Vous êtes sur la page 1sur 9

.1ì{

ri'

(i /,{) 1*,*

SOMMAIRE

l. L'INSURRECTION DE CRONSTADT ET LA

DE"LA RÉVOLUTION RUSSE

oesrlruÉr

pqge 4

2. t.q RÉvolur¡oN pnoteìRoIENNE EN

HONGRI.E

lt{t

!-tuî

tJre

(

F-W

sl;f,

EI 14fi/91ËÉ2Ë+fl1

|

\*

ltIQ( i

pogg 13

,

-s-

11

L)

E-PUIS

mars_1921,

depuis

26 ans,

le mouvement de

calomnié

et <

et

narinç

iqnoré

>.

de Uronstadt

par.ta

ptJrpTt

de

a été systématiquèment

des <

bolchpviks

été

¡

communÍstés

bondissement d,e¡_

L'rnsurrectron

Cronstadt a

le dernier

vergure de la_révolution prolétaiienne

Les marrns

de

Cronstadt

en Russie avu"t

orr" ,ro,ruãliõ

sã ¿¿rãite"

se son,t soulevés contre

qui,

sous

lc capitalisme

ei

èii'il"ètiã

d'Etal contre-la b-ourgeoisie,

sous

et politique,sur

4.e.nouvelles

formes,. Iéinstailqit sa domination ecoriomique

les

Nous_ reprodlisons ici un article de A, Ciliea. <rui a narn

dans < La Réuolution prolëtarienne >> (fin lg3g)."en üue d,a-iOeñ

à.déchirer te voile de men_songe et däõ"iã*li"

"

vé¡ité sur ceux de Cronstadt.

ã"ì-;üh;i;

-

Nous finissons ces

l.aJ.uploduction

que.lgges lignes en guise

pártieite

de

"tun

des

"premieri

d'introductioa

,ppJli- ãã

XIgc

Uomrte ttévoluitonnaires de Cronstadt, en date du 2 mars-1-g21 (1);

<A !o populotion de,lo forteresse et de !o ville de Cronstodf,

la

.

,

Cormsrodu, àt Citoyens !

,,.!o.tr".

qeta

ûo,ts.

economrque

partr

. des masses

pags

trauerse.rrnc période

Ia

famine,.-le

dans

difficile,

Voici

ans que

nous

froid

et le chaos

Le

dëtaché

p;A;

n'a'teñ.u

d,auo.ír lieu

clairement

ouuríères,

II

liennenl

un étau teruible

pags,

s,est

uiednitnL

prouuenl

masses

communisle quí. goüuerne le

et

s,e,st.rëu2lë

impuíss,tint"a'sorlír i"

parti

d,un état de

qug+lt

dëbâcle génëiale.

qui

qui

la_confiance des

compte des troubles

Moscou, et

o Petrograd_et

qu'rI.a

*a

petdu

tepu,

tormulees

rnattons comme

lutío nnaír es. II s e

c-es

fozs

rë_clamalíons,

marins,

non p,Ius, aucun

par

les

ou.uriers.

com.pte

des réclamatíons

II-consídère ces réclal_

contre_réuo_

ï*;iri;r,

eiLi"i,'A-å

k;

tes o'uurieis,-'i;;;'

les résultats des m.enëes

tro mp e p ro¡

c'est' ta'

uoir

Totu

o nae

m¿"L

du peuple

C;;

les trauailleurs.

,tous

Ies soldats

rouges uo[ent'nettement,

eff örts

"o*.munr,

se.ule Ia

sortir

pourcont

,';-i;;;;;.;"""

a.ui,o^urd'hui, que seuls, Ies

. uor.onte

la

RëpublÍque

commune

de.,t,imoa -.des se où errà

trauailleurs

g,

fl)

Cité

d'après

dl,t

brochure

l'article

de VOLINts

(

LÄ- IEy_qI:U:nON RUSSE o: auaq

VERITADLE

REVOLUTION SOCrA¡,-PJ]''

L'INSURRECTION DE CRONSTAÞT ;

ii '''

:

DE LA RÉVOLUTIOF'¡ RIJSSH

.,:

,

I

des

'!

