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ENTREPRISES 2015 EXCLUSIF LE CLASSEMENT des 500 premières entreprises de la région  Les tableaux
ENTREPRISES
2015
EXCLUSIF
LE CLASSEMENT
des 500 premières
entreprises de la région
 Les tableaux de bord de l’économie régionale
 Les fiches détaillées d’entreprises
Dossier
spécial
ENTREPRISES 2015
Supplément à la Voix du Nord du 27 novembre 2014 - Ne peut être vendu séparément

LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 3 - 27/11/14

ÉDITO
ÉDITO
ÉDITO
ÉDITO
ÉDITO
ÉDITO

ÉDITO

ÉDITO
ÉDITO
ÉDITO
ÉDITO
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 3 - 27/11/14 ÉDITO Jean-Michel BRETONNIER Rédacteur

Jean-Michel BRETONNIER

Rédacteur en chef

Le sortilège de la déflation

La déflation guette l’Europe. On n’y est heureusement pas, mais on la craint : 2,5 % d’in- flation en octobre 2012 ; 0,7 % en octobre 2013 ; 0,4 % un an plus tard. Il faut dire que ce phénomène (la baisse générale des prix) est un piège redoutable dans lequel le Ja- pon, puissance économique réputée insubmersible, est tombé voilà vingt ans et dont il n’est toujours pas sorti. Cette dépression fait plonger toutes les courbes et virer les in- dicateurs au rouge. Dans cette spirale, chacun parie sur la baisse des prix et la moindre rentabilité des in- vestissements à l’avenir. Les particuliers reportent leurs achats en attendant de meilleures occasions, les entreprises sursoient à leurs investissements, réduisent leurs effectifs, bloquent les salaires, en prévision d’une baisse de la demande. La pro- phétie devient auto-réalisatrice et l’activité plonge, effectivement. C’est un cercle vicieux dans lequel entrent ménages et entreprises pour une durée indé- terminée. Les causes en sont économiques, mais aussi psychologiques. On voit bien que la déflation a des allures de dépression. Or, si les Européens ne sont pas très en train, les Français, eux, sont carrément déprimés. Une mélancolie qu’on attribue un peu vite à un président trop normal pour nous faire vibrer et nous entraîner. Le mal est plus ancien. Les études sur le sentiment de bien-être de la population ne sont pas d’hier et elles montrent invariablement des Français plus moroses que les autres. Et quand nos concitoyens partent à l’autre bout du monde et qu’on sonde leur moral, on constate alors qu’il est plus bas que celui d’un Suédois qui aura émigré dans le même pays ! Mais il se trouve qu’il y a aussi un optimisme raisonné dans le pays. On le trouve sou- vent dans le monde de la recherche et de l’économie, qui connaît nos vrais atouts que les Français ignorent trop souvent. Et dans les médias aussi, mais oui ! Notre journal tous les jours, notre site Internet à toute heure, ce hors-série tous les ans parlent des hommes et des femmes qui font vivre les entreprises. Ce sont eux qui nous feront échapper au sortilège de la déflation.

ONT PARTICIPÉ À CE HORS-SÉRIE :

Directeur de la rédaction, rédacteur en chef : Jean-Michel Bretonnier. Éditeur : Olivier Facon. Coordination rédactionnelle : Patrick Jankielewicz (rédacteur en chef adjoint), Yannick Boucher (responsable du service économique). Rédaction : Yannick Boucher, Jean-Philippe Delattre, Carine Di Matteo, Jean-Marc Petit, Valérie Sauvage (service économique), Véronique Bertin (Valenciennes), Olivier Dufourg (Dunkerque), Romain Douchin (Boulogne-sur-Mer), Marc Grosclaude (Roubaix), David Monnery (Saint-Omer). Photos : Sami Belloumi, Johan Ben Azzouz, Pascal Bonniere, Séverine Courbe, Édouard Bride, Jean-Pierre Brunet, Baziz Chibane, Didier Crasnault, Patrick Delecroix, Marc Demeure, Bruno Fava, Patrick James, Pierre Le Masson, Christophe Lefebvre, Ludovic Maillard, Stéphane Mortagne, Philippe Pauchet, PIB, Max Rosereau et Hubert Van Maele. Recherche iconographique : Gérard Banckaert, archives La Voix du Nord. Infographies : Giem. Maquette : Isabelle Quintana. Mise en page : Yann Laumond et José Rei. Responsable diversification kiosques et VAD : Christine Salembier Rédaction des publi-fiches : Paul Becquart, Lise Dominguez, Baptiste Régent. Photos des publi-fiches : Richard Baron. Maquette des publi-fiches : Prémédia VDN. Coordinatrice publicitaire : Virginie Flores (03 20 78 41 76, vflores@lavoixmedias.com). Coordination technique : Olivier Avez. Imprimerie : Roto Aisne, 02430 Gauchy. Remerciements : au service Études à la CCI Région Nord - Pas-de-Calais, à l’INSEE, à la Banque de France.

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LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 5 - 27/11/14

P 56 VENTE À DISTANCE

P

56 VENTE À DISTANCE

E-commerce : le « marche ou crève » des historiques

E-commerce : le « marche ou crève » des historiques

P

49 TEXTILE

Se battre encore pour la relance

P

50 BÂTIMENT/

P

58 COMMERCE

TRAVAUX PUBLICS Les grues attendent leur tour

La guerre des prix fait rage

P

60 CENTRES

 

P

51 TRANSPORT/

DE CONTACTS Et si on gardait la ligne ?

LOGISTIQUE Les transporteurs routiers

naviguent à vue

P

61 FINANCE

 

P

52 IMMOBILIER

Cherche projets à financer

D’ENTREPRISE Une année Narval et Orchestra crescendo !

D’ENTREPRISE Une année Narval et Orchestra crescendo !

P

53 ÉCOENTREPRISES

La différence des cibles stratégiques

P 62 TOURISME  

P

62 TOURISME

 

Une image de carte postale

P

63 TOURISME

 

D’AFFAIRES La région au centre des congrès

P

54 NUMÉRIQUE

Les nouvelles technologies continuent d’agiter l’économie

 

5

 

FICHES

ENTREPRISES

FICHES ENTREPRISES P 89 SOMMAIRE DÉTAILLÉ Retrouvez notre dossier spécial Pôle régional numérique en fin de

P 89 SOMMAIRE DÉTAILLÉ

Retrouvez notre dossier spécial Pôle régional numérique en fin de guide

FICHES ENTREPRISES P 89 SOMMAIRE DÉTAILLÉ Retrouvez notre dossier spécial Pôle régional numérique en fin de

PHOTOS UNE Pascal Bonniere Jean-Pierre Brunet Patrick Delecroix Marc Demeure Christophe Lefebvre Stéphane Mortagne

PHOTOS SOMMAIRE Johan Ben Azzouz Marc Demeure Stéphane Mortagne Philippe Pauchet PIB

Lefebvre Stéphane Mortagne PHOTOS SOMMAIRE Johan Ben Azzouz Marc Demeure Stéphane Mortagne Philippe Pauchet PIB
Lefebvre Stéphane Mortagne PHOTOS SOMMAIRE Johan Ben Azzouz Marc Demeure Stéphane Mortagne Philippe Pauchet PIB
Lefebvre Stéphane Mortagne PHOTOS SOMMAIRE Johan Ben Azzouz Marc Demeure Stéphane Mortagne Philippe Pauchet PIB
Lefebvre Stéphane Mortagne PHOTOS SOMMAIRE Johan Ben Azzouz Marc Demeure Stéphane Mortagne Philippe Pauchet PIB
Lefebvre Stéphane Mortagne PHOTOS SOMMAIRE Johan Ben Azzouz Marc Demeure Stéphane Mortagne Philippe Pauchet PIB
Lefebvre Stéphane Mortagne PHOTOS SOMMAIRE Johan Ben Azzouz Marc Demeure Stéphane Mortagne Philippe Pauchet PIB

SOMMAIRE

ENTREPRISES 2015

P

6 L’économie dans

P 6 L’économie dans 41 AGROALIMENTAIRE Le régime forcé manque de saveur P  

41 AGROALIMENTAIRE Le régime forcé manque de saveur

P

 

le Nord - Pas-de-Calais :

2013-2014 : des espoirs d’avenir en pleine crise sociale

P

La filière dans les starting-blocks, prête à (re)démarrer

42 AUTOMOBILE

P

8 Les tableaux de bord

de l’économie régionale

P

32 PÔLES

 

P

qui ont aussi fait l’actualité

12 Ces fleurons

DE COMPÉTITIVITÉ La technique de la grappe pour mieux s’agripper aux marchés

P

Le plastique sous toutes ses (mé)formes

44 PLASTURGIE

14 Nos fleurons multinationaux

P

14 Nos fleurons multinationaux P

P

18 Des hommes,

P

34 RECHERCHE/

des entreprises : nos coups de cœur de l’année

DÉVELOPPEMENT On cherche la masse critique !

P

aventuriers de l’entrepreneuriat

20 Ces créateurs,

36 GRANDES ÉCOLES/

UNIVERSITÉS Et si l’on effaçait du tableau

P

P

45 FERROVIAIRE

P

22 L’artisanat :

noir les vieux démons public-privé ?

P

38 BIOLOGIE/SANTÉ

Alstom et Bombarbier en attente de commandes

Alstom et Bombarbier en attente de commandes

LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 4 - 27/11/14

ces entreprises qui résistent à la crise

P

24 Les chiffres clés :

Clignotants au vert pour un secteur en forme

Clignotants au vert pour un secteur en forme P 39 AGRICULTURE

P

39 AGRICULTURE

une région, des entreprises, des performances

P

26 Le bilan social :

là où ça craque, là où ça résiste

P

30 Pôles

P

46 SIDÉRURGIE

de développement :

le panorama des grandes spécialités de la région

Gigantesque chantier pour ArcelorMittal

P

47 VERRE

P

64 L’album éco 2014

Retour brutal sur la terre ferme

À qui appartiendra Arc International ?

P

68 Exclusif :

P

48 PAPETERIE/

le classement des 500 premières entreprises de la région

P

La filière se porte mieux mais reste vigilante

40 PÊCHE

INDUSTRIES GRAPHIQUES Le papier n’est pas encore plié

 

86 Trajectoires personnelles

P

 

4

 

LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 6 - 27/11/14

L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS
L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS
L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS
L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS
L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS
L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS
L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS
L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS

L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS

L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS
L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS
L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS
L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS
L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS
L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS
- 6 - 27/11/14 L’ÉCONOMIE DANS LE NORD - PAS-DE-CALAIS L’investissement est à l’arrêt, les carnets

L’investissement est à l’arrêt, les carnets de commandes sont vides, les stocks gonflent En 2014, l’encéphalogramme de l’économie est plat.

En 2014, l’encéphalogramme de l’économie est plat. 2013-2014 : des espoirs d’avenir en U ne nouvelle
En 2014, l’encéphalogramme de l’économie est plat. 2013-2014 : des espoirs d’avenir en U ne nouvelle
En 2014, l’encéphalogramme de l’économie est plat. 2013-2014 : des espoirs d’avenir en U ne nouvelle
En 2014, l’encéphalogramme de l’économie est plat. 2013-2014 : des espoirs d’avenir en U ne nouvelle
En 2014, l’encéphalogramme de l’économie est plat. 2013-2014 : des espoirs d’avenir en U ne nouvelle

2013-2014 : des espoirs d’avenir en

U ne nouvelle année noire en 2013 avant un encéphalogramme plat en 2014, la situa- tion conjoncturelle

n’est guère engageante ! C’est pourtant le commentaire en subs- tance de Stéphane Latouche, di- recteur de la Banque de France à Lille, le seul à pouvoir disposer de l’ensemble des bilans sociaux

mensuels des entreprises. Une inversion de la déprime était timidement espérée sur l’activité cette année, peine perdue. Le lé- ger redressement de mi-2012 est un feu de paille. L’investissement est toujours en panne sèche (sauf exceptions heureusement), les car- nets de commandes ne suivent pas, les stocks gonflent depuis cet été et le taux d’utilisation des ma- chines est cinq points sous le ni- veau tenu pour correct par la Ban- que de France – c’est considéra- ble. Les faits sont ainsi marquants et la fin 2013 témoigne à merveille de l’air du temps. Côté pile, l’exten- sion du chômage partiel à l’ensem- ble des 5 500 salariés chez Arc In- ternational, leader mondial du verre (arts de la table) à Arques, près de Saint-Omer. L’industrie est éreintée, perd 5 200 postes sur

l’année, en grande majorité dans les PME. Coté face, le conseil ré- gional et le monde de l’entreprise annoncent un milliard d’euros par an pour financer un master plan inspiré par l’essayiste planétaire Jeremy Rifkin, prophète hyper- médiatisé de la troisième révolu- tion industrielle. Bouillon à Arques. Champagne à Lille. L’industrie explique qu’elle a besoin de 10 000 bras mais rien n’y fait, les pertes sont sèches. Les URSSAF disent que 80 000 postes sont à pourvoir dans la région mais rien ne semble y faire : à 12,7 %, le taux de chômage est toujours trois points au-dessus de la moyenne nationale.

Une région,

deux visages

Les galériens avaient une devise. Tachiti incubent remis, c’est du la- tin, « ensemble couchés vers les rames ». Cette année aura vécu la tentative de revitalisation du Co- mité grand Lille, le plus puissant réseau de décideurs économiques de France qui vient de fêter son vingtième anniversaire. De nou- veaux clubs se sont créés, en Ar- tois, dans le Hainaut, pour la Troi- sième Révolution industrielle. Les Medef territoriaux se recompo-

sent, entraînés par un jeune prési- dent qui ne se résout pas à la sinis- trose. La métropole, toujours plus hors sol comparée aux autres bas- sins de vie, accueille de nouvelles belles signatures (IBM, CEA) et la recherche confirme un très récon- fortant décollage. Les galériens ont bien ramé. La région ne rêve plus depuis Lille 2004 capitale européenne de la culture mais avec Rifkin, elle se projette enfin, à nouveau, vers un ailleurs collectif. Un projet. Existe-t-il une autre région entêtée à régler tant de problèmes de ma- nière si collective ? L’État réduit de 40 % sa dotation aux pôles de com- pétitivité essentiels pour l’innova- tion et donc la performance, il ro- gne massivement sur les crédits al- loués à la recherche régionale ? Et alors ? Le climat des affaires a beau être dégradé, les marges dé- truites dans beaucoup de sec- teurs, les patrons peuvent pleurer leurs défaillances (même moins nombreuses, - 18 %) et les salariés privés leurs pertes d’emplois (6 500 de juin à juin), la commu- nauté des décideurs a écrit sa pro- pre feuille de route, vraiment sin- gulière à l’échelle nationale et au- delà des reconversions accélérées vers les services numériques ou la

