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Dans son livre Cosmos, Michel Onfray s'interroge sur la vie,le vitalisme cher à Nietzsche et les

courants affluents qui auraient une prétention particulière à déborder dans leur essence de l'examen
purement matérialiste sur la question. C'est le cas de l'homéopathie en médecine, de Jacques
Benvéniste, ancien chercheur au CNRS, qui avait le tort de démontrer trop tôt, l'information extraite
de la mémoire de l'eau ( thèse scientifique à l'appui) et de se voir taxé de pseudo-scientifique ou
scientifique entre guillemets par le polémiste Onfray ! La biodynamie en viticulture n'y échappe
pas. " Il y a des fumiers spirituels...Je ne songe à personne en particulier..." clame-t-il
cyniquement !
Amateur de vins et matérialiste hédoniste, c'est tout naturellement, qu' Onfray va régler ses comptes
à sa manière, empreinte d'erreurs caricaturales et de paralogismes, avec Rudolf Steiner ,
l'anthroposophie et la biodynamie qui en découle. Le terme paralogisme désigne un raisonnement
faux, erroné, mais énoncé de bonne foi, de manière involontaire, sans la volonté d'induire en erreur.
Il se distingue du sophisme qui sous-entend la mauvaise foi de celui qui utilise cet artifice pour
tromper ou manipuler.
Or, s'il y a bien un courant de pensée qui entend identifier la force vitale et d'en décrire à la fois les
processus spirituels et organiques à l'oeuvre tout en relativisant l'approche mécaniste, prenant appui
sur la phénoménologie goethéenne, c'est bien l'anthroposophie de Rudolf Steiner.
Car, c'est bien sur cette prétention, qu' Onfray dégaine l'épée lorsqu'il déclare que même dans l'étude
du vitalisme, il faut se méfier des faux-amis !
Son angle d'attaque sera la biodynamie ! Confondant volontairement, procédés techniques naturels
d'un amateurisme confondant, avec la technicité qualifiée par de bons vignerons,mais élargissant
leurs praxis grâce aux concepts anthroposophiques.
Pour rappel,vin naturel non-soufré (et non-maitrisé techniquement) et pratique biodynamique, c'est
pas pareil , Michel !

L'Université populaire de Caen dont il est le fondateur, et qui lui sert opportunément de tribune pour
exprimer sa doxa, va lui permettre de traiter à nouveau le sujet auprès de son auditoire. La
conférence a été enregistrée et diffusée sur France culture le 14 août 2016 avec pour titre non sans
arrières-pensées négatives connotées : Théorie du fumier spirituel. Critique de la raison
biodynamique.
Le lien était le suivant puisque FRANCE CULTURE financé par nos impôts a décidé de supprimer
à l'écoute, l'ensemble des émissions d'Onfray ( Brève encyclopédie du monde ):
http://www.franceculture.fr/emissions/breve-encyclopedie-du-monde/theorie-du-fumierspirituel-critique-de-la-raison-biodynamique#
Les liens encore disponible sont : https://www.youtube.com/watch?v=gDM2d-PFOSQ
https://www.youtube.com/watch?v=myBmf722F4o
Cet article me permettra aussi d'achever la question de la scientificité de l'anthroposophie et de sa
singularité contestée mais éprouvée plutôt favorablement après bientôt un siècle d'existence.
Ce blog traitant d'anthroposophie, il était légitime d'apporter une analyse à la critique de ce prétendu
fumier spirituel qu'est indirectement la biodynamie et plus directement l'anthroposophie dans la
pensée d' Onfray de la part d'un chercheur non-encarté à la société anthroposophique. Je
m'appuierai très largement sur les caractéristiques fournies par Steiner, et un ancien praticien
François Bouchet dont le livre m'a été offert par sa fille, Véronique Cochran en Gironde !
Bien que son jugement est pourtant censé s'appuyer sur l'expérience gustative des vins en question,
Onfray a des représentations non-exemptes de préjugés, et il le reconnaît implicitement lui-même.
La biodynamie ne serait qu'une religion avec ses croyants, et l'anthroposophie,une pseudo-science
basée sur un vocabulaire ésotérique ! Esotérique dès lors que le rationalisme ne permet pas d'emblée
et sans efforts de recherches, passer au rasoir d'Occam, des théories anthroposophiques qui
demandent de consacrer du temps à leurs compréhensions selon l'angle de vue adopté par les
multiples conférences sténographiées,comme c'est souvent le cas chez Steiner ! Quant à la
qualification de pseudo-sciences selon les critères matérialistes de la science moderne, je renvoie à
mon tout premier article ainsi qu'à Wikipédia,selon lequel l'anthroposophie ne respecteraient pas les
critères de la méthode scientifique, tels les principes intangibles de réfutabilité, de non-contradiction
et de reproductibilité.
Par ses propos et ses ouvrages antérieurs , Michel Onfray démontre que ses représentations sont
héritières des courants de pensée issus du classicisme gréco-romain hétérodoxe et décadent dont
toutes voies ésotériques étaient exclues de fait. Ceux que Socrate désignaient du nom de sophistes et
de matérialistes ! D'ailleurs, il regrette que la civilisation occidentale plutôt que d'être bâtie sur les
conceptions platoniciennes (et aristotéliciennes), ne se soit pas construite sur celle de Démocrite, le
père de l'atomisme ! Influence aussi par les philosophes des Lumières et déconstructivistes postmodernes qui placèrent la raison bornée au monde des sens au-dessus de toute autre forme de
connaissance, prétendant évacuer le divin aux superstitions moyenâgeuses !
Se croisent et se nourrissent mutuellement donc chez lui:
>hédonisme et matérialisme
>nominalisme et positivisme
>Et finalement athéisme et nihilisme.