þ'échange

lêaders

de lettres entr-e Trosthy

et

Wcndeli¡

[þ6¡¡¿5

(l'un

du soulèr'ement des marins allemands en 1918.

de la

.actuel*

lement membre

procès

Commission américaine d'enquête sur les

sujct de

la

placc à donner dans l'histoird

1921, a

témoigne

plovoqué

cle

une véritablè

du

I'iinporiance

aujourd'lrui

hasard: une

passé

à

de.M'oscou) au

aux événements

de Crons.tadt de

Cela

c'es¡

tliscussion internationale.

problème:

D'autre

Crón,stadt il

ne sont'quê trop

cle

Ia

possible

d',Oitobre

pays,

¡rart,

si

plus particulièrem,ent

prìs par

qìri

et les récents

que

ánâlogie, et nrdme un lien diréct,, entre ðe

I'on s'occupc de Cronsladt, cc n'es[

y

a dix-sept

évidents,

ans,

,s'est

procès

de Moscou,

Auiourd'hui on assiste au meurtre

d'octobre;

qui

en X921, ce furent les

furent

décimés. Serait-il

protestation

se lève dans le

de

canons,

eux-mômes,

à coups

dês chefs

masses de base de cette révolution

Révolution

de déshonorer

sans

que

la

et de supprimer aujourd'hui les chefs

moindre

si ces chefs-là n'avaient

obligé de se taire les mat'ins de Cronsiadt et les ouvriers de la

Russie entière ?

La

réponse

de Trofsky à Wendelin Thomas montre que, mal-

qui

est,

vie

avec Staline,, le seul des chefs

parmi

ceux

qui

ont effectué la

actuellement, encore, à

plus:

dans

son

dernier

il élargit

tra-

se refuse

heureusement, Trotshy

d'Octobre

répre.ssion

qui

le

reÈarder

soit

-

encore ,en

de Cronstadt --

passé

objectivement, Bien

de

bruit autour

arlicle: << Beãucoup

-encore

le fossé

qui

vaìlieuses,et lui;'

li'ardement en 1921, à

þdt,

comme

qui

honimes

faient à la

Cronstadt>,

s'était alors creusé entre

les masses

il n'hésite rras. après avoir ordonné leur bom'

présenfe,r

aujóurd'hui

les hommes de Crons-

des

<< des éléments complètement démoralisés,

portaient d'élégants

façon des

souteneurs >.

pañtalons

bouffants et se

colf-

Non. ! . ce n'est

pas

avec

de telles accusations, qui puent la

pas, que

l'on

peut

la

apporter

grande

une

révo-

ßrorgue

bureaucratique à cent

qtile contribution aux

lution russe.

ense.ignements à tirer de

Pour

la

i{éterminer

l'influence qu'a eue Cronstadt sur le sort

faut,

en évitant toutes

3'

3''

pa

questions'

?

de

per.sonneõ,

étaie.lt

sur trois questioqs fondam_entales: 1'.dane

7 z" quers etarent

Cronstadt

par quels nroyens

uronsïadt

2" quels

les

insurges

Ce

Révolution, il

son_attention

ambiance

amblance

poilgr

guelle

iuqUg

a surgi la revolte de

a surgi la révoite de

Ies buts de ce

fes.birts

de ce mouvement?

mouvement ?

or'sayèrent.ils d'atteindre ces buts?

5-

i

T,¡S MASSES ET I.A ,BUREAU€RATIË

EN t92o-!927

Tout le monde

est maintenant d'accord nour reconnaître

.1920-7921, la Révolutioñ russe vivait un

la

cri,tique

: I'offensive en

Pologne s'était

sociaìá

de Varsovie,

aucune révolution

ç¡ù'au

cours de l'hiver

rnoment

particulièrement

par

péril

de

lerminée

n'éclatait dans I'Europe iait isolée, Ia famine et

cntier; le

la défaite

occidentale, la révolution russe demeu*

la désorganisation

s'emparaierrt

du

payg

aux portes

crise.

-

dU

restauration bourgeoise frappait

résôud're

la

de Ia

et.

révo.iution. En ce moment

existaient à

critique. les diiférentes ólasses

l'intérie,ur du camp révolutionaire Ðré'

partis gui

sentèrent'chacun leurs solutions

pour

Le

gouvernement

soviétique et

les

teur

parti

cómmuniste appliquèrênt

de

Ia

> des

ment.d.u pouuoír

exécutifs

de

à

sphères

prógramme

supérieures

äu

renforce-

buteaucratie. Liattribution

attribués

jusqutalors

de la'cldsse

à

l'intérieur

aux < Comitéo

le rern-

pouvoirs

aux soviets,

placement

lléplacement de l'autorité

dictature

par celle du

niême du

partil

double pouvoir

seul

ûarti. ie

ds'ses

de la

pouvoir de.

