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HONS UNIES Distr. A/o.4/226/had.1/Corr. 1 18 décembre 1952 FRANCAIS SEULEMENT D cuatetdme Comission point 12 do ordre du Jour RAPPORT DU CONSHIL DE TUTELLE Observations fates devent Je Quetrsime Commission lors de sa 309%ne séance de 17 adcoubie 1952, par My Ruben tm iyobo, ropréadntant do inion Joe ‘Populations au Ceueroun, CORRIGENDUM AJouter ay bes do la page 1 la note suivante + Lo ‘Président a autorisé la distribution du texte in extenso de la décleretion préparée par My Um Nyobe, Uno partie soulamant de cette Agcleration & 668 présontés oxelomont eu Comité on yuo dtabrdger les adbata du Comits, so INS UNIES ee soy GENERALE” ’ A/0.4/226/Aaa 17 aécenbre 1952 ORIGINAL + dustetone! Commi seton 5 fom. ty ne a Point ie ge Morare dau jour oo RAPPORD DU CONSEIL DE TomLIR . Bare 8 Observaticie faites devant ‘la quatriane’ Conbission Lors de gh as Esense ie 17 dgcembre 1982," par i. Ruben Um Myohe, representant de T/Uaion des populations du Cameroun Note. contoraévent & Je décision que 1a Quatridue Commission a prise; i a sa 509%me séance 12 W décenbre 1952, le texté des observa “glrapréa, prégentées qu cours de la brie séance, eat ota a, see nenbres A titre a'intormmtion, — ” By * sheet | ALC. /226 /4d2 Francais Page 2 puisse progresser vers 1'indépendance, : Je voudrais renercier 1a quatriane Commission’ de mtavoty gutorisé 4 Prendre 3s Parole devant elle, Jo.sais que Jo dois stre Bret, mais coume certains membres ont fait des obsections & o¢ que Je sois entendu par le Quatridme Comission, Jtestine que Je dots donner quelques ‘explications, LiAvgemblée territorigie a. essays dfuser dtun subterfuge en protestant Sontre mod personnellenent, & un moment oh Jo niavals pas encore été adstané Pour veprésenter 1'Union des populations du Caneroun, LAgsenblée territoriale & prétenda que 1'UPC n'étais pas reyréventative, pare quianx dernibres élections clie‘nia obtent aucun sidge A 1*Acseubiée; que. du fait que la Quatridne Commission entendrait un représentant: de VUPC, e prestige’ de ce parti ay Cameroun se trouverait renfores; et enfin que mon parti a violé les régies Gomme Ltont reconay lee différentes Missions de visite st le représentant de 1a Franee, 1'UPC est Le soul pertd Politique qui représente vraiment HMensenble des populations du caueroun, En outre, Je parle au nom de 1/Union Ges syndieats contéaérss du canerqun, qi est le syndieat 1e plus représentatat féminine du Territoire; au nom d'un certain nombre d'autres secteurs de Llopinion Publique qui ne sont pas énoore oreanieés, et enfin au nom dtun mouvement ‘indépendance du Cameroun sous sdninistration britannique, le Kenerun United National Congress qui est Sans sucun doute un mouvement veprésentatif dans ce Territoire, a/o74 feeb /adaxa Frangate réaffirmant le fait que Je reprécente une fraction ingortante, de. ja population, - 1/Union des populetions du Cameroun, pour —prouyer sa force, ® organisé une " runjon publique & Douala, 1e ler noveubre 1952, eb elte a inwité: 1a Mission de visite & y assister. Cette réunion, pour laquelle une’ autorisation préalable F qvait ‘Sié: obtenue, a pourbant. été interdite par ‘leg Autdritée’ frangaises,- Je © peux le*protvér'per des photographies gle Je tiens A le divpositich des idiitires de 1a Connissiony "Mou veyace & NéwaYork 9 646 venau poRsib2é erOad a -dne’! souseyiftion publique. ~L'UPC a en maink tous les reds; “qufelie ‘pourra! gon. niguer ‘aut Nations Unies, Pernetted-mol deveiter un passage -du tidgdeine . "Panis=bateh"; qui montre.que Je'mige Le oul “représentant’ dont “te. voyade att” | Go Pinan par sougepiption publique, °C Fe ee ee ‘Um. Nyché, leader de 1'Uaion populiste du Cameroun, est, attendu a Newe¥ork oh 1a Voumission de tutelle présidée pat son frére'de race, + ;Rakph Bunotiey"Ltedmettra’ au débeit sur le mandat, on agcursteur: des’ * . , ,pulssances mandataires.. Cinquante protestations. sont dlallleurs. arrivées’ “8 Manhattan pour ‘dire ‘que Jes ecursisnés ont autant besoin dfétre entendus eo que UmiNyobs, "mais quiile-ntont pag, comma lini, ltarsent: nécéesiive: L'O,N.U, -réfléehit aux moyens de faire. disparattre cette inégalité,- paierait les voyages"qu'il ‘n'y aurait pas lieu den étre surpris’, A/c, 4/226/aaa' Frangais. =, Page 4 Questione sur Lesquelles porte Leudition 1. REUNIFICATIEN DU CAMEROUN 2, POSETICN DU CANBROUN VI8~AaVIS DE L*UNTON FRANCAISE 3+ FIXATION D'UN DELAI A LA DURRE DE ‘TUTELLR Bn novenbre 1949 lors du passage de le premidre Migcion de visite au Cameroun, 1'Union des populations du Caneroun souleva dana ses différentes pétitions, toutes les revendications générales, intéregsant lea populations du pays. L'UEC a poursyivi le méne effort & le longue en envoyant aux Notions Unies toutes les revendications du mune ordre, elle a ey notamment & élever a. - Plusicurs reprises, des véhéuentes protestations contre le Politique réactions naire suivie par le Gouvernement frangais & l!ésard dee Populations autochtones, " Plusieurs cas des mesures répressives, dtexpropriation eb surtout Je pratique Ge Ja discrimination raciale eoume 18 violation de nos droite les plus 61énen, talres ont été aénoneés avec précision ot souvent sinon toujours avee preuve & Vappui, Notre Organisation a pu renarquer en prenant connaidsance aes débats Gu Conseil de tutelle, aveo quelle lég3reté pour ne pes dire avec quel. cynisme ie représentant’ de ltautorité adainistrante récutait waladreitenent nog affirmations, Cette situation imposait eu mouvement: national camerounsis, obligation de faire le point sur tous les problimes dforare politique, économique, sociaux et culturels soulevés par les pétitions entérieures, Nous avons cependant déeidé de concentrer nos efforts sur les trois questions nentionnées, sur lesquelles notre organisation a demands & atre entendue par votre Commission ~ comme tout 1e monde le seit, les paya atAfrique Notre ont véeu sous Verbitraire le plus absolu depuis le pénétration des colonicateurs européens Juequ’é 1a fin de la devxidme guerre mondiale qui a donné lieu, du moins théori« quement au remplacement du Paste colonial par le droit aes Pouples & disposer teux-mimes, Pour le cas particulier au Cameroun, le vague régime du mandat Stait remplacé par le régime international de tutelle Qi ouvre A notre peuple je perspective d'accéder & son inddpendance, 4/0.4/226/Aad.1 Prangais : Page 5 Mais 1a lecune fatale dans ces réformes a'aprés-guerre repose sur le fait que des populetions depuis longtemps habituées & une soumission inconditionnelle devant les colenisateurs alors considérés comne des Gtres supérieure en reison m@ne de leur origine et la couleur de leur peau allaient parler des droits de eitoyens, de liberté, d'émancipation et d'indépendance devant leurs maftres de jedis, Ctest 18 qu'il faut rechercher l'origine du malaise qui rdgne eujourd' hut dans tous les pays colonisés, On comprendra quiil eat de nécessité impérieuse pour lee Camerounais de storganiser dans un vaste mouvement de masse, ne tenant compte que du seul désir dea populations de lutter pour héter 1'émancipation du pays et son accession & 1'indépendance, conformément au régime international de tutelle dont bénéficie le Cameroun, Les buts poursuivis par notre mouvement, formé en dépit des entraves de toutes sortes et gui fonctionne merveilieusement en, dépit de la répression violente que les pouvoirs publics exercent sur ses militants et responsables, sont cleirement définis dans nos stetuts dont le texte remanié par le dernier congrés a été remis & la Mission de visite, Des commentaires développés d'une part dans le journal de 1'UPC "La Voix du Cameroun" dtune part et dtautre part daps une brochure intitulée "Conditions historiques du mouvement de libération dans les pays coloniaux", documents que je tiens a la disposition de votre Conmission si vous en éprouvez la nécessité, font le lumiére sur la clarté de notre programme comme sur 1'indépendance organique et l'orientation de 1UPC. Contraivement & certaines affirmations dénuées de tout fondement @failleurs, 1'UPC a été constituée et mine son action dans 1'indépendance absolue vig-A~vis des partis politiques métropolitains. Son adhésion au Rascenblement démocratique africain était dictée par des raisons impérieuses vasées sur le fait que les populations d'Afrique Noire avaient des aspirations et quten dehors de notre situation particulitre de pays sous tutelle, nous avions des revendications commmes aver dfautres territoires dépendant come nous de 1'Autorité frangaise et ay Ministére des colonies par sureroft, Dans son rapport pour l'année 1951, le Gouvernement frangais prétend que 1'URO est en “froid avec le RDA depuis la séparation de ce dernier dy parti communiste A/c./206/aaa.2. Frangais Page 6 inte. frengaie",” 12 sYagit ia’ atune aftinhation ‘tendaiteteuse’ pou “de bas aire! "eaoniseuse. Les’ militerits’ du RDA “conme'“de tou ponsable, La. section caherotnal se ax Rassentiicriont, agiidorat-tqie africn * done obtind que de Peésident dv RDA Tio cuetBotimy avait fait teusse" foie “ ° secordant’ sa eonftance au ; Gouverneniont, ‘alors que deb dathidds ae" nde we ambit ceux de la propre cirebuscription’ <(owphoust. Janiniissaient: 7 baknes de la répreséioti et ch fadsent eines’ nous ne ranenons’ ‘pas te Perdis - "atun hone, fut~il député et président i 204,s0us le née’ totes que’ 1s" tna 5 aq nowvenient al énanetpation sfricaing.” Vola notre pisitifon et ‘nous ‘tenok des documents & le disposition de aus voudra, Jee coriauter Ade Mission de vietie, VPP Rous ‘én avonp ent om QUE VEUT L'UPC a) Siscrits 4 Sammédiats “y Ls Grouper, les populations’ du” ‘coneroun en menant tune Lutte riébadhu Soktbne les divisions tribales, contre le Factsite, contre tote: ateoritit ation Danse’ Me les conceptions religieuses, @. Instruire ces populations sur les livertés et’ sur 1eé) droits aut ‘leur sont reconnus susai be ten par la constitution frangaise gue ber Lee nationaux, ‘ 3, Organiser les’ masses, Jes alder & vevenaiquer Magplivation des > ee prineipes dduocratiques découlnt des *6forces atapraccauetiie,’“1ed ‘bdaed “également & lutter contre ia violation des droits acquis et eontire toute’ tentative de vestauration des méthodes at aduinistretion editraires aa prldeipe de la primauté des intéréts aes populations autochtones,” prévis! a ildrtiéie 7% de 1a Chartie aes Tatiois Unies.” ») Revendice utons nabionales coe paced ‘ We yen ag En premier: Meu, L'UPC-demende lapplication doyale des principés saictés Per le régime internationel de tutelle,- Lee autorités adhinistraives, étopposent avee acharnenent, quelles que puissent.