Paradoxalement, dans ce monde sensible, où il ne voit que le néant comme seule issue
métaphysique, il nous parle d'une sagesse paysanne ( et hédoniste ) sans morale (judéo-chrétienne),
véritable oxymore qui détache la tête du coeur à l'instar de Luc ferry ou Comte-Sponville et plus
généralement lié à la pensée morte de la civilisation actuelle.
Autre confusion stylistique relevée est l'utilisation ( peut-être pour s'éviter des procès !) constante
du pronom impersonnel "ON" comme attaque ad non-hominem et argutie d'autorité afin d'étayer
son discours. " On m'a présenté ce vin ", " On m'a répondu que " etc, etc ! Car jamais, il ne
nommera directement ceux qu'il prétend dénoncer ! Pas très sérieux tout ça pour quelqu'un qui place
la démarche scientifique sur un piédestal !
Steiner faisait régulièrement référence à l'éthérique comme à l'astral auprès d'un auditoire habituel,
qui en maitrisaient les concepts, plus qu' Onfray qui tronque la quadruple constitution occulte de l'
homme, en négligeant, mais est-ce bien un hasard ,ce qui en fait sa singularité : le Moi, le Je.
Plus loin, il ironise aussi sur la numérologie steinerienne taxée de fantaisiste.
Il faut préciser que Cosmos dans la bouche d' Onfray n'a pas la même signification autre que
naturaliste, confrontée à celle des mythologues grecs. Etymologiquement, le cosmos est la demeure
visible des dieux où règne l'ordre, l'harmonie et un équilibre fragile mais qui fait sens, et qui a un
sens. Tout le contraire de chaos , synonyme de désordre par la volonté des Titans de faire obstacle
aux Dieux bons. Personne n'a vu d'horloge sans horloger, même si l'horloger se fait discret ! Et on
peut supposer que derrière tout ordre suppose une intention et par conséquent de la conscience !
Pour bien caractériser l'héritage philosophique idéaliste et critique allemand de Steiner, Onfray
insiste de façon gratuite , sans preuves sérieuses, d'une filiation entre le romantisme allemand , la
philosophie de la nature et les thèses crasses du national-socialisme ! Schiller - Novalis - Fichte Hegel - Steiner - Himmler, même combat ! La nausée me reprend !
" Le vin fabriqué bio-dynamiquement serait donc un vin idéologique, où le concept devrait
prendre le pas sur l'émotion et la dégustation, où la croyance magique devrait prendre le pas sur
la raison ! " dit-il.

Arrêtons-nous un instant sur ces contresens et réintroduisons à nouveau le livre de François
Bouchet, qui a écrit il y a quelques années : Cinquante ans de pratique et d'enseignement de
l'agriculture biodynamique - comment l'appliquer dans la vigne ? ( deux versants éditeur ) et dont
sa fille reprendra en 1988 l'exploitation plus connue du Château FALFAS. Elle appréciera que son

