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Chapitre

Nombres complexes

Groupement B x
Groupement C x
Groupement D x

Ce chapitre couvre le module de programme des BTS: nombres complexes 1.


1\ est conçu pour permettre aux étudiants, selon leurs études antérieures, soit de se fami -
liariser avec de nouveaux nombres, soit de consolider leurs acquis à ce sujet, certains para-
graphes du cours et certains types d'exercices et de problèmes pouvant alors être sautés
s'ils constituent des révisions inutiles.
L'objectif est d'une part de mettre en évidence les interventions des nombres complexes
en analyse: calcul intégral, résolution d' équations différentielles et d'autre part de fournir
des outils qui sont utilisés en électricité. en électronique et en mécanique.

Pensez à r + 1 = 0 et. plus gén~- VOUS savez que certaines équations du second degré n'ont pas de solu-
ralement. 3U cas où.6. < Q. lion dans R. À partir du XV Ie siècle, pour obtenir des solutions pour
di vers types d'équations. on a créé, en plus des nombres réels, de nou-
veaux nombres appelés d' abord impossibles, pui s imaginaires
(Descartes en 1637) el enfin complexes au début du XIX' siècle.

A. FORME ALGÉBRIQUE.
, "
REPRESENTATION GEOMETRIQUE

1. ENSEMBLE DES NOMBRES COMPLEXES


a. Nombres complexes
Nous admettons l'existence d'un nouve l e nsemble, noté C, de nombres
appelés nombres complexes.
j est la premjèœ lettre du mot ima-
gin(lir~ . la notation j a été int ro- Les nombres complexes sont de la forme a + bi. où a et b sont des
duite par Euler en 1777. nombres dels quelconques et i un nombre nouveau.

Chap. 1 : Nombres complexes 9


Égalité de nombres complexes
a + bi = a' + h' i, si et seulement si, a = a' et b = h'.

Remarque
Les nombres complexes sont très utilisés en électronique; afin d'éviter
des confusions avec l'intensité i d'un courant électrique, un nombre
complexe est alors noté a + bj au lieu de a + bi qui demeure ['écriture
utilisée Izahituellemellf en mathématiques.

b. Opérations sur les nombres complexes


NOLIS admettons le théorème suivant:
Toute construction de l'ensemble C
muni de ces opérations est hors
programme.
On peut définir dans C une addition et une multiplication pour lesquelles
i 2 = - 1, donc i est une solution les règles de calcul sont les mêmes que dan. R, avec i' = - 1.
dans C de l'équation.~ + 1 = O.

Remarques
-3i • i n'est pas un nombre réel puisque son carré est négatif.
• • Tout nombre réel a peut s'écrire a + Qi; c'est donc un élément de C.
4~2;

0.
1
R -5 t)
• • j
L'ensemble R des nombres réels est un sous-ensemble de l'ensemble C
C •
des nombres complexes.
Fig. 1
Ce résultat se note IR C C qui se lit . IR est inclus dans C •.
Voir, ci-dessus, \' égalité de nombres • Pour tout nombre complexe Z, les nombres réels a et h tels que
complexes.
Z = a + hi sont uniques.

Définitions
Soit :- = a + hi un nombre complexe.
• a est ta partie rleUe de :-. Notation: a = Re(:-).
• b est la partie imaginain de :. Notation: h = Im(:).
• a + hi est la/orme algébrique du nombre complexe :-.

i est un imaginaire pur. • Un nombre complexe dont la partie réelle est nulle s'écrit Z bi;
il est dit imaginaire pur.
Voir l'utilisation de ces résultats • Les identités remarquables suivantes restent vraies dans le cas où A
dans r exercice corrigé 1. et B sont des nombres complexes:
=
(A + B)' A' + 2AB + B';
(A - B)' = A' - 2AB + B' ;
=
(A + Bl' A3 + 3A'B + 3AB' + B3;
(A - B)3 =
A3 - 3A' B + 3AB' - B3 ;
A' - B' =
(A + B) (A - B).
Développez le second membre; Observez ce nouveau résultat dans C :
=_ 1.
j2
A' + B' =
(A + iB) (A - iB).

10
, , ,
2. REPRESENTATIONS GEOMETRIQUES
D'UN NOMBRE COMPLEXE
a. Image et affixe
On considère le plan muni du repère orthonormal (0; û, V).
Pour ne pas créer de confusion avec À tout nombre complexe ~ = a + bi, on peut associer le point M de
le nombre complexe i. la b3se du coordonnées (a, h).
repère n'est pas notée (J'. h
mai s Réciproquement, à tout point M de coordonnées (a, b), on peut asso-
(IÎ, li'). cier le nombre complexe z = a + hi.

Définitions
2
• L' i"llIg~ du nombre complexe:: = a + hi est le point M de coordon-
nées (0, h).
• L'affixe du point M de coordonnées (a. b) est le nombre complexe
o ,i 3 : = a + hi.
Fig. 2
M ] est J'image de:] = 3 + 2i. En particulier le nombre complexe a = a + ai est l'affixe de l'origine
Le point M d'affixe;: e.lit souven t 0 du repère orthonormal (0; il, v).
not~ M(:). Le plan P muni du repère orthonormal permettant de représenter géo-
métriquement les nombres complexes s'appelle le plan complexe.

On peut aussi représenter géométriquement un nombre complexe par


un vecteur.
Définitions

- -
2 • Le t't'Ueur image du nombre complexe z = a + hi est le vecteur
O M = aû + bv.
• L 'affut' du vecteur OM = ail + bvest le nombre complexe
o ü 3 :=a+bi.
Fig. 3
En particulier 1 est l'affixe du vecteur û et i est l'affi xe du vecteur v,
OM) est le vecteur image de
;:] = 3 + 2i.
b. Lignes de niveau de z 1-7 Re(z) et
de z 1-7 Im(z)
Voir la défini tio n de Re(;:) au para- Pour: = 3 + 2i, nous avons vu que Re(z) = 3.
gmphe Lb.
D'autres nombres complexes ont 3 pour partie réelle: z' = 3 + i,
Z" = 3• ~ 'u = 3 - "23·1, ".
L' ensemble des nombres complexes z tels que Re(:) = 3 est l'ensemble
des nombres de la forme z = 3 + hi où b est un nombre réel quel-
M conque.
M'
Ces nombres ont pour images dans le plan complexe les points M(3, h)
dont l'ensemble est la droite d'équation x = 3, parallèle à l'axe des
ordonnées.
o ü M"
C'est la ligne de niveau de la Conction z ,.... Re (z) correspondant au
M'" niveau 3.
Ret::) =-1 Re!::) = 3
De même la ligne de niveau de la fonction z ,.... Re(:) correspondant,
par exemple, au niveau - 1 est la droite, parallèle à l'axe des ordon-
Fig. 4 nées, d'équation x = - 1.

Chap. 1 : Nombres complexes 11


D'une manière analogue. on démontre que l'ensemble des nombres
complexes Z tels que Im(:) = 2 est l'ensemble des nombres de la forme
lm! ::)=:! .: = a + 2i où Cl est un nombre réel quelconque.
Ces nombres ont pour images dans le plan complexe les points M(a, 2)
dont l'ensemble est la droite d'équation )' = 2, parallèle à l'axe des
ordonnées.
o ii
C'est la ligne de niveau de la fonction z >-> Im(z) correspondant au
Fig. 5 niveau 2.
En remplaçant 3 (respectivement 2) par un nombre réel k quelconque
nous obtenons de même:

Théorème
La ligne de niveau de la fonctioa' .... Re(z) (respectivement z .... Im(z))

"
0 ,7
correspondant au niveau l est la droi.... pualIèle à l'axe des oroonnées,
d'iquationx = k (respectivement ponIIèIe ll'axe des abscisse., d'iqua-
=
lion y l).

Fig. 6 Cas particulier: k = O.


Pour les valeurs en[i~res de k ces L'axe des abscisses, ensemble des images des nombres li + Oi = a où
lignes de ni\·eau formenr un qua- a est un nombre réel, est appelé axe des réels du plan complexe.
drillage du plan comple x.e.
L'axe des ordonnées, ensemble des images des nombres imaginaires
purs 0 + hi = hi, est appelé axe des imaginaires purs du plan complexe.

c, Opérations
Addition
v,
Si 41 = al + hl; et ':2 =
+ h2; sont les affixes respectives de MI et
a2

- - = -+ = V" al"", z, + z, est l'affixe de


-
de M" donc de OM, V, et de -
OM, -
VI + V2,

L' addition des nombres complexes «correspond» à l'addition des vec-


teurs.

Exemple
Fig. 7
La somme de ';: l = 3 + 2; et z:2 = - 1 - 4i est ""1 + ':2 = 2 - 2;.

2
Multiplication par un nombre réel
- -~
Si '::1 = al + hlÊ est l'affix.e de MI' donc de OMI = VI' et si u est un
-2
"
0 Ü 2 3
nombre réel, alors a':: l est l'affixe de a~.

M(-H La multiplication d'un nombre complexe par un nombre réel «corres-


pond » à la multiplication d'uil vecteur par un nombre réel.
-
OM = -21 -0M,. Exemple
Fig. 8 Pour z, = 3 + 2i et CL = - ~, on a CL:, = - ~ - i.

12
Conséquence
a est la. lettre grecque alpha. Soil:, et ::, définis comme pour l'addition et IOil a et Il deux nombres
f3 est la lettre grecque bêta. réel•.
~ ~

a~, + 13~, est l'affixe de a V, + Il V,.

En particulier (a
-,l> -,l>
= - 1,13 = 1):
_ _

- V, + V, =
-,l> -,l>
- OM, + OM"
_ -7

V, - V, = M,O + OM"
~ ~ ~

V2 - V, = M,M,.

- - --+
:, - :, esll'affixe de V, - V, = M,M, '

Cette propriété est utilisée en sciences physiques.


Sur la figure 9, on a représenté le vecteur aM = ~2;
M a pour affixe Z2 - ~l.

3. CONJUGUÉ
D'UN NOMBRE COMPLEXE
Définition
Le nombre complexe conjugué de ~ = a + bi est le nombre complexe
a - hi, noté : .
-: se lit .;; barre :..

Exemple
b
Le conju gué de z = 3 + 2i est f = 3 - 2i.

Représentation géométrique
o ïi Soit M l'image de : = a + bi.
L'image M' du conjugué de:: = a - !Ji de z est le point M' symétrique
de M par rapport à la droite des réels.
-b --- - - -- -- ; M'(,l
En particulier, dans le cas où z est un nombre réel , c'est-à-dire où
Fig. 10
z
b = 0, on a = : et M' = M.

Remarque
Effectuez donc ces calculs! Soit : = a + bi. En utili sant les règles de calcul dans C, on obtient:
Nous retrouverons a2 + b2 dans le ~ + :: = 2a et ~:: = a 2 + b2 .
paragraphe B.
O n en déduit:

La somme elle produil d'un nombre complexe el de son conjugué


sonl des nombres réels,

Chap. 1 : Nombres complexes 13


Voir l'exercice corrigé 2. Ce résultat sur Je produit est utilisé en particulier pour obtenir la
forme algébrique d'un inverse ou d'un quotient:
Cette méthode est à retenir. on multiplie numérateur et dénominateur de ~ Olt de ~,par le conjugué
du dénominateur. ...

Conjugué d'une somme


Le conjugué d'une somme est la
som me des conj ugués. Pourlous nombres complexes:, ::', on a ::+::'=:- +~:
----~

Conjugué d'un produit


Le conjugué d'un produit est le
produit des conjugués. Pour tous nombres complexes z. :'. on a .::' = ~ . ~'.

Pour démontrer chacun e de ces deux propriétés: écrire deux nombres


complexes quelconques ::, ::' sous forme algébrique et déterminer la
forme algébrique de chaque membre de l'égalité.

Conjugué de l'inverse d'un nombre complexe non nul


Le conjugué de l'inverse est l'in·
verse du conjugué. Pour lOul nombre complexe z non nul, on 0 (~) =~.

Écrire la définition de l' inverse d'un nombre complexe z non nul:


zx~=l.
Utiliser le conjugué d'un produit Déterminer le conjugué de chaque membre de cette égal ité.
pour.:: x . !.
- En déduire (?).
Conjugué d'un quotient
Pour tous nombres complexes.;: et .;:', .;:' n'étant pas nul,
Le conjugué d'un quoti ent est le
quotient des conjugués.
ono("'}
:'
=~.
z'

Écrire la définition du quotient de;: par ;:':

?=ZX?
Déterminer le conjug ué de z x ~, à l'aide des résultats sur le produit et
<
sur l'inverse.

14
B. FORME TRIGONOMÉTRIQUE.
REPRÉSENTATION GÉOMÉTRIQUE
1. MODULE D'UN NOMBRE COMPLEXE
a. Définition. Interprétation géométrique
b ---------------t: M Dans le plan complexe, soit M l'image de z = " + bi.
/" En utili sant le théorème de Pythagore dans un des deux triangles rec-
tangles dessinés, on obtient:
OM' = ,,' + b', donc OM = .,Ja' + b'-
o ü
" Fig. Il Définition
Le modu le de 1 + 2i e'" ,Is. Le module d'un nombre complexe:: ~ a + bi est le nombre r=1
Le module de- 2 = - 2 + OieM
,)(-2)'+ 0' - 2. ..Jal + /il.
Plus g~néralemen t . Je module d ' un
nombre r~el a est : ..Jo:!. + ()2 = lai. Notations
e est pourquoi on a choisi de oOier Le module d' un nombre complexe:: est noté 1::1; pour alléger les écri-
le module d'un nombre complexe tures, on utilise aussi les lettres r et p (p est la lettre grecque rhô).
comme la valeur absolue d'u n
nombre réel. Remarques
• Pour tout nombre complexe z. on a 1.:1 ~ o.
• 0 est le seul nombre complexe dont le module est O.
Voir le paragraphe A. 3. • Pour tout nombre complexe z. on a:2 = a2 + b2 .
Donc pour tout nombre complexe :, Izl = ..Jii.
• Pour tout nombre complexe ::, on aIfl = 1::1.
b ....•.•••••••••••••• Interprétation géométrique
'A Le module de : est la distance de 0 à M ; c'est aussi la norme du vcc-
o li leurOM :
" 1:1 = OM = IIOMII.
Fig. 12

b. Module d'une différence, distance de deux


points
Soit il et Zz des nombres complexes d'images respectives Ml et M2'
Nous avons vu que Z2 - Zl est l'affixe de OM 2 - C5'M: I = MJVi2"
~ ~

z, - ", est aussi l' affi xe du point M défini par OM= M,M2·
On en déduit: OM = 1:, - <,1· Donc M,M2 = Iz, - z,l.
o li
1:, - :,1 = M,M, où M, et M, som les images respectives de
Fig. 13 :1 et :2"

Ce résultat permet d' utiliser les nombres complexes pour démontrer


des propriétés relalives à des distances en géométrie plane. Il est éga-
Voir en particulier les exercices
COfrig~S11. 12 et 13.
Iement utilisé en sciences physiques.

Chap. 1 : Nombres complexes 15


N c. Module d'une somme: inégalité triangulaire
Soit :1 et ;:2 des nombres complexes d'images respectives NI et N2 , et
~ ~

soit N le point défini par N ,N = ON, (figure 15).


On a ON, = 1:,1 et N,N = ON, = llol.
~-~~-
D'autre part ON = ON, + N,N = ON, + ON,; donc N a pour affixe
=, + =2 et ON = 1:, + loi·
Fig. 14 Dans le triangle ON,N nous avons J'inégalité:
ON'" ON, + N,N, donc 1=, + :,1 '" 1:,1 + Iz,l.

C'est une inégalité; on aurait pr~­ Pour tous nombres complexes =, et ",1:, + '21 '" 1,,1 + 1:,1.
f~ré une égalité.

2. ARGUMENT D'UN NOMBRE COMPLEXE


;: = 0 est caractéri sé par 1:1= Q. NON NUL
a. Définition. Interprétation graphique
M(,)
Dans le plan complexe, soit M l'image d'un nombre complexe non nul
Z= a + bi, le repère (0 ; û, v) étant orienté dans le sens direct.
Nous savons que M est caractérisé par la distance OM = 1=1 et une
mesure 6 de J'angle orienté (û, OM) ou de J'angle orienté (û, ON), N
A
étant le point commun à la demi-droite rOM) et au cercle trigonomé-
trique.
Or, par définition des fonctions sinus et cosinus:

Le cercle trigonométrique
rayon égal ~ 1.
Fig. 15
:t un
- -
xN = cos 9 et )'N = sin 6.
~ est unitaire, on a
Comme OM = OMo ON puisque ON
a = ~a2 +b2 cos 6 et b = ,la' +b2 sin 6.
On en déduit cos 6 et sin 6 en fonction de a et de b.

;-, Définition
.M(a + hi)
b Un argument d'un nombre complexe non nul : = a + hi est un nombre
,,'8: réel 9 tel que
cr
v

r"
8 a
0 Ü a
\'az. +b2
Fig. 16 b
sin a= \'a:?: +b2 .

Interprétation géométrique
Voir figure 15. Un argument de z (non nul ) est une mesure de J'angle orienté (û, OM).
Il est donc défini à un nombre entier de tours près (sur le cercie trigo-
k peUl prendre pour valeur O. 1. 2 . nométrique), c'est-à-di re à k2-rr près, où k est un nombre entier relatif
... ou - 1. - 2, - 3, . (k E Z), car un tour dans le sens positif mesure 2-rr radians.
e esl la lettre grecque thêta. Un argument de : est noté arg z ou, plus simplement, 6.

16
Remarques
• Rappelons les valeurs remarquables de sin e et cos e:
8 0 "li "4 "3" "2 "
sin 8 0 1 fi -
fi 1 0
2 2 2

cos e 1
[j li 1
0 -1
2 2 2

Pour tout nombre complexe non nul z, on a


b
o M (: ) 1;:-1 = Id et arg;:- = - arg 0 + k2-rr,
où k est un nombre entier relatif.
M'(;:) est le sy métrique de M(z) par rapport à l'axe des abscisses,
o a: c'est-à-dire à la droite des nombres réels,
" • En conservant les notations du paragraphe l.b., nous avons vu que
~ ~ :\
-b z, - est l'affixe de M,M, = OMo
0, +
On en déduit:

On suppose ;:;1 =/; ;:2" 10, - ~,I = M,M,


Notez l'inversion de l' ordre des in- arg (:::0: - :1) est une mesure de
dices 1 et 2.
l'angle orienté (u, M;M,), o ü
Fig. 18

Ces résultats sont utilisés en sciences physiques.

Dans le plan complexe muni d'un repère orthogonal direct (0; il, if),
soit Ml' M 2• M } les images respectives des nombres complexes zi'
Z2' Z3 tels que z] *- Z2 et': 1 =1= Zy
Nous savons que ~2 - ZI a pour argument une mesure de l'angle
~ Attention à l'inversion de l'ordre orienté (u, ~2); de même pour Z3 - ~l avec (u, ~3)·
des indices 1 et 2, ou 1 et 3.
Donc, d'après le rés ultat ci-dess us
sur un quotient, un argument de
0; - 7
"3 "'1
-'-- est une mesure de l'angle

-t- -t-
0; 7 -
"2 "' 1

(u , M,M,) - (u, M,M,),


J0
Observez cene égalité d'angles sur
Or cet angle est égal à l'angle 'L-
a li
(~"
la fi gure; nous l'admetlons ici.
M;M,) Fig. 19

Nous obtenons le résultat sui vant, utile en sciences physiques:

~l-::I
... Attention à l'ordre des indices 1. arg::--:::--:
"2 .. ]
esl une mesure de l'angle onenlé <. M,M"
. .- -
M,M,),
2,3.

où Ml' M2' M3 sont les images respectives de ::]> ::1' ::].

Chap. 1 : Nombres complexes 17


b. Lignes de niveau de z ~ Iz - Zo 1
et de z ~ arg (z - zo)
Soit ;, un nombre complexe donné d'image Mo dans le plan co mplexe.
Cherchons l'ensemble des images M des nombres complexes: tels
que 1: - ;,1 = 3.
D 'après l'avant-dernière remarque ci-dessus,lz - ;,1 = MoM.
Donc 1: - ;,1 = 3 si, et seulement si, MoM = 3.
o ü L'ensemble cherché est donc le cercle de centre Mo et de rayon 3.
Fig. 20
C'est la ligne de niveau de la fonction z >-> 1: -
loi correspo ndant
au ni veau 3.
De même la ligne de niveau de la fonction : >-> 1: - loi correspon-
dant, par exemple. au niveau 2 est le cercle de centre Mo et de
rayon 2.
Si k < O. il n'existe pas de tels En remplaçant 3 ou 2 par un nombre réel k positif quelconque nous
points M . obtenons de même:

Théorème
La ligne de niveau de la fonclion ;: ...... 1::: - :::01 correspondant au niveau
positir k est le cercle de centre Mo. image de <:0' et de rayon k.

.- Dans le cas particulier où k = 0, il s'agit du cercle-point Mo'


Argf;;: ")=4
/ Cherchons l' ensemble des images M des nombres complexes: tels
que arg (z - 'il) = ~ + k27T , où k est un nombre entier relatif.

M "f-.,..L,-+
D'après l'avant-derni ère remarque du paragraphe a., arg (z - lo) es t
une mesure de l'angle orienté (ii,Mo/;h
Donc arg (z - Zo) = l + k21T si, et seulement si, une mesure de
~

o ü l'angle orienté (li, MoM) est~.


Argt~ _:) = 11" L'ensemble cherché est donc la demi-droite d'extrémité Mo (non
)
Fig. 21 comprise) et de vecteur directeur L:'tel qu'une mesure de l'angle
Pour M = ~10, ; : = ::0
~ ~' )
( U, Il
. 7T
SOIt 4'
donc;;: - ==0 = 0 n'a pas d'argu- C'est la ligne de niveau de la fonction z ..... Arg (z - zo) corres-
ment.
pondant au niveau ~ (au nombre de tours près).
De même la ligne de niveau de la fo nction z ..... Arg (: - lo) corres-
pondant, par exemple, au niveau -1
(au nombre de tours près) est
la demi-droite d' extrémité Mo (non comprise) et de vecteur directeur
L:"tel qu ' une mesure de l'angle (û, 1:") soit - ~.
En remplaçant ~ ou -1 par un nombre réel e quelconque, nous
obtenons de même:

Théorème
La ligne de niveau de la fonction ;: ~ Arg (;: - :::0) correspondant au
Fig. 22
niveau 6 (au nombre de tours près) est la demi-droite d'extrémité Mo
Observez les lignes de nÎ\'eau obte- (non comprise) et de vecteur direcleur ü'tel qu'une mesure de l'angle
nues pour des valeurs . rtgulièrts .. orienté (û, û') soit 6.
de k et de 6.

18
c. Forme trigonométrique
En sciences physiques, on Ilote par- Nous venons de voir qu'un nombre complexe ~ de forme algébrique
fois:: = tr. eJ; voir plus loin dans .;: = a + hi est aussi défini par son module r et, si zn' est pas nul, par
la panie CompMmmt.
un argument 6.
Comment s' écrit alors.;: ?
Comment passer de la forme algébrique à cette nouvelle écriture et
inversement?
Les paragraphes 1. 3. et 2. a. ci-dessus permettent de répondre:
a = r cos e et b = r sin e car r = ~a2 + b 2,
:: = a + bi donc.:: = r cos e + i r sin e,

o = r (cos 9 + i sin 6).

Cette écriture s'appelle forme trigonométrique de ~.

Pour passer de la forme algébrique à la forme trigonométrique,


on calcule _ { cos 9 ~ !!.

Voir les exercices corrigés 4 et S.


r = \a 2 + b 2, puis on détermine e tel que.
sm e=
b-.
r

Pour passer de la forme trigonométrique à la forme algébrique,


on calcule
a = r cos e et b = r sin O.

Remarque
Pensez à \'ous placer en « mode Les calculs permettant de passer de a et b à r et a sont évidemment
radian :.. effectués à l'aide d'une calculatrice programmable.
Les ,,'aleurs remarquables de cos a La plupart des calculatrices scientifiques ont une touche permettant le
et sin a sont rappelées au para- passage des «coordonnées polaires » aux «coordonnées rectangulaires»
graphe a. et réciproquement. Cette touche permet donc aussi le passage de la
forme trigonométrique à la forme algébrique et réciproquement.
Cons ultez la notice de votre calcu- Si vous ne disposez pas d'une t.elle touche, programmez les calculs.
latrice.

d. Module et argument d'un produit


Soit;: et .::' deux nombres complexes non nuls de modules respectifs r
et r', d'arguments respectifs a et 0':
~ = r (cos 0 +i sin 0) et ;:' = r' (cos 8' + i si n 0').
Leur produit est z x ~' = r (cos 0 + i sin 9) x r' (cos 8' + i sin 0').
Rappelons les _formule s d'addi- En développant le produit des deux parenthèses, on obtient:
tion .. ; z x ~' = rr' [(cos 0 cos 8' - sin 0 sin 0') + i (sin 0 cos 0' + cos 0 sin 0')].
cos (a + b) = cos a cos b - sina sinb.
sin (a + h) = sinacosb + cosasinb.
Donc ~ x z' = rr' [cos (8 + 8') + i sin (0 + 0')].
On reconnaît la forme trigonométrique du produit.:: x z' qui a donc
pour module rr' et pour argument a + a'.

Chap. 1 : Nombres complexes 19


;>'

Théorème
Si::: ou;.' es, nul. seule l'égalité sur Quels que ~ient les nombres complexes: et z' non nuls
les modules a un sen.. 10 x 0'1 = !zl x !Z'I.
arg 10' 01 = arg: + arg 0' + k21r.
où k est un entier relatif.

Le module d'un produit est le produit des modules,


Un argument d' un produit est la somme des arguments (à un
Voir l' exercice corrigé 6. nombre entier de tours près).

e. Module et argument de l'inverse


d'un nombre complexe non nul
Pour tout : .. o.
I~I =.1.101 ~ = - arg 0 + k21r.
Voir l' exercice corrigé 6. et arg

• Le module de l'inverse est l'inverse du module,


À un nombre entier de tou rs p~ s . • Un argument de l'inverse est l'opposé de l'argument.

Démonstration
~ étant un no mbre complexe non nul, so it::' = ~.
On a:: X ~'= 1.
Donc, d'après le théorème ci-dess us, comme 1 a pour module 1 et pour
argument 0:
1:lxl:' l= 1 et arg :+arg :'=0+k27r.

Donc 1:'1 =I ~I et arg 0' =- arg z + k2'TT, d'où le résultat encadré.

f. Module et argument du quotient


de deux nombres complexes non nuls
Pour tous .:: el :' non nuls. on a
Voir l' exercice c()rrig~ 6.
121 = :~': et arg (2) = arg: - arg :' +k27r,
où k est un entier relatif.

• Le module d'un quotient est le quotient des modules,


À un nombre entier de tou rs près. • Un argument d ' un quotient est la différence des arguments,

Démonstration
Utilise r ~, = .: : x -!.
- - et les résultats sur l'inverse et le produit.

20
C. FORME EXPONENTIELLE.
FORMULES DE MOIVRE ET D'EULER
1. NOTATION EXPONENTIELLE
Nous avons vu au paragraphe B.2. d.:
Un argument d'uil produit est la somme des arguments.
Ce résultat sur les arguments liant un produit à une somme ressemble à:
a nombre réel non nul , Il et III a'l x a lll = (ln+m
entiers relatifs. où l'exposant d'un produit est la somme des exposants.
Aussi on adopte une nouvelle notation «de type puissance » pour la par-
:: = r (cos ax i si n 9). tie cos 8 + ; sin 8 de la forme trigonométrique ne fai sant intervenir que
l'argument.

La fonction exponentielle de IR:


dans R figure au programme d'una- Pour tout nombre réel 8, on pooe cos 8 + i sin 6 = e'·._ _....J
lyse; notée (!' ou exp x elle apparaît
sur le clavier des calculatrices. Remarques
Elle sera étudiée au chapitre 2.
ei9 se lit «e puissance i thêta ».
Mais ici ie est un nombre comple.~,
de même que cos il + i sin e. • L'intérêt de cette notation largement répandue en sciences phy-
siques, notamment en électricité, sera mis en évidence dans toute la
suite de ce chapitre.

Cette llOlation esr due i) Léonh:utI EuJer. Avec cette notation, le nombre complexe.: de module r et d'argumenl a
mathématjcien suisse ( 1707-1783). s'écrit: .: = re if1•

En effet z = r (cos e + i sin e)


:;: = re i9 .
Exemples

o ü

Fig. 23

Dans le cas particulier où r = J, on a z = e i9 ; son image est sur le


cercle trigonom étrique.

Remarques
Avec la notation exponentielle des nombres complexes, les deux
Voir B.2.d. égalités du théorème relatif au module et à l'argument d'un produit
s'écrivent:

Chap. 1 : Nombres complexes 21


• Dans le cas particulier où r = r' = 1 on obtient:

Pour tous nombres réels e et e', on a


ei6 x e itl ' = ei\Ü + ln.

Le théorème précédent se retrouve On retrouve une égalité de la forme a" X aP = (In + P, établie lorsque
donc facilement a\'ec la forme Ilet p sont des nombres entiers relatifs, et qui s'étend ainsi à des
exponentielle.
nombres complexes.
Voir B, 2.e. et f. Avec la notation exponentielle des nombres complexes, les égalités
des théorèmes relatifs au module et à l'argument de l'inverse d'un
nombre complexe non nul et au quotient de deux nombres com-
plexes non nuls s'écrivent:
Ce... résultats qui rappellent
1 _ 1 -je re iO _ r j(6 - En
1.. = a-ft el !!:... = 0"-" -.---e el ~ •. --e .
d' al' re ra r r'e
r
r'
se retiennent facilement.

2. FORMULE DE MOIVRE
Soit.: = re i9 un nombre complexe non nul.
.:2 = Z X .:, donc z? = ?e 2ifJ
Voir le paragraphe 1. d'après les résultats obtenus sur le produit de nombres complexes.
De même.: 3 = Z2 X .:, donc .:3 = ,-3e 3i9 , et ainsi de suite pour Z4, Z5, ...
Nous avons également établi que ~ - 1 = est égal à b
Voir le paragraphe J. l e-ifJ = r-le~ia.
r
On en déduit que.: - 2 = .: - 1 X .: - 1 est égal à r -2 e - 2i9, et ainsi de
suite pour z-3, .:-4, ...
On peut démontrer que:
Pour tout nombre complexe non nul.: el tout nombre entier relatif n:
Voir l'exert~ice corrigé 7. 1;:"1 = 1:1' et arg (;:") = Il . rg ~ + k21T,
où k est un entier relatif.

Remarques
Avec la notation exponentielle des nombres complexes ces égalités
s'écrivent:
Ce résultat rappelle:
(afl)" = aPH
el se retient aussi fac ilement.

Dans le cas particulier où " = 2 on obtient:


Pour tout nombre complexe non nul :,
Iz'l = Izl' et arg (z') = 2 arg z + k21T avec k dans Z,
donc Izl = ~ et arg Z = ~ arg (z') - k1T.

22
On en déduit :

Si un nombre complexe Z a pour module p et pour argument a, alors le


nombre complexe:: de module r = \p
et d' argument e = ~ est tel que
::1 = Z.

Tout nombre complexe a deux Ce nombre z est appelé une racine carrée du nomb re complexe Z;
racines carrées complexes opposées. -.;: de même module et d'argument ~. + 1T est l' autre rac ine carrée
complexe de Z.
Abraham de Moivre (1667-175.t) Dans le cas particulier où r = 1 on obtient, sous la fo rme trigono-
est un mathématicien britann ique métrique, la formule de Moivre:
d'origine fra nça ise.
Pour tout entier relatif n:
(cos 0 + i sin Or = cos ne + i sin nO.

3. FORMULES D'EULER
Rappels Pour tout nombre réel e on a :
cos (- 9) = cos 9
sin (-9) = - sin 9:
eie = cos e + i sin e;
fa îtes une fi gure ! e - je = cos e - i sin e.
Par addition et soustracti on membre à membre on obtient:

... Attention à i en dénominateur. cos e= ~ (e ie + e - 19) et si n e =.l (e ie - e - la)


2i .

,
D. COMPLEMENT: EXEMPLES D'UTILISATION
, ,
DES NOMBRES COMPLEXES EN ELECTRICITE
ET EN ÉLECTRONIQUE
Aucune connaissance cl ce suj et n'est exigible en mathématiques.
,
1. REPRESENTATION COMPLEXE
D'UNE FONCTION SINUSoïDALE.
VECTEUR DE FRESNEL
J est J'intensité efficace du courant En électricité, on utilise des fonc tio ns sin usoïdales du temps t telles que
sinusoMal: c' est J'intensité d'un 1>-> i(l) = I Ii cos (WI + ",) pour l'intensité,
courant continu qui apporterait là
même puissance P à la même résis-
ou 1 >-> 11(1) = Un cos (wt + ",) pour la tension.
tance R. De même U est la valeur Électricité de France distribue des tensions électriques sinusoïdales de
efficace de 1.1 tension. fréq uence constante f = 50 hertz.

Chap. 1 : Nombres complexes 23


1
Il c=n est rJe même pour chaque La pulsation est w = 2'TrI = 3 14 rad s - 1: c'est la même constante pour
fonction 1 ...... i(t) a"ec 1 et 'P,
toutes les fo nctions jet /1 ainsi définies,
Cette notalÎon est utilÎ s~e cn
sciences physiques,
Il en résulte que chaque foncrion 1 ..... 11(1) est caractérisée par la don-
née du réel positif U et de la mesure !P (e n radians) d'un angle.
Ainsi, à chaque fonction u, on peut assoc ier le nombre complexe de
forme trigonométrique [U, !pl ,

À toute tension si nusoïdale Il on associe le nombre complexe, noté !.L


- de module U, la valeur effi~ace de Il,
- d'argument ~, la «phase initiale» de Il,

Pour ~v it e r
des confu:,ion.s av!!c 11(1) = ufi cos (wt +!p) et !J. = U (cos!p + j sin !pl,
rïnl e n ~i t 6
élect rique i. on nOIe ici)
le nombre com plexe de module 1 et
Dans le plan complexe si M eSlI'image de!J. = rU, !pl
d'argument ~, +
le vecteur dt! Fre.m el de la fonL'tion sinusoïdale Il e:-:;t le vecteur DM,

,. M ut! Exemple
Soit un dipôle soumi s à la tension sinusoïdale
.
4
11(1) = 220 ,'2 cos (wt + ~)
On peut associer à Il le nombre complexe!J. = [220, ~l et le vecteur
)
Fig, 24 de Fresnel DM (figure 24).

2. IMPÉDANCE COMPLEXE
Lorsqu'on applique aux bornes d'un ci rcuit une tension sinusoïdale tt
de pulsation w. un courant d'intensité sinusoïdale i, de même pulsa-
tion w, parcourt ce circuit.
Alors 11(1) = ufi cos wl et i(l) = l fi cos (WI - !pl.
Ces choix de ph:l~S l){)nl habituel-
lement utili ~s en ~Iectricité,
Nous venons de voir qu'on associe alors à i et u deux nombres
On rencontre aussi
complexes let !J. :
j = 1\2 cos WI
l = li, -!pl et !J. = [U, 0].
et 1/ = U,2 co.s (wi + 'P)'

~,
On a aJo~
1 ~ [/,Ol_llL ~ [U,.,]. • L'impédance complexe du circuit est le nombre complexe Z =
• L'impédance du circuit e~t le module IZI de l'impédance complexe,
Exemples
Voici les impédances complexes
R~hlance pure Bobine -_
Z. de trois circuits simples:
......
Condensateur

R esl la rbisuma Lest l' ùldllct{jflC~ C est la cO/JOdli


du circuit de la bobine du condensateur

24
En sciences physiques on établit le résultat suivant:

Ce résultat montre l'intérêt de la En courant sinusoïdal, dans un cin.::uit en série ou en parallèle, la loi
notion d'impédance complexe. La d'association des impédances complexes est la même que celle des
loi d'assoc iation des résistances
résistances, en courant conlinu, dans le même type de cin.:uil.
en courant continu est mppelée ci-
dessous .

En courant continu, à partir de delLt résistors de résistances re:,p ec-


tives RI et R1' Olt obtienllll1e résistance équiralente R dans une asso-
ciation en série et une résistance équivalente r dans ulle association en
pa rallèle.

Association en série
R,
~_HL_--..J
Fig. 28

Association en parallèle
R,

Fi g. 29

Chap. 1 : Nombres complexes 25


TRAVAUX PRATIQUES
EXEMPLES DE MISE EN ŒUVRE TP2 Linéarisation de
DES FORMULES DE MOIVRE ET polynômes trigonométriques
D'EULER avec la formule d'Euler
]0 Transformation de produit en somme
On donne la fonction définie pour tout nombre réel x
AlIi'Wlt cn""aissona Il'~St ~xig;blt! c) ct! sujet dans lt! par J(x) = cos 3x sin 4x.
cadrt! du programme dt! math!matiqllt!s. Utiliser les formules d'Euler pour montrer que, pour
tout nombre réel x,
TP 1 Linéarisation de f(x) = ! (sin 7x + sin x).
polynômes trigonométriques Cette transformation e!';t utile pour calculer des primitives
avec la formule de Moivre 1 de la fonction f.

2° Linéarisation de cos2 x et sin2 x


1° a) ÉcriTe la formule de Moivre pour 11 = 2.
Développer (e Ü + e- Ix )2.
En développ'lnt (cos 8 + ; sin of retrouver les for- l+cos2x
mules: En dédu ire la formule cos:! x = - - - - .
2
cos 28 = cos2 8 - sin 2 e
et sin 2 8 = 2 sin 8 cos e. l -cos2x
R(Jpp~l.' A, B, A', B' élant des nombres œels.
En déduire la formule sin 2 x = -'--'==
1 A + jB = A' + iB' équivaut à A = A' el B = B',
3° Linéarisation de cos) x
2

b) En déduire des expressions de cos 1 e et de sin1 e Développer (e ir + e- b )3. Retrouver l'expression de


en fonction de cos 28.
cos 3 x en fonct ion de cos x et cos 3x figurant au TPl.
R(jl'P~l.' Pour IQut nombre r~1 e,
1 cos::! e + sin1 e = 1.
2° a) Écrire la formule de Moivre pour" = 3.
RÉSOLUTION DES ÉQUATIONS

1
Dans C , comme dans R:
(a + b)' = (a + b)' (a + hl
DU SECOND DEGRÉ
(a + b)3 = a 3 + 3a2b + 3ab2 + h 3, À COEFFICIENTS RÉELS
b) Établir des formules analogues à celles obtenues
au 10 donnant cos 38 et sin 39 en fonction de cos 8 et
sin O.
TP3 Exemple
En déduire que, pour tout nombre réel a,
} O L'équation 3.~ + 6x + 4 = 0 a-t-elle des solutions
sin) a = 14
sin a - .1 sin 38
4' dans R?

et cos) 8 = 14 cos 8 + .!4 cos 36. 2° On se propose maintenant de déterminer s'i l existe
des nombres complexes.:: solutions de J'équation:
* On dit que l'on a l inéari~ sin) El et cos 3 El (liné:.riser un (El 3:' + 6: + 4 = O. 1

1
polynôme trigonométrique con<;iSle ~ trouver une expres-
a) Démontrer qu'il existe deux nombres réels A et B
sion du premier degré qui lui soit ~gale).
• Linéariser des polynômes trigonométriques peut être utile
tels que , pour tout nombre complexe .::, on a: 1
pour calculer des primitives. 3:' + 6: + 4 = 3 [(: + A)' + B'].
3° a) Linéariser 2sin) x + 3cos2 X où x est un nombre
b) Après avoir remarqué que, pour tout:, on a: 1
réel.
(: + A)' + B' = (: + A)' - (Bi)', résoudre dans C

b) Calculer 1 = fo~ (2sin 3 x + 3cos2 x) d\""o


"équation (E) .
Dans C. comme dans R. (12 - b2 = ...
1
1
26
TP4 Cas général TP5 Équations du second degré
er représentation géométrique
On se propose de résoudre dans C l'équation du second
de nombres complexes
degré d'inconnue le no mbre complexe z:
az 2 + hz + c = 0, On considère le polynôme P(~) déterminé par:
où a, b, c sont des no mbres réels, avec li #- O. P(.::) = .::4 + <:3 + 2.::2 + i; + 1 où .:: désigne un nombre
On note 6. le nombre réel h 2 - 4ac. complexe.

1 0 Vérifier que l'équation est équivalente à: 1° Déterminer trois nombres réels a, b, c tels que pour

-
a [(~ + ~J 4~,l = o.
tout nombre complexe .::, on ail:
p(~) = (~, + 1) (a,' + b, + cl.

1 Deux. équations Mlnt équivalentes lorsqu'elles ont les


On admet que dans C comme dans R, deux. polynômes sont
mêmes solutions .

2 ° Si 6. ~ 0, démontrer que l'équation a deux soluti ons


1 égaux. si et seulement ::-Î les coefficÎenL~ de leurs monômes
de même degré sonl égaux.

réelles (distinctes ou confondues). 2° En utilisant le résumé du TP4, résoudre dans l'en-


semble des nombres complexes l'équation:
3° Si.6. < O. vérifier que l'équation est équivalente à:
P(,) = o.
(_.. +-b)' (jÇf5.)'_
2a - -2a- -0 . Déterminer le module et un argument de chacune des
solutions obtenues.
En déduire les deux sol utions co mplexes conjuguées de
l' équarion. 3° Placer les images MI' M 2. M). M.; des solutions de
cette équatio n dans le plan complexe muni du repère
4° Dans tous les cas, on note .::! et Z2 les solu tion s
orthonormal (O;~, e;)
et montrer qu'elles sont sur un
réelles ou complexes, distinctes ou confondues, de
l'équation.
F
même cercle dont on donnera le centre et le rayon .

a) Démontrer que, pour tout nombre complexe ::.


a~' + bo + c = a (0 - ~1) (z - ~,).

b) Démontrer que ~l.+ ~2 = - ~ et que <:1~1 =~.

RÉSUMÉ
Soient li, b. c des nombres réels, li # 0, et.6. = b2 - 4ac
L'équation a~~ + b~ + c = ° aùmet:

- si .6. > 0, deux solutions rt!elles, ~I =


- b + ,â et -h-''.6.
2a - 2a

- si a = 0, une solution réelle double, '::1 = Z, = - ~;


- 2a
b + iâ = __ - b - i \~
- si .6. < 0, deux solutions complexes conjuguées, '::1 = - 2a \ - et ""2"'1 2a

Dans tous les cas:

• a~.:1 + b.:: + (: = a(.:: - '::1)(<: - '::2)

• "1- + "2
- = _.]z
a'
-.. =.!:
"1""'2a'

Chap. 1 : Nombres complexes 27


....
EXERCICES CORRIGÉS
Les premiers exercices s'adressent essentiellement Soit les nombres complexes:: = 2 - 3i et ::' = - 4 - i;
aux étudiants pour qui les nombres complexes meUre les nombres complexes suivants sous la forme
constituent une nouveauté. algébrique a + hi:
a) 1.. b) ~; c) -; ,
~ ~

Numéros des 1+
DES OBJECTIFS exercices e) - - ~.
I -~

Déterminer
nombre tomple_'(e.
l, forme algébrique d'un
1 et 2 0· Équation et système d'équations
a) Déterm iner la solution complexe ~ de l'équation:'
Résoudre une équation ou un sy:o.tèlllt:
3
d'équà!ion,. :: + 1 = 1 + i,
~ - 1
Déterminer le JT1(l(julc el un argument J'un
• On calcule dans C comme dans IR.
nombre' complexe donné sous la forme algé- 4
brique li + hi. b) Détermine r les nombres complexes ::1 et ::2 tels
que:
Passer de la forme algébrique à la forme
trigonométrique ou exponentielle.
S

Déterminer le module et un argument d'un


6 et 7
produit, d'un quotient, d'une pui~sance.

Utiliser la représent:ltion graphique d'un Modu le et argument d'un nombre complexe


nombre complexe. 8

Déterminer de,> lignes de niveau. 9 e l 10 La phl/xlrt des calculatrices permettent d'obtenir soit
directement, soil à J'aide d'lin petit programme, le
Utilî~r les formule ... J'Euler. Il et 12
module et un argument d'lm nombre complexe il partir
R6.oudre dans C des équation~ du ~co nd de sa forme algébrique, COllSulte:: \'otre notice! Cette
13 et 14
degré à coefficients réels, compétence 11 'l'SI pliS exigible mais \'OIiS fournira /Ill
moyen rapide de rérificatioll (pa r exemple, pour les
exercices 4 et 5).

e!]. Module et argument


Forme a lgébrique d'un nombre complexe 1 0 Déterminer le module et un argument des nombres
complexes s uivants:
(On demande des valeurs exactes,)
a)~=I-i; b) ~=2+2i.
[2J '" Sommes et produits dans C Contrôler sur une figure les résultats obtenus,
Soit le s nombres complexes ~ = 2 + 3i et r Déterminer une valeur approchée, arrondie ~ 10- 2,
;:' = - 1 + i; écrire les nombres complexes suivants du module, et une valeur approchée en radians, arron~
sous la forme algébrique a + hi: die à 10- 2, d'un argument de s nombres complexes s ui~
a)~+~'; b) 2~ - 3~'; c) ~ X ~'; vants:
d) ~'2; e) ::3; 0 ( 1 +~)( I +~'). a)~ = 3 + i; b) ~ = 4 - 2i.
Contrôler sur une figure les résultats obtenus,

0· Inverses et quotients dans C 0· Forme trigonométrique ou exponentielle


Déterminer la forme trigo nométrique et la forme expo-
Pour mettre un quotient de nombres complexes sous la

1 forme a + bi on peut multiplier le numérateur et le déno~


minateur par le nombre complexe conjugué du dénomina~
teur,
nentielle des nombres complexes s uivants:
a) ~=- I + i /3;
c) ~ =- 3',
b) ~=-2i;
d) ~ =- cos'lT
6 - i sin 'lT6'
j

1
28
l
0· ModJ/e et argument d'un produit, d'un 2° a) arg : =- ~ + k21f où k E Z;
imerse, d'un quotient b)arg(~-I)=-~+k21T oùkEZ;
Soient les nombres complexes
c) .cg (~ + i) =- ~ + k21T où k E Z;
::1 = 1 - ,. et ::2 = - 1 + ,./i
d) .cg (~ - 1 + i) =- ~ + k 21T où k E Z;
1° Déterminer le module el un argument des nombres
complexes :1 et :1"

2° En déduire le module el un argument des nombres


1 ::1 Formules d 'Euler
complexe!o.:-. (:: . X ::2)' :-.
"1 ... ~

~ •••• Calcul d'intégrale


0·· Module et argument d'une puissance Soit f la foncti o n définie sur IR par
On considère les nombres complexes: _4

'::J = \3 - i, ::2 =2 - 2,., el A = ~,


f(x) = sin x si n 2t si n 3x.
" 1° À l'aide des formules d'Euler linéari ser I(x).
(où i désigne le nombre complexe de module 1 et d'ar-
2° Calculer l'intégrale:
gument ~)-
1° a) Déterm iner le module et un argument des
nombres complexes '::1' :2' ::~. ::i.
1= J"-,i
12
f(x) dT.

On donnera la valeur exacte, puis une valeur approchée


b) En déduire la forme algébrique des nombres
arrondie à 10 - 3•
comple xes ::(,::~ et A.

2° Calculer le module el un argument de A-


~ •••• Résolution d'équation
3° Déduire des questions précédentes les valeurs
Le bUI de cel exercice est la résol uti on dans l'intervalle
~ et sin 1fo'
exactes de cos L _
1 [0, 2'lT[ de l'équation 2 si n x - si n 3.\ = O.
Vérifier les résultats obte nu ~ avec votre calculatrice. On note i le nombre complexe de modul e 1 et d'argu-
1T
ment 2".

1° Soit x un no mbre réel


a) Développer (e if - e- ü )3 et montrer que
Lignes de niveau (e Ü - e-uy = (e 3u' - e- 3u ) - 3(eix _ e - iX ).

b) Transformer l'égalité précédent,e à l'aide des for-


0 · Partie réelle et partie imaginaire mules d 'Euler et en déduire que:
4 si n3 x - si n x = 2 si!1 x - sin 3x.
Dans le plan compl exe muni d u repère o rthonormal
(0; 17, ~) déterminer et représenter J'ensemble des 2° Résoudre dans l' inter val le [0, 2'lT[ les équations sui -
images des nombres complexes::: tels que: vantes:

1° a) Re(~) = 2; b) Re( ~ - 1) = 2; a) si n x = 0; b)sinT=!'


. 2'
c) Re(~ + i) = 2; d ) Re(z - 1 + i) = 2. c) sin x = -~.
2° a) Im(,) = 2; b) Im(,- I)=2; 3° En déduire les solutions appartenant à l' intervalle
c) Im (~ + i) = 2 ; d ) Im(, - 1 + i) = 2. [0, 2'iT[ de l'équation 2 si n x - sin 3x = 0,

[!]. Module et argument Résolution dans C d'équations du second degré à


Dans le plan complexe 111uni du repère orthonormal coefficients réels.
d irec t (0; ,7, \7) déterminer et représenter l'ensemble
des images des nombres complexes: tels que: ~. L'inconnue est notée z ou r
1° a) I~I = 2; b)I~- 1 1=2; Résoudre dans C les équations sui vantes:
c) I~ + il = 2; d) I~ - 1 + il = 2 a):2= - 16; b) Z2= -3;
c) " = 5; d) ~, - 3~ + 4 = 0;

Chap. 1 : Nombres complexes 29


e) r 2 + r + 2,5 = 0; f) - ,2 + 3r + 1 = 0; Représenter le quadrilatère ACBD, directement sur la
copie sans ut ili ser de papier millimétré.
g) 4:' + 12: +9 = O.
Montrer que ce quadri latère est un carré dont on préci-
Nous retrouverons la nOlation r pour une inconnue
complexe à propos d"équation .. différenlielles. sera lec~ cM....
1tJs.-
~\t cL --\?r. ~ ••• Équation à coefficients réels et triangle

~ •• Équations et géométrie On considère le polynôme défini dan s C par:


Pt:) = :' - 7:' + 19: - 13.
1° Résoudre dans C l'équat ion:
1° Déterminer trois nombres a, b, c tels que pour tout ::
x 2 -2.x-2=0 ( 1).
de C:
(On notera.\"o el x 1 les deux solutions.)
Pt:) = (: - 1) (a:' + h: + cl.
2° Résoudre dans C l'équation:
2° Résoudre, dans C, l'éq uation P(::) = O.
:' - 2: + 4 = 0 (2).
3° Dans un repère orLhonormal, placer les points A, B,
(On notera;, et': l les deux solut ions.)
C images des solutions de cette équation.
3° On désigne par A, B, C et D les poi nts du plan Calculer les longueurs AB, AC et BC. En déduire la
complexe d'affixes respec tives .l'o' xl' ':0 et '::1' nature du triangle ABC.

EXERCICES NON CORRIGÉS


Les premiers exercices s'adressent essentiellement c) P(i); d) P(I - 2i);
aux étudiants pour qu i les nombres complexes
e)P( - 1-2i); f) P(2 - il·
constituent une nouveauté.
2° Déterminer la partie réelle et la partie imaginaire de
Forme algébriq ue d'un nombre complexe P(x + iy) où x et )' soni des nombres réels.