@tre certaines apparences, au. changement radical des méthodes @’administration quiimpose le régime international de (0.4 /226/add.2 ‘Aeeesslans Page 7 ; tupelle., La meilleur preuye de cette attitude est, Je aéeir farquohe des aqviorttés f frongeises et britenniques de mada cents, cotte que gots ia, ay on geome, condition indlapenseble a acegasien ae. notre Pans, B son. inaspendange. Mais L'UPC nese borne pag a revendiquer la réunificatien, elle propose Les ngthodes dtadministration, qui peuvent gécouler de Ja “réunt fication et propose Jes seules tapes utiles , a franchir. pour paryeniz a “11 indépendance, compote, est, pourguol, nous demandons Ja fixation alum agai pour lostrol de cette Andépendenee,..Eafin, notre mouyeuent denande avee une particuldare, insistence, Je suppression de toute mesure dlannexion envisagée dans les. textes des accords de tutelle défendus par le Docteur Aujoulat..en 1946,.elors que ce dernier a représentait Jes colons du Cameroun, Ctest dans eet onde atidée que le _ doyxdime congrde dq 1'UPC,, pany d Hecke (Cameroun sous, administration trate) “au 28 au 30 eeptexbre de cette année a tema & gréciser 1p position de notre. nouvenent. vicwhnvis ay probléne de L'Union trengasee, sn) HUES et tes aigeérentes couches ae le Population ‘ ° . L4Union. tes {populations du. Cameroun, exprine tout haut, ce, ques le: aaiorits, fF l'inmense majorité des Camerounais disent tout vas. Tl aty a pas.de groupement. _Meubocktiongs foneiawenent opposd.& LIUPC. Ctest, pay peur et par, intérét J aveugle, que..certains éléuents peuvent monifester-une. hoptilité & Liégard de.notre pogrgantoation, Lge chefs supérigure, qu’il,s'sgiese de semi-téoseux gu Hore. ou aps chef's, €e .ganton dang.le-réaion forestidre combattent nobre orgepigation F dtabord par , Agnorance, ensuite par intérét aveugle, Par Agnorance pares, quiun [chef qui assicterait & une réunion de 1'UPC pour stinformer. our les ‘buts aug: nous poursuivons stexposerait &des sanctions administratives et menaces de toutes F sortes, La preuve est que Djoumessi Mathias, chef tyaditionnel & Dschang n'a | cesaé dtaller en prison que lorsqu!il o officielloment renoncé & notre mouvement. | Dens plusieurs autres localités, Les chefs opposés & 1UPC regoivent les encou- Pragements de tous genres de la part de 1'administretion, Ce fait a été signalé J ‘avec détail dans de noubreuses pétitions reques par la Mission de visite, ; Lintérét aveuzle ge traduit par deux aspects : les pouvoirs publics laissent A/O+4/226/Aaa.d Frengais Page 8 eroire aux chefs que la lutte contre 1'UPC et lladhésion au parti adninioteatie appelé "Evolution sociale camerounaise” (Bsocam) donne lieu a tous les privi. iges. Liadministration ait également aux.chefs que 1'UPC veut anéantix teup cutorité "treditionnelie" et qu!il est de leur propre intéxt de lutter contre ’ ce "Pléau", Les chefs croient’ ainsi et de bonne foi dans la Plupart des oes Gtune ‘Part que le mouvenent national Stonpose & leurs intéréts et dautre part gue leur autorité est suffisante pour envayor ce mouvenent, Mais & le longue’ ied chefs ae rendent compte du Jou quton veut leur faize Jousrs Tle ne peuvent néenmoins pas manifester ouvertencnt leur aynpathie en notre organisation, ceo dans 1a crainte des représailles de ia part de Ltadministration dont ils abvendent tout (solde, eréait, écorations, promotions de. toutes sortes, bong Aachat de fusil, ete,). Crest ainsi que Vaduinistration @ poussé plusieurs chefs & signer dea pétitdons soit pour désavouer nos revendications, soit Pour Stopporer & ma venue & New-York, Les couches représentées par les fonctionnaires, comergants, transporteurs Ou commis des entreprises privées ont une réelle admiration pour notre nouverent, mais comme on le voit, aucune de ces aiiférentes couches ne Peut oser manifester Publiquement dee sentiments qui andneraient Hadninistration & exereer sur elles | des mecures de rigueur de toutes sortes, , les cultivateurs et autres éléments de ce que nous appellerions prolétariat Tural ef gad 66 confond avec lea chefs ou dernter échelon appelés ehera de Village ou de quartier trouvent en 1*UPC le seul Anterpréte authentique de leur légitimes espirations, Aprés quelques moments Unésitation basée sur la crainte des veprésailles, ces couches dés villages staffirment de Plus’ en plus et constituent la base eseentielle de nos forces, A/O 4/206 /Ada,2. Frangais Page 9 L'6lément ouvrier, de plus en plus nombreux dans lee centres importants du yertitoiré, ee heurte A*bésucoup d/entraves ‘pour’, gf Ongatiiger ,synticalement-et _., Silat ‘aiterce aur cet “élémenti imé préasidn"et un chantacd ‘uid Stuidephbeé 46° peli chez. cée"tiances exploitées,- La’ yugathle dée milicuk oivrieis ‘pour notre mouvenext s'affirne de plus ex‘plus, E cciime“te témoigné 1 augmentation a! inflaende saris, joesde de notre allié de lutte » p pour sl" émanedipatioh des’ masses ‘camerowidises + 1a. ‘Conféaération Géndtale ‘du. + qravadl (Union dés syndicate tontéddrés ‘ab Camerouii). ‘El est fabx’ de @ireque 2° 1'P.C. se confénd‘avec l'Union des 'syndfeats, comé'‘l'a affirmé’1' adtiingstratiton ditis ‘son report’ aux‘Witions Unies pour ‘année 2950 (voir tibsighd Med ™partde | pokftiques"), 11 stdgit tout siiplemént’ de ‘1'accord trouvé datis ie “terradfi’ F diacticd par deux organtedtiots qui Lith’ déiitie ii“sdversdire dohinid; y [ yattotiat Sot’ soiitiehu’pa 1'addihitatnatsin“et cette Udninistrdtion népekb mener une POLLtiidie “A 'opprebeton ‘hatiowalédans"Hod pays quien se servahit'des armas f privées, L'U.PCr'constddre, sted militants eyndiosikt ‘sont de cet aviesqne’’:'° ‘Qréianttpation seénomique ‘de nos populations ést impossible vans les conguétes!” f politiques nécesedires au progrds cononlique, social et oulturel des -habitdnte. Le devoin’ ccrimatide: done & notre organisation d'accorder tout son appul a-tout groupemént politiqas) social, culturel suit touite ‘persénne luttartveffectivement P pour, 1'é1évatioi ide. 1 "homme ‘camerbunsis, ‘Nata le gokvernemett trouvé"le'malin plaisir & sopposer au droit qitént lee travailleurs de tout pays dé 9! organiser F cound “ila ‘Iehteadent pour la défense de ‘eure intéréts les plus'ilégitimes, et L'on bce garde délivérdiient atindiquer lds attaches politiques des ‘syndicats fankénes, tele qie Cdt-Horse Ouiritre, gn couiptent 96 adférents dans’ un. territoire de plus de, 500.000’ travailleurs salariés, la Confédération des Travailleurs Chrétiens; F et le. dyndiedt mort-né ajpelé "Ynion deé syndicate sautoncmes", dont Je fondateur, un diséidebt oe da ont, futt puourd ht led quelques éléments qui ety étaxent, bgarés. + AlWai dohe, les’ relations’ de Lynton’ dee yoptintions qu caneroun: avec’ dtautres “ongatiigdtdohe: ou: éduches de 1a° popalation ‘ne’ ee! fondent, pas, sur on he’ sait.quelle A/C, /206/aaa,1 Frangais 1 Page 10 doctrine extéricure imposée ou importée, mate cur action de telle organisation ou de tel individu A 1'égard dee populations au pays, glad Mavantage de déclaney fet que L'imense majorité de nos compatriotes nous exprine toujoure gon accora. quand nous somes dane nos paillotes en forét ou en gavane; seule -la répresgion réduit les gens au silence, Ajoutons qu'on a agsisté & des curprises ay cours de ie compagne électorale lors dea Slections 1égislatives du 17 juin 1952, lorsque Je Gandidat de 1'U,P.0., 1e plus modeste de tous en moyens natériela et le plus @prenent combattu par le clergé catholique et L'administration, fut le seul & Parcourdr 1a circonseription électorale et.A donner avec grand euceds dea conté. rences publiques dans tous les centres importante, alors que My Doyle Mange Beli, Gui devait tre déclaré éiu au lendemain au scrutin assistait & le dissolution par les électeurs, le 15 juin 1951, d'une réunion électorale organisée par lui 7 dans sa propre résidence & Dousla, Tien fut de méme dans dg nombreuses autred docalités, Siice candidat @ été déelaré d1u ualgré cette ASeapprobation populaire, clest que les masses des villages.qui représentent 1¢ gros du corps électoral ENWP.0, eb Ladmini stration Z Mautorité administrante présente 1'W.P.c, conme uno organisation systémati« quement opposée LMadministrstion, “préchant la Aéscbéissance", et s’appliquant:” & “Areaser les noire contre les blancs", come 4) est dit dans le mémorandum. . remis par le gouvernement & la Mission 9@ visite de 19h9 (document Bublid par le gouvernement frangeis, page 14), Nous répondone & Js page 10.de Ja brochure 46J% citée, "Conditions bietoriques, ete." (citation... Telle est définie en termes claire, la position de 1'U,P.C, vis-devis de Liadniniatration et ceux qui: nous demandent de préeiser quelle autorité choisirione-nous en cas dtunification du Cameroun doivent se reporter & ce texte de notre brochure pour comprendre que. UU,P.C, ne choisit pas de puissance adminictrante, mais elle 8 A se prononcer sur tel ou tel mode @'adninistration come je viene de Ltexprimer en donnant lecture du passage de notre brochure, C'est. pourquot WU.PYC, ne lutte pas contre: Vedninistration ou contre des individus en raison de Ja nationalité, L'U.P.C, jutte contre lee méthode de colonisation qui retardent 16 progrés du peuple A/O.4/226/ada sa, Frangais Page LL jecorounaie et ud enlivent toute rossibisité de cheminer véritablenent vere. ‘son jndépendance,,, Mais toutes: ces appréciations.se sont: vérifides au cours de.ces -% Héerniere: jours quand on a va lea xeprésentents du Gouvernement. francais storpesen.. ‘ave, violence A Jaudition de 1'U.P.0, por votre Commission, LIU.P.C, et te clerad Une explication.se trouve également sur Ja page 10.de notre brochure. see, ur ministre, 11, nous est lofeible de montrer ici la répartition des. forces .., qui compogent notre mouvement par affinités religieuses. Cette étude est pasée, ur. ja représentation & notre congris de septembre dernier, oh il y avalt: + potholiques,, 363 protestants prepbytériens, 46; protestante frangais,. 12; glises baptistes. camorounsises, 33 mouluans, 133 fétichistes, 37, Oe tableau démontre gue 1'U.P.C, ne fait aucune exclusion dfordre religieux. L'U.P.Cy dane les consultations populaires aot tay 7. Dane le rapport: du Gotvernement aux Nations Unies pour l'année 1501, LUPcy ‘est prégentée-conme un mouvement ‘aigri; niayant reeueilli aux élections. au’. OT Juin 1951. que 3,077 voix dane toute la ofrconscription, sur un total de °. vii, 16.500 euffrages exprimés, . [i faut! dtebord relever'une ‘erreur’ qui sera come ‘une preuve dea renseignements-inexactk dont ce sert souvent 1’admintetration pour. © flooumenter lea Nations Untes.:Dans-cette. okteoneeriptio; My Douala Mange Bell > wait obtenu prds de 40,000’ voiny’ Mi: Djoutessi Mathias: obtenalt pros de - ust 000 voix, Ms Kemadjou Daniel, ‘avast: ovtems Wiis ds 6yo00"Vveix. n'y. ajoutant’. «+ Hement. les 3.077 volx qu'on. #: voulw attrilbuerchu yandidat de.1'U.P,Ci, tobss Grrivons:.2 un total de prés de: 70,000 vos)! eb: 41: est-curdeux de voir que, Ladwt..