vin soit comme l'ensemble des vins biodynamiques taxé de de vin de messe qui ne procure aucun
plaisir, pâteux , râpeux, non-collé et non-filtré selon le verdict du maître Onfray , malgré le fait
vérifiable qu'il a été plusieurs fois primés ! Ayant entre autre, reçu une note de 4/5 par Bernard
Burtschy pour le millésime 2008 et mentionné dans :
• Gault & Millau
• Meilleurs vins de France (RVF)
• Hachette
http://avis-vin.lefigaro.fr/vins-champagne/bordeaux/rive-droite/cotes-de-bourg/d15785-chateaufalfas/v15786-chateau-falfas/vin-rouge/2008#ixzz4HsBHzhlB
http://www.telerama.fr/monde/biodynamie-viticole-quel-bon-vin-vous-amene,116670.php
Que dire alors des vins réputés de NICOLAS JOLY ( la coulée de Serrant ) ? En Gironde, pour bien
les connaître,ceux de PAUL BARRE à Fronsac , de ceux du château PALMER à Margaux ou de
Jacques AROLDI ( château des Rochers ) à Belvès de Castillon en Gironde, de ceux de PONTETCANET à Pauillac, Grand Cru classé ! Tous référencés et soumis à la critique des particuliers
comme de la profession ! Leurs exploitations sont pérennes, preuves que les gens ont encore du
goût sans être des disciples sectaires de Steiner ! Les oenologues y compris, seraient-ils eux aussi
contaminés par la pensée magique pour renier leur ressenti et les analyses gustatives ?
Pour Onfray, il ne semble faire aucun doute !
On se demande au vue de la caricature outrancière qui en est donnée comment ces vins peuvent
recevoir l'agrément AOC et se vendre ?
Dans la préface de l'ouvrage mentionné , l'anthroposophie - et donc la biodynamie - qui n'est rien
d'autre que son prolongement viticole, étudie le lien qui unit l'homme,les plantes, la terre, les
planètes et le cosmos tout entier. Intuitive, analogique, proche de la magie, de l'alchimie et de
l'observation des astres, et donc pré-scientifique à bien des égards, la pensée sur laquelle repose la
biodynamie l'est indéniablement, et elle le revendique pleinement. Mais ce serait une grave erreur
que de l'assimiler à une forme de superstition. Dans la pratique agricole qui nous est décrite ici,
l'observation et l'expérience règnent en souveraines,et pas plus qu'aucun de ses semblables, le
paysan biodynamiste n'est un fantaisiste, prêt à se laisser bercer par des élucubrations. Rappelons à
cet égard que la biodynamie s'est constituée sur une double fondation : d'une part la philosophie de
Rudolf Steiner, qui constitue une sorte de pont entre des savoirs ancestraux et la démarche
scientifique moderne,et de l'autre, des traditions paysannes aujourd'hui en voie de disparition mais
issues d'une expérience séculaire que les fondateurs de la biodynamie ont toujours eu à coeur
d'intégrer dans leurs recherches.
En témoigne entre autres, le soucis des résultats - mesurés en l'occurrence en termes de qualité des
produits et de pérennité de l'environnement.
Quelle autre raison d'ailleurs que l'adhésion à l'expérience paysanne et la primauté accordée à
l'efficacité pourrait-on avancer pour expliquer la vague actuelle de conversions à la biodynamie de
domaines vinicoles parmi les plus prestigieux ?

François Bouchet prend soin de préciser que cette pratique n'est pas celle d'hier ou d'avant-hier mais
bien celle de demain ! D'ailleurs, s'il y a quelque chose de dépassé, c'est à l'évidence l'agriculture
soi-disant scientifique, autrement dit productiviste, dont les méfaits sont unanimement reconnus,
sauf bien sûr par ceux qui en tirent des profits à court terme. Le constat est alarmiste : sols épuisés,
et revenant peu à peu à l'état de roche, terroirs en voie de disparition irrémédiable, prolifération des
maladies de la vigne...Mais pas désespéré !
La biodynamie peut remédier à tout cela. Son efficacité en termes de régénération des sols ( et donc
des terroirs ) et de la santé de la vigne est prodigieux, comme l'a montré Claude Bourguignon avec
la fumure. Là est l'avenir, là le bon sens et l'harmonie. Si folie et aberration il y a, elles sont du côté
de la lutte prétendument " raisonnée " qui consiste à augmenter la rémanence et la toxicité des
produits chimiques pour venir à bout des problèmes qui ont leur origine dans ces produits mêmes.
Le but de la viticulture est-il d'enrichir les laboratoires et de produire en quantité un vin uniformisé,
sans talent ni vertu ? N'est-il pas plutôt de s'allier aux rythmes naturels et aux processus biologiques
grâce auxquels la vigne enrichit le sol et renouvelle elle-même les terroirs, pour produire un vin
original et vivant ? (Luc Boussard)
Tout donne l'impression chez Onfray, qu'il n'a comme étude réelle sur Steiner et l'anthroposophie,
que ce que Miviludes ou Wikipédia ont bien voulu lui fournir ! Qu'il ronge donc son os sur les écrits
philosophiques de Steiner qui est son domaine, à commencer par Vérité et science, philosophie de
la liberté, énigmes de la philosophie, les limites de la connaissance de la nature, Nietzsche, un
homme en lutte contre son temps ! Mais quand bien-même, son ultra-présence médiatique qui
confine au ridicule, sa cécité spirituelle - tout comme celles et ceux qui attaquent de front toute
connaissance spiritualiste, l'empêchera très probablement de revoir son jugement et ses présupposés
tenaces !
Qui donc à tout intérêt à abattre la biodynamie ?
L'industrie phytosanitaire ?
L'église catholique et ses tentacules associatives de prévention contre les

