eamion chargé de valises et de colis a encore brillé . Et pu i~. et de ux honunes plus âgés. !lOUS avOllS des fiches détaill~ sur tous Ie.. • C'est bien ccla. le~ barrages.~ fe llaghas d' Alger. BiemÔl. il y ft Ben Khedda ct le OPRA. qu 'il y a une place libre dans un avion . De relnur à mon hôtel. À Bab cl-Oued.. interrom pt Je jeune. il y ales willayas.~ enfants. d' Omo.-.J. qui se pré. presque tendreme n\. le piege se refenne. çn bas. Le Hongrois a fait une entrée mt! lodramatique. di t une dame en T"Cl."'on.

per">Ol1ne ne le désire vraimenl.e sache exactcment qui tire s ur qui. sa ns que pen.. l'uis. Aprb avoir annoncé qu' . El."' trois :l:ouavcs. . m·a-I-il di l.. toUl autour de l'hôtel Alcui. gros·bras cn chcm i!. monsieur. l'un irorme déch iré. Ah ! cc n'cst pas beau! Que l ma lheur. Toutes les deu". Un lies d~ l~gués FLN de l'cx&utif provisoire.o.. il s'étai t e ntrelenu avec: les dirigC3nb de l'OAS . j'avais renoontn! un vieux mari n qui f iait ~n train dln!parer le moteur de son chalutier tOUI branlant: . f u ient pil otfes par dc".. 16 juin . visage noirc i. .. quarante-cinq ble~~~ .~ dame.lc~ Alg~riens unt écoulé le pnne-parolc de l'urganisalion activi~te kur parler .cr le foyer... Sur le fron t de mer. lOi. si un accord OA5-FLN n'a. Ou 'csl. Les deux vOlture.vcç IUIgoisse.. e'est l' hôtel de vi ll e.. tou~ m ili taires . une lenible saignée . le H~ el l' OAS ont entamé des ofgocillions pour parvenir l un SC(. doucemenl. L'~miuion pinte de rOAS que lout le monde auendail .... un air de rock n'roll suiv i de coups de i:ong. un jeune homme a fail signe. c'est.. db. qui a nut~ . des gens q ui pn!lendenl nous ~f~ndrc et qui luent nos pclilS soldats ! . on pille les caisses. " Et pounant..t nerveuse. repreoo un autre. o n devrail tous vo us dc!ICc ndre . s'est terminée sur ces messages per5Oflnels. re mme de notre hôle le prend par Ic cou : .ission n'a éh': brouillée à aocun mOllIen l. Je me retrouve à plat venlfe avel.it pas ~I~ sign~. L'fm. nammcs. M . lies planches pour ranimer les bnoj~ .'OCC de cessez-Ie·leu. " . cel exode.jeunes filles se Icnant par le bnL~. M05Icfai a fait savoir que les Européen ~ d ' Alg~ne poUTT1licnl faire part ie des groupes charg~~ du mainlicn de l'ordre el qu ' une amni\lie serail proclam&: .. • Ce sonl les meilleurs qui par1enl.~ $On l panies discrètement par Jc~ petites routes qui bonIcnt RocherNoir. il y avait Fm. il y avait MOlSlc fai .~t vc nus sc fa ire tuer pou r ce~ gens-là .<. vieÎlle. mon pelit 7 dit-elle..là mEmes que le FLN occusait de oomp lic il~ a vec l'OAS . El voilà ces jeune~ so ldaiS ven us de Fran ce qui. s'autodétnJ it. on se battra pour monle r . " Il fiait 19 h 55 . à fhunÙlai re. macu l ~ de sa ng. Au même momem ~clalc u ne fus illad c géofrale . d 'arrêter les destruc.. Leu r SCOt ne ra i"it de doulC pour personne . impassi bles. et Jcan·MIlric Tiof.wr ce ra fiO!. L. 5u rgi~sen t des gravaiS el1 tilUbant. la 5OCOnde conrén. Le ur ru ile eSI pour nous. pui5 un speaker. n'en croyant pa~ Icun urei lles.(t! rieure. Cela aumil . Puis. comme hypootists par le!. un par un . • anflOncé .:ipal repré'ICnta/it FLN ~ \'e~&utif provisoire . en quelque sone. Un mon . Bab el -Oued. ~ IlJU doute \XlUT proposer ses sen' ices. Tout le quartier esl liIo. l'IOUI appelle du hau l de I"C>oCal ier. Pas de haine . Entre Alg~rit:ns.!: la placc à une œuvre créatrice . dans une encoignure.'ond ces!.jun~ 1 partir dc minuit. 1 un loumant. Bientôl. Dans r une . I. IC5 puils du Sahan CI le:.l'ancic n maire d'Alger. pour l'Algtne.~t vendredi dernier. lu i qu 'un jcuroe !'(lldat. figb. . cn ma illai de corps. sans toutefois relâcher la vigi- lanec . On force le. Un dei soldab a une cri:. on vide les chambres froides. Ils ~taieol nOire plus cber capilaI. il a ajout~ : «À l'exc lusion de tOutc interven lion c".ce ux. j'OAS donnc l'orore de ~u spcndrc le~ combals. gloire de l'époque colon iale.ez-le-fe u.onn.-. d'un accord entre les deux comm unaut~s afi n q ue la pol itique de la terrc brûlée lais.. Ben Tcftifa. Un a utomobiliste eu~e n ~ 'Ilrrête. Et l'on se mel souda in 1 atlÎ. me dit-Qll. qll'on e.ALGÉRIP. E. à la voi x gn\'c. m 'a dit . au piège.e malin . Un homme . Corn. à jcler de~ meubles.oe~ de noir.. "El dire . Deux voi lu res avaient se<:rttemenl quiné Rocher· Noi r. Le marc~ de Bab el.. à Al gcr. pou n ant. " l'arrêt des comMIS annoncf par rOAS répond au discours prol'IOI1C~ à 13 heure5 par Ic I)r M051efa i. que les condition~ de SOU\'erainel~ le permc:nraienl . cene fois. ct' n'~ Pon" dan. barrage~ auraienl saul~ dans la nuit . dans rautre. qu 'a cu lieu. oon loin d ' Algcr. à l'aérod rome regardenl .. Nous mOp!on5. di recleur de banquc. clle a commencf par son indlcatir habiluel. e q u'ils l'ont fait.. vèu. Jocques Chevallier.Qued brOie. t'Qffime un animal pri. Eu ropéens libéroaux q ui onl jouf le TÔle dïntemlédiairn. hurle: "Fous le camp. ni de jcie ni de pil i~. prinr. • L'OAS vous parle .. t 'bpnll du 3 iuillel1972 plu~ 1.~tomaqués.<ii ridea ull de fer de5 boutiqUC5 . Pour le renard des sables el pour le rennC(. Des zouaves . les briquets ne doivc nt pas être a llumés C(l soir.1 0 secre t pnur personne. 17 j uin .en Ilssuraic llt la garde. la dbiUus.nen l a-l-OO pu en arriva là 1 C'e.. ct.e • carreau"" m uel~.".on Les Musu lmans employ~.o.

On écoute des propos plus étranges encore. cnlre l'A lgérie et la Tunis ie.. l'amnislie com p l~te est impensable. Si un officier mu su lman arrête un Européen parce qu ' il a pris un sens interdit. Les Eu~ens soot ma iotenant OAS pa r idiot ie. jeune. mais cela ne nous effraie pas.. Ch:mgemcnl total de Ion. Je lui dell1llnde : « L'OAS peut--eUe devenir l' embryon d 'un pani européen politique? . 268 18 juin. siège de l'état-major du '-'010nel Boumediene et de Mln artntc des frontières.aj ~i~<.. me répondit-il. j'ai j'impressiun quc ce n'est plus JIlOIl pay~ .. répond à nos questions sans pas..Eh bien.te <. des femmes vu ilées.an t . disc iplinée. style FFI 1944. la désillusiOl! PO'!) dons l 'fxpre. ai -je demandé à un cafetier de Bab el-Oued. il yen a encore. à la fn. à mesure qu'il pénètre Jans ce monde qu' il n'a pas vu depuis six moi s. qu i passent le temps il se raCOIll~ r... « Moi . l'affairt: était réglée.. pan:c que lui. « Que penr. nous avons pris contact avec unc kati ba. dans la nature. Mais. ici .je rencon tre t'art isan Je ceUe drôle de paix: Jean-Marie Tiné. m' expiique-t-il. aloT!( ils n'ont aucune ~alcu r. de police auxiliaire.. l la fon. on a trois ans pour I"tfléchir. D 'ailleurs. drapeaux en té!e. bien huilé. Contra. moi. [1 me confirme que Krim Belkacem. CI j'ai la COII\'ÎClion qu'elle saura être une vraie démocratie. Je crois fermement à l'Algérie de en fail. me d ît-il. Qu i nit ? Da ns quelque temps. demain .. lcs bras chargés de décorations.. Cl. le: soir. cheveux (~S bruns. les expluih d'hier qui devkndront b épopées de demain.'oisées. Jacques Chevallier semble un homme heureux d'avoir I"talisé une grande œuvre . d it-il. Un officier. « Entre soldats. ce dernier VII aussitôt crier à l"i njustice. du 3 iuillet 1972 pu être !l'importe quel jeune soldat faisant de ['auto-stop.Mais comment relldre confiance a u~ Européens 1 . À Il h 30..ALGÉRIE. ses nerfs se tenJent.. de !ou te façon. maintenant ? . 2S juin. on s'entend toujours . juin. là-bas. on [e connaît bien .mtière de BelcotJrt. Maintenant. au sein dl! G PR A.. l'heure de pouvoir enfi n défiler. "Alors.On parle beaucoup de divergenccs. affublés d'annes hétéroclites..ls.~ ion apparente. en revenant d'Alger.. un des chefs historiques du FLN. quo: les Fnll""ais d'Algérie n' on t pas vraiment agi pilT méchanceté... Si ces accords ont ~t~ conclus avec les tUCU l1i. aux élections. j'ai vu un mili tan l OAS serTer la main. Ce ma tin. mieux q ue de Gaulle. a 211cint ses objc<:tifs dès le dépan de la négoc iation. On revo it. à G hard imaou. u n iforme ~ stri. ce n'est pas tmp lard ! C'cst grâce il Mostefai. Aujo urd'hui. vou~ savez. ell e a obtenu l'amnistie et la possibilité de panicipcr 2() Ce qui C:<cCI UI. jc crois . au cœur de la ville. NOliS sommes avec Cruee Spinelli . Il arri"e qu'on fasse du communisme par bêtise. envuyé sjXdal de Franct-Soir. sous un portrait de Che Guevara. la tendance la plus forte triomphcra... et q ui se pre. joyeusement déson. à UAe vigie FLN. le représentant officiel de r OAS. en les amplifiant.. 1111 évidemment. assises sur des bWK:1. DallS les environs de Sétif.ez-vous des accords OAS-FLN 1 _ Aucune importance! Pou r nous . groupe de maq uisard s allendant. parlllnl lln excellent français. H cOII\'e rt de bout en bout les négoc iations de Mmaefai-Susini. lïdée de parti un ique. . .. nous aurons peut-être une nouvelle fête de la fraterni sation sur le foru m . par 35 'C il l" ombre. m'a.. publics et tricotant. . de m' amener en quartier musulman.. . ma l rasts. Il est mont~ dam la miturc.t vrai_ ment la paix. . au tei nt de navet el aux oreilles cn forme de feuilles de coou. c'est un nouveau 13 Mai.On essaiera de lim iter les dt':gâ!$. Qu'en pensez-vous 1 . Jean-Jacques Susini. c'e<. une vé ritable armée. Il a bien parlé. je me sens é tranger. un a ncien éludiant maigrelet.lunn6 . «C'est curieux.t-il exp liqué.. les Euro?écns ne s'habi tueront jamais 11 l'indépendance. De tou!e façon. Quelque part. C'étai t. Un colonel hilare. Les ouv riers musulmans onl repris le travai l. de~ ho mmes vêtus il la diable. à t' hôtel Saint-Georges.. sale'. me dit un chauffeu r lie ta xi européen qui accepte pour la premil:re foi.. Au lieu de décamper aVL"Ç ses valises. on pou rra vraiment faire H mallc . dan s les villes pn.je voterai pour Ferhat Abbas.ellle commt «commissaire politique . Mais. i[ faut bien le dire.L'OAS. ic i.[1 y a IOUjoUrs eu des divergences ChCl 1I0US.

plus énonne e ncore. L' Algtrie alg~rienne sc inli llait. r~plication . les jeuocs lisent les IlOOvellu.inICS lancinantes \. bouscul a et recouvrit la pn:mi~re. Le c hef. De l'autre côté. S'éeTaWlt parfois contre les mai· !IOflS en s'éparpillant oomme des fruits trop mOrs. le centre de la ville. on apprend que de nouvt:aUJI commcrçllltt~ ont mis la clef sous la pone. 150 voitures ont fté voIée<. louer. la frayeur a défomlf son visage ..~ le<. Nou! nOlIs dirigeons vcrs un gmge où ranger noire voilure . . On n.an~ plus les COTT1fllenter. cI. nous passons par Bône:. Des fwn. on ajoute : « Uil seu l héros. Une ~OIl de vague. aussitôt . Quel c ulte 1 De que ll e personnalité ? On ne ~il pas enCQre trop bien. « À bas le culte de la persoonal ité _. au Bar des facultés.'Tle sor 500 m ses rideHuX de fer ti ré~ et ses volets clos. gifte l'apprenti voleur. a v(lUlu faire la preuve de son o riginalité. Celle nui l..~ d'image~ d'Épinal triomphalistes.. hier fief OAS. . J juillet. Puis. la Casbah ~'cst tmnsformée en une gigantesque salle de~ fêtes . ils leur coupent une mai n .le. deux mi nutes Ivan! que nOliS y accédions. Le hasard vient de nOLIs fa ire a. folle..·ent trop quoi . l'euphorie.GI!R IE. encore.ncontro dans les rues si.. a enserti une mas~ sombn::. une n!volution '? Non.. Parce que le responsable local. ll en est pourtant qui e~rcnl e ncore. fn!nétique s'aball. Qor consciencieusement. ils ne 5ôI. de5 camions. . C'étalt hier.. à toutes fins utiles.. on a envoyé l' fpouse 00 la fi lle en vw::ances anticipées en métropOle. Un ehatlgcmcnt. earacola~nl.. . autour des débris éteinL~ de l'Algtrie française . pr0vocatrice. Un jeune Musulman était justement en train d'essayer de faire démarrer notre voi ture. pl. la dale fatidique. RIen n ' aurait· il changé 1 En tenue léopard et ClISquelle S igean! _ étrange mirnl! tisme -. Ils allendent. virages pris i. OIâteau-Jolx:rt..~~i sler au dernier anenlal OAS de l'histoire de l'A lgéril:: f~çaisc:.l'I occupent ce matin lOUS les points stratégiques d'Alger.N.. Et. artère populeuse qui charriait jusqu 'à la nuit sa marée de noctambules. en khUloonant ii perte de souffle.illes mU.fai voulu fai re comme eu ~ 1. qui s'inStallent dans les meubles . Alger a vécu le paroxysme dLi rocI&J motorisé de l'i n"::· pendante : sens interdits violés. en s'écrian t : 01 Et une voiture de journalistes.. Au Coq hardi.: et une autre encore . 1. en opposition. Il ne reste plus que dix restaurants ouverts JO juin . l'aube . les yeux tournEs VCfll le pouvoir de dema in plus que vers les aventures d ' hier.. Ils IItteOOeIM le jour J. 90 /1.t sur la ville. dans cetle ~lIe d'école ou sur un tableau. hommes pour uroc femme. lo"que nous l' avons surpri s.l· quemen t de milliers de drapeau~ brandis. c'cslla kennesse permanente.. De nombreux ch'ils armés on! été postés aux abords des quart ier. . ivre... Ceul( qui voletll. Des autobus. UI"II: auréole de feu. furieux.~ion ! ~ Pounant. avec leur~ innombrables bambins. des \'oi tures di sparaissant sous des grappes humaines. le peuple! . Dans chaque famille européenne:. e!. locau.. cc ~t m!me les policiers chargés de protébOCI les 01 biens vacants .'étale un pol:me d'Alfred ùe Musset. Rab cl·Oued o ffre . c'est ça qu i r. couver1. un cercle de l u mi~re. MaiJ. voi l ~ le garage q ui exp lose . De retour sur Alger. En quarante·h uit heures. • El: il ajoule : «J' ai vu tou~ les gens qui circulaient panout e n klaxonnant. vides. _ Ah oon ! Pas ça. • Po<v dam L'Exp"'''' du 3 juillel 1972 '" 2 Juillet . Qu'importe que le référendum sur l' aulodétenninat ion ait donné 9S ou 96 % de oui . l'image tragique de la désola· tion.. arabes afin d 'empêcher l~ vols qui se multiplient dans des proport ioos ahurissantes.. dtsilluPon SlI1\S fantaisie.areah.~ul · mancs oommcllccn t Il s'i nstaller dan. AI.ssc. une fonnKloble vague. surtout ! s'eSt-il «-'lié. Une patrou ille de jeu ne. s. a dit que lqu'u n..:eptible gl issement. Toute la nu il. et une troisièmo./I. il m~Llvftisc i mpres. Alger sort IemenJefll de J' hébt'rude. l'Alger méditel1'1lJ16en nc l.. un impen.~ FLN am~s passe Il ce moment. l' he ure. en revanche. Parfois. • Nous allons t'emmener /1. un rcsponsllble FLN. les soldaiS de l'Al. ballottant de droite et de gauche.'I populeuse est maintenant presque morte.>. proclament tenaiTlS slogan~. alié.210 1lmlCl> ~laJldard isées. mais. cene nuit. SOnt autant de pages du Conln J<l. O'intennirmbles 3ffiches proposent des appanemcnts à vendre ou /1. Celtc nuil encore. Les murs. ~i1t:odcu~nt. hier haUt Ueu de l'activisme lomlnlam. Chaq ue matin. L' avenue de la Bou1.. le p~u\tre bougre ne manqua it pas d 'exçu scs. Il ne re~e plus que dix re~aurants vuvens. Itmoi n de la demitre c1 . c·esl loin.

. ou ass is par terre. mais il y a aussi les réactions individuelles. patrouillent . ~ Parce que c'eM dangereul(.~ élé épa rgnées: Jea nne d' Arc est voilée comme une fatma el Vi\'iani se re trouve coiffé d' une poubelle. Étcndus sur des chaises. de jeunes Musu lman~ incontrôlés et des ~Ié mcn ts trou bles en ont proti té pour rigler des ('omptes el se livre r au pillage. trois jeunes Européens. Près de la préfecture . nl nlCU r i!norme.se rc\rouvenl dcvam un buffet impro~ i sé. tentant désespérimem de relcni r !\CS lunettes . stoppé à un oomge. Les statues n'onl pa. Ben Khedda et ses mini. avec. Le loop n'c M que la chèvre de M.~ se soucier de~ ministres Qui doivent les enjamber pou r attraper des ()(3. Oran. que j' ai P""i_~ conscience qu'un empire venait de s'écrouler. Il a sc ruté nos visages CI a cu ce mot. Nouvelle kermesse folle : "Le présidenl " eSI arrivé da ns sa capitale. Le responsable de la p<!trouillc s'approche d'eux . Huet . tOilS les OAS ont une barbe comme ~a ! .. je crois. légitimité. faites couper votre barbe ! . cellc de la ribe l1ion. se ule men1. leader du gou verneme nt FLN. Eu ropée ns? Passe7.Mais pourq uoi ? de llllll1de le plus pelit. décidément éternel : . Seguin. C'était.hier . amu~s de fusils. le jeuent en l'air. linlements de s casseroles. déscr1e. La camion nette disparaît. enfi n.. Nous sommes. Un pe u peru u.. sil( soldat~ de l' ALN le saisisse nt. san..'efllre et en voient rufale sur rafale. piaillemenls ai gres des trompetles. .<. volets clos et rideaull de fe r baissés.cends à pied une avenue en plein centre européen. une terrible fusi ll ade il k l ar~. mis le dos au mur et fou iH~s. un Européen de type espagnol accélère au Ijeu de s'arrêter. calçjn~s. tel un roi mérovi ngien. pistolet au poing.j'ai vu l'officier al gérien s'approcher avec suspicion de la voilure.0 Un mOIaru mu~uhnan pa~se et crie une consigne à la patrouille: .e. sont arrêtés. 272 3 juillel. silencieu. 7 juillel_ r uir I~ ca pilale embourbée dans son ivresse ou deven ir fOll ? Nous dét: idons. Ben Khedda eSI à Alger. Reste:/: corrects. il y a un mois eocore. de loin en loin. rebelles.. ce matin . Qui Il commencé '! • Ce sont des Européens qui ont liré des Fenetres sur la fou le en liesse. charivari des trumpes de voilures. les carcasses d'immeuble. j'ai vu un des soldaiS de l' ALN jeter insti nctivement la clef d'une vo iru re qu'il contrôlait en pleine fi~ure de son chauffeur europée n. Et cependa nt. l'arme dirigée "ers les lermsses. da ns la pri fecture.IS le t'Omm:mdement de deu" civils. Oran de La Pt'ste. tou t à l' heure. ! " Je des. avec And ré Paulard.. euetemem com me il l'avai t vu faire tant de fois.. hou le des slogans scandés en l' hon neur des manyrs. ALGEIUIl . L' avant-veille. el le projel1ent 1i"~rale mel1t da n ~ la foule affamée de héros. ponant le collier. cn sens i n ~erse.mitrailleurs. et le vo ilà qui réa pparait sur un HOI de chéchias. C'est à ceUe minule·là. El.o.ngeades. il représeme J '" aUlre .. El il eSI là. ~ Un conseil. Unc camionnette conduite pa. les djoun(JU(Ü de l'Année de li lXration tchangen! des S(Hj_ venir.. Sept hommes dc l'ALN . la mer sc referme sur l'idole. Pcndan t ces que lques heures. Orau que nou~ recevons comme une gifle. timide. ..'I(lI. Au pa~sage. dit le FLN. de gagner Oran.tres . En fail. . Laquelle '1 Il n'y a plus de pl:iques depuis que l'OAS les il enlevées pour égarer le service d'ordre. " Ce sont les oru res officiels. dont la tête était mise ~ pri~ . à rec ulons. Ils se jeuen t à plat . Ils avancent comme dans uoo ville ennemie.. Il d'!'s illusion Paru dons L' f1(J'reu du 3 juillet 1972 sifflet s. le symbole du viol que la Ville blanche ne permcltrait p~s.

Cinquante ans d ' indépendance .

« La grande fête » " Refoul' ...l. /In dépit de le politique de la terre br". iugeant qu'elle s'éloi' déshonorêe en Indoch ine. En 1963.Jocques Servon-Schreibe. Jeo .. Il ovai' d'abord emb<ossé une coff iêre mililai. couvre» pour L'EJtpffm les premiers jours de l' indépendance de l'Alge rie.L. Proche d'Albert COIT\IJS..e. puis de dêoorocef H!5 exodiom en Algéri e. Il décrit la joie des Algériens .. com me lui. qu'il! pourront relier dons le poys el vivre en poi ~ au~ c6té1.ur l'ExpreSJ du 5 juillet 1962 C'elt l'écrivain Jules Roy q ui. Mes Roy était. mo i. avant de rompre oye<: l'ormee. .2011 . ou»i l'espoir des fronçais d'Algérie qui veulent encore croi re. nli en Algé rie. offrira ou président omérko in Joon Fi tZijefold Kennedy le li vre de Jules Roy sur Diên Biên Ph u." de l'OAS. D. des Musu lmans.

pour 10 République algérie nne associée. alors. Nous partageons leurs prtoccupations.'t riOle~ ne lisaient pas mes ar1icles. ils OI1t toujours ét~ ainsi.. . il )" • deux ans. Cenains d'entre eu~ m'ont même gentiment rcproc~ de n'avoir pas parlé plus t& à la tél~vi . . Ils se protègent la têle des rayons du soleil avec dCli journaux. Un poinl c'est tOUl . NOU5 vivons en bonne intelligence avec le! Mu sulmans. ellhibent leu r can e d'~lcctcur.œ pendant plu~ de foCpl al1 ~.a ~rc est mon e. c'éta it de mon tn::r qu'i ls çhois is~ent l'Al~rie . je savais quc les . • Je n'ai pas répondu . ntle ges te de ~'em parer IUssi d' un bulleti n ora nge dont la pile est ridicu lcmem minu":K:u lc ali n de préserver le secret de leur vole. q u'un IlOUveau miracle s 'é(ait produit ct que les Euroj)ttns se prononçaient. Quelle erreur ! En que lques jours.reuve de voir l' Algérie Dascukr. Lout un peuple pau vre.ll~ 1962 :l'N enfance e t llOC panic de u. croyant les connaître. iee d'ordre d u FLN. piqllCnt un bulletin bllnç ~u r l. ct où !i.:lemcnt .lllbie. brise r les de~an1Ures.. mon~ieur. ils entrent ct fIC dirigent vers les bureau. l' emportror:aient l 99 '1. Il y a plus d'u n sikle.~ clienlS. oui. 1.1. ~-e dimanche-là. pleins avions. d'un bloc et dans la légalilé. p iller les magasiM et mettre la ville. où est. Un il un. ne com~nnem que la force. jeunesse. . Ils sont ~ prise nl pout la coopération n I" amil~. Nou~ habitons dam. les sept crn! milk Européens qu i restent encore ici sont tous devenus de ces libé rault qui n'étaient. violer les femmes et ~ventrer les en fants. L'homme h~s i le un pe u. les marchands de bdgneU apopc llen! Ic.~ cxcd lcnl~ compatriotes 0111 chang~ d'av is. ils raseraient les murs pour khappc:r aux provnctlioru. ma femme et moi. j'étaj~ convai ncu quïls reslCraic nl sagement ellez eux et que. qu'une poignée d' hom mes menacés cl pourchasSl!s qua nd ils avaien t ré uss i . ce dits irae jailli des OIJUoCs de l' en fer vers 1. AlON. Françe. La surprise colossale d u jour.Parœ que nou s voulons reste r ic i. toujou. À di~ heures d u matin. du côté opposé i'll-e!ui pour lequel ils avaientlul1é IVe<: j'am. ne pas etre abattus. Une pile minuscule Prh d' un millier de Musulmans groupés sur la droite.li ~ .Oui. si je les en lentls bien . nous venons vOler. sïls étaient oblilé~ di:: sonir.au de la forœ locale e t le !Ie .. ~u. 29 degrês à l'ombre Mes cxçellents comp.. non. La ve ilk encore.use peut-êtn::. de vote. leu r quanier. qu'ils re fusaient toute inte ll i.uns d'e ntre eux esqui5:i(.a tell'tur de l' an mille 1 Eh bien! mes bons... ce jour de colère ct d'apoca lypse où k s hordes arabes . canalisés par les soId. . S'ils sont heureux. Ces gcn~. mc. . et. 1I.. parlons au passt.... ça . Pas lrèS dl"tnocrntique. Alors nous VCilons faire aCle civique et je ne vous cache pas que nous vOieron. puis se ravisent et se dirigenl vers l' isoloir. ils sont une cenlllÎne qui anendr:nl.\.. ce fut ce lle-là: on croyait que le~ Europœns s'abstiendrniem. et je le fais remarquer à l' un dcs assesseurs qui s'en excuse en r~pondan t qu'on n'a reçu q ue très peu de . les ri \'ages de la m~fropole. '" Si vous avicf dit cela !.. mons ieu r. l'acte civique des EUfQ~ ns . dans ce quanier populaire que Camus habita toute son iu.. l gauche de rentlie.. sion d 'Alger. parce que c'cst une affaire qui nous intéresse d iTe!. 11()U5 le !oCrons el nous souffrons qUllfld ils sont malheureux.eulcment il y Il . mai s Wons un ril\exc de sal ut. qu'ils me pardonnent. les . là. paisi ble el sage s 'i nstalle 11 la lerrU'ioC de§ cafés où l'o n ne sen q ue de la limooade ct du lM. Il n'y avail pas l discuter ou alon: on vous descendait au nom .." possiblell ct s'éparJI'ICr en 1OU\ cas rq. . q uoi. non • • Apœ~ tout. Quelques. feu et l sang. . Pmu dons l ' fJepnIl du 5 '" La grande fête Por Jules Roy Jules Roya vecu IIU premiers jours omn~!I5iGues de l'indépendance parmi les de l'Algêrie fra nçaise.ient desce nd re de la Casbah poUf égorger les hom1TlC::i. mes bons compatriotes qui fOUlel le camp Il plei ns bateaux et ii. ven. il y a peu de temps encore.l'art"C que SusÎni vous ra dema nd61 Dans la rue.il. en dé$cspoir de c.~i)( mc.~ lJui. ge nee comme toule sagesse politique aux Musulmans . devant une feole de Belcou n .

Mais ce que j'a i trouvé de plus beau . li Ora n. sans rien conlre oous. déjt.: pour ! tre loi n d 'içj le 1'" ju illct. C'est tout juste si les Mu s ulmln~ tIC sont pa.l. Le s voitures de propagande étaient passées. Sans désordre . parait·i l. te Mo tesgvîche lb . je ne m' e n irai que si on me met de force sur un bateau. ces joU I'H:Î. Une épi ng le. vali ses. Ils n' ont j3rJl3is rien L'QUlpriS. qu 'cst<e tu voudrnis qu 'o n fasse pu isq u'on restc '1 Et puis ça va. il m 'Il coupé les eheve\lJ: au~s i bien que les autreS . Mvi. imellectucl perverti doublt d'un ofîicicr fé lon. du 51uillet 1962 200 de la défense de J'Ocddent et des valeurs hUllliI ines. el les enfants eoiff~ de boollClS de police aux cou leun algiricnnes. René et Louise n'ava ient pu enoort! élf voter car il y . chez eux. René a sorti la 2 CV el on Il fait Ic tour de la manifestation. Ici.C'est tout l' effet que ça vous Il fait 7 . corn· ment il s s'en all aien t dans les ru es. 011 n'a pas su. Il s s'e ~primaie nt seuleme nt en arabe . mais nou s n' ayions pas bicn compris. di t Loui!!e. d 'cltclamations ct d'éclats de rire. lu vois . Jc racoo te comment .vallln'"lp de monde et sunou t trop de soleil. La colline ondul ait. I1 ~ ~om gc nt ils. " " . ~ n~ rien.. .le sa ucisson. propre. j'avale le saucisson et les cruf~ durs et René venoe le vi n roK dans mon "crre plei n de glaçons pendant que Louise prépare le c afé .~ to mates et les œufs durs e t parle tout en servant. d il RefM!.:n il y en ava it. Ou i. on n' aurait pas pu la rama. El quels beaux drapeaux! Oc iIOie riche. les femmec<o SUrlOUt. Je bois mon anisene . Il é tait à pe ine midi quand j'anivai chcl. Alors je suis all~ cncz un coiffeur mu su lman ct il m'a ra'ié sa n~ me couper la gorge. La table étai l dressée sur Ili lemosse. peli. rc marqoon~·lc en pa~.~. on avai t plaisi r 11 voir ça.Il s ont donfM! une Rte a v:tn l·hier. Je retournerai chez l' Arnbe . plus lavés. & toi. lc.ans pouvoir rien vendre de ce qu ' il s laissaie m. pu is 011 s'est arrêtés pour voi r. des centaines ou des mm ie~. je le ur ai dit : « Vous eles 10US dc."ant . coupant ~~ pMpo$. Je ptllSC que nO!. comment ils eouç h. c'était bea u. continue Lou ise.Mon pauvre. allc7 vO/t':r quoi '! . quelle n.\sc r te llement ils étaient nombreux. Et tOUI 'ia e n ordre. mais les lutteS. sonl rccoonuc:~ par le monde entier. plus les pied.( le vent t~ chargé de l'odeur cle5 vignes e t des eucalyptus. ~s de Ja vigne. it pour l'aPf'ès· midi . mon frère el le déjeuner s'achevai!.a ie nt dans \eur cage. plus rasés.. Ils pouvaient s'e nte ndre avec le_~ Mu ~u lmans sans s'entretuer.l'ms comme des moutOfl ~ e ffrayés. bien faiu. ass is sur des cageots. tu viens tou· jours $lin S prévenir. Cc qu'il y ava it de plus beau. midi . les ph.a ient dehors pou r attendre leur tour. Ce ser. . ct certai ns y sont /I llés. perdus a vant d'arriver cassé) dans un pays OÙ . c 'éuient Je.Paru dans L' bpru. pour la plupan . À ~nl.. Je n'ins iste pas. par curiosité. sans un ai. comme les orges au prin· tcmps. au mornCnl.~ fou. uns que je puisse tc ùirc combil. ma is nOliS. On s'ernbra<iS. boum d u pain el de la soubressade 111ns un couffin afin de pouvoir manger. . il VII $lins dire. 1I faisait 29 deg:rés â I"ombn: elles tourtere lles rouçouI.Et vou.Oui.:<:on\'cn. L' après. pliés c n deux sous le poids de leUr!. où ils sunt vcnus au moins 20 000.\!rogan. e xee llents compatriotes qu i s'cmpile m dans les centres d 'M:Cucil de Marse il le ou d'Orly en voodraient bien autant el q u 'ils ne respi rent plu. c 'était la façon dont il!> élaient habil~. dit Re né_ Avec le c fOisulII rouge et l'éeeile. je ne mettra. !. vous.~ su~riellrs • eux dont les qualités. ap~s avoir abandonné leurs a ppartenx:nts. !~ Mu su lmans 001 la mystique de l'unité du peuple..Comment te dire '! Ou i. une é pinglc. . les olives. brodés. des jupes verles et des COl'Sagt:!i bliUlCs. ils peu\'elll Te\'enir . il présent. Ic~ Mus ul mans sont douk d' une rare maturité politique. Elle iIOrI le beulTe. au contra ire. Mellons les choses au point : les Musulmans sont e nftn d ignes de deveni r les amis des Européens.Tout ça par bêtise. Du paÎn et de la soubressode . ils ne "vllient où échouer.annaciens a m foutu le c amp ct les coiffeurs aussi. aVe(. Ils ont invi té les Européens pour la fratern isation . où les Mu sulmans dev iennent souverains chez eux. ils ~'écrasaient contre les gri lles du pon ct dans le hall ùe l'II. Q\umJ ils se sont llIi s à fuir s.~ drapeaux.ion ~ubjle ou quelle découverte! Les Musulmans ré flé· c hi ssen t. Vnus le regretterez . comment ils s'cntaSl.aicnt Ics uns sur les autres dans les cars.

mais rte laissez pas les e nfllnts faire des trou s dan s le :sabk. il l'oLK:st d' Alger.'I. « les gens d'Oron ~ Il )' a un an. son t barbouillés sur IOUS les mun et cela ne gène personne. on a tué ou achevé les blessés.. de soleil el de sel. C 'est que. C'eSt un homme de 55 ans qui re ssemble plus. grisez. Il es.. •• " .ail ct tué .signantles électeurs d' un ~te du menlon. Ils faisaienl pas mal de boucan et notre vo isi n .en que lques jours. monsieur. serre ln main au. coûle moius cher 'lu' un em':n tment. là meme 00 le débarqucll1C"nl cul lieu ~ur la presqu'île. Alo". VOlIS auriez agi COffinte nt à fIlli place ? Un hôte l à JXlyer. Ça a été fin i.~ e nlre de~ haic~ de roseaux. car les cinglés de l' OAS ct du 12" balaillon d' infanterie y ont enfoui.. ai) l'école lOUChe l' égli. Des corTlCttcs de SŒUT1i de Saint· Viocent-dc· PauI battent comme des aHes de rnOUdte MIr J'cau noire d' un pan. aUll amis. mon pauvre. F. Une fichta à toul cas ser Su r la place étroite..>. parmi eWl. devant chaque boutiqlle d 'épic i~ mu~ ulman.5 inc r. L' Algrne restera fra".. les groupes de jeunes lueu~ montaient il l'assaut des villages.. qu ' ils onl liq uidb.i qu 'i~ Ornn d'où je reviens..~ ct il chanter.:oir me voi r ct q ue j'ai dll me réfug ier en plcirte nuil dans lin ea. la dent rnauvai sc... . milnliUaient les femmes q ui venaient. par centaines. il n'y avait id comme li~raWl. el sur la façon dont ils se conduÎl. les Mus ulmans qui ne s'étaie nt pü encore ré fugié~ da ns les montagnes.elI ~Iogans . il fallait échapper au pistolel de CC$ braves gens conven is. JO du 12" bataillon d·infanterie. le!> rue~ brilknl d' un g~il sinistre : du verre puh'érist lombé de 10Uies les fenétres ct des flçadcs évenll"6e$. On n'aurait jamais cro. visi ter leurs mans au cimel i~re.w poor en arriver là..: laquelle ils ont ral is~ et réprimé. AUlrefois.~'en est plai nt.. la fratemisu tion eSt une chose accomplie. oui JO. il Bab el· Oued. ~Iuons nos chcl"5 li bénuA de Bab eJ-Oued el !l·Oran.. les CQmmonUos de l'OAS on t détruit lou t cc qui leu r résist. les eadavrt5 des« rebe lles . en superli~raux ... des cloisons sont effondrées sur des bal1C~ CI il faut enjamber les plât ras potu avancer. nous ne !\OIIlffiCS Plu dcIl imbéciles et de s criminels comme le$ gc-ns d·Onln.si d·a. Pourquoi '! Pour rit'n. L'employé de l'élcclricité el du gaz que j'accompagne. Achaque carrefour.ale. sous sa casquette plate. avec de bon~ compagnons munis de mitrai llettes. en quêtc de nour' riture.. Dans le5 bidonvillcs de n!fug i~s de Kaby lie. pour voir I"ab~ & 0 110 qui habi \ll i. Ct. cru voir ~ passer dan ~ un camion un Musulman avec un ceinturon ct des cartouchières.ALQ~M lE. soldlllS de la force locale.IIn r devant l'ég lise Sainl·Joseph qu 'on avait pla. un "..u)'~ aw. QuI: voulez· vOlls. De tOUIC façon.. .->ememenl mililaire parmi les chan ct les gravais. .. plus d' argent. en redingote CI pantalon rouge .. nous ne sommes pas de la mëme race . m 'a dit le gendanne de service en me iJl. lei.'I. vrai que j'ai appris à temps que des am is aJlaÎcm v. presque jour pour jour. le ve ndredi. Ici. monsieur.I il CM vr.'ôC qui ilia couleur de s coll ines OC R' oi) pousse nt les cha mps de tom. w r chBljuc place.. à quelques pas de là.. Il salue tout le manU!:. voyez : ~ur les 8 000 Eu ropéens de la villc. Maintenant. plus de mille vOleron t "oui" .<.Cnt. que le mai re qui a dil fu ir p.qiqutc. au. Voila. pl u~ de lravail.aiiIC" el . voici cent trente·deux Ins. la cité de Guyotv il lc où l ~ mer sc jelte MlT les f(M:he u . il en reslC il peu ~s 1 500. pourq uoi '! . L'OAS vaincra .Oui.. li n Arabe a de ma ndé aux gosses de meure UIlC sourdi ne L't ils ont o~i. ne tarit pas oon plus d'éloges sur e u. .. l. me dit I" em ploy~ du glU. dit René . rnfmc si on n' y a Jl'iIll couché.OII apcrç-oit la carca. cél~brt5 dilIlS la région par hl férocité ave. Il leur a crié " Ma tesgukhe... gardes rouges. Et si vous a!lez sur les plages de Sidi· R-rruch où l ' a~c du maréchal de Bourmont a ~barqu~ . « Ce n '~ta i( vraiment pas la peine de ca ~ser lout ee qu ' ib ont cassé ct de verser le sang comme ils J'on t ve. il n')' avai t plus de pain .. l'our imposer le mythe de l' Alg6cie frnnçaisc ou parce qu'on avai t . En (llI)S. dans l"eau verte q ui dev ient violct\e près des rocheT1i . Il un p&heur qu'à un peti t fonctionrJaire. Il fallait abattre les chiens affamés qui crraicnt. du 5 juillet 1962 Louise ajoute e n versant le café dans le~ tasses : . Eh bien..ara: qu'il était condamné il mort et deull ou lroÎs autres qu 'on a es. des gosse~ s'e ntrllÎnaÎCnt à maœher ail pa.". Aid~s parfois par la bande l Jésus de Bab d. Dans l'!!cole où J'on vote .()ued ct par les « bérets noi".L'au tre jour. et même ceux de ce dernier bilstion de J' OAS que fUI . comll1C"nt ils wnt... plonge/.vous de lumil:n. chaque jour.e noire du !llafC~ incendié. par dizai nes. la dlsillusion Paru oon~ 1' &pru.

Paru dan~ L' &.preu du 5 juillet 1962
sou~- lieutenanl

paraeh ul islC en tenue léopard, rose Ct blond com me
un ange. veille ~u r le bUIl:BU de VOIe ... Oui. pou rquoi pas, monsieur '1 me dit la prfside nlC. La p;utie est joo.I6r. Nous avons vécu
ensemble jusqu' à prtsenl. Je ne. vois pas pourquoi nous ne continuerion~ pas.... Un pe u pluS Il.Ii n, on joue aux boules.
Dès la nuit tombée, tians les quaniers mUSul mans d'A lger. les
lampions s'allument CI la fi te commence. Une ficltru comme un
n'en a pas connu ici de ~moire d' homme, qui dUIl: et bat son plein
l u moment où j'écris. vingt-quaue beUWi plus lard. Une fite à lout
casser, loans 'lue rien soil cas~, où tOut un peuple sevré de joie pendant lies années laISse ~elater œ lle qui l' envahit à lourdes lames
exaltantes et consolatriCCli. Aucun autre alcool ne le grise que celui
du bonheur de po5!\&1er enfi n une patrie libre. La ville est ill umintt
et tOUS ses ors poudroie nt Mir les rollincs au-<bsoos des étoiles.
Elle crie . elle danse, le~ you-you Ijui l>'élèven t ne sont plus ceux de
la craime mai ~ eeu.\ des fUies oubliés.
À vra i dill:, le premier wi r. j'ai eu peur. Les voitures pavoisées
qu i dénlaiem de la Casba h sillonnaient les quaniers du centre avec
des allull:s de mene UTll de raids et Jes Européens voyaient en elles
les ~ Iémcnts precufliC urs du déferlement dévastateur qui allai t suivre.

Un gendarme en 203
Mais le soi r fut cal me. Le le ndemain , dans la mati née. la ronde
Il:prit UMS un vacarme assoun:li~sant. Ilommes, remmes jeunes ct
vieilles, ('nrllnts en tas~s dnns des v~hicuJc ~ de tous liges ct de toutes
marques. criaiemlluc-to!te le mfmc slogan obsédant 'lue Ic! mains
scandaiem sur les carroueries sur le ~me rythme des" Algérie
fnmçaise .. d· aulrefoi~ . Vers mid i. J. fièvre monta et les Européens
se deman~ rent ~'ib n'avaient pas commis une. monstrueuse emur
de jugement en votant" oui .. la ve ille. Puis. en lin d·aprh-midi.
comme aucun incidcnl llC s'élait produit. comme ce fleuve torrent iel
restait 'Ulgemcnt entre ses rivcs . un étrange ba$culemem eut lieu : la
joie des MUql lmans penlit tout canctère de pro\'ocalion pour n'être
plus que de la joie. el Il cr.inte abanOOnIlll les Européens. On vit
alors de$ officiers ct des soldats français en un ifonne s'Ipproc her.
sourire. se mêler il la foule en liesse , pan icip<'r l ce ne gigantesqllC
explosion de bQnhcur qui n'offense personne: . Sou~ me.~ yeu x. dans

le défi lé tonÎlroan t de$ voit ures. un ~c nJam", mobile est passé au
volant d'u ne 203 dêcapolable p;woiséc elle auss i de drapeau)!. algériens, derrihe un cam ion chargé de soldats de r AL".
Demain, je crois que le nouveau mi racle sera ac:compli et ql.lC
Musulmans et Eu~n s ballrom des mains el crieront I:nSl;mbk: :
« El Djewïri ,l'a ltia! ,.. 115 se disaient frères. Voici qu 'ils découvrent
qu ' ils le son, vraiment. Aucune Rite ne durera assel longtemps poor
célébrer l' un des plus 8rand~ fvéneme nts de l' histoire de nos dcu.\
plys.

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".

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La fuite en avant »

Retour 5ur l 'Exp«m du JO ooOt 1962
l'';'", 1962 voit ~'alf.-olller le Gf'RA (Gouvernement provisoire de la
Ritpubliqye c~iennel el ulle cOClIi~on .éuniuant j'étol-ma jor, Ahmecl
Ben Bella et Mohomed Khider. C'est ce ~ groupe do Tlemcen. qvi V<,I
finalement 1'&mpor ter et foire de l' Algerie ce que Mohomed Hmbi, h;~
Iotien du FLN , appellera un • Êtal<lrmée _. le gouve<nemenl qui sero

comJilué a u lendemain de 10 proclamation, le 25 loeptemb"8 1962, de kl
République olgéfienr.e ne compte oueun membre du demi.r GPRA. Cioq
mil~oire. y occupent des po1'te s clés dont le ~ Houa, ; Soumediene
qui deviendul peu Opr65 vi<::e-président du Conseil oyonl de s'empore!",
en 1965, du pouvoir. Publié en ooût 1962, le reporloge de Jea n Dan;el
décrit cette bataille pour le powoir. Il pressent aussi que le grand vainqueur s.ero l'armée.

O. L 2011

POl\! dan. l 'f1cpI'eu du 30 \>OU! 1962

""
La fuite en avant
Por .Ieon OorlÎeI
Derrière la dêri$Oire bataille des contmuniqués et des confê.
rences de pt"esse, la \/~ité se foit ioor : personne n'ose prendre
les décisÎOfl5 impopula ires qui $Onl indi~~bles.
Celte fuis I:hlK:u n ~ allé trop loin : l'épreuve de force ne paraît
pl us poll\'oir être évitée. tou t au moins t. Alger. Quand el soos quelle
forme aura-t-elle Heu ? Dans cette incroyable: s ituation , personne ,
bien sûr, ne pourrait se risquer il le dire. Sera-ce a1{'J(:'; la guerre
civile? Je crois ql.le non.
Pour le mome nt , ce n 'est quc la guerre des commun iq ués: un
k han!!:e pénible d ' injures ct de n'ICn accs. de rappe ls historiques CI de
polém ique.~ pri\·ée ~. On fc nlraccusc de néocolon iali sme mais auss i
de posséder des v i ll ll.~. L' un ut ili.'\C le tht mc de J"an limil ilarisme e'
l' autre celui de la lunc des classes. Il y a seulemcnt un mois, les
rno.":mc.~ ~'1:url\c ms élaie nl irwoqu6s pur des clans rliffére nls.
On ne gouvernc pas à Alger, on fai l dcs con férences de presse.
Mais comme on prélerld se faire comprendre à la fois d u peuple
ct de lu preS:ie, on passe au-dess us de l'un et à côt~ de l' autre. Ce
pe up le 3U11'lel chacu n se n!fè~ eSI d' ailleu rs l'absent. le lragique
di~ d' un drnme q UI déchire une soci~té révolulio nnaire de plu sicurs milliel"1 de militants el soldats et d 'une poignée de leadeT"!'!,
mais qui ne db:hire que cene socitl~ el ellc seule : C'Cl;1 d ' ailleul"!i
exclusiveme". l UX mcmbres de cene soc.itté q ue la communiqués
s' adre5.\oCnt .

Une boutade
Qui . en e ffcl . parle au peuple dans son langage ? Qui sc pr6.K;cupe el ex prime cc q ui l'~ ., Qui trouve le chemin ~ imple ct
concret de son ftme 1 Uoc boulaUc ex prime bien cette soudaine e t
trIIyique tlépoJ.i lisation de l' un des peuples les plus mûrs du monde
arabe : • OU" rez aujourd ' hui un çham ier quel Qu 'i l soit, di rigé par

qu i q ue ce soit, colonia iisle ou p;.s , et VùU.\ aurez demain 1 000 fois
pl us de !TlOflde qu'il! n"importe quel meeti ng organisé par les diffé!'tntA héros de lï nd6pendaocc." C'est ce q ue m'a di t, dès ]' arrivh,
un syndicaliste déscsptll!.

le popularité de Forinée
Cet étal d 'esprit Ut sans doute le fru it de la misère occablantc.
mais c'cst aussi le ~ Ital de la lassitude, du dégoût et du mépris
IIeV&n1 les pori t ic ien~ e l les colonels. C 'est pourquoi, en re vanche .
je ne cruis pas il ia gucrre ci vile : personne n'admire un leader au
point de se fa ire tuc r pour lu i: peT:\Onoc n 'eS( assez conva incu de
la culpabilité de J'ad versa ire pour acce pter de le tuer. Personne en
dellors de celle" !IOCil! tl! révolution naire "' . Mais. au sein de cette
!il1CK!té , il y aura un règlcll"lCm de comptes dans l' indiffl!u nce gé néra ie : o u dans un soulage ment passif dès qu ïl y aura un vainqueur.
N'i mporte quel "ainqueur pourv u que ce ne soi t pas un militaire .
Dan~ tOules les wi ll ayas. celle d ' Oran favorable à Ben Bell a autant
llue cell e d ' Alger enne mie de Ben Be lla, la pofIulari t ~ de l'armée,
Itu i fu t Cl ll"1lOl'dinairc il n' y a pos si longtemps, a considél"llb\e me nt
dl!eru . Le !lureau pol itique tient 111 un thème de propagande assez
effieace " la coodition de ne pas ooblier qu'il L'Onccme aussi bien
les militaires qui le !;Outiennent que ce ux q ui le combattent.
Pourquoi la presence militaiu a- t-elle été si forte â Alger Ce!;
jours derniers 7 Avre celte questtoo , on s'i nstalle au cœur d u con fli l.
Les palrouilles qui OR! sill onnf les avenues el les fa u bourg~ n 'ont
pas seulemenl eu poo r objectif le maintien de rordre public ou
pour explicntion le~ inquié tudes que fail renai'tre de temps à autre
l'OAS. Les perquisitions ont lieu luui chez des Musu lmans; les
barrages onl aml~ su rtout dt:S VO ilU~ condui tcs par des A lg~riens.
La raison en e st que IQ offic iers de 1. willaya IV Qui administre et
contrôle r AlgéroiS e raigne nl une infiltration mil itaire ~ bataill ons
de$ lWtTCli wi ll ayas benbe llistc:s. cette infi llration ayant pour but de
faire M<;Çu ler l'Algérois du côté d u Burea u poli tiq ue. Il s'agil"llil de
rUdite r le "coup de force ,. du Nord-Constanti noi s.
Les jeune~ o ffi ciers d&:1aJ"ent avoir des Tllisons préei.\.:., de
craind re un tel coup de force : alors qUlls éta Îent neutres, Ic IlIni ,
dern ier, e l que eenaiM d 'e lll re eux s'élaient rendus 11 T le mce n l'u ur

,
,.

ALO~RU::,la désillusion

facili ter un accord entre Ben Bella et la Kaby lie (willaya III), ils
dc!c\arent que ce dernier envis.ageait froidement I" l!vent ualité d'une
guerre con~ les Kabyles.

À Sétif
Est-ce vrai ? Lt~ ami~ de Ikn Bella le nient ave<: la ph., vive
indignation . ScIon eux, Ben Bella a toujoul1l refusê une solution
violente ml!rnc au moment où cette sol ution ttait facile. et il !le
In)IWe d'ailleurs des gens pour le lui reprocher. Il est difficile de s'y
reconnaître. En tout cas, les officiers d' Alger redoutent les hommes
du colonel Boumediene, l'ancien c hef d'ttat-major destitul! ml"
leur propre demande et dont tls redoute nt une revanche; ils voient
en Yacef Saadi, l'ex-chef de la zone aUlonome pendant la bataille
d'Alge r - et qui reçut en 1957 la visi te de Gem13.ine li llion -,
l' agent provocateur de Bo umediene d de Ben Bella.
Tand is que je restais dans J' Algérois. K . S. Kami ass istait. 11 Sétif.
à la conférence de presse des willaya.~ favorabl es au Bureau politique . Aprh plusieul"lI d j §cuuion~ avec le porte-parole. il en retirait
deux impres.~ions pri l1ci palc.~ :
1) Le COI(lI"Ie l Boumediene II. décidé 00 jeter dans la balanœ tout
le poids de MIll lIutori té. alors qu '~ T lcmcc ll il étuit resté effal.:é,
lais.'lan t Ben Bell~ jouer son rôle.
2) L' appe l de l'élut-major au Bureau politique ct au peuple est
difficilement interprétable au trement que comme une immixtion
militaire dans les affaires c iviles.
Sans lloute peut'on di re qu'avant de devenir une llllllI!e n!gulière
L'Ctte armée est encore polilico-militalre . Mais le fait. pour Ben
HeUa. d'avoir encore une fois besoin du co lonel Boumediene pour
iISIieOir son autorité rend le Bureau poli tique davanlage dépendant
de l' armée.
La concession obtenue. à u\'oir : la renlrée dan~ le~ casernes pour
su pprimer le wi1layisrne, a pour contrcpanic une dette qui risque
d'êtR lourde.
Les ad\'ersaires du Burea u politique, c'est-i-<lire MM , Boudiaf,
Krim ct Id coloncl.~ Si Haccn ct Mohand El Hmdj , on t derrière eux
deUll gro.ndc~ willayas à très fone dcnsilt lie population Ct llisposcnt
au surplus de l',ioo de la puiSSllnte F~déro.t ion de Fl"llI\œ.

Paru donl l ' lx"..... du 30 (JQV! 1962

2'1 1

Les otou ls de la IV
C'est-à-dire que, li condition que ICI willayas ne soient pas menaetes du dedans, l'~uilibre des fo~ pourrait se TnlÙntcnir et chacun poulTllit rester ~r .<;eS ~itioo.~, Mais le Bureau politiquc sitgc
.. Alger, c 'est,à-dire dan~ une wi llaya qui lui est hostile; (JI" il est le
B ~au politique: de to ute l'Algérie ct il n'a aucune fon:c à SIl disposition. Il est dans la capÎLaIc du pays, mais il dépend de la tutelle régionale. À peu près comme ~i le miniSire de l' lnté~r dépendait llu
préfet de police, sa uf qu ' en l'occurrence le préfet de police oie que
le ministre a itl!té d6i.ig~ pour administrer. D'où la tentation lie fain:
-WCI aux fOK"Cll extérieures qui lui sonl favorables pour fmvOOscr une
lubversion inlérieure, sur place. D 'où aussi les crainles des forces
n!gion.ales el le raidissement de: la willaya IV. Tout le problème est
lA : le resle n 'est, hélas l, que polémiques, démagogie et surencbtre.
Aucun des argume nts contenus dans le procès idéologique que les
Algériens se font les uns aUl\: au tre!> ne rés iMe en effet i l'namen.
Sur l'essentiel, loulle monde est d'accord:« Prenez les trente responsables qu i s 'injurie nt aujourd'hui. ironisait un ob<;crvatcu r armbe,
enfermez,les ~parément en leur donnant comme sujet de composilion le pmgramme de la R ~ puhl iGue a lgérienne et vous au n-l'. trenle
eopie~ iden tiqllC.~ _. Et c'e.~t bien vrai qu 'il n'y II. ab$Olument aucune
C1pposiûon doctrinale encore apparente entre eux. Cela ne veut pa~
dire que œs oppositions ne !le révéleront pas. lorsque les vTllis prublèmes seront nbordés. Mai s on n'cn est pas Iii pour le moment; il
~'en faut de beaUoL"Qup.

le même langage
Je n 'ai d 'ailleurs pas surpris ces officiers solides de la willmya IV
e n leur disan t que même sur la reconversion de l'ALN , d sur sa
mission n!volutionnaire, les officiers de la willaya ' m'avaient tenu
exactement, CI mot polir mot, le même langage qu'eux. Pounam,
il s'agissait des hommes des frontières, de l'", e l\:térieur _. et mes
interlocuteurs, eUl\: , étaielll fiCfll de n'avoir jamaÎl; quint: l'Algl!rie
conlbatbnte d u débutl la fin de la guerre.
Oui, meme sur cette qucstÎ<ln de reconversion, toute l' année Illgf·
rienne est d 'accord ; c'est-è-<lin;: qu'clle cn accepte le principe llu

.'
AI.Gé.R IE, la dbillu~ion

Paru dans l ' bpnll du 30 aooi! 1962

bout des tèvrc~ et qu'clic e n rcfu~ hl réalilé dans le ~ret de son
cœur, Elle ne: sc: résigne pas, Dans la mesure 00, cependant, il leur
partit que et'Uc reconversion est inf5 luctable, alors les militaires sou·
haitent que ce soit lCll voisins qui tommtneent l se Ittonvertir, Le~
willayas III et IV ont peur d'être dupes, Stlon elles, Ben Bella et
Boumedieoo ont eooclu un pacte qui consisterai t il. adopte r le mot
d'ordre généra l de reconversio n et il. procéder cn premier lieu à celle
de ]'Algirois, Toujours selon les officiers de c~ deux willayas, auxquel s je laisse naturcl1emen t l' entière re sponsabil ité de leurs lI ffir·
mations, l'itat-major se pn'paœrait e n.wi,e il imposer son aU\l){"i,é
au;\ fonnations militaires l ai '!.~s intac tes dans les wiUayb benbellistes e t l une armée dé~inté8n'e el ooyautœ dans les willayas antibeobeJlistes.

celte willaya était n:litée IDaÎtll'sse d'une situation q ui faisait d'elle
un arbittl: et un polll . Ce n'est pl us le ca.~ depuis que ses respooAbles son' entrés dans l'arène pol iti-que,
Mais l' heure nt de\'ra it plos être 11 cette analyse hi ~toriquc ou 11
cet inventaire des respoosabi l it~ dans lequel se complai_'iCnt avec
vinuosi ti les élites de la jeunesse alllériennc . Pour le moment, tou t
cc qu i reSte de sain dans ce pays :;e df5tou rne d'un présent abhorré .
hu miliant , ou prend ses distances au lieu de rechercher la possibil ité
d'un re nouvellement des iquipes dirigeantes.
Je ne parie pas seulement de l'iquipe des jeUJlCS diplomates qui
«Institue un des pl u.~ brillants états-majors qu 'o n ait j amais formi!
dans un pays du tiers-monde : pas seulement des étudian1lli el ÛCll
~yndK:al isles qu i ont su meUre sur pied et publi6 une plate-forme
de travail e~td'mcment sineuse . Je parle aussi de ces in nombmble~
jeunes femmes et jeune;; homlllCll que la guene, la rtsiMancc , la
promotion musulmane, la scolarisation et la souffrance ont ré"ili s
et dont on peut se dcm~noJer com me nt ils peuve nt demeurer impas~ ibles de"a nt une si tuation si indigne de leur vocation.

Ouels

civils ~

Or ce tte willaya IV est consciente de sa forte tant qu'elle tie nt
la capiwlc où so n! concentrés les octivi té~ économiques, les centll'~
de rayonnement des organisations nationales, les chance l lerje~, la
radio , les journa u1i e! le port o ù dibarquent toutes les importations
villlies ; clic ne c6dera que contre des as~u rance~ ~ur la liste des
candidats l l' Asse mblée (le Bureau politique a Il'mplacé certains
des noms que la willaya IV avait ~s par ccu:o: de MM . Farts,
80umendje l Ci Ouzzegane), contre de.~ garanties sur l'organ isation
du futur pani poli tique el contre 10; po!isibilités dt: '-opposer il on
retour ivenlueI de: ['&at-major deslitui.
Voici donc oil nous en somme~ aujourd' hui ; en discréditant le
GPRA, M. Ben Bella II. déchainé de, fOf\."Cs dunt il ne soupçon·
nait pas l'i ntensi té ; et les willayas respet:tives ont cu raison de
fairc remarq uer d'abord 11 M. Ben Khedda pu i~ 11 M. Khider qu 'il
~ t ait heurcu:o: qu 'il y ait eu cJes o rganisations poli tico-mîlitllires pour
mainte nir l'ordre el ad ministrer les rtsions. londis q ue les leaders
poli tiq ues s"injuriaicnt. L'un dt.'$ tmet s les plus significatifs qui 0111
été di slribuéoi et's jour:s derniers contenai t le slogan : .. Le pouvoir
au:o: civils 7 Oui. Mais 11 quels dvib 7 ..
De son côté, la willaya IV n'a peu,-ë(re pu mesuré 1Cl\ conséque~ d'une cunfirence de presse manif~tement imptO\'is&:.
Jusqu'au dernier moment, par sa sagesse et ~unout son mutisme.

Une tarte à la c rème
Thndis, en effet, que se prolung~ le conOit, le règne: de la surenchère peU t conduire 11 des diffieulté~ concrètes e t call1strop hique~ .
On sait d'évidence que les uns ne sont pas plu~ néocolonialistes que
1C5 .utl\';!i. Lorsque Ben Bella était l Tlemcen, il dénonçait Farès,
lu accon:I~ avec I" OAS , l'antimilitarisme: de Ben Khedda, et ses
amis a.c:cusaienl la France de soutenir le gouvernement d'Alger.
Aujourd 'hui, toos ces arguments se sont re100més contre M . Hen
Bella , et cc sont les anlis de la wilillya IV qui aocusent la France de
soutenir un Bu reau politique rétrngrnde. Le .. néocolonialisme,. est
de ven u la tarte Il la creOle de la démagogie révolut ion nai re , Mais
dans ceUe COUr1>C à la sure nchère, les \légAts viennent de se priei!!er. Ainsi, par exemple, les c hefs d'ent reprise françai~ auxque ls on
demande de venir e n Algérie , ou d'y reveni r, s'aperçoivent qu'oo
peut être discrédité da ns ce pays simplement pan:e qu'on CM l' ami
de Jacques Chevallier (don t ils pouvaient penser qu'en fai t de réac tionnaire, on fait aùeux). il est probilblc qu'il$ hésiteront avant d'accepter, On ne peut, 11 la foi s, souteni r le$ M."roJds d'Ëvian et "ICIln:

r-'.
..

"

_ D. don. Boumedie<18 (Ionone!! 10 eréa~ on d'un Conseil de la .~i indispensable qu' aujoun:l'hui. soys $0 priuide nce.ideralion.llu~ion . depuis de lonss mois. Où wnt les hommes politiques qui auront e nfin le CQUrdge d' affronter les décisions impopulaires mais inévitables? 1 " " • « " Le drame ct ' Alger » " Retour sur L'Expreu du 28 juin 1965 le 19 juin à 1 h 30 du matin.me coporoli~ que de l'Oulogesrion •.2<>.l<lS cn cause la matière m€mc d'ulle coopération qui ne s'est jamai~ révélée aus. ALGÉRIE .. lard. le colonel Houar. Envoyé Spéc ia l CI Alger.e de l'Algêrie. pioche d'un élolio. l. Ahmed Ben Bella esl arrêlé por ]'(lrmée_ Quelques heurel plu. Il prenant que le oouy&ou moil. la dés. il d. (1 une oonceplion du socialisme. pour lequel Boumediene une (1 d'oi lleu . 100$ lei pouvoirs. Kahn Ioil le rkit d' un putsch qui sc ptéporoit en couli"".évolulion qui o»ume. Jeon-FrOr\Çoi. plY. t'AlgilrÎe devient diclotu' ... petJ de com. 20 11 .eue VIl portrait peu "olleu •. l'armée désormais tienl le porli.

ne ment. Une jeu ne~se dorée prena it la place de .. Commenl voulez-vous que je s igne un Inle qui eogage IQUle une association? Je dois consu lter les adhérents. dit 10 publicité. rast de près. Aussitôt. r. le somme de signer un comm uniq ué de ra lliemcnt au Conseil révolutionnaire.u du 28 iui n t 965 'l't7 cercle Taleb) ou à la Bras. VaY'1 Ben Bella. les fe mmes lapent sur des ca . On ne sait jamais ! Il nc s'était ricn pa. Uans une proclamation.. tous. ou cinéma ASC. Alger.. les a. effectivemen t. la oouvelle équi pe au pou· voir n'avait qu'une idée cn tête. " Peu pon é aux: dialectiques uni versiUlires.. la lite haute . rue Didouche. unt' caution intern ationale. le carta ble AAI~ le bras. dit· il. proscrits . r entre d. des petits groupes s'cngouffrent dans les ruelles. le dimanche 20 juin. votre comité affirnIC être oppcAé au pouvoir per~lJlel.. IOUt le monde se met Il hurle r : ..!:s.le Poste. 21 juin.Mourad. hier au faîte de leur pouvoi r. . Minislre dl: r AgrKul1ure. les commentai re s. scande nt : . Çl ct là. Un petit groupe s'organise: et monte ~el'll la ruc d' I ~ ly. Boumediene . qui sont dehors. les )'Ou·you percenl la nuit. Un film d'vne brillanta OCIl. pas.' " ..... d' un coup. C'était Paris le lendemain d'u ne crise min istérielle. La. apparent. Les putsc h ~ sc: s ui vent et se ressemblent. non loin de la GrarH. fom écho. velU d'une robe de chambre rouge . .1 signe de parler bas.. À quelques ~refi de 1~ . L'Alg~ric es. «Ces! terrible. il ml! fail sig ne . Je suis d·accord. hornroe des missions ~rètes.Ieon·frorJÇOi$ Khan À Alger. Des enfants. den t Ben Bella. . une cinquan tai ne d 't:tudianlS qui !te trouvent là !oC ntenen! li crier : «Vive Ben Bella!..emJc_.. le mfmc homme. L'homme ferme aussilô( la porte ~ me fa.devancière au bar de l'(){omatic (devenu 2. puis ccnl cinquante. En CIl dimanche e n~le illé .· il. un groupe de soldaiS conduit s par un officier iC prêscllle au siège de J' A_~StlCia l ion des ét ud iants.". même lu i. 115 OOnt cent. Je l' avais ~'Onnu quelques mois pl us tôt.! lichue . Une foole paisible garn is~i t les tClTllS!lCS de caft:s. Ralli!! ! Chôteau de cortes Lendemains de coup d ' Étal. • Je ne comprend!. Un sole il lourd U'lQfllIDe la \'iJIe . Aucun serv ice d'onJn: Le drame d' Alger Por .~~ urer ainsi. Regardel Mllhsas l . le visage dUalt. costu me lIa mode. ne se pfi!scntaient pas ma!.Iolite. des portraits de Ben Bella que l'on n'avait pa.~sé .ow:rie des Facult 6. eomnK':ncent à rele nt ir. les soldaIS veillent. avec une ardeur suspecte.. Une porte s'ouvre d ' un seul coup.le successeur ne pouvait donc qu'être meilleur. Masse blanche: Mlrplomban t la splendeur sobre de celle baie vÎbnmtc de rouleurs.~ el\COfC osé dâ:rochc:r. Aujoun:rhu i. il f$1 clandesti n. Maintenant. Vieux réflexe À 7 heures du soi r. C'c ~ t à ce~ réflex ions dt:saoosées que se semie nt réduits.~ .. C'es! dans un Ilrand immeuble d'Alger. "enail de rewn naitrc: le nouveau gouver. POIU dens L' b. terrible. Extraordinaire 5imp li"mc de: la politique chinoise. Le vieux rétle x~ inte lle<-1ue l joue.• Il reste un momcm rêveur. D'autres. Les c ri~ de « À b1l~ l:luu lllCdiene ! . AloN. Il devai t loo t l Ben Bella. ass. on ioue lo Grande nIU~Ofl..!:sident.. 00 " 11-1\1 de l'.!ns une p ièce nue . Amcn ume tic l' Hi stoire.pcoc_. Lc. Le pr&::t:denl avait quelq ues sympath ies pour l' Union sovié· tiq ue.~ c hoses. aujounl'hu i tmqu.!:çole.". Di.-. L'offi cie r dem llnde Il voi r le pr. mal ra.. La Ch ine.. Des hommes. L'ftud ialll fe int de s'étonner.~· si n ! .amps·~lyste. l'officier prie a loo le jeune homme de le suivre . puis ajoute: « Ils 0111 tous trahi. fervcnl admir31cur du pn!sj. 0e5 grenades ISC I)'1II0g(DeS éclalent.~ d'Al · ger." Le lendemain. la populaliOll se prfc ipite aux balcons. Accue illir à Alger cinquante-hu it chefs d'Étal du lieN-monde c t s'a.. Un univers s'â:roule romme un c hBteau de canes. apparaît . Un homme hagard . il eSI avec e ux..a. Boumediene au pote~u !. murmure-. trotJpe charge.

. Et puis. Ne :fUrfisai t-il pas qu ' il en appe lât /1. à !iab eI·Oued. Curicu~ retourncment de l'Histoire. il y a des heurts. jouant les deux rôles. il l'heure dcs premi~res fraîcheurs. d6>0rdres...ALG!'''' 1Fi. dc~ fcmmes. Le soir. CUrk. C'cst là. L'e'\'b>ênéral Challe eût appr&:it: cn coonaisseur.~ ~tudiant..u· rant universitaire. un contact n!e l. les manifestations reprennent. cons. une réu nion du Comitt ccntral consacrée au x probl~mes économiques ava it été houleu~ .. Le cQlonel Boumedicm:. Ic ~tyle du coup d'État changclt.ire d'autre quc cricr des balcons. battaicnt cn rctra ite. I. le « president . Pékin paie sa reconnaissance précipitée.il crier : • Vivc Ben Bella! " Aussit61:. Entre lu i ct la masse. me di" un membre du Conseil revolutionnaire . du 28 jLHn 1965 diplomald avaient fait de5 milliers de kilomètres pour assister aux mts généraWl du tÎets-moode. nc peut rien r.~ /1. U! ru me ur monte. police . coréens Cl chinois. mais ne desccnd pas dans la rue.~ retardaient leur voyage. certai ns.! d'un soir doux . Et le peuple. ÛTan. chez qui il avait fait nait re un immc nse e~poir d'émanci patÎOO . La foule cric. " . Une sorte de C()(Ilral se ntimental.. Au prenlier rang .lcs nerfs se tendcnl. ava ien t violemment critiqué certains a~pecu de la politique benbellistc. /U:oorienlé. • En fai t. des gosses. U y a.. dbillusioo la vieille chanson À III Casbah.. pour la prem~re fois. u voix ne réoonne pl us. Bco Bella étai t il Oran ct à Sidi-BeI-AblX:s.. IIVec bellUCOUP d' habileté. Bcn Hclla PlIic cher son romantisme . M3inlenam. : • Notre direction socialis tc cst plus unie q ue jamais .~iDtiquc. Mais Ben Bella n'cst plus 1/1. ceux que Ben Bella ne voulai t plus \'oi r /1. mouillés CI rouges des pied. isolé au milieu d'ad\'ersaires ou de courtisans. que Ben Bella pr0nonça son dernier di~n. Les uns aprts les lutres. Ben Bella est populaire.. Nuse r boudait.lCl. les chefs d·ÉlIt afro-a. Avcc.~trie et de l' Agriculture. Mais.(. vous VOtlS trompez: la manifcstation. des mani fe~lInls br1l len t un d rapeau chinois.e~ mi nistres Boumaza et Mahsas. c'cst la memc liaclioo .cient~ d' avoir commis une saffc diplomatique.. Il n'a pas su forger un parti digne de ce nom. Chaque soir. taires I:'n armes sc succédaient tous les m~tll. mais a trop cru au potl\'oir de son veri:lc .. Mereredi 23 juin.. Le lundi 21 et le mardi 22 juin. il étai t seul. vcnU5 u$si~ter il la Conférence afro-a siatique. EUcs cracnent au visagc des $()Idats. le drame shak~arien dc la lrahison et de la locheté. t~ndi! que des ouvriers /lCcrochaicnt les lampions d'ullC tète déjà dérisoirc.. comme d i~ail Jau ~s.'S .. gcno ux cirer les ch au. la rue .~~ure~. le puts... " Les étud ianl~. llemcen. sc p rom~ncnt nonchalamment rue Didouche-Mourad. cn a:nime-fond. Ils sc retrouvent ~mblanlS. 1. AlgCf ~tRi t prati1lucment e n ~Iat de si~Ge . se mbl ait régligcr celte levée de boucliers. CnTre cel homme sorti du peuplc et la foulc misc!rable des faubourgs. Tel un per· sonnage de théâtre. . La gauche nigérienne. La Casbah était une foi~ de plus bouclée. il y 1 Ie. Le Commonwealth se décommanda it. Dans le centre.. la « vieille chanoon qui berce la misère humai ne .. chargés respcctil·ement de l ' I ndu. . C'C.SI de l' autre cOté. Sans doute Ics manifestations ne prirent-clles jamais un carnct~re de masse. Pourtant . 1:apath ic l'cmportait.Ur Ic:~ pa'ioUnls.ll. La vt:illc. Une gaffe Les étud iants venaie nt dc réussir l' impossible. Alger s'e n fi~vre. ~'cn prend il ces farouChe5 révol utionn:tires l"Omme à de vulgaire9 Américains. il (kvait agir à visage découve rt . . la tête dans le désordre pra. dcs diplomates birmans. des mili.ch avai t é té un chef-d'œuvre du genre. . Les Paru dons L'b". Il connait. À BÔne.. le pu t. il n'y a pas d ' intermédiaires. On lance l b bOlllcilJes CI des orduI'C$ sur Ics soldats. c'CSt comme les fcmmes ..aclc:. Ics autopOmpes de 1'armtc déversent <k$ nOIS d'eau te intée su r les manirestants.'1I X spcct. avait é vité de montrer liIl force.'iCh dc papa classique et liIl ns bavure. un pol ic~r me dit simplement : "Monsicu r. ct !. d'ailleuo. pourchassée par l'armée. Fou~ nombreuses et cnthous iastcs. '. La troupe tire .. Ma i~ cent érudiants courageux lVlient suffi pou r que. le front benbelliste s'ttail di~ié et les mili taires n·al laient pas laisser passer celle chance . Les Chinois. de~ t wdiants chinois o nt été hués et chassés d 'un rest. Impérial. d' un seul coup. Quant il 1. Le jcudi 17 juin. Pa ys billiTre : alors que je m'~loignais dcs lieux où avaient ~daté quelql. lorsqu'u n pttit groupe de jeunes se met . Il n'a pas ~tt en meMl re de s'entourer d'lImis rte ls.