> istration qui-dirige le service des’ statistiques, :nfarrive méme pas a Présenter ™ vec! une: exactitude prde, le recensenont des-élevtions effactus sous son propre’: Sontréle. Mais tout est permis quand il faut celomier 1'U,P,C,, méme ef l'on: lot faleifier A son détriment, car dans le cas qui nous occupe, cleat L'U.P.C. fd auralt eu intérét & disaimuler les chiffres; or, notre rOle est de présenter toutes les situations avec objectivités, A/c,4/226/ada,2. Frangais Page le 11 feut dtebord Gire dans quelles conditions cea élections au 17 juin ont - 6té organtedes et coment elles:se sont déroulées, La loi électoraie est adoptée eu Parlement frangais le 23 mei 1951 -le déeret d'application est pris le 2h mais Jtarrété de promulgation est de méue dete, mais ne sera porté & 1a comedagange © du public au Cameroun que le 26, et les candidatures ne sont recevables que dusqu'an 26 mai & minuit, Le Secrétaire général de 1'U.P,C. qui se trouve en tournée arrive & Douala le 26 mata 19 heures, I dépose sa candidature & 20 heures, Deux. courriers-avion organisés dimanche 27 ont pour but-dlacheminer 199! Aocunents relatifs aux candidatures aux Slectiona, Mais aélibérément, le chet de! ja division administrative, délégué du Haut-Commisaaire refuse d!acheminer 1tacte de candidature du Secrétaire général de 1'U,P.C, et ne L'envois & Yaoundé que le " 29 wai, apras le délai de forclusion, ceed pour qu'on nlait pas affeire A la % candidature "génante"; c@ but est atteint et notre candidat se volt obligé de $ perdre une semaine & Yaoundé pour faire des démarches auprds du Conseil au t contentieux qui finit par déelarer le candidature recevable le 4 juin seulement, quand il ne reste & notre candidat en tout et pour tout que 12 jours pour ohrouters dans 1a circonseription et prendre utilement contact avec les électeurs, Néarmoins, une forte sympathie s'était manifestée & Lendroit de notre vt candidat, d'ebord par la vague de protestation qu'avait soulevée le rejet de “Ie candidature, ensuite par la golidarité apportée & nos candidate par les élecs teurs qui l'avaient logé et nourri partout oh il passait, alors que ses concur- °’ rents distribuaient centaines de williere de francs et osigses de boissons alcooliques, pour acheter la conscience des électeurs, cect sous 1oei) bienvedLlant* sinon complice dee autorités administratives, Par contre, tout était mis en oH Ceuvre pour faire obstacle ay candidat de 1'U,P.C, (conficcation des télégranmes annongant les réunions, yefus des salles, publiques pour 1a tenue desdites reunions’ ; etees CtCer)y A/o,.4/226/Add Frangais ° os Page 13 Le Jour du scrutin, les autorités arminietrentes, profitent du fait qe jes mandataixes des candidate n'tavaiéat' pad LMexpériencs voulue Pour Surveiller bes opérations et contrOler les épérations, ‘voritirent 11iégalités sur inagéeritéa, faisant voter les Hncapables et les niitieurdpour grossiv:1é nombre &@ voix du candidat adminietratity Un exemplepris’ sur'tant a aitis’ illustrera ce que Bows Favangons; & Douala, 2090 tirailteure extratti de detir garnison nord da"ia ctr poonscription électorale furent amends & Douala 18" sated’, 6 juin provenant de wGaoundéré (Nord Cemeroun) dls regurent des ‘vartes daris ds nuit du 16 au 17 juin, fle LF ay matin, les 1000 tiraiileurs étaient’ veniia voter pour 18 candidat adminis frat? sous 18 gurvetiiance de leur commandant 46 compagnie, “ils ‘étaient en tenue Kaki, L'aprde-midi, les mémes tirhilseurs én terue bleue viennerit voter ur Le; candidat administratif, toujouts sous Ia surveillance de lelir ‘commandant He compagnie; c@ qui ‘Ielese cupposer gue ces tiveilleurs avatent regu chacun 2 cartes.d'électeurs au comuissariat ventral a& police oli seule’ des’ gehdarnes’ , européens asduraient la permanence comme par hasaid dans la nuit au 16 au uw juin, ies tiraiileurs ayant accompli "leur misaich", prenatent’ le train néntant vere Yeoundé le 18 juin au.matin. “Faudkacteil parler des retards’ apportés & la’ communication des résultats "de'votes 18° ob le’ gandidat de 1'U.P.C, cbtenait un noubre important de volx ~ Notre’recours eb annuldtion fut rejets par ‘Asaqublée Nationale dont 1a najovité des membres’ avaient bénéticié ae teis PAppuis, soit directement, soit-par trichemént’ des dispositions dés texted’ de plot aéfavorable au systéme démocratigue- du sufftage utiversel, ‘Mais les ‘sticeds Politiques remportés ‘par: 1"U.P.0s al cours de cette’ consultation slectorale. fuent importants, Clased Linesur 1de-1h candidats en Gompstitiony noize = ° candidat fut le seul, avea Ms Dotiale Mangd Bell, A redueiilir des voix dans tous foes centres de vote,-ce qui était la meilleure ‘preuvé que fotre mouvement! nlest as une organisation & vase tribale conte ‘oy avait prétendu précédemient’, 1e Se LU.PsCe obtint méme. dans ‘certaings loc#iités ; un nombre “de voix Supérieur,’ celui recuetlli dans ‘sa subdivision d'origine, alors que 1és outres Candidets en.dehore de'M, Rouala: Mange Belt, atabenatont des voix qué’ dand Leu A/c.4/226/add.2. Frangele Page lh Pour les récentes élections du 30 mars 1952 pour désigner les metbres de L'Assenblée torritoriele, nous avons soumis § 1a mission de visite, 1s dossiesi de notre recours en annulation en y annexant des pisces A conviction pour ab aémontrer le caractére policier des élections dans notre pays. Cette situation est d'ailleurs analysée dans le Sime numéro de notre journal ‘que je tiens & votre disposition, Tl est quand méme utile de sigualer. que le HautirCommi ssairg de 1e République frangaise au Caneroun a personnellenent participé & la lutte Slectorale en faisant au Pasteur SONG d'séka ot en présence-dea misstonnaizes anéricains, le reproche @'avoir.soutenuyparatt~11, le candidat de 1°U.P.c. au Slections du 30 mars, alore que pareille observation n'était pas adressée awe prétres catholiques qui avatent utilisé 1a chaire pour calomnier notre candidat’? au profit d'un prétre qui 4 été déclaré éiu,. grfce au vote des Seoliere inineury et des filles de souvent ne rempliseant aucune qualité pour étre électeurs, © Gtest done aprds ces fraudes et ces pressions qu'on viendra présenter notre mouyement comme un "parti minoritaire" parce qu'il n'a pas. obtenu un Bidge & ces élections qui ne sont en réalité que des déstgnations. / Cependant, le progrés réalisé par notre mouvement aux élections du we 50 mare per rapport A celles du 17 juin méfite de retenir attention des Nationd” Unies, surtout eprés tant de tapage fatt autour de cette affaixe & Foumban, sur 8 candidate on présence, le candidat de 1'U,P,C, vient en Sme position aprds ue avoir été le seul combattu comme c'est Je cas pour nos candidate ‘en toutes ve cdreonseriptions ~ en région Bamiléxé, Djounesai Mathias ne fait pas triompher’ sa Liste parce quiil est chef (putsque 1a liste conduite par My Douala Manga o Bell, entiérement composée des chefs n'a pu passer) mais en raison de son : 4 ancienne appartenance & 1'U.P,C., car les électeurs le considéraient encore par erreur, come dirigeant de ca mouvenent ~ dans 1a région du Mungo, notre candidat vient en ome position sur 20 cand{dats avec 805 voix contre 164 obtenues au 17 juin par notre candidat et aprds le aabotage des résultats de Moouroukou ob notre mouvement compte Je plus de menbres dane la région = & Douala, le candidat soutenu par 1'U.P.C, est én, ce qui lui vaudra quelgue frottement avec les autorités - Dans 1s SanagasMaritime, le candidat de 1'U,P.C, aprés tant de A/o.h/226/Ada.L Frengais ™ Page 15 it eadin a“insister sur cette question @e forme, Néanmoins, il est A-condidérer Yau iment’ oh se termine a guerré de 1914-18, 1e Cameroun ne se trouve 146." Ainsi done,’ Juridiquenent Foun est un pays" libre & la fin de la premidve guerre mondiale. } Wila aéfaite des troupes allemandes (16 février 1916), une aniniotration Py Pixtovet Stablievur Le ‘Peyss “Elle est esourée en condominium par eb Anglais alo. s/eo6hag. 1 Frangais’ - Dans ce partage en "fréres", 1a France Yegut une portion de 425.060 km? alors qitune superficie de 90,000 km® était prise par Ltangleterre, Un accona francomanglais du 4 mars 1916 aélimite les zones d'administration de chadune des deux Puissences (article d6J& cité de M, Gaston Joseph), Dtaprds le néne Source, c'est aux deux Puiseances que le Conseil supréme allié confie 1a thehe de déterminer le statut des territoires "devenys vacants" et l'accord franeo- anglais du 4 uavs 1916 est entériné “‘Le‘28 juin 1919 par le' traité de Versailles, Qeigiie @y mandate : Le systéne dy mandat est né d'une controverse opposant le Président Wilson (Etats-Unis d'Amévique) aux représentants de la France, de‘la Grande-Bretagne et au Japon, Le premier soutenait le principe de 1!internationalisation des terri. toires “ex-ellemands", tandis que les autres voyaient 1'"incorperation” pure et _.. simple de ces territoires dans leur empire colonial comme la "juste compensation" des dommages et préjudices qui étaient 1a conséquence des hostilités provoguées @irectement par la pangermanieme, Ctest un compromis écartant 1'annexion et Minterhationalisation qui*aboutit en janvier 1919 A la-eréation du régime des mandats. Mais ni le préambule ni l'article 22 du Pacte de la Société des Nations n'avaient établi avec netteté, les principes de ve. nouveau régime, Conme on peut le voir, Jes forces nilitaires franco-britenniques oceupent le Cameroun et chassent les Allemands qui occupaient.le Pays jusque-1a, Une double administration, puis le partage en deux zones. sont réglés uniquement par les autorités franco-britenniques. Au débat sur Je sort des anciennes "posses~ sions allemandes", les deux Pulasences sont portican de 1ineorporation pure et simple de ces territoires dans leur empire colonial, Dés lors, le Cameroun n'est pas considéré comme un pays devant avoir une perspective, mais conme une marchandise destinée & payer les donmages de guerre. Du conflit diplomatique A/C.4/226/aaa 2 Prangais Page 17 epposant le Président Wilson’ aux’ tvois’ pulssances Soronthies (France, Angleterre et Japon) 41 ne sort que ia seule appellation qui: ‘chenge “Le inot ‘edlonté en coli de territotre sous mandat, mais rien n'est feit pour marque le statut particulier du pays placé sous mindat, Dans is nunéro’ spécial de’ 1'hebdomay geive des milieux financiers frangaip (Mavenés ‘edlondautS agya of ploquel nous reviendrons souvent au cours de cet ealpoae, ” ‘My Gaston! Joseph nous révéle en ces termes, ce quia été 1a ‘e6gins é"handat :"Dénis "te pratique; pla France .disposa au Cameroun des pouvoire aussd Stendis que éatis “ses colonies, g0US réserve de rendre compte de leur emploi.” " Pte régime du mendat @ acne 6té un camouflage de ta! Lonibation pure et Lsimple.et toute sutsistance des ‘pratigues découlant de Ge gine dans un pays sous tutelle dea Nations Unies ne pout qué, “comprotiettre Ida aie i Bouréutvid par” ‘cellesrei, dens, le territoire en question, ” . av La putelle ntest pas la coptinuation du mandat - Les théoriciens de la colonisation laisent aussi aceréditer Liidée que {ii de" Luterie Set 1 simple’ continuation du régime du mandat, Mais cela nest ‘pas ‘vod, Le régime de mindat of été inetitué dang Mesprit du Pacte: jooloitad. ta n'y a qut® voir dants quelles conditions le: sor. du Cameroun et tu Togd a Gls réglé & Lisoue auipremier conflit- mondial pour gen convainere, Guelques comparaisons suffisent & montrer que la tutelle et 1¢ mandat ne gont .., pes uns seule et ‘tie Chose, . “ Com BR Ge. ay fa domination sur un autre, A/0.4/206/aaa.2. Frengaia Pege 18 A tissue de le premiare guerre mondiale, aucune base nia été aétinie dans. ie systime administration des pays non autonones alors que la Charte des Nations Unies, reprenant les garanties de la Charte de 11Atlantique sur 1¢ droit des peuples & disposer dteux-mémes, aéfinit Les conditions dang Lesquelles ces pays non autonones seront administrés, Bien mieux, la Charte des Nations Unies consecre deux chepitres comportent. 