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PLUIES TORRENTIELLES ET RAFALES DE VENT À TÉBESSA ET À KHENCHELA

Routes coupées, habitations et commerces inondés P.9

D. R
D. R

MOHAMED RAOURAOUA, PRÉSIDENT DE LA FAF

“La police est de retour dans les stades !”P.19

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

DES LOGEMENTS LIVRÉS SANS COMMODITÉS À AÏN BENIAN (ALGER)

Les clés de l’arnaque ! P.14

VISITE INOPINÉE DE BOUDIAF AUX URGENCES DE L’HÔPITAL MUSTAPHA-PACHA

Le médecin de garde absent, le laboratoire fermé P.4

P.14
P.14

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7325 VENDREDI 2 - SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2016 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

SEUIL MINIMUM DE 100 MILLIARDS DE DOLLARS DE RÉSERVES DE CHANGE D’ICI À 2019

Le pari impossible de Sellal

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LE FMI LA RECOMMANDE DE NOUVEAU Subventions : la réforme est impérative APS
LE FMI LA RECOMMANDE DE NOUVEAU
Subventions : la réforme
est impérative
APS
DE NOUVEAU Subventions : la réforme est impérative APS DÉNONÇANT LES MESURES ANTISOCIALES DU GOUVERNEMENT Le

DÉNONÇANT LES MESURES ANTISOCIALES DU GOUVERNEMENT

Le PT met en garde contre un embrasement généralisé du pays P.2

UNE SÉRIE D’ACTIVITÉS PROGRAMMÉES DANS LE CADRE DE LA RENTRÉE POLITIQUEen garde contre un embrasement généralisé du pays P.2 Le RND lance sa précampagne P.2 L’ASSOCIATION

Le RND lance sa précampagne

CADRE DE LA RENTRÉE POLITIQUE Le RND lance sa précampagne P.2 L’ASSOCIATION CLÔT SON UNIVERSITÉ D’ÉTÉ

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L’ASSOCIATION CLÔT SON UNIVERSITÉ D’ÉTÉ AUJOURD’HUI

Le RAJ déplore l’absence de société civile organisée P.2

MERCURIALE DU MOUTON DE L’AID VARIABLE À L’OUEST DU PAYS

Le faible pouvoir d’achat plombe les ventes P.8

LE MINISTRE DE LA JUSTICE S’EST EXPRIMÉ JEUDI LORS D’UN POINT DE PRESSE À LA COUR D’ALGER

Scandale de Dounia Parc :

Louh suggère à Nouri de saisir la justice P.4

ALORS QUE 119 AUTRES SONT CONCERNÉES PAR DES ENQUÊTES EN COURS

Fraude au baccalauréat :

quinze personnes écrouées

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QUE 119 AUTRES SONT CONCERNÉES PAR DES ENQUÊTES EN COURS Fraude au baccalauréat : quinze personnes

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L’actualité en question

Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

LIBERTE

DÉNONÇANT LES MESURES ANTISOCIALES DU GOUVERNEMENT

Le PT met en garde contre un embrasement généralisé du pays

Les mesures antisociales inscrites dans l’avant-projet de loi de finances pour 2017 vont accentuer la fragilisation des populations, a estimé le parti.

L e Parti des travailleurs (PT) a, une nouvelle fois, mis en garde, hier, contre un embrasement généralisé du pays avec la multiplication des re-

mises en cause des acquis sociaux par les pouvoirs publics. Dans un communiqué rendu public à la veille de la rentrée sociale, le parti de Louisa Hanoune, dont le secrétariat du bureau politique s’est réuni jeu- di, a estimé que les mesures antiso- ciales inscrites dans l’avant-projet de loi de finances pour 2017 vont ac- centuer la fragilisation des popula- tions car, relève-t-on, “elles viennent s’ajouter à une série de dispositions et de décisions absolument réaction- naires (gel d’inscription à l’allocation sociale forfaitaire, paiement par les fa- milles de la prise en charge des per- sonnes âgées, gel des salaires des tra- vailleurs…)”. Le PT considère, d’ailleurs, que la rentrée sociale prochaine est an- noncée comme la plus difficile pour les millions de familles algériennes, en raison, explique-t-il, de l’éro-

sion du pouvoir d’achat des ménages (-40%), mais aussi des dépenses qui seront générées par la rentrée sco- laire et l’Aïd el-Kébir. Pour le PT, les pouvoirs publics “poussent avec leur

Ammi Louiza/Archives Liberté
Ammi Louiza/Archives Liberté

politique, chaque jour davantage, à la réunion de conditions d’un em- brasement généralisé”. Le PT ne manque pas d’exprimer sa grande inquiétude face à ce qu’il appelle “l’accélération du processus de remise en cause tous azimuts des acquis so- ciaux, produits directement de la Révolution algérienne”. Le parti de

Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des Travailleurs.

Louisa Hanoune met, d’ailleurs, dans ce même chapitre, la réforme du système des retraites entreprise par le gouvernement, et qui contri- bue, selon lui, plutôt à fragiliser en- core plus la pérennité du système. Tout en affirmant refuser la politique du fait accompli, le PT déclare ap- porter son appui aux travailleurs de

la Fonction publique et du secteur économique qui, note-t-il, rejettent la contre-réforme des retraites. Craignant un départ massif des cadres d’entreprises et d’institutions publiques, le PT n’hésite pas à faire porter “l’entière responsabilité” de cet état de fait au gouvernement qui, d’après lui, “a créé une panique in-

descriptible” après l’annonce de sa suppression (retraite anticipée) à partir du mois de janvier prochain. Le parti préconise, à ce propos, l’ouverture d’un débat sur la ques- tion “afin de dégager les vraies solu- tions à même, précise-t-il, d’assurer la pérennité du système de retraite par répartition et repousser toute idée visant sa capitalisation”. Sur le plan politique, le bureau po- litique du PT a qualifié de “coura- geuses” les déclarations du ministre du Tourisme et de l’Artisanat qui a dévoilé l’affaire de dilapidation du foncier du domaine public au pro- fit de personnes influentes au sein du système. Pour le PT, “cette affaire vient confirmer, si besoin est, la po- litique de bradage et de prédation de biens de la collectivité nationale qui ont pris des dimensions ahurissantes ces dernières années”. Tout en rap- pelant qu’il n’a eu de cesse d’alerter sur l’intrusion de l’argent et des milieux d’affaires dans la politique, le PT appelle, enfin, tout un chacun “à méditer l’exemple du Brésil où l’oli- garchie brésilienne vient de perpétrer un coup d’État institutionnel mené par des députés et sénateurs affairistes et corrompus agissant pour le comp- te de l’impérialisme”.

H. SAÏDANI

UNE SÉRIE D’ACTIVITÉS PROGRAMMÉES DANS LE CADRE DE LA RENTRÉE POLITIQUE

Le RND lance sa précampagne

À moins d’une année des élections lég- islatives, le Rassemblement national démocratique (RND) d’Ahmed

Ouyahia a décidé d’enfiler son bleu de chauffe et de lancer ce qui s’apparente à une pré- campagne électorale. Réuni hier à Alger sous la présidence de son secrétaire général, le bu- reau national du parti a arrêté une série d’activités et d’actions pour les prochains jours et les prochaines semaines. À commencer par la réunion des parlementaires du parti des deux Chambres. Selon un communiqué du parti rendu pub- lic, cette réunion vise à les “doter d’orientations à même de leur permettre d’assumer leur mission de défense des intérêts de leurs électeurs et de soutien à la mise en œuvre par le gou-

vernement du programme de M. le président de la République”. En décodé : cette réunion, qui va intervenir dans la foulée de l’ouverture de la dernière session de l’actuelle législature, permettra à Ouyahia d’accorder les violons de sa formation en perspective des débats qui s’annoncent chauds, notamment à l’hémicy- cle où des projets de loi d’une importance cap- itale vont atterrir, comme le projet de loi sur les retraites, celui sur les partis politiques ou encore sur le projet de loi de finances dont beaucoup prédisent une hausse des taxes et qui ne manqueront pas de susciter des débats houleux et de la surenchère politique. Eu égard au contexte politique et économique, le RND sait que cette période préélectorale est cruciale pour le parti, appelé à conforter

sa position lors des prochaines législatives pour pouvoir éventuellement porter une probable candidature à la future prési- dentielle. Autres activités “soutenues” prévues prochainement à l’occasion de la rentrée politique, et en prévision de la participation du parti aux prochaines élections législa- tives de 2017 : la réunion des coordonnateurs des bureaux de wilaya, l’installation de l’or- gane national consultatif du parti, une espèce de parlement interne composé de cadres du parti, et l’organisation d’un séminaire de formation au profit des responsables na- tionaux et locaux du parti en charge de la com- munication sur le réseau Internet. Il est également prévu des sorties du secrétaire

général à travers plusieurs wilayas du pays. “De même, le bureau national poursuivra les activités d’encadrement des militantes et des jeunes militants, alors que le secrétaire général du parti poursuivra ses réunions avec les conseils de wilaya élargis”, précise le com- muniqué. Si le texte ne fait pas état de quelques légers remous dans les structures lo- cales, comme le rapporte la presse, le RND ne s’est pas également étalé sur la situation générale du pays. À peine a-t-il relevé “avec satisfaction” que la saison estivale s’est déroulée dans de “bonnes conditions dans tous les domaines, grâce aux efforts louables dé- ployés par toutes les autorités centrales et lo- cales concernées”.

KARIM KEBIR

L’ASSOCIATION CLÔT SON UNIVERSITÉ D’ÉTÉ AUJOURD’HUI

Le RAJ déplore l’absence de société civile organisée

L ’association Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) clôtu- rera aujourd’hui son universi-

té d’été. Elle se déroule depuis jeudi au camp d'été MAM-Tours à Tichy. La thématique : “Société ci- vile : acteur incontournable du dé- veloppement”. Le président de RAJ, Fersaoui Ab- delouahab, a indiqué qu’il faudra profiter de ce moment de réflexion, de débats et de partage pour voir en- semble “comment construire notre avenir”. Quant au choix du thème, il n’ignore pas qu’au fil des contextes sociopolitiques, les conceptions de la société civile sont venues se su- perposer au point d’alimenter ce ca- ractère polysémique. Il dira, en outre, qu’“il n’y a pas de société civile organisée”. Mais c’est réfléchi, cette

idée de soumettre à débats cette notion de société civile, qui doit jouer normalement un rôle de cour- roie de transmission, d’intermé- diaire. “Malheureusement, déplo- rera-t-il, la société civile est divisée, atomisée au lieu de travailler pour de- venir un acteur, mais aussi un par- tenaire des pouvoirs publics, de l’É- tat.” Bien sûr qu’il y a le blocage du pou- voir politique, et ce, depuis l’Indé- pendance ; on a tout fait pour la fra- giliser. Cela, on ne peut pas le nier, expliquera-t-il. “Mais rien ne nous empêche de construire cette société ci- vile ; amorcer un débat entre nous en tant qu’acteurs” pluriels avec un vécu et des expériences propres. “Qu’est-ce qui nous empêche de tis- ser des liens ? Il est nécessaire que la

société s’organise. Il y a des limites que l’on ne peut franchir. On n’a pas (pré- sentement) une capacité d’influence.” L’objectif n’est pas de créer un nou- veau sigle, dira-t-il. Il s’agit de mul- tiplier ce genre d’espace. Et faire face au rouleau compresseur, castrateur. Il a cédé sa place ensuite à Daho Djerbal, historien et directeur de l’unique revue sérieuse d’étude et de critique sociale en Algérie, Naqd, pour y parler de l’individu et socié- té, citoyenneté et mouvements so- ciaux. Il a d’emblée tenu à saluer son auditoire, des gens de terrain dont l’engagement sert de fertilisant à cette Algérie, qui va inévitablement se relever. La notion de société civile n’existe pas chez nous ; selon lui, il y a, a contrario, des individus. Car, inter-

rogera-t-il son auditoire : “Quelle est l’action dans cette société civile ? Le sujet de la société civile ? Et qu’est-ce qui agit dans cette société civile ? En fait, c’est l’individu. Et on pense à l’in- dividu citoyen, qui cherche à bâtir une société civile et citoyenne. Or, dans notre culture propre, la question de l’individu se pose.” Et l’individu sans lignée se situe au dernier niveau de la hiérarchie. Isolé, il sera réduit à la sollicitation. Il est donc dans la situation de servitude parfaite. Idem pour les sociétés désintégrées durant la colonisation. On va aller chercher alliance auprès d’un maître, de groupes puissants. Il citera l’exemple de l’UGTA, ca- poralisée en 1963, en dépit des pré- cautions prises par ses cadres diri- geants. On ne peut s’empêcher de

penser à l’improbable société civile en Algérie ou au Maghreb, voire en terre d’islam. Et pour cause : État et société civile ne se sont jamais dif- férenciés car ils n’ont pas libéré d’espace particulier pour une socié- té civile distincte et autonome. Quant à Amar Belhimer, professeur en droit et journaliste, sa commu- nication a porté sur les associations et société civile. Il a décliné les règles de fonction- nements des associations avec deux marqueurs : la loi sur de 1989 et de 2012. La première a été élaborée quand la rente s’est raréfiée ; la deuxième quand les ressources de l’État étaient disponibles. La pre- mière pour plus d’ouverture, la deuxième pour plus de contrôle.

M. OUYOUGOUTE

LIBERTE

Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

L’actualité en question

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LE FMI LA RECOMMANDE DE NOUVEAU

Subventions :

la réforme est impérative

Andrew Jewell, économiste principal au FMI, estime que “des transferts monétaires ciblés se révéleraient plus efficaces pour protéger les pauvres et moins onéreux que les subventions actuelles”.

L es services du Fonds monétaire international (FMI) recommandent à l’Algérie de supprimer par étapes l’essentiel de ses subventions généra-

lisées et de les remplacer par un pro- gramme de transferts monétaires ci- blant précisément les ménages à faible revenu. Dans un blog, Andrew Jewell, économiste principal au dé- partement Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, estime que “des transferts monétaires ciblés se révé- leraient plus efficaces pour protéger les pauvres et moins onéreux que les subventions. L’État pourrait ainsi consacrer davantage de dépenses aux infrastructures, à l’éducation et

à la santé par exemple, ce qui pour-

rait stimuler la croissance et l’emploi”. Andrew Jewell reconnaît que la sup- pression progressive des subven- tions généralisées ne sera pas une tâche facile. “La réforme devrait être soigneusement préparée et présentée

à la population. Les dirigeants doivent

parvenir à un consensus sur les mo- dalités de la répartition du poids de l’ajustement entre les citoyens. La sup-

D. R.
D. R.

Le FMI insiste sur les subventions ciblant des ménages à faible revenu.

pression des subventions devrait al- ler de pair avec la mise en place de

mesures de compensation destinées à protéger les pauvres”, suggère-t-il. “Pour éviter un dérapage de la ré- forme, il faudrait créer un mécanis-

me de fixation des prix dépolitisé et fondé sur des règles, par exemple en corrélant systématiquement les prix intérieurs des produits énergétiques aux cours mondiaux”, ajoute-t-il. L’économiste principal au départe-

ment Moyen-Orient et Asie centra- le rappelle que début 2016, le gou- vernement algérien a augmenté le prix de l’essence et d’autres produits énergétiques pour la première fois depuis 2005. “Pour autant, malgré une hausse sensible de 34%, l’essen- ce algérienne figure toujours parmi les moins chères au monde : son prix est un peu plus élevé que celui de l’eau minérale”, constate Andrew Jewell, relevant qu’en Algérie, la plupart des subventions profitent davantage aux riches qu’aux pauvres. Le graphique ci-dessous le démontre très bien. “Les 20% d’Algériens les plus riches consomment six fois plus de carbu- rant que les 20% les plus pauvres”, af- firme le responsable du FMI. “Cela signifie que les subventions aux car- burants sont régressives : plus vous êtes riche, plus vous en bénéficiez. De nombreuses autres subventions sont régressives en Algérie, à des degrés di- vers. À titre d’exemple, les subventions à l’électricité profitent aussi de ma- nière disproportionnée aux riches, qui sont plus susceptibles d’être raccordés au réseau électrique national et pos- sèdent des maisons plus grandes

équipées de la climatisation”, avan- ce Andrew Jewell. Certaines sub- ventions présentent d’autres gros in- convénients. “Ainsi, les prix bas de l’énergie ont entraîné une progression rapide de la consommation d’énergie dans le pays. Par conséquent, l’Algé- rie exporte moins de pétrole et de gaz, ce qui provoque une diminution des recettes budgétaires et une aggrava- tion de la pollution et des embou- teillages locaux. Les fortes subventions à certains produits encouragent aus- si la contrebande vers les pays voi- sins”, souligne l’économiste du FMI. Par ailleurs, les subventions ont un coût élevé en Algérie, ce qui s’avère d’autant plus problématique à une période où le pays enregistre des dé- ficits budgétaires record à la suite de la chute des cours pétroliers mon- diaux. Les services du FMI estiment que les subventions ont coûté aux pouvoirs publics environ 14% du PIB en 2015, soit pratiquement autant que le dé- ficit budgétaire lui-même et le double des budgets cumulés des ministères de la Santé et de l’Édu- cation. Les subventions à l’énergie ré- gressives sont à l’origine de plus de la moitié de ce coût. Pour le FMI, le système de subventions algérien ne permet pas d’aider efficacement les pauvres, crée des distorsions qui sont préjudiciables à l’économie et à l’environnement et évince d’autres dépenses importantes.

MEZIANE RABHI

SEUIL MINIMUM DE 100 MILLIARDS DE DOLLARS DE RÉSERVES DE CHANGE D’ICI À 2019

Le pari impossible de Sellal

L ors de sa visite de travail et d’inspection effectuée hier, dans la wilaya de Saïda, le

Premier ministre, Abdelmalek Sel- lal, a affirmé : “L’Algérie se porte bien et il n’y a pas de quoi s’alarmer.” Pour justifier cette affirmation, le Premier ministre a souligné que le Produit intérieur brut (PIB) algérien qui était de 16 700 milliards de di- nars en 2015 poursuivra sa crois- sance pour atteindre 17 677 mil- liards de dinars à fin 2016 alors que les réserves de changes ne baisseront pas sous les 100 milliards de dollars en 2019. Tout est parfait donc, si l'on en croit le Premier ministre. Malgré l’effondrement du marché pétrolier dont dépend le pays, l’économie al- gérienne se porte bien. Pour le Premier ministre, ces ré- sultats sont le fruit “des mesures de rationalisation de la dépense, de maîtrise du commerce extérieur, de

réduction des importations, avec la poursuite des efforts de l’État dans le domaine social et les secteurs né- vralgiques”. Commentant les dé- clarations du Premier ministre, l'analyste financier, Ferhat Aït Ali, estime que le gouvernement table essentiellement sur une réduction de 50% des importations. Ce qu’il considère irréalisable et plus enco- re, inappropriée. Selon Ferhat Aït Ali, une réduction de 50% des importations constitue une coupe énorme dans la fiscalité ordinaire du pays. Il explique que la TVA portuaire représente deux fois la TVA interne. Plus encore cette ré- duction des importations réduira également la TVA interne puisque la production locale est tributaire des importations. Sans compter, ajou-

te-t-il, les répercussions de cette réduction sur des pans entiers de notre économie (formelle ou infor- melle). Selon lui, la direction à prendre ce n’est pas réduire les im- portations, mais c’est de pouvoir les réorienter vers la production loca- le. Sans cela, le gouvernement sera tenté, pour juguler les effets de cet- te baisse des importations, par le re- cours à d’autres dévaluations du di- nar ce qui, selon lui, constitue une catastrophe. Pour rappel, le déficit commercial enregistré au cours des sept premiers mois de l’année 2016 a atteint 11,93 milliards de dollars. Le taux de couverture des importations par les exportations est ainsi passé à 56%, contre 70% au cours des sept premiers mois de l’année 2015. Si l’on prend pour base de calcul le dé- ficit commercial communiqué par le Cnis pour les cinq premiers mois de l’année en cours, soit 9,8 milliards de dollars, l’on constate qu’en deux mois (juin et juillet), le déficit com- mercial s’est creusé encore, avec 2,13 milliards de dollars en plus. L’année 2016 risque, si un tel ryth- me n’est pas jugulé, de se terminer avec un déficit commercial cumu- lé de 20,448 milliards de dollars. Avec des importations incompres- sibles et une production nationale encore loin d’être suffisante pour les réduire, le déficit sera difficile à ju- guler. Pour résorber ce déficit com- mercial, l’Algérie n’aura d’autre choix que de puiser dans ses réserves de change. Si, par malheur, cette situation était appelée à durer dans le temps, avec toujours la morosité des marchés pétroliers et la léthargie des autres

segments de l’économie nationale, les prévisions de la Banque mondiale de voir les réserves de change at-

teindre 60 milliards de dollars à l’ho- rizon 2018, risquent de se réaliser.

SAÏD SMATI

L’ÉDITO

PAR OUTOUDERT ABROUS

abrousliberte@gmail.com

Préalables S

i l’optimisme du Premier ministre sur la santé financière du pays, expri- mé à Saïda lors de sa sortie sur le terrain qui a sonné le coup d’envoi de la rentrée sociale, est à mettre sur la volonté de l’homme à donner des signes

L’autre

solution

qui semble

obligatoire est celle

qui consiste à revoir de fond en comble la politique des sub- ventions qui profi- tent plus aux riches qu’aux familles aux bas revenus.”

d’apaisement, procède de la tactique, c’est recevable, voire louable. Mais il lui manquera, comme sur d’autres questions relevant de l’économie ou liées à la politique, de convaincre. Et pour cause, tous les indicateurs font dire aux ex- perts qu’il y a plutôt de quoi s’alarmer. Pour eux, le pari de Sellal est difficile, sinon carrément impossible quand il assure que les réserves de changes res- teront stabilisées à 100 milliards de dollars jusqu’en 2019 et que la politique de préservation de tous les acquis en termes de transferts sociaux sera main- tenue. Un pari qui n’est possible que si la facture d’importation diminue de moi- tié. Or, les experts estiment que diminuer les importations de plus de 50% se- rait “inapproprié”, voire risqué. Le faire, c’est aller droit dans le mur, insiste un autre expert. Effectivement, sans importation, il n’y aura ni production loca- le et encore moins de taxes portuaires qui restent importantes dans le ren- flouement des caisses par la fiscalité ordinaire. L’autre solution qui semble obligatoire est celle qui consiste à revoir de fond en comble la politique des subventions qui profitent plus aux riches qu’aux familles aux bas revenus. Pour l’économiste en chef du FMI, le prix de l’essence est à peine plus élevé que celui d’une bouteille d’eau minérale et que 20% des

riches consomment 6 fois plus d’essence que le reste de la population. Cet exemple est édifiant, à plus d’un titre. Mais comment faire pour que ces trans- ferts sociaux prennent la forme de transferts monétaires en direction des fa- milles pauvres ? Cela permettra de continuer dans la préservation de certains acquis mais uniquement en direction des démunis. Une cartographie de la po- pulation s’impose et devient nécessaire si le gouvernement veut être équitable envers sa population. D’autres réformes profondes s’imposent comme recourir au système BOT pour les investissements d’infrastructures et de décider ra- pidement des secteurs qui ne seront pas concernés par la règle des 51/49%. À toutes ces conditionnalités s’ajoute un nouveau modèle économique qui n’est rendu public que dans les grandes lignes, trop généralistes et vagues pour in- citer le capital national ou étranger à investir en toute quiétude. n

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L’actualité en question

Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

LIBERTE

LE MINISTRE DE LA JUSTICE S’EST EXPRIMÉ JEUDI LORS D’UN POINT DE PRESSE À LA COUR D’ALGER

Scandale de Dounia Parc :

Louh suggère à Nouri de saisir la justice

Le ministre Louh a aussi évoqué les libertés individuelles, les enlèvements et la modernisation du secteur de la justice.