~ * Sommes et produits dans C i- ~ " Inverses et quotients dans C


Soit les nombres complexes
Soit les nombres complexes
:: = 4 - 2; et :' = - 2 - 5i.
:: = 2 - Si et .:'= - 1 - 2;.
Mettre les nombres complexes :-;uivants sous la forme
Mettre les nombres complexes suivants sous la forme
algébrique a + bi:
algébrique a + hi:
a):: + :';
a) ~; b) - 2.
-' '
c) : x:';
e) :'; f) (- 2 - :) (3 - 4:'). c)~;
-
~. vale~rs prises par un polynôme
~ " Inverses et quotients dans C +-
P(::) est le polynôme défini pour tout nombre complexe
;: par: Mettre sous la forme algébrique a + bi les nombres
complexes suivants:
P(:) =2:'+3(- 1 +i):-3-i.
3)_1_. b) - i +; ; c) 1 - 3i.
1° Déterminer la forme algébrique des nombres 1 - i' -, 2 +;,
complexes suivants:
a) P(O); b)P(I);
d)(1 - 3,V;
2 + i)

30
r
~ u-u Dipôles associés en série ~. Passage de la forme trigonométrique à la
forme algébrique
Trois dipôles d'impédances respectives
:1:, = 75 - 50j, :1:, = 50 + 50j, el :1:, = 100 - 25j Soit z un nombre complexe de module p et d'argument
sont associés en série. 8. Déterminer la partie réelle et la partie imaginaire de
Quelle est l'impédance Z du dipôle équivrl lent? :: dans les cas suivan ts. Contrôler les résultats obtenus
sur une figure.
~ ·"*Dipôles associés en parallèle = 3 el e = _ 2".
3 ' b)p=2ele=-~;
a) p
\
Quelle est j'impédance Z du dipôle équiva lent aux trois c) p = ~ el e = 'lT; d) P = le el e = 7'lT.
3 6 '
dipôles d'impédances respectives Z.I' .2.2' ZJ' données à
l'exercice 19, associés en parallèle? e) p = 4 el e = - 1,72.

Rappel
Dans ce dernier cas on donnera une valeur approchée à
Voir paragraphe D. J du cours.
0
10 - 3 près des nombres réels a et b.

1 En courant sinusoïdal:
- dans un montage en série, les impédances s'ajoutent,
- dan.s un montage en parallèle. les inverses des impé-
dances complexes (les «admittances») s'ajoutent.

~ **u Impédance complexe


~ .... Circuit RLC en série

On donne le nombre complexe


:1:,
a = - Fig. 31
- :1:, (:1:, + R) + :I:,R'
avec R = 900, :1:, = 1 l ooj, :1:, =- 6ooj. a) Dans le circuit schémati sé sur la figure 31, l'impé-
Mettre le nombre complexe g sous la forme algébrique dance complexe est:
a + hj. :1: = R + (Lw - ~Jj,
avec R = 20 n, Lw = 150 n, _1- = 150 n
~ **** Impédance complexe Cw .

L'impédance complexe.z d'un circuit est telle que


Calculer l'impédance III du circuit.
b) Même question qu'au a) avec:
Z = .2. 1 X .2.2
- :1:, +:1:, +:1:; R = Ion; Lw = 2oon; _1_
Cw
= 140 n .
Rappel

1
avec :1:, = 1 + 2j, :1:, = - 1 + 3j, :1:, = 4 + 5j.
En courant sinusoïdal, l'impédance d'un circuit est le
Mettre Z sous la forme algébrique a + /Ji module Izl de l'i mpédilnce complexe Z du circuit.

Module et argument d'un nombre complexe

~• Valeurs exactes ri ~ .... Circuit RLC en parallèle


Déterminer le module et un argument des nombres 1 1
R
complexes suivants: (On demande des valeurs exactes.) 1 1
a)o= 1 +i; b)0=2-2i; L
c)::= - l3 - i; d)0=-7i; (
e) 0 = - 4; 1) 0 = 2, A B
Pour d) e) 1). les ftsultats peuvent être obtenus din=cte-
1 ment sur une figure. 'vI .1
I CI
Fig. 32
~ • Valeurs approchées J-
a) Dans le circuit schématisé sur la figure 32, l'impé-
Déterminer une valeur approchée arrondie à 10 - 2 du
dance complexe est Z telle que:
module et une valeur approchée en radians arrondii à
10 - 2 d'un argument des nombres complexes suivants:
a)0=4-2i; b)0=-3+6i.
t=*+ Lv
- )
+ Cwj,

Chap. 1 : Nombres complexes 31

1
Calculer l'impédance Izl du circuit avec ~. Passage de la forme exponentielle à la
R = 120; Lw=IOOO; Jw=1500. forme algébrique
Mettre ROUS forme al g~brique les nombres complexes
b) Même question qu'au a) avel.: suivants:
R=200 ; Lw =2000; _1 = 1000.
Cw
= 25~!;
';:3
~ " Carré et inverse
~ = lOei "!!6
"s X 05e
'
i !.
J,
Le plan est rapporté au repère orthonormal direct
(0;/7, v) (unité graphique 1 cm).
~. Passage de la forme algébrique à la forme
On note i le nombre complexe de module 1 et d'argu- exponentielle
ment ~. Donner la forme exponentielle des nombres complexes
Soit le nombre complexe: .;: = 1 - d3. suivants:
1° CaJc:uler le module et un argument de .: et placer le ~ = l3 + i'' ~ = 1 + i;
'1
point A d'affixe.;:.

2° On appelle B et C les points d'affixes respectives.;:2


et ~.
':3= I - i,'3;
1 - Î'']
'. ~ = \'3 + 3i'
'

'S 2
L'ordre dans lequel 011 traite les IroÎs questions su;-
\'Oilles 1/ 'est pas imposé.
lignes de niveau
a) Déterminer le module et un argument de chacun
des nombres complexes .;:-
, ?
et~. ~. Partie réelle et partie imaginaire
h) Écrire ces deux nombres complexes sous forme Dans le plan complexe muni du repère orthonormal
algébrique (on demande l'expression exacte). (0 ;ü, v) déterminer et représenter J'ensemble des
c) Placer les points B et C. images des nombres c:omplexes .;: tel s que:
3° Montrer que les trois points A, B et C appartiennent 1" a) Re(:) = 3 ; b) Re(: + 4) = 3;
à un cercle dont le centre a pour aftïx.:e:
c) Re(: + 2) = 1; d) Re(: + 2i) = 1.
3 . ,'3
- 2- 1 2 . 2" a) Im(:) = 3: b)lm(:+4i) =3;
c) Im(: + 2i) = 1; d) Im(: + 2) = 1.
ê] "" Quotient
Soit les nombres complexes
';:1 = \ 2 (J - i) et
~ • Module et argument
Dans le plan complexe muni du repère orthonormal
où i désigne le nombre I.:omplexe de module 1 et d' ar-
direct (0; ü, v) déterminer et représenter l'ensemble
gument "i des images des nombres complexes: tels que:
1° Déterminer le module et un argument de :) et de ~.
l " a) 1:1 =2; b) I:-2-2il=2;
r On appelle MI et M.:! les images respectives de';:l et
de .;:, dans le plan complexe muni d'un repère ortho- c) 1: - 2 + 2il = 2; d) 1: - 21 = 4.
norn;al (0 ;17, v) d'unité graphique 2 cm. Dans ce plan, Justifier la position de cet ensemble par rapport aux
place r avec précision les points MI el Mr trois premiers ensembles.
3° Déterminer le module, un argument el la forme tri- e) 1: - 1 - il = 2 (i2 - 1).
z,
gonométrique du nombre complexe -;;=-. Justifier la position de cet ensemble par rapport aux
'1
deux premiers ensembles.
4° À partir des formes ~tlgébriques de: 1 et de ~, déter-
miner b forme algébrique du nombre complexe ~. 2" a)arg:=~+k2" oùkEZ;
- '1
5° En comparan t les deux expressions de ':]- obtenues b)arg(:-3)=2;+k21T oùkEZ;
'1
au 3° et au 4°, déduire les valeurs exactes de c) arg (: - i) =- ~ + k2" où k E Z;
cos C~;) et sin C:;). d) arg (: - 2 - i) = " + k 2" où k E Z.

32
~ .. Module ~ .... Calcul d'intégrales
i est le nombre complexe de modu le 1 et d'argument~. 1° En utilisant les formules d'Euler montrer que:
Le plan complexe muni d'un repère orthonormal cos 2t sin 3x = ~ [sin 5x + sin x).
(0: /7, v), unité graphique 1 cm.
lO On considère les nombres complexes: En déduire fo~ cos 2t- sin 3x dl'.
::, = 2 + 2; et :2 =- 2;.

A est le point d'affixe ::, el C est le point d'affixe ::~.


2° Calculer fI cos2 4x dx.
Soit M le point d'affixe;:.
a) À J'aide des points A, M, C interpréter géométri- Résolution dans C d'équations du second degré à
quement: k - 2 - 2il et k + 2il· coefficients réels
b) Déterminer l'ensemble Il des points M d'affixe::
tels que: I~ - 2 - 2il = k + 2il.
~. L'inconnue est notée z ou r
c) Placer A el C et tracer.6. dans le repère (0; ;1, v). Résoudre dans C les équations suivantes:
r On considère les nombres complexes: a)~' = - 4; b) ~' = - 5;
c) ~, = 7; d) ~, - 4~ + 8 ; 0;
- = 3 +~ 8i el - =!4 (7 + i) (i - 1)
.
~r+ ~ = 0; f) ,' + 2~ + 4 = 0;
~ ~
e) r' -
a) Écrire ::3 et ::-1 sous forme algébrique.
g) r2 _ 3r + 3 = 0; h) r 2 + 8r + 20 == O.
b) B eSlle point d'affü;e'::3 et 0 es t Je point d'affixe
-,. @!I •• Équation et triangle
Vérifier que B et D :lpparliennent à 6..
1° a) Résoudre dans C l'équation::.2 - 4:: + 16 = O.
b) On note ':8 la racine ayant une partie imaginaire
positive et -=c l'autre.
Calculer les modules des complexes :'8 et -=co
c) Dans le plan rapporté à un repère orthonormal
Formules d'Euler
(0; 17, v), unité 1 cm. tracer le cercle de centre 0 et
~ •••• Linéarisation de rayon 4.
d) Placer alors, avec précision, les points 8 et C d'af-
Soit la fonction f définie sur IR par f(x) = si n4 x. fixes respectives.: o et-=c.
} O À l'aide des formules d'Euler, linéariser f(x).

r Retrouver le résultat du 1° en remarquant que 2° Soit A le point d'affixe': A = =c - :'8.

sin 4 x = (sin'- x)~ et en utilisant les formules: 2


a) Placer A dans (0; II. v).
cos2 a = ~ (l + cos 20)
b) Calculer I~" - 'AI.I"c - ~AI.I:B - "cl où la nota-
et sin 2 a = ! (1 - cos 20). tion 1.:1 signifie module de :..
Donner l' interprétation géométrique de ces trois
3° Trouver une fonction F dont la dérivée soit égale à
nombres réels.
f.
3° Quelle est la nature du triangle ABC?

~ •••• Transformation de produits en sommes ~ •• Équation et carré


Utiliser les formu les d'Euler pour transformer en Le plan complexe P est muni du repère orthonormal
sommes les expressions suivantes: (0;11.;;).

a) [(x) = sin 2< sin 3x; 1° Résoudre dans C l'équation::.2 - 4.: + 8 = O.


b) [(x) = cos x cos 2<; 2° Représenter dans P les images M et N des solulÎons
ni et "de cene équation ainsi que le point A d'affixe 4
c) f( ..",·) = sin x cos 3x; (M a une ordonnée positive). Montrer que le quadri la-
t d) [(x) = sin 4x cos x. tère OMAN est un carré.

Chap. 1 : Nombres complexes 33


~ ** tquation et cercle E] •. tquation conduisant à une équation du
second degré
1° Résoudre d.:tns J'ense mble de!; nombres complexes
l'équatio n sui vante: ;:2 - 2:: + 4 = O. Soit P la fonction polynôme qui, à tout nombre
Icomplexe .: associe P(;:) = .:3 - 6;:2 + 12:::: - 16.
On appellera:: 1 la solution dont la partie imaginaire est
pos iti ve et ::2 l'autre solution. 1° a) Calcu ler P(4) .
b) Vérifier que, pour tout nombre complexe::::.
r Le plan comple~e est rapporté à un repère orthonor-
P(~) = (z - 4)(~' - 2, + 4).
mal (0; ü, v) d'unité graphique 2 cm.
r Résoudre dans J'ensemble des nombres complexes
c:>n appellera ~4!- AI el Al les po ints d'a~ixes respec-
l'équation:
tlves:o = 3 +IV3' ::: 1 = 1 +1"YJ, ~= 1 - tV3.
(, - 4)(,' - 2~ + 4) = O.
a) Placer les points Au, Al et Al dans le plan com-
plexe. 3° Le plan complexe est muni d'un repère ortho nor mal
b) Démontrer que le triangle AoAIA2 est rectangle. (0; li, li) d'unité graphique 2 cm.
c} En déduire le centre et le rayon du cercle r passant On note A, B et C les points d'affixes respectives:
par A{). Al et Al" ~, = 4; '. = 1 + 'l/3i; ::c = 1 - 'l/3i.
a) Écrire ::::B et .:c sous forme trigonométrique.
b) Placer avec préci sion les points A, B, C dan s le
~ .* Système d'équations f plan complexe. On fera le dessin sur la copie.
équation du second degré et cercle c) Calculer I~. - zAI. l::c - ~.I et l::c - 'AI·
} O Déterminer les no mbres complexes li et l ', solution s d) En déduire la nature du triang le ABC.
du système: 3 0 On note K le point d'affixe '<:K = + i. -V3
3U- v = 34 a) Placer avec précisio n le point K sur la figure pr6-
[ u-2l'=3-lOi. cédente.
b) Dé montrer que le triangle OBK est rectangle iso-
• On pourra procéder comme pour un système dans R. cèle.
2° Résoudre , dans l'e nsemb le des comp le xes e,
l'équàtion d'inconnue::::: ::::2 - 2.: + 5 = O.
3° Soient A, B, C, D les po ints du plan com plexe rap-
portés à un repère orthonormal (unité 1 cm) d 'affi xes ~ ••• tquation et ligne de niveau
respectives:
':A = 13 + 2i ; ;:B = 5 + 6i ; ::::c = 1 - 2i ; ::::0 = 1 + 2i.
1° Ré soudre , dans l'e nsembl e des e nombres
comple xes, l'équation : ::::2 + fi: + 1 = O.
Représenter ces quatre points et montrer qu'il s sont
situés sur le cercle de diamètre rAC]. r Dan s le phm complexe rapporté à un repère ortho-
normal (fl;u, v) (d ' unité graphique: 5 cm), on cons i-
dère les points A, B et C d'affixes respectives:
~ •• tquation, triangle équilatéral et cercle '3 . '3 .
ZA = i, ::::a = - ~ +~ el Zc = - ~ -~.
Le plan complexe'!} est rapporté au repère orthonor- a) Placer les poÎnts A, B et C.
mal direct (0; û, V), d'unité graphique 1 cm.
b) Calculer le module et un argu ment de chacun des
On note i le no mbre complexe de module 1 et d'argu-
1T
nombres :A' za' .::c. .,.
ment ::;-.
1° Résoudre, dans l'ensemble C des nombres complexes,
c) Montrer que: .:c = .zAe').
l'équation: .:3 _ 12;:2 + 48:::: = O. d) Soit M un point quelconque du plan d'affixe :;:.
Que représentent géométriquement:
2° Soient A et B les points du plan d'rlffixes respectives
':A et ':8 telles que:
I---il et 1-+,3+..:.1?
- 2 2'
~A = 6 + 2'1/3i et ~. = 6 - 2'1/3i.
a) Placer A et B dans le plan. Sail 6 l'ensemble des points M d'affixe:::: tels que:

1-__ il = 1-+ +..:.12'


b) Calculer le modllle et un argument de:::: A et ::::B. ,'32
c) Démontrer que le tri angle OAB est équilatéral. -
d) So it n le point d'affixe 4. Montrer que B appar tient à 6.
Démontrer que les points 0, A, B se trouvent sur un
Reconnaître et constmire 6.
cercle r de cen tre fl.

34
apltre
Fonctions d'un"e
variable réelle
Gmupèment B x
Groupement C x
Groupement D x

Ce chapitre couvre le module de programme des BTS: fonctions d'une variable réelle.
Il est conçu pour permettre aux étudiants de consolider leurs acquis antérieurs sur les
fonctions d'une variable réelle en tenant compte. notamment sur les limites, des pro-
grammes de math~matiques qu'ils ont suivis antérieurement.
Certains paragraphes du cours et certains types d'exercices peuvent être sautés s'ils
constituent des révisions inuti les.
Les exercices de ce chapitre s'appuient sur quelques travaux pratiques des modules de
Calcul différentiel et intégral.
L'objectif essentiel est d'exploiter la pratique de la dérivation pour l'étude du comporte-
ment global et local de phénomènes continus décrits mathématiquement par la notion de
fonction, les représentations graphiques jouant un rôle important.
On se place dans le cadre de fonctions à valeurs réelles ou complexes, définies sur un
intervalle de R.

C'est Euler qui, au milieu du XVIIIe siècle, dégagea véritablement le


concept de fonction, donna une classification des fonctions el proposa
des méthodes générales pour l'étude des variations el la recherche des
minimums et des maximums.
La résolution de certains problèmes a ensuite permis de faire émerger de
nouveaux types de fonctions, ce qui a conduit à donner progressivement
l'éclairage actuel de la notion de fonction liée à la théorie des ensembles.

A. FONCTIONS ET COURBES DE RÉFÉRENCE


1. FONCTIONS EN ESCALIER
Voir l'exercice corrigé nO1 où la Une fonction en escalier est une fonction constante par intervalles.
variable est nOlée t. Le temps étant
une variable essent.iel1e dans de
Sa représentation graphique est consti-
."
nombreuses situations étudiées en tuée de segments de droite ou de demi-
5
STS, nous noterons le plus souvent t droites parallèles à l' axe des abscisses.
la variable dans ~ cours d'analyse,
Par exemple, soil f la fonction défi nie
4 •
conformément au progran)me.
sur [l, + "'[par 3 .......
Notez que chaque exllim ité d'un f(l) = 3 si 1 ~ t ~ 2, 2 >--<
segment ou d'une demi-droite f(l) = 1 si 2 < 1 .; 3, ~
n'appartient à la rep~sentalion gra-
phique de f que si el le est figurée
f(l) = 2 si 3 < 1 < S,
0 2 3 4 5 6
par un gros point. f(l) =4 si t ~ 5. Fig.

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 35


2. FONCTIONS AFFINES
Nou<; serons amenés ~ considérer Une fonction affine f est définie sur R par f(r) = ar + b où a et b sont
des. (onl,:lions affines t ....-+ al + h des nombres réels fixés avec li =F O.
définies uniquement sur un il1ler-
\'alle de R, par exemple [ - 1. 4] oU
Une fonction affine est dérivable sur R et, pour tout nombre réel r,
[O. + œ[.
1'(1) = a.

Cas a> 0 - Cas a < 0


f est strictement f est strictement
croissante sur IR: décroissante sur R

-00 +œ

rIt) + j'II)

La représentatÎon graphique de la
fonction affine t >-+ at + h est une
droite de coeffici enl direcleur (J.
lUI oo~+œ fil) +œ~_œ
Son point dïnter!.Cction avec l'axe
des ordonnées a pour ordonnée
1(0) = h c'est .. l' ordonnée à y y
l'origine .. de la droite.
Dans le ca~ où h = 0, la (onction

)~
t....-+at e~t linéaire; sa droite repré-
sentati\'e pa."jse p.. r l'origine du
repère.
" >0
./" ~<O
o 1 o

Fig. 2 Fig. 3

Une fonction affine par morceaux est une fonction affine par inter-
valles.
Sa représentation graphique est constituée de segments de droite ou de
demi-droites non parallèles aux axes de coordonnées.

3. FONCTIONS PUISSANCES
D'EXPOSANT ENTIER
... Afle ntion au cas où 11 = 0: 0 0 a. Fonctions puissances d'exposant entier
n'est pas défini et, pour tout, "" O.
, 0 = l. strictement supérieur à 1
Dan!lle cas où n = 1./](1)=1.
Soit fil la fonction définie sur IR: par fn(t) = 1", où Il est un nombre
1] est le cas particulier où a =
et b = 0 des fonction s étudi6es çj.
entier strictement supérieur à 1.
dessus au paragraphe 2. f" est dérivable sur R et, pour tout nombre réel r, I;,(r) = Ilr" - 1.

36
Cas n pair Cas n impair
1" paire fil impaire
Pour tout nombre réel t. C" symétrique par rapport C" symétrique par rapport
_ ,_('" si" est pair à l' axe des ordonnées à l'origi ne du repère
( 1) - _ r,r sÎ Il est impair.

f" a le même tableau de variation 1 0 +~ 1 0 +~

sur [O. + 0';[ dans lc~ C:IS 1/ pai r el Il


f~l o 0 + f~lt) 0 +
impair. 1\ n'en est pas de même sur
]- 00, 0].
f,,{rI
~+oo /,,(t)
~+oo
0 0

On note Cil la courbe reprtsentative


de 'in'
c, c, ." c~
1,,(0) = 0; donc C n passe par l'ori-
gineO.
c,
f~(O) = 0; donc Cil a une tangente
horizontale en O.
C:! est une pa rabole.

-3 -2 rOI 2 3 1

-3 -2 -1 0 1 2 3 1

Fig. 4 Fig. 5

b. Fonctions puissances d'exposant entier


strictement négatif
Soit g" et "" les fonctions définies respectivement sur ]0, +oo[ et sur
]-oo,O[ par g,,(I) = lt" et ",,(1) = l, ,, où 1/ est un nombre entier stricte-
ment posi ti f.
g" et "" sont dérivables sur l' intervalle où elles sont définies;

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 37


po ur to u1 1 de ]0, + 00 [,
g,P) = {= ,-II. gll' (1) -- --;;+ï'
Il
y
1 1
g~(t) =(-n),(-"I-I,
pour to ut 1 de ]-00,0[,
t -II- I= _1_ d'où
,n+ 1
g'(I)=--"-. h,;(l)=-+,.
Il 1"+ 1 1" 4

C,
3

, 0 -
+00
2 \
~
M~fl)
On note Cil et C~ les courbes repli- 1
~ntatives respeclives de K" et " .. ,
C] et C'] sont les deux branches
8n ftJ +oo~o C,

d'une hyperbole. 0 1 2 3 4 1
Fi g. 6

Cas n impair Cas n pair


1-
Pour lout , < 0, 1 -~
0 1 -00 0
t"+ 1 < 0 si fi + 1 est impair,

c'est-à-dire si ,1 est pai r :


11; (1) - h~ ll ) +
,n
o~
+~
+ J > 0 si 11 + 1 est )Xlir.
c'est-à-dire si 11 est impai r. ""tn
-~
Il,, (1)

0---------
y
y
-4 -3 -2 -1
0 1
C', 4
-1
3
-2
2

Y
-3
1
-4

-3 -2 -1 0 1

Fig. 7 Fig. 8

Cn et C ;, sont symétriq ues par C n et C ~I sont symétriques par


rappo rt à l' o ri gine du repère. rapport à l' axe des ordonnées.
Pour lout 1 > O.
h ( _ t) = f-
gll(t~ si 11 eSI.impair.
" l gnV)
SI 11 est pai r.

Nous rev iendrons sur limites et Dans chaque cas, les axes des coordonnées sont les asymptotes des
asymptotes au paragraphe n. courbes C n et C~.

38
4. FONCTION LOGARITHME NÉPÉRIEN

a. Définition
La notion de primitive figure ~u La fonction logarithme népérien, notée ln, est la primitive de x ~ ~
paragraphe D. 1. sur ]0, + oo [ qui prend la valeur a pour t = 1.

b. Relation fonctionnelle
Graphiquement. pour lout 1 > O. In 1
est l'aire algébrique coloriée. avec Pour tous nombres réels strictement positifs a et b, pour tout nombre
la convention : cene aire algénrique entier relatif Il ,
est négati\'e si 0 < t < 1.
ln ab = ln a + ln b; ln 1. = - ln a· ln f! = ln a - ln b·
a 'b '
ln an = Il ln li; ln l;; = 41n
.
(1.

\'=
.
!
2
c. Variations. Courbe représentative
1 - - - --
Inl
1 0 ) +~

o x In'In=f +
fig. 9 ____ +00
ln 1 ______ 0
-~

Fig. JO
La courbe représentative de la fonction ln a pour asymptote l' axe des
ordonnées.

5. FONCTION EXPONENTIELLE
a. Définition
La fonclion exponentielle, nOlée exp, est la fonction qui, à tout nombre
réel t, associe le nombre str;ctem~nt positif unique )' tel que t = ln y.
exp: t >-+ Y = exp t défini par t = ln y.
IR -t ]0, + 00 [.
Pour tout nombre réel t, exp t = el.
b. Relation fonctionnelle
Pour tous nombres réels a et b, pour tout nombre entier relatif " ,
e(l +b = ca X eh. ea-b = co. e -a = 1-. (ea)" = ena.
• eh' ea '

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 39


c. Variations. Courbe représentative
}'
+~

'ft,) = e'

Fig. I l
Les courbes représe ntatives des fonction s exp et ln se dédui sent l' une
de l'autre par la sy métrie orthogonale d'axe la droite d 'équation y = , .

6. FONCTIONS PUISSANCES
D'EXPOSANT RÉEL
a. Définitions
Pour tout a de ]0, + oo [ et tout b de IR, ab = e blna .
a étant un nombre réel, la fonctio n puissance (d'exposant ) a , notée f.,
est la fonction qui, à tout nombre 1 de ]0, + 00 [, associe
fa(l) = la c'est-à-dire fa(1} = e aln ,.

Exemple
Dans le cas où a = ~, pour tout r de ]0, + co [. t! = d In r,
donc r! = e ln \~, d'a;rès le paragraphe 4.b,
donc ri = li, car e ln \'Ï = li.
Sauf en 0 où seule la fonc ti on La fonction «puissance! » est la fonction racine carrée.
racine carrée est définie.

b. Dérivée d'une fonction puissance


Voir le paragraphe C. En utili sant la définition el le théorème de dérivation des fonction s
composées, on établit :

La formule de d~rivati on de 1 t--i- I" Pour tout nombre réel cr, la fonction fa :
donn~e au paragraphe 3.a. pour des
e.~posa nts entiers naturels s'étend
p_.,a est dérivable sur ]0, + x[ et f~(t) = a,a-l.
aux exposants rtels.

40
c. Sens de variation d'une fonction puissance
1 est strictement positif. Dans le cas où 0. = 0, la fonction fo: t ~ ,0 = 1 est constante sur
]0, + cc l.
Dans le cas où a "" 0, sur ]0, + cc[. f~ (t) = at a - 1 est du signe de a.
Nous obtenons, suivant le signe de ex, le tableau de variation:

Casa < 0 Cas a> 0


Pour déterminer les li miles en 0 et
en + !Xl, on utili~ les résultats sur 0 +~ 0 +~

les lim ites concernanl les fonctions


ln et exp, ainsi que le théorème sur /:.{t) f~(t) +

+~~ O
la limite d'une fonction composte:
" ~p fuit) 1.(1)
--------+~
1>---+ a In t>---+Io..
0
VOÎr le paragraphe B,

d. Allure de la courbe représentative d'une


fonction puissance
a <O .. > 0
)'

)'

a<O

Dans le cas a > 0, l'origine 0 n'ap- o o


partient pas il. la courbe car la fone·
tion puissance n'est pas d~finie en
O. Fig. 12 Fig. 13

B
~ 7. FONCTIONS CIRCULAIRES
1 ~
sin t
M

t
a. Défi n itions
0 cos t A On appelle cercle trigonométrique 'IL dans le plan muni du repère
orthonormal (0 ;i,l) le cercle de centre 0 , de rayon l , pour lequel on
choisit pour sens direct le sens inverse des aiguilles d' une montre,

~
OA =T -
OB =7
Fig. 14
À tout nombre réel t, on associe le point unique M du cercle OU tel
qu' une mesure, en radians, de l'angle orienté (M, DM) soit t.
On définit ainsi les fonctions circulaires cosinus et sinus:
Pour obtenir avec une calc ulatrice t ~ cos t : abscisse de M, t ~ sin t : ordonnée de M .
les valeurs de cos 1 et sin 1 il faut se
mell~ en .cmode radian» et uti!i. Ces deux fonction s sont définies sur IR et prennent leurs valeurs dans
ser les touches cos et sin. l' intervalle [- l , 1].

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 41


b. Période
Pour tout nombre réel l, cos (t + 2'l1") = cos 1 et sin (1 + 2'l1") = sin 1.
Un tour mesurant 21t radians. les Les fonctions sinus et cosinus sont périodiques de période 211'.
nombres 1 et t + 2'JT défini .. ~nt le
même point M. En physique on utilise des fonctions de la forme:
f : /- cos (wl + 4') et f: 1>-+ sin (WI + <p) .
Ces fonctions ont pour période: T = 21r_
W

B
~
j M c. Parité
Les points M et M' de la figure 15 étant symétriques par rapport à l'axe
0 - 1
ï: A des abscisses, on a, pour tout t de IR: :
M' cos (- 1) = cos 1 et sin (- 1) =- sin 1.

Fig. 15
La fonction cosinus est paire, la fonction sinus est impaire. ,
~ Attention au signe - dans la d. Dérivées
~ri\'~e du cosÎnus.
Les fonctions sinus et cosinus sont dérivables sur IR: et, pour tout
nombre réel t, sin' t = cos t et cos' t = - sin t.
En physique ce résultat est parfois inlerprélé sous la forme:
(t
sin' t = sin +~) et cos' t = cos + ~); (1
dériver revient à tourner d'un angle droit dan s le sens positif.

Fig. 16
e. Variations. Courbes représentatives
Les fonctions sinus et cosinus étanl périodiques de période 2'l1", il s uffit
de les étudier sur un intervalle d'amplitude 2'l1"; ces fonctions élant
paire ou impaire, on a intérêt à choisir [ - 'lI", 'lI"] : l'intervalle d'étude
peut alors se réduire à [0, 'lI"J,
La courbe représentative enlière se déduira de la courbe obtenue
lorsque 1 parcourt [0, 'lI"] d'abord par symélrie par rapporl à l'axe des
ordonnées pour la fonction cosinus ou par rapport à 0 pour la fonction
sinus, puis par translations successives de vecteur 27T T ou - 27T T.
Le signe des dérivées des fonctjons circulaires se lit sur le cercle trigo-
nométrique.

o :rr 1 0
2 '"
/'(1) = cos 1 + o -- t s'U) = - sin 1 0 - 0
1---------1
1
IW=linl /""" l~ g(l) = COlI
o~ ~O
------------- t
y
-- ----- -- ---- ----- 1 y=sinl
-2'Tfi

-2n
La courbe obtenue pour la fonction
sinus est appelée sinusoïde. Fig. 17
-1

42
y=C051
La courbe obtenue pour la fonction
cosinus eSI une sinusoïde Mca-
lée horizontalement de !!: \'erri la
gauche.
2 o ,,;

Fig. 18

f. Équations sin t = a et cos t a


Pour tout nombre ~el/, 1er cas :
- 1 ~ sin f OS;; 1. al/. [- 1, 1]; l'équation sin 1 = a n'a pas de solution.
2e cas :
a E [ - l, 1]; il existe ex dans [- ~. ~]. unique. tel que a = sin a.

L'équation sin t = sin ex admet deux types de solutions :


(1) l=a+k21r

La louche INV SIN. ou SIN - ! sui-


(2) t=1I'-a+k211'
vant les calculatrices, fournil une où k est un n mbre entier relatif quelconque.
valeur approchée du nombre a.

Remarque
Si a = 1, alors ex = ~; le s solutions
de l'équation sin t = 1 sont les
nombres ~ + k21T où k E Z.
Si a = - 1, alors a =- ~; les solu-
tion s de l'équation sin t = - 1 sont
les nombres - ~ + k21T où k E Z .
Fig. 19

Pour IQut nombre r~el t. 1er cas :


- 1 "'c05/0;;;;1. li 1/. [- 1. 1]; l'équation cos 1 = li n'a pas de solution.
2e cas :
li E [- l, 1]; il existe a dans [0, 1T], unique, tel que li = cos a.

L'équation cos t = cos a admet dtu:c typtS de solutions:


(1) l=a+k21T
(2) t = - a + k2'11'
où k est un nombre entier relatif quelconque.

Remarque
Si a = 1, alors ex = 0; les solutions de l'équation cos 1 = 1 sont les
nombres k27f' où k E Z .
Si a = - J, alors ex = 'lT; les solutions de J'équation cos 1 = - 1 so nt les
Fig. 20 nombres '1T + k21T où k E Z .

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 43


g. Fonction tangente
lan t n'eSI pa.;; définie lorsque La fonction tangente est définie pour tout, réel tel que, ". ~ + lm,
cos 1 = O. où k est un entier relatif, par
tan t = sin t
cos t
La fonction tangente est périodique, de période 1T.
La fonction tangente est impaire,
Voir la déri\'€e d'un quotient au Pour tout ( ". :":2 + k1T (k E Z), tan' ( = _1_,_, qui peut aussi s'écrire
paragraphe c, cos- t
tan' t = 1 + tan2 /.

t-
1 o ~ "2
)
,..'( 1 +

lan 1

if' Fig. 21

Rappel :>!
1 0 ""6 4 "3"
1 5. (j
!lin 1 0
"2 2 2
l'("- 1 1
,'j ,2 1 o
2 2 "2
lan 1 0
,3 \3 Non défini
"3

8. EXEMPLES DE FONCTIONS
À VALEURS COMPLEXES
Nous S:lvons au ssi que J'(I) = e' La fonction exponentielle f : 1 1--+ el définie sur [R et à valeurs réelles
pour tOU I 1 r€el. possède la propriété fondamentale:
Pour tous nombres réels f et l', f(t + f') =
f(/) x f(/') car
e + ' = e' X et',
t l

a. Fonction t ~ e it
Voir le parngraphe C. du chapitre 1. Nous avons vu que, pour tout nombre réel a, on défini( le nombre
complexe e ie par e ie = cos a + i sin a.

44
Soit g la fonction définie sur IR par g(l) = è.
Pour tout nombre réel 1, g(/) = cos t + i sin 1 est le nombre complexe
qui a pour module 1 et dont un argument est t.
il, où t est réel. est un imaginaire Nous avons vu que cette notation exponentielle des nombres com-
pur, plexes permet d'étendre à l'exponentielle des nombres imaginaires
purs la propriété fondamentale de l'exponentielle des nombres réels
Voir le paragraphe D. pour la déri· rJ.ppelée ci-dessus: ainsi, pour tous nombres réels t et t',
vation de g ,
e;/ X e;I' = e;(I+I'1. c'est-ii-dire g(t + t') = g(t) X g(t').

b. Fonction t ~ e at
où a est un nombre complexe fixé
Nous avons défini le symbole e:, où ;: est un nombre complexe, dans
deux cas: lorsque.: est réel et lorsq ue ;: est imaginaire pur.
Soit x + iy la forme algébrique d'un module complexe quelconque:.
e: = eX + iy où x est un nombre réel et iy un imaginaire pur.
Pour étendre la propriété fondamentale de l'exponentielle au cas de
eX + il' on est conduit à définir e: = e X + iy
Celle nouvelle égalité ne peut pas =
par e x + iy eX x e iy c"est-à-dire e x + iy = eX (cos y + i sin.\')
être démon trée; elle est choisie al! x = Re(;:) et y = lm (:).
pour définir son membre de
gauche, Ainsi on adopte la définition suivante:

Pour loul nombre complexe z, e' esl le nombre complexe de


où x = Re(:) et y = I m(:)
module e Ree,) el donl un argumenl esl )m(z),

Par el(emple, pour (1 =- 1 + i el a étant un nombre complexe fi xé de forme algébrique a + iJ). soit
t=" Ir" la fonction de IR dans C définie sur R par Ir" (1) = eal.
h . (2)=et - l + i j2
- 1+ 1
2 e 2i
'
Pour tou t nombre réel t, at = (a + i(3)t,
h -1 + 1· ('i=e-
- ,
11 _ 1 + i (2) = e- 2 (cos 2 + i sin 2), at = at + i[3t, donc Ira(t) = eale;~1 par définition de e ' .
On obtient des "aleurs approchées Pour tous nombres réels t et t',
de e - 2, cos 2 el sin 2 avec une cal- Ir,,(t) X Ira(t') = (eale;~I)(eal'e;~I'>.
culatrice (en mode mdian).
Ira(t) X Ira(t') = (ealeal')(e;~le;~"), en regroupant autrement les
quatre nombres complexes dont on calcule le produit.
o.t et al' som des nombres réel!>t, Or eo.feut' = eo. l + a ( d'après la propriété Fondamentale de l'expo-
nentielle des nombres réels.
if3t et il3/' sont des nombres imagi- De même eif3tei13t' = e if3t + if3t' d'après l'extension de cette propriété
naires purs, au cas des nombres imaginaires purs.
Donc Ira(l) X Ira(l') = ea(I + I'ie;~(I + lï. ( 1)
Or a(t + t') = (a + i(3)(t + t'l,
donc a(t + t') = a(l + t') + i[3(t + n.
D'après la définition de e:, e a (t + 1') = eaU + ne if3(t + n,
donc Ir,,(t + t') = ea(r+r')e;~(l+I'i. (2)
Des égalités (1) et (2) nous déduisons:
pour lous nombres réels t el t', ".{t
+ t') = ". (1) X ". (t ').
Voir le paragraphe D, 4, c. pour la Nous obtenons ainsi pOlir ha : t ~ e llt la même propriété que pour la
déri,'ation de ha' fonction g: t ~ e it et pour la fonction f: 1 ~ el.

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 45


B. LIMITES. 1 TERPRÉTATION GÉOMÉTRIQUE 1

Dans ce paragraphe, nous nOliS intéressons au comportement de fonc-


Les mots .. grande!>- et . pnxhc!'> .. tions lorsque la variable prend soit des «grandes» valeurs positives ou
son t pris ici dan'l leur sens ul>ud en négatives. soit des valeurs «proches » de 0 ou d'un nombre réel fixé a.
français,
Les puissances de lOvant jouer un grand rôle:
C'est a\"c!.: ces valeurs de la ID' = 10, 102 = 100, ... , 108 = 100 000 000, ... et d'une manière
variable que nous allÜn3 ob:.er\"cr générale lO", où P est un nombre entier naturel, pour de «grandes»
numériquement le comportement
valeurs positives et leurs opposés - IO P pour de «grandes» valeurs
des fonclion~.
négatives; 10 - 1 = 0,1; 10 - 2 = 0,01; ... ; 10 - 8 = 0,000 000 01; ...
et d'une Ir:anière générale 10 - 1' et leurs opposés - 10 - 1' au voisinage
deO.

1. INTRODUCTION DE LA NOTATION
a désigne un nombrr r~e1 fi )(~ li ou
lim j(t)
le symbole + oc ou le symbole - 00,
t -? OL

a. Limite finie d'une fonction en a


On observe sur des tableaux de valeurs numériques et graphique-
10-'1 10 -'1 ment que des fonctions telles que :
o 3 r
h I-i> h, h.......". h-, h I-i> li , h I-i> , h
Voir au paragmphc A. les rep~~ n­
talions graph iques des fonction s. prennent des valeurs «proches» de 0 lorsque h est «proche » de O.
Plus précisément, on dé montre pour chacune de ces fonctions f la
propriété suivante:

fJ est un nombre entier naturel. 10- P étant choisi i.tUssi petit que )"on veut, If<II)1 est inférieur il lO-p dès
que li est assez petit.

se place en dessous des lroi ~


" --t 0 Cette propriété s'exprime de la façon suivante: la fonction f a pour
premières lettres du mot limite. limite 0 en 0, ce qui se note lim f(iI) =
0 et qui se lit « limite de f
,, ~ O

de Il lorsque " tend vers 0 égale O• . Nous pouvons écrire :


lim ,,2 = 0, lim" = 0, lim ,,3 = 0, lim .fl, = O.
11-+0 11--+0 h~O h ~ O

Par exe mple. f est définie sur R p:lf Soit a un nombre réel fixé appartenant à l'intervalle sur lequel la
f( t) = (t - 2P
el li =: 2. fonction f est défini e.
Posons t = 2 + h. Poso ns 1 = a + h; f(l ) = f(a + il).
Alorsf(2 + Il) = (2 + li - 2P. Pour t voisin de a, h = t - (1 est voisin de O.
donc J(2 + Ir ) = h"!,
Or lim "OZ = 0;
h~O

donc lim (t - 2P = O. Si la fonction Il ~ f(a + II) a une limite quand Il tend vers 0, alors, par
1--"'2
définition,
lim fUI = lim fia + hl·
l---1U h-+O

46
Obsen'ez que par translation de Nous admettons le résultat suivant:
vecteur - 2 i la courbe repœ senta~
tive de f se tr..Jnsforme en la para~ Soit f une fonction puis~ance ou la font.:tion logarithme nc!pc!rien ou la
bole rep~sentati ...e de Il >-+ II~.
fonction exponentielle ou une fom:tion circulaire.
Soit a un nornore réel apparrenant à l'intervalle 1 ~ur lequel f tst
définie.
lim Jlt) = f(C/),
I~"

Fig. 22 b. Limite infinie d'une fonction en a


Soit 81 la fonction définie sur ]0, + oo [ par g l(l) = i,
Nous savons que sa courbe représentative Hl est une branche d'hyper-

o
YL
i
i
,

1
H1
bole. Nous pouvons observer graphiquement et numériquement
que, lorsq ue t est positif et voisin de 0, gl(t) = 1 prend de grandes
valeurs.
Plus précisément, on démontre que:
lOP étant choisi aussi grand que l'on veut, gl(t) est supérieur à
IOP dès que 1 est assez proche de 0,
t

Fig. 23 Cette propriété s'exprime de la façon suivante:


P est un nombre entier naturel. la fonction g 1 a pour limite + 00 en 0,

... Attention: +00 n'est pas un


nombre réel.
Pour 8 1U) = l, définie ,ur ]0, + 00 [, lim 1 = + "',
t 1-t0 t

Interprétation graphique
Un point de la courbe Hl est aussi proche que l'on veut de l'axe des
ordonnées dès que son abscisse est assez petite.
L'au des ordonnées sen de gu ide L'axe des ordonnées du repère (d'éq uation t = 0) est une asymptote
pour tr.lcer H I' verticale de la courbe HI représentative de 81'

Soit 82 la fonction définie sur] - 00, O[ par g?(t)


-
= l,
t
Sa courbe représentative est la branche d'hyperbole H2' Par une
étude analogue à celle de 8 l' on obtient:
... Anenlion au se ns des inégalités lOP étant choisi aussi grand que l'on veut, g2 (1) est inférieur à
avec des nombres négatifs. - IOP dès que 1 est assez proche de O.
y La fonction 82 a pour limite - 00 en O.

Pour g?(t) =
~
f, définie sur J- 00 , 0[, lim
1-t0 {
1= - 00,

1
ï L'axe des ordonnées est une asymptote verticale de la courbe H2
représentative de g2.
Fig. 24

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 47


Remarque
La fonction g définie sur IR* par g(l) = +n'a pas de limite en O.
IR" = ] - ox>,Q[ U ]0, + ox>[ n'es! pas En effet, quand t se rapproche de 0 dans ~',! peut prendre des valeurs
t
un inle!valle! du type 106, 108, ... et aussi du type - 10 6 , - 108,
Le point M de l' hyperbole représentative de la fonction g peut passer
sans cesse de la branche HI à la branche H 2 et inversement.

Observez une nouvelle fois l'importance de rester sur un INTERVALLE.


Voir les figures 23 e! 24.

PoUR Ë\'ITER
LES DËRAPAGES, RESTEZ
SUR UN INTERVALLE
la ~curi!é mathématique

Gare 11 "os .. points .. !


1l1l'e5t pas .. per mis ..
de sortir
d'un inten·3Ile.
Fig. 25

1 = ]0, .. ou 1 = ... , a[. • Soit a un nombre réel fixé tel que f soit définie sur un intervalle 1
Par exemple pour J J définie sur dont une extrémité est a, f n'étant pas définie en (1 .
]2, + oo [ par JI(t) = _ 1_, Posons t = a + Ir; f(t) = f(a + Ir).
t - 2
1(2 *
+ l, ) = car 2 + h - 2 = Ir.
Si la fonction h Ho f(a + h) a une limite quand h tend vers 0, a +h
Or lim _/1 = + CCl puisque Il > O.
Ir -; 0 1 restant dans l'intervalle l, alors par définition
Donc lim fl et) = + CCl . lim f(ll = lim f(a + hl.
/ -;2
t --'la h --'10

c. Limite infinie d'une fonction en + 00

ou en - 00
Calculez les images de 102, 106, On observe sur des tableaux de valeurs numériques et graphiquement
109, ... par chacune de ces fonc- que des fonctions telles que: t ~ l, t ~ 12 , 1 ~ t 3 , t ~ fi prennent des
tions. grandes valeurs lorsque t prend de grandes valeurs.
Plus précisément, on démontre pour chacune de ces fonction s f la pro-
priété suivante:
p est un nombre entier réel.
JOP étant choisi aussi grand que l'on veut, f(t) est supérieur à 10" dès
que t est assez grand.

Cette propriété s'exprime de la façon suivante: la fonction f a pour


limite + 00 en.. + 00, ce qui se note lim f(t) = + 00.
1 --+ + 00

No us pouvons écrire:

lim t = + 00, hm P. = + 00 lim f3 = + 00, lim \1 = + 00.


t--++ cc 1--++/x' ' f--'l+-X t~+ oc

48
- ,0' ~ - '00, En considérant des valeurs négatives de t de plus en plus grandes en
- ,a' ~ - , 000. valeur absolue, et en tenant compte de la parité des fonctions t ~ t,
- Hr' ~ - '0 000, 11-+(2, t ~ 13, on obtient de même:
.... Attention: nous n'obtenom. pas
toujours le même rtsultê.ll: pensez lim 1 = - XI, lim t':!. = + 00, lim ,3 = - 00,
1-+-"" I-+-OC 1-+- 0(,
au signe de 1, , 2, , 3 lorsque t eSI
négatif.
Plus généralement:
Pour tout nombre naturel non nul Il,

lim ,11 = +00 1lnt=


etl
· " (+00 si ft est pair,
t -+ +00 t -+ - 00 - ~ si Il est impair.

d. Limite finie d' une fonction en + 00

"L,'
! - -------
ou en - 00
Reprenons les fonctions g, et g2 définies au b.
Nous pouvons observer graphiquement et numériquement que,
'0
Fig. 26
lorsque 1 prend de grandes valeurs, g, (1) = +est proche de O.
Plus généralement:
JO- P étant choisi aussi petit que l'on veut, !g,(I)! est inférieur à JO - P
dès que t est assez grand.
Cette propriété se note Hm g 1(1)
1 --+ +00
= O.

lim ! =0.
t-t+ o-. I

L'axe des abscisses du repère (d'équation y = 0) est une asymptote


horizontale de H , .
.... Attention au sens des inégalités.
Nous pouvons procéder de même avec la fonction g2' mais ici la
variable prend des valeurs négatives.
)' 0
. , Nous obtenons de même:

H,
lim
1--+- 00
+= o.
Fig. 27

L'axe des abscisses du repère est une asymptote horizontale de H2·


Avec d'autres fonctions de référence, on obtient de même:

~ n' étant pas dtfinie lorsque t eSI


"
n~galif, le probl~me de l'existence
lim
1--+- 00
1=
, 0'
t-
lim
1-t+ 00 \[
-1== O.
d'une limile de ~ en - 00 ne se
pose pas. "

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 49


Considérons la fonction! définie sur ]0, + "'[ par: !(I) = 2 + ~.
Pour tout 1 > 0, !(I) _ 2 = ~. 1
lim 1. = Q. 1
t--t+ OC (l Donc lim (f(l) - 2)
t~ +OO
= O.
Nous écrivons ce résultat ·:
lim !(/)
I ~ + oo
= 2.
Interprétation graphique
Soit M un point de la courbe représe ntative de! (figure 28). Son abs-
cisse est' et son ordonnée)'M = 2 + ~.
1-
Soit P le point de la droite hori zontale d'équation y = 2 ayant mê me
)'=2 :P absc isse que M.
L'écart, ici vertical, entre les points Pet M est mesure par la différence
" de leurs ordonnées)'M - )'p.
Fig. 28
Par définition PM = Yhl - .l'p.
Ici PM = 1., donc lim PM = O.
,2 t~+ oo

Comme PM > O. la courbe est au- Pour les grandes valeurs de l, la courbe est très proche de la droite
dessus de son 33ymptole. d'équation.v = 2.
La droite d'équation y = 2 est appelée une asymptote horizontale de
la courbe .
Plus généralement, on retient que:

On dispose d'un énoncé analogue Dans le cas d'une limite finie L, dire que lim fV) = L
t -t+iX.
pour les limites en - 00 el en un
nombre réel a. signifie au<si que lim If(l) - LI = 0 ou encore que:
t-t +:Xl

flll = L + <plI), avec lim <p(I)


t-t + co
= O.

Dans l' exemple ci~dessus, <p(I) = +


1

2. ÉNONCÉS USUELS SUR LES LIMITES


B ~
______ M
Lorsque t devient grand, le point M du cercle trigonométrique tourne
sur ce cerc le: son abscisse cos t et son ordonnée sin' varient entre - 1
et 1 sans se rapprocher a"",ablement d' un nombre L de l'intervalle
A
[-1,1].
On démontre que les fonctions sinus et cosinus n'ont de limite ni en
+ ex> ni en - ex> .
Fig. 29
La plupart des théorèmes sui vants permettent, sous certaines hypothèses,
Vous :wez étudié les fon c tions
1 1-+ cos 1 el t t-+ sin 1 dans les de démontrer que certaines fonctions ont une limite, finie ou infinie, en
classes antérieures. + 00 ou en - ex> ou en un nombre réel a, et de déterminer cette limite.

50
a. Opérations algébriques
Dans les théorèmes admis ci-dessous, présentés sous forme de
tableaux"Il et v sont des fonctions définies sur un même intervalle 1 et
a désigne + co, - 00 ou un nombre réel a; L et L' sont des nombres
réels.

• Somme de deux fonctions


N'oubliez pas que SI Hm uCt) = L +0> -0>
,~.

urt) + \'(1) = \'(1) + lI(t).


hm I"(() =
Dans le cas menant au point d'in- " 1-+ Il
L' +oc -0> +oc - oc - oc

terrogation , on ne peut conclure


directement; il faut effectuer une alnn, lim [uft) + l'fil] = L + L' +oc -oc +oc '! - oc
t·-+ U
étude supplémentaire.

• Produit d'une fonction par une constante


Si li. = 0, alors, pour toul t de l, On suppose que la constante k n'est pas nulle,
kll(t) = O.
Si lim u(l) = L +oc -oc
*oc correspond soil li. + cc, soil à Ha
- cc. Le signe + ou - s'obtienl de
fa\on évidente dans chaque aJan hm b( 1) = kL 'oc 'oc
I~a
e:w.emple.

• Produit de deux fonctions


N'oubliez pOb que +oc
1/(1) 1'(1) = rU) U(I). Si lim /lit) = L L "O 0 ou
,~U -oc

+oc +oc +oc


00 correspond w il à + 00, soit à el lim Ifl) = L' ou ou ou
,~u - oc -oc -oc
- 00. Le signe + ou - s'obtient de

façon évidente dans chaque (Ilor.. lim [u{t) x l'(()] - LL' oc ? ' oc
t .-+ /1
exemple,

C'est une conséquence des trois Soit f unt! fonction polynôme et li un nombre réel.
tableaux précédents. lim f(/) = fla).
1-> u

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 51


Application aux fonctions polynômes et au.x fonctions rationnelles
au voisinage de + 00 ou de - 00.
En mettant en facteur le monô me de plus haut degré de chaque po ly-
nôme , on démontre:

Théorèmes
• Au voisinage de + oc. ou de - 00, une fonction polynô me a même limite

que sa fonction monôme de plus haut degré .