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Bon pour le moral pleine crise sociale Caterpillar investit 5,5 millions d’euros dans un nouveau
Bon pour le moral
pleine crise sociale
Caterpillar investit 5,5 millions d’euros
dans un nouveau bâtiment et une
sixième ligne d’assemblage sur son site
d’Artoipole (Feuchy).
Le belge Agrafresh, spécialiste des
salades et légumes conditionnés, va in-
vestir 8,5 millions d’euros pour l’implan-
tation de sa deuxième ligne de produc-
tion à Arras.
Le siège mondial de Kipsta (marque
de Decathlon dédiée aux sports collec-
tifs) va s’installer sur les 45 000 m² de la
friche Terken à Roubaix pour un investis-
sement de 12 millions d’euros.
Le groupe de chaudières Atlantic a
choisi d’implanter une nouvelle usine à
Douvrin, sur un terrain de 9 hectares ap-
partenant à la Française de Mécanique
avec, à la clé, entre 100 et 150 emplois.
IBM France annonce 300 nouveaux
emplois à Euratechnologies, à Lille,
après les 700 postes déjà promis.
Le groupe Bils Deroo a investi 35 mil-
lions d’euros pour une plateforme multi-
modale de 75 000 m² sur fond de partena-
riat conclu entre la société Gifi et Simas-
tock, filiale logistique du groupe Bils De-
roo. Cet investissement à Sin-le-Noble
promet la création de 200 à 250 emplois
entre 2015 et 2016.
Le gouvernement s’est engagé pour
un début du chantier du canal Seine-
Nord en 2017.
Un projet de plate-forme d’e-logisti-
que devrait voir le jour sur la base aé-
rienne 103 de Cambrai qui a fermé ses
portes en juillet 2013. Ce projet devrait
générer 1 300 emplois pour un investis-
sement de 200 millions d’euros.
Mauvais pour le moral
biosanté, rencontrées ailleurs. La
transition écologique et sociale de
la grande région énergétique fran-
çaise (ah, le charbon…) est amor-
cée, stimulée par le plan Rifkin.
C’est une économie sans carbone,
par un recours massif aux éner-
gies renouvelables, une efficacité
énergétique dans l’industrie et
l’habitat, c’est une première en
France dans une région qui a
perdu 50 000 emplois depuis le dé-
but de la crise systémique de
LA RÉVOLUTION EN MARCHE
« Ce qui appa-
raissait comme
un projet un
peu lointain est
une réalité. »
Cette réalité,
c’est une troi-
La fermeture du géant du papier
Stora Enso à Corbehem entraîne la sup-
pression de 330 emplois.
Avec l’arrêt du catalogue papier et le
passage au 100 % Web, 3 Suisses sup-
prime 198 postes.
Au bord du dépôt de bilan, Europipe
Grande-Synthe, spécialisée dans la fa-
brication de tubes pour le marché de
l’énergie (gaz, pétrole et éolien) n’a,
semble-t-il, jamais été aussi proche de
la
fin. Cent soixante emplois sont direc-
2008.
sième révolu-
tion indus-
trielle qui se
concrétise,
dixit Philippe
tement menacés.
À Boulogne-sur-Mer, Continentale
Le Nord - Pas-de-Calais ne pense
plus aux filatures, à la mécanique
ou à la chimie lourde mais au
e-commerce (avec son pendant lo-
gistique), aux métaux stratégi-
ques (indium, tantale, zinc…) ou
aux neurosciences. Six ans plus
tard, elle offre au pays les solu-
tions pour lutter contre le change-
ment climatique sans renoncer au
confort technologique de la
grande consommation. Après
l’avoir chauffé et éclairé juste le
temps de deux interminables révo-
Nutrition (aliments pour chiens et chats)
a
échappé de peu à la liquidation judi-
ciaire il y a six mois. Alandia, une hol-
ding d’investissement parisienne, a re-
pris l’entreprise à la barre du tribunal.
Son plan de redressement prévoit le dé-
part de 171 personnes.
Aluminium Dunkerque a lancé un pro-
lutions industrielles. Les deux pre-
mières.
YANNICK BOUCHER
jet de transformation de son organisa-
tion qui passera par la suppression de
65 postes sur un effectif de 615 salariés.
L’équipementier automobile Visteon
va céder toutes ses activités de concep-
tion et fabrication d’équipements intéri-
eurs au fonds d’investissement améri-
cain Cerberus. Cette cession concerne
les trois usines françaises de fabrica-
tion dont celle de Gondecourt, ainsi que
PHOTOS : PASCAL BONNIERE,
JEAN-PIERRE BRUNET, SÉVERINE COURBE,
MARC DEMEURE, PIERRE LE MASSON,
LUDOVIC MAILLARD, PHILIPPE PAUCHET
Vasseur, président de la CCI régio-
nale. Il y a le mur solaire de Toyota
qui permet à l’usine automobile d’On-
naing d’économiser 25 % d’énergie
sur le chauffage. Il y a la start-up lil-
loise Nénuphar qui doit tester son pro-
totype d’éolienne flottante de haute
mer fin 2015. Il y a la maison design et
éco-conçue montée en trois jours ima-
ginée par une jeune entreprise de Bon-
dues. Il y a McCain qui installe à Har-
nes une unité de méthanisation des
déchets de pommes de terre Un
ouvrage recense même 150 initiatives
déjà engagées dans la région. La troi-
sième révolution industrielle est en
marche. Et elle n’en est qu’à ses dé-
le
centre de recherche et le siège social
buts.
V. S.
PHOTO PIB
France de Visteon Système Intérieurs,
tous deux situés à Harnes.
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LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 7 - 27/11/14

LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 8 - 27/11/14

LES TABLEAUX DE BORD DE L’ÉCONOMIE RÉGIONALE

LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 8 - 27/11/14 LES TABLEAUX DE BORD
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 8 - 27/11/14 LES TABLEAUX DE BORD
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 8 - 27/11/14 LES TABLEAUX DE BORD
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 8 - 27/11/14 LES TABLEAUX DE BORD
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 8 - 27/11/14 LES TABLEAUX DE BORD
LES TABLEAUX DE BORD DE L’ÉCONOMIE RÉGIONALE LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES
LES TABLEAUX DE BORD DE L’ÉCONOMIE RÉGIONALE
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 10 - 27/11/14

LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 12 - 27/11/14

CES FLEURONS QUI ONT AUSSI FAIT L’ACTUALITÉ
CES FLEURONS QUI ONT AUSSI FAIT L’ACTUALITÉ
CES FLEURONS QUI ONT AUSSI FAIT L’ACTUALITÉ
CES FLEURONS QUI ONT AUSSI FAIT L’ACTUALITÉ
CES FLEURONS QUI ONT AUSSI FAIT L’ACTUALITÉ
CES FLEURONS QUI ONT AUSSI FAIT L’ACTUALITÉ
CES FLEURONS QUI ONT AUSSI FAIT L’ACTUALITÉ
CES FLEURONS QUI ONT AUSSI FAIT L’ACTUALITÉ

CES FLEURONS QUI ONT AUSSI FAIT L’ACTUALITÉ

CES FLEURONS QUI ONT AUSSI FAIT L’ACTUALITÉ
CES FLEURONS QUI ONT AUSSI FAIT L’ACTUALITÉ
CES FLEURONS QUI ONT AUSSI FAIT L’ACTUALITÉ
CES FLEURONS QUI ONT AUSSI FAIT L’ACTUALITÉ
CES FLEURONS QUI ONT AUSSI FAIT L’ACTUALITÉ
CES FLEURONS QUI ONT AUSSI FAIT L’ACTUALITÉ

Qu’ils aient repris l’entreprise familiale ou qu’ils soient partis de rien, ils représentent aujourd’hui les poids lourds de l’économie régionale. Neu, OVH, Genfit, autant de noms qui rayonnent en France et ailleurs, valorisant la diversité de notre territoire.

FLORIMOND DESPREZ

la diversité de notre territoire. FLORIMOND DESPREZ PHOTO VDN R ien ne semble avoir changé de-

PHOTO VDN

R ien ne semble avoir changé de- puis 1830 dans l’ancien corps

de ferme installé à Cappelle-en- Pévèle. Le laboratoire de l’arrière- arrière-grand-père (« le plus vieux du monde ») abrite toujours la re- cherche et développement de Flori- mond Desprez. L’entreprise est pourtant devenue le treizième se- mencier mondial (numéro un pour la betterave à sucre). Elle compte aujourd’hui 800 salariés dans le monde (250 à Cappelle-en-Pévèle) et enregistre un chiffre d’affaires de 230 millions d’euros, multiplié par trente en 30 ans, par 10 en dix ans ! Elle travaille onze espèces, a ouvert dix filiales directes à l’étran- ger, et réalise 65 % de son chiffre d’affaires hors de France. Flori- mond Desprez entend d’ailleurs bien continuer à s’affirmer à l’inter- national selon trois axes : le bassin méditerranéen, l’Europe orientale et l’Amérique du Sud. Et poursui- vre sa quête d’innovations. L’entre- prise consacre 17 % de son chiffre d’affaires et 36 % de ses effectifs à la recherche et développement.

GENFIT

L a nouvelle a fait sensation avec cette annonce en tout début d’an-

née 2014 : le cours de l’action de l’une des plus belles sociétés de biotechnolo- gies régionales bondissait de 185 % sur le marché Alternext, la plateforme de transactions boursières particulière- ment dédiée aux PME. L’une des pre- mières entreprises historiquement im- plantées au pole biotech lillois d’Eura- santé venait de réaliser l’une des pro- gressions les plus spectaculaires de la Bourse française, de surcroît après une première hausse de 100 % en 2012. Quelle santé ! Genfit a également entre- pris la plus grosse levée de fonds d’Eu- rasanté l’an passé avec 18 millions d’euros et conforte ses positions sur le

avec 18 millions d’euros et conforte ses positions sur le PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE marché des médicaments

PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE

marché des médicaments pour dia- gnostics précoces. Son produit phare dédié au traitement de l’hépatite ho- méostatique vient d’être homologué, lui ouvrant les portes du gigantesque marché américain.

NEU

C ette magnifique PME familiale se fait dis- crète à La Chapelle-d’Armentières. Et pour-

tant ! Neu est la référence, au moins nationale, de la protection des personnels dans toutes les industries générant poussières ou vapeurs toxi- ques, partout où l’air doit être filtré ou épuré afin d’être respiré. Il y a ainsi du Neu chez Renault, Mi- chelin, Hermès, Bonduelle, Nestlé ou McDo pour l’aspiration des fumées au-dessus des grills de steaks. Un nouveau centre d’essais dans les tech-

niques de l’air, le transfert pneumatique de dé- chets et de produits en vrac dans l’industrie a été inauguré en juin devant 400 invités profession- nels venus de toute la France, nouvelle vitrine technologique de l’écoentreprise, 73 Mde chif- fre d’affaires avec 350 salariés dont 130 au siège nordiste.

73 M € de chif- fre d’affaires avec 350 salariés dont 130 au siège nordiste. P

PHOTO VDN

ANIOS

130 au siège nordiste. P H O T O V D N ANIOS PHOTO PATRICK JAMES

PHOTO PATRICK JAMES

L a famille Letartre a repris la main sur le capital de l’entreprise fami-

liale passé un temps entre celles d’Air Liquide. Depuis, Anios, le spécialiste de la lutte contre les microbes, se sent pousser des ailes. Il a racheté Solus- cope en fin d’année dernière, une so- ciété du sud de la France dédiée à la fa- brication de machines à laver des en- doscopes. Le leader français de la dé- sinfection, déjà présent dans 85 pays, regarde de près le Brésil, mais aussi l’Inde ou la Chine. Là-bas, Anios envi- sage de créer un centre de formation spécialisé dans la lutte contre les mala-

dies nosocomiales. « Pour réussir à nous implanter là-bas, nous devons

agir autrement que nos concurrents », estime Bertrand Letartre. Sur les 600 salariés du groupe, 350 travaillent dans la région. Le nouveau site de Sainghin-en-Mélantois, qui réunit usine, laboratoire et centre logistique, tourne à pleine capacité. L’établisse- ment d’Hellemmes, qui associe siège social et site industriel classé Seveso, devrait évoluer dans les prochaines an- nées. L’usine sera transférée à Sain- ghin. La future implantation du siège n’est pas encore déterminée.

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LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 13 - 27/11/14

LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 13 - 27/11/14 Ainsi, le Nord -
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 13 - 27/11/14 Ainsi, le Nord -
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 13 - 27/11/14 Ainsi, le Nord -
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 13 - 27/11/14 Ainsi, le Nord -
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 13 - 27/11/14 Ainsi, le Nord -
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 13 - 27/11/14 Ainsi, le Nord -
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 13 - 27/11/14 Ainsi, le Nord -
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 13 - 27/11/14 Ainsi, le Nord -
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 13 - 27/11/14 Ainsi, le Nord -
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 13 - 27/11/14 Ainsi, le Nord -
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 13 - 27/11/14 Ainsi, le Nord -
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 13 - 27/11/14 Ainsi, le Nord -
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 13 - 27/11/14 Ainsi, le Nord -
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Ainsi, le Nord - Pas-de-Calais héberge un nombre incalculable de sites Internet, fournit aux industriels les meilleures protections pour leurs ouvriers, fabrique médicaments et produits de santé… Petit tour d’horizon non exhaustif de ces PME et grandes entreprises, fleurons de la région.

DBT

Q u’est-ce que cela fait d’avoir raison avant tout le monde ? Il est vrai que lorsqu’Hervé Borgolz reprend en 1992 la Douaisienne de basse tension (DBT) à Brebières (entre

Arras et Douai), spécialisée dans les transformateurs, il ne se doute pas que vingt-deux ans plus tard, il serait à la tête du numéro un européen des bornes de recharge rapide pour véhicules électriques. Parce qu’il a eu le nez fin, et qu’il a répondu dès 1992 à l’appel d’offres pour le premier véhicule électrique, Hervé Borgolz réussit à faire référencer DBT par EDF. Aujourd’hui, c’est devenu l’entreprise incontournable en matière de solutions in- novantes de recharge pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables, mais éga-

lement en mesure électrique, contrôle d’accès et distribution d’énergie. L’entreprise a installé plus de 10 000 points de charge sur plus de 500 sites, a posé ses bornes dans les plus grandes villes mon- diales, de Milan à Stockholm, de Dublin à Mos- cou, en passant par Londres et Paris. L’entreprise douaisienne a signé un partenariat international avec Nissan, ainsi qu’avec le groupe de distribu- tion Auchan. Avec 55 salariés, dont 20 ingénieurs, un chiffre d’affaires qui a doublé en trois ans, DBT poursuit son développement, à vitesse électrique.

DBT poursuit son développement, à vitesse électrique. PHOTO VDN OVH Q u’il semble loin le temps

PHOTO VDN

OVH

Q u’il semble loin le temps où OVH n’était

encore qu’une petite start-up roubaisienne, créée en 1999 par Octave Klaba avec un simple PC. Quinze ans plus tard, OVH joue désormais dans la cour des grands avec un chiffre d’affaires d’environ 225 millions d’euros en 2014 (contre 200 millions en 2013), près de 180 000 serveurs informatiques à Roubaix, Gravelines, Stras- bourg mais également au

à Roubaix, Gravelines, Stras- bourg mais également au PHOTO STÉPHANE MORTAGNE Québec et des ouvertures de

PHOTO STÉPHANE MORTAGNE

Québec et des ouvertures de datacenters attendues cette année en Asie (Singa- pour), sur la côte ouest

des États-Unis (Vancouver et Portland), et près de

130 millions d’euros inves-

tis chaque année. La so- ciété roubaisienne est dé-

sormais le premier héber- geur européen et le troi- sième mondial avec 15 à 20 % de son chiffre d’affai- res réalisé dans le cloud. Les salariés sont aujourd’hui au nombre de

800 et Octave Klaba envi-

sage sans peine d’arriver à 2 500 dans les années qui viennent. Petite start-up est devenue très grande…

CHRONODRIVE

Petite start-up est devenue très grande… CHRONODRIVE PHOTO STÉPHANE MORTAGNE D ix ans et 17 millions

PHOTO STÉPHANE MORTAGNE

D ix ans et 17 millions de commandes préparées depuis sa création. Chronodrive souffle ses

bougies entouré de 3 265 salariés. Le premier drive de l’enseigne s’est installé à Marcq-en-Barœul, avec un concept simple : des courses comman- dées sur le web livrées dans le coffre de la voiture du client une heure et demie plus tard. L’enseigne est la première à lancer le concept en février 2004. Mais elle a fait des émules. Il y avait 700 drives il y a deux ans, ils sont près de 3 000 aujourd’hui en France, dont plus de 70 Chronodrive (0,4 % du mar- ché global). L’enseigne poursuit son développe- ment et a ouvert ses deux premiers magasins en Italie au début de l’année. Chaque préparateur réa- lise en moyenne quinze commandes par heure, ce qui représente 5 km de marche par jour dans les rayons. Et la course continue. Les courses aussi.