sectes ? http://charismata.free.fr/?p=5885
La philosophie et la science matérialiste bousculées et agacées de constater le succès croissant des
applications issues de l'anthroposophie ?
J'aimerai pour conclure revenir sur ce que je m'étais proposé de déterminer au tout début, en vue de
clôturer la question de la scientificité de l'anthroposophie. Michel Onfray, taxe d'oxymore une
science prétendument spirituelle . Mais en écartant de la démarche dite scientifique moderne qui
étudie selon les critères du nombre, du poids et de la mesure, la matière, celles qui auraient
prétention à en élargir le champ de réalité et de compréhension au-delà du domaine sensible et
pondérable,selon d'autres méthodologies, celles-ci rentrent de fait dans la croyance et l'anti-science.
C'est ainsi, que de nombreux phénomènes et champ d'études sont taxés d'irrationnels, de
paranormaux , magiques ou pseudo-scientifiques (homéopathie, médecine anthroposophique,
astrologie (même sidérale ?),alchimie, aritmosophie, psychokinésie, ufologie etc...) dès lors que la
reconnaissance universitaire leur est interdite !
Cette auto-prétention de disciplines ésotériques telles que l'alchimie ou l'anthroposophie à pouvoir
dépasser les limites des connaissances matérialistes de la nature, identifier l'immatériel dans le
matériel, relèvent selon Michel Onfray du performatif, selon lequel dire c'est faire, affirmer c'est
déjà prouver, sans l'ombre d'une preuve (matérialiste bien sûr) ! Qui relèverait donc d'une démarche
magique ou religieuse. Tel n'est pas du tout le cas pour la biodynamie et encore moins dans une
démarche empirique et critique, qui exige et l'observation, et la compréhension progressive des
processus observés. Et non l'auto-persuasion comme il le subodore. Car Steiner n'a jamais affirmé
quoi que ce soit sans au préalable développer avec suffisamment d'arguments convaincants
autrement dit des concepts précis, ce qui l'amenait à affirmer ce qu'il disait ! Quant aux résultats, s'il
n'étaient pas convaincants le bon sens paysan aurait depuis un siècle jeté aux orties cette "pseudoscience".
Un autre détail qui n'est pas anodin, et qui n'a pas échappé à Onfray, déjà reproché par les
adversaires contemporains de Steiner, est le verdict pour le moins paradoxal qui lui était adressé.
Alors qu'il posait très finement des constats sur l'état actuel du monde, ces détracteurs le taxaient
par la suite, d'irrationnel, ou confinant au délire mystique et paranoïaque dès qu'il débordait sur des
fondements spiritualistes ! Pensée clairvoyante pour les uns, délirante pour les autres !
L'activité pensante, par sa nature reste encore bien mystérieuse. Alors, que toute étude
philosophique moderne part du jugement ou de la raison comme chez Kant, de la volonté, de la
liberté ou de la nécessité ou bien d'autres concepts, Rudolf Steiner s'efforça de démontrer que le
point zéro de la connaissance et de tout concept ne peut-être que dans le penser. Car lui seul peut
permettre d'examiner tout le reste ! Encore faut-il l'observer par notre pensée pour s'en persuader !
La science actuelle étudie l'observation des zones cérébrales, permet de comprendre comment
agissent les fonctions cognitives,la pensée sur le cerveau et la chimie organique. Et cependant, elle
reste insaisissable. Si elle n'était que sécrétion, donc déterminée , la pensée ne pourrait évidemment
pas relier et développer les concepts ( noumènes, dérivé de Noûs - l' Esprit ) face à chaque
phénomène observé, de façon illimitée comme elle le fait !
Le mot science n'est pas née avec Descartes, sauf recouvrant le champ sémantique qu'on lui connait.
Les latins déjà, qui héritaient des grecs, appelaient scientia, le savoir , la connaissance pas
uniquement matérielle,l'ensemble des savoirs acquis par l'étude ou la pratique et la conduite juste de
la vie.
Car il a toujours existé, à côté de l'intérêt pour étudier et comprendre le monde extérieur, une
science dite ésotérique, qui se proposait de comprendre le monde par la connaissance spirituelle de
l'anthropos : " Homme connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux ", comme
l'indiquait l'inscription au fronton du temple de Delphes ! Car tout comme l'énigme du sphinx, dont
la résolution renvoie aux origines spirituelles de l'homme, la science spirituelle en tant que champ