• Au vobinage de + 00 ou de - oc, une fonction rationnelle a même
limite que le quotient des fonctions monômes de plus haut degré de
son numérateur et de son dénominateur.

b. Comparaison
Nous admettons les théorèmes su ivants:

JI(t)
Théorème 1
1 Si, pour tout 1 d ' un intervalle lA, + co[, on a f(l) ,. L1(1) et
si lim 11(1) = + 00, alors lim f(l) = + 00,
I~+~ I~+~

Fig. 30 a

Théorème 2
1'(1,
1 Si, pour tout 1 d'un intervalle lA, + oc [, on a f(l) '" 1'(1) et
SI lim \'(1) = - IX, alors lim J(t) = - 00.
r~+~ I~+ ~
Fig. 30 b

11u) - LI est la disfance de 1(/) à L.


Théorème 3
L - I/(t)
1
L L + U(I)
1
Si, pour tout 1 d'un intervalle lA, + co [, on a If(l) - LI '" 11(1) et
SI lim 11(1) = 0, alors lim f(l) = L.
fIt) t~+~ r~+ «

Fig. 31 a

Le théorème 3 est un cas particulier du théo rè me sui va nt , souvent


appelé « th éorè me des gend armes » :

Théorème 4
U(I) "(1)
1 1 •
Si, pour tout 1 d'un intervalle lA, + 00 [, on a u(l) '" f(l) '" 1'(1) et
Jct) si lim u(l) = lim 1'(1) = L, alors lim f(l) = L.
t~ +oo t~+ :xl t ~+~
Fig. 3 1 b

Remarque
Tous ces théorèmes concernent le cas des limites en + 00 ; on d ispose
d 'énoncés analogues pour les limites en - 00 et les limites en un point a.

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 53


c. Compatibilité avec l'ordre
Nous admettons le théorème suivant:

Théorème 5
Si, pour loull d'un inlervalle lA, + 00[. on a f(t) '" g(t) el
Ici aussi. ce théorème est encore
vrai en remplaçant + 00 par - ec ou si lim f(l) = L el lim g(l) = L', alors L '" L'.
,~+oo ,~+ œ
par un nombre r6el (/.
Ne pas remplacer :E; par < dans ce
théorème. L'ordre est conservé par passage à la limite.

d. Limite d'une fonction composée


• Exemple de fonction composée
Soil f la fonclion définie sur ~ par f(l) = e 2r - 3
Pour calculer f(IO), nous pouvons:
1° Calculer d'abord 21 - 3 dans le cas où 1 = la; on oblienl 17.
2° Appuyer ensuite sur la touche « exponentielle» de la calculatrice;
on obtienl e 17 = 24 154953. /'
Nous pouvant schématiser ce calcul de la façon suivante:
10>-> 2 x 10 - 3 = 17>-> e 17 = 24154953.
10 1 ) e2 x 10 - 3=24 154953.
De façon générale, pour calculer e2t - 3, nous pouvons de même:
10Caleuier 21 - 3, c'esl-il-dire prendre l'image de 1 par la fonclion 1/:
1 >-> 21 - 3.
~~~
On oblienl le nombre 21 - 3 que l'on noIe x.
l"Prendre l'image de x par la fonction exponenlielle g : x >->.,....
~~~
On oblienlle nombre e' = e 2r - 3, c'esl-à-dire f(l).
Nous pouvons schématiser le calcul de l'image du nombre 1 par la
fonction f :
I.!!. 21 - 3 = x!..,...
= e2/ - 3
1 - - - - - - - _ + ) e2t - 3 .
1-1

f
Ainsi, pour loul nombre l, f(l) = g[I/(I)].
Par définition, f est la composée de u suivie de g, que l'on nOle
g0 11 se lit rond /1 :'.
fIg go u : 1 >-> g 0 u(l) = g [1/(1)].
Atlention à J'ordre de g et u. ~>->~

0.!4 - 3.!. e-) _ 0,05. Par exemple, g ° u(O) = g[u(O)] = g( - 3) = e - 3 = 0,05.


lOO.!4197!...eI97 . 3,6 x 10 115. go 1/(100) = g[I/(lOO)] = g(l97) = e 197 = 3,6 x 10 85
• Théorème
Nous admettons le théorème suivant:
Théorème
Soit Il et g deux fonctions telles que:
u g
r ......\ = 1/(1) ..... Y = g(x) = g(I/(I».
Si lim 1/(1) = b el lim g(x) = c, alors lim g(II(1» = c.
a, h , c peuvent M sig ner des t-ta x~h t~tI
nombres œels ou - <XI ou + 00.

54
Ainsi, dans l'exemple précédent où la fonction f définie par
f(l) = e"' - 3 est la fonction composée gOIl
avec 1I(t) = 21 - 3 et g(x) = e',
nous avons: lim u(t) = + 00 car lim 21 - 3 = + 00
1--++0:: 1--+ + cc.
et lim g(x) = + '" car lim e' = + "'.
1--+ +(1) X--++ 1Xl
1(1) = g [II(I)l = e2t - 3. Donc, d'après le théorème ci-dessus, lim e 2t - 3 = + 00 .
1--++00
De même lim 21 - 3 =- ~ et lim e' = 0,
t--+-oo x--+ -oo
donc lim e 21 - 3 = o.
t--+ - (1)

y 3. ASYMPTOTES
a. Asymptote verticale
\l'''l
, La noti o n d'asymptote verticale a été introduite sur des exemples au
paragraphe B.1.b.
0 a
Plus généralement:
Soit f une fonction telle que Iim f(1) =+ 00 ou lim f(t) =- 00.
t--+lI 1--+0
t=a Fig. 32
La droite d'équation t = a est une asymptote ..'trticale de la représen-
tation graphique de f.

)' b. Asymptote horizontale

L ~
y=L
La notion d'asymptote horizontale a été introduite sur des exemples au
paragraphe B.1.d.
Plus généralement:

o Soit f une fonction telle que lim f(t) = Lou lim f(l) = L.
Fig. 33 t--++ot t--+-oc;

f est Mli nie au moins sur un inter- La droite d'équation y = L est une asymptote horizontale de la repré-
valle de la forme ] A, + ou (1) [
sentation graphique ùe f.
] - (1), A[, A étant un nombre réel.

c. Asymptote oblique
La courbe représentative C de la fonction définie sur ]0, + oo[ par
f(l) = 1 + l est dessinée sur la figure 34.
1 _ 1 -
Pour tout nombre réel 1 de ]0, + "'[. NM = ï car NM = >'M - >'N·
Donc lim NM = O.
1--++ 00
,• \

Le point M de la courbe C est aussi proche que l'on veut, pour 1 suffi-
samment grand, du point N de la droite D d'équation y = 1. On dit que
o Fig. 34 la droite D est une asymptote oblique de la courbe C.
Plus généralement:

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 55


Soit 1 une fonction définie sur ]A. + co l par:
On dispose d'un énoncé analogue l(t) = or + b + g( /) avec lim g( /) = O.
(--++ ')0
en remplaçant + 00 par - 00 et
lA. + ~ [p'" l- ~. A[. La droite d'équalion)' = af + b est une asymptote de la représentation
graphique de la fonction f.

Exemple
Soit la fonction définie sur ] - co, 2 [ par:
f(t) = t - 3 + _4_ .
. 1 - 2
Montrons qué la droite D d'équation y = t - 3 est une asymptote de la
courbe représentative C de f.
4
Pour tout! de]- co, 2[, f(t) - (t - 3) = - - .
t - 2

lim _4__ =0
1--+- 00/ -2 '
d'où le résultat.
)'

t }
7

o TI
t

3
/

La figure 35 donne la courbe repré-


sentative de f et son asymptote D. Fig. 35

Remarques
On a intérêt à tracer l'asymptote D avant la courbe C; l'asymptote sert
alors de guide pour dessiner C.
On détermine la position de la courbe C par rapport à l'asymptote
=
D en étudiant le signe de NM YM - YN qui mesure l'écart (positif
Le sens positif est donné par le ou négatif) entre la courbe et l'asymptote.
vecteur J. NM = at + b + g(t) - (al + b) = g(t).

Voir fig. 34. Si g(t) > 0, alors NM > 0: le point M de la courbe est au-dessus du
point N de l'asymptote.
Voir fig. 35. Si g(t) < 0, alors le point M de la courbe est au-dessous du point N de
l'asymptote.

56
4. COMPARAISON DES FONCTIONS
EXPONENTiElLE, PUISSANCE
ET LOGARITHME AU VOISINAGE
DE +00
Les fonctions t ~ ln t, 1 ~ la où cr > 0, 1 ~ el ont pour limite + 00
en + 00.

nous l'admettons:
En particulier, pour cr = 1:

lim
t --t +21
!!!...!
1
=0
POu;r;,Ijj.....m
.
et hm _e' = +
l--t+,., t
00.
lim
1-++:.0
!!U
,a =·0 et lim
,-++~
e' =
,a
+ 00.
Le premier résultat est démontli à
J'exerc ice 91.
Cons idé~z l'inverse. On en déduit que lim ta = 0, et que pour tout nombre entier positif n,
,-++ QOe '
Ijm t"e' = O.

--
En particulier. pour cr = ~ :
, -
L'idée à retenir:
+ IX, les fonction,> , e'

j1'
~ Au voi~inage de
ri = \ 1 pour tout t > Û.
t~ln/, t~ta, l''''''''e' l'
1
prennent des valeurs qui se classent 1"
dans cet ordre de la plus petite il la
\'1
plus grande. ln 1
Fig. 36

C. DÉRIVATION
, ,
Le paragraphe 1 est un rappel de 1. NOMBRE DERIVE EN UN POINT
résultats e1:igibles aux baccalau·
réats technologique sn et STL
mais ne figurant pas tous au pro-
gramme des baccalauréats profes-
a. Problème. Définition
sionnels. Dans le plan rapporté au repère orthonormal (0; i,f), soit P la para-
bole représentalive de la fonction f: / >-> /2
Cherchons une droite ci qui, autour du point d'abscisse 1 de la parabole
P, est presque confondue avec P.
Cela revient à obtenir une fonction affine, c'est-à-dire de la forme
t ~ ml + p, où III =F 0, qui réali se une « bonne» approximation de f au
voisinage de / = 1.
Pour tout 1 voisin de 1, en posant 1= J + Il , c'est-à-dire 1 - 1 = Il, on
Par exemple, pour t = 1,01. on a
a li voisin de O.
h = 0.01 = 10- 2.
. 1 + 211 = 1.02 est une approxima- f(l + h) = (1 + hj2, f(l + h) = 1 + 2h + h2
tion de 1(1.01) à 10- 4 pr~. Donc 1 + 2h est une approximation de f( 1 + h) à h2 près.
Puisque h = / - l, 1 + 2h = 1 + 2(1 - 1) = 2/ - 1.

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 57


La droite li a pour équation)' = 2/ - 1.
Nous observons qu'elle
est presque confondue
avec la parabole P pour t y --------- ----- --
J(1+II )=1+211+112 P -
,
il" Jo
2
voisin de 1. 1+211 ---------------1)r- -
: 2h

1- .......••• •

Fig. 37 l+h

Plus généralement, soit a un nombre réel fixé .


f(a + h) = (a + h)2 = a 2 + 2<11, + h2
Donc fla + h) = fla) + (2a)h + (il X h).

Définition
SOil une fonction f définie en (1 et au voisinage de li; on dit que f est
E est la leUre epsilon de J' alphabet dérivable en a s'il ex iste un réel A el une fonction E tels que, au voisi-
grec. nage de " = 0,1«(1 + Il) peut s'écrire sous la forme:
f(a + h) = f(a) + Ah + hE(h), avec lim ((h) = O.
11-+ 0

A est appelé le nombre dérivé de f en a (ou au point a).

On admet que, s'il existe un nombre dérivé A pour la fonction f en a,


il est unique et on le note j'la).
Exemple
La fonction f: t ~ 12 est dérivable en a avec pour nombre dérivé
A=2a car
E(h) = h, donc lim E(h) = O.
10 .... 0

b. Nombre dérivé et taux de variation


Théorème
Une fonction f est dérivable en a et son nombre dérivé est A si, et seu-
lement si:
Iim f(a + II) - f(a) = A.
h-ioO Il

Le no mbre d6ri v6 apparaît ic i


comme la limite de ce ta ux de
Le rapport fla + hl. - f la) s'appelle taux de variation de f entre a et
vari ation q uand h tend vers Q.
II +"

58
c. Aspect géométrique: tangente
• Définition
Dans le paragraphe a., nous avons étudié la fonction: t ~ (2 au voi-
sinage de 1 et nous avons constaté (figure 37) que la droite d d'équa-
tion y = 2/ - 1 est presque confondue avec la parabole
représentative de f pour t vo isin de 1.
On convient d'appeler cette droite la tangellfe à ]a parabole au point
d'abscisse 1.

Plus généralement:

Définition
Soit f une fonction dérivable flll+h>
en u. f{/J)+Ah
Sur la figure 38. celte tangente La tang~nt~ en Ma (a, f(a» à
est la droite d: comparez avec la la courbe représentati\'c~ C de
figure 37. f est la droite passant par Ma jla)
et de coefficient directeur le
nombre dérivé A de f en li.

,H K
o Cl a+h

Fig. 38

TM = "E(").
On a non seulement lim TM == 0, mais aussi lim
11--+0
™=
11--+0 Il
O.

• Construction de la tangente d à C en Ma
On donne le point Ma par
ses coordonnées (a, fla»~ y
et le nombre dérivé A de f
Obsen'ez que si A < 0, T est en en a, 1 T
dessous de Ma'

On obtient à partir de A=J'(a)


Ma un deuxième point T
On peul ajouter tout nombre Il en de la tangente à C en Ma M, / -_ - - '
abscisse et le nombre hA = "!,(a) en ajoutant 1 en abscisse
en ordonnée.
et A = l'(a) en ordon- /
née. o
Le vecteur M;;T U)est
un vecteur directeur de la Fig. 39
tangente à C en Ma'

Chap. 2 : Fonctions d' une variable réelle 59


• Équation de la tangente en M. à la courbe représentative d'une
fonction f
D'après la définition du coefficient directeur d'une droite et la défi-
nition de la tangente en Ma (a, fla)) à la courbe d'équation y = f(x),
cette tangente a pour équation y = Ax + b où b est déterminé par le
fait que Ma est sur cette tangente:
fla) = Aa + b, donc fla) - Aa = b.
Une équation de la tangente au point d'abscisse a à la courbe repré-
sentative de f est:
y = A(x - a) + fla) .
On en déd uit le résultat:

Nous n' 3\'ons pas eu besoin de Si f est dérivable en li, la courbe represent3th'e de f admet au point
celle équ3lion pour conSlrui~ celle
Ma (il, f(a» une tangente d'équation:
tangenle.
y = j'tll)(x - li) + ft li).
J M
1(0+11) --------------- ,

• Lien entre tangente en Ma et sécante (M.M)


La tangente en Ma à C est la position limite de la sécante (MaM)
fta) ---- - -- M lorsque M se rapproche de M a en restant sur la courbe C.
C : a

o a a+11 t

Fig. 40
d. Interprétation cinématique: vitesse
Un véhicule se rend, sur une route rectiligne. d'une ville A à une vi lle B.
À chaq ue instant Ion peut associer la distance AM = X(I) qui sépare le
véhicule de so n point de départ.

Vil le A Ville B
• =+==..:c...,--_ •
.\(10 +h)
Fig. 41
On définit ainsi une fonction x: , ..... x(l) = AM.
x(rO + h) - x(rO)
Par définition, h est la vitesse moyenne du véhicule

entre les instants 10 et 10 + h.


x(ro + h) - x(ro)
Voir Je théorème du paragraphe b.
Si x est dérivable en ' 0, lim 1 est la vitesse instanta-
11---+0 ,
née du véhicule à l'instant 10 ; c'est le nombre dérivé de la fonction x
en 10'
Remarque
Les compteurs des véhicules ne donnent pas la vitesse instantanée,
mais une vitesse moyenne entre deux instants très rapprochés.

60
e. Notation différentielle
Dans certaines disciplines, on nole souvent ~ la dérivée de la fonction
f: t >--+ f(t)·
Le point de vue adopté consiste à assimiler sur la figure 38 le nombre
LM = f(a + h) - f(a) au nombre LT = hf'(a), c'est-à-dire à négliger
TM = hE(h) devant LT = hf'(a) lorsque h est «s uffisammen t petit. et
lorsq ue f'(a) .. O.
Le statut mathématique de di et de Alors, en s'app uyant sur le cas parti culier de la fonction 1 ~ 1 dont la
dt n' est p;l5 au programme des sec- dérivée est 1 ~ l , la variation 6.1 = Il de la variable 1 entre a et a + Il
tions de techniciens supérieurs.
est notée dl lorsq u'ene est considérée comme «infiniment petite ».
Dans les mêmes conditions, 6.f = f(a + 6.t) - f(a), assimilé à f'(a) dt,
est noté df.
Ainsi, en tout t où f est dérivable et où f'(t) n' est pas nul, df = f'(t) dt
et 1r, égal à f'(t), peut être considéré comme un rapport.

2. DÉRIVATION SUR UN INTERVALLE


FONCTION DÉRIVÉE
a. Définition
Voir le paragraphe J. Nous avons vu que la fonction f: 1 ~ [2 est dérivable en tout a réel et
que son nombre dérivé en a est A = 2a.
On peut donc définir sur IR un e nouvelle fonction: a ~ A = 2a.
C'est aussi la fonction définie sur IR par 1 ~ 21.
On l'appelle fOllctioll dérivée de f et on la note f' .

• Si une fonction J, définie sur un inter valle l, est dérivable en tout point
de l , on dit que J est déril-'able sur 1.
• La fonction qui, à tout [de I, associe l'unique nombre déri vé de f en f
s'ap pellefonch'on dérivée de J et se note 1'.

b. Dérivées IV) j'V) Inten'ulle de ,'alidité


]- cc, +oo[
des fonctions k
1
°
1 ] - 00, + oo[
usuelles [/l, li E N· "t
n 1 ] _ 00, + oo[
Rappelons les
fo ncti ons dérivées
figurant dan s le
1.
,R'
II
1
t
E N.
-"
- tn + 1
1

n
]_ cc, O[ ou ]0, +cc[

] - ~, O[ ou ]0, +~[

formulaire des 1 ]0, +~[


baccalauréats fi 2/i
technologiques ST! la, a E R al a - 1 ]0, +oo[
et STL. 1 ]0, +~[
ln' t
e' e' ]_ c:c, + c:c[
cos t - sinl ]_ c:c, +c:c[
si n [ cos [ ]_ c:c, +cc[

Chap, 2 : Fonctions d'une variable ré,elle 61


Remarques
Voir le paragraphe 1.b. Pour = 0, on a si n' 0 = cos 0, donc sin' 0 = 1 car cos 0 = 1.
t

., 0 = l'lm sin (0 + h) - sin 0 d' aprè s 1e l'len entre nom b re


O r Sin
/'--;0 (O+h)-O
dérivé et taux de variation.
. sin Il
Donc hm - - 1.
II ~ o Il
=
• De même, de ln' 1 = 11 nous déduisons Hm ln (1 + h) = J,
h--;O "

et de (exp)'(O) = e Onous déduisons Hm eh - 1 = 1.


It --+o h

c. Opérations sur les dérivées


Rappelons des résultats figurant dans le for mulaÎre des baccalauréats
technologiq ues ST! et STL.

Des deux premières propri~ t és. on u et étant des fonctions dérivables sur un même inten'alle l,
J.'
déduit la linéarité de la dtri\'ation: -(Il + J.')' =
u'+ l";
(ail + pv)' = (1// ' + Pl'"
a et f3 ~Iant des constantes réelles, - (kil)'= ku', k étant une constante réelle;
- (uv)' = Il'V + uv';

-(!)'
U
= - Uu2' , Il ne s'annulant pas sur 1;
-v ' =
• (U) Il 'v -
)12'
uv'
v ne s'annulant pas sur l',

En particulier pour /1: t...-+ ar + b, - (g 0 u)' = (g' 0 Il) u', u étant dérivable sur 1 et g sur u(I);
r 1...-+ 8(a1 + b) a pour dérivée
- (ell )' = eUIl';
l': t...-+ IIg'(at + b).
(In u)' =~, u étant à valeurs strictement positives sur 1 ;
"
En particulier pou r a = ~. • (ua)' = aua - 1u ' , a
étant un nombre réel fixé, non nul, a\'ec: u ne
l\~)'=~. s'annulant pas sur 1 si a est un nombre entier négatif, Il étant à
2\11 valeurs strictement posithcs sur 1 si a n'est pas un nombre entier.

Conséquences et exemples

Une fo nction rationnel le est un • Toute fonction polynôme est dérivable sur R.
quotient de deux fonctions poly· • Toute fonction rationnelle est dérivable sur chaque intervalle où
nÔmes.
elle est définie .

Exemple 1
Dans les activités la variable est x Soit f la fonction définie sur ]0, + oo[ par f(x)= x 2 (1 - ln x).
ou " suivant les cas. Pour tout x de ]0, + oo[ f'(x) = 2x (1 - ln x) + x 2 (- ...L),
, x
lei f = Il . l' avec f'(x) = lx - lx ln x - :- '
II(X) = .r2 et ,-(x) = ( 1 - In x),
f'(x) = lx - x - 2t ln x,
donc Il'(X) = 2t el ,,'(x) = _1., f'(x) = x - lx ln x,
x
et J'(x} = Il'(X) l'(.t) + II(X) v'(x), f'(x) = x( 1 - 2 ln x).

62
Exemple 2
Ici g = eU :wec
11(1) = 0,01 (1 - 10) donc
Soit g la foncti on définie sur [0, + "'[ par g(t) = eO,O I (r - 10).
U'(I) = D,DI, et Pour tout / de [0, + "'[,
g'(I) = u'(t)el'(tJ. g'( /) = O,Ole 0.01 (/-10).

Exemple 3

*
Ici tan = avec
u(l) = sin 1 et \'(1) = cos t.
Sur l'intervalle J- :!!2' :!![
2 •
tan t = sin t
cos t

' _ (cos /)(cos /) - (sin t)(- sin t) , cos2 t + sin 2 t


done tan t - 2 • tan t = 2
cos 1 cos t

Nous pouvom. transformer l'écriture de ce résultat de deux façons:


Ces deux formules figurent dans le tan' t::: _1_ car cos 2 t + sin2 t = 1.
formulaire de mal h~matiq u es pour cos 2 t
les BTS. , . ,
tan' t = cos- t + SIO- t donc tan' t ::: 1 + tan 2 t.
cos 2 t cos 2 t'

Aucune connaissance n'est exi- Exemple 4


gible en BTS la propos de ces
fonctions.
Les fonctions sh et ch sont définies sur R par:
shl=e -e
1 - 1
et Chl=e
1 + e-,.
2 2
Voir le chapitre 1. Par analogie avec les formules d'Euler pour les fonctions circulaires
Ces fonctions figu~nt sur les cal- sin et cos, les fonctions sh et ch sont appelées sinus hyperbolique et
culatrices. cosinus hyperbolique.
Pour dériver t ~ e- I nous utilisons (eu)' = e"u' dans le cas où
u: t.......". - l , donc u': t~ - 1.
L'l dérivée de t ~ e- t est donc 1 ~ - e- t .
e' - (- e- /) et + e- t
... Attention au signe -. Alors pour tout t de R, sh' / = 2 ' donc sh' t = - - ; c - -
sh 1 = ~ (e' - e- l ). 2
Pour tout 1 de R, sh' 1 = ch 1.
C'est une nouvelle analogie avec
les fonctions sin et cos, mais ici il De même ch' 1 = sh t.
n'y a pas de signe - pour la d~ri­
v~e du cosinus hyperbolique.

d. Dérivées successives
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle 1. Si la fonction dérivée
j'est elle aussi dérivable sur l, sa fonction dérivée (j')' est notée f" et
est appelée dérivée seconde de f sur 1.
Lorsque cela est possible on définit les dérivées successives de f notées
On note parfois
j', f", J"', .. ., f(n ).
f"~ Pl, j'" ~ !'-J).
P") se lit f Jli ~me et est la dérivée En physique et en mécanique on utili se la notation différentielle:
ni~me , ou d'ordre 11 de f. 2f
df au lieu de j', d au lieu de f".
dx dx2

Chap. 1 : Fonctions d'une variable réelle 63


Ainsi, dans un circuit R, L, C en série où, d'après des résultats des
sciences physiques, nous avons d'une part
di
,. =-
dq
et, d'autre part, e =- L- on note
dt dt '

Exemple
Soit f défi nie sur IR par f(x) = 2x3 - x 2 + x + 3.
l' est définie sur IR par l'(x) = 6x 2 - 2t + 1,
1" est définie sur IR par f"(x) = 12t - 2,
f'" est défi nie sur IR par l'''(x) = 12,
J<4) est définie sur IR par J<41(x) = O.

, ,
3. THEOREMES
a. Application de la dérivation au sens de
variation d'une fonction
Rappelons les th éorèmes au programme des baccalauréats technolo-
giques STI et STL.

Théorème
Si f est dérivable sur l'intervalle I et si sa dérivée l' est nulle sur I,
alors f est constante sur r.

Théorème
Si f est dérivable sur l'intervalle 1 et si sa dérivée l'est positive
Une fonction monotone sur un
sur l , alors f est croissante sur L
intervalle est cro isS:.Inte su r cet
interyalle ou décrois ..ante sur cel
inter valle. l' positive sur I signifie: pour tout x de I, l'(x) .. o.
Théorème
Si f est dérivable sur l'intervalle I et si l'est négative sur I, alors f
est décroissante sur l.

)'

f(a) --

~
)'

f(b) ___
, ,

a o 1 b a b a b

f est constante sur 1 = [li, hl f est croissante sur f est d&roiss:tnte sur
Fi g. 42 1 ~ [a. bl Fig. 43 1 ~ [a, bl F;g.44

64
Remarque
Notez l'importance de la notion d'intervalle: pour" définie sur IR* par
"'U) = -~
, < o. h(t) = t, h' est négative sur IR*, mais Il n'est pas décroissante sur
"(-1)<"(1). IR" = ]- 00, O[ U ]0, +oo[ qui n'est pas un intervalle.
b. Recherche d'extremum
Pour la recherche d'un extremum local nous disposons du théorè me
suivant (résultat admis):

... Anention: ce théorème ne dit Théorème


pas que si 1'(a) = 0 il Y a un eXlre·
Si f est dérivable sur J'inlervalle 1 et admet un maximum local (ou
mum en CI, ce qui est faux par
exemple pour I(t) = t 3 : \'oir 13 un minimum local) en un point a distinct des extrémités de l, alors
figure 5. !'laI = O.

J('OI---T\
}'

MO

J( ' o)
o
-- V
\ Mo

'0
/

o '0
L'extremum en to L'e:<tremum en to
est un minimum. est un maximum .
Fig. 45 Fig. 46

La tangente à la courbe en Mo est parallèle à J'axe des abscisses.

c. Fonction dérivable et strictement monotone


sur [a, hl
Résolution d'équation f(x) = À.
J(b) - - - - - - - - - - - - -- À est la 1ettre grecque « lambda ». Nous admettons les théorèmes sui -
vants:
). t-....",.(
JCa) Théorème 1
Si f est une fonction dérivable sur l", b] et si, pour tout 1 de la, bl,
'0 b
Fig. 47
rU) > 0, alors f est strictement croissante sur [a, blet, pour tout
élément h de [f(a), f(b)], l'équation f(l) =h admet une solution et
J(a) une seule dans lu, hl.

).+-+-- '\.
Théorème 1
J(h)
Si f est une fonction dérivable sur [a, bl et si. pour tout 1 de la, b[,
o a '0 b Fig. 48
rU) < 0, alors f est strictement décroissante sur la, hl et, pour tout
Sur les deux figures, J'unique élément h de [J(h), f(a)], l'équation f(t) =h admet une solution et
solution de J'équation l(t) =)., une seule dans [a, hl.
a été notée to'

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 65


Remarque
• Une fonction peut être strictement monotone sur [a, b] bien que f'(t)
s'annule pour un élément de la, b[: c'est le cas de f(t) = t3 qui est
strictement croissante sur [ - 2, 2] bien que f'(0) = O.

• Ces théorèmes sont notamment utilisés pour justifier l'existence


de solutions pour une équation, en particulier lorsqu 'on ne sait
Voir J'exercice corrigé 40. pas la résoudre directement, à l'aide du calcul algébrique.

Exercice résolu
Soit l'équation t 3 + t + J = O.
Nous ne sa\'ons pas la résoudre algébriquement.
On s~ propos~ de montrer qu'il existe une soltlliolZ unique to dans
l'inter\'{/lle J- J, Or.

Étudions les variations de la fonction f définie sur [- l, 0] par


-1 f(t) = t 3 + t + J.
o f est dérivable sur [- l, 0] et f'(t) = 3t 2 + 1.
Pour tout x de [- 1,0], f'(t) > 0; f est donc strictement croissante
sur [- l, 0]; f( - 1) = - 1 et f(O) = J.
On construit la courbe représentative (fig. 49).
- -- ---------- - 1 f est dérivable et strictement croissante sur [- 1,0].
Fig. 49
L'intervalle [f(- 1), f(O)] est [- l, 1].
o est élément de]- l , 1[. Donc, d'après le théorème l , il existe to
unique dans ] - l, O[ tel que f(t 0) = O.

On recherche une valeur approchée de la solution.


• On cherche à placer t 0 par rapport au centre -! de l'intervalle
]-I,O[:f(-!)=0,375 et f(-I)= -1;
0,375
f (- ! )> 0 et f( - 1) < 0 donc to appartient à ]- l , -! [
o (fig. 50) en utilisant le théorème 1 avec la restriction de f à l' inter-
valle [ - l, - !l c'est-à-dire avec la fonction obtenue à partir de f en
réduisant son ensemble de définition à cet intervalle.
------------- -1

Fig. 50
• On cherche de même à placer t 0 par rapport au centre _1 de l'in-
tervalle ] _ 1 _! [. 4
, 2'

66
f(-~)=-0, 1 71875 et f(-~)=0,375;

------- 0.375
f(- ~) > °et f (- ~) < °donc 10 appartient à ]-~, - M(fig. 51)
: 1
;-2 en utilisant le théorème 1 avec la restriction de f à l'intervalle
]-~, -H
• On continue jusqu'à ce qu'on obtienne la précision demandée.

- - -- - - - - - - - - - - - 1
C'est la méthode de dichotomie (ainsi appelée parce qu'à chaque
Fig. 51 étape, on divise un intervalle en deux). Une calculatrice permet de
On peut ~galement Mterm iner
directement une valeur appnx:hée
faire rapidement ces calculs.
de 10 avec une calculatrice. Voir
les pages cakulatrices à la fin de
ceIOUvr:lge.

4. FONCTION RÉCIPROQUE
D'UNE FONCTION DÉRIVABLE
ET STRICTEMENT MONOTONE
SUR UN INTERVALLE
a. Exemple
La fonction carré est dérivable et strictement croissante sur [0, 2].

o 2
Fig. 52

D'après le théorème 1 du paragraphe 3.c, pour tout y de [0, 4]I'équa-


tion 1 2 = y, où l'inconnue est l, a une solution unique dans [0, 2]. Nous
savons que t = lY.
Nous pouvons donc associer à tout nombre y de [0,4] le nombre réel
unique 1 de [0, 2] tel que 1 2 = y, c'est-à-dire 1 = .fY.
Nous avons donc: f 1 carré J )' = (2
La fonclion carré défin it «;J 'aller:.;
[0,2] • [0,4]
la fonction racine carrée définit le
t = \1
-') c carrée
racine 1
y
« relOue:..

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 67


Nous dirons que la fonction racine carrée définie sur [0,4] est la fonc-
tion réciproque de la fonction carré définie sur [0, 2].

Remarques
r:;-
Pour tout 1 de [0, 4], \ 1- = 1.

Pour tout t de [0, 2], (/ï)2 = 1.

Représentation graphique
Le plan est muni du repère orthonormal (0; T,J).
Puisque y = / , si, et se ulement si, 1 = .1'2, au point M(I, y) de la co urbe
représentati ve de la fonction racine carrée peut être associé le point
y 1----7I~-"
M I()', 1) de la courbe représentative de la fonction carré (figure 53).
J M et MI se correspondent par la sy métri e orthogonale d'axe la droite
o ~-"y'----:---
Fig. 53
d'équation y = t.

Les courbes représentatives des fonctions racine carrée et carré se


On emploie au~si le mot
.. réflexion _ à la pla('e de «symétrie
déduisent l'une de l'autre par symétrie orthogonale d 'axe la droite
orthogonale •. d'équation y t. =
Au point d'abscisse 0, la courbe représentative de la fonction carré a
pour tangente l'axe des abscisses. Pur symétrie. la courbe représenta-
tive de la fonction racine carrée a une tangente qui est J' axe des ordon-
nées au point d'abscisse O.

o fig. 54

b. Cas général
• Définition
Nou:,> reprenons la même démarche Soit f une fonction dérivable et strictement croissante sur un inter-
qu'avec la foncti on racine canic. valle [a, bl
D'après le théorème du paragraphe 3_c_, pour tout y de [fla), f(b)]
l'équation f(l) = y, dont l'inconnue est 1, a une solution unique dans
[a, bl
Nous pouvons définir une nouvelle fonction, appelée fonction réci-
proque de f et notée f - I, définie sur [fla), f(b)] et prenant ses
valeurs dans [a, b].

68
Définition
Dan ~ le ças oD f est Slrictement Soil f une fonction ~rh'able et strictement croissante sur [u, b].
décrois ...ante. rtmplacer (f{a). f(b)] La fonction rédproque f - 1 de f est définie par:
par (J(bl. f(al].
Pour les fonctions usuelles, ri
est 1\' = r l ( t ) ' = f()')
accessible par la même lo uche de la \ 1 E [j(a), J(b») si. et seulement si, { )' E [a, b).
calcu latrice que f . •n'ec
tEl ou ~ ou li3 .
• Représentation graphique
Dans le plan muni d'un repère orthonormal (0 ;/'J), les courbes
représentatives des fonctions f et f- 1 se déduisent l'une de l'autre
par symétrie orthogonale d'axe la droite d'équation y = t.
Le rés ultat obtenu au paragraphe a. à ce sujet est général.

c. Autres exemples de fonctions réciproques


rencontrées en Terminale
Voir le p..uagraphe A.S.
• Fonction exponentielle
La fonction exponentielle a été introd uite comme fonction réciproque
de la fonction logarithme népé rie n, en admettant que le théorème du
On rtmplace l'imer\'alle [a, bl par paragraphe 3.c. s'étend au cas où [a, b] est remplacé par ]0, +co[
un inten'alle ou\'ert en ajoutant des et (f(a), f(b )] par] - co, + col à condition que lim f (x) = - co
conditions de limite aux bornes de >->0
"inten'alle, et lim f(x) = + co, ce qui est vérifié pour la fonction ln.
X~ +OO

• Fonction racine nième


On à l'interval le [0, +oc[
r,e restreint Soit Il un nombre entier naturel non nul.
C!lr,
,...-?
dans le ca!) où n CM pair.
f" n'est pas monotone sur R.
La fonction t ~ ,n
est déri-
vable et strictement croissante
sur [0, + co [.
hm (fi = +00
, ---t+X>

D'après l'extension du théorème du paragraphe 3.c. au cas où [a , b]


et [f(a), f(b)] sont re mplacés par [0, +co [ avec lim f(l) = + co, la
,,+00
fonction t ~ 1" admet une fonction réciproque, appelée racine nième et
notée "F, définie sur [0, + co l et pre nant ses valeurs dans [0, + co[.

~8 = 2 car 23 = M, \' = ~( J1 = ,,"


~ = 5 car 54 = 625. { 1 E [O. + oc[ .i, et seulement si, 1y E '[0, + ocr.
Dans le cas particulier où Il = 2, 2/; est noté plus simplemen t \~.
Remarque
1 1 1
Voir le paragraphe A.6. Pour tout > 0, {ii est défini par ( ft = ei ln ,.
t
nt: '~
Pour tout t > 0, les nombres I ii et \ 1 sont égaux car leur puissance ,,1 me
1

est t.

Chap. 2 : Fonctions d'une va riable réelle 69


1
On étend celle égalité au cas où 1 = 0 en posant 0 - = O.

n-
Pour tout t ~ 0, \1 = (if.1

d. Fonctions circulaires réciproques


• Fonction Arcsin
Voir le paragntphe A. 7. La fonction sinus est dérivable et strictement croissante sur [ - ~ . ~J

)'
\. = sinl

Ici f est croissante; c'est la restric·


"in t

-1----
Elle admet donc une fonction réciproque, appelée arc sinus et notée
-1
..'2
Fig. 56

lion de la fonction sinus à l'inter·


Arcsin, définie sur [- l , 1) et prenant ses valeurs dans [ -~, ~l
valle[-l~l

La fonction Arcsin est la fonction


l' = Arcsin t
. si, et seulement si,
1
1 ;;;:: sin \'
[_. 'Ir '!!]
si n- 1 des calculatrices.
IIE[-l,l) yE 2'2'

Les courbes représentatives des fonctions Arcsin et sin se déduisent


l'une de l'autre par symétrie orthogonale d'axe la droite d'équa-
tiony = t,
Arcsin (- 1) = - ~. Aux points d'abscisses - ~ et ~ la courbe représentative de la fonction
Arcsin 0 = 0, ~
sinus a une tangente parallèle à l'axe des abscisses. Par symétrie la
Arcsin 1 =~,
courbe représentative de la fonction Arcsin a une tangente parallèle à
Arcsin ! = ~. \'oir les valeurs cor· l'axe des ordonnées aux points d'abscisses - 1 et 1.
respondantes de sin t au paragraphe
A.7.g.

y
)' = Arcs in 1

Fig. 57

70
• Fonction Arccos
Voir le p;uagraphe A.7. La fonction cosinus est dérivable et strictement décroissante sur
[0, '!Tl

-----1
o
cos t

Fig. 58

Ici' est décroissante: c'est la res- Elle admet donc une fonction réciproque, appelée arc cosinus et notée
triction de la fonction cosinus il Arccos, définie sur [- 1, 1] et prenant ses valeurs dans [0, '!Tl
l'intervalle [0,11"].

)' = Arccos 1 . {t =cosv


C'est la fonction C05- 1 des calcula- si, et seulement SI , y E [0, ;"].
{ tE[-I,I]
trices.

Arccos (- 1) =
Arccos 1 = 0,
'TT. Aux points d'abscisses et '!T
la courbe représentalÏve de la
°
Arccos 4= ~ : voir les valeurs cor- fonction cosinus a une tan-
y = Arc cost
y=t
respondantes de cos t au para- gente parallèle à l'axe des
graphe A.7.g. abscisses.
":1
Par symétrie, la courbe repré-
sentative de la fonction
Arccos a une tangente paral-
lèle à J'axe des ordonnées aux
points d'abscisses - J et 1.
-1
"'1
-1
Fig. 59

• Fonction Arctan
La fonction tangente est dérivable et strictement croissante sur
J-~, ~[.
La restriction de la fonction tan
Au paragraphe A.7.f, nous avons
réduit l'intervalle d'~tude de celle
t - "2
~+ '"
""2 à l'intervalle J-i, ~[ a pour
fonction il [0,~[ car elle est tant ~
limites - 00 en - ~ et + 00 en ~.
impaire. -~

On remplace l'intervalle fermé Nous admettons que le théorème du paragraphe 4.b. s'étend au cas où
[a, h] par un intervalle ouvert cn
ajoutant des conditions de limite [a, h] est remplacé par J-~, ~[ et [J(a), f(b)] par ]- 00, +oo[ à condi-
aux bornes de cet intervalle. tion que lim f(t) =- 00 et lim f(t) = + 00, ce qui est vérifié pour
I~ - ~ t~~

la restriction de la fonction tangente à l'intervalle J- ~,~[.


Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 71
Cette fonction a donc une fonction réciproque, appelée arc tangente et
notée Arctan, définie sur (R et prenant ses valeurs dans ]- i, ~[.
,. = Arctan 1 '=tanv
Cest la fonction tan- I des calcu la-
{ )' E ]_.~. ~[.
- si et seulement si
{ 1 E IR
trices.

Arctan 0 = O. Par symétrie orthogonale par rapport à la droite d'équation y = t, les


Arctan 1 = !E
4' asymptotes verticales de la courbe représentative de la fonction tan se
Aretan /3 = '5: voir les valeurs cor- transforment en asymptotes hori zontales, d'équations y = - ~ el
respondantes de tan t au paragraphe
y =~, de la courbe représentative de la fonction Arctan.
A.7.f.

y y=tilnl y=1

)' = Aretanl
lîm Arctan t = - '!!
I~- OD 2'
lim Aretan t = '!!. "+----71'----1--1" ----+
1 ~+OD 2 2 2

Fig. 60

e. Dérivées des fonctions circulaires


réciproques
Arcsin et Arccos sont d~finies sur On démontre, et nous l'admettons, que les fonctions Arcsin et
[- l , 1]; voir C.4.d. Arccos sont dérivables sur)- l, 1[et que la fonction Arctan est déri-
vable sur IR.
Di terminons la dérit'ée de la fonction Arcs;n.
Par définition d' Arcsin:
Arcsin Arcsin . sin. A .
t r------- Arcsin t Donc t .....--- Arcsm t ~ sm ( rcsm t)
sin (Arcsin t) ~ Arcsin t f sm 0 ÀrcstJ1 t

Pour (ou( t de)- l, 1[, sin (Arcsin t) = t.


Or la dérivée de t >-+ t est t >-+ 1.
La dérivée de sin 0 Arcsin est sin' (Arcsin) X (Arcsin)'.
Donc, pour (out r de)- 1,1[, cos (Arcsin 1) X (Arcsin)'(I) = l ,

donc (Arcsin)'(r) = 1. . (1)


cos (ArcsIn r)

72
Exprimons cos (Arcsin f) plus simplement en fonction de [.
Nous savons que, pour tout nombre réel e, cos2 e + sin2 e = l,
e
donc cos2 = 1 - sin 2 donc cos = e, e ~ I - sin 2 e si cos e ;;. 0
et cos e= - \ 1- sin2 e si cos e < O.
Voir la définition de Arl'sin. Or ici e= Arcsin t appartient, par définition, à l'intervalle ]-~, ~[.
donc cos (Arcsin 1) > O.
r------=---
Donc cos (Arcsin 1) = \ 1 - sin 2 (Arcsin 1) .
Par définition de Arcsin, sin (Arcsin 1) = t, donc sin 2 (Arcsin 1) = 12,
. r---:;
donc cos (Arcslll 1) = \ 1 - 1-.
En reportant ce résultat dans (1) nous obtenons:
(Arcsin)' (1) = 1 .
h _/2
Les dérivées des fonctions Arccos et Arctan peuvent être obtenues de
façon analogue.

Théorème
• Pour tout 1 de lïntervalle J- 1. 1[.
(Arcsin)' (/) = 1 et (Arccos)' (1) = - ~ •
\1- /2 \ 1 - /2
La dérh'ée d'Arctan est une fonc- • Pour tout nombre réel t,
tion rntionnelle. 1
(Arctan)' (/) = - - 2 .
1+/

, ,
5. DERIVEE D'UNE FONCTION
À VALEURS COMPLEXES
a. Cas particulier
Soit" la fonction qui, à tout nombre réel f, associe le nombre complexe
eit.
Pour tout 1 de IR. "(t) = cos 1 + i sin 1.
Les fonctions [ ~ cos [ et t ~ sin t sont dérivables sur IR et ont pour
dérivées respectives t ~ - sin 1 et t ~ cos 1.
On dérh'e partie l'telle et partie Par définition, la fonction h est dérivable sur R et, pour tout 1 de R,
imaginaire de h.
"'(1) = - si n 1 + i cos 1.

b. Cas général
Soit li une fonclion qui à tout nombre réel 1 d'un intervalle 1 associe le
nombre complexe "(1).
Dans l'exemple ci-dessus Notons J(I) la partie réelle et g(l) la partie imaginaire de h(I).
IV) = cos t et g(1) = sin t. Pour tout 1 de l,
"(1) = J(I) + i g(I).

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 73


Définitions
• La fonction h est dérivable en to si et seulement si f et g sont déri-
vables en to'
• Si h est dérivable en to' le nombre dérivé de h en to est
/'(10) + i g' (10)'
• La fonction li est dérivable sur 1 si et seulement si " est dérivable
en tout point de 1.
Dans l'exemple ci·dessus 1 = Ret • La fonction qui à tout t de 1 associe le nombre dérivé de " en test
Il'(1) = -sin t + i cos t. la fonction dérivée de h et se note h'.

c. Exemple
Voir le paragraphe A.S. Reprenons la fonction "a de IR dans C définie sur IR par "0(1) = e at où
a est un nombre complexe fixé de forme algébrique a + ii3.
Pour tout t de IR , h a (t) = ela + i~), '
donc ha(l) = e a ' (cos i3t + i sin i3t),
" 0(1) = e a ' cos i3t + ie a , sin i3t.
"o(t) a pour partie réelle fa(t) = e a , cos i3t et pour partie imaginaire
go(t) = e a ' sin i3t.
Les fonctions fa et go sont dérivables sur IR et
f;, (t) = a e a ' cos i3t - 13 e a ' sin i3t,
g~(t) = ae a , sin i3t + i3e a , cos i3t.
Donc h ~(t) = e a , [a cos i3t - 13 sin i3t + i (a sin i3t + 13 cos i3t)],
- f3 sin f3t = jf3 (i sin f3t) car h ~(t) = e a , [a (cos i3t + i sin i3t) + ii3 (cos i3t + i sin i3t)],
;2 = _ 1.
" ~(t) =e a , (a + ii3) (cos 131 + i sin 131),
"~(t) = ae a , ei~',
"~(t) = ae a'.

Conclusion
Dans Je cas particulier du 8. : La fonction ha: t ~ e at , où a est un nombre complexe fixé, est déri·
1 t-+ e il a pour Mrivée t t-+ i~;'. vable sur IR et, pour tout 1 de IR, ,,~(t) = ae ot .
Remarque
Ceci montre une nouvelle fois l'in·
térêtde la notation exponentielle La formule permettant d'obtenir la dérivée de 1 ~ e at dans le cas où la
des nombres compl exes. constante a est réelle s'étend au cas où la constante a est complexe.

74
D. PRIMITIVES D'UNE FONCTION DÉRIVABLE
SUR UN INTERVALLE
1. EXEMPLE. DÉFINITION
Exemple
Soit les fon ctions définies sur IR par
f: /0--+ 6/ 2 - 3 et F: / 0--+ 2/ 3 - 3/ + 4.
Vérifiez que, pour tout nombre réel /, F'(I) = f(l).
f est la fonction dérivée de F ; on dit que F est une primitive de f
sur IR.

Définition
Soit f une fonction définie sur un intervalle l,
Une fonction F définie sur 1 est une primitive de f sur 1 lorsqu'elle
est dérivable sur 1 et que F' = f.

Les fo nctions polynômes et ration·


Théorème (admis)
nelles admenent donc des pri mi- Toute fonctio n dérivable sur un intervalle J admet des primitives
I Î\-'ell sur l~ intervalles où elles sur 1.
sont définÎ es.

2. ENSEMBLE DES PRIMITIVES D'UNE


FONCTION DÉRIVABLE SUR UN
INTERVALLE
Problème
Soit f: / 0--+ 2/, définie sur IR,

F: / 0--+ /2 , défini e sur IR, est une primitive de f puisqu e F '(/) = f (l),

De même, F I: /0--+ /2 + l, F2 : /0--+ / 2 - 4, .. " sont des primitives de f.


f admet-elle d' autres primiti ves sur [Il que les fonctions f ~ 12 + C où
C est une constante réelle?
La réponse est donnée par le théorè me sui vant que nous admettons.

Théorème
Nous pouvons ~Ie n ir en abrégé: Soit J une fonction dérivable sur un inter valle 1 et soit F une
sur un intervalle deux primi li \'es primitive de f.
d'une même fonc tion diffèren t
d'une constante.
Les primitives de f sont les fonctions définies sur 1 par / 0--+ F(I) + C,
où C est une constante réelle.

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 75


Exemple
Les primitives de la fo nction 1 définie su r Hl! par lU) = 31 2 - 3 sont les
fonctions t 1---7 t 3 - 3t + C où C est une constante réelle.
Remarque
Parmi les primiti ves de la fonction f définie dans l'e xemple ci-dessus,
cherchons s' il existe une f''nction F telle que F(2) = 6.
Ob~r\'eL que C esl la solution F convient si, et seulement !'Î,
unique d'une équation du premier
degré. F(t) = 13 - 31 + C
avec 2) - (3 X 2) +C = 6,
c'est-à-dire C = 4.
Il existe donc un e primitive unique de f prenant la valeur 6 pour t = 2;
c'est F: 10-> 13 - 31 + 4.
Plus généralement, nous allons démontrer de la même façon le théo-
r~me suivant:

Soit f une fonction <k!rivable sur un intervalle J.


Parmi les primitives de f définies sur I, il en existe un~, el une seule,
Dans le cas particulier cj dessu ..
4
prenant une valeur donnée Yo pour une valeur donné(! 'u de la
Yo=6 et 10 =2. variable.

Démonstration
1 est dérivable sur un intervalle. Donc, d'après le théorème du para-
graphe 1., f admet au moins une primitive F sur I.
D'après le premier théorème du paragraphe 2., les primitives de 1 sur 1
sont de la forme 0: 10-> 0(1) = F(I) + C où C est une constante réelle
quelconque.
0(10) = )'0 si, et seulement si, F(rO) + C = Yo'
d'où la constante C = )'0 - F(ro)'
Observez que celte fonction f a donc une primitive, et une seule, définie sur 1 qui prend la valeur
convient. donnée.\'o pour la valeur don née 10 de la variable: c'est la fonction
10-> F(I) - F(ro) + )'0 où F est une primitive de f sur J.

3. PRIMITIVES DES FONCTIONS


USUElLES PAR LECTURE INVERSE
DU TABLEAU DES DÉRIVÉES
a. Primitives des fonctions usuelles
La lecture du tableau des dérivées des fonctions usuelles dans le sens
Voir Je paragraphè C.2.b. f'vers f permet d'obtenir les primitives des fonctions usuelles.

76
Dans le tableau ci-dessous, f est une fonction définie sur un intervalle
et F est une primitive quelconque de f avec C constante réelle.

lUI .'ft) Intenalte de vaJidltf

Il constante réelle. a al + C R
, 1t 2
2
+ C R

tn,nE N· _1_t n + 1 + C Il
,, + 1
1
7 Int + C JO, + ocr

,-J, = ,-k avec n = 2.