~ étranghc~. Ben Bella revena it d'Oran ct il était ac:c ueilti a u palais du Peuple par ses ministres. car ce jour-là l . les deux qootidiens algérois devaient fusionner en un journal unique et d 'anciens élément. Il l' avait nommé chef d'état.. Ben Bella rece vait un de ses proches et parlait de son voyagt li Paris prévu pour juillet. fut blessé en tentant di: résiMer. (a. avait.. 1.. de À Doufank. Au vrai. dans un discouf1i prononcé 11 Bône. oous . q uelques . . . ct Che rif ndkacem..\SC!.:e. Tabar Zbiri.il ~ avis." Ben Bella ~'()mpri t q ue tout s'6croulait autour de lui : il n'opposa lucune résist3m. Ben Bell. On c nu: nd it UI voix une demièn: fois lancer 11 ses gardes : • Ne n!Ji~leZ pIS..30 police fUI dewnl&: .1 Paru dans l ' Exp. Deux homme~ e nt ttrent soudain : le commandant Si Lami ct le colonel Tahar Zbir. BouteHika et Olenf Belkacem. c'était une question de su rvie. sans en a"erti r ses oollabomteun. et on l'emmena 11 l'Amiraute . ils parvinrent l faire ba.qu ' il venait de faire venir près de lui . meublée en Uv itan. Au nom du peuple Talm Zbiri . Il avait décidé d'élim Îner de oon gouvernement deU)! ami~ de~ m Î l it aj. Déjà. de sa vieiUe mère • uDC femme admirable . L'empêcher de parler. Le pu tsch fut bé au samedi.. négociée 11 Paris. demeure delIanciens gouverneur~. lis étaient assurés de la complic ité de nombreu ses personnalités. 11 ne lui aVlit refuS(!..l l . les ministères. appuyé~ par une douzaine de chars. qui semblaient détenduS.ur les craintes des uns. les cemres Slral1giques. A minuit.. déc laré qu'il renonçail 11 r aide économique po5te~ allemande.enon~ vou:s arrêter. du Brésilien Pelé qu i. communi ~te s y ôll. ministre de l'&lucation nationale. .ail eu une crisc lorsque Be n Bella. D '/lutres se J)f'ésentaient au domicile ues personnalites l ocutral i~r. Lui ou e u~ . un député membre du Comité central prononçait un discoun : • Notre révolution . qu ' il préférui t au Palais d'fté. À Il méllle heure. c'était l' un tics meilleurs amis de Ben Bella. tant .-~. avait donné au". Trois hommes mirent au point le scénario : Boumed iene . des sol dats invClltissaient la rad io. La récoociliation avec roppoosition kabyle ..majOf pour contrebalancer l'i nfluence de Boumediene.IKnt occupé la. ils avaient déjà des partisans dans la place. C'est ainsi quc Hadj Ben Allah. On parlai t même de libérer Ait A h m~-d ct de le faire e ntrer au Bu reau poli ti'lue .midi. En outre. aucune: faveur.Ir. il Y a . l\lur fai re contrepoids. " . va de succk en sucçè~ et je peU K vous dire que le 19 juin sera un jour qui comptera dans notre révolution. Puu r les milita ire s. quelques semaines plus 161.ur la sUSCC' plibilité des autrd . 10 US ces éJémellL~ f(')(m. 3 heures du matin.'iOldats dégui sés en CNS (l'équivalent des CRS) $lutè rent par-des~us le mur qui e ntoure la villa Joly. président de l'Assemblée el me mbre du Bureau pol it iqoo .. lançai t-il. ct sc mêlèrent au" hommes de garde. in itiatives avaient contribu6 11 ~hauffer les CSprllS. to ul semblail calme . prépmil un graOO eoup. le chef d'état-major de l ' A~ .. ] l'on doit poser la première picm:: de l'kole . Assc1. militai res l'i mpre$sion 'ltiC l'on ~' anangeait (k:rrière leur dos.. il enviStlgeait d'é largir les organi sme~ dirigeants et de raire appel 11 ccnaines pe rsonnalités de l' op· position. Be n Bella donnait dans la chambre très si mple. demeure de Ben Bella.n du 28 juin 1965 :uu Le di!tCours de Bône Deu". ie nt un tnut. principau". responsables. le mi ni~ln: des Affai re." Il ~ 'hab. A 3 h 5. Jouant habilement sur les bruils de reman iemen ts mi n i~­ téricls. était l'un des me illeurs footballeurs vi\'lnts.. s. Lorsque les w ldals se présentè rent . le mini~tre de l'&ooolllie. Autour du thé ReSla!1 le prob~me numé ro un : neutral iser tout de suite Hen Bella. Zbiri d&:lara simplement : • Au nom du peuple algérien .. On plaiunta quelque peu autour dc "". il all a se coucher.je descends. s. Bou tenih..culer dlM leur clmp deu~ bcnbcllistes convaineus : Booma1.<. Le vendn:di aprh. les journlllJ: . C'étai t l' heure Ue la réconciliat ion et l'équipe Boumediene en était Cllclue.

il se sa bor· der. enfi n. Ma is si l'on rcgttrdc pl us loi n. du g~néral MIl. o n pèse ses tres rares pamles ct. a fait une dt:marche en ce sens auprès des nouvelles autori tés. la veille. brillant théo. se mble+ il. il des mo ments difficiles. le jOl.. On inlerprele ses s il ences. aux cheve ux piqué. au pre mi er abord. Et tOUI le monde croyait que ces troupe s élaic nt ce llcs . à ces putschs q ui agitent régulièreme nt de~ pays comme la Syrie el l' Irak. Ben Be lla pri l le pouvoir en neulralisant ses Girond ins.cunstituécs.levant le fait accompli. Dans les locaux d'Alx"r Répu.. créant auto ur de lui un sentiment d 'i nséc uri lé. 011 ~ préparait .. refusa de fu sillc r... la foule des gens q ui se re lKiaienl au tr.il improv isait . à :102 Mossu À 4 heures du malin. révolut ion . san s plus préciser ses intenlions.mlt ion ~. les mini stres éta ient con voqués par Bou medie ne ct mis . a été log ique avec lui-même. Ses silences el sa sil houette décharnée en ont fait un épou v:m lail. À Reur de peau El il Y e n av ait bca uL'Qup. par exempl e. . il est toujours seul d ans un coin . Cc qui en lui transparais. Il a été éçond uil. cette pelite bourgeoisie aux de nts longues qui se précipilaît sur les places li prendre . Ses oovc rsairc~ ferunt-ils preuve de la mê me rése rve? Sur ordre du préside nt Na ~ser. qu i pri re nt la fui te . Il commit l'erreur de lai sser enlcndre qu 'il all ait se débarrasser de certains gêneurs.aTllQureux mo ins l' humou r. Mohamed Hatbi. comme des pions.. eurent à pâtir de ces décbions.lrnal progrc:. Lorsq ue le malin se leva sur Al ger c t que les quais du port se fu rent eolorés d 'une ehaude teinte de brique.jue cet ascète émacié. Ce n'était pas un ~oric ien et .: hargfe de cagool~ de tomates. Le gouvernement fnmçai s. on nc lui coonaît ni marotte ni \·ÎCe. Ce coup d'État mililaire reS$Cmbl~ fon . Il e n a effective men t l·allure . Lors des récepli ons officielles.. Et. do nnait une grande publicilé : on appre na it aveç intérêt. t'élait une scnsibililé à Aeur de peau.présiùent égyptien. Ap~s Ben Bella-Robespierre. il tomba victime d' une coali tio o héléroclite. . on K rull. Cu rieux personnage I. le mart:chal Amer. Mais ses improvisations nc manqu aien t pa~ de génie. Un se ul. I"\. . mil itaire fait pense r à au tre chose.sail avant toot . e n fi n de compte. se dissi muler d aos une voi tu re <.. de disculer a v~ lui. Salah Louam. Ùllns cette affa ire. put. faite de tous ceux Qu i. la d6< illosion Poru dons t'fxpnu.. san ~ amis. La plu part des ex-(li rigeants communistes parvinrellt égale ment à di sparaître . un mome nt o u li un autre. rid e ll par trop moderni ste. manger. Zerdan i. le docteur Nekkaehe . c · ~ st 1bennidor. si l'on osait. tfmo in du coup de force. me mbres d u Comité eentrn l. un romantisme .' ses mimiques . dt: trop nfgocier ici. une pass ion mal u)n tenue q ui ]lOuvail déboucher sur le meilleur . donl it élail l' ami. AiIJe uMl . eut le temps de té léphollCr li un pel. on sig nait déjà des messages de ra lliement auxque ls El M oudjahid.:hi . esl \'cn u demander la grâce de Ben Bella.s iste d' Henri Alleg. Car Be n Bella eut le lort de considére r les 00m1I1C1. el sur le pire. il n'aime pa. ~sonnais seul q uotidien d'Alger. pour la troisiè me fo is. du 28 iui n 1965 Mais un partisan de Ben Della qui se trou vait dans l'immeuble sirut en face de la villa Joly. il ne parle pos. pouTtllnl ami des militaires.~ boi re. de trop fi nasser là.wail ne prit pas ganie aux c h<l rs et au d~ploiemcnt des troupes..comme le souligJ1Çrl L h. . que le feçeveur des conuibutions d irectes de Bordj-Bou-Arreridj élai t d 'accord aveç les nouveaux dingcantl.<oSu. La presse avait almonet. De trop jouer sur les divisio ns.t noyau de fidè les: Hocine Zahouane . sil houette ~trange qui fail penser à Roben L. au visage grimaçant _aux l~vres fortes. II n' aime pa:. El puis cc fu t aussi l' homme qui. Son horreu r de l' Ulliforme n' a d' égal que son IJtI!pris des déo. de centralise r ent re ses mains oes pou voirs excess ifs. q ue l'on all ai t tou rne r dans les lUes un film retraça nl l'hislQire de la bataille d 'Alger e n 1957.lCté en prison . 11 fort c t 11 trave~. l'ai r triste. Boumediene . lui aussi. J' a i eu l' oçcas io n de re ncontrer Ben Bell a. Aucun vice Boumed ie ne ne ressemble à auc un autre chef milita ire arabe. memb re du Bureau politique .. refusa de s'incliner et fut .:s nou veaux d irigea llls . celle . toujours em mitouné dans un manleau ou un imperméable au co l re le vé. il ne rit pas. Comme Ro bespie rre . vice.:\(n ALGËRIE.blicain.

t$ ont rtintégré les c. Le s chefs d'État afro-asi81iq ues "enaie nt dans une " ille pfesligieuse.! JO. C'esl un soc ialisme q ui vient d'cn haut. politic iens. Mais sait-()fl !. dit. dans Alger. La dépolitisation Ile peut que s'accentuer. Il n'est pas nécessai re ment adversaire du social i~nlC. c'est autrement plus imponant q ue la te nue d'un carnaval grandiose où les gntnds mOL~ sont d 'a utant plus généreus<:ment 18nl. De jeunes officiers ne "CU' lent pas en entendre parler. Il n'est pas aimé. Le Con!."és qu"il suffit de tourner le coin de la rue pour voi r que l cas on en fail.ü ËRIE. il les". les id&llogue~. Les affiches souhaitent la bit:n. malsaines _ . mai s I~i un retour au l ibéflll i~rne politique. en particu lier le marx isme. Auss i Boumedicoo méprise. Depuis deux a ns Bou mediene. On n'a pas él iminé Ben Bella. Boumediene a l'âme d ' un soldaI. mais il e n a une conception autorilll irc. Il n'a pour lui que la force. le cad re y est. y rompra le:. pills médiocres. lui donne r sa plaçe dans le pays et 18 gankr des influences . il faut quelque c oose de pl us. C'est lui qui. le coupa s~essÎ\'ement de ses parti~s. plus proche d'u n étatisme caporul ist q ue de l'autogestion . historique» ct d· . Pour eux.ible JO.. Et ~ i la situation 5'aggl1l"e. il dut . en même temps.. t. Et c'eS( vrai !. telles pourraient fu-e le!> grandes lignes de son programme. À Al ger. 11 ~illusioo on regarderai t dans les lignes de sa mai n. droite . en cou lisse. llOO une création ou une r~"Çherche. de cette 3utOgCStiOll quo. .eil de la révo lulion présidé par Bou meèiene a fi n i pol..neier va pencher. isola Ben Bell a. venuc au. la pelle dc l'autre JO a été vÎte abandnnné pour une conce]Jfion pl us orthodo~e . o n joue w Grande 1/I11siOll. la gauche ~tant écrasée.~if du socialisme. prépara it son coup.. tout oommem.~htri tés. fonde aversioo pour toutes les docuines importées de l'Occident. le grand elipoir des dé. Les so!cb. pour le raire passe r. chinois. mellrr O!itcns ibleIlll. Ils s' apprêtent li ignore r ulle "ille en état ue siège. par exemple. prêt 11. une classe pri. recevo ir les ambasSllUcur. Un quarteron Al ger n '~~1 plu. gens ont d ît non. l'entoura d ' hommes' lui et.Al... avec Ben Bella.jue 1000000ue Ben Bella en proposa Je décret à ses ministres ..uemes et font de l'uerdcc comme n"importe quels bidas~. pour rtcu~rcr les "ieu:>. C' est d ~ que les contradictions demeu n:nt..! d'un milliard d'hommes_ MaiJ une centa ine de jeune. Un fi lm d ' une brûla nte act ualité. dl:puis deull ans. déchu par un quaneron.! pas si b eile mtnt • se déharra. Le fusil d'une main. Qui menre 11 la tête d u pays? Ferhat Abbas '! C 'est sans doute le seul honune qui jouisse.. Bo umed iene est impuptJ lai~ . Cc scl1lit J"abandon progfC$. . le benbe l!isme risque de devenir.:n t en marche un magnétophOllc '! l Poru cIont 1'f. Simplement. au ciné ma ABC. unique comme la d ivinité de l'islam. eumme le péronisll"lC en Argentine. e n bon Arabe . le slogan révolutionnaire . L' hom me qui sym bol isai t une lun e comm unc e st en prison. englober ' peu près tout le moodc. on dire" pmfcs~iooneJles JO. il eY craint.'( parleur. mil sur pied une armée moderne dont il fi t g ch~ . On voit donc le mouvement : 11 pa rtir de revendications poulTai t.. Construire une arm6e . il a urie pro. disent-ils. Ben Bella a"ai t réuss i. Il const itue un c ooix pmgmatiqllC. à n!tabl ir une situation !WIS cesse compromise.)Ups de poker. 1e~ intellectuels el. Les urapeaux claquent leurs couleurs su r un dei in lin irne nt bleu . beau.preu du 28 juin 1965 :11 ... une idée dom o n n' arri ver. dans la nation.. la publicité. intveJ1. Alono '1 Alors. int~ressante de démocratie à la base.j u'il ~'agit d' une expérience trè.e. le bal. 11 c(. sur les mu l'l\. habilement . lIs forment. Plus nassérien ne que yougoslave . coréens.. DelTière scs airs (l' anarchiste décade nt . d' une rée lle popu larité.: 1'1111 Il qualifiée d' . Boumediene u pri me une vue pol ittq ue globale et assez coh(! renle.~r. On a beaucoup parlé. Pour sonir l'A lgérie: de l'ornière. viléyiée. nationa li ste et Croy8nt.'( frère~ gu inéens.

Soumediene décide œlte onnée-lO dit notionoliser la ~ole et le gaz olg~ ienl afin de COI"lSocrer les rev&n us ~'nérés ou développement du pays groce ci une poli~que d'indvsh'ioliK>accélérée. ()u-Oelil d'unI! déc is ion dont il comprend 10 Iogiqve. ci l'êpoque. peu créotrices d'emplois dan s un pays qui compte d&j6.. 10 priorilé donnée 0 10 mi5e en ploc" de grondes ~iétés industrielles modernes. D. le. « L'inévitable rupture » Wour $ur l'&pre" du 26 avril 1971 le Iovrn<. foin"s du développement polir leq llell'Algérie 0 oplê : le mépris de "ogriculllJr" qui Foit pourlant vivre 10 moilié de '0 population. 20 11 ~on " . Alors édilOriolir. el qve 10 Fronce • en souffrira peu" """' is.lnt de 1971 est important .oulève. Rogeo.Pr.oo 'e! I stime que 10 rupl\lre était • prévi. un million el demi cie chômeurs . l... il . i~ e el iné luctable.te économique ci l'EJ<press. de façon prémonitoire.1 .

raftinage.~ du . rUniOIi géné rale du ~trole (UGP).ub!ltanl~ls : le brut 8 lg~ rien obtenu 11 un prix bas. mah aussi engrais . Il fall ait que r une des deux chassât l' autre .Jie llli pour le laminoir l c haud. 1 _. . Prospcçtio n.~ ie nt admirablement leur dns~ ie r dan s leur propn:: perspeçtive qu i étai t à la fois de s'assu rer un approyi~ionne. Elf-Erap.'C lucide..e. Mais jls onl paru jusqu '~ u bout ignorer la perspecti ve du partenaire. le ~trolc CI l'acier. fibre tCll. El la pri ncipale.. production d 'cng~is. Le plus é!onmllll ( SI l' altitude des négociateurs françai ~ .'t!. ~trochimic : auc un.Iuei s les fr:lflÇais IIvaient pensé allanl eux.. Il 'i a deux 1T11>1 ~. ell:ploitalion .. illlégrfc.upitalisme d' ttat avce une métiance ell:tr!me 11 l'égard de l'étraugcr. on attribuai t la mauvaise tournure dc' négoda1ion~ funco-algérie nnes à l'innucnce f1cheu se de M. la Sonalrach. sa ns mépris pou r un pays je ll~ qui cherçhe sa \'oie.w u$·diwdopfHfIltIU (td it ions ouvrières). le seul 'i~re qui fasse le to ur de l'économie act\!Clle du pays: L'Alglrit fllKirienne . très puissante 1. e mployan t di l( mille pc Noonnes 1.~ Mln comple.'C lui qu! était. fi cette date. opté pour le I.trument de l' Étut dans le domaine du ~trole .Paru dons L'I ll""''' du 26 avril 1971 l'inévitable rupture Par Roger Priouret 1 Maintenant q ue toUt a tu! dit ~r l'affaire f11UlC'O-al&~riennc.1. etc.jans l'6:l ificatiOfl du co rn· plexe sidérurgique d'Annaba (ell:-Bône) . des aVllnt~~ s. ec son t lie va mies sociétés nationales. dynamique el déjà.lr1 e d u développement : elle cIICQU11Ige le tourisme et l'industrie légère. succédant à. au moins en théorie . tel M. lb veulent oussi.•. mais qui poul'1iUi vail sa propre id&: ~u r son développement. au. Comme les Al gériens o. L'Algerie a choisi la 1I0ie 10llgue : clic apprendra l !leS payS/ln~ traditionnels l' usage 00 engrab quand ene e n fabriquera e n q uantité dan.eut di re é nergie.lui de vait gagner était celle qui était chez elle.lile. . La logique: de II situation de la Soruurach et d'El~. par e~cmp le. plaslique. Voic i ce qu'écrit M .lrd Virotell.e de ces aclivités n'est étrallgère 11 eclle ~lété jeune.~ pays ambes . l'obtention ok bons cmplp· cerncng pour ouvrir des statio ns d' essence en France . Elle a b1ifié sa puissance encore fragile gr:lce à. Pétrole .\ It. l'initiati"e privée avec la COOjXration internationale. ils misent sur lïndustrie lourde." liOCiéu~s nationales Elf-Erap et erp-Total.es étrang~res. a ~té conçue ct créée par le gé néral de Gaulle pou r ftre l'illl. Sa lecture aurait été profitable li nos négOCIIteur ~.l assés en tftc de.. IOlljou" aux &tition ~ ouvri~re:s.ppliquc parfaitement à. enti n . il~ ~'étaicnt expri~s clairement & ceux qui onl pris la peine de l e~ interroger... La Thnisie. Ce qui émerge aujourd'h ui de l'économie algérienne. plusieurs ca pitales. êtn: I. elle s'est adressée aUA f11l1lÇ'l s pour le haut foumeau. celle du pell"Ole. q ui a été penda nt tro is ans le correspondant du Monde à... M. Ceu\oCi.:. Œr. Pour ne rien devoir ~ personne . alU Soviétiques pour l'aciérie.1. qui n'émit pas de ~$i r une chikara. " .( e pétrochim ique. prévu au Plan de Constantine ! _.{". de VOir nahonal. C'est un ouvrol. s'équi pant du mat~ riel électTOlliq ue le plus perfectionné. Cc ~lc \. Imposé a~lI: ~'Ompagn. on peUl arri ver 11 l·es. Viralelle de la Sooaln&l:h : . Or ceue idée fUlit insnitc ooir sur blanc dans le mppon génüal d u Plan quadriennal (1970-1973). enlretenalll de véritables ambassades dalll.:ausem volonlien. l rtly ste et l Matignon. L'Algérie aurait pu choi~ir. li chois i la voie CQo. Jean -Marie Albertini duns Ln Mlm/1i. Acier sign ifie métall urgie et mfcanique. comme toujours. Les Algé rien s veulent avoir d&ollé du sous-dfveloppement cn 19RO.(. Celte soclfté nationale frança ise. qui consistait ~ leur fai re acheter une parlle de ce mê me brut à un prix éle.re" c ~ nc­ tement sur les deu~ secteurs aU~l.Erap ét~ i lllllC en deux sociétés n'avaient aucune chance de pouVOir cohabite r Mlr le même ~trole .senti~ l . Ce n'est pas tout. Elle. Il écrit. dlstribtHioll. le . Vén~ble ~t at dan s l'I!tat. Pour al1 cindre ce but.:. lUX Alle mands de l' Ouest pour les lubeS. Pierre 1 . c·e~t ·à·di re au fail qu 'il n'y av ait auo: unc chance tr aboulir Il un accord. Alger. biitie !l l'i mage des grandes compagmes pet rohères internationales 1. tran sport. ment e n ~rolc: franc ct de dffendre les i mér!L~ des deu. Chacu nc Oc ces phrases s'. cOl1 nais.

Commem placer le ~ urplus quand Ic marché mondi al est quadrillé par les grandes linnes autre· men! puissan te s. L 1 Sonall1lch aura désormais les puits. la rupture d u 14 avril étai t previsible ct mê me inél uctahle.~sc Mir le chômage.Enfin ct sutlout. Vue sous cet angle . les dirigeants algériens. La situation de l'Algérie est autrement gmve. creent très peu d'cm plois. avec unc dureté étOll' nante. ..50 % de la population et aUl1I it pu lu i assure r en quatre an s une qua~i·autonomie d'appmvisionnemc nt. . .~ França is qui lui gardent leu r sympathie voient planer sur elle [rois dangers qu'elle a choisi d'assumer avec quel que Ifg~reté. C'était . Elle n' est mai ntenue que comme un dogme politiquc.~? Le complcxe sidérurgique de Bône produirn UII jour proc hain troi s foi s plus d'ac ier que l'Al gérie n'en consomme. Et le.. La société natiunale Elf· Erop. comme la Chine. dans llnc premi~re phase. surtout clièvres et moutons. l'Algérie engendre SUrtoUl du dé. Sun expansion est compromise. dans la mesure où ellcs sont ult ra modernes.~i t uation diffi cile. Le \'cnt du sud enl ève le peu d'humu s qu'i l y a. Ce n'est pas un hom me qui étai t cn cause . une place prépurxiérante au dfve loppement agricole qui fait vivre . Elle n'a de pompes qu 'e n Algérie _ ce qui représenle un dal it du tren tiè mc de la prod uclioll du pays. ICl grandcs sociét é~ nationales. Mais où sont leurs débouché. En fait. se ra dans UIIC . pays adulte. . Le mal s'aggrave.. le. l'autogestion des gl1lnd~ dnmaines m lonlan. Pour le moment . jeunes le fu ie nt pour faire des '" désoccupés . Face à une démograj>hic galopante. Or l'agriculture.." e~1 un échec.~sentic l des invcsti ssements va aux grandc~ wciétés natio· nales industriclles. dans les villes. Ces redoullIbles mammifères dévorent la végéUllion dérisoire des mauvaises terres. La situat ion devient périlleuse. . dispose se ulement du liers des crédits de l'industrie.Paru donJ l 'f1lCpreu du 26 (Mfl 197 1 Guillaumat. appuyées par le nationalisme? Pour ré ussi r dans Je pétrole... Moi ns à cause de ~tte rupture qu'en raison des grands choix poliùco-éeono miques qu'e lle a faits. ont fai t l'impa. président d'Elf·Emp.<>e rt.et de loin .mal .. en souffrira peu.de ses clie nts africains. quand mêmc le plus gros . .La logique aurait voulu que.« la nature des choses . L'agriculture trad ition nelle repose sur le petit élevage. l'Algérie fit. prohablement privée de sa pri ncipale source de pétrole orut. Ils ont aujourd'hui un million CI dcmi de san§-travai l. . La France. comme aurait dit le Gént'!ral. Elle perdr. dans le Plan quadriennal .L' e.. il fa ut des puits et des pompes à esse nce.

. dauphins pouibkll : AbdeIari~ BouteRika.. 1978 L. etrClll1oQêfM. 10 dOIM di rI9~nle. l'orlicle campe ovni les de"..s 6 l'I mpo<fnlion de produits olim&nkllrlls. M l.1 . ce coloud. . e' Jerôme Oumouli n. el Mohamed Sella'" Yohioou l. l" 2011 _ te.." " « Après Boumediene? » ..~ Ch ristian Hoche. un appela/cM. à Alger.. qui repo-itsenle le cauronl de 1'_ ..11:1 . fel!'ocelll 1. le min l$lre de... d'un poy.~t mooront. et 10 COIruption d. penannoga' qui lont lig ure d. fi l. toujours plUI des revenus p6troli".ra le defnier l'I'IQI ..eueM le bilan des années Boumedielle.an pouvre du Cons!On~nol. chel de "État clgêfien . wcce~oo est d'~mo..'~ du 25 no. pal'COlKS d.. D.0 " .. o:i Poris.. plus tTadi~onol l"-.. politique êconomlque qui coodu ll à Cotlsoc'".embt. ""-"'gnon! les 6<. Affoi. Tout en souIigroant ~ c'est Ires certainement l'a rmée qui "". Ils d."''':1 d' .

cible Christian Hoche.. d~finitive. Calme IQ(aJ dans la ville. où l'on peut découvnr le cméma. à lravel"ll une Libye encore jonchée de carçasses de chars de Rommel el de Montgomery. c'est d'elre ado lesce nt e n 1945. . a lcs deu ~ mai ns tran e~s.ersité. " " . il part de Tunisie e n aulo-. c'CS! aussi l' année terrible en A lgérie . et cent cinquante gra nds bles. C"est lu dél. treize armées de Boumediene . Jamais il ne posera m~mc: le pied sur le territoire frança is. veillé par une équipe de m&kcins algériens. JI a un peu fréquenté l'tcoIe primai re .. di t . La Ugion.JIpresJ! du 2S n<l'<'embr. envoyt 5~ ia.!jà un autre cadre .In autre momie. derniers jours de Franco. La pu issance colunia le a ét~ krasée par l' Allemagne.1 de J:ExpuSJ.:n!taire d u Parti communiste local.s~­ erenl des centaines de civils: quinze ccnlS mons. c'est la fin'lle aller de la Coupe: d' Afrique de footba ll entre l' Athktic tl' Husse in Dey et le club guinéen de Horoya. la seule grande unIversI té musu lmane d'Algérie.~­ nt~~... pounant. les Sénégailus. à Jeurs camarades d'usine ou de faculté. massacrant une trentaine de poefSOllOOS. ma. insupportable à ce rebelle qui se veut seulement arabe. Tombl! dans le coma le dimanche 19 novembre. Meme en cas de mirac le de la science. bril:!nflilfucb CI cubains... La révolt e gagne le bled. prts de Guclma.e sur la dat. durant la gue rre d"indépendancc . qui lc nte de s'interposer. Ce garçon sec~t.iens annés par le général Duval. C'est le véritable patron)'me de ce fi ls de payillln pauvre du Constantinois né à IUliopolis. la fi n d u regoc ". jeudi. le Suédoi ~ . passionrH!. Houari Boumediene ".lpan des autres dirigealils algériens souffriront dans leur chair. Chez le jeune Boukharouba. rrançais. ('Express explique les con$éqUetlCeS de ce toumont hi$lorique. 1945. les colons organ isés e n mi lice bnllenl les mechtas. de ~iols. mais c'cst l'école coranique. romnx: dan! Ie~ beaU. la PfeS!IC égyptienne interdits e n Algérie. la n!volte flambe dans les hllU~ IC:rres du Constantinois. Alger. Paru danl l 'f. les mêmes ~nes de ma. qui .. Le croi!iCur Duguay-Trouin bombarde l~ douan Iivoll~s. ~ Ion les au tanlb. mais ]'administnt tion n'est pas trh poimilleur. L' avi:llion les mitraille . il est e n ria!limat ion totale tl to Ujours sous ~modialyse . L·Afrique du Nord a ~té libérte par les Améocllins. Leur pltsident se fIleun ."()uvcrte du formidable bouillon nement de I" université AI-Azhar. Mnham med Boukharouoo.! Jo semoine. Trois TIOms qui résument un destin personnel ct cclui d'un pays. La ration de cérilll~ est de 300 grammes par jour pour Ic:s Euro~ns et de 250 gramme. cc qu'elle incarne. les prisonniers de guerre allemands el iœ. L'i mpon ant.. d'abon:!.. puis la Kettania de COIl~œntine. Mais toujours la presence du colonisateur. Départ pour Tunis el l' univ. Partout. La t~l~vis ion ct la presse écri te alg~riennes Ont comme nc~ tlh mardi à préparer psychologiquement le pays. dans la grouillante Casbah. au regard jaune souvent presque hall uciné. Celle lie Mohammed Bo ukharouba. de proranatio n de cadavres . di t . c'est la naissance d·une révolte tOlale . La vie continue à SOfI rythme normal . soviéliques. Le seo:. la successIo n eM ouverte. on mange des herbes. Au IllOis de mai. La Iipression est terrible. mais le marché uoir sévit . saverll. demain vendredi.oru. mais resteront atlaCh~s à Paris.J. c'e~l l. o. un g rand garçon très maigre au front bombé balay~ par des mèches roUSSC5. Le~ Algériens. rejette à jamais la France. plus libre. Le: grand événeme nt. pou r lui . et..'its. Un acharnement Ihé rJpcu lique qui rappelle le!.\ qullftiers d'El BiaI. La foule ind igène elwahit le quartier euro~n de S~tif.: de naissance des Arabes.~ pour les Arabes. Une succes. U est d«laré i ntat civil en 1932. La pll. On r appe lle déjà c le Suédois Il . Le mythe de l'invincibilité française ~t ft:iÇas~ . la 5ucceuion du présidenl algérien es! ouverte depuis le début dl. tOP pour Le Caire.. cenl trois ". selva certains journalistes a~ricains.~ion doolt ["enjeu déborde largemen t le cadre Ue~ rront i~r~ de l'Alg~rie. 1978 31' Après Boumediene? POT Clvistion Hoche et Jé!6me Dumoulirl Seize ons d' indépendance. .Ie forme . Il c ulwre . Zitoona. Un lTlOft viv ant. Lui . dans beaucoo p cJe douars. Un matin de l'hiver 1950.11 :. aITll!ricain~ . à leur ~ dans l'armfe française. plus de quarante mille.

Fanon.IO~'ui»c . avec les hom mes qUÎ plipareot une insul'RClion ant'Ik en A lgérie. celle de r Ol'3n ie. L"Onvul ~ions des Uem ie rs mois de la prise nce française. le futur patron du FLN : et Si Hociroe se nomme Ahmed Medigh ri . Il jouc l'3 un rôle esse ntiel dans son jXIys j usqu'1I. de Tunis. moin s de de ux mois après les anenlat. L' avancement de Boumediene esI foudroyant. li la tête d'un petit commando. les « pieds fouges " " Jt On va le voi r il. ne quitte guère l'ancien quartier Rigoaull. le com plOI des officiers libres diri gés paT le j eu ne coloIlel Nasser. Bo umedie ne. le 19 murs 1962 .. du gouvememenl provisoire installés 11. Boumediene ao::ep!e un cadeau empoi.. du nationalisme a lgérien com me Messali Hadj. Il sera pree . Boomet. du 25 IlOYemb. Au pre mie r IlIng.Ont frappés par l'austéri tc!. si!encieu ~ . . Les comballanls de ['intérieur sont dans une situation dramatique devant le:. L'elll. Mais la crise est inévitable. Il estt~s vi lc l'adjoint de Bouswuf...• Le Suédois . et qu i a c!té rebaptisée « L'Afrique • . qui a rcfusë de !le séparet" de son coll I l . Cargaison : dc ~ armes qui da1<'nl de la Seconde Gue~ mollÙiale. donl le PC C51 11. d ' un ca/me i mpre. aUSIl i . en rade d'Aleundrie. égyptiens. c ubains. Le nou ~e au rais entre trio mphalement dans u capimle le 4 am}!. Ben Bclla est installé da ns son petit apparteme nt de la ~ ilIa Jo ly. J. Tous les visileurs !.. c'est Chc!rif Belkacem. sa nuuvelle épouse. eu de forger l'outil..u Boulc nika : Djamcl. L'ancien adjudam Uen Bella remarque ce loup maigre. [nmçais.C~ «pieds rouges . qui marque la fi n d ' une guerre horrible ct les iOinglante:. Il sait choisir . CeSI l' armée des frontières de Boumedie ne q ui ouvre la route d ' Alger 11 Ben Be lla. C'eslic Icmps des discours et du soutien forcené el ro ineu. qu i rhem de faire de l' Algc!rie un laboratoire du socialisme sc ientÎ' fique.. de la Toussaint .. C'est III. L'i mportant. pour Bou mediene. Prcm~re mi ss iOrl cn décembre 1954. C'est J' heure de leur misc e n accusatioll . Premier signal. Aux murs de son PC de Ghardimaou. À l' i nt~rieur " même de l' Al gé rie . son premier maître 11 pens. C'est le rClom en Afriq ue du Nord . la signaluN des accord s d'Évi an. tpoque de folie. Un bloc compact dans la salle : les mil ilaire ~ ~glés dans Icur tenue gri se. Ben Bella et ses compa. Les délégués se rt:groupcnt par province .. Sidi Boum&Jine . Les maquisanls de l' intérieur demandent des comptes aux « politiciens.117 de l'c!m ir Abddkader et de Franl. Avec ses lrois mou~llI':laires. C 'est le dc!but de la Ic!ge nde. Les problèmes sont imme nses. DeMination : N~. l a naissll. • Abde lkadcr . un géant drapé dans ses voiles noirs crache des ooyau~ de dilUes . qui juge dtpassés tous ln • vieux tu rbans. le spectacle est ~ tonnan t. Dans cette sall e de cinéma appelée « L'Em pire . coups de boutoir des grandes opérations du général Challe. juste au ..'06 ALGtRIE . ct Ben Bella est mal entouré.ses hommes: AbdeJkader. Djamel " el • Si Hocin .. lori du pre mier congrès du F. Tuni~. droits. Le gc!néflll de Gaulle s'esi résigné à J' indépendance de l'A lgêrie. en mai 1964. mal conseillé par :. Moh ammed 6oukhnrouba ft pris poor oom de gllCne celui du sai nl patron de la lIilIe de T1emcen. Le nationalisme el la ré~n1l1tioo. &s leur misc en libnté. li la tête de la willaya V.\. En 1957. c'e. au~i. ~ltusîon de Farou k. il forge un be l oul il. ma is il auend son heurt:. 1978 .e parti n' a pa\ d'existence véritable.lienc est resté 11 Tlemcen. . Oujda (Maroc).. au Manx . les colonels des maqu is revendiquent leu". Il sail déjà que le pou vo ir est au bout des fus ils.'ien t d 'offrir 11 Dinah. 1959 : J' Armée de libératioo nation ale C9t gmvemcnl liel:OUée par ~ éeheC5 in lùieurs e l eJl léricuN. Immédiate reprise en mai n. sa mort étrange .\. Houari est un prinom courant en Ol'3n ie . Mais la sol ution poli. la discipline lie ce tte armée des fll)nti~res.er.43 ct de son sccJ1!taire. siège du ministère de la Défense. le yacht blanc Ijuc le mi Husse in de Jordan ie . dérobe. il rt:mpl ace ~n patm n. J'efficacité. I.. Elles contraslent fuf1cmcnl avec les gR'nOuiUagt'f des « révolulionIlllil"elO de jXIlace .gnons de dttention sc heu rtent au~ mem bres du gou ~CTlleme nt pro~ isoire .l"ICe de IJoumcdicne... .dessus du Palais d 'c!té. deux portrai ts seuleme nt : ceux Porv danl L'bcpre. lique commence il se dessiner.!e uti f provisoire m is en place: avant le dt:pan des Français s'effOfldrt: e n quelques semaines.~ionnanl.. On reproc he :) Boull"lCdienc d'être e ntoure! d'anc iens officien: lie l'armée fr. sonné : le poste de chef d 'étal-major général .iI tou s les mou~e ments de libération à tfll VCf$ le monde. pn: m~re prise de contact... Boumediene ne peut rien pour eux .. C'esl l'amc!nokal du Hoggar.

Sous le !tgne de Boume<lie nc . le ~p6:illliste de la logistique.n~ certains domaine. Mai~ ce la ne suffit pas dans un pays où la populat ion dépa ~se aujourd' hu i 18 mi llions d 'Ilabitan ts.'lCendus de la mont agne Ont IItclam6 M . la villa O li vier. Là aussi eUe n'a pas épargné l'entourage imméd iat de l' a ncien c hef de l' arrnte 00 frontières. Le réseau de distri bution. d ·abord. Ou d'a\'oir un peu fréquenl~ Je Yacht·Club. cl partagent la moona. mai~ dont la plupart des informaTions sont exactes. sociali~tc •.!pendll'H. tst l son tour menacé. Boumediene passe il J' action. Ils On! fait leu r devoir. Oiscard d·Estaing. La reconvenion des cen taines de milliers d'hectares plantés en vignes est impoossible. alias . peti t Ahmed "). Elle éc late ouvertement llU printemps 1%5. Aux Soviétiques l'armement et la formalion des mili t.. de. Abdelkooer.. nationa lisé de man ière aberrante. s'es! mari~ avec une Suétloi'iC aujourd'hui lipud i~. Aux Fnlllc. coup po1r ooup •."('rtainc~ boîtes de nuit d'Alger ~~1"\'~s aux privilégiés pour le sln ·oir. cJont l'Al gérie est le premier 'IIOponateuc mondial. ce "éau . Les fellahs algtriens. Elle a écri t un 1i~re saisi en France. m!!me dan s son en touruge. " " .nli~ . n oumcdiene 1:5\ au pou"oir. 1. ."C la Fnrnce. ma is q ue 11Ipproche leu r réve d 'un nouvel ordre 6cooumiquc mondial. lo~ de la visite oflidclle tic M . anden capitaine d "l f'dochine.. el Abdelkader Chabou. les a.e . qui loi permet par_ fois de tenir la dragée haute aux deux Grands. Mes". Si Hocirte _.O rt ic. d'EMa. Certaines réali s:uions. Boumediene se refu!IC toujoul"$ 11. lh te rres. A la demande du gouvernement ~Igfrien . Elle é tait de 10 millions en 1962. L'un de ses proches est impoort ateur exclusif de la marque de voi lures allemandes dont ~ venttou~ les privil~gi~s. l'i mproviste 11. Pans n'est qo'un partenaire durement Inité. Tout craq ue. Abde laz.. Mo ha mmed Bookharouba bouleverse bcMlX:OIlP d 'observateurs en se rendant t.ll.bres qui ne leur appartie nnen t p8~ . Paute de cadres. Corruption des l"1"Xr:urs . Il suffit de connaître l. Je chef de l' élal-major.preu du 25 novembre 1978 qui ont trop tardé à rejoindre la révolution algérknne.~ projets d'exploimtion du gaz naturel. estt()(alemeDt déSOTlllUlisé. Nous avions besoin d' eux. sur ce sujet. on visc Slimanc: Hoffmann. M . Lc$ demie~ pieds-no irs d'A lg~ric son t là .::ne s'est allaqué à. Clt-.oud Zcghar. en plein Constan tinois. qui lui dit simplement: • KIw/ms Ahmimal ! ~ (.318 ALGÉRIE.Obriété que son prfd6œsseur de ('OIlCilier '"inconci liable : l' arabi~ me . • Djamel . effelll positif~ da. le socialisme et le naüolUll isme alg~rien . J' un des plus proches compagnons du minislre de la Défense.. Certains d'entre cu.~ millie rs de paysans dc. La France. Le courant semble passer ent re ees deux hommes de la I~me génération. Boumediene n!pond : • Ils son t restés sur orore. comme tous k. a une dette de sang ct doit la payer en lIeccplant de~ relations ~séqui1ibrée.. dont le titre e~t un programme : I~. Tilctoe d'aUlan! plus redou table qu'il se n::fuse à véritablement normaliser le ~ n:latjoll.. pour main tenir les rendements.~ lini.i1.f NuiB d'Alger. Livre de femme j alouse et bJcssée. c'est un drame. lorsque Ben Bella limoge son min istre lie l'Inté rieur Ahm«! Medighri. le patron des bli ndc!s.~­ sadeur.\. Giscard. et lente avec plus de !. Boumediene eM toujou~ rt'slé silendeu . Le frtre de la jeune re mme en levée au Canada. • La crise est différée. Celle $Imtq::ie a del. au mome nt de l'in· u.~ paysans du monde.s sa l\. Le tapx d'i nvestissement algüien ~ aujourd' hui l'un des plus ~Ievl' s du monde. La veille. dtsillusinn Paru don$ L' Ex.~ avl. comme ce lle de liquéfaction du III.ng su r la route de COnSltllltine à Annaba (ex· BÔne). Impassible. comme §(jus cel ui de Be n S ella. Il ne ~uffi t pas de baptiser" domaines au togl'~ . tmp !lOUvent. le . On croit au mirac le au printem~ 1974. poour lui. On l'a \1l au moment de rafTairt' Masch ino.gricuIture.l)lon~ français . les terres abandon Mes par 1C!:i (.ai/Cli. rës idence de ramba. 8outdlika.n~ lendemain. dans ee pays . pleurt'nt en voyant le chef de l'I1tal alg~rien passer lentement de groupe en groupe. Mai ~ ccs rctrou\'a illes SOnt fi. De grande!i fortu nes sc lioOn! maintenues ou rewnstituée5. haïssent J'id«: meme d' une propriété oolleetive e t négligent les !>etes. Ben Belta est mité le 19 juin 1965 paf Tahar Zbiri. Autre drame : la corrupt ion. L'a. d·enJ. également. la brioche de Piques. c~ milliardaire. de~ relations normales. Aux Américains les grand. dt. Sans les ci ter. il~ ne cessent de baisser. drapé dan~ son bur· nous n-oir. devenu Chérif Helkaccm..~ . glacial. ~n ! à la poin te de la tcchnoh)lli c a~ltncée . O n sai t simplement qu'il a personnellemenl 500ffert de . que tOUI sépare.. Boumcdi.. Il a échoué. Il yen a d'autres."\.aîs. Ce.. l' un de ses fils spiri tuels.-"('rtai nes cri tiques .. où le plbiden t rcnconlrt: la colonie française.

~ ':~ société secœte. Il oommandé plusieurs régions militaires. est doc teur en ~decine .l. mail il se heune e. com me on l' a dit id 00 là ? Cancer de la vessie? Peu importe. À sa boi te. de tléPllflll pour l'exil au coun. un régiment blintlé i't Blida. mais sanglilllte. quelquCll tign. II y a eu beaucou p d'accidenb de voitu~. ct de celui du oolonel Kadhafi. .~. oranais. Cet ancien mlqu Îfiard de l"i ntérieur.n .se. pour eux.~s ioo a eu mmeocé ~s son retour du sommet de Damas. fain: face il une urbani. C'est le dern ier des mousqllC\aÎrcs d'Oujda. (''OlIIme 011 les appelle parfois ~ Alger. rtvolution.t..hoqul!'s : le!. Lu plupart des membI'C~ de la bande des huit sonl des mi litaires de haut nng. Hui t SIIr vingt-six . LeU! organi~me mystérieu.. Abdelaziz BouteHika. Mljoord' hui. au moment du coup d'~tal oontre Ben Bella. Il a largemenl <!dJOUé. du 2. L'ascension de Yahiaoui CSt beaucOtlp pl us m.. même avec Bt. le parti unique. dont la disparit ion a . C'est presque un historique de 1. Son My le personnel eSI moins flamboyant que ('Cl ui de Ben Bella. • . malgrt ltIf 4 1 ans. sation lf.Jisle~ .'Olonei Chabot!.5 ~br. parce qu'i ls élaient . de bonne gucrre. Elle. Sabotage ou accident. JI a annoncé.Ic collégialité. La ~ucœMion lit joue 11 !ï nt1!.. Boumediene vou lait un paya pur et dur. Mohammed Abdallah Belhoul. déchirenlCIII du pays ent re le poids de la tradition et les n&:essi tés de la modem iSlition. ministI'C des Transports. On lui doit l'arubisation frénét ique de l'Algérie au cours de~ derni~re~ années..\lIctement aux m! mes problèmes: (. 46 alll.lalgré le calme 101111 qui règne en Algérie.-et commande la première ~gion militaire. Av« ses yeux trh bleus. q~ tardivement par le chef de 1' ~lnt. de!> treÎ7.pendanlC née dans la clandestinité Il.:s dans journaux . une guerre l'e utrte de s ucct.. il 45 km de la ca piUiIc:. Une seule certitooe : ils restent huit. Il a dirigé l'Académie militai re interarmes de Cberehell .~ mi ni~tres de~ Affaires étrangères dans le monde.. Ahmc:d J)raïa. l'ami le plus proche de Boumediene '! Et tant d'alllre~. parce que l'argument était . aussi bien dans les <!coles que sur les pan... Deux pc:niOnnage5 tOfalernent différents. de '1' petit groupe. et tou.. Beaueoop de ses pain: s'en sont servi oontre Boumediene : le~ tl'1lditiooalistes.. dont souffrent sunoul les femme s. M. Il s étaient vingt-six en juin I%S..'(Insacrer une pan sans œs~ croissante des revenus du pol'tro1c li l'importation dl' produits IIlimenlairu de premi~te nécessité. Il dispose de l'appui du colonel Slimane Hoffmann.""./IuvlIge (plus de la moitié dl' la population vit actuellement dans les grandes vi lles). ce qui est important.. devenu le ministn: dl' l"l mérieur Ahtned Mcdighri . est vif. nique soviétiqllC. la mon du lH"illalli (.:ente.illé dans les services j uridiques de la présidence. n'a plus aucune e~iSLCI)(:e légale depuis l"adoplioo de la nouvelle Constitution. rcl3tivement fnmcophile. Il d&illuslon au mument de son mariage. neaux routiers.'CTCtS. Si Hoc. pj!'lUlant. ses tn its juvéniles que oc \'ieillit gum une tpaisse mousliche. qui avait provoqUl! des édats. .--d Ben Ahmed Abdclghani . . C'esi un tradi tionaliste un peu sombre qu i ne badine pas avec le Coran . EUe esl de mtre lIuis. l'homme furt des services S<.·. . lrav. responsable uéçutif ohargê de l'appareit du FL. ngère de l' Algérie depuis 1963. 1978 AUJÉRIE .Paru dani L' fic". L'Algé rie ind1!. est remar. Le colonel Bc: ndjcdid Chndli ... Boute flika ou Yahiaoui. aprk une période probable t. il bord de son hé licoptère? Suicide ou meunrc dans une b3ignoire. bande des hui t ".rieur du û msc il de la révotution. un jour. El Mohammed Salah Yahiaoui.Iumedic:oc. Les liens de Bootetlika aveç la nouvelle armk sc 110111 appa re mment relâchés. L' histoi re r6::ente de r Algérie est feutrée.l l'heure du choix. qui apprécie ses qualités d'orlIanisateur.. responsable de la politique f tr. ct !IOf\ transfen immédiat vers unI' cli. de. qui avait été l' une des premièn:~ femmes 1t pretcr le !lCrment d'lIvQC:It au lendemain de l'indépendance . r6c .. les Algériens connaissent J' attachement que lu i ponait Boumedicne. Mais l'année ~sern Iourd . Le premier. La . et ccnains de ses adversaires peuvent u ploi ter comre lui le style !rh libre de sa vie pri vée.. né au Maroc. doyen pour b.1' dernière s années. ses ooces avec Urle grande fille rou 5Se. originaire des t'On lÎ ns de l'Aurès. la mon de . . Attentat. Ahincd Taleb Ibrahimi .. L'un de sel> plus ~hes oon sei l lc~. Ahmc-d Bell Chtrif fut longtemps le patron de la genda rmc r~ . À qui l' héri tage? 1-. d'hélicoptères. ministI'C de l' Intt ricu r. C'est la logique de la succession. • ocddent. Scs proches ne pouvaient iglX)f'Cr la gravité de son étal. il a du charme et de l'autorité. MohamlJ'J. de morts mystéricu'iCS. celle d·Alger.. fait . ct deux hommes émergent . est l'ancien chef de la SOrelé natÎonale. émancipée: d'allure. Ils ne sont pl us que huit.. le 24 septembre.

des ulémas.q ces hommes liés par des secrets dool certaill~ remOnlenl au début de la lulle pour l'indt'!pendancc. Rabah BitaI. Sa libt'!ralion serait un geste de confiaoce dans l'avenir. des repre!iCntants occultes des gra ndes rt':gions.. au.. de relour à Al ger pour rEllP'e".souligne Duni l'am pleur des défis que vo devoir affronter le novveou chef de 1'! 1aI : explosion démographique. peut se r6·t'!kr un conciliateur nt'!ces!\aire. Ils vont tout faire pour le garde r.. ces docteurs de la foi dont l'influcnce polilico-religieusc est encore grande.lion Hoche.! ancien dans Il grade le plu. Nl!uf mois après le changement de pr6sident. L'influence des . proche des mili tai res..creis).. Kasd i Merbah. Chrir. mel'll .. a joué un rôle d é dans l'élection de ce eoIone1 qui 610it iu~. Un grand fêodal dont Boumedie ne lui-même av ait peur. D. chômage des ieunes. apr~ 10 rigidilé des années Soumedienl!.. Le palran de la Sécurilê mililcire (le. comme J'ancien médecin Iklai'd Alxlessalam. en particulier dans le Constantinois . C'est facile. centraliens. dêc isions morquent une volonté dl! décrispation. ancien !Crroriste au bea u visage un peu mou.ALGÉRIE. le palroll de la deu1tième Jtgion militaire. Foule d'ao::ord.. Il relève les premil!fI signes d'ouverture. Une fois de plus. prestigicu)l fondateur de l' Aswc ililion des ulémas en i\lgt'!rie. la d<'.ssi.e-Ià resté en morge de la politique . le sexagt'!naire Ben Della... fils du cheikh Ibrahi mi. La fin d'un Ttgle menl de comptes au. confident de Boumedicne. face au Maroc.ill usion lui... à iout jUile 50 ons. technocrates '". Premier test pour le nouveau pouvoir: Que faire du Masque de fer de la révolutioll algt'!rienllC. celle d'Oran. apn:s l'intérim qui sera assuré par M. Les mili taires ont le pouvoir. mais . l. Il leur !!Cra plus diffic ile de s'acco~r sur le nom de l' homme qui sera l'émanation de cc pouvoir.'. ces jeunes mill istres polyl~hniciens comme Mohammed Liacine. avait diminué depuis le dernier remaniement ministüiel du 26 avril 1917. S. Des intérêt~ communs. Chadli Bendiedid doit turIo ul son ascension au ~ dissen sio.. comme Sid Ahmed Gholali. le i congressistes du par~ unique ont opté polK l'officier le plu. malgré la fictio n de l'omnipotence du parti. Chadli. la grande poli tique passe par l'accord des clans.I première. crise du log . H y a des cadavres entre tou. " « L'Algérie de Chadli » " btour sur L'Express du 27 octobre 1979 ~Iu le 7 lévrier 1979 à le tête de l'Élot algerien. Le Dr Ahmed Taleb lbrahimi. spt':cialistes nlOndiau1t du pétrole... secrel depuis plus de treile ans? La moitié de la population algérienne a moins de 18 ans cine connaît même plus le nom de J'ancien adjudant de tirailleurs. roconte le • d imot. Ils sc méfienl tous des . serv. éJevlt .. où som concentrés les dcu1t liers de l'armée algé ricllnc. ". aussi. en Al gé rie.. technocrates. lei Algériens ignorent pratiquement tout de lui IQf~u'il oo::ède au pouvoir. 2011 . au sein du FLN.e' .

~I arnch.jamajs une chose pareille ne lu i était arri vée : 80 dinnn d'amende pour avuir étendu du linge à son balcon . IlOUS dit un membre du Com ité ccntr. lU p i~ une condamnation. hier encore.:onti nuité. d' assurer ln sécurité de IIOS femmes d. on pouvait lire: .ement. A. Mais.-. ct qu ' il ne \'eul pu. ainsi posée. Le président sait «outer. Certes. d'alimenter en eau tnus les foyers... Alger la grise rcdtçou vre le blanç .'é roi ~ 11 publié sa !ellre de prolcsluliun en dernière page. uns savoir encore. JeIT Chand ler.lgiri~ Ac/ua/ifl du 17 octobre conSJIcre un ellcel· lent dossier HU~ transports urbain~.. réf\eJles JO .conte : . ce vi lain immeu ble de la rue Abdcl hamid Tala.si di ffén.temenr écrit fi Et Moudjahid. l. aul1l. cn 1978. Ainsi. Farida Djebllili Il imm&lio. Un diplOlnllle qu i. est le garant du re. le 30 aoOt : . Chad li rnppelait. La charte nationale déterminera toute notre action. Le lendemain.'. . s'est en tretenu avec lui . expl iquant le privilège ex tttme d' ê tre reçu par le présirJcnt..t\tache fournie. ce qu' ôl \'eut .. le «climat . El apprend il connaître un peu mieux ce colonel de !iO ans.. à la sanie d'un Conseil..déjà . Nous ferons tout nationale du pays JO. ~ Propos qui a urnie nt \'ulu au rédacteur. sèches et concises.. L'cxp!!rience démocratique a duré troi s ~maines.. pourquoi l'air que 1'0 11 respire à Alger est . le même jour... À qui aurait pu croi n. . .e pouvoir ne censu re pas. tovl chongo. » Il y 11. Fuida Djeba iti rte dâ-olère pas . contrairement Il Boumediene..an~ les rues o u dans les bus. Chaque jour.. dl:s son investiture. Les lronoirs sont balayés. . hier encore rongés par la ~'rdSSC [ •• . à la nlO1. 11 EI ...ll du FLN.. Assoupli:to. semble-t-il. grnnd éditorial de Noum'1iône Nait Mazi dans Et Mmlllj</h hl. voilà qui eSltout llmpleme m impm'dunnable.~pcct des institutions e t de la I. En trois phrases : .. d ie el KS enfanl~.. " . A une $Cule clI«pcion : comme tuul bon militai re. est impel1iocnte. voilà neuf mois. de pmtéger le pouvoi r d'achat du trava illeur. récemment .Ît dit Chad li. ils sont annon«s avoc un ordre du jour.: L'Algérie de Chadli Por Chri$IiM Hothe le ~ style» Chadli. du nom d'un ac1eur amc!ncain spécialiste des westems. L'homme. le l"IOUVtIOu chef d'Êtal algérien 1'im~ ~n! bruit ni fureur.. rienne. C'est une vertu. ensuite. Après l'auloritarisme de Boumediene. Chadli . q ui. Chadli 8cndjcdid laver. Autrefois. Pas de d i!oCOUl1 fleu ves. E/ Moudjahid.. Chadli. Chadli.: imprudemment Il un c!langement tic ~-ap de [a politique algé. est un objel..Poru don. ..Ft lousic _. Christian Hoche revienl d'Alger. ln presse officielle di~ ille critiques el autœritiques. JI sail. l 'f"p. Spane aunlit-elle remplacé Rome '1 À coups d'amendes. l'on ne !IOit pas en mesure d'assure r correctement le r. succéda au président Houan Boumediene .. il encourage.. "Le nouveau chef de l'Ëtat.. ou quelques .. il exècre la ch ienlit. Mieux . et nun le trnnspul1 d'une minorité privilégiée et la recherche IOU.. 1. Voici un ton qu i. Que dix·sep' Ins après !lOIre indépetldam.. ses choix fondamentaux.:l"5 ible . du 27 oclIObre 19 79 :12. les C()(Iseib de~ ministres étaie nt tenus dans une qua~i-cl andest inité. ne s'~t upri~ devant le peu ple que de très rares foil. mais de~ haT1lllgues bJhu. à s'exprimer librement il la télévision .e 27 septembre dernier. Mais à la une. temps de paUllC.~~age de~ ordures. étai t Inimaginable .. \1 ne faut pas créer de. décri spation .. f'e\'Uit les patmns des urganes de presse. À payer inml~dialc rncnt au commissariat de police le plu~ pnx:hè. un mini stre éUl il autoriSoC! . par exemple. Jour et nuit ..lit-il plus blanc que son préd&esseur" La question. .ouplissemcnt 1 Preno ns. une armée de pci nlrcs bad igeon ne les façades de~ immeubles. l 'optÎOn socialiste est irrévl.amll. Aujounl 'hui. les poubellC6 ramassée~ et l~ rats On! dit se réfugier dans les ruelles moins c~posécs pour l'Înslllnt a u ~ i m pératif~ de ~'CI1C campagne de nett oyage . comme l'a baptisé 1:. il reste encore quelques blocages. pour garantir lïndépcndllncl. au mieux un renvoi. TroÎs ncures d'elltretien. Mai.. III p~se . de pinçeaux et d'interven tions musclées. Le quotidien a lt... . La trilogie du président. Que lit-on" « Le tran sport public du citoyen.:tif primordial..'e. Il rOCOflIe .. rue. De la couleur des mur1 avx grondes ligne1 do III' Plon quadriennal. As.-la bien! Depuis quatorze ans qu 'eUe habi te. Comprene1.:nt" Il Y a d'abord un " style. alors. auss~ .~ az:imuts de profit. un • climat. I.

Le pl us spectaculaire est celui réal isé par les tra vai lleurs émi grés en France. Je IlUIrché noir et les peti ts Irafics. avant sa di~paritioo brutale. . l'avait secnhe mcnt programmée . la dt~ill""ion su r la teneur de la discu~sion . recherc he d'un mieux-être. Un dur.mce. Ils sont plus de 11:1 mi]. Mais c'est l' officier au". démographie. cn résidcnce surve illée dep uis Irois ans. qu<: 350 millions de francs par an . . s'il te plaît . Le mot. Cette carenee favorise. Décrispation ? Sans aucun doute. Quand ce n'est pas la semoule ou les pommes de terre qu i manquent . D'abord . cc pays connaît l' une des e1t plosions démographiques les pl us fortes du monde. c'est déjà un progrès. Par Chad li Bendjedid. dernière chemise sale du socialisme scientifique. Avec un tau ~ de croissance de 33 % J'an. qu i ne transRrent plus en Algérie.. L'heure es t ~sonnaîs aux comptes. de la rigidité du système Buumediene. Les éço!e~ ont surgi par dizaines de millie rs: 70 % des enfants les fréquentent. L'e mploi. cheveu". au point qu'il en prit peur.. Larbi Ben Mehdi. pour ces millions de jeu ne~ Algériens.on dirait. tout Algérien devai t obtenir de l'administration avant de q uiner le pays? L' ancien min istre de la Défense de Ben Bella était prêt à signer un déc ret en cc sens. des beures pour ci rcu ler. pa. pour lui. Pe ut-être. " Temps de P. Mais. n'est pas nouveau. c'est la roéc. 17 ans. Sa passion: le football. pourta nt. attrait de la société de consommat ion. a-t-elle une réellc sig nification '"! « Je me débrouille » Kacem. près de 36 millions. le manque de travai l. Car. jusqu'au ID avril dernier. que découvre· l-OO ? Des chiffres qui donnent le vertige. Il est né qUlllTe JOUrs avant l'i ndépcodan. Décrispat ion '"! Oui. un chal. à 70 élèves par classe . Ainsi. avec cct aiT frondeur d'en fant inquiet. Chaque ann~. Sa subsistance: il n·osc l' avouer. Des noms de rue. Mais l" enseignement ne pe ut être pa rtout de bonne qualité. Dès que ces produits font le ur réappari tion dans les Monopri~ ou les magasins d'État. cn Fr.. Problème ffilljuscule : l. ml s'entassent ses parents el ses cinq frères et sœ urs. Mais c'est Chadli qui récolte Il:s fruits. Son école: la flIC . m'sieur.-e. Les désill usions sont grandes : des mois.~ une ligne ! Pourquoi? Répo nse d'un journ aliste: . plus des de ux tiers venHient de la cam pagne." . les établissements font deux se rvices par jour. Énorme lame de fond qui fait baiS5er les bras ault planificateurs. En 1960. l'Algé rie enregistre 500 000 na isI&IIces... :llIteur d'une tentative d'assassinat de Boumediene (1968). dit-il.ord absolu pour un pays du tiers -monde. f in is les slogans creu1t et les mots d'ordre qui wnnent faux. Temps de réflexion. L'enseignement. Diverses raiwns les y encouragent. qui en a profi té pour faire libé rer Oille prisonniers politiques. Ëvoquer les miaulements. Bou mediene . Re. . Et l'on prévoit qu'en l'an 2000 ils seront. La suppression des « autorisations de sortie "'. nota rnment à Alger. parmi lcsquels le commandant Amar Mellah. comptait l'utiliser. qui se fout comme de SIl. Quand ils reviennent au pays. sans doute. aujou rd ·hui .. ~v i demment. derrière les façades fraîchement ra~al ées..>bah. II faudra du temps pour appeler un chal. ce sonl les œufs ou les tomates . oc Donne-moi 5 dinars. lions aujourd 'hui. Les enfants sont trop nombreult. dû à la priori té IIbsolue donnée à l' induslr ie. un louba r ." Le 1 \ Paru dons l 'Express du 27 OClobr" 1979 1« IM)vembre 1954 ? A ussi difficile à situer que la chute de l'empire romain.. Les peti t~ pas vers l' ouverture politique '! Boumcdicnc y pensait. prétend-on.~. submergent le service d'ordre. habite la Ca. on recensait 9 millions d'habitants. Alors. /1 resle que les mesures qui frappaient deux e"'-pltsidents du GPRA . des queues interminables pour s'approv isionne r.326 ALGÉRIE .. ce fameu:\ documem que. De • d ige~tion. blancs le signataire. Des mil lions d'Algériens de moins de 18 ans (60 % de la population) 'lu.. pourraiton dire. c'est avec des vuli sc~ . le jour des obsèques de Boumedienc. les mirages de la ville: salai res pl us élevfs. Son un Îvers : un deux-pièces insalubre. ajoutc+(m . voire des an nées pou r trou\·er un logeme nt . C'est le troi sième vo lct de la politique présidentiell e. L·T1istoire : elle commence. Kacem . Les Algérie ns fuient le bled. sur les 550 000 chômeurs officiellement recensés en 1977. Didouche Mourad . trois des « hiSloriques" de J' ilisulTCelÎon ? oc Co nnais pas. Abane Ra mdalle. Je me débrou ille _. SOif le quan de ce qu' ils en\'oyaicnt voilà cinq ans. La IibératÎoo d' Ahmcd Ben Bell a ? L'ancie n président. Ferflal Abbas ct Ben Youssef Ben Khedda. Ensuite. tant bien que mal.1Use. pour tous ceux qui s'accommodèrent. onl élé levées.. On eS! encore prisonnier d' un code déontologique inspiré par Boumediene.

consuuction mécan iq ue. pe u préparée Il un Ici effon : de très l"IOmbreuM:lt en treprises tournent il 5.IICOfe faut-il choisir les moyens d'une autre politique.Ir la plI«' qu'il faut""" Ce garçon avai t 20 ans. de dévier d' un iota sur le~ grandes options. beaucoup. Il ne ~ panlonncra pas d'avoir négligé son image de ma«jue ilro J'i ntérieur du pays.. bicn entend u. s'en inqui~tenl. teUes que l'OUA . Un mot ù'onire : produire vile. chi mie. di:t fois leur pri:t d'achat..\ de quatre ans. C'é tait deux fois trop pour une Algérie. uns risquer des accusations de saeril~ge . on ne remon tcra plus en ligne aux tribuneli Beaucoup de choses restenl donc 11 faÎre. souvent ex hibitionni!>!e. lItu\'e. L'âge de l'après-guerre. auront priori té absolue ~ur les probl~mes extérieurs. sa ns réponse. Un exemple '! L' Al~. Leur IcclUre emfaîncr~ 11 coup sOr.. importer un liers de~ pnxiuiu agro. .. L'agricultu re aussi. en 1976. " Malgré le! gros. revendus deux. Seconde vict ime: Abdelaziz Boutellika . textiles.. Le loge ment sera J' un des ~Ieurs prioritaires. millde in France . F.~s. Lc~ membre~ du Comité centrJ I du Patt i. Les gT1llldes orie ntations du III' Plan qu adrienna l sont toutes lrou v~s ..'ère s. Chadli est condamné 11 avanœr. 10. Les pmbl~ mes intérieurs. significati f.!'I " .:nt consdelll qu' un phénomlme de ras-le~bol a irradié tout le pays. pou r un lell1 p!i au moins . Pas question. aux potent ial ités immenses. tout comme celui d' Abde~o.~. 1. nécessaÎrement. Son limogeage apparaÎt . Iles ~glemenls de com ptes et des révisions dkhiranto. le . sidérurgie.:s.. J'au tre jour.. À moins d 'introd ui re celleci : sur la tombe de Boumediene n' OppllT1lÎt aucune épitaphe.c:s pertes au feu. :I:. depu is prè..érie. Ue '! Plusieurs indications pennetlen t de mesurer le chemin par~oum en neuf moi.. i ntemal ional e~.1eurs clfs : hydrocarbures.!. l'éc hL'C le plus grave de l'ell-prés ioont Boumedi ene.limentaÎrcs . le Proche-Orient ou le SahaT1l occidental. Q ue~tion. que l qu 'en soille prill : 40 'l> du revenu national a été cOllsacré à l' inveslissement ind ustriel. Sa mise en œUHe fut commise lI de gMlOOc:s soçiétés nationales en ehlrgc des se<. 11 I OUlts les sociétés d ' Ét~ t . Mais. désonnaÎS.Jlusioo Poru dons t'fxpreu dl! 27 octob<e 1979 pleines de produits.<. n' a ob(enu qu'une récolte de 13 millions en 1977. el de 17 millions l'an de rn ier... pour l'heure. J' ancien mini me des Affaires étran~. reoonnait un di recteu r de société nationale. di! l' un d\'ux : "Au grand leader du tiersmonde". Chitdl i peut-il • débouméd iéniser.elam . trois.. Allonger la li~tc des grief~ '! Et de s [amenuu ioos? Le président Clladli e~t parfaitcnw.AL(jÉRIE. Avec une stratégie pourtant difi"érente '". Première: vktime: Belaid Abdessclam. • Pourquoi ne pas ajouter... le pay:<. dans œne Algérie tOU I<.. On ne lui a gu ~rc panJonn~ son style per'S(lflflCl . dl: l' ind ustrial isation à outf1lnce. Le chef de rI:'tat a demandé il tous les rninit. l. ou encore. qui produisait 30 milliuns de qu intllu:t de cbéale. 15 % de leur çapacité . Le pays doit. bulIdo7-cr . etc . demande un 3utre : '"A u hélm de la révolution algérienne"? '" Un jeune militant lève la main : • Pourquoi ne pas choisir une cilat ion de la Chane : "L' horrune qu ' il faul .aq u. pays neuf..:r.tère:s. des bi[ an~ chiffrés de leur ~'Csl ioa.