TOYOTA

TOYOTA PHOTO PHILIPPE PAUCHET D ans un marché de l’automobile toujours atone, tout du moins en

PHOTO PHILIPPE PAUCHET

D ans un marché de l’automobile toujours

atone, tout du moins en France, il est un site qui continue de voir l’avenir avec optimisme. Sans doute parce qu’il travaille pour le monde entier. À Onnaing, l’usine Toyota surfe sur le succès de la Yaris, ancienne et surtout nouvelle version qui est commercialisée depuis la mi-septembre, et dont tous les modèles pour l’Eu- rope et les États-Unis sont fabriqués dans le Valen- ciennois.

Au printemps, l’usine aux 4 100 salariés a relancé une équipe de nuit et pro- cédé au recrutement de 520 intérimaires pour faire face à l’afflux de produc- tion. Près de 225 000 voitu- res devraient ainsi être produites à Onnaing d’ici

à la fin de l’année. La pe-

tite citadine (désormais classée dans le « segment B ») est le best-seller de Toyota en Europe (20 % du total des ventes de la marque japonaise). L’usine produit chaque jour 1 100 Yaris (essence, diesel et hybride) pour le marché européen, et de- puis 2013 pour les États- Unis. Le modèle améri-

cain devrait passer de 2 %

à 12 % de la production du site l’an prochain.

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NOS FLEURONS MULTINATIONAUX LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 14 - 27/11/14
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LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 16 - 27/11/14
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LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 18 - 27/11/14

DES HOMMES, DES ENTREPRISES : NOS COUPS DE
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Ils font les voix pour des dessins animés, élaborent des systèmes de comptage, fabriquent des carreaux en grès, réalisent des photos à 360 ˚. Tous ont des savoir-faire uniques, et l’on retrouve leurs produits dans le monde entier. Ce sont nos coups de cœur de l’année, symboles d’une économie régionale qui a su jouer la carte de l’international pour exister et se développer, tout en restant fidèles à leurs racines.

GRANDS ENSEMBLE (coopérative)

fidèles à leurs racines. GRANDS ENSEMBLE (coopérative) PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE P lus besoin de créer son

PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE

P lus besoin de créer son entreprise pour créer son emploi. Il n’y a désor-

mais qu’à rejoindre Grands ensemble, une coopérative d’activités et d’emplois basée à Lille, Arras, Béthune, Amiens et

Soissons. « Le porteur de projet a une idée, vient nous voir, teste gratuitement son projet avant de produire de l’acti- vité et de s’affilier en ouvrant un compte », résume Nicolas Wallet, le PDG. C’est une alternative à l’auto-en- trepreneuriat. « Il n’y a pas besoin de s’immatriculer, poursuit-il. Tout se fait en deux jours, sans aucun problème

d’assurances. » Le futur membre s’en- gage, en échange, à verser 10 % de son chiffre d’affaires dans le pot commun. Grands ensemble réalise, aujourd’hui, collectivement 3 millions de chiffres d’affaire et s’enorgueillit d’avoir créé 3 000 CDI, en huit ans, dont 600 en équi- valent temps plein.

GIROPTIC (photos et vidéos)

C’ est le record de levée de fonds sur la plateforme américaine de finan- cement participatif Kickstarter. Quatre mille investisseurs pour un

plus d’un million d’euros. L’entreprise lilloise ne vend plus seulement des appareils photos capables de faire des images à 360 degrés, mais aussi des vidéos. Grâce à des accessoires, la caméra peut se brancher sur une prise de courant, voire remplacer une ampoule, afin de capturer un lieu, de façon instantanée, enregistrer un live, se transformer en babyphone ou en caméra de surveillance. Équipé d’un GPS et d’un gyroscope, il peut aussi être utilisé sous l’eau. Giroptic, onze sa-

lariés à Lille, veut dé- mocratiser son innova- tion en proposant un modèle à moins de 400 .

à Lille, veut dé- mocratiser son innova- tion en proposant un modèle à moins de 400

PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE

GECCO HUILES (recyclage)

€ . PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE GECCO HUILES (recyclage) PHOTO MAX ROSEREAU I l récolte les huiles

PHOTO MAX ROSEREAU

I l récolte les huiles de friture dans les restaurants. Julien Pi- lette s’est rendu compte, lorsqu’il était encore étudiant dans un insti- tut des administrations et des en- treprises, que rouler avec des hui- les végétales étaient possible. Un projet qui lui permet d’allier sa fi- bre humanitaire (il a récolté des fonds pour les pays pauvres), les valeurs de l’économie sociale et solidaire (il créé des emplois d’in- sertion) et la recherche du bons sens écologique (en remplaçant le pétrole par un déchet). Gecco col- lecte chaque année 200 tonnes d’huile de palme, de tournesol, de gras de bœuf et achève de mettre en place une technique novatrice de transformation en biodiesel qui consomme moins d’énergie que les procédés existants. L’idée de Gecco, au chiffre d’affaires de 300 000 , est de développer un système de franchises avec les col- lectivités territoriales. L’entreprise mettrait à leur disposition son pro- cédé de transformation et les col- lectivités se chargeraient de récol- ter les huiles végétales. Dans la ré- gion, le gisement en la matière est estimé à 5 700 tonnes.

VELEC SYSTEMS (systèmes de comptage)

à 5 700 tonnes. VELEC SYSTEMS (systèmes de comptage) PHOTO HUBERT VAN MAELE S ix mille

PHOTO HUBERT VAN MAELE

S ix mille pièces de monnaie à la mi- nute, 100 bouillons cube à la se-

conde, 800 saucisses à la minute… À Toufflers, dans la métropole lilloise, Ve- lec Systems est l’un des spécialistes mon- diaux dans la mise au point de systèmes

complets de comptage, distribution et conditionnement pour les industries agroalimentaires et monétaires. Un sa- voir-faire qui s’exporte dans le monde en- tier, récompensé cette année par le grand prix des Trophées de l’industrie.

« Près de 90 % de notre chiffre d’affaires est réalisé à l’export », explique Loïc Pol- let, qui a repris la société en 2011. Nestlé, Herta, Bonduelle, la Monnaie de Paris, et tout récemment la banque centrale d’Afri- que du Sud ont fait confiance à l’entre- prise nordiste. Velec Systems vient de li- vrer une très grande ligne de condition- nement de pièces de monnaie pour ce pays, permettant de tout mettre en sa- chets, rouleaux, sacs, cartons, jusqu’à un million de pièces à l’heure.

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CŒUR DE L’ANNÉE
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CŒUR DE L’ANNÉE
CŒUR DE L’ANNÉE

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CŒUR DE L’ANNÉE
CŒUR DE L’ANNÉE
CŒUR DE L’ANNÉE
CŒUR DE L’ANNÉE

ZYNCO STUDIO (post-production de dessins animés)

ZYNCO STUDIO (post-production de dessins animés) PHOTO HUBERT VAN MAELE L a voix de Casper le

PHOTO HUBERT VAN MAELE

L a voix de Casper le fantôme, celles des héros des Mystérieuses cités d’or

diffusées sur TF1, ou les sushis hystéri- ques de Kobushi diffusés sur Gulli… Tous ces dessins animés populaires chez les en-

fants ont été doublés à Tourcoing au sein du Zynco Studio. Créé en 2011 au cœur de la Plaine images par Alexis Dernau- court, le Zynco Studio est devenu l’une des références françaises en matière de doublage et de post-production de des- sins animés. Des dizaines et des dizaines

d’heures d’épisodes en voix françaises et anglaises, mais aussi la musique, l’ha- billage sonore et les bruitages sont réali- sés dans ce studio en compagnie d’artis-

tes venus du monde entier. « Nous réali- sons 100 % de la bande sonore des des- sins animés », explique Jonathan Dernau- court, le frère, chargé de post-production. « Nous travaillons avec des comédiens, mais également des musiciens, des brui-

teurs, des designers sonores. » Prochaine étape, le doublage d’un long métrage ?

WINCKELMANS (carreaux en grès)

Q uel point commun y a-t-il entre la salle de bain de Poutine, la Cité

du cinéma de Luc besson, la piscine du roi du Maroc ou les boutiques Her- mès ? Toutes sont équipées avec des carreaux de céramique fabriqués à Lomme par Winckelmans. C’est l’une des plus vieilles entreprises artisana- les de la métropole lilloise. Créé en 1894, Winckelmans à Lomme est le dernier fabricant français de carreaux grès cérame fin vitrifié de très haute qualité (110 salariés). Un savoir-faire familial entretenu par Xavier Subts, re- présentant de la cinquième généra- tion des Winckelmans, et qui équipe les domiciles de toutes sortes de célé-

brités. « Aujourd’hui, 80 % de notre chiffre d’affaires est réalisé à l’export.

% de notre chiffre d’affaires est réalisé à l’export. PHOTO PIERRE LE MASSON Notre ambition est

PHOTO PIERRE LE MASSON

Notre ambition est d’attaquer le mar- ché américain, indien, chinois, où

nous avons ouvert des showrooms. » Le luxe made in Nord - Pas-de-Calais n’a pas de frontières.

HARRY PLAST (enveloppes en plastique)

L a simplicité de l’enveloppe n’est qu’apparence. Et la concentration

d’Harry Plast maximale pour fabriquer des enveloppes en plastique, à bulles, gonflables ou réfrigérées. L’entreprise de Saint-Amand traite 800 t de films plastique par an. À sa création en 1979, elle les transformait en sacs pour l’in- dustrie textile ou en sacs publicitaires à

pour l’in- dustrie textile ou en sacs publicitaires à PHOTO BRUNO FAVA poignée rigide. Elle s’est

PHOTO BRUNO FAVA

poignée rigide. Elle s’est ensuite tour- née vers les sachets pour l’envoi de pel- licules photos aux laboratoires jusqu’à produire des enveloppes plastifiées. « Si nous n’avions pas innové, que fe- rions-nous aujour-d’hui ? » Peut-être pas 5 millions d’euros de chiffre d’affai- res, dont 10 % à l’export. La société, qui emploie une trentaine de person- nes, n’a pas de service Recherches et Développement. Mais elle a des idées. La dernière : une enveloppe réfrigérée, capable de conserver au frais des pro- duits pendant 48 h grâce à un astu- cieux combiné de pochettes et de ma- tière isolante. Utile pour transporter des médicaments thermosensibles (vaccins ou traitements pour le diabète par exemple) ou… pour expédier un Maroilles dans le Midi !

CRÉATION BOIS (structures en bois)

Maroilles dans le Midi ! CRÉATION BOIS (structures en bois) PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE P outres de

PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE

P outres de 13 mètres de long. Laine de roche ou de bois. Panneaux de parti-

cules (OSB). Les halles de l’usine sidérur-

gique Stein, fermée en 2003 à Lys-lez- Lannoy, revit. C’est Création Bois, une en- treprise spécialisée dans les bâtiments à structure bois, qui s’y est installée.

« Nous sommes passés de 500 000 de chiffre d’affaires à 6,7 millions et les effec- tifs ont triplé, de 15 à 45 personnes, hors intérim. » Création Bois travaille avec des

promoteurs, des bailleurs sociaux, des

collectivités locales. «

À Euratechnolo-

gies, six salariés ont levé 2 600 m² de bu-

reaux en trente jours. Nous travaillons aussi sur des ouvrages comme un mou- lin à Saint-Omer. Nous tenons à conser-

ver ce savoir-faire. » Croix de bois. Croix de fer. Frédérique Seels jure par le bois dans une région de briques. Des brevets ont été déposés sur des techniques de pose de bardage. Création Bois a aussi élaboré Kreabois, une maison de 80 m² vendue uniquement par lot de 15 à 30.

« Elle vaut 950 par m² de surface habita- ble. C’est en dessous du coût d’une construction en béton ou en briques. Nous avons complètement optimisé la

conception de cette maison. » L’arbre qui cache une forêt d’idées.

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LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 20 - 27/11/14

CES CRÉATEURS, AVENTURIERS DE L’ENTREPRENEURIAT
CES CRÉATEURS, AVENTURIERS DE L’ENTREPRENEURIAT
CES CRÉATEURS, AVENTURIERS DE L’ENTREPRENEURIAT
CES CRÉATEURS, AVENTURIERS DE L’ENTREPRENEURIAT
CES CRÉATEURS, AVENTURIERS DE L’ENTREPRENEURIAT
CES CRÉATEURS, AVENTURIERS DE L’ENTREPRENEURIAT
CES CRÉATEURS, AVENTURIERS DE L’ENTREPRENEURIAT
CES CRÉATEURS, AVENTURIERS DE L’ENTREPRENEURIAT

CES CRÉATEURS, AVENTURIERS DE L’ENTREPRENEURIAT

CES CRÉATEURS, AVENTURIERS DE L’ENTREPRENEURIAT
CES CRÉATEURS, AVENTURIERS DE L’ENTREPRENEURIAT
CES CRÉATEURS, AVENTURIERS DE L’ENTREPRENEURIAT
CES CRÉATEURS, AVENTURIERS DE L’ENTREPRENEURIAT
CES CRÉATEURS, AVENTURIERS DE L’ENTREPRENEURIAT
CES CRÉATEURS, AVENTURIERS DE L’ENTREPRENEURIAT

Faut-il être fou pour se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise en plein marasme économique ? Certainement pas, répondent la petite dizaine de jeunes chefs d’entreprise que nous avons choisi de vous présenter. Plus de 24 000 entreprises ont été créées cette année dans notre région. Un rythme qui ne faiblit presque

pas, malgré un contexte économique défavorable. La preuve que le plus important est d’abord d’accomplir son rêve entrepreneurial. L’univers du web et des services sur Internet est évidemment un eldorado qui attire nombre de jeunes créateurs. Mais pas seulement. Il suffit avant tout d’avoir une bonne idée. La preuve par huit exemples.