me¡nbres

bureaucratie et

ses cadres, la substitution au

des

ouvriers dans les usines du

,

facilité

se

de la bureaucratie

du

les

parti

sóþara, se

Lénine en

fut

Itappareil, tout cela devait <sauver.la Révolution> iC'est

moment

que

Boukharine

prononça son

< bonapaitisme prolétarión

prolótariat

aurait

soi-disant

,A.insi

r'évolution bourgeoise.

scnce, quagi-messianique,

>.

plaidover

Les

9" et 10"

congrès

qui

valle

d'une année

cette nouvelle

Trotsky

tion

le

à c.q

en faveur du

>,

le

<'En s¿ iimitañt lui-même

communiste.

la lutte contre la contie.

manifestait déjà l'énorme suflí-

communiste, ainsi que l'inter-

passèrent

sous 1è signe de

Ie réalisateur riside. d,

la

re*staúra-

politique.

trot-badoùr.

La bureaucratie prévenai¡

bourgeoise

en éliminant les traiis

l' c opposition

pãi

ouvrière >

Ia fraction

prolétariens de :Ia

au sein du uarti.

i¡artii

du

ta -srèvd

révolutioni La formation de

appuyée non seulement

nais

mait

aussi

par

la

générale

Çronstadt,

prolélariat

cette

et ênfin

les aspirations

clarrement, qu'une

atteinte

lfakhno

prolétarienne

sâns narti.

avant ^Ia

grande-masse des ouvrièrs

de

Pétrograd peu

insurrectión

rêvolt*e de

cela

expii-

ou móins

de

porter

dc

pauvies

des

ellêe-même. tout

sentaient,'

était

plus

en train

Daysans

des masses

qui

< tierce personne >

à ses conquêtes.

en Ukraiñe

fut,

Le mouvement des

dans l'ensemble.

examine. avêc Ie

-conséq^uenco

mêmes résistances.

dont

frappé

lous

de voii

par

cratie

elles.Ia force de

socigle

Lorsqu'on

recul^historique

on

Ëså

disposons irnaihtenant, les lúttes

que

ces masses

dispersées,

ont-

autant de

économique,

avec

de 1g20-1g21.

affamées

et

la désorganisation

formuler

ct politique,

et contre

et

de

affaibiies

néanmoins. trouvé en

précision

leur

'¡ureaur position

la défendre, à la'fois, ðontre ta

la bourgeoisie.

.Ìl ri,t.'::.'*

-6-

,li.,

:^,L, i.-.

11¡,1

LE PR0GRAMù11Fr,;ÞF:

,':.1

ÇnONsîÄoT'

,,,

,,,,,

,

;,

:

., Poux ne pas nous contenter,

4ations.

soumettons .aux

piogramme

qa

fl¡t

IÞvsI( > et

cÒmme'Trotskv.

ile simples

qui

ìe¡vit

affir-

de'

lecteurs la résoluiión

dc

CronstadÏ.

NouS

par

importance

les marfns^du

au mouvement

entier, en raisön de strn énorrrlè

adoptép le 28_février

la'reproduisons.

historique.

<

Elle

pêtropav-

cuirâssé

acceptée ensuite

-

par ,[ous Ies marìns, soldats et ouviiers

d.e' Cronstadt.

<

Après

àvoír entendu

les représentants

þénérale

à Pétrograd,

des équipases cui'

ont,été

grnd,r,e

délégués par l'assemblée

ggmpte d.e la.situation

des bâtimènt's

þour-se

cette asscmbléê prend

Ies oeclslons

-:1,.i

.

'.

''

.L

survantes,': ;

aga.nt soin.d'organÌse.r

les ouuriers

et

pas

Ia

,Organtser imntédiatement

totu

n'erpriment

des réé,Iections

pagsans,

auæ s.ouiets

uote.secret et en

ëte.cto,rq.le, pour

actuels

'

ü.

une líbre propagande

uu

que

ldes

lei

.sôuiets

presse pour

tes

aaec

aolonté dei. õuuritirs et

et de Ia

Accorder Iq liberté de Ia parole

g\r:!^!::_gt.paAsans,

ûe.

gauche

;

pour les anarchistes et les partis sdcialistes

.i

trII. Donner

la líber-t.é de réunion et

sltndicales

et

Ia.Iíberté d,a.ssociqti.on

confé=

:de

aù.r organisations

'

r.ënce

Pétrograd,

pallsannes.