T ayeb Louh, ministre de la Justice, garde des Sceaux, a été prolixe, jeudi, lors d’une sortie sur le terrain à la capi- tale. Il a évoqué, ainsi,

plusieurs sujets d’actualité, dont les détournements des deniers publics et, plus précisément, les terres agri- coles. Ce sujet est suscité, pour rap- pel, par la dernière sortie publique du ministre du Tourisme, Abdelouahab Nouri, qui a révélé une affectation illégale de terrains à Dounia Parc. Le ministre Louh a aussi évoqué les libertés individuelles, les enlève- ments et la modernisation du secteur de la justice. Concernant les détournements des terres agricoles, le ministre a estimé, d’emblée, que “ces terres constituent une richesse et un bien du peuple”, et, de ce fait, l’activation par le parquet général de l’action publique “dès réception d'une plainte, quelle qu'en soit l'origine, concernant un acte de détournement” est plus que “néces- saire”. Il a rappelé que cette question figurait dans les derniers amende- ments contenus dans la Constitution, précisant que “l'autorité judiciaire de- meure le seul garant pour faire res- pecter la loi”. Plus précis, M. Louh a ajouté que concernant les mesures juridiques

APS
APS

prises au sujet de la distribution, qua- lifiée “d’illicite”, de 65 hectares à Dounia Parc, par son homologue du Tourisme, “la réponse est contenue dans l'article 32 du code de procédure pénale”. Il a souligné que l’article en question énonce que “toute autori- té constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance

Tayeb Louh, ministre de la Justice, garde des Sceaux.

d'un crime ou d'un délit, est tenu d'en donner avis sans délai au ministère public et de lui transmettre tous les renseignements, procès-verbaux et actes s’y afférents”. Cela dit, Tayeb Louh a suggéré à son homologue du Tourisme de déposer plainte pour une enquête judiciaire. Sur un autre volet, et lors d’une vi- déoconférence, le ministre a mis en

avant l’importance de la protection de la vie privée des citoyens lors des écoutes téléphoniques. Ainsi, il a ins- truit les magistrats de l'ensemble des cours de justice du pays à se conformer à cette règle en préservant “la confidentialité des appels et des correspondances personnels” qui “ne peuvent faire l'objet de violation sans ordre judiciaire”. Concernant les

enlèvements d’enfants dont le der- nier en date était celui de Nihal, il a indiqué que “plusieurs témoins ont été entendus mais aucun individu n'a été arrêté à ce jour”, ajoutant que les procureurs généraux au niveau local ont été chargés de l'appliquer. Le mi- nistre a rassuré, par ailleurs, sur le plan d'alerte récemment mis en pla- ce dans le cadre de la lutte contre ces crimes et l'amélioration de l'efficacité de l'intervention. Il a révélé qu’au niveau de la direc- tion de la modernisation du minis- tère, un système est en cours d'éla- boration pour mettre au point une base de données des personnes im- pliquées dans ce genre de crimes. Concernant la dernière révision du code de procédure pénale, il a esti- mé que cette mesure a permis de ré- duire le nombre des affaires soumises au pénal à raison de 41,46% à travers l'application d'autres options dont les amendes ou la médiation. Ce qui ré- duirait, à en croire le ministre, le taux de détention préventive, sauf que des exemples comme celui du général Benhadid, qui a passé plusieurs mois en détention préventive, et de l’ex- P-DG de la Cnan, Ali Boumbar, qui est en détention préventive de- puis plus de quatre ans, dépasse tout entendement.

MOHAMED MOULOUDJ

LE MINISTRE DU TOURISME RÉPLIQUE À LOUH DEPUIS MOSTAGANEM

“L’enquête suit son cours”

C e jeudi, le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Artisanat et du Tou- risme, Abdelouahab Nouri, s’est rendu

dans la wilaya de Mostaganem pour une visi- te d’inspection sur fond de scandale national lié au détournement du foncier à Dounia Parc. Cependant, le ministre a soigneusement élu- dé les questions des journalistes lors d’un point de presse éclair, sur cette affaire, se contentant, seulement, de rassurer sur la protection du fon- cier touristique, déclarant que l’enquête suit son cours. Une réponse qui sonne comme un recul de M. Nouri qui avait, le jour même lors de sa révélation du scandale, préconisé une so- lution “à l’amiable” avec les acquéreurs des lots. Pour clore le dossier, il avait déclaré que les lots de terrain seront récupérés et les acquéreurs

remboursés alors qu’il était établi, selon les pro- pos du ministre, que la procédure de vente des parcelles était entachée d’irrégularités. M. Nouri avait relevé “une absence de trans- parence”. L’on se retrouve aujourd’hui avec “une enquête qui suit son cours”, qui pourrait déboucher sur l’identification des auteurs de ce scandale et éventuellement leur inculpa- tion…ou non. Pour sa visite, sa première dans la région, le mi- nistre Nouri a inspecté trois communes à sa- voir Mazagran, Mostaganem et Kheireddine, en commençant par l’inspection du pôle tou- ristique des Sablettes, site de plusieurs chan- tiers d’hôtels en construction où il s’est dit “sa- tisfait’’ de l’offre en matière de structures d’accueil hôtelières en cours de construction

ou déjà achevées. Le nombre d’établissements hôteliers dans la wilaya a atteint 31 pour une capacité de 2 585 lits et 21 campings familiaux de 4 450 lits. La superficie globale des 16 zones d’expansion touristique (ZET) est de 4 350 hectares et le nombre d’études du plan d’aménagement du territoire gelées est de 9 projets pour un total de 1 940,30 hectares. À Mazagran, Nouri a vi- sité l’hôtel Hyproc, propriété du ministère de l’Énergie, entre autres, pour s’enquérir de la qualité des services proposés. De nombreux projets en cours de construction ont été visités par le ministre comme les hô- tels Thalassa, Montana et le Zéphir, qui a aus- si procédé à certaines inaugurations, à l’instar de celle de la résidence touristique Zekara im-

plantée aux Sablettes. À Sayada, le ministre s’est rendu à la fondation Djanetou el-Arif dans la Vallée des Jardins, où se déroulait une expo- sition sur l’artisanat traditionnel, ainsi qu’à Kheireddine où il a posé la première pierre du projet de construction d’un gîte du cavalier à la jumenterie de Metidji. L’autre important projet qui traîne depuis longtemps, est celui du parc animalier de Khar- rouba, dont l’idée a été lancée par l’ancien wali Maâbed Ahmed, au coût estimé à 35 milliards de dinars et d’une superficie de 21 000 m². Une fois achevé, il sera un acquis inestimable pour le chef-lieu de wilaya, encore totalement dépourvu d’espaces de loisirs.

M. SALAH

VISITE INOPINÉE DE BOUDIAF AUX URGENCES DE L’HÔPITAL MUSTAPHA-PACHA

Le médecin de garde absent, le laboratoire fermé

C e n’étaient pas les requêtes et les réclamations qui man- quaient. Mais le ministre de

la Santé avait peut-être besoin de voir de ses propres yeux pour y croi-

re et éventuellement agir. Les ur- gences de l’hôpital Mustapha-Pacha sont indignes d’un service hospita- lier. C’est maintenant chose faite. Jeudi, vers 22 heures, Abdelmalek Boudiaf, accompagné pour la cir- constance d’un journaliste de la ra-

dio Chaîne III, a effectué une visite inopinée au niveau du service en question et dans d’autres par la sui- te. Selon le reportage diffusé par la ra- dio, le ministre a découvert un ser- vice livré à l’anarchie, avec cette ima- ge saisissante d’un père de famille, debout, tenant dans ses bras sa fille blessée à la tête et qui pleurait, ne sa- chant à quelle blouse blanche se vouer. Et pour cause, le médecin qui

devait prendre en charge la fille blessée était absent. Tout comme le chef du laboratoire qui, pour le malheur des patients, avait fermé boutique et pris le trousseau de clés avec lui. Abdelmalek Boudiaf, qui a passé beaucoup de temps à visiter et ins- pecter des enceintes hospitalières dans plusieurs wilayas, a appris, cette nuit, qu’il lui fallait aussi re- garder ce qui se passait dans les hô-

pitaux proches du siège de son mi- nistère. Car les carences relevées à Mustapha ne datent pas de ce mois. Si elles ont subsisté, c’est parce que le département de Boudiaf a man- qué d’organiser les inspections de sorte à dissuader les personnels, chefs de service, médecins et infir- miers, fauteurs d’anarchie. Le ministre de la Santé, entendu sur les ondes de la radio, a annoncé sur le champ le licenciement du méde-

cin défaillant. On ne doute pas qu’il formalisera la sanction. C’est la moindre des choses. Mais est-ce la panacée face à ce terrible mal qui ronge nos hôpitaux ? Un ancien mi- nistre de la Santé, Yahia Guidoum, pour ne pas le nommer, avait érigé en règle les limogeages en direct à la télévision. La santé ne s’est pas por- tée mieux pour autant.

S. A. I.

LIBERTE Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

LE RADAR

radar@liberte-algerie.com

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

5

CRÉATION DE MICROENTREPRISES DES FEMMES EN CHINE

Le témoignage de Nouria Hafsi sur la place réservée aux femmes chinoises

de Nouria Hafsi sur la place réservée aux femmes chinoises n Intervenant mercredi dernier lors de

n Intervenant mercredi dernier lors de la clô- ture du campus d’été de l’UNFA, qui s’est dé- roulé du 29 au 31 août dernier au centre uni- versitaire Belhadj-Bouchaïb de Aïn Témou- chent et qui s’est achevé avec le vote d’une sé- rie de recommandations, Nouria Hafsi, se- crétaire générale de cette organisation, a dé- veloppé l’importance de la création des mi- croentreprises pour situer le grand fossé qui sépare notre pays de celui de la Grande Mu- raille, la Chine. “J’étais invitée par la fédéra- tion des femmes chinoises. Dans l’hôtel des en- treprises des femmes chinoises, j’ai constaté une chaîne humaine d’une moyenne de 200 femmes qui s’est formée. J’ai demandé à connaître la raison de cette chaîne. J’étais alors

agréablement surprise d’apprendre qu’il s’agis- sait tout simplement de femmes qui sont ve- nues pour créer leurs propres microentre- prises au niveau du guichet unique ouvert dans cet hôtel de la fédération. L’autre surprise, c’est juste après : le temps qui m’a permis de visi- ter le centre de la fédération, ce qui a duré à peu près une heure et demie, il n’y avait per- sonne. Et là on m’a expliqué qu’elles sont par- ties après avoir créé leurs entreprises après seu- lement… un quart d’heure.” Malgré une pro- duction de 38,3% de ses besoins en pétrole brut, la Chine enregistre une croissance plus rapide des prêts destinés aux petites entre- prises que celle des prêts accordés aux moyennes et grandes entreprises.

SAÏDAL ET SOUMMAM AU SECOURS DE L'USMH

2,5 milliards dans les caisses

AU SECOURS DE L'USMH 2,5 milliards dans les caisses n Les caisses de l'USMH ont été

n Les caisses de l'USMH ont été renflouées par la somme de 2,5 milliards de centimes émanant de deux sponsors. Le premier chèque d'un milliard de centimes est parvenu de la laiterie Soummam, le second de l'entreprise pharmaceutique Saïdal de 1,5 milliard de centimes qui vont permettre au pré- sident Mohamed Laïb de faire face à la grosse pres- sion des joueurs qui ne

cessent de réclamer le payement de leurs men- sualités. Il devra aussi verser près de 300 millions de centimes au joueur Hamza Aït Oua- meur représentant les dettes que ce club lui doit. En revanche, le Guinéen Koni Coumbassa qui avait fugué au début de cette saison en ratant la prépa- ration d'intersaison ne de- vrait pas percevoir deux mois de mensualité en rai-

son de son absence irrégu- lière constatée par un huis- sier de justice. Laïb veut d'emblée sévir contre ce joueur qui n'en est pas à sa première fugue. En outre, le joueur Larbi a été officiellement qualifié et jouera à la place de Herrag au poste d'arrière gauche suite à la suspension pour un match de ce dernier, ex- pulsé face au MCA.

IL DÉDICACERA

SON DERNIER

LIVRE

Arezki Metref à Montréal

n L’écrivain-journaliste

Arezki Metref animera une conférence-débat, dimanche 4 septembre, à Montréal sur l’écriture et la problématique de l’exil. La décennie noire qui a décimé une partie de l’intelligentsia algé- rienne avait contraint une bonne partie d’intel- lectuels à choisir entre la valise et le cercueil. Comment, à partir d’une terre d’accueil, forcé- ment étrangère, écrire l’Algérie et s’écrire ? Ou comment écrire l’exil tri- vialement ? C’est cette problématique du sabre contre la plume qui sera débattue par l’ancien rédacteur en chef du journal Ruptures.

cette problématique du sabre contre la plume qui sera débattue par l’ancien rédacteur en chef du

TRANSPORT

AÉRIEN

Une desserte Oran – Paris d’Air France

prochaine-

ment

n La compagnie

française de transport aérien Air France compte inaugurer une nouvelle ligne vers l’Algérie. Une desserte Oran – Paris et Paris – Oran sera lancée au cours du mois de septembre, a-t-on appris de bonne source qui ne précise, toutefois, pas le nombre de rotations entre la capitale française et celle de l’Ouest algérien. L’on sait, en revanche, que l’inauguration de la desserte se fera en grande pompe en présence, à Oran, du secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, Alain Vidalies.

POUR RÉTABLIR L’IMAGE DE L’ISLAM

60 imams et mourchidate envoyés en France

DE L’ISLAM 60 imams et mourchidate envoyés en France n Une journée de formation au profit

n Une journée de formation au profit de 61 imams a été organisée à Alger et à la- quelle avait pris part le mi- nistre des Affaires religieuses où ce dernier a appelé la soixantaine d’imams et mourchidate sélectionnés à donner la véritable image de l’islam par des actes et des comportements exemplaires. Surtout en ce moment où un climat d’islamophobie en- vahit l’Hexagone. Une formation complé-

mentaire sera dispensée à ces envoyés du culte algé- riens au niveau des univer- sités françaises. Lors de cet- te rencontre à laquelle ont assisté le représentant du Bureau central des cultes du ministère français de l'Inté- rieur, Arnaud Schaumasse, et le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubekeur, le ministre a souligné que “les imams jouissent aujourd'hui de toute la compétence pour se prémunir contre ce fléau”.

ARRÊT SUR IMAGE

ARRÊT SUR IMAGE La bibliothèque communa- le d'Ath Laqser (sud-est de Bouira) encerclée par les immondices.

La bibliothèque communa- le d'Ath Laqser (sud-est de Bouira) encerclée par les immondices. Lieu de savoir ou dépotoir ?

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L’actualité en question

Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

LIBERTE

ALORS QUE 119 AUTRES SONT CONCERNÉES PAR DES ENQUÊTES EN COURS

Fraude au baccalauréat :

quinze personnes écrouées

Les enquêtes diligentées par la justice dans 22 wilayas ont permis l’identification d’au moins 137 personnes, dont 12 encadreurs et 77 candidats, impliquées dans le scandale du bac.

À la veille de la rentrée scolaire prévue pour demain, les premiers résultats des en- quêtes enclenchées sur la fraude à gran-

de échelle ayant émaillé les épreuves du baccalauréat font état de l’arres- tation de 15 personnes, reconnues coupables, sur un ensemble de 137 personnes soupçonnées dans ce scandale sans précédent. C’est ce qu’a révélé jeudi dernier en marge de sa rencontre avec les partenaires sociaux du secteur, la ministre de l’É- ducation, Nouria Benghabrit, se ré- férant aux informations recueillies auprès du ministère de la Justice. “Sur 16 prévenus placés en détention préventive, 15 individus dont trois femmes ont été reconnus coupables d'actes de fraude”, a-t-elle précisé, in- diquant que des enquêtes, encore en cours, sont engagées dans pas moins de 22 wilayas. Ce qui laisse en- tendre que d’autres personnes dont des encadreurs de l’éducation sont également éligibles à la condamna- tion. Elle concerne, détaille la mi-

nistre, au moins “119 personnes dont 35 femmes”, rappelant que les enquêtes diligentées par la justice dans 22 wilayas ont permis l’identi- fication d’au moins 137 personnes dont 12 encadreurs et 77 candi- dats, impliquées dans le scandale du bac. Du coup, affirme-t-elle, “des me- sures ont été prises à l’encontre des prévenus impliqués dans la publica- tion des sujets avec leurs corrigés sur les réseaux sociaux, d’usurpation d’identité du candidat, d’utilisation

APS
APS

Nouria Benghabrit, ministre de l’Education nationale

de téléphones cellulaires et Bluetoo- th et complicité dans des actes de fraude”.

Retraite anticipée : M me Benghabrit rassure

S’agissant de la rencontre avec les partenaires sociaux, la ministre, consciente des réactions que susci- terait le maintien par le gouverne- ment de la décision, confirmée la veille par le Premier ministre, Abdel- malek Sellal, de réformer le système des retraites, a d’emblée tenu à ras- surer que cette réforme ne concer- nerait pas à présent le secteur de l’éducation. Du moins pas pour l’instant. Selon elle, les enseignants et autres employés du secteur dési- rant partir à la retraite anticipée, (proportionnelle), peuvent toujours le faire. Mais à condition, nuance-t-

“Les fonctionnaires du secteur pour- ront déposer leur dossier à la fin 2016 en fonction de l'agenda préalablement défini. Tous les fonctionnaires du sec- teur de l'éducation nationale sont au courant que le dépôt des dossiers de retraite doit se faire lors du premier trimestre de l'année scolaire”, a-t-elle expliqué, non sans rassurer que les fonctionnaires dont les dossiers avaient été déposés entre septembre et novembre 2015 bénéficieraient de la retraite à “la fin août de l'année prochaine”. Idem, dit-elle, pour ceux qui comptent déposer leur dossier au courant du premier trimestre de la présente année scolaire.

Les syndicats réservés

Si l’argument avancé par Benghabrit apaise un tant soit peu des préten- tions immédiates relatives au départ à la retraite anticipée, il n’en demeu- re pas moins que les syndicats du secteur refusent catégoriquement que cet acquis des travailleurs soit re- mis en cause. “Certes, les explications concernant le dossier de la retraite fournies par la ministre, par ailleurs sensible à plusieurs de nos doléances, reste convaincantes d’autant plus qu’elle s’est affichée plutôt favorable à l’inscription de notre métier d’en- seignant dans la liste des travaux pé- nibles, mais en tant que syndicaliste, je reste foncièrement opposé à ce que cet acquis des travailleurs soit dé- finitivement remis en cause”, met en garde en effet, Meriane Meziane, co- ordinateur national du Syndicat na- tional des professeurs de l’ensei- gnement secondaire et technique

(Snapest), joint par téléphone, qui se dit ne pas comprendre “comment se fait-il que le principe du départ à la retraite anticipée soit adopté au mo- ment où le pays était affecté par la cri- se économique la plus importante de son histoire — crise des années 90 — caractérisée par le plan d’ajuste- ment structurel imposé alors par le FMI, et pas actuellement alors que la situation est de loin meilleure ?”. Ce dossier, pour ainsi dire, est encore loin d’être clos. Les syndicats pré- sents à la réunion de jeudi, n’écar- tent pas de recourir à la protestation dès lors que c’est le flou qui entou- re toujours ce dossier. Le même syndicaliste, qui précise que cette ré- union “d’information” n’avait pas pour ordre du jour de négocier, n’a pas manqué de saluer la ministre qui s’était, dit-il, montrée “sensible à nos doléances et auxquelles elle promet d’apporter des réponses”. Il citera entre autres gros dossiers, la réfor- me du bac qu’il qualifie “d’avancée considérable pour l’école algérienne”. M. Meriane se dresse, ainsi, contre le clan des islamistes qu’il désigne par “les tenants des ténèbres”. L’en- seignant, cela dit, n’a aucune haine envers ces derniers, mais il veut, à juste titre, les rappeler à l’ordre que l’école algérienne a besoin d’être réformée pour se mettre au diapason des standards universels et qu’ils n’ont qu’à apporter un “palliatif convaincant” s’ils en ont. Le dossier de la réforme du bac, faut-il le rap- peler, est actuellement soumis au Premier ministre.

FARID ABDELADIM

elle, qu’ils déposent leurs dossiers avant le 31 décembre prochain, soit l’échéancier préalablement établi par le gouvernement. Néanmoins, elle promet d’œuvrer à inscrire le métier (ou les métiers) de l’enseigne- ment dans la nomenclature des “travaux pénibles” que le gouverne- ment devra définir dès l’entrée en vi- gueur, prévue à partir de 2017, du nouveau système de retraite lequel est conçu notamment pour mettre fin au départ à la retraite anticipée ou encore la fixation à 60 ans de l’âge du départ à la retraite. Consciente que “près de 90%” des demandes de retraite déposées par les fonction- naires de l’éducation, concernent la retraite anticipée, Benghabrit pro- met, en effet, l'organisation pro- chainement d'un atelier autour de ce thème avec les partenaires sociaux.