17 articles an régime international de tutelle, en précisant les buts de ce végime (acheminement des pays intéressds vers la capacité & staduinistrer eux-uéues ou Liinéépendange), Ha dehors du Paste dela Société des Netions gui était un acte Blobel réservant seulement un passage eu cystine des nandats, aucun acte particulier nidtadt Gtebli entre le haute instence internationsle et la puissance mandataire sur les conditions dans lesquelles le territoire sous mandat devalt étre administrg adninistré alors quien deliors ou plus précisénent en plus des geranties portées | dens 1a Charte de liAtlantique et la Charte des Netions Unies des accords ont 4té conclus entre 110,N.U, et Les pltissances cheraées de Ltadministration dans les Yerritoires' sous tytelle, : . En outre, soug le régime des mandats, les populations des pays coloniaux ne bénéficdaient pas des dispositions des grandes réformes internationales coume 1a Déclavation untverselle des droits de lvhome, alors que-ces genanties existent aujourdthui, méme Lorsqutelles doivent Stre bafouées comme elles le sont per dea autorités colonialistes. TL est démontré ednsi qu'il nty.a.pas de confusion ‘possible en droit entre Je régime de mandat, fondé sur le Paste colonigl et le régime international de tutelle, besé sur le droit des peuples A disposer dteux-mbines, 8/0s4/226/ aa A: Frangata Page 19 fede ongndant + atil nty a pas une conthaion, on droit entre tee deux 1 gubeiste uno confusion de fait, otte confupton do fait, oat osractértaée Bar Je maintien de note pays dena le division en deux zones imporant,une " "zone, une frontiéxe" a LNintérdeur du pays, agparant arbitral: yenent des faullles ot des twtbus appaytonant depuis Lantd, faut Ala méme” souohe, Mate 11 y a une qggravation tandde que sous Le yégine deg mandate, U1 ntétatt pas oxpreuséuont agelaré que los payed! conasasirde! Statont "partis intéganto" dos Putssonces mandgtatres, AyJowrd'iui dans Mtaccora do tubstle concernant 1e Cameroun sous administration fraigaive, 11 est nentsonnd qué 1a France edmintotvera ce territotze come "paxtte intégrante”” au tormltotre, frengaie,, Nous, xeviendxone sur ootte dernibye question Jereque nous aurone . A tretter du-problame de Bunton, frangaise, Ia dtytoton du Camemoim 'e > - . a) Bile. opt extitieislie + ° Ligtebldsaonont de déux-adiinistrations étreng’ves dans um payed ne Justifie pei 14 crgabion d'une fycntlre au sens -réel dy mobs Que xemarque-t+ on eritre lee deux parties du Conievoun pi: co ntost la prdsence de quelques vieux RAtinotits abritint Lee agents’ de le police douanitre, polica dont le but.eet dS fotze ontrave sluclibres' cottinmicstions dos Cemerounsis.2 Lintérieur-de + Levr’ propra:pajd). ih’ abhows do! ces. egonta de Ja‘xéprocedon, rien dfautre ne Joloso TMmpronsien gut yo mo division justiflant le edparatlondes devx parties’ aif peys como code, sete fe wieten a aoe ‘ >) phe ost oxbitre: me - ») hae est expstroard , ‘ Tl Stagit de Ja“eubeteténee’ d'une aituation aéoculant de L'itat-de guerre de“19UMi918!'Th'stagit doro Gtune ettuation.de force, “Mais cette situation de force‘ caudépidjudice & did ? Est-ce & Ja nation guid 9 mend le Ja guerre contre és Trando-britanniqués ?. Non,elle cause préjudice au paietble Cameroun qui ntavatt déoleré la guorre A personne et otest 18. qutapparatt dans. sa cruauté, L'injustitce Plagrante dont souffre notre pays dans son état de pays colonised et divied, A/0,k/226/ada.. Frangaia Page 20 c) Elle ne profite gutaux colonisateurg * Za division du Cameroun nfest Justifiée par sien d'autre que le souct, des Gouvernonents frangais ot anglais a*éteblir une donination perpétuelle sur notre pays, gous le couvert du régime de tutelle, Cay cea Couvernsnents savent trés bien qu'il ne sera jamais possible eu Peuple camorounais dtacoéden & con indépendance dused longtemps que notre pays restora arbitratremeny divisé en deux parties, confiées a.Ltadministration de: deus Pulssances différentes, ° 4)” Bide eat prSjudsoteble au epple gamevounate.. Les’ Indicatione of+deagus montrent euffisaunent: dana quelle mesure le pouple camerounais se trouve grevenant 1ésg par le fait de la division que Aut ont impoad les Frango-britanniques on 1916, Leo communtoations gont vondugs d4fficiies einon imosetbles pax la vrésence-de la police douanidye, " Nous avons aénontré done Jo ménorendum romie & la Mission de-vieite quo le Service des douanes avait aonné quelques “instructions” A Ja,,veille dete venue tune Mission des Nations Unies eu Cameroun, "instructions" tendant a cfdoniey Ltassowlissement de quelques mesures de contrdle dang les postes do douane se trouvant entre le Cameroun sous administration frangatse eb Le Cameroun eons administration britannique, ces postes sont improprement appelés "postes frontiaven", Tl stegit dou instructions domées par aimple ciroulaire dtun cher da gervice 08 qui nlenlave rien A la réglemontation existante, établie de part et atautre per “lea deux administrations en présences les pétitiona remises & 1a Mieston de visite par différentes organigar ‘tions et personnes dena les deux parties au pays relatent do hombréut cas Qtebus exercéds par les agenty des douanes dans ce quton stest conven @tappeler "frontiare", 11 convient de el#er un cas ici, Les Ekongs , -‘ dépendent de lfadminigtration anglaise, sont situds 425 kilomtres de” Nkongsembe (Cathoroun sous edminietration frangaise). Le ceritre conmeroial, ie plus proche d¥#long au Cameroun sous administeation britannique dont ile relbvent est Kunba (distance 90 Ictlomdtres), Or les Hlongs ne peuvent venix vendre leura produits et acheter lee maxchandteos de premiére 4/0.24/226/aaa Frangais Page 21 F ngoossité pour lems besotng personnels 4.Nkongeamba sans-se voix eppliquer ges sanctions de toutes gortesy.allant de simples amendes aux. condemnations . F4 dea peines coryectionnelles, ‘cirannexé, copie ahyne lettre adreseée par E le Comité Directeur de 1'U,R.C..4, Monsieur. jo. Chef du Service des douanes / en dete du 21 mai 1952, Dee exemples de 1*espdce abondent, 8 i Conment_ge_défenden' at le pas teen do Je -Aivieton du Cameroun .en . dour, parties ? : Le reprégentand du Gouvernenent frangais a aéelaré devant le Conget. P go tutelle au anjet de cette question que. l'on ne pouvait pae parlen,de sentiment national aa Gansroun & Lthoure: eotuelle ou de consetence nationale, 7 Drapes Je représentent. 6 Gouvertienent frangeia, wn tel sentiment suppose, + La, .commmnanté dtorigine || ay any te comments 4¢ tradition: * 1 Te coummauté ae oulture ot at intdyst gant » Le souveniz d'épreuvos portagdées on "Un minimum dé vacation xéographique, historique ot: économique" TL (Le porte-parole du Gouvernement frangais) olOtuxalb cette @Soleration en affirmant que lo Cameroun “eat um accident, hietorique de orédtion trop réconte pour que:'cen: éléments alent pu ety développer.” Bh. veprenant: Leg lng considévapts: ainat développds par le repréeentant de itautorité saninietrante, nous pouvong formuler les observations | fant | sutyantos + a . hess 8/044 /226/nad2. Brengeia Page 22 8) Communawté dtorigine Fauteil entendre per 1A gutau lieu dtavoly ue commmauté atovigine en Vant que Camevounaie, isgus un seul peuple, 11 y,aureit des ‘gens dans notre pays ayant cette "coumumauté” avec les Franguis dtune part ot jes Anglais de ltautze? Zn vertu de quelle considération peitron contester aux Camerounaia le drott d*étre enfants dtun mane peuple ? >) Conmunautés do Sréditton Quelle diffévence de tradition y .a+t~11. entre lea Bawiléké de Ramonda et ceux de Dachang, ceux de Kuuba et cpu de Befeng, coux de Mante ot coux de Bafoussam ? ¢) ommmauts ae guituve ot dtintérat ta commnauté @#intérét oxiste, elle oct indéniable, Ie communauté de culture existe & Ltorigine,' On a seulement espayé de le faleifier en Unstaurant Je pecudo-ulture frengaise dtuno pert-ot anglaise dtautee part, Nets cotte entreprise se trouve elie-ume mise en éohec per le fait colonial qui stoppore eu développement oulturel des pouples colonieéa. La vrate culture Stant“besée sur les moours, i1 nty aurait avoun aétonseur des intéySte colos Malistes pour renier aur Canerotnals le drott atavoty une conmmanté dee moeurs. . 4) Sowenty 4témeuves pextagsos Pour ne citer gitun exemple, le travail forced ot Ltindigénat ont td Jes épreuves les plus dures et les Camorounsds nten sont pas encore compldte= nent guéris, Une bonne fraction de Ja populatioh du Cameroun gous adwinis- twation britannique se compoge de réfugiés du travel fored provenant du Camexoun sous adminietvation frengaise, S'41 ne faut consiaérer cone preuve que lee fatte de guerre, les Camoréunais reuplivaient également jee conditions puisque les troupes europégemneg de Je guerre de 1914-1918 ne lew ont éparené aucun ennui, des ddéeéts en vies humeines ét en biens matériels fuent infligée eu peuple cameroynate innocent. Pou Ja‘ derntéve alos Hea /0a 2 a Frengats: épreuvo, "portegéo" rete’ ene um ‘cournextt ae’ migtdive ae. nots | BAYS, ant: L¥époque, ob notre yeipie fut. agpelé aepparter 2a contribution au, trtomphe, di grote des pouplea & & atopaer dtoux-nénge, Les Congrounats | don dew zones qui ont fdtt de noubreux! champs de batadiie au cours dela guerxe ‘antihitéejgnne ne considérent: Ras Je vietoize dé 19k5 coume ayant. 