2011 " . ChOINon d'E penoux. feu ou~ poudres. rnonifellollonl el lei g. de 1980 marque un Iouroonl à un double Mir' : c'esl kI premii!fe foi~..()uzou IXCupée pot leI llludlonll. au monopole de l'()(obo-i~klmismtl. les Ion:e.'" à TIzi-Ouzou.ychiotra Soid Sadi.. CaluKi esl anime par de !tAA'.no~.. donl le chonteur Molovb lounèt.e don nant l'oucul à l'université de Ti zj.. qu i iI'a oisonl'" en 1998. depui.eI b. Le s. ob_nl un bIocl.i'" de Ti.\ouvemenl cultu. l'IIm'O)'6 spiciol de L'Express. ier lI'lOI/Veml!lll qui PO$!!. Det!)( lours plu. ou. 10001..g...es HI $uccidenl à l'appel d'une nouve11e otgonisolian. kI qu&lion de l'idenliti cuhulllile . ou moi~ dl! mor~... " « J'ai ~ wr VU la révolte kabyle » L'Expnu du 26 avril 1980 Le "printemps berbère.uI par COfls4qven1 6 têmaîg . le p. L . d' une conFêrItllCll ~ur 10 poMOe kobyle ancienne à "univer. l'Iru.. Il ail le oeul jou.1e étranger pré-. Salem COOkel-..rdic:tion. r dl! l'ampleur de l' Inlvrrecoon el de 10 répression. qUi! le..militonl. Le 20 ovril.1 lUf place.. !oc. oulorilés olgérienne. D. de l'ord. qu' une vogue prole~ Ioloire prend vne teUe om~eur el c'ell le p. Le. pey •. l'iI'ld'Pendooce.XI I ..ourd'1lIIi Ieoder du Rauemblemenl pour 10 cultu re el 10 d'mOCTa~e (RC DI. a.-oul. lord. le I<.ti-Ouzou mlll 1.Mre.

des atteintes à l'ordre public ~. À ~auche.. seul iournaliste present à Tizi-Ouzou.~. . mon çhauffeur kabyle et moi. demande candidement s'il se passe quelque chose à T\7. df pllSSts.Khedda.-endre la ploce du fronçais . bouclier et fusil lance-grenades fum igènes 11 la main. Entre dtu. ell 1963. les eri~ de fureur des OIanires_ lanls. chanlÎers oosertés : quand le silence s'i nstalle. en pénétrant dans la ville interdite aux jIOumal isles. puis de gendarmerie. marché vide. des détonations... a VI) commen t la plus grave de ces émeules tourooit à f'inwrreclion . leurs covtumes oubliêes au nom de l'unité ootloooie. un gros e~r de la Société naT ionnlc des lran. Avont ct après l' indépendonce. en longeant les murs. examen minulieu J\ de la voilure. se conten- IInt d'évoquer pudiquement. quelq ues rare~ voitures qui refluent du centre à Ioule vitesse. cinq barrages de poliet. leur civilisation. Déjà. . Et la moitie de 10 colonie olgérienlle en France. Des CNS (les CRS algériens) nerveux. des broils de vi lre~ brisées. la ville se mble mone. de caroclère ~ra'istc. comme ce fui le cos nogvère. e ll filigrane de leurs reven· dicoHons culturelles. fermeture de la chaire de berbère à l'université d'Alger.tan!. Mais. oppressant. En Kabylie encOfC que. sont regroupfs devam ['emrée. le ch3uffe ur. Un pe u plus loin. les au lorités observaient UII black-OUI complet. ralentissent ou contrôlenl les voi tures. dont quatre mill ions de Kabyles : le tiers de 10 population. il eSI total. nous pénétrons dans la grande rue qui mène au cemre. les Berbères se ploignent de voir 0( depuis trop IongtŒl1ps » leur longue.i-OIl7. les Berbères évoquenl un doobJe malo ise : celui de leur !oOUs'représenlalion dons l'opporeil du Porti. Cc que IlOUS avons décauven.. L' aven ue esr un champ de bataille : des h". D' Alge r à Tizi-Ouzou. pour l'im. en 187 \ . Beaucoup de bles~s.\ série s de délonations ct à part CC~ colonnes opaqucs 'lui s'élè· vent au-dessu~ des maisons. Dans la cour. CI vr. la gare routière moderne est complètemem saccagie. . rerl\"ersé sur Ic côté... En 1973. finalement. le dernie r barrage : officiellement. explique avec véhémcm:e que le mouvement de prolest"tion gagne en Kabylie. Un vieuA Ka byle. C'est en Kabylie. À pied . que la première révolte anticoloniale fut dédenchée. " Une vieille femme nous dem~nde de la conduire en ville: elle n'a pl us de provisions. Le dernier. Six millions de Bemères en Algérie. il travers l'officiel El Moudjahid.ti:semblablcment de~ mons. les fumées el les affrontemenlS que l'on aperçoit au ni veau de s premii!res maisons. Et au profit de l'enseignemen t exclusif de l'orobe. Des colonnes de fumée llOire au-dessus de la vi lle. D'Alger. Usinell fennées. au tour de leur vfh icuJc grillagé. Le 10 mars det-n ier. fuus Les rideauJ\ sont fermés. Ce qui déclenche une série de manifestorions de plus en plus graves. La voiture franch it. interdiction d'une codéf"ence de l'écrivain Mouloud Monimeri sur la poésie kabyle. Le saccage de 10 gare routière TIzi-Ouzou sc dresse soudain. des premiers remoos étouffés.u!'l!ls. Elle eSI allée en Slop munger chez: sa $(euro Elle exprime une vive inquiftudt : «Qu' esl-ce qu'ils vont nous faire demain ? .. brOie en dtgageanl de hnules flammes rougeâtres. Notre envoyé spécial. encaissée elltre ses collines au bau! de la route. dernier bourg av ant liziOuzou. . j"llITive à Ti zi-Ouzou en pleine émeute. de s jeunes gens surexeit!"s qui tapent su r mon truIÎ pour l'empêcher d'a vancer . E! peut-être même les orientations poIiHques de l'État .. je Nu is un visiteur ven u de " mnce voir mo n cousi n coopémn t . destiné à p. mais 'lui semblenl parnlysfs . puis Moulaud.~port. il Il heures. Mardi 22 avril. Et irnmédiarCnlClI\ devant. Papiers. .use. e'eS! UII éfm de siège el d'insurrection. le plus rigoul'CUX..0II .:132 Paru dons l ' Exprtlu du 26 avril 1980 « J'ai vu la révolte kabyle» Par Chri$tian d'Épenovx l'irrédenti~me berbère aura été le cauchemar de l'autorité en Algérie. se situe à 10 kilomètres du chef· lieu de la Grande Kabylie. à Dra-Ben. à qui nous dem andons ce qu i sc !y. l'opposition à Ben Bello s' opéra par les ormes. Elles ne prennent pas. el lance au chauffeur : « Dis il Alger que nous irons jusqu'au bout avec acharnement.

avec une audace inouïe.:onstruction.. Le ~ ntre devenu inaccessible. De barricade en barricade. et leurs occupants malmenés. Pour découvrir toute J' ampleur de l'é meute. par la bouche de pl usieurs témoins. bilex. sept boulevards . le visage en sang..~ ré fugions da ns un immeuble : derrière leurs pc:noîennes. Aucune prise de position . dominent la discrétion et la pru dc.a. c'~ la lutte finale .jusq u'à ce jou r au moins.a d6îUu~io~ Paru don$ 1'&". mais il faut comprendre . ia' lisme.veur d 'une accalmie. arbres sciés et aballus.ervent la rue ct IX'Ontem. " Un autre fl IC uir:I. On ne peUl pl us se ravitailkr. une autn: tlominent le va.. se eontemen t de tirer à blanc ou e n J'air. des jeun~ révol tés.1$ du 26 avril 1980 des barres de fer. C'est cette haute vil le. nous pouvons au ssi vaincre ceux d'A lbocT. Dc~ lemmes i nqu i~tC$ dont les maris travaillent à Alger leur on t demandé de ne pas revenir 11 Tizi-Ouzou. bennes à ordures renvers6c: ~. Un. Une contre-attaque œs gendarmes et u~ ri posle à la grenade lacrymogène les refou· lent une barricade plus loin . immédiatement aidés par une population am icale. qui barre les acch vers le centre. ont répandu de lOut sur la chaussée : du fud . où le~ mani fe~Ulnts viennent entre deux assauts sc reposer et soigner leurs yeux brûlés. morceaux de ferraille. des jeunes assaillants. Pl usieurs boulevards convergent vCnl le centre. Cinquante mètres plus ha ut. Toute vic est bloquée depuis trois jours. armés de CarIOns 1t ea u.r. un petit groupe de man ifestants harcèle un fourgon !k b'endlltT1lerie qui tente . il fau l le con tourner par des ruelles . Les émeutien. descendent "en> le Rond-Point CI botnbardem le: IiCrvice d'ordre. Vieilles charrettes.:.an. fai~ n t pleuvoir sur eux une grêle de projectiles . Surg i. dont les maiIOns dominent le centre I. Spec\. Une autn: . Soudain. " Ici. en ra ng~. nous ne pouvons pas ~ndre de risque). Autour du jet d'eau.\ fOOCtâonnaires qui se déplaçent li bord de voi tures officielles: identifiées par Ie$ manifestants. To ute cette partie de la ville.ALGP.:n escalad~nt la colline . tenam au poing &5 l aJl~""C-grenades et de~ fusils.e.ns sont 100alement mattres. des jcunc:.:cs de l'ordre .SQnt de haut en bas hérissées de blInicade~ . etc. le front entouré de bandages parfois sangl anl~.se donl les manifes. les engi n~ 1'!"ICl!ur~ d'eau progressent en craçhant d'énormes jets. et les mlUl ifcstants reHuent dan s le dé!lOfdre. l. pas vu . On oc veut pas me voir. On nous dit qu'il faut se mérter. deu". lib vite. casques bri llen t au ooleil : il y a là. qui est le véritable bUlion de l'émeute. vieux portails..l. " Il VI lits mal. un vieillard armé d' une barre de fer s'approche ct me cric : • Monsicu r. Genou à terre Nous progn:ssons vers la place du Ro nd-Point.nce.. q u' une dénonciation est possible : llel ou.~ de derrière un mu r.~ t.. de . matéri au".to utes les lI1~res .canne. pon es. qui onl tous entre la e t ZO ans. Une vague d'!lSSa ut de gendarmes tente de dégager la place. " .. Qu ~tre Land Rover brillent au tour de la place. me dit-c lle li la hâte.o. A la f. lout le premier rang des fon:e. aucune opinion n'est fommlte. par des jardins. de 200 1t 300 gcndanne s mobiles.serie. regrou ~5 autour (ks engi ns blindés. de!. ' enfermer eUe aussi dans son appartemen t. offre de l'cau et du ~Î n fectant sur le palier. On apporte un jeune blessé. Certai ns som de.. Une rafale de mit raillene. Une femme ferme sa porte : elle ne veU[ pa~ avoir Un camp retranché Ici.~ fi lles a1imenler e n • munitions" (pierres. est devenue un camp retranché. J' a l1Prendrai pl ll. de loin 11 plus importante. on entrC dans une vaste f()l1e re s.. . 00 vit sur le.~ ré. descendant de III hlute ville vers le Ro nd-Point. les roue~ en l'ai r... pour faire patiner Ics véhicules des fon. des miliieN de pierres de tous calibn:s. de~ chefs de famille travaillent pour la police ou pour l' tut algérien . Nous nou. nous re~nons notre progression. que les forces de J'ordre. (k n:monter J' avenue: 1 gmnds coops d'accélérateur. elles seraient immédiatement renversées ct brûlées. J'Ii vu des femmes.c:rves. Nou s avons "aineu le L"II". On ne m'... Le~ jeunes a~'\ai ll an ts s'a pproc hent de plus en plus. La confusion e&I eAtrinlC. Dans une rue adjill""Cnte. tel é tage . en ra yons de bicyclette.MIü. en ligzaguan t..) les jeunes Kaby les s urell cirb . tentent de l'encercler : une grêle de moe llons s'abat sur la CaJTOl. Entre trois barricades édiliks li la hâte avec des poutrelles. les vag\lC). mais va . de vieux pneus flambe nt sur le macotdam.~ de l'o rdre met Je gcnou 1t lcm: et d~le nche 1t tir tcnda un barrage dc gn:nades lacrymogè~ . 'hiltoires. dans le quartier central ~ri5st d'i mmeubles modernes . . des fanlilles Qb!. des barils de grais.ilcle incroyable II U regard des vagues ru meurs e nLC nducs à Alger. ccn tre nerveux de la ville.

Et reconnus maintenant par la presse offield le. en pyjama.. daos la nuit dc ~med i t. que les jeune5 m&lc:dns de la Facul té onl ét~ am!té:s dans la même nui t.ou . Après de s séries d'escar· mouches. onl été saccag& ct pillés. de gourd ins. Mais. puis 11 la morgue. de 400 à 440 blessés est déjà avani. oreilles un groupe de jeUIlC'5 manifestanl$.\ . de Beni. 1 heure du matin. loujaUni selon de nombreux témoignage . il. el k-s pre mière. ajoutent les au tres. en Xrève depuis le 7 avril. On a assislé. I. dont J'i nform at ion es! confi mtée par des ntO::di. et condui l~ vers une de stinat io!! ~~ te.à des sdne5 i ncroyable~. sans que j'aie pu obtenir ue preu ve absol ue.ga. On parle d'une trentaine de moru el ml:me pl u~.sllUI nocturne des CNS e t des gendarmes mobiles a été d'u ne bru talité ioouYe . J'as. au moment o ù l'émeute. la victoire!» ToUl s'est d~denchl!: ver.. à Bouira. La moindre fauk: de manœU\'fC peu t dtboocher SIIr une tragédie. Selon tOUS les témoi ns. Après discuu ions. Sous J'œil des mili taires armé s qu i d iscutaie nt et paraissaie nt frJtemi!it: r.. El . De~ inddents gntves Ont eu lieu à Bejaia (Bougie). Cc jour-là.J::a . prenez·les " Aux premières nouve lle. d' akool . de: barres de fer.. les forces de l'ordre 0111 fait preuve d'un remarquable ung· froid.i-Qu". Ils oot alo n jeté leurs armes et dit au.~ n!'voltés !it:mbl aie m maîtres de la ville. même pendanl J' ~ration . la sous· pdfccture. • l'exc(ption du petit noyau central. maintes foi ~ recoupf. plusieu rs bâliments adminis· trtl ifs 00 publ ics. Împu Îuame à " to. UU Tli eorps c t lcur nombre même (w raien t é té soigneuse me nt cac hés à la popuJ utioo. il est impossible que le camp d 'e n (ace n'ait pas .. Le! forces de l'ordre . Enccrclé. . "onl1ne cbaque soir.. massacre . C'est là. à la tombée de la nuit.t. Ils ont été remplacés. la (()fÇes de J'ordre auraient immédiatement frappé à l:OUPll de crosse. Arm!s. malgré l' ordre 800vememental de' re prendre les COUJ"S. l'émeute Y~ri lable P l'Ommencé lundi malin . dima nche .~.. n se trou ve. des centaines de manifes· tants ont pillé l'hôte l d'Élat Sid i Balloua et e mporté triomphale me nt de~ cenlaines de cai$ses de bière. à Al. de jus de frui ts. la oonlagiOl1 a gagné toute la Kaby lie. li le ur domicile .\ par les manifeS!arl15. comme si l'on vo ula it écar1er à tout prix dI. par des ~deci ns militaire5 ve nu ~ d' Alger. _ . ou que cena ins scraienl mons s ur le wup. • SlI uvage rie . néan moins. les jeunes Kabyles ont refu sé cene o lTre.<. c'est trop.: de bonne lIOO rce.. Monsieur. Ic. C·Cl\l lrop. au campu.".i ns. en les convainquant q u'ils n'étaient pas conlre eux el 'lue cc com bat les dégoûtai!.t.\ barricades sc soot formées. coups de baionnette . el les voilUn:~ admini~trat i\'es incendiées. Une cent~ine d'~lUdiaIlU de garde Y occupaie nt k! ce ntre univers itaire. de vin.37. ~i gravement qu ' ils auraient succombé peu après. que des ~tudia nts auraient ~té bles!\&. comme les jeunes citadins.:né les mil itaires dcrri~re les ban'icades. me hurle alu. de pioches. lIont le si~ge du }-LN . comme uoc traînée de poud re.1 1980 les larmes aux yeux : . la villa de l'ancie n préfel .<eTVt' r " " " . ~i elle n'est JXls déjà consommêe . surtou t. tapant a veugl~ me nt .lIwion Pa ru dans L'bprell dll 26 av. Ju~u 'c:n mil ieu de semaine. part l' as.a. de Larbaâ-Nam-lraten (fort. puis le lendemain matin.ALGÉRIE. renrore~es de la vei lle. la dts.-:. l'IIsaut de la vieî11e vi lle.. I~moins directs.i ~· tanct qu'e lle~ o nl dû recu le r vcrs k: centre.. Un témo in.\ assaillants: " Si vous les \'oulez.. d'oo eUes n 'étaient tou· Jou" pa. jamais. Ju me llelt _. en tout ca. vive la victoire ! _ Mardi soir."IIut brutal du campus. d'oo j'ai vu ~endre 2 000 manifestants. Des bande roles onl surgi un peu panout : • Vive la liberté. gardée miliuu remenl.~ reconnaissent que ue~ membres des forces de l'ordre 0111 été gravement auei nlS). à l'hôpital. d'Az. la gare R)Olihe.. eoneoruanlS. mais se sont heurtées à une telle r6.National). e~ t fur· mel : ces morts o nt ~té tra nsportés il la cascrn e. aJon. q: Si vous Ie$ voyez. le moU\'emcnt ùe proleSllItion s'eSl répandu dimanche. nous n'avions vu cela. ai-je en!endu des dizaines de (oi~. puis on t l'ICCOOlJXIJ.e chiffre. compte tenu de la violcnce des accrochages (les autorités algérienne.'COlTlmeat'erom c haque jour ju~u · t. Nous l\.wbi dc~ pcn es sévères. prenez·les .. se calmait.Douala.. Mf me pendant le ~ièl!c de la Ka bylie par J' armée française.~ de T'i7. des groupes de soldats 001 lenté de pu\emcnter avec les insurgé s. les Galeries algériennes. venus à pied des douars en vironna nts pour prêter main·forte à l'émeute: d' Ain el· Hammam (M ichdet).\ sonies matdi. à l'aube . onl aklrs entrepris de mon ter à fi 1\ ne se passe presque rien )} Plus grave e ncore apparailla mobilisation de la momagne kabyle.

.. qui s'appuie sur un particularisme ancestral face au pouvoir central. déciden t d'autoriser en 1985 un pre mier /estivol ra. l uc Be. Ces te ntatives seront brisées .st à trave rs Jo musique qu 'elle tenle d'exister. Cinq IoIes nuib que rocante t'envoy' spéc ial de l'E/(pres5. ••. Foce à l'engouement des itune.. deux jours pl us tôt.toQnol. la rue pour exprimer sa coIèr• . du funk O\J du regga e. . Mais que se passe-l-il donc là-bas 1 . le raï. D. «rivai t mercrcdi El Moudjahid. au nom de l'uni tt': nationale? Que se pa<sera-t-il quand Alger_ l' autre grande ville kabyle .ees \980. c'.. prend toute sa ploc. cu lte d. (Innée.... apprendra. iqu. était occupée par des centaines de jeunes surexcitt': s q ui ont lapidt': notre voiture.on. qu i (1 désarme is droit de cité. . L. Or.. d'une main de fer " . Qui l'1lppelle a u passage qU '9Il 1972 le FLN avait inlefdit l'importalian de dilques . Apparu "eu 1920 don. calme le matin . Elle 911 a a'sez du manque de liberté. officiellement. . la désillusion plus longtemps le silence. Mardi soir. sur une revend ication culturelle berbère ma ladroitement étouff~e par le pouvoir ? El: que se passera-t-il ~ i le gouvcrnement réagit durement. en rentrant sur Alger et alors que des gendarmes demandaient a\'cc inquiétude : . des pénuries'" de la • moIv. à o..ois d...h le début des on. l'Oran ie.. des fOftt s COnIrCrévolutionnaircs manipulées de l\"tranger . M. ique d'Alge r. . Il devient la m.. En octobre \ 988.. il ne se passait presque rien 11 Tizi-Ouzou .ALG~RIE. En aoU! de Jo mëm.. la vérité ? « L' Algérie sur raï » Retour SIIf L' fxptwss du 16 GOÛt 1985 Un quert de siècle aprllJ l'indépendonee. les aulorité. elle descendra don. Alger pe ut-il longtemps ignorer ou tolérer celle \'ague de fond kabyle .13 grande rue de Dra-fk n-Khedda. Ioule vne généfa!Km.. 11 titre d'c~cmplc . mais qu i accuse .. lors du Festival de la mu. le l'1li s'imprègne des sanorités du rock. 20 1\ . Jo ieome lse olgêfienne en a alsez d'attendre des lendemoins meilltUrs.

. le pancrrc es t réservé aux officiels. le raï. Un dern ier morceau. dit-il. à. Heureux d ' ~ :'''' >l r " ... ct k. " D'Hilleurs. Arrie •. 1 chaîne de lél~ v ision d' État et 3 s lllt i<Jn ~ de radio. adouci! ses mœurs . son organisatiun met lc paquet. mais sOremcnl. parc de la ViclOire . mais sûrement )0 Sous l'uniforme.~adeur. par le L'Algérie sur ra. un bouq uet de fleurs. qui onl payé leur place 60 dinan.. EnU'C la foule ct la scène. le chanteur d u gtOtlIJÇ rock algérois T 34 ... C'est le rou lemtnt du (.. la cinquantaioo preste.. la radio privre de RMC. des archi tectes. présenté comme Ir: " nouvC8u visage d'A lger . La révolution a 30 ans. MlL~Iapha Anouar. mÎl.. à "adrcs:le ùc ses auditeun. Ci nq foJlc~ nuits radiotélévisées dans loot le pays et un double événement: un choc c ulturel cntre le public d' Alger la Blam. vice d'ordre. la jeuocsse dorée d ' Hydra.: r. donl la moi tié seule ment fonctionIIC nl.. bigui ne. ça bouge '".:ro e n mai n. Il y a de~ pœles. des musiciens: moi. cemai lle s tIe policiers crispts. s'exclame Mohammed Ali.. le . cc raï (le mot signifie" opinion . projetés sur écra n géa nt.. Du jpmai~ ~ u . le colonel se "eut un mé lomane. : un phénomène musical popu laire . "" Por lue Bertogne! Ce son 00\. reggae. s'exclame Omar... le ciel... ) qui est A Oran ce que le reggae e~t A Kingston elle rap au Bron.. ~ 'c nthou s ia~ m e Khaled . Guinéen. l 'ordre de passage est réglé comme du papier à musique... bien qu'il soit possible aussi de capter Radio Prance in temation31e ou Mcdi 1. et eldorodo déjà convoite. da us une ville dc 3 mi llions d'habitan ts .: puinté ven. Mory Kantt.. qui resteront Ik bois aUK elÙlonations il ta danse tIe Iljanlel Atlam el au regg!IC éluttque de Il voirien Al pha Blondy. en touré de sa banlk de copains de Bab c:l -Oucd. Quelqu c~ tilles circulent en groupes.kam cl Chahid.. diou la ou sonin ké. . canalisent 2 000 per. l' ouverture prom ise par le gouvernemen! . rai 31 ans el C'esl Ja première fo is queje vis cela . Pour .. chichi la-la . L'A lgérie n~gocie un loumant de son histoire . Ma is avoir 20 ans. c'C$t le boalIon d'esSlii du colonel.e le M. veU I rester et vivn: ~u !'<lys. " te Aller mollo. Africa . c'cst n'avoir le choiK. comme fasc iné par les pyramides humaines en lie. Le Ml ir suivant. conscie nt de l'imponance tIe l'enjeu dans un environnement politico. le s.~ i­ dent Chadli Bcodjcdid en personne. le q uanier résident iel.11 faut )' aller mollo. qui émet du Maroc.. La vic noctum e s'étire mollement en t~ les deux cafés de l'avenue Che-Guevara et les quatre di~ues des grands hôtels. Au fi l ~ SQ Îrécs.. l' année algérien ne est constituée d'hommes d ' hori ron~ ùi vcrs .. II se passe enlin quelque chose. du pop raT. Le premier soi r. e n 1983. pré. ct les groupes africains au sommet de leu r an : la rév~ lalion .. «C'est peUl·êcre ça r "infitch". Alge r. 146 hectares d'el'pates verts aménagés CI un complexe :.. Des femmes "oilées co uvent des ye ux leu r progén iture.un-tam sur le Makam . lo! colonel dirige le Riad h al-Fath. fréquentés par lC's . e n construction. La foule ~'ex tas ie.. longtemps différie. bondi t.. ancien amba. ... aidés de militaires. J'âge du rock..:hc.. l'orsucil de la nation .en l de sort ir de scène. )Uus des I)rojecteu~ de DCA.1. com~ aime A l'écrire 1:1 MOlldjahid. frusu~ de tou t roncen. (100 francs environ). e t le puOl ic peut ~ masser au pied de la scène. qu'entre 20 cinémas. phénomène musical popyJoint.. Lajeune»t. pour annoncer une série de vidéoc lips expurg~s. j'aime toules les musiques. Ex-aviateur. et le Roger lA. Alger s'~veille . le colonel change de stratégie : des millien de places grntui tes som distribuéC'S. mobiliscr ct former les générations montantes JO. . sanctuaire des mal'l )'TS de la révolution.achève: la brume no. .. le reporter vedette de la radw algérie nne. rugi! la foule.re ligicux méfiant.nuc local. explose ou fe~vo l d'Alger. !iOI1neS.Pa N daM L'bpNIJ du 16 août 1985 le Haul Comité national de la jeunesse.sc. ~. La deulti~me nuit du r~t i val de la mus ique d'Alger . c hants en ouolof. est à Oron ce que le reggae e~t il King ~ too . . qui e xécute de s li gures de break dance. né du folklore.oçioculturel de sept niveaux ... " Le festival. inde:. créé. a donné cane blanche au !""nlnne l Senoussi poor organi!'ier une grande fête..... .-s moins de 30 an~ fonne nlles trois quans de la population. Chauffre par un melting-pot musical où s'enlacent rythmes ma kossa et salsa. I)c.

. ses partenaires e t lui reprennent les te"'tes anc ie ns des rhil:h. e n &r1lbe dialectal (le langage de la rue) . sur la station 3. car • le rai n'est pas une réaction . ressassant d u hard roc k clltifomicn.~. d'ex. ). s'arrêtera aux portes des troi s salles sonorish$ de la région d'Alger el a ux deu. tbab et tablas claque nt au mi lieu des guitares et de la batte rie .. lâche Khalcd. le premier hit.). On n' interdit pas. une fois qu ' ils auront sillonnt'! le circuil des u!lemblfoes populaires communal~. le claviste.~ique raï dont tout le monde écoute les d isque~ sans savoi r oô pa." Musiciens de format ion. cha nle e n I Talie el pos~ un répertoire original solide.. M(I dir wa/ou (". où s'i ntercale une pulsion ternaire.I. Leur ai r ft'!tiche. on détOOTllge lelI' am. il lui raut de boo~ textes. Conséquence: les jeunes s'em. L' hj~loire de T 34 résume le parcours du comba"ant commun ~ux jeunes m u~ icien § a1~riens . Mohammed Ali introduit le rai' ~ l'antenne. Confiné au". où M file l' undergmL. . Karkabous et tabla s ou milieu des guitares À l' origi ne mu sique folklori ttlle. Le pop raï est né . vend de 500 000 il. Le groupe existe depui s huit ans. de Constantine 00 de Batna. . ils se 5O!l( SuMOUI déplat-és pour T 34 et Raina Raï.leli huit mcmlm:s de: Raina Ral sc retrouvent à la Sûreté milio. quelqu'un d ' autre s'en chargera. le groupe Raina Raï (<< Notre Opinion est une opinion . Depuis quatre ans .~ lIe. conclut Mo hammed.. Mohammed Ali littouvre. De retour ~ Alger. affirme : • Nous avons trouvé la clé. Paru dan .nd mu~u:al de Sétif.'" l ALG~ . . «Si les Algériens n'e"'ploi tent pa!! le r. il moins qu 'on ne soit pas re tenu ou qu'on l'ait supprin~. Le rythme .. Alors. Sans parler. obt ie nt un se. Ils remene m Il l'honneur la tradition: karkaboos. Mais leu r avenir. Cheb Khaled.. CQnsidért$ comme ?fOduits de luxe . franc succès. En juin dcrnier. En 1972. les deux groupes alg~riens de pointe. . La brèche est owene. En ouverture du deuxil:me soir du fe stival. Absell«" de rtactioo offidel1e . 1e raï s' urbanise IIU lendemai n de l' indépendance. c'est une réalité. il crie. comme dan~ le reggae. jusqu 'l c~ dcrn iers te mps. pan:nt du raï ct le fmILent aUll inRuences assimil~s. Mais il précise: • Si le pop rai veut d UreT. ils o nl interprété leurs chansons pour la première fois sur sc~ne. il Sidi-bcl · A~s . Les instrumenl~ traditionnels cèdent la place aUlI s)' nthés et aux boîtes il rythmes.~ries administrat ives. interv iew!'!s. enregistrés. ban ni par les média.pisl~ !œns techn iciens. Puis. photographit'!s. une mesure bi naire comme dans le rock . cabarets o rientau"' . la ville la pl us cosmopoli te d' Algérie . Le salut pa. des trw. o n le repasse. pression fra nçaise. e n janvier 1984 .uent les groupes. Abdcl1 ak. sont impruv istts el raillenl les tabous de la sociEté musulmane.teurs. Le festival organisé celle semaine par la vill e d'Oran prouve que la bataille du raï a commencé. il va enquêter 11 Or. invités à jouer pour Ja fête de la police.n .iï.1 (~te5). l ' fIqHW" du 16 QOÛI 1985 800 000 exemplaires de chaque cu. la star. il an ime une é mi ssion bihebdomadaire .:!. parade algérien.. le raï Cait cependant rcceue. l'annte prochaine. .. Ils sont film6s .\. le FLN interdit l' impanation de disques. nale . Les parole. boutefeux s'enterrent dans les discol~ques de la cÔle.~!\C-t-i l par le pouvoi r de s ondes '/ C'est ce que semble penser Moham med Ali. COnlacl . de main 7 • C'est comme le bac. Pour surviv~. i n trig~ par celle mu. Tu ne fcras jama i~ ricn . d61illusion dttnuven ]' Afrique moderne JO.'( studios h ll il . Conw l'inen ie gEnéraJe.

Des b6riPMnIs publiu ~I a lloquêl. cen· lailMs de 1nOI1$.. populaire de Bob .. nic.e! qllOrtief' de la copitole..lYêe qui. doit lôcher dOl lell..H.. sur l' fxpre$$ du 14 ocIobre 1988 Le 4 Odoo. 6bronlé. « Algérie: la faillite sanglante » . ... Ils Ù IIIoq..ment.nton~ irwel~ uent le quo r". fa it 50 une wr 1'6vltn.enl oux YOiIvrt$. " ..e 1988. l a rêpreuion. t'E. 2011 101. poiII 10 preml"'e foil. fatt phllieur. le à octobre.. o.~1UIion e3t opprOl.preu du 14 ocIobr. lII'IfI brèche dons le monopole du porli unique. en mime Ionl qu'elles s'étendent 0 d'OUI. Chri$lion Hoche. ~ vill'i nes des commerces.". sanglanlft. lei monifestorlons virent Il rirnevte . Ilège elt dkréti el les bli~1 de l'afin" pren.. Le lendemain.lisé. la vie chir.. e' 10 FoeIion dots produih de prem i. André Poutord et NiooIo l Beau decryptenl le fai500flement de révoltai et de lrultro~onl qui e sl il rorigine du J....»i" .. Le 3 novembre. OIt'if.. le régime. jeynel moni F. l.. puis 0 d 'O\llfH " lIIM. menl de 10 Ne contre un régime fou. IIM l'IOVYefte Con. l'êtal d..O ...!-Oued pour protesler con".. nt pcai~ on do'I> les fuel d'AI9&'".". D.

Puis suivc nt des grhes. Le présidcn t ve ut des sociétés performantes. No n. la rêvo/vtion est en r.. roles. 1988 Algérie: la faillite sanglante Por Christien Hocho.. n'a vécu que le temps d 'un ~nge : ~ I u l des barricarJes et des « martyrs .. le régime est en fclllJlie.=r.. .'I. Danger immtdial. presc rit la présidence. pour la liberté de la presse.. Des usines SOIlI-ellc5 e n sureffcclifs 1 ~graissa~. bref. vQUl ue pu Chadli Bcndjcdid • des ratés. ~n pU issant p. . A in. lente de ~uvrer se! espri ~~. pour la première fois. La cenu~.morgues salUrtcs el un formidable espoir cOflfi~ué. Des dommages cOMidérables. de bk'llsé p. El dresse aVe(: effroi le bilan de CC!. L ordre "':S anCiens combaltants a triomphé du chaos provoqué par la gé~bon de ceux qui n'on! conn u ni la guerre ni J' aprts-gue m:. à l'Clponation vern la Tunisie:. L'e xpli cation est simple: c On n'a m~n'le PM les moyens d'en acheter un. compétitives. Les vingt. Des tracts. depuis l'indépendclr'lce l'Algérie n'avai t connu une insu rrection t J". une e:ntreprise d'électroménager prend au mot le I1'ICSS8ge de Chadli : 300 licencie:ments sont déjà programmés lorsq u' un télclI urge:nt d' Al ge r annu le la décision .r~ de 10 ()(X) llfTCS("ions. ~UI un z.este de dtmocratie. Apre!> une semaine de larme. M. meute n ne sef"O 0 POS l'Oyé le régime honni. rune: des principale!i organ isations de mas!iC du A. Mais à quel prix ct pour combien de temps 1 Les c hoses Mlnt ail&:!.:S se iK)nllueS. sc relrou\'em dans les geôles de la Sécurité algériCflfIe:. syndicat ufliqu e). la tens ion monte.~ ix années d'u n pouvoir sans panltge d u FLN n'onl. à Ouanza. militant ornnai. de! Yill:~ sml5lrees. Les premiers sig nes appara lssenl dh le printemps. oc ne sont pas des sUJ>POrters :nl en colère. IIOmbreuscs nm:~al ion~. Tout simplcnk': nt un rassemblement . les grands ll'lOt$ sonl usés. des OUVrie:fli délru isent des réfrigérateu~ destiné<. I' ~lat de ~itge est levé. Jarnois. En j uillel.. Les anits de !ravail se multiplient. . ~u moin~ 1 000 mons.J '1.. de jeullCs qui clament leur di fficul té de: vivre . de survivre.. Qu'en reste-t-il 1 Des l ma~es msouten. tconomi slC de r École polytechnique d'architC{:ture et d 'urban i. dans les Aurès. lilubantc.'e .bles de très jeunes gens abattus par les mitrai llettes ~ 1 arm6:. une manifestation..m' di~rs ~~. les 1I1J'II.. Elle perçoit pour la première fois. Des arreslo' lions en masse. À Sidi-bel-Abbès. La . p"s . On va j usqu'à en visager une grève générale pour le 5 (l(:tobrc:.. sou tenues par rUn iOfl i~~ralc des travailleurs algbiens (UGTA. à l'évillcocc . celle qu i militait pow l'abolitio n rJu système ~ parrl umque. de vexations . Nos salaires sont insuffisants .hénomènc de lassi tude et d'eJ(a. des fcmmes pnXestent contre le ration.. Un peu pfln oul. des fru strations re ntree5..Ie syndicale. Riposte dc~ forces de l'ordre. en mai dern ier.. évoque « la IUlle dc~ lravaille u~ comre la vie chère .. Peines d'emprisonnemen t. nement de l'eau . a vacillé. appellent à une paralysie totale des en treprises d' bat. « jau ni [cmbles . dcs .Paru dant L' bpnus du 14 actabr. "Annaba. Le régm'le. Leurs directeurs :.. et. . dér. Kwnel Kateb.. les affairistes.. distri bués sous le manlCau A Alger Ct daru les grall dc: s villes. vite. surtOUt .1_ • de 11 celte ampleur. Et il a répondu par des balles e ll. Arrest ations.~i. Par dizaines.ormcis plus comme avant. éclate: tOu l prè$ d u stade.. Des millien de b!ei$és. des membres QU ~ym path isants du Parti d'avant-garde socialiste (PAGS) fiOOt amtés. les rorrompus. Procès. après un match de football à Oran. glunost.~pé"uion . pour certains. de5 millier!. Plu~ de mIlle morts ~ans dou te. b. un instant. que t'occa~ion s'offre pcut-ltre e nfin de fa ire entend re sa voill . Dans '10 rue les ' • roo~ o n u~me '" pouvotr.. sa ns slogans ni bande. La rue réagit assez mal à ce durc i.ont sommés d'accroître leur prod uctÎ\·ité.~me n' . U encore. Très vite. pour l~ fi n du centra lisme . La« dcult ièmc rtvolution ~Ig~ien ne .. les incompétents elles irresponsables .~ er de sang. À l'origine de l'insulTCC' lion. Un quart de siècle OJXès son triomphe. Débu t !iCplCm~ . André IVuklrd fil Nicolos Bec. de façon diffu se. /'A lgbie. " .. Des sy lldicaJi s~. Il dt nonc:e c les spéculateur. 11 reste debout . Et.ans perspectives.'iation d' Alg. ' :additi on de conflits sociaux.rpanne. sauvage. et Saib Katcb. Trop tOt ou trop tard.. Ttléphonc arabe . Un polic ier est tué.. de vie ille date. Le méconlentement populaire eommence rJe provoquer une série de débrayages dans certaines unités de prod uction .o is rien. de provocatio ns.. 1s ui onl ielé 0 la face leur misère leur vic r. ' ~ gue rre est fi nie.

La rue appartien l rtlL~si ~ Po"" dom l ' f.III -. En outre.~t vrai qu 'en proclamant son . Chadli . Pour la pre mière fuis dcp uis le co up d'État de Houarl Boumedie ne.m~~ des a nnées. Ce SOIlt de jeunes appelés. Vitrines cas!lUS. Tnlifada .lt précis. ils ~culcn l écrire panout le mot" libert é •. grands~ .~ pre mieP. À Oran.<. printemps berbère .a. ils s'oppose nt un peu plus tard ault CNS (les C RS algériens). Mais il y a aU. jOllen! la solidarité . les ro~ de police sont invisibles. plus par peur que par di sci pline. dcu. que leur eJulspération 11 pu librement s·e. assas~j n »..les magasi ns Ù 1~J. 50n ras.. elle crie.. Les imams ont-ils SoCrvi de relais e t aid~ à ce q ue.ltori tai re q ui lui a su rvécu. ces fm stris ùc la révol ution. Il e. comll1C dans un gnmd monôme improviK. étalages brûlés.l d' un homme dont ell e ignore t~s probableme nt q u'il fUi le premier il men~ en place un sy~tème al.. ~ers la Grande PoMe. Il eM vrai que l'émeute a gagné tou~ les centres urbains . enseignes brisées. la conte... Ces e hômc:urs ql.le-bol. l'ancien pItside nt Ahmed Ben Bella souligne. la dhiUII~iroI obtcnir de IOU5 les A lg~rie ns qu'il~ i'e résignent au règne du parti uniq ue. Le chômage. Surprises par l" ampleu r du ~ isme. ·e. dans totlt le pays.il Hlat. tout 00 qu i repn! scn te le pouvoir Ct la nomenk latura est dévast~. d' une sévère misc au pas apres une n!pc!ti tion prémacu n!e de l' auto nme 19118. cst hi!.i j ouR de l'indépendance.~I\S entrain. en 1% 5. Ils so nt cent.. . qui ~paulent un pouvoir affo1~. le soul~vemCIll est général. Débute une r~pre~· lion impitoyable. de u rtsidcnt.il . de Bab el-Oued.!n plus d rama_ tiq ue: que dans la vieille Europe.s Ic. que ses concitoyens ont Ol faim de d~mocratie . jmporté~ par les beurs Ijui vive nt en France. ou encore .'ontest811ires ont trou v~ refuge dans les mosquées. engend rent une réelle fru. Les lycées SOIll femlés. de 1980..lttion sc SCfllÎt limitée ~ une marche de protestation dans le calme. aux yeux de IOUI. l' APN (AlTll œ pnpulaire nationale) déploie ses bl indés dans les ruc.pitale de la Kabylie frondeuse. Mais sans bl. parce qu'i ls passe nt !cun. sans leaden. sa ns aucune perspective d 'emploi. pu is au moment du . « cousi ns • lunisic n~ ou marocains.\prinlCr. droit à III différence_. plus he ureux. Alge r te barricade. Prts de: la moit i~ de la population a nlOins de 2{) ans..~ 11.es l. Les modèles de consommation ct de modernité .uiluré . de mistre. Pour !\Culs slogans : . Le ~nario est toojOUl"S le mëme et les cibles sont ident iQlJCs : les souks EI-Fallah . est dressé par le rtgimc: politique actuel. Chaque année.. journées au pied des immc:ubles ùes citês sans joie.. Comme tous les potaches du monde . de BdcOl. les Iyt. à Annaba .\ ièmc ville du pays. ]. ~ tient sur la dérens i.. victimes . notamment dan s la rue Dioou{: he-Mou rad (exMichelet). la ~Iév i.-écns s'en mêlent . depui.. t . Les affrontements sont partic ulièrement violents à Oran . • Privés d'um: slructure véri lJl bte d'opposition . les agences tic voyage. La jeunesse algérienne n'a œ n cs pas attendu cet encourage~n t ven l.~tration . À un rtgime que tiennent solidement en main. C"es1 11l. Au dépan..~ de la capihtle. Constanlme ct SétIf. ca.l rl . ici.wpporter que ces ~Ies ne semblent ~ tçlle~nt inaccessibla. uu Transmis par leun. On y comptern. te ntatives sépafllt isteS. Puis ùcux ce nTS. les aUlorités coofienl le maint~ n de l'ordre non poinl au ministère de l"l nt~rieu r. ~ l'affût de l"expédient. les jt'unes Palestiniens de 1' .s\.le l' un surnomme les «gard ien~ des murs JIo. à Mostaganem. quelque 300 000 jeunes arrivent su r le marché. rudemcn~ châtiée. la Kabylie. face 1 1 armée ISraélienne dans les Territoires occ up6. Converti s ur le tard aux venus démocratiq ues. poorlant. romnIC ils l'ont si souvent ~. maÎs.Riar. El que l'obstacle majeur. sans Mrat~l!ie. à TIû-Ouzou. Les étudi ants. De 15 tn!me manière. plus tentés de jouer aux cow-boys et aux Indiens avec la police que de scander dan~ les artères d' r\ lger les revendications de leurs parenTS.. d'EI... Dans un acch de fièvre... On d~oombre des ce ntaines de morts. même si la jeunesse algérie nne !le veut dépositaire de l' héritage deli fellaghas. Non .. Ils ont pour miss ion de di!>pCrsc:r k: moindre rasse mblement.'e helvétique. Les mouve ments intégn5-fes u. Au passage. En re'-'anche. ct le couvre-feu in. la révolte gronde 'r Sans doute pas. Ils abuscronl de cette inSttlX:lion. des" mart yrs J I o . le mardi 4 octobre.~i les . c n novembre 1986.. Jeunesse debou t. .. ct bientOt des mill ie~. lors de!. ~ l' ouest comme l l'est d' Alger.~1 proclamé. en 1961 el 1965.décapnée depU IS le n!gi me de Ben Bella -. le!< mili taires. D' aUlimt plus pénible . du 1A OCIobre 1988 'Ult insurgb:. les pala i ~ de justice. . . venus de la province.". Ils converge nt . les mai ries. dans la ru e. . elle n'accepte plus l'idée du sacri fice . Imitant. q u' Us bombardent de projectileS .ALGÉRIE. une fronde de ga mins. Pe ndant de longues heurts. r ~lat de siège e. DételTlli~ . qui crèvent d'en nu i. ib cassent toul .

DeUlt mou . la ré volte des jeunes. Dès Ion. Ce~ derniers mois. D'oi:l le j ugemem du cherc heur français Fra".. dans la bonne tradition. Mustapha Booyal i.~ un troisième mandat.Tise économique elle. d' une désill usion 11 laquelle le pouvuir sera inéluctablement obligé de trouver un exutoire politiq uc. portée vulontiers aux jeux de mot~..tolérée. Qladli appelait les Algériens" au travai l et 11 la ri gueur _. ~' il cS( démon tré qu'ils On! joué un rOle déterm inant dans la prtpanlliM de cct " automne noir . peu compatible ave<: ses projets de réformes économiques. Par manqUè d'autorité. il paraît évident qu' iI~ ne possèdent pas l'infrasTructure nécessaire pou r déclencher un mouvement insurrectionneL Contraire ment Il ee qu i s'est passé en Iran. du 14 octobo-e 1988 pris le train en marche. les intégristes ont su profiter. De cc point de vue. privés de le~ rs ct en perte de v ites~. Or celte tnmsformatioo pa. seulement. lundi ~i r. La mon de II': UT princi pal dirisean t.~t le cas lursq u' iI fai t femlcr. après avoir maté. se soit "primé si tardivement pour tenter de calmer les esprits? Il faut savoir qu 'au som met du pouvoir la lune n' a jlilll8is eessé filtre les tenants de la ligne du re de la révolution et les parti ~ls d' un cerlain libéralisme. pml$ion politique. Pas de proposj tion ~ ~u. sans franc remord s. Aucune référe nce ~ l' armée ni au commandement militaire en place ault Jl"Cmiers juurs de l' ins urrection . Navrantes.lÎt le chef de l'~tat. L'armée. Tel Chadl i. " Les revers pét roliers sont porleurs.~~ par une O\!ven ure dom le régime. Ce que la rue. que lc!. en Al gé rie. dans celle eonjonclion de la rigidiTé politiq ue du trai tement d'une l. d~clar. en ~gypte ou en TUn isie. non plus.. comme il le faisait jusqu' ici dans IOU te. le rait que Je courant islamiste n' ait pas encore pu réunir les conditions lui permettant d 'apparaître ne rlll-CC que comme une &auche d'al ternati ve polit iq ue n'est pas obligatoire _ ment Je gage de sa faiblesse il \·enir. maladroitement conseillé. dont le pays a pounanl un urgent besoin.'iacroMÎnte identité nalÎonale .-ie du régime. " " . On voit ma l comment un homme traité d'" as-wsi n " par les mani fe!itan Ls (e nli t paisiblement ca mpagne..~. Des rumc:U Il< . La remarque Vllut aussÎ pour ceux qui. aUTeur d'un ouvrage il pamitre . au sein du çabinel de crise COMtilué autou r du président Chadli . au parti unique. de la multiplication . au contraire. M~ me s'ils Ont su habile ment l'exploiter. pour resur. Le travail ii la rigueur _. les portes des lycées français d 'Algérie lUX jeunes issus de mariages mixte.~me plus brutale qu'ailleurs que ré siden t entre Constantine et Oran les perspeçtives des en trepreneurs de J'is. Même le travail. q ue Choo. Non sans succè~ . Comment expliquer IlItremenl que le chef de l'&al. tmdu is it : . dans sa prétention 11 conserver l' absolu monopoll': de l'ex. . On l'il bien vu l Alger. Aucune allus ion. Et face ilia mon. mi li tants de l"islam ont toujours travaillé à visage masqué. o:hargée _ de préférence à la police .. ont vraisemblable mem tenté d' affa iblir celui qui succéda 11 Houari Boumediene. 11 l' issue d'une rocambolesque chasse ll' homme menée par la police. gir.:.des mosqufes. il 11 dO céder du terrai n 11 ses adversaires. leur a porté un nouvea u cou p."Ois BUI'g3l. L'~lamÎ. 001 tenté de récupére r r " Intifada _ al gérienne._ Resle. lam. Vi ngt minute s pour con vaincre . pour la seule raison qu ' il étail alors l' ofti.. Poonant . le chef de l' Êta! n' a pas dit s'il se ~nterait uu non il l'élection président ielle prévue pour janvier 1989 . En fin. mai ntenant. cepcibles d'éte indre l' incendie . édifiées avec des fonds recueill i~ grâce à des IiOUScriptions locales. le 3 janvier 1987.POfUdonl l'f~.. à deux mois de la tenue du VI' Con~ du parti _ qu i ~s ignera son secrétaire général. "Je nc lai sserai pas le pays liv ré. sinon eneoungée par les autorités .. lOn. l'explosion était in~yitable .\ ses déclarations.. ne semble toujours pas avoi r Idmi~ l' imponance . pour regretter les ITIOIU tombés sous les balles de~ conscrits. aux avant·postes.(ju'on y regarde de plus plts. Poonant. lorsqu ' ils ont entrainé des milliers de jeune s. Tout manque. entraÎnllflt une min icrise avec Paris . Les is lanùstes.( . face aux chars . Lon: de sa réélectÎOn. C'est encore le cas lorsqu' il succombe aUli pressions de ceux qu i lui enjoignent de ne pas rompre avec l"idéolot. 'il: retrou ve."': . Mais il sctnble évident. l'anarchie '".du maint ien de l'onIn. C'est peut-êl/'e. Dans ces co(lditions . le fL.fme au Maghreb. Mais en aucun cas ils ne son t l l'origi ne du soulhement. toutes les hypothèses sont pennîses.laisunt planer le doute. juste après la pri~re du vendredi.li ne sollicitera pa. Ils ont été décimés par la répression. Avec opportunisme et méthode. au cours d ' une pilOyable all ocut ion télévisée. cler le plus aneien dans le grade le plus élevé. C 'e. au nom de la . de droit candidat unique à lA présidcoce ~ . Ou de conviction.

Pour l' heure. l'Algérie voit ~ur ses flancs se errer un Maghreb qui ne resse mble pas l ses desscins. En aucun ca~ le président n'apparaît en unif~ et il a stparé radicalement le~ fonctions miJjtairc~ des charges gouvernemen tales . les jeunes A lg~rien-i> ontlc se nt iment tk s'être banus pour rien . I '~lojle monta nte de l'APN : le gé néral Khaled Nazzar.. D' abord. un train de vic pl u ~ ljue confonable. di t « le Houge _. sc di stinguent .. JOn 1: . tou tefois.semble pas devoir. un technocrate em· c-. En lI uendant. opponuniste et entreprenant . ce n\. liste. C'est-à-dire plur. Quant aux si x gént:ra uJr. ils lui doiven t leurs étoile~ et. 1988 de l' Algtrîe .lflt ières au vent des idoos. des mouveme nts in~gristes . il en est le dé tenteur exclusif. alOI"!! que les tribunault siègcnt en '" audiences spi!· ciales _ pou r juger les milliers de manifestants pris en lI. Mail> il est vrai que Chadli n'a eu de cesse de feindre d'oublier qui l'avait fai t roi . . Mai ~ il ne serait pas hOSli le.. le gl!nt:!lI1 AUailia. commençaient à redouter. pe rsonne ne peut dire 11 qui profitera ct:lle exceptionne lle ~i tuation . commandant de la 1'" rég ion militaire à Blida. d'êtIll intègre el d 'avoir en eharge un portefeuille brillant.'S t pas un militai n:. il lui reste au moills ses diplomates? Certes. OUlre une image tefnie. Ne raconte·t-on pas 11 Alger que. elle lais!If'ta ~ t!llces profonde~. l'an dern ier déjà.. nom!TH!s par Chadli. malgré les cin:onstaoces. faire de l'ombm au président. mais le fait d'ftre le fils de J'u lc!ma Bachir lhrahimi. Quelque~ officiers supl!rieu l"!!. 11 serait aujourd'hu i en ré sideoce sunreillée. dans un pays où elle s'est toujours confondue aVe<: le pou~oÎr.. ne b. Enlin. de la ~fensc. grande ligu re d'un islam réfonnateur. Et quand demain il faudra rendre les corps aux parents des viclimes. Le se<:ret aussi. ce que les re~ponsables algériens. si le pays n'a ni Ileum:: ni semoule.. intelligent el chef d ·ftal-major adjoinl . d'une manière mesu rée au Maroc. qui a veml!. aucune tëte ne dtpasse . Ab5urdc. pl u~ large en Tunisic. Le patron . aujourd 'hui. Seul lien entre l'~ ct le pou~oir ci~ il . Il traÎlle unc renom l"1"l6: de tueu r dans un syst~me ljui n'en manque pas. le général Moslcf 8enloucif.agrant d6l it de « vandalisme _. il y a fort l parier que l'année sera encore dans la roc.la ll~ rôle de puissance arabe. .. vice-ministn:. le pays n'aur6 jamais connu pllfC il déferle ment. IOI"li de ses deux man· dats. le g~n~raJ Abdallah Belhouehet. cin:ulcnt l Alger mellan t en cause son intl!gritl!. L'opacité il toujours ~tl! l'une des camc1c! risliqucs L'Exp"" du loi octobt. Notamment auprb. Un conSUII : I~g~re mem amoindrie t. ft I!tt c!canl! cn no\"(:mbre 1986.!! tat el celle du m in i M~re de la Défense. Ensui le. Son successeur. L'c! tat-major ne . apparemment d'origine mi litaire. Leur rôle . l ce que . Le rtcelll n:sscrn:ment des lie ns entre Alger et ~s deux voisins ou vre les fTl. Une certitude : en vi ngt-six ~ ns d'i ndépendance..!nt:ficie pas d'une rtputation in tacte: des tracts. ces é\"c!nements sanglants ne fonl qu'al:cen tuer les dif1ërenccs maghrl!bines. dit-on.Pe ru doM algl!roises évoquent la possj bi l i l~ d'u n coup d ' ~lal. Tale b Ibrahi mi : qui a pour principales vertus d'avoir I!tl! ministre de Boumediene.l un train de réformes. puiS<ju'il cumule la direction de l".:e . l"actuel mini~~ des Affaires ~tran~res. Même si l'tmeute n'a pas balay~ le Ttgirne . un «oulsider_ . se mble dc!terminant. cnnstitue un atou t.

Le $«ond tour devrait lui donner la molOfitt absolue ~ Siègfl 0 l'An.-te d'Algérie vient de commencer.s 10 ca. une nouveU" gu.! 1991 wnl un Sl. 1 " « Algérie' le plan des généraux » Retour 5U1' l'ExprtiJ du 16 tonvier 1992 L. D. les militoi re s algériens. en annula nt le ocruti" et en pr&nant djreel. En février... En janvier 1992..' sont OUQuj nés Oon.Io~Y& du 26 dkemb. li ~ poliei. L.menl les .1 .~ élection$Iég... proces$lIl d'mOCfa~que el de l i ~r le prllsident Chadli Bendledid .2011 l " .é Poutord)O Yeu! pouo1ont oplimi\le.ines du pou"'Oir.. 1'0' """ décide d 'l nJoerrompre 1. À leS yeu".~ nationale.n le premief parti d'Algiwie.s.27 % des wlfrog's.boh d'AigIIf por un commando ilolomilole .. Le FIS jfront iliomique du IOlutj e$I bl.. dons la nuit du 9 ClU 10.. ~(fiM au lendemain de la dëmiuion ~ dlJ p!'nident Chadli. "analyse d'And. qui obtiennent ou Pfemier tour 46.ICC" POU' \es IlIami... ont év ilb CI leurs ~ une colololrophe.

l le AS pour tenter de profi ter de l'effet de peur el croyaIt cnç. 4105 % de! suffragCli e xprimés.Paru dons L' Exp. . il l' Assem blée IXlPU~ lai re n/ltionale. en (X:~ 1988. pou r 1 \Ostant alhés. cel ui d'un Fl. .'lIloctionncr. a~rémenl inférie ure cepe~d:ln~ . Une forte pous. Quand ses fi~les gaglltnt . interpréter de la sorte celle manœu vre prépa rtc de longue ma in. s'appuyal1l sur la Constillu inll. Ainsi. onl-ils rendu caduc le processus électoral en COUf"l. que seuls Ie~ soubresauts d 'affrontements in ternes auraient pu entamer. leu r prommciamen/o . Tous I~ Algériens voulaient· ils de ce choix 1 Urn: analyliC sereine du dépouillement du premier tour oblige li la nuance. dont Ie. par le Tunisien Ben A li pour meUre fi n à la dérh'c bourguihicnnc . q ui.. du 16 jonvief 1992 3". •• " . enfin.~ circonscriptions. Algérie : le plan des généraux Par André PcaJlard Au dernier moment.1rmi les adveruircs du l'1S laissaient aux islamislel. Du même FLN a u piteux machiavélisme. un militai re . en forçant a la démission le président de III Répu blique. ils peu venttrou\'cr des in térêts commu~s.'ier. pouvai t.e.u par Sai<! SadI. major de l'armée devenu ministre de la Défe nliC. d'u ne dure rt'PfL"SS I()I\ ~ émeutes dues a 11Ill ~r~l1ç ~u poUVOir civil . depuÎS l' indépendance.\ lUI donnèrent le cnntrôle de 74 % des mai ries.o u la difficulté d'acrou tumer. Et d al llcu~. celle du bled surtout. pre nd moi n. II' I l jan. aUA 188 sièges déjl arrachés.. les dcux principaux oq. Le~ résultats uu prt'mier tour des légi_~ lativcs.. Le mode de scrutin reten u. Ce n'cst pas se ulement la tcntative d 'emprise totalitaire du FIS que les généraux ont vou lu . 11 l'exClXice mailriSl! de la ci toyenneté. des lignes de divcrgeno:. l'abseno:. pour l'instant. les g~n~rau~ algérie ns auront répondu. D 'u n FL'II' q ui. Dont bon nomb:e réda· maie nt moins Je règne d 'A llah que celui de la justice SOCIale.~~r k cnapeau . la part :1:. le coup brise net la manœuvre C01lÇue par le FIS. e n 1979. en ajouter d ' autml CI ob/enir ainsi. dans. Ce ne sera ni pour rétablir le flN ni pour fovoc-iser ses odvenoire~ dêwnis.~ les allures d' un ptusch iflqu iéta m qlle celles d'un ressai sisseme nt. d 'une e nt ente p. certes. le 26 décembre 1<)9 1..~ .~. . la majori té des deux tieB lu i pennetlant d'lI ligner la Conniwlion Mir la charia. Dans l'a\'cnir plus OU moins lointai n. celle des bulletins nul. qui ~' imaginail pouvoir co nqu érir légalement . Comme. Un civil. q~1 le ~ah ".7 belle pour capte r le vOie des ~cOl1 tentS. oU 4 300 000 VOI.. Dans l'immédiat. il toute idée d' alternative. Et les ~rdan:s sont wantiN. en novembre 1987. Il raUi ~'S' linguer un double desse in.s ( 12 %) traduisent moins l' enthousiasme unani me que J'irrésolution . Dans l'opération d6ployi!e. Il était temps. L'importance de!. nu fond. qui cooouisait ~ la catastrophe .ion ~ qu'éprouvait cc dem ier à cohabiter avec un "~u"OI r parlementa ire isl nm ique afin de tenter de conserver la mallnse du ~u . ancien chef d'état. ab~tc nt ions (47 '11). obligea 1 ~ . le pouvoir e n se refusant.e peuvent se révé le r entre les conjurk. se mble nt. JXI.lIlc hement : l'auto ri té de Djçu ne s'accommode d ' aucune distinction entIt majorité e t oppositio n. ûans un entretien accordé 11 L'E:cpre.. celle des municipales de l'été de 1990.la IDeme. que chaq ue individu risque de devoir SC poser -.e les tenta. le 16 janvier. Interrom pre le proccssu ~ en bousculant Oladli su r la tOIlCOC TU1n. Dès lurs. le samedi 1] janvier.J'rI prévaricateu r CI immature. C'est le c:omponement général de la classe et des partis polittques. sa ~ratég ie é lcct~ raie . cenains de ses leaders l'avouaient fr. Moins ~uperli c icllement. e n dt!voiln nt le ur plan : j'a\'ortcmcm thémpeutique. le déçoupage de. Une chape rigoriste se fIl t alors aban ue ~ur 1 Algêne . Chadli Bcndjcdid.:ertée. ~~ chiffres IIoOnl éloqucnl\ : avec 3 260 000 bulleti ns. III petro. Que faire qU3Ild la démucrn tie s'apprête ~ accoucher d'un monstre ? À cette qucslioll . rarmée évite l'inougvrotiOll d'un régime i~ami 51e. politiC Ie n plus lucide dans ses an al yses q u'ocureux. Et non un vrai raz de marée profond . Sid Ahmed Ghozali . la sU l1lbondano:.\ déri ves. le FIS engrangeait . O 'aoonl . l'Iran khvmeyni ste. étaient soulignées. une population dkofl. en tOUt cas. lk larges s«teurs de l'opinion algérienl1e. où se retrouvent.<c.. rendaient inél uctable une victoire du Front islamique d u salut . en partie imité de l'inili~t i ve prise. en A Igé~.e des foona tions e n prt'sencc (uoc ci nq uamainc) .réce~nt . c'est e ntièrement. le génél1ll-maJOf Khah:d NezzaJ. d'emblêt. Mais seuleme nl un quart du corps élec toral.. ~e Premier minÎstre .aniSllteuf"$ de l'affaÎre.

lri:s. se prononcera défini tivement sur cet avortement du 1\ janvier. principal partenaire. l' allégement de certains prix de denr6:s alimentaires va . enfin.~age du pouvoir l la turque. que les i$lamiste. que François Mitterrand estimüil. redoutaient . voire des violences fac ilement m3itrisa b!es. fustigera sans dou te l'hédonisme provocaleur des nnnlis. d~ 16 janvier 1992 1 au d4!but de d&cmbre. aculCliemenl.enl . sc laissant ai nsi aller à comparer ce qu i n'est pas \'éritablcment comparable. pour les affai re s de là·bas. sifftak:nt .s ne prbcnteraient pas de candidaL~ ! Mais les autres fonnations ct leur. ma is efficace. sone d'4!bauche d'un futur regroupement de la soci4!té civile où se I. raux. en s'engageant dans une sorte de: populisme qui . commenl la France. aussi peu se nsible aux innueoccs extérieures que l'ancien Eillpire Olloman. qu i.les effetli d'u ne contagion i~l amiste .. certains de ses aHi4!s. déjà. Ceux qui.~ loin encore. bientôt. Après avoir minimi1é les ambitions et les chances du A S..:&o. TOUl est donc fonction de la mani~re dont Paris. que. Car le risque exi~te 'lU<! ". Et. se réalise dan~ le cad re d' une conccrt ation maghrébine secrète.inégalemen t . les menlOrs de l'opinion oommeoctrent il se répandre en exégèses désol~ sur la violation du sacm-~a int principe de la démocratie. incapables de s'entendre afi n de faire front l la menace. dès le 12 jam'ier.. Car I~ Tunisie eomme le M~w:. " " . I!t les d4!mocrates et li béraux de toul poil. art istes et intelleclUeJ ~ . mms les salons de l' hÔtel El-Djezaïr. à tous les niveaux . « pour le moins anormal » . par leu r refus d'a1liance avec les forces n!publ icaiAC$ . des bouteilles de scotch valant plus du double du salaire moye n local. Son elllreprise. L'a nnu \'ise pl u. du dernier réveillun. aussi. chefs ne sont pas 4!pargné~.. défenseu r affiché du respect des droi tli individuels. lor. Un phénomène de troubles.'lalisfaire .~ aistment le$ masses éprises de sl3 bilité. offrirent la victoire aux nazis. Même si beaucou p de liC~ enfanls li'y trou vaie nt comme:. imilant ainsi les communistes allemands de 1932. j ugera maint enanl le plan des géné. L' al"1TJ4!e algérienne enllme donc l'appreAtis.. qui se laissa enfermer dans le cadre néra. I~ dotsill u~on Paru doM L'bpn. en un si ngulier cocktai l."' perpétuent ces erreu~ de di agn ostic et de com~n ement dunl Ic~ Françai s. sont coutumIer. de: l' Algérie. elle paraissai t prête l s'en accommoder. syndicalistes. Hoc ine Ait Ahmed .ALGËRlE. industriels. .. À cette difTtrence ~s qu 'elle ne gouvernera pas un pay~ lIu~si cohérent el. mllierai t plu.. me mbres de ce Comit4! national de sauvegarde de la 5kurité.~tc du régional isme revendicatif kabyle. déjl . ck!jà mardi. Reste il "voir.

. ilè algériennes... el D. 1995 la gU~I. svppt)f1e+eIle te dêlerlefIWIl de violence ~ Erwoyée spéciele de l'Expteü.. l.s • nlnjos _. n'épargne pas la copilote algérienne.u du 28 Mpfembr.. 10 10 vie qui.. com ment ils viwtol cette guerre qui ne dit pas son nom.s de. Toules les nuits. des commandos islamiSIeS. 20 1' •• . Sytvaine POlquief a porlogé 1" qoolidien des habitants d 'Algot< pour m!eu. Forces de . cootinve. qu i te<l"Ofi. ? Comment la popuIotioo. "OI!enlOl.. l.. Elle fOCOl1IfJ 1" explosions " Iou fu$illades..érie sont pauis loOIlS 10 wupe d'émi rs ICleo".. pMIf d. À quoi reuemble celTe copilole en état de li ~. pourtant. comprend. tond is que ("lain...enl les populotÎQns. qlXlrtian populairtn de 10 péfipt. patrouillent "S rues de 10 ville a 10 rechefch. priM en ologe. « • ~ Alger ' ombres dans la nuit » $Ur l'&pr. des brigod.. va ille que vaille.

Pa~\t minuit. waJlûe ... c'était une maison ancienne.• On les contraint . e nvoyés par talkie. Sayed. 00 h:~ unité!. la siru~lj~n est ~IUS critique. o n entend distinctement de s e )l. et sous les ponts. œs que le groupe terroriste est au comptet. pluste urs sommi tés du GIA . La nuit . On prend les susJ'l-'Ct s en filature. dlicancs. ... c cst une villa en co nslruCt ion. chevaux de frise devant les casernes . eer1. Le! fOf'Ces de sécuri té ()I11 ordre de lirer sur lout cc qui bouge:. q ue I. il y ~ Ben G hari. Cette fois. Alger : ombres dons 10 nuit l'aube. les fronts intérieurs s'animent. Jusqu'à qu i ne 5efO rocède au bouclage _ !oujoU!"li ve!"li 2 he U!\!S du matin. par ici..le chef de la brigiade _..~ rouges..~. porte les stigmates d' un accrochage à Sidi-Moussa . sp~:ciales e lles-mêmes hésitera ient il! plonge r : postes de controle. mis hors d'étal de num: •. J'arme brandie..~ une: ci nquantaine d'assassinats. on :11. une caserne de police désaffectée de sinistre ~ putal ion.Paru da ns l ' fxpt'"eU du 28 septembre 199. n y a cu des altaques . 1' . plusie urs heures durant . f oce à face. 3 se soot rendus.. qui est payé pour ça. Nos gat!l. com me la Mitidja qui l"ellIoure et une partie du pays . de façon à évacuer le secteur. profil aœ~.1 vo~sin~J. ass ure à qui veut l' en tendre que ces demie" !lOnl aux abois et que toules 1<$ mesures n&:eMaires seront prises pour garantir la séc urité du citoyen duran t Ic$l!lections. dont l' ulIC roule lOtIS feux ~ein l~. isJamis tes ormês el nÎnjo$ mor~enlleur territoire. dont Khcli fi Athmane. sou~iens log istiques et informateurs. selon les coups plus ou moins d&:i~i fs q ue le!! . ~ i~ des montagnes.. isolée ~us les arbres. ~uve n de:. au départ. sont plutôt ncrveux . crachotant . des sil houettes Inqu u!tantes traversen t les jardi ns. évoque le coup de fi let opé~ au djebe l Koukou. est parco urue dc fronts intérieurs . Aux abords des • zone. lassé de la propngande. À Kouba. claquemu r6e dans une obscurité totale . on a une infonnation. demandc à voir. œsteflt en (action j usq u'à l'aube. Chaque. Gouffres d'ombre: dans les quW1 ic:rs populai res . Il Y aval! 14 terrori stes. Alge r noctume .. dont les travaux !iOIlt interrompus faute de moyens. Mostefa Benmansour. émir .~~uUL on le donne au le ver du jour. par ici. IC5 éd ifj~ publics ct la Casbah. .. dont l. C '. en tète . ~Ientil à l'approche de certai ns checkpoims : . 26 ans .5 Por Sy!voine Pasquier Dès le cowre-Feu..). EI· Biar et Bouzareah.oomli. . ni njas JO. Sayed. l tivrer caches. " Ils ont creusé des sou terrains. Bab el. 2 d 'entre eux ava ient été expulsés de Fnmee. Le~ quotid ien~ pu blien t sans eesse des artICles aux all ures de communiqués officiels presque interchangeables. parfois p l u~ icu rs se maines d urant. La capitale.• À l'in térieur de la lourde Peugeot.~ hé l ~(:" Pumaloumc nt dan s le secteur. ta I1Id io gl"tsille san ~ cesse.• Le semble-j-il . C'est 1.cn ont plus pour longtemps : c'cst une question de l\e maines ! IO Le citoyen.~ murs.c. sous la lune .... fOIS.. d 'autres moo vants . côtt oooducieur. Parfol. entre deux ordre!. n'étaient le. que les commandos du GIA choisiuent comme planque. . In brigalk d'assaut patrouille: ilI bord de deux voitures blindées.. Parmi k!s 1 J t~ ~ I~vent . presse se fa it raremenl 1'&:00. Alger est une ville mont. .Qued . ~I les occu pa nts rete nus e n ouges o nt pu être h bé~s .. "Automatiq uement (c'est son adverbe (avo ri ]. le: pare-brise est fe ndu en étoile aurour d' un impact de fon caliln. Saye<!. je sa i ~ que les Islanusles sonl Hrrl W. ChHque nuit. Parfois. passages dan s le. Les pre ndre vivan ts. fief des hydrocarbures -. en une mtlée d'arabe ct de (raoçaîs. les . assure un enseign~ nt. Le mi nistre de l'Intérieu r. des groupes qui opèrent à la C~b~ . confirme : . au nord d'Alger. pommelles hautes . ~ coovrc:. portetlt aux islamistes annés.emtOI!"CS: 1 un abrite Ic llroupe d'i ntervention antiterroristc. Ils n ·.\ la zone d'exclus ion du Sud. Ce faubourg d' Alger est partagé en deux l. est p~ve nu. L'U.. qu 'ils sonl. recherché depuis 1993 el Implt. nom des lieux ct le nomb!\! de terrori ste s . c'est micull . q ~ dan.• Il montre au lom les Imnx:uh'd \'crdâtres du guet de Constant ine: . dit Hocme rhe ha (" la A èche . JO ~ulonlatl q uement. guère plus rassuran te. lU fond de! cell ules soutemrines de Châteauneuf.. Une grenade q ulldri tl ée Jui l au fond de la boîte à gants o uverte. (on:es antiterroristcs.~ arrière au G IA . .: l'aUlre ~rt ~ ba. L'autre .plo~ ions et des fus illades.llins fixes. fcu lombe sur les rues dfsel1m.est Simplement rebouehé avec du plâtre . Au-delb.:st une cilt en éUIf de siège..