IY."organíser, p"6ur

sans-partri

¡e i0 ;;.;-idtl-'ïi'pt",

tárd:

et

des ouuriers,

et du

so/dafs rouges

district de

'matelots

une

de' Cronstadt

pë.trograd;

;

lglltl

y. Libërer

.lous .Ies.

þrí'sonnùers

tous

poliLiques appartenant a.uæ

et pagsahs,

soldats

auec des

so9,rat¿sles,

et

marìns

arnsÌ.què

emprisonnés

les ouuriers

r"olges

pour des faits. en rapþort

.mguuements ouuriers.

et pøgsãns;

VI. Eli_r-e une commission

pour la rëuision

ou les campr

¿i

des cas de'ceuæ

"o"ò"ii¡oiiol;

nc

ses ídées, ni

p.artt

nJ_ace. íI

Eù.i,sont détepus dans les prisons

'

pput au.oir

r;gc-eag1r

J.oÌ., ê.tre

de I'Etat

créé

-des

doiuenú

.¿rêssources

-

VilL

b'f,iads

,,

"

',i',

(1)

.

.WI. Supprimer tous les <politotdiel> (1), ca,r aucuLn

d'e_priuíIèges pour Ia

propaagnde

de

de's ressources d.ans ce

commissio¿s culturelles

être

fourníes

par I'Etat;

but, A, Ieur

éIues, aurqtielles'Ies

Supprímer immédÍatement

r (2);

'

,

tous les. < zagraditelttþ.ë

,

,,

Secttons

Dolitiques du parti .communist¿ existant dans lá.plupart. des

-

,h$titqtions d'Eta!

Zagradit-qlnyé

I{,populatlon lt¡tter contre

lfl

,. Jf)

consommetioo

otriady : détacbomentp policierG

-"if

ggi

en fln

cte'compte

l'asiotase.

añqmé-e.'

offlciellcmeut

ronniquãiãni.i;;-i-;r*ãi;

des campágnes

Pgur

cr.ééE

oogr

ou""orrllrojYrrers comprrs'

le¡

amenaient

JT

-

,IX.-

Fournir ù. tous los trauaíIleurs

ceuæ des

tion

de

ration

\.

lgu¡ey

et

on

.

une

ration

égaìe. à l,eæceo-

":r;í;";i¿

.i

¿;;1;;;;

dans,

Ies communistes;

t"i"a¿ü'o""i"ïåi,

;;

;"

;t" i

"ili_

métiers ¡nsatuøiei:--qií'-piùlr"-ií'

,

I

i

.

.

suþéríèwe;,

S_uppríWer les

les unítés

Ie

détachements de combats.com,munístes

faire

atspaiàtlle-

p.ar

effectuë

iin;-

milítqires, et

setuic_e.de_

.de

haq

lq.orrques

a-

garde

besoÍn

dëtachämenit-rí"-ioíiluot.

ue uni milît

ao m p ag ni e . dans

c

ques tes seîutces

ù. I'aois.des

aí r e

danl i r;- ;rí être ërablís

;

de

de' garde doiuènt

'

le droit

ouurÍers;

ûur

conformément

XL D9nner

ils

pagsans

ftauaíller ,leut,s terres

U¿\,iit,--*q¡i

d¿"irãudil

ou,aur

comme

sq¿arte

;

aín.si quò

t^o.?!_l:l" par '.leur, propre trautaí\,.

le' désire-nt"

cetul-a;aioiy.ai

sans,aucun e:mploí

XIl. Demander à toules

.

'

<< ttoursantg

(3)

qu'an"danàe.

-,

les unilés mílítaires

4e

a"+i

s,associer-Q

ti

iiãis"

\àti,

mobÌIe

-artísanale

de

ainsi

cannrades

i-iiåi"ú"iï.

XI.IL Eæíser

unelorsi- iãlttåite

d. toutes les lésofutions;.

$y,

xv.