d'étude de ce qui englobe et dépasse le monde des sens physiques ( supra-sensible ) possède sa
méthodologie ( exercices de méditation, concentration etc ...) afin de parvenir à un état de
conscience qui élargit la conscience de veille à une contemplation des mondes immédiatement
supérieurs ( forces de vie, et psycho-spirituels ).
Cette science de l'ésotérique, que Rudolf Steiner caractérise d'emblée dans sa Science de l'occulte
( lire l'article 1 du blog), et l'anthroposophie en est une, est avant tout une science de la
connaissance du Bien et du Mal, au sein de laquelle le Christ occupe une place centrale. Elle
s'inscrit au sein d'une longue filiation ésotérique chrétienne, plus ou moins hétérogène mais avec ses
invariants.
Transmise depuis l'Antiquité et les cultes à mystères, puis à travers les Pères de l'Eglise, jusqu'à nos
contemporains. Bien que l'Eglise condamnera très tôt dès le 4ème siècle, toute prétention à ce type
de recherche ! Ces connaissances éprouvées qui passaient de maîtres à disciples, ne se
transmettaient pas selon des choix arbitraires aristocratiques,politiques ou ethniques, mais bien sur
des critères individuels liés au caractère, à une bonne conduite, du courage, et des facultés
d'entendement propres à l'acquisition de ces connaissances-là. Jusqu'à l'étape cruciale, issue des
grands mystères, de franchir le seuil du monde des vivants en conscience et d'en rapporter
l'expérience vécue. Mais, prudence car le terme ésotérique recouvre un fourre-tout syncrétiste,
revendiqué par de prétendus gourous à la sauce New-Age ! Toujours garder l'oeil et l'esprit ouvert
mais critique ! Pour ma part, le fil d' Ariane est, et restera l'ésotérisme dit chrétien.
Ces enseignements performatifs, à considérer si l'on veut éviter d'être taxé de croyants sectaires,
uniquement comme des hypothèses de recherches spirituelles alternatives à notre époque, étaient
transmis avant tout majoritairement oralement jusqu'à l'apparition de l'imprimerie, et ne devaient
pas être répandus, à l'extérieur, dans le monde profane pour la raison suivante que le monde profane
"putanise" le sacré comme le disait Gurdjieff.
Incompris par la raison limitée aux monde des sens, empreinte de préjugés, tout savoir ésotérique
est systématiquement soumis à la diatribe , à la raillerie et au réductionnisme.
Michel Onfray en offre malheureusement l'auguste confirmation !

VERSION PDF :
https://fr.scribd.com/document/322895605/Michel-Onfray-Fossoyeur-de-La-Biodynamie-Revu-EtCorrige
à lire aussi ( cliquer sur les liens ):
http://www.barbier-rd.nom.fr/journal/spip.php?article1974
http://www.atlantico.fr/decryptage/mythe-michel-onfray-rene-poujol-francois-busnel-samuelhuntington-houellebecq-christianisme-evangiles-2638984.html
http://www.berthomeau.com/2016/08/pour-onfray-steiner-est-un-imposteur-mais-notreconteur-de-philosophie-se-prend-les-pieds-dans-le-tapis-de-l-oenologie-en-faisant-1
Liens et bibliographie :
http://www.biodyvin.com/
http://www.demeter.fr/

http://www.bio-dynamie.org/wp-content/uploads/2014/02/BIBLIOGRAPHIE-biodynamie.pdf
http://www.larvf.com/,vin-biodynamie-bordeaux-pontet-canet-chateau-alain-moueix-fonroquebiodyvin-thierry-valette,10343,4024808.asp
http://www.editions-triades.com/livres/agriculture-et-alimentation/agriculture-art378.html
https://www.amazon.fr/Nietzsche-homme-lutte-contre-temps/dp/2881890830