. depuis quelques mois. l'un des leaden. ère égorgé ou décapité. qui e~t tout de même n" 3 dans la hiérarchie internationa le des Frères musulmans _ el cc gé néra l à la retraite wutenu par l'étal-major de la caste mafieuse. ont entrepris d'assurer eux-~mes la sécurité de leur village. Et.. Mais les quadr.. À ses cÔlés. et on les jeue en~u i te dan~ une tente. fi une trenta ine de kil omè tre s d'Alger. . Or c'est une partie ùe cene caste qui a engendrt le FIS. 00 veut avoir une vie. Une cinquantaine de jeunes ehômcuT'!> du lotissement Sen Riane sont allés d'eux-mêmes réclamer des moye n~ au .. elllend-on frf:quemment . Dans la> llIes du cenln::. assure <.AL.". oombre\lx som ceuo'( qui pensent.croual s'est prooonl'é. malgré la peur.\. .aine de volOfltaires 1 Miami ct Dallas . pas être cloÎtrês comme des betes apeurées ". n'est ~ devenue une guerre ciVile . eux.trois fois le Smic local . Excédé par la candidatu re 1 la pré. Parce que ça suffi t.'i.cintaste. tm n~· fuge du Front des forcei socialistes passé au Rassemblement pour 1. a décidé de tiC rebeller.lgtnaires et Jeun. Que5tioo de génération.. " Il faut lt:'\lr faire voir qu'on existe. depuis plus d'un an.. non clIIltents de tenir les terroristes en respecl. en jeans et tee· shirt . ou de pau vres gens dont la pone ne tient qua un dou? La seule question est de savoir" qui cette si tualion profite.. Pourtant. même si une grande pan ic de l~ population s'accroche lia perspective de ces élections. 1] . Barakal! (As. de la mosqué. quoi qu 'il arrive. cadets se rebiffent... quelques rusil~ Il pompe et autres lcaIachnikovs . .Jtique. ptl" du voile obligatoire.. Po' u dons L' bp"'" du 28 septembre 1995 Mahem3l.. pui~ le G IA. 'l ui a obligé nombre d'en treprises Il aménager leurll horain::5 ..-eau "'u ve nt sortent du lotü. la dl'silLusiOfl Quand. . ce n'est pas pou r ICIl perdre.s'acharne sur ses victimes avc. Pourquoi massaçrent-ils de. enremlét dans le hidjab jusqu' au menton : . nïmpone quand. Depuis quatre mois. J'ac tuel chef de l'~tat. ToUl le monde le sail : l'explosion peut se produire n'importe 00. sans basculer dans aucun cam p.\ de la gueTTe de libération. cc n'cst pa s de savoir quand. Mai! leur salaire.:c une s.. fl'è<. on va essayer de nous coincer ent re l' islamiste Mahfotld Nahnah _ un modért. . Je m'étai s la issé convaincre par le ~f\lll ll'" . II ajoute.. explique.. cenes.Gflll lE. Uc:pui~ que 7. autorités.feu à 17 heures. avoue un milita nt de J'oppos ition démocr. Séquelles de trente ans de parti unique..~ journalistes et de~ flics de quart ier. '" La violence q ue nous endurons n'a rien de ~péd fique. upliqueMalita. '" Mais on refuse d'~tre terrorises. Nina. empri~n n6 du FIS di~SOtI5. l'un des endroitS les plus déshérités de la capitale.~identiellc de Liamine Zeroual . là préci~ment où prêchail autrcfois Ali Bclhadj..il n'a que 17 M S . Une fois Oc plus.! Kaboul . J 'habite Belcourt . Il a distnbué des armes aux garde~ communaux. lance un jeUIk! technicien. cette gueTTe «contre Ics civils . . l'Ul wre et la démocratie.ç le monde. exécutions).estlafaçooqu. lation 1 L'OI laborer aux elTorts sécuri taires.. ils ont fomlé une di7. rack et. mais comment je vais mourir. S'ih (Illanisent ces électioos. Le~ is lamiste s dénoncent la COITUption.a l'A lgérie d'être dan. "Ce qui m'angoisse le plus. On leur Il octroyé un mois d'entraη nement militaire.. baignée d' une lumière ébloui.lnle _ moment Itpulé dangereu.sement Michel.C.lJrer so propre défense Les ancien. non. Le pouvoir ne cesse d 'appeler la popu.. prohibilion de l'alcool et du tabac. Malgct les effortS déployés. c'est inSOtllt:l1able.. Que changerom pour eu" les élections du 16 novembre? À peu p~5 rien. allentllts. AS!.. mais aussi dans la Mitidja. Boufarik. ils l' attendent toujours.. El de conclure que. AlGer s'6'eille. payés 12000 dinars . lance Faliha.çie 11 bois.. paraît·il. "Nous sommes !cs otages d'une luite entre deux f~ctions du pouvoir.. blIstion tic l'u·FIS. C'e~tJe cas en Kabylie. que les jeu" sont faits .'iC7. un sy ndicaliste enrage: " Je refuse de choisir. qui ~ubit depuis la fin de 1993 un véritable rtgimc de !efTeur imposé pa r l'émir local (couvre. un nouveau ~upplke il fait son apparition : on paS5e au tour des victimes un pneu de camion arrost de mazout et enfl ammé. malgré le déferlement d'ulle violence hideuse. la roule marche en lançant des regards rurtifs su r 1Cl! voitures en stntionnement. Un m&lccin d' El Harrach témoigne que l'u n des émirll locaux . Pourtant.a pl\lpt"I: défense. mnis on ne les a jjilll8lS vus s'attaq uer au~ intérêts des prtvaricateurs.l-clle. des fiIJe5 de 2û ans cn jupe courte CI che. veT'!> 7 he ures du mati n... La société algérienne rés iste 11 sa façoo.pour mieux margÎna!iSC"r les résislants volontaires qu i. les cités voisines. il ira voter. atte$!Cnt que le degré atteint aujourd ' hui dépasse tou t cc qu'ils ont connu .

tlOns.' ronçlionnaire.res.en5. Et Iar. raffron temenl sanglant qui nlVage 1 Alg~ne aurait u~Jà fait 60 000 roort~ .366 ALG.. I6moin •.:\'. plus tard ..ËRlE . YQi re d'UM c culture IOOfti~. Don. sem IOlalement libérée de ses anciennes comraclictions. trodu it por 111\8 ri tuolisolion de l'horreur à troYer. Vincent Hugewo: est ollé à 10 r. Les enlonts ne I. 201 1 .- . • qui . pendant et 3prè~ ~es ~ .trièfe..nt de leur apporlef.. c:nq ans. L' AI!. ct c'est bien pourquoi il faul aller aux umes. combottonls .nconlre de Cet enlon" confronljos o 10 barbarie.QI'I t pos êporgnés. 11. DIlO- de les ocllever à 10 hoche. d 'u ne fureur meu.. une rccrutlcsccnce des attenlaL~.rvécu. le jeu ou le deni n. la libt'ration ! " ? . rll db. violent b Femmes Q'<'OnI el brûlent les maisons." ... 11.. Ils veu len! une ~l ution politique. pilrent IyJtou poileront. C«toin. l'enquête est à 1'6poqllt! 10 seule.. 0 évoquer les traumatismes wbi' por Ioule une gén6rolion qui est née avec la g . 1" dicopilQlions. ronl rég"'" le... Moi au ~si. ~s égorgent des fomilles entiirlls.. Il fnul s'anelldre. . Quelques P'doPsrchioires qui !onT figure de pionni. Au d~re d 'u~ hall. « Algérie : l'enfance sacrifiée » Retour wr L'Express du 20 août 1998 La violence que Iea villoges. des seines d'horreur dont ils onl été le. les aônes IrotOuM des nourrissons QII 10 mvlilotioo da codo. il leur foot vivre 0\1": le 'IOUveni. Reviens. qu'ils refusent de paniclper aux I!' tectlons .. D. L .slomilles IIst inouT• . dons 10 p i _ françaiMl.qu'ils ont "... " Est·ce le sens de l'l~rnouvanl au revoir de cette jcUIIC fille de Blida ' .....e é<:ouM..érie est en tram d accoucher dans les con"ulsions d 'une société " u' d . les aidont à s'exprimfi à IroYefs la porol •.il lluioo :1Ii1 d: SanfEgidio: Mais je ne comprends pa:. l 'efforc.. . . 11.'..Ct.

a~t ~gemcnt un jeu d'adresse dans les Iocau . les larmes.. et dont le seul nom charrie dlne lfaç able~ images d'horreur ct de mon . rl()tTe C M 2. poursuit sa voisine .".. peu après la rupture du jeOnc:. où une d izaine de su rvi vanL~. Amin. C 'est p& her de tuer un sourire innoçtnl _. toules en chœur : ... Ce soir-là.... plus des quatre e mqu~mes des candidats ont l'lté reçus à ]'C.ŒU f.• Ami. « Je le trouve plus cal~. chantent les llCu f tlhes 00 ~Lt ième amJée.1l du ramadan ) _.. qui l'liait allé chercher 'IOn fnlngm li la mai son a u moment où commençait le film . au tre izième j our d u mois 5aCré du ramadan.n ICSt.~ pI'ls. votre mère • totls. co nfie un psycbologue. comme absent. Soudain. un jeudi de juillet. ici. ils on t planté la peur ct fait rtgne r la Bientôt. Ietlf pere.m assacre ..a tuerie . • Il parait soli taÎ1C.. de Sid i-Hamed viennent changer d'air deux après-midi par sem31ne . Avec Fateh. La deuxième: compla inte. Amin sera instituteur. Mais il tient. cible d' un attenta t l la bombe. " Au demeurant . Po urquoi a-I-il péri. qUllnd le frère aîné . .. bommes. Pourquoi ~ parenTS ont été égorgés 1/ Puurquoi.~ aux contreforts de la mon· tagne. i t'< IUp sO r. SUrvCllL1C aux portes de la capitale. Ils on t écl'l nos mcllleurn re lais: " .Doumcdienc. laissant dans wn sillage les cadavres de 130 à 190 civils. cause à I" heure de la fuite en avant terrori ste .I' Assodatioo nauonale de soutien aux enfatll~ en diffic ultl'l (AnS<.. Année rouge sang. m'lIS-lU laisS4! '1/ Où Irvu ~'erons-noos l a pa i ~ 'fi Où \'erons-nous la ~c uri l é 1/ Maintenant que des bêtes ~a u yagcs trull ' nous e ntou rent.. C'est lui.Paru dons L' . Dominé. achevés parfois au poignard. masSllCn!s lors du ellmagc perpétré dans la nu it du Il a u 12 jan vier. Je suis Raïs . e de culpabili tl'l dont souffrent ~ints I\. tout misé sur l'«ole . 1. la cérémonie de clôture de l'an liée scolaÎrC. rbonnc dans celle ambiance pesante comme un cri de désarroi .vou~ ?- Algérie: l'enfance sacrifiée Por Vinœnt Hugeyx Devont eux.. Commenl ~urvivre il une telle ble~sure 2 De~ in$litu teurs el des psychio~ lentenl d'apaiser leur ôme. refoulées li grandpei ne. quand vlCnt . mitraillés.. glisse à mi-voil( une clinicienne. comme papa. la chorale des ~urvivants cède la place lIU pré~idenl de l' assoc iation des victimes. algérois de 1 Anscdi . par les filles. membre de l' ent adrement bénévole du cclllte. plu~ ~rvl'l. Un cII'l tai l ? De quoi.."C\l.Hamed.\amen final..cer par ~e!t ensei· gnants.."<':." O' ailleul1i. dont les portTllilS ornent Je mode ste burea u du d il'l. du 20 ooUt 1998 nuit chel moi _. Illehés dan ~ une roe paisible du quanie r d'Hydra. celle én ième tragéd ie alo urd it encore la litanie des villages algériens acquis aux islam istCl>.lS un soleil de plomb . Chacu n. brillé~ vifs. plus cAplicite encore.' UI S Il patrie. des voix enfanli ~ 5·t ~venl dans la cou r de l'école primaire de Sidi. ils m ' u~lt accabl~ de chagrin ft la veille de I"Aïd [la fête qui marque la tl.•. mali pbe. on a tué mes vieux et mes enfants _. leur Irère ou leur !... nOIl to in de l' aéropon Houari. fe mmes e t e nfants. à la hac he ou 11 la bêche. Sidi· Hamed. aggraver le comple . . L'lin ctc:s tau".. Pourquo i me 10rturez. ce village de la plaine de la Mitidja adOs. Ain ~ i co mmence. avance fièrement un institu teur.'di) rend d' abord hom - mage GUX profs. Amin !oC sculml 1 .: ur.~i tÔt. vie nllCnt troubler le n:gard des invités venus d' Alger en \'oi~i n $ . de l'fussile les plus élevés dll pays.Hamed. Je . le palmarès des é lè y~S mtritanLS honorail aun i cene année un garçon de 10 ans. . Fateh. pleure autant les absents qu ' il ÎCte ses la uréats. _ DepUIS celle sanie funeste de Janvie r. ~n! l ude à 1... et pas moi ? . Entre SQUrircs incenains et sanglot~ élOUffb. des momlres onl égorgé leur mere. Aus. co nti~ cc dernier. ma i~ c hât iés pour avoir . a péri dans lïnçendie de l'hu mble vidWc lub du \'illage . remere ier ceu". Aucun n' a quîlll'l son poste après le .. un t ommando des Groupes islam iq ues armés (G IA) a dUerlé su r le bolllB. Qui va m ' apa iser ? Je s uis l"Al. l eommcn. En toot cas depu is . Chet nous. trah i.. Lu i-même a perdu da n~ la tuerie de SidiHamcd 19 membres de sa famille Cl est toujuurs ~ns nouvelles de !leS trois filles e nlevées cette nuit-là.érie.. TroIS jeun IIvan! La disuiblltion dCl> prü. renchérit une autre. Je sui ~ Sidi. clame une élh'e rescapée . Pu is. comme de cootume. ronge aux 26 écoliers. le mornent de ctlébre r la fi n de l' année scolaire. SOI. Comme un enfant qui. C est grâce l eult que nous avon s pu é pa uler les garnlOs trau mausl'ls Cl l~urn parents. qu i ont voolu que • la vie continue _. • Je suis Be ntallUl.

es de leur âge. Sidi-Hamed ne peut effacer de sa . e t recoo n u~ CQmme tels . au sein de la population. la suspicion malmène nt celle tradi tion .'te. a-t-il confié Î1 un ami . un tribut écrasant. s'éloigner du lieu maodit.~ ? La collercl1e brod& de son chembier blanc cache une épai~~ ckatrice. avcc le retour dc~ inhi bitions antérieures. depuis lOT!!.. les fam iliers pas~ nt.acres Oc la Mitidja. L' irtlitit au visage émacié ne veut plus de la mli~ que l' t!at ("C<:Qnstruit su r place. Ahmcd • sauvé quelques-uns de ~ élèves. 4 psychiatres et 4 psychologues. il convient d'intcrvenir sans attendre.ercé peut·il déceler dans la lenleu r dc~ corps ct. du fils.fu?t ~. Jo L'équipe du Dr ChafaiSalhi. Jo Sur le tapis ven de l'espace ludique aménagé dan. Jo Fondatrice d' un foyer d'acclIcil pour e nranu abandonné. un homme sec et noueux romme un sarment. la dt:mière. Les enfanlS viennent sc vider.mmoire ce bambi n de 2 moi ~ dOflt les barbares avaient arracM le C(rUT avant de le lui ficher dans la bouche:. ouvert en 1992 au sein du CH U Frantz·Fa/lOO ue Blid a.a payé et paie encore . la pudeur entrave l'expression. prostrée dans une hébétude Solns food ? L'enfance . note cene psyel"loIogue. Fat ima Kamdja a vainement tenté de lancer un c Samu psy ". Parfuis. animatrice du seul service de ~ychiatrie d u pay~. pour alléger le fardeau du frère. l'tus sponlan6 que !e~ adu ltes. racootc le pèrc. bien s!lr. leur sauvagerie. uns jamais la contraindre..et les . tout concourt li lignifier le deuil . À cel . ni la concler.Porv dons l 'f. Jo Reste que ." .sa lltc dicharge de révolte. doit eM1iber 5CS mains brûlées pour 5C disculper. les yeuA d'Mmcd 5'embucrll et sa vo. recueille souvent les rki ts au magnétophone. 1.~ la maison d' Hydra. 'luand les villageo is nous oot vus revenir pou r œuvrer ~ leUni CÔt!!'s. Sans pour autant renoncer à agi r dès l' !!'ti 1997. l'ampleur des tueries. Jo Un policier. sou tient llatima Karadja. jamais flOUS ne guérirons. Que fa ire. dès lors. Il~ ri sqUliCflt de les e mmener. Quand le chagrin J'étreint trop rudement. Ins Uh la. a 1 iYldence.'altère. lant les survÎvants aspirent à se réécuuter pour rectifier ou f.r. &l ns dou te un œI l e:o.nstant d u récit . de celle négation de loute humanité. leur propre çomporte· ment : ils raconte nt tout dans le moi ndre dt!'laiJ .. Avec une avidité et une e:tib'ence d'allentiun sans faille .e ouverte..~~ décrit le martyre de nourrissons mutilés. rai-il fondé sur une cummunaulé de mal heu r. en suscitant la parole.• Toi. . • À. cell ule d' in tervention d'u rgence. Cl la berce longuemtnt . P1~e à l' abattement .<." Dialogue chaotique au débot. À 16 an~. le crine fraclS$é cootre un mu r. Mais. Us ont voulu évacuer. la pte. les miraculés de Sidi-Hllmcd o nt les jeUJL: ct les gestes de. nous de savoi r icouler.la confiance s'est inslaurée . a échappé de peu a u cuu tea u de s égorgeu r. il prend dan~ SC!. la fixi té d'un regard l'indice des alroci tés vécues. tu as reçu les terroristes il la mailOO! • assène un ~. de la fille.. le langage se fige U'emhI6. il s'agit de lé\abli r un lien communautaire mis l mal. conslate la pédiatre. moi . Il faut dire que c'étai t un beau gaillard. Chaque semaine .mreJ . Du rant quaran te jours.de 200 à 300 morts le 29 aollt _ ct Bentalha _ 250 tu!!'s le 23 septembre. à Toulouse. celle du bourreau comme celle de sa proie '! Comment dire l'i ndicible.• Avec le! plus jeunes.née. rito rque l'auue. dans les massacres. rescapés ou timoi ns d'une telle cTllau ti. parfois. O'autsnt que le dr. Même sr. Mais qui devine rai t que Il pimpall tc Sarah . Tous victimes. chargée de cours à r oniveL'Sit~ du Mirail. La tenue . la maison du doé. verbaliser.80 mètre pour 75 kilos. parlent du mort. <0( Mais j'ai des filles. il~ verrouillent nianmoins très vite leur parole.le sort épargne le fil té nu de la "ie.:omplitcr leur propos. Iel! gestes et les mot~ des agresseurs . dans noue c ulture. Ce fut le ca~ en mai dernier. Bien sûr. parfois. Là encore.. lo~ u ' u ne mère jeta son ~Ix" de 10 mois par la fenêtre d 'on llUi collectif pi!!'g!!' par le faux harragc qu'avaÎCnt ~~ les tueurs islamistes. Et CQ/Ilment imaginer q u'elle a vu mourir à lieS c(jtés une sa:ur cadette ct deuA frères aînés ou que sa maman l"C.~ gM. san~ esbroure ni caméru . insi"e Houri a Chafai-Salhi . Pas plus que la photo d'un petit cadavre calciné paTlle l la une du quotidien El KlwJbar.lIlloC ravi ve.~ et prélidente de l' Anscdi . Puis. Il préférem t pan.qweu du 20 00&1 1998 en sécuri té. de viei11e~ lignes lie rrxture . " . oon loin d 'Onn. avec quelques amis. 6 ans.. de la sœur. sur le ~ite des grands mas. tels Raïs . <0( En Europe. Et comprendo: . maÎsl'énergie dt'ployée au lendemain de l1~cll tombe lui manq ue désomws. c Il a d'abord fallu encaisser une pu ir. vous vous rendez cOOlpte 1 . • S i nous restons.x r. accusé de n'Ivoir rien fait. et le fa ire dire 1 D' a bord.

pas il pas.on de 12 ans qui re fuse d 'admettre que son pè re a soc. couleur du sang e t des ftamme~. L'u n se la nce 11 t!te perdue da ns les l'tudes. Une cen itude . gnavemenl brou ill t!e . le jaune du Mllei l. A le i poi ll t que nou s refu sons tout eonl:lct entre les joumali~t~ el l'enfant.t-cl1e. . ceUA q ui o nt tl' moigné de \'ant ~ tribu naux e t t. Il Cll. d' autre. il (. !>Ouven l alJongh s.. Ces hom mes en &l'Tnt"S. rédigée en arabe ou en fral"MWlIis... '" En quête de symptômes spécifiques.~ ite sc:oIairc et bann it de sa vle tout pl ~ isir. pour lc trai tcllM.. le vert de! herbes e t du feu illage. les e~pen ~ tAtonncnt encore. tandis que MIn voi sin fuit ce qui . Qui t st-il '1 Celu i qui périt sous mes yeuK. 11 la faveu r d ' un séminaire (. À Raïs. j uchés sur une colline'! Des '" patriotes . Sur la méthode. Humilitt et e m piri~me . clarilie la scène.. ta. expl iq ue ~u r un ton déubusé Houri a ta pionn ière.. li y a eu dc~ hauts ct des bas.. Il am\'e q u' un gosse dis~ a Ulou r d ' un ours l'tendu dive ~ personnages. telTO'i » . 372 lete~ ~ parées des corps. le' coon. Mais CClle ren!rt!e. o nt repri s le ID septembre . reconnJit Fatima KanKlja. la savcur arœre d' une revanc he ~ur le sort.. • l'aul-a pour aulant livrer les gosses rcscapt!s il la presse 1"."On sac~ au lroumat isme . un e~ace voué aUA conte~ et UUA pe lu ches. Les autres . pou r les enfwnts dl'rocinés ou fragi li!lt!s par la violençe .. Ré unis en fl' n ier dernier à B lida. Souvent . Ie~ croquis s'apaisent. dbitllI<ion Porv dons l'Expntu du 20 août 1998 Tétan isés par l'in lensit\!. A\'« le te mf1S. cbns une profusion de rouge. les aclt:ur.Q:ur '/ Celui qui n'a pu su nou s défendre " À Blida. Une façon de fi g urer l'cntourage p[eurnnt le ~re mon. Cofo ndatriee d u Corn it~ contre la to nure ."M trop tOI pour mesurer les st!que lles à long terTIIC de 1'I~preuve lIlIverst!e . « Ma mère. . comme pour se pun ir d'en a voir rtchappt!. Busnie et Rwanda eo tête. À commence r p. . Il y a de~ • klach . les ptc!opsychiatreS Oc Frantz-Fanoo l'paulent ainsi un gw. au lendemain d'tme utcs cruell eme nt ~pri mées. mo ins de six mois aprts Ja nu i! des lucurs ... . 1I faul ain si.. .. Houria Chafai -Salhi a lrè.. de la ~ne psy recommandent ainsi de rl'habililfr les st rucrures dttru i te ~ ou négligées _ groupes $(:ol ~ ires. Il y Il cu bea ucQU p de dl'mp~ ges . La boucherie de S idi.-s gtan [~ barbus mitrailler.1 une bulle. Il 'arrive jamaîlo .. jardins Ce nes. de "lIdulte. Hamoo JO .-n1 de patients '" on:linairu lO . repl)é~ sur eux-mêmes ou minés par la honte . . un atelier de plÎte A modeler: là. de ~s ou de loin. Sauf e n CliS d'a\'al ex plici te de lïntércsst! e t de SI famille.ALGÉRIE.:om bé à une attaque cardiaque tandi s que les assa ilbms achevaient sa ~re . s·c mporte. Une quête morbidc d u spectacul aire . À quo i bon feindre d' inventer une dé marche inédite '! . d' ailleurs . On y vo it. . t'autre s'i nttrd it tou te ré~s. vouée 11 t'l'cheç.. tr. Otllils inv ilent 11 dc!pe illdre l'inconcevable. dan~ la salle de ba ins. plutôt que d'en créer de no uve lles . Bicn sûr. ce qu 'ils eAigent. mil ic ieos civils anntl> par le pouvoir. travailler 11 restaurer l'image . impuiSS/ült e t terrifié ? Celui qui tvemre ou e nlhe ma !. c t l' Ik!mellent volontiers. la fëte de l'école primaire de Sidi-Hamcd auna eu de même. ce fut nOire plus grande \'ictoin::. du traumatisme. pou r l'heure. d. poigllllrdcr ou rrançhe r la gorge de petites sil houclIes infortnel.. Parmi tous Ieli jeunt~ supplic iés reçu ~ alors.lf le dess in. confrontés à une barbarie te11e . nt en 198R. Le~ !'oCèncs crayonnées par les enfant s de Sidi-Ha n1ed dan s les joUI'lI qui Oflt suiv i Je carnage IiOnt d ' une clanf slupfl\ame. Pl us un re~re IJC lie m.. comme partout. Ils iMiste nl su r le rôle d~ vHlu il l'teole. On ret rouve le bku du ciel .surnom du kal llChnikov ... '" C'est Il\lj famille" 0\1 . Dans la mai son de l' AnllCdi . certains !'I: clllljuemure nt dans un mutisme absolu. . À Blida. Ce qui ..g~re l'picentre du !lt!i~me terroriste q ui a ensanglantl' la Mitidja. nneore unc fois . « Mon frire . '" La pl upan n'en veu lent pa. Mais plus o n dêblaie..~. Soit onze jours après le raid atroce des". des couteaull.lt tilé dans la rue 5'en sont 11 peu prb &O n is. te Dr ChafaiSalh i l' met toutefois une hypothh e .. chargl's de protégcr Itli bourgs ct les hameauA vul nt!rnbles. centres de santé ou de prouX:1ion maternelle el in fant ile .. Surtout ]lus. recou~ s cl des d'e nfants . l' an dernier. une légende 01.. s'apparente il une anne. i5te d' au tres mode~ de communication que le verbe . .~ \'ite dé lai$sé crayo ns e t m~ rionnelles. '" lieu privil égié de réi ml'gration sociale ». c 'est de re larer. Souven t pendant plusicurs semaines. Tant l'expérie nce de l' abjection suse ite de5 réactions eon tra5tt!es_ Tel gami n j ure de revêtir l'uniforme pour venger les siens. plus o n revie nt aUA méthodes tradi tionnelles. D 'autant que to us uni dû ada pter des siructu res d'accue il conçue . Codifier les s ympc ôl!1CS '! Modél ise r la th~ llIpie '! Une lel1 ~ approche paraît. un a lu tOOI ce qui s' est écrit sur l' impact des gucrres civilcs. les avis d ivergent. » Si poignante fût -elle. n.lînent encore Je ur souffmoce . Ici ..

~ . attendent sous le cagnard.ranger d ·enfants de familles victÎme. Voilà des heures que 250 gam in ~ Ofmun is . JXlid. il est vn i que les . Vive l'Algt'rie !" ct lion.tr d'JK. Arri vés le matin vëlus de neuf et coi"é.. Moralité: tous les enfants alg~rien! doivent rester en Algine.. invités en Belgique par l"organi· sation hu manitaire Handi cap international. Et Moudjahid re lata it. on vit Mme Mcchemcne brandir li la ft' I~v i~ion de s deS$ins d 'enfants venus l' an dernier en France... compagnie publique des hydrocarbures.: .. certains se couc~renl sur le sol. enjoint aux au torités compétentes de . -. ou la cent rale Iyndicale UGTA on t traversé 5IlI! encombre la Médi terranée. le 31 juillet. sur ["autre rive de la Grande Dieue . 1"illustre . Habib·Chawki Harnraou i. nagu~re accue illis dan~ I· Hexagone.or!i d·un m~rnordble point de presse. En pleine phue de Crisp. autorisations paternelles : tOUI étai t en règle. mesures : les enfants chaperonnfs par la SonltDch. m i n i~re tIo: hl Solidarité nationale el de la Famille. le bateau pour Marseille. li l'in itiative de J'as· socÎation Dja18irouna (oc Notre Algérie )0). la tignasse en bataille et Je caur gros. Mais rien n'y a fait. l' issue semblai t pou nnnt pr6vi si ble depuiJ Ir' 19 juillet dernier. une centaine de rescapés du terrorisme. Conscients de I"é<:ueil. de vacanecs estivales en Ff1lflcc ou en Belgique. .. Le veto venait d·e n hau t. À en croi re le n!CÎt du q uotidien gnuvernenlCnlal. Fin juillel.ltillil frlncophobe . tandi) que d'Iu~. et sou_~ l 'œil de parents émus./ atura.. vict imes ou n<Ml du terrorisme.. com me certains de ceux. Deux. -. ils repartiront pour Constantine.. Consigne n!ithêe par une circulaire de mai 1998 . du port. 14 ans OI1 t eu droit au même traitemen t....AI. NavnlIlte. SlI fille prenait l' avion pou r Paris. des bwnbîns reçus à l'étnnger ont étc' privés de no um· ture trois jours durant. datée du 19 ftvrier 1997. l161e~ du Secou!"ll populaire fnn~""lIiJ (SPf-).~. Mai$ leur gaieté fébrile reste ra . après avoi r regarW! §·~Io igner.istancc d·un te rrorisme réputé ris iduel. pourront séjollfIl!.« Vive la France! JO. tendent à aUe. adressée il tous :11:. d·embarquer à bord du ferry.. oia ellc i n~pectll plusieurs campli d' ~tê . avait donn~ le ton : lI·après lui.autoriu!s algériennes. Ce jour. l"éc. Qui a pourUln t ~té re foulé . Nul doute . visas. Aucune vict ime du terrori sme ne figurait dans notre groupe. Écaun!s. le 19 juillet. de nobles pri ncipes.• Le 3 aoQl . La sc~ne se déroule le 2 IIOllt. Il y eut d·abord ce groupe d' une quinza ine d·ados en panance JXlur le Mondial. JXlu r sa dffense. rnpport~ par le qUOl:idien El· WIl/(l1I : « Je commence à avoir peur pour ma femme et mes enfants. le 22 juillet.. Passeports. l.. mais hélas! amplement dévoyé par les. convietion trahis. su r le port d ·Alger. subis. le chef du gouvernement. i~iteuse s'est dite • heureuse et fière -.~aien t II. les wal is (chers des willayas) par Ralxa Mechcmene.Qu. familiers des plages et dc~ boîtes de la CÔle d· Al.. d'entendre les gosses défllvorist's ou victimes du terrorisme scander . selon elle.lIusion Po"" OOIU t 'bpN. La titu laire du JXlrtefeuille de la Solidarité omet de préciser que le jour même du prem ier fa u~ départ . q uai. C'est au nom de la protection des enfants que le pouvoir vÎent de priver un bon millier d·cntre eu)!:. et sans doute impemléables aux desseins pervers de l'ancienne puissance coloniale.~~iné . nou~ n'avons besoin tic pel"!\OOne pour leur venir en aide. les petits refou l~s voient di~paraitre dans le sillage du navire un ~jou r de trois semaine~ au sd n d' une fwnille d 'accueil. lil.range r la per. Dans Iïnstl"\lCfÎOO nn 3. 374 Le potI\·oir algérien invoque. . le porte· parole du gouvernement. Peine perdue . les partenaires algériens du Secours popu· lai re avaient pri5 soin de sélccIÎ011lICr pour l'CSliCn tiei de~ cand idats l U voyage ~pargn és par J'oukase officiel. combien l~gjtime.. Ahmed Ouyahia. du 20 00011998 Prévenir tOUll: d~rive racoleuse : souci ('. acarocc~ luin de toute man ipu lation . 300 jr'Ullr'5 de 6 ..." .. dans un centre de loisirs de le ur ehoix. manipulés. Jijel ou lizi·0u7. où les recll!6. Va·t-on les tllliter de cette mani~re si je suis a~sa.• Des .GÉRlE. taCoole un animateur de l'aswciation El-Azhar. la ~. . ne plus organi!.~ de fn is. échappent au sort commun . prornet-on. En clai r. évoq ués dans deux documents. Des rêves de gosses ont aussi fait nau frage dans les 511~ d'embarquement de l'aéropon Bouan· Boumed iene. sous un litre t' loq uent .tjons d'envoi li J'éc. venus pour la plupan de loi ntaines willayas (di vi~ion s administratives ). deUx. Nou ~ I vo ns respecté li la lettre la regle du jeu.. Confidence inquiète d· un policier portuaire. une tournée de Mme Mcchcrn~ne dMn s r Ouest. que ces p~...ur.~nt une volonté d"inCÎter la jeunesse à Jt'tester 100 pa)':5 . Ictions d'envoi .. tandis que d' auttes se vengeaient a\'eC fracas sur Id poubelles. incrédules..~ du terrorisme )O.~ler .. Car il va de soi que Ics rejeton~ de la nomenk. Puis.

supposf! ÎmnÙnenl. du présiden t Zem ua l ou la guéri lla chronique entre son conseiller Mohammed Belchinc el l'élut. l'homme ne conçoit de pouvoir que ptlsonnel. Au contraire. Pas m! me l'llrgu me lll scion leq ucl les tro is se maines d' insouciance offertes au rescaJX aggravem ient son traumatisme. L. la sucee. j'ai même acheté un Clm6>cope pour l'occasion. cinf!ma. . _ Lu i voit dans ce sabordage estival . Hien . ton ne en écho Jamil Berrabah. lUI' 10 scène intetnariona\e et res laurer 10 poix civile.. 20 11 " .eue son portrait et ni r. ne lroublemit guère un pouvoir que tounnen tent d' aut rt s enjeux : le remplacement. je le ferais.· sion... prétend placer sous tutelle le tissu associatif. " équenral>!.isail une joie d'accueillir en j ui llet un compagnon de jeu pour ses deux enfants. du Premier ministre. Moi q ui n'y avai ~ jamais songo!.. d u dé. de !ous les levien. rienllC'.. ce &!Il arié égrène les sorties progra mméeS: piscine. Avec deu" objedils : Ioire e n IIOfre que son payl redevienne... une d&ision in humuine qu 'aucun pretexte ne !>aurait justifier _. D31i1a \'eut encore croire au mimele . le cou ple ava it réservé.'" "Le lrlIu matisme... il commence il impoM-r la marque.l l'horizon 2000.poq . . _ La man ipulation ? Le S«ours populaire demande au x foyeD d'acc ue il de prése r. 11 va donc s'efforcer de s'emparer. Ce prétex te témoigne d ' une volon té de tou t régenter. monuments . de~ j ouets ou du m..pi t6 ._. Plus amer encort. dont la chambre a t! té décoro!e en l'honneur d u copain aUendu .. peu il peu. " Débile.• Ce qui. c'est ici qu ' ils le vivent... décident donc d 'odouber celui qui symboli.major de l'armée . Mlle g. le . . To us repln ent heureux . foce OU" accusions donl ~I . Heçu l Alger en février 1997.è l' . D. Co.. De souche algé.s-<'I'IOIIdiste d'UNI A1gtrle nouvellement indépendonte qui lol~i t rêver les peuples d~ ~ud .tra<:e . op'" deux décennies de tr[Mlr. une telle paren~ ne peUl lui faire que du bien.... « La revanche de Bouteflika » Retour Wf l'bpress du S août 1999 Dons \es OM"S 1970.nommoient • lillle Big Mon -. rétorque Julien Laupr!u'e. de l'ormée . Il ne fllout jamais perdre de vue l·essel1liel . Si je savais comment porter plainte contre Alger.-o~. . _.. qui se croît habilîlé l dire le bien et k mal en toute chose.1lérie l seolaire.'. • les a nnées Boumed. Si l' on respecte l'enfant . En 1999. président du SPF.ont ~ob.ai rouna. Celte Parisienne se f. Les enfants héberg!!s dans nos fami lles rentrent sou vent chez eux avec des colis alimen tai res.. ".. "If land de. Ju lien Lauprélre • teril en vain au président Liamînc ZerouaJ. un cou p bas. mus par un nou~'e l espoir.. Mieux. cerla i~ le su.rt. En cel élit 2008. Aucune répon!le.<. un bungalow dans un Center Part: nonnand . au de meurant..1a dhi tlusOon v!!ritabks " interrogatoirCll . Calomnie indf!ce nte. loc he une ~ychjatre algérienne.. Ceu"":' onl disespérement be~i~ d'a llumer un contre-feu dip!omoliq ...376 AlG~R IE.. Au point d 'annuler le d!!pan cn colonie du li ls aino!. Sylv-aine POlquÎef d.... FOflM il 10 politique dans le wo il du parti uniq . le temps d' un week-e nd .et.·er lïntimit!! de leur pctit inv it!!.. L' État. président d 'hon neu r de Djal._ l)t. quo!'" Yiet •.. C'est le temps du mtpris. .. le petit homme éloil le chemire lie. avec b égards dus l un hôte de marque... de rttour il 10 demonde des cheF..

prend les dfeisions..ats tangibles . Sur dc. Houan Boumediene. étaÎt au poÎnt mon l son arrivée. la lélévi. .l' une des fllIisons qui sous-tendrait son départ antici~ .ueur. il a pu croire... un sourire Eclatant 3Ull lèvres.eroual auni t refust de souserire à l'amnistie qu 'elligeait l' AlS . Ce demicr refuse Ill: lui dollllCr audience.. . ali n de convier en !ôOn nom [cs leaders de l'Afrique. il élai t candidat l ia SUCCCSSM>n de son mentor. !lIVoun: son triomphe. son prédéces. Si l'élal d' urgence n'cst pa. r UniqllC •. Ses effets d'annonce som loin. \'ombrageull Ben Ali. c n A[gérie.Imediene. Sur le tannac de r~ropott Houari-BOI.. rappelle . Abdclaziz Boutenika. BouteDika montre lIu'il ..~­ tance une ~thode de gouvernement..j ugées inac:ceptablet par les chefs dc l'élat-major. Qu 'à cela ne tÎennc! Boutetl. CI partisan indércclible. C>epJis san élection. trop délieal pour voler la vedctte l !IOn Succe.. Boutetl. il e ntend se tailler un destin historique. c'est que les d~ideurs militaÎre. des années durant .en apothéose personnelle. désonnai s sou~ le contrôle direct dc la présidence . La hiérarch. l'cndosse a\'ec aplomb. ses invités au 3. Sur la défensive. concorde civile.. Abdelkader Bensalah . élu sans gloire le 1. on ne le sait que trop.. embrassades. estime un vélénm du Maghreb. bousculé par ses harangues impérieuses. . Il n' y a g uère que Nclson Ml. Il a dêià vécu quotre vies Amorcée dcpuis deult ans pu les militaires.. bra.. ika alleoo wn heure.~ion oationale. AfHuence record et pari ga8né. qui préside [' Assemblée popuillire nationale. ilticnt la main du Tanzanien Julius Nyerere.les pleins pouvoirs et le dialngue avec les islami1>lcs . au risque d'apparaître à l'opinion comme ]' lU1isan d'une reconduction infinie de la viUlellCe " Onlllipr~sent sur . Buulef •.~ combattant du AS. ma is répugne il en lI.inscrit dcpuis dcult ans sur l'agenda algérien par Liamine 7... Ma i~ il aurail alors post des conditions . G uide . II avait un pas~.§~umcr la gestion polîtique. n' est toujOUfll pas libétf... qu'au temps où il était chef de la di plomalie algérienne (1963·1979) J'Afrique pllrlait d'une ~ule voill .t. En 1979 dtjl.. concorde civile •.ika dépfche l TrilXlli une délégation de haut niveau o ù figure l'ancien président Ahmed Ben Bella. rebaptisée . El $' emploie 6 poci~er le pays. une heure duront. manèle-t-il il la moindre occasion. . un chanl:Crnt:nt de Slyle ct de Ion.IIdcla. si Abassi Madani.. &reimes. L' amlée. rL'Chigncnt il y consentÎr. L'el!:-ptisident Liamine 7. d'emblée.lc pays s'essouffle l ie s uiVI"!!. au p. le ng 1 du AS.3i8 POJ'\l dons L' f1CprW" du 5 ooUt 1999 La revanche de Bouteflika Par Sylvaine Pasquier Cela faiKlir vingt ans que ~anciefl protégé de Boumediene otteodoit san hewe. où affleu re un narcissisme exacerbé.. qui pose le pietl s ur la tcrre algéricnne pour la prcmi~re foi s depuis 1990. de la levée de l'embargo contre la Li byt:. Il a CIl\lo)'é une douni ne d'émissa ire s un peu parlout sur le conlinent . Rude tâche.5' sommet de l'Orp:anisalion de l'unité africaine (OUA). théâtrales. Qui s'aviserait de rec uscr un tel projet...' l des dirigeants qui avaicnt fait du si lcnce une vertu et de IR tli. eSI chargé tic convllincre le colonel Mouammar Klldhali . ami dc longue date du .5 ioIVri!. Vinuose dans l' a n de se mettre en avant. acco lades : rayonnant. lui . il a imposé KI marque.ib. Bouteflika se pose en I"lIssembleu r du continent ..ie milita ire lui a prtfétf Chadli Bendjedid.. d'i!tre toujours suivis de résult.~ levé. Voilà vingt aIlS que BooLetl. les partiS d'opposition voient leur marge de manœuvre singulièrement réduite. dan~ une Alg~rie su ppliciée par sept ans de guerre fratric ide . Je ferai la pail!: . difficile l CQIltrer •. comme l' appellent Ics Algérie n~. tandis qu 'il accue illI!. Le chef de 1'&1101 n'a pas ménagé ses efforts pou r transformer cct événement .<ssage. le puuvoir a pour lui le goût Je la revanche. qui d&larc forfail. En 1994 cncore. se dépense en affabilités cha leureu ses à l'égard de son ho mologue tuni sie n.Cu r . ses adversaires ~ 'étan t retirés avec fe lal [a veille d u scrutin . qui boudait l'QUA depuis 1975. la trêve avec l'Armée islamique du salut (AIS). Accou tu mt.crounl.~ cas très concrets.. Aujourd'hui. Bolltcllika eSt un dribhleu r en politiq ue.. il revendique la patemi t~ de l'in itlath'e. El. a imposé. qu'il touchait cnfin au bul.. . e n restaurant la . pounant. II! 12 juillct.

dans us Émir:r d~ /a République (Se . la crise s'aggrave entre le Gouvernement provisoire de la Ré publique algl!rienne (G PR A).-u du. chargé... un gringalet moustachu . reap~rail li Tlemcen. de taille moyenlle. qui Il établi son • commandemem opfl'3lionl'lCl de l'Ouest . quund Boumedicne décide de nationali ser le ~trole. comme le pclit dern ier de la fum illc..one fronta1~rc marocaine. Au terme d'une vbite officielle chaotique à Alger. Muni d 'un pL~Sc:pon marocll in. le namboyant Ik>utefiika glisse 500 fruncs de pourboire . q uand Beo Bella.ccords d ' tvian. i! est bluffe! par le personnage : • Dismoi . t. d ' ic i à un ou deUA an~ il mettre d' aa:onl tous les protagoniste. n en Bella désigne l'e! missaire d·Au lnoy .lri" (M.. De l'au tre côté de la Médite rranée.. chargé de "-"C herche à la Fondation nati<male des sc iences politiques (Centre lrl!'wdcs o:t de ~chcrchcs internationales')... dans le nord de l' HuagollC. qu 'on appelle Il la rescousse. le ministêre de la Défense échoit à Boumediene .. G"~". Si Abdelkadcr J .e décou\'R'. qui en a pril> la directioo . Ben Bella placé Il la tête de 11~tat.... il anache 11 FT1lJIÇOis-Xavier Ottoli.. C'est nlors qu'cst rendue officielle la mon de Mohamed Khemisti chef de la di plom atie alge!rienne. d6illusion soumet. li ~jà vécu q uatre vies. de Gau lle eu pressé d'en fin ir. originaire s cie Tlemce n.. dans la l.. II tombe malade.. "le Mal ien. de cinq ans son cadet. On est e n février 1962 .!mliml uns le concours de soo minism:. La dculIième Abdel3. confie André Pa utard. le jeune homme réuss it 11 se faire passer putlr le parent d'un des déte nus.. Peu après les . pour l'instant .'l. Il repère ce gamin aux yeux bleus étincelan tS. il y en il beaucoup des comme toi à l'ALN 1.. ltout bout de champ. regagne Le Caire. _ Entre alOrll cn scène celui que les méd ias imemaliOl1aU)( ~ ur­ nomment déjà . c'est BoumedÎcfIC qui f:I impo!>é BoulcOika t ce poste. château d' Aui noy. Deux IIIlS plu. lui. En 1969..~ I::. il parlcl1I à un officiel fl1lnça is de • l'odeur en ivrante de la poudre . . Le chef du PC d ' Oujda eS! un tnul sfugc de r un i\'cl'lIité AI-Azhar du Caire. alors oofTtspondant particulier du M oftdt en Alg~rie . Si Abde lk ader. d'ouvrir un fmll t ~ud . il prépare l'op. qui l'acc use de faire le jeu de la Fnmcc.. À l' ambitieux sumom qu'il s'est choisi . d"Ut tri A.." rien ne garanti t qu' il ne se ra pas destittlt.:om Paru don~ l ' b"...I/l.. li boni de son yach t. Boutcflika démllm! en 1956.. lorsqu'il rejoint r~ de libt:ration na tionale (ALN). Il plaçait déjà ses pklns. et J'~at-major y:néral de r ALN. on ajoute désonnu is El Mali. où ses parent~ .par trop encombrant . Au demeurnnt. Nasser. il est sur la fron ti«e algÜo-malicnne. Reste à SIIvoir s'il osera ou lion.«ri-sc ie~. mais l' expédition lui vau t un titre de glo ire. le pl us jeune mio istre dc ~ Affaire s é tr"ngères du monde. AL.. un acompte de 67. ponc ttilet et talonneUC-.. Amateur de jolies femmes. mai!> Ben Bella l'e!coulc. dans la coalition qui l"enlOUre. • En réalité. 1c dest in joue ~ troisième vie. Qui prendra la rc lh'c? À la surpri se I~nérale . . La prem ière cum mence avec S3 naissa nce. il s' habille il Jla ri ~ chez Renoma _ revers et c ravates larges com me la mam . 11 l' ann6e. .. Ce jour-là. que l'on COtlnaÎt SOIIS son nom de guerre : Houan Boumediene. l'arm!e voulan t se débanasser d'u ll -~uveur de la Illllion. Karthala) www. armée des frontières. mis hors la loi par le GPRA.Zil.: au pouvoir. Bou teHika s' in tègre au cercle re streint de ses fidèle~. À Paris.!:l. En mal 1963. en soulevant les populations sahariennes. cherche A mettre de SOli côté les leaders" his tori quCl> _. capita ine de r. Le colonel Boumediene . empriMmnés a. méduS4! . Boutefli ka .le smig de l' ~poQue lU coiffeur du Hilto n S uffren. Boudiaf et Art Ahmcd se nltfienl. à l' avenir. il ).aveu implici te qu 'il l'huma it pl us souvent r air des bureaUl oc l'état -major. reçoi t celui de la Jeunesse.5 ooûl 1999 :1H 1 est chargé d ' ~ab1ir le contact. conscient sans doute q ue l'armée ~t le plus ~ûr a tout dalls la coun. ~auvasemcn t poignardé quc lques 'jours aupara~ant .rd.. Il a 26 ans. te naient un bain maLIn:. avec une poignée de commandanUi. racontent Picrre Péan et Jean-Pierre Seren. au Maroc. eSlime Luis Manine.5 millions de frallCS su r les arriérés d'impôt s que l' Algé rie réclame IIU-' pc!trolief!l français..~o. Certains mettTOOt du temps à le comprendR'. Admettons même qu ' il parvienl1C. de!! Spon~ et du To urisme. AbdelllZiz. Ln 4. Tre~ vite. en maTS 1937 à Oujda. alors mi ni~re du Dé\<cloppement indu striel. Des annét's plus tanl. établi i Thn is. À la fi n de 1960. la prc.(j~RIE. ~u rmOnlcr les inte rd its qu'on lui pose.

co,.

ALGÉRI E. La ~illll$ion

Hormis leur goûl commun pour Ic~ havanc." les deu,," hommes
sont alU antipodes l'un de l' aulre. C 'cst Boolenika qu i aurait préscnl~

11 1'a5(:(!'tiq ue colonel une avocate algfroise. AnisS<! . Apprenant

que Boumedie ne déc ide: de l'épouser, le play-boy diplomate: boude
oste ns iblement. L' inlrusc dérange la vie ille complici té htnl6e
d'Oujda . BoulcHi ka re ste un céli baillire cndurd, mnlgré les rumeurs
d'épousailles avec une Tlemcenicnnc de trente ans sa cadene, qu i
on t couru , cette année, avant la présidentielle .

Sens de

10 tactique

aura. j1 la doit à ses coups d'éclat diplomatiques.
En 1974. alors prêsideol de l'Assemblée gfm!rale des Nations
unies. il accueille Yasser Arafal. dirigea nt de l' OLP. avec les
honneurs dus 11 un chef d' État. Mieux : il ex pulse les représentanls de l' Afrique du Sud alon sous le rigi mc de l'apartheid .
Washin gton ct ses all iés enragent. Au de meurant, Je min istre
avait la rt!'p utation d'ctre pro-occidental - relativemen t , du
mojn ~, aux outran ce~ de J' époque, Mais les clivages essentiels,
])Ou r lui , ~ sit uent entre pays riches ct pays pauvres, '" Quand
il cesse de nous insulter cordialeme nt, constate un ancien spécialiue des questi ons algériennes, on croit qu 'il nous aime bien,
Em.:ur, L',nti-occidenta lÎsme n' a pas disparu , Dan, le sillage de
Bou mediene, il avai t acquis une vÎsion de la rivol ution - et de
l'A lgérie elle-même, phare du tiers-monde, à l'avan l-garde de~
pays dits non IlJig~s _ plus cohérente que celle de Ben Bella et
de son populisme brouillon , Sa famille politique reste le natio nalisme, À l'égard du re ste du monde arabe, il mani re ~ta it alors un
mépris A peine voilé; tenait les l'tgi mes voisins, Thnisie ct Maroc.
pour le comble de l'abo mination ; vomissait l e~ pétromonarchics
du Golfe ," Des anno!:es pl us tard, il devie ndra pourtant conseiller
offi cieux de l' o!: mir du Qatar, " Ne coufoudons pas politique ct
destin person nel: 50000 ou 100 000 doHan par mois ne signifient pas qu'il ail cédé sur ses convictions. _
Paradoxe, c'c.~t aujourd 'hui au près des uiri gellnts du Golfe que
le ~idcnt algérien SIit poll\'oir trouver ses meilleurs aplJUis, Ils
lui u,\'Cnt gre d 'offrir une sonic de crise négociée aux islamistes,
Par ailleurs, l' Algérie. le sentiment, actuellement , d'avoir laissé
S'il garde

UDe

Pa ru dCU'l5 1' f 1CpNu du 5 ooGt \ 999

k happer, il 'J a Ulle dizaine d 'anoét:s, les subsides du Golfe,
prolitakntle M.mc.la Tu nisie, I" ~gyple, la Syrie ...

:uu

ÙlNII

En plus d ' une ténacilé légendai!\! - !IOUligJI~ SUT un ton 3 i~!\!­
doux par la P!\!ssc frallçaise de 1967 , 1000u'il oblint de Pari ~ que
Il dene algo!:rien nc soit ramenée de 6 milliards de francs à 400 mi llions - , l' un de~ atou ts de Bouteftik. est de ma in tenir le contacl a~«
J' adversaire, quoi qu 'il advie nne. Dans l' ,,,ffai re du Sahara occidcll '
tal, il s'aligne sur lcs positions intransigeantes de Boumedienc il
l'égard du Maroc, Pour autant, même au plus fort des tensions, il
ne manquera jamais d'adres~r ses ~œu" à Haso;.an U. Peu aprh
IOn flcction , averti par des investisseurs étrangers qu ' il êtail plus
que lcmps de stabiliser ICli re lalions el1lte les (\cUl( pays, Bou tenika
envoyait une lellre au 5Ou~erai n . En Algérie, clic est jugée lrop dtférente, di gne d' un .. sujel marocain .. ! La disparitioo du monarque
l journ e la réouverture de la fronlÎ~re algéro-marocaine, attendue
Ivee impatience par J'Oranie. Sans perdre le sens des réalités, • In
fave ur des obsèqllC~, le 25 juillet 11 Rabal , le chef de 1'~lat al gérIen serre Ql;tensiblcmcnl la ma in u'Eh ud Batak, le Premier minislre
ilraélien ...
Lorsque Boumediene meurt , co 1978 , il faudra que Boutcnika ~
balle pour prononl.-er l'oraiJ;tln funtbre - contre les chefs de l'arTnte
et Kasdi Merbah , alors patron de la Sécuri té militaire, qui veulcn t
l'en emp&ber. La dish'Ticc se profile, suivie d ' une éclipse de vingt
ans, sa quatri~me ellisteocc. Dessaisi de la di plomalie, exclu du
bureau polilique , puis du comito!: central du FLN, il s'exile en Suis!iC .
L'heure eS! à la « d..:boumédié nisation ". La Cour des comptes lance
une enquêlC sur s.a ges tion de!; rOlwls publics: chaque année , les
umbassades algériennes qu i u ~a ien t des re liq uats budgétaires fta ien t
l'rit':es de les transférer sur un compte en S u is~ - eenain~ lémoins
de l'époque affirtllC nt que ce I.vmpte était au nom personnel de
Blluteftika, Cc dern ie r ri poste qu'il fallai t b~ n li naocer Ics mouvemcnls de libération. Il aurait restitué une partie du ITUIgot au Trisur,
"htenant en contrepan ie du général Lami Belkheïr, chef de c:lllinet de Chadli , le ~ersement de sa re tra itc de mi niSire. Aujourd' hui,
lIc1kheïr s'est mis au service de « Boutef ".

.,.
"

ALGÉRIE. la dé~illu.i""

Cinquième coup de gong: c'est le retou r au poulloi r. "Je ne le
trouve pas tellement changé. souligne Miche l Jobert. chcf de la
diploma tie française dans les an nées 1970. en I"honneur duque l son
homologue algé rien olTrit un jour un somptueux méc houi dan s un
grand hôtel parisien. Il a toujours eu de la 1I01onl~ el le sens de
la ~~tiquc .• La 1ironcilialion nationale, dont il a fait son projet
poli tiq ue. s'anoollce déjà comme la mission ta p l u ~ délicate de sa
carrière.
Sorlir

le pays de l' isolement

Comment le ver ta dette de sang ? Les familles des \·iclimes. du
terrori sme, qu i mla ment j ustice. 50nt n!lIul sée~ par la pen;pect i ~ e
d'u ne amnistie. "Cest cependant la seule issue à une guerre civile.
estime Luis Martina. Si ron n'agit pas ainsi. ceux qui ont vécu
de la violence l'entreüennem sans limiles par pe ur d'être jugés._
Pour l' heure, les obstacles à la réconciliation sont pl us visibles
que le processus lui-n~me. Il faul rallier les maqUisards les plus
eX lrem iSles, en part icul ier le GIA d'Antar Zouabri, ce qu i cSl loin
d'être acq uis. Sans pa rler d' Ali Belhadj , lc n" 2 du A S, Ct caution
du djihad. dontlc radicalisme s'est encore aigui~ MlU.~ les verrous.
Il réclame sa propre li bération Bilee hautcur. soutcnant que t' ~tat est
seul r~ponsab le de la violence .
Du côté de, militain.:s, certaines un ités du génénal Mohammed
u unnri rcni\clent. «À tléfaut de prcuves fomlClles. il y a de s signc~
sur le tCTT1lin, constate lAIÎli Mani ncz. Dans la ~gion de Jijel. l'A IS
~t l'obiel de provoçat ions. romme ~i on voulait la pousse r l rompn.:
I~ cessez-le-feu."
De source proche des milieu x dirigean ls. on annonce ~ remaniemen ts importants au sein de rannte. À plusieun; reprisc~.
Boulellib s·est paré d u til re de mini stre de la Défense, qui ne
figure pa~ panni ses attributs coostitutionnels .• 11 lIe ut faire ce qu 'a
fait Boumed ie ne : mettre le~ mi litaires hors du pouvoi r ", com.
men tc un ob~rvateur familier du personnage. Mais toucher au x
géné~uJ( , c'cst menacer les filOère~ de p~~vement qu·eux. mêmes,
parm~ d ' autres. o u leurs proches contrôlcnt dan ~ la vie ~onomiq ue
algéncnne - « un système aux adhérences considérable~", e..... imc
Michel Jobert.

Poru dan s L'(JCprell du oS 0001 1999

Cependant , des imams redresse nt la t~le. ru~t igcn! soudain le,
• ~passeme ms" vesti lllCntllire ~ des Algérien~ - slx)rt~ CI mhc~
~gère s - dan5 la touffeur de l'~tt. À Médéa . ils Buraitnt t""né
cnntre les paraboles, comme au tlébui de s annéc~ 1990. Lu prcs.o;c
Indépendante ~'al a.rme , en particulkr Le Ml/till. aux avant-postes tJc
1. cril ique. !."in!;CIlence dc !;OtJ chron iqueur, Sid Ahmed SemialJe,
dit « SAS _. lI(' plaÎI en ha ut lieu . Les rappels à l'vrdn.: tomben t. I.e s
rel igieux s'cn mê lent : à la mosquée Raltma, à Algcr. le vendredi
16 juillet, un pricheu r se déchaîne contre le qUOlid ien_
C'est dans t'Cue atmOSflhère qu'csi interven ue la visite ofiiciellc
d' Huben V~ri nc à Alger. Les relations entre les deux pays, coma·
teu ses depuis l'affa ire de l'Airbus d' Air Fnance. fin 1994,cl la ren·
contre allonée, J'année sui vantc, entre Chir8c et Zeroual , cn marge
d' une As.'lCmbl~ st nérale de l'ONU, entrent. se mble+il, en pha!oe
de rtani malÎOll. Après quelques échanges acri monie:ux au lendemain
du sç rlll in presiden tiel : Paris sOétant penn is d'exprime r sa .. prénceupation _. BOUleHika, piqué au vif, rtplique \·ene:ment . Pu if; il
change soudain de métorique, appelant de ses vœu~ une: "arche de
concorde" d'une ri ve à l' aUlre de la Médi terr.lIl~c. Il e:st "llIi. peu
après avoir reçu un message: de J8cqUe.\ Chirac OOrtt 13 teneur n'a
pas été rtvt léc. Tribu t3ire du pélrole. un tenlps à mo ins de 101101llNi le baril. le pa)'S a év ité de justesse un nou vcau re~chc lon ne­
ment de sa dette. En 1994. la France avai t aidé Aiser il. n~gœier au
mieux a"ec ses cté a ncier~ in ternat ionaux . L'cmbellie actue lle su r tes
cours du bro t lui olTre un ré pit. Mais si d·avcnlure il fallail revenir
devam le FM I, mieUll vau t sa ns doult pou~·oÎ' compler sur Paris.
Par aillcurs, Hootcll ika n l' ambition de sonir 50n pays de t"isoleIncnt - ce qu i ~i gn ifi e: le retour à Alger de s compagnies aüie nncs
étrangères, à conllllCl"ICer par Air Fra nce _ el un acci:s moi ns re,,lrictif aux v i sa~ pour l'Europe. ToUl à son olTensive de charme. il
,;'exprinlC publiquemem en fr.mça i~, au mépris de la loi sur l'usage
tic l' arabe. ci te de Gaulle, Napoléon, .. mon ami Chirac " ... La balle
e.~t dêsonnais dan s le camp de la France - qui n' a plus de « politique
Dl g~rie: nnc _. En défini r une.c·est miscr sur le pari d' un hom nlC lj lli
CSI loin d 'avoir 5urmont~ IO US 1..:1> obstacles.

."

"

:Ut7

., .

..
«

La paix des braves? »

htour sur L'fxpt'eJJ du 1"" fevrier 2001
Abdekl.l:iz Boulef!ilo veut ilre celui qui aura p41(mis à l'Algérie de
Iourner 10 page des OI'II.S de ..,ng. Apr~ la loi tut la concor&. ciYile
de 2000, il fal! approuve< ao Ioeplembre 2005 une «Charte POU' 10
poile et la rêc:oocil ia~()I! _. Un pardon quasi général , puisque seuls wnt Ihioriquem.nt - eKdus de l'a nvoil-lie 1., outeurl d. moswxres el cie viols
tcllectifs. le lexie prê\lOil aussi rindemnlsotioo des familles des disparus
- 15 000 ~()I! Jes onociotlons de défeo.e des droits de l'homme -,
mois il utlulloute mise eo OOU5.e de la ,.spon..,bili" historique de l'Élot
clans le drome . Un on opris l'entre. en vigueur da cette cherie, L'Expre~
asl a llé à 10 renccn h"e des anciens moqui.."ch et da Jeu" victi~. Les
premierl ()I!! 'e<lOO leurs ormes el '89ognê leun plnotel. 8eaucoup 0111
ovverl de pelits tommerces. lei vi<:~me-s, . Iles, 0111 du mo l à occepter
que les anciens !erro,isles tiannent parfois, dans terloins villoges, le haut
du pmoé.
O. l., 201 1

.

Po"" dON l ' (xpNu du

JII8

La paix des braves?
Por Domir.ique logarde
Un on après l'entrée etl Vigllal T de 10 Chorte

de réconciliation

nationale. de rlOmbreux moqvi ~rd5 ir.lomisles SOIlt rentrés chez

cox. Elle offre l'impunité

OUl(

protagonistes des

te

années de

!>CInQ » el des indemnités oux victimes. Mois les blessures resten t

profondes.
Au maquis. it ~ s'appelaient Jedd i, Saïd. Tnhar et Larbi . Ces
hommes de Kavu s. une bourgade des environs de Jijel, i. 450 ki lQmètre.~ li J'est d' Alger, ont élé pann; les premiers à prendn: le che·
min de la montagne. Au tout d~ bu t. ils voulaient surtout sc cacher.
[1 y avail eu une rafle à la J1"lOSquée . un vend redi de fé nicr 1992,
peu après "annulation par ,'amlée des élect iOll~ rcmportéel; par Je
Front i s l ~ m ique du ~alul (F[S). L'éwt d'urgence ltvait été déc~té
dons lout le pays. or Nous étions recherché$, flOUS n'a vions pas le
c hu i ~ _, dit Jeddi, le pl us âgé des quatre . JI avait à l'époqlle 37 ans
ct était mar i~ , Sald, à 26 IiIlS, était encore c~li bataire , De méme
que Tahar et Larbi, qui n'avai.em, eux. , que 18 Il/lS . Les parents
tIe Tahar lu i Ol1 t prtJpOI;é de l'aider i aller en FTIlI1ce .• J' ai pré·
féré. dit· il, re~ter :wec mes amis." Le~ fu)' anI ~ sont devenus de.~
maqu isard~ dJlns les dernicrs mois de 1993. ('Qt en effet l. celLe
époq ue que ~'orga ni sc. dans les mont.gnes aulour de lijel , l'Anno:
islam ique d u sal ui (A IS). "' O n habitai! dlln ~ des grone.~ . Ou bien
on COfl~Lrui sa i t dcs casemates." Ils Il'Ol1t jamais qui né la rég ioo ,
Originaire d'un hamea u cie la mO ll!agne passé sous le contrôle Iles
maquisa rds , Tahar s'est mfme mari é, pendant la guerre, avec III
sœur d'u n camarade de combat qu 'il a installc!e dan ~ la maison
paternelle . Son lroisil!me en rall!. une pelite fi lle. eM ven u au monde
"' le jour dc la descenle,., C'élai t le Il j anvier 2000. L'A IS ,'enail
d'être disso ute. Les maqu isards de Jijel ren traient à la maÎson ,
Non sam IIrril!re· pe n~s , «Ce fut une dkision Ilirficile il prendre,
sc $OUv~n t Larbi. On nous ava it promis que nous ne serions pa.,
inq uiétés, qLJe nous retrouvC'fÎons un travail, Beaucoup d 'e ntre nou.~

,O' fé.orier 2007

n'y croyaienl pas, Mais nous nous dis ion~ aussi que le S3 n~ l'V ~ iL
U SCl coulé."
Ils ont viei lli , aujourd'hui. Tou ~ sont pl!res de famille : JeJUi ct
SITd amorent de longues barbes poivre ct ~ I , œ s que la Ch:,rtc
pour la paix el la réconciliat ion na tionale es t entrée en vigueur, il y
• un an . Jeddi, q ui travaillait autrefois à la direction de l'urb:lnisnle
de: Jijel, s'est rendu au siêgc de la willaya (préfecture) pour rem plir
un ~Slcr afin de ret rouver son poste, En Ultcndant , il aide son f rère
qui tient une boutique de piêee~ détachées, Tahar, qui était lechni ·
cien dans une entreprise publique , a delllllndé lui au~si sa réint égrJ '
lion . Said et Larbi "' bric;vlent _, ce qui. en Algérie, veut dire qu' ils
fool un peu de commerce, Aucun d'eux n·a de regrets. " Nous oc
IiOOlffie! pas des terroristes, ni des repentis. Nous d!:rerKIions une
cause juMe _, insiste Jeddi. "On n'a pas fail de dépassements (en
clair. pas de massacres l _, ajoute Saïd.
L'Algérie officielle a d& idé' de pardon ner. Ceux qui ava ient
priS les annes contre n !tal sont invités l les déposer et 11 n:tmuver leur plaçe dans la société, À la condition, en principe. de ne
pas avoÎr commis de crime de sang, Mais il suffit d' une llécl3 ration
lur rhonneur que personne ne vérifie .. . Le.~ mi litaires coup.ah le~
de dl!rapages s.<mt, Ile leur côté. à l' abri de toute poursuite, "' C'CM
une amnistie qui ne di t pa.~ son nom _, reconnaît un juril;te, l' un
des inspirateurs de la Charte , Le texte: Ofganisc l'i ndemni ~tion de
IOUleS leII victimes de la " trag«lie nat;onale ", qu'il s'agis!oC des
RurvÎvanU des massacres perpétrés par les lenuristes. des fam illes
de "disparu.~ _ enlevés par lC!l rotees de s&urité - plus de 1 000 ou des parenL~ des maqu isards lu~s au combal. Il interdit aussI tOll le
reche rche de vérité ,

'a

fi

la poix civile vaut bien une marge d'erreur »

Peut-on décréter l'oubli '! • C'étai t la se ule w lution, plaide
Farouk Kse nLin i, un 8\'ocat qui prés ide la Commissiun Ilationale
consultat ive de promotion et de protection des droit:. oc llmmm..:
(CNCPPDH ), chargée de mettre efI nlu sique le nouvell U di.~fX".;i t i f.
En pennellant aUA maqu i~s de ré inlégrer lm sociêté. on a,-...."..: hc
b maquis, En indemnisant les familles Ile di~parus . on recnnrl:,;L1:.
rcsponsabilÎlé CÎvile de l' ~at , Aller plus loin, en eoquétll nt au 1.''',

'JO

ALGI1RIE. '1 dbillu.~ion

par cas. 3urail l!t~ imposs ible.)O Dans les willayas. <>il des commissions sont charg~s d'effectuer un premier tri , les dmSiCTS s'acc umulent. Les tricheries, prévisiblu, n 'inqu i~ten t pas vrai ment Farouk

Ksentini : « L'enjeu, c ·e.~lla pai~ civile . El œla vaul !»en une ITIlII}'::c
d'erreur.)O I.e!! repen tis qui n' hfsitcnt pas à réclamer une indemni.
sation pou r le~ ann&:s perdues au mlilquis de vraient IOUI de même
~tre déboutés ...