LAURENT MARCANT et MICHAËL POUCHELET (Eco-baby.fr)

LAURENT MARCANT et MICHAËL POUCHELET (Eco-baby.fr) PHOTO VDN U n doudou musical à 5 € ,

PHOTO VDN

U n doudou musical à 5 , un lit pa- rapluie à 15 , une poussette dou-

ble à 90 … Laurent Marcant et Mi- chaël Pouchelet, deux Dunkerquois, ont ouvert en août un site où vendre, louer ou donner des affaires de bébés. Des prématurés jusqu’aux enfants de

3 ans. Il suffit d’entrer un code postal, car Eco-baby mise sur la proximité, pour consulter les annonces des parti- culiers ou de professionnels, ou pour en déposer gratuitement. « Ce site, c’est une brocante en ligne, sans la

pluie », s’amuse Michaël Pouchelet, déjà à l’origine avec son collègue d’Eco-brico.fr, un site destiné aux pro- fessionnels du bricolage. En deux mois, huit cents ventes ont été effectuées sur Eco-baby.fr. Des évolu- tions techniques devraient s’installer progressivement, comme la possibilité de régler en ligne, ou d’envoyer les commandes par la Poste, avec l’ambi- tion que le site devienne une plate- forme pour les nourrices.

www.eco-baby.fr

BERNARD LECHELLE (Dérive gauche)

B ernard Lechelle est né gaucher. Mais à l’école, on l’a obligé à se

servir de la main droite. En avril, il a pris sa revanche, s’est associé à Marc Vidal, son neveu, et Rebecca

Sziedzic, illustratrice, et a lancé un site de vente d’objets de la vie cou- rante pour les gauchers : Dérive gau- che. On y trouve autant de produits utiles que ludiques : des ciseaux au sens de coupe inversé, des gants de golf, des fourchettes à huître, mais aussi des caleçons fabriqués à Tour- coing avec une ouverture inversée des boutons. Et sous un onglet « made in France », quelques pro-

Et sous un onglet « made in France », quelques pro- PHOTO PIERRE LE MASSON duits

PHOTO PIERRE LE MASSON

duits entièrement fabriqués dans l’Hexagone.

www.derivegauche.com

ANNE-SOPHIE TRICART (Paradis blanc)

E t si Internet pouvait aider à accomplir un deuil ? Confrontés à des décès dans leurs familles, Anne-Sophie Tricart, diplômée de management, et

Cédric Marchal, informaticien de formation, ont lancé en janvier 2012 un site in- ternet, Paradis Blanc, dans lequel on peut créer, gratuitement, des mémoriaux pour se souvenir des personnes décédées, qu’elles soient publiques ou anony- mes. D’un clic, chaque membre auto- risé à accéder à la page, peut ajouter des photos, des vidéos, des anecdo- tes, déposer des bougies virtuelles sur la page du disparu. Ou encore choisir de payer pour obtenir des op- tions avancées, comme la possibilité d’agrémenter la page d’un défunt d’un motif d’arrière-plan. « Sur le site, les gens se parlent, se conseillent, s’encouragent », détaille Anne-Sophie Tricart. En deux ans, Paradis Blanc a accueilli plus de 2 000 mémoriaux et 110 000 mem- bres.

a accueilli plus de 2 000 mémoriaux et 110 000 mem- bres. PHOTO VDN www.paradisblanc.com/ ANTOINE

PHOTO VDN

www.paradisblanc.com/

ANTOINE SANSICO et FLORENT DUJARDIN (Meublicity)

ANTOINE SANSICO et FLORENT DUJARDIN (Meublicity) PHOTO STÉPHANE MORTAGNE P ourquoi s’embêter à acheter des meubles

PHOTO STÉPHANE MORTAGNE

P ourquoi s’embêter à acheter des meubles quand on peut les

louer ? Telle est la question que se sont posée Antoine Sansico et Flo- rent Dujardin qui en avaient marre de déménager leurs meubles au fur et à mesure qu’ils enchaînaient les stages ou changeaient d’universités. La solution qu’ils ont imaginée est simple : louer des meubles aux parti- culiers comme aux propriétaires qui souhaitent transformer leur apparte- ment nu en meublé, sans avoir à se soucier de logistique. Tout se fait par internet. Et le montage des meubles est assuré. C’est ainsi qu’est né Meu- blicity.fr. Basée à la Madeleine, la pe- tite entreprise d’Antoine Sansico et Florent Dujardin équipe déjà une cen- taine d’appartements lillois. Ils ten- tent maintenant leur chance à Paris.

www.meublicity.fr

SÉBASTIEN DUMETZ, BENJAMIN CLIQUENNOIS et THIBAULT GUILLAUMONT (Holusion)

S ébastien Dumetz, Benjamin Cliquen-

nois et Thibault Guillau-

mont ont fait du rêve de l’hologramme une réa- lité. « L’hologramme, c’est Star Wars, c’est Mi- nority Report . Ça fas- cine. » Ils ont imaginé une boîte transportable et capable de se connec- ter à un ordinateur ou à un smartphone. Un écrin à hologramme 2.0 dont le contenu – photo ou vi- déo – peut être facile-

ment modifié. « La techni- que est basée sur une illu-

ment modifié. « La techni- que est basée sur une illu- PHOTO PATRICK JAMES sion d’optique

PHOTO PATRICK JAMES

sion d’optique qui fait flot- ter l’image dans l’air. On l’utilise notamment au théâtre pour faire apparaî-

tre des fantômes … » L’idée de ces jeunes créa-

teurs instal- lés à Tour- coing, c’est de placer leurs holo- grammes dans les vitri- nes des bou- tiques ou sur des stands, dans des sa-

« Les

lons.

hologrammes suscitent la curiosité et la discus-

sion. » Et peuvent débou- cher sur un échange plus commercial…

www.holusion.com

SÉBASTIEN RAMEL (Fitizzy)

C’ est la taille qui compte, selon Fi- tizzy. Et les e-commerçants du

prêt-à-porter ne disent pas le contraire.

« Les sites de prêt-à-porter doivent gé- rer 25 % de retours de commandes dont 70 % sont dus à une erreur de taille. » Sébastien Ramel et Gaultier Mo- nier, qui ont connu ce type de désillu- sion vestimentaire, ont imaginé Fitizzy. « On prend ses mensurations une fois, 10 mesures pour les femmes, 8 pour les hommes. Une fois le profil enregis- tré, il suffit de cliquer sur le bouton Fi- tizzy placé sur la fiche produit du vête- ment souhaité. Instantanément, nous croisons les mensurations de la per- sonne avec les mesures du produit et déterminons la taille la plus adaptée. » Sébastien Ramel le sait : plus les bou-

plus adaptée. » Sébastien Ramel le sait : plus les bou- PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE tons Fitizzy

PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE

tons Fitizzy fleuriront sur les sites web de prêt-à-porter, plus le concept sera pertinent. « Nous visons 300 e-commer- çants partenaires pour fin 2014. » Il faut aller vite : d’autres solutions commen- cent à émerger.

www.fitizzy.com

FRANÇOISE RAVERDY (Dooderm)

à émerger. www.fitizzy.com FRANÇOISE RAVERDY (Dooderm) PHOTO VDN D u fil d’argent métallique dans le tissu.

PHOTO VDN

D u fil d’argent métallique dans le tissu. Françoise Raverdy a

lancé sa ligne de « vêtements de santé »: des pyjamas, des maillots de corps et des sous-vêtements qui permettent de soulager certai-

nes maladies de peau, comme le psoriasis ou l’eczéma atopique. « Lors d’un colloque à l’école d’in- génierie et d’innovation textile, un ingénieur a parlé des caractéristi- ques du fil d’argent, qui a des ver- tus anti-inflammatoires et antibac-

tériennes. » C’est là que la spécia- liste du textile a eu le déclic et fait opérer une série de recherches. Les premiers résultats sont bons. L’Agence nationale de sécurité et des produits de santé lui demande de lancer un essai clinique pour s’assurer que l’argent ne passe ni dans le sang ni dans les urines. Elle le fait avant de choisir que sa li- gne, écoresponsable et reconnue dispositif médical, soit confection-

née dans la région, à Saint-André- Lez-Lille.

www.dooderm.com/

CAMILLE MERLIER (Voyagez Fûté)

CAMILLE MERLIER (Voyagez Fûté) PHOTO VDN V oyageurs pressés et à petits budgets, la lilloise Camile

PHOTO VDN

V oyageurs pressés et à petits budgets, la lilloise Camile Merlier exauce vos rêves.

Sur le site qu’elle a créé, voyagezfute.com,

elle se propose de chercher, à la demande, les meilleurs plans sur le net pour organiser son voyage. « Je suis passionnée de voya- ges depuis que j’ai 18 ans, explique cette jeune femme aujourd’hui âgée de 25 ans. J’ai fait un stage d’études d’école commer- ciale à Disneyworld en Floride. Puis j’ai passé plusieurs mois en Australie puis en Asie. Je me suis toujours débrouillée pour

trouver les meilleures offres de transports et d’hébergement. » Cette riche expérience, Ca- mille la met désormais au service des inter- nautes. « Il y a énormément d’offres sur Inter- net. Mon but est de faire épargner du temps et de l’argent aux gens. À partir de leur sou- hait de destination, de leurs attentes et de leur budget, je cherche pour eux les meilleurs plans possibles qui correspondent à leurs critères. » Récompensé par le prix du « Young Entrepreneur EDHEC », le site a déjà séduit des centaines de voyageurs.

www.voyagezfute.com

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L’ARTISANAT : CES ENTREPRISES QUI RÉSISTENT
L’ARTISANAT : CES ENTREPRISES QUI RÉSISTENT
L’ARTISANAT : CES ENTREPRISES QUI RÉSISTENT
L’ARTISANAT : CES ENTREPRISES QUI RÉSISTENT
L’ARTISANAT : CES ENTREPRISES QUI RÉSISTENT
L’ARTISANAT : CES ENTREPRISES QUI RÉSISTENT
L’ARTISANAT : CES ENTREPRISES QUI RÉSISTENT
L’ARTISANAT : CES ENTREPRISES QUI RÉSISTENT

L’ARTISANAT : CES ENTREPRISES QUI RÉSISTENT

L’ARTISANAT : CES ENTREPRISES QUI RÉSISTENT
L’ARTISANAT : CES ENTREPRISES QUI RÉSISTENT
L’ARTISANAT : CES ENTREPRISES QUI RÉSISTENT
L’ARTISANAT : CES ENTREPRISES QUI RÉSISTENT
L’ARTISANAT : CES ENTREPRISES QUI RÉSISTENT
L’ARTISANAT : CES ENTREPRISES QUI RÉSISTENT

L’artisanat, en progression depuis plusieurs années, maintient le cap tant bien que mal. Au 1 er janvier 2014, la chambre de métiers et de l’artisanat a enregistré 1 671 nouvelles entreprises actives dans la région, atteignant ainsi un chiffre total de 46 341 artisans. Pourtant, seul le secteur alimentaire connaît une progression positive. Le bâtiment et les services, bien qu’ils restent les secteurs dominants de la région, ont perdu plus de 3 000 sociétés en 2013. Quant à l’artisanat de production, il semble conserver une certaine stabilité. C’est dans ce dernier domaine, d’ailleurs, que les créateurs d’entreprise semblent chercher à se distinguer, en proposant des produits novateurs, comme des plaques funéraires design, ou des articles traditionnels comme des chapelets.

Début octobre, Lille Grand Palais accueillait Euroskills, le championnat d’Europe des apprentis. PHOTO PATRICK JAMES
Début octobre, Lille Grand Palais accueillait Euroskills, le
championnat d’Europe des apprentis. PHOTO PATRICK JAMES

CHAUDRONNERIE Frédéric Debaecker (André Réalisations)

CRÉATION DE DOUDOUS Sidonie Bencik (Zut !)

PHOTO PATRICK JAMES

PHOTO PATRICK JAMES

L’ atelier de Sidonie Bencik est rempli de cou- leurs et de trouvailles. Des tissus, des rubans,

des boutons. Des inspirations. Styliste accessoi- riste pour la mode et la décoration, la jeune femme créait aussi des tee-shirts et des doudous avec une amie. Mais l’amie est devenue montpelliéraine et l’Hellemmoise a réfléchi. Le dessin, la couture, les tissus, c’est ce qu’elle aime. Un jour, elle trans- forme le dessin de l’une de ses deux filles en dou- dou… Zut ! est né. Depuis près de deux ans, la jeune femme se consacre à temps plein à la créa- tion de doudous et de coussins à partir de dessins d’enfants. « Ils adorent ! Ils sont assez surpris et sont fiers d’être à l’origine de la création. » Les pa- rents aiment aussi, conservant une trace originale des premiers élans artistiques de leurs géniaux bambins. Sidonie Bencik cherche le tissu idoine, ce- lui qui ne trahira pas l’œuvre brute. Elle coud les coups de crayon. Et conserve la magie des petits. Le concept a même été dupliqué à Séoul, en Corée. Zut alors !

PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE

PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE

P armi les artisans récompensés cette année par les trophées Stars et Métiers, Frédéric Debaecker est le seul représentant

de la noble lignée des chaudronniers. Embauché en 2001 au sein de l’entreprise André Réalisations, Frédéric Debaecker en a pris la direction en 2004. Depuis 1962, cette société met son ex- périence et son savoir-faire au service des entreprises et des par- ticuliers dans le secteur de la chaudronnerie et de la tuyauterie industrielle. Spécialisé dans la fabrication sur mesure de pièces diverses en acier, inox ou aluminium, André Réalisations s’est installé il y a quelques années sur un site ultramoderne de 950 m² à Pérenchies, afin de répondre au mieux aux critères d’or- ganisation, de démarche qualité, de fonctionnement et d’accessi- bilité d’une entreprise artisanale qui va toujours de l’avant.

 

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ARTICLES RELIGIEUX Gaëtan Prouvost

C’ est le dernier fabricant de chape- lets en France. Et c’est la sixième

génération de Prouvost à diriger cette entreprise de fabrications et de négoces d’articles religieux catholiques. D’ailleurs, toute la famille est grossiste en articles religieux. S’ils sont vendus à Tourcoing, les chapelets sont réalisés en Auvergne, à Ambert, par sept ouvriers utilisant des perles naturelles, alors que « 95 % des articles de Lourdes sont d’origine asiatique », remarque

articles de Lourdes sont d’origine asiatique », remarque PHOTO HUBERT VAN MAELE Gaëtan Prouvost, à la

PHOTO HUBERT VAN MAELE

Gaëtan Prouvost, à la tête de la société depuis sept ans. « On s’occupe du côté matériel mais avec une éthique reli-

gieuse », ajoute son père, assurant avoir déjà refusé des marchés lucratifs parce qu’ils ne correspondaient pas aux valeurs de la famille. Pour le reste, la pe- tite entreprise qui réalise 1,3 million d’euros de chiffre d’affaires développe la vente aux particuliers et tâtonne sur Internet sans jamais forcer sur l’innova- tion.

PLAQUES FUNÉRAIRES DESIGN Cristelle Douard (Mazal FunérArts)

L es deux Wormhoutois voulaient donner un petit coup de peps aux

plaques funéraires. « Celles en granit que l’on voit si souvent sont tristes, avance Cristelle Douard. Avec des fleurs, des bougies, du soleil, il y a de la

vie. » Son compagnon, David Timlet, vend une maison pour financer le proto- type des plaques personnalisées qu’ils ont en tête, investi dans un découpe la- ser, récupère des bouts de granit, coupe ses premiers socles. Les amou- reux laissent quelques plaques chez des pompes funèbres à Denain. Elles plaisent. Ils choisissent de breveter leur façon de travailler au laser le plexi trans- parent et s’entourent d’une trentaine de

salariés et collaborateurs. Leurs pla- ques, vendues entre 80 et 300 par les pompes funèbres, partent comme des petits pains. Plus de 80 000 doivent être livrées cette année dans une quinzaine de pays. Mazal FunérArts a réalisé qua- tre millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013, pour sa première année.

de chiffre d’affaires en 2013, pour sa première année. PHOTO VDN BOULANGERIE Virginie et David Degreef

PHOTO VDN

BOULANGERIE Virginie et David Degreef (Boulangerie du Château)

S e faire inscrire à l’insu de son plein gré à l’émission de M6 Le

meilleur boulanger de France, telle est l’aventure, plutôt agréable, vé- cue par Virginie et David Degreef, les propriétaires de la Boulangerie du Château à Comines. Ce sont les clients, eux-mêmes, qui ont inscrit leur boulangerie préférée à cette émission. Le couple, qui n’a pas la télé, a d’abord cru à une farce, mais a bien dû se rendre à l’évi- dence en voyant arriver cet été l’équipe de tournage. Virginie et Da- vid Degreef n’ont pas remporté la grande finale télévisée, mais ils ont remporté un Mercure d’Or trois étoiles bien mérité. Leurs spéciali- tés, le pain « moelleux », le gâteau

Leurs spéciali- tés, le pain « moelleux », le gâteau PHOTO PATRICK JAMES de bonbons ou

PHOTO PATRICK JAMES

de bonbons ou le gâteau de pâte à sucre attirent des clients de toute la métropole…

COIFFEUR Guillaume Hamerlinck

D evenir coiffeur quand on a un CAP de fleuriste et un brevet professionnel

d’horticulture, quoi de plus logique ? Parce qu’il était curieux, prêt à de

nouvelles expériences et surtout en quête d’un emploi, Guillaume Hamer-

linck a répondu, à l’issue de ses études, à une offre d’emploi d’un coiffeur pré- cisant « débutant accepté ». Repartant à zéro dans sa formation profession- nelle, le « débutant » est de- puis trois ans à la tête d’un sa- lon de coiffure mixte à Croix proposant une technique de shampoing unique en son genre, le « Ritual Ancestral ». Une technique enseignée par un maître des arts martiaux et issue de l’acupuncture dont raffole les clients. Pour Guillaume Hamerlinck, la pro- chaine étape de son dévelop- pement est le conseil en image (morphologie, colo-

rométrie, façon de s’habiller).