606 “gagnéo pour eux par les. autzes", mais ‘comme ayant bt¢. leur propis, . Yototre, devant contribyer. & la Jibération de leur pays du doug colonial, Mais le régine golonial, Lni-nénec conetitue une épreuve ‘ot ‘pas. ing dea : votnteeer dont Jes Canerounats ont et garderont toujours fe triste Bouventa _ Minion de voostion séomepitque, bigtortoue ‘et -deoncniaue . : a vopation agogrephique ogt memo & Ltowigine av Advoloppeuent | au sentinent. @topinion qu ge forme autour de 1a question de de xémitioation, “ au Cameroun, .Bn effet,, nwa le dernier caltivateur coamarounada, ok qu'il habite, connakt que lea faritibyes de son paya ne, 66 “trogvent pas sur la riviére Mungo ob 1a dovane des Puissances administrantes coumet Lee. abus de toutes sortes, I} en va de so que ce adsix de vétabLissonent des relations normeles.dens le pays ge base en premier ew eur aes sonesase } rations économiques, done 41 y a une vocation geonomique, Bagi a Ja, | voostion historique, on no pout pas dize qutele ntoxiste pas, made, ele oat, ) goulement stouftée per la nature m@ne du régime colonial qui eat and our oppression oultwwelle, Mate eo que toute personne de botitie: fox.dost véconhattre, otest gie 1a question’ de #éunification au Ganstioun eo tyrone eu sugotoa thu au renter pli des’ ‘préeooupetitons des opulattons ‘siuproinaings Afo,4/226/aaa.t Frangais Page 2h Rateons finencidres et économiques Le deuxitme point d'argumentation de ceux guton prépare & réeuter nos Tevendications porte sur des considérations dordve éécnomique et financier, On prétend ainsi que 1a réunification au Ganeroun équivaudradt & une Perturbation de I'économie ai paye, par le fait qu'elle donnérait lied & des fraudes - dovanitres ~ qulau surplus cette "aéaagrégation” de la "police douanidre” Sccasionnerait une diminution des recettés budgétaires et c'est le Territoire qui s'en trouverait "victime", Tl est alsé de foire comprendre & ceux qui soutdennent un tel point de vue, lea raiecns fondementales de notre lutte pour: Je réunification du Cameroun, Nous ne revendiquone pas la réunification poup foubatter le maintien de deux administrations distinctes dans le aye, Si nog” contradicteurs ont pu suiyre nos démarches, e% ils L'ont bien fait, ils congtateraient que nous lions 1a création d’une seule aduiutetration camerounsiee & 1a question de 1a réunification, avec 1a réunification et une’ administration, une seule administration camerounaise, la police douaniare ne stéteblirait plug aur les rives 4a Mungo & Lintérieur du Cameroun, mais our les ports et leg véritebles frontidres canerousises, Ainod done, les recettes dousntdres, qurelles sotent pergues A Victoria oy A Douala, & la frontiére nigérienné ou & la frontidre gabonaise ou tohadienne, alimentereient le budget général au Cameroun, géré par une adwiniotration caverounaigé qui se soumettrait au contréle de ltassemblée camerounaise, Raigons sociales Pe Le troisiine argument de nos contradicteuro consiste & prétendre qu'une harmonie avec les Tessortisgants du Cameroun sous administration britannique serait difficile & réaliser en cas de réunification du Cameroun, Ctest un arguient puied directement, come lee autres ailleurs, dans 1a politique de division menée par les colonialistes. Sait-on que nombreux de nog fréres du territoire administré par les Anglais ont des bieng et deurs families au Cameroun sous administration frangsise? Tl ya méme lieu de souligner, et cela a une importance dang le débat qui nous oceupe, que 1a majorité de la Population du Cameroun gous administration britannique provient du Cameroun sous administration frangaise, La Mission de visite a Pu constater comment la question de la réunification du Cameroun tient nos fréreg de ldsbas & coeur, Lee observations portées sur les arguments développés par le représentant du a A/o,4/226/naa.., Prangais Page 25 gouvernement frangais devant le Conseil de tutelle sont aussi valables pour ce point oh l'on essaye de laisser croire qu'il n'existerait pas d'barmonie scolale entre les hommes d'une méme famille, alors cette harnonie existerait seulement entre les Camerounais et les Nigériens d'une part et les Camerounais ‘et Les Frangais dlautre part? Raigons linguistiques Liadministration fait dire par ses valets que 1’unifdeation au Cameroun” suppose 1'établiscement d'une langue commme. Une langue netionale camerounaise stingtaurera un jour, nous nten doutone pas, mais la queétion linguistique ne constitue nullement un obstacle & notre désir de réunification, Nous avons * revendiqué l'enseignement des deux langues dans ‘les écoles (l'anglais et le frangais) eb cela se fait dans les établissements d'enseignement secondaire eu Cameroun: sous edministration frangaise. A noter que ces raisons linguis- tiques ne ge posent que-pour 1'établiesement dune langue officielle, d¥une langue nationale, Pour leurs relations privées, les Camerounais s@ comprennent toujours soit au moyen de leur dielecte propre, soit au moyen des dialectes intermédiaires les plus parlés (foulps dans le nord, pidgin, Evondo, Donala, Bassa dans le sud et L'ouest), L'emploi du frangais et de l'anglais coneilie m@me nos relations internationales. Le frangais et angleia peuvent donc Stre maintenus comme langues officielles Juaqu’au jour oh le Cameroun inetituera wie langue nationele. La réunification est Ja con Gemeroun & son indépendance pensable pour 1'scceasion du La réunification est la seule vote par laquelle le Cameroun doit passer pour accéder & son indépendance. Si on ne Liaccepte pas alnet, etest quton est partisan de 1indépendance d'une partie du Gemeroun au sein de la Nigeria A/o 6/206 /ada2. Trangate , Page 26 Coin peek ie a ou au Gonmomiesith’ britannique eb do i Nahdependsiice anine partite au Cemeroih "au ‘sein d¢-1'Union frangadse",” De ‘ce fait, le peuple canerounais qiten ayant recours & Lexpéricnce he Pourra.plua Jamaié: réaliser gon wild de ce qui se passe en Corde depuis Juin 1950, or, l'un des bite essentiels au régime international de tutelle et 1a raison a'étre méne de Ltognst,: est dé ‘maintentr ot ufferminla paix et 1a sécurité: internatténatesty: dujourdthui, le réunsfication‘du Céueroun eat absolument Péalinable of pacifiquement, ‘Si tea. Nation Unied de latesent-tromper pai" Le éhentage et les:promesses irréalisabtes, dee autoritée aduinistiantes 4 1a réuniPfeation: du Caméroun ne Bera possible dang''aventr qi'eu prix du sang,’ Nous connaissons’ trop: ce qui, se"passe aujourd' but en Tuntsle, ei Indochine et au Togo pour ne Pes power la question de cette fagan-1a, ‘et Les Nations Unies, dont pludietrs membres sont dee représentants des pays ex-colonies et qui. vivent ces événements aujourd*hui dans @lautres pays ne. peuvent -pas vester insensibles & notre appel; Le Douplecancrouneie dens sa grande majorits réclano.1e réunit ication a de. gon pays. Comme le voleur qui.peut. arier "au yoleur", les membres de 1! Assemblée: territoriele du Caneroun-ont qualifié lea revendtoations de 1'U,P.Cy aMortiflotellee eb eyetématiques", si tol, est le cas, pourquot le Gouvernettent francais 's'oppose-toil, avec echarnement au départ & New-York decetui qui est appelé a aéfendve ces revendieatioria "artificielles et * syotématiques"? ce qutid y a @artificiel, ce sont,les "protestations" Gictées par Ltacministration pour s'ppposer & LMaudition au Foprésentant’ de 1U.P.C. par. la quatritme Commission.’ plusieurs manifestations ‘se Aéroulenti au Cameroun depuis Lannée dernidre pour margquer la volonté des Camerounais d'obtenir la réunificetion de leur pays. On suit que lee “A/O'e'/226/aad 1 Frengais Fage 27 camerounaia, oviginaires du territeire ‘sous ddminigtration britannique, ne peuvent yoter dans Je territoiré sous ‘administration frangaise oh ils sont consi= aéxéa coume des “citoyens étrangel's" et, inversement, dans le territoire gous administration britannique, le droit de vote n'est pas reconnu aux Cemerounsis originaires du territoire sous administration frangaisé; Ea aotlt 1951, une grande conférence est organisée & Kumba (Cameroun sous administration britennique) pour protester contre les atteintes au droit de vote et réclamer avec force Ja réunification du Cameroun et la constitution d'un self-government, L'U,P.C, et l'assemblée traditionnelle du peuple Douale partidipent & ce grand rassenblement des Camerounais, Le droit de vote est alors accordé aux Camerounsis originaires’ du Cameroun sous adminis~ tration frangaige, résidant dens le territoive administré par les Anglais, Aux premidres ‘consultations populaires, les candidate se présentant avec le programme du candidat officiel de 1'U.P.C, aux élections frangaises du 17 juin 1951 obtiennent 1a majorité et sont élus, C'est ainsi gue 1a majorité des élus du-Cameroun sous administration britannique, au sein des assenblées nigériennes, sont ceux qui se sont réclamés du programme défendu pay 1'U.P.C., clestaAndire celui povant le probléme de Ja réunification du Cameroun, Du’ V4 au 17 décembre-1951,; un congrés 9¢ tient & Kumba avec une large partici- pation de 1'U.P.0, eb de 1'Assembise traditionnelle du peuple Doula, Les propositions de 1'Y,P.C, surla question de le réunification rencontrent approbation unanime:de tout le’ Congres, Les dé1éguée 4u mouvement admi~ nistratif.(1"Evolution sociale csmerounaise), au nombre de 4, alors. que la aélégation de 1'U.P.C, se compose de 26 mewbres, prennent le fuite devant + le débat our la réunification, La délégation dé 1'Assenblde traditionnelle du peuple Dovela approuve le programe de la réunification, Le principe de constituer un’ comité de‘Iunité belserouneise est admis par le Conard et A Munanimité. “ B/044/226/Add.L Prangais Page 28,0 ns # Le 12 soft 1952, les retrdstintents des deux tiotvenents netioneux’: LU, et le Kaugrin United. National Corigress se rencontyent! & T{ko-(ceiterctin sous administ#ation bridténntque) et ervétent vn’ plen @tabtion ‘pour’ 1a. brdgehtetion” | des vevenitchtions & Ya Mestén-de visite dé 110.N.U, abtontis di Teimitotrey | Du 28 hi 30 septenbre 1952 a Badke (Caixezoun sous “edits brat on Prengal ) ; se tlénit'uBtebngras sons Mégide de 1Unton' den’ Yorulations aa cater et gid. & coms Daséi'de Aisousbion lw auwetion de Ia’ rintPication au-csbexolle so0 reesortissnté”du Ceneroun sous edministration britemique, les retésentante Ge certains wouvewints Ioceux et’ notemmsnt’ une aéidgude de L*UHton adinooiiatique’ dee foumes: camerounsjses eosiatent & es congrés, le Congrds‘clSture’ le azbat ‘spr. Je réunifisation par Ltdlaboretich atuns. pékation ponélaive ‘resume. Leb revendy « cations pationéles de notre ays, dont.en momter Mew la rgunification’ai . ‘ Ta pétition edt. gignde adencs. tenante. ver Llensemble dee congressiates et ohm gé ‘@ la senotiqn pomlaire. Elie vecnesile ‘encore’ dea Rignatuted ans le: tye. * "Ee ‘én “novenibve’& Douala (Ceneroun sous adwinistray{on frangaiise) in useting ect. crgainied tour permetine en-adidgtid de 1)U.2,C, dévext se renabs"& MO.NU Es Pairs vn 6kpo8d ‘etn La question ae la rdunifteetion, nds 15, “heures; le Lei ae cl néanton ‘est envaht par une foule ‘hotibyedse gut, fpeelans a re interd it eebbinatienent ye Péunton ex abit none of Lon va 2 cotistaiiied ies rrésidium de. 1a-sdenos, ‘ weg Node L+interdtetion de la ‘rdinion'nta we Gid'gans Btxe citvie de Liodburee tion de"lé s&lle gt see envivons per le Perce ards, IE nty @ yee’ gil les Porme-\ tions folitiqued exietant dans les deux xoried Ql Pevendiquertt.