Beaucoup, pa nni ccu)!. qu i pleu rent un être cher. re fusent que l' on
puisse ainsi lourœr la page. Mères ou épouses de «disparus ., une
lre rllaine de lcmmt'S continuent de: se ~mbler, [()Us les mercredÎs
malin , il. Alger, devant le $iège de la CNCPPDH. Tenant dans leurs
mains hl photo j aunie de leu r fils 00 de leur mari , elles ~ I amen t le
lIru it de« savoir ,., Savoi r « s'i! est vivant ou mon », ll.8.\'oir« qu i
ra tué. , Mê~ si c'était il y iii di", ou douze ans.
Oan:o la Mitidja, o ù tant de sang a coulé, personne , non plus, n' a
oubl i~. Comment ac:cep(er. q uand on a élf atteint dans s.a chair, que
les jeunes qui som mont6 au maquis puis.\en t aujourd'h ui reve~ir sans être inquiétés, souvent. de ~urcroÎI , les poçhes pleines '1
A Blida, dan s les étro i l~ locaux de l' usociation Djazairouna. une
poignée de bénévoles aident les victimes du terrori sme à (,'Onst il uer
les dos.~iers qui le ur permettront dï!lfe indemnisét:s. L'association
a été créée. il y a dix ans, par Olerifa Khl."tId:tr. qui a elle-mê me
perdu ~p1 de se.~ proches. « Aujourd ' hui , déplore- t-elle . on met
tou t le monde dans le même sac, Icrrori~tcs et victimes. Pour les
victimes. c'est très oouloureux .,. Fatiha est venue ce mat in-là rem.
pli r une demande pour un logement social. Son mari. musicien,
a é~ enlevé en 1994 par un groupe armf. A"e(; ses deux enfal1lS
- une fille de 20 ans, un fi ls de 18 ans -, sa sœur et ses quatre
chaIS , elle vît auj{)llltl' hui dans un ancien entrept'\! dom Ic.~ murs
suintent r humidi t~. Cela ne fai l q ue deux mois qu 'clic touche une
allocation. Aupara vant , il a fallu q ue la justice n:çonnaissc qu ' il y
avai t eu enlèvement, puis qu 'elle obticnne un certificat de décès .
Elle relève donc de la nouvelle loL .. ct de la nouve lle tennillOlogie .• Su r le p~s·verbal qu'il s m'ont rem is' la willaya , je suis
une victime de la tragédie nationale. Mais c'est fauA 1 Mun mari a
~té tué par des terrori stes ct je suis une victime du IClTOfisme ! "
~'i IIsurge-I-c lle,

Paru dons

l'(.x~JI

d.. 1" Uovrie< 2007

La Mitidja. eocore. Conssruite il: l'origine par les Fr,lfI.,:ai~ ]lUlU"
y regrouper provis.oiremcm les villageois qu ' ils faisaient deso.;cn\lr~'
de la montagne pour mieux combattre le FLN , la ci~ Ch rc~. il
Bouinane, fu t un fief des GI.... Dalila vena it de mettre au monde stln
deuxiè me enfant lorsque son mari y a !!té assassiol! par un jeune l'ntsin . Le meurtrier n'est pas sorti de prison , mais sa famille, elle, ~'it
toujours à quelques ~tre~.« Je les évite, confie Dalila, pour ne pas
les provoquer. Us om gagn!! sur toule la ligne. Avec l'argent qu'il
leur Il Tllpporté du maqui s, ils OfIt pu s'offrir quatre autobus et trois
wiphones {boutique..( de téléphon iel." Un Te!>SenumeDl partag!!,
• Les terrori stes, le gouverncment leur a IOOt donn!!. Ils sont bien
conside'rés, ils profilent maintenam de tOUI ce qu ' ils ont pris aUll
gens. On iIC dit qu ' on aurait dû fa ire comme eux! JO soupire JU I lL
Âg!! de 24 ans, lui ilussi habi te la ci té OLrea. Son père y a été tué
il y a une dizaine d'années par un commilndo des GIA . Sur les huit
assaillants, qualle étaient des voisins, • 1..0 gens, résume Millika
Medkour, la psychologue de l' as.sociation Djazairouml, ont le scntimelll que ~e sont maintenant le~ anciens telTOfistcs qui liennen t le
haut du pavé, 4U' ils sont prot~g~s et par conséquent intou, hablcs. "
Les anciens dirigeants du mouvemelll isl:.m iste ont, eUlI aussi,
reg.gn!! leurs pénales. En pri nc ipe. la Charte leur Înterdilloule activité pol itique , Mai.~ , enc d i~position fai t l'objet d'une application
l gl!ométrie variable. Certains, comme Madan i Menag. fondateur
de l' AIS . ou encore Rabah Kebi r, ell-président de l'instance e ~écu ­
tive du FIS à lëtmnger, pou rra ient constituer, dès les t':lections de
juin 2007, un pôle islamiste au scin de la majorité présidenti elle .• Il
Y a ceult qui oot fai t al1égelln'X ct les aUlres. C'est du deu~ poids,
deux mesures ! ,. s'i nsul1e Kama! Guemazi, cx-maire (FIS) d 'Alger.
Ni lui ni son ami Fouad Delici , u -rfdac:teur en chef du quotid ien du
FIS EI, Forlwne, n'ont oublit la « victoire vo l~ ,. de 1991 ... Rien
de ce qui s'cst passé, dit ce dernier, ne serait arriv!! si IIOUS avion.~
pu accompli r le mandat qui nou, avai t !!tt pacifiquement confié par
les électeu rs. C'est le refus de l'alternance qui a poussé les gens il
munter au maquis.,. c S'ils n'avaient pas annul!! les élections, il n'y
lIurait pas eu de lune année ,., rendJérit Ali Hclhadj, e~_ nG 2 du FIS.
])ou1.e ann~s lie prison n'ont pas entamé !a ver..·e du tribun tlui
en tl ammait les jeunes, de Sil mosq uée de Kouba, à la fi n dc~ années

,',

"

cOmJp!io n .. d irecteu r d u lj uotiUicn &h·Chonmk.. Retour SUI" Sonatrach : le coffre-fort de l'Algérie » L'Expreu du 20 mors 2008 le Sohora aIg'ri. le pre lll ie-r parti de l' Algérie sont. potIf la rech. un peu pI'Jl d'"" on après lM oxc. plOn:c que le Prop~ [e voyait dans les v!tements I1lSlI nl le sol un signe Je luxure ! 11 reMe que les conditions . touJOUf!. §alalisme sc ien lifiquc '". Guorr.la dkillusion 1980. Sa norionol. Ses adeptes les pl us Sl ricls poncnt une barbe. el un rejet do! la poli tique ..u. Mo is commenr on. Dans les mosquées. 16 où bor le cœur de 10 Sonarroch. dêcide de notiono l1 w les oc:fiv. l'AIgéri.ordl d'& ian .Gt.. ..<.392 Al. là.Mr le..inj ustke.ndre à Honl R'MeI..J. elles.t Boutelliko.c u'c . 12· pêrrolier mond ia l el 3' .rvice êconomiqu.lnta lQn ~ Irop cOtln s .~ c nla~ ~ pnpulari té '1« Qu'on me laisse faire de la politique. voir le jour le 31 dkembre 1963.r les co piTo ux alor~ que 10 coneummce Ini1lrnotionol.rès de rallinoge el de di~rr ibution des MlCiilés Mobil el E~ Puis."'e ~ Grond reporr. inspiré du wahhabisme saoodk'Tl. le rran~porl er la IronJonnarion de~ hydrooorbure. un rejet de 10 politique La SUl:iété algérienne d 'a ujou rd ' hu i n'est p lus loul ll railla ntême . Alger déeide de narional. une longue che mise (khamis) et dC's p. e... Ont-elle.. 00 Sad '" notionaJ. • • • « Un regain de religiosité.'UI1C!> cn quêl..n esr une èpooge à pêrrole el gaz .. goz . .rc .O~on débouche lUr une économie de renie el r. 1. le courolnl ilI la mode COOl. CI puis on vClTa ! . En pI'in d' bal Su f 10 stratég ie de développement da 10 ~i'" quelques mols O"lOnl le limogeage de Cha kib Khelil. de l'E~pr. mini. en fivrlef 197 1.. iu~ . On constate li la fo is un regain de n:: ligi(). en 1967. deu x IÎe<s de. e-n 199 1.rr.. le IM=rrole devoir permellre d'oceit!éref le dêveloppement du pays.r au s.R IE. Lrémisme est le . Il s'agit d ' un rondamentalisme rigoureux 11011 vinlem. répond-il . loOci'ré5 frança. analyse Anis Rahmani.r. 20 11 " 1 . Ce qui fait dire 11 certain s que J'is lamisme pourrai t bien reven ir par la fenêtre ~i ale .. g isements. un po'CXM du président AbdelozÎ. on~ plus lord. Georges Oupuy a pu se n. h:s . clien!éli.r de plus en plus ~ .q ui avaient fait du FIS. La Sonorrad.n!orc. qui tie nt largement du repli identitaire. L ..Mls qui explaihl nt à l'époque plus d .~porroteuf d. 0. de l'éfll!fg ie de 1999 620 10 . chômage .m • . qui prône un retour à l'islam des origines..

a u restaurant. en 2006. lui.ls e n 201 5. le « puits de sable. . le ]3' P-DG en tilre de la l:omp. Un nouvcau chantier s'étend sous les fenêtrc. la Tunisie pour rejoindre l' Italie.6 milliards de dollars d'eltportations. Trente·se p! ans apri!s la nationalisation des hydrocarbures par Houari Bo umediene. c'e!ll ie NigaJ. On! bien vite avoir la bouche sèche. En 2006.. j aloost cc convoité. de la production nationale."" q ue le mW!ane est œslin6 li prendre le relai~ d u pélrole.\. en 20 16. Mais ce qui fait parler les çadres.. e-fort de l' Algérie Por C>co. quand Hassi R' Me! s·enrhume . De quo i garantir q uarante année s de consommation fru lIçllise. " euri de sacs plastique que le vent accroche aux barbelés des murs d ·enceinte. Alo. rien ne renète l'importance ItnItégique de J'endroit. A\'cc ses écrans infonnutiques gris qui ressemblent 11 de vieult Minitel ~ sa peinture teTllC . Depuis.' " " . appréciera le compliment.~ de gaz. ge~ l'hiver el brûlés r~é. encore du gaz. Ils lilen t vers le Maroc et l' Espagne. Lagos à Alge r. chapi t re~ de SOlI histoire s'écrin'nt aîlleu.t[l: nie. sur la cÔle Est.-ges Oupuy Ouoronte-cinq on~ apre1 sa fondation. Mais aujourd'hui. le ga7. 150 mmiard~ de ~t~~ t1. À Alger.le Qalsi év itera. la Greee et la Turquie . Pour un peu. Mohamc:d Metianc. En 2008.oduc il l'histoire houl~u se qui approvision ll era directemen t l'Espagne . les i>f!trotiers. grande com me le dépanement des Pyrénéc ~- Orientales CI gorg~ de 1 500 à 2 000 milliards de m èt ru~ ~· lIho. le IUlIe de repous.le Nigeri a-Algérie el se~ 4 000 !'. Sa stratégie de développement inlefnotionol'ui vout pourtant des adversaires à l'intérieur et cl !'e. o nt craché par ten e quand trou va ient du gaz.'- . une forêt de vanrK:~ el des di.'Cnt sous terre. q ui hissera ah. placé un joli pkm sur l'k hiqu ier é~rgétique américain en accédant au lemlinaJ gazier de Cove Poin t. Ic point de pa:. l'Algüie aniterait de re~pi rer el la Snnatrac h ne serai t pas la 1" compagnie africai ne .·. Vi sa~c li. la SonalnlCh cingle au la'be.. le 12" pétrolier mondial et le ]0 expona tc:ur internalional de gaz. sans cadres confirmés ni fonus pruprc~ . celui du Medgal. le point de départ de l'aventure.. en dehors d u hadj (le ~lerinage à La Meçquc).. le reconnlliSient : • Même si clic n' a pas toute la réact ivité d' une ~iélé pri v~. c'cst toute l'Algérie qui éternue. toujours ils de dû du gaz.. on se nt irait pll ip iter le JOgisemcnt mond ia l.:un>.ellal. les foreurs. Un effort sans précéden t.z. Du gaz.er du pied l'alliance avec Gaz de Fraoce proposée par Nicolas Sartoly. pouvai t ~'offri.SI. . Pourtant. Pour mesurer toute !"importance de ce coin de dé~n sans grand romanlismc. derrière la Russie.. n'est pas seuleme nt le l'{llus!<C qui luure 63 Il. il faut gagner ta salle des plaM en relief. en A5ie ou aux èals.> : il comple t1 p1lrter g5 mill iards de m~tres cubes e n 2010 et 11 0 mitlian.sage unique de 1001 le gaz que peut roumir le sou~-MII algérien. augmenter les ventes e n Grèce et re nfort"ef la tete de pont dans les Balkan~ .<. À environ 5 500 kilom~Ires du « puits de sable. Comprenel. vm la Tunisie ~ rttalie ou vers ArLCw et Skilda. Longtemps. Débu t mars. sous Ics pieds.lc~ nouveau..ilom~U"es de tubes qui de\<raient relier. elle. le soir.ai oc'S de gros tubes jaunes qu i plon!. cn février 1911. l'aiguilleu r en chef du gal algérien. sur la côte méditernnéenne. Un puisun t c hllfTlpion. d6çus. Comme autrefoi~ Renault-Billancourt. 10 compognie publique d'hydrocarburH ~t devenue un champion mondial qui génère prê1 de 10 moitié des riche~s du ~. Pa~ la peine d'ftre un Cltpert e n h ydrocarbu re~."" qu 'en Algérie.. les prix du bl1Jt ont encore nam~. Sonatroch: le coff. hl boîte eS! très bien gérée pour une société nationa le . la France.. l Hassi R'Mel (le " puits sable."" l'Algérie au X' rom): mondial des gmnds e ~portatt. Mais. avec 53.dérieur.1teurs de Youcef BolIkelial. en français). Oubliez les la borieux débuts de 1963. d'où le gaz gagnera n Ui lie.}. Ses objectifs sont clair. Dehors.. Bienvenue a u ce ntre de dispatching. également . la Sonatrach est e n pleine forme .Poru don5 l ' bpnn du 20 mo" 2008 ..la demi~~ ÇQUoChe remonte à 1986 -.Ibes Ol1 t transité par le~ ordin. elle 1 uplosé tous ses comptc urs. qui fré<]ucntent les Svnalrach's boys.~ de Bou!.Unis. qui. 'magine~ une énonne épooge. En Europe . sans ce poumon gazier. Apres-demai n. À ce comple-Ià. en 20:)6. Les majors. viu le Nige r. Il eS!.

le baril de brut est 11 10 dollars. t. pour to us. Un front pui~~nl mais dispamte. lA! tollé contre Khe lil. devant le retard pris par les espagnols Repsol et Gas NaturolJ. So n anglais L'Qurant. Les Algériens sont . Le temps prClise."i uffre alors flUX compag nies étranb-ères la possibilité de prendre jusqu'à I!O % des comrats algériens. il repn-nti ra la mer. pour l'équ ipe chargée . lui. la Sonatrach vient d'annona. désillusion Paru dons l ' bpress du 20 mon 2008 affable ct calme.. accusé de vendre le soussol il ses amis américains.lcnl prendre IOUte leur pan du gâtcau. Même si Khelil n'avait pas secoué le COCOl:ier. le ma rché s'co serai t chargé. pendant d iJl-rteuf ans.k 396 :H i . .. cenains pères fondateurs de la compagnie parlaient de la vend re pour relancer l'économie " . ce projet de 3 milli ards de dollars. vaci ll e .l rcours . parfoi~ _ habitués 11 siphonner la rente pétrolière. grâcc 11 une refonte totale de la loi . «patron» de Mohamed Meliane. l"e gaz. revient au pay5 épauler son ami Bouteflika. Mais. Conseiller in fl uent du présiden t Abdcl~i1. une elllreprise pas comm e les aUlre~· (Casbah Éditions). composé au. Ces dernières années. issu du sérail. ct encore. il Illutlr!! en e ffet trouver. proclame Khcli l.. rappelle Abdelatif Rebah. ct les nouveaux champions. il r a appri~ au~ Étals-Unis. l'équivalen t de la production rus~c.. e n 1999.. Prendre position à l"international suppose d'autres moyens. reconnu lIepuis les annécs 1960. où ses 40 000 mètres cubes liquides seront lra nsfonnés e n 24 milliuns de mètres c ubes de gaz gazeuJl.les mêmes. En 2020. les Français 0( frileu~ ". r son intention de reprendre il son compte le développement de Oas~ i Touil. La panie sc joue.~si bicn de polit iques. Adieu les cont rats ficelés 5u r trente am. à côté d'Oran. sou t déser1es ou pres. entem. en direction du te rminal italien de La Spezio.. Celle d'avri l 200. 11 ce titre. À n ~vre de cheval..~ur les hydrocarbures.et GDF sont lu in d'être ab\enl~ du débat. sera-I-il à la haute ur de sa lâche'! Sa feuille dc roole . comme le Qatar ou l'Angola. représentera 40 % des échanges mond iaux et la Sonatrach ente nd pronter de son savoirfaire . C~ matin. e n cassant le~ monopoles et cn faisant la chasse au~ contrats à long Icnne. Est-ce ce futur iocelUin qui entraîne le rétropédalage présidentiel '! En 0001 2006. En 1991.. p mpriétl: . rappelle G uy MaiSOflnie r. désormai~. en termes de f1e!\ ibililé des founlitures el de valorisation des prix.1<l'upération. r Algérie est 11 genoo Jl . comme e~per1 de haut fang it la Banque mondiale.. l'homme il abattre: reste Chakib Khel iL ministre de l'Énergie depuis 1999 CI. tics rœ!haniers géants _ comme le Oidouche· Moumd. les jetées du por1 d'Arzew. Dans l' heu re . remèdes de vété rinaire: l·ancien de la Banque mondiale propose d 'att irer les capita ux exté rie Ur!.là .que.lui a déjà valu quclques salves des con~rvatcurs ct des nat ionaliste s.l' aligneme nt de la Sonatrach sur les compagnies privée~ e t le développement inte rnatiunal . Meziane juge. de mi litai res el ôc syndica listes que de grou pes d'intérêt . Même les marchés classiques sc nssurent.uners : l'Union européenne ne l~s 3 pas consultés quand elle a décidé d'ouvri r son espace . ana lyse un haut respo nsable d'une major. lui. Quand.un des leaders en mati~re de gaz naturel liquéfié (ONU . BouteHika. l'E/ha n'e st qu·une barcasse destinée aux petit~ p. Assommée par quin le années de terrori sme et de crise économique. Elle veut aussi rompre le lien d'acier entre la Sooatrach ct l'État. . Un navire peul to ujours être détourné vers un point de vente plus intéressant ". Khe lil peut apparaître comme le parfait représentant du parti de 1\'!lrallgcr. Bouteflika. Ainsi. En 2004. Mais. « l'Américai n . Il faut pousser le~ feu". Donnant-donnant: « Nous ouvriroos nos réserves aUA étrangers qui nous aideront à le5 développer et faci literont nos débouchés commerciaux ". cet ingénieur de 59 a ns. la concurrence a fait e~ploser les habitudes. achem iné par méthani ers cumme du vulgaire jus d' orange..pen à 1"1nstitu t françai ~ du pétrole. elle-même. Coque bleue cl che minée ornée du chien à si~ pllltes crachant le feu symbole de l'ENI. Loi Sonatrolch. qui allait de la prodOCliOll à la commercialisation aUA États-Unis. une ordon nancc détricote la loi de 2005 : la $onatrnch ne pourra jamais cire millOl"itaire dans les contrat s oc recherche el d·exploitation. dont il CS! un ami d 'e nfance. est d' autant plus gJ<md que les hyd rocarbures som rcdevenus stratégiques CI chers. est malade. d"ici à 2030. la compa gnie pétrolière italienne. e x. chez Shell et Phillips Pelrolcu m. passé par le min istère algérien de 1'Énergie. même si Tota l . auteur de Sonafr<u:h. dans le GNL. Pour satisfaire les fut urs bewins de la consommation mondiale. avait été présenté comme un modèk de coopération internationale. . rE/ha termine son chargement. qui c raint la mootée du protectionnisme dans les pays consommatellrl>.ALGÉRIE.

.. jlCUI -être. grfil. déflagration! / '" . nlail1lcn. Mohamed Meziane enfOllce le clou : . Attention. Meziane. du Koweït au Q3t. la question du Sahara occidental Il. Un dl"ôlrllC . De q uoi assurer l'après-pétrolc cl la rtlaliutino de cert aines infra. À Alger.~i R' Me!. . Chakib Khclil prévenait : "Si nous n'att irons pas 80 compagnies mondiales dans les cinq année§ qui viennen t . en aOÛt 2007.~ UllA DOu ~'e lle. plus grave. ingénicur. un tem~. soucieux de rnSSUreT l' Europe et les . La SO/l:urach devra anendre encore plusieurs mo is pour 5a\'oir si sa nou~elte politiq ue salariale a réu\. américai n. En 2008. .nt. l'our l"heu re .j6illusion Paru don$ t ' fxptWn du 20 mon 2008 la Sonattach . sans rien vouloir 110US donner en &: hange. " . Les ambition~ des Algériens pourraient effrayer. en 200 1.Unis. pourri Ic diff~rend guier avec J" Espagne. il J'accord de clXlf'i"ra. comme argument. les Algérienl> Sl.)nt désormais il même de vendre directement leur gaz sur les rmlrcnts t'pagnol..B algérien et 80 % des rentrte. l'Algérie nc disposera it plus que de vingt-ci nq à trente an~s de productino gazière . . Les p l u~ peuimistell pensent.lline d·années. Demain. ~-pécia­ listes recoonus du Gl\"L. ces pragmatiques veu lent acquérir une répu tation de fournisseurs fiables.effiCll! dIXtlU nlg~ I c~ i nves{i sscmc nl~ d'exploration ~trangcr. 45 % du PI.capables de lr.. dil'C'Cteur de l'ingt- nierie et de la production de HL\. qu i a représent~. comme l'autoroute Est-Ouest. Faut-il mul tiplier les projcls pour acqu~rit des devises qui rell/lI1 iront A l' étl"ôlnt. français et. JO Certes..· basket·ball locale n' en voil pa.~ moins l'avenir eJI rose.nsporter de très grosses quantitb de gv. Après avo ir pris pied dans I!Jcctricilé du Pon llgal.~ demlllldaien t beaucoup. anglais. Nous en sommes au premier qlWt d'heure de la sccoode mi-lemps .-er financer IC$ importations 1" D'auant que Je. le plus grand chant ier africain.~ technologies de: forage et de recherche gfulogÎo. elle ne ~sespère pas de concl ure un gros coup en FTllfIœ avant la fin de 2008. Un ingél1 ieu r de Hassi R'Mel explique sobf'Cment : . Nous forons dix ruis moins qu'aux États. Tl~ l1ou. Il Y 1. Un proche du dossier tempère : «À pan ftdércr l'Afrique tk: l'énergie.Ëtut s-Unis. une feu ille de paie j usqu'à JO foi~ supérie ure à celle pratiqué<: en A lg~rie. eUll. Avec. Déjà.. Tous comptes faits.. en 2006. les pays prodOC1eufl'l concurrenls ont pui~ dans ses rangs comme dans une m ine li ciel ouven. ... ~ur IOU IC$ les mC!$ du lTlOIlde aveç des aceb aux terminaux géréll par les clients. stratégie a commencé 11 payer. 90 % des exportations.~ fiscales. la Sonatrach reSle une superbe mach ine i\ cash. en ~upe:ront aussi la valeur ajou tée créée par la distribution (32 % du prix final).~ iméressc peu. Vogue nt les petits batelluX. rt'CQnnaÎI Ahmed Chikh Belhadj ..ar. nous scmn~ dfpas~s. de production..jue .. la gOOpolitique Ie. ils espère nt preoore pied en Europe du Nord.~ gisements ne SOn! pas inêpuisables. lui. Foreur. Avant toul. Le pilier lie l'équipe d.' la nouvclle loi sur lcs hydrocarbure! de 2006 a laq.ALGÉRlE.qTll ctures pharnoniq ucs..I. . mai~ la Sonalrach veul aller encore plus loi n.. t.\.tion avec le ru~sc Gazpmm. D'autant que MO!iCQU continue de leur raire les yeux dou. u. (jlll.. a mi$ fin . Mois. Khelil a pris ses di slu l1ces par I"ôlppoort au projet russe de créatiOll d' ulle Opep du gaz (pourtant !IOUtenu par Boutetlika).~i 11 stopper J'hémorragie de eadres qual ili~s qui l'affaibli t dCplIÎlI une dil. JO Le plus dur reste 11 faire : convaincre les responsables politiques que le d~\'eloppemen t international ganlfuil Ic~ intéoits de la nation. Et ap~? L'ancien Premier ministre Ahmçd Bcnbitour s'interroge : .

ien d'Anoobo . les jeumls c10ndeslim 1001 inlefcepl's por lei gC:WOeKO!eS espagnols DU iklli"". L'E.ns reuuiuenl. à Barbb enfin . pu. ôêoorq\lt!nl Dion CI POli$.root si On tH renvoie cMz eux . . pu is en Sordoigne. . CI frofI. qui jurent qu'ils recommenc. D. el inter • . d jsen! tous que t'Algêfie • .erion ci Pori• . Porce qu' ~s bnïlenl levn pepie" et IeoJn VQi~u)( don$ l'elflOir d'ol'lei ncf. CH i . Portir. '.. Il. ~orroga 00.0 . Moi.. 'e~ po$ une yie_. Cerloinl tentent..' « Algérie : l'espoir de prendre le large » Retour sur l'Expreu du 11 dKernbnt 2008 • ~ rêve de beaUCOlJp de jeunes algériens. c'ell au Souvent. borq~e$ w rchorgêes Ionl noufroge <Mln! d'CM)ir olleinlleur dellinotion .:pBSJ e» oH' à leur rencon"" dons le pDf' olg'. dil. l. pêril de leUf \lie.«pr'sumés olgêrienl. 20 11 . Ces jeuOl$s 001 un nom : le.. où ~$ autorités 'efforcent de girer " offIux de ces i--. SouvenT aussi. ce... de rejoindre l'Elltope $lir de frogiles embor<:otions.Chir leul les obslocles.. Ils ont hi ou Iycft. Ienlolive5. brülevfÎ •.e t'Mdorodo européen. leur quartier de PI. ceftoins onl un CAP en poche. Il..une~ ne $OfI1 po~ des mcu ginoux.. CerlQ. po" Iojl opres pluli".

il faut compter e ntre 700 et 1 000 euros par personne.enne. En Italie. depui~ que lques unrol!e s. celilt qui on l • brûlé. ~rrespolldantc de L'E.ui-mêmÇ a travaillt! pendant trois ans li Annaba uprès avoir passé son CAP. d'u n petit boulot ~ l'autre. même da ns leurs rê\'CS les plu. le préc ieux GPS el.~ kets . par sécurité. C'était ]a seconde fois que Hicbem tentai t !WI c ha nce. il a débarq ué à Paris. petil li petit. Âgé de 24 ans el uri. Pour c hois ir le jour du dép. un ~ir...~"C n'est pas une vie. Le jeune homme a pris le large. Sans papiers. Et. les J25 milles mari ns qui séparent les plages d ' Anl13.\orseille ou Poris.. /'. longé pil r de grœ tuyaux re lian t aux qua is du port d'Annaba l'usine d'engrois loute proche .. les jhllK. bien IÛr que je galère. quand ils e n ont les moyens. Il n'y a pas d 'emploi..lpiers pour panir. d'où les plus chooceux rejoignent /'.. enfin. ~I ais la vul garisation d u GPS a. Ses pare nts son! plutôt ai sés. t'est avoir une vie normale. Jc gagnai! une cen!lIine d 'euru!l. Ils s'emborquent vers 10 Sordoi9'le.. Baya G&<. JO Hichem n'a rien d 'u n marg inal.Poru dons Algérie : l'espoir de prendre le large Por Dominique logorde. Il était a]on rent n!: à Annaba."C'ml es! ~ le 2S avril 2010 des $uilC!i d'un CMrJœr. alors qu' il e n faut 80 pour s'offrir une paire de ba. dans le centre (1<n!tcntion de Gorizia.~ un voleur : tOUI ce que je veux . si l'on veut faire les choses bien . et un métier à leur actif Le plus souvent.·etage . I~ delllandeufli d 'asile uni le tl"'il.s fous. lorsqu ' on les IUni tfllDs féréli sur le tont inent. . mai s ils es~rcnt loujou rs que les choses s ' arnlngcl'Of\t ensuite.. "ns prendre trop de risques. pendant UIlo! quinuirtc d'lnl!éCli. je ne su is pa. ma is les autorité s italiennes l'avaient renvoyé en Algé rie. !\Cs quutre frères et sœurs mènent des t!rudes.'é à H ithern. Hichem' est ce q u'on appelle en Algérie un harraga. le mot dt!ig nc les é migrés clandc~l i ns.\ois beaucoup se noient. Tb ont laissé cJenière eUl( la plage de la (ilé Seybouse-JOlinnonville. La vulgarisation du G PS a changé la donne À Paris. il vit chez tics copains et bricole. sur une barque de pêche urs. pas d·ave ni r. un bord de mer sale t1 malodorant.tp~. Les candidats a u ~part sc cotisen t pour acheter la barque. iWe<: le sen timent de loucher au but.lrt . les harruxu SO/ll in lerceptél! en me r par le~ gardes-côtC$ italiens avanl même d'avoir alteintle rivage . l'essence. Pouvoir travailler. oYeC Boyo Gacemi5 De~ centa ine~ de jeunes qui rèYenl d'une 'lie nouvelle tenlent choque onnœ d'êmigrer clandestinement. Ill. Tou. Un moteu r de 40 chevaux cQûte 3 000 e uros ct il flul envi ro n 280 litres d ·e~se nce. ils entraînclll un marin dans l'aventure ct celui -ci e~t alOl"ll dispensé de payer son écoI e n échange de son savoi r-faire .. Un oc brû le ur. il a été autorisé Il rempli r UIlC dcmm MI<d 'asile humanitaire . Pourtant. Au total .ba de§ CÔtes du sud-oucst de la Sardaigne paraissaient infranchissables IUJ jeunes Algt!riens.. le moteur. la deux ième rois . ils consul te nt la météo sur Internet . Gém!ralement. Titul ai re d 'un CAP de men uiserie métallique.~$1 du 11 décembr. une ~ ilJc cÔlière de l'Es! algérien . il est deve nu pe inlre e n bâti5. ginaire d'Annaha. challgl la oon ne.. i1 Ile regrettc rien : " L' Algérie. il CS! coodamné à travaille r au noir... plusieurs barquc$ prennent la IIICr e nsemble. bien déci~ à reprendre la mer dès q ue possible. LongteOlpli. Ici. " . il a é té e nvoyé près de Venise. il ne resqui lle jamais : • Je ne veux pas nIC faire coi ncer. fonder uoe famille. Au pri memps dem ier. JO Quand ils le pe uve nt . mais j'ai de l'espoir. C'est n' q ui est am. il avait déjà réussi la lnlvcrsée. Apres quelques jour.ms Ofllllé modili&. 6. Je suis certain 'lue je finirai par arriver. On tourne en rond. Les jeune~ Al gériens saven t que leurs thances de ne pas se faire rept!rer sont assez minces.". Tous onl enlre 20 et 30 ons. . Je$ gilets de sau. "u bien alors pour un salaire de mi~re. l. JKL' sés en Sardaigne... préc ise Hiehem. El puis. Dans le mét ro. . awc quelques copains. à la gare de Lyon.2008 tjj(l ment occasion nel . Ils ont mi~ le cap sur la Sardaigne el passé dix-sep( heure s en mcr avant tI 'être recueillis par la marine ita]. Que lques mois phu tôt . au cou rs de l' été 2007. leu~ p. . pas de logement. L'f.

~ copain~. pour tou~ ccux qu i SOIlhaitent poun. Marseille el Park \0 Filee ii ['afllult de ces jeunes clandc~lin~. plus o n çst nombreux. et un métier à leu r act if : cuisinier.~ l11l1l sfcn. pas d'a\'enir. Il n·. C'CSI contre CCtIC lo i du silence que se bat.. nous ttions 23 su r on bateau de 7 mètres.. en Sardaigne.. Envi ron 30 euros pat jour e t par pcNlnne pour 10:: gîte et le couvert. péter Ics plombs'" Lc. désillusion Paru don. Ali et les autre!.it rien. le temps de m 'organiser. ce jour-là . de sonÎr pendant la journée du a:mre qui les héberge. K3!nel Belabcd e~t convai ncu que ctrtnins jeunes gens)' som emprisonnés sans que: Icurs familles en aient th. La toule jeune aSllOCiotion demande que des procéd ures d'identification soient entn:priSC5 lorsque des cadavres sont ret rouvt~ . i l ~ donnent toujours de leurs nouvelles.. pendant ci nq li ns. constate le p~fet de Cagliari. 75 % d isaie nt avo ir l'i nte ntio n tle se rendre en France. Les d isp<lrus ne son t pas recherchés: les tçsl ~ ADN.. ch~uffagiste. l a Sardaigne a du s'or· ~aniSl.. comme au IOUt déblU. el il devrai t en être de mème cn 2ooll ~.. peut abriter jusqu'à 220 pensionnaires. À cela s'Ijoutentle~ ~alaires des po Uciers et des carabiniers. Un viatique. parti en avril 2(1117 :lW.. Tunisie ou Lib)'e. (.~ de femme. dans ces conditions. plu. Le: bâlimem de deux (lita~5. . pli oblenir aIK'U!Ie information.unmed. Je Mljs resté chez lui une qui nzaine de j ou rs.~ . 1..'üe cn attendant de pouvoir les transférer. clandesrinement. Salv810f'C Guiton • . précise AILle chauffagiste. Avec la TUn isie et la Libye. collectif de parents des d i spaT\l ~ en mer" qui regroupe une cinquanlaine de fa milles d' Annaba .'Qmme disen t les autorités. Il Y avait huit bateauJl. Pas de maison. Selon un Wfldage effectué en mars 2007 ~ uprès de 200 d'enlre eux. II s'Igit d'on documen l qu i le ur donne cinq jours pour quiner l'Italie . presque jamais pratiqués Ijuand on relrouve un cadavre sur une plage. aux mu rs verdâtn::o. Le jeune carreleur Il dép vteu en FTlI nce. . I.cqLliescent.e 2008 en attendant la réponse ùes a u lorit~S.. les autoritb locales ont ouven un «ce nlre de premier accueil .. Mais. « On avait regardé la mttto pour choisi r 1. il Il t lt expulsé. les billelS d'avion pout Ic. . jusqu'à ce que je me llOie 1 . .. 00 IlC !OI.. EUK OOt pris du retard . Ils som uno. Cela fail une scmaine qu'il l!sl III. « rai appelé un copain à Naples tlje J'ai rejoint en train. Son propre 61s..oivre leur voyage \'el'!i Marseille ou Paris. que de prendre la poudre d'escampette.lli re de Cagliari. c'est jouable.. pré~ i­ dent d ' un .:r. Il 1. nous en avons intcrupté J 800. Mohammed. Elle milite aussi pour que ~ reçhcrches soient mises en œuvre lorsqu'il ya des TliIisons de penser que des clandestins ont été interceptt~ par les gardes<ôtes des pay~ voisins.~ autrc~ r.. Et 75 % provenaie nt d'An nllba. !IOUpire Salvalore Gutlolta.e plifet n'en assure pas moins que.les jeunes y restem en principe quelques jours ou Ijuelques semaines a\'am d'ftre envoyés daM un aulrc t lablisseme nt sur le cont Înent . date du départ . Vintimi lle d 'abord .. au premier étage de l'a ncien dortoir milil. « Tout cela ecOte che r.. onl Ippareillé... ct qu 'il va finir par . Nous. à leur bord..on.:iquelle wn fils était parti . En juin lIemie r. Nul nc sait combien de huTtuSQ périsse nt chaque année en mer. .dans un ancien donoir de l'armée de l'air.. Cene année-là. . avouent leur inquiétude : ib ~nt sans nou\'elles d'une aUIn: Houille partie deux jours après ewt d' Annaba.' inf0nn6. " EntTC 3{X) et 500 euros par personne. Avec des hisloÎres qu i se rt's:lemblen t : « J'ai 28 ans.. quelque 150 personnes.• comprend pas pourquoi certains de SCli camarades ont déjà été tmusfl!rts sur le continent e t pas lui : il dit qu'i l en a « marre des pates • la tomate. Les premiers sont 3rrivL's c n 2005.u n immigré n'ob!icnt. puis Niçe. Prèl.... pa. de la moi tié en étaient à le ur seconde tentative et la plupart d'encre cUJlavaie nc dû scrt!!r leu r budget au maJlim um.:e q u'ils souhaitent s'ttablir. mét:anicicn .: qUllflln t3ine.' Iku. Kamel Bela'tx:d.~ de . Ils se sont sans doute noyéli.:s : «Lorsqu'ib SOlit tuTêtés en Frn nce ou en Italie. en Algérie . l'Exp"" du 11 dkemb. Tous ont entre 20 Ct 30 ans. depu is un an .11.~ IUI.. Un père de d isp<lro a récemment reconnu sur la photo J 'UII joumal lunisicn la barque dan s I. j'ai repris le train pou r cn 2005. le précieuxfos/io di l'iu oont l'èven t tO\lS les clandestins. l'Aème les Algériens privilégiés font le rêve d u déport À to rt ou à rais. avouent que c'est cn Frao. . . ALGERIE.'cst ucpuis 2007 que le pM'non~ne a véritablement e xplosé. . en fai t. moins c' e~t cher. clame Moh. je reçommencerai! Autant de foi s q u'il le faOOD. Car la plupan des Jwrraga de Cagliari . Mais. La mer était mauvaise quand iJ1. Si on m 'expulse. Plus qllCSlion de les loger daru lu hôlC I. . I\'CC. aurnit été pris en clllsse par 1Cl! gardes-côtes tu" i~ Îl'''s . « pli ~u nlt~ algériens. Ensuite . mais . (lividemmcm. Rien de plus facile.

à la deffill.~.~urc où ils sont convain cus qu' ib n'OOI pas d'avellir en Algf ric . !!nlcmonl olors iOn trois ibne morodot.·ln7 ALOÉll. " Il Y a sQrcme m une part de désespoir chez eux.:e offiçielle.ille dt. . sont ~s r'~ux' Ceux qui le I-Oulilmnent el $8S rivoux' A la . ou alors av«: un SUitut d'expatriés. souli gne Kamel Daoud. Un rê\'e qui. olg6rien.. M ~me les hOIJT. Ils I~ envoien\ étudier e n Europe o u aux Élats. •• . de renforcer son arsena l k!'gislalir conln: les candidats a u départ : un projet d'amendemen t au rode ~n al pun i~sant d' une peine d'emprisonnement de six IllOis toute ~ie illégale du territo ire a f tf adopté. Les au loritfs d 'Al ger repondent que le nombre de hll . Com mefll gotI\f8rnefl . mieux vaudrait s'interroger sur ICUTli mot ivations _.!P. La pu lsion de vie se double d' un rêve d'ailleurs . qui a suseité un IOllé de la part des d/! fenseuT'$ des droits de l'homme.s .f.. . les jeunes eand idal' Il l' émigrntion sont loi n d'êlfe des marginaux. la désillusion Depuis quelques anntcs. Mais il y a en m~mc temps be-.. .. n' a toujours pas été souoùs au Parlement. Contn.. le 3 1 aoOt demkr. . Mais le lexte.u.tu. toul le.!!ne élection 50fli surprise.nde des pays d'accueil. rc lhe le sociologue Naœr Djabi . scIon Naœr Dj abi . algêriens ne voienl pos d 'u n bon œil 50 moolée en puiuonce. Moi.. 1 568 e n 2007 et environ 700 pour les hu it premiers mois de 2008 . Ils partent parcc qu'ils croient qu ' j l~ vonl pouvoir vivre mH: UIl... 325 interpt:: ll ations ont f té com ptabilisées en 2006. « Abdelaziz et les siens » leIrour "'"' l'fxpffll du 2 avril 2009 AbdeIaziz BoutoAikc MIrO réélu le 9 (M'il 2009 à la tête de l ' h~I .. Le gouvernemen t al gtric n a même acce pté. ll Ull vers les images que renvoie la télfvjsioo . De soun. . coup d'espoir. Or l' idée d u départ est en rfalité p!'"ésente dans l'esprit de tous les Algé rie ns. L.UnL5 en sachant q u'ils ne reviendron l p. • dë<.bk à Annaba du bureau de la Ligue aJ~<irienne de ~fen~ de~ droils de l' homme. " Pl utÔl: que de meUre ces jeunes e n prison. El ~e que 10 vro ie gorde ropprochée du prMid&nt olg" tien n'est outre ql.le 50 !omitl_. c ~t présent il tous les «helons de la sodélf algérienne : "' On a trop te ndance li ne voir que les jeu nc~ qui pre nflCnt la mer ap~s avo ir brûlé leurs papiers. sien de 1 ' ~lat algérien rcstc ntll l'ftrnnger ap~s leurs études. Ni des de" flcrOOo. en Conseil des mini~tres .. D. l'fuSIlir leu r vje ailleurs _.:ido. . ce q ui ne règle rien. Ils ne ~nt que 5 % il reven ir ! C'cs t le symptôme d 'une cri~ profonde _. rllgll inTerpellés par leurs gardc~-cÔte5 a quint uplé depuis 2005 . 0) commencer po r I-On lrère Soid. . re spt)nq.ircment au discours officiel algérien. les Européens pressent les Algfrie ns de mieux contrôler leu~ rl'Of1 l i~res . l'f!!pr1lJ. La bataille pour la succession ne Foit que commenc. Quel. Ceux-là o nt ~i mpleme nl les mo)'e ns de raire en sortc que leurs enfants pu i~~1It partir dans de bonnes cond iliOilS.1I 0 enqvité sur le • système 8ou!efIjk<J . que touS Ie~ ho rizoos y son t bouc hés. y compris ceux des milieux les plus priv ilégiés. dans la m e.. 201 1 .a.

confié qu'il souhaitait mourir au pou voir ? Faute de cand idat de rechan ge 1 Il Y a peut-êt re un peu de tout cela. Faul.e être r. J usq~:ici . il va se servÎr des al1enllL~ d u Il seplemDr"e 2001 pour accélérer le rapprochemen t avec Was hington. homme d'affaires ct marchand d'armes..<. une (ois encore. Habile l Ia mall(l'u vre.. ec ull que les Algé riens appell e nt les « d&ide urs •. il faut renlOflter une di7.. lorsqu'ils rOlU autorisé à raire vOler par le Parlement un amendcme nl à la Constitut ion mettant fin il la limi tation d u nombre de mandaiS presidentiels. donc . Deu~ hommes .~ tuUjoUB le ~me.pui~u nl p.~ qui ~nt au sein du st rail.. sa. sale guerre . le je u des équi libres illl CmtlS es! au. lI ucun des té OOB de III d asse politique n' a souhaité endos. Ils !iOnt à I~ reehcn:hc d' u_~ person nalité ayant de l'entregent. le pays est déchiré ct l' image de l'armée est tcll c- me nt <lt:gradée que certains de scs chefs crai gnent de f~irc l' clbjet de poursuite!. il a été le patron incontesté de la diplomatie algé rienne. la . le gfn(: ra] Mohamed Mc:die ne.. charismatique mini me de5Affaires étrangl:res de s année ~ Boumediene: le très Înnueot gfnéral à la retraite Larbi Belkheir.~ wspcnse .. « Si le 5)'~. ~oncil latioo natio nale . de Toufi k _ le chcf dc~ services lui doit en partie sa car· rI~1'"C _. un personnage de l'ombre . qui obsède IQujours les générau~ al gérien~ ..~ Ira~ par l' Histoire . le 9 avril . Bouteflika sail qu'il restera 11 son poste aussi Jon!.ad er Kuudjcti . Mais. quel rôle foue w fam ille ~ L'ElCpress a enquête. en détembr"C 1978.\I . el Abde llc. avant d'être écarté sans ménageme nts du pouvoir apits le déch. Résullat .. Le 15 avril lm. Chane pour l~ pai x et 1. " . « pamlin . le ft été adopté le 12 novembre 2(X)1I par ICli élus des deux chambres.TUlin san. Mais. judici aires à l' étranger. de ecu. Pendant près de vingt ans. Il fait ensuite ado pte r un pre mier te xte sur la ~ concorde civile •• qui permet de consolider la trêve négociée par les mil itaires. ons. dcpui~ di".è. une fOIS ~ l la telc ISe l'étal. .et de sa !IIInté défaillante 1 Parce qu ' il leur aurait. EIIgagt " 19 ans dans ]' Armée de libératÎon nationale. \'001 se faire les avoc ats d'AbdclllJxf. il con tiee a plulôt bien rempli 10 m i ~ i on qui lui a été Pourquoi lcs " d&idcu rs.J1. . piisidcOI de l'A lgérie.jusqu' ici . Boutefli ka. qu i loumc l'1L it défmilivement la page des Innées de sang 7 I.. Abdelaziz BoolcHika ~ra /"U lu. Ses vrais ~ponsor$.. poignée de haui-gradé§ Qui gra vitent au tour du tOUl. .. q uel que SOlI le camp auque l II alt apparte nu .a q uestion ~ au ca:ur des dÎ screts &hanges 'lui onl lieu en tre Boute tlilr:a et le clan Tou fi k avant les ékction~ de 2004. le chef de l'Bal ~'c. a plutôt bien rempli.72 ans .'1emps que Die u lui pme ra vie. A iMi en sonl convenu. À l'époque. contre Ill/j isl am iSle. ont -ils choisi d'adouber Abdc laziz Boutl! flika pour un tmi~ ième mandat.atron des services de renseig nement. le 29 se pte mbre 2005 . III mission q ui lui Il été confiée.. ce sont les hommes d'affaires Reste la qlX$tion de l'impunité.. peu avant son élection ..aine d 'anrlées en arril:re . vé ritable loi d' amnistie général e.. en 1999. Depuis ce jour. c n dép it de son ABC . avec les maquisard~ de l' Armée islamique du ~lut (AIS ).. souhaité par les militaire s./uu nlluLi . Le te . il e~t loin d'être seul ô !coir le pays. comme on le mu rmure . d u présidentllouari Boumed iene . . Comme nt faire en sor:e que pe rsonne ~ p~is. le voi là élu président de la Républi que.1oC. capable. Mais la raison principale cst aille urs: le chef dl! l' Étm. Pour compre ndre.PaN dons L' bpreu du 2 ovni 2009 • Abdelaziz et les siens Pgr Dominique Logorde le pr~ident aooteflika est os~u rë d'ëtre rêélu le 9 avril pour un troisième mondol.. le président fa it approuver par réfé rendum ULl an plus tard. C'cS! un Sl. Mission accomplie. di! • Toufilr. fréquentable . en diA ans..il un e loi nou velle.. quels sont ~s réseaux. Bo utetlika fail pante de la « famille. de leur point de vue. Le chef de l' Étal a ob~nu leur feu vert il y 1 plusieurs mois déjà. d 'all umer un co ntre-feu diplomatique et de fall"C en sor1c que l'A lgé rie redev ie nne . Réélu le 8 avril 2004. Oui l'appuie.ussi employé l constituer ses propres réscau~ .ser le rOle du challenge r.~ bat ron plci n. c... Toufilr: e t les 5ien5 se laissent lWCZ rapidement coovai nc re.

Gaïd Salah. Reda Kounind. ~uc la malad ie oblige le cher de l' ti-tat à s\~clîpscr. Ancien élhc de l'&:olc po lyk'\'lmi'I III' ". Son président de fi ls lui voue une aiJmiration sans bllm. sont hors jeu. "oirc mlme joker. Ri vaux parfois. Butour d u présiden t.u du 2 ovril 2009 plus {norable à Boutcflika qu'cn 1999.e Forum des chefs d'enlrCprise {FCE).une gros. du dc!bu. C'CM lui qui reçoit IC5 hommes d'affaires. la foi s directeur de cabinet du président. de plusieurs prolégés d u chef de J'État. le:. commandants de quarre des ~iJt régions militaires 001 été chango!'s. en oovembre 200S.. Son tlépart fortt permet un vaste remaniement . Mais ceux qui apparaissent de plus en plus au grand jour comme les vrais sponsors de BQuteftika . Ces jours-çi. La montée en puissanl'C de ce lobby renforce incontestablement la ma in du chef de l '~tat.a du quartier résidcmiel d' Hydra . ne ratant aucun meeting.!~ . tout II. bon co nnaisseur du I. Le premier cen:le. ~gne aujuurU ' hu i ellOOfC. avant que Touti k. même si le poste li été officiellement confié il Abdelmalek Sellai. elle se serait \·u allribllCr pM oc décret non publiable .. Sa ~re ..o. " " .e t lui mito nne ses plats favoris .le général Mohamcd La man. dans la haute admi niWltion el les entreprises publiques. à la manière d'une mamnm skilienne.l.éTllil. les dircctcurli de l' udministration ou le~ dirigcant~ d'associations. ilo plus de 90 ans. les deux ptrsonnages $avent qu ïls ont un commun intérêt à s'entendre. grand chambellan et porte-parole .o. au lendemain de son hospitalisation.·ilJ. Il eSt remplacé par un pmche du préside nt. Aprè~ une traversée du désert d'une vi ngraiJIC d'années. l l'hôpital du Val-de-Gricc. l1. Secrétaire général du mi nistère de la Formation professionne lle. Le chef de I·ttat est au~i res~ ut s proche de ses quatre frère~ et de sa sœur. Abdenah im est le plus discret. Abdelaziz Bou tellika n'avait plus v~ritablemcm d'hommes liges lors de 50n ~lection . Au sein du gou"emement. Mustapha .• • l'homme dé'? Soïd. le chef de la di plomatie . Autant de relais utiles . En campagne.. le chef d'~tal. jollC un rôle essenlie l compte tenu de sa santé.. ll!j~ure un observateur. La vrolie garde: rapprochée du chef de l' État. S:IÎtI e~t 1'« (Cil du roi . SelOfi un familier du sérail. Moornd Medc lci : la ministre de la Cu ltun: . En juillet 2004. Mokhtar Reguieg: Moulay Guendil. Mansouriah . ses alliés se comptent toup. Mais le personnage le plus imponant de la frotrie est sans aucun doute le benjamin . Des nom inations que BouleOih impose avec l'aval du loutpuissam Toufi k. Paris.1a dtsillll~ÎOn Poru doM L~..e villa dan~ le quartie r huppé d' El-Hiar . dont la banqueroute fraoouh=LI-'\C donnera lieu en 2006 li un énorme scan. ll~eci n personnel du président. qui abrite son QG ~ Iectoral. • fai t son chef de cabinet aval1l de le nommer ~mbassadeur à Rabat: Zooaou î Benhamadi. Saïd.ion. appartient l1. démis en juin 2008. eSI poussé à la démis. à cc projet . Abdcfazi. à lB demande d u clan Toufik.. Bdkhadem. Il est rare qu'il pn:nne un engage nlCnt importa nt sans lui dem~nder 5011 avis. de son poste de Premier ministI'C et oommé depu is ministre d'État. en 1999.ALGtRIE. Belkheir et KoudjctÎ . p<lr ailleurs ministrt des Ressources en cau. un richissime patron dom les in térêts vont des trnvaux publics aux multimédias. est pourtant ailleu/'!\. Abdelghani a su!'toot fait parier de lui lOf!> de l'affaire Khalifa .. dont il était proche autrefois. Khal ida Toumi . Les . Avocat au barre~u de Paris. dit-on. ce sont les hommes d·alTaire:. à l' origine de son retnur il la religion. T~~ croyallte. qui craignait que le conva lescent ne supporte pas le voyage. il fail en plus office de direc· teur de campagne . sa propre wccession. le titre de conseiller..'\Crai t. souvent origi naires comme lui de l'ouest du pays : le chef du protocole de la présidence. depui s son retour.a guérison e n effect uant un pèle rinage à La Mecque. les patTOll~ de la radio ct de l'agence de presse nationales. Et la . son jeune frère . c'est sa fam il le. Latifa. soutient ouvertement la candidature du ~sidentll.le Medef local . qui dirige I"Agence nationllk de geStion des grands projet~ culture is.. tient sa maison . 110 f '. I. Ic~ chefs des ::ao1l!(ll" (confréries traditiolUlClles). UDe société d'abord soutenue puis lâehée par le pouvoi r. mette le hoill. il ~uit son fr!rc conlme son "'lIlm'.. sur le clan. Il le suit comme son ombre La seule tille de la fam ille. offide Uement pour un uldn! btImonagique de l'estomac. dont Booteflika. les « parraÎn~.nl sur les do igL~ d'uAC main : Nouredd ine Yazid Zerbouni .. Lui encore \l ui iUl n> du it et adoube.major. années Houletlika JO ~ som truduites par la momée en puissance. elle .. . min istre de l'Int~rieur. dale. 00 encore Tautil: Khe lllll1i el Nacer Mehal. Eille l'aurait rœme oonvaincu d '~I 1er remercier Dieu de: s.

qui a engrange vne cagnotte de 150 millia.gnont.cendent dans la rue pour deman. l'opinion. objec~ qui.. lord. À l'époque.4 1:l ALGÉRIE.al. !.. hauleur~ du quartier papo. lorsque les deux c lans OI\t re noncé. 'e... D. il y a trente an s. paromédicoux.t emparée du pay~. SOli é ' ·ictÎoo .. une .""ndicolric" .. itable fiëvre . Gageons qu 'e Ue reprendra de plus belle au lendemain du scru tin. l. Peul-il êm: t'Ons idéli comme un possible dauphill ? Peu croicn! à cette thèse: 90tJlclfika reste... ac. le 15 avri l.. de cours des hydrocarbures. Ahrned Ouyahia. ra ule d'accord . ont pra-oqué la coWe dM popuIotions 500t bien 10.Qu ligne un allalyste.. Or c 'esT le Premie r min is tre. Une belle revanche pour ce lui qui avai t véc u comme une trahison. UII « acl ion naire millOritlli re.$ A1giriens re!oleot 0) l'kart dt. qui aurait les faveurs du d an Toufik .Îz Boute ft ika fètcra. . le povvolr. rnalvie. m_ elns..det voe a mélioration de IeUIi rondition. les cité. il Oi ltait liVe(' le trotsk isme el il étai t lits engagé dans le syndica lisme enseignam . " .. ne ' roiT plus a UK lendemains qui chontenT. ses dix années à la t~1C de I"A lgérie . p61rolie" ou goazien : toutes le. oilleurs. En atl endant. greffien. de la ceinture d 'A1get. catégories profeuionn. a crûr uo poIile de vice-prbident dans le cadre de la réforme con~it utjoonc:lle . . Ern"... Abdchll... qvto roconle l'Expteu dana a lepoo loge consoc" 0) la cité Climal de Fronce su' le.. 13 dtoillu$ion d ' EI-Il arrach _il a été. prof de physique à l'uni_ versité lIouari-Boumediene des sc iences et de!. les condition.v. diprlrnée. À commence r par '" cMmage des Îe_~ &1 la • moMe • OU quotidien dan. 10 méc:ooiqve qui pourrait débaucher sur un soulivement lI itnitra liM parait rouée: la clone palitique est déaédibilisêe. Quelque 100000 morts el 10000 di .. wrpeuplie. t«lmologtes. CeST celle.rlaire de Bab eI-Oued... de la maison Algérie .201 1 l. de yie. Perwnne dan~ ce poy$ n'a oublié la terrible dé::ennie 1990. En revonche. La bataille pour lM désignatio n d'un successeu r a été mise enlre pa renthèses à la fi n de ran dernier..etle~ de:. . • letour wr L'&press du 27 trtriI 20 Il la vogue contes. Trois foyers dans un deux-pièces» « .ds de dollors grOce 0) la hou . parus plu.h~ la paix ~iole . dans une autre vic..lara ire qui eollomme le monde arabe en ce début d'onnoN 20 1 1. .

.yodic . Tuoisie voisine animaient chaque soir les &rans de ttll!v i~ion . préc isel·iL Depuis toujOUTll ou presque.: du pét ro~. Mais il n'y a ici ni copropriété ni . par le président Abdclaz i ~ Houtenika d'une prochai ne réfonne de la Constit ution n'y Il rien c hangé.~ .. déchets dons les escaliers. e nseignants. et celle de l' un de ses M rel .'lC:f faire. PersoRtIt. le 27 anil lm . La me:caniQue qui pourrait déboucher s ur un soulh cmenl gén~rnl lsé paraît cassée: la dasse polilique eSI décréd ibilisée. les autorités j ugeant sans dOule plus prudent de laif>. cepc:ndam .. Leu .. ·II!'! Bouteft ika ne semble guère nlCnocé pour aUllnl Alger n'cst p liS Tu ni s ni Le Caire ... Et. C'étai t un an après mon mariage. Dans les années 1980. promi!>':uité. À commencer par un logemen t décent. puis ~ dilt a nllées d'une guerre çjvilc meurtrière..emblenl "'U$ de 10 cité Climot de Fronce. au moment de la nai ssar.. Hf15 riponse. afin de désamorcer la eontest:ation .. les S 000 logements imagin~s par J'architecle et urbaniste Femaoo Pouillon étaÎent dest inés à relop r dans de. soit 1J peTllOnnes a u to tal .. e n poche.... pltees qu ' Harnid n' ajama is quitté : la sienne.. réprimées dan. Pl usieun d izaines !k manifestantS et une cinqu<llltaine de policiers on t é té b l~~s. il s uffit de voi r les boîtes au:. quelques d izaines d'habitlm1l1 de ta cité C limat de France.. I~ue ses pare nts sc sont i nstal~s.:e • mon aiof.. Au mois de janvier dern ier. des 1~1l!$ de la mairie sont arrÎ\'és avec leurlj engins. ont décidé de l'fendre en mai n leur destin .. d' abord..~ 75 %. Un de mi -siècle plus tanl.' '" sang. À 52 ans.. gaziers . depui~ cin- qua nte ons. Le « printemp~ loin.. les familles s'entos~1 de génération en génération. récC!pissés de dépôt . Quand celle-ci a remlé. ~ur lu hau leun d' Alge r. I~~ . Une véntable fièvre ~vcndicatricc s'est e mparée d' Alger..:t ne sonl plus e ntrele nus depui~ longtemps. certains ont emprunté jusqu 'à 2 000 curos . Paru dons L'Ex.. rJérisoire. le 15 avril dernier. l' émeute : jel~ de pierm et de cocktails Molotov eont~ gaz lacrymogènes.~ condilions déœn lcs les habitants des bidonvilles.. toire annoncœ des islamistes.. des d izaines de eorporutions 0111 réc lamé une lIugmentation de leurs revenus : greffiers. pétroliers. wors que les Îrnllges des man ifestatinlls dans l. Toutes!. sur un bout de terrain vague . il~ n'onl pas été inqu iétés . semble-t-il.: lenres rooi11&~ et les cages d' escalie r jonchfes d'immondices pour oom prendre que 1ft immeuble!! de Climat de Frarw...()llt re. l Ut une colline: qui surp lombe le quartie r popu laire de Bab cl-Oued. Arri vé au pou voir il y a tout j uste douze ans . priorilts sont plus lerre à terre: la plupart rêvent. l'Étal.. À !"aube d u 23 man. q ui souhai tait se dochar_ JO r de la gestion de son parc locatif. ki. n COMl':rve pr6:ieuscmeot dans une chemise c t! 11/'100 une liasse de papiers. • Ma première demande de log~ me nl remootc il 1988.mêmes. a vendu les appanemen l~ au:>. déprim~s. il y en a eu beaucou p d'autres. Tous ont compri ' q ue le gouvcmenlent a peur et 'l u' il eSI prêt. Les affrontemen ts ont très vite viré i. ft condu it aux t lections de 1991 . des cabanes de parpaing ct de tôlc undul&:. el les Al gtTie ns. magi ~lnIts .. . des émeutes d 'octobre 1988.sc publique. L·annooce. à Alger. accu mulê~ Cl: . à l '~poq ue de la colon isation française.. ne veui revi vre l'e nchainement dei événements q ui. Les prem ier'). . Hamld a longtemps I11lvaill~ cornnle c ha uffeu r dan s une entn:pri. jours.. Eocourag~s . la hau sse du pri:. M~me lCli employés de la présidence 'lOnt m&:OIItents et Je font savoir. Hamid avait 1 an en 1960. dans ce pa)'. Le quart ier était flamban t neuf: construits entre 1954 et 1957. dt condit ions de vie meilleures. .. Depuis. Et pliS moins de deux familles se panagent le [lCtit dcu. .. . Ce~ derniers mo is." du 27 (M'ôl 2011 Trois foyers dans un deux-pièces Por Dominique logorde Su rpeuplement. ils ont comme nd l Construire eux. puiser dan~ le cOllfonable bas de taine _ ISO millianb de dollars . a nnu~ en rai son de III vic. il vil à la cité Climat de Fnmoo.. Las d'attend re une sol uliOll de re logement mille fois promise mais j ama i5 rea liséc:. a ux le nde mains qu i chantent. médec i n~ hospitaliers . des employés mun ici pault ac~venl de ~blayeT le~ graval~.UBC petÎte fon une. débrouille . soupire " am id. .. . ici. c hômage.a<:cumult grice i. l'ordre de tOUt <k':truire. t. Boites aux lettres rovillêes. oot cessé de croi re..".. père de ramille • été invité à prendre une relruite antici pée . Aujourd'hui .. oe<: upants pour un pri :>. orobe » el ses rêves de lendemoj!l~ qui chantent r.

Dans les étages. ti lles et garçons.~i muler les tuya ux d'tv~­ a11lion. le st. Poor le reste. SlIn $ pl u~ de l>uccès. les conduites des immeubles.. c&e Il c6fe.: ment du r pour mon fils IlÎnf. qui ont érigé la Mgro ..'.Je mépris du gnlli pour le petit . ont annexé IL'S terrasses. Là. Il n·. le syMèmc D ~gnc . d .uio n e n génération. ajoute Hamid. À dtfaut de pouvoir ocçupe r deUA appartemenlS. "'h nu de$ ~ychntmpe$. dan s Ic pays. au fil du tcmps. ici comme ~ iIIe u/"$. vient manger en coop ue venl puis T\!part . de la hngerie QU dcs ehllfliCurs de fIOr1able IIU noir..donn ies qu amJ il rentrer.lCiét.. C'est pan iculièn.. écri t la sociologue Dalila Jamatène-DjerbaJ dans la re vue d' élUde el de critique ~oc i ale Noqd. les habi tants des dernie!' . ta ndi s que les enranl ~ dorment dans la pike Il vivre. pas hé~ ité li o uvri r t'un murs poneurs d u bâtiment. Une réalité q ui engend re d'autant plus dt· rrustrllti0ll5 que les relations scxuelles pré maritales restent ta~ . À Cli mat de France. qui Il 23 ans . Ici. La Iltuation n'a rie n d·extraon1imuTC. qu i a effectué une e nquêl<' au))'ts des habitanL( dt plu. Cbel Samir. logeme nt : 1Cl! troi. . familles entend garder son lIutonomie. au poin t que les trotto irs d·Alger cQmpl l"T~iclu que l4l1C 40U 000 vendeurs à la ~l.(Îe ul'fo ci tés de la capitale.. ~jà difficile . milles. un couple avec tmis . Dans ees logements surpeuplés. est l' un des aspects les pl u' insupportables de ce que l'on appelle ici la «malv ie . La de ma nde de logements cst devenue. la colonnc dcs eaux UIée:s se bouche c t il faut tl)Ul démo li r. o u encore "fain: du b'l... c Travail. il a ft. En janvie r dernier. ItI!c ...ljU~" . w ~«économie informelle » est en pleine expansion De gé nér. Ih tra vaux de maçonnerie OII t permis de dis.en Il"l()d. Et il y Il deux amcn~ paraboliques . mariage.. Il fui t la maison le plus possible. jusqu'à poi nt d 'heu!'\:. et OOIammenl sa phobie des corps q U11 faut couvri r et <.·e ndn: n'impor1e q uoi. u.~.uc sa fl l1c s'cst mariée avec un docker du pon d ' Al ger. dam les quaniers défavorisés. de l'idéologie intégriSle .cin de la Sl.oçtcur c~t lit pleine CJl. Tous les deux ou troi s mois.. occu penT presque lOUfe la place.. le pouvoir cultive le mépris du gros pour le petit Les co ndit ions de vic ues d tQ)"e ns n'ont jamais ~ té une prioril..~ efitères qu i dtfin isr. p . Afin de cr6er un coin-cuisine. confi nées devant leur té léviseu r. co up les CI e nfan ts. les dcu~ famille$ On! é rigE une doiSOll dan:. là où les deull fam illes prennen t leu!': repu et l'f'gardent Lt télévision. dont l'ainé a 9 ans: leur pièce ne mesu re que 8 mètn:s ellTés . cependan t.u [ . a ainsi pu aménaboer une chambre minu~u le pour le cou ple . C'est ai nsi que (. souligne aus~1 le prob lème {flIC represen te le célibat rorcé des homme!.e de gouvernemcnt. .SlJit tmi s ft. . .lt gazini~re$ tr6nent. Au pied de~ immeubles. SaïoJ. . beaucoup. Au :. vides sanitai res •• situés au-dessous de leur appar1 cmenl . « Bricoler .. alignés les uns à CÔlé des autreS . e n Algéric. le gou vernement avait tenté dl: réglementer (.~ i nc~... nfants... ce n ·e~ gu~re mieux..nn de joindre le~ deull bouts.· pour les d irigeants algériens. puis le~ petits-enfants.éparer.i.« On ne peul pas comprendre Je suceh...p!lnsion.. .. Et il reste dehors le soir. se ront cn.. JlIII.. pour être &tir que ses sœurs.Iu~ette de pl us qu'au début de l'a n. L' univers itaire..'C à la vague protc:'italAire. écooomic informelle ."lJmp tent les habitants de la cité Climat de Fra ncc . bicn sOr... avant de reraire le plâtre .. la siluatio n est deve nue in vivable avec le lemJ)1i : . cc !iOnt quatre fe mmes. si l'on n'a pas en mémoire cene terrible promiscu ité~. la conquête de l'c~pace eS! de vcnue pressan te : les famill es se !IOOt élargies. Comme chacune des dew. la pi~ la plus petite afin de c réer deux minu S<:u!es chambres parentales... scion l' Union des cummef\:ant~ de la capitale . llu accuei llir lcs bel1es· fillc~. rune ue~ pr inci pak'S n:~'e ndicat ions dcs Alaérien s. depuis.ent l·adultt: dev ien· nent hors de portée .. du 27 ovril20 11 ·" au 6\ des ans ct des démarches..xs. Son frèn: Il rait de mê!Tl(: . deu. et ecux du prem ier se SUlU ". sc partage nt un F 2 .. Les sept lits.. bricolent . beaucoup de jcune~ filles dorment e n survêteme nt pour ne pas risquer de sc uénutkr pendant leu r sommeil . adolesccnte~. pas moin s de trois" li vre ts de famille. uplique l'épouse d' Hamid. la ~re e t !iiCS trois filles ligées de 20 l 30 ans.POIU do n$ L'Exp. dans la c ui sîne . incapables de • loger par leurs prop res tllIJyens . Cene nbsenee d'intimité que sont obligés d'endu rer les jeUneli Algl!riens..'\: que J'on 3jlJ)Clle ici 1· . presque tous lc§ «vides sanitaires" oot été tn nsformés en appan ements. El: les rares placard~ déborde nt . fonctionnai le à ta ret raitc âgé de 63 ans.. (·CM aelK'ller et . il a vile reculé.

La nuil lombée. à la cité Climat de France .. dans l'un des cybcrcafés du quartier. l' un des princip. soupire Hamid .. maintenan!. seuls les homm es SOnt e ncore dehors . via des imponaleurs libyens. à Bab cIOued. De petits grou pes sc fonncnt. Les soutiens-gorge de Mohamed On! été achetés en Turquie par son frère qui fa it la navette lorsque le ur contact sur place leur signale un 10( inléressafU . C inquante ans On! passé. ustensiles de cuisine. Ils sonl morts . l' Algérie étai t sur le point d'être indépendante .« Quand nos parents sc sont inswllés id. " tout ce qui rapporte)lo. Les fa usses Nike vtennent du Vietnam ..e sur des tréteau x c n bois. tandis que les jeunes surfent sur [nternet. sèche les cours pour l'épauler. leur. Dans la merde ...lux gagne-pain des Algériens consiste à fa ire circ uler la marchandise. étalée à même le sol. chaussures. produits de toilette.tûqucmcm rien. désertée par les ménagères el lcs marchands de fruits ct de légumc. institu tio ns et nombreux sont ceux qui prétèren t acheter un bijou plutôt q ue de mettre de l' argent sur un livret à la banque .: 40 ans et vingt ans de trottoir .. les blousons estampillés Adidas de Chine." Mémoires de guerre ~ . Vêtcrncms bon marché. la désillusion Lc~ plus organisés insta llent leur marcha ndi r. Ils pensaient que nous aurions une vic me illeure que 1. car personne ne fa it confiance aux. Son jeuoe frère. nous sommes toujours ici. Résultai..418 ALGÉR IE . Oc plus en plus de jeunes hommes s' y meuent à leur tour.. Les plus âgés tuent le temps au café devant une partie de dominos . est un bazar à ciel ouvert . étai t j usqu'ici lmditionne llcment réservé à des femmes d'un certain âge. Et nous. Le commerce de ces bijoux no n poi nçonnés . Lui vend des bijoux e n or et . le chauffeur à la retmitc. inscrit en première an née de sciences économ iques à la fa c. el vendus détaxés e nviro n 25 % mOÎns c her que dans les magasi ns . En dehors du pétrole e l du gaz. frlbriqués pou r la plupart par des artisans locaux. Karim avoue. ct importe presque tout. dit-il . d' autres sc contentent d 'une bâche en plastique. au pied des immeubles ou dans la cour centra le . ln clientè le ne manque pas. Il ['rlraÎt que la consomma tion de cannabi s explose dans les cités . La ruc de la Lyre. CD pimtés. le pays ne produit pr.

aujourd'hu i coosidér' comme 1.t"IOYen. Hadj..121 .. .. qui n'y est pour rien . l'Mnement. Jocq~ Duq . 20 11 . ce 1" l'lOY8!IIbre 1954 O. au !. arobe . ce 1" n~bre 1954. Il un peu pllII de m. Clroquante ans plul tard .OCte d'une seule colonn e. Alge .. poue prnque Înape<ÇII ~ Fronce..an. Au tatal.. t'EJ<pre<s d u 6 novembre 1954 ne lui con!. Oran..... L.Ommel de l'ÊIot. perpétr'! celte nuit.nuil.lo caolfe des obj-cliFs fronç()Îs . . de la guerre d'indipendonc.. Une série d'e~· pIoSioflS secoue " Algérie : Cooslontine.. el le cheF indéP'"don~sle Menai. ce . « Cette Toussaint-là » Retour sur L'Express du 1. point de d41por. pour d41noncer \es • menées iub\oeuivel • de la lig .ant une trentai ne d'allentals qui ..sne raconte dons les colonnes de l'hebdornodaire commen' a êt4r vieu en France.bre 2004 (K...

celle . Ces trois initiales . Jusqu'au jour o ù il commeura l'erreur incomm ensurable (pour lui) d'appe ler de Gaulle au pouvoir.K:olaires visites d'ambassadeurs .nombreux . Sans. manchettes énormes el Mi~ toriaux dans le style: « On vous l' uvait bic n dit : avec ces gens-là lies Arabes].. . repris par Paris. Ce fut le cas lors dc la guerre d' A1gêrie.ou ignoré . u:-. dont le nom allait deveni r le symbole de la viole nce aveugle du FLN . rOranie aussi.r. un autre de h. L' Allemagne qu i. outre la visite à Paris du négus Hailé Sé lassié.inn du mouvement ct interdire aux « pieds-noi rs » (que l'on n' appelle alors guè re ainsi) de !Se faire eux -mêmes les défenseurs de J'ordre .affaire Dominici. . à lout hasard et comme d' habitude. Mendès France et Mitterrand décident d'e nvoyer trois comp:lgnies de CRS e t trois bataillons de paras. Ce n'est qu' un début: le pouvoir passera chaque jour davantage. presque to us ralés..N . bien que la poignée de nationa listes responsables de l'insurrection aient diffusé une proclamat ion aussi pompeuse quïgnorée..c surtout à l' . à 8 heu rc~. il ne fa ut jamais desserrer la vis. N . L. quelques-uns avaient entendu à la rnd io. stln di n'\" œur de cabinet L' Algé rie. parfois. dans le coup. qui fe ra tomber ce gouvcrne ment à la premiè re occasion. Pierre Mendès France. aussitôt. au lobby pied-noir. Les journaux de cette Toussaint évoquaient les débute. le jour de la Toussaint 1954 . J' un des plus importants fait~ divers de l'après-guerre. guerre froide oblige. Un souci de moins pour le chef du gouvernement. Cette nuit de la Toussaint. sonnent l'alarme.. parfois salc.lI u~'ni)o Mitterrand. Sur place.-é : cellc . 1·' . depuis huit jours. Histoire dl! calmer le jeu. ce matin-là. Guy Monnerot . ignoraient q u' une grande page de leur histoire commençait d'être tournée. toute neuve championne d u mo OOc.. D 'autant que le lobby des grands bourgeois Cl des politiciens locaux veille . ce qui avait permis d'apprendre le mot « fe llaghas)lo (coupeurs de route) .le début de l' insurrection olgêrienne. l'annonce de trou bles en Algérie. la pol ice arret\' . qui s'était promis. . jour d6<:Îsif pour l'avl!nir de \<1 France. on ne sc déclare plus la guerre lors de prou. q uand mê me.. Mais il est déjà trop tard pour Mendès. Ma is le:. dont la Fr. qu' on ose les appeler par leur nom ni sunout qu'on puisse en prévoir l'ampleur. parmi lesquels un jeune inst ituteur.. le(lucl sera. coup de téléphone d ' André Pélabon. vite fait . le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques. Au Maroc . on avait compté sept mons.promises à la e~ l~ bri té ne rurent pas prononcées . Ces hommes s'accordcnt vite: l'i nquiétunt. parce que trois g uerres ont alors commen . Jacques Duque~ e roconte..de deu. l'é té précédent. 1'. avril 2004 422 ·I:I:t Mais.tulonomie interne ). pour e mpêc her r e xten). courageuse. . Les guerres ~c1ate nl loutes seu les.Juinze jours plus tô t. o n le sut le lendemain. qui n'est pas.lO née précédente .. Comment C'est ainsi. Elle en torture un grand nombre. . de Paris à Alger. En Tu nisie. ad met tra ou défera les suivants.. M iHerrand s'empresse de déclarer que l'Algérie est cl restent française. Les jours suivants.parru i. l'. la pre ~sc nationale s'intéres. du côté de Souk Ahras .meunrÎèrc SllUYCut l!.. quelque repos . Peur. À l' heure du d~jeu ner. c\:st llm' ies attentuts de lu nuit. de Gréco à Bobino. traditio nnellement cal me. Mais l'agitation e n Afrique du Nord ~tai t permanente depuis des année~. le triomphe de Brassens ù l'Olympia et la surprenante victoire d u Onze de France (3-0) contre l'Allemagne.. Ce fuI le cas de celle Toussaint-là. le 1'" novembre 195." olllges. une COIll I)ag nie de parach utisles ilvnit d û poursuivre les ravisseurs .. justement. méfiance ct o rdre. journaux d· Algérie... le ministre de l' Intérieur. des centaines de militants du plus grand parti nationali:-te. Depui s le mi lieu du XX" s iècle. du . ont e u lieu dans le 1lI1!1II\' te mps ct touché Alger. En Algérie'! Rien de nouveau : l. était membre de la nouvelle Union de l'Europe occidentale et serait réarmée. de qui dépendent ces tmis dépar1cmcllls.il' Cette Toussaint-là Par Jocques Duquesne fut perçu ..Paru dans L'Expre.mct: :lva it ex il ~ le sultan à Mad:lguSl. aux mains du lobby. Puis. » Ni d ialogue ni réfonne. c t vous voyez . Les grands to urnants de l'H istoire passent parfo is in3IJCr.4.. 11 existe donc une o rganisatio n derrière. bien sûr... comme ils en sont toujours tentés. Mendès l' a fait e n Tuni ~ ie (en accordant. qui va être jugée.:ar. Les Français qui sc pressaient dans les cimetières. mais Cil to ut cas ~ans perspective t!':lwuir _ qui opposa la France au A.

is.M'MU pour les • Fronçais musulmall$ d'Algérie _. Maurice Popon. Le bilon officiel e$1 de 3 1nQI11.ll'Olion d'un COI. 2011 . Mo i. enllllÎnll un changement de ~gime et provoqua de graves c. le préfet de po!i(e de Pari. ceux qui dç ces années-là gardent au cœu r une plaie ouve rte. et du déporkmlent de la Seine .ise. les rolles se poursuivent lei jourl luivunt 0 Poril el en bonli_ .oiIon inyoquée ". Elle va se tronsformer en Ylie vuslll fOfonnode_ Les policieu Ioilsenl libre court 0 lev. le 17 octobre. pour proleitor QOtIIrO!I c::elle chos$Il à ['homme. l'un des policien qui 0 porkip' aux rofles té moigne pour l'EJ(preu. D. deKlllnles dons Irn hOktls. clics llppartiennent à cellClô que J'un appelle 4( Ic~ Trente Glorieuses. qui iii des morts. onnonce l'instool.s Algériens de Po. lei olhcierl et le prêlcl Ioinent foire. « Les ratonnades d'octobre 1961 . qu i se >IeIII pacifique... N empona le soulien du peuple algé rien .! 10 mulliplieatlon des ollenlols com mis por le FLN contre des poli<:iers. En cla ir. ho lne.·" l~qu e l1e le H. est orgoni. Lo . . la gue rre cIvile fraJlCo-frafl\-. . Pourtant.:ri~ ITIOnt lc5 dont le souvenir JX!SIl encore. Io. Ie$ historie n. l. une maniblation. Peu èI pe<I se me! en place une rbprenion ou fociès : rafles. Ils Mln! nombreux.. la confession d' un policier » Retour wr L'bqJnu du 16 octobre 1997 le 5 octobre 1961 . humilionons el yiolencti. enfin . fllimenl oujoufd'hlli que les rotonnodel d'CIdCIbre 1961 ont foit enlre 200 el 300 morts_ Sein onl plus tard.

n réalité. On a pris 1' ~ ve rn... On a donc commencé il aller !OC servir d. Papon pTOlégeailtootes les exocliOr»..11 jeune polkier. dans la nu it du 17 nu 18 octobre 1961.ent ~u r les Champs. enco re inédit.ai tle plus beau cas. ... .111 ooversairc bien dési gné : C'flaient les AlgérM:ns. lerrible.. lerrible! 1. bie n ~Or. ) Il a remis une pressioo. ) Les habitants qui avaicllt peur nous appe laien t. Le . Notre patron.•. LA. Il SCr. Il n'y &\'aÈI pas de raison se retenir.-qu~ s Ou les balle~ des policicC'S chrgés de mater la manifestation organisée p~r le FLN. bien :.it ' Ioïl fal lail les laisser su r place ... . 011 arri ve il Colo mbes. "" ...aurice Popon.~ ofticil'ls" l"C(.ll inc de mecs.encore inédi t .sc ré unis. on ]XlSse le pont de Neuilly.a t: lé reçueilli dan s le ~d rc d' ul"lC enquête de " Illes i (In stitut des hautes études de la ~urilf intérieure) .. Dons cc temoigooge.'Cnsé!.nhu vlt' nt nous di re: : "Les g ars . de la police. ] J'ai Un collègue qui t'tait le chauffeur du c ar dl' commanrJemenl . Chacun ~ cherch. r.r dan$ L' bcpreu du 16 adabre 1997 Les ratonnades d'octobre 1961.. D'avoir un jour un pllljtICl Je IlK'CS fltCC à rlOU~. Un collègue q ui éta il Jc r. fonni dable puree qu 'on savaiI que. II étai t déjà 23 heures. [ Enfin.. ça a été une ehasse à l'homme \·érita· b lemenl terrible. . même k~ joueurs de tarot o m la issé tomber leurs cartcs . c·étail une sone de reve .~ait les ntl nll~ .. Tl y avait un car qui nous su ivai t.Pan..~. 1. fait u ne pre:mil!re descente sur une dif. des Algéricns qui onl . alors 101.. au CQurs de laque lle 200 A lgérie ns IIU mo ins som tombés sous les malr. les ."r. Il p.~ : " Des coI~gue. .: police q ui é tail chlll"gé de ramasser les mani festant!. dirigée par Maurice l'apon. on a la confi rmation.. ça a gueu lé p.. On montail dans le s é lages polir mieux voi r el On tirait su r 10UI ce qui bougeait. ça y est.tpOIl déc lam : "Pour UII coup porté. [ ... Il d i». el qu 'est-cc qll'on voit devanl nous'! Une man ifeMation d ·Algériens. de la haine. était prêt il couvrir tOUI ce qui deva it êlre: couvert . J'officier qlli commandait.Ipri'... Maurice r-. [ .m~ le "sac à btdu le"· .lC Victor-Hugo. plusieu rs ccnlainl'~ . été matraqués Ct q u'l uI a laissés sur le caTTCIiIi.. il descend el fUt d 'e mblée lin Algérie n qui avait sous son man/eau une arme qui se ré vélera êlre faclice. où on II.l publié . avec de nombreux autres..011 sc diSllil: " Un jour. lendemain.~ill és qU ·'H II" .se·têt ~ .<. C'étai t l' horreu r... En 1961.. el. on faisait la gueTTe CI o n avai t 1. SOU~ les ordrcl de oV..Or. en bois. Puis on est partis e n direction de J'J!toîle . nous ne rendrons plus coup pour coup : pour un mort. [ El puis on apprend la veille ou l'avan l-veille du 17 octobre 1961 qu'il y a ura une man ifesllUion des Algériens dans Paris . qui nou~ ont conduits dans une: lone Jc pavillons de Colombes. du 17 octobre 1961. ..") Ce discours Il élé 1:1 gwl\c d 'eau qui a f:lil déborder le va<.. som ("ncerc lés par des !"alonli. Rooulletard 0 participé. dans un t uai rJç l' h istorien Jean Ma rc Berl ière Înl ilulé f~ Cour du 19 août. . à l' occasion d 'obsèques. ] Pendant deUlli heure s. l'horreu r . nous ferons dix nlnrt..Élysées. on a fin i par rent rer. il racon te la trogique nu it de haine . L'ambilUlCe était te lle que s i un IIfIi. 11 parait qu ' ils vcu knl aller agre:~ser le commissariat du VU I" am::mdisse melll :' El . un jour quand n~me ils vont bien faire la cOllnerie de sortir tou~ enscmll1c:' Et ça. C'tta it la mUr! q lli cOD1lJ1eJJÇllit. ratOn~ .. Raou l Lec:ard..li rôder . On s'est lancés dallS ce qll'oo appe lait Ie~ "coure({es~ [les poursui tes J. .. Dans cc car IiI. à 10 troque des A1gêriclls..-.e.~ et de.trce que te (:"I11 I11:nl danl n'était pas content qu'oo ra~ne des cadayl"Cll. 011 étai l lellement déc h. El pu is un jour...anîcipe à la tragique nuit du 17 octobre.~ morts. Le patron esl affo lé : "Vous t tes fo us ! Commen"'"Cl pas comme ça !" Ce mort-là Il été J' un des deux " mort. là . 1.. [ .o n d i. Iii . un ca r lI. il y uva it pas mal de morts. . la confession d'un policier Par toull!f\l Chobrun Gordien de 10 pail! débtJtonl. " Nous. Ce témoi gnage ." rr:. TII) US en porterons dilli . le préfet de police Papon fail un discours dans la cour de: la Cilé : " À p:utir de main\cnanl.. et de pouvoir régler les comptes parce qu 'on 11V1lÎ1 accumulé des nlOn. faute de combattan lS." Alors. ) Ensuite. On êta it devenlls incon trôlab les..1 de\'enus incontrôlables.. ue C 'était pani.. est en poste dans une brigade dïnlerveolion de la prifeclu re de poliœ de Paris..