RENTRÉE SCOLAIRE

Écoles et nouvelles cités : la surveillance sera renforcée

L es établissements scolaires seront placés, dès dimanche matin, sous haute sur- veillance. Ce dispositif de sécurité, qui

devra s’étaler sur les premières semaines de la rentrée scolaire 2016-2017, verra la mobilisa- tion de policiers, de gendarmes et d’éléments de la Protection civile. Ces mesures ont été prises lors des réunions de coordination qui se sont déroulées, la semaine dernière, dans le cadre d’une commission mixte qui a réuni des représentants du secteur de l’éducation natio- nale, des services de l’ordre (DGSN, GN et DGPC), mais aussi des représentants des as- semblées élues pour “sécuriser les périmètres des établissements scolaires” et faire face à la colère grandissante des parents d’élèves, dont

les enfants n’ont pas eu la chance de réussir au baccalauréat à la suite du scandale des fuites de sujets, des recalés et des inscriptions non confirmées dans certaines localités où les ci- tés des nouveaux relogés n’ont pas encore achevé les projets de réalisations d’infrastruc- tures scolaires. “Les périmètres des établisse- ments scolaires seront sécurisés à partir de di- manche (demain, ndlr) avec la mobilisation de policiers, de gendarmes et d’éléments de la Pro- tection civile qui assureront la sécurité des élèves et veilleront à faire respecter l’interdiction du stationnement anarchique devant les écoles”, a indiqué une source proche du dossier. À cet effet, les services concernés ont répertorié toutes les écoles dont les accès donnent direc-

tement sur des voies publiques pour parer aux risques d’accidents et d’agressions, et des établissements scolaires isolés pour sécuriser les itinéraires des élèves qui ne bénéficient pas de transports scolaires. Aussi, précise la même source, les policiers et les gendarmes “auront pour mission de sécuriser les périmètres des éta- blissements scolaires afin de réduire les risques d’accidents de la route dont sont souvent vic- times les élèves à leur sortie d’école”. Autrement dit, ce nouveau système permettra d’assurer deux rotations par jour pour juguler les désa- gréments liés à l’insécurité devant les écoles. De son côté, la Sûreté de wilaya d’Alger a pro- grammé, tout au long de l’année, des sessions de sensibilisation contre les accidents de la rou-

te et contre les fléaux sociaux, au profit des élèves appelés à redoubler de vigilance, d’une part, et a décidé d’interdire définitivement le stationnement devant les écoles pour écarter tous les risques liés aux accidents et aux agressions, de l’autre. Parallèlement, la DGPC

a chargé des unités spécialisées pour sécuri-

ser les établissements, le corps enseignant, le personnel administratif et les élèves, en met- tant à leur disposition les moyens techniques nécessaires pour parer à tout sinistre. Ainsi,

et au total, ce sont 55 000 policiers, 50 000 gen-

darmes, sans compter des milliers d’agents de

la Protection civile qui sont mobilisés pour as-

surer la sécurité des établissements scolaires.

FARID BELGACEM

LE FCE LANCE LA DEUXIÈME ÉDITION DE L’OPÉRATION

“Un cartable pour l’avenir”

L e Forum des chefs d’entreprise a lancé, jeudi 1 er septembre 2016, la deuxième édition de l’opération

“Un cartable pour l’avenir” qui s’inscrit dans le cadre de son programme FCE Solidaire 2016. Cette initiative permettra à des enfants issus de familles défavorisées de différentes régions du pays de bénéficier de moyens matériels leur garantissant une bonne scolarité. Le président

d’honneur du FCE, Omar Ramdane, qui a

donné le coup d’envoi de cette opération,

a remercié les membres pour leur

mobilisation en répondant massivement

à l’appel à contribution du Forum ainsi

que tous les volontaires de l’association Sidra, avec son réseau associatif, qui consacrent un temps précieux à venir en aide aux catégories vulnérables de la société. Pour Omar Ramdane, “le FCE est persuadé qu’une économie développée

doit être menée par des compétences formées dans nos écoles et nos universités”. C’est pour cela, a-t-il indiqué, que le Forum suit de très près les réformes engagées dans le secteur de l’éducation “car c’est non seulement l’avenir de nos enfants qui est en jeu, mais aussi l’avenir de toute notre grande nation. La priorité doit être donnée au secteur de l’éducation”. Le président d’honneur du FCE estime que “le débat

sur l’école algérienne doit être exempt de toute considération idéologique”. “Nous tenons plus que tout au monde aux constantes nationales et à nos repères identitaires, mais cela ne doit pas nous empêcher de plaider pour une école qui inculque des valeurs universelles et humanistes et soit, avant tout, un lieu de savoir et de connaissance”, poursuit Omar Ramdane.

M. R.

LIBERTE

Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

L’actualité en question

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LE MINISTRE DE L’ÉNERGIE EN TOURNÉE EN IRAN ET AU QATAR

Opep : test de diplomatie et de lobbying pour Bouterfa

Ce déplacement en Iran et au Qatar intervient, alors qu’Alger prépare la 15 e réunion ministérielle du Forum international de l’Énergie (IEF15), prévue du 26 au 28 septembre, ainsi que la réunion informelle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui devrait avoir lieu en marge de ce Forum.

A ccompagné

d’une

importante déléga- tion, le ministre de l’Énergie, Noureddi- ne Bouterfa a entamé hier une visite de tra-

vail de quatre jours à Téhéran et à Doha. M. Bouterfa aura des entre- tiens avec ses homologues iranien et qatari sur les relations de coopération entre l’Algérie et ces deux pays en matière d’énergie. Ce déplacement en Iran et au Qatar intervient, alors qu’Alger prépare la 15 e réunion mi- nistérielle du Forum international de l’énergie (IEF15), prévue du 26 au 28 septembre prochain, ainsi que la réunion informelle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui devrait avoir lieu en marge de ce Forum. La rencontre informelle dont il est question, revêt de l’importance et Al- ger veut la réussir en y faisant par- ticiper le maximum de pays membres de l’organisation pétroliè- re et en faisant en sorte qu’elle se ter- mine par un accord sur le gel de l’offre pétrolière des pays Opep et non-Opep à son niveau de janvier 2016. C’est dans ce but que Nou- reddine Bouterfa effectue ce voyage en Iran et au Qatar. M. Bouterfa es- saye de convaincre ces deux États, in- fluents au sein de l’Opep, de faire montre de souplesse et de surpasser les énormes problèmes que connaît

Yahia/Archives Liberté
Yahia/Archives Liberté

Noureddine Bouterfa, ministre de l’Énergie.

actuellement l’organisation des pays exportateurs de pétrole. Y réussira- t-il ? Cette visite fait, en fait, figure

de test pour le nouveau ministre de l’Énergie. Celui-ci s’essaye à la di- plomatie de l’énergie dans un

contexte de crise pétrolière difficile et complexe où le chacun pour soi prévaut dans les travers de l’Opep. Mais, il semble que toutes les options sont ouvertes à la réunion d’Alger, y compris un gel de la production. Cela est d’autant plus plausible que trois grands pays producteurs sem- blent y être favorables. Il y a d’abord, l’Arabie saoudite, avec cette déclaration claire et sans équivoque de son ministre des Af- faires étrangères, Abdel al-Jubeir. Ce dernier a, en effet, affirmé qu’il serait “plus raisonnable” pour le royaume de “revoir ses positions” et “d’agir” de concert avec d’autres producteurs de pétrole pour “impulser” des chan- gements dans la production globa- le. Et, d’ajouter : “Je pense qu’il y a un mouvement vers une production commune, vers un effort commun. Si d’autres producteurs sont d’accord, il devient raisonnable pour l’Arabie saoudite de faire de même.” Il y a en- suite la Fédération de Russie qui pousse également à un gel de la production. Le président russe Vla- dimir Poutine s’est dit, hier, favorable à un gel de la production de pétro- le pour soutenir les prix, jugeant qu’un accord entre les pays pro- ducteurs serait “une bonne déci- sion”. Je vais répéter, souligne-t-il, notre position : nous estimons que ce serait une bonne décision pour le secteur énergétique mondial.

Réunis en avril dernier à Doha, la Russie et les membres de l’Organi- sation des pays exportateurs de pé- trole n’étaient pas parvenus à conve- nir d’un gel concerté de production pour soutenir les cours, en raison no- tamment de divergences au sein même de l’Opep et de rivalité entre Riyad et Téhéran. Il y a enfin l’Iran qui semble avoir adouci sa position, en affirmant que ses exportations pétrolières auront retrouvé le niveau d’avant les sanc- tions internationales de 2012. Et, qu’il ne voit pas d’inconvénient à ce que la production pétrolière des pays Opep et des non-Opep soit gelée à son niveau de janvier. Et, alors que les déclarations se multiplient autour de la réunion informelle d’Alger, les cours du pétrole conti- nuent d’alterner hausse et baisse. Hier, ils ont amorcé un léger rebond en cours d’échanges européens, pro- fitant d’achats à bon compte après leur nouveau dévissage de la veille ainsi que de déclarations du prési- dent russe Vladimir Poutine qui s’est dit favorable à un gel de la pro- duction. Ainsi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 45,83 dollars sur l’Interconti- nental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 38 cents par rapport à la clôture de jeudi 1 er septembre.

YOUCEF SALAMI

L’AUSTÉRITÉ TOUCHE LE SECTEUR DE L’ÉNERGIE

Les projets n’ayant pas atteint 50% de réalisation gelés

A près l’annonce à peine voilée de Nour- redine Bouterfa, ex-P-DG de Sonelgaz et actuel ministre de l’Énergie, sur

une éventuelle augmentation des prix de l’électricité et du gaz, c’est l’austérité qui touche ce secteur avec la décision du gel de programmes d’investissement déjà lancés. Ainsi, lors du conseil de wilaya, tenu mercredi, à Bouira, le représentant de la société de dis- tribution de l’électricité et du gaz a annoncé que des instructions ont été données par la tu- telle pour le gel de tous les projets en cours de réalisation dont le taux d’avancement des tra- vaux n’a pas atteint 50%. Une information qui n’est même pas parvenue au wali qui a de- mandé à voir “la note”. “Transmettez-nous la note que vous avez reçue”, a-t-il dit, avant d’in- terroger le représentant de la SDE : “Pourquoi

ne m’avez-vous pas informé afin d’entre- prendre des démarches en haut lieu et voir ce que l’on peut faire ?” Jeudi, nous avons confirmé l’information au- près de Nacer Khaled, directeur de la SDC de Bouira, en présence du DRH, Nedjari Boua- lem. “Effectivement, nous avons reçu une ins- truction verbale”, reconnaît-il. Pour les pro- jets concernés, “je n’ai aucun détail”, avoue- t-il. Et d’ajouter : “Notre secteur est touché par le gel des projets, comme les autres secteurs, tels que la santé, l’éducation.” Avec cette décision, ce sont des milliers de foyers qui seront pri- vés de nouveaux branchements en électricité et de raccordements en gaz. D’ailleurs, elle a été mise à exécution en douceur, avant même son annonce officielle en conseil de wilaya. L’entreprise chargée de la réalisation du pro-

jet de raccordement des localités de Sidi La- khdar et Cheraga, dans la commune de Boui- ra, a plié bagage, et les citoyens, en l’apprenant, ont organisé, le 9 août, un sit-in devant le siè- ge de la wilaya. Au niveau de plusieurs localités, après l’entrée en vigueur de l’instruction, les entreprises char- gées de la réalisation n’ont pas entamé les tra- vaux. Par ailleurs, la mise en application de cet- te instruction n’est pas chose aisée sur le ter- rain au vu du taux d’avancement des travaux du réseau de transport et du réseau de distri- bution. Au niveau de la localité de Draâ Khemis, le ré- seau de distribution (RT) a atteint le taux de 100% et celui de la distribution 19,99% ; à Ou- led Rached, le RT 84% contre 14% pour le RD ; à Guerouma, le RT est évalué à 80% et le RD

n’a atteint que les 28%. Pour les nouveaux pro- jets, le rêve de raccordement des 3 000 foyers lancé, le 20 août, par Ahmed Menguellati, se- crétaire général et wali par intérim, est parti en fumée. Pour les projets en cours, plusieurs enregistrent des retards considérables pour différentes raisons, notamment les oppositions des ci- toyens d’un côté et les retards des entre- prises réalisatrices, de l’autre, qui, parfois, jus- tifient la cadence des travaux par le non-paie- ment des anciennes factures par la SDC, et cet- te dernière rejette la balle sur le Trésor public qui, de son côté, enregistre un grand retard dans le déblocage des crédits pour le pro- gramme complémentaire pour les 9 000 foyers prévus.

ABDELLAH DEBBACHE

UNIVERSITÉ DE BÉJAÏA

Gel des prêts sociaux

L’ austérité gagne du terrain. Aucun secteur n’est désor- mais épargné. En effet, dans

un affichage, la commission des œuvres sociales relevant de l’uni- versité Abderahmane-Mira de Bé- jaïa a porté à la connaissance des tra- vailleurs la décision de geler le dépôt de dossiers pour les prêts sociaux. Dans ce communiqué posté sur la page web de l’institution universi-

taire, il a été notamment mention- né : “Nous portons à la connaissan- ce de l’ensemble du personnel ensei- gnant et ATS de l’Université que le dépôt des dossiers relatifs au chapitre 3 (Prêts sociaux) est gelé jusqu’au mois de janvier 2017.” L’argument avancé par les respon- sables des œuvres sociales de l’uni- versité de Béjaïa est “l’insuffisance de crédits”. Par ailleurs, dans le même

communiqué, il a été mentionné, au grand dam des postulants, que “concernant les dossiers de l’année 2015, seuls ceux datés des mois d’oc- tobre, novembre et décembre seront pris en considération”. Autrement dit, les dossiers des neuf autres mois en sont naturellement exclus. Et la question qui taraude l’esprit du personnel enseignant et ATS de l’université Abderahmane-Mira de

Béjaïa est de savoir si ce gel décrété jusqu’au mois de janvier 2017 concerne seulement Béjaïa. Contacté à ce sujet, M. Touazi, en- seignant et membre du Cnes-Béjaïa, soulignera que cette mesure est une “nouvelle surprenante”, qui fera l’ob- jet “d’une riposte par le biais d’un communiqué”, conclura-t-il. Tout porte à croire que cette décision “surprenante” participe des mesures

prises par les autorités d’opérer des coupes budgétaires tous azimuts pour faire face à la crise financière. Et de s’attaquer à toutes les niches avec le risque de provoquer un mé- contentement général en cette ren- trée scolaire, universitaire et sociale.

A. HAMMOUCHE

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Reportage

Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

LIBERTE

MERCURIALE DU MOUTON DE L’AÏD VARIABLE À L’OUEST DU PAYS

Le faible pouvoir d’achat plombe les ventes

À quelques jours de la fête de l’Aïd el-Adha, la faible vente du mouton inquiète les éleveurs qui la justifient par la chute du pouvoir d’achat des familles.

À Oran, que ce soit au marché de bestiaux à El-Kerma ou aux différentes fermes des localités de Kehaïlia, de Toumiat, d’Oued Tlélat, connues par la qualité de leurs élevages, c’est

le même constat. “Le client est prudent et rai-

sonnable. Il attend une baisse des prix qui n’ar- rivera jamais

car le coût de l’élevage est cher”, affir-

me B. N., un éleveur de père en fils, avant de préciser que “l’orge coûte 2 800 DA/q, le son 3 000 DA. Il faut ajouter à cela le maïs, le soja, les frais du vété- rinaire et les salariés, le prix du mouton ne peut pas baisser”. En effet, le prix de l’agneau chez le boucher n’a pas connu de fléchissement et dépasse les 1 400 DA/kg. Aux différents points de vente cités, le prix d’un agneau de 30 kg varie entre 45 000 et 55 000 DA. Quant à celui de 20 à 25 kg, le prix oscille entre 35 000 et 40 000 DA. Pour les prix accessibles dans certains marchés aux bestiaux, les éleveurs sol- licités justifient leurs prix. “D’abord, la quali- té de la viande, puis l’engraissement d’une bête nécessite au moins 6 000 DA en moyenne pour une période de deux mois. Enfin, le client connaît la ferme et le propriétaire. En cas de pé- pin (santé de la bête, qualité de la viande), il peut réclamer et porter plainte si c’est nécessaire. Autre chose : le mouton est pris en charge par le fermier jusqu’au jour de l’Aïd et on peut lui assurer le transport s’il le désire”, affirme l’éle- veur Berrefas d’Oued Tlélat. Et de conclure :

“Si on pousse l’éleveur à vendre à perte, il risque de cesser son activité.” Cependant, des familles ont décidé de faire l’impasse sur le mouton de l’Aïd, refusant l’achat à crédit. “D’habitude, je le fête à la mai- son, mais cette année, ce n’est pas possible fau- te de moyens financiers. La vente par facilité est souvent pénalisante”, confie un retraité qui, pour la première fois de sa vie, passera, avec sa petite-fille, l’Aïd chez son fils marié.

Par : N. BENABBOU/ B. ABDELMADJID/A. MOUSSA/A. BENMECHTA

Tlemcen : les conséquences du verrouillage de la frontière

À travers la wilaya de Tlemcen, le mouton du sacrifice, cette année, est non seulement dis- ponible en nombre important, mais également à un prix relativement à la portée des bourses moyennes contrairement aux années précé- dentes. Ce constat est principalement dû au fait que la frontière algéro-marocaine étant ver- rouillée, le cheptel, qui avait l’habitude d’être exporté frauduleusement, reste au pays. Les contrebandiers ont dans leur globalité préfé- ré abandonner cette activité pourtant lucrati- ve car craignant leur arrestation illico presto par les services des gardes-frontières et leur in- culpation de crime économique sévèrement ré- primé par la justice avec des peines de réclu- sion allant jusqu’à 20 ans de privation de liberté en sus de fortes amendes. En 2015, des milliers de têtes de mouton ont pu traverser la frontière ouest à partir d’El-Ari- cha, par des chemins détournés, et surtout la nuit dans des camions circulant feux éteints. C’est ce qui a expliqué la flambée des prix sur les marchés à cette période précise. Au bas mot, pour cette année, c’est un gain d’au moins un million de centimes qui est réalisé par tête avec la possibilité pour chacun de varier son choix sans subir le diktat des éleveurs. À quelques jours de l’Aïd, au niveau des nombreux mar- chés du cheptel, le mouton de moyenne cor- pulence est proposé à environ 25 000 DA. Cet- te année, pour éviter toute menace d’épidémie

Billel Zehani/Archives Liberté
Billel Zehani/Archives Liberté

de fièvre aphteuse, les autorités sanitaires ont contraint les maquignons à vendre leur cheptel exclusivement au niveau des marchés agréés avec la présence sur place d’un vétéri- naire. La tendance de la vente s’est donc in- versée, l’offre supplantant la demande avec l’ef- fet direct sur le prix revu à la baisse. Ce n’est pas de gaieté de cœur que les éleveurs ont com- mencé à embarquer leurs agneaux et béliers sur les camions pour prendre la direction des ci- tés urbaines. Ils sont dépités par la tournure pris par les événements qui ne servent pas leurs intérêts financiers.

El-Bayadh:leséleveurspréparentleurriposte

Coïncidant avec la fin des grandes vacances et la rentrée des classes, la fête de l'Aïd el-Adha risque encore d'échapper à plusieurs familles dont le revenu est loin de répondre à une tel- le succession d'événements. Ce constat survenant à chaque fois que la bour- se est sollicitée, la population d'El-Bayadh as- siste, impuissante, au déferlement de fêtes et d'événements liés à son quotidien. Pourquoi donc cette inquiétude à l'approche d'un ren- dez-vous religieux que la majorité des citoyens classe comme occasion singulière d'avoir en- fin un petit bout de viande dans son assiette, à défaut de l'avoir tout le long de l'année ? La réponse est toute simple à partir du moment où la spéculation qui touche les viandes rouges dépasse l'entendement, à plus forte rai- son quand il s'agit d'attirer ces clients d'un jour ! À El-Bayadh, l'élevage ovin, qui, jadis, était une fierté de toute une région, tend à de- venir une corvée pour la plupart des éleveurs tant le cheptel dépend exclusivement de l'ali- ment concentré, lequel se marchande parfois sous le manteau, et quand les maladies ne sont pas au rendez-vous. Pour Hadj Hmidat, un des rares éleveurs au- thentiques de la région, le phénomène de la spéculation rend caduque toute stratégie d'élevage et, par conséquent, c'est à “l'État de prendre ses responsabilités” pour préserver aus- si bien les intérêts des éleveurs que des consommateurs. Notre interlocuteur nous révélera que “cette année, aucun éleveur, digne

Le prix du mouton reste élevé.

de ce nom, ne pourra amortir les dépenses ef- fectuées pour être au rendez-vous du sacrifi- ce…”. Cette inquiétude affichée par notre in- terlocuteur a trait directement à la déchéan- ce des prix constatés aux marchés du bétail, comme en témoignent nos différentes virées effectuées sur les grands marchés de la wilaya, à savoir celui du chef-lieu de la wilaya et ce- lui de Bougtob. En effet, les prix ne cessent de dégringoler au point que l'écart entre ceux pratiqués aupa- ravant et ceux de cette année dépasse les 20 000 DA. À titre d'illustration, un bélier ne dépas- se pas les 40 000 DA, au moment où l'agneau est cédé à moins de 25 000 DA. Cependant, bien que le consommateur trouve son comp- te dans pareille occasion, les professionnels de l'élevage ne se disent pas dupes, alertant les pouvoirs publics quant à une prochaine en- volée des prix de l'ovin dès le lendemain des fêtes de l'Aïd, comme quoi la conjoncture ac- tuelle n'est qu'éphémère. S'agit-il donc d'une simple coïncidence ou carrément d'un bra- dage ? Pour les responsables de la Chambre de l'agriculture de la wilaya, rien à voir avec ces deux suppositions. En fait, pour eux, les prix pratiqués en ce moment peuvent trouver ex- plication par les faits de la sécheresse et des ma- ladies qui ont sévèrement touché le cheptel ovin ces derniers mois, où des milliers de têtes ont péri. Du côté de la Direction des services agricoles, la chute des prix serait conjoncturelle étant donné qu'elle serait liée uniquement au désé- quilibre entre l'offre et la demande, non sans citer le coup dur porté aux spéculateurs qui empruntent nos frontières. Enfin, le seul pa- radoxe relevé à travers les marchés hebdo- madaires : les prix des brebis d'engraissement et les génisses qui se sont envolés, atteignant les 35 000 DA. Là, l'index montre carrément l'éleveur qui prépare sa riposte pour les mois prochains, surtout que la majorité d'entre eux se dit prête à se sacrifier pour le jour de l’Aïd afin de rebondir juste le lendemain !

Mascara : le crédit du bêlement

Outre les marchés hebdomadaires de Masca-

ra, Maoussa, Khalouia, Sig, Tighennif et Ghriss, de nombreux autres marchés de bé- tail non programmés se tiennent dans la ré- gion de Mascara, parti- culièrement en cette période de veille des fêtes de l’Aïd. Au lieu- dit “Souika”, rendez- vous des transactions, les prix des bêtes oscil- lent entre 30 000 et 55 000 DA avec une majoration de 500 à 1 000 DA liée aux frais de transport puisque le site est situé en dehors de l’espace urbain. Cer- tains éleveurs ont leurs clients, principalement des enseignants et des petits fonctionnaires, auxquels ils cèdent des têtes de mouton avec des paiements frac- tionnés. Agent para- médical de son état, B. Benali reconnaît que cette pratique a un double effet : “Certes

ces éleveurs nous facilitent l’acquisition des moutons, mais nous restons à leur merci quant aux prix pratiqués. La différence est souvent im- portante sachant qu’elle peut atteindre jusqu’à 10 000 DA, mais faute de moyens financiers,

nous sommes contraints d’accepter sans mar- chander. Nous ne sommes pas dupes, et si nous

nous rapprochons de ces éleveurs, c’est qu’en cet- te période, rares sont nos amis qui consentent

à nous accorder des prêts.”