Dësígner

AutorÌser

.salarié;

traugil

'r

mais-qui

un

la

:

l¡ureau

productÍon

contrôle:

líbré, íans emploi de

¿'Octó¡iÃ.-.fli;;;; ìóri;.'¿ä iä'iiåìí"i

mêmes

insuffisante,s,

: ce rsti.nt '1à' des formules

pa.q

de

intime

_dait

sont t_outes

catomnie au

frustes, certaines

ae

l,espiii

iãì;;

él

imprégnées

moñde-qui

puisÀe

existanr enrre

certe i.ésóturion

1g17.

principes

re-fait qri'eile

äussi

192J. ti.v'"

ìãniiàñ-ili-ã"r

les expropriateurs de

profondeur

des

montrée oar

,.La

se trouve

qui animent cetie résolution

äst encõ.e

rarg.*i"ì-ãðíüéiiel

-Stäiiî"'ãî

ãe

¡ién-ãu-.egimE

*¿-i pru.,-reïî.óprËõ

àö

Surirì.

;;":';;i

de

ri"ål

dehors

revendications

i,îï

en

qui

existait

p^n^peut,.

1_9?9

q"'¿

en_effet, ì,oppose-r

celrli

Trotsky

l-éñine

de

exrge-nces de

que

Ia

à.l,encontre duy régime

tim_ide

ii

er

a-urie

".t-i.ãi,'îes

ïi

o

siäii

reproduction'.

'Cron,sta dtf D'aille

liste, pour¡q]t

êfre

urs. qu

qÉpòsé

ñã, qììlìirË'

à I'oligå;i'i;ïurþucratrque

0e I'Opplosition

mónlre

ra

;t

ouvuere z

liaiso'étroite

¿;"

a

"rå

de ceux .de Cronstadt et

.Ledebut

entre

dela

Live

résohr_rio¡

d'opposer.

de

'cõnsotidãi

du mouvement

e.21,

rîgtlkt;

;;

du' p

¡4õmeút

Ies iùogvements

de

Trostky

afri

:

en

1

de Férrogrãá

les oüvrieri

ú

-oä"pr¿troerai'

ãï'tä?ääi¿ö

,. tã"it"-À

i;#'å

c"ã"ri"¿t]ï"'iåi'f"l

ä.oï'ä.

";;frt"ï:

Troi;kv

JJifiÈ

cronstadr

¡ivolutÍonnaire

1¿ãää;

cionstá¿ì

-;trei,';i;iä;"r

¿e

tr¡i--mê¡ne

clians

tu sein

I_9 p

?.ti

ìaquelte Lénine

des

s'étaii'trouvé rie-iäpprimã"

parti,

ra

áiii,'ã """ur"it-t.-r'grandes

é

quel

lien que

îä."i

-iyiìipäi¿i*';*

ã¿iì*.ãiä

ilñ;,-à;;;

";ri;ri;"

de

soviets et du

d

ehors

et en'

;; ;;' Z',

tes

poi"t

moini

I!.admett_ait donc à ce

ljr::g:l^d_:t

ra

resrsr_ance à main

Uronstadt.

ouvriers

"te-

de ropposltion.-oüvfiãiä

armée,

leur

sympathie ai

iirïcuã

åüÌt

à

(l) Elèves-ofnctors.

qf

':it'-

r!.titiF:?

¡r

/

'

Uassertion {e

Trotsky

suivant.laquelle

ã

o¡té¡i"

-óF$'r.gn

ú-ue

.e

loinsurrg-ctig¡

Drivilésiée

Sd¡

aurait'

r

eÊt

dl

åéi;öi;äiii"i;-¡¿;*

ä-;;;'plñ lñnti"f

ration

d9

'"rf"i"otó.'eiî.l

q-'filÉEi"j

põur lesquels

autres,

qut

,i"i,

les iations étale-nt très

superreures -a'

et

.cela

celles des

ã"äã.

ã.e iãncer un se-mblSble

aãni

iälpã"aetaphe.D(

de

reproche'

de lèur

la

ratÍon

¡ä**.s

!

résolutiont

ce détail

i¿""rääi""i-õipiiãîteñltit'i,¿ããÍßãti,jn

ñ;rö-à

infini

ãîreÏ$oint

et désesPéré.

r;ã"ã,ieitñé"r

bureaucratique de Trotsky est

Les

articles

de

Trotsky

ne s'écartent

te Comit¿

mouvement

-r

s23,

pas

d'un seul

pas-de

la

l¿sl;d.îräéä

lF.titi

;¿Fiù

*it*iðiã-Ë"r

l;estim;

d.