.. D' hltbiLuUc. Iucr:' . ça nous .e. D. je sors de chez Je préfet . mais. ' en1Ofd. vous a\'ez carte blanche sur la \'oie publique . l'indépendonce plusieurs cheh hiltoriques du flN Ol"lt . 2011 . personne. Il ne veut pas que ça se renouvelle ...Iholté et 1.. qui n' est pas content de ce qu i s'est pa s~ le 17. s'éla it Mv i~ de vou lo ir nous reprendre en ma in.' .. II ~illusiun le patron.. celte fuis. qui onl ovni dilporu des livres d'histoire.AU:.] Quelques jool':j plus ta rd. « France-Algérie: la guerre est-elle finie? » Retour sur l'&pttiJ du 23 janvier 1992 Tr«11'8 on$ op"b lai OC(OI"œ d 'hion el 00 Iendemoin de '·." Vous vous rendez comple ? D~ ~ des gardiens de la paix 1. lei ropporb IIJmuhueu~ de l'A1géda el de la Fronce.l. iction du p"êsidenl Chodti Bend jedid par "orm6e. / : " Vou~ avez carte blanche sur la voie publiq ue~ ~ En rt:ntrant lia maiSOfl apJt~ la nuil du 17 octobre.. En revanche. .ultêe de porI at d'oulre.. porca qu'ou lend&moin d.. À la limile.-a occ. sous la plume d'Vvel Cuou. mais le directeur e st arrivé en disant : "Voil~. il aurait élé IlUIJmené ~ son IOur.. je ne raron le rien t.. En Algérie. t'Express onaly. Il Klu'igna ouu i l'histo. C'CSI ICrrible .. fai réve illé ma femme.. je lui 3i di t : " La haine.té éli mi. ça rondui l :).. ur".ctaUf de la ridodioo... dir. t..l pas déplu. les Algériens devaien t ressortir.. paree qu"il y a eu beaucoup trop de mons dans les commlssarÎau. 0 COVie d' une moovoise CQnl(ienca qu i Mtite entre l'oubli I(IO.(:JUI~. le 1'" novembre. EI"I Fronce.

av« ce visage hiérat iq ue qu i le fait ressembler ~trangcment à la momie du pharaon Ramsès II. El que de mun. mon tre cinq hommc~ ... Ils se haïssaient déji ..u les avalar~ de la rtvolution a lgérienne et les I!trangcs réactions qu'elles provoquèrcnl trop souv~nt dan~ l' anc ienne mt!tropole .~ pour le savoir. Cenaine! ~ raisons dt ~'Cu~' attraction-ré pulsion fraTl\. qu i C()t1nurent les cell ules de I ~ pri§Ofl de Fre~ne~ .: macabre . les relat io ns entre Paris et Al ger ne le furent j:tmais depu i~ cc mois de juillet 1962 de rindé pendancc . en 1956. Panicularit6. Et beau- 1 du 23 ÎO""'''' 1992 coup plus qu ')j la politiqu e il faudra it faire appe l. la dé tention pl us confurtable de l'île d ' Aix. Hi1loire d'une attractionrépulsion qui relève oulenl de la psychanalyse que de 10 poli tique. En 1975 . cent t!"Cntede ult années de présence créent des liens..IignclS.e ann6es les rigueurs du JieCret. Enl re ces deult diche! s. l'nloum de gendannes e l de policicl'll gogue nards.C \10.:e .oéricnnes. Qui pilrJaÎt de la « fin de ]'HislOire .les couleun. 2 M~ mill ions de soldats du cont ingem a m naguère traversé la MéditeTT'Jnée pour défendre ]' . fit condamner à mort le Kab)' le Aïl Ahmed.: mond ia le. 1 Dans les l'1IpPOI1s lumul [UC LIlI. dans une chambre d'hôtel à Frnndort . eut le temps d'emprisonner Bo udiaf. s'é tendent trois décennies d ' indépendanc-e de l'Alge!tie.". Moha mmed Khider fut a ballu dans une rue de Madrid par un tueu r de la Sécurité militaire . POfli dont t ' f . . aujourd ' hui .. m(me au lendemain d 'un conflic.''-''1. q ui Ics condu it e n permlmClln' nUA réactions surdimcn sionnées de vieux f.~t jaun i par le temps et c-eilli qui II.' des rappons e nln. des chefs hi ~toriques. On apprend depu is JOllgWOlpS que les révolu l ions oJ~voren t leu rs en l. p. q ui panit pou r l'e:o. révolution algérien ne eutre en sctne à 72 ans. « uonnales .'O-a lgt'rienne SO nt I!videmcs .eiso: . Larbi Ben Mhidi liquid. BealK. (''C fuI pis.. dom l'avion Il élé dé tourné en plein ciel. Seul Rabah Bilat «dura " lon ~­ temps à la tête de l'Assemblé nat io n:llc.I.. al1.. rer longtemps après la séparation.~~ions mal éte intes ni avec ICtlr IIn. pu is les lambris des châteaux d'A ul noy et de TUl"llu1UI1.'d.: k n empire des Indes ni avec l'Égypte. se rouvre nt à la moindre oeçasion el SOnt rendues encore plus sensi ble. h i~' 11 1 .. Ahane Rarndane.:s . sur la durée de la révo lution 1 Oidouche Mou rad . Arrêt sur image. 1 million de pit.1 Lofti tués au combat par rarmêe française .... Ben Bella. Il fau t ici revenir sur le destin de ce~ cinq eapti f~ de 1956. celle de janvier 1992. le plus « puli · tique . e t les FT3flÇais sonl bien placé.. Algt!rie de papa " .'OUp de blessures mal eicatrisc!e. le plus intelligent. celui qui e. étrong lé au Ma~ par les homrrn.storiques de l'in su~ion . He lmut Schmidt et Valéry Giseard d ' E~tai ng étaient des am is.~ . dmit comme l' adjudolnt de tirait! cuJ'li qu' il fut. Et l'on peut actuel1emellt éprouver le 5enUmenl que le film sautillant passe: à l'envcl'll..' ces drames une dUTlensio n \(lUte par1.. ~ revenir en boomerang avec une l'xnime violence. La premi~re. qui n'est pa~ exh nu. lb Hri t:1II niques n'entretiennent ces pa. représen te J'un de ces dnq hommes. deux pholo~ venues d ' A l~cr. qui COl'ICCmc aus. . de l' actualite!.pntu France-Algérie : la guerre est-elle finie? Por Yves (\/Ou Des accords d' Êviol'l 6 l'éviction de Chadli.ï l. Ie Boussouf.jcu li~re. Krim Belkacem victime du même son.:et invemain. Pankularités franç. Or. trente ans après la fi n de la Se«lnde Guern. sur la piste de l' aérodrome de Maison -Blanche . L'un des masquc~ de fer de 1.: les deult pays. 1 million d'Algériens vivent en France . laIlS jugemen t. I\'ant de subi r dunmt quinr.. :lI l1hl)lIM.. Il III Il/I)' chanalyse pour tenter de comprendre la nature part ic ul ière.:ouples condam !lé~ il .~ tif. qui avaÎt ren versé Ben Hella. Boumediene. JI y eut puUnm lt d:II1. La seconde image. el <-TOisé:> de l'A1gt!rie el de la France.en 1'J'12 . des annc!es fll ll~ tard . à pl us lie lrente-cillq années d 'in- tervalle. Il faut reg~rtkr. Cessons là i.~ ­ noirs 0 111 quitté leuT pays natal . Un dc! lai de viduite! historique raisonnable .~. IC5 re lation s e!ta ient normales elllre la Fro nce et t'Allemagne.. elle lIurait plutôt tcodar...III I ~ . Ce som les chefs hi. qu i revient dans $On pays après viugt -huit ans d 'elti] au Maroc. me nOUeS aUA p!. Mostefa Ben Hoo laïoJ . trois décennies de malentendus et d'occasions manquées. Après l'indt!pendantc.

. Les jeunes A lg~ricns 0111 appris !"hisloire de leur pays sans con naître les noms de Ilen Bella ~ p rès 1965.~ França. au mi l. Le g~nérn l de Gaulle /!:prouvait le besoi n de tra nsformer I ~ trng«lie en succh poli tiq ue. elle crut bon de fain: de la Re3lpolitik. HelmU I Schmid t e t Margaret Th'llcher. Qui Il bien connu Lconid Hrejne v. de Doudiaf ou de Krim Belk~em. Et la Frnrn:c officiell. fU I efTact dcs tablettes. Les IIllSl'rVII teurs présen ts l Al ger avaie nt pourtant e u le $Wtiment fugiti r '11I ' uu courant pounit pas~r e ntre C('li deu~ prfside nts loi différents. a ussi bien chez b Kaby les que dans les mosquée5 ou par des OpposanL~ qui attendaie nt mieux du pays des drui ts de l'homme. alors qu'il fu t ig no millic u<. brillant fM~ile de l' anciclI régime. Giscard ren lra d4u d ·Alger.monde ct il fa ll ait bieu conse!"'er que lque temps la di ~~i t ion des bases nucléai res du Sahara.·I<·I" 1 .'1111'" . CI du géné ral -major Khaled Neu ar . C'el. l . dé. Lc. Ce n'est pas un ha~ard .~ extérieun:s ck Fra nçois Miue rrand empluie-t. eu~. présence . le~ enlèveme nts de Français. 23 lanvier 1 ~2 ha itais pas me rendre dans ce pay~.. '. que d'occasiuns m311' quées et de: malenlendus ! Il Y eut 3ussi tmp de Iyrbme .. Mais ~tai t. Comme ils ressentiren t phls tll r. au d/!:part de la France d ·A lgérie . Les Êtats n'Ol\l p:1. les mémoirn blcsséc~.). Fernat Abbas.. No us l'Omprenoos l'eS débordements dans un très jeune t~at . de l'intervention de:s Jagu.. il CCUe form ulc délirante Cil août 1% 1 : ~ Un coup de passion est en train de prendre .. mistes ni des lo nu re~ qu i leur fUr\!m in nigtt~ iIOUS le règne de Chadli.~ f\'si.. faisait aVe(: ". de romanlÎsmc bêlant.illusion la FllI ncc que rAI. a choisi de privilégier Boumediene. le ~ujet des d roits de l'homme ttai t totalement ta bou. . PoUrquIIÎ cette n!mi nis(:erocc gidienne de or portc étroi te. raris se cuusolu facile men t de la di sparitio n de Bell Bclla .:h.. Au-dcJiI de celle grinçante parodie. mini~trc des R clalion....~ p.: Delklix lI. ajoutan t. nostalgéric .~ d'amis.gérie : ils fu rent pœsque IOUS occul tts. poir des jeunes-tu rcs de l'armée. du tiers. « Ils .'CC le retull r de Mohammed Boudiat et l'ex plosif attelage composé de Sid Ahmct! Ghozali. 1I1:li. hélas ! une effroyable rialit/!: dans tou~ le~ ~t CUfll. ne prOlcstajamais comre la sa uvagerie de la S&u ri té mili taire wus Houmediene.... c'e~t bien COllllU ..1ne Ramdane.." " . sous tous les régimes. lU fond de moi. M ~ i 5 nnn.e\ :n .· contribua l pousser Chadl i vers la re traite.~i Va l~ry GiscanJ d 'Estaing consac re les 55 pages du premie r chap itn:: du tume Il de ses Mémoires li sa visite officielle en Algtrie. l'ont bien voulu. Qui fut.. porte /!:troite ...Saint-Marc /!:t~icn t jadis partis en c huntant or Je ne regrellc rien . Le devoi r d 'i ngérence n'avait pas encore été fonnu l~ et l'on ".~ pulsions du nalion3Ii. lui-mfme. L'ancien p~. Quant li la France. C'est FrançQi ~ Mi tterrand ministre de J'In té rieur qu i a déclaré: « L' Algérie.:IIt' . d 'AIt Ahmed. Mais il est \'Jai que le.. dès J'été de 1%2 '1 Pourquoi Claude Cheysson... l l'esq uisse d'un frémisscmem e nt re C hadli el Mi uenaoo .ulI des terres françaises li celle d u pétrole.~ accords d' Évian l la cri sc du vin. Depuis 1962. de Khider. " Ils.emc nt« ga lTolté. Je ne sou- Poru oons l ' Exp"" d. qu i avaient preSQuc le meme âge. fennet/!:.. . J'onl bit:n . la . ? Il s'agi t.or au Sahara au ~ déchiRmen ts sur I·émigration.. contin uent 11 pratiquer largemem r~I1 U "': fie volontaire. Scn~ ~igu d u marketing litt/!:rJin: '! Pas seule ment. ma is que de drames ~vent inuti les! Oc la ruptu re dc.~I<1ire . Ce ~i1tnce fTllllÇais fut MXJVCn l amèrelTll:' nt v&u.i~. El pour A]. seloflla l~gende : . selun hl formu le fameuse. de la natiOl1aliSll t. l:onfront&s à une situalÎ()n nO\l\'clie a. Jînuny Calter. Ma politique St: trouvera dé fin ie par trois mots : vo lomt. la version officielle reste celle de sa mon au champ d' honneur.ALGÉRIE.1 autre uoe bouff&: de là-bas . aV\..'. Ce vuyage officiel a tll!: le plus difficile de moo mandat..·t: de 1.( la Fl'llIlCe .~ident.. On fî t donc de l' Algérie. car je ne m ·étai.~ dirigeants d' A lger aurnient i~diateme nt rouvert le dos~ier de la torture tou l au long de III gue rre d indépendance. t:trongc si tu:ltion. en Franœ CI cn Algérie. c'est le trou noi r. . celle fois. une fois de plus. e .'11 des m. da ns lou'e~ les uni tés cunfrun tfcs ~ u problème du terrori ~ me urbain ou rural .il bie n n&:essaire de les battre l mo n ou de les couper en morceau~ 1.'iés de cc Uralda d'où les légio nnaires d· Héli. Voilà . de psychanalyser la gauche françai se. et ils on l laissé au~ isla mi stc~ le soin de réincamc r la ptlreté ct k.. ne ~'inqui/!:t ll nulleme nt des e nlèveme nts de ccnai ns dirigea nts isla. C'est la SFIO de G uy Mollet qui a envoyé le contingent e n Alg/!:rie...nl\' dc~ origi nes. C'est l'/!:poque ou un représentant fon chrétie n du Quai d 'Orsay dans la Ville blanche or déplorait . On peUl lin: ('e cri du cœur: . un coup de . le désintér\!t affiché.·I\"ho· . Mai _ le_ A l g~riens ne cun naissent pas leur h i..

. valeur militaire 10.. Et si Stora avait raison '! S i la guem litai t vraimen t linÎe '/ On pe ut toujnu~ rêver . à trois ons d'inlefvo lle.... dc. Il n. Il '(J(onte.. cette croix de gUCTTC du JXlu\'re bapcisée .ne derri. On las oppeloil les pied.. d... « On les appelait les pieds-noirs » Retour sur L'& preu des 27 octobl e 1979 et 16 juiIet 1982 1 le millMl titre ... avec une presse libre. . .'Co nnaÎl a vec honno!re té avoir 5()us--estimé le ur retentissement en Algérie.. Mais il fut.. officiellement. avant les exe rc ice~ poI iliques.. préÎlI9é.<........: ---:--..s qui a fui l' Algérie entr. d...... h one" alg6rienn•• Ioile d..ante.. des dé mocralcs. Poutord.sr IIOfl lresque historique que publie !'f... à la suite de la multiplication des a ntenn es paraboliques. ~ n'éIoient Îomais ~enu s.... Mais on devra se livrer....nce.So m mo..xpr~SJ.tepreJl du 16 juilla! 1962 .. visité un mali n par un ~nge .:is me.. ..... de gucrn: . ollé à la rencoolre dei Françoi s d'Algtri" ....... JUl-qu' au coup de semane" de n(MImbre 1954 ......ALGËIt IE.. laissoot l..o... ce mil~on de Fronço.. dit-il plus loi n dans L ' E... Les Fro nçais déCOUvraient une A lgérie plurielle. à un véritable non... remarquable hin orÎt:n de la généra tion nouvelle..L. D. ... . .. Car il n'y eut jamais li-bas . c'.'été 1962. lIn 1979 puis en 1982. rf~eu 436 41]1 ... avec lie~ combats douleu. lui..-noin du 27 oclobre 1979 .. d'une intégration qui ne fvr Sous peu Ioulours fac:ile.o<pt"/tiS... n'étaient à ses yeul< qUfI dM éléments du &k0l . runi~"H qu'flllfl s'éloi! peu à pau créé dons un poys aù les Arobe.. l'arri~1te souvent diflici].s Françoi s de l'hexagOOll e t leI COfIdi~on...tory du 16 juillet 1962 est...'Oupu~ dans leur vic qui les marqua parfois au fer rouge ... do ns"" poys 00 nombre d'entre ... Christian d' Ëpu-nou~. en France a u cours de . Unfl description dflla. la ~i llu~ioo d' Algérie portent bien raremen t leurs déœnations..20 11 .-ogues de migran~ vtHlUS de '". 6 Ira~ers le~Jri tltmoi900Q"'...~ et organisées .. (7VI"~ al Îuilflr 1962. qui signe la coyer .. .. Ainsi passe le tern~ . iOOS la plumtt d'And . .. t'EJcpnm coosocr. ellIre l' oubli souhaité et le remords qui taraude encore_ Il faudra pounant bie n sortir un jour de CC!i relations incelitue uses fondées sur des photos j aunies...enlré. "i ndifférence et le. ~ 27 OdObre 1979.-......\ é missions télévisées.. El ils n'évoquent presque jamais de vant le urs enfanlç cene lo ngue l.. C'est (:c q u' a ten té Be njam in Siora.. L'f.~ ligues ue femmes pu i 5.. mais aussi d'Espa9ne ou d'kolie. lIt d... au~ ... avec St:..u~ longues enqUMeS 0UlI piach_noin....

(in'md uisible. .u du 27 actobre 1979 On les appelait les pieds-noirs Pcr André Pavklrd tei émigrés de la Commune.. Ayam trouvé . (eux d'AI$OCe-lorroine et du bossin mooi terronéen. ûc BÔIle à Nemoul":'i. En Ir.~ i tout à fait à effacer ni les effets d u tcm ps ni les cfTnrt. . au débUi du si. on s'aperçoit quïl leur manque k:ur âme d 'anlan.. panout en France. De " l. ~ ces pieds-noirs qui.. "'.cc reprudle sor . L'agitation pIIr. s'exprime la.. Colombages olsaciens Pieds-nviN.· III"'" . ~ coutumes. ~':n1ll1\1 .1..bas ". ce se m .Juc~ cl généreuses d u génie frol"{ais _.ou:une:ner? . d... ces surprenants p.l.011 comptait.. comme ils d ise nt pou r désigner une Algérie qui. on parvient mal à savoi r de que l œil ils les rt'gardai . pieds-noirs.ent le~ COUtumes.lCmJ6niquc . aujourd'huI.e premier aurair été mmllê par les A. ils gardent . paro . mal remplli\:éc par la destruction du clocher oule replâtrage oc-s murs.. comme les rare~ auda . !l"A I~éric fr.~ des hommes. témoignen l de rtc l~ ~ tlIprltllh. c'~ tHient tout simplcmenl 1..l'itlt'tt gante manière q u'avalcnlles métropolila ins de marcher. Alors. paros.. Rapatrié~.u llt d'èlre la leu r. de s Européens d'A lgérie. ils JlOlJ~ niqucrn .. r uur1:u t1 . mai s tOUI le 1111111 \1. ..""-s l"indépendance. Villages aux noms de ~Ies céltbrcs.enAlgérie.IvCrsanl aujuunJ'hui ce:... El leurs controdictions.Paru dan. sés. L' Exp. 966 9 11 pcrro nncs cn bénéficièrent. Ex patrié!!. el bien souvent l'accenl. archives ct écri ts de celle êpu' llll'. Algériens.nt. Il s'est formé ici uoc mœ nou ve lle qui possède des qual ilés prfcieuscs d ïnilialivc e t d 'éncq:ic. Tou~.. de:~ trad itions dlCvalert's. Un ~omplimem pou r bala ncer ..une autl\' et ancienne patrie. le: caraclère d'ut ililarisme é truit et farouche .'S d ·Haussmann . qui vienl de l'espagnol. hier Françni$ d' Algérie . ceS.<..bc5.eS où tous Ics architoclCs s'étaien t dooné pour mollèlc la dign ité bourgeoise tics immcublt."lIld:lIs de 1830 débarquer chaussures ( noire~) aux pieds. . il ne semble pas qu'ils s'en soient tenus li l'écart .. Vi lle~ entemt§l. Au-delà même des nostalgies d' un pay~ qui. Et le 1 second.. . parfois. L1. ~'effaça 1o\lUS !CUni yeux embués dans les hrumt.l jamai~. lusqu'à s'e ntEle r h phi quer. que sa popula tion. qui l i~<. cicu~ partis chercher fonunc aUll Amérique~ ou les quelques nnstalgiqucs repliés sur I·Espagne:.>" sou"cm débapti . IlHi~l' ment . Leur fllÇOll svunlc de chanier les mots.~ac iells . Ainsi la tri stc et grise Alger.. T mp . lieu. bien apn. li. ). en défric ham l'a ride lerre d' Algérie. su rpris de \"oir les . Celle q ui calc ulait le taux de l' aide aœonMc aux rupalriés.: et de mets.(lU retrouvé .lOçaisc viendra hie n pl us tard).:ly~I~CS de Fnuce q ue n'ont réu. et parce qu' ils l'é taien t. And ré Paulard roconte leur hi~toire .'s au-delà du folklore. dans les JOll m:lUx nii.nlrol compris. à l"exception d ' ulle maigre poignée (voi r plus lo in). Poortant .It . c'éla it la « Fronce algérietll'lC >l . fois brouillonne des habitants auénuait le caraclèrc convemioo nd iJe cet urbani sme ."'OJguth iquc et leur mairie parfoi5 à colombages al. se sentent venus d'ailleurs. comme le di ~ itmc des 140 000 j uifs qui préfo.: KOÛI tenace de perpétucr les rites vont In. De leur province disparue...' g~nénu ~ ou de poli[ icien~ oublié~ .~ nous tmi lent en Ila ri:l~ ! . 196 1. ~s palOS. d i~ail-()n à Oran . il~ sc diSllie-nl . q ui Hcnt leur terre.. Cest l'llllinnatioll d ' une idcmilé. lraduimit. c n 11198.. oc Les rrança i. ils sc disaient pass ion~ment fraJlÇais. En fouillant. d 'lIliSCZ fmiche lI:tt c... semble encore occuper comme o n porte un ve:te ment d'occasion .. en castillan." Arabes. Fol déplorer qu ' ils ignorassent tOUI .. quel d icliul1Iwirc dira l'origine exacte de ces mots ? I.. un haut fOllCtiunnlli rc paris ien détaché à Alger o b'iCl1Iait .!!cle. Déjà.counlgeusemenl aussI .. r:ral"K:c algérienne .) . plan lés dans le bled enlre leur église nt. 984 031 citoyelt~ françai s non musu lman~ . çeuc prute~ation qu i mé le la se nsibili té et l'outrance . Soi ~ante ans pl u~ tard. Au Imut. n'exisu'! pl us pour eux. (II Coup de balai a Paris» Au recensement de 1954 .""CUe fo rme moins . un soir de J'~té 1962. .!jà. .'flI la loi israélienne d u retuu f à la loi fmnçaisc d u 26 d6::cmbn. leur armoire n~­ mande. ont quitté ce pays. sous t. En 1962. un mi!· lion de Fronçois <1 Ô 200 %... JttS(ju' à prétendre l' ê u·l'.'S violettes de la Médi te rralléc. Cest le ur bahut brccon.oc 200 % _. Les aUires. d'un voi ~ i nal!e qui n'était p3S que m~pri s et ~un(llit i~I ~.

boutiqui ers. la France de la lin du XIx" siècle sc pr~<. ct journaliers espagnols qui ~'en rac ine l1t en Oranie. Aujourd'hui comme hic r. Plus de ~uejs matériels que de probl~mes mttaphysiques. dans l' univers des Français d' Algérie '! Que lle trace cn sub~iste? En relisant Alben Camus. l' alfa. indigèllC " . qui.. Mais moÎns nombreust:s qU'tlll II<: k croil.. la pass ion. les hommes avec leur bumws bru n qui !le fond dans le djebel .. ou de macaronade . le d imat . c Nous n'inttgrons guère à nos pensées.a tion de son !IOn . Mais un boulcyerscmcnt de la société !.GÉR IE. mauresque. . le vi n.~ villes. Considéntblcs.. st: dé\lelllpp. indifférence q ui. Pe rtdan t longtemps. Le goût du spon. lb ri~ UCnl de dépasse r en nombre la a)lonie frança ist:.«s. des fortunes 5'édifiè~n t en i\1~" I'ic . Les préjugés on t la vie dure.nisée de l'apéritif du soir. Les fest ins de ~bress. fri ture . Brusquement. iI~ côtoyaient plus pauvre~ qu 'eu ~ encore . À IOn. Qu vrieo. ne fû t-<:c que la bonne . maçons italicns dans l' Est . su r la tem: et la mer. les pieds-noin vont vivre entre deux sentimen l~ o ù se forme leur conscience.Ii"1I1 ct s'affermΧsaient en France. Les fêles du printemP1 ct de l'été. sur la faim des générations antérieures. La nou velle commu na uté grand it lentemen t : ainsi que le voulait Bugeaud . il. dira plus lard un viticu lteur ol'lll1ais. au même moment .tiquemenl natu ralisés.tinth'lI l . Comme celles.. La mer offene au pied dc. 00 \'oit peu ou mal les Arabes . ~ucL'Cssives des républicai n~ h(K tiles à louis· Philippe. pe'riOOiquement. quand croquent sous la dent bliblis.: rcv"nd i' llI" lïntligène . un hiile de santé donnant à tous des airs de vacances. par Iii sui te. Comme une sorte de revanche..I'IÇais peu à peu . Ils n'en corma Îs saient pas d 'aufres. . si pauvres qu'ils fusscllt. Mais ce n'étai t pas follX'nlcnt un passepon pour la richesse. la vllgue d'ém ig ral1l~ dc. l'tpidc!mie. les laboureurs succèdent aux solda ts. voire d 'orgue il : après tout. C'étaÎt simplement un mode de vie faci le mais simple. ce n'est pl u_~ une ~mé li".:hcu r lies façade~.. quand se wu lèvent les tribus. En 1956. pous~ julXiu·l. qui se font chevriers. on sc n:prét>Cn te encore le pied· noir com me un naba b. Les ex-sujets de!.q ue . S'ajoutait l ccla cct extraordinaire appéti t de vivre qui leur fai sait œ lébrer les petites joies de l'existcnce. s'y accrocher ct le vanter 1I 1 ' exe~s. JO Le 1" Novemhrc '1:1 briser celle insouciance. comme le souli gnait un député de l'époque: • 11 s'agissait plus de oonner un cou p de balai dans les NC$ de Paris que de coloniser r Algérie. tout des régions vo j. Mais. contre le sol. Maltai s aus~ i .ade de mergue:. 11 7 722 dépans.~inc./.' . .k~ ré flexions sur la L'()ndi tion de l ïndig~ne. sinon eu ~ -mêmcs. du jeu de~ mu sc lc~. Il d&illuion Paru dons l ' bprwn du 27 oclobre 1979 Mais quelle plilce tena it. Pour le tcSIc . Dès IH89. laisse Ic pa'> il une crainte inre nse mais vite apaisée.ct c'est imponant . Un univeo qu'ils venaient tout j uste de se créer. com me qui dirai t sans y penser . Beaucoup renoncent : entre 1842 et 1846.ente cornille la nation la plu. de leur modes1e foyer. c Noo:. Appatai't alors.sauf lorsque l' absurde hl:ros de L't'rang" en IlSSassine un . électeurs. bien souvent .~s richcJ>ses. d'a illcUf!O. poossée par une misère plus grande encore. Poor renforcer la colonie. seron t automJ. La mtm llll (bri oche) du lundi de Piique5. uroc ccn lline <rupc!riorité su r l' . les h(lt c lIIl~ . Et que leur qua lité d'Européens leur conftrai!. bois et su r les plages.. Méfiance à J'égurll d 'u!lC France lointaine qui ne répond pas IOUjours illïdéc qu 'on se fuil d ·cllc. mais jamai s mano:u\'res... Restc . rois d'Espligroe ou d'Italie pouvaiem donc se 5enlir fiers de devenir citoyens de la République. on a po croire qu' ils dêfentlaicnt alors de faOOlcu.~ & Iairée d'Eu rope .Al.Jui le m. puis à Nnpolc!on 1J] .. Comme partout où naît un pay~ IlCUf. le miel de s zalabias. Autres combats. 25 000 cégétistes . pan agée en immenses piq ue·n iquCll' dans le. aussi &lata nlCS que le soleil . El. ROIait Camu. inférieure petlt-êu'C à ccl le qu'iI~ s'(X:troyaienl eux-mêmes. 194 887 am\. assise!. MlI1'.. iglloraDt .. tchen. SOlIvent appelés à commander. pour l'Arabe .. il fau· dnl les déportation. variantes uu escargots de la kémill. les femmes dont le haïk se !'IOie dans la blaru. Une promotion. dévorée il belles dcnl'. Les Arabes. Un brevet de sa tisfactioo. À les voir. l'Anille..sans cesse promise ct ajournée _ qu. L'odeu r a. élus m!me. sommes devenus frJ. le !iénatcur Marcel Pel1enc prése ntait au Park melll un rappon mdiqu~nl que 9S % des Européens d ' Algérie avaient 1111 ni vcau de \'ie inférÎCur dc 20 % à celui de la rrn'!tropoh:.. n~ st:mblenl compter comme des é ~menls d'u n paysage familier dont il" porteraient les cnuleurs.. Et plus de morts que de naissance~ .~ rivages méd itemm6ens. leurs enfllnts. Et sunout Ile Iii FrallCe .. Pertes nombreuses.

. dan~ J'enscmble.Horloges Mais.~ épisodes de la gue m. E ntendez: qui leur donne l'impression de les abandon ner.. prh d' Alger.. parue.. C'esl l'e xode. Ar. du 27 oclobnl 1979 "0 inférieu r. À cenai nes périodes de l'lI is toire ..:.l ille.. Mais. d'ailleurs. d 'oU sortent· i1s si nombreux!. Triste ~poque... où m ilite nt . puis pr4!JlOIIdémnts sous la IV. industrie ux .Ii. aprh 1962: leur retour nc transforme pas la carte politique française ..l'injustice de son statut.noirs.tcs. . Ic~ voilà qui virent à droite. On le vcrra ... 1. Cel ui dc~ Arabes. où il conquerra quelq ues mu ni_ cipalités et un siège de député. contre ..l tê t1 ' Oran.hcs.:s narubées dïnlOll! rancc. une vie ille Alg4!roise désemparée.. de viru lentes campagnes anl i!tém ites..1nis de Paris ouvrent leurs succursales. s' installe en Algérie . à Paris.. groS$O modo. id.: d'Algérie. Les plus jeunes jurent que la p!lgc cS( !OUm&:.bmc émouvant et dérisoire des bicn~ ct des objets. La CGT comp!:er:a jusqu'à 25 000 m ilitants d'origine européenne .OUS lB III' R4!publique . honnêtement reptésc:n tés. la valise ou le cercueil Au tre trolil qui prendnl vite de l'împonaoce : le caractère cocardier de l'opinion publique . \.. les pieds.etre autrement prévenu le danger. audacieux . com me le chante Enrico Macias . Les socialistes. Le départ d& hirant 00 on laÎsse derrière soi. Menac&:. Déjà. Ce coup brutal de sirocco de~séchant les rêves va agir comme un stimulant. la grtvc de J:. au début du siècle. Quatre ans après le Congrès de Tours . .. P:u1ois simplement la vie .1 Frunœ oil ils arrivcnr entre d3J1S les ann~es de prospé· rité . n dévasté. pas plus J. qui lui fait acdamer plus que complimemer l'armée frança ise et la consi· dérer volontiers comme la valeur la plus sOre el l' ultime rttOurs .:.et à eux-mêmes. Ils l'acc4!l4!reronl. é4! 1962.:ili ( 1\1<: la place des Troil!.. d' anise tte Liflliitana el se.'II raillan t. voici qu ' ils n:vcnd iquent ce lIom UV\. qu 'on Ill' reconnaît pas.Paru dOM l ' Ex". Ion du plé bisc ite imptria l.. s'k:rÎc ... les sans-le-sou de l'immi· gration se réc lamaient du libfralis me républiçain. régime d'abandon .:rira sobrcmem : . Alo. L' c. le PC. Alors. Comme des habitants dispersés d'ull~ 11TUvilln' . ils n'oub lieront jamais "'. Dès 1954 . Le saU I dans une France qu'on redoute hostile. La douceur "nhocvine n'est pas plu~ fraÎC he que.'l' '"'" certaine fiené . h~1I aussi tenuri. les quere lks parisiennes autour de l'affaire Dreyfus. . Il faul par· tir parce qu' un autre monde s'installe. la brise de Cli""'1 de France. L'affrontement de deux slogans: « lcl.. les déponés du second Empire ..il l' cnlètlntc odeur de roses de Blida . 11 faut pani" Moins cn raison de cc que l'on est que . Les mdicaux seront actifs ct q uas i souverains. le bric-à.. en 1!:!. Les réprouvés de 1848. aurnient-ils compris. Mon Dieu. 00 ils jouent un rôle c"nv u l~if..uJuiscnl vÎoleroment. Un dép!.'CS à Bab el-Oued. ce q uïls comprennent.du boulangisme mai ntenu " -. leur hiS(oire Ci celle de la France s'entremêlent au fil de... ee n'était pal' leur ca mp.ilce que r4!v~ le le calme revenu après des mois de d4!lire. il est diffic ile de garder l'eslime de r. l l'occasion des munid pales.. la vie simple et facile. 6. t'()m me pour prouver à cette . la lutte politique tl'urne "II ~" II U bilt sang lant.. ingrate métropole ... . C'cSI moi ns les (:alises que les effets: leur univers bascule. ks pieds· noirs \'ont fébrilemem s'acti\-er à renverser le . La vali5c OU le cerc~.I". leurs votes sur ceux de la m4!tropole . Les anciens pcinenl encore 11 miSaSser dans leur mémoin: le temps el le pays pcr. non.\ III mer " .les Musu lmans ne votant pas -. . Seuls 4! lecteur.. A ne nlat~ terroristes et ratonnade~ en représ.i l . en 1954. et jusqu'à la raison. ils \'ont dégringoler dans les aventures poli tiques.oi. en GAS. Transat qu i bloqlM! les fou les au piège brûlant du port d'Or. . de: désarroi cn colère.. les pieds-noirs alignent.. Là· bas. S' ils Inie nl regardé]' Arnbc /lutrement q ue comme un é lé- ment du ~vr. PelWadés d' y !roulie r refuge pl utôt que ra ison . . Et te flUbourg Montmanre.\il.. Scul.. comlllC la fiBrée ses épa ves. Paris se plaindra ai grement de la majorité tic bulletins négatifs ém is par l' Alg4!rie. av« M:s buvcu. froide surtout..~ odeurs de broc hettes. tout d 'abord . :. . de Front 1• pour l' Algérie (ra n. Horlo1. le pont de s bateaux surcha rg~s . lÀ:: Comité d'enten te en UniQn des combattants.qu'ils restent ~nergiq ue ~ . 101'111 brent les îlIu~ion s. 011 les appc:bil .. le ln juillet .52. El pcut.. en l)toportions presque égales. sans dOll le les pieds-noin. Européens et Musulmans. J'espoir. la place des Trois. lei p. Les brumes de Sarcelles n 'effacent pas le souven ir de 13 toufft:ur .. Pierre Latron!. Elles Ir.ai!...

Eux. Comme les idée:.trt des malentendus. dc sc semir aOOndoolll!s. emportés par une autre vie. Vingt ans 0111 pa s~.u. pl u. juillet 1962.<. le promoteur Jactlues Ri bourel.~ et les éclosions inattenduc:s. Perdus pnur la nOlitalgie . Et que les chocs.mais n'yen a-t-il pas panOUI '/ _ furent généreusement allributes à l'ensemble d' un" communa uté. a. sont ~uvent salutaires à ccu~ quïb n'uni l''I~ bri~s. il Y a la grande: masse des mo)'en. qui le sont restés ou qui 0111 aca!dé id à mi ha uteur de l'échelle. L'i ntégratiOfl. dépant.' " " . garues quaoo leu r voisin ne s'appelle pas Dupont. Pou r différen tes raison s. La richesloe ct l'arrogance d'un petit nombre de privil~giés . n::flUllnl massivement d'avril 3. et circonspccu envcrs le Non-He1\agOflal. Parce qUè. d 'abord COllIract~. moins. Ceux-Iii un t tuumé la page. dans leu".~ et des anonymes. quelque:. facétie amère de l' Histoire.1mais une fraternité naturelle pt. El: en é taie nt fiers. c'é tait l'Algérie.ptW" du 16 iuillet 1982 On les appelait les pieds-nairs Por Chri~ion d'Épenoux Le plus grand exode de 10 clêcolonisotion ...1IIi5 c-est la vie . Ic~ Français de Fra nce. autre rive . doM l 'b. . les Musu lmans ont préf~ré l'indépendaoce. Dlcssél'l. Il y a les revanches éc l atante. tHier son action pou r la re ndre plus acceptable. Et quand. il y en .. . reçues et l~ slogans fabriqués. Au bout de six mois. Sélection naturelle Derrièn: . Le vaste ensemble français. Intêgrês ~ Oui et non : vingt ons oprês. quand ils soupçonnaient un doute. lïntéllrution des pied~-ooin en rran~-e.oy~ . Vuilà que se réalise aujounl ' hui. peinés. : 11 ce cadeau tardif. et d'autam plus Utlblicu~ du paw!: qu'ils soot aujourd ' hui mieux en selle.( qui ~ flil~fl'n' kur -. pour jaillir.lvllis. tous usaget.. Animés d'un patriotisme chamel. et l'a utre rive..ncu~ leur colère. lonb1emps demeurées tenaces. sur la fin . ces Azou lay et ces Cohen ? Hum . Ce fossé.. e1 CO~...1. incen itudl:li et :se œfugiant dans les plis du drapeau. Avec leurs n. :1 l'évidence . §lIr celle sélection naturelle.\ode de la décolonisation.li tique d'alors dut préparer l'opinion au grand virage algérie n.. plus d'un million de François d'Algérie reflua ient en mos~ ven 10 métro' pole. En 1962. La plup.. qui IIC cultive guère ces fleurs du mal.ll' leur avoir offert des chances n:oouvelfes..teS~.S. que œil! trente ans de pouvoir politique s'étaient efforcés de combler par l'entretien d'u n foml idable mythe. Héb6lfs. futures .. le croyaient-ils vra iment '! Toujours sur leur!.. pour servir longtemps. dilut l'amc:nu mc:.~ d'un million de Françai~ traverK renl la mer. . c'était la Méditerranée. bourgeois ct fOncl ionnaire~ rétrogrndés par la pene de leurs avo irs. Depuis que. main . ou classes moyennes restées au ni veau de leurs ambi tiuns. définitivcment. Toul n'est pas ~gal ..~. Christian d' ÉpoOOU1\ les 0 revus. comme dans toute transhu mance humaine...~ contribuèrent l les lK}tIfTÙ". il ne fil rien. ils n'éprouvèrent j. Natif de Saillt-Eu gè ne.nlei! d'Algérie. les piedsnoin>.. Pon. te!> Ramirel~ ces Krau th ou ces Wagner 1 Ou ces Leonelli. sur la fin des années 1950. En arTi~re du train surv ivent. loin s'en fau t: une communau t ~ humaine n'est pas un tu s de sable nivcl~ par quelque machine. et qui rem!k:nent la nostalgie du paradis perdu .50 Qui fument el mangent bien... quand MlumaÎent les vents m..' grand c.. a absorbé peu l peu cet apport eJl. qui oc :<eUlhln Îl'lt t anendre. que de nouveaux ~paces.Iur ces oompatriOlcs de l'. D'u n man iement simple. Algérie française . au cours du plu. EflIrnvant la marche de J' Histoire. les pieds· l1u irs. oc petits Bl a nc ~ '".!':e:. la routine avait su~ ll'aventu re des défrîchcun. IrICQMCÎenlS des retombée."ffiell!S fromçalS. le pouvoir p. c'était un des slogans de l' . leur tri. pieds-noirs trop voyant. S ' abritant. ils le sava ient. s'il ne les encourngeait 1"" en sou. Sanchez.. reconnaissants à un p. Mai . p(lUr contrarier ce! rumeurs. ct ju. Le temps li fermé beaucoup de blessures. aussi. n'avaient su atteindre It:: cœur de ceu. térieur qui :achève de s'y dissoudre douccmcnl. ils sont connus pour avoir la peau dure. et dissipé. surtout. les plu5 anciens ou les plus faibles qui n'ont pas eu la I"o«:e de recommencer ni de su rmonter le trau matisme . Le pre mier obstacle que lro uvèrem les pieds-noirs sur le che min du retour ~tai t le plus dangereu~ de tous: les préjugb. unc idée réaliste el terri ble: « VoliS mettez 1 <XlO prisonniers dans un camp.. Français. ct 950 qui végètent ou qui crèvent de faim . nu .

• Le!. il faut vra imellt attendre 19. dit-oo . La colon ie des pionn ien n 'e~t pu une s incru l\'. 11 n' y a rien i fa ire en Al gér ie . Da ns Le Pain du' . des Italiens.. 300 he(:tares conqu is sur les marais cie la M itidja ". le Pr Xa vier Yacono f numère u n t~s grand nombre d 'explications . Ce à quoi Turel ure . 1 i. d~ Genev iève BBil ae . dont 6S 000 Français . Puis. au fond . q ui lw r e n voula it de lu i a voir préféré naguère Weygand et Vich y. les pied. dont se ule une tru~~·d i~' . les immoneJlc:s a u parfu m de cuIT)' ind ien .la guerre .. Comme Marius avait attendu Pagnol pour acc&ler à lïmmorl ll ' li té. grand bourgeois repu e t cupide . ~ld. JO [)e ux fo is. mais aussi des Ma ltais.. Sur fond ù 'u n tlr.\ JO. Qu' l lenri Borgeaud.: d'entre nous.tme . Ufl en a fai l une mayonnai se. et surent y mouri r. sol dats · labo~ur. • COI\1me si k-s 50 curistes de Vitte l.. q ui re fuse dc voi r se pe upler l" Al gfrie d '. de Claudel. L' ulle des pl u. écrit Genevièvc BailaL La môll aria . III touffc: ur St'nwe Ue des éu!'s de là-bas n'avaient sens ibili~ . Ëtrange . dep uis p lu~ d'un s iè cle.! 1982 sol1 .j uêle tr une chaoce et de nOu\'eaux espaces: ùes Frnnçais.~ appelait les pieds. Sans w n· 1er que. e n oubli ant un peu les marécag~ . !!fnateur. des gens trop puissanls.. Ni celuÎ de Charles de Gaulle. choisi. d'Algérie.it ou~'el1 la voie el lIlarqlll: le début de l'épopée algérien ne. villagcs St: créen t dans J'i nstcurité Cl l' insal ubrité _. C'est d ans çe t:rcuset. Mais t: 'esl surtout dan ~ le sillage des .rge le peup le pilXl -nu ir.'i7 ct U t f amille lIemllnde:. de$ E)pagnols.. J uin fiait de s leu rs : ils le ~u iv ircnt au mont Cass ino .'\:. eux . par la guerre de 1870."ll i. rut été sans doute Je plus rk h. e ntre c:u~ et les Françah ùe Frant.. Alain de ~rigny. J>!OpbétiQue ava nt l'heure : . Cts ric~ propriétll ires.. tles propos s an s aménÎtf.'. où ils IIC trouva ient bien.. Universitai re a lgérois e t s pfcial is te ~' il e n eM.. En IH47. c'est d'avoir parfni. quand approche la dfbâcle. pou r populariser cn Fntnee le petil pied -nui r dc Bab e l-Out. la désillusion PaN don. Même le souflle d' A Ibt. ancien tliret.. On lt. plus des de ux liers daicnt dc" • petil' Blancs _ tic . el ses démêlés drolatiques avcc son voisi n antbe.~~i . ils restaient à l' fcart des modes ct des grands couranlll de pc n!lée. e n fait. Pour œ n ains. tenait e n privf sur elu.ju ' on retie nT moins que le fol l ion:.H lOirs? Sur Ic~ q uelque 1 100 onu Fr. Faire rombance au. 3. ~cemrés. Elle retint alL\~i ~ curi~ . que sc fo." IIméric aine. ct dépenser leu r argent sans compter.UlI. mai s fai sant pe u pour l'être . I. un personnage demande : oc Vous (. f mot ions esthét ique s dan s un décor qui occ ulte la réalité popu la in: . c 'e~t ITlême un e nfer. était pas~ au-dessu s des têtes: ln se nteur des a~ ph\ldèh: ~ .'.<. ils sont df jà 120 000.no irs .L.. Ah... ind ividus mi sérab les CI av ides JO. ~'é l llrl: issai t un ro~sê d 'i ndiffêrence et d 'ignOfllllce mUluelles. _ De ce ne n e nture . J' un des plus gmnd s tk s leurs. Un peuplement qui ne ut isfai! poul1an t pas Napol éon III .. dont on avait fo. El quand Gide ttrit k. en I. répond. mill ianl airc'. mais pcr!lOnne ne !lail e ~ lIC[e men t pourq uoi.. • empereu r des França i. Et sun langagc et St:~ mU:U I"l>. mal co nnus.""C· tares. l'empereur de la Mitidja..l1 peu parlf. pourchang~r d 'air el soigner leur foie.. Dans u Re/our de /uftml ille Herfl(jfJdt·Z. MEme de Gau lle. en 1830.'rI Camus. en IIC pavanant en vn illll\..es brûlant\. ils rent r!rent c he!. n l1 jour. ils étaie nt venus se naltre . Seule me nt pour fain.noirs pour de!.. splendeurs al gé rie nrtel' . répond l' autre..1cur ùt: L'Écho d'Alger apporte une note supplémçnta ire : . celle découvel1e soudaine de ces FraJ)çai ~ d 'ailleu~ .""tJ. ViChy. et les e xi lés poli tiq ues du second Empi re. p iu oresques mais fantai~iMes "'. rien à dire. où les intlt pitles colons venaienl e n France aérer leurs mih mcs . sans rele nir une réponse: !Olltisfai!Ollnte."1 ·. pout bril ler en politique . . dét"ime co lons c t fonct io nna ires .1. Viendront plus lard les bannis de la révolution de 1M It les AI-. il a fait ~r les pieds. C'~I sul10ut pou r prome ner . la poésie de Tip:.jucs. Mais. Mu§u lman s c t pieds-noirs confonduS . a vec cetle affaire ! JO prott""!ite Ribourel. de Bugeaud que s 'insta l· lèrent 11:$ prem iers t'Ulo ns. puis 10UI un pelil peup le misérnble accouru de s pourtou rs de la MéditelTanée. qll i venaie nt chaque année il! Viuc1 ou t..... Viei lle trad ition issue des tcmps héroïl..". la Fraoce mé tropoli tai lle relint §urlout les 300 h(. les usoc ia pu bliqueme nt li la victo ire . c'él:1i! le peuple d ' Algérie .'Unnainez la FnulCe '! _ J' y vais j amais. qu i. Une poignée d ' ~ri ~locrale s séduits par l' a venture . lin iru it par venir à bout. ' . au dêbut. Mais il est tard pour mieu~ se: oonnaitre . Le dfbarquemen t de~ soldats de Bourmon t i Sidi-Fc rruch . un pe rsonnage débarquan t d'A lgérie é voq ue les.ALGÉRIE .~ el des Arabe. car il fallait l'~.. gnMCS em:urs des pi«ls-ooirs. bien sûr. L'bpreu du 16 juill.adcns chass6. u' un~ minorité 11 J'ex isle oce de ceux d 'en face .~3." Milliardaires. oil la réu ssi te devient héroïque. .

patlIge. s'obstine nt. dans les filets d'aigrefins .Rouet ct de la pointe Rouge. La ville s'agi te. La riposlr: ne Ulrde pas : les derniers rêveurs sont femlement dissuadés dc sc componer en pays conquis. ttait inff rieur de 15 % à celui des Français mftropl. que Je vignoble arabe. traduit : " Marse ille ne sera pas A lger. parfois pieds-noirs eUIl-mêmc~. être aujounl 'hui !. Le N"nl. au petit matin. il pense qu' il doit à la Fnnce d'. (Ill i leu r refilent au prix fon des hectares stériles donl personne .. quelques hummes ~ftni tivement e ncJonnis : les gto5 bra. )O La rumeur pied-noir lui prête une phr. souven t.'C q ue nous sommes . i_\ une sourde méfi ance.\ pri.Ie. la Haute-Garonne. sc souvien t Castel.. Il ne reste aujourd ' hui.l soldats du contingenl leur c.~ti! 1 el LouisctlC Sahuquct.ALGÉRIE. À Pie rre Gonnaud. encore un peu plus amen. in .-.. . dans les bagages des rapalri~s.. ponant • leurs valises bourTée~ de billets _.vcrser.:êoan. Al-b>é-rie fran . huit ans plus tarti. Dan~ les campagnes. le prUel H IlIL~. pareournientla Ca ncbi~rc en kla. À partir de mai 1962.llitains.~ cQntre l' accuei l ~' t l.. Marse il le dcvient la grande ponc du retnur en mt' tr-opok!. dan ~ la province de Formosa. Choc de de u" mondes q ui se mesurem et s'appf'Cn nenl.\tablct. ct de PurEe de MW autres. 0 11 mobili l. q ui menaceront demain l't'chiq uier politique loca l. braillant des s10gll ns el ag itan t de~ drapeaux . Mais. les fonctionnaires de l'Emp loi . Marseille e~t un test que Paris prend au sérieull. le couple ino ubliable de Lo Famille Hernandn. on n'est pas des Arabes _. Il quintuplé en quinze uns ct représente &!jà la moit~ du vignoble européen. qu 'ils repassent la mer.\oonant les cinq notes de . dam une salle. Pa\ que. Ils ont aperçu de leur pas. et sc sentent moins dëp:.ldroifs.. _ Ap~s quatre ails d effortli et de mi~re . sera mitigé. en 1956. ré\-eiller une Fraoce Ms.. Et l'on es! ~!Onnf d'apprendre. qu ' une dizaine de familles rescapées de cette aventure.. Dans le Gers. serei n. la plupan repasscnt l' O. de familles s'embarquent en 1963 et ne trouvent que dc§ eai llou. encore un peu plu" ~munis." situations mirifiques que ]'on prom el • au Nl)I'd _. à 18 ans. . Résignés.li leurs dép!ns que la place est prise . et le demeurent... pied-noir de souche aveyronoaisc.'CUI( qui parlent haut..Picani ct le main: Defferre s'entendent pour éloigner au plus vite cene énorme nm_N . Gaston Defferre.çaise .l malentendus s'ajoutait d~sorm.. digéra nt mal ce premier amu~ . Dans les bureaux de la prérecture.l de la terre..)' sés. une place pour c!onnir su r un balcon _. Mais oil sc croient-ils? _ 5'in ~u 'l:e l'homme de la l1. Un jour."lo(apatriés. de la pègre oranaise app~n~nt.tSoC plus terrible. . ma is on ne pensait pas que vous étiez blanche! •• J'ai entendu ~u r les pieds.ru utn' ne veut. une Marseillaise fait paye r 35 fraacs .l forces de l'ordre raidirent encore la mtfiance des Français. Les combats extrimes de l'OAS . o n a!"'CUse les OOtI\'eaux immigrés.. rlCns..~t ion de troquer cet. Roben Ca. à la veille de l'indtperKlaoce. hébétés plus q ue redoutable~ . on fait remarquer fermement qu'. les pioos-noi l's. On Iilit mi roi ter à d' au tres les mirages de la Pampa argen tine: une ccnt ~...l ferments. ils .1'C11e les colline_ .oupîe. Le mai re. et ses dangereu. vi ngt ans a pd:s. allait se charger de compléti!r le portrait : la sinistre légende du verre d'eau refusé par les fermiers pieds-noirs au. l'un des gros bourgs agricolc!i pieds-noirs d'Onmie. Le gros colon uploitcur qui fuisa it suer le burnous se doubla bientôt d'u n assassin. avec 50 francs en poche .. elle s'e ntend dire avec étonnemen t : .noirs une monlagne de oon nerie~ . pressés de retrou ver un lopin c ultivable. À !. t~ '''' « Réveiller une France as!>OUpie » L' accélération des év~nemcntl.. quelle que fût la tcntatiOIl de ce nain s de .'entleu"'l11 comme des fou~... inquicu de voir \nI. tomben t 4( . il est ~jà directeur d u domainc de Thoiry. dan~ une monograpâ ie d' Er Rahel. qui débarq ue se ul. ici. on retrouve auss i. dans les eanivea u~ ~ quartiers c hauds de la vi lle." . les œuvre~ charita bles.u~ sans doute plus de dummages q u' une \'ague d'aUe nlll\ FLN. je me souviens. Ça rait mal. Sur les quais de la Joliette commence à s'accélé rer la ooria des bateaux. la lulle SlI ns me re i qllC . Mais au. Et. CeUe demi~re n'eut pas lieu. L'accueil. par bonheur. la ~Ilu~lon 1'01'\1 doru L'lxpress du 16 juillel 1982 modeste. surtOUf.<. le Tam. La premiè re fo is que Louisette.(. Jïnsécurit~ ct la guerre civile. q ue l'o n répè te encore. se font apostropher par des ~ pcetalcurs : <OC Retournez dans votre pays! .se~ desperodos livrèrent aux Algf rîens el au. SC(:OUTli diveTli.C : la Croix-Rou ge et le>. De jeunes mal.. Mais. vingt ans après: S'ils ne sont pas conlen ts. Certains. IC$ antennes du ml nist~re de.. de faire monter Ie.10: Can'y-Ie. de fai t . revient dans le vîll age de ses ilÏeux.. Le ~venu des Européens par habiUiIl t. comme les E.

Est-œ pour cela qu 'il est sans rancune 1 « J'étais un j uif pauvre : ma véritabh: hb. la Pan-Dieu).« Ma vie. promotion immobiliè re .. puis acteur. Et recom mencent de l. devenu le premier promoteur privé de France.: ment. dise ntils. un puys ridK' ." Certains. fi 22 km d ' Alge r. ils y sonTencore .\ pieds-ooirs : retoume~ en Algérie. le long de la \'anée du KM ne. ct eommunil>lc. Vin gt ans après. Li lle 1 Mulhou<oC? « AuTant nou s elwoyer.k voyages. ct non avec l'Algé rie.mee du retou r en tennes économiq ues: « La chanœ.. les Français. des vignobles qui ondulent."urin' en plus. Les Lconelli S'aœfUchent P. pour les Oranais. Sli ns malice: 0( À LH Grande-MoUe. Et l'on trouve le dernier tiers dans la région p:lris ienne . ct parfois de kliN ~'("I\' I11 ~ . qui avaient tout défriché de leu rs ma ins.\ pansion. Jean. Juif. b leur tour. élégan l~. e'\pliquc avec émotion çette vision de la France: • Le~ Algérois. ma is le dev înt p:lr l' ado pliOll. ceUe Françc ( IUC l'& rau nte majorité d'entn. Qui n'eST pas toujou rs la mère par le sang ..1Ssé aujourd ' hui.éro. 11 q uille le pays très jeune.. Roger Hani n.ale. le paysa ge: pied-noir de: I" Uexagone parait presque im mobile: «Sc hématiq ucment. et Lyon apparaît di jà comme la capitale des glaces. dans ces jours sombres de 1962 'r Avant qu' elle apparaisse comme la «marâtre. Vé lizy 2.aiem le modè le.. pour nous A lgé roi~. des 11:111gan. parce qu 'ils y ont cru.~.:t de grunds p\:h l~ . hai neuse.. hôtellerie . ils ont ouve rt une a~et K. ce qui frnppe. Pied."" vign~ .. et pl us sereins.\ -Nice.ALGhit tE. dit Max . . vigno ble. 1 le $Qurire en plus Des réuss ites qui n'ont pas plu /1. commence il. pousseront j USl. et ne connaît donc pas k: «choc de~ communautés. A l~. quoi ! Mais. pourtant. une sncralisution de la mère paIrie. cha~sé:s une deuxième fois en vi ngt ans. Les picJ~ · noi ~ ont apponé leur dynamisme et leur énergie.noi r. • Pied-noir et fie r de l'êue _. & j'ai découvert . c'étaient des ge n~ un peu s~ . Les Fernandez cherchen t Il vend re.ce nzo. qui otTra it une opportunité extraordinaire.pit. 1 pèse la Pr." Son grand-père était rabbin . dégoûtés. président du Front national des rapatrik (FNR). l' un des personnages symbole~ de cette communauté. Dms [e~ marécagt. ~"'1 une sucœssion d 'échec~ . Parc<' qu'e lle m'a donné une réalilé.. Sédui l~. . à 22 ans.111111 je n' avais pas idée. lb pK:.. Il faut conjurer les souvenirs. c'c ~t un respect quasi filia l.é ro is. avec de belles \·illas t. Les Wagne r commencent Il arracher leu. plllSliqué des cuves. Il y ~. et foncé. Us représcnt. En Co~. te'l' II rés . Avee des ocues." À Jacques Riboure l. D'autres se laisseront all irer par les lu ~res de Paris. ma i~ d' une aulre planète. A"ec la volonté de n!us~i r ct de m' intésrer. les pieds-noirs avaient rec réé une nouve lle Mit idja : de~ fermes modè les. sont parlis. Je di. On frém it à l'idée de ce qui se se rait p.:. pe ndant que les autre s se "rallaien t la tête . ~ans pleurer.i. eu les menaces. des rapalriis fUI d' arriver dans un pays en plci lle e.1l1out : restauraT ion. Av ignon.'Ons du passé. ""il' ti rent plus volon tiers les lC(. lu réaction locale a ~tt violente.. vous en revie ndrez gué ri ~.: LangucdœRoussillon. je ne suis pa..1 rct que leurs a'ieux étaient l'Orses. Dyna misme 1 Ils sont p. ln première grue était pied-noir. .. mais le '. qui donna ient le ton.' II<' voulais pas 4! tre le dindon de la France. par le cinéma. B le~~ dans les Au rès." l' Al gi rie . qui les rejeile.Lou i~ Sul. Parce qu'elle m' a pr:nnis d'être officier. ~i l'on pe ul di rt.:.. puis les :KTes. Mais Mn et <"'han tid KrnUlh. tOUI le monde. le petit marchund d'électroménager de Staoueli . La Franœ m'a empeché de claudiq ucr en tre ces deux idenTités.. . Et il ajou te fi èn. esti me que • les rapatriés ont été la locomotive du dé\'e loppemen t régional. beaucoup plus riche.je ne suis pa~ arabe. estime k an Trnpe. III ~tropole donne des idées: « Je l'i maginais un peu comme • . son père employé des postes.\ (Parly 2.. Marc D i Creo.' .. les deux tiel"li d'entre oous ~nt établ i ~ au ~ud d'u ne ligne Bonleuu.tés.loire se passe avC(' la France. une adm iraTion. À Nice. Oc lu plaine côtière orien tale.:nt pour la première fois. c'étaient des Martiens ~ Comment l'i maginaient -ils. nombre ux. en Sibérie.. ou relta. de l'aut re côté de la mer. t~ méraÎ ~.tlicn. eux décou vn. deven u de gré ou de fon-e. commcn:e... Vin gt ans a~s. avec une poinle au nonl j usqu 'à Lyon. « Pour nous. avec le recul. ciném .ju ·à ces frimas: mais ~ \' ieooro nt pou r la plupart vers le Sud . ta désilLu!iion Poru dons L'fxp~u du 16 iui llet 1981 eux . j'avais déjà donné : .~ isr. palron de la Socié1é des œ ntrc.. La C2l. On a brûlé d u matériel. Dans It. Très chic" très distingués.J. rotllmerciau. les Fra nçois. all. c'étaient des Mmiens.

empn se munlame. Jean -JacqueJ\ Susini. la lang ue I flIbe . la inique. ceux-là se vermot long .~ .." les juifs . Extraon:linaire aveu . le FLN proclamait que les Arabes reviendrnienl . de la Franc e .c 'est le nom qu'il s sc donnent . qui sanglote encore. n' est plus L'C 'lu 'elle élait '! Au. Et. les groupes de ehoc OAS ue la ville .11 AI I:e r. Aujourd ' hui .. Parce que c'était l'ordre des chOl'es.. A part les plage. ne méri laient pas que l'on se batte pour cux. une force de la na ture . _ Comme pour clOre un chapitre..a. Il fUI le chef politique des i n s u rgé~ de r OAS en Algérie et le si gnata ire des IlCCOrdS secrets de juin 1962 avec le A . Et ccla nOLl~ pani u ait normal. passionnéme nt e t tri.k' fonetionnuires. estime: Mu Knuth. nOLIs ne connaiss ions pa~ l' Algérie . les juifs envers les Arabe s. .ALOéRIE. vi sanl à gamnt!r le fUlUr de s Européens dan. . snn fl'tre assassinés. . Soudés par leur anciennc !ivolle. bltol!llier et prOt>pê~ .. été algérie n. Tusou vOil !oe... tOU f ça. Le u' histoire . fui l' absence de euriosité réciproque : . déjà .' un respect pou r l' adversaire : . devenu le che f de. eollcctionllC pa"tl~lement le s d iplômes.de lil lutte ~ outrance.cnt le u r~ nosta lgies $«zites. Occu ltant pudiq~mclII le passé. Ma is les autres? Pour Ta~snu . la fu ite en Espagne. anenlif. du déOVUl:ment algérien. j'aura is été FU". rai revu PieTTc Lallaill"rde .qu'au bout le fer de lance de la communauté pied-noir.. qui luna jusqu'au boul...o. le c3JT05Sicr. Le premier des maux . c ' e~tl e rac isme : .la ~.. ils sont Il Poissy .. et tous se retrouvant ami -Arabes. Peut-être souhailent-ils la lai~!J(! r domli... Algérie frança i ~ _... s'assoupit. se \'eut tOO I entier lourné vers le prellCnl... Comme Tassou Georgopoulos.~ temenl.lIu~.. D:lns un appal1ement bourgeois d u XVl r. Il commente aujourd·hui. aociens ami~ " . Nous ne cheKhiom pas A découvri r la clli rure arabe . . . à la « décadence . docteur en m&leci ne et di recteur de soc iété. Jo. lnquiel Je l' . t . du commu n i$me et de la CGT qu ' il !':ombat sans merci d:lns les prélo ires.' n: lMt tic: malentendus. Nous vi vions dans lin monde clos. . comme pour conjurer le pa~o. A Paris. pou r lu i. N. Un rJci sme à trois él:Jlle~ : les chrétiens enve. Pllit ierli. luc ide : • La FI1i. repous.. M~mc pour h=~ • anc iens oombatta nls ~ . Sauf pour les lâc hes . 1. Cc que retient Roger HMin de sa jeune sse. sÎ j'uvl!i. e ntn: sa femme el ses enfants.1a Auch.. I·cxil. qui con). l 'homme qu i prit d'assaut Ics bâtillIenl'> d u Gouvernement gérM!ral. Faul-il le n:gn:lter '1 Ou faul -il se réjou ir de cc que la nO!'\lalg ie. ~ Can nes. e mpl oyé d ' une mUluclk .. ecu~ qui furent j u.'."mp!i encore sans doute...\o..c n'a jamais eu de poli tique a lgérienne. pou r Jean-Lou i5 Solal. Cet enne mÎ mortel des natio nalistes algérie ns gll r. le 13 mai 1958 . Ma is.".. En 1955.é . peu l peu . J'ancie n patron du fameux Café Riche u 'Oran. pieds-ooirs de répoodre .~ . « Une diosporo provisoire » CcSt déjà loin . Il vit paisi hlclll..• Surpri~ : même les héru~ (le ]' . Roben CI Roger.nc.. la répon~ e st cl aire : « J'ai cooscieoçe d 'all' panenir à une dias ponl provisoire . Ce grand gailla rd dégi ngandé a toul connu : le corps ~ Paru da ns l ' fJqHen du 16 luillet 1982 corps. au fond . Cil évoquant son ~re . . n'élait qu'une étape : . l'insurgé historique des barrieadc:s de 1960. l '« aberration ..~ une Algérie indépendante. Beaucoup d'entre nous.. cal me et lOujoUI"$ j uvénile.~.<. collines.

orquoi son père 0 c !l'ohi.. la véfikt ....' • pas capables de géUlf leu r orgent •. Son poiIriple e$/ avant Iovt une 'luite. en s'engogeo nl dons le.. les a llocations do. forces fronçoi:.l de 10 France.. lonqu'elle décide.4 simple. ence.es... l'EKpress du 4 septembte 2003 pYblie de Iorgel e>llroits de 50n émOlJV(lnt récit o utOOiogropl'l ique IMan père..· 'lu.. Dalila veut comprend.!!e qua rante ons plus lôl.d'" de bQrbelés.. ce harki » Retour $ur L'Express du 4 septembre 2003 Née en 1973 oon~ un camp de Ilor\is du sud-oue:r... C'est le première lois qu 'e lle se rend don s le poys de ses parent.2011 . de reloire le parcours de ses p<l<&r'Ih. Elle raconte les comps du sud de 10 fronce.l.'esl évidemment pas QUS:r.. D. 2006.. 2003) . en 2002 .On voyage. levr vmage. don.ite de 00"" Ou scilnario d'un rillêlilm. à Mar ... le livre ser~iro por 10 . ce harki. Dal ila Kefchouche est journglis!tI 0 ('EJ(fJfen depvis diijo q~ques année.. débo.. Harle ..« Mon père. f<Jmi lioles qu'on relWo il de levr ou matif que le... d'Alain TO$mo.. 10 misè re et l'ossisla nol. CesT en Algérie qu'elle le<'m ine !. harl<is n'éloie. di/fu . Seu il.. poo..ê por Fronçe 2 en oerabr.