1
ïi - t +c ] -oc, O[ ou ]0, +oo[

Observez qu'en remplaçant par -k __I_r" + 1 +c


t- n on peut utili-.er le r~sultJt prt- ,"1. = 1- "
' - n+ l
= _ _ I ___I_ +C J- œ, O[ ou JO, +~[
c~dent pour t" en remplaçant n par nE llIe-l I)
-n.
" _ 1 /" - 1

J.. = t -~ L 2\/+ C ]0, +~[


\t -'
"
", aEII-{-I) _1_t a+ J +c JO. +oc[
Ce!>t le même r~ sultat que pour t"
mai), ici t > Q.
a + 1
e' e' + C R
~ Attention au signe -. sin t - cost + C Il
cos , sint + C R
_1- =1+ tanlt tant + C )-H[
cos2 t
1
Ces derniers ~sultats On!
duits au paragraphe 2. e.
~té intro- ~
\1_,2 Arcsin 1 + C J- 1, 1 [

1
1 + ,2 Arctan 1 + C Il

b. Primitives d'une somme de fonctions,


primitives du produit d'une fonction
par un nombre réel
En s'appuyant sur les résultats concernant les opérations sur les fonc-
tions dérivables, on établit que:
~ Attention: F X G n'cS! pas en Si F est une primitive de f sur un intervalle 1 et si G est une pri-
gé-néral une primitive de f X g. De mitive de g sur 1, alors F + G est une primitive de f + g sur L
méme, pour ['inverse l et le quo-
. F G • Si F est une primitive de f sur un intervalle l, si a est un nombre
lien! O.
réel, alors aF est une primitive ùe af sur 1.

c. Conséquences du théorème sur


la dérivation d'une fonction composée
Voir Je paragraphe C. l.c. Nous avons vu qu'une fonction f = g 0 Il , où LI est une fonction dérÎ-
En particulier. pour Il: t ...... (1/ + b. vable sur un intervalle 1 et g une fonction dérivable sur Il (1), est déri-
f: t>--lo giat + h) a lXJur dérivée
f': t>--lo ag'(lIt + b). vable sur 1 et que, pour tout, de 1, J'(I) = g'(II(I»Il'(1).

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 77


Nous en déduisons qu'une fonction f définie sur un intervalle 1 par
f(l) = g(II(1))II'(t), où g eSI une fonction dérivable sur 11(1), a pour pri-
mitives les fonctions F définies sur 1 par F(t) = G(II(t» + C, où G est
une primitive de g sur 11(1) et où C est une constante réelle quelconque.
Par exemple, pour Il délinie sur IR par II(t) = at + b avec a .. 0 et
g = cos, nous obtenons que les primitives de la fonction f définie sur
IR par f(t) = cos ((lt + hl qui peut s'écrire f(t) = h((1 cos (at + b»,
Dérivez F pour le vérifier. sont les fonctions F définies sur IR par F(t) = hsin (at + b) + C, où C
est une constante réelle quelconque,
Des résultats sur la dérivation de fonctions composées g 0 li et notam-
Voir le paragraphe C.2.c. ment de e ll , ln u, t/:J correspondant aux cas particuHers où g = exp,
g = ln, g: x ~ xcI, nous déduisons de même le tableau de primitives
suivant dans lequel:
f est une fonction définie sur un intervalle l, li est une fonction déri-
vable sur l, F est une primitive quelconque de f, définie sur 1, C est une
constante réelle quelconque,

fit) Fil)

Ces deux premi~rts fonctions. où


sin (al + b) - ;\ cos (al + b) + C
a ~ O. sont des cas particuliers où
g "" sin ou g = cos de la fonction cos (al + b) Asin {al + b) + C
figurant à la ligne suivante.

Il: 1 H al + b avec a tF O. g(al + b) AG (at + b) + C


où g est dérivable SUI' ,,(1) où G est une primitive de g

En particulier. pour II = 1.
[u(t)]" ,,'(t), 11 E N· _1_ [u(l)l"
n + 1
+.+ C
f: 1>-+ 11(1) Il'(1) a pou r primitives !Lill
F : 1 >-+ ~ 112(1) + C. u(l)
Inu(/) + C
où u est à valeurs strictement posiliv~s SUl' 1.
Si l' = - l "~ = - /1 '
Il, alors Il'V)
et 71' = f, a\'ec
à valeurs stricte·
l' Il (1) ln ( - u(I» + C
ment posilÎ\'es sur 1. où u est à valeurs strictement "igal;"~s sur I.

Il '(1) "l = Il'(I} pour" = 2, ...!L!l.L


[,,(1)]- [,,(1)1" [u(l)}' _ _ I_ + C
u(l)
où Il ne s'annule pas SUl' 1.

14'(t}
-[ ,. ~ [" (1)]- · "'(1). \ \
u(t)J ..!!.1tl... Il E N· - {Il - . + C
[u(l)l'" n - \ [u(l)]"

L.C!L 2 \~ + C
,'U(/)
où Il est à valeurs strictement posilives SUI' ]

Observe z que ce résultat ressemble


[u(l)]" u'(I), a E R· - {- I}
à ceult obtenu s plu s haut pour _1_[u(l)]" + 1 + C
Cl = 11 et pour Cl = - ,,; dans ce où u est à nleurs strictement positÎ\'es sur 1. a+ \
dernier Ca.l;
_ _ I _~ __I - e.
,,- 1 - " + 1
__1_ _ = [11(1)]-,,+ 1.
[U(I)]" - • e"(I)u'(t) e UlI ) + C

78
Nous :wons rell1arqu~ qu' en d~ri­ En sciences physiques, on utilise les deux premiers résultats de ce
yanl sinus ou ;œ;inus. on « tourne tableau de la façon suivante:
de + 1f».
In\'ersëment on _tourne de - ~ • . une primitive de t ~ sin (wt + "p) est
1 r-7 - bcos (wt + ",) = bsin (WI + '" - ~),
une primitive de 1 r-7 cos (WI + ",) est

1 r-7 bsin (wl + ",) = bcos (WI + '" - ~).


Remarques
10Pour déterminer des fonctions dérivées et des fonctions primitives il
faut, dans un cas comme dans l'autre, trouver «la bonne formule »,
Voir les exercices corrigés nOi 42 ~ Mais le problème est plus difficile dans le cas des primitives que
51. dans celui de dérivées car il faut identifier une fonction Li et sa déri-
vée u' et, le plus souvent, choisir une constante multiplicative.
Ce qui \'eut dire que. pour détermi-
ner des primitives. il faut savoir 2° Lorsqu'on a trouvé une primitive d'une fonction il est prudent
dtri\'er les fonctjon.;; usuelles. de procéder à une vérification en dérivant la primitive obtenue.
3°Les calculatrices équipées d'un logiciel de calcul formel permettent
d'obtenir les primitives des fonctions usueHes,

Chap, 2 : Fonctions d'une variable réelle 79


1 TRAVAUX PRATIQUES
points A, B, C de coordonnées respectives (l , 5),
PRATIQUE DE LA MÉTHODE
(3, 13), (- 5, 5).
DU PIVOT DE GAUSS POUR LA D'autres exe~ples de rtsolutions de systèmes d'~quations
RÉSOLUTION DE SYSTÈMES 1 linéaires figurent au chapitre 6 de cet ouvrage.

D' ÉQUATIONS LINÉAIRES

TP 1 Détermination d'une fonction EXEMPLES D' EMPLOI


L a méthode du Pivot de Gauss consiste à obtenir un sys-
DU CALCUL DIFFÉRENTIEL
tème triangulaire équivalent au système proposé en ulili- POUR LA RECHERCHE
~ant les opérations élémentaires suivantes entre les lignes:
D'EXTREMUMS,
échanger les lignes Li et Lj : Li H Lj
• multiplier une ligne par un nombre réel non nul : l'ÉTUDE DE LA VARIATION
Li +- aL; ET LA CONSTRUCTION
• additionner un multiple d' une ligne à une autre: DES REPRÉSENTATIONS
Li +- Li + a L}
GRAPHIQUES DES FONCTIONS
Exe rcice résolu préliminaire:
• On sait résoudre dans 1R3 le système (triangulaire o u Ces TP 2 et 3 concernent particulièreme nt les étudiants titu-
en cascade) : laires d'un aulre diplôme que le STn STI ou STL.

~~ =2

~
X+2Y+ 2~ = 5 qui est
équiva- y =- 3 + 2 =- 1 TP2 Lectures graphiques
y- ::. =-3
-8,=- 16 lent à x = 5 + 2 - 4 = 3.
y
t
Le système a une solution unique: (3, - 1. 2).
2 ~ tt
+ 2y + 2~ = 5

~
x L, 1
Soit Je système x + y + 1:: = 8 ~
x
0
9 ~
2r+ y- ~=3 L3 -1 ~
II est équivalent ta chacun des systèmes suivants:
a Ll l
L, -3
+ + 2~ = 5

~
x 2)'
L, <--L,-L , -y+ ~=3
L, <-- L, - 2L, Fig. 61
-3y-5~ = -7.
La figure -c i-dessus donne la représentation graphique

~
X+2Y+2~=5 '€ dans un repère orthonormal, d' une fonction f définie
y- ~=-3 sur l' intervalle lO, 14J.
-3y-5~ = -7. On a tracé la tangente (lK) au point 1 de coordonnées
(1,0). Les tangentes aux points A et B, de coordonnées
+ 2.'" + 2~ = 5

~
x respectives (3, 2) et (9, - 2), sont parallèles à l'axe des
)'- ~=-3 abscisses.
-8~=- 16. l ' Par lectu re graphique, déterminer f(3). f(9).J( 14)
pu is, j'(3), j'(9) el j'(I).
C'esl le système que l'on a su résoudre ci-dessus.
2° Déterminer graphiquement le nombre de solutio ns
Application sur l'intervalle [0, 14] des équations sui vantes:
Détermin er les nombres réels a, b, c, tels que la courbe. J(x) = 0 ; f(x) = 1.
représentative P, dans le repère (0 ;T,J), de la fonctio n 3° Par lecture graphique, résoudre dans l' intervalle
f définie sur IR par f(x) = a.~ + bx + (.' passe par les [0, 14J l'inéqualion f (x ) '" O.

80
4° Résoudre dans l'intervalle lO. 14] l'inéquation
TP4 Détermination d'une fonction
/,(x) :s;; O. En déduire le tableau de v ~riati o n de f. et résolution d'une équation
5° On appelle F une primitive de la fonct ion f sur l'in-
tervalle [0, 14]. En utili:,ant les renseignements fournis Le plan est rapporté à un repère orthonormal (0 ;f.J)
par la figure. déterm iner le sens de variat ion de la fonc- ( unit~ grJ.phique: 1 cm).
tion F. Sur la figure. C est la courbe représentative de la fonc-
lion f défi nie sur ]- 2. 4[ par:
f(.r) ~ a ln (2 + xl + b ln (4 - x) + c ln 2,

où a, b. c sont trois nombres réels constants que l'on va


déterminer en utilisant des propriétés lues sur la fi gure.
TP3 On donne le tableau
y
de variation
Soit f une fonction définie et dérivable sur !R dont le
tableau de variation est donné ci-dessous:
A
In2
- 1 9
o
J'iXI - 0 + -2 2

o""- /" 0.5 ""-


fLl) ~ /' ~
- 4.5 0

On appelle CC la courbe repré!rentative de f dans un


repère orthonormal (0; T,]). L' unité graphique est un
centimètre. Fig. 62
1° a) Prét'ise r les limites de f aux bornes de j'inter valle
d'élude. 1° Traduire par des relation s entre a, b, c que:
b) CC adme t-elle une ou des asymptotes? Si oui, en • la courbe passe par l'origine du repère,
donner l'équation. • la courbe passe par le point A de coordonnées
2° f admet-elle des extremums? Si oui, en préciser la (2, ln2).
nature et la valeur. • la courbe admet au point A une tangente parallèle à
3° a) L'équation f(x) = 2,5 admet-elle des solutions? l'axe des abscisses.
b) L'équation f{ x) = -2,5 admet-elle des r Déter miner li, b, c en résolvant le système:
solutions'! Si oui, on indiquera le nombre de solutions. a+2b+c =O
4° On sai t de plus que la foncti o n f vérifie: 1(0) =-4 2a+ b+c: 1
el /'(0) ~ 1. (
a-2b =0.
Déterminer une équation de la tangente T à <e à son 3° a) Résoudre, dans ]-2, 4[, l'équation :
point A d'absc isse O. 2 ~~ +~+ ln ~-~-4In2~~
5° On donne de plu s le tableau de valeurs suivant. b) Interpré ter graph iqu ement le résultat obtenu
au a).

TP5 Avec un logarithme


Sur une feuille de papier mjllimétré, construire et cr
donner une ébauche de la cou rbe ~ en tenant compte • Lecwr~ de propriétés d'LIII ~ fonction à parli,. d~ sa
des indications précéden tes. r~prls~IIIalio"gmphiqut',
• Étude du U li S de t'OrialiOlI d'uTlefoncliml, lraei de
6° Déterminer graphiquement des valeurs approchées
des solutions indiquées au 3° b).
sa courlH r~prbel/Iatil'e,
• R~ch erch e d'une solulion approehle d'une iqua -
tioll.
• Recherche d'une primitÎl·~.

Chap.2 : Fonctions d'une variable réelle 81


A. La courbe ci-dessous représente, dans un repère Avec une exponentielle
orthogonal (A ~ fi, v), la fonction g définie sur
TP6
10, + oo[ par 8(X) ~ 2.-2 + 1 - ln x. A. Soit f une fonction définie et dérivable sur IR; on
Déterminer graphiquement le signe de g(x) pour tout note f' la déri vée de f.
nombre réel x de ]0, + 0::[. On a tracé, ci-après, relativement à un repère ortho-
normal (0; ri), la courbe représentative de f sur l'in-
tervalle [ - 2,5 ; 3]. Cene courbe passe par le point de
1
coordonnées (- 2, 0).
~

Les droites D et T sont les tangenles à cette courbe aux:


points d'abscisses -1 et 2; la droite D est parallèle à
1 l'axe des abscisses.

3
2"+ln2 -
\/ - -
D

1 ---
x
- o 2

A x
2 Fig. 63
Fig. 64
8. Soit f la fonction de la variable réelle x définie sur
]0, +oo[ par f(x) ~ 2r + lnx.
x Chacunt! des questions dt celte partie A sua lraitée
On désigne par ce la courbe représentative de f dans le graphiqllemel1f. AuCmlt jWJ'fifjcotiOfl II 'est demaruJü.
plan muni du repère orthonormal (0; T,I);(unité
} 0 Donner le nombre de solutions, sur [- 2,5; 3], de
graphique 2 cm.)
l'équation f(x) = 1,5 et un encadrement de chacune de
} O a) Déterminer lim f(x). Que peut-on en déduire
HO ces solutions par deux entiers consécutifs.
pour la courbe ~ ?
2 0 Résoudre sur [- 2,5; 3] les iné"qualions suivantes:
b) Déterminer lim f(x).
X-++Xl
a) f(x) '" 0;
2 0 a) Montrer que pour tout nombre réel x de ]0, + 00 [,
J'(x) ~ 8(:). En déduire le signe de J'(x) sur ]0, + 00 [. b) J'(x) '" O.
.r Q
3 Indiquer celui des trois intervalles suivants qui
b) Déduire du a) le tableau de variation de f.
contient J'(2): 1 ~ [- 5, -2] ; J ~ [- l, 0] ; K ~ [l, 2].
3 0 a) Montrer que la courbe '€ admet la droite ~
d'équation y = 2t comme asymptote. B. La fonction f pr6cédente est définie sur IR par:
b) Étudier la position relative de <€ et .6. pour tout f(x) ~ (x + 2) e - x .
nombre réel x de ]0, +co[. On note ~ la courbe représentative de f relativement
c) Déterminer l'abscisse du point A de ~ en lequel la au repère (0; i,J).
tangenle Tà 'B est parallèle .6.. } O a) Déterminer la limite de f en -co.
4 0 a) Démontrer que la courbe ce
coupe l'axe des abs-
b) Vérifier que. pour tout réel x, on a f(x) = 4- +~,
cisses en un point B dont l'abscisse Xo appartient à
puis déterminer la limite de f en + 00. e e

l~l 2 0 a) Établir que pour tout réel x, on a:


~ + 1) e -x.
b) Donner un encadrement de Xo d'amplitude 10- 3. J'(x) - (x
50 Construire T, .6. et CC après avoir déterminé les coor- b) Étudier le signe de J'(x) et les variations de f.
données de quelques points avec une calculatrice. 3 0 a) Résoudre, sur IR, l'équation:
6 0 Déterminer une primitive F de f sur ]0, + co [. (x + 2)(e - X - 2) ~ O.

82
b) On note Il. la droite d'équation)' 2r + 4.= Calculer les valeurs exactes des premiers termes de
Déterminer le5 coordonnées des points d'intersec· ces deux su ites; à partir de quelle valeur de fi a+on
tion de la courbe cg el de la droite 1:1. On donnera les vn - un < 10- ) ?
valeurs exactes de~ coordonnées de ces points. Donner l'encadrement de a ainsi obtenu,
4° Just ifier que la fonction F détinie sur R par: d} Même question en remplaçant 10- 1 par 10- 2,
F(x) = - (x + 3) e-'\ est une primitive de f sur IR. puis par 10- 3 et enfin par 10- 4 ,
C'est la méthode de dichotomie (ains i appelée parce
qu'à chaque étape on dÎl'iu un intervalle en d~ux).
Une calculatrice programmable permet de faire rapi-
EXEMPLES D'ÉTUDE DES dement ces calculs.
SOLUTIONS D'UNE ÉQUATION 3° Ruhuch~ d'lIn~ l'al~ur approchü d'u,,~ SOlttti01I
NUMÉRIQUE, ET D'ALGO- par il1/~rpolation linlair~,' méthode dts cord~s ou mé-
thode de LagrDfJge.
RITHMES D'APPROXIMATION
a) Soi t A et B les points de la courbe C d'abscisses
D'U NE SOLUTION À l'AIDE DE respectives 1 et 2. Construire la droite (AB), qui
SUITES coupe J'axe des abscisses en ml' Placer le point M]
de C ayant même abscisse (Il que ml' Construire la
Aucune connaissance spécifique n'est exigible sur droite (M]B) qui coupe J'axe des abscisses en "'-2'
l les méthodes décrites au 2°,3° et 4°. Placer le point M2 de C ayant même abscisse 1I2 que
"'-2' Construire la droite (M2B) ..
TP 7 Trois méthodes Observer sur la figure que les abscisses (a), O2, ... )
1° Etist~lIa ~I ~lIcadremellt d'Im~ solutioll. des points Ml,M2' '" sont de plus en plus «proches lt
Soit f la fonction définie sur [0, 2] par: de Ct,

f(x) = .~ - x + t b) On se propose de calculer avec une calculatrice


programmable des valeurs approchées des abscisses
et C sa courbe représentative dans le plan muni d'un de M], M 2, ...
repère orthonormal (0; iJ).
Soit 1 un point quelconque de C, d'abscisse li avec
On prendra comme unité 10 cm sur chaque axe. a .,. 2.
a) Étudier les variations de f. Montrer que l'abscisse du po int com mun M à la
b) Construire C ainsi que les tangentes à Caux droite (lB) et à l'axe des abscisses est:
points d'abscisses respectives 0 et 2. 3
x3
x= -2a +9a-2 ,
c) Montrer que J'équation ~ - x + '31 = 0 admet 3
-a +3a+2
deu x solutions dans [0, 2] dont une, notée a dans c) Programmer sur une calculatrice la fonc,tion g
[1, 2]. définie sur [0, 2[ par:
2° R~cherch~ d'tUl ~n('odremellt d~ a, d'ampljtud~
a
g() = -203+9a-2
3
.
dOIlIlI~, par dichotomie. -0 +30+2
a) D'après 1° c), on a 1 < a < 2.
ao = 1 étant l'abscisse de A, observer que par, défi-
On pose Uo = 1 et l'O = 2. nition des nombres a o_a]. a2' .. , et de la fonction g:
Calculer f ( -----z--
"0 + 1'0) et en déduire que li] __ "0 +
2
1'0
a, = g(oo)' O2 = g(a , ), a3 = g(a2 ), ...

et v] = ~'o encadrent a, Calculer les premiers termes de la su ite (a,.).


Pour l'encadrement de a obtenu au 2° c), à partir de
b) Calculer f(u] ; v]) el en déduire un nouvel enca- quelle valeur de " le nombre an appartient-il à l'in-
drement de a: 112 < a < \'2' tervalle correspondant?
c) En considérant chaque fois le milieu de l'enca- Ce nombre an est une valeur approchée de Ct arron-
drement précédent on définit' ainsi deux sui tes de die à 10- 1
nombres (II,,) et (l'n) qui vérifient: pour tout entier n, d) Même queslion en remplaçant 10-) par 10- 2,
lin < a < v n ' puis par 10- 3 et enfin par 10- 4 .

Chap, 2 : Fonctions d'une variable réelle 83

I,_ _~~_-
J
4° Rechuche d'lIlle \'alt!lIr approchée d'ilne solu,ioll c) Programmer sur une calculatrice la fonct ion"
par la méthode des tangentes ou mit/lOdl' dt Newtoll.
définie sur[O, 1[ U ]1 , 2] par h(b) 2b3 - 1
a) La tangente à Ja courbe C au point B coupe J'axe 3(b' - Ij
des abscisses au point /1' Soit Tl le point de C ayant bO = 2 étant l' abscisse du point B, observer que, par
même abscisse"l que '1' définition des nombres ho. b l , h2• ... et de la fonction
La tangente à 13 courbe C au point Tl coupe l'axe h:
des abscisses au point ':!: Soit T:! le point de C ayant b l ~ h (b O)' b, ~ h(b l ), b 3 ~ h(b,), .
mê me abscisse b 2 que /2' La tange nte à la courbe C
au point T:! ... C3lcu ler hl' !J'l' bJ,' h4 et b 5·
Observer sur la fi g ure que les abscisses b l , b 2, Pour chaque encadrement de obtenu à la quest ion
Cl
des points Tl' T:!, ... sont de plus en plus «: proches» 2° dl, à partir de quell e valeur de II le nombre h"
de a. appartient-il à l'in tervall e correspondant?
b) Soit J un point quelconque d'abscisse b de la Comparer b5 el la valeur obtenue avec la commande
courbe C avec b =F 1. solve d'une calculatrice.
Déterminer une éq uation de la tangente à C au
poi nt J. En déduire que l'abscisse du point commun
à la tangente et i'l raxe des abscisses est:
_ 2b3 - 1
x- "1 •
3(b- - 1)

84

1_ -
EXERCICES CORRIGÉS
Nunu:n~ des

:t
nES 08JECTIFS
e'lercices
Étudier une hmclÎl)O ~n c'iCalier.
Étudier une flll1uiml afline par Jl1ur. :e<Ju'(. ~
1 A
o~--L-----~--------~·~
Simplifier une e\pre~,jlln :HCC h1garithme el 3 et"" 2 3 4 5
e'<!>,Jneniielle. Fig. 65
RésoUlJrc une éljUilli\11l Ç\llTlportilni UI1 loga- H8 Déterminer l'expression de s(t) en fonction de t sur des
rithme ou unt! e:<ponenliellc. intervalles ft préciser.
Réwudre une équ;HÎII/l trigonométriljue ct
repré~nler se\ !>olulion:, l>ur le cercle Irigll- 9 à 12
nométrique.
Étudier le l'oigne J'une e."<pre.<.sion. 13 à 17 Simplification d'expressions avec logarithme
18 à 26 et exponentielle
Déterminer une limite.
Simplifier l'écriture des expressions suivantes (exer-
IXlerminer une asymptute. 27 cices 3 et 4).

Déterminer la dé-ri\~e J'une fûndion .


28 à 31
Lire de .. propriétés d'une fonction à partir de
!-a reprisentatiun graphique.
32 à 34 a)lne - 1; b)lne2 ; c) ln ,e; d) ln !...
,e
Rechen.:hcr un extremum. 35 à 37
Etudier le .. variations J'une fonction el lm- 38 à 41 ~'
cer ,,;1 cllurbe représentative.
a) e ln2 ; b) e- 1n3 ; c) e 21n2 ; d) e ~ ln 3.
[À,!lerminer les prirniti,es d'une fllnc!itln. ~2 à 51
Déterminer la primitive d'une fom:tion qui
prend une valeur donnée pour une valeur SUer 51
dl'nnée de la variable. Résolution d'équations avec logarithme
ou exponentielle
Ré so udre dan s IR l'équation suivante (c 'est-à-dire
déterminer l'ensemble de s nombres réels t ou .\ pour
Fonction en escalier lesquels l'égalité sui vante est vraie) (exercices 5 à 8).

[2]" P~lrtie entière 0 ' Inl +~~ O. e' - 2 ~ O.


Soil E la foncti on qui , ft tout nombre réel t. associe le
plus grand nQlllbre entier relatif E(t) inférieur ou égal ft
1
0a)"2 ln x ~ ln 3 + ln (2, + 3).
1" Délerminer E( l ,2), E(l), E(0,2). el E( - 0,2). b) ln x 2 ~ ln 3 + ln (2, + 3).
r Tracer dans un repère orthonormal la représe ntation
graphique de la fonction E sur l'intervalle [- 4, 4].
La fonction E s'appelle la fonction . partie entière ».
0 "e 2t - 4e l + 3 = O.

Résolution d'équations avec sinus ou cosinus


Fonctions affines par morceaux

0' Signal Résoudre dans Ji l'équation cos (1 - ~) = 0 et repré-


Soil le signal ,~ défini sur [0, 5] par le graphique ci- senter ses SolUlions par des points du cercle trigonomé-
après. trique.

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 85


~ .. Détermination de limites

Résoudre dans l'intervalle [0, 5;] l'équation


Œ!l. Avec une fonction polynôme
Déterminer lim f(x) et lim f(x) dans chacun des
l - sin 3r = 0 et représenter ses solutions par des points X~- CIO ' .t~+ :J;

du cercle trigonométrique. cas suivants:


a) f(x) =- 3x 2 + 4x + 1;
b) f(x) = - x3 + x + 1.
1° Déterminer les nombres réels constants cr ell.P. avec
cr > 0 el 0 !S; !.p :s;;; 'TT, tels que, pour tout nombre réel t,
Œ!1 . Avec une fonction rationnelle
cos 3t + si n 3t = a cos (31 - o,p). Déterminer les limites ((Il ~ et en +00 de la fonction
2° Résoudre dans IR l'équation cos 31 + sin 31 = - 1. définie su r ] ~, + oo[ par:
a) f(t) = i..±...!.. ; b) g(l) = _1_ ;
~ .... Enclume et marlec1U 31 - 1 31 - 1

,2 + 1
Lors de l'élude du choc d'un marteau sur ljne enclume c) 11(1) = --.
munie d'un système d'amortisseurs, on est amené à 31 - 1
considérer l'expression
f(l) = 50,7 cos (15,61) + 2,6 ,in (15,61).
~ •• Avec une fonction rationnelle
Résoudre dans l'intervalle [0, 1]. à /0-2 près, l'équa- Déterminer les limites en - 2 et en 2 de la fonction
tion f(I) = O. définie sur]- 2, 2[ par:
On rappelle que les solutions de l'équation tan x = tan a
sont de la forme x = a + Ii:rr, k étant un nombre entier
f(I) = ',+ 3.
1- - 4
relatif quelconque.
~ • Avec un logarithme
Déterminer les limites en 0 et en + 00 de la fonction f
définie sur ]0, + oo[ par:
Études de signe: où il faut résoudre une inéquation
a) f(l) = 1 + ln 1;
b) f(l) = 1 +.!!!..!.
1
~ * Avec un logarithme
Étudier le signe de 1 + ln t lorsque t varie dans l'inter~
§ . Avec un logarithme
valle ]0, + 00[. Déterminer les limites en 0 et en + co de la fonction f
définie sur ]0, + oo[ par f(x) = ~ + ln x.
~ • Avec un polynôme (et une exponentielle) Indication: Pour la limite en 0, mettre t en facteur
Étudier le signe de (- x 2 + 2r)e - x lorsque x varie dans f(x).
dans li.
§ . Avec un logarithme ,.
@) •Avec une exponentielle Déterminer les limites en 0 et en + 00 de la fonction f
définie sur ]0, +<x[ par f(x) = 3.\2 - ln x.
Étudier le signe de ef - 1 lorsque x varie dans R.
Indicalion: Mettre x 2 en facteur dans f(x) pour déter-
ŒB •Avec une e)(ponentielle miner la limite en + 00 ,

Étudier le signe de 3e- t - 1 lorsque t varie dans R. ~ •• Avec une exponentielle


Déterminer les limites en -00 et en +00 de la fonction
~ ••• Avec un cosinus fdéfinie sur IR par:

Étudier le signe de cos (t + ~) lorsque t varie dans l'in- a) f(l) = et + e- t ;


tervalle [0, 2.,,]. b) f(I) = 1 + 1 + et.

86
1
Pour le b), on mettra le numérateur de f'(x) sous forme
~ _. Avec une exponentielle
d'un produit de deux facteurs du premier degré.
Déterminer les limites en -~ et en + 00 de la fonction f
définie sur IR par f(x) = eX - 3x.
IndicatÎon : Mettre e'" en facteur dans f(x) poUf déterminer la -\' Iî cv:. b 1/'
limite en + 00. ~ • Fonctions circulaires et puissance
Déterminer la dérivée des fonctions suivantes:
~ *. Avec une e"ponentieJle
Déterminer le s limite ~ en -co et en + 00 de la fonction
a) f définie sur R par f(t) = cos (3t + 3)-
f définie sur R par f(x) = (x 2 - 2x)e'. b) f définie sur R par f(l) = sin 2 t .
• On rappelle que. pour toul enlier posilit 11. lim X'et = Q.
.1:-;.-_ e) f définie sur R par f(x) = c~s2 3x.

~ h(}-- 1ho-
Recherche d'asymptotes
~ • Fonction racine carrée
~ U Deux asymptotes
Délerminer la dérivée de la fonction f définie
SOil f la fonction définie sur ] l ,
2
+ oo[ par: sur ]- oo,~] par f(x) = ,1- 3x + 2.
f(x) = x + 3x + l
x- I
1.. fi Ü;-.)
1 0 Déterminer trois nombres réels constants a, b, c tels ~ •• Fonct.ions logarithme, exponentielle,
que, pour tout nombre réel x de ] l, + 00[. et pUIssance
] 0 FonctioflS Jogarithm~ ~t puissana.
f(x) = ax + b + x ~ r
Déterminer la dérivée des fonctions sui vantes:
2° En déduire que la courbe représentative C de f a) f définie sur ]0, + oo[ par f(x) = x ln x.
admet une asymptote oblique D dont on donnera une
équation. b ) f définie sur ]0, +oo[ par f(t) = I~ '.
3° Étudier la position de C par rapport à 0 sur J'inter- c) f définie sur ]0, + oo[ par f(x) = (In x)'-
valle]l, +00[.
d) f définie sur ] -~, +oo[ par f(t) = ln (2t + 3).
4° La courbe C admet-elle une autre asymptote? Si oui,
en donner une équation. 2° FOflcti01lS ~xpoll~lTli~Jl~ ~I puissa"c~.
Déterminer la dérivée des fonctions sl.\ivantes:
a) f définie sur R par f(x) = 2, - e-'.
Calcul de dérivées b) f définie sur R par f(t) = te'.
~ • Fonctions polynômes et puissance c) f définie sur R par f(x) = x,.
e'
Déterminer la dérivée des fonctions polynômes sui- d ) f définie sur R par f(l) = eU'J.
vantes: e) f définie sur ]0, + œ[ par f(x) eX + 1r
= eX _
a) f définie sur R par f(x) = ~x3 + ~x2 + 4.
b) f définie sur R par f(t) = (- 3t + 1)2

~ • Fonctions rationnelles et puissance


êj" Dé,:vifdes ~onctions :i,Ua~res réci-
proques et des fonctions hyperboliques
Délerminer la dérivée des fonctions rationnelles sui- Déterminer la dérivée des fonctions su ivantes définies
vantes: sur l'intervalle 1 donné:
a) f. définie s ur ]- 00, 3[ par f(l) = 3t - 7 , a) f définie sur [- l , 1] par f(x) =' x MeCOS x.
-t+ 3
bl! définie sur [- l, 1] par f(x) = x Arcsin x.
« + 1)2
b) f définie sur R par f(x) = ; .
x- + x + 1 c) f défin ie sur R par f(x) = Arctan 2<.

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 87

1
lecture de propriétés d'une fonction à partir de
sa représentation graphique A

~ -- Coefiicients directeurs de tangentes


La figure ci-des!lous donne la courbe représentative «,
d'une fonction f définie et dérivable s ur l'intervalle
-t
[0,5] dans le plan muni du repère o rthonormal
(0 J,j). - 1

Fig. 67

J OUt ili ser le graphique pour déterminer les nombres


rée ls f(O), f(I). 1'( 1).
2° Résoudre graphiquement sur [ - 1,2] les inéquation s
B sui vantes:
a) f'(x) > O.
b) f'(x) '" O.
3° Dresser le tableau de variation dt: la fonction f sur
l'intervalle [ - 1,2].
----- ---- -- --'-- - ----
: D: 4° On suppose que f(x) est de la forme suivante:
}
f(x) = (/X 3 + bx + l'.
o 2 3 5 À l'aide des valeurs mi ses en évidence à la question J O
calculer les troi s nombres réels a, b et c.
Fig. 66 5° Utiliser l'expression de f(x) obtenue au 4° pour
résoudre sur [- 1, 2) l'équation f(x) = O.
On précise qu'au point A de coordonnées (Q, 4) la tan- Vérifier le~ résultats sur le graphique.
gente à la courbe CC est parallèle à l'axe des abscisses,
qu'au point B de coordonnées (2, 3) la tangente est la
droite (BE), E étant le point de coordonnées (Q, 5), et
qu'au point D de coordonnées (3, 1) la tangente est la ~ .,.'" j(x) est à préciser
droite (AD).
Le plan est muni du repère orthonormal (0; T,J) (unité
Déterminer les coefficients directeurs respectifs des
de longue ur 2 cm). Soit f la fonction numérique défi-
troi s tangentes précédentes; en déduire les numbres
nie sur l'intervalle 1 = [- J, 3], dont on donne 1..
réels /'(0), 1'(2), 1'(3). courbe représentative Cf: sur la figure 68. On précise
qu'aux points A et B la tangente est parallèle à 1'~lxe
des abscisses.
@] .. I().,) est il préciser 10 Donner le tableau de varÎation de f.
Le plan est muni du repère orthogonal (0 :T,T) (un i- 2° Déduire de la représentation graph ique ce qu 'i l
tés: 2 cm sur l'axe des absçisses et 1 cm sur l'axe des ex iste trois nombres réels de l'intervalle 1 tels que
ordonnées). Soit f la fonction définie sur l' intervalle f(x) = O.
[- 1, 2] dont on donne la courbe représentative «; sur Donner la valeu r approchée de chacun de ces trois
la figure. nombres réels à 10- 1 près par défaul.
On précise qu'au point A de coordonnées (- 1,2) et 3° À l'aide du graphique, résoudre dans J l' inéquation:
qu'au point B de coordonnées (l, - 2) la tangente est
parallèle à l'axe des abscisses. f(x) '" - 1.

88
)' O n admettra que le fro ttement est minimal lorsque la
r ____ 1 A_ ______ __ _ _____ _ longueur AB + BC + CD de la secti on intéri eure est
minim ale.
1 a) Écri re ( en fonctio n de A.
0

-1 b) Montrer que la longueur g(K) du conto ur intérieur


:3 x de la sect ion s'ex pri me en fonction de ft par :

g(li) = 2/i + 2~' où li > O.


c) Étudier le sens de variation de la fonction g. sur l' in-
tervalle ]0. + 0::[. et dresser son tableau de variation,
2° Déduire de ce qui pr6cède les valeur!i de ft et de e
permettant d ' obtenir le froll ement minimal.

8
Fig. 68

4° On admet maintenant que J est défini e sur J' inter- ~ ** Puissance max imale
valle [- 1,3] par J(x) = (U 3 + bx 2 + ex + d, où a, b,
c, d sont quatre constantes rée lles. On considère le ci rcuit ci-dessous dans leque l E et r
sont des constantes et R est variable (R > 0).
Utili ser les données de la fi gure pour déte rmÎner les
quatre nombres réels a, b, c, d. La pui ssance P di ssipée dan s Je rés istor de résistance R
est:
5° À l'aide d ' une calcul atrice programm able et de l'ex- RE 2
press io n de J(x) obtenue <lU 4°, re mplir le l able;:lu sui -
P = (R + r)-.,'
vant dans lequel o n fe ra fi gurer des valeurs approchées
Déterminer, en fo ncti on de E el r, la valeur de R pour
arro nd ies à 10- 2 ,
laquelle la pui ssance e:st maximale, ainsi que ~e tte puis-
2,SO 2.8 1 2.82 2.83 2.84 2.85 sance max imale.
t f:., 1

1
f:X) l 2,86 2.87 2.88 2,89 2.90
E
r

En déduire un encadre ment d ' mnplilUde 10- 2 de la


R
plus grande des sol uLio ns positi ves de l' équatio n
f (x) = O.

Recherche d'extremum
Fig. 70
~ .. Le bon écoulement
On veUI , avant constructio n, rendre minimal Je frotte-
ment d ' un fluid e conlre les parois d ' un canal ouvert, de
section intérieure rectan gul aire A8 C O. L'aire de la
@] *** Avec une fo nction circulaire
sectio n intérieure de ce canal doit être de 0,5 m 2. O n
J OSoil g la fonctio n défini e sur [O,~] par :
dés igne par " la hauteur et par 1 la large ur (en m) de
cette sectio n intéri eure. g(6) = sin 26.
A D a) Étudier les variatio ns de g,
b) Construire la courbe représent ative r de g dans le
1 plan muni du repè re orthonormal (0; T.T), unité

+-,
h 4 cm,

r Application .- un rectangle A8 C O est inscrit dans un


8 c F;g.69 de mi -ce rcle de centre 0, de diamètre [I J] et de rayon

Chap. 2 : Fonctions d\me variable réelle 89


1,_ _ _ _ _
R = 4,5 cm comme J'indique la figure 71. e désigne De cene relalÎon et des relations entre les coordonnées
de M, déduire une relation entre X et Y.
une mesure en radians de l'angle (OB, OC), et on sup-
pose que: 0 ~ e ~~. C'est l'équation de 'll dans (1; T.J).
Vérifier que la fonction F définie sur [-~, ~] par:
y= F(X) est impaire. En déduire le centre de symétrie
de la courbe 'lt.

4 0 Démontrer que l'équation f(x) = 0 admet une 501u-


. unique
tlon . -"0 d ans [ - 2'
1 2IJ .

À l'aide d'une calculalrice, donner un encadrement


o d'amplitude 10- 2 de xo.
_ On peUl sauter la question 3°.
Fig. 71
Donner en fonction de e l'aire du rectangle ASCO.
Déterminer la valeur de e pour laquelle J'aire du rec-
tangle ASCO est maximale. Quelles sont alors les
dimensions de ce rectangle?
~ •• Fonction rationnelle et asymptotes
On considère la fonction f définie sur j'intervalle
H, +",[ par
Étude des variations d'une fonction et tracé de sa f(x) ~ 2, - 3 + lx: r
courbe représentative
§] .... Fonction polynôme, symétrie, résolution Soit <€ sa courbe représentative dans un repère ortho-
approchée d'une équation gonal (O;T,J) (unités graphiques: 2 cm en abscisse el
1 cm en ordonnée).

Soit f la fonction définie sur [ -1, ~] par: } O Calculer

xde]-!2'
la dérivée f' de f et montrer que, pour tOlll
+",[•
f(x) ~ x 3 - 6.<2 + 9x + 1
f'(x) ~ 8(x + 2)(x - 1)
et ~ sa courbe représentative dans le plan muni d'un
(lx + 1)2
repère oTlhogonal (0; T,J), unités: 1 cm pour 1 sur
l'axe des abscisses, 1 cm pour 2 sur l'axe des ordon- En déduire le sens de variation de f sur
. . de f .
]-1.,2 +oo[ el le
nées. tab 1eau de varIation
} O Étudjer les variations de f. 2° Déterminer la limile de f en -! et en + 00.
r Construire la courbe représentative ~ après avoir Compléter le tableau de variation en y portant ces
déterminé, à l'aide d'une calculatrice, les coordonnées limites.
de quelques points. 3° Montrer que la droite ~ d'équation)' = 2x - 3 est
3° On se propose de montrer que le point 1 (2, 3) est une asymplote de '€.
centre de symétrie de «5.
Étudier la position de <€ par rapport à 2lliorsque x varie
Pour cela, il suffit de montrer que dans le repère
(1 ;f,J) '€ est la courbe représentati ve d'une fonction dans H, +",[
impaire. Précisez l'équation de l'autre asymptote de «5.
R~cht!Tch~ d'ull~ iqualioll de «5 dans (l; T.!). 4 0 Recopier el compléter le tableau de valeurs suivant
Soit M un point quelconque du plan; on note (x, y) les dans lequel les valeurs approchées éventueUes seront
coordonnées de M dans (0 ;11) el (X, Y) celies du arrondies à 10- 2 .
même point M dans le nouveau repère (1; T,J).
Déduire de l'égalité 6M = Qi + lM des relations
entre:c el X d'une part, y et Y d'autre part.
M esl un point de la courbe CC si et seulement si
-" ~ f(x). 50 Tracer CC et ses asymptotes dans le repère donné.

90
6 0 On considère l'équation f(x) = 10, où l'inconnue x Quelle est la valeur approchée de Xo que l'on peut IÎre
sur le graphique?
appartient à ]-~, +00[.
Déterminer par la méthode de votre choix un encadre·
a) Déterminer graphiqueme nt le nombre et le signe ment de xo d'amplitude 0,001.
des solutions de cetle éq uation.
b) Vérifier ce résultat par le calcul et en déduire la
~ -** Fonction exponentielle et équation
valeur approchée de ces solutions arrondie à 10- 2.
Soit f la fonction numérique définie sur [0, +co[ par:
[(x) = - x + 2 + ~.
eX
@] *u Fonction logarithme et équation On appelle ~ la courbe représentative de f dans le plan
muni d' un repère orthonormal (0 ;T,J) (unité gra-
Soit F la fonction définie sur ]0, +co[ par: phique: 2 cm).
F{x) = ln x + (In x)2 - 2t. A.l° a) Déterminer hm f(x).
X-++t»
A.Le but d~ cett~ parti~ ~st l'!tlld~ des \"Oria/iolls d'IOle b) Démontrer que, pour tout x de LO, +00[,
fOllction t!t la construction dt! .m courlN r~prb~ntati\'t!. j'lx) = -I-~.
eX
]0Vérifier que la dérivée de F est définie sur ]0, +co[ c) Déduire du b) que, pour toul x de [0, +CX>[,
j'lx) < O.
par:
1 + 21n x _ 2. d) Étudier les variat ions de la fonction f.
J(x) x r Soit 6. la droite d'équation y = - x + 2.
t r a) Déterminer lim f(x) et lim f(x).
x-?O x-++ oo
a) Montrer que la droÎte 6 est une asymptote de la
courbe ~.
1
1 b.dicalioll: b) Étudier la position de CfJ par rapport à 6.
Pour d~terminer lim f(x). on pourra écrire que, pour c) On désigne par M et N les points de même abs·
1
1 ce
x -++~
cisse x appaflenant respectivement à et Â. On juge
tout nombre réel x strictement positif,
que deux points sont indiscernables sur la figure
f(x) = ~+2 ''ix - 2. lorsque la distance qui les sépare est inférieure à
b) Étudier les variations de la fonction f. 0,5 mm. Pour quels réels x les points M et N sont-i ls
indiscernables?
3 Soit c(; la courbe représentative de f dans le plan
0

muni d'un repère orthonormal (O;T,J) unité: 1 cm.


3 0 a) Soit A, B, C les points de ce d'abscisses respec-
tives 0, 1 et 3. Donner les valeurs exactes de leurs
a) Préciser les asymptotes de '€ et déterminer le ordonnées.
point d'intersection de '€ avec son asymptote paraI· b) Dans le repère (0 ;T,J) tracer la droite 6, placer
lèle à l'axe des abscisses. les points A, B, C, tracer la partie de la courbe C(l
b) Tracer la courbe '(;. correspondant à l'intervalle [0, 6].
B. Le but dt! cettt! partie est la résolution dWls JO, + oo[ B. On considère l'équation E:
de l'équatioll d'illcOlIlIll~ x:
et" =x - 2 où x est un nombre réel.
/fI x + (III xp - 2x = 0, flotü (E). e·
l OF étant la fonction définie au début du problème 1° À l'aide de l'étude précédente, démontrer que
déduire le signe de F'(x) de l'étude des variations de f l'équation E admet dans [0, + co [ une seu le solut ion.
et donner le tableau de variation de F. (On ne cherchera On note a la valeur exacte de cette solution.
pas les limites de F aux bornes de JO, + 00[.) 2 0 Déterminer une équation de la droite 6 tangente à ce
Calculer F(l) et F(e- z) où e est le nombre défini par en B. Calculer XI' abscisse du point d'intersection de Â
lne = 1. avec l'axe des abscisses.
Montrer que l'équation E admet une solution unique, 3 0 Déterminer une équation de la droite (BC). Calculer
xO' dans [e- 2 , Il x 2• abscisse du point d'intersection de (BC) avec l'axe
des abscisses.
2° Tracer la partie de la courbe représentative de F cor-
respondant à l'intervalle [e- 2, 1] dans le plan muni 4 0 Après avoir observé que la solution unique 0: de
d'un repère orthogonal; unités 5 cm sur l'axe· des abs· l'équation E vérifie XI < cr < x 2' donner une va leur
cisses et 1cm sur l'axe des ordonnées. approchée de a. à 10- 2 près par excès.

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 91


Détermination de primitives ~ •• Fonctions circulaires
~ ". Fonctions polynômes et puissance Déterminer les primitives des fonctions s ui van te s~

Déterminer les primitives des fom.:tions sllivante~: a) 1 définie sur iii par fIt) ~ sin 3t.

a) f définie sur IR par f(x) = 2x2 - 1\ + 1. h) f définie sur iii par f(l) ~ cos (2t + ~).
b) f définie sur iR par f(x) = x 3 - 2:('2 + x + ~. c) f définie sur iii par fU) ~ - 4 si n (3t + ~).
c) f définie sur iii par f(t) ~ (t - 1)3
d) f définie ~ur IR par f(x) = cos x sin2 x.
d) f définie sur iii par fit) ~ (2t - 1)3

e) f définie sur R par f(x) ~ lx + l)(x 2 + 2x + 3). e) f définie sur 1= [0, ~[par f(x) = sin.,x .
- cos- x
1) 1 définie ,ur 1~ ]0. ~[ par fIt) ~ tan t.
~ •• Fonctions rationnelles
Déterminer les primitive~ des fonctions suivantes:
. , ~ .... A\ec les formules d'fuler
a) f définie su r 1 ~ ]-"'. o[ par f(x) ~ 3x +4 - i.
a) So it f la fonction définie sur IR par J(t) = cos 2 2t.
b) 1 définie sur 1 ~ [ 1. +ro[ par fU) ~ ~3' Après avoir linéari sé jet) à l'aide d'une for mul e
t+
2x - 1 d'Euler, déterminer les primitives sur IR de la fonc-
c) 1 définie sur iii par f(x) ~ , .
tion f.
x- - x + 1

d) 1 définie Sllr iii par f(l) ~ _ t - .


b) Soit 1 la fonc ti on définie sur IR par:
1 + 12 f(t) = sint cos3t.
Ut iliser les formules d'Euler pour transformer Iv) en
~ •• Fonctions rationnelles et puissance somme. Déduire de l'expression obte nue les primitives
de f ,ur iii.
Déterminer les primitives des fonctions suivantes:

a) f définie sur 1 ~ ]- "'. o[ par fU) ~ 6t 2 - ~. ~ •• Fonction racine carrée


t-
Déterminer les primitives des fonc tions su ivan tes:
b) 1 définie sur 1 ~ ]0. +"'[ p,"
a) f est définie sur 1 ~ ]3. + ro[ par fU) ~ ~.
flx) ~ 1 - 1, + l.4 \t - 3
x- x
c) f définie sur 1 ~ ]- 2. 1[ par: b) f définie sur iii par f(x) ~ x .
\X 2 + 1
f()
x
~
~
2<+ 1
~
(x- + x - 2)-
~ •• Fonction e'<ponentielle
d) 1 définie sur iii par fIt) ~ ,31 ,.
(t- + 1)- Déterminer les primitives des fonc tions suiva ntes:
,
a) f définie sur iii par flt) ~ %.
@] .... Fonction rationnelle b) f définie sur iii par flx) ~ e 2 '+3

Soit f la fonction définie su r ]-00, ~[par: c) f définie sur iii par fU) ~ e-'.

_2,..2-x- 1
f(x) - 6'
d) 1 définie sur iii par Ilx) ~ xe"').
4x

1° Déterminer troi s nombres réels a, h, c te ls que, pour §1 .. La bonne primitive


tout nombre réel x de ]-00, ~[, Les deux questions sui va ntes sont indépendantes.
1° Déterminer la primitive F de la fonction j définie
f(x) ~ ax + b + _c_.
4x - 6
sur ]1 , + ro[ par fIt) ~ __1_, - __1_, telle que
U-I)- U+ I)-
2° En déduire les primiti ves de f sur ] - 0:., ~[. F(2) ~ 2.

92
2° Soi! f la fonclion définie sur ]2, +oc[ par §] .-Ù Avec de nouvelles fonctions introduites
en STS
f(x) = 2,1 - &,'.
(x - 2)- Déterminer les primitives des fonc ti ons su ivantes.
-~
a) Déterminer deux nombres I"tels a el b tels que a) f définie sur] - l, 1[ par f(x) = ~.
pour tout nombre réel x de ]2, + 00[, \ 1- ....2

f (x) = " + ---'"---,.


b) f définie sur R par f(x) = -- 3 .
(x - 2)- 1 + x2

b) En déduire la primitive F de f sur ]2. +oo[ tell e


que F(3) = 1.

EXERCICES NON CORRIGÉS


Fonctions en escalier
«Tranche ... dans laquellt E'pRSllliion de Plmpôll
~ • Tarifs postaux St! IroO\.-e le re\fmu R en fonction de R

1 Le tarif d'affranchissement d' une leure expédiée par


O~R ~

12363 < R """ 24312


12363 1 =0
1 = 0,075 Il - 927,24
La Poste dépend de sa masse conformément à cet
243 12<R :s;: 42792 1 - 0.21 11- 4209 ,36
extrait d'un document mis à la di sposition des usagers
4:!792 < R :s;: 69288
f (en mars 2000):
69288<11 '" 112737
1 - 0.3 1 11- 3488.56
1 - 0.4111 - 15417,36
p.,lid ~
20 g 50 8 100g 250 g 500 g 112737 < R ~ 139029 1 - 0.4675 R - 21 899.4
ju~u'à
139029 < R 1 - 0.5275 R - 3024 1.47
Tarif 0,46€ 0.69€ 1.02E 1,75€ 2,44E
Représenter graph iquement la fonct ion qui , à la masse Construire la représentation graphique de la fon ction f:
d'une leure exprimée en grammes et comprise entre 0 R 1--+ f(R) = 1 en la considérant comme définie sur
et 500, associe le tarif d ' affranchi sse ment exprimé en [0, +00[.
euros.
~ •• Signaux
~ . Signaw.
10 qr, étant défini à l' exerc ice 55, représen ter g raphi-
En théorie du sig n~li on utilise diverses fonctions défi -
quement la fonction f définie sur IR par :
nies à partir de l'échelon unité "Il.
10 Représenter graphiquement la fonction ou. défi nie sur f(r) = l "ll(I) - (1- 1)'1L(1- 1).
IR par atL(t) = 1 pou r tout 1 ~ 0,
"ll(I) = ° pour loul 1 < O.
2° Même question avec la fonc tion g défini e sur [O. 3]
par g(l) = (r - 1) "ll(t - 1) - 2(1 - 2) '1L(r - 2).
2° Representer graph iquement la fonction f définie sur
R par f(r) = '1l (1 - 2).
Simplification d'expressions avec logarithme,
3° Représenter graph iquement la fon ction g définie sur exponentielle ou puissance
R par 8(/) = '1l(l) + "ll(1 - 1) - 2"ll(1 - 2).
Simplifier les écritures des express ions suivantes (exer-
cices 58 à 60)
Fonctions affines par morceaux

~ • Impôt sur le revenu §J'


1. L
Pour un couple marié avec deux enfants à charge J'impôt a)e 1n 3 ; b) ln ë' c) e 1 1n3 ; d )e l + 1n2 .
sur le revenu 1 payé en 2002, avant d'éventuelles correc-
tions, a été obtenu à parti r du revenu net imposable R de ~'
2001 suivant les règles fixées par le tableau ci-dessous 1
où l'unité est J' euro. a) 64 ~;
L
h) 641;
L
c) 16<; d) 16 l.