Hadj Ahmed a un surnom “Moul mal”, il est très connu dans le milieu et n’hésite pas à nous révéler : “Depuis mon jeune âge, je ne fais que ce métier. Je n’ai exercé aucune autre profession. Mon métier consiste à élever les agneaux et les revendre. Pour certains, nous gagnons beaucoup d’argent, mais ils ignorent que nous achetons des aliments de bétail pour nourrir les bêtes et de l’eau pour étancher leur soif, notamment en

cette période estivale. Il y a les bergers à payer, le vétérinaire à rémunérer et les médicaments

à acheter avec, en plus des travaux d’assainis-

sement, des enclos à assurer. Tout cela néces- site des dépenses que nous engageons. Conscients des difficultés financières que rencontrent cer- tains chefs de famille, nous avons décidé de fai- re un effort en leur faveur et leur accorder la vente à crédit. Nous ne faisons que récupérer notre argent et réaliser de maigres bénéfices.” Dans le même tableau sont inclus les inter- médiaires dont Hocine, 43 ans, marié et père de 3 enfants : “Je suis intermédiaire occasion- nel. Mon travail consiste à me présenter tôt au marché et acheter entre 5 et 10 moutons à des prix raisonnables pour les revendre ensuite avec une marge sur chaque bête. C’est un travail presque légal qui se pratique au niveau de chaque marché.” D’autres éleveurs estiment que les prix qu’ils fixent sont raisonnables mais évoluent à la hausse après l’entrée en scène des maquignons et des intermédiaires. Toutefois, de l’avis de tous les acteurs, comparés à ceux de l’année passée, les prix du bétail ont enregistré une lé- gère baisse : 12 000 DA pour les béliers, 15 000 DA pour les agneaux et 18 000 DA pour les brebis.

N. B./B. A./A. M./A. B.

LIBERTE

Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

L’actualité en question

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PLUIES TORRENTIELLES ET RAFALES DE VENT À TÉBESSA ET À KHENCHELA

Routes coupées, habitations et commerces inondés

Les perturbations climatiques annoncées par la météo dans plusieurs wilayas de l’Est ont bel et bien eu lieu mercredi dernier.

O n ne compte plus les villes touchées par les pluies tor- rentielles et les bourrasques de vent qui continu-

ent à provoquer des dégâts, devant l’indifférence totale des autorités. Ainsi, Tébessa wilaya de l’extrême sud-est, vient, encore une fois, d’être frappée par des intempéries, alors qu’elle se relève à peine des dernières inondations qui ont coûté la vie à deux adolescents âgés de 15 et 17 ans, il y a une semaine. Ces intempéries ont révélé, pour la énième fois, l’extrême vulnérabilité des routes et des réseaux d’as- sainissement de la wilaya. En effet plusieurs routes ont été coupées à la circulation, notamment à Zaouïa, Djenen El-Koumiti et El-Merja ain- si que des maisons qui ont été com- plètement submergées par les eaux. Tout a commencé vers 16h avec de coups de tonnerre, des rafales de vent et des pluies orageuses. Certes, les services de la Protection civile, déjà alertés par un bulletin météorologique spécial (BMS), sont

intervenus plus d’une fois, pour répondre aux multiples appels au secours. Du côté de la commune d’El-Hammamet qui a, elle aussi, été sérieusement immergée par les eaux

également de mise. Même constat à El-Ogla, à Dhokara et à Oum Ali. Jeudi après-midi, même situation que celle de la veille. Des pluies tor- rentielles se sont abattues notam- ment sur le chef-lieu et la commune d’El-Hammamet. Des routes inondées et coupées à la circulation ainsi que des habitations et des commerces infiltrés par les eaux. Aussi, qu’en est-il du plan de lutte contre les inondations, lancé par l’Office national d’assainissement à Tébessa en juin 2015 ? Car, sur le terrain, les choses sont tout autres. À Khenchela, les pluies torrentielles qui se sont abattues, ces dernières 48 heures, sur la ville ont affecté plusieurs quartiers et causé d'im- portants dégâts aux maisons et aux routes. Ces dernières ont été sub- mergées par les flots suite aux avers- es ininterrompues. Des ponts et des routes ont été également en- dommagés par les crues. Certaines intersections offraient le spectacle de véritables torrents, à l'image du croisement de l'avenue Amar-Rafel et la route qui mène vers la cité En- nasr. Par ailleurs, ces précipita- tions, qui n’ont pas touché l’ensem- ble de la wilaya avec la même in- tensité, n’ont pas causé de dégâts no- tables, même si les habitations pré- caires ont été infiltrées par les eaux notamment les cités Maretto, Boud- jelbana et El-Karma. Il a fallu l’in- tervention des éléments de la Pro- tection civile pour porter assistance aux familles sinistrées.

RACHID G./ M. ZAIM

D. R.
D. R.

Les fortes précipitations ont causé d’importants dégâts et des désagréments.

de pluies, la situation était tout aus- si désastreuse. Les habitants ont difficilement réussi à évacuer l’eau qui s’est infiltrée dans leurs maisons.

R. G.

Plusieurs locaux commerciaux ont également été infiltrés par les eaux, provoquant des dégâts importants.

Les citoyens avec les moyens du bord, entre autres, pelles, balais et raclettes, évacuaient l’eau dans tous les sens pour éviter le pire. La ville de Bir El-Ater qui se relève

à peine des inondations qui l’ont

frappée, il y a une semaine a, quant

à elle, été balayée par une forte

tempête de sable et de fortes rafales de vent, mercredi après-midi, obligeant les habitants à rester chez eux. Selon des témoins sur place, les dernières inondations ont replongé toute la ville dans une panique et un climat de peur. Dans le quartier

ont été déposés à la morgue. Le même jour, une colli- sion frontale entre 2 véhicules a eu lieu au lieudit “croi- sement” Aïn Belkheir sur la RN62, commune de Bouai- choune, à 20 km à l’ouest du chef-lieu de wilaya, faisant Un mort et 4 blessés. La personne décédée a rendu l’âme au centre de santé de la ville après son évacuation par les éléments de l’uni- té secondaire de la daïra de Si Mahdjoub.

M. EL BEY

El-Merja, plusieurs locaux com- merciaux ont été inondés par les eaux de pluie qui se sont mêlées aux eaux usées à cause des avaloirs et autres canalisations d’évacuation

obstrués. Loin d’El-Merja, le quarti- er de la Zaouïa a pratiquement con- nu le même sort. Routes coupées,

commerces inondés

tion générale des habitants était

La mobilisa-

n Les crues ont encore frappé et happé des vies. Cette fois, c’est un jeune adolescent qui en est victime. Le corps sans vie d’un enfant de 15 ans, emporté par les crues de l’oued Merabaâ, dans la commune de Magra, à 57 kilomètres du chef- lieu de la wilaya de M’sila, a été repêché, par les élements de la Protection civile, a-t-on appris d’une source locale. “L’enfant jouait pas loin d’un puits, du côté de l’oued Merabaâ, lorsqu’il

gens avec des technologies innovantes, basées sur une compréhension profonde de ce que les consommateurs veulent et ont vraiment besoin.” Conformément à cet engagement, Samsung a annoncé un nouveau partenariat avec Makerbot, le leader mondial de l'impression 3D, qui équipera les écoles, les collèges et les musées dans cinq marchés européens avec des imprimantes 3D, ainsi que de former des enseignants et des étudiants sur l'utilisation de cette technologie. Avec plus de 100 000 imprimantes Makerbot à travers le monde, il représente la plus grande communauté d’impression 3D et l’outil incroyablement puissant à l'intérieur d’une classe.

IL A ÉTÉ DÉSÉQUILIBRÉ PAR LES RAFALES DE VENT

Un septuagénaire chute du haut d’un immeuble à Bir El-Ater

n Un homme âgé de 70 ans a trouvé la mort, mercredi après-midi, dans la

ville de Bir El-Ater, à 90 kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de Tébessa. La victime se trouvait sur la terrasse de la maison de sa fille lorsqu’elle a perdu l’équilibre à cause des vents violents qui ont frappé la ville ce jour-là, avant de se retrouver au sol. Gravement blessé, ce septuagénaire a été immédiatement transporté vers l’hôpital Tidjani- Heddam de Bir El-Ater, où il a reçu les premiers soins. Il sera ensuite évacué vers le CHU Ibn Rochd d’Annaba. Il succombera à ses blessures durant son transfert.

M’SILA

Un enfant de 15 ans emporté par les crues

a été surpris par le torrent et emporté par les crues de l’oued, à la suite des fortes pluies qui se sont abattues sur la région de Sétif, dans la soirée de mercredi à jeudi”, ont précisé les mêmes services. Le corps de l’enfant a été déposé à la morgue de l’hôpital de la commune Magra, a-t-on encore noté. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes et les circonstances de ce drame.

CHABANE BOUARISSA

MÉDÉA

Cinq morts et 9 blessés dans 2 accidents

C’ est un week-end meurtrier sur les routes de la wilaya où un carambolage et une collision fron- tale de véhicules ont fait 5 morts et 9 blessés.

Un carambolage de 4 véhicules a eu lieu jeudi vers 7h10 au lieudit Laghouati sur la RN1, commune de Bou- ghezoul, 100 km au sud du chef-lieu, faisant 4 morts, dont une femme, et 5 blessés souffrant de traumatismes multiples. Évacués vers le centre hospitalier de la ville de Ksar El-Boukhari, les corps des personnes décédées

COMMUNIQUÉ

Samsung à l'IFA 2016

n Samsung Electronics Co., Ltd. a profité de sa

conférence de presse de l’IFA 2016 à Berlin pour montrer comment elle redéfinit l'expérience du consommateur, en mettant en évidence une gamme de nouveaux produits et de nouveaux partenariats pour le marché de l’électroménager, de l’affichage visuel et du divertissement à domicile. “À l'IFA 2016, nous voulons montrer comment nous cherchons constamment à redéfinir l'expérience Samsung, pour tous nos clients et partenaires à travers l'ensemble de nos gammes de produits, comprenant la télévision, le système audio et les appareils ménagers. Tout ce que crée Samsung confirme notre volonté d'enrichir la vie quotidienne des

TIZI OUZOU

Cinq individus arrêtés pour détention de stupéfiants

n Dans le cadre de la lutte contre la prolifération des lieux de débauche et le trafic de stupéfiants, les éléments de la BRI de la Police judiciaire de la sûreté de la wilaya de Tizi Ouzou, qui ont agi sur des renseignements fournis par des citoyens sur les lieux de débauche, ont effectué, la semaine passée, une opération “coup-de-poing” dans un débit de boissons alcoolisées clandestin situé au village d’Aït Bougherdal relevant de la commune d'Assi Youcef dans la daïra de Boghni. Une descente qui s'est soldée par l'arrestation du tenancier du bar et de son associé, âgés respectivement de 44 et 37 ans, demeurant à Mâatkas et à Boghni. Les policiers ont saisi une quantité de 1,26 kg de kif ainsi que des boissons alcoolisées. Après une procédure judiciaire instruite à leur encontre, les deux individus ont été présentés au parquet de Draâ El-Mizan qui les a mis en détention préventive. Par ailleurs, durant la même période, les mêmes services ont mené une autre opération à la Nouvelle-ville de Tizi Ouzou où ils ont arrêté trois individus âgés de 40, 30 et 26 ans en possession de 225 grammes de stupéfiants ainsi que d'une somme d'argent provenant de leur vente. Présentés au parquet de Tizi Ouzou, les deux mis en cause ont été placés sous mandat de dépôt.

O. GHILÈS

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L’internationale

Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

LIBERTE

ÉPIDÉMIE DE CHOLÉRA EN RD CONGO

Mort de plus de 500 personnes

n L'épidémie de choléra en

République démocratique du Congo (RDC) a touché près de 18 000 personnes et fait 517 morts, a indiqué hier l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s'apprête à lancer une campagne de vaccination de 300 000 personnes à Kinshasa. “C'est une très mauvaise année. Au jour d'aujourd'hui, il y a presque 18 000 cas, ce qui est quasiment la totalité des cas signalés durant tout l'an dernier”, a déclaré Dominique Legros, en charge du choléra à l'OMS. “C'est très inquiétant car il affecte des endroits où la population n'est pas immunisée et où le personnel de santé n'est pas habitué au choléra”, a-t-il insisté, soulignant que dans ces régions les taux de mortalité parmi les malades étaient très élevés. L'épidémie de choléra a touché les villes de Kisangani, importante ville du nord-est du pays, de Mbandaka (ouest) et plus récemment la capitale Kinshasa où 13 cas et 2 morts” ont été enregistrés depuis le 13 août, s'est inquiété M. Legros.

R. I/AGENCES

MANIFESTATION ANTI- MUGABE AU ZIMBABWE

Maintien en détention de 58 personnes

n La justice zimbabwéenne a rejeté

hier la demande de libération sous caution de 58 personnes arrêtées la semaine dernière lors d'une manifestation contre le président Robert Mugabe. Le tribunal de Harare a également décidé de libérer 11 autres personnes -dont un journaliste et des gardes de sécurité interpellés sur leur lieu de travail- en échange du versement d'une caution. “En ce qui concerne les autres individus arrêtés, la libération sous caution a été refusée”, a déclaré le juge Tendai Mahwe, au terme d'une audience qui a duré quasiment une semaine. Ce groupe de 69 personnes avait été interpellé le 26 août lors d'une manifestation de l'opposition à Harare, qui avait dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre. La décision de justice tombe au lendemain de l'annonce de l'interdiction de manifester dans la capitale pendant 15 jours. Une mesure prise la veille de manifestations organisées par des partis d'opposition pour demander des réformes électorales en vue notamment de la présidentielle de 2018, où Robert Mugabe, compte se représenter pour sa propre succession.

R. I/AGENCES.

OTTAWA ENVISAGE UN DÉPLOIEMENT DES CASQUES BLEUS

Mission d’information canadienne au Mali

Le Canada copréside avec l’Algérie le Groupe de travail sur le Sahel du Forum global de lutte contre le terrorisme (FGCT), un mécanisme installé en 2011.

A près avoir annoncé, le 26 août dernier, le retour du Canada à la tradition onu- sienne des Casques bleus, Ottawa a

décidé d’envoyer une “mission d’information” dans l’optique d’étudier le travail des Casques

bleus

u

Mali. Cette annonce ne préfigure pas, cependant, un déploiement immi- nent des Casques bleus au Sahel, selon l’agence La Presse Canadienne. Il reste que l’envoi de cette mission d’information, for- mée de diplomates, de militaires et

de la GRC (Gendarmerie royale du Canada), annoncé mercredi, prou- ve que le Canada n’exclut plus une présence active au Mali et plus prosaïquement en Afrique. D’ailleurs, la délégation canadien- ne compte rencontrer les respon- sables de la Minusma (Mission

multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) pour évaluer la situation sécuritaire dans la région. Le gou- vernement fédéral adopte désor- mais une nouvelle approche sur les questions internationales. Ottawa veut visiblement une présence plus active aux côtés de l’ONU qui peine à éteindre les foyers de ten- sion terroriste et de conflits armés qui émergent à travers plusieurs régions du monde. C’est dans ce cadre que le Canada a décidé de mettre ses troupes à la disposition des Nations unies. Pas moins de 600 soldats canadiens seront mobilisés dans le cadre d’un nou-

D. R.
D. R.

veau programme appelé Programme pour la stabilisation et les opérations de paix (PSOP). Ce programme est doté d’un budget de 450 millions de dollars étalé sur trois années. Apostrophé par les médias, un porte-parole du minis- tère canadien de la Défense n’a pas voulu s’étaler sur les endroits où seront déployés les soldats cana- diens, précisant seulement que le Canada participera à la Conférence sur les missions de la paix de l’ONU qui se tiendra à Londres les 8 et 9 septembre 2016. Mais tout porte à croire qu’Ottawa privilégierait le Mali comme ter- rain de déploiement de ses soldats, même si la mission au Mali

600 soldats canadiens seront mobilisés dans le cadre d’un nouveau programme.

demeure pour l’heure l’une des missions de maintien de la paix dans le monde les plus dan- gereuses pour les Nations unies. Depuis 2013, plus d’une centaine de Casques bleus ont été tués au Mali, selon un décompte officiel. L’Algérie et le Canada coprésident le Groupe de travail sur le Sahel du Forum global de lutte contre le ter- rorisme (FGCT), un mécanisme installé en 2011. Les deux pays ont déjà exprimé leur disponibilité à travailler ensemble à “la vulgarisa- tion de la culture de la paix, de la sécurité, de la tolérance et de la sta- bilité dans le monde”.

Y. A.

R. I./AGENCE

ATTAQUE TERRORISTE À DOUENTZA CENTRE DU MALI

Cinq militaires maliens portés disparus

n Cinq soldats des forces armées maliennes ont été enlevés et trois autres blessés, lors d’une attaque terroriste mercredi à l’aube, dans le cercle de Douentza (centre du Mali), ont rapporté les médias locaux. Plusieurs véhicules du convoi attaqué ont été détruits et incendiés par les assaillants qui seraient affiliés au groupe terroriste dirigé par Amadou Kouffa. L’attaque a eu lieu dans le village de M’Beebi, a indiqué une source au journal L’Indicateur Le Renouveau. L’armée malienne a interpellé déjà plusieurs suspects dans la région, après cette nouvelle embuscade des hommes d’Amadou Kouffa, le chef du Mouvement de libération du Maçina, qui a fait allégeance à Ansar-Eddine de l’ex-rebelle targui Iyad Ag Ghali, le terroriste malien le plus recherché dans le Sahel.

L.M

De Montréal :

YAHIA ARKAT

a

ATTAQUE AUX FRONTIÈRES DU MALI ET DU NIGER

Burkina : deux personnes, dont un douanier, tuées

n Deux personnes, dont un douanier, ont été “abattues” au Burkina par des individus “non identifiés” à Markoye, une localité frontalière du Mali et du Niger, ont indiqué hier des sources officielles à Ouagadougou. L'attaque a été perpétrée “dans la nuit de jeudi à vendredi (hier) à Markoye, localité située à 45 km à l'est de Gorom-Gorom, chef- lieu de la province de l'Oudalan dans le Sahel burkinabé (nord), par des individus dotés d'armes de guerre”, a déclaré à l'AFP le haut-commissaire de l'Oudalan, Daouda Traoré. La deuxième victime, âgée de 70 ans, assurait les petites courses pour les agents sur place. L'attaque a aussi fait “trois blessés chez les douaniers”, a-t-il ajouté, soulignant que “les deux assaillants ont pris la fuite vers la frontière du Niger avec une motocyclette volée aux douaniers”.

CINQ MORTS ET DES OPPOSANTS RETENUS DANS LEUR QG À LIBREVILLE

Gabon : la poudrière

C inq morts depuis mercredi et des res- ponsables de l’opposition, au moins 27, étaient encore coincés dans leur QG à

Libreville. Tel est la situation quatre jours après

l’annonce des résultats de la présidentielle au Gabon, à l’issue de laquelle le président sor- tant Ali Bongo a été réélu pour un deuxième septennat face à son rival, Jean Ping. Alors que plusieurs médias locaux et internationaux parlent de coups de feu dans la capitale ga- bonaise, l’opposition dénonce la répression qui s’est abattue contre ses partisans dès mercre- di, après les violentes manifestations qui ont coûté la vie à cinq personnes, dont deux ont été tuées dans la nuit de jeudi à hier. La poli- ce a utilisé des bombes lacrymogènes et tiré à balles réelles sur les manifestants, en majori- té des jeunes. Parmi eux, entre 800 et 1100 per-

sonnes ont été interpellées dans l'ensemble du pays, a indiqué jeudi le ministre de l'Intérieur, sans autres précisions. Les opposants retenus dans le QG du candidat déçu Jean Ping ont sai- si par courrier les membres de la communauté internationale après l’assaut des forces de sé- curité, a rapporté RFI. “Par l'intermédiaire d'un avocat parisien, les 27 personnes toujours re- tenues par la gendarmerie au siège de campagne interpellent directement Barack Obama, Fran- çois Hollande, Ban Ki-moon et la chef de la di- plomatie européenne Federica Mogherini. Ils leur demandent ‘’une réaction ferme permet- tant de mettre fin à leur séquestration arbi- traire’’”, a indiqué RFI, citant des sources proches de l’opposition. “Le texte dénonce aus- si les conditions de leur détention au sein du QG de Jean Ping. Les opposants se disent ‘’parqués

comme du bétail’’ dans ‘’une promiscuité totale et humiliante’’, ‘’nourris de façon sommaire’’. Une situation très difficile à supporter pour cer- taines personnalités âgées ou malades”, lit-on sur le site de Radio France international. À Nzeng Ayong, une dizaine de petites échoppes ont été pillées, a constaté un journaliste de l'AFPTV. La situation est aussi tendue dans les PK, les quartiers périphériques qui s'étendent le long de l'unique route nationale reliant Li- breville au reste du pays. “On a entendu des coups de feu toute la nuit. Les stations-services sont fermées, gardées par des militaires. Devant une boulangerie, des militaires assurent la sé- curité pour qu'on ait un peu de pain”, a détaillé à l'AFP Nicolas, un menuisier de la périphé- rie de la capitale. La pénurie des produits ali- mentaires commence à se faire sentir, en rai-

son des routes fermées à la circulation, no- tamment dans les villes et régions reculées, ont rapporté les agences de presse. Pour rappel, Ali Bongo Ondimba a été déclaré vainqueur de la présidentielle de samedi dernier, après quatre jours de suspense, avec un écart de voix de 5594 seulement. Bongo fils a obtenu 49,80% des voix, devant son rival de l’opposition Jean Ping, 73 ans, crédité lui de 48,23% des voix, selon les résultats proclamés par la com- mission électorale. L’ancienne puissance co- loniale, la France, et l’Union européenne avaient demandé une publication des résultats bureau par bureau. Parallèlement, la situation avait déjà commencé à dégénérer, entraînant le pays dans l’incertitude et le risque d’une in- stabilité durable.

LYÈS MENACER

LIBERTE Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016 Contribution 11 LE PROGRAMME NATIONAL DE DÉVELOPPEMENT

LIBERTE

Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

Contribution

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LE PROGRAMME NATIONAL DE DÉVELOPPEMENT DES ÉNERGIES RENOUVELABLES

Un éléphant qui accouche d’une souris ?