. c 'est le signal du dépar1. cO!. les h3rkis ani vent d3ns une gare désen e el mQf1lenl dans des trains de marchandises.. Honte . Jeun djellabas ru issellent. te ls de!. inju ~tiçe. Le tnUn gliS5e le loog des rails. lamll. inv isible.~~. Je risque de me confronter a ux dé mo ns de mon enfance ct de révei ller les souffrances enfouies de me s paren l~ . La plu i. omniiICien te . Un sifflet re!. colère .Iités comme des 00mme!i. illtju iclS. Raconter une histoire de harkis <fans l' histoire de III guerre d ' Algérie . En sorti rai-je indemne ? Je l' ignore .. Voilà CI: que je voudrais raconter ù'eu.eS.. Je rte sais absolu ment pa. sûœmenl paumée.~ solùa'-~ bien aligJJé5. J . La tlte su r l'oreille r e l les ycu). À quoi bon remuer lc passé 1 C'est fini." Pour mo i.. les harki s se heu n em 3U~ caprices d ' un climatlcmpéTi . " " . m 'a d it un jour ma gra nde sœu r Falima . S i elle ne peul guère raUllIper le temp" perdu. je peux le rel11Ollter. loin de Jeur djebe l !lride. mon chagrin SI. désir de crier..lIM militantisnr ni mist'Olbilisme. de cogner. le 30 juin 1962 ven 9 heures du malin . leur Tis ignation.c dire. bà illonné par la culpabilité . Demain. les familles s'assoient par tem:. 1Cl. pctit.. demai n... cales.llrque de ma mère me rev icn t 11 l'espri t a~lInL Ile somhrer : . (exlrailsl Par Oolilo Kerchouche Depuis mo n ado lescence. . une rem. Aucune in fomlalion ne fi ltre. lui ai-je Tipondu. des Ir'Jîtres par les Algé riens. Un 3dolesc-cnt !installe sur le rebord el balance ses jambes dan s le vide. leurs espoirs. glissant sur une mer aussi étincelante q u' elle est leme aujourd'hui. L••. des marginaux par les soc io logues.. i. Les enfanlS ffiUfchent pieds nus d~n s 1. des milliers d'yeux ébloui~ elignOlent en haut des esca lic r!. La void ... Jamais pen. ce harki C'esi l'b. Ils n 'onl aucune idée de ce Qu i les anend . des père!! ct des /W. ma famille est arriv6e en France el fa i œn.:s.je vais marcher vinucllemcnt a uprh de~ mien s. Un jour humilî«. ni cc q u 'il adviendra d ·eux . Fitle de harkis . sans jugement ni polém ique. j'occul te celle hiSioirc. je me sui! lue trop longlem~.. fe n plcure el fenrage. Je traîne une r. Je ne le vois pa~ mais je le dev ine.. tuu t commence .. avec leu rs émot ions. Je suis une fille de harkis. J Mon père. 1•. [. El moi . h~si t anls. lei que je J'ai relIOtl\"t dans \es arch iveS de la chambre de commerce de Marseille.! tombe. fêlure intime . l... je nc ~is pl us quelle altitude adopter. contre ~p!el<1bre 2003 Marseille celui dans lequel je vis .. révol te .<. le ta in: . lTUl . Le soi r. des soldais fidè le~ dévoués corps CI âme li leur PllIfÎC par la France. .. harkis S'embOllrbcnl. leurs peurs. Le bateau accoste lentement.. J'imagine le Sidi-Brahim qui se profi le sous un c iel éc latant .. Demain.• J Escortés par l'a rmée .~ ce qui m'attend.onne. TI s'approche de~ pl()(s d'amarrage qui se dressent sur la jel6e. ] Les harkis n'ont jamais élé tr..) mes parents ..vurs d'un voyage géoglll phitjuÇ ct temporel . leurs dé<:ep(ionS. [ ••• J Pendant plusieul"ll semaincs. On m'a volé mon enfance _. L' automne: approche. des orages d 'été tun.1 bouc froide . 1.Paru don.. n 'a vu e n eux des jeunes gens. La nuil lombe. Le s harkis entament leur nouvelle Vie en France.~n t sur les coll ines auvergnates.. d 'éprouver tout cela.je fIC su is plus née. effil~ . contre mon pays d 'origine. u n autre révolt~ . premi t re étape de mo n périple. ils ne posen t ancurle quÇstio n.parce que je n'ai pa5 choisi de j'êlf"Ç . mon pa. .~ le temp!>. leurs ilfIgoi. Pre ~ de 900 h ark i~ desce ndem ~ur I~ tem: fe rme. des dépress ifs chroniques par les p5yc h iatre~ . je me di ssous dan.. s' I/. Bondissant qUanlnle ilfIS en arrière. gênée par le pas~ trouble do.\ ... Et COOIn: moi· même. Demain. je me rendlii à Marseille . au con traire.">res .um· mcitl ~.grippant ~ la rambarde .lc/ vous avec elle. eheminer auprès d 'CUA com me un filfltôme du futu r.~. Mais comme des indigè nes jlaf les colons . mon âme va crn.\.r autour <les mien s. .. leul'li illuskms et leur fatali~me . Dans 1Cl! wagon~. leurs déchirements.'Crel. du 4 le 1" juillet 1962. ne m'a jamais racontée.. moi. lourd . au fo oo. IIU l.mcu:ur contre mon père . le 1" juillel 2U02. Son ls de l'obscu ri té de.Onnc. 1 Bourg -lastic Personne ne ~il combi en de lem~ iI~ camperunt ici.. mainumulII . ~ lIe que mon père.. immense. ils n 'ont que des habll!> létc"..

pou r le réchauffe r.. les hui t mbJecins affoctfs a u camp vacdncnt il Inur de br. Pou r le ra vitaille me nt.. Sous ~tex te de favurisn s'ag il. oc. . Pense:r.'" A LGÉRIE. Ma ~re s'étonne aup~s de ses vo isinC5 : « On d irai lllu 'il. Les nLlil~ d' aoO. ]. les militai res sc dédde n\ e nfl n à fourn ir de~ poê les. Il pensait qu'cn France il serl illogé dans un gourbi comme celu i qu 'il a laisS4! en Algé rie et qu ' il tra vailler. sont conduil~ vers les grands camps du sud de la France.. lmu_ bl&. les mil ita ires o rgB nisen tu n méchoui pour fêler la femlCfUre d u camp. en réalité. ." fill1lilles.~. Elle sc retrou ve sc ule Il ''ec son mari el ses e nfants. avec 500 noom .I iquc. l. des trflCOOIl1C5 et des tu bereulOSt:s che.. "6iHu~iun o.~ bras. Les troi~ ~agcs. angoi~~. se rafraicllissc nl vile i'l1!OO mètres d ' alti tude .. qui. que. dan ~ des SCli Ulii posés pn:~ tenle. . . des prob lèmes respi nlloires. tailleme nt le garde. Le jour me me. déchirée. Dan. Allongé p~s d'ellc. ~nervé. Dans \cun.l'un d'entre CUl< ~.". Lc. Poor son en fant .r (amille. comme tous les Français. gnu comme des pneus de vui turc. Choisis en foocllon de leur grade uu de leu r SlIruI . Mon père.I. se recouche _ ] .IU I). moins chanceux. si mple ga rde mobile de ptO(ection ru rale . Lors des grands froids de décembre. La (Oli m tenai lle tellement les hark is que. Lc~ harkis se cassen t k-s Ik ll lS des. ju~teme nt . mon frè re Mohamctl . 1000000uïls apprenncnl qu'm. les mili tain:s I1Il ionne nt les supp létifs ct fie le ur donlle nt qU' Ull petit nlU~e. mê re don cn serrant contre elle son petit garçon d'un an.spensa ire. Irritables. du " Hlplemb..ku rées destin&:s a u. probable ment de. le premie r qu 'ils passc ll1 e n France... ch aq lle femme reçoit en cadeau un burnous e t un peu de laye tte.re mmes ne chôme nt pas. a lors qu 'elle a suivi sa famille en France pour.sson de quelq ue~ heu res dans le. II nu il. Ma m~re. les soldats di~tribuent d 'énorrrk:s pll Îns.. mont enl dans le coovoi poi tev in. ses de ux ondc~ ct le urs familles. o nt remplacé la farine pllr de la sc iure ! • Elles acquic"t. Mais dans le~ ilols s'o~rc une doulou reuse: Sl!:lect ion. ~ lit et wuffre dïnsomnic~ depui~ leur amvlte à Bourg-Last ic.!i t un lo pin de terre . Elles me llcnl au monde 50 bébés par mois e n moyenne.e rtu res qui leu r manquent : « Ils vont ~ voir froid.s ct diagllOSl iq uem de nombreuses infections pulmonaires. Puis on la re nvoie chu. il ne compre nd vrui mcn t pas. k'll J. L'fquipe médica le r a emme~ au d ispenuirc le matin e t J' a ramenée le soir. « Et je me rt:lrouve dans une lente e nvahie de chardons ct Sl.·. conS!lIIe-t·jl. de briser les solidari tb.ent. s 'i ma· gi nait-il. e lle. J l'i nt~~ rm iun. il se tou rne: dan. la voisine dc m. procts-vcroau x. sui! le gros du balaillon. ma rn~re . Les aU I re. il Rivesaltes Il neige sur les harkis cel hiver 1962. une pellicule blanc he alourd it les lentes. Ils n 'ont pt"~ ue rien à ma nb'Cr. En dt'cem bre. faute de douc hes et de luvabos..'S. malgré la nei~. ten! le boi. 200 harkis./: les ha rkis uun_~is. telle me nt pu antes que toui le monde se soul uge dans la nature .a ~re accouche d'u n garçon.us. Non. un joumalÎSlC de Lu M Qnlagnt d«ril « un e ffarani dénuement _.h. Pe rsonne ne netto ie les toilettes extérieures à la turq ue.. .magas in . Il se lhe. les en fanl~ altrnpem la sale .~ sa ten le . l' lusieu rs fo is par nuit. non plus. Aeheminre p<l r cam ions-cilernes. regarde partir ses parenll. fagots.~ des bi dons en pla. ne pas rest.. dans un pays inconnu . Le dénueme nt dc. il y a de. l'eau gèle. À Noël.. . les barre~ de soutien sc déc rochent. rolV .e 2003 tucnt comme e n Alg~ rie .~ mon et se: ba tten t au moindre pretexte.. . 11 s'i nterroge sans cesse : «Cl'»lImem ai-je pu quille r mon pa)'~ pour vivre dans C'ent forél avec mes enfants 1. mil. mon père ne femle pas l'œil de la nuit.~ fe mmes q ui onl bnl 1t Irop vile leur. Par manq ue d ·hygiène.<.!pfch~ sur phll:c. Voyant les pa ins s'amonceler dans les fossés. gardes forestiers ou anc ien~ fonctiormaires. Elle pleure pendant tout le trajet en train . Il oc comprend pa!o. Elle ne SIi t pu. gclce à leur passé d 'anciens mili laircs.~ fam illes est e ffamnt.. fem mes Superposent leurs robes c t ~'en roulent plus ieurs foulanh ~u r la !ête. 300 supplf tifs manqucnt lie Il' IYII..~. les harkis se dispu. qUI! l'!\d minisl ration d u camp met tou! en place pou r bri~r les grandes familles ongin aires du m!me vi ll age e t h iter que ln dou8l1i ne se rt!<:ullSIi- Paru dons L' E.andis tjlle Ùl ü~rti lance un appe l à la ! énéru~Îtt pour récol ter les vêtements cbaud s lei les cou . tous le~ lrois joU".. devant le paysage qui défile . les rem boîte.\. Au di. ils déposent la jeune accouc1lëc dans sa tente glac iale.\ centaines d 'e nfants el de nouveau-Il6.cndannes n: lèvent deux vols de: bois.'t. ] Le 22 septembre. déllltlnlC k . am er.. SOnt nehemin~s vefllu n ca mp ~Ui pd il et plus humain _p~ de Poiliers.'f scule e n Algérie . Ils se lavent à J'eau ghlc~ dan.vuée pllr le ve nt _. parmi eu.

er au~ halk i~ Iles ..iemment main· tenus dans la mi sère.11".' hartis tfllvailler I~ 00 elle en a besoin : tels wnt!es lermes du COJlll"ltt pas!iol! avec le min i~lère des Rapatriés.llllQillu. Quel monstrocUl cynisme! 1. ~ deux auteurs concluent..k' vue. l' infirmerie el le foyer.r du village .. l ' homme sort de lIOn portefeuille une lia. .~.~ a qualité dc pcrSOOfll! morale. la forêt dumani ale de Mende dresse: ses hauts pins noin. '" éta ien t versées sur un compte spéc ial de service ~ial nord-africain.ion ~ gendarmes l'arrachent 11 une foule d&:hainée. Grkc l1 cc pécule. .. 1. Agréablement surpris. l'lxp"'" du .. .. nt une le llre d'un haut fOfll!tionnaire de r époq uc. La Loubière tnlnchc: avec le$ c anlps précétlt:llt... tames sociales du camp ne les unI-c lics pas aidés '1 Au LVUI'li de me~ rt:<:herçhes. Le chantier terminé. cireJll des li gnes électriques ju~u'lI la mai~n furestière de La Loub iè re Affectés 11 la protection cont re les incendies. de~nd en pente doocc j ll. située au deu. Ie~ gouvernan ts de l'fpnque leur ôtaient toute c hance de sorti.. Ils mil Jlayi Itllf propre pr~wn ! Les aUloritc!s frnllÇaifots oot volé Ie. Je ne t. 1. Michel R ou ~ SQUligne la cninte d~ autorités de ver:. mes parents s ïnSLalieul dans la baraque que le chef du camp leur affecte. ] Lc$ harkis planten t des arbres. En avril I%h. débroussaillcnt la foret domaniale. clic envoie le.">C de hil!t-h de 100 francs .ALGI!RlE.". ils cassent au ~si des caillou~ dl\ns la carrière ùu col de Masscguin pour empierrer dc.")! d'un ruisseau gelé. xième rang près du cytise. Leur argent a servi il. Mes parenlS on t donc été spoli~s .. SOffilJ"leli relalÎ\'cment importanles que. Nich6e:i iliIns une clai ri~re cou\'ene de neige ct cernée de gr.. Mais ils ne touchent pas un cen time. Ce que j'y d&:ouvre me stupt!fie.1 l1uh/ib de /"Hi$luirc : . qui ~rvil à financer les lieu~ de relégation _. Ma is TIOfl. rapatriés et 11 une prime de réinstallation. L'Archipel du m/pris. éc rit Joi:' l Mellay. 1··· ] En 1IO\'e mbre 1964. Mon ~re gagne 15 franc s par jour. Cit .illa!:c~ autou r.'ompreOOs pas. l' admin istration des Eau~ et forl'Is décide de fenner le camp sans préavis. Tout a rair plutôt bien organisé. L' historien Mic hel R ou~ l' ilffinne égale ment. C'est son premier salaire en Frunce.. Un agric ulteu r de Rh'esaltes el cinq sous-officiers sont aussi impliqués. crCU l'Cnt des kilomètTC s de tranchées jusqu'il. dan.il~. ] Mouans-Sorloux u misère pousse les hom mes aux pires cxtrémitfs. 1"111 .. . . Au tour d'eux. I II ·~ une source. PountUQi.. Les logemem~ M)nt prêts depuis plusieurs jou~ déjà .. la faim et le froid . du camp. le. On ne connaissait pas nœ droits. Une véri~ble fonune.. rapp rends que toutes ces prestations socÎales étaie nt dftoumfcs par le ministère des Rapatrifs pour linancer le fonclionnemem des camps. Mende. par exemple. Elles n'avaicnt donc pa~ le choi~ . seuls le Secours catholique et des familles de mil itaires s'fmeuvent du dénuement des anciens supplétif" Un ~lai l me ch iffonne .] En cette année 1963. Il est uès fier. Le hameau. pourtalll. les assis. sans barbelés ni g.. spolialion _...4 oeptembre 2003 lozère En arrivant en bas du memÎn qui <. ] Porv dan.2S baraques en bois s'aligncnt en pl usieur5 rang~ le t. financer un syst~me d'exclus ion. le ministère dcs Rapatri6 déto urna l'i ntégral ité de 1. c ulmine il 1 100 mètrc~ d'ult itude..~ viw'es au~ famille.. alon. I I~ 1':. En coupant Ie.Jlkls sapins. les h~ sont œ s nomades. pour les hark is. comme unc palisSitde de verdure.. scntiers destints au ~ pompiers.i. LeI considénllions humai nes de l'adminhtrntion SOJll elles aussi lrès limilées : pour les fonctionnaires. Pflutquoi mes parenl~ ne perçoiventils aucune aide sociale '1 115 cmt droit aUlL: a ll ocatioos familiales. ils auraien t pu sortir du eamp ct de la mi~re. sans appe l : il y a bien eu .. m 'a ex pliqué ma mère. qui raconte l' histoire du camp de Rivesalles. prestation. je suis tomb6e sur un livre. _ Motif: les harIds ne sunt pas capablcs de gérer leur argent . d'Autriche . . croient . Les allocatio ru familiales. le déplacemen t ne les gêne guère. malgrf le froid vif. harti~ el lu om !lC. dans leur imprfvoyaoce bien OOI\nue. Mes parents découvrent un hameau à t~ilk humaine 00 s'affairent q uelques soldaI!. S'autorisant de .. mes parents s'allendelll • voir des ten tes à pene .< I/ark.~ LI!. à l'allocation de subsistance d'environ 450 fnnc~ par mois allouée 11 tous le. ils auraient risquê de gasp iller inutilement ". tJOO ver un logement 11 l'extérieur ct mener une vic normale. Ces c amps o nt une durée de vie très OOtJne. 1·. &:rit pM Joël Menay. si tu~ en moye nne montagne . deu ~ harki! du eamp rencontrent un Algé rien immigrf dan s tlll 1>. a i n~i q ue r&:ole.

.. mon père et ma mère n. Il pointe le doi gl sur le rideau CI e ngueule ma ~re : • Regardcl... me munnu re-t·el1c Il 1"0rciUe. Ma mè re se pe nc he sur mon bcreeau C I caressc ma ju ue de btbé. lu i. cogne nt 1. 11 n'esl pas allé 11 l'ëçole ce jour'là. supportant dilli cilementl 'nrdre élabli de ma mèrc. Il sort du camp comme s' il s·é~ atb. À la maiSOIl. loin. Le lendemai n matin. elle pleure' de triste~se...~ 1970. les an.'lléc hi '>C1I1 pendant deUA ans il leu r dépan . au collège ':1 au ly.. ravant-derniè re .· . À la ma bon. C. Je na is là.·. Il voit cCI homme hu mi lier sa mè re de"ant lui.7 ans.'iCSSI!S el des année-5.lIu!oion PON donl l 'bpreu du 4 cordialement. Le vieux renlre chef."II parce que vous êtes de~ Arabe s. Ell e ne ya même plus à la poste pour le mandai de~ allocativns fami liales: elle comprend que le c hef d u camp les a bloquées. j . 2003 . Elle dom ine mon pè re. ét~ emprisonnés ~ ..: des li ts e n fer supe~s ct une c ui sine.l me des papiers adm inistratifs. partir. Au eO!U r:l irc. A. Après I l gros.'" Al. Un jour. même . l.. son CI de rnie r oiseau d u nid 10 . • De hors. l'entrninem VCI"!'! un coin isolé de forêt el lu.1 compris.ntl isscs à B i a~.. Quand il ~ 11I grand.. CI Je ne veux pa s q ue lu grll. Il .. À la maisun.. égaleme nt J ~tembr. Les deux coupables 0111 leurs fam illes cxpul~.."-'ôC les gens il . ils \'oulaic nl 100er LIll<" maÎsoo .lÎder 11 s'utroi rc tic lu M elle admini ~t r.'iC . À 39 ans.e!. ~ Ma n~re répl ique : • Ta llt l'jpou r lu i.otire vous reruse l~ I<)(·:U . ] f Bias Dam. ma mêre est très fat iguée . Si c'e sl comme ç a . 1 D'amlée en année ." Elle en a l'intu it ion de pu is n re n ~on t re a. de tr3vai l 11 l' u ~i ". il passe SOlI en rance 11 lutter. À bout.. le$ harlc. En 1974. CI passe soo temps sur ~ bcfl. Moha se bat tous les juurs e t rentre souve nt an:e le nez qui saigne. Apres quelques heures d 'allcnt. c lic n'a pa~ la force de lu i répondre. dt te5ler..lnqlliel pou r ses enfanl. 2 ans.û.i t .~ guelte _ Après pl us de :.je va is ac heter. S ubitement . Une boule se forme dans sa gorge. Le malin..\ la maison... Ass is devan t la table. peu de harki s ont ost quitter ce mouroi r. d 'oô on TCtire le cadavre .· froidement.""(. Le rideau blanc de la cu i~ine dev ient gri~tre. Il ne comprend pas pourquoi il cric s ur sa m~re . th·.. Dcpu i~ 4u'e lle tra~aille . il leur donne l'amour que ma mère n '~ pas le temps ni l'é nergie de leur o ffrir. sa fClllnlt. puis. (chef de camp) enlfe s. e 'e~{ rnieull. prend SOft bol de lait e n regardant la sœne. 1).. un re"CU T farouche el secret 'lu i passe ses journées à l' extérieur. un soli· taire. Ma mè re regarde Nacera. la disptll<: éd.. Au ùébul.O~klE . Le~ velemenlS de_~ enfants ~ ~ I isscn l de jour m jour. c'e~1 dégueulasse ! Vous êtes ~ales ! . Car riCf! n·c'I mi ~ en place pour les . Mais apres plus Îeu n. [ .. ~s qu' il peUl. d ·abord. Il s ne louche nt plus un cen time depui ~ ne uf muis. II vit li I"œa rl de ln frauie. la ndi ~ que lui ne s'occu pe plus que de sa ch arrette. elle en parait 50. dEl. rourbu . enfa ols grandisse nt dan s celte violcnt'e et regardent le~ harkis humiliés ~ me1lfe au garde·l · vOll s dO. qui joue avec un balai à nettoye r le ci me nt devan t l~ baraq ue . ICntative~ infructueuses.'iC détro irc . la moil~ dts habitanL~ du camp a moins de 16 ans. Il s'échappe de la ma ison le malin et ne ren tre (jue le !. dans j'eau glacée d' un ruisseau.i s devienne nt fou~ et se su ici· (lent les un s ap rt~ les autres.""S lICt h·ités. C'ol un korchf vif. elle 1". 8 ias pou. bl~me .: .l. Re bel le. Kader.. (jue le camp .'~alll le drnpellu frafIÇai~ tOll S les malin ~ . l.cpt an~ passts Il B ilL~.an~ frapper.. II ne supporte ni l'cnfcmlCment ni la mainmi'IC de l'administralion . ma mère n' a même plus de quoi acheter de 13 lessive. contre 11$ Français q ui le traitent de • sale bougnoule 10. qui a ~m iss ioll m! de !IOn r6le de c hef de famill e.~ vers le camp de Bias.'ec Jul iette .lt.(liT.· . un "ieux Chaoui.'l. un a}:\'lI t immnbilier leuf lallCe : • Le proprié\.. Elle est l bout.:. un Frafl\·lti~ qui prome nai t !iOn ch ien en foril 1 Imuv~ k: c adavro:: 11 500 mètres du hameau. tête a\'(:c une pierre. Avec une a rfecl ion panÎCulièrc pour la plus jeune .'CS d u loi 11 M' construire de~ radeaux . la pl llCC est IlIre : 1] personnes vj ' -ent dans delU chambres ave. Quand ma mère apprenu qu'clic est enceinte. Ou i. dk signale !la disparition. Ma mère s'échine 11 l' usine el d irige la maison née d'une nmi n de fe r. Contre les jeunes du cam p. les rôles sont inve r_ sés. 1 . il se ve ngera . B. pour \j ui lleT Bias. Les larmes IIUX yeux ." 1. Elle doil nou s armche r à ce lie u maudit ava nt que Bia~ ne nou s délrui. ma nai ~sancc est a~eueilli .' m' trou ve pe~nne 11 côti! d u iiI. sans rien rtvéle r de:!iI. LeI chie ns des b'Cooanncs "nnt din. Il s s 'emparent de ron argent el le laisse nt pour mort suu~ un pom.. refuse...' ara bophone i! rodit. emre dans le burea u d u ç hef de ç~ mp ct lui réc l... le 23juin 1973. .1C UII·nt au Lot . . J Ma m~re sc nt que la folie le. ~t)n caract~re s'est affirmé.

il mon père.. près de 40 'l: des supplétifs.eptembre 2003 Algérie Atterri ssage en douceur sur l'a~ropott Houari.~ paren t~ s' il~ élaient restés Cil Al~<érie 1 Ils auraient peul~tre été tués... toU. Mes parents 0111 ~té salivés pu la France.la cltsillu~inn Paru dons L' f. il fait nu it .] " E!\I' cc que ton père t'a Illconté la guerre 1" me demande Tuycb..li moi q ui l'interroge tl<-T'u i~ .\ dtbarra. En descendant la pa..j'ai lïrnpression de Ic~ croise r. mon ea:ur s'accélère . ne va pas là-bas... ont aidé les djounoud Iles COlllbatIlI nts du FLN].. Mais non. un long oued ru isselant de lannes. ses filles.JqH.u du 4 . Leur eAil a êté une ch~nce. Une chance de survie pour mon père. Je sou pire. dans ma If te qui s'embrouille. N. comme mc~ cousines..k~ moi ~! Je repensc il 1.. je me sens trahie par mon pt"I 'lln' père.. jure. il t!eVBnI mon eJ[ pressÎon incridule. Je le jure que c'C$!. trohie par son s ilence . inqu ièle lo ut !o COtl p. assieds·toi. enterrée vivan te entre <lu. Et maintenanl". te. . re~é l ation tk l'oncle d'Ahmed : mun I-..\n' m'a bicn dissi mulé l'engagement de son frère lalraçhe aux ~'ùI6 du FLN. pas moudjahid ~ "Pourquoi lU me dis ça. Moi. 111"11 père n'.se o!... Les traître s ne sont pas cc uJ[ que 1'00 croi l. Je croy~is que lU le savais. • Des suppl~t ifs onl joué doubk jeu . L'avion ralenlit. 13ycb scrute mon \'isage décoll1 ll. Upll ?" Anise dan~ la voiture . 1 M OII ~". indéch.llire murs .. c'cst dangereux " . ... un mili taire.. " Viens. Mes jambes sc cJérubcnl.. ct qu' il étai t 11fI " ~ ':l' .:.. JO Il liche alOB : " Ton père travaillait aVe(: le FLN .I.. i. • Dit <Juoi '1. Mais j 'ai du mal à discutcr I\veç lu i. 2003. je veux savoi r.. je va is te raconter. il te le d ira lui ·même . ça leur rappel!e de m... Le bruit du moteur se oonfooo avec le bourdonncment 00 ma tête.. Et s i c'é tait vr... ingr.Is. Je Mli~ J'i nvitée. je ne serais pa. en me eri:lIlI : "Non. . is n 'aiment pas parler du passé.. ils semblent m'atti rer \"ers eux. U: sol se dérobe sous mes pieds et la foudre de Sidi Youcef [un sai nt local] me tombe sur hl tête .~ née.• . Ton ~re ne l'. Il fuit quaJld je lui pose des q uc~tions.je vois mes parents partir.1" Pourqooi tu n' as rien dit. Tu l'aura. Je m'immobilise. je scrut e le visage impassibl e de mon père.. d 'accord.. Par un Français. pa~ pu me cacher ça.. j'ai perdu une leure s igŒe du responsable FLN de la kaliba ria eompa- " gnie] prouvant <lue ton père les a vait . mon péri ple ressemble 11. 1" .. ... Ah 1 non. Il y a quatre an5.. rien di t 1 . je serais enfermée. l'oorllooi me ment-il "! Pourquoi nle toonneme·t·il '1 Mon fardeau est déji ~ssez loord à porter r Mon ~rc: était harki.~ vou lu. jc n 'écrirais pas ces li gnes . Je eonunc:nce à croire l la IlUIgie de Sidi Youcef. • Ça y est. Cl &litions du Seuil.~. je tourne la tête en arrière. S'ils avaient survécu aux ma'iSllCres. vrai .. \"c"' la France. Je ~u is déçue p:t r la France autan! que je le suis par l'Algérie. [ .auvai~ SO\Jvenirs.• . Mais l'altntit oc l'Algérie est le plus fort . . '. Non. Les deu~ pays ont trahi leu rs idéauJ[ . je vais poser le pied en Algérie. de Bou rg-Las tic à B ia. e t une chance de liberté pour nous. Je ne comprends pu . Il m' interrompt brutalement : .ALGIO:RIE... à Alger. il.."Crelle. fuir aveç leurs ball04s ~ le br..IJoumediene.. Je n'arrive pas 11. seraient toujours un fellah CI une bergère gmltanl une lerre.] Que serait·il advenu de nle. de caill asse ct de co lère. je suis e n Algérie. Après toutes ce~ ave ntures.. Pas. ap~s tout ce te mps 1 .. enfin.nljuis ! . Dalila Ken:hul.:h . le croire . j'ai tou~ les droits. loocher J. la piste eSI luisante de pluie. [. II hoche la tête. PoinIJ Voo/mrnl. Les han. 4l1i a g~gnê <luamnle années de vie. Dehors. selon Michel Roux. Et puis ils se senlenl te llement coupables qu 'ils .. 1.id6... l'appareil. Mais une question me laraude : pourquoi mon père ne m'a·l· il rien dit"! Pourquoi ne s'est-il p&.. C'est le ri\"e de trente ans.n l. Que !l'OUs-cnlend· il '1 Il se ravise: .. " Un peu. Comme mon père... Ahmcd. Ma boulade reste sans eITe!. un \'ieux fantasme en6n réa· lisé. Au lieu de me rejou ir. harki. La r... la terre de mes ancêtres . Pou r la première fois de ma vie. non '1 .é. Une chance d'émancipation pouf ma nKrt:.' Je regarde mon cousi n. * Il lit mon désarroi et me serre le bras pour me donner du courage . " Boo..unpe d'accès s'accroche 11. "Je plusais déjà JXlur un trailrC aUJ[ yeux de~ Al~<ériens. 2U~t .e sol nalal de mes paren ts..~~ de cette c ul pabil ité qu'il UllÎIle depuis quaran te ans 11'ai hâte de rentrer chcz moi.. en Fnncc Pour parler. Je n'al· lais pascncOf"C l' être pour les Frll.. cr.fugient dan ~ le ~ i1e nce ... Que dire de plus .

l(\ govlljs/e $(1 regroupent sous ~ bonnièfe de l'OAS IOrgonilOlion ormée secrêtel.e. nftgocioTions entre le gouve. et Iooctionnoires l. C'est la poli. oflirme+il ou COlJfS d'lme conférence de presse qui fero doTe. un quarteron de gé-néroux !ftnle un putsch qui échoue. 1 • Retour $ur l'E1tpress du 11 juillet 2005 Le Il ovril 196 1. que s'ouvrenl. To ndi. _. b. en hommoge 1'1 leun • mort)'" _.élicieronT por 10 suiTe d. les oppownts li 10 poliliql. ~lé. tiq ue. le. IOflt amnistiés. les membres de l'OAS bi".Ont rétoblis dans leun dra its. on(iens militoi. D. l'oo-goni$O!ion multiplie \e. '" Bori. Thioloy. Le i occards d'Ev ian signés. plus tord à Alge r. qui ensong~nte Alger el Oran. le généfol de Gaulle onnonce qu'il 0 décide de $(1 désengager de l'Algérie . de l'Algérie /rançai5e inougurent cl Morignnne une s~l.. de la Ter'.me comme . Réhabilitation du colonioli.. netnerlt et le FLN. . Quelque. les ultra.lorienl i En iu illet 2005. en 1982 le. « Le dernier combat de l'OAS » . Début mo i. la volont6 do la fronce de tourner 10 poge . en 1968 il.• lo décoloniwT ion esT noTre inTérèT el po' conséquent notre politique _.t 10 loi de lio". ottentots. en Fro nce et en Algérie.20 11 .-lU.ier 2005 leur ouvre kJ poss ibilité d'être indemnisé •. En pré5ence de l'envoyé spécial de t'Exp'. iour. l'escalade con ti nua. Condamnés 6 l'époqua. cl Evion.'en inquiéTetlt certa ins hi. L.

con ~tate: Benjamin SlOra. Ligue de~ ùn. En c lair. Du coull.les ultraS sc sentcnt cncou ragés Il investi r l'cspace public. France des mosqu6es et de~ p&iés."C uci11emcnt. tenlèrent jusqu'au bout de s'upposer 11 l'indépendance algérienne. en 1962. lui /1 coups de poignard le 31 mai 1961 . Mrap. de ne pas re: le ver d ans la foule la préseoce de nombre: ux caciques du Fro nt nat ional : Marie-l' rance Stirbois. Impoosible... !neurtriers du commL.lern icr . De r autre. Stéph ane Durbc1.. de mesures administrat ives d·expu lsion.artid ...Nice. ce~ initiatives susc itent l'i ndignation d·a. de condamnat ions ou de sa nctions amnistiét:s. Depuis dc:u:>. Le 22 juin dern ier. pcThOn neS de nauonahlé franç. Bernard Antony.:uni sont inlactes.. les ultr01 reportent en g~.pooitio n passée presque inllpe rçue. amni<. Comment la République peut-die ttl:Ct'Pte:r que l'on hol"OOre des putsch istes qui ont assassiné ind istincteme nt des Algériens. les mem bre~ Ile r A~sociatiOl1 pou r la dc:fense Iles Întért'ts mornux et maté riels des a nciens délenus et exi lés poli tiques (Adimadl affirmenl q u·.lÎts de r homnu: . Parmi ces • ~ros _. n'en pl us finir. décennies. on modère la portée .Idai Jl~ et ~ rel m uge de~ paras. aUlCUr de l'attentai du Petit-Clamart oorllre: le génénl de Gaulle. les nerfs lâchent.. en 1961. l' heure n'est pas au ff. la manifestatio n de Marignane est la dcmière en date: d' une série d' ina ugurations de OlOOumenlS à la gloire de l'OAS..'T ct Il les indcmniliC r. Aprh examen de leur dossier. Béziers.tKs en 1968. Tandis quc l'héritage du gau llisme historique se d isperse. AlbeJ1 Dovccar ct a~ude Piegts.. par le lerTOri~rnc ct l' assassinat de 1 500 à 2 000 per. il. A chaque fOIS.au~nt.Poro cIon1 L'bpreu du II juillel 2005 '66 Le dernier combat de l'OAS Par Boris lhioloy À Marignane.ise ayant fait l' objet .. li Marignane (Booc~-clu-Rh6ne). chef des commandos Dtlta. ce tClIte désigne les membres de I"OAS qui travaillaient dans le pri vé avant de basculer d ans I"activisme. . des munic i· pali tés du sud de la France . lM.. Puin! d'orgue d 'une I:ampagne d 'agitation. le thalle de:. destinée à rendre hommage aux rCl>sonissants des ex-colonies et ~pattemenlS d'ou\It-lTII. port.érîg~ la veille en cal imini _ renda nt hummage a UlI "mar1 yl1l" de rOAS. trée du ci"'cti~re SD.n ge face-à-face 'lui renvoie quaramc-tro is ans en arrière .Fédération nationale des anciens combatlants e n Algérie. d 'internement 00 d'assignation /1 résidence " . Cel artic le: ne fa ir q ue compléfcr la loi de 19R2 \l ui .. .. mini&tre délégué aux Anc Iens Combattants." " " .. Malgré l'i ntcrdiction du prtrCI. dcs c ivils et des policiers français?. pendant la période du 3 1 IXtOOre 1954 au 3 juillel 1962. Haml~oui Mekttl:hera. Un soleil ardent. pourriture: gaulli~tc .. puurtan t. Au minislèn: dl!s Anciens CombatUl nl5. cigales et de~ embrnssadc:. Fuul-i1 voir dans ceue tendance un effet pervers de la loi du 23 février 2005 en faveur Ut tous les Fru llÇllis rapatriés'? Ceuc loi. une nouvelle $lèIe rend hommage Q\I}C. CCl ultras de r Algérie fra nçaise qui.!n! drapeaull tricolores et /:e~ Heu ries.. plus tIe SOO sympalh i 5anl~ de l' DAS (o.orloos... cl les • bougnoules qui nous 0I1! virh. UAC soixantaine d'anciens insurg~s ... condamnai t le pcojet d' inauguration de Marignane .sairc Gavoury.. Un semblan t de douceur pro\lclIÇa1c avant que !el. Arbonm l mo. à ren. fils du commissaire central d ' Alger mas. Toulon. Perpigltan.gmisation armfe seçrète).inH.sacré cbcl. poulTOnt se voir alltihuer UAC indemn ifé fondée sur unc som me de: 1 234.et la réprobation des autorilés. .<. re:sponsable de pl usieurs œ nÙl ines de lnon.x cellC mesure . Les IlI nco. à Alger. SlIn 13< ct . tous son l là pour inaugun: r une stèle . il n'cst pas question ici de pol itique •. O n vom it la ..e o uvre un droit à lïndemni5iltion pour les . histo rien sp&ialiste du con l1it algérien .. Roger Degueldre. un cordon de puliders el de CRS. s ïndigne Jcan-François Gavoo ry. comprend une di. 0tI Rogtr Ilolc iDdre.• O n a le se ntiment qu'u n tabou e" en trai n de to mber. notamment _ autorisent l'érection de stèles en n~rnoire des • combattan ts mo n s pour que vive l' A1p:rie française. la mémo ire de l"Algérie française se ré vei lle. Ce 6 j uillet au matin.()Ciation~ . Tondis que se rêveille uoo cerloine mémoire de l'Algéfie fronçai~. SS ans. vieilles haines rcpre noo llt le dessus..~. ApIt~ quatre: heures de vaine attente. • martyrs lt de " oncienne ofgonisarion terroriste. Maroc et Tun isie. ~IJ1I. D' un côté.50 cu ms par tri meslre d'inacfiv ité professionnelle duc à leur situatioo de clandestins. \111 ~~bre les quatre fus illés du mouvement : Jean-Marie BllSlien-Th iry.

mais en respectant la lo i.wr L'Express du 30 «Iobre 1981 l. . on s'in.me culturel.... Son ministre des Allaires étrangère. eu~ au ~s i . qui expose les arguments des ull' el des outres. Cloude Chcysson se veul l'artison d 'un . pellSC . estime-I-il . scr~ i rnm anquab le rn ~ m "inaugurée _. au débu i de 1961.opp'ochement entre Pm i. dem31lde d 'indemnisation.. 1• j Aprè. Ses héritiers semble nt. t l~! . affi rme+ i!.'agil d'orchive. nous nous trou vons t'ace à une vé ritable entreprise de réhabi litatio n du colon ialisme.Maritimes).0( Les années Ont passé. sa ville natale. quelqve. Un projel simi la ire pourrai t bientÔt voir le jour li Cagnes-su r-Mer (Alpes. 10 guerre. . Exilé en Espagne... l'ar ticle d'André Pautord. les nostalgiques de l'OAS nous d isent q llï ls avaient raison..v. . Benjamin S iora y vnit un pied de nez li l' Histo ire: • Quarante ans après.urge canlrele «nho-impérioli.20 11 " . dont Ics originO\lK doivent resler en fronce . D. Sauf surs. de l'Algè rie hançoi$fl $Onl trCln~rtê. il n' est rent ré e n France qu 'en 1969. Il est temps de trouver un arranb'Cmcnl pour tUUI le monde .'eule nl et <.. comme elle veu t .. ministre chargé du OOssier. de l' oncillnne puissonce coloniok! . Athanase Gcorgopou los. Il faut \Oum . l'OAS menaçait de • frapper OÙ elle veu t.o i. 77 ans. archiv&. Ctla ne peUl q ue provoq uer dcs tensio ns d iplomatiques avec l'A lgérie. il est pas~ dans la clandeSlini té pe u ue temps après . AvC(' l'indemn isal ion des ancien~ de l'CAS. et AlgeL Il évoque av&C le pré. Côté fronçai. au crépuscu le dc la présclICe fr~n(. être indemmsés. eux . C6té algérie<1.mssi. aprèsl'éle<.. «Algérie : l' Histoire confisquée» Retour.'l à ériger leurs llIonu ment. L'historlclI Claude Li auLll . )e.. érigée elandc~til'lCmc lll . " La loi de février 2005 demande déjà que les programmes ~o l aires rC(:onnHisscnt le rôle positif de la pré ~nce frum. ne cache pas son inlju iétude.chives de la période 1830.. est publiè à ce momen~là. s'a pprête à dépor. à Oran. slins oublier les faits.ident Chadli Bendjedid 10 possible .~ où ib .. Il serait anormal que de s person nes c ivilc$ mnll isliécs ne béné fi cient pas des mêmes droits.. 66 ans.juand ils veu lent..ALGÉRIC. À Marignane. quand c Ue veut. lu L qu e J' aMide 13 ne va pas assez loin: "Ceu~ qui on t ~té emprisonnés sor décision de lribun au~ d ' e~ccplion il l' époque devr"ient .aut des aUlori té~.. II provoque une lev&!! de boucliers .1962.er un.lllu<iun rétahli ssait les anejc ns mili l~ires et functionnaires de l'OAS dans leur~ droi ls il b re tra ite.'e. Ces archives $Onl èvidem menl toul à la fois fra nçoi$fll el a lgériennes. moi.. la stè le de bronze . spéda liS le de la colonisation. L.tion de Fronçois Mitterrond à 10 présidence de 10 République .. En 1%2..:~iM: e n Algé rie. «de lOUYGfoinelt. Crémeu r de la zone 3 de l'O AS. on fait voloir qu'il . présiden l de l' Adimoo el ancien de l' OAS. r ceUe douloureuse page de l' Histoire avec précautio n. la tIé.u en Fronce el regroupées 6 AiK-erH'ravence. l'Ad imad a réussi son coup de fon.estitutian 6 l'Alg érie des o. Jea n-FrallÇois Collin. explique ii L'El:prrss Hamlaou i Melcachera. lo polém ique est reloncèe en 198 1. déterminé.aisc outre·mcr.

du voyage de Valfry Giscard d'Estaing en 1975. l'our l'essentie l.an té rieures il! 1830 ou relatives à la colKluête 0. L'une veui disposer des moyens de l'écrire ou. on emporten. par exemple Ior.les ordres de G isca rd . le gouvernement aurait-il le droit de les cêder li un autre Él:It ? Aujourd ' hu i rctrni té. lellres ou télé· formé~ . Ma is politique a\JssÎ.~~era tOUt ce qui concerne les questions admÎnÎSlnt ti ves.. Elle s'achhera tre ize mois plus tard . dc:m~rt malle aux souveni" fanés..1neS. en outre. Car c'est l' Histoire qu 'c llo.il partir.. Cent trente-quatre caisses.qu 'il 1'indépendance.c'C5t-à-dire 1C5 f'.-nt~ algfriens. prome t d'annu ln. Leur souvenir s'al igne . les Algérien~ anendcrll ce cadeau : les fi.. les archives d·Algérie.:hives des territo ire:. où l'OAS pratique la tem:tlr et qu ï nvestit le FLN.· .'actuel peuplc algérien.~ décou\'crtes. " .' l'A lgérie. La Fronce pail-elle les rendre? De François Mitterrand. produits sur le sol algfrien ct L"OIIservés naguère dan s dc\ dépôts publics algéliens. D'autres. .. qui apopartienncnt tout autant . C'est il! Aix-en-Provence.) l'rois con:. Comme: vient de le pré ciSCl'" l'archiviste national. moins informel .ju!.certaines d'origine dipluITIIItique française . papiCTll Ile: fwnillc _.. pour les Frnnçais n6 là-bas cl qu ' indigne leur cession: les dossiers de leur Histoire. el au pl\Js ha\Jt degré. Mohammed Touil : CI Toos les dowlllf.les avis officiels dilnrenl -. de !IOuveraineté . ulle partie de ceux de la Justice. On lai. de: Chandernagor à Gortt.. 198 1 Algérie: l'Histoire confisquée Par André Povtord Toutes I~ archives de l' Algérie française . le gouvernement d' Alger veu t les réctJpërer. archives de r Algérie rrançaj~ rassemblées et CUIIscrvées ilI AÎJt-en-Pro\'cnce.:hivCl ottO1l"I. ccux-là ap'~ un vaÎ n e~sai d'immersÎon au large.deul< cents tonnes . classer ces \'estige de l'empire:. toUjouB sous la lesponsabilité de Pierre Boye r.I. Dès avril 1961. 1. il la nation ff1lnçaise qu 'à . Le. En août dcmicr. pour les Alg~riCM. Mais des do~~iers seront brûlés.wr vingt.. il faudra choisir . groupe Ik II'. l'Armée emportcr:t les sie ns. on se dispute ce ]mtrima ille que représentent l e~ pa piers du puse.qu'aUll navires de guene qu i lclI npatrieront illrnn!rs une yi11e en insunection.I vail.. Mais c'est J'ensemble q ue veul l'Algérie. dans les sanglant~ désordres du moment . L'Oloriaient jadis de rosé I~ atlas. qu 'habiterait alors lç sentiment d'al'oil perdu.. on resti tuera l Alser les an. dit gouverneul . lui. lenail . CQmlTle l'avoue l'o ffic iel journal El MOlli1jahid. !eC"h n ique~ et économiques du pays. À mesure de. met en jeu. certes.'S registres des prolc:çtorats. au nom du gutlv~'r nemcnl socialiste. .. donc. le 30 novembre. qui les revendiquent.. . du dé lfguf. a vcc une: jalouse discrétion lt. Pierre Boyer di rigeait. notamment.Ol1ies de ces stériles «giscmcnls" adm inistratifs tran~­ par le tenlps en un limoo feni le..'Ié. le contentieux fran<:o-algérie n. Paris opposen un refus femlC' mais elill uyé : le tr:tnsfcrt dégrippcmi t. . burcauA arabes ".<. l'ult ime tran' collective de: leur pas.. MaÎs il ser:lil au ssi erue lleme nt res. qu'ils reçoivent en visite officid lc.il Alger. sa quatrième liunlon tk. riparcr. Ma is les témoignages de ceue même Histoire. i ne~ . du lis ideflt . En même temP'l que le5 pîèœs . après leu" biens ind iv iduels. (Le Quai d'Onay oonSt!rvant.. de faire '" œuVTC de réttrituTe".. silH)n p lu~. qu'on les rassemblera . un . Comme toujours Jon: des divorces ou des héritagC5. Deux cenIs tonnes de cartons el de liasses alignés su r que lque huit kilomètw. des prtfets Cl des . ou encore dc la Sarelé.. Aupara~anl. celte semaine il! Alger.' qui. J -I7t grammes de caractà'e poli tique ponant le timbre des cabinet. de rayons: l'inventaire de çwl l' 1 1 trente années de \ -je commune.IPponS. pour l'Algérie eonm-.. En 1980. Claude CheyssclIl.. Affa ire pa$s ioonelk:. prf:IC$ . Car chacun sail lIC~ nw. Rocambolesque mission que de convoyer ces caisses ju.sonl conservées CI AiJl·en-Provence. les documents dits".. il commence leur évacuation . ui~ un .quatre kilomètres de n yon$ dans les ei nq étages du dépôt d 'Ai A.PQfU ooru l 'fJqwefl du 30 octob<.e poor la Frnoce . Et avec eUl( les an.erva!eurs el tmi ~ archivistes seulement pou r répertorier.ent Î pur les rupm nfs. aujourd ' hui cn<:M:". rt U\ Ut. Si bien qu'aujourd ' hlli l~ rooiti~ seu lement a pu être triée d C$ cartons qui recèlen t la mémoire de l' époque où l'A lgérie comptait parmi les départeme nts fronçais.

Au hesoin. l'an dernier. •• •• .ion . 1er. bieo sOr.. admettre le pillage de sources docu mcnta irr~.-clÎnns algé riennes de 1947. qoo ôcvmil e nvisager la France. à défaut de structures étatiques..\ services <In Aft'aires indigènes ou des bun:au~ arabes. p i~~ re latives à la révolte de Petite Kabylie t'Undu ite p. Paru dons L' bpnll du 30 octobre 1981 Pm de chasse a ux sorCleres U est . on pourrJ déçoo~rir que lques veni meux vieuA rnpportli de: (JOlice propres il ternir la mEmoire d' Algériens naguhe trop proches de I"admin istnttion française .sans doute . mai ~ historiquement absurtk _.t iwn '! On p. des te nsions. leur sépanuion. A. repose da ns ce! carions. par un tremblement de tetTl'. " Récrire l'Histoire . renseignements retTOU\'Es sur le séisme de 19.. 1000000 u' il s'agit de /'t'trouver la trace d 'Etude s w r la géologie ct l'hydraulique ou le!.. les dossiers de ce genre som bien peu nOI11 breux .I..intes ct de.Quvc raiJlCté nationalr : on ne SHlmlit.u..treS survÎ\·ants. en revUl'lChe. ~u r I"ordre _ verbal . par une totale el permanente insou mission. ou . d!!:truite. q ui j alonnent le cours canotan t des rc lationN franCO-KJbéric mre~. Silûtlues. L·exhumation de ces ma l_ veillants grimoires serait plus que rtgn::Hable : contnirt à nos lois.K'Uuvrell1L~m lotal de U <. H\'ec I·au tori té du respon1>llblc. . qui prot~gem. bâtiments publics.:hagha Mok ru ni un ~iècle plus tôt.OIl. répliquent le. aff1mlC Pierre Boyer. spEcialir. le pa. pl us délicat.. La rtponse embamtssée fai te.. Une meilleure connaissance de nOire prt~ nl et de notre fUlur dl!pe nd d' un travai l st':rieux de recherche scientifiq ue sur Ir pu~ _. par la SFIO. aussi.. nui t colon ia""_ . ou presq ue. à Aix .se offrir au président Chadli Beotljcdid r assuranc:e du tllUlsfrn ? Trier les documents? C'esl l'enjeu des cl'1I.'ICÎc ntifique .. depuis I" ouverture du dêpôl d ' AiA. Mais. À l"el!t'CpI.. Ma i~... pendant de loog~ dé lais. réfutant.~ espoi~ acluels.ou trop confiant . Avec . De son côté. la oolll municat ion de leur photocop ie rIC posent. ces chQses· là parte nt en fuInte . afin qut' Millemmd puÏJ..~ au gré des c rises. Mais J' H i~t ui rc est une scieoce autremen t plus frug ilc . . Déjà. Alger twait demandé d obtenu cop ie des. L'art de la politique peut e n ~upporter le choc. Peut-êln: sc SQn t-e llcs révélécs moins glorieuse ment e~e mpl aires qu·on ne le soultllÎlllit.. oontinue. d"l11 il s'a!>SOltil. En 1971. r Algt'!rie plaide le « n. ce que soutient le ministère de la Cultu re..:ut l' admettre. déjà. t lIucun problème . Peu télre même I" honneur de r. le wai pmblème «. ehasse aux surcières JO. Veul-on accélérer la décision. en espérant qu·elles ne ~ 'en­ volcm11! pa.ALGÉR IE. par exemple. ill ·AMemblée.. que contiennen t terlai ns rapPOrt. ~ Thèse classiq uement ré \·olutionnaire. S'appuyant sur Ic:s résolutions de l'Unesco. I" aspecl poI ilico-hiSloriquc. le~ considérations IllOI"lIle . ~i ll~. D·ailleuNi.t -elle r-.. Prenons acte de ces prorncsscs. e ntre 1956 el 1958.le oo. des ili usiOfls ct des ra ncœUr!. poli tiq ues : le tri~te eAemple des é k.54 s 'av~rent utiles pou r rr1cver El As nam . les " é nerg iq ues '" in~t ructions d u ministre socialiste Robe rt LBcoSie . le pri ncipe d ' une légitimité nationale di.\ de. .. de la trace des« magou.tes inquiets de I"aveni r des areh iv~ quO Alger promet de laisser /to leur disposition.. d il-clle.d' une admin istrJIio n do miné!.n. ils conservè rent. disent les Algériens.Cla ude Gaudi r! évoque bie n la possibilitE d'un tri entre les documents utiles et les autres. Le m i ni st~re de la Culture ~ dit seosible à cc souci. c haq:é de suivre la quc-Sl ion. des chereheurs algériens ~ consultent régu lièrement . « truq uœs .ilks . avouant leur desse in de proo ~e r qu ·uu Iii de la . R~te. par le ministre Andrt Chande rnagor à l' interpe ll ation du déplll é UD F Jcan .~si des iBdividus. l' AI g!!:rie répète son refu~ de se livrer à toule . des « Ies t~ de bonne volonté ". Tout.

t l'h istorien 8enjomln Storo 6Yoquent la. TOCOllle 10 guerre d'Algérie \IVe par lin appelé du con~ll9. 20l l 1 1! 1. qu'éprO<. L. noliste à L'ExPflUJ. D. _ el ~orlHll que la litIiWi lÏon ne diffuw pal le. Sophie Grossin. À l'occosiofl de Ch" Frangin. Gérard MordillaI. quelques _ es qll. 1 1 ! 1 " " . jour.-". d.il a fallu un on li Gérard MordillaI POU' Iroo. ." « Cher frangin le petit soldat » Retour wr l 'bpt"efJ du 31 man 1989 ..I. W.N8 ~ cillémo fronçais à tro lter du lui" . qll.nl. difficulti.rver un di"'ibuteu.

eelle .. Con fl it enlre gu ille. Alors..'uil des letltt:s. ComffiC' si l'on c raignai t de ra\'ive r de~ feu~ mlIl éleims. de GU lo PootCCQTVO (1966). AI3in joue le rôle d 'une bêle de somme.. in s vont jusqu'à torturer a lt~gre ment ... mai5 d iffusé 11 la télévision l. Quelq ues-un~ IInl presque li ni le ur Icmp!>." Que lque chose qui fail mal. au fond . pl us grand~ t J1)U~ l'H. fei. pol ic ier. V&:u dans le ~ud du pays par un jeUIlC" ins"umi.. tics autobiograph iel!-. . De l'autre côt~ de la Méd ilemm&:. Queneau pub lie Zu:)/! tl/llll' /e métro. Ala in _ C'dit nOire homme . Un dkhîre me nL I.. La drôle d'anrlée ! Ugère.. Des rat is<. ne uf hommes sont condamnés il crapahuter.nets.. o.t. de... 0 11 Y rnoome des hi stoires . . . ~ i n"n . il f. Tandis qu ' on .~Jle comble 11 l' Olympia. Miche l l)Cbré fustige e celle in famie 'l ui ne saurait représenter r u mbn: même de la véri té .. Et . Quant 11 Cher frangin. Alain Chevil l<lnJ '?" aboient ensemble Ocu ~ uniformes noirs.ans ~ pagnolade-s" ni hauts faits _ raconte une guerre qu'on a longtemp!. I~S vile. À Paris. be. Un matin .il tour de I>ra. Génlnt Mordi llat signe au ~~i un film sinœrc sur ~tte plaie QlJvcne qu'cst la guerre d ' Algé rie. bioots. A\<ec Cher frangin.. des ~ réc its de vie . un livre qu i tlénunœ la torture cn Algérie.'ÇOit s a fcuille de rOUIe pour l' A I ~-é... l'écuurement des uns. 00 embal\jUC les enfants "). un petit ~af~-un de 10 ans .i l donner 1.scr en 5ui_'\SC . OOlIS n'.'Ili~it U I GallJ(ri. c'est q uo i. C'est fini... CI. répète un jeune fou de guerre ).:tation dé-fi ni tive) se révé lera plutôt mOOcste. Puante 11 respire r. plt1>. (XI"i r poor la Iklg i'luc . Alain sail qu'il doit llésener. dall. Car le cinéma français a longtemps refoull!' cc qu'il co nsidérait cnmmc un sujet maudit.. geste famil iale . Avec CMr fr/mgill.comme da n ~ \11"e la JelCialt !.. Gl!'rard MordillaI si gne un fi lm parfoi ~ triSIt:".Iir~ tic son histoin:. .que • l' économie.~.. il 1\.. p'lcitier ~ I·A lgérie. . Honte. Allcz le!. son pre mier film .. . Trngique.. 11 faut fair. • M"n .... Sc procurer de fa UA papkl"$. Je le voulah ains i. des cris. il fi lme un citl gri s. Trois joUI"ll pl us t~nJ . voulu laisser dans so n co in : le cOl1m t algérien. Aujourd ' hui enoore. resté A Paris. BIllf. Une saleté q u ' il faul ooblier. il ttril . la France creuse: l'Url de-!. la bêtise de~ aUln: ~ . Au tnt" l.. ! pas joli joli .quc analChu.~ CLuc Thu ill ier).(.\·ons rie n li faire en i\ 1 ~éri~·_ .1it pas montrer.o.'Cu e lentatinn_ Dan. expliq ue Mord illat.~ Qu e Çt:ne c ause n'cst qu 'une m&hantc cause.e~t ou vrier t/an~ une imprimerie.:Ige< 1'r411 ' c hr ment . on n'a j . C'. Il a d u tTl\! rilC. son petit frère . Peur. !)a fui le s'en li~ sur un Irollu iT t/u XX ' afTOOdi S!oCment..~tl' rre.. toujours sobre. En $Ofl ievr. Il o!çri t q ue . Paul Anka fait . Tanle Yvonne Înaugure: de~ Caravelle . une horreur où ce n .. Seul Alain sai t. il est resté 1. d ll !ilIog. Mordillat .. 1959. Sur le terrai n .. dégueulasses" (o. parfois gai.' Godanl ( 1%0). Le voilà pM i . J"autodétenn ination '! ~ Tl't'nte ans plus tard. Il krit li Marius ( Marius Col ueci formidable). Le petit Mari us. dv 31 mors 1989 g~rre n'e~t qu ' une saloperie . . Alain. des femOl~' qu'on tléwi le. Paru dorls l ' op.lUCOUp se plaisen t i\ le n:trncer. Mordi ll at évite ce pi~b'C' f. n'est qu'on témoin . Une parent~se. tous en ligne .c Irère. condamnés li se supporter. de la ferre foèche . Avec Cht'r jrur/fâ n. Il kril que .. Ce conn it 'lu'"" ne s.clio n civ ilil!-al Til:e.t' Pt'Iil SOldai. Sl4 déci$Îon e~1 prise.Jean-luI. Une guerre civile qu i n'ose pas dire son nom.. On y dil « je-~ . ou UJ Balaillt' d'Alger. dtri~ i tc . 1 500 livre~ ont déj à paru sur ceuc guerre perdue. commc au ejnf rna. Celle guclTe n'cst pas pou r lui.suee son pouce.!!.: h:.<. il rIOIl S d&ras.111 an sans distri buteur. c'cst III gllcrre de Séccssion. La li uérJture n'a pas de œ~ puUeurs.. Sa ns se mêler. Il sai l que to us seront lué.e la mémoire .vio ls I>ravache. un juSte.: vile.syndicalo-loufoque sur rond tic e ha-ch:H. ~.sl lui . Aujourd ' hui ellcon:. on 8111:"00 le Platoon fran ~'ais ~u r le dntme algérien.47(.~ le~ djebels. Alain porte les munitions. 58 contri bulion il 1" .. pre..'/' frangin .. ..Géntr. engaboée paf la Fra nœ il Cbcurfa (aOh. Le s aUlres confnndcnt héroïsme ct suici de te Je ne souha itc qu 'une chose : un accrochage. ce qui w: passc ki Il'~'~I Cher frangin : le petit soldat Por Sophie Grossirl et Benjomin Stara Un o ppelé roconle ~ guerre d'Algérie à o'I!ordiliot n'a rien ovblié. en pleins e t en délié:._ Il écrit que . Dans cell e Siluat iol1 . d'y mC<Ul _ ter rllî ~toi re.. reSW"de le Géné ra l au~ ae'uutité~ et pose de bonnes 'I" e~t i()ns : ~ Oile ~ . W(lrd poin till~.e Sud qui se ~pare du Nord.k . del!. Des té moignrlg~. La gucrre d ·Algérie... sa section patauge da ns la boue.

....))scnts du . au front des troupes: .:iel algérien . ..réaliiICr oc-s docu menta ires MIr [e. le documentaire. q uel qUQ joun seulement aprh la boucherÎe du Chemin des Damtll. 2.178 ALGtRn: . do!scrter. Puis. À deux gros dêlaÎls prè~ . FrP. Or.. El il voulQ il savoi r comment on eu ll ivail le houblon . '".~ 1.. " TOUl nous e~t bon....~ion accomplie..e. porobole oblige.. . C'est Robeno Rossellini qui lu i a appris il éue préds . PlII respecl pour ~ mémo ire.historiqueme nt .. rien com pris.~se ou vrière a-I-elle élé trahie par la CGT e n 1936 '! Pelll-on justi fier ['a tt itude de Benoît Fnchon 1 El puis. [OOJ? soupire Mo rd ill at.. les écrans parisiens._.• En 1917. do!j".en"... Les années oIgariannes t. je vou l ai~ trai ter de l'isolement des hom mes. ta rtbcllion... guc lTc ! • Il mourra les bl"3$ en emÎ~ . À ba. rien !lenl i. qui durll qualre heures.. guerre d' Algérie. ils avaienl le IICn limc nt de {aire du t~ bon boulot.. ruprit de C()!Itradiction Mln! une trad ilion quasi ançestraie ." Mis. Combien de temp" <.. La e l a. Qu im'.. . En hommage l son pfpé.1 - _ $om. . D. Gl!rard Mo rdi ll at veut . Son film est ..hoque camp ill ies plo ies qui nI! se . II met lin éYiœnce les ""actions COfTIm ises dons c. rie n \'u. con fi rme-I-il. provoquant un imme-nSll débat.. Mollfillat a rencontre quelques-uns des 300 réfrl'Ctaires français .. ...... .. Mo i... enlre le 23 seplembre el le 8 odobre 1991. Fusillé. Il IIsl le r... Pour écrire Cher frangin.. de l' Hisloire : 1..:hez lu Mordillai .. les héliooplèrcs (1C$ fameuses . IntMrogi por C hriJ~on Hocr. la colère ........ Je leur ai demandé comment 00 fai sai t po ur marcher 40 kilomèues ~a n s avo ir mal aux pieds... • La ~ a ~é.... le:. la Révo lution .. dès wn plus jeune lige. est dilfuoé en qliDlrll 'pisocles _ Anten ... oommes-nous Iont haïs ...a diffusion.. eu. l'hebdomadaire..s sort ....e en Tunisie .IIepuis toujoun . WE"P"eudu 12 ~e 1991) ..." Nourri... L.. le 23 janvier 1992.. e n 1959. qui CO<llolXre sa u". 2011 ~ .... Nou...ient contre la guerre ... il omllyse les rikK:ooM des ~~klteu. • Et .• On éu it ec n~s écrire un scénario sur Luther.. Anroëes a/g<lr. Poo.Jullo! d 'unll longue enqu6le oonduite por l'hislofillfl Beniomin Stora avec BerflOld Favre et Clwütophe AIfonsi. nous enc haînons. au~ relations Irancoolgérienoes ~ire p. P:u' ailleu".. Comment o n repérai! la présence de ntembres d u FLN dans une mechla.. en Freroee moi. Un P''''''1er e>rtide de Guy Lagorce publié dons l'Express du 12 M!pIembte présente le film 6 10 """lIe de .J unlient les affrofllemen ts.. 429) publie uoe Interview de Benje min Store.ni.) sonl curieusement . algérien"". Ils m 'Olll tous dit la même chose : ''90 'A> des types qui arrivaienl e n Algérie ét...fidè le... JI a lravaillé avec des mil itai re s . le ~Im Ut.. les révoltes de ['année. le grand-~re criait... la dbi lh.si en Algéde ou.. les Mordilla! Ont lo ngtemps C()!I!inué de s'em poi gner.......s année.l~iotl frère Il eu quelques soucis en Algénc. le héros pas:.".. jamais refermées... Ces milliers d'appelés qui n'ont rien su.... bananes.... le ~Im a éfé vu en dlraCI por dei millioru d'Algêriens. (/ 'Exp<eu du 23 jonvie< 1992) . ·17'1 « Les années algériennes » Retour lur l'fJeprMs des 12 septembre 1991 et 23 janvier 1992 PreloCjue Irenle ani après 10 fin de la guetre.. l ce brouet poli tique.. béances... S ur [a Com mu ne....c jours plus lard . la ligne: Morke (un barrage éleçlrifié) inter_ disa it lout passage à l'ét range r.

~'étail .ponsoble de la willaya III. di t-il . au~ . Ce film joue l'lOO pas sur le choc des images. maislLIr celui ries t~moign~ . .trois 1lllS d'cn quêtes . Certaines images 5tIfIt pourtant surprenantes. e xplique le pilote.~jusqu·alon. bc:allCOUj> écrit l ui -~me el réperto rié plus de 1 400 livres (.f ulgirit!f!f!eJ conçu par Benjamin Stora a vec Hernard Favre et Phili ppe Alfonsi . sociologue. En revanche. . choses. di t froidement en gui . village tu nisien. u eht. alOOI mince jeune homme boIn.. l' armé<: française s'est beaucoup llervie du napal m ."iI provoq~r un second choc ... aux hark is. Le pîlote ignorait. de Frallçoi~ Mitterrand. .. celles de Sakiet-5itli· Yousscf. I:lrî.. le docu mentaire spectaculaire réalisi! par le Britannique Peter Bally. tmitres devait cooler ava nt ctlu i du soldat rnlnçai5 . eocore. cohérente... Le song de!. perpétré par le FLN le 28 mai 1957.. Mais nous châtierons de man ~re implac able les responsables des agissements armé'S tontre l' ord re . mais u'u ne aulre nature.'lbb.vai l d' enquête qui replace l~ faits dans une perspective objective. Qui. du 12 Les années algériennes Por Guy Logorçe ln Fronce ovoil youlu effacer Ie~ . Autres images. il c . inédites... . ça s'appelait les "creveUes Bigeard. vaille que vaille. fondé en 1945 et sur lequel. oc Nous "oulons tout faire pour év iter une sorte d'étal tic gue rre . . Il e n va autrement désormais.. éYéoemenli " de 50 mêmoire.. bic n sO r.!nt Ucs événemen ts d'Algérie .. Notamment celles. Cc fil m révélait une vérité ~ admise... prononçant un lIiscool1 dans le~ A urès en nove mbre 1954. .'r el lu pitii... mais que. en Kabylie. presque trente ans après la fin de la guerre lI 'Algérie.. après la lOu rmente. à une all 91 yse s<.. n'a pas fail Dva neer le:. au con traire de ce q ui s'était passé e n 1945. C'est une • •> . En 191 1. Il préçise aujou rd 'hui qu'i l n' a pa. d'unanimisme et de consensus. !lU" pétainisles el BUll coUaborateUl'!l.~ lich6 de napalm sur SakÎCt. dans laquelle la FI'llflC(: est e ntrée e t sortie c n aveugle _. Les clda vre~ retrou vés duns la mer aveç les pieds pris dans un bloc de ciment. abom i nabl~ celles-lit du massacre de Melouu. l ~. fut reçue cooune un dxx par les Fnu~~. têmoignoges. il n'y a pas eu de reconSlruC( ion de l'H istoire. un refou leJT)l. un véri table historien-sociologue capable de se tenir" distance . . ministre de l' Intérieu r. la ~ie du film d'André HlIlT'is ct Alain de stdouy. le film Les AnIlÎt.. d'images le choc de!..• En août 1990. is\c unc rOmle u'anmésie. vin gt-si ~ ans après la fin tle la Sewnde Guerre mond iale. Mllnomedi Saiü. rTIlIitrc de l'()l1férenœs li l' universi té Paris VIII . Le~ . les résistants avaient é~ mlootillliw.. sancruaire FLN bombardé par l'av iation française un jour de marché.. celle de l'image . Aujourd'hu i. femmes et enfan ts compris. j'étais responsable d'u n mortier avec lequel j'ai lin! su r le vi llage ..:: Il'Clraison funèbre : .. Paul Tcitgcn. mouvement national iste qui fa isait de l'om bre au FLN . Le jour.. mais auss i aux fe llag:h a. et. ... Ouetre heure!. Il fa llait donc un jour en arriver à une vl!ri té historique.Poru daos l ' br".}:r. bidasses. Image:. m. mais une évacuation . On est III dans la guerTe algéro-a lgériennc . . !fCnte ans ap~s. ~ t u ient simplement soupçonnés d'être de s partisans du MNA .mbr. Enfin .. q u'il alla it chÎitÎCT su rtout des ci vi ls . la nui t..o face aux noo-ell/. ancÎen secrétaire gtnéral de la poIke à Alger. Ainsi ~'cffondr:tit le mythe du «rési~lanciaHsmc. Il a ~ist une étude sur cene gUCrTe... lors d ' au tre~ opé rations. enlaché de que lques eTTCu rs historiq ues et d'u n parti pris pro-FLN affiché . SIOTlI est le mei lleu r historien de celle période . Tmis cent LIn cadavf'e!O alS"'rie~ ~ propos desquels. Troi! on! d'enquête. explique Benjam in SWni . ..lehulistes furent chargés de l'ordre danJ la capitale .. Trente OIIS aprês. on appel ait ça des "bidons spéc iaux~ . mai. j'ai brûlé des type s: j'en ai mfme vu un courir : il étai t e n feu . Et il n'épargne personne . enfin et surtout .... traîtres.. je fai sais l'i nstituteur .~. Né à Constantine. S'oro. ressoudée la ~iété fra nçaise. En 1962.'Q nsocrés à la quesliotl _ .:icntili llue collective. Un soldat : . Favre el Alfons! Ie~ re$su~itenl . • On ne prononçait pas ct mot. rtal iSol! par Marcel Ophul~. a l' œil papillonnant. q ui démissionna qultlld les par... t(')Ut aussi violent . 1991 "" De ces quatre heures de projeçtioo on son: à la fois chav iré par la violc~ Cl é<:lairé par la prttÎsion d'un vra i t]"8. La parole ~t à quelques« célébcil~S".emcnl gommée . aecuse a"ec violence le g~néral Bigean:! : .