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 93


~.
a) ~'27 ; b) 27 3 ; • -'--
c)21n1 ; -'--
d) 41 n2 , a) sin 2r =- l'
b) 2 si n (1 - *l ~ .fi
Résolution d'équations avec logarithme, exponen-
tielle ou puissance
Résoudre dans R l'équation suivante (c'est-à-dire dé-
~ ..
terminer l'e lisemble des nombres réel s t o u x pour les- 2 cos::? 3, - 3 cos 31 - 2 = O.
quels )'éga lité suivante esi vraie) (exercices 61 à 67).

Résoudre dans [ - 'TT, 'lT] l'équation s in 2~ = cos 3x.

a) ln 2x ~ 2; b) ln x ~ - 1.

Études de signe: où il faut résoudre une équation


§J '
(In xl' - 4 ln x +3 ~ O. ~ • Avec un logarithme
Étudier le signe de 1 + ln (3 ~ t) lorsque, varie dans
~. l'intervalle ]-00, 3[.
2 (ln x)::! - 5 ln x + 2 = O.

~.
êJ ** Avec un logarithme
21n (1 - x) ~ ln (x + ·1). Étudier le signe de ln 2x + 1 sur l'ensemble où cette
x~l
express ion est définie.

a) e' = 4; ~ * Avec une exponentielle


c)e 2t - 1 = J' a) Étudier le signe de e' ~ 2 lorsque 1 varie dans IR.
b ) Même question avec 2e 31 - l.

e 2t + e' - 2 = O.
~ * Avec une exponentielle
Étud ier le signe de 1 - e - x lorsque x varie dans R.

a) 2' ~ 3; b)r'~2;

~ ** Avec deux exponentielles


Étuclier le signe de 2e - / - e- 3/ lorsque , varie dans IR.

Résolution d'équations avec sinus ou cosinus


Résoudre dans R l'équation sui vante et représenter ses ~ **** Avec un sinus
solutions par des points du cercle trigonométrique
Étud ier le signe de 2 s in 2, - 1 lorsque 1 varie dans l'in-
(exercices 68 à 7 1).
tervalle suivant:
~.
a)cost= -1.
a) [0, n
2' b)[O, 1T] ;
b) 2 cos (2r + j) = li c) [0, 21T].

94
Détermination de limites ~ •• Avec une fonction polynôme et une fonc-
Pour IIl1UnlÎnu Wle" limill'
tion rationnelle

• On cherche d'abord ;) utili~r Ic~ ~m,"l.:és du paragrJphe Déterminer les limites en - ~ et en +00 de la fonction
B.2.
f définie sur] - ~, + cc[ par:
• LoN.Jue ces émincés ne permettem pa'> <k cllm:lure
awc les fonction .. In et e,p. l'" utili-.e les résultais du
f(l) =- 41 +1 2
paragraphe B.4 .. aprts une tram.ftlrmatic," d'élTiture 21 + r
(développement ou f;U:ltlrisati,m). Ce.. dernier.. r6ultab
figurent dans le ... formulaire:>. de BTS. ~ •• Avec un logarithme

Déterminer les limites en 0 et en + 00 de la fonction f


~ ,. Avec une fonction polynôme définie sur ]0, + oc[ par f(l) = - 1 + + ln 1.t
Déterminer les limÎtes en - 00 et en + 00 de la fonction
f définie sur IR par: ~ U Avec un logarithme
a) f(x) =- x' + IOx - 1.
Déterminer les limites en - ~ et en +00 de la fonction
b) f(r) = - ~13 + 1001 2 f définie sur ]- ~, + oo[ par j(x) = ln (2, + 1).

~ ,. Avec une fonction polynôme


@!] U Avec un losarithme
Déterminer les limites en - 00 et en + 00 de la fonction
f définie sur IR par: Déterminer les lim ites en - 1 et + 00 de la fonction f
définie sur] - l , + co [ par:
a) f(x) = 2,3 - 5.<' + 4.
a) j(x) = : + ~ In( 1 + x)
b) f(t) = l' - 51 + 4. ;

b) f(x) = _
1_ + In( 1 + x).
~ • Avec une fonction rationnelle x+J

Déterminer les limites en - 00 et en - 1 de la fonction


f définie sur ]-00, -I[ par f(t) = - 21
@!l U Avec une exponentielle
1 + f Déterminer la limite en + co de la fonction f définie sur
~ .. Avec une fonction rationnelle
R par:
a) f(x) = (- x + 1le' ;
Déterminer les limites en 2 et en + 00 de la fonction f b) j(x) = (-x + l)e2.<;
2 +1+'
définie sur ]2, +oo[ par f(l) =- ,3t ~ c) f(x) = (-x - 2)e - ';
1- - 1- 2
d) f(t) = (- 21 - 0,4)e- 21 ;
~ ,. Avec une fonction rationnelle e) f(x) = 2<e - 2.< ;
1) f(x) = ( 1 + x)' e- '.
Déterminer les limites en 1 et en + 00 de la fonction f • Pour C), dl. e), f) utiliser les résultats du paragraphe B. 4.
définie sur ]1, + oo[ par f(x) = x' +x
- 5 du cours.
x-I

~ • Avec une fonction rationnelle ~ U Avec une exponentielle (suite)


Déterminer les limites en - 00 el en + 00 de la fonction Déterminer la limite en - CQ et en + 00 de la fonction f
f définie sur R par f(x) = ,- x+5 . définie sur IR par:
x +x +2
a) f(x) = (1 - x) eX + 1;

~ •• Avec une fonction rationnelle b) f(x) = 2e-' (1


, + x + x').
c) f(x) = xe' +~ +x;
Déterminer les limites en et en -2 de la fonction
- 00
2 d) f(x) = (x + 1)e-2x .
f définie sur ]-00, -2[ par f(t) = - 21 +,3
(1 + 2)- • On utilisera tes risultats du paragraphe B. 4. du cours.

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 95


~ .... Où on démontre un résultat du cours r Soit o:e la courbe représentative de f dans un repère
orthonormal (0 ;f,T) (unité: 1 cm).
1° Étudier les variations de la fonction f définie sur a) Montrer que la droite 0) d'équation y = x + 1 est
]0, + oc[ par f(l) = ln , - ,'i. une asymptote de la courbe '(:.
2° En déduire q~e, pour tout nombre réel t strictement b) Étudier la position de «i par rapport à ~I.
positif,ln t < \ /. 3° Vérifier les résultats du r sur l'écran d'une calcula-
3° De l'inégalité obtenue au ~ o. déduire que, pour lout trice graphique.
nombre réel t tel que t ;;:, 1.
~ •• Fonction exponentielle et Asymptotes
o :G l!!..i < ~
r /1 SOil f la fonction numérique de la variable réelle t défi-
4 ° En utilisant un théorème concernant limites et inéga· nie sur IR par:
lités, en déduire que lim l!!....! = O.
I-+ +QÇ t fU) = e' - 2
et + 1
On désigne par «; la courbe représentative de la fonc-
tion f dans le plan rapporté à un repère orthonormal
Recherche d'asymptotes (0 ;T.J) (unité: 2 cm).
Déterminer les limite s de f aux bornes de son en-
~ • As}mptotes parallèles aux axes de coor-
semble de définition.
données
Préc iser les asymptotes de la courbe CC.
Écrire une équation de chacune des éventue lles asymp-
totes parallèles aux axes de coordonnées de la cou rbe
représentative de f dans le plan muni d'un repère ~ .. Où la courbe coupe l'asymptote
(0:T,TJ, On désigne par f la fonction numérique de la variable
]-I,+ <>o [ .... R réelle x définie sur IR par:
1°f: -x+2
(x ~ """"X"+). f(x) = ~e2' - ~ex - x.

On désigne par ~ sa courbe représentative dans un


repère orthonorma l (0; T.J) du plan; unité: 2 CIn.
1° Déterminer la limite de f(x) quand x tend vers + 00,
en éc rivant f(x) sous la forme:

~ .. Deux asymptotes dont une oblique J(x) = e2'(~ - ~ e-" - , ,,- 2,).
Soit f la fonction définie sur ]2, + oc[ par: 2° Trouver la limite de f(x) quand x tend vers -00.

Déterminer la limite de f(x) + x quand x tend vers - 00 .


ft') =" ,
+ 3',+ 4
- Interpréter graphiquement ce rés ultat.
1° Déterminer troi s nombres rée ls li, b, (' tels que pour 3° Étudier la position de <c par rapport à la dro ite q.o
tout nombre réelr de ]2, + 00[. d 'équation y = - x. On précisera en particu li er les
ft') = (1/ + b + _c_. coordonnées du point commun à ~ et à 2tI.
, - 2
f admet
2° En déduire que la courbe représentative de
une asymptote oblique dont on donnera une équation.
3° La courbe représentative de f admet-elle une autre
Calcul de dérivées
asymptote? Si oui, en donner une équation.
Pour chacun des exercices 97 à 104, on peUl vérifier

~ U Position de la courbe par rapport à une


asymptote
1 le ftsultat avec une calculatrice équipée d'un logiciel de
calcul formel.

~ * Fonctions polynômes
Soit f la fonction numérique de la variable réelle x défi-
Déterminer la dérivée des fonclions suivantes:
nie sur ]0, + "'[ par: f(x) =x + 1- ln (1 + ~).
a) f définie sur R par ft') = 2,2 - 5' + 7:
1° Déterminer les limites de f aux bornes de son
ensemble de définition.
b) f définie sur R par f(l) = (4, - 2) (- , + 1).

96
~ - Fonctions polynômes et puissances /1041- Fonction exponentielle
Déterminer la dérivée des fo nctions su ivantes: Détermi ner la dérivée des fonct ions suivantes:
a)f définie sur li par fCl) = (- 21 + 3)'; a) f détin ie sur IR par /(/) = 2e- t + e 2t ;
b) f définie sur li par f(x) = (x' + 1)'; b) f définie sur li par f(l) = (31 - 2) c';
c) f définie su r li par f(x) = (- ~x' + x - 1)'. c) f définie sur li par f(x) = (x + 1) e- x ;
d) f définie sur IR par f(l) = e- 2t + 1;
~- Fonctions rationnelles e) f définie sur li par f(x) = (x + 1) 2e2x ;

Déterminer la dérivée des fonctions sui van tes: O f définie sur li par f(x) = 1 -x + (x + 1) e-2x .

a) f défin ie sur IR par f(t)


- ,/1-+-r ;
=-
1- + 2

?r 2 +3\'"- 1
bl! définie sur ]-2, 2[ par f(x) = - , .
x~ - 4 Justifier un résultat de dérivée obtenu avec une
calculatrice
11001- Fonctions rationnelles et puissances
Déterminer la dérivée des fonction s suivantes: 11051- Avec un logiciel de calcul formel
(31 - 2)' Justifier par un calcul détaillé l'expression de J'(x), qu i
a) f définie sur li par f(l) = , ;
1-+21+2 a été obtenue avec une calculatrice équipée d'un logi-
_?\,"2 +x+ 1 ciel de calc ul formel.
b)fdéfiniesur]I,+ oo[parf(x)= - ,;
(x - 1)- a) Pour tout x de li, f(x) = (2, - 3)2,
c)f définie sur ] - 00, 3 [ par f(l) = (, ~ 3t j'(x) = 4(2.< - 3) ;
b) Pour tout x de] 0, + ~ l, f(x) = 2, _ 4"
, 4 12 x- X"
f (x) = - .J + x4;
~- Fonctions circulaires et puissance
3r2-?\'"-]
c) Pour tout x de] - 2, + ~ [, f(x) = ' - ,
Déterminer la déri\'ée des fonctions suivantes: . x+2
a) f définie sur li par fU) = 3 si n (21 + ~)-
f'(x) = 3.,1 + 12x,- 3;
(x + 2)-
b) f définie sur li par f(l) = sin 21 + cos 31. d) Pour tout x de ]0, + ~ [, f(x) = l + Inx,
x x
c) f définie sur li par f(t) = 4 si n' (21 - '})- j'Ix) =_I n;,,;
,-
d) f définie sur li par f(") = - 3 cos' ("x). e) Pour tout x de] 0, + ~l, f(x) = (x + 1) Inx - x,
J'(x) = ~ + In x.
1102 1- Fonction racine carrée o Pour tou t x de li, f(x) = xe',
j'(x) = ( 1 + x)e".
Déterminer la déri vée des fonctions suivantes:
g) Pourtout x de li, f(x) = (2, + I)e - X,
a) f définie sur ] - 00, ~] par f(") =, 3x + 5 ; j'(x) = (- 2, + I)e- '.

b) f définie sur li par fI') = ,'" + 1 + 3.

1103 1Fonction logarithme lecture de propriétés d'une fonction


Déterminer la dérivée des fonct ions suivantes: sur un graphique

a) f défin ie sur ]0, + oo[ par f(l) = , 2 ln t;

b) f définie sur ]-1, +"'[ par f(l) = t! + ~ ln ( l + 1) ; 11061-- Sans calculatrice


. In (1 .;: x) On considère une fonction f définie sur l- 4, 3] . on
c)fdéfillle sur]- I, +oo[par f(x) = - - - ;
1 + .,1 note r sa dérivée; il l'aide de la représentation gra-
d)f définie sur ]- l , 3 [ par f(x) = ln , 3 - x . phique ~ de la fonction f donnée ci-dessous dans un
-,+ 2 repère orthonormal (unité graphique J cm), répondre

Chap. 2 : Fonctions d'une variable rée lle 97


aux. q~lestions suivantes avec la préc ision permise par Dresser le tableau de variation de f.
le dessin. JO a) Résoudre graphiquement l'inéquat ion f(x) ~ O.
b) Déterminer graphiquement le nombre de solu-
tions de chacune des équations suivantes:
f (x) =- i. f(x) = -! et f(x) = ~.

On considère la fonction
f défi nie sur lR dont la
courbe représentative
Fig. 72 dans un repère ortho-
1° Déterminer le !:o igne de f(x) suivan t les valeurs de x. normal est donnée par la
justifier brièvement votre réponse. figure 74.
2° Donner le tableau de variation de f, en déduire les
solutions de l'inéquation f'(x) > O.
3° Résoudre 1'6quation f(x) = 2, puis l'inéquation
f(x) > 2.
4° Donner le coefficient directeur de la tangente à la
courbe au point d'abscisse - l , sachant qu'elle passe
par le point de coordonnées (0, 3). En déduire J'(-I).

Parmi les tro is courbes suivantes, quelle est la seu le qui


11071" Fonction inconnue soit susceptible de représenter la fonction dérivée de f?
(On explicitera le choix fai t).
So it f la fonct ion défi nie et dérivable sur IR, dont la
courbe représentative, dans le plan muni d'un repère y
orthonorma l (0; T,) est la courbe Cci-dessous:
y
A
4
o

Fig. 75

Fig. 73

10 Sa~hant que la courbe C admet la droite D, d'équa- Fig. 77


tion y = - 2, pour asymptote en -00 et l'axe des abs-
cisses pour asymptote en + cc, déterm in er:
lim f(x) et Iim f(x).
x -t -ot x-t+ ::o
11091 •• Trois fonctions candidates
pour une dérivée
2° La courhe C admet aux seuls po ints A(1,4) et
On connaît une partie des représentations graphiques
B(4, -1) une tangente parall èle à l' axe des abscisses.
de trois fonctions polynômes du troisième degré
À l'aide du graphique et des renseignements fournis
x 1-+ cu·3 + bx 2 + ex + d, à coefficients réels, données
sur la courbe C, déterminer le sens de variation de f et
par les figures 78, 79 et 80, notées Ft, F2. F,.
préciser le signe de sa dérivée f'.

98
y )'
D,
D,

o 4xO 4x

Fig. 78 Fig. 79 Fig. 80

L'une des trois fom:tions précédentes a pOUI fonction


b
c -1

dérivée une fonction f du second degré dont la repré-


sentation graphique est donnée par la figure 81.

)'
Fig. 82

2 0 En utili sant le 1 0 et en remarquant que la courbe 'C


passe par le point A( - l, - 1), déterminer les nombres
1"6e15 (1. b, c, d.

Fig. 81
111 ••• Où on compose les fonctions

Le plan est rapporté à un repère orthonormal.


1 0 Quelle est celle des trois fonctions FI' F:l ou F) qui
a pour dérivée f? Sur le graphique ci-après, la courbe CC représente une
(La réponse devra être soigneusement justifiée.) fonction f définie et dérivable sur l' inter va lle [- ~ ,4].
On nOiera F cette fonction. Que reprisente F pour f1 On p1"6cise que:
2° Montrer que f est définie sur IR par: - la courbe <€ passe par les points A, D, E, F, G ct J de
[(x) = x' - 4x + 3. coordonnées respectives (2, ~), (l, j), (3,1), (-1.0),
JO Montrer que F est définie sur IR par: (4, ~) el (0,1);
x3
F(x) = 3" - 2x- + 3x + 1.
?
- la droite (AB) est tangente en A à la courbe <t: et le
Donner Je tableau de variation de F. point B a pour coordonnées (1; ,0);
- les tangentes à la courbe <G aux poinls D et E sont
paral1èles à l'axe des abscisses.

111°1 •• Les coefficients démasqués


7 D
La courbe C de la figure 82 est la courbe représentative ""~'<>.-- -----~-------------- G
J
dans le plan muni du repère orthonormal (0 ;T.J) de la _, ________ A
fonction f définie sur] - 1[ par:
+________
00 ,

J ____ __ ~----~...!::L
/(1) = al + b + _c_,
r +d
où 0, b. c, d sont quatre nombres réels que l'on se pro-
8
pose de déterminer.
2 3 11 4
1° On admet que les droites DI et Dl sont les asymp-
"3
totes de C. Déduire du graphique une équation de cha-
cune des asymptotes DI et D 2 de C. Fig. 83

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 99


1° Sans fournir de justifications, indiquer: 50 Do nner. pour ceue valeur de x, une valeur numé-
a) les va le urs de f'( 1) et de j'(1); rique de V et une va leur numérique de la hauteur" cor-
re~ pondante.
b) les solut ions. sur j' intervalle [-~ , 4]. des inéqua-
tions f(x) > ° fex) '" 1 ;
• L'ai~ d'un trapèze est donnée par la formule !lui vante :
(8 + b) x h.
c) les soluti on", sur l"intervalle [-~, 4]. de l' inéqua- 2
tion j'cx) '" O. • Le volume du prisme droit est donné par la formule !>ui-
\'anle: fi x loù 'J'est l' aire de la base Cil la longueur du
2° 011 note g la fonction définie sur l'intervalle }i. 4] prhme.
par 81x) = ln [Jlx)].

Dresser le tableau de variation de la fonct ion f sur l'i n-


terva lle ]-i, 4]. Recherche d'extremums

~ .... Impédance minimale


ô .. \tJlume maximal
A. Étude d'/lIIe fOI/Cliol/
On I..'onsidère la foncti on f définie sur [0, 10J par :
---i"-----R_~ ~ C

f(.') = - .,A - 20.,3 + 1 ooox + 10 000. Fig. 85


J OCalculer f'(x) et vérifier que, pour tout x de [0.10] : L'impédance d ' un circuit comportant en série un résis-
J'(x) = 4(5 - xlix + 10!'. tor de r6 islanl..'e R ohms. une bobi ne d ' inductance L
r En dédu ire les variations de f sur l' intervall e henrys et de résbta nce pmtiquement nulle, un conden-
[0, 10). sateur de capac ité C farads est donnée par:

B. OptimisatiulI
Z = ~R' + (Lw - dJ'
On veut réali ser un e enceinte vitrée. Les con traintes
où west la pul sation du couran t ahernatif qui traverse
techn iqu es permettent d'envi sager un pri sme droit à
le circuit. (L, R, C sont donc trois nombres réel s posi-
ossature métallique, dont la section est lin trapèze Îso-
tifs.)
(.;èle (vo ir le sché mn ci-dessous). On donn e les lon-
glleurs sui vantes, exprimées en mètres: Étudier les variations de la fonction f définie par :
BF = 25. flo. +œ[ --> R
AD = DC = CB = 10, l wt---+Z.
DH = h.
Pour quelle valeur de w J'impédance Z est-e lle min i-
AB = 10 + 2x (x est compri s entre 0 et 10).
male?
H
Déterminer en fonction de R cette valeur minimale.

ô .. W:Jlume maximal
D Une benne a la forme d ' un pris me droit dont la base est
un trapèze isocè le AS C O.

·,.----'Dr7 c
ij Fig. 84
A B
10 Exprimer" en fonction de x.
r Calculer l' ai re 9'(x) du trapèze, pui s le volume 'V(x)
Fig. 86 Fig. 87
de l' ence inte.
La lo ngueur du côté CD est variable. Les au tres dimen-
3° Vérifier que 'V"(x) = 625 x f(x). sio ns sont fi xes et indiquées sur la figure 86 (l'unité est
4° Déduire de la partie A. la valeur de x rendant V(x) le mètre).
maximal , en admettant que les fonctions 'V, 'V 2 et font La figure 87 représente la base ABCO du pri sme . On
le même sens de variation . désigne par x la longueur CH où H est le projeté or tho-

100
gonal de B sur CD. On se propose de déterminer x de Tracer la courbe représentative de g dans ce repère.
façon que la benne ait un volume maximal.
3° À quel fIge la capaci té pulmonaire est-elle maxi-
1° Calculer en fon ction de x I"aire 9'(x) du trapèze iso- male? Quelle est cette capacité maximale?
cèle ABCD, puis le volume 'V(x) de la be nne.
4° Déterminer graphiquement l'intervalle de temps
2° On considère la fonction numérique f défi ni e sur durant lequel la capacité pulmonaire reste supérieure
o u égale il 5 L.
[0, I[ par I(x) = (x + 1) J I - xl.
a) Démontrer que J'(x) peut s'éc rire sous la forme:
~ ... Vitesse minimale
f'(x) = 1 ~2.\':!.
\ 1 -x:! L'unité de temps est la seconde, l'unité de longueur est
b) Étudier le sens de variation de f (on ne demande le mètre.
pas d'étude de limüe). À l'instant t = 0 on lance un container à partÎr d'un
avion. On cherche à déterminer l'i nstant où la norme
3° a) Exprimer V(x) il l'aide de f(x). du vecteur vitesse du centre de gravité du contai ner est
b) Pour quelle valeur de x le volume de la benne est- minimale pour pouvoir déclencher l'ouverture du para-
il maximal? chute.
c) Quel est alors le vo lume de la benne el quelle est O n admet qu'à chaq ue instant' de la chute du container
~

la mesure en degrés de l' angle CB H ? précédant l'ouverture du parachute, le carré de la


norme de ce vecteur vitesse est J(t) où f est la fonction
défin ie sur[O, +IXl( p,lf:
~ •••• Aire maximale f(l) = 400 (31.- 0.4' - 12.- 0.2' + 6).

J OSoit d un no mbre réel strictement positif, et f la 1° Culculer f(O), déterminer lim f(l).
l --+ +:>;
fonction définie sur] - d, d [ par f{x) = x \ li:! - x~ r Étudier les varialions de f.
Étudier les variations de f.
y Soil" la fonction défin ie sur [0, +1Xl[ par:
r Déterminer J' ai re ma:<imale d'lm rectangle dont
les som mets appartiennent à un même cercle de d ia-
h(l) = ,1J(i).
mètre d. Étudier les variations de la fonction h.
4° En déduire, à 10- 2 près, par défaut l' instant,o JXJur
~ .. Capacité pulmonaire maximale lequel h(t) est minimum, c'est-à-di re l'instant 10 où le
vecteur vit esse du centre de gravité du container a une
A. Soit f la fonction définie su r [10, 100] par: norme minimale.
f(r) = ln 1 - 2 Déterminer celle vitesse minimale à 10- 2 près par
1
1° Calculer /'(1). défaut.

2° Démontrer que J'(t) est positIve sur l'intervalle


[10, e'] et négative sur l'intervalle le', 100]. Étude des variations d'une fonction et tracé de sa
courbe représentative
3° Dresser le tableau de variation de la fonction f.
~ ... Le tableau de variation est donné
B. On se propose d' e:<primer la capacité pulmonaire de Soit une fonction J, de la vari able réelle x, définie et
J'être humain en fonction de son âge. , représentant
dérivable sur l' inter vall e] 0, + 1Xl(. On note f' sa fonc-
J'âge en an nées et g(t) la capacité pulmonaire en litres, tion dérivée et C sa courbe représentative dans le plan
on admet que sur l'intervall e [10, 100] on a rapporté au repère orthonormal (0; T,).
8(1) = 110 f(l), c'est-il-dire 8(1) = 110 (ln 1 - 2) La fonclio n f a pour tableau de variation:
1
, 0 2 +00
1° Calculer la capaci té pulmonaire à 10 ans, 15 ans,
30 ans, 60 ans. +00 5

2° On munit le plan d'un repère ort hogonal (on prendra


en abscisse: 2 cm pour 10 ans et en o rdonnée: 3 cm
fl:r)
~/ 1
pour 1 L).

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 101


1° a) Recopier et compléter: b) Dessiner cette ouverture à l'échelle 1/20 (ç'est-à-
lim f(x) ~ el lim [(x) ~ ... dire dans un repère d'unité graphique 5 cm, repré-
X --t 0 A --t +,.,
senter la fonct ion f).
b) Donner un intervalle sur lequel la fonction J est r Dans la suite, on admet que le contour de l'ou-
décroissante. verture a été réalisé en utilisant la courbe représen-
c) La fonction f admet-elle ~ur ] 0, + oo[ un maxi- tative de la fonction définie sur [- 1, 1] par
mum? Si oui. préciser la valeur de ce maximum. f(x) ~ 2,5(1 - x').
d) La fonction J admet-elle sur] 0, + oo[ un mini- On veut étud ier les dimensions maximales des meubles
mum? Si oui, préciser la valeur de minimum. pouvant passer dans cette ouverture.
2° La courbe C admet deu," asymptotes. Pour chacune a) Calculer la hauteur maximale li d'une armoire de
d'elles, donner une équation. 1 m de profondeur et de 2,5 m de large qui passerait
3°0n sait de plus que f(l) ~ 2 el 1'(1) ~ - 2. de justesse, comme l'indique la figure 89.
Dans le plan rapponé au repère (0 ;i,J) d'unité gra- b) Une armoire de 2 m de hauteur, de 90 cm de pro-
phique 2 cm: fondeur et de 2,5 m de large peut-elle passer?
a) Situer le point A de la courbe C d'abscisse 1.
b) Construire la tangente T à la courbe C en A.
c) Donner une allure possible de la courbe C.

11191 ••• Pour faire passer l'armoire


On se propose de réaliser une ouvenure arrondje dans
un mur dont le contour a la forme: d'un arc de parabole.
La hauteur maximale est de 2,5 m et la largeur à la base
est de 2 m (figure 88).
1° 0n considère un repère orthonormal (O;T./) dont
l'origine 0 est le milieu de la base de l'ouverture, le
vecteur T est horizontal et le vecteur l
est vertical,
l'unité est le mètre (figure 88).
Dans ce repère, le contour de l 'ouvert~re est la courbe
Fig. 89
représentative d'une fonction polynôme du second 'Profondeur ,;
degré définie pour tout x de l'intervalle [- l, 1] par
J(x) = (U 2 + bx + c, dans laquelle a, b et c sont trois c) Déterminer en fonction de la profondeur p d'une
constantes réelles. armoire de 2,5 m de largeur, sa hauteur maximale"
a) En utilisant les valeurs de J(O) et 1(1), que l'on lui permettant de passer.
peut déduire des hypothèses, et la parité de J, que
l'on peut déduire de la symétrie du projet, ou la 11201." Raccordement parabolique au sommet
valeur de f(- 1), déterminer les coefficients (l, b et c. d 'une côte

de pente
.,.,E de 21l
N

Fig. 90

2 III La figure 90 représente le profil d'une route au sommet


Fig. 88 d'une coll ine.

102
Pour réaliser ce profil on se propose de mccorder les c) En déduire la valeur de tan a en fonction de x en
deux portions de droites 6.] et 6. 2 par un arc de parabole admettant que:
T] T 2, tangent à 6.] et à 6. 2 , respectivement en T] et T 2. tan (Œ _ ~) = tan Œ - tan ~
Le plan de la figure est muni du repère orthonormal 1 +tana tan~
(0 J,J) d'axes (Ox) et (Oy), l'unité est le mètre. r On cons idère la fonc ti on f définie sur l' intervalle
Les deux droites 6.\ et 6. 2 étant données et se coupant ]0, lO[ par f(x) = /2T .
en 0, le but de l'exe rc ice est de déterminer une éq ua· X + 2,2
tion de l'arc de parabole, ain si que les coordonnées du a) Étudier les variations de cette fonctio n.
sommet S et des points de contact T I et T 2 dans le b) En remarquant que f(x) = tan a, en déduire la
repère (0 J,Tl. valeur de x pour laquelle l'ang le a est maximal.
En consultant la rég lemen tation on est condu it à cher- CaJculer CI (à 1° près par défaut).
cher une équat ion de l'arc T] T2 de la forme:

Y=-3'~+bx+c*
où b et c sont deux nombres réels qu'on se propose de
déterminer dans ce qui suit.
La droite .6.] ' de pente 2 % a pou r éq uation y = 0,021 l .lm
dans le repère (0 ;T.), la droite .6. 2- de pente 4 %, a
pour équat ion)' = - O,04x. ** Ii
]0 a) Écrire une éq uation (El) dont J'abscisse de TI est • lm
solution.
M
b) Écrire une équatio n (E 2) dont j'abscisse de T 2 est
solution. x :A
2° a) Écrire une relation entre b et c, condition néces- Fig. 91
saire et suffisante pour que l' éq uatio n (E\) admette
une solution double (ce qui est équi valent à dire que
6.] est tan ge nte à la parabole).
b) Écrire une relation entre b et c conditj on néces- 11221 -- Triangle dIa ire minimale
saire et suffi sante pour q ue l'équation (~) admette
une solution double. Dans le quart de plan (Ary), ABC D est un carré de côté
c) De a) et b) déduire les valeurs de b et c. 4cm.
Une droi te d, passan t par le point C, coupe les demi-
3° Déterminer les coordonnées du som met S de la para-
droites [Ax) en M ct [Ay) en N.
bole et des point s TI et T 2'

- Le coefficient de x 2 dépend de la. catégorie de 13 route el est y


fi'lé de façon à ménager une visibi lité suffisante à l'ap-
proche du sommet. N
d
-- Une pente de /1 % correspond à un coeffic ient directeur de
...iL ou - ...!!... suivant le cas.
100 100

DI-_""""
~ ** Le meilleur angle de vision
Une ouverture BC de 1,2 m de hauteur est pratiquée
dans un mur vertical AC à 1 m au-dessus du ni veau du
A B M x
sol qui est horizontal. Un poin t M est situé à la dis-
Fig. 92
tance x du pied du mur. On appelle a l'angle sous
leq uel on voit l' ouverture depuis ce point M.
~
Dans la suite, on pose: x = AM.
1° a) Exprimer tan AM B en fonction de x. 1° Calculer, en fonction de x, la longueur AN.
~

b) Ex.primer tan AMC en fonct ion de x. 2° Calculer, en fonction de x, l' aire du triangle AMN.

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 103


3 0 Si o n appelle J(x) l'aire calc ul ée ci-dessus (en cm2) c} Dresser le tableau de variatio n de la fonction g sur
?r2 l'intervall e ] l , 6 ] en donnant les just ifications
on trouve: j(x) =--=---.
x - 4 nécessaires.
a) Étudier, sur l'intervalle [5, JO], les variations de d) Déterm iner f'(4) ; en déduire g'(4 ).
la fonction f· 20 Tracer la courbe r ai nsi que son asymptote et la tan-
b) Tracer la courbe représen tati ve de 1. On prendra gente au point d'abscisse 4.
un repère orthogonal (o;T.f) avec, comme unités
graphiques: 1 c m par unité sur l'axe des abscisses, 5 F
1 cm pour 5 unités sur l'axe des ordonnées.
4 0 Déduire de l'étude précédente lu positio n du po int M
4
pour laquelle l'a ire du triangle AMN est minimale.

1123 1* Deux asymptotes 3

On considère la fonctio n J définie su r ]2, + oo[ par:


2 -
!(I) =" +
l
4 - "

O~=~~~~~~I ~E
Soit <e sa courbe représentative dans un repère (0; T,f)
du plan.
10 Déterminer hm J(t) et Iim jet).
1-+2 1-++00 2 3 4 5 6
Fig. 93
En déduire les éq uations des asymptotes Dl et O 2 à ~.
2 0 a) Calculer J'( t) où f' désigne la foncti on dérivée
premiè.re de f. 11251 ** Fonction rationnelle, coût total,
h) Construire le tableau de variatio n de 1. coût unitaire
3 Construire dans le même repère (O;i.f), <€, Dl et
0 Une entre pri se fabrique des obj ets. Si x désigne le
O2 (un ité choisie: 1 cm). nombre d'objets fabriqués, le coût de production, en
euros, de ces x objets est:
1124!... On connaÎt l'inverse de la fonction .. C(x) = 0,1 x' + 100x + 36000.
sans calculatrice .. A.l° Lorsque l' entrepri se ne produit rien, e ll e a cepen-
dant des frais fixes. Quel en est le montant ?
On considère une fonction f définie et dérivable sur
r Quel est le coût de product ion de 1 200 objets?
l'intervalle [1,6].
3 0 Quel est le coût de productio n par objellorsque l'en-
Sa courbe représentative <e dans un repère orthogonal
treprise fabrique 1 200 objets? Ce coût est appelé le
est donnée ci-après.
coût unitaire moyen pour 1 200 obj ets fabriqués .
La courbe '€ passe par les points A( l , 0), B(2, 1),
4 0 On note f(x) le coCIt unitaire moyen, en euros, pour
D (4, 4) et E(6, 1).'
x objets fabriqués.
Les tangentes à la courbe aux points A et D son t paral-
Dé montrer que : !(x) = 0,1 x + 100 + 36000.
lèles à l'axe des abscisses. x
La tangente à la courbe ~ au point E passe par le poi nt B. Po ur l'étude de la fonction f, on considère que x est
F(5,5). un réel de l'intervalle [100, 2oooj.
A. ucture graphique 1 0 Démontrer que, pour tout x de [100, 2000]
Par lec tuœ graphique, résoudre l'équalion j(x) o (x - 6(0) (x + 6(0)
f'(x) = .
et donner le signe de f(x) sur l' intervalle [1,6 J. 10x'
B. ÉflIde de f'im'erse de faf()flctioll f
r Étudier le signe de f'(x) sur l' intervalle LI 00,2000]
On désigne par g la fonct ion défin ie sur l'intervalle
et en déduire le sens de variation de f.
]1, 6 [ par g(x) = }(x) et r sa courbe représentati ve
3" Reproduire et compléter le tableau de valeurs
dans un repère orthonormal d' unité graphi que 2 cm. suivant :
l ' a) Calculer 8(2), 8(4) et 8(6).
b) Déterminer la limite de g(x) quand x tend vers 1.
Que peut-on en déduire pour la courbe r ?

104
4° Tracer la courbe représentative CC de la fonction f Soit f la fonction définie sur [0, 'li] par:
dans le plan muni d'un repère o rthogonal en prenant
f(l) = 1 + cos 21.
pour unilés graphiques : en abscisses : 1 ('01 pour
200 objets et en ordonnées: 2,5 cm pour 100 euros. } O ÉlUdier ses variations.
ZO Construire sa courbe représentative.
C.Dans cette partie, on suppose que le nombre d'objets
que l'entreprise peut fabriquer e~l compris entre 100 et
2000. 11281 •• Un sinus
1° Combien doit-elle fabriquer d'objets pour que le Le plan eM muni du repère orthonormal (0; T.l) (unité
coût unitaire moyen soit minimal? graphique: 4 cm).
2° Chaque objet est ve ndu 250 euros et toute la pro- 1° Soit f la fonction définie sur [0, 'li] par:
duction est écoulée .
j(t) = sin (21 _ 2;).
a) Constnlire sur le graphique précédent la droite 8
d'équation y = 250 et déterminer graphiquement les Construire la courbe représentative <€ de f.
points d'intersection de <e
et .6.. 2° Résoudre. pour t élément de [0, 'li]. l'équation:
b) Sur chacun des intervalles
f(t) = ,2

[100, 300J, [300, 1200J, [1200, 2000J,
indiquer si l'entreprise est bénéficiaire. Interpréter graph iquement les solutions de cette équation.

11261 ·" L'épaisseur du trait de crayon 11291 " Résolution d'équation


Le plan est muni du repère orthogonal (0 J.l); on Le but de cet exercice est de résoudre dans IR l'équation
prend pour unités: 1 ('m sur l'axe des abscisses et (E) : sin t =~.
1,5 cm sur l'axe des ordonnées. } ° a) Tracer rapidement et sans explications les courbes
Soit f la fonction définie sur l'intervalle] - l, +oc[ par représentatives des fonctions f et g définies sur IR
f(x) = x + 4 ___
(x
4_.
+ 1]2
f(t) = sin 1 et g(t) = 1·
b) En déduire la résolution graph ique de l'équation
1° Montrer que, pour tout nom~re réel x de ] - 1, + 00[, (E).
f'(x) = 1 + _8_. ZO a) Démontrer que l'équation (E) a une solution évi-
(x + 1)3 dente.
Étudier les variations de f. b) Démontrer que si (E) a une solution stri ~tement
positive to' alors - to est aussi solution de (E).
r Étudier les limites de f en - 1 et +00. Montrer que
e) Démontrer que ~i (E) a une solution strictement
la courbe représentative C de f admet deux asymptotes
positive to> alors to :!5; 2.
dont J'une est la droite D d'équation)' = x + 4.
3° a) Étudier le sens de variation de la fonction lE défi-
3° Représenter la courbe C et ses asy mptotes. (On uti- nie sur [0, 'TT] par lEU) = si n t - ~.
li sera une feuille de papie.r millimétré).
b) En déduire, en précisant le théorème utilisé. que
4° a) On désigne par L et L' les points d'abscisses (E) a une solution unique 10 dans l'intervalle ]0, 'li[.
>..(>.. > 0) situés respectivement sur C et D. Déter-
c) Déterminer, à l'aide d'une calculatrice, une valeur
miner, en fonction de >.., la distance LL'. Le résultat
approchée de 10 arrondie à IO-:!.
sera exprimé en millimètres.
b) Déterminer le plus petit entier (l positif tel que, 4° Déduire des questions 2° et 3° l'ensemble des solu-
pour >.. ~ a, la distance LL' soit inférieure il 0,5 mm tions de (E).
(c'est-à-dire que l'on ne puisse plus dj stinguer les
tracés de C et D dès que l'épaisseur du trait a plus de
0,5 mm). Avec un logarithme

11301. Logarithme et acoustique


!127j •• Un cosinus A. Étude d~s varialiolls d',It!(!!ollctioll
Le 'plan est muni du repère orthonormal (0; T,J) (un ité On considère la fonction f définie sur l'intervalle
graphique; 3 cm). [0,5 ; 25] par; f(x) = 8,68 Inx + 93,28.

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 105


On appelle ~ sa courbe repr6se ntative. 5° On admet que J'équation !(t) = 0 a deux solutions:
1° a) Calculer j'ex). Oet a.
h) Étud ier le sig ne de f'(x) sur l'intervalle Vérifier que a appartient à l'intervalle
[0,5;25].
] -0,72; -0,7 1[.
c) Dresser le tableau de variati on de la fonction f sur
l'intervalle [0,5 ; 25 ].
2° Reproduire et compléter le tableau de valeurs numé· 11321 •• Tracé de courbe
riques suivant, en faisant figurer les valeurs arrondies à On considère la fonction f définie sur ]0, +co[ par:
l'entier le plus proche.
f(t) ~ (In t)2

On appelle <€ la courbe représe ntative de f dans un


repère orthonormal du plan.
3° Le plan est muni d'un repère orthogonal. Pour le t ° Quelle est la limite de f(t) lorsque t tend vers a?
tracé, on prendra 1 cm pour 2 unités, en abscisses et en Que faut-il en déduire pour la courbe '€?
ordonnées. De plus, on graduera l'axe des ordonnées à
r Donner la limite de tU) en l'infini.
partir de 86.
Tracer la courbe cg. 3° Montrer que la dérivée de f est définie, pour tout x
de ]0, _[, par :
B. Applicatiml tl l'acoustique j'(t) ~ 2.!!!..!.
Quand l'oreille d'une personne normale est soumise à t
une press ion acoustique x, exprimée en bars, l' in tens ité En déduire le sens de variation de f.
sonore, exprim6e en décibels, du bruit responsable de 4° Dresser le tableau de variation de f.
cetle pression est donnée par: f(x) ~ 8,681nx + 93,28.
5° Tracer la courbe ce (un ité graphique: 2 cm).
1° Déterminer l'intensi té sonore. en décibels, corres-
pondant 1:1. une pression acoustique de 14 bars:
a) graphiquement, en fa isant apparaitre les construc- 11331 ••• Recherche d'une fonction. résolution
tions utiles sur le graphique de la partie A j approchée d'une équation
b) par le calcu l. US deux pllrIies du problème pell\'enl ;rre frairies
2° Une personne normale ne peut supporter un bruit sipariment.
supérieur il 120 décibels. A.Exploitation d'un graphique
Déterminer la pression, en bars, que l'oreille de la per- On considère la fonction g définie sur] 0, + !XI l, dont la
sonne subit si ell e est soumise à une intens ité sonore de représentat ion graphique CG, obtenue sur l'écran d'une
120 décibels: calculatrice, est donnée sur la figure ci-dessous.
a) gmphiquement, en faisant apparaître les construc- JO -
r

1
tions utiles sur le graphiq ue de la partie A j
b) en résolvant par le calcul l' équation f(x) ~ 120. 9 -
8

~ •• Résolution d'équation
7 I -
6 ,. .- .- r- -
Soit la fonction numérique! définie sur l'intervalle i
]- l, 0] par f(t) ~ ln (1 - t 2 ) - t. 5 - 1- - -
On désigne par ~ la courbe représentative de f dans le 4
plan rapporté à un repère orthonormal (unité gra-
phique: 10 cm). 3
1° Déterminer la limite de f en - 1. Que peut-on en
déduire pour la courbe <g ?
2 ~ .- l 1---
â
2° Étudier les variations de la fonction f.
o \
3° Donner une équation de la tangente 'l'à la courbe C(J
au point orig ine du repère. -1
_ i'->-- l .i { ~ r jj
4° Tracer 'Tet <G. Fig. 94

106
On précise que la courbe <C ne coupe l'axe des abs- f(.)
x
cisses qu'en deux points et qu'elle admet l'axe des
9,15
ordonnées et la droite 6. qui est parallèle à l'axe des
9,16
abscisses comme asymptotes:
9, 17
I. À partir de cette représe ntati on graphique: 9,18
1 ° Déterminer: 9.19
a) La limite de g(x) lorsq ue x tend vers 0; 9.20
b) La limite de g(x) lo rsque x tend vers l'infini. 9.21

2 ° Dresser un tabl eau donnant le signe de g(x) lorsque 9,22


x déc rit !' inter va lle]O, +00 [. 9,23
> 9,24
II.0n admet que g(x) = (Lr + b~' + C où a, b et (' sont
9,25
X"
trois nombres réels.
1° En calculant la limite de a.~ +
bx + C lorsque x
x2 Avec une exponentielle
tend vers l'i nfini, montrer que a = 1.
2° Lire g( t ) et g(3) sur Je graphique et en dédu ire un 1'341·· Tracé de courbe avec une fonction
système de deu x équat ions permettan t d'obtenir b el c. exponentielle
3° Résoudre ce système et exprimer g(x) en remplaçant On considère la fonction définie sur IR par:
a, b et c par leurs valeurs. f(x) =x +3
eX
On note C sa courbe représentative dans le repère
B. Étlld~ d'Im~ fonction
orthonormal (0; i,) (u nité graphique: 2 cm).
I. On considère la fonction J définie sur] 0, + 0: L par l Os) Déterminer la limite de J(x) quand x tend vers
f(x) = - ;l. - 4 ln x + x. - ex;. pu is la li mite de J(x) quand x tend vers + co.
x
1° a) En mettant x en fuc teu r dans l'expression de J(x), (On rappelle que lim ~ = + co).
.'C--++o:>x
montrer que la limite de J (x) lorsque x tend vers
b) Que peut-on en déduire pour la courbe C?
+ 00 est égale h + co.
2° Démontrer que, pour tout x de IR,
b ) En mettant ~ en facteur daM j'expression de f(x),
montrer que la limite de f(x) lorsque x tend vers 0 est
J'(x) =- x - 2 .
e'
égale à - "'. (On rappelle que lim (x ln x) = 0). 3° Donner le tableau de variation de f.
, .... 0
4° Tracer la courbe C pour x appartenant à l'intervalle
r a) Calculer f'(x) et montrer que f'(x) = g(x). [- 3, 5].
b) Utilise r les résultats de la panie A pour en dédui-
re le tableau de variation de f.
11351 •• Courbe et asymptote
c) Calculer les valeurs exactes de f(l) et f(3).
On cons idère la fonction numérique f définie sur IR par :
II En utilisant le tableau de variat ion de J,justifier que /(I)=I-e 31 - 3
l'équation f(x) = 0, et sa courbe représentative ~ dans un repère orthogo-
1° a) n'admet pas de solu tion dans l'intervalle ]0. 3 [ ; nal (unités graphiques: 5 cm en abscisse. 10 cm en
b) admet une solution unique, notée xo_ dans "inter- ordonnée).
v;tlle [3 , 10] ; 1 0 Étudie r les limites de la fonction f en + 00 et en - co.
c) n'admet pas de sol uti o n dan s l'intervalle 2° Montrer que la courbe CC admet une asymptote
]10, +", [. obl ique C2b dont on donnera une équation. Préciser la
2° Compléter le tableau sui vant, après l'avoir reproduit, pos ition de ~ par rapport ?t la droite !$.
et en déduire un encadrement d'amplitude 10 - 2 de xo. 3° a) Déterminer la fonction dérivée J' de la fonct ion f.
b) Ré soudre l' équati on, d'inconnue rée lle f,
0" donllera les l'Gleurs arrorulies dt! J(x) au mil/ièmt!. J'(t) = 0: on donnera la valeur exacte de la solut ion
puis sa valeu r arrond ie au centième.