¿]ii"i"ð

i; äiô*ti"

cèntral du

nouYelles

parti. Certes,

polF

ouvrier internatronal

*

p"'liqiPl{

1

<< epurarlons

de

gar:e'he;

t

^13

;i;#^í.iñ?,:'ä'ü;ìì;"

déÀéttéte.cence

¿" côntinuer

eJ

qux

bureaucratiqge

ra

ä"3t"iî"¿.ïãîiitei

ìi"Ëäi,iå-erã

ä¿í."ä"

;";ù;

;;l';;;ìõ;;á

n.ïolution de

lui_même.

et

ie

tous se-s éléments

il

mérire

plus enco_r_e.d'être

de Staline' Mais

tout

les atte.{rtats-

pÃ- a r;;ì;kv

ñiii ative'

áut

oioit.d'insulter les masses travail-

.qFtre,

Trotsky

aurait

par

prise

íni-

i"tî"î-¿Ëlä|l.-Àu

öioiriiäaìl

fournir

.

i

ott.

coni"ai"ä i-PIus que tout

tto,t-nèùd

ãñ ;

appréciation.

-ír¡.il

de loinitiative

nìitoiique

base-

co_n s idér-abl e,

üii;;;;it;;ar

ià-þi'ã*"i'at""

cratie.

militants de la

afin de lutter- contre

ãîpü"ãtiãî->'iinglánte

entreprise par la bureau-

L'attitude des travailleurs russ,e,s

témoigne

qu'un

rËi

instinct

ãiãsiãl

ä"

au cours de

social Drofond

l'þiver

tragiquc

et

un noDre

non s-eule-

1g20_i921

néiöit-tää"-"i*êient

rnent durant ta

qrise

qui la

mit

lab-o-rieuses

äe

Russie,

i* n*otution, mais

aussi lors de la

_moniãä

en

Péril mortel

Ni

les comþattants

communistes

de Cronstadt,

du rang,

ne

d'autant

ni les ouy¡.i.ers.

de

plrrs,

Pé1¡ogra!'

rl'est

ni les

âu

disposaient déjà

vrar'

d'énergie revolutronnatle ql-gl

cours de cet hiver,

1917-1919,maistoutcequ'ilyavaitencoredeSocralrsteetoe

i¿fól"tioti"uire

i"

dans

ìetïe.

Àüssie

à celle-ci,

de

1921,

Lénine èt

c'é'tait.la

qui

TrotskY' d'accord

b.ase

porJ¿¿"it.

;;ã;

aux

"lãr-

En s'opposant

ZÍ;Ñi;v,

les

alors

Si"lt;;,;;;"

désirs

ráea"ovitch et

intérêts

pour le

autres, repon{19nt

et servaient

des cadres bureaucralrques.

socialisme

dont

la

burea*'

qu'est le fond du

""¡ätiã*pà"-"""1""it

oW¡ãri-luiiaient

¿¿¡ã

t" iiquidation. C'est

problème.

.,:-t+

Þ.q, CRONST'ADT FT TA N'E.P'

On eroit assez communément que

c'est

une

pou¡

e

Cronstadt exigeait

erreur.

cette

mais

l'-inJ¡o-

aussi

duction de la N.E.P.;

ãã Cronsia¿t se

cbulement

contre

la

profonde

La resolutron

défense des-travailleurs, no+

d'Etat,

proúon.çalt

le capiiali'sin

du

contre^

bureaucratique

privé.

par

restauration

capitalisme

restauratroFl

ãt"ü ð*iÀ¿.

crates.

qìJi

contrairement

ä Cronstadt

régime

-

Tlotsky qui

politique)

oiSaiÍ,

les social-dém-o-

la combinaient avec un

-

sont Lénine et

sans

la

de démocratie pol-r-

réalisèrelt

sous

ell'è,

en

forme

Slande

de

re'

tout- le contraire

I'agriculture et l'art_i-

elle servrt do

prolétaires

-et

pauvres des

tique.'Et ce

naïtie

(m¿is

Êanaf.

démocratie

ÑlÈ.Þ-.

öuisãcl'etie

i¿rõi"tion

de Cronstä¿t

l'alliance

s'affirmait contre

et

le

le

salariat dans

mouvement

révolutionnaire

Cette résolution,

à

auquel

des

base.'tendaient

des

campaÀnes.

bavsans

lísmè;la

iel

travailleurs,

afin

que

la

avec les milieux

révolution

les plus

se développe'

l'union

des

èt tlu

système

vers le socra-

¡l.e.p.