PHOTO PATRICK JAMES

dévelop- pement est le conseil en image (morphologie, colo- rométrie, façon de s’habiller). PHOTO PATRICK JAMES
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LES CHIFFRES CLÉS
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LE BILAN SOCIAL
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Là où ça craque, là où ça résiste

De juin 2013 à juin 2014, notre région a perdu 6 500 postes dans ses entreprises privées. Une destruction d’emplois continue depuis trois ans qui montre que la crise est durablement installée.

Et si on se remontait le moral ?

P rès de 6 500 postes dé- truits cette année, d’ac- cord. Mais combien de postes créés au cours des prochains mois,

des prochaines années ? Il suffit de feuilleter les articles récents

de La Voix du Nord pour retrou- ver le sourire et s’apercevoir que la région grouille de projets de recrutement, de développe- ment, d’investissement. Le plus emblématique, c’est bien sûr le feu vert au canal Seine-Nord, donné par le Pre- mier ministre Manuel Valls :

10 000 à 13 000 emplois induits pour réaliser ce gigantesque chantier dès 2017, 50 000 espé- rés à l’horizon 2050. Ce sont les 200 millions d’euros d’investissement du projet Nar- val, un gigantesque parc logisti- que dédié à l’e-commerce qui se développera sur l’ancienne base aérienne de Cambrai (BA 103) avec près de 1 300 em-

plois attendus. C’est le belge ÉcoPhos qui an- nonce la construction d’une usine de phosphate alimentaire sur l’ancien site de la raffinerie Total de Mardyck, avec une cen- taine d’emplois à la clé dès

2017.

C’est une autre entreprise belge, Agrafresh (transforma- tion de salades et légumes frais), qui choisit la zone d’activi- tés arrageoise d’Actiparc pour son site de production et qui pré- voit 70 emplois. C’est la plateforme Dispeo, à Hem, dans le bassin sinistré de Roubaix, qui vient d’annoncer l’embauche de 400 personnes pour traiter les commandes du numéro 2 européen des ventes privées sur Internet. C’est Amazon qui va recruter 700 intérimaires supplémentai- res pour Noël dans son entrepôt

supplémentai- res pour Noël dans son entrepôt nonce 154 créations d’emploi à Petite-Forêt, Atlantic

nonce 154 créations d’emploi à Petite-Forêt, Atlantic (chaudiè- res) qui annonce 100 à 150 em- plois dans la zone Artois-Flan- dres à Douvrin, IBM qui an- nonce 300 nouveaux emplois à Lille (en plus des 700 déjà pré- vus, soit 1 000 postes à terme) à

Euratechnologies.

Le journal des bonnes nouvelles

On pourrait continuer le journal des bonnes nouvelles avec SKF qui investit 11 millions d’euros à Prouvy pour devenir un pôle d’excellence et embaucher 35 personnes, Infotel (services numériques) à Villeneuve- d’Ascq qui passe de 25 à 100 sa- lariés, O2 (services à la per- sonne) qui prévoit 63 recrute- ments à Marcq-en-Barœul, Toyota-Onnaing qui réembau- che 520 intérimaires face au suc- cès de la nouvelle Yaris. Et on n’oublie pas l’enseigne bri- tannique Primark qui arrive

Dispeo,

à Hem, près de Roubaix, va embaucher 400 personnes pour traiter les commandes du site internet

Showroom-

prive.com.

PHOTO

LUDOVIC MAILLARD

dans le centre commercial Eura- lille avec 250 emplois, Burger King, toujours à Euralille, avec

une centaine d’emplois, L’Oli- vier Assurances, filiale française du britannique Admiral, qui an- nonce un centre de services avec 250 postes à Marcq-en- Barœul, Securitas Direct, le lea- der de la télésurveillance, qui s’implante à Villeneuve-d’Ascq avec 250 (futurs) salariés. Vous en voulez encore ? Vallou- rec qui double ses capacités de développement à Aulnoye-Ay- meries avec 96 emplois à la clé d’ici à 2016, Caterpillar Trans- mission qui s’agrandit près d’Ar- ras et crée 30 emplois, le japo- nais Kubota qui va construire des tracteurs à Bierne, près de Dunkerque, et créer 140 em- plois. Et on annonce, pour la fin de l’année, un nouveau très gros investissement industriel dans le domaine de la bio-santé sur la zone d’Eurasanté. Le moral va mieux tout d’un

sur la zone d’Eurasanté. Le moral va mieux tout d’un ’ L’ESSENTIEL N otre région ne

L’ESSENTIEL

N otre région ne crée plus suffisamment de postes pour compenser ses per- tes. L’industrie et le bâti- ment craquent tandis que

les services continuent d’embaucher. Les signes d’espoir sont pourtant là :

80 000 projets de recrutement sont évoqués. Comme si les entrepreneurs n’attendaient qu’un signe pour faire repartir la machine à emplois.

C’est comme une grande vague. Qui semble monter vers le ciel puis s’effon- dre brutalement. Avant de gonfler à nouveau légèrement, puis, inexorable- ment, s’abaisser sans jamais pouvoir reprendre son souffle. Telle est la courbe de l’effectif salarié régional que publient chaque année les URSSAF. L’organisme – qui collecte toutes les déclarations sociales et sala- riales des 85 000 entreprises privées régionales et de leur million d’em- ployés – est le mieux placé pour pren-

dre le pouls de notre économie. Un pouls qui semble s’affaiblir d’année en année.

 
 

D’année en année, la cartographie des des- tructions d’emplois par territoire rougit, voire noircit. Sauf dans les bassins de Lille et de Valenciennes. Le Valenciennois, qui avait détruit 2 680 emplois l’an dernier, re- trouve ainsi un solde positif de 270 postes cette année, sans doute poussé par la re- prise de l’intérim à Toyota-Onnaing. Partout ailleurs, l’ambiance est au rouge, voire au noir. Comme à Roubaix-Tourcoing qui a perdu 2 100 postes cette année, es- sentiellement dans les services et l’intérim. Le secteur de Béthune-Bruay est égale- ment très touché avec 1 100 postes per- dus, dont 870 dans la seule industrie. Rap- pelons que la Française de Mécanique à Douvrin a supprimé 500 postes en un an. Autre point noir, le territoire de Maubeuge (-900 postes) qui, en pourcentage, est ce- lui qui a été le plus touché (-2,3 %). Le litto- ral souffre également dans son industrie. Calais, record de taux de chômage, qui avait retrouvé des couleurs l’an passé, re- part dans le négatif (-590 postes).

La lente dégradation

Au 30 juin 2014, nous étions officielle- ment 1 004 270 salariés du secteur privé dans le Nord - Pas-de-Calais. Ce sont 6 500 postes de moins qu’au 30 juin 2013. Ce sont surtout 25 730 postes perdus depuis dix ans dans la région. Avec une sévère accélé- ration depuis 2009 (et 14 000 postes perdus pour la seule année 2013).

« Nous avions remarqué une légère stabilité au premier trimestre 2014, mais la situation s’est malheureuse- ment à nouveau dégradée au deuxième trimestre, avec 3 600 postes

perdus d’avril à juin », constate Isa- belle Leroi, du service Études des URSSAF. En un an, la région voit ses effectifs chuter de 0,7 % alors qu’à l’échelle

douaisien. C’est également Alstom qui an-

coup ?

J.-M. P.

nationale, ils « progressent » de 0,1 %. Comme toutes les régions industriel- les du quart Nord-Est de la France, le Nord - Pas-de-Calais continue de voir son tissu industriel s’effriter :

crise, c’est le bâtiment qui a encore perdu 2 380 postes entre 2013 et 2014. Et l’on s’attend à une nouvelle saignée de 2 500 emplois cette année.

Les besoins sont là

et la logistique dans son ensemble ont à nouveau de gros besoins. Et surtout, il reste le secteur des servi- ces, toujours pourvoyeur d’emplois, avec 1 370 postes créés cette année. Après une légère décrue en 2013, le tertiaire recrute à nouveau. Services à la personne, santé et médico-social (+1 500 postes), informatique (+500 postes), culturel (+230 emplois), les besoins sont là. Même la banque et la finance retrouvent enfin le che- min des embauches (+200 postes). Alors, si la finance va mieux

JEAN-MARC PETIT

4 730 postes perdus entre juin 2013 et juin 2014, 73 000 en dix ans. Stora Enso, Obled-Sacsum, Continentale Nu- trition, H2D Lys, Française de Mécani- que, sans oublier Arc International :

fermetures, plans sociaux, réductions d’effectifs ont régulièrement fait la une de l’actualité régionale. L’autre grand secteur victime de la

L’intérim est aussi un bon baromètre des tendances de l’activité économi- que. Après les grosses purges des der- nières années (notamment dans l’in- dustrie automobile), l’intérim régional n’a perdu « que » 120 postes de juin 2013 à juin 2014. On le sait, Toyota à Onnaing, Amazon à Lauwin-Planque

   

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Expo T +33(0)3 28 52 3000 ROBERT DEVRIENDT, Sweet Obsession (détail), 2011. Photo : Jean-Pierre
Expo
T +33(0)3 28 52 3000
ROBERT DEVRIENDT, Sweet Obsession (détail), 2011. Photo : Jean-Pierre Duplan.
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Le podium des secteurs 1 FERROVIAIRE 1 re région française avec 10 000 emplois et
Le podium des secteurs
1
FERROVIAIRE
1 re région française
avec 10 000 emplois
et 40 %
de la production
nationale.
E-COMMERCE
Berceau historique
de la vente
à distance
(La Redoute, 3SI,
Damartex, etc.),
notre région
est la première
du commerce
connecté (55 %
du chiffre d’affaires
du e-commerce).
2
AUTOMOBILE
2 e région française,
avec 30 %
des véhicules
produits
et avec 40 %
des moteurs
(3 e région
européenne).
TEXTILE
2 e région textile
avec 14 000 salariés
(10 % des effectifs
nationaux).
2 e également
pour les textiles
techniques.
3
BIOLOGIE-SANTÉ
3 e pôle national
en bio-santé
avec 760 entreprises
et 22 800 salariés.
4
AGROALIMENTAIRE
4 e région française
avec 38 000 emplois
et 1 re région
exportatrice.
ÉCOENTREPRISES
4 e région française
de l’économie verte
avec 675 écoentreprises
et 16 000 emplois
directs.
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PÔLES DE DÉVELOPPEMENT
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PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ
PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ
PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ
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PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ

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PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ
PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ

La technique de la grappe pour mieux

Les pôles de compétitivité sont à l’aube de leurs dix ans. Les projets commencent véritablement à émerger. Mais l’annonce de la baisse des dotations de l’État secoue un navire qui devait permettre de mieux affronter la tempête économique.

L es vaillants équipiers

des pôles de compétiti- vité dynamisent le ter-

ritoire depuis bientôt

vité dynamisent le ter- ritoire depuis bientôt La protection et le bien-être sont l’un des axes

La protection et le bien-être sont l’un des axes de recherche du pôle Up-Tex qui revendique 140 membres.

PHOTO STÉPHANE

MORTAGNE

Le pôle I-Trans s’intéresse notamment à la filière ferroviaire et aux systèmes de transports intelligents. PHOTO DIDIER CRASNAULT

Les pôles perdent-ils le Nord ?

«C’

est une

catastro-

phe. » Pa- trick Bru- nier, délé-

gué général du PICOM est ex-

cédé. Comme les autres respon- sables de pôles de compétiti- vité français, il a reçu un mail de la DGE (Direction générale des entreprises, l’ex-DGCIS) l’infor- mant qu’elle souhaite baisser sa contribution au budget de fonctionnement des pôles en

2015.

Dans ce message, il est précisé que la baisse de ces dotations oscillerait entre - 10 % et - 50 %. Sans plus de détail. À l’heure où nous bouclons ce hors-série, on ignore encore si l’ensemble des pôles seront affectés ou de quelle façon les montants des dotations seront ajustés. Ils pourraient être fixés en décem- bre, une fois que les arbitrages auront été réalisés et que le vo- let « Dépenses » du projet de loi de finances 2015 aura été voté par le Parlement.

Mais déjà, la colère gronde. « Une personne était en cours de recrutement pour accélérer

le rythme des projets. On ne

pourra pas l’engager », regrette Patrick Brunier. Le budget du PI- COM atteint 1 million d’euros.

« On nous avait demandé de si- gner des contrats de perfor- mance. Et quinze jours après, on apprend que nos budgets vont être diminués. Nous allons devoir tenir nos engagements avec des moyens en baisse. On nous change sans arrêt les rè- gles du jeu ! On n’y comprend plus rien. »

Même irritation chez Olivier Var- let, du pôle Matikem, dédié aux matériaux, à la chimie et à la chimie verte (ex-Maud). « Notre budget s’élève à 1,15 million d’euros dont 230 000 provien- nent de l’Etat. Nous demander de trouver des financements pri- vés pour compenser ces dota- tions, c’est comme gravir l’Hi- malaya en sandalettes ! »

Au niveau national, depuis leur création, les pôles de compétiti- vité ont déclenché 5,8 milliards d’euros de dépenses en recher- che et développement, pour un soutien financier public de 2,3 milliards d’euros dont 1,4 milliard d’euros apportés

par l’État.

V. S.

dix ans. Ici un chalu-

tier démonstrateur diesel élec- trique de 24 mètres. Là un insti- tut des matériaux agrosourcés ou un laboratoire des usages dédié au commerce du futur à la relation client. La crise freine les projets ? Haut les cœurs. Au 1 er janvier 2014, les 71 pôles de compétitivité fran- çais avaient permis, via le Fonds unique interministériel, de cofinancer 1 264 projets de recherche et développement pour un montant de près de 5,8 milliards d’euros. Pour Olivier Varlet, le directeur général du pôle Matikem pas to- talement désintéressé, c’est l’une des plus « belles politi- ques de développement de ces dernières années ». Un outil qui associe entreprise, laboratoires de recherche et instituts de for- mation pour faire émerger des projets et développer des terri- toires. La fameuse technique

du cluster, aussi efficace à l’inté- rieur que pour attirer l’exté- rieur, particulièrement utile par temps de crise. Le Nord - Pas-de-Calais, qui avait imaginé les pôles d’excel- lence dès la fin des années 1990 et la fermeture des grandes usi- nes textiles, s’est mobilisé pour développer, dès 2005, ces pôles de compétitivité directement inspirés du modèle régional. La baisse des dotations annoncée (lire ci-contre) remettra-t-elle en cause ce dispositif qui commen- çait à concrétiser des projets, qui commençait à faire ses preu-

ves ?