L’Algérie s’est engagée dans un vaste programme de développement des énergies renouvelables (EnR) adopté en février 2011 par le gouvernement et actualisé en mai 2015 avec l’ambition d’atteindre, d’ici 2030, une puissance globale de 22000 Mégawatts (MW) essentiellement solaires et éoliens.

U n projet d’une telle dimension n’est pas seulement motivé par l’épuisement des réserves d’hydrocarbures, l’essouffle- ment de la production, l’en- volée de la consommation

interne, la chute des cours du brut et le déclin

rapide d’une rente en voie de disparition. Il l’est également par l’en-

soleillement excep- tionnel et le poten-

tiel des autres sources d’énergie renouvelable dont dispose le pays et sur lesquels il compte beaucoup, beaucoup trop même, pour compenser le fu- tur déficit en énergie fossile.

Par :MOHAMED

TERKMANI*

Nouveautés et incohérences du programme Quatre ans seulement après avoir lancé son premier programme, l’Algérie l’a revu de fond en comble suite aux améliorations qu’ont connues, entre temps, certaines filières du re- nouvelable, notamment au plan des coûts. Ceux-ci ont, selon l’EIA (Energy Information Agency), organisme US du Department of Energy, baissé entre 2010 et 2015 de 68% pour le photovoltaïque (PV), de 51% pour l’éolien mais seulement de 10% pour le thermo-solaire (CSP) qui stagne encore à des coûts élevés. Des chiffres justifiant pleinement la décision de re- structurer le programme algérien qui, à l’in- verse de l’ancien, accorde désormais la pré- éminence au PV et à l’éolien aux dépens du CSP qui est non seulement réduit à la portion congrue mais également reporté à plus tard. Le premier programme (2011) précisait que, en 2030, 40% de la consommation électrique du pays seraient générés par une capacité re- nouvelable de 12.000 MW essentiellement thermo-solaire, et que 600 milliards de m 3 de gaz naturel pourraient ainsi être économisés pendant la durée de vie du projet. Il était aus- si envisagé une puissance supplémentaire de 10000 MW pour une exportation éventuelle. Le second programme (2015), quant à lui, pré- voit qu’une puissance de 22000 MW sera ins- tallée d’ici 2030 mais que 27% seulement de la consommation électrique nationale seront d’origine renouvelable, donc une part très in- férieure, malgré une puissance presque double. Il prévoit aussi que, malgré cet accroissement de puissance, un volume moindre de 300 et non plus 600 milliards de m 3 de gaz sera éco- nomisé. Les 22000 MW incluent trois nou- velles filières non-intermittentes avec un to- tal de 1415 MW: la biomasse, la cogénération et la géothermie. Il est par conséquent nécessaire, avant d’aller plus loin, de lever une pareille incohérence en recherchant la juste valeur du pourcentage et du volume à retenir.

Quel pourcentage et quel volume

retenir : 40%, 27%…

300 milliards,…. ? En ce qui concerne les énergies intermittentes (solaire et éolienne), nous privilégions une ap- proche analogique, préférable à des calculs théoriques peu fiables pour estimer les valeurs correctes. Elle consiste à rechercher, pour cha- cune des trois filières (PV, éolien et CSP), le rendement moyen de certaines centrales étrangères situées dans un environnement comparable à celui du Sud algérien. Les ren- dements ainsi obtenus permettront d’estimer, par extrapolation, l’énergie exprimée en Té- rawatts/heures (TWh) que chacun des deux programmes pourra fournir annuellement

600 milliards,

,

D. R.
D. R.

en 2030. Pour les sources non-intermittentes

de m 3 qui s’avèrent corrects et l’oubli des

du second programme, un simple calcul théo-

chiffres erronés de 40% et de 600 milliards de

rique suffira. Nous avons sélectionné à cette

m

3 .

fin les stations de Masdar à Abu Dhabi et de Sheikh Zayed en Mauritanie pour le PV, les

Incertitudes du programme

stations de Tarfaya au Maroc et de Laâyoun

1. Les délais de réalisation

au Sahara occidental pour l’éolien ainsi que les

Le programme a été lancé il y a plus de cinq

stations de Shams dans les Émirats et de So- lar One aux USA (Nevada) pour le CSP.

ans mais force est de constater que 0,5% seu- lement du projet a pu être réalisé.

En procédant ainsi, la quantité totale d’éner-

Il

est évident que le retard accumulé ne pour-

gie qui aurait pu être produite par les 2808

ra

pas être rattrapé et qu’il continuera à s’ac-

MW de PV, les 2000 MW d’éolien et les 7175 MW de CSP de l’ancien programme est esti- mée à 26,455 TWh/an.

cumuler davantage car le rythme des réalisa- tions, même s’il s’accélère quelque peu, ne sera pas à la hauteur du rythme initialement pré-

La quantité d’énergie pouvant être générée par les 13575 MW de PV, les 5010 MW d’éolien

vu. Doit-on s’en inquiéter ? Pour le moment, non ! Il y a plutôt lieu de s’en réjouir car cela

et les 2000 MW de CSP du nouveau pro-

a

permis à l’Algérie d’éviter d’importantes dé-

gramme est d’environ 43,832 TWh/an aux- quels s’ajoutent environ 3,013 TWh/an cor- respondant aux 1415 MW des trois filières non-intermittentes, soit un total de 46,845 TWh/an. Selon les déclarations officielles de Sonelgaz, la consommation interne de l’Algérie en énergie électrique s’élèvera à 170 TWh/an

penses inutiles qu’aurait engendrées l’ancien programme D’ailleurs, dans une contribution datant de 2014, nous avions émis le point de vue qu’il était trop tôt pour se lancer à grande vitesse dans un projet aussi ambitieux tant que les technologies EnR n’auront pas atteint un ni-

en 2030 et nécessitera 41 à 42 milliards de m 3

veau de maturité et de rentabilité suffisants ;

de gaz pour les générer. Sur la base de ces pré-

et

qu’il suffisait, entretemps, d’avancer au ra-

visions et des estimations précédentes, il est possible de conclure que la contribution de l’ancien programme à cette consommation n’aurait été que d’environ 15,6% et non pas de 40%. Sachant que la durée de vie des instal-

lenti en se limitant à des projets-pilotes (éven- tuellement de petits projets dans les zones en- clavées), pour acquérir le savoir-faire tout en se tenant prêt à accélérer la cadence au mo- ment opportun. En retardant à plus tard un

lations tourne autour de 25 ans, elles n’auraient économisé qu’environ 160 milliards de m 3 de gaz et non pas 600 milliards. Des erreurs d’une telle amplitude dans les estimations sont

investissement très lourd, il devient possible d’en détourner une grande partie vers des pro- jets plus urgents et plus rentables en rapport avec la diversification économique.

pour le moins surprenantes. Pour ce qui est du nouveau programme, sa contribution sera d’environ 27,55% (dont

2. La parité avec le KWh fossile est-elle pour bientôt ?

25,78% pour le solaire + éolien et 1,77% pour le reste) donc identiques aux 27% annoncés of- ficiellement. Les économies de gaz seront de 286 milliards de m 3 en moyenne donc simi-

L’autre question qui se pose est de savoir quand le coût du KWh renouvelable rejoin- dra celui du KWh conventionnel. Tant que la parité ne sera pas atteinte, le développement

laires aux 300 milliards annoncés. Nous pré-

des EnR ne pourra être envisagé sans le recours

conisons par conséquent l’adoption définiti-

à

des subventions de l’État s’ajoutant à celles

ve des chiffres officiels de 27% et 300 milliards

déjà consenties pour le conventionnel. Or, avec

une rente pétro-gazière qui fond à vue d’œil, l’Algérie ne sera plus en mesure de subven- tionner grand-chose.

Dans son rapport de 2015, l’EIA prévoie qu’en 2020 les seuils de rentabilité moyens (Le- velized Cost Of Electricity), en $ de 2013, se- ront comme suit :

- KWh conventionnel :

$0,0726

- KWh éolien :

$0,0736

- KWh photovoltaïque :

$0,1253

- KWh thermo-solaire CSP: $0,239

On y constate qu’aux USA, seul l’éolien at- teindra la parité avec le conventionnel mais cela ne sera probablement pas le cas en Algé- rie qui n’est pas un pays de grands vents. Le PV en sera encore loin avec près de deux fois le coût et le CSP en restera très éloigné avec un coût plus de trois fois plus élevé. Il faut s’attendre donc qu’en Algérie où, selon les estimations du ministère de l’Energie, le KWh renouvelable revienne quatre fois plus cher que le KWh conventionnel et où le savoir- faire est loin d’égaler celui des USA, la parité sera atteinte plus tard encore. D’où la néces- sité d’éviter les investissements non rentables jusque-là.

3. Le financement du projet

Une des contraintes majeures du programme réside dans la lourdeur des investissements es- timées à plus de $60 milliards ($100 milliards initialement) et pouvant aller bien au-delà. .Avec des réserves de change pour à peine deux ans environ, un Fonds de régulation des re- cettes (FRR) qui n’en a plus pour longtemps et une rente en déclin accéléré qui s’éteindra vers 2030, l’Algérie ne disposera plus de re- cettes suffisantes pour financer un projet aus- si coûteux. Elle compte donc beaucoup sur le partenariat. Or les investisseurs, locaux ou étrangers, ne s’engageront dans de tels projets que s’ils en tirent un profit. Si des tarifs trop bas leur sont imposés, ils refuseront tout simplement de participer au programme. Si, au contraire des tarifs élevés sont consentis, les coûts supplémentaires viendront s’ajouter aux tarifs de l’électricité conventionnelle qui elle-même ne pourra plus être subventionnés comme avant. Le consommateur devra donc s’acquitter d’une facture qu’il aura peine à di- gérer. On cite souvent l’exemple de l’Alle- magne qui produit près de 20% de son élec- tricité à partir des EnR. Mais on ne dit jamais que cela n’aurait pas été possible sans les fortes subventions de l’Etat. ( …) L’idée généralement admise par le citoyen lambda que les énergies renouvelables vont, d’ici 2030, se substituer en grande partie aux énergies fossiles et même générer une nouvelle rente relève de l’utopie. Bien sûr, elles finiront, comme tout le monde le souhaite, par occu- per une part importante dans le futur mix énergétique algérien mais pas avant le très long terme. Certainement pas en 2030 ! ( …) Pour y parvenir, le seul moyen en vue consis- te à concentrer les efforts sur les hydrocarbures, seule source de cette rente, et de concentrer le gros de ces efforts sur deux fronts principaux. Le premier est celui de l’amont pétrolier pour accroître les réserves et stimuler la pro- duction. Le second est celui de l’efficacité éner- gétique et des économies d’énergie qui sont l’équivalent d’un immense gisement d’hy- drocarbures et de produits finis, avec l’avan- tage d’être déjà développé et près d’être ex- ploité.

M. T. (*) ANCIEN DIRECTEUR À SONATRACH

mterkmani@msn.com

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Environnement

Vendredi 2 - Samedi 3 Septembre 2016

LIBERTE

EN BREF

CHASSEUR DE TOURISTES À VOS MARQUES

Quel est l'endroit le plus chaud du monde ?

n Futura sciences a voulu répondre à la

question de l’endroit le plus chaud de la planète. Plusieurs endroits se disputent le record pour attirer curieux et touristes. Si la température moyenne de notre astre est de +15 °C, la mesure prise à un point donnée dépond grandement de la manière dont elle est faite ; la température de l’air est par exemple différente de celle de la surface. En 2005, l’idée fut venue à l’écologiste Steve Running de se rendre avec une équipe dans le désert du Taklimakan, en Chine pout tenter de confirmer ou d’infirmer la publicité faite à ce site par le centre touristique local en déclarant la zone comme la plus chaude de Chine, voire du monde. Il avait mesuré “une température de surface atteignant entre 50 et 80 °C”. De plus, l’étude avait conclu que les lieux les plus chauds peuvent changer mais que les conditions sont toujours les mêmes :

grande sécheresse et des paysages rocheux aux teintes sombres. Depuis un siècle, la Vallée de la Mort, en Californie, est une destination touristique grâce au thermomètre qui affichait 56,7°C, le 10 juillet 1913 (le ranch de la Furnace Creek) même si El Azizia, en Libye lui a ravi ce titre avec 58°C relevé le 13 septembre 1922 (record jamais encore égalé à ce jour). Selon Futura, le chercheur chinois a déclaré à propos de cette course au record “pourtant, la plupart des endroits qui se disent le plus chaud sur Terre ne sont même pas des prétendants sérieux”. Cela dépend des endroits où les mesures sont réalisées et aussi comment. “Même s’il y a plus de 11 000 stations météorologiques réparties dans le monde (la surface totale est de 144,68 millions de km 2 ), cela représente une station tous les 13 000 km2.” Beaucoup d’endroits ne sont donc pas couverts. Sur un autre plan, les météorologues avaient mesuré en juin 1915 dans la Vallée de la Mort, 42,5°C à 1,20 mètre du sol et 71,5°C à 0,4 cm de la surface ! La fin du pétrole qu’on dit proche chez nous suscitera t-elle des vocations pour une autre vision de notre Sahara ? Qu’à Dieu ne plaise ou incha Allah.

AUTONOMIE DES BUS ÉLECTRIQUES

Vers une alimentation par biberonnage

n Pour disposer d’une autonomie

suffisante tout le long de la journée, les bus électriques doivent être équipés de batteries puissantes et endurantes. En conséquence, elles sont lourdes et occupent un important volume au détriment de la charge utile. La recherche s’oriente vers l’idée du biberonnage, qui consiste à faire des appoints réguliers à petites doses lors des arrêts pour faire descendre ou monter des passagers. L’intérêt est de réduire le poids et le volume des batteries pour transporter plus de passagers. Selon Futura Sciences, un projet dans ce sens est développé au

niveau d’EDF (société publique d’électricité, France). L’idée consiste “à profiter des arrêts que le bus électrique marque sur son trajet quotidien pour recharger ses batteries de quelques pourcents. Au final, inutile que la charge

soit complète, on injecte juste la quantité d’énergie nécessaire pour que le véhicule puisse effectuer son parcours. Du coup, la répartition de la charge sur le réseau est beaucoup plus homogène et les batteries n’ont plus à être dimensionnées pour une autonomie d’une journée”. Par ailleurs ce principe est testé depuis quelques années avec des solutions techniques variées (contacteurs au niveau du sol, bras articulé qui se déploie lorsque le bus

s’immobilise

supprimant tout contact physique et de tolérer un positionnement moins précis du véhicule lors de l’arrêt, c’est un procédé par induction. Pour ces promoteurs c’est la voie vers les futures “autoroutes électriques”.

).

EDF innove en

FOURNITURES SCOLAIRES ÉCOLOGIQUES

Une coquetterie de riche ?

Il peut paraître inconvenant de s’intéresser à des fournitures scolaires écologiques pen- dant que des millions de familles se triturent les méninges pour trouver le moyen de faire face aux dépenses de ce retour à l’école des enfants qui coïncide, en plus, avec la fête de l’Aïd, traditionnellement synonyme de dépenses incompressibles.

E n effet, on pense sou- vent que les produits écologiques comme les productions bio d’ailleurs (respectueux de l’environnement)

sont toujours plus chers et réservés

à une clientèle aisée. Rien n’est

plus faux dans de nombreux domaines cepen- dant. Comme pour tous les circuits économiques, consommer sain, il s’agit de cela, implique impérati- vement deux choses : l’existence d’un marché qui fabrique de tels produits et des consommateurs avertis (demandeurs de ces pro- duits). Il faudra donc se pencher sur les deux tableaux, le marché des fournitures scolaires (l’offre) et l’existence d’une demande de pro- duits écologiques, c'est-à-dire des articles qui n’influent pas négati- vement sur l’environnement, à commencer par la santé humaine.

sur l’environnement, à commencer par la santé humaine. Par : RABAH SAÏD Un marché livré aux

Par : RABAH SAÏD

Un marché livré aux importateurs En août 2015, l’Association de pro- tection et orientation du consom- mateur et son environnement de la wilaya d’Alger (APOCE) a rendu public un communiqué dans le quel elle s’alarmait sur les dangers de la prolifération de fournitures scolaires ne répondant pas aux normes et contenant des produit toxiques. L’association a révélé que “le marché est inondé, ces jours-ci, d’articles scolaires de différentes marques et provenances à des prix défiant touteconcurrence…. L’APOCE met garde contre cette tentation de vouloir faire des éco- nomies en optant pour des articles pas chers et qui peuvent s’avérer dangereux pour la santé de leurs enfants”. Dans cette gamme, l’as- sociation mentionnait les tabliers contenant des produits chimiques inflammables, des protège-cahiers contenant du plomb, des gommes, des pâtes à modeler et des colles contenant des produits toxiques ou des métaux lourds. Comme pour d’autres secteurs, le respect des normes et la délivrance d’autori- sation de mise sur le marché de produits potentiellement dange- reux sont au cœur du problème. Il y a donc maldonne dans l’offre. Même si elle paraît étoffée, quand on y regarde de près, on se rend compte qu'il y a énormément de matières plastiques, de matériaux synthétiques, de polluants et de gadgets comme pour les sacs ou les trousses très peu solides et agré- mentés souvent de photos de héros de séries télévisées ou autres images pour peser sur le choix des chéru- bins et même de jeunes garçons.

Le choix des fournitures ou le “cartable sain” Les fournitures scolaires sont des

le “cartable sain” Les fournitures scolaires sont des produits de consommation cou- rante qui ont un

produits de consommation cou- rante qui ont un impact sur l’en- vironnement et sur la santé hu- maine. Les articles non conformes aux normes n’inondent pas uni- quement le marché national mais ils sont écoulés dans le monde en- tier. Plus facilement dans les pays comme le nôtre où la part de la pro- duction est faible, à peine 30% -20% selon les estimations de l’Associa- tion nationale des commerçants et artisans (Anca)-, une partie im- portante de la distribution des pro- duits importés étant écoulée sur le marché informel, les associations de consommateurs sont réduites à la diffusion de communiqués que la presse veut bien reprendre et les pouvoirs publics n’agissent souvent que dans l’urgence ou avec très peu de moyens. Solvants, chlore, vernis, métaux lourds ou conservateurs garnissant les fournitures scolaires que les enfants manipulent et mettent à leur bouche toute la journée, durant une année scolaire entière, peuvent contenir des produits nocifs pour la santé (maux de têtes, irritations des voies respiratoires, des yeux, de la peau, hyperactivité et peut être d’autres pathologies en cas d'ex- position à long terme) et l’envi- ronnement (qualité de l’air dans les classes ou à la maison…). Dans beaucoup de pays, des ONG de l’environnement ou des structures institutionnelles s’attachent à gui- der les parents et les enfants dans le choix des articles scolaires, une opération communément appelée

le “cartable sain”. La première règle est de passer en revue le matériel de l'année passée (paquets de feuilles, cartouches d'encre, effaceurs, clas-

On n’a pas toujours

besoin de tout racheter. La deuxiè- me est de ne pas se précipiter dans les magasins avant de connaître les recommandations des enseignants et d’éviter les achats inadaptés et donc inutiles. Éviter au maximum des effets de mode avec les produits souvent de moindre qualité en pri- vilégiant la solidité et la durée de vie. Dans le même sillage, les pro- duits rechargeables sont mieux in- diqués à l’usage que les jetables aux plans économique et écologique. Les produits les plus simples sont à privilégier : gommes en caout- chouc naturel non teintées, règles non colorées et non vernies et colles sans solvant. Enfin, pour choisir des produits contenant le moins de polluants possible, la plupart des fournitures qui consti- tuent les trousseaux étant impor- tées, les fabricants les plus en vue apposent un écolabel. On peut ci- ter les plus en vue comme Ecolabel européen, NF Environnement, Nordic Swan, FSC et PEFC (gestion durable des forêts pour le bois), Öko-Test (garantie l'absence de produits nocifs pour la santé et l'en- vironnement, avec les mentions “Bien” ou “Très Bien”) et d’autres qui précisent le taux de matière re- cyclée utilisée….

seur, règle

).

L’obstacle n’est pas le coût Ce n’est pas le coût qui est l’obstacle

à l’exigence de fournitures sco- laires écologiques mais les dé- faillances à plusieurs niveaux à commencer par le circuit écono- mique. Les causes sont diverses et ne se trouvent pas toujours du côté de parents qui ne veilleraient pas à l’achat des bons produits. Tant que l’école ne se libère pas des considérations idéologiques, le dé- bat autour de telles problématiques paraîtra toujours décalé aux acteurs de l’éducation. Pour preuve, à la veille d’une ren- trée socialement difficile pour de nombreuses familles, la ministre de l’Éducation n’est pas interpellée sur l’accélération de l’allégement du poids du cartable, l’ouverture des cantines scolaires dès les premiers jours de la rentrée, le transport ou la surcharge des classes…mais elle est sommée de ne pas toucher à l’épreuve de l’éducation islamique dans les examens en dépit, par ailleurs, des assurances du Pre- mier ministre à ce sujet. Dans ces conditions comment par exemple focaliser l’attention des enseignants sur le fait que tous les produits des listes de fournitures puissent être écologiques, triables et recyclables ou sur des élèves en situation de handicap pour lesquels les fourni- tures classiques traditionnelles ne sont pas toujours adaptées ou en- courager des achats groupés moins cher et qui évitent la compéti- tion… ? Rêvons tout de même… comme les enfants !

R. S.

LIBERTE

Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

Culture

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10 e FESTIVAL CULTUREL NATIONAL DE LA MUSIQUE DIWANE DE BÉCHAR

Entre compétitions, concerts et conférences

Au menu de cette édition, 12 troupes seront en compétition pour décrocher les 3 premières places qui garantissent un billet au Festival international de musique diwane d’Alger, des conférences- débats et des concerts d’artistes de renom.