... d'avoir fa it le bon choix.se Ston : 1) Quclle altitude doit avoIr la Francc à l'égard des populations du Sud : Question non réglée.. • . pournit-eI1e . dans t:c li lm têtu ct dans les événements u' une complexité inouie où le crime de guerre pullulc dans chaque camp. j'ai vu des 50Idats françai 5 vivanl~ qui avaient été éma!lculés par lc FLN.. Ce débat de fond..se de la nation frumw"lli!le qui a éelaté en 1962.. Qu'ut-cc qu 'on ract')nte. t"ali fait la gucrre là-bas cl aujourd'hui t'acctples les bougnou les comme: copains . des geM $ur le!IQuel~ 00 a tiré la nuit : On c:Sl mal dans ses Pataugas". . à la roi5 sur le plpn du meurtnl el sur le plan sexuc l.'\Ur Ie. Et l'on comprend cc refus constant des appelés 00 des n!ppclés de parler à leurs enfants de ce qu ' ils ont v~u . cond ut Stora. du 12 ~.'le sent cngl ué.~ M agllrébi n~. Le dernier volct. plus 01.o.ix effets identifiables.ls refermées. T1 ~ ne voulaient piUS remre r cn France ni revoir leur famille. Les retombt!e5 des • années algéricnncs. la foule des anonymes... enti n.mbte 1991 ambiguïté difficile II. « plus prorondes ct importantes •"> . uroc LTÎ.. Voyez-vous. À l'hôp ital. $Ont . Les historicns se rendront compte que la vraie fracture dc l' après... Et p u j ~ Francis Jeanson et les . portcUI'li de \'ali5<: ". dans notre soc..~lOriadj~. Parfois les enfants s'cx priment . années clés de: 1. « Av« clet... a pas comptés. trente ans aplts...ftt!. c'était toute l' image rie frança ise . toujours certains. sans p:uti pris. le~ Algérie ns en particul ier. La q uestion deme ure de savoir quc lle ~t aujounJ ' lIui la plaçc cie la Francc dans le monde:.. latente.. .la dtsil h"jM Paru doM L'Ix". sans t ire rormulé avec clar1é. montre que les interrogations posées par la guerre d'A lgé rie n'on t pas disparu ct q u'clles ehemillCnt... dcs témoins de la lortU n: ct o'c. il y a un couteau. Clllist. ~ Un pied-noir : . dan! la !>OCiété frança ise de 1991... c'cst-à-di re CClle ident ité qu 'cst la relig ion pour notre société quc œlles dc Mai 611 ..acti ons uUSl. L'un des ~rites de ecs quatre heures d'émission est troscr éclairer crûment. II. Prop06 d'un jeunc racistc II.]a guerre est fi nie ... ne sont p.1 moi ns masquées. On les appelait " I e~ i ncon~l able s" .. on en a \l'Op ba vé. le malin. L' Histoire. . monsieur.. . on le retrouve encore e:lacerbé au cœur dc:... son ~rc : " Jc comprends pas ! Toi . déj à entamé daM l' Al gérie coloni ale. grande ruprurc de: la guerre d' Algérie . a\'oue un ancicn d u contingc nt. int itulé . • Ent re \cs Algériens et les Franç ai~. Il faut croire que le sa ng ~che trts vi le SOü-~ le 5OIeil.~ ban lieuc~. la mfmoire 5'CfTace . vivre. .. Parfois. Et puis. p~i.. COmmcTlCCT 11 s'avancer sur ces $Ouyerurs empoi50nnés " mu~ulr1"lane ?.1945 ne se silOt pas en 1968 mais cntre 19511 et 1962. 2) Est-ce qu' aujourd' hui l'acecptation de la citoycnncté française doi t paliscr par la renonciation au statut pe rsonnel. selon Stora.i épouvantables d' un (:Ôté que ue l'Il utre . Au til des mi nUles on . I V« la décoloniption." ALGtRIE . . ct qui n'a pas été réglée j usqu 'à présent ." C'e~t l'évidcocc:. u o . Et pou r1 ant . ]] eliste. C'esl un efTet difTéré qui se poursui t $Ourdement. 011 a lrop encai ssé de clloscs révo ltantes. Trop . exp lique le phi losophe Comé l i u~ CI. .. Les pl aie~ ou vertes par cette gue rre.

en grande partie à la façon dont on il façonn!! des stE rEotypes sur la guerre d·Algérie . parce qu'il les avait . . Notlt\ objectif étai t d 'Uliliser la mémoire penlue de <-'Cue guerre comme un objet possi ble de l'llisloire. Dc~ Rssociat ions de pieds-noirs et de harkis . évidemment. c'é tait comme ça. ef1 dépit du silence jU!>qu' olo rs en tretenu. Le fi lm ré vèle ce passage particulièrement émouvant : le lieut enanl Jea n-Pie lTe Gaild ra ut accepte de retourner en Ka bylie avec so n fils Jérôme .7 . I"Algéric e5t. 10 guerre n'e~ vraiment PO$ finie .va. . malgré le temps. là -bas.qui revend iquent la propriEté clIcl usi ve de la mémoire de ecUe guerre . Les Années algériennes auronl provoqué con troverr.ve. malS brisée. Bien ~O r. : du 23 ÎO'1vier 1992 . JO Savez-vous que 2.. se parlent . C'tst. voire des restes de hoine. On S'l'st fait avoir. du dranle à choi~i r le sile nce . Ils n'ont doooc pa~ supporté ces témoignages su r les inégalit6i. .Vi'lrl! film C~n~ fre$qu~ \'iJoil JUflOul d txorrùtr unt pagl! d'Hûlo. qui lui pose celte question : . doulollrev~ment préwnte.~ de solùals ont servi en Algérie '1 Ce chiffre co nstitue le \'éntablc choc des années algérien nes..es el débots vil~ el pon ionnês. H i ~rien.apologie de l' Al gérie frdllÇilise . un e Cll pé rÎ1:nce que l'on n' a jamais pu racont~r. ce"ui ns intellectue ls de gauche n'unt pas lIùmis cetle réal isation.. Ni éteints les tourments. 9S5eZ r&l ucteur. Des deux côtés de 10 Méditerranée. d'ai lieu!"'. ~rfois. Notre trav. eUe reste. 1'. di ~ perdu. Ma is ici on l'appe lle toujours 10 «guerre d'Algérie». les regrets.<iique. celle IIventu re rimait parfo is a\'ec imposture. le!. ploies ne sont peu cl'lCOfe refermées. JO Commcllt Jérôme aurait-il pu. mai .5 m i ~ 1ion. parce que cc n'étai t pas un réqu isitoire anti colonial c1as.~ images ont condui t les acte un. en vient-il à condure.~·O!lS Ctll~ allitudt ? 8 enja mln Stora : Elle est due. incontestllblcme m. il a conçu pour Antenne 2 un document pulssoot et pudique qui montre combien 10 question.la mémoire n'cst pas l'Histoire .libas '! . II.~ colla bora teurs.it un film larmoyant qui dédotIanai( le fait ooloni lll CI se. .:spond nullement l la \'é rité historiq ue.oo . (Ie. par Je fanatisme musulman. I·Histoire. les remords. Et à étouffer.ont reconSlruit u~ hislOirc mythique. • li o . Diffusées fin septembre et début celebre 1991.r réah s!! ce film. blesstt. malgré eux . en quelque Sorte.re qu~ ftJ Fronton rlpugntnl /J rtgardtr tn Ioc:~. maître de cOl'lI~ences ô l' u~ iver­ iité Poris VIII. pu isqu'il ne uva it p a~ '1 Nous sommes-nous tant haïs? L' I<.ce qui el!pliq. heureuse. Storo onolyso povr L'&. les passions se $Onl apaisées..~ c6dé à la mode qUI \·tse Il réhabiliter aujourd 'hu i la colonisation.i l étai t de réveiller cette mémoire (ranç. Et tous les Algé rieM ne pouvaie nt être que des résistants. les hark is. se rnuhiplie nl. .~ jama is interrog!! n011 p lu ~ 5ur ce sujet. Cc qui signifie que des mill ions d'en fants peuve nt demallder l leur ~ re : « Qu ' as"tu fa it l. tra umatistt.pgrv dan. Ils m'on t reproché ù' avoir r. tous les soldais français étaie nt des 55.Qlt/dfts on/II/In rilU:1i0l11 . restoll d 'actualité. la • guerre de libération notionole ». Je n'ai pa. CclII ne com. ! Ainsi. KI démarche et œrtoins de ses • angles 1> de réflex.% p~ L'b~u . » dirallgl aussi bilm I(l 1I(IUI:h~ quI' /u dmile ? . Des deux côtl!s de la M!!diterranée. Une partie de la droite m'a reproché de ne pas avoir fait l'.San s aucun doute. Commtnl t_lpfiqlll~z.preu les différœros réactiOM enregistrées. Benjamin Storo es! nê à Conwnline .!! d avo. les pres. les injust ices. Mais pourquoi donc ne m' as-tu jamais parlé de toUI cela '1 JO Évidem~nl .1 y 0 quarante el un ans.i vou lu que les mémoim.~ions. CtUe d' une Algérie française.. Trente ons apres. Mais de te lle. crimes. se méla ngent . Par ellemp1c. Non. Dans la mémoire coIiOCli~. la grande e"pédence de nutre vic. libérés. com me une sone de p. M ai~ ce n'était pas lTllI démarche. le père a celte réponse de plore : • Tu ne m 'a. Ils m'am éc rit : • C'est vrai .D'in nombrables soldats mun i re me rc.ise.

qui ~te utle musique andalouse (le malouf) de l'e xil Cl d u déraci neme nt et qui c huchote : '" Je reconnais. Qlli a rui.. ...'f~" du 23 jonviet 1992 .e.ALGa. J'émofioo e.~ lêl e.~ a !l n-ée.~ . Le. on s'est rendu compte q u'il y avait des antennes panboliques partOut. Peur de quoi?. '" C'est nonnal. Tout eSI dans ces mot. J'ai compris. la guerre t'st jUlie~. NOl!. AIiIIe chose : 10l"l'CJu' un jeune homme s'approche de ma ml!re el Illi d it : 4( Ma i~ vous parlez arabe JO.'Q nnais pas.. Je mouvement fl 8tionaiiSIe de Messali Hadj.. Années alg«!riennes . c'eq \'~pi sode sur la tuerie de Meloula. Ce pays a besoin de reprendre son histoire .t ~ de~ partisans du MNA. Dans l' iocr6:1 uli~. JO De rrière la re vanche.~ Années fl'llflçaÎses JO.q terrible. llUIis ce pays qui aurail pu rester pluriel. Cil dfcem bn: 1990-jallvier 1991. Nous sommes. Deux scènes.LA dernier .~. l' architecture. Le pe rKlant des . r épi~ a bouleversé les Algériens. Celle étra nge inquiétude potIlTait s'expl iq uer par le fait que l'A lgé1. Sur le ttltme : . et qu ' un vieux lui répond .w? Pourquoi ce\ gens sOQl-ils pani~ ? Pourquoi ces secrets de famille ont-ils élé si bien gardés 7 JO Vou~ imaginez le choc ! D'autant que tous ces jeunes vivent dan~ des espaces urbains 00 les marques de la pr6. Doss ier clusé .. En apparence.1fI1! ? .Bien sûr ! Lorsque nous sommes allés toomc r en Al güie. cene incompréhell5ion tenace devant la non·reconnais./g'riefIJ. y compris dans la prtt9C aJgtrienllC. tout bascule. qui ne peut aine remise en question.. la œrti tude d 'avoir toujours e u ra iso n eS! acquise. ont ~usci t~ de chaudes discussions.. {)ésormais. tou t est réglé. partit"uli~remen/ rouchi ((II/ choqui) 11'. il existe plus d'Algériens qui parkm et éc ri ve nt le flllDça is qu'au temps de la colonisatlon.u "t' Clu/t't' sc~ne a. ACl. Or un éditorialiste dt' la prtsse a'Mimi. lemble-I-il. k: 28 mai 19571 • Nous avon s conçu ceue séq uence comme un appel li la mémoire alg~rien ne . si l I"êpoque vous nous Iviez écoutés.. C'est pe ut-etre le début de cette vaste fresqlle q lle j'appelle de mc~ vœux el qui pourTIIil s'intituler .nou s tant haïs? Pendant L'CS trente dem ièrc. il 'j a un sentiment dilTus de peur. Algériens. C'est dramatiq ue. elle avai l rejoint le muste de la nostalgie coloniale. • > v o . d::Ins le village de Melouza. des amis. JO Des joumalistdl algériens sont aUés Il Melouza pour vérifier la vérnci té de nos affirmations. lt'f riactiOlif olll-t'lIt:f tri aussi vivt:s ' .~i . Til voi~ bien qu e c'est une fi lle de Constantine! JO AJon. Eh bien noo 1 La lIucrre corllin ue ... us . san~ qu'ib en aient vraiment conscience. adversai". Elle n'ex islait pl us.NQUs deux. dans le reganJ de cet adole.1 Mutrrt n 'est pal· jmle. là. Pour trnnsmel1re ccci : "Vous aussi. qui rentre aujourd'hui en A lgbie après vingt-hu it ans d'exi l.o.IE. est totalement inconnu dc la jeunesse algé ricnne. Ainsi.:Usa tl 'f. En revanche. vous n'cn seriez sûrc mcnI pa~ là. Ah . COIllJllr 60 ':II de la population algérienne. le fil m a provoqu~ un immense débat . dans Ie. Ils sont contrai nts d'expliquer qu i ils sonl..À travers ces image~ fugitives.ft' tait .cnce fTllnçail'C restent ÎnlaCles. Au-delà de cet élément de conrusion. _ Oui.~.1' A.POllrquoi '! . qui circule dans la vil le. I. L'Ôt«! algérien. q ue le film serait vu en d irect par de.Je n'en sais stricte me nt rien . 1(.r un détachemenl de l'Armée de hb6'atiQll nationale (AJ." Je ne J"C(.N).\ mi llions d' Alg~mlt5 . e n paniculier. le temps d' un éclair. JO França is OIIt Cr1J devirteT une volon ~ narcissique. L' habitai.ancc d'une mo indre clilpabi1i t~ françai~ durant œ lle périnde re. pour une bo nne partie de la population fnmçai.-. On vous l' a vait bien dît. . p. la mfmoÎre IIIi. 487 . D' ullC Algérie de ces minorités qui n'existe plus aujourd ·hui . vous avel: des trous de mémoire. J'Algérie eSI son ie de l' Histoire. db cel in5111/11. M~ dt 314 civd~ a1g~rien~.oérienne. Du cou p. Et qui. l'inûllliail . j'allais ~ue dire du point uro. c'est q ue JAl Annit's uIMlrit'nnt'1 n'étaient pas conçues ~ur. Je 211 mai 1951. la revalX'he a succédé Il l'indifférence. C61~ français. en quelque sone.'lCCnt qui. ~t n«! après l'indépend:mce. Cel1e-ei d'abord : le retour de ma ~ l ConstantillC.. Cette vkille dame de 75 ans .. Mohammed Boodiar. lui au§. Aïl Ahmed e t Ben Bella sont dans le même cas. il y a aussi le :WU"cnir d' ullC Algérie plurielle.~le vive. interroge : "Que s'est-il J'IIs. qu i revoil sa mai5Ol1. Et si l'indé pendance avait élé acquise lIul1ement ? Non poinl lïndépendlllJCC e n tant que telle. du FLN .la langue : aujourd'hui. La difficult~.Du cori du Aigirit'Iu. El pt/ur/unI . dbillusioo Paru donJ t.-o/e/ de lIf}lrt i miJSion..

le~ amn isties sucl. e n revanche. Problè me rnaju.c. . Que la Frnoce rentre dans ceUe gucrn! et q ue l' Algérie en sorte . me semble désonnlis indi$pensable. On peut objecter : oui. Enfin ~ rie:. que: le FIS cS( un mouve:me:m beaucou p plus compl iq ~ tlue des anlll)'~ hâtives ne le ré\'èlent ? Ig norance. Elle n' est plus mo nolith ique.00 ne sait plus _ quelles SOnt les dates essentie lles de ce conn it de ~pt ans el huit mui~ . On ne !>IlÎt pas . le dl':bat repo!i.Je vai~ vou~ ~urp KndK : je suis optimiste.\"f pil:r "ruirnl'n/ optimistc. e: n vé rit/'!.. Ils son t oonfroo té" 11 un problème identitaire puissan t.. aucrKl re encore quelques géoératiOfis. une bataille dom l'cnjeu condition ne l' al'cnir imméd iat de l' Algérie. Une chose eSI sûre: ]' Algérie peut retrouver ses esprits. cette immigration s'est trouv& parqu~. grâce à ses e nfants.::onnaÎtron~ probablement bientôt e n France .f deux (Huplj!)' ? . Meme si l' Al gé rie fai t c ncore pe ur.y a·I·U. El pu i~. Faux ! lusqu' aux ann~~ 1980. je pense. à conditiOfi de retrou ve r sa ml':moire. Qu i d it hatai lle . a oommenc:t 1 quitter progressive ment cet univers. il n·e:r. par exe:mple:. triomphe la frénésie commêmooll ivc: &U r une histoire I\I':rolque.. qu'il po~ 25 journaux Î ndépendan t ~. . de la femme.Igation capitale : faut-il accorder la liberté aux ennemis de la liberté '! les Algérie ns sonl income~L&hl.Il faudra . ù \'(Ilre Iwill. par la société française. . dit société fTllcturoe.cu1e en France : cette guerre n'cSt pas conunémor6::. C 'est en cela que l' on ne peut plus poner le même regard sur ce pays. en vivant sur l'idée d u retour (qu i ne ~'en jamais fait).Détrompez-vous.C sur cette imclTl.qu'elle obtiendra des réponses pré_ e ise. Al gériens sont installés en Fra nce depui5 ci nquante ans ? . l 'lJcp.. qu 'il ellÎ5te: des ligues de fe mmes qui sc battent.illcurt compréhensiOfl eru" le. mai s il y a tout de même une immigration en France:.::ment en avance sur nous en osant poser cette question. Faut-li rappele r que le<. Que l'on se de ma nde q uel type de société "cu t le peuple al~rien reprtsc: me IIne étape oomidérable.~iI)r/ n'~. au fond. q ui permet de K ncontrc:r l' Algérie.voir ce qui !IOrt ÎrB de cc maelstrOm. Assurner les responsabili tés de cette guerre. Car il fllut bien feconnaître que de vieiliCli sl':quelles subsistent. Il n'était pa.C~Il~ 1·. De de ux manièKs : d·abord. ~ n'est que t~s récemment que ceue immigration. En Algérie.~ sur la place d u re ligieu..ion..fg/rit UI d/jinili \'eml'III en/urie 7 .'CSsive:s o nt tout recouvert. ti·bas. Ma is elle sc fmeturc. du 23 janvier 1992 . L'actuelle baL&ilIe d' Alger aUise la rtHex.Quand pourrn-l-fJn dir~ que ID hache dt gl/erre entre fa Frunce 1'1 l'A. qui J' a Kjetée dans un ghetlo.a. "" 1 . e t su r l'a pport de la C'Olon i~at ion dans le sens négatif et positif. lci. isolée. que nous . Elle cornmencern à y voi r plus clair lon. e:st un pa)'li qu'on Be: connait pas.\. Que la mé mo ire fIC: triche plus. donc peu r. SaÎt-on. En~ u ite. les beurs. de la modern ité. trente ans après.iMe pas de lieu de mêmoire ni de temps mémoire. De l' nUire côté de la Mé<li terranée se joue. Il e:. À la différence des A mérif:ain~ sur le VlCtnam.• • 1 • •> .PQtu don.t encore trop tôI: pour l. une rnr.~ nécessai K de s' Întfgrer dan~ ces co!lÙitions.

.. rE.. Jacques Duquesne eSi pr. [l'fllpffiJ du '1 janvief 200 11. Son témoignoge.. naih que nous ilions.. le po)" . une prooque qui était devenue 10 reg" .. . hiltorieM .. D'o\IIQnl "".... 1950... en Algérie : un témoigntl9" inidit [l'&preu du 30 novembre 20001 ..lf Wf 10 k>rlu..le ~r poli....o:pre. d'un dottler Sur 10 tortu...... _.... Il O'o'Oit olOf... wscilero de nombr.... Ioiuonl ci tarmée 1. d•• poo... 20 11 t• t 1 _ _ _ _ _ So ml'Oo"" \ Rttol..... il étoil ~en'lO)'i ..sidenl 00 Conseil de surveillance d... . . • Dons un QUIT... mbr.... OCIeS avoient iIé.br" 2000 po' l'E.e el 10 'eperltonce.u.... ....... l'e><dusivi'' des 5S et de ID Geotapo .if..... « Retour sur la torture en Algérie }) Retour sur L'&preu dM 30 no .~III. A la fin de.optM.~.. P\'blii le 30 """"". D.. d.. soin 'lleuein......uMJ .. k.Io<:quel Duquesne plo ide pour que • ~ polM: )O~ la iné ou . publié dans le codr...ifier... l. lei.6octionS .o. ovonl d'ëlJe "écrivoin connu qu' ~ deviend.t92 "li " . Qn"'. wr la lor/ure. de ~ breu" himoigooge. ... • Pour ma générotion.. ovail obdlqui..laillOlll le pœsiI oux h i>torienJ.... ... ..... 2000 et 11 jcmvier 2001 Au ~I où il publie doM le texle qui wll. _......p«ial du quotidien (0 Croù< cl A1g ... ~ en Alg6rie Tortur....

Me Popie. me par la même de cinq mille. ~ Il appe la le colonel Trinquier. Une pièce presque nue. l'ol>lil1l liSseZ vite. la l(r div ision de parachutistes.l'cxception. dont les cadavres. hien entendlJ). ces gosses . à la libération de l'~!ri s. Les gens de ma géocration savaient qu'il avait participé.ovi née tic ba roudeur. ell dungc r II. . Jacques Duquesne a recueilli. el celk d'_"lI disparitions: des hommes. Je l'ai recueilli à l'automne 1957. La torture. . la torture '! Bien sûr. de nombreuses preuves des « bovure!i " de l'armée française. CCt aveu du général Massu n'e~t pas recco!. Vefli la fin de 111 ). dirticile. systématique.~ années plus tôt.~ été torturé pa r vos services . Je nota i la présence d'un re volver dans S<I buÎle :1 gants. Il a lu i-même une histoire.. ~ Mon oolonel. qui oommandait alors le DPU (disposit if de l'rolL"Ct ion urbaine).. on ne savait pas davantilge où elle avail élé emmenée lSlluf dans la villa Susini de sinistre mémoire. dall~ le grand bureau de son PC. qui l'vaie nt été . cn reportage pou r Ln Croix . Mohammed X. pensait-on.: mOrt. La plupart du temps . par quelle uni té mililaire il~ avaient élé arrêtts (j'en ai publié par la ~uite une partie dans mon journal." Je crus qu'il cxagérait. cher maître.... Mais nous étions là. et les chefs mililaires eux-mêmes n'auraient pu le dire sans de IUllgues enq uêtes: les paras sont des gens fonnés au travai l en petits commandos. ancien dirigeant <les mouvements de jeune~se emholiques. 1 parler. Sa divis ioo. . Sympathique. Je pnuiquais le dou te.. La presse. . Mais qui pouvait dialoguer avec des Algériens comprellait bien vi le que celle victoire militaire avait ité payée d'une défaite pol itique. r ai vu mon d ient. etc. le maire d·Alger. avec lequel j'avais correspondu .' disparus en illd iqu ~nt d ~ ns que lques ca:. lestés d'une pierre. l'OAS (Organisation année secrttc) du général S~ l. quarK! \lne personne était arrê tée. chuehotaiem souvent que k"ll méthodes de la répression les faisaiem basculer dans le l'amp Itm i. Un après-midi . avant d'être engagée dan s cc qu 'on Il appe lé la ."ie.e du colooel (Ilue je résume) : «C'est nurmal. teur de son téléphone: « Vous allez entendre.. mc dit-il. qui fUi ~ai s i . J'étais en A l g~rie depuis plusieurs jours. Cet entret ien. • Répott:<. qui llC se croient pa~ obligés de rend re compte sur l' heure_ Mc Popie me foumit lors de celle rencon tre une liste de ses clieul. la JUlie contre 1"illettrisme. de. ulle partie de la Kabylie. des femmes parfois . tenté dc «pacifier~. j'avais rencontré un ~vocat.· naliste.. Ils om de bonnes lêtc~. Il me tendit 1"&"OlJ . assel: s ignificat~ve pour qll( je ta racont e ici." La torture était de règle: la oon-torture. 11 me parla de la torture .« Je suis. nous rebat les oreilles avec ceue affaire. je llC I"avllis PlIS ticmanJé. on ignorait p~r qui. puisque vous étiez intervenu. au côté de Leclerc. au tonomes. il m'impre. Ceux qui osaient . une certaine presse. mleur. Revenait. les vaceinat iuns. nous la pratiquons. 0 Alger. avait. Il faut ajouter que tOUles les imervem ions d'avocat n'étaient pas aussi efficaces. je vous rcmcn. bataille d'Alger _. la plupart delo photographies qui accom ' pognent son lexIe onl été prises po r des soldais qui y assistaient. Alger étai t calme: l'armée avai t mis à mal une bonne pa rt ie de l'organisatioo du FLN (From <le li beration Ilationale). J'avais n:nct)ntn' de mul tip les personnes de tous bords. Massu voulait insister sur les activités sociales qu'e lle y avait menées. 6taient jetés à la mer. la question de la torture. pour de tout autres raisu lls. 1 '~"'IC3I me prit à son bord..>éd~nte. Com me il devait partir U1H1S la diree tion de mon hôtel.. el il n'a pa. comme on disait au s~i.. C'étail mon devoir de ne rien croin: qui ne fût vérifié. une longue lilble 00 il m'avait montré d'abord de s photos de jeunes Kabyles: .!UC1Tl'. en plein conRil. Cc fut rude. ob. pour la première fois. J'avais tort. situé sur les hau lS d' Alger. même parmi les plus modérés.Poru dons l 'fxpreu du JO novembre 2000 Torture en Algérie: un témoignage inédit Por Jacques DvqUfI$ll6 Envoye spéciol de La Cmi". asse~. en tête à tête. conn ue de tou t le munde). Trois milk était le chiffre le plus souvent ava ncé alors. Mais comment voulez-vous faire autrement '!. Je lui ell demanda i la rai son.on le lil ex~<n ll<'" . pour parler de la torture. Jacques Chevallier.. une gueule un pe u tordue et r.sion_ nait.un'lés et dont 011 n'lIvait plus jamais eu de llouveJles.

par la ~u . étaient destructrices: absorptioo forcée de plusieurs litres d'eau ll'aide d' un luyau de caoutchouc placé dan$la bouche. Si tuons d'abord les acteur. Je les détien$ depuis qUlmln lc ans et n'avais jamais voul u les publier. puis été déporté. Ma is l' un ou l' aul re. ga min presque. en 1957. Il n'existait dooc pas de doute !.:O Les conditiuns étaient claire5 . vous pouvez voir Massu. immersion dans une baignoi re jusqu'à étouffement. ~ur le Icmtin.II. du l" régime nt é!flIngcr de parac hu ti ste~. L'altitude des officien: et sous-offi ciers de carrière étai t . ~s sou~en l. les euctions de troupes françaii'ôCll comprena ient aussi de. Le !lOir même . elles ont été prises dan$ le Constanti nois par des !ioOldats fl3nçais eUJ[. lui avait servi la messe.. ne m'apprit pas grand-chose.je fi nis par 50rtir de ma poche la Hlllc que m 'avait donnée l'avocar. «Si vous êtes d'accord . Je nc pe ux l' affirmer.!. tc.t participé a la Résistance. Je con naissais sa famille. plus affreuses.leS disparus avaie nt été arrêtés par les unilb que ce.iéci~ive .. Dans le bled. CoJlUIleI"lÇ/l un kmg dtbat. un peu panout . II ~. participer acti vement Il U pulllC h des généraull .embre 2000 a u poignard par deWl. parmi d'au tres. des destructions de b'OO m is.. qui IIC ma nquait pas de motifs (inégalité dc ~ droi ts en rres Européells ct « Musulm ans _. Hélie de Saint-Marc m 'emmena dans sa Jeep. comme on diu it .:. qu i se c~. répression sauvage du g rnai 1945. i des &. La tMure le plus souvent pratiquée. ni à la bata ille d'A lge r. q u'il ne fall ai l pa~ exagérer. qui prirent leu r temps pour kfai re el qui ne payèrent pas \Th cher. Le 1" novem bre 1954. de Ct q ue j'elllendais depuis des joun. Celle-ci fuI appliquée aussi à des fem mes. un appel téléphooiq ue du cQm mandan t de Saint-Marc.~"! Il e ~ ista de s c~ccptions.oldab qui ne panicipaient pas 1 ces opérations. chez Massu. ou je logcais. s'cn pril à la pœsse: L'Express. O n connaÎI le cas des divisions cUfIlmandées par les boérK: rau~ Buis ou de Bollardière. ce qui pou vait emrai ne r la mon .. Témoignage chrétien.~ atTaChés. puis irrilé.. ICr'TOfis~ ou combanams du f1.e pamige d 'électricité 1 travers le corps par l' inte rmédiai re d'électrodes placées parfois dan~ le sexe des femmes ct reliées à un magnéto. au cours d' une nt!u nion amicale. On a souvent Hffirmé que le gé néral Mass u se l'était appliq uée 11 lui-même. mais voici venu le temps dè l'Histoi n:. su rtOut j ugés cou- pable. Ce ne fut pa. quoi q u'i l m'en çoûtât par la suite quand mes articles sur la tonu re me fi rent qualifier de menteur. que ce n'était pas «tem ble:o ..Ur l'uistenec de la torture. : c'était I. OO(ammen t. L'action de nombreuJl. ma is qui auraient pu e n dire Ioog !.N ne l'étai t pa. chaque matin ou preS(jue. J'étais ce dimanche-là 1 Affreville. o . II avait invilé quelques jeunes officiers de la 10' OP. Le Icmlcmai n matin. qui \levai t.~ viols. Il m'a dit. fut vite coonue sous le nom de «gégène . ril pas cela aiséntent. Les naliunal istes algériens. après la messe. Mais je pou rrais l""". Une. coups mul tiples. • 0.!. ALGP. Je Ile souhaitais pas parler. D 'autres. ongle. pe ndaison par les poignets durant des heu res.~mes . Entrons donc dans Ic débat.« pour voi r •.1 . je m'c n souviens. Agacl!. Je dc!c idai d'aller voir. bitntÔl. les pointes des picd~ frôlant le snI. lI '1 en eut d'a utres. un séminariste qui faisai t so n service !Ili litaire. je reçus l l'h&c1 Aleui. Un soldat. un débat auquelfai participé. Toutes les trou pes fra~a i!iC.Ur le s ujet li '1 eut d'autres unités. rien ne de vait fil trer de cel ent retie n. le cure!. il ava. où résidaient nombre de pieds·noirs dont je voulais con naît re les sentimems et la si tuation.. Quelql. par la ~u i tc. presque à l' aube . les ell:~u tio ns sonunaires.. soigner tics hommes q ui a\'aient été ton urés toute la nui t et dont les cris obsédaio:: nt souvent les :. l'rcsque banale . . je dinais chel le commanda nt Hélk de Saint-Man.'> de ~alir ]' ar~ française en ~ nonçam la lorru re ou les exécutiOlls !IOmmaires. q uoi qu'il en soit. rieur. éleclÎo ns généralemCnl truquées.lli uu et des dizaincs d'histoires.:hc lons infé- . cet sssassi nat.~ un pMno~ne limité il Alger.~ officic:r.oontcr des di1. légionnaires. promesses no n tenues de libené. la presse parisienne n'avait pas bon ne presse.~ ~ bie n.RIF. une grosse ville de la vaJ]& du ChelilY.\ nouvelles. leur insurrection. Une figure de héros. d' abord.ent mieux égalcment.! commandaic:nt .IIusic)n Poru dant L'b pre. Les photos que publie L 'Erprelj dan ~ cc numéro daten t de 1959 ~ t 1960. Une me n:çul pa. Ce garçon Ille chercha e nsuite dan s la ville : il vou la it me di re qu ' innnn ier da ns son unité il devait. On Il'ét. il nous anend . tous de u~ d&"C!dés aujourd' hui . l'acce ptai.~ moins. Je uvais q ue tou t jeune. . du 30 {I(I.

commencent pu r ga ~ner. c'élal t le cycle infernal terrorisme-~pression (qu'i l ne faut pa' oonfondre . pou r toutCli . . Le pire CQntinua. À quelles Ji. avaient choisi Je parti de la Fr." 2000 eu:.. Il S' Înlenoge : . l' exécution <lans les Aurè& (Est algérien). unt ~é entr.lnce.. de témoignages. Pire encore. dan s ~ bars. dont le seul lort était d'avoir pris place dam un car auquel quelques fdLaghas (lu rebelles armés) tendirent une embuscade.:. à Alger.. Ma is les J!llIIs-U ni s el l' URSS font les gros yeu.. Deuxième aCleur.gles se flIC(TQcher'! À quelle expfrience '! En fonctio n de quels cr1tèl'tl. m. ra~ françai se. . en aL~vn1 avec le I>n:m ier ministre britannique Amhony Eden et les br. du pani soc ia li~e). A ~ l' indépendance auSlii.. Celte t!'éve fut rompue par la panie française (Maurice Bourgès. !lui éhiÎent nationaliSicS aussi.. : égorgemenl de pieds-noirs ou d' Algl!rien s suppo:. qu'après le d~pan du personnel.. l' horrible nlassacre de Melou1. l'appareil soutemlin du FLN l'SI une œuvre policière ard ue li laquelle les mili tait"" ne sont pas évide mmenl preparis. L' humil iation. Il y eut. L'ethnologue Germa ine: lillion IIvait .son.là s'appelle Diên Biên Phu ..i l~ dans la guelTt d'Indochine. q ui avait préparé une bombe en prenant w in qu 'elle n·«lole. Quand eommenec la g uerre d'A lg~rie . S'attaquer i. en mai 1957. Une sale guelTt. Dans un tel cycle..\éc ulion s eupitu lcs. Les Français. bea ucoup d'el1lre eUJ. ÎI impone de se souvenir de cdu ~ uSlii. ICli eJlO « utions sommaires.lous les pouvoirs de police . Jusqu' au bout. où les homme. un instituteur. ava it CQnsisté en l'au(lQue de quelques gendarmeries ou sentinelles de garde l l'ell\rée des casernes.~ de raiM)ns. Dans le bulletin ronéotypé . confusion tOlale ct pemtanenle . Ils n 'ont pas vraiment ton . raiwnnanl en lermet. sourire kabyle .l. en linirait avcc les e. lâche. c'bt le troisiè me acteur."lis : qu i ~'arrflera le premie r ? Personne ou pm>que. les Viets . Le pire . nOUl. Gu y Mollet. une sone de trêve: q u'il en finisse uvec les bombes. est d' un si mplisme déconccrtllnt. Il y eUI ainsi.. i1~ di!\ent . qu i dirigeait le ten orisme dans la ville. là.'. Maunoury dirigeait le gouvernement).). par leur pays. ~i dé~honoran t . Une folte . "" ccux de la France li bre et de la Ré~i~tance. des Ar. alon. je le crois. p~sident du CnnS('il. li cette é poque. d 'arme s blanche~. lcs jeunes officie rs. Fernand Yvton. du JO fIQV1tmb. au~int l'A tlant iq ue par le Moye n-Orien! Ct le Maglm::b en lvntuuma nt l'Europe par le sud. En fut victime."OUS. elle est meurtrie. Voilà les cadres de llOU'e amlée frustrés d'une victoire. à des arrêts d' autobus." . ct do nt les têtes c hangent souve nt.téliens. La tortun:. Français ct An~lai s som comn inls de cesser le combat con tre les troupes de Nasser. la question n'eSI pas : qui a commencé le premier ?. À mesu re que les années ~reOl_ leur action devint plus sauvage." '.il.... lcs habilant~ d'une région. j'ai recueilli "~SC:l. Ils méprise nt le pouvoir politique qui les envoie se faire tuer sans savoir e. de nombreux ancnt at~. qUl' cclle d'Algérie : fai appartenu à l'i nfamerie coloniale. qu'il s'agis~ai t d'ahall re. d'un civil. La fin de celte guerre. en parlan! des fellaghns : ils lrolCcn l.\aclement ce qu'il ~c ul . Puisque l' on parle aujourd 'h ui de devoir de mémoire. glorifier de leu r alt itude entre 1940 el 1945 . G uy Monnero!. On parlail dans l'année du . déjà. AUIn:mcnl dit : débrou illc1. le pouvoir fraf\Çais. En 1956.. corn me Mas~u. de balles bien lûr. Le FLN a C'Ontinué.t~ favorables Î la France doo t on avait tranché le 00II et fourré le sexe dans la plaie . membre du Parti Côln muni ste alg~ rien.rument. participent à l' eJpétlÎt iun de Sue~" lancée par le Français Guy Mollet. où ils avaie nt le sentime nt d'être Iâ<:hés. le pire. en massactln l de man ière horrible les hmis. partant de la Russie.'cs ues furees anntes . e n échange. Il transfère li l' ar- J mée. Les plus jcuIJCS.la ~ill usion Poru don' L'&".. bien entendu.. au loin. une flèche muge qui . dans les installalions d'Électricité et Gaz d' Alsérie.. juser·! JO Lourde est la responsabilité d 'un pouvoir politique désempare. qui laisse Ie~ e ~«utams se dépélrer seuls dans un tel bour~ bk.abes el de~ Kabyles qui. Ils croient lutter en Algérie eOOlre la su b~'er­ sion com muni ste. pendant la bataille d'A lger.\ . e ncore.. qui tuèrent bien des innocent. Ils ne s'en remettront jamais tout à fait. la ~ de bombes de fai ble puissaoce ct. dirigeant de la SFIO (le nom. Nombre de ses cad res ne pe uvenl se ·1'1 / Le pouvoi r plIlitHiue.. M essa~.\ . 8U sud de Bougie. obtenu de Yacef Saadi.-. a\'eC un génocide).a Înés .ALG ÊRlE. de strllégie. ma is di~sjdcnL~. n~ me si leu r ~ells poli tique à eux .. Celles-ci étaient fréquenles. un officier anonyme parle en j uillet 1957 de .~ du FLN tuèrent à cou ps de pioches.

Paul Delouvrier : les image:. que L'Express pub lie aujourd ' hui date m .. il m'en « ferai t voir . J' ajoutais qu'~ plus forte rai sun e lle était inadm iss ible s'agissant d'un simple témoi n ou d'un suspect. Entre temps. Je té léphone Oonc à Paris. mais seulemem les moye ns. lais.cignclTlCnt immédiat.coste. ~nt là un commerce et la pompe .. k savai t . L'oppooi tio n le uvai t aussi. sou \'~nt cité eomrne justilication aujourd'hui el'lCO~. . perdus... en outre. onl ain si dénoncé leurs adversaire s. Et qUllnd de Ga uUe artivera au pouvoir.ie nl. l'IIi que lques re lations au cabinet de Robert Lecou rt . je me se ns impliqué dan s celle affaire. il est alTêlé .. la souffrance physique y Ml ffiillnt amplement. p lut. ou t'ennemi ullodilionnci de la famille. Alge r se moque d 'eux : de quo i se mêl~nt ces Parisiens? On ne trouvera la tracr dr cr 11l0n~ ieur .que birn plus tard .rie. que l'o n pouvai t enseigner ault petits enfants dc~ écoles •."$ mi litaires ont entrr leurs mains un oomme liont il s pensen t. tous les moyens. ne panllgeaient pas. l":" pm1i"lll\!S.. il fa ui le rappeler.rie.~sence . anQnnaux. a (!.el. o n peUl comprendre . p<é! iden t~ du Conse il en 1957 et 1958. app rHuvaicnt Mgr Duval.. Robert t. La. cm a rapporté • la d irecti on de mon jouma l de~ propos attrib\té~ au général Mu .u re de l'AI g(!. o n peut comprendre qu' e mportés par la co lère il~ se livre nt il des violences Sur les Arabes jugés oomplil:es du cri me. sage. !iCCrétaire d ' état aux année~ . EAemple : en 1957. le savait .. j'ai rencontri li AIJcor UR notable de l h:i-Ouwu. "IUllIlll mème. mini. Le multat politique fut lamentable. moins que cc que je uvai~. moins souvent. {vraie ou fausse. minime de la Justice. volnn tiers procéduriers . avre une certi· tude presque a~ue. À l'CS l'Îlatiu ns de Pie XII . Mais le premie r cas. s'eSt peu produi t. j'ai élé condam né l mort par l' OAS .ratCKhrttien GOOfiCli Il idault_ qui osa pourtan t déclarer. 1 f . L'efficac ité policière immédiate fut re lative.le Mustapha X . pour q ui la torture lèse un droit natu rel ~me IoNiqu~ l'acçusé es\ réellement ~ouplble. La c1billuJ>on Paru dans l ' Ex". cc: sentiment. avant lout interrogatoire. Par l'e ffet du mystérieliA « té léphone arabe .•• > e .!ix Gaillard. clairement. me s interlocu teurs d 'alors ce q u'avail k rit le pape Pie XII . anciens ré~istants. On tonunait par routine . t'arehevêq ue d 'A lger. me~ interlocutcul1j milila in:. Un homme très modéré. Je l·apprend. les femmes surtout .. qu 'i l connaitle lieu où sont entreposées dc$ bombes. Les médiocres victoires su r le lenai n entraînèrent une grave défaite politique. comme de r~glc .. un pcu. 2000 du Conseil. pour les journalistu ..:. par l'argument de l'effiucÎté. Lorsque les soldats om trouvé d~s camarades ilauvagement mutilés... Un grand nombre de ces tortures n'avoi~n t d 'ailleurs pa.il e.w . toute. Resta it. llIa is un hon numbn.~ .-ès-Maunoul)' et F(!. ou un oomm~ qui «"va it .ou par sadisme. des postures qui n 'étaient absol umenl pas nécessaires pour obtenir de quelconques avC1lX .ic l'tKlscrvallOur. les f.tllte~ tic l' Mrmée . ils ~ mploient des moyens. Sous la tonure. 1. Le pouvoir politique. Quelques heures pl us tard. à l'insupportablr douleur. il aura été. J'ai parfois cité. Tous ces hommes. d'u n mouton ou d'un bout de terrai n.~ me répunJ. du 30 no . ~ u r le terrai n e l e n France métnlpuli tll il1e. gangrène perdurera en dépit dcs effortli de l' homme qu'i l nornmern en Alg(!. il est vllli . Lor5q ue dt. je viens de le dire . eu~. mbf. cette TUmeur CUI pour résultat que l'o n p ~sident r'Ol'œ! Alors . les radicaux Bouq.]u i s'atlrolpe vi te . ùc 1959 et 1960. ct souvent en li tige pour la propriété d 'une c haise . comme le démoo:. d isons. OI ' a d it après sa libération : «S'i b avaie m \·oulu. dont je par. le savait.no n approuver _ qur « pour Ir fain: parlrr .appe lons. je leur aurai ~ di t que j'avais ehe~ moi un !IOUH nann . \lu i roc l'eSMl de dénoncer. la torture '! Entronli dans le déba1. dans ]'~i r de sauve r dc~ innocents. . le sava iem . Tllus les prftees. capitale de la Kabylie.des suSpcc lli il pcine suspects. mieux formœ à ce type d'aettv ités ..étaient conn ues dans tou te l' Algé rie et provoq uaient une réaction de solidarité avec les victimes. Les AIgérien_~ du hlaJ. PlU' qui'! Mystère.ce qu i n'était pas rien . . pendant la plus grande panie de cette guerre. sale maladie I. ci nquantaine..~ poU l but la n.ALGÉRIE. une que stion: ce q ue nous savions. époUK d ' une Française. ne seraitcr qu'un instant.'(:IJcn:he du ren.té totalemen t impuissant. Mustapha X. Il était très rare d'avoir entre les lIllIins un déposi tl1i ~ de bombes. les grns avouaielll n' importr quoi pou r échapper.il la tritllme de l'Assembltt qu' il fallai t cmployer en Algérie . Où on les plaça it dans des postures humiliantes. Il n'y a pas de guerre propre. de la pol ice. torture.'~elon lesq uels. M u Lejeune. dépassts... de vior\$-nous If' d ire? Pou r ~n avoi r di t. si je rcmellais Ics pieds e n Algérie.

de tel s actes avaient êt/! jusque-là. C'est une diff/!rence essentielle avec l'ani nxle des nazis 11 l'~gard de~ jui f~ : il ne s'agissait pa!> u'eKtenniner un peuple. Parce que le di re. c'est leur mélier.'iées lors de la guerre d'Algérie.' ..e en œuvre des valetJni républicaiocs : la politiqllC de la France: visai t.. onl ~da.. Sa::ond poi nt. A faire de IOU5 k::s Algériens c1es « Français à part entit/'e". Qlle les plus haute~ Dutoril/!S de l'Ëtat..il pas Inspirée par le mépris et la haine. certes.sc: de bonnes lois. c'cst !IOf\ rôle. tance de lu Frll l1CC ~r les m~t hodcs lilors util i~s. que l'on croy. Pou r avoir alor~ éc rit beaucoup su r la torture.'>Ch/!- . O'autres. I)"ail kllrs. le pou~'oir polit iq llC . l'e:c:clusivité des SS et de la ûcstapo. lui .lcs droits de la personne. de. la j uger trop wdive. quoi qu'on leur dise .~ inte ll ectuels aussi.qu i n'en ignorait rien. peut CIre ain si . lanct par le pape Jean. Ma is il cS( indéni able. les exécutions sommaire. disaient de multiple:> tUles ct disc:ouT5. On peu t. Mais quoi'! Il fallait le din:. naïfs que nous /!tions. hors d'âge.:e . pour ma g/!ntration. en leur existcn. se sont saisb du lTI(l{ « repenlllnce . comme la mLo. par prudence. l'icJéologie officielle n'~t. moins pu is~1S qu 'aujourd'hui. Ainsi.. À quoi l'on peut o pposer Oeux argu ments. OIlt. rcpcn tll/lCC. « Laissons le passé aux historiens)' POl' JocqlHll Duquesne 1 1 i 1 Cn1ains mots. Parce que l'essenliel /!U1it enjeu : l'âme de la Fl'IUlCC.. les brutali tés. disent la repen . pour.. et ainsi de suite. mais elle f Ulil p-rtscn tœ. comme si c'étai t te rôlc du Parleme nt d' &rire l' Ui ~toire : qu 'il enquête sur le pn!SCnl ct ras. 5()u\'cnt anonymeli . impossible à mener.que furent prises alors de~ mesures qui allatent cn ce sens. au con traire.. discuter de III va lidilé et de la légitimité de cette: politique . pendant plusieurs moi. telle qu'elle est 8lIjourd'hlli comprise par III plus gronde partic de l'opinion. /!tait l'un des moyens d'em' .ne s'/!tende davantage.n la COle. La « repentance. ils suggén!. tan t.Paul Il pour inv iter les chn!tiens Il reconnaÎlre les faules commises au long des siècles. D'abord. je témoigne que bien des le<:teuNI ne pouvait'nt tou t ~i m plcnlenl pas croire.*cher que ccne gangrène . j'~ i reçu bien des men ~es. m'interdit d'y retourner.condamnait publiqllCmcnt ces méthodes. des oommes poliliques ont suggérê la cn!ation d'une commission d'cnquatc parlementaire.. Dans le débat ouvert A propos dc$ méthOOe$ de n!J"e5~ ion uliti. jamais en relllrd pour surfer sur k~ CQtJnlnts de la mode. Qu'Il laisse le pas:sé aux historiC M. Parce que.qUI a traumatis/! 1000te une g/!nêralion d'appel6 ~ilcrK:ieuA sur ce drame .~). ce n'est pas la France cntière qui en porte la responsabilité. cn un te mps où les médias élllicnt.it pr~uc: oubliés.

du même oou p .". • .e la penIl' anc ienne.: changcr de penle.. me illeure. C'est aussi se tffirnpcr sur le sens du mot repen tance .xpreu..... inslru its ainsi par ]'ex~ricnce. elles les accusent. en choisir une autre..ALG8IIE. Il oppelle don$ ce IeMIe le~ F.ore 10 en ce début d'oulOmne 2005.. Jacquel Clliroc choi ... Dan s tes psll umes. dans l" histoire de leu~ fautes. Nou$ n'en $Ommes pas eno. nl en Afrique du Ncwd . Et .. po. à lir. D.o finolemenl.ilîf de 10 priUenca FronçoiMl outr_.illlllion malis& : les gtntration. l'Auemblée nationale odopte une loi • portonl reeonnai$$otl(:e de 10 Notion el contribution no!ionole en f<MNf des fronçai. ais fameux oc devoi r de mémoire . le bilo n de leur oclion eoloniole. .. Puisqu'il s'agi! d'un terme d'origine rel igieux. Il ne s'aS Ît pas de sc repentir : à quoi bon sc cou vrir l:alète de cendres? Il ~'. K. mais reconnaît.. l'orlicle . la ô&. devront désormoi. le peuple d ' Isr. un on plu. Chroniqueur à l'E. sa propre situa tion .. voeue de protestolions el de pétilioru.lot . l.gil de.. 20 11 " " . ses pères.. Le dé"".><Ie stipule que 1& progrommes KOla. donc son devoir de faire mieux . repenler .. notom . d 'éteindre 10 poIimique &Tl supprimant PO' décsel l'oIin60 décrié . revenon~ ... to rd.ofOÇ(!.. la Bible.4 de et le. reconnaib-e • le rOI. JocqYe~ AIto!i ne poIIYOôl igrlOfM le dllbal.. notamment aux psa umes qoo J'on appelle oc pénitentiels .. • ...~ « De la colonisation » Retour sur l'fJepress du 29 Jeptembre 2005 1 ! Le 23 lé .tël ne condamne pas les autres.. Ayant ex ploré combien fut m:tu vaiJ. ropoIJ ié1. ier 2005. CM un appel exigeant pou r bitir le fulur autrement. CeSl en un ccruin sens o~rer ce q ue les psys appellent oc la mort du père ..~ actuelles lie repentent de ee qu 'oot fait les générat km~ p~n tes....cile .. Changer de vÎe..cn vérité. Très fac ile..

par la voi ~ dc son p résiden t.'. de r&! ucalÎon..0' PorLi don.'\age de la langue frança ise d ans la VIC publique Cl son e n. .. un tru ilé d 'amitié e t de coopération a\'ec la Fn\l1l. En agissant ai nsi. Il sera it fasc inant de cherchcr il comprc ndrc ce que ~m il aujourd 'hui le mo nde si l"Europe 5'é t:!it contentée de commercer 1I\'ec les a utres peuples sans les envahi r mili. Pour les premie"" (qu i firent dans les années 1990 p~. IjLli. a si bien eJlpri~ en 1995 cc qu ' il fallail dire de sa rcspon SD bilfté dans le s crimes de ta co ll abomlion do iTmaime:nanl tirer le bil an de !Ion action coloniale .septembre.. 'l ui unt parfuis su se dé barrasser d'une pan ic lIu p ire de J'Oct:idcnt pour en garder u ne partie d u mdUc ur. les ci toyens algériem sont appc l6i i approuve r par référendum..'\. v ise sans doul e à rassurer . (''e 2<) . Il:SJlOf1sablcs de l'instru mental isation dc~ préceJXcs de l'islam . qui monU"e la pr6cnce française en Al gérie comme une oc ll:L1 vrc c ivil isa trice . _ Qui ne se souvient de.J'année .eigne ment dès la dcuxi~me allrléc du prim~i re. de I"hyg iè rIC ~'I de radm in i~t l1ll ion l des pay~ qui n'a~a iem (c 'était en panicu lkr le {'a~ de l'Al gérie) aucune structure é tlllique propre et DÛ régna ien t parfois d 'abomi nables tyrans. Mlli s e lle appona au~~i de~ technologie~.e. ille u" de réha biliTer J" u. charte pour la pai" el la réconci li atio n nationa le _.. Celte colooisal ion 1 éga lement r"it naître des é lite~.~ armé du Front islamique du salul) ef interdiS/ll11 d 'activ itf po litique lt. La France. Il a r& lamé de la FralK. Un le i d~ba! dc\'rait u\'o ir lieu au~si d ans nOire pays. ) '1 Ces fou rs élaient identiques aux fOUT$ crématoires des nazis .8tion. da ns bien des dime nsitln~ ..>. par les armes. une . de 200 000 mon s el 10000 disparus).."e • une reconnaissance de tous les actes commis durant la pé riode de colonisation. y f. Comme elle l'a fo il pour la collaboration. Ce n 'eSI pas du loutl a même e ho~ . . rernett3nt par ailleu rs violemment en questio n la loi fnllMjjai se du 2J févrkr 2005. ..~ ses ratés.. . L'Eyreu du 29 Ioeptembte 2005 De la colonisation Por Jocques Attoli Les Algfriens sont aujourd ' hui confrontés l tleux pages noires ue leur pa~ : les cri mes dc:~ islamistes e l cellA. q ui vient pa r . Abdelaziz Boulenib a comparé la culonisati<>n françai se e n Algérie ~ l'A llemagne hilltrie nne.CS clI tn: mistes avant de sigTl\:r. comme œllc Iles aUlres Eumpœ ns. le: présiden t Bou tertika ."I:. beaucoup de naTions senlienl dallli une situation pi re que cel1e qu'elles connaissent aujourd 'h ui . ra lion~ des massacrd! d. des ethnies tOl ale nlen t élei nles existenuent encore. il faut condall\!lCr la co loo iS3T ion dans SClI cxe~~ et la déco loniu tion dan.~ foo rs lie la home installés par l'occu pant dan s la région de Guelma ( . l' Occident VOiT son mod~Je se gén ~rnJiser sur la pl an~ le.airernenl . Son Belio n colonial e.~. il rnknl à la Fraoce de uvoir que penser de la façoo donT e lle Il ~~\l1Iri "u~< à lïmposer.Onlpris la guerre de libénll ion .: Sétir. fut épouvantable . Pou r lcs sccond~ . pas question de pardon : lm des cornrm'mo. Au moment oà 1 î i. En Amériqu. organ isant le pa rdon accortl~ a ux anciens terroristes de [' AIS (bra. de III oolooi. En t\5ie et en Afrique .~c. e n lin . 10 Fronce doit mainlenant tirer le bilan de son oction coloniale. S'il faut condamner le régime: nazi dans son essence.. .

1 1 1 . . .Annexes 1 1 " . .

elle il consisté il écarter des instances dirigea ntes ceux qui avaien t éU. lIarraga : brù leur. fortement tcinté de nation alisme. aux couJeu"" de l' Algérie . qu i prône un islamisme.ée dC \'cnir la seule de l'Algérie indépendante. ..Lexique algérien Algérilinistt (ou djczarislc) : teooance.. au scill du rTlQUvemcnt jsb- rni stc: algérien . Les mouvements islamistes demande nt son rétablissement comme seule source de droit. d'abord dans le cycle primai re.~ion au pouvoir. les plus proches collaborateurs du président HouaTi Bou medie ne. il toule intégrati on de la tendance is lami ste au sein du jeu politique. Éradicatcur : opposé à tOU t d ialog ue avec les islami stes. l'ani . la la ngue: arabe est devenue la seule langue d 'e nseignement.. qui étai! cen!. Celui qui brûle ses papiers ava llt de large da n~ l'espoir de rejoindre l'Europe . Déboumédiénisalion : condu ile par le présidenl Chadli Bcndjcdid peu après son acces. Arabisation: politique de réhabilitation de la langue arabe. Emre 1%2 cl 19&2 . Beauooup me urent noyés avant d ·avoi r atte int leur but. 11 Ifun tra itemen t mi lliaire ou policier de la vag ue islamiste. prentl~ Il- d·ell1~ l· l l~ Hogra : hu miliation ressentie face à I"abus de pouvoir ct llU 1lI~[lI i" des autori tés.. La prin l'ipale mesure d'arabisation a porté sur l'enscig ncmem.. Charin : la loi islamique. pu i ~ d ans le C)'cle secondaire.

ll nli près d 'A lge r el fust ige Ics autorilfs q ui lu i intcrdi~n1 tJc li.. représenta nt de: l'autorité cen trale .~ membres fondaieuf!. il meurt en 1984. Créœ en 1963 pour assurer une présence al gtriciloo dans ce secteur SlrJIégique.I(. Terme ~unou t uli!isk dan ~ les annét:s Chadli.. Mais il CM auss i Ul ilî~ par les motive· rnenl S islamistes armés.IIIJ.s .lg~rienne des droits de l'homme. L'au!Ofilé administrai ive y e~t exercée par le wall ou préfel .1. Après ses ft udc. il claquail un an plus lard la porte du gouvernement. premier leX ie ~voqua!1t la créat ion d' un Éll. ll Vit (HlJol.: lalu ra. S<l nalract. Ali Bdhlldj : Ofiginai~ du sud~t de: l' Algfrie . par cA tcns Îon.i. Il raUie le FLN en 1955 el dC\'ient l'lInnée suivante le prenllc r pr~sident du Gouve rnement provisoire de la Répu blique ~lgérie nnc (G PR A).Ie. M i nisl~ de l' Agriculture de Houari Boumediene en 1966. Who's who Femal Abba.. livc algérie uJlC correspondanl au départeme nt..l r.!I. MuudJahid : à l'o rigine. rien. ct 1987. Après l'indépendance..ne Aï! Ahmt'<i : né en Kabylie e n 1927 .1iv i t \<~ clandestines lui \'aIent de fai~ CÎnq :Inné<::> de prison c ntre l'III . Il ~. proche d' Hœinc Aïl Ahmed.. n _. [a tnln~formalion ct la commerd alisalion des hydrocarbures. il est of à Tonl ~ cu 1954.1~é . Manifest. il eSlI 'un lIc. du FLN et fait part ie du pet it groupe d'hommes qui dédcnche la œvolulion le 1'" novembre 1954.'" ALGÉRI E. I ~ "I~ deviendra l' un des leaders le~ plus ch aris m:lli Clues. Ce Kabyle. le hom des fOft'CS socialisles (FFS ) el entre dam l' opposition. Arrêté cn 1956 avec d 'autres diri gea ms du FLN . Abdenn<lur AI..~ en 1961 pour 1. .nt. le terme désigne une personne engagée dans le Jihad ou gueTTe sainle. En Algérie: . le ~goilt ct la ùélresse de~ jcunC!l.ioinl le FIS dès sa clilliion en sep1emb~ IQ.' 1.1 pœSH!ence oc la toute nouvelle As~ rnbl~ nalionale ma is. feu de 1962 . il lance en 194-] le . l 'chichl : la jeunesse dolte d' Alger. e n désaccord avec la politique condu ile par Ahmed Ben Bella . dMl il fut l'un dei fondalcol'> en 19116.· . Réconciliateur : par1 i ~aJl d 'une solution négoc iœ qui réinrégrerait la IcmJance islamiste d:l ns III jeu po litique.l. elle a été le principal instrument tic la po litique de: nationali sulion des hydrocarbures. il démissionne cn 1963.. Il abandonne ses fOflclion. lIu peuple algéri. Tnbendo : contrebande . Les o rganisations nal ionalisles el les mouveme nts islamistes l'uti lisent pour désigner IeUI'lI comblluants. la dbil lusioo "Inlfie : tenue qui (!6igne les mauvaises conditions de vic CI. il restera cn prison j usqu'au ~csse~ . Ses al. . le Il.l . fils CI til l~s de: la nomcnl. 1• Hoc.. le lran ~ pon .1 politique . : Société nal iollll[c pour la rechcn: lM:.~ : né ~n 1899. Willaya : divis ion adrnin i!. cel avocnl CI mll ilant des druit~ de l'homme c~ le présidenl de la Ligue . a COnlmenc~ adulesccnt à militer dans le nlO\I\'cmcut indépendantiste. marché noir. Varua : né en 1921 . il devient pr&lic3teur ilin~r.' rme dé signe aujourd ' hui les anciens combattants de la guerre d ï ndépc'odance. il c œe son propœ parti.

. au lendemain de la vict oire dt:s islamistes a u pre mier tour tics élcel il)n ~ I~gi slat ives de décembre 199 1. Compagnon de N ule du jln's id"n\ Bouan Boulnediene. Mais il l'él uigne en 2005 en le no mmant ambassadeur à Rabat.N .. En janvier 1992. des suites d'u n ca nce r. il est nomnlf ~ la [~te de réat en 1979.ns pl us tard e n ~Ien tion . Il sera rét! lu en 2004.'>t adoubé par J'armée pou r SUl"Cédcr l Liaminc "/.'fé en 1938 pou r !leS prises de position en faveur de l'indépcndat1l. Favorable à unI:' alliance e nlre le courant na tionaliste reprtsenlé par le FL'i' et les islamistes.. il prend le pouvoir le: 19 ju in 2005. en même te mps qu ' il exerce les fooctions de mini stre des Affai res étrangères. il f.'" Who'l. en lm.. en 1978.st enCOR! Larbi Be lkhei r qui p)a id~.· de li bérat ion nationale li 19 ans. il quitte le pays et s' inst:tlh.'II lfM ~) . fUI kmgu. il est renve:ot le 19 juin 1965 p:l/" Houa ri Bou mediene. il se n! l'un des principaux bitisseurs de l'armée des fnln _ t~tes. après le dél-ès dt: l1(IU ari Boumedie ne.o ALG[RIE.. les «déc:ideUI'Ii" lui dema ndent de rentrer pour prendre la présidence du Haut Com ité d·Étal. e. il dev ient dans les année~ 191:10 l' un des plus innuenlS responsablc:s du parti.l. poste qoïl ueçupera pendant qui nl~ an s. en 1981.11 10: !:ardcra jusqu ' à sa mort. Abdelaziz BOlileftika : né ~ Tle mcen e n 1937. il ent ame :. puis ..~ le~ années 1930. Son acceSS iOfl au pouvoir su~­ d ie un immen se espoir.a libéou iOfl..(era interné pendan t une quinzaine d'années.. il participe db. lIo uliri UOumedicnc : le dcuxi~ me prés ide nt de l'A lgérie e. Ce qui ne l' e mpêche pas de le contraindre ~ la démis~ ion en janvier 1992.1I à la relnite. Né en 1945. d6:édé e n janvier 2010. En 1978. Mohame(! Roudlar: né en juin 1919 li r. il ~ 'établi t e n Europe ct fnnde en 1984 le Mouvement pour la dl'mn cra tie en Algérie. Aprh s. TItulaire de la cane n. en fave ur d ' Abde ll17i7.1 du FL:'I. mois plus tard. il s'engage dès le tout ~but da ns la lune pour l"indépendanl"e . il est vice-président du Gouvernement provisoire de la République al gérienne (GPR A).l''1"l> H I'" tra versée du ~ser1 .<. il C.. IlIr-~1 d u l'I. En 1956. après le limogeage !. Chudti 8endjcdKl : né le 14 3\'ril 1929 li Bouteldja.vian . il rejoin t l'Am".~me Gnu\'emement provisoire de la Républ ique algé rienne (Gl'RA) e n 1960.. Bouteni ka .: au Maroc .. L'année l'oblige ~ démi ss ionner en ja n~icr 1(1)2. il devient secrétaire gé~fal du Fl. jeune cadre du FLN. il refuse de caulionrwf cn 1992 J'interTUJXion du pro- cessus éleeloml.~1 né le 23 août 1932 dans le Con~tllnl inois .~t nrrêté avec qu ~ tR! compagnon~ par les autorités françai ses qu i détuurnent teor avion . pui~ cllef d'état-major dans le dcull.:mps l'u n de!> hommes fon s d u pouvoi r algé rien .Ill!!"'·' ·~ en 1963.. jU. partic (Je l'aréopage de haut-gnuJés q ui désigne Chadli Beodjed id pour lui SUl. N cn 2005 .' lIu·c lI 1'17'1 Victime de la « débouméd iénisation . il sem li béré aprh la signature des accords d1~.. Au lelldemain de l'Indépendance. L'année suivllnte .la dbilluslon Abdehol7jZ lkikhiKkm : il incarne la tend3nce islail'lO-COllSef"Yatrice du FLN. wc Ahmed Ben Bella. Il rt. la fin de la Seconde Guene !nond iale au nlQuvemc nt nat iunali ste el fait partie des che fs .ltçideurs _. le prl: mier gouvernement formé par Ahmed Ben Bella. Il libéral ise l' ~nomie et opte en 19119 pour II: mu lt i pani~me.. Abd{'llilImk! Ren Radis: fondateu r en 19 31 de J'Association des uJéma~ musulma ns algl'ricns.r Sila. Après une Ira vel1iée du désert." Belkheir : ce génér.'Céder.t l' un des principaux art isans du renou vea u arabo-islamique en Algérie d:!n. MinÎslll: dl': la DUenS!: dan:. Deve l\u le prem ier président de J'Algérie indépen dante l'année suivanlc. 1J réi n~re en 1989 le comité c . il cst assassiné. au~ des aulre:S « !. C'e. Ahmcd lkn lklla : TM! en 19lfl en Ol"ll nie.uceord .t-. puis il e. Il de vient le chef de cabinet du IKlU veau c hef de l' Éta l. il e~t Pn: mier minime c t le re stera jusqu'cn 2008. Chef des opél1ltions militaires de rOue'" en 1958. il déœdc deux .. de ta ré~Ql u t ion qui Ilmœnt l'i nsurrectio ll nrmée en 1954. Am.l li IkntJjo:did . h istoriques .. cn dé.·n"lal :\ la t~te de l'État en 1999. Emprisonné e n Fra nce de 1956 à 1962. Lar. par }e prisidem Chad li Bendjctlid. d:!ns la ré~I"'1 d ' Annaba.lu présidenl Chat. e n 1980.i. il e'" noml1lé mi nime des Affaires êtr. Ce dernie r en fait son directe ur de cabi net . lia mort uu pr6 idenl Houari Boumediene. il r. Mo ins de si.

qu i devient en 2002 la forma tÎOIl la mk. . Eltdu des ntgociations de 1%2. il est re rnerdé ~ près les émeu~ de 1991 . JI a passé pr:u illucmc nl IOUles les • années de sang.\ Ahmed TIlleb Ibrahlmi : ancien minisln: des Affaires ~uangêres limogé par Chadli Bendjcdid ap~ les émeutes d 'octobre 19&8. M ~i~ il refuse de rallie r le FLN CI I ~ lune arrrw!e. Messali Hadj : n~ en 1898 il Tl emcen . ce nationali ste de la pre- miè re heu re fonde ~uecessive menl le Pan i du peuple algérien en 1936.ALGÉHIIl . le 12 mars 2006. li a pan ic ipf uts jeune à la guc m: d 'in~pendance. Mais il est én. il mil ite dans le l!lQuventent islamiMC.. dans la banl ieue d 'Alger. le Mouvemen t de la réfonne ...ml6· pcndanl isle. Nommé Premier m i ni. prè:<! tic son anc ien garage _ il était carrossie r . 511 Abddmalek Droukdal : son nom de 8uerre e$! Abou Moussab Abdelwahadoud.. Quelques mois aprè.~sMsinat du journali slc cl éc rivai n Tahar Dj aoul. Il rejoint en 1982 lc~ nlrlg5 d u mouvement is illmiste. cn 2004. Cand idat à J'é lection de 1999. !\1nhantl'tl Lamarl : né en 1939 11 Alger..ID au coup d'Étal de Houari Boumediene le cooduit il s'clliler en France. après ra.~ les émeutes d ' octobre 1988 . • la sui te de tens ions au scin du M N!. r:n 1999. il dev ient membre du cabinet d 'Ahmed Ben tklh" Eu 1965 . inlluem sunou t dans l'est du pays. Devenu imam après des étude~ de théolo8ie. ct le M ou ~ement nat ional algérien en 1954.. Moluunml:d Harbi : engag~ \th jeunc dans le mouvement . touisa Haoouoe : seule femme il la tête: d ' ufIC formation politique en Algérie. 1t R:pJisenl~ au parlement.ationalismc. pust ulan ts quelques jours a vant le !\Cnttin pour protester con tn: le:.. lIvant d' êt re finale me nt lilx!n!. c n juin 1992. 11 \"il Il''CC sa famille.major en juillet 1993.. puis minislre de l' lnformatioo et lie la Culture. il e. au sc in de J'armée. il crfe AI Islah . puis occupf un pooMe de conseille r auprès du ministre de la ~fensc. Ali Klifi : ancien l"(llonel de l' Armée de libération nDtÎonale.. la dI'~iUu~ion W ho'l who Abdallah Djablillah : CCI islllmiSle ~Ji n~ en I Q56 fonde e n 1988 le mouvcmenl En nahda (c Renais~nce ")."(Immencé en 197011 fustiger la scx:io!té capitaliste.1 a éIé ministre de: l'ÉduClI!ion de 1965 1& 1970.rté cn 2006 de la présidence de ce parti .~. Il soutien t r accord de Sanl' Egi dio de I99S. en prisoo. ava nl d'en faire la tmlnche maghn!bine d' AI -Qaïda. Il est al ors coosidé~ comme k chef de fil e des • ér~­ dicale ur'l\. 1. le Mouvement d'Ennabda islamique: (MNI). Après avoir eommaOOé les forces tcrre~t res. Il cst ~carté c n 2004 par le président Alxlclaziz Boutc ni ka. Mooluud Hamrooehe : né le 3 janvier 1~3 dans le Constanl ioois. elle dirige le Pani des travailleurs. il sui! Hassan Hanab lorsque cel ui-ci quitte le GIA pour fonder le GS I'C. En 1998. fr. liOn oppositic.'i\~ e n 1%9. pu is le Mou vement pour Je trionlphe des libc"és d~mocra .c ehd du Groupe wlfÏslC pour la ~ion 1'\ le combat (GSPC) csl ~ au d&ul de~ années 1960. il sc relire avec cinq aUIre. il est IlQm mé chef d'état. Il en devient ]'. en application de la Cha r\e pou r la pail! ct la réconci lialion nationale. il vit au Qatar c t ne fa it plus de politique . Aujourd ' hui.toi n: du mouve ment nat iQfla l algérien. il s' eng3ge des la Ci n des annm 1940 dans le mouvement nationaliste.à Bara". Son d i!lCOUrs n'a pas changé d' un iota depuis q u'e lle a l. .\ldcs.'<l rune d. une formation d'obédience tro(skiSie. il se re tire à J'i ndi!pendance dam la rég iOfl parisienne où il dfcède en 1974. liques e n 1946. Abd~lbak Layada : le fondaleu r du G IA a été antté dès 1993. CI j usqu'à l'llCce~s ion au pouvoir de Liam ine ~mual en jauvier 1994. Ahassi MJKlan l: n~ en 193 1 dans l'Oranais. il a ét~ présillcrH du lIaul Comi t~ d'Élat après l'assassinat de Moharncd Boudiaf. El le a 54 an.-s figurt!:i de l' i ~lamo-n.-. Il CS! le • ~re" de la réforme économique dc$ années Chadli. adhère au FlS CI passe ~ la clandestini!i! e n 1992 aprts l'annulat ion des élec!ioo~ par J'armée.1 . il annOOl'Ç la création d u Front isililll ique du $IIlul. Il se l'\)nsacre depuis il l'hi. émir nation:. puis en 1990 un pa"i politique . l.

Ali M~cili . e n faveur de: lïnterruplion du processu~ démocratique . Il est a~sassiné dans la capi tale fr.. il a fait une brillante carriêrc militaire . Bouteftika. Il devient m ini~tn:: de la Dércm. Liamine 7.. Motumfi Mftlien(' : né en 1939. sous la prés ide n. Il adhère au Front des forces sociaJiSIC~ (FFS) d'Ait Ahmed dh Sb fondation en 1963. l'anden dM:f de l' Amlée i ~ i amique du ij. en deuxième positioo avec: en viron 25 % tks voix .. Offi cie llement mi ~ ~ hl 1\'tnull' en 1996.I . ce génbal kabyle. la préside m.. vraise mblableme nt par les services algériens.: \k Ze TO ual.. En 1989. ~. puis à panir du 23 juin 2008. il entraîne l'expani unique dans une c ure d 'oppos it ion . il e. Le 16 no~'cmbre 1995. Il t lai t alon. En j uille t 1993. Il est le fondate ur e n 1980 de J'assoçi3tion AI-I""had wal -Isbh (_ Propagatioo et reforme . il a IOllgtc mp~ ét~ l'u n de~ princ ipaux « dédllcu rs . Toufi k _. il eSl de nou\'eau Prem ie r mi n i~tre de 2003 à 2006.. est de\'enu un pan isan ~ Iaré de la ."C de U Hmine Zerooa1.un du général LiaUlil1~' Zeroual l ia magistratu re suprême en 1995.en 1992. qui dev iendra cn 1990 le parti H'In.\! S.01 % dcl. sulTrages.\aJlt pitron de la Direction de la recherche et lie la séc urité. il est désigné par ses pairs pour a.450 k ilomètre~ li.11. Il CSI ensuite Prc nl l~ r ministre de j anvier 1996 li. Ahmed OUyll hia : né e n 1952 e n Kabylie. Il de\'icnt d irecteur de cabinet dc 1:1 Ilf. il romportc l'élc:ction présidentie lle avec: 61..-:Ir rître dans la diplomatie. avant de fonder en 1989 le Rassemblement pour la i. l'e. Ma hroud Nahnah : proche des Frère_ musu lmnns.ô"': de 16 a ils d ans l' Arro&:: de jibtratÎon nationale . ). politique de réconc il iat ion rntlionale" d' Abdela'{i.ég:. l' est d ' Al ge r -. Il décède en juin 2t)lI3. Saj'd Sadi : t.. Sou.' side nee de la Ré publi ljuc ap~~ l'acccss.Z8r : né en 1937 dans les Au res. I .. Son rôle sera ~lerm inal1l dan s lu mise en place et la gestion des di sposi[ ir~ de lune unli lcrrun ste peJJdant les . qui a dépm.~t appe lé a u m i n i sl ~re de la Défense en remplacement du gé néral Khalc:d NellllC. conse iller au mi niSltre de la Défense. décembre 19911.1I adjoin t du FL'I. puis seertta ire général du Rassemble ment natio nal dé1ll1>' cratique (RN]) k panir de 1999.I S P).. Le 30 j anvic r 1994.<.~ la prtsidcnce d' Abdcl uiJ. berbère ".:ul ture el lfl démocrat ie (Re !) .. né r n 1940.mçaiSl: Je 7 avri l 1987. Il est rt nversc! par la \'Îeille ganle au début de l'année 1996.. surnommé . il devient l' adjoint du chef d'~lat -major.qu 'en 1993. pu tS lc Mou vcment de la soc iété pour la paix (lI.'16 II()vembre 1984.'C ~ychiatrc: né en 1947 en Kabylie fut en 1980 l'u n des prindpll ux artisan s du ... il devient en 1988. il ~'e ngagc Il j'.. ~11 l'l'MI .3l ut (AIS ).. r évklion de Chadli Bc ndjcdid e n janvÎC:r 1992 . 11 ne se repriscnlera pas au lerme de son mand. Bougue rra Soltani lui succède li. est depuis 1990 le loul-puis.é les armes en janvier 2fJ(IO. Khu lcd NCl. il Il comme nt.eroulll : né Il BalJ1a dan~ les Au~s en 194 1. Madani Merzag : origi nai re de la rég ioo dç J ijel . posle q u 'il oonSt:Ne jus. puis s'installe à Paris 011 il devient avocat.. Aprè!.. C'est le debu~ d ' une longue ean ière militai re .. secrétaire génér.t·Sécurité militnire.~ hommes poli tiq ues algériens et de ceux qui approuvent cn 1992 l' ant l du process us lIé mocratique . il part icipe ll'ékxlion présitkmielle de 1995 et arrivi. la tête d u MSP..$\lrer la présidence: de l' Étal. il désene r ~ française pour rcjoirxl rl:' !' Année de libération nati<lnale. Mohamed lOultti : cc g~oéral origi naire de Kabylie est l' un de ceux q ui ont ~. III lendemaill des émeutes d 'ooobre. 11 est le plus luïljue dc.. peu après l'é lec:tion t. il était l'une des fig uI'CS d u mouvement islamiste algé rien .l Boutem ka . commandant des force~ terrestres en l'IliI" 1 11I1~ chef d'état -major en 1988. années cie sang.li ~te. Abdel l1amld Mehri : après avoir accupl! plusieurs postes da ns radmini stnu ion et la diplomatie. Gé~raJ el chef d 'élat-major adjoint en :1 . printemp:.

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elle ~ cnU'ée il 1. Aknlm I:klklllid appartient 10 la go!:ntr1llion née juste apr!s J'inJé· pendance. • . Après plusie urs 3nn«S passées dans la presse quot id ienne. puis le buu-cst asiotique..~ d isent d 'elles. Depuis 2005. no tamment au QumjJit'1I dt! Pllri. Elle aÎme comprendre comment s'organisent do. Site Internet : www. Grand reponer. Historien.s socitlés forgée~ par une nu ire hi ~toire et une autre culture que la nôtre. où ses premiè res périgrinations remontenl au débo. !Ill cu riœlité est intacte.tranger. 'E.~f Il dkrypter le mollde.l ouvrages de réféo.univ-pansI3Ibcnjami nstol. il a quitté l" Algo!:rie cn 1995 e1 a sigrM! plusieurs ouvl"illlcS sur ~n pays...ll.Un mot sur les auteurs J oumal Î ~te depui s 1973. fkonjllmin S to". ce qui Ic~ émeut Ou les ind igne. Dominique Lagarde a longte mps \:\IU" ven le monde arabe. oonl L'Algérie CIl p. il est aujourd' hui l'un des me illeurs sp&:ialisle5 français de l'Algérie et rauleur de Ilombreu.Driem. tra vers leur mémoire (. e~t né en 1950 à ConSlamine el a quiuo!: l'AIgo!:ric en 1962. dont clic a dirige' le service l':. Apri:! plus 00 ~ote-cinq an~ pas. et ce qu 'e llc.:!1œ.fprt!U en 1996 CCKIlJlIC r&lactrîce en cher adjointe du !iervite Momie. lout en gantant un reil sur le Mughreh cl le Moyen.llerr~ ôvUe (Ca lmann·Lévy).~ de nouveau sur le temlin.. l.~lcctive.mêmes..ll des ann6es !9l«l. proresse ur d 'universi té. e llc découvre l'Asie du Sud.. dialogue av~ Edwy Plencl (StOck). Elle li notamment couven pour CExprtss le . Devenu journaliSte après une fonnatioo dïngénieur.!11c e. Dernier livre paru : iL 89 (lr(l~..l . printemps arabe .

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