VALÉRIE SAUVAGE

qui commen- çait à concrétiser des projets, qui commençait à faire ses preu- v e s
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LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 33 - 27/11/14 s’agripper aux marchés Des
LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 33 - 27/11/14 s’agripper aux marchés Des
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s’agripper aux marchés

Des centaines de projets suivent de belles pistes

I-TRANS

Dédié aux transports durables, I-Trans concerne les filières fer- roviaire, automobile, logisti- que et systèmes de transports intelligents. Jusqu’à présent, 204 projets de recherche et dé- veloppement ont été labellisés par le pôle qui compte 138 ad- hérents. Parmi les projets struc- turants, Railenium, l’institut de recherche technologique ferro- viaire qui travaille sur des sys- tèmes ferroviaires plus écono- mes ou le C2E - CRITT M2A qui vise à renforcer les compéten- ces territoriales en matière de mobilité électrique.

NUTRITION SANTÉ LONGÉVITÉ

Le pôle NSL se positionne au carrefour des biotechnologies et de l’alimentation, à l’inter- face entre nutrition et santé. Il compte 85 membres qui por- tent 196 projets labellisés pour un budget total de 400 millions d’euros. Le pôle a notamment porté la création d’un labora- toire fédératif régional en agroalimentaire : l’institut ré- gional de recherche Charles Viollette, qui regroupe 80 per- manents (essentiellement des chercheurs). Objectif : la ges- tion durable des « entrants » et des « sortants » de la filière agroalimentaire.

UP TEX

Le pôle Up-Tex, qui revendi- que 140 membres, oriente son travail sur quatre axes ma- jeurs : la protection et le bien- être de la personne ; les trans- ports intelligents, sûrs et dura- bles ; les bâtiments intelligents et les usages professionnels haute performance, actifs pour la santé. Le centre européen des textiles innovants, vérita- ble pierre angulaire du pôle, commence à obtenir des résul- tats sur le filage non tissé et sur la mise au point de nouvel- les fibres.

AQUIMER

Plus d’une centaine de projets ont été labellisés depuis 2006

au sein du pôle dédié aux pro- duits de la mer. Parmi eux,

73 projets ont été financés

pour un montant global de

140 millions d’euros. Le pôle a

porté, entre autres, le centre de

veille sur les produits aquati- ques, la plate-forme d’innova- tion Nouvelles Vagues (un cen- tre d’essais et de moyens tech- nologiques) ainsi que la plate- forme Stella Mare qui vise à gé- rer durablement les ressources littorales et halieutiques.

PICOM

Avec près d’une centaine de membres, le PICOM continue de travailler au futur du com- merce au sens large. Il porte

notamment le projet de Shop- ping Innovation Lab, une plate- forme d’innovation pour la rela- tion client et le commerce du futur. Ce centre d’environ

600 m² réunira un laboratoire

des usages pour impliquer les clients dans la co-conception de services ou des plateaux technologiques pour concevoir et tester des prototypes. Inves- tissement de cette véritable usine à innovations : près de 4 millions d’euros sur dix ans.

MATIKEM

(ex-MAUD)

Changement de nom pour le pôle dédié aux matériaux, à la chimie et à la chimie verte. Mais pas de changement de cap. La structure qui a porté l’I- FMAS (Institut français des ma- tériaux agrosourcés dédié à la chimie du végétal) avec 100 chercheurs dans les dix ans prévus, imagine mainte- nant un grand projet de dé- monstrateur pour la catalyse permettant de passer du labo- ratoire à l’échelle industrielle. Le pôle a 270 projets en porte- feuille.

TEAM²

Le dernier né des pôles de com- pétitivité de la région (c’était en septembre 2010), a d’ores et déjà labellisé 35 projets pour plus de 45 millions d’euros. Ce- lui qui veut devenir une réfé- rence en matière d’économie circulaire, à base de technolo- gies de recyclage et de valorisa- tion des déchets, a initié deux centres de ressources : le SEDI- LAB, sur les sédiments, ainsi que la vallée du recyclage tex-

tile.

V. S.

Dans les cartons du PICOM, le projet de Shopping Innovation Lab, pour la relation client et le commerce du futur. PHOTO MAX ROSEREAU

du PICOM, le projet de Shopping Innovation Lab, pour la relation client et le commerce du
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RECHERCHE / DÉVELOPPEMENT
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On cherche la masse critique !

Répétons-le, vu son poids économique global, la région devrait tripler le nombre de ses chercheurs. Il faudra, pour y parvenir, poursuivre le chemin enfin tracé vers un changement de dimension. Et là, on ne rêve pas !

vers un changement de dimension. Et là, on ne rêve pas ! I l fut dit

I l fut dit et on le dit encore, la faiblesse de la recherche et développement (R & D) est le talon d’Achille de no- tre économie. Le manque

de PME fortes, d’investisse- ment industriel, de valeur ajou-

tée dans les grands établisse- ments de production, une éco- nomie longtemps et massive- ment orientée autour de mo- noindustries peu innovantes…

Difficile de s’en relever alors qu’on le dit toujours, les ré- gions les plus compétitives et créatrices d’emplois sont celles qui innovent et exportent des produits « différenciés », avec un minimum de valeur ajoutée par rapport à leur concurrence.

Sur ces bases, le Nord - Pas-de- Calais doit se battre. Effort per- manent. Passé à travers la pre- mière vague des 35 milliards d’euros du grand emprunt étati- que en 2011 et 2012, échouant sur la création d’un institut hos- pitalo-universitaire ou sur le projet d’initiatives d’excellence nationale (IDEX), il doit encore ferrailler en 2014 contre l’État

sur le front des arbitrages bud- gétaires dans le cadre de la renégociation du contrat du plan pluriannuel. Sandrine Rousseau, vice-présidente éco- logiste chargée de l’enseigne- ment supérieur et de la recher- che au conseil régional ne déco- lère pas. « Je suis furieuse ! L’État ne nous accorde que 2,8 millions sur cinq ans, c’est ri- dicule, cela nous place au ni- veau de la Corse ou du Limou- sin. Comment cela a-t-il pu sor- tir d’un ministère ? Nous som- mes la troisième région de France en nombre d’étudiants et avons le quatrième PIB du pays. Les chercheurs eux-mê- mes ne veulent pas y croire… » Bon courage.

40 % de dotations en moins

Comment ouvrir la trappe aux oubliettes des retards structu- rels si la puissance publique tente de la refermer ? Alors on négocie pour convaincre. Les ar- guments ne manquent pas et n’ont jamais aussi peu manqué en faveur des efforts à mainte- nir. La région n’a pas manqué la

À Lille 1, l’équipement d’excellence REALCAT, plateforme de criblage catalytique unique au monde, rassemble les compétences de quatre laboratoires du Nord - Pas-de-Calais. PHOTO STEPHANE MORTAGNE

deuxième vague du grand em- prunt en 2013, année de consoli- dation de ses outils. Une vérita- ble et très cohérente stratégie régionale de l’innovation s’est mise en place et se déploie. Cer- tes l’État (encore lui !) a décidé brutalement début novembre de réduire de 40 % sa dotation aux sept pôles de compétitivité (lire page 32) mais ces derniers labellisent toujours plus de pro- jets dans les secteurs les plus stratégiques (transport, écono- mie circulaire, commerce, maté- riaux durables, produits de la mer etc.). Des partenariats tout aussi stratégiques naissent ou sont consolidés (voir ci-contre) et la troisième révolution indus- trielle inspirée de Jeremy Rifkin est entrée cette année en phase opérationnelle, s’annonçant comme un formidable accéléra- teur d’innovation. La dépense intérieure de R&D a progressé de 17 % entre 2008 et 2010, tendance à la hausse confirmée depuis. C’est un meilleur score que la moyenne nationale, autant ne pas casser cette belle nouvelle dynami- que…

YANNICK BOUCHER

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LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 35 - 27/11/14 L’institut Pasteur de Lille
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L’institut Pasteur de Lille est en pointe au niveau national en terme de recherche sur le diabète. PHOTO PATRICK DELECROIX

La Raffinerie des Flandres, fermée en 2010 par Total, va devenir un centre de recherches sur les biocarburants à partir de déchets végétaux pour un investissement de 180 M .

Du pétrole lourd au biocarburant

PHOTO STEPHANE

MORTAGNE

T otal avait fermé la Raffine- rie des Flandres en 2010 avec des engagements sur le maintien de l’acti- vité du site littoral de Mar-

dyck. Engagement tenu, au-delà même des espérances avec une re- conversion globale au profit d’un projet de recherche de 180 millions d’euros, soit l’un des plus impor- tants projets de R&D en France.

Avec cet argent servi par Total (45 millions), Thyssenkrup, Sofipro- téol ou le CEA, les 220 salariés de l’ancienne raffinerie doivent conce- voir et produire un biocarburant à partir de déchets végétaux. Le foyer de pertes (la raffinerie) de- vient un sérieux espoir de gains pour le géant pétrochimique trans- national (il emploie 1 200 person- nes dans la région).

Le projet Bio T-fueL va mélanger des déchets végétaux avec des rési- dus fossiles pour produire un bio- carburant. Produire un litre de die-

pour produire un bio- carburant. Produire un litre de die- sel coûte 80 centimes aujourd’hui et

sel coûte 80 centimes aujourd’hui et il faut le double pour un biocar- burant. Rendre ce dernier compéti- tif en ramenant ce coût à 1,2 , voilà l’enjeu. Avant un éventuel dé-

le

monde entier, démarrage du site pi-

lote dans le dunkerquois en 2017, après au moins trois ans de recher-

che.

Y. B.

ploiement

commercial

dans

Des partenariats stratégiques

 

L’ESSENTIEL

La Région accélère son travail de fond avec les organismes de recherche pré- sents dans le Nord - Pas-de-Calais. Avec l’INSERM : développer la recher- che biomédicale en santé et renforcer la masse critique de recherche, renforcer les partenariats avec la Belgique. Avec l’INRIA : développer la recherche en sciences et technologies de l’informa- tion et de la communication, renforcer la masse critique de recherche et accroître visibilité et attractivité du territoire. Avec l’ANSES (Agence nationale de sé- curité sanitaire de l’alimentation, de l’en- vironnement et du travail) : conforter les activités scientifiques du laboratoire et dé- velopper de nouvelles thématiques. Avec l’IFSTTAR (Institut français de sciences et technologies des transports,

de l’aménagement et des réseaux) : aug- menter la masse critique de chercheurs pour renforcer visibilité, attractivité et re- connaissance de l’excellence de la recher- che régionale en transport et mobilité. Avec le CEA : l’implantation d’une plate- forme régionale de transfert technologi- que du commissariat à l’énergie atomi- que (CEA) est une excellente nouvelle pour la recherche. Elle permet de situer la région au niveau des plus hauts stan- dards internationaux et offre des perspec- tives de beaux contrats industriels. Une équipe du CEA devrait travailler à Dunker- que pour l’énergie, en métropole lilloise pour la nutrition-santé, à Lille et Valen- ciennes pour les nanomatériaux textiles et à Valenciennes pour les transports. Le besoin de financement évalué est de

 

La dépense intérieure en R&D (DIRD) était de 838 Men 2011 (dernier chiffre pu- blié) contre 783 Men 2009. Soit 1,8 % de la DIRD nationale et le douzième rang. Sur ce chiffre, la DIRD entreprises est de 421 M.

Ramenée au PIB, la DIRD représente 0,84 %, soit l’un des taux les plus bas de France.

5 851 chercheurs en 2011 (2,5 % de l’ef- fectif national), dont 2 474 en entreprises et 3 377 en recherche publique.

470 entreprises en crédit impôt recherche en 2010 pour 71 Met 3,7 % du nombre national (7 e rang).

40 Msur cinq ans.

Y. B.

 

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GRANDES ÉCOLES / UNIVERSITÉS
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GRANDES ÉCOLES / UNIVERSITÉS
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Et si l’on effaçait du tableau noir les vieux

Après la volonté de l’an passé, passons aux actes. La troisième région étudiante de France semble enfin se structurer autour de ses universités, grandes écoles et centres de recherche.

A nnoncé en fanfare l’année dernière, l’Es- pace prospectif et stratégique com- mence à prendre

forme. Cette structure rassem- ble les six universités publi- ques, la Conférence régionale des grandes écoles, l’Université catholique et les grands orga- nismes de recherches régio- naux et a pour objectif de don- ner une vision cohérente et prospective des grands enjeux de l’enseignement supérieur en région. À défaut de parler d’une même voix, la région aux 163 000 étudiants semble enfin animée d’un souffle collectif.

Sur le papier, tous les atouts semblent réunis : une région économiquement puissante (6 % du produit intérieur brut français, 10 % des exporta- tions), une force universitaire imposante (3 e région étudiante hors Île-de-France, la plus forte concentration d’écoles d’ingé- nieurs et de management de France), un réel potentiel de re- cherche (8 e rang national) mais sous-exploité (à peine 0,84 % de notre PIB consacré à la re- cherche et développement). Comment faire se rassembler ces forces, les faire travailler en- semble pour faire émerger no- tre région au plan internatio- nal ? Certains ont déjà devancé l’appel, comme l’École des Mi- nes de Douai et Télécom Lille qui réfléchissent à une fusion des deux écoles d’ingénieurs.

Le Parlement du savoir

Il y a un an, dans l’hémicycle du conseil régional, naissait le Par- lement du savoir réunissant éta- blissements d’enseignement su- périeur et de recherche, acteurs économiques, représentants syndicaux et de la société civile, pouvoirs publics. De ce Parle- ment du savoir issu de la so- ciété civile émergeait l’Espace prospectif et stratégique, un co- mité restreint chargé de faire avancer les projets prioritaires

restreint chargé de faire avancer les projets prioritaires et structurer la stratégie de l’en- seignement supérieur
restreint chargé de faire avancer les projets prioritaires et structurer la stratégie de l’en- seignement supérieur

et structurer la stratégie de l’en- seignement supérieur et de la recherche.

Déjà plusieurs propositions

« Le premier grand progrès est que nous avons gommé les

vieux démons public-privé », ex- plique Jean-Marc Idoux. Le pré- sident de la Conférence régio- nale des grandes écoles (asso- ciation des 29 grandes écoles de la région et leurs 30 000 étu- diants), par ailleurs président du regroupement des trois gran- des écoles d’ingénieurs HEI-ISA- ISEN, sait que l’union fait la force. Pour la première fois,

En haut, les nouveaux locaux de l’école d’ingénieurs HEI à Lille. En bas, la nouvelle université de Maubeuge. PHOTOS STÉPHANE MORTAGNE ET SAMI BELLOUMI

l’Université catholique de Lille (35 établissements, dont 5 facul- tés, 22 000 étudiants) et les six universités publiques de la ré- gion (100 000 étudiants) sont côte à côte au sein de l’Espace prospectif et stratégique, mais également au sein de la commu- nauté d’universités et d’établis- sements (ComUE) Lille Nord de France.

« Nous travaillons sur plusieurs chantiers, explique Jean-Marc Idoux. Il y a celui de la troisième révolution industrielle où l’ensei-

gnement supérieur doit être force de proposition (avec le pro- jet Université Zéro carbone no- tamment). Il y a le chantier de la formation tout au long de la vie.

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LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 37 - 27/11/14 démons public-privé ? L’Idex
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démons public-privé ?

L’Idex pour jouer dans la cour des grands

P romis, juré : en 2019 au plus tard, les trois universi- tés publiques lilloi- ses ne feront plus

qu’une. Alors que les univer- sités de Nancy, Toulouse, Strasbourg, Aix-Marseille et bientôt Bordeaux ont déjà fait cause commune, Lille 1, 2 et 3 prennent en- core un peu leur temps.