L a 10 e édition du Festival culturel na- tional de la musique diwane, dont l’ou- verture était prévue vendredi soir à Bé- char, se déroule pour la première fois au cours du mois de septembre, soit du 2 au 6. Cet événement inscrit sous le

thème “Musique, culture et développement” ver- ra la participation d'une centaine d'artistes de re- nom et d’une dizaine de conférenciers qui réflé- chiront et débattront de la musique diwane et ses différents défis. Cette manifestation culturelle et principalement musicale, qui est organisée dans cette région du sud du pays, sous le haut patronage du wali de Béchar, verra la participation de dou- ze troupes de différentes régions du pays, qui vont concourir pour les trois premières places. En effet, les trois meilleurs qui se distingueront des autres concurrents auront l’occasion de participer au prochain Festival international de musique di- wane d’Alger, prévu en 2017. Par ailleurs, contrai- rement aux années précédentes, les troupes se pro- duiront dans le stade du complexe sportif 18-Fé- vrier (Barga) du centre-ville du chef-lieu de wilaya. En plus de la compétition, le Festival propose des concerts avec des artistes et des formations algé- riennes, notamment Hasna El-Bécharia, Nora Gnawa, Démocratoz et les Jaristes. Outre la musique qui se taillera la part du lion lors de cette édition, il y aura également au menu sept

conférences-débats sur le thème “Musique, culture et développement”. Ces rencontres sont prévues les matinées à la Maison de la culture de Béchar. Parmi les intervenants, on peut citer Kamilia Berkani, chercheur spécialisé en socioanthropo- logie de la musique, qui animera une conférence intitulée “Quand la musique devient un vecteur de développement”. Pour sa part, Abderahmane Moussaoui, universitaire et chercheur en France, proposera une conférence intitulée “Les mélodies du Sahara au rythme des caravanes”. Quant à Lah- cen Torki, universitaire et chercheur, il interviendra au festival avec une conférence autour du thème “La musique diwane, une occasion pour la relan- ce du tourisme musical”. Ces rencontres verront entre autres la participation de l’auteure Farida Sel- lal, qui présentera une communication sur “L'im- zad, histoire d'un parcours”, alors que les jour- nalistes Abdelhalim Araou et Zine El-Abidine Bouacha animeront deux conférences sur la mu- sique diwane. Le Festival culturel national de la mu- sique diwane de Béchar a été créé en 2007 par le ministère de la Culture. L’objectif de cette mani- festation est de montrer que le diwane constitue une source d'inspiration pour les musiciens de la région et d'horizons divers. Concernant les prix de cette année, les trois lauréats seront primés res- pectivement de 100 000, 80 000 et 60 000 DA.

ROUKBI RACHID

pectivement de 100 000, 80 000 et 60 000 DA. ROUKBI RACHID OUVERTURE DE LA FOIRE

OUVERTURE DE LA FOIRE DE LA POTERIE TRADITIONNELLE À TAMANRASSET

Pari gagné par les artisans !

S i on veut apprécier au plus près l’art de transformer la terre en chef-d’œuvre artistique, fruit d’un mélange de la nature avec le génie

humain, la région indiquée sera certainement Tamanrasset où se tient depuis jeudi dernier, et ce jusqu’au 5 septembre, la première Foire de la po- terie traditionnelle. Une flopée de produits et d’objets modelés par des mains artistes a été ain- si exposée aux abords de la route principale et sur le perron de la Maison de l’artisanat de la ville de Tin Hinan, devenue une terre d’accueil pour la pro- motion de la créativité et l’inspiration contempo- raine de cet art ayant survécu aux vicissitudes grâ- ce à l’engagement et à la détermination inébran- lables des artisans potiers qui se démènent depuis mai dernier, date de l’inauguration du centre de l’ar- tisanat de Tamanrasset, pour relever le challenge et le défis pris contre l’indifférence des autorités qui

ont, d’ailleurs, brillé par leur absence à la cérémonie d’ouverture. Selon les organisateurs, pas moins de 20 artisans en poterie, venus de nombreux villages de l’Ahaggar, ont pris part à cette foire qui se veut un rendez-vous culturel, commercial et touristique. Organisé à l’initiative de la direction de la chambre de l’artisanat et des métiers de la wilaya en colla- boration avec la direction locale du tourisme et de l’artisanat, la première édition de la foire a, faut- il le signaler, drainé un public venu des quatre coins de l’Ahaggar pour découvrir une variété de produits aux couleurs d’argile provenant de cette région mil- lénaire. Un élément, pas des moindres, du patri- moine culturel matériel des Touareg qui s’em- ploient à travers ce genre de manifestations à per- pétuer les us et traditions résumant l’harmonieu- se vie des aïeux via des objets aux motifs témoignant d’époques très anciennes. L’objectif, soulignent les

organisateurs, consiste également à s’investir dans la continuité en faisant de cet art traditionnel un moyen de subsistance aux familles des artisans qui gardent toujours une lueur d’espoir quant à la re- lance du tourisme dans cette wilaya lâchée par les décideurs insoucieux de l’importance de ce créneau d’activités dans le développement d’un pays à la merci des cours du pétrole. Notons que la fête de la poterie a été une occasion pour nombre de vi- siteurs désirant s’initier au travail de l’argile de par- ticiper aux ateliers vivants animés par les artisans professionnels dans une optique pédagogique et culturelle, visant à transmettre et partager les compétences entre générations. Dans une ambiance rarement égalée, ils ont appris des techniques leur permettant de modeler la terre et créer une col- lection d’objets.

RABAH KARECHE

IL EST DÉCÉDÉ MARDI À L’ÂGE DE 93 ANS

Marc Riboud, photoreporter témoin de l'indépendance de l'Algérie

L célèbre photographe de pres-

français Marc Riboud, auteur

e

se

de clichés restés dans l'Histoi-

re, notamment sur l'indépendance de l'Algérie, est décédé mardi à 93 ans des suites d'une longue maladie, ont annoncé les médias. Marc Riboud réalise en 1962 plusieurs clichés sur les scènes de liesses populaires qui ont marqué le recouvrement de la souveraineté de l'Algérie, consacrés dans un ouvrage intitulé Algérie / In- dépendance, réédité en 2009. Le 21 octobre 1967 devant le Penta- gone aux États-Unis, il immortalise dans un cliché baptisé La fille à la fleur, qui fera le tour du monde, l'ins- tant où Jan Rose Kasmir, âgée alors de 17 ans, se détache d'une foule de 100 000 manifestants contre la guer- re du Vietnam et avance vers les sol- dats armés, une fleur blanche à la

D. R.
D. R.

Le photographe a réalisé de nombreux clichés sur l’Algérie en 1962.

main. Il couvre également les indé- pendances en Afrique subsaharien- ne, avant d'effectuer, entre 1968 et 1969, des reportages au Sud ainsi qu'au Nord du Vietnam, où il est l'un des rares photographes à pouvoir y entrer. Riboud s'embarque ensuite dans un voyage planétaire qui le

mènera en Inde, en Chine commu- niste (1957), puis au Japon, où il trou- vera le sujet de son premier livre, Wo- men of Japan. Président de la pres- tigieuse agence Magnum de 1974 à 1976 qu'il avait intégrée en 1953, Marc Riboud la quitte en 1979 pour retourner plusieurs fois entre 1980 et

1990 en Asie, particulièrement en

Chine où il photographiera les mu- tations pendant 40 ans. Les photographies de Marc Riboud ont été publiées dans de nombreux magazines comme Geo, National Geographic, Paris-Match ou encore Stern. Le magazine Life publie en

1953 sa célèbre photo du Peintre de

la Tour Eiffel, un ouvrier en équilibre

sur la structure métallique parisien- ne. Récipiendaire de plusieurs prix et auteur d'une quinzaine d'ouvrages, il a été très souvent exposé dans des ga- leries et des musées, en France, à Londres et à New York. Une exposition de ses photos à Cuba en 1963 lui est consacrée au festival (en cours) de photojournalisme “Visa pour l'image” à Perpignan (sud de la France).

APS

pour l'image” à Perpignan (sud de la France). APS SORTIR Programme des 14 e s rencontres
pour l'image” à Perpignan (sud de la France). APS SORTIR Programme des 14 e s rencontres

SORTIR

l'image” à Perpignan (sud de la France). APS SORTIR Programme des 14 e s rencontres cinématographiques

Programme des 14 es rencontres cinématographiques de Béjaïa

n Pour l’ouverture des RCB (ce

soir à partir de 20h), le public

aura l’occasion de découvrir les deux courts métrages 3:30 du réalisateur Hussen Ibraheem (Liban), et Kindil El-Bahr de Damien Ounouri (Algérie).

n Dimanche 4 septembre : à

14h30, projection du documentaire franco-algérien Samir dans la poussière de Mohamed Ouzine. Les projections se poursuivent à 17h avec le long métrage burkinabé de Michel Zango La sirène de Faso Fani. La

soirée de 20h sera marquée par le court métrage A-430 de Yassine Qnia (France), et de 600 euros d’Adnane Tragha (France).

n Lundi 5 septembre : pour la

séance de 14h30, il sera projeté le documentaire Foudre, une légende en quatre saisons de Manuela Morgaine (France). À partir de 20h, il sera présenté le

court métrage Jours intranquilles de Latifa Saïd (France), et le long- métrage Good luck Algeria de Farid Bentoumi (France).

n Mardi 6 septembre : le public

découvrira, à 14h30, le documentaire Géographies de Chaghigh Arzoumanian (Liban). À partir de 17h, projection du court métrage Jungle de Colia Megret (France), et du documentaire Des hommes debout de Maya Abdul-Malak (France-Liban). La soirée de 20h sera ponctuée par la projection du court métrage Ennemis intérieurs de Sélim Azzazi (France), et du long métrage Chants des hommes de Bénédict Liénard et Mary Jimenez (Luxembourg-Belgique-France).

“Ciné café” au théâtre régional de Béjaïa à partir de 10h

n Dimanche 4 septembre :

rencontre avec les réalisateurs Damien Ounouri et Hussen Ibraheem.

n Lundi 5 septembre : table ronde

autour de la thématique “Altérité

dans le cinéma, ici et ailleurs”.

n Mardi 6 septembre : “Leçon de

cinéma” avec le réalisateur Nazim Djemai.

Cours de langue italienne

n Les cours de langue italienne

pour la session d’automne 2016- 2017 débuteront le 15 septembre 2016. Les inscriptions sont ouvertes dès maintenant auprès de l’Institut culturel italien d’Alger, du dimanche au jeudi, de 10h à 14h. Vous pouvez contacter l’institut aux numéros suivants :

021 92 38 73/021 92 51 91.

Expositions

n L’artiste-peintre Mourad

Foughali expose ses œuvres jusqu’au 28 septembre prochain à la librairie des Beaux-Arts, sise au

28 rue Didouche-Mourad à Alger

n L'exposition du Maqam à la

Nouba sera de retour le 4 septembre et durera jusqu'au 15

octobre, de 13h30 à 19h, au palais de la culture Moufdi-Zakaria. Cette exposition revient avec un programme spécial écoles pour faire découvrir aux enfants le patrimoine musical arabe.

n Exposition Voyage à travers le

Zelij - Les carreaux de faïences jusqu’au 30 septembre au Musée national des antiquités (Alger).

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L’Algérie profonde

Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

LIBERTE

profonde Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016 LIBERTE BRÈVES du Centre BOUIRA Création d’une brigade

BRÈVES du Centre

BOUIRA

Création d’une brigade de surveillance des réseaux d’eau

Une brigade de surveillance des réseaux d’intervention, de réparation de fuites d’eau et des écoutes des usagers a été créée dans la wilaya de Bouira, conformément aux nouvelles instructions du ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, relatives à la création de ce dispositif. D’ailleurs, ce dernier l’a réitéré lors de sa dernière visite effectuée dans la willaya de Bouira. Cette brigade est composée de coordinateurs représentés par les directeurs des ressources en eau, de l’Algérienne des eaux (ADE), de l’environnement (DE), et de l’Office national de l’assainissement (ONA), et d’autres membres dont figurent les chefs de zone de l’ADE et de l’ONA, et des subdivisionnaires territoriaux des ressources en eau. L’une des principales missions assignées à cette brigade, se trouve l’amélioration continue de la qualité du service public de l’eau fourni aux citoyens, par “la prise en charge rapide et efficace des fuites, la lutte contre les branchements illicites, et le suivi des réclamations et doléances des usagers de l’eau”, a précisé l’exposé de la direction des ressources en eau.

FARID HADDOUCHE

TAMANRASSET

Installation d'un nouveau directeur de la culture

Un nouveau directeur de la culture a été installé, jeudi, dans la wilaya de Tamanrasset à la faveur du dernier mouvement opéré par le département de Azzeddine Mihoubi. Il s'agit de M. Belbali Mohamed, en remplacement de M. Arib Karim qui a été appelé à occuper d’autres fonctions. Le nouveau titulaire du poste, ancien journaliste, rédacteur et présentateur à la radio locale, a été officiellement installé au cours d'une cérémonie marquée par la présence du wali de Tamanrasset, Belkacem Silmi, le représentant du ministère de la Culture, Marmouri Hacen et de nombreux cadres de la wilaya.

RABAH KARECHE

Précisions

L’article intitulé “Le CET de Béjaïa :

entre inquiétudes et incertitudes” qui vous a été soumis à titre de contribution le 7 mai et que vous avez publié le 15 août dans la rubrique Magazine en page 15 n’est plus d’actualité. En effet le CET en question est fermé depuis à la suite de la forte pression des citoyens de la localité de Oued Ghir et de la visite de la commission ministérielle, qui a conclu à la nécessité de mise en conformité du site. Depuis les déchets de la commune de Béjaïa sont déversés au niveau de l’ancienne décharge de Boulimat, qui a pourtant fait l’objet d’un arrêté de fermeture et au grand dam des populations des villages environnants, qui ne manqueront pas de continuer à subir les nuisances écologiques. Des questions se posent sur le silence des associations des villages environnants et sur le réel devenir du CET de Sidi Bouderhem et des travaux de mise en conformité.

MOUHOUBI ALLAOUA :

ENSEIGNANT À L’UNIVERSITÉ DE BÉJAÏA

DES LOGEMENTS LIVRÉS SANS COMMODITÉS À AÏN BENIAN (ALGER)

Les clés de l’arnaque !

Après six ans d’attente sur des charbons ardents, les bénéficiaires se sont vus attribuer des logements “inhabitables”.

L a joie des bénéfi- ciaires des logements sociaux participatifs construits par l’OPGI de Bir Mourad Raïs à la cité

Aïn Benian, dans la banlieue ouest d’Alger, n’a pas duré long- temps, disons le temps de découvrir que les appartements dont ils rêvaient depuis 2010, date du lancement du chantier, sont dépourvus de toutes com- modités de vie. Une véritable arnaque à l’idée de savoir qu’ils ont pris possession des loge- ments sans électricité, sans gaz et sans eau. À la grande déception des acquéreurs, le projet dit 158/250/400 logements de type LSP a été livré dans des condi- tions qui prêtent à spéculation. Après six ans d’attente sur des charbons ardents, les bénéfi- ciaires se sont vus attribuer des logements “inhabitables”. Certains d’entre eux ont pris le risque de s’alimenter frauduleu- sement en eau et en électricité afin d’engager les travaux de réaménagement de leur apparte- ment mal fini, notamment le parterre, la boiserie et les sani- taires. D’autres par contre préfè- rent attendre et prendre leur mal en patience plutôt que de courir ce danger. Les acquéreurs qui se sont constitués en association s’en remettent au ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune et le pressent d’intervenir pour faire toute la lumière sur ce dos- sier qui s’apparente à un véri- table scandale. “L’Opgi a été saisi à maintes reprises, en vain. Toutes nos

D. R.
D. R.

Les bénéficiaires ont pris possession de leur logement sans électricité, sans gaz et sans eau.

doléances sont restées lettre morte. On nous a gavé de pro- messes jamais tenues”, se lamen- tent-ils en invitant le premier magistrat de la wilaya, Abdelkader Zoukh, à visiter ce projet qui est en perpétuel chan- tier pour découvrir l’arnaque dont ils se sentent victimes. Une virée dans cette nouvelle cité nous a suffi pour confirmer cet état de fait et du coup com- prendre les déboires des bénéfi-

ciaires. À première vue, tout est à refaire dans ces logements à tel point qu’on se demande où sont passés les services chargés par le maître de l’ouvrage pour le contrôle et le suivi des travaux de réalisation avant de valider autant de constructions érigées avec des imperfections vu les tares architecturales et innom- brables défauts techniques qui sautent aux yeux. Donc, nul besoin d’être architecte ou ingé-

nieur en génie civil pour arrêter cet atterrant constat, puisque la malfaçon est frappante dans cette cité où on a excellé dans l’art du bricolage. Là, on ne parle pas de pré-affec- tation ou d’unité semi-finies, mais bel et bien de logements à vocation d’habitat censés être livrés avec toutes les commodi- tés requises. Cependant, la réali- té est tout autre.

RABAH KARECHE

CEM MERABTI-NACERI DE AÏN BESSAM (BOUIRA)

Des enseignants interpellent Benghabrit

D es enseignants exerçant au CEM Merabti-Naceri de Aïn Bessam (sud-ouest de Bouira)

dénoncent, dans une requête adressée à la ministre de l’Éducation nationale, dont une copie a été remise à Liberté, une décision “dénuée de tout fonde- ment” et “arbitraire” prise par le direc- teur de cet établissement. Selon les requérants, le directeur de ce CEM les a “forcés” à prendre des classes de 1 re année moyenne, notamment dans la matière des sciences sociales, laquelle est soumise au nouveau programme dit de seconde génération. Or, ces ensei- gnants soulignent le fait qu’ils n’ont à aucun moment reçu une formation à ce sujet et que ces postes devraient revenir aux enseignants ayant bénéficié de ladi- te formation. “Notre directeur a non seulement pris une décision qui va à l’encontre de l’intérêt suprême des élèves, mais aussi à l’encontre des direc- tives de notre ministre de tutelle”, s’indi- gnent-ils. Pis encore et toujours d’après les rédacteurs de cette missive, en allant

demander des explications à leur direc- teur, ces professeurs auraient eu en guise de réponse : “Plaignez-vous, écri- vez à qui vous vous voudrez, je suis le maître ici”, est-il écrit. Cette phrase est considérée par ces enseignants comme étant “un défi et un mépris à l’égard des lois de la République et aux instructions de la ministre de l’Éducation nationale”. En dernier lieu, les requérants interpel- lent les responsables concernés afin d’agir rapidement, dans le but d’offrir aux élèves un “enseignent de qualité”. Pour rappel et dans le cadre de la réfor- me de notre système éducatif engagée par M me Benghabrit depuis 2014, des sessions de formation au programme de 2 e génération ont été organisées au profit des enseignants. Ce programme vise selon M me Benghabrit à développer les capacités cognitives et l’esprit d'ana- lyse et de déduction de l'apprenant, contrairement aux programmes précé- dents qui, eux, étaient axés sur l'ap- prentissage par mémorisation.

RAMDANE B.

SALON DU MANUEL SCOLAIRE À BOUIRA

Grand engouement des parents

Le Salon national du manuel scolaire initié par le ministère de l’Éducation a ouvert ses portes, en fin de semaine, à Bouira, au niveau des locaux des ex- galeries, à la rue Aïssat-Idir. Cette manifestation a pour objectif de mettre en œuvre les programmes scolaires dits de “deuxième génération”. Selon les responsables de la direction de l’éducation de Bouira, les nouveaux manuels sont “plus attractifs” et avec un contenu “diversifié”. Lors de la première journée de ce salon, lequel devra s’étaler jusqu’à aujourd’hui, un grand engouement a été observé. Les parents voulaient à tout prix découvrir ces nouveaux manuels, et pour certains ils ont été agréablement surpris. “Esthétiquement, ils sont très beaux”, confiera Naïma, une jeune maman. Et d’ajouter : “Espérons uniquement que le contenu soit à la hauteur.” Il y a lieu de noter que cette foire concerne seulement les élèves scolarisés des classes de 1re et 2e années primaires ainsi que ceux de la 1 re année moyenne. S’agissant des prix, ils ont été jugés abordables par les visiteurs, car en moyenne le livre est proposé entre 230 et 250 DA, sachant que ces prix sont unifiés au niveau national et seront les mêmes au niveau des librairies. Les autres manuels, n’ayant pas été encore touchés par la nouveauté des programmes, l’ONPS a d’ores et déjà ouvert les portes de son point de vente situé à l’école primaire Larbi-Tebessi pour permettre aux parents d’acquérir ces supports pédagogiques.

R. B.

LIBERTE

Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

L’Algérie profonde

15

SOUK AHRAS

Baisse des projets financés par l’Ansej

Durant les sept premiers mois 2016, les principaux indicateurs de l'agence ont enregistré une baisse par rapport à la même période de l'année précédente en termes d'évolution des indicateurs physiques.

L’ Ansej de Souk Ahras a, depuis sa création en 2010, financé 4917 projets, 70% d’entre eux durant la période allant de

2011 à 2015. Un pic a été enregistré

en 2012 s'expliquant par la mise en œuvre des nouvelles mesures prises lors du conseil interministériel du 22

février 2011 et l'application du décret exécutif n° 11-103 du 6 mars 2011 modifiant et complétant le décret exécutif n° 3-290 du 6 septembre

2003 fixant les conditions et le niveau

d'aide apportée aux jeunes promo- teurs. 93% des projets ont connu une réussite à l'exemple de la me- nuiserie qui est passée à une petite usine employant 60 personnes. 7% ont connu des échecs pour di- verses raisons. 56 dossiers parmi les 182 présentés à la justice ont vu leur promoteur changer d'activité sans avertir ou vendre carrément le ma- tériel acquis. La plupart des projets qui ont connu un échec sont inscrits dans le domaine des services, surtout les transports. La saisie de la justice

pour la récupération des biens de l'Ansej est la dernière solution à la- quelle a recours l'agence d'après son directeur El-Hachemi Benachour. Dorénavant, seuls les promoteurs

D. R.
D. R.

La plupart des projets ayant connu un échec sont dans le domaine des transports.

diplômés verront leurs projets fi- nancés. Ceux qui ne possèdent pas de diplôme doivent passer par le centre de formation professionnelle pour pouvoir aspirer à un accompagne- ment de l'agence. Durant les sept pre- miers mois 2016, les principaux in- dicateurs de l'agence ont enregistré une baisse par rapport à la même pé- riode de l'année précédente en termes d'évolution des indicateurs phy- siques. Cette baisse s'explique par les nouvelles orientations du dispositif édictées par l'agence en termes d'ac-

tivités à financer ou de secteur d'ac- tivité à prioriser et du privilège ac- cordé aux jeunes diplômés à travers un accompagnement particulier. Les projets financés par secteur d'activi- té montrent que la part des quatre secteurs (agriculture et pêche, BTPH, industrie et maintenance, artisanat) qui représentait 25% du finance- ment global de l'Ansej à fin 2010 est passée à 66% à fin 2015. Pour le di- recteur, il est temps d'inciter les jeunes à investir dans le secteur agri- cole vu que la région de Souk Ahras

UNE INITIATIVE APPRÉCIÉE PAR LES PARENTS

détient cette vocation et qu’elle est gé- nératrice d'emplois. Concernant les projets financés par niveau d'ins- truction, le tableau présenté montre que le taux des projets dont les pro- moteurs sont issus de la formation professionnelle est passé de 2% en 2011 à 24% en 2015 et à 43% durant les sept premiers mois 2016. Le taux de promoteurs universitaires est pas- sé de 6% en 2011 à 14% en 2015 et 13% durant les sept premiers mois 2016. Le taux des projets financés au profit de la femme à connu une im- portante progression passant de 7% en 2011 à 10% au cours des 7 pre- miers mois de 2016. La situation de recouvrement au 30 juin 2016 fait ap- paraître sur les échéances tombées, à savoir 78 000 000DA, 64 021 600,22 DA d’échéances honorées soit 82,08%. Par ailleurs, selon le directeur de l'Ansej, une convention a été si- gnée avec Algérie Télécom pour la pose de la fibre optique, un domaine à l'état vierge. Les promoteurs dési- rant se lancer dans ce créneau sont pris en charge par les formateurs d'Al- gérie Télécom pour réussir leur pro- jet. Enfin, l'impact des emplois gé- nérés par les projets financés du 31/12/2010 au 31/7/2016 est de 9v237 emplois directs.