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 107


c) Éludier le sens de varialion de la fonclion f et éla- b) Délerminer lim f(x) .
........ - ...
blir son tableilu de variiltion.
d) Détermjner une éq uation de la langellle cr à la eo
c) Montrer que la droite est asymptote à '€ quand
courbe CC en son point d'abscis,>e 1. x tend vers - 00.
Étudier la position de la courbe par rappon à son
e) Tracer les droites ~ et cr et la courbe <t dans le asymptote.
repère donné.
2° a) Résoudre l'inéquation: 2 - eX > O.
b) Calculer j'lx).
t 136 1 ••• Lecture graphique c) Établir le tableau de variation de f.
Le repère (0 ;i,T) est orthonormal (unité 2 cm). (on calculera la va leur exacte du ma"imum)
. La courbe <G ci-dessous est la courbe représentative de 3° Déterminer une équation de la tangente à 'G au point
la fonction f définie sur] - 00, + 00 [ par: d'abscisse O.
f(x) = 2< + 2 - e'. Quel résultat retrouve-t-on ainsi?
La droile 9) a pour équalion: y = 2x + 2. 4° On se propose de déterminer un encadrement de 13
Le poin! A a pour coordonnées (0, 1), le poin! B (-l, 0). d'amplitude 0, l.
On se propose dans ce problème : Compléter le tableau suivant:
- d'étudier graphiquement certaines propriélés de f, (on donnera les valeurs à 0,1 près).
- de justifier par le calcul l'é lude des propriétés de f et
le tracé de ~. t,;" 1 1,5 1 1.6 1 1.7 1
1.8 1,9

A. Ét/lÛ~ graphique
1° a) Préciser f(O). En déduire l'encadrement demandé.
b) Délerminer une équation de la droite (AB).
c) La droite (AB) est la tangente à la courbe ~ en A-
Préci ser j'CO). 11371 ... Lecture graphique
2° Justifier l'affirmation s uiv~tnte: l'équation f(x) =0 et résolution approchée d'une équation
possède deu" solulions a el f3 (a < 13).
A. Exploitation d·1/11 graphique ~t d'u" tab/~Oll de
Par lecture graphique, donner un encadrement de cha-
\'oriatioll pourltuûiu l~ signe d'lln~ ~xprt!Ss jolJ.
cune de ces solutions par deu" enliers consécutifs.
La courbe ce ci-dessous est la représentation graphique
de la fonction LI définie sur l'ensemble des nombres
réel s IR par u(x) = e- x.
La droite 6. est la tangente à la courbe '€ au point
A(O, 1) e! elle passe par le poin! B( 1. 0).
3

x
1

-3
j o 2
Fig. 95 1

- -1

B. ÉII/d. d. f
1° a) Vérifier que, pour tout x non nul,
f(x) = 2 + x(2- :)
, - 2 1
Déterminer alors lim f(x).
" ...... +'"
Fig. 96

108
où a et b sont deux: ,
1° Monlrer que la droite 6. a pour équation constantes réelles qu' on 6
y= -x+ 1. se propose de détermi- '8 '
r On pose, pour tout réel x ; ner. Le choix d'une telle ,,
g(x) = lI(x) - (-x + 1) = e-·' + x - 1. fonction a été fait par ,,
a) En utilisant le graphique, préciser la position rela- Gustave Eiffe l pour opti- ,,
miser les contraintes. ,,
tive de 'G et 6., puis le ~igne de g(x) sur IR. ,,
1° a) Déterminer la
b) À l'aide du tableau de variation de la fonction g ,,
donné ci-dessous, retrouver le signe de g(x).
constante li en utili- ,,
sant le fait que <€ 2( ,,
passe par le point A de
.t -~ o +~
coordonnées (0,62).
b) Déterminer ulle
Variatiun" de g ,,
o valeur approchée de h ,
arrondie à 10- -t en
B. Éf/ld~ ~t repriul/tatioll graphique d'ilne fom.:tion ulilisant Je faÎt que CC
,,
Soit f la fonction définie sur IR p~lr passe p..1r le point B de ,,
f(.~) = (x - 2) ... + x. coordonnées (309,6). ,,
On appelle r sa représentatjon graphique dans un 2° Dans celte question ,,
,,
repère orthonormal (0; r,I)
d'unité graphique 2 cm. on admet que, pour tout
,,
1° Donner, sans justilication, les limites de f en + 00 et x de [0,309],
f(x) = 62e - 0 .0076'. ,,
en -o::.. ,
\'
r a) Calculer, en justifiant les calculs, la limite en - 00 a) Déter miner, à un
o
de f(x) - x. mètre près, la lon-
Que peut-on déduire pour la dro ite 9:1 d'équation gueur du côté de la Fig. 97
v=xetlacourbef? section carrée de la Tour Eiffel à 100 mètres d'alti-
b) ttudier le signe de f{x) - x sur IR. tude.
Préciser la position relative de la droite 9> et de la b) Déterminer, à un mètre près, l'altitude à laquelle
courbe r. la secti on est un carré de 50 mètres de côté.
3° a) Vérifier que pour tout réel x. on a :
f'(.l) = el x g(x), où f' désigne la fonction dérivée
de f.
b) En déduire le ,igne de f'(x).
c) Préci ser le sens de variation de f.
4 0 a) Calculer f( 1) et f(2).
b) Justifier l'ex:istence d'un unique réel n, apparte-
nant à l'intervalle ]1, 2[ tel que J(a) = O.
c) Déterminer un encadrement de a d'amplitude 0,1.
5° Tracer la droite 9:1, tangente à
et la courbe r.
r au point d'abscisse °
11381-- La Tour Eiffel, vue de profil.
La Tour Eiffel repose sur une base carrée de J 24 mètres
de côté. Une secrion quelconque par un plan parallèle au
plan de la base est un carré. À 309 mètres d'altitude la
plate forme est un carré de 12 mètres de côté.
Sur la figure on a dessiné la section de la Tour Eiffel par
un plan de symétrie parallèle à l'un des côtés du carré de
la base. La courbe CG (en trait plein) de la figure est la
courbe représentative dans un repère orthonormal
(0; T,Tl de la fonction f définie sur [0,309] par
f(x) = a<"'·

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 109


(1391 """. Les bénéfices réalisés par une maÎson représentative <€ dans le plan rapporté à un repère
d 'édition orthonormal d'unité graphique 1 cm.
A. Étl/de d'/me/onction 1° Déterminer la limite de la fonction f + 00.
en
On considère la fonction numérique f définie sur l'in- 2° Étudier le sens de variation de la fonction f sur l'in-
tervalle 1 ~ [0 , + oo[ par: tervalle 1.
1 1 3 30 Tracer la courbe ce.
f(x) ~ e-4"+:;: + 4X
el sa courbe représentative <6 dans un repère ortho- B. Étude d~ la tempùatllr~ du local
normal (0; i.J) d'unité graphique 5 enl. La fonction J permet de calculer la température du
l a Déterminer la limite de la fonction f en + 00. loca.l J(1), exprimée en degrés Celsius, en fonction du
temps t, exprimé en heures, écoulé depuis la mise en
2 ° a) Résoudre sur l'intervalle 1 l'inéquation : route du système.
3 . 1
J - e-4'\+2 ~ O. 1° Calculer la température du local lorsque le système
b) Déterminer la fonction dérivée r de la fonc- a fonctionné 1 heure et demie.
tion f ; étudier le signe de f'(x) sur 1. r Calculer le temps, arrondi à la minute, au bout
c) Établir le tableau de variation de la fonction f. duquel le local atteint la température de 19 oc.
3° a) Tracer la courbe '€ puis la droite .6. d'équation
y = ~x; on précisera la tangente à la courbe <G en
5. d ' abSCisse
son pomt . . ° 11411." Ça refroidit!
Soit f la fonct ion de la variable réelle t définie sur
h) Vérifier graphiquement que!l. et ce se coupent en
[0, + oo[ par f(l) ~ (100 + (2 )e-O,51.
un seul point. Lire l'absci sse a. de ce point.
10 Étudier les variations de f.
B. Étude des bén!fias
On admettra que lim t 2 e- 0 ,5t = O.
La fonction f représente Je prix de revient de livres 1--++ GQ
fabriqués par une maison d'édition, x est le nombre de
2° Le plan est rapporté à un repère orthogonal
centaines de livres fabriqués et f(x) leur prix de revient
(0;i.J). Tracer la courbe représentative de f sur l'in-
en milliers d'euros.
tervalle [0, 6[. On prendra les unités graphiques sui-
1° Un livre est vendu 8 euros pièce. On désigne par g(x) vantes: 2 cm sur l'axe des abscisses pour représenter
le bénéfice (en milliers d'euros) réalisé par la \'ente de 1 unité; 1 cm sur l'axe des ordonnées pour représenter
x centaines de livres, c'est-à-dire la différence entre le 10 unités.
prix de \'ente de ces livres et leur prix de revient.
3° L'unité de temps est la minute. La variable temps est
3 1
Vérifier que: g(x) = O,OS.\" - e- '4 x +:z. un réel positif ou nul noté t.
r a) Étudier la fonction g sur l'intervalle 1 et justifier On refroidit un corps ayant une température de 100°
que l'équation g(x) = 0 admet une solution unique centigrades à l'instant t = 0 minute.
sur L La température, en degrés, de ce corps en cours de
b) Montrer que cette solution est le nombre cr défini refroidissement est alors J(1) à chaque instant t.
dans la partie A. Donner un encadrement de a d'am- La température du corps passe de sa valeur initiale
plitude 10- 2 e
100° à 16° en un temps (exprimé en minutes).
Y Quelle est la quantité minimale de livres que doit a) À l'aide de la représentation graphique de la fonc-
vendre l'entreprise pour réaliser des bénéfices? tion J, donner une valeur approchée entière de e.
b) Donner, en le justifiant, un encadrement de e
11401*" Ça chauffe! d'amplitude 10- 1.

Lorsqu'un système de production de pâte à papier fonc-


tionne, il dégage de la chaleur et réchauffe le local dans 11421 •• Exponentielle en biologie
lequel il se trouve. Une étude de la température de ce Lors de tests en vue de la réalisation d'antibiogrammes,
local a été effectuée à partir de lois physiques. on est amené à rechercher la relation existante entre les
diamètres d'inhibition et les CMI correspondantes
A. Étude d'une fon ction
(CMI: Concentration Minimale Inhibitrice).
On con~idère la fonction f définie sur l'intervalle
Pour le Ceftriaxone l'étude expérimentale et théorique
1 ~ [0, + oo [ par f(t) ~ 22 - 4,5e l - 0 .51, et sa courbe
permet de montrer que si l'on appelle)' la CM! expri-

110
mée en J.lglmL - 1 et si l'on appelle x le diamètre d'in- c) Tracer Tet <e dans le repère donné.
hibition exprimé en mm alors pour tout x de l'intervalle 3° À l'aide du graphique, et en faisant apparaître le s
[10,35), Y = (0,96X - 3,72)e 5.9 - O.32<. constructions nécessaires, déterminer à une heure près
On considère la fonction f définie sur [0, +oo[ par: les valeurs de t pour lesquelles il y a 5 milliards de bac-
téries par ml.
f (x) = (0,96x - 3,72)e 5,9 -0,32<.

1° Étudier les variations de la fonction J. 11441 *** Fonction logistique et équipement des
On rappelle que: lim xe-X = O. ménages
x ~ +00

r Étudier le signe de J(x) sur [0, +00[. • On appelle fO/letiol/s logistiquu des fonctions définies
QueUes conséquences peut-on en déduire pour la repré- sur IR par IV) = A CI' où A, B, C sont des cons-
sentation graphique de f ? 1 +Be
3° Tracer la représentation graphique de la fonction f tantes réelles positives.
dans un repère (0 ; f .T). • Ces fonctions sont utilisées en biologie, pour décrire
l'évolution de certaines populations dans un environne-
Unités: 1 cm pour 2 unités sur l'axe des abscisses. 1 cm
ment limité (elle~ furent proposées pour la première fois
pour 10 unités sur l'axe des ordonnées. en 1837 par le biologiste ct mathématicien hollandais
Verhulsl, pour décrire l'é . . olution d'une population à

11431" Culture bactérienne «croissance limitéclt), en psychologie, en économie ..

On étudie l'évolution d'une culture bactérienne en Soit f la fonction définie sur t- 10, 10] par:
fonction du temps. On estime que le nombre de bacté- 10
ries en milliards par ml est donné, à chaque in stant 1
f(x) = 1 + e-x'
(exprimé en heures) par la fonction f définie sur {O, 24] On note '(l la courbe représentative de f dan s le plan
par: f(t) = 2t + 1) e -0,". muni du repère orthonormal (0; ; ,j ).
On note <g la courbe représentative de f dans un repère On pre.ndra comme unité 1 cm sur chaque axe.
orthogonal (unité graphique 0,5 cm pour une heure sur
)0 a) Démontrer que, pour tout nombre réel.r,
l'axe des abscisses, et 1 cm pour un milliard par ml sur
10 e- x
l'axe des ordonnées).
f'(x) = (1 + e "),.
1 ° a) Montrer que la dérivée f' de f est telle que:
r(l) = (1,9 - 0,2t) e-O,". b) Étudier les variations de f sur [- 10, 10].
b) Étudier le signe de 1'(1). r a) Compléter, après l'avoir reproduit, le tableau de
c) Calculer f(O), f(24), f(9,5) ~ 10- ~ près. valeurs suivant. On donnera les valeurs approchées de
d) Dresser le tableau de variation de f. f(x) arrondies à 10- 1 .
r a) Reproduire et compléter le tableau suivant (les 2 3 4 5
résultats seront donnés à 10- 2 près).

t Jill b) On admet que le point 1 de coordonnées (0, 5) est


0 centre de symétrie de la courbe ce. Construire la
2 courbe ~.
4 3° a) Résoudre par le calcul l'équation : f(x) = 9.
6 b) Donner une valeur approchée arrondie à 10- 2 de
8 la solution Cl obtenue en a).
tO e) Placer sur le graphique le point A de la courbe '(S
12 d'abscisse Cl.
16 4° On admet que f(x) représente le nombre de miJljons de
20 foyers équipés d'un bien ménager B, x étant le rang de
24 l'année à partir de 1980. Ainsi f(O) représente le nombre
de millions de foyers équipés fin 1980, f(l) représente le
Que représentef(9,5) pour le phénomè.ne étudié? nombre de millions de foyers équipés fin 1981, f(-I)
b) Calculer le coefficient directeur de la tangente T représente le nombre de millions de foyers équipés fin
à la cou rbe 'lA au point A d'abscisse O. 1979 ..

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 111


a} Déterminer quel était le nombre de foyers équipés ) 0 Déterminer lim /(t).
t-++ ~
en 1978. r Étudier les variations de f sur [0, +0:.[.
b) Déterminer en quelle année 9 millions de foyers 3° Constru ire la courbe représentative «; de / dan~ le plan
étaient équipés. muni du repère orthogonal (0; T,7). On prendra comme
de~ léléphone ~
1 L'équipement en cour$ foyers fr.mçais en
portables peut être décri t par une fonction logistique.
unités: 5 cm pour 1 sur l' axe des absci sses et
1 cm pour 100 sur l'axe des ordonnées.
B. Une étude sur le comportement d'organismes vivants
1145\ ••• Fonction logistique et croissance d'une placés dans une enceinte close dont le milieu nutritif est
population dans un environnement limité renouvelé en permanence a condu it à admettre que le
nombre d'individu s à l' instant t, exprimé en heures, est
A. Soit f la fonct ion définie sur [0, +œ[ par: N(I) = f(I), où f est la fonction étudiée au A.
f(l) = 720 . )0 Déterminer le nombre d'individus à l'instant t = O.
1 + e - O,73r+3,88 r Déterminer au bout de combien de temps la popula-
10 Compléter, après J'avoi r reproduit, le tableau de tion initiale aura diminué de moitié.
valeurs suivant dans lequel les valeurs de [(t) seronL
arrondie s à 1 près.
11471••• Exponentielle en mécanique
r Calculer lim
t-+ +~
f(t).
On considère le schéma suivant où la petite poulie
«poulie menante . entraîne l'autre poulie par l'intermé-
1 1(11
diaire d'une courroie.
0 15
2
T
4
6
8
10 •
12
16
18 720 Fig. 98

30 Étudier les variations de f. On démontre que l'intensité de la tension


....
T dan s le
4° Le plan est muni du repère orthogonal (0; T,T). On brin menant se calcule par la formule:
prend comme unités graphiques: 1 cm pou r 1 sur l'axe T = F_e__ 'a
des abscisses el 1 cm pour 50 su r l'axe des ordonnées. e ia - 1
Construire la courbe représentative <g de f.
F est J'intensité de la force tangentielle sur la pou lie
B. /(t) représente le nombre de crustacés planctoniques menante exprimée en déca Newtons. (daN)
dans une culture en laboratoire au bout de t jours. On k est le coefficient de frottement de la courroie sur la
remarque dans le tableau obtenu au A. 1 ° que la popula- jante.
tion semble se stabil iser à partir du 161:: jour à 720. Ce qui a est la mesure en radians de l'arc de contact de la
confirme le résultat du A. 2 ° courroie sur la petite poulie.
Déterminer graphiquement au bout de combien de jours On suppose dans la su ite que:
la population dépasse 500 indi vidu s. On fera figurer les
constructi ons utiles ~ur la figure du A. 3°
F = 10 daN et k = 0,25 = *.
En posant x = ka, l'étude de T en fonction de a mène
If =A
est une fonction logistique arec
720. B = e3.88 el C = 0,73. à l'étude de la fonction:
f(x) = 10~.
11461... Diminution d'une population eX- )

A. Par/je Math ématique


A. Soit la fon ction définie sur LO, +0:.[ par: 1 Q Étudier les variations de la fonction / pour x appar-
f( l) - 440 tenant à l'intervalle ]0, +00[.
1 - 056e 2t ·

112
Calculer la limite de J lorsque x tend vers 0, puis sa
limite lorsque x tend vers + 00.
11501 ••• tquation avec Arcsin
On considère l'équation (E) d'inconnue x:
2° Tracer la courbe représentative C de J dans un
repère orthogonal (O;i.1), unités graphiques: 10 cm A x+ 1
' x = -2-.
rcsm
sur l'axe des abscisses et 0,5 cm sur l'axe des ordon-
nées. On note f la fon ction définie sur [- 1, 1] par:
Mettre en évidence les deux droites asy mptotes de cette f(x) = Arcsin x _ x ; 1.
courbe.
1° Étudier les variations de la fonc tion f.
B. p(lrti~ Mlcaniqllt
2° Démontrer que l'équation (E) n'admet qu 'u ne se ul e
1° Calculer la valeur de T lorsque a = 3 rad (soit envi- solution puis donner un encadrement de cette solution
ron 172°), puis lorsq ue cr = 2,8 rad (soit environ 160°). d'amplitude 0,01.
On donnera la valeur approchée de T avec deux déci-
males. ~ •••• Fonction avec Arccos
2° Mettre en évidence ces valeurs sur le graphique.
On considère la fonction f définie sur [ - 1. 1] par:
En déduire dans quel intervalle varie T lorsque cr varie
f(x) = x Arccos x.
entre 2,8 rad et 3 rad.
1° a) Déterminer la fonction dérivée première j' de la
fonctiun f sur ] - l , 1[.
11481···· Exponentielle et sinus b) Si f" désigne la fonction dérivée seconde de la
Soit la fonction f définie sur [0, 'TT] par: fon ction f sur] - 1, 1 [, montrer que l'on a:
2
J(x) = ~ -.\ sin x. f"(x) = x - ~ .
a) Établir que : cos x- x
sin = "2 si n (* - x} (1 - x 2) , 1 - x 2
En déduire le signe de (cos x - sin x) sur [0, 'TT]. c) Étudier le signe de f ,. el en déduire le tableau de
b) Calculer la dérivée f' de f. variation de j'.
d) Démontrer que la fonction j' s' annule pour une
En déduire les variat ions de J sur [0, 'TT].
unique valeur cr sur ]0, 1[. On donnera de a une
c) Construire la courbe C représentant J dans un
valeur approchée à 0,1 près (ailCUIl~ justification
repère orthogonal (0 ;l',J) (unités: 5 cm en abs-
lI'est dmwrldü pour la détuminatioll d~ L'eUt!
cisses, 10 cm en ordonnées). valt!ilr approchü).
e) Déduire de l'étude précédente le tabl eau de varia-
11491 ···· E>..ponentielle et fonctions circulaires lion de la fonction f et montrer que f admet un
On considère la fonction f définie sur l'intervalle 1: extremum égal:):
1 3;, 3; Jpar
= [- J(x) = e- x (cos x - sin x). \'~.

1° Cal culer la dé ri vée de J, et étudier son signe sur l' in- 2° Tracer la courbe «j représentative de f dan s un
tervalle l. repère orthonormal (0; (,J) d' unité graph ique 5 cm, en
précisant les demi-tangentes aux points d'abscisse - 1
2° Construire le tableau des valeurs numériques de f
et 1.
pour les valeurs suivantes de x:
_ 3'TT. _ . _!!. _!!. O' !!. 3'TT. 'TT' 3'fT
2' 'TT , 2' 4' • 2' 4 ' , 2'
Les valeurs numériques seront arrondies à 0,0 1.
3° Déterminer sur 1 les solutions de l'équation f(x) = O. Détermination de primitives
4° On désigne par <e la courbe représentative de la
Pour la plupart des exercices sui vants, on peut \'~rifier le
fonction f dans un repère orthonormal d' unité gra-
phique 2 cm sur chaque axe.
a) La courbe '€ admet une tangente T en son point
1 r~ sult a t avec une calculatrice ~quipée d'u n logiciel de calcu l
formel.

d'absc isse O.
Donner une équation cartésienne de cette droite T.
11521. Fonctions polynômes
b) En se limitant:) l'intervalle [ - ~, 3:J, construire
Déterminer les primitives des fon ctions suivantes:
a) f définie sur R par f(x) = 3x 2 - 4x + 7 ;
sur un même graphique la courbe '6 et la droite T. b) f définie sur R par f(t) =- 5/ 3 + 3/ 2 + 8.

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 113


1153/. Fonctions polynômes et puissa,!ce
Déterminer les primitives des fonclions su ivantes:
a) f définie sur il par f(l) = (1 - 2)' ;
bl f définie sur il par f(x) = 2(2, - 3)3;
c) f définie sur il par f(l) = (31 - 1)3;
dl f définie sur il par f(x) = x(x' + 1)2 Fig. lOI

11541 ·· Lecture graphique


Voici la courbe représentati ve d'une fonct ion f définie
et dérivable sur IR.

Fig. 102

11551·· Fonctions rationnelles


l Déterminer les primitives des fonctions su ivantes:

a) f définie sur li, +"'[ par f(x) = -=-i..;


x- )

b) f définie sur ] -"" H par f(l) = 2~.! 1 ;


c) f définie sur ]-~, +oo[ par
1
f(x) = 2, + 1 - -- .
Fig. 99 2t + 3
1° uClUre graphiqut!
Lire sur le dessin les valeurs entières de f(1), f(3), et 11561•• Fonctions rationnelles et puissances
j'(4). Déterminer les primitives des fonctions suivantes:
Déterminer le signe de j'(2) el de celu i de f(2).
a) f définie sur 1 = l- "', a[ par f(x) = x' - J,

;
2° Ditermillation dt! la fonction
On admet que f est une fonction polynôme du second b) f défin ie sur 1 = ]0, +"'[ par f(x) = 1- J,
x-
- ;;
x
degré donc ql!e, pour tout nombre r~e l x,
f(x) = lU2 + bx + c c) f définie sur ] - "', 3 [ par f(x) = - __1-2 .
(x - 3)
où a, b et c sont des nombres réels.
En utilisant les résultats de la première question, déter-
miner les nombres réels li, b et c. 11571··· Fonctions rationnelles et puissances
3° Primitirt! Déterminer les primitives des fonctions suivantes:
Parmi les courbes repr~sentatives des trois fonctions a) f définie sur [0, + "'[ par fer) = _1- + __1 -2 ;
FI. F2 et F3 ci-dessous, une seule est la courbe repré- 1+1 (1 + 1)
sentative d'une primitive de la fonction f.
b) 1 définie sur il par f(") = ,2t 2;
(x· + 1)
c) 1 défi ni e sur 1 = ]~,
3
+"'[ par IV) = (31 -2 2)·,.
11581••• Fraction rationnelle à décomposer
Soit f la fonction définie sur] - 3, 2 [ par:

Fig. 100
f(x) = 3x' + 4x - 25
x2 + x - 6

114
10 Déterminer trois nombres réels a, h, c tels que, pour 11651 *** Les primitives de la fonction ln
.ou. nombre rée l -' de ]- 3, 2 [:
1 0 Déterminer la dérivée de la fonction définie sur
f(x) = " + _b_ + _c_. ]0, +oo[ par f(x) = x ln x.
x+3 x-2
~o En déduire les primitives de f sur] - 3, 2 [. 20 En déduire les primitives de la fonction ln sur
]0, + " [.
Indication: On remarquera que ln x = (In x + 1) - 1.
11591 * Fonctions circulaires
Déterminer les primitives des fonctions suivantes:
1166J ** Fonction racine carrée
Déterminer les primitives des fonctions suivantes:
a) f définie sur R par fU) = - 3 sin (31 + ;;).
a) f définie su r 1 = ]2, + ro[ par f(l) = ~.
b) f définie sur R par f(l) = 2 cos (21 + ~). \1-2
b) J définie sur 1 = ] - ~4' +"'[ par J(x) = \' 4x
1
+5
.

11601 ** Fonctions circulaires


Déterminer les primitives des fonctions suivantes:
11671 ** Fonction exponentielle
Déterminer les primitives des fonctions suivantes:
a) f définie sur R par f(l) = sin (31 - *). a) J définie sur R par JU) = - e' + 2e- '.
b) f définie sur R par fU) = 3 cos (21 + il. b) J définie sur R par J(x) = e:!x + eX - 1.
c) f définie sur IR par f(r) = e 3t + 2 .
d) f définie sur IR par f(x) = xe1'2 + 1.
11611 ** Quotient de fonctions circulaires
11681 *** Coefficients à trouver
Déterminer les primitÎ\'es de la fonction f définie sur:
DétermÎner deux nombres réels a et b tels que la fonc-
J
- "'2' o[ par f(x) = _1_.
tan x tÎon F: x 1-+ (CLX + b) eXsoit une primitive sur IR de la
fonction f: x ~ (2:r + 1) eX.

11621 ** Fonctions circulaires et puissance 11691 ** La bonne primitive


Déterminer les primitives des fonctions suivnntes: Déterminer la primitive F de la fonction f vérifiant la
condition donnée.
a) f définie sur IR parJ(x) = sin x cos2 x.
a) f définie sur IR par:
b) f définie sur R par f(l) = cos 1 sin 3 1.
JU) = 2 cos (31 + 1) et F(O) = O.
b)f d6finiesurR par J(x) = (- 3x + 1)2e. F(I) = O.
11631 **** Avec les formules d 'Euler
c) J définie sur ]0, +oo[ par f(x) = ~
Déterminer les primitives des fonctions suivantes après
avoir linéarisé f(t).
e. F(4) = 5. '-'

a) f définie sur R par f(l) = cos3 31.


b) f définie sur R par f(l) = sin' 31. 11701 *. La bonne primitive dans Je bon intervalle
c) f définie sur R par fIt) = sin 4 21.
d) f définie sur R par fU) = cos' 21. 10 Soit f la fonction définie sur] -1' + oo[ par:
f(x) = -3_1_.
x+1
11641 *** Avec les formules d'Euler Déterminer la primitive F de f qui s'annule pour x = 5.
Déterminer les primitives des fonctions sui vailles après
0
2 Soit g la fonction définie sur ]-00,- *[
par:
avoir transformé f(x) en somme. g(x) = _1-.
a) f définie sur R par f(x) = sin 3x cos 2t. 3x + 1
b) f définie sur R par f(x) = cos -' cos 3x. Déterminer la primiLive G de g qui s'nnnul e pour:
c) f définie sur R par f(x) = sin 2\' sin x. x = - 3.

Chap. 2 : Fonctions d'une variable réelle 115


/1711 ·· Moment fléchissant en mécanique 11731 •• Coefficients et primitive à trou\'er
On se propose de déterminer le moment fl échi ssant en 1° Déterminer deux. no mbres rée ls fi et b tel s que la
un point M d'une poutre AB de longueur 6 III soumise fonction F définie sur] -~, + oo [ par;
à une charge (figure 103). x est exprimé en mètres.
F(x) = (ax + h) \ lx + 5 soi t une primitive de la fonc-
ti on f définie sur] -~, + cx{ par f(x) = \~.
A M B

li • L,
Déterminer la primiti ve G de f telle que G (~)
r--I
: --,,--x--.jl 6 r = 7.
1

Fig. 103
11741··· Avec de nouvelles fonctions introduites
en STS \ r
To utes les fonction s figurant dans cet exercice sont Déterminer les primilives des fonctio ns sui vantes:
dé finies sur l'intervalle 1 = [Q, 6].
a) f définie sur ] - l , 1[ par f(x) = 3 .
Soil f la fonctio n définie sur 1 par f(x) = - 600x. \ 1 - x2
1° Déterminer la prim itive F de f pour laquelle
F(O) = 3600. b) f défi nie sur] - H[- par f(x) = \ ) - 2 4.;
r Déter miner la primitive G de F pour laquelle
G(O) = O.
c) f définie sur ] - 4,- Hpar f(x) = \ 1 -3 4x",
iL nombu G(x) repristmt~ I~ moment fléchissant au d) f définie sur R par f(x) = --=-1.,.
l + x~
point M. o
e) f défini e sur R par f(x) = ----"-? .
1 + 4..

11721 •• Coefficients et primitive à trou ver


11751"· Coefficients et primitive à trouver \
Soit f la fonction définie sur] - l , +oo[ par :
So it f la fonction définie sur ]0, +cc[ par:
f(x) = x 2 + 2~. ;-
(x + 1)-
f(x) = 2,2 + 3x ~ 2
e Déterminer deux. nombres rée ls a et b tels que pour x( 1 + x )
.o u. x de]- I, +00[. 1° Déter miner deux nombres réels a et b tels que, po ur
'ou' x de ]0, + 00[.
f(x) = a + _b_.
(x + 1)2 f(x) = !'. + ......!!....,.
x 1 +r
r En déduire la primitive F de f sur ]-1, +co[ telle 2° En déduire la primiti ve F de f sur ]0, +co[ telle que
que F(O) = 1. F( I )= 1T.

11 6

Calcul différentiel
3 et intégral

Ce chapitre couvre les deux modules de programme des BTS: calcul différentiel et inté-
grai 1 et calcul différentiel et intégral 2.
Il est conçu pour permettre aux étudiants de consolider et d'approfondir leurs acquis dans
ce domaine et de se familiariser avec des nouveautés qui peuvent, suivant leur formation
antérieure et la spécialité du BTS préparé, concerner le concept d'intégrale ou celui de
développement limité.
Certains paragraphes du cours et certains types d'exercices peuvent être sautés s'ils consti-
tuent des révisions inutiles.
Ce chapitre est essentiel, vu l'importance de ses prolongements en mathématiques et de ses
applications dans les autres sciences.

Dans ce qui suit chaque paragraphe e st précédé d'une grille qui indique
quels groupements il concerne.

Par exemple,

Groupement B x
Groupement C
Groupeml:nt 0
signifie que le paragraphe, ou la séri e d'exercices, ne concerne que le
programme des BTS du groupement B.
En cas de doute, vous pouvez con suit er Je programme officiel de votre
BTS ou demander à votre professeur.

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 117


A. CALCUL INTÉGRAL Groupement B x
Groupement C x
Gmupement 0 x

1. INTÉGRALE D'UNE FONCTION


DÉRIVABLE SUR UN SEGMENT
a. Définition
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle 1 et soit a et b des
nombres de l.
Voir le paragraphe D. J du cha- La fonction f étant dérivable sur l'inter valle l, possède des primitives
pitre 2. sur cet intervalle.
Voir le paragraphe 0.2 du cha- F et G étant deu x primitives de f sur l'intervalle l, nous savons qu'elles
pi tre2. diffèrent d'une constante :
pour tout t de l, F (t) = G (t) + C où C est une constante indépendante de t.
En particulier pour t = b et pour t = Q, nous obtenons:
F(b) = G(b) + C et F(a) = G (a) + C.
Donc, par différence:
F(b) - F (a) = G (b) - G(a).

Ainsi le nombre F(b) - F(a) est indépendant du choix de la primi-


tive de f sur 1; il ne dépend que de la fonction f et des nombres réels
a et b.

Définition
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle l, F une primitive de f
sur l, a et b deux ~Iéments de l.
On appelle intégrale de a à b de f le nombre ~el F(b) - F(a).
On note:
f:f{ t) dl se lit _somme de li à b de
fdetdt •.
C
f(l) dt = F(b) - F(a).

a et b sont les bornes dïntég r~ti on .

Remarques
Voir au chapitre 2 le tableau des
primitives des fonct ions usuelles
• Pour calculer f:l(t) dt, nous commençons par déterminer une primi-
(par.tgraphe D. 3). tive F de f avant de calculer F(b) - F(a).
Nous notons ce calcul de la façon suivante:

J: dt = [F(t)l~,
f (l)

[F(I»)! = F(b)- F(a). J:f(t) dt F (b) - F(a).


=

La même JeUre doit figurer deux


fois dans cette écri ture; dans f( ... )
• Dans l'éc riture J: J( t) dt, la variable ( est «muette», ce qui signifie

et dan.:. d ...
que
J"
u
f(l) dt = Jbf(x)
"
<Ix = ...

11 8
b. Exemples

fo34 dl =

3
[4Ilo ' donc
f34 dl = 12.
0

La variable s'appelle ici.t. ·I:(~ +~) = [x~ +~{. dT

I: (~ + ~) = (12 + ~) - (~ + ~) . I: (~ + ~)
donc dT dT = ~.

Ine = I , lnl = O. • J'ldl


1 (
= [ln Ir, l i t
donc J ' QL = lne - ln l, J' QL = 1.
1 (

On n'a pas néce:)sairemenl a =st b. • J'.ldl


2 ('2
= [-1]'( 2'
donc f'.ldl
2 (2
=- 1 + 12' f'.ldl
2 (2
=- 12'
ln3 In3 f'
f
"3
• 1 eXdr = [e·l'JI , donc 1 eXdr = e ln3 - e,

f'
"3
Pour tout nombre r~el strictement 1 eX dx =3- e.
positif a, e Ln .. = a.

·fio __+ 1
1 - dT = [Aret.n
x2
xli fi
0' 0
dt
- - , = Arctan 1 - Aretan 0,
1 + x-
dl' _
fo +i
1 x2 -
'1T

donc JIo sin 1 dl = -


,12
!.- + 1.

c. Cas particulier
F(a) - F(a) = O. Si b = (/, alors r f(t) dl = O.

2. INTERPRÉTATION GRAPHIQUE DE
L'INTÉGRALE À L'AIDE D'UNE AIRE
DANS LE CAS D'UNE FONCTION
DE SIGNE CONSTANT
B
a. Fonction positive sur un intervalle [a, h]

• Fonction constante
A Soit f la fonction définie sur [0, 3) par f(t) = 4; la figure 1 donne s.
o 3 t représentation graphique.
Fig. 1 L' aire st du rectangle OABC est OA X OC = 3 X 4, donc st = 12.

Chop. 3 : Calcul différentiel et intégral 119


)'
2
D ___
C
Nous remarquons que
paragraphe 1. b, ci-dessus.
ro
!(I) dt = 12: c'est le premier exemple du

A B
0 1 4 x
• Fonction affine
Fig. 2
Soit! la fonction définie sur [l, 4] par !(x) =!. +~; la figure 2 donne
h
sa représenlation graphique. 3 3

/ .\
L'aire d'un tra~ ze de bases b el 00
Fig. 3
L'aire $1. du trapèze ABCD est AD

donc $1 = 2

Nous remarquons que
.
paragraphe 1. b. cI-dessus.
1f
1
(x) dx =
+ BC
2

~:
X AB = 1 + 2 X 3
2'

c'est le deuxième exemple du


el de hauteur h est:
:JI = 4(b + <Jl) h. • Cas général
Pour deux exemples de fonction f positive sur un intervalle [a, b], nous
venons d'observer que J'aire de la partie de plan comprise entre la

cales d'équation x r
représentation graphique de f. l'axe des abscisses et les droites verti-
= a el x = b est égale à
a
f(x) dr.
Nous admettons que cette propriété est vraie pour toute fonction déri-
vable et positive sur un intervalle [a, bl

y
f(x)
Théorème
, , Soil f une fonction dérivable et positive sur un intervalle [a, bl
y -------~ M(x·y)l
, L'aire sI de la parlie du plan constituée de l'ensemble des points M de
, coordonnées x et y telles que a ~ x !!S,; bel 0 ~ ." ~ J(x), e~l:

a 0 x
,
b x
Fig. 4
-------------
.'1/ = r f(x) dL
-------------~

• Remarque
y
L'aire 81 considérée dans ce théorème est exprimée en unités d'aire .
Dans un repère orthonormal (0 ;l',}), l'unité d'aire est l'aire du carré
~ ~

défini par les vecteurs unilaires OJ et OJ du repère.


j Si, sur l'axe des abscÎsses et sur j'axe des ordonnées, l'unité choisie est
,, 1 cm, alors j' unité d'aire est 1 cm' (figure 5); si l'unité choisie sur
0 x
Fig. 5 chaque axe de coordonnée est 2 cm, alors l'unité d'aire est 4 cm 2.

y Dans un repère orthogonal (0 ;Ï,J'J. l'unité d'aire est l'aire du rec-


~ ~

tangle défini par les vecteurs unitaires OJ et OJ du repère.


Si l'unité choisie sur l'axe des abscisses est 2 cm et si l'unité choisie
j
sur l'axe des ordonnées est 1 cm, alors l'unité d'aire est 2 (~m2
0 . x (figure6) .
Fig. 6

120
• Exemple

f'l
1 t
dl = [ln Il~, donc l' <:!! =
1 t
ln 2 car ln 1 = O.
ln 2 est donc l'aire de la par tie coloriée sur la figure 7. De même,
y
ln 3 = I <:!!
3

1 1
est l'ai re de la partie de plan limitée par l'hyperbole

d'équation y = t. l'axe des abscisses et les droites ver ti cales d'équa-


ti ons t = l et t = 3.
., 2 3 x Plus généralement, soit x un nombre réel te l que x ~ l.
La fonction 1 ..... 1 est dérivable et positive sur [l, xl

Ir, donc f <:!! = ln x


Fig. 7 x 1 x

l1 f I l
<:!! = [ln
t
car ln l = O.
D'après le théorè me ci-dessus, ln x, où x ~ l, est l'aire de la partie du
plan limitée par l'hyperbole y = l,
1
l'axe des abscisses et les droites
verticales d'équations 1= 1 et 1= x.
La plupart des calculatrices per- Remarque
meHent d'obtenir rapidement la
Pour vérifier l'ordre de grandeur du résultat d'un calcul d'aire, il suffit de
valeur approchte d'une intégrale.
Ce sa\'oir-faire n'esi pl!, exigible compter les carreaux hachurés sur une figure faite sur papier m.ill imétré.
d'un candidat à un BTS. Voir les On peut aussi vérifier le résultat du calcul d'une intégrale avec la
pages calculatrices à la fin de cet valeur, exacte ou approchée, obtenue avec une calc ulatrice.
ouvrage.
Un résultat obtenu de celle façon ne
peut donc êrre pris en compte dans
une é\'alu3tion, mais c'est un
moyen efficace et rapide de vérifier
un ~su l t<lt.

b. Fonction négative sur un intervalle [a, b]


Nous nous ramenons au cas d'une fonct ion positive en considérant la

)'
fonction - f dont la courbe représentative C _ f est l'image de Cf par la
symétrie orthogonale par rapport à l'axe des abscisses (figure 8).
Une symétrie orthogona le conservant les aires, nous avo ns:

sa = fb- f(x) dx.

Or,
"
F étant une primiti ve de f sur [a, bJ, - F est une primitive de - f
sur [a, bl
Donc sa = [- F(x»):, sa = - F(b) - (- F(a)) =- (F(b) - F(a)).

Fig. 8 Donc sa = - I: f(x) dx.

Théorème
Soit f une fonction dérivable et négative sur un intervalle [a, hl
L'aire ,,~ de
la partie du plan çonstituée de l'ensemble des points M de
coordonnées x et y telles que u ::s;; .\ ~ h et f(x) ~ y ~ 0, est:

Attention au signe -. al = - r ft') dt.

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral l21


3. INTÉGRALE FONCTION DE SA
BORNE SUPÉRIEURE
a. Exemple
~ fXQ! =
Voir le dernier exemple du para-
'
Nous avons démontré que, pour tout x 1,
1 1
ln x.
graphe a. ci-des'ms.
f
La fonction x"'" . !dl, définie ici sur
11
J = [l , +00[, est donc la fo nc-
tion logarithme népérien ln; c'est une primitive de la fonction t ~ f
sur l.
Or pour x = 1, lnx = ln l, donc lnx = O.
La fonclion x ..... f'l
11
dl, définie sur J = [1 , + 00[, est donc la primitive
de la fonction t ~ l sur 1 qui s'annule en l.
1

b. Cas général
Soit f: 1"'" f(l) une fonction dérivable sur un intervalle 1 de IR, soit a
un élément fixé de J et soit x un élément quelconque de 1 (figure 9).
Voir le paragraphe D. 1 du cha- Puisque f est dérivable sur J, f admet une primitive F sur cel intervalle.
pitre2.
L'f(l) dl = F(x) - F(a) par définition de l'i ntégrale.
Ici b = x.
"
Dans cette égalité, a est un nombre fixé de l, donc F(a) est une
1 constante.
.-A-.
[ 1 x étant un élément quelconque de I , nous pouvons considérer la
a x
fonction G: x"'" L'f(t) dl qui est définie sur 1.
a
[
x
1a Nous venons de démontrer que, pour tout x de J, G(x) = F(x) - F(a)
-V-
1 où F est une primitive de f et où F(a) est une constante.
Fig. 9
En dérivant les fonctions figurant dans les deux membres de cette éga-
lité, nous obtenons:
La déri\'ée d'une constante est Pour tout x de I, G'(x) = F'(x).
nulle. Or F' = f car F est une primitive de f sur 1.
Donc G' = f. ...
f
La fonction G: x ..... f(l) dl est donc une primitive de la fonction f
sur 1. "
Calcu lons G(a). "
Par détinition de G, G(a) = f
f(l) dl.

Or, par définition d'une intégr:le, r f(t) dl = O.


Voir le paragraphe]. c. ci-dessus. Donc G(a) = O.
La fonction G : x"'"
la valeur 0 au point a. a
r "
f(t) dl est donc la primitive de f sur J prenant

Théorème
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle 1 et soit li un point donné

de I. La fOIll:tion x Ho f~ lU) dt est l'unique! primitive de f sur 1 prenant


la valeur 0 au point li.

122
Voir Je chapit re 3 du tome 2, c. Application en probabilités
Statistique et probabilités.
La fonction f: I>-+...L. e -
2n
,1
"
2 est définie et dérivable sur IR.

~ f.o ~._1_
x
La fonction G: x e - f dt est définie sur IR, mais nous ne
,'2n
savons pas l'exprimer sans le signe f car nous ne connaissons pas de
p
primiti ve de la fonction t ~ e - '2.

G' =f car G est une primitive de f. Cependant, d'après le théorème ci-dessus, la fonction G est dérivable
sur IR et, pour tout x de IR, .,.,
G'(x) = _,I_e-2.
\21T

Le formulaire de probabilités NOlis pouvons remarquer que la fonction f est la fonction de densité de
donne des valeurs approchées de la loi normale centrée réduite X(O, 1) et que la fonction G est telle que,
O(x) pour certaines valeurs de x. pour tout x de IR, G(x) = 11 (x) - 0,5 où 11 est la fonction de réparti-
tion de cette même loi.

B. PROPRIÉTÉS DE L'INTÉGRALE
Groupement B x
Groupement C x
Groupement D x

1. RELATION DE CHASLES
a. Théorème
Les nombres a, b, c sont dans un Soit f une fonction dérivable sur un intervalle 1 et a, b, c des éléments
ordre quekonque. de 1.
Soit F une primitive de f sur 1. Alors:

f
b f(l)
a
dt = F(b) - F(a) et [f(t) dt
"
= F(c) - F(b).

r
D'où, en ajoutant membre à membre:

y
f(l) dt + J: f(l) dl = F (c) - F(a) = ff(t) dt.

Nous obtenons le résultat suivant appelé relation de Chasles par ana-


~ ~ ~

logie avec AB + BC = AC.

a 0 b c x
Fig. la Théorème
Interprétation graphique dans le Soit f un~ fonction dérivable sur un intervalle 1 et a, b, c des éléments
cas où f(t) ;,. Oeta:S; b:s; c. de 1.
La formule est vraie pour tous
nombres ~els a, b, c de L
Ja' J(t) dt + J'f(t)
b
dt = J'f(t) dt.
a

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 123


Cas particulier

Si c = a on obtient: Jab f(t) dt + Ja


b f(t) dt = 0, d'où:
Ce r6uhal est aU$\i une consé·
quence directe de la définition de
J'intégrale donnée ;]u paragraphe
A.i.a ..
J: /Cr) dt = - J: j(t) dt.

b. Exemple d'intégrale d'une fonction


dérivable par morceaux
Soit f la fonction définie sur [1,3] par:
f(t) = 3 si 1 .. t .. 2 et f(t) = 1 si 2 < t .. 3.

L'aire.sll de la partie du plan limitée par la représentation graphique de


f, l' axe des abscisses et les droites verticales d'équations t = 1 et
t = 3 est la somme des aires de deux rectangles de la figure Il.

.sil =3+ l, donc .sil = 4.


Fig. Il f n'est pas déri vable sur l'intervalle [l, 3] car f n'est pas dérivable en 2.
Cependant f est dérivable su r chacun des intervalles [1,2 [ et ]2, 3].
On étend I:l relation de Chasles au
cas d'une telle fonction pour On étend la définition de l'intégrale au cas de cette fo nction f défi-
conserver l'interprétation gra· nie sur [1, 3] et dérivable par morceaux sur cet intervalle en posant:
phique de l' intégrale de celte fone·
tion positive?t. l' aide d' une aire.
f13f(t) dt = l'
1 3 dt + f3
2 dt.

On a alors J,' f(t) dt = [3tl~ + [tl: et on obtient J,' f(t) dt = 4 qui est
l' aire s'l de la partie de plan coloriée.
Plus généralement, on peut ainsi définir l'intégrale d'une fonction
dérivable par morc.eaux sur un inte,rvall e.

2. LINÉARITÉ
Soit a et 13 des nombres réels.
Soit f et g deux fonctions dérivables sur un intervalle J, et soit a et b
deux éléme nts de L
f et g étant dérivables, en particulier sur l' intervalle fermé] d'extré-
mités a et h, admettent sur J des primiti ves. Soit F et G des primiti ves
sur J de f et g respectivement.
aF + I3G est une primitive de af + 138 sur J car
Voir le paragraphe C. 2.c. du cha- (a F + I3G)' = a F ' + I3G' par linéarité de la dérivation,
pitre 2.
donc (a F + I3G)' = af + I3g·
b b
Alors
Ja (af + I3g)(t) dt = [CaF + I3G)(t)l.,

124
F(h) - F(a) = f,," f(1) dt par défi-
nition de l'inrégraJe.
rfi
(af + ~g)(l) dl = aF(b) + ~G(b) - [aF(a) + ~G (a)l,

I: (af + ~g)(l) dl = a[F(b) - F (a)] + ~[G (b) - G(a)l,

I: (af + ~g) (1) dl = a r f( l) dl + ~ I: g(l) dl.

La somme f .. 8 l'Orresponl.l au c:.,> Théorème


oùa=le!I3 = I . Soit f et g deux fonctions d~rivables sur un intervalle 1 et (1 el h deux
Le produit aJ de la fond ion J par éléments de 1; soil a et ~ des nombres réels.
la constante a est obtenu l o r~ue
~ ~O
J: laf + I3g)(l) dl = a r fU) dl + ~ I: gll) dl.

Exemple d'application

Ici a=1
a = 3
el
el
h =".
~ ~ 5;
r (61 + ~) dl = 3 J,' 21 dl + 5 J,' +dl,
J(t) = 2t

F(I) = I~
CI g(t) =t:
G(t) = ln t.
J} +~) dl = 3[I'l~ + 5[ln Il~,
"
f(61 +~)dl = 3(4 - 1) + 5(1n2 - In 1),

J,' (61 + ~) dl = 9 + 5 ln 2.
3. POSITIVITÉ
J(I> ~ 0 pour tout t tel que
a.s;: t .s;: b.
Ce!:.t la définition d'une intégrale.
r
Sail

fi
f une fonction dé rivable el positive sur un intervalle [a, bl
f(t) dl = F(b) - F(a) où F eSI une primilive de f sur [a, bl
C'est la définition d'une primitive. F a pour dérivée la fonction f positive sur [a, b l; donc F esl croissante
sur [a, bl
En particulier, F(a ) ,.; F(b) car a"; b,

donc F(b ) - F(a ) '" 0, donc


Nous avons démontré le théorème suivant:
rfi
f(t) dl '" O.

D'après le théorème énoncé au


paragraphe A.2 .. f fer) dt repré-
Théorème
f eSI une fonction dérivable el positive sur un inlervalle [a , bl,
r
Si
sente une aire ~ui est donc un
nombre réel positif ou nul. alors f(l) dl '" O.
fi

Remarques
• Dans un intervalle [o. bJ. on a nécessairement a ~ b .
• On peul avo ir rfi
f(t) dl '" 0 el a ,.; b sa ns avoir f positive su r [a, bl

Chap. 3 ; Calcul différenti el el intégral 125


f' (21 - 1) dl = [1 2
Ainsi Jo - Il 'o ' donc Jof' (21 - 1) dl = 6,

donc I: (21 - 1) dl ;" O.


Cependant 21 - 1 n'est pas positif pour tout 1 de [0, 3] car 21 - 1 < 0
·0 1
SI :s; t < "2"

y 4. INTÉGRATION D'UNE INÉGALITÉ

a. Théorème
Théorème

a a b
Soit f et g deux: fonction~ dérivables sur un intervalle [a, hl
Fig. 12 Si pour tout 1 de [a, hl, f(t) ,,; g(l),
Interprétation géométrique avec
des aires dans le cas où f et g sont alors f"
d
f(l) dl"; Jha g(t) dl.
des fonction s positives.

Démonstration
a,s; b. La fonction g - f est dérivable sur [a, bl car f et g sont dérivables sur
cet intervall e.
(g - f) (t) ~ g(t) - j(t). Pour tout 1 de [a, bl, f(t) ,,; g(t) donc g(l) - f(l) ;" 0; la fonction g - f
Voir le paragraphe 3 ci-dessus. est donc positive sur [a, h].
D'après la positivité de l'intégrale , comme a ::s::;; b,

fa
b (g - f) (1) dl ;" 0,

Voir le paragraphe 2 ci-dessus : donc I: g(l) dl - J: f(l) dl ;" 0 d 'après la linéarité de l'intégrale,
r
8- j ~ Ig+( - I ) J.

donc g (1) dl;" I: f(l) dl.

En li sant de droite à gauche cette inégalité, on obtient la conclusion du


théorème.

Remarque
Ce théorème peut permettre de comparer des intégrales, même si on ne
sait pas les calculer, ou d'encadrer une intégrale.
Par exemple, nous ne connaissons pas de primitive pour la fonction
f: t~e,2.
Cependant, pour tout 1 de [0, Il, 0,,; 1 ,,; l ,
donc 0 ~ t 2 ~ t en multipliant par t qui est positif,
donc eO ~e12 :::::;; el car la fonction exponentielle est cro issante,

donc f~ 1 dt ~ f~ e,2 dt : : :; f~ el dt en appliquant deux fois le théorème,

e - 1 = 1,7.
donc [t]~ : : :; f~ e l2 dt:::::;; [e']~, donc 1 :::::;; f~ e,2 dt:::::;; e - 1.

126
b. Conséquence
a ~ b. Soit f une fonction dérivab le sur [a, bl
Démontrons que, pour tout t de [a, b],
Ce résultat ne concerne que le
groupement B. - If(t)1 .. f(t) .. If(t)I· (1)

- 11Vl1 =-f\ll IflrJl=f\l1 Pour cela nous di stinguons les deux cas f(t) '" 0 et f(t) < O.
Ilo Si f(t) '" 0, alors If(t)1 = f( t), donc - If(t)1 = - f(t).
1 1 1
Si f(t) < 0, alors If(t)1 = - f(t), donc - If(t)1 = f(t).
-IMI=f\lJ IM I=-fItI
Nous constatons que, dans les deux cas, les inégalités (1) sont vraies.
Fig. 13
La fonction f étant dérivable sur [a, h], la fonction Ifl est dérivable par
morceaux et l'intégrale de Ifl su r [li, b] existe.

r- r
Voir le paragraphe a.. En appliquan t le théorème permettant d'intégrer les deux inégalités (1),
nous obtenons If(t)1 dt .. f(t) dt .. r If(t)1 dt,

donc - nf(t)l:t ..
a
r U
f(t) dt ~ nf(t)1 dt. '; 2)
bU •

Les inégalités (2) traduisent que fa


f(t) dt est encadré par deux nombres
opposés.

!:1f(t)1dl
o1
----v----1
I: IV) dt
Fig. 14

ra
f(t) dt est donc un nombre, de signe inconnu, dont la distance à 0 est
fbIf(t)1 dt.
inférieure à
b b
La valeur absolue d'un nombre eSI Donc sa vale:r absolue Ifa f(t) dtl est inférieure à J If(/)1dl.
sa distance à O. a
Théorème
Soit f une fonction dérivable ,ur [a , hl

-
II:Jtt) dt 1.. I: IM I dt.
-"
1..
!(I)
.11-"
Exemple

-
1 il Soit f la fonction définie sur [- 2, 1] par f(t) = 2t.
-
-
J f, f(t) dt = (, 2t dt, donc f, f(t) dt = [t' t 2 ,
1 f, f(t) dt = 1 - 4, f 2
f(t) dt = - 3.

Cl f-4 Fig. 15
Donc II~, f(t) dtl = 3.

Ch.p. 3 : Calcul différentiel et intégral 127


Ifl est la fonction définie sur [ - 2, 1] par:

c
y If(l)1 = 2t si °'"
t '" 1 et If(1)1= - 2t si - 2 '" t < O.

Ifl est dérivable sur chaque intervalle [ - 2,0] et ]0, 1). Nous pouvons
donc l'intégrer entre - 2 et 1.

t ,lf(l)1 dt = f,- 2t dt + f~ 2t dt d'après la relati on de Chasles et la


définition de la fonction IJI.
f
i 0 1
Fig. 16
Graphiquement, ce((e imégrale est,
Donc _,IJ(I)I dt = [ - t' L, + [t' ] 0'
puisque lfl est posirhre sur [ - 2. 1J.
la somme des aires des triangles L ,lf(1)1 dt = - °-(- 4) + 1 - 0,

LIf(1)1
OAB etOCD.
Pour la fonction f. (fi g. 15) l a va-
leur absolue de son intégrale sur
dt = 5.
[- 2. 1] est la dirri!:rence des aires
des triangles OAB et OC' 0 car f Nous observons, sur cet exemple, l'inégalité figurant dans le théorème
est négali\'e sur [-2.0]. ci-dessus, puisque 3 ~ 5.

5. INÉGALITÉ DE LA MOYENNE
a. Théorème
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle [a, b] et soit III et M des
a :!'i2: b. Voir la figure 17.
nombres réels tels que, pour tout t de [a, bl, /II '" f(t) '" M.
Intégrons ces deux inégalités en appliquant le théorè me du para-

rb r
graphe 4.3 ..
fil!a
dt '"
a
f(t) dt '"
a
M dt ,
b fbf(t) dt '" [Mt]
d'où [/IItL '" ,
(1 a

donc /II (b - a) '" f f (t) dt '" M(b - a);


a

c'est l'inégalité de la moyenne.