étãit, au contraire,

du

villade

d'Etat

bureaucrates avse

cãuches

supérieúres

câpitalisme

contre le prolétariat. c'était

capitalisme

privé

contl'c

revendica-

le- programmg. sociaìiste

de

versarlles

est.

surgl$,-

opqosè â

par

I'alliance du

le socialisme.

tions

-de

La N.E.P. est autant-antagoniste des

que,

par

exemple,.

du

Cronstadt

révolutionnaire de I'abolition

sant devant.le

I'abrogation du-traité

Hitler.

prolétâriat

d'avant-gardq

telle

errlo-péen

de Versailles,

qu'elle fut réalisée

'

Voici. enfin. une dernière accusation couramment

que

de Cronstadt

la contre-révolution.

plaÇant

sur

Ia

ftnalernent

et

qu'êlle

Il

même en se

base de

révolution aìt

qu'elle,

a

péri.

la^

répression de

et

est

la

répanduc:

pouvaient indítectement

des iiritiátives óomme celle

déchaîner les forces de

possiblt en

démoct'atie

qui est

poli-

de la

effet

ouvrièie. la

dd

échoué' mais ce

a

péri

du

fait

certain.'è'est

tique des diriËeants:

Cfonstadt, la suppression

par

ls

10E

congrès.dtl

de

la

gestion

la

Ia démocrãtie ouvrière-

Révolution.

soviélique

oarti -tle communiste

l'industrie.

mort de la

l'élimination I'introduction de la

russe.

du prolétariat

N.E'P. signifiaient déjà

C'est

précisément à la fin de

de

la

société

la

guerre

civile

que ,se

deux

produisit

groupe$

la scissidn

post-révolutionnaire en

et Ia

fondamentaux: les masses-travailleuses

ses aspirations

,socialistes

et

bureaucratie. Dans

la.

révolutioh

inte¡nationalistes

russe fit étouffée,; dans ses tendancss

ques, dg

nationaliste,s, bureauc-rati-

et

se consolida

capitalié¡ne d'Etat, elle se développa

C'est à partir de là et sur cette base

. en plus

nettement,

le développement qui devait

que

chaque

année, de

souvent

aux procês

plus

l'amoralisme bolchevique,

conduire

õvoqué, aèquit

'-1ú :;

de Moscou. r!'

iogï(iue

irnp¡aäätte desiehoies

"

i¡iétait manifestée :

par'oles.

î;;Ëä-;¿;;Ë-

;;'

ñil#;i,

accom_

rorsgue des revoluttonnaires,

?Ii$efJ, .e{r tait,

tes

ils'doivöir

tion,

à Iq

r:alisé est Ià

tâchep

ãt

demeurant tels en

i;;¿;¿li."i'

ãvoii'

"ãi

¿äli

.""öú.r:

.vit¿*.

inétu_ctabterneni

calomnie er.à Iâ falsificariãn.

conséqrence,-no.n

ta

¿" *ô".ónäË";ériðj

"p;i;;

'cause,

Mi;-.ép;äüä;'ã;

bplchcviste d'ave'c'le

soóiatiimô ;ì IètpñËrarrar.

Je

citer

.

_me

des

trés dans

perm,ets, ponr

tèmoienáp'ès_

Ia

Rùssiõ

corrobo.rer

sur Cronstadt

¿es Sovietì

-.-'

qui

ce

.^-""

est dit

¿nä*,"ãJ

ci_dessus.

.do

ä;"î'ä";;î¿.;:

:t^.r,rq;,1

r1*

de

Crons.tg.Qt'? IIs

déf endre

q,u e ii

"

I'Isolateur

i

eur,gnt por¡o'tte¡nent

les

ouuribrs'd;

t"iiî tíir

s,

sant interuenrrß Dour

I!

^!

!.?t

ld

r

.eur,

u

t i as i

leur

ctte aueç

qui,

en 1921;.étair

gorlnus

tl'otshyste.

.dans

.i

¡;¿¡;g;;ri;-åL

iït

au

t i e u d e s, e

rss2.