HOCINE FARROUKI

Salon du livre scolaire à Sétif

L Centre régional de distribution de la do-

cumentation pédagogique (CRDDP) orga- nise depuis le début du mois et jusqu’à de-

main le 1 er Salon du livre scolaire. Des milliers de personnes sont venues découvrir, notamment les dernières nouveautés des édi- tions scolaires dont les livres de deuxième géné- ration conçus et édités cette année pour la première et deuxième année primaire et la première année moyenne. L’espace dédié à l’exposition et à la vente a, selon le premier responsable du CRDDP de Sétif, M. Saïd Mehara, a été visité par plus de 3 000 personnes durant le premier jour. Par ailleurs, le comptable M. Adel Nazim a indi- qué que les cinq agents réquisitionnés pour la réus- site de cette première édition ont réussi à vendre

e

plus de 500 lots durant la première journée. “Notre objectif n’est pas seulement commercial mais pé- dagogique, nous expliquons aux visiteurs tous les détails relatifs à l’édition du livre et sa distribution et c’est une opportunité pour montrer aux visiteurs qui sont très curieux les nouveaux manuels sco- laires”, nous dira M. Mehara. Par ailleurs, notre in- terlocuteur a tenu à souligner que le centre qu’il gère propose aussi la vente d’annales scolaires pour les classes d’examen et autres publications de l’Offi- ce national des publications scolaires relevant du ministère de l’Éducation nationale. Les potaches qui accompagnaient leurs parents ont eu droit à une planche de l’hymne national Kassamen. De leur côté, les visiteurs estiment que cette initiati- ve est très bonne car elle permet aux parents d’ache- ter les manuels avant la rentrée des classes sans

pour autant avoir des surprises quant au manque de certains titres. “L’année passée, j’ai galéré pour trouver un livre d’activité pour mon fils de première année car l’économe de l’établissement n’a pas eu la quantité suffisante. Maintenant, j’ai acheté le lot complet. C’est un souci de moins”, nous dira Ham- za, un parent d’élève. Par ailleurs, d’autres parents voient que le timing de cette manifestation très im- portante n’est pas adéquat. “Sous d’autres cieux ce genre de salon est organisé au début des vacances scolaires. Nous souhaitons que les responsables prennent cette doléance en considération tout en essayant d’organiser d’autres salons au niveau des grandes daïras afin de rap- procher davantage cette manifestation des ci- toyens”, a tenu à souligner un visiteur.

F. SENOUSSAOUI

toyens” , a tenu à souligner un visiteur. F. SENOUSSAOUI BRÈVES de l’Est MILA La société

BRÈVES de l’Est

MILA

La société civile soutient la démarche du wali

n Dans un communiqué daté de

mercredi 31 août, la coordination de la société civile à Mila a exprimé son soutien total au wali Abderrahmane Madani Fouatih et son adhésion à la démarche qu’il a mise en place en matière de développement local. Qualifiée d’efficace, la gestion des projets de développement fait désormais la satisfaction de la population, selon les termes du communiqué. “La ville arbore une agréable physionomie grâce aux réalisations concrétisées depuis votre venue, à la grande satisfaction des riverains.” La coordination de la société civile cite, dans ce sens, les routes à double voie, l’éclairage public, les jets d’eau, les places publiques aménagées, les aires de jeux et l’organisation de la collecte des ordures ménagères, des projets réalisés, faut-il le souligner, en un temps record, dans le cadre du Covimil (Comité de la ville de Mila) que le wali a mis en place en tant que substitut de l’APC en matière de gestion de la ville. La société civile salue, par ailleurs, le sens de responsabilité du wali, une qualité “qui a insufflé une dynamique nouvelle et une mobilisation appréciable dans tous les secteurs d’activité”. Les rédacteurs du communiqué ont souhaité, d’autre part, que soient créés des comités de gestion des villes, à l’image du Covimil, dans toutes les communes de la wilaya, car “l’expérience a prouvé son efficacité”, a-t-on conclu.

KAMEL B.

KHENCHELA

Un trafiquant de stupéfiants écroué

n Dans le cadre de la lutte contre

les stupéfiants, les éléments de la police judiciaire (PJ) relevant de la sûreté de la daïra de Chechar (50 km au sud du chef-lieu de la wilaya de Khenchela) ont mis la main sur 122 comprimés psychotropes de marque Lyrica, selon une source sécuritaire. En effet, c’est lors d’une patrouille de routine que lesdits éléments ont réussi à mettre hors d’état de nuire un trafiquant de stupéfiants, la vingtaine, qui s’apprêtait à commercialiser une quantité de comprimés

psychotropes, précise notre source. Présenté devant le parquet de Chechar, le mis en cause a été écroué pour détention et commercialisation de stupéfiants.

M. ZAIM

SKIKDA

Le conseil de wilaya se penche sur les rentrées scolaire et universitaire

L dernier conseil élargi de wilaya a été

e

consacré à la préparation de la rentrée scolaire et universitaire et aussi à la sai-

son hivernale. Le wali, M. Faouzi Benhassine a alors donné des instructions aux différents concernés par ces préparatifs pour réussir une rentrée sociale sans problèmes. Concernant le secteur de l'éducation, le chef de l'exécutif a exhorté les concernés à veiller sur la propreté des établissements scolaires et

de leur environnement, l'achèvement des tra- vaux en cours de réhabilitation, l'alimentation en eau potable, la dotation des classes en équi- pements modernes et aussi l'entretien des équi- pements de chauffage pour mieux accueillir la saison de froid. Il a également insisté sur l'entretien du drapeau national qui devra être levé au niveau de chaque établissement. Le transport scolaire, la prime de scolarité et la distribution des affaires scolaires au profit des élèves de familles

démunies ainsi que l'amélioration des repas au niveau des cantines scolaires ont été aussi sou- levés par le wali. Ainsi, 199165 élèves sont at- tendus demain dans les 666 établissements sco- laires comprenant 486 écoles primaires 128 CEM et 52 lycées. Durant cette année scolaire, 3 nouveaux lycées seront ouverts à Azzaba, Béni Zid et Zerdezas de 1000 places pédagogiques chacun. Cette wi- laya a aussi réceptionné un CEM à M'Sioue- ne, dans la commune de Hammadi Krouma,

et un total de 5 groupes scolaires, 3 démi-pen- sionnats, 4 cantines scolaires, 4 salles de sport et 2 UDS. Par ailleurs, des infrastructures universitaires seront réceptionnées cette rentrée. Il s'agit de

4000 places pédagogiques, une résidence uni-

versitaire de 2000 lits et cela pour faire face au

7189 nouveaux étudiants d'un total de 27 552

étudiants au niveau de l'université du 20-Août-

1955 de Skikda.

A. BOUKARINE

16

L’Algérie profonde

Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

LIBERTE

profonde Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016 LIBERTE BRÈVES de l’Ouest EL-BAYADH Trois morts d’une

BRÈVES de l’Ouest

EL-BAYADH

Trois morts d’une même famille sur la RN59

n Dans la matinée du jeudi aux environs

de 8h, un tragique accident de la circulation s'est produit sur la RN59, à Labiodh Sidi Cheikh, 120 kilomètres au sud

du chef-lieu de la wilaya d'El- Bayadh, suite

à une collision entre un véhicule léger et

un camion. Trois occupants du véhicule léger sont décédés sur le coup, le conducteur, sa femme et sa fille, alors que le garçon s'en est sorti indemne, avec des blessures légères, au moment où les deux occupants du camion, le conducteur et son passager, ont subi de graves blessures qui ont nécessité l'évacuation du deuxième cité vers l'hôpital de Sidi Bel-Abbès.

A. MOUSSA

TLEMCEN

Trois narcotrafiquants devant la justice

n Le tribunal de la daïra frontalière de Bab

El Assa a traité ce jeudi le dossier des 14

quintaux de kif impliquant trois narcotrafiquants présumés. La drogue a été découverte la semaine dernière dans un garage situé dans le village de Benkrama. Quatre véhicules (2 R25, Peugeot 406 et Mercedes) ainsi qu’un tracteur ont été saisis dans cette affaire.

AMMAMI MOHAMMED

MASCARA

Plus de 500 policiers pour sécuriser la rentrée scolaire

n Plus de 500 policiers ont été déployés

aux alentours des établissements scolaires de la wilaya de Mascara afin de veiller sur la sécurité des élèves. Il s’agit aussi de remédier aux carences en matière de panneaux de signalisation verticaux et horizontaux en vue d’éviter les accidents de circulation.

A. BENMECHTA

Porté disparu depuis 15 jours, il est retrouvé au fond d’un puits

n Le corps sans vie de F. M., 40 ans, porté

disparu depuis une quinzaine de jours, a été retrouvé jeudi soir au fond d’un puits situé dans une ferme sur la route menant à Tizi. La victime avait quitté son domicile en voiture et depuis n’a plus donné signe de vie. La dépouille a été transférée à la morgue de l’hôpital de Mascara et la gendarmerie a ouvert une enquête.

A. B.

Arrestation de deux dealers

n Les policiers de la 5 e Sûreté urbaine de

Mascara ont neutralisé un dealer, âgé de 24 ans. Travaillant sur informations faisant

état d’un trafic de stupéfiants dans la cité des 614-Logements, les policiers ont perquisitionné le domicile du suspect où ils découvrirent 38 comprimés d’ecstasy dissimulés dans un sachet en plastique ainsi que 40 millions de centimes considérés comme revenus de son trafic. Il

a été placé en détention. Par ailleurs, leurs

collègues de la 7 e Sûreté urbaine ont interpellé un autre dealer, âgé de 23 ans, en possession de kif. Il a été incarcéré.

 

A.

B.

Arrêté pour violence sur ascendants

n

Les policiers de la 6 e Sûreté urbaine ont

arrêté un individu âgé de 32 ans pour violence sur ascendant et menace avec arme blanche. C’est suite à une plainte déposée par ses deux parents que le fils indigne a été arrêté. Les victimes ont appuyé leur plainte avec chacune un certificat médical et les faits ont eu lieu suite à un différend familial. Le mis en cause a été placé en détention.

 
 

A.

B.

MISE EN CONFORMITÉ DES CONSTRUCTIONS À AÏN TÉMOUCHENT

415 PV et mises en demeure contre les récalcitrants

Durant les trois premiers jours d’août, le nombre des dossiers a augmenté d’une façon vertigineuse atteignant les 3000 dossiers, période qui précédait l’ultimatum fixé par le ministère.

L es services communaux de l’ur- banisme implantés aux chefs- lieux de daïra ont reçu 10239 dossiers qui ont répondu à la loi 8-15-08 du 20 juillet 2008 fixant les règles de mise en conformité

des constructions, a indiqué Saïm Haddache Abdelkader, chef de service de l’urbanisme et de la construction auprès de la DUC de la wilaya de Aïn Témouchent. Durant les trois premiers jours d’août, le nombre des dos- siers a augmenté d’une façon vertigineuse atteignant les 3000 dossiers, période qui pré- cédait l’ultimatum fixé par le ministère pour le dépôt de ces dossiers qui font partie des quatre cas définis par la loi et dont la majo- rité concerne la régularisation des travaux de constructions exécutés en absence de per- mis de construire, le non-respect du permis de construire ainsi que l’absence de permis de construire et d’un acte de propriété. En ce qui concerne les mesures prises dans le cadre du traitement de ces dossiers, le même responsable a indiqué que ses services ont effectué des sorties sur le terrain en coordi- nation avec les services communaux et la Police de l’urbanisme et de la protection de l’environnement (PUPE). Une opération qui a permis de dresser jusqu’à présent 415

procès-verbaux avec des mises en demeure adressées aux propriétaires concernés et

D. R.
D. R.

De nombreux propriétaires n’ont pas pû procéder à la mise en conformité de leurs constructions.

ge les propriétaires à achever la façade de leurs constructions. Au cours de ce semestre, une seconde opération a été pro- grammée pour évaluer la première et tenter de connaître les raisons qui ont empêché les propriétaires de donner suite à l’instruction en question.

M. LARADJ

dont les habitations se situent dans des endroits sensibles, à l’entrée de la ville, dans les grandes artères ou leur mitoyenneté avec des établissements publics ou d’un espace vert, pour achever les travaux car portant atteinte au tissu urbain. Ces commissions mixtes ont recensé 8048 dossiers qui ont fait l’objet d’une étude, et ce, conformément à l’instruction n°2 du 21 février 2016 qui obli-

ORAN

13 arrestations pour des affaires de drogue

U ne opération coup-de-poing menée conjointement par les différents ser- vices de police et de la Sûreté de

wilaya a permis d’interpeller, ce jeudi, 36 personnes dont 11 ont été arrêtées pour leur

implication dans des affaires liées à la déten- tion et la commercialisation de stupéfiants et au port d’armes prohibées. 61 comprimés d’ecstasy et 7500 DA ont été saisis par les policiers sur deux interpellés. Par ailleurs

dans le même contexte, les éléments de la brigade mobile de la PJ de Aïn Beïda ont neutralisé deux dealers en possession de 380 comprimés de psychotropes et saisi un important lot d’armes blanches.

K. R. I.

Enquête sur une chute mortelle

n Une enquête a été ouverte par la police pour connaître les causes et

les circonstances de la chute mortelle d’une jeune femme, âgée d’une vingtaine d’années, dont l’identité n’est pas encore connue, du troisième étage d’un immeuble à Point du Jour. Le drame s’est produit ce jeudi vers 15h10. La victime est morte suite à ses nombreux traumatismes et blessures sur tout le corps.

AYOUB A.

Incendie dans un appartement-fabrique

n Un incendie s’est déclaré, ce jeudi après-midi, dans un appartement

au dernier étage d’un immeuble en comptant quatre à Yaghmorassen.

L’intervention des pompiers a permis de sauver la vie de la

propriétaire S. A., 74 ans, retrouvée inconsciente. Le sinistre serait dû à

un départ du feu dans une machine de production d’éponge. Une

enquête a été ouverte.

A. A.

122 baigneurs secourus

n Les éléments de la Protection civile ont sauvé d’une mort certaine

122 baigneurs sur les plages autorisées d’Oran, ces dernières 48

heures. 49 estivants ont été secourus sur place alors que 25 autres ont

été transportés vers les différentes structures sanitaires les plus

proches. 280 000 estivants ont été enregistrés pendant cette période.

A. A.

MOSTAGANEM

Saisie de 500 g de drogue à Sidi Ali

n Les policiers de la Sûreté de la daïra de Sidi Ali ont mis hors d’état de

nuire un dealer, mercredi dernier, après une longue filature. B. A., 31 ans, recherché par la justice et au casier judiciaire chargé a été arrêté en possession de 500 g de kif traité et de 32 000 DA, fruit de la vente des stupéfiants. Il a été placé sous mandat de dépôt pour détention et commercialisation de drogue.

M. SALAH

Suicide à Souaflia

n Un jeune homme de 21 ans, résidant dans le douar de Chouafria,

commune de Souaflia, daïra de Bouguirat, a été retrouvé par la Protection civile, mercredi dernier, pendu à l’aide d’une corde

enroulée à une branche d’arbre, avons-nous appris de sources locales. Le corps a été transporté vers la morgue de l’EPH de Bouguirat, tandis

qu’une enquête a été ouverte. Il s’agit du troisième cas de suicide en

dix jours.

M. S.

Elle succombe à ses blessures deux jours après l’accident

n La femme enceinte blessée lors de l’accident qui s’est produit mardi

dernier sur le CW 1A reliant la localité de Bekhatia à celle de Aïn Sidi Chérif a succombé à ses graves blessures. Elle avait était évacuée aux UMC de Tigditt.

M. S.

17

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Décès

 

————————————— Toi maman, M me V ve Aït Mesbah Ouiza, née Aït Mesbah. Cela fait déjà 2 ans que tu nous as quittés, tu es partie trop vite sans nous dire au revoir. On a l’im- pression que c’était encore hier. C’est tellement dur de continuer d’avancer sans toi, vivre sans toi est une épreuve difficile et dou- loureuse. On ressent un vide et une déchirure énorme nous fait très mal. On aimerait tant à nou-

————————————— La famille Amrouche a l’immen- se douleur de faire part du décès de son cher et regretté époux, père, frère, beau-frère, beau-père à l’âge de 69 ans. L’enterrement a eu lieu mardi 30 août au cimetière d’El Kseur, dans la wilaya de Béjaïa. Que Dieu Tout-Puissant l’ac- cueille en son Vaste Paradis.

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Condoléances
Hommage au compagnon, frère et ami
NABILE FARÈS
Plus que l’intellectuel, nous
perdons un homme exceptionnel
Officier de l’Armée de Libération nationale, il a choisi d’être
nesse de combattants. Ses livres illustrent ce lien
décédé mardi dernier à Paris.
qui incarne toutes les vertus.
fidèle aux idéax de notre jeu-
avec son peuple.
En cette douloureuse et pénible circonstance, nous adressons nos sincères condoléances à sa
famille en l’assurant de notre indéfectible sympathie.
Son frère, Mahmoud Touabi
ABR43952
Pensée
Pensée
Deux ans déjà sont
passés et tu es tou-
jours vivante dans
nos cœurs. Chaque
coin et recoin de la
maison nous font
encore penser à toi,
notre regrettée
A
la mémoire de notre
cher père
DERRICHE
MED AKLI
Il
y a des souffrances
que le cœur ne
peut
oublier, que le temps ne
peut guérir ce fut le cas
en ce triste et amer jour
MME
MERABTÈNE
MEBARKA ÉPOUSE BENHALIMA
du 2 septembre
2015,
En ce jour du 03 septembre, jour de ton départ au
ciel, nous demandons à tous ceux qui t’ont connue
et aimée d’avoir une pieuse pensée à ta mémoire.
Dors en paix Mamy chérie.
Que Dieu Tout-Puissant t’accorde Sa Sainte
une année est passée,
mais la plaie demeure ouverte. Tu nous manqueras à tout
jamais par tes qualités exceptionnelles, ta bonté
et ta générosité.
Papa, on ne t’oubliera jamais, merci d’avoir été le père
que tu as été. Tu es notre présent et notre avenir, tu vis
dans nos cœurs. Papa, tu nous manques tellement,
on t’aime. Nous
demandons à tous ceux qui t’ont connu
Miséricorde et t’accueille en Son
Vaste Paradis.
d’avoir une pieuse pensée à ta mémoire.
Repose en paix cher papa.
A
Dieu nous appartenons
Nous prions Dieu de t’accueillir en Son Vaste Paradis.
et
à Lui nous retournons.
F.844
BR/T.O.17004
appartenons Nous prions Dieu de t’accueillir en Son Vaste Paradis. et à Lui nous retournons. F.844

18

Sport

Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

LIBERTE

CSC-CAB EN AMICAL CE SAMEDI

Gomez sommé de rectifier le tir

n Le CSC croisera le fer aujourd’hui à partir de 19h avec le CA Batna dans une joute amicale certes mais très importante pour l’entraîneur Gomez, plus que jamais sous les feux des critiques de la part des supporters de même que des responsables du club. En effet, le coach franco-portugais est plus que jamais menacé de limogeage par le propriétaire du club, en l’occurrence l’entreprise pétrolière actionnaire majoritaire du club ENTP, qui n’a vraiment pas apprécié le mauvais départ de l’équipe au vu des “énormes” efforts financiers consentis qui ne ce sont pas traduits sur le terrain. Après trois stages de préparation et un recrutement de choix, le semi-échec à domicile face à l’ESS avais été plus ou moins “accepté”, mais la défaite face à la JS Saoura a été vivement critiquée, voire pas du tout acceptée, car, bien plus que le résultat, c’est la manière de jouer de l’équipe et surtout le mode de gestion du groupe qui a vexé les responsables de l’ENTP. Ces derniers ont clairement demandé des comptes au coach sur l’entame de la saison ratée, tout en lui reprochant la débandade qui sévit dans le groupe qui s’est traduite lors de la reprise des entraînements où pas moins de 13 joueurs étaient aux abonnés absents, une absence qui s’est prolongée le lendemain, c’est-à-dire jeudi, chose inadmissible pour les dirigeants qui ont sévèrement “sermonné” le coach, tandis que les supporters présents aux entraînements ne décolèrent toujours pas à l’encontre de leur équipe et ne sont pas allés de main morte en fustigeant surtout l’entraîneur qu’ils ont sommé de plier bagage. Les responsables du club ont par ailleurs décidé d’infliger une amende de 20 millions de centimes aux joueurs retardataires, comme cela est stipulé dans le règlement intérieur pour chaque séance d’entraînement ratée, tout en demandant à Gomez de présenter une bien meilleure copie lors de la prochaine rencontre de championnat face au MOB, d’où l’importance de cette rencontre amicale face au CAB où le coach va essayer de rectifier le tir et de trouver des solutions tant offensives que défensives afin de faire baisser la tension. D’autre part et d’après nos sources, les proprios planchent déjà sur une solution de rechange au staff et veulent s’attacher un entraîneur de gros calibre, capable d’instaurer une certaine discipline mais aussi donner un nouvel élan à l’équipe. D’après nos sources, plusieurs noms sont avancés, à l'instar de Amrouche, l’ex- entraîneur de l’USMA, qui revient avec insistance, ainsi que d’autres coachs, à l’instar de Lemerre et son adjoint Djeddi. À noter que l’entraîneur des gardiens de but, le Camerounais Hamagouda, ramené par Gomez, est rentré chez lui définitivement, vu que son diplôme d’entraîneur n’a pas été homologué par les instances fédérales.

ADLENE R.

C’EST LE GRAND PERDANT DU MERCATO

Quel avenir pour Brahimi à Porto ?