L’Université de Lille unifiée a pourtant déjà son logo. Les trois établissements ont adopté une signature uni- que pour leurs publications scientifiques. Un doctorat

de l’Université de Lille va être mis en place. Un accom- pagnement commun des la- boratoires va être instauré pour faciliter la gestion. Des plateformes technologi- ques vont être mises en place, ainsi qu’une stratégie commune en matière d’of- fres de formation des mas- ters. Bref, on sent que la vo- lonté y est. Mais le chantier est long.

« Nous préférons une dé-

marche de construction pro- gressive, une mise en place de compétences unifiées, plutôt qu’un grand big bang », explique Philippe

Rollet, président de Lille 1 et de la ComUE (communauté d’universités et d’établisse- ments) Lille Nord de France. Doucement mais sûrement, les universités lilloises avan- cent vers leur union. L’Uni- versité de Lille n’a pas trop le choix si elle veut jouer dans la cour des grands et, peut-être enfin, décrocher la manne des 25 millions d’euros (par an pendant dix ans) de l’IDEX (Initiative d’excellence) à côté des- quels elle est passée à deux reprises.

Dans le top 100

« Nous ne sommes pas les seuls à avoir raté ce concours , se défend Phi- lippe Rollet. Mais il est vrai que désormais, avec une gouvernance forte, un péri- mètre d’excellence renforcé et nos laboratoires recon- nus, un soutien réel de la collectivité, nous avons tou- tes nos chances. »

Une réussite au concours IDEX (dépôt des dossiers à

la mi-janvier) permettrait à l’Université de Lille de ren- forcer son attractivité inter- nationale, de développer ses spécialités phares (santé, sciences et technolo-

ses spécialités phares (santé, sciences et technolo- gies de l’information et de la communication, physi- que,
ses spécialités phares (santé, sciences et technolo- gies de l’information et de la communication, physi- que,
ses spécialités phares (santé, sciences et technolo- gies de l’information et de la communication, physi- que,

gies de l’information et de la communication, physi- que, sciences du visuel, chimie des matériaux, envi- ronnement) et de se propul- ser par la même occasion

dans le top 100 des universi- tés mondiales. Y a plus

quà

J.-M. P.

Doucement mais sûrement, les universités lilloises avancent vers leur union. PHOTOS PIERRE LE MASSON, STÉPHANE MORTAGNE ET BAZIZ CHIBANE

L’université a un rôle important à jouer dans le maintien en com- pétences. Lille 1 est ainsi recon- nue en matière de VAE (valida- tion des acquis de l’expé- rience). Enfin, un gros chantier est celui de la recherche et déve- loppement et de l’innovation au sein des PME-PMI où les be- soins sont importants. Un vrai enjeu de valeur et d’emplois. »

Un groupe de travail inter-éta- blissements de l’enseignement supérieur s’est mis en place et a proposé des choses concrètes.

réaliser des diagnostics recher- che et développement au sein des entreprises ? Notre ambi- tion est d’en réaliser 500 par an. À partir de là, des étudiants en fin de cycle peuvent creuser cer- tains projets courts d’innova- tion ou de recherche et dévelop- pement. Enfin, notre ambition est d’identifier 50 projets à fort potentiel que l’on pourra en- suite remettre dans les tuyaux de la recherche pure et dure. »

Aider à structurer la recherche

et développement en entreprise

L’ESSENTIEL

 

Le Nord - Pas-de-Calais est la 3 e

région

étudiante française (hors Île-de-France) avec 163 200 inscriptions en 2011-2012, soit 7 % de l’effectif national. 20 % des ins- crits sont originaires d’une autre région française, 4 % de l’étranger.

La région compte 6 facultés publiques, 1 université catholique (comprenant 5 facul- tés), 23 grandes écoles, 3 grandes écoles de commerce.

Nous devons aller vers les en-

treprises, identifier les besoins,

les potentiels d’innovation sou- vent méconnus. Pour cela, pour- quoi ne pas utiliser l’expérience de nos étudiants en stage pour

«

et la faire émerger dans une ré- gion où elle fait cruellement dé- faut. L’enseignement supérieur se met en ordre de bataille col- lectif pour réussir cette ambi-

L’Université Lille Nord de France compte 110 000 étudiants : 19 600 à Lille 1,

760 à Lille 2, 19 000 à Lille 3, 11 000

à l’Université d’Artois, 9 900 à l’ULCO,

200 à l’UVHC, 1 500 à Centrale-Lille,

1 000 à l’École de Mines de Douai. Qua- torze autres écoles sont membres associés de l’Université Lille Nord de France.

27

10

tion.

JEAN-MARC PETIT

 

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BIOLOGIE / SANTÉ
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BIOLOGIE / SANTÉ

Clignotants au vert pour un secteur en forme

Création d’entreprises, investissements, lancement de projets de recherche

biologie-nutrition-santé et ses 22 800 salariés a connu une année prospère dans la région.

La filière

C onnaissez-vous un secteur qui a créé plus de 4 000 emplois en dix ans, qui est le leader en matière d’in-

novation et de dépôts de bre- vets et qui continue d’attirer les investisseurs étrangers ? Ce

secteur, c’est la biologie-nutri- tion-santé.

« Tous les clignotants sont au

vert. » Étienne Vervaecke, direc- teur général d’Eurasanté et direc- teur du pôle de compétitivité NSL (Nutrition Santé Longévité), peut avoir le sourire. Cette an- née, Eurasanté, le plus grand campus européen dédié aux en- treprises de la bio-santé, s’est en- core agrandi de 4 800 m² avec 13 nouvelles entreprises ou ex- tensions. À la fin 2014, ce seront près de 6 000 m² de nouvelles ac- tivités qui auront été dévelop- pées. Comme Innobiochips (bio- puces), le bureau d’études RD2 Innovate, Diagast (diagnostic sanguin, 170 salariés qui envi- sage de doubler de taille) ou l’ex- tension de Santélys (santé à do- micile). Le Belge EIS Archiving (matériel pour l’hôpital) et l’Amé- ricain Hisco (ingrédients inno- vants) prévoient, eux, de rejoin- dre Eurasanté. Alzprotect (lutte contre Alzhei- mer) a levé, en mai, 2 millions d’euros en vue de nouveaux par- tenariats tandis que M Doloris

en vue de nouveaux par- tenariats tandis que M Doloris (mesure de la douleur) en a

(mesure de la douleur) en a si- gné un avec le leader mondial du monitoring en analyse et que Genfit est la première société biologique française à dépasser le milliard d’euros de capitalisa- tion boursière.

Grosse annonce ?

En dehors d’Eurasanté, Anios se développe à l’international (no- tamment au Brésil) et vient de ra- cheter Soluscope à Aubagne. Scora, près de Calais, investit 10 millions d’euros dans une

Plus de 4 000 emplois créés en dix ans, le secteur de la

biologie-nutrition-

santé se porte très bien.

PHOTO PIERRE

LE MASSON

nouvelle ligne de production pour l’industrie pharmaceutique. Le pôle NSL a, quant à lui, une quinzaine de projets en gestation représentant près de 80 millions d’euros de recherche et dévelop- pement. Et d’ici à la fin de l’an- née, on attend une très grosse annonce (250 millions d’euros d’investissement) d’un acteur majeur de la bio-santé qui sou- haite s’étendre à Eurasanté. Si tout cela n’est pas le signe d’une filière en grande forme

JEAN-MARC PETIT

Les aliments de demain nous guériront

L’ESSENTIEL

Compléments alimentaires, produits

tème nordiste est favorable à l’émer- gence des innovations qui créeront les aliments santé de demain. Comme cette protéine qui permet d’enrichir le pain afin de réduire les carences ali- mentaires des personnes âgées. Ou ce complément alimentaire végétal pour animaux, mis au point par Original Pro- cess, à Courcelles-lès-Lens, qui permet d’améliorer le transit intestinal des bê- tes. Ou ces micro-algues, développées industriellement par Roquette : cette nouvelle matière première végétale re- nouvelable à l’infini et au potentiel nu- tritionnel exceptionnel pourrait répon- dre aux enjeux mondiaux de santé et d’alimentation. La révolution alimen- taire se veut également bonne pour no- tre santé. Et c’est ici qu’elle se prépare.

 

naturels, respect de l’environnement

Le Nord - Pas-de-Calais est le 3 e pôle éco- nomique et scientifique français en matière de bio-santé, avec 760 entreprises et 22 800 salariés. La filière pèse 8,2 milliards d’euros de chif- fre d’affaires, dont 3,4 milliards d’euros à l’export. Les dépenses en recherche & dé- veloppement s’élèvent à 135,6 millions d’euros. En 2013, près de 65 millions d’euros ont été levés par les entreprises de la filière. Dont 14 millions d’euros par Genfit et 5,4 millions d’euros par Westlake Plastics Europe, ce qui lui a permis de racheter son fournisseur américain et de passer du sta- tut de PME employant 40 personnes à ce- lui de société de dimension internationale avec 125 salariés.

« La quête de la valeur ajoutée et de dif- férenciation pour la nutrition-santé est devenue un élément majeur des straté- gies de recherche et d’innovation de

expli-

l’industrie agroalimentaire »,

quait Étienne Vervaecke, directeur gé- néral d’Eurasanté et du pôle de compé- titivité NSL (Nutrition Santé Longé- vité), lors de la dernière édition lilloise de NutrEvent, le rendez-vous internatio- nal de la recherche et des innovations en matière de nutrition.

Avec son pôle de compétitivité NSL et ses leaders mondiaux dans l’agroali- mentaire (Roquette, Lesaffre, Bon-

duelle, McCain, Ingredia

),

l’écosys-

J.-M. P.

 

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Retour brutal sur la terre ferme

La région a récolté ce qu’elle a semé. Les conditions météorologiques ont été diversement appréciées des cultures. Et les agriculteurs ne s’y retrouvent pas tous dans leurs comptes.

L’ agriculture compte ses troupes. En blé, les rende- ments sont bons, mais la qualité est

mauvaise. « Les agriculteurs de- vraient perdre 400 à 440 par hectare », selon Jean-Bernard Bayard, président de la cham- bre régionale d’agriculture.

Pour les pommes de terre, on

s’attend à une année record. Mais la surproduction génère une chute des prix. « On est à 20 la tonne pour la produc- tion hors contrat alors que pour une année moyenne, c’est 80 la tonne. L’an dernier, nous

étions à 145 », explique Éric Delacour, président du groupe- ment d’agriculteurs produc- teurs de pommes de terre pour l’industrie. Pas anodin dans la mesure où céréales et pommes de terre sont les premières cultures de la région.

Quid de l’embargo ?

« Pour 2014, nous avons de nom- breuses interrogations. L’em- bargo russe n’a pas d’effet direct sur nos productions, mais l’Alle- magne, qui produisait du fro- mage pour la Russie, perd des débouchés. Cette perturbation des équilibres pourrait avoir des répercussions chez nous », s’in- quiète Jean-Bernard Bayard qui a d’autres préoccupations : « Les relations avec la grande distribu- tion se sont encore tendues »,

avec la grande distribu- tion se sont encore tendues » , conséquence de la guerre des

conséquence de la guerre des

prix que se livrent les enseignes. Dans un environnement qui se durcit encore un peu plus, la pro- fession multiplie les démarches.

« Circuits courts, accueil à la

ferme, diversification Ce type de projets se développe bien

dans la région. » Les agricul- teurs veulent aussi prendre part à la Troisième Révolution indus-

trielle en marche dans la région.

« Nous travaillons sur l’essor de

la biométhanisation dans la ré- gion (lire ci-dessous) . Avec ce type d’initiatives, on maintient

Pour les pommes de terre, la profession s’attend à une année record. Mais la surproduction génère une chute des prix. PHOTO JOHAN BEN AZZOUZ

de l’emploi ou on en crée. Nous revendiquons ce droit à l’expéri- mentation. »

Surtout, pour continuer de creu- ser son sillon, la fourche veut en-

core et toujours faire cause com- mune avec la fourchette, dans une logique de plans d’actions entre les filières. Un mot d’or-

dre : la coopération. « Notre sec- teur n’est pas assez pris en consi- dération. Pourtant, j’en suis convaincu, l’agriculture et l’a- groalimentaire peuvent être des pistes de redressement du pays. »

VALÉRIE SAUVAGE

Et l’agriculteur devint « énergiculteur »

L’ESSENTIEL

La formule est de Jacques Wyckaert, éleveur de vaches laitières à Renes- cure : « J’étais agriculteur, je suis main- tenant "énergiculteur". » Quatre ans qu’il pense à la méthanisation, cette technologie qui transforme les sous- produits de l’agriculture, entre autres, en méthane. Ce gaz « vert » peut être directement in- jecté dans les réseaux du distributeur de gaz naturel GrDF ou servir à la pro- duction d’électricité. Depuis septem- bre, l’unité de Jacques Wyckaert fonc- tionne. Elle a coûté 2,2 millions d’eu- ros. Le retour sur investissement de- vrait prendre huit à neuf ans. La chambre d’agriculture régionale, avec la chambre de commerce et d’in- dustrie Nord de France et d’autres ac- teurs régionaux, veut faire du

Nord - Pas-de-Calais la plus importante région productrice en Europe de biométhane. Du gaz propre qui permet de valoriser des déchets et de générer des emplois.

De nouveaux projets en friches

 

L’agriculture emploie un peu plus de

800 personnes à temps complet dans

la région, dont quelque 16 800 exploitants ou co-exploitants.

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Notre région comptait 13 500 exploitations en 2010 (contre 38 439 en 1979 et

Les agriculteurs et les industries agroa- limentaires sont concernés au premier chef par le sujet. Mais pas seulement. Les porteurs du projet imaginent aussi la structuration d’une filière régionale capable de fabriquer les outils de pro- duction. Ils envisagent aussi l’implanta- tion de sites sur des friches industriel- les « embarrassantes », comme celle de l’ex-fonderie Metaleurop qui a pol- lué les sols sur des centaines d’hecta- res à Noyelles-Godault. Chiche ? V. S.

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040 en 2000).

L’agriculture occupe environ 66 % du terri- toire régional avec 817 000 hectares. La moitié de la surface de la métropole lilloise est dédiée à l’agriculture.

Dans la région, les productions végétales génèrent un chiffre d’affaires de 1,66 mil- liard d’euros et les productions animales 0,76 milliard d’euros.

 

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La filière se porte mieux mais reste vigilante

Les pêcheurs ont retrouvé le sourire grâce au rouget-barbet, les fileyeurs s’alarment de la baisse probable du quota de soles.

L es pêcheurs devraient mieux terminer l’année qu’ils ne l’ont commen- cée. En janvier-février, confrontés à des tem-

pêtes successives qui les empê- chent de sortir en mer, ils sollici- tent la caisse de garantie contre les intempéries et un re- port de leurs cotisations socia- les. Ce mauvais temps s’abat aussi sur le port de Boulogne qui voit sa suprématie contes- tée par celui de Lorient. Si la place boulonnaise restera, pour longtemps encore, la pre- mière de France en tonnages de pêche fraîche débarqués (35 000 t), le port breton lui souf- fle la première place en chiffre d’affaires. L’or bleu de la criée bretonne, c’est la langoustine dont le prix au kilo, autour de 10 , est nettement supérieur à celui du merlan ou du maque- reau (2 à 3 en moyenne).