-òãh

nt

en_

"oirorr;':,¡f,

i i e n'iie,

riurèrent balaiile,

.ouvner.sans

poritique

me dílait,

a

-p¿ìiäs.äa-;î-t;."'i;

.n

"î':*':

"=oì:#ã

,parri

äe

verl<trnié-öurãrst*

:

-a:'--ì

^

792l

C'est une

-

ait

eu'une

pnson

fable,qu,au

þopurtit¡o"

un

autre

point

de uue

socÍal, Ie.Cronstadt de

de

ì:e-tre-d"

qui',

igll,

en 1921,

^;

Atait

e; igát

úlrll-¿iftlr"itT'

pétrogradois,

i

.orsar-t en

DV.,

membre dès

tg.omme,

f<

Jeuncsses

Communftì;r,

;i'fri

êniprisonne

¿u

déciste >

Jiqme démocratique

(membre

>>.t.

dú groúpe

S,apronjov,

*cCentrã_

,;,1:.!r,¡!r,.¡.;.

;,

J'eus aussi

'effectivem ent.

_

I'occasion de con_laître

participé

au

l,un.dell;;;'oúi

-

cîäî;üäi.

souÈvãme"i'à"

à.

avaient

ï,é'åTi

un ancien mécãnicieñ

avai\activene-nt

tempS';une'

se

trouvait

pris

Tchékà

en 1921

de Ia marinu,

_

parr

óõ-*ù"iiið'ã¿i-i'srii;r;i

ãii.ige

",,ir-äåïtäiï

:Vofsà:-.i

ru'so.i"ð-"ìîi'r,q

pait

q"äiii¿-¿e

Gi

Mãúil

o " ã ä

de-province-quelque

à

cionstadt

"ti

i

-"ã-rniir"ìiå"i';rìl

sur"

la

Þéüõäti;*Ë;i:

¿ "i

jöä,

ri

ri"^¡

á

íi

tique, sur le navire'de^guerre ¿

Hi glg J'"t"1

f;,' i# ?ro¿ sl¿ +t'

"

'*j:

,.

-ltr-

¡-ES MOYENS , ÞE B.UTTE

travailleur.s de Cronstadt poursuivaicnt des buts révo-

en -luttant contre les^ tentatives r'éactionnaires de

tionnaÍres

Le.s

bureaucratie

rr contre, la bureaucraLie. diffamait

ent,

i!,

:cêu4 prëiendant qu'il

Qg

étaiL

_g!.en

se ser\,-ant

de moyens

-odieu.serrient

propres

et honnètes.

Ienr mouve-

En

dirigé par le sénôr'aì

avec des

I(ozlovski

C¡oristadt voulaieñt

.liti'gieuses

eul

honnôtènrent, en camarades,

repr'ééentants

du

go¡-,

défensiT

scuter.le,s quêstions

rnement.

rst-

potrr

Leur initiative

d'abord un cáractère

n'occupèrent

Das

CronsÎadt.

cette'raison qu'ils

,sur.

côle

en ternps voulu

-

ianienbaum;

en face

Dès

;tèr4q

le début, Ics btireaucrales de Pétrocrad crnnlovèrcnt lc

dqs otages

rouge

en arrêtant lcs familles"des

qui

ltraiins, .soldats

habiiaieit

pétro-

Cronstadt

La

-

dont

détention cles

par voie de

et ouvriers de Ctonstadt

c¡pêlques comrriissaires dê

avaienl

été arrètés.

portée à la' connaissanie de

-

par avion.' Dans

ln.ars

.Cronstadi

par

imilcr

réponse

ltas

Cronstadt

Pé.troqrad,.car iI

de haine

radiô,

accès

(< qu'iI ne uoulail

mèmè

pa¡.eil acle,

plus

effecluë

dans ut

honleur ei'Ie

ttlus lâche à tous le.s noints

encore conntt de p,areils. procédë.s, >>

nouveau

7 mars

1921).

Le

mieux

rlue le.s << re_

aui

I'armée

rd, parce que

s un seul ne fut'fusilìé

igês _fut

cts

:Ìara le 7

lancés

ime qu'un

;q;pé¡(e,.

uue.

uesfia.du

lreu

.les >>

est Ie

L'hisloire n'a pas

Comitó Réy

de Cronstadl,

signifìcation

-de

C'est

-drrlgelnt

de

co¡npre-nait,

pr<:rÍondeur

lui, beaucoup

l'antagonisme

en

la

cãla que

période

Cronstaclt la

Ja

cl-c Ia lutte- sociale

des classes

réside

nme4ç1if

arait

qui'le

des travâilleurs.

lorsqr¡s

Ie conflit

en lui_la

la tra'séclie