Théorème
li !!5;
y
b. Soit f une fonction dérivable sur un intervalle [a, b).
Si m et M sont des nombres réels tels que:

::;9'-------...;~, pour tout t de [a, bl, m '" f(t) '" M,


M -

,, .
,
alors m (b - a) '" r
"
fIt) dt '" M (b - a).

Interprétation graphique
ln __E,~: _____•F

o
A'
,
a
,
b
'8

Fig. 17
Dans le cas où
coloriée, égale à
f
r est positive sur [a.

a
hl et où /II
f(t) dt , est comprise entre l'aire du rectangle ABFE,
égale à /II (b - a), et l'aire du rectangle ABHG, égale à M (b - a).
;;, 0, l'aire de la partie

128
Remarque
Nous dédui sons de ce théorème que, dan s le cas où a < b,

Nous allons revenir sur ce nombre


encadré par 111 et M au para-
III ",; b ~a I: f(l) dl ",; M.

graphe b ..

b. Valeur moyenne d'une fonction


sur un intervalle
Soit f une fonction dérivable et positive sur [a, bl, a < b, et 'ft sa courbe
représe ntative (figure 18).
jJ. est la lettre grecque mil. Déterminons la distance AD = J.L pour que le rectangle ABCD ait
même aire que la partie du plan limitée par 'ft, l'axe des abscisses et les
droites d'équations 1 = a et 1 = b.

Nous avons AD X (b - a) = fbf(l) dl, donc AD = -b ~ Jbf(t) dl.


a a u
-- c
Le nombre réel J.L = -b 1
- li
fb
u
f(l) dl est appelé valeur moyenne de f
sur [a, b].
A B On définit de même la valeur moyenne d ' une fonction de signe quel-
o a b t conque Sllr [a , b].
Fig. 18
On ne peut interp~ter la ,":lIeur
moyenne p.lr une aire que lorsque f Défini/ion
est de signe fi xe sur [a. h]. Soit f une fonction dérivable sur un intervalle 1; soit a et b deux élé-
menls de 1 tels que a < h.
On appelle valeur moyenne de f sur [a, hl le nombre réel:

-1- fb f(t) dl.


b - li "

• Exemple 1
La valeur moyenne sur [0, Il de la fonction f définie sur IR par f(x) = x 2
Interprétez graph iquement ce
résultaI. est:

• Exemple 2
Calc ul ons l' intensité moyenne d' un co urant alternatif pendant une
demi-période sachant que l'intensité est dé finie en fonction du temps
par:
/,.. e:.l l'i ntensité maximale. i = 111/ sin wt.
L'intensité moyenne de ce courant
su r une période e."t nulle <,"oir le La période est T = 2;:; . L'intensité moyenne sur une demi-période est
paragraphe C.). donc:
I moy = ~
I~ 2/
lm sin wt dt = y''' sin wt dt
If
_ 0 0
2

1
moy
=~
2/ [ - lcos wt -
T w 0
l~

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 129


I moy =- 21m (cos 7T - cos 0) (puisque wT = ~ X 27T = 7T)
wT 2 2 w
41 21
Interprétez graphiquement ce ré- 1mo)' = ---.E!
wT'
lmoy = .----!!!.
'TT
sultat.

c. Inégalité des accroissements finis


Groupement B x
Groupement C
Groupement 0

(j';;: b. Soit f une fonction dérivable sur un intervaUe [a , bl pour laqueUe il


existe un nombre réel k tel que:
pour tout t de [a, b], If( t)1 '" k.

~I est dérivable Donc intégrale sur Intégrons cette inégalité en appliquant le théorème du paragraphe 4.3.
la. hl
b
tlfU)1dt '" f k dt,

f
0 0

donc If(1)1 dt '" k(b - a).


o

Théorème
a';;: b. Soit f une fonction déri,'able sur [a. h].
S'il existe un nombre réel k tel que, pour tout t de [a, bl, If(l)1 '" k,
alors f"lf(t)1 dt '" k(b - a).
"

Avec le théorème du paragraphe 4. b. nous obtenons un encadrement:

II: f (t) dtl '" ILl f(t)1dt '" k(b -a). (1)

Conséquence
a';;: b. Soit f une fonction dérivable sur [a, bl dont la dérivée f est dérivable
sur [a , b].
l,
S'il existe lin nombre réel k tel que, pourtout t de [a, b If(t)1'" k, alors
on peut appl iquer l'encadrement (1 ) à la fonction dérivée f·

II:f(t) dtl '" Üf(l)1 dt '" k(b - a).

En particulier, Iff(t) dt l'" k(b - a). (2)

Or f est un e primitive de f, donc r"


f'(t) dt = [f(l)]:,

ff'(t) dt = f(b) - f(a), donc Iff(t) dt l = If(b) - f(a) l·

L'inégalité (2) devient If(b) - f(a)1 '" k(b - a).

130
Théorème
Soit f une fonction dérivable sur [a. b] dont la dérivée f' est dérivable
sur[a,b].
C'est J'inégalité des accroisse- S'il existe un nombre réel k tel que, pour tout r de [a, h J, IJ'H)I '" k, alors
ments finis. If/b) - f(a)1 '" k(b - a).

7. INTÉGRATION D'UNE FONCTION


À VALEURS COMPLEXES D'UNE
VARIABLE RÉELLE
Groupement B x

Groupement C
Groupement D

Nous reprenons les nOlalions du Soit h la fonction qui, à tout nombre réel t d'un intervalle l, associe le
paragraphe D. 4. du chapitre 2. nombre complexe h(/),
Pour tout t de I, /z(t) = f(t) + ig(t) où f(t) et g(t) sont respectivement
les parties réelle et imaginaire de /z(l).
Voir le paragraphe D.4.b. du cha- On étend à de telles fonctions les détlnitions de primitive et d'intégrale
pitre 2. comme nous l'avons fait pour la dérivée.

a. Primitive
Définition
Une fonction H est une primitive de Il sur 1 lorsqu'elle est dérivable sur
1 et que H' = Il.

Exemple
Par exemple poUf a = 1. h(t) = è Pour la fonction h définie sur IR par h(t) : : ;: eaf où a est une constante
el H(t) +e"'. complexe non nulle, une primitive est la fonction H définie sur IR par:
=
,
be"'.
H(t) =

Voir le paragmphe 0 . 4.<. du cha- En effet, pour tout t de R, H'(t) = b(a e m), donc H'(t) = h(t).
pitre 2.

Propriétés
De cette définition et des propriétés des primitives des fonctions à
variables réelles, on déduit les propriétés suivantes .
• Si H est une primitive de h sur l, alors, pour tout t de l,
H(I) =
F(I) + i G(I) où F et G sont des primitives respectives de f et
g sur I.
o Si H est une primitive de h sur I, alors les primitives de h sur I
lei la constante C est un nombre sont les fonctions définies sur I par 1 >-> H(I) + C où C est une
complexe. constante complexe.
On peut alors définir J'intégrale de • Si H et Hl sont des primitives d'une même fonction Il sur 1 et si a
Il sur [a, b]. et b sont des éléments de I, alors H(b) - H(a) =
H,(b) - H,(a),

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 131


b. Intégrale
Défini/ion
C'est une exten'\ion de la défini tion Soit h une fonction à valeurs complexes définie sur un intervalle 1 de IR
donnée au paragraphe A. 1.3 .. et,\' admenant une primitive H; soit a et b des éléments de 1.
ÜJHIppelle intégrale de a à b de h le nombre complexe H(b) - H(a).

On note rhU) dl = H(b) - H(a).

Exemple

I:e [te;']:' J~o e" dt = l (e'~ -


.=
U donc eO),
Voir le paragraphe 3 .. dl =

I:
1
e'~ t'os ~ + i si n~.
donc e;~ = i. fo~ dl
eU = l(i - 1),
1
e" dt = 1 1

i 1 = - 1 donc i = - +.
• J ~ e"
()
dt = 1 + i.
Propriétés
• La relation de Chasles et la linéarité s'étendent à cette intégrale .
• Avec les notations du paragraphe a.,
h«)
H (t)
~ f«) + ;8('1.
= F(t) + iG(t). r (j(t) + ig(t» dt = F(b) - F(a) + i(G(b) - G(a)).

C. MÉTHODES DE CALCUL D'INTÉGRALES


Groupement B x

Groupement C
Groupement 0

Voir au chapitre 2 le paragraphe


E. 3. et les exercices corrigés n O44
Pour calculer I: lU) dt , le cas le plus simple est celui où le tableau des

i'l. n O53.
primitives permet de déterminer une primitive F de 1 sur [a , b).
Dans le cas où la fonction f est, par exemple, un produit de sinus ou de
cosinus, nous avons appris à transformer un tel produit en une somme
de sinus et de .cosinus du premier degré, c'est-à-dire à linéariser.
Nous allons maintenant aborder l'étude de quelques méthodes qui vont
Voir au chapitre 1 les TPI e12 ainsi nous permettre d'étendre le champ des intégrales que nous savons
que l'exercice corri gé n° Il. calculer.

L'intégration par parties n'est


pas au programme du module
1. INTÉGRATION PAR PARTIES
Calcul diffl renlid el illiigrail.
Soit /1 et v deux fonctions dérivables sur un intervalle 1. La dérivée du
produit uv est:
(uv)' = Ll'Y + IIV', d'où u'v = (uv)' - Uy'.

132
Les foncti ons Il et v sont dérivables; si de plus les fonctions LI' el v' so nt
dérivables sur I, alors il 'v, (UI')' et uv' sont dérivables donc intégrables.
Soient a et b deux éléments de l, alors:

r"'(/)
a
1'(1) dl = f b(III')' (/) dl -
(1
{II (1) 1"(1) dl,
,/

I> b fI>
fa u' (/) 1'(1) dl = [U(/) 1'(1») - u(I) 1"(1) dl.
a n

Ce tMorème est utile notamment Théorème


lorsque /1 et l' sont deux fonct ions
de types différents: polynômes,
Si li el l ' sont deux fonctions d~ri\'ables sur un intervalle 1 donll~s déri -
logarithme, exponentielle, trigono- vées !)onl dérivable!) !)ur I. alors, quels que soi~nt les éléments u et b de
métriques .. J, on a:

r ,/
Il'(1) v (1) dl = [11(1) 1'(1») b - f" 11(1) ,.'(1) dl.
" "
Cette méthode n'a d'intérét que si Exemples ,
[11(1) 1"(0 dl • Calcul de l 'illlégrale: 1 = Jo le' dl.
e~t plus simple à calculer que

[II'V) r(l) dt.


On pose, pour tout nombre 1 de [0, 1],
! "'(I) = e'
()
\' t = t donc
j,,(/) = e'
\ 1"(1) = 1

Après appli~:ttion du théorème. on


d'où 1 = [tel] -, l'
o 0
et dt
obtient une intégmlc que J'on sai t
calculer. = e - [e')'o
= 1.
• Recherche de la primitive de la jonction logarithme népérien, s'an·
liu/alll pour x =J
Voir le théorème du para· Soit F cette primitive. Pour tout réel x de ]0, + 00[, on a:
graphe A, 3,b,.
F(x) = rln 1 dl .
On au rait pu écrire 11(1) = r - 4 ou On pose, pour tout nombre 1 de [l, + 00[,
"'(/) = 1 !"(/) = 1
litt) = t + 5: on çhoisit lI(t) = t !v( I) -_ 1n t donc v'(t) -_ "1
jX)ur simplifier les calculs qui su i-
vent.
d'où F(x) = [lin Ir - IX
, 1
dl

F(x) = x ln x - [/)~,

F (x) = x ln x - x + 1.

L'intégration par changement de


variable n'est pas au programme
2. INTÉGRATION PAR CHANGEMENT
du module CalC1l1 dif!ir~"ti~ l d
iI/tigrai J.
DE VARIABLE
a. Changement de variable du type
t ,-'?( + b
Exemple
On se propose de calculer 1 = J -2 (1 + 3)' dl.
-3

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 133


)' On peut faire le calcul directement en remarquant que ~ (t + 3)3 est une
primitive de (t + 3)2 sur [ - 3, - 2].
On peut aussi remarquer que I l est l'aire coloriée située sous la courbe
Cl' qui est égale, par translation de vecteur 31', à l'aire hachurée située
sous la courbe C, d'équation y = t'où 0 .;; t .;; 1.

Fig. 19 Donc'l = f:t 2 dt = [H:=1


Donc f - \t + 3)' dt = f - '+3 t' dt.
- 3 -3+3
Pour ~\' iter toute confusion, les Ce résultat est de la forme:

f. ~ f(t + b) dt = f.~ +b f(t) dt


bornes d'intégration sont notées ici
a et 13. a o+b
où Oi =- 3, ~ =- 2, b =3 et f(t) = t'.

Théorème (admis)
Soit f une fonction dérivable sur l'intervalle [a + b, p + hl
+ b) dt = f.~H fIt) dt.
L a
f(t
h
-----------------"
(11+

Exercice d'application

Calcl/luJ = f ; (t - 2) e, - 2 dt.

Réponse 3 -2
J =
f 2- ,
te' dt
car ici f(t) = te', Oi = 2, ~ =3 et b =- 2.
On retrouve une intégrale calcul ée au paragraphe 1 : J = 1.

b. Changement de variable du type t ~ at,


y

c
où a 0 *
On se propose de calculer 12 = fi e 2, dt.
. 0
On peut faire le calcul directement en remarquant que:

r, =[!e 2' [ =! (e' - 1).

On peut aussi remarquer que 1., est l'aire coloriée sous la courbe C
représentative de t >-+ e" sur [O~ Il dans le repère (0 ;1'.1), où l'unité
d'aire est l'aire du carré OllU.
Dans le repère (0; "(.1), où "( = ! i, la même courbe C représente la
fonction t >-+ e' sur l'interva lle [0, 2], 1 ayant pour nouvelle abscisse 2.

I:
o l' T

Fig. 20 1'2 = et dt = [e'to= el - 1.

134
li est l'aire ha(:hur~e mesurée avec,
pour nolt\~ll~ unité d'ajr~, l'aire du
rectangle Ol'K'J, donc la mojti~ de
Donc fio e 2/ dt =1
2
I1x 2

Ox2
e/dt.

l'uni~ d'aire initiale.


Ce résultat esl de la forme:
Le coefficient b correspond au

I ~ f(at) dt = ~ I~ f(t) dt
changement d'unit~ d'aire.
a aD

où Ct = 0, i3 = l, a =2 et f(t) = e'.

ThéoTème (admis)
Soit f une fonction dérivable sur l'intervalle [ua, ~l

I: f(al) dt = ~ I: f(l) dt.

Exercice d'application
,
Calculer K = f: IOle" dl.

Réponse
K = lI'
5 0
2le'dl

car ici f(l) = 21e', Ct = 0, "Il = l5 el a = 5.

K='l,f',e'dt
5 0 '

= ~car I>e'
Voir le paragraphe 1. ci-dessus.
K dl = 1.

c. Exemple de changement de variable


t ~ !p(t)
La fonction f: 1- ~ est définie et dérivable sur [0, 4].
1 + ,t
L'intégrale 1 = f4~ est donc définie, mais nous ne connaissons
1 1 + \t
pas de primitive de f.
t apparaissant dans ~ sous la forme lI. nous allons prendre pour
+ '1 1
nouvelle variable x = li

Dans 1 = f4, 1 +dl VrI la variable l, qui prend des valeurs entre 1 et 4,

apparaît dans ~ et dans dl.


1+ '1

• Soit <p: 1 - Jï. <p est dérivable et stri ctement croissanle sur [1,4].
") = 1 et /4" = 2. <p(I) =1 el <p(4) = 2.
Donc lorsque t varie entre 1 et 4, x varie entre 1 et 2.

Ch.p. 3 : Calcul différentiel et intégral 135


. ---L:=_I- car , t=x.
I +\t I +x
La fonction x"'" _1- est dérivable, donc intégrable, sur [l , 2].
I +x

Voir le pamgraphe C. Le. ÙU cha- • x ~ <p(t) et <p'(1) ~ ~; donc, en utilisant la notation différentielle de
pitre 2. 2\t
la dérivée <p'(t) ~ dt:
dt
dx ~ <p'(t) dt, donc dt ~ _l~ dt,
2\ t
2/ï dt ~ dt, dt ~ 2x dt car lf ~ x.
On démontre, en utilisant la définition d'une intégrale et le théorème
sur la dérivation d'une fonction composée, que:

1~ f'-I-
, 1 +x
2x dt.

Pourt = l,x = 1 et Cette nouvelle intégrale, qui ne contient plus la variable t, a été obte-
pour t = 4. x = 2. nue en changeant les bornes d'intégration et en remplaçant f(t) et dt
par leurs expressions en fonction de x et de dL

En remarq uant que, pour tout x de [l, 2l, ~ ~ 2 - _2_, nous


I +x l +x
obtenons 1~ f2(2
,
- _2_)
1 +x
dt, donc 1~ [2t - 2ln (1 + x)t,'
1 ~ 4 - 2 ln 3 - (2 - 2 ln 2), 1 ~ 2(1 + ln 2 - ln 3).

u programme du BTS indique que Plus génémlement, pour effectuer un changement de variable donn~
les changements de variable, au Ires dans un calcul d'intégrale, on procède comme dans l'exemple ci-dessus:
que ceux du type 1 - 1 + b ou
t _lit. doivent être donnés.
• on détermine les nouvelles bornes d·intégration.
• on écrit l'expression à intégrer à l'aide de la seule nouvelle variable,
Dans l'e:cemple ci-dessus. • on exprime l'élément différentiel en fonction de la seule nouvelle
dt = 2\'d\'. variable (si nécessaire) et de son élément différentiel.

d. Cas pàrticuliers
Voici deux cas particuliers pour lesque ls nous pouvons lire le résultat
sur une figure .

Une sym~trie et une translation • Intégrale d'une fonction paire sur [ - a, al


conservent les aires, mab attention
Soit f une fonction dérivable et paire sur [ - a. a].
au calcul d'aire lorsque la fonction
est n~gative. f est intégrable sur chacun des intervalles [ - a, al, [ - a, Dl, [D, al et,
d'après la relation de Chasles,
a >0.
[ , f(t) dt ~ ra f(t) dt + I,: f(l) dt. ( 1)

136
Effectuons le changement de variable t >-+ - t dans l' intégrale:

( . f(l) dt.
x =- t donc 1 = - x.
QI. = - 1.
d, Alors f(t) = f( - x) et dt = - dx.
Pour t =- li, X = li et pour, = 0, x = O.
Donc f/(t) dt = 1: f(-x)( - dx),

( , f(t) dt = - r f(-x) dx,

f( - xl = f(·.J· f. f(t) dt = - 1: f(x) dx car f est paire,

Voir le paragraphe B. La ..
Jo
- u
f( t) dt = r f(x) dx d'après un e conséq uence de la relati on
Jo
de Chasles.

Voir la remarq ue ~ la fi n du para- En reprenant la notation 1 pour la variable muette figurant dan s un e
gmphe A. 1. n .. intégrale, nous avons démontré:

Jo
-a f(tl dt = Ja
0 f(l) dt.

La relation ( 1) s'écrit alors


fa
-a
f(l) dt = 2
Jaf(l) dt.
0
.v = lU)

Si f est une fonction dérivable et paire sur [- li , (1]. alors:

J:., fUl dt = 2 f: fUl dl.


-0 o
Fig. 21

)' • Intégrale d'une fonction impaire sur [- a, al


)' = f(lJ
Par une démonslration analogue, on établit le résultat sui va nt.

Si f est une fonction dérivable et i~ sur [- a. al. alors:

J: J(t) dl = O.

• Intégrale d'une fonction périodique sur [a, a + Tl


Pour tout t de R. Iv + 1) = I(t). Soit f une fonction dérivable sur IR et de pério(J. T, et soit a un nombre
réel.
I: +T f(t) dt

d ' après la re lation de Chasles.


= r rf(t) dt + f(t) dt + J;
+ T f(t) dt (1)

O+1"
Effectuons le changement de variable t>-+ t - T dans f(t) dt.
JT
x =/- T donc 1 = x + T.

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 137


Alors f(t) = f(x + T), donc f(l) = f(x) car f a pour période T,
dt = 1
d, .
et dt = m.
Pour 1 = T, x = 0 et pour 1 = a + T, x = a.

Donc f;+ T f(t) dt = f: f(x) m.


En reprenant la notation t pour la variable muette figurant dans une

r f;'
intégrale, nous avons démontré:
T f(t) dt = f(t) dt.

r r
La relation (1) s'écrit alors:

f; +T f(t) dt = f(t) dt + f(t) dt + f: f(t) dt.

Voir le paragraphe B. I.a .. Or r f(t) dt + f: f(t) dt = O.

y
Donc f: + T f(t) dt = r f(t) dt.

y = f (t)
Si f est une fonction dérivable sur R et de période T, alors, pour tout a
deR,
a+T f(t) dt = iT!(t) dt.
o T a a+T t
Fig. 23
f a 0

Exemple
Sn ., 5". . , Sn

f;costdt = t'cost dt donc f ;costdt = [sin tt: f;costdt = O.

, ,
D. DEVELOPPEMENTS LIMITES
Groupement B x
Groupement C
Groupement D

Les développements limités ne Pour introduire le développement limité d'une fonction en 0, nous
sont pas au programme du allons détailler la méthode mise en œuvre sur l'exemple de la fonction
module Calcul diffir~nti~/ t:t inti -
exponentielle.
grall.
La formule de Taylor n'est pas
au programme du module Calcul
difJir~ntid d intlgra/l. 1. FONCTION EXPONENTIELLE
a. Rappels
Pour tout nombre réel t, 1' (1) = e' Vous savez que la fonction exponentielle f: t 1---+ el est dérivable, en
et eO = 1. particulier en 0, et que f'(O) = l, ce qui s'écrit en utilisant la définition
Voir le paragraphe D.I. 8. du cha- du nombre dérivé:
pitre 1.
= =
au voisinage de 1 0, et 1 + 1 + IE 1(1) avec lim E/I) O.
t ... O
=
On choisi t ici d'écrire ce polynôme Ainsi, au voisinage de 0, el s'écrit comme la somme du polynôme l +t
1 + t au lieu de t + 1. de degré 1 et du terme complémentaire tE 1(i) où lim E1(t) = O.
, ... 0

138
Remarques
Comparez pour f = 10- 2, • Pour t voisin de 0, le polynôme 1 + t
1 = 10- 4 ,1 = - 10- 3, ... la valeur fournit une va leur approchée de el.
y
de 1 + 1 el celle. obtenue avec votre
f
• Le polynôme 1 + t (ou 1 + xl se
calculatrice, de e •
retrouve dans l'équation y = 1 + t (ou
y = 1 +f
y = 1 + xl de la tangente à la courbe
représentative de la fonction exponen-
tielle en son point A d'abscisse 0,
• Cette écriture permet aussi de déter-
miner hm e' - 1 puisque. pour tout --=:::::;L-o-+---:-+--
1-+ 0 t
t "" 0, e' ~ 1= 1+ El (tl
lim e' - 1 = 1.
1-+0 t avec lim EI(t) = 0, fig. 24
' .... 0

b. Recherche d'un polynôme de degré 2 et


d'une fonction E
Pour déterminer de meilleures valeurs approchées de et au voisinage de
0, nous allons remplacer d'une part le polynôme 1 + t par un polynôme
de degré 2 et, d'autre part, tE,(tl par t'e.,(tl où Iim e.,(tl = 0,
' .... 0
Graphiquement, cela signifie approcher, autour du point A, la courbe C
par une parabole «collant plus> à C que sa tangente au point A,
Nous pourrons alors déterminer la limite en 0 de nouvelles fonctions,
par exemple lim e' - 1 - t,
1-+0 t2
Voir la figure 24. Considérons l'écart vertical NM entre la courbe C et sa tangente e n A:
c'est la différence e' - (1 - tl entre les ordonnées de M et N,
1 0 ,
g'tl) - 0 + En étudiant le signe de g(tl = e' - 1 - t et, en notant e.1: le produit
, 2 2
g(l)
~o/ e x ~, celui de h(tl = e' - 1 - t - e~sur [- l , 1], on démontre que,
pour tout nombre réel t de l'intervalle [- 1,1],
1 1 ,
hOu) - 0 0.:; e' - (1 + t).:; e.1: (Il
2'
h'{I) • Soit x un élément quelconque de [0, Il
- - - - - - - - - -t L'intervalle [0, x] étant inclus dans [- l , 1], la double inégalité (Il est
vraie sur cel intèrvalle.
hV)
--------.. f -2 < 0 Intég rons ces inégalités sur l'intervalle [0, x]:
Voir les paragrJphes n. 3. et 4.:
ici a = 0 el b = x, donc a ~ b. 0.:; J, x(e' - 1 - tl dt':; J," e ~dt,
o 0 2

donc 0.:; le' - t - .:;


~l: [e ~J:.
o ~ eX - x- x2 - 1 ~ ex
3
.
2 6
Ainsi, pour tout x de l'intervalle [0, 1], 0 .:; eX - x2
-x--~e-.
x3
2 6

Chap, 3 : Calcul différentiel et intégral 139


En revenant à la notation t pour la variable, nous avons démontré:
, 3
pour tout 1 de [0, 1],0 '" e' - 1 - 1 - ~'" e ~_ (2)
• Soit x un élément quelconque de [- 1,0[,
Nous pouvons reprendre les calculs précédents mais en se plaçant cette
foi s dans l' inter valle [x, 0] car x < 0,
o fO e!:, dl,
0'" fx (e' - 1 - 1) dl '"
x 2
o :S: 1- (ex _ x _ _;2) ~ _ e ~3.
.
ici X < 0, donc t'f < Q.
J \,3
donc e'6 '" eX - 1 - x -
x2
2 '" ° en multipliant les inégalités par - l,
En revenant à la notation t pour la variable:
3 0

pour tout 1 de [ - l, 0[, e~'" e' - 1 - 1 -~ '" 0, (2')


Soit E, la fonction définie sur [ - l, 1] par:
l'
et-)-l--
,,(1)
l'
2
= ------;;------''- si 1" ° et ',(0) = 0,
On dj,rjse par ,: (strÎctement posi- D'après (2), pour tout 1 de ]0, 1], 0'" '0(1) '" ef;,
tif).
D'après (2'), pour tout Tde [- 1,0[, ef; '" '2(t) '" 0,
Or lim eL = 0,
1-+0 6
Voir le paragraphe B.2.b. du cha· Donc, d'après le «théorème des gendarmes lt, lim E..,(t) = O.
pitre 2. 1-+0 -

On multiplie par,2 el on iwle et, En revenant à la définition de ~, nous obtenons:

pour tout t de [-1,1], e' = 1 + t + f.2 + t''o(I) avec lim 'ott)


I--tO
= 0,
Ainsi, au voisinage de 0, e' s'écrit comme la somme du polynôme
1 + 1 + i! de degré 2 et du terme complémentaire l' ,,(1) où
2 -
Iim ,,(1) = 0,
1 -+ 0 -

c. Recherche d'un polynôme de degré 3 et


d'une, fonction f
Reprenons la démarche précédente: x étant un élément quelconque de
[O. 1], intégrons les inégalités (2) sur J'intervalle [0, xl

r
x~o.

0'" fJe' - 1 - 1- ~)dl '" e t dl ,


2 4
o ~ eX - x - -x - -x' - 1 ~ e x-
2 6 24'
On en déduit que, pour tout 1 de [0, 1],
o J 4
o '" e' - 1 - 1 -!: -
2
L '" e '--, (3)
6 24

140
). < 0, On procède de même pour tout x de [ - l , O[ en intégrant les inégalités
(2') sur [x, 0) et on définit la fonction E3 par:
, 3
e' - 1 - t -1:- L
E3(t) = 2 6 si - 1 .. / .. 1 avec / oF 0, et E,(O) = O.
/'

Après avoir démontré que lim E,(t) = 0, on obtient:


t~O .
, 3
pour tout 1 de [-1,1), e' = 1 + 1 + 1::+ L + 13 E/I) avec
Iim e/I) = O. 2 6
' .... 0

Remarque
Pour toul entier naturel n, En procédant de même et en utilisa nt les factorielles, on obtient:
n! = 11(11
01 = 1.
- 1) , .. 2 X 1 si 11 #- 0 et
pour tout 1 de [ -1,1), e' = 1 + ~ + ;', + 13, + 1", + /"E.(I) avec
1,m (
· e.l) = 0. 1. - . 3. 4.
Ainsi 2! = 2. 31 = 6. 4 ! = 24. ' .... 0

d. Généralisation
On démontre, et nou s admettrons ici , que les résultats obtenus ci-des-
sus se généralisent.

'Pour tout 1 de [- 1. 1), pour tout Il de N,


, t"
et = 1 +...!.... +!::.. + ... + - + l''E(I) avec lim E(I) = O.
I! 2! n! ,~o

Nous venons d' écrire-le développement limité d 'ordre n de la fonc-


tion exponentielle en O.

, ,
2. DEVELOPPEMENT LIMITE D'UNE
FONCTION EN 0
a. Définition

Soit 1 une fonction définie en 0 el au voisinage de O.


liE N. • On dit que f admet un dévtlopptmtnlUmitéd'ordn n tn 0 s'il exisle
des nombres réels u O' al"'" a" et une fonction E tels que, au voisinage
de 1 = 0, fC t) peut s'écrire sous la forme:

IV) = un + ail + ... + n,.tl! + 1" E(I) <l\'CC lim E(t) = O.


I-tU

• Le polynôme a o+ al' + .. , + il"t" est appelé partit réguU,rt du


développement limité d'ordre Il de f en O.

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 141


Remarques
• aO = f(O).
• Nous admettons que si un tel développement limité existe, il est
unique.
Voir une iOlerprél3lion graphique à • lim E(/) = 0 signifie notamment que, pour tout nombre strictement
J'exercice corrigé 42. ..... 0
positif d, fixé aussi proche que l'on veut de 0, il existe un intervalle,
autour de 0, sur lequel IE(/)I < d.

Voir le paragraphe 1.
b. Développements limités des fonctions
usuelles
Nous admettons qu'en mettant en œuvre la méthode développée ci-des-
sus, on obtient les développements limités des fonctions usuelles sui-
La fonclion € figuranl daos ces vantes au voisinage de O.
résullats esl différente pour cha-
cuoe de ces sÎlC. fooCliono;;.
o e' = 1 + 1- + l ' + ... + t" + 1" e(/) avec Iim e(/) = 0,
1! 2! Il! 1-+0

0_
1 -= 1 - 1 + l' + ... + (- 1)"1· + t"e(/) avec Iim e(/) = O.
l+t 1-+0

010(1 +1) =1-L2'+!! + ... + (-1)"-1 1:. + t"e(/) avec


J ft

Iim e(/) = O.
osln/=t_t3+t5+ ... +(_I)I' t~+1 +/~+le(/)avec
J! 5! (2p + I)!
Ilm e(/) = O.
, ... 0
I~
°COSI = 1 - 1-, +-
l'
+ ... + (-1)'-- + I~e(t) avec
2! 4! (2p)!
Iim e(l) = O.
, ... 0

0(1 +1)" = 1 + ~! 1+ a(~; 1) "+ ... + a(a -1).~ t -ft + 1),. +t"e(/)

avec IIm e(l) = O.


' ... 0

Remarques
• Observez que, pour la fonction impaire sinus, la partie régulière ne
comporte que des pui ssances impaires et que, pour la fonction paire
cosinus, la partie régulière ne comporte que des puissances paires.
Ces développements limilés peu- • Nous allons mai ntenant observer comment obtenir le développement
vent être obtenul> à J'aide d' une cal- limité de fonctions obtenues par diverses opérations.
culatrice équipée d'un logidel de
calcul forme l.

142
Nous nous limitons ici à l' étude de
quelques exemples simples où la
c. Opérations algébriques
méthode mise en œuvre a une • Somme de fonctions
portée générale.
Déterminons le développement limité d'ordre 3 en 0 de la fonction:

1 ...... e' + _1_ définie sur] - l , +00[.


1 +t
Les développements limités d'ordre 3 en 0 de chacun des termes de la
somme étudiée sont:

e'= 1 +1+~+r:.+13E(t)avec lim E(I)=O;


2 6 1 t-.o 1
_1_ = 1 - 1 + 12 - t 3 + t 3e,(t) avec lim E,(I) = O.
l+t 1-.0-

En ajoutant terme à terme et en posant E(I) = E,(t) + e,(t), nous obte-


nons:
C'est le dé"eloppement limité e' + _ 1 _ = 2 + J. t 2 - ~ 13 + t 3 E(t) avec lim E(I) = 0
cherché. 1+ 1 26 ,-->0
d'après un théorème sur la limite d'une somme.
Retenez cette méthode générale. Observez qu'ici, pour Il = 3, on obtient la partie régulière du déve-
loppement limité d'ordre n en 0 de la somme de deux fonctions en
ajoutant les parties régulières des développements limités d ' ordre
n en 0 des deux fonctions .
• Produit de fonctions
Déterminons le développement limité d'ordre 3 en 0 de la fonction
t ~ sin t cos t définie sur IR.
Les développements limités d'ordre 3 en 0 de chacun des facteurs du
produit étudié sont:
3
sin 1 = 1 - L+ 13E,(I) avec lim E,(I) = 0;
6 l-i Q
,
cos 1 = 1 -.!:+ t 3e,(t) avec lim e,(t) = O.
2 I-iQ

Doncsinlcost = (1 - î+ 13e,(I))(1 -~ + 13e,(t)),


13 13 5 6 (t)+ 13e(l )
4C_(t)- _+L_Le
si nl cosl= t --+1
2 -l 6 12 6 2 ,
5
- ~ ,/t) + 16, ,(t)e,(t),
C'est le développement limité sin 1 cos 1 = 1 - ~ 13 + 13E(t) avec
cherché.
,(t) = 1e,(I) + :2 - ~e,(t) +
2 3 2
', (t) - ~ ',(t) + 13',(1) e,(I) ,

donc lim E(t) = 0 d'après des théorèmes sur la somme et le produit.


,--> 0
Retenez cette méthode générale. Observez qu'ici, pour Il = 3, on obtient la partie régulière du déve-
loppement limité d'ordre n en 0 du produit de deux fonctions en
multipliant les parties régulières des développements limités
d'ordre n en 0 des deux fonctions et en ne gardant que les termes de
degré inférieur ou égal à n.

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 143

--
d. Composition
Voir le paragraphe b . Nous savons que sin x =x~ x' + x' E(X) avec lim E(X) = O.
-6
x~o
On pose x = 2t.
En substituant 2( à x, nous obtenons:
(21)'
sin 21 = 21 ~ 6 + (21)3 E(21),
3
donc sin 21 = 21 ~ 341 + 13 8 E(21).

t ~2 t =x Or lim 21 = 0 et lim E(X) = O.


et x ~ E(X} = E(2 t).
t-+O .%-+0

Donc d'après le théorème sur la limite d'une fonction composée,


lim E(21) = 0, donc lim 8 E(21) = O.
1--+0 1--+0
On utilise J'unicit~ d'un développe-
~ 41
J
ment limité. Nous en déduisons sin 21 = 21 + r' E,(I) avec lim E,(I) = 0, qui
3 1-+0
est le développement limité d'ordre 3 de la fonction (~ sin 2( en O.
Nous avons obtenu la partie régulière de ce développement limité
en substituant 2t à x dans la partie régulière d ' ordre convenable
du développement limité de sin x en O.
Voir l'exercice corrig~ n° 40,
Nous admettons qu'on dispose de résultats analogues pour sin u(t),
cos ,,(t), eU(I>, In(1 + u(t») et (1 + u(l))" dans le cas où lim ,,(t) = 0
I~O
Par exemple, lI(t) = - t,
u(t) = 31 ou I/(t) = il. et où, en substituant u (t) à x dans la partie régulière, on obtient un
polynôme en t.

e. 1ntégration
Considérons le développement limité d'ordre 3 en 0 de la fonction
exponentielle:
2 3
e' = 1 + 1 + 21 , + 31 , + 13 E(I) avec lim e(t) = O.
.• t-+O

2 3
Sa partie régulière est le polynôme 1 + 1 + ~ , + ; , .
Prenons un e primitive de cette fonction polynôme; nous obtenons:
') (3 r
Nous « int~gron s terme à ter me ~.
1>-> 1 + ~- + 3x 21 + 4 x 3 1 '

qui peut aussi s'écrire :


(2 (3 (4
(n+ l ) x n!=(n+ l )!carc' estle 1 >-> 1 + +31+41.
produit de tous les enliers non nul s 21
2 3 (4
j usqu'à fi + 1. Le polynôme 1 + ~ 1 + ~ 1 + 41 ressemble à la partie régulière du
développement limité d'ordre 4 en 0 de la fonction exponentielle, mais
il manque la constante 1.

exp' = exp Or nous savons que la fonction exponentielle est la primitive sur IR de
eO= 1 la fonction expentielle, qui prend la valeurl en O.

144
Nous observons donc, dan s le cas par ticuli er de la fo nction exponen-
tielle, pour 11 = 3, le rés ultat sui vant :

Soit f une fonction admettant un développement limité d'ordre n en


oet soit F une primitive de f sur un intervalle 1 contenant O.
Retenez celle méthode générale On obtient la partie régulière du développement limité d'ordre
n + 1 de F en 0 en « intégrant terme à terme » la partie régulière du
développement limité d'ordre n en 0 de 1 et en ajoutant la cons·
tante F(O).

La fonction E n'est JXls la même


Si 1(1) =a o + a,t + a,t ' + ... + a.t· + 1" E(I) avec lim E(I) =0,
Q Q a 1 -+ 0
pour f et pour F. alors F(" = F(O) + aot +....! t ' +...l,. + ... + -"- t +' + t"+' E(t), O

2 3 n +1
avec lim E(t) = O.
,~o

Exemple

Observez dans chaque cas, au para- La fo nction F: t .... ln( 1+ t) est, sur l'inter va lle ]- 1, +~[, Ia primitive
graphe 2.b, les déve loppements
limités des fonc tÎon s correspon- de la fonction f: t .... 1 ~ t ' telle que F(O) = O.
dantes. La fonction t t---+ sin t est la primiti ve de la fonc ti on f t---+ cos f , qui
prend la va leur 0 en O.
La fo nction 1 t---+ -cos 1 est la primitive de la fonc ti on 1 t---+ sin l , qui
prend la valeur - 1 en O.

E. COURBES PLANES Groupement B x

Groupement C
Groupement 0

1. FONCTIONS D'UNE VARIABLE


RÉELLE À VALEURS DANS 1R2 OU 1R3

a. Insuffisance des fonctions à valeurs dans IR


y
M
Exemple
j • Le plan étant muni d'un repère orthonormal (0 ; i.J), co nsidérons le
x
cercle 'Il de centre 0 et de rayon 2.
o
Un point M, de coordonnées x et y, appartient à 'Il si et seulement si
OM = 2, qui éq uivaut à OM' = 4, donc à x'
+ y' = 4 : c'est une équa·
tian cartésienne de <e.
Fig. 25 Or x 2 + y2 = 4 éq uivaut à y2 = 4 - x 2 , do nc à
Le demj cercle supérieur est y = .f4 - x2 ou y = - ,,14 - x 2 .
la repr&ntalion graphique de
x_ \ 4-ilqui n'est pas une Sur la figure 25 nou s voyons que, pour tout x de]- 2,2[. il existe deux
fonction tr~s simple . points du cercle 'Il d'abscisse x.

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 145


Une figure aussi banale qu'un cercle de centre a n'est la représentation
graphique d'aucune fonction x >-> y de !RI dans !RI.
Aussi nous allons chercher à interpréter le cercle ~ comme la repré-
sentation graphique d'un autre type de fonction .
• On oriente le plan à l'aide d' un repère orthonormal de sens direct.
2sint

--
4 _____ _

Comme nous l'avons vu pour le cercle trigonométrique, nous pouvons


définir tout point M de ce par l'angle (i, OM) dont une mesure est no-
j tée 1.
x
o ~ 2eo51 Alors M a pour abscisse 2 cos t et pour ordonnée 2 sin t puisq ue
OM =2.
M appartient à ce, si et seulement si, il existe 1 dans l'intervalle [0, 27T[
tel que _ .... ...
Fig. 26 OM = (2 cos 1) i + (2 sin 1) j .
Un tour complet correspond à Ici le point M est défini par le couple (2 cos l, 2 sin 1) de ses coordon-
2n radians.
nées (x, y) .
En cinématique, M e.<; t un poin t Ainsi à tout 1 de [0, 27T[ on associe le couple de nombres réels
mobile dont les coordo nnées
varient en fonction du temps t. (2 cos l, 2 sin t), c'est-à-dire un élément de !RI2
1R2 = {(a. b); a E IR et b E IR). Nous venons de définir une fonction F: t>-> F(t) = (2 cos t, 2 sin 1);
c'est une fonction de la variable réelle 1 à valeurs dans !RI 2.

b. Notions élémentaires sur les fonctions


d'une variable réelle à valeurs dans [R2
ou [R3
Soit f et g deux fonctions à valeurs réelles, définies sur un même inter-
valle 1 de !RI.
La fonction F qui, à tout t de l, associe le couple de nombres réels
F(t ) ~ (f(t), g(r)). (f(t), g(t)), est une fonction à valeurs dans !RI2
On définit de même une fonction à valeurs dans 1R3 à partir de trois fonc-
tions f, g, h à valeurs réelles, définies sur un même intervalle 1 de !RI.
Avec les notations précédentes, la fonction F est dérivable en to de 1
si et seulement si les deux fonctions f et g sont dérivables en to'
Si F est dérivable en tout t de 1, la fonction dérivée F' de F est la
fonction définie sur 1 par F'(t) =(f'(t),g'(t)).
Voir le paragraphe a. Ainsi dans le cas de F définie sur [0, 27T[ par F(t) = (2 cos t, 2 sin t),
F est dérivable sur [0, 27T[ et, pour tout t de [0, 27T[,
F' (t) = (- 2 sin t, 2 cos t).
Plus généralement, pour étudier F on est conduit à mener une étude
conjointe des deux fonctions f et g et à dresser un tableau de variation
de ces deux fonctions.
La représentation graphique de F dans un repère (0 ;i,J) est l'en-

-
l'ensemble C des points M tels que OM = f(t) i
court l'intervalle 1.
- -
semble des points M d'abscisse f(t) et d'ordonnée g(t), c'est-à-dire
+ g(t) j lorsque 1 par-

Cet ensemble C est défini par la donnée de

:
{~ ~i~ où 1 appartient à 1,
t est appelé paramètre de C. qui constitue une représentation paramétrique de C.

146
2. COURBES DÉFINIES PAR UNE
REPRÉSENTATION PARAMÉTRIQUE
a. Exemple
Voir le parJgraphe I.a. Dans le cas de la fonction F: t ~ (2 cos t, 2 sin t) définie sur [0, 21T[,
nous savons que sa représentation graphique dans un repère orthonor-
mal est le cercle '(l de centre 0 et de rayon 2.
a donc pour représentation paramétrique
'(l
X =2 cost
( Y = 2 sin t où t E [0, 21T[.

Voir le paragraphe Lb. En dérivant les fonctions f et g nous avons obtenu, avec les notations
habituellement utilisées:
Pour x = f( t ),
on nOie habiruellemenl x' = j'(I): Jx' = - 2 sin t
de même pour y = g(t). = 2 cos t.
\ y'

-
Soit v le vecteur de coordonnées (x', yi = (- 2 sin t, 2 cos t).
Le point M de '€, donc le vecteur OM , a pour coordonnées
(x, y) = (2 cos t, 2 sin 1).
Voir le paragraphe A. 4.3. du çha- Calculons le produit scalaire de ces deu x vec teurs:
pirre 6.
OM . v = (2 cos t) (- 2 sin t) + (2 sin t)(2 cos t),
donc --
OM . v = - 4 sin t cos t + 4 sin t cos t.
-
donc OM . v = 0, donc OM 1- V.
Or nous savons qu'en tout point d'un cercle, la tangente est perpendi -
culaire au rayon.
v
Donc le vecte ur non nul est un vecte ur directeur de la tangente en M
à '€ .
o Plus généralement, nous allons définir la tangente en un point d' une
courbe défin ie paramétriquement.

Fig. 27

b. Tangente en un point

Soit C la courbe définie dan s un repère (0 ;T.J) par la représentation


paramétrique

{
X = f ( t )ou à
. t appartient;:
. un 'mterva Il e 1 de "IA. .
." = g(t)
V(r) = j'Ct) r + g'(t)). Le vecteur V(t), de coordonnées r(t) et g'{t), est appelé vecteur dérivé.
V(t 0) ~ '0 si et seu lement si Si V(to) n'e~t pas le vecteur nul , alor~ la courbe C a une tangente en
F(lo)"'O ou 8'(10)",0. M(to) dont V(to) est un vecteur directeur.

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 147


Remarques
Les \'ecteurs "o( ;·(to» et • Si C a une tangente en M (to) et si f' (to) '" 0, alors le coefficient
J'(r, )
directeur de cette tangente est
V(lo) sont colinéaires.

- -
• Si V(to) = 0 , nous ne di sposons d'auc une information sur J'ex istence
éventuelle d'une tangente à C au point singulier M(to)'

Exemple
Reprenons le cercle '(,i de représentation paramétrique
x=")cosr
.'
{ Y = -2 sm où 1 E [0, 27T[.
t

M 1 est situé sur la droite d'équa-


• Pour l, = *, Mt a pour coordonnées (/2, / 2).
lion.\' = x. v(*) a pour coordonnées (- 6, /2) car
x' =- 2 sin * et y' = 2 cos *.
M,
Donc Cfl a en MI une tangente de vecteur directeur v(*}
Les ve~teurs - T +Jet T -1. colinéa ires à v(*).sont d'autres vec-
teurs dIrecteurs de cette tan gente.
J
• Pour l, =~, M2 a pour coordonnées (0, 2).
o
v(~) a pour coordonnées (- 2, 0); v(~) = - 21' est colinéaire à T.
Nous retrouvon s ainsi qu'en M2 (O, 2), le cercle ~ a une tangente paral ~
lèle à l'axe des abscisses.
F;g.28 • Pour 1) = 7T, M ) a pour coordonnées (- 2,0).

V(7T ) a pour coordonnées (0, 2); V(7T) = 2} est colinéaire 11 r


Nous retrouvo ns ainsi qu'en M3 ( - 2, 0), le cercle ~ a une mngente
parallèle à l'axe des ordonnées.

Interprétation cinématique
(0: i.}) est un re~re fixe.
-
À tout instant t d'un intervalle 1 de IR, un point mobile a pour pos iti o n
M(t) défini par OM(t) = f(r)i + g(t)j. -
La courbe définie pur la représentation paramétrique
-
X = f(l) où 1 E 1
{Y =
g(l)
est la trajectoire du point mobile M pendant l'intervalle de temps 1.

On suppose f el g dérivables sur 1.


-
Le vecteur dérivé V(t),'noté aussi d~~ (l), défini par

V(t) = f'(t) l' + 8'( t)}, est le vecteur vitesse de M à l'instant t.


Si V(t) '" 0, alors V(t) est un vecteur directeur de la tangente en M(t)
à la trajectoire.
On suppose f el 8 deux fois déri- On dé finit de mê me le vecteur accélération de M à l'in stant t par :
"ables sur 1. __
2
d OM (t) = f"(t) l' + g"(t»).
dt 2

148
TRAVAUX PRATIQUES
EXE MPLES DE CALCULS TP3 Exemple de situation où
D'IN TÉGRALES À L'AIDE une primitive est donnée
10 Déterminer la dérivée F' de la fonc tion F défi ni e sur
D 'UNE PRIMITIVE ]0, + oc[ par F(x) ~ x ln x.

r
r,
Groupement B x En déduire le calcu l de la valeur exacte de l'intégrale

Gn1upemenl C x 1= ln .l'd\".

Gmupement D x
EXEMPLES D'INTÉGRATION
TP 1 Utilisation du tableau
des primitives PAR PARTIES
C:'lJculer la va leur exacte de chacune des intégrales suÎ- Groupement B x
vantes: Groupement C

l' A ~ l', dt 2' B ~ J't 3 dt;


,
Groupement D

Une intégration par parties


3' C~ J:(X 2+x+ J,' 1.
4' D ~ d,.'
TP4
I)dx; t
Soit f la fonclion définie sur IR par f(1) = (2 - t) e - t,
5' E ~ J' ~d'; 6' F ~ J'l dt· À J'aide d'une intégratio n par parties, calcu ler l' inté-
,X" 1,3 •
grale 1 = J' !U) dt.
= J~ 8' H ~ J'~d'; o
7° G 1 : x dt: 1 2f - 1 • On posera 11(1) =2- / el 1"(1) =: e-', don" 1'(1) = - e- '.

9° 1 = JO.3 ~; J'_X- d \"' 10° J = 2 - Deux intégrations par parties


o _\" - 1 x 9 ' 1 TP5
Il' K= JO[_1- - __1_] d,·,
x+5 (x+5)'
À l'aide de deux intégrations par parties success ives,
-3 calcu ler l'intégrale :
]20 L= Je ! ln
, t
1 dt;
1~ J' (x - 2)'e -' dt.
"
En donner une valeur approchée arrondie à 10- 2 .

,
15° P = J: si nt cos2 tdt; 16° Q = v3 J 1
4
--"1
J + t-
dt.
EXEMPLES DE CHANGEMENTS
DE VARIABLES
Groupement B x
TP 2 Transformation de l'écriture Groupemt:nt C
d'une fonction rationnelle Groupement D
pour calculer une intégrale
TP6 Avec la fonction Arctan
1° Vérifier que, pour tout x de ] 1. + 00[,
3x- 1 =~+_I_.
x2 - 1 x + 1 x - 1
1° Déterminer la valeur exac te de l'intégrale :
2° En déduire la valeur exacte de l'intégrale
1~ J33x -
1 x2 -
1 dx
1 .
1=
Jo' 1
--,dt.
1 + t-

Chop. 3 : Calcul différenliel et intégral 149


2° En déduire la valeur e~acte de l' intégrale:
TP9 Partie entière
J~ J'0 __I-dt
1+4t 2 On se propose de calculer l'intégrale:
à l'aide du changement de variable x = 21. I hl + x"+ 1
Donner une valeur approchée de J arrondie à 10- 2
3° Déduire de 10 la valeur exacte de l' intégrale
.
J ~
Jo 3
x +
dr.
10 Déterminer trois constantes réelles a, b et c telles
~ Jo' 5 + 4t1 + ,2 dt
K
-1-'\
que, pour tout x de [Q, 1],
+)
2l"2+x+ 1 =~+b+_c_.
à l'aide du changement de variable x = t + 2. x+3 x+3
,
Donner une valeur approchée de K arrondie à 10- 2 . r En déduire la valeur exacte de l'intégrale J.
À la différence du TP8, la fraction rationnelle a ici un
(""' .... y" numérateur dont le degré est supérieur à celui du dénomi-
CALCUL D'UNE PRIMITIVE nâteur. D'où la présence d'un polynôme dans la décom-
position du 1° : c'est la partie entière de la fraction
D'UNE FONCTION ralionnel1e.
RATIONNELLE DANS LE CAS Observez la forme de cette décomposition avec la pré-
sence de la partie entière et de la fraction assoc iée à un
DE PÔLES SIMPLES seul pôle simple, ici égal à - 3.

Groupemem B x
Groupement C \ '»""

Groupement 0
TP 10 \ ,..-r'V~' Pôles simples dans C
\> )J"
On se propose de calc uler l' intégrale

TP7 Formulaire K ~ JI0,2+41+8


t dt.
et fonctions composées
Calculer la valeur exacte des intégrales su ivantes: 1 ° a) Résoudre dans IR l'équation 12 + 41 + 8 = O.