Les quotas 2015 fixés en décembre

Les Boulonnais n’ont eu de cesse, cette année, de dénoncer la faiblesse des prix en criée où se fournissent les mareyeurs lo- caux. La chambre de com- merce, le gestionnaire du port, les a entendus. Elle a ouvert la halle de vente à des acheteurs extérieurs qui peuvent enchérir à distance. L’idée est simple :

plus d’acheteurs sur un même lot, ça fera automatiquement monter sa valeur. Mais le ma-

lot, ça fera automatiquement monter sa valeur. Mais le ma- reyage boulonnais ne voit pas d’un

reyage boulonnais ne voit pas d’un bon œil l’arrivée de concur- rents… Depuis juillet, les pêcheurs, eux, ont retrouvé le sourire. « On pêche du rouget-barbet, de l’encornet et de la seiche dont les cours de vente sont cor- rects », indique Olivier Leprêtre, président du comité régional des pêches. Mais combien de temps encore ? « Les senneurs hollandais sont de retour dans nos zones de pêche. À la criée de Fécamp, le cours du barbet a plongé de 6 à 2 parce qu’ils en débarquent trop. Ça risque de nous arriver », poursuit-il.

L’horizon semble dégagé pour la pêche. Mais les fileyeurs ont déjà en ligne de mire les négociations sur les quotas, en décembre, à Bruxelles. PHOTO VDN

Les fileyeurs (petits bateaux dé- barquant une pêche quoti- dienne) ont, eux, les yeux déjà rivés sur les négociations de mi- décembre à Bruxelles où seront fixés les quotas 2015, notam- ment pour la sole, leur espèce de prédilection. On parle d’une

baisse du quota de 60 %. « Il fau- dra négocier pour éviter la ca- tastrophe mais si demain on perd 20 ou 30 %, les trois quarts de la flottille met la clef sous la

porte

», prévient Christophe

Lommel, artisan fileyeur. À Bou-

logne, même quand le beau temps est de retour, le coup de tabac n’est jamais très loin…

ROMAIN DOUCHIN

Plus de rejets en mer, tous les poissons débarqués !

L’ESSENTIEL

La filière halieutique régionale souffre de la concurrence, principalement de la Manche et de la Bretagne qui enregistrent une baisse de près de 20 % de leur activité pê- che depuis 2000, contre 40 % pour la Côte d’Opale.

Si Boulogne-sur-Mer veut rester le premier port français pour la pêche débarquée, il faut que ses entreprises investissent et s’ouvrent davantage au marché internatio- nal, d’autant plus que la consommation française est en baisse depuis 2011.

Au total, la région compte 67 établisse- ments de plus de 20 salariés dans la filière halieutique. Un tiers des entreprises ont prévu de recruter en 2014-2015.

La politique commune des pêches (PCP) prévoit qu’à partir du 1 er janvier 2016, les chalutiers doivent débarquer toutes leurs captures. Jusqu’à mainte- nant, les poissons n’ayant pas la taille minimale pour être commercialisés ou pour lesquels les pêcheurs n’ont pas de quotas sont rejetés par-dessus bord.

Quelle valorisation pour ces captures ?

« Fini le gaspillage » a sermonné la commission européenne. Désormais,

les pêcheurs ramènent tout. Le comité régional des pêches (CRPMEM) a lancé une expérimentation à bord de deux ba- teaux pour voir quelle organisation mettre en place. Comment stocker ces poissons à bord du navire ? Quelle valo- risation une fois débarqués ? Quelles seront les meilleures voies de commer- cialisation pour chaque espèce ? L’en- treprise boulonnaise Copalis, spéciali- sée dans la valorisation des coproduits marins, apporte son savoir-faire. File- tage, fumage, extraction de la chair du poisson sont autant de pistes de valori- sation de ces captures. R. D.

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Le régime forcé manque de saveur

Sur les menus de l’agroalimentaire, les prix s’affichent en gras. La filière, qui a longtemps conservé son appétit, est au régime sec. Il faut pourtant innover, exporter, développer. Pour mieux repartir.

L

a maison agroalimen-

taire est restée solide, bien plantée sur ses fondations, jusqu’en 2011. « La production

et la consommation se te- naient. La progression des chif-

fres d’affaires aussi », rappelle Gérard Sonnet, secrétaire géné- ral du Pôle des industries agroa- limentaires (PIA). Depuis deux ans et demi, l’appétit du sec- teur a diminué pour atteindre une forme d’inertie.

Il y a bien eu l’agrandissement du pôle de ressources Adrianor, la reprise de Continentale Nutri- tion (aliments pour chiens et

chats) à Boulogne-sur-Mer, les investissements d’Ingredia (pro- duits issus du lait), l’annonce de l’implantation d’Agrafresh (lé- gumes frais) dans l’Arrageois. Mais l’attentisme ambiant en- traîne le secteur dans une spi- rale de la stabilité peu propice au développement de projets.

« Aujourd’hui, tout est ramené

à la problématique du prix », concède Gérard Sonnet. Les vel- léités d’innovation, de nouveau packaging, d’évolution de la lo- gistique, d’initiative en matière de développement durable doi- vent passer l’impitoyable crible du coût.

Pression des enseignes

Le consommateur est-il prêt à payer plus ? Les distributeurs eux-mêmes accepteront-ils une hausse des tarifs ? La guerre

eux-mêmes accepteront-ils une hausse des tarifs ? La guerre des prix que se livrent les ensei-

des prix que se livrent les ensei- gnes a encore accentué la ten- dance. « Les négociations de fin d’année s’annoncent très diffici- les. C’est assez simple : le chif- fre d’affaires est stable, la pro- duction et la consommation sont en baisse. La pression des enseignes va encore probable- ment s’accentuer, d’autant plus avec le rapprochement entre les centrales d’achats d’Auchan et de Système U. Et s’il n’y a pas d’investissement dans les entreprises agroalimentaires, ça risque de se compliquer pour l’emploi. »

Si Lesaffre

(notre photo)

envisage une croissance de 5 à 7 % par an dans les prochaines années, le chiffre d’affaires global de la filière est stable.

PHOTO PIB

Il faut aller chercher des points

de croissance avec les dents. Fa- brice Hoschedé, délégué géné- ral du pôle Agroé, en est convaincu : l’innovation et l’in- ternational sont les deux ma- melles de la filière. « Nous avons de très beaux produits et des marchés potentiels. Nous voulons inciter les entreprises à se regrouper pour s’implanter à

l’étranger. » La technique de la meute pour convaincre les PME que l’herbe est plus verte ailleurs. Et qu’il y a des parts de marché à ne pas délaisser.

VALÉRIE SAUVAGE

Recherche innovation pour animer les papilles

L’ESSENTIEL

Colin d’Alaska surgelé aux petits pois

au régime sec. Comment innover

 
 

et au maïs. Kits d’endives prêts à être

cuits en papillote

La filière se met aux

quand le vecteur prix devient le plus im- portant ? Le pôle d’excellence Agroé a porté la création de l’institut Charles- Viollette qui réunit une centaine de chercheurs de la région sur le thème de la naturalité, ou comment gérer dura- blement toute la filière, des matières premières à la transformation en pas- sant par le process. Le centre de res- sources Adrianor, agrandi de 900 m², s'est doté de nouveaux outils pour ac- compagner les recherches des entrepri- ses. « Il faut innover pour apporter de la valeur ajoutée à nos produits, estime Mathilde Viot, responsable achats et in- novation de Perle du Nord (200 produc- teurs d’endives). Il n’y a que comme ça que nous pourrons maintenir des prix

L’agroalimentaire emploie environ 36 400 personnes au sein de 2 000 établis- sements. Le Nord - Pas-de-Calais est la première ré- gion en matière d’exportations : un tiers du chiffre d’affaires est réalisé à l’export, ce qui représente 12 % du total des exporta- tions françaises de produits agroalimen- taires. L’agroalimentaire représente plus de 11 % du total des dépenses recherche et déve- loppement régionales.

Avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 11 milliards d’euros (y compris la filière agricole), l’agroalimentaire se positionne à la cinquième place des régions françaises.

fourneaux pour imaginer des produits qui allécheront un consommateur qui dépense de moins en moins pour man- ger. Tous les deux ans, le concours de l’innovation Nord - Pas-de-Calais met en émoi les papilles quelques semai- nes avant le Salon international de l’ali- mentation à Paris. C’est là qu’il faut

être pour humer les tendances du sec- teur. « Pour schématiser, on est tou- jours sur la nutrition-santé d’un côté et

sur les produits du terroir de l’autre », estime Gérard Sonnet, du Pôle des in- dustries agroalimentaires (PIA). L’innovation doit animer les rayons et le chiffre d’affaires d’une filière qui a longtemps résisté avant de se mettre

corrects. »

V. S.

 

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La filière dans les starting-blocks, prête

2014 a été une année de transition pour l’automobile régionale. Car tout redémarre maintenant. Nouveaux véhicules, nouveaux moteurs d’ici à 2017 : le secteur reprend son souffle.

L es nouvelles Toyota Ya- ris et Renault Espace ont paradé cet automne au Mondial de l’automobile. Des

modèles made in Nord – Pas-de- Calais, symboles d’une filière automobile prête à redémarrer et dont les ambitions sont de devenir la première région auto- mobile française, voire d’Eu- rope, et de produire 700 000 vé- hicules par an d’ici à 2017. Des ambitions payées aussi au prix fort : la région a perdu plus de 10 000 postes en dix ans et la moitié de sa production.

« On commence à changer de braquet en 2015 pour monter en puissance jusqu’en 2017 », explique Luc Messien, directeur général du Pôle automobile ré- gional. Le Nord – Pas-de-Calais est, selon lui, « en pleine transi- tion : on est dans les starting- blocks pour tous les nouveaux démarrages de programme ». Le site Renault de Douai lance ainsi, cette année, sa nouvelle gamme « 15-40 ». Nouveaux modèles d’Espace, de Laguna, de Scenic : l’usine Georges- Besse a récupéré une bonne partie de ce qui se faisait à San- douville, avec l’ambition d’arri- ver à 220 000 véhicules par an alors qu’on tourne autour des

120 000 actuellement.

Nouvelles productions

Chez Toyota à Onnaing, on pro- duit, depuis fin juin, la nouvelle Yaris qui s’exporte déjà vers les États-Unis : 520 intérimaires ont été recrutés, permettant de re- passer à trois équipes et de re- trouver les effectifs d’avant la crise (4 100 salariés). Le plan stratégique 2020 de l’usine du Valenciennois vise 300 000 véhi- cules par an (avec deux modè- les fabriqués de front) contre

235 000 aujourd’hui.

Chez Sevelnord (Hordain), on s’est totalement recentré sur les utilitaires. En attendant le

K-Zéro pour PSA, on en fabri- que pour Toyota. À la Française de Mécanique (Douvrin), on a démarré la pro- duction du nouveau moteur 3 cylindres essence et on pré- pare celle du nouveau moteur diesel prévu pour 2017. Quel- que 640 000 pièces pourraient y être fabriquées par an. Un ap-

000 pièces pourraient y être fabriquées par an. Un ap- pel d’air essentiel au moment où
000 pièces pourraient y être fabriquées par an. Un ap- pel d’air essentiel au moment où

pel d’air essentiel au moment où la production de la FM connaît une chute importante (à peine 2 600 moteurs/jour contre 4 200 à l’été 2013). Chez MCA (Maubeuge), on poursuit la production de l’utili- taire Citan pour Mercedes-Benz et le Kangoo pour Renault qui a confirmé la fabrication du Kan- goo phase 3.

Ajustements douloureux

Chez UMV (Valenciennes), on at- tend avec impatience 2016 pour voir le démarrage de la nou- velle boîte de vitesses manuelle nouvelle génération pour PSA. En attendant, on se consacre aux boîtes automatiques, expor- tés à 70 %. Alors, tout va pour le mieux

Le nouvel Espace Renault et la nouvelle Toyota Yaris

ont paradé

au dernier

Mondial

de l’automobile

à Paris.

Ces deux modèles seront produits dans la région, respectivement

à Douai

et Onnaing.

PHOTOS

PHILIPPE PAUCHET

dans le meilleur des mondes automobiles possibles ? Pas si sûr. Si 565 000 véhicules ont été produits dans la région en 2013, on devrait atteindre les 550 000 d’ici à la fin de l’année 2014. Grâce aux nouveaux program-

mes, on devrait atteindre les 700 000 véhicules produits d’ici à 2016-2017. Bien loin du mil- lion de voitures qui étaient fabri-

quées avant-crise. Un chiffre

qu’on ne retrouvera jamais. Comme on ne retrouvera ja- mais les 10 000 postes perdus dans l’automobile régionale ces dix dernières années. « Les ef- fectifs ont été réduits de moitié chez Sevelnord depuis 2004, constate Ludovic Bouvier, res- ponsable régional de la métal- lurgie CGT. Pour faire baisser les

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LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 43 - 27/11/14

LA VOIX DU NORD - ENT - _TOUTES - 43 - 27/11/14 à (re)démarrer Bonheurs et
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à (re)démarrer

Bonheurs et malheurs des équipementiers nouvelle génération

Q uand les constructeurs se lancent dans de nouveaux projets, il y a

les équipementiers qui sui- vent et ceux qui ne suivent pas. Pour les 140 sous-trai- tants directs de l’automo- bile, l’affectation des nou- veaux marchés est un enjeu essentiel. Mais il y a aussi ceux qui ont diversifié leur production et se lancent sur de nouveaux marchés. Il y a les programmes exis- tants et ceux qui vont arri- ver. Dans cette grande redis- tribution des cartes automo- biles, les sous-traitants ne gagnent pas à tous les coups. Grupo Antolin, à Cambrai, continue de four- nir les panneaux de porte pour Renault-Douai tandis que Toyota Bushoku, à On- naing, a totalement réorga- nisé son usine pour fabri- quer les sièges de la nou- velle Yaris. Mais il y a également les moins chanceux. Comme Wimétal, qui a fermé son usine d’Iwuy qui n’a pas été

choisie par PSA pour le montage d’échappements et de roues du K-Zéro à Se- velnord. Ou encore SAS Automotive System, à Douai, non retenu par Re- nault pour l’assemblage des tableaux de bord des nouveaux modèles. Inquié- tudes également chez Brid- gestone-Béthune dont la production de pneus a chuté de 18 000 à 14 500 par jour et où 5 à 10 salariés quittent l’entreprise chaque mois.

« L’écomobilité, enjeu du futur »

« Mais il faut voir aussi la réussite de tous les équipe- mentiers qui se lancent sur de nouveaux marchés, no- tamment dans le domaine de l’écomobilité, enjeu ma- jeur du futur », estime Luc Messien, directeur général du Pôle automobile régio- nal. L’écomobilité, c’est bien sûr le véhicule électri- que, mais pas seulement. Ce sont aussi l’allégement des procédés métalliques, les nouveaux matériaux, les nouveaux procédés mécani-

La Française de Mécanique, à Douvrin, fabrique des moteurs de moins en moins gourmands en carburant :

ils consomment 2 litres au 100 km. PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE

consomment 2 litres au 100 km. PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE ques, les moteurs moins gourmands, etc. Notre

ques, les moteurs moins gourmands, etc. Notre ré- gion est à la pointe dans tous ces domaines. Ainsi, le futur centre d’es- sais électrique du CRITT M2A à Bruay-La Buissière va permettre de tester les batteries et leurs compo- sants, ainsi que des mo- teurs et turbos hybrides ou électriques. À Brebières, DBT, le leader européen dans la fabrication des bor- nes de recharge, a signé, cette année, un partenariat avec Nissan pour équiper 130 hypermarchés Auchan. À Douvrin, Delzen, qui s’est

spécialisé dans l’emboutis- sage aluminium, travaille à l’allégement des matériaux. Il y a aussi SNWM, à Douai, qui réalise des paro