“I6 ‘réintftoation: au Cousvoiin. * Le''13 votobre 1952; '8 Masreh de 1'UALon ded eynddodte odntdidrds du Coueroun, orgenisation syndionle 1a plus rerdsentative du territoire, lee trevailleure se sont réunia en un grand meting et ce meting groupait des travailleurs dlaprortenances ayndiceles diverses et dea travailleurs) incrganieds. Entre autres revendications soulevées au cours au meting, le question de la réur nifioetion du Cancroun ¢tait Lune dea plus essentielles, car, les travailleurs cemerounais considévetent’ & Juste titre que la division arbitraire de notre paye constitue une eéyteuss entrave au progrde économique et social des masses whe afiadhs/226/adars Frangais Page 29 “\pporieuscs de notre pays. Dans de nonbretiges ainon dans ,la plupart des pétitions roquee pax Ja Miseton de tieite, Ja queation de le réunif ication, au cameroun est Boulevée avec Ingistence ” . : Gea quelques exeimpleg nentrent aye la mjorité de 1a popntatiton de notre | pays réclame la réunifioation du Cemeroun, Ge ne gont pes les manoguvtesdu | | Gouvernement’ frangais qui viendront enlever cette réalité. Le peuple camerounais et Mopinion mond tele suivent cette affaire avec une particuliire attention, © : Les populations “au Ceneroun, ob qu'elles se trouyent, ont une grande ‘confiarice en 1'Oxgerlisation des Nations Unies de laquelle elles espdrent’ dés solutions" ® “ gusceptibles ‘ad leur apporter 1a paix sociale et la possibilité ataccédéy’ & ‘leu! indépendaice. C'est pourquoi 1a septiéme session de J'Assemblée généPalé de “*?" Llorgenigation des Nations Unies doit se prononcer sun,cette br@lanté. question’ et dané"1'intérét du PEUPLE CAMEROUNATS, conformément & LArtiele 593)-del ad v Ghaxrte dei Nations Unies, . . Low os parse Union “rrangaige, u 4 Analyse de J: L'union frangaise a été fondée avant le conclusion des Accords de tutelle ‘aur le Togo et le Cameroun, Le Constitution frangeise définit les parties _ composantes de 1'Union frengaise de le maniare suivante dans son Artiele 60 : , "L'Union frangaise est fomnée, d'une part de la République francaise qui comprend le France métropolitaine, les départements et territoires d'outre-mer, d'autre part des territoires et Mtats associés," jestion A/Go4/226/Add 9 Frangais Page 30 Ta constitution se garde de définir le etatut du "territoire associé" et dans tout l'acte constitutionnél il n'est question de "territoire associg" aue dans l'article 60 ick reprodyit. Ce qui feit que réeliement 41 n'y a que deux parties composentes de l'Union frengaise : le République avec les territoires assimilés qui sont les départements et les territoires 4! outre-mer ot 1e Cemeroun étant subtilenent rangé dans cette dernibre catégorie, notre Pays se trouve ainsi incorporé dans la République - 1a deuxiéme partie | Composante constitue les "Etats associds" dont les relations avec 1'Ynion frangaise sont posées comme sult & l'article 61 de le Constitution frangaise ; °° "Le situation des Btats associés dane l'Union frangaise résulte pour chacun deux dé liacte qui 4éfinit ses repports avec la France,” Or, ii n'y a, jusquiict, eucun acte aterminent les rapports du Cameroun avec la France, Un tel acte ne peut d'ailleurs étre négocdé que par un gouvernement cameroupeis, scusettent la négociation & la retification alime assenblée cameroumaise investie des pouvoirs politiques et pour permettre la constitution d'un gouvernement et dlune assenblée cemerounsise il faut atebord ia réunification du pays, 1 done le France désire: traiter aves le Cameroun sur le probline de.l/Union frangeise, le Gouvernement frangais: doit aecepter avant tout la réunification du Cameroun, L'Accord de tutelle ne peut pas étre Considéré come un acte définissent les repports du Cameroun avec 1a France, J'Accord de tutelle est, si l'on veut, un contrat conclu entre le Gouvernement frengain et 1'Organisation des Nations Unies sur 1'adminiotration du Canerouns Hi ect intéressant de sigeler qu'aucune clause de l'Aceord de tutelle ne prévoit que la Cameroun sera incorporé dans 1'Union frangaise comme "territoire 4/0286 /4aa,2 Prangais gssotseny. “ke voonbhe "territoins assole” Yor gut un ‘Gamouriage:-dé: ‘aediad lati6ie’ Male ¢é camouflage est intme mai” aes mulé puteque LMarbicle h'deg- fective dor titele, prévoit que ‘Ie Frente’ aduinistiera “ie Cameroun “eotime partie ) .jabéguanites du terratodte \frangais", autrénent ait, 1é Cameroun "est purenént et: simplenent,dncorporé.dens.1'empire frangeis sous le couvert du yéginé- intel | thonadde-tutelley - clest pourquot nous “Gemendone avec insistence; la euppr iédon, de ce-menbre de-phreise gui vermet’ au Gduverneuent’ fratigaia ‘de menor’ ai Cameroun une politiquesidentique 8 cele denée dans" ses progres eBicntes et tor veonpadt . de quélie-Pagony: ,.U}. convient de citer idetagascan ét:2.' inddeli pour pees convainerg.de la Zagon dont le Gouvernement frangais accoiplid 1a atgaton guider, Jee Reuples. vers 1a capacité & s'administrer eux=néhes et de gére adnooratiquerient deur, propres affelres come 2 dtacedt préva dans’ La’ Conists tuts ‘on’ > trangedseys yo * pon = ‘ Za question de. le situation du Cameroun et du fogd"dana 1'Union stangaiee e agaa été sovlevée une, fois: au, Cohsetl. de tutelleet'1e représentant du © 5 Gouvernenent fut amend .A stexpliquer dur le questd{da"de davoir 94 "L'appartenence" » du Cameroun et du Togo dans 1'Union™frangeise ne pottatt Yas ‘atteinte a bed % situation partdculitre de ces tenritotres en tent gue Mormitiddnes gous tutelies la réponse du représentant du Gouvernemeat francaise été que ces deux Torritéires seront livres de déeider, le moment venu, "s!ile veulent Zoster. dang 1'Union frangadse ou s'ile veulent assumer um atatut’ ‘a! tnddpendance hore ‘ae cette Union” p (onset. de tutelie, quot dine session, 4/1908, [das], page 47). Soa #h A/e.4/226/Aaa,2. Prangais Page 32 Pour reprenize les termes. du délégué an Gouvernement frangatey nous pourong dive qu'il fant niter "la venue" du moment ch les Comerounais ot lee Togolaie Seront 1ibres de ee prononcer pour ou gontre 1tadhégion:A 1)"Union franigatestt, Pour hter la "yenue de ge moment" 2,41 ya Mou dg. progéder a la réunification 4h Comeroun afin de permettre Ltinetitution dee organes qualifiés pour dontier get’ avis euy Ltadhéeion ow le nonsadhésion & 1'"tnion frangaige", « Ory: sujourd'hul, 2e Gouvernement frangate veut profiter de lignorange ae certainss couchay a. Cemorounaia pour arracher doe déclaretions selon lesquelles dee reasortiedants de notre pays dSetreratent une "autonauie eu sein de l'tnion frangaiise”s ‘Pour la quedtiion a 1'thton frangaive, nous pletdone le noneoxtetence au probléme, Le problime de "Union frengaise on effet niest pas, poss én ce qui eenceme le Cameroun, Il eera vogé dde lo Jour oh le Gemeroun réunifis aura formé eon gouvernenont et son agvomblée, scales inctitubions qualifiges pour négootor un acte déteruinant lea repporte du Cameroun avec 1a france, conforménont & Ltarticle 61 de la Constitution frengaise, Il convient d'atlleurs de précteor que toute prise de position tendent & agcepter le principe a’ adhésion &'1'tndon frehgedse consti terett we escroquerie. poldtique aa aétiriment de plus dtun million de Conerounate vivant sur le territoire aimintetré par 1a Grendo-Bretagne ” et qui réclanent la réunification de-notre pays avec une particuldare-tneietance, "Tea blentatte de 4'tnton feancsitae" ae Le Gouvernement frangeia a entrepris, dds le début de cette année, ume yaste campagne pour préparer L'opinion camerounaise et mondiale en faveur de Ltintégration de notre pays dans 1'Union frangaise, ou en langage clair dans L'empire colqnial frangais,’ Le numéro epécial de 1'hebdouadaire 5 “Marchés coloniaux" qui est. cité & plusieurs reprises dans cet exposé a été consacré A la démonstration des "bienfaits" de l'oeuvre de la France au Cameroun, Les différents articles qui composent ce numéro ont 66 rédigée par élite du monde colonial frangais (Ministres, anciens fonctionnaires éninents de L'administration coloniele, représentants diplowatiques de la Fronce A LION, etc.),. Le Haut-Commissaire de 1a République Prangaise entreprenait Gane les mois qui. ont préeédé l'arrivée de la Mission de visite, une série de tournées & travers le territoire pour prodiguer & la population et en paroles, les "bienfaits" des crédits du PIDES (Fonds d'investissement pour le développement Sconomique et social), Hnsuite ce sera 1a tournée au cours du Ae. ¥fze6)hi 2 Frangaip:) 2 Page 33.” Age hoo node. de septendre, et poe Leg pretiers, joure.de de mois, 2e. totrnge spel inire de My, Albert Sarreut, Président de L'Asseublée de] Ungor' ‘Rrangailse, © quid oceupé, plustewra fonotions minletérielles‘an sein ay Gouvérieiibnt. frargais et quia dgalenent acecupé de miltiples postes de qoumaadénent-dans bed colonies, My Sarraut ast, Sgalement un ancien professew?, de" 1"Ecole: eon fale | exjourd but eppelée "Boole patiouale de la France dfoutre-mer", 4 Gowment Justiflect-on L'intégration du Canenvun dans 1 emptivg fitigie he a) Sur le plan politique - ‘Lon dit que de Caweroun fénéticie dunes: large représentation. gu sein des. esdeublées parlementaires frangadses ede’ dee principes ASnogratiques de Ja France.sont aypliqués av Caueroun: eae restriction, " : : Pour, Ja raprésontation-¢ “au sein dee ‘aotembiées: parlementilres pdtsopoit. tings, 11 nous eat loisible de montrex que sur les’ Gah aéputés que ‘compte. LtAsaenblée nationale de Herta, 4 Aéputés. sont’ Sluis par le Cameroun; dont.” Lpar les Frangeis dau Gamevoun et 3 par des autochtones, Quelle ma jorité, *, 3 aéputds peuvent-ils remporter eur 62h votants: Ep gdmettant’ uous’ que Is. mitié age. députée aoit absente, que’ signifieraient 3 volx devant: 312’ votants’ ? Le Sénab, frangais..compte 520 nenbres,, 5 sent élus par le Cameroun font 1 par ‘lee Frangais du Cameroun et.2 par les autochtones, L'Asseublée'de "Union frongaise est une agseublée.de congulltation qui-nla aucun pouvoiy ‘Législatif, “> Ua aussi Jes-autoentones ay, Sameroun sont représentés. pat S-condeilierss ‘le ‘Togo ‘péndrieie d'une représentation moindve en ratson.de ad fathle population, coment les Territoires cous tutelle peuvent-ile done tire des avantages propres deo acseublées Parlenentaires frangaises? [1 est wSwie & signaler que Lensenble de ce que l'on appele les "territotres" d'outre-mer