J' J'_x- J' b) Résoudre dans C cette même équation.


2t dt· ctr· 2dt . r a) Déterminer la dérivée u' de la fonction Il:
1 ,2 + l ' 1 x2 - 9 ' 1 (31 + 1)2
t......" t 2 + 41 + 8.
TPB Pôles simples dans III b) Déterminer deux constantes réelles a et b telles
que, pour tout t de [0, Il, 1, 1- =-
On se propose de calculer l'intégrale:
~ a I/'(T) + b-I-.
1~ J' 3t - 14 dt.
0,2 - t - 6
t2
t
+ 4t + 8 14(1) u(t)

3° Calculer la valeur exacte de J'intégrale:


1° Résoudre dans IR l'équation,2 - t - 6 = O.
En déduire une factorisation de [2 - t - 6 en un pro-
duit de deux polynômes du premier degré.
K ~ t+2
lot2+41+8
J'
dt.

r Déterminer deux constantes réelles a et b telles que, 4° a) Déterminer la forme canonique de


pour toutr de [0, Il,
u (t) = t 2 + 4t + 8,
3t - 14 ~ _0_ + _b_
/2 _ t - 6 t + 2 1 - 3" c'est-à-dire des constan tes réelles a et ~ telles que,
pour tout t de [0, Il, I/(T) ~ (t + a)' + ~.
3° En déduire la valeur exacte de l'intégrale l.
b) En effectuant le changemenl de variable x + 2, =,
démontrer que: - t
Les nombres - 2 et 3 annulant le dénominateur sont appe-
lés pôles de la fonction rat ionnelle.
'Jo ,2 + 4121 +s'8 dt ~ J2" _2_dx.
+4 x2 l
Ils sont dits simples car la factorisation du dénominateur
où ils interviennent, ne comporte que des polynômes du
premier degré.
Observez 13 forme de la décomposition de la fraction
rationnelle au 2° où les pôles apparaissent; c'est elle qui
permet d'intégrer la fonction rationnelle.
5" Déduire des questions précédentes la valeur exacte
de l ' intégrale K.
EXEMPLES DE CALCULS D'AIRES

l
À la différence du TP8, la fonction rationnelle n'a pas ici
de pôles réels mais deux pôles simples dans C. Avec une fonction logarithme
Observez d'une part la forme de la décomposition recher-
TP 13
chée à la question 2" et, d'autre part, les trois éL1pes de la (Pour tous les groupements)
questIOn 4°.
f définie sur [l,
On considère la fonction + 00 [ par
f(x) = 2T +
1 - x ln x.
Pôle double Le plan est muni du repère orthonormal (0 ; T, }).
TP 11 L'unité graphique est 1 cm. La courbe représentative r
On se propose de calculer l'intégrale: de f est donnée sur la figure.
H = fi 2, + 5 M.
o(x+ 1)2
La droite (AB) est tangente à
données (l, 3).
r au point A de coor-

1" Déterminer deux constantes réelles a et b telles que, Le point B a pour coordonnées (O. 2).
pour tout x de [0, Il, Le point C, de coordonnées (e 2 , 1) appartient à la
courbe r.
2<+5 =_a_+ __b_.
A. Étud~ graphique
(x+ 1)2 x+ 1 (x+ Il'
r Déterminer graphiquement 1'(1).
2" En déduire la valeur exa('te de l'in tégrale H.
2" Résoudre graph iquement sur [l, 11] l'inéquation
[(x) ;. 1.
Le nombre - 1 étant solution double de J'équation
3" Expliquer pourquoi l'équation J(x) = 0 admet une

I
(t + 1)2 = 0 est appelé pôle double. •
Obsenez la forme de la décomposition de la fraction solution unique a dont on donnera un encadrement
ratIOnnelle au 1". d'amplitude 1.
Elle est nécessairement donnée, comme ici, dans un B.ttude de [
énoncé de BTS. l " Vérifier que, pOur tout x de [l, + 00[,
[(x) = x (2 -In x) + 1.
En déduire lim f(x).
CALCUL D'UNE PRIMITIVE x ..... + ....

D'UNE FONCTION 2° a) Démontrer que, pour tout x de [1, + 00[,


['(x) = 1 - ln x.
DE LA FORME t ....,. e a ' P (T), b) Résoudre dans [l, +(X)[, l'inéquation 1 -In x ~ O.
AVEC a E C ET P POLYNÔME En déduire le signe de f'(x) sur [l, + 00[.
c) Établir le tableau de variation de f.
Groupemenl B x
C.Recherche de points particuliers
Groupement C J " Déterminer une équation de la tangente à r au
Groupement 0 point C.
Deux méthodes 2" a) Compléte.r, après l'avoir reproduit, le tableau sui-
TP 12 vant, dans lequel on fera figurer des valeurs arron-
Soit J la fonct ion définie sur IR par f(/) = e-/ cos 1. diesà 10 -'.
3,

On se propose de calculer l'intégrale J = L2f(t)


dl de
8
deux façon s.
1" À l'aide de deux intégrations par parties successives,
calculer l'intégrale 1. b) Donner un encadrement d'amplitude JO - l de la
2" a) Déterminer la partie réelle du nombre complexe solution cr de l'équation J(x) = O.
e{-I +nl où 1 est un nombre réel. D.Calcul d'aire
b) Déterminer une primitive H de la fonction li défi-
nie sur IR par h(t) = e{-l+iJI. 1" On donne la fonction G définie sur ]0, +oo[ par
c) En déduire une primitive F de la fonction f. G(x) = ~(In x - ~). Montrer que G est une primitive de
d) Calculer alors l'intégrale 1. la fonction g dé fin je sur ]0, +co [ par g(x) = x ln x.

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 151


2° Trouver une primitive F de f sur ]0, +00[, 3° On admet maintenant que l'on peut modéliser l'arc
de courbe AB au moyen de la fonction f définie sur
3° a) Calcu ler la valeur exac te en centimètres carrés de
l'aire de la partie du plan limitée par la courbe, l'axe l'intervall e [-1 ; l ,59] par j(x) = ~ .r1- x + x . e- '.
des abscisses et les deux droites d 'équations x = 1 et a) SOÎt G un e fo nct Îo n définie sur l' intervalle
x = e2 , [-t ; 1,59] par G(x)= (mx + p)e-'. Trouver /11 eLp
b) Donner la valeu r approchée arrondie à 10 - 2 du de façon que G'(x) = x· e-x.
résultat obtenu en a). b) En déduire la va leur approchée au cm2 de l'aire de
1<1 face latérale ASCD de la console.

f- + "1" +-+-.,.-'1

tt~
tl-H-f-r-++-P>\
O' ~~~+-~-+~~~--
D 0,3 C
0 B
-- - ---- 1.59 x
1_1
e 2

Fig. 30

-1,22
A
Fig. 31
TP 14 Avec une fonction exponentielle.
Détermination d'une fonction à l'aide
de la résolution d'un système linéaire TP 15 Fonction exponentielle
et intégration par parties
(Pour tous les groupements)
(uniquement pour le groupe B)
U1t~ cJUlÎTI~ d~ fJllrfumui~ proj~tle de commander à Soit f la fonction définie sur IR par f(x) = (x - 1)e1' ,
1I11~ elltreprÎs~ dt! lIIelllliuri~ 1111 arta;1I lIombrt! d~
La courbe représentative ~ de j est don née ci-dessous,
consolt!s de prts~lItalioll de produits de bt!allli. L'obj~t dans le repère (0; T,I), dont les unités graphjques sont
de cet t!xef('Îct! esl, dt! modtliser la face latérale d~ la 2 cm sur J'axe des abscisses et 1 cm su r l'axe des
crU/soli!. ordonnées,
Le technicien de l'en treprise dessine le schéma ci-
après, représentant la face latérale de la console placée "
dans un repère orthonormal, l'unité graph ique repré-
sente 10 cm.
1° Calculer 1<1 longueur AC en cm au millimètre près. t
2° On décide de représenter l'arc de courbe AB par la
courbe représentati ve d'une fonction f définie sur J'in-
ter v:'llI e [- 1; l ,59] par une re lation de la forme
f(x) = ar + bx + cxe -x, où a, b el c so nl des réels à
déterminer,
a) Calcu ler 1'(x) en fonction de a, b et c.
J
b) En remarquant que 1'(0)
et f(l) =
= 0;
~-~. déterminer a, b et c.
F( 1) =0
o -,
1
Pour résoudre le système obtenu c i-dessus, o n
pourra procéder comme au TP 1 du chapit re 2.
t t Fig. 32

152
A.Ét/UJ~ de la!oflc/ùm J
J Oa) Calculer lim J(x).
x-t+ ""
b) On admet que lim xe 2x = O.
_\-t- ""

En déduire lim J(x).


x-t - ~·

c) Que peut-on déduire pour la courbe '€ du résultat


obtenu au b) ?
ra) Démontrer que, pour tout x de IR,
J'(x) = (2x - 1) e".
b) Étudier le signe de f'(x) lorsque x varie dans Ill.
c) Établir le tableau de variation de f.

B. Calcul d'aire
J ODéterminer graphiquement le s igne de J(x) s ur
x
[0, Il . fig. 33
r Démontrer 11 l'aide d'une intégration par parties que

f i
o
(x - 1) e'" dx = - ! e' + :l..
4 4
3° Déduire de ce qui précède l'aire sa,e n cm 2, de la par- • CAS PARTICULIER: CAS n'UN SOLIDE DE RÉVOLU-
tie du plan limitée par les droites d'équations x = 0 et TION

x = l, la c-ou rbe CC et l'axe des abscisses. Dans le plan muni d'un repère (0; T,I ) on consi-
Donner la valeur exacte et une valeur approchée arron- dère la courbe représentative <g d'une fonction f
die à 10 - 2 de 91. définie sur [a, bl (fig. 34).
Soit ~ la surface plane coloriée sur la figure limitée
par cg, l'axe des abscisses et les droites d'équations
respectives x = a et x = b.
EXEMPLES DE CALCULS Dans l'espaœ muni d'un repère (0; T,l, k) on
DE VOLUMES considè,re le solide de révolution engendré par la
rotation de ~autour de l'axe des absc isses (fig. 35).
DE CENTRES D'INERTIE,
DE VALEURS MOYENNES
'f. '

TP 16 Exemple de calcul de volume


Le rappel suivant concerne tous les groupements.
l
:;tl
.r = f(x)

,
,
M
-----------------:

,
: r (x)
:
1

'
~
'

• VOLUME D'UN sounE À RASES PARALLÈLES


Dans l'espace muni du repère orthogonal
° T a: x: b

y Fig. 34
(0; J.I, k) on considère la partie (E) d'un solide
limitée par deux pla.ns d'équations respectives.:: = a
et:; = b, donc parallèles au plan horizontal dont un M'
repère est (0; TJ) (fig. 33).
On admet le résu ltat suivan t : a'
Si tout plan de cote.:: coupe le solide suivant une l "
," ,
,,
section d'aire SC::) et si la fonction définie sur [a, b]
0: -,-' ,,------ _, tI x
par:: t-+ SC::) est dérivable sur la, b] alors le volume T ,' ,, S (x)
de (E) est : ::
x

À l'aide de ce résultat on peut retrouver les formules


donnant le volume de sol ides usuels.
Fig. 35

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 15 3


On désigne par S(x) l'aire du disque de rayon
TP 17 Aire, masse, centre d'inertie
HM = r(x), intersection du solide avec Je plan per-
pendiculaire à J'axe des abscisses au point H d'abs- Le but de ce problème est de déterminer, dans un repère
orthonormal (0 ;i,]\ les coordonnées du centre
cisse x, a ~ x::S; b.
d'inertie d'une plaque homogène d'épaisseur négli-
Le volume du solide est donc: geable. Cette plaque est obtenue en soudant deux
'V = JbS(X)dX = Jb" [r(X)]'dT. Avec r(xJ = !(xJ, plaques Pl et P2 de masse surfacique p.
a (1
] 0 La plaque Pl a pour contour la courbe d'équation
'V = J:" [f(x)]'dT. )' = cosx avec x compris entre - ~ et ~ et la droite
d'éq uation y = 0 (fi gure 38).
L'activité suivante ne concerne que le Calculer l'aire de PI ' En déduire sa masse Ml en fonc-
groupement B. tion de p.
] 0 À J'aide d'une intégratio n par parties, ou de deux
intégrations par parties successives, montrer que:
a) la valeur exacte de l'intégrale p
2
1= J:.re'"dxest/=e +1; , a,
}

b) la valeur exacte de l'intégrale J = f2xelfdx est o


J = ~ (3e' + 1) ; 0

c) La valeur exacte de l' intégrale K = f2.x2e2x dt est


K =l (Se' _ 1). 0
Fig. 37
4
2° Soit! la fonction définie sur R par !(x) = e-'(2 - x).
On note '6 la courbe représentative de f dans le plan
muni du repère on honormal (0; T,J). L'unité gra-
phique est deux ce ntimètres sur l'axe des abscisses et 1T J a, 1T

un cenlimètre sur l'axe des ordonnées. La courbe Cft est 2 2


donnée sur la figure. o r

2° La plaque P, est un demi-disque de centre 0 et de


rayon ~ (figure -39).
Calculer sa masse Ml en fonction de p.

1T 1T
J +-
2 2
0 T
a,

=!
P,
Fig. 39

Fig. 36
a) Déduire du l ° a) la valeur exacte de l'aire.:A, en
cm 2 , de la partie du plan limitée par la cou rbe ,€,
l'axe des absc isses, l' axe des ordonnées et la droite
d'équation x = 2. Donner la valeur approchée arron-
die à 10- ' de:1l. g
b ) Déduire du l Os ) la valeur exacte du volume V, en
cm3, du solide engendré par la rotation autour de
"axe des abscisses de la par tie du plan définie au 2° J
a). Donner la valeur approchée arrondie à 10- 3 de V. a o r b Fig. 40

154

1_ -
3° On rappelle que, si une plaque homogène de masse Interpréter graphiquement ce résultat à l'aide de la
AI est limitée par l'axe des abscisses et la courbe courbe r.
d'équatjon )' = f(x), comme l'indique la figure 40,
alors J'ordonnée de son centre d'inertie est: 3° La concentration molaire moyenne de l'atmosphère
entre les altitudes -=0 et: 1 (:0 =;é :1) étant donnée par:
-1 Jb-1 )' dm avec dm = p f(x) dt,
M Q 2'

c'est-à-dire:
calculer la concentration molaire moyenne entre 1 000
J...
M
J' 1.
fi 2
p (f(X)l' dx. et 2 000 mèlres, en donner une valeur approchée sous
forme décimale arrondie à 10- 4 .
Calculer les ordonnées)'1 et)'1 des centres d'inertie G j
et G1 des plaques PI et P2.

4° Calculer l'ordonnée y du centre d'inertie G de la


EXEMPLES D'ALGORITHMES

-
plaque P. (On donnera la valeur exacte et une valeur
approchée arrondie il 10- 1 de cette ordonnée). D'APPROXIMATION
Pour la plaque P." \'~rifier que f(x) = - \/1- r, voir le D'UNE INTÉGRALE
paragraphe A. 4°c) du chapitre 7.

1 • G est le barycentre du syst~me des deux points G I el G 2,


affectés respectivement des coefficients Ml el M z• voir le
paragraphe A. JOc) du chapiue 7.
TP 19 Trapèzes et point milieu

Soit f la fonction définie sur I = [1, ~] par:


,
!(x) = (x - I)e',
el cg la courbe représentative de f dans un repère ortho-
normal (0; iJ) d'unité graphique 10 cm.
t 0 a) Montrer que, pour tout x de l'intervalle I, la fon c-
TP 18 Valeur moyenne en chimie tion dérivée de ! est définie par:
2 -x+l.!.
1'(.<) .t e·' .
Le nombre de moles d'air par unité de volume, appelé
concentration molaire varie en fonction de l'ahitude.
x'
En déduire le sens de variation de f.
On étudie un modèle de cette concentration molaire
b) On note MI' M2' M), Mot et Ms les points de la
dans l'atmosphère.
courbe~d'abscissesrespectives 1,1 ; 1,2; 1,3; 1,4;
Soit <: l'altitude exprimée en mètres et c(:) la concen- l ,S. Donner dans un tableau les approximations
tration molaire à l'altitude: exprimée en mol· L -1. décimales d'ordre 4 par défaut, fournies par la cal-
En supposant la température constante dans l'atmo- culatrice, des ordonnées de ces points.
sphère, on admet que la fonction c est définie sur l'in- On note PI ' P2, Pl' P4 et Ps les points de la courbe '6
tervalle [0, + <x[ par: d'abscisses respectives 1,05; 1, 15 ; 1,25 ; 1,35: 1,45.
Donner dan s un table.lU les approximations déci-
24 e- .:2 ·IO-~= .
= -.!..
· - .... ,.(-)
C .... I
4
males d'ordre 4 par excès, fournies par la calcula-
r est la courbe représentative de cette fonction dans le trice, des ordonnées de ces points.
plan muni d'un repère orthogonal. c) Tracer la courbe~.
1° a) Étudier le se ns de variat ion de la fonction c sur 2 0 Soit D la partie du plan comprise entre la courbe '6,
l'intervalle [0, +00[. l'axe des abscisses et la droite d'équation x = ~.
b) Calculer lim c(z). Que peut-on en déduire pour
=-. +œ On note Ao' AI' Al' Aj' A4 et As les points de l'axe des
la courbe r ? abscisses dont les abscisses respectives sont 1; 1,1;
1,2; 1,3 ; 1,4; l,S.
c) Construire la courbe f, pour z appartenant à l' in-
tervalle [0, 20 000). On admet que la courbe <g est située au-dessus de la
ligne polygona le AOMIM:2MjM4MS et au-dessous de
r Calculer l'altitude : à laquelle la concentration ses tangentes en chacun des points Pi' P2 , p)' P4 et Ps'
molaire c(:) est la moitié de la concentration molaire au a) En utilisant les résultats donnés dans la question
niveau de la mer. l Ob. , calculer une valeur approchée par défaut de

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 155


l'aire, en centimètres carrés, du polygone AuA'j c) Calculer la valeur exacte de l'intégrale:
1
M'jM..\MJM~MI·
b) Pour tout élément i de il. '2, 3, 4, 5}, on con .. idère K ~J: (2+x-~.r')dr
le trapèze dont les côtés sont l'axe des absci!:ises. les
l
deux droites lie direction passant respectivement d) Vérifier que 0 < K - J < 6 . 10- '.
par Ai _ l et par Ai' et la tangente à la courbe C(; au
point Pi.
En utilisant les résultats donnés dans la question
l Ob. , calcu ler une valeur approçhée par excès de la
somme des aires, en centimètres carrés, des cinq tra-
t
1
2
pèzes ainsi ubtenus.
c) Déduire des qu estions précédentes, un encadre-
T
ment de l'ai re $, exprimée en centimètres carrés, de ...
la surface D.

EXEMPLES SIMPLES D'EMPLOI l


DES DÉVELOPPEMENTS LIMITÉS
POUR L'ÉTUDE LOCALE o .r
DES FONCTIONS
Gruup.:ment B x
Groupemenl C

l
't TP 20 Avec la fonction exponentielle
So it f la fonction de la variable réelle x définie sur IR
par: f(x) ~ e2 ' ( - x + 1) + 1.
On désigne par cC la courbe représentative de f dans le
il Fig. 41

plan muni du repère orthonormal (0; i,i) (un ité gra-


phique :2 cm). La courbe CG est donnée sur le dessin ci- TP 21 Avec la fonction logarithme :
après: plusieurs méthodes pour
J Oa) Démontrer que le développement limité d'ordre 3 obtenir une valeur approchée
de la fonction f au voisinage de 0 est: d'une intégrale,
f(x) ~ 2 + x - ~ x' + x'e(x), Soit f la fonction définie sur IR rar
avec lim E(X)
1-+0
= O. f(x) ~ 2x-61n\1 +~).
b) En déduire une équation de la tangente Tà <6 au On désigne par <c la courbe représentative de f dans le
point d'abscisse O. plan Illuni d'un repère orthonormal (0; T,I) ; l'unité
c) Étudier la position de T par rapport à <6 au vois i- graphique est le centimètre.
nage de ce point.
r a) Calculer. à l'aide d'une intégrat ion par parties, la
valeur exacte de l'intégrale:
1

1 J:
~ e" (- x + 1) d<.
b) Déduire du a) la valeur exacte de l'intégrale:
1

J ~ J: !(xl d<.

156
A. Utilisation d'lUI dél'l'loppeml'l1t limité pmu érudiu D.O" 0" compare d~s \'lIlellrs approchüs.
la position rdatil'i', (lU l'oisilll/gl' d'ull poillf, d'/lI1l'
cOllr~ l't dl' sa tell/gel/te.
Soil Fla fOllclion définie sur fil: par
F(x) = -6 x In(.\' + 5) - 12 Vs
ArClan - f x
(Vs)
1°3) À l'aide du développement limité à l'ordre:2 de la + r + (6 ln 5 + 12)x.
fonction 1 t-+ ln( 1 + 1) au voisinage de f = 0, écrire le
dheloppement limité à l'ordre 4 de la fonction
1° Démontrer que F est une primitive de f sur iii.
~ • S; f = Areta" u, f' = --<L,.
x 1--+ In( 1 + ~) au voisinage de .r = O. 1 + u-
• Les étudiants ayant une calculatrice équipée d'un logiciel
b) Déduire du a) le développement limité à J'ordre 4 de calcul formel peuvent obtenir F{X) ?l pa~tir de f(x).
de la fonction f au voisinage de x = o.
r Déduire du 1° h ) une équation de la. tangente 'l'à la. 2° Calculer la valeur exacte de l'intégrale 1 = J~f(X) dt'.
courbe <e au point d'absci sse 0 et la position relative de
Donner kl valeur décimale approchée arrondie à 10- 4
CG et Tau voisinage de ce point.
de 1 ; pour ce calcul, on mettra la calcu l.ltri ce en mode
B. Utilisatioll d'ull dil'eloppeml'Ilt limité pour ('afeuln radian.
WIl' l'aleur approchée d'une irlfégrale. 3° Indiquer, entre le nombre J calculé au B.2°, et le

(" Onnole/ = J~f(.')dt. nombre S obtenu au C.3°, celui qui réali se la


« meilleure .... approximation de J.
a) Donner ulle interprétation graphique de l'in té-
grale 1.
b ) Répondre à la question suiv.mte par simple lecture EXEMPLE DE TRACÉ
graphique, sans rédiger de justification.
DE COURBE PLANE DÉFINIE
Parmi les intervalles proposés ci-dessous, indiquer
celui qui contient le nombre 1 : PAR UNE REPRÉSENTATION
,
[~, H [O,n [~.I]. [1,2]. PARAMETRIQUE
2° On admet que, sur l'intervalle (0, 1], la courbe «; est X = !(t) et y = g(t)
très proche de la courbe représentative de la fonction 8
définie par g(x) = 2l-~ x:! + is x4 .
Groupement B x
Calculer le nombre J = J~ g(x)d\'. Groupement C
Groupement 0
C. Utilisation de la méthode dl's trapè:.es pour obtellir
IUle \'a/eur {Ipprochù d'ull~ intégrale. On donne f(t) et g(t)
1° Recopier et comp léter le tableau de valeurs suivant
TP 22
dans lequel on fera figurer des va leurs décimales arron- Le plun est muni du repère orthonormal (0; T,])
dies à 1O - ~. (unité graphique 1 cm). À tout nombre réel 1 de l'inter-
valle (-l, 2], on associe le point M(t) de coordonnées
x = f(l) = 2r' - 31' el y = C(r) = 41 _ 12
On note '€ la courbe ensemble des points M(t) obte-nus
2° Dans le plan muni du repère orthonormal (0; T,;) lorsque t varie dans [ - l, 2].
l'unité graphique est 10 cm, placer les points E, F, G,
1° Étudier les variations des fonctions f el g sur
H, A de la courbe représentative de f d'absc isses res-
[-1,2].
pectives 0,2 ; OA ; 0,6 ; 0,8 ; 1. Tracer l'arc DA de la
Reproduire et compléter le tableau suivan t :
représentation graphique de f. On obtient ainsi un
agrandissement d'une partie de la figure donnée au 1 -1 0 1 2
début de l'énoncé. !'fI}
3° Soient E', F, 0', H', A' les projections orthogonales g'(I)
respecLÎ\'es sur l'axe des abscisses des point s E, F, G, f(l)
H. A. Placer ces points sur la figure du r. Culculer, en g(1)
unités d'aire, à l'aide des nombres obtenu s dans le
tableau de valeurs du 1° une valeur approchée S. arron- 2° Préciser les tangentes aux points, M(-l ), M (O),
die à 10- 3 , de la somme des aires du triangle OEE' et M(I), M(2), (oblenus pour 1 = -l, 1 = 0,1 = 1,1 = 2).
des lrapèzes E'EFP, PFGG, G'GHH', H'HAA'. Con struire ces tannentes et la courbe ce.

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 157


TP23 Une courbe de Bézier 1° Montrer que les coordon':lées (xl' y\) du point N(t) 1
sont: xI ='2J - 1 + 1-') et )\ = 2'
1-

Le plan est muni d'un repère orthonormal (0; l.I) 1


d'unité graphique JO centimètres. r Pour tout nombre 1 de J'intervalle LO, 1], soit lU) le
A. Éwde d~ jonctions et tracé d'ul/e courbe paramétré~ milieu du segment lM(t)N (t)], où le point M(t) de coor-

À tout nombre r6el t de l'intervalle (O. Il. on associe le données (x, y) est défini dans la partie A. et où le point 1
point M(!) de coordonnées N(I) de coordonnées (Xl' y)) est défini dans la partie B.
1 (l On observe que les points M(I) et N(t) ont la même 1
x = 1(1) = _t' + t + ï et)' = g(t) = 2-
ordonnée.
On nOie (C) la courbe ensemble des points M(t) obte- x+ x
a) Montrer que l'absci sse --2-1 du point let) est
nus lorsque 1 varie dans rO, 1].
constante.
1
1 Étudier les variations des fonctions f el g sur [0, 1]
0
b) En déduire que N(t) est le sy métrique de M(t) par
et regrouper les résultats dans un même tableau. rapport à une droite (D) dont on donnera une équa- 1
tion.
2° Préciser les tangentes à la courbe (e) aux points
M(O), M(~) et M(I) obtenus pourt = 0, t = ~ et t = 1.
3° On note (CI) la courbe ensemble des points N(t)
obtenus lorsque 1 varie dans [0, 1]. En utili sant la symé-
1
Construire ces tangentes et la courbe (e). trie mise en évidence à la question 2° b) , tracer la
courbe (C)} dans le même repère que la courbe (C). J
B. DbermillGrioll glométrique et tracé d'Urie ucmule
Les courbes (C) et (CI) sont deux cas particuliers d'un
cOllr~ paramllrü
On donne les points A(-I, 0) et BO, 1) par leurs coor-
méme lllod~le de base intervenant dans les logiciels de
conception assist~e par ordinateur (CAO) utili sés notam-
J
données. Pour tout nombre t de j'intervalle [0, 1], soit ment en m ~anique, en aüonaUlique et dans l'indusu-ie
N(t) le point défini par: automobile.
ON(t) = (1 ; t)' OA + ~ OB_ Pierre Bézier, ingénieur chez Renault, est un des premiers
à avoir imaginé ces modtle~. au début des années soixante.

l
1

1
1
158
1•
EXERCICES CORRIGÉS

DES OBJECTIFS
Numéros des
exercices
0· Fonction positive ou négative
Calculer la valeur e"acte des intégrales sui vantes:
Calculer une intégrale à J'aide d'une
1 primiti\'e.
1 et (1
a) 1 = I;
, _1
? ~ I dl ;
Calculer une intégrale
rationnelle
a\-e~ une fraction
7 à 1<) ,
Tran ... former l' éai tuœ d'une fllnl.:!ion
Il el 11
b)J = I4~.
021 - 1
rationnelle puur "a!l'uler une inté,grale.
Cakuler une intégrale a ..-eç
circulajre.!..
ùe~ font:tillO<;
13 el 14 0· Autour de la fonction logarithme

Intégrer par partie!.. 15 à 20 Calculer la valeur exacte des intégrales suivantes:


Intégrer par ('hangemenl de variable. 21 à 23 a)/ = 1'(2t+ 1 +2t~3)dx;
Calculer une aire. 24 à 32 o
Calculer un volu me .
Calculer une valeur moyenne.
33
34
b)J= f"1.. ~dx;
x2 + 1
,)
Encadrer une inlégr-olle au moyen d'un
35 à 37
encadrement ùe la fonction à inttgrer.
c) K = [!(In
, 1
1)' dl.
Cukukr une vuleur approchée (j'une
38 ct 39
intégmle.
Déterminer un déo.'eluppement limilé pou r
0· Avec la fonction exponentielle
J'tlude locale d'une fon\:lion. 40 à42 Calculer la valeur exacte des intégrales sui vantes:
Tracer une t:ourbe dtfinie par une représen-
làlion paramétrique.
43 a) 1 = ro
e21 dt;
J _L+ l
b)J = J 3e 2 dl;
Les premiers exercices s'adressent essentiellement o
aux étudiants pour quj le calcul intégral constitue ' e'
une nou\"e3uté.
c)K =
J1 -eX--d1t .
Calculs d'intégrales à l'aide d ' une primitive
(Pour tous les groupements)
0· Avec les fonctions circulaires
Calculer la valeur exacte des intégrales suivantes:
[2J. Fonctions polynômes ou puissances
Calculer la valeur exacte des intégrales suivantes:
a) 1 = I:
4
(s in 31 + 2 cos 21) dl;

a) 1 = J: (21' - 1 + 4) dl;
b) J = f :Sin4xcos2 4Xdx;

b)J= J>- I )(X~ -x+3)dt;


, c) K = I:, tan 1 dl.

c) K = f'
0
(2)' + 1)' d)'.
Calculs d'intégrales avec une fonction rationnelle
0· Fonctions rationnelles particulières (Pour tous les groupements)
0· La décomposition est donnée
r
Calcu ler la valeur exacte des intégrales suivantes:
1° Vérifier que, pour tout x de l' intervalle [3, 4],
.)/= 1 ,dl ; 4 _!.+ 1 + 1
,(21+ 1)
2(x + 2)
b)J -
- f'-, - - - -3 - dt
[14
(4 - x)' (4 - x)' . 1 r
x(x' - 4) x
Calculer la valeur exacte de l'intégrale :
2(x - 2f

• Au b), utiliser une primitive de 1 = u',f'.


I=J4 4dx
, x(x' - 4i

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 159


0·· La forme de la décomposition est donnée b)J ~ f' _3t'
,2 -_14+ 18 dt.
Soil la fonction numérique d ' une variable réelle x défi- o
• Voir le TP 9.
nie sur ]1 , +oo[ par :

f(x) ~ - 3x' + 16x + ~2 ~ •••• Pôles simples dans C


(2< + 5)(x - 1)- Calculer la v:.lIeur exacte des intégrales su ivantes:
1° Déter miner les nombres réels li et h tels que pour a)K = f! 2f3 ~x2+5xdf;
tout xde] l. +"'[: o x- + 1
f(x) ~ _a_
2< + 5
+ __,,_.
(x - 1)' b) H = fi
o (t
2t
2
+ 4~ - 1 dt.
- 2)(1- + 1)
2° En déduire une primitive de f sur] 1, + 00[.
3° a) Calculer la valeur exac te de l'intégrale: Calculs d'intégrales avec des fonctions circulaires
1 ~ f: f (x) d,.
~ •••• Linéarisation
b) Donner une vaJeur approchée nITondie à 10- 3 de 1.
Soit f la fonction définie sur IR par:
[!] .• La forme de la décomposition est donnée f(t) = cos t cos 2t cos 3t.
1° Linéari ser f(t)?t l'aide des formules d'Euler.
Calculer la v.lIeur exacte de l'intégrale:

1- f' dl
2° Calculer la valeur exacte, pui s une valeur approchée
arrondie à 10- 3 , de l'intégrale :
3 (1 + I)(t
On pourra déterminer les nombres réels A et B tel s que,
pour tout réel de ]2, +oc[,
2)"

1 ~ f: f(t) dt.

"
-;-;--,--,+1;-:---;;-; ~ ~ + --.L ~ •••• La méthode est donnée
( 1 + I)(t 2) 1+ 1 1 - 2'
1° Soit f la fo nctÎo n de la variable réelle x définie sur IR
~ •• La forme de la décomposition est donnée par f(x) ~ ~ (2, si n 2, + cos 2x).
On considère la fonction f définie pour to ut réel diffé- j' désigne la dérivée de f. Montrer que:
rent de - 1 el + 1 par: j'lx) ~ x cos 2x.
!(x)=4-x+2t 2 -X
3
r On considère les intégrales suivantes:
1 - x4
) 0 Déterminer troi s réels a, b el c po ur que J(x) s'éc rive J = f~ X cos 2 X dt et J = f~x si n2 x dx.
sous la forme: o 0
a) Calculer 1 - Jet 1 + J.
f(x) ~ _,_,_ + _b_ + _c_
l +x2 I -x l +x b) En dédu ire 1 et J.
pour lo ul x différent de - 1 et + 1.

2" Calcu ler A ~ f,,


1

f(x) d ,.
Intégration par parties
(Uniquement pour le groupement B)
~ •• Fonctions polynôme et logarithme
On e n donnera la valeur exacte pui s une valeur appro-
Calculer, en utili sant une intégration par parties, J'inté-
chée au centième.

Transformation de l'écriture d'une fonction


rationnelle pour calculer une intégrale
grale:
r
1
(x - e) ln x dt.

(U niquement pour le groupement B) ~ •• Fonctions puissance et logarithme


[22J ••• Pô les simples dans R Calculer, à l'aide d ' une intégratio n par parties, l'inté-
1
Cakuler la valeur exacte des intégrales sui vantes:
a) J = fi-
o
1
6x + X
2x + l
+ 5 dt '
'
grale:
1 = x 1 ln x dx. r 1
Donner une valeur approchée de 1 arro ndi e à 10- 2 .
1

1
160
1
~ *.. Fonctions logarithme et rationnelle Intégration par changement de variable
(Uniquement pour le groupement B)
Soit f la fo nction défi nie sur l'intervalle] - 2, 2[ par:
f(x) ~ ln 2 +x ~ •• Fonction rationnelle
2-x
À l' aide du changement de variable t = x + ! . calculer
On se propose de calculer: 1 = J~ J(x) dt. la vale ur exacte de l'intégrale: 2
1° Résoudre l' inéq uation: f(x) ~ O.
Que peut-on en dédu ire pour le signe de 1 ? / ~ J' 2.+ <lxx + x . 2
r Calculer f'(x), où f' désigne la dérivée de la fonc tion o 4
f. Pui s, montrer, à l' aide d'une intégration par parties, Donner une valeur approchée arrondie à 10- 3 de J.
que:

Jo' f(x) <lx ~ ln 3 - l' ~


0 4 - x2
dT. ~ ... Fonction rationnelle

Achever le calcul de 1. On considère l' intégrale J = JI x2 +X + 1


dx.
o
~ *** Fonctions rationnelle et logarithme JO Calculer l' intégra le l à l'aide du change.ment de

Soit les fonctions f et g définies sur l'intervalle [0, 1] vari able 1 ~ 1... (2x + 1).
~3
par: 2 0 Donner la va leur décimale approchée de 1 arrondie à
~ ~ 10- 3
f(x) ~ et g(x) ~ ln (4 - r)
- '- .
4 - x2
0
1 Montrer que, pour tout x de }' in tervalle [0, 1]:
~ ••• Changement de variable
f(x) ~ - 1 + _ 1_ + _ 1_.
2-x 2+x et intégration par parties

2° Calculer la valeu r e:<3cte de 1 = l~ J(x) dx.


On donne la fon ction
f(x)
f définie sur IR par :
~ e- x In t i + 0')
3° En utili sant une intégration par parti es, montrer que:
1 a) Calculer les nombres réel s A et B tels que pour
0

J ~ f~ g(x) <lx ~ ln 3 + 2/. tout réel t strictement positif:

En déduire la valeur exacte de 1. __I_ ~~+~.


1(1+1) 1 1+1

[!!] ** Fonction polynôme et exponentielle b) Calcul er l'intégrale / ~ J'_(


+
1 ft
dt )'
1
Calculer à l'aide d'une intégration par parties l'inté-
grale : 2° Soit l'intégrale J = J~ f(x) m.
J= J3
(2 + x)e- X dt.
a) En utili sant le changement de variable défini par:
o
On donnera la valeur exacte pui s une vale ur approchée ' ln ( l +t)
arrondie au centième.
t = eX, mon trer q ue J =
J 1
.,
t-
dt.

b) Calculer alors J en utili sant une intégration par


~ ••• Fonctions puissance et racine carrée parties et le résultat de la question l a b).
10 Calculer la déri vée de la fonction f défin ie sur:
3
]-!, -oo[ par f(x) ~ (2x + Il'.
Calculs d'aires
r Calculer f~ ,là + 1 ru. (Pour tous les groupements de BTS)
3 0 Calculer, au moyen d'une intégration par parties,
l'intégrale:
~ .. Fonction rationnelle
I X + 3
~<lx Soit f la fon ction numérique définie sur l'intervalle
J
o ,12.x; + 1 ]- 1, +oo[ par:
f(x) ~ x +2
(on po urra écrire ,,x2.x;++3 1 sous la forme
.
x 2 + 4x + 3
(x+ 3)x ~). 10 a) Déterminer lim f(x) et lim f(x) .
.l-+-I l' -++ œ
,2x +1

Chap. 3 : Calcul diffé rentiel et intégra l 16 1

1
b) Démontrer que, pourtoutxde ]-1, +00[, c) Résoudre dans ]0, + oo[ l'inéquation:
1 + 2 ln x ~ O. En déduire le signe de f'(x) pui s le
f'(x) = - i' - 4x - 5 . Étudier le signe de f'(xl
(x' + 4x + 3)' tableau de variat ion de f sur ]0, + oc{.
lorsque x varie dans ]-1, + 00[. 2 0 a) Déterminer les coordonnées des points d'inter-
c) Établir le tableau de variation de f. sectjon At et A 2 de cg avec J'axe des abscisses.
d) Construire hl courbe représentative <c de f dans le b) Calculer les valeurs exactes de f(l) et f(e').
plan muni du repère orthonormal (0; T,J), (unité
graphique: 3 cm). c) Déterminer l'équation de la droite Il. tangente à <c
au point B d'abscisse e 2 .
r Soit Cl un nombre réel stril:tement positif.
a) Calculer l'aire s'l(Cl) en cm2 de la partie du plan d) Reproduire s ur la copie le tableau suivant puis le
délimitée par l'axe des abscisses, l'axe des ordon- compléter.
nées, la courbe <e et la droite d'équation x = Cl. On portera dans chaque case une valeur approchée de
b) Déterminer la valeur de Cl pour laquelle on a f(x) arrondie à 10- 2
$(a) = 181n 2.

~ •• Fonction exponentielle
e) Placer le point B et les poin ts At et A 2 ·
Soit f la fonction définie sur [0, +oo[ par:
Tracer la droite Il. puis la courbe ctl.
!(Il =- ! -1· + !
e 3 0 Soit F la fonction définie sur ]0, + Ol[ par:
On note <€ la courbe représentative de f dans un repère F(x) = x [1 + ln x - (In x)'].
orthogonal (0 ;7',J) d'unités g raph iques 1 cm en abs- On admet que F est une primitive de f.
cisse et 4 cm en ordonnée.
1 ° Calculer la limite de f en
déduire pour la courbe <e ?
+ 00. Que peut-on en Soit .Ill = r1
f(x) dx.

Calculer la valeur exacte de s4. et une valeur approchée


2° Étudier le sens de variation de f. de s4. arrondie à 10- 2 .
3° Calculer le coeffic ient directeur de la tangente 'l'à la Donner une interprétation graphique de ce résultat.
courbe'C au point d'abscisse O.
4° Construire 'Tet CC dans le repère (0 ;7'.1).
~ ••• La forme d'une primitive est donnée
5° Calculer l'aire 31., exprimée en cm2 , du domaine plan
limité, sur la figure, par l'axe des abscisses, la courbe On veut réaliser une plaque métallique ABC telle que
ce et les droites d'équations 1 = 0 etl = 2. la longueur BC soit les deux tiers de la longueur AC et
On donnera la valeur exacte de 31, puis sa valeur appro- ayant approximativement la forme indiquée sur le gra-
chée arrondie au centième. phique suivant.

~ ••• Une primitive est donnée


y
1I-'il
i--'
.L U j f--.l
On considère la fonction f définie sur ]0, + oo[ par:
!(x) = (1 -lnx) (2 + In x). i-
-/ 1-,...-
On note '€ la courbe représentative de f dans un repère
orthonorma l (0;7'.!) (u nité graphique: 2 cm).
1/
1 0a) Montrer que lim f(x) = - 00 1/
X ..... +00

et que lim f(x) = - "'. J 1/


.~o V
Montrer que admet une asymptote dont on don-
nera une équalion.
A . 1-
C
Fig. 43
b) Soit f' la dérivée de f.
Montrer que, pour tout x appartenant à ]0, + co[, on a Le repère (A; T.J) est orthonormal.
On désire déterminer une fonction f définie sur J'inter-
f'(.,) = - ~ ( 1 + 2 ln x).
valle [D, 3]. dont la courbe représentative C€ dan s le

162
repère (A; iJ) passe par les points A et B et est tan- On désignera par '€ sa courbe représentative dans Je
gente en A à l'axe des abscisses. Après quelques essais, plan muni du repère orthonormal (0 ;i,]\
on décide de chercher une fonction de la forme 1° Déterminer la limite de f en +00 et celle de f en
f(x) = (ax + b) e"' + C, où a, b. c sont des nombres -00.

réels. En déduire l'exi stence d'une asymptote à la courbe~.


1° Montrer que la fonction définie sur l'intervalle [0, 3] r Étudier les v~lriations de f.
par :
f(x) = _2_ [(x - 1) eX + 1] 3° Tracer la courbe ce dans le plan.
2e 3 + 1 4° On désigne par st l'aire en cm2 de la partie du plan
vérifie le~ trois conditions indiquées ci-dessus. limitée par la courbe «5, l'axe des abscisses et les
2° Étudier les variations de f sur l'intervalle [0, 3]. droites d'équation: x = - 1 et x = O.
Déterminer, à 10 -~ près, les images par f des nombres Calculer la valeur exacte de st puis en donner une
suivants: 0,5; J ; 1,5; 2; 2,5. Placer les points corres- valeur approchée par excès au mm 2 près.
pondants sur le graphique initial.
NB: On pourra uti/ü~r d~u:c illtlgratiolls par parti~s SIlCC~S­
3° On désire évaluer l'a ire d'une plaque déterminée à SÙ·~S.

partir de la courbe~.

a) Déterminer les nombres réels m et n pour que la


fonction définie par G(x) = (ml" + n) e sur l'inter- ~ .... Aire entre courbe et asymptote
valle [0, 3], soit une primitive de la fonction g défi-
nie par g(x) = xe l sur cet intervalle. A.f est la fonction définie:mr R par:
b) En déduire une primitive de f sur [0, 3]. f(x) = eX - x - 1.
c) Les longueurs étant exprimées en cm, on réalise
1° Calculer j'ex) et étudier son signe sur (ij.
une plaque pour laquelle AC = 30 et BC = 20.
Donner une valeur approchée arrondie au cm 2 de Calculer 1(0) et dresser le tableau de variation de 1 (on
l'aire de cette plaque. ne demande pas les limites en - 00 et +(0).
r Déduire de l'examen du tableau de variation le signe
de f(x) sur R
Les exercices 28 à 32 ne concernent
que le groupement B B. g est la fonction définie sur IR: par:

~ ••• Une intégration par parties g(x) = (x + 2) e- + x + 2. X

1 0 a) Déterminer lim g(x) et hm g(x).


Soit f la fonction définie sur [0,2] par: .l--+ -00 .l--+ +00

f(x) = 2xe'-x. b) Calculer g'(x).


c) Vérifier que, queJ que soit le réel x, on a :
1° Établir Je tableau de variation de 1 et dessiner avec
soin sa courbe représentative C dans le plan muni d'un g'(x) = e- X f(x).
repère orthonormal (0 J.l) (l'unité de longueur est
En déduire le signe de g'(x).
5 cm).
Dresser le tableau de variation de g.
r Calculer, en utilisant une intégration par parties,
r Soit (O;i.l) un repère orlhonormal. L' unité est le
1= f~ f(x) dx. centimètre.
3° a) Montrer que, pour tout x de l'intervalle [0,1], ce
La courhe représentative de g est donnée. La repro-
duire sur un graphique et construire la droite 9> d'équa-
J(x) "" 2,.
tion y = x + 2.
b) Calculer, en cm2 , l'aire :A. de l'ensemble des 3° Soit li la fonction définie par h(x) = g(x) - (x + 2).
points M du plan dont les coordonnées (x, y) véri- a) Déterminer le signe de h(x) sur R.
fient 0 ~ x ~ 1 et 2\" ~ Y ~ f(x).
b) Que peut-on en déduire sur la position de «5 par
rapport à \li '!
c) Calculer la limite de h(x) quand .\" tend vers + 00.
~ ••• Deux intégrations par parties 4° a) À l'aide d'une intégmtion par parties, calculer:
Soit la fonction f définie sur R par : 1= f' -2
(x + 2) e- X d,.
f(x) = ~ (x + 1)' e- 2x . On posera u(x) =x + 2 et v'(x) = e-.l.

Chap. 3 : Calcul différentiel et intégral 163


Donner la valeur exac te de 1 et une valeur approchée Établir graphiquement le tableau de variation de f. (On
arrond ie i\ 10-:2. ne demande d'indiquer ni les limites, ni le signe de
b) Sur le graphique , çonstruire la droite d'équat io n : f' (x).
x = 4. Dafls la SlJit~ du problèm~, 011 adm~t que la fOIlCtiOIl f
reprbefltù par la courbe C ~st difinie SLir l'jnrerm/Je
Hachurer la rég ion du plan dont l'aire, ex.primée en ]0, +oo[ par:
cm 2 , est égale à 1. f(x) ~ x + (1 - 2x) ln x.
y
7
B. Soit la droite 6. d'équalÎon y = x.
PRésoudre, s ur l'inte r va ll e ]0, +00[, l'équation
6 (1 - 2\") Inx = O. En dédu ire les coordonnées des poin ts
5 d'intersection de la courbe C et de la droite t1.
20 Étudier la posit ion de la courbe C par rapport à la
droite t1.
3
3 0 Construire Il, après avoir reproduit la figure.
2
C. 10 Calcu ler, à J'aide d'une intégration par parties, la
valeur exacte de l'intégrale:

-1 0 2 3 4 5 6 x 1= I~ (l - 2\") ln x d\"o
- 1 2

-2
r On appelle :il. l'aire, exprimée en unités d 'aires, de la
partie du plan limitée par la c.ourbe C, la droite D., et les
-3 droites d'équations x = ~ et x = l. Donner la valeur
-4 exacte de 31, puis une va leur approchée de ~ arrondie
-5 a 10- '.
Fig. 44

~ ... Changement de variable et intégration


par parties
~ ... Fonction logarithme, calcul d'une aire à
l'a ide d'une intégration par parties
On donne dans un repère orthonormal (0 ;i,J) d'unité
Dans tou t le problème, ln désigne la fonction loga- graph ique 4 cm la courbe C représentative de la fonc-
rithme népérien el le plan est rapporté à un même tion f défi nie sur IR par :
repère orthonormal. f(x) ~ e-' In( 1 + 0')
On se propose de calcul er l' aire S de la partie coloriée
A, On a tracé ci-dessous la courbe représentative C
du plan sur la figure, ensemble des points M (x. y) tel s
d'une fonction f définie sur l'intervalle ]0, +cx:[.
que:
O"'X""
( a '" y '" f(x)
voir la figure ci-dessous:

In2

o
o x
Fig. 46
0
1 a) Calcu ler les nombres réels A et B tels que, pour
tout réel t strictement positif,
_ ,_ ~ ~ + .-JL.
Fig. 45 1(t+I) 11+1

164
b) Calculer la valeur exacte de "intégral e limité par j'arc de cercle ABet les seg ments [OA] et
/-l' dt
1 t(l+ 1)
[OB].
E'< primer, en cm), le volume" de ce solide.
2 ° Soit J'i ntégrale J = f~ J (x) dl'. (On donnera la v'lleur exacte de "V) .
a) En utilisant le changement de variable défini par :

t = eX, montre r que J = l'1


ln (1
t-
. .+ t) dl. B

b ) Cakule r alors J en utili sant une intégratio n par


parties et le résultai de la question 1° b).
3° En déduire la valeur exacte, en cm1 , de S pui s la
v<lleur arrondie au 01111=,
A' L _ __ _-!-_ --.JIM.....,a A
o H Fig. 47
Calcul de volume
(Pour tous les groupements) Calcul d'une valeur moyenne
(Uniquement le groupement B)
~ ••• \tJ/ume d'un solide
~ ••• Avec intégration par parties
Pour effectuer les calculs de volume demandés dans cel
exerc ice, on pourra utili ser la formule générale: Soit la foncti on f défini e sur l' inter valle [ 1, e] par :
1 'If = f:S(:) d: f : x ......... x 2 ln x.

o u éventue ll ement les formules donn ant les volumes de Le plan Cjp est muni d' un repère orthogonal (O ;iJ)
(unités graphiq ues: 2 c m s ur l'axe des abscisses, 1 c m
solides usuels (cône, boul e, cylindre, ... ).
sur l'axe des ordo nnées).
Voir le rappe l accompagnant le TP 16 et les formu les du
1 paragraphe B.3 du chapilre 7.
Dans le plan rappoClé à un repè re orth o norm al
LI courbe représentati ve de f dans <!J est notée 'G.
10 a) Calcul er f'(:c), o ù f' désigne la fonction déri vée de
f. Étudi er son signe.
(0 ; T.J), d ' unité gmphique 1 cm, o n ~on sidère le cercle
b ) En déduire le sens de variatio n de J.
C de centre 0, de rayon 6. C coupe l'axe des absc i s~s
en A, d 'absc isse pos iti ve. et e n At. La droite 6. d' équa-
c) Tracer la courbe ce.
lio n x = 3 coupe l'axe des absc isses e n H. Marquer le po int A de CC d 'abscisse l , pui s le point
B de coordonn ées (e , 0).
On dés igne par B le po int d 'ordonnée positi ve, inter-
r À l' aide d ' une intégratio n par parti es, ca lculer :
section de 6 et de C.
On peut se reporler :tu paragraphe A. 4c) du chapit re 7. '/ = I,' f(·t) dt.
1° a) Éc rire une équati on du ce rcl e C.
En déduire la valeur moye nne jJ. de J sur l'intervalle
b) Ca lcule r HB . (On de mande la va leur exac te). [ l , e].
c) Détermjner une éq uatio n de la droite (OB ). En donner une valeur approc hée à 0,0 1 pr~s .
2° On désigne par " 1 le volume, exprimé e n c m), du
cône engendré par la rotation du tri ang le O BH autour
de l' axe des absc isses. Calculer " t; on en donnera la Encadrement d'une intégrale au moyen d'un
valeur exacte et une valeur déc im ale approchée à encadrement de la fonction à intégrer
1 mm) près.
l'exercice 35 concerne tous les groupements
3° 0n désig ne par "1 le volume, ex primé en cm), du
soljde engendré par la rotation du .. tri angle » mi xtili gne ~ •• Encadrement, puis va leur approchée
HBA (colo ri