B rahimi a retrouvé ses co- équipiers en sélection nationale jeudi. Il don- nait l’impression de ne pas être affecté par son transfert raté en Premier

League. Il devait être le plus cher footballeur africain de l’histoire si la transaction avait abouti ou si les Por- tugais ne se sont pas montrés trop gourmands pour le vendre. Le FC Everton était le grand perdant dans cette affaire. Trop concentrés sur les négociations avec Brahimi, ils ont perdu une autre cible, puisque Mous- sa Sissoko, la révélation de l’Euro 2016, avait filé en douceur en signant avec Tottenham. Les malheurs des Toffees ne sont pas restés là, puisque quelques heures après ils perdirent Brahimi, le joueur sur lequel Ronald Koeman comptait énormément. Mal- gré la bonne foi des responsables du deuxième club de Liverpool, les Dragãoes de Porto n’ont pas lâché pri-

se. Ils ont rejeté les 40 millions d’eu- ros proposés par Everton + 20% sur

la revente. Alors que tout était conve-

nu pour un transfert autour de cette

somme, le club portugais est revenu

à la charge et a demandé plus de 50

millions d'euros, indiquant que plu- sieurs parties sont impliquées dans ce

transfert et que Porto ne possédait que 50% des parts du joueur. Un accord

a été conclu dans la matinée et le

joueur avait même accepté son nou-

D. R.
D. R.

veau salaire qui était de l’ordre de 100 000 euros par semaine. Il ne res- tait alors que la signature du contrat de transfert, mais coup de théâtre ! À quelques heures de la clôture du mer-

cato, la transaction est tombée à l’eau.

Il n’y aura pas de Brahimi en Premier

League et le record du joueur africain

le plus cher de l’histoire, détenu par

Sadio Mané transféré au FC Liverpool

cet été, ne sera pas battu. Brahimi re- tournera, donc, à Porto et devra cra- vacher dur pour reconquérir sa place

dans le nouveau dispositif institué par

le nouvel entraîneur, Nuno Espírito

Santo. L’arrivée de ce dernier au FC Porto a chamboulé sa stratégie de jeu en se basant sur de jeunes et talen- tueux joueurs, à l’image d’Oliver Torres, qui revient après une année passée à l’Atlético Madrid, Diogo

Jota ou encore le retour de prêt d’Ota- vio. Brahimi aura du boulot à faire

pour espérer récupérer une place de titulaire, mais ce n’est certainement pas cela qui va effrayer l’international algérien dont les qualités sont recon- nues par tous les spécialistes. D’ailleurs, ce n’est pas par hasard

que Manchester United, Arsenal,

Everton ou encore Liverpool sem- blaient intéressés par le joueur, mais au final le FC Porto a décidé de mettre les barbelés autour de son meneur de jeu. Yacine Brahimi avait vécu des moments forts en rebondis- sements durant toute cette période du mercato. Mais c’est la vie d’un foot- balleur. Brahimi a prouvé que c’est un grand joueur puisque des équipes huppées se l’arrachaient pour finale- ment rester à Porto, qui avait égale- ment perdu dans l’affaire, puisqu’il a

laissé filer plusieurs millions d’euros de plus-value, sachant que l’Algérien

a été recruté pour 6,5 millions d’eu-

ros en provenance de Granada. Son avenir ? Il se trouve désormais à Por- to. Même si son entraîneur Nuno Espírito Santo a déjà établi sa straté- gie de jeu, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit là d’un élément confirmé

et d’une énorme option. La preuve, l'international algérien est inscrit sur

la liste des joueurs autorisés à dispu-

ter l’UEFA Champions League. C’est

à lui maintenant de montrer qu’il est

le patron de cette équipe portugaise.

Selon les échos parvenus de Sidi Moussa, même si Brahimi était déçu par la tournure des événements, il gar- de le moral et son objectif c’est déjà oublier cette mésaventure et revenir en force… à commencer par ce di- manche face au Lesotho.

MALIK A.

CHAMPIONNAT D'ANGLETERRE

Slimani pourrait débuter contre Liverpool

L' international algérien Islam Slimani, qui a repris les entraînements avec la sélection na- tionale comme prévu, jeudi, après son ab-

sence, mercredi, en raison de sa signature pour cinq ans avec le champion d'Angleterre Leicester pour un montant de 30 millions d'euros, pourrait ef- fectuer ses grands débuts contre Liverpool le 10 sep- tembre. Ce sera à l’occasion du déplacement des

Foxes à Anfield pour le compte de la quatrième journée du championnat, selon le site officiel du club. Le meilleur buteur des Verts en activité de- vrait rejoindre son nouveau club, lundi prochain,

au lendemain de la rencontre de l'Algérie contre le Lesotho, prévue demain soir au stade Mustapha- Tchaker de Blida pour le compte de la sixième et dernière journée des éliminatoires de la CAN-2017. Slimani aura une seconde chance pour disputer son premier match sous les couleurs de Leicester le mer- credi 14 septembre contre Club Brugge au stade Jan Breydelstadion à Bruges pour le compte de la pre- mière journée de la Ligue des champions. “Rejoindre Leicester est un immense honneur, et j’ai hâte de commencer”, a déclaré l'attaquant (43 sélections avec l'Algérie), cité dans le communiqué du club anglais.

“J'ai toujours voulu jouer en Premier League, et avoir cette opportunité avec les champions en titre est quelque chose que je ne pouvais refuser”, a-t-il ajou- té. Slimani, devient le cinquième joueur africain le plus cher de l'histoire après que son transfert ait coûté 30 millions d'euros (plus 5 millions de bonus) au champion d'Angleterre en titre. La palme d'or dans le TOP 10 des africains les plus chers revient au Sénégalais, Sadio Mané, qui a rejoint cet été Liverpool en provenance de Sou- thampton, deux formations de la Premier League également, pour 40 millions d’euros.

MCA

La prime de la victoire contre l’USMH encaissée (10 millions)

L a direction du MCA a versé la prime de la victoire face à l’USM Harrach, qui est de l’ordre de 10

millions de centimes. Il faut savoir que les dirigeants du Mouloudia ont éta- bli un barème de primes en fonction

de l’importance des matches. Les grandes affiches et les derbies sont couverts par des sommes particulières contrairement aux autres confronta- tions que les Mouloudéens sont cen- sés gagner, notamment celles qui se déroulent à domicile à Bologhine.

L’équipe s’est entraînée durant toute

la semaine au centre hôtelier de Aïn

Bénian. Cependant, la séance d’hier

a été délocalisée au stade annexe du

complexe olympique (OCO). Les deux dernières séances ont été di- rigées par les adjoints Karim Bouhi- la et Mohamed Aït-Mouhoub, du fait de l’absence de l’entraîneur en chef Djamel Menad, qui se trouve actuel- lement à l’étranger pour des soins. Le staff technique applique les direc- tives du coach en prévision de ce mois de septembre où les Vert et Rouge

aborderont un sérieux virage pour la suite de la saison. Après une entame

d’exercice positive avec une victoire

et un match nul, soit quatre points ré-

coltés lors de deux déplacements, Djamel Menad a déjà en tête ses ob- jectifs à court terme.

Sans le cacher, il exige de ses joueurs

le plein lors des trois rencontres du

mois de septembre qui auront lieu après le match de l’équipe nationale face au Lesotho, c’est-à-dire le 10 septembre. En effet, le Mouloudia aura l’occasion de disputer trois

matches à Alger. D’abord, il ac- cueillera le CA Batna et le MC Oran,

sans la présence du public, respecti- vement le 10 et le 23 pour le compte

de la 3 e et 5 e journées, et entre-temps une sortie face au NAHD au 5-Juillet le 16, cette fois avec les supporters puisque ce sont les Sang et Or qui re- cevront. Les Vert et Rouge misent sur

le plein lors de ces trois rencontres

pour un meilleur parcours. L’équipe

a enregistré la présence de tous les

joueurs, à l’exception du gardien de

but Fawzi Chaouchi. Ce dernier n’a plus le moral après que la LFP ait maintenu sa sanction (10 matches de

suspension). Cette mini-trêve a per- mis également à certains joueurs de retrouver leurs aptitudes physiques. À titre d’exemple, le gardien de but Chaâl qui était présent au match face

à l’USMH malgré sa blessure. Le portier international olympique tra- vaille dans la perspective de retrouver une place de titulaire. Il aura fort à faire devant Boussouf, qui réalise une bonne entame de sai- son. Kacem, qui a souffert d’un bobo au doigt, a repris les entraînements, alors que Demmou travaille avec le groupe, lui qui avait raté toute la préparation intersaison avec l’équipe en raison de son engagement avec l’EN U-23 et veut réconquérir sa pla- ce de titulaire dans l’axe de la défen- se. L’international olympique aura du

pain sur la planche puisque le duo Azzi - Mebarakou s’est bien sorti

lors des deux premières rencontres de championnat. Djamel Menad avait

programmé une rencontre amicale face à l’USM Aïn Beïda en fin de se- maine dernière. Le MCA s’est baladé devant le pen- sionnaire de la DNA en s’imposant par le score de 4 buts à 0. Certes,

l’équipe a montré de belles choses sur

le plan offensif mais il existe toujours

des lacunes à combler. L’efficacité offensive constitue la priorité du staff technique puisque lors des deux pre- miers matches de la saison, on a re- marqué que le MCA se crée énor- mément d’occasions mais ses atta-

quants n’en concrétisent que peu. Les joueurs vont bénéficier de deux jours de repos puisque la reprise a été programmée pour lundi avec la pré- sence de l’entraîneur Menad, et du- rant toute la semaine, l’équipe va travailler au centre hôtelier de Aïn Bé- nian. Ceci dit, les Vert et Rouge bé- néficieront d’une séance d’entraîne- ment au stade Omar-Hamadi afin de préparer le match face au CA Batna, qui se jouera sur ce terrain.

MALIK A.

LIBERTE

Vendredi 2 - Samedi 3 septembre 2016

Sport

19

MOHAMED RAOURAOUA, PRÉSIDENT DE LA FAF

“La police est de retour dans les stades !”

L es actes de violence en- registrés dans différents stades lors des deux pre- mières journées du championnat de Ligue 1 ont obligé les instances

sportives (FAF et LFP) à faire appel de nouveau aux services de sécuri- té pour permettre le bon déroule- ment de la compétition. “La police va revenir dans les stades dès la pro- chaine journée du championnat de Ligue 1 pour assurer la sécurité des officiels et aider les stadiers dans l’organisation des matches”, a an- noncé, hier, le président de la FAF, Mohamed Raouraoua à la Chaîne III. “J’ai discuté avec M. Hamel, le di- recteur de la DGSN, et on a convenu que la police sera redéployée dans les stades dès la prochaine journée du championnat avec un nombre réduit. Il y aura des policiers sur la main cou- rante pour assurer la sécurité des offi- ciels et au niveau des portes d’accès pour aider les organisateurs et éviter que des perturbateurs accèdent au stade. Il y aura aussi des patrouilles mobiles dans les tribunes pour sépa- rer les deux galeries”, a-t-il souligné. Mohamed Raouraoua s’est, en outre, félicité du transfert de Slimani vers Leicester City. “Je suis très heureux qu’un joueur de notre équipe natio- nale qui a commencé à jouer en Al- gérie rejoigne la Premier League pour un montant aussi élevé. Je lui souhaite beaucoup de réussite dans sa nouvelle équipe. Je pense que Sli- mani est un exemple pour les autres clubs afin qu’ils forment d’autres joueurs comme lui à l’avenir”, a-t-il dit d’emblée, ajoutant que trois clubs algériens où l’ancien joueur du Sporting Lisbonne a évolué vont tou- cher 5% du montant du transfert. “Trois clubs où Slimani a joué vont toucher ensemble une indemnité de solidarité de 5% du montant du transfert (35 millions euros, ndlr). Il s’agit d’Aïn Bénian, de Chéraga et du CRB. Cette indemnité sera répartie au prorata des années jouées par Sli- mani dans chacun de ces trois clubs”, affirme-t-il. Parlant de nouveau sur la désignation de Milovan Rajevac à la tête de la sélection nationale, Raouraoua a jugé qu’il a fait le bon choix. “Nous avons besoin de quel-

D. R.
D. R.

qu’un qui connaisse bien l’Afrique et qui a un vécu dans ce continent. Nous avons failli arriver en demi-finales de la Coupe du monde avec le Ghana, ce qui aurait pu être une grande per- formance pour une sélection africai- ne. Nous avons discuté avec ceux qu’on qualifie de grands entraîneurs, mais ces derniers auraient pu se re- trouver dans un environnement qui n’est pas celui auquel ils sont habi- tués. En Afrique, c’est complètement différent. Et puis, j’estime que l’éco- le de l’ex-Yougoslavie convient bien à notre football. Beaucoup d’entre ceux qui en sont issus ont réussi en Algérie, comme Rogov par exemple”, a-t-il dit. Et d’ajouter : “Il est vrai que Rajevac n’a pas travaillé durant les quatre dernières années. Je ne pense pas que cela pose problème. Il a tra- vaillé pendant cette période à la DTN de la Serbie. Il était également chargé de former des entraîneurs. Concernant la langue, je ne pense pas qu’elle va poser des soucis. Le football, c’est universel. Nous avons installé à ses côtés un interprète de qualité et qui possède la licence UEFA A”, a ajouté le patron de la FAF. Concer- nant les objectifs qui lui ont été as- signés, ce dernier a affirmé que les Verts viseront au moins une demi- finale lors de la prochaine CAN et la qualification pour la Coupe du mon- de 2018 en Russie. “Certes, nous sommes tombés dans un groupe com- pliqué, mais on a évité, en revanche, les matches à caractère derby, avec toute la passion qu’ils provoquent. En Afrique, il n’y a pas de grandes et de

petites équipes. Quand vous voyez les îles Comores faire match nul avec le Ghana, cela démontre que le football

dans le continent africain a beaucoup évolué. Pour nous, chaque match est une finale et il faudra le jouer pour

le gagner. Nous avons un bon grou-

pe qui est conscient de la responsa- bilité qui l’attend et qu’il faudra en outre protéger”, a-t-il souligné. Com- mentant le parcours des U-23 lors du tournoi de football des jeux Olym-

piques de Rio, le président de la FAF

a affirmé qu’il y a eu un goût d’in-

achevé à l’issue du parcours. “Ce qui

a manqué le plus dans cette équipe,

c’était de passer de la naïveté à l’es- prit professionnel. On a offert tous les moyens à cette équipe pour une bon- ne représentation à travers des stages

et des matches amicaux face à des sé-

lections de haut niveau tels la Corée du Sud et l’Irak. Cela dit, il reste tout de même que quelques éléments peu- vent encore progresser et rejoindre l’équipe A à l’avenir. Il y a déjà Fe- rhani. D’autres vont peut-être le suivre.”

“Voilà pourquoi on n’a pas réussi avec les jeunes catégories”

Abordant les mauvais résultats des

jeunes catégories (U-17 et U-20), il

a estimé qu’à ce niveau, l’Algérie est

encore loin de ce qui se fait dans d’autres nations du continent et ailleurs, “habituées à disputer des compétitions de haut niveau et qui comptent beaucoup sur les centres de formation des clubs. Idem dans les pays européens qui investissent beau-

coup dans ce domaine. En France, il existe 32 centres de formation. Il existe un lien ombilical dans la for- mation. Maintenant, on commence à former les joueurs à partir de 7 ou 8 ans. À 17 ans, un joueur peut signer un contrat pro comme ce fut le cas pour Bennacer qui s’est engagé pour cinq ans avec Arsenal. Nous, en Al- gérie, nous n’avons pas de centre de formation. Certes, on a donné des as- siettes aux clubs en leur disant de construire eux-mêmes les centres de formation, mais ça n’a pas avancé. Les gestionnaires des clubs s’occupent seulement des seniors. Cela dit, la FAF compte faire de son mieux pour les accompagner”, dit-il, tout en an- nonçant que les prochains coaches des EN U-17 et U-20 seront des étrangers avec des adjoints locaux. Au sujet de l’académie de la FAF qu’il compte relancer, Raouraoua ré- vèle que “le problème majeur réside

dans le site d’accueil. Nous avons dé- cidé de la construction d’un nouveau bâtiment où les joueurs et les enca- dreurs seront hébergés. Toutefois, nous sommes confrontés à un pro- blème administratif puisque la Duch d’Alger n’a pas autorisé la construc-

tion de ce bâtiment. Nous avons eu des promesses quant au règlement de

ce problème dans les prochains jours. Une fois que nous aurons le permis de construire, nous débuterons les tra- vaux”, a-t-il dit, en précisant que la FAF compte former 300 techni-

ciens en France qui vont recevoir des diplômes de niveau supérieur, et ce, à travers un accord qui va être signé dans les prochains jours entre les fé- dés des deux pays. Le président de la FAF a, en outre, indiqué dans ce sillage que l’installation de la direc- tion des équipes nationales a pour objectif la prise en charge de la for- mation des entraîneurs qui tra- vaillent au niveau des jeunes caté- gories et les répartitions des tâches à ce niveau avec des techniciens

qui auront pour mission le repéra- ge des jeunes talents et d’autres qui se chargent du terrain. C’est égale- ment une question d’organisation et d’une meilleure gestion logistique se- lon lui.

FARÈS ROUIBAH

MOB

Attia :

“Nous ferons honneur à notre région”

L e président du MO Béjaïa, Attia, confronté à de nombreux manques surtout

financiers, guide tant bien que

mal le navire des Crabes. “Je suis optimiste, on n’a pas une grande mais une bonne équipe. La fatigue

a gagné le groupe, mais cela se

résoudra”, a affirmé le boss des Béjaouis. Au sujet de son team, il dira : “On a renforcé le club par les joueurs qu’il nous fallait, je sais que s’ils continuent à bien travailler, ils iront loin.” Abordant sa venue au MOB dans une phase cruciale, Attia révélera : “Je suis venu avec un projet pour le MOB.

J’ai trouvé ce dernier en difficulté, j’ai ramé seul.” Concernant les perspectives d’avenir de son club et les nouveautés à apporter, le président du MOB dira : “Je suis en train d’installer un nouveau siège pour le club ainsi que la création d’une Web TV. S’agissant des sponsors, j’ai discuté avec Condor

et j’ai eu leur accord. Il y aura

également la venue d’autres entreprises comme sponsors. Enfin, avec l’aide des autorités, nous songeons construire un centre de formation.” Abordant la démission de son ex-bureau, Attia affirmera sur le sujet qu’“ils ont démissionné alors qu’ils n’ont même pas été installés. c’est leur choix, moi je n’ai fermé la porte à personne. Je suis en train de construire. Souvenez-vous qu’au mois de juin le MOB n’avait même pas d’équipe”. Le cas de deux

joueurs a été aussi soulevé par Attia. “Concernant Messaoudi son cas est réglé, il est exclu. Quant à Bentayeb, il sera avec nous et son cas est résolu. S’agissant de N’doye, celui-ci doit passer par le MOB pour aller jouer dans un autre club car ce joueur est lié avec nous jusqu'en 2019. N’doye a intérêt à venir négocier pour être libéré”. Et d’ajouter sur les résultats réalisés par son team : “Mes joueurs n’ont pas eu de vacances et cela ne les a pas rendus ridicules dans leurs prestations malgré l’arbitrage. Le staff a besoin de sérénité. Le MOB a besoin de soutien, je suis confiant

et je tiens à féliciter mes joueurs.”

Enfin, au sujet de la Coupe de la CAF, Attia indiquera que son team sera prêt. “On se prépare dans de bonnes conditions pour cette demi- finale de la Coupe de la CAF. Nous ferons tout pour honorer notre région et le pays”, conclut-il.

LIGUE 1

DRBT-USMA avancé à vendredi

n Le match DRB Tadjenanet-USM Alger, comptant pour la troisième journée du championnat de Ligue 1 algérienne, a été avancé de 24 heures et aura lieu vendredi 9 septembre à 17h, selon le programme modifié hier et publié sur le site officiel de la Ligue de football professionnel (LFP). Pour sa part, la rencontre CR Belouizdad-JS Saoura dans le cadre de la même journée, a été programmée pour jeudi 8 septembre à partir de 19h, elle sera précédée par le match des équipes réserves qui débutera à 16h et à huis clos. La LFP a également fixé à 21h le coup d'envoi du match CS Constantine-MO Béjaïa, samedi 10 septembre, un rendez-vous qui sera retransmis sur le petit écran tout comme la rencontre DRBT- USMA, indique-t-on de même source.

MCO

Pluie de critiques sur Benchaâ

R efusant de signer sa licence chez les U- 20 du Mouloudia d’Oran, le jeune atta- quant Zakaria Benchaâ a mis entre pa-

renthèses une carrière qui promettait énormément. “Un petit restera toujours petit”. C’est en ces termes crus que le président Mohamed Belhadj avait, rappelons-le, qualifié l’attitude de Zaka- ria Benchaâ (19 ans) qui avait été rétrogradé en équipe réserve après avoir boudé les entraîne- ments et conditionné son retour par une re- valorisation salariale qui lui “permettrait de s’of- frir une belle voiture”. Depuis, le groupe professionnel, dont Omar Be- latoui a la charge, a effectué sa préparation de pré-saison à Sétif, au complexe d’El-Bez, disputé six matches amicaux puis entamé le cham- pionnat d’une bien prometteuse manière en te- nant en respect le CRB sur ses terres avant de dominer Médéa au stade Ahmed-Zabana.

Pendant tout ce temps, Benchaâ prolongeait sa bouderie au-delà même de la date butoir du 31 août, dernier délai pour l’engagement des jeunes catégories. Ce refus de signer sa demande de licence lui a, toutefois, valu une pluie de critiques et d’insultes de la part des supporters du club d’El-Hamri sur le compte facebook du Mouloudia qui comp- te plus d’un million d’abonnés. Accusé de “faire du chantage”, d’avoir “chopé la melonite” ou encore de “se croire au-dessus du Mouloudia”, Zakaria Benchaâ est même soupçonné d’avoir pris ses marques dans “le mi- lieu”. Des charges importantes, facilement vérifiables du reste, que Liberté avait formulées d’une ma- nière soft dans son édition du 26 juillet dernier, révélant que cette “affaire Benchaâ” était plus grave qu’un simple refus de s’entraîner, un ca- price de starlette ou une sanction de sa direc-

tion. “Des informations laissent croire à un contrôle positif à une substance prohibée au cours d’un des stages de l’équipe nationale de sa catégorie au Centre technique de Sidi-Moussa. Une affaire rapidement étouffée pour ne nuire à aucune partie. C’est pour cette raison que le joueur a été déclaré blessé presque tout au long de la saison dernière. Or, ceux qui suivent l’ac- tualité du MCO savent que Benchaâ a, certes, été opéré, mais seulement du ménisque. Ce qui aurait nécessité tout au plus un mois de repos for- cé, mais certainement pas toute une saison sportive”, avions-nous rapporté dans ces mêmes colonnes dans un témoignage à prendre, tou- tefois, avec des pincettes, d’un de ses proches amis. Depuis, son cas s’est aggravé puisqu’en re- fusant de signer sa licence, il a préféré une sai- son blanche sans pour autant se soucier des conséquences.

RACHID BELARBI

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