ne onstitue gure une uajorité au sein des asseublées parlementaires frangaises. A/0.4/226/Aaa,1. Frangais + Page 34. C'est ainsi qu’en plus de 6 années ae Uégislature, l'on compte seulement 2 lots qui afent été yotées en favour des territoires Gtoutresmers, La Premlarg concerne la suppression.du travail foreé, Bile a $t6 voté avant Ja ergation ge Union frangaise , c'est le 11 avril 1946 qutelle fut saoptée alors que ia création de "Union frangaise xémonte’au ‘vote de 1a constitution, soit te “27 octobre 19k6, Ta deuxidne et dernigre loi sur les territoires @outresmen Portant Llinstitution d'un ode du travail a’ été adoptée dens la nuit du BB eu 23 novenbre 1952, TL ya eu une lot qui nla apporté aucun changement Ade situation, Il stagit de la lod au 6 téveier 1952 sur Je renouvellenent des assenbldes locales, Elle est intervenue pour Permettre le renowvellement agg asgoublées, Une lod devant organiser ces asseublées devait intervenir avant je lor juillet 1952, Nous sommes en décenbre ot aucun projet n'est agposé ou bureau du Parlenent & cet effet, Deux autres lois, l'une concernant tes Glections 1égislatives du 17 juin 1951 et 1'autye concernant Ja reyalorigation de la fonction publique, dite "los famine Gueye", du nom du député au Sénégal aut en Stadt linitiatewr, ne concemnadent pas Seulement lee territoires Coutre-wer, meds aussi Ia nétropole, in détinitive, 1'Union trangaise nta . donné aux colonies frangaises qu'une seule Jot, celle concernant le code du travail, Mais 12 mused ton reuarquera que le Code en question est promis aux travailleurs depuis 19l4et son vote nest intervens Gitaprés une action de gréve, menée unaninement par les travailleurs du’ secteur public et au Secteur privé de l'ensemble des territoires de Afrique Ocoidentale Frangaise je 5 novenbre demier, es travailleurs ge préparaient & organiser dlaytres actions revendicatives dds le.mots de-Jjanvier ef satisfaction ne leur-étatt pas donnée en uatidre de vote du Code du travail, Dlautte part, une ddclaration 4/044 /226/Ada,1. Frangais Page 35 & Ja radio de M, Aujoulat, Secrétaire a'Ntat ay Ministare des colonies au Gouvernenient frangais précise bien que Lee conjonctures de le situation internationale obligeaieht bien la France & "réaliser ges promesses” a Légara des populations des pays d'outre-ner, Mais le vote du Code du travail n'apporte pas la solution du probléue, Certaines pidces que nous allons produire indiqueront la portée de l'hypoorisie des gouvernente frangais en mtidre de politique coloniele, L'on verve qinsi que si les travailleurs des pays, coloniaux ont arraché le vote du Code du travail, le Ministre des colonies ne se géne pas de son e6té de mettre tout en oeuvre pour saboter L'epplication au Code, En effet, du Cameroun, m'est arrivée la copie d'un télégramme confiden- tiel du Ministre des Colonies, Je Ja joins au présent mémoize et son texte 6difiera les wenbres de la guatritme Comission, Assemblée locale L'opinion développée ci-dessus, selon laquelle Je Parlenent frangais nia donné aucune réforme aubstantielle aux pays d'outreamer edt ‘confirnée par Larticle-paru dans un journal dahouéen "Défendons nos droits" = auteur de cet article n'est pas.un de ceux qu'on prend plaisir d'appeler "représentants dea’ uécontents ot des ratés", Lauteur de l'article est M, Ninine, député au Caueroun, tienbre du Parti socieliste frangais, par conséquent faisant partie de la conciliation avec le gouvernenent, M. Ninine fait partie du corps des administrateurs deo colonies, % L/ Texte joint A/C.4/226/adaed Frangais Page 36 Pour les asdenbjlées locales en- générale; on pensalt "que Jatin de -celtes Anatdtuées: par le Déoret du.25ostopre 19h6. allatt: donner Liew a’ une véri tape”: vréforne ‘comportant L'Slargiscement dec pouvolris'Or, i1 nlon a rien été. .La lot du 6 févriey a: tout simplement avgmenté le nombrevde ‘conselllers ot changé 6 nom dtessoublée reprécentative en conceil:général on celui dlasoenbise torn. . torlale» Pour le reste aueun changements Os, dany sod'rappork sur Lo Cameroun cous, eduintotwation frangeice, Ia miscion de-viehte de 1949 vepportait ‘se aut eutts ““La''edtipstence eetuelle’de LtAsceyléeteprésentattive oat encore * * + edgentieLleient 'restrointe. Maleré ces potvoire importents en-mtiire Dudgstalre; le domaine do la politique lu-est théoriquetions form, et les textos lui refusent encore le pouvoir ‘légiolatife" Rapportant dea informetions requeo au heosrad d ce oujet, Lautowr du rapport... de la misoion reproduioalt les déolerations oulvantés, faites en 1946 par le Erésident do iassecntey ‘voprésentative 82a dU6twe'dtume soocion + "Yous gor, Noooloure les Aéisquéo," Romi lo mindat qui vous Stett confi, otgno lant A Metterition de Leutontté ‘dontwale que Jes 3 _pouvoirs aodordés & cette asdemb ise. « ne jut pormbtont goo de prondve vSriteblonent part A la gation du payés Vou BvO2 Kavdué compton 11 était rerretteple quo co 2Mt plus yn "Conse4t” do’ Hoéeptes! ay guiune apserblée adnocratlave mmso de vért tables pouvoixs"s . Th nous est agréable de préciser que cette observation du’ Président do MAgcendiée représentative en 1946, observation révolubiomaire & notre avis, n'dnensit ni d'un "extrémiste" ni on ne seit quel représentant "des mécontents”. Meis le rapport de la mission falt état d’une autre constatation toujours au sujet des pouvoirs de L'Asscmb.ées voici ce qui eet dit & la page 12 du rapport 1 A/Ceh /226 /ada.1. Frangeis Page 37. "Une autre fois, l'Assemblge protestalt énergiguement parce. que le estveinénent he tenalt pas compte de pes avis. Une autre, fois encore,': és membres dénongatent le fait gue de gouvernenent youlait, bien -demander’” Davis" ‘de LNissenbige dans doe matiores oh cet avie ntest.pas obligatolney hais ne leur pemivttait pas de fier Jes textes yroposdge Puss: 7 « 2 assenib.ée Gontestalt Liinterprétation donnée par Le gouveynement dew, ‘textes législatite eonsti titi te de LIARCAM, et effimait youloir exercer. . . Hinitiative dans 1'gteblissement de son ordre au Jour." . pla Ges, quelques, citations cufisent &ndnbret ce qutest Je shatub de'-L" Assemblée werritorisle qui, 41. faut le répéter, n'a pas changé aatbravuttonss ‘Tovitie- le situation condamnés par Jes monibres de L'assenblée, comme: i, est rapporté ci- dessus, persigte encore. , La aituation faite au Caneroun‘en: cette’ inatitire euit le sort de eslle d'autres territoives, d'autres colonies frangaists antegrées dans re République, feengeice par la Constitution. du 27 octobre 19\6é © , Mais.ce, qud..est plus, grave dans ce domaine de l'lAssenblée territoriatey cleat que cetite dernigve est ius au double. collages “signe manitéste de la * @iserimination raciale, On va nous dix que des lus-eutochtones ont accept le double “ediitge; quelé 6ine? “Goux qui sont désignéa (sous'la menace deg sanctions F adningatzatives “et oléricales et 8 l'aide ges comruptions? LAsseublée, actuelle ae compos’ de 30. netibres dont 18 repr doentarite es quolaue 12, 009 Frangais dy “Camezoun &t 32 tepidéentant 3 millions de Ganevounais, Pari les 32 veprésentants dea intéréts autoctitiones, 11 y a 10 chefs supdricurs, ealariés dégendant, de -. Liaduinistretion, un médecin européen, fonctionnairé en activité, 5° foneticnmaires autoehtones ‘en-eetivité, done suboitonride de Madiminietition, 2 vienbeé du |” gouverncnent central, Seerétaive d'Etat eu Ministire des Colonies, é’est lut qui Préside 1'Assenblée, 1 prétze catholigné, 61u gous le menace des sanctions divines, 8 hommes dtaffeires incapables de staftvanchin de emprise« aduinistrative, soit au total 26, aubordounée,,coLlabovateurs, chefe,ou alliée de 1eduintsteabion. si Lon ajoute & co total les 18 conseiliexs: élus par les colons du territotire, Aont les intéréts sont solidaires avec coux de Ladwinistratiion, l'on arrive au total de I conseiliers dévougs & L'administration ou a@irigeant celle-cd, comme Alt. /226 /aAda, 1 Prahgais: 1.) Page 38 clest le cas pour My Aujoulst, Seerétaire @'Etet eu Ministare dea colonies, TL dmporte ae connaftre’ ‘comment ces "repréeentants" de la Population ont été "élus"s Les pétitions veniges 8 la Mlesion as visite et aes pidces mi ¥ ont 6t€ annexées portent des téioigneges éioquents, Pour Conerétiser ce gui est Sspporté ieiy £1 convient de reproduive ie texte diune dgclaration faite pay MG Netter, représentant au Gouvernement frangsis, devant 1¢ Conseil de tutelle, en date du 6 juiiiet 1951; . “eee explique quiune majonité des Benbres de 1'esonblés représentatiye S'étatent opposés & 1 néorgentzation dos congetle des notables, oratgnant Welle ne porte atteinte W reur Position de xeprésentants d'une région Gonnée & L'Assoublée. Tig Stopposent égaleuent & tout systéme qui ““Pemettrait & leurs mendants ae contréler de trop prds leur gonduite, Un grand nonbre de représentants a ‘Ascenbige ne sont ni des notables ni des chefs, mais eimplenent deg Sutochtones occupant des situatiotis’ ea mss Gut ont été slug Librewent par leurs mandants." (Consei) de tuterie, Neuvidme Session; 367ame Séance ~ 1/788 et 1/510), Cotte eltation vient ainsi coutimer les chiffres reproduits cisdossus. te génie de Maduinistration consists done & ae coaliser avec les prétres catheliques pour faire aésigner ges pént oul out pour ensuite prétendie que ce Sont des représentanta autochtones qui S'opposent & des réfomes tant réclanées par la population. an Mumietpalités - Congetig réatoy . Rane le dooment cité, repportant tes Gévats de le newvitme session du Conseil. de tutelle, nous velevons, No.5 ; . "Nis Watier ., Tereeeee Tappelile & nouveau que L'Agsenbiée a vepouseé certaines propositions relatives au Classcnent des fortis, & 1p création Atune “commune & Douala et A je réorganisation des Conseils des notablesss..", ALO, /e26 Jaa oe Frangais Page 39 Crest toujours Le mine systime qui consiste & se servir des "sus" * dévoués & l'administration pour retarder des réyomies indispeneables & la marche de notre aya vere son indépendence, I) est exact qu'ime question @!assimt lation des principes démooratiques s'impose. Mais Jes Afrieains ont a8Jé foit leurs preuves et clest Je porte-parole autorisé du Gouvernement frangais, Me le Gouverneur Goucadaux; Haut-Comnissaive de la République frangaise au Garieroun, qui dfclaratt 1¢ 8 soft 1952 dans un disooms public pronones & Bsdlia, ani cours d'une c6rénonie officielle : "Bn matidre Glectorale, le Cameroun'a feit en 5 ans ce que la France n'a’pu fedre en 100 ans." Signalons ‘que 1a presse officielle a censuré ce discours par le fait quiil était prononeé en réponse & une interpellation Gu Secréteire général de 1'U.P.C. qui s!était vu obligé de répondre, en dépit de Mopposition de 1'administrateur jocal, aux attaques que le mouvement edministretif, 1'Bsoceam, avec l'autorisation sinon aves lteppui de cot administrateur, venait de proférer & 1"Union des Populations du Cameroun. Des. comiunes “riixtee" existent dans plusieurs localités du territoire.’ Comment sontrelies constituées, ces communes "nixtea"? Un arn066 du Haut-Cémtee saire ore 1a "commie mixte", en fixe le sidge et la composition, toujours’ sous ie signe du double collage, mais ou Lieu que ce double collage soit 1 émanation Gtune "élection", Laduinistrateurcmalre qui est le fonetionnaire du comendenent du sidge, est nammé par le Haut-Commissaire; les membres de le "comission municipale” acrs noumés par le Hout-Comuissaire eur Ja propositidn'’de "1"adminis- tateuremadco™. Comment un tel: orgenieme, entidremént désigné pay 1'adminis~ tration,peut=11 représenter les-intéréte dé la population? Suagutied, ‘aucune commune de plein exereice ne fonctionne au Caxeroun. A/c 4/22 6/add 03, Prengais ot Page 40 ° Conseil, régionaux-», ; Lorsquet nous. avons revendiqué la création de cea orgeniemes qui revétent.un intéyét: primordial: pour 1!évolition politique au Cameroun, le yeprésentant du. Gouvernement frangais e déolaré av Conseil de tutelle he 1™U.F.C, avait Lthabitude-de.stattribuar le uérite'dee xéformos envisagées. par Ladminiotration, que 1/institution des conseils idgionaux’ était en projet. Ces déelarations étaient faites on 1951, ok 6n sémnos-nove aujourii thus en. fin 1952 7 L'Assenblée tervitoriale a été eaisie én ea session atavril “1952 tun projet tendant & créer des communes reales dans un cortdin nonbre 48 ocatt. tés du torritotre. ela yaratt un yeu ovrioux, On propose L'ingtitution des “communes rutaies" alore quton @ yas encore un texte Poxtant organisation de oes institutions. On a done passé ainsi & ‘application dtun texte inexistant. Voild’ of-zics on ‘sommes avec is mise gn plece'ded institutions aémocratiques. Le sohém, pebt atébablix coume cect : av gomict les ascenblées parlenontatres frangaises — aveo tie Yopréventation de trois aéyutés poor le Cameroun sux 62 dépytés au total St-S"uénabeiirs du Cameroun eur yn total de°320°- au milieu, une agsemblée terri. toriald éi badvenant acquise & 1'daministration ot ne’ disposant afaueun pouvoir . législatig ~ A 1s base, wien pour permettre A 1a population de partiotier & la gostion des attelres wit’ PayB, contevnéuont ‘& article 3 Go Ltaccord de tatel Coristetant cobte ancisi16 dans"tin Long’arElele contbdrd sux le Cameroun, ji Me 'Plerre Chaleur, anoiei daninbitrdtoud’ ‘au Cainsitoun 8 toxprimast ainet dens le 2 noti6 de "Varchéé coloidux" au 17 mit’ 152 adjeerts y "tr est en ttet, a mieux : de'vonatator que ef ies'd¥putde ay Camervim'ént le dxolt de voter Ie statut Londeigionent ou le régine militatze de 1a nétroyole, tle nfont pes, pour Je, phipart, dine leure villages, célut de “déeigaer Leure consetilers muntodpenx ou néme"dé fixér Ltemplaconont d'un abstitoir,"” C?eet 1'opinion exprinée par un. V5 epécttlicte dé Ltaduinistration colaniale pour constater un Stat de fett qui, oftl est signals par nous soulement ne menduerait pas d'Stre interprété comme émanant dea “nécontents". L'énumération iralt & l'infint pour citer des. exemples qui {ilustrent le préjudice que coneiete pour notre pays le fait a'Stre adminiatré "comme partie intégrante dy territoire frangaie", Il faut cepondant signaler A le Quatriime Commission des Nations Unies que l'article 80 du Code pénal frangaie punit dee peines oriminelles, les personnes qui s¢ rendent coupables de tentavive de A/0.4/226/naa.3, > Frangaia Page 41, wot soustvelve dele République toute une partie dun territotre euk Jequel 1e.Frenco oxerce 6a souvereinetsé, Jo me demande ef un Jour ceux qui lubtent pour, 1'indés pondance du Cameroun ne temberont pas sous le coup de Lerticle préetté du Code pénel frangate, Stant donné que nous somneg edmintotréa “come partie intégiante du terrftotre frangate". lorsque, en 1949, nous avions, revendiqué pour la premidre fots 1a modi- fleation de Maccord de tutelle dens Ye eons de supprimer le cleuse portant Atinbégration du Cameroun dens, l'empire frangate,’ le Conset) ae“tutelle, examinant les enzo pétitions du Cameroun qui soulevatent cette revendication,, déclara que cette question n'appelatt eucune mesure de ea pert i: (doowment’ 1/595 du 3.441950), Si le Conseil de tute}le avait bass sa ‘Aéotston sur le point de coneidéroh qutune tolle mesure relevait de la compétence de LAssenblée générale, nows nove permottrons de sugeérer que le Congeil de tutelle, s'il n'est pes compétent pour prenire une décieion de. cette nature, eat au moins quelitié pom aqumettre toute proposition relative enx Jereitolres.sous tutelle & lthesomblée générale, .On ait ausei.quton no peut, sauf aaa fe faute grave, retirer.la confieance & la France et A le GrendesDretegne en prooédant ‘parr exemple & la modification dea accords de tutelle eur les tervitotres confiés A. Ltadminietration de ces Fuissences, A cole nous répondrione de la mantére sutvente ¢ “= Unacccrd de tutelle est un contrat pases entre la Puissence adminis twante et les Nations Unies, & oe titre, nous pensons qu'un. contrat: est toujours qiaceptible de modification ay fur et A mosure de l'éyolution de 1a chose eur | lequelle 11 a &té conclu, Or, 11 nfost nul doute que 1'évolution actuelle du Conoroun ntest: plus compatible eves ea diepoeitions de l'accord en vigueur, nobarnent par Le fett que cet acte maintiont la divieion du Caneroim en deux Dortions administrées par deux Puissances Steengnes et autorise singuliérement Je Colivornonont frangaie & faire du Canoroun yne golonte come 11 eat démentré plusiours fole dang cot exposé, Il ne. stagit dono pea dtun retratt de confience ax Pulstances eduintstrantos, mate é¥un yenforcenent de 1a aonflence quo les . Fopullabions der nos | Pave Plasent Weltinenent en ]'Orgenisation des Nations Unies. wf seas © 2m Toutes toe aédiaténé did tod Nabtonie Uasee Ont rélow usquttet én fetour ‘dss Tergitéires ous dutellie 1tont été hore La Hrénce 8b 1a Giende. Brotegno dont’ lev reprédontante votent eyaténatiquenent contr tout) ce aut farcrive le progrés dee’ habitants dex péys emus tutelle,’ Comient’ dens cod conditions les populations de nos paya ne worst pas ‘vouses ai Sdcourageniant 24 les Nation’ Unies poiivetent fetve contianes aux Autertsés adndnfelrantes pour la solution des ‘problimes relevant exelistvonant de Ia compdtence a8 i hinte eutordté anternatdonsls ot qui' justetient squlavent tin cae atincenipatibtlties pour les. Fulosehobs aiminietirantes, lided par a'ditwea intérdts qué cour do a population des. peya intéreseday 5 . : 12 5 'Qbaind néud cond edgnalé que Ise adcbiae de tutelle avatent été élabores’ ot adoptés eins consultation ded pépillattore indigenes, Ithoriorable représentiant’ du, Gdivermenent déclara’ qie le Canerdiun' ‘ntauredtt Jomede “été placé ‘sous tutélic | 84 Ucn"avadt. Jugé- sos habitonts capallés de donner un te) avis. TA dieant “vata, Je représentiant’ du Gouvernement “frengais pronotigait sana le savoir pout-dta'e, . wa edte’de'nuilité & Lenctntrée dea dédlérations faites par lee reprédentante’ au Gouverticnont’ fréngatd’lére de Itedoptiion des Acvérds’ du 13 aécembre 1946 IM, Aujoulab‘et Dousla Manga Bell affirmatent en effet que lee populations intéreaaées .avadent été tenuse ai courant du projet, qulelles Ltavatent dtdeuté en réunions publiques, qutelles y avalent donné leur edtiéeion (citation de dea aéclerations), S1-cou deux diplomateg frangais étatent emenés; A aéclarer ‘ainsi, gloat que lee Nations Unies étatont,animéea du aéeiy d'obtenix’ le consentexent’ do la population du Cameroun pou un-acte engageant A fond et graveneht Tarenty “ de notne payse : & = Eikablon atun Aé1et pot 1"4nispendance Tod Ye sored particulitrouent bref, puleque l'Acvembléo eénérale 68 Natsone Untod eveitedopts uno ‘thportante réaolubion A ce eujet a cours do 1a atxiéme Sovstony oh invitent les Autorités aiminivtrantes & proper lee aélais aprés lesivels lea Territotred seis tubelle pourront accédey & 1éur autonomie on & low iudépendancé. “Co qué“noud pouvone donander & votive commesion creat une rectuaandation Anvitent 16s Gdavernombnte frangate et atiglats & faire cee propositions lors méne.de 1'élaboration des repports eur l'admintetratien au Cameroun pour lYennée 1952 et reccumanter oxprocadment comme 11 eet fat deny le résolution du 18 Jenvier 1952 & laquelle Jel fatt ellueton, que ce aélat dott représenter un laps de tenpe Ie plus court possible. Je dole indiquer pour A/C 44/e26/adaed germiner sur ce point et pour terminer mon exposé que l'article 77 de 1a Charte plese le Cuméroun dons Jn eatégorie a) on tant quo territoire précédoument sous nondat, dene 1*énuméretion des torriteives ou de catégories deg territotres pourent bénéfictor du régine Shternatienal de tutelle. Le nila article classe dana 1a catégorte b) lea territotres qui devatent Stre aétachée a'Btate ennente, K oome per exemple le cai des anciennes colonies itadiennos. Btanb donné que LAsconblée générale avait, eu coure de aa quatritue session, fixé des délate - Moctrot de 1"indépendance aux ex-colenies italenned, on ne sauralt refuser oe droit au Cameroun qui doit bénéficter dtun droit. de priorité on cette matitre fs tent que Territolve cous tutelle classé dens la cwtégorie a) par le Charte fee Nations Unter, Pour ne pas abusor de votre patience, Monsieur le Président et Messtours, Je vous réeume conmo enit, lee principales aspirations nationalee du peuple cenevounade ¢ : . a) UNIFICATION IMMEDIATE DU PAYS Nous avons déj& développs les conditions dens lesquelles le territeire pourra $tve administré A ce moment, oest-d-dire par un conse1l du gouvernement avec une -najorité’ des Cemerounaie ot L'ingtitution dtuno asseublée aveo pouvoira légia~ plabife, lve eu colldge unique et au euffrage universel. ») Modification dea accords de tutells dana le sens de scustraire le Cameroun de Ltempriee coloniele frenco-britannique ot ainei laisser los Comerouneis réellenent 1ibres de ee prononcer dés qu'ile seront en mesure de le faire, otostedndine dds qu'ile euront un gouvernement ot un parlement dane un Comerown tnifié, de se prononcer sur telle ou telle alliance & conclure avec tel. ou tel payee o) FIKAPLON DIUN DELAT POUR LtCCIROT DE 1" INDEPENDANCE Voila, Mongleur le Président et Mesetoura, ce que veub le pouple camorounate ‘qui a swrmonté toutes entraves pour me faire perventr jusque devant votre ‘Commteston, cect eu prix de mille sacrifices, Le pouple comerounate qui lutte pour sa réunification et qui pose dé Ji des Jelens sur la vole de don indépendance future eatime que les Nations Unies ent lee hoyena ot sont en mesure de donner une Euite Setiatadaente A sos justes ot | Wgitimes aspirations, Je yous remerete, Nonsiour le Président, NeweYork